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samedi, 13 avril 2024
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RCA : Léger report du paraphe de l’accord de Khartoum

 

 

Khartoum (CNC) – Après d’âpres négociations entre le gouvernement et les quatorze groupes armés en Centrafrique, voilà un accord dit de paix et de réconciliation nationale a été conclu, dans l’après-midi de samedi 2 février dernier.

 

C’était une fierté pour les délégations centrafricaines venues à ces pourparlers, mais aussi une fierté pour les facilitateurs de l’Union africaine et des Nations unies, ainsi que pour les autorités soudanaises qui ont accepté d’accueillir ces assises sur leur terre.

C’est ainsi qu’à la demande du gouvernement soudanais, la cérémonie de par Mohamed Ahmed, ministre soudanais des affaires étrangères à l’honneur des délégations centrafricaines à ce dialogue de Khartoum.

Évidemment, il y a l’objet de fierté vue que les participants ont pu se mettre d’accord sur ”les questions essentielles que les groupes armés ont posées au Chef de l’État’, comme l’a souligné Firmin Ngrebada, Directeur de cabinet du Président de la République. Il faudra bien pour Touadera de venir savourer personnellement ce succès. A en croire certaines indicretions surplace à Khartoum, il y aura, ce dimanche, une modeste cérémonie de paraphe du projet de l’accord qui sera signé prochainement à Bangui. Cette cérémonie devrait avoir lieu en présence de Touadéra et certains présidents dont Omar El Béchir, car le grand du travail, à en croire le Adolph Nahayo, Ambassadeur de la CEEAC en Centrafrique, ”c’est la phase de mise en oeuvre de cet accord qui requiert l’implication de tous y compris la communauté internationale, les partenaires et amis de la République centrafricaine”.

Aux dernières nouvelles, Touadéra aurait déjà quitté Bangui pour Khartoum.

 

Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

Centrafrique : Extrême tension au sommet de l’État, le conflit entre Touadéra et Meckassoua s’embrase

 MECKASSOUA ET TOUADERA

 

Bangui, le 23 mars 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

Incroyable mais vrai ! Les relations, déjà très exécrables depuis septembre 2016, entre le président Faustin Archange Touadera et le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua sont sur le point d’atteindre son apogée, voire fissurées complètement. Les tensions de ces derniers mois, renforcées par les violents affrontements verbaux d’avant hier au stade  Omnisport entre le ministre de la Défense nationale Joseph Yakété et l’honorable député de Paoua 2et deuxième vice-président de l’Assemblée nationale Timeléon Mbaïkoua ne laisse aucun doute que la rupture tant annoncée par les médias entre le President Touadéra et son ex-allié Karim Meckassoua est arrivée.

Si jusque-là, le président de la République Faustin Archange Touadéra et son ami président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA cogèrent, à leurs manières, leurs relations conflictuelles et dégradantes, le cuisant échec infligé aux honorables de « Cœur uni » et à leurs parrains politiques, a, visiblement, permis aux deux camps de doter leurs éléments de grenades à main incapacitantes et a fourni les occasions d”embrasement de l’ensemble de l’Exécutif et de Législatif. Pour un rein, le plus audacieux lâche sa goupille. Désormais, l’ensemble du gouvernement, députés « Cœur uni » ; la garde présidentielle et quelques conseillers à la présidence semblent tous, s’aligner sans condition, derrière le président Touadéra contre tous les membres du Bureau de l’Assemblée  nationale dirigé par le Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua. Ce jeu dangereux qui ne fait pas sourire les Centrafricains remet dangereusement le pays sur la voie de chaos et de la guerre civile. Que s’est-il passé exactement ? Décryptage.

Les faits déclencheurs.

Des Conventions minières injustes aux bâillons instaurés par le Très Honorable Meckassoua, neutralisant ainsi le ministre Dondra de s’exprimer devant les députés lors du passage de la DG de FMI à l’Assemblée nationale ont semis les germes desdits conflits.

D’après nos analyses et les informations recoupées, deux faits de moindre importance étaient à l’origine de cette mésentente au sommet de l’État. Le premier, concerne les projets des Conventions d’exploitations des ressources minières soumis au Bureau de l’Assemblée nationale pour l’approbation de son président Abdoul Karim MECKASSOUA et le second, concerne l’opposition faite, à juste titre, au ministre Dondra  de prendre la parole devant les députés lors du passage de la Directrice générale du fond monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale.

Dans le premier cas et, d’après nos informations, le président Abdoul Karim Meckassoua, n’avait pas du tout apprécié l’interprétation faite par le président Touadera et ses conseillers de l’article 60-2 de la Constitution, lui donnant, à lui seul, la responsabilité totale d’approuver ou non, des Conventions financières ou Contrats miniers et ce, en lieu et place de l’Assemblée nationale qui compose tous les députés. Et le camp Touadéra, c’est incompréhensible et inadmissible le temps que prend, de façon dilatoire, Abdoul Karim Meckassoua pour approuver les 4 Conventions en souffrance sur son bureau.

Dans le second cas, c’est le refus catégorique et justifié du Très Honorable Abdoul Karim Meckassoua au ministre Dondra de prendre la parole après l’intervention de la Directrice générale du Fonds monétaire international ((FMI) à l’Assemblée nationale. Ce refus, considéré comme une muselière par un ancien ministre, est très mal pris par le ministre Dondra. Il l’a fait savoir  plusieurs reprises devant les Conseils des ministres et au finish, il a instauré un bouchon allumeur entre les deux Institutions.

D’après nos informations, le Bureau de l’Assemblée s’apprête à juger « vampiriques » pour le peuple centrafricain, 3 des 4 Conventions minières déjà signées par le président Touadéra. « Toutes les 4 Conventions ne donneront pas des emplois aux Centrafricains comme le pense à tort le ministre conseiller spécial du président Touadéra Fidel NGOUADJIKA ». Affirme un député proche de Meckassoua qui a pu jeter un œil sur ces Conventions.

Tous conflits latents ne peuvent que s’acheminer vers des escalades verbales, physiques ou matérialisées sous d’autres formes punitives. Tels sont les différents cas que subit depuis décembre 2016 l’Institution du Très Honorable Meckassoua. De sevrage financier aux escalades verbales ou physiques.

Sevrage financier de l’Assemblée nationale

En muselant, par un bâillon, le ministre des Finances à prendre la parole lors de passage de madame la Directrice générale de FMI à Bangui, le Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA avait oublié qu’il a lui-même « semé en paquet » les difficultés que son Institution récoltera en termes d’argent. Pour preuve, depuis janvier 2017, tous les appels de fonds venus de l’Assemblée nationale ne trouvent pas d’interlocuteur au ministère de Dondra.

« S’il a empêché notre ministre de parler, nous l’empêcherons de marcher. Bâillon dans la bouche contre bâton dans les roues », renchérit un cadre du ministère des Finances.

Joignant l’acte à la parole, les indemnités des deux dernières sessions extraordinaires ainsi que celles de la session ordinaire actuelle ne sont pas payées. À défaut d’argent en sus, les fournitures des bureaux manquent dans l’Administration parlementaire. Les toilettes tout comme l’ensemble des fonctionnaires parlementaires subissent les dégâts collatéraux de ces conflits « MECKASSO-TOUADERa ». Les membres du bureau, eux, s’attendent à s’affronter jour et nuit aux forces de l’ordre et aux membres du gouvernement.

Affrontements verbaux, arrestations et détentions illégales comme moyens de pressions du gouvernement.

Si à l’Assemblée nationale, ils tentent de minimiser la portée de cette mésentente, à la Présidence de la République, ils veulent à tout prix finir avec le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim MECKASSOUA et tous ceux qui tentent de le soutenir. Pour y arriver, une campagne de diabolisation généralisée a été pensée et mise en œuvre pour discréditer l’ensemble des députés proches de l’honorable MECKASSOUA et lui-même. Ce qui a poussé non seulement les éléments de la garde présidentielle à arrêter, fouiller et ramener manu militari à la SRI  le député de Bambio et 2e membre du bureau de l’Assemblée nationale Aristide GOUNDISSA. Il a fallu l’intervention du 1er Vice président de son Institution Aurélien Simplice Nzigas pour qu’Aristide GOUNDISSA et son aide de camp recouvrent la liberté après deux heures  de détention.

Certains membres du gouvernement aussi prennent fait et cause de leur patron Faustin Archange Touadéra si d’aventure ils trouvent sur leur chemin un député membre du bureau parlementaire. C’est ce qui est arrivé à l’honorable Timoléon MBAÏKOUA député de Paoua 2 et 2e Vice-Président de l’Assemblée nationale au stade omnisport lors de tournoi éliminatoire d’afrobasket 2017 entre la Centrafrique et le Congo Brazzaville.

D’après l’un de nos correspondants témoin de l’évènement de ce jour, c’est le ministre de la Défense Joseph Yakété qui a ouvert le bal des escalades verbales entre lui et Timoléon MBAÏKOUA lorsque ce dernier a fait appel à son aide de camp de venir le chercher.

Empêché d’atteindre l’honorable par l’aide de camp du ministre Yakété, ce dernier, en suivant les discussions entre les deux frères d’armes, il s’est interféré pour poser des questions à son aide de camp en ces termes : « ce monsieur est civil et militaire ? »  L’aide de camp de l’honorable répond à son ministre « je suis militaire et aide de camp de l’honorable   Timoléon MBAÏKOUA ».

L’honorable s’y mêle à son tour et répond à Yakité : « Toi aussi tu es un civil ».

Et c’est en écoutant le nom et titre de Timoléon MBAÏKOUA, que le ministre Yakété s’est fait piquer par lui-même par les insectes en charge de transmission de conflits “MECKASSO-TOUADERO” qu’il avait en tête.

« Député, député. Député c’est qui ? Vous ne respectez pas des ministres ? » Crie le ministre Yakété, tenu en position de maître YANG à côté de sa femme.

« C’est un incident de trop » s’énerve l’honorable. « le bureau de l’Assemblée serait saisi pour correction » conclut l’honorable.

« Nous avions l’impression qu’ils ont des antécédents conflictuels » ont fait savoir, à CNC, certains témoins qui ont peu intervenir pour séparer les deux camps.

D’après les dernières informations parvenues à notre Rédaction, le ministre Joseph Yakété est appelé à la barre des députés ce lundi et mardi son collègue de l’Intérieur Jean Serge Bokassa.

Qui va vraiment jouer la médiation dans ce conflit ?

Pour le moment, personne. Les Chefs d’État d’Afrique centrale  ne veulent pas intervenir dans cette affaire, d’autant plus que sur d’autres affaires des groupes armés, les choses ne semblent pas bouger.

Accusé régulièrement d’être derrière les mouvements armés de la Séléka en province par les proches du président Touadéra, le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Karim Meckassoua se trouve depuis quelques jours en République Démocratique du Congo. Selon un conseiller du président Touadera, il tente de persuader le président Kabila d’intervenir comme médiateur dans cette affaire.

Si ce même jeu avait été vu au temps de la transition, celui du temps du Professeur Touadera est très violent. Il comporte tous les signaux d’une longue guerre du positionnement.

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Parier avec les baobabs : L’essor de 1Win au Sénégal

 

1Win est une référence pour les parieurs sénégalais, offrant une myriade d’options de paris qui répondent à un large éventail de goûts et de préférences. Cette plateforme s’est imposée non seulement en offrant un large éventail de possibilités de paris sportifs, mais aussi en adaptant ses services aux besoins culturels et régionaux spécifiques de son public sénégalais.

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Pourquoi 1Win est populaire parmi les parieurs Sénégalais ?

1Win s’est taillé une place de choix sur le marché sénégalais des paris pour plusieurs raisons convaincantes, la principale étant son interface conviviale, sa grande variété d’options de paris et ses cotes compétitives. L’interface de la plateforme est conçue pour l’utilisateur, avec un système de navigation simple qui permet aux parieurs novices et expérimentés de s’y retrouver facilement.

Cette facilité d’utilisation est cruciale sur un marché avec lequel l’accès à la technologie varie, car elle permet à tous les utilisateurs, quel que soit leur niveau de connaissances technologiques, de participer.

Un autre facteur important contribuant à la popularité de 1Win est la diversité des options de paris qu’il propose. Du football, qui a un public passionné au Sénégal, aux sports moins populaires, 1Win s’assure de répondre aux préférences d’un large public. Cette inclusivité s’étend à la fourniture d’opportunités de paris à la fois sur les compétitions internationales et sur les matchs locaux, permettant aux utilisateurs de soutenir leurs équipes locales préférées.

Enfin, la compétitivité des cotes proposées par bookmaker 1Win lui permet de se démarquer sur le marché sénégalais. Les parieurs sont toujours à la recherche du meilleur rapport qualité/prix, et 1Win répond à cette attente en proposant des cotes souvent supérieures à celles disponibles sur d’autres plateformes. Cet avantage n’augmente pas seulement le potentiel de gains, mais démontre également l’engagement de 1Win à fournir de la valeur à sa base d’utilisateurs.

Ces caractéristiques, finement ajustées pour répondre aux exigences et aux goûts du marché sénégalais, renforcent la confiance des parieurs sénégalais, consolidant la position en tant que plateforme de paris 1Win en ligne préférée au Sénégal.

Comment s’inscrire et vérifier son compte sur 1Win

L’enregistrement et la vérification de votre compte sur 1Win est un processus simple, conçu pour faciliter la tâche des utilisateurs sénégalais qui peuvent ainsi rejoindre la communauté de parieurs de 1Win sans problème. Voici un guide étape par étape pour vous aider à démarrer :

  1. Visitez le site ou 1Win app : Ouvrez votre navigateur web ou lancez l’application 1Win et rendez-vous sur la plateforme officielle de 1Win. Recherchez le bouton “S’inscrire” ou “S’enregistrer”, généralement situé dans le coin supérieur droit de la page d’accueil.
  2. Remplissez le formulaire d’inscription : En cliquant sur le bouton “S’inscrire”, vous ferez apparaître un formulaire d’inscription. Vous devrez y fournir quelques informations de base telles que votre nom, votre adresse électronique et un mot de passe. Choisissez une devise (assurez-vous qu’elle vous convient en tant qu’utilisateur sénégalais).
  3. Acceptez les conditions générales : Lisez attentivement les conditions générales. Si vous êtes d’accord, cochez la case pour les accepter. Cette étape est cruciale pour comprendre les règles de la plateforme et vos droits en tant qu’utilisateur.
  4. Vérifiez votre compte : Après avoir envoyé le formulaire d’inscription, vous recevrez habituellement un e-mail ou un SMS de 1Win contenant un lien ou un code de vérification. Cliquez sur le lien ou entrez le code sur le 1Win site officiel web pour vérifier votre compte. Cette étape est cruciale pour des raisons de sécurité et pour garantir l’exactitude des informations fournies.
  5. Effectuez votre premier dépôt : Une fois votre compte vérifié, vous pouvez vous connecter et effectuer votre premier dépôt. 1Win propose plusieurs méthodes de paiement adaptées aux utilisateurs sénégalais, ce qui vous permet de trouver une option pratique.
  6. Commencez à parier : Une fois votre compte configuré et approvisionné, vous êtes maintenant prêt à explorer la grande variété d’options de paris disponibles sur 1Win, que ce soit via le site web ou l’application, et à placer vos paris.

Options de paris disponibles sur 1Win

1Win connexion propose un large éventail d’options de paris pour répondre aux diverses préférences des parieurs sénégalais. Comprendre chaque catégorie aidera les utilisateurs à tirer le meilleur parti de leur expérience de pari sur la plateforme.

Chacune de ces catégories de paris est conçue pour répondre aux diverses préférences et intérêts des parieurs sénégalais, offrant des opportunités de paris sportifs classiques, de paris en temps réel, de jeux de type casino et de paris sportifs virtuels. Cette diversité améliore non seulement l’expérience de l’utilisateur sur 1Win, mais positionne également la plateforme comme une option complète pour les paris en ligne au Sénégal.

Paris sportifs

Le cœur de l’offre se réside dans sa section de 1Win paris sportifs, qui couvre un large éventail de sports allant du football, du basket-ball et du tennis à des sports moins courants comme le handball et le tennis de table. Le football, qui est le sport le plus populaire au Sénégal, occupe une place prépondérante avec une couverture étendue des championnats internationaux tels que la Premier League anglaise, la Liga et la Ligue des champions de l’UEFA, ainsi que des compétitions locales.

Les parieurs peuvent miser sur différents résultats, notamment les vainqueurs des matchs, le nombre total de buts, le premier buteur, et bien plus encore, offrant ainsi une expérience de pari complète.

Pari en direct

1Win fait monter l’excitation d’un cran en offrant une expérience de pari en direct de pointe, plongeant les utilisateurs dans un monde de pari 1Win interactif. Cette fonctionnalité innovante permet aux utilisateurs de participer activement aux matchs en direct en plaçant des paris, les cotes s’ajustant en temps réel en fonction de l’évolution du match.

Couvrant un large éventail de sports, cette plateforme dynamique permet aux utilisateurs de tirer parti de leurs connaissances en direct et de réaliser des gains potentiellement plus élevés. Plongez dans le monde captivant des paris en direct sur 1Win dès aujourd’hui et vivez le frisson des paris sportifs en temps réel !

Jeux de casino

Pour ceux qui souhaitent vivre une expérience de pari différente, la section casino de 1Win propose une vaste sélection de jeux. Des jeux de table classiques comme le blackjack et la roulette à une grande variété de machines à sous et d’options de croupiers en direct, il y en a pour tous les goûts.

Les jeux de casino sur 1Win attirent les utilisateurs à la recherche de sessions de paris rapides et divertissantes avec la possibilité de gains instantanés.

Sports virtuels

Pour les personnes à la recherche d’une expérience de jeu unique et passionnante, la section casino de 1Win se distingue par son large éventail de jeux. Plongez dans un monde de divertissement avec des jeux de table classiques tels que le blackjack et la roulette, ainsi qu’une sélection variée de machines à sous et d’offres de croupiers en direct.

Que vous soyez un fan des jeux traditionnels ou que vous souhaitiez explorer de nouvelles options de jeu, le casino de 1Win répond à un large éventail de préférences. L’attrait des jeux de casino sur 1Win réside dans leur capacité à fournir aux utilisateurs des sessions de 1Win pari gratuit rapides et engageantes, tout en offrant la perspective excitante de gains immédiats. Préparez-vous à vous immerger dans un monde d’excitation et de possibilités au casino de 1Win !

Comprendre les cotes et paiements

Lorsque vous pariez sur la plateforme 1Win Sénégal, il est essentiel de comprendre le fonctionnement des cotes, tant pour les nouveaux parieurs que pour les parieurs chevronnés. Les cotes représentent essentiellement la probabilité qu’un résultat particulier se produise et détermine le montant des gains que vous pouvez espérer si votre pari est réussi.

Les cotes peuvent être affichées sous différents formats, mais 1Win simplifie les choses pour ses utilisateurs sénégalais en leur offrant une compréhension intuitive des gains potentiels.

Pour les parieurs sénégalais, la commodité des transactions est un facteur important. 1Win propose une gamme de méthodes de paiement adaptées aux besoins et aux préférences des utilisateurs sénégalais. Des méthodes bancaires traditionnelles aux options de paiement numérique et mobile plus récentes, la garantie de transactions sécurisées, efficaces et rapides est une priorité.

Les options les plus populaires sont les cartes de crédit et de débit, les portefeuilles électroniques et les services d’argent mobile, qui sont largement utilisés au Sénégal pour leur fiabilité et leur facilité d’utilisation.

La navigation des paiements sur 1Win est conçue pour être facile, permettant aux parieurs de se concentrer sur les stratégies plutôt que sur les détails du paiement. La plateforme donne la priorité à la sécurité, en utilisant une technologie de cryptage de pointe pour protéger les données des utilisateurs.

Conseils pour des paris responsables

Les paris peuvent être une activité agréable lorsqu’ils sont pratiqués de manière responsable. Il est essentiel d’aborder les paris avec une stratégie qui donne la priorité à l’équilibre financier et à la santé mentale. Voici quelques conseils essentiels qui vous permettront d’entretenir une relation saine avec les paris :

  1. Fixer des limites budgétaires : Commencez toujours par établir un budget précis. Déterminez la somme d’argent que vous êtes prêt à perdre et veillez à ce qu’elle n’affecte pas vos besoins essentiels ou vos responsabilités financières. Respectez scrupuleusement ce budget afin d’éviter les pièges de la chasse aux pertes.
  2. Comprenez les risques : Les paris comportent un niveau élevé de risque et d’incertitude. Reconnaissez qu’il ne s’agit pas d’un moyen garantit de gagner de l’argent. Les gains ne sont jamais assurés et les pertes font partie du processus. Cette compréhension est essentielle pour maintenir une approche équilibrée des paris.
  3. Les paris ne doivent pas constituer une source de revenus principale : Considérez les paris comme une forme de divertissement plutôt que comme un moyen principal de gagner de l’argent. Compter sur les paris pour gagner de l’argent n’est pas viable et peut conduire à une détresse financière et émotionnelle importante.
  4. Sachez quand faire une pause : Il est important d’être attentif à son état mental et émotionnel. Si vous constatez que les paris sont une source de stress ou qu’ils ont une incidence négative sur votre vie quotidienne, il est temps de prendre du recul. Des pauses régulières peuvent contribuer à prévenir le développement d’habitudes de jeu problématiques.
  5. Demandez de l’aide si nécessaire : Si vous ou l’un de vos proches est aux prises avec des problèmes de paris, n’hésitez pas à demander de l’aide. De nombreux organismes et groupes de soutien sont disponibles pour aider les individus à garder le contrôle de leurs habitudes de jeu.

En suivant ces lignes directrices, les parieurs peuvent profiter de l’excitation et du divertissement que procurent les paris, sans compromettre leur stabilité financière ou leur santé mentale.

 

Păcănele Megaways VS Păcănele Clasice: Care Este Mai Bun Și Mai Profitabil Pentru Jucători?

 

 

 

Păcănele online au câștigat popularitate în industria jocurilor de noroc, oferindu-le jucătorilor o experiență de joc fascinantă și simplă. Lumea sloturilor online a evoluat pe măsură ce tehnologia a avansat, venind cu concepte noi și incitante precum sloturile Megaways. Păcănele Megaways au transformat industria, încântând jucătorii cu mecanicile de joc revoluționare și potențialul ridicat de câștig.

 

Pe măsură ce popularitatea păcănelelor Megaways crește, ridică o întrebare importantă în rândul jucătorilor: ce tip de păcănele este mai bun și mai profitabil? Păcănele Megaways sau Clasice? Este întrebarea din mintea tuturor când încearcă să decidă care alegere le va aduce cea mai mare distracție și cele mai satisfăcătoare recompense financiare. În timp ce sloturile Clasice au fost timp îndelungat prima alegere, apariția păcănelelor Megaways a creat un nou rival pe listă.

 

Pentru a stabili care alegere este superioară, e necesar să investigăm diversele caracteristici și profitabilitatea ambelor păcănele, Megaways și Clasice. Putem determina care formă de păcănele oferă de fapt o experiență mai plăcută pentru jucătorii care caută distracție și profitabilitate analizând criterii precum experiența de joc, ratele de câștig și disponibilitatea.

Păcănele Megaways: Revoluționarea Rolelor

Conceptul și Mecanica Megaways

Păcănele Megaways, care sunt populare în cazinouri online Belgia, sunt cu totul altceva în lumea jocurilor de noroc online, oferindu-le jucătorilor o experiență de joc nouă și dinamică. Ideea de Megaways, creată de către Big Time Gaming, oferă un număr variat de simboluri per rolă, rezultând într-un număr de moduri de a câștiga la fiecare rotire care se schimbă în permanență. Această divergență de la setul de linii de plată standard creează un mediu neașteptat și stimulant pentru iubitorii de adrenalină. Dacă ești dornic să explorezi această inovație palpitantă, joacă pacanele gratis demo pe SlotsUp. Este o ocazie excelentă să te cufunzi în distracția rolelor dinamice și să descoperi diversele moduri prin care aceste păcănele inovatoare îți pot eleva experiența de joc.

Avantaje și Caracteristici Unice

Una dintre cele mai remarcabile caracteristici ale păcănelelor Megaways este adaptabilitatea lor. Structura flexibilă a rolelor poate rezulta în zeci, dacă nu sute de mii, de moduri diferite de a câștiga, adăugând un plus de emoție la fiecare rotire. Rolele în cascadă, care fac ca combinațiile câștigătoare să dispară și să fie înlocuite de simboluri noi, adaugă încă un element dinamic. În plus, prezența simbolurilor unice precum Wild și Scatter îmbunătățesc experiența de joc generală, oferindu-le jucătorilor mai multe șanse să activeze bonusurile și rotirile gratuite.

Profitabilitate Potențială Pentru Jucători

Profitabilitatea potențială a păcănelelor Megaways este legată inextricabil de volatilitatea lor extraordinară (poți citi mai multre despre volatilitatea sloturilor aici). În timp ce acest lucru poate duce la momente de volatilitate, oferă totodată și șanse la câștiguri mari. Rolele în cascadă și șansele diverse de a câștiga cresc șansa la jackpoturi mari. Sloturile Megaways, pe de altă parte, ar trebui abordate dintr-o perspectivă strategică, conștientizând că natura cu risc ridicat a acestor jocuri necesită o abordare echilibrată a gestionării bugetului. Păcănele Megaways oferă o experiență de joc palpitantă și posibil satisfăcătoare pentru persoanele care își doresc distracție și potențialul să câștige sume mari de bani.

Păcănele Clasice: Navigarea Terenului Tradițional

Explicarea Conceptului și Mecanicii Păcănelelor Clasice

Păcănele clasice, cunoscute convențional și ca sloturi tradiționale, au o istorie îndelungată în lumea jocurilor de noroc online. Aceste sloturi păstrează un format tradițional cu un număr fix de role și linii de plată, evocând simplitate și familiaritate. Idea este simplă: participanții trebuie să obțină simboluri identice pe liniile de plată specificate pentru a câștiga.

Avantaje și Caracteristici

Sloturile Clasice sunt atractive prin simplitatea lor. Jucătorii învăța ușor principiile jocului cu un număr fix de role și linii de plată, ceea ce face aceste păcănele excelente pentru cei care își doresc o experiență de joc mai relaxată și previzibilă. Simbolurile clasice ca fructele, lingourile și șeptarii adaugă o notă de nostalgie, cucerind o audiență largă, inclusiv pe cei pasionați de farmecul tradițional al aparatelor slot.

Profitabilitate Potențială Pentru Jucători

Păcănele Clasice sunt renumite pentru plăți mai constante și consistente decât echivalentele lor mai sofisticate. Deoarece aceste sloturi au volatilitate redusă, jucătorii se pot aștepta la o serie de câștiguri mai consistentă de-a lungul timpului, deși câștigurile individuale sunt mai mici. Această caracteristică face sloturile Clasice o alternativă atractivă pentru persoanele care preferă o abordare calculată a jocurilor de noroc, înlocuind distracția cu scenarii de tip risc ridicat – recompense mari, cu bucuria unei sesiuni de joc care durează mai mult. Sloturile Clasice sunt o opțiune tradițională și posibil profitabilă pentru jucătorii care își doresc o experiență mai calmă și constantă la păcănele.

Comparație Între Păcănele Megaways Și Clasice

Pentru a te ajuta să înțelegi mai bine diferențele dintre păcănele Megaways vs păcănele Clasice, poți consulta tabelul cu diferențele cheie.

 

CriteriuPăcănele MegawaysPăcănele Clasice
Experiență de JocDinamice și imprevizibile cu dimensiuni variabile ale rolelorClasice și directe cu role și structuri ale liniilor de plată fixe
Rate de Plată și VolatilitateVolatilitate înaltă, având potențial pentru câștiguri mariVolatilitate mai redusă, oferind plăți mai constante dar în general mai mici
Popularitate și DisponibilitatePopularitate în creștere; disponibile la marile cazinouri onlineFoarte populare, disponibile deja în cazinourile online și stradale
Caracteristici Speciale și BonusuriRole în cascadă, modalități numeroase de a câștiga, simboluri uniceCaracteristici speciale limitate; pot include simboluri Wild și Scatter, și runde bonus de bază

Alegerea Opțiunii Mai Bune: Personalizarea Păcănelelor După Preferințele Proprii

 

 

 

1. Preferințele Jucătorilor și Toleranța la Risc

Preferințele individuale și toleranța la risc determină în final dacă să joci păcănele Megaways sau Clasice. Sloturile Megaways se pliază pe încântarea celor care caută să se bucure de volatilitate și de posibilitatea unor câștiguri mari. Dacă impulsul de adrenalină al volatilității extreme te atrage, Megaways poate fi cea mai bună opțiune. Pacanele Clasice, pe de altă parte, îi atrag pe cei care caută o experiență mai calmă, previzibilă, fiind ideale pentru jucătorii care preferă câștiguri constante, dar mai mici.

2. Investiția Financiară Și Gestionarea Bugetului

Importanța investiției financiare și a gestionării bugetului nu poate fi supraapreciată. Datorită imprevizibilității lor, Păcănele Megaways necesită o abordare mai conservatoare a bugetului. Gestionarea adecvată a fondurilor devine esențială pentru a face față volatilității. Mulțumită volatilității reduse, Pacanele clasice pot permite un plan mai clar de gestionare a bugetului, fiind mai atractive pentru jucătorii care își doresc stabilitate în experiențele de joc.

3. Obiective Personale și Strategii de Joc

Înțelegerea obiectivelor personale de joc este esențială. Sloturile Megaways sunt compatibile cu obiective ca suspansul potențialului de a câștiga premii mari și îmbrățișarea neprevazutului. Pacanele clasice pe de altă parte sunt atractive pentru persoanele care își doresc un joc îndelungat, relaxat, care prioritizează plăcerea mai mult decât goana după plăți cu risc ridicat. În final, alegerea dintre păcănele Megaways și Clasice devine una personală, influențată de preferințele personale, toleranța la risc și obiectivele de joc.

Concluzie

Determinarea alternativei preferate în mediul dinamic al păcănelelor Megaways vs Clasice e aparent o acțiune foarte subiectivă. După cum poți vedea mai sus, fiecare versiune are diverse avantaje și se pliază pe o largă varietate de preferințe ale jucătorilor. Alegerea este în final determinată de toleranța individuală la risc, experiența de joc dorită și planificarea financiară.

 

Este esențială încurajarea jucătorilor să se gândească la propriile gusturi și stiluri de joc. În timp ce Păcănele Megaways pot fermeca iubitorii de risc cu promisiunea entuziasmului câștigurilor mari, Păcănele Clasice oferă un mediu mai stabil și familiar pentru aceia care preferă o abordare mai controlată. Puteți alege cele mai bune pacanele online bani reali pe site-ul SlotsUp și puteți alege ce doriți Megaways sau sloturi clasice. Cheia profitabilității este să legi slotul în funcție de propriile obiective. Devine o călătorie a autodescoperirii în cadrul terenului variat al jocurilor de păcănele, unde jucătorii sunt încurajați să exploreze, să experimenteze și, cel mai important, să se bucure de aspectul subiectiv al descoperirii celor mai profitabile și distractive experiențe la păcănele. Pentru o experiență de joc captivantă, vizitează această pagină de jocuri și joacă sloturi gratuite 1×2 Gaming pentru a-ți îmbunătăți în continuare explorarea diverselor opțiuni la păcănele.

 

Diversité et richesse ethnique en République centrafricaine : une ode du Dr Maurice Saragba

Diversité et richesse ethnique en RCA  : une ode du Dr Maurice Saragba

 

circulation dans la ville de Bangui
Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 14 avril 2024 (CNC)

 Une plongée dans l’œuvre posthume du Dr Maurice Saragba, historien centrafricain de renom,  dévoile la richesse ethnique de la République centrafricaine.

 

L’œuvre du regretté historien Maurice Saragba continue de briller comme un phare de connaissances sur les différentes ethnies de la République centrafricaine. Saragba, dont l’héritage perdure après sa disparition, a laissé derrière lui un document captivant qui explore la diversité culturelle et comportementale des différentes communautés centrafricaines. En se concentrant sur les traits distinctifs de groupes tels que les Kaba, Talé, Gbaya, Mandja, Karé, Pana, Yakoma, Ngbakamandja,  Ali, Souma, Ndiri,  Banda et bien d’autres, il a brossé un tableau vivant de la société centrafricaine, célébrant sa complexité et sa cohésion.

 

Les profils ethniques : l’essence de la cohésion sociale

 

Les  Kaba : Le regretté Dr Saragba a souligné les  Ka’ba pour leur respect, leur diligence et l’intelligence qui caractérisent les hommes et les femmes de cette ethnie. La beauté célèbre de leurs femmes ajoute à l’estime dans laquelle elles sont tenues.

 

Les Thali : Comme les Kaba, les Thali sont réputés pour leur intelligence et leur capacité à favoriser un esprit de coopération et de communauté. Ces qualités les rendent inestimables pour le tissu social et culturel de la nation.

 

Les Yakoma : Saragba admirait particulièrement les Yakoma pour leur approche axée sur la communauté, soulignant leur capacité à travailler ensemble pour le bien commun. Cette solidarité est fondamentale pour la survie et la prospérité de leur culture.

 

Les Banda : La générosité et l’hospitalité des Banda ont été largement documentées par Saragba, reflétant la chaleur et l’ouverture qui caractérisent l’accueil centrafricain.

 

Les Sango : Connu pour leur maîtrise de la pêche, les Sango entretiennent une relation particulière avec les rivières et les lacs de leur région. Cette compétence ne se limite pas                  seulement à l’acte de pêcher mais s’étend à une connaissance approfondie de l’écosystème aquatique, permettant une gestion durable des ressources. Les Sango sont également des conteurs hors pair, avec une tradition orale riche qui passe les légendes et les leçons de vie de génération en génération.

 

Les Gbaya: En effet, les Gbaya possèdent une forte tradition guerrière, qui reflète leur esprit indépendant et leur résilience. Cette caractéristique guerrière est cependant équilibrée par un profond respect pour la terre et les traditions ancestrales, ce qui les rend non seulement d’habiles combattants mais aussi des protecteurs de leur environnement et de leur patrimoine culturel.

 

Les Gbaka: Les Gbaka sont cruciaux pour co  dddmprendre la mosaïque culturelle de la République centrafricaine. Agriculteurs et chasseurs, leur connaissance du terrain et de la faune est sans égal. Ils ont un profond respect pour la nature, qui se manifeste dans leurs pratiques agricoles et leurs rituels. Ils développent aussi rapidement des connaissances et sont souvent intelligents.

 

Témoignages et perspectives :

 

Un aîné de la communauté Kaba déclare : « La sagesse du Dr Saragba continue d’éclairer notre chemin, même après son départ. Il a vu la valeur en chacun de nous ». Ces mots rendent hommage à l’impact durable de Saragba sur sa communauté d’études.

 

Un éducateur Thali note : « Grâce à Saragba, nous comprenons mieux la richesse de notre diversité. Il a célébré notre intelligence et notre beauté, des qualités qui nous unissent tous ».

 

Considérations finales :

 

L’œuvre de Saragba est une ode éternelle à la diversité centrafricaine.

 

La contribution du Dr Maurice Saragba, bien qu’il nous ait quittés, reste un témoignage puissant de la beauté et de la complexité de la République centrafricaine. En explorant la profondeur de ses diverses ethnies, Saragba a non seulement préservé son histoire et ses traditions, mais a également jeté les bases d’une compréhension et d’une appréciation plus profondes de la diversité en tant que source d’unité et de force. Son héritage continue d’inspirer et de guider les générations actuelles et futures vers un avenir plus inclusif et harmonieux.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les traîtres de la République sont désormais récompensés par Touadera

Les traîtres de la République sont désormais récompensés par Touadera

 

Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine
Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 Dans une tournure moins surprenante des événements, le pays de Barthelemy Boganda, dit   la République centrafricaine, récompense ceux qui ont ébranlé ses fondements démocratiques ces derniers mois.

 

Le récent décret présidentiel, estampillés de la signature du président putschiste Faustin-Archange Touadéra alias FATOU, témoignent d’un recul inquiétant des valeurs démocratiques. Aux termes de ces documents, M. Jean-Pierre Ouaboué et Mme Sylvie Nassem sont nommés respectivement président et vice-présidente du Conseil constitutionnel. Ces nominations soulèvent des questions, car ces individus, loin d’être des défenseurs de la démocratie, sont des architectes d’une trahison orchestrée.

 

La conspiration révélée

 

Déjà en 2022, un scandale couvait, avec M. Ouaboué, alors vice-président de la Cour constitutionnelle, jouant un rôle obscur.

Des rencontres secrètes de Madame Darlan, alors Président de la cour constitutionnelle, avec des mercenaires du groupe Wagner, connus pour leur implication dans divers conflits, révèlent des tentatives de manipulation de la constitution pour perpétuer le règne de Touadéra. Cette rencontre, suivie discrètement par Waboué, placé par Touadera pour manager madame Darlan.

 

La lutte pour l’intégrité constitutionnelle

 

Malgré l’opposition éthique de Mme Danielle Darlan, alors présidente de la Cour, qui a refusé de céder aux pressions et a maintenu l’illégalité du comité chargé de rédiger une nouvelle constitution, les machinations se sont poursuivies en coulisses. Les actions de Mme Darlan, défendant avec véhémence la constitution et refusant de se plier aux mercenaires, n’ont fait que retarder l’inévitable.

 

Trahison et récompense

 

Lorsque Touadéra a appris la décision de la Cour, il a rapidement réagi en destituant Mme Darlan. M. Ouaboué, l’informateur clandestin et traître désormais avéré, a été installé comme président par intérim. La récompense ne s’est pas fait attendre : après avoir soutenu le projet de nouvelle constitution de Touadéra, un référendum rapide et douteux l’a fait adopter.

 

La naissance d’une septième République

 

Juillet 2023 marque le début d’une septième république, la Cour constitutionnelle devenant le Conseil constitutionnel. Avec onze membres au lieu de neuf, et la confirmation des traîtres à des postes élevés, une élection bâclée cimente le sort de la démocratie centrafricaine. Le décret présidentiel confirme la relève de la garde, illustrant ainsi une récompense pour ceux qui ont tourné le dos à leur nation.

 

La République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins. La démocratie, autrefois pilier de la nation, semble ensevelie sous les caprices d’une gouvernance qui veut à tout prix rester au pouvoir. Les agissements de M. Ouaboué et de Mme Nassem, loin d’être patriotiques, illustrent un opportunisme politique qui défie toute éthique.

 

Ces événements soulèvent de profondes questions sur l’avenir de la République centrafricaine et de ceux qui tiennent les rênes du pouvoir. Quel avenir pour la démocratie dans un pays où les traîtres sont non seulement pardonnés mais aussi récompensés ?

 

En récompensant la trahison, la République centrafricaine crée un dangereux précédent, jetant une ombre sur l’intégrité de ses institutions et la confiance de ses citoyens dans le processus démocratique.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les défis de l’armée centrafricaine : incompétence, désorganisation et menace pour la nation

Les défis de l’armée centrafricaine : incompétence, désorganisation et menace pour la nation

 

Fin de formation des officiers des forces armées centrafricaines (FACA) par les instructeurs européens de l'EUTM-RCA le 26 décembre 2019 au camp Kassaï à Bangui. Bangui
La mission de formation de l’Union Européenne en République Centrafricaine ou l’European Union Training Mission (EUTM-RCA) a été lancée le 16 juillet 2016 à la demande du gouvernement centrafricain pour une durée de deux ans. Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020. La mission est engagée dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Une armée mal organisée, dirigée par des officiers incompétents, constitue non seulement une menace pour la sécurité nationale, mais aussi pour la stabilité du régime. L’attribution chaotique des grades en est un exemple flagrant. En effet, la promotion rapide des généraux ne garantit pas nécessairement le professionnalisme ou la compétence requis pour une gestion efficace de l’armée, selon un officier des FACA.

 

L’importance du professionnalisme militaire

 

Selon un expert militaire centrafricain, le président Poutine, pour consolider son pouvoir autoritaire, s’est entouré de militaires bien entraînés et compétents. Le professionnalisme s’étend au-delà des grades ornés sur les épaules ; Il englobe la capacité d’élaborer des stratégies pour l’avenir du pays et de discuter efficacement avec ses homologues étrangers. Malheureusement, la promotion indiscriminée des généraux en RCA soulève des questions sur la qualité du commandement militaire et la capacité de l’armée à remplir ses missions, notamment la mise en place d’une armée de garnison efficace.

 

« Une armée mal organisée, commandée par des dirigeants incompétents, représente un danger non seulement pour le pays, mais aussi pour le président lui-même », explique un expert centrafricain en sécurité nationale.

 

Le témoignage d’un ancien officier supérieur de l’armée centrafricaine souligne également ce point :

« L’octroi désordonné des grades montre que les politiciens ne saisissent pas l’ampleur de l’acte. Prenons l’exemple du Congo Brazzaville, combien de généraux ont-ils ? Compte tenu de l’histoire de la RCA, c’est l’épée de Damoclès que le président a suspendue au-dessus de sa tête ».

 

Un politologue centrafricain souligne l’importance du professionnalisme militaire :

« Poutine, pour assurer sa dictature, s’est entouré d’individus bien formés et compétents. Le professionnalisme n’est pas seulement une question de grades sur les épaules. Qu’est-ce que ces généraux facilement promus vont inventer pour l’avenir du pays ? Et quelles discussions auront-ils avec leurs collègues d’autres pays ?

 

Défis opérationnels et structurels

 

L’armée centrafricaine est confrontée à des défis opérationnels et structurels majeurs. La mise en place d’une armée de garnison, promise depuis des années, ne s’est pas encore matérialisée non pas en raison d’un manque de ressources, mais plutôt en raison de l’incompétence généralisée au sein de l’appareil militaire. Dans certaines zones de défense, comme le nord-ouest, le manque d’équipements adéquats, mis en évidence par le fait qu’ils ne disposent que de quatre véhicules, compromet sérieusement la capacité opérationnelle des troupes à remplir leur mission.

 

Un ancien commandant de la MINUSCA souligne les conséquences opérationnelles de cette désorganisation :

« Une zone de défense avec seulement 4 véhicules, comment peuvent-ils opérer dans leur juridiction ? »

 

Violation des règlements militaires et manque d’exercices de cohésion

 

Le non-respect des règlements militaires qui définissent les conditions d’avancement est un problème majeur.

« On ne joue pas avec l’avenir d’un pays », dit un ancien officier supérieur.

« Ensuite, le chef d’état-major, le général des armées Zéphirin Mamadou deviendra maréchal ? Au moins, le maréchal Débit, du Tchad, est mort sur le champ de bataille ».

 

Par ailleurs, l’absence d’exercices de cohésion des troupes avant tout déploiement, pratique courante dans les missions de maintien de la paix de l’ONU, témoigne d’un manque crucial de préparation et de coordination au sein de l’armée centrafricaine. Cet écart compromet non seulement l’efficacité opérationnelle, mais aussi la sécurité des populations locales.

 

« En principe, pour une armée en construction, le chef d’état-major et le chef des opérations militaires devraient organiser des exercices de cohésion des troupes avant tout déploiement. Cela se fait aussi dans les missions de l’ONU », commente un expert centrafricain des opérations militaires.

 

Perspectives d’amélioration

 

Pour relever ces défis, il est impératif que le chef d’état-major et les chefs des opérations militaires organisent des exercices de cohésion des troupes et établissent une structure de commandement claire et efficace. L’harmonisation des différents niveaux de commandement, du général au soldat, est essentielle pour assurer une coordination optimale sur le terrain et protéger les populations civiles.

 

La République centrafricaine doit prendre des mesures urgentes pour remédier à l’incompétence et à la désorganisation au sein de son armée afin de préserver la sécurité nationale et la stabilité du pays.

 

Par Alain Nzilo

 

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Litige Frontalier  Cameroun-Centrafrique : La Quête de l’Intégrité Territoriale de la RCA.

Litige Frontalier  Cameroun-Centrafrique : La Quête de l’Intégrité Territoriale de la RCA.

 

Le drapeau du Cameroun implanté sur la zone tampon de la RCA au côté du poste de commissariat de Cantonnier
Le drapeau du Cameroun implanté sur la zone tampon de la RCA au côté du poste de commissariat de Cantonnier

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)

“Les frontières, des lignes sur une carte ou des émotions ancrées dans les âmes? Le territoire, bien plus qu’une étendue géographique, est l’essence même de l’identité et de la souveraineté d’une nation. C’est dans cette optique que le ministère de l’administration du territoire centrafricain a pris des mesures décisives concernant l’occupation contestée d’une portion de son territoire par le Cameroun, précisément à Cantonnier.

 

Une mission de la Commission nationale chargée de la gestion des frontières a été dépêchée sur place pour évaluer la situation et œuvrer à une résolution

appropriée de ce litige. Cette initiative survient suite à des plaintes émanant des citoyens centrafricains de cette localité, exprimant leur préoccupation

quant à la préservation de l’intégrité territoriale de leur pays.

 

La mission, composée de membres du ministère de l’administration du territoire, s’est engagée dans des échanges constructifs avec les autorités camerounaises

pour mieux comprendre les enjeux et les réalités sur le terrain.

 

Rémi Zungalani, secrétaire général de la Commission nationale chargée de la gestion des frontières, déclare  : “Nous sommes partis là-bas, on a échangé

avec eux. Nous avons vu là où se commence la frontière, la limite du territoire camerounais. Nous avons vu également où se trouve le territoire centrafricain

et nous allons tirer vraiment les conclusions”.

 

Grâce à l’expertise d’un géomaticien, des données précises ont été recueillies, permettant d’établir avec clarté les limites territoriales entre les deux

nations.

 

L’espoir renaît au sein de la population locale qui voit en cette mission une lueur d’espoir pour la libération de la partie occupée de son territoire.

Les habitants expriment leur confiance envers le gouvernement pour trouver une solution définitive à cette affaire, afin de préserver l’intégrité et la

souveraineté nationales.

 

Samuel Zapayeke, habitant de Cantonnier: “Je demande au gouvernement de résoudre ce problème pour que nous recouvrons notre intégrité territoriale. Que

le gouvernement trouve une solution définitive à cette affaire”.

 

Les autorités locales, qui n’ont jamais cessé leur lutte pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale, accueillent cette initiative avec optimisme. Elles

voient en cette démarche une reconnaissance de leurs efforts et un pas concret vers la résolution du litige frontalier.

 

Gimba Ringo Bardé, maire de la commune de Koundé : “On croit qu’on est rassuré et je sais qu’il y aura une solution. Donc, cette doute que la population

y vive serait effacée un jou..” C’est une mission qui est venue juste pour toucher au bout du doigt la réalité échangée avec cette population. Si cette

partie est occupée réellement, je crois que ça serait la même chose avec la consul de Badassi entre le Nigeria et le Cameroun.”

 

Pourtant, les résolutions antérieures de la Commission des frontières entre la RCA et le Cameroun n’ont pas encore porté leurs fruits, laissant perdurer

une situation d’occupation territoriale préjudiciable. Cette occupation a non seulement des répercussions sur le plan politique, mais elle affecte également

les liens communautaires entre les deux nations.

 

À mesure que les discussions se poursuivent et que les efforts se multiplient pour trouver une solution, il est impératif que la souveraineté territoriale

de la RCA soit préservée et que la paix et la stabilité dans la région soient maintenues.

 

En fin de compte, ce litige frontalier met en lumière l’importance vitale de la délimitation précise des frontières et de la résolution pacifique des conflits

territoriaux pour garantir un avenir stable et prospère pour toutes les nations concernées.

 

Dans cette quête de résolution, chaque pas vers la compréhension mutuelle et le dialogue constructif est un pas vers un avenir où les frontières ne séparent

pas, mais unissent les peuples dans le respect mutuel et la coopération.

 

Emmanuel  Gassawi

 

Correspondant du CNC à Béloko

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Corruption aux ponts bascules de Béloko et de Bouar ,  Les Transporteurs sur le Corridor Douala-Bangui Dénoncent les Pratiques Abusives

Corruption aux ponts bascules de Béloko et de Bouar ,  Les Transporteurs sur le Corridor Douala-Bangui Dénoncent les Pratiques Abusives

 

Pont Bascule Baboua délocalisé à Beloko. CopyrightCNC
Pont Bascule Baboua délocalisé à Beloko. CopyrightCNC

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Les transporteurs opérant sur le corridor Douala-Bangui expriment leur mécontentement face aux agissements des agents centrafricains de poste de pont bascule de Béloko et de Bouar, points de passage important pour tous les transporteurs navigant entre le Cameroun et la République centrafricaine. Ils dénoncent ouvertement la corruption qui sévit à ces postes de contrôle, perturbant ainsi les flux commerciaux entre ces deux pays voisins.

 

En effet, le problème majeur qui affecte actuellement les importateurs et les transporteurs sur le corridor Douala-Bangui se concentre spécifiquement aux postes de pesage de Béloko et de Bouar, situés sur le territoire centrafricain. Ces derniers sont confrontés à des frais supplémentaires injustifiés et à des pratiques de blocage abusives.

 

En effet, les camions chargés en direction de Bangui sont contraints depuis longtemps à verser une somme forfaitaire de 20 000 francs CFA à chaque point de pesage, soit à Béloko soit à Bouar. Cependant, une nouvelle tendance a émergé récemment, où les camions sont immobilisés et retenus pendant plusieurs jours aux postes de pesage de Béloko et de Bouar. Dès leur arrivée, les agents déclarent un poids imaginaire de 70 tonnes pour la cargaison, et parlent d’un excédant de 19 à 20 tonnes, imposant de facto des frais supplémentaires aux transporteurs.

 

Il est important de souligner qu’en matière de législation du transport maritime international, le poids maximal autorisé pour un conteneur de 20 pieds est généralement de 30 tonnes.  Un transporteur, interrogé par la rédaction du CNC, déclare :

« Nos conteneurs de 20 pieds respectent cette norme avec un poids maximal de 20 tonnes. Malgré cela, les camions transportant 28 tonnes sont déclarés comme chargés à 70 tonnes à Béloko et Bouar, entraînant ainsi le paiement systématique et illégal de montants forfaitaires de 100 000 francs CFA en raison d’un excédent imaginaire de 20 tonnes ».

 

De plus, une autre pratique abusive a été signalée par les transporteurs, où un camion s’est vu infliger une amende de 100 000 francs pour prétendument avoir endommagé le pont au poste de pesage de Bouar. Cette amende injustifiée s’est ajoutée aux frais déjà exorbitants dus à l’excédent de poids déclaré.

 

Il est important de souligner que ces pratiques nuisent gravement à l’activité économique du pays.

« Nous sommes convaincus que les autorités centrafricaines ne sont pas informées de ces agissements, qui entravent le développement économique du pays », ajoute-t-il. D’après lui, Traditionnellement, les autorités centrafricaines ont toujours soutenu les entrepreneurs, reconnaissant leur rôle crucial dans la croissance économique du pays.

 

Toutefois, ces transporteurs interrogés par la rédaction du CNC reconnaissent l’importance des postes de pesage dans l’entretien des routes et la construction de nouvelles infrastructures routières. Cependant, ils condamnent fermement les pratiques abusives des agents de ces postes de pesage et espérons qu’ils rectifieront rapidement le tir pour permettre une reprise normale des activités commerciales sur ce corridor Douala – Bangui.

 

Il convient de rappeler que les pratiques de corruption aux postes de pesage de Béloko et de Bouar constituent un obstacle majeur au développement économique du corridor Douala-Bangui. Il est impératif que des mesures soient prises pour éliminer ces pratiques néfastes et restaurer un environnement commercial sain et équitable pour tous les acteurs impliqués.

 

Par Gervais Lenga

Correspondant du CNC dans la Nana-Mambéré

 

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Scandale des Transactions Financières Électroniques : La Vérité derrière la Taxe de 1%

Scandale des Transactions Financières Électroniques : La Vérité derrière la Taxe de 1%

 

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Dans le monde numérique en constante évolution, les transactions financières électroniques sont devenues monnaie courante. Pourtant, derrière la façade des bénéfices apparents, un sombre nuage de controverses se profile. Au cœur de cette tempête se trouve le ministre de la télécommunication, Justin Gourna Zako , dont les récentes actions ont déclenché une vive polémique au sein de la population centrafricaine.

 

La maxime de Benjamin Franklin résonne avec force dans le tumulte des affaires publiques en République centrafricaine : “Rien n’est certain, sauf la mort et les impôts”. En effet, l’annonce du prélèvement d’une taxe de 1% sur les transactions financières électroniques, présentée comme une mesure visant à renforcer le système de santé du pays, a suscité des interrogations quant à la véritable destination de ces fonds. Malgré les assurances du ministre, la population demeure sceptique, et à juste titre. En effet, l’opacité entourant l’utilisation réelle de ces fonds ouvre la voie à toutes sortes d’abus et de détournements.

 

Pire encore, face à l’indignation croissante de la population, le ministre Gourna Zako tente de rejeter la responsabilité de cette surtaxe sur les opérateurs de téléphonie mobile, créant ainsi un bouc émissaire pour dissimuler les véritables intentions du gouvernement. Mais cette manœuvre de diversion ne trompe personne. Les Centrafricains ont clairement compris qu’il s’agit là d’un jeu de dupes orchestré par les plus hautes instances du pouvoir.

 

L’intervention du ministère de l’économie numérique mettant en garde la société de téléphonie mobile Orange Centrafrique  sur sa méthode de prélèvement de cette taxe a mis en lumière les pratiques douteuses qui entourent cette affaire. En effet, la semaine dernière, le prélèvement effectué par Orange Money a déclenché une vague de frustration parmi les abonnés, qui dénoncent à juste titre une surfacturation injustifiée.

 

Or, le ministre, dans son interview, accuse Orange Centrafrique de n’avoir pas soumis son offre tarifaire à l’autorité de régulation de communication électronique et de la poste (RCEP) avant sa mise sur le marché, comme cela est pourtant requis par la loi, confirme le ministre Justin Gourna.

 

 

Le scandale des transactions financières électroniques en Centrafrique révèle l’importance cruciale de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des ressources publiques. Il est temps que le gouvernement rende des comptes et mette fin à ces pratiques douteuses qui sapent la confiance des citoyens et compromettent l’intégrité du système financier du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Pénurie d’eau à Berberati : La Soif d’une Population en Attente de Solutions

Pénurie d’eau à Berberati : La Soif d’une Population en Attente de Solutions

 

Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC
Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 L’eau, source de vie, se transforme en denrée rare à Berberati, situé dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi. Dans cette localité, autrefois baignée par l’abondance des eaux, l’accès à l’eau potable est devenu un défi quotidien pour ses habitants. Les rues de Berberati résonnent désormais des plaintes des citoyens confrontés à cette crise.

 

Selon les témoignages poignants recueillis auprès des résidents, l’accès limité à l’énergie constitue le principal obstacle à l’approvisionnement en eau potable. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (Sodeca) pointe du doigt ce problème structurel, soulignant ainsi les défis majeurs rencontrés dans la fourniture d’eau potable à la population.

 

Cette crise affecte toutes les strates de la société. Les femmes au foyer, chargées de ravitailler les ménages en eau, se retrouvent dans une course contre la montre pour s’approvisionner en liquide précieux.

 

Octavie Yandjungue, une habitante de Berberati :

 

“Parfois l’eau vient, mais parfois l’eau ne vient pas. Ça fait qu’il y a le problème de l’eau dans notre quartier beaucoup”.

 

Les anciens, comme Robert Nganga, autrefois enseignant, témoignent de l’ampleur du problème, décrivant des robinets asséchés et des files interminables aux rares points d’eau disponibles.

 

Robert Nganga :

 

“Les deux robinets que j’ai, je n’en ai même pas, même pas une goutte. Ensuite, vous voyez comment ces files indiennes qui se font au niveau de ces pompes et sources. Vraiment c’est pénible.”

 

Les conséquences de cette pénurie ne se limitent pas à l’inconfort. Des rapports médicaux soulignent une prévalence alarmante de maladies liées à la consommation d’eau non potable. Dans une région où l’eau devrait être synonyme de vie, elle devient, ironiquement, une menace pour la santé publique.

 

Pourtant, malgré les efforts déployés par certains secteurs pour pallier cette crise, les solutions restent insuffisantes. Les initiatives visant à creuser des puits pour soulager la souffrance des habitants ne parviennent pas à résoudre le problème de manière durable.

 

Alfred Beya Monza, agent commercial de la Sodeca, expose les défis opérationnels auxquels est confrontée l’entreprise. Le vieillissement des infrastructures et l’augmentation rapide de la population exacerbent la situation, rendant la tâche encore plus ardue.

 

Alfred Beya Monza :

 

“Le château de la Sodeca, qui a été fabriqué il y a de cela depuis 10 ans, c’est pour desservir la ville, donnant un nombre de 10 personnes. Aujourd’hui, nous sommes au nombre de 50 personnes dans la ville. Ce qui fait que le nombre de la population s’accroît. Il faut qu’on répartit en trois secteurs, un, deux, trois. Ce qui fait que quand on desservit le secteur 1, le secteur 2 et 3, non pas d’eau, les gens se plaignent. Et le lendemain, on va privé le secteur 1. Le secteur 2 va desservir aussi de l’eau. Ce qui fait que la population aille ces difficultés. Et aussi, ça nous remonte ici. On a l’information, mais nous sommes en train de se battre pour voir dans quelles conditions nous pouvons également augmenter la production pour que toute la population puisse avoir de l’eau”.

 

Dans cette atmosphère de désespoir, la population de Berberati se tourne vers les autorités locales, implorant un changement. Le maire est appelé à agir, à recueillir les plaintes et à œuvrer pour une solution durable à cette crise qui prive la population de son droit fondamental à l’eau potable.

 

Dans l’attente de mesures concrètes, la population de Berberati reste suspendue à l’espoir, espérant que les voix de ceux qui souffrent ne restent pas inaudibles aux oreilles de ceux qui détiennent le pouvoir de changer les choses. La soif de solutions se fait de plus en plus pressante dans cette région où l’eau, bien loin d’être abondante, est devenue une ressource précieuse, convoitée par tous.

 

Par Bertrand Siri

 

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Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “

Crise Sanitaire à Bangui : Quand l’Eau et l’Électricité Dictent le Sort des Hôpitaux “

 

Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui.
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)  

 Peut-on imaginer un hôpital sans eau ni électricité? Cette question, à première vue rhétorique, trouve une réponse alarmante dans les hôpitaux Domitien, à Bimbo,  et Amitié, dans le quatrième arrondissement de Bangui,  plongés dans l’obscurité et le désarroi par un manque critique de ces ressources essentielles.

 

Le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, confronté à une situation qui met en péril la santé et la sécurité des patients, a pris la décision, le 9 avril dernier,  de suspendre les services de chirurgie et de maternité.

Cette mesure drastique, annoncée le 9 avril, a été le point culminant d’une série de discussions avec les dirigeants des établissements de santé, soulignant l’urgence d’une crise qui dépasse les murs des hôpitaux pour toucher toute la population banguissoise. Le Dr Pierre Somsé, exprimant un profond ras-le-bol, a mis en lumière les conditions intenables dans lesquelles opèrent les professionnels de santé, parfois contraints d’utiliser des lampes torches pour mener à bien leurs interventions, une pratique non seulement dangereuse mais inadmissible dans un cadre hospitalier.

Face à un problème devenu structurel, la décision de fermer temporairement certains services n’est pas une fin en soi, mais plutôt un cri d’alarme vers une action gouvernementale plus robuste et mieux coordonnée.

Le transfert des services affectés vers le Centre Hospitalier et Universitaire de Bangui (CHUB) représente un pansement sur une plaie béante, soulignant la nécessité d’une solution durable qui garantisse l’accès à des soins de qualité pour tous.

Cette situation alarmante à Bangui révèle un dilemme plus profond, touchant à l’essence même du droit à la santé. La fermeture des services dans les hôpitaux Domitien et Amitié est un symptôme d’une maladie profonde, nécessitant non seulement des mesures immédiates pour rétablir l’accès à l’eau et à l’électricité mais aussi une réflexion globale sur la résilience des infrastructures de santé face aux crises.

 

En outre, dans son intervention, le ministre de la Santé, Dr Pierre Somsé, a également abordé un sujet préoccupant : la pratique déplorable de racket des patients par certains agents de soins au sein des hôpitaux Amitié et Domitien. Cette situation inacceptable, selon le ministre, mine la confiance dans le système de santé et sape la dignité des patients en quête de soins.

Face à cette dérive, Dr Pierre Somsé a fermement annoncé que des mesures strictes seraient prises. Des sanctions sévères sont prévues pour les agents impliqués dans ces actes répréhensibles, soulignant l’engagement du ministère à restaurer l’intégrité et l’éthique au sein des établissements de santé. Cette initiative vise à garantir que les hôpitaux restent des lieux de soin et de soutien, exempts de toute exploitation.

 

La crise sanitaire à Bangui, marquée par la suspension des services hospitaliers, appelle à une mobilisation collective, depuis les décideurs politiques jusqu’aux citoyens, pour reconstruire un système de santé qui ne laisse personne derrière. La route est longue, mais l’engagement envers la santé et le bien-être de la population doit rester inébranlable.

 

Par Éric Azoumi

 

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La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati: Une Soirée de Cohésion par la Musique

La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati: Une Soirée de Cohésion par la Musique

 

Fête du 14 février 2014 dans une boite de nuit dans la capitale centrafricaine Bangui

 

 

Bangui, 12 avril 2024 (CNC)

“La musique peut-elle rapprocher les cœurs et les cultures » ? Dans une localité aussi vivante et diverse que Berberati, le Fin de Ramadan Show Kessé s’est imposé comme un phénomène culturel unique, réunissant des artistes chrétiens et musulmans dans une célébration de la fin du mois sacré du Ramadan.

 

Organisé au bar-dancing Théo Vanité, cet événement a transcendé les simples frontières de la musique pour devenir un véritable symbole de cohésion sociale.

Au cœur de l’événement, Des témoignages vibrants, tel que celui de monsieur  Bégonia Seigneur, une figure emblématique de la soirée. Il  partage ses impressions:

“C’était bien plus qu’un concert, c’était un message d’unité et de paix

que nous avons partagé. La musique a ce pouvoir unique de toucher les âmes et de les unir, et nous avons ressenti cette magie ce soir.”

 

La prestation de Charabiya, avec son énergie contagieuse, a été un moment fort de la soirée, captivant le public par sa passion et son talent.

“C’est dans

ces moments que vous réalisez la véritable puissance de l’art. Il ne connaît aucune limite, aucun préjugé,” explique Charabiya.

 

Des pas de danse sous le signe de la fraternité

 

Le concours de danse, mené par les danseuses de Bégonia à l’égard de Seigneur, a mis en scène une compétition amicale qui a enflammé la salle. Ces performances,

au-delà de l’excellence artistique, ont servi de pont entre différentes communautés, illustrant la beauté de la diversité.

La présentation des artistes musulmans a également marqué un moment significatif, soulignant l’esprit inclusif de l’événement.

“Voir des artistes de différentes

confessions partager la même scène est un puissant rappel que l’art et la musique sont des langages universels,” commente un participant.

La Fin de Ramadan Show Kessé à Berberati ne s’est pas seulement distingué par ses performances exceptionnelles; il a brillé comme un exemple lumineux de

ce que les communautés peuvent accomplir ensemble à travers l’art et la musique. “Merci, Barka da Sala”, le cri de cœur de la foule en fin de soirée, résonne

comme un hommage à cette initiative remarquable, promesse d’une tradition qui, espérons-le, continuera d’enrichir le tissu social de Berberati.

 

Par Bertrand Siri

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De l’aide à l’adversité : Le Virage Brutal de Touadéra contre Ziguélé à travers Mazette

De l’aide à l’adversité : Le Virage Brutal de Touadéra contre Ziguélé à travers Mazette

 

De gauche à droite, Koyambonou,Meckassoua,Touadera,Ziguélé, madame Ziguélé et Jackson Mazette lors de la cérémonie funéraire du regretté Luc Guela au siège du parti MLPC le 16 octobre 2018. Credit photo : CNC.

 

Bangui, 10  avril 2024 (CNC)

 Selon les paroles immortelles de Niccolò Machiavel, « Un prince sage doit trouver des moyens par lesquels ses citoyens ont toujours besoin de l’État et de lui-même ». Cette pensée trouve une pertinence frappante dans la crise politique actuelle qui secoue la République centrafricaine, révélant un réseau complexe de manipulations et de tromperies orchestré par le président putschiste Faustin Archange Touadéra.

 

La division calculée du MEPC

 

Dans le théâtre politique de la République centrafricaine, le président putschiste Faustin-Archange Touadéra joue le rôle d’un marionnettiste, tirant les ficelles pour diviser le parti MEPC, autrefois uni. Selon des sources recoupées au sein dudit parti, cette tactique n’est pas accidentelle mais une stratégie délibérée visant à affaiblir l’opposition.

« Le véritable art de la guerre est de soumettre l’ennemi sans combattre », fait écho à l’adage de Sun Tzu, reflétant la stratégie de Touadera pour isoler et démanteler ses rivaux politiques.

 

Jacquesson Mazette : un pion dans le grand jeu

 

Jacquesson Mazette, l’ancien vice-président du MEPC, se retrouve au cœur de cette tourmente, marqué comme un dissident manipulé à des fins de division.

« Nous ne découvrons les étoiles que dans l’obscurité », disait Victor Hugo, illustrant la solitude de Mazette dans sa lutte, armé seulement de ses mots contre l’unité de son ancien parti, le MLPC.

 

L’ombre des réseaux sociaux

 

Le président Touadéra a personnellement repartagé à plusieurs reprises la déclaration diffamatoire de Mazette à plusieurs reprises dans divers groupes WhatsApp, y compris le groupe WhatsApp du « Front républicain », et dans son propre groupe WhatsApp, ainsi que sur d’autres plateformes comme Facebook. Cette action démontre clairement son implication directe dans la tentative de discréditer Martin Ziguélé et de semer la division.

« Le mensonge et la tromperie sont les armes de ceux qui ont perdu la vérité et l’intégrité », observe George Orwell, saisissant l’essence de cette campagne de désinformation.

 

Le cri de l’opposition

 

Face à ces manœuvres, les jeunes de l’opposition expriment une colère grandissante, voyant à travers le voile de la manipulation.

« La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois que l’on tombe », confie Nelson Mandela, inspirant un mouvement de résistance civique contre les jeux de pouvoir destructeurs.

 

Trajectoires croisées : Faustin Archange Touadéra et Martin Ziguelé, Pourquoi une telle bataille ?

 

Martin Ziguélé, figure centrale de l’ascension politique de Touadéra, symbolise aujourd’hui une relation brisée par la machination et l’ingratitude. En 2016, lors de sa candidature à la présidentielle, Touadéra était un outsider politique. C’est Ziguélé qui, par son soutien indéfectible, l’a propulsé sous les feux de la rampe, lui offrant une visibilité et des ressources cruciales. Il l’accueille, finance ses campagnes, partage sa table, témoigne d’une profonde amitié politique et personnelle.

 

« Le serpent qui ne peut pas jeter sa peau doit mourir. Ainsi que les esprits qui sont empêchés de changer d’opinion ; ils cessent d’être des esprits », écrivait Friedrich Nietzsche. Cette citation rend compte de l’évolution de Touadéra, du bénéficiaire de la générosité de Ziguelé à l’architecte de sa propre trahison. La décision de Ziguélé de se présenter aux élections de 2020 a déclenché la fureur de Touadéra, révélant une disposition à punir la dissidence et l’ambition indépendante.

 

Le revirement de Touadera contre François Bozizé, son ancien mentor, préfigurait ce schéma de trahison.

« Ceux qui oublient la bonté sont guéris de la gratitude », notait Cicéron, soulignant une tendance historique au renoncement chez les puissants. L’histoire de Touadera avec Bozizé et maintenant avec Ziguélé révèle un modèle de comportement où la loyauté est éphémère et l’ambition, impitoyable.

 

Comme Shakespeare l’a mis en scène, « le monde entier est une scène, et tous les hommes et toutes les femmes ne sont que des acteurs. » La scène politique centrafricaine n’échappe pas à cette règle, où les stratégies de manipulation de Touadéra témoignent d’une ardente soif de pouvoir, au mépris de la démocratie et de la cohésion nationale. Reste à savoir si les citoyens, en reconnaissant ces tactiques, choisiront de rester spectateurs ou de prendre leur destin en main pour réécrire le scénario.

 

Par Alain Nzilo

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Le Règne des Tumultes: Les Tourments de la Jeunesse Centrafricaine

Le Règne des Tumultes: Les Tourments de la Jeunesse Centrafricaine

 

Conférence de presse de monsieur Carl Mickael Kikobet, Président déchu du CNJ dans la maison des jeunes de Malimaka à Bangui
Conférence de presse de monsieur Carl Mickael Kikobet, Président déchu du CNJ dans la maison des jeunes de Malimaka à Bangui

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 La roue tourne, telle est la maxime qui semble gouverner l’univers impitoyable de la politique, où chaque action trouve inéluctablement son écho.” C’est au sein de cette réalité que se déroule le drame de la jeunesse centrafricaine, une saga marquée par les ambitions, les trahisons, et une quête inlassable de justice.

 

Un Château de Cartes Prêt à S’effondrer

 

Il était une fois, au cœur de la République Centrafricaine, un président de la jeunesse, s’appelant  Carl Mickael Kikobet, qui, jadis, avait orchestré la destitution de Mme Pamela Audrey Derome, de la tête du CNJ. Sous les projecteurs et les acclamations, peu pouvaient prévoir que son propre trône serait ébranlé, suivant les caprices dun scénario qu’il avait lui-même contribué à écrire. Le nouveau ministre de la jeunesse, Héritier Doneng, chef milice des « requins » dans les eaux troubles de la politique, vient de le destituer, répétant ainsi le cycle de rétribution qui semble régir la danse du pouvoir.

 

Témoignages et Réactions : La Valse des Opinions

 

“Le ministre de la jeunesse ? Un grand criminel, chef de la milice REQUINS, instrumentalisé pour le nommer à la tête de la CNJ, puis le renverser,” déclare Sonia, membre du conseil national de la jeunesse (CNJ). Ces mots, lourds de conséquences, révèlent les dessous d’une lutte sans merci pour le contrôle de l’avenir de la jeunesse centrafricaine.

 

Parallèlement, une conférence de presse a été organisée dans la maison des jeunes de Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui par Carl Mickael Kikobet, soulevant un voile sur le mécontentement et les aspirations d’un leader déchu, mais pas défait.

“Nous, jeunes, sommes sur nos pieds, et n’accepterons pas d’être foulés par les caprices des puissants,” affirme Carl Kikobet, le Président du CNJ déchu, un brin de défi dans la voix. Cet appel à la mobilisation résonne comme un cri de guerre, un refus de se soumettre au désordre ambiant.

 

La Justice en Question

 

Au cœur de ce tumulte se trouve une bataille pour l’intégrité de la justice. L’ex-président de la jeunesse centrafricaine, Carl Kikobet,  se drape dans une vertu contestée, arguant que même le Président de la République se plie aux décisions de justice, une affirmation qui, dans le contexte actuel, semble empreinte d’une ironie amère.

“Le respect de la justice est la pierre angulaire de la démocratie,” insiste-t-il, espérant rallier les jeunes et les moins jeunes à sa cause.

 

Vers un Nouvel Horizon ?

 

Dans cette épopée où les héros et les antagonistes semblent interchangeables, une question demeure : quelle est la voie à suivre pour la jeunesse centrafricaine ? Entre aspirations démocratiques et réalités politiques brutales, le chemin est semé d’embûches. Mais une chose est claire : la lutte pour le respect, la justice et l’autonomie continue, portée par les voix de ceux qui refusent d’être réduits au silence.

 

L’histoire de la jeunesse centrafricaine, telle qu’elle se déroule aujourd’hui, est une leçon poignante sur la nature cyclique du pouvoir, la valeur de la justice et l’importance de la résilience. Dans ce récit de détermination et de défiance, chaque acteur joue sa partition, dans l’espoir qu’à la fin, la musique du changement l’emportera sur les dissonances du passé.

 

Par Alain Nzilo

 

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La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays  ?

La dette colossale de la RCA s’enflamme : quel avenir pour le pays  ?

 

Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget. Ici, dans son bureau à Bangui, portant un costume gris et une cravate bleu clair
Hervé Ndoba, ministre centrafricain des finances et du budget

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 La dette est le pire de tous les maux. Elle compromet la liberté”. -dixit Sénèque. En République centrafricaine, cette maxime n’a jamais semblé aussi pertinente. À l’heure où le pays se débat avec une dette vertigineuse de près de 900 milliards de francs CFA en 2023, s’alarme-t-on vraiment de ses répercussions sur la liberté et la souveraineté de la nation?

 

La dette centrafricaine, qui a connu une hausse alarmante de plus de 100 milliards par rapport à l’année 2022, expose une vérité inconfortable.

“Endetter un pays pour payer des salaires est une aberration économique,” témoigne une source au sein du ministère de l’Économie, mettant en lumière une gestion des finances publiques qui frise l’absurde. La dépendance aux aides internationales et la répartition des richesses nationales sous surveillance du groupe Wagner et des Rwandais posent la question de l’autonomie économique du pays.

 

Dans cette spirale d’endettement, la Banque mondiale, le FMI, et la Banque africaine de développement tiennent les rênes, soutenant péniblement le pays par des injections financières régulières. Cependant, c’est le groupe paramilitaire Wagner qui capte l’attention, symbolisant à la fois le protecteur et le profiteur, se rémunérant à travers l’exploitation des ressources centrafricaines et le versement brut de somme d’argent.

 

“Sans nos ressources, sans notre dette, il n’y a pas de Wagner. Mais sans Wagner, peut-on encore parler de ce régime de Touadera ?”, interroge Jacques Broto, un citoyen centrafricain, résumant la dualité d’un régime soutenu par des forces extérieures tout en étant aliéné par elles.

 

Dette Croissante, Aucun Progrès: Le Paradoxe du Développement en RCA

 

 

“La liberté ne peut être préservée sans une vigilance générale.” Cette citation de Jefferson résonne particulièrement en République centrafricaine, où la dette nationale grimpe à des sommets inquiétants.

Face à l’augmentation vertigineuse de cette dette, une question persistante hante l’esprit des citoyens : où va réellement cet argent ? Alors que la dette nationale s’envole année après année, atteignant près de 900 milliards de francs CFA en 2023, les signes tangibles de progrès restent désespérément absents. Aucune nouvelle route n’est construite, aucun hôpital n’émerge, et les services de base comme l’accès à l’eau potable et à l’électricité s’amenuisent plutôt qu’ils ne s’améliorent.

 

Cette situation paradoxale soulève des inquiétudes légitimes quant à la gestion des fonds empruntés.

“Nous voyons la dette s’accumuler, mais nos yeux cherchent en vain les bénéfices,” confie Mariette, une résidente de la capitale Bangui. Tandis que les engagements financiers du pays envers ses créanciers, y compris les salaires des fonctionnaires, semblent être la priorité, l’investissement dans le développement durable est relégué au second plan.

 

Le rôle du groupe Wagner dans cette équation financière complexe est également scruté avec suspicion. Malgré l’exploitation des ressources naturelles centrafricaines par Wagner, les retombées économiques pour la population restent floues.

“C’est comme si l’avenir de nos enfants était hypothéqué au profit d’intérêts étrangers,” exprime un enseignant préoccupé par la dette nationale.

 

Il convient de rappeler que le fardeau de la dette en République centrafricaine est plus qu’un chiffre; c’est un miroir reflétant les choix et les contraintes qui façonnent l’avenir du pays. Entre la nécessité de stabilité et le désir d’indépendance, la RCA doit naviguer avec prudence pour retrouver son chemin vers la liberté et la prospérité.

 

Par Alain Nzilo

 

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La révolte de l’eau,  de la lumière et de la misère :   Bangui dit assez

La révolte de l’eau,  de la lumière et de la misère ,  Bangui dit assez

 

 

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 Dans les rues de Bangui, la capitale centrafricaine, un vent de contestation se lève. La société civile, jusqu’alors murée dans un silence observateur et incompréhensible, se prépare à faire entendre sa voix contre les maux qui rongent le quotidien des citoyens. Cet élan de protestation trouve son apogée dans l’organisation d’une marche prévue le vendredi 12 avril 2024 devant le siège de l’INERCA, l’énergie centrafricaine, pour dénoncer les désagréments majeurs affectant la population.

 

Une Mobilisation Populaire Contre la Précarité

 

La marche du 12 avril, bien plus qu’un simple rassemblement, symbolise la cristallisation des frustrations accumulées par les habitants de Bangui face aux coupures intempestives d’électricité, aux problèmes récurrents de distribution d’eau, à l’introduction d’une nouvelle taxe sur les transactions financières et électroniques, et à l’augmentation du prix du carburant. Cette manifestation, orchestrée par le groupe de travail de l’Association civile GTSC, marque une rupture avec la passivité habituelle en réaction aux décisions gouvernementales jugées impopulaires.

 

Les soutiens à cette initiative ne cessent de croître, tant sur les réseaux sociaux que dans les conversations de rue. Des figures politiques telles que Anicet Georges Dologuelé, Polisse Bébé Médard, ou encore Sylvaine BOGOTÉ, malgré la distance géographique pour ce dernier, ont publiquement exprimé leur appui à la cause, encourageant la population à se mobiliser massivement.

 

Les Voix de la Contestation

 

  • Biro Simplice, un Citoyen Engagé: “Nous en avons assez de souffrir en silence. Il est temps de montrer au gouvernement que nos voix comptent, que notre bien-être doit être prioritaire.”
  • Anicet Georges Dologuelé, Opposant Politique: “Cette marche est un signal fort envoyé aux dirigeants centrafricains. La population réclame des changements immédiats et tangibles.”
  • Polisse Bébé Médard, Homme Politique: “Même depuis Bogotá, mon cœur est avec les manifestants. Cette lutte est légitime et nécessaire pour l’avenir de notre pays.”

 

Vers un Nouveau Chapitre pour la République Centrafricaine?

 

La détermination des Centrafricains à se faire entendre annonce peut-être le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire socio-politique du pays. En se levant contre l’injustice et la précarité, la société civile envoie un message clair à ses dirigeants : le statu quo n’est plus acceptable. La marche du 12 avril pourrait bien être la première étape d’une série d’actions visant à améliorer significativement la qualité de vie en République Centrafricaine.

 

 

Face à une mobilisation qui prend de l’ampleur, le gouvernement centrafricain se trouve à la croisée des chemins. Répondra-t-il aux aspirations de sa population ou continuera-t-il sur la voie de la résistance ? Seul l’avenir nous dira si la marche du 12 avril 2024 aura été le déclencheur d’un véritable changement en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Silence et indignation : analyse des différentes réactions aux massacres de Kouki et de Bohong

Silence et indignation : analyse des différentes réactions aux massacres de Kouki et de Bohong

 

Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner, après le massacre d’une cinquantaine des personne par leurs gros armes de guerre. On voit derrière des débris et un gros bidon métallique brûlé.
Le campement en plein air des vendeurs et artisans minier du site de Kouki ravagé par les mercenaires russes du groupe Wagner après le massacre d’une cinquantaine des personnes

 

Bangui, 08 avril 2024 (CNC) –

 La République centrafricaine est depuis plusieurs années le théâtre d’une violence indéfendable, illustre de manière frappante le principe du « deux poids, deux mesures ». Le cas palpable est celles de Kouki dans l’Ouham, perpétré par les mercenaires du groupe Wagner, et celles de Bohong, dans l’Ouham-Pendé, perpétré, selon les autorités locales, par les éléments rebelles de 3R.

 

La République centrafricaine (RCA) est depuis longtemps un foyer de tensions et de violence. Parmi les nombreux épisodes tragiques qui jalonnent son histoire récente, deux massacres, survenus dans des circonstances différentes mais avec une proximité géographique et temporelle, offrent une illustration frappante des disparités dans les réactions qu’ils ont provoquées, tant au niveau national qu’international.

 

Massacre de Kouki, 50 morts, silence générale, la peur de Wagner

 

Dans la ville de Kouki, dans la préfecture de l’Ouham, un massacre perpétré par des mercenaires russes du groupe Wagner sur deux sites miniers a fait plus de cinquante morts, dont des femmes et leurs enfants. Malgré l’horreur et les preuves photographiques, un voile de silence semble avoir été jeté sur cet événement.

« Personne n’en parle, tout le monde a peur de Wagner », confie un témoin sous couvert d’anonymat, soulignant l’influence et la terreur qu’impose le groupe paramilitaire russe, étouffant toute tentative de condamnation ou même de débat public. Même la Minusca, étant au courant, préfère ne dit un mot sur ce massacre.

 

Massacre de Bohong: 17 morts, et d’énorme bruit

 

A l’inverse, le massacre de Bohong, attribué aux rebelles de 3R dans  l’Ouham-Pendé, avec un bilan de dix-sept victimes, a provoqué une onde de choc bien au-delà des limites de la ville. Cette tragédie a été largement relayée par les médias, suscitant de vives condamnations de la part du gouvernement et de la communauté internationale par la voix de la Minusca.

« On parle beaucoup, c’est le gouvernement qui parle », note un autre témoin, illustrant la différence de traitement médiatique et politique entre les deux tragédies.

 

Pris entre deux feux : la RCA et ses citoyens

 

Ces deux massacres, bien que fondamentalement condamnables et reflétant la violence qui déchire le tissu social et humain de la République centrafricaine, ont été perçus et traités de manière radicalement différente. D’un côté, le silence et la peur dictés par la présence menaçante de Wagner ; de l’autre, une mobilisation vocale contre les exactions des groupes rebelles. Cette dichotomie soulève de profondes questions sur l’équité de la justice et de la couverture médiatique dans le pays.

 

Les témoignages de la population locale mettent en évidence cette disparité. Un habitant de Kouki se lamente :

« Le groupe Wagner met la pression, instille la peur chez tout le monde, et tout le monde se tait. » En revanche, l’indignation suscitée par les actions des rebelles des 3R témoigne d’une volonté de condamner, mais aussi de comprendre et de prévenir ces actes de violence.

 

Tiraillée entre deux drames, la République centrafricaine révèle les failles d’un système où la justice et l’attention médiatique ne sont pas réparties de manière égale.

 

NDLR : Cet article vise à mettre en lumière ces inégalités, en espérant qu’une prise de conscience collective puisse conduire à une justice plus juste pour tous les Centrafricains, quels que soient les auteurs de ces actes barbares. Les massacres de Kouki et de Bohong, bien que différents par leur nature et leur réception, soulignent l’urgence de lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, afin que l’écho d’une condamnation unanime et retentissante de toutes les formes de violence puisse enfin se faire entendre.

 

Par Alain Nzilo

 

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Au Cœur de la Précarité : Cabo et le Détournement de l’Aide humanitaire

Au Cœur de la Précarité : Cabo et le Détournement de l’Aide humanitaire

 

Une femme portant un seau sur la tête après l'avoir rempli à un point d'eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF  
Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF

 

Bangui, 09  avril 2024 (CNC)

 La sous-préfecture de Cabo, dans l’Ouham-Fafa,  vit depuis quelques temps une crise silencieuse mais profonde, marquée par le détournement systématique de l’aide humanitaire destinée à la population.

 

Si à Bangui, la capitale, tous les regards sont tournés vers d’autres activités, à Kabo, l’ombre d’une grave injustice plane sur cette sous-préfecture, une localité oubliée dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, où la faim et la précarité frappent durement ses habitants. Mais ce qui aggrave leur désespoir, c’est la corruption enracinée dans la gestion de l’aide humanitaire.

« Au moment où nous parlons, l’aide destinée à soulager nos souffrances est détournée par ceux en position de pouvoir », partage Mathieu, un habitant de longue date de Kabo, la voix tremblante d’indignation.

 

En effet, la semaine dernière, un événement a particulièrement choqué la communauté  de Kabo : un envoi des kits alimentaires et d’autres objets du Programme Alimentaire Mondial, censé apporter un soutien vital, a été détourné.

« Ces kits, notre espoir, ont été subtilisés sous nos yeux », révèle une source proche du dossier, préférant rester anonyme face aux risques de représailles.

 

Dans un autre témoignage, une membre de l’organisation des femmes de Kabo confie à CNC, « Nous savions que l’aide du PAM était en route pour venir. Pourtant, deux semaines plus tard, nos paniers sont restées désespérément vides, nos enfants continuent de pleurer de misère. Comment est-ce possible? » Ces mots, lourds de tristesse, illustrent la trahison ressentie par les victimes de cette situation.

 

L’enquête sur ces détournements met en lumière un système de complicité incluant des figures d’autorité locales, telles que le sous-préfet, le maire  et le chef du détachement militaire. Un ancien employé municipal dénonce :

« Ce n’est pas un secret. Les détournements sont une pratique courante ici. Les conséquences? Une population affamée abandonnée à son sort. »

 

Cabo, piégée dans un cycle de privation et de corruption, appelle à une intervention urgente pour rétablir la justice et l’espoir.

 

NDLR : Cet article dévoile une réalité sombre à Cabo, où le détournement de l’aide humanitaire crée un abîme entre les besoins des habitants et les actions des responsables locaux. En éparpillant les témoignages à travers le texte, on souligne l’ampleur et la diversité des voix affectées par cette crise. L’appel à une prise de conscience et à des mesures correctives est urgent pour mettre fin à cette spirale de corruption et redonner espoir à la population de Cabo.

 

 

 

 

 

Explosion à l’Usine Palme d’Or : Au-delà des Blessures Physiques, la Lutte pour la Justice et la Dignité

Explosion à l’Usine Palme d’Or : Au-delà des Blessures Physiques, la Lutte pour la Justice et la Dignité

 

Les photos collées de l'explosion à l'usine de Tessé, survenue le mercredi 20 mars 2024. Photo circulant sur Facebook
Les photos collées de l’explosion à l’usine de Tessé, survenue le mercredi 20 mars 2024. Photo circulant sur Facebook

 

Bangui, 11 avril 2024 (CNC)  

 “Dans un instant, la routine laborieuse s’est transformée en un cauchemar brûlant, laissant des cicatrices qui transcendent la peau et pénètrent l’âme”. Le 20 mars dernier, l’usine de production d’huile de palme,  Palme d’Or, située dans la paisible commune de La Lessé , a été secouée par une explosion dévastatrice. Une chaudière, victime d’un contrôle de température défaillant, a éclaté, semant la mort et la destruction sur son passage. Quatre vies ont été perdues, et treize autres âmes ont été gravement blessées, leurs corps marqués par les flammes de l’accident.

 

Depuis lors, l’ombre de la tragédie plane sur ces travailleurs et leurs familles, tandis qu’ils luttent pour se remettre des blessures physiques et émotionnelles infligées par cette journée fatidique. Certains des blessés, encore allongés sur leurs lits d’hôpital, déplorent les conditions de leur prise en charge, remettant en question l’engagement de la société Palme d’Or envers leur bien-être. Les sommes allouées pour les rations alimentaires sont jugées insignifiantes, ne parvenant pas à subvenir aux besoins les plus élémentaires de ceux qui souffrent. Le spectre de l’avenir plane également sombre, avec des interrogations sur le soutien financier et moral qui leur sera accordé une fois qu’ils quitteront l’hôpital.

 

Marguerite, une accompagnatrice dévouée, exprime avec émotion le besoin pressant d’aide et de soutien, appelant les autorités à intervenir et la justice à faire son devoir. Les mots poignants de Marguerite résonnent comme un cri de désespoir, révélant les fissures béantes dans le filet de sécurité sociale et juridique censé protéger les travailleurs en cas de catastrophe.

 

En réponse aux accusations, les représentants de Palme d’Or défendent leurs actions, soulignant les efforts financiers déjà déployés pour assurer la prise en charge médicale des victimes et les frais funéraires des défunts. Moussa Gambo Idris, directeur financier de l’entreprise, affirme avec fermeté leur engagement continu envers le bien-être des employés, depuis les premiers instants de l’accident jusqu’à leur rétablissement et réintégration dans leurs fonctions.

 

Pourtant, au-delà des déclarations officielles et des chiffres budgétaires, cette tragédie met en lumière des questions cruciales sur la sécurité au travail et la responsabilité des employeurs envers leurs travailleurs. La nécessité d’une réforme des systèmes de sécurité et de protection sociale devient pressante, afin d’éviter que de telles catastrophes ne se reproduisent à l’avenir, et que ceux qui en souffrent reçoivent le soutien et la justice qu’ils méritent.

 

L’explosion à l’usine Palme d’Or est bien plus qu’un incident isolé ; c’est un appel à l’action, un rappel urgent de la nécessité de placer la sécurité et le bien-être des travailleurs au cœur de nos préoccupations. Tant que ces voix resteront non entendues, tant que ces souffrances resteront sans réparation, nous serons tous complices d’une injustice insoutenable.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Détresse de Kella-Goffi : Un Village Cherche des Solutions à l’Invasion de Cultures par les bovins

La Détresse du village  Kella-Goffi : Un Village Cherche des Solutions à l’Invasion de Cultures par les bovins

Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro
Une dizaine des boeufs au bord de la route entre Bossemptele et Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bangui, 11  avril 2024 (CNC)

 À Kella-Goffi, un village situé à 7 kilomètres de Bouar dans la commune rurale d’Hermann Brousse, les habitants sont confrontés à un conflit lié à l’entrée régulière du bétail des éleveurs peulhs dans les champs cultivés par les villageois. Cette situation tendue ravive les tensions entre les communautés agricoles et pastorales de la localité.

 

Les villageois se plaignent de voir leurs récoltes détruites par les troupeaux, mettant en danger leur sécurité alimentaire. Un agriculteur du village Kella-Goffi  exprime sa détresse en expliquant que leurs champs, fruit de leur dur labeur, sont essentiels à leur survie.

 

De leur côté, les éleveurs peulhs revendiquent un droit traditionnel sur ces pâturages, arguant d’un soutien gouvernemental. Cette confrontation n’est pas unique à Kella-Goffi et révèle un problème plus large de gestion des terres et des ressources naturelles, irritant les difficultés de cohabitation entre modes de vie différents.

 

Les conséquences de ce conflit sont graves, notamment sur la sécurité alimentaire des habitants et les tensions entre les communautés. Il est plus que nécessaire d’intervenir rapidement pour favoriser un dialogue constructif entre les parties et trouver des solutions durables.

 

La situation à Kella-Goffi met en lumière les défis liés à la gestion des terres en République centrafricaine. Pour prévenir de futurs conflits, une approche

concertée impliquant tous les acteurs est essentielle pour assurer une coexistence harmonieuse respectant les droits et traditions de chacun, tout en préservant

les ressources vitales pour tous. Bouar Vianney Radjabo de la radio Sewa souligne l’urgence de trouver des solutions durables pour ramener la paix et la

prospérité à Kella-Goffi et aux localités similaires.

Par Gervais Lenga

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Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

Crise politique en Centrafrique : Le spectre d’un troisième mandat présidentiel et la colère populaire

 

 

 

Bangui, 10  avril 2024 (CNC)  

 Face à la perspective d’un troisième mandat du président Faustin Archange Touadera en 2025, la République centrafricaine gronde d’indignation.

 

Dans un climat politique déjà tendu, la République centrafricaine (RCA) se trouve à un tournant critique. L’annonce de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat suscite une vague de mécontentement au sein de la population. Cet article explore les racines de cette colère, les implications pour la RCA, et les perspectives d’avenir à travers les propos de témoins et d’analystes.

 

La situation socio-économique sous le régime Touadera:

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Touadéra en 2016, les promesses de développement et de prospérité se sont largement évanouies, laissant place à une réalité plus sombre. Selon des rapports de la Banque mondiale et du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la RCA occupe désormais des positions alarmantes dans les classements mondiaux de pauvreté et de développement humain. Avec environ 2% de la population ayant accès à l’électricité et 97% privée d’eau potable, les failles de l’administration actuelle sont indéniables.

 

Investissements controversés et détournement de priorités:

 

Plutôt que de s’attaquer aux problématiques essentielles telles que laccès à l’eau potable et l’électricité, le gouvernement semble privilégier des dépenses discutables. Les fonds alloués au groupe Wagner pour la protection du régime, ainsi que les investissements dans la construction des immeubles privés de luxes des dignitaires du régime alors que la population souffre, soulignent un détournement de priorités critiqué par de nombreux Centrafricains.

 

La voix du peuple et l’appel à un changement de leadership:

 

L’opposition au projet de troisième mandat de Touadéra s’exprime à travers divers canaux, des réseaux sociaux aux rues de Bangui. La majorité de la population exprime une claire réticence à prolonger le règne de l’actuel président. Dans ce contexte, les propos de M. Police Bébé Médard, reflètent l’opinion publique. Il suggère que Touadéra devrait suivre l’exemple du président sénégalais Macky Sall en ne

 

  1. Police Bébé Médard: « La seule chose honorable qui reste au Président Touadéra, au regard de son bilan catastrophique, c’est de suivre l’exemple de son homologue Macky Sall. Vivement qu’il s’en aille au terme de ses piteux mandats ! ».

 

Témoignages de la population : entre désespoir et appel au changement

 

  1. Jean-Paul Nguiza, enseignant au fondamental 2 à Bangui, partage son désespoir :

« La vie sous Touadéra est devenue insupportable. Nous vivons dans l’obscurité, sans accès à l’eau potable. Notre avenir semble compromis ». Ces propos traduisent un sentiment général de désillusion à l’égard du régime actuel.

 

Madame Solange Mandaba, commerçante au marché de Boy-Rabe, ajoute :

« Nous n’avons vu aucun progrès, seulement des promesses creuses depuis 8 longues années. Il est temps d’avoir un nouveau leadership qui se soucie vraiment des gens ».

 

Analyse politique : la quête d’une alternative

 

L’opposition politique et les analystes soulignent la nécessité d’une alternative crédible à Touadéra. La question centrale reste de savoir si l’opposition peut s’unir autour d’une figure capable de proposer un projet de société convaincant et inclusif, capable de relever les grands défis de la RCA.

 

Défis sécuritaires et économiques : une RCA à la croisée des chemins

 

Riche en ressources mais en proie à des conflits et à une instabilité chronique, la RCA est confrontée à un double défi : sécuriser son territoire et relancer son économie. La présence de groupes armés et d’interventions étrangères, comme celle du groupe Wagner, complique le paysage sécuritaire et politique.

 

Vers un avenir incertain : le rôle de la communauté internationale

 

La communauté internationale, tout en critiquant certaines décisions du régime Touadéra, doit jouer un rôle plus actif en soutenant un processus démocratique transparent et en encourageant le développement économique. Les partenaires internationaux de la RCA sont appelés à réévaluer leur stratégie d’engagement pour promouvoir une paix durable et un développement inclusif.

 

Alors que la RCA se prépare à un tournant potentiellement historique, l’appel au changement démocratique résonne plus fort que jamais.

 

Par Alain Nzilo

 

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L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

L’immunité des magistrats au cœur du duel : projet Boukanga et réponse du syndicat des magistrats

 

Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de service. CopyrightDiaspora
Photo de famille des jeunes magistrats et greffiers le 23 septembre 2023 après leur prestation de serment . CopyrightDiaspora

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique ». Cette réflexion de Blaise Pascal trouve un écho particulier en République centrafricaine, où le débat sur l’immunité des magistrats centrafricains ébranle les fondements mêmes de l’institution judiciaire dans le pays. A l’heure où le pays navigue dans les eaux tumultueuses de la réforme législative, le Syndicat national de la magistrature centrafricaine (SYNAMAC) s’apprête à répondre au projet de loi proposé par le député Auguste Boukanga. Ce projet, qui vise à réviser l’article 14 de la loi de 1996 sur le statut des magistrats, s’est retrouvé au centre d’un duel symbolique entre la sauvegarde de l’indépendance de la justice et la lutte contre la corruption.

 

Le 12 avril 2024, la salle d’audience de la Cour de cassation deviendra l’arène où ce débat prendra forme lors d’une Assemblée générale extraordinaire convoquée par le syndicats des magistrats (SYNAMAC).

« Cette réforme nous concerne tous », confie Pierro, un magistrat centrafricain au TGI de Bangui.

« Cela remet en question l’équilibre entre notre protection et notre devoir de transparence et de justice ».

 

L’enjeu est de taille : l’immunité judiciaire, conçue comme un rempart contre les pressions extérieures, est aujourd’hui perçue par certains comme une porte ouverte à l’impunité.

« Nous voulons des juges honnêtes, pas des intouchables », affirme Firmin Ngala, un activiste centrafricain de la société civile, capturant le sentiment d’une partie de la population.

 

Cependant, les magistrats mettent en garde contre une réforme précipitée qui, en affaiblissant leur immunité, pourrait les exposer à des influences et des pressions qui pourraient compromettre leur indépendance.

« Modifier l’immunité, oui, mais sans ouvrir la porte à des pressions qui pourraient influencer nos décisions », explique Magloire Passi, un autre magistrat à Bangui, illustrant l’équilibre délicat sur lequel repose l’équilibre judiciaire.

 

La proposition de Boukanga, probablement poussée par le régime,  ne laisse personne indifférent. Elle oblige toutes les parties prenantes à prendre position sur des questions fondamentales : comment assurer une justice équitable tout en luttant efficacement contre la corruption ? Comment garantir l’indépendance des magistrats tout en répondant aux appels à plus de responsabilité et de transparence ?

 

L’Assemblée générale du SYNAMAC promet d’être un moment décisif, un forum où les voix des magistrats pourront s’élever pour défendre leur vision de la justice, mais aussi où les préoccupations de la société civile pourront être entendues. La décision qui en découlera définira non seulement l’avenir de l’immunité judiciaire en République centrafricaine mais aussi la confiance que le peuple centrafricain accorde à son système judiciaire.

 

Dans cette quête d’équilibre entre la force et la justice, le chemin est encore long. Mais une chose est sûre : le débat autour de l’immunité des magistrats, catalysé par le projet de loi d’Auguste Boukanga, marque un tournant potentiel dans la manière dont la justice est perçue et pratiquée en République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

“Sortons les centrafricains de la misère avant de parler de l’émergence”, déclare  Anicet Georges Dologuelé

 

Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 “Sortons les Centrafricains de la pauvreté avant de parler d’émergence », déclare Anicet Georges Dologuelé, Président de l’URCA.  D’après lui, Les huit années de mandat du président Touadera ont été catastrophiques.

 

La République centrafricaine continue de traverser une période difficile de son histoire, marquée par des défis politiques, économiques et sécuritaires. Anicet Georges Dologuelé, leader de l’Union centrafricaine pour le renouveau (URCA), a récemment fait part de son inquiétude sur les antennes de la Radio Ndékè-Luka quant à la situation actuelle du pays.

 

Dologuelé a exprimé son indignation face au récent massacre de Bohong, où 17 personnes ont été brutalement tuées par des hommes armés présumés de 3R. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue entre les communautés pour éviter de telles tragédies récurrentes. Il déclare :

« Je suis à la fois attristé et profondément peiné… tous ces gens, ligotés et froidement exécutés ».

 

L’insécurité persistante en République centrafricaine est une préoccupation majeure. Dologuelé reproche au gouvernement son manque de prévention et son intervention tardive après les massacres. Il appelle à une résolution durable des conflits entre les communautés et les éleveurs, soulignant l’inefficacité des actions actuelles.

 

Sur le plan économique, Dologuelé critique les politiques fiscales du gouvernement, notamment l’augmentation des taxes sur les transferts d’argent et les plaintes des utilisateurs. Il dénonce l’impact négatif de telles mesures sur une population déjà plongée dans l’extrême pauvreté.

« Accabler la population d’impôts n’est pas une bonne chose », affirme-t-il.

 

La crise énergétique est également une préoccupation majeure. Dologuelé critique les efforts inefficaces du gouvernement pour résoudre les problèmes persistants d’ENERCA, malgré l’inauguration récente de champs solaires. Il souligne les conséquences désastreuses des pénuries d’électricité sur la santé et l’économie du pays.

 

En réponse aux affirmations du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) sur les progrès vers l’émergence, Dologuelé insiste sur la priorité de sortir les Centrafricains de la pauvreté avant de parler de développement.

« L’espoir des Centrafricains est d’échapper à l’extrême pauvreté », déclare-t-il. Il appelle à une approche plus réaliste axée sur les besoins immédiats de la population.

 

Anicet Georges Dologuelé soulève des questions cruciales sur la situation en République centrafricaine, appelant à des actions concrètes pour répondre aux besoins urgents de la population.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

Bangui se prépare à une Bataille Contre les Hausses de Prix et les Surtaxes

 

Image d'illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.
Image d’illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Selon Nelson Mandela , “La protestation est un droit fondamental lorsque l’injustice devient la norme”. Justement, la société civile centrafricaine se mobilise une fois de plus pour exprimer son mécontentement face à la gestion de l’électricité et la hausse des taxes gouvernementales.

 

Depuis plusieurs années, les habitants de Bangui et de ses environs subissent régulièrement des coupures d’électricité et une répartition inégale de l’énergie. Face à cette situation impactant leur quotidien et l’économie du pays, le Groupe de travail de la société civile (GTSC) appelle à une manifestation ce vendredi.

 

Selon Paul Beninga, porte-parole de la GTSC, cette mobilisation ne concerne pas seulement l’électricité mais vise également à dénoncer la flambée des prix et les hausses de taxes du gouvernement.

 

Les Centrafricains se sentent de plus en plus opprimés par ces mesures qui affectent leur pouvoir d’achat et leur qualité de vie. Paul Beninga souligne :

« Nous avons vu le prix des hydrocarbures à la pompe augmenter de plus de 50 %. Nous sommes restés silencieux. Aujourd’hui, vous allez au marché, le prix de la nourriture a considérablement augmenté. Nous sommes restés silencieux. Ils ont encore augmenté les taxes».

 

La colère monte également en raison du manque de transparence des autorités.

« Ce qui nous choque, c’est le comportement insolent des dirigeants qui refusent de communiquer », dit Monsieur Paul Beninga.

 

En effet, les témoignages des habitants de Bangui illustrent l’impact concret de ces enjeux sur leur vie quotidienne. Jeanne, une mère de famille, se plaint des coupures d’électricité constantes :

« C’est très difficile de vivre dans ces conditions. Mes enfants ne peuvent pas étudier le soir et je perds souvent de la nourriture dans mon réfrigérateur à cause des coupures. Même la vente de l’eau glacée ne fonctionne plus. Nous sommes à sec ».

 

Cette manifestation, prévue le 12 avril, vise à refléter la frustration généralisée de la population centrafricaine. Les organisateurs s’attendent à une mobilisation massive pour faire entendre leurs revendications.

« Nous appelons tous les citoyens conscients de l’urgence de la situation à nous rejoindre », déclare Paul Beninga.

 

Outre les problèmes d’électricité, la question du coût élevé de la vie est au premier plan des préoccupations des manifestants. La hausse des prix des biens de première nécessité pèse lourdement sur les ménages les plus vulnérables.

« Ces augmentations successives nous mettent à genoux. Nous ne pouvons plus subvenir aux besoins de notre famille », se lamente Fatou, vendeuse sur le marché KM5.

 

Quant à la cascade de taxes imposées par le gouvernement, elle ne fait qu’exacerber la situation.

« Les employés paient déjà des impôts sur leur salaire, mais à chaque transaction, nous sommes à nouveau imposés. C’est injuste et insupportable », s’insurge Marius, enseignant.

 

La frustration croissante de la population est également alimentée par le manque de transparence des autorités. Les promesses de réhabilitation des infrastructures électriques restent souvent lettre morte et les citoyens se sentent abandonnés par leurs dirigeants.

« Nous avons accepté des coupures d’électricité temporaires, mais elles se poursuivent sans explication. C’est un mépris total pour les gens », dénonce Sylvie, commerçante.

 

Face à ce mécontentement généralisé, la manifestation de vendredi s’annonce comme un moment crucial pour le pays. Les organisateurs espèrent que leur mobilisation sera entendue et que des mesures concrètes seront prises pour améliorer la situation.

« Nous sommes déterminés à poursuivre le combat jusqu’à ce que nos revendications soient satisfaites », conclut Paul Beninga .

 

Par Anselme Mbata

 

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Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

Le démantèlement de la barrière de Wantiguira: une nouvelle aube pour la ville de Bouar».

 

Wantiguira, entrée de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC
Wantiguira, entrée de la ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Un habitant de Boire, sourire aux lèvres, partage sa joie quelques minutes après le démantèlement de cette barrière illégale à Wantiguira : « Enfin, le chemin de la liberté est ouvert. Cette barrière n’était rien d’autre qu’un obstacle à notre vie quotidienne.

 

Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à plus de 450 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, un événement important s’est déroulé lundi à 8 kilomètres à l’entrée de la ville de Bouar, capitale provinciale de ladite préfecture. La barrière de Wantiguira, synonyme de violence et d’oppression pour les riverains et des usagers de ces voies, a été officiellement démantelée. Cette décision, fortement soutenue par le gouvernement centrafricain, a été accueillie avec un immense soulagement et une immense joie par la population locale.

 

La barrière en question était devenue un symbole d’abus de pouvoir, où douaniers, policiers, soldats FACA et gendarmes imposaient des taxes exorbitantes sur les biens des citoyens voyageant entre Boire et d’autres localités telles que    Baoro, Bozoum ou encore Bangui  ou au sens inverse.

Ces prélèvements illégaux, sanctionnés ni plus ni moins que par une décision  des plus hautes autorités centrafricaines, pesaient lourdement sur les épaules de la population, érodant jour après jour leur confiance envers les forces de l’ordre. La décision de démonter cette barrière de Wantiguira n’a pas été prise à la légère. Elle résulte d’un acte officiel signé par le premier ministre, classant l’existence même de cette barrière comme illégale.

L’opération de démontage a été exécutée par une brigade spécialement chargée de cette mission, marquant la fin d’une ère de racket organisé sous le couvert de contrôles routiers.  Les réactions à cette nouvelle ne se sont pas fait attendre. La joie exprimée par les habitants de Bouar était palpable, une joie qui reflète le soulagement d’un fardeau enfin levé

« Cette barrière nous volait notre liberté et notre argent. Aujourd’hui, nous pouvons enfin respirer », déclare Ousman, un transporteur sur l’axe Bouar-Bozoum, soulignant le poids économique et psychologique que représentait la barrière de Wantiguira.

 

Cependant, cette action n’a pas été sans conséquences. Le délégué des transporteurs locaux, accusé par les forces de l’ordre d’avoir “trahi” leur cause en informant Bangui de leurs agissements, se trouve désormais sous la menace directe de ces mêmes forces. Cette tension souligne l’ampleur des enjeux et des intérêts en jeu autour de cette barrière.

Du côté des forces de l’ordre, les sentiments sont mitigés. Si certains reconnaissent la nécessité de cette mesure pour rétablir la justice, d’autres expriment leur frustration :

« C’était un moyen de maintenir l’ordre, mais nous comprenons la décision », confie un policier sous couvert d’anonymat.

 

L’impact de cette action va bien au-delà du simple démantèlement d’une structure physique. Il symbolise la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir, rétablissant un lien de confiance entre les citoyens et le gouvernement.

« Nous attendions ce moment depuis longtemps. C‘est une victoire pour nous tous », témoigne Bienvenu Zanda, évoquant la fin d’une ère de prélèvements forcés.

 

Rappelons que le démantèlement de la barrière de Wantiguira n’est pas seulement la suppression d’un obstacle physique, c’est le début d’une nouvelle ère pour la ville de Boire et ses habitants. Cette action illustre l’engagement du gouvernement centrafricain envers ses citoyens, promettant un avenir où règnent la justice et la liberté.

 

Par Gervais Lenga

 

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L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en République centrafricaine

L’Or Jaune de la Santé Publique: La Crise des Faux Médicaments en Centrafrique

Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente
Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente

 

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Dans une révélation troublante, le ministre centrafricain de la Santé Pierre Sancé évoque une crise de santé publique majeure due à de faux médicaments, surnommés « or jaune », dans une déclaration diffusée sur la radio Guira FM de la MINUSCA le 7 avril 2024. Cette crise représente un défi de taille pour le système de santé du pays.

 

La racine du problème

 

Les années 90 et 2000 ont été une époque où l’accès aux médicaments essentiels à un coût abordable était la norme. Cependant, les crises politico-sécuritaires ont dévasté ces systèmes, entraînant les établissements de santé dans une pénurie de bons médicaments.

 

  • L’impact des crises sur la santé :

 

« Et suite aux premières crises politico-sécuritaires, tous ces systèmes ont été vandalisés, détruits, ce qui fait que nos structures de santé sont privées de médicaments depuis plusieurs années », selon le ministre Somsé

  • L’essor des médicaments de rue :

 

« Cette situation s’est aggravée avec la porosité des frontières et l’absence de contrôle adéquat, facilitant ainsi la propagation de faux médicaments, ajoute le ministre.

 

Lutter contre l’or jaune

 

Le ministre Sancé propose une solution axée sur la disponibilité de médicaments de qualité, une stratégie reconnaissant la complexité et l’ampleur transnationale du problème.

 

  • Stratégie de résolution :

 

« Mais les éliminer, ce n‘est pas par la répression, car ce phénomène dépasse les limites de notre pays. La question des médicaments de rue entre dans la catégorie des médicaments de qualité inférieure, ce qui est un véritable fléau aujourd’hui », déplore Somsé.

 

Perspectives et défis

 

Cette situation complexe exige une analyse approfondie, non seulement des mécanismes de distribution des médicaments, mais aussi de l’ensemble des politiques de santé publique.

 

  • Vers un avenir meilleur :

 

La mise à disposition de médicaments de qualité est présentée comme le fondement de la solution à cette crise. Cela nécessite un engagement soutenu en faveur de l’amélioration du système de santé.

 

La prise de position du ministre Pierre Sancé souligne l’urgence de s’attaquer à la crise des faux médicaments. Sa déclaration encourage la réflexion sur la nécessité d’une politique de santé plus forte et mieux outillée pour faire face aux défis actuels et futurs.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

L’exploitation artisanale du bois menace-t-elle l’équilibre écologique près de Bangui ?

 

Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui
Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 « Nous sommes une association organisée, dotée d’autorisations depuis plusieurs années», affirme Gildas Mbokani. Mais quel est l’impact réel de leurs activités près de Bangui ?

 

Contexte délicat

 

L’accusation portée contre l’association « Amis Bois » de coupe illégale d’arbres interpelle. Gildas Mbokani défend vigoureusement son association :

« Nous avons des documents, depuis plusieurs décennies, de l’époque de l’ancien président de la République, François Bozizé. Nous n’agissons pas illégalement », insiste-t-il, citant une histoire d’autorisations enracinée dans le temps.

 

La délivrance des permis

 

Le ministère des Eaux et Forêts a suspendu les permis artisanaux, une décision qui, selon Mbokani, ne concerne pas tous les artisans.

« Il y a encore des artisans autorisés à travailler. Il ne s’agit pas d’une suspension définitive », souligne-t-il. Cette nuance suggère une complexité dans la gestion des permis et des autorisations.

 

Légitimité et droits d’exploitation

 

Face aux critiques, Mbokani rappelle l’existence du Code forestier.

« Ce code nous autorise à exploiter et à vendre du bois. Nous avons choisi ce domaine par vocation, pas par hasard », déclare-t-il. Sa réponse met en lumière la conviction et l’engagement des membres d’Amis Bois envers leur profession.

 

Témoignages et perspectives

 

– Répondre aux accusations de Centrabois:

Mbokani réfute l’influence de l’entreprise sur les politiques gouvernementales.

« Ce n’est pas au directeur général de Centrabois de prendre des décisions importantes au nom du gouvernement », affirme-t-il, pointant du doigt les tentatives des grandes entreprises de monopoliser le secteur.

 

– Impact environnemental et socio-économique :

L’argument de Mbokani sur l’impact environnemental mérite qu’on s’y attarde.

« Nous n’avons pas les moyens de causer de tels dégâts à la forêt. Nos méthodes sont réglementées, pas industrielles », affirme-t-il, opposant l’approche artisanale à des méthodes industrielles plus destructrices.

 

Vers l’équilibre ?

 

Approches et dialogues

 

L’association est en négociation avec le ministère, cherchant à clarifier sa position et ses droits.

« Des démarches administratives sont en cours. Nous avons rencontré le nouveau ministre et nous espérons une issue favorable », a déclaré Mbokani, soulignant une volonté de dialogue et de régularisation.

 

Les débats autour de l’exploitation du bois près de Bangui soulèvent une question fondamentale sur l’équilibre entre développement économique et préservation de l’environnement. La défense passionnée de Mbokani révèle un secteur en quête de reconnaissance et de régulation, naviguant entre tradition et modernité.

 

Pierre Azoumi

 

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L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

L’association Action Solidaire à nouveau au Chevet des Enfants Atteints de Drépanocytose à Bangui

 

La remise de l'enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l'association Action solidaire, madame KOYATRO
La remise de l’enveloppe au Dr NGUILELO, Directrice du centre, par la trésorière de l’association Action solidaire, madame KOYATRO

 

 

Bangui, 10 janvier 2024 (CNC) –

 Le bonheur ne réside pas dans la possession, mais dans le don”. Inspirés par cette maxime, les membres d’Action Solidaire ont prouvé une fois de plus leur engagement inébranlable envers les enfants de Bangui souffrant de drépanocytose. C’est une journée marquée par la générosité et l’espoir, où des sourires ont été offerts en guise de remède.

 

Au cœur de la capitale centrafricaine, Bangui, le centre de recherche et de traitement de la drépanocytose reçoit l’appui renouvelé d’Action Solidaire, un partenariat solide bâti sur l’altruisme.

« Cette association est un pilier pour nous. Elle apporte bien plus que des aides financières ; elle offre de l’espoir », confie à CNC Dr. Telma Lorna Ngidelo, la directrice.

Lors de la cérémonie de remise de Don par l'association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose
Lors de la cérémonie de remise de Don par l’association action solidaire aux enfants Atteints de Drépanocytose

 

L’association ne se limite pas à l’aspect médical. Elle crée également des moments de partage lors de fêtes et soutient les initiatives éducatives, soulignant l’importance de la communauté dans le combat contre la maladie.

 

Cette année, une contribution de 450 000 francs va permettre de couvrir les frais médicaux de 3 jours de 30 enfants. Bernadette Koyatro, trésorière, éclaire leur démarche :

« C’est notre mission d’apporter un peu de lumière dans leurs vies, par des gestes concrets ».

 

Action Solidaire ne s’arrête pas là ; elle envisage l’avenir avec des projets d’éducation et de sensibilisation, prouvant que leur engagement va au-delà du soutien financier.

 

Forger un Avenir Meilleur Ensemble

 

Le partenariat entre Action Solidaire et le centre de drépanocytose de Bangui est un témoignage vibrant de ce que la solidarité et le dévouement peuvent accomplir. Chaque geste de l’association, chaque sourire d’un enfant est une étincelle d’espoir, illuminant le chemin vers un avenir où la maladie ne définit plus les limites de leur potentiel. Dans cet esprit de générosité, chaque action d’Action Solidaire est un pas de plus vers un monde plus bienveillant.

 

Par Fortuné B Boberang

 

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Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

Le linguistique faut pas  du Panneau de campagne  de William Ndjapou

 

Don de panneau d'au revoir de William Ndjapou à la ville de Bambari
Don de William Ndjapou à la ville de Bambari

 

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 À Bambari, la campagne préélectorale de William Ndjapou achoppe sur un détail linguistique qui fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale Bangui.

 

L’intention de William Ndjapou de briguer le siège législatif de la première circonscription de Bambari  a été annoncée au sens littéral par un panneau routier. Loin d’être un simple panneau directionnel, il est devenu un vecteur de controverse linguistique et politique. L’erreur sur le panneau, bien qu’apparemment mineure, s’est transformée en un symbole des déficiences perçues de l’élite politique locale.

 

« Ce n‘est pas seulement une faute d’orthographe, c‘est un manque de prudence », se plaint avec véhémence Gildas, un enseignant au lycée de Bambari, dont les mots s’étendent au-delà de la ville de Bambari et faisant écho au mécontentement généralisé du public local.

 

L’erreur a suscité une agitation particulière parmi les habitants de la préfecture de la Ouaka, qui voient à William Ndjapou non seulement un candidat potentiel mais aussi un reflet de leurs dirigeants.

« Comment peut-on aspirer à être député si l’on ne maîtrise pas la langue de l’Assemblée ? », s’interroge Marina, une commerçante au marché de Bambari, dont le témoignage dépasse le périmètre de la Ouaka, traduisant tout de même une profonde et contemplative déception.

 

Les réseaux sociaux sont devenus un champ de bataille où chaque erreur est une munition pour l’opposition. Des voix anonymes se font l’écho d’une frustration générale :

« On nous parle de diplômes, de doctorats, mais les preuves sont sur les panneaux d’affichage, et elles ne sont pas convaincantes. »

 

La critique transcende la simple moquerie pour remettre en question les fondements mêmes de la légitimité politique.

« On attend d’un leader qu’il inspire confiance. Comment cela peut-il être réalisé alors que même les messages les plus élémentaires sont erronés ? », s’interroge Jaunasse, un militant du parti MLPC de Bambari, dont la contribution ne se limite pas à la critique mais appelle à l’introspection collective.

 

Il  convient de rappeler que le débat soulevé par la pancarte de William Diapo dépasse l’anecdotique pour devenir le reflet des attentes d’un peuple vis-à-vis de ses représentants.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

La crise de l’électricité à Bangui : entre colère populaire et mobilisation citoyenne

 

Un agent de l'ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail
Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Bangui connaît des jours sombres, littéralement, avec des coupures d’électricité prolongées qui déclenchent une vague d’indignation.

 

Le problème de l’énergie à Bangui : un cauchemar pour les habitants

 

Depuis plusieurs jours, la capitale centrafricaine est plongée dans une crise énergétique inquiétante. Les coupures de courant de plusieurs jours sont devenues fréquentes, plongeant une grande partie de Bangui dans l’obscurité. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais sa récurrence soulève de sérieuses questions sur la capacité de la Société centrafricaine de l’énergie (ENERCA) à fournir un service stable et fiable.

« Que M. Bendima ne se mêle pas de nous », s’exclame Pierre, un habitant du PK12, exprimant un sentiment largement partagé par les consommateurs.

 

Un impact économique et social dévastateur

 

Le manque d’électricité touche tous les domaines d’activité. Des entreprises aux services de santé, en passant par l’administration publique, tous souffrent de cette situation.

« Derrière ces pannes de courant imprévisibles, il y a une perte économique importante », souligne un citoyen. La vie quotidienne des habitants est perturbée, mettant en péril non seulement l’économie locale mais aussi les conditions de vie de base.

 

Distribution sélective de l’électricité ?

 

Les témoignages font état d’une répartition inégale de l’électricité, privilégiant des zones comme le quartier présidentiel et des secteurs où les commerçants ont pu « contribuer » à assurer leur approvisionnement en électricité. Cette situation crée un fossé entre les différentes couches de la société, exacerbant les tensions et le mécontentement général.

 

Mobilisation de la société civile

 

Face à cette crise, le Groupe de travail de la société civile (GSTC) se mobilise et menace d’organiser une marche le 12 avril pour exiger une amélioration de la situation.

« Sans un mouvement de masse, les droits des consommateurs ne seront jamais respectés », a déclaré le Dr Beninga, soutenant l’appel à l’action. Cette démarche met en évidence la  volonté des citoyens de ne pas rester passifs face à ce qu’ils considèrent comme une violation de leurs droits fondamentaux.

 

Une question de droits de l’homme

«

L’accès à l’électricité doit faire partie des droits de l’homme », affirme Ngassan, un journaliste, activiste de la société civile, soulignant la dimension humaine de cette crise. Sans électricité, les fondamentaux de la société sont compromis : la santé, l’éducation, l’économie, et même la culture et le sport sont touchés.

 

À Bangui, l’électricité n’est pas seulement une marchandise, c’est un droit essentiel à la vie moderne.

 

NDLR : Cet article intègre la colère et les attentes des citoyen·ne·s face à cette crise énergétique persistante, tout en soulignant l’urgence de la mobilisation collective pour assurer l’accès à l’électricité pour tous. La situation à Bangui nous rappelle que derrière chaque coupure d’électricité, il y a des vies bouleversées, des entreprises en danger et un avenir incertain.

 

Par Anselme Mbata

 

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Constat s  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

Constats  Sur la Porosité Politique Centrafricaine

 

Le président Faustin Archange Touadera en costume bleu, endormi complement lors d'une conférence internationale
Le président Faustin Archange Touadera endormi complètement debout au milieu des deux femmes diplomates lors d’une conférence internationale

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)

 La déroute politique en Centrafrique ne nous apprend rien ! Après l’avènement de la fameuse nouvelle constitution, elle s’érige en confirmation bien attendus, celle de la crise de la démocratie, de la gouvernance pour l’heure en Centrafrique, est la plus belle illustration de l’embastillement de l’opinion de l’Opposition dans une certaine mesure, qui n’ose plus avoir un avis contraire au régime… bien que, en ayant un esprit critique constructif. Nb) Le régime veut s’épuiser au pouvoir malgré tout, mais ne parvenant pas à retrouver un second souffle.

 

Afin de Produire un nouveau modèle de Gouvernance, soit moderniser leurs réponses face aux multitudes crises que ce régime lui-même a institué, orienter par des politiques des répressions et des décisions hasardeuses, égoïstement pensées par des artisans politiques affamés, malgré tout dans cet air de la mondialisation galopante et à une société en mutation, c’est tout le défi que doivent relever les Centrafricains(es), parmi les Pays de la sous-région, et notamment sur le continent. Le paradoxe, c’est que jamais la crise politique actuelle en République Centrafricaine n’a autant validé les principes des irrégularités dans l’application de la constitution au niveau des institutions de l’Etat, d’intervention de l’État dans un optique d’une Gouvernance plus apaisée et juste pour un Pays déjà bien abîmer, qui se retrouve à la merci des Factions Armées Non Conventionnelles et des Mercenaires de tout bord.

Nb) Le régime ne parvient pas, par aggravation de plus d’avoir une vision plus pragmatique pour Gouverner, mais plutôt à s’intéresser à sa seule survie désespérément.

L’absence d’une politique réelle de la bonne Gouvernance encrée vers une politique de promotion et des amortisseurs sociaux que ce régime prétends défendent de manière ostentatoire, en outre, a acquis un brevet de l’incompétence notoire.

Ps) Seul au Royaume des Aveugles, les Borgnes sont Rois.

Constat amer, en effet… La part de rêve des plupart des Centrafricains(es), de la Jeunesse et d’imagination de vivre en Paix, vaquer paisiblement à leur occupation sans avoir peur au ventre. Malheureusement ces rêves sont restés au Vestiaire des Palais des Orties.

Ce manque de vision politique a gommé, le pragmatisme politique et l’idéologie de la bonne Gouvernance.

Pire…, diront certains… les dignitaires de ce régime se sont convertis à la pensée unique et dominante de l’exercice du pouvoir triomphant du fait des présences des Mercenaires de tout bord en Centrafrique qui massacre les bonnes marches de nos institutions !  Ils se seraient « auto-covécues qu’ils détiennent la raison, même Acculés sans dignités », oubliant leurs racines, leurs valeurs et, par là même, ceux qu’ils devaient défendre les Centrafricains(es).

Difficile pour les Centrafricains(es) de s’y reconnaître dans cette politique hasardeuse. Résultat, cette Politique qu’en prête le régime aujourd’hui en République Centrafricaine est complètement à la ramasse, plus personne ne nous considère, respecte au niveau international et plus grave sur le contient. De quoi donner aussi du grain à moudre à cœur joie chez les soi-disant des Liveurs Patentés qui excellent dans les Injures, Calomnies et des Mensonges de toutes sortes et qui défie en prônant des propagandes sur propagandes en diffamant ou des discours de manipulations, diffusions de la haine et au passage de se venter des mérites imaginaires sans expériences apparentes ou en éventant des qualifications, des profils, de surcroit de toute alliance avec les groupes Armées fussent-ils recyclés, de part et d’autre … Le pouvoir et ces Opposants Liveurs patentés, pour dire chacun à sa crèmerie et sa sauce… Sans penser à la souffrance déjà en durée par le peuple Centrafricain.

Plus encore la rhétorique les uns et les autres qu’ils utilisent pour faire face à la crise, Vampirisent les enjeux de la Politique réellement, et d’une vraie Opposition politique par des contre-projet, en fait la démonstration de l’Irresponsabilité et d’une Inconscience Chronique des Centrafricains(es), désorientent l’électorat future et la bonne marche de la Politique dans notre Pays que je ne cesse d’observer.

Là ! Je fais appel aux hommes Politiques Centrafricains(es) de faire très attention de l’utilisation de ces Liveurs Patentés dépourvus d’un langage Politique soutenu, de tout étique idéologique, déontologie…et communicationnel pour ne pas dire Vulgarités… !, Constat de voire l’Absence de l’éducation politique, de délimitation claire entre deux domaines (Calomnies, Mensonges, Manipulations, Injure et de faire de la Politique basée sur des projets, stratégies de la Gouvernance), deux milieux, diamétralement opposer et complétement d’antithèse du point de vue institutionnel, etc., pouvant donner lieu à un jeu d’influences, d’un effet Boomerang et Réciproquement, voire à une connivence répréhensible pour le future Politique en Centrafricain.

Nb) Que l’État d’une frontière Politique soit mal protégée de Droit, que l’on peut traverser illégalement en divers points de passage en Centrafrique, preuve qu’on se retrouve avec des bras-cassés dans le Gouvernement de tout genre, des Analphabètes, qui ne s’auront instruire un dossier, élaborer un projet et de la conduire… !

Important : Les leçons Politiques et des différents avènements d’hier (Libérateurs, Séléka, Antibalaka…et maintenant…CPC) ! Que nous ne n’avons jamais tirées les leçons, nous accumulons des erreurs en erreurs et au passage ces, des innocents Centrafricains(es) qui souffres.

Nb) L’exigence de la Neutralité est de mise sur le plan Politique.

Il faut bien …Apprendre des autres…voire les récents changements Politiques et des luttes exemplaires de nos frères Sénégalais d’Opposition et la Neutralité du Pouvoir et de régime de Mr. Le Président Macky-Sall qui est sorti malgré tout par la Grande porte Bravo ! Apaiser, installer la Paix dans la continuité dans son Pays.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

 

Fait à Lyon le 05 -04-2024

Diaspora, Mr. Aubin-Roger KOMOTO

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Wagner : Qu’est-ce qui distingue un libérateur d’un oppresseur ?

Wagner : Qu’est-ce qui distingue un libérateur d’un oppresseur ?

 

Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Cette question résonne particulièrement douloureusement dans le récit d’un petit village situé à treize kilomètres de Bouar, dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Le 6 avril, une opération menée par des mercenaires du groupe Wagner, sous prétexte de combattre les insurgés de la Coalition des patriotes pour le changement (PCC), a dégénéré en un épisode de violence et de pillage systématique, laissant derrière elle une population brisée.

 

L’aube d’une tragédie

 

Le 6 avril, sous le voile trompeur d’une opération contre des éléments rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), les forces Wagner sont descendues sur le village de Haba Bogani, localité située dans la commune de Yétoua Bangarème, située à 13 kilomètres de Bouar. Joseph Baïndo, Un habitant, la voix chargée d’une gravité sombre, confie :

« Ils ont prétendu chasser l’ombre de la rébellion, mais c’est notre paix qu’ils sont venus briser, pillant nos biens, saccageant nos maisons. »

 

Chronique d’un désastre annoncé :

 

Les récits des villageois, avec une éloquence poignante, brossent le tableau d’une nuit où le chaos s’est drapé dans l’étendard de la justice.

 

« Ils nous ont pris nos motos, nos économies, ébranlant les fondements mêmes de nos existences », témoigne un autre, les mots chargés de la douleur des pertes irréparables.

 

Le lendemain du déluge

 

À l’aube du 7 avril, le village s’éveilla méconnaissable, les cicatrices d’une intrusion barbare ornant chaque coin de rue. « Le village semblait pleurer ses enfants perdus, ses rires emportés par les brigands », raconte un ancien, la voix brisée par l’émotion.

 

La Renaissance au milieu des ruines :

 

Cependant, l’esprit de résilience anime les cœurs blessés.

« Nous allons reconstruire, non seulement nos maisons, mais aussi le tissu de notre communauté », affirme avec conviction Marina, une jeune mère, incarnant l’indomptable volonté de survivre et de reconstruire.

 

Méditation sur un destin brisé

 

L’assaut de Bangarème par les mercenaires wagnériens interroge profondément la légitimité des moyens mis en œuvre au nom de la lutte contre la subversion. Elle dévoile l’ambiguïté morale de tels actes qui, loin de rétablir l’ordre, sèment le désordre et la souffrance.

 

Epilogue:

 

Le drame de Bangarème, dans ses silences et ses cris, nous invite à une introspection sur les valeurs de justice et de paix dans les sociétés contemporaines. Par la résilience de ses habitants, elle nous rappelle la précarité de l’existence et l’urgence de préserver la dignité humaine face à l’adversité.

 

Par Gervais Lenga

 

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Manifestation devant l’ÉNERCA : révélations sur les tactiques d’intimidation du régime

Manifestation devant l’ÉNERCA : révélations sur les tactiques d’intimidation du régime

 

Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc
Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

 

Bangui, 09  avril 2024 (CNC)

Dans la capitale centrafricaine Bangui, une manifestation prévue cette semaine pour l’accès à l’eau et à l’électricité dévoile un réseau d’intimidation, où le courage des citoyens affronte l’ombre de la manipulation politique.

 

En effet, l’annonce d’une manifestation de la société civile visant à dénoncer les carences dans l’approvisionnement en électricité et en eau, a mis en lumière une pratique inquiétante : le recours à la manipulation et aux menaces par des entités obscures, se présentant faussement comme des représentants de la jeunesse centrafricaine.

 

Une association fantôme :

 

Le communiqué publié par un mouvement fictif dit « Action – Réaction » révèle une tentative flagrante de discréditer les efforts de la société civile, en particulier ceux du groupe de travail de la société civile (GTSC), dont M. Crescent BENINGA est le  porte-parole charismatique. Ce communiqué, truffé d’accusations et de menaces, peine à cacher sa véritable origine : une milice affiliée au régime en place, cherchant à semer la discorde et à réprimer toute forme de dissidence pacifique.

 

Les vrais problèmes ignorés :

 

Les progrès mentionnés dans le secteur de l’énergie dans ce communiqué, bien qu’importants, ne peuvent pas occulter les problèmes réels auxquels les citoyens centrafricains sont confrontés quotidiennement. L’accent mis sur une prétendue déstabilisation du pays, en réaction à l’organisation d’une manifestation pacifique, détourne l’attention des besoins essentiels de la population qui ne sont pas satisfaits.

 

  • Témoignage d’un militant :

 

« Nous ne demandons que le droit aux services de base. Les menaces et la diffamation ne feront que renforcer notre détermination ».

  • Observation d’un sociologue centrafricain  :

 

« Ces tactiques d’intimidation révèlent une peur du dialogue. La véritable force d’un gouvernement réside dans son écoute et sa capacité à répondre aux préoccupations de ses citoyens ».

 

La réponse de la société civile :

 

Face aux tentatives de discrédit et aux menaces voilées, la société civile, loin de se laisser intimider, prépare sa protestation avec une résolution renforcée. Cette détermination témoigne d’un engagement profond en faveur de la justice sociale et du bien-être collectif.

 

Les ombres qui planent sur la manifestation du 10 avril ne peuvent éteindre la lumière de la résilience et de l’espoir.

 

NDLR : Cet article, en scrutant les dessous d’une déclaration malveillante, cherche à remettre les pendules à l’heure : loin d’être une menace pour la stabilité du pays, la manifestation prévue est un appel à une meilleure gestion des ressources vitales et à une gouvernance plus inclusive. Dans la confrontation entre les menaces d’une fausse association et les aspirations légitimes du peuple, la voix de la raison et de la justice doit prévaloir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Sans lumière ni espoir : la triste réalité du centre de santé d’Irabanda, au nord de la RCA

Sans lumière ni espoir : la triste réalité du centre de santé d’Irabanda, au nord de la RCA

 

Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Au cœur de la préfecture de la Haute Kotto, au nord de la République centrafricaine, le village d’Irabanda abrite un centre de santé plongé dans l’obscurité à la fois physique et métaphorique. Privé du soutien des ONG et confronté à un manque criant de ressources, ce centre a du mal à fournir les soins les plus élémentaires à sa population.

 

Le centre de santé d’Irabanda : un combat quotidien pour la vie

 

David Lenda-Hondji, le directeur du centre de santé d’Irabanda, évoque le retrait de l’ONG International Medical Corps (IMC) le 31 mars, un tournant qui a profondément affecté le fonctionnement du centre.

« Nous étions habitués au soutien d’IMC, notamment pour l’accès gratuit aux médicaments pour nos patients. Aujourd’hui, tout est devenu payant, ce qui détériore l’accès aux soins pour nos communautés », témoigne-t-il.

 

Conditions de travail précaires

 

Le personnel du centre, réduit de 17 à 7 membres, tous bénévoles, reflète une crise critique de la main-d’œuvre.

« Nous travaillons bénévolement, dans l’espoir de jours meilleurs. Les promesses d’intégration dans la fonction publique ne sont toujours pas tenues », a déclaré M. Lenda-Hondji.

 

Équipement et accès aux soins : des enjeux majeurs

 

L’équipement médical, autrefois fourni par l’IMC, est aujourd’hui rare ou hors d’usage.

« Nous sommes confrontés à des maladies dominantes comme le paludisme, avec peu de moyens pour soigner efficacement nos patients », déplore le chef du centre.

 

En outre, le transport des patients gravement malades vers Bria, le centre de référence, est devenu un véritable défi. « Sans moyens de transport adéquats, des vies sont perdues en cours de route », révèle-t-il, évoquant la perte tragique d’un enfant de trois mois en raison du manque de soins en temps opportun.

 

Un appel à l’aide

 

L’appel d’alarme de M. Lenda-Hondji est un appel désespéré aux autorités et aux partenaires humanitaires : ils doivent fournir des médicaments essentiels, des équipements et surtout des moyens de transport pour éviter de nouvelles tragédies. « Il est crucial d’agir maintenant pour sauver des vies. Chaque jour compte », insiste-t-il.

 

Il convient de noter qu’à l’ombre de Haute Kotto, le centre de santé d’Irabanda fait face à une réalité inacceptable. La détresse de son personnel et de ses patients appelle une action urgente et décisive. Pour redonner espoir à Irabanda, il est impératif que les autorités et les partenaires se mobilisent sans tarder.

 

Moïse Banafio

 

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Gamboula : Les sites miniers, le nouvel établissement scolaire des jeunes

Gamboula : Les sites miniers, le nouvel établissement scolaire des jeunes

 

Pancarte de bienvenue à Gamboula. Photo Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Dans la sous-préfecture de Gamboula, un phénomène préoccupant remplace progressivement les salles de classe par des sites miniers: la déperdition scolaire. Alors que l’avenir des jeunes devrait se dessiner à travers l’éducation , beaucoup troquent le tableau noir pour les paillettes d’or, voyant dans les mines non pas un danger, mais une opportunité de revenu immédiate. Cette transition, loin d’être bénigne, soulève des questions cruciales sur l’équilibre entre la nécessité économique et la valeur fondamentale de l’éducation dans le développement à long terme de la région.

 

La sous-préfecture de Gamboula, dans l’ouest de la République centrafricaine, est confrontée à un défi de taille qui menace l’avenir de sa jeunesse : le décrochage scolaire. Cette situation préoccupante est exacerbée par l’attrait des sites miniers pour les jeunes, au détriment de leur éducation.

 

Dans cette région d’environ 100 000 habitants, majoritairement jeunes et en âge d’être scolarisés, le phénomène du décrochage scolaire est particulièrement alarmant. Selon le Principal du collège de la sous-préfecture, alors que l’établissement a commencé l’année scolaire avec 1 050 élèves, ce nombre était tombé à 495 à la fin du premier trimestre. La principale raison de cette baisse drastique est l’attrait des sites miniers pour les jeunes, qui préfèrent y travailler plutôt que de poursuivre leurs études.

 

Jonas Kuzukamba, le Principal du collège, exprime son inquiétude :

« Vous savez, c’est une zone intacte, et pas seulement cela, il y a des zones minières qui nous entourent. Et c’est vraiment un problème grave qui est devant nous, et nous luttons pour l’éradiquer à chaque fois ».

 

Décrochage scolaire : entre nécessité économique et perte d’éducation

 

Le décrochage scolaire à Gamboula est un phénomène complexe, résultant de plusieurs facteurs. La pauvreté et le manque d’opportunités économiques obligent de nombreux jeunes à quitter l’école pour travailler dans les mines, perçues comme une source immédiate de revenus. Cette situation est d’autant plus préoccupante que, selon un récent rapport du secteur éducatif de Gamboula, 80 % des enfants scolarisés au cours des trois dernières années ont quitté l’école pour des sites miniers.

 

Témoignages et perspectives

 

Un enseignant de Gamboula, qui a préféré garder l’anonymat, partage la gravité de la situation :

« C‘est un vrai casse-tête pour nous. Chaque année, nous voyons des élèves prometteurs abandonner l’école pour les mines. Malheureusement, beaucoup ne reviennent jamais, et ceux qui le font ont du mal à se réinsérer dans le système éducatif ».

 

Face à ce défi, les autorités locales et les éducateurs cherchent des solutions. La mise en place de programmes d’éducation alternative et la sensibilisation aux dangers du travail minier dès le plus jeune âge sont des pistes envisagées. De plus, il est essentiel de créer des opportunités économiques alternatives pour les jeunes afin de les dissuader de se tourner vers les mines.

 

Rappelons que le décrochage scolaire à Gamboula est le symptôme d’un problème plus large, mettant en évidence les difficultés économiques et les défis éducatifs auxquels la région est confrontée. Pour inverser cette tendance, il est essentiel d’adopter une approche multidimensionnelle, combinant éducation, opportunités économiques et sensibilisation. Seul un effort concerté de toutes les parties prenantes assurera un avenir meilleur à la jeunesse de Gamboula.

 

Par Bertrand Siri

 

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Le Président Kenyan William Ruto Visite Bangui pour Discuter d’un Partenariat Stratégique avec la RCA

Le Président Kenyan William Ruto Visite Bangui pour Discuter d’un Partenariat Stratégique avec la RCA

 

Le président du Kenya, William Ruto, serre la main du président centrafricain à Bangui, avec des dignitaires et des militaires en arrière-plan.”
Le président du Kenya, William Ruto, à droite de l’image, serre la main du président centrafricain Touadera à gauche de l’image, à Bangui. CopyrightPrésidence.

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Samedi dernier, une importante rencontre a eu lieu dans la capitale centrafricaine Bangui entre le président kényan William Ruto et son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera. Cette visite, marquée par d’intenses discussions et des annonces significatives, ouvre la voie à un partenariat prometteur entre le Kenya et la République centrafricaine (RCA) dans divers secteurs clés tels que l’énergie, les mines et l’agriculture.

 

Selon les déclarations officielles faites à l’issue de cette visite de travail, le partenariat entre les deux pays se concentrera principalement sur les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, des mines et de l’éducation. Le président Ruto a souligné l’importance de cette première visite, affirmant qu’elle offre de nombreuses occasions d’explorer des partenariats fructueux entre les deux pays.

 

« Nous avons un grand potentiel dans l’agriculture », a déclaré le président Ruto lors d’une conférence de presse conjointe. « Nous travaillerons avec nos agriculteurs, en amenant des experts agricoles à travailler avec votre peuple ici dans le transfert de technologie, le partage d’expériences et l’augmentation de la productivité dans notre région. »

 

Ce partenariat vise également à tirer parti des ressources minérales disponibles dans les deux pays, en combinant les capacités du Kenya et de la RCA pour promouvoir le développement économique et social dans la région. En outre, des accords ont été conclus dans les domaines de l’éducation et du tourisme, dans le but d’exploiter les possibilités d’éducation pour stimuler l’emploi et renforcer les économies des deux pays.

 

Le Président putschiste Faustin Archange Touadera, a chaleureusement salué ce partenariat, le considérant comme une opportunité majeure pour le développement de son pays.

« Dans les jours à venir, nous avons établi un calendrier de travail qui permettra aux deux pays de renforcer leur coopération dans les domaines de l’agriculture, des mines, de la formation et de l’énergie », a déclaré le président du putschiste Faustin Archange Touadera.

 

En outre, le président Ruto a annoncé un partenariat militaire entre le Kenya, la RCA et d’autres pays de la sous-région, tels que la RDC et le Soudan, dans le but de renforcer la sécurité et de favoriser la croissance économique.

 

Cette visite historique marque ainsi le début d’une nouvelle ère de coopération entre le Kenya et la RCA, promettant des avantages mutuels et un développement durable pour les deux pays et la région dans son ensemble.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Les enjeux de gestion des aires de conservation de Chinko : quelles mesures d’accompagnement pour les chasseurs et pêcheurs de Mbomou ?

Les enjeux de gestion des aires de conservation de Chinko : quelles mesures d’accompagnement pour les chasseurs et pêcheurs de Mbomou ?

 

Chinko à Bangassou
Chinko à Bangassou. CopyrightDR

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, se trouve un défi complexe : la gestion des zones de conservation de Chinko. Quelles sont les solutions envisagées pour soutenir les chasseurs et les pêcheurs locaux dans ce nouveau paysage réglementaire ?

 

Dans un équilibre délicat entre la préservation de la biodiversité et les besoins des populations locales, la question cruciale se pose : comment concilier la protection des ressources naturelles avec les aspirations économiques des habitants du Mbomou ? Les activités traditionnelles de chasse et de pêche, essentielles à la subsistance et à l’économie locale, sont désormais réglementées par des mesures de conservation.

 

Pour l’organisation africaine Pax, gestionnaire des aires de conservation de Chinko, la solution réside dans une réglementation stricte de la chasse et de la pêche. Mais alors, quelles sont les implications pour les chasseurs et les pêcheurs locaux qui dépendent de ces activités pour leur survie ?

 

La nouvelle réglementation implique l’adoption de techniques de chasse et de pêche plus durables. Aristide de Kubu, chasseur expérimenté, témoigne de ce changement de paradigme. Il souligne l’importance d’une chasse réglementée qui favorise la sélectivité dans la capture des animaux, évitant ainsi les pratiques destructrices du passé.

 

Cependant, pour certains, comme Armand Yawili, la transition vers ces nouvelles pratiques n’est pas sans défis. Après des décennies de chasse à Bangassou, il exprime la nécessité d’une transition vers d’autres activités économiquement viables, comme l’élevage caprin.

 

Du côté des pêcheurs, les défis sont tout aussi présents. Malgré la formation dispensée par l’organisation Chinko et les nouvelles techniques telles que l’Akadia, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Emmanuel Govo, président des pêcheurs de Bangassou, pointe le manque de soutien financier et appelle à une formation professionnelle pour faire face à cette situation.

 

Face à ces enjeux, Tristan Fakos, responsable du développement durable chez Chinko, propose une approche centrée sur l’autonomisation des habitants. En renforçant les capacités des groupes locaux, l’objectif est de favoriser leur indépendance vis-à-vis de l’organisation, tout en leur fournissant les compétences nécessaires pour s’épanouir dans ce nouvel environnement.

 

Cependant, malgré ces efforts, les conséquences de la restriction des activités de chasse et de pêche se font sentir. La préfecture de Mbomou, autrefois réputée pour sa viande de brousse et son poisson frais, voit ses ressources s’amenuiser.

 

Dans ce contexte complexe où se croisent conservation et subsistance, la préfecture de Mbomou se trouve à la croisée des chemins. Comment concilier la protection de la biodiversité avec les besoins socio-économiques des populations locales reste une question cruciale pour l’avenir de la région.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Crise de la Pêche sur l’Oubangui : Les Pêcheurs Déplorent une Situation Alarmante

Crise de la Pêche sur l’Oubangui : Les Pêcheurs Déplorent une Situation Alarmante

Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC
Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 « Attention, si rien n’est fait pour réguler la pêche, nous risquons de perdre tous les poissons de la rivière Oubangui », affirme Gildas Pendé.

 

La crise de la pêche sévit actuellement sur les rives du fleuve Oubangui, provoquant des répercussions majeures sur les marchés de la capitale, Bangui en particulier, et sur l’économie en général.

 

La rivière Oubangui, source de vie pour de nombreux habitants de la capitale Bangui, connaît aujourd’hui une aggravation de la crise de la pêche. Les pêcheurs, autrefois prospères, déplorent aujourd’hui une réalité alarmante où la pêche devient de plus en plus difficile, ce qui entraîne une forte hausse des prix du poisson sur les marchés, en particulier dans la capitale, Bangui.

 

Sur les rives de l’Oubangui, près de l’hôtel du même nom, des scènes de désespoir se déroulent quotidiennement. Réper, jeune pêcheur, témoigne de la difficulté de son métier :

« Nous avons commencé hier à 16 heures, nous finirons aujourd’hui à 16 heures, mais malheureusement, nous n’avons pas trouvé beaucoup de poissons, nous sommes nombreux. » Les récoltes sont maigres et les pêcheurs sont contraints de prendre même de petits poissons dans l’espoir d’un maigre revenu.

 

José, un autre pêcheur, confirme cette situation précaire :

« La pêche n’a pas été fructueuse ces derniers temps, nous n’avons trouvé qu’un petit nombre de poissons, et nous ne pouvons pas les vendre. » La rareté du poisson est devenue un fait indéniable, laissant les acheteurs comme Evodi attendre avec impatience la vente d’une petite quantité de marchandises.

 

Symphorien Koyaméné, chef du service pêche au ministère des Eaux et Forêts, s’inquiète du non-respect des règles établies :

« Les gens ne respectent même pas les méthodes de pêche. Il y a des pêcheurs qui utilisent des méthodes qui sont interdites par la loi. Ces pratiques non durables mettent en danger la durabilité des ressources halieutiques et exacerbent la crise actuelle ».

 

Face à cette situation critique, les responsables du ministère de la Pêche appellent au strict respect du code de la pêche pour favoriser la reproduction des poissons et rétablir l’équilibre écologique de l’Oubangui. Des mesures urgentes doivent être prises pour réguler la pêche et protéger les ressources naturelles de Bangui.

 

Par Ousman Ndiki

 

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À Dékoua, Le maire réclame un nouvel édifice municipal

À Dékoua, Le maire réclame un nouvel édifice municipal

 

Mairie de Dékoua, dans la préfecture du Kémo, au centre de la République centrafricaine.
Mairie de Dékoua

 

 

Bangui, 09 avril 2024 (CNC)  

 Le maire de Dékoua, Dimanche François Nabana, réclame à cor et à cri un nouveau bâtiment municipal, déplorant des conditions de travail inadéquates.

 

La commune de Dékoua, située dans la préfecture de Kémo, à environ 270 kilomètres de la capitale Bangui, est confrontée depuis quelques années à une situation préoccupante. Le maire Dimanche François Nabana s’inquiète des conditions de travail du personnel municipal. Le bâtiment actuels est dans un état de délabrement avancé, n’offrant pas un cadre approprié pour les services municipaux essentiels.

 

Le maire souligne :

« Nous n’avons pas de bâtiment digne d’abriter les services de la mairie. » Cette situation compromet la capacité de la commune à fournir efficacement des services essentiels à la population.

 

Le maire de Dékoua a sollicité l’aide de la MINUSCA, ainsi que celle des autorités administratives et de la population locale, pour obtenir un nouveau bâtiment municipal. Il exprime sa confiance dans le soutien de la MINUSCA, soulignant l’importance de recevoir une assistance similaire à celle fournie au poste de police local.

 

Dimanche François Nabana a également évoqué le Syndicat National des Journalistes (UNJ) comme partenaire potentiel pour aider la commune à se doter d’un nouveau bâtiment municipal. Il déclare :

« Nous serons très satisfaits de recevoir cette aide. » Ces efforts visent à s’assurer que la commune dispose d’installations adéquates pour servir efficacement ses résidents.

 

L’appel du maire de Dékoua pour un nouveau bâtiment municipal souligne l’urgence de répondre aux besoins essentiels de la communauté locale.

 

La rédaction du CNC

 

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Le Cameroun renoue avec ses vieilles habitudes , deux centrafricains injustement arrêtés, et des sommes d’argent exigée  

Le Cameroun renoue avec ses vieilles habitudes , deux centrafricains injustement arrêtés, et des sommes d’argent exigée

 

Les policiers camerounais. CopyrightDR
Les policiers camerounais. CopyrightDR

 

 

Bangui, 8 avril  2024 (CNC)

Le Cameroun semble retomber dans l’étau de la corruption, un problème récurrent dans son histoire récente. Les derniers événements qui se sont produits à Bertoua et Garoua-Boulaï, soulèvent des questions alarmantes sur le traitement réservé aux ressortissants étrangers, en particulier aux citoyens centrafricains vivant au Cameroun, par les autorités locales.

 

Les racines d’un mal persistant :

 

Il y a quelques années, le Cameroun était considéré comme le pays le plus corrompu du monde, dépassant même le Nigeria. Face à cette réputation décourageante, le gouvernement camerounais a initié des mesures ambitieuses de lutte contre la corruption. Ces efforts semblaient porter leurs fruits, signalant une stabilisation du pays. Cependant, les derniers événements qui se sont produits dans le pays ces derniers temps montrent des signes alarmants pour un retour effectif aux vieilles habitudes. L’arrestation injuste de deux commerçants centrafricains signifie une régression inquiétante dans la lutte contre la corruption au Cameroun.

 

Des cas de corruption et d’extorsion :

 

Amadou Orti, un commerçant centrafricain vivant  dans la ville camerounaise de Kenzo, a été arrêté il y’a près d’un mois à Bertoua par le chef des services de renseignement locaux alors qu’il était en route pour Garoua-Boulaï.  Accusé sans fondement de financer des groupes armés en République centrafricaine, une accusation étonnement similaire à celles utilisées par le groupe Wagner en RCA pour justifier des arrestations et l’extorsion de fonds des Centrafricains, et les autorités camerounaises semblent reprendre ces même versets. Dans le cas de l’arrestation du centrafricain Amadou Orti , le chef du renseignement camerounais de Bertoua lui demande de lui verser une rançon de 10 millions de francs CFA avant qu’il ne le libère. Cependant, faute de liquidité, une somme de 5 millions de francs CFA lui ont été versée. Malgré le versement de cette somme d’argent, monsieur Amadou Orti reste étonnement toujours en prison.

 

Et ce n’est pas tout! Dans une affaire similaire, un autre commerçant réfugié centrafricain, connu sous le nom d’Ali, vivant cette fois à Garoua-Boulaï, a été arrêté sous les mêmes prétextes infondés du financement des groupes armés en République centrafricaine.

En effet, ces deux derniers incidents mettent en lumière une tendance périlleuse à l’exploitation financière des étrangers par des fonctionnaires camerounais corrompus, révélant une corruption systémique profondément enracinée au Cameroun.

 

Silence et complicité

 

Le silence du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur le cas de monsieur Ali soulève des questions sur la protection et la sécurité des réfugiés dans ce pays. Cette absence de réponse laisse les victimes sans défense face à leurs oppresseurs, ce qui exacerbe leur vulnérabilité.

 

Témoignages des victimes :

 

« Ali pensais trouver refuge et sécurité au Cameroun, mais il s’est  retrouvé pris au piège de la corruption », raconte Mahamat, un proche de monsieur Ali, exprimant son désespoir face à cette injustice.

« Où pouvons-nous aller si même les pays voisins deviennent des terres d’exploitation ? », ajoute Mahamat, soulignant l’urgence d’une intervention internationale.

 

La recrudescence de la corruption au Cameroun, ciblant particulièrement les centrafricains, appelle à une action concertée pour protéger les plus vulnérables. Il est impératif que la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains s’unissent pour mettre fin à ces abus et garantir la sécurité et la dignité de tous les réfugiés.

 

Par Brice Moloua

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Centrafrique : pillage de l’ONG MSF par les Wagner à Boway, vers Nana-Bakassa  

pillage de l’ONG MSF par les Wagner à Boway, vers Nana-Bakassa  

 

vue de l'extérieur dans la cour de l'hôpital de Nanga Boguila
vue de l’extérieur dans la cour de l’hôpital de Nanga Boguila. Photo CNC

 

 

Bangui, 08  avril 2024 (CNC)

 À Boway, dans la sous-préfecture de Nana Bakassa, au nord-ouest de la RCA, des mercenaires de Wagner ont laissé à nouveau leur marque de destruction, ciblant Médecins Sans Frontières lors d’un raid brutal contre un groupe des assaillants.

 

L’opération des Wagner tourne au cauchemar

 

L’opération des mercenaires de Wagner à Boway, situé à 35 kilomètres de Nana Bakassa sur l’axe Bolio et Gbako,avait un objectif initial précis : capturer l’ancien député Florent Kema, aujourd’hui chef de son propre groupe armé. Cependant, cette mission a pris une tournure inattendue et dramatique. Au cœur de leurs recherches, les mercenaires se sont heurtés à une résistance imprévue, qui a entraîné la mort de l’un des leurs et la blessure d’un autre.

 

L’escalade de la violence

 

Le mercenaire blessé, malgré son état, a réussi à s’échapper et partir informer ses camarades de l’attaque. En réponse, consumés par la colère, ses collègues ont organisé des représailles. Circulant sur cinq motos, ils ont pris d’assaut le village Boway, laissant derrière eux une traînée de destruction. Dans leur fureur, ils ont incendié et vandalisé plusieurs maisons, une vengeance aveugle pour l’attaque subie.

 

Le pillage de Médecins Sans Frontières

 

Le chaos n’a pas épargné le poste de santé , pris en charge par le Médecins Sans Frontières. Profitant du désordre, les mercenaires de Wagner ont pris pour cible le poste de santé pris en charge par le MSF , situé sur l’axe de Papa, volant des médicaments essentiels et du matériel médical.

« Le pillage de notre quartier général à Nana Bakassa est un coup dévastateur pour notre mission et pour ceux qui dépendent de nos services », confie un agent de MSF, la voix lourde de tristesse.

 

Répercussions de la violence aveugle

 

Ce pillage représente non seulement une perte matérielle pour MSF, mais met également en lumière la vulnérabilité des organisations humanitaires face aux conflits armés. L’acte des mercenaires de Wagner à Boway est un sombre rappel de la complexité et du danger du terrain en République centrafricaine.

« Nos efforts pour fournir de l’aide sont aujourd’hui entravés, laissant un vide pour ceux qui en ont besoin », explique un volontaire de MSF, décrivant l’impact immédiat de l’attaque.

 

Il convient de rappeler que l’agression de Médecins Sans Frontières à Boway par les mercenaires de Wagner est un acte inqualifiable qui résonne comme un appel à l’action pour assurer la sécurité des acteurs humanitaires dans le pays.

 

Par Arsène Féimonazoui

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