vendredi, septembre 11, 2026
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Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

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Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

 

Centrafrique.org/centrafrique-approbation-de-la-declaration-de-politique-generale-du-gouvernement/le-premier-ministre-henri-marie-dondra-a-la-tribune-de-lassemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-49384″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba
Le premier ministre Henri-Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale

 

 

 Christian et Euseb Dondra, frères de l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été transférés à la prison de Ngaragba après leur arrestation controversée à Bangui.

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Dondra et Euseb Dondra, frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été arrêtés à leurs domiciles. L’opération, menée vers 1 heure du matin par des agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des Mercenaires russes du groupe Wagner, s’est déroulée sans mandat. Les deux hommes, emmenés vers une destination inconnue, ont récemment été transférés à la maison centrale de Ngaragba, connue pour ses conditions de détention difficiles. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner le président Faustin-Archange Touadéra et son conseiller spirituel Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC).

 

L’accusation repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes, publié par Sani Yalo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, présentée comme une espionne recrutée par le régime, affirme avoir été approchée par les frères Dondra pour livrer des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo, qui les aurait ensuite transmises à Touadéra. Elle parle de manière hâtive, évoquant des détails comme offrir un cigare à Yalo pour gagner sa confiance. Henri-Marie Dondra, mentionné dans l’audio, reste prudent, loin du portrait d’un conspirateur. Pour beaucoup, cet enregistrement sonne comme un scénario mal ficelé, destiné à salir la réputation de la famille Dondra.

 

Laëtitia Murielle Kokomika, arrivée de France et installée à l’hôtel « Les 4 saisons » à Bangui, est au cœur de cette affaire. Décrite par des sources comme une personne au passé trouble, elle aurait été choisie par le régime pour tendre un piège. Son nom, diffusé sans retenue par Sani Yalo, a été utilisé pour alimenter une campagne de dénigrement contre Henri-Marie Dondra, perçu comme une menace politique. Ancien Premier ministre, il gagne en popularité à l’approche des élections de 2025-2026, ce qui semble inquiéter le pouvoir en place. « C’est un coup monté pour intimider mon fils, qui est aimé dans tout le pays », déclare leur père, Henri Dondra, qui dénonce une vengeance politique.

 

L’arrestation des frères Dondra s’inscrit dans un climat de répression à Bangui. Les mercenaires russes, omniprésents aux côtés de l’OCRB, participent à des opérations qui sèment la peur parmi les habitants. « On vit dans un climat où personne ne se sent en sécurité », confie un résident du 7e arrondissement. Les deux frères, qui n’ont aucun lien direct avec les activités politiques de leur aîné, sont détenus sans preuves solides. Leur père insiste : « Ce sont des citoyens ordinaires, ils ne font pas de politique. »

 

La famille Dondra a lancé un appel sur les réseaux sociaux, demandant la libération immédiate de Christian et Euseb : « Mes frères ont été kidnappés par l’OCRB et les Wagner. Partagez ce message ! » Cet événement intervient alors que l’opposition prépare une marche le 4 avril pour protester contre les coupures d’électricité, le manque d’eau et la gestion du pays. Pour beaucoup, cette affaire est une tentative du régime de faire taire toute voix discordante….

 

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature au Cameroun

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature

 

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Le-ministre-Maxime-Balalou – La déclaration sarcastique du gouvernement face aux accusations de crimes en RCA”

 

Bangui, CNC. Le ministre de la Communication, Balalou Maxime, se retrouve au centre d’activités commerciales douteuses. Son véhicule personnel, confié à une société de location fictive, a disparu dans des circonstances troubles après avoir été transporté frauduleusement au Cameroun.

 

Balalou Maxime, un ministre aux pratiques douteuses

 

Dans une manœuvre déconcertante, le ministre Balalou Maxime a choisi de placer son véhicule privé en location auprès de “Global Group Contractor”, pendant qu’il détourne les véhicules de service pour son usage personnel.

« Cette gestion particulière révèle un abus manifeste des biens publics » , indique une source interne au ministère.

 

Le véhicule de Balalou Maxime introuvable

 

Contrairement aux sept véhicules de luxe récupérés par la gendarmerie camerounaise en août 2024, celui du ministre reste introuvable. « Les recherches se poursuivent sur le territoire camerounais, mais le véhicule pourrait déjà avoir franchi d’autres frontières » , précise une source au sein des forces de l’ordre camerounaises.

 

Détournement systématique des biens publics par Balalou Maxime

 

Notre investigation révèle un système organisé de détournement. Le ministre Balalou Maxime utilise trois véhicules donnés gracieusement par la Minusca destinés aux activités officielles du ministère de la communication : un premier sert à ses courses domestiques et au transport de bois de chauffe pour ses épouses, tandis que deux autres stationnent à son cabinet pour ses déplacements personnels.

 

« Le ministre préfère risquer son véhicule privé dans des locations douteuses plutôt que de l’utiliser, pendant qu’il accapare les véhicules de l’État pour ses besoins personnels » , dénonce un agent du ministère sous couvert d’anonymat.

 

Un passé trouble du ministre Balalou Maxime

 

En 2020, alors ministre chargé du secrétariat du gouvernement, des soupçons de détournement de 400 millions de francs CFA destinés aux festivités du 1er mai pesaient déjà sur lui.

 

Le ministre, sollicité à plusieurs reprises, n’a pas répondu à nos questions sur cette gestion controversée des véhicules publics et privés, qui témoigne d’une moralité défaillante au sommet de l’État centrafricain.

 

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 20  mai 2024 (CNC) –À Birao, particulièrement dans les villages Roukoutou et Matala ,  où  la terreur règne après les exactions commises par les mercenaires de Wagner la semaine dernière . Les habitants pointent du doigt le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qu’ils accusent d’être à l’origine de ces violences. Selon eux, c’est lui qui aurait signalé la présence d’armes et des minutions de guerre dans leurs localités respectives, incitant les mercenaires du groupe Wagner à mener des raids destructeurs.

 

Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, il ne fait aucun doute, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière la souffrance d’une partie de la population de la Vakaga. Il est responsable de leurs malheur actuelles.

Notons que Arnaud Djoubaye Abazène est originaire de ladite préfecture, bien que de l’ouest, vers Gordil, tandis que la ville attaquée se trouve à l’est, en allant vers la frontière avec le Soudan.

 

La population affirme que le ministre, ayant des liens avec ses neveux rebelles et a un passé criminel, aurait signalé la présence d’armes à l’intérieur de certaines maisons dans ces localités, notamment cachées par des jeunes, incitant ainsi les mercenaires du groupe Wagner à mener des fouilles violentes. Les habitants de Birao sont convaincus que Arnaud Djoubaye Abazène a financé plusieurs activités criminelles dans la région, y compris la violence à Birao, Bria  et Ndélé en 2020. Les accusations suggèrent qu’il a soutenu financièrement et armé des groupes responsables des massacres et des déplacements massifs de population en avril 2020.

 

Les antécédents du ministre alimentent ces suspicions.  Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à la liste des griefs contre le ministre. Les habitants dénoncent son rôle présumé dans l’orchestration des exactions commises par les mercenaires de Wagner, et soulignent que ses actions sont motivées par des intérêts personnels et politiques, au détriment de la sécurité et du bien-être de la population.

 

La situation à Birao est symptomatique des tensions et des luttes de pouvoir qui déstabilisent le pays, avec des conséquences tragiques pour les populations. Les appels à l’aide et au gouvernement pour intervenir sont restés sans réponse, laissant les habitants livrés à eux-mêmes dans une terreur continue. La violence semble inépuisable, et les habitants, tentant désespérément de fuir les violences, se réfugient dans la brousse ou à Birao centre, abandonnant des villages désertés et des vies brisées.

 

En rappel, notre précédent article publié le vendredi dernier sur CNC décrivait les exactions récentes des mercenaires de Wagner à Birao, où la terreur et la violence ont été utilisées pour soumettre la population. Aujourd’hui, les nouvelles accusations contre le ministre Arnaud Djoubaye Abazène ajoutent une dimension politique à cette crise, révélant l’étendue des défis auxquels font face les habitants de la Vakaga. Le peuple attend une réponse claire du gouvernement et une prise de responsabilité pour mettre fin à cette spirale de violence et de corruption.

 

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RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

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Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

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Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

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Bangui, le 23 mars 2017.

Incroyable mais vrai ! Les relations, déjà très exécrables depuis septembre 2016, entre le président Faustin Archange Touadera et le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua sont sur le point d’atteindre son apogée, voire fissurées complètement. Les tensions de ces derniers mois, renforcées par les violents affrontements verbaux d’avant hier au stade  Omnisport entre le ministre de la Défense nationale Joseph Yakété et l’honorable député de Paoua 2et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Timeléon Mbaïkoua ne laisse aucun doute que la rupture tant annoncée par les médias entre le President Touadéra et son ex-allié Karim Meckassoua est arrivée.

Si jusque-là, le président de la République Faustin Archange Touadéra et son ami président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA cogèrent, à leurs manières, leurs relations conflictuelles et dégradantes, le cuisant échec infligé aux honorables de « Cœur uni » et à leurs parrains politiques, a, visiblement, permis aux deux camps de doter leurs éléments de grenades à main incapacitantes et a fourni les occasions d”embrasement de l’ensemble de l’Exécutif et de Législatif. Pour un rein, le plus audacieux lâche sa goupille. Désormais, l’ensemble du gouvernement, députés « Cœur uni » ; la garde présidentielle et quelques conseillers à la présidence semblent tous, s’aligner sans condition, derrière le président Touadéra contre tous les membres du Bureau de l’Assemblée  nationale dirigé par le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua. Ce jeu dangereux qui ne fait pas sourire les Centrafricains remet dangereusement le pays sur la voie de chaos et de la guerre civile. Que s’est-il passé exactement ? Décryptage.

Les faits déclencheurs.

Des Conventions minières injustes aux bâillons instaurés par le Très Honorable Meckassoua, neutralisant ainsi le ministre Dondra de s’exprimer devant les députés lors du passage de la DG de FMI à l’Assemblée nationale ont semis les germes desdits conflits.

D’après nos analyses et les informations recoupées, deux faits de moindre importance étaient à l’origine de cette mésentente au sommet de l’État. Le premier, concerne les projets des Conventions d’exploitations des ressources minières soumis au Bureau de l’Assemblée nationale pour l’approbation de son président Abdoul Karim MECKASSOUA et le second, concerne l’opposition faite, à juste titre, au ministre Dondra  de prendre la parole devant les députés lors du passage de la Directrice générale du fond monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale.

Dans le premier cas et, d’après nos informations, le président Abdoul Karim Meckassoua, n’avait pas du tout apprécié l’interprétation faite par le président Touadera et ses conseillers de l’article 60-2 de la Constitution, lui donnant, à lui seul, la responsabilité totale d’approuver ou non, des Conventions financières ou Contrats miniers et ce, en lieu et place de l’Assemblée nationale qui compose tous les députés. Et le camp Touadéra, c’est incompréhensible et inadmissible le temps que prend, de façon dilatoire, Abdoul Karim Meckassoua pour approuver les 4 Conventions en souffrance sur son bureau.

Dans le second cas, c’est le refus catégorique et justifié du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua au ministre Dondra de prendre la parole après l’intervention de la Directrice générale du Fonds monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale. Ce refus, considéré comme une muselière par un ancien ministre, est très mal pris par le ministre Dondra. Il l’a fait savoir  plusieurs reprises devant les Conseils des ministres et au finish, il a instauré un bouchon allumeur entre les deux Institutions.

D’après nos informations, le Bureau de l’Assemblée s’apprête à juger « vampiriques » pour le peuple centrafricain, 3 des 4 Conventions minières déjà signées par le président Touadéra. « Toutes les 4 Conventions ne donneront pas des emplois aux Centrafricains comme le pense à tort le ministre conseiller spécial du président Touadéra Fidel NGOUADJIKA ». Affirme un député proche de Meckassoua qui a pu jeter un œil sur ces Conventions.

Tous conflits latents ne peuvent que s’acheminer vers des escalades verbales, physiques ou matérialisées sous d’autres formes punitives. Tels sont les différents cas que subit depuis décembre 2016 l’Institution du Très Honorable Meckassoua. De sevrage financier aux escalades verbales ou physiques.

Sevrage financier de l’Assemblée nationale

En muselant, par un bâillon, le ministre des Finances à prendre la parole lors de passage de madame la Directrice générale de FMI à Bangui, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait oublié qu’il a lui-même « semé en paquet » les difficultés que son Institution récoltera en termes d’argent. Pour preuve, depuis janvier 2017, tous les appels de fonds venus de l’Assemblée nationale ne trouvent pas d’interlocuteur au ministère de Dondra.

« S’il a empêché notre ministre de parler, nous l’empêcherons de marcher. Bâillon dans la bouche contre bâton dans les roues », renchérit un cadre du ministère des Finances.

Joignant l’acte à la parole, les indemnités des deux dernières sessions extraordinaires ainsi que celles de la session ordinaire actuelle ne sont pas payées. À défaut d’argent en sus, les fournitures des bureaux manquent dans l’Administration parlementaire. Les toilettes tout comme l’ensemble des fonctionnaires parlementaires subissent les dégâts collatéraux de ces conflits « MECKASSO-TOUADERa ». Les membres du bureau, eux, s’attendent à s’affronter jour et nuit aux forces de l’ordre et aux membres du gouvernement.

Affrontements verbaux, arrestations et détentions illégales comme moyens de pressions du gouvernement.

Si à l’Assemblée nationale, ils tentent de minimiser la portée de cette mésentente, à la Présidence de la République, ils veulent à tout prix finir avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et tous ceux qui tentent de le soutenir. Pour y arriver, une campagne de diabolisation généralisée a été pensée et mise en œuvre pour discréditer l’ensemble des députés proches de l’honorable MECKASSOUA et lui-même. Ce qui a poussé non seulement les éléments de la garde présidentielle à arrêter, fouiller et ramener manu militari à la SRI  le député de Bambio et 2e membre du bureau de l’Assemblée nationale Aristide GOUNDISSA. Il a fallu l’intervention du 1er Vice président de son Institution Aurélien Simplice Nzigas pour qu’Aristide GOUNDISSA et son aide de camp recouvrent la liberté après deux heures  de détention.

Certains membres du gouvernement aussi prennent fait et cause de leur patron Faustin Archange Touadéra si d’aventure ils trouvent sur leur chemin un député membre du bureau parlementaire. C’est ce qui est arrivé à l’honorable Timoléon MBAÏKOUA député de Paoua 2 et 2e Vice-Président de l’Assemblée nationale au stade omnisport lors de tournoi éliminatoire d’afrobasket 2017 entre la Centrafrique et le Congo Brazzaville.

D’après l’un de nos correspondants témoin de l’évènement de ce jour, c’est le ministre de la Défense Joseph Yakété qui a ouvert le bal des escalades verbales entre lui et Timoléon MBAÏKOUA lorsque ce dernier a fait appel à son aide de camp de venir le chercher.

Empêché d’atteindre l’honorable par l’aide de camp du ministre Yakété, ce dernier, en suivant les discussions entre les deux frères d’armes, il s’est interféré pour poser des questions à son aide de camp en ces termes : « ce monsieur est civil et militaire ? »  L’aide de camp de l’honorable répond à son ministre « je suis militaire et aide de camp de l’honorable   Timoléon MBAÏKOUA ».

L’honorable s’y mêle à son tour et répond à Yakité : « Toi aussi tu es un civil ».

Et c’est en écoutant le nom et titre de Timoléon MBAÏKOUA, que le ministre Yakété s’est fait piquer par lui-même par les insectes en charge de transmission de conflits “MECKASSO-TOUADERO” qu’il avait en tête.

« Député, député. Député c’est qui ? Vous ne respectez pas des ministres ? » Crie le ministre Yakété, tenu en position de maître YANG à côté de sa femme.

« C’est un incident de trop » s’énerve l’honorable. « le bureau de l’Assemblée serait saisi pour correction » conclut l’honorable.

« Nous avions l’impression qu’ils ont des antécédents conflictuels » ont fait savoir, à CNC, certains témoins qui ont peu intervenir pour séparer les deux camps.

D’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction, le ministre Joseph Yakété est appelé à la barre des députés ce lundi et mardi son collègue de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

Qui va vraiment jouer la médiation dans ce conflit ?

Pour le moment, personne. Les Chefs d’État d’Afrique centrale  ne veulent pas intervenir dans cette affaire, d’autant plus que sur d’autres affaires des groupes armés, les choses ne semblent pas bouger.

Accusé régulièrement d’être derrière les mouvements armés de la Séléka en province par les proches du président Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Meckassoua se trouve depuis quelques jours en République démocratique du Congo. Selon un conseiller du président Touadera, il tente de persuader le président Kabila d’intervenir comme médiateur dans cette affaire.

Si ce même jeu avait été vu au temps de la transition, celui du temps du Professeur Touadera est très violent. Il comporte tous les signaux d’une longue guerre du positionnement.

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Bangui : l’interminable combat des déplacés musulmans  de Bégoua pour leurs propriétés confisquées de force lors des événements des Séléka et anti-balaka de 2013 – 2014

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Les combats entre Séléka et anti-balaka ont déchiré la Centrafrique de 2013 à 2016. Le bilan est catastrophique : des milliers de victimes et un exode massif de plus de deux millions des centrafricains. À Bégoua, au nord de Bangui, des centaines de familles musulmanes ont tout abandonné dans la précipitation pour sauver leur peau. Et la suite, on connait.

 

Ces quartiers, situés aux abords des PK13, PK14 et PK15 le long de la route de Boali, abritait une communauté multiethnique. Le marché à bétail, situé auparavant  au PK14, attirait des centaines des commerçants et éleveurs peuls venus de tout le pays. Les transactions y étaient quotidiennes, les familles y vivaient depuis des générations. Lorsque la coalition Séléka a renversé le président François Bozizé en mars 2013, personne n’imaginait l’ampleur du désastre à venir. Les représailles ont été immédiates et sanglantes. Les miliciens anti-balaka se sont organisés pour répondre aux exactions de la Séléka, déclenchant un cycle de violence incontrôlable.

 

maisons detruite à bria par banafio maisons-detruite-à-bria-par-banafio Bria, le MLCJ contrôle 60% de la ville, des dizaines des habitations incendiées.
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À Bégoua, la situation est devenue invivable, voir difficile  en quelques semaines, pour ne pas dire quelques jours. Les habitants musulmans ont compris qu’ils devaient partir ou mourir. L’Organisation internationale pour les migrations a également organisé l’évacuation en urgence. Des dizaines de camions ont transporté les familles vers l’intérieur du pays ou vers les frontières. Direction le Tchad pour certains, le Cameroun pour d’autres. Quelques-uns ont traversé jusqu’en République démocratique du Congo ou au Congo-Brazzaville. Le départ s’est fait dans la panique, sans préparation, sans pouvoir emporter grand-chose.

 

Les maisons sont restées là, intactes pour la plupart. Des centaines de constructions abandonnées du jour au lendemain. Rapidement, d’autres centrafricains ont compris l’opportunité de faire de l’argent vite fait. Des chefs de quartier se sont proclamés gestionnaires des biens vacants. Des combattants anti-balaka ont revendiqué certaines parcelles comme butin de guerre. De simples opportunistes ont saisi l’occasion. Les ventes illégales ont commencé presque immédiatement. Des terrains qui ne leur appartenaient pas ont changé de mains contre quelques billets. D’autres occupants ont simplement investi les lieux sans payer quoi que ce soit, construisant leurs propres habitations sur les fondations des anciennes.

 

Quand la paix est revenue progressivement, à partir de 2016, une partie des déplacés a tenté de rentrer au pays, y compris dans la capitale. Mais vue la tension qui règne encore, beaucoup se sont installés au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, où la communauté musulmane s’est regroupée. D’ailleurs c’est le dernier bastion des musulmans dans la capitale durant cette crise.  C’était plus sûr, plus facile de recommencer leur vie là-bas. Quelques courageux ont essayé de regagner Bégoua, timidement, testant l’accueil de leurs anciens voisins. Mais pour la majorité des victimes des PK12, PK13 et PK14, le retour reste un rêve inaccessible. Leurs propriétés sont occupées par de nouveaux habitants qui refusent de partir.

 

Les plaintes se sont multipliées devant les juridictions. Les dossiers s’empilent dans les tribunaux de Bangui. Le dictateur Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a promis de faire quelque chose aux victimes à plusieurs reprises. À chaque fois, le même discours : il faut patienter, le gouvernement va trouver une solution. Avant l’élection présidentielle de 2020, on leur avait assuré qu’après le scrutin, les choses allaient se débloquer. Le vote a eu lieu, Touadéra a été frauduleusement réélu, mais rien n’a bougé pour les déplacés de Bégoua.

 

Aujourd’hui, à quelques mois de l’élection de 2025, on leur répète à nouveau d’attendre encore. Après le scrutin, promet-on, une commission spéciale sera créée pour examiner chaque cas. Les victimes ont entendu ces mots tellement de fois qu’elles ne savent plus si elles doivent y croire.

 

Pendant ce temps, la vie continue tant bien que mal. Les familles musulmanes de Bégoua louent des logements au PK5, payant des loyers qui grèvent leurs budgets. Certains occupent des chambres exiguës à plusieurs, faute de moyens. Les anciens propriétaires qui possédaient de vastes concessions à Bégoua se retrouvent entassés dans des espaces minuscules. L’injustice est quotidienne, visible, palpable.

 

Par Anselme Mbata….

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Justice en Afrique : L’appel au courage de l’ancien ministre malien Mamadou Ismaila Konaté face au naufrage constitutionnel de la RCA

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Le réquisitoire du juriste malien fustige les appareils judiciaires asservis qui éliminent les rivaux politiques, une dérive dont le régime de Bangui offre désormais une application totale et implacable.

 

Dans sa vibrante lettre ouverte du 10 juillet 2026, l’avocat et ancien garde des Sceaux malien, Mamadou Ismaila Konaté, posait un diagnostic implacable sur l’état de la justice sur le continent africain : « On ne demande plus à nos justices de trancher, on leur demande d’éliminer. » Évoquant les tactiques de l’exclusion politique les condamnations de circonstance, les exils forcés et les contestations de nationalité —, la tribune de Konaté trouve son incarnation la plus spectaculaire et la plus brutale en République Centrafricaine (RCA). Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, Bangui est devenue le cas d’école parfait de cette dérive institutionnelle, où la Constitution et l’appareil judiciaire ne servent plus à organiser l’État, mais à fabriquer administrativement l’exclusion des rivaux politiques.

 

Le « coup d’État constitutionnel » imposé par les armes et le reniement des juges

Le texte de Konaté rappelle que l’arbitraire a cruellement besoin de la signature des magistrats pour paraître légal. En RCA, l’histoire récente s’est écrite dans le sang et le déni du droit. Lorsque le président Touadéra a voulu s’offrir une présidence à vie en faisant sauter le verrou limitant les mandats présidentiels, la Cour constitutionnelle alors présidée par l’intrépide juge Danièle Darlan s’y est opposée avec fermeté, invalidant les projets de décrets du pouvoir.

Justice en Afrique : L’appel au courage de l’ancien ministre malien Mamadou Ismaila Konaté face au naufrage constitutionnel de la RCA
Touadera et Ngamana lors de la remise du projet de la nouvelle constitution du troisième mandat illégal

 

La réponse du régime, solidement parrainé par les mercenaires russes du groupe Wagner, a été d’une violence institutionnelle inouïe : la destitution brutale et illégale de Danièle Darlan pour « empêchement définitif ». Une fois le dernier rempart judiciaire brisé et la Cour reprise en main par son oncle et des magistrats dociles, la nouvelle Constitution rédigée sur mesure a été imposée par référendum. Ce n’est plus la justice qui protège les citoyens, c’est une parodie de légalité qui sanctuarise le pouvoir d’un homme sous la surveillance de forces paramilitaires étrangères.

 

L’arme de la « nationalité exclusive » : L’exclusion à géométrie variable

Le cœur de la démonstration de Konaté réside dans ce qu’il qualifie de « prétextes » : utiliser la loi pour trier qui a le droit d’être candidat. La Constitution centrafricaine de Touadéra a introduit une clause d’exclusion redoutable sous des dehors patriotiques : pour briguer la magistrature suprême, il faut être « Centrafricain d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine ».

 

Sur le papier, l’argument flatte le souverainisme. Dans les faits, c’est une guillotine administrative exclusivement réservée à l’opposition. Le cas de l’opposant Anicet-Georges Dologuélé (URCA) en est l’illustration parfaite. Pour se conformer à cette nouvelle règle en vue des scrutins, cet économiste et ancien Premier ministre a officiellement renoncé à sa double nationalité française. Pourtant, la machine d’État s’est immédiatement retournée contre lui : refus de renouvellement de passeport, contestation acharnée de son certificat de nationalité par les tribunaux, le laissant dans une situation ubuesque d’apatride de fait, bien qu’il soit élu député de la nation. On lui complique la vie à dessein, l’enfermant dans un labyrinthe juridique pour l’empêcher d’exister politiquement.

 

L’impunité des proches du pouvoir : Le règne du double standard

Ce qui achève de démontrer la nature purement politicienne de cette législation, c’est l’asymétrie totale de son application. Pendant que Dologuélé est harcelé et que d’autres leaders d’opposition sont exclus, le premier cercle de Faustin-Archange Touadéra jouit d’une immunité absolue face aux mêmes textes.

 

La présidence de l’Assemblée nationale, les ministères clés et les cabinets de conseillers regorgent de cadres du pouvoir possédant la double nationalité (notamment française) ou des origines régionales transfrontalières complexes. Le père même du chef de l’État a fait l’objet de vifs débats quant à ses attaches géographiques, ce qui a récemment alimenté des pétitions citoyennes sur les « vraies origines » de Touadéra. Pourtant, sous les yeux des procureurs et des juges centrafricains, le silence est total. La loi n’est pas la même pour tous : elle est un bouclier pour les courtisans du régime, et un glaive pour ceux qui osent contester la présidence à vie.

 

Le stylo du juge face à la caserne de Wagner

« La grandeur de votre fonction n’est pas dans le pouvoir de condamner. Elle est dans la liberté de ne pas obéir quand obéir serait trahir », écrivait Mamadou Ismaila Konaté à l’adresse des magistrats. En République Centrafricaine, l’appareil judiciaire s’est agenouillé devant les kalachnikovs de Wagner et les décrets de la présidence. En acceptant d’avaliser l’exclusion de figures majeures de l’opposition et en fermant les yeux sur les violations flagrantes des critères d’éligibilité au sein du parti au pouvoir, les juges centrafricains ont transformé l’État en une caserne.

 

Le cas d’école de la RCA démontre tragiquement la thèse de la tribune de Konaté : lorsque le politique réussit à confisquer la nationalité et le droit de vote avec la complicité de la robe noire, la démocratie s’éteint pour laisser place à la tyrannie, habillée bien pauvrement des oripeaux du droit.

 

Pour approfondir les mécanismes géopolitiques complexes et l’influence des puissances étrangères en République Centrafricaine, vous pouvez consulter ce reportage détaillé : Centrafrique : l’ombre de Wagner sur les institutions. Cette vidéo analyse précisément comment les dynamiques politiques et les réformes constitutionnelles à Bangui s’articulent avec la présence des paramilitaires russes pour verrouiller l’espace démocratique et cibler les figures de l’opposition.

 

Par Alain Nzilo

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L’art du rétropédalage : Quand le Premier ministre oublie qu’il est le premier responsable du fiasco du Plan National de Développement (PND)

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C’est une scène qui prêterait à sourire si l’avenir économique du pays n’était pas en jeu. Devant les caméras, le Premier ministre Félix Moloua s’est fendu d’une déclaration ridicule pour justifier la paralysie du Plan National de Développement (PND), ce programme censé guider notre essor économique. Pointant du doigt les « acteurs de la chaîne de gestion », les partenaires financiers et les coordonnateurs internationaux, il a tenté d’expliquer pourquoi ce plan stratégique fait du surplace. À l’écouter, il serait un simple observateur, un spectateur impuissant découvrant subitement les blocages d’une machine qu’il est pourtant censé piloter.

 

Mais à qui croit-il faire avaler cette couleuvre ?

 

 Amnésie sélective au sommet de l’État

Pour comprendre l’indécence de cette sortie, il faut rafraîchir la mémoire du chef du gouvernement. L’argument du « spectateur » ne tient pas face aux faits. L’homme n’est pas un novice parachuté par hasard pour constater les dégâts. C’est un pur produit de cette administration : ancien haut fonctionnaire au sein même du ministère du Plan et de l’Économie, il y a fait ses armes. Mieux encore, avant d’être nommé Premier ministre, il a dirigé ce super-ministère de l’Économie et du Plan pendant plus de cinq ans.

L’art du rétropédalage : Quand le Premier ministre oublie qu’il est le premier responsable du fiasco du Plan National de Développement (PND)
Le premier ministre Félix Moloua avec sa bouche entre-ouverte

 

Le PND, c’est son bébé. Pendant une demi-décennie, c’est lui,  et personne d’autre,  qui tenait le stylo, qui négociait les financements avec les bailleurs de fonds et qui mettait en place cette fameuse « chaîne de gestion » qu’il critique aujourd’hui. S’il y a des défaillances, des blocages ou de l’incompétence dans l’exécution de ce plan national, ce sont les fruits directs de sa propre gestion. Se plaindre aujourd’hui de l’inefficacité du système, c’est signer l’aveu de son propre échec professionnel et politique.

 

 Le « blabla » comme méthode de gouvernance

En brandissant l’arrivée d’un « nouveau ministre du Plan » comme la solution miracle et la nouvelle « porte d’entrée » pour sauver le PND, le Premier ministre tente une manœuvre politique grossière : se trouver un fusible. C’est la politique du bouc émissaire. Après cinq ans de promesses non tenues et de stagnation économique, la rhétorique du pouvoir se résume toujours à la même chose : du verbiage, du vent, du « blabla » permanent pour masquer un vide abyssal en matière de résultats concrets pour la population.

 

Comment un chef de gouvernement, dont le rôle constitutionnel est d’impulser et de coordonner l’action publique, peut-il se délester de sa responsabilité avec autant de légèreté ? Si le Premier ministre n’a aucun contrôle sur l’exécution du plan le plus important du pays après tant d’années au pouvoir, une question légitime se pose : à quoi sert-il ?

 

 Un duo responsable du naufrage

La vérité que cette déclaration tente de masquer est pourtant évidente : le premier et unique responsable de la faillite du PND, c’est lui.

 

Mais il ne faudrait pas s’arrêter au Premier ministre. Ce théâtre d’ombres ne se joue pas à guichets fermés. Il s’articule directement sous la direction du chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra. Ce système à double tête, caractérisé par un contrôle absolu des institutions et une dérive autocratique, ne laisse aucune place à l’imprévu. Rien ne se fait, rien ne se finance, et rien ne se bloque sans l’aval ou la passivité complice du sommet de l’État.

 

Le Premier ministre et son président forment les deux faces d’une même pièce : celle d’un régime qui préfère blâmer les cadres intermédiaires et les partenaires internationaux plutôt que d’assumer son incapacité chronique à développer le pays.

 

En voulant rejeter la faute de l’échec du PND sur les autres, le Premier ministre n’a réussi qu’une chose : démontrer sa propre inutilité et confirmer ce que les citoyens savent déjà. Le poisson pourrit par la tête, et il est temps que ceux qui confisquent le pouvoir assument enfin les conséquences de leur naufrage économique.

 

Par Alain Nzilo

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Anicet-Georges Dologuélé : « J’ai honte de cette image que nous donnons aux jeunes », l’exaspération du leader face à l’instrumentalisation politique de la nationalité par la présidence

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À Bangui, Anicet-Georges Dologuélé dénonce l’usage de la nationalité comme arme d’exclusion politique. Le chef de l’opposition dit sa honte face à ce spectacle offert à la jeunesse centrafricaine.

 

À lire aussi : Centrafrique : un citoyen tchadien décapité et sa tête exposée sur un piquet par les mercenaires russes près de Sam Ouandja

La nationalité, une arme politique aux mains du pouvoir

 

« J’ai honte de cette image que nous donnons aux jeunes », a déclaré le leader de l’opposition devant plusieurs témoins de son entourage. Le pouvoir transforme un droit civique fondamental en privilège accordé selon les circonstances, dénonce-t-il. Cette pratique installe une insécurité juridique permanente pour l’ensemble des citoyens, selon des juristes proches du dossier. Les autorités écartent ainsi des figures gênantes du jeu démocratique sans recourir aux textes fondateurs. Un cadre de l’opposition affirme que « aucune procédure légale ne motive ces décisions ». Cette stratégie affaiblit la cohésion nationale à un moment charnière pour le pays.

 

Anicet-Georges Dologuélé : « J'ai honte de cette image que nous donnons aux jeunes », l'exaspération du leader face à l'instrumentalisation politique de la nationalité par la présidence
Le leader de l’URCASA, monsieur Anicet Georges DOLOGUELÉ

À lire aussi : Marie-Reine Hassen : « Que reste-t-il de notre indépendance ? »

 

Une jeunesse orpheline de modèles d’unité

 

À lire aussi : De la violence aveugle à la tombe : L’adjudant-chef Kota Mamboko emporté par sa propre bêtise sur le chantier minier de Gobolo

Les nouvelles générations espèrent des dirigeants capables d’incarner l’unité et le progrès collectif. Le pouvoir leur offre à la place l’image d’un affrontement stérile autour de questions d’appartenance, estiment des observateurs de la scène politique. Ce décalage entre les aspirations du peuple et les intrigues du sommet inquiète des acteurs associatifs. « Les jeunes se détournent des institutions quand ils voient leurs aînés se déchirer ainsi », confie un responsable d’une organisation de jeunesse. La confiance envers les institutions républicaines s’érode chaque jour davantage, selon plusieurs témoignages recueillis à Bangui.

 

Le blocage du dialogue accentue la fracture nationale

 

Le gouvernement ferme la porte au dialogue constructif et au respect des textes fondateurs, selon l’entourage de Dologuélé. Cette obstination à maintenir un leader d’opinion en captivité administrative freine l’épanouissement démocratique du pays. Des voix de la société civile réclament une sortie de crise fondée sur le droit plutôt que sur l’arbitraire. « Le pays a besoin d’apaisement, pas de nouvelles fractures », plaide un analyste centrafricain cité par des relais de l’opposition. La reprise d’un dialogue politique inclusif reste, pour beaucoup d’observateurs, la seule issue durable à cette crise.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment le chaos dans le village Tamboura , à 20 kilomètres de Zémio

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Des mercenaires russes du groupe Wagner ont violemment agressé mercredi dernier des habitants dans une église du village Tamboura, à 20 kilomètres de Zémio.

 

Des habitants frappés dans l’enceinte de l’église

 

Les faits se sont produits mercredi 9 septembre 2026 dans le village Tamboura PK20, sur l’axe Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Des mercenaires russes du groupe Wagner sont arrivés dans la localité alors que plusieurs habitants se trouvaient dans l’église MSEP, Mission de Sainte Esprit par la Prophétie en train de faire le culte.

 

Centrafrique : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment le chaos dans le village Tamboura , à 20 kilomètres de Zémio

 

Les Wagner, lourdement armés, sont entrés dans l’église et ont empêché les personnes présentes de sortir. Les habitants ont ensuite été déshabillés complètement avant d’être frappés un par un par les mercenaires.

À lire aussi : Fidèle Gouandjika : « J’accuse la France », quand le pouvoir centrafricain cherche à faire porter à Paris la responsabilité du cas Dologuélé

 

Les violences ont touché plusieurs personnes présentes dans le lieu de culte. Une matrone du village, exerçant comme l’unique sage-femme, se trouve actuellement dans un état critique après avoir été violemment battue.

À lire aussi : Maître Crépin Mboli-Goumba critique la politique française en Afrique en affirmant qu’elle soutient des régimes autoritaires qui violent les droits de l’homme au détriment des démocrates

 

Une population qui commençait à regagner les villages

 

À lire aussi : Pour Jean Symphorien Mapenzi, champion des détournements de deniers publics, « Le seul moyen pour Dologuelé d’obtenir son passeport, c’est de faire une demande de réintégration ». Voilà comment le premier vice-président de l’Assemblée nationale s’improvise juriste pour piéger Dologuélé

Cette nouvelle opération intervient quelques jours après le retour des députés du Haut-Mbomou dans leurs circonscriptions. Les parlementaires avaient effectué une mission de sensibilisation auprès des habitants déplacés ou réfugiés.

 

Ils avaient demandé aux populations de regagner leurs villages et de reprendre progressivement leurs activités. Le message visait notamment les habitants qui hésitaient encore à rentrer en raison de l’insécurité.

 

Après cette campagne, plusieurs familles avaient commencé à revenir dans leurs localités. Les députés ont ensuite regagné Bangui. Une semaine plus tard, les mercenaires russes se sont rendus à Tamboura et ont agressé les habitants présents dans l’église.

 

Des violences dont les habitants attendent des explications

 

Aucun motif précis n’a été communiqué pour expliquer cette intervention des mercenaires du groupe Wagner à Tamboura. Les habitants victimes des violences restent confrontés aux conséquences des coups reçus, tandis que l’état de santé de la matrone provoque une vive inquiétude dans la localité.

 

Les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique auprès des victimes permettent déjà d’établir la réalité des violences survenues mercredi dans cette église.

 

La rédaction du CNC poursuivra ses investigations sur cette affaire. Un article plus complet sera publié lundi prochain avec les témoignages de plusieurs victimes et des précisions sur le déroulement des violences dans le village Tamboura.

 

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Fidèle Gouandjika : « J’accuse la France », quand le pouvoir centrafricain cherche à faire porter à Paris la responsabilité du cas Dologuélé

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Fidèle Gouandjika accuse directement la France dans l’affaire de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, le conseiller du pouvoir affirme que la décision française de prendre acte de la renonciation de Dologuélé à sa nationalité française aurait contribué à créer une situation d’apatridie.

 

« J’accuse la France »

 

« J’ACCUSE LA FRANCE, je persiste et je signe », écrit Fidèle Gouandjika en ouverture de son texte.

 

Fidèle Gouandjika : « J’accuse la France », quand le pouvoir centrafricain cherche à faire porter à Paris la responsabilité du cas Dologuélé

 

Le conseiller du pouvoir présente ensuite la situation comme la conséquence d’un enchaînement entre la renonciation de Dologuélé à sa nationalité française et la contestation de sa nationalité centrafricaine.

 

À lire aussi : MLPC : le bilan des gouvernements Moloua est un « naufrage économique et social »

Cette présentation laisse pourtant de côté un élément central du dossier : c’est la position défendue aujourd’hui par les autorités centrafricaines sur la nationalité de Dologuélé qui place celui-ci au cœur de cette controverse.

 

À lire aussi : Ouanda-Djallé : une affaire de jalousie se termine par un coup de couteau

« Il allait faire de lui un apatride »

 

Fidèle Gouandjika affirme que « la France, ayant ratifié la convention internationale sur les apatrides, savait pertinemment qu’en libérant Monsieur DOLOGUÉLÉ de son allégeance, elle allait faire de lui un apatride ».

 

Le raisonnement présenté par le conseiller du pouvoir inverse ainsi les responsabilités dans le dossier. La France est accusée d’avoir créé le risque d’apatridie alors que la contestation actuelle porte d’abord sur la reconnaissance de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.

 

Si les autorités centrafricaines considèrent aujourd’hui que Dologuélé n’est plus Centrafricain, c’est cette position qui produit directement les conséquences administratives et politiques dénoncées dans le dossier.

 

« La seule voix de sortie »

 

Fidèle Gouandjika écrit également que « la seule voix de sortie » serait une demande de réintégration de Dologuélé dans la nationalité française auprès de Paris si le gouvernement ne lui rétablissait pas son certificat de nationalité centrafricaine.

 

Cette formulation est particulièrement révélatrice. Elle place Dologuélé devant une alternative créée par le débat actuel : obtenir la reconnaissance de sa nationalité centrafricaine ou redevenir Français.

 

Le député se retrouve ainsi présenté comme susceptible de devenir apatride alors même que la controverse porte sur l’interprétation des règles centrafricaines relatives à la perte de nationalité.

 

Un député présenté comme « apatride »

 

Fidèle Gouandjika reconnaît lui-même dans son texte que Dologuélé est « de surcroît député de la Nation ».

 

Cette situation crée une contradiction politique difficile à ignorer. Un homme élu député par les citoyens peut-il être présenté simultanément par des responsables du pouvoir comme ayant perdu sa nationalité centrafricaine ?

 

La question devient encore plus sensible lorsque la même personne est concernée par une candidature à la magistrature suprême et par des procédures administratives liées à son identité nationale.

 

« Pour avoir violé un code de nationalité »

 

Fidèle Gouandjika affirme que Dologuélé aurait « reconnu sa faute pour avoir violé un code de nationalité ».

 

Cette formulation transforme une controverse juridique en reconnaissance de culpabilité. Or, l’existence d’une infraction ou d’une perte de nationalité ne peut pas être établie par une simple affirmation politique.

 

Le cœur du débat reste précisément de déterminer si Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine, dans quelles conditions cette perte aurait été constatée et quels effets juridiques peuvent en découler.

 

Dacko, Bokassa, Kolingba : une comparaison contestable

 

Fidèle Gouandjika élargit ensuite son argument aux anciens chefs d’État David Dacko, Jean-Bedel Bokassa et André-Dieudonné Kolingba.

 

Il affirme que le même Code de la nationalité aurait été « violé plusieurs fois » par ces dirigeants ainsi que par plusieurs hauts cadres civils et militaires.

 

Cette comparaison ne répond pas à la question centrale du dossier Dologuélé. Le fait que d’autres responsables aient pu, dans le passé, se trouver dans une situation comparable ne détermine pas automatiquement le statut juridique actuel de l’ancien Premier ministre.

 

La question demeure celle de l’application précise de la loi à son cas et de l’existence des actes juridiques nécessaires pour constater une éventuelle perte de nationalité.

 

« Pour redevenir un étranger »

 

Le passage le plus dur du texte intervient lorsque Fidèle Gouandjika écrit qu’il ne souhaite pas qu’un « enfant de la Patrie », député de la Nation, « puisse perdre définitivement sa tacite nationalité pour redevenir un étranger en réintégrant la nationalité française ».

 

Cette formulation révèle l’ampleur de la conséquence envisagée. Dologuélé pourrait passer du statut de citoyen centrafricain élu à celui d’étranger s’il devait suivre la voie de la réintégration dans la nationalité française défendue dans le texte.

 

Le conseiller du pouvoir décrit donc lui-même une situation dans laquelle un député élu pourrait se retrouver sans nationalité centrafricaine.

 

« Qu’attend réellement le gouvernement et le parlement ? »

 

Fidèle Gouandjika interpelle ensuite directement les institutions : « Qu’attend réellement le gouvernement et le parlement pour ratifier la convention internationale sur les apatrides ? »

 

Cette question déplace une nouvelle fois le débat. Le problème immédiat n’est pas seulement celui de l’adhésion de la République centrafricaine à une convention internationale.

 

Il est d’abord celui de la situation juridique créée autour de Dologuélé par l’interprétation des règles centrafricaines sur la nationalité et par les décisions des institutions nationales.

 

« Sommes encore dans un état de droit ? »

 

Fidèle Gouandjika termine son texte par une interrogation adressée aux magistrats : « Sommes encore dans un état de droit en Centrafrique messieurs les magistrats de la République ? »

 

Cette question est particulièrement paradoxale dans le contexte actuel. Le débat sur Dologuélé oppose justement plusieurs interprétations de textes nationaux et de décisions judiciaires et constitutionnelles.

 

Le conseiller du pouvoir demande aux magistrats de se prononcer sur l’État de droit, alors que le dossier nécessite avant tout que les institutions appliquent les textes selon leurs compétences et que les décisions rendues soient respectées.

 

Le chemin tracé par Fidèle Gouandjika

 

La publication de Fidèle Gouandjika intervient après les déclarations d’Évariste Ngamana, qui affirme que Dologuélé doit engager une procédure de réintégration dans la nationalité centrafricaine.

 

Elle intervient également après la prise de position du Parti du Changement Social, qui demande la délivrance immédiate du passeport de Dologuélé et considère que celui-ci n’a jamais perdu sa nationalité centrafricaine.

 

Le texte de Gouandjika apporte donc une nouvelle pièce au débat. Il présente désormais l’apatridie comme une conséquence possible du refus de Dologuélé de suivre la procédure de réintégration défendue par le pouvoir.

 

En accusant la France et en interrogeant les magistrats sur l’État de droit, Fidèle Gouandjika déplace ainsi la responsabilité vers l’extérieur, alors que la question centrale reste posée aux institutions centrafricaines : quel est exactement le statut juridique d’Anicet-Georges Dologuélé et sur quel acte légal repose la contestation de sa nationalité ?

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba critique la politique française en Afrique en affirmant qu’elle soutient des régimes autoritaires qui violent les droits de l’homme au détriment des démocrates

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L’incohérence des puissances occidentales en Afrique est de nouveau sous le feu des critiques. Réagissant au discours du président français Emmanuel Macron lors de la fête nationale du 14 juillet, le porte-parole et figure de proue du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la posture diplomatique de Paris sur le continent africain.

 

Pour le juriste et opposant centrafricain, l’attitude de la France s’inscrit dans la continuité d’une politique qu’il qualifie d’arrogante et en total déphasage avec les réalités actuelles. Il s’étonne du décalage criant entre le discours officiel français axé sur la défense des valeurs républicaines et démocratiques et la réalité du terrain. Sur le sol centrafricain, ceux qui luttent au quotidien pour la liberté, la justice et la démocratie se retrouvent traités comme des pestiférés, tandis que les régimes coupables de violations répétées des droits de l’homme et de fraudes électorales massives continuent de bénéficier de l’aval et du soutien de Paris.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba critique la politique française en Afrique en affirmant qu'elle soutient des régimes autoritaires qui violent les droits de l'homme au détriment des démocrates
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

Maître Mboli-Goumba dénonce une vision stratégique à géométrie variable où la défense des droits fondamentaux est sacrifiée sur l’autel d’intérêts à court terme. Il fustige une rhétorique dépassée qui évoque parfois la volonté de s’imposer par la force, rappelant de sombres souvenirs coloniaux à une opinion publique africaine désormais très vigilante.

 

Rappelant que l’opposition démocratique d’aujourd’hui incarne le pouvoir légitime de demain, l’orateur du BRDC appelle la France à clarifier d’urgence sa ligne politique en République centrafricaine et en Afrique. Selon lui, aucune puissance globale ne peut prétendre bâtir un partenariat durable tout en fermant les yeux sur l’oppression subie par les peuples.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière la politique française en Afrique, soulignant son soutien aux régimes autoritaires qui violent les droits de l’homme en Centrafrique.

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Passeport centrafricain : accès facilité vers 32 destinations africaines sur 53 selon le classement 2026

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Le classement 2026 de Passport Reports place le passeport centrafricain au 160e rang mondial et au 39e rang africain, avec un accès facilité vers 32 des 53 destinations du continent.

 

Un score de mobilité établi à 58 points

 

Passeport centrafricain : accès facilité vers 32 destinations africaines sur 53 selon le classement 2026
spécimen de l’ancien passeport centrafricain

 

Passport Reports calcule un score de mobilité de 58 points pour la République centrafricaine. Ce chiffre additionne trois catégories. Il compte 23 destinations sans visa, 32 avec visa à l’arrivée ou entrée simplifiée, et 3 sous autorisation électronique de voyage (eTA). À l’échelle mondiale, le taux d’accès du passeport centrafricain atteint 29,3 %. Cependant, 140 destinations exigent encore un visa obtenu avant le départ.

 

À lire aussi : La Centrafrique officialise les réserves de Botambi et Pama après les coupes massives du groupe Wagner

Ce résultat positionne la Centrafrique au 160e rang mondial et au 39e rang parmi les 54 nations africaines classées. Le rapport confirme la cohérence de ces catégories : 23 plus 32 plus 3 égalent bien 58 points. Ainsi, la mobilité du passeport centrafricain repose principalement sur le continent africain plutôt que sur une portée mondiale étendue.

 

À lire aussi : Anicet-Georges Dologuélé : « Je vis comme un otage dans mon propre pays »

L’Afrique, principal terrain d’accès du passeport centrafricain

 

Sur les 53 destinations africaines évaluées par le rapport, 60,4 % appartiennent à une catégorie qui ne nécessite pas de visa obtenu avant le voyage. Cette proportion se décompose ainsi : 24,5 % sont accessibles sans visa, 32,1 % proposent un visa à l’arrivée ou un dispositif d’entrée simplifié, et 3,8 % fonctionnent avec une autorisation électronique. Les 21 destinations restantes, soit 39,6 % du total, imposent un visa préalable aux voyageurs centrafricains.

 

Par conséquent, un voyageur muni du passeport centrafricain trouve davantage de facilités sur le continent qu’ailleurs dans le monde. Cette concentration africaine explique en grande partie le score global de mobilité obtenu par le pays.

 

Huit pays accessibles sans aucune formalité préalable

 

Le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, la Guinée équatoriale, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Cameroun et le Sénégal figurent parmi les destinations accessibles sans visa. Ces huit pays autorisent des séjours allant jusqu’à 90 jours selon les données du rapport. Le Kenya applique une durée de 60 jours, tandis que le Togo limite le séjour sans visa à 30 jours.

 

Une deuxième catégorie regroupe les pays proposant un visa à l’arrivée ou un système d’entrée simplifié. Cette liste comprend le Burundi, Djibouti, l’Éthiopie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la République démocratique du Congo, Madagascar, Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Nigeria, la Sierra Leone, la Tanzanie et l’Ouganda. Plusieurs de ces destinations offrent également une option d’eVisa en alternative au visa physique à l’arrivée.

 

Deux pays africains utilisent uniquement l’autorisation électronique de voyage. Le Ghana accorde un séjour de 30 jours sous ce régime. Les Seychelles combinent quant à elles cette autorisation avec un enregistrement touristique obligatoire, pour une durée de 90 jours.

 

De fortes disparités selon les régions du monde

 

L’écart régional devient particulièrement visible en dehors du continent africain. Les 47 destinations européennes couvertes par le rapport exigent toutes un visa préalable, sans exception. Ce taux de 100 % se retrouve également chez les six pays du Golfe et les cinq pays d’Asie centrale.

 

Au Moyen-Orient, 16 destinations sur 17 imposent un visa avant le départ, soit un taux de 94,1 %. L’Asie se montre légèrement plus accessible : 13 destinations sur 50 offrent une entrée facilitée, réparties entre 3 sans visa, 9 avec visa à l’arrivée et 1 avec eTA.

 

Les Caraïbes comptent 7 destinations facilitées sur 16. L’Amérique du Nord en propose 6 sur 23, l’Océanie 4 sur 14 et l’Amérique du Sud seulement 3 sur 12. Le rapport précise par ailleurs que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’ensemble de l’espace Schengen exigent tous un visa préalable pour les détenteurs du passeport centrafricain.

 

Une réciprocité de visas qui joue dans les deux sens

 

Passport Reports distingue clairement deux logiques différentes. D’un côté, la mobilité du passeport centrafricain mesure les possibilités offertes aux voyageurs centrafricains à l’étranger. De l’autre, les exigences de visa pour entrer en République centrafricaine concernent les ressortissants étrangers qui souhaitent s’y rendre, et ces règles fonctionnent en sens inverse.

 

Certains pays appliquent une asymétrie favorable à leurs propres ressortissants. Les Émirats arabes unis, Israël, le Liberia et le Niger permettent à leurs citoyens d’entrer en Centrafrique sans visa, avec une autorisation électronique ou avec un visa à l’arrivée. Pourtant, le passeport centrafricain reste soumis à un visa préalable pour se rendre dans ces quatre pays.

 

L’inverse se produit aussi, et concerne une liste plus longue de destinations. Le Bangladesh, la Barbade, la Bolivie, Djibouti, l’Éthiopie, les Philippines, le Ghana, le Kenya, la Malaisie, le Népal, les Seychelles, Singapour, le Sri Lanka et le Vietnam accordent ainsi une entrée facilitée aux voyageurs centrafricains, alors que leurs propres ressortissants doivent obtenir un visa pour entrer en Centrafrique.

 

Ce que révèlent ces chiffres sur la mobilité centrafricaine

 

L’ensemble de ces données dessine une mobilité concentrée essentiellement sur le continent africain. Sur 53 destinations régionales, 32 restent accessibles sans visa obtenu à l’avance, un chiffre qui contraste nettement avec la couverture mondiale limitée à 29,3 %. Le score global de 58 points repose sur cet équilibre entre 23 destinations sans visa, 32 avec entrée simplifiée et 3 sous eTA, face à 140 destinations qui exigent toujours un visa préalable.

 

Source : Passport Reports

 

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Touadéra appelle au retour patriotique de la diaspora, mais à Bangui, la peur règne : tabassages, passeports bloqués et menaces pour ceux qui osent parler. La vérité brute d’un Centrafricain à Touadera

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Un Centrafricain vivant à Bangui, capitale centrafricaine, s’exprimant  sans langue de bois sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Il a décidé de répondre au dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera pour lui répondre directement au discours qu’il a tenu à Moscou. Le dictateur de Bangui y invitait les centrafricains vivant à l’étranger à rentrer pour développer le pays, en sous-entendant que l’hésitation venait d’un manque de courage ou de patriotisme.

 

Alors que Touadéra venait juste de rentrer à Bangui, ce jeune centrafricain n’a pas sa langue dans la poche pour dire haut ce que beaucoup disent bas. Ce banguissois passe à l’offensive : même ici, dans la capitale, personne ne se sent en sécurité. Même moi qui parle. Je ne suis pas en sécurité. La protection existe seulement pour vous monsieur le Président. Vous et vos proches qui sont en sécurité. Pour nous les autres, la peur est constante.

 

Touadéra appelle au retour patriotique de la diaspora, mais à Bangui, la peur règne : tabassages, passeports bloqués et menaces pour ceux qui osent parler.  La vérité brute d’un Centrafricain à Touadera
Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en RussieTouadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie

Et le monsieur ne s’arrête pas! Il donne des exemples précis qui circulent partout : Élysée Nguemalé, membre de la société civile, a été tabassé par des miliciens liés à votre pouvoir. La justice a réagi ? Pas du tout. Pas d’enquête, pas de suite. L’opposant Anicet-Georges Dologuelé attend son passeport depuis longtemps, bloqué sans raison claire. Pourquoi on le lui refuse ? Silence total.

 

Il va plus loin et dit ce que beaucoup pensent tout bas : « Ceux qui disent la vérité deviennent des cibles. Moi qui parle comme ça aujourd’hui, je sais qu’un matin on peut me retrouver tabassé à mort. » Selon lui, les centrafricains de la diaspora ne cessent de l’appeler pour lui mettre en garde par rapport à ce qu’il dit à visage découvert : fais attention à toi mon frère. Ils me disent cela chaque jour. Comment les gens qui sont à l’étranger, écoutant les mauvaises nouvelles du pays, peuvent-ils rentrer ? Impossible. La peur est partout.

 

Le dictateur de Bangui ne cesse de claironner partout pour dire qu’il faut rentrer au pays pour contribuer au développement de notre pays. Mais ce banguissois pose la question directe : revenir pour quoi exactement ? Pour vivre dans le même chaos que nous ? Pour risquer les violences comme Élysée Nguemalé? Pour attendre la carte nationale d’identité ou le passeport qui n’arrive jamais quand on critique le pouvoir ?

 

« Ceux qui vous entourent traumatisent les gens. Ils cognent, ils bloquent, ils menacent. Et vous voulez qu’on revienne partager ça ? »

 

Aucune garantie réelle. La justice ne protège pas tout le monde de la même façon. La parole libre reste un risque majeur. Dire ce qu’on pense peut coûter très cher. C’est ça qui empêche les retours. Pas un défaut de patriotisme. La réalité quotidienne : ici, la sécurité est un privilège réservé à quelques-uns, la justice sert qui elle veut, et parler ouvertement expose à la violence.

 

Ce Centrafricain qui reste sur place à Bangui et qui prend des risques en publiant ça résume l’évidence : Faustin-Archange Touadéra parle de retour et de patriotisme, mais il maintient un pays où la peur domine, où les critiques sont punies et où la protection n’existe pas pour tous. Dans ces conditions, qui voudrait rentrer ?

 

Par Éric Azoumi

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Pas de marché, pas d’agriculture : Yalinga meurt de faim pendant que Bangui et ses partenaires font semblant de développer

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Yalinga crève la dalle. C’est aussi simple et aussi violent que ça.

 

Un an et demi après l’arrivée de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, il n’existe toujours aucun marché digne de ce nom dans la localité. Les rares produits champêtres qu’on y voit encore se comptent sur les doigts d’une main. Les habitants survivent comme ils peuvent, mais la faim reste leur compagnon le plus fidèle.

 

Mme Akani ne tourne pas autour du pot : après toutes les années de chaos que le pays a connues, Yalinga est resté totalement livré à lui-même. Résultat ? Pas de marché. Pas d’activités agricoles organisées. Rien. Le vide total.

 

Pas de marché, pas d’agriculture : Yalinga meurt de faim pendant que Bangui et ses partenaires font semblant de développer

Et pendant ce temps, Bangui et ses fameux partenaires continuent leur petit jeu habituel : ils annoncent des efforts, ils disent qu’ils « structurisent » la zone, ils font des discours. Mais sur le terrain, rien ne bouge vraiment. On ne peut pas tout faire en même temps, paraît-il. Sauf que la population, elle, ne peut pas attendre « un peu de temps » pour manger.

 

Le plus rageant dans cette histoire, c’est que personne ne semble prêt à s’attaquer sérieusement au vrai problème : relancer l’agriculture. La sous-préfète elle-même lance un appel désespéré pour qu’on envoie enfin des agronomes, des techniciens agricoles, et surtout des graines. Parce qu’aujourd’hui, les paysans de Yalinga sont abandonnés à leur sort, sans formation, sans intrants, sans aucun soutien concret.

 

On préfère construire une belle gendarmerie bien équipée et un bureau de sous-préfecture impeccable, ça fait joli sur les photos. Mais laisser les gens sans marché et sans possibilité de produire leur propre nourriture, ça, visiblement, ce n’est pas urgent.

 

C’est le même vieux schéma qui se répète partout en Centrafrique : on sécurise un minimum pour dire qu’on a fait quelque chose, on pose quelques briques pour l’affichage, et on laisse l’économie locale pourrir sur pied. Les partenaires internationaux déversent des millions dans des projets qui finissent en rapports bien écrits, pendant que les femmes et les hommes de Yalinga continuent à gratter la terre avec presque rien.

 

Yalinga ne demande pas la lune. Il demande simplement qu’on arrête de faire semblant. Qu’on envoie de vrais techniciens. Qu’on distribue des semences adaptées. Qu’on organise enfin un marché où les paysans pourront écouler ce qu’ils produisent. Et qu’on sorte de cette hypocrisie permanente où l’on célèbre le « retour de l’État » alors que les ventres restent vides.

 

Tant que Bangui et ses partenaires continueront à traiter l’agriculture de Yalinga comme un détail secondaire, la localité ne se relèvera pas. Elle continuera simplement à survivre, la faim au ventre, pendant que d’autres se congratulent pour des avancées qui n’existent que dans leurs communiqués.

 

La vérité est sans appel : à Yalinga, aujourd’hui, il n’y a ni marché ni agriculture. Et tant que ce double vide ne sera pas comblé, tout le reste n’est que poudre aux yeux.

 

Par Moïse Banafio

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Crise entre Bangui et l’UNOPS : le directeur régional rejette les accusations et affirme que 503 km de route sont déjà réalisés

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Le directeur régional Afrique de l’UNOPS, Sanjay Mathur, rejette les accusations formulées par les autorités centrafricaines sur les projets routiers et affirme que 503 kilomètres de route ont déjà été réalisés.

 

Cette déclaration intervient alors que le gouvernement centrafricain a demandé à la Banque mondiale de ne plus financer de nouvelles opérations impliquant l’UNOPS en République centrafricaine. Cette position fait suite à des reproches portant notamment sur l’exécution de plusieurs projets financés par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD).

 

Crise entre Bangui et l’UNOPS : le directeur régional rejette les accusations et affirme que 503 km de route sont déjà réalisés
Les agents des travaux de route entre Ndélé et Ouadda

 

Interrogé sur cette décision, Sanjay Mathur dit en avoir connaissance, tout en affirmant que l’UNOPS poursuit son travail en Centrafrique. Il indique avoir rencontré le Premier ministre et le ministre d’État chargé du Plan et souligne avoir eu avec eux des échanges directs sur la poursuite des projets.

 

L’UNOPS affirme avoir réalisé 503 kilomètres

 

À lire aussi : WAGNER EN CENTRAFRIQUE : JE T’AIME, MOI NON PLUS

Au centre du différend figure notamment le projet de réhabilitation de l’axe Ndélé-Ouadda. Les financements annoncés s’élèvent à 30,6 millions de dollars de la Banque mondiale et à 5 millions d’euros de l’AFD. Les autorités centrafricaines ont fait état de manquements contractuels et de retards dans l’exécution de plusieurs travaux.

 

À lire aussi : Regarder comment le ministre Bienvenu Zokoué transforme les crimes des mercenaires russes en propagande pathétique

Sanjay Mathur présente une situation différente. Selon lui, l’UNOPS a déjà achevé 503 kilomètres de route et il ne resterait que 40 kilomètres à réaliser. Il indique que l’organisation travaille avec le ministère sur un troisième avenant destiné à permettre l’achèvement de l’ensemble du tronçon, pour atteindre environ 543 kilomètres.

 

Cette version apporte un élément important au débat sur l’état réel du projet. Alors que les autorités évoquent des difficultés dans l’exécution des travaux, l’UNOPS soutient qu’une grande partie du chantier est déjà terminée et que le projet n’est pas à l’arrêt.

 

Les quatre ponts restent en attente

 

La situation est différente pour les quatre ponts prévus sur l’axe Mbrès-Ndélé. Sur ce point, Sanjay Mathur reconnaît que les travaux de construction n’ont pas encore commencé.

 

Le directeur régional explique que l’UNOPS est toujours en négociation avec les entreprises contractantes. Il évoque notamment la nécessité d’obtenir certaines garanties et de finaliser les avenants avant le lancement effectif des travaux.

 

Cette déclaration contraste avec son affirmation précédente selon laquelle les fonds destinés aux ponts ont déjà été entièrement décaissés. Sanjay Mathur assure que l’UNOPS dispose des devis et des documents permettant de démontrer que les décaissements ont été effectués.

 

Une contradiction sur les paiements

 

La question des paiements constitue l’un des principaux points de désaccord dans ce dossier. Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), dans sa déclaration du 17 août, affirme que la coordination du projet PURIC a versé à l’UNOPS 5 millions d’euros pour les marchés financés par l’AFD et 30 637 410 dollars pour ceux financés par la Banque mondiale. Le GTSC affirme ensuite que l’UNOPS n’a pas honoré ses engagements auprès de certaines entreprises chargées des travaux. Déclaration du GTSC sur la situation de l’UNOPS.pdf

 

Le communiqué du GTSC cite notamment l’Office National du Matériel (ONM) et le groupement MATIERE/SOFIA TP. L’organisation affirme que les travaux avaient été lancés sur le terrain, mais que les engagements financiers envers les entreprises n’avaient pas été respectés. Déclaration du GTSC sur la situation de l’UNOPS.pdf

 

La déclaration de l’UNOPS introduit une autre version. Sanjay Mathur affirme que les fonds destinés aux ponts ont été décaissés et que l’organisation possède les pièces justificatives correspondantes. Il ne fournit pas, dans cette interview, le détail des paiements entreprise par entreprise.

 

Le dossier reste donc difficile à trancher sur la seule base des déclarations publiques. Une affirmation de décaissement de la part de l’UNOPS ne permet pas, à elle seule, d’établir que chaque entreprise a effectivement reçu les sommes attendues. De même, la déclaration du GTSC ne permet pas de déterminer à quel niveau un éventuel blocage serait intervenu.

 

Le GTSC demande des explications

 

Dans sa déclaration, le Groupe de Travail de la Société Civile demande à l’Assemblée nationale d’interpeller le gouvernement, notamment le ministre d’État chargé de l’Équipement et des Travaux publics, afin d’obtenir des explications sur le dossier. Déclaration du GTSC sur la situation de l’UNOPS.pdf

 

Le GTSC estime que les difficultés liées aux travaux pénalisent les populations du Nord-Est, alors que les routes concernées sont déjà fortement dégradées. L’organisation s’interroge également sur le rôle de l’UNOPS dans le dispositif associant le gouvernement centrafricain, la Banque mondiale et l’AFD. Déclaration du GTSC sur la situation de l’UNOPS.pdf

 

Le GTSC annonce par ailleurs se réserver le droit d’engager une action en justice contre l’UNOPS. Il recommande au gouvernement de revoir les futurs accords afin d’accélérer la réalisation des projets destinés aux populations. Déclaration du GTSC sur la situation de l’UNOPS.pdf

 

L’UNOPS dit ne pas avoir licencié son personnel

 

L’interview aborde également les accusations concernant la gestion du personnel de l’UNOPS. Le GTSC évoque notamment des licenciements abusifs et des retards dans le paiement des salaires.

 

Sanjay Mathur affirme ne pas avoir connaissance du rapport du GTSC. Il explique que l’UNOPS fonctionne essentiellement à travers des projets et que les contrats des employés recrutés pour un projet prennent fin lorsque celui-ci arrive à son terme.

 

Selon lui, il ne s’agit donc pas de licenciements, mais de fins de contrats lorsque ceux-ci ne sont pas renouvelés. Il précise que les mêmes employés peuvent être repris lorsqu’un nouveau projet est disponible.

 

Mathur veut poursuivre les projets

 

Malgré la décision du gouvernement de demander à la Banque mondiale de ne plus financer de nouvelles opérations impliquant l’UNOPS, Sanjay Mathur affirme que l’organisation souhaite continuer à travailler avec les autorités centrafricaines.

 

Il assure que l’UNOPS reste disponible pour accompagner les projets de développement en cours et participer à de nouvelles opérations lorsque le gouvernement disposera de financements supplémentaires.

 

Sur la reprise des travaux des ponts, le directeur régional évoque un délai court. Il explique que les négociations avec le consortium doivent permettre d’obtenir les garanties nécessaires avant la finalisation des avenants et le lancement des travaux.

 

Pour l’axe Ndélé-Ouadda, Sanjay Mathur maintient que le chantier n’est pas arrêté. Il affirme que 503 kilomètres sont déjà réalisés, que 40 kilomètres restent à traiter et que l’UNOPS travaille avec le ministère sur un avenant destiné à achever le projet.

 

Le dossier reste ainsi suspendu entre plusieurs versions. Le GTSC demande des explications sur les fonds et l’exécution des contrats, tandis que l’UNOPS affirme avoir effectué les décaissements et avoir déjà réalisé l’essentiel du chantier routier. Les documents de paiement, les contrats, les avenants et les preuves de réception des fonds par les entreprises permettraient de vérifier précisément les différentes affirmations.

 

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Pour Jean Symphorien Mapenzi, champion des détournements de deniers publics, « Le seul moyen pour Dologuelé d’obtenir son passeport, c’est de faire une demande de réintégration ». Voilà comment le premier vice-président de l’Assemblée nationale s’improvise juriste pour piéger Dologuélé

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Le champion incontesté du détournement de deniers publics, Jean Symphorien Mapenzi, s’invite dans le débat sur la nationalité. Cet habitué du pillage des ressources de l’État prétend aujourd’hui dicter la loi et affirme que l’obtention d’un passeport par Anicet-Georges Dologuélé passe par une procédure administrative criminelle  mise en place par ces bras cassés de la septième république. Selon ce pilier du système, l’ancien Premier ministre devrait engager une démarche de réintégration dans la nationalité centrafricaine.

 

« Le seul moyen pour lui d’obtenir son passeport, c’est de faire une demande de réintégration », ose déclarer Jean Symphorien Mapenzi. Par cette affirmation grotesque, le voleur de la République cherche à bloquer un opposant en le renvoyant vers une procédure administrative biaisée avant toute délivrance d’un document de voyage.

 

Pour Jean Symphorien Mapenzi, champion des détournements de deniers publics,  « Le seul moyen pour Dologuelé d’obtenir son passeport, c’est de faire une demande de réintégration ». Voilà comment le premier vice-président de l’Assemblée nationale s'improvise juriste pour piéger Dologuélé

 

Cette sortie confirme la panique du régime face au droit. La question du passeport est ainsi instrumentalisée par ce spécialiste de la malversation financière pour transformer un droit civique fondamental en un chantage politique.

 

Pour ce champion des détournements de fonds publics, il ne s’agit pas de respecter les arrêtés constitutionnels. Il tente de faire croire que Dologuélé doit effectuer une demande de réintégration, une manœuvre grossière censée forcer l’opposant à renoncer à ses droits.

À lire aussi : Centrafrique : à Bayanga, les employés de la mairie cumulent 14 ans de salaires impayés

 

Ce cacique du pouvoir défend une lecture biaisée du dossier. Selon sa position intéressée, la délivrance du passeport devrait intervenir après des démarches de soumission auprès d’une administration sous contrôle.

À lire aussi : Birao : désertion des soldats FACA, deux braquages signalés dans la même nuit

 

En agitant le chiffon rouge de la nationalité, le voleur de la République place le déni de droit au centre du débat. En exigeant une demande de réintégration, Jean Symphorien Mapenzi tente d’imposer un obstacle illégal pour priver un citoyen de son document d’identité.

 

Le dossier prend ainsi une tournure scandaleuse. Au cœur des déclarations de Jean Symphorien Mapenzi, la stratégie du régime reste d’utiliser la bureaucratie administrative pour neutraliser les figures de l’opposition.

 

En prétendant fixer « le seul moyen pour lui d’obtenir son passeport », Jean Symphorien Mapenzi confirme l’arbitraire du pouvoir en fermant la porte à la délivrance légitime du document. Ce prévaricateur de la nation renvoie Dologuélé vers une fausse étape préalable, illustrant le mépris de la majorité pour les lois de la République.

 

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Wagner en Centrafrique : comment le pays est devenu le laboratoire du financement du terrorisme en Afrique

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oupe Wagner ne constitue pas un simple prestataire de sécurité mais une organisation terroriste reconnue internationalement. Son implantation en Centrafrique a créé le modèle qui se reproduit désormais dans trois autres pays de la région sahélienne.

 

Ce statut d’organisation terroriste n’est pas une opinion mais un fait juridique établi par l’Union européenne et les États-Unis. Pourtant, le gouvernement centrafricain maintient sa collaboration avec cette milice russe, en toute connaissance de cause. Cette relation dépasse la simple imprudence diplomatique : elle transforme l’État lui-même en financeur direct du terrorisme. Chaque contrat signé, chaque concession accordée, chaque autorisation d’exploitation délivrée à Wagner alimente des circuits que les capitales occidentales combattent partout ailleurs dans le monde.

 

Wagner en Centrafrique : comment le pays est devenu le laboratoire du financement du terrorisme en Afrique
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

Les dirigeants actuels savent parfaitement ce qu’ils font. Ils comprennent que le financement du terrorisme et de la criminalité bloque le développement du pays, asphyxie l’économie, détruit toute perspective d’avenir pour les populations. Mais leur calcul politique les pousse à accepter ce prix. Garder le pouvoir justifie à leurs yeux tous les compromis, y compris celui de livrer les ressources nationales à une milice étrangère classée terroriste par les États puissants du monde.

 

La mécanique mise en place en Centrafrique fonctionne avec une efficacité redoutable. Wagner contrôle l’exploitation des diamants, de l’or, du bois et d’autres richesses naturelles à travers des accords passés directement avec les plus hautes autorités. Les quantités extraites échappent à tout contrôle douanier sérieux, les revenus générés ne transitent jamais par les caisses publiques. On parle de centaines de milliards de francs CFA chaque année qui quittent le territoire sans laisser la moindre trace comptable dans les budgets officiels.

 

Cet argent ne disparaît pas dans la nature. Il finance les opérations de la milice russe sur place, rémunère ses mercenaires, achète des armes, entretient des réseaux logistiques qui s’étendent désormais bien au-delà des frontières centrafricaines. Une partie alimente aussi les comptes personnels du dictateur Faustin-Archange Touadera et de son clan  qui facilitent ce système, créant une chaîne d’intérêts qui rend toute remise en cause extrêmement difficile.

 

Le discours officiel préfère pointer des petits groupes armés, souvent désorganisés et dépourvus de moyens comparables à ceux de la milice russes Wagner. Cette stratégie de diversion permet de détourner l’attention du vrai problème. Les soi-disant autorités parlent de rébellions, de bandes criminelles, de menaces sécuritaires diverses, alors que la principale organisation terroriste opère librement, avec leur autorisation explicite, sous couvert de partenariat stratégique.

 

La Centrafrique a servi de terrain d’expérimentation pour ce modèle. C’est ici que Wagner a testé et perfectionné son système d’extraction des richesses couplé à une présence militaire qui intimide toute contestation. Une fois le dispositif calculé, il a été exporté au Mali, où les mêmes mécanismes se sont mis en place après le coup d’État. Puis au Burkina Faso, où les nouvelles autorités militaires ont reproduit le schéma centrafricain. Enfin au Niger, où la présence de Wagner commence à se structurer selon les mêmes lignes.

 

Dans chacun de ces pays, le même scénario se répète : un pouvoir fragile accepte l’implantation de la milice russe en échange d’un soutien militaire, puis laisse cette organisation ponctionner les ressources nationales sans aucune transparence ni aucun contrôle. Les populations assistent impuissantes à ce pillage organisé, pendant que leurs dirigeants justifient ces choix par des arguments de souveraineté et de lutte contre l’impérialisme occidental.

 

Les conséquences économiques de ce système dépassent largement la simple perte de revenus pour l’État. Quand les flux financiers illicites dominent les flux légaux, toute l’économie bascule dans une logique parallèle. Les entreprises légales ne peuvent pas concurrencer des structures qui ne paient ni taxes ni impôts. Les investisseurs étrangers fuient un environnement où les règles du jeu sont faussées par la présence d’acteurs échappant à toute régulation. Les partenaires financiers internationaux durcissent leurs conditions d’engagement, craignant d’être associés à des circuits de blanchiment.

 

Le Groupe d’action financière internationale surveille de près ces évolutions. Ses évaluations pénalisent les États où le financement du terrorisme prospère sans réaction des autorités. Une mauvaise notation limite l’accès aux marchés financiers internationaux, complique l’obtention de prêts, décourage les investissements productifs. La Centrafrique se trouve ainsi progressivement coupée des circuits économiques mondiaux, non pas à cause de sanctions formelles, mais par l’effet mécanique de la méfiance généralisée.

 

Cette marginalisation renforce la dépendance vis-à-vis de l’aide extérieure. Incapable de mobiliser des ressources internes suffisantes puisque Wagner capte l’essentiel des richesses nationales, l’État centrafricain reste tributaire des bailleurs internationaux pour financer ses dépenses courantes. Mais ces mêmes bailleurs conditionnent leur aide à des réformes dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Le gouvernement se retrouve pris dans une contradiction qu’il ne peut pas résoudre sans remettre en cause sa relation avec Wagner.

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Par Gisèle MOLOMA…

L’échec de Poutine à dissoudre le groupe Wagner en Centrafrique

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Les négociations interminables entre Moscou et Bangui viennent de livrer un verdict inattendu pour les observateurs du continent africain

 

En effet, la structure Africa Corps pensée par le ministère russe de la Défense pour remplacer le groupe Wagner en Afrique n’a pas réussi à s’imposer sur le territoire centrafricain. Le pouvoir central de Moscou a dû se résoudre à valider un partage des rôles très favorable aux mercenaires de l’organisation fondée par Evgueni Prigozhin.

 

L'échec de Poutine à dissoudre le groupe Wagner en Centrafrique
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

L’offensive diplomatique menée depuis le printemps dernier par les émissaires de l’armée russe visait à absorber entièrement les mercenaires russes installés dans le pays. Les exigences financières astronomiques fixées par la hiérarchie militaire ont provoqué d’importantes réticences au sommet du pouvoir centrafricain. Le président Faustin-Archange Touadéra a préféré temporiser pour éviter un choc budgétaire lourd et un vide sécuritaire sur les zones d’exploitation.

 

À lire aussi : Si on ne s’occupe pas de nos enfants, d’ici dix ans, tous seront dans la rue : l’ultime avertissement de Joël Karpandji, éducateur principal de la Fondation La Voix du Cœur

Solidement implantés dans l’appareil d’État centrafricain et disposant de puissants relais économiques, les hommes de Dmitri Sytyi ont opposé une résistance tenace à ce projet de dissolution. Leur connaissance du terrain et leurs liens étroits avec certains acteurs influents du pouvoir centrafricain ont pesé lourdement dans la balance lors des discussions diplomatiques. Les récentes opérations militaires dans la région de la Vakaga ont achevé de prouver leur rôle dans le dispositif du groupe Wagner.

 

À lire aussi : Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana : « Anicet-Georges Dologuelé doit écrire au Président de la République », quand une controverse sur la nationalité devient une menace contre le mandat de Dologuélé

La réunion tenue chez l’ambassadeur de Moscou entérine un recul visible du pouvoir central russe face aux mercenaires sur place. La nouvelle entité Africa Corps doit désormais se satisfaire d’un effectif très limité à Bangui, tandis que le groupe Wagner conserve la maîtrise des filières minières et des contrats sécuritaires. Cette coexistence inédite démontre les limites de la reprise en main voulue par le pouvoir central de Poutine sur les mercenaires en Centrafrique.

 

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz réclame la démission du gouvernement Moloua face au dérive de la masse salariale

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  L’analyste politique  Fari Tahéruka Shabazz critique vivement la gestion des finances publiques centrafricaines et réclame la démission du gouvernement dirigé par Félix Moloua, après la publication de données faisant état d’un poids de 81% des salaires dans les recettes fiscales et douanières.

 

Dans une publication diffusée sur Facebook, Fari Tahéruka Shabazz affirme qu’un tel niveau de dépenses salariales traduit, à ses yeux, une forte pression sur les finances de l’État. L’auteur fonde son analyse sur la comparaison avec la norme communautaire de 35% retenue dans l’espace CEMAC.

 

Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz réclame la démission du gouvernement Moloua face au poids de la masse salariale

 

« Un mauvais gouvernement qui est obligé de démissionner ou d’être démis par le chef de l’État ou par l’Assemblée nationale via une motion de censure est un gouvernement qui consacre 35% de son budget aux salaires », écrit Fari Tahéruka Shabazz.

 

À lire aussi : Centrafrique : 81% des recettes fiscales absorbés par les salaires, l’État au bord de l’asphyxie

Fari Tahéruka Shabazz met en avant l’écart entre 35% et 81%

 

Pour Fari Tahéruka Shabazz, l’écart entre le seuil de 35% et le niveau de 81% constitue le principal élément de son argumentation. Il estime que la masse salariale absorbe une part trop importante des ressources publiques disponibles.

À lire aussi : Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana : « Anicet-Georges Dologuelé doit écrire au Président de la République », quand une controverse sur la nationalité devient une menace contre le mandat de Dologuélé

 

« Alors quand un gouvernement consacre 81%, c’est clairement un gouvernement dangereux », affirme-t-il dans sa publication.

 

L’auteur poursuit son analyse en établissant un lien direct entre le poids des rémunérations et la capacité de l’État à financer les autres secteurs. « Quand un gouvernement atteint ce niveau, cela signifie qu’il n’a plus aucune marge de manœuvre », écrit Fari Tahéruka Shabazz.

 

Son analyse porte donc sur la capacité du gouvernement à maintenir les dépenses liées aux investissements, aux services publics et aux autres engagements de l’État après le paiement des salaires.

 

« Il est en train de sombrer », affirme l’auteur

 

Fari Tahéruka Shabazz utilise des termes particulièrement sévères pour décrire ce qu’il considère comme une dérive des finances publiques. « Il est en train de sombrer », écrit-il à propos du gouvernement.

 

Il évoque également « l’apocalypse de la fonction publique » pour décrire les conséquences qu’il associe à une masse salariale devenue trop lourde. Pour l’auteur, la question ne concerne donc pas uniquement l’équilibre budgétaire, mais aussi la capacité de l’administration à continuer à fonctionner normalement.

 

Fari Tahéruka Shabazz redoute également des conséquences sociales. Il écrit qu’un tel niveau de dépenses peut « pousser à de graves mouvements sociaux », en estimant que les difficultés économiques pourraient accentuer la colère de la population.

 

Une interpellation directe de Touadéra et Sarandji

 

Dans sa publication, Fari Tahéruka Shabazz adresse directement ses critiques au président Faustin-Archange Touadéra et à Simplice-Mathieu Sarandji. Il leur demande d’intervenir sur la composition et la gestion du gouvernement.

 

« Donc c’est simple, soit Touadéra ou Sarandji met fin à ce gouvernement ou soit ce gouvernement met fin aux mandats de Touadéra et de l’Assemblée nationale », écrit-il.

 

Cette formule constitue l’un des passages les plus politiques de sa publication. Fari Tahéruka Shabazz présente la question budgétaire comme un problème susceptible d’avoir des conséquences sur l’équilibre politique du pays.

 

Il affirme également que les responsables du pouvoir ne doivent pas considérer ses critiques comme de simples déclarations sans portée. « Je sais que les gens de ce régime prennent toujours pour de la blague ce que j’écris mais tant pis pour eux », écrit-il.

 

Les députés directement interpellés

 

Fari Tahéruka Shabazz réserve également une partie importante de sa publication aux députés de l’Assemblée nationale. Il leur reproche leur attitude face à la situation financière du pays et les invite à envisager une motion de censure contre le gouvernement Moloua.

 

« Quant aux députés qui ont pris des crédits pour leur élection, tant pis pour vous si vous ne votez pas une motion de censure contre le gouvernement de Moloua », écrit-il.

 

L’auteur estime que les parlementaires doivent prendre position sur la question des dépenses publiques. Il associe leur responsabilité parlementaire aux conséquences sociales qu’il anticipe en cas de maintien de la situation actuelle.

 

Fari Tahéruka Shabazz adresse même une mise en garde politique aux députés. « Vous n’avez pas voulu soulager les Centrafricains, eh bien ils vous le feront payer après la chute du régime », écrit-il.

 

Une analyse centrée sur la capacité financière de l’État

 

Au-delà de son appel à la démission du gouvernement, Fari Tahéruka Shabazz développe une analyse centrée sur la structure des finances publiques. Son raisonnement repose sur une idée centrale : plus les recettes disponibles sont absorbées par les salaires, moins l’État dispose de ressources pour financer les autres priorités.

 

Il insiste ainsi sur le dépassement du seuil de 35%. « Un gouvernement qui consacre 81% » des recettes concernées aux salaires, selon les données qu’il cite, se trouve pour lui dans une situation financière qui limite fortement ses possibilités d’action.

 

Fari Tahéruka Shabazz ne présente donc pas le chiffre de 81% comme une simple donnée comptable. Dans son analyse, ce ratio devient un indicateur de la capacité du gouvernement à financer durablement les autres dépenses publiques.

 

Une accusation de risque pour le pouvoir

 

L’auteur va plus loin en estimant que les difficultés budgétaires peuvent également affecter le pouvoir politique. « C’est clairement un gouvernement dangereux. Dangereux pour la nation et dangereux pour son propre régime », écrit Fari Tahéruka Shabazz.

 

Cette lecture politique établit un lien entre la gestion des finances publiques, le fonctionnement de l’administration et la stabilité du pouvoir. Pour lui, une forte pression sur les finances de l’État peut progressivement provoquer des difficultés dans le paiement des dépenses publiques et accroître le mécontentement social.

 

Fari Tahéruka Shabazz conclut sa publication en maintenant sa demande de changement à la tête du gouvernement et en renvoyant la responsabilité de cette décision au chef de l’État et aux parlementaires. « À vous de voir », écrit-il à l’adresse des députés après les avoir appelés à prendre position contre le gouvernement de Félix Moloua.

 

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Insécurité, écoles en crise, enseignants impayés : pour le gouverneur Victor Bissekoin, la population de la région Bas-Oubangui serait satisfaite par la réélection frauduleuse de Touadéra. Quel délire ?

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République centrafricaine, le déni politique atteint des sommets. Face aux profs impayés et aux milices actives, le gouverneur Victor Bissekoin assure calmement que la priorité satisfaite des habitants était la réélection de Touadéra. Ce délire spectaculaire du gouverneur Bissekoin, totalement déconnecté des réalités, choque autant qu’il dévoile l’ampleur du mépris face à la détresse du peuple.

 

Un aveu d’impuissance masqué sous la langue de bois

Sur le plan sécuritaire, le constat dressé par le gouverneur de la région du Haut-Oubangui est d’une passivité alarmante. Alors que la préfecture du Mbomou, et particulièrement la ville de Bangassou, subit la présence volatile et imprévisible de groupes armés, l’autorité régionale concède ne rien comprendre aux motivations des assaillants. Le recours à un prétendu “jeu de cache-cache” pour qualifier des violences armées persistantes démontre l’incapacité de l’appareil étatique à imposer l’ordre constitutionnel et à protéger ses concitoyens, malgré le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés.

Insécurité, écoles en crise, enseignants impayés : pour le gouverneur Victor Bissekoin, la population de la région Bas-Oubangui serait satisfaite par la réélection frauduleuse de Touadéra. Quel délire ?
Victor-Bissekoin-

 

L’administration et l’éducation nationale à l’abandon

Au-delà de la crise sécuritaire, c’est le naufrage des services publics de base qui paralyse la région. Le discours officiel vante un redéploiement théorique des fonctionnaires, mais la réalité administrative est tout autre : les agents de l’État sur place sont privés de la logistique la plus élémentaire pour se déplacer et accomplir leurs missions.

 

La situation s’avère encore plus dramatique dans le secteur éducatif. Pour pallier le déficit criant d’enseignants qualifiés, l’État s’appuie sur des personnels contractuels qui, de l’aveu même du gouverneur, accumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire. Exiger des résultats de fonctionnaires maintenus dans la précarité financière et l’impossibilité de subvenir à leurs besoins vitaux relève d’une inconséquence managériale et sociale majeure.

 

Le hold-up du contrat social

Le point d’orgue de cette faillite réside dans l’interprétation des attentes populaires. Interrogé sur les besoins urgents d’un peuple privé de soins de santé fiables, d’écoles fonctionnelles et de sécurité, le gouverneur Bissekoin choisit d’ignorer les revendications matérielles prioritaires. En érigeant le processus électoral contesté en faveur de Faustin-Archange Touadéra comme la principale attente déjà “satisfaite” de la population, l’autorité provinciale substitue la propagande politique aux obligations constitutionnelles de développement et de justice sociale.

 

Par Éric Azoumi

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Rap centrafricain : le gouvernement veut censurer les dérives, mais laisse prospérer les causes du problème

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Le ministère de la Culture veut recadrer certaines productions de rappeurs jugées contraires aux bonnes mœurs. Cette décision intervient alors que la consommation de stupéfiants, de tramadol et d’alcools frelatés gagne du terrain dans le pays.

 

La ministre chargée des Arts, de la Culture et du Tourisme a présenté au Conseil des ministres des mesures de recadrage et de censure visant plusieurs productions musicales devenues virales. Certaines chansons sont notamment critiquées pour leurs propos jugés dégradants à l’égard des femmes.

Rap centrafricain : le gouvernement veut censurer les dérives, mais laisse prospérer les causes du problèmePremier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques
Journée de lancement du Premier Festival Franco-Centrafricain au centre culturel Missy Momo à Bangui

 

Le gouvernement peut encadrer les contenus artistiques qui enfreignent la loi. Mais s’attaquer uniquement aux chansons revient à intervenir sur les manifestations visibles d’un problème dont les causes se trouvent ailleurs.

 

À lire aussi : Du rêve de l’intégration au cauchemar du Code pénal : L’effroyable réalité des jeunes diplômés centrafricains

Le problème commence avant le rap

 

La consommation de stupéfiants et de substances psychoactives dépasse largement le milieu musical. Dans certains bars, boîtes de nuit et autres lieux fréquentés par les jeunes, la consommation de produits illicites et de médicaments détournés de leur usage médical fait partie des phénomènes régulièrement signalés.

À lire aussi : Touadéra, il est temps de plier bagage ! : Quand A T Benguewe Damaras tacle son ancien prof devenu Président

 

Le tramadol occupe une place particulière dans cette évolution. Ce médicament, destiné au traitement de certaines douleurs, est également consommé à des fins non médicales. Son usage détourné alimente un phénomène d’addiction qui ne peut pas être traité uniquement par des mesures visant les artistes.

 

À cela s’ajoute la circulation massive des alcools frelatés et des boissons alcoolisées conditionnées en sachets. Ces produits sont accessibles à bas prix dans plusieurs quartiers, villages et zones d’exploitation minière. Ils touchent particulièrement une population jeune et des travailleurs dont les conditions de vie favorisent parfois une consommation régulière d’alcool.

 

Le gouvernement ne peut donc pas prétendre combattre les dérives de la jeunesse sans agir avec la même détermination sur les produits qui alimentent ces comportements.

 

Le cas du Wanawa produit par Wagner

 

Le Wanawa constitue un exemple particulièrement révélateur. Cet alcool en sachet produit et commercialisé par Wagner en Centrafrique est aujourd’hui présent dans différentes régions du pays.

 

Sa commercialisation a d’abord été documentée dans certaines localités, notamment à Cantonnier. Le produit s’est ensuite étendu à d’autres zones, jusqu’à des villes, villages et sites d’exploitation minière.

 

Dans la Vakaga, notamment autour de Birao et dans des localités éloignées, le Wanawa est devenu un produit accessible à la population. Les sachets sont vendus dans les circuits commerciaux locaux et proposés à des consommateurs parfois très jeunes.

 

Cette progression accompagne également l’implantation de Wagner dans plusieurs régions. Le Wanawa n’est donc plus un produit limité à une zone particulière. Il s’est installé dans différents espaces où les populations peuvent désormais s’en procurer facilement.

 

Le gouvernement interdit le whisky en sachet, mais que fait-il du Wanawa ?

 

Le 20 août 2026, le Conseil des ministres a demandé de renforcer la lutte contre l’importation frauduleuse du whisky en sachet en Centrafrique. Le gouvernement justifie cette mesure par les risques sanitaires et sécuritaires associés à ces boissons.

 

Les autorités veulent renforcer les contrôles douaniers, multiplier les inspections dans les marchés, sanctionner les agents impliqués dans les circuits frauduleux et intensifier la sensibilisation de la population.

 

Cette décision pose directement la question du Wanawa. Si les boissons alcoolisées en sachet représentent un danger pour la santé publique, pourquoi le même niveau de contrôle ne s’applique-t-il pas à ce produit fabriqué et vendu en Centrafrique ?

 

Quelle autorité contrôle sa production ? Quel service vérifie sa composition ? Quel organisme contrôle son degré d’alcool ? Quelles normes sanitaires encadrent sa fabrication ? Quelles autorisations permettent sa commercialisation dans les villes, les villages et les zones minières ?

 

Le problème n’est donc pas de comparer simplement un produit importé clandestinement avec un produit fabriqué localement. Le problème est celui de la cohérence de la politique publique.

 

Une lutte contre les conséquences plutôt que contre les causes

 

Le même raisonnement vaut pour les stupéfiants. Une brigade antidrogue existe en Centrafrique. Des opérations peuvent être menées dans certains bars, boîtes de nuit ou autres lieux de consommation.

 

Mais une politique efficace ne peut pas se limiter à interpeller quelques consommateurs. Elle doit remonter jusqu’aux producteurs, aux importateurs, aux distributeurs et aux réseaux qui permettent aux substances d’atteindre les consommateurs.

 

Le gouvernement doit aussi expliquer pourquoi certains produits sont combattus avec vigueur tandis que d’autres, pourtant présents massivement sur le marché, continuent de circuler.

 

La question est encore plus importante lorsque les produits sont associés à des acteurs bénéficiant d’une présence particulière dans le pays. Si le Wanawa produit par Wagner circule librement dans plusieurs régions, les autorités doivent expliquer clairement le cadre juridique, sanitaire et commercial qui permet cette situation.

 

La chanson n’est que le symptôme

 

Certaines productions rap peuvent être vulgaires, misogynes ou provocatrices. Une chanson qui insulte les femmes peut légitimement susciter des critiques. Le succès d’un morceau sur les réseaux sociaux ne transforme pas pour autant son contenu en modèle à promouvoir.

 

Mais le gouvernement ne peut pas faire de la chanson le principal problème alors que les conditions sociales et économiques qui favorisent certaines dérives restent largement intactes.

 

Lorsqu’un jeune peut acheter facilement un sachet d’alcool à bas prix, accéder à du tramadol détourné de son usage médical ou être exposé à des stupéfiants, la réponse ne peut pas commencer et finir par la censure d’un artiste.

 

La prévention, l’éducation, le contrôle des produits et la répression des réseaux de distribution doivent intervenir bien avant la diffusion d’une chanson.

 

Le gouvernement doit s’attaquer à la racine

 

La question posée au ministère de la Culture dépasse donc largement le contenu des chansons. Elle concerne la cohérence de l’action de l’État face aux addictions et aux produits dangereux.

 

Si le gouvernement veut réellement protéger la jeunesse, il doit s’attaquer à la production et à la distribution des stupéfiants, au détournement du tramadol, aux circuits de vente d’alcools frelatés et aux produits alcoolisés en sachet.

 

Le cas du Wanawa est particulièrement parlant. Le gouvernement vient de réaffirmer sa volonté de lutter contre les boissons alcoolisées en sachet importées frauduleusement. Dans le même temps, le Wanawa produit et commercialisé par Wagner continue d’être vendu dans plusieurs régions du pays.

 

La priorité ne devrait donc pas être uniquement de contrôler ce que chantent les artistes, mais de contrôler ce que consomment les jeunes et surtout ce que les réseaux de production et de distribution mettent à leur disposition.

 

Tant que les stupéfiants, le tramadol détourné et les alcools frelatés resteront facilement accessibles, censurer quelques chansons ne changera pas la réalité. Le problème se trouve en amont : dans la production, l’approvisionnement, la distribution et le contrôle des produits qui alimentent ces dérives.

 

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CNCA-PDD accuse le pouvoir de Touadéra de favoriser le recrutement de jeunes Centrafricains pour la guerre en Ukraine

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Le Congrès national pour la paix, la démocratie et le développement (CNCA-PDD) accuse le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra de laisser s’installer des réseaux qui favoriseraient le recrutement de jeunes Centrafricains au profit des intérêts russes. Dans un communiqué publié le 8 septembre 2026, le parti affirme que des jeunes seraient attirés vers la Russie par des promesses d’emploi, de salaires élevés, de formation ou d’une vie meilleure avant d’être exposés au conflit en Ukraine. 

 

Le parti estime que la pauvreté, le chômage et l’absence de perspectives rendent une partie de la jeunesse centrafricaine particulièrement vulnérable à ces offres. « Derrière ces promesses peut pourtant se cacher une réalité tragique : l’enrôlement militaire et l’envoi vers les zones les plus dangereuses du front ukrainien », écrit le CNCA-PDD dans son communiqué. 

 

CNCA-PDD accuse le pouvoir de Touadéra de favoriser le recrutement de jeunes Centrafricains pour la guerre en Ukraine

 

Le pouvoir directement mis en cause

 

Le CNCA-PDD met directement en cause le président Faustin-Archange Touadéra ainsi que plusieurs responsables politiques. Le communiqué cite Hassan Bouba, Firmin Ngrebada, Rameaux-Claude Bireau, Noel Bienvenu Selesson, Thierry Oronfei et Issa Bourma, auxquels le parti reproche d’avoir laissé s’installer des réseaux favorisant, selon lui, le recrutement de jeunes Centrafricains pour les intérêts russes. 

À lire aussi : À l’hôpital préfectoral de Birao, un infirmier dénonce des insultes, des menaces et des propos discriminatoires

 

Le parti affirme que « la jeunesse centrafricaine n’est pas une marchandise » et refuse qu’elle devienne une réserve de soldats destinée à des conflits étrangers. Il estime que les jeunes Centrafricains ne doivent pas être envoyés combattre pour des intérêts géopolitiques qui ne concernent pas directement la République centrafricaine. 

À lire aussi : Centrafrique : Kokoro Mermoz, chef anti-balaka de Gambo, arrêté à Bangui par la CPS

 

Le CNCA-PDD avance également le chiffre de plusieurs centaines de jeunes qui auraient déjà été attirés vers la Russie. Le parti précise que ces affirmations doivent être vérifiées par des enquêtes indépendantes, transparentes et crédibles afin d’établir les responsabilités éventuelles des différents acteurs. 

À lire aussi : Urgent : forte détonation d’arme signalée sur la route de Boali, circulation interrompue

 

Le parti demande des chiffres sur les recrutements

 

Le communiqué demande au gouvernement de fournir des informations précises sur l’ampleur du phénomène. Le CNCA-PDD veut notamment savoir combien de jeunes Centrafricains ont été recrutés, combien auraient été envoyés dans les zones de combat et combien auraient déjà perdu la vie en Ukraine. 

 

Pour le parti, les familles doivent être informées du sort de leurs proches. « Les familles centrafricaines ont le droit de savoir », affirme le communiqué, qui réclame des informations sur les jeunes partis en Russie dans le cadre de ces recrutements présumés. 

 

Le CNCA-PDD insiste sur le rôle de la pauvreté dans ce phénomène. Il estime qu’un jeune sans emploi, sans formation et sans perspective peut facilement être attiré par une proposition de salaire élevé. Le parti considère que la responsabilité de l’État est engagée lorsqu’il ne parvient pas à offrir suffisamment de possibilités d’emploi et de formation aux jeunes en Centrafrique. 

 

Vigilance demandée aux jeunes et aux familles

 

Le CNCA-PDD appelle les jeunes Centrafricains et leurs familles à la vigilance face aux offres d’emploi, de formation ou de voyage vers la Russie dont les objectifs ne seraient pas clairement établis. Le parti demande de vérifier la nature réelle de ces propositions avant tout départ. 

 

Dans son communiqué, le parti rappelle que la Centrafrique a besoin de sa jeunesse pour reconstruire ses écoles, ses hôpitaux, ses routes, son économie et ses institutions. Il cite notamment les besoins du pays en médecins, enseignants, ingénieurs, agriculteurs, entrepreneurs, policiers et autres citoyens engagés dans le développement national. 

 

Le CNCA-PDD exige enfin une enquête sur les mécanismes de recrutement de ressortissants centrafricains à destination de la Russie et sur les éventuelles complicités ou facilités accordées par des responsables centrafricains. Le communiqué, signé par Ferdinand Mbokoto Madji, président national et fondateur du parti, a été publié depuis Le Mans le 8 septembre 2026. 

 

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Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement, affirme que « La question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel »

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Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana affirme que « la question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel », alors que cette juridiction a été appelée à examiner la situation d’Anicet-Georges Dologuélé dans le cadre du contentieux électoral. Cette déclaration oppose directement la lecture du gouvernement à celle de la plus haute juridiction constitutionnelle du pays.

 

Une compétence que le gouvernement conteste

 

Lors de sa conférence de presse, Évariste Ngamana soutient que la compétence en matière de nationalité revient au tribunal de grande instance.

Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement, affirme que   « La question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel »
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana

 

« La compétence en ce qui concerne la question de la nationalité […] revient au tribunal de grande instance », affirme-t-il. Il ajoute : « La question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel. »

 

À lire aussi : Général Tago : « Personne ne peut nous diviser », les adversaires de Touadéra appelés à s’unir contre le pouvoir

Le ministre d’État établit ainsi une distinction entre la juridiction judiciaire et le Conseil constitutionnel. Selon son raisonnement, le tribunal de grande instance est compétent pour statuer sur la nationalité, tandis que le Conseil constitutionnel intervient dans le cadre du contentieux électoral.

 

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Cette lecture place directement la question de la compétence au centre de l’affaire Dologuélé.

 

Nationalité et éligibilité

 

La difficulté tient au fait que la nationalité constitue une condition d’éligibilité à une élection présidentielle. Lorsqu’un candidat voit sa nationalité contestée, cette question peut donc intervenir dans l’examen de son éligibilité par le Conseil constitutionnel.

 

C’est précisément ce qui s’est produit dans le dossier d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

Le président de l’URCA conteste l’interprétation du pouvoir sur sa nationalité. Il soutient notamment que la perte de la nationalité centrafricaine ne peut pas être considérée comme automatique sans l’existence d’un acte formel prévu par la législation.

 

Évariste Ngamana défend une position différente. Il estime que la décision judiciaire relative à la nationalité doit être distinguée de la décision du Conseil constitutionnel portant sur l’éligibilité.

 

Le Conseil constitutionnel au cœur de la controverse

 

Le ministre d’État insiste sur le fait que le Conseil constitutionnel « n’est pas une juridiction d’ordre judiciaire ».

 

Cette distinction institutionnelle ne règle pas à elle seule la question de la compétence lorsqu’un litige relatif à la nationalité intervient directement dans une procédure électorale.

 

Le Conseil constitutionnel est chargé du contentieux électoral. Lorsque la nationalité constitue une condition pour être candidat, son appréciation peut donc devenir un élément du contrôle de l’éligibilité.

 

Le débat porte alors sur la portée de cette appréciation et sur son articulation avec les décisions rendues par les juridictions judiciaires.

 

C’est sur ce point que la déclaration d’Évariste Ngamana devient particulièrement importante.

 

Une contestation directe de la portée de la décision constitutionnelle

 

En affirmant que « la question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel », le ministre d’État ne se contente pas de défendre une position juridique.

 

Il réduit la portée de l’intervention de cette juridiction dans le dossier Dologuélé au seul cadre électoral.

 

Cette position entre directement en contradiction avec la lecture défendue par l’opposant, qui considère que la décision du Conseil constitutionnel doit être prise en compte dans l’appréciation de sa situation.

 

Le désaccord porte donc sur une question institutionnelle précise : une juridiction chargée de déterminer l’éligibilité d’un candidat peut-elle examiner une condition de nationalité sans que cette appréciation ait de portée sur la situation de nationalité du candidat ?

 

Une affaire qui dépasse Dologuélé

 

La controverse dépasse la situation personnelle d’Anicet-Georges Dologuélé. Elle concerne les règles applicables à tout candidat dont la nationalité serait contestée au moment d’une élection.

 

Elle concerne également les Centrafricains disposant d’une double nationalité et l’interprétation des dispositions du Code de la nationalité.

 

En affirmant que « la question de la nationalité ne relève pas du Conseil constitutionnel », Évariste Ngamana place ainsi le gouvernement face à une question institutionnelle majeure : comment une question de nationalité qui conditionne l’éligibilité d’un candidat peut-elle être totalement étrangère au contrôle exercé par la juridiction constitutionnelle sur cette éligibilité ?

 

Le débat porte désormais sur les textes, les compétences respectives des juridictions et la portée exacte des décisions rendues dans l’affaire Dologuélé.

 

Bangui : la voiture des Chinois volée par leur chauffeur retrouvée par la Gendarmerie

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Une voiture appartenant à des ressortissants chinois, volée le 31 août à Bangui, a été retrouvée le 3 septembre vers minuit dans le secteur de Don Bosco lors d’une opération de la Gendarmerie nationale.

 

Le véhicule avait été dissimulé dans l’enceinte d’une clôture. Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, les éléments du service de renseignement de la Gendarmerie nationale ont mené des recherches qui ont permis de localiser la voiture trois jours après sa disparition.

 

Bangui : la voiture des Chinois volée par leur chauffeur retrouvée par la Gendarmerie
Opération des gendarmes au quartier Ginda . Photo CNC

 

Le chauffeur identifié

 

Le chauffeur, identifié sous le nom de MAVODE Charlemagne, est présenté comme étant à l’origine du vol du véhicule appartenant aux ressortissants chinois. Les circonstances précises dans lesquelles la voiture a été soustraite ainsi que les motivations du chauffeur restent à établir par l’enquête.

À lire aussi : Des technocrates dans les quartiers et des médiocres aux hautes fonctions : Le cri de colère d’Elie Oueifio contre la gouvernance Touadéra

 

Après sa disparition le 31 août, le véhicule a fait l’objet de recherches par les services compétents. Les investigations conduites par le service de renseignement de la Gendarmerie nationale ont finalement permis de retrouver sa trace dans le secteur de Don Bosco.

À lire aussi : Dologuelé doit écrire à Touadéra » : Crépin Mboli-Goumba répond au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana et brandit l’article 147 de la Constitution

 

Une opération menée dans la nuit

 

La voiture a été retrouvée le 3 septembre vers minuit, au cours d’une opération menée par les éléments du renseignement de la Gendarmerie nationale. Le véhicule se trouvait à l’intérieur d’une clôture où il avait été caché.

 

Cette intervention permet aux propriétaires de récupérer leur véhicule après plusieurs jours de recherches. Elle intervient alors que les vols de véhicules constituent l’une des préoccupations liées à la criminalité urbaine à Bangui.

 

Les éléments recueillis par la rédaction de CNC indiquent que le chauffeur, MAVODE Charlemagne, doit désormais être entendu dans le cadre de la procédure engagée par les services compétents afin de déterminer les circonstances exactes du vol et les éventuelles complicités.

 

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Nationalité de Dologuélé : Jean-Jacques, un partisan du MCU, sort de sa réserve et appelle Touadéra à « cesser les mesquineries » et à rassembler les Centrafricains

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L’affaire de la nationalité et du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé continue d’agiter la Centrafrique. Après plusieurs prises de position, Jean-Jacques, présenté comme cadre du MCU, le parti au pouvoir, est à son tour sorti de sa réserve pour exprimer publiquement sa stupéfaction face au traitement réservé à l’opposant.

 

« Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé »

 

Dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook, Jean-Jacques prend soin de préciser qu’il ne soutient pas politiquement Anicet-Georges Dologuélé ni son parti, l’URCA. Il affirme néanmoins que ses convictions politiques ne l’empêchent pas de réagir lorsqu’il estime qu’un compatriote est injustement traité.

 

Nationalité de Dologuélé : Jean-Jacques, un partisan du MCU, sort de sa réserve et appelle Touadéra à « cesser les mesquineries » et à rassembler les Centrafricains

 

« Je ne suis pas un partisan de monsieur Dologuélé en fait de l’URCA et compagnie, mais se trouve que c’est un fils du pays », déclare-t-il.

 

À lire aussi : « Nous sommes sous-peuplés » : Touadéra avoue l’échec total de son règne et supplie la diaspora de venir repeupler son désert humain en Centrafrique

Pour lui, le débat sur la nationalité ne peut pas faire abstraction de l’origine centrafricaine de Dologuélé, qu’il présente comme un enfant du pays né de parents centrafricains et ayant occupé de hautes fonctions dans l’État.

 

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Des étrangers avec des responsabilités, Dologuélé privé de passeport

 

Jean-Jacques compare le traitement réservé à Dologuélé à celui dont bénéficient, selon lui, certains ressortissants étrangers installés en République centrafricaine. Il évoque notamment des Libanais, des Libano-Syriens, des Syriens et des Tchadiens occupant des fonctions ou bénéficiant de documents officiels centrafricains.

À lire aussi : Des technocrates dans les quartiers et des médiocres aux hautes fonctions : Le cri de colère d’Elie Oueifio contre la gouvernance Touadéra

 

« Et je rappelle en passant que quand même qu’il y a des Libanais, des Libano-syriens, des gens qui ont la peau blanche et qui sont au Conseil économique et social, qui sont même députés même en République centrafricaine », affirme-t-il.

 

Il poursuit son raisonnement en s’interrogeant sur le refus de délivrer un passeport à Dologuélé.

 

« Je ne comprends pas qu’un fils du pays de père et de mère centrafricains, même s’il est dans l’opposition et puis le premier dans l’opposition, on lui refuse son passeport », dénonce-t-il.

 

Le cadre du MCU affirme que cette situation provoque chez lui une véritable incompréhension. Il insiste sur le fait que son intervention n’est pas celle d’un militant de l’URCA, mais celle d’un responsable politique qui dit ne pas accepter ce qu’il considère comme une différence de traitement.

 

« Je sors de ma réserve »

 

Jean-Jacques révèle qu’il est lui-même membre du MCU et qu’il y exerce des responsabilités. C’est précisément cette appartenance au parti au pouvoir qui donne, selon lui, une portée particulière à sa prise de parole.

 

« Je suis membre du MCU, je suis cadre même du MCU, je ne comprends pas et j’exprime ma stupéfaction, je sors de ma réserve pour exprimer ma stupéfaction en fait au regard de ce qui se passe », explique-t-il.

 

Il affirme ainsi prendre la parole malgré son appartenance au camp présidentiel. Son message vise directement la gestion politique du dossier Dologuélé et la justification juridique avancée par le porte-parole du gouvernement.

 

Une attaque directe contre Évariste Ngamana

 

Dans sa vidéo, Jean-Jacques s’en prend également à l’argumentaire développé par Évariste Ngamana sur la nationalité de Dologuélé. Il qualifie les explications du porte-parole du gouvernement de tentative de justification d’une décision qu’il juge injustifiable.

 

« Et que cette haine, cette haine intra-centrafricaine qui s’exprime, moi Dologuélé c’est pas ma tasse de thé, je l’ai combattu à l’intérieur de l’URCA, mais il en demeure pour moi que c’est un fils de la République centrafricaine », affirme-t-il.

 

Puis il vise directement le porte-parole du gouvernement : « Je ne comprends pas cette espèce de pseudo casuistique juridique monsieur Ngamana, porte-parole du gouvernement essaie d’expliquer l’inexplicable dans une espèce de casuistique juridique mais à deux balles en fait, porte-parole du gouvernement pour essayer de justifier l’injustifiable. »

 

Cette sortie intervient alors qu’Évariste Ngamana avait défendu une interprétation restrictive du rôle de la Cour constitutionnelle dans les questions liées à la nationalité. Plusieurs acteurs politiques et juridiques ont depuis contesté cette lecture.

 

« Il faut cesser les mesquineries »

 

Jean-Jacques rappelle ensuite le parcours de Dologuélé et son appartenance à la République centrafricaine.

 

« Monsieur Dologuélé est né en République centrafricaine, de parents centrafricains, il a occupé des hautes fonctions », affirme-t-il.

 

Il appelle directement le président Faustin-Archange Touadéra à dépasser les querelles politiques et personnelles pour privilégier le rassemblement national. Son message est adressé au chef de l’État en sa qualité de président de la République.

 

« Même s’il y a des conflits interpersonnels entre mon aîné, monsieur Faustin-Archange Touadéra, et son challenger, voilà, pour essayer de justifier l’injustifiable, il faut arrêter », lance-t-il.

 

Avant d’ajouter : « À un moment donné il faut rassembler, tu es le président de la septième République, il faut cesser les mesquineries et essayer de rassembler tous les fils de la République centrafricaine à l’intérieur et c’est ça la grandeur. »

 

Un appel au rassemblement face aux tensions régionales

 

Jean-Jacques élargit enfin son intervention au contexte géopolitique de la région. Il estime que les tensions observées dans plusieurs pays voisins doivent pousser les responsables centrafricains à rechercher davantage d’unité nationale.

 

« C’est moi ton petit frère Jean-Jacques qui te parle, à un moment donné il faut rassembler, il faut cesser les petits », déclare-t-il directement au chef de l’État.

 

Il cite notamment les évolutions politiques et sécuritaires au Niger, au Tchad et à Am Dafock, pour justifier son appel à l’unité.

 

« À un moment donné il faut cesser, il faut rassembler, nous devons être rassemblés et tu es le président du rassemblement des Centrafricains, il faut rassembler tout le monde pour être en ordre de bataille », insiste-t-il.

 

« Je suis choqué »

 

Pour conclure, le cadre du MCU explique que son intervention publique n’est pas une prise de position en faveur de l’opposition, mais la conséquence d’un profond désaccord avec la manière dont le dossier est traité.

 

« Et si aujourd’hui je sors de ma réserve tout en étant à l’intérieur du MCU, c’est parce que je suis choqué en fait, je suis choqué », affirme Jean-Jacques.

 

Sa sortie constitue ainsi une prise de position inhabituelle au sein du camp présidentiel. Tout en rappelant son opposition politique à Dologuélé, il demande au pouvoir de dépasser le conflit politique et de traiter le dossier sous l’angle du rassemblement national, alors que la controverse sur la nationalité et le passeport de l’opposant continue de provoquer de vives réactions.

 

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Centrafrique : quand le gouvernement paie les salaires, il crie sur tous les toits que les salaires sont versés

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La Centrafrique est un  pays à part. Depuis plusieurs années, les centrafricains assistent régulièrement à des opérations spectaculaires. En effet, quand le gouvernement paie les salaires, il crie sur tous les toits que les salaires sont versés.

 

Chaque mois, le paiement des fonctionnaires devient un événement qui mérite une communication officielle. Communiqués, annonces et relais sur les réseaux sociaux accompagnent une opération qui devrait pourtant relever du fonctionnement normal de l’État. Payer un agent public pour le travail effectué ne constitue ni un exploit ni un cadeau.

 

Centrafrique : quand le gouvernement paie les salaires, il crie sur tous les toits que les salaires sont versés

 

Que faire ? Faut-il désormais féliciter l’État chaque fois qu’il respecte l’une de ses obligations les plus élémentaires ? Faut-il organiser une campagne de communication à chaque versement de salaire ? Dans quel autre pays le paiement mensuel d’un fonctionnaire devient-il une performance suffisamment importante pour être célébrée publiquement ?

 

À lire aussi : Mouammar Bengué-Bossin : « Ce régime présidentiel hyper-concentré étouffe littéralement le développement du pays en confisquant tous les pouvoirs décisionnels »

Le cas particulier des enseignants contractuels de la Banque mondiale

 

Le cas des enseignants contractuels est encore plus révélateur. Ces enseignants ne relèvent pas simplement du dispositif ordinaire de paiement des fonctionnaires. Plusieurs milliers ont été recrutés dans le cadre de programmes soutenus financièrement par la Banque mondiale. La question de leurs rémunérations est devenue un problème récurrent dans plusieurs régions du pays.

À lire aussi : Mbrès : le gendarme est-il un « savant », un « intellectuel » ou un « escroc » ?

 

Des enseignants contractuels ont déjà observé des mouvements de grève pour réclamer plusieurs mois d’arriérés. Des enseignants expliquaient alors n’avoir reçu qu’une partie des frais prévus dans leurs contrats.

 

Le paradoxe est là : des financements extérieurs sont mobilisés pour soutenir le recrutement des enseignants, mais les bénéficiaires continuent de réclamer leur rémunération pendant plusieurs mois. Le problème ne se limite donc plus au montant du salaire. Il concerne la chaîne administrative entre les financements du programme, leur gestion et le paiement effectif des enseignants.

 

Le salaire devient un moyen de pression

 

À cela s’ajoute une autre pratique dénoncée par les enseignants : les retards dans la prise de fonction peuvent servir de justification à des réductions ou à des suspensions de paiement. Un enseignant qui rejoint son poste après le début de la période prévue risque ainsi de perdre une partie de sa rémunération.

 

Le problème est particulièrement sensible lorsque l’enseignant a déjà travaillé ou s’est déplacé en province dans l’attente de son paiement. Les revendications répétées montrent que la question des arriérés ne constitue pas un incident isolé. Des mouvements sociaux similaires ont été enregistrés dans plusieurs préfectures.

 

C’est dans ce contexte que les annonces gouvernementales sur le paiement des salaires prennent une autre dimension. Le gouvernement communique lorsqu’un paiement intervient, alors que les enseignants contractuels dénoncent depuis des mois des retards dans le règlement de leurs rémunérations.

 

Le contraste est difficile à ignorer. D’un côté, l’État annonce que les salaires sont payés. De l’autre, des enseignants recrutés dans le cadre de programmes financés par la Banque mondiale descendent dans la rue pour réclamer plusieurs mois d’arriérés.

 

La question n’est donc pas seulement de savoir si un mois de salaire vient d’être payé. Il faut aussi regarder ce qui s’est passé avant ce paiement : combien de mois ont été accumulés, combien d’enseignants ont dû faire grève et combien ont dû attendre avant de percevoir une rémunération correspondant au travail déjà effectué.

 

À force de transformer chaque paiement en victoire gouvernementale, le pouvoir donne l’impression qu’il accomplit un exploit. Pour les enseignants contractuels, la réalité est beaucoup moins spectaculaire : ils travaillent, attendent leur rémunération, protestent, obtiennent parfois le paiement d’un mois, puis recommencent quelques mois plus tard.

 

Le système finit alors par tourner en rond. Grève, revendications, annonces de paiement, reprise des cours, nouveaux retards et nouvelle grève. Pendant ce temps, les mêmes enseignants continuent d’occuper les salles de classe, souvent loin de Bangui, avec la certitude qu’ils devront encore se battre pour obtenir leur dû.

 

Le véritable exploit ne serait donc pas d’annoncer que les salaires ont été payés. Ce serait de parvenir à ce que les enseignants contractuels soient rémunérés régulièrement, sans grève, sans pression administrative et sans attendre plusieurs mois pour recevoir ce qui leur est dû.

 

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Maître Crépin Mboli-Goumba : « Tout ce qui se réclame de doctorat venant du Cameroun ne veut rien dire », une violente charge contre le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

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Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Patri et coordinateur du BRDC, démonte les parcours universitaires truqués menant à l’obtention de faux doctorats au Cameroun. Il démontre par son expérience directe comment des responsables politiques, au premier rang desquels figure le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana (Eva Yana), fabriquent de toutes pièces des titres académiques après des années d’interruption et de vide intellectuel.

 

L’avocat révèle avoir lui-même infiltré ces réseaux mafieux de formation pour démonter la fraude et exposer le fonctionnement de ces filières d’achat de diplômes.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba : « Tout ce qui se réclame de doctorat venant du Cameroun ne veut rien dire », une violente charge contre le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana

 

Une expérience qui prouve la fraude académique

 

Maître Crépin Mboli-Goumba s’est rendu dans une université au Cameroun et a versé les 300 000 francs CFA exigés pour l’inscription afin d’exposer au grand jour l’escroquerie qui permet à des imposteurs de s’acheter des titres.

 

À lire aussi : Rentrée scolaire 2026-2027 : Boali choisie pour la cérémonie officielle, mais les défis de l’école restent entiers

« On proposait que quelqu’un puisse rédiger ma thèse à ma place », tranche-t-il. L’avocat a mené la démarche à son terme pour établir avec précision le mécanisme d’achat de thèses, réservant son respect aux seuls étudiants qui suivent un véritable cursus académique normal après leur master.

 

À lire aussi : Pour l’analyste Houlaguele Anselme, « Touadéra s’associe à des criminels de renom pour détruire les institutions »

L’avocat établit la ligne de démarcation entre les étudiants méritants et les fraudeurs qui, à l’image du marabout de Carnot, réapparaissent après des années de néant académique pour s’offrir des titres grâce à la corruption et à des moyens financiers occultes.

 

L’effondrement de la valeur des doctorats camerounais du pouvoir

 

Maître Crépin Mboli-Goumba dénonce et annule la valeur de ces diplômes de complaisance exhibés par les barons du régime. « Tout ce qui, aujourd’hui, se réclame de doctorat venant du Cameroun ne veut rien dire », affirme-t-il, ciblant directement les individus n’ayant aucun cursus universitaire légitime.

 

Il isole sans ambiguïté les fraudeurs du système. Son constat frappe de plein fouet ceux qui, sans baggage intellectuel, s’achètent des thèses préfacées par des mercenaires de la rédaction académique.

 

« Je ne parle pas de tous ceux qui sont dans un cycle normal, qui terminent leur master et suivent leur cursus normal », précise-t-il, opposant la rigueur des vrais chercheurs à la mascarade des diplômes achetés sur commande.

 

Le masque tombe sur Évariste Ngamana alias Eva Yana

 

Cette charge au vitriol intervient alors que le régime de Bangui regorge de hauts responsables aux diplômes fabriqués. Le porte-parole du gouvernement, le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana (Eva Yana), s’affiche sous le titre usurpé de docteur, alors que l’imposture de son parcours universitaire est publiquement établie.

 

La démonstration de Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière la fraude d’Évariste Ngamana. L’expérience rapportée par l’avocat décrit exactement le schéma d’usurpation utilisé par le marabout de Carnot pour s’attribuer un titre académique fantôme sans avoir rédigé la moindre ligne scientifique.

 

L’inflation de faux docteurs au sein du régime centrafricain repose entièrement sur ces circuits corrompus du Cameroun, où des cours par correspondance fictifs et des thèses achetées servent de couverture aux faussaires du pouvoir.

 

« Avoir un doctorat ne veut rien dire » quand le diplôme est acheté

 

Pour le président du Patri, le titre universitaire n’a aucune valeur lorsqu’il est le produit de la fraude. Un diplôme d’imposture obtenu sur le tard par corruption ne peut rivaliser avec un véritable parcours académique.

 

« Avoir un doctorat ne veut rien dire quand on a déjà passé l’âge de faire un cursus d’horreur », assène-t-il. Il dénonce l’usage de ces faux titres comme un paravent ridicule destiné à masquer une vacuité intellectuelle et politique.

 

Cette manœuvre traduit la volonté de faux intellectuels comme Évariste Ngamana d’effacer leurs échecs scolaires passés. Mais la réalité des faits prévaut : l’incapacité technique et l’incompétence flagrante des faussaires éclatent dès qu’ils font face aux dossiers de l’État.

 

L’imposture des diplômes d’État mise à nu

 

Maître Crépin Mboli-Goumba porte le fer dans la plaie d’un système politique fondé sur la fausseté et la fraude documentaire. Son intervention détruit le vernis d’honorabilité que cherchent à se donner les usurpateurs du régime.

 

L’État et les institutions universitaires doivent cesser de valider ces titres de complaisance et procéder à l’annulation pure et simple des équivalences accordées à des diplômes frauduleux.

 

L’assainissement de l’administration publique passe obligatoirement par l’expulsion des faux docteurs et la vérification systématique des diplômes de tous les dignitaires du régime.

 

Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, la cause est entendue : le doctorat d’Évariste Ngamana, grand sorcier de Carnot et marabout du régime, est une imposture académique. Le débat sur la fraude aux diplômes au sommet de l’État centrafricain est désormais définitivement ouvert.

 

Tensions Bangui Kigali : le Rwanda exige le retrait de ses troupes après la signature de deux mémorandums d’entente militaire RDC-RCA

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La signature, le 21 août 2026 à Kinshasa, de deux mémorandums d’entente militaire entre la République centrafricaine et la République démocratique du Congo provoque  de vives frictions diplomatiques avec Kigali. Ce nouvel engagement sécuritaire bilatéral provoque la colère des autorités rwandaises, qui exigent désormais le retrait de leur contingent militaire déployé en Centrafrique sous le cadre bilatéral.

L’accord de défense avec la RDC de 2024 : le verrouillage des frontières contre les Mbororo

Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de l’accord de coopération militaire conclu le 18 octobre 2024 à Kinshasa par le ministre centrafricain de la Défense, Rameaux-Claude Bireau, et son homologue congolais, Guy Kabombo Muadiamvita. Ce premier texte visait principalement à sécuriser la frontière commune longue de plus de 1 600 kilomètres.

Ce partenariat de 2024 ciblait spécifiquement les incursions répétées d’éleveurs transhumants armés Mbororo et de combattants rebelles venus du territoire centrafricain pour commettre des exactions dans les provinces du Nord de la RDC, notamment le Bas-Uélé. Les deux États avaient mis en place une stratégie conjointe pour barrer la route à ces infiltrations transfrontalières.

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Le mémorandum militaire avec la RDC d’août 2026 : l’interdiction stricte de toute base arrière

Le 21 août 2026, Kinshasa et Bangui ont franchi un palier supplémentaire en signant deux mémorandums axés sur la formation et le renseignement militaire. Le cœur de cet arrangement repose sur un principe strict de non-agression : aucun des deux territoires ne doit servir de base arrière aux ennemis ou aux groupes armés qui s’attaquent à l’autre pays.

À lire aussi : Rentrée scolaire 2026-2027 : Faustin Zaméto interpelle le ministre de l’Éducation sur les difficultés du terrain

Lors de la cérémonie officielle, le ministre centrafricain de la Défense a affirmé sans équivoque que le territoire centrafricain ne servira jamais de base arrière pour des opérations hostiles contre la République démocratique du Congo. Cet engagement réciproque vise à empêcher toute force rebelle ou armée étrangère d’utiliser les zones frontalières comme plateforme de déstabilisation.

La psychose à Kinshasa et les accusations contre l’utilisation du sol centrafricain par le Rwanda

En République démocratique du Congo, l’opinion publique et certains milieux sécuritaires accusent fréquemment le Rwanda d’utiliser sa position militaire en Centrafrique comme base arrière pour appuyer les rebelles du M23 et de l’AFC. L’attaque de drones menée contre l’aéroport de Kisangani en début d’année a particulièrement alimenté ces soupçons à Kinshasa, où la théorie d’un lancement organisé depuis le territoire centrafricain s’est largement diffusée.

Bien que cette hypothèse ne soit pas officiellement établie, la persistance de ces accusations au sein de la population congolaise a poussé Kinshasa à exiger ce verrouillage juridique strict avec la RCA. Le second mémorandum d’août 2026 a été élaboré spécifiquement pour dissiper ces inquiétudes et fermer toute possibilité théorique d’utilisation stratégique du sol centrafricain par des forces ennemies de la RDC.

La fureur de Kigali et la menace de retrait des troupes rwandaises

Cette promesse solennelle faite à Kinshasa a provoqué une vive réaction au Rwanda. Kigali interprète cet engagement centrafricain comme une défiance directe et une concession aux accusations congolaises qui désignent la présence rwandaise en RCA comme une menace régionale.

Exprimant fermement son mécontentement, le gouvernement rwandais exige le retrait immédiat de sa force bilatérale déployée en Centrafrique. Kigali envisage ainsi de mettre fin à son partenariat de défense direct avec Bangui, tout en maintenant pour l’instant ses troupes intégrées au sein de la mission des Nations unies, la MINUSCA.

Le dilemme de Touadéra et les limites stratégiques des mercenaires russes

Cette demande de retrait place le président Faustin-Archange Touadéra dans une impasse sécuritaire critique. Les troupes d’élite rwandaises occupent des fonctions hautement stratégiques dans la capitale, assurant la protection rapprochée de la présidence, la surveillance du palais présidentiel et la coordination des services de renseignement.

Pour combler ce vide imminent, les autorités centrafricaines envisagent de confier ces postes névralgiques aux mercenaires russes d’Africa corps. Toutefois, les observateurs militaires centrafricains soulignent que ces éléments russes ne disposent pas de la même capacité opérationnelle pour la garde de proximité et la surveillance des miradors, en raison notamment des difficultés d’adaptation visuelle et physique aux conditions de forte luminosité sous le soleil centrafricain. «  Ces mercenaires sont comme des albinos, ils ne voient pas loin », explique l’un des observateurs interrogés par la rédaction du CNC.

Pour eux, Faustin-Archange Touadera a déjà une mauvaise expérience avec son conseiller albinos, son homme à tout faire qui a de difficulté à regarder aussi loin quand le soleil pique.

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Amir Arfaoui , Un tortionnaire tunisien nommé aux commandes de la paix onusienne en Centrafrique

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L’installation de cet officier à un poste clé de la mission onusienne indigne l’opinion en raison de sa participation directe aux violences contre les migrants.

 

Amir Arfaoui occupe désormais le poste de chef des opérations de la MINUSCA en République centrafricaine. Sa nomination intervient alors que ses actes dans la traque menée contre les migrants subsahariens en Tunisie sont clairement établis.

 

Amir Arfaoui , Un tortionnaire tunisien nommé aux commandes de la paix onusienne en Centrafrique
L’officier tunisien de la gare présidentielle , monsieur Amir Arfaoui, nommé au sein de la Minusca à Bangui

 

En effet, entre les mois de juin 2023 et mai 2025, Amir Arfaoui a dirigé plus de 70 opérations d’expulsion collective à proximité de la frontière libyenne. Ces opérations ont frappé plus de 11 500 personnes, dont des femmes enceintes et des nourrissons, sous le commandement direct de cet officier.

 

À lire aussi : Centrafrique : quand Wagner impose son alcool frelaté Wanawa et fait interdire la concurrence camerounaise

Les personnes expulsées ont été conduites vers des zones désertiques de la frontière tuniso-libyenne. Les faits confirment des passages à tabac, des détentions arbitraires et un abandon ciblé de migrants dans des conditions mortelles privées d’eau et de nourriture.

 

À lire aussi : Touadéra, il est temps de plier bagage ! : Quand A T Benguewe Damaras tacle son ancien prof devenu Président

Un ancien élément de la garde présidentielle

 

Amir Arfaoui a servi comme élément de la garde présidentielle tunisienne. Son rôle est directement établi dans les opérations de sécurité menées contre les ressortissants subsahariens présents en Tunisie.

 

Une vidéo issue d’une réunion du Conseil de sécurité nationale tunisien montre l’officier exposant les chiffres liés au financement des migrants. La diffusion de ces images s’inscrit dans la campagne de communication officielle des autorités tunisiennes sur la question migratoire.

 

Les actes commis par Amir Arfaoui prennent une gravité particulière depuis sa nomination au sein de la MINUSCA. La mission des Nations unies en Centrafrique repose sur la protection des civils et la défense des droits humains.

 

Un dispositif de contrôle pris en défaut

 

La politique de diligence voulue des Nations unies impose des vérifications concernant les antécédents des personnels appelés à participer aux opérations internationales. Elle vise à écarter les personnes impliquées dans de graves violations des droits humains.

 

La présence d’Amir Arfaoui à un poste de responsabilité au sein de la chaîne des opérations de la MINUSCA confirme les défaillances des vérifications effectuées avant sa nomination. Elle intervient dans un contexte centrafricain où les abus commis par les forces de la Minusca restent particulièrement sensibles.

 

Les pays contributeurs de troupes ainsi que les Nations unies font face au parcours avéré de cet officier. Les exigences portent sur sa suspension immédiate, son rapatriement et la mise en place d’un mécanisme centralisé pour recenser les exactions des personnels appelés à servir dans les missions internationales.

 

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Bangui : une militaire meurt après une opération clandestine, pardon une décapitation peut-être, dans le quartier Boeing

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Une militaire des Forces armées centrafricaines (FACA), issue de la promotion 2012, est décédée après avoir subi une intervention chirurgicale clandestine dans une maison du quartier Boeing, derrière l’aéroport international de Bangui.

 

La victime, qui avait le grade de caporal-chef, s’était rendue dans ce quartier pour une intervention destinée à retirer un fibrome. L’opération a été pratiquée par un ressortissant de la République démocratique du Congo (RDC), qui ne serait pas médecin et qui exercerait des activités de soins en dehors d’une structure sanitaire reconnue par l’État.

 

Bangui : une militaire meurt après une opération clandestine, pardon une décapitation  peut-être, dans le quartier Boeing

 

L’intervention s’est déroulée dans une habitation au fond du quartier Boeing, situé derrière l’aéroport international de Bangui Mpoko. D’après les constatations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) auprès de plusieurs personnes rencontrées sur place, l’intervention a été pratiquée dans des conditions qui ne correspondent pas à celles d’un établissement médical.

 

À lire aussi : CENTRAFRIQUE : LA MILITARISATION DE L’ADMINISTRATION commence, un général nommé chargé de mission à l’éducation. Le pays change du visage et rentre pleinement dans un empire

La militaire est décédée à la suite de cette intervention. Son corps, dans un état particulièrement difficile à regarder, a ensuite été placé sur un pousse-pousse pour être transporté vers la morgue de l’hôpital communautaire.

 

À lire aussi : Centrafrique : Kokoro Mermoz, chef anti-balaka de Gambo, arrêté à Bangui par la CPS

Le suspect placé en garde à vue

 

L’homme, qui est d’ailleurs l’auteur de l’intervention criminelle, a été interpellé. Il se trouve actuellement en garde à vue à la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie.

 

Une mort qui interpelle les militaires

 

La disparition de cette militaire provoque une forte émotion au sein de son entourage et parmi plusieurs éléments de l’armée nationale rencontrés par la rédaction.

 

La victime appartenait à la promotion 2012. Des militaires qui la connaissaient se sont rendus sur place après avoir appris son décès. Plusieurs d’entre eux ont exprimé leur incompréhension face aux conditions dans lesquelles l’intervention a été réalisée.

 

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de l’opération, les conditions dans lesquelles la victime a été prise en charge et les responsabilités éventuelles dans cette affaire.

 

Cette mort intervient dans un contexte où des pratiques de soins en dehors des structures médicales existent dans certains quartiers de Bangui. La rédaction de CNC poursuivra ses investigations afin de comprendre pourquoi des personnes peuvent avoir recours à des interventions aussi lourdes en dehors du circuit médical.

Affaire à suivre….

 

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Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana croit menacer l’opposant Anicet-Georges Dologuelé de poursuites judiciaires

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Le porte-parole du gouvernement centrafricain, le faux diplômé  Évariste Ngamana a prévenu l’opposant Anicet Georges Dologuélé : sa prochaine critique contre l’empereur le conduira devant la justice, un avertissement qui ressemble à du chantage d’État.

 

Un chantage à peine voilé

 

Le porte-parole du gouvernement ne s’est pas caché. Sa déclaration lie directement les critiques d’Anicet Georges Dologuélé contre l’empereur à des poursuites judiciaires à venir. Ngamana ne parle pas de dialogue. Il parle de « répondre de ses actes devant la justice ». Cette phrase suffit à situer le débat : on ne discute plus, on menace.

Le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana croit menacer  l’opposant Anicet-Georges Dologuelé de poursuites judiciaires
Le grand sorcier de Carnot, Évariste Ngamana

 

L’argument officiel tient en une question rhétorique. Dologuélé « dépasse-t-il » les millions de Centrafricains qui ont voté pour l’empereur ? Cette question ignore l’essentiel. Critiquer un président élu n’a jamais empêché sa légitimité. Ngamana confond contestation politique et contestation du scrutin, deux choses très différentes.

 

« Manque de respect » comme prétexte

 

À lire aussi : Centrafrique : retards de salaires, employés fantômes… la Minusca reconnaît un chaos interne à l’UNOPS et perd le contrôle

Le gouvernement reproche à Dologuélé une attitude « condescendante » envers l’institution présidentielle. Cette accusation reste vague. Aucun propos précis n’est cité comme insultant. Ngamana évoque plutôt un ton, une posture, un mépris qu’il ressent personnellement.

 

À lire aussi : Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à Bangui

Ce glissement pose un problème simple. Quand critiquer devient un manque de respect, la critique elle-même disparaît. Les opposants n’ont alors plus le choix qu’entre le silence et le procès.

 

Gouandjika avait déjà donné le ton

 

Quelques jours avant cette sortie, le conseiller spécial Fidèle Gouandjika évoquait déjà la destitution de Dologuélé, sous forme d’avertissement. Ngamana reprend la menace, cette fois sans détour. Deux figures du pouvoir, deux avertissements rapprochés en quelques jours. La coïncidence interroge sur une stratégie coordonnée plutôt qu’une sortie isolée.

 

Une méthode qui coûte cher au débat public

 

Utiliser la justice comme arme contre un opposant affaiblit toute discussion sérieuse. Le pouvoir choisit la pression plutôt que la réponse politique. Cette rhétorique referme l’espace public au lieu de l’ouvrir.

 

Son porte-parole présente l’empereur comme « très tolérant ». Les faits racontent une autre histoire. Un adversaire politique qui pose une question sur une légitimité électorale ne mérite pas une menace judiciaire. Il mérite une réponse politique, si le pouvoir en a une.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Whisky en sachet : pourquoi l’État combat les produits interdits et laisse circuler le Wanawa de Wagner ?

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Le Conseil des ministres du 20 août 2026 a demandé de renforcer la lutte contre l’importation frauduleuse du whisky en sachet en Centrafrique. Le gouvernement invoque les risques sanitaires et sécuritaires liés à la consommation de ces boissons, particulièrement chez les jeunes. Sur le terrain, une autre réalité persiste : le Wanawa, alcool en sachet produit et commercialisé par Wagner, continue d’être vendu librement dans le pays.

Whisky en sachet : pourquoi l’État combat les produits interdits et laisse circuler le Wanawa de Wagner ?quand Wagner impose son alcool frelaté Wanawa et fait interdire la concurrence camerounaise

 

Une interdiction rappelée par le gouvernement

 

Au titre du ministère du Commerce et de l’Industrie, le Conseil des ministres a examiné une note consacrée à la lutte contre l’importation frauduleuse du whisky en sachet. Le gouvernement rappelle que ce produit est interdit depuis plusieurs années, mais qu’il continue d’entrer clandestinement sur le marché centrafricain.

 

Les autorités considèrent que la consommation de ces boissons représente un risque pour la santé publique et l’ordre public. Elles évoquent notamment les intoxications et les maladies graves liées à la mauvaise qualité de certains produits.

 

À lire aussi : Centrafrique : Faustin Zaméto met en garde le régime contre un nouvel échec du programme Éducation 2023-2027 financé à hauteur de 30 millions d’euros

Pour répondre au problème, le ministre du Commerce et de l’Industrie propose de renforcer les contrôles douaniers, de multiplier les inspections dans les marchés, de sanctionner les agents impliqués dans les circuits frauduleux et d’intensifier les campagnes de sensibilisation auprès de la population.

 

À lire aussi : Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène veut-il vraiment la mort de son cousin, l’ancien directeur du Trésor Abakar Mahamat à la prison du camp de Roux ?

Le Conseil des ministres a demandé que la question soit traitée dans le cadre interministériel prévu à cet effet.

 

Ces mesures concernent officiellement l’importation frauduleuse du whisky en sachet. Elles ne précisent pas, dans les éléments rendus publics, les dispositions prévues contre la production locale de boissons alcoolisées conditionnées sous forme de sachets.

 

Le Wanawa continue pourtant sa progression

 

C’est précisément sur ce point que se pose la question du Wanawa.

 

Cette boisson alcoolisée en sachet, produite par Wagner en Centrafrique, est aujourd’hui présente dans de nombreuses zones du pays. Sa commercialisation n’est plus limitée à quelques localités comme Cantonnier, où sa présence avait déjà été documentée.

 

Le produit circule désormais dans plusieurs villes et zones rurales. Il est vendu dans des villages, sur des marchés et dans des zones d’exploitation minière. Dans la Vakaga, notamment autour de Birao et dans des localités éloignées, le Wanawa fait partie des produits alcoolisés accessibles à la population.

 

La vente se fait également auprès d’une population jeune. Les sachets sont proposés à bas prix, ce qui facilite leur consommation dans les quartiers, les villages et les sites miniers.

 

Le Wanawa n’est donc plus un phénomène limité à un secteur géographique précis. Sa présence s’est étendue au fil du déploiement de Wagner dans différentes régions du pays.

 

Le même problème sanitaire, mais une réponse qui interroge

 

Le gouvernement justifie aujourd’hui la lutte contre le whisky en sachet par les risques liés à la santé des consommateurs. Il affirme également vouloir protéger particulièrement les jeunes contre les conséquences de ces boissons.

 

Cette justification pose directement la question du Wanawa.

 

Si le problème est la dangerosité des boissons alcoolisées vendues en sachets, quel contrôle l’État exerce-t-il sur le Wanawa ? Quel service vérifie sa composition ? Quel contrôle sanitaire est effectué sur sa production ? Quel organisme vérifie son degré d’alcool ? Quelles autorisations ont été délivrées pour sa fabrication et sa commercialisation ? Et quelles mesures sont prises lorsque ce produit est vendu dans les villages et sur les sites miniers ?

 

Ces questions deviennent d’autant plus importantes que le gouvernement vient de réaffirmer officiellement son opposition aux boissons alcoolisées en sachets.

 

 

Le problème est ailleurs : la même rigueur annoncée contre les produits interdits est-elle appliquée à tous les produits similaires présents sur le marché centrafricain ?

 

 

Une présence connue jusque dans les zones minières

 

Le Wanawa est aujourd’hui connu bien au-delà de Bangui et de quelques localités frontalières. Sa présence est signalée jusque dans des villages éloignés et sur des sites d’exploitation minière.

 

Cette implantation suit aussi les zones où les groupes liés à Wagner sont présents.

 

Dans ces endroits, les populations peuvent trouver des sachets de Wanawa dans les circuits commerciaux locaux, alors que les autorités affirment vouloir réduire la circulation des alcools en sachet en raison de leurs conséquences sanitaires et sociales.

 

Le paradoxe est donc difficile à ignorer. D’un côté, le gouvernement mobilise les douanes, les services de contrôle, les marchés et les campagnes de sensibilisation pour lutter contre l’introduction et la consommation du whisky en sachet. De l’autre, le Wanawa, produit par Wagner et vendu sous forme de sachets dans différentes régions du pays, continue de circuler.

 

Quelle politique pour tous les alcools en sachet ?

 

La question posée aux autorités n’est finalement pas celle de l’origine des produits.

 

Elle est celle de l’application de la réglementation.

 

Si les alcools en sachet présentent un danger pour la santé publique, les mesures annoncées devraient logiquement permettre de déterminer quels produits sont concernés, quelles normes sanitaires leur sont applicables et quels contrôles sont exercés sur leur fabrication comme sur leur commercialisation.

 

Le Conseil des ministres annonce le renforcement des inspections et des sanctions contre les circuits frauduleux. Il reste à savoir si ces contrôles s’étendront aussi aux points de production et de vente du Wanawa.

 

Car pendant que l’État annonce une nouvelle offensive contre le whisky en sachet importé frauduleusement, le Wanawa continue d’être vendu dans les villes, les villages et les zones minières centrafricaines.

 

La lutte contre les alcools dangereux ne peut donc pas seulement s’arrêter aux frontières. Elle pose aussi la question de ce qui est produit, vendu et consommé à l’intérieur du pays, y compris dans les zones où le Wanawa est désormais largement disponible.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Quand Touadéra utilise la justice pour purger la Fonction publique

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Alors que sa nouvelle Constitution fait exploser la masse salariale par la multiplication de postes budgétivores,  vice-présidence de la République, gouvernorats, chefferies coutumières rémunérées, conseillers municipaux et régionaux,  et que la facture des mercenaires de l’Africa Corps ne cesse de s’alourdir, le régime de l’Empereur-Président Touadéra sacrifie aujourd’hui ses propres militants, après les avoir instrumentalisés pour verrouiller le référendum constitutionnel et les élections. Désormais, ces jeunes sont livrés en pâture à la justice. Sous couvert de traque aux faux diplômes, l’Arrêté n°139, Abazène sonne ainsi le glas d’un pacte cynique.

 

Derrière cette opération se dessinent une trahison politique, une commission judiciaire aux pouvoirs redoutables, une stratégie d’intimidation destinée à provoquer des désertions massives, une justice sélective épargnant les véritables commanditaires, et enfin un retour de flamme potentiellement explosif pour le régime, CNC revient sur cette affaire.

Centrafrique : Quand Touadéra utilise la justice pour purger la Fonction publique

 

L’étau se resserre sur les nouveaux fonctionnaires centrafricains, mais le scandale est d’abord moral et politique.

Pour tenter de réduire une masse salariale devenue incontrôlable, le gouvernement de l’Empereur-Président Touadéra a choisi la voie de la trahison. En signant l’Arrêté n°139, le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, déclenche une machine judiciaire contre ceux-là mêmes qui ont porté le régime à bout de bras, avant d’être aujourd’hui abandonnés après usage.

 

 

Payés en monnaie de singe après le « sale boulot »

Pour de nombreux observateurs, ces jeunes intégrés dans la Fonction publique ne doivent rien au hasard. Il s’agit majoritairement de militants du parti au pouvoir, dont l’intégration constituait la récompense de leur loyauté politique. Ce sont eux qui ont été mobilisés pour sécuriser le référendum constitutionnel, verrouiller les élections et garantir les victoires du régime sur le terrain.

 

Aujourd’hui, le processus achevé et l’Empereur-Président solidement installé dans sa VIIe République, ces anciens « soldats électoraux » deviennent des charges encombrantes. Après avoir servi, ils sont désormais désignés comme responsables du désastre budgétaire national. Leur récompense : la menace de poursuites, d’arrestations et de radiations. Cette première phase révèle l’ampleur de la trahison politique qui précède désormais l’offensive judiciaire.

 

Une commission aux pouvoirs démesurés

La composition de la commission prévue par l’Article 3, placée sous l’autorité du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui et incluant police et gendarmerie, montre clairement que l’État traite désormais ses propres agents comme des criminels potentiels.

 

Alors que des dossiers autrement plus graves, notamment concernant certains chefs de guerre, stagnent depuis des années, l’appareil judiciaire est ici mobilisé avec une efficacité redoutable pour examiner des diplômes administratifs. Cette Commission spéciale symbolise une gouvernance par la peur, où la répression remplace les réformes structurelles. L’objectif n’est pas seulement de vérifier, mais de faire pression, d’intimider et de pousser les plus fragiles vers la sortie.

 

L’intimidation pour forcer la désertion

Pour plusieurs analystes, la stratégie est limpide : créer un climat de panique afin d’inciter les agents aux dossiers fragiles à abandonner eux-mêmes leur poste.

Une fois la fuite constatée, le gouvernement dispose alors d’un fondement légal pour procéder à leur radiation pour abandon de poste, sans devoir démontrer juridiquement la fraude. Cette méthode permet ainsi une purge administrative massive à moindre coût pour un État financièrement asphyxié. Sous couvert de moralisation, il s’agit d’une opération budgétaire déguisée, fondée sur la peur plutôt que sur la justice.

 

Justice sélective : le parapluie pour les chefs, la prison pour les petits

Si la commission prétend rechercher les auteurs et complices, une question majeure demeure : pourquoi les véritables architectes du système restent-ils hors d’atteinte ?

Les révélations sur certaines pratiques au sein du ministère de l’Éducation nationale montrent pourtant que la fabrication ou la validation douteuse de diplômes n’est pas née à la base, mais bien au sommet. Pendant que les petits exécutants sont exposés, plusieurs hauts responsables bénéficient d’immunités ou de protections politiques. Si la justice voulait réellement assainir le système, elle viserait d’abord les commanditaires plutôt que leurs instruments. Cette sélectivité renforce l’idée d’une purge ciblée, non d’une réforme sincère.

 

Le retour de bâton devant les portes de la Renaissance

La récolte de cette politique de la trahison est désormais devant les portes du Palais de la Renaissance. En traitant ses partisans comme des criminels de droit commun, l’Empereur-Président sème les graines d’une colère sociale qui pourrait bien s’avérer plus incontrôlable que la masse salariale qu’il tente désespérément de réduire.

 

Des milliers de jeunes, jadis utilisés comme leviers électoraux, découvrent aujourd’hui qu’ils étaient des outils jetables. Cette rupture du pacte de fidélité pourrait nourrir une profonde rancœur sociale et politique. En criminalisant ceux qui l’ont servi, le régime pourrait bien semer les germes d’une contestation future plus dangereuse encore que la crise budgétaire actuelle. À force de trahir ses propres soutiens, le pouvoir risque de voir la colère qu’il a lui-même créée se retourner contre lui jusque devant les grilles du Palais de la Renaissance.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Découvrir Megaways : les mathématiques et le fonctionnement derrière les 117 649 façons de gagner

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Si vous avez récemment parcouru le lobby d’une salle de machines à sous en ligne, vous êtes presque certainement tombé sur le terme « Megaways ». Initialement mise au point par le développeur de logiciels australien Big Time Gaming, cette mécanique de rouleaux révolutionnaire a transformé les grilles de machines à sous fixes standard en moteurs dynamiques et modulables. Au lieu de faire tourner des rouleaux statiques 5×3 avec 20 lignes de paiement traditionnelles, les jeux Megaways proposent des hauteurs de rouleaux variables pouvant débloquer jusqu’à 117 649 façons de gagner en un seul tour !

Les machines à sous Megaways expliquées comment fonctionnent les rouleaux dynamiques et les calculs mathématiques

 

Mécanique Megaways vs machines à sous fixes traditionnelles

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Pour comprendre pourquoi les machines à sous Megaways semblent si rapides et imprévisibles par rapport aux machines à sous vidéo standard, comparons leurs principales caractéristiques :

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Évaluation des gainsLes symboles doivent suivre des schémas de lignes spécifiquesLes symboles s’alignent n’importe où sur des rouleaux adjacents à partir du rouleau 1
Réaction en cas de gainLe tour standard s’arrête ; le gain est collectéRouleaux en cascade : les symboles gagnants explosent pour générer des combinaisons en chaîne gratuites
Moteur de multiplicateurs bonusMultiplicateurs fixes ou tours de roueMultiplicateurs progressifs illimités : augmente de +1x à chaque cascade !

Le calcul derrière les 117 649 façons de gagner

Lorsque vous lancez un titre Megaways sur les plateformes modernes, le nombre de combinaisons gagnantes disponibles change complètement à chaque tour. Mais d’où vient réellement ce fameux chiffre maximal de 117 649 ?

Le calcul repose sur une simple multiplication. Une machine à sous Megaways standard comporte 6 rouleaux principaux. À chaque tour, le logiciel attribue de manière aléatoire entre 2 et 7 symboles à afficher sur chaque rouleau :

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Comme les gains sont attribués pour des symboles identiques sur des rouleaux consécutifs de gauche à droite — quelle que soit leur position en hauteur —, l’apparition de symboles lors de tours à expansion maximale génère d’énormes gains en cascade.

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Comme les machines à sous Megaways offrent un potentiel de gains énorme grâce à leurs multiplicateurs de bonus progressifs et à leurs 117 649 configurations possibles, elles entrent généralement dans la catégorie « haute volatilité ». Cela signifie que les sessions peuvent comporter des périodes calmes entre les tours bonus, mais lorsque les fonctionnalités s’alignent, l’élan est sans égal.

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MLPC : le bilan des gouvernements Moloua est un « naufrage économique et social »

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Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) dresse un bilan sévère des gouvernements dirigés par Félix Moloua et qualifie la situation économique et sociale du pays de « naufrage économique et social ».

 

Dans une déclaration de son Bureau politique, le MLPC revient sur la reconduction de Félix Moloua comme Premier ministre, Chef du gouvernement, par décret du président de la République le 21 mai 2026. Le parti rappelle qu’il s’agit de sa troisième reconduction et estime que cette décision est intervenue « contre toute attente ».

MLPC : le bilan des gouvernements Moloua est un « naufrage économique et social »

 

« Cette énième reconduction s’est faite à l’étonnement général de la mouvance au pouvoir et à la profonde déception de la population », affirme le MLPC.

 

À lire aussi : Des technocrates dans les quartiers et des médiocres aux hautes fonctions : Le cri de colère d’Elie Oueifio contre la gouvernance Touadéra

Le parti rappelle que cette reconduction intervient après le discours prononcé par le président Faustin-Archange Touadéra lors de sa prestation de serment, le 30 mars 2026. Le chef de l’État avait alors annoncé des promesses de « rupture et de transformation », que le MLPC met en parallèle avec les critiques précédemment adressées au gouvernement.

 

À lire aussi : Centrafrique : La menace du gouvernement de déchoir un député de son mandat a t-elle des chances pour aboutir ?

« La population avait encore en tête le second réquisitoire dressé par le même Président Touadéra lors du dernier conseil de ministres contre le gouvernement de Moloua », écrit le Bureau politique du MLPC.

 

Le maintien des principaux ministres contesté

 

Pour le MLPC, la reconduction de Félix Moloua s’est accompagnée du maintien de plusieurs responsables déjà présents dans les précédentes équipes gouvernementales.

 

« Après un tel réquisitoire, il ait cru devoir reconduire tous les principaux inamovibles dans le gouvernement Moloua 3. Nonobstant l’absence de leurs résultats sur tous les plans et secteurs », déclare le parti.

 

Le MLPC estime que la durée passée par Félix Moloua à la tête du gouvernement permet désormais de procéder à une évaluation de son action.

 

« Cette reconduction permet au Premier ministre MOLOUA et à son gouvernement de totaliser plus de quatre(4) années consécutives. Cette longévité presque équivalente à la durée d’un mandat présidentiel annonce également l’heure du bilan », souligne le Bureau politique.

 

Le MLPC s’appuie sur les chiffres des finances publiques

 

Pour établir son constat, le MLPC cite les déclarations récentes du ministre des Finances ainsi que le Rapport sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

 

Le parti reprend notamment les chiffres communiqués par le ministre concernant les recettes publiques et les dépenses salariales.

 

« Selon les déclarations du Ministre des Finances, 87% des recettes publiques sont absorbées par les salaires des fonctionnaires qui représentent moins de 1% de la population, elle-même estimée à 6 millions d’âmes », affirme le MLPC.

 

Le parti établit ensuite un lien entre le poids de la masse salariale, le service de la dette et les capacités d’investissement de l’État.

 

« En d’autres termes, si on prend en compte le service de la dette, il ne reste donc plus rien comme ressources à consacrer à l’investissement pour le développement pour les 99% restants de la population », poursuit le Bureau politique.

 

Les grandes entreprises et les hydrocarbures au cœur des critiques

 

Le MLPC attribue cette situation à la politique économique menée par les autorités.

 

« Cette situation est la résultante d’une gestion calamiteuse de l’économie nationale par le pouvoir », écrit le parti.

 

Le Bureau politique accuse également le pouvoir d’avoir transféré une partie importante des grandes entreprises formelles à des proches et d’avoir confié l’importation des hydrocarbures à une société étrangère.

 

« Le pouvoir qui a concédé un large pan des grandes entreprises formelles à ses amis et attribué l’exclusivité de l’importation des hydrocarbures à une société étrangère, ce qui a asséché de fait les caisses de l’Etat », affirme le MLPC.

 

La crise énergétique affecte l’économie informelle

 

Le MLPC consacre également une partie de sa déclaration à la crise énergétique et à ses conséquences sur les activités économiques.

 

« Alors que 80% de la population centrafricaine vit de l’économie informelle, la crise énergétique prive les PME ou artisans ainsi que certains ménages qui en ont la possibilité », indique le parti.

 

Pour le MLPC, les difficultés rencontrées par les petites entreprises, les artisans et les ménages disposant de moyens pour faire face aux problèmes énergétiques s’inscrivent dans un contexte économique plus large qu’il attribue directement à la gestion du gouvernement.

 

Dans cette déclaration, le Bureau politique du MLPC présente ainsi les finances publiques, la capacité d’investissement de l’État, la gestion des grandes entreprises, l’importation des hydrocarbures et la crise énergétique comme les principaux éléments de son bilan des gouvernements dirigés par Félix Moloua.

 

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À Batangafo, les violences entre agriculteurs et éleveurs ravivent un cycle de représailles

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Depuis les dernières semaines d’août 2026, des tensions opposant agriculteurs et éleveurs perturbent plusieurs localités de la préfecture de l’Ouamfafa, dans le nord de la République centrafricaine. Les différends liés aux champs et au bétail ont donné lieu à des attaques et à des représailles.

 

Des champs détruits, des éleveurs attaqués

 

Les agriculteurs accusent des éleveurs d’avoir laissé leurs bœufs pénétrer dans les champs cultivés. Le passage des animaux aurait détruit des parcelles agricoles, provoquant la colère de plusieurs communautés. Des attaques ont ensuite visé des éleveurs ainsi que leurs troupeaux dans certaines zones.

À Batangafo, les violences entre agriculteurs et éleveurs ravivent un cycle de représailles

 

Des habitants expliquent que ces incidents ne constituent pas un phénomène nouveau dans la région. À chaque saison agricole, des conflits apparaissent autour de la divagation du bétail et des dégâts causés dans les champs. Lorsque les mécanismes locaux de règlement ne fonctionnent pas, les tensions peuvent rapidement dégénérer.

 

À lire aussi : Eh oui! Tu as raison. Le pays est pacifié que dans les esprits seulement du régime. Voilà comment l’opposant Raymond Adouma démonte le bilan sécuritaire de Touadéra

Les éleveurs dénoncent les vols de bétail

 

Du côté des éleveurs, les accusations portent principalement sur les attaques et les vols de bœufs. Certains éleveurs affirment que des jeunes de villages s’en prennent à leurs troupeaux et emportent des animaux. Des attaques contre des éleveurs sont également rapportées dans le cadre de ces violences.

À lire aussi : Propagande Kwa ti Kodro et culte de la personnalité : un nouvel outil au service de la dictature en Centrafrique

 

Ces accusations croisées alimentent un cycle de représailles. Une attaque contre un troupeau peut entraîner une riposte contre des agriculteurs ou des habitants, tandis qu’un conflit lié à la destruction d’un champ peut provoquer une nouvelle attaque contre des éleveurs. Les incidents s’enchaînent ainsi d’une communauté à l’autre.

 

Un cycle qui se répète chaque année

 

Dans plusieurs secteurs de l’Ouamfafa, les mêmes causes reviennent régulièrement. Les agriculteurs dénoncent les dégâts causés par les animaux dans les champs, tandis que les éleveurs signalent les vols et les attaques contre leurs troupeaux. Ces différends deviennent particulièrement sensibles lorsque les deux communautés se retrouvent sans mécanisme efficace pour régler rapidement les litiges.

 

La répétition annuelle de ces violences inquiète les habitants. Les campagnes de sensibilisation et les initiatives de dialogue menées dans la région n’ont pas permis, jusqu’ici, d’empêcher complètement la réapparition des mêmes incidents.

 

La MINUSCA tente de prévenir une nouvelle escalade

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) mène des actions de mobilisation et de sensibilisation auprès des communautés concernées. L’objectif est de réduire les tensions, favoriser le dialogue et prévenir les représailles après les incidents liés au bétail et aux activités agricoles.

 

Ces initiatives interviennent alors que les tensions observées depuis la fin du mois d’août semblent connaître une accalmie dans certaines zones. Les habitants restent toutefois préoccupés par la possibilité d’une reprise des violences, compte tenu du caractère récurrent des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

 

La question du règlement local reste centrale

 

Pour plusieurs habitants, la sensibilisation doit être renforcée et accompagnée d’un mécanisme permanent de règlement des différends. Les communautés ont besoin de procédures permettant de traiter rapidement les dégâts causés aux cultures, les vols de bétail et les attaques contre les personnes.

 

La prévention passe également par une meilleure surveillance des troupeaux, le respect des espaces agricoles et le traitement rapide des accusations de vol. Sans réponse durable à ces problèmes, chaque nouvel incident risque de provoquer une nouvelle série de représailles dans les villages de la préfecture de l’Ouamfafa.

 

À Batangafo et dans les localités environnantes, l’accalmie observée ces derniers jours reste donc fragile. Le retour au calme ne suffit pas à écarter le risque de nouvelles violences tant que les destructions de champs, les vols de bétail et les attaques entre communautés continuent de se reproduire d’une année à l’autre.

 

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Tiringoulou : Quand le Médecin Chef Jean Eude Mokpem transforme l’hôpital en piste de danse et vaudeville amoureux

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Dans la sous-préfecture de Ouandja, à l’extrême Nord-Est de la République centrafricaine, l’accès à des soins de santé dignes relève déjà du parcours du combattant. Mais à l’hôpital de Tiringoulou, la situation prend désormais une tournure surréaliste. Entre mélodrames sentimentaux, bagarres sanglantes, affaires d’argent et soirées arrosées, le Médecin Chef de l’Hôpital (MCH), M. Jean Eude Mokpem, alimente toutes les conversations et provoque la consternation générale.

 

Alors que les populations locales attendent d’un responsable médical qu’il se consacre à la santé des malades et au bon fonctionnement de la structure, les priorités du médecin chef semblent s’être déplacées vers la gestion de son business personnel et ses pérégrinations amoureuses.

 

Tiringoulou : Quand le Médecin Chef Jean Eude Mokpem transforme l’hôpital en piste de danse et vaudeville amoureux
Docteur JEAN EUDE Mokpem MCH de Tiringoulou

 

Une évacuation médicale qui vire au spectacle

 

Tout commence le 19 août dernier. Un patient grièvement blessé, évacué de la formation sanitaire (FOSA) de Gordil vers Tiringoulou, doit être référé d’urgence à l’hôpital de Birao pour une prise en charge adaptée. M. Jean Eude Mokpem prend la route pour accompagner le blessé. Une mission médicale tout à fait ordinaire en apparence.

À lire aussi : Le Président Touadera et sa septième République embarrassée de plusieurs prisonniers politiques : cas emblématique du Dr Dominique Désiré ERENON.

 

Toutefois, le séjour à Birao va s’éterniser. Le médecin y passe plusieurs jours avant de faire son retour à Tiringoulou le 24 août. Mais à son arrivée, ce ne sont pas les dossiers des patients ni les soins d’urgence qui l’attendent : c’est une scène de maîtresse retentissante avec sa partenaire, Mme Esther, superviseure psychosociale au sein de l’ONG SOPADI à Tiringoulou. Cette dernière lui reproche vivement ses nuits passées à Birao et la nature de ses activités durant son absence.

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Coups de poing, téléphone concassé et arrangement financier

 

Le climat s’envenime rapidement. Le 25 août vers 19 heures, le médecin chef se rend au domicile de Mme Esther pour s’expliquer, mais il se fait vertement chasser. Loin de laisser tomber, le lendemain 26 août vers 6 heures du matin, M. Jean Eude Mokpem sollicite l’intervention d’un voisin de cour, qui n’est autre que l’officier chargé des Violences Basées sur le Genre (VBG) au sein de la même ONG SOPADI.

 

L’ironie de la situation atteint son comble lorsque l’officier VBG tente une médiation. Sortie de sa chambre, Mme Esther entre dans une colère noire et une altercation violente éclate entre les deux amants. Le bilan physique et matériel de cet affrontement au saut du lit est lourd : le médecin chef ressort de la cour la tête ensanglantée et blessée, son téléphone portable de marque Redmi totalement endommagé, et affirme s’être fait subtiliser une somme de 423 000 FCFA.

 

Pour éviter que ce scandale ne s’ébruite davantage et pour échapper aux poursuites judiciaires, un règlement à l’amiable est rapidement négocié. Une somme de 200 000 FCFA aurait été exigée pour étouffer l’affaire montant que le médecin chef a accepté de débourser. Et comme si de rien n’était, les deux protagonistes ont repris leur relation passionnelle dans la foulée.

 

Alcool, musique à fond et détresse des patients

 

Pendant que le patron de la santé locale joue sa propre comédie romantique et règle ses comptes financiers, le fonctionnement de l’hôpital est complètement abandonné. Plusieurs témoignages poignants d’habitants et de proches de patients dénoncent un laisser-aller intolérable au sein de l’établissement sanitaire.

 

L’enceinte de l’hôpital de Tiringoulou s’est transformée au fil des jours en une véritable boîte de nuit à ciel ouvert. Consommation d’alcool étalée au vu et au su de tous, musique diffusée à haut volume jusque tard dans la nuit… La tranquillité et le repos indispensable aux malades hospitalisés sont piétinés sans le moindre scrupule par celui-là même qui est censé les protéger.

 

Les habitants sous le choc : « Est-il venu pour soigner ou pour autre chose ? »

 

Aujourd’hui, à Tiringoulou comme dans toute la préfecture de la Bamingui-Bangoran et de la Vakaga, la population s’interroge avec amertume : ce médecin chef a-t-il été affecté pour sauver des vies ou pour faire son business et animer les soirées du secteur ?

 

Devant ce comportement jugé irresponsable et indigne du serment d’Hippocrate, les regards se tournent désormais vers le ministère de la Santé publique, les autorités préfectorales ainsi que les responsables de l’ONG SOPADI. Une vérification approfondie et des mesures disciplinaires urgentes sont réclamées par la population afin de remettre l’hôpital de Tiringoulou au service exclusif des malades.

 

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Affaire de la nationalité de l’opposant Dologuélé : Crépin Mboli-Goumba met le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana face à ses contradictions juridiques

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Crépin Mboli-Goumba conteste l’interprétation juridique bancale du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana sur la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé et lui rappelle brutalement l’autorité de la décision rendue par le Conseil constitutionnel le 14 novembre 2025.

 

Dans un aide-mémoire adressé au ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, l’avocat et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) revient sur les règles applicables à la nationalité et sur les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel dans le dossier Dologuélé.

Affaire de la nationalité de l’opposant Dologuélé : Crépin Mboli-Goumba met le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana face à ses contradictions juridiques

 

Sa réponse intervient après les déclarations douteuses du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, qui affirme sans sourciller que Dologuélé doit obligatoirement adresser une demande de réintégration au président Faustin-Archange Touadéra. Selon le porte-parole du gouvernement, l’absence de cette démarche signifierait que l’ancien Premier ministre n’a « aucune nationalité » et ne pourrait plus continuer à siéger à l’Assemblée nationale.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, cette présentation absurde ne peut pas être détachée de ce que le Conseil constitutionnel a déjà tranché souverainement.

À lire aussi : Les Wagner ont fait leur réapparition à la prison du Camp de Roux : tabassage, fouilles, intimidation

 

Le Conseil constitutionnel au centre du débat

 

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Dans son aide-mémoire, Crépin Mboli-Goumba commence par rappeler le rôle du Conseil constitutionnel.

 

Il souligne que cette institution est chargée de veiller au respect de la Constitution, de contrôler la constitutionnalité des lois et de trancher certains contentieux électoraux. Il insiste surtout sur son rôle dans le contentieux de l’élection présidentielle.

 

Dans la décision n°14/CC/25 du 14 novembre 2025, le Conseil constitutionnel s’est déclaré compétent pour examiner les contestations relative aux candidatures à la présidentielle.

 

Cette précision est déterminante dans le dossier Dologuélé. La question de sa nationalité avait précisément été soulevée pour contester son éligibilité à l’élection présidentielle de décembre 2025.

 

Le Conseil constitutionnel avait donc été appelé à examiner cette question dans le cadre de ses compétences constitutionnelles.

 

Une décision qui ne dit pas la même chose que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

 

C’est sur le contenu de cette décision que Crépin Mboli-Goumba concentre sa réplique cinglante.

 

Le Conseil constitutionnel avait examiné l’argument selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité centrafricaine après avoir acquis la nationalité française et devait, pour cette raison, demander sa réintégration.

 

Selon l’aide-mémoire, le Conseil a relevé qu’aucun décret n’avait formellement constaté la perte de la nationalité centrafricaine de Dologuélé.

 

Le Conseil a également considéré que la perte de nationalité par l’acquisition volontaire d’une nationalité étrangère ne revêtait pas, dans les circonstances examinées, un caractère automatique.

 

Cette appréciation est au cœur de la contradiction étalée au grand jour par Mboli-Goumba.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana part aujourd’hui d’un principe biaisé selon lequel Dologuélé aurait perdu sa nationalité et qu’il doit donc demander sa réintégration.

 

Le Conseil constitutionnel, lui, avait rejeté le recours contestant la candidature de Dologuélé et considéré qu’en l’absence de l’acte juridique constatant la perte de nationalité, l’intéressé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration.

 

La question préalable : Dologuélé a-t-il juridiquement perdu sa nationalité ?

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, c’est cette question qu’il faut régler avant de raconter des absurdités sur une prétendue réintégration.

 

Le Code de la nationalité prévoit bien une procédure de réintégration par décret après enquête. Sur ce point, le juriste ne nie pas l’existence des dispositions invoquées par le gouvernement.

 

Mais la procédure de réintégration concerne une personne qui a effectivement perdu sa nationalité et qui souhaite la recouvrer.

 

Le débat porte donc sur le préalable.

 

Si aucune décision juridique n’a formellement constaté la perte de la nationalité de Dologuélé dans les conditions retenues par le Conseil constitutionnel, sur quelle base peut-on lui imposer aujourd’hui de demander sa réintégration ?

 

C’est précisément cette articulation que le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana s’avère totalement incapable de régler dans son intervention amateur.

 

Le porte-parole du gouvernement cite la procédure de réintégration. Mboli-Goumba lui oppose sèchement la décision constitutionnelle qui avait écarté son application à Dologuélé dans le contentieux électoral.

 

Le Tribunal de grande instance et le Conseil constitutionnel

 

L’aide-mémoire ne passe pas non plus sous silence la décision du Tribunal de grande instance de Bangui rendue le 16 octobre 2025.

 

Cette juridiction avait annulé le certificat de nationalité centrafricaine de Dologuélé. Elle avait notamment retenu l’acquisition volontaire de la nationalité française et les dispositions du Code de la nationalité relatives à la perte de la nationalité.

 

Cette décision existe et fait partie du dossier.

 

Mais elle n’est pas la dernière décision institutionnelle intervenue sur la question.

 

Quelques semaines plus tard, le Conseil constitutionnel a examiné la contestation de la candidature de Dologuélé à la présidentielle. Il s’est déclaré compétent et a rejeté la requête visant notamment son éligibilité.

 

C’est cette seconde décision que Mboli-Goumba place au centre de son raisonnement pour terrasser les manœuvres du gouvernement.

 

Il ne prétend pas effacer l’existence de la décision du tribunal. Il rappelle que le contentieux a ensuite été examiné par le Conseil constitutionnel dans le cadre de sa compétence électorale supérieure.

 

L’article 147 de la Constitution comme réponse au grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana

 

L’argument le plus fort développé dans l’aide-mémoire concerne l’article 147 de la Constitution du 30 août 2023.

 

Cette disposition prévoit que les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours et qu’elles s’imposent aux pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives, militaires et juridictionnelles.

 

Pour Mboli-Goumba, cette disposition ne permet donc pas de traiter la décision du 14 novembre 2025 comme une simple opinion juridique sans valeur.

 

Le Conseil constitutionnel a rendu une décision définitive dans le cadre de sa compétence sur le contentieux de l’éligibilité présidentielle.

 

Cette décision a ensuite été notifiée aux autorités concernées et publiée au Journal officiel.

 

La question posée au gouvernement devient alors directe : comment une autorité administrative peut-elle aujourd’hui présenter Dologuélé comme une personne ayant nécessairement perdu sa nationalité et lui imposer une procédure de réintégration après une décision du Conseil constitutionnel portant précisément sur cette question ?

 

« Il doit écrire au Président » : le point de friction

 

C’est ici que les gesticulations du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana et l’analyse rigoureuse de Mboli-Goumba se rencontrent frontalement.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme sans honte : Dologuélé a perdu sa nationalité, il doit demander sa réintégration et écrire au président de la République.

 

Mboli-Goumba rappelle la réalité du droit : le Conseil constitutionnel a considéré que Dologuélé ne pouvait pas être soumis aux formalités de réintégration en l’absence de l’acte juridique constatant sa perte de nationalité.

 

Les deux raisonnements ne peuvent donc pas être présentés comme une seule et même lecture du droit.

 

L’un part d’une pirouette politique sans fondement et d’une perte de nationalité considérée à tort comme acquise.

 

L’autre rappelle avec force que cette perte devait être juridiquement constatée et que le Conseil constitutionnel avait précisément écarté l’argument tiré de l’absence de réintégration pour invalider la candidature de Dologuélé.

 

De la nationalité au mandat de député

 

La déclaration du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana prend une dimension déplorable lorsqu’il affirme que le refus de Dologuélé d’écrire au président signifierait qu’il n’a « aucune nationalité pour continuer à siéger à l’Assemblée nationale ».

 

Cette affirmation opportuniste fait passer le dossier à une autre étape.

 

La question n’est plus seulement celle du passeport ou du certificat de nationalité. Elle concerne désormais directement le mandat parlementaire de Dologuélé.

 

Pour Mboli-Goumba, cette évolution rend encore plus nécessaire le respect scrupuleux de la décision du Conseil constitutionnel.

 

Dologuélé a été autorisé à concourir à l’élection présidentielle après validation de sa candidature. Il est ensuite devenu député de la Nation.

 

S’il existe aujourd’hui un fondement juridique permettant de remettre en cause son mandat sur la base d’une perte de nationalité, celui-ci doit être clairement identifié et articulé avec les décisions déjà rendues.

 

Une simple déclaration médiatique et biaisée du porte-parole du gouvernement ne suffit pas, à elle seule, à mettre fin au mandat d’un député.

 

Une procédure de réintégration n’est pas une reconnaissance politique

 

Le débat comporte également une dimension politique évidente.

 

Quelques jours avant la sortie du grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana, Fidèle Gouandjika avait publiquement demandé à Dologuélé de reconnaître la victoire de Touadéra et de solliciter sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.

 

Le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana affirme de son côté que la demande ne serait pas destinée à obtenir une faveur présidentielle ou à reconnaître la victoire de Touadéra, mais simplement à respecter la loi.

 

Cette tentative de rattrapage est révélatrice.

 

Dans les faits, deux responsables du pouvoir interviennent successivement sur le même dossier pour orchestrer des pressions et demandent à Dologuélé d’adresser une demande personnelle au président de la République.

 

La première déclaration avait clairement établi un lien avec la reconnaissance de la victoire présidentielle. La seconde insiste maladroitement sur une prétendu obligation juridique d’écrire au chef de l’État.

 

La question politique demeure donc entière : pourquoi la question de la nationalité d’un opposant devenu député est-elle transformée en une demande personnelle d’allégeance adressée au président de la République ?

 

Une bataille juridique qui devient une bataille institutionnelle

 

L’intervention de Crépin Mboli-Goumba déplace ainsi le débat et fait tomber le masque du régime.

 

Il ne s’agit plus seulement de discuter de l’article 42 ou des règles de réintégration du Code de la nationalité.

 

Il s’agit de savoir quelle décision doit être prise en compte dans le traitement actuel du dossier Dologuélé et quelle autorité est compétente pour en tirer les conséquences.

 

Le Tribunal de grande instance a rendu une décision en octobre 2025.

 

Le Conseil constitutionnel a ensuite rendu sa propre décision définitive dans le contentieux de l’éligibilité présidentielle.

 

La Constitution prévoit par ailleurs que les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent strictement aux pouvoirs publics et aux autorités administratives.

 

C’est sur cette base incontestable que Mboli-Goumba met le grand sorcier de Carnot, le faux diplômé Évariste Ngamana face à la contradiction centrale de son discours manipulatoire : comment exiger de Dologuélé une réintégration en le présentant comme ayant définitivement perdu sa nationalité alors que le Conseil constitutionnel, dans le contentieux de son éligibilité, a précisément rejeté cette logique ?

 

Derrière cette bataille juridique se trouve désormais une autre question, plus politique : la controverse sur la nationalité est-elle en train de devenir le fondement d’une procédure abusive destinée à remettre en cause le mandat de Dologuélé à l’Assemblée nationale ?

 

Par Alain Nzilo

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Droit de la nationalité : Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme appelle le pouvoir à cesser l’acharnement juridique sur l’opposant Anicet-Georges Dologuelé

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Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme durcit le ton sur le dossier de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé. Il demande aux autorités de mettre fin à ce qu’il considère comme un acharnement juridique contre un responsable politique déjà concerné par une décision de la Cour constitutionnelle.

 

La Ligue centrafricaine des droits de l’homme demande l’arrêt de la procédure

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme conteste d’abord la manière dont certaines procédures judiciaires sont utilisées dans le débat sur la nationalité. Il estime qu’un juge ne peut pas, par une simple ordonnance sur requête, déterminer seul le statut d’un acte d’état civil et en tirer des conséquences sur la nationalité d’une personne.

 

Droit de la nationalité : Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme appelle le pouvoir à cesser l’acharnement juridique sur l’opposant Anicet-Georges Dologuelé

 

« Lorsque la question a été posée, nous avons dit qu’un juge ne peut pas prendre par une remnance sur requête la faculté, sur sa tête, d’identifier un acte d’état civil, comme un statu quo de nationalité », déclare-t-il.

 

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Il demande ensuite publiquement aux autorités de mettre un terme à cette procédure. Son intervention vise directement la persistance du débat judiciaire et administratif autour de la nationalité centrafricaine d’Anicet-Georges Dologuélé.

 

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« Je voudrais dire au nom de la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme, mais avec autant de fermeté, pardon, il faut qu’on arrête. Qu’est-ce que cette histoire-là ? », lance-t-il.

 

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Une décision de la Cour constitutionnelle déjà rendue

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme rappelle que la question ne peut pas, selon lui, être examinée comme si aucune décision institutionnelle n’avait déjà été prise. Il évoque le cas d’un député élu par la population et menacé, dans le cadre de cette controverse, de perdre son mandat en raison d’un débat sur sa nationalité.

 

« Les gens qui nous regardent, qui nous voient, qui nous entendent, nous en train de tergiverser sur un problème qui semble nous préoccuper, j’ai entendu, qu’on revient sur la nationalité en disant qu’un député élu par le peuple va être démis de l’Assemblée parce qu’il n’aurait pas justifié une correspondance qui lui donnait la nationalité, alors que la Cour constitutionnelle, la juridiction suprême dont les décisions s’imposent au gouvernement, à l’Assemblée, toutes les juridictions de la République a déjà pris une position », affirme-t-il.

 

Pour lui, la décision de la Cour constitutionnelle constitue un élément central du dossier. Il s’interroge donc sur la nécessité de rouvrir un débat déjà tranché par la plus haute juridiction constitutionnelle.

 

« Comment est-ce que nous allons encore venir gratter là-dedans ? », demande-t-il.

 

Cette position rejoint, sur un autre registre, les critiques déjà formulées par Maître Crépin Mboli-Goumba sur le fonctionnement des institutions. Le président du Patri reproche notamment au pouvoir de réduire la portée des compétences du Conseil constitutionnel et de développer une lecture restrictive de ses décisions.

 

« Il faut qu’on arrête »

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme utilise également un proverbe pour mettre en garde les autorités contre les conséquences possibles de la poursuite de cette démarche. Il estime que l’acharnement contre une personne peut finir par produire l’effet inverse de celui recherché.

 

« Un proverbe, un bimoudi, si vous continuez à vous asseoir sur la personne que vous avez terrassée, mais les mouvements qui vont se passer peuvent faire en sorte que ça soit la personne qui a été terrassée, qui se retrouve sur vous, alors je crois qu’il faut qu’on arrête », affirme-t-il.

 

Le message est direct. Pour le responsable de la Ligue, les autorités doivent mesurer la portée politique et institutionnelle d’une procédure qui continue malgré l’existence d’une décision de la juridiction constitutionnelle.

 

Il rejette également l’idée selon laquelle la nationalité pourrait être traitée comme un simple élément administratif pouvant être remis en cause au gré des procédures. Pour lui, la nationalité relève d’abord d’un droit attaché à la personne.

 

« La nationalité, c’est le droit de la personne »

 

Le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme élargit sa critique à la politique de nationalité appliquée aux étrangers installés en Centrafrique. Il oppose cette pratique au traitement réservé aux personnes dont le parcours comporte plusieurs nationalités.

 

« Et puis la nationalité, c’est le droit de la personne. On donne la nationalité aux Libanais, on donne la jeune nationalité à tous les étrangers qui arrivent ici, et puis quelqu’un qui dit j’ai rénocé à la nationalité française, vous dites que non, à rénoçant la nationalité française, il a rénoché la nationalité africaine. C’est quelle histoire ça ? », s’interroge-t-il.

 

À travers cette déclaration, il conteste l’interprétation selon laquelle la renonciation à une nationalité étrangère entraînerait automatiquement la perte de la nationalité centrafricaine. Il demande que les règles relatives à la nationalité soient appliquées sur des bases juridiques claires et non à travers des interprétations successives.

 

Le dossier de la nationalité d’Anicet-Georges Dologuélé continue ainsi d’opposer les autorités, l’opposition et plusieurs acteurs du monde juridique. Les déclarations du président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme ajoutent une nouvelle pression sur le pouvoir, auquel il demande de respecter les décisions de la juridiction constitutionnelle et de mettre fin à ce qu’il qualifie implicitement d’acharnement contre un responsable politique.

 

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CENTRAFRIQUE : LA MILITARISATION DE L’ADMINISTRATION commence, un général nommé chargé de mission à l’éducation. Le pays change du visage et rentre pleinement dans un empire

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La nomination de quatre officiers des Forces armées centrafricaines à des fonctions stratégiques dans les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse marque une nouvelle étape dans l’organisation du nouvel empire centrafricain. Le décret n°26.245 place désormais des cadres militaires au cœur de deux administrations directement chargées de la formation et de l’encadrement de la jeunesse centrafricaine.

 

Des officiers installés dans des fonctions civiles

 

Le décret n°26.245 nomme le Général de Brigade IBRAHIM Safardine, matricule 2013-1-1001, issu du Bataillon Hors Rang, comme Chargé de Mission en matière de Défense auprès du ministère d’État chargé de l’Éducation nationale.

 

CENTRAFRIQUE : LA MILITARISATION DE L’ADMINISTRATION commence, un général nommé chargé de mission à l’éducation. Le pays change du visage et rentre pleinement dans un empire

 

Le Commandant TEKREMOYENKO MALAWA Evrard, matricule 2010-2-1033, du Bataillon de Soutien Logistique, est nommé Assistant du Chargé de Mission auprès de l’Éducation nationale, avec rang et prérogatives de Directeur. Ces deux nominations donnent ainsi à des officiers des responsabilités administratives importantes au sein d’un département civil.

À lire aussi : RCA-Syndicats : le collectif des 18 centrales accuse Masua Gogi de diviser le mouvement syndical

 

Le dispositif s’étend au ministère chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique. Le Colonel KOTALY Julien Pierre, matricule 1986-1-1102, du Bataillon du Génie, est nommé Chargé de Mission en matière de Défense auprès de ce ministère.

À lire aussi : Quand Touadéra et son clan mafieux transforment l’accès à l’eau en un interminable tunnel de mensonges

 

Le Commandant MBAÏKI Flory Clozel, matricule 1996-2-1853, du Bataillon Hors Rang, est nommé Assistant du Chargé de Mission, avec des prérogatives de Directeur. Quatre officiers des Forces armées centrafricaines intègrent ainsi officiellement deux secteurs civils majeurs de l’administration.

 

L’armée entre dans la gestion de la jeunesse

 

Le choix de l’Éducation nationale et de la Jeunesse donne une portée particulière à ces nominations. Ces deux secteurs regroupent les enseignants, les élèves, les étudiants et les organisations de jeunesse. Ils constituent aussi des espaces importants de mobilisation sociale et de revendications.

 

Les syndicats d’enseignants et les mouvements étudiants occupent depuis longtemps une place dans les contestations sociales en République centrafricaine. Les revendications portent notamment sur les salaires, les conditions de travail, les infrastructures scolaires et universitaires ainsi que le fonctionnement des services publics.

 

L’introduction de responsables militaires dans ces administrations établit donc un lien direct entre la gestion de la jeunesse et les questions de défense. La fonction militaire ne reste plus limitée à la protection du territoire ou aux opérations de sécurité. Elle s’étend à des secteurs chargés de l’éducation, de la formation civique et de l’encadrement de la jeunesse.

 

Cette évolution traduit une nouvelle conception de l’administration publique. Des fonctions traditionnellement exercées par des cadres civils sont désormais occupées ou encadrées par des officiers issus des Forces armées centrafricaines.

 

La logique sécuritaire s’étend à l’État

 

Le décret n°26.245 intervient dans un contexte où la sécurité occupe une place de plus en plus importante dans la gestion du pays. L’appareil militaire intervient désormais dans des domaines qui dépassent le cadre classique de la défense nationale.

 

Cette évolution réduit progressivement la distinction entre administration civile et appareil sécuritaire. L’éducation et la jeunesse relèvent d’abord de politiques publiques civiles. Leur encadrement par des responsables militaires introduit une logique différente dans leur fonctionnement.

 

La militarisation de l’administration prend ainsi une dimension institutionnelle. Elle ne repose plus seulement sur la coopération ponctuelle entre civils et militaires. Elle s’inscrit directement dans l’organisation administrative à travers la création ou l’attribution de fonctions liées à la défense au sein de ministères civils.

 

Cette transformation concerne également l’éducation civique. Le secteur chargé de transmettre aux jeunes les notions de citoyenneté, de responsabilité et de participation à la vie publique accueille désormais des responsables provenant de la hiérarchie militaire.

 

Une administration sous pression financière

 

La progression de cette logique sécuritaire intervient alors que l’État centrafricain fait face à de fortes contraintes financières. Les ressources publiques restent limitées face aux besoins de l’administration, des services sociaux et des secteurs prioritaires.

 

Si le cas se présente, les retards de paiement et les difficultés liées aux dépenses publiques affectent directement les fonctionnaires. Les enseignants, les personnels de santé et d’autres agents civils attendent régulièrement le règlement de leurs rémunérations et l’amélioration de leurs conditions de travail.

 

Dans le même temps, les dépenses consacrées à la sécurité occupent une place importante dans les priorités de l’État. Cette situation crée un contraste entre les besoins des administrations civiles et le renforcement progressif de l’appareil sécuritaire.

 

Lorsque les ressources publiques sont limitées, le choix des priorités devient un élément central de la gouvernance. Le renforcement des structures militaires et sécuritaires intervient alors que les administrations civiles continuent de faire face à des difficultés matérielles et financières.

 

La présence russe renforce le dispositif sécuritaire

 

La militarisation de l’administration centrafricaine se développe également dans un environnement marqué par une forte coopération sécuritaire avec la Russie. Après la présence du groupe Wagner, le dispositif russe s’inscrit désormais dans le cadre d’Africa Corps, placé sous l’autorité du ministère russe de la Défense.

 

Cette coopération occupe une place importante dans la stratégie sécuritaire du pouvoir centrafricain. Les mercenaires et personnels russes participent soi-disant à la formation et à l’appui aux forces nationales, tandis que la coopération bilatérale concerne également la protection du pouvoir dictatorial de Baba Kongoboro.

 

Le partenariat avec Moscou de Poutine comporte aussi une dimension économique. Les intérêts russes en République centrafricaine concernent notamment le secteur minier et l’accès aux ressources naturelles. La coopération sécuritaire s’inscrit donc dans un ensemble plus large de relations entre Bangui et Moscou.

 

L’État centrafricain renforce ainsi son appareil sécuritaire sur deux fronts : à l’intérieur, par l’intégration croissante des officiers de l’armée dans l’administration civile ; à l’extérieur, par une dépendance accrue envers les mercenaires russes.

 

La frontière entre administration civile et pouvoir militaire se réduit

 

Le décret n°26.245 constitue un acte important dans cette évolution. Les quatre nominations ne concernent pas un ministère de la Défense ni une structure exclusivement militaire. Elles touchent directement l’éducation, la jeunesse, les sports et l’éducation civique.

 

Cette évolution intervient après la réforme constitutionnelle de 2023, qui a profondément modifié le cadre politique du pays. La question qui se pose aujourd’hui est différente : elle concerne la transformation du fonctionnement quotidien de l’État et la place croissante de l’institution militaire dans les structures civiles.

 

La militarisation de l’administration devient ainsi un élément visible de la gouvernance centrafricaine. L’armée intervient dans des secteurs qui concernent directement la formation et l’encadrement de la population, tandis que les questions de sécurité occupent une place centrale dans les choix de l’État.

 

Avec l’arrivée d’officiers dans les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, la séparation entre administration civile et appareil militaire se réduit davantage. Cette évolution dessine un État dans lequel la logique sécuritaire ne concerne plus uniquement les casernes, les opérations militaires et la protection du territoire, mais gagne progressivement les institutions civiles et la gestion de la société.

 

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Tension maximale à Tissi : une offensive conjointe Wagner-FSR fait redouter un embrasement trifrontal

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Depuis le 2 septembre, la panique et l’incertitude règnent à Tissi, localité stratégique située à la jonction exacte des frontières du Tchad, du Soudan et de la République centrafricaine. Dans les rues et les marchés, une information circule avec insistance : la ville serait la cible imminente d’une assaut d’envergure mené par les mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par les éléments des Forces de soutien rapide (FSR) du général soudanais Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti ».

 

Cette montée de fièvre sécuritaire découle de mouvements logistiques majeurs observés ces derniers jours. Dès le 31 août, un convoi lourdement armé a quitté Bangui pour rejoindre Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Selon plusieurs sources locales, cet équipement fourni par le groupe Wagner à Bangui a été acheminé puis transféré directement aux combattants des FSR stationnés dans la zone.

 

Tension maximale à Tissi : une offensive conjointe Wagner-FSR fait redouter un embrasement trifrontal
Image d’illustration des rebelles du fprc à Amdafock

 

L’objectif affiché de cette alliance russo-soudanaise est de neutraliser les éléments du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et leurs alliés. Ces forces rebelles, regroupées au sein de la nouvelle coalition armée responsable de la prise éphémère de la ville frontalière d’Am Dafok à la fin du mois de juin, s’étaient repliées vers le secteur de Tissi (côté RCA) après la reprise d’Am Dafok par leurs adversaires une semaine plus tard.

 

À lire aussi : Zémio : la criminalité urbaine reprend après plusieurs mois d’accalmie sécuritaire

Cependant, les inquiétudes dépassent le simple cadre du nettoyage territorial centrafricain. Les préparatifs en cours laissent craindre un débordement délibéré de l’autre côté de la frontière. L’offensive viserait également à franchir la ligne de démarcation pour attaquer les positions de l’armée nationale tchadienne côté Tchad, afin de provoquer un coup d’éclat sécuritaire et de déstabiliser l’ensemble du verrou trifrontal.

 

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Face à la confirmation de l’arrivée de ces armements lourds à Ndélé et aux regroupements de troupes observés aux abords de la frontière, les populations de Tissi vivent dans l’attente d’un choc armé, alors que l’armée tchadienne et les groupes coalisés se préparent à riposter à toute tentative d’incursion.

 

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Birao : désertion des soldats FACA, deux braquages signalés dans la même nuit

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Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), récemment intégrés dans l’armée nationale après leur désarmement suite à l’accord de Ndjamena, et déployés à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, ont quitté leur base dans la nuit du 31 août au 1er septembre. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces militaires auraient pris la direction de Bangui, sans que leur itinéraire exact soit connu.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces soldats auraient justifié leur départ par les conditions difficiles de leur déploiement. Ils auraient décrit leur présence sur cette base comme une situation de grande souffrance. Leur départ est présenté comme une désertion, alors que leur mission devait contribuer au renforcement du dispositif sécuritaire dans la Vakaga.

Birao : désertion des soldats FACA, deux braquages signalés dans la même nuit
Image d’illustration d’un élément qui roule avec sa moto dans la ville de Birao

 

 

Deux braquages signalés dans la même nuit

 

Dans la même nuit, deux braquages ont été signalés à Birao, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC. Le premier a ciblé un chantier lié à une organisation non gouvernementale. Les assaillants auraient emporté une moto appartenant à l’ONG avant de quitter les lieux.

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Le second incident a concerné le bureau du sous-préfet de Birao. Selon la rédaction du CNC, les braqueurs ont cassé la porte du bureau avant de pénétrer dans les locaux. Plusieurs documents administratifs ainsi que certains équipements auraient été emportés au cours de cette opération.

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Le lien avec les militaires reste à établir

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs personnes établissent un rapprochement entre le départ des soldats et les braquages, en raison de leur proximité dans le temps. Cette hypothèse reste à vérifier et ne permet pas, à ce stade, d’attribuer les deux incidents aux militaires concernés.

 

Aucune information officielle disponible ne permet d’établir que les soldats ayant quitté leur base sont impliqués dans ces braquages. La rédaction du CNC indique que les circonstances exactes des deux incidents doivent encore être déterminées, notamment l’identité des auteurs et leur éventuel lien avec les militaires partis de Birao.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les soldats concernés sont d’anciens combattants issus de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R, intégrés par la suite dans les Forces armées centrafricaines. Leur départ de Birao intervient alors que leur présence devait renforcer le dispositif sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga.

 

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Rentrée scolaire 2026-2027 : Faustin Zaméto interpelle le ministre de l’Éducation sur les difficultés du terrain

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À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto interpelle le ministre d’État chargé de l’Éducation nationale, Aurélien Symplice Zingas, sur les difficultés rencontrées par les parents, les enseignants et les élèves.

 

Dans une lettre ouverte datée du 2 septembre 2026, Faustin Zaméto explique avoir effectué des déplacements entre le Km5 à Bangui et la Basse-Kotto afin de recueillir les témoignages de différents acteurs du système éducatif. Il précise que les préoccupations présentées dans son document proviennent des personnes rencontrées sur le terrain. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Rentrée scolaire 2026-2027 : Faustin Zaméto interpelle le ministre de l’Éducation sur les difficultés du terrain
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain

 

Des parents dénoncent les frais demandés à la rentrée

 

Dans son reportage réalisé à Boy-Rabe, à Bangui, le 30 août, Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Maman Marie-Thérèse, vendeuse au marché de Combattant et mère de quatre enfants scolarisés dans une école publique de Ndress.

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Elle affirme devoir payer plusieurs sommes présentées comme des frais liés à la rentrée, notamment 3.000 FCFA pour la craie, 2.000 FCFA pour le gardien et 5.000 FCFA pour le tableau. Pour ses quatre enfants, elle estime le montant total à 40.000 FCFA. Elle dénonce ainsi l’écart entre le principe de gratuité de l’école et les dépenses imposées aux familles. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

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À Mobaye, dans la Basse-Kotto, le problème concerne également les infrastructures scolaires. Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Jean-Pierre, cultivateur, qui affirme qu’une école locale n’a toujours pas de toiture après une tornade survenue en mars. Les élèves suivent les cours sous un arbre et les habitants ont eux-mêmes cotisé pour acheter des tôles. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Les enseignants réclament le paiement des maîtres-parents

 

Dans les échanges rapportés par Faustin Zaméto, les organisations syndicales placent aussi la question des maîtres-parents au centre de leurs revendications.

 

Un responsable de la Fédération des Enseignants Centrafricains affirme qu’un mémorandum a été déposé au ministère depuis juin. Parmi les demandes figurent le paiement à temps des maîtres-parents, dont certains seraient restés neuf mois sans salaire dans la Ouaka et la Basse-Kotto, ainsi que l’intégration des enseignants vacataires exerçant depuis plusieurs années sans statut. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Le même responsable syndical insiste sur la présence effective des enseignants affectés en province dès le début de l’année scolaire. Il affirme que, l’année précédente, sur 100 enseignants affectés en province, seulement 40 étaient arrivés avant décembre. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Des classes surchargées et un manque de manuels

 

À l’École publique de Fatima, à Bangui, Faustin Zaméto rapporte le témoignage de Paulin, instituteur depuis douze ans. L’enseignant indique avoir 98 élèves dans une classe de CE2, avec seulement trois tables-bancs cassés et aucun livre de lecture à sa disposition.

 

Il explique devoir écrire l’ensemble des contenus au tableau alors que plusieurs élèves ne disposent pas de cahiers. L’enseignant réclame des conditions de travail permettant d’assurer normalement les cours. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

À Ippy, dans la Ouaka, une enseignante maître-parent âgée de 28 ans décrit également ses conditions de travail. Elle affirme percevoir 35.000 FCFA lorsqu’elle est payée et rester parfois six mois sans rémunération. Elle indique aussi parcourir sept kilomètres chaque matin pour rejoindre son établissement. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Les élèves demandent des livres et des enseignants présents

 

Les difficultés rapportées concernent également directement les élèves. À l’école de Basse-Kotto, Kevin, 13 ans, explique que quatre élèves doivent s’asseoir sur un banc prévu pour deux personnes. Il affirme également que les livres manquent et que certains enseignants demandent aux familles d’en acheter au marché. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Sarah, 15 ans, élève en classe de troisième, évoque pour sa part l’absence d’un professeur de mathématiques pendant quatre mois au cours de l’année précédente. Elle indique que la classe avait obtenu une moyenne de 4 au BEPC blanc et demande que les enseignants soient présents dès la rentrée. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Cinq mesures proposées au ministre

 

À partir de ces témoignages, Faustin Zaméto adresse cinq demandes précises au ministre d’État chargé de l’Éducation nationale. Il propose d’abord la publication de la carte scolaire indiquant le nombre d’enseignants présents dans chaque école le jour de la rentrée.

 

Il demande également le paiement de tous les maîtres-parents avant le 15 septembre, accompagné de la publication d’un calendrier de paiement. Il propose ensuite la distribution à chaque élève d’un kit comprenant notamment un cahier, un stylo et des livres de lecture et de calcul. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Le sociologue et analyste politique demande aussi l’interdiction et la sanction des frais d’inscription qu’il qualifie d’illégaux, avec une circulaire claire et la mise en place d’un numéro vert pour les dénoncer.

 

Sa dernière proposition porte sur le lancement d’un plan d’urgence pour les tables-bancs afin qu’aucun élève ne soit contraint de s’asseoir par terre dès le premier jour de classe. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

Dans sa lettre ouverte, Faustin Zaméto présente enfin l’école comme un service essentiel et demande au ministre Aurélien Symplice Zingas de prendre en compte les témoignages recueillis auprès des parents, des enseignants, des syndicats et des élèves avant la rentrée 2026-2027. LETTRE OUVERTE AU MINISTRE D’ÉTAT CHARGÉ DE L’ÉDUCATION NATIONALE MONSIEUR AURÉLIEN SIMPLICE ZINGAS.docx

 

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Ouanda-Djallé : une affaire de jalousie se termine par un coup de couteau

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Un homme a poignardé un jeune homme dans la nuit du 3 au 4 septembre à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, après l’avoir retrouvé au domicile de son épouse.

 

Les faits se sont produits vers 4 heures du matin. D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, l’homme s’est rendu au domicile de son épouse avec laquelle il avait eu trois enfants. Le couple était séparé provisoirement après des difficultés dans leur relation.

Ouanda-Djallé : une affaire de jalousie se termine par un coup de couteau
La victime de jalousie à Ouanda-Djallé

 

Malgré cette séparation, les deux continuaient à se fréquenter. L’homme rendait régulièrement visite à son épouse et les deux entretenaient encore des relations. C’est dans ce contexte qu’il s’est présenté chez elle aux premières heures du matin.

 

À son arrivée, il a découvert son épouse avec un jeune homme dans le même lit. La découverte a provoqué sa colère. Une dispute a éclaté et l’homme s’est emparé d’un couteau avant de poignarder le jeune homme.

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La victime a rapidement été transportée à l’hôpital de Ouanda-Djallé pour recevoir des soins. Elle y est toujours hospitalisée au moment de la rédaction de cet article. Son état de santé n’a pas été précisé.

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Le principal suspect a été interpellé par les éléments de la gendarmerie. Il est actuellement maintenu à la brigade de gendarmerie de Ouanda-Djallé dans le cadre d’une garde à vue. Une enquête est en cours afin d’établir les circonstances exactes de l’agression.

 

Des affaires de jalousie récurrentes dans la Vakaga

 

Cette nouvelle affaire rappelle d’autres incidents liés aux relations entre couples séparés ou en conflit dans plusieurs localités de la préfecture de la Vakaga. Des situations similaires se produisent régulièrement et peuvent rapidement dégénérer lorsque l’un des partenaires découvre une nouvelle relation de l’autre.

 

À Ouanda-Djallé, cette affaire intervient dans un contexte où les relations entre couples peuvent rester complexes après une séparation. Une rupture provisoire ne signifie pas nécessairement que les liens affectifs ont complètement disparu, surtout lorsque les deux personnes continuent à se fréquenter et ont des enfants en commun.

 

L’affaire montre aussi les risques liés à l’intervention d’une tierce personne dans une relation encore conflictuelle. Dans certains cas, une nouvelle relation peut provoquer des réactions violentes lorsque l’un des anciens partenaires conserve des sentiments ou considère que la séparation n’est pas définitive.

 

La gendarmerie poursuit ses investigations. Le suspect devrait répondre des faits qui lui sont reprochés devant les autorités judiciaires compétentes, tandis que la victime reste prise en charge à l’hôpital de Ouanda-Djallé.

 

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