disparition d’armes de guerre , l’affaire refait surface.
Au départ, c’était comme une blague. La nouvelle avait circulé abondamment sur les réseaux sociaux durant plusieurs jours. Mais à l’arrivée, c’est une information confirmée par notre équipe d’investigation. Des armes lourdes et légères faisaient partie des équipements disparus. C’est un sous-officier supérieur des FACA qui en est l’auteur. Lui aussi, il est porté disparu.
Centrafrique.org/Centrafrique-apres-le-requin-touadera-cree-talitha-koum-pour-traquer-e-zingo-biani/pickup-cortege-presidentiel/” rel=”attachment wp-att-29892″ data-wpel-link=”internal”>Pickup du cortège présidentiel au centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
L’affaire avait secoué l’état-major durant près de trois semaines, et aucune solution n’est actuellement en vue pour retrouver ses armes lourdes ainsi que les auteurs.
En effet, il y a un mois, un sous-officier supérieur de forces armées centrafricaines, l’adjudant-chef Beïna, spécialiste des armes lourdes, disparaît mystérieusement avec lui quelques éléments lourdement armés, ainsi que de véhicules équipé d’une arme lourde et des caissettes de munitions de guerre.
Notre équipe a pu rencontrer ses parents qui confirment également sa disparition. Et demande des explications aux autorités militaires.
Or, le lundi 1er août dernier, nous avons publié un article sur la disparition de ce sous-officier supérieur de la garde présidentielle. Il était porté disparu le 27 juillet dernier.
Soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de l’homme d’affaires Issa Manou en janvier 2021, l’adjudant-chef Beïna est porté disparu depuis mercredi 27 juillet à Bangui. Ses parents soupçonnent la milice de la garde présidentielle « les requins » de l’avoir enlevé. Ainsi, ils sont allés déverser leur colère devant la présidence de la République ainsi qu’à la résidence du chef de l’État au quartier Boy-Rabe pour exiger des explications.
Mais quelques semaines plus tard, des rumeurs circulent sur les réseaux sociaux faisant état de la disparition des armes lourdes au camp de Roux, et il est indiqué comme l’auteur principal de l’acte. Pour ses parents, toutes ces rumeurs sont entretenues par les autorités pour masquer la réalité de son enlèvement.
Rappelons que l’adjudant Beïna est issu de la promotion 2006. Intégré dans la garde présidentielle par l’ancien Président François Bozizé, il faisait partie des rares soldats spécialisés sur les armes lourdes.
Sa disparition est un manque pour l’armée nationale.
En déclarant qu’ aucune institution » « n’avait le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire », Faustin Archange Touadera a décidé de durcir le ton. Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale , Président du comité chargé de rédaction de la nouvelle constitution a également déclaré sur la radio Ndékèluka que la DÉCISION très attendue de la Cour Constitutionnelle sur le Décret portant création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de la RCA ne s’imposera pas à eux. Ainsi, le régime a décidé d’être en rébellion contre les décisions de justice. Ceci dit, pour le troisième mandat, la guerre est officiellement déclarée.
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Troisième mandat, la guerre est déclarée
Avant la décision finale de la cour constitutionnelle sur la requête du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), demandant l’invalidation du Décret NO 22.248 du 26 août 2022 portant création d’un comité chargé de rédiger la Constitution, le pouvoir de Bangui, informé de la décision des juges, s’agite dans tout le sens.
Commençant par la manifestation des jeunes du pouvoir devant le siège de la cour constitutionnelle, le chef de l’État, comme dans ses habitudes, utilise cette manifestation téléguidée pour menacer ouvertement les juges. Il a déclaré lors de la cérémonie d’installation officielle de son comité de rédaction du projet de la nouvelle constitution qu’aucune institution » « n’avait le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire ». Pour son troisième mandat, il a déclaré la guerre à son peuple.
L’ex-chef milicien Anti-Balaka Évariste Ngamana enfonce le clou
Reprenant les propos du chef de l’État, son beau-frère, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a enfoncé le clou. Il a affirmé sur les antennes de la radio Ndékèluka que la Cour Constitutionnelle, pourtant issue de notre Constitution du 30 mars 2016 en vigueur, n’existerait plus à ses yeux !
Ceci dit, le Président Touadera et son clan annoncent déjà, urbi et orbi, que la DÉCISION très attendue de la Cour Constitutionnelle sur le Décret NO 22.248 du 26 août 2022 portant création d’un comité chargé de rédiger la Constitution de la RCA ne s’imposera pas à eux.
En clair, ils ne reconnaissent plus l’existence c’est-à-dire la légitimité et l’autorité des gardiens de notre Constitution, notre Loi première, la Loi des lois, la Loi des actes réglementaires au nombre desquelles figurent les Décrets. C’est à penser que le 3e mandat et la présidence à vie seraient des puissants aphrodisiaques. Mais l’abus d’aphrodisiaques est susceptible de provoquer un cardiaque, dixit les médecins. Ainsi, pour le troisième mandat, la guerre est déclarée au peuple centrafricain.
Pour docteur Désiré ERENON, cette manière de pousser le pays vers la dictature ne passe pas.
« Mes chers compatriotes, notre pays n’est pas la propriété d’un individu, d’une ethnie, d’une région, d’un clan. C’est la terre de nos ancêtres, résistons et protégeons-là contre la dictature et la présidence à vie », déclare-t-il.
Depuis que le jeune opposant maître Crépin Mboli-Goumba, président de la PATRIE a été unanimement choisi par ses paires comme coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), sa tête est mise à prix par le régime. Chaque jour qui passe, les autorités ne font que réfléchir à toutes les stratégies possibles pour le foutre en prison ou à le liquider physiquement. Cela devient plus sérieux lorsque le BRDC, dans une requête introduite auprès de la cour constitutionnelle, sollicitant l’avis défavorable des juges sur le décret présidentiel créant le comité chargé de rédiger la nouvelle constitution.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Il y’a de cela un an, le Président Faustin Archange Touadera, entouré de ses proches, avait exprimé sa sympathie envers l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba. D’après ses propos, Mboli-Goumba est un jeune très courtois et poli. Mais là, c’est du passé. Passant de sympathie à l’antipathie, Faustin Archange Touadera et ses entourages ne cachent plus leur colère envers ce jeune politicien. Pour lui, il est temps de le mettre en prison ou le liquider physiquement.
C’est dans ce contexte que les partisans du chef de l’État, lors de leur manifestation devant la cour constitutionnelle, ont tenu des propos criminels envers ce monsieur.
Et pas plus que la semaine dernière, sur la messagerie sociale WhatsApp, le ministre de l’Administration du territoire, dans l’une de ses réactions au sujet d’un article publié par Corbeaunews sur le prochain meeting du BRDC qui aura lieu le 24 septembre à Bimbo, le ministre a clairement exprimé sa volonté de procéder à l’arrestation de l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba.
« Cherchons à exhumer le dossier de ce mafieux afin de le jeter en prison. Une réunion du comité stratégique s’impose », affirme le ministre Bruno Yapendé.
Dans cette ambiance de fin de règne, le Président Touadera et tous ses proches veulent plonger le pays dans le chaos.
Ce que nous sommes en train de voir dans ce pays dépasse tout entendement.
Sur Twitter, maître Crépin Mboli-Goumba réagit au propos du ministre Bruno Yapendé.
« Bruno Yapendé, ministre centrafricain de l’administration du territoire dit dans un groupe WhatsApp MCU qu’il va créer un délit pour m’envoyer en prison. Une idée de ce que serait la présidence à vie. Le temps répondra à ma place », répond maître Crépin Mboli-Goumba.
La violence est toujours, partout, une défaite de l’esprit. Elle découle dans le contexte centrafricain actuel de la peur panique d’un horizon bouché et de la claire conscience des conséquences des actes que l’ivresse du pouvoir absolu et le sentiment d’être Dieu sur terre incitent à poser.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
La violence est une défaite de l’esprit
La sagesse voudrait cependant de s’arrêter en chemin, plutôt que de se retrouver dos au mur, avec des conséquences encore plus graves. Notamment de tomber sous le coup de l’article 28 de la Constitution du 30 mars 2016:”l’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple Centrafricain. Toute personne ou tout Etat tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au Peuple Centrafricain”.
Je dis notamment, parce qu’il n’y a pas que ça. Lorsque le Président de la République affirme que personne n’est au dessus du Peuple, il a raison. Il a tort lorsqu’il en infère que quelques badauds payés représentent ce Peuple, dont des centaines de milliers sont encore réfugiés dans les pays voisins, et d’autres, perdus dans nos forêts.
Lorsque le Premier Président de l’Assemblée Nationale, affirme que le Peuple est souverain, il a raison. Mais il a tort quand il déclare que les décisions de la Cour Constitutionnelle ne seront pas respectées. Cette erreur est doublée de faute car, me semble-t-il, c’est un juriste. (La violence est toujours, partout, une défaite de l’esprit). Les décisions de justice sont rendues au nom du Peuple en Centrafrique. Car le Peuple souverain, occupé à aller au champ, à survivre aux exactions, ne peut être convoqué chaque fois qu’on veut acheter du manioc par exemple. C’est pour cette raison que depuis des millénaires, les hommes ont trouvé des moyens de représentation. Avec une évolution au travers de l’histoire. Autrement nous aurions eu 5 millions de Centrafricains au Palais de l’Assemblée Nationale lors du dialogue dit Républicain.
A la vérité, pour moi, la vraie question est ailleurs: dans quel régime sommes-nous quand il y a rébellion des plus hautes autorités de l’Etat contre les décisions de justice?
La réponse, d’une cristalline limpidité : la dictature. Mais tout le monde n’a pas les moyens de sa dictature. Je considère comme une foucade, ces déclarations qui trahissent un état d’esprit, la psyché de ceux qui nous dirigent, pour notre plus grand malheur. Personne ne peut ignorer les décisions de la Cour Constitutionnelle.
D’autres pouvoirs, autrement plus puissants, se voyaient diriger l’Etat pour au moins 50 ans. Nous savons ce qu’il en est. Je croise de temps en temps dans les artères poussiéreuses de notre capitale certains puissants d’hier. Ils sont redevenus des citoyens ordinaires. On pourrait les plaindre, mais ils ont eu la dignité de passer la main sans remettre en cause les fondements de la démocratie, et même de notre vivre-ensemble. Ils sont en sécurité et philosophent sur “l’insignifiance des choses”. (La violence est toujours, partout, une défaite de l’esprit).
Un Confrère Avocat, m’a confié que, s’ennuyant à la Haye, il a un jour voulu trouver de la lecture dans les rayons de la bibliothèque de cette institution. Il a découvert deux de mes livres. Il a ensuite conseillé la lecture du dernier à son client. Ce dernier lui a confié plus tard que ” cette histoire avait bien commencé avant de mal finir” .
Évitez donc de “mal finir”.
Ayez le courage de revenir sur vos pas. Respectez nos institutions, car ce combat-là est perdu d’avance
justice en grève, les tribunaux désertés, les dossiers s’empilent.
C’est un appel à la grève qui sonne comme une fronde assumée contre la manipulation et l’intimidation des acteurs de la justice par le régime du Professeur Faustin Archange Touadera. Ce lundi 19 septembre 2022, les principaux acteurs de justice, incluant les avocats, notaires, huissiers et les greffiers se sont mobilisés pour réclamer l’indépendance de la justice et du pouvoir judiciaire en République centrafricaine.
Centrafrique.org/les-acteurs-de-justice-incluant-les-avocats-notaires-greffiers-et-huissiers-annoncent-une-greve-de-5-jours/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-59572″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022.-Photo-CNC-450×338.jpg” alt=”les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Réunis en assemblée générale extraordinaire le mercredi 14 septembre, le barreau des avocats de Centrafrique, la chambre des huissiers de justice, la chambre des notaires et le syndicat des greffiers ont annoncé une grève à compter de ce lundi 19 jusqu’au vendredi 23 septembre 2022. Objectif : protester contre les menaces récurrentes contre l’indépendance des institutions judiciaires. La justice en grève.
Le ton monte au sein de l’appareil judiciaire centrafricain après de multiples appels aux agressions physiques des huissiers, des avocats et des membres de la cour constitutionnelle par des partisans du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
À compter de ce lundi 19 jusqu’à vendredi23 septembre 2022, aucun avocat ne devra assister aux audiences des cours et tribunaux, et ceci sur toute l’étendue du territoire national. Ensuite du lundi à jeudi, ils seront en sit-in de soutien à la Cour constitutionnelle de 9h00 à 10h00 en tenue professionnelle.
« Chers consœurs et confrères. Je voudrais exprimer ma satisfaction pour votre détermination à défendre les principes consacrés par la Constitution de la RCA comme étant les bases fondamentales de notre patrie, entre autres, les libertés individuelles et publiques, le pluralisme d’opinions, l’indépendance de la justice et du pouvoir judiciaire », a déclaré maître Émile Bizon. La justice en grève,.
Les trois malfaiteurs qui se présentent comme des citoyens camerounais ont été interpellés sur le territoire centrafricain après une série de braquage sur les commerçants centrafricains dans la préfecture de l’Ouham-Pendé.
Centrafrique.org/les-trois-malfaiteurs-camerounais-interpelles-par-les-rebelles-de-3r-dans-la-sous-prefecture-de-koui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/les-trois-malfaiteurs-camerounais-interpelles-par-les-rebelles-de-3R-dans-la-sous-prefecture-de-Koui-450×319.jpg” alt=”les trois malfaiteurs camerounais interpellés par les rebelles de 3R dans la sous-préfecture de Koui” width=”450″ height=”319″ />les trois malfaiteurs camerounais interpellés par les rebelles de 3R dans la sous-préfecture de Koui
Rédigé par Gaël Bobérang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Selon les premiers éléments d’information recueillis par la rédaction du CNC, ces trois présumés malfaiteurs camerounais ont été interpellés mercredi dans la sous-préfecture de koui, au Nord – ouest de la République centrafricaine.
En effet, à en croire leur témoignage publié sur les réseaux sociaux, peu avant leur interpellation par les éléments de 3R,ces trois malfaiteurs camerounais auraient commis une série de braquage sur les commerçants centrafricains. D’après leurs propos, ils auraient incendié cinq motocyclettes et récupéré 3 millions de francs CFA sur leurs victimes.
Mais comment ils ont été capturés ?
Selon un chef milicien de 3R interrogé par la rédaction du CNC, c’est que trois malfaiteurs camerounais auraient été trahis par un couple villageois qu’ils auraient pris en otage quelques heures plutôt. D’après le 3R, les malfaiteurs auraient pris ces deux villageois en otage pour leur indiquer une voie parallèle qui pourrait leur permettre de sortir vers la frontière du Cameroun. Mais ce couple centrafricain, bien malin, les a conduits non loin de la base des rebelles de 3R, membre de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT (CPC). Ce qui a permis à ce mouvement de procéder à leur interpellation.
Trois jours après leur arrestation, les trois malfaiteurs ont été remis à la gendarmerie camerounaise à la frontière.
Quant à leur butin de 3 millions de francs CFA, le 3R n’a pas précisé si cette somme sera remise à leur propriétaire.
Ceci n’est pas une blague, encore moins une rêve. C’est une réalité en République centrafricaine. Deux individus, anciens dissidents du parti MLPC, exclus de leur parti, veulent organiser leur propre entrée politique à deux. Cela frôle la folie. Mais on est dans la République des « Tè ka Mo Tè gué », en français chercher à manger. Et pour leur entrée politique, justement, ils comptent sur des dignitaires de chaque quartier. Ils organisent depuis deux semaines des quêtes dans les quartiers.
Centrafrique.org/centrafrique-les-coulisses-de-la-rencontre-entre-touadera-et-koyambonou/les-dissidents-du-mlpc-de-gauche-a-droite-etienne-malekoudou-jean-chantal-edouard-koyambonou-et-gonidere-lor-de-leur-point-de-presse/” rel=”attachment wp-att-57077″ data-wpel-link=”internal”>Les dissidents du MLPC, de gauche à droite, Étienne MALEKOUDOU, Jean Chantal Édouard KOYAMBONOU et GONIDERE lor de leur point de presse
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Les deux anciens dissidents du MLPC organisent des quêtes dans les quartiers
Les deux anciens dissidents, à savoir, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, nommé récemment ministre d’État conseiller à la présidence, et son adjoint monsieur Étienne MALEKOUDOU, avocat stagiaire au barreau centrafricain.
Selon nos informations, les deux anciens dissidents du MLPC ont trouvé un autre fatigué, un cherché à manger, le président sous-federal du MLPC de Bégoua, le sieur Abel Michel TENGUERE et ils l’utilisent pour ramener tous les camarades de sa Fédération derrière eux et est instruit d’organiser des opérations de quête dans ses quartiers au domicile des dignitaires du régime. Une manière de montrer aux yeux de ces dignitaires qu’ils travaillent toujours pour la déstabilisation de leur ancien parti sous la présidence de Martin Ziguélé, le MLPC et qu’ils ont besoin de l’argent.
À en croire leur propos, leur rentrée politique aura lieu bientôt. Entre temps, Monsieur Abel Michel TENGUERE est instruit de rentrer en contact avec les camarades du parti MLPC de sa Fédération afin de les ramener tous au MLPC-CO.
D’après les invitations ventilées que la Rédaction a pu avoir une copie, le sieur Abel Michel TENGUERE organisera le samedi 24 septembre prochain, à son domicile et à l’heure du repas, 13h 30, une soirée de débats et d’échanges politiques autour du bienfait du troisième mandat du président Touadera avec tous les camarades de sa Federation et des autres Fédérations invités. Une soirée qui sera agrémentée par un repas offert par le régime et ce, en présence du président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, lui-aussi, invité à honorer de sa présence, affirme-t-il.
Contacté par CNC, un cadre du MLPC affirme que ni le secrétariat du parti, ni le bureau politique, n’ont jamais été informés d’une telle réunion.
” C’est une initiative propre à lui. Lui, Abel Michel TENGUERE. Il est un conseiller économique et social et c’est pas étonnant pour le parti qu’il s’est mis déjà à l’écart depuis deux ans, s’il rejoint les deux dissidents devenus partisans d’une nouvelle Constitution afin de trouver à manger.
Il se cherche, lui-aussi, comme Koyambonou, Malekoudou et Dounia Joseph et c’est normal d’après lui. Il lui faut ça pour être retenu dans des missions avec le chef de l’État.
Mais ce qu’ils ignorent tous, c’est que tous les militants et sympathisants du parti, sur toute l’étendue du territoire, les connaissent tous. Qu’ils sont devenus par force des galères, une branche du MCU et qu’il faut qu’ils gardent par devers eux, pour leurs propres besoins vitaux, l’argent de Touadera “, conclut-il.
Pendant ce temps, Étienne MALEKOUDOU exprime également son impatience face au remaniement du gouvernement qui tarde à voir le jour. Selon son propre terme, il sera le prochain ministre du Commerce dans le gouvernement MOLOUA 2. Mais avec plein de casseroles qu’il traîne derrière, va-t-il vraiment être nommé ministre ? Probablement oui, car les oiseaux de même plumage volent toujours ensemble. Touadera est aussi un véritable cleptomane. Les deux anciens dissidents du MLPC organisent des quêtes dans les quartiers .
Un député camerounais d’une moralité douteuse désavoué par son collègue camerounais.
Le député camerounais Salmana Amadou Ali, décoré par le président centrafricain Faustin Archange Touadera, a été désavoué par monsieur Cavaye Yeguié Djibril, Président de l’Assemblée nationale camerounais.
Centrafrique.org/le-depute-salmana-amadou-ali-decore-en-rca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Le-depute-Salmana-Amadou-Ali-decore-en-RCA-450×254.jpg” alt=”Le député camerounais Salmana Amadou Ali, décoré par le président centrafricain Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”254″ />Le député camerounais Salmana Amadou Ali, décoré par le président centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
C’est dans une correspondance adressée au Président de l’Assemblée nationale centrafricaine en date du 7 septembre 2022 que son homologue camerounais Cavaye Yeguié Djibril, dénonce les actions de l’honorable camerounais Salmana Amadou Ali décoré par le président Faustin Archange Touadera
non ! l’Assemblée nationale du Cameroun n’a mandaté personne, dit Cavaye Yaguie Djibril. « J’ai l’honneur de vous faire connaître pour transmission à son haut destinataire que le député camerounais d’opposition Salmana Amadou Ali ne bénéficie d’aucun mandat de notre institution lui permettant de mener des activités politiques et commerciales en République centrafricaine. Sous ce rapport, il serait souhaitable de porter à la connaissance des autorités de votre grand et beau pays que ce député de moralité douteuse agit pour son propre compte et ne saurait se prévaloir d’un quelconque soutien de notre part », peut-on lire dans la correspondance du président de l’Assemblée nationale du Cameroun adressée à son homologue centrafricain Simplice Mathieu Sarandji. Pour lui, le député camerounais est d’une moralité douteuse.
L’honorable Salmana Amadou Ali est député de la 10e législature, élu lors du scrutin du 9 février 2020. Vice-président de la commission des finances et du budget de la Chambre basse du Parlement, il est député du front pour le salut national du Cameroun (FSNC) du ministre Issa Tchiroma Bakary. Sa circonscription d’origine est le département du Diamaré, région de l’Extrême-Nord du Cameroun.
Depuis le Sud du Soudan jusqu’au centre du Mali, les récits sont presque identiques : des hommes parlant le russe, parfois accompagnés par des soldats locaux, entrent dans une communauté et attaquent et tuent brutalement les résidents.
Centrafrique.org/mercenaires-de-wagenr-dans-les-mines/” data-wpel-link=”internal”>Le groupe Wagner est accusé d’avoir enlevé des enfants de la République centrafricaine pour travailler dans les mines d’or et de diamant comme remplacements des mineurs artisanaux qui ont été tués ou se sont enfuis du pays. AFP
Rédigé par ADF
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 19 septembre 2022
Ces russophones appartiennent au groupe Wagner, organisation mercenaire soutenue par Moscou que le président russe Vladimir Poutine emploie pour acquérir de l’influence et des ressources naturelles dans quelques-uns des pays les plus instables du monde. Wagner est dirigé par Evgueni Prigojine, un confident du président russe.
Joseph Siegle, directeur de la recherche au Centre africain pour les études stratégiques, a déclaré à ADF dans une interview : « La tromperie de Wagner, c’est de prétendre qu’ils sont là pour fournir des services de sécurité. En fait, ils sont là pour maintenir leurs hommes de paille au pouvoir, ils sont là pour saisir tous les revenus possibles. »
Qu’elles soient conduites à la poursuite de l’or du Soudan et du Mali, des diamants de la République centrafricaine (RCA) ou du pétrole de Libye, les opérations de Wagner aident Vladimir Poutine à financer son invasion de l’Ukraine.
Malgré sa prétention d’aider les gouvernements à vaincre les rébellions, déclare Sorcha MacLeod du groupe de travail des Nations unies sur l’emploi des mercenaires à Vice News,
« Par définition, ils veulent que le conflit continue », dit-elle.
Initialement invité par Omar el-Beshir, le dictateur soudanais de l’époque, le groupe Wagner a renforcé sa position après le renversement du dictateur en 2019 en travaillant étroitement avec le général Mohamed Hamdan Dogolo, appelé aussi Hemidti, et ses forces de soutien rapides qui sont accusées d’abus des droits de l’homme dans la région du Darfour et ailleurs.
Wagner est accusé d’attaquer les mineurs d’or artisanaux dans le Sud du Soudan, près de la frontière avec la RCA. Le groupe a aussi été observé à Khartoum engagé dans la contrebande de l’or en le faisant passer pour des biscuits.
Le soutien de Wagner pour Hemidti inclut une désinformation conçue pour saper son rival principal, le général Fattah al-Burhan, qui avait dirigé le coup d’état de 2021 et interrompu la transition vers un régime civil.
Toutefois, la propagande conçue pour développer un soutien pour la Russie et la junte produit un effet contraire.
« Ils essaient de créer un gouvernement pro-Poutine, déclare M. Siegle à ADF. Mais ils échouent parce que les citoyens en ont assez du gouvernement militaire. »
La République centrafricaine
Le groupe Wagner est actif en RCA depuis 2018. Depuis cette date, les combattants de Wagner attaquent les communautés du pays. À la fin 2021, ils ont massacré trente civils.
Récemment, les citoyens de la RCA ont signalé une nouvelle tactique de Wagner : l’enlèvement des enfants pour travailler dans les mines d’or et de diamant et aider à financer l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Florencia Pirioua a déclaré au Daily Beast, site web d’actualités américain, que les soldats russes avaient enlevé son fils de treize ans ainsi que d’autres garçons dans la communauté de Boko-Boudeye.
« Si vous ne les laissez pas partir, ils vous fracturent la main », dit-elle, après s’être enfuie au Cameroun.
Des témoins déclarent au Daily Beast que les enfants remplacent les mineurs artisanaux qui ont été tués ou qui se sont enfuis du pays.
Les enlèvements suscitent la colère et le ressentiment.
« Très bientôt, nous retournerons dans notre pays pour chercher nos enfants, déclare Mme Pirioua. Ces soldats blancs doivent ramener nos fils. »
La Libye
Malgré des rapports selon lesquels les combattants de Wagner quittent la Libye pour soutenir l’invasion de l’Ukraine, la plupart des mercenaires du pays y restent, selon le chercheur Ferhat Polat du Centre de recherche de TRT World.
« Le Kremlin veut être engagé dans l’avenir de la Libye et a besoin que ces mercenaires étrangers maintiennent leur emprise sur le pays », déclare le Dr Polat à Al Jazeera.
Les combattants de Wagner profitent de la concurrence entre les différents gouvernements de Libye pour maintenir leur emprise sur le pays, a déclaré Salah El Bakkoush, ancien conseiller du Haut Conseil d’État libyen, dans l’émission « Inside Story » d’Al Jazeera TV.
Selon lui, « vous ne pouvez pas parler aux Russes et leur dire de quitter le pays parce qu’ils répondent que “l’autre gouvernement veut que nous restions” ».
Le Mali
Depuis l’arrivée du groupe Wagner en 2021, les décès civils sont en forte hausse, selon les analystes de l’Armed Conflict Location and Event Data Project (Projet de données des lieux et des événements de conflit armé, ACLED).
Ils ont signalé récemment que, « dans l’ensemble, 71 % des engagements de Wagner dans la violence politique au Mali prennent la forme de la violence contre les civils ».
L’ACLED a enregistré près de 500 morts de civils depuis l’arrivée de Wagner. Ce chiffre inclut le massacre de centaines de personnes pendant plusieurs jours dans la communauté de Moura en mars dernier.
Comme à Moura, les forces de Wagner et du Mali ciblent fréquemment les Peuls, qu’ils accusent de soutenir les groupes extrémistes. Ce ciblage a provoqué la peur et le ressentiment parmi les communautés peules.
Comme dans d’autres pays, l’empreinte croissante de Wagner au Mali suscite davantage de combats plutôt que d’apporter la paix.
« Ces décisions prises pour maintenir la junte politiquement au pouvoir lui permettent plus difficilement de faire face à l’instabilité sous-jacente », déclare M. Spiegel à ADF.
Dans un échange téléphonique avec la rédaction du CNC, le chef rebelle et patron du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), le général Nourredine Adam confirment sa présence physique au côté de ses combattants dans la Haute-Kotto. Galvanisé par la victoire successive de ses hommes sur les forces gouvernementales dans le Nord, le général Nourredine Adam prévient qu’il sera bientôt dans la capitale Bangui.
Centrafrique.org/centrafrique-apres-le-cnds-cest-le-tour-du-fprc-de-condamner-lincursion-des-faca-a-kaga-bandoro/nourredine-img_12janv2018213243-10/” rel=”attachment wp-att-28306″ data-wpel-link=”internal”>Le général du FPRC Noreidine Adam. CopyrightDR.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 16 septembre 2022
Nourredine Adam prévient : Bangui va tomber
« Il faut que j’attrape en personne le Président Faustin Archange Touadera. C’est un roublard. La cour pénale internationale dont il ne cesse d’en parler, je vous promets, lui et moi nous serons ensemble devant cette juridiction internationale », affirme le chef rebelle Nourredine Adam. D’après lui, le Président Touadera est un « politicien roublard ».
« Il est le premier à promettre des choses, mais il n’est toujours pas capable de les réaliser », regrette l’ancien ministre Nourredine Adam.
À en croire propos de cet ancien numéro 2 de la coalition Seleka, ancien ministre de l’Intérieur de Michel Djotodia, et chef du groupe armé FPRC, c’est en partie grâce à lui que les élections législatives et présidentielles du décembre 2015 – 2016 avaient eu lieu.
« J’ai discuté tête à tête avec Touadera dans le palais présidentiel de Ndjamena en 2016. C’était le Président Idriss Déby qui a facilité notre rencontre. Il m’avait dit qu’il est l’homme de Dieu. Il est pour la paix, et il est aussi prêt à ramener la paix dans le pays. Après notre conversation, j’ai pris l’engagement de laisser tout le nord à voter dans la tranquillité. Mais après son élection à la magistrature suprême, l’homme change de comportement », affirme le chef rebelle Nourredine Adam.
« Même avec l’APPR-RCA signé en février 2019, Touadera nous a promis des choses. Mais une fois que l’accord est signé, l’homme ne semble pas intéresser à le mettre en application. Sauf peut-être le gouvernement qu’il avait mis en place. Mais le reste, zéro. Dans cet accord de Khartoum, on nous a promis l’intégration de nos éléments dans les forces armées centrafricaines. Or, ce que nous avons vu sur le terrain, c’est autre chose. On nous demande de proposer seulement 25 personnes parmi les 4000, 5000 ou 10 000 combattants qui sont à notre disposition. Or, à Bangui, on continue de recruter des milliers des FACA, des policiers et des gendarmes. Après ce constat, nous avons demandé avec les garants une mise au point avec le gouvernement, mais personne ne nous considère », regrette encore le général Nourredine Adam qui prévient.
Sur l’attaque de Bangui et le massacre des civils par les Wagner
Sur la tentative de prise de la capitale Bangui en janvier 2021, Nourredine Adam précise que c’est l’exaspération des groupes armés face à la roublardise du Président Touadera qu’ils avaient forcés la porte de la capitale en janvier 2021. Mais après la décision des chefs d’État des pays de Grands Lacs en Angola, ils avaient décidé de desserrer l’étau autour de la capitale.
« Malgré tout cela, Touadera, avec l’appui des mercenaires de Wagner et les Rwandais, continue de nous attaquer, mais nos éléments évitent de faire le combat. Ces mercenaires se tournent sur la population civile à Bambari, à Bria, à Kouki, à Bocaranga, Bouar, etc.. C’est désormais insupportable de voir comment la population innocente est massacrée tout le temps. Moi, je suis en forme. Mes éléments sont aussi en forme. Ils ont le moral haut. Ils sont partout vers Bria, Ndélé même vers Obo aussi. Je suis prêt à descendre vers Bangui. Je vais attraper en personne Touadera », affirme le chef rebelle Nourredine Adam.
Par ailleurs, l’homme promet de faire circuler un message audio dans les prochains jours. Mais ce qui est sur, Nourredine Adam prévient qu’il va rentrer à Bangui.
Ça y’est! Le masque est tombé. Quatre jours seulement après une série de manifestations organisées discrètement par le gouvernement devant le siège de la cour constitutionnelle, c’est le tour du Président de la République Faustin Archange Touadera de sortir de ses gonds, et il n’est pas passé par quatre chemins pour proférer de menace à l’encontre de la cour constitutionnelle.
Centrafrique.org/vers-lannulation-pour-inconstitutionnalite-du-decret-n-22-248-du-26-aout-2022-portant-creation-dun-comite-charge-de-rediger-le-projet-dune-nouvelle-constitution/touadera-5/” rel=”attachment wp-att-59576″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/touadera-450×252.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”252″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 16 septembre 2022
Touadera menace la cour constitutionnelle
En Afrique subsaharienne, ces dernières années, à partir des années 2000, plusieurs chefs d’État ont choisi de modifier leur constitution, ou tout simplement de les changer dans le but de rester au pouvoir. La République centrafricaine n’en fait pas exception. Le Président de la République, dans son message à la nation le 12 août 2022, avait annoncé la tenue prochaine d’un référendum constitutionnel pour décider d’un « changement » de la Constitution en vigueur en République centrafricaine. L’abrogation de la Constitution de 2016 qui interdit plus de deux mandats présidentiels permettrait au président Faustin Archange Touadera, au pouvoir depuis 2016, de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle de 2026.
Ainsi, le 26 août dernier, par un décret présidentiel, il avait mis en place un comité de rédaction de la nouvelle Constitution. Mais voilà, moins de cinq jours après la signature de ce décret, le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) avait introduit un recours en annulation devant la cour constitutionnelle. Constatant que son projet de la nouvelle constitution ne tenait pas la route, et que les juges constitutionnels pourraient y faire barrage, le chef de l’État, comme dans ses habitudes, avait manipulé les jeunes de son parti pour aller manifester deux jours devant la cour constitutionnelle. Ils scandaient des propos vulgaires et offensants à l’endroit de la cour.
« Aucune institution » « n’avait le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire » !
Comme si cela ne suffisait pas, le mercredi dernier, lors de la cérémonie d’installation officielle du comité de rédaction du projet de la nouvelle constitution, le Président de la République, devant les députés, le gouvernement et les représentants d’institution, il a déclaré « se plier aux revendications du peuple », et estimé « qu’aucune institution » « n’avait le pouvoir de se dresser devant la souveraineté populaire ».
Ceci dit, son projet de la rédaction de la nouvelle constitution est l’émanation du peuple centrafricain. Franchement, Touadera s’érige à un véritable dictateur plus de 40 ans après son compatriote Jean-Bedel Bokassa.
Mais le peuple centrafricain ne va pas se laisser faire. Touadera menace directement la cour constitutionnelle.
Comme disait l’écrivain canadien Roger Fournier, « il est vrai que le moment précis où l’on devient ridicule nous échappe toujours ». C’est le cas du ministre de communication et des médias Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement. En plus d’être très incompétent, l’homme devient ridicule suite à ses propos sur le projet de la nouvelle constitution initié par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/perspective-dune-crise-financiere-le-porte-parole-du-gouvernement-ghislain-serge-djorie-declare-sur-rfi-que-la-situation-ninquiete-personne-cest-un-chemin-vers-lindependance-la-rca/le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-serge-ghislain-djorie/” rel=”attachment wp-att-53114″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-Serge-Ghislain-Djorie-450×338.jpg” alt=”Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie” width=”450″ height=”338″ />Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 16 septembre 2022
Pour tenter de défendre le projet de la nouvelle constitution initié par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, son ministre de la communication et des médias, monsieur Ghislain Djorie, dans une interview accordée aux médias, jugent que la constitution de 2005 ou celle de 2016 sont rédigées par des centrafricains qui ne sont pas légitimes.
“Depuis fort longtemps, la République centrafricaine bénéficie d’une constitution de sang, puisque la constitution de 2005 et de 2015 est issue des crises militaropolitiques. A fortiori de bain de sang. Alors fallait-il donner un nouveau visage à la République centrafricaine ? Je pense que oui. Les constitutions antérieures sont rédigées par des Centrafricains, certes, mais qui ne sont pas légitimes”, affirme le ministre de communication et porte-parole du gouvernement, monsieur Ghislain Djorie.
Voilà comment un soi-disant intellectuel raisonne de cette manière. En plus c’est le porte-parole du gouvernement censé éclairer le peuple centrafricain sur un projet important et controversé initié par le Président de la République.
À vrai dire, tout le monde risque de devenir fou dans ce pays dirigé par des mafieux criminels.
Depuis près d’une semaine, les centrafricains assistent à un regain de violence dans le Nord du pays, notamment dans la Haute-Kotto et la Bamingui-Bangoran, où les affrontements entre les forces de défense nationale, appuyés par les casques bleus de la Minusca et les mercenaires syriens et libyens de la société de paramilitaires Wagner, et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/centrafrique-qui-sont-ces-rebelles-qui-ont-mis-les-soldats-faca-en-debandade-a-ouanda-djalle1/rebelles-cpc/” rel=”attachment wp-att-57258″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). CopyrightCNC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 16 septembre 2022
Après avoir mené une attaque contre une position des soldats FACA dans le village d’AKROUSSOULBACK, situé à 80 kilomètres de Ndélé sur l’axe de Gordile, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran le vendredi 2 septembre, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigée localement par l’autoproclamé général rebelle Mahamat Salé, ont mené, durant deux jours, une autre offensive contre les positions de l’armée nationale dans la localité minière d’Aïgbado, dans la Haute-Kotto, situé à environ 70 kilomètres de Bria sur l’axe de Ndélé.
L’affrontement a débuté le vendredi 9 septembre 2022 dans la matinée. Durant deux jours, les rebelles ont réussi à repousser les soldats FACA et leurs alliés de Wagner jusqu’à récupérer toute la localité minière d’Aïgbado, poussant les soldats FACA à se replier à Bria, dans la Haute-Kotto. Mais les rebelles, galvanisés par leur victoire successive sur les forces gouvernementales, ont lancé, ce mardi 13 septembre, une légère offensive contre les positions des soldats FACA et des mercenaires de Wagner à Bria, en lançant des roquettes sur leur base vers 4 heures du matin.
Sans réagir à la provocation, les rebelles ont dû se retirer.
Entre-temps, la Minusca, de son côté, a mené une patrouille robuste dans les zones de tir afin de contraindre les rebelles à se replier de la ville.
Pour l’heure, la quasi-totalité de la région est sous contrôle des rebelles qui sont venus en masse.
Généralement élus pour six ans, le maire d’une ville a deux grandes missions : il représente l’État dans sa commune, et agit en tant qu’officier d’État civil. Il est aussi un agent exécutif de sa commune. Il gère et organise la vie de ses habitants. Mais depuis plus de trente ans, la République centrafricaine n’a plus organiser les élections municipales. Les maires et les conseillers municipaux sont nommés par décret par le Président de la République. Mais lors du forum de Bangui, l’une des recommandations était de cesser à cette pratique autoritaire en demandant l’organisation des municipales au plus tard une année après la présidentielle et les législatives de 2016. Faute des financements, elles ont été reportées pour le 11 septembre 2022. Là encore, cette date n’est plus tenable au moment où nous mettons sous presse cet article et ce, pour des raisons de financement. Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir à quoi ces élections serviront au peuple centrafricain?
Centrafrique.org/rca-mairie-de-bangui-quatre-mois-darriere-de-salaire-remontent-les-nerfs-du-personnel/mairie-de-bangui-en-Centrafrique-2/” rel=”attachment wp-att-24851″ data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR
La recherche de financement s’accentue
Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), le budget prévisionnel pour l’organisation des élections municipales et régionale de 2022 s’élève à plus de 9 milliards de francs CFA, dont 1,6 milliards proviendront de l’État centrafricain, et 7,4 milliards à partager entre les partenaires internationaux comme la France, La suisse, l’Allemagne, la Minuscaet bien d’autres.
Mais avec l’état du délabrement actuel du pays, ces municipales apporteront-elles quelques choses de nouveau pour la population ? Du point de vue de certains observateurs, certains disent non, et d’autres oui.
Les élections municipales, un gaspillage des fonds
Interrogés par CNC, plusieurs nombreux experts nationaux pensent qu’avec l’état actuel du pays, il serait mieux de penser à la réhabilitation et la construction des infrastructures qui ont un impact direct sur la population. Ils pensent notamment aux routes, à la construction des écoles, des maisons des jeunes, des salles de bibliothèques, des bâtiments administratifs et plein d’autres qui pourraient apporter de réel changement dans les vies de ces administrés. Gaspiller 9 milliards de francs CFA rien que pour les élections municipales, est une perte colossale, non seulement pour le pays, mais également pour le peuple centrafricain.
« Le pays a besoin des routes, des écoles, des bibliothèques, des maisons des jeunes, des bâtiments administratifs etc… qui sont actuellement en ruine. Mais pas les élections municipales », affirme Alain José MALEPOU, instituteur dans une école dans la Basse-Kotto.
Pour cet enseignant, « au lieu de donner 9 milliards de F CFA à l’A.N.E pour organiser des élections des maires qu’elle ne pourra plus les réorganiser à la fin de leur mandat, la Communauté internationale doit penser plutôt à construire, avec cet argent, à travers la MINUSCA par exemple, des bâtiments administratifs abritant ces Mairie, des maisons des jeunes, dans chaque commune et les électrifier au moyen de l’énergie renouvelable et les doter avec les matériels du bureau ».
Selon certains observateurs nationaux, les municipales c’est l’expression de la démocratie représentative. Certes il y’a souvent la volonté de manipulation derrière, mais celles-ci doivent s’exprimer.
« Il est vrai que les maires, au lieu d’être représentant d’une population, apparait de plus en plus comme un acteur politique public, un représentant du Président de la République dans sa commune par ce qu’il est nommé par ce dernier. Ce qui ne crée pas forcement de la proximité et l’attachement entre le maire et ses administrés. Mais il n’y a pas d’autres ordres que celui que le peuple a décidé tout de même, l’expression démocratique doit respirer », estime Bernard Douamba, un enseignant à l’Université de Bangui.
Cependant, avec les intentions d’instauration de l’Empire de Touadera 1er par les autorités actuelles qui ambitionnent à cet effet de modifier la Constitution du 30 mars 2016 soit par voie référendaire soit par voie parlementaire, poussent un nombre d’observateurs à penser que l’organisation des élections municipales en 2023 ou 2024 leur facilitera la mise en place du Sénat totalement acquis à leur cause afin de procéder par la suite à la rédaction, en toute légitimité, d’une nouvelle Constitution.
Bangui (République centrafricaine) – L’association « ACTION SOLIDAIRE » prend en charge les frais scolaires et médicaux des enfants issus des familles défavorisées pour leur insertion dans le milieu scolaire.
Centrafrique.org/le-representant-de-lassociation-daction-solidaire-monsieur-nicaise-kossi-remet-le-kit-scolaire-a-un-enfant-beneficiaire-du-don/” data-wpel-link=”internal”>Le représentant de l’Association d’Action Solidaire monsieur Nicaise KOSSI remet le kit scolaire à un enfant bénéficiaire du don. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 16 septembre 2022
L’association « ACTION SOLIDAIRE » au secours des enfants
En République centrafricaine, l’association « ACTION SOLIDAIRE » poursuit son soutien aux enfants malades issus des familles démunies. Ainsi, ce lundi 12 septembre 2022, à l’unité drépanocytose du complexe pédiatrique de Bangui, elle a décidé de voler au secours de quelques enfants malades issus des familles défavorisées. Elle a annoncé la prise en charge des frais scolaires et médicaux de 5 enfants malades atteintes de drépanocytose dont la vie semble totalement bouleversée pour laquelle tout s’arrête.
Selon docteur Nguilelo Thelma Lorna, directrice du centre de recherche et de traitement de la drépanocytose, l’association « ACTION SOLIDAIRE » est une organisation à féliciter parce qu’elle est toujours là pour les causes des démunis, pour les causes des enfants.
« J’invite toutes les associations à suivre cette démarche de solidarité et d’en faire de même », a déclaré docteur Nguilelo Thelma Lorna. D’après elle, la démarche vise principalement les enfants les plus nécessiteux. Mais au fur et à mesure, en fonction de la capacité de l’association, le besoin va s’élargir à tout le reste des patients.
Pour le coordonnateur de l’organisation « ACTION SOLIDAIRE », monsieur Nicaise Kossi, son organisation, qui a vu le jour au mois de février 2022, a comme objectif l’éducation, la sensibilisation de jeunes filles, de jeunes mères, l’aide en milieu hospitalier et ceux qui sont en situation de précarité. L’activité qu’ils ont menée ce jour à la pédiatrie n’est pas la première du genre.
« Nous avons assisté la fois dernière les gens dans les suites de consultation. Mais aujourd’hui nous avons remis des kits scolaires à une soixantaine d’enfants, et nous avons également payé les scolarités de l’année 2022 – 2023 de cinq enfants. Cela va s’étendre à d’autres enfants dans l’arrière-pays », ajoute monsieur Nicaise Kossi, .
Il y’ a lieu de rappeler qu’en avril dernier, l’association « ACTION SOLIDAIRE », dirigée par madame Nadine Kossi, avait fait un don de vêtement, des jouets et des livres au profit des enfants hospitalisés à l’unité drépanocytose du complexe pédiatrique de Bangui.
ECLAIRAGE SIMPLIFIE A L’INTENTION DE MES CHERS COMPATRIOTES.
Il ne s’agit pas pour moi d’écrire ici un article scientifique pour publication dans une revue juridique. Je veux tout simplement, en de termes accessibles à tous, énumérer sans trop de développements, les arguments plaidant en faveur de l’annulation pure et simple du Décret N° 22.248 du 26 août 2022 portant création d’un comité chargé de rédiger le projet d’une nouvelle constitution.
II – SUR LA FORME :
Sur la compétence et sur la recevabilité :
Aux termes de l’article 95 tiret 9, la Cour constitutionnelle est chargée de donner son avis sur les projets ou proposition de révisions constitutionnelle et la procédure référendaire.
La Cour Constitutionnelle est compétente sur le fondement de l’article 95 tiret 1 de la Constitution du 30 mars 2016 : « La Cour Constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’État en matière constitutionnelle. Elle est chargée de :
Juger de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements ainsi que des Règlements Intérieurs de l’Assemblée Nationale et du Sénat … ».
Le Décret susmentionné est un acte réglementaire et peut donc être soumis au contrôle de constitutionnalité.
La théorie des actes de gouvernement avancée par certains pour justifier l’insusceptibilité du recours du décret susmentionné est ici inopérante.
La Cour Constitutionnelle est donc COMPETENTE AU REGARD DU DROIT POSITIF ET DE SA PROPRE JURISPRUDENCE par laquelle elle s’était déclarée compétente et avait annulé le Décret portant création de la Délégation des Grands Travaux, sur saisine de Joseph BENDOUNGA, Président du MDREC.
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle. Photo CNC
Sur les vices de forme :
L’intitulé du décret susmentionné pose problème car il met en place un comité chargé de rédiger « le projet de la constitution de la République Centrafricaine ».
Cet intitulé ignore royalement l’esprit et la lettre de la Constitution en vigueur de notre pays ; l’intitulé du Décret en question voudrait signifier que la République Centrafricaine ne disposerait pas d’une Constitution à l’heure actuelle et qu’il s’agirait d’une toute première Constitution pour la République Centrafricaine. Alors que, ce n’est point le cas ; la République Centrafricaine est actuellement régie par la Constitution du 30 mars 2016.
Par ailleurs, parmi les Visas du décret litigieux, il y a la première référence faite à la Constitution du 30 mars 2016. De ce fait, le Président de la République reconnaît clairement l’actuelle constitution en vigueur. Ainsi, il ne peut pas à la fois reconnaître l’existence d’une constitution en vigueur, poser des actes au sommet de l’Etat sur le fondement de cette constitution et demander en même temps la mise en place d’une nouvelle constitution. Plus grave, si la République Centrafricaine n’a plus de constitution, cela signifierait également que toutes les institutions qui sont issues de la constitution du 30 mars 2016, n’existeraient plus y compris lui-même le Président de la République, Chef de l’État, l’Assemblée Nationale, le Gouvernement, la Cour Constitutionnelle et toutes les autres institutions républicaines.
Le Président mesure-t-il la gravité de son acte ? Soit-il que par ce décret litigieux signé par ses soins, il instaure de facto une transition politique dans notre pays ? En clair, il a scié la branche sur laquelle il était assis depuis le 30 mars 2016 et s’est assis de nouveau le 30 mars 2021 ? Voilà ce dans quoi votre entourage vous a mis et heureusement pour vous, Monsieur le Président, que vos opposants ne veulent pas d’une transition que vous venez de leur offrir sur un plateau mais sont seulement préoccupés par le respect de notre Loi Fondamentale qui impose que vous accomplissiez votre second mandat jusqu’à son terme et que vous passiez la main en douceur à un compatriote en 2026. Vos opposants ne sont pas si diaboliques comme vos fervents « défenseurs » et certains incompétents dans votre clan veulent le faire croire à l’opinion. Au passage, j’espère que vous en serez reconnaissant à vos opposants.
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
III/ SUR LE FOND :
Des moyens tirés de l’Impossibilité de faire usage d’un pouvoir constituant originaire dans le contexte socio-politique actuel pour aller à une nouvelle constitution :
D’un point de vue juridique, il existe en Droit Constitutionnel un principe général : rédiger une Constitution, c’est faire usage du « POUVOIR CONSTITUANT ORIGINAIRE ». Plus précisément, l’expression « pouvoir constituant originaire », qui est remplacée, le cas échéant, par celles de « pouvoir constituant initial », de « pouvoir constituant stricto sensu » désigne l’organe qui établit une Constitution là où il n’y en avait pas ou en rupture par rapport à une Constitution précédente ;
Or, la République Centrafricaine dispose depuis 2016 d’une constitution : la Constitution du 30 mars 2016, laquelle a été paradoxalement visée dans le Décret susmentionné.
Quand bien même certaines de ses dispositions poseraient problème, cela ne pourrait servir de prétexte ou de fondement à l’établissement d’une nouvelle constitution. Les dispositions imparfaites pourraient, tout au plus, faire l’objet de révision, malheureusement les conditions d’une révision ou de mise en œuvre du « POUVOIR CONSTITUANT DERIVE », par voie parlementaire ou référendaire, ne sont pas non plus réunies à ce jour. Le pouvoir constituant est dit « originaire» que lorsqu’il intervient ex nihilo, c’est-à-dire pour établir une Constitution strictement dans deux cas :
soit à l’occasion de la naissance d’un État ;
soit dans une hypothèse de rupture avec l’ordre juridique ancien provenant d’une révolution ou d’un coup d’État.
Or, le contexte socio-politique actuel de la République Centrafricaine n’est absolument pas constitué de l’un ou l’autre évènement. Il est clairement établi qu’il n’y a pas à ce jour en République Centrafricaine, un évènement politique majeur (nouvel État ou coup d’État militaire ou révolution) pouvant justifier l’établissement d’une nouvelle constitution dans le pays.
La Cour Constitutionnelle déjà saisie ne peut que déclarer déclarer contraire à la constitution le Décret litigieux, car d’un point de vue juridique, à ce jour, on ne saurait parler de mise en œuvre d’un quelconque « pouvoir constituant originaire » en République Centrafricaine, laquelle dispose d’une constitution en vigueur.
Des moyens tirés de l’impossibilité d’office d’organiser un référendum constitutionnel sur le fondement de l’article 152 :
Le foisonnement des groupes armés écumant le territoire national et la présence des forces onusiennes et bilatérales rwandaises et russes prouvent que le contexte est celui d’une « atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire », d’une absence de sécurité et donc une situation de guerre potentielle.
Or, l’article 152 interdit toute révision de la Constitution, et a fortiori le référendum constitutionnel dans ces conditions.
Des moyens tirés de la logique institutionnelle dans le temps :
Il faut tenir compte du caractère très récent de Constitution du 30 mars 2016 qui est toujours en vigueur ; on ne change pas une constitution seulement 5 ans après son existence au risque de créer l’instabilité institutionnelle dans le pays.
Au nom de la logique institutionnelle, on doit d’abord mettre en place toutes les institutions prévues dans l’actuelle constitution du 30 mars 2016 et les laisser fonctionner, raisonnablement sur au moins une décennie afin de procéder à une évaluation pour savoir s’il faut réviser ou changer de constitution.
Des moyens tirés du préalable d’une effectivité totale et entière de la constitution du 30 mars 2016 :
Avant de songer à une nouvelle constitution, on doit d’abord pratiquer et appliquer la constitution en vigueur dans sa totalité et son entièreté. Le préalable avant le changement de constitution, c’est de lui donner toute l’effectivité requise. Or, ce n’est pas encore le cas s’agissant de la Constitution du 30 mars 2016.
Dans le cas actuel de notre pays, on attend toujours la mise en place des institutions municipales, régionales et sénatoriales par le Président Faustin Archange TOUADERA. C’est un impératif constitutionnel au sens de la constitution en vigueur (article 155 de la Constitution du 30 mars 2016). Elle nous impose donc de mettre toutes les institutions issues d’elle.
A ce jour donc, il reste les Conseils municipaux, régionaux et le Sénat. Trois institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016 manquent donc à l’appel ;
Le Président de la République doit non seulement les mettre en place mais il doit aussi laisser écouler un certain temps à titre expérimental pour voir le fonctionnement global de toutes les institutions avant de dresser un bilan sur la base duquel on pourrait songer soit à une quelconque révision ou à un quelconque changement de constitution.
Des moyens tirés de l’’interdiction d’office inhérente à l’esprit de la Constitution du 30 mars 2016 :
Meeting du soutien au Président Touadera sur le terrain de l’UCATEX dimanche 4 septembre 2022
Chaque constitution a sa lettre ; mais elle a aussi et surtout son esprit, fruit de la volonté des centrafricains ; et cet esprit doit prévaloir sur une certaine durée avant d’évoluer ou de changer dans le temps.
Il faut rappeler que la Constitution du 30 mars 2016 est un COMPROMISENTRE LES FORCES VIVES DE LA NATION, la traduction concrète de la volonté des centrafricains représentés au Forum de Bangui du 04 au 11 mai 2015 et préalablement consultés sur toute l’étendue du territoire (consultations populaires à la base initiées et conduites par Catherine Samba-Panza).
Aujourd’hui, penser à une nouvelle constitution, c’est en réalité aller à l’encontre de la volonté des centrafricains qui se sont exprimés il y a seulement quelques années.
Ce serait donc une atteinte à la souveraineté nationale d’ignorer aujourd’hui les aspirations profondes du peuple centrafricain qui s’est exprimé en 2015 et a souverainement établi la Constitution du 30 mars 2016. Le peuple centrafricain de 2022 est bel et bien celui qui avait voulu et établi la Constitution du 30 mars 2016.
La démarche visant au changement de constitution en 2022 n’est pas respectueuse vis-à-vis du peuple centrafricain qui avait voté par référendum le 15 décembre 2015 l’actuelle constitution, après les traumatismes subis du fait des évènements dramatiques liés au coup d’Etat du 24 mars 2013.
Des moyens tirés de l’obligation constitutionnelle d’organisation préalable des élections municipales, régionales et sénatoriales
Organiser un référendum constitutionnel aujourd’hui uniquement pour une nouvelle constitution serait constitutif d’une haute trahison d’autant plus que le Président de la République Monsieur Faustin Archange TOUADERA n’a pas encore exécuté l’obligation constitutionnelle qui pèse sur lui depuis 2016 et qui consiste à organiser des élections pour la mise en place des trois institutions restantes (Conseils Municipaux, Conseils Régionaux et le Sénat), conformément à l’article 155 de la Constitution du 30 mars 2016. Comment ne pas organiser ces élections qui sont obligatoires d’un point de vue constitutionnel et institutionnel et procéder à l’organisation d’un référendum dans le but unique de changer de constitution ?
Des moyens tirés de l’incompatibilité du Décret litigieux avec le serment du Président de la République:
Aux termes de l’article 38 de la Constitution du 30 mars 2016, lors de son entrée en fonction, debout, découvert, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée, le Président de la République prête le serment ci-après, en Sângô, puis en Français, devant la Cour Constitutionnelle siégeant en audience solennelle :
« MOI.,.JEJUREDEVANTDIEUET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDÉPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA RÉPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTÉGRITÉ DU TERRITOIRE, DE PRÉSERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LE BIEN ÊTRE DU PEUPLE CENTRAFRICAINE. DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERANTION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE. JAMAIS EXERCER LES POUVOIR QUI ME DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES NI DE RÉVISER LE NOMBRE DE MON MANDAT ET LA DURÉE DE MON MANDAT ET DE N’ÊTRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTÉRÊT NATIONAL ET LA DIGNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ».
Le Décret N° 22.248 du 26 août 2022, pris par le Président de la République, Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange TOUADERA, instituant un comité chargé de rédiger le projet d’une nouvelle constitution en République Centrafricain, est incompatible avec ses obligations découlant de son serment présidentiel.
Des moyens tirés de l’impossibilité d’ordre financier en ce qui concerne l’organisation du référendum constitutionnel :
Le pays fait face à de grosses difficultés de trésorerie depuis la suspension des aides budgétaires et de décaissements de la part des institutions de Bretton Woods. Il n’y a pas d’argent pour organiser le référendum. Et si argent, il y a, la priorité constitutionnelle et politique devrait être celle d’organiser plutôt les élections pour la mise en place complète des institutions prévues par la constitution en vigueur.
Pour cette raison aussi, la Cour Constitutionnelle devrait, sur le projet référendaire, n’émettre qu’un avis négatif, et rappeler au Président de la République, Chef de l’Etat l’obligation constitutionnelle d’organisation préalable des élections municipales, régionales et sénatoriales.
Des moyens tirés de la mise en place unilatérale et au forceps d’une « assemblée constituante » :
La constitution n’est pas à confondre avec un acte administratif unilatéral tel qu’un décret ou un arrêté dont l’adoption se fait uniquement par les autorités de l’exécutif.
Au nom de la démocratie, l’établissement d’une nouvelle constitution relève toujours d’un CONSENSUALISME POLITIQUE. Toute la nation doit être consultée avant d’aller vers un projet, comme l’avait compris et fait la Présidente Catherine Samba PANZA en 2015. Les forces vives de la nation doivent ainsi exprimer préalablement leurs accords, s’engager dans les travaux préparatoires visant à la mise en place de la Constituante, ensuite participer aux travaux d’élaboration du projet constitutionnel.
Le pouvoir du Président Faustin Archange TOUADERA veut aujourd’hui changer la Constitution du 30 mars 2016, celle voulue et établie par le peuple centrafricain il y a seulement six (6) ans, sans avoir reçu l’onction démocratique c’est-à-dire l’adhésion de l’opposition démocratique, des forces vives de la nation, de la société civile et de l’Eglise.
Une constituante ne se décrète pas unilatéralement. Une constitution ne s’impose pas au peule ; elle est voulue et établie par le peuple et pour le peuple. C’est la chose du peuple, la chose de tous les centrafricains. Elle ne doit pas être établie sans les centrafricains mais par les centrafricains, pas contre les centrafricains mais pour les centrafricains. La constitution est donc le fruit de la volonté du peuple souverain et non pas des gouvernants.
Le projet constitutionnel porté et mal mené dès le début par le régime du Président Faustin Archange TOUADERA est antidémocratique et vise en réalité à créer les conditions pour un troisième mandat pourtant interdit par l’actuelle constitution du 30 mars 2016 et à établir une présidence à vie. Il est contraire à la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la gouvernance du 15 février 2012.
En considération de tout ce qui précède, la Cour Constitutionnelle ne pourra que déclarer inconstitutionnel le Décret N° 22.248 du 26 août 2022 portant mise en place d’un comité chargé de rédiger la nouvelle constitution de la République Centrafricaine.
Le 14 septembre 2022
Dr Dominique Désiré ERENON,
Docteur en Droit Public de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne,
Constitutionnaliste,
Maître-Assistant à la Faculté des Sciences Juridique et Politique de l’Université de Bangui.
La Cour constitutionnelle sous pression . L’institution dirigée par Danièle Darlan doit se prononcer d’ici à la fin du mois sur la légalité du comité de rédaction d’une nouvelle constitution, mis en place le 26 août par Faustin-Archange Touadéra. Une étape décisive sur la longue route vers un troisième mandat. Fin août, la Cour a déjà retoqué le projet de cryptomonnaie Sango Coin.
Centrafrique.org/rca-legislative-dans-la-circonscription-de-cabo-1-une-candidate-du-mcu-ne-dispose-pas-dun-suppleant/madame-danielle-darlan-de-la-cour-constitutionnelle-cnc/” rel=”attachment wp-att-46592″ data-wpel-link=”internal”>Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle. Photo CNC
Rédigé par Afrique intelligence
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 15 septembre 2022
La Cour constitutionnelle sous pression
En cette rentrée politique, la Cour constitutionnelle est au cœur de l’attention. Les juges doivent en effet se prononcer d’ici à la fin du mois sur la constitutionnalité de la procédure de révision de la loi fondamentale lancée par le président Faustin-Archange Touadéra. Celui-ci a créé le 26 août le comité de rédaction d’une nouvelle constitution, dont les 53 membres ont été révélés en début de semaine, et qui est chargé de remettre au chef de l’Etat une nouvelle mouture constitutionnelle. A l’heure actuelle, cinq requêtes ont été déposées auprès de la Cour contre la mise en place du comité, notamment par le Bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016 (BRDC), mené par l’avocat et ancien ministre des travaux publics, Crépin Mboli Goumba.
Si le projet se garde bien d’évoquer une modification du nombre de mandats, ce qu’interdit strictement l’actuelle constitution de 2016, les soutiens du président font peu de mystère sur leurs intentions. Tous les regards se tournent vers la présidente de la Cour, Danièle Darlan. Malgré les pressions, celle-ci pourrait bien tenter de forcer le président à passer par la voie référendaire, prévue par l’article 152. Une manière de gagner du temps et d’éviter une révision en catimini, mais qui pourrait permettre au président de passer l’obstacle de l’Assemblée, où les trois quarts des voix sont nécessaires à une telle révision. Certains députés, à commencer par le premier d’entre eux, Simplice Mathieu Sarandji, sont en effet hostiles à une révision constitutionnelle. Cependant, la question du financement du référendum par des bailleurs internationaux réticents à un changement constitutionnel se poserait. La Cour constitutionnelle sous pression.
La juriste, fille de Georges Darlan, l’un des pères de la République centrafricaine, a souvent dû composer avec des décisions difficiles. La Cour s’est déjà opposée en juin 2020 à une prolongation du mandat, tentée par la formation présidentielle du Mouvement des cœurs unis (MCU). Lors de l’élection présidentielle de décembre 2020, Danièle Darlan avait demandé à ses juristes d’étudier en profondeur de nombreuses anomalies concernant les formulaires de dérogations dans les bureaux de vote de Bangui, sans toutefois aller jusqu’à remettre en cause le vote ayant abouti à l’élection de Faustin-Archange Touadéra.
Lors de l’investiture du président pour un deuxième mandat le 30 mars 2021, la présidente avait, lors d’un discours fortement applaudi par une salle pourtant composée des soutiens du président, mis en garde Faustin-Archange Touadéra de “ne pas céder au chant des sirènes”. Une formulation qui visait directement en creux les hypothétiques velléités de troisième mandat de l’ancien professeur de l’Université de Bangui.
Premier coup d’arrêt pour le Sango Coin
Fin août, la Cour a retoqué en profondeur l’ensemble du projet de cryptomonnaie Sango Coin, porté personnellement par le président. Il a été jugé “incompatible” avec le code minier, le code foncier, le code de la nationalité, ainsi que l’article 80 de la Constitution. Le projet prévoyait notamment l’octroi d’avantages contre des investissements en Sango Coin. Ainsi, selon le projet, un passeport officiel centrafricain pouvait être échangé contre l’achat de 60 000 dollars de Sango Coin, et une parcelle de terrain contre 100 000 dollars investis dans la cryptomonnaie.
Plusieurs zones d’ombre planaient également sur la destination des fonds : ces derniers n’étant pas versés, selon la Cour, au budget de l’Etat, mais à celle de la présidence. La Cour constitutionnelle sous pression
Les acteurs de justice annoncent une grève de 5 jours à compter du lundi prochain pour protester contre les menaces contre l’indépendance de la justice en République centrafricaine.
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Réunis en assemblée générale extraordinaires ce mercredi 14 septembre, le barreau des avocats de Centrafrique, la chambre des huissiers de justice, chambre des notaires et le syndicat des greffiers ont annoncé une grève à compter du lundi 19 au samedi 24 septembre 2022. Objectif : protester contre les menaces récurrentes contre l’indépendance des institutions judiciaires.
les avocats, huissiers et notaires réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 15 septembre 2022
Les acteurs de justice annoncent une grève de 5 jours
Le ton monte au sein de l’appareil judiciaire centrafricain après de multiples appels aux agressions physiques des huissiers, des avocats et des membres de la cour constitutionnelle par des partisans du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Pour ces professionnels de droits, il est plus qu’urgent de défendre les principes consacrés par la Constitution de la RCA comme étant les bases fondamentales de notre patrie, entre autres, les libertés individuelles et publiques, le pluralisme d’opinions, l’indépendance de la justice et du pouvoir judiciaire.
Ainsi, lors de cette assemblée générale extraordinaire, il a été arrêté qu’à partir de la semaine prochaine, du lundi au vendredi, une grève sera observée par ces professionnels de droit. Ceci dit, durant cinq jours, tous les acteurs de justice, excluant les magistrats, vont cesser toutes les activités judiciaires sur toute étendue du territoire. Ceci dit, Les acteurs de justice, incluant les avocats, notaires, greffiers et huissiers, vont observer une grève de cinq jours.
Or, quelques heures avant la tenue de cette assemblée générale extraordinaire, le ministre de la Justice, monsieur Arnaud Djoubaye Abazène, dans un message porté, interdit a tous les magistrats, juges et greffiers de participer a une quelconque assemblée générale a « caractère politique ».
C’est suite à ce message porté que les magistrats n’ont pas pu participer à cette assemblée générale ce mercredi 14 septembre à Bangui.
Pour le bâtonnier de l’ordre des avocats, maître Émile Bizon, aucun avocat ne devra assister aux audiences des cours et tribunaux, et ceci sur toute l’étendue du territoire.
« Du lundi à jeudi, nous serons en sit-in de soutien à la Cour constitutionnelle de 9h00 à 10h00 en tenue professionnelle de concert avec les huissiers et notaires », insiste maître Émile Bizon.
Il y’a lieu de rappeler que les avocats étaient les premiers à être visés par une menace d’agression de la part des partisans du Président Touadera, suivi des huissiers de justice et des membres de la cour constitutionnelle.
Par cette grève, ces acteurs de justice veulent réclamer l’indépendance de la justice dans notre pays.
Depuis la volonté affichée du pouvoir de Bangui de modifier la Constitution centrafricaine du 16 mars 2016 en vue de briguer en toute illégalité un troisième mandat, le climat de contestation populaire continue de gagner les différentes couches sociales dans le pays. Après le forum des femmes députés, suivi de la société civile et l’Église catholique, vient le tour des avocats, notaires, magistrats et huissiers de braver la peur afin de sauver la démocratie et l’État de droit dans notre pays. Ainsi, Le collectif « Touche pas à ma constitution » appelle tous les compatriotes à s’engager en ce sens.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 15 septembre 2022
Le collectif « Touche pas à ma constitution appelle à sauver la démocratie en RCA
Après le retrait de l’Église catholique du fameux Comité de réécriture de la nouvelle Constitution, les avocats, les magistrats, les huissiers, les notaires ont également décidé de braver la peur afin de sauver la démocratie en République centrafricaine.
À lire aussi : Touadera vient d’installer un dispositif d’écoute téléphonique et de surveillance
« Au regard du climat de crispation sociale et de teneur institutionnalisée, le Collectif «Touche pas à ma Constitution» tient à saluer la position de l’Église catholique, tout en apportant son soutien indéfectible aux valeureux défenseurs de l’état de droit et de la démocratie.
Le Collectif «touche pas à ma Constitution » encourage les autres organisations de la Société civile et tous les compatriotes sans exception, de se mettre en ensemble en vue de combattre la dictature dans notre pays », a indiqué le coordonnateur du collectif, Docteur Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG.
Rappelons que suite à leur assemblée générale extraordinaire de ce mercredi 14 septembre 2022, le barreau des avocats de Centrafrique, la chambre des huissiers, la chambre des notaires et le syndicat des greffiers ont annoncé une grève générale à partir du lundi prochain afin de protester contre les menaces contre l’indépendance de la justice en République centrafricaine. Le collectif « Touche pas à ma constitution » appelle à sauver la démocratie en RCA.
Sur ce projet de la modification de la constitution , Kossimatchi promet un déluge total en République centrafricaine.
Il est désormais clair. Kossimatchi est aussi clair dans ses propos. La série de la manifestation des partisans du Président Faustin Archange Touadera devant la cour constitutionnelle jeudi et vendredi n’est qu’un avertissement à une probable apocalypse si la cour constitutionnelle, présidée par la professeure Daniele Darlan, s’aventurait, si d’aventure, à faire un obstacle au projet de la rédaction d’une nouvelle constitution, synonyme d’une présidence à vie pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/centrafrique-le-mouvement-talitha-koum-retorque-aux-agitations-de-lopposition-qui-exige-le-retour-de-lex-president-francois-bozize/didatien-kossimatchi-du-parti-de-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-34727″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
Rédigé par Prisca Vickos
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 septembre 2022
Projet de la modification de la constitution , Kossimatchi promet un déluge
Ce n’est un secret pour personne, ni pour tout un chacun, ni pour le gouvernement, ni pour les Organisations internationales se trouvant en RCA. Monsieur Blaise Didacien KOSSIMATCHI est un agent provocateur ridicule à la solde du Président de la République Faustin Archange Touadera, mais aussi à la solde des Russes de Wagner. Cependant, depuis près d’une semaine, monsieur Didacien KOSSIMATCHI ne cesse de brasser de l’air et de s’agiter dans tous les sens.
En organisant des manifestations devant la cour constitutionnelle jeudi et vendredi dernier, tout en scandant des appels à la démission du Président de cette Cour, et en exhibant des affiches portant des inscriptions de nature offensante contre cette Institution et l’ensemble de ses membres , monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, selon ses propos, ne faisait que lancer un dernier avertissement à la cour constitutionnelle, mais aussi au ministre de la Justice avant un probable déluge dans le pays, si cette cour s’aventurait à décider de juger en faveur de recours en invalidation de certaines décisions anticonstitutionnelles du pouvoir, et notamment le décret mettant en place ce prétendu « Comité de rédaction d’une nouvelle constitution ». À cet effet, sur la modification de la constitution , Kossimatchi promet un déluge total dans le pays.
Dans son interview lundi sur les antennes de la radio russe Lengo-Songo », Blaise Didatien Kossimatchi a prévenu, « l’homme prudent voit le mal de loin ». « Si tu veux aller loin, il faut préparer ta monture ».
« L’affaire de la réécriture de la nouvelle constitution c’est le peuple souverain qui demande. Ça n’appartient pas à une tierce personne. Mais si certaines institutions voulaient faire le faux jeu aux intérêts du peuple souverain, eh ben nous allons prendre nos responsabilités en tant que société civile, en tant que la voix des sans voix », précise Blaise Didatien Kossimatchi. L’homme ajoute que « si ça tourne en bourriques, c’est l’histoire qui en parlera ». La modification de la constitution , Kossimatchi promet un déluge.
Les Centrafricains sont en train d’assister à la fin de règne « dictatorial » du professeur Faustin Archange Touadera. Après l’échec cuisant de son projet de cryptomonnaie SangoCoin, les yeux sont tournés vers la cour constitutionnelle qui va statuer dans 48 heures sur son projet de la rédaction d’une nouvelle constitution, synonyme d’une présidence à vie. Or, à peine mis en place par le Président de la République, le Comité chargé de rédiger sa nouvelle Constitution explose. Et ce n’est que le début.
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 septembre 2022
Le Comité chargé de rédiger la nouvelle Constitution explose
Le Président Faustin Archange Touadera, en phase de perdre sa dernière bataille devant la cour constitutionnelle, tente de mettre la pression par tous les moyens sur les juges de ladite cour.
Manipulant certains jeunes de son parti pour aller manifester devant la cour constitutionnelle afin d’exiger la démission des membres de ladite cour, Touadera change désormais de tactique en faisant comme s’il a déjà l’approbation de la justice pour son projet de la nouvelle constitution. Ainsi, le lundi dernier, il avait signé un décret entérinant la désignation des membres de son comité chargé de rédiger le projet de la nouvelle constitution de la République centrafricaine. Mais la chose étonnante, 24 heures après la désignation de ces membres, certaines entités ont décidé de décliner l’offre du chef de l’État.
Ainsi, après les partis politiques de l’opposition, suivi du groupe de travail de la société civile (GTSC) et de la plateforme représentative des organisations non gouvernementales de la Centrafrique (CIONGCA), c’est le tour de l’église catholique de Centrafrique de décliner l’offre du Président de la République. Ils annoncent qu’ils ne vont pas participer à ce comité chargé de rédiger la nouvelle constitution voulue par le Président Touadera.
Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), ce comité va ressembler à une rencontre du parti au pouvoir et de ses alliés.
Pour un bon nombre d’observateurs nationaux, d’ici la fin de la semaine, ce comité va être invalidé par la cour constitutionnelle. C’est pourquoi le Président de la République veut mettre la pression sur cette cour afin de tenter son dernier coup de poker.
L’affaire de l’enlèvement de la policière Mbari Francy par des miliciens armés du régime de Touadera continue de susciter de nombreuses réactions à Bangui comme en province. La plus drôle est celle de l’enquête menée par un colonel de la police qui provoque l’indignation de la famille de la policière kidnappée.
Centrafrique.org/la-policiere-mbari-francy-enlevee-en-juin-dernier-par-les-requins-est-en-fuite-avec-sa-famille-a-letranger/madame-mbari-francy-policiere-enlevee-par-les-miliciens-du-pouvoir-en-juin-2022/” rel=”attachment wp-att-59315″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Madame-Mbari-Francy-policiere-enlevee-par-les-miliciens-du-pouvoir-en-juin-2022-450×326.jpg” alt=”Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022″ width=”450″ height=”326″ />Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 13 septembre 2022
L’enlèvement de la policière Mbari Francy
D’ici un ou deux ans, la République centrafricaine risque d’occuper la première place sur la liste des pays les plus corrompus au monde. Certes, pour l’instant le pays s’approche dangereusement du podium, mais le risque est malheureusement réel si rien n’est fait pour lutter contre la corruption dans ce pays d’Afrique centrale où tout est à vendre, même les passeports diplomatiques, la nationalité ou encore la carte nationale d’identité.
Enlevée à son domicile du quartier Bakongo, dans le deuxième arrondissement de Bangui, par des miliciens requins lourdement armés dans la nuit du lundi à mardi 21 juin 2022, vers 3 heures du matin, la policière Mbari Francy a été gravement torturée puis violée par ses ravisseurs avant d’être libérée le lendemain. Mais avant sa mise en liberté, son mari, encore sous le choc, appelait le procureur de la République, le directeur général de la police, le directeur de la compagnie nationale de sécurité et le directeur de l’OCRB.
Mais parmi ces personnalités, seul le directeur de l’OCRB qui a dépêché l’un de ses enquêteurs pour se rendre au domicile de la policière et rencontrer sa famille. Mais au moment de son arrivée, l’homme se transforme à un racketteur public. Il commence à dire à l’époux de la policière de lui acheter de bière, car il a trop soif. Ce que le jeune homme n’a pas hésité à exécuter. Mais avant que la bouteille de bière n’arrive sur sa table, l’homme change de tactique et demande à nouveau au mari de la policière de lui donner une somme de 10 000 francs CFA. D’après lui, cette somme va lui permettre d’aller consulter le marabout, et ce dernier va lui montrer l’endroit où se trouve la policière ainsi que les identités de ses ravisseurs. Bizarre! Un policier peut-il vraiment tenir un tel propos ?
Une fois de plus, les parents de la jeune fille ont cédé à la demande de cet enquêteur pendant ce temps, le lendemain, la policière a été libérée par ses ravisseurs. Cette fois, le dossier de l’enlèvement de la policière Mbari Francy est confié à un autre enquêteur, cette fois, de l’OCRB.
Ceci dit, la justice de notre pays fonctionne à l’envers.
Le mardi 13 septembre 2022, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, coordonnateur de soi-disant plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine, membre du bureau politique du parti au pouvoir, a annoncé, dans un communiqué de presse, le lancement de l’opération hibou baptisée en sango, « Mo kpé mbi kpo mo », en français, si tu tentes de fuire, je te poignarde, contre tous les opposants au troisième mandat du Président Touadera. Si Kossimatchi annonce des telles opérations contre les opposants, c’est qu’il a le chef d’État derrière lui, confie un magistrat.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 septembre 2022
Kossimatchi annonce des opérations hibou
Depuis une semaine, la panique s’empare du navire du régime. Tout le monde est debout et est devenu fou, le président Touadera, y compris ses ministres, ses conseillers ainsi que monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, professeur d’histoire et géographie au collège, membre du bureau politique du Mouvement des Cœurs Inis, devenu le porte-flingue, la sentinelle du régime de Touadera.
Dans un communiqué de presse, monsieur Kossimatchi annonce des opérations hibou contre tous les opposants au troisième mandat de Touadera.
« La Coordination de la plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine informe le chef d’État-major des Armées, Le Directeur Général de la Gendarmerie, le Directeur Général de la Police et la MINUSCA, qu’un Soulèvement Populaire avec l’Opération Diurne dénommée en Sango « MO KPE MBI KPO MO » qui aura lieu dans les jours qui suivent à l’encontre des Prisonniers en Sursis à savoir : Martin Ziguelé, ( Domicile derrière Air-France), Nicolas Tiangaye( Domicile Quartier Fouh), Crépin MBOLI-NGOUMBA ( domicile : Hôtel KITIKA ou l’entrée de Catimini), Mahamat KAMOUN( cité des 200 Villas), OPALAGNAN(quartier BIMBO), Anicet Georges Dologuelé (domicile à côté de l’Alliance Française), Abdoul Karim Meckassoua ( quartier km5), Alexandre Ferdinand NGUENDET(quartier Miskine en face de TANGAWISSI), Régis SIKANGBA (quartier OUANGO), MAÏTE ALIAS KEREMBESSE( quartier SICA 2 en face de la PAROISSE Saint SAUVEUR) », précise le communiqué de presse de monsieur Blaise Didatien Kossimatchi.
D’après ce dernier, le but de cette opération serait de « les arrêter afin de les remettre en Justice pour de nombreux crimes qu’ils auraient perpétrés à l’endroit du peuple centrafricain ».
Kossimatchi franchit la limite
Pour des nombreux observateurs, Blaise Didatien Kossimatchi tient une fois de plus des propos criminels à l’endroit de certains compatriotes, dont leur seul défaut est d’être dans l’opposition au chef de l’État.
« Certes, ceci n’a aucun effet sur leur lutte politique, mais cristallise le paysage politique national ».
Cet homme a lui seul, menacent les ministres, avocats, les juges de la Cour constitutionnelle, certains officiers de l’armée, les leaders de l’opposition et de la société civile en toute impunité. Il se permet le luxe d’interpeller le chef d’état-major, les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie et surtout la MINUSCA comme ses complices.
Franchement, en six ans, Touadera a réduit le pays en poussière, où les mafieux du monde, les criminels de tout genre fleurissent. Kossimatchi annonce des opérations hibou contre tous les opposants à Touadera.
Évariste Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka, devenu député puis premier vice-président de l’Assemblée nationale, est aussi le porte-parole du mouvement des cœurs unis, parti au pouvoir. Mais dans son interview sur les antennes de la radio Ndékèluka dimanche, l’homme a nié la participation des militants du MCU dans la série de manifestations qui s’est déroulée devant la cour constitutionnelle jeudi et vendredi pour exiger la démission des juges de la cour. Pour un bon nombre d’observateurs, le mensonge a atteint son paroxysme, et monsieur Évariste Ngamana, qui tient des propos confus, doit démissionner de ses fonctions du premier vice Président de l’Assemblée nationale .
Centrafrique.org/evariste-ngamana-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-titulaire-dun-faux-diplome/evariste-ngamana-2/” rel=”attachment wp-att-57029″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 13 septembre 2022
Évariste Ngamana tient des propos confus et choquants
Sous la pression de l’opposition et des organisations de la société civile, les langues commencent à délier, et le gouvernement, tout comme le parti au pouvoir, tente de nier leur responsabilité dans la série de marche des jeunes partisans du régime devant la cour constitutionnelle. D’après eux, celle-ci est une expression populaire.
« Moi je suis républicain, on ne peut pas empêcher aux gens de manifester. C’est normal, là c’est leur droit. On n’interdit pas. Mais dire que les manifestants sont issus du parti au pouvoir, là c’est une mauvaise disposition d’esprit », affirme un membre du bureau politique du mouvement des cœurs unis (MCU).
Même son de cloche du côté du ministre Maxime Balalou et du député Évariste Ngamana, porte-parole du parti au pouvoir. D’après ce dernier, il n’y avait aucun militant de son parti, le MCU dans cette manifestation qui s’est déroulée devant la cour constitutionnelle jeudi et vendredi dernier. Mais ses propos, loin de convaincre les Centrafricains, ont été accueillis par un mépris qui va jusqu’à la dérision.
« Comment imaginer que le soi-disant porte-parole du parti au pouvoir peut-il tenir un tel propos alors qu’il savait très bien que les organisateurs de cette manifestation sont des membres du bureau politique de son parti ? Qui est Blaise Didatien Kossimatchi. Qui est Daniel Ngrepayo, ancien directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports ? Rien que parler de ces deux imminents criminels membres du bureau politique de son parti, comment Ngamana peut-il prendre les centrafricains pour des cons de cette manière ? La totalité de ces manifestants, bien qu’ils sont rémunérés à la fin de la manifestation, est bel et bien partisans du régime. Les organisateurs sont quasiment tous du MCU, les manifestants sont des partisans du chef de l’État. Je suis témoin oculaire. La manifestation s’est déroulée proche de l’université. On voit tout, on entend tout. Là, personne ne peut dire le contraire », s’alarme un étudiant à l’université de Bangui. D’après lui, Évariste Ngamana tient des propos confus et choquants.
Le domicile de la Présidente DU CNJ, Madame Pamela Audrey DEROM, est la cible d’une attaque des bandits armés.
Décidément, le pays est devenu une véritable jungle dans laquelle les citoyens font ce qu’ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent. Il n’existe plus de structure pour les contrôler. La République centrafricaine est devenue en six ans un pays voyou. Dans la nuit du lundi à mardi, le domicile de la Présidente du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine (CNJCA), madame Paméla DEROM, a été la cible d’une attaque des individus armés.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 septembre 2022
Le domicile de la Présidente DU CNJ, cible d’une attaque
Selon des informations recueillies, madame Paméla DEROM, Présidente du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine (CNJCA) après son refus de siéger au comité de rédaction d’une nouvelle Constitution voulue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, est la cible des menaces de mort de la part des individus non identifiés.
Selon le magistrat Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, il s’agit d’un acte grave dont le responsable connu est « Kossimatchi et son groupe ».
« Le président de la LCDH demande aux militants de notre grand mouvement de documenter tous faits, de les mettre en lieu sûr, d’informer les ONG des droits de l’homme. En cas d’urgence, informer la CPI, la CPS, la Minusca, le commissaire du gouvernement près le TMP ,l’ Assemblée nationale comme témoins des différents dérapages. Nous informerons le Président de la République pour le prévenir des actes susceptibles de conduire notre jeune démocratie au premier génocide du 21e siècle «, réagit le magistrat Joseph Bindoumi, Président de la LCDH.
Selon les faits établis, ces bandits armés, surgissent de nulle part vers 1 heure du matin, devant son domicile du quartier Benz-vi, dans le cinquième arrondissement, ont tiré deux balles sur le véhicule du CNJCA garé devant sa porte avant de s’éclipser dans la nature. Ces actes de violence d’une rare imbécillité font suite déjà à des menaces à peine voilées d’un certain Didacien Kossimatchi, membre du bureau politique du parti au pouvoir, réputé comme le chef de bande des opérations sanglantes à Bangui ; lequel, après avoir proféré des injures publiques et menaces de mort contre madame Daniel DARLAN, avait pris d’assaut la Cour constitutionnelle la fin de la semaine dernière ?Selon monsieur Ben Wilson Ngassan, porte-parole du G-16, Il s’agit là ni plus ni moins d’une énième attaque criminelle à laquelle sont habitués les soutiens du régime de Bangui. Alors, le domicile de la Présidente DU CNJ est la cible d’attaque de la part de Kossimatchi et sa bande ?Affaire à suivre…
Décidément, le pays se prépare à une catastrophe politico-judiciaire de grande ampleur comme l’a bien dit monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, leader de la plateforme dite de la galaxie nationale centrafricaine. À quelques jours de la décision de la cour constitutionnelle sur le recours en invalidation du décret mettant en place le « Comité de rédaction d’une nouvelle constitution » censée ouvrir la voie à une présidence à vie au Président de la République, la tension est à son comble dans le pays. Mais face aux menaces récurrentes contre l’indépendance des institutions judiciaires, le barreau des avocats de Centrafrique, de son côté, annonce la tenue de l’assemblée générale extraordinaire mixte des différents corps de profession judiciaire.
Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 septembre 2022
Comme disait monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, le « pays va plonger dans une apocalypse totale si les juges de la cour constitutionnelle décident de faire un obstacle au projet de la rédaction d’une nouvelle constitution voulue par le peuple centrafricain ». Il a également précisé que la manifestation du jeudi et vendredi dernier devant la cour constitutionnelle n’étaient qu’un avertissement aux juges. Mais pour la justice centrafricaine, ceci constitue une menace grave contre l’indépendance des institutions judiciaires du pays.
« Face aux menaces récurrentes contre l’indépendance des institutions judiciaires de la République centrafricaine et l’intégrité physique de ses acteurs, une réunion de concertation des hauts responsables des différents corps des professions judiciaires s’est tenu ce jour 13 septembre 2022.Au regard de la gravité de la situation et vu l’urgence : il décide de la tenue d’une assemblée générale extraordinaire mixte de tous les corps des professions judiciaires le mercredi 14 septembre 2022 a 10 h 00 dans la salle d’audience de la Cour de cassation afin de définir les mesures a prendre », a annoncé le barreau des avocats de Centrafrique .
Rappelons que lors de la série de Nouvelle manifestation devant la cour constitutionnelle” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>manifestations des partisans du Président Touadera devant la cour constitutionnelle la semaine dernière, les manifestants ont scandé des appels à la démission de la Présidente de cette Cour, et en exhibant des affiches portant des inscriptions de nature offensante contre la professeure Danièle Darlan, Président de ladite Institution et l’ensemble de ses membres .
Les principaux partis d’opposition et des organisations de la société civile de la République centrafricaine (RCA), regroupés au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), ont annoncé la date de leur deuxième grand meeting baptisé ” meeting de résistances”.
Centrafrique.org/Centrafrique-creation-du-comite-charge-de-rediger-le-projet-de-la-constitution-le-brdc-contre-attaque-et-saisit-la-cour-constitutionnelle/les-4-leaders-des-partis-politiques-dopposition-a-savoir-maitre-nicolas-tiangaye-crepin-mboli-goumba-martin-ziguele-et-mahamat-kamoun/” rel=”attachment wp-att-58966″ data-wpel-link=”internal”>Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 septembre 2022
Le meeting « DE RÉSISTANCES »
De nombreux observateurs nationaux pensent que la décision du Président de la République de doter son pays d’une nouvelle constitution est conflictogène. Même le BRDC, dans un communiqué, estime qu’il s’agit d’une décision illégitime et illégale qu’il faut à tout prix combattre.
Ainsi, le 27 août dernier, sur le terrain de football de l’ex-UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui, le BRDC avait organisé son premier meeting dit de la vérité. Avec plus de 3000 personnes présentes, il avait déjoué tous les pronostics annoncés. Mais pour ce mois de septembre, plus précisément le samedi 24 de ce mois, le BRDC a prévu d’organiser son deuxième meeting baptisé « meeting de « résistances ». Cette fois, ça sera à Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui.
« Cette décision anticonstitutionnelle du chef de l’État de tripatouiller la bible de notre pays qui est le résultat de l’échec lamentable de ses six années de gouvernance pourrait conduire sans doute la République centrafricaine vers le chaos et à la désolation totale », estime un membre de la société civile centrafricaine.
Pour l’heure, difficile pour nous de savoir si le prochain meeting de résistances du BRDC qui aura lieu le 24 septembre sera autorisé ou non. Mais tout semble croire que le meeting aura lieu à la date prévue même s’il est autorisé ou non.
Bangui (République centrafricaine) – Un rapport de l’ONG Acled, publié le 30 août, recense en République centrafricaine les sauvagerie du groupe privé Wagner sur les civils.
Centrafrique.org/les-mercenaires-de-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/les-mercenaires-de-Wagner-450×268.jpg” alt=”les mercenaires de Wagner” width=”450″ height=”268″ />
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 13 septembre 2022
Selon l’organisme Acled, 52% des attaques qui impliquent ces paramilitaires ont ciblé des civils entre le 1erjanvier 2018 (date de leur arrivée) et le 31 juillet 2022.
Par ailleurs, une enquête du journal américain Daily Beastmise en ligne le 3 septembre vient faire un écho sanglant à ce rapport. On y apprend notamment que des femmes, dont certaines enceintes, ont été éventrées par des « hommes blancs armés », dans les communes de Bézéré et Létélé, situées dans la préfecture de L’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Les victimes étaient accusées d’avoir des liens avec le groupe armé 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), l’un des principaux groupes armés membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Il y’a lieu de rappeler que dans cette localité de l’Ouham-Pendé, dans le nord-ouest de la RCA, les exactions des mercenaires de Wagner sont les plus graves envers les civils. Ce qui confirme la sauvagerie du groupe privé Wagner sur des civils.
Les ambitions du chef rebelle et ex-porte-parole de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), monsieur Abakar Sabone, avec son ex-ennemi juré, le Président Faustin Archange Touadera semble échoué, si l’on en croit à sa dernière publication sur les réseaux sociaux lundi.
Centrafrique.org/abakar-sabone-une-trajectoire-au-gre-des-rebellions/abacar-sabome/” rel=”attachment wp-att-43948″ data-wpel-link=”internal”>Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.
Rédigé par Prisca VIKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 13 septembre 2022
Sabone Touadera : Je t’aime…mois non plus
« MES TRÈS CHERS COMPATRIOTES, C’EST MAINTENANT QUE J’AI TOUT COMPRIS. JE VOUS DONNE TOUTES RAISONS. JE VOUS DEMANDE TOUS DE ME PARDONNER. J’AI ÉTÉ AVEC (W), J’AI ÉTÉ AVEC (X), J’AI ÉTÉ AVEC (y), J’AI DÉCIDÉ D’ESSAYER D’ÊTRE AVEC (Z), MAIS MALHEUREUSEMENT DOMMAGE. MAINTENANT J’AI DÉCIDÉ D’ÊTRE AVEC MOI-MÊME SUR MA PROPRE TRAJECTOIRE POUR UNE SOLUTION COLLECTIVE ET DÉFINITIVE POUR NOTRE PAYS. JE CONNAIS LE CHEMIN ET J’AI LES REMÈDES. FAUT GARDER L’ÉCOUTE. TROP C’EST TROP. ÇA SUFFIT », déclare le chef rebelle et ancien ministre Abakar Sabone.
Ce message, écrit en lettre capitale pour dire que c’est capitale, est clair. Abakar Sabone, après avoir déclaré à plusieurs reprises non seulement son adhésion au mouvement des cœurs unis (MCU), mais exprime également son admiration pour le chef de l’État, le Professeur Faustin Archange Touadera, semble désormais être dans l’illusion totale.
Souvenez-vous, le 28 juillet dernier, il avait publié ceci sur la plateforme de réseaux sociaux :
« Mon adhésion au parti MCU et mes soutiens politiques et sécuritaires au Président Touadera ».
Mais un peu plus de trente jours plus tard, il a changé à nouveau de langage, et compte désormais de faire cavalier seul. Quel échec ? Va-t-il retourner au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ? Ou bien faire le chemin tout seul comme il a dit lui-même en créant à nouveau sa propre rébellion pour mener la guerre pour diviser le pays comme il a déjà une suitedansses idées pour cela ?
Selon un cadre du parti au pouvoir, Abakar Sabone est un chef rebelle sans combattant sur le terrain.
« C’est un chef rebelle des réseaux sociaux. Comment ne peut-on faire confiance à ce genre de personne qui n’a pas de têtes sur les épaules ? Avant avant-hier, il disait que c’était lui avait renversé Patassé. Avant-hier, il était avec la Séléka pour renverser l’ancien Président et son ami François Bozizé. Mais sept ans plus tard, il s’est rapproché de nouveau de celui-ci. Maintenant il veut se rapprocher du Président Touadera et de son parti, le MCU. Mais comment faire confiance à des gens pareils ? », affirme ce membre du bureau politique du mouvement des cœurs unis de Touadera.
Mais comme Abakar Sabone a promis aux Centrafricains plus de détails dans les prochains jours, peut-être on aura plus des détails pour ses nouvelles ambitions politiques.
Troisième mandat, réelle inquiétude parmi les conseillers du Président de la République. Dans un contexte de délitement économique et de déprime sociale collective, le chef de l’État Faustin Archange Touadera annonce dans son message à la nation le 12 août dernier l’organisation prochaine d’un référendum constitutionnel visant à sauter le verrou constitutionnel limitant le mandat présidentiel à deux consécutivement. Pour certains ministres conseillers à la présidence, c’est une nouvelle porte ouverte à leur enrichissement personnel. Tandis que les autres, plus modérés, pensent que cette l’ivresse supplice en vaudeville du chef de l’État va mener directement le pays dans le chaos.
Centrafrique.org/touadera-prete-serment-joli/” data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui. Copyright
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
Troisième mandat, vive inquiétude
C’est une phrase prononcée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine qui n’a pas manqué de résonner sur les réseaux sociaux centrafricains et dans les médias nationaux et internationaux.
« « Je voudrais réaffirmer ma volonté de respecter la Constitution et la volonté du peuple souverain. Comme j’ai eu à le réaffirmer en certaines circonstances, je ne ferai rien sans la volonté du peuple détenteur de la souveraineté nationale. Cependant, je ne saurais demeurer indifférent aux cris de cœurs de mon peuple qui est dépositaire par excellence du pouvoir souverain. Je vous ai écouté. Je prends acte de vos sollicitations pressantes qui me sont parvenues de partout réclamant une nouvelle Constitution ».
Pour les uns, le chef de l’État vient de violer son serment et déclare la guerre à la Constitution de notre pays. Tandis que les autres, proches du pouvoir, jubilent à l’idée de rester indéfiniment au pouvoir et s’enrichir illégalement au dos du peuple centrafricain.
Cependant, à première vue, on croyait que la décision du chef de l’État faisait l’unanimité dans son cercle. Or non. En réalité, certains conseillers du chef de l’État n’approuvent pas cette idée de la modification de la constitution du 30 mars 2016 afin de rester indéfiniment au pouvoir. Pour eux, le pays revient de loin avec la dernière crise qui a totalement fragilisé le pays. Si le Président de la République veut encore rajouter une autre crise, c’est plonger définitivement le pays dans le chaos. Ceci dit, le Troisième mandat est une source d’inquiétude au sein du pouvoir.
« À chaque fois quand j’émets de doute sur son projet de la rédaction de la nouvelle constitution, il me rassure souvent que nous avons des gens derrière nous. Pour lui, il ne fait aucun doute, son projet de la nouvelle constitution va être voté à une large majorité, et le pays va se remettre sur ses pieds », explique un conseiller du chef de l’État qui a requis son strict anonymat.
D’après ce ministre conseiller, le chef de l’État lui aurait demandé d’évacuer ses enfants en Russie ou dans un pays d’Afrique du Nord en attendant le scrutin référendaire. Comme font déjà certains et aussi cherche à le faire Évariste Ngamana. « commencer à envoyer vos enfants à l’extérieur. Moi je suis déjà hyper protégé comme vous le savez et mes enfants seraient les premiers à être secourus ».
Alors, qu’en est-il pour les enfants de nous les pauvres citoyens ?
Affaire à suivre dans cette histoire du troisième mandat, source d’inquiétude…
Après le rejet de certaines dispositions du SangoCoin, la cryptomonnaie centrafricaine par la Cour constitutionnelle, suivi d’une série de marche des partisans du régime devant cette Cour constitutionnelle, jeudi et vendredi, tout laisse à croire que les certitudes laissent la place à la frilosité et l’intimidation au sein du parti au pouvoir, le MCU.
Meeting du soutien au Président Touadera sur le terrain de l’UCATEX dimanche 4 septembre 2022
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 12 septembre 2022
La frilosité et l’intimidation au sein du MCU
Désormais, la peur change de camp. Le pouvoir de Bangui, ferme sur son projet de la dotation de la RCA d’une nouvelle constitution, commence à avoir sérieusement peur. La frilosité et l’intimidation sont désormais visibles au sein du MCU, le parti au pouvoir.
Pour de nombreux observateurs de la vie politique nationale, les multiples tentatives d’intimidation des juges de la cour constitutionnelle par le pouvoir en place ont pour seul objectif de les obliger à ne pas dire le droit suite aux recours en invalidation de certaines décisions anticonstitutionnelles du pouvoir, notamment le décret mettant en place une Constituante innovatrice en dehors de celle prévue par la Constitution ( Assemblée nationale et Sénat) notamment le fameux « Comité de rédaction d’une nouvelle constitution ».
Pour maître Crépin Mboli-Goumba, le coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), la série de manifestations devant la cour constitutionnelle par une milice du pouvoir témoigne que la sérénité n’habite plus la maison MCU.
« Après les certitudes, voici venu le temps de la frilosité et de l’intimidation au sein du MCU. La démocratie prise en otage. Le peuple regarde. Le monde aussi. Nous condamnons. Et nous agirons », déclare maître Crépin Mboli-Goumba sur Twitter.
BRDC.
Pour les partis politiques d’opposition et les organisateurs de la société civile réunis au sein du BRDC, ceci n’est rien qu’une dérive autocratique, antidémocratique et antirépublicaine du pouvoir.
Du côté du gouvernement, c’est le silence total comme au cimetière la nuit. Personne ne se lève le doigt pour condamner les propos agressifs scandés à l’endroit des juges de la Cour constitutionnelle, encore moins empêcher cette manifestation qui est, contre toute attente, encadrée par les forces de l’ordre.
Accident mortel de Boali, le gouvernement à décidé de frapper dure l’agence “Avenir de Centrafrique. C’est dans une décision rendue publique lundi que le ministre des transport et de l’aviation civile, monsieur Herbert Gotran DJONO – AHABA a suspendu provisoirement les activités de transports terrestre de l’agence centrafricaine « Avenir de Centrafrique Express ».
Accident d’un autocar de l’agence Avenir de Centrafrique sur la montagne de Kassango, avec aumoins 42 morts. Photo CNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 13 septembre 2022
Accident de Boali, le gouvernement frappe dure
Suite à l’accident mortel qui est survenu dimanche à 20 heures sur la montagne de Kassango, à 95 kilomètres de Bangui, faisant au moins 45 morts, le gouvernement a décidé de frapper dure : suspendre provisoirement les activités de transports terrestres de l’agence « Avenir de Centrafrique Express ».
« sont suspendues à titre provisoire pour cause d’accidents récurrents et graves, les activités des transports terrestres de personnes de l’Agence dénommée “Avenir de Centrafrique” sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre », peut-on lire dans la décision du ministre Gautron Djono Ahaba.
D’après le ministre, pendant la période de suspension de ses activités, l’Agence “Avenir Centrafrique” est soumise à une inspection administrative et technique du ministère des Transports et de l’Aviation civile assortie des recommandations ;
En outre, le ministre Herbert Gotran DJONO – AHABA a également instruit le Directeur général des Transports de surface, le Directeur général de la Gendarmerie nationale et le Directeur général de la Police centrafricaine de la stricte application de la présente décision. Ceci dit, sur cet Accident mortel de Boali, le gouvernement a décidé de réagir, mais pas suffisant.
Selon nos informations, les conducteurs des autocars de l’agence « Avenir de Centrafrique Express » sont soumis à des pressions énormes de leur direction. Certains sont obligés de se droguer pour pouvoir tenir le coup. Ajoutant à la dégradation des routes et aux fatigues, les conducteurs ont parfois la difficulté à se tenir 24 heures au volant comme exige la direction de l’agence de transport « Avenir de Centrafrique Express ».
C’est dans un communiqué publié ce lundi 12 septembre que les femmes parlementaires, réunies au sein du « Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique » ont exprimé leur colère et indignation suite à la manifestation des partisans du pouvoir devant la cour constitutionnelle jeudi et vendredi dernier. Pendant ces évènements, des propos injurieux, suivis des menaces de mort à l’endroit des membres de la Cour Constitutionnelle, notamment de son Président.
La député Émilie Béatrice Epaye. Photo CNC
Communiqué de presse
Le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique a pour objectif principal de faire la promotion du leadership féminin et d’œuvrer pour la présence des femmes dans les instances de prise de décision, conformément à la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, au Protocole de Maputo, à la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016.
Nous, Députées de la Nation, membres du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique, signataires de la présente déclaration, sommes consternées et scandalisées par les évènements qui se sont produits dans les journées du jeudi 8 et vendredi 9 septembre 2022 devant la Cour Constitutionnelle.
Pendant ces évènements, des propos injurieux, suivis des menaces de mort à l’endroit des membres de la Cour Constitutionnelle, notamment de sa Présidente et d’appel à sa démission ont été observés.
Face à ces agissements d’une extrême gravité et qui n’honorent nullement notre jeune démocratie, Nous, femmes parlementaires, ne pouvant rester insensibles, saisissons cette opportunité pour condamner avec fermeté ces actes qui sont de nature à porter atteinte à l’indépendance et au bon fonctionnement de cette haute Institution, qu’est la Cour Constitutionnelle.
Par la même occasion, nous nous élevons contre les injures et autres traitements dégradants émanant d’une partie de la population centrafricaine à l’endroit de la femme centrafricaine en général et de la Présidente de la Cour Constitutionnelle en particulier qui tendent à devenir monnaie courante dans notre pays. Ceci constitue à nos yeux une violation flagrante des droits humains pour laquelle leurs auteurs, pourtant bien connus, ne sont ni inquiétés ni poursuivis.
Nous, femmes parlementaires soussignées, s’indignons de la non réaction à ce jour des autorités qui s’apparente a un silence complice de ces évènements malheureux.
Fort de ce qui précède, nous femmes parlementaires :
Appelons à la cessation immédiate de ces agissements qui sont aux antipodes des valeurs démocratiques dont la Journée internationale sera célébrée le 15 septembre prochain;
– Demandons aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires pour veiller au respect des Institutions républicaines ;
Exhortons les Forces de Défense et de Sécurité Intérieure (FDSI) ainsi que la Minusca à user de tout moyen en vue de garantir la sécurité physique des membres de la Cour Constitutionnelle ;
Lançons un appel à la retenue à l’endroit des manifestants.
Centrafrique.org/lactuelle-constitution-na-pas-empeche-touadera-de-gouverner-affirme-la-pjlod/les-membres-de-la-plateforme-des-leaders-de-lopposition-democratique-lors-de-leur-conference-de-presse/” rel=”attachment wp-att-58857″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Les-membres-de-la-plateforme-des-leaders-de-lopposition-democratique-lors-de-leur-conference-de-presse-450×213.jpg” alt=”Les membres de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique lors de leur conférence de presse” width=”450″ height=”213″ />Les membres de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique lors de leur conférence de presse du 13 août 2022 à bangui. CopyrightCNC
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dans le Cadre de l’ancrage territorial du Bloc Républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) initié par ladite Coordination, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’opposition Démocratique (PJLOD) membre du Bloc Républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), invite tous ses points focaux provinciaux de descendre à Bangui à partir de ce jour jusqu’au samedi le 1er octobre 2022 à 8h pour affaires les concernant.
Par ailleurs, ceux de l’Afrique, Europe, Amérique et Asie une mission sera descendue auprès des responsables de différentes points focaux de chaque entité pour des conduites à tenir.
Bangui (République centrafricaine) – L’opposition entre les institutions financières classiques et l’industrie des cryptos bat son plein. Certes, le Fonds monétaire international (FMI) a récemment reconnu les avantages des cryptos, toutefois il exige toujours leur régulation. Le développement rapide des monnaies numériques est perçu comme un danger pour la stabilité financière mondiale. Les récentes défaillances des acteurs de l’industrie crypto serait, selon le FMI, le signe qu’une régulation stricte et cordonnée à l’échelle mondiale s’impose. En publiant un nouveau rapport, le FMI manifeste sa volonté d’encadrer l’achat et l’exploitation des monnaies virtuelles.
Le nouveau rapport du FMI sur la réglementation des cryptomonnaies
Le FMI milite pour une règlementation des cryptos à grande échelle
Dans le cadre de son Magazine phare Finance and Development de septembre, le Fonds monétaire internationala publié un nouveau rapport. Dans ce document, il est revenu sur la nécessité de réguler le secteur des cryptomonnaies. Anditya Narain et Marina Moretti, respectivement directeur et directrice adjointe des marchés de capitaux du FMI, sont les auteurs de ce rapport intitulé Regulating Crypto : The Right Rules Could Provide a Safe Space for Innovation.
Les auteurs attirent l’attention des régulateurs sur le changement de statut descryptomonnaies. Ces dernières ne sont plus des produits de niche comme il y a 10 ans. Leur adoption est plus courante et par conséquent, il faudrait que des mesures de contrôle soient prises en parallèle. Les deux auteurs estiment que les difficultés rencontrées par les cryptos récemment sont le signe que l’heure est venue, pour les régulateurs, de prendre des mesures coordonnées à l’échelle mondiale.
Enfin, les deux responsables du FMI reconnaissent aussi la passivité des régulateurs. En effet, ceux-ci auraient sous-estimé le potentiel des cryptomonnaies dès leur création en 2009. Ils avouent également que la croissance démesurée des monnaies numériques pourrait éventuellement causer des chocs sectoriels. Si une telle chose venait à se produire, la stabilité financière mondiale pourrait en prendre un coup.
Pour justifier son vœu de réglementer le marché crypto, le FMI pointe du doigt la cybercriminalité et le piratage des fonds dont sont victimes les entreprises et les particuliers. Il estime qu’une régulation plus stricte permettrait de sécuriser les investisseurs et leurs investissements.
Le nouveau rapport publié par le FMI montre une fois de plus que l’industrie des cryptomonnaies est une véritable épine sous le pied de l’institution. En effet, pendant des décennies, l’institution dictait sa loi dans le cadre du financement des États. Or, la démocratisation des devises virtuelles a effrité son hégémonie, ce qui est inacceptable. Pour reprendre la main, l’institution récompense généralement les pays fermés aux cryptosavec de gros prêts d’argent.
Par contre, les gouvernements favorables à l’adoption des cryptos sont vus d’un mauvais œil. Dans les cas extrêmes, ils peuvent faire une croix sur les promesses de financement de la part du FMI. Le Salvador est l’exemple le plus tangible de ce mode opératoire. Il s’est vu refuser des aides financières à cause de l’adoption en 2021 du Bitcoin (BTC) comme monnaie nationale. En outre, le FMI semble ouvert aux cryptomonnaies, à condition que celles-ci acceptent d’être sous le contrôle des institutions financières. Il n’y a aucune reconnaissance des cryptos pour l’instant, mais l’institution ne peut nier certains de leurs avantages sur le plan technologique et de l’innovation.
Conclusion
Au final, la logique du FMI est claire, il faut réguler les cryptomonnaies pour éviter qu’elles ne deviennent incontrôlables. L’institution reconnait que seule une action conjointe des gouvernements et des régulateurs peut aboutir à un résultat satisfaisant. En attendant, malgré les difficultés rencontrées, les cryptomonnaies continuent de s’imposer comme une alternative crédible des monnaies classiques, n’en déplaise à ses opposants.
Décidément, le Président Faustin Archange Touadera n’a pas encore fini avec ses opposants politiques. Encore ce lundi 12 septembre dans la matinée, la résidence de l’opposant centrafricain Abdoul Karim Meckassoua, président du chemin de l’Espérance a été perquisitionnée par les forces de défense et de sécurité, a annoncé son mouvement politique, le chemin de l’Espérance, dans un communiqué de presse.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 12 septembre 2022
Selon le communiqué de son parti, le CDE, l’opération s’est déroulée dans la matinée , peu avant 7 heures, ce lundi 12 septembre 2022, à son domicile du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Selon le CDE, Il s’agit d’une perquisition en toute illégalité, de la violation flagrante d’une propriété privée et familiale par des éléments des forces de sécurité et de défense dont certains étaient encagoulés et qui ne se sont pas privés de forcer les portes de l’appartement privé de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua , de vider ses valises, sa bibliothèque et de fouiller dans tous ses documents,
« N’ayant absolument rien trouvé de suspect ou de répréhensible, ces éléments lourdement armés sont repartis les mains vides, après avoir retourné toute la résidence sens dessus dessous et de fond en comble », affirme le communiqué du CDE (chemin de l’Espérance).
À ce titre, le parti dénonce avec la dernière énergie cette énième persécution judiciaire et violation des droits fondamentaux du Président Meckassoua.
Il y’a lieu de rappeler que monsieur Abdoul Karim Meckassoua, après avoir été destitué de ses fonctions du Président de l’Assemblée nationale en 2019, il a été réélu député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui en 2021. Mais suite à une procédure judiciaire très contestée, il a été à nouveau destitué de son titre de député. Poursuivi en justice, l’homme avait quitté le pays en 2021.
Lors de leur manifestation jeudi et vendredi devant la Cour constitutionnelle, les partisans du pouvoir, issus majoritairement de deux associations fictives et criminelles du régime de Touadera, à savoir Galaxy et front républicain, n’ont pas seulement appeler à la démission ou encore à l’agression des juges, mais tiennent aussi des propos salissants et dénigrant à l’égard de madame Daniele Darlan, Président de ladite Cour constitutionnelle.
Centrafrique.org/nouvelle-manifestation-devant-la-cour-constitutionnelle/les-militants-du-parti-au-pouvoir-le-mcu-du-front-republicain-et-de-la-galaxie-nationale-brandissant-un-slogan-criminel-devant-la-cour-constitutionnelle/” rel=”attachment wp-att-59443″ data-wpel-link=”internal”>Les militants du parti au pouvoir, le MCU, du Front Républicain et de la Galaxie nationale brandissant un slogan criminel devant la Cour constitutionnelle
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 12 septembre 2022
Madame Daniele Darlan, cible d’attaque
Si au premier jour de la manifestation des jeunes partisans du pouvoir devant la cour constitutionnelle, les différents partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile se sont soulevés tour à tour pour condamner les propos violents scandés par ces manifestants contre les juges de ladite cour,. Mais ce qu’ils ont oublié de le dire aussi, c’est que certains organisateurs de cette manifestation ont tenu des propos allant dans le sens du dénigrement de madame Danielle Darlan,, Président de la cour constitutionnelle.
Lors de la deuxième journée de la manifestation, monsieur Euloge Doctrouvé Koï, l’un des organisateurs de ladite manifestation, devant les manifestants et sur les réseaux sociaux avait déclaré qu’à cause du jupon, madame Danielle Darlan, Président de la cour constitutionnelle veut vendre le pays.
« C’est parce qu’elle sort avec maître Crépin Mboli Goumba, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) qu’elle veut hypothéquer l’avenir des Centrafricains ? Madame Danièle Darlan doit comprendre que le sexe est une affaire privée, et la justice est une autre. Si elle veut faire entrer le sexe dans une affaire judiciaire afin de bafouer le droit du peuple centrafricain, nous n’accepterons jamais cela », affirme monsieur Euloge Doctrouvé Koï. D’après lui, les gens qui manipulent les juges de la cour constitutionnelle pensent que c’est par vol d’oiseau qu’ils vont les faire partir du pays?
« De toute façon, là où ils se rendent dans ce pays, nous allons les suivre, le peuple va les suivre », lance monsieur Euloge Doctrouvé Koï aux juges constitutionnels.
Les faits sont graves, tout comme les propos tenus par ces criminels du régime de Touadera. En réaction, la rédaction du CNC a contacté maître Crépin Mboli-Goumba sur les propos tenus par monsieur Euloge Doctrouvé Koï. D’après lui, ce sont des délires hallucinatoires d’un mercenaire qui a besoin d’argent pour trouver sa pitance.
« Mais la récréation est terminée. Je vais activer une action judiciaire contre ce monsieur. J’espère qu’il pourra rapporter les preuves de ces allégations grotesques contre une grande dame qui a enseigné tant et tant d’étudiants dans notre pays et qui a fait montre d’expertise à la tête de la cour constitutionnelle », précise maître Crépin Mboli-Goumba, affirmant au passage que le but de tous ces propos est de discréditer madame Danielle Darlan, parce qu’il y’a une peur panique qui s’est emparée de ces gens, et pensent qu’avec le gangstérisme , ils pourraient parvenir à leurs fins. Ce qui est tout à fait ridicule.
« Cela montre qu’ils ne comprennent pas le monde moderne tel qu’il fonctionne », ajoute-t-il
Pour l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa, le but inavoué recherché derrière cette vile tentative d’intimidation n’est en réalité pas le SangoCoin, dont certaines dispositions ont été rejetées par la cour constitutionnelle, mais l’anticipation sur les décisions à venir de celle-ci concernant sa saisine sur le projet de modification.
Bangui (République centrafricaine) – Surnommé général des taxis-motos, le général de police Sim Danigoumandji, à la tête de la compagnie nationale de sécurité (CNS) depuis plus de quatre ans, vient d’être limogé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. C’est la fin d’un système mafieux à la tête de la CNS.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
De la tracasserie policière au racket, le général Sim Danigoumandji frappe partout
Si les conducteurs des taxis – motos entendaient d’organiser une grande marche pour dénoncer certaines pratiques instaurées par le commandant de la circulation routière et le Directeur de la compagnie nationale de sécurité, tout le monde pense qu’avec le dernier mouvement au sein de la police nationale pourrait calmer leur esprit.
En effet, le général de police Sim Danigoumandji, surnommé le général des taxis-motos, le grand racketteur de ces pauvres citoyens, a été limogé de son poste du Directeur de la compagnie nationale de sécurité (CNS). Il est désormais casé comme directeur à l’office central de lutte antidrogue. Un poste qu’il n’a pas voulu. Et il en sait quelque chose.
À la tête de la compagnie nationale de sécurité (CNS), le général de police Sim Danigoumandji a instauré un système qui lui a apporté au moins 5 millions de francs CFA par mois. Avec le commandant de la circulation routière, ils ordonnent avec injonction à leurs éléments en patrouille de leur parquer au moins 10 motos ou plus par jour.
À la compagnie nationale de sécurité, c’est l’une des copines de l’ancien directeur, le général de police Sim Danigoumandji qui s’en occupait pour verbaliser chaque conducteur de payer 25 000 francs CFA au minimum, et ce, quel que soit votre rang. Plus grave encore, si le conducteur est parenté à l’un de ses collaborateurs, ou encore parent ou connaissance à un porteur de tenue, la dame va infligé un motif à ce conducteur. Par exemple : Attitude incorrecte vis-à-vis des forces de l’ordre, soient injure publique à l’endroit des forces de l’ordre.
Par ailleurs, le général de police Sim Danigoumandji est aussi un falsificateur détourneur des biens publics. À lui seul, il a détourné quatre pick-up de la police à des fins personnelles. Tout le monde sait que cette affaire va tôt ou tard rebondir contre lui.
La gaffe des mercenaires de Wagner . Si les actualités autour de la nouvelle constitution annoncée par le Président de la République préoccupent et inquiètent les Centrafricains, à Kouki, un village minier situé à 24 kilomètres de Nana-Bakassa, les mercenaires de Wagner et les soldats FACA continuent quant à eux, multiplie des nombreuses exactions sur de paisibles citoyens. Du vol au braquage, la population locale souffre.
Centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des Mercenaires russes
Rédigé par Arsène Féimonazoui
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 12 septembre 2022
La gaffe des mercenaires de Wagner à Kouki.
Depuis l’arrivée des mercenaires de Wagner et les soldats FACA dans la ville de Kouki, les exactions sur la population civile se multiplient par 10. En plus de celles des rebelles armés, les habitants n’ont que leurs yeux pour pleurer.
À titre d’exemple, le mardi dernier, vers 3 heures du matin, sous prétexte d’un vaste contrôle d’identité, une opération de fouille porte par porte menée par les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA a permis d’interpeller plus de 200 personnes, toutes des hommes.
Mais lors de cette opération, les Wagner ont en outre profité pour voler les maigres biens de la population. Incroyable! Pour ces pauvres citoyens, leur petite économie qu’ils ont gardée au fond de la valise est aussi prise par ces malfaiteurs de Wagner. Selon les témoins, le dégât pourrait être estimé à 50 millions de francs CFA ce jour. La gaffe des mercenaires de Wagner à Kouki se multiplie.
Interrogé par CNC, un habitant de Kouki témoigne que les mercenaires de Wagner et les soldats FACA « voient malheureusement tout le monde comme des malfaiteurs ». D’après lui, « Depuis que les mercenaires russes et les soldats FACA sont installés à Kouki, La population civile souffre dans leurs chairs ».
Selon un autre témoin interrogé par la rédaction, le nombre de braquages commis par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner dépasse leur niveau de réflexion. D’après lui, le butin réalisé par ces éléments de forces gouvernementaux peut dépasser les 200 millions de francs CFA. Et ce, sans compter les braquages qui se font sur des chantiers d’or,
Bangui (République centrafricaine) – La famille du français Rémy Quignolot, incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui depuis le 18 mai 2021, demande simplement sa libération en raison de l’absence d’ordonnance motivée justifiant la prolongation de sa détention
Centrafrique.org/rca-arrestation-a-bangui-dun-sujet-francais-detenant-un-important-arsenal-de-guerre/limage-du-suspect-il-sappelle-juan-remy-quignolot/” rel=”attachment wp-att-46767″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Limage-du-suspect-il-sappelle-Juan-Remy-Quignolot-450×338.jpg” alt=”Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 12 septembre 2022
La famille de Rémy QUIGNOLOT exige sa libération
« considérant que mon frère est, depuis le 18 mai 2022, séquestré illégalement car sans fondement juridique, au vu de l’absence d’ordonnance motivée justifiant la prolongation de sa détention provisoire au-delà d’un an, nous exigeons aujourd’hui sa libération immédiate », estime madame Caroline Quignolot, la sœur de monsieur Rémy Quignolot.
D’après madame Caroline Quignolot, cet appel de la famille de monsieur Rémy Quignolot s’adresse non seulement aux autorités judiciaires centrafricaines, en application de de propres lois de leur pays, mais également aux autorités gouvernementales et diplomatiques françaises qui se doivent de jouer leur rôle de protection auprès des citoyens français qu’ils représentent, et donc demander la libération immédiate de ce citoyen français, séquestré illégalement à Bangui depuis le 18 mai 2022.
Faussement accusé d’espionnage, une accusation basée sur un montage de soi-disant preuves, des photos truquées, des “maquettes” aussi ridicules qu’éhontées, monsieur Rémy QUIGNOLOT fait face depuis 16 mois à des accusations d’atteinte à la sûreté de l’État, du complot, du terrorisme, d’espionnage, d’association de malfaiteurs, de la détention d’armes et munitions de guerre et proxénétisme…
Pourtant, l’article 97 du code de procédure pénale centrafricaine stipule que le délai maximum de 12 mois de détention, peut “exceptionnellement être prolongé de 4 mois supplémentaires, par une ordonnance motivée”. Or, dans le cas de monsieur Rémy Kuignolo, cette ordonnance n’ayant jamais été produite, Monsieur QUIGNOLOT aurait donc dû, dès la fin des 12 mois, c’est-à-dire le 11 mai 2022, bénéficier, de droit, de sa liberté provisoire en attendant la date de son procès, qui n’a toujours pas été annoncée.
Constatant que la procédure judiciaire dont il fait l’objet n’a de procédures que de nom, que certains magistrats responsable de son dossier bafouent leurs propres lois, notamment l’article 97 du Code de Procédure pénale Centrafricain, monsieur Rémy Kuignolo a décidé d’entamer hier une grève de la faim, après 16 mois de détention.