Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

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Quand le ministre de commerce, Patrick Akoloza, joue au malin : il exige que les magasins illuminent leurs devantures pendant que Bangui reste dans le noir

 

 

Rédigé le 21 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministre du Commerce Patrick Akoloza a réuni le 9 avril à Bangui les opérateurs économiques et les commerçants de bétail. Dans son discours mécanique et robotique, il leur a demandé dans un ton aussi spectaculaire et pathétique d’illuminer les devantures de leurs magasins et supermarchés pour embellir la ville de Bangui et améliorer la vie des habitants.

 

Et l’homme ne s’arrête pas là! Pourtant, Aux boulangers il a parlé du pain et des pâtisseries comme des aliments du quotidien en insistant sur le respect des normes d’hygiène à toutes les étapes. Plus pire encore, aux bouchers il a rappelé que la viande de bœuf doit être transportée et conservée correctement parce qu’elle arrive chaque jour dans les assiettes des familles. Vraiment ça fait rire! Incroyable!

 

Franchement, est-ce que c’est le travail du ministre du Commerce de dire aux propriétaires de boutiques d’allumer leurs devantures ? Le texte qu’il a lu sonne froid et sans vie, comme si ces gens étaient venus écouter un robot qui débite des phrases sans chaleur humaine.

 

Et oui! À Bangui, la lumière manque tout le temps, les coupures arrivent sans prévenir. Les commerçants doivent trouver des groupes électrogènes juste pour faire tourner leurs fours et garder leurs produits au frais. S’il y a coupure, comment ils font pour illuminer en plus ?

 

Au lieu de mettre cette pression sur eux, le ministre devrait plutôt aller voir l’ENERCA et exiger qu’elle éclaire correctement les rues et les quartiers. Les boulangers, souvent libanais, subissent déjà les pressions de la mairie depuis longtemps pour moderniser, pourtant rien n’a vraiment changé sur le terrain.

 

Le pain, censé peser 250 grammes, fait maintenant 30 ou 20 grammes. Les beaux discours ne suffiront pas. Il faudrait des contrôles sérieux tous les jours sur place, sans corruption, pour que les choses bougent vraiment.

 

Est-ce qu’avec un texte aussi robotique lu devant eux, il croit sincèrement que la qualité va s’améliorer ?

 

Par Alain Nzilo

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