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Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

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Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

 

Centrafrique.org/centrafrique-approbation-de-la-declaration-de-politique-generale-du-gouvernement/le-premier-ministre-henri-marie-dondra-a-la-tribune-de-lassemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-49384″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba
Le premier ministre Henri-Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Christian et Euseb Dondra, frères de l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été transférés à la prison de Ngaragba après leur arrestation controversée à Bangui.

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Dondra et Euseb Dondra, frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été arrêtés à leurs domiciles. L’opération, menée vers 1 heure du matin par des agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des Mercenaires russes du groupe Wagner, s’est déroulée sans mandat. Les deux hommes, emmenés vers une destination inconnue, ont récemment été transférés à la maison centrale de Ngaragba, connue pour ses conditions de détention difficiles. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner le président Faustin-Archange Touadéra et son conseiller spirituel Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC).

 

L’accusation repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes, publié par Sani Yalo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, présentée comme une espionne recrutée par le régime, affirme avoir été approchée par les frères Dondra pour livrer des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo, qui les aurait ensuite transmises à Touadéra. Elle parle de manière hâtive, évoquant des détails comme offrir un cigare à Yalo pour gagner sa confiance. Henri-Marie Dondra, mentionné dans l’audio, reste prudent, loin du portrait d’un conspirateur. Pour beaucoup, cet enregistrement sonne comme un scénario mal ficelé, destiné à salir la réputation de la famille Dondra.

 

Laëtitia Murielle Kokomika, arrivée de France et installée à l’hôtel « Les 4 saisons » à Bangui, est au cœur de cette affaire. Décrite par des sources comme une personne au passé trouble, elle aurait été choisie par le régime pour tendre un piège. Son nom, diffusé sans retenue par Sani Yalo, a été utilisé pour alimenter une campagne de dénigrement contre Henri-Marie Dondra, perçu comme une menace politique. Ancien Premier ministre, il gagne en popularité à l’approche des élections de 2025-2026, ce qui semble inquiéter le pouvoir en place. « C’est un coup monté pour intimider mon fils, qui est aimé dans tout le pays », déclare leur père, Henri Dondra, qui dénonce une vengeance politique.

 

L’arrestation des frères Dondra s’inscrit dans un climat de répression à Bangui. Les mercenaires russes, omniprésents aux côtés de l’OCRB, participent à des opérations qui sèment la peur parmi les habitants. « On vit dans un climat où personne ne se sent en sécurité », confie un résident du 7e arrondissement. Les deux frères, qui n’ont aucun lien direct avec les activités politiques de leur aîné, sont détenus sans preuves solides. Leur père insiste : « Ce sont des citoyens ordinaires, ils ne font pas de politique. »

 

La famille Dondra a lancé un appel sur les réseaux sociaux, demandant la libération immédiate de Christian et Euseb : « Mes frères ont été kidnappés par l’OCRB et les Wagner. Partagez ce message ! » Cet événement intervient alors que l’opposition prépare une marche le 4 avril pour protester contre les coupures d’électricité, le manque d’eau et la gestion du pays. Pour beaucoup, cette affaire est une tentative du régime de faire taire toute voix discordante….

 

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature au Cameroun

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature

 

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Le-ministre-Maxime-Balalou – La déclaration sarcastique du gouvernement face aux accusations de crimes en RCA”

 

Bangui, CNC. Le ministre de la Communication, Balalou Maxime, se retrouve au centre d’activités commerciales douteuses. Son véhicule personnel, confié à une société de location fictive, a disparu dans des circonstances troubles après avoir été transporté frauduleusement au Cameroun.

 

Balalou Maxime, un ministre aux pratiques douteuses

 

Dans une manœuvre déconcertante, le ministre Balalou Maxime a choisi de placer son véhicule privé en location auprès de “Global Group Contractor”, pendant qu’il détourne les véhicules de service pour son usage personnel.

« Cette gestion particulière révèle un abus manifeste des biens publics » , indique une source interne au ministère.

 

Le véhicule de Balalou Maxime introuvable

 

Contrairement aux sept véhicules de luxe récupérés par la gendarmerie camerounaise en août 2024, celui du ministre reste introuvable. « Les recherches se poursuivent sur le territoire camerounais, mais le véhicule pourrait déjà avoir franchi d’autres frontières » , précise une source au sein des forces de l’ordre camerounaises.

 

Détournement systématique des biens publics par Balalou Maxime

 

Notre investigation révèle un système organisé de détournement. Le ministre Balalou Maxime utilise trois véhicules donnés gracieusement par la Minusca destinés aux activités officielles du ministère de la communication : un premier sert à ses courses domestiques et au transport de bois de chauffe pour ses épouses, tandis que deux autres stationnent à son cabinet pour ses déplacements personnels.

 

« Le ministre préfère risquer son véhicule privé dans des locations douteuses plutôt que de l’utiliser, pendant qu’il accapare les véhicules de l’État pour ses besoins personnels » , dénonce un agent du ministère sous couvert d’anonymat.

 

Un passé trouble du ministre Balalou Maxime

 

En 2020, alors ministre chargé du secrétariat du gouvernement, des soupçons de détournement de 400 millions de francs CFA destinés aux festivités du 1er mai pesaient déjà sur lui.

 

Le ministre, sollicité à plusieurs reprises, n’a pas répondu à nos questions sur cette gestion controversée des véhicules publics et privés, qui témoigne d’une moralité défaillante au sommet de l’État centrafricain.

 

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 20  mai 2024 (CNC) –À Birao, particulièrement dans les villages Roukoutou et Matala ,  où  la terreur règne après les exactions commises par les mercenaires de Wagner la semaine dernière . Les habitants pointent du doigt le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qu’ils accusent d’être à l’origine de ces violences. Selon eux, c’est lui qui aurait signalé la présence d’armes et des minutions de guerre dans leurs localités respectives, incitant les mercenaires du groupe Wagner à mener des raids destructeurs.

 

Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, il ne fait aucun doute, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière la souffrance d’une partie de la population de la Vakaga. Il est responsable de leurs malheur actuelles.

Notons que Arnaud Djoubaye Abazène est originaire de ladite préfecture, bien que de l’ouest, vers Gordil, tandis que la ville attaquée se trouve à l’est, en allant vers la frontière avec le Soudan.

 

La population affirme que le ministre, ayant des liens avec ses neveux rebelles et a un passé criminel, aurait signalé la présence d’armes à l’intérieur de certaines maisons dans ces localités, notamment cachées par des jeunes, incitant ainsi les mercenaires du groupe Wagner à mener des fouilles violentes. Les habitants de Birao sont convaincus que Arnaud Djoubaye Abazène a financé plusieurs activités criminelles dans la région, y compris la violence à Birao, Bria  et Ndélé en 2020. Les accusations suggèrent qu’il a soutenu financièrement et armé des groupes responsables des massacres et des déplacements massifs de population en avril 2020.

 

Les antécédents du ministre alimentent ces suspicions.  Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à la liste des griefs contre le ministre. Les habitants dénoncent son rôle présumé dans l’orchestration des exactions commises par les mercenaires de Wagner, et soulignent que ses actions sont motivées par des intérêts personnels et politiques, au détriment de la sécurité et du bien-être de la population.

 

La situation à Birao est symptomatique des tensions et des luttes de pouvoir qui déstabilisent le pays, avec des conséquences tragiques pour les populations. Les appels à l’aide et au gouvernement pour intervenir sont restés sans réponse, laissant les habitants livrés à eux-mêmes dans une terreur continue. La violence semble inépuisable, et les habitants, tentant désespérément de fuir les violences, se réfugient dans la brousse ou à Birao centre, abandonnant des villages désertés et des vies brisées.

 

En rappel, notre précédent article publié le vendredi dernier sur CNC décrivait les exactions récentes des mercenaires de Wagner à Birao, où la terreur et la violence ont été utilisées pour soumettre la population. Aujourd’hui, les nouvelles accusations contre le ministre Arnaud Djoubaye Abazène ajoutent une dimension politique à cette crise, révélant l’étendue des défis auxquels font face les habitants de la Vakaga. Le peuple attend une réponse claire du gouvernement et une prise de responsabilité pour mettre fin à cette spirale de violence et de corruption.

 

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RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

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Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

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Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/MECKASSOUA-ET-TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA ET TOUADERA

 

Bangui, le 23 mars 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

Incroyable mais vrai ! Les relations, déjà très exécrables depuis septembre 2016, entre le président Faustin Archange Touadera et le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua sont sur le point d’atteindre son apogée, voire fissurées complètement. Les tensions de ces derniers mois, renforcées par les violents affrontements verbaux d’avant hier au stade  Omnisport entre le ministre de la Défense nationale Joseph Yakété et l’honorable député de Paoua 2et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Timeléon Mbaïkoua ne laisse aucun doute que la rupture tant annoncée par les médias entre le President Touadéra et son ex-allié Karim Meckassoua est arrivée.

Si jusque-là, le président de la République Faustin Archange Touadéra et son ami président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA cogèrent, à leurs manières, leurs relations conflictuelles et dégradantes, le cuisant échec infligé aux honorables de « Cœur uni » et à leurs parrains politiques, a, visiblement, permis aux deux camps de doter leurs éléments de grenades à main incapacitantes et a fourni les occasions d”embrasement de l’ensemble de l’Exécutif et de Législatif. Pour un rein, le plus audacieux lâche sa goupille. Désormais, l’ensemble du gouvernement, députés « Cœur uni » ; la garde présidentielle et quelques conseillers à la présidence semblent tous, s’aligner sans condition, derrière le président Touadéra contre tous les membres du Bureau de l’Assemblée  nationale dirigé par le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua. Ce jeu dangereux qui ne fait pas sourire les Centrafricains remet dangereusement le pays sur la voie de chaos et de la guerre civile. Que s’est-il passé exactement ? Décryptage.

Les faits déclencheurs.

Des Conventions minières injustes aux bâillons instaurés par le Très Honorable Meckassoua, neutralisant ainsi le ministre Dondra de s’exprimer devant les députés lors du passage de la DG de FMI à l’Assemblée nationale ont semis les germes desdits conflits.

D’après nos analyses et les informations recoupées, deux faits de moindre importance étaient à l’origine de cette mésentente au sommet de l’État. Le premier, concerne les projets des Conventions d’exploitations des ressources minières soumis au Bureau de l’Assemblée nationale pour l’approbation de son président Abdoul Karim MECKASSOUA et le second, concerne l’opposition faite, à juste titre, au ministre Dondra  de prendre la parole devant les députés lors du passage de la Directrice générale du fond monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale.

Dans le premier cas et, d’après nos informations, le président Abdoul Karim Meckassoua, n’avait pas du tout apprécié l’interprétation faite par le président Touadera et ses conseillers de l’article 60-2 de la Constitution, lui donnant, à lui seul, la responsabilité totale d’approuver ou non, des Conventions financières ou Contrats miniers et ce, en lieu et place de l’Assemblée nationale qui compose tous les députés. Et le camp Touadéra, c’est incompréhensible et inadmissible le temps que prend, de façon dilatoire, Abdoul Karim Meckassoua pour approuver les 4 Conventions en souffrance sur son bureau.

Dans le second cas, c’est le refus catégorique et justifié du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua au ministre Dondra de prendre la parole après l’intervention de la Directrice générale du Fonds monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale. Ce refus, considéré comme une muselière par un ancien ministre, est très mal pris par le ministre Dondra. Il l’a fait savoir  plusieurs reprises devant les Conseils des ministres et au finish, il a instauré un bouchon allumeur entre les deux Institutions.

D’après nos informations, le Bureau de l’Assemblée s’apprête à juger « vampiriques » pour le peuple centrafricain, 3 des 4 Conventions minières déjà signées par le président Touadéra. « Toutes les 4 Conventions ne donneront pas des emplois aux Centrafricains comme le pense à tort le ministre conseiller spécial du président Touadéra Fidel NGOUADJIKA ». Affirme un député proche de Meckassoua qui a pu jeter un œil sur ces Conventions.

Tous conflits latents ne peuvent que s’acheminer vers des escalades verbales, physiques ou matérialisées sous d’autres formes punitives. Tels sont les différents cas que subit depuis décembre 2016 l’Institution du Très Honorable Meckassoua. De sevrage financier aux escalades verbales ou physiques.

Sevrage financier de l’Assemblée nationale

En muselant, par un bâillon, le ministre des Finances à prendre la parole lors de passage de madame la Directrice générale de FMI à Bangui, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait oublié qu’il a lui-même « semé en paquet » les difficultés que son Institution récoltera en termes d’argent. Pour preuve, depuis janvier 2017, tous les appels de fonds venus de l’Assemblée nationale ne trouvent pas d’interlocuteur au ministère de Dondra.

« S’il a empêché notre ministre de parler, nous l’empêcherons de marcher. Bâillon dans la bouche contre bâton dans les roues », renchérit un cadre du ministère des Finances.

Joignant l’acte à la parole, les indemnités des deux dernières sessions extraordinaires ainsi que celles de la session ordinaire actuelle ne sont pas payées. À défaut d’argent en sus, les fournitures des bureaux manquent dans l’Administration parlementaire. Les toilettes tout comme l’ensemble des fonctionnaires parlementaires subissent les dégâts collatéraux de ces conflits « MECKASSO-TOUADERa ». Les membres du bureau, eux, s’attendent à s’affronter jour et nuit aux forces de l’ordre et aux membres du gouvernement.

Affrontements verbaux, arrestations et détentions illégales comme moyens de pressions du gouvernement.

Si à l’Assemblée nationale, ils tentent de minimiser la portée de cette mésentente, à la Présidence de la République, ils veulent à tout prix finir avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et tous ceux qui tentent de le soutenir. Pour y arriver, une campagne de diabolisation généralisée a été pensée et mise en œuvre pour discréditer l’ensemble des députés proches de l’honorable MECKASSOUA et lui-même. Ce qui a poussé non seulement les éléments de la garde présidentielle à arrêter, fouiller et ramener manu militari à la SRI  le député de Bambio et 2e membre du bureau de l’Assemblée nationale Aristide GOUNDISSA. Il a fallu l’intervention du 1er Vice président de son Institution Aurélien Simplice Nzigas pour qu’Aristide GOUNDISSA et son aide de camp recouvrent la liberté après deux heures  de détention.

Certains membres du gouvernement aussi prennent fait et cause de leur patron Faustin Archange Touadéra si d’aventure ils trouvent sur leur chemin un député membre du bureau parlementaire. C’est ce qui est arrivé à l’honorable Timoléon MBAÏKOUA député de Paoua 2 et 2e Vice-Président de l’Assemblée nationale au stade omnisport lors de tournoi éliminatoire d’afrobasket 2017 entre la Centrafrique et le Congo Brazzaville.

D’après l’un de nos correspondants témoin de l’évènement de ce jour, c’est le ministre de la Défense Joseph Yakété qui a ouvert le bal des escalades verbales entre lui et Timoléon MBAÏKOUA lorsque ce dernier a fait appel à son aide de camp de venir le chercher.

Empêché d’atteindre l’honorable par l’aide de camp du ministre Yakété, ce dernier, en suivant les discussions entre les deux frères d’armes, il s’est interféré pour poser des questions à son aide de camp en ces termes : « ce monsieur est civil et militaire ? »  L’aide de camp de l’honorable répond à son ministre « je suis militaire et aide de camp de l’honorable   Timoléon MBAÏKOUA ».

L’honorable s’y mêle à son tour et répond à Yakité : « Toi aussi tu es un civil ».

Et c’est en écoutant le nom et titre de Timoléon MBAÏKOUA, que le ministre Yakété s’est fait piquer par lui-même par les insectes en charge de transmission de conflits “MECKASSO-TOUADERO” qu’il avait en tête.

« Député, député. Député c’est qui ? Vous ne respectez pas des ministres ? » Crie le ministre Yakété, tenu en position de maître YANG à côté de sa femme.

« C’est un incident de trop » s’énerve l’honorable. « le bureau de l’Assemblée serait saisi pour correction » conclut l’honorable.

« Nous avions l’impression qu’ils ont des antécédents conflictuels » ont fait savoir, à CNC, certains témoins qui ont peu intervenir pour séparer les deux camps.

D’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction, le ministre Joseph Yakété est appelé à la barre des députés ce lundi et mardi son collègue de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

Qui va vraiment jouer la médiation dans ce conflit ?

Pour le moment, personne. Les Chefs d’État d’Afrique centrale  ne veulent pas intervenir dans cette affaire, d’autant plus que sur d’autres affaires des groupes armés, les choses ne semblent pas bouger.

Accusé régulièrement d’être derrière les mouvements armés de la Séléka en province par les proches du président Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Meckassoua se trouve depuis quelques jours en République démocratique du Congo. Selon un conseiller du président Touadera, il tente de persuader le président Kabila d’intervenir comme médiateur dans cette affaire.

Si ce même jeu avait été vu au temps de la transition, celui du temps du Professeur Touadera est très violent. Il comporte tous les signaux d’une longue guerre du positionnement.

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Sani Yalo est-il déjà écarté du cercle du pouvoir, ou s’est-il retiré de lui-même de l’entourage hypocrite du régime actuel ?

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Sani Yalo est-il déjà écarté du cercle du pouvoir, ou s’est-il retiré de lui-même de l’entourage hypocrite du régime actuel ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le mystère grandit à Bangui autour de Sani Yalo. Son absence suspecte des derniers événements officiels pousse l’opinion publique à s’interroger sur sa place réelle auprès du pouvoir actuel.

 

La question de la présence de l’homme fort du Bureau d’affrètement routier centrafricain, le BARC, au sein de la haute sphère politique devient centrale. Depuis plusieurs jours, les observateurs attentifs de la vie publique à Bangui constatent un éloignement de plus en plus visible de ce pilier de la présidence. Le fait le plus marquant s’est produit lors des obsèques du père du ministre conseiller Guy Moskit. Cet événement, qui réunit traditionnellement l’ensemble des dignitaires, des cadres et des soutiens du pouvoir, s’est déroulé sans Sani Yalo. Son absence de cette cérémonie officielle a provoqué de nombreuses discussions parmi les participants, confirmant que les relations habituelles au sommet de l’État connaissent un changement majeur.

 

Cette mise à l’écart apparente alimente deux analyses distinctes au sein de la capitale. La première hypothèse indique une volonté délibérée de la part des proches de la présidence d’isoler le conseiller occulte. En politique, l’apparition de soupçons liés à une affaire de complot ou de tentative de coup d’État entraîne automatiquement une rupture de confiance. Pour les membres du premier cercle, maintenir la présence d’une personnalité visée par de telles accusations de déstabilisation représente un danger pour la sécurité du pouvoir. C’est pourquoi le procureur de la République et le ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, unissent leurs efforts pour éloigner Sani Yalo des centres de décision.

 

La seconde explication attribue cet éloignement à une décision personnelle de Sani Yalo lui-même. L’homme d’affaires ressent une profonde frustration face à l’attitude de la faction maternelle de la présidence, le bloc des Ngbaka-Mandja. En privé, il exprime sa colère et dénonce l’ingratitude de ce cercle de proches parents. Sani Yalo rappelle fréquemment qu’il a été le principal financier des campagnes électorales, mobilisant d’importantes ressources financières auprès des milieux commerçants et des partenaires tchadiens. Subir des convocations judiciaires et faire l’objet de demandes d’arrestation de la part de ceux qu’il a aidés à s’installer au pouvoir l’a poussé à se retirer volontairement pour marquer son désaccord.

 

La situation se complique davantage avec l’intervention de forces extérieures au gouvernement. Le porte-parole de la milice requin, Gilchrist Yao, a récemment pris la parole publiquement pour apporter son soutien à Sani Yalo. Cette déclaration de la part d’un chef de milice montre que le conflit dépasse désormais les murs du tribunal de grande instance de Bangui. Cette prise de position crée de nouvelles lignes de division au sein même de l’appareil sécuritaire, opposant les partisans du ministre de l’Intérieur aux forces fidèles au conseiller mystique.

 

L’incertitude reste entière alors que Sani Yalo se retrouve privé de ses alliés habituels, qui choisissent de se terrer pour éviter la colère du clan familial présidentiel. Bloqué dans le pays en raison de menaces judiciaires extérieures, notamment un mandat d’arrêt émis par la Guinée équatoriale, l’ancien homme fort du palais fait planer le doute sur ses intentions réelles, tandis que le parquet continue de subir des pressions pour obtenir son incarcération immédiate

 

Par Alain Nzilo

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Quand le voleur se fait voler : voilà comment Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé par un bandit camerounais

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Quand le voleur se fait voler : voilà comment Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé par un bandit camerounais

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Remy Ngono,  ce journaliste camerounais connu pour son franc parlé, dans son live en direct sur Facebook, affirme que Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé à son propre jeu après l’escroquerie de son conseiller Émile Parfait Simb au sommet de l’État centrafricain

 

Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, les relations d’affaires entre le pouvoir de Bangui et Émile Parfait Simb ont pris une tournure inattendue. Le journaliste camerounais Remy Ngono affirme que cet ancien fugitif, devenu le conseiller particulier du dictateur Faustin-Archange Touadera, a profité de sa position d’influence pour duper les plus hautes autorités de la République centrafricaine.

 

Dans ses déclarations, le journaliste camerounais Remy Ngono explique que le conseiller Émile Parfait Simb a fait miroiter au dictateur Faustin-Archange Touadera l’arrivée de supposés partenaires financiers en provenance de France. D’après les informations partagées par le journaliste camerounais Remy Ngono, cette opération s’est révélée être une totale fiction qui a permis au conseiller de dépouiller le régime centrafricain.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono soutient que cette manœuvre a engendré une perte financière colossale pour le pouvoir en place, chiffrée à 50 milliards de francs CFA. Le journaliste camerounais Remy Ngono indique que le dictateur Faustin-Archange Touadera, qui pensait tirer profit de ce réseau, s’est ainsi retrouvé floué par son propre collaborateur au sein même du palais présidentiel.

 

Par Alain Nzilo

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Du perchoir de l’Assemblée nationale à la mairie de Bangui : Jusqu’où s’étendra la dictature de fer de Sarandji ?

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Simplice Mathieu Sarandji « cogne » à nouveau ses troupeaux égarés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après avoir réussi à s’imposer comme le candidat unique incontournable au perchoir de l’Assemblée nationale et, surtout, après avoir modelé la composition de son bureau parlementaire à sa guise — évinçant totalement de l’enceinte le marabout de Carnot, Évariste Ngamana, qui tentait de lui faire de l’ombre —, le « dictateur en chef » du régime de l’Empereur-président Faustin-Archange Touadéra vient de frapper un nouveau coup. Cette fois-ci, c’est sur les candidats à la mairie centrale de Bangui que Simplice Mathieu Sarandji a imposé sa poigne de fer.

 

​L’ironie du sort veut que ce soit dans le même cadre hautement stratégique de l’Hôtel Ledger de Bangui — comme le confirme l’avis de réunion politique officielle signé de sa main le 13 juin que le Secrétaire Exécutif National du Mouvement Cœurs Unis (MCU) a sifflé la fin de la récréation.

 

 

La guerre des tranchées au sein du MCU pour la mairie de Bangui

 

​Depuis plusieurs semaines, deux candidates du parti au pouvoir se livraient une bataille virulente pour conquérir le fauteuil municipal de la capitale : Portia Deya Abazene et Prisca Roseline Mano. Face à ce désordre interne qui menaçait la cohésion de la mouvance présidentielle, Sarandji a opéré une reprise en main verticale, imposant Prisca Roseline Mano comme candidate unique du parti.

 

​Sortie de cette réunion d’éviction particulièrement nerveuse et folle de rage, Portia Deya Abazene a d’abord quitté les lieux humiliée. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Poussée par ses communicateurs qui lui conseillent de ne pas lâcher l’affaire, elle vient de briser le silence avec une déclaration de guerre fracassante : « Je tiens à rappeler aux conseillers municipaux de ne pas se détourner de leur premier choix. La décision du parti ne doit pas se refléter demain sur votre choix légitime. »

 

​En appelant ainsi ses partisans à la fronde, Portia Deya Abazene conteste non seulement la légitimité du choix imposé, mais elle se révolte ouvertement contre le patron de son propre parti, déclarant : « Je suis et reste concentrée sur mon travail, qui aboutira demain à une victoire exceptionnelle, même si cela sera contraire à la décision de notre parti, qui perd parfois le bon sens du choix pour les élections. »

 

 

​Des millions investis pour soudoyer les conseillers

 

 

Pourquoi un tel entêtement face au tout-puissant Sarandji ? En réalité, les enjeux financiers en coulisses sont colossaux. Selon des sources internes, Portia Deya Abazene a énormément dépensé de sa poche pour soudoyer et s’assurer le vote des conseillers municipaux de la capitale. Pour elle et son clan, capituler maintenant signifierait une perte sèche de millions investis dans cette entreprise de corruption à ciel ouvert.

 

​Pourtant, si l’on regarde la liste officielle des contributions déclarées au parti, c’est le couple Mano qui mène la danse avec 6 500 000 FCFA versés, contre seulement 1 600 000 FCFA pour le couple Deya Abazene. Au royaume du MCU, l’argent officiel a choisi Mano, mais l’argent de la corruption souterraine a été massivement distribué par Portia pour acheter la conscience des grands électeurs.

 

 

​Mercredi : La tempête va surgir à Bangui

 

​Ce rebondissement change radicalement la donne. Si le « dictateur en chef » Sarandji pensait avoir « cogné » et maté ses troupes en imposant son diktat à l’Hôtel Ledger, la résistance ouverte de Portia Deya Abazene transforme le scrutin municipal en un champ de bataille imprévisible.

 

​Le vote des conseillers municipaux étant prévu pour ce mercredi matin à 10h, tous les ingrédients sont réunis pour qu’une véritable tempête politique surgisse dans la capitale. Les conseillers municipaux, grassement rétribués en coulisses par le clan Portia, respecteront-ils la consigne officielle du Bureau politique, ou succomberont-ils aux billets de banque pour infliger un vote sanction historique à la direction du parti ?

 

La jurisprudence Sani Yalo : Vers un arbitrage pour la Vice-Présidence ?

 

 

​Cette prédominance de l’argent-roi sur la politique au sein du MCU commence à créer de sérieux précédents. C’est exactement sur la base de ce type de contributions financières massives que le sulfureux homme d’affaires Sani Yalo avait autrefois réclamé le poste de Premier ministre. Bien qu’il ait raté la primature, Yalo ne désarme pas et pousse désormais cette exigence financière pour obtenir le poste de vice-président de la République.

 

​Constatant l’influence démesurée que Simplice Mathieu Sarandji exerce sur l’esprit de Touadéra pour dénouer les crises et « gogner » les contestataires, plusieurs cadres du parti au pouvoir demandent déjà à voix basse que le Secrétaire Exécutif National tienne une réunion similaire pour arbitrer le poste très convoité de vice-président. Reste à savoir si la méthode forte de Sarandji suffira à contenir durablement les frustrations d’une base qui commence à comprendre que chez les Cœurs Unis, la loyauté ne paie pas autant que les millions.

 

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

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Versement de la PGA : Les FACA de la force mixte avec le Tchad viennent de recevoir 26 000 francs CFA après avoir touché des miettes le mois dernier, et le pouvoir ose parler de montée en puissance de l’armée, quelle ironie !

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Versement de la PGA : Les FACA viennent de recevoir 27 000 francs CFA après avoir touché des miettes le mois dernier, et le pouvoir ose parler de montée en puissance de l’armée, quelle ironie !

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La réalité des chiffres contredit les déclarations triomphantes des propagandistes de Bangui concernant le traitement des soldats FACA envoyés dans les zones éloignées pour sécuriser le territoire national.

 

Pendant que les bras cassés du régime célèbrent la modernisation de la défense nationale, les militaires déployés à l’intérieur du pays doivent se contenter des versements dérisoires de la PGA  pour subsister.

 

Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra et son chef d’état-major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, viennent de valider l’envoi de la Prime Globale d’Alimentation, communément appelée PGA. Pour ce mois, les autorités ont décidé d’allouer la somme de 27 000 francs CFA par militaire. Dans les casernes, ce montant est paradoxalement perçu comme un sommet jamais atteint depuis des années. La raison de ce soulagement relatif réside dans le dénuement des mois précédents, où les troupes ont dû survivre avec un versement de 17 000 francs CFA, quand l’enveloppe ne tombait pas à 5 000 ou même 2 500 francs CFA selon les périodes.

 

Pourtant, cette apparente générosité de l’état-major bafoue les règles de l’institution militaire centrafricaine. Selon les textes en vigueur, chaque soldat FACA détaché en province doit percevoir au minimum 40 000 à 45 000 francs CFA par mois pour assurer ses repas. En octroyant seulement 27 000 francs CFA, le pouvoir coupe les budgets de subsistance et abandonne les hommes à la débrouille en pleine zone de sécurité. Le dimanche 14 juin, les soldats FACA basés à Paoua ont ainsi touché cette allocation réduite. L’exemple de Paoua n’est pas unique, il reflète la norme imposée à l’ensemble des villes de province.

 

Cette politique de l’austérité alimentaire engendre des conséquences directes sur l’efficacité des troupes et la sécurité du pays. Dans la zone de défense du Nord-Est, vers de nombreuses localités proches de Birao, le manque de nourriture pousse des militaires à abandonner leurs positions pour regagner les centres urbains. Pour ceux qui restent, la survie dépend des checkpoints installés sur les axes routiers. Les motocyclistes et les automobilistes sont soumis à une taxe de passage obligatoire, appelée formalité, qui permet aux soldats FACA de récolter l’argent nécessaire pour acheter de quoi manger. Mais ce système de survie est impossible pour les contingents basés dans des secteurs enclavés où la circulation est inexistante, condamnant ces hommes à une détresse profonde au milieu de nulle part.

 

Par Fortuné Bobérang

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Centrafrique : Le business de la carte nationale d’identité reprend de plus belle à Ndélé

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Centrafrique : Le business de la carte nationale d’identité reprend de plus belle à Ndélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le business des pièces d’identité bat son plein dans le chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran. Une importante partie de la population de Ndélé se voit imposer des contrôles stricts et coûteux par des policiers corrompus.

 

L’accès à ce document officiel s’apparente désormais à un parcours du combattant financier. Les forces de l’ordre profitent des opérations de délivrance pour imposer des barrières tarifaires purement discriminatoires, installant un climat d’incertitude dans les bureaux d’enregistrement de la ville.

 

Ce lundi, dès l’ouverture des guichets, de nombreux habitants se sont déplacés partout au sein de l’administration, y compris le tribunal pour déposer leurs demandes de  certificats de nationalité et leurs actes de naissance. Très vite, la déception s’est lue sur les visages des demandeurs. Des témoignages concordants indiquent que les agents ont instauré une priorité officieuse, faisant passer les chrétiens en premier rang tout en reléguant les musulmans à l’arrière. Pour ces derniers, la procédure bascule dans l’arbitraire le plus total. Les policiers exigent la présentation de l’acte de naissance du père, puis celui du grand-père.

 

Pour un commerçant dont la famille a tout perdu lors des événements passés, voir sa maison incendiée signifie aussi avoir vu ses papiers de famille partir en fumée. Demander ces documents à des personnes qui ont grandi ici, dont certaines ne parlent ni le sango ni le français mais uniquement leur langue locale, constitue un piège volontaire.

 

Les autorités policières, la gendarmerie, le tribunal et la mairie connaissent pourtant parfaitement la population de Ndélé. Ils côtoient chaque jour les commerçants d’origine tchadienne ou soudanaise installés dans la région, et ce sont ces mêmes institutions qui leur délivrent des documents de séjour ou de commerce. La vigilance face à l’infiltration d’étrangers est légitime, mais elle sert ici de couverture pour rançonner des Centrafricains authentiques. Si l’objectif était réellement la vérification, il suffirait d’associer le Sultan et les chefs de quartier pour identifier chaque famille. Au lieu de cela, la police utilise le patronyme comme un outil de tri. Un nom à consonance musulmane devient le signal pour faire monter les enchères, les policiers réclamant ouvertement des sommes folles, atteignant 100 000 voire 200 000 francs CFA pour débloquer le dossier.

 

Cette réalité douloureuse n’est pas confinée à la préfecture deBamingui-Bangoran  . Les habitants des régions reculées partagent la même souffrance face à cette taxe invisible sur leur identité. Le même mécanisme de racket a été documenté à Paoua, dans l’Lim-Pendé, où les paysans subissent des pressions similaires. À Yaloké, dans l’Ombella-M’Poko, ou à Zawa, la situation est identique. Les dénonciations se multiplient également à Markounda, dans l’Ouham, sans que les pratiques ne cessent. Même à Bangui, au cœur des commissariats de la capitale, la quête d’une simple carte d’identité se transforme en une véritable extorsion généralisée, laissant les plus démunis sans recours et sans existence légale aux yeux de leur propre pays.

 

Par Barthelemy Kossi

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Martin Ziguélé du MLPC fustige le silence opaque autour du transfert de migrants américains vers Bangui

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Martin Ziguélé du MLPC fustige le silence opaque autour du transfert de migrants américains vers Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le président du MLPC Martin Ziguélé dénonce vigoureusement l’arrivée clandestine de migrants expulsés des États-Unis à Bangui, exigeant des explications immédiates face au mutisme total des autorités centrafricaines.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, sous la direction de son président Martin Ziguélé, exprime sa plus vive préoccupation face à une opération d’envergure nationale tenue secrète par le pouvoir en place. Selon les déclarations officielles de Martin Ziguélé, des informations concordantes issues de médias nationaux et internationaux confirment l’atterrissage à Bangui, le 12 juin 2026, d’un vol spécial transportant des migrants illégaux. Ces individus, déclarés indésirables sur le sol américain et expulsés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, forment un contingent de diverses nationalités. Martin Ziguélé mentionne spécifiquement la présence de ressortissants afghans, iraniens, géorgiens et turcs parmi ces passagers.

 

Le président du MLPC, Martin Ziguélé, affirme que cette situation découle directement d’un accord officiel conclu entre les autorités centrafricaines et l’administration des États-Unis, une transaction bilatérale exécutée avec l’implication de l’Organisation Internationale des Migrations. Cependant, Martin Ziguélé souligne avec force que les clauses et les termes exacts de cette entente demeurent entièrement dissimulés au public. L’auteur de la déclaration fustige ce silence total des instances dirigeantes centrafricaines, qui n’ont fourni aucune information à l’opinion publique concernant les contours réels de cette entreprise.

 

Pour Martin Ziguélé, la gestion d’une telle crise est inadmissible pour la République centrafricaine. Le président du parti rappelle que le pays déploie de lourds efforts pour se relever de l’insécurité globale. Martin Ziguélé soutient qu’une action d’une telle sensibilité politique et sécuritaire exigeait au minimum une communication officielle transparente, qui aurait dû déboucher sur un débat contradictoire approfondi devant la Représentation nationale.

 

Face à ce constat, le Bureau Politique du parti et son leader Martin Ziguélé demandent avec une insistance absolue au gouvernement de rompre son mutisme actuel. Martin Ziguélé exige des clarifications immédiates et détaillées devant le peuple centrafricain au sujet de cette opération complexe. Le chef de l’organisation politique insiste sur l’incohérence absolue de transférer des individus rejetés par la nation possédant le système de sécurité le plus performant de la planète vers un État centrafricain démuni, dépourvu des infrastructures et des capacités de prise en charge nécessaires pour encadrer ces populations.

 

Par Anselme Mbata

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Procès Bozizé devant la CPS : Amnesty international regrette un procès sans l’ancien président

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Procès Bozizé devant la CPS : Amnesty international regrette un procès sans l’ancien président

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La justice s’active à Bangui mais l’audience se déroule en l’absence du principal accusé, un manquement majeur que dénonce vivement le directeur régional d’Amnesty International, Marceau Sivieude.

 

Ce rendez-vous judiciaire tant attendu par les victimes concerne des exactions commises entre 2009 et 2013 par la garde présidentielle de François Bozizé. L’auteur du communiqué d’Amnesty International, Marceau Sivieude, salue la volonté apparente de la Cour pénale spéciale de combattre l’impunité ambiante.

 

L’ancien chef de l’État s’est installé en Guinée-Bissau, échappant ainsi aux juges grâce à l’inertie des mécanismes de coopération. Marceau Sivieude stipule que le choix d’un jugement par contumace esquive le véritable débat et prive les victimes d’une authentique contradiction.

 

Trois de ses lieutenants apparaissent bien dans le box des accusés pour des faits de disparitions forcées et de tortures. Marceau Sivieude rappelle que la confrontation directe entre les survivants et les bourreaux demeure le fondement indispensable d’une sentence équitable.

 

Au-delà de ce dossier, le représentant d’Amnesty International, Marceau Sivieude, signale qu’une trentaine de fugitifs échappent encore aux mandats d’arrêt. L’avenir de cette juridiction hybride dépend désormais de la coopération des États voisins et de la résolution de ses carences budgétaires.

 

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO plaide pour un avenir social juste

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le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO plaide pour un avenir social juste

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À travers un message fort qu’il a partagé sur les réseaux sociaux, le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO défend la dignité de la classe ouvrière centrafricaine et réclame l’application concrète des normes internationales du travail.

 

En effet, le calme des eaux de l’Oubangui offre un cadre propice à une profonde méditation sur la condition humaine et ouvrière. C’est dans cette atmosphère de réflexion que le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO choisit d’ancrer son analyse.

 

Installé au bord du fleuve Oubangui, Louis-Marie KOGRENGBO observe le courant et y discerne une métaphore puissante de l’endurance des forces laborieuses. Louis-Marie KOGRENGBO exprime cette pensée en ces termes : “Assis sur les rochers de la rive du majestueux hôtel Oubangui, à Bangui, je regarde les eaux poursuivre leur course vers l’aval, en direction des deux congo. Je contemple les vagues qui se succèdent sans relâche. Elles avancent. Elles se heurtent aux obstacles. Elles poursuivent pourtant leur chemin. Dans leur mouvement perpétuel, je reconnais le visage des travailleurs et des travailleuses de la République Centrafricaine.” Par cette observation, Louis-Marie KOGRENGBO rend hommage à la constance de ses compatriotes.

 

Cette endurance se manifeste quotidiennement dans les métiers de subsistance et de transport qui animent les voies fluviales. Le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO insiste sur la valeur de ces efforts accomplis loin des regards institutionnels. Louis-Marie KOGRENGBO témoigne directement de cette réalité en affirmant : “Je vois les piroguiers et les conducteurs de baleinières qui bravent les intempéries pour transporter les personnes et les marchandises, le sable entre Bangui et Zongo.” Pour le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO, ces activités indispensables forment le socle de l’économie locale.

 

C’est en liant ces dures réalités de terrain aux grandes décisions internationales que Louis-Marie KOGRENGBO fonde sa vision du progrès social. Louis-Marie KOGRENGBO évoque les récents travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, qui s’est tenue du 1er au 12 juin 2026. À cette occasion, Louis-Marie KOGRENGBO souligne une avancée majeure et déclare : “L’Organisation internationale du Travail a franchi une étape historique en adoptant une nouvelle Convention 193 consacrée au travail décent dans l’économie des plateformes numériques.” Selon Louis-Marie KOGRENGBO, ce cadre juridique mondial possède une résonance directe pour la main-d’œuvre locale. Louis-Marie KOGRENGBO précise sa pensée à ce sujet : “Pour certains, il ne s’agit que d’un texte juridique. Pour nous, travailleurs de Centrafrique, c’est un signal fort. C’est un phare qui éclaire les nouvelles formes de travail du XXIᵉ siècle. C’est une reconnaissance de la dignité de celles et ceux qui gagnent leur vie grâce aux technologies numériques, aux plateformes de services, aux applications de transport, de livraison ou de prestations à distance.”

 

La position défendue par Louis-Marie KOGRENGBO place invariablement l’éthique au-dessus de la simple performance technique. Le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO s’oppose à une vision de l’économie qui oublierait les droits humains fondamentaux. Louis-Marie KOGRENGBO formule cette exigence de manière catégorique : “Cette Convention rappelle une vérité fondamentale : aucune innovation technologique ne doit se construire au détriment de la dignité humaine. Aucun algorithme ne doit remplacer les droits fondamentaux. Aucune plateforme ne doit être plus importante que la personne qui travaille.” Pour Louis-Marie KOGRENGBO, la justice sociale ne connaît pas de frontières sectorielles. Louis-Marie KOGRENGBO ajoute à ce propos : “À Bangui comme à Zongo, sur les baleinières de l’Oubangui comme derrière les écrans connectés au reste du monde, le travailleur demeure au centre du développement. Car le progrès véritable ne se mesure pas uniquement à la vitesse des échanges ou à la performance des technologies. Il se mesure à la protection des femmes et des hommes qui créent la richesse.”

 

L’horizon du fleuve devient alors sous la plume de Louis-Marie KOGRENGBO un symbole d’unité nationale et régionale. Le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO refuse de voir des séparations là où il existe des possibilités de croissance mutuelle. Louis-Marie KOGRENGBO décrit sa perception : “En regardant l’horizon du fleuve Oubangui, je ne vois pas seulement une frontière entre deux pays frères. Je vois un trait d’union. Je vois une route d’échanges, de solidarité et de coopération. Je vois les embarcations qui traversent chaque jour le fleuve comme le symbole d’un peuple qui refuse d’abandonner. Je vois une marée d’espérance qui s’avance. Je vois les travailleurs et les travailleuses de Centrafrique, semblables aux vagues du fleuve : nombreux, courageux, solidaires, et invincibles lorsqu’ils avancent ensemble.” Louis-Marie KOGRENGBO exprime ici sa certitude absolue dans la force du collectif. Louis-Marie KOGRENGBO poursuit en affirmant : “Car l’histoire n’est pas écrite par les obstacles. Elle est écrite par celles et ceux qui persévèrent. Elle est écrite par les peuples qui travaillent. Par les femmes qui entreprennent. Par les hommes qui construisent. Par les jeunes qui rêvent d’un avenir meilleur.”

 

La finalité de cette lutte syndicale menée par Louis-Marie KOGRENGBO est l’avènement d’une protection réelle pour chaque individu. Louis-Marie KOGRENGBO rappelle que chaque pas en avant est le fruit d’une volonté constante. Louis-Marie KOGRENGBO conclut ses observations par ces mots : “Derrière chaque difficulty surmontée, une nouvelle opportunité apparaît. Derrière chaque combat syndical, une avancée sociale se dessine. Et derrière l’horizon du fleuve Oubangui, j’aperçois déjà le jour où le travail décent ne sera plus une aspiration, mais une réalité pour chaque travailleur, qu’il soit sur une baleinière remontant vers l’amont, sur une embarcation descendant vers l’aval, dans un bureau, un atelier, un champ ou sur une plateforme numérique. Tel est le sens de notre engagement. Tel est le cap que nous devons maintenir. Regarder plus loin que les vagues, c’est croire que l’avenir appartient à celles et ceux qui continuent d’avancer.”

Contacté par la rédaction du CNC qui répond, voici une partie de son texte, réponse à la rédaction du CNC : “L’Organisation internationale du Travail a franchi une étape historique en adoptant une nouvelle Convention 193 consacrée au travail décent dans l’économie des plateformes numériques. Pour certains, il ne s’agit que d’un texte juridique. Pour nous, travailleurs de Centrafrique, c’est un signal fort. C’est un phare qui éclaire les nouvelles formes de travail du XXIᵉ siècle. C’est une reconnaissance de la dignité de celles et ceux qui gagnent leur vie grâce aux technologies numériques, aux plateformes de services, aux applications de transport, de livraison ou de prestations à distance. Cette Convention rappelle une vérité fondamentale : aucune innovation technologique ne doit se construire au détriment de la dignité humaine. Aucun algorithme ne doit remplacer les droits fondamentaux.”

 

Par Anselme Mbata

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Le PAM annonce une possible interruption de l’assistance alimentaire dès août 2026 dans la Vakaga

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Le PAM annonce une possible interruption de l’assistance alimentaire dès août 2026 dans la Vakaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) signale un important manque de financement dans la préfecture de la Vakaga, en République centrafricaine. Sans ressources supplémentaires, l’assistance alimentaire en argent destinée aux réfugiés soudanais et aux personnes déplacées internes pourrait s’arrêter à partir du mois d’août 2026.

 

En effet, cette mesure toucherait chaque mois environ 22 400 réfugiés soudanais et 32 000 personnes déplacées internes ainsi que des membres de communautés hôtes vulnérables dans la région de la Vakaga, située dans l’extr^me-nord-Est du pays.

 

Selon le rapport de l’OSHA qui couvre la période du 8 au 14 avril, seulement 14 % du plan de réponse humanitaire étaient financés au 31 mars. Plus de 60 organisations humanitaires ont aussi réduit leur présence sur le terrain, y compris dans les zones les plus concernées.

 

Le PAM indique que, sans un financement immédiat et régulier, des milliers de personnes risquent de perdre l’accès à l’aide alimentaire, dans un contexte où les besoins humanitaires augmentent. C’est la conclusion du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OSHA).

 

Par Ibrahim Moussa

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Le régime de Bangui annonce avoir déjoué un coup d’État : bienvenue dans la nouvelle paranoïa des mercenaires russes et de leur poupée Touadéra

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Le régime de Bangui annonce avoir déjoué un coup d’État : bienvenue dans la nouvelle paranoïa des mercenaires russes et de leur poupée Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime de Bangui s’enfonce dans un délire paranoïaque téléguidé par ses parrains russes, inventant un énième complot invisible pour imposer un état de siège permanent à une population exténuée.

 

La psychose des poupées russes a franchi un nouveau cap dans les sphères du pouvoir centrafricain. Le mercredi 10 juin 2026, l’entourage proche du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra a propagé une annonce des plus floues, affirmant avec une discrétion calculée que le régime venait de déjouer une tentative de coup d’État.

 

Fidèles à une rhétorique du mystère, les soi-disant autorités n’ont avancé aucun nom, refusant de désigner clairement les auteurs présumés de cette prétendue déstabilisation.

 

Cette annonce survient pourtant dans un contexte de règlements de comptes internes qui secouent la capitale. Le parquet de Bangui a récemment procédé à l’audition serrée de figures influentes du milieu des affaires et de la politique locale, notamment Sani Yalo, surnommé le sultan de Bangui, et Binda Koyagbélé, alias Tourougou Bank. Dans la foulée, l’ancien ministre de la Défense, Joseph Yakité, a subi une brève mais intimidante arrestation dans les locaux de l’Office central pour la répression du banditisme, l’OCRB.

 

Malgré cette agitation judiciaire, le gouvernement s’est contenté de proclamer la mise en échec du complot le mercredi dernier, sans apporter la moindre preuve tangible. Cette annonce a immédiatement entraîné des mesures de coercition sévères pour les forces armées. L’état-major a officiellement ordonné le quartier consigné pour l’ensemble des soldats, une directive qui s’applique également et rigoureusement à l’armée de l’air.

 

Du côté de la population centrafricaine, l’incrédulité est totale. Les habitants de la capitale ne se laissent pas berner par ce qu’ils qualifient de comédie grotesque. Pour les Banguissois, il est évident que les mercenaires russes manipulent le clan présidentiel comme de simples marionnettes. Les officiels centrafricains se contentent de répéter, sans l’ombre d’une vérification, les rapports alarmistes dictés par leurs protecteurs russes. La souveraineté nationale n’est plus qu’une illusion : les services de renseignement sont sous la coupe des Rwandais depuis plus de six ans, voire huit ans, tandis que la sécurité globale est entièrement gérée par les hommes de main de Moscou. Qu’on les appelle Wagner ou Africa Corps, la confusion terminologique importe peu face à la réalité de leur emprise.

 

La grande interrogation qui circule dans les rues de Bangui concerne l’identité de ces mystérieux putschistes. Si Joseph Yakité a été relâché presque aussitôt, qui cherche-t-on réellement ? Les rumeurs de perquisitions se multiplient, ciblant tantôt le domicile du chef d’état-major, tantôt d’autres figures militaires, traduisant une panique généralisée au sommet de l’État.

 

En attendant, ce climat de suspicion détruit la tranquillité des habitants. Les Banguissois subissent quotidiennement, matin, midi, soir et durant la nuit, les rotations incessantes d’hélicoptères qui quadrillent le ciel dans un vacarme assourdissant. Les forces de sécurité semblent chercher désespérément un ennemi invisible qu’elles restent incapables de trouver. Ce harcèlement aérien et terrestre permanent perturbe gravement la vie des citoyens, qui constatent l’inefficacité de ces patrouilles répétées. Les Centrafricains exigent désormais que les mercenaires russes et la clique de Touadéra cessent de perturber leur quotidien avec des fables complotistes.

 

La colère monte face à ce déploiement de force stérile qui ne vise qu’à maintenir une illusion de contrôle au prix du repos des civils, alors que les hélicoptères continuent de tourner en boucle au-dessus des toits de Bangui

 

Par Éric Azoumi

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Télécel Centrafrique et l’exception Irène Moussa-Kembe : Quand le transfert de compétences brise le mythe des directeurs généraux expatriés imposés à la RCA

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Télécel   Centrafrique et l’exception Irène Moussa-Kembe : Quand le transfert de compétences brise le mythe des directeurs généraux expatriés imposés à la RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le secteur des télécommunications en République centrafricaine démontre qu’une gouvernance centrafricaine de haute technicité est possible. Le parcours d’Irène Moussa-Kembe à la direction de Télécel   redéfinit les règles de l’encadrement entrepreneurial.

 

La trajectoire de la société Télécel   Centrafrique représente un cas d’école dans le paysage économique national. Fondée initialement par un opérateur économique centrafricain, cette entreprise de téléphonie mobile a par la suite intégré le giron de plusieurs grands groupes internationaux, pour être aujourd’hui contrôlée par un consortium libano-français. Au fil des restructurations, la direction générale a vu défiler des profils d’expatriés aux origines diverses, notamment des cadres rwandais, français et libanais. Cette rotation managériale répondait à la logique classique des multinationales, dont les conseils d’administration privilégient historiquement des profils extérieurs sous prétexte d’une maîtrise exclusive des rouages stratégiques mondiaux et des circuits financiers globaux.

 

La nomination et le maintien d’Irène Moussa-Kembe à la tête de cette structure viennent contredire les habitudes du marché. Femme juriste de formation, elle exerce les fonctions de directrice générale de la Télécel depuis plusieurs années, une longévité qui démontre la viabilité d’une direction nationale au sein d’une entreprise à capitaux étrangers.

 

Alors que la majorité des grandes entreprises et des institutions bancaires de la place comme ÉCOBANK, BGFI, Banque Marroco-centrafricaine, y compris certaines sociétés de téléphonie mobile comme Moov ou Orange – RCA,  limitent structurellement les cadres centrafricains aux fonctions de directeurs généraux adjoints ou rien du tout, la Télécel-Centrafrique    a matérialisé le principe du transfert de compétences.

 

Cette réalité tranche avec la pratique observée dans d’autres entreprises de réseaux ou dans le secteur bancaire, où des directeurs adjoints nationaux occupent le second rôle pendant deux ou trois décennies sans jamais accéder au sommet de la pyramide. Les arguments corporatifs fondés sur l’impératif d’une expertise internationale s’effacent devant les résultats opérationnels obtenus par cette dirigeante centrafricaine. Sous sa gestion, l’opérateur Télécel a consolidé sa structure et stabilisé ses indicateurs de performance, maintenant une continuité de service et une fidélisation de la clientèle. Ce management direct et de proximité a permis de naviguer parmi les difficultés structurelles et sectorielles communes à tous les opérateurs du pays depuis plus de vingt ans.

 

La performance de cette juriste à un poste de si haute responsabilité pose la question des exigences de l’État centrafricain en matière d’emploi. L’argument fiscal, lié aux lourdes taxes payées par les multinationales pour maintenir leurs cadres expatriés, ne devrait plus justifier le contournement de la loi sur la priorité nationale. L’exemple de Télécel   prouve qu’un encadrement national rigoureux est capable de piloter des investissements d’envergure avec la même efficacité que les techniciens envoyés par les sièges internationaux.

 

Le ministère du Travail dispose ici d’un précédent concret pour exiger l’application réelle des clauses de binômage et imposer le remplacement effectif des dirigeants étrangers par des cadres de la RCA après la période légale de transition.

 

Le fait qu’une femme centrafricaine dirige avec fermeté une entreprise stratégique montre que les compétences centrafricaines sont prêtes à assumer le contrôle du tissu économique de la RCA. La réticence des autres conseils d’administration des télécoms et des banques à confier les rênes aux nationaux apparaît désormais comme un choix de gouvernance interne plutôt que comme une nécessité technique, puisque la preuve est faite qu’un profil centrafricain peut stabiliser une multinationale. Bravo à Irène Moussa-Kembé pour avoir sauvé la face du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz décrypte l’aveu de faillite financière du ministre Marc Mandaba

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Fari Tahéruka Shabazz décrypte l’aveu de faillite financière du ministre Marc Mandaba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans cette analyse minutieuse, Fari Tahéruka Shabazz décortique la dernière prestation télévisée du ministre de l’Économie pour démontrer la ruine financière et l’épuisement des liquidités de l’État centrafricain.

 

Le lundi 8 mai 2026, la chaîne panafricaine d’information en continu, Africa 24 TV, a diffusé un entretien exclusif accordé par le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération internationale, Monsieur Marc Mandaba. Cette intervention s’est déroulée en marge de la 61ème Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement au Congo, une réunion consacrée à la mobilisation des ressources dans un contexte mondial de difficultés géopolitiques et climatiques. Fari Tahéruka Shabazz apprécie la forme de ce débat, soulignant une présentation impeccable, une élocution remarquable et une excellente articulation des idées du ministre Marc Mandaba. Selon l’analyste, cette prestation change de la médiocrité habituelle des gouvernements successifs de Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz exprime une fierté de voir un ministre centrafricain se comporter de la sorte devant la presse internationale, contrastant avec d’autres figures du pouvoir qu’il qualifie durement d’illettrés ou d’inutiles. La journaliste elle-même a semblé séduite par la prestance de Marc Mandaba. L’auteur lui attribue une note de huit sur dix pour la forme.

 

Sur le fond, l’analyse se corse. Lorsque la journaliste interroge le ministre Marc Mandaba sur la mobilisation des ressources financières, celui-ci opère un déplacement de vocabulaire. Le ministre affirme que le capital est sous leurs pieds, que le pays n’est pas dans un monde financier mais dans un monde de ressources naturelles. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que l’État paie ses fonctionnaires, ses dettes et ses investissements avec des liquidités issues du trésor public, et non pas avec du potentiel géologique. Pour l’analyste, quand le ministre déclare que le capital de la RCA est minier et non financier, c’est un aveu explicite que les caisses de l’État sont vides à court terme. Cela prouve que le gouvernement n’a plus de marge de manœuvre budgétaire immédiate, au point de gager l’avenir sur des réserves non encore extraites, des réserves minières qui se trouvent de surcroît entre les mains des mercenaires russes de Wagner.

 

À un moment donné, la journaliste interroge le ministre sur la question de l’assiette fiscale et de la digitalisation des recettes. Dans un pays normal, la fiscalité ordinaire comme les impôts, les douanes et la TVA constitue le poumon en temps réel des caisses de l’Etat. Mais le ministre Marc Mandaba a très judicieusement évité la question pour recentrer le débat sur les mines. Il a répondu qu’il fallait voir son collègue des finances et des budgets qui s’occupe de la fiscalité. En fuyant cette question pour se réfugier dans le potentiel minier, le ministre Mandaba démontre que les régies financières ne génèrent pas assez de flux satisfaisants et que l’État est incapable de lever des impôts pour remplir ses caisses exsangues.

 

Concernant le volet financier et le coût du risque pour les investissements en Centrafrique, le ministre Marc Mandaba utilise une analyse technique qui perd une grande partie du public. Il explique que le principal problème du gouvernement Moloua est le coût de l’accès à la liquidité dans la zone de l’Union monétaire de l’Afrique centrale, qu’il évalue à environ 5%. Le ministre précise que la liquidité coûte environ 5% et que l’État émet des obligations ou des titres souverains aux alentours de 8, 10 ou 11%. Fari Tahéruka Shabazz démontre que lorsqu’un État est obligé de recourir à des emprunts à court terme sur le marché sous-régional à des taux aussi élevés pour couvrir ses dépenses courantes et ses salaires, cela signifie qu’il subit une asphyxie financière totale. Emprunter à n’importe quel prix pour le fonctionnement de l’État prouve que les caisses sont vides et dépendantes du refinancement hebdomadaire de la Banque des États de l’Afrique centrale ou des banques commerciales de la sous-région.

 

La même question qui avait fait bégayer Touadéra devant des chefs d’État a été posée au ministre de l’économie, Marc Mandaba. Au lieu de parler des conditions pour attirer les capitaux des investisseurs étrangers, le ministre préfère réfléchir sur les modalités d’attraction des capitaux des investisseurs spécifiquement africains. Ce panafricanisme de façade traduit l’isolement international complet du pays dirigé par Faustin Archange Touadéra. Les grands bailleurs de fonds tournent le dos au régime et bloquent leurs appuis budgétaires directs. Le ministre Mandaba sait que les vannes de l’aide internationale sont fermées et que les caisses du trésor sont désespérément vides. Son appel aux capitaux africains est une façon de contourner la mise au ban financière du gouvernement Moloua pour trouver en urgence des sources de substitution.

 

Enfin, un dernier élément prouve la vacuité structurelle des caisses de l’État centrafricain : la révélation du ministre Mandaba sur le fait que Faustin Archange Touadéra a officiellement envoyé une requête à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique afin d’obtenir des garanties souveraines. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que le Fonds monétaire international et les institutions financières internationales ont interdit à la RCA d’émettre des garanties souveraines en raison du sinistre de son trésor public. Cette démarche auprès de l’organisme africain apporte la confirmation officielle que le gouvernement Moloua est démuni. La signature de l’État centrafricain ne vaut plus rien à elle seule. Pour obtenir le moindre crédit ou attirer le moindre franc d’un investisseur, le gouvernement a besoin de la caution d’organismes tiers. On ne cherche pas des garanties multilatérales d’extrême urgence quand le trésor public est sain. C’est le recours typique d’une entité en cessation de paiements virtuelle, incapable d’offrir la moindre contrepartie financière crédible par ses propres moyens.

 

Contacté par la rédaction de CNC au fond de son analyse, Fari Tahéruka Shabazz insiste et persiste sur ses conclusions : “Sur le fond du discours tenu par le ministre Marc Mandaba lors de cet entretien, il y a beaucoup de pépites intéressantes à se mettre sous la dent. Il a soutenu des positions audacieuses mais surtout il nous a informé indirectement sur l’état de santé réel des finances publiques centrafricaines. C’est ce décryptage là que je m’efforce de produire pour éclairer nos compatriotes, notamment ceux à qui nous répétons que les caisses de l’État centrafricain sont absolument vides et que d’ici septembre à octobre 2026, Touadéra sera en incapacité totale d’assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, des pensions et des bourses.”

 

Relancé par nos soins sur les autres sources de revenus potentielles du pouvoir, Fari Tahéruka Shabazz conclut en expliquant que l’aveu du ministre de l’économie confirme que malgré les espoirs de Touadéra d’engranger de l’argent en acceptant que la RCA devienne un dépôt pour les migrants expulsés par Donald Trump, l’État sera en incapacité de payer les salaires en septembre ou octobre 2026.

 

Par Alain Nzilo

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LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

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LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’occasion du sacre épiscopal de ce 14 juin, les autorités de Bangui et le clergé catholique ont écrasé sous leurs semelles le drapeau de la Centrafrique.

 

Dans un pays normal, l’art de gouverner exige une hauteur morale et un sens aigu de la dignité qui semblent faire cruellement défaut au sommet de l’État centrafricain. Dans les nations respectueuses de leur histoire, le moindre symbole républicain est entouré d’une déférence quasi sacrée, car il incarne l’âme collective, le sang versé et l’unité d’un peuple.

À l'occasion de la cérémonie de consécration épiscopale du Rev. Père Joseph Samedi à la cathédrale de Bangui ce 14.06.2⁰26_2
À l’occasion de la cérémonie de consécration épiscopale du Rev. Père Joseph Samedi à la cathédrale de Bangui ce 14.06.2⁰26_2

 

À Bangui, la gestion des affaires publiques s’apparente plutôt à un exercice permanent de profanation de ces mêmes valeurs fondamentales.

 

Ce dimanche 14 juin 2026, les pourtours de la cathédrale de la capitale sont devenus le lieu d’une démonstration d’amateurisme qui dépasse le simple cadre d’une erreur protocolaire. Ce pouvoir de bras cassés, incapable de reconnaître ses fautes ou de revenir en arrière pour corriger le tir, s’enfonce dans une légèreté destructrice. Alors qu’une cérémonie religieuse solennelle aurait dû élever les esprits, elle a servi de décor à un outrage public que le sens commun peine à concevoir.

LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI
LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

Le scandale réside dans la conception même de l’accueil officiel. Le protocole présidentiel, sous l’autorité directe du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, a fait confectionner un tapis d’honneur d’un genre particulier : un tissu rouge encadré par des bandes reprenant très exactement la disposition et les couleurs du drapeau centrafricain. Le bleu, le blanc, le vert, le jaune et la bande rouge verticale s’étalent ainsi à même le sol, transformés en simple moquette de passage. Cette initiative aberrante transforme l’emblème sacré de la patrie en une vulgaire carpette destinée à recevoir la poussière et les semelles des invités. Les promesses et les déclarations officielles s’effondrent d’elles-mêmes devant une telle réalité.

Comment LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI
Comment LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

Il y a peu, lors de sa toute première intervention devant les professionnels des médias, le Premier ministre insistait lourdement sur l’obligation absolue de respecter le drapeau national. Des instructions exigeaient que chaque lundi matin, dans chaque ministère de la République, les ministres et l’ensemble de leurs collaborateurs se réunissent au pied du mât pour assister solennellement à la levée des couleurs. Un discours de rigueur et de patriotisme de façade qui ne résiste pas à la pratique quotidienne des sommets de l’État.

 

Ce dimanche, la contradiction est devenue totale. Le couple présidentiel, Faustin-Archange Touadéra au côté de son épouse, a ouvert la marche en marchant directement, de tout son poids, sur ces couleurs nationales. À leur suite, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont reproduit le même geste sans la moindre hésitation. Les membres du gouvernement et les hauts dignitaires ont emboîté le pas, piétinant allègrement ce que la Constitution protège comme le symbole de l’unité et de la souveraineté du peuple. Cette attitude de la part des plus hautes autorités de l’État s’apparente à une véritable haute trahison morale, une démonstration publique de désinvolture que rien ne peut justifier.

 

La gravité de l’événement a franchi un nouveau seuil avec l’attitude du clergé catholique. Pour cette messe de sacre, de nombreux prêtres et évêques ont fait le déplacement, venus des diocèses de l’intérieur du pays comme de l’étranger pour entourer Monseigneur Joseph Samedi.

 

En procession sur le parvis de la cathédrale en briques rouges, ces hommes de Dieu, vêtus de leurs ornements liturgiques blancs et dorés, tenant pour certains la crosse épiscopale, ont suivi le même cheminement. Au lieu de manifester un sursaut de conscience civique, au lieu de s’écarter de ce tapis sacrilège pour marcher sur le sol normal de la cour, les prêtres ont choisi de marcher directement sur les bordures tricolores. Voir des serviteurs de l’Église, censés incarner la rectitude morale et le respect des institutions, participer à ce piétinement collectif constitue une honte nationale. Les religieux ont emboîté le pas à la dictature, acceptant de fouler le drapeau de la République centrafricaine sous les yeux d’une population médusée et de délégations extérieures.

 

La scène se répète et s’aggrave à chaque grande cérémonie officielle sans qu’aucune voix au sein du pouvoir ne s’élève pour ordonner le retrait de cet accessoire indigne. Les discours patriotiques du lundi matin dans les cours des ministères apparaissent désormais pour ce qu’ils sont : des exercices de communication vides de sens, imposés au peuple tandis que l’élite dirigeante s’en affranchit publiquement. Les ecclésiastiques, par leur soumission au protocole du régime, se rendent complices d’une dégradation de l’image du pays, transformant une célébration religieuse solennelle en un spectacle de profanation des couleurs nationales par ceux-là mêmes qui ont la charge de les défendre et de les honorer

 

Par Alain Nzilo

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Vakaga : Le spectre d’une guerre entre anciens alliés Goula et Kara allumée par les urnes

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Vakaga : Le spectre d’une guerre entre anciens alliés Goula et Kara allumée par les urnes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les récentes législatives dans la commune de Ouandja ravivent de dangereuses rivalités intercommunautaires. À l’extrême nord-est de la République centrafricaine, le scrutin menace de fracturer la préfecture de la Vakaga.

 

Le processus électoral dans la commune de Ouandja débouche sur une crise ouverte. Le député sortant, Monsieur Chengaba Rossni Dekalve, qui portait les couleurs du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis, a subi une double défaite. Il a été battu dès le premier tour, puis au second tour, par le candidat indépendant Youssouf Hilaire. Les deux rivaux appartiennent pourtant à la même communauté, l’ethnie Goula.

 

Le contentieux a quitté le terrain des urnes pour prendre une tournure juridique et identitaire. Monsieur Chengaba Rossni Dekalve a déposé un recours officiel devant la Cour constitutionnelle afin d’annuler les résultats. Dans sa requête, le parlementaire déchu reproche au candidat indépendant d’avoir utilisé l’image du président Touadéra et d’avoir arboré des t-shirts à son effigie durant la campagne. Selon sa ligne de défense, seul le candidat officiel du parti présidentiel possède le droit de se réclamer du chef de l’État.

 

Cette contestation locale s’est rapidement propagée à l’échelle de la préfecture, touchant directement la ville de Birao. Les partisans de Monsieur Chengaba Rossni Dekalve accusent le sultan-maire de Birao d’avoir apporté un soutien total et décisif au candidat indépendant Youssouf Hilaire. Un militant du député sortant a publié sur les réseaux sociaux des messages virulents à l’égard de l’autorité locale. Ce message stipule que la rivalité électorale oppose uniquement des membres de l’ethnie Goula et doit se régler entre eux. Il dénonce l’ingérence du sultan-maire qu’il associe à sa propre communauté, l’ethnie Kara.

 

La réponse des partisans du maire de Birao ne s’est pas fait attendre. Un autre internaute a pris la parole sur les plateformes numériques pour répliquer et proférer des menaces directes contre le premier auteur. Cet échange de propos haineux fait craindre une bascule de la parole aux actes. Le risque est grand de voir ce conflit verbal se transformer en affrontements armés entre les communautés Goula et Kara.

 

Ce basculement potentiel inquiète particulièrement les observateurs en raison du passé récent de la région. En 2020, les Kara et les Goula avaient formé une alliance militaire pour combattre les ethnies Rounga et Sara, massivement représentées au sein du groupe rebelle FPRC de Noureddine Adam. Cette guerre passée avait provoqué des centaines de morts, des dizaines de milliers de déplacés et la destruction totale des infrastructures et des marchés locaux. Ces exactions font d’ailleurs l’objet d’enquêtes et de procès devant la Cour pénale spéciale, qui traite ce dossier à travers plusieurs phases d’audiences.

 

Aujourd’hui, l’alliance de 2020 a volé en éclats et les anciens frères d’armes s’observent avec une hostilité mutuelle. La situation s’envenime à cause de l’implication de figures politiques de Bangui. Le député sortant Chengaba Rossni Dekalve bénéficie de l’appui direct du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Or, ce membre du gouvernement souffre d’un rejet massif de la part de la population, tant au niveau national que dans la Vakaga. Son parrainage politique produit un effet inverse à celui recherché, fragilisant chaque candidat qu’il soutient. Ce scénario se reproduit à l’identique à Ouanda-Djallé, où l’ancien ministre du Commerce, Monsieur Hassan Kombé, se trouve lui aussi en mauvaise posture en raison du soutien du garde des Sceaux.

 

Par Ibrahim Moussa

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Ça chauffe! Bossemptélé est désormais livré à lui-même face au retour de la terreur armée

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Ça chauffe! Bossemptélé est désormais livré à lui-même face au retour de la terreur armée

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Qui sont les assaillants responsables du blocage de l’axe routier Bangui-Bouar la semaine dernière ? Impossible de le savoir, la situation devenant confuse après plusieurs jours de paralysie totale, pendant que l’armée manifeste sa peur de sortir et que les mercenaires russes du groupe Wagner abandonnent le terrain.

 

En effet, le blocus du corridor a débuté lorsque ces éléments armés non identifiés ont pris position aux abords immédiats de Bossemptélé, paralysant instantanément les deux axes routiers stratégiques. Pendant plusieurs journées consécutives, les assaillants ont imposé leur loi, bloquant les camions de marchandises et les autocars de passagers arrivant de Bangui ou de la frontière camerounaise vers Bouar. Pour asseoir leur autorité sur la localité, ils ont procédé à de multiples tirs en l’air, plongeant les habitants dans l’effroi. Les chauffeurs et les commerçants sont restés bloqués de part et d’autre du carrefour, observant avec détresse ces hommes circuler librement et maintenir leur dispositif de blocage durant des jours, avant de se retirer tranquillement sans avoir été inquiétés par la moindre autorité.

 

Sur le terrain, le comportement des forces de sécurité locales a mis en lumière une faillite totale de l’appareil défensif. Les policiers, gendarmes et militaires affectés à la zone sont restés totalement passifs dans leurs bases, refusant de se déployer pour évaluer la menace ou protéger les civils.

 

Selon les informations des services de sécurité de la ville de Bossemptélé et les témoignages des habitants, les soupçons se portent massivement sur les ex-combattants du mouvement 3R qui avait signé l’accord du 19 avril 2025 avec le pouvoir de Bangui. Cet accord de cessation des hostilités devait amener le désarmement complet de ces rebelles, mais dans les faits, seule une partie s’est soumise au processus. Une forte proportion de ces éléments a conservé des armes de guerre par-devers elle, et ce sont ces mêmes signataires officiels de la paix qui dictent aujourd’hui leur loi sur les routes.

 

Au-delà des forces nationales, l’attitude des mercenaires russes du groupe Wagner provoque l’incompréhension et la colère de la population. Disposant de moyens lourds, de véhicules tout-terrain et de motos rapides, ces mercenaires russes étaient parfaitement informés de la coupure des axes routiers et des tirs à l’arme automatique. Pourtant, ils ont fait le choix délibéré de rester immobiles dans leur base. Les forces de défense et de sécurité intérieure refusant de bouger sans obtenir le feu vert et l’appui logistique de ces partenaires russes, l’attente mutuelle a débouché sur un néant sécuritaire.

 

Les résidents de Bossemptélé soupçonnent désormais une complicité passive, car le groupe Wagner utilise fréquemment certains de ces anciens éléments armés rebelles comme supplétifs locaux pour mener des opérations opaques sur le terrain, expliquant ainsi le refus de les combattre.

 

Cette crise routière expose également un mensonge d’État concernant les capacités matérielles de l’armée. Depuis l’annonce triomphale de la levée définitive de l’embargo sur les armes, le pouvoir central affirmait que la fin de ces restrictions permettrait d’équiper les troupes pour sécuriser le territoire. La réalité constatée à Bossemptélé est aux antipodes de cette propagande, l’ensemble des forces de l’ordre de ce grand carrefour ne disposant en tout et pour tout que d’une unique camionnette P4 appartenant à la police locale. Pour comble de malheur, ce véhicule est actuellement hors d’usage à cause d’une panne sévère de la boîte de vitesses et du système de freinage. C’est dans cette unique voiture délabrée que devaient s’entasser les policiers, les gendarmes et les militaires pour effectuer la moindre mission, et sa mise hors service condamne désormais l’ensemble du détachement à un immobilisme total.

 

Pendant que l’économie du pays subissait ce coup d’arrêt en province, une atmosphère de panique s’est emparée de la capitale. À Bangui, la nervosité du régime est devenue visible avec le placement immédiat de l’ensemble des casernes en état de consigne stricte. Cette mesure d’urgence exceptionnelle touche de plein fouet toutes les unités, y compris la garde présidentielle, dont les soldats ont interdiction de quitter les casernements. Les états-majors sont traversés par des rumeurs incessantes de coup d’État et de menaces directes contre les institutions, fondées sur des rapports signalant la progression de rebelles non loin des accès de la capitale. Les autorités militaires semblent perdues dans leurs propres analyses, incapables de définir si le péril provient d’une trahison de leurs récents partenaires politiques, d’une réorganisation offensive de la coalition des patriotes pour le changement, ou d’une résurgence des combattants du front populaire pour la renaissance.

 

 

ParFrancis Simba

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Centrafrique : l’ancien député Jean-Pierre Mara dénonce la profanation du drapeau centrafricain lors du sacre de Mgr Samedi

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Centrafrique : l’ancien député Jean-Pierre Mara dénonce la profanation du drapeau centrafricain lors du sacre de Mgr Samedi

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une lettre ouverte publiée le 15 juin 2026 depuis l’exil, l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara lance une charge héroïque contre les autorités politiques et religieuses de la République centrafricaine. S’inspirant directement du célèbre pamphlet d’Émile Zola, Jean-Pierre Mara accuse les élites du pays d’avoir commis un acte de sacrilège républicain en marchant sur les couleurs nationales lors des célébrations liturgiques du week-end dernier.

 

L’indignation est à la mesure du symbole. Au lendemain du sacre de Monseigneur Joseph Samedi comme archevêque coadjuteur de Bangui, célébré ce dimanche 14 juin 2026, l’ancien parlementaire Jean-Pierre Mara a pris la plume pour exprimer sa profonde colère face à ce qu’il qualifie de dérive protocolaire et morale inacceptable. Dans un texte solennel adressé à toutes les institutions politiques et religieuses du pays, Jean-Pierre Mara pose un diagnostic sans concession sur le rapport qu’entretiennent les dirigeants centrafricains avec les emblèmes de la Nation.

 

Le drapeau n’est pas un tapis rouge, rappelle Jean-Pierre Mara

Pourtant issu des rangs de l’Église catholique, dont il se réclame fièrement comme un « fruit » — ayant été enfant de chœur, baptisé et confirmé —, Jean-Pierre Mara n’a pas hésité à interpeller directement la haute hiérarchie ecclésiastique et les chefs des institutions étatiques. Pour Jean-Pierre Mara, le faste déployé lors de cette cérémonie a donné lieu à un spectacle affligeant : l’utilisation du drapeau centrafricain comme un simple revêtement de sol, piétiné par les officiels.

 

« Le drapeau est un symbole, un moyen de signalisation, un pavillon, un étendard, une bannière qu’on ne peut pas mettre comme tapis et piétiner », martèle Jean-Pierre Mara dans sa lettre ouverte. L’ancien député insiste sur la distinction fondamentale entre les honneurs légitimes dus aux autorités et le respect absolu dû à la patrie. Selon Jean-Pierre Mara, transformer les couleurs nationales en tapis, fût-il rouge, revient à « traiter le pays comme un rien » et à « piétiner tout le peuple ».

 

Une faillite collective du discernement

L’analogie avec l’affaire Dreyfus et le « J’accuse » d’Émile Zola de 1898, explicitement revendiquée par Jean-Pierre Mara, illustre la gravité de la situation aux yeux de l’ancien élu. Jean-Pierre Mara pointe du doigt une responsabilité partagée entre le pouvoir politique et les autorités religieuses. Il accuse formellement toutes les personnes physiques ou morales qui, par manque de discernement, ont « souillé le drapeau centrafricain devant la Maison de Dieu ».

 

Pour Jean-Pierre Mara, cette pratique consistant à marcher sur les couleurs nationales est une anomalie singulière à la République centrafricaine : « Aucun pays du monde, aucun Seigneur de ce monde n’utilise le drapeau, symbole de l’Etat, comme revêtement du sol que les puissants peuvent souiller », rappelle-t-il avec amertume, avant de conclure par une prière de pardon pour les coupables.

 

« Une insulte à l’âme de notre Nation » : la déclaration de Jean-Pierre Mara à la rédaction du CNC

 

Contacté par la rédaction du CNC, Jean-Pierre Mara affirme que :

« Ce qui s’est passé à Bangui n’est pas un simple détail de protocole, c’est le reflet d’une perte totale de repères républicains et de patriotisme de la part de ceux qui sont censés nous diriger. En marchant sur notre drapeau, ces autorités piétinent le sang de nos martyrs et le sacrifice de tout un peuple. L’Église et l’État doivent comprendre que la sacralité des fonctions ne s’élève pas en écrasant les symboles de la République. J’ai choisi de briser le silence depuis mon exil car se taire face à une telle profanation symbolique reviendrait à se rendre complice de la décadence de nos institutions. Notre drapeau doit flotter au sommet de nos édifices, et non servir de paillasson pour les puissants du jour. »

 

Cette sortie vigoureuse de Jean-Pierre Mara suscite déjà de vifs débats dans la capitale centrafricaine, relançant la question de l’éthique républicaine et du respect des symboles nationaux lors des grandes cérémonies officielles.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Géopolitique : dans les coulisses du chantage douanier de Pékin sur l’échiquier africain

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Géopolitique : dans les coulisses du chantage douanier de Pékin sur l’échiquier africain

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’asymétrie de la balance commerciale entre la Chine et le continent africain ne relève plus du simple échange économique, mais d’une stratégie de vassalisation tarifaire savamment élaborée.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’économiste centrafricain Cyrille C livre une analyse sans tranchée sur la situation de l’Eswatini,  seul État africain à subir les foudres de Pékin pour sa fidélité diplomatique à Taïwan. Pour cet expert centrafricain, ce cas précis offre un miroir parlant aux réalités extractives que nous subissons à Bangui.

 

 Le tarif douanier comme arme de coercition diplomatique

L’annonce par Pékin de l’exonération des droits de douane pour 53 pays africains sur 54 n’est pas, selon Cyrille C., une mesure de libéralisme généreux, mais bien une manœuvre de pouvoir coercitif. En excluant l’Eswatini, la Chine transforme la nomenclature douanière en une barrière politique.

 

« Pour ce petit royaume d’Afrique australe, le coût de la souveraineté se mesure en points de taxes, là où ses voisins bénéficient d’une entrée libre pour leurs matières premières », explique l’économiste au micro du CNC.

 

Cette exemption sélective décrit la doctrine chinoise : le commerce est le bras armé de la diplomatie. En RCA, bien que nous fassions officiellement partie des bénéficiaires, le constat de Cyrille C. est amer : l’ouverture des vannes douanières ne profite qu’à l’exportation de ressources brutes non transformées.

 

 L’illusion de la croissance : une balance commerciale structurellement déficitaire

Le chiffre record de 348 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2025 cache une réalité structurelle que le CNC a voulu approfondir. L’Afrique exporte son sous-sol et importe de la valeur ajoutée. Alors que le cacao ivoirien voit ses barrières tomber, la Chine inonde nos marchés de produits manufacturés à bas prix, étouffant toute tentative d’industrialisation locale.

 

En République centrafricaine, ce déséquilibre atteint des sommets. Selon l’analyse de Cyrille C, notre économie n’exporte pratiquement rien vers le marché chinois qui puisse rivaliser avec l’afflux massif de produits finis venant de l’Empire du Milieu. La Chine prend tout — bois, ressources minières — sans qu’une véritable chaîne de transformation ne soit implantée sur le sol centrafricain. Nous sommes, précise-t-il, dans une économie de comptoir moderne où l’exonération douanière n’est qu’un lubrifiant destiné à accélérer l’extraction de nos richesses.

 

 Le soutien aux régimes autocratiques : l’éthique sacrifiée sur l’autel du Yuan

Au-delà des chiffres, c’est la nature même du partenaire qui interroge la rédaction du CNC. La Chine, dictature centralisée, trouve en Afrique un terrain de jeu idéal auprès de régimes à la gouvernance opaque. Cyrille C. rappelle que contrairement aux partenaires occidentaux, Pékin pratique une politique de « non-ingérence » qui est, en réalité, un soutien direct aux dictatures.

 

En échange de l’accès aux ressources, la Chine offre des infrastructures clés en main et une protection diplomatique. Si la Russie, sous une parure démocratique, suit une trajectoire similaire, l’expert souligne que la Chine demeure le pivot de cette alliance des régimes autoritaires qui voient dans le modèle de Pékin la preuve qu’on peut allier hyper-croissance et verrouillage politique total.

 

 L’Eswatini : une anomalie ou un exemple de dignité économique ?

Le cas de l’Eswatini, qui maintient sa reconnaissance de Taïwan malgré les pressions, pose une question fondamentale : l’accès au marché chinois vaut-il le sacrifice de la liberté de choix ? Le président taïwanais Lai Ching-te, en se rendant à Mbabane malgré le blocus aérien imposé par les pressions chinoises, souligne la fragilité de la solidarité africaine face au carnet de chèques de Pékin.

 

Selon CNC, pendant que la Chine déploie ses systèmes de paiement par QR code pour contourner le dollar, elle installe en Afrique une dépendance technologique et financière qui ressemble de plus en plus à un piège. Pour Cyrille C., l’absence de production nationale nous condamne à être de simples spectateurs de cette guerre froide commerciale, où nos ressources servent à financer la puissance d’un État qui ne reconnaît que le rapport de force.

 

Le libre-échange promis par Pékin ressemble à une autoroute à sens unique, où les camions chargés de grumes centrafricaines croisent les containers remplis de produits manufacturés dont nous sommes devenus les consommateurs captifs, sous l’œil vigilant d’une diplomatie qui ne tolère aucune ombre au tableau de sa “Grande Muraille” économique et…

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le mystérieux Nourd Gregaza l’affirme : Touadéra préfère financer les hommes de Wagner que d’investir dans l’éducation des futurs cadres de ce pays

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Le mystérieux Nourd Gregaza l’affirme : Touadéra préfère financer les hommes de Wagner que d’investir dans l’éducation des futurs cadres de ce pays

 

 

À travers une missive incisive, le mystérieux Nourd Gregaza, leader du PRNC, fustige la présidence de Faustin-Archange Touadéra, coupable selon lui de privilégier les dépenses pour Wagner plutôt que l’instruction de la jeunesse.

 

Dans sa lettre ouverte, Nourd Gregaza attaque directement le parcours professionnel et politique du chef de l’État. Le mystérieux Nourd Gregaza rappelle que Faustin-Archange Touadéra a exercé les fonctions de Premier ministre pendant cinq ans avant de prendre la présidence de la République depuis bientôt onze ans. En tant qu’enseignant de profession, le président Touadéra était attendu au tournant sur les questions éducatives par l’ensemble de la population. Pourtant, le constat dressé par le leader du PRNC après seize années cumulées au sommet de l’État s’avère particulièrement sombre pour l’avenir des enfants centrafricains.

L’auteur de la missive dresse un inventaire des infrastructures scolaires sur l’ensemble du territoire national. Le mystérieux Nourd Gregaza décrit des écoles délabrées, des salles de classe en ruine et des élèves entassés dans des conditions indignes. Les tables, les manuels scolaires ainsi que le matériel pédagogique de base font défaut dans ces établissements. Selon le chef du parti, cette situation décourage le personnel enseignant, qui se retrouve mal payé et abandonné par les autorités de Bangui, sacrifiant ainsi une génération entière à cause de l’inaction de l’État.

Le texte rédigé par le mystérieux Nourd Gregaza insiste sur les conséquences graves de cette politique. L’auteur évoque des drames survenus au sein même des établissements scolaires, où des familles ont perdu leurs enfants venus composer les épreuves du baccalauréat, un moment qui devrait représenter l’espoir et non la mort. Pendant que les écoles s’effondrent, les dépenses publiques augmentent : le leader du PRNC dénonce l’utilisation de ressources considérables pour enrichir les forces russes, présentes pour garantir la sécurité d’un régime qu’il qualifie de corrompu.

 

L’analyse du mystérieux Nourd Gregaza met en avant le contraste entre les milliards versés par an pour payer les mercenaires du groupe Wagner afin de pérenniser le pouvoir en place, et la précarité des élèves centrafricains qui parcourent chaque jour des kilomètres le ventre vide. Cette situation force les parents à chercher des alternatives viables. L’auteur souligne que pour donner une chance de réussite aux enfants, les familles n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’enseignement privé. Cette solution reste inapplicable pour la majorité de la population, car les fonctionnaires, les travailleurs du secteur informel et les parents sans emploi ne peuvent pas assumer les frais d’inscription, les fournitures, les uniformes et les transports.

Pour appuyer son propos, le mystérieux Nourd Gregaza pose une question directe au chef de l’État, lui demandant s’il serait devenu l’homme qu’il est aujourd’hui si les dirigeants précédents avaient délaissé l’école publique. Il rappelle que le président Touadéra a effectué l’essentiel de son parcours scolaire dans le système public gratuit, ce qui lui a permis de devenir enseignant puis d’accéder aux plus hautes fonctions étatiques. Le leader du parti conclut que l’éducation fait partie des missions fondamentales de la République, au même titre que la santé ou la défense, et que la responsabilité de ce naufrage éducatif incombe exclusivement à la gouvernance actuelle.

 

Par Brahim Sallé

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Monaco Consulting et le café centrafricain : qui est ce partenaire inconnu qui décroche un mémorandum gouvernemental en RCA?

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Monaco Consulting et le café centrafricain : qui est ce partenaire inconnu qui décroche un mémorandum gouvernemental en RCA?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un gouvernement sans argent vient de signer un accord avec une société dont personne ne connaît le nom. Le café était le prétexte. Le mémorandum est le résultat.

 

En effet, le 27 avril 2026, le conseil des ministres extraordinaire a autorisé la signature d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement centrafricain et Monaco Consulting, dans le cadre du programme de développement de la filière café en RCA. Le ministre de l’Agriculture a présenté la note. Le président a donné son accord. Deux ministres signeront au nom de l’État, celui de l’Agriculture et celui de l’Économie.

 

Monaco Consulting. Le nom revient une seule fois dans le compte rendu officiel, sans introduction, sans description, sans historique. On ne sait pas où cette société est enregistrée. On ne sait pas qui la dirige. On ne sait pas si elle a déjà travaillé en Afrique centrale, ni dans quel pays elle a livré des résultats comparables. Le gouvernement centrafricain a pourtant jugé utile de lui confier un partenariat sur un programme agricole censé couvrir 601 180 hectares et produire près de 25 000 tonnes de café vert par an.

 

Le programme lui-même repose sur une étude de préfaisabilité. Pas une étude finale. Pas des données vérifiées sur le terrain. Une préfaisabilité, c’est-à-dire un document qui dit que le projet est théoriquement possible, sous réserve que les chiffres soient confirmés par une mission technique conjointe, qui n’a pas encore eu lieu. Le conseil a autorisé cette mission en même temps qu’il signait le mémorandum. L’accord est donc signé avant que les données soient vérifiées.

 

Les zones retenues couvrent six préfectures : Nana-Mambéré, Sangha-Mbaéré, Ouaka, Mbomou, Ombella-M’Poko et Basse-Kotto. Sept centres de collecte régionaux sont prévus. Des systèmes d’irrigation, des équipements logistiques, des normes commerciales aux standards internationaux, des structures financières d’accompagnement. Tout cela figure dans la note présentée au conseil. Rien de tout cela n’existe encore sur le terrain.

 

Le marché mondial du café connaît effectivement une dynamique favorable en ce moment. Les prix sont hauts. Les pays producteurs émergents ont une fenêtre. La RCA a des zones forestières qui peuvent accueillir la culture du café. Tout cela est vrai. Mais une fenêtre favorable sur les marchés ne suffit pas à expliquer pourquoi c’est Monaco Consulting, société sans visage connu, qui décroche cet accord.

 

D’où vient cette société ? Qui l’a introduite auprès du gouvernement ? Quel intérêt financier prend-elle dans le programme ? Le mémorandum lui donne-t-il un droit exclusif sur la filière, ou seulement un rôle d’assistance technique ? Le compte rendu du conseil ne répond à aucune de ces questions.

 

Ce n’est pas la première fois que Bangui signe des accords avec des partenaires dont l’identité reste floue. Le schéma est connu : un programme ambitieux, des chiffres impressionnants, une étude préliminaire présentée comme une démonstration de faisabilité, et une société étrangère qui entre dans le dispositif avant même que les données de base soient confirmées.

 

Le café centrafricain a du potentiel. Monaco Consulting, elle, a un mémorandum.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les répercussions de l’essor technologique et mobile en République centrafricaine

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Les répercussions de l'essor technologique et mobile en République centrafricaine

La numérisation du continent africain accélère ses mutations sociétales de manière spectaculaire. La République centrafricaine s’inscrit pleinement dans cette dynamique de modernisation, portée par une population jeune et de plus en plus connectée. L’adoption croissante des smartphones et le déploiement progressif des réseaux à haut débit transforment en profondeur les modes de communication, l’accès à l’information et les habitudes de consommation. Cet élan technologique favorise une inclusion économique élargie tout en ouvrant de nouveaux horizons au divertissement numérique mondialisé. L’accès facilité à Internet redessine le quotidien des citoyens et stimule l’innovation dans divers secteurs, tout en soulignant la nécessité de consolider les infrastructures nationales. Ces mutations se traduisent directement par une métamorphose des interactions sociales et commerciales à travers le pays.

Le rôle crucial des infrastructures de télécommunication

Pour soutenir une telle évolution, le développement des réseaux hertziens et de la fibre optique représente un enjeu stratégique majeur. Les investissements massifs déployés dans la sous-région visent avant tout à réduire la fracture numérique entre les centres urbains et les zones rurales isolées. En améliorant la couverture réseau grâce à des équipements modernes, les opérateurs permettent à des milliers d’individus de prendre part à l’économie de l’information. Ces avancées structurelles stimulent directement l’entrepreneuriat local. De nombreuses start-ups émergent pour proposer des solutions numériques adaptées aux réalités du terrain, de la gestion logistique aux innovations agricoles. Cette effervescence technologique façonne positivement la conjoncture de la République centrafricaine en offrant de nouveaux leviers de stabilité économique. Les fondations matérielles demeurent la pierre angulaire de toute transition digitale durable.

L’expansion du divertissement numérique et des jeux en ligne

Au-delà des outils professionnels, la connectivité croissante bouleverse les loisirs des populations. Les plateformes de contenu multimédia, les réseaux sociaux et l’industrie ludique connaissent une affluence record, portée par des terminaux mobiles de plus en plus performants. Les utilisateurs privilégient désormais des expériences interactives immersives et accessibles instantanément. L’amélioration constante des débits garantit une navigation fluide au sein d’environnements virtuels sécurisés. Le divertissement s’invite ainsi sur les écrans personnels, offrant un accès immédiat à une vaste gamme de jeux de casino en ligne, des machines à sous aux tables de blackjack, en passant par des sessions avec croupiers en direct. Ces interfaces de dernière génération intègrent divers modes de paiement sécurisés, assurant une parfaite fluidité lors des transactions des participants. Les prestataires internationaux misent également sur une assistance client disponible en continu pour optimiser l’expérience utilisateur. Cette évolution témoigne de la capacité des écosystèmes numériques à répondre à une demande croissante de divertissements virtuels innovants.

La révolution des transactions financières par téléphonie mobile

L’une des conséquences les plus concrètes de cette démocratisation numérique reste le déploiement massif des services financiers mobiles. L’absence historique de réseaux bancaires traditionnels denses a favorisé l’adoption fulgurante des portefeuilles électroniques. Désormais, régler des achats, payer des services publics ou transférer des fonds s’effectue en quelques secondes depuis un téléphone. Cette efficacité transactionnelle sécurise les échanges commerciaux et dynamise les micro-entreprises locales. L’usage généralisé de ces outils redessine le paysage économique, tant et si bien que ces innovations constituent aujourd’hui le moteur principal de l’inclusion financière sur le continent. Des populations jusque-là exclues des systèmes conventionnels peuvent enfin sécuriser leur capital et gérer leurs économies avec précision. Ces flux monétaires numériques ouvrent la voie à des services socio-économiques plus complexes et structurants.

Les défis de la protection des données numériques

Cette transition rapide vers une société connectée impose de nouveaux défis en matière de cybersécurité. La protection des données personnelles et la lutte contre la cybercriminalité figurent parmi les priorités des organismes de régulation. La mise en œuvre de cadres juridiques précis est indispensable pour protéger les internautes contre les pratiques frauduleuses et garantir un cyberespace propice aux investissements. Les gouvernements africains travaillent activement à l’harmonisation de leurs normes de sécurité informatique afin de rassurer les partenaires internationaux. La sensibilisation du public aux bonnes pratiques, comme l’utilisation de mots de passe complexes et la vérification des sources, devient un pilier essentiel de ces politiques de modernisation.

Une approche responsable de la consommation en ligne

L’engouement pour les services interconnectés nécessite une prise de conscience face aux risques de surexposition numérique. Les fournisseurs intègrent de plus en plus d’outils permettant aux utilisateurs d’évaluer leur temps d’écran et de réguler leurs activités en toute autonomie. Adopter un comportement raisonné reste le meilleur moyen de faire du numérique un véritable levier d’émancipation. En ce qui concerne les activités impliquant des dépôts d’argent, il est vivement recommandé de définir des limites budgétaires dès la création d’un compte. Plusieurs programmes d’accompagnement et des lignes d’assistance confidentielles sont à la disposition du public pour prévenir les comportements problématiques et garantir une pratique récréative saine.

 

Bangui et l’imaginaire du Texas

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Bangui et l’imaginaire du Texas
L’entrée principale de la Cave Concorde AT (Moscou) à Lakouanga-Bangui, surnommé Texas de la capitale. CopyrightCNC

 

L’appellation de certains quartiers de Bangui ne relève jamais du hasard. Dans une ville où la toponymie populaire prend souvent le pas sur les noms officiels, le surnom « Texas » attribué à une zone spécifique du 2e arrondissement, à Lakouanga, résonne comme une promesse d’aventure. Loin d’être une simple copie de l’État américain, le Texas banguissois est un condensé de culture urbaine, de résilience et d’un goût prononcé pour le divertissement nocturne.

Lakouanga, le cœur battant de la nuit banguissoise

Le quartier « Texas » tire sa renommée de ses rues goudronnées qui traversent Lakouanga, un secteur historiquement dynamique. Pour les habitants de la capitale, « aller au Texas » signifie s’immerger dans l’ambiance des musiques des bars (les fameux « nganda ») et des vrombissements de taxis-motos.

Ce surnom évoque un espace de liberté relative et une certaine prospérité commerciale. Dans l’imaginaire local, le Texas représente une forme de frontière urbaine : un lieu où l’on vient pour faire des affaires, se montrer et, surtout, tester sa propre audace. Cette identité est portée par une population adulte qui a su s’approprier les codes de la modernité tout en gardant un ancrage profond dans la sociabilité centrafricaine.

L’adrénaline des tables

Au-delà de l’animation des rues, l’attrait pour la réflexion et la tactique se cristallise dans les lieux de rencontre de la capitale. Si le jeu de dames ou le Ludo sont des classiques indémodables des quartiers, une influence texane s’est également glissée dans les habitudes des passionnés de défis intellectuels. Des établissements comme le Golden City Casino, véritable institution située à proximité du centre-ville, attirent une clientèle importante.

Ici, la compétition n’est pas qu’un simple divertissement, c’est une discipline qui demande une analyse fine de l’adversaire. Pour les habitués qui fréquentent ces cercles, il ne suffit pas de se fier à la chance. Pour espérer l’emporter lors de ces soirées, il devient indispensable de bien comprendre les combos au poker Texas Hold’em, notamment le classement traditionnel des mains hautes, car chaque combinaison de cartes peut renverser la donne en un instant. Cette variante, symbole mondial de psychologie appliquée, a trouvé à Bangui un écho particulier.

Une économie de la nuit et de la résilience

La vie au Texas est aussi le reflet de la vitalité économique de Bangui. Les petits commerces, les grillades de rue (le célèbre « kanda ») et les services de transport s’activent sous les lumières de la ville. Cette effervescence témoigne de la capacité des Banguissois à transformer leur environnement en un lieu de fête et d’échange, malgré les défis du quotidien.

Le quartier fonctionne comme un microcosme où toutes les couches sociales se croisent. C’est un terrain d’expression pour la population créative et un refuge pour ceux qui cherchent à s’évader dans l’effervescence d’une nuit qui semble toujours promettre un nouveau départ.

Le « Texas » de Lakouanga demeure l’un des visages les plus vibrants de la République centrafricaine. En mêlant l’héritage local à des influences globales, ce quartier incarne une forme de modernité propre à Bangui : un mélange de résilience, de stratégie et de célébration. Que ce soit à travers une discussion passionnée sur une terrasse ou la concentration d’une main de cartes bien jouée, l’esprit du Texas continue de battre au rythme du cœur de l’Afrique.

Centrafrique : dans les coulisses d’un face-à-face explosif entre le Kremlin et les réseaux Wagner

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dans les coulisses d’un face-à-face explosif entre le Kremlin et les réseaux Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’Empereur-président Faustin-Archange Touadéra se retrouve aujourd’hui au cœur d’un équilibre délicat entre Moscou et les anciens réseaux de Wagner. D’un côté, les exigences financières et opérationnelles du Kremlin, qui accentue la pression pour imposer sa structure officielle, l’Africa Corps, et démanteler les réseaux historiques de Wagner, toujours solidement implantés dans le pays. De l’autre, la résistance des réseaux issus de l’ancien groupe Wagner, qui ont massivement investi en Centrafrique et entendent protéger leurs intérêts.

Un bras de fer qui explique les retards actuels de Bangui qui avance désormais sur une ligne de crête.

 

Un bras de fer appelé à durer

Vladimir Poutine serait particulièrement irrité, selon nos sources, après certaines absences diplomatiques remarquées du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d’initiatives russes, notamment son absence au premier forum consacré aux questions de sécurité assurée par la Russie en Afrique, présenté comme un contre-pied aux anciennes approches occidentales.

 

Touadéra n’a finalement pas participé à cette rencontre et n’y a dépêché aucune représentation officielle, alors qu’il était attendu pour entériner l’accord de transition de Wagner vers l’Africa Corps. Il a préféré se rendre à Dubaï afin d’activer une médiation des Émirats arabes unis et tenter de réouvrir le dialogue avec Vladimir Poutine.

 

Selon des sources gouvernementales confidentielles, la transition vers l’Africa Corps, placé sous la tutelle directe du ministère russe de la Défense, constitue une exigence non négociable de Moscou. Pour la présidence centrafricaine, les conditions imposées par le Kremlin sont toutefois difficiles à accepter : un versement mensuel de plus de 15 millions de dollars en espèces pour entretenir un contingent de 1 500 hommes. Une charge financière considérable pour un budget national largement dépendant de l’aide internationale.

 

Un conseiller proche de Touadéra, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de notre rédaction, résume la situation : « La Russie est un pays riche. Pourquoi demander de l’argent en espèces à un pays très pauvre comme la Centrafrique, qui dépend essentiellement de l’aide financière extérieure ? »

 

Selon ce conseiller, Touadéra est aujourd’hui coincé « entre le marteau et l’enclume ». Le marteau représente les pressions exercées par l’État russe. L’enclume symbolise les intérêts privés et les engagements déjà conclus avec Wagner.

 

L’enclume : les contrats longue durée de Wagner

Au-delà de la question financière, une autre contrainte pèse sur la transition : l’héritage des anciens accords liés à Wagner. Plusieurs concessions minières portant sur l’or, les diamants ou encore l’uranium avaient été conclues au fil des années, dans des conditions peu transparentes, et continueraient de produire leurs effets sur le long terme.

 

Ces réseaux avaient lourdement investi pour protéger le régime de Touadera et avaient exigé à ce dernier qu’il reste au pouvoir pendant encore de nombreuses années afin de rentabiliser leurs investissements. Selon le même conseiller, c’est notamment grâce aux actions et au soutien de Wagner que la Constitution a été modifiée pour permettre un nombre illimité de mandats présidentiels et que Touadéra a été réélu dès le premier tour.

 

Aujourd’hui, Vladimir Poutine chercherait à écarter ces anciens partenaires au profit de structures placées sous le contrôle direct de l’État russe. Voilà que cette transition rencontre une forte résistance, notamment de la part de Dmitri Sytyi et d’autres acteurs issus des réseaux Wagner qui défendent leurs intérêts économiques convergents.

 

Voilà la première coulisse de cette crise. Mais il en existe une seconde, tout aussi sensible : celle du commandement.

 

Deux modèles de commandement opposés

 

Au-delà du volet financier, les réticences concernent également l’efficacité opérationnelle sur le terrain, le mode de commandement : Wagner décidait à Bangui et l’Africa Corps obéit à Moscou.

 

Avec Wagner, les décisions se prenaient en grande partie à Bangui, en coordination directe avec les autorités centrafricaines. L’Africa Corps, en revanche, répond à une chaîne de commandement centralisée à Moscou, jugée plus rigide, plus lourde et davantage bureaucratique.

 

Les difficultés rencontrées par ces forces au Mali, notamment leur retrait de Kidal en avril 2026 face à l’avancée des groupes armés du JNIM et d’autres factions insurgées, renforcent la méfiance de certains responsables à Bangui.

 

Afin d’apaiser les tensions et de trouver une issue à ce bras de fer, les conseillers de Touadéra explorent plusieurs options de compromis.

 

Des pistes de compromis

 

Pour tenter de sortir de l’impasse, l’entourage présidentiel explore plusieurs options.

 

D’un côté, Bangui continuerait de privilégier un modèle d’échange fondé sur l’exploitation de ressources naturelles en contrepartie de la protection sécuritaire, plutôt que des paiements directs en espèces. De l’autre, Moscou insiste sur des transferts financiers directs en dollars américains, destinés à financer ses opérations.

 

Selon un conseiller du président, Vladimir Poutine serait aujourd’hui de plus en plus confronté aux coûts croissants de la guerre en Ukraine et rechercherait des ressources financières rapidement mobilisables. « Mais, acculé, il va bientôt partir », affirme-t-il.

 

Ce même conseiller estime que la République centrafricaine demeure un État souverain et qu’elle ne peut être placée, de facto, sous un commandement opérationnel étranger pour assurer sa défense. Une telle configuration serait, selon lui, difficilement acceptable sur le plan politique et symbolique.

 

Il s’interroge également sur la cohérence du dispositif proposé par Moscou, jugeant peu réaliste le déploiement de plus de 1 500 militaires russes dans un pays aux capacités militaires limitées, sans mécanisme de commandement adapté au contexte local.

 

Pour sortir de l’impasse, il propose une solution intermédiaire : le maintien d’une coopération sécuritaire avec les structures privées déjà présentes sur le terrain, notamment Wagner, tout en ouvrant la voie à l’envoi de conseillers militaires russes intégrés auprès de la présidence ou du ministère de la Défense.

 

Dans ce dernier schéma, Bangui rémunérerait l’État russe, qui se chargerait ensuite de la gestion et du paiement de ces conseillers, évitant ainsi une substitution brutale des réseaux existants tout en répondant aux exigences du Kremlin. Mais Touadéra demeure dans un équilibre fragile.

 

Un équilibre cynique

Touadéra continue d’esquiver afin de gagner du temps, tout en explorant d’autres partenariats, notamment avec les Émirats arabes unis, et en maintenant une présence résiduelle d’anciens éléments de Wagner.

 

Pour nos interlocuteurs, un accord paraît inévitable, mais ses modalités restent encore incertaines et à quel prix pour la souveraineté centrafricaine ?

 

Cette négociation met en lumière la nature profondément mercantile de l’influence russe en Centrafrique : une protection militaire contre des ressources naturelles, des flux financiers ou des leviers d’influence politique.

 

Pour une majeure partie de la population contactée par la rédaction, le bilan demeure contrasté : des exactions documentées, des accusations récurrentes de pillage des ressources, et une stabilité relative qui semble surtout profiter aux élites locales et aux acteurs extérieurs.

 

Une équation encore ouverte

La question centrale demeure : quelle option Moscou finira-t-il par imposer ? Maintien d’un système hybride reposant sur des conseillers et des structures héritées, ou reprise en main plus directe via l’Africa Corps et une centralisation complète du dispositif ?

 

Dans ce contexte, en maintenant une présence résiduelle d’anciens éléments de Wagner tout en activant la diplomatie émiratie, Touadéra joue sa survie politique sur un fil.

 

Une chose est certaine : derrière la rhétorique de la coopération bilatérale, la souveraineté centrafricaine se négocie désormais dans un arbitrage hautement stratégique entre les ambitions financières du Kremlin et les intérêts d’un écosystème sécuritaire transnational qui refuse de disparaître. Une situation encore évolutive, dont l’issue reste largement ouverte.

 

Affaire à suivre.

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : comment Faustin-Archange Touadéra peut-il confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

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comment Faustin-Archange Touadéra peut-il  confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis 2016, Faustin-Archange Touadera prétend placer le dialogue avec ses concitoyens au cœur de sa stratégie pour la paix dans le pays. Pourtant, ce discours officiel se heurte à une pratique politique excluant les centrafricains.

 

La réalité du pouvoir à Bangui repose sur un tri sélectif des interlocuteurs qui interroge sur la notion même de patriotisme présidentiel. Alors que Touadéra affirme discuter avec des enfants du pays pour ramener la stabilité et la paix dans le pays, les tapis rouges du Palais sont réservés à des mercenaires étrangères.

 

Ali Darassa, le criminel en chef à la tête de l’UPC d’origine nigéro-tchadienne, ou encore Bobbo de l’ex-3R, bénéficient d’une écoute et de privilèges que les groupes centrafricains n’obtiennent jamais. Pendant ce temps, les revendications des fils du pays sont étouffées.

 

L’ancien Président François Bozizé, faiseur de Touadera,  a réclamé un débat public et transparent : refus catégorique.

 

Les miliciens Azandé du Haut-Mbomou, pourtant centrafricains d’origine comme il aime le dire, ne trouvent aucune place à la table des négociations avec le régime. Cette mise à l’écart touche également les Antibalaka.

 

Les figures comme Ngaïssona finissent derrière les barreaux, tandis que les leaders du PRNC Nourd Gregaza ou du CMSPR comme Sayo ou Florent Kema sont tenus à distance ou placés en détention sauvage.

 

Le mépris envers les centrafricains des groupes armés est d’autant plus frappant que les processus de désarmement tournent à la farce.

 

Abdoulaye Hissène, figure du FPRC, a désarmé plus de 800 éléments. Pourtant, il croupit aujourd’hui au camp de Roux. Ses combattants attendent toujours une intégration dans l’armée nationale qui ne vient jamais, contrairement aux mercenaires étrangers.

 

Le cas de la Révolution Justice (RJ) de Belanga ou de Sayo, confirme cette traque des nationaux. Cet ex-militaire et ex-député, bien que centrafricain, subit la pression du régime plutôt que de voir ses rebelles intégrées.

 

Ce choix délibéré de privilégier des mercenaires étrangères pour assurer la survie du régime démontre que le dialogue avec les compatriotes n’est qu’un slogan. Le pouvoir s’appuie sur des bras armés venus d’ailleurs, plus faciles à manipuler.

 

Cette préférence pour l’étranger au détriment du Centrafricain crée une armée à deux vitesses où l’appartenance à la nation ne compte plus. Le discours du 8 mai confirme cette dérive où la parole présidentielle cache l’abandon des forces vives nationales.

 

 

Par Alain Nzilo

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Où peut-on voyager avec un passeport centrafricain sans visa préalable en 2026 ?

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Où peut-on voyager avec un passeport centrafricain sans visa préalable en 2026 ?

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le classement Henley Passport Index de mai 2026 vient d’être actualisé. Si Singapour domine toujours le monde, la République centrafricaine (RCA) maintient sa position. Entre accès libre en Afrique et nouvelles procédures pour des destinations comme Israël, voici le point complet sur votre liberté de circulation. La République centrafricaine se classe actuellement au 87ème rang mondial. Avec un score de 55 destinations accessibles sans avoir à solliciter un visa classique en ambassade, le passeport centrafricain offre une mobilité stable, portée par la solidarité régionale et des accords diplomatiques ciblés.

 

 

Afrique : Le cœur de la mobilité (Zone CEMAC et au-delà)    

L’Afrique reste la zone la plus accessible pour les détenteurs d’un passeport centrafricain. Les accords d’intégration régionale permettent aux Centrafricains de circuler librement dans une grande partie du continent.

 

Accès totalement libre (Sans visa) :

Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Niger, République du Congo (Brazzaville), RDC, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo.

Visa à l’arrivée (Formalités à l’aéroport) :

Cabo Verde, Éthiopie, Ghana, Madagascar, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Ouganda, Seychelles, Sierra Leone, Somalie et Zambie.

 

  1. Le cas particulier d’Israël : L’introduction de l’eTA Contrairement à une idée reçue, Israël n’est plus accessible en simple “visa à l’arrivée”. En 2026, les autorités israéliennes ont généralisé le système eTA-IL (Autorisation de voyage électronique).

 

Ce qu’il faut retenir pour Israël : Vous n’avez plus besoin de vous rendre à l’ambassade pour un visa papier, mais vous devez impérativement obtenir votre autorisation en ligne avant d’embarquer. Le processus est rapide (souvent quelques minutes à 72h) et est lié numériquement à votre passeport.

 

 

  1. Asie et Océanie :

Des opportunités lointaines Plusieurs pays d’Asie ouvrent leurs portes aux détenteurs du passeport centrafricain, souvent pour favoriser le commerce et le tourisme.

 

Asie : Philippines, Singapour, Hong Kong (sans visa) ; Cambodge, Laos, Maldives, Népal (visa à l’arrivée).

Océanie : Micronésie, Palau, Samoa, Tuvalu (visa à l’arrivée).

 

  1. Amérique :

Quelques escales dans les Caraïbes Bien que l’Amérique du Nord et la majorité de l’Amérique Latine exigent des visas stricts, quelques destinations restent ouvertes :

Haïti et Dominique : Accès sans visa.

Bolivie et Suriname : Visa à l’arrivée ou e-Visa.

 

Conseils aux voyageurs

Même si un pays est cité “sans visa”, assurez-vous toujours d’avoir :

 

  1. Un passeport valide au moins 6 mois après votre date de retour.
  2. Une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel).
  3. Un billet de retour confirmé.
  4. Les frais de “Visa à l’arrivée” en espèces (souvent entre 50 et 100 dollars US selon les pays).

 

Par Éric Azoumi

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Pour le politologue Fari Tahéruka Shabazz, le régime autoritaire de Touadéra s’enfonce de plus en plus dans le mensonge d’État

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Pour le politologue Fari Tahéruka Shabazz, le régime autoritaire de Touadéra s’enfonce de plus en plus dans le mensonge d’État

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Fari Tahéruka Shabazz met en garde contre les illusions de la nouvelle République de Touadéra, un pouvoir qui impose désormais le silence à ses propres ministres pour dissimuler l’absence totale de ressources financières.

 

L’évolution de la situation politique en République centrafricaine entre dans une phase cruciale avec la mise en place des nouvelles institutions. Pour observer cette trajectoire, il convient de regarder au-delà des apparences officielles et des cérémonies protocolaires. C’est précisément cette démarche de décryptage que propose le politologue Fari Tahéruka Shabazz en analysant les premiers pas de l’exécutif. La rentrée politique, loin de marquer un renouveau réel, sert de point de départ à une réflexion profonde sur la gestion de l’État. En se penchant sur le premier Conseil des ministres du gouvernement Moloua III réuni ce jeudi 4 juin, Fari Tahéruka Shabazz invite à scruter la distance grandissante entre les discours d’apparat et la réalité des comptes publics.

 

Au cours de cette première réunion gouvernementale, Faustin Archange Touadéra a développé un programme particulièrement ambitieux pour ce qu’il qualifie de nouvelle République. Le chef de l’État a ainsi énuméré une série d’objectifs prioritaires, allant de la fourniture d’électricité et d’eau potable à la construction de routes, en passant par la modernisation agricole et la transition numérique. Cependant, Fari Tahéruka Shabazz démontre que cette liste d’intentions ressemble à un inventaire idéaliste déconnecté des réalités économiques. Selon le politologue, cette profusion de promesses constitue un écran de fumée destiné à masquer les données réelles issues de la Direction Générale du Budget. Fari Tahéruka Shabazz insiste sur la nécessité de confronter ces déclarations aux chiffres officiels de la Loi de Finances 2026.

 

L’examen des documents budgétaires et des Rapports d’Exécution Budgétaire vient confirmer les craintes exprimées par le chercheur. Les finances publiques se trouvent dans une situation critique, caractérisée par un trou béant de 28 milliards de F CFA. Fari Tahéruka Shabazz souligne que les recettes totales prévues plafonnent de manière théorique à 368 milliards de F CFA. Pour le politologue, il est illusoire de prétendre piloter une refondation structurelle lorsque les ressources disponibles ne permettent même pas de couvrir les dépenses de fonctionnement de l’administration. Fari Tahéruka Shabazz qualifie cette situation de rupture financière majeure, invalidant d’office les annonces d’investissements massifs.

 

Le volet social et agricole du programme présidentiel subit la même analyse critique de la part de l’expert. Le pouvoir central semble parier sur la crédulité d’une nouvelle génération de politiciens en se contentant de déclarations bienveillantes. Fari Tahéruka Shabazz rappelle pourtant que les rapports d’exécution budgétaire sont clairs : l’enveloppe dédiée aux investissements publics est en net recul. Le politologue explique ce phénomène par le tarissement des aides extérieures, les partenaires internationaux ayant rompu leur confiance envers la gouvernance de Faustin Archange Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz constate ainsi que les projets de développement restent virtuels, tandis que les dépenses liées au train de vie des dirigeants atteignent des niveaux record.

 

Un autre point central de l’analyse de Fari Tahéruka Shabazz repose sur les aveux implicites du chef de l’État. En déclarant publiquement que l’époque du favoritisme, du népotisme et de l’inertie est désormais révolue, Faustin Archange Touadéra valide les critiques portées par les forces d’opposition depuis une décennie. Le politologue pose alors une question fondamentale : qui a dirigé les affaires du pays et contrôlé l’appareil d’État pendant ces dix dernières années de corruption administrative et de passe-droits, si ce n’est le président lui-même. Pour Fari Tahéruka Shabazz, cette tentative de rupture discursive met en évidence la responsabilité directe du sommet de l’État dans le bilan actuel.

 

Enfin, la stratégie de communication adoptée par la présidence confirme la volonté d’étouffer le débat public. Le pouvoir vient d’interdire formellement aux ministres de s’exprimer dans les médias, centralisant la parole officielle autour du seul porte-parole, Evariste Ngamana. Fari Tahéruka Shabazz dénonce vigoureusement ce verrouillage, qu’il interprète comme la peur de voir un membre du gouvernement avouer la vacuité des caisses de son ministère. Le politologue conclut qu’une orientation politique privée de budgets réels constitue une tromperie envers le peuple centrafricain, alors que le temps tourne désormais en défaveur des dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Les otages de Bambouti recouvrent la santé physique, mais leur moral s’effondre face à l’abandon de Bangui

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Les otages de Bambouti recouvrent la santé physique, mais leur moral s’effondre face à l’abandon de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Malgré une relative amélioration de leur état de santé après les traumatismes des bombardements russes, la sous-préfète Koumba Ndiaye et ses trois compagnons de captivité sombrent dans le désespoir face au refus obstiné du gouvernement d’ouvrir un dialogue direct avec les miliciens Azandé.

 

Après les terribles épreuves physiques endurées ces dernières semaines, une lueur d’espoir apparaît dans la brousse du Haut-Mbomou. Adriana Nahomie Topien, la sous-préfète Koumba Ndiaye et les deux autres captifs ont globalement retrouvé une meilleure santé physique. La panique générale et les malaises graves provoqués par la fuite éperdue sur des kilomètres, sous les bombes de l’aviation et des hélicoptères des mercenaires russes de la milice Wagner, s’estompent peu à peu. Les corps se remettent doucement de ce calvaire, mais la souffrance a simplement changé de visage : elle est désormais profondément psychologique et morale.

 

Le groupe de captifs subit un supplice mental permanent. La sous-préfète, une dame d’un âge mûr, éprouve une immense détresse psychologique. En tant que haute responsable de l’État envoyée en mission officielle, elle ne s’explique pas le désintérêt total de sa propre hiérarchie. À ses côtés, le commandant de brigade de la gendarmerie ainsi que les deux agents électoraux,  Adriana Nahomie Topien et son jeune collègue venus superviser le scrutin de Bambouti,  partagent cette même amertume. Leurs proches et l’opinion publique assistent, médusés, au mutisme complet des institutions de Bangui.

 

Le cœur du problème réside dans le refus incompréhensible du pouvoir de Bangui d’engager des négociations concrètes. Les miliciens d’auto-défense Azandé ont pourtant émis des recommandations claires et des conditions en vue d’une libération. Pourtant, le gouvernement refuse de réagir ou d’initier la moindre démarche officielle. L’incompréhension est totale au sein de la population : ces quatre Centrafricains ont été enlevés par une milice d’autodéfense spécifique, et c’est avec ce groupe armé précis qu’il faut négocier, sans chercher des intermédiaires inutiles parmi les chefs de quartier ou les populations locales.

 

Cette inertie politique est d’autant plus révoltante que les liens entre le pouvoir et ces miliciens Azandé ne sont un secret pour personne. Le gouvernement a lui-même formé, équipé et collaboré sur le terrain avec ces miliciens Azandé. Dès lors, le refus d’utiliser ces canaux directs pour obtenir la libération d’un haut fonctionnaire et d’agents de l’État s’apparente à une trahison pure et simple. Tandis que les canaux officiels restent désespérément muets, les quatre otages de Bambouti continuent de dépérir psychologiquement à des milliers de kilomètres de la capitale, abandonnés par le régime qu’ils servaient.

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : Piégée en plein jour sur un taxi-moto, une jeune mère échappe de justesse à son kidnapping par des bandits

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Bangui : Piégée en plein jour sur un taxi-moto, une jeune mère échappe de justesse à son kidnapping par des bandits

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la capitale centrafricaine, les trajets du quotidien se transforment désormais en véritables pièges, comme le montre la récente mésaventure vécue par une mère de famille du huitième arrondissement de Bangui.

 

Le mercredi 10 juin dernier, une jeune femme s’est rendue au Laboratoire National, derrière le centre hospitalier universitaire de Bangui, afin de déposer des documents pour les examens sanguins de son fils. Une fois les procédures accomplies, elle est ressortie dans l’intention de rentrer directement chez elle.

 

Elle s’est avancée au bord de la route pour chercher un moyen de transport. C’est à cet instant qu’une moto s’est présentée à sa hauteur, avec deux individus à bord : le conducteur et un passager installé à l’arrière.

 

Pensant avoir affaire à un taxi-moto ordinaire, elle a hélé le conducteur et lui a indiqué sa destination. Elle souhaitait se rendre vers UCATEX, une zone située dans le huitième arrondissement, à proximité immédiate du marché Combattant, le long de l’Avenue des Martyrs qui mène vers l’aéroport international. Les deux hommes ont accepté la course sans hésiter. Le passager arrière est alors descendu temporairement pour permettre à la jeune femme de s’installer au milieu, se plaçant ainsi en sandwich entre les deux inconnus.

 

Dès le départ, le piège a commencé à se refermer sur la jeune mère. Le conducteur a affirmé à sa passagère que l’Avenue des Martyrs était totalement fermée à cause d’une cérémonie funéraire qui bloquait la route. Pour rejoindre UCATEX, il lui a expliqué qu’il fallait contourner l’avenue des martyrs et passer par le quartier Benzvi. La victime a accepté cette proposition de bonne foi. La moto a démarré et s’est engagée sur l’avenue de l’indépendance, puis une petite portion de l’avenue des martyrs avant de prendre la direction de Benzvi.

 

Cependant, après avoir dépassé Benzvi, le conducteur a continué sa route en direction totalement opposée du pont de Castor, situé vers Sica 3, à mi-chemin entre le quartier Castor et Sica. Ce secteur est applé souvent Mondial. En prenant cette direction pour s’enfoncer vers le PK5 dans le troisième arrondissement, les deux hommes s’éloignaient complètement de la destination initiale. La passagère s’est rendu compte qu’elle quittait totalement son itinéraire. Elle s’est alarmée et a interpellé les deux hommes en leur disant qu’ils allaient beaucoup trop loin, que le troisième arrondissement était à l’opposé d’UCATEX et du huitième arrondissement, et qu’elle n’avait rien à faire là-bas.

 

Les deux individus ont refusé d’écouter ses réclamations et le conducteur a continué de filer à toute vitesse. Prise de panique devant ce danger évident, la jeune femme a fait preuve d’un courage immense pour sauver sa vie. Elle a commencé à empoigner fermement le conducteur en pleine course pour l’obliger à stopper. Sous l’effet de cette lutte, la moto est devenue incontrôlable, se mettant à basculer dangereusement de gauche à droite, menaçant de s’écraser au sol à tout moment.

 

Face à cette résistance farouche et au risque imminent d’un accident violent en pleine rue, le complice assis à l’arrière a pris peur. Il a crié au conducteur d’arrêter immédiatement et de lâcher la passagère pour qu’ils puissent s’enfuir au plus vite.

Le conducteur a freiné brutalement et s’est arrêté. La jeune femme est descendue rapidement de l’engin, tandis que le passager arrière s’est repositionné avant que le duo ne redémarre en trombe. La victime a tenté de crier pour alerter les environs, mais les deux malfaiteurs s’étaient déjà échappés à vive allure, disparaissant dans la nature. Chocée mais saine et sauve grâce à son réflexe héroïque, la dame a dû trouver un autre moyen de transport pour rebrousser chemin et regagner enfin son domicile à UCATEX.

 

Par Brahim Sallé

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Touadera, regarde tes conneries. 100 milliards par an pour Poutine, 200 milliards pour Wagner, 0 franc pour les actes de naissance des enfants centrafricains. Et tu comptes toujours sur l’Union européenne pour donner des actes de naissance aux enfants de ton pays ?

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Touadera, regarde tes conneries. 100 milliards par an pour Poutine, 200 milliards pour          Wagner, 0 franc pour les actes de naissance des enfants centrafricains. Et tu comptes toujours sur l’Union européenne  pour donner des actes de naissance aux enfants de ton pays ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’État centrafricain n’a pas un franc pour ses enfants sans papiers. Il en a pour Wagner, pour l’AfrikaCorps, pour Moscou. Ce sont des partenaires étrangers qui font le travail à sa place. C’est pathétique.

 

Rappelant le, le lundi 27 avril 2026, dans la localité de Doaka Kourssou, dans la préfecture de la nmm, 3 500 enfants ont reçu ce que leur propre gouvernement ne leur avait jamais donné : un acte de naissance. Le projet est européen. L’argent est européen. Le ministère de l’Administration du territoire a prêté son tampon.

 

Un père, debout dans la file, résumait la situation sans le savoir : « Je suis très content. Mon enfant a reçu son acte de naissance. Je vais dire aux autres parents du quartier de venir rapidement. » Il remerciait l’Europe. Pas Bangui.

 

Écoutez! Ces gens sont nés avant la honte. Regarde, la préfète, micro à la main,  sans la moindre honte, a remercié l’ambassadeur de l’Union européenne pour l’appui financier, matériel et technique. Elle a salué l’équipe de Sylvibor RCA. Personne n’a mentionné ce que l’État centrafricain, lui, n’a pas fait.

 

Car pendant que des enfants naissaient sans existence légale, le pouvoir des bras cassés votait des budgets en milliards pour Wagner, commandait des hélicoptères, organisait un référendum constitutionnel pour accoucher d’une CETEM République que personne n’avait demandée. La Constitution a été modifiée. Les actes de naissance, eux, attendaient l’Union européenne.

 

En plus de cela, la Russie, à sa tête le grand dictateur Poutine,  prend les mines, les forêts, les contrats. Elle laisse les mairies vides et les registres d’état civil à sec. L’Europe arrive derrière, ramasse les enfants sans papiers, et leur donne des actes de naissance.

 

Entre temps, les parents continuent d’affluer vers les points de distribution.

 

Par Martial Passi

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Bouboui, près de Bangui : trois frères de retour de deuil kidnappés et torturés par des hommes armés non identifiés

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Bouboui,  près de Bangui : trois frères de retour de deuil kidnappés et torturés par des hommes armés non identifiés

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sur la route reliant Bangui à Boali, près de Bouboui, des hommes armés non identifiés ont kidnappé et torturé trois frères de retour de funérailles, avant que les victimes ne réussissent à s’enfuir.

 

Cette agression s’est produite aux environs de 22 heures, pendant la nuit de lundi à mardi, au niveau du village Djabarona, situé à 45 kilomètres de Bangui. Les trois frères circulaient ensemble sur une moto. Ils achevaient un long voyage depuis la localité de Berbérati, où ils s’étaient rendus spécialement pour assister aux obsèques de leur père défunt. C’est lors de leur passage dans ce secteur, localisé à une quarantaine de kilomètres de la capitale, que leur route a croisé celle d’un groupe d’assaillants.

 

Ces hommes armés non identifiés ont surgi brusquement pour intercepter les voyageurs. Dès le début de l’interpellation, les agresseurs ont privé les trois parents de leur liberté en les prenant en otage. Les criminels ont immédiatement dépossédé les victimes de l’intégralité de leurs effets personnels, avant de s’emparer également de leur unique moyen de transport, la moto. Les assaillants ont ensuite exercé des violences physiques directes, assénant de nombreux coups de crosse de fusils d’assaut AK-47 sur les trois captifs.

 

Malgré les blessures infligées et la peur des menaces de mort proférées à leur encontre, les trois captifs ont guetté une opportunité pour échapper à la vigilance de leurs ravisseurs. Ils ont profité de l’obscurité pour s’enfoncer rapidement dans la brousse environnante. Les trois hommes y ont passé plusieurs heures cachés afin de se soustraire définitivement aux recherches des assaillants. Vers 3 heures du matin, ils ont enfin quitté leur cachette pour marcher en direction de la brigade de gendarmerie de Bouboui. Les militaires ont pris en charge les victimes pour les transférer vers un centre médical, où les trois frères reçoivent actuellement des soins intensifs, tandis que les enquêteurs tentent de collecter les premiers indices dans le secteur du village Djabarona.

 

Par Anselme Mbata

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Retour sur un fait spectaculaire : quand la corruption, l’intimidation et la menace s’invitent jusqu’au Tchad pour rapatrier le jeune Alkhatim Abakar à Bangui

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Retour sur un fait spectaculaire : quand la corruption, l’intimidation et la menace s’invitent jusqu’en prison pour écarter le jeune Alkhatim Abakar

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Arrêté par les agents de renseignement tchadien à Sido-Tchad puis livré aux forces centrafricaines, le jeune Alkhatim Abakar est actuellement incarcéré à la section de recherche et d’investigation (SRI) à Bangui, victime d’une affaire de corruption financière activée par l’ancien chef d’État-major du MPC Didot Ali.

 

L’affaire qui fait parler plus d’un à la région frontalière entre le Tchad et la République centrafricaine met en cause des pratiques de corruption particulièrement bizarres. Tout commence dans la préfecture de l’Ouham, plus précisément sur un chantier minier. Le jeune Alkhatim Abakar, qui est un cousin direct du leader rebelle Mahamat Alkhatim, fondateur du MPC, travaillait comme un chef de surveillance de chantier contrôlé par le MPC, mais actuellement géré par Didot Ali, l’ancien chef d’état-major du mouvement.

 

Pour sa fonction sur le chantier d’or, Didot Ali lui versait une rémunération mensuelle comme tous les autres chefs de chantiers gérés par le MPC. Au lieu de dépenser cet argent, Alkhatim Abakar a décidé de le garder pour s’équiper. Il a ainsi acheté de nombreuses armes, parvenant à posséder un stock personnel de 27 fusils Kalachnikov. Au sein de cette organisation armée, la règle veut que chaque responsable nommé forme sa propre équipe et gère ses propres éléments. Alkhatim Abakar a donc commencé à réunir ses hommes. En voyant ce groupe grandir et s’armer de manière autonome, Didot Ali a pris peur pour son autorité et a décidé d’écarter ce cousin du grand chef de guerre. Il a fait arrêter le jeune homme pour le transférer de force à Markounda. Dans cette base, Alkhatim Abakar a été enfermé dans une cellule privée, les pieds attachés avec des chaînes fermées par des cadenas. Durant cette agression, les hommes de Didot Ali lui ont confisqué ses affaires personnelles, notamment son téléphone portable, un iPhone 15 Pro Max ainsi que ses 27 armes.

 

Pendant qu’il était enchaîné au sol, le jeune homme a reçu la visite de Badour Ali, le frère cadet de Didot Ali. Ce dernier est venu lui réclamer avec insistance le code de déverrouillage de son iPhone 15 pro max. Alkhatim Abakar a refusé de donner son code. Cette démarche a donné la certitude au prisonnier que c’est bien le frère du chef rebelle qui avait récupéré son précieux téléphone. Après plusieurs jours de maltraitances, le détenu a profité d’un moment de distraction pour briser ses liens et s’échapper de cette prison clandestine. Il a marché jusqu’à la frontière pour se réfugier à Sido, en territoire tchadien.

 

Sachant que Badour Ali fait constamment la navette à moto entre les deux pays pour vendre l’or des mines et gérer les biens immobiliers de son grand frère au Tchad, Alkhatim Abakar s’est rendu au poste des services de renseignement tchadiens à Sido. Ces agents, qui portent l’uniforme militaire et surveillent la frontière, ont enregistré sa plainte officielle pour vol. Quelques jours plus tard, alors que Badour Ali entrait au Tchad sur sa moto, ces agents l’ont intercepté et placé en cellule.

 

Dès qu’il a appris l’arrestation de son frère cadet, le chef rebelle Didot Ali a réagi depuis ses bases en République centrafricaine. Utilisant les millions de francs CFA générés par le pillage des ressources minières, il a envoyé une somme comprise entre six et sept millions de francs CFA aux agents du renseignement tchadien. Ce pot-de-vin a fonctionné puisque les agents corrompus ont libéré Badour Ali après seulement 48 heures de détention.

 

Totalement libre, le clan de Didot Ali a voulu se venger d’Alkhatim Abakar pour éliminer définitivement cette menace. Le chef rebelle a envoyé un nouveau versement de cinq millions de francs CFA aux mêmes agents du service de renseignement tchadien basés près de la frontière, du côté de Cabo. L’ordre était clair : capturer le plaignant et le renvoyer de force en République centrafricaine. Les agents tchadiens ont empoché l’argent, ont traqué le jeune évadé à Sido, l’ont arrêté et l’ont livré directement aux militaires des forces armées centrafricaines, les FACA, qui tiennent la position frontalière. Les soldats centrafricains ont ensuite organisé le transfert du prisonnier par la route jusqu’à la capitale. Arrivé à Bangui, Alkhatim Abakar a été conduit dans les locaux de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, le SRI. Cela fait maintenant 5 jours que le jeune homme est enfermé dans ces cellules de gendarmerie, victime d’une stratégie d’élimination à distance payée par l’or des mines

 

Par Arsène Féimonazoui

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Fin de mandat législatif pour le député Ziguélé : « Je me consacre désormais pleinement au parti et à la vision pour la Centrafrique »

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Fin de mandat législatif pour le député Ziguélé : « Je me consacre désormais pleinement au parti et à la vision pour la Centrafrique »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé a annoncé la fin de son parcours parlementaire. Ancien Premier ministre, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et député de la circonscription de Bokoro-Ngatouwa, il achève actuellement son deuxième mandat à l’Assemblée nationale.

 

Ziguélé a expliqué qu’il ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives. Cette décision respecte la ligne adoptée par son parti et par le Rassemblement républicain pour la défense de la Constitution. Le MLPC a choisi de ne pas participer à ce scrutin. Par conséquent, son mandat de député prendra fin dans deux mois.

 

À la question de savoir ce qu’il compte faire ensuite, Martin Ziguélé a répondu sans détour : il va se consacrer entièrement à son parti. Il envisage également de poursuivre ses travaux d’écriture et de réflexion sur les questions de paix, de sécurité et de reconstruction du pays.

 

L’ancien chef du gouvernement est l’auteur d’un ouvrage de 383 pages intitulé Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique. Écrit dès 2015, ce livre a été régulièrement actualisé car, selon lui, les problèmes de paix, de sécurité, de reconstruction et de vie politique restent les mêmes. Il y développe ses idées pour l’avenir de la Centrafrique.

 

Au cours de l’entretien, Ziguélé a rappelé son parcours riche : ministre des Finances, directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale de 2016 à 2021, puis simple membre de cette commission. Cette expérience lui permet aujourd’hui d’analyser avec précision les difficultés économiques et politiques du pays.

 

Il a insisté sur le fait qu’il continuera à s’exprimer sur les grands choix stratégiques de la nation, notamment la nécessité de bâtir une souveraineté réelle, de relancer la production agricole et de lutter contre les pratiques qui freinent le développement.

 

Martin Ziguélé a terminé l’émission en demandant à l’animateur de transmettre ses salutations à Simplice Sarandji, président de l’Assemblée nationale, qu’il connaît bien pour avoir siégé avec lui au Parlement. Il a indiqué qu’il avait perdu son numéro de téléphone, mais qu’il apprécierait de le retrouver.

 

Cette intervention marque donc une nouvelle étape pour l’ancien Premier ministre. Après des années passées au gouvernement et au Parlement, il choisit de se recentrer sur le MLPC et sur sa vision pour la Centrafrique, avec l’objectif de contribuer au débat public depuis une position partisane.

 

Son message reste centré sur les priorités du pays : renforcer les institutions, relancer l’économie réelle et construire un avenir fondé sur les forces internes plutôt que sur des dépendances extérieures.

 

Par Éric Azoumi

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Arrestation de Zamparini à Zémio : comment le gouvernement centrafricain a signé la propagande de Wagner

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Arrestation de Zamparini à Zémio : comment le gouvernement centrafricain a signé la propagande de Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ces communiqués sont une honte pour l’État centrafricain. Voilà ce qu’il faut dire d’emblée, sans détour. Le communiqué signé par Maxime Balalu au nom du gouvernement, et celui du ministère de la Défense, forment un tissu de mensonges purs, dictés mot pour mot par la propagande des mercenaires de la milice russe Wagner. Décortiquons cela élément par élément, en nous basant sur les faits vérifiables et les démentis officiels, pour exposer comment un porte-parole censé représenter l’État se prête à une telle imposture.

 

Premier mensonge : une date fabriquée

Le gouvernement parle d’une interpellation le vendredi 6 mars 2026 à Zémio. Le ministère de la Défense répète la même date. Mais MSF, l’organisation employant Zamparini, rapporte une arrestation le mercredi 4 mars, avec deux personnes : le Français et un collaborateur centrafricain. D’autres sources officielles évoquent même le 3 mars. Comment un porte-parole comme Maxime Balalu peut-il diffuser une date erronée sans vérification ? Cela démontre une précipitation dictée par Wagner, qui a mené l’opération eux-mêmes à l’hôpital de Zémio, sans impliquer pleinement les FACA ou la gendarmerie locale. C’est le premier mensonge : une date fabriquée pour masquer le rôle dominant des mercenaires étrangers.

 

Deuxième mensonge : des soupçons inventés

Le ministère accuse Zamparini d’avoir établi des contacts avec la milice azandé à Nipibé pour constituer un réseau perturbant la stabilité nationale. Le clepto-mythomane Maxime Balalu, dans son appel au calme, réaffirme l’engagement contre toute déstabilisation. Or, l’AAKG, la Coordination du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, dément catégoriquement tout lien avec Zamparini. Leur communiqué est clair : cet homme n’a jamais approché leurs structures dans le Haut-Mbomou. Son travail se bornait à secourir les civils de Zémio et les déplacés centrafricains réfugiés à Zappay en RDC.

 

Pire, l’AAKG retourne l’accusation contre Bangui, en pointant le désengagement de l’État de ses fonctions essentielles, laissant Wagner gérer la sécurité et exposer les Azandé à des violences et disparitions. Maxime Balalu ose condamner des tentatives imaginaires de déstabilisation, alors que c’est son gouvernement qui ouvre la voie à Wagner pour imposer un couloir de transhumance par la force, avec l’aval de la MINUSCA. Ce couloir menace les terres ancestrales azandé, et les résistances locales sont réprimées par les mercenaires. Accuser un humanitaire pour détourner l’attention des responsabilités réelles de Bangui et de ses alliés russes : c’est un mensonge pur.

 

Troisième mensonge : un passé rebelle sorti du néant

Le ministère décrit Zamparini comme né en France en 1972, entré illégalement en RCA en 2014 via un camion à la frontière de Baïmboum, passé par Ngaoundaï Loura pour rejoindre la base rebelle du mouvement Révolution et Justice d’Armel Ningatoulou Sayo, où il aurait servi de formateur pendant deux ans. Arrêté en 2016 à la frontière puis libéré, il serait connu sous l’alias Endil et considéré comme mercenaire. Maxime Balalu avalise cela en vantant la fermeté des autorités.

 

Mais où sont les preuves ? Aucune n’est produite. MSF confirme que Zamparini travaille pour leur branche suisse, basé en RDC, et qu’il se rendait à Zémio pour des réunions officielles avec le préfet, le sous-préfet et le maire, afin d’acheminer des médicaments. Son nom figure bel et bien dans leurs listes, contrairement aux affirmations du ministère. Ce récit recyclé sur un passé rebelle relève de la pure invention, calquée sur des cas antérieurs comme celui de Joseph Figueira en 2024, arrêté par Wagner et condamné sur des bases similaires. Maxime Balalu, en relayant cela, se fait complice d’un mensonge qui criminalise l’aide humanitaire pour justifier l’emprise de Wagner sur le sud-est.

 

Quatrième mensonge : le déguisement humanitaire

Le ministère affirme que Zamparini se présente comme travailleur de Médecins Sans Frontières pour faciliter ses déplacements, mais que des vérifications montrent qu’il n’y figure pas. Maxime Balalu appuie cela en condamnant un vaste réseau mafieux à la solde de puissances impérialistes. Encore un mensonge exposé par MSF eux-mêmes : Zamparini est affilié à MSF-Suisse, et sa mission était légitime et déclarée.

 

L’AAKG exige d’ailleurs la libération de tous les humanitaires retenus et le respect du droit international. Au lieu de cela, le gouvernement bloque l’aide aux déplacés azandé, qui manquent de médicaments au milieu d’un conflit intercommunautaire exacerbé par l’inaction de Bangui. Un porte-parole qui accuse sans fondement des acteurs neutres, alors que Wagner mène des opérations pour imposer des décisions ignorantes des réalités locales : c’est irresponsable.

 

Cinquième mensonge : Wagner dirige, les FACA figurent

Le ministère vante une campagne des FACA avec l’appui des alliés russes pour démanteler ce réseau. Maxime Balalu réitère l’engagement pour la paix sous le leadership de Faustin-Archange Touadéra, appelant la population du sud-est au calme et à la vigilance. Mais qui dirige vraiment ? Wagner a procédé à l’arrestation, transféré Zamparini aux autorités, et dicté les communiqués. Les FACA ne sont que des figurants.

 

L’AAKG accuse Wagner de tentatives d’extermination contre les Azandé, et le gouvernement ferme les yeux. Cet appel au calme sonne creux quand les mercenaires russes imposent leur loi, réprimant les civils pour un couloir de transhumance refusé par la communauté. Maxime Balalu, en signant cela, expose son incompétence : un porte-parole qui ment ouvertement pour couvrir l’emprise étrangère, au détriment de la souveraineté et de la sécurité des Centrafricains.

 

Ce que la libération rapide dit de tout le reste

La libération rapide de Zamparini après le démenti de l’AAKG prouve l’absence totale de fondement de toutes ces accusations. Maxime Balalu et le ministère de la Défense se discréditent en relayant la propagande de Wagner sans la moindre vérification. Le gouvernement doit cesser cette comédie, libérer le collaborateur centrafricain arrêté, et reprendre le contrôle de sa sécurité sans mercenaires. Le CNC continuera à exposer ces mensonges pour défendre la vérité.

 

Alain Nzilo

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Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

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Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’auteur André-Franck Amaïzou s’appuie sur son ouvrage Le Bon Berger pour présenter un modèle de leadership fondé sur cinq exigences simples : guider, protéger, nourrir, instruire et soutenir les plus vulnérables. Il renvoie à une idée tirée de l’Évangile : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis », selon Jean 10:11, passage cité dans le document en ouverture. L’auteur rappelle que la figure du berger suppose un engagement total au bénéfice de la communauté, loin des gouvernances réduites à la rhétorique ou à la mise en scène du pouvoir.

 

Dès la préface du livre, Le Bon Berger décrit une attente nationale : un chef qui sache « guider, protéger, nourrir et se soucier de chacun de son peuple », en particulier des plus vulnérables. Amaïzou oppose cette posture à celle du dirigeant qui manipule les discours pour maintenir un contrôle politique sans justice ni équité. Le texte relève que « l’heure n’est plus au leader hypocrite et vicieux ».

 

Les cinq qualités du bon berger

  1. L’écoute

 

La première qualité décrite est l’écoute. L’auteur insiste sur la nécessité de « développer l’écoute et la compréhension », condition pour créer un espace de confiance et gouverner au nom du peuple. Amaïzou rappelle que l’autorité ne sert à rien sans une connaissance réelle des besoins du territoire et des citoyens.

 

  1. La présence sur le terrain

 

La deuxième qualité tient à la présence physique sur le terrain. Le livre cite l’exemple du président David Dacko, dont la première période de gouvernance (1960-1965) est présentée comme une illustration du bon berger : il sillonnait les provinces, connaissait les chefs de villages par leurs noms et cultivait une relation directe avec les populations. Cette proximité est décrite comme un outil politique décisif : elle permet au dirigeant de « connaître sa voix » comme une brebis reconnaît celle du berger.

 

  1. La capacité de décision

 

La troisième qualité renvoie à la capacité de décision. Amaïzou signale que l’absence de courage et de rigueur peut dissoudre l’autorité. Il rappelle que Dacko n’appliquait pas la loi sans considération d’affinités personnelles, ce qui l’a mené à s’en remettre systématiquement à la France pour trancher les décisions.

 

  1. La gestion juste des institutions

 

Une quatrième exigence concerne la gestion juste des institutions. Le livre cite Charles de Gaulle : « Pour marcher droit vers le but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures ». Amaïzou l’utilise pour souligner l’importance d’un appareil administratif intègre.

 

  1. Le service concret aux citoyens

 

Enfin, une cinquième qualité s’appuie sur Barthélemy Boganda. En revenant au 1er décembre 1958, l’auteur rappelle les « cinq verbes » du père fondateur : « Loger, Soigner, Instruire, Nourrir et Vêtir ». Ils sont présentés comme un socle pratique, non théorique : un dirigeant se juge à l’aide fournie au citoyen ordinaire.

 

Une invitation à l’examen collectif

À travers ces références, Amaïzou ne parle pas d’utopie mais d’« une voie saine et pratique pour la paix et la prospérité ». Il invite les Centrafricains à une interrogation directe : ont-ils été gouvernés par des bons ou des mauvais bergers ? Et que comptent-ils faire de leur destin collectif ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : Découverte d’un corps d’enfant mutilé au PK 9

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Bangui : Découverte d’un corps d’enfant mutilé au PK 9

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une onde de choc parcourt la sortie Nord de la capitale centrafricaine le vendredi dernier. Le corps sans vie d’un jeune garçon âgé de 12 ans a été retrouvé dans le secteur du Bassin, une zone située au niveau du PK9, juste avant le restaurant Chez Papy, en direction de PK 10 et PK 12.

 

La dépouille de la jeune victime présentait d’importantes mutilations des corps génitaux. Selon les premiers éléments recueillis sur place, la tête ainsi que les organes génitaux de l’enfant ont été emportés par les assaillants.

 

Enquête en cours

 

À l’heure actuelle, les motifs de cet acte restent totalement inconnus. L’identité des auteurs de ce crime n’a pas encore été établie par les forces de l’ordre, et aucune interpellation n’a été signalée pour le moment.

 

Les habitants de la localité touchée attendent désormais des réponses des forces de l’ordre afin de comprendre les circonstances exactes de cette affaire terrible.              S’agit-il d’un sacrifice satanique ?

Une affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

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Incident du 27 février à Ouanda-Djallé : le sous-préfet détaille les tirs des FACA sur la foule et les violations quotidiennes

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Incident du 27 février à Ouanda-Djallé : le sous-préfet détaille les tirs des FACA sur la foule et les violations quotidiennes

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 27 février 2026, une étincelle au marché central de Ouanda-Djallé a mis le feu à la poudre : un soldat FACA demande de l’eau gratuite à un commerçant en plein jeûne du Ramadan. Refus courtois, puis coups. La tension monte, la foule réagit, une marche spontanée se dirige vers la base militaire installée dans les locaux de la coopérative OFCA, au milieu des habitations. Malgré l’intervention des Casques bleus de la MINUSCA pour calmer les esprits, les tirs éclatent. Bilan : trois morts, dont deux élèves, et neuf blessés, deux d’entre eux évacués en urgence à Bria grâce à MSF.

 

Le lendemain, la ville s’est arrêtée net. Ville morte. Silence total. Colère contenue.

 

Lors de la venue de la délégation ministérielle – Claude Rameaux Bireau (Défense) et Bruno Yapandé (Administration du territoire) –, le sous-préfet de Ouanda-Djallé a pris la parole avec une précision froide et mesurée, loin des cris, mais tout aussi accablante. Devant les ministres et la foule rassemblée, il a retracé les faits sans détour :

 

« Les faits se sont déroulés au niveau du marché. Un élément des FACA s’est présenté auprès d’un commerçant et a demandé de l’eau. Le commerçant l’a autorisé à se servir. Mais le militaire a exigé qu’il lui apporte l’eau personnellement. Le commerçant, observant le jeûne, a expliqué son impossibilité. Le militaire a commencé à le frapper. La population s’est indignée, s’est mobilisée pour dénoncer cet acte, qui s’ajoute à de nombreuses difficultés déjà signalées dans les relations entre certains éléments armés et les habitants. »

 

Il a ensuite décrit la suite : « La population s’est rendue devant la base des FACA pour demander des explications et exprimer des revendications, notamment le respect des droits, la libération de la maison de la coopérative agricole occupée par les militaires afin qu’ils regagnent leur ancienne base. Les éléments de la MINUSCA se sont interposés pour apaiser. Après leur retrait, les FACA ont ouvert le feu sur la population, provoquant les pertes en vies humaines et les blessés que nous déplorons. »

 

Mais le sous-préfet n’a pas limité son intervention aux seules heures du drame. Il a insisté sur le terreau qui a rendu l’explosion inévitable :

 

– Violations répétées des droits humains

– Intimidations foncières

– Saisies irrégulières de téléphones androïdes

– Taxes abusives imposées aux hommes et aux femmes qui se rendaient aux champs

– Tirs d’intimidation lors des opérations de recouvrement de ces taxes

 

« Ces pratiques créent un climat permanent de peur au sein de la population », a-t-il déclaré, soulignant que plusieurs réunions de sensibilisation avaient été organisées dans les quartiers pour appeler au calme et préserver la cohésion sociale – sans grand résultat face à l’absence de réponse structurelle.

 

Face à ce tableau sombre, le ministre Bireau a promis une enquête approfondie pilotée par le général Isamo, des sanctions disciplinaires, des poursuites judiciaires et le remplacement total des unités FACA présentes sur place. Bruno Yapandé a relayé l’attention personnelle du président Touadéra.

 

Pourtant, le sous-préfet, comme le sultan-maire avant lui, n’a pas masqué le doute : ces promesses suffiront-elles à restaurer la confiance quand l’État semble absent depuis si longtemps ? À Ouanda-Djallé, on attend des faits plus que des paroles. Les trois tombes fraîches rappellent chaque jour le prix payé.

 

Par Serge Binguimalé

 

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Forum UA sur la Santé : Balalou Vante des Engagements, Pendant que les Femmes Meurent en Accouchant par Faute de Soins en RCA

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Forum UA sur la Santé : Balalou Vante des Engagements, Pendant que les Femmes Meurent en Accouchant par Faute de Soins en RCA

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Clepto-mythomane Maxime Balalou célèbre la participation de Touadera au Forum de haut niveau sur l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique, en marge du 39e sommet de l’Union africaine.

 

Un événement qui a réuni chefs d’État, Commission de l’UA et spécialistes pour renforcer le leadership collectif et pousser des actions concertées. Balalou répète que le président a pris des engagements politiques forts, aux côtés d’autres dirigeants, pour faire de cette mortalité une urgence sanitaire nationale et continentale. Il rappelle même que Touadera a déclaré la mortalité maternelle urgence nationale et lancé une initiative présidentielle pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en RCA. Des mots qui sonnent bien.

 

Mais sur le terrain centrafricain, la réalité est tout autre. Les femmes continuent de mourir en couches par milliers chaque année, faute de sages-femmes formées, de salles d’accouchement équipées, de médicaments essentiels, de sang pour les transfusions ou même de routes praticables pour rejoindre un centre de santé. Les hôpitaux publics manquent de tout : lits, matériel stérile, électricité pour les incubateurs, eau propre pour laver les mains. Les statistiques officielles minimisent, mais les témoignages des sages-femmes et des familles racontent une hécatombe silencieuse dans les villages et même à Bangui.

 

Balalou parle d’engagements pour des résultats mesurables. Où sont ces résultats ? L’initiative présidentielle existe sur le papier depuis peu, mais les financements se perdent en route, les formations promises n’arrivent pas aux sages-femmes de brousse, les kits d’accouchement ne sont pas distribués. Pendant ce temps, les femmes accouchent à domicile avec des matrones sans formation, ou dans des maternités où le courant saute au milieu d’une césarienne. Le régime envoie son président discourir à Addis-Abeba sur la santé maternelle, mais refuse d’investir massivement dans les hôpitaux et les centres de santé périphériques.

 

Il vante le leadership collectif africain et les engagements politiques. Mais en RCA, le leadership se traduit par des voyages coûteux et des déclarations grandioses, pas par des ambulances qui fonctionnent, des stocks de misoprostol ou des salaires réguliers pour le personnel soignant. Les mères meurent parce que le système de santé est abandonné depuis des années par ce même pouvoir qui se pavane maintenant sur la scène continentale. Balalou cite l’urgence sanitaire, mais ignore l’urgence quotidienne : des bébés qui naissent et meurent faute d’oxygène, des hémorragies non traitées, des infections post-partum fatales.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut sur la nécessité d’actions concertées pour des résultats plus mesurables. Parfait en théorie. Sauf que les Centrafricains mesurent autre chose : le nombre de veufs et d’orphelins laissés par ces décès évitables. Au lieu de mobiliser vraiment les ressources pour sauver des vies au pays, le régime préfère les forums internationaux et les promesses vides. Des engagements vantés à Addis-Abeba, pendant que les femmes meurent en silence dans les maternités délabrées de RCA : voilà la vraie mesure de l’hypocrisie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche

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Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche

Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce jeudi 11 juin 2026, la Cour de Cassation a mis fin aux rêves et magouilles du putschiste multirecidiviste Sani Yalo de prendre par la force la propriété de Me Crépin Mboli-Goumba, dans laquelle il a installé sa société d’eau sans rien payé, depuis 9 ans. Sans pour autant avoir un quelconque titre de propriété.

 

En effet, la Cour de Cassation a simplement jugé que sa démarche était irrecevable. Il faut dire que le putchiste n’avait pas lésiné sur les moyens, en mettant beaucoup d’argent dans la balance et même en offrant un véhicule 4×4 à un magistrat. Peine perdue, mis au courant, la Cour de Cassation a refusé de sombrer avec le truant, Sani Yal, sauvant l’honneur de la justice Centrafricaine.

 

Très confus, il a demandé à ses avocats de saisir le Tribunal de Grande Instance. Mais quand ses avocats lui ont dit que ce n’est pas possible de perdre devant la plus haute juridiction et de repartir devant le tribunal et que depuis que les procedures existent, jamais le detenteur d’un titre foncier déclaré faux par la Cour de Cassation n’a gagné devant le Tribunal de Grande Instance, encore moins devant la Cour d’Appel, il leur crie dessus et dit qu’il sait ce qu’il fait, il se moque de leur logique car il a déjà géré les magistrats du Tribunal de Bangui et que surtout, a la Cour d’Appel, il a son grand ami. Voilà comment le putschiste se comporte. Il méprise les magistrats.

 

Aujourd’hui, son sort est scellé. Il va payer les indemnités d’occupation de 9 ans, qui s’élèvent à 450 millions, et il va être expulsé, ses machines d’eau vendues s’il ne paie pas très vite, sans compter ses autres biens.

 

Notre correspondant à Bangui a essayé de le joindre, sans réponse de sa part Nous reviendrons vers vous Quand à Maître Crépin Mboli-Goumba, contacté, il a déclaré être en deuil et ne souhaite pas faire de commentaire, ajoutant simplement que la justice est servie.

 

Affaire à suivre

 

Par Alain Nzilo

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Audition devant le parquet et parodie judiciaire de Pascal Bida Koyagbele : quand un procès-verbal devient un tract de propagande et de délation politique

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Audition devant le parquet et parodie judiciaire de Pascal Bida Koyagbele : quand un procès-verbal devient un tract de propagande et de délation politique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’analyse du document d’audition de monsieur Pascal Bida Koyagbele par le parquet de Bangui circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux confirme comment l’institution judiciaire centrafricaine se transforme en un outil de positionnement idéologique et de délation publique.

 

Ce document, attribué à la magistrate Marilac Zydie Magna, ressemble fort peu à un acte d’instruction rigoureux. Les fautes matérielles grossières dès l’en-tête, avec la mention d’une enquête à partquet ou l’orthographe tronquée de l’année deux mil vngt six, trahissent une précipitation suspecte. Un texte officiel émanant d’une telle instance ne saurait tolérer ces approximations.

Plus encore, la structure changeante des intertitres, passant de la formule classique des questions et réponses à des sigles changeants, indique que la forme juridique n’est qu’un habillage pour diffuser un message d’une autre nature.

Au-delà des carences techniques, le fond des déclarations de Pascal Bida Koyagbele montre une mise en scène politique. Interrogé sur des soupçons de déstabilisation des institutions, le ministre coordonnateur de la cellule des Grands Travaux ne choisit pas une défense factuelle ou juridique. Il se lance dans une diatribe idéologique axée sur un panafricanisme de façade, utilisé ici comme un bouclier de protection.

Le suspect insiste lourdement sur sa seule appartenance centrafricaine, alors même que l’état civil mentionne sa naissance à Paris et sa filiation maternelle française. Ce reniement opportuniste vise à s’acheter une impunité en se proclamant le gardien d’une orthodoxie politique radicale.

Cette posture de fidélité absolue cache pourtant un passé de reniements successifs qui éclaire la véritable nature du personnage. Pascal Bida Koyagbele a été un acteur central et particulièrement influent sous le régime de François Bozizé, de 2003 à 2013. Durant cette décennie, il a accumulé les opportunités commerciales et les affaires juteuses grâce à sa proximité avec le pouvoir. Sa complicité avec l’ancien président était telle qu’au moment de la chute du régime, il se trouvait à bord de l’avion qui transportait le chef de l’État déchu vers l’exil. Celui que François Bozizé considérait alors comme son propre fils n’a pourtant pas hésité à retourner sa veste dès son retour à Bangui, abandonnant son mentor pour prêter allégeance au nouveau pouvoir.

Ce passif de transfuge jette un doute sur la sincérité de ses déclarations actuelles. Aujourd’hui, Pascal Bida Koyagbele change de costume et qualifie Faustin Archange Touadéra de père spirituel et politique, jurant qu’il préfère la mort à la trahison. Pourtant, l’histoire démontre qu’il a déjà trahi l’homme qui l’avait installé au sommet de l’État. En se livrant désormais à des accusations véhémentes contre François Bozizé dans ce procès-verbal, il tente de faire oublier ses anciennes amours politiques.

Cette propension au revirement opportuniste montre qu’un homme capable de renier son premier protecteur après avoir partagé son exil peut parfaitement réitérer cette manœuvre. Les gages de fidélité étalés dans ce document apparaissent ainsi comme des manipulations grossières destinées à endormir la vigilance de la présidence actuelle, alors même que le suspect possède le profil type de l’allié instable, prêt à faire défection dès que le vent tournera.

Le pivot de cette audition repose sur la construction d’une allégeance absolue envers l’Empereur-président Faustin Archange Touadéra. L’auditionné répète à l’envi des formules de soumission, qualifiant le président de père qui l’a fabriqué politiquement et élevé socialement. En proclamant qu’il préfère mourir plutôt que de servir la France sa patrie, Pascal Bida Koyagbele enferme la position diplomatique de la présidence dans une posture de rupture totale.

Cette radicalité verbale expose les contradictions d’un régime qui, en coulisses, maintient pourtant des canaux de discussion ouverts avec les partenaires internationaux.

Mais pour un avocat stagiaire contacté par notre rédaction, la ligne de défense construite par Bida Koyagbale repose essentiellement sur une allégeance servile, totalement dépourvue de preuves juridiques susceptibles de démonter son non-implication dans le présumé coup d’État dans lequel son nom apparaît.

Devant la magistrate, il a préféré se mettre littéralement à genoux devant Faustin-Archange Touadéra, le qualifiant de « père » et admettant implicitement que sans lui, il ne serait rien. Une tentative désespérée de rachat politique qui, loin de l’innocenter, trahit surtout sa panique face aux accusations de déstabilisation qui pèsent contre lui.

Cette pièce administrative sert également de tribune pour l’épuration politique et le règlement de comptes internes. Au fil des questions, Pascal Bida Koyagbele aligne les noms des figures de l’opposition, de Karim Mekassoua à François Bozizé, en passant par Anicet Dologuélé et Crépin Mboli Goumba, pour les désigner comme des valets de l’étranger.

La démarche ne s’arrête pas aux adversaires déclarés. La fin du document laisse transparaître une guerre des clans féroce au sein même du premier cercle présidentiel. En évoquant des détracteurs qui cherchent à diviser le camp présidentiel et à l’éloigner du chef de l’État, le suspect utilise le tribunal pour sécuriser son poste et neutraliser ses rivaux directs. La publication de ce rapport montre la volonté d’exposer publiquement ces gages de fidélité.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le retour de l’esclavage minier sous la coupe du groupe Wagner à Barrah Grithie, au nord-est de la RCA

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Centrafrique : Le retour de l’esclavage minier sous la coupe du groupe Wagner à Barrah Grithie, au nord-est de la RCA

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Barrah Grithie, près de Sam Ouandjia, les mercenaires russes et leurs supplétifs imposent un régime de travail forcé qui dépouille les populations et pille les ressources nationales.

 

La localité de Barrah Grithie, une zone minière située à environ cinquante kilomètres de Sam Ouandjia en direction du Soudan du Sud, subit aujourd’hui une colonisation économique féroce. Autrefois, ce site représentait un carrefour d’échanges et de prospérité où cohabitaient des exploitants locaux, des expatriés et des commerçants venus des pays voisins comme le Soudan et le Soudan du Sud. Cette effervescence économique faisait vivre toute la région de la Vakaga. Les mercenaires blancs du groupe Wagner ont brisé cette dynamique par la force, chassant manu militari tous les acteurs historiques du secteur pour s’accaparer l’intégralité des gisements de cette région frontalière.

 

Une fois le terrain vidé de ses occupants légitimes, ces hommes en armes ont instauré un système d’exploitation artisanale exclusif, basé sur une division des tâches extrêmement stricte et injuste. Sur place, la main-d’œuvre est composée de jeunes Centrafricains issus des villages environnants, venus simplement dans l’espoir de trouver de quoi nourrir leurs familles démunies. Leur quotidien se résume à une tâche pénible : creuser la terre et extraire le gravier manuellement, sous un soleil de plomb, sans aucun équipement de protection ni considération humaine.

 

La surveillance de ces chantiers est confiée à des supplétifs locaux, communément appelés les russes noirs, issus notamment de la communauté Peule. Ce sont eux qui encadrent directement les mineurs et récupèrent immédiatement le gravier extrait. Ces supplétifs effectuent ensuite le lavage du minerai sous l’œil vigilant des mercenaires russes blancs, qui supervisent l’ensemble de la chaîne de production. Les travailleurs locaux n’ont aucun droit de regard sur le résultat de leurs efforts : ils ignorent totalement la quantité d’or récoltée, la valeur réelle de leur production leur étant soigneusement dissimulée.

 

Pour ce labeur exténuant, la rémunération relève de la pure exploitation. Les mineurs reçoivent un salaire journalier dérisoire, oscillant parfois entre mille et mille cinq cents francs CFA. Dans de nombreux cas, des jeunes travaillent pendant deux ou trois mois consécutifs avant de percevoir une somme dérisoire, insuffisante pour couvrir leurs besoins vitaux. Dès que l’or est lavé et isolé, les chefs russes confisquent le métal précieux afin de l’acheminer vers l’étranger où il est vendu au profit exclusif de leur organisation.

 

Cette prédation économique dépasse largement le seul site de Barrah Grithie. À travers la République centrafricaine, le groupe russe s’est déployé dans tous les secteurs rentables, de l’exploitation industrielle de la mine de Ndassima au commerce de détail, en passant par l’industrie forestière. Alors que les discours politiques du passé dénonçaient l’exploitation historique de la France, les populations constatent que les méthodes actuelles dépassent de loin ce que les générations précédentes ont connu par le passé. La présence de ces forces armées se traduit par un appauvrissement généralisé des Centrafricains, dépossédés de leur propre sous-sol. Les camions chargés de minerais prennent la route des frontières pendant que la jeunesse locale s’enfonce dans la misère, contrainte de céder sa force de travail pour quelques pièces de monnaie sous les ordres de gardes armés qui arpentent les puits de mine jour et nuit

 

Par Ibrahim Moussa

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Harcèlement politique à Bangui : Le régime Touadéra théorise la stratégie des « représailles» contre l’opposition

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Harcèlement politique à Bangui : Le régime Touadéra théorise la stratégie des « représailles» contre l’opposition

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est désormais officiel et assumé dans la pratique. En République centrafricaine, critiquer le régime de Faustin-Archange Touadéra s’accompagne désormais de représailles administratives quasi immédiates. Dernier exemple en date : la convocation officielle adressée par le ministère de l’Urbanisme à l’opposant Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Ce harcèlement ciblé intervient à peine 48 heures après un point de presse percutant de l’opposition contre le changement de Constitution et le projet de troisième mandat présidentiel.

 

Mais derrière cette convocation administrative se cache en réalité une nouvelle doctrine politique désormais assumée par le pouvoir.

 

La doctrine du « œil pour œil »

L’acharnement qui frappe le coordonnateur du BRDC n’a rien d’un simple hasard de calendrier. Il s’agit de l’exécution méthodique d’une nouvelle ligne politique du régime de Bangui. Selon les confidences directes d’un cadre du parti au pouvoir, la consigne est désormais claire et assumée : « À chaque sortie d’un opposant politique, une réponse va lui arriver. »

 

Cette déclaration cynique lève le voile sur les véritables motivations de la descente sur le terrain menée le mardi 9 juin 2026. L’administration publique est officiellement instrumentalisée comme un comité de censure et de punition.

 

Le tort de Maître Crépin Mboli-Goumba ? Avoir dirigé un point de presse au nom du BRDC pour s’opposer fermement au passage en force constitutionnel et dénoncer la réélection de Touadéra pour un troisième mandat jugé illégal par l’opposition, position qu’il a réaffirmée lors d’une intervention sur les ondes de Radio Ndeke Luka. La « réponse » du pouvoir a ainsi pris la forme d’une menace de démolition des travaux réalisés à ses propres frais à la devanture de sa résidence.

 

Mais au-delà du message politique, c’est surtout la méthode utilisée qui révèle le caractère intimidant de l’opération.

La devanture de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba la nuit
La devanture de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba la nuit

 

L’absurdité d’une procédure d’intimidation à domicile

L’amateurisme de l’opération trahit sa nature purement politique. Mandatée en urgence pour « répondre » au BRDC, une délégation du ministère de l’Urbanisme s’est improvisée en agents judiciaires pour investir la résidence de l’opposant en son absence.

 

S’adressant aux employés de maison, ces fonctionnaires, transformés en agents judiciaires de circonstance, ont exigé sous pression la présentation immédiate des permis de construire. Une mise en scène grotesque : comment des inspecteurs d’un ministère peuvent-ils exiger de simples employés qu’ils détiennent des documents officiels et hautement confidentiels que seul le propriétaire conserve généralement dans ses archives privées ?

 

L’objectif n’était manifestement pas de mener un contrôle d’urbanisme rigoureux, mais bien d’instaurer un climat d’insécurité au cœur même du foyer de l’homme politique.

 

Et pourtant, face à cette tentative de pression, le camp de l’opposition n’a pas tardé à répliquer avec des éléments concrets.

 

Les preuves irréfutables face à la mauvaise foi de l’État

Pour couper court à cette tentative d’intimidation politique, le parti de l’opposant a immédiatement publié l’intégralité des documents justificatifs. Face à la convocation du ministère, l’opposant a notamment brandi une autorisation en bonne et due forme accordée par la mairie de Bangui depuis septembre 2012.

 

Les clichés de jour comme de nuit de la devanture concernée démontrent que cet aménagement profite avant tout aux habitants du quartier : un espace public propre, pavé et éclairé par des lampadaires branchés sur le compteur privé de l’opposant, où les étudiants du secteur se rassemblent le soir pour réviser leurs cours.

 

Pendant que le ministère traque ces lampadaires salvateurs, il ferme volontairement les yeux sur les dérives observées sur la même avenue Charles-de-Gaulle : un voisin direct y a installé un garage sauvage sur la voie publique, tandis que des marchés informels avec ses cortèges de poubelles s’étalent impunément au niveau de l’ancien collège CPI et de l’ancien Palais de Kolongo de Bokassa.

 

Mais au-delà de cette affaire locale, c’est surtout le discours politique de Maître Crépin Mboli-Goumba qui semble inquiéter le pouvoir.

 

L’alerte de Mboli-Goumba : Entre crise économique et opacité militaire

Au-delà de ce harcèlement de proximité, c’est la parole même de Maître Crépin Mboli-Goumba qui semble terrifier le pouvoir. Invité de Radio Ndeke Luka, le coordonnateur du BRDC a réaffirmé la position de son mouvement tout en dressant un bilan sans concession de la situation du pays.

 

« L’économie fonctionne au ralenti. Il suffit de demander aux vendeuses de légumes au bord de la route pour savoir que rien ne marche dans le pays », martèle le leader de l’opposition.

 

Sur le plan sécuritaire, l’avocat brise également l’omerta imposée par le régime et dit tout haut ce que l’état-major de l’armée cacherait à la population. Il confirme une recrudescence alarmante des activités criminelles à la périphérie de la capitale : « Il y a, comme vous le savez, des inquiétudes au niveau de Boali. Vous êtes au courant qu’il y a des enlèvements contre rançon. Il y a des groupes armés dont la présence est signalée et confirmée, pas seulement à Boali, mais tout autour de la ville de Bangui. »

 

Cette détérioration sécuritaire se traduit également par un climat d’angoisse nocturne dans la capitale. L’armée fait survoler Bangui par un vieil hélicoptère de combat d’origine soviétique, de jour comme de nuit, plongeant les habitants dans l’incompréhension et l’inquiétude. Une situation que l’opposition présente comme le reflet d’un pouvoir fébrile, militarisant l’espace aérien sans fournir la moindre explication à ses citoyens.

 

Face à cette crise multidimensionnelle, le BRDC continue toutefois de défendre une issue politique.

 

L’exigence d’un dialogue politique enterré par le pouvoir

Face à ce tableau sombre, Maître Crépin Mboli-Goumba persiste et signe : la seule issue légale demeure le dialogue politique, une main tendue que le président Faustin-Archange Touadéra aurait pourtant choisi d’enterrer unilatéralement.

 

L’opposant rappelle ainsi la position historique du BRDC : « Le dialogue politique que nous avons demandé à l’époque reste d’actualité, mais de nature différente. La crise s’est aggravée, aussi bien sur le plan politique, économique que sécuritaire. »

 

Pour lui, le refus d’écouter les forces vives de la nation relève de « l’autisme politique du président Touadéra et de son régime ».

 

Réfutant l’idée selon laquelle le boycott des dernières élections législatives aurait affaibli l’opposition, Mboli-Goumba prévient que le pays arrive « véritablement à la fin d’un cycle », dans un contexte où l’État est structurellement désargenté et où la discorde nationale s’installe jusque dans les cercles du pouvoir. Il appelle ainsi à un sursaut des hommes d’État afin d’éviter que le passage de témoin politique ne se fasse dans la violence.

 

Mais l’une des contradictions les plus frappantes du système actuel réside dans le profil même de ceux qui conduisent cette opération de harcèlement.

 

Des criminels au ministère, des citoyens harcelés

Le cynisme du régime Touadéra atteint son paroxysme lorsque l’on examine le profil des responsables impliqués dans cette opération d’intimidation. Le ministère de l’Urbanisme est aujourd’hui dirigé par une figure issue de la rébellion, un présumé criminel de guerre circulant librement dans Bangui malgré un mandat de dépôt formel émis à son encontre par la Cour pénale spéciale (CPS).

 

La République centrafricaine donne ainsi l’image d’un État marchant sur la tête : l’appareil étatique protège et promeut d’anciens seigneurs de guerre, tout en mobilisant ses fonctionnaires pour harceler un avocat de renom dont le seul crime est de défendre la Constitution de son pays et d’avoir contribué à assainir son environnement urbain.

 

En théorisant puis en appliquant cette stratégie des « réponses systématiques », le pouvoir semble surtout révéler sa propre fébrilité face à une opposition qui refuse désormais de se taire. Mais en prenant l’opinion publique à témoin à travers la publication de documents et d’éléments factuels, le BRDC montre également qu’il n’entend pas se laisser intimider par les méthodes d’un régime de plus en plus contesté.

 

Par Gisèle MOLOMA

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