dimanche, octobre 25, 2026
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Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

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Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba

 

Centrafrique.org/centrafrique-approbation-de-la-declaration-de-politique-generale-du-gouvernement/le-premier-ministre-henri-marie-dondra-a-la-tribune-de-lassemblee-nationale-pour-presenter-le-programme-politique-generale-de-son-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-49384″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Christian et Euseb Dondra transférés à la prison de Ngaragba
Le premier ministre Henri-Marie Dondra à la tribune de l’Assemblée nationale

 

 

 Christian et Euseb Dondra, frères de l’ex-Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été transférés à la prison de Ngaragba après leur arrestation controversée à Bangui.

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, Christian Dondra et Euseb Dondra, frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, ont été arrêtés à leurs domiciles. L’opération, menée vers 1 heure du matin par des agents de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des Mercenaires russes du groupe Wagner, s’est déroulée sans mandat. Les deux hommes, emmenés vers une destination inconnue, ont récemment été transférés à la maison centrale de Ngaragba, connue pour ses conditions de détention difficiles. Ils sont accusés d’avoir comploté pour assassiner le président Faustin-Archange Touadéra et son conseiller spirituel Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC).

 

L’accusation repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes, publié par Sani Yalo sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, présentée comme une espionne recrutée par le régime, affirme avoir été approchée par les frères Dondra pour livrer des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo, qui les aurait ensuite transmises à Touadéra. Elle parle de manière hâtive, évoquant des détails comme offrir un cigare à Yalo pour gagner sa confiance. Henri-Marie Dondra, mentionné dans l’audio, reste prudent, loin du portrait d’un conspirateur. Pour beaucoup, cet enregistrement sonne comme un scénario mal ficelé, destiné à salir la réputation de la famille Dondra.

 

Laëtitia Murielle Kokomika, arrivée de France et installée à l’hôtel « Les 4 saisons » à Bangui, est au cœur de cette affaire. Décrite par des sources comme une personne au passé trouble, elle aurait été choisie par le régime pour tendre un piège. Son nom, diffusé sans retenue par Sani Yalo, a été utilisé pour alimenter une campagne de dénigrement contre Henri-Marie Dondra, perçu comme une menace politique. Ancien Premier ministre, il gagne en popularité à l’approche des élections de 2025-2026, ce qui semble inquiéter le pouvoir en place. « C’est un coup monté pour intimider mon fils, qui est aimé dans tout le pays », déclare leur père, Henri Dondra, qui dénonce une vengeance politique.

 

L’arrestation des frères Dondra s’inscrit dans un climat de répression à Bangui. Les mercenaires russes, omniprésents aux côtés de l’OCRB, participent à des opérations qui sèment la peur parmi les habitants. « On vit dans un climat où personne ne se sent en sécurité », confie un résident du 7e arrondissement. Les deux frères, qui n’ont aucun lien direct avec les activités politiques de leur aîné, sont détenus sans preuves solides. Leur père insiste : « Ce sont des citoyens ordinaires, ils ne font pas de politique. »

 

La famille Dondra a lancé un appel sur les réseaux sociaux, demandant la libération immédiate de Christian et Euseb : « Mes frères ont été kidnappés par l’OCRB et les Wagner. Partagez ce message ! » Cet événement intervient alors que l’opposition prépare une marche le 4 avril pour protester contre les coupures d’électricité, le manque d’eau et la gestion du pays. Pour beaucoup, cette affaire est une tentative du régime de faire taire toute voix discordante….

 

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature au Cameroun

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Le véhicule du ministre de la Communication Balalou Maxime, volé,  s’évapore dans la nature

 

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Bangui, CNC. Le ministre de la Communication, Balalou Maxime, se retrouve au centre d’activités commerciales douteuses. Son véhicule personnel, confié à une société de location fictive, a disparu dans des circonstances troubles après avoir été transporté frauduleusement au Cameroun.

 

Balalou Maxime, un ministre aux pratiques douteuses

 

Dans une manœuvre déconcertante, le ministre Balalou Maxime a choisi de placer son véhicule privé en location auprès de “Global Group Contractor”, pendant qu’il détourne les véhicules de service pour son usage personnel.

« Cette gestion particulière révèle un abus manifeste des biens publics » , indique une source interne au ministère.

 

Le véhicule de Balalou Maxime introuvable

 

Contrairement aux sept véhicules de luxe récupérés par la gendarmerie camerounaise en août 2024, celui du ministre reste introuvable. « Les recherches se poursuivent sur le territoire camerounais, mais le véhicule pourrait déjà avoir franchi d’autres frontières » , précise une source au sein des forces de l’ordre camerounaises.

 

Détournement systématique des biens publics par Balalou Maxime

 

Notre investigation révèle un système organisé de détournement. Le ministre Balalou Maxime utilise trois véhicules donnés gracieusement par la Minusca destinés aux activités officielles du ministère de la communication : un premier sert à ses courses domestiques et au transport de bois de chauffe pour ses épouses, tandis que deux autres stationnent à son cabinet pour ses déplacements personnels.

 

« Le ministre préfère risquer son véhicule privé dans des locations douteuses plutôt que de l’utiliser, pendant qu’il accapare les véhicules de l’État pour ses besoins personnels » , dénonce un agent du ministère sous couvert d’anonymat.

 

Un passé trouble du ministre Balalou Maxime

 

En 2020, alors ministre chargé du secrétariat du gouvernement, des soupçons de détournement de 400 millions de francs CFA destinés aux festivités du 1er mai pesaient déjà sur lui.

 

Le ministre, sollicité à plusieurs reprises, n’a pas répondu à nos questions sur cette gestion controversée des véhicules publics et privés, qui témoigne d’une moralité défaillante au sommet de l’État centrafricain.

 

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

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Birao : La population dénonce le rôle du ministre            Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner

 

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Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 20  mai 2024 (CNC) –À Birao, particulièrement dans les villages Roukoutou et Matala ,  où  la terreur règne après les exactions commises par les mercenaires de Wagner la semaine dernière . Les habitants pointent du doigt le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qu’ils accusent d’être à l’origine de ces violences. Selon eux, c’est lui qui aurait signalé la présence d’armes et des minutions de guerre dans leurs localités respectives, incitant les mercenaires du groupe Wagner à mener des raids destructeurs.

 

Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, il ne fait aucun doute, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière la souffrance d’une partie de la population de la Vakaga. Il est responsable de leurs malheur actuelles.

Notons que Arnaud Djoubaye Abazène est originaire de ladite préfecture, bien que de l’ouest, vers Gordil, tandis que la ville attaquée se trouve à l’est, en allant vers la frontière avec le Soudan.

 

La population affirme que le ministre, ayant des liens avec ses neveux rebelles et a un passé criminel, aurait signalé la présence d’armes à l’intérieur de certaines maisons dans ces localités, notamment cachées par des jeunes, incitant ainsi les mercenaires du groupe Wagner à mener des fouilles violentes. Les habitants de Birao sont convaincus que Arnaud Djoubaye Abazène a financé plusieurs activités criminelles dans la région, y compris la violence à Birao, Bria  et Ndélé en 2020. Les accusations suggèrent qu’il a soutenu financièrement et armé des groupes responsables des massacres et des déplacements massifs de population en avril 2020.

 

Les antécédents du ministre alimentent ces suspicions.  Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à la liste des griefs contre le ministre. Les habitants dénoncent son rôle présumé dans l’orchestration des exactions commises par les mercenaires de Wagner, et soulignent que ses actions sont motivées par des intérêts personnels et politiques, au détriment de la sécurité et du bien-être de la population.

 

La situation à Birao est symptomatique des tensions et des luttes de pouvoir qui déstabilisent le pays, avec des conséquences tragiques pour les populations. Les appels à l’aide et au gouvernement pour intervenir sont restés sans réponse, laissant les habitants livrés à eux-mêmes dans une terreur continue. La violence semble inépuisable, et les habitants, tentant désespérément de fuir les violences, se réfugient dans la brousse ou à Birao centre, abandonnant des villages désertés et des vies brisées.

 

En rappel, notre précédent article publié le vendredi dernier sur CNC décrivait les exactions récentes des mercenaires de Wagner à Birao, où la terreur et la violence ont été utilisées pour soumettre la population. Aujourd’hui, les nouvelles accusations contre le ministre Arnaud Djoubaye Abazène ajoutent une dimension politique à cette crise, révélant l’étendue des défis auxquels font face les habitants de la Vakaga. Le peuple attend une réponse claire du gouvernement et une prise de responsabilité pour mettre fin à cette spirale de violence et de corruption.

 

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RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

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Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

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Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/MECKASSOUA-ET-TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA ET TOUADERA

 

Bangui, le 23 mars 2017.

Incroyable mais vrai ! Les relations, déjà très exécrables depuis septembre 2016, entre le président Faustin Archange Touadera et le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua sont sur le point d’atteindre son apogée, voire fissurées complètement. Les tensions de ces derniers mois, renforcées par les violents affrontements verbaux d’avant hier au stade  Omnisport entre le ministre de la Défense nationale Joseph Yakété et l’honorable député de Paoua 2et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Timeléon Mbaïkoua ne laisse aucun doute que la rupture tant annoncée par les médias entre le President Touadéra et son ex-allié Karim Meckassoua est arrivée.

Si jusque-là, le président de la République Faustin Archange Touadéra et son ami président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA cogèrent, à leurs manières, leurs relations conflictuelles et dégradantes, le cuisant échec infligé aux honorables de « Cœur uni » et à leurs parrains politiques, a, visiblement, permis aux deux camps de doter leurs éléments de grenades à main incapacitantes et a fourni les occasions d”embrasement de l’ensemble de l’Exécutif et de Législatif. Pour un rein, le plus audacieux lâche sa goupille. Désormais, l’ensemble du gouvernement, députés « Cœur uni » ; la garde présidentielle et quelques conseillers à la présidence semblent tous, s’aligner sans condition, derrière le président Touadéra contre tous les membres du Bureau de l’Assemblée  nationale dirigé par le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua. Ce jeu dangereux qui ne fait pas sourire les Centrafricains remet dangereusement le pays sur la voie de chaos et de la guerre civile. Que s’est-il passé exactement ? Décryptage.

Les faits déclencheurs.

Des Conventions minières injustes aux bâillons instaurés par le Très Honorable Meckassoua, neutralisant ainsi le ministre Dondra de s’exprimer devant les députés lors du passage de la DG de FMI à l’Assemblée nationale ont semis les germes desdits conflits.

D’après nos analyses et les informations recoupées, deux faits de moindre importance étaient à l’origine de cette mésentente au sommet de l’État. Le premier, concerne les projets des Conventions d’exploitations des ressources minières soumis au Bureau de l’Assemblée nationale pour l’approbation de son président Abdoul Karim MECKASSOUA et le second, concerne l’opposition faite, à juste titre, au ministre Dondra  de prendre la parole devant les députés lors du passage de la Directrice générale du fond monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale.

Dans le premier cas et, d’après nos informations, le président Abdoul Karim Meckassoua, n’avait pas du tout apprécié l’interprétation faite par le président Touadera et ses conseillers de l’article 60-2 de la Constitution, lui donnant, à lui seul, la responsabilité totale d’approuver ou non, des Conventions financières ou Contrats miniers et ce, en lieu et place de l’Assemblée nationale qui compose tous les députés. Et le camp Touadéra, c’est incompréhensible et inadmissible le temps que prend, de façon dilatoire, Abdoul Karim Meckassoua pour approuver les 4 Conventions en souffrance sur son bureau.

Dans le second cas, c’est le refus catégorique et justifié du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua au ministre Dondra de prendre la parole après l’intervention de la Directrice générale du Fonds monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale. Ce refus, considéré comme une muselière par un ancien ministre, est très mal pris par le ministre Dondra. Il l’a fait savoir  plusieurs reprises devant les Conseils des ministres et au finish, il a instauré un bouchon allumeur entre les deux Institutions.

D’après nos informations, le Bureau de l’Assemblée s’apprête à juger « vampiriques » pour le peuple centrafricain, 3 des 4 Conventions minières déjà signées par le président Touadéra. « Toutes les 4 Conventions ne donneront pas des emplois aux Centrafricains comme le pense à tort le ministre conseiller spécial du président Touadéra Fidel NGOUADJIKA ». Affirme un député proche de Meckassoua qui a pu jeter un œil sur ces Conventions.

Tous conflits latents ne peuvent que s’acheminer vers des escalades verbales, physiques ou matérialisées sous d’autres formes punitives. Tels sont les différents cas que subit depuis décembre 2016 l’Institution du Très Honorable Meckassoua. De sevrage financier aux escalades verbales ou physiques.

Sevrage financier de l’Assemblée nationale

En muselant, par un bâillon, le ministre des Finances à prendre la parole lors de passage de madame la Directrice générale de FMI à Bangui, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait oublié qu’il a lui-même « semé en paquet » les difficultés que son Institution récoltera en termes d’argent. Pour preuve, depuis janvier 2017, tous les appels de fonds venus de l’Assemblée nationale ne trouvent pas d’interlocuteur au ministère de Dondra.

« S’il a empêché notre ministre de parler, nous l’empêcherons de marcher. Bâillon dans la bouche contre bâton dans les roues », renchérit un cadre du ministère des Finances.

Joignant l’acte à la parole, les indemnités des deux dernières sessions extraordinaires ainsi que celles de la session ordinaire actuelle ne sont pas payées. À défaut d’argent en sus, les fournitures des bureaux manquent dans l’Administration parlementaire. Les toilettes tout comme l’ensemble des fonctionnaires parlementaires subissent les dégâts collatéraux de ces conflits « MECKASSO-TOUADERa ». Les membres du bureau, eux, s’attendent à s’affronter jour et nuit aux forces de l’ordre et aux membres du gouvernement.

Affrontements verbaux, arrestations et détentions illégales comme moyens de pressions du gouvernement.

Si à l’Assemblée nationale, ils tentent de minimiser la portée de cette mésentente, à la Présidence de la République, ils veulent à tout prix finir avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et tous ceux qui tentent de le soutenir. Pour y arriver, une campagne de diabolisation généralisée a été pensée et mise en œuvre pour discréditer l’ensemble des députés proches de l’honorable MECKASSOUA et lui-même. Ce qui a poussé non seulement les éléments de la garde présidentielle à arrêter, fouiller et ramener manu militari à la SRI  le député de Bambio et 2e membre du bureau de l’Assemblée nationale Aristide GOUNDISSA. Il a fallu l’intervention du 1er Vice président de son Institution Aurélien Simplice Nzigas pour qu’Aristide GOUNDISSA et son aide de camp recouvrent la liberté après deux heures  de détention.

Certains membres du gouvernement aussi prennent fait et cause de leur patron Faustin Archange Touadéra si d’aventure ils trouvent sur leur chemin un député membre du bureau parlementaire. C’est ce qui est arrivé à l’honorable Timoléon MBAÏKOUA député de Paoua 2 et 2e Vice-Président de l’Assemblée nationale au stade omnisport lors de tournoi éliminatoire d’afrobasket 2017 entre la Centrafrique et le Congo Brazzaville.

D’après l’un de nos correspondants témoin de l’évènement de ce jour, c’est le ministre de la Défense Joseph Yakété qui a ouvert le bal des escalades verbales entre lui et Timoléon MBAÏKOUA lorsque ce dernier a fait appel à son aide de camp de venir le chercher.

Empêché d’atteindre l’honorable par l’aide de camp du ministre Yakété, ce dernier, en suivant les discussions entre les deux frères d’armes, il s’est interféré pour poser des questions à son aide de camp en ces termes : « ce monsieur est civil et militaire ? »  L’aide de camp de l’honorable répond à son ministre « je suis militaire et aide de camp de l’honorable   Timoléon MBAÏKOUA ».

L’honorable s’y mêle à son tour et répond à Yakité : « Toi aussi tu es un civil ».

Et c’est en écoutant le nom et titre de Timoléon MBAÏKOUA, que le ministre Yakété s’est fait piquer par lui-même par les insectes en charge de transmission de conflits “MECKASSO-TOUADERO” qu’il avait en tête.

« Député, député. Député c’est qui ? Vous ne respectez pas des ministres ? » Crie le ministre Yakété, tenu en position de maître YANG à côté de sa femme.

« C’est un incident de trop » s’énerve l’honorable. « le bureau de l’Assemblée serait saisi pour correction » conclut l’honorable.

« Nous avions l’impression qu’ils ont des antécédents conflictuels » ont fait savoir, à CNC, certains témoins qui ont peu intervenir pour séparer les deux camps.

D’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction, le ministre Joseph Yakété est appelé à la barre des députés ce lundi et mardi son collègue de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

Qui va vraiment jouer la médiation dans ce conflit ?

Pour le moment, personne. Les Chefs d’État d’Afrique centrale  ne veulent pas intervenir dans cette affaire, d’autant plus que sur d’autres affaires des groupes armés, les choses ne semblent pas bouger.

Accusé régulièrement d’être derrière les mouvements armés de la Séléka en province par les proches du président Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Meckassoua se trouve depuis quelques jours en République démocratique du Congo. Selon un conseiller du président Touadera, il tente de persuader le président Kabila d’intervenir comme médiateur dans cette affaire.

Si ce même jeu avait été vu au temps de la transition, celui du temps du Professeur Touadera est très violent. Il comporte tous les signaux d’une longue guerre du positionnement.

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Flash info : Wagner et ses alliés rebelles tchadiens se positionnent à Mimi, à 11 kilomètres de Saraibo, pour une nouvelle offensive près de Tissi

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Partis de Birao vendredi avec des camions chargés d’armes, les mercenaires russes du groupe Wagner ont rejoint leurs alliés rebelles tchadiens près d’Amdafock pour une nouvelle offensive.

Les mercenaires russes du groupe Wagner préparent une nouvelle opération militaire dans la Vakaga, près de la frontière tchadienne. Depuis ce dimanche 25 octobre 2026, ils se trouvent avec leurs alliés rebelles tchadiens dans le village de Mimi, situé à environ onze kilomètres de Saraibo, à proximité du secteur frontalier de Tissi.

Flash info : Wagner et ses alliés rebelles tchadiens se positionnent à Mimi, à 11 kilomètres de Saraibo, pour une nouvelle offensive près de Tissi
les mercenaires russes et leurs supplétifs russes noirs lors de l’opération dans la Vakaga

 

D’après les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), cette opération a commencé le vendredi 23 octobre. Ce jour-là, plusieurs camions militaires, notamment de marque FAW, ont quitté Birao avec d’importantes quantités d’armes et de munitions.

Le convoi a pris la direction d’Am Dafok, près de la frontière soudanaise, avant de s’arrêter dans un village situé sur cet axe. Les mercenaires russes ont alors contacté des éléments rebelles tchadiens pour leur demander de rejoindre leur position.

À lire aussi : À Bria, les soldats FACA ont instauré une nouvelle forme de formalité à la barrière de Mouka

Les rebelles tchadiens sont arrivés au point de rendez-vous. Les mercenaires russes leur ont remis des armes et des munitions transportées depuis Birao. Les deux groupes ont ensuite poursuivi leur mouvement vers le secteur de Saraibo.

À lire aussi : L’effondrement de l’axe Baoro-Carnot-Berbérati : Le naufrage routier, sport favori du régime Touadéra depuis 2016

Ce dimanche matin, ils se trouvent dans le village de Mimi, à environ onze kilomètres de Saraibo. Leur prochaine destination pourrait être Saraibo, localité située à seulement un kilomètre et demi à deux kilomètres de Tissi, à la frontière entre la République centrafricaine et le Tchad.

 

Une nouvelle opération après les affrontements du 10 octobre

 

Ce mouvement militaire intervient quinze jours après l’attaque du 10 octobre dernier dans le secteur de Tissi. Lors de cette opération, les mercenaires russes du groupe Wagner avaient utilisé un hélicoptère pour intervenir du côté tchadien de la frontière.

Des positions militaires tchadiennes avaient été prises pour cible. Plusieurs soldats tchadiens avaient été blessés, provoquant une grave tension entre Bangui et N’Djamena.

À la suite de ces affrontements, l’armée tchadienne a considérablement renforcé ses positions à Tissi-Tchad. Des militaires supplémentaires, des blindés et d’autres équipements ont été acheminés dans cette zone frontalière.

Ce renforcement militaire a ensuite été présenté du côté centrafricain comme une menace contre le territoire national. Jules Ndiawe, conseiller à la présidence centrafricaine, avait notamment évoqué des intentions offensives attribuées au Tchad, avec une implication présumée de la France.

Ces accusations sont intervenues après l’opération des mercenaires russes sur le territoire tchadien et le renforcement des positions de l’armée de N’Djamena.

 

Wagner revient dans le même secteur avec des rebelles tchadiens

 

Le retour des mercenaires russes du groupe Wagner vers Saraibo intervient donc dans une zone où les tensions militaires restent importantes.

La présence de rebelles tchadiens armés par les mercenaires russes ajoute un nouvel élément à cette opération. Les combattants se trouvent désormais à Mimi, à quelques kilomètres seulement du secteur frontalier où l’armée tchadienne a renforcé ses positions.

Les mercenaires russes du groupe Wagner ont fourni des armes à leurs alliés rebelles tchadiens avant de progresser vers la zone frontalière.

L’offensive annoncée viserait des positions rebelles dans le secteur de Saraibo. La proximité immédiate de Tissi-Tchad expose néanmoins cette opération à un nouveau risque d’incident frontalier.

Le 10 octobre, une intervention des mercenaires russes avait déjà atteint des positions militaires tchadiennes. Quinze jours plus tard, leur retour dans le même secteur, accompagnés de rebelles tchadiens nouvellement approvisionnés en armes et en munitions, fait craindre de nouveaux affrontements.

Ce dimanche 25 octobre, les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés rebelles tchadiens se trouvent toujours dans le village de Mimi. Leur progression éventuelle vers Saraibo pourrait les rapprocher davantage des positions militaires tchadiennes renforcées depuis les affrontements du 10 octobre.

A suivre…

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Volonté politique et respect des lois : La solution de Martin Ziguélé pour sortir la RCA de la crise économique en République Centrafricaine

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 L’homme d’État Martin Ziguelé insiste sur la primauté du cadre juridique. Il veut ainsi corriger le marasme financier et redresser durablement les comptes publics, c’est à dire le Trésor public  de la nation.

 

Des textes de loi existants mais ignorés

Les textes de loi existent déjà pour réguler le commerce des ressources. Ils garantissent, en théorie, un marché concurrentiel ouvert à tous les opérateurs.

Volonté politique et respect des lois : La solution de Martin Ziguélé pour sortir la RCA de la crise économique en République Centrafricaine
Monsieur Martin Ziguele, porte-parole du BRDC lors de la conférence de presse du vendredi 11 septembre 2026. Photo CNC

 

Cependant, l’exécutif choisit sciemment de les enfreindre. Selon nos informations, cette transgression délibérée touche en priorité le secteur des hydrocarbures.

 

Cette violation engendre des pénuries artificielles sur l’ensemble du territoire. Elle entretient, par ailleurs, une instabilité permanente des prix pour les consommateurs.

 

Martin Ziguélé rappelle que des décrets et arrêtés d’application existent déjà. Les ministères sectoriels disposent en outre d’inspections centrales pour faire respecter ces textes.

 

Des exemples régionaux qui interpellent

L’ancien Premier ministre cite plusieurs pays voisins en exemple. Le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo appliquent une régulation efficace de leurs marchés pétroliers.

 

Ces pays autorisent la libre concurrence en matière d’importation. Ils imposent également des stocks de sécurité respectés par tous les opérateurs.

 

Selon nos informations, ce système fonctionnait autrefois en Centrafrique. Il a été abandonné après l’attribution d’un monopole contraire à la loi.

 

Une comparaison frappante avec la prohibition américaine

Martin Ziguélé compare la situation actuelle à la prohibition de l’alcool aux États-Unis en 1923. Cette interdiction avait alors multiplié les prix par vingt, voire cinquante, dans certains quartiers.

 

De la même manière, la pénurie organisée en Centrafrique nourrit un marché noir incontrôlable. Les prix et la qualité des produits échappent totalement aux autorités compétentes.

 

Une fermeté institutionnelle réclamée

La remise en ordre exige une fermeté exemplaire de la justice envers les fraudeurs. Les entités hors-la-loi doivent être déférées devant les tribunaux compétents.

 

Les ministères doivent, en conséquence, employer leurs services d’inspection pour sanctionner les passe-droits. Chaque acteur économique devrait ainsi être contraint au respect des normes en vigueur.

 

L’application stricte des réglementations garantira un environnement serein pour les opérateurs privés. Elle sécurisera également les recettes attendues par le Trésor public.

La régulation économique est cruciale pour éviter les pénuries en RCA, en particulier sur le marché pétrolier, afin de rétablir des prix stables et accessibles.

 

À ce stade, seul cet engagement institutionnel indéfectible permettra d’assainir l’économie centrafricaine. Cette rigueur protégera, en définitive, le pouvoir d’achat des citoyens.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Crépin Mboli-Goumba : « Moi, je ne vais pas faire comme le gouvernement, c’est-à-dire trouver des coupables avant même l’enquête », les accusations précipitées du pouvoir sévèrement critiquées par le Président du PATRIE

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Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Patri et coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), critique la communication du gouvernement après la mort d’un ressortissant suisse en République centrafricaine. Il estime que les autorités doivent attendre les résultats d’une enquête avant de désigner les responsables.

 

Interrogé sur la mort de ce ressortissant suisse dans des circonstances qui n’étaient pas encore élucidées, l’avocat refuse de tirer des conclusions avant l’établissement des faits.

Maître Crépin Mboli-Goumba : « Moi, je ne vais pas faire comme le gouvernement, c’est-à-dire trouver des coupables avant même l’enquête », les accusations précipitées du pouvoir sévèrement critiquées par le Président du PATRIE
À gauche Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC et à droit M. Martin Ziguele, porte-parole du BRDC. lors de la conférence de presse du vendredi 11 septembre 2026. Photo CNC

 

« Moi, je ne vais pas faire comme le gouvernement, c’est-à-dire trouver des coupables avant même l’enquête », affirme-t-il.

 

Pour lui, cette prudence est nécessaire dans une affaire impliquant une personne décédée dans des circonstances nécessitant des investigations.

À lire aussi : Dossier spécial : Daniel Nzéwé, du petit voleur des cabris du quartier à Bambari au grand escroc des millions à Bangui

 

Une critique de la communication gouvernementale

 

À lire aussi : Droit de réponse : Corbeau News Centrafrique prend acte de la réponse de POWERS SÉCURITÉ

Crépin Mboli-Goumba fait référence à plusieurs déclarations publiques intervenues après des incidents sécuritaires.

 

À lire aussi : Centrafrique : La validation de la candidature aux élections présidentielles et législatives par le conseil constitutionnel fait-elle obstacle à la d’échéance ultérieure d’un député pour défaut de nationalité ?

Il estime que certaines prises de position des autorités interviennent avant même que les investigations permettent de déterminer les circonstances exactes des faits.

 

« Avant l’enquête, on sait déjà qu’il y a des commanditaires », déplore-t-il, en évoquant les accusations portées contre d’anciens responsables et certains opposants à Bangui.

 

Selon lui, cette manière de communiquer ne permet pas d’établir sereinement les responsabilités.

 

L’avocat estime qu’une enquête doit d’abord permettre de recueillir les éléments matériels, d’identifier les personnes impliquées et de déterminer les circonstances précises des faits avant toute accusation.

 

Les victimes centrafricaines au cœur de son intervention

 

Au cours de l’entretien, Crépin Mboli-Goumba élargit son propos aux nombreuses victimes centrafricaines de violences.

 

Il déplore l’attention particulière accordée au décès d’un ressortissant étranger alors que des Centrafricains sont également tués dans différentes régions du pays.

 

« Les Centrafricains meurent tous les jours », affirme-t-il.

 

Il cite notamment le cas d’un transporteur centrafricain tué à Ndélé.

 

Pour lui, chaque décès constitue une tragédie humaine, quelle que soit la nationalité de la victime.

 

Il s’interroge également sur le traitement réservé aux accompagnateurs centrafricains des ressortissants étrangers victimes d’attaques.

 

« Vous aimez plus les étrangers que vos compatriotes centrafricains ? », lance-t-il au cours de l’interview.

 

L’affaire de Bimbo également évoquée

 

L’avocat revient également sur un autre drame survenu à Bimbo, où plusieurs personnes ont trouvé la mort.

 

Il estime que les circonstances de ces décès doivent également faire l’objet d’investigations sérieuses.

 

Il pose plusieurs questions sur les responsabilités et les conséquences du drame, notamment concernant le véhicule impliqué, son propriétaire, son éventuelle assurance et les mesures prises en faveur des familles endeuillées.

 

« Est-ce qu’on a cherché à savoir qui appartenait le camion ? Est-ce que le camion est assuré ? », demande-t-il.

 

Pour lui, l’État doit également s’intéresser aux conséquences humaines de ces événements et aux mesures concrètes destinées aux familles des victimes.

 

« L’État a été absent »

 

Crépin Mboli-Goumba critique la réaction des pouvoirs publics face aux victimes centrafricaines.

 

« L’État a été absent », affirme-t-il.

 

Il estime que l’action de l’État ne doit pas se limiter aux déclarations publiques ou aux réactions lorsqu’un événement concerne directement les intérêts du pouvoir.

 

Selon lui, la protection des citoyens doit rester une responsabilité permanente des autorités publiques.

 

Cette exigence vaut également pour les populations vivant dans les zones éloignées de Bangui, où les questions de sécurité et d’accès aux services publics restent particulièrement importantes.

 

Une exigence de rigueur dans les enquêtes

 

À travers ses propos, le président du Patri défend donc une approche fondée sur les faits et les résultats des investigations.

 

Pour lui, les autorités doivent éviter de présenter publiquement des responsables présumés avant que les enquêtes aient établi leur implication.

 

Il considère également que les familles des victimes doivent obtenir des réponses sur les circonstances des décès et sur les éventuelles responsabilités.

 

Dans le cas du ressortissant suisse, Maître Crépin Mboli-Goumba refuse ainsi de reprendre les accusations formulées avant l’aboutissement des investigations. Il appelle plutôt à laisser les enquêteurs établir les faits, identifier les responsabilités et déterminer les suites judiciaires à donner à l’affaire.

 

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Centrafrique : Otage des Wagner, le pouvoir de Bangui répond à la détresse populaire en brandissant le spectre d’une déstabilisation de régime.

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La République centrafricaine forte de ses 623 milles kilomètres carrés avec une population qui avoisine 5 millions d’habitants est immensément riche en ressources naturelles, minières et forestières dont la valorisation peut contribuer au bien-être de sa population et au développement socio-économique.

 

Mais c’est le manque de transparence dans sa gestion, le défaut de reddition de comptes et l’absence d’un organisme de contrôle de l’exécution du budget la relègue au rang des États-mendiants.

 

Centrafrique : Otage des Wagner, le pouvoir de Bangui répond à la détresse populaire en brandissant le spectre d'une déstabilisation de régime.
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Déployés en Centrafrique à la fin de l’année 2017, les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner ont pris le contrôle de l’État et ont éjecté le Président de l’assemblée nationale du perchoir en octobre 2018 ouvrant ainsi un boulevard à la suppression de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016 qui imposait au gouvernement l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que des conventions financières.

 

Ce phénomène associé à la mauvaise hiérarchisation des priorités budgétaires, à la corruption, au détournement de deniers publics, à l’attribution des permis miniers et les marchés publics de gré à gré, le pays s’effondre dans un cycle infernal de pauvreté.

À lire aussi : La défense malouine face à trois tests de régularité

 

Asphyxié par la conjoncture initiale, le pouvoir de Bangui assène le peuple agonisant par la hausse unilatérale du prix des hydrocarbures.

À lire aussi : Centrafrique–Tchad : après l’attaque de Wagner qui a blessé 16 militaires tchadiens à Tissi, Jules Njawé détourne la polémique vers un prétendu complot franco-tchadien contre Bangui

 

C’est dans ce contexte qu’un consortium de jeunes leaders de la société civile ont appelé pacifiquement la population à observer une journée “ville morte” suivie d’effets le lundi 12 octobre 2026.

 

Il apparaît important de rappeler que la crise des hydrocarbures qui a un effet domino sur la chaîne économique n’est que l’extériorisation d’un ras le bol, un signe révélateur de l’insuffisance ou de l’inefficacité de la politique publique.

 

Il faut souligner que pour une fois dans l’histoire de la République, la société civile, la population, les partis politiques de l’opposition et même le silence des partis affiliés qui équivaut à un message ont chanté le même credo.

 

Lorsqu’un peuple est asphyxié, agonisant et sous perfusion, toutes les formes de protestation démocratique voire sauvage sont autorisées ou tolérées.

 

En réponse à la revendication sociale qui a reçu une adhésion populaire, le pouvoir de Bangui a fait usage des manœuvres dilatoires en accusant contre toutes attentes les initiateurs de la “ville morte” de tentative de déstabilisation du régime.

 

Le peuple se plaint de la cherté de la vie née de la hausse brutale du prix des hydrocarbures, le pouvoir de Bangui parle un autre langage en évoquant une tentative de déstabilisation et d’intelligence avec les partis politiques de l’opposition et le BRDC comme quoi ces derniers sont des groupes terroristes et extrêmement dangereux où coopérer avec eux s’érige en infraction.

 

Par ailleurs, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui a tenté maladroitement de rattraper une procédure judiciaire qui a commencé sans ses ordres mais sur instructions fermes de la présidence.

 

L’exercice d’un droit constitutionnel se transforme ainsi de façon mécanique en complot et intelligence contre le régime alimentant de nombreuses controverses.

 

La dictature de Bangui confond ainsi la défense du régime et la défense de l’Etat car un pouvoir légitime soit-il est apte à recevoir des critiques et en répondre par des explications transparentes, des résultats ainsi que des réformes pour répondre aux aspirations du peuple.

 

Le peuple a ainsi le sentiment que leur préoccupation ne constitue pas une priorité pour les autorités et cela fragilise, erode le contrat social qui les lie car il y’a un décalage, un déphasage entre les promesses politiques et le vécu de la population.

 

L’on notera également que le succès de l’opération “ville morte” avec l’adhésion unanime de la population a laissé des traces car le pouvoir de Bangui se dévorait aussi de l’intérieur avec des voix discordantes non seulement en bas des étages mais aussi au sommet de l’État.

 

Ainsi dans la septième République de Touadera co-gerée par les mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner, toutes les institutions républicaines et les proches collaborateurs du Président de la République doivent servir sa cause et non celle du peuple au risque de subir la foudre du roi à l’instar du ministre conseiller en matière de réforme juridique et de suivi du processus électoral.

 

Donner son opinion sur une cause d’utilité publique est devenu un délit voire un crime pourtant leur propre constitution imposée aux forceps garantit la liberté d’expression.

 

Choqué et hébété par les événements, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Pourquoi le pouvoir de Bangui tend-il à assimiler les revendications populaires à des tentatives de déstabilisation ?

 

2- Pourquoi toute contestation sociale est-elle systématiquement associée à des groupes armés, la CPC et l’opposition démocratique ?

 

3- Rien ne peut-il se faire dans ce pays sans une connexion mécanique avec l’opposition démocratique ?

 

4- Pourquoi cherchez-vous des groupes armés et criminels ailleurs alors qu’ils sont actifs dans le gouvernement ?

 

En tout état de cause, l’accusation de complot dépourvu de preuves tangibles est constitutif de manœuvres dilatoires destinées à détourner le débat des problèmes de fonds qui justifient le mécontentement de la population.

 

Au lieu de renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques, de faire des revendications sociales une priorité budgétaire et de faire la promotion du dialogue politique avec la participation citoyenne, le pouvoir de Bangui s’enferme dans sa bulle coupée du peuple en transformant de manière ridicule la revendication sociale en complot ou intelligence contre l’empire de Touadera visiblement abois.

 

Décidément cette dictature avec corollaire une pensée unique voire un parti unique ne laisse aucune place au doute…ce pouvoir avance dans le brouillard c’est-à-dire en territoire inconnu et susceptible d’être surpris par un évènement quelconque et fatal.

 

Pour finir, il apparaît important de souligner que le Président de la République a raté une occasion de se taire lors de sa rencontre avec les leaders de la société civile.

 

Quand on reconnaît la légitimité d’une revendication citoyenne, on emprisonne pas, on résout le problème.

Face à la hausse des hydrocarbures qui asphyxie la population, la société civile et le BRDC appellent à une mobilisation pacifique à Bangui pour dénoncer la vie chère.

 

Nous sommes unanimes que le chef de l’État ne peut intervenir dans une procédure judiciaire en cours pour libérer les leaders emprisonnés mais ce dernier avait ordonné en 2021 la libération musclée de son actuel ministre de l’urbanisme incarcéré par la Cour Pénale Spéciale.

 

Cette sortie médiatique du Président de la République qui s’évertue à s’insurger contre la théorie du complot ne met pas le peuple en confiance…

 

L’on comprend in fine que c’est le signe de fin de règne.

 

les paisibles habitants de Limassa soutenus par les habitants de Mala, de Yalé, de Borossè et par extension tout le peuple vont prendre leur responsabilité devant l’histoire.

 

Il faut savoir à titre de rappel que la démission qui s’impose désormais n’est pas une faiblesse, un désaveu ni une fuite en avant mais un acte de noblesse, de responsabilité et de maturité politique.

 

Nous vous rappelons avec insistance que l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance, le calvaire, entremêlé de regret, de larmes, de remord et de la désolation…

 

Si je savais serait trop tard Monsieur le Président.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 24 octobre 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

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Centrafrique : l’opposition réclame un dialogue politique face à la « crise majeure » en RCA

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Face à la crise majeure qui touche le pays, les leaders de l’opposition réunis au sein du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 au siège du parti PATRIE à Bangui. Ils ont exposé les difficultés accumulées pendant les deux mandats du président Faustin-Archange Touadéra et réclament au passage un véritable dialogue politique.

 

Dès l’ouverture de ce point de presse, les leaders du BRDC pointent d’emblé la dégradation des conditions de vie des centrafricains. D’après eux, le peuple centrafricain endure des pénuries d’eau potable et un délestage permanent d’électricité malgré les engagements pris par le chef de l’État. L’insécurité monte à Bangui avec des braquages fréquents dans plusieurs arrondissements et leurs environs. Un policier a été enlevé puis exécuté dans les locaux mêmes de la police. Des tortures sont signalées dans les établissements pénitentiaires.

Centrafrique : l’opposition réclame un dialogue politique face à la « crise majeure » en RCA
Les leaders du BRDC lors de la conférence de presse du vendredi 11 septembre 2026. Photo CNC

 

À l’est du pays, la gestion de la milice azandée a contribué à détériorer la situation sécuritaire. À l’ouest, des corps décapités apparaissent sur des images diffusées. Les écoles du pays ressemblent à des salles où les élèves s’assoient directement au sol. Dans l’intérieur, beaucoup apprennent sous les arbres. Les maîtres parents représentent 67 % du personnel enseignant et participent à la baisse du niveau des enfants sur tout le territoire.

 

L’unique université manque d’amphithéâtres et d’une bibliothèque moderne. Sa faible capacité pénalise surtout les étudiants venus des provinces. Les hôpitaux, centres et postes de santé fonctionnent sans plateaux techniques suffisants. Les patients centrafricains y ont moins de chances de survie que dans d’autres pays du continent.

 

Les routes et ponts restent dans un état très mauvais. Les producteurs des provinces ne parviennent pas à acheminer leurs produits agricoles vers Bangui ou les grands centres. Dans la capitale, la circulation constitue un calvaire quotidien et les routes réhabilitées se dégradent en six mois.

 

L’exploitation minière pollue les eaux des rivières à cause des sociétés qui obtiennent leurs permis dans l’opacité. Sur le plan économique, la structure des prix des hydrocarbures ne baisse pas. Le gouvernement se trouve isolé de la communauté financière internationale.

 

Sur le plan politique, les élections organisées par l’ANE sous contrôle ont connu un faible taux de participation après l’appel au boycott lancé par le BRDC. Le pouvoir issu de ce scrutin manque de légitimité. L’investiture au stade de 20 000 places a réuni très peu de monde, avec seulement quelques militants du MCU qui se disputaient de l’eau.

 

Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC  a rappelé que le mandat avait débuté en 2016 sous le signe de l’espoir. Dix ans après, les infrastructures routières n’ont jamais été aussi dégradées. L’État n’a pas réussi à bâtir une armée républicaine capable de défendre le territoire national. La sécurité dépend encore de Wagner, de la MINUSCA ou d’accords bilatéraux. Les arriérés de salaires augmentent et l’État manque de ressources.

 

Les Centrafricains se sentent divisés. Des opposants sont envoyés en prison sans respect des droits. Le pays perd chaque année des portions de son territoire aux frontières.

 

L’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

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L’effondrement de l’axe Baoro-Carnot-Berbérati : Le naufrage routier, sport favori du régime Touadéra depuis 2016

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L’agonie des infrastructures routières en République centrafricaine franchit un nouveau seuil de non-retour dans l’ouest du pays. L’axe stratégique reliant Baoro, Carnot et Berbérati, véritable poumon économique de la région de l’Équateur, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation totale. Face à ce désastre, les conducteurs de véhicules et de mototaxis ont lancé un cri d’alarme poignant, dénonçant un calvaire quotidien qui met en péril leur outil de travail et la vie de leurs passagers. Mais à Bangui, la réponse à cette catastrophe se limite à de minables faux-fuyants pour masquer le sport favori du régime depuis dix ans : le pillage des caisses publiques et le refus total d’investir dans le réseau routier national. 

Une décennie de démission totale et de routes abandonnées

La route nationale concernée constitue pourtant l’une des principales voies de communication de la région, essentielle pour maintenir les échanges commerciaux indispensables de la RCA avec le reste du monde. Faute du moindre aménagement, ce tronçon s’est transformé en un piège de boue impraticable.
L'effondrement de l'axe Baoro-Carnot-Berbérati : Le naufrage routier, sport favori du régime Touadéra depuis 2016
Tronçon de route entre Berberati et Nola, juste au niveau du Pk5, village yamando. Photo CNC/ Bertin Siri
 

Le sabotage par l’inaction et la corruption

Depuis l’accession au pouvoir du régime en 2016, absolument rien n’a été fait pour entretenir ou réhabiliter les infrastructures routières du pays. Même une route bitumée finit par céder sans entretien ; alors que dire de ces pistes de terre abandonnées aux grandes pluies tropicales sans le moindre aménagement ? Les conséquences de cette incurie généralisée sont sous les yeux des Centrafricains : le pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans un isolement médiéval. À ce rythme, d’ici quelques années, la RCA n’aura plus la moindre route praticable et les populations en seront réduites à circuler à dos de chameau, comme dans les zones désertiques du Soudan.Le mensonge de “l’artisanat minier” pour dédouaner les vrais prédateurs Pour se défausser de sa responsabilité, le pouvoir, par la voix du gouverneur Honoré Kinda, tente de rejeter la faute de ce délabrement sur l’exploitation minière artisanale et les creuseurs locaux. 

L’exploitation minière comme bouc émissaire

Cette ligne de défense du gouvernement est une insulte au bon sens. L’extraction de l’or et du diamant dans l’Ouest n’est pas née d’hier ; elle existe depuis l’indépendance du pays sans jamais avoir provoqué l’effondrement de routes nationales entières. Le vrai problème ne vient pas des petits artisans locaux, mais du pillage industriel orchestré par les entreprises minières chinoises et les réseaux de mercenaires étrangers. Munies de permis officiels distribués par le régime, ces sociétés introduisent de lourdes machines de chantier qui martèlent, défoncent et détruisent les pistes sans jamais investir un seul centime pour les réparer. Ce sont ces bulldozers, combinés à l’absence criminelle de travaux de reprofilage par l’État, qui achèvent les routes.Des constats administratifs stériles pendant que le pays coule Malgré les rapports alarmants des directeurs régionaux de l’Environnement et des Mines confirmant la gravité de la situation, les mesures de réhabilitation concrètes restent inexistantes. Les transporteurs et les populations locales se retrouvent livrés à eux-mêmes. 

Le mépris des provinces érigé en système

Les descentes de fonctionnaires et les constatations administratives ne sont que de la poudre aux yeux pour amuser la galerie. Le régime actuel se moque éperdument du désenclavement des provinces. Tout ce qui importe à cette oligarchie, c’est de presser l’Équateur jusqu’à l’os, d’en extraire les richesses pour alimenter la corruption à Bangui, tout en abandonnant les Centrafricains à leur sort dans un pays en ruine. Par Patrice Ngala

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Amdafock : les femmes interpellent Touadéra face à la pauvreté, l’insécurité et à l’abandon de la frontière

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À Amdafock, dans la Vakaga, les femmes dénoncent depuis plusieurs semaines l’insécurité, la pauvreté et la peur qui pèsent sur la population. Lors d’une manifestation, une jeune femme a directement interpellé le président Faustin-Archange Touadéra, l’accusant de ne pas entendre les plaintes des habitants de cette ville située à la frontière avec le Soudan.

 

« Touadéra n’a pas d’oreilles. Touadéra n’a pas d’yeux », a lancé la manifestante devant les participants. Pour elle, si le chef de l’État entendait réellement les habitants, il aurait pris en compte leurs nombreuses alertes. Et s’il voyait leur quotidien, il constaterait directement leurs conditions de vie.

Amdafock : les femmes interpellent Touadéra face à la pauvreté,  l’insécurité et à l’abandon de la frontière
Manifestation des femmes d’Amdafock pour interpeller Touadera

À lire aussi : Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

 

« Cela fait des années, des mois que nous vivons dans la souffrance totale », a-t-elle déclaré, évoquant la pauvreté, l’insécurité et les difficultés quotidiennes auxquelles les habitants sont confrontés.

À lire aussi : Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol

 

« Si Touadéra avait des oreilles, il nous aurait écoutées »

 

La colère exprimée par cette femme ne porte pas uniquement sur une attaque ou un incident récent. Elle décrit une accumulation de difficultés dans une localité qui se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui et à proximité immédiate du Soudan.

 

Son intervention s’adresse directement au président de la République.

 

Selon elle, les habitants ont déjà lancé plusieurs appels aux autorités. Ces appels seraient restés sans réponse suffisante. Elle reproche ainsi au pouvoir de ne pas prendre en compte les réalités vécues par les populations de l’extrême nord-est du pays.

 

Son discours traduit également un sentiment d’abandon.

 

Amdafock n’est pas une ville éloignée d’une zone de conflit. Elle se trouve précisément sur la frontière centrafricano-soudanaise, dans la préfecture de la Vakaga. La localité est exposée aux mouvements d’hommes armés et aux conséquences directes de la guerre au Soudan.

 

« Nos hommes sont devenus des femmes »

 

La manifestante a également utilisé une formule particulièrement forte pour décrire les conséquences de l’insécurité sur la population masculine.

 

Selon elle, les hommes ne sortent plus comme auparavant. Ils préfèrent rester à la maison par peur des attaques.

 

« Nos hommes sont devenus des femmes », a-t-elle déclaré, dans une expression destinée à montrer l’ampleur de la peur qui s’est installée dans la population.

 

Derrière cette formule se trouve une réalité beaucoup plus concrète : lorsque les habitants craignent de circuler, de travailler ou de se rendre dans les zones environnantes, toute l’activité économique et sociale de la localité est affectée.

 

Les déplacements deviennent risqués. Les activités commerciales sont perturbées. Les familles limitent leurs mouvements. Les populations vivant de petits commerces, de l’agriculture ou des échanges transfrontaliers sont directement touchées.

 

Les attaques contre des habitants d’Amdafock avaient déjà été signalées sur les axes menant vers Birao. En juillet 2025, des femmes revenant de Birao après avoir reçu une aide du Programme alimentaire mondial avaient notamment été victimes de braquages. (Corbeau News CA⁠)

 

Une ville directement exposée à la guerre du Soudan

 

Amdafock occupe une position particulière dans le dispositif sécuritaire centrafricain.

 

La ville se trouve à la frontière avec le Soudan. Cette proximité l’expose aux conséquences du conflit qui ravage le pays voisin depuis 2023.

 

Des populations soudanaises ont déjà traversé la frontière pour chercher refuge en République centrafricaine. Radio Ndeke Luka rapportait ainsi l’arrivée de plusieurs centaines de personnes à Amdafock après avoir fui les combats au Soudan. (Radio Ndeke Luka⁠)

 

En mai 2026, des familles avaient encore quitté certaines localités environnantes pour se réfugier à Amdafock face aux menaces attribuées à des hommes armés venus du Soudan.

 

La situation s’est encore aggravée avec l’attaque du 30 juin 2026 menée par des éléments armés affiliés notamment au FPRC, au MDRPC et à d’autres groupes non identifiés contre Amdafock, ainsi que des tirs visant sa base opérationnelle temporaire.

 

Des habitants qui demandent d’abord à vivre en sécurité

 

Le cri lancé par cette femme prend donc place dans un contexte où la question sécuritaire est devenue centrale.

 

Les autorités ont depuis renforcé leur présence dans la zone. La MINUSCA indique notamment qu’un nouveau poste de gendarmerie a été construit à Amdafock et remis aux autorités locales en mars 2026 afin de renforcer la sécurité transfrontalière et la protection des civils. (Minusca⁠)

 

Après les violences de juin, des forces centrafricaines ont également été redéployées dans la région. Une délégation de parlementaires s’est rendue à Amdafock le 30 juillet pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire. (Minusca⁠)

 

Le gouvernement a également dépêché une délégation à Birao et Amdafock au début du mois d’août afin d’évaluer les conséquences des violences, d’écouter les populations et d’examiner les conditions de retour à une vie normale. (Centra News⁠)

 

Ces initiatives montrent que la situation d’Amdafock est bien identifiée par les autorités et les partenaires internationaux.

 

La colère exprimée par la manifestante porte donc sur une autre question : pourquoi les habitants doivent-ils encore descendre dans la rue pour demander à être entendus alors que leur ville est régulièrement confrontée aux violences et aux déplacements de population ?

 

« Quelle vie vivons-nous ? »

 

La jeune femme pose une autre question qui résume son intervention : « Quelle vie vivons-nous ? »

 

Elle décrit une population qui vit dans la peur, avec la pauvreté et l’insécurité comme réalités quotidiennes.

 

Cette interpellation vise directement le sommet de l’État.

 

Pour les habitants d’Amdafock, la distance avec Bangui ne signifie pas que leurs problèmes doivent être considérés comme secondaires. La frontière avec le Soudan fait partie du territoire centrafricain. Les populations qui y vivent attendent donc de l’État la même protection que celles installées dans les autres régions du pays.

 

La manifestation des femmes intervient aussi après plusieurs épisodes de violences dans la localité. Le 30 juin, l’attaque contre Amdafock avait fait de nombreux blessés et provoqué d’importants déplacements de population. La MINUSCA avait ensuite indiqué que la situation demeurait fragile et imprévisible, malgré l’accalmie observée après le 5 juillet. (Minusca⁠)

 

Une interpellation qui dépasse Amdafock

 

Le message de la manifestante dépasse ainsi les seuls habitants d’Amdafock.

 

Elle demande au président de regarder vers cette partie du pays où les populations vivent avec la menace des groupes armés, les conséquences du conflit soudanais et les difficultés économiques.

 

Son intervention pose surtout une question au pouvoir : si les habitants alertent depuis des mois sur leur situation, quelles réponses concrètes leur sont apportées ?

 

À Amdafock, les femmes ont choisi de prendre la parole publiquement. Leur message à Touadéra est direct : elles veulent être entendues, elles veulent que leur situation soit vue et elles veulent pouvoir vivre sans la peur permanente des attaques et des déplacements.

 

Dans cette ville frontalière où la guerre du Soudan et les violences armées ont déjà provoqué des déplacements massifs, leur colère rappelle que la sécurité ne se mesure pas seulement au nombre de forces déployées, mais aussi à la possibilité pour les habitants de sortir de chez eux, de travailler et de faire vivre leurs familles sans craindre une nouvelle attaque.

 

Par Ibrahim Moussa

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À Bria, les soldats FACA ont instauré une nouvelle forme de formalité à la barrière de Mouka

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 Sur l’axe menant à Ouadda Maïkaga via le village Mouka, les soldats FACA déployés dans la Haute-Kotto imposent désormais une nouvelle forme de formalité crapuleuse à la barrière routière de Mouka.

 

En effet, sur cette piste reliant la ville de Bria à Ouadda Maïkaga, la circulation des personnes et des biens est devenue une épreuve financière insoutenable. Les barrières routières, pourtant visées par des mesures officielles d’interdiction, perdurent et se transforment en véritables comptoirs d’extorsion. Les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) y déploient des pratiques de prélèvement financier et matériel direct sur les conducteurs de mototaxis et de véhicules.

À Bria, les soldats FACA ont instauré une nouvelle forme de formalité à la barrière de Mouka

 

Le mode opératoire établi par ces militaires exige le versement d’une somme forfaitaire fixe de 2000 FCFA pour chaque passage, une exigence qu’ils qualifient eux-mêmes de nouvelle forme de formalité. À cette ponction pécuniaire s’ajoute une obligation matérielle : le siphonnage obligatoire d’un demi-litre d’essence directement depuis le réservoir des engins. Cette double peine contraignante oblige les transporteurs à abandonner une part importante de leur recette journalière sous la menace d’un blocage prolongé de leur outil de travail.

 

Cette situation se développe en dépit des cadres réglementaires censés régir la sécurité routière. En 2023, un décret présidentiel ordonnait le démantèlement des postes de contrôle illégaux, confiant la gestion exclusive des points légitimes aux seuls services de la gendarmerie et de la police nationale. Sur le terrain, l’application de ces directives se heurte à une résistance passive des unités militaires, qui maintiennent leur présence opérationnelle et leurs activités de perception financière loin de la capitale.

 

Les missions de contrôle gouvernementales, menées par le Premier ministre accompagné du ministre des Transports sur l’axe Bangui-Beloko, n’ont pas produit les effets de dissuasion attendus dans les régions intérieures du pays. Si la communication institutionnelle s’est concentrée sur la route principale reliant la Centrafrique au Cameroun, l’arrière-pays subit l’absence d’inspections régulières, laissant le champ libre à l’initiative des chefs de poste locaux.

 

La semaine dernière, un incident a mis en exergue la rigidité de cette réglementation improvisée lorsqu’un jeune conducteur de mototaxi a tenté de contester le prélèvement de son carburant après s’être déjà acquitté de la taxe de 2000 FCFA. Les militaires ont opposé un refus catégorique à sa requête, rendant la double contribution obligatoire pour franchir l’obstacle. Le transporteur a dû céder une partie de sa cargaison de carburant pour obtenir l’autorisation de poursuivre sa route.

 

Les volumes d’essence accumulés quotidiennement par ces ponctions répétées alimentent un circuit d’approvisionnement parallèle, revendu en dehors des réseaux officiels de distribution. Ce commerce illicite de carburant, combiné à la perception de numéraire, engendre des gains financiers réguliers pour les agents affectés à ce poste, au détriment direct de l’économie locale et du pouvoir d’achat des populations rurales.

 

Dans les villages et le long des pistes de la Haute-Kotto, le sentiment d’abandon grandit parmi les usagers, qui constatent l’inefficacité des décisions administratives face au pouvoir des armes. Les conducteurs doivent inclure ces pertes sèches dans le calcul de leurs tarifs de transport, ce qui provoque une hausse immédiate du prix des marchandises de première nécessité acheminées vers les centres urbains.

 

Par Moïse Banafio

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Le Pape Pope 14 au Cameroun : le message sur le dialogue que Bangui ferait bien d’écouter

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Le pape Pope 14 foule le sol camerounais pour une mission apostolique. Dans son discours prononcé en présence du président camerounais, le chef de l’Église catholique ne parle pas de théologie. Il parle de chômage, d’exclusion, de jeunesse frustrée, de violence qui couve quand les États ferment les yeux. Et surtout, il parle de dialogue. Le débat Patra du 19 avril 2026 sur Radio Ndeke Luka s’en est saisi.

 

Le message du Saint-Père est claire: là où le chômage et l’exclusion persistent, la frustration finit par engendrer la violence. Investir dans la jeunesse, ouvrir des espaces de dialogue, poser des actes de paix concrets, ce ne sont pas des vœux pieux. Ce sont des choix stratégiques pour éviter le pire.

Le Pape Pope 14 au Cameroun : le message sur le dialogue que Bangui ferait bien d’écouter
Touadera avec le Pape au Vatican. Photo la Renaissance

 

Laurent Gomina-Pampali, ancien ministre et ancien député de la nation, a relevé la coïncidence des mots. Le pape parle de transformation.

 

Faustin Archange Touadéra, dans son discours d’investiture du 30 mars, a utilisé le même terme. Mais entre prononcer un mot et incarner ce qu’il signifie, il y a une distance que ni un discours ni une investiture ne comblent seuls.

 

Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’OGDC, a conclu simplement : la paix ne se décrète pas. Le pape l’a dit depuis Yaoundé. Bangui l’entendra quand elle le voudra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : le pouvoir agite le spectre de 2013 pour discréditer la mobilisation citoyenne

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En invoquant les événements de 2013, le ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, présente les mobilisations contre la hausse des prix des hydrocarbures comme une menace pour la stabilité de la République centrafricaine. Cette référence historique intervient après l’arrestation de cinq responsables de la société civile à Bangui et à la veille d’un ultimatum exigeant leur libération.

 

Dans son communiqué du 18 octobre 2026, le gouvernement centrafricain établit un parallèle entre les mobilisations annoncées pour le 19 octobre et les stratégies qui auraient précédé la crise de 2013. Le ministère de l’Intérieur affirme que les opérations villes mortes cachent un projet de déstabilisation des institutions.

Centrafrique : le pouvoir agite le spectre de 2013 pour discréditer la mobilisation citoyenne
Photo de la conférence de presse de L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) et la plateforme I Gwé au Centre Saint Jean 23 à Bangui

 

Cette comparaison donne une dimension sécuritaire à une contestation née notamment des revendications sur les prix des carburants. Au lieu de se limiter aux conséquences économiques de cette hausse, le gouvernement met l’accent sur les risques politiques qu’il attribue aux organisateurs.

 

Le ministre accuse notamment des responsables du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) et d’autres formations politiques de participer à une stratégie visant à paralyser le fonctionnement des institutions publiques et privées.

À lire aussi : Centrafrique : Le pouvoir de Bangui a t-il tiré les leçons politiques de la journée “ville morte” ?

 

2013, un souvenir douloureux utilisé dans le discours officiel

 

À lire aussi : Martin Ziguélé : plus de 60 ans après les indépendances, dès que la lettre de félicitations de l’Élysée tombe, le problème des élections est bouclé

L’année 2013 reste associée à l’effondrement de l’ordre institutionnel, à la prise du pouvoir par la coalition Séléka et à une période de violences qui a profondément marqué la République centrafricaine. Les affrontements, les déplacements de population et l’effondrement de nombreux services ont durablement affecté le pays.

 

En rappelant cette période, le ministère cherche à inscrire la mobilisation actuelle dans une lecture des risques de déstabilisation nationale. Son communiqué affirme que les stratégies dénoncées aujourd’hui suivraient la même logique que celles utilisées avant la crise de 2013.

 

Le document ne détaille toutefois pas les similitudes concrètes entre les événement

 

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La hausse des prix des hydrocarbures suscite une vive contestation de la part de la société civile et des responsables du bloc républicain à Bangui.

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Centrafrique : Fidèle Gouandjika dénonce l’incompétence des ministres du gouvernement Moloua 3

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Le ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika accuse le Premier ministre Félix Moloua et plusieurs membres de son gouvernement d’incompétence. Dans une déclaration publiée sur Facebook, il critique leur gestion après 100 jours d’exercice et réclame des mesures immédiates pour améliorer les recettes de l’État.

 

Fidèle Gouandjika porte des accusations directes contre le gouvernement Moloua 3. Dans son intervention, il ne se limite pas à critiquer les résultats obtenus pendant les 100 premiers jours. Il met également en cause la compétence du Premier ministre et de plusieurs ministres dans la conduite des affaires publiques.

 

Centrafrique : Fidèle Gouandjika dénonce l’incompétence des ministres du gouvernement Moloua 3
Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

« L’incompétence totale, ce gouvernement, c’est l’incompétence totale », affirme-t-il. Le ministre conseiller insiste sur ses propos et précise qu’il vise aussi bien le chef du gouvernement que les membres de son équipe.

 

À lire aussi : Au Sénat français, l’ancienne ministre centrafricaine Marie-Reine Hassen dénonce la « machine de terreur économique » russe en Centrafrique

Des recettes publiques qui échappent à l’État

 

Pour Fidèle Gouandjika, le gouvernement dispose de plusieurs moyens pour augmenter les ressources publiques sans recourir systématiquement à des hausses de prix qui pèsent sur les ménages. Il cite notamment le diamant, l’or et le bois, dont l’exploitation devrait, selon lui, contribuer davantage au budget national.

À lire aussi : Le Contrat de la Honte : quand Touadéra a Livré le Marché Pétrolier centrafricain à un Monopole Sans Impôts ni Contrôle, un Scandale Documenté par le Rapport du PNUD

 

Il dénonce la contrebande dans ces secteurs et affirme qu’une partie des richesses nationales quitte le pays sans générer suffisamment de recettes pour le Trésor public. Il demande aux autorités de renforcer les contrôles et d’augmenter les taxes sur les activités liées aux ressources minières et forestières.

 

Le ministre conseiller évoque également des pratiques de corruption dans les services douaniers. Selon ses déclarations, certaines marchandises transportées par camion bénéficieraient de l’absence de contrôles en raison de leurs propriétaires présumés. Il estime que ces pratiques privent l’État de recettes qui pourraient contribuer au financement des services publics.

 

La fiscalité et les contrôles au centre de ses propositions

 

Fidèle Gouandjika propose aussi de renforcer la fiscalité foncière. Il estime que les revenus issus de la location des maisons et des immeubles pourraient rapporter davantage à l’État, notamment dans les zones où des logements sont loués à des personnels internationaux.

 

Il avance l’idée d’une taxe de 21 % sur les maisons en location et appelle les services fiscaux à mieux recenser les propriétaires concernés. Il demande également aux administrations des impôts et des douanes de renforcer leurs contrôles sur les commerçants et les activités exercées dans les marchés.

 

Selon lui, ces mesures pourraient permettre d’augmenter les recettes publiques à court terme. Il considère que les autorités disposent déjà des outils administratifs nécessaires et qu’elles doivent les utiliser plus efficacement.

 

Ces critiques interviennent alors que la hausse des prix du carburant suscite des préoccupations parmi les consommateurs. Fidèle Gouandjika estime que le gouvernement Moloua 3 doit améliorer la collecte des recettes publiques et lutter contre la corruption pour réduire la pression économique sur les populations.

Fidèle Gouandjika critique ouvertement la gestion de l’équipe exécutive et réclame un renforcement des contrôles douaniers ainsi que de la fiscalité foncière pour accroître les recettes publiques.

 

À travers cette déclaration, le ministre conseiller à la présidence met directement en cause la gestion du gouvernement et réclame des résultats rapides dans les secteurs des finances publiques, des douanes et de la fiscalité.

 

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« La Septième République n’est pas là, c’est simplement une illusion » : le Pasteur Charles Talingano rejette la nouvelle illusion politique de Touadéra

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Le pasteur Charles Talingano rejette le projet de Septième République porté par le président Faustin-Archange Touadéra, qu’il qualifie d’« illusion » pour la Centrafrique.

 

Dans sa déclaration, le pasteur répète à plusieurs reprises que la Septième République n’existe pas encore. Il conteste ainsi la portée du changement institutionnel annoncé par le pouvoir centrafricain.

 

« La Septième République n’est pas là, c’est simplement une illusion » : le Pasteur Nicolas Talingano rejette la nouvelle illusion politique de Touadéra
Le Président Touadéra lors de sa prestation de serment à Bangui

 

« La Septième République n’est pas là », répète Charles Talingano à plusieurs reprises au cours de son intervention.

 

Le pasteur va plus loin dans son appréciation du projet. Pour lui, cette nouvelle République ne constitue pas la transformation annoncée du pays.

 

« C’est simplement une illusion », affirme-t-il.

 

Charles Talingano décrit également la Septième République comme une source de déception pour le pays. Il emploie des termes particulièrement sévères pour dénoncer ce qu’il considère comme un échec politique.

 

« Quelle rêverie, quelle rêverie sur le pays, quelle opprobre sur le pays, quelle honte sur le pays, quelle médiocrité sur le pays », déclare-t-il.

 

Son intervention ne s’arrête pas à la réforme institutionnelle. Il relie son rejet de la Septième République à son constat général sur la situation de la Centrafrique. Il affirme lire dans le pays un « système douloureux », un « système de souffrance » et un « esprit de mort » qui toucherait la population.

 

Le pasteur évoque également la misère et les difficultés auxquelles les Centrafricains seraient confrontés. Il appelle à rompre avec ce qu’il décrit comme un système de souffrance et de servitude.

 

« De ce jour, brisons la misère, brisons la tyrannie et la servitude », lance-t-il.

 

Pour Charles Talingano, le changement institutionnel ne peut donc pas être réduit à une nouvelle appellation ou à une nouvelle organisation politique. Il réclame une transformation plus profonde de la vie du pays et de ses conditions sociales.

 

Il invoque notamment l’exemple biblique de Moïse, présenté comme celui qui avait vu la souffrance et l’oppression du peuple avant d’agir pour sa délivrance.

 

Le projet politique du président Faustin-Archange Touadéra fait face à de vives critiques concernant sa gouvernance et la réalité des réformes institutionnelles.

La Septième République reste ainsi, dans son discours, associée à une critique globale de la gouvernance du pays. Le pasteur considère que le changement annoncé ne répond pas aux difficultés qu’il décrit et affirme que la Centrafrique doit se libérer de la misère et de la servitude. Actions disponibles

 

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Même en 66 ans de colonisation française, la RCA n’a jamais été autant exploitée comme actuellement : la charge de l’ancienne ministre Marie-Reine Hassen contre Wagner et le pouvoir de Bangui.

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L’ancienne ministre dénonce une véritable razzia qui se déroule au vu et au su du peuple centrafricain, avec la complicité de ses dirigeants

 

Devant les parlementaires, diplomates et observateurs réunis au Sénat français à l’occasion d’une conférence-dîner de haut niveau, Mme Marie-Reine Hassen, ancienne ministre de la République centrafricaine, a prononcé une comparaison historique d’une rare violence symbolique. Elle a affirmé que, en 66 ans de colonisation française, la RCA n’avait jamais été autant exploitée qu’aujourd’hui sous l’influence russe et ses mercenaires de Wagner. Ce volet de son intervention, exclusivement consacré à cette mise en perspective historique et à la notion de razzia, constitue l’un des passages les plus saisissants de sa prise de parole.

 

Même en 66 ans de colonisation française, la RCA n'a jamais été autant exploitée  comme actuellement  : la charge de l’ancienne ministre Marie-Reine Hassen contre Wagner et le pouvoir de Bangui.
Marie Reinne Hassen dans larticle

 

Mme Hassen a introduit cette comparaison après avoir décrit l’ensemble des mécanismes de prédation économique et de capture de l’État. Elle a alors déclaré : « En 66 ans de colonisation française, la RCA n’a jamais été autant exploitée, je dis bien jamais, et cela peut paraître paradoxal, choquant même, pour ceux qui gardent en mémoire les pages sombres de la colonisation, mais c’est la réalité que nous vivons aujourd’hui, une réalité que nous mesurons chaque jour dans nos villages pillés, dans nos forêts rasées, dans nos mines confisquées, dans nos populations affamées et terrorisées, et cette réalité, elle est d’autant plus douloureuse qu’elle se produit non pas sous la férule d’une puissance coloniale assumée, mais sous le couvert d’une coopération présentée comme fraternelle et désintéressée. »

 

À lire aussi : Hausse du prix du carburant : Quentin NGOUANDO et Elysée NGUEMALE alertent sur le risque de chômage technique dans les entreprises

L’ancienne ministre a ensuite employé un terme qu’elle a délibérément choisi pour sa charge historique et émotionnelle : « Avec la Russie et ses mercenaires de Wagner, c’est aujourd’hui une véritable razzia qui se déroule au vu et au su du peuple centrafricain, avec la totale complicité de ses dirigeants, une razzia au sens le plus ancien et le plus brutal du terme, c’est-à-dire une expédition de pillage, une opération de capture et de spoliation, menée sans aucune retenue, sans aucun scrupule, sans aucune considération pour les populations qui en sont les victimes, et cela se passe sous nos yeux, dans nos propres villes, dans nos propres campagnes, sans que rien ni personne ne semble en mesure de l’arrêter. »

 

À lire aussi : Centrafrique : les en-dessous de l’accord de pacotille signé un dimanche entre le gouvernement et des syndicats aux ordres

Mme Hassen a insisté sur le caractère ouvert et assumé de cette spoliation. « Ce n’est pas une exploitation honteuse, dissimulée, qui se cacherait derrière des sociétés-écrans ou des montages financiers complexes, même si ces montages existent aussi, c’est une exploitation qui s’affiche, qui se revendique presque, qui s’installe dans la durée avec la bénédiction des autorités centrafricaines elles-mêmes, et c’est en cela que la situation est inédite, parce que, sous la colonisation, il y avait au moins une distance, une altérité, une conscience de l’extériorité de la domination, alors qu’aujourd’hui, ce sont nos propres dirigeants qui organisent, qui facilitent, qui légitiment cette spoliation, et qui en tirent profit. »

 

À lire aussi : Centrafrique : la ville morte suivie à 80 % à Bangui malgré les tentatives du gouvernement

Elle a également souligné que cette exploitation touchait désormais des secteurs qui avaient été relativement épargnés par le passé. « Sous la colonisation, l’exploitation se concentrait sur certaines ressources, l’or, le diamant, le bois, mais aujourd’hui, c’est l’ensemble de l’économie qui est concernée, du carburant à l’élevage, de la commercialisation de boissons à la contrebande, jusqu’aux chenilles et aux feuilles comestibles de nos forêts, jusqu’au tramadol qui abrutit notre jeunesse, tout est prétexte à spoliation, tout est objet de convoitise, tout est accaparé, et c’est cette totalité qui fait la différence avec les périodes antérieures, cette totalité qui fait que l’on ne peut plus parler d’exploitation sectorielle, mais bien d’une mise en coupe réglée de l’ensemble du pays. »

 

L’ancienne ministre a conclu ce volet de son intervention en rappelant que cette situation n’était pas seulement une tragédie économique, mais aussi une tragédie morale et politique. « Ce n’est pas seulement notre économie qui est saignée à blanc, c’est notre dignité qui est piétinée, c’est notre souveraineté qui est bafouée, c’est notre avenir qui est hypothéqué, et cela, aucun peuple ne devrait avoir à le supporter, aucun peuple ne devrait avoir à voir ses richesses pillées, ses enfants affamés, ses villages brûlés, et ses dirigeants complices, et c’est pourquoi je dis que ce qui se passe en Centrafrique n’est pas seulement une affaire centrafricaine, c’est une question qui interpelle l’Afrique tout entière et la communauté internationale dans son ensemble. »

 

L’allocution de Mme Marie-Reine Hassen a été suivie d’applaudissements nourris dans la salle du Sénat français, où résonnait encore l’écho d’un témoignage qui, au-delà des clivages, pose une question universelle : celle de la responsabilité des dirigeants africains face à la spoliation de leurs propres pays et de la complicité de ceux qui, par action ou par omission, permettent qu’elle se poursuive.

 

 

Marie-Reine Hassen souligne que l’exploitation économique actuelle dépasse en intensité les décennies de colonisation, pointant la responsabilité directe du pouvoir de Bangui dans cette mise en coupe réglée.

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Centrafrique–Tchad : après l’attaque de Wagner qui a blessé 16 militaires tchadiens à Tissi, Jules Njawé détourne la polémique vers un prétendu complot franco-tchadien contre Bangui

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Neuf jours après les affrontements du 10 octobre 2026 dans le secteur de Nabagaye-Tissi, le conseiller camerounais de Faustin-Archange Touadéra, Jules Njawé, accuse le Tchad et la France de préparer une attaque contre la Centrafrique. Une intervention qui déplace le débat sur les circonstances des tirs ayant blessé des militaires tchadiens.

 

Le 19 octobre 2026, dans une émission animée par Alain Foka, Jules Njawé a présenté le Tchad comme un pays engagé dans la préparation d’une offensive militaire contre la République centrafricaine. Le conseiller du président Faustin-Archange Touadéra a évoqué 103 pick-up lourdement armés, des combattants soudanais et deux avions de chasse français.

 

Centrafrique–Tchad : après l’attaque de Wagner qui a blessé 16 militaires tchadiens à Tissi, Jules Njawé détourne la polémique vers un prétendu complot franco-tchadien contre Bangui
le camerounais Jules Njawé. conseiller du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera

 

Ces accusations interviennent après une opération militaire conduite le 10 octobre dans la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique. Selon les informations publiées par Corbeau News Centrafrique (CNC), des mercenaires russes du groupe Wagner et leurs supplétifs ont attaqué des positions du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) dans le secteur de Nabagaye-Tissi.

 

Au cours de cette opération, des militaires tchadiens ont été blessés sur leur propre territoire, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC. Le bilan initial de quatorze blessés a ensuite été porté à seize dans les informations complémentaires publiées le 13 octobre.

À lire aussi : Centrafrique : l’AJDC redoute une vague d’arrestations contre les leaders de l’opposition après les accusations de coup d’État du ministre de l’Intérieur

 

Le gouvernement tchadien a protesté auprès de Bangui. Son ministre des Affaires étrangères, Ahmat Kogri, a convoqué l’ambassadeur centrafricain pour demander des explications.

À lire aussi : Centrafrique : L’indéboulonnable empire de Pavel Prigojine face à la tutelle de Moscou

 

C’est cette protestation diplomatique que Jules Njawé a vivement contestée, en présentant désormais N’Djamena comme le principal responsable des menaces contre la sécurité centrafricaine.

 

L’opération du 10 octobre partie de Birao

 

Dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 octobre 2026, une opération militaire a été lancée depuis Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, une cinquantaine de mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de supplétifs et de combattants rebelles tchadiens, ont pris la direction de Boromata avant de progresser vers Nabagaye.

 

Leur objectif était d’attaquer les positions du FPRC, mouvement armé dirigé par Noureddine Adam.

 

Les affrontements ont impliqué des combattants au sol et des moyens aériens. Des bombardements ont été signalés dans le secteur frontalier, provoquant des pertes humaines et des déplacements de populations.

 

Les combattants du FPRC ont opposé une résistance à cette offensive. Selon les informations du CNC, ils auraient notamment détruit un drone engagé dans l’opération.

 

Mais les combats ont également eu des conséquences au-delà de la frontière centrafricaine.

 

Dans le secteur tchadien de Tissi, des militaires ont été alertés par les détonations. Certains se sont avancés à bord d’un pick-up pour observer la situation.

 

D’après l’enquête du CNC, un hélicoptère utilisé par les mercenaires russes du groupe Wagner a alors ouvert le feu sur ces militaires, qui se trouvaient du côté tchadien.

 

Les informations complémentaires recueillies après les affrontements font état de seize militaires tchadiens blessés.

 

Le gouvernement tchadien situe l’incident dans le secteur d’Abnabak, également appelé Amnabaka, près de Tissi.

 

La localisation des tirs constitue l’un des principaux points de désaccord entre les autorités des deux pays.

 

N’Djamena demande des explications, Bangui défend son opération

 

Le dimanche 11 octobre, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Kogri, a convoqué l’ambassadeur centrafricain à N’Djamena.

 

Le gouvernement tchadien dénonçait une violation de son territoire et les blessures infligées à plusieurs de ses militaires.

 

La convocation avait pour objectif d’obtenir des explications sur les circonstances de l’opération, l’identité des forces impliquées et les responsabilités dans les tirs.

 

Le conseiller Jules Njawé a accusé le Tchad et la France d’agression après l’offensive menée par les mercenaires de Wagner à Nabagaye-Tissi qui a blessé des militaires tchadiens.

Du côté centrafricain, le ministère de la Défense a présenté les affrontements comme une opération préventive destinée à empêcher une attaque de groupes armés contre la République centrafricaine.

 

Les deux gouvernements ne donnent donc pas la même version des événements.

 

Pour N’Djamena, l’incident concerne des tirs ayant touché ses militaires sur son territoire.

 

Pour Bangui, les opérations militaires visaient des positions rebelles dans une zone relevant de sa souveraineté.

 

Une correspondance diplomatique datée du 11 octobre, évoquée dans les informations publiées par le CNC, recommandait une mission conjointe pour clarifier les faits.

 

Cette proposition permettrait notamment de vérifier les lieux des tirs et de recueillir les témoignages des militaires présents pendant l’opération.

 

Or, neuf jours après les affrontements, le débat public a pris une autre direction avec l’intervention de Jules Njawé. 

 

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Vincere è solo metà dell’esperienza: l’altra metà consiste nel ricevere il denaro in modo rapido e sicuro. Per molti giocatori la fase del prelievo genera più dubbi di quella del deposito, soprattutto riguardo alla verifica dell’identità, alle tempistiche e agli importi massimi. Questa guida spiega passo dopo passo come ritirare le vincite su Winnita Casino e quali aspetti controllare prima di inviare una richiesta.

Come funziona il processo di prelievo su Winnita Casino

Il prelievo segue una logica comune alla maggior parte dei casinò online: si richiede l’importo, il casinò esamina la transazione e infine il pagamento viene inviato al metodo scelto. Il tempo totale dipende sia dal controllo interno sia dal circuito di pagamento. Di norma i casinò chiedono di ritirare le somme sullo stesso strumento usato per versarle, in linea con le normative antiriciclaggio. Prima di avviare la procedura conviene quindi verificare che il proprio account sia completo e aggiornato.

Verifica dell’identità: il primo passo obbligatorio

La procedura KYC (conosci il tuo cliente) è richiesta prima del primo prelievo o al superamento di determinate soglie. In genere servono un documento d’identità valido, una prova di residenza recente, come una bolletta o un estratto conto, e talvolta la prova di titolarità del metodo di pagamento. Caricare i documenti subito dopo la registrazione evita blocchi proprio nel momento in cui si vuole incassare. Le immagini devono essere nitide, a colori e con tutti i dati leggibili.

Richiedere il prelievo dalla cassa in pochi passaggi

Una volta approvato l’account, la richiesta richiede pochi minuti:

  1. Accedere al proprio profilo e aprire la sezione “Cassa” o “Prelievo”.
  2. Selezionare il metodo di pagamento, preferibilmente lo stesso usato per il deposito.
  3. Inserire l’importo, rispettando i limiti minimi e massimi indicati.
  4. Confermare la richiesta e controllare lo stato della transazione nella cronologia.

Metodi di pagamento disponibili e tempi di elaborazione

La scelta del metodo incide in modo diretto sulla velocità con cui il denaro arriva sul conto. Il tempo complessivo si compone della revisione interna del casinò, che può durare da alcune ore a qualche giorno lavorativo, e dei tempi tecnici del fornitore di pagamento. I portafogli elettronici e le criptovalute risultano solitamente le opzioni più rapide. L’elenco aggiornato dei metodi attivi per l’Italia è sempre consultabile nella cassa della piattaforma.

Le tempistiche indicative, calcolate dopo l’approvazione del prelievo, sono riportate qui sotto.

Metodo di pagamentoTempi indicativi di accreditoNote utili
Portafogli elettronici (Skrill, Neteller)Da poche ore a 24 oreTra le opzioni più veloci
CriptovaluteDa pochi minuti a qualche oraDipende dalla congestione della rete
Carte Visa e MastercardDa 1 a 5 giorni lavorativiAlcune banche non accettano accrediti di vincite
Bonifico bancarioDa 3 a 7 giorni lavorativiPossibili commissioni della banca

Limiti di prelievo e fattori che possono causare ritardi

Ogni casinò stabilisce un importo minimo per singola transazione e tetti massimi giornalieri, settimanali o mensili. Le soglie esatte variano in base al metodo di pagamento e allo stato dell’account, quindi è bene leggerle nella cassa o nei termini e nelle condizioni prima di richiedere somme elevate. Le vincite molto consistenti possono essere pagate in più tranche. Anche i bonus incidono sulla disponibilità del saldo, poiché il denaro legato a una promozione resta bloccato finché i requisiti di puntata non sono soddisfatti.

I fattori che più spesso rallentano una richiesta sono:

  • Documenti KYC mancanti, scaduti o poco leggibili.
  • Requisiti di scommessa del bonus non ancora completati.
  • Metodo di prelievo diverso da quello usato per il deposito.
  • Richieste inviate nel fine settimana o nei giorni festivi.
  • Dati anagrafici non coincidenti con quelli del titolare del conto.

Prelievi da mobile e consigli per i giocatori italiani

Attraverso la Winnita App è possibile accedere alla cassa, caricare i documenti per la verifica e seguire lo stato dei prelievi senza usare il computer. Le funzioni di pagamento sono le stesse della versione desktop, quindi limiti e tempistiche non cambiano. L’accesso mobile aiuta soprattutto a reagire subito a eventuali richieste di documenti aggiuntivi.

Per i giocatori residenti in Italia è importante controllare la licenza dell’operatore prima di registrarsi e informarsi sulle implicazioni fiscali delle vincite, dato che il trattamento cambia a seconda che il casinò sia autorizzato in Italia o all’estero. In caso di dubbi, un commercialista può chiarire gli eventuali obblighi dichiarativi.

Incassare le vincite in modo sereno e responsabile

Un prelievo senza intoppi parte da una buona preparazione: account verificato, metodo di pagamento coerente con il deposito e conoscenza delle soglie previste. Leggere con attenzione le condizioni dei bonus evita sorprese al momento dell’incasso. Fissare un budget e ritirare regolarmente le vincite aiuta inoltre a mantenere il gioco un’attività di puro intrattenimento.

Ogni prelievo andato a buon fine conferma l’importanza di conoscere in anticipo regole, tempistiche e documenti richiesti dal casinò.

Vers un bain de sang, la tension entre Bangui et Kigali : Jules Njawé, un conseiller de Touadéra, révèle un plan d’assassinat de ce dernier

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​C’est ce qui ressort de la énième sortie tonitruante du conseiller camerounais de Faustin-Archange Touadéra, Jules Njawé, sur le plateau de la chaîne Freedom Africa TV.

 

​Les vives tensions entre Bangui et Kigali, d’abord révélées par Corbeau News Centrafrique, ont été confirmées par nos confrères du journal Africa Intelligence qui ont enfoncé le clou le 15 octobre avec une enquête au titre explicite : « Centrafrique, Rwanda : Touadéra coincé entre ses alliances sécuritaires avec Kigali et Kinshasa ». Une confirmation de trop pour le palais de la Renaissance qui se voit obligé d’envoyer son homme balancer les dessous de l’affaire, selon un membre du gouvernement contacté par la Rédaction.

Vers un bain de sang, la tension entre Bangui et Kigali : Jules Njawé, un conseiller de Touadéra, révèle un plan d'assassinat de ce dernier

 

​« Paris orchestrerait une campagne médiatique via Africa Intelligence pour préparer l’opinion à l’assassinat de Faustin-Archange Touadéra par un commando, tout en faisant porter le chapeau au Rwanda ! », a-t-il martelé sur le plateau.

 

​Une sortie surréaliste qui paralyse le gouvernement

 

À lire aussi : Ferdinand Mbokoto Madji : « Ni les armes, ni les menaces, ni les richesses naturelles ne remplaceront jamais la conscience d’un peuple et la bonne gouvernance »

​C’est la sortie la plus surréaliste et la plus alarmante qui secoue et fait grincer les dents des membres du gouvernement Moloua, désormais réduits au silence et ne sachant plus quoi dire.

 

À lire aussi : Centrafrique : L’indéboulonnable empire de Pavel Prigojine face à la tutelle de Moscou

​Jules Njawé est monté au créneau avec des accusations d’une violence inouïe. Affirmant s’appuyer sur des « analyses » et la voix de ses « ancêtres », le communicant du palais a décrit par le menu un plan d’assassinat visant directement son patron, Faustin-Archange Touadéra.

 

​Dans sa diatribe télévisée, Jules Njawé n’a pas seulement agité la menace : il a détaillé la machination jusqu’à l’assassinat de Touadera qu’il attribue à bas bruit à des commandos déjà infiltrés et à des puissances étrangères :

 

​« L’assassinat du président Touadéra est planifié par Paris (…) et l’on va vouloir, une fois que ça a réussi, faire porter le chapeau de ce crime au Rwanda ! Nous l’avons compris parce que nous avons de l’intelligence et nos ancêtres qui nous guident… Le moment venu, lorsque le commando tapi à Bangui va agir pendant que les frontières, Cameroun, Tchad, Soudan, seront en proie aux affrontements entre les forces rebelles et les forces loyalistes, ce commando va attenter à la vie du président Touadéra. Et le verbatim qui sera donné à l’opinion sera celui que le magazine français est en train de préparer : dire que les tensions persistantes entre le président Kagame et le président Touadéra ont conduit les forces rwandaises qui sont dans le système de sécurité de Touadéra à l’abattre ! C’est ça qui est en préparation. »

 

​La surenchère mortifère d’un habitué de la provocation

 

​Ce n’est pas la première fois que Jules Njawé accuse la France de chercher à déstabiliser le régime de Touadéra. Il s’agit aujourd’hui d’une énième récidive avec une surenchère mortifère, exposant publiquement un scénario d’élimination physique d’un chef d’État en exercice.

 

​Pour un avocat au barreau centrafricain joint par la Rédaction, en s’exprimant en tant que ministre conseiller officiel de la présidence, la parole de Jules Njawé engage directement le sommet de l’État centrafricain.

 

​Une triple action institutionnelle s’impose d’urgence

 

​Face à la gravité de telles accusations, une triple réaction s’impose d’urgence :

 

– ​Le gouvernement centrafricain pour l’ouverture d’une enquête judiciaire : Puisqu’il affirme détenir des éléments précis sur un commando en mission commandée pour tuer Touadéra, le procureur de la République a l’obligation légale de se saisir immédiatement du dossier. S’il ment, il doit répondre de propagation de fausses nouvelles et de trouble à l’ordre public. S’il dit vrai, la sécurité nationale est gravement en peril.

 

– ​Le gouvernement rwandais pour l’exigence des noms des commandos : En pointant du doigt des soldats rwandais intégrés dans le dispositif de sécurité de Touadéra comme de futurs exécutants d’un assassinat, Njawé jette un discrédit total sur Kigali. Le Rwanda est pleinement en droit d’exiger de Bangui des explications officielles et la transmission immédiate des noms de ces prétendus commandos.

Le conseiller présidentiel Jules Njawé accuse ouvertement la France de machination criminelle à Bangui visant directement le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra, tout en impliquant le dispositif de sécurité rwandais.

 

– ​Le Quai d’Orsay et l’Ambassade de France pour une demande d’explications formelles : En accusant ouvertement cette fois la France de machination criminelle, le régime utilise son conseiller pour jeter de l’huile sur le feu sans fondement et sans preuve. L’ambassade de France à Bangui doit exiger des explications claires et écrites de la présidence : s’agit-il de la position officielle de l’État centrafricain ?

 

​Affaire à suivre.

 

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La défense malouine face à trois tests de régularité

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Des supporters encouragent leur équipe depuis les tribunes du stade

 

 

Saint-Malo arrive à un moment charnière. Après six journées, l’équipe affiche trois victoires, deux nuls et une seule défaite, avec huit buts marqués pour trois encaissés. Ce socle défensif rend les prochains rendez-vous intéressants à lire. Le bilan de Saint-Malo s’évalue d’abord à travers ses résultats et sa solidité défensive, dans un suivi sportif qui peut aussi réunir calendriers, classements et paris FIFA en ligne parmi différentes disciplines. Les rencontres contre Châteaubriant le 31 octobre, Angoulême le 7 novembre et Les Herbiers le 21 novembre permettront surtout de mesurer la régularité de Saint-Malo.

Trois matches, trois questions différentes

Le calendrier ne pose pas le même problème trois fois.

DateAdversaireCe que Saint-Malo doit montrer
31 octobreChâteaubriantImposer son rythme à domicile
7 novembreAngoulêmeRésister loin de Marville
21 novembreLes HerbiersGérer un duel plus équilibré

Cette variété compte. Une série solide ne se construit pas seulement en battant les équipes que l’on domine. Elle se construit aussi en gardant le même niveau de concentration quand le scénario change.

Dans les analyses de paris sportifs, le résultat à trois issues distingue la victoire, le nul et la défaite, tandis que la double chance regroupe deux de ces possibilités. Les deux catégories reposent donc sur les mêmes résultats, mais ne décrivent pas le même scénario. Cette distinction est pertinente pour Saint-Malo, qui a déjà enregistré deux matches nuls.

Marville donne déjà un avantage concret

À domicile, Saint-Malo n’a pas encore perdu sur ses quatre premières sorties: deux victoires et deux nuls. L’équipe y a encaissé seulement deux buts.

Ce chiffre explique pourquoi Châteaubriant peut devenir un vrai point d’appui. Saint-Malo n’a pas besoin de forcer le match dès les premières minutes. Le contrôle peut venir d’une défense stable, puis d’une montée progressive du volume offensif.

Dans les analyses de paris sportifs, le bilan de Saint-Malo à Marville fournit des indications sur les résultats, les matches sans but encaissé et les totaux de buts. Ces observations restent liées au nombre de rencontres disputées et au profil des adversaires.

L’extérieur raconte une autre histoire

Le 4-0 obtenu au Poiré-sur-Vie a montré que Saint-Malo pouvait voyager avec ambition. La défaite 1-0 à Granville a rappelé l’autre côté du tableau: loin de chez lui, un match serré peut basculer sur peu de choses.

Angoulême arrive donc au bon moment pour mesurer la progression.

Ce déplacement peut révéler si l’équipe sait produire des occasions sans ouvrir trop d’espace derrière elle. Les premières trente minutes seront particulièrement utiles. Dans les analyses de paris sportifs, les résultats obtenus à l’extérieur forment un ensemble distinct des matches à Marville. Les écarts de score face au Poiré-sur-Vie et à Granville permettent de comparer deux scénarios avant Angoulême, notamment pour les marchés de résultat et de total de buts.

Les buts ne viennent pas encore de la même manière

Huit buts en six journées constituent un rendement correct, mais leur répartition compte. Quatre sont arrivés dans le seul déplacement au Poiré-sur-Vie.

Cela ne rend pas le bilan moins bon. Cela montre simplement que la prochaine étape consiste à rendre la création plus régulière.

Pour lire cette évolution, il vaut mieux suivre quelques indicateurs précis:

  • tirs cadrés avant la pause;
  • occasions créées après récupération haute;
  • nombre de joueurs différents impliqués sur les buts;
  • buts marqués lorsque le score est encore nul;
  • efficacité sur coups de pied arrêtés.

Ces données diront si Saint-Malo élargit réellement ses façons de marquer.

Les paris sur les buts par période distinguent les premières mi-temps des fins de rencontre. Pour Saint-Malo, cette répartition éclaire la différence entre un match à quatre buts et plusieurs scores serrés, ainsi que la manière dont les totaux peuvent être interprétés.

Les absences peuvent modifier les attentes

Un changement de gardien, un attaquant absent ou une série de matches sans but encaissé peut rapidement modifier les attentes autour d’un match.

Les marchés de buts et de résultat peuvent intégrer ces changements de composition de manière différente. Une modification en défense concerne surtout les possibilités de préserver un score, tandis qu’un changement en attaque touche la répartition des occasions. Ces éléments décrivent deux dimensions distinctes de l’évaluation d’un match.

Les écarts d’effectif et de forme interviennent aussi dans la lecture des cotes de hockey sur glace, aux côtés de paramètres propres à cette discipline. À Saint-Malo, ces informations seront surtout utiles pour situer les attentes avant la réception des Herbiers.

Face aux Herbiers, l’historique récent ajoute déjà un détail utile. Saint-Malo s’est imposé 1-0 lors de leur dernière confrontation, le 27 février 2026.

Le 21 peut devenir le vrai révélateur

Si Saint-Malo négocie correctement les deux matches précédents, Les Herbiers arriveront avec une autre pression autour de la rencontre.

Ce sera moins une question de démarrage qu’une question de confirmation.

Une défense qui reste stable, un rendement offensif mieux réparti et une nouvelle bonne prestation à domicile donneraient une lecture beaucoup plus claire du niveau réel de l’équipe.

La série se jouera dans la répétition

Saint-Malo possède déjà une qualité utile: il concède peu.

La suite consiste à rendre l’attaque moins dépendante d’un gros score isolé et à garder la même maîtrise à domicile comme à l’extérieur. Si ces éléments se rejoignent sur les trois rendez-vous, la dynamique changera de nature.

Elle ne sera plus simplement encourageante.

Elle commencera à ressembler à une identité.

 

Diomandé débloque enfin son compteur au Real

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Footballeur du Real Madrid en maillot blanc sur le terrain

 

Yan Diomandé a attendu sa troisième titularisation en Liga pour ouvrir son compteur avec le Real Madrid. Le 10 octobre 2026, l’ailier a inscrit l’unique but du succès 1-0 contre Villarreal au Santiago-Bernabéu, lors de la 8e journée. Servi par Federico Valverde, il a marqué à la 62e minute, avant que le VAR ne confirme une action d’abord signalée hors jeu. Le stade comptait 75 242 spectateurs.

Résultats, résumés vidéo et autres contenus de divertissement sont aujourd’hui consultés depuis les mêmes appareils, où les machines à sous 1xBet côtoient aussi les rubriques sportives. Ce soir-là au Bernabéu, c’est pourtant le premier but de Diomandé qui a retenu l’attention.

Un transfert à 125 millions sous forte attente

Le Real Madrid a officialisé l’arrivée de Diomandé en provenance du RB Leipzig le 6 août 2026. Son contrat court sur sept saisons, jusqu’au 30 juin 2033. Le club n’a pas communiqué publiquement le prix, mais plusieurs sources ont évoqué 125 millions d’euros fixes, auxquels pourraient s’ajouter jusqu’à 15 millions de bonus, soit une opération pouvant atteindre 140 millions d’euros.

Une telle somme a placé immédiatement l’international ivoirien parmi les recrues les plus observées du marché. Sa seule saison à Leipzig avait fourni des arguments : 13 buts et 10 passes décisives en 36 rencontres toutes compétitions confondues. Il avait également été désigné Rookie of the Season en Bundesliga.

José Mourinho ne l’a pourtant pas installé immédiatement dans son onze. Début septembre, Diomandé n’avait encore commencé aucun match de championnat. Sa première titularisation est arrivée face au Rayo Vallecano, puis il a enchaîné contre Elche. Villarreal représentait donc seulement sa troisième titularisation en Liga.

Cette fois, Mourinho l’a préféré à Vinícius Júnior au coup d’envoi.

Valverde trouve Diomandé à la 62e minute

Le Real ne réussit pas à prendre le dessus en première période. Kylian Mbappé touche notamment le poteau dès la 7e minute, mais les deux équipes rentrent aux vestiaires à 0-0.

Vinícius entre à la 52e minute à la place de Trent Alexander-Arnold. Dix minutes plus tard, le match bascule.

Federico Valverde, de retour après une entorse de grade 3 à la cheville gauche diagnostiquée le 22 septembre, trouve Diomandé dans la profondeur. L’ailier contrôle, se retourne et croise du pied droit vers le petit filet opposé de Péter Gulácsi.

Le drapeau se lève dans un premier temps. Après vérification vidéo, le but est finalement accordé, l’action ayant débuté à la 62e minute.

Diomandé a expliqué après la rencontre :

« J’attendais ce premier but depuis longtemps. Je suis content, à la fois pour moi et pour l’équipe. »

Il a également résumé son choix au moment de frapper : contrôler, pivoter puis tirer lui semblait être la solution la plus directe dans cette position.

Le Real conserve son avantage à dix

La dernière partie de la rencontre complique la tâche madrilène. Après l’expulsion de Vinícius en seconde période, le Real doit terminer le match en infériorité numérique.

Villarreal dispose alors de davantage d’espace pour chercher l’égalisation, mais ne parvient pas à modifier le score. La défense madrilène conserve son avantage et Diomandé reste l’unique buteur de la soirée.

Le succès porte le Real à 18 points après huit journées. Au soir du match, l’équipe de Mourinho occupe la troisième place du classement.

Des chiffres simples pour une soirée décisive

Diomandé n’a pas uniquement marqué. Ses statistiques individuelles montrent pourquoi sa prestation a davantage retenu l’attention que ses premières apparitions.

Il termine notamment la rencontre avec :

  • 1 but, son premier avec le Real Madrid ;
  • 3 passes clés ;
  • une sortie à la 86e minute, remplacé par Denzel Dumfries ;
  • une troisième titularisation en championnat.

Ces données sont désormais consultées sur des supports où l’actualité sportive partage l’espace avec d’autres formes de divertissement numérique, tandis que Apple of Fortune appartient à cette seconde catégorie de contenus. Les chiffres du match permettent, eux, de mesurer plus directement l’impact de Diomandé sur le résultat.

Ce rendement tranche avec son utilisation prudente au début de la saison. Mourinho avait expliqué en septembre que Diomandé ne manquait pas de qualités, mais qu’il évoluait dans un effectif où plusieurs joueurs se disputaient les mêmes places.

Le match contre Villarreal ne règle pas cette concurrence. Il donne en revanche au joueur un premier argument chiffré difficile à ignorer : son but a directement produit trois points.

Une place à gagner dans l’attaque madrilène

Le premier but ne signifie pas que Diomandé devient automatiquement titulaire. La concurrence reste importante avec Vinícius, Brahim Díaz, Arda Güler et les autres options offensives de Mourinho.

Son profil offre toutefois quelque chose de différent. Il peut jouer sur les deux côtés, attaquer l’espace, provoquer en un contre un et changer de couloir au cours d’un match. Contre Villarreal, il commence à gauche avant d’évoluer davantage sur la droite après l’entrée de Vinícius.

Son début de saison avait surtout été une période d’adaptation. Le 1-0 du 10 octobre fournit désormais une référence plus concrète : après un transfert pouvant atteindre 140 millions d’euros, Diomandé a marqué lors de sa troisième titularisation en Liga et offert au Real une victoire qui semblait longtemps pouvoir lui échapper.

Il reste encore beaucoup à construire pour répondre aux attentes créées par son transfert. Mais son premier but à Madrid ne s’est pas perdu dans un large succès : il a été le seul de la rencontre. C’est ce qui donne au rendez-vous contre Villarreal une place particulière dans son début de parcours au Bernabéu.

 

 

Centrafrique : maître Nicolas Tiangaye s’inquiète du sort des cinq activistes arrêtés et réclame des garanties sur leurs conditions de détention

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Maître Nicolas Tiangaye, avocat des cinq leaders de la société civile arrêtés après l’appel à la ville morte contre la hausse des prix des hydrocarbures, affirme ignorer si ses clients ont reçu des soins médicaux ou pu rencontrer leurs familles. Il réclame des éclaircissements sur leurs conditions de détention et demande aux autorités de respecter leurs droits.

 

L’avocat sans nouvelles précises sur les conditions de détention

 

Les démarches entreprises par les avocats pour rencontrer les cinq responsables de la société civile n’ont pas abouti. Selon maître Nicolas Tiangaye, les défenseurs se sont rendus à la Compagnie nationale de sécurité, où quatre activistes étaient détenus, puis au commissariat central de Bangui, où se trouvait le cinquième.

 

Centrafrique : maître Nicolas Tiangaye s’inquiète du sort des cinq activistes arrêtés et réclame des garanties sur leurs conditions de détention
Deux leaders du bloc republicain pour la defense de la constitution BRDC Me Nicolas Tiangaye et Crep

 

Dans les deux établissements, les avocats affirment s’être heurtés à un refus d’accès à leurs clients. Maître Nicolas Tiangaye explique que les policiers ont consulté leur hiérarchie avant de leur opposer cette interdiction.

 

À lire aussi : Centrafrique : la société civile lance un ultimatum jusqu’au 19 octobre pour la libération de cinq leaders arrêtés

Cette situation empêche les défenseurs de s’entretenir directement avec les personnes arrêtées et de recueillir leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés.

 

À lire aussi : PROPAGANDE ET COUPS DE BALAI de Kwa ti Kodro : LE MCU FAIT SA FANFARE PENDANT QUE LE GRAND-BANGUI CROULE SOUS L’INSALUBRITÉ

L’avocat affirme également ne pas savoir si les détenus ont bénéficié d’une assistance médicale ou reçu la visite de leurs proches.

 

« Nous ne savons pas si ces personnes ont pu bénéficier de l’assistance des médecins ou bien de la visite de leur famille », déclare-t-il.

 

Cette déclaration ne permet pas d’établir que les visites familiales ou les soins médicaux ont effectivement été refusés. Elle souligne néanmoins le manque d’informations dont dispose la défense sur ces aspects.

 

Les droits des détenus au centre des préoccupations

 

Pour maître Nicolas Tiangaye, l’accès à un avocat constitue une garantie essentielle dès les premières étapes d’une procédure pénale. Les défenseurs doivent pouvoir s’entretenir avec leurs clients pour comprendre les circonstances des arrestations et préparer leur défense.

 

L’avocat rappelle que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui a été informé par écrit de la constitution des avocats pour assurer la défense des cinq activistes.

 

Il estime que cette démarche devait permettre d’engager les premiers entretiens avec les personnes arrêtées et de déterminer les suites judiciaires de l’affaire.

 

En l’absence de ces échanges, les avocats disent ne pas disposer des éléments nécessaires pour connaître précisément les charges éventuelles et organiser la défense de leurs clients.

 

Maître Nicolas Tiangaye demande donc que les autorités permettent aux défenseurs d’exercer leur mission et que les droits des personnes arrêtées soient respectés.

 

Des arrestations liées à la contestation des prix du carburant

 

Les cinq activistes ont été arrêtés dans le contexte de la mobilisation contre la hausse des prix des hydrocarbures. Les responsables de la société civile avaient appelé la population à rester à domicile pour manifester son opposition à cette augmentation.

 

Les cinq activistes de la société civile ont été interpellés à la suite d’un appel à la ville morte contre la hausse des prix des hydrocarbures, tandis que les avocats se sont vu refuser l’accès à la Compagnie nationale de sécurité.

Maître Nicolas Tiangaye conteste la justification pénale de ces arrestations. Il estime qu’un appel à rester chez soi pour protester contre une décision des pouvoirs publics ne constitue pas, à lui seul, une infraction.

 

L’avocat attend que les autorités judiciaires précisent les faits reprochés aux cinq personnes et leur qualification juridique. Il considère également que les libertés d’expression et d’opinion doivent être respectées dans le traitement de cette affaire.

 

Pour la défense, la priorité reste désormais de rencontrer les personnes arrêtées, de vérifier leurs conditions de détention et de recueillir les informations nécessaires à la préparation de leur dossier. 

 

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Droits humains : la RCA ratifie le protocole de l’ONU sur l’abolition définitive de la peine de mort, mais les exécutions sommaires se poursuivent massivement dans le pays

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Le gouvernement centrafricain a annoncé une nouvelle étape dans l’alignement de sa législation sur les standards internationaux. Réuni en Conseil des ministres sous la présidence de Faustin Archange Touadéra, l’exécutif a adopté le projet de loi autorisant la ratification du protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à l’abolition définitive de la peine de mort.

 

Après l’adoption en mai 2022 de la loi nationale abolissant la peine capitale, ce protocole adopté par les Nations unies en 1989 vient renforcer un engagement inscrit dans la politique nationale des droits de l’homme 2023-2027. La ratification du texte vise à rendre cette abolition irréversible, tout en consolidant les engagements internationaux du pays en matière de protection des droits humains. Le projet de loi sera transmis prochainement à l’Assemblée nationale.

Droits humains : la RCA ratifie le protocole de l’ONU sur l’abolition définitive de la peine de mort, mais les exécutions sommaires se poursuivent massivement dans le pays
Un soldat FACA menaçant à mort un jeune avec son fusil, peut-être tué déja.

 

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

Cette nouvelle ratification relance pourtant le débat sur son impact concret. La justice centrafricaine ne prononce plus de condamnations à mort depuis les années 1980 et la peine capitale a déjà été supprimée du droit interne en 2022. Pour de nombreux observateurs, cette succession de textes internationaux ne répond pas aux violences qui continuent d’être signalées dans plusieurs régions du pays.

 

À lire aussi : Martin Ziguélé : “Un pays sans routes, un président sans vision, pas d’avenir pour la Centrafrique”

Sur le terrain, les accusations d’exécutions extrajudiciaires demeurent nombreuses. Des mercenaires russes commettent régulièrement des exactions contre des civils en province. Des vidéos diffusées ces derniers mois sur les réseaux sociaux montrent notamment des décapitations exécutées par ces hommes armés, parmi les victimes figurant un chef de village. À Bouca, deux jeunes recrues ont également été égorgées, selon plusieurs témoignages, sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été rendue publique. D’autres affaires impliquant des éléments des forces armées centrafricaines, notamment des civils égorgés et filmés dès 2021, restent elles aussi sans suite connue.

 

Alors que ces exécutions extrajudiciaires continuent d’être dénoncées par des habitants et des organisations locales, l’absence de poursuites judiciaires alimente les interrogations sur l’application effective du droit à la vie. Dans ce contexte, la ratification du protocole de l’ONU apparaît, pour une partie de l’opinion, comme une avancée juridique dont les effets restent attendus sur le terrain.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les exécutions sommaires persistent en RCA, remettant en question l’efficacité des engagements en matière de droits humains et de justice centrafricaine.

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Transhumance en Centrafrique : encore plus de 30 morts en 2025 et 2026 selon la Minusca malgré les multiples sensibilisations

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Malgré les efforts répétés des organisations internationales et des autorités centrafricaines, la transhumance continue de faire des victimes en République centrafricaine. Au cours de la saison 2025-2026, au moins 131 incidents ont été enregistrés, causant la mort de 35 personnes et faisant 32 blessés.

 

La transhumance, activité pastorale ancestrale, demeure l’une des principales sources de tensions et de violences en République centrafricaine. Selon le bilan présenté par Daman Darawé, intervenant au nom de la MINUSCA, la saison 2025-2026 a été particulièrement meurtrière : 131 incidents liés à la transhumance ont été enregistrés, causant la mort de 35 personnes et faisant 32 blessés. Encore il faut le savoir, le bilan pourrait être plus lourd que celui présenté par la Minusca.

Transhumance en Centrafrique : encore plus de 30 morts en 2025 et 2026 selon la Minusca malgré les multiples sensibilisations

 

Ces incidents ont principalement concerné la destruction des cultures, les vols de bétail, les conflits autour de l’accès aux ressources naturelles et aux couloirs de passage, ainsi que l’implication d’acteurs armés dans certaines localités. Un constat qui confirme la persistance des tensions entre éleveurs et agriculteurs, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation menées par les organisations internationales.

 

Face à cette situation, le gouvernement centrafricain, avec l’appui de la MINUSCA et de ses partenaires, poursuit ses efforts en faveur d’une gestion plus inclusive, plus concertée et plus pacifique de la transhumance.

 

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C’est dans ce contexte qu’une rencontre s’est tenue à Berberati la semaine dernière pour tenter d’évaluer la campagne 2025-2026 et préparer celle de 2026-2027 afin de prévenir les conflits liés au déplacement du bétail. Pour Daman Darawé, il s’agit de renforcer le leadership des autorités administratives et communales dans la gestion pacifique de la transhumance, en collaboration étroite avec les mécanismes locaux de prévention des conflits.

 

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Cette approche passe notamment par une meilleure coordination entre les acteurs, un suivi accru des zones à risque, le renforcement des dispositifs d’alerte précoce et la promotion de bonnes pratiques favorisant une transhumance apaisée et bénéfique pour tous.

 

Malgré ces initiatives, le bilan humain reste lourd et les défis persistent. Les organisations internationales, en première ligne aux côtés des autorités centrafricaines, continuent d’appeler à une mobilisation collective pour mettre fin aux violences liées à la transhumance. Mais sur le terrain, la route reste encore longue pour parvenir à une cohabitation pacifique entre éleveurs et agriculteurs.

 

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Les conflits agriculteurs éleveurs persistent malgré l’implication de la MINUSCA et la réunion stratégique organisée à Berberati pour sécuriser la zone.

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Perché ogni app ora vuole un abbonamento

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App in abbonamento perché il modello conquista tutti

 

 

Fino a qualche anno fa, scaricare un’applicazione significava pagare una volta sola oppure non pagare affatto. Oggi, invece, quasi ogni categoria propone un piano mensile o annuale: editor fotografici, app per il fitness, calendari, gestori di password e persino semplici app per le note. Per molti utenti italiani questa trasformazione è fonte di frustrazione, perché la somma di tanti piccoli canoni pesa sul bilancio familiare più di quanto si immagini. Capire le ragioni di questo cambiamento aiuta a scegliere con più consapevolezza. La svolta è iniziata nel 2013, quando Adobe ha sostituito le licenze perpetue della Creative Suite con Creative Cloud. Nel 2016 Apple ha poi esteso gli abbonamenti con rinnovo automatico a tutte le categorie dell’App Store, aprendo la strada a migliaia di sviluppatori.

Le ragioni economiche che spingono gli sviluppatori

Dietro la diffusione degli abbonamenti non c’è solo il desiderio di guadagnare di più, ma una vera trasformazione del modo in cui il software viene creato e mantenuto. Un’app non è più un prodotto finito che si vende e si dimentica: è un servizio che richiede attenzione costante. Oggi gli utenti si aspettano nuove funzioni, correzioni rapide e compatibilità immediata con ogni versione di iOS e Android. Tutto questo ha un costo che un singolo pagamento difficilmente riesce a coprire nel tempo.

Entrate prevedibili e commissioni più basse negli store

Per un’azienda, sapere quanto incasserà il mese successivo è fondamentale per pianificare assunzioni e investimenti. Con le vendite una tantum, i ricavi si concentrano nei giorni del lancio e poi crollano rapidamente. L’abbonamento trasforma invece ogni cliente in una fonte di entrate ricorrenti. A questo si aggiungono incentivi concreti da parte delle piattaforme: Apple applica una commissione del 15% anziché del 30% sugli abbonamenti che superano il primo anno, mentre Google ha adottato il 15% per tutti gli abbonamenti dal 2022.

Aggiornamenti continui e costi dei server da coprire

Molte app moderne si appoggiano al cloud per sincronizzare dati tra dispositivi, salvare backup o elaborare contenuti. Ogni utente attivo genera costi di archiviazione e calcolo che proseguono finché l’app viene utilizzata. Il fenomeno è ancora più evidente con le funzioni di intelligenza artificiale, che richiedono una notevole potenza di elaborazione per ogni singola richiesta. L’abbonamento allinea quindi i ricavi ai costi reali del servizio.

Abbonamento, acquisto unico o pubblicità: un confronto chiaro

Non tutti i modelli di monetizzazione sono uguali, e ciascuno comporta vantaggi e compromessi diversi sia per chi sviluppa sia per chi usa l’app. Anche i grandi servizi sperimentano formule miste: Netflix ha introdotto in Italia un piano economico con pubblicità nel novembre 2022, mentre Meta dal 2023 offre agli utenti europei di Facebook e Instagram un abbonamento per eliminare gli annunci. Per orientarsi è utile confrontare le tre opzioni principali.

Ecco un confronto tra i modelli più diffusi.

ModelloCosto per l’utenteAggiornamentiRischio principale
AbbonamentoCanone mensile o annualeContinui e inclusiSpesa cumulativa elevata nel tempo
Acquisto unicoPagamento singoloLimitati o a pagamentoApp abbandonata dallo sviluppatore
Gratuito con pubblicitàNessun costo direttoVariabiliRaccolta di dati e annunci invasivi

Le eccezioni: app che restano gratuite o a pagamento singolo

Nonostante la tendenza generale, esistono ancora molte applicazioni che rifiutano il canone ricorrente. Alcuni sviluppatori indipendenti hanno fatto dell’acquisto unico un vero punto di forza, attirando utenti stanchi di pagare ogni mese. Altri settori, invece, si basano su modelli completamente diversi, dove il download è gratuito e i ricavi arrivano da transazioni interne all’app. È il caso di molti giochi mobili e delle piattaforme di intrattenimento online, che puntano sull’accesso immediato senza barriere iniziali.

Chi desidera provare un’app di questo tipo può scaricarla tramite il verde casino app download, che offre un accesso semplice e veloce a un’esperienza di intrattenimento pensata per smartphone. Prima dell’installazione vale la pena consultare le condizioni e le regole del servizio, così da sfruttarne al meglio tutte le funzionalità. In Italia il gioco online è regolamentato dall’Agenzia delle Dogane e dei Monopoli, un quadro normativo che garantisce trasparenza, sicurezza e tutela agli utenti maggiorenni: scegliere un operatore con licenza permette di divertirsi in totale serenità. Anche in questi casi, il principio resta lo stesso: conoscere il modello di guadagno di un’app aiuta a usarla in modo consapevole.

Come evitare la stanchezza da abbonamento e risparmiare

La cosiddetta “stanchezza da abbonamento” è ormai un fenomeno riconosciuto: molte persone si ritrovano a pagare servizi che usano raramente o che hanno dimenticato di aver attivato. Pochi euro al mese sembrano innocui, ma moltiplicati per dieci app diventano una spesa annuale considerevole. La buona notizia è che bastano poche abitudini per riprendere il controllo.

Ecco alcuni accorgimenti pratici per tenere sotto controllo i canoni ricorrenti:

  • Controlla ogni mese la sezione abbonamenti delle impostazioni di iPhone o del Google Play Store.
  • Imposta un promemoria qualche giorno prima della fine di ogni periodo di prova gratuita.
  • Preferisci il piano annuale solo per le app che usi davvero ogni giorno.
  • Valuta i piani famiglia, che permettono di condividere il costo con altre persone.
  • Cerca alternative gratuite o a pagamento unico prima di sottoscrivere un nuovo servizio.

Scegliere con consapevolezza in un mercato di canoni ricorrenti

Il passaggio agli abbonamenti nasce da esigenze concrete: costi dei server, aggiornamenti costanti, funzioni basate sull’intelligenza artificiale e commissioni più favorevoli negli store. Per gli sviluppatori significa stabilità economica, mentre per gli utenti può tradursi in app migliori, ma anche in una spesa difficile da monitorare. La chiave sta nell’equilibrio: pagare volentieri per i servizi che offrono un valore reale e disdire senza esitazione quelli superflui. Un controllo periodico delle spese digitali resta il modo più semplice per trasformare i canoni ricorrenti in scelte ponderate.

 

Montella écarté, la Turquie cherche un nouveau cap

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L'entraîneur de football Vincenzo Montella

 

La Fédération turque de football a mis fin, vendredi 9 octobre 2026, aux fonctions de Vincenzo Montella. L’Italien quitte la sélection après trois années marquées par un quart de finale à l’Euro 2024 et un retour en Coupe du monde, mais achevées sur une série de résultats alarmants. La fédération n’a pas désigné de successeur et n’a pas détaillé les motifs de sa décision. Elle a confirmé, le lendemain, avoir choisi de ne pas poursuivre sa collaboration avec le technicien.

L’urgence tient au calendrier. La Turquie recevra la Belgique le 12 novembre avant de se rendre en France trois jours plus tard. Ces affiches figurent parmi les rencontres répertoriées à l’adresse https://1xbet.ci/fr/line, alors que le nom du prochain sélectionneur reste inconnu. Avec zéro point après quatre journées de Ligue des nations, l’équipe ne dispose plus de beaucoup de temps pour retrouver une organisation défensive fiable.

Quatre défaites qui ont précipité la rupture

Les difficultés sont devenues évidentes en l’espace de onze jours. Promue en Ligue A, la Turquie a perdu successivement contre la France, l’Italie, la Belgique et encore l’Italie. La dernière défaite, 3-1 à Bologne le 5 octobre, a clos cette série sans le moindre point. Deux buts marqués, onze encaissés : le contraste avec les ambitions affichées après les précédents tournois est saisissant.

DateRencontreRésultat pour la Turquie
25 septembreTurquie – FranceDéfaite 0-1
28 septembreTurquie – ItalieDéfaite 1-4
2 octobreBelgique – TurquieDéfaite 0-3
5 octobreItalie – TurquieDéfaite 3-1

Ces résultats placent la sélection au dernier rang du groupe A1. Le tableau montre surtout la répétition du problème : quatre matches, aucune rencontre sans but encaissé et une défense mise en difficulté à chaque rendez-vous. La difficulté dépasse les chiffres : contre l’Italie, les Turcs sont revenus à égalité avant de céder une nouvelle fois. Les rencontres suivantes devront montrer si les défaillances tiennent aux choix tactiques, aux relations entre les lignes ou à une confiance déjà fragilisée.

De l’élan de 2024 à la déception mondiale

Montella avait succédé à Stefan Kuntz en septembre 2023. Son arrivée avait rapidement redonné de l’allant à la sélection, portée par des joueurs comme Hakan Çalhanoğlu, Arda Güler et Kenan Yıldız. À l’Euro 2024, la Turquie avait atteint les quarts de finale avant de s’incliner 2-1 contre les Pays-Bas. Cette campagne lui avait permis de renouer avec les matches à élimination directe et d’affirmer une identité offensive.

L’Italien a ensuite conduit l’équipe à la Coupe du monde 2026, sa première participation depuis 2002. Mais la campagne nord-américaine n’a pas confirmé les progrès espérés : deux défaites contre l’Australie et le Paraguay ont entraîné une élimination dès la phase de groupes. Le succès 3-2 contre les États-Unis, lors de la dernière journée, a apporté une consolation, sans changer l’issue du tournoi.

Le bilan complet de Montella, établi par l’agence Anadolu, reste pourtant positif : 21 victoires, cinq nuls et quatorze défaites en quarante rencontres. Il serait donc réducteur de résumer son passage aux revers de septembre et d’octobre. Cette séparation intervient après une série de revers devenue difficile à défendre publiquement.

Une décision prise sur fond de tensions internes

La réunion du 9 octobre n’a pas seulement réglé l’avenir de l’entraîneur. Cinq responsables de la fédération, dont le vice-président Mecnun Otyakmaz, ont quitté leurs fonctions à la suite de désaccords sur la tenue d’une assemblée générale extraordinaire. Le conseil a choisi de rester en place jusqu’à la prochaine assemblée élective ordinaire. Ces événements se sont déroulés au même moment, sans qu’une relation directe entre les démissions et le limogeage soit établie.

La TFF a publié le 10 octobre un message remerciant Montella pour son travail. Son président, İbrahim Hacıosmanoğlu, prévoit de le rencontrer personnellement la semaine suivante. Dans le paysage des contenus sportifs consultables en ligne, où apparaît aussi une rubrique pmu en ligne, cette transition attire l’attention pour une raison précise : personne ne sait encore à qui reviendra la préparation des rencontres de novembre. La fédération n’a, pour l’instant, annoncé aucun nom. Ce silence laisse ouvertes plusieurs questions pratiques : qui conduira les prochains entraînements, qui choisira les joueurs disponibles et quand sera dévoilée la liste pour novembre ?

Les premières décisions du futur sélectionneur

Deux matches restent à disputer dans le groupe. Avant de penser à une nouvelle compétition, le prochain responsable devra stabiliser l’équipe et redonner des repères aux joueurs. Trois questions se poseront immédiatement :

  • Comment réduire les espaces laissés aux adversaires, après onze buts concédés en quatre matches ?
  • Quel équilibre trouver entre la créativité de Güler, les responsabilités de Çalhanoğlu et la protection du milieu ?
  • Comment préparer la réception de la Belgique sans bouleverser une nouvelle fois tous les automatismes ?

Aucune nomination n’étant officialisée au 11 octobre, attribuer ces choix à un entraîneur précis serait prématuré. La sélection peut encore défendre sa place en Ligue A, mais le calendrier lui impose une préparation courte. Montella laisse une équipe capable de belles séquences, désormais confrontée à une urgence moins spectaculaire : retrouver une solidité suffisamment constante pour les reproduire.

 

Le monde semble oublier ce qui a poussé à la création de la CPI

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La Cour pénale internationale (CPI) a été créée pour lutter contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves. Pourtant, le débat autour de son rôle semble parfois faire oublier les raisons historiques et juridiques qui ont conduit à sa création.

Abdrahim Yambala Juriste, expert en communication et Ambassadeur de la Justice
Abdrahim Yambala Juriste, expert en communication et Ambassadeur de la Justice

 

 

Une confusion revient régulièrement dans le débat public : présenter la CPI comme une institution imposée au monde par une puissance extérieure. L’histoire juridique dit autre chose. La Cour est née d’un processus diplomatique international qui a conduit à l’adoption du Statut de Rome, le 17 juillet 1998. Ce traité est entré en vigueur le 1er juillet 2002.

 

La CPI n’est donc pas née d’une volonté de remplacer les États. Elle repose sur un accord international destiné à permettre la poursuite des personnes responsables des crimes les plus graves relevant de sa compétence.

 

La responsabilité première revient aux États

 

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Le principe fondateur de la CPI est clair : les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale ne doivent pas rester impunis. Cette ambition ne signifie pas que la justice internationale doit se substituer systématiquement aux juridictions nationales.

 

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Le principe de complémentarité constitue l’un des piliers du Statut de Rome. Les États conservent la responsabilité première d’enquêter sur les crimes relevant de la compétence de la Cour et d’en poursuivre les auteurs présumés.

 

La CPI intervient lorsque les conditions de recevabilité prévues par le Statut sont réunies, notamment lorsque les autorités nationales compétentes ne veulent pas véritablement mener les procédures nécessaires ou ne sont pas en mesure de le faire.

 

Ce mécanisme établit une articulation entre la justice nationale et la justice internationale. Il ne supprime pas la souveraineté judiciaire des États. Il prévoit une intervention internationale dans les limites définies par le droit.

 

Il faut également rappeler que tous les États ne sont pas parties au Statut de Rome. La compétence de la CPI dépend donc de règles précises, même si certaines situations impliquant des États non parties peuvent relever de sa compétence, notamment à la suite d’un renvoi du Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Nuremberg, l’ex-Yougoslavie et le Rwanda : des précédents déterminants

 

Pour comprendre pourquoi la justice pénale internationale s’est développée, il faut revenir sur les événements qui ont marqué son histoire.

 

Les procès de Nuremberg, organisés après la Seconde Guerre mondiale, ont contribué à affirmer un principe fondamental : les dirigeants et les responsables ne peuvent pas invoquer leur fonction officielle pour échapper automatiquement à leur responsabilité pénale.

 

Les conflits en ex-Yougoslavie et le génocide commis contre les Tutsi au Rwanda en 1994 ont ensuite conduit à la création de tribunaux pénaux internationaux par le Conseil de sécurité des Nations unies.

 

Ces juridictions ont participé au développement du droit pénal international et à la consolidation du principe de responsabilité individuelle pour les crimes les plus graves.

 

La création d’une cour permanente répondait à une autre nécessité : disposer d’une institution judiciaire capable d’agir dans le cadre d’un système juridique établi, plutôt que de dépendre uniquement de la création de tribunaux après chaque crise.

 

La CPI est issue de cette évolution. Elle ne constitue pas une réponse à un seul conflit, ni à une seule région du monde. Son mandat concerne les crimes relevant de sa compétence, selon les conditions fixées par le Statut de Rome.

 

La justice internationale face aux rapports de force

 

La CPI évolue dans un environnement où le droit international rencontre les intérêts politiques et géopolitiques des États. Cette réalité peut compliquer son fonctionnement, notamment lorsque la Cour dépend de la coopération des gouvernements pour exécuter ses décisions.

 

Les critiques adressées à la CPI doivent pouvoir être examinées. La question de la sélection des affaires, les difficultés liées à l’exécution des mandats d’arrêt et les inégalités de coopération entre États font partie des débats sur son efficacité.

 

Ces critiques ne dispensent pas de revenir aux raisons qui ont conduit à sa création. Elles doivent être confrontées aux règles du Statut de Rome, aux décisions judiciaires et aux faits établis.

 

Une juridiction internationale ne peut pas être jugée uniquement à travers les intérêts des États qu’elle concerne. Son rôle doit aussi être apprécié au regard de son mandat, de son indépendance et des garanties judiciaires qu’elle doit respecter.

 

Le Statut de Rome encadre strictement la compétence de la justice internationale pour garantir que les auteurs de crimes graves répondent de leurs actes.

La CPI n’est pas au-dessus du droit. Elle doit elle-même respecter les règles qui encadrent son fonctionnement. Mais les désaccords politiques avec ses décisions ne suffisent pas, à eux seuls, à remettre en cause le principe de justice pénale internationale.

 

Oublier les raisons de sa création, c’est perdre de vue son objectif

 

La création de la CPI répond à une exigence : empêcher que les crimes les plus graves puissent rester systématiquement sans réponse judiciaire.

 

Son existence ne garantit pas que tous les responsables seront arrêtés, jugés ou condamnés. Elle ne garantit pas non plus une coopération identique de tous les États. Son efficacité dépend notamment de sa compétence juridique, de ses moyens d’action et de la coopération internationale.

 

C’est précisément pour cette raison que le débat sur la CPI doit rester attaché aux faits et au droit. Il est légitime de discuter de son fonctionnement, de ses limites et de ses décisions. Il est tout aussi nécessaire de se souvenir des crimes et des expériences historiques qui ont conduit les États à créer une juridiction pénale internationale permanente.

 

La question de fond demeure : comment lutter contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves si les mécanismes judiciaires nationaux ne peuvent pas ou ne veulent pas agir dans les conditions prévues par le droit ?

 

La CPI ne résout pas toutes les difficultés de la justice internationale. Elle constitue néanmoins un mécanisme créé par traité pour répondre à une exigence précise : permettre que les personnes responsables des crimes les plus graves puissent répondre de leurs actes devant la justice. Actions disponibles

 

Par Abdrahim Yambala, juriste et ambassadeur de la justice.

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La honte, encore la honte : voilà comment le président de la CAF Patrice Motsepe refuse la tentative de corruption du dictateur Faustin-Archange Touadéra04

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Patrice Motsepe, patron de la CAF, a rejeté l’invitation du dictateur Faustin-Archange Touadéra qui espérait faire annuler la sanction pesant sur le stade 20 000 places de Bangui. Cette tentative de corruption déguisée en visite diplomatique cache un scandale financier où 400 millions de francs CFA ont servi à une rénovation fantôme de l’enceinte sportive nationale.

 

Comme vous le savez tous, l’affaire débute avec le déblocage de cette somme colossale destinée à remettre en état le stade 20.000 places de Bangui. Au lieu d’organiser une attribution transparente des travaux, le chef milicien des Requins, devenu ministre de la Jeunesse et des Sports a préféré créer des entreprises fictives pour détourner les fonds. Trois sociétés reconnues, bien que liées au parti présidentiel, ont du abandonner le chantier après avoir attendu en vain l’argent promis.

La honte, encore la honte : voilà comment le président de la CAF Patrice Motsepe refuse la tentative de corruption du dictateur Faustin-Archange Touadéra04

 

Dans ce contexte chaotique, le chef milicien et ministre Héritier Doneng décide de gérer personnellement les opérations. Ce chef de milice Requins promu à la tête du département sportif arrive chaque matin à six heures, vêtu d’un survêtement sale, pour superviser des réparations approximatives. Il récupère les matériaux chez des commerçants libanais en invoquant le nom du dictateur Touadéra.

 

Cette gestion artisanale produit des résultats désastreux sur le terrain. Le gazon installé ne tient pas correctement au sol et menace de se détacher à tout moment. Les pistes d’athlétisme, censées recevoir un revêtement technique spécialisé, se contentent d’une couche de peinture appliquée directement sur le béton. Les vestiaires et sanitaires disparaissent au profit de bureaux administratifs improvisés.

 

Face à ces aberrations, la Confédération Africaine de Football ne pouvait rester inactive. L’instance continentale a suspendu l’homologation du stade après avoir constaté que les normes élémentaires de sécurité n’étaient pas respectées. Les athlètes risquaient des blessures graves sur ces installations bricolées sans expertise ni contrôle technique approprié.

 

C’est alors que Touadéra tente sa manœuvre diplomatique auprès de Patrice Motsepe. Le dictateur centrafricain espère qu’une invitation officielle et quelques négociations sous la table suffiront à faire oublier l’incompétence de son gouvernement. Il compte sur la complaisance du dirigeant sud-africain pour contourner les exigences techniques de la CAF et faire lever la sanction.

 

Mais le président de la confédération africaine comprend rapidement le stratagème. Patrice Motsepe refuse de se rendre à Bangui et décline poliment cette invitation empoisonnée. Il maintient fermement la suspension du stade tant que les travaux conformes aux standards internationaux ne seront pas réalisés par des professionnels qualifiés.

 

Cette décision embarrasse considérablement le régime de Touadéra sur la scène continentale. Le refus du patron de la CAF confirme que les combines et les arrangements ne peuvent remplacer le travail sérieux. Les équipes nationales centrafricaines continuent de jouer leurs matchs à l’étranger, privant le pays des revenus liés à l’organisation des rencontres internationales.

 

Pendant ce temps, le ministre Doneng conserve son poste malgré l’échec retentissant de sa gestion. Touadéra protège son fidèle chef milicien qui lui a rendu des services pendant la guerre. Les 400 millions de francs CFA ont disparu dans des circuits opaques sans produire la moindre amélioration durable de l’infrastructure sportive.

 

Les commerçants libanais qui ont fourni les matériaux attendent toujours le règlement complet de leurs factures. Certains ont accepté des arrangements avec le ministre, récupérant une partie de leur dû contre l’abandon de leurs créances. D’autres continuent de réclamer leur argent auprès d’un ministère qui prétend ne plus disposer de budget.

 

Par Éric Azoumi

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Selon Martin Ziguelé, les libertés disparaîtront une à une dans les prochains jours. Un régime autoritaire est déjà en marche en RCA

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Pour l’ancien premier ministre Martin Ziguelé :  « Le BRDC n’est pas concerné avec le processus politique actuel, ni par la mise en place du nouveau gouvernement, encore moins par le couronnement de l’empereur Touadera  . D’après lui,  ce n’est pas un processus sincère, les libertés disparaîtront une à une et un régime autoritaire est déjà en marche »

 

L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a clairement exprimé son refus de s’associer au nouveau gouvernement et au processus politique engagé par le pouvoir.

Selon Martin Ziguelé, les libertés disparaîtront une à une dans les prochains jours. Un régime autoritaire est déjà en marche  en RCA
L’ancien premier ministre Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Martin Ziguelé affirme que ni le BRDC ni le MLPC ne sont concernés par la formation du prochain gouvernement. Il explique que depuis la modification de la Constitution et le référendum, son parti n’est pas partie prenante du processus.

 

Pour lui, ce processus n’est pas sincère et ne vise pas l’intérêt des Centrafricains. Il refuse d’y croire tant qu’il ne verra pas des résultats concrets dans le classement du pays à l’indice de développement humain ou un allègement réel des souffrances de la population.

 

L’opposant dénonce les promesses répétées depuis bientôt dix ans sans aucune réalisation tangible, seulement des menaces. Il accuse le pouvoir de refuser aux autres partis de se réunir normalement et de participer à la gestion du pays à travers des élections équitables, transparentes et inclusives.

 

Martin Ziguelé met en garde : les Centrafricains s’apercevront bientôt que toutes les libertés disparaîtront une à une. Selon lui, la conception actuelle du pouvoir consiste déjà à mettre en place un régime impérial et autoritaire.

 

Par Anselme Mbata

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Ambassade de la RCA au Maroc : le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana transporte le chaos de Bangui jusqu’à Rabat

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En pleine crise socio-économique en Centrafrique, le faux diplômé Évariste Ngamana quitte Bangui pour intervenir dans les affaires diplomatiques concernant son épouse au Maroc.

 

Alors que la colère continue de monter en Centrafrique contre la hausse du prix du carburant et les arrestations des responsables de la société civile, le faux diplômé Évariste Ngamana, ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du gouvernement, se retrouve au Maroc, où son épouse occupe le poste de chargée culturelle à l’ambassade centrafricaine. Celui que les centrafricains surnomment le « grand sorcier de Carnot » est désormais au centre d’une affaire qui secoue cette représentation diplomatique. Entre défense de son épouse, attaques contre le chargé d’affaires et menaces de remplacement, le ministre transporte jusqu’à Rabat les querelles administratives qui occupent déjà la vie politique à Bangui.

 

Ambassade de la RCA au Maroc : le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana transporte le chaos de Bangui jusqu'à Rabat
Abbe honorable et chef anti balaka de Carnot Evariste NGAMANA

 

Un ministre qui quitte Bangui en pleine crise nationale

 

Au moment où Évariste Ngamana se rend au Maroc, la colère populaire grandit en République centrafricaine. L’augmentation de 150 francs CFA du prix du litre de carburant a provoqué une forte contestation. La journée ville morte du 12 octobre a perturbé les activités économiques et la circulation dans la capitale.

À lire aussi : Le Général Bienvenue Zokoué déclare qu’Il n’y a aucun centimètre du territoire national occupé par les forces du mal ». Alors, écoutez une telle propagande ridicule de ce mythomane

 

À cette tension sociale s’ajoutent les arrestations du 15 octobre, visant plusieurs responsables de la société civile. Des organisations réclament leur libération et annoncent de nouvelles mobilisations contre les décisions gouvernementales.

À lire aussi : Centrafrique : les trois otages de Bambouti enfin libérés après une intense négociation menée par cinq députés du Haut-Mbomou

 

C’est précisément pendant cette période que le porte-parole du gouvernement se retrouve au Maroc, non pas pour expliquer les décisions de l’exécutif, mais au centre d’une affaire concernant les relations professionnelles de son épouse.

 

Une intervention controversée dans les affaires de l’ambassade

 

En effet, le lundi 19 octobre 2026, Évariste Ngamana tient une réunion avec des membres du personnel de l’ambassade centrafricaine au Maroc, en l’absence de Nicaise Kossi, chargé d’affaires et ambassadeur par intérim.

 

Au cours de cette rencontre, le ministre demande aux agents de respecter son épouse, chargée culturelle dans cette représentation diplomatique. Il s’intéresse également à la nomination de Nicaise Kossi, dont il conteste les circonstances.

 

Évariste Ngamana met notamment en cause les relations personnelles entre Nadine Kossi, sœur du chargé d’affaires résidant en France, et Sylvie Baïpo Temon, ministre des Affaires étrangères. Il attribue la nomination de Nicaise Kossi à cette proximité, d’après les propos rapportés lors de la réunion.

 

Mais depuis quand le ministre chargé de la Communication dispose-t-il de compétences pour régler les différends professionnels au sein d’une ambassade ? Les agents diplomatiques relèvent du ministère des Affaires étrangères, et non du porte-parole du gouvernement.

 

Menaces contre le chargé d’affaires et défense de son épouse

 

L’intervention d’Évariste Ngamana ne se limite pas à demander le respect de son épouse. Lors de cette réunion, il annonce son intention de solliciter un audit de l’ambassade à son retour à Bangui.

 

Il évoque également une intervention auprès du président Faustin-Archange Touadéra pour obtenir le départ de Nicaise Kossi. Le ministre demande au conseiller économique de transmettre ses propos au chargé d’affaires absent.

 

Plus étonnant encore, Évariste Ngamana affirme avoir déjà contribué au départ d’agents qui s’opposaient aux positions de son épouse. Ces propos du ministre donnent une dimension personnelle à son intervention.

 

Une ambassade n’est pourtant pas une propriété familiale. Les différends entre agents doivent être examinés par leur hiérarchie administrative, dans le respect des compétences du ministère des Affaires étrangères.

 

Évariste Ngamana n’occupe aucune fonction connue lui donnant autorité sur le personnel de cette représentation diplomatique.

 

Les affaires familiales avant les urgences gouvernementales ?

 

Le porte-parole du gouvernement Évariste Ngamana intervient directement au sein de l’ambassade centrafricaine au Maroc pour régler des différends professionnels liés à son épouse.

Cette affaire éclate alors que le gouvernement centrafricain doit répondre à une contestation sociale grandissante. Les prix du carburant augmentent, les activités économiques sont perturbées et plusieurs responsables de la société civile restent privés de liberté.

 

Le porte-parole du gouvernement, chargé de communiquer sur ces dossiers, se retrouve pourtant impliqué dans une querelle diplomatique concernant directement son épouse.

 

Le caractère officiel de son déplacement et l’autorité au nom de laquelle il a réuni les agents de l’ambassade ne sont pas précisés.

 

Quant à Nicaise Kossi, son éventuel remplacement relève des autorités compétentes, et non des seuls souhaits d’un ministre chargé de la Communication.

 

À Bangui, les populations attendent toujours des réponses aux difficultés provoquées par la hausse du carburant. Au Maroc, c’est désormais le fonctionnement de l’ambassade centrafricaine qui fait parler de lui, après cette intervention inhabituelle d’Évariste Ngamana.

 

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« Ils ont été pris la main dans la poche » : quand le chef milicien Héritier Doneng invente le flagrant délit de conférence de presse

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C’est une formule qui restera. Interrogé sur les circonstances exactes de l’arrestation de Steve Bendondeni, l’activiste de la société civile cueilli à son domicile aux aurores, le ministre Héritier Doneng a lâché, sans même la honte de sa vie: les leaders auraient été « pris la main dans la poche au niveau du centre saint jean 23. Une expression pour le moins insolite, qui a fait bondir plus d’un observateur dans le studio de Radio Ndekelouka.

 

Un flagrant délit qui interroge

 

La scène mérite d’être reconstituée. Jeudi dernier, Steve Bendondeni est interpellé à 4 heures du matin à son domicile, selon le récit de son épouse Farida, par des policiers venus avec deux pick-up, sans mandat d’amener ni convocation. Quelques heures plus tard, Élysée Nguemalé et Quentin Guando sont eux aussi cueillis par les forces de l’ordre, juste avant la conférence de presse qu’ils devaient tenir pour dénoncer la vie chère et la hausse du prix du carburant.

 

« Ils ont été pris la main dans la poche » : quand le chef milicien Héritier Doneng invente le flagrant délit de conférence de presse
Heritier Doneng un des chefs de la milice du pouvoir les Requins devenu ministre de la Jeunesse et d

 

Mais pour le ministre chef milicien Héritier Doneng, point de contradiction : il s’agirait d’un flagrant délit. « Ils ont été pris la main dans la poche au niveau du centre Saint-Jean 23. C’est une opération de police. La police centrafricaine, qui a ce pouvoir de garantir les libertés, veille au bien-être de la population, a constaté qu’il y a eu un mouvement massé au niveau du centre 131-23. Et la police est intervenue », a-t-il affirmé, comme si la démonstration allait de soi.

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La question qui fâche

 

À lire aussi : Centrafrique : Diamant, or et bois, Fidèle Gouandjika accuse le système de laisser échapper les recettes de l’État

Face à cette explication, le contradicteur du jour, Paul Crescent Bininga, n’a pas manqué de relever l’absurdité de la situation. « Non, c’était une conférence de presse », a-t-il lancé, rappelant que les intéressés s’apprêtaient simplement à s’exprimer devant les médias. Une précision qui n’a visiblement pas ébranlé le chef milicien, lequel a rétorqué : « Une conférence de presse organisée par quelle organisation ? Des organisations qui ne sont pas reconnues par la loi. »

 

Autrement dit, pour Héritier Doneng, tenir une conférence de presse sans agrément en règle constituerait en soi un délit une lecture pour le moins audacieuse du droit centrafricain, que le porte-parole du GTSC s’est empressé de contester. « À quel moment le législateur centrafricain dit-il qu’il faut avoir une organisation pour prendre la parole ? En quoi est-ce que c’est une infraction ? N’allez pas inventer les choses qui n’existent pas. Un individu peut être un leader d’opinion sans appartenir à une organisation », a-t-il riposté.

 

Le domicile, nouveau théâtre du flagrant délit ?

 

L’épouse de Steve Bendondeni, Farida, a de son côté livré un récit qui fragilise sérieusement la version ministérielle. « Les policiers sont venus avec deux pick-up, l’ont arrêté sans un mandat d’amener, ils l’ont arrêté sans une convocation, ils l’ont amené sans avoir de réponse », a-t-elle témoigné au micro de la radio. « Il n’a pas mangé, on l’a amené. Nous sommes d’une convocation, nous sommes d’un mandat d’amener et puis on arrête quelqu’un sans nous dire qu’il y a quelque chose. C’est quoi la raison ? »

 

Difficile, dans ces conditions, de parler de flagrant délit. À moins de considérer que préparer une conférence de presse à son domicile, à 4 heures du matin, constitue une atteinte à l’ordre public. C’est pourtant bien la démonstration pour le moins bancale qu’a tentée le ministre, en évoquant pêle-mêle un « mouvement massé au niveau du centre 131-23 », des organisations « non reconnues par la loi » et un appel à la « désobéissance civile » réprimé par les articles 282, 292 et 295 du code pénal.

 

« Ils ont été pris la main dans la poche » : anatomie d’une maladresse

 

La formule du ministre fera date, non pas pour sa rigueur juridique, mais pour ce qu’elle révèle : la difficulté de l’exécutif à justifier une interpellation qui, de l’aveu même du procureur de la République selon la société civile, n’a pas été ordonnée par le parquet. « Le procureur n’a pas délivré un mandat d’amener. Le procureur n’a pas ordonné l’arrestation de nos collègues », avait rappelé Paul Crescent Bininga dès l’ouverture du débat.

 

Alors, « la main dans la poche » ? L’image est d’autant plus savoureuse que Steve Bendondeni, lui, n’a pas été « pris » en flagrant délit de quoi que ce soit : il a été arrêté chez lui, de nuit, sans document officiel, et sa famille a passé la nuit dans un flou total avant d’apprendre, le vendredi matin, qu’il était enfermé au commissariat central. Pour le ministre, il s’agissait ni plus ni moins que d’une « opération de police » visant des individus « en train d’appeler à la sédition ».

Les forces de l’ordre ont interpellé Steve Bendondeni et ses collègues à leur domicile avant une conférence de presse sur le carburant, provoquant la vive contestation de Paul Crescent Bininga face aux explications du gouvernement.

 

Reste une question, que ni la formule ni les citations d’articles pénaux ne parviennent à dissiper : depuis quand préparer une conférence de presse, fût-elle organisée par des structures non agréées, constitue-t-elle un flagrant délit justifiant une interpellation nocturne ? À moins que, dans la novlangue gouvernementale, « prendre la main dans la poche » ne signifie simplement « faire taire avant qu’ils ne parlent ».

 

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Un don de Prisca Mamadou destiné aux étudiants de la faculté des lettres détourné et revendu : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, visé

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 Un don de matériel offert par Priska Mamadou aux étudiants de la faculté des lettres de Bangui disparaît puis réapparaît sur le marché de la revente. Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Jean-Claude Azoumaye, est directement mis en cause.

Un don de Prisca Mamadou destiné aux étudiants de la faculté des lettres  détourné et revendu : Harol Beranger Toufeina, cousin du doyen Azoumaye, visé
L’étudiant voleur HAROL BERANGER TOUFEINA

 

Un geste de campagne transformé en marchandise

 

Priska Mamadou, épouse du chef d’état-major et candidate aux élections législatives du 28 décembre dernier dans le premier arrondissement, offre un don important à la faculté des lettres et sciences humaines. Photocopieurs, fournitures de bureau, rames de papier et chemises cartonnées composent cette livraison, destinée à soulager les besoins matériels de l’établissement.

À lire aussi : Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

 

Ce matériel devait profiter directement aux étudiants et au personnel administratif. Son sort prend pourtant une tout autre direction dès son arrivée sur le campus.

À lire aussi : Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

 

Toufeina met la main sur la cargaison

 

Harol Beranger Toufeina, alors en poste au service de scolarité grâce à son cousin le doyen Azoumaye, s’empare de la totalité du don. Il revend rapidement l’ensemble du matériel : photocopieurs, rames de papier, papier bristol transparent, chemises et sous-chemises cartonnées. Rien de ce don n’atteint finalement les étudiants pour lesquels il était destiné.

 

Cette opération s’ajoute à une liste déjà longue d’agissements attribués à Toufeina depuis sa nomination au sein de l’administration facultaire.

 

Une affaire remontée jusqu’au doyen, sans conséquence

 

L’affaire du détournement parvient jusqu’au bureau du doyen Azoumaye. Aucune sanction n’est prise contre son cousin. Cette absence de réaction s’inscrit dans un schéma récurrent, documenté par Corbeau News Centrafrique depuis l’année dernière : chaque fois qu’un scandale implique Toufeina, le doyen ferme les yeux et laisse l’affaire sans suite.

 

Rappel des faits : un système ancien de connivence familiale

 

Les clés de l’administration entre les mains d’un étudiant

 

Bien avant son passage au service de scolarité, Toufeina détenait déjà les clés des salles de classe et de l’administration de la faculté. Cette responsabilité, normalement réservée à l’appariteur officiel, restait concentrée entre ses seules mains. Un épisode survenu en mai 2025 illustre les conséquences de cette organisation. Les clés, confiées à un autre étudiant nommé Bourève, avaient disparu pendant plusieurs jours et privé les étudiants de deux journées complètes de cours.

 

L’intérim du secrétariat et les disparitions d’argent

 

Pendant le congé du secrétaire permanent de la faculté, le doyen Azoumaye avait choisi Toufeina pour assurer l’intérim, plutôt qu’un autre membre qualifié du personnel. Des disparitions d’argent avaient été constatées au retour du secrétaire permanent. Ces faits étaient restés sans suite judiciaire ni administrative.

 

Le système de faux bordereaux bancaires

 

Plus récemment, Toufeina avait mis en place un système de faux bordereaux imitant le cachet de la banque BGFI pour détourner l’argent des pénalités d’inscription des étudiants. La découverte de cette fraude par le chef du service de scolarité avait provoqué sa fuite immédiate vers une destination inconnue.

 

Le chantage aux téléphones pendant les examens

 

Toufeina collectait systématiquement les téléphones des étudiants pendant les périodes d’examen. Il remettait ensuite ces appareils au chef du département d’anthropologie, lequel réclamait de l’argent aux étudiants pour leur restitution, entre 2 000 et 5 000 francs CFA selon le modèle du téléphone.

 

Le trafic de notes et les passages sans examen

 

Un étudiant nommé Johan avait accédé à une classe supérieure sans avoir composé aucun examen, grâce à l’intervention de Toufeina auprès de l’équipe de saisie des résultats. Ce type de manipulation touchait plusieurs étudiants, moyennant paiement.

 

L’intervention du président Touadéra sur un doyen impliqué dans des malversations

 

L’année dernière, le président Faustin-Archange Touadéra, qui enseigne également à l’université, s’était rendu à la faculté pour une visite protocolaire. À son arrivée, il avait directement interpellé un doyen au sujet de l’argent réclamé aux doctorants pour leurs dossiers. Le président avait alors ordonné le remboursement immédiat de tous les étudiants concernés, dans une ambiance de tension visible devant l’ensemble du personnel présent ce jour-là.

 

Cet épisode rappelle que les pratiques dénoncées aujourd’hui autour de Toufeina et du doyen Azoumaye s’inscrivent dans un climat déjà connu des autorités universitaires les plus hautes.

 

Une faculté toujours sans réponse institutionnelle

 

Le rectorat de l’université de Bangui reste informé de la situation depuis plusieurs mois. Aucune mesure concrète n’a pourtant été annoncée à ce jour. Les étudiants de la faculté des lettres et sciences humaines continuent de subir les conséquences de cette gestion, marquée par les liens familiaux entre le doyen Azoumaye et son cousin Harol Beranger Toufeina…

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : cinq leaders de la société civile en grève de la faim à la gendarmerie, les gendarmes en colère contre les policiers après leur transfert dans un état de santé inquiétant

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Arrêtés le 15 octobre à Bangui, cinq leaders de la société civile ont entamé une grève de la faim à la gendarmerie. Leur état de santé inquiète les enquêteurs qui sont désormais très en colère contre leurs collègues de la police.

 

En effet, les cinq responsables de la société civile centrafricaine arrêtés le 15 octobre 2026 à Bangui sont désormais détenus à la Section de recherche et d’investigation (SRI) de la gendarmerie. Après deux jours passés dans les cellules de la police, privés d’eau et de nourriture d’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, ils ont été transférés dans un état de grande faiblesse. Leur arrivée à la gendarmerie a provoqué la colère de plusieurs gendarmes contre leurs collègues policiers. Les cinq détenus ont également entamé une grève de la faim.

Centrafrique : cinq leaders de la société civile en grève de la faim à la gendarmerie, les gendarmes en colère contre les policiers après leur transfert dans un état de santé inquiétant
Photo de la conférence de presse de L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) et la plateforme I Gwé au Centre Saint Jean 23 à Bangui

 

Deux arrestations distinctes le 15 octobre à Bangui

 

Les cinq personnes concernées sont Quentin Claver Ngouando, coordonnateur du mouvement iGwé, Élysée Nguemale, coordonnateur de l’Organisation pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), Stève Bendo Deny, Barry Mardios et Igor Mokpem.

 

À lire aussi : Centrafrique–Tchad : la tension monte dangereusement, Jules Njawé insulte le chef de la diplomatie tchadienne et accuse N’Djamena de préparer, avec la France, une attaque contre la RCA avec plus de 100 pick-up armés et deux avions de chasse

Il est à rappeler que le jeudi 15 octobre dernier, vers 4 à 5 heures du matin, Stève Bendo Deny a été interpellé à son domicile, dans le quartier Combattant à Bangui. Son arrestation a été effectuée par des éléments de la Force d’intervention du corps urbain (FICU). Il a ensuite été conduit au commissariat central, où cette unité de police est basée.

 

À lire aussi : Centrafrique : le gouvernement transforme de manière ridicule la contestation sociale en affaire de sécurité nationale

Quelques heures plus tard, les quatre autres responsables se préparaient à donner une conférence de presse au Centre Saint-Jean 23, à Bangui. Cette rencontre devait notamment porter sur la hausse des prix des carburants et les revendications de la société civile après la journée ville morte du 12 octobre.

 

Les services de renseignement ont alors sollicité l’intervention de la police. Des policiers sont arrivés sur les lieux et ont procédé à l’arrestation des quatre responsables. Ceux-ci ont été conduits à la Compagnie nationale de sécurité (CNS), où ils ont été placés en cellule.

 

Deux jours sans eau ni nourriture, avec interdiction de recevoir les avocats

 

D’après les investigations menées par la rédaction du CNC, les cinq leaders de la société civile ont passé leurs deux premières journées de détention dans des cellules distinctes de la police.

 

Quatre étaient enfermés à la CNS, tandis que Stève Bendo Deny était détenu au commissariat central, dans les cellules de la FICU.

 

Durant cette période, les détenus auraient été privés d’eau et de nourriture. Aucun de leurs proches n’a été autorisé à leur rendre visite. Leurs avocats se sont également vu refuser l’accès aux cellules.

 

Me Nicolas Tiangaye et les autres avocats mobilisés pour leur défense n’ont pas pu s’entretenir librement avec leurs clients. Cette interdiction les a empêchés de vérifier directement leurs conditions de détention et leur état de santé.

 

Après deux jours passés dans ces conditions, les cinq responsables présentaient, d’après les informations recueillies par le CNC, des signes importants d’affaiblissement physique.

 

Les gendarmes en colère contre les policiers après avoir reçu les cinq détenus

 

Le transfert des cinq responsables à la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, au troisième jour de leur détention, a provoqué de vives tensions entre les personnels des deux institutions.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, plusieurs gendarmes ont exprimé leur mécontentement devant l’état physique des personnes qui venaient de leur être confiées.

 

Ils reprochent aux policiers d’avoir conservé les cinq responsables pendant deux jours dans leurs cellules avant de les transférer à la gendarmerie, alors que leur état de santé s’était considérablement dégradé.

 

Pour ces gendarmes, si les personnes arrêtées devaient faire l’objet d’une enquête conduite par leur service, elles auraient dû leur être présentées dès le premier jour.

 

Leur principale inquiétude concerne les conséquences d’une éventuelle aggravation de leur état de santé.

 

Des gendarmes redoutent qu’un incident médical grave, voire un décès survenant après le transfert, soit imputé à leur service, alors que les conditions de détention dénoncées concernent les deux journées passées dans les cellules de la police.

 

Certains s’interrogent également sur les traitements que les cinq responsables ont pu subir avant leur arrivée à la SRI. Des craintes de mauvais traitements, voire d’empoisonnement, ont été exprimées.

 

Cette méfiance explique le mécontentement rapporté au sein de la gendarmerie. Les enquêteurs se retrouvent désormais chargés de l’audition de cinq personnes dont l’état physique provoque de sérieuses inquiétudes.

 

Les cinq responsables entament une grève de la faim à la SRI

 

Après leur transfert, les cinq responsables ont été auditionnés par les enquêteurs de la gendarmerie.

 

Mais un autre développement est intervenu au cours de leur détention : les cinq responsables ont entamé une grève de la faim à la SRI.

Transférés à la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, les détenus entament une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention.

 

D’après les informations recueillies par le CNC, ce mouvement se poursuivait au moment des dernières vérifications effectuées par la rédaction.

 

Cette décision intervient alors que les intéressés étaient déjà très affaiblis après leurs deux premières journées de détention. La poursuite d’une grève de la faim dans ces conditions pourrait aggraver leur état de santé.

 

Leur situation est d’autant plus préoccupante que leurs familles et leurs avocats avaient été empêchés de les rencontrer durant leur passage dans les cellules de la police.

 

Touadéra personnellement mis en cause dans le maintien en détention

 

Les investigations menées par la rédaction du CNC font également apparaître une intervention du dictateur Faustin-Archange Touadéra dans le maintien en détention des cinq responsables de la société civile.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction, le dictateur Baba Kongoboro a personnellement donné son accord pour que les cinq leaders de la société civile restent détenues.

 

Ces informations attribuent donc le maintien en détention à une décision prise au plus haut niveau de l’État, au-delà des seules initiatives des services de police et de gendarmerie.

 

Rappelons que ces cinq leaders avaient été arrêtés trois jours après la journée ville morte du 12 octobre, organisée pour protester notamment contre l’augmentation des prix des carburants et la cherté de la vie.

 

Au 21 octobre, ils demeurent, d’après les dernières informations recueillies par le CNC, à la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Leur grève de la faim, leur état de santé inquiétant et le mécontentement exprimé par des gendarmes contre les conditions de leur transfert constituent désormais les principaux développements de cette affaire.

 

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Avis de tempête à la direction de la Météorologie en Centrafrique : abus de pouvoir, népotisme et recyclage de politiciens analphabètes et des copines au ministère des Transports

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​« C’est dans la fumée qu’on tue les dodorôs. » Cet adage de chez nous, en Centrafrique, illustre parfaitement l’époque du régime Touadera : dans le climat politique actuel, l’épaisse fumée noire de l’actualité, qui aveugle le gouvernement, est devenue le terrain de chasse favori des criminels en col blanc, des profiteurs à l’instar du sieur Rodrigue-Aymard Lelong-Dockafe Vali, pour caser les siens ».

​Rien ne va plus à la Direction Générale de la Météorologie, au ministère des Transports et de l’Aviation Civile. Dans les poussières d’actualité qui inondent la ville de Bangui, ce sont les compétences et la dignité administrative qui se font abattre.

Avis de tempête à la direction de la Météorologie en Centrafrique : abus de pouvoir, népotisme et recyclage de politiciens analphabètes et des copines au ministère des Transports
Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba

 

​Dans une décision teintée d’amateurisme juridique et d’arbitraire administratif, le Directeur Général, Rodrigue-Aymard Lelong-Dockafe Vali, vient de signer une note de service pour balayer d’un revers de main des cadres qui ont assuré l’intérim avec constance pendant trois à cinq ans. Objectif inavoué de ce tripatouillage : caser ses maîtresses et offrir un lot de consolation à un habitué des combines politiques, le sulfureux Gildas-Christian Gonedere-Kossi.

 

​Une note de service illégale pour fouler aux pieds les arrêtés ministériels

 

À lire aussi : Centrafrique : la COSCIPAC exige la libération de trois leaders de la société civile arrêtés après la journée « ville morte »

​Datée du 15 octobre 2026, la note de service sème la consternation dans les couloirs du département. Par ce simple bout de papier, le Directeur Général de la Météorologie prétend réaménager l’organigramme en désignant de nouveaux responsables qui ne sont que de simples agents et non des cadres responsables, pour « assurer l’intérim des directions vacantes » qu’il a lui-même créées de toutes pièces.

 

À lire aussi : Scolarisation des filles en RCA : Jéhu Henri Michel Gouandjia appelle à faire de l’éducation une priorité

​Sont ainsi bombardés au premier plan ses maîtresses : Madame Kongombe Hermine à la tête de la Météorologie Appliquée, Madame Chimène Banzia aux Équipements et Infrastructures Météorologiques, et le plus étonnant, son courtier du bureau, le sieur Gildas-Christian Gonedere-Kossi, qui ne connaît absolument rien du domaine, aux Exploitations Météorologiques.

​Pourtant, sur le plan du droit administratif centrafricain, le procédé frise le ridicule. Les cadres ainsi évincés occupaient leurs postes en vertu d’arrêtés ministériels réguliers. Or, selon la hiérarchie des normes, un Directeur Général n’a absolument pas la qualité légale de casser un arrêté ministériel par le simple truchement d’une note de service interne.

​« C’est du jamais vu. Le DG s’est inventé des formules magiques dont lui seul a le secret pour placer ses proches et ses maîtresses. Il informe le ministre à titre de compte rendu, agissant comme si ce dernier lui avait donné carte blanche pour violer la loi », s’insurge un haut cadre du département, écœuré.

 

​Gildas-Christian Gonedere : chronique d’un opportuniste en fin de course

 

​Le cas de Gildas-Christian Gonedere-Kossi, plus communément appelé Christian Gonedere, illustre à lui seul la décadence des pratiques politiciennes dans le pays.

​Neveu de Jackson Mazette et ancien militant du MLPC radié avec son oncle dudit parti, Gonedere s’était illustré en prenant par la force la tête de la faction dissidente du parti, le MLPC-CO, avant d’en être éjecté sous la pression de ses pairs. En cause ? Un scandale financier retentissant : il avait encaissé à lui seul les fonds de campagne électorale, les langues parlant de 3 millions de FCFA, que Faustin-Archange Touadéra avait mis à leur disposition.

​Durant cette campagne et la mise en scène du soutien au pouvoir, Gonedere jurait à qui voulait l’entendre qu’il allait décrocher le maroquin de ministre des Transports en guise de récompense. Laissé pour compte au lendemain des élections, il rôde depuis dans les couloirs du ministère en quête de survie politique, affichant à peine quatre ans d’ancienneté dans la fonction publique.

​En se familiarisant avec l’actuel DG de la Météorologie, il a fini par obtenir ce strapontin pour sauver son orgueil et grappiller quelques pécunes, bien que les techniciens rappellent que ce placement frauduleux ne produira aucun effet financier sur sa solde.

 

​La menace du Tribunal Administratif

 

Au ministère des Transports, l’arrivée de Gildas-Christian Gonedere provoque la colère des agents qui menacent de saisir le Tribunal Administratif.

​Ce énième fait du prince ne restera pas sans suite. D’après nos informations, les cadres brutalement écartés après des années de loyaux services, eux qui s’attendaient logiquement à leur confirmation officielle, ne comptent pas céder face à cette forfaiture. Si le ministre de tutelle, à qui l’affaire a été présentée sur un mode de fait accompli via un simple compte rendu, ne rectifie pas rapidement cette bévue administrative, un recours en annulation pour excès de pouvoir sera déposé devant le Tribunal Administratif.

​Une fois de plus, ce scandale met en lumière la gestion patrimoniale et clanique des institutions publiques en Centrafrique, où la compétence et la légalité sont piétinées pour nourrir les appétits de mercenaires politiques et de favoris en mal de reconnaissance.

 

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De Bangui au soulèvement de Paris en passant par le Sahel : Emmanuel Macron emporté par le retour de bâton de l’Histoire

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Il s’imaginait dans le passé en stratège éclairé, capable de réinventer la présence française dans le monde et surtout en Afrique. Dix ans après son ascension au pouvoir, Emmanuel Macron assiste à l’effondrement de son propre édifice.

 

De la Centrafrique au Sahel, puis désormais dans les rues de Paris et des grandes villes de France, la méthode Macron, faite de condescendance, de cécité diplomatique et de mépris social, produit le même résultat dévastateur : le soulèvement des peuples et l’expulsion des symboles de la puissance française.

De Bangui au soulèvement de Paris en passant par le Sahel : Emmanuel Macron emporté par le retour de bâton de l’Histoire
Le président français Emmanuel Macron lors de son discours à la nation le dimanche 18 octobre 2026 à la suite des manifestations en France

 

Radioscopie d’un fiasco qui fait ricaner les autocrates et les princes héritiers de Bangui pendant que la République française vacille.

 

À lire aussi : Le Prix Gaston N’Guérékata 2026 décerné au mathématicien marocain Khalil Ezzinbi

La RCA, laboratoire du naufrage français et cimetière de la démocratie

 

C’est à Bangui en République centrafricaine que le grand effilochage de l’influence française a véritablement commencé, bien avant de contaminer le Mali, le Burkina Faso ou le Niger. En observant d’un œil passif et endormi l’installation des mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui, l’Élysée de Emmanuel Macron a laissé la démocratie centrafricaine être méthodiquement assassinée sous ses yeux.

À lire aussi : Insécurité, corruption et misère : le bilan catastrophique d’un régime totalement incapable, selon Luka-Luka

 

Pendant que Faustin-Archange Touadéra et son clan charcutaient comme des michouis les institutions pour imposer une autocratie sur mesure et offrir les richesses minières du pays aux milices étrangères, Paris s’enfonçait dans une léthargie incompréhensible. Cette passivité de l’Élysée a servi de détonateur : Bangui est devenue la base arrière et le modèle opérationnel d’une vaste campagne anti-française qui s’est ensuite propagée à toute l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest.

 

Le pillage économique et la retraite forcée des fleurons français

 

Les conséquences économiques de ce réveil tardif de la diplomatie française ont été immédiates et brutales.

 

Sous la pression combinée du régime de Bangui et des réseaux d’influence russes, les géants économiques français ont été contraints de céder leurs activités ou d’abandonner le terrain.

 

De la distribution pétrolière à la filière bois, en passant par le secteur agroalimentaire ou minier, où des groupes comme Total Énergie, Castel ou des intérêts historiques proches d’Orano (ex-Areva) ont subi harcèlements administratifs, incendie et évictions, les entreprises françaises ont été chassées par la porte de derrière.

 

Emmanuel Macron a regardé, impuissant, le patrimoine économique et stratégique de la France se dissoudre en Centrafrique et peu après, sur le continent africain, remplacé par des structures d’État et des milices mercenaires opportunistes.

 

Pendant ce temps à Bangui : l’ironie cynique des caciques du régime

 

Du côté du palais de la Renaissance, le spectacle de la France en crise provoque une hilarité peine dissimulée. Des figures du régime Touadéra, à l’instar du ministre conseiller spécial de son frère président Fidèle Gouandjika, adepte des provocations médiatiques et des déclarations populistes sur les réseaux sociaux, ne manquent pas une occasion de ricaner, les dents jaunes dehors, face aux déboires du président français.

 

Pour cette classe politique qui a troqué la souveraineté de la RCA contre la protection militaire étrangère, voir le président français Emmanuel Macron contesté par sa propre population est perçu comme une revanche savoureuse avec du champagne et des vins de Bourdeaux.

 

Une ironie mordante : ceux-là mêmes qui ont détruit le processus démocratique à Bangui moquent aujourd’hui la fragilité institutionnelle de Paris.

 

De la rue africaine à la rue française : Macron rendra-t-il le fauteuil ?

 

Après avoir été réveillé en sursaut par la perte de l’Afrique subsaharienne, Emmanuel Macron se retrouve désormais encerclé à domicile. La même surdité politique qui lui a fait ignorer la colère de la jeunesse africaine bloque aujourd’hui tout dialogue avec le peuple français.

 

Face à un blocage institutionnel persistant, à des tensions sociales explosives et à un rejet massif de sa gouvernance, la question d’un départ prématuré avant la fin de son mandat alimente désormais tous les débats.

La présence des mercenaires du groupe Wagner à Bangui valide l’effacement total de la France, orchestré par Faustin-Archange Touadéra au détriment des institutions.

 

Va-t-il devoir rendre le fauteuil présidentiel sous la pression de la rue avant l’échéance électorale ?

 

Ce qui est certain, c’est que l’Histoire retiendra qu’Emmanuel Macron n’aura pas seulement échoué à préserver les alliances stratégiques de la France à l’étranger : il aura affaibli son pays sur tous les fronts, qui va laisser derrière lui une diplomatie en ruines, une économie continentale évincée et un peuple français profondément divisé.

 

Une leçon d’arrogance politique dont le prix se paie désormais cash, de Bangui à Paris.

 

Affaire à suivre….

 

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Centrafrique : un sergent de l’armée nationale s’est suicidé à Mbrés, selon le témoignage de ses collègues

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Un sergent des Forces armées centrafricaines s’est donné la mort à Mbrés, après un comportement inquiétant devant ses collègues.

 

Un sergent des Forces armées centrafricaines (FACA) se serait suicidé près d’une barrière de contrôle à la sortie de Mbrés, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, sur l’axe menant à Kaga-Bandoro. Avant sa mort, le militaire aurait pointé son arme sur un gendarme qui tentait de le désarmer.

 

Centrafrique : un sergent de l’armée nationale s’est suicidé à Mbrés, selon le témoignage de ses collègues
poste de controle des soldats FACA au PK26 route de Boali

 

D’après le témoignage de ce gendarme de deuxième classe présent au moment des faits, le sergent se trouvait avec plusieurs collègues au poste de contrôle. Les hommes discutaient tranquillement lorsqu’il s’est absenté pour acheter de l’alcool.

 

À lire aussi : Pénuries Organisées, Prix Explosifs : La Stratégie Cynique du Régime de Touadera pour Enrichir mécaniquement ses Amis de la mafia franc-maçonnique camerounaise

À son retour, le sous-officier a commencé à boire devant ses collègues. Au cours de leur conversation, il a tenu des propos inhabituels sur sa situation personnelle et professionnelle.

 

À lire aussi : Hausse du carburant : Faustin-Archange Touadéra demande aux Centrafricains de payer davantage pour financer les salaires publics

« Il disait qu’il n’avait pas de responsabilité, qu’il ne pesait rien », raconte le gendarme qui a assisté à la scène.

 

Surpris par ces paroles, son collègue lui a demandé ce qui n’allait pas et de quelle responsabilité il parlait. Le sergent n’a donné aucune explication malgré les questions répétées.

 

Peu après, le militaire a remis son passeport au gendarme. Ce geste, ajouté à ses déclarations précédentes, a inquiété son collègue, qui a décidé de s’approcher discrètement pour lui retirer son arme.

 

« Quand il m’a remis son passeport, je suis passé derrière lui pour essayer de le désarmer. Subitement, il s’est retourné et a pointé son arme sur moi. J’ai reculé et levé les deux mains », explique le témoin.

 

Le gendarme s’est alors éloigné pour éviter une confrontation avec le militaire armé. Le sergent a conservé son arme sans tirer sur son collègue.

 

Quelques instants plus tard, une pluie légère a commencé à tomber sur le secteur. Le sous-officier a quitté la barrière de contrôle et s’est dirigé vers les herbes situées à proximité.

 

« Il a pris son arme, il est parti dans les herbes et il a tiré un coup sur lui. Il s’est suicidé », rapporte le gendarme.

 

Le témoignage ne précise ni la date exacte du drame ni l’identité du sergent. Les raisons qui l’auraient conduit à ce geste restent également inconnues. Ses déclarations concernant son absence de responsabilité constituent les derniers propos rapportés par ses collègues avant sa mort.

Les Forces armées centrafricaines déploient des éléments dans la préfecture de la Nana-Gribizi, notamment près de la barrière de contrôle située sur l’axe menant à Kaga-Bandoro.

 

Aucune information n’a été communiquée sur les constatations effectuées après le coup de feu ni sur l’ouverture éventuelle d’une enquête militaire ou judiciaire. Le récit repose, à ce stade, sur le témoignage du gendarme présent à la barrière de contrôle de Mbrés qui a partagé les informations sur la plateforme de la messagerie WhatsApp cette semaine.

 

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Plusieurs projets mais aucun suivi: ce mal freine notre développement

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Le développement d’un pays ne se mesure pas au nombre de promesses faites, mais au nombre de projets réellement terminés et utiles à la population. Le Centrafrique ne manque pas de potentiel. Elle manque de continuité, de responsabilité, de suivi dans l’exécution du projet.

 

En République Centrafricaine, les projets ne manquent jamais, à chaque période politique de nouvelles promesses font une apparition, la modernisation des routes, proposition des emplois pour les jeunes, réhabilitation des écoles, accès à l’eau potable, électricification des quartiers, soutien à l’agriculture ou encore aide dans le secteur entrepreunarial.

Plusieurs projets mais aucun suivi: ce mal freine notre développement

 

Les discours sont beaux, les cérémonies sont grandioses, les photos circulent sur les réseaux sociaux, des banderoles affichées mais quelques mois plus tard, le silence règne et les projets disparaissent sans véritable suivi.

 

À lire aussi : Martin Ziguélé : plus de 60 ans après les indépendances, dès que la lettre de félicitations de l’Élysée tombe, le problème des élections est bouclé

Le véritable problème n’est plus le manque d’idées, mais le manque de continuité. Beaucoup de projets commencent avec enthousiasme, puis meurent lentement faute d’organisation, de contrôle ou de volonté.

 

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On lance des projets mais on ne surveille pas.

 

On promet, mais on n’évalue pas.

 

Alors la population perd confiance et le développement reste bloquer.

 

Prenons l’exemple de certaines routes de Bangui et des provinces, plusieurs chantiers ont été annoncés pour améliorer la circulation et désenclaver certaines régions. Mais dans plusieurs cas les travaux avancent lentement ou restent inachevés pendant des années. À kabo, dans la préfecture de l’ouham Fafa à 444 km de Bangui les routes sont tellement dégradées, la population se plaigne, même le village Poumbaïndji situé à 12km de Paoua sur la route qui mène à Bozoum, l’état des routes est déplorable. Dans certains quartiers comme voudambala, yassinda, yassara, koukoulou les routes ne sont pas pratiquables. Pendant ce temps, la population continue de souffrir à cause des routes dégradées, surtout pendant la saison des pluies.

 

Rappelons aussi que certaines voies comme marabena, etc sont régulièrement réparées de manière superficielle, mais quelques semaines plus tard, les mêmes problèmes réapparaissent faute d’entretien durable et de suivi rigoureux des travaux réalisés. Il faut retenir que les conséquences sont nombreuses, les conducteurs dépensent beaucoup pour l’entretien de leurs véhicules, les accidents de circulation augmentent, les coûts de transport des marchandises s’élèvent et certaines localités deviennent difficilement accessibles. Le marché devient de plus en plus cher à cause de ces routes dégradées alors cette situation ralentit le commerce, freine aussi les activités économiques et affecte directement le quotidien de nous centrafricains.

 

Pour le secteur de l’électricité, n’en parlons pas mais il est aussi un exemple concret car depuis des années, nous centrafricains entendent parler des projets d’amélioration de l’énergie et de réduction des coupures. Pourtant, dans plusieurs quartiers de Bangui et dans les villes de province, les coupures restent fréquentes. Il y a certaines familles qui vivent qu’au biais de l’électricité en vendant de l’eau, du yaourt, même les menuisiers vivent à travers le courant, des vendeurs du jus de fruits aussi etc. Certains élèves ont tellement besoin du courant pour potasser. Le pays a besoin de l’électricité. Chaque année, on nous fait croire qu’on va régler le problème de Boali pour tout bon mais pendant la saison sèche, notre pandémie recommence. Des citoyens perdent leur vie dans les hôpitaux par manque d’électricité. Des promesses non réalisées, alors de nombreuses familles et petits commerçants continuent de vivre dans l’obscurité malgré les nombreuses promesses faites autour de l’énergie.

 

La jeunesse centrafricaine connaît également cette frustration du fait que plusieurs programmes de soutien à l’emploi des jeunes et à l’entrepreneuriat ont été annoncés, des formations sont parfois organisées mais après la formation, beaucoup de jeunes ne reçoivent aucun accompagnement concret.

 

Dans certaines écoles publiques également, des projets de réhabilitation ont été annoncés depuis des années. Pourtant des élèves continuent d’étudier dans des salles dégradées, sans bancs ni bonnes conditions d’apprentissage, dans certaines provinces l’école n’existe presque jamais. La population attend toujours les améliorations promises dans plusieurs hôpitaux et centre de santé.

 

En Centrafrique, les routes dégradées et les coupures d’électricité récurrentes pénalisent l’économie, tandis que les programmes d’aide à l’emploi des jeunes manquent cruellement d’un accompagnement concret.

A l’issue de ces analyses, il convient de retenir que ce manque de suivi créé une grande déception dans le cœur de chaque citoyen et force est aussi de constater que beaucoup de citoyens finissent par ne plus croire aux annonces officielles. Les promesses répétées sans résultats visibles détruisent progressivement la confiance entre les dirigeants et le peuple. Pourtant, les centrafricains ont besoin des projets sérieux durables.

 

À chaque projet, il faut un suivi car un projet sans suivi ressemble à une graine plantée sans eau. Il ne suffit pas d’annoncer une initiative, il faut l’accompagner jusqu’au résultat final. Célà demande de la rigueur, de la transparence et surtout une réelle volonté de servir la population.

 

Par Jonas Le Bonheur Mandaba.

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Ça y’est! Il vient de quitter le pays! Un cubain expulsé des États-Unis a réussi à s’échapper de la prison de Touadéra pour rentrer en Amérique latine

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après près de trois mois bloqué à Bangui, un Cubain expulsé des États-Unis vient de quitter en catastrophe le pays pour rejoindre la Bolivie en Amérique Latine via Éthiopie où il a apprécié contrairement à Bangui où les gens vivent dans un tel pays comme des carpes

 

Arístides Fernández García, un ressortissant cubain de 37 ans expulsé des États-Unis vers la République centrafricaine, a finalement quitté Bangui après près de trois mois passés dans la capitale. Affaibli par des problèmes de santé et confronté à de nombreuses difficultés administratives, il a pris un vol à destination de l’Éthiopie, première étape de son voyage vers la Bolivie. D’autres Cubains expulsés restent toujours à Bangui.

 

Ça y’est! Il vient de quitter le pays! Un cubain expulsé des États-Unis a réussi à s’échapper de la prison de Touadéra pour rentrer en Amérique latine
Yasmany Moreno à l’aéroport d’Éthiopie

 

Le départ d’Arístides Fernández García met fin à plusieurs semaines d’attente pour ce ressortissant cubain envoyé en République centrafricaine à la fin du mois de juillet 2026. Selon les informations publiées par le média cubain CiberCuba, il a quitté Bangui le lundi 19 octobre, après avoir passé près de trois mois dans un pays où il ne possédait aucune attache familiale ou personnelle.

 

Avant de quitter la capitale centrafricaine, le Cubain a enregistré une vidéo d’adieu, diffusée sur Facebook par Yasmany Moreno, un autre ressortissant cubain expulsé des États-Unis et toujours présent à Bangui.

À lire aussi : Centrafrique : Mouammar Bengué-Bossin reprend la propagande de Wagner et du régime en accusant le Tchad et la France de vouloir déstabiliser Bangui

 

« Ma gente, maintenant je m’en vais vraiment. Santé et bénédictions à tous. Merci pour tout le soutien que vous m’avez apporté jusqu’à ce jour », a-t-il déclaré, visiblement ému.

À lire aussi : Centrafrique : l’affaire Steeve Bendo-Ndeni démontre les méthodes d’un État policier et les violations répétées de la loi

 

Les images diffusées montrent le ressortissant cubain faisant ses adieux depuis un établissement hôtelier de Bangui, où plusieurs migrants expulsés auraient été hébergés.

 

De Bangui à Addis-Abeba, première étape vers la Bolivie

 

Après son départ de l’aéroport international Bangui-Mpoko, Arístides Fernández García a rejoint Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

 

Depuis cette ville, il a publié une nouvelle vidéo pour annoncer son arrivée et remercier les personnes qui l’avaient accompagné dans ses démarches.

 

Selon son témoignage, des représentants des Nations unies l’attendaient à sa descente de l’avion.

 

« Lorsque je suis arrivé ici, les gens de l’ONU m’attendaient en descendant de l’avion. Ils ont été plutôt bienveillants avec moi », a-t-il expliqué.

 

Le Cubain a également décrit son impression en découvrant l’aéroport et la capitale éthiopienne, après plusieurs mois difficiles passés à Bangui.

 

« Ici, tout change. C’est une ville plutôt jolie, elle a l’air assez moderne, l’aéroport est assez grand et à partir de maintenant, on peut déjà voir que la vie commence à changer un peu », a-t-il raconté.

 

Son itinéraire prévoit ensuite un passage par Istanbul, en Turquie, puis par la Colombie, avant de rejoindre la Bolivie, sa destination finale.

 

Au moment de la publication des informations par CiberCuba, son arrivée en Bolivie n’était pas encore confirmée.

 

Arrêté à Miami malgré une demande d’asile en cours

 

Le parcours d’Arístides Fernández García avait commencé plusieurs mois auparavant aux États-Unis.

 

Le 6 janvier 2026, il avait été interpellé par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), le service américain chargé du contrôle de l’immigration, alors qu’il s’était présenté à une audience concernant sa situation migratoire à Miami, en Floride.

 

Selon son témoignage, il disposait pourtant d’une demande d’asile en cours d’examen et d’une autorisation de travail valable jusqu’en 2030.

 

Après son arrestation, il avait été transféré dans plusieurs centres de détention américains.

 

Il affirme notamment avoir passé 96 jours dans le centre surnommé « Alligator Alcatraz », en Floride, où ses conditions de détention auraient gravement affecté son état de santé.

 

Durant cette période, il dit avoir perdu environ 27 kilogrammes.

 

À la fin du mois de juillet, les autorités américaines l’ont transféré vers la République centrafricaine, dans le cadre de leur politique d’expulsion de migrants vers des pays tiers.

 

Le ressortissant cubain affirme être arrivé à Bangui sans documents lui permettant d’organiser facilement son départ et sans informations précises sur sa situation administrative.

 

Près de trois mois de difficultés à Bangui

 

Pendant son séjour dans la capitale centrafricaine, Arístides Fernández García a rencontré plusieurs difficultés pour obtenir les documents et les autorisations nécessaires à son voyage.

 

Son état de santé avait également suscité des inquiétudes parmi les autres migrants cubains présents dans la ville.

 

Quelques jours avant son départ, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux le montraient particulièrement affaibli, alors qu’il attendait une prise en charge médicale.

 

D’autres ressortissants cubains expulsés vers Bangui ont également signalé des problèmes de santé, notamment des cas de paludisme.

 

Ces témoignages ont attiré l’attention sur les conditions de séjour des migrants transférés en République centrafricaine, loin de leur pays d’origine et sans perspective immédiate de retour aux États-Unis.

 

Au moment de quitter Bangui, Arístides Fernández García est revenu sur les mois passés en détention et sur son séjour en Afrique.

 

« Cela a été une longue aventure. J’avais passé sept mois en prison, presque trois mois ici en Afrique. Et tout cela a été très difficile », a-t-il confié.

 

D’autres Cubains attendent toujours leur départ de Bangui

 

Si Arístides Fernández García a finalement pu quitter la République centrafricaine, plusieurs de ses compatriotes se trouvent encore dans la capitale.

Arrivé en République centrafricaine après son expulsion des États-Unis, le ressortissant cubain a pris un vol depuis Bangui pour entamer son long voyage vers la Bolivie.

 

Parmi eux figure Yasmany Moreno, qui continue de publier des témoignages sur les difficultés rencontrées par les migrants cubains envoyés dans le pays.

 

Avant son départ, Arístides a exprimé sa tristesse de laisser derrière lui des personnes avec lesquelles il avait partagé plusieurs semaines d’incertitude.

 

« Je ressens de la peine pour tous mes amis qui sont à la traîne, mais je sais qu’ils pourront également résoudre leurs problèmes, si Dieu le veut », a-t-il déclaré.

 

Le nombre exact de ressortissants cubains encore présents à Bangui n’est pas précisé dans les informations publiées par CiberCuba.

 

Leur situation administrative, les possibilités de départ vers d’autres pays et les conditions de leur prise en charge restent également peu documentées.

 

La Centrafrique parmi les pays accueillant des migrants expulsés par Washington

 

Le transfert d’Arístides Fernández García vers Bangui s’inscrit dans la politique migratoire menée par l’administration du président américain Donald Trump.

 

Cette politique prévoit notamment l’expulsion de certains étrangers vers des pays tiers, y compris lorsque les personnes concernées ne possèdent aucune nationalité, aucun lien familial ou aucun historique de résidence dans ces États.

 

Le cas du ressortissant cubain montre les difficultés auxquelles peuvent être confrontées les personnes envoyées vers des destinations éloignées de leur pays d’origine.

 

Dans son témoignage, Arístides Fernández García affirme n’avoir jamais eu de relation particulière avec la République centrafricaine avant son expulsion.

 

Son séjour à Bangui s’est prolongé pendant près de trois mois, le temps de rechercher une solution lui permettant de quitter le territoire centrafricain.

 

Malgré son départ vers la Bolivie, il n’a pas abandonné l’idée de retourner un jour aux États-Unis, où il avait vécu pendant plusieurs années.

 

« Nous ne sommes pas des délinquants, nous avons fait toutes les choses correctement dans ce pays et je pense que nous méritons cette chance de nouveau dans la vie », a-t-il affirmé.

 

Pour les autres Cubains encore présents à Bangui, le départ d’Arístides Fernández García constitue désormais un précédent. Ils attendent à leur tour de trouver une destination et de réunir les conditions administratives nécessaires pour quitter la République centrafricaine.

 

 

 

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Centrafrique : maître Nicolas Tiangaye accuse le pouvoir de piétiner les libertés constitutionnelles

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Maître Nicolas Tiangaye, avocat des cinq leaders de la société civile arrêtés après l’appel à la ville morte contre la hausse des prix des hydrocarbures, dénonce les restrictions imposées aux libertés publiques. Il accuse le régime de Faustin-Archange Touadéra de s’éloigner des principes de l’État de droit.

 

La liberté d’expression au cœur des critiques de l’avocat

 

La contestation de la hausse des prix des hydrocarbures a conduit à l’arrestation de cinq responsables de la société civile. Ces derniers avaient appelé la population à rester à domicile pour protester contre l’augmentation des prix du carburant.

 

Centrafrique : maître Nicolas Tiangaye accuse le pouvoir de piétiner les libertés constitutionnelles
Nicolas tiangaye

 

Pour maître Nicolas Tiangaye, une telle initiative relève de l’expression d’une opinion sur une décision des pouvoirs publics. Il estime que les citoyens doivent pouvoir contester les mesures gouvernementales sans être automatiquement exposés à des poursuites pénales.

À lire aussi : Afrique du Sud : le Consortium panafricain pour la paix lance un ultimatum contre les violences xénophobes

 

L’avocat critique les restrictions imposées aux responsables de la mobilisation. Il considère que les libertés d’expression, d’opinion et de réunion constituent des garanties constitutionnelles que les autorités doivent respecter.

À lire aussi : Centrafrique : pourquoi refuse-t-on de parler de détenus politiques alors que des opposants et des personnalités restent incarcérés ?

 

Dans sa déclaration, il affirme que l’interdiction faite aux leaders de la société civile d’exprimer leur opinion sur la hausse des prix des hydrocarbures est contraire aux principes constitutionnels.

 

Un régime accusé de privilégier l’arbitraire

 

Maître Nicolas Tiangaye va plus loin dans ses critiques. Il estime que les pratiques qu’il dénonce sont incompatibles avec les exigences d’un État de droit.

 

« La nature de ce régime est aux antipodes de l’État de droit », déclare-t-il, en dénonçant ce qu’il considère comme une politique fondée sur l’arbitraire.

 

Pour l’avocat, la contestation des prix du carburant ne justifie pas, à elle seule, de priver les responsables de la société civile de leurs libertés. Il rappelle que la demande adressée aux pouvoirs publics portait sur une mesure économique qui affecte directement les dépenses des ménages.

 

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions entre les autorités et des acteurs de la société civile opposés à la hausse des prix des hydrocarbures. L’arrestation des cinq activistes a placé les conditions d’exercice des libertés publiques au centre des critiques formulées par leur défense.

 

Les droits de la défense également mis en cause

 

Les critiques de maître Nicolas Tiangaye concernent aussi le traitement judiciaire des personnes arrêtées. Selon sa déclaration, les avocats constitués pour leur défense n’ont pas pu rencontrer leurs clients dans les locaux où ils étaient détenus.

 

L’avocat affirme que les policiers ont consulté leur hiérarchie avant de leur refuser l’accès aux détenus. Il estime que cette situation empêche les défenseurs de recueillir les informations nécessaires à la préparation de leur intervention.

 

La contestation des mesures économiques concernant les hydrocarbures met en lumière les tensions persistantes autour des libertés publiques et des actions menées par la société civile en Centrafrique.

La défense attend également que les autorités judiciaires précisent les infractions reprochées aux cinq activistes. Maître Nicolas Tiangaye soutient qu’appeler la population à rester chez elle pour protester contre les prix du carburant ne constitue pas, en soi, un crime ou un délit.

 

Il réclame ainsi le respect des garanties légales et constitutionnelles dans le traitement de cette affaire, alors que les autorités judiciaires n’ont pas encore précisé, dans les éléments rapportés par l’avocat, la qualification juridique retenue contre ses clients. 

 

 

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Martin Ziguélé à Touadera : « Ayez pitié du peuple centrafricain »

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Le président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, ancien Premier ministre, ancien président de la commission Finances de l’Assemblée nationale et ancien député, ne demande pas de faveur. Il lance un cri. Un cri qui monte d’un pays où les billets ne circulent plus, où les assiettes se vident. Face à un pouvoir qui parle d’ajustement, Martin Ziguélé oppose un mot que la politique a oublié : la pitié.

 

Il y a des mots que les responsables politiques n’aiment pas prononcer. Des mots qui sonnent comme un aveu de faiblesse, comme une émotion déplacée. « Pitié » est de ceux-là. Et pourtant, c’est le mot que Martin Ziguélé choisit. Pas par sentimentalisme. Par lucidité. Parce qu’après avoir expliqué les chiffres, décortiqué les audits, démonté les arguments officiels, il ne reste plus qu’une évidence : le peuple centrafricain n’en peut plus.

Martin Ziguélé à  Touadera : « Ayez pitié du peuple centrafricain »

 

« Je pense qu’il faut avoir pitié de ce peuple. » Cette phrase, lâchée lors d’une interview, n’est pas une formule de style. C’est un constat d’épuisement. Un constat que tout le monde peut faire, dans n’importe quel quartier de Bangui, dans n’importe quel village de province. Les Centrafricains ne voient plus circuler l’argent. Ils n’arrivent plus à vivre. Ils n’arrivent plus à acheter. Ils n’arrivent plus à manger. Ils n’arrivent plus à payer la scolarité de leurs enfants. « Les Centrafricains n’arrivent plus à gérer leur vie sur le plan financier », résume l’ancien Premier ministre.

 

Une vie quotidienne devenue un exercice de survie

 

Martin Ziguélé ne parle pas d’une crise abstraite. Il parle d’une réalité que chaque Centrafricain connaît. Le matin, il faut trouver de quoi acheter un peu de farine, un peu d’huile, un peu de sucre. À midi, il faut trouver de quoi faire cuire ce qu’on a pu acheter. Le soir, il faut trouver de quoi s’éclairer. Et à chaque étape, il y a un arbitrage. Un arbitrage cruel. Manger ou s’éclairer. Se soigner ou se déplacer. Payer le loyer ou payer l’école. Ces choix, les Centrafricains les font chaque jour. Et chaque jour, ils perdent un peu plus.

 

Dans ce contexte, la hausse du carburant n’est pas une décision technique. C’est une agression. Une agression contre ceux qui n’ont déjà plus rien à sacrifier. Une agression contre les motos-taxis qui vont augmenter leurs tarifs, contre les taxis qui vont faire de même, contre les transporteurs qui vont répercuter la hausse sur les marchandises, contre les artisans qui verront leurs coûts exploser. Et au bout de la chaîne, il y a le consommateur. Celui qui vit avec moins de 1000 francs CFA par jour. Celui qui n’a pas de marge. Celui qui paie.

 

Le gouvernement sait, mais ne veut pas

 

Martin Ziguélé ne dit pas que le gouvernement est incapable. Il dit qu’il est complice d’une situation qu’il pourrait changer. « Le gouvernement sait exactement ce qu’il veut faire, mais ce qu’il ne veut pas, c’est le faire. » Cette phrase est un réquisitoire. Elle dit que le pouvoir a les leviers entre les mains. Qu’il connaît les chiffres. Qu’il a les rapports. Qu’il sait où sont les 200 francs CFA par litre de frais injustifiés. Qu’il sait que la loi du 15 septembre attend son décret d’application. Qu’il sait que les sept marketeurs agréés pourraient faire jouer la concurrence. Mais qu’il ne fait rien.

 

Pourquoi ? Parce que la transparence dérange. Parce que la concurrence dérange. Parce que l’application de la loi dérange. Parce que les circuits opaques profitent à certains. Alors le gouvernement préfère brouiller la piste. Il préfère parler de marché noir. Il préfère évoquer des contraintes. Il préfère annoncer des hausses qu’il présente comme inévitables. Et pendant ce temps, le peuple paie. Le peuple subit. Le peuple souffre. « Est-ce que c’est vraiment un discours responsable ? » demande Martin Ziguélé.

 

Un appel qui n’est pas une supplique

 

L’appel à la pitié que lance le président du MLPC n’est pas une demande de charité. Ce n’est pas un appel à la générosité des puissants. C’est un rappel à l’humanité. Un rappel que gouverner, ce n’est pas pressurer. Gouverner, ce n’est pas imposer des hausses quand 67 % de la population vit avec moins de 1000 francs CFA par jour. Gouverner, ce n’est pas regarder un peuple s’enfoncer dans la misère en expliquant que c’est la faute du marché noir. Gouverner, c’est protéger. C’est alléger. C’est respecter.

 

« Si vous avez du respect pour le peuple centrafricain, si vous avez pitié de la souffrance du peuple centrafricain, vous n’avez pas besoin que la Banque mondiale ou le FMI ou qui que ce soit vienne vous dire ce que vous devez faire. » Cette phrase est un miroir tendu au régime. Elle dit que les institutions internationales ne sont pas le problème. Le problème, c’est l’absence de volonté. L’absence de considération. L’absence de compassion. Un gouvernement qui a besoin qu’on lui rappelle d’avoir pitié de son peuple a déjà perdu le sens de sa mission.

 

Ce que la pitié signifie concrètement

 

Avoir pitié, pour Martin Ziguélé, ce n’est pas un sentiment vague. C’est une politique. C’est appliquer l’audit. C’est supprimer les frais injustifiés. C’est prendre le décret d’application. C’est laisser jouer la concurrence. C’est baisser les prix. C’est rendre l’essence accessible. C’est permettre aux motos-taxis de travailler sans étrangler leurs clients. C’est permettre aux familles de se déplacer. C’est permettre aux enfants d’aller à l’école. C’est permettre aux malades de se soigner. C’est permettre aux Centrafricains de vivre, tout simplement.

 

Le gouvernement peut ignorer cet appel. Il peut le balayer d’un revers de main. Il peut continuer à parler de recettes, d’ajustement, de stabilisation. Mais il ne pourra pas empêcher les Centrafricains de constater que leur vie ne s’améliore pas. Il ne pourra pas empêcher les ventres de crier. Il ne pourra pas empêcher les cartables de rester vides. Il ne pourra pas empêcher la colère de monter. Et un jour, cette colère trouvera une voix. « Un jour viendra au cours du peuple centrafricain et saura. » Cette phrase de Martin Ziguélé n’est pas une menace. C’est une prophétie. Le peuple finira par demander des comptes à ceux qui ont préféré l’opacité à la transparence, la hausse à la justice, la souffrance à la dignité.

 

En attendant, il reste une question. Une question simple, lancée à ceux qui gouvernent. Une question que Martin Ziguélé pose sans détour : comment pouvez-vous regarder ce peuple et ne pas avoir pitié ? La réponse, elle, n’appartient qu’à eux. Mais la facture, elle, est déjà dans les mains du peuple.

 

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Hausse du carburant : Faustin-Archange Touadéra demande aux Centrafricains de payer davantage pour financer les salaires publics

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La hausse du prix du carburant est présentée par Faustin-Archange Touadéra comme une nécessité pour permettre à l’État de payer les salaires et ses autres obligations. Mais cette décision transfère une partie de l’effort budgétaire sur l’ensemble de la population.

 

Faustin-Archange Touadéra assume la hausse du prix du carburant et l’explique notamment par les difficultés financières de l’État. Selon lui, le gouvernement doit désormais appliquer une « politique du prix juste » afin de préserver les ressources nécessaires au paiement des salaires et aux autres dépenses publiques.

Hausse du carburant : Faustin-Archange Touadéra demande aux Centrafricains de payer davantage pour financer les salaires publics

 

 

« Il faut que nous puissions payer les salaires, il faut que nous puissions faire face à nos obligations », a expliqué Faustin-Archange Touadéra, en défendant la nécessité de revoir les prix du carburant.

 

Mais derrière cette justification, une question reste posée : pourquoi l’effort demandé pour financer les charges de l’État doit-il principalement passer par une hausse qui touche plusieurs millions de Centrafricains ?

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Une hausse qui dépasse largement les seuls fonctionnaires

 

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La République centrafricaine compte un nombre limité de fonctionnaires par rapport à l’ensemble de sa population. La Banque mondiale estime d’ailleurs que la masse salariale absorbe jusqu’à 73 % des ressources publiques, ce qui réduit fortement les marges disponibles pour les investissements et les services publics.

 

À lire aussi : Général Bienvenue Zokoué déclare : « La RCA ne dispose pas d’ateliers pour la fabrication des drogues sur son territoire. Ce que le ministre ne dit pas, ce sont les réseaux de Wagner qui prospèrent dans le pays

Mais le problème est que la hausse du carburant ne concerne pas uniquement les agents de l’État.

 

Elle touche les chauffeurs de taxis et de bus, les transporteurs, les commerçants, les agriculteurs, les vendeurs des marchés et les familles. Elle augmente les coûts de déplacement et de transport des marchandises. Elle peut ensuite se répercuter sur les prix des produits alimentaires et des biens de consommation.

 

Un fonctionnaire payé avec un salaire parfois limité subit donc lui-même la hausse lorsqu’il achète ses produits ou se déplace.

 

Mais un vendeur qui ne travaille pas pour l’État la subit également. Un cultivateur qui doit transporter sa production la subit. Une famille qui doit envoyer ses enfants à l’école la subit aussi.

 

La question du financement des salaires devient ainsi une question qui concerne toute l’économie.

 

Les Centrafricains peuvent-ils devenir la principale caisse de l’État ?

 

Le raisonnement défendu par Faustin-Archange Touadéra est que l’État ne peut plus continuer à supporter une partie du coût du carburant. Il affirme notamment que, sur un litre de diesel vendu à 1 250 francs CFA, l’État devait encore payer environ 350 francs pour compléter le prix.

 

Cette déclaration présente donc la hausse comme une mesure destinée à protéger les finances publiques.

 

Mais le consommateur peut légitimement demander quelle part de l’effort budgétaire est demandée aux autres secteurs.

 

Si les recettes publiques sont insuffisantes, quelles économies sont prévues sur les dépenses de fonctionnement ? Quelles recettes supplémentaires peuvent être mobilisées ? Quelles activités économiques disposent encore d’un potentiel fiscal inexploité ?

 

Ces questions prennent une importance particulière alors que la Banque mondiale appelle précisément Bangui à renforcer la mobilisation des recettes intérieures. Son rapport publié en juillet 2026 identifie notamment les secteurs minier et forestier comme des domaines présentant un potentiel supplémentaire de recettes pour l’État.

 

L’or, le diamant et le bois au cœur du débat sur les recettes

 

Le débat ne porte donc pas seulement sur le carburant.

 

La République centrafricaine dispose de ressources minières et forestières importantes. Selon une étude récente de la Banque mondiale, l’or, les diamants et les produits forestiers représentent une part importante des exportations centrafricaines. Le document estime aussi que la mobilisation des recettes intérieures reste limitée.

 

Les données du FMI montrent également le poids des exportations de diamants et de produits du bois dans les recettes extérieures du pays. Pour 2026, le FMI projetait notamment des exportations de diamants à environ 23,6 milliards de francs CFA et celles des produits du bois à 74,2 milliards.

 

Cela ne signifie pas que ces secteurs peuvent, à eux seuls, financer l’ensemble des salaires publics. Mais leur contribution aux finances publiques mérite d’être examinée avec autant d’attention que le prix payé à la pompe.

 

C’est précisément sur ce terrain que se pose la question de la stratégie budgétaire du gouvernement.

 

Pourquoi demander davantage aux consommateurs de carburant avant d’avoir pleinement mobilisé toutes les recettes possibles provenant des secteurs productifs ?

 

Le poids de l’ajustement sur les ménages

 

La difficulté est d’autant plus grande que le carburant constitue une dépense indirecte pour presque toute la population.

 

Même celui qui ne possède pas de véhicule paie une partie de la hausse. Le transporteur répercute son coût supplémentaire. Le commerçant augmente ses prix pour compenser ses dépenses. Le producteur paie davantage pour acheminer sa marchandise. Le consommateur final absorbe finalement une partie de la facture.

 

Le carburant devient ainsi une sorte de prélèvement indirect qui s’étend progressivement à l’ensemble de l’économie.

 

Faustin-Archange Touadéra affirme que cette politique doit permettre à l’État de continuer à payer ses fonctionnaires. Mais les millions de Centrafricains qui ne sont pas fonctionnaires doivent, eux aussi, continuer à vivre avec leurs revenus.

 

La question posée par cette nouvelle hausse est donc moins celle de la nécessité de financer l’État que celle de la répartition de cet effort.

 

Le FMI et la question des recettes intérieures

 

Pour faire face aux difficultés financières et garantir le financement des salaires, l’État mobilise les recettes publiques tout en subissant les recommandations de la Banque mondiale.

Le financement des dépenses publiques ne dépend d’ailleurs pas uniquement du prix du carburant.

 

Les programmes soutenus par le FMI prévoient depuis plusieurs années des réformes destinées à améliorer la mobilisation des recettes, la gestion des dépenses et la transparence du secteur pétrolier. Le FMI avait notamment relevé les difficultés liées aux coûts d’approvisionnement et aux marges dans le marché des carburants centrafricain.

 

La Banque mondiale insiste désormais sur le même problème sous un angle plus large : élargir l’assiette fiscale, améliorer l’administration fiscale, renforcer la transparence et mieux gérer les dépenses publiques.

 

Dans ce contexte, la hausse du carburant apparaît comme l’un des moyens immédiats utilisés pour soulager les finances publiques.

 

Mais elle ne règle pas, à elle seule, le problème structurel des recettes de l’État.

 

Qui doit financer l’État centrafricain ?

 

C’est finalement la question centrale derrière cette hausse.

 

Les fonctionnaires doivent être payés. Les enseignants, les militaires, les agents de santé et les autres fonctionnaires ont besoin de leurs salaires. L’État doit également financer ses obligations.

 

Mais les commerçants, les transporteurs, les agriculteurs, les travailleurs du secteur privé et les ménages ont eux aussi des obligations.

 

Le débat porte donc sur la manière de répartir l’effort.

 

Les ressources minières et forestières, la fiscalité, les entreprises publiques, les droits et taxes à l’exportation, ainsi que la lutte contre les pertes de recettes constituent autant de pistes que les partenaires internationaux demandent à Bangui d’examiner.

 

Pour les Centrafricains, l’enjeu est alors simple : le financement des salaires publics doit-il reposer principalement sur une hausse du coût de la vie, ou l’État peut-il mobiliser davantage les ressources produites par l’économie nationale ?

 

La réponse appartient au gouvernement. Mais elle déterminera directement le poids que les ménages devront encore supporter dans les prochains mois.

 

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Centrafrique–Tchad : la tension monte dangereusement, Jules Njawé insulte le chef de la diplomatie tchadienne et accuse N’Djamena de préparer, avec la France, une attaque contre la RCA avec plus de 100 pick-up armés et deux avions de chasse

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Le conseiller camerounais du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra, Jules Njawé, a qualifié de « mesquin » le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Kogri, lors d’une émission animée par Alain Foka le 19 octobre 2026. Il accuse également le Tchad de préparer, avec la complicité de la France, une offensive contre la République centrafricaine avec 103 pick-up lourdement armés et deux avions de combat français. Cette intervention survient neuf jours après l’attaque du 10 octobre dans le secteur de Nabagaye-Tissi, qui a fait seize militaires tchadiens blessés selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

Les relations entre Bangui et N’Djamena prennent une tournure particulièrement inquiétante. Alors que le gouvernement tchadien attend des explications sur l’attaque menée le 10 octobre 2026 dans la zone frontalière de Nabagaye-Tissi, un conseiller du président centrafricain a choisi de s’en prendre publiquement au ministre tchadien des Affaires étrangères.

 

Centrafrique–Tchad : la tension monte dangereusement, Jules Njawé insulte le chef de la diplomatie tchadienne et accuse N’Djamena de préparer, avec la France, une attaque contre la RCA avec plus de 100 pick-up armés et deux avions de chasse
Le general Deby et Touadera

 

Jules Njawé, conseiller camerounais de Faustin-Archange Touadéra, a multiplié les accusations contre le Tchad et la France au cours d’un entretien accordé au journaliste propagandiste du groupe Wagner Alain Foka, qui était un ancien journaliste de Radio France internationale.

 

Pendant cette émission du 19 octobre, il a accusé les autorités tchadiennes de préparer une offensive militaire contre la République centrafricaine. Il a également affirmé que deux avions de combat français seraient stationnés au Tchad pour participer à cette opération.

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Le conseiller présidentiel a tenu ces propos alors que N’Djamena venait de protester officiellement contre une incursion armée sur son territoire. L’incident a fait plusieurs victimes parmi les militaires tchadiens et les populations civiles, selon les informations recueillies par le CNC.

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Jules Njawé traite le ministre tchadien de « mesquin »

 

Le conseiller de Touadéra n’a pas seulement accusé les autorités tchadiennes de soutenir des groupes armés. Il s’en est également pris personnellement au ministre d’État tchadien chargé des Affaires étrangères, Ahmat Kogri.

 

Ancien responsable des services de renseignement tchadiens, ce dernier avait convoqué l’ambassadeur centrafricain après les événements du 10 octobre.

 

Au cours de l’entretien, Jules Njawé a affirmé que le ministre connaissait parfaitement la présence de Noureddine Adam, dirigeant du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), à N’Djamena.

 

Il a déclaré que Noureddine Adam serait installé dans un quartier de la capitale tchadienne et que les autorités du pays seraient informées de ses activités.

 

Puis, évoquant le ministre des Affaires étrangères, il a lancé :

 

« Parce que le nom des mesquins, je ne garde pas les noms des mesquins dans ma tête. »

 

Une attaque personnelle particulièrement directe contre le chef de la diplomatie d’un pays voisin.

 

Jules Njawé a poursuivi en mettant en cause le courage du ministre tchadien.

 

« Être un homme, ce n’est pas seulement se cacher derrière une carapace de ministre et menacer », a-t-il déclaré.

 

Il lui a ensuite demandé d’assumer publiquement ce qu’il présente comme une complicité du gouvernement tchadien avec des groupes armés opposés au pouvoir de Bangui.

 

« Qu’il assume les complicités de son pays contre un pays frère », a-t-il insisté.

 

Ces propos interviennent alors que le ministre tchadien avait utilisé une procédure diplomatique ordinaire en convoquant l’ambassadeur centrafricain pour lui demander des explications sur une opération militaire ayant touché le territoire tchadien.

 

La convocation d’un ambassadeur constitue une démarche officielle entre deux États. Elle permet de transmettre une protestation, de demander des clarifications ou d’exiger des mesures après un incident.

 

Jules Njawé a transformé cette démarche diplomatique en sujet d’attaques personnelles contre le responsable tchadien.

 

Retour sur l’attaque du 10 octobre à Nabagaye-Tissi

 

Pour comprendre la portée de cette intervention, il faut revenir aux événements du samedi 10 octobre 2026, dans la préfecture centrafricaine de la Vakaga, près de la frontière avec le Tchad et le Soudan.

 

Selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique, plus d’une cinquantaine de mercenaires russes du groupe Wagner, accompagnés de leurs supplétifs et de combattants rebelles tchadiens, ont lancé une offensive contre les positions du FPRC dans le secteur de Nabagaye-Tissi.

 

L’opération avait été préparée depuis Birao, chef-lieu de la Vakaga. Les combattants auraient quitté cette ville dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 octobre, avant de progresser vers Boromata puis vers les positions du FPRC.

 

L’objectif était de déloger les combattants de Noureddine Adam de cette zone frontalière.

 

Les affrontements ont été particulièrement violents. Selon l’enquête publiée par le CNC le 12 octobre, les éléments du FPRC ont réussi à détruire un drone utilisé par leurs adversaires. Quatre combattants du mouvement auraient été tués. Des pertes ont également été signalées parmi les mercenaires russes et leurs supplétifs.

 

Les bombardements ont touché des zones habitées, provoquant des morts parmi les populations civiles.

 

Mais l’opération ne s’est pas limitée au territoire centrafricain.

 

Du côté tchadien, des militaires chargés de surveiller la frontière ont été alertés par les détonations. Ils se sont avancés à bord d’un pick-up pour observer les combats.

 

Selon les informations recueillies par le CNC, ces militaires se trouvaient sur leur propre territoire lorsqu’un hélicoptère utilisé par les mercenaires russes a ouvert le feu sur leur véhicule.

 

Le premier bilan publié le 12 octobre faisait état de quatorze militaires tchadiens blessés. Les informations complémentaires publiées le 13 octobre ont porté ce chiffre à seize blessés graves.

 

L’incident a été localisé à Amnabaka, également désigné Abnabak dans la correspondance diplomatique, dans le secteur tchadien de Tissi.

 

Cette localisation est essentielle. Le différend entre Bangui et N’Djamena porte précisément sur le fait que les militaires tchadiens auraient été touchés à l’intérieur de leur propre pays.

 

Le ministère centrafricain de la Défense a présenté une version différente, affirmant que ses forces avaient conduit une opération préventive sur le territoire national contre des groupes armés.

 

Les informations recueillies par le CNC situent les tirs ayant blessé les militaires tchadiens de l’autre côté de la frontière.

 

Le Tchad convoque l’ambassadeur centrafricain le 11 octobre

 

Dès le lendemain des affrontements, dimanche 11 octobre 2026, le gouvernement tchadien a convoqué l’ambassadeur centrafricain à N’Djamena.

 

Le ministre d’État chargé des Affaires étrangères, Ahmat Kogri, lui a transmis la protestation officielle de son gouvernement concernant l’incursion armée dans la zone d’Amnabaka-Tissi.

 

Une note diplomatique datée du 11 octobre, adressée à la ministre centrafricaine des Affaires étrangères par l’ambassadeur Jean Bertrand Léopold Biamba, confirme l’existence de cette protestation.

 

Le document fait état de deux versions contradictoires concernant le lieu des opérations.

 

D’un côté, les communiqués du ministère centrafricain de la Défense, datés des 9 et 10 octobre, présentent les événements comme s’étant déroulés en territoire centrafricain.

 

De l’autre, les autorités tchadiennes affirment que les faits dénoncés se sont produits à Abnabak, dans la zone de Tissi, sur le territoire tchadien.

 

L’ambassadeur centrafricain a lui-même recommandé une mission de vérification conjointe, avec des échanges à N’Djamena suivis d’un déplacement sur les lieux.

 

Cette proposition visait à établir les circonstances exactes de l’opération et à éviter une détérioration des relations entre les deux pays.

 

C’est dans ce contexte que Jules Njawé intervient, huit jours après la convocation diplomatique, pour accuser le Tchad de préparer une attaque contre la République centrafricaine.

 

Jules Njawé annonce 103 pick-up armés destinés à attaquer Bangui

 

Au cours de son entretien avec Alain Foka, Jules Njawé a affirmé que les autorités tchadiennes participeraient à la préparation d’une nouvelle offensive contre la République centrafricaine.

 

Selon lui, des combattants soudanais seraient arrivés à N’Djamena le 16 octobre avant d’être transférés le lendemain vers Am Timan, dans l’est du Tchad.

 

Ces combattants prépareraient une opération contre des positions centrafricaines situées près de la frontière.

 

Il a également affirmé que des combattants auraient été formés dans une localité tchadienne avant d’être acheminés vers la zone des opérations.

 

Le conseiller présidentiel a ensuite évoqué la mobilisation de 103 pick-up lourdement équipés, auxquels s’ajouteraient cinq autres véhicules transportant des mitrailleuses et des munitions.

 

Il a cité des armements désignés dans la transcription comme des BG-70 et BG-80.

 

« Je suis dans la précision du chiffre. Je ne parle pas d’à peu près », a-t-il déclaré.

 

Le conseiller affirme que les services de renseignement centrafricains connaissent les déplacements de ces combattants et les moyens militaires mobilisés.

 

Pour expliquer l’origine de ces renseignements, il a évoqué l’exploitation de téléphones portables récupérés après de récents affrontements.

 

Selon lui, ces appareils auraient permis d’identifier les personnes impliquées et de suivre les préparatifs d’une offensive contre Bangui.

 

Les chiffres avancés par Jules Njawé sont particulièrement élevés. Plus d’une centaine de véhicules armés représenteraient un dispositif militaire important, dont la mobilisation et les déplacements nécessiteraient une logistique considérable.

 

Le conseiller n’a pas détaillé publiquement l’identité des unités qui utiliseraient ces véhicules ni les modalités de leur déploiement.

 

La France de nouveau accusée de préparer une intervention militaire

 

Après les accusations contre N’Djamena, Jules Njawé s’est tourné vers la France.

 

Il affirme que deux avions de combat français seraient stationnés sur une base militaire située au Tchad, en attente d’une opération contre la République centrafricaine.

 

Selon ses déclarations, ces appareils seraient liés aux préparatifs militaires qu’il attribue aux autorités tchadiennes.

 

Il a également affirmé qu’un avion militaire français aurait pénétré dans l’espace aérien centrafricain après l’échec d’une précédente attaque des combattants de Noureddine Adam.

 

Le conseiller a présenté ces informations comme des renseignements connus du ministre tchadien des Affaires étrangères.

 

Tout au long de l’entretien, il a répété que le responsable tchadien savait parfaitement ce qui se préparait contre Bangui.

 

Cette manière de présenter les événements correspond à un discours déjà utilisé dans les communications favorables aux forces russes présentes en République centrafricaine.

 

Depuis plusieurs années, la France est régulièrement accusée par certains relais médiatiques proches de Moscou de soutenir les groupes armés centrafricains ou de préparer des opérations contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.

 

Dans cette nouvelle intervention, Jules Njawé associe directement le Tchad à ces accusations.

 

Le pays qui vient de protester contre une attaque sur son territoire est désormais présenté comme un partenaire de la France dans une opération destinée à déstabiliser la République centrafricaine.

 

Alain Foka donne la parole au conseiller camerounais de Touadéra

 

L’entretien a été conduit par Alain Foka, ancien journaliste de RFI, qui anime désormais ses propres émissions.

 

Au cours de l’échange, il a interrogé Jules Njawé sur la présence présumée de Noureddine Adam à N’Djamena et sur les modalités de l’offensive annoncée.

Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Ahmat Kogri, a exigé des explications officielles après l’incident frontalier, tandis que le conseiller présidentiel Jules Njawé multiplie les accusations contre N’Djamena.

 

« Avez-vous plus de détails, ou du moins des détails précis autour de l’opération en question ? », lui a-t-il demandé.

 

Cette question a permis au conseiller de développer longuement ses accusations contre les autorités tchadiennes et la France.

 

Alain Foka lui a également demandé si ses informations provenaient des services de renseignement centrafricains.

 

Jules Njawé a répondu qu’il s’agissait de recoupements et d’éléments récupérés après les opérations militaires.

 

L’entretien a ainsi donné une large place à la version du conseiller présidentiel.

 

Les accusations diffusées pendant l’émission reprennent plusieurs thèmes déjà présents dans les communications favorables à Wagner : la responsabilité attribuée à la France dans les crises centrafricaines, les prétendues complicités de pays voisins avec les groupes armés et la présentation du pouvoir de Bangui comme cible d’une opération étrangère.

 

Le CNC avait déjà consacré, le 13 octobre, un article critique aux déclarations d’Alain Foka et de Jules Njawé concernant la politique économique centrafricaine et les prix du carburant.

 

Cette fois, les propos portent directement sur les relations entre deux États et sur des accusations de préparatifs militaires impliquant une puissance étrangère.

 

La proximité entre ces déclarations et les discours de communication favorables à Wagner est perceptible dans les thèmes employés. Elle ne permet pas, à elle seule, d’établir les conditions de préparation de l’émission ni l’existence d’un financement russe de ses intervenants.

 

Le Tchad avait pourtant participé aux négociations de paix en Centrafrique

 

Les attaques verbales de Jules Njawé interviennent alors que le Tchad a participé à plusieurs initiatives diplomatiques destinées à favoriser la paix en République centrafricaine.

 

N’Djamena a notamment accueilli des discussions impliquant des représentants du gouvernement centrafricain et des responsables de mouvements armés.

 

Parmi les personnalités concernées figurait Ali Darassa, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ainsi que d’autres dirigeants de groupes armés engagés dans les négociations.

 

Ces démarches avaient pour objectif de réduire les affrontements et de favoriser des accords entre Bangui et les mouvements rebelles.

 

Le Tchad occupe également une place importante dans les échanges commerciaux et les relations sécuritaires de la République centrafricaine.

 

Les deux pays partagent une longue frontière et doivent gérer des problèmes communs liés à la circulation des groupes armés, aux déplacements des populations et à la sécurité des zones frontalières.

 

Cette coopération rend les déclarations de Jules Njawé particulièrement sensibles.

 

Alors que N’Djamena a participé à des efforts de médiation pour contribuer à la stabilisation de la Centrafrique, le conseiller du président Touadéra accuse désormais les autorités tchadiennes de préparer une offensive contre Bangui.

 

Il ne s’agit plus seulement d’un désaccord sur les événements du 10 octobre. Les accusations portent directement sur les intentions militaires et politiques du gouvernement tchadien.

 

Jules Njawé appelle les jeunes Tchadiens à contester leurs dirigeants

 

Vers la fin de son intervention, le conseiller de Touadéra s’est adressé directement à la population tchadienne.

 

Il a accusé les dirigeants du pays de servir les intérêts français au détriment de la paix entre les peuples centrafricain et tchadien.

 

Il a notamment déclaré :

 

« Nous appelons la jeunesse tchadienne à se révolter contre un tel comportement. »

 

Il a ensuite invité les jeunes Tchadiens à contester les décisions de leurs dirigeants et à refuser toute participation à une guerre contre la République centrafricaine.

 

Jules Njawé a présenté cet appel comme une démarche panafricaniste.

 

Il a également affirmé que les déstabilisations de la République centrafricaine provenaient depuis longtemps du Tchad.

 

Ces déclarations généralisent la responsabilité des crises centrafricaines à un pays voisin, alors que les conflits successifs en République centrafricaine ont impliqué de nombreux acteurs nationaux et étrangers.

 

L’appel lancé à la jeunesse tchadienne dépasse également le cadre des relations diplomatiques. Un conseiller d’un chef d’État étranger intervient publiquement dans le débat politique intérieur d’un pays dont le gouvernement vient de protester contre une opération armée sur son territoire.

 

Cette prise de parole intervient sans qu’une rupture officielle des relations diplomatiques ait été annoncée entre Bangui et N’Djamena.

 

Bangui et N’Djamena face à deux versions opposées des événements

 

Depuis le 10 octobre, les autorités centrafricaines et tchadiennes donnent des versions différentes des opérations militaires dans le secteur de Nabagaye-Tissi.

 

Le gouvernement centrafricain affirme que ses forces et leurs alliés russes ont mené une opération préventive contre des groupes armés menaçant la sécurité du pays.

 

Le gouvernement tchadien dénonce une incursion sur son territoire, dans la localité d’Abnabak, et des tirs ayant blessé plusieurs de ses militaires.

 

Les enquêtes publiées par le CNC les 12 et 13 octobre attribuent les tirs contre les soldats tchadiens à un hélicoptère utilisé par les mercenaires russes du groupe Wagner.

 

La note diplomatique du 11 octobre confirme que le différend sur la localisation des faits avait été officiellement porté à la connaissance de Bangui.

 

L’ambassadeur centrafricain avait recommandé une démarche conjointe pour clarifier les circonstances des affrontements.

 

Huit jours plus tard, Jules Njawé a choisi une autre forme d’intervention publique. Il a insulté le chef de la diplomatie tchadienne, accusé N’Djamena de complicité avec les groupes armés et affirmé que la France préparait une offensive contre la République centrafricaine.

 

Au 19 octobre, les deux gouvernements restent opposés sur les circonstances de l’attaque du 10 octobre. Les seize militaires tchadiens blessés, les victimes civiles signalées dans la zone frontalière et la demande d’explications formulée par N’Djamena demeurent au centre du différend.

 

Les déclarations de Jules Njawé ajoutent désormais à cette crise militaire une confrontation verbale visant directement le ministre tchadien des Affaires étrangères, alors que la proposition de vérification conjointe formulée par l’ambassadeur centrafricain reste une voie possible pour établir les faits. 

 

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Centrafrique : Diamant, or et bois, Fidèle Gouandjika accuse le système de laisser échapper les recettes de l’État

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Le ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika dénonce les pertes de recettes publiques liées à l’exploitation du diamant, de l’or et du bois en Centrafrique. Dans sa déclaration sur les 100 jours du gouvernement Moloua 3, il accuse les circuits de contrebande et la corruption de priver l’État de ressources financières importantes.

 

Fidèle Gouandjika estime que les richesses naturelles de la République centrafricaine devraient rapporter davantage au Trésor public. Dans son intervention publiée sur Facebook, il cite le diamant, l’or et le bois parmi les secteurs où l’État pourrait augmenter ses recettes grâce à une meilleure fiscalité et à des contrôles plus rigoureux.

 

Centrafrique : Diamant, or et bois, Fidèle Gouandjika accuse le système de laisser échapper les recettes de l’État
Fidele gouandjika au centre culturel missi momo

 

« Nous avons le diamant, nous avons l’or, nous avons les bois, nous avons tout. Mais il n’y a que des contrebandes », affirme le ministre conseiller à la présidence.

 

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Il considère que les revenus issus de ces ressources ne profitent pas suffisamment aux finances publiques. Il accuse des acteurs de ces secteurs de tirer des bénéfices importants de l’exploitation et de la commercialisation des richesses nationales, alors que les recettes attendues par l’État restent, selon lui, insuffisantes.

 

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Des taxes jugées insuffisantes sur les ressources naturelles

 

Pour Fidèle Gouandjika, le gouvernement doit revoir la fiscalité appliquée aux activités minières et forestières. Il propose notamment d’augmenter les taxes sur le diamant et l’or, estimant que ces produits sont commercialisés sur des marchés où les acheteurs disposent de moyens financiers importants.

 

Il s’interroge également sur les bénéfices que l’État tire de l’exploitation de ces ressources. Dans sa déclaration, il évoque des statistiques concernant la production de diamant et d’or, puis demande où vont les dividendes générés par ces activités.

 

Le ministre conseiller réclame une meilleure surveillance des permis d’exploitation aurifère. Il affirme que certains détenteurs de permis exercent leurs activités sans que les conditions d’obtention de ces autorisations soient suffisamment claires à ses yeux.

 

Ces accusations portent sur la gestion des ressources naturelles et sur la capacité des administrations compétentes à contrôler les activités minières. Fidèle Gouandjika estime que des vérifications plus strictes permettraient de mieux identifier les opérateurs et de récupérer une partie des recettes qui échappent actuellement à l’État.

 

La contrebande et la corruption dans le viseur

 

Fidèle Gouandjika met également en cause les pratiques qu’il attribue à certains agents des services douaniers. Il affirme que des marchandises transportées par de gros camions ne seraient pas systématiquement contrôlées, notamment lorsqu’elles appartiennent, selon ses propos, à des personnes bénéficiant de protections particulières.

 

Il dénonce aussi des pratiques de corruption qui, selon lui, permettent à certains agents de percevoir de l’argent sans le reverser au Trésor public. Il estime que les responsables des douanes doivent renforcer les contrôles et mettre fin aux exemptions injustifiées.

 

Pour le ministre conseiller, la récupération de ces recettes pourrait contribuer à réduire la pression sur les consommateurs. Il établit notamment un lien entre les ressources fiscales que l’État ne parvient pas à collecter et la décision d’augmenter les prix du carburant.

 

La contrebande et la corruption généralisées privent l’État des revenus indispensables tirés de l’exploitation des ressources naturelles.

Il considère que le gouvernement Moloua 3 doit agir rapidement sur ces questions, plutôt que de renvoyer les mesures nécessaires à moyen ou long terme. Sa déclaration intervient dans le cadre de son évaluation des 100 premiers jours du gouvernement, auxquels il a attribué la note de 0 sur 20.

 

Fidèle Gouandjika demande ainsi un renforcement des contrôles sur le diamant, l’or et le bois, une meilleure collecte des taxes et une lutte plus rigoureuse contre la corruption dans les administrations chargées de gérer les recettes publiques.

 

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