Bangui (République centrafricaine) – Dans un post publié sur la plateforme de réseau social Facebook que les internautes l’ont qualifié de maladroite, la présidence de la République, sur sa page officielle, a voulu communiquer sur de prétendus témoignages de sympathie des personnes âgées au Président de la République Faustin Archange Touadera. Malheureusement la mise en scène tourne à la dérision. Sur les réseaux sociaux, c’est la pluie des critiques qui tombe, démoralisant au passage les communicants du chef de l’État.
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
quand un post de la présidence publié sur Facebook suscite la polémique
Depuis la date de sa publication, le post a déjà reçu une centaine des commentaires hostiles des Centrafricains de toute origine. Nombreux d’entre eux pensent que c’est indigne ce genre de publication qui affiche publiquement les visages de ces mamans et grand-mère en train de recevoir 1000 francs CFA de la main du chef de l’état.
Pour madame Mokodopo Carine, au-delà de l’expression écrite, le service de communications du Président de la République partage sur Facebook des images qui sont totalement en désaccord avec leur texte.
« Revoyiez votre service com, et surtout arrêtez de prendre ses pauvres mamans en otage pour servir une politique en totale contradiction avec les principes même de la gouvernance d’un pays, car, si tout va bien, aucune des Mamans. N’irai envahir chez notre cher Président. N’oubliez pas qu’il arrive parfois que nous tombions dans le piège tendu à autrui par mégarde, où. simplement par calcul mathématique », déclare cette dame dans son commentaire.
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président
La pauvreté atteint une limite extrême en RCA
Pour monsieur Wilfrid Ngoundji Kodjo, La pauvreté a atteint une limite extrême dans ce pays.
Même son de cloche du côté de monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany.
« Ce genre de discours est dépassé, monsieur le président de la République. Revoyez votre système. Ramasser les mamans, les exposés au soleil n’est pas la bonne méthode pour redorer son image moins encore se garantir un autre mandat », s’alarme monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany sur Facebook. D’après lui, on est heureux d’avoir une République des mendiants en Centrafrique.
Même s’il est difficile de trier parmi ces commentaires, la quasi-totalité Se plaine sur Facebook du sort de ces mamans exposées sous le soleil à cause d’un billet de 1000 francs CFA du Président de la République.
« À cause de 2000f, tu souffres nos mères sous le soleil. Touadera, tu es née avant la honte », s’indigne Aliki Mahamat Moussa Ahmed
Sur cette publication de la présidence de la République, plusieurs observateurs pensent que vue l’impopularité du Président de la République, son service de communication doit désormais changer sa stratégie de communication qui est souvent basée sur les manipulations et le mensonge.
Bangui, République centrafricaine – Comme le dit un adage africain, «les cabris se promènent ensemble, mais ils n’ont pas le même prix». Si vous êtes un homme politique, vous avez votre propre parcours politique avant d’accéder à la magistrature suprême de l’État. Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, en Afrique, il y a président et président de la République. De la case de prison au Président de la République en passant par l’exil, il y’ a tant de manières d’accéder au pouvoir suprême. Et le monde est fait ainsi. Mais en Centrafrique, le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde.
Le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
« Le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde »
Si le Président Faustin Archange Touadera veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent sur lui, il serait mieux qu’il regarde ce qui se passe dans d’autres pays du monde avant qu’il en décide. Maître Crépin Mboli-Goumba l’a bien résumé en six lignes, les parcours de certains hommes politiques ayant fait la prison, connu l’exil avant d’accéder au pouvoir comme lui.
Selon maître Crépin Mboli-Goumba, Lula a donc été investi Président du Brésil. Il y a juste 3 ans, à 74 ans, il dormait encore en prison. Il est jusque parmi ses partisans qui le croyaient fini. Les partisans de Bolsanero, eux, avaient un sentiment de toute-puissance, surtout qu’un autre populiste, à la tête du plus puissant pays de l’histoire du monde, était occupé à renvoyer les États-Unis dans les années 60. Aujourd’hui, à 77 ans, le voilà redevenu Président.
Il y a presque trois décennies, un homme esseulé vivait en exil à Lomé. Il avait connu les honneurs de la République, puis de l’empire. Avant de connaître les affres de l’exil. Il est devenu Président. Il s’appelait Ange Félix Patassé.
Il y a presque deux décennies, un homme vivait un exil pénible. Il était devenu général tôt, au cœur du pouvoir. Avant de tromper dans une tentative de coup d’État et de connaître l’exil. Il était rentré dans son pays. Faisant preuve d’une force de caractère rare, il avait défié les moqueries pour s’occuper de son commerce. Il transportait les passagers dans son pick-up. Personne ne pariait sur lui. Il est devenu Président. Il s’appelle François Bozizé.
Il y a presque sept ans, dans l’indifférence générale, un homme avait décidé de quitter son exil français pour se porter candidat à l’élection présidentielle. Sans argent, sans équipes, il battait campagne de manière presque artisanale. Il est devenu Président. Il s’appelait Faustin Archange Touadera.
Et après avoir été élu, il veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent là pour son bon plaisir. Mais l’histoire ne s’arrête pas par la volonté d’un individu.
Que valent nos certitudes quand nous n’avons aucune prise dans les évènements?
Bangui (République centrafricaine) – Après quelques mois d’accalmie, les braqueurs ont repris du service sur l’axe Sam-Ouandja et Ouanda-Djallé. En l’espace de deux jours, deux braquages ont eu lieu sur l’axe routier Sam-Ouandja – Ouanda-Djallé. Le troisième braquage qui vient d’avoir lieu ce jeudi 19 janvier 2023 à 25 kilomètres de Sam-Ouandja.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Nouvelle scène de braquage à Sam-Ouandja
L’une des victimes interrogées par la rédaction du CNC affirme que parler de coupeurs de route c’est mieux d’en entendre que de tomber dans leurs filets.
Dans la journée du jeudi 19 janvier 2023, un véhicule de transport local, rempli des passagers, quittant la ville de Sam-Ouandja , à destination de Ouanda-Djallé, a été accueilli par surprise par des tirs d’armes à feu d’un groupe des coupeurs de route à 25 kilomètres de Ouanda-Djallé.
« Tout le monde main en l’air, et descendez-vous! Couchez-vous au sol! », disaient les assaillants à tous les passagers du véhicule. Les armes crépitaient toujours.
« À terre et ventre au sol et personne ne bouge. Où est l’argent ? », demandent les assaillants. (Sam-Ouandja).
Pendant que l’un des deux assaillants, celui qui n’avait pas d’armes fouillait les bagages des passagers, l’autre, qui a une arme à la main et qui surveillait les passagers couchés ventre au sol, demande à celui qui fouille les bagages de lui donner de l’eau à boire. C’est au moment de récupérer la bouteille d’eau entre les mains de son ami que l’un des passagers, très rapides, dans son action, saisit l’un des deux assaillants qui ont une arme. Au même moment, l’autre coupeur de route, qui fouillait les bagages des passagers, s’éclipse rapidement dans la nature. Mais son ami, capturé par les passagers, payait le prix.
Il a été copieusement tabassé par les passagers qui étaient en colère.
Grièvement blessé, les passagers l’ont laissé au sol et poursuivre leur route jusqu’à Ouanda-Djallé. C’est finalement ici qu’ils ont remis aux soldats FACA l’arme du braqueur récupérée. (Sam-Ouandja).
Bangui, République centrafricaine – L’annonce de la fermeture des frontières terrestres du Soudan avec la Centrafrique soulève des interrogations.
Minusca-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Base de la Minusca à Bangui. CopyrightDW
Rédigé par DW français
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Une fermeture de frontières
Le gouvernement soudanais a annoncé début janvier la fermeture de ses frontières terrestres avec la Centrafrique voisine. Il redoute les mouvements insurrectionnels susceptibles de déstabiliser Bangui et la région. Mais cette fermeture est perçue comme un signe de fragilité qui contraste avec les données sécuritaires du gouvernement centrafricain mettant en avant les progrès sécuritaires qui auraient été faits grâce à l’appui des mercenaires russes de Wagner.
Des justifications
L’annonce de la fermeture a été faite par le chef adjoint du Conseil souverain du Soudan le lieutenant général Mohamed Hamadou Dagalo. Il redoute les actions du chef de guerre Nouredine Adam, très actif dans la zone et qui a pour base arrière le Soudan.
Activement recherché par la Cour Pénale Internationale, Nouredine Adam recrute des Soudanais et indique son intention de renverser le pouvoir de Bangui. Toujours actif, son groupe n’a pas fait comme d’autres de la zone, qui se sont auto-dissous en novembre dernier.
des soldats FACA lors d’une patrouille
La stabilisation de la Centrafrique reste un défit notamment pour les forces de sécurité.
La fermeture de la frontière est donc justifié selon le ministre centrafricain de la Défense, Claude Rameaux Biro. “Nous avons effectué des déplacements au Soudan et nous avons aussi reçu la délégation officielle du Soudan pour évoquer la question des forces bipartites. Je puis vous dire que c’est à la demande du gouvernement car les actions de Nouredine mettent mal à l’aise le Soudan. Et pour votre information deux rebelles sont déjà arrêtés au Soudan”, a indiqué le ministre de la Défense.
Nouredine Adam ne semble pas effrayé par la fermeture des frontières et continue ses menaces contre le président Touadéra. Dans une vidéo postée sur Facebook, il dit ceci :
“Le peuple exige qu’on ne touche pas à la constitution. Donc, il doit écouter la voix du peuple et s’arrêter. Et s’il s’entête, je lui ai déjà prévenu en disant que ta profession de foi si elle est sincère, on va t’aider à construire ce pays. Mais si c’est de la politique politicienne, tu vas regretter.
Je pense que l’heure du regret est arrivée et je pense qu’il a regretté”.
Nouredine Adam, leader du FPRC, est le seul dans la région à contester le pouvoir du président Touadéra.
Alors cette fermeture de la frontière pourrait-elle l’empêcher d’agir ?
Karl Blagué, coordonnateur du Groupe d’action des organisations de la société civile
pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, le G16, n’y croit pas.
“Malgré les communiqués officiels de fermeture de frontière au niveau des trois frontières Tchad, Soudan et Centrafrique y compris les forces tripartites, cela n’a pas empêché la pénétration des éléments de la Séléka. Notre chef d’état-major avait effectué les déplacements du Soudan pour négocier avec les autorités soudanaises cette fermeture de frontière.Ce qu’a accepté le numéro 2 soudanais. En plus il a mis à la disposition des Wagners des groupes armés acquis à la cause du numéro 2 soudanais” explique-t-il.
Cette fermeture des frontières pourrait en plus empêcher le gouvernement de mener à bien son projet d’exploitation de pétrole à Birao, non loin du Soudan.
Bangui (République centrafricaine) – Suite à l’instruction du Président de la République Faustin Archange Touadera, son directeur de cabinet, monsieur Obed Namsio vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative, pour le Professeur Gaston Mandata Nguerekata, dans une lettre ouverte adressée au Président de la République Faustin Archange Touadera, est dangereuse et destructrice pour la RCA.
Ci-dessous l’extrait de sa lettre ouverte dont CNC a eu copie.
Centrafrique.org/accord-de-khartoum-lunion-africaine-et-lonu-nous-ont-impose-ce-quelles-nont-jamais-dicte-ailleurs-dixit-professeur-gaston-mandata-nguer1111/professeur-gaston-mandata-nguerekata-debat-televise-tvca-bon-pour-article/” rel=”attachment wp-att-27383″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/professeur-gaston-mandata-nguérékata-débat-télévisé-tvca-bon-pour-article-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.
Par Communiqué de presse numéro 001 PR/DIRCAB23, Votre Directeur de Cabinet, sur vos instructions, vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative est dangereuse et destructrice. Les Etats-Unis et le Salvador en vivent la triste et douloureuse expérience. De plus, ce Comité ne comprend curieusement aucun représentant des Ministères compétents en matière monétaire c’est-à-dire les Ministères des Finances et du Plan, ou la BEAC, ou encore des économistes de l’Université de Bangui. Comme pour ajouter aux risques déjà énormes, ce comité ne s’appuie uniquement que sur des représentants des ministères (Eaux et Forêts, Agriculture, Urbanisme, Justice,…) devenus subitement experts en matière monétaire et financière.
J’ai deux observations. Primo, comme tout bon observateur de la vie politique de notre pays, je constate que le gouvernement est désormais déplacé à la Présidence de la République avec Votre Directeur de Cabinet comme son Chef, car toute politique ou activité majeure se décide au Palais de la Renaissance, les différents ministres étant devenus de simples exécutants.
Deuxio, les Centrafricains compétents, qui pourraient prodiguer des conseils avisés sur des dossiers d’importance majeure, des compatriotes outillés pour contribuer efficacement au développement du pays et qui ne Vous font pas allégeance, sont systématiquement mis à l’écart.
Ces deux observations témoignent d’un régime autoritaire et rétrograde, qui réduit les capacités du Gouvernement.
Monsieur le Président illégitime. Votre politique en matière de crypto-monnaie est dangereuse pour le pays, pour les entreprises, pour les citoyens ; et n’a aucun avenir, sauf pour les trafiquants et les mafieux qui cherchent des moyens commodes de cacher leurs butins illicites, ou détournés, et pour échapper aux contrôles de changes. Elle ne pourra que renforcer la triste réputation d’Etat mafieux, titre que la Communauté Internationale à travers les pays frères d’Afrique Centrale, les Institutions de Bretton Woods et nos partenaires traditionnels que sont l’Union Européenne, la France, les Etats Unis, nous ont décerné sous Votre sinistre règne.
Monsieur le Président illégitime. Je vous invite très respectueusement, pendant le peu de temps qui vous reste à la tête de ce pays, de sauver l’honneur des intellectuels et scientifiques centrafricains, dont beaucoup de compatriotes, hélas, pensent désormais, sur l’exemple patent de votre cuisant échec à la tête de ce pays, que nous ne sommes pas capables d’apporter des solutions idoines à nos problèmes et surtout, de gérer l’économie et les finances publiques dans la transparence et l’intégrité, et d’offrir ainsi à nos compatriotes des conditions équitables pour l’aspiration légitime à une vie meilleure par la mobilisation des efforts de chacun .
Veuillez croire, Monsieur le Président illégitime, en l’expression de ma très haute considération.
Bangui (République centrafricaine) – Professeur de droit à l’université de Bangui depuis 38 ans, monsieur Jean-Pierre Waboué, avec madame Danièle Darlan, faisait partie des enseignants du supérieur ayant formé un tas des élites centrafricain. Intégré à la cour constitutionnelle, Danièle Darlan et Jean-Pierre Waboué ont formé une alliance dure derrière le Président Touadera, leur ancien collègue universitaire. Ils ont fait tout en faveur de celui-ci, parfois en prenant même des décisions non conformes à la constitution. Mais depuis près de trois mois, avec le départ forcé de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, il succède à celle-ci et devient le nouveau Président de la cour constitutionnelle. Mais avec la dernière décision de la cour constitutionnelle, les Centrafricains se demandent maintenant de quel côté serait Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle et pasteur de l’église de coopération évangélique de Gobongo.
Professeur Jean-Pierre Waboué, Président par intérim de la cour constitutionnelle
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Coup d’État constitutionnel de Touadera, de quel côté serait Jean-Pierre Waboué
Principal artisan de la victoire à double reprise du Président de la République à la présidentielle de 2015 et de 2020, le Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle a été reçu le vendredi 4 novembre par le Président de la République Faustin Archange Touadera. En présence des autres membres de la cour, monsieur Waboué a Pu discuter durant des heures avec le chef de l’État sur plusieurs points, notamment sur le Sangocoin et le projet de la nouvelle constitution retoqués précédemment par la cour à l’époque de madame Danièle Darlan.
Justement, depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à sa réécriture , le Président de la République et son gouvernement initient et activent des manœuvres multiformes de contournement de cette décision. D’aucuns pensent que monsieur Jean-Pierre Waboé avait été reçu par le chef de l’État dans le but de définir avec lui la nouvelle stratégie qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat au Président de la République.
Ce qui étonne plus les centrafricains, c’est la dernière décision de la cour constitutionnelle du 3 janvier 2023 suite à la requête introduite par le BRDC aux fins de déclarer l’inconstitutionnalité du décret n°22.419 du 03 octobre 2022, complétant les dispositions du décret n°06.156 du 10 mai 2006, fixant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur en République centrafricaine, puis le décret n°22 455 du 24 octobre 2022, rapportant les dispositions du décret n°17.133 du 10 avril 2017 entérinant la désignation des membres du bureau de la Cour constitutionnelle.
Sur les requêtes introduites par le BRDC, la Cour constitutionnelle, illégitimement composée, selon l’opposition, aurait dû se contenter de l’examen des arguments de droit qui lui avaient été présentés au soutien des demandes en déclaration de l’inconstitutionnalité de chacune des deux décrets, pris par le Président de la République, a coupé la poire en deux: – Pour l’inconstitutionnalité du décret du 3 octobre 2022, elle a pris fait et cause en faveur des arguments de droit développés par les requérants et a annulé ledit décret. Pour l’inconstitutionnalité du deuxième décret, celui du 24 octobre, elle s’est tout simplement abstenue d’examiner les moyens de droit soulevés par les requérants. Elle s’est contentée de faire du hors sujet, évoquant des faits qui ne sont même pas rattachables aux problèmes de droits contenus dans la requête du 26 octobre 2022. De plus, elle a fait fi de ce que son examen ne s’entend que dans les limites des moyens écrits figurant dans les requêtes des 20, 24 et 26 octobre 2022, car la procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite et non orale.
Pour les Centrafricains, madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboué sont à l’origine de la formation de la génération des imminents cadres administratifs centrafricains. Par coup de chance, ils ont siégé ensemble comme juges à la cour constitutionnelle. Ils ont instauré plusieurs jurisprudences. Certes, ils commettent parfois de bavures en validant faussement la victoire de certains candidats aux législatives comme à la présidentielle, mais ils restent aujourd’hui des exemples pour des générations à venir. Avec le départ de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, c’est lui monsieur Jean-Pierre Waboué qui représente désormais la seule voix du peuple centrafricain face à la volonté du Président de la République d’instaurer une dictature en RCA. Mais ce peuple martyrisé se demande aujourd’hui si vous, monsieur Jean-Pierre Waboué, vous êtes du côté du peuple centrafricain ou du Président de la République.
Attention, c’est votre crédibilité qui est en jeu.
Imaginant, l’Assemblée nationale a récemment voté une loi totalement anticonstitutionnelle sur la procédure référendaire en RCA, disant que c’est sur proposition de la cour constitutionnelle que cette loi a été votée. Quelle folie?
Nous reviendrons sur ce volet dans nos prochains articles.
Bangui (République centrafricaine) – Surnommé par ses collègues ministres « fils aîné de BIKANTOV », le ministre et chef rebelle Hassan Bouba, après sa dernière rencontre avec les diplomates russes à Bangui le 7 janvier, est désormais rassuré d’être protégé, si d’aventure le régime du Président Faustin Archange Touadera prend brutalement fin. Selon monsieur Alexander BIKANTOV, il sera exfiltré pour la Russie où il sera protégé d’une éventuelle poursuite judiciaire de la CPI.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Alexander BIKANTOV, l’ambassadeur de la Russie promet un exil doré au fugitif Hassan Bouba
Alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la cour pénale spéciale pour des soupçons de crimes de guerre et crime contre l’humanité, le chef rebelle Hassan Bouba continue de siéger au gouvernement du Premier ministre Félix Moloua. Il est l’une des personnalités du gouvernement qui profitent le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui. Mais depuis l’enlisement de la guerre en Ukraine et l’implantation de la milice russe Wagner au Mali, le ministre et chef rebelle Hassan Bouba est devenu le bébé chéri de Wagner en Centrafrique. À travers son intermédiaire, Wagner aurait ainsi engagé plusieurs centaines des ex-rebelles peuls de l’UPC pour remplacer des Mercenaires russes redéployés au Sahel ou dans le Donbass ukrainien. On les surnomme les « russes noirs ».
Les russes s’intéressent beaucoup au fugitif Hassan Bouba que les autres ministres
Selon certains membres du gouvernement Moloua interrogés par CNC, les Russes s’intéressent à monsieur Hassan Bouba plus que tous ses collègues ministres.
« Nous savons tout ce qui se passe avec monsieur Hassan Bouba, mais les Russes pensent qu’on ne le savait pas », siffle un collègue ministre de monsieur Hassan Bouba.
« Même leur dernière rencontre qui a eu lieu le 7 janvier 2023, les Russes avaient annoncé que c’était pour un dîner de travail, mais en réalité c’était pour peaufiner leur stratégie. Ils veulent que monsieur Hassan Bouba fasse un nouveau recrutement des jeunes peuls en faveur du groupe Wagner. Ils lui ont aussi promis un exil doré avec sa famille en Russie au cas où le régime s’incline », affirme notre interlocuteur.
Nous reviendrons dans les détails sur le volet de prétendu exil doré en Russie de monsieur Hassan Bouba dans nos prochains articles sur CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Le vendredi 13 janvier 2023,lors d’un point de presse organisé par monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, assisté de certains experts culturels centrafricains, monsieur Gervais Lakosso, artiste et coordonnateur du GSTC en a profité pour mettre en garde le Président de la République Faustin Archange Touadera et son régime pour des excès et désordre qui se constatent çà et là.
Centrafrique.org/edito-gervais-lakosso-face-a-notre-destin/gervais-lakosso/” rel=”attachment wp-att-56701″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Gervais-Lakosso-450×335.jpg” alt=”Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe du travail de la société civile en République centrafricaine” width=”450″ height=”335″ />
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Le Président Touadera se fait tirer les oreilles par l’activiste Gervais Lakosso
« Il faut qu’ils commencent à gouverner le pays quand même. On a l’impression que le pays n’est pas gouverné, et chacun se lève et fait ce qu’il veut », s’alarme l’artiste musicien Gervais Lakosso lors du point de presse organisé par le promoteur culturel Armand Touaboy. D’après lui, il est temps d’arrêter ce cycle d’anarchie qui continue dans le pays, dont les conséquences sont déjà visibles et s’aggravent de jour en jour.
Et monsieur Lakosso ne s’arrête pas là, il tient à remonter les bretelles au chef de l’État.
« On en a assez! Il faut que le Président de la République prenne ses responsabilités en tant que chef de l’État pour mettre de l’ordre dans sa famille. Tous ses parents qui occupent des postes dans ce pays sortent régulièrement en dehors de leur responsabilité et font de n’importe quoi. On a vu des images publiées partout que cette année c’est l’année de la lutte contre la corruption et des mauvaises pratiques administratives, mais c’est le contraire », déclare monsieur Gervais Lakosso.
« En disant cela, des « idiots » vont aller sur les réseaux sociaux dire qu’on est en train de faire de la politique. « Mais en s’en fout. Dites ce que vous voulez dire, mais nous le disons. Il faut mettre de l’ordre dans le pays. Ça ne va pas », conclut l’artiste Gervais Lakosso.
L’Eglise Catholique en Centrafrique, à près de 130 années d’évangélisation, est encore celle qui fait rire, de rires jaunâtres. Pour une superficie égale à 623.000 km2, l’on dénombre seulement neuf diocèses dont un archidiocèse. Sur neuf évêques, quatre sont Centrafricains (3 issus des congrégation et 1 seul diocésain) et cinq étrangers dont deux espagnols, deux Polonais, un Ghanéen. Les quatre Centrafricains sont tous issus de la même région de l’Est (Mbomou et Haut-Mbomou ) et repartis comme tels (2 Yakomas et 2 Zandés). Les diocèses confiés aux évêques étrangers sont les plus riches du pays et aucun évêque Centrafricain n’y a encore été nommé et peut-être jamais.
Cardinal Dieudonné Nzapalainga
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
L’Eglise Catholique de Centrafrique en pleine tempête
Le diocèse de L’Eglise Catholique de Mbaïki attribué à un évêque Espagnol est riche en bois, or et diamants ; le diocèse de Bouar octroyé à un Polonais est riche en minerais (mercure, or et diamants) ; le diocèse de Berbérati, zone la plus riche du pays en bois et pierres taillées a été convoité par un ancien Nonce Apostolique Thadée Okolo ; le diocèse de Bangassou confié à un Espagnol est riche en or, diamants, fer, uranium et ivoires. Le diocèse de Kaga-Bandoro est riche en ivoire et bovins. Quatorze années après le coup de force opéré par le Vatican pour dégager du clergé, certains évêques et prêtres Centrafricains de L’Eglise Catholique et uniquement Centrafricains sur qui des mauvais rapports avaient été pondus, l’Eglise Catholique de Centrafricaine retombe dans ses travers et trois diocèses en donnent l’exemple à savoir : l’Archidiocèse de Bangui, le diocèse de Bossangoa et celui de Bambari dont les trois évêques frères et cousins germains, gagnés par les affaires, ravagent tout sur le passage. Les trois sont collégialement responsables de la dilapidation des fonds destinés à la construction de l’Université Catholique d’Afrique centrale en charge de l’agronomie.
La mort tragique de l’abbé Célestin Ketté et le crime parfait de l’archevêque de Bangui…
L’abbé Célestin est un prêtre de l’archidiocèse de L’Eglise Catholique de Bangui décédé tragiquement en juillet 2022 à Lille en France. Avec plus de 40 années de vie de prêtre, il était admis à faire valoir ses droits à la retraite pendant qu’il travaillait comme Fidei donum dans le diocèse de L’Eglise Catholique de Lille.
Prévoyant et sentant venir la retraite et même la mort, il entame la procédure du paiement de ses cotisations appelées Opus securitatis auprès de son évêque le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Une fois, deux fois, trois fois. L’homme à la calotte rouge ne répondra pas aux multiples écrits du « Vieillard ». Sous le poids des soucis, des interrogations et de la déception et se sentant trahi par sa foi, l’abbé Célestin Ketté tombe malade en France en début d’année 2022 pour finalement mourir tragiquement en juillet 2022 parce qu’il refusait de se nourrir.
Il était entré en grève de faim contre son évêque. Son corps est rapatrié à Bangui pendant que l’archevêque était à Dolisie au Congo Brazzaville pour l’ordination épiscopale de Mgr Toussaint Ngoma, un spiritain comme lui. Mine de rien, le Cardinal Nzapalainga allait manquer la célébration des obsèques qui ont dû démarrer à 14 heures alors qu’alors qu’elles étaient prévues pour 10 heures. La colère du défunt était tellement forte que les nombreux avions affrétés pour ramener l’archevêque Cardinal à Bangui ont répondu aux abonnés absents.
Finalement, c’est un avion du Président Dénis Sassou Nguessou qui a sauvé la situation.
Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
C’était un grand scandale
Avec quarante ans de sacerdoce, mort tragiquement, l’abbé Célestin Ketté de L’Eglise Catholique ne pouvait pas être enterré avec ses cotisations. Un peloton de prêtres en colère, entre en guerre contre le Cardinal Nzapalainga pour dénoncer entre autres pratiques de mauvaise gestion, la confiscation des cotisations de l’abbé Ketté lesquelles devraient dorénavant être reversées à sa famille. C’est ainsi que la résistance de l’archevêque spiritain ne sera que de courte durée. Il finit par ordonner le paiement de ces cotisations à la famille du défunt durant le mois de septembre. Quatre ans auront coulé quand même. Qui plus est, le paiement ne dédouane pas l’archevêque qui ne fait que multiplier les délits d’initié depuis son installation sur l’archidiocèse comme administrateur en 2009 puis comme archevêque de L’Eglise Catholique en 2012. Si le Vatican ouvre un peu l’œil du côté de l’archidiocèse et interroge les fidèles abusés de L’Eglise Catholique depuis plus de 14 ans par Dieudonné Cardinal Nzapalainga, que celui-ci sera contraint déjà à la démission surtout qu’il brille dans le tribalisme et encourage le viol du célibat consacré au vu et au su de tout le monde.
Image d’illustration d’une messe catholique à Bangui. Photo ACAP.
L’évangile selon Saint « 33 », les versets « Castel » à « Dopel » dans le diocèse de Bossangoa…
Ordonné évêque avec Dieudonné Nzapalainga, Nestor Nongo Aziagbia est installé la même année à la tête du diocèse de L’Eglise Catholique de Bossangoa qui, jusqu’à cette date, était le seul diocèse où les prêtres étaient mieux traités que tous les autres prêtres de la République Centrafricaine. Philosophe de formation et missionnaire ayant fait vœu de pauvreté, l’on aura cru que celui-ci se donnerait à travailler pour l’édification d’un diocèse dominé par une forte ruralité et une insécurité grandissante. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produira. L’homme décide de bloquer le paiement des cotisations sociales de ses prêtres alors que c’est le Vatican qui en assure la gestion. Et pendant qu’il faisait la main basse sur ces fonds, il ouvre un dépôt de boisson à l’entrée de l’évêché et le confie à ses proches. Mais en Centrafrique, dans les provinces, les prêtres ne voient les fidèles que le weekend, mieux le dimanche à la messe parce que les autres jours, ils sont au champ, à la pèche, à la chasse ou bien dans les mines. Donc, les prêtres gagnés par la solitude, n’ont que la bouteille de « 33 », de « Castel » ou de « Dopel » pour tuer le temps. Et comme les affaires sont les affaires, il faut maximiser sauvagement.
Le philosophe marchand qui prend le diocèse de Bossangoa comme sa société parce qu’il provient de la Société des Missions Africaines (SMA), décide de ponctuer les honoraires de tous les prêtres qui ne sont pas à jour dans leur versement des déniés de cultes. Le bon sens lui aurait permis de comprendre que son diocèse est mis à couple réglée par les groupes armés et les éleveurs armés venus du Tchad qui terrorisent, rançonnent, pillent et tuent tout sur leur passage. Si les fidèles n’ont pas à manger, ils ne paieront pas les déniés de culte à moins que l’évêque de Bossangoa prêche l’évangile de la paupérisation systématique de ses fidèles.
C’est dans le diocèse de Bossangoa que l’ancien Président François Bozizé s’était retranché avec ses hommes pour créer la CPC qui a tenté de renverser le pouvoir du Président Touadéra en décembre 2020 et janvier 2021.
Dans le diocèse de Bossangoa, les prêtres sont privés de moyens de leur mission. Ils se déplacent soit à vélo soit à moto, car l’évêque prétexte que s’il leur donne des véhicules, les groupes armés s’en accapareront. Mais lui, il ne roule ni à vélo ni à moto. A-t-il pactisé avec les groupes armés pour qu’ils ne touchent pas à son véhicule. Et malgré la relative sécurité qui s’est installée dans le diocèse, la solution n’a pas changé.
L’inquiétante décadence du diocèse de Bambari de l’évêque Richard….
Arrivé aux affaires en 2016 grâce aux soutiens de ses oncles germains Dieudonné Nzapalainga et Nestor Nongo Aziagbia qui ont reçu mission de ne promouvoir que les prêtres missionnaires à la tête des diocèses, l’évêque de L’Eglise Catholique de Bambari Mgr Richard Appora qui a été très vite nommé Vice-Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine avant le seul évêque diocésain, s’inscrit dans la logique de ses oncles. A la tête d’un diocèse qui peut être divisé en trois ou quatre diocèses, il a importé des compétences venues d’ailleurs, des laïcs biscornus qui sont ses hommes de main et qui sont au-dessus du clergé qu’il est censé gouverner et aimer. Ses prêtres sont réduits à la mendicité totale. Il ne consulte ni son conseil ni lui ouvre ses portes quand celui-ci le sollicite. Selon beaucoup de ses prêtres, il prend ses conseils auprès de l’archevêque de Bangui à qui il doit l’épiscopat.
Centrafrique sera trainée dans la boue dans un contexte de crise politique et de crise de confiance entre l’Eglise et le Gouvernement.
Certains penseront peut-être que c’est le régime de Bangui qui aura tenté d’infiltrer l’Eglise. Et pourtant, l’Eglise est victime des péchés de ses trois évêques qui ne respirent que tribalisme et spoliation. Le Vatican et la Nonciature Apostolique en Centrafrique y ont aussi leur part de responsabilité, après avoir nommé de manière aveugle des frères et cousins à la tête de ces diocèses alors que dans le pays, les questions ethniques sont les plus sensibles de toutes. Tant qu’on n’aura pas respecté les diversités culturelles, l’Eglise Catholique de Centrafrique est appelée à disparaître, car les autres ethnies ne finiront par se révolter.
Il n’y pas que les prêtres missionnaires et des enfants de l’Est qui peuvent être promus à l’Episcopat. Ou bien Dieu ne sauvera-t-il que le peuple de l’Est de la Centrafrique ?
Bangui (République centrafricaine) – Pendant que les soldats FACA sont en train d’être violés et tués par les mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner, et que les autres continuent de tomber sous les balles des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), à Bangui, le Président de la République Faustin Archange Touadera, réuni avec quelques généraux de l’armée nationale au palais de la renaissance, esquisse des pas de dense au rythme de la rumba lors d‘un dîner de gala organisé par la présidence de la République.
Centrafrique.org/touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui-450×253.png” alt=”Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui” width=”450″ height=”253″ />Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Touadera suscite l’indignation générale
Alors que quatre soldats FACA venaient juste d’être tués par les mercenaires de Wagner à Digui, une localité située à 45 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, et un autre soldat FACA, froidement abattu lors d’une embuscade tendue par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 2 kilomètres de la ville de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les centrafricains ont appris avec consternation par la voie des médias et sur les réseaux sociaux que le chef de l’État Faustin Archange Touadera avec quelques généraux de l’armée nationale, accompagnés de leurs épouses, sont en train de danser au palais de la renaissance au rythme de la rumba centrafricaine, alors que des soldats FACA et de nombreux citoyens centrafricains continuent de tombés sous les balles des groupes armés et des mercenaires de Wagner dans les villes de province. Des milliers d’autres centrafricains sont encore dans des camps des déplacés, que ça soit à Bria, à Alindao, à Bangassou, à Kaga-Bandoro ou encore à Birao.
Joint au téléphone, un conseiller du chef de l’État n’a pas voulu polémiquer sur cette affaire dans la presse.
Bangui (République centrafricaine) – Mercredi 11 janvier, cela fait déjà 60 jours que les trois agents de l’UNOPS (dbureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets ) ont été enlevés par des hommes armés se revendiquant du groupe armé PRNC près de Ndiffa. Après trois tentatives de négociation avec les ravisseurs, il y’a toujours de l’impasse. Que s’est-il passé?
Centrafrique.org/ouadda-delocalisation-spectaculaire-de-la-base-de-larmee-nationale-par-les-mercenaires-russes-sur-fond-de-brimade/la-ville-de-tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-56827″ data-wpel-link=”internal”>la ville de Tiringoulou, au nord-est de la République centrafricaine après la débandade de la population suite aux exactions perpétrées par les mercenaires de Wagner. Photo CNC
Rédigé par Mahamat Salleh
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
2 mois de captivité pour les 3 agents de l’UNOPS
Après la dernière tentative de négociation avec les ravisseurs menée par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène il y a un mois, le gouvernement ne semble plus motiver à poursuivre les négociations avec les ravisseurs pour obtenir la libération de ces trois otages.
Pour un ministre ressortissant de la région du Nord-est, les revendications des ravisseurs sont très difficiles à satisfaire, mais elles sont à l’étude, affirme-t-il.
Deux mois après leur enlèvement par les groupes armés, on nous a signalé que l’un des trois otages serait tombé malade. On ignore présentement son état de santé s’il a déjà retrouvé sa forme.
D’après des informations recueillies, les trois otages seraient transférés plus à l’est entre Ndiffa et Gordile.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’urgence de rétablissement des Infrastructures et de la connectivité en Centrafrique (PURIC), signé entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS), et en préparation du lancement des activités, une mission conjointe avec la cellule des Pistes rurales de METP a été organisée du 08 au 15 novembre 2022 à Tiringoulou et ses environs.
D’après l’UNOPS, « L’objectif de cette mission a été la sélection des pistes rurales à réhabiliter à Vakaga et la prise de contact avec les autorités et partenaires locaux ». Une équipe conjointe déployée sur place est composée de trois agents à savoir :
Augustin LILOMBI, ingénieur principal, UNOPS
Anicet KARAM, technicien-chef de chantier, UNOPS
Jean-Claude NGAHOUNOU, le chef Cellule des pistes rurales, METP
D’après l’UNOPS, après les séances communautaires concluantes à le 08 novembre 2022, l’équipe a effectué avec succès les consultations et discussions avec les communautés à Ouandja – Djallé du 09 au 10 novembre 2022.
Le 11 novembre 2022, alors que l’équipe se rendait à Gordil pour les consultations communautaires, elle a été victime d’un braquage, suivi d’enlèvement à Ndiffa par des éléments armés.
Bangui (République centrafricaine) – Le parti pour le rassemblement centrafricain, un groupe armé très actif dans le nord-est de la République centrafricaine, dirigé par monsieur Nourd Gregaza, vient d’installer ses trois nouvelles bases militaires dans la ville de Gordile, située dans la préfecture de la Vakaga.
Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
À Gordile, le PRNC installe ses 3 nouvelles bases
C’était au cours d’une cérémonie militaire organisée par son chef d’état-major, l’autoproclamé général Ali Mohamed ce lundi 16 janvier 2023 à Gordile que les trois bases militaires du PRNC ont été officiellement installées.
« Ce sont des checkpoints et non des bases militaires installées par Ali Mohamed, chef d’état-major du PRNC », affirme un habitant de Gordile interrogé par la rédaction du CNC.
Alors que le PRNC vient juste d’installer ses nouveaux checkpoints à Gordile ce lundi 16 janvier 2023, l’état-major de ce groupe armé a d’ores et déjà annoncé qu’il va ouvrir sa deuxième grande base militaire prochainement à Tiringoulou, une localité située non loin de Gordile, et si possible étendre ses positions dans d’autres localités de la République centrafricaine.
Rappelons que la prise d’otage des trois agents des travaux publics à Tiringoulou le 11 novembre 2022, le groupe armé du PRNC a officiellement revendiqué le rapt de ces trois agents des Nations unies. Il revendique la libération de ses quatre combattants emprisonnés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui, et le versement de 60 millions de francs CFA à titre de droit de gardiennage de ces trois otages. Pour l’heure, les négociations avec le chef d’état-major du PRNC sont dans l’impasse, et les otages sont toujours dans la captivité. Cela fait déjà deux mois.
Bangui (République centrafricaine) – La présence de plus d’un millier des combattants rebelles tchadiens basés dans un camp d’entraînement au nord-ouest de la Centrafrique commence à inquiéter sérieusement Ndjamena. Bangui tente de se justifier maladroitement, mais Ndjamena s’impatiente.
Les soldats tchadiens.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Présence des rebelles tchadiens au nord-ouest de la Centrafrique
Il y a une semaine, deux gouverneurs de la région sud du Tchad, accompagné par deux hauts gradés de l’armée tchadienne, étaient venus rencontrer à la frontière les autorités préfectorales centrafricaines de Lim-Pendé, accompagnées des mercenaires de la société ténébreuse Wagner et des soldats FACA. L’objectif pour ces personnalités tchadiennes était de demander des explications aux autorités centrafricaines concernant la présence massive des supposés rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain.
Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain? Une stratégie risquée pour les autorités centrafricaine
Selon Ndjamena, ce groupe des malfaiteurs tchadiens serait sur le sol centrafricain avec la complicité avérée des autorités centrafricaines. Tandis que du côté de Bangui, on fait semblant de tout ignorer.
Lors de la rencontre des autorités sud tchadiens avec celles du Nord de la Centrafrique, cette question est à nouveau mise sur la table. Mais les autorités préfectorales centrafricaines ont expliqué à leurs homologues tchadiens qu’une opération de ratissage de la zone indiquée serait à l’étude. Vu le nombre réduit des mercenaires de Wagner présent dans la région, une demande d’envoi des troupes rwandaises est déjà envoyée à Bangui. D’ici là, dès que les Rwandais arrivent dans Lim-Pendé, ils vont mener conjointement avec les mercenaires de Wagner et les soldats FACA une opération de ratissage dans la zone afin de débusquer ces rebelles tchadiens, disaient les autorités centrafricaines.
Cependant, ce lundi 16 janvier 2023, à Ndjamena, l’ambassadeur de la Russie au Tchad dément catégoriquement l’appui de son pays au mouvement rebelle tchadien sur le sol centrafricain.
Pour l’heure, Ndjamena exprime son impatience face à cette situation, et compte un jour autoriser ses propres militaires pour venir détruire cette base d’entraînement des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain.
Bangui (République centrafricaine) – Très dépendants des prix de l’énergie, les transporteurs centrafricaines sous Contrat avec le Programme Alimentaire Mondiale (PAM-Centrafrique) sont mis en difficulté par la hausse des prix de l’essence et du gasoil. Et la Contre-offre de facturation faite par le PAM risque de mettre le feu aux poudres dans les jours et les semaines à venir si rien n’est fait.
route de Dimbi. CNC/Botty-
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les temps sont durs pour les routiers centrafricains
Directement impactés par la flambée des prix du carburant, SUPER 1 300F, GAZOIL 1450F, les organisations de transporteurs font part de leurs inquiétudes et attendent exiger du Représentant du PAM en Centrafrique, ainsi que du Grand Siège à Rome une augmentation des cotations à la tonne.
Dans ce projet de mémorandum adressé au Siège du PAM à Bangui et avec ampliation au gouvernement centrafricain, dont CNC a eu copie, ils dénoncent le fait que «Les cotations proposées par PAM pour 2023 sont exsangues et ne tiennent pas de la nouvelle hausse officielle des prix de carburant à la pompe, puisque la hausse des prix du carburant doit induire un doublement des prix des produits à transporter à la tonne » et que « les perspectives très sombres» écrivent les représentants des Transporteurs Routiers sous contrat avec le PAM, ajoutant que «la non-prise en compte de cette nouvelle réalité entrainera des conséquences graves voire des grèves».
Selon les témoignages de certains transporteurs sous Contrat avec le PAM, en dépit de cette hausse terrible du carburant par les autorités centrafricaines et de l’inflation galopante provoquées par la crise de la guerre en Ukraine, grande fut leur surprise désagréable de constater que les offres de transport des produis PAM à la tonne, au titre de l’année 2023, ont été drastiquement réduites. Ce qui ne va pas arranger les choses en termes de Coût-Bénéfice-Risques.
Ci-joint un tableau de cotation décidée unilatéralement par le PAM au titre de l’année 2023, en nette baisse par rapport à 2022.
Les transporteurs routiers appellent le PAM a revoir ses cotations
Compte tenu du climat socio-économique très délétère ainsi que de la crise sociale encore pendante dans le pays, « nous pensons qu’il est de la responsabilité de PAM de prendre en compte cette réalité des choses en revoyant à la hausse sa contre-offre faite aux transporteurs en ces débuts d’année, afin d’éviter tout désagrément dans les jours à venir, et ce ne sera que justice », affirme un Conseiller économique à la Présidence qui a préféré garder l’anonymat. Le gouvernement centrafricain « devra aussi exhorter le PAM à faire respecter les éléments d’indexation, comme c’est actuellement le cas dans tous les pays du monde. Cela soulagerait ces transporteurs à court terme » détaille-t-il.
Le journal CNC, la voix des sans voix, suit de près ce dossier PAM-Transporteurs RCA et promet d’y faire toute la lumière dans ses prochaines éditions.
Bangui (République centrafricaine) – Dorénavant à Bangui, ce sont les officiers militaires rwandais qui conseillent le Président de la République Faustin Archange Touadera. Celui-ci s’en tient vraiment à leur conseil stratégique de défense militaire. Le dernier en date est celui qui pourrait permettre aux forces gouvernementales de défendre efficacement la capitale Bangui si d’aventure elle était attaquée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janviers 2023
Les Rwandais proposent une nouvelle stratégie au Président Touadera
Dorénavant en Centrafrique, les Rwandais sont partout. Du commerce en passant par l’exploitation minière et forestière jusqu’à la sécurité, les Rwandais sont devenus une pièce maîtresse au sein du pouvoir de Touadera aux côtés des mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner. Les Russes sont conseillers à la présidence de la République, les Rwandais le sont aussi. Touadera, de son côté, dépend totalement de ses conseillers étrangers.
Selon des informations recueillies, les Rwandais auraient conseillé au Président de la République Faustin Archange Touadera de faire très attention à la stratégie des « occidentaux » qui pourraient le piéger.
Pour les rwandais, il ne faut surtout pas se fier aux occidentaux
D’après les Rwandais, ce qui se passe dans les villes de province avec la présence massive des rebelles pourrait être un piège des Occidentaux. Ils font exprès de masser les rebelles autour de certaines villes de province pour pouvoir pousser l’état-major des armées et le gouvernement à déployer d’avantage et massivement des troupes à l’intérieur du pays, et laisser la capitale libre aux assaillants qui pourraient le surprendre. D’après ces conseillers rwandais, il ne faut surtout pas se fier aux forces de la Minusca qui sont des forces des Occidentaux.
« C’est une excellente stratégie à ne pas négliger », dixit le Président de la République au conseil des ministres.
Bangui (République centrafricaine) – Avec la hausse récente des prix de carburant à la pompe décidée par le gouvernement, les motocyclistes et les transporteurs se retournent désormais vers les points de vente illégale qui proposent de prix inférieur à celui des stations services officiels. Ainsi, depuis plus d’une semaine, les transporteurs abandonnent les stations officielles pour se ravitailler chez les vendeurs des rues.
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc–450×337.jpg” alt=”Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”337″ />Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Les transporteurs fuient les stations services
Il y a un an, avec la crise du carburant qui a frappé de plein fouet la RCA, les trafiquants centrafricains ont commencé à organiser un vaste réseau de contrebande d’essence. Ils achètent clandestinement de l’essence au Nigeria, principal producteur de pétrole d’Afrique, et l’acheminent ensuite sur le territoire centrafricain par voie routière en vue de sa commercialisation aux bords des rues . Aujourd’hui, la vente illégale de l’essence sur les étals de rue à un prix inférieur à celui annoncé par les stations-service officielles. Comme par hasard, ces trafiquants des produits pétroliers parviennent à couvrir intégralement la demande de la population de la capitale. Mais les autorités centrafricaines, qui ont longtemps favorisé cette contrebande de carburant dans le pays, commencent à faire la chasse aux points de vente qui bordent les rues de Bangui. Chaque jour, des patrouilles des forces de l’ordre traquent les étals des rues. Si d’aventure on attrape un contrebandier, ses produits sont automatiquement saisis. Or, la vente de carburant aux abords des rues existe depuis plus de 30 ans, mais leur prix par litre est légèrement supérieur à celui des stations d’essence. Avec la hausse de prix annoncée par le gouvernement, celui des contrebandiers est devenu par hasard moins cher. De facto, il faut faire de choix entre les étals des rues ou les stations officielles.
De cette nécessité surgie une opportunité commerciale hautement lucrative pour les jeunes qui y voient une ressource pratique pour financer leurs études dans un pays qui a un taux de chômage le plus élevé d’Afrique centrale.
Bangui (République centrafricaine) – Une dizaine des organisations de la société civile centrafricaines ont publié ce lundi 16 janvier 2023 une déclaration conjointe dans laquelle elles invitent le gouvernement à rapporter, dans un délai maximum de 7 jours, l’arrêter interministériel du 3 janvier 2023 fixant à la hausse les prix de carburant en République centrafricaine. D’après ces organisations, avant de prendre cette décision, le gouvernement a opté pour un dialogue non inclusif, mettant ainsi de côté la grande majorité silencieuse de la population représentée par la société civile.
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Une dizaine des organisations de la société civile lancent un ultimatum au gouvernement
En République centrafricaine, les usagers des véhicules et des motos se sont mal réveillés ce jour du mardi 3 janvier 2023. Le gouvernement a décidé unilatéralement d’augmenter de plus de 77% les prix du carburant à la pompe. Cette augmentation énerve les automobilistes et les motocyclistes à tel point que nombreux se sont abstenus de s’approvisionner dans les stations services officiels.
Ainsi, suite à une analyse profonde de la situation socioéconomique des ménages centrafricains, du contexte et du caractère irréaliste de la formulation de ces prix , 18 organisations de la société civile, après une concertation, ont jugé mieux de faire une proposition de nouvelle grille tarifaire au gouvernement. D’après ces organisations, le gouvernement n’a pas pris en compte le pouvoir d’achat de la majorité des Centrafricains dont plus de 70% vivent en dessous du seuil de la pauvreté en formulant ces prix.
« Le gouvernement s’est désengagé de sa mission régalienne de protection et d’amélioration des conditions de vie de la population pour se lancer dans la recherche des profits, en faisant fi de sa dimension humaine », déclarent ces organisations de la société civile centrafricaine. D’après elles, c’est prix sont tellement élevés que la consommation des produits pétroliers dans les stations connaissent une baisse drastique qui ne permettra même pas au gouvernement de générer les bénéfices escomptés. Pour eux, cette augmentation n’a aucun fondement. Ainsi, elles proposent au gouvernement la grille suivante :
Pétrole : 500 francs CFA au lieu de 1050 francs CFA
Essence : 1050 francs CFA au lieu de 1300 francs CFA
Gazole : 1000 francs CFA au lieu de 1450 francs CFA.
Ainsi, elles lancent un ultimatum d’une semaine à compter du 16 janvier 2023 au gouvernement pour donner une suite favorable à cette proposition. Passer ce délai, elles se réservent le droit de passer en action en appelant à un soulèvement populaire.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de Kowone, située à une quarantaine de kilomètres de Ndim sur l’axe Pougole, des hommes armés assimilés aux rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont fait leur incursion dans cette localité de la sous-préfecture de Ngaoundaye dans la nuit du dimanche à lundi 16 janvier 2023, selon des sources officielles locales.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Incursion des hommes armés dans le village de Kowone
Selon les mêmes sources, les assaillants, au moment de leur incursion fracassante dans la ville de Kowone, ont fait des tirs de sommation partout, paniquant la population.
Des magasins pillés, des habitations fouillées, les assaillants en ont profité pour enlever un opérateur économique à son domicile. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont allés chez un notable local et mettent la main sur lui.
Pour l’heure, les deux personnes kidnappées n’ont pas fait de signes de vie à leur famille respective. Les assaillants, de leur côté, n’ont pas fait aussi de revendications. Mais pour la population de Kowone, il ne fait aucun doute, ce sont des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) qui en sont les auteurs de cet acte criminel. Deux députés de la région ont aussi confirmé dans le même sens ces allégations.
Joint au téléphone, l’état-major de 3R affirme que leurs éléments ne se sont pas trouvés dans cette localité cette nuit. Cela pourrait être des bandits non identifiés, ajoute-t-il.
Précisant que certains bandits camerounais traversent souvent la frontière de la RCA pour venir kidnapper des gens et demandent de rançon à leur famille. C’est le cas du récent kidnapping des deux bouchers le jeudi 17 novembre 2022 dans la localité de Gonon, non loin du pont de Lima, situé à 7 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Ndim. Cela a failli créer un conflit intercommunautaire dans la ville. Les populations croyaient aux rebelles peuls de 3R. Mais après leur libération, les ex-otages ont confirmé que les ravisseurs n’étaient que des bandits camerounais, car ils communiquaient souvent avec leur chef au Cameroun pour leur demander des conduites. C’est aussi le cas du kidnapping de Kowone?
Bangui (République centrafricaine) – 9 mois après sa création dans des conditions obscures, le mouvement de libération du peuple centrafricain courant originel appelé MLPC-CO, lors d’une réunion organisée dans la salle d’entrepôt de la résidence hôtelière Ngakola sur l’avenue de l’indépendance, a procédé à la mise en place de son bureau de la coordination nationale. Contrairement à son bureau provisoire mis en place il y a 8 mois, le nouveau bureau de la coordination exclut deux membres fondateurs, il s’agit de Christian Gonidéré et Julius Saboko.
Trois dissidents du MLPC connus. En costume, le coordonnateur des dissidents, Chantal Jean-Édouard Koyambonou. A sa gauche en soutane blanche, Stanislas Zoumbeti. A sa droite, Étienne Malekoudou le.plus court, derrière lui, Dounia et en boubou jaune sur sa droite, Abel Ténguéré
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Mise en place du bureau de la coordination du MLPC-CO
Déterminé à soutenir coûte que coûte le projet du troisième mandat du Président de la République Faustin Archange Touadera, le MLPC-CO, dirigé par le tristement célèbre roi de la traîtrise Chantal Jean-Édouard Koyambonou, a décidé, ce samedi, 14 janvier 2023 de la mise en place de son bureau de la coordination nationale afin d’atteindre son objectif, celui de s’étendre sur toute l’étendue de la République centrafricaine.
C’était lors d’une réunion organisée dans la salle d’entrepôt de la résidence hôtelière Ngakola, situé sur l’avenue de l’indépendance à Bangui que le nouveau bureau de la coordination a été mis en place. Celui-ci est composé de six membres, excluant deux membres fondateurs, dont monsieur Christian Gonidéré et monsieur Julius Saboko. Par contre, un nouveau venu fait son entrée dans la coordination. Il s’agit de monsieur Stanislas Samuel ZOUMBETI.
En effet, monsieur Stanislas Samuel ZOUMBETI faisait partie du groupe de ces dissidents depuis le début, mais il s’est littéralement caché.
Réunion de la mise en place du bureau national de la coordination de soi-disant MLPC-CO tenue dans le dépôt de boissons de motel Ngakola de Mazette à Bangui
Composition du bureau
Selon le communiqué final rendu public, le nouveau bureau de la coordination est composé de :
1) Coordonnateur.
Gabriel Jean Édouard KOYAMBONOU;
2) Premier Coordonnateur adjoint, chargé de l’Administration, des Relations publiques et de la prospective
Etienne MALEKOUDOU;
3) deuxième Coordonnateur Adjoint, chargé des Affaires Politiques
Stanislas Samuel ZOUMBETI;
4) Délégué, chargé de la documentation et des Stratégies
Joseph DOUNIA;
5) Délégué, chargé de la Planification des Activités et de la Restructuration des Organes de base
Abel Michel TENGUERE
6) Délégué, chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole
Bangui (République centrafricaine) – Selon des informations recueillies, ce lundi 16 janvier 2023, vers 9 heures du matin, un groupe des citoyens centrafricains, à bord des 7 motos en provenance de la ville de Ouanda-Djallé pour Birao, a été pris au piège des coupeurs de route. Ces derniers sont très actifs sur cet axe depuis plus d’un mois.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Des coupeurs de route sèment la terreur sur l’axe Birao Ouanda-Djallé
Selon des sources sécuritaires locales, parmi les 7 motos en provenance de Ouanda-Djallé, 3 ont réussi s’échapper des mains de ces coupeurs de route. L’un des motocyclistes qui ont pu se sauver des assaillants a été expressément blessé par balle alors qu’il tentait de résister à plusieurs coups de sommation de ces coupeurs de route.
Pour les motocyclistes qui ont été finalement pris définitivement dans le filet de ces hommes armés, des sommes d’argent et plusieurs biens de valeur ainsi que leurs motos ont été emportés par ces malfrats qui ont opéré à 15 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Birao.
Selon des sources locales, cet axe de Birao Ouanda-Djallé est toujours le théâtre de ces actes de barbarie sans qu’aucune disposition ne soit prise. Pourtant, à Ouandja, les 26 éléments de forces armées centrafricaines positionnés dans cette localité n’ont pas pris leur courage pour tenter de débusquer ces malfrats.
Les autorités locales demandent au gouvernement de déployer plus des forces dans la localité afin de sécuriser la population.
Bangui (République centrafricaine) – Un candidat vient de décéder lors du déroulement des épreuves sportives du processus de recrutement des policiers et gendarmes à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris des sources officielles locales.
Minusca-2/” rel=”attachment wp-att-34950″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/candidat-au-concours-du-recrutement-des-policiers-et-gendarmes-lors-des-épreuves-sportives-à-Bangui-le-16-septembre-2019-par-la-Minusca-450×337.jpg” alt=”Épreuve sportive du recrutement dans la police et gendarmerie. Copyright2019MINUSCA” width=”450″ height=”337″ />Épreuve sportive du recrutement dans la police et gendarmerie. Copyright2019MINUSCA
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Décès d’un candidat lors des épreuves sportives
Lancées officiellement à Bangui le lundi 16 janvier 2023, les épreuves sportives du processus de recrutement des policiers et gendarmes centrafricains débutent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national, notamment à Bangui comme dans les villes de province.
Pendant ce temps, dans la préfecture de la Lobaye, les épreuves sportives ont débuté également ce lundi 16 janvier 2023 en présence des dizaines des postulants venus de toutes les communes de la région.
Malheureusement, lors du déroulement de ces épreuves physiques ce matin, un jeune candidat du nom DININGA ISOLEArsène, avant de terminer la course, a fait une chute libre et ne bouge plus. Transféré d’urgence à l’hôpital de Mbaïki, son décès est constaté malheureusement aux urgences par les médecins.
Selon les informations du CNC, ce jeune est un candidat au recrutement de la gendarmerie. Il a été déclaré admissible aux épreuves écrites la semaine dernière.
Rappelons qu’en septembre 2019, lors des épreuves physiques et sportives du recrutement des 1000 policiers et gendarmes, un candidat de la Nana-Mambéré avait été déclaré mort suite à une insuffisance respiratoire lors des épreuves de course de 1000 mètres.
Bangui (République centrafricaine) – 2 mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner ont été tués et 3 autres blessés samedi lors d’un affrontement avec les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Yidéré, dans le Nord-ouest du pays, selon le bilan établi par les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré.
Centrafrique.org/rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-village-Lamy-Pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021-450×435.jpg” alt=”Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021″ width=”450″ height=”435″ />Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
2 mercenaires de Wagner tués à Yidéré
Selon des informations recueillies par la rédactions du CNC, l’attaque a eu lieu samedi matin sur le chantier minier de Yidéré, situé à environ 62 kilomètres de Lamy-Pont, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
D’après les mêmes sources, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué très tôt samedi la position des hommes de Wagner sur le chantier minier de Yidéré. Durant plus d’une heure, les deux groupes se sont violemment affrontés. Le bilan fait état de 3 rebelles et deux mercenaires de Wagner tués.
Rappelons que le chantier minier de Yidéré est situé également à une cinquantaine de kilomètres de la ville de « Abba », où un Soldat FACA avait été tué deux jours plutôt dans une embuscade des rebelles à 2 kilomètres à l’entrée de « Abba » sur l’axe de Lamy-Pont.
Souvenez-vous, il y a exactement un an, le jeudi 6 janvier 2022, 20 squelettes humains ont été retrouvés entassés sous des herbes. Selon certaines familles des victimes interrogées par CNC, toutes les victimes étaient des Centrafricains musulmans, probablement assassinées par les mercenaires de Wagner au mois d’octobre 2021.
Bangui (République centrafricaine) – Selon le ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, il y’a un nombre impressionnant des citoyens tchadiens qui se sont infiltrés dans la capitale centrafricaine en ce moment. Et il appelle les Centrafricains à les dénoncer aux forces de l’ordre. Cette déclaration, tout aussi ridicule comme les autres, intervient quelques heures après un message d’alerte selon lequel la ville de Damara et sa périphérie seraient encerclées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/bogangolo-damara-la-presence-des-coupeurs-de-route-dans-le-parages-inquiete-la-population/a-la-barriere-de-damara-2/” rel=”attachment wp-att-57246″ data-wpel-link=”internal”>À la barrière de Damara surnommé barrière des Ngbaka-mandja
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les soldats tchadiens sont-ils à Damara
Selon des informations circulant abondamment depuis ce week-end sur la messagerie sociale WhatsApp, le Président de la République, le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange Touadera, en voulant se rendre samedi dans sa ferme de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, aurait très vite fait un virage en « U », c’est-à-dire un demi-tour suite à un message d’alerte de son service de sécurité selon lequel la ville de Damara serait encerclée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)..
La nouvelle a circulé comme une traînée de poudre dans la capitale avant de s’étendre sur les réseaux sociaux durant tout le week-end. Cependant, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie, dans sa déclaration à la télévision nationale, appelle les tous les centrafricains à la vigilance. À en croire sa déclaration, les citoyens tchadiens, pour la plupart des militaires déguisés en civils, se seraient infiltrés massivement à Bangui avec une intention malveillante.
Pour les Centrafricains, cette déclaration rappelle celle de 2012 où les partisans du Président François Bozizé, à l’époque, avaient accusé les citoyens tchadiens de vouloir comploter pour le renversement du régime en 2012. Ceci dit, le Président Faustin Archange Touadera connait déjà en quelque sorte son sort.
Bangui (République centrafricaine) – Ils étaient partis sous la bannière de Wagner pour renforcer les positions militaires russes en Ukraine, mais ils n’ont pas la chance de rentrer dans leur pays. Ils sont morts sur le champ de bataille, selon les responsables de la milice russe Wagner. Cependant, les quelques rescapés des russes noirs sont de retour à Bangui, mais certains d’entre eux quittent à nouveau le pays.
Centrafrique.org/massacre-de-matchika-une-nouvelle-revelation-hassan-bouba-et-son-bras-droit-kiri-pointes-du-doigt/le-general-kiri-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-50896″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/le-general-Kiri-de-lupc-450×293.jpg” alt=”Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba” width=”450″ height=”293″ />Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Retour à Bangui d’une partie des Russes noirs partis en Ukraine
Il est difficile de déterminer avec exactitude le nombre des russes noirs partis combattre en Ukraine en raison de l’opacité du recrutement et la discrétion qui entoure leur départ sur le champ de bataille en Ukraine, certaines sources centrafricaines estiment leur nombre à plus de 300 combattants déployés par Wagner dans la bombasse ukrainien. Mais depuis deux semaines, certains d’entre eux sont de retour au pays. La plupart sont des ex-rebelles de l’UPC recrutés par Wagner. Nous avons rencontré quelques-uns des russes noirs de retour d’Ukraine, mais tous décrivent une situation très grave dans laquelle ils viennent d’en sortir. Selon eux, ils étaient environ 200 à partir en Ukraine.
« On ne nous a pas prévenus qu’on devrait aller en Ukraine. C’est en arrivant sur le lieu qu’on a compris le jeu », affirment l’un des russes noirs interrogé par CNC .
D’après eux, plus de la moitié de leur effectif est décédée sur le champ de bataille à cause de l’intensité de combat et de condition de leur vie.
Entre-temps, parmi ceux qui sont rentrés à Bangui, la moitié a déjà quitté le pays. Ils ont choisi bizarrement la ivoire comme leur nouveau pays de destination.
Pourquoi la Côte d’Ivoire?
Difficile de le savoir. Pourtant, certains ont expliqué qu’avant leur retour au pays, on leur a conseillé de ne plus rester en RCA.
Par ailleurs, les Russes commencent depuis deux semaines une nouvelle opération du recrutement des jeunes peuls dans les arrière-pays.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis près de trois mois, plusieurs cas de criminalités sont signalés dans plusieurs localités de la préfecture de la Vakaga, notamment à Ouandja, Tiringoulou, Gordile, etc.. À Ouandja par exemple, le phénomène des coupeurs de route refait surface dans plusieurs localités de cette commune rurale. En moins de deux semaines, on enregistre plusieurs cas d’assassinat, de braquage et de vol des motos.
Centrafrique.org/deux-conducteurs-de-taxi-moto-agresses-par-des-hommes-armes-vers-kaga-bandoro/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-5/” rel=”attachment wp-att-33599″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”” width=”450″ height=”326″ />Des combattants de la Seleka pour illustration…
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 15 janvier 2023
La ville de Ouandja, dans la Vakaga, est complètement paralysée
En effet, le 4 janvier 2023, plusieurs commerçants, à bord de 14 motos en provenance de la ville de Birao, étaient tombés dans un filet des hommes armés à 12 kilomètres de Ouandja. Les assaillants les ont tous dépouillés, et leurs motos confisquées. Une semaine plus tard, les mêmes assaillants ont reproduit les mêmes faits. Mais cette fois, sur un convoi humanitaire.
En effet, le mercredi 11 janvier 2023, à 15 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Birao, un véhicule de l’ONG internationale ACTED, en provenance de Ouandja pour se rendre à Birao, a fait l’objet d’un braquage organisé par un groupe d’individus armés encore non identifiés. Tous les membres de l’équipage ont été dépouillés par les malfaiteurs. Et le lendemain, le même groupe frappe encore.
Le jeudi 12 janvier 2023, vers 11 heures, un opérateur économique, en provenance de Birao pour Ouanda-Djallé, est tombé nez à nez avec des hommes armés à 12 kilomètres de Ouandja. Malheureusement, il a été froidement abattu par ces brigands armés.
Rappelons que les faits évoqués dans cet article se sont produits uniquement dans les localités de Ouandja, situé à 145 kilomètres de Birao. Mais dans d’autres localités de la Vakaga, la situation sécuritaire est aussi préoccupante.
Bangui (République centrafricaine) – La hausse brutale des prix à la pompe des produits pétroliers couplée avec celle des prix de transports publics décidée par le gouvernement depuis quelques jours aggrave le fardeau économique de l’inflation pour les Centrafricains, car la hausse des prix du carburant a un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie, faisant grimper les prix des biens de première nécessité sur les marchés.
Centrafrique.org/rca-un-minibus-belier-fonce-sur-des-pietons-et-fait-plusieurs-blesses-sur-lavenue-david-dacko-a-bangui/des-bus-au-terminal-nord-au-centre-ville-de-bangui-corbeaunews-Centrafrique-micka-2/” rel=”attachment wp-att-39799″ data-wpel-link=”internal”>Des minibus stationnés au terminus nord au centre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
« La hausse des prix de carburant de plus de 80%est cruelles »
Selon Dr Dominique ERENON, Président du MDSP, l’année 2023 débute dans un contexte plus cruel, celui de la désagrégation progressive de notre économie.
« Nous constatons que la politique économique du Gouvernement Félix MOLOUA se décide sans réelle vision et sans préoccupations de l’intérêt général. Ce qui mène à une impasse économique et sociale nuisible à l’équilibre financier et condition de développement de notre pays », déclare docteur Dominique Désiré ERENON. D’après lui, ces récentes mesures réglementaires d’augmentation unilatérale des prix des produits pétroliers et des transports en commun montrent l’inconséquence du Gouvernement Félix MOLOUA par rapport aux conditions réelles de vies et de travail des Centrafricaines et Centrafricains.
« Qui peut comprendre une telle hausse des prix ? Le Premier ministre Félix MOLOUA et ses ministres ont-ils sérieusement mesuré l’impact de leurs arrêtés interministériels sur les travailleurs, les demandeurs d’emploi et les ménages centrafricains ? Cette hausse des prix est inacceptable pour le peuple », s’alarme-t-il. Pour lui, La politique économique du Gouvernement Félix MOLOUA ne semble guère reposer sur un projet sérieux pour les Centrafricaines et les Centrafricains car elle détruit le tissu social et conduit à la fuite des investisseurs. Sinon, elle serait tournée vers la création d’emplois, l’amélioration du niveau de vie, de la qualité de vie, de la réduction des inégalités, de la justice sociale et de la solidarité nationale, l’accroissement du PIB et un taux d’inflation le plus bas possible.
Bangui (République centrafricaine) – Le lundi 2 janvier 2023, le directeur de l’Office National de promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques (ONASPORTS),a adressé une correspondance sous la forme d’ultimatum à la direction de l’espace culturel Missy Momo de déguerpir la zone dans un délai de six jours. Alors que le litige qui a opposé les deux structures date de plusieurs mois, et que le tribunal a décidé en faveur de l’espace culturel Missy Momo, force est de constater malheureusement que le directeur de l’ONASPORT continue de tenir tête. C’est ainsi que ce mercredi 11 janvier, l’ONASPORT a déployé des bulldozers, accompagnés des forces de l’ordre pour raser toute la structure culturelle, provoquant la colère des artistes.
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Affaire l’ONASPORTS et espace culturel Missy Momo, la saga continue
Suite à cette énième tentative de déguerpissement forcé de l’espace culturel Missy Momo que les artistes l’ont qualifié d’illégal, un point de presse a été organisé vendredi dernier par monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, assisté de plusieurs artistes centrafricains.
Pour l’artiste musicien Gervais Lakosso, il est temps d’arrêter ce cycle d’anarchie qui continue dans le pays, dont les conséquences sont déjà visibles et s’aggravent de jour en jour.
« Il faut qu’ils commencent à gouverner le pays quand même. On a l’impression que le pays n’est pas gouverné, et chacun se lève et fait ce qu’il veut », s’alarme l’artiste musicien Gervais Lakosso qui se demande comment un document interne aux institutions gouvernementales peut se retrouver entre les mains du directeur de l’ONASPORT. D’après lui, le secrétariat général du gouvernement a adressé une note au ministre de l’Urbanisme qui est en train de la traiter, et cette note se retrouve entre les mains du directeur de l’ONASPORT. Cela ne le concerne même pas, et immédiatement il saute dessus pour vouloir venir détruire l’espace culturel Missy Momo.
Un engin de génie civile déployé par l’ONASPORT pour le déguirpissement de l’espace culturel Missy Momo
L’ombre de monsieur Aristide Reboas
Pour monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, tout a commencé par un mensonge véhiculé au conseil de cabinet par le ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Aristide REBOAS comme quoi, lui, le promoteur de l’espace culturel Missy Momo est en train de vendre aux particuliers une partie de parcelle que l’État lui avait été donné pour des activités culturelles. Suite à la nouvelle, le conseil de cabinet a pris une décision pour demander au ministère de l’Urbanisme d’aller vérifier ces allégations. Si cela s’avère vrai, il faut tout simplement résilier le contrat qui lie l’État à l’espace culturel Missy Momo.
Alors que le ministère de l’Urbanisme n’est pas encore descendu sur le terrain pour mener ses investigations, le directeur de l’ONASPORT, de son côté, envoie le 2 janvier 2023 un ultimatum à l’espace culturel Missy Momo. Informé de la nouvelle, le ministère de l’Urbanisme lui a envoyé une note pour lui demander d’arrêter toutes ces menaces parce que ce n’est pas lui qui était le destinataire de la note initiale.
Un engin de génie civile déployé par l’ONASPORT pour le déguirpissement de l’espace culturel Missy Momo
Des bulldozers et les forces de l’ordre déployés
Malgré la mise en garde du ministère de l’Urbanisme, le directeur de l’ONASPORT a déployé des bulldozers et des forces de sécurité le vendredi 13 janvier 2023 pour venir détruire la structure culturelle de Missy Momo. Grâce à l’intervention de la justice que l’acte n’a pas eu lieu, et les forces de l’ordre ainsi que les bulldozers se sont retirés.
Pour monsieur Armand Touaboy, cette affaire est devenue un problème personnel. Le directeur de l’ONASPORT, malgré la décision de la justice, ne veut surtout pas le voir. Il ignore les raisons. Mais seule la justice qui le tranchera affirme monsieur Armand Touaboy.
Bangui (République centrafricaine) – les transporteurs routiers camerounais entendent organiser une grève dans les prochains jours pour dénoncer la montée des tracasseries routières sur la partie centrafricaine du corridor Douala-Bangui, notamment sur le trajet Béloko-Bangui
Bouar-apres-des-negociations-avec-le-ministre-de-la-defense/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” rel=”attachment wp-att-37582″ data-wpel-link=”internal”>convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les transporteurs camerounais menacent de paralyser le corridor Douala – Bangui
Dans une correspondance adressée la semaine dernière au Président national de l’Union syndicale des conducteurs centrafricains (USCC), les organisations socioprofessionnelles des travailleurs du sous-secteur routier du Cameroun s’insurgent face à une montée des tracasseries routières sur la partie centrafricaine du corridor Douala-Bangui, notamment sur le trajet Béloko-Bangui.
Ainsi, la semaine dernière, du 9 au 13 janvier, une réunion de concertation entre les syndicats des chauffeurs camerounais et centrafricains a été organisée à Garoua-Boulaï pour discuter sur les éventuelles marches à suivre afin de dénoncer la résurgence des contrôles intempestifs des éléments de forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines.
« Au-delà du renchérissement des perceptions indues, de la résurgence des contrôles intempestifs des unités des forces de défense et de sécurité, qui se livre à la fouille systématique des camions, alors que lesdits camions sont soumis au paiement préalable d’une somme de FCFA 25 000 pour faciliter le déroulement du convoi, diverses formes de tortures entraînent régulièrement des décès de nos camarades. Il convient donc de dénoncer le non-respect des dispositions pertinentes de la convention en matière de transport terrestre des marchandises qui consacrent les contrôles aux seuls check-points pour assurer la facilitation du transport en transit », déclarent les transporteurs camerounais dans leur communiqué de presse dont CNC a eu copie.
Il y’a lieu de rappeler que La traversée du corridor Douala-Bangui, long de 1416 km, est un véritable parcours du combattant. Les transporteurs routiers qui assurent le fret terrestre entre la capitale économique du Cameroun et celle de la République centrafricaine Bangui sont régulièrement confrontés à de nombreuses difficultés. Notamment des tracasseries policières causées par une multitude de postes de contrôle où ils doivent souvent payer des pots-de-vin pour qu’on les laisse avancer.
COMMENT UN COLIS PIÉGÉ PEUT ATTERRIR SUR LE BUREAU DE monsieur DIMITRI SYTYI MALGRE LA FORTE SECURITE DE CE DERNIER ?
Selon certaines personnes proches de l’enquête sur le supposé attentat contre monsieur DIMITRI SYTYI à Bangui, le discours officiel de Evgeni Prigogine, qui a très (trop?) vite tweeté depuis la Russie, ne serai pas tout à fait exact. Ce dernier accuse sans fondement la France de cet acte horrible. Mais ne serai ce pas la Russie qui aurait tenté de manipuler une fois de plus l’opinion contre la France et ses alliés africains? (comme pour l’attaque de Bossangoa fin novembre?).
Centrafrique.org/manipulation-et-intoxication-wagner-cultive-la-peur-en-republique-centrafricaine/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains/” rel=”attachment wp-att-61650″ data-wpel-link=”internal”>Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 janvier 2023
LA MACHINE RUSSE NOUS PREND-T-ELLE POUR DE GAMINS A LA MATERNELLE POUR GOBER DES HISTOIRES FALCIFIEES ?
La Russie a en effet profité du retrait des dernières troupes françaises stationnées à Bangui pour jouer ce simulacre d’attentat contre l’un de ses citoyens en RCA, monsieur Dimitri Syty, avançant même que ce serai ces même soldat français qui ont envoyé le colis. Mais les enquêteurs sont formels, le colis aurait été envoyé depuis la Russie et aurait effectivement transité par un pays d’Afrique.
La vraie raison de la cadence russe contre Dimitri Sytyi et pourquoi ?
La raison principale serait une mésentente profonde entre Dimitri Sytyi et ses chefs Wagner. Il ne serait pas à la hauteur de ce qu’on lui demande. Depuis le départ de Vitali Perfiliev, Sytyi n’a pas réussi à mener les Wagner à la victoire. Il n’a pas réussi récemment à remporter des contrats sur l’exploitation des sols, qui sont revenu aux Chinois. Il y a quelques jours, une course entre russes et chinois au sujet de l’exploitation des sols en Vakaga, a à nouveau été remporté par les chinois. C’en été trop pour Prigogine et le Kremlin. Sytyi n’était plus légitime, et était de plus en plus isolé ces derniers temps à Bangui. Le retour de Vitali Perfiliev il y a peu a sonné la fin pour Sytyi. Le Kremlin, mécontent de ses résultats, ne voulai plus le voir commander en Centrafrique.
Notre équipe d’investigation nous a révélé en plus que le colis aurait mal fonctionné (ou serai c’est un mauvais montage?). Aucun dégât n’est constaté sur le bureau lui-même. Ce n’est pas un peu de bazar qui nous fait penser à une explosion. Selon toute vraisemblance, une explosion aurait abimé le bureau, et ce n’est pas le cas. Par ailleurs, très peu de photo de Sytyi avec ses blessures ne circulent sur les réseaux sociaux. Si cet attentat était réel, cela aurait bien servi la propagande Russe. Le 19 décembre, jour de son évacuation, Sytyi était encore endormi, ne pouvant de ce fait pas montrer ses blessures. Selon certaines personnes présentes, seuls quelques brulures au visage aurait pu être visibles. Bien maigre pour une soi-disant explosion.
Les employés du DHL séquestrés
Tout cela profite a Wagner qui continue de vouloir piller les ressources des africains en toute impunité, afin de pouvoir étendre son règne de terreur. Cette même terreur qui s’est abattu sur les employés de l’entreprise internationale de livraison ayant fait transiter le colis à Bangui. Une dizaine de ces employés ont été arrêtées et mis en prison sans ménagement. Certains ayant été libérés nous ont affirmé avoir reçu des sévices de la part d’hommes blancs, les accusant d’être à l’origine de cette explosion.
Trop d’éléments incohérents apparaissent dans cette histoire, qui ressemble à une nouvelle manœuvre de déstabilisation. Comme pour l’attaque de Bossangoa le 28 novembre dernier, Il semblerait que les Russes soient à la manœuvre de l’enquête et que cette dernière n’aboutissent jamais, pour nous qui voulons savoir.
Bangui (République centrafricaine) – Au lieu de parler de 100 000 Mercenaires russes en Centrafrique, monsieur Pascal Bida Koyagbélé , le ministre des Investissements stratégiques à la présidence de la République nous donne un chiffre ridicule. D’après lui, aujourd’hui en Centrafrique, il y’a 5000 mercenaires de Wagner.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 janvier 2023
Pascal Bida Koyagbélé : « Nous avons aujourd’hui 5000 Russes en Centrafrique »
Il croyait qu’avec ce nombre ridicule de 5000 mercenaires de Wagner, il pourrait faire peur aux groupes armés, et au passage intimider l’opposition démocratique, y compris la société civile.
Grâce à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les Centrafricains comprennent aisément que la Russie n’est qu’un pays militairement faible. Donc, mettre en avance la capacité militaire de la Russie pour influencer les adversaires, c’est se ridiculiser totalement.
Interviewé par le journal New York Times, monsieur Pascal Bida Koyagbélé déclare que c’est grâce à ces 5000 mercenaires de Wagner que le gouvernement contrôle à 98% le territoire national.
Un chiffre contesté
D’après ce journal américain, le chiffre avancé par monsieur Pascal Bida Koyagbélé est largement contesté par d’autres sources interrogées par la journaliste américaine. D’après ce journal, un autre ministre a récemment parlé d’un contrôle à 80 % du territoire national par le gouvernement.
Or, selon le ministre Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, ce sont les 100% du territoire national qui sont désormais sous le contrôle du gouvernement. Bien évidemment, avec Djorie, c’est de la mythomanie.
Revenant à monsieur Pascal Bida Koyagbélé. Concernant la brutalité des mercenaires de Wagner en Centrafrique, celui-ci répond aisément que “Dans une guerre, comme en Irak”, a-t-il dit, “il se passe des choses”. Une manière pour lui de cautionner les exactions des hommes de Wagner en Centrafrique.
Bien entendu, les autorités sont prêtes à tout pour sauver leur régime, et même le prolonger de plusieurs décennies.
Qui peut croire que c’est le Président de la République Faustin Archange Touadera qui a tenu de tels propos dignes d’un chef mafieux? Selon le journal américain New York Time qui a rapporté les propos de madame Danièle Darlan qui a rencontré, une semaine plutôt, le Président de la République Faustin Archange Touadera, et ce, avant la décision défavorable de la cour constitutionnelle sur son projet de la réforme constitutionnelle.
Centrafrique.org/la-cour-constitutionnelle-enterre-definitivement-le-projet-revisionniste-de-touadera/de-gauche-a-droite-touadera-et-dominique-darlan/” rel=”attachment wp-att-38592″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 janvier 2022
»le peuple centrafricain est trop pressé »
Selon le journal New York Times, madame Danièle Darlan, lors de sa rencontre avec le Président de la République Faustin Archange Touadera, elle lui avait posé une série de questions relatives à son projet de reforme constitutionnelle :
“Je lui ai demandé : ‘Pourquoi une telle précipitation alors que vous avez encore plus de trois années au pouvoir ? ».
Répondant à madame Darlan, le Président de la République disait qu’il ne comprenait pas, mais « le peuple centrafricain était très pressé ». Et l’homme de Damara, regardant froidement madame Darlan dans les yeux, lui pose de question :
“Comment veux-tu que j’arrête ça maintenant ? L’initiative était difficile à arrêter », disait le Président de la République.
Selon les diplomates occidentaux, l’initiative de cette réforme constitutionnelle est certainement difficile à arrêter, puis que c’est Moscou qui l’avait exigé.
Contrairement à la déclaration de monsieur Fidèle Gouandjika , ministre conseiller du Président de la République qui avait affirmé que l’initiative de la réforme constitutionnelle venait de lui, tout porte à croire aujourd’hui que celle-ci vient par contre de Moscou, particulièrement du Président Vladimir Poutine. Là, il n’y a aucun débat.
Bangui (République centrafricaine) – À Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Lobaye, situé au sud-ouest de la République centrafricaine, les mercenaires de la société ténébreuse Wagner, très connus pour leur multiple exactions sur les civils centrafricains, sont devenus des chasseurs des gibiers, mais aussi des producteurs de charbon de bois. Une concurrence déloyale que les petits producteurs locaux dénoncent ouvertement.
Centrafrique.org/inedit-la-centrafrique-escroquee-a-fond-par-un-operateur-economique-russe/un-camion-de-transport-de-bois-entre-la-centrafrique-et-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-60144″ data-wpel-link=”internal”>Un camion de transport de bois entre la Centrafrique et le Cameroun
Rédigé par Firmin Yabodé
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 janvier 2023
à Boda, les mercenaires de Wagner sont devenus des producteurs de charbons
Les centrafricains ont désormais la certitude que quand on parle des mercenaires de Wagner, on parle des voleurs, des briguant, des grands criminels, mais aussi des commerçants. Cependant, à Boda, au sud-ouest de la République centrafricaine, ces mercenaires de Wagner sont devenus non seulement des producteurs de charbons, mais également des chasseurs des gibiers. Mais le gros souci pour les petits producteurs locaux est la concurrence.
En effet, comme vous le savez, la plus grande partie du charbon de bois produite en République centrafricaine est faite par de petits charbonniers locaux pour leur propre besoin, ou pour une commercialisation à petite échelle. Tout comme à Boda ou ailleurs dans la Lobaye, la population utilise à 100% le bois et le charbon pour faire leur cuisine. Et la méthode de carbonisation est simple. Une fois les parcelles forestières coupées et brûlées pour faire place aux cultures, les rondins sont empilés dans de grands fours fabriqués de bois et d’argile ou les hautes températures les transforment en charbon.
Le commerce de charbon, un moyen de subsistance locale
Pour les communautés locales, le commerce de charbon de bois est l’un des seuls moyens de gagner un revenu en espèce qui leur permet de subvenir aux besoins de base des ménages tels que l’achat de nourriture, les frais de scolarité des enfants et les soins de santé de la famille. Ainsi, pour un sac de charbon, les producteurs de charbon locaux vendent à 1300 francs CFA. Or, depuis l’arrivée des mercenaires de Wagner dans la Lobaye, ils découvrent un nouveau commerce, celui de bois et de charbon.
Avec leur tronçonneuse, ils coupent un vaste territoire et récupèrent les gros troncs d’arbre pour les exportations à l’étranger. Les restes, ils les carbonisent pour en faire de charbons. De là, ils deviennent les producteurs de charbon de bois et ils les vendent à 1000 francs CFA le sac. Les clients viennent de partout pour les acheter. Entre-temps, les petits producteurs de charbon locaux ont jugé mieux d’arrêter leur production, car, en plus d’être souvent menacés par le ministère des Eaux et forêt, ils font face désormais à la concurrence russe.
Comme si cela ne leur suffisait pas, les mercenaires de Wagner font aussi de la chasse au gibier dans la forêt locale. Heureusement pour les chasseurs locaux, les hommes de Wagner ne savent pas bien chasser dans la forêt locale.
Bangui (République centrafricaine) – Le ministre de communication porte-parole du gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie, après sa célèbre déclaration sur les antennes de la radio France internationale dimanche, est devenu un objet de rire, non seulement dans les rues de la capitale et sur les réseaux sociaux, mais aussi dans le gouvernement, où il est surnommé le « Tintin » de Bangui.
Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Serge-Ghislain-Djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement-450×300.jpg” alt=”Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement” width=”450″ height=”300″ />Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 janvier 2023
Serge Ghislain Djorie, le nouveau Tintin du Gouvernement
D’après ses collègues du gouvernement interrogés par la rédaction, le ministre Serge Ghislain Djorie est un poids plume de l’exécutif. Un homme très léger, plus qu’un léger, à tel point qu’il est désormais surnommé le « Tintin » de Bangui. D’après eux, son collègue de la défense, monsieur Claude Ramo Biro sait comment le manipuler comme une poupée. Quand il l’écoute, il est engraissé. Il lui fait germer régulièrement des idées grossières. Mais hors-mis Claude Ramo Biro, il y’a aussi d’autres membres du gouvernement qui savent aussi appuyer sur le bouton de la marionnette. C’est le cas de la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo-Temon.
Pour un expert en communication, le ministre Ghislain Serge Djorie n’est pas fou. Il n’est pas aussi drogué, mais il est tout simplement incompétent. Ce qu’il dit régulièrement dans les médias le justifie.
« Alors que le monde passe son temps à débattre de questions importantes liées à la crise énergétique qui secoue le monde suite à l’invasion par la Russie de l’Ukraine, ici en République centrafricaine, de plus en plus d’escrocs et d’incapables deviennent des ministres. Ils tiennent des propos honteux et ridicules dans des médias nationaux et internationaux qui jettent de discrédits sur les Centrafricains et fragilisent davantage notre pays sur le plan international », estime cet expert centrafricain. D’après lui, le ministre Ghislain Serge Djorie cumule à lui seul la crapulerie et l’incompétence. Et ses collègues du gouvernement ont raison, ajout-t-il.
Bangui (République centrafricaine) – Jeudi 12 janvier 2023, dans la matinée, à Abba, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située au nord-ouest de la République centrafricaine, est à nouveau secoué durant plusieurs heures par des détonations d’armes lourdes et légères. Les habitants croyaient vraiment à une attaque des rebelles contre les positions de l’armée nationale dans la ville. Or, c’était une embuscade des rebelles contre les soldats FACA à 2 kilomètres de la ville. Du coup, les habitants sont en colère.
Centrafrique.org/un-exercice-dune-marche-commando-des-soldats-faca-sur-la-route-de-kassai-ouango/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-exercice-dune-marche-commando-des-soldats-FACA-sur-la-route-de-Kassai-Ouango-450×371.jpg” alt=”Un exercice d’une marche commando des soldats FACA sur la route de Kassaï-Ouango” width=”450″ height=”371″ />Un exercice d’une marche commando des soldats FACA sur la route de Kassaï-Ouango
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 janvier 2023
À Abba, des critiques fusent de partout contre les soldats FACA
Selon des informations recueillies, deux soldats FACA, sur une moto, seraient tombés dans une embuscade des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 2 kilomètres à l’entrée de la ville de « Abba » sur l’axe de Lamy-Pont. Au cours de l’attaque, un Soldat FACA avait été tué, et un autre gravement blessé à la jambe.
Au même moment, au centre Abba, les autres soldats FACA, au lieu d’intervenir pour secourir leurs collègues en difficulté, se contentent de traumatiser la population avec des tirs inutiles et assourdissants avec des armes lourdes et légères durant des heures.
« C’était vraiment paniquant », affirme un habitant de la ville de « Abba » joint au téléphone par la rédaction du CNC. Pour lui, le seul avantage pour la population locale c’était la libre circulation aux checkpoints de l’armée après ces détonations d’armes.
« Les soldats FACA se sont tous retirés de leur checkpoint », affirme-t-il.
Selon des informations circulant depuis jeudi sur les réseaux sociaux, le soldat tué dans l’embuscade à Abba serait un jeune du quartier Bimbo dénommé Jordano. Il aurait intégré l’armée nationale il y a seulement six mois.
Bangui (République centrafricaine) – Une famille de la capitale centrafricaine Bangui qui voulait effectuer l’enterrement d’un membre de la famille décédé, et dont le corps avait été déposé à la morgue de l’hôpital de l’Amitié il y a quelques jours, a manqué le corps du défunt. Au moment de la reconnaissance du corps ce jeudi 12 janvier, à la surprise de la famille, celui-ci n’était pas présent. La tension monte de plusieurs crans, le directeur de l’hôpital de l’Amitié séquestré dans son bureau, et les forces de l’ordre sont intervenues pour faire disparaître la famille en colère.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 janvier 2023
Un cadavre disparu de la morgue de l’hôpital de l’Amitié
C’est un deuxième cas du genre en moins de 16 mois dans la capitale centrafricaine. L’année dernière, une autre famille n’a pas retrouvé le corps de l’un de leur, cette fois à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Selon des informations circulant sur les réseaux sociaux, le défunt s’appelle Mokolomboka Loïc alias Kabi. C’est un ancien conducteur de moto-taxi reconverti en couturier, demeurant au quartier Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.
D’après les mêmes informations qui circulent abondamment sur les réseaux sociaux, monsieur Loïc avait été admis à l’hôpital de l’amitié suite à un malaise cardiaque. Quelques jours plus tard, il a rendu l’âme le 6 janvier dernier, et admis aussitôt à la morgue dudit centre hospitalier.
Ce jeudi 12 janvier 2023, les parents ont programmé la levée du corps du jeune Loïc Mokolomboka pour la cérémonie funéraire, mais arriver à la morgue, le corps du jeune Loïc n’y est plus. Le responsable de la morgue n’a pas fourni les détails nécessaires, c’est ce qui a déclenché la colère et la panique des parents venus ressortir le corps de leur enfant. Durant plusieurs minutes, ils ont séquestré le directeur général de cet hôpital dans son bureau. C’était la panique générale, obligeant les forces de l’ordre à intervenir pour disperser la foule en colère.
Sur place, certaines langues évoquent déjà d’un possible trafic d’organe humain, d’autres d’une éventuelle confusion dans la livraison des corps. Si tel est le cas, la famille exigera-t-elle son exhumation ? Une enquête a été ouverte pour y faire la lumière.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de « Abba », chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située à une centaine de kilomètres de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine, est à nouveau secouée depuis 5 heures du matin par des détonations d’armes lourdes et légères. Les témoins parlent d’une attaque des positions de l’armée nationale dans la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/a-abba-les-habitants-denoncent-le-racket-systematique-sur-des-barrieres-tenues-par-des-faca/la-ville-de-abba-au-nord-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-56772″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/la-ville-de-abba-au-nord-de-la-republique-centrafricaine-450×253.jpg” alt=”La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”253″ />La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 janvier 2022
Jeudi, 12 janvier 2023, vers 5 heures du matin, une colonne des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), appuyés par les miliciens Anti-Balaka de la Nana-Mambéré, ont attaqué depuis 5 heures du matin les positions de l’armée nationale dans la ville de « Abba ».
Les combats sont en cours. La ville s’est vidée de ses habitants qui sont coutres chez eux pour la plupart.
Joint au téléphone, un habitant de la ville témoigne que la ville serait sous contrôle des soldats FACA, et les rebelles sont aux alentours.
« Les rebelles ont encerclé totalement la ville », affirme-t-il.
Selon un soldat FACA à Abba joint au téléphone, il affirme que l’un de leur poste avancé à 2 kilomètres de la ville sur l’axe de Bouar qui serait attaqué par les assaillants.
Quant aux mercenaires de Wagner, ils sont basés à 35 kilomètres de la ville en ce moment.
Le bilan provisoire n’est pas disponible en ce moment.
Bangui (République centrafricaine) – Deux mois après la désertion en cascade au sein de l’organisation paramilitaire du régime du Président Faustin Archange Touadera à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, une nouvelle vague de Russe noir vient de faire défection pour regagner définitivement le maquis. Parmi eux, figure le tristement célèbre russe noirs surnommé Illyasa . Que s’est-il passé?
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 janvier 2023
Illyasa , le célèbre russe noir de Bambari vient de faire défection
Surnommés les « russes noirs », les anciens combattants de la milice Anti-Balaka et les ex-rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) qui avaient déposé officiellement les armes et regagné le rang des civils. Recrutés et formés par les mercenaires de la ténébreuse organisation russe Wagner, ces ex-combattants armés sont en première ligne dans des opérations militaires au côté des hommes de Wagner pour combattre et pourchasser leurs anciens collègues de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Parmi eux, figure le tristement célèbre Illyasa, un ex-téméraire rebelle de l’UPC.
En raison de leurs nombreuses exactions sur les civils comme les criminels de Wagner, les habitants de la Haute-Kotto et de la Ouaka les surnomment les « russes noirs ». Mais depuis le mois de novembre 2022, ces ex-combattants sont désillusionnés et cherchent à retourner dans le maquis au côté de leurs anciens collègues rebelles. C’est d’ailleurs ce que vient de faire le tristement célèbre criminel Illyasa.
La désertion des russes noirs est devenue quasiment monnaie courante
Il y a deux mois, au mois de novembre 2022, ces miliciens étaient au nombre d’environ 40 à faire défection et rejoindre le maquis. Cette fois, ils sont au nombre de 27 à s’évader dans la nature avec leurs armes et équipements militaires. Parmi les déserteurs, figure le tristement célèbre Illyasa, un téméraire Russe noir tristement connu à Ippy et Bambari pour son courage et sa cruauté envers les civils.
Pour l’heure, on ignore les raisons exactes de leur défection, mais notre équipe est sur le dossier.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de Digui, théâtre de multiples exactions des hommes en armes, est à nouveau secouée par une nouvelle violence des hommes de Wagner sur un soldat de l’armée nationale, provoquant ainsi un violent affrontement entre les deux belligérants. Le bilan fait état de 4 soldats FACA et 3 mercenaires de Wagner tués ainsi que plusieurs cas des blessés dans les deux camps.
Centrafrique.org/Centrafrique-contradiction-sur-le-nombre-des-soldats-faca-tues-dans-un-accident-au-croisement-digui/vehicule-des-faca-accidente-au-croisementdigui/” rel=”attachment wp-att-57426″ data-wpel-link=”internal”>Le camion militaire des FACA accidenté sur un pont au croisement Digui, garé devant la base militaire des mercenaires russes au croisement Digui. Photo CNC / Bertrand Yékoua
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 janvier 2023
4 soldats FACA et 3 mercenaires de Wagner tués à Digui
Les affrontements entre des militaires de l’armée centrafricaine et des éléments de la milice russe Wagner ont eu lieu lundi à Digui, une localité située à 45 kilomètres de Bambari sur l’axe de Ngakobo.
Selon des sources militaires basées à Bambari , interrogée par la rédaction du CNC, l’entente n’est plus de mise depuis quelques jours entre des militaires centrafricains et leurs partenaires de Wagner dans la préfecture de la Ouaka. D’après les mêmes sources, tout serait parti d’une injonction faite à un soldat FACA par les hommes de Wagner comme d’habitude. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils ont pris ce soldat FACA pour le sodomiser en groupe. C’est ce qu’ils l’ont fait d’ailleurs. Mais ce militaire centrafricain n’a pas apprécié ce qu’ils lui ont fait. Quelques minutes après, il était parti prendre son arme et tourne le canon sur deux mercenaires de Wagner et les tue sur place. En réaction, les autres mercenaires de Wagner tirent à leur tour sur ce soldat FACA, provoquant ainsi la colère de ses collègues militaires. Une bagarre est éclatée entre les Wagner et les soldats FACA. Des coups de feu ont même eu lieu. De cette bagarre, 4 soldats FACA et 3 miliciens de Wagner ont été tués.
Les corps des victimes sont arrivés à Bangui. Ils sont à la morgue de l’hôpital général.
Bangui (République centrafricaine) – C’est du jamais vu dans l’histoire de notre pays. Les nouvelles recrues de l’armée nationale, en formation initiale au camp militaire de Berongo, crèvent de faim. Ils n’arrivent pas avoir de quoi à manger depuis près d’une semaine. Ils appellent leur famille en aide, sinon leur situation sera catastrophique.
Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Les-soldats-de-larmee-nationale-FACA-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-Kassai-450×447.jpg” alt=”Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï” width=”450″ height=”447″ />Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 janvier 2023
Les nouvelles recrues des FACA crèvent de faim à Berongo
Reconnaissant que la situation de ces nouvelles recrues de forces armées centrafricaines est préoccupante, l’état-major de l’armée a demandé avec insistance, pour la première fois dans l’histoire du pays, aux parents de ces futurs soldats de leur envoyer, pour chacun, si possible en toute urgence, une somme de 10 000 francs CFA par semaines afin de leur permettre d’acheter de quoi à manger.
Cependant, on ignore si la somme demandée par l’état-major de l’armée doit être directement envoyée aux intéressés par leur famille, où elle doit passer par l’état-major des FACA. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, à Berongo, les nouveaux soldats FACA auraient demandé à leur famille par personne interposée de leur envoyer directement le fonds sans passer par l’état-major. On ignore pour quelle raison ils ne veulent pas que cela passe par l’État-major.
La crise financière qui a fortement secoué les caisses de l’État depuis 9 mois commence à avoir des répercutions sur tous les secteurs de l’économie. Au sein de l’armée nationale, les primes générales d’alimentation (PGA) n’ont pas été payées depuis deux mois.
Bangui (République centrafricaine) – Dorénavant c’est le bras de fer entre le Président Faustin Archange Touadera et les leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). Pour ces derniers, La volonté obstinée de changer coûte que coûte la Constitution du 30 mars 2016 rend le Président de la République sourd et hostile à toute idée contraire émise, oubliant au passage que la fonction qu’il exerce est rigoureusement encadrée par la loi fondamentale dont la violation n’est pas sans conséquence pour son auteur.
Centrafrique.org/touadera-31-decembre-2022/” data-wpel-link=”internal”>Le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 janvier 2022
« Le Président Touadera est devenu sourd et hostile »
Complètement aveuglé par l’obtention d’un troisième mandat présidentiel doublé d’une présidence à vie, le Président Faustin Archange TOUADERA est devenu méconnaissable au sommet de l’État. Le récent examen du Projet de loi référendaire et son adoption à la hussarde par l’Assemblée nationale quelques heures seulement avant la clôture de la session ordinaire, en dit long sur la détermination du Président de la République à violer la Constitution, à marcher sur le droit et à négliger les Institutions républicaines pour atteindre l’unique objectif qui vaille pour lui, le changement de la Constitution. C’est une véritable « guérilla constitutionnelle » caractérisée par la volonté du pouvoir en place d’imposer, envers et contre tout, un referendum constitutionnel.
Un autre exemple est celui de la décision la semaine dernière de la cour constitutionnelle.
« La décision de la Cour constitutionnelle concernant le décret fixant l’âge de la retraite est un cas d’école : le décret est illégal, mais ses conséquences sont validées, pourvu que la place nette soit faite pour avancer vers le referendum constitutionnel avec un habillage juridique qui ne trompe personne », déclare le porte-parole du BRDC, le député et Président du MLPC Martin Ziguélé.
Malheureusement, depuis 2020, la DÉMOCRATIE en République centrafricaine est étouffée, l’ÉTAT DE DROIT effondré, les libertés fondamentales sont menacés par un autoritarisme rampant.