Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC) – Depuis une semaine, dans la Vakaga, c’est la colère et stupéfaction qui dominent. Les Mercenaires russes, à bord de trois véhicules, lourdement armés, sèment la panique au sein de la population locale. Ils enchaînent des exactions sur exaction. Des tirs en l’air, des fouilles porte par porte, ces mercenaires de la Russie profitent des fouilles réalisées dans des villes et villages pour voler de l’argent des particuliers, des motos, la nourriture, y compris le bétail et les poulets. Et ce n’est pas tout!
rca-les-mercenaires-russes-desormais-dans-la-contrebande-des-boissons/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain/” rel=”attachment wp-att-51782″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
Des criminels voyous à l’assaut de la Centrafrique
Décidément, les hommes que la société de mercenariat russe Wagner déploie en Centrafrique ne sont que des criminels, des braqueurs, des voyous. Ce sont des gens dépourvus de morale humaine, de sentiment et de pitié. La population du nord de la rca a bien compris, d’autant plus que ces derniers temps, c’est cette même population qui est la cible principale de ces criminels de Wagner, et ce, avec la complicité du pouvoir en place.
Après avoir commis, le lundi 23 mai dernier, des exactions sur le chantier minier de Ndah, dans la Vakaga ces mercenaires de Wagner sont allés à Gordile, puis à Ndiffa. Dans ces deux localités, ils enchaînent toute une série de violences qui n’épargnent pas les populations locales. Le traitement infligé à Gordile et à Ndiffa témoigne de la volonté de ces criminels de Wagner décidés à affaiblir économiquement et durablement les populations de Gordile, de Ndiffa, de la Vakaga en général.
À Tiringoulou, c’est le chaos général
Et ils ne s’arrêtent pas là. Le lendemain, c’est-à-dire le mercredi 25 mai 2022, ils sont allés à Tiringoulou. Mais à leur arrivée, certains habitants ont peur et quittent la ville pour se retrancher dans la brousse. Les mercenaires de Wagner, de leur côté, ont aussi décidé de quitter la ville à destination de Ouandja. Pendant ce temps, certains habitants qui ont dû quitter leur domicile précipitamment, préfèrent regagner leur foyer. Mais la surprise qui les attend est de taille. Les mercenaires de Wagner attendent 18 heures pour revenir dans la ville. À leur retour, ils ont positionné leur premier véhicule à l’entrée de la ville, puis le deuxième au centre, et le troisième à la sortie de la ville. Ils font des tirs en l’air. Des tirs assourdissants, paniquant la population qui préfère à nouveau retourner dans la brousse, laissant tout derrière. C’est ainsi que les mercenaires de Wagner fouillent maison par maison et emportent tout à leur passage. Une nuit de pillage en toute tranquillité.
À Manou, le village est totalement mis dans le sac
Le lendemain, c’est-à-dire hier jeudi, ils ont quitté la ville pour retourner à Ndiffa, puis à Gordile. Leur présence est signalée dans le village Manou, à 5 kilomètres de Gordile. Dans ce village, ils ont bloqué le pick-up Hilux du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène qu’il a donné à son frère cadet Kader. Ces mercenaires ont aussi pillé des boutiques en emportant tout dans ces boutiques: 40 sacs de farine, 60 bidons d’huile et 60 sacs de sucre.
La population en fuite dans la brousse. Ils sont de retour à Gordile pour le moment.
« Nous avons voté sous pression à 100% pour le Président Faustin Archange Touadera. Mais la conséquence aujourd’hui c’est le massacre de la population civile. La même population qui l’a porté pourtant au pouvoir il y a un an. Mais Dieu est vivant. Il paiera tôt ou tard », dénonce un habitant de Tiringoulou.
Pour un habitant de Gordile joint au téléphone, la faute n’est pas aux mercenaires de Wagner.
« C’est notre faute parce que nous avons entendu ce que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène nous a dit. Mais maintenant il est à Bangui, tranquille dans sa villa, et nous, ici dans les villages, on souffre. On nous tue, on nous pille, et il n’ouvre pas sa bouche pour condamner», explique – t -il.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC) – Le jeudi 12 mai dernier, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul, venu faire ses courses sur ce marché, avait été froidement abattu par un Soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA avait été récupérée sur lui. Quelques heures après, l’affaire avait pris une autre tournure, et l’enquête est confiée à la gendarmerie de Bouar. Une semaine plus tard, le tueur a été identifié, et son identité dévoilée.
centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Pour des raisons de sa sécurité, nous ne pouvons pas publier son nom et prénom. Mais d’une manière générale, il faut savoir que c’est un ex-milicien d’autodéfense du KM5. Il a manœuvré durant plusieurs années dans une milice du troisième arrondissement, dirigée par le tristement célèbre Issa Capi alias 50 – 50, tué en 2016 dans un affrontement interautodéfense au KM5.
Il avait été incorporé dans les forces armées centrafricaines (FACA) en avril 2021 avec quelques-uns de ses collègues miliciens d’autodéfense sans enquêtes de moralité.
Par ailleurs, le procès-verbal de l’enquête vient d’être transféré à l’état-major à Bangui. Le suspect connaîtra son sort d’ici la semaine prochaine.
Il y’a lieu de rappeler que le jeudi 12 mai 2022, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul avait été froidement abattu par un soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA a été récupérée sur lui. Ce qui a beaucoup ému la population locale qui a préféré signaler les faits aux autorités militaires à Bouar.
Faux et usage des faux : aucun avion s’est écrasé à Birao
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC) – Depuis près de deux semaines, une vidéo surgit, circule et se partage sur les réseaux sociaux présentés comme une image de l’écrasement d’un avion qui se serait écrasé proche de l’aérodrome de Birao, dans la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Il ne faut pas s’y fier. D’après nos investigations, cette histoire n’est autre qu’une invention, une machine à rêver.
soi disant image d’un crash d’AVION à Birao
Selon des informations publiées par certains médias proches du pouvoir, les informations collectées sur le terrain par les autorités compétentes ont démontré qu’il s’agissait bien d’un accident d’avion. Apparemment, l’avion venait d’atterrir à l’aérodrome de Birao, qui est situé non loin de la frontière soudanaise et du point de passage d’Amdafock.
Aucun avion n’est s’écrasé dans la zone
D’après les informations recueillies par CNC auprès de la population locale et des autorités civiles et militaires de Birao qui seraient allées au secours des membres de l’équipage et celles de certaines grandes villes du Nord, elles n’ont vu aucun avion atterri dans la zone et surtout piloté par une seule personne. Plus étonnante encore, affirment nos sources, elles n’ont aucune information sur le crash d’un avion quelconque, ni avant, ni après le 15 mai 2022.
Le paysage n’est pas celui de la Vakaga
D’après l’analyse faite par notre Rédaction de ladite vidéo reprise par la chaine de télévision Africa média pro-russe et présentée comme un avion britannique et piloté par un seul homme qui a trouvé la mort dans le crash, le paysage du lieu de crash démontre à lui-même que ce n’est pas Birao, ni la région de Vakaga que la vidéo a été tournée.
La vidéo, soit disant filmée par un homme de passage à pied et prétextant avoir vu les gendarmes et les policiers sur le lieu, ne montre aucune image du reste de l’avion au sol. On y voit plus loin une petite fumée noire, derrière une habitation, semi-ouvré, en tôles, dans une forêt verdoyante des arbres fruitiers et des palmiers à huile. Or, dans toute la Vakaga, y compris à Birao, on y trouve jamais ce genre de paysage : la forêt, les palmiers, latérite, etc..
En plus, l’aéroport se trouve à 12 kilomètres de la ville, et il n’y a aucune habitation à proximité. Sauf la base de la Minusca qui est située dans la concession de l’aérodrome lui-même. Pour Birao, c’est radicalement écarté. Rien ne s’est passé dans cette localité.
Et ce n’est pas tout! Nous avons tenté de vérifier l’information dans d’autres villes forestières de la Centrafrique qui ont ce genre de paysage. À Nola et Berberati par exemple, surtout du Sud-ouest de la RCA, là encore, rien.
Pour un ex-préfet de la Lobaye, la route telle que vue dans la vidéo n’est pas en RCA.
« C’est une vidéo de montage. S’il y’avait vraiment un écrasement, on devrait avoir des images réelles de l’avion, de son épave. Mais jusqu’à présent rien. Les autorités qui disent vouloir mener des enquêtes sur ce prétendu crash d’avion ne sont pas aussi en mesure de prouver si la vidéo est tournée en RCA ».
Mais quel est le but de la publication de cette fausse nouvelle ? S’agit-il pour détourner l’attention du public alors que des mercenaires de Wagner multiplient des exactions dans la région, notamment à Tiringoulou, à Ndiffa, à Gordile, à Manou etc.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC) – Sept personnes ont été tuées mardi par des hommes armés non identifiés dans la sous-préfecture de la Nana-Bakassa, située à une soixantaine de kilomètres de Bossangoa, dans la préfecture de l’ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) CopyrightCNC
Cette information a été confirmée par les autorités locales. D’après elles, les éléments rebelles de 3R ( pour retour, Réclamation et Réhabilitation, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui seraient auteurs de cet acte criminel..
D’après elles, les victimes, qui travaillaient sur un chantier minier local, étaient toutes originaires de la Nana-Bakassa. C’est au moment de leur retour qu’ils étaient tombés dans le filet de ces criminels armés à moins de 10 kilomètres de la ville. Or, après les avoir assassinés, ces bandits armés n’ont rien pris sur leurs victimes, alors qu’elles ont des sacs à main contenant de l’argent, de l’or, des bracelets en argent, et de téléphone Android. Tout était resté intact, même leurs motos. Les assaillants n’avaient rien pris, ce qui étonne plus d’un.
En interrogeant la population locale, elle accuse en premier les rebelles de 3R. Mais, selon nos informations, les 3R ne sont plus actifs dans ce secteur depuis une année. Par contre les hommes de l’UPC du général Adamou Ledderi y règnent toujours. On pourrait penser à eux, mais pas avec certitude, car dans cette région, il y’a une multitude des hommes armés qui y commettent des exactions, même des étrangers.
N’oublions pas aussi les hommes de Wagner qui patrouillent sans cesse dans la région. Ils pourraient aussi en être auteurs de ces actes criminels car ils ne veulent voir des Centrafricains travailler sur des chantiers miniers.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC – L’institution financière multilatérale pointe le manque de transparence entourant le projet de « crypto hub » porté par les autorités centrafricaines, et s’interroge sur ses effets sur l’inclusion financière et les finances publiques du pays.
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana
La Banque mondiale s’est déclarée, ce mercredi 25 mai, « préoccupée » par le projet de centre d’investissement en bitcoins annoncé par la présidence de la République centrafricaine.
« Nous avons des préoccupations concernant la transparence du projet ainsi que sur ses implications potentielles pour l’inclusion financière, le secteur financier et les finances publiques en général, en plus des aspects environnementaux »,a déclaré un porte-parole de la Banque mondiale, cité par Bloomberg.
L’institution a également relevé le manque de coordination avec les autorités de régulation du secteur financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
« Il est important que les institutions régionales concernées telles que la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC et les autorités bancaires soient pleinement consultées, et restent aux commandes », a ajouté la Banque mondiale.
Alors que le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a évoqué dans un tweet annonçant le lancement du hub d’investissement en cryptomonnaies un prêt de 35 millions de dollars de la Banque mondiale destiné à financer la numérisation du secteur public, la Banque mondiale a clairement indiqué qu’elle « ne soutient pas l’initiative cryptographique de la République centrafricaine ».
Le chef d’Etat avait annoncé, dans un communiqué publié dans la soirée du lundi 23 mai, le lancement imminent d’un centre d’investissement « légal » en bitcoins, appelé SANGO. Il n’a pas cependant révélé sur sa date d’ouverture ou son mode de fonctionnement.
Le President Prof. Faustin-Archange Touadéra va bientôt lancer le projet “#SANGO – The First Crypto Initiative”, une bonne nouvelle pour la République #centrafricaine et la loi de crypto-monnaies. #rca
— Faustin-Archange Touadéra (@FA_Touadera) May 25, 2022
La Centrafrique, dont le PIB est estimé à 2,3 milliards de dollars et où le taux de pénétration d’Internet est d’environ 11%, est devenue en avril dernier, le premier pays d’Afrique et seulement le deuxième au monde (après le Salvador) à adopter le Bitcoin comme monnaie officielle.
Au lendemain de cette adoption, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé à « ne pas voir le Bitcoin comme une panacée contre les défis économiques auxquels l’Afrique fait face ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 27 mai 2022
Bangui (CNC) – Située à 305 kilomètres au nord-ouest de Bangui, la ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’ouham, est depuis deux jours replongés dans la psychose. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se rapprochent dangereusement de la ville. Leur présence est désormais signalée dans les parages.
Pancarte de Bienvenue à l’entrée de la ville de Bossangoa
Désormais, c’est l’inquiétude qui domine à Bossangoa. Plus d’un an après la reprise de la ville par les soldats FACA et leurs alliés ruses et rwandais, les populations locales sont à nouveau plongées dans la psychose d’un éventuel retour des rebelles de la CPC.
Ainsi, le mardi dernier, sur la route de Nana-Bakassa, à 7kilomètres, on signale leur présence massive en train de rôder autour de la ville de Bossangoa.
Aussitôt, la panique s’empare de la population, les transporteurs également. Depuis deux jours, les circulations sur l’axe Bossangoa – Nana-Bakassa sont largement perturbées, et les activités tournent au ralenti.
« Moi je suis venue à Nana-Bakassa pour me soigner traditionnellement. Je dois rentrer cette semaine à Bangui, mais il n’y a plus des transports. Les conducteurs ont peur. J’ai appris également que les rebelles de la CPC sont sortis massivement à 9 kilomètres de Bossangoa. Même les taxis motos ont aussi peur de venir à Nana-Bakassa », témoigne Roseline, une enseignante de primaire à Bangui, partie à Nana-Bakassa pour se soigner.
Pour l’heure, les forces de l’ordre tentent de rassurer la population en multipliant des patrouilles musclées dans la ville ainsi qu’aux alentours.
Message de l’Association Action Solidaire délivré à l’occasion de la journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle.
Centrafricaines, Centrafricains,
Ce samedi 28 mai sera la journée mondiale de l’hygiène menstruelle à cette occasion nous membre de l’Association action solidaire souhaiterions délivrer un message.
La communauté internationale commémore chaque 28 mai, une Journée mondiale consacrée à l’hygiène menstruelle et notre pays la République Centrafricaine la célèbre cette année de manière officielle.
L’instauration de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle remonte à 2014. Son but est de rompre le silence et à diffuser l’information pour permettre à la communauté en générale et à la communauté scolaire en particulier de communiquer et d’échanger sur l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle.
Cette journée a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire dans le but d’augmenter la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.
En effet, plusieurs d’entre vous s’interrogent pourquoi le choix du jour, le 28ème du mois, a été effectué en pensant à la durée moyenne d’un cycle menstruel. Le mois de mai est quant à lui le 5ème de l’année, soit le nombre de jours moyen de la durée des règles.
Chaque jour, environ 800 millions de filles et de femmes, en âge de procréer ont leurs règles à travers le monde – une réalité biologique universelle, pourtant entourée de tabous et synonyme de vulnérabilité accrue pour de nombreuses personnes. Les menstruations sont une question de santé, de droit et de dignité, d’égalité et de sécurité.
Aussi, le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) indique qu’en Afrique, 66% des filles ne disposent pas d’une bonne information sur la menstruation avant d’être confrontées à leurs premières règles, ce qui rend l’expérience négative, et parfois traumatisante. La même source indique que sur le continent africain, une fille en âge de scolarisation sur dix s’absente régulièrement de l’école pendant ses règles.
Cela démontre que la précarité menstruelle est une réalité quotidienne pour les jeunes filles et jeunes mères en Centrafrique. Ces dernières éprouvent effectivement des difficultés d’accès aux protections hygiéniques pour une hygiène décente. Aujourd’hui, les tabous autour des règles sont encore bien présents dans notre société. Le manque d’information, mais aussi les préjugés viennent accentuer les inégalités aux protections, mais aussi à l’accès aux soins ou encore la prise en compte de la précarité menstruelle dans divers aspects de la vie des personnes menstruées (études, travail etc.).
Face à tout cela, la problématique de la question de la lutte contre la précarité menstruelle en Centrafrique doit être considérée comme l’affaire de tous, pas seulement celle de femmes, et cela passe toujours et encore en priorité par la communication. Le but, c’est d’avoir une approche intégrée, de mener à la fois des actions en matière de formation, d’hygiène et d’éducation. Il y a aussi la sensibilisation à travers des campagnes qui traiteront de l’hygiène menstruelle.
Nous membres d’Action Solidaire disons qu’aucune femme ne devrait avoir à s’inquiéter pour sa prochaine protection périodique. « L’accès aux protections périodiques est un enjeu de santé, de solidarité mais également d’égalité des chances car la précarité menstruelle impacte directement la réussite scolaire des collégiennes et des lycéennes qui en sont les victimes. Acheter des protections périodiques est une réelle source d’inégalité que nous ne souhaitons plus occulter. En nous attaquant directement, avec le Ministère de l’éducation nationale à ce tabou au sein des écoles, nous souhaitons lutter définitivement contre la précarité menstruelle.
Cette journée du 28 mai 2022 vise à sensibiliser, à communiquer et échanger sur l’amélioration de la gestion de l’hygiène menstruelle. Elle a aussi pour but d’interpeller les décideurs afin d’améliorer les infrastructures sanitaires en milieu scolaire pour augmenter, la fréquentation scolaire des filles, leur participation et leur maintien à l’école, même pendant leurs règles.
“Il y a une prise de conscience de nos autorités. Par contre, la route de ce qui reste à faire est longue : accès à bas coût des protections périodiques (idéalement subventionnés), éducation dans les collèges à propos des règles et de la bonne utilisation des protections périodiques internes et externes, locaux adéquats pour pouvoir en changer.
Action Solidaire souhaite que des actions concrète soient mise en Place pour les jeunes filles collégiennes et lycéennes mais aussi celles dans l’arrière-pays qui n’ont pas les moyens nécessaires pour s’acheter les serviettes hygièniques. Une politique des serviettes hygiéniques subventionnées doit être mise en place sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Cette subvention pourra se faire via le centre de santé Scolaire pour la ville de Bangui et les formations sanitaires pour les provinces.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – La scène criminelle s’est produite sur un chantier minier à Ndah, une localité située dans la préfecture de la Vakaga, non loin du soudan et du Tchad, au nord-Est de la République centrafricaine. Les auteurs, vous les connaissez, c’est toujours les mercenaires de la société russe Wagner, accusée par l’ONU, la France et les États-Unis d’avoir fait le jeu criminel et stratégique du Président russe Vladimir Poutine en Afrique.
centrafrique.org/centrafrique-nouveau-massacre-dans-la-vakaga-un-bilan-humain-terrifiant/deux-hommes-de-wagner-en-operation/” rel=”attachment wp-att-54332″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires de Wagner en opération
Selon des témoignages recueillis auprès de quelques survivants de cette offensive meurtrière des Mercenaires russes menée dimanche 22 mai sur le chantier de Ndah, vers Gordile, des centaines de personnes ont fui cette localité aurifère pour se réfugier dans des villes voisines. Les survivants accusent le groupe Wagner d’avoir tué au moins 5 personnes, et confisqué plus de 100 motocyclettes des particuliers. D’après eux, les petits chercheurs d’or ont perdu également des milliers, voire des millions de dollars d’or et de biens au total.
« Ce que nous avons vu était très brutal et sanglant. Ils ont utilisé des forces agressives et des armes contre les civils, notamment pour tuer les commerçants et les mineurs et piller l’argent et l’or des particuliers », témoigne un survivant joint au téléphone.
Selon des informations recueillies, ces mercenaires russes seraient venus de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Et ils ne sont pas à leur premier coup. La fois dernière, ils ont massacré une centaine des personnes, dont les Soudanais et Tchadiens, y compris des Centrafricains, le 14 et 18 mars 2022. Et à chaque opération, ces mercenaires Russes utilisent des armes lourdes, notamment des hélicoptères d’attaque, des chars et des véhicules tout-terrain armés.
Joint au téléphone, un chef traditionnel local affirme à CNC qu’il n’y a aucun groupe armé dans le secteur.
« Au départ, nous avons pensé que les Russes étaient venus dans le secteur à cause de la présence des rebelles. Mais nous les avions tous chassés. Bizarrement, ces mercenaires russes continuent de revenir ici pour tuer les gens, ramasser leur or et diamant ainsi que leur moto. C’est choquant », ajoute – t – il.
Rappelons que le bilan de cette incursion fait état de 5 morts et 12 blessés. Plus de 100 motos ont également été emportées par ces mercenaires de Wagner.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022
Bangui (CNC) – Ça y’est. Les mots sont lâchés : « sévices corporels, caillasse des véhicules, kidnapping, etc. ». Didatien Kossimatchi, un membre du parti au pouvoir, porte-parole centrafricain de la société russe Wagner, organisateur protégé de trouble dmilitaires français ans le pays, vient de passer à la vitesse supérieure. Il entend désormais s’en prendre non seulement aux intérêts français en République centrafricaine, mais aussi aux certains cadres centrafricains de la banque centrale et au directeur de la BSS. Et l’homme ne s’arrête pas là !
Il exige également l’arrestation et la traduction en justice de certains leaders de l’opposition, accusés à tort d’être impliqués dans la dernière tentative du coup d’État.
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
« Interdiction formelle aux troupes françaises basées à l’aéroport Bangui-M’poko de ne plus sortir hors de leur site respectif jusqu’à leur départ dans les jours qui suivent, faute de quoi ils s’exposeront à de traitements inhumains de la part de la population centrafricaine (sévices corporels, caillasse de leurs véhicules, kidnapping, etc.) », a déclaré monsieur Didatien Kossimatchi.
C’était dans un communiqué de presse que le coordonnateur de la plateforme Galaxy, monsieur Didatien Kossimatchi, a annoncé, fièrement comme un surhomme, une série de mesures radicales contre les intérêts français dans le pays, notamment la société Total, accusés d’être à l’origine de la crise d’hydrocarbure qui secoue le pays en ce moment.
En plus des intérêts français dans le pays, l’homme s’attaque aussi aux hommes politiques de l’opposition, notamment Martin Ziguélé, Dologuélé, Abdoul Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye. Faute de quoi « les victimes seront les justiciers ». Ceci dit, lui et sa milice de requins vont les traquer un à un.
Et ce n’est pas tout, l’homme s’attaque aussi à tous ceux qui s’opposent à leur monnaie virtuelle, la « Cryptomonnaie « , devenue depuis le début de la semaine une deuxième monnaie légale en RCA.
« La plateforme Galaxy demande sans condition au chef de l’État, de limoger et traduire devant la justice les traitres qui sont impliqués dans l’affaire COBAC à savoir : ANYASSI Narcisse, BENINGA Lionel, TOMBIDAM Denise et OUAZIN Maurice ».
Il « met en garde également le Directeur général de la BSIC d’obtempérer à l’injonction du président de la COBAC ».
Comme si cela ne suffisait pas, il lance un ultimatum d’une semaine pour l’exécution de ces revendications susmentionnées.
Pour de nombreux Centrafricains, monsieur Didatien Kossimatchi n’est autre qu’un semeur de trouble. L’homme de sale boulot du pouvoir. Ce qu’il a dit vient de la présidence et non de lui-même. Donc la solution sera de poursuivre les principaux auteurs du dommage en cas d’agression.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022
Bangui (CNC) – L’intensification de l’influence russe sur les médias africains a pour conséquence la mise en péril des acquis démocratiques sur le continent, et plus particulièrement en Centrafrique.
Touadera et Poutine
L’Institut sud-africain des affaires internationales (SAIIA) a publié en février dernier un rapport intitulé « Russian medias and Africa : exercising softpower », dans lequel il explique notamment comment la Russie cherche à étendre son contrôle sur les médias et les journalistes pour manipuler l’information à son profit, et ainsi poursuivre son retour sur le continent africain qu’elle a amorcé officiellement depuis le sommet de Sotchi en 2019.
Ce rapport fait état des efforts de Moscou pour influencer l’opinion publique sur le continent [qui] ne sont pas négligeables et doivent être considérés comme faisant partie d’une stratégie plus large. (…) Ces efforts sont destinés à faire renaître la Russie en tant que superpuissance d’envergure mondiale. (…) A l’effondrement de l’URSS en 1991, l’Etat russe en faillite s’est retiré de ses engagements en Afrique. (…) Mais l’engagement russe sur le continent a été relancé, notamment après l’annexion de la Crimée en 2014. »
« Celui qui contrôle les médias, contrôle les esprits ». C’est sans aucun doute la principale leçon à retenir de la stratégie d’influence russe.
Selon le Secrétaire Général de Reporter Sans Frontières (RSF), « on revient à une forme de contrôle des médias presque totalitaire, comme au temps du Stalinisme, au sens où les mots sont employés pour dire le contraire ». Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les autorités russes étouffent les médias, limitent l’accès aux réseaux sociaux et imposent leur propagande. Plusieurs médias indépendants russes ont été contraints de fermer ou de cesser d’émettre en Russie, le but étant d’empêcher les citoyens de connaitre la vraie nature du conflit et éviter une vague de contestation.
La plateforme sociale Facebook a d’ailleurs été bloquée par la Russie pour ses résidents une semaine après le début de la guerre en Ukraine. La loi russe punit dorénavant de 15 ans de prison les médias, journalistes ou citoyens qui emploieraient les mots « guerre » ou « invasion » pour parler du conflit, et qui contesteraient la légitimité du régime totalitaire de Poutine.
Une stratégie d’expansion qui commence par une présence physique…
La stratégie globale de colonisation russe est rendue plus facile, ou tout du moins plus sournoise avec l’étendue d’internet dans le monde.
La Centrafrique est le plus bel exemple de l’expansion de la Russie en Afrique en termes d’influence. Pour s’y implanter, la Russie a d’abord légitimé sa présence en Afrique auprès de l’opinion publique, puis a cherché à déstabiliser ses adversaires dans la région. D’ailleurs pour preuve, toutes les campagnes de désinformation visent les partenaires historiques occidentaux des pays africains.
Les mercenaires de la Société Militaire Privée Wagner dépêchés en Centrafrique fin 2017 pour assurer la sécurité rapprochée du Président Touadéra, contrôlent désormais les mines d’or et de diamants. A la tête de Wagner, Dimitri Outkine, ancien membre du GRU, le service de renseignement militaire russe. Celui qui finance toutes les actions de Wagner, c’est Evgueni Prigojine, toujours vu aux côtés de Poutine.
Les vols, viols, meurtres, tortures, ne sont qu’une partie des états de service de ces mercenaires pour piller les richesses du pays. Les médias et journalistes en font aussi les frais : désinformation, création et financement de médias anti-occidentaux, menaces verbales et physiques vis-à-vis de ceux qui refusent de se soumettre au diktat russe voire assassinats déguisés en accidents, sont autant de faits qui tuent à petit feu les démocraties africaines. Qui d’ailleurs ne se souvient pas de l’assassinat de ces 3 journalistes indépendants russes qui enquêtaient sur le groupe Wagner le 30 juillet 2018, quelques mois à peine après l’arrivée des mercenaires en RCA ?
Et qui se poursuit par une forte présence numérique.
La Russie va ensuite rapidement lancer de virulentes campagnes de désinformation pour « légitimer » sa présence sur le sol centrafricain, et surtout pour en « chasser » ses partenaires unis « par un lien historique et consanguin », selon le maire de la ville de Bangui, Raymond Nakombo.
En Centrafrique, il n’est de secret pour personne que la radio Lengo Sengo et le journal Ndjoni Sango sont contrôlés par les russes puisque tous deux financés par la société Lobaye Invest de Prigojine, et qui diffusent leurs articles mensongers et diffamatoires. Le chef de la communication de Wagner, Aleksander Ivanov, est d’ailleurs à de nombreuses reprises intervenu sur les ondes de la radio Lengo Sengo, pour tenter de légitimer le rôle et la présence de ses mercenaires en Centrafrique.
Les usines à trolls russes s’étendent en Afrique. C’est l’agence russe Internet Research Agency qui fait animer ces faux vrais comptes par des personnes pour mener de grandes campagnes de désinformation. L’usage des médias dans la propagande russe n’est pas nouveau. En 2019, Facebook supprimait des milliers de comptes inauthentiques gérés par la Russie pour relayer à grande échelle sa propagande, et tenter d’influencer positivement l’opinion publique sur les agissements de la Russie. En janvier 2022, Facebook annonçait à nouveau avoir mis fin à une campagne d’influence russe visant l’Afrique sur sa plateforme, qui provenait de Saint Petersbourg et qui visait plusieurs pays d’Afrique.
Pour autant ce réseau de désinformation ne fait que s’amplifier de jour en jour. Il est aujourd’hui implanté à Madagascar, en Centrafrique, au Mozambique, en République démocratique du Congo, mais aussi en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Soudan et en Libye.
Depuis le début de la guerre en Ukraine et le rapatriement des mercenaires de Wagner pour aider les soldats russes, la manipulation des médias centrafricains par les russes a baissé, et tout le monde s’accorde à dire qu’avec cette diminution des actions de manipulations, le pays ne s’en porte que mieux. Mieux encore, les apparatchiks centrafricains, telle la radio Lengo Sengo ou la presse en ligne et papier Ndjoni Sango, sont en train de mourir de leur belle mort n’ayant plus autant d’apports financiers de la Russie qui leurs permettaient d’inonder la Centrafrique de leur propagande et de leurs mensonges.
Alors que la Russie recule au classement mondial de la liberté de la presse en occupant la 155e place, la Centrafrique avance de 25 places, la dépasse et se classe 101e.
Beaucoup sont ceux qui souhaitent voir se terminer l’influence funeste et sinistre de l’appareil colonial russe en Centrafrique et sur le continent, afin que renaisse enfin la démocratie.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022
Bangui (CNC) – La République centrafricaine, communément appelée la ou le Centrafrique, est très régulièrement épinglée comme l’un des pays les moins favorables pour y faire des affaires, l’un des plus corrompus au monde, sans réelle capacité d’émergence économique, et en tout état de cause dans une situation de guerre civile depuis 2013. Justement c’est dans ce contexte que le chef de l’État centrafricain, après son élection en 2016, s’est vite tourné vers la Russie pour l’aider à faire face aux nombreux groupes armés actifs sur son territoire. C’est ainsi qu’en 2017 – 2018, près d’un millier des mercenaires de Wagner ont été déployés en RCA. Mais cette entente, qui a été organisée autour d’un accord qui déléguait à Wagner dans un premier temps la perception des droits de douane, puis finalement laissait les barbouzes tirer un profit direct des ressources minières, au premier rang desquelles… l’or.
Sur un chantier minier à Carnot, à l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Selon le journal le nouvel économiste , dans le contexte actuel de mise en œuvre des sanctions contre le régime russe, la valeur refuge du métal jaune retrouve tout son sens, dans la mesure où le Kremlin pourra toujours se procurer des ressources non monétaires (donc non gelées) via ce métal. L’or constitue, selon ce journal, en tant que tel, un moyen performant et anonyme de pouvoir commercer avec l’extérieur pour un pays banni du système financier international.
L’invasion russe en Ukraine, une occasion d’envahir l’Afrique par des mercenaires.
Alors que la guerre actuelle en Ukraine crée un besoin urgent de liquidités et de réserves d’or pour la Russie, les observateurs pensent que les Mercenaires russes de la société Wagner sont envoyés en Afrique et ont pour objectif d’expulser les mineurs des différentes régions de la République centrafricaine afin de ramener ensuite l’or et les diamants dans leur pays par des voies de contrebande.
« les entreprises russes veulent expulser les mineurs traditionnels afin de pouvoir contrôler elles-mêmes les secteurs aurifères en Centrafrique », déclare à CNC monsieur Alin Zoumi, professeur de sociologie à l’Université de Bangui.
Certains pensent que la Russie a confié au Groupe Wagner la promotion de ses intérêts stratégiques en Afrique.
« Il s’agit d’une expansion au rabais, avec une force de mercenaires qui s’allient à ce régime centrafricain jugé impopulaire, criminel, corrompu, autocratique et qui s’empare d’une part importante des richesses naturelles de ce pauvre pays d’Afrique central en contrepartie de ses services de sécurité rendus », affirme Suleiman Baldo.
Bangui (CNC) – Selon des informations qui circulent depuis plusieurs jours, la Minusca, sur fond de tension avec les autorités de la République centrafricaine, entend réduire drastiquement son effectif civil local de 30 à 40%, voire 50%. Est-ce l’effet de la crise actuelle? Que deviendront ces personnes si elles seront remises au chômage ?
rca-faustin-archange-touadera-un-president-mendiant/le-professeur-faustin-archange-touadera-et-madame-valentine-rugwabiza-representante-special-du-secretaire-general-des-nations-unies-et-cheffe-de-la-minusca/” rel=”attachment wp-att-56323″ data-wpel-link=”internal”>Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca
Le social menacé
D’après nos informations, si c’est mesure est mise en exécution, ça serait une nouvelle crise sociale de grande ampleur qui va s’abattre sur le régime en place. Certains parlent même d’une potentielle catastrophe sociale.
Si la Minusca traverse actuellement une crise d’hydrocarbure sérieuse avec une disponibilité limitée des stocks de carburant nécessaires pour mener à bien les activités régulières qui lui sont confiées, elle tente malgré tout de prendre des mesures immédiates pour y faire face et anticiper d’autres crises potentielles. Justement, sur ce point, des informations des sources indépendantes font état d’une nouvelle crise au sein de la mission de l’ONU en rca. Certains parlent même d’une compression des effectifs du personnel civil local en cours. Et si c’est vraiment le cas, ça sera une nouvelle crise sociale dans le pays.
Et comment la RCA va-t-elle s’en sortir ?
Déjà dans la capitale, certains compatriotes se préparent, avec gaieté, disaient-ils, à acheter des biens mobiliers et immobiliers qui seront bradés par certains potentiels ex-agents qui n’auront plus la capacité financière nécessaire à faire face à leurs obligations sociales. Pendant ce temps, certains agents, très endettés, n’auront plus des moyens à y faire face, vont certainement se suicider comme la seule solution ou quitter le pays. On en a vu déjà dans le passé.
Par ailleurs, en mars 2021, le conseil de sécurité avait voté une résolution autorisant l’augmentation des effectifs de la force et de la police de la MINUSCA .
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022
Bangui (CNC) – Les éléments de forces de défense et de sécurité, déployés dans les villes de province, ont tendance à mettre en place des activités mafieuses de racket de la population dans leur localité, et le phénomène n’est pas près de s’arrêter. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce comportement antisocial de nos forces de l’ordre. Mais dans la sous-préfecture de « Abba », dans la Nana-Mambéré, c’est encore plus grave, et devient malheureusement comme une règle.
La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Abba est une sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, situé au nord-ouest de la République centrafricaine, en allant vers la frontière du Cameroun. Avec plus de 6000 habitants, et une infrastructure routière Délabrée, cette région d’élevage dispose également des vastes mines d’or et de diamants exploitées par les Chinois et les Russes. Cependant, dans la ville, les soldats de l’armée nationale ont érigé quatre barrières sur les grands axes menant à cette agglomération. Sur chaque barrière, les usagers :piétons, cyclistes, motocyclistes, routiers, etc. sont tenus de faire de formalités d’usage, c’est-à-dire verser une petite somme d’argent allant de 100 francs CFA à 5000 francs CFA, et ce, pour chaque passage. C’est une règle imposée à la population par les forces de l’ordre.
Mais ce qui est ahurissant, c’est que chaque habitant, qui voudrait se rendre dans sa ferme à la sortie de la ville, est tenu de verser au moins 100 francs CFA à chaque barrière. Ceci est aussi valable pour son retour.
« On pensait que les soldats FACA étaient venus pour nous protéger, mais bien au contraire. Ils sont là pour nous arnaquer, pour nous braquer, pour nous maltraiter», dénonce un habitant en colère contacté par CNC.
« C’est grâce à la formalité que nous survivons ici. Depuis trois mois, on n’a pas reçu nos primes générales d’alimentation. Si ce n’est pas par la contribution des usagers de route, comment on va tenir le coup? », rétorque un caporal-chef des FACA détaché dans la ville de « Abba ».
Rappelons que pour lutter contre ce phénomène de racket de la population, le gouvernement centrafricain avait instauré un numéro d’appel d’urgence des Mercenaires russes, mais cette mesure à ses limites dans la quasi-totalité de l’arrière-pays. Comme à Abba, les mercenaires russes sont désormais sur des chantiers d’or et de diamants. Ils ne sont plus dans la ville, et il faut en plus connaître le numéro de leur chef pour l’appeler. En plus, l’achat de crédit téléphonique devient luxe dans cette localité retirée de la RCA.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022
Bangui (CNC) – En République centrafricaine, les soupçons de détournement de fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC planent sur le ministère centrafricain de la Santé publique et de la Population. Certains experts relèvent des nombreuses irrégularités dans la gestion de ces fonds et exigent un audit indépendant pour y faire la lumière.
C’était lors d’une conférence de presse tenue au ministère de la Santé publique et de la Population ce lundi 23 mai 2022 que le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé avait tenté de justifier l’utilisation des fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC.
Face à la pandémie à coronavirus qui sévit dans le monde, en particulier en Afrique centrale, l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), à travers la commission de la CEMAC, avait bénéficié d’un financement de l’aide globale qui à pour objectif de lancer une campagne de sensibilisation initiée pour susciter la prise de conscience et le changement de comportements à tous les niveaux. Mais en République centrafricaine, ce fonds aurait été mal géré.
Selon le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé au ministère de la Santé, des campagnes de sensibilisation auraient été menées, le 14 mai 2022, dans des mosquées, des églises et dans différents quartiers de la capitale Bangui. Or, de nombreux témoignages recueillis contredisent en bloc les propos du docteur Sébastien DACKA .
« Aucune campagne n’a été menée, sauf des communiqués radio qui passent en boucle », déclare un imam de Bangui.
À la frontière, à Béloko, par exemple, on n’a vu aucun agent du ministère de la Santé mener une campagne de sensibilisation dans cette localité.
Ainsi, certains experts demandent un audit indépendant de la gestion des fonds destinés à la lutte contre le coronavirus. Selon eux, la gestion de ces fonds est caractérisée par l’absence de pièces justificatives.
« Il faut qu’ils rendent compte de l’argent versé par les partenaires, et même le trésor public au ministère de la Santé au titre du programme de lutte contre le Covid-19. On a constaté de nombreuses irrégularités », s’alarme c Michel Kembé.
Au début de l’année 2022, la sous-préfecture d’Ippy, en République centrafricaine (rca), a été le théâtre de nouveaux affrontements entre les groupes rebelles et les troupes gouvernementales soutenues par des forces alliées. Des milliers de personnes, souvent traumatisées par la perte d’un ou de plusieurs membres de leur famille, ont fui leur village et vivent désormais dans des camps de déplacés.
« Quand la violence a débuté, nous avons fui vers le village voisin, mais il a aussi été attaqué et mes trois fils ont été tués, explique Jeremy, qui a rejoint avec sa femme et ses enfants le site de déplacés de Yetomane, à une quarantaine de kilomètres de chez lui. Nous les avons enterrés dans une fosse commune et avons repris la route. Depuis, je n’arrive plus à dormir. »
Olga et Jean-Claude ont quant à eux parcouru près de 140 kilomètres avec leurs six enfants pour arriver sur le site de déplacés de Bogouyo. « Nous avons marché une semaine, avec des vieillards, des enfants, des personnes malades, expliquent-ils. Certains sont morts en cours de route et on a dû abandonner leurs corps dans la brousse, sans pouvoir les enterrer. On les a seulement recouverts d’herbes, tout cela en présence des enfants. Comment vont-ils oublier de pareilles images ? »
En février, MSF a envoyé une équipe à Ippy pour fournir une aide d’urgence aux déplacés comme Olga, Jérémy et Jean-Claude.
« Les besoins essentiels n’étaient pas couverts sur les sites et notre priorité, dans un premier temps, a donc été de limiter le risque de maladies liées à l’hygiène et la qualité de l’eau, explique René Colgo, chef de mission MSF en RCA. Dans cette phase d’urgence, nous avons construit 269 latrines, installé des points d’eau et organisé des distributions de savon et de jerricanes. »
L’installation des points d’eau a permis d’augmenter l’accès à l’eau potable à 15 litres par jour et par personne, alors qu’il n’était que de 1,6 litre avant l’intervention de MSF. Par la suite, d’autres organisations sont arrivées et ont repris en main ces installations, permettant aux équipes MSF de recentrer leur appui sur deux structures de soins locales.
« Des soins de santé de base étaient disponibles pour les déplacés, mais les cas les plus complexes nécessitaient une meilleure prise en charge, notamment pour les enfants et les femmes enceintes, particulièrement à risque, poursuit René Colgo. Nous avons donc mis des équipes et du matériel à disposition pour renforcer les services de pédiatrie et de néonatalogie, la gestion des complications obstétricales et les références vers ces structures de soins. »
En à peine deux mois, MSF a soutenu l’hospitalisation de 381 enfants, dont la plupart souffraient d’une forme grave de paludisme. Nos équipes ont également pris en charge 31 femmes présentant des complications obstétricales directes, accompagné 20 accouchements par césarienne et emmené une dizaine de patients vers Bambari pour des soins plus avancés.
Au début du mois de mai, MSF a lancé à Ippy une campagne de vaccination destinée à assurer une protection vaccinale de base (contre des maladies comme la rougeole, la polio, la fièvre jaune, la méningite, la tuberculose…) à près de 20 000 enfants de moins de 10 ans, ainsi qu’à 9 000 femmes enceintes. Cette campagne, qui s’est accompagnée d’une vaccination contre la covid-19, se poursuivra jusqu’en juillet.
Aujourd’hui, la situation sécuritaire s’est légèrement améliorée dans la sous-préfecture d’Ippy, et les déplacés ont commencé à quitter les sites pour rejoindre leur village ou s’installer en ville. Mais dans une zone marquée par des années d’insécurité chronique et de déplacements, les conditions de vie restent très difficiles et incertaines.
« Les gens quittent les sites, mais les besoins restent immenses dans la zone, avertit René Colgo. Bien avant les dernières vagues de déplacés, l’accès aux soins ou à l’eau était déjà difficilement assuré, et les derniers événements ont exacerbé cela. Beaucoup sont sans ressources, incapables de se payer des soins ou de la nourriture. Certains sont traumatisés par les violences physiques et sexuelles subies lors de leur fuite et par les conditions de vie sur les sites. Un soutien continu est clairement requis. »
« Nous sommes des éleveurs, mais nous avons perdu toutes nos bêtes lors de la fuite, explique André, qui vit avec ses proches sur le site de Foulbé. Ici, nous ne pouvons pas cultiver car, partout où l’on va, quelqu’un vient te dire que tu es sur sa terre et que tu dois partir. Il est même difficile d’aller chercher du bois ou de cueillir des feuilles. Qu’allons-nous devenir ? »
décryptage
Ce sentiment de désespoir et d’incertitude, Olga et Jean-Claude l’expriment également. « L’avenir ? Comment parler de l’avenir quand je ne sais même pas si je vais manger aujourd’hui, explique Jean-Claude. Notre avenir est très flou. On espère juste pouvoir regagner notre village un jour et reprendre la vie à zéro. ». Olga est bien plus pessimiste à ce sujet. Pas question pour elle de repartir. « Il n’y a plus rien là-bas, on y vit dans la peur de se faire attaquer ou de tomber malade. Au village, le centre de santé le plus proche se trouve à plus de 25 km. Mes enfants n’ont jamais été vaccinés, et je ne sais même pas si l’un des enfants du village l’a été un jour. Non, vraiment, je ne me vois pas rentrer au village. »
La situation à Ippy reflète malheureusement celle de bien d’autres localités en RCA, où des décennies de violence chronique ont alimenté l’une des situations humanitaires les plus critiques au monde en termes d’espérance de vie, de mortalité maternelle, de malnutrition et d’accès aux soins. Selon les derniers chiffres de l’Onu, près de 30 % de la population est aujourd’hui réfugiée ou déplacée, et plus de 60 % a besoin d’une assistance humanitaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – Au premier jour de l’application entière sous peine d’une peine de prison de 20 ans et 31 jours après son entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire national, la loi sur la cryptomonnaie continue de susciter la suspicion dans le pays. Mais le Président de la République, à travers son Directeur de cabinet, pense pour sa part que cette loi constitue un premier pas sur la voie qui ouvre des opportunités incroyables de développement à notre pays.
centrafricain-faustin-archange-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-56491″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC
« Bientôt, le Président de la République, chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA, lancera le projet « SANGO – The first Crypto Initiative », un projet national destiné à poser un jalon visionnaire sur la carte du monde et créer une opportunité fantastique pour tous ceux qui croient au crypto-investissement », a annoncé monsieur Obed NAMSIO, Directeur de cabinet à la présidence de la République.
D’après lui, le projet « SANGO – The first Crypto Initiative » sera pour « la République centrafricaine une révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens du pays ».
Mais l’homme ne s’arrête pas là! Il dit que « “Pour nous les Centrafricains, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants. La solution était de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la voie qui s’ouvre devant nous s’annonce comme un grand succès pour les citoyens de la République centrafricaine, pour les générations futures, pour nous assurer un avenir prospère et sûr ».
Or, pour de nombreux observateurs centrafricains, « l’arrogance aveugle tue ». Comme disait CMG, “Méfions-nous de nos certitudes”.
« En inventivité dans le mal, ces gens ne manquent jamais d’imagination, le pire est qu’ils ne terminent jamais ceux qu’ils ont commencés. Avec le SangoMachin, attendons de voir », déclare l’écrivain Ben Wilson sur les réseaux sociaux.
Mais pour la commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), pas question : toutes transactions liées à cette monnaie électronique dans la zone de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale sont interdites.
Une mise en garde qui fâche
Ceci dit, le président Touadera, très remonté contre la position prise par la COBAC pour le stopper dans sa course vers les milliards, ne veut pas se laisser influencer par des paroles écrites et lance, à ce titre, un bras de fer élastique pour tenter de ramener en vie, sa loi sur la cryptomonnaie adoptée mort-né par son parlement, sans avenir si la rca souhaite rester dans la zone CFA d’Afrique centrale.
Pour les autorités centrafricaines, en avant c’est devant. C’est la cryptomonnaie, le Bitcoin ou rien. Cette posture marque un pas géant pour la sortie de la RCA de la zone CEMAC.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – Les deux forces ne se collaborent plus, et ne se croisent plus. Sauf en cas d’urgence absolue. Et c’est inédit. Sur le terrain, le rapport de force est clairement en faveur des Mercenaires russes qui ne combattent désormais qu’avec les SMP-Balaka, communément appelés les « russes noirs ». Les soldats FACA, de leur côté, refusent de manœuvrer au côté des mercenaires russes qu’ils les accusent de ne pas avoir aucun respect envers eux.
centrafrique.org/enfin-les-soldats-faca-sont-de-retour-a-bria-les-populations-tres-septiques/entree-des-soldats-faca-a-bria-le-24-septembre-2019-banafio/” rel=”attachment wp-att-32219″ data-wpel-link=”internal”>Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire
Comme vous pouvez malheureusement le constater, les soldats FACA, détachés à Bria, sont désormais basés autour de l’aéroport, les mercenaires russes dans le bureau de BADICA, tandis que les SMP- Balaka communément appelés « russes noirs » sont basés au bureau de la direction régionale des mines.
Mais depuis l’arrestation en juillet 2021 du capitaine Kambassio Marcel, ancien commandant du détachement militaire à Bria, puis du tabassage de certains de ses éléments par les mercenaires russes, le courant ne passe plus entre ces derniers. Avec l’arrivée du nouveau commandant du détachement militaire, c’est la rupture totale. Les FACA ont pris de nouvelles mesures pour éviter d’être maltraités à nouveau par les mercenaires russes.
Des mesures de distanciation sociale prises.
Entre autres mesures prises par le nouveau commandement des FACA déployé à Bria : détacher leur base proche de l’aérodrome; se déplacer en groupe et éviter de patrouiller ensemble avec les mercenaires russes.
Mais les mercenaires russes, de leur côté, disent que les soldats FACA ne sont pas courageux sur le terrain. Pour tenter de combler le vide, ils faisaient recours aux miliciens Anti-Balaka faction Touadera communément appelés les « russes noirs ». Ils les ont basés dans le bureau de la direction régionale des mines. Désormais, c’est avec eux qu’ils patrouillent ensemble dans la ville.
Même le dernier affrontement opposant les rebelles aux soldats FACA à Ouadda, les mercenaires russes ont catégoriquement refusé d’aller au renfort. Ils disent qu’ils étaient en sous-effectif, tandis que d’autres parlent d’un problème de carburant.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – Décidément, ça devient un jeu de chat et des souris auxquels jouent actuellement les Mercenaires russes de la société Wagner et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). En raison d’un manque d’effectif sérieux de ses hommes sur le terrain, Wagner tente de jouer au chat avec les rebelles. Ces derniers, qui ont attaqué la semaine dernière les positions des soldats de forces armées centrafricaines à Nzako, viennent de quitter précipitamment la ville alors que les mercenaires russes, basés à Bria, sont actuellement en route pour Nzako. Et ce n’est pas la première fois. Ça devient malheureusement une fâcheuse habitude que la population de Nzako ne cesse de dénoncer.
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles ont attaqué, d’une manière foudroyante, la base de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine.
Pendant ce temps, les mercenaires russes, basés à Bria, étaient venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvaient aucun soldat sur place. Ces derniers ont décidé de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin de descendre à Bangui.
Pendant ce temps, les mercenaires russes, qui gèrent désormais les dispositifs sécuritaires des soldats FACA sur le terrain, ont déployé rapidement une quarantaine des éléments de l’armée nationale détachée à Bria pour occuper à nouveau les positions de l’armée nationale à Nzako. Malheureusement, le samedi 21 mai dernier, une fois de plus, ces militaires sont à nouveau attaqués , vers 4 heures du matin, tuant au passage une dizaine et blessant plusieurs autres.
Comme d’habitude, les mercenaires russes, informés de la nouvelle, ont quitté la ville de Bria pour venir au renfort à Nzako. Mais sur place dans la ville, on retrouve aucun soldat de l’armée nationale. La quasi-totalité de ces soldats a abandonné leurs armes avant de disparaître dans la nature comme une fumée de poudre.
Cette fois, l’état-major de l’armée nationale promet une riposte musclée des mercenaires russes qui ont fait intervenir leur moyen aérien.
Pour la population locale, ce ne sont plus les soldats FACA qui peuvent désormais sécuriser leur ville. L’espoir est perdu.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – Le 29 mai prochain, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique entend organiser une marche dite de la vérité pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la crise qui secoue en ce moment la République centrafricaine. Ils entendent aussi faire la pression sur le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée à la crise d’hydrocarbure, de l’hyper inflation et la situation sécuritaire qui fragilise de plus en plus le pays. Mais le ministère de l’Intérieur, de son côté, rejette l’autorisation de la marche, prétextant la situation sécuritaire préoccupante dans le pays. Quel rétropédalage ?
Les jeunes leaders de l’opposition démocratique, ici lors de leur réunion au siège de l’URCA à Bangui. CopyrightCNC
Le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique vient de signifier son refus d’autorisation de la marche des jeunes leaders de l’opposition démocratique prévue le 29 mai prochain à Bangui, notamment sur l’avenue des Martyrs, en passant par rond-point MARABENA, l’Avenue du Général M’BAIKOUA jusqu’à UCATEX dans le huitième arrondissement.
Le ministère de l’Intérieur a envoyé, le 23 mai dernier, une correspondance écrite au coordonnateur de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique pour lui signifier l’interdiction de la manifestation, prétextant la situation sécuritaire actuelle du pays.
« Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, a le regret de vouloir bien porter à votre connaissance que compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut, cette manifestation, est strictement interdite », peut-on lire dans la correspondance du ministère.
Du côté des leaders de l’opposition, on déplore les restrictions des activités de l’opposition faite par le pouvoir ces derniers temps dans le pays.
« Ceci n’est autre qu’une atteinte au droit de manifester prévu par l’article 29 de la constitution du 30 mars 2016 », dénonce Monsieur Wickon OuambetiKevin, porte-parole de la plateforme joint au téléphone par la Rédaction. D’après lui, c’est une politique des deux poids deux mesures. Et ce, en approuvant la manifestation du vendredi 29 avril du prétendu front républicain, soutenant le projet de la modification de la constitution devant l’assemblée nationale, puis celle des prétendus Peuls devant le siège de la Minusca.
Entre temps, le gouvernement interdit la manifestation des jeunes leaders de l’opposition démocratique qui devait avoir lieu le 29 mai prochain.
Et ce n’est pas tout. Ces jeunes leaders de l’opposition n’entendent pas se laisser faire. Ils annoncent ce lundi vouloir soutenir le concert de casserole qui sera organisé le samedi prochain par la société civile afin de dénoncer la politique dictatoriale du Président Touadera.
Rappelons que la plateforme Galaxy, dirigée par Didatien Kossimatchi, lors de l’annonce de la marche des jeunes leaders de l’opposition démocratique du 29 mai prochain, avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux menaçant les jeunes leaders de l’opposition de représailles sanglante. Son coordonnateur, monsieur Didatien Kossimatchi avait même déclaré qu’il entend découdre avec les manifestants du 29 mai prochain avant d’aller autour de la base de l’armée française à l’aéroport de Bangui Mpoko exiger le départ des troupes françaises de la rca.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Le groupe du travail de la société civile, dirigée par Gervais Lakosso, annonce vouloir mener une action de grande envergure dans la capitale contre la société Almadina qui confectionne et distribue les cartes d’identité nationale au prix illégal de 6000 francs CFA au lieu de 4500 fixé par les députés dans la loi des finances. Selon Monsieur Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile (GTSC), un ultimatum est lancé à l’endroit du gouvernement et de Monsieur Aziz Nassour, Directeur général de la société Almadina pour que les prix fixés légalement soient rétablis.
Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.
Décidément, le bras de fer autour des tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité fixés illégalement par la société libanaise Almadina, en complicité avec le président Touadera devient de plus en plus politique.
C’était au cours de l’émission Patara du samedi 14 mai dernier sur la radio Ndékèluka que l’affaire des prix des cartes nationales d’identité et de séjour refait surface. Le coordonnateur du groupe du travail de la société civile, Monsieur Gervais Lakosso, qui était l’un des invités au côté du député Bernard Dillah et de maître Sombo Dibelé dans l’émission Patara avait annoncé une nouvelle action citoyenne contre la société Almadina.
Un bel exemple de revolte populaireexposé
Pour le coordonnateur du GTSC, le gouvernement et les députés sont en train de montrer ce qu’il faut faire, c’est-à-dire se révolter.
« Nous aussi, à notre tour, il faut qu’on se révolte pour faire respecter notre droit. C’est la seule chose qui nous reste à faire. Je pense que nous allons l’organiser dans les jours à venir », a averti le leader de la société civile, monsieur Gervais Lakosso.
D’après lui, la société libanaise Almadina a de grandes affinités avec les hautes autorités de l’État qui ont mis en place un système de spoliation du peuple.
« On est en train de voler le peuple. Et ça ne peut pas continuer », ajoute – t-il.
C’était le 9 avril dernier qu’une équipe de la société Almadina a effectué une mission de délivrance de carte nationale d’identité au député à l’Assemblée nationale. Selon le recueilli sur place, les élus de la nation se sont procuré ce document pour eux et pour leurs électeurs gratuitement pour certains et à 4 500 francs CFA comme indiqué dans la loi des finances pour les autres. Tandis que les Centrafricains lambda, quant à eux, payent à 6 500 francs CFA. Ce que le député Joseph Bendounga dénonce :
« Les députés, qui sont les seigneurs de la République, parce que vous les appelez honorable, eux, ils payent à 4 500 francs CFA. Le personnel parlementaire, quant à lui, paye ça à 6 000 francs CFA. Et les Centrafricains lambda payent ça à 6 500 francs CFA. Je pense que la République centrafricaine est une parodie de démocratie. Une parodie de justice, et le peuple centrafricain est l’oiseau à plumer », dénonce le député Joseph Bendounga.
Pour Gervais Lakosso, « les gens à qui l’on donne confiance, qu’on élit comme Président de la République, comme députés, oublient facilement le mandat qu’on leur donne »
Rappelons que le bras de fer autour des tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité fixés illégalement par la société libanaise Almadina en complicité avec le gouvernement devient de plus en plus politique.
Le 6 août 2020, un groupe des députés avait introduit des requêtes en annulation auprès du tribunal administratif de la capitale pour la suspension et l’annulation de l’arrêté interministériel augmentant les tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité, contrairement aux prix fixés dans la loi des finances votée par l’Assemblée nationale à 4 500 francs CFA.
Le vendredi 4 septembre 2020, le tribunal administratif a finalement pris sa décision. Il ordonne le sursis à exécution de cet arrêté interministériel. Ce qui a poussé le ministre des Finances, et son collègue de la sécurité publique à abroger l’arrêté interministériel querellé.
Mais dans la pratique et sous la haute protection du chef de l’État, la société Almadina n’a pas reculé.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – La quasi-totalité partie des nouveaux recrus dans l’armée centrafricaine est sur le point de devenir des couleurs de routes, des grands bandits armés, de grands criminels. Si l’état-major ne prend pas au sérieux les allégations de tuerie, des violences, de tortures, de braquage dans lesquels ses éléments seraient impliqués, d’ici quelques mois ou années, la République centrafricaine n’aura plus une armée républicaine, une armée de garnison, professionnellement formée, robuste face aux multiples attaques des groupes armés. Et c’est incompréhensible pour le peuple centrafricain. D’ailleurs, le récent braquage d’un éleveur peul tchadien survenu la semaine dernière à la frontière centrafricaine tchadienne témoigne le caractère ambivalent de nos soldats. Ce qui a poussé le Tchad à exprimer son mécontentement vis – à – vis de notre armée.
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Selon des témoignages recueillis par CNC, c’était à Bang, une localité centrafricaine située à la frontière du Tchad qu’un éleveur peul, venu par voie légale sur le territoire centrafricain pour acheter du bovin pour son parc d’élevage, avait été braqué par les soldats FACA qui ont emporté sur lui une somme de 10 millions de francs CFA. Les faits se sont produits samedi dernier, et l’homme avait été gravement tabassé par les soldats FACA, mais encore vivant quand il a été relaxé.
De retour au Tchad, l’homme informe immédiatement les autorités tchadiennes de sa mésaventure en RCA. Il explique que les soldats FACA qui l’ont battu ont retiré sur lui tout son argent : une somme de 10 millions de francs CFA.
Les autorités tchadiennes, de leur côté, ont saisi les autorités centrafricaines à Bang pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte criminel. Mais le commandant du détachement militaire à Bang et Ngaoundaye, quant à lui, aurait promis aux autorités tchadiennes qu’elles recevront une réponse dans les 48 heures à compter du vendredi dernier. Il disait qu’il mène ses investigations d’abord.
Voilà que les 48 heures d’investigation promises sont passées, il n’a pas encore donné suite de ses enquêtes. Ceci est dit en claire que ces 10 millions de francs CFA sont déjà partagés dans la nature. C’est difficile de retrouver les traces.
Rappelons qu’il y a deux semaines, un éleveur peul centrafricain avait été froidement abattu par un Soldat FACA sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Une somme d’un million de francs CFA avait été emportée sur lui. D’emblée, les Mercenaires russes étaient devenus très furieux à cause de cet argent. Ils ont même désarmé tous les soldats FACA qui ont participé à ce braquage. L’affaire est en cours à la brigade de la gendarmerie de Bouar.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022
Bangui (CNC) – Décidemment, la République centrafricaine est sur le point de quitter la zone CFA pour la création de sa propre monnaie. Malgré la mise en garde de la commission monétaire d’Afrique centrale qui a interdit toutes transactions liée aux cryptomonnaies en zone CEMAC, les autorités du pays sembles désormais sur le point de non retour. Dans un communiqué de presse publié ce lundi, le Directeur de cabinet à la Présidence de la République a annoncé que le Président de la République va prochainement lancer un nouveau projet dénommé « SANGO – The first Crypto Initiative ». D’après lui, le projet SANGO – va au-delà de la politique et de l’administration ; c’est un nouveau mode de gouvernance économique et un vecteur pour des investissements numériques alternatifs stratégiques, présentant un risque minimal, une grande fluidité et adaptabilité, spécifiques à la nouvelle ère numérique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué.
centrafrique.org/centrafrique-comment-touadera-veut-renflouer-ses-caisses-avec-des-bitcoins-de-dubai/seance-photo-du-president-touadera-en-coree-du-sud/” rel=”attachment wp-att-56406″ data-wpel-link=”internal”>Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022
COMMUNIQUE DE PRESSE
Il y a seulement 31 jours, la République Centrafricaine a été le premier pays d’Afrique à adopter le Bitcoin comme monnaie de référence/paiement numérique et le premier au monde à adopter à l’unanimité le projet de loi régissant la crypto-monnaie. Après l’écriture de cette nouvelle page de l’histoire par l’Assemblée Nationale, le Président de la République, Chef de l’État, Sen Excellence le Professeur Faustin-Archange Touadera a promulgué la Loi nº 22.004 du 22 avril 2022 régissant la Cryptomonnaie en République Centrafricaine, faisant du Bitcoin une monnaie numérique officielle en République Centrafricaine, ce qui constitue un premier pas sur la voie qui ouvre des opportunités incroyables de développement à notre pays.
Bientôt, le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA, lancera le projet « SANGO – The first Crypto Initiative », un projet national destiné à poser un jalon visionnaire sur la carte du monde et créer une opportunité fantastique pour tous ceux qui croient au crypto-investissement.
Pour la République Centrafricaine, ce sera une révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens du pays, mais adaptée à cette époque où il faut s’ouvrir à de nouveaux horizons et à des solutions qui vont au-delà du conventionnel.
“Pour nous, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrables nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants. La solution était de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la voie qui s’ouvre devant nous s’annonce comme un grand succès pour les citoyens de la République Centrafricaine, pour les générations futures, pour nous assurer un avenir prospère et sûr. Nous allons franchir une nouvelle étape avec le lancement du projet Sango, l’initiative la plus ambitieuse, innovante et surprenante, destinée à transformer notre pays et à ouvrir une nouvelle vole vers un avenir radieux, présentant un potentiel énorme pour de nombreuses personnes”, avait déclaré le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA.
Le projet SANGO – va au-delà de la politique et de l’administration ; c’est un nouveau mode de gouvernance économique et un vecteur pour des investissements numériques alternatifs stratégiques, présentant un risque minimal, une grande fluidité et adaptabilité, spécifiques à la nouvelle ère numérique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui. Il est établi que le Bitcoin et les technologies Blockchain ont le potentiel de remodeler le monde de la finance en le rendant plus sûr, plus transparent, plus axé sur l’offre, plus décentralisé et plus fiable.
Le « SANGO » n’est pas seulement un projet, c’est un concept complexe qui va redimensionner la manière dont la technologie est utilisée pour créer des communautés modernes, attrayantes et durables et donner naissance à des entreprises très performantes. Le fait que cette initiative pionnière en la matière soit née au cœur de l’Afrique doit en surprendre plus d’un, mais pas les Centrafricains et ceux qui connaissent le potentiel de cette terre aux richesses inexploitées, qui comprennent la nécessité du changement, qui sont tournés vers l’avenir et qui misent sur la numérisation.
1 Les objectifs de «SANGO » sont les plus ambitieux et les plus idéalistes du monde Crypto, les seuls qui se concrétisent réellement, contrairement à d’autres qui ne sont jamais allés au-delà de simples déclarations. La construction au cœur de l’Afrique du premier Crypto Hub légal et l’amélioration de l’expérience Crypto grâce au passage du Bitcoin au niveau supérieur sont complétés par ce qui pourrait devenir l’espace le plus non-conventionnel du monde, une Île Crypto.
“Le processus par lequel nous avons commencé la transformation de notre pays ouvre des possibilités inimaginables pour les visionnaires. Le Crypto Hub, le Bitcoin next generation, l’ile
Crypto deviennent les outils grâce auxquels nous allons redessiner l’avenir de notre pays. SANGO peut ouvrir une nouvelle ère économique au potentiel énorme, que ni l’Afrique ni le reste du monde ne se sont imaginés. Mon plus grand souhait est que ce projet soit accessible à tous, qu’il ouvre des nouvelles voies, qu’il soit un exemple mondial et que les bénéfices qu’il va engendrer deviennent vecteurs de performance économique pour notre pays”, avait déclaré le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Pour avoir une meilleure compréhension du projet, nous vous invitons à visiter SANGO.ORG, la plateforme qui présente en détail la vision de la République Centrafricaine sur l’avenir. Le projet y est présenté en première, avec toutes les informations pertinentes, en énonçant ses objectifs, sa structure et le cadre juridique qui lui est applicable.
Texte par: La nouvelle tribune
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
Après avoir estimé en mars que les cryptomonnaies étaient une “menace” dans le contexte de la guerre en Ukraine, Christine Lagarde en a remis une couche ce week-end au cours d’une interview accordée à la télévision néerlandaise.
Cette fois, c’est à leur valeur que la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) s’en est prise. “Ma très humble opinion est que les crypto-actifs ne valent rien”, a-t-elle déclaré dans des propos repris par Politico. “Ils ne sont basés sur rien, il ne se rattachent à aucun actif sous-jacent qui pourrait apporter de la sécurité”.
Christine Lagarde a réitéré que cette classe d’actifs était “hautement spéculative” et “très risquée”. Le cours du bitcoin a récemment fondu de 20% en une seule semaine, et s’établit actuellement entre 28 000 et 29 000 euros. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’en pense pas moins. Il a comparé récemment le bitcoin à la bulle des tulipes aux Pays-Bas au 17e siècle.
Non au bitcoin, oui à l’euro numérique
Christine Lagarde a en revanche, au cours du même entretien, accordé toute sa confiance au projet d’euro numérique porté par la BCE. Cette monnaie numérique de banque centrale est prévue pour 2025 si les expérimentations sont concluantes. Un prototype est envisagé fin 2023 et devrait donner lieu à un rapport qui décidera ou non de passer à la phase de réalisation.
La présidente de la BCE s’est par ailleurs exprimée en faveur d’une hausse graduelle des taux directeurs, afin de maîtriser l’inflation en zone euro sans casser la croissance. Elle se dirigerait vers une hausse de 25 points de base en juillet.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Moins d’un mois après l’organisation d’un concert de casseroles contre lequel le pouvoir de Bangui a mobilisé, sans succès, d’importantes ressources financières, humaines et logistiques, une nouvelle vague de concerts de casseroles pointe à l’horizon pour mieux menacer la survie politique du locataire du Palais de la Renaissance fraîchement de rentré de mission en Corée du Sud, Dubaï et Bruxelles.
rca-deux-touristes-suedois-braques-par-des-policiers-a-bangui/entree-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-49368″ data-wpel-link=”internal”>Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC
Pour ce second round, les risques sont démultipliés au vu de la conjoncture socio-politique très dégradée du pays. Et s’il ne fait aucun doute que les auteurs de cette initiative, pour autant citoyenne et légale, l’objectif affichée et assumée est de barrer la route au Pr Faustin Archange Touadéra et sa politique jugée dangereuse ; pour le pouvoir en place en revanche c’est l’heure de l’inquiétude.
En effet, cet appel dont les centrafricains de tout bord se sont accaparés le principe fut initialement lancé par une entité de la société civile, la COSCIPAC qui est dirigée par Petit Delphin Kotto. Mais cet appel pourrait bien se transformer en tsunami ou en un furieux volcan si d’aventure certaines circonstances venaient s’agréger à cette action.
Le pouvoir de Bangui a raison de craindre que cette appel soit massivement suivi, ce qui risque fort bien de se produire. Mais en vérité, il devrait davantage s’inquiéter si ce concert de casseroles devait ouvertement être soutenu par une ou des personnalités politiques de l’opposition démocratique et même armée.
Stratégiquement, la situation serait plus catastrophique pour les autorités centrafricaines si un leader de la Coalition des patriotiques pour le Changement (CPC) venait à apporter son concours, ne serait-ce que moral, à cette entreprise.
Un tel ralliement serait de nature à galvaniser des Centrafricains, surtout les gens qui désormais associent le régime de Touadéra à un pouvoir autoritaire contrôlé par un pays étranger et voient la CPC comme une sorte de Robin des Bois, un résistant qui dit non à la Russie et les massacres de Wagner.
Vu l’état de désespoir avancé des forces armées (FACA), surtout ceux déployés sur les différents théâtres d’opération, serait jugé comme catastrophique un ralliement des soldats à l’idée d’un concert de casseroles pour exprimer le ras-le-bol général de porteurs de tenues qui ne sentent pas considérés ou soutenus par l’état-major, qui s’estiment, à juste titre, humiliés par les éléments d’une autre force soi-disant venue défendre la patrie aux côtés des FACA et qui ne supportent plus le déclassement social dont ils sont victimes.
Le ralliement d’un ou de plusieurs leaders de la CPC en plus de celui d’un important contingent de porteurs de tenue au concert de casseroles serait plus qu’un camouflet pour l’exécutif. Il s’agirait alors d’une mutinerie, d’une véritable déclaration de guerre en bonne et due forme. Ce serait la garantie que la chute du régime est imminente car un régime autoritaire qui ne peut plus compter sur ses forces de défense de sécurité a une espérance de vie qui se compte en jours au pire en semaines au mieux.
Donc au lieu de chercher à déployer le plus de FACA, de Requins, de gendarmes, de policiers ou de Balaka pro-Touadéra pour dissuader les personnes de participer activement au concert de casseroles des 28 et 29 mai 2022, le gouvernement devrait plutôt tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels soutiens contre-nature se réalisent. Il lui reste trois jours pour empêcher cette alliance de circonstance qui sonnerait le glas du régime. Le compte à rebours est lancé.
L’Afrique, le berceau de l’humanité, est un continent où la population est particulièrement jeune. Cela représente un énorme avantage pour plusieurs entreprises dans le monde entier, car qui dit jeunesse parle de dynamisme, d’énergie ainsi que de consommation de produits venant de toutes parts. Aujourd’hui, l’environnement digital est en constante évolution, car la jeunesse africaine effectue des achats en ligne, recherche des informations et passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Aussi fans de sport, les jeunes africains ne cessent de vivre d’agréables moments devant leurs compétitions préférées en supportant leur équipe de cœur et en plaçant des mises sur les résultats des différentes rencontres. Face à cet état de choses, les bookmakers n’hésitent pas à se jeter sur cette base de clientèle, passant notamment par les paris sportifs sur mobile.
L’explosion du pari sportif en Afrique
En Afrique, les paris sportifs sont en plein essor, c’est un fait indéniable. Durant ces 10 dernières années, ce marché a enregistré un taux de croissance élevé. D’après l’avis des grands analystes, ce n’est que le début, car pour eux, les paris mobiles sur le continent prendront encore plus d’ampleur d’ici quelques années. Pour les jeunes d’Afrique, les mises sur les compétitions sportives ne sont pas seulement un divertissement. C’est aussi un moyen de se faire de l’argent et c’est la raison pour laquelle ils consacrent leur temps aux pronostics. Si les paris sportifs ont gagné le cœur de plusieurs jeunes africains aujourd’hui, c’est grâce à de nombreux facteurs.
Accessibilité mobile
La propagation du pari sportif dans les pays africains s’explique par la pénétration des smartphones. Aujourd’hui, l’Afrique compte près de 1 406 042 443 habitants dont 725 millions âgés de moins de 25 ans1, ce qui est égal à la population de l’Europe et de la Russie sur cette tranche d’âge. Selon Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, la population des pays africains en 2050 sera de 2,49 milliards ce qui sera le double des habitants de l’Europe et des États-Unis2. D’après le dernier rapport de l’ONU sur les perspectives démographiques mondiales, la population du Niger par exemple qui était à 23,3 millions en 2019 passera à près de 165 millions à la fin du siècle, car le taux de fécondité par femme est de 7 enfants3. Tous ces chiffres ont motivé plusieurs fabricants de téléphones mobiles à investir le marché africain, raison pour laquelle le taux d’utilisation du smartphone est très élevé. Selon les statistiques d’Orange Developer, le mobile en Afrique est bien plus qu’un moyen de communication.
« Aujourd’hui, il est très facile de se payer un téléphone mobile grâce à un certain nombre de smartphones à bas prix », dixit l’ivoirien Sidick Bakayoko, le fondateur de Paradise Game4. Depuis leur appareil mobile, les jeunes africains peuvent effectuer des achats en ligne, suivre les actualités, regarder des matchs et même échanger avec leurs amis via plusieurs canaux de discussion ou réseaux sociaux. Hormis tout cela, le jeune peut aussi se connecter sur n’importe quel bookmaker pour parier sur les compétitions sportives de leurs choix. Grâce aux smartphones, les passionnés de pari résidant en Afrique ont la possibilité de jouer également à d’incroyables jeux de casino. Il leur suffit de consulter des revues authentiques des meilleurs casinos en ligne en France pour trouver des plateformes de haut rang à essayer.
La facilité d’accès à l’internet
L’évolution des paris sportifs sur le continent africain est liée à l’installation des meilleurs réseaux GSM. Grâce à ce progrès, l’internet est accessible à tous. Les gouvernements ne restent pas les bras croisés. Ils contribuent largement à l’amélioration de la connectivité en nouant plus de partenariat avec d’autres opérateurs GSM. Aujourd’hui, les 650 millions utilisateurs mobiles africains bénéficient d’une couverture géographique de la 3G et de la 4G. Même si la commercialisation de la 4G n’a pas pris de l’ampleur que vers la fin de 2018, il faut noter qu’elle a rapidement évolué dès le début de 2019 grâce à l’apparition des sept réseaux LTE notamment au Ghana et au Burkina Faso. D’après le rapport du groupe Ericsson, le taux de pénétration de la 5 G sera à 70 % en 2024.
De plus, la connexion pourra atteindre 1,5 milliard d’abonnés dans la même année. Le débit de la 5G sera très élevé et sera compatible avec de nombreux appareils mobiles. Depuis ces smartphones, les joueurs africains pourront parier sur les compétitions sportives de leur choix sans avoir des problèmes liés aux bugs de connexion. Même si internet ne couvre pas toutes les régions et reste coûteux à haut débit, les trois quarts des foyers africains se connectent depuis leur appareil mobile. D’après les études réalisées par la GSMA, le nombre de connexions via smartphone en Afrique Subsaharienne en 2021 est de 302 millions et passera à 700 millions en 20 255. En outre, grâce aux réseaux GSM, les passionnés de paris sportifs africains ont la possibilité d’effectuer des transactions sans nécessairement passer par la banque. Ces options bancaires sécurisées sont basées sur un système grâce auquel les parieurs peuvent recharger leur compte et retirer leurs gains depuis leur numéro de téléphone. Parlant de ces méthodes de paiement nous pouvons citer M-Pesa, Orange Money, MTN Mobile Money, MOOV Money, etc., mais il faut souligner que les devises électroniques font aussi leur apparition, comme en témoigne la loi sur les cryptomonnaies bientôt en vigueur.
L’attrait des paris sportifs
En Afrique, plus de 600 millions de personnes, vieux comme jeunes, ont un fort penchant pour le sport. Au nombre de ces activités sportives, nous pouvons parler du football, de la boxe, du handball, du basket-ball, etc. Dans les différents pays, vous ne serez pas surpris de voir une grande foule réunie dans des salles, sur des places publiques ou même dans des restaurants pour suivre des matchs. Si nous prenons le football, les compétitions appréciées sont la Première League, la Liga, la Bundesliga, la Ligue 1, la Ligue 2, etc. S’ils apprécient ces grands championnats, c’est aussi parce qu’il y a des joueurs africains qui évoluent dans les clubs européens. En ce qui concerne ces stars, nous pouvons parler de Sadio Mané de Liverpool, Samuel Chukwueze de Villarreal CF, Karl Toko-Ekambi de Lyon, Steeve Mounié de Brest, etc., sans oublier les gloires passées comme Samuel Eto’o ou Didier Drogba.
Il y a aussi la CAN, la coupe du Monde, la CHAN, l’Euro et autres qui sont très suivies. C’est la raison pour laquelle les jeunes africains sont entraînés dans l’univers du pari sportif afin de miser sur leur équipe favorite. D’après une étude réalisée tout récemment, un grand nombre de parieurs viennent du Kenya, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, de la RDC et de la Côte d’Ivoire. Au Nigéria par exemple, près de 60 millions de personnes, dont l’âge compris entre 18 et 40, dépensent environ 3 000 nairas sur les paris chaque jour6.
Les meilleurs bookmakers en Afrique
Grâce aux plus de 650 millions utilisateurs mobiles que compte l’Afrique et le grand nombre de passionnés de sport, les bookmakers ne cessent d’attirer les jeunes de cette région. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il y a près de 50 plateformes de paris qui sont présentes sur le continent. Pour attirer les jeunes africains, elles leur proposent de généreux bonus à l’accueil ainsi qu’une variété de types de paris avec des côtes intéressantes. Toutefois, il y a des bookmakers qui ont une forte cote de popularité en Afrique. Nous avons :
1xBet
1XBet est créé en 2007 et a ses origines en Russie. Il est présent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Kenya, au Nigéria, au Cameroun, au Sénégal et dans plusieurs autres pays. 1XBet est agréé par la Curaçao et offre un bonus de bienvenue de 200 % à hauteur de 100 € aux joueurs. Sur le site de ce bookmaker, les africains peuvent parier sur les équipes favorites de la coupe du monde 2022, la Liga, la ligue des champions, la NBA, etc. En 2021, 1xBet a sponsorisé la coupe d’Afrique des Nations. Il accepte les méthodes de paiement comme Orange Money, MOOV Money, MTN Mobile Money, etc.
BetWinner
BetWinner a ouvert ses portes en 2018. Il est disponible au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Maroc, etc. Il met à la disposition des nouveaux joueurs africains un bonus de bienvenue de 100 % à hauteur de 130 €. Pour bénéficier de cette offre, le parieur doit insérer le code bonus PFA130 lors de son dépôt. Les africains peuvent télécharger l’application BetWinner afin de parier sur de nombreuses compétitions sportives.
Premier Bet
Leader du pari sportif au Mali, Premier Bet propose aux africains la possibilité de parier sur les matchs de football, de basket-ball, de tennis, de volley-ball, de hockey et plein d’autres. Accrédité par The Gaming Board of Cameroon, ce bookmaker accepte les Sénégalais, les Maliens, les Nigériens, les Béninois, les Tchadiens, les Togolais, les Nigérians, les Ivoiriens, etc. Sur Premier Bet, les parieurs peuvent jouer et retirer leurs gains via Orange Money, MTN Mobile Money, MOOV Money, et plein d’autres. À l’inscription, les parieurs ont la possibilité de recevoir un bonus de 100 %.
Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le lundi 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué, dimanche, dans la matinée, les positions de l’armée nationale au croisement Digui, située à 42 kilomètres de Bambari, non loin de Ngakobo, au centre sud de la République centrafricaine.
Les combattants rebelles de l’UPC.
Selon des sources militaires locales, les faits se sont produits vers 4 heures du matin sur plusieurs checkpoints tenus par des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) au croisement Digui, situé à 20 kilomètres de la localité de Ngakobo.
« Ils sont venus tôt ce matin attaquer les soldats de l’armée nationale sur les barrières à l’entrée et à la sortie du croisement Digui. Des soldats ont été tués, d’autres blessés», témoigne une source sécuritaire locale. D’après lui, le nombre des soldats tués était au nombre de quatre, mais c’est un bilan provisoire. Une autre source, jointe par CNC, a indiqué, pour sa part, qu’il y’aurait 6 morts du côté des forces de défense et de sécurité, dont deux gendarme et quatre soldats FACA. Cinq soldats seraient aussi gravement blessés dans cette attaque. Quelques heures plus tard, à Ngakobo, la ville s’est vidée de ses habitants, et les soldats FACA dans la ville se sont refugiés dans la base de la Minusca.
Rappelons que cette région du centre de la République centrafricaine est le théâtre d’affrontement régulier entre les militaires de l’armée nationale, appuyée par les mercenaires russes et les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Pour l’heure, les rebelles se sont retirés de la ville, selon les mêmes sources.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2015 – 2016, le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du parti pour la renaissance centrafricaine (PARC), vient de démissionner de la présidence de son parti.
Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.
C’est dans une lettre adressée au premier vice-président du PARC que l’ancien ministre du Général André Kolingba, ancien recteur de l’université de Bangui a annoncé sa démission de la présidence de son parti, six ans après la déroute sanglante de celui-ci aux élections législatives et présidentielle de 2015 – 2016.
Sans évoquer les insuccès électoraux de sa formation aux différents scrutins, le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata n’a pas aussi expliqué les raisons réelles de sa démission, mais dit avoir fait pour des raisons personnelles.
« J’ai l’honneur de vous présenter ma démission du poste de Président du Parti pour des raisons personnelles. Je reste néanmoins un militant », peut-on lire dans sa lettre de démission dont la rédaction du CNC a eu copie.
« Il y’a d’autres façons de servir », a expliqué à CNC un cadre du PARC. « Il verra comment il peut servir son pays, car l’objectif a toujours été de servir », ajoute – t – il.
Le leader démissionnaire n’a pas précisé si son départ entrait en vigueur immédiatement, et quelle sera la suite de procédure.
Selon un cadre du parti pour la renaissance centrafricaine (PARC), le peuple centrafricain connaît le professeur Gaston Mandata N’Guérékata en tant que brillant mathématicien, mais la politique ne lui convient pas du tout.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Située sur la route nationale n°6, à 192 kilomètres à l’ouest de la capitale, la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Lobaye est à nouveau secouée par une mauvaise nouvelle qui a ébranlé toute la population locale.
Des soldats FACA . Crédit photo CNC.
En effet, dans la journée du samedi 21 mai, dans la localité de Boda, une altercation s’est éclatée entre les soldats FACA et les mercenaires de la société russe Wagner. Deux militaires centrafricains ont été grièvement torturés.
Selon des sources locales, les mercenaires de Wagner auraient reproché à ces soldats FACA leur consommation abusive d’alcool. Or, parmi les deux militaires grièvement torturés, l’un était tombé dans une situation inquiétante, et succombe de ses blessures au moment de son évacuation dans un hôpital dans la capitale Bangui.
Mais au moment de l’annonce de la mort de ce vaillant soldat de l’armée nationale, c’est la colère et stupéfaction qui domine. La population, en majorité des jeunes, a érigé des barricades à travers les principales artères de la ville en guise de protestation.
Le soldat survivant et le corps du malheureux soldat sont transférés à Bangui.
Cette énième tension entre les Mercenaires russes, en réalité des Syriens et libyens, et les soldats FACA témoigne à quel point la collaboration entre le groupe Wagner et l’armée nationale sur le terrain pose énormément de souci.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022
Bangui (CNC) – « Le régime de Bangui est un régime sournois, qui agit hypocritement et souvent de façon malveillante avec ses voisins », a déclaré l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il fait appel à tous les pays de la CEMAC d’aider la République centrafricaine à conjurer le mal, à stabiliser le pays et à démocratiser ses institutions. Pour lui, il y’a une culture de violence, de dégout et de haine qui s’installent désormais en Afrique centrale à travers notre pays, et ce, via la société de mercenariat russe Wagner.
L’ex-ministre Mohamed Moussa Daffhane
« Je connais ce régime. Je le connais tellement que je suis parti de mon pays. Je le connais tellement que je m’en suis éloigné. Ce régime à une caractéristique essentielle principale, c’est que ce régime est un régime sournois et criminel. Vous ne connaîtrez jamais, vous ne n’imaginerez jamais, vous ne penserez jamais ce qu’il pense réellement », déclare l’ancien ministre. Pour lui, les dirigeants centrafricains ne sont pas assez honnêtes pour dire la vérité au peuple centrafricain sur tout ce qui se passe.
« En réalité, depuis l’implantation de la société de mercenariat russe Wagner en République centrafricaine, il y’a une culture de mensonge, une culture de violence qui est mise en place. Et le mensonge est désormais érigé à une règle administrative », ajoute -t-il.
« Comment voudriez-vous que nous continuions à faire confiance à un régime dont la préoccupation essentielle chaque jour est le ventre et le sexe ? »;
« Comment voudriez-vous que nous continuons à faire confiance à un gouvernement qui est lui-même commanditaire, du moins complice de meurtre, d’assassinat, d’enlèvement et torture, de séquestration, de harcèlement, d’instrumentalisation de la justice, d’embrigadement des jeunes dans la commission d’actes antirépublicains, et des actes rétrogrades ? », s’interroge l’ancien ministre MohamedMoussa Daffhane.
Un appel à la vigilance.
L’homme tire aussi la sonnette d’alarme sur la présence du groupe Wagner en Afrique centrale. « C’est un danger pour l’ensemble des pays de la CEMAC ».
Mohamed Moussa Daffhane: « Notre espace CEMAC est attaquée. Elle est attaquée à travers la République centrafricaine. Vous savez très bien que le loup s’est introduit dans notre espace par la République centrafricaine, mon pays. Ce que je viens de vous dire, c’est qu’il faut prendre garde. Prenez garde. Parce que ce qui se passe en République centrafricaine ne va pas rester en RCA. Il y’a une opération d’expansion, de conquête en cours », alerte l’ancien ministre de Djotodia qui ajoute que l’implantation de la société de mercenariat russe Wagner en Afrique centrale est un projet imaginé, bien planifié et bien pensé.
Pour MohamedMoussa Daffhane, après la République centrafricaine, il y’aura une extension vers d’autres pays de la sous-région, notamment l’espace francophone de la CEMAC, et le régime de Bangui est l’organisateur complice. D’après lui, ce régime du Président Faustin Archange Touadera est considérablement inconscient et immoral. Et donc il n’y a aucune possibilité d’y faire confiance.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Un, deux trois, c’est parti : Gervais (comme j’aime t’appeler affectueusement), c’est l’heure ! En écrivant ces lignes, je me figure qu’il n’est plus que question de quelques heures pour que tu puisses avoir à répondre à la police, mais de quelle police concrètement ?
Depuis quelques jours, l’opinion s’est laissée suprise par une convocation adressée à ton nom, par la police centrafricaine ; ce qui rend plus d’un confus est que cette convocation n’a de motifs que son propre nom. S’agirait-il d’une convocation personnelle te concernant ou tout simplement de ce que nous tous savons : ta dernière sortie sur le prix plus que controversé de la carte nationale d’identité, en totale violation de la loi des finances, qui sur radio Ndeke Luka, dans l’émission PATARA, a suscité ta “sainte colère” de Patriote convaincu, au point d’appeler la rue contre le cynisme de Bangui ?
Jusque-là, rien n’est encore su, en attendant ton interpellation, mais ce qui est sûr, la thèse de la voix de Gervais Lakosso qui dérange semble être l’ultime cause de cette convocation. Soit !
C’est dire sûrement que nous sommes désormais dans un roman policier, où les acteurs ne doivent dire que ce qui plaît au grand maître, à tel enseigne que, celui qui s’exprime à contre-courant court le risque de se voir accablé par une convocation. Ton cas est une confirmation assez troublante.
Mais comment aujourd’hui faire comprendre à tous, une bonne fois pour toutes, que si la société civile hausse le ton pour dénoncer les dérives des acteurs publics, ce n’est guère pour espérer remplacer les hommes du pouvoir ou encore tirer le lait qu’ils délectent ? Comment dire à ceux-là que la Centrafrique est à nous, et que Citoyen, la Constitution nous confère le droit de dire, de dénoncer et d’asséner même les vérités qui n’arragent point le roi ?
S’il s’agissait d’un personnage au profil trouble ou controversé, je ne me serais pas hasardé de parler. Mais, il s’agit de toi, Gervais, ma plume va être tranchante. La vérité se trouve dans le fait que ta voix dérange. Au bal de Bangui, prétendument appelé “dialogue républicain”, tu as haussé le ton contre le projet de modification de la Constitution, depuis lors, tu es dans leur ligne de mire, car n’eût été le militantisme dont tu avais fait preuve avec tes collègues, ils auraient pu incruster le projet du 3e mandat incendiaire, avec toutes les conséquences qu’on sait déja.
Je t’aurais conseillé de ne point t’y rendre car leurs collègues Abdoulaye Hissene et Hassan Bouba (respectivement condamné à contumace et extirpé de la CPS, baladent encore sans inquiétude) ne sont toujours pas aux mains de la justice, sauf qu’en le faisant, tu donneras raison à tes détracteurs de venir te chercher manu militari, puisque tout le combat, c’est de trouver un bon motif pour te faire passer à la guillotine. Ils ont déjà échoué, crois-moi.
Demain, face à la police, tu seras aussi face à notre destin. Soit ils t’arrêtent et que triomphe la jungle, dans cette justice deux poids deux mesures, soit ils t’entendent tout simplement et que poursuive l’œuvre de la démocratie.
Gervais, écoute-moi bien, quoiqu’il arrive, nous, nous défendrons la démocratie et rien ne nous intimidera. Ce qui nous rassure le plus, ce pays répète toujours positivement ou négativement son histoire : les tyrans d’hier sont devenus les courtisans d’aujourd’hui. Ce destin que tu parts affronter est aussi le nôtre. Gervais, courage ! Lakosso, sois fort !
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Cela fait déjà trois jours que la famille du chef Ardo Yougouda n’a pas de ses nouvelles. Mais son fils, âgé d’une vingtaine d’années, avait été abattu devant tous ses parents par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera communément appelé « les russes noirs ». Ces criminels de guerre, recrutés par le pouvoir, et formés par les Mercenaires russes, n’ont aucune morale humaine.
Le village de Tambia, situé à 75 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, tourne depuis trois jours sans son chef Ardo Yougoud, kidnappé dans la journée du vendredi 20 mai 2022 par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera communément appelé « russes noirs » ou encore SMP Balaka (Service Militaire Privé Balaka). Sa famille, qui est depuis sans nouvelles de lui, appelle à l’aide la communauté internationale.
« Je souffre. Mon cœur pleure, il saigne. Je n’arrive pas à dormir. Mon corps me fait mal. La vie est sans espoir. Qui va récupérer mon mari pour moi ? Ils ont déjà tué mon fils devant moi. Ce n’est plus supportable », témoigne l’une des épouses du chef Ardo Yougouda.
Selon des informations recueillies, ces miliciens Anti-Balaka les ont accusés d’être des indicateurs des rebelles de l’UPC. Ce que dément catégoriquement cette famille qui accuse ces miliciens d’avoir accusé faussement toute personne de l’ethnie peule comme des rebelles.
Rappelons qu’il y a plus d’une semaine, 23 personnes de l’ethnie peule ont été assassinées, 15 autres portés disparus dans le village Bokolobo, situé à une dizaine de kilomètres du village Tambia sur l’axe Bambari. Les « russes noirs » et les soldats FACA ont été pointés du doigt dans ce massacre.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022
Bangui (CNC) – Une vingtaine de leaders de la jeunesse de Bégoua ont été sensibilisés sur la désinformation par le Consortium des Journalistes Centrafricains de Lutte contre la Désinformation (C.J.C.L.D) le samedi 21 mai 2022. L’activité s’est déroulée à la maison des jeunes de Bégoua.
centrafrique.org/photo-de-famille-du-cjcclld-avec-les-leaders-jeunes-de-begoua/” data-wpel-link=”internal”>Photo de famille du CJCLD avec les leaders jeunes de Bégoua copyright CNC du 21 -05- 22
Georges OUAPURE ZEZE, coordonnateur du C.J.C.L.D, a expliqué que la désinformation constitue un phénomène qui mine notre pays la République Centrafricaine : « Le phénomène de la désinformation mine notre société et alimente les crises. C’est un fléau qu’il faut attaquer à la racine, un phénomène qui ne peut être éradiqué certes, mais plutôt atténué».
L’objectif est de sensibiliser et outiller les participants sur les fondamentaux de la lutte contre la désinformation afin qu’ils soient des relais communautaires de lutte contre la désinformation à Bégoua.
Christophe GREMALI, président de la jeunesse communale de Bégoua, reconnait que la désinformation alimente les conflits et la guerre. Il souhaite que cette campagne s’étende sur le territoire national.
Les participants, très motivés, remercient le C.J.C.L.D pour cette initiative. Ils recommandent une formation sur les techniques de vérification des fausses nouvelles pour apporter leur contribution à la lutte contre la désinformation et discours de haine en République Centrafricaine.
Cette activité est organisée dans le cadre du projet « sauver la démocratie contre la désinformation en Centrafrique » financé par l’ambassade de France à Bangui.
Centrafrique.org/mobilisation-de-masse-pour-la-semaine-de-la-liberation-de-lafrique-2022/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Mobilisation-de-masse-pour-la-Semaine-de-la-liberation-de-lAfrique-2022-450×338.jpg” alt=”Mobilisation de masse pour la Semaine de la libération de l’Afrique 2022″ width=”450″ height=”338″ />Mobilisation de masse pour la Semaine de la libération de l’Afrique 2022
Africans Rising
For Justice, Peace & Dignity
Mobilisation de masse pour la Semaine de la libération de l’Afrique 2022
Introduction
Africans Rising pour la Justice, la Paix et la Dignité est un mouvement panafricain de personnes et d’organisations qui travaillent pour la paix, la justice et la dignité. Nous sommes déterminés à encourager la solidarité et l’unité d’action des peuples d’Afrique pour construire l’avenir que nous voulons – un droit à la paix, à l’inclusion sociale et à la prospérité partagée.
Ainsi, la Mobilisation de masse pour la libération de l’Afrique du 25 mai est destinée à mobiliser tous les Africains – organisations locales, syndicats, groupes communautaires, organisations de femmes, groupes confessionnels, groupes de jeunes, associations locales, médias, particuliers – pour agir sur des thèmes ou des questions spécifiques en rapport avec les contextes locaux et continentaux. Il peut s’agir d’actions visant à demander des comptes aux gouvernements, à remettre en question le statu quo, à faire preuve de solidarité, etc. et ces actions peuvent aller de réunions communautaires, de projections de films à des protestations, des marches, etc.
Pour honorer cet engagement, la première mobilisation a eu lieu le 25 mai 2017, lorsque deux mille volontaires, partenaires, partisans et amis ont organisé un total de 300 actions & événements dans 42 pays du continent africain et de la diaspora, pour marquer le lancement d’Africans Rising. Le 25 mai 2018, la mobilisation a été encore plus massive puisque des centaines d’actions et d’événements individuels ont été menés dans 54 pays dont 6 de la diaspora africaine autour du thème choisi pour l’année #StopTheBleeding qui fait référence à la lutte contre les fuites financières illicites et le pillage économique du continent.
En 2019, les activités de la mobilisation du 25 mai se sont étendues à des projections de films, des engagements médiatiques, des symposiums publics, des tables rondes et plusieurs autres activités sur l’esclavage moderne autour du thème « Les Africains ne sont pas à vendre ! Stop à l’esclavage et à la traite des êtres humains ». Les activités visaient à réfléchir sur le passé de la traite transatlantique des esclaves et à obtenir le soutien des Africains pour qu’ils s’unissent afin d’inciter leur gouvernement à mettre un terme définitif à l’esclavage moderne.
En 2020 et 2021, Africans Rising s’est concentré sur son thème de la santé avec le slogan #Rise40urLives ainsi que la campagne #FreeThem. Cela a permis à Africans Rising de soutenir la mise en œuvre de ses campagnes d’éducation sanitaire et de réponse au COVID-19 dans au moins 30 pays du continent africain. Nous avons également lancé une campagne de solidarité panafricaine contre le COVID-19, #Rise40urLives, et fait pression pour la libération des personnes incarcérées grâce à notre campagne #FreeThem.
Semaine de la libération de lAfrique 2022
En 2022, la bannière de la mobilisation passe de Journée de la libération de lAfrique à Semaine de la libération de lAfrique. Cela reflète la manière dont nous nous mobilisons, qui s’étend souvent sur une semaine entière d’activités plutôt que sur un seul jour, et permet de dissiper toute confusion dans l’esprit de nos membres. Cela permettra également de mieux refléter l’histoire. La discussion sur l’impératif de l’unité africaine en mai 1963 n’était pas
nécessairement un événement d’un jour. Elle a débuté le 23 mai 1963 et a abouti à la signature de la Charte de l’OUA, aujourd’hui UA, le 25 mai 1963.
Date
La Semaine de la libération de l’Afrique sera observée du 23 mai 2022 au 29 mai 2022.
Thème et sous-thèmes
Cette année, la mobilisation est placée sous le thème général « L’Afrique pour les Africains », qui met en évidence la nécessité de l’unité et de l’appropriation des luttes africaines, accompagné de sous-thèmes qui permettent de se concentrer sur les domaines et les tendances clés de la mobilisation en 2022. Nous mènerons la campagne virtuelle sous ce thème avec notre hashtag #Rise40urLives.
Thème général :
L’Afrique pour les Africains
« Les Africains » incluent toutes les personnes d’origine africaine où qu’elles se trouvent. Ce thème fait écho à l’appel historique lancé par Marcus Garvey aux Africains pour qu’ils s’unissent et prennent possession et contrôle de leur patrie. Sa pertinence à l’époque contemporaine est illustrée par la ruée des anciennes et nouvelles puissances mondiales sur les ressources de l’Afrique.
Sous-thèmes :
Décolonisation – faire le point sur le travail inachevée de la décolonisation
Justice entre les sexes – garantir l’égalité entre les sexes dans la construction de l’Afrique que nous voulons.
Santé – accès équitable à des soins de santé de qualité dans le contexte de COVID-19
Justice climatique et environnementale – Pousser la lutte pour la justice climatique et environnementale pour construire l’Afrique que nous voulons
OBJECTIFS CLÉS
La mobilisation de cette année a pour objectif de rassembler les membres du mouvement Africans Rising afin qu’ils travaillent ensemble à une lutte coordonnée visant à sensibiliser l’opinion publique sur le travail inachevé de la décolonisation, la justice de l’eau et l’accès équitable à une santé de qualité.
Fournir une plateforme de dialogue et de sensibilisation aux soins de santé et au manque d’infrastructures sanitaires pour les communautés noires et africaines, ainsi que pour les pays ruraux et sous-développés.
Chercher ensemble des solutions africaines à la crise sanitaire – fournir des vaccins aux communautés et aux populations africaines.
Souligner le besoin crucial de justice entre les sexes pour favoriser l’inclusion dans notre marche en avant.
ACTIVITÉS DE MOBILISATION
Inscription des activités de la Semaine de la libération de l’Afrique Calendrier et carte des activités
Conversations hebdomadaires avec les membres un mois avant la Semaine de la libération de l’Afrique. Ces conversations seront l’occasion de poser des questions, d’obtenir des clarifications et des conseils.
Profiter de la Semaine de la libération de l’Afrique pour amplifier le besoin d’unité africaine. Collaborer avec un mouvement pour organiser une séance de lecture pour enfants du livre intitulé Africa Must Unite (L’Afrique doit s’unir) de Kwame Nkrumah et Black Africa : Cultural and Economie Basis for a Federated State (L’Afrique noire : Fondements culturels et économiques d’un État fédéré) de Sheikh Anta Diop, diffusée en direct sur les plateformes de médias sociaux de AR.
Lancement officiel et conférence de presse à Dakar le 23 mai 2022.
INSCRIPTION ET PARTICIPATION
Les activités marquant la libération de l’Afrique auront lieu du 23 au 29 mai 2022. Pour inscrire votre événement ou activité à la mobilisation 2022, cliquez sur ce lien https: //forms.gle / Gdh6zYbZUPF2FWgd6
Pour toute demande de renseignements ou informations complémentaires, contactez;
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 mai 2022
Bangui (CNC) – La ville minière de Nzako, située dans le sud de la République centrafricaine, dans la préfecture du Mbomou, est à nouveau secouée ce samedi 21 mai 2022 à l’aube par des détonations d’armes lourdes et légères.
Image d’illustration des soldats FACA /
Selon des sources locales, l’attaque a été menée par des éléments rebelles de l’alliance de forces pour la paix et le développement (AFPD), dirigée localement par l’ancien général du FPRC Mahamat Saleh.
Un bilan provisoire fait état d’une dizaine de morts : 11 du côté de l’armée nationale, et 2 du côté des rebelles. Tandis qu’un soldat FACA a été fait prisonnier et six rebelles seraient blessés au cours de l’attaque.
Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, l’attaque aurait débuté vers 5 heures du matin sur trois fronts : au nord, l’est et l’Ouest de la ville. Les assaillants, au cours de leur assaut, n’ont laissé aucune marge de réaction aux éléments de l’armée nationale qui se sont battue en retraite tout en repliant de la ville. Présentement, les soldats FACA sont en débandade vers Bakouma.
Rappelons que le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles de l’alliance de forces pour la paix et le développement (AFPD) ont attaqué, d’une manière foudroyante, les positions de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine. L’affrontement a duré un peu plus d’une heure, faisant six morts dans le rang des soldats FACA, et trois du côté des rebelles. La quasi-totalité de ces soldats a perdu leurs outils de combats, seuls d’eux qui ont pu garder leurs armes par-devers eux. Au même moment, ils ont quitté précipitamment la ville pour se retrancher à Bakouma, une ville située à 60 kilomètres sur l’axe Bangassou, au sud-Est de la RCA.
Pendant ce temps, les Mercenaires russes, basés à Bria, étaient venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvaient aucun soldat sur place. Ils les ont appelés au téléphone pour tenter de les supplier de retourner à Nzako, mais ces derniers ont catégoriquement refusé en bloc. Ces soldats ont justifié leur refus de retourner à Nzako par le comportement violent de ces mercenaires russes envers eux, et décident finalement de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin de descendre à Bangui.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 19 mai 2022
Bangui (CNC) – Alors que la situation sécuritaire dans le pays se dégrade du jour en jour, l’armée nationale et ses alliées Mercenaires russes traversent un moment difficile. Plusieurs opérations militaires sur le terrain ont été suspendues, les primes générales d’alimentations des éléments déployés sur le terrain ont été drastiquement réduites. Dans l’arrière-pays, les soldats FACA et leurs alliés russes utilisent désormais des motocyclettes appartenant aux particuliers pour des patrouilles militaires. C’est inédit. L’État touche le fonds.
Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï
L’État centrafricain ne dispose plus des ressources financières nécessaires pour entretenir son armée. Ce manque de moyens financiers est visible à plusieurs niveaux. D’abord le gouvernement ne peut plus assurer le versement des primes générales d’alimentation des soldats ni celles de déploiement. Plusieurs opérations militaires sur le terrain ont été suspendues en raison d’une rupture dans la chaîne d’approvisionnement en carburant de l’armée. Ce qui pousse les soldats déployés sur le terrain à emprunter des motocyclettes appartenant aux particuliers pour des patrouilles militaires. Et les conséquences sont visibles sur le théâtre d’opérations.
La semaine dernière, à Ouadda, dans la Haute-Kotto , une attaque des combattants rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), appuyé par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les positions de l’armée nationale dans la ville avait poussé tous les soldats déployés dans cette sous-préfecture à prendre la poudre d’escampette. Ils ont du traverser à pieds dans la brousse durant des jours avant de sortir vers Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Le renfort, qui devrait quitter Bria pour aller sur le théâtre de l’opération à Ouadda, n’a pas pu avoir lieu. Tous les véhicules militaires n’ont plus de carburant, et les motocyclettes, pour la plupart appartenant aux particuliers, ne sont pas aussi pratiques pour ce genre d’opération.
Sur le terrain, les mercenaires russes justifient leur immobilité par un problème d’effectif, tandis qu’à Bangui, les griots du régime accusent la France d’avoir mis la pression sur Total de ne pas approvisionner l’armée nationale et ses alliés russes en carburant. Faux! Rétorque un pompiste centrafricain travaillant à la station Total du croisement du quatrième arrondissement. D’après lui, Total n’est pas le seul fournisseur de carburant en République centrafricaine.
Et ce n’est pas tout! Sur certains théâtres d’opérations, les soldats sont découragés, démotivés en raison du non-versement de leur prime générale d’alimentation.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 19 mai 2022
Bangui (CNC) – Par arrêté n°102 du 26 avril 2022, le ministre de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet de la présidence, avait suspendu temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger, avec pour principale raison : la crise budgétaire. Or, certains proches du pouvoir, qui sont d’ailleurs très connus pour des actes de fausseté et de magouilles, multiplient des manœuvres dignes de la mafia mexicaine pour tenter de contourner cette décision.
C’est par la petite porte, pour ne pas dire par le jeu de la mafia que madame Prisca Wangao, très malade, sera évacuée sanitairement à l’étranger dans les prochains jours, et ce, grâce à son mari, le député Jean – Sosthène Dègbè, Président de la commission défense à l’assemblée nationale.
Le député Jean – Sosthène Dègbè
Selon des informations recueillies, le député Jean – Sosthène Dègbè, avec la complicité du Premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, a tripatouillé, dans la discrétion, des faux documents d’évacuation sanitaire d’un cadre de l’Assemblée nationale à l’étranger. Or, ce cadre de l’Assemblée nationale n’est autre que madame Prisca Wangao qui travaille en ce moment à la direction générale de la douane.
Selon les auteurs de ces faux documents, madame Prisca Wangao sera évacuée à Tunis, en Tunisie, alors qu’en été 2018 elle avait été évacuée en France. Sur place, à Paris, elle s’était battue en vain pour avoir un titre de séjour des malades et rester dans l’hexagone se soigner.
Rappelons que son mari, le député Jean – Sosthène Dègbè fut Directeur de cabinet au ministère de l’Administration du territoire. Il avait été cité dans la grosse affaire de fabrication des cartes d’identité nationale impliquant la société libanaise Almadina. L’homme traîne derrière lui de lourd passé criminel économique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022
Bangui (CNC) – Afin de mettre fin au régime « autocratique et totalitaire » du Président Faustin Archange Touadera, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, a annoncé ce jeudi 19 mai 2022 dans un communiqué de presse un concert général de casserole à compter du 28 MAI 2022 A partir de 19 heures sur toute l’étendue du territoire national. Pour la COSCIPAC, « le Président Faustin Archange Touadera est en train de faire de la RCA un pays voyou, criminel et malade ».
Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse de la COSCIPAC.
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 013
La COSCIPAC appelle la population à sortir de sa torpeur et de son silence pour,
enfin, prendre ses responsabilités devant l’histoire et les hommes afin de mettre
fin au régime autocratique et totalitaire de TOUADERA !
LEVONS NOUS TOUS COMME UN SEUL HOMME PAR UN CONCERT DE
CASSEROLE, LE 28 ET LE 29 MAI 2022 A PARTIR DE 19 H 00, SUR TOUTE
L’ETENDUE DU TERRITOIRE POUR MONTRER NOTRE DEGOUT DU DESORDRE DE
TOUADERA !
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient à relater les faits graves suivants, dont le peuple centrafricain, sans exclusif, a été la victime passive depuis l’avènement au pouvoir de TOUADERA.
Pour rappel :
La Voix des Sans Voix, fidèle serviteur du peuple, mène depuis les dérives autocratiques du régime du président TOUADERA, une campagne d’éveil populaire, solidaire et sans parti pris, pour attirer l’attention des uns et des autres sur la tragédie humaine qui se joue, aux désarrois du peuple centrafricain tout entier, depuis la prise de pouvoir de ce régime jusqu’à nos jours. Cette campagne, loin d’être une campagne de dénigrement ou d’insolence, ne se tient que dans le seul but de mettre
en lumière certaines tares de la gestion du peuple et de la chose publique par ce régime autocratique composé de « bras cassés », de griots, d’assassins, de voleurs et de bénits Oui…Oui ; sans vision aucune du devenir du pays.
En effet, Voix des Sans Voix, la COSCIPAC, a eu à lancer de nombreuses alertes sur les dérives suivantes du régime de TOUADERA :
Les exactions et tueries de masse sur les paisibles populations de l’arrière-pays ;
Les enlèvements, tortures et assassinats au sein de la population de Bangui et des forces vives de la nation ;
Des trafics d’influences et d’intimidations à l’endroit de certains leaders et meneurs d’opinion centrafricains ;
Des campagnes de dénigrements ponctuées de messages d’incitation à la haine et à la violence contre certains pays amis et frères de la RCA et contre certaines Institutions Internationales telle que la Minusca ;
Des exactions et crimes graves commis par les mercenaires de la « NEBULEUSE WAGNER » SUR LA POPULATION CENTRAFRICAINE ET, MEME, SUR DES OFFICIERS SUPERIEURS, SOUS-OFFICIERS ET HOMMES DE RANG DES FACA ;
Des viols collectifs perpétrés par ces mercenaires sur des jeunes filles, des hommes et femmes centrafricains, voire, sur les femmes engagées au sein des Forces de Défense et de Sécurité Intérieure et au sein des FACA ;
Du Bradage et de l’exploitation illicite et anarchique de nos ressources naturelles par des consortiums chinois qui détruisent tout sur leurs passages et mettent en péril l’avenir de la nation, tout en dégradant d’une manière irréversible notre écosystème ;
Par rapport à la tenue d’un « Dialogue » devant permettre aux centrafricains de sortir des crises militaro-politiques qui enfoncent la RCA irrémédiablement vers un gouffre sans fin, des violences incontrôlées, la COSCIPAC, aussi bien que Sa Sainteté le Pape, les Partenaires au développement, les partis politiques d’opposition démocratique, voire même la CPC, ont réclamé, à
cor et à cri, un « Dialogue Inclusif » de toutes les parties en conflit ; mais, le Gouvernement de TOUADERA, gouvernement avide de sangs des innocents, s’est entêté pour nous organiser un soit disant « Dialogue Républicain », excluant de traiter les racines réels des crises actuelles, et, ne se préoccupant que d’organiser une causerie entre amis et ayant en toile de fond : la modification de la Constitution pour permettre à TOUADERA de briguer d’autres mandats afin de lui permettre, avec son équipe de « suceurs de sang », d’achever le travail d’éradication du peuple centrafricain agonisant.
Les conséquences de cette immaturité idéologique et aventure politique, nous le connaissons :
Reprise des hostilités sur toute l’étendue du territoire ;
Pénurie aggravée des produits pétroliers et des produits ménagers de première nécessité ;
Cessation des appuis financiers et budgétaires de la part des partenaires au développement, ce qui a emmené le Ministre en charge des finances de demande la revue en baisse du Budget de l’Etat, en ce qui concerne les départements ministériels, de 40 à 60%.
OU VA T-ON ?
Et comme si cela ne suffisait pas, le MOUVEMENT DES CORROMPUS USES ET USAGES (MCU)
vient d’officialiser sa volonté de faire de notre nation une plateforme tournante de la maffia, en prenant une loi officialisant la Crypto-monnaie, voie de paiement prisée par les réseaux maffieux car échappant a tout contrôle et permettant de blanchir sans problème de l’argent sale ; plaçant ainsi la RCA dans une situation plus qu’inconfortable par rapport aux institutions financières mondiales qui qui oeuvrent pour la traçabilité et la clairvoyance dans les transactions financières.
TOUADERA est en train défaire de la RCA un pays voyou, criminel et malade !
Le quotidien du Gouvernement ne se résume qu’en :
Des détournements tous azimuts des deniers publics ;
S Des vols organisés et aggravés ;
Des Bradages de nos ressources naturelles ;
S Des ventes illicites et illégales des biens de l’Etat et des parcelles aux étrangers ;
Des détournements des appuis financiers internationaux au détriment de la nation et au profit des mercenaires de WAGNER.
Aussi, la COSCIPAC vous demande à la population de réagir courageusement, rapidement, efficacement et intelligemment afin de chasser du pouvoir ces mécréants qui ne font qu’avilir le peuple pour lequel ils ont pourtant juré le sacrifice suprême pour sa défense et pour son intégrité !
Si nous avançons, suivez- nous !
Si nous tombons. Vengez- nous et relevez une armée populaire toujours plus nombreuse, plus forte et plus engagée !
Si nous abandonnons ou reculons, alors, achevez- nous !
L’heure de la vraie révolution a sonné. Alors, prenez vos responsabilités ou vous
serez exclus de la nouvelle histoire de Centrafrique qui est en train d’être écrite !
La « Terre Promise » est proche, ne lâchez pas peuple de Centrafrique ;
car, la COSCIPAC ne vous lâchera jamais !
La balle est dans votre camp, prenez vos responsabilités.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022
Bangui (CNC) – Deuxième pays au monde à faire du Bitcoin une monnaie légale, la République centrafricaine est aujourd’hui totalement isolée du reste du monde. Même le Salvador, premier pays au monde à légaliser la cryptomonnaie, oublie où se trouve ce pays pauvre d’Afrique centrale. Or, le président salvadorien Nayib Bukele, dans un message qu’il a publié sur Twitter le 16 mai dernier, avait annoncé la rencontre entre 44 pays en voie de développement(32 banques centrales et 12 autorités financières) pour échanger sur l’avenir des cryptomonnaies et pour parler notamment du futur du bitcoin. Pour certains experts, le cas de la rca est différent des autres. Comment ?
centrafricain-faustin-archange-touadera-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC
Avec cette grande messe autour du bitcoin, le président salvadorien Nayib Bukele espère certainement inciter d’autres pays en voie de développement à sauter le pas.
En ce printemps 2022, le monde des cryptomonnaies traverse une période compliquée. Le 21 avril 2022, le parlement centrafricain
avait voté une loi faisant le Bitcoin une monnaie officielle au côté du franc CFA. La loi adoptée a été promulguée par le chef de l’État 24 heures plus tard après son adoption par l’Assemblée nationale. Elle entrera en vigueur dans 48 heures, c’est-à-dire le 22 mai prochain.
Concrètement, à partir de la semaine prochaine, les Centrafricains peuvent payer leurs contributions fiscales en bitcoin et les commerçants peuvent afficher la cryptomonnaie aux côtés du franc CFA. Avec cette mesure, le gouvernement centrafricain espère favoriser l’inclusion financière des Centrafricains. Le but est aussi de faciliter le transfert d’argent depuis l’étranger.
Selon la presse salvadorienne, avec cette grande messe autour du bitcoin, le président salvadorien Nayib Bukele espère certainement inciter d’autres pays en voie de développement à sauter le pas. Sur Twitter, il a expliqué que « les représentants de 32 banques centrales et de 12 autorités financières vont se réunir au Salvador pour discuter d’inclusion financière, d’économie numérique et de la possibilité d’ouvrir des comptes en banque aux exclus du système bancaire. Or, plusieurs études montrent que les habitants ne font pas totalement confiance au bitcoin. Au Salvador, seulement 20% de la population utilise la cryptomonnaie. En Centrafrique, seuls 11,4% des habitants ont accès à Internet, alors qu’il s’agit d’un prérequis pour effectuer des paiements en cryptomonnaies.
Or, La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC), une institution à travers laquelle la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC (BEAC) régule les activités de banque, composée de six pays d’Afrique centrale, a envoyé, vendredi 13 mai, un rappel sur son interdiction de l’utilisation des cryptomonnaies, un peu plus de deux semaines après que la République centrafricaine, un État membre, ait donné cours légal au bitcoin.
« Il est interdit aux établissements assujettis ainsi qu’à leurs partenaires techniques dans le cadre des services de paiements d’échanger ou de convertir, de régler ou de couvrir en devise ou FCFA, les transactions relatives aux cryptomonnaies ou ayant un lien avec celles-ci », peut-on lire dans la note de l’institution qui a circulé sur les réseaux sociaux, ce vendredi 13 mai.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 20 mai 2022
Bangui (CNC) – Le Président du CONGRÈS NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT (CNCA-PDD), monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI, dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État Faustin Archange Touadera, exige la démission de celui-ci de la présidence de la République. Selon ce leader de l’opposition démocratique, Avec le médiocre gouvernement actuel, ce régime impopulaire et criminel incarne le mal centrafricain.
« Durant les six années de votre règne dictatorial, le nombre de vie des centrafricains fauchées équivaut au double des personnes tuées durant tous les évènements malheureux de l’histoire de notre pays », affirme – t- il.
Ci-dessous l’intégralité de sa lettre ouverte au chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE,
CHEF DE L’ÉTAT
PALAIS DE LA RENAISSANCE
BANGUI
Monsieur le Président,
Aujourd’hui, la République centrafricaine fait face à des séries de crises (crise sociale, crise post-électorale, crise économique, crise morale, crise culturelle et crise de confiance).
Pour sortir ce pays de l’impasse socio-politique et sécuritaire dans laquelle vous l’avez sciemment entraîné, votre régime avait opposé une fin de non recevoir au dialogue inclusif que la classe politique et la communauté internationale avaient demandé.
Vous avez préféré la confrontation armée avec votre concept ” woin n’a woin ” et pourtant vous n’avez pas les moyens de mener cette politique.
La loi fondamentale du pays est quotidiennement violée et les droits humains sont en permanence bafoués.
Plusieurs acteurs politiques de l’opposition sont arrêtés ou emprisonnés arbitrairement pour des délits d’opinion.
Des responsables de l’opposition sont interdits de sortie du territoire national, certains font l’objet de filatures policières permanentes et leurs communications sont contrôlées. Ils reçoivent des coups de fil anonymes de menaces de mort. Vous imposez à ce peuple un régime autoritaire et de terreur.
Les médias d’État consacrent toutes leurs émissions à la célébration du culte de votre personnalité et à la propagande de votre parti le Mouvement Coeurs Unis(MCU) aussi bien à la gloire de vos alliés Wagner et rwandais.
La souveraineté du peuple est ébréchée par les récentes élections truquées de manière ahurissante à cause de la mégarde d’une partie de la communauté internationale piégée, par une cour constitutionnelle qui vous est totalement soumise et par vos valets de l’Autorité nationale des élections (ANE).
Vous voulez coûte que coûte modifier la constitution que le peuple s’est choisi par référendum pour vous éterniser au pouvoir.
Quelle arrogance ? Quelle incrédulité ? Et quel risque ?
La démocratie centrafricaine telle que voulu par le peuple après les évènements de 2013 est gravement en panne.
Monsieur le Président, le rôle régalien des forces de défense et de sécurité est la protection des personnes et des biens ainsi que la défense de l’intégrité territoriale.
Ces forces se doivent d’être au service de la population et non contre elle. Creuset très sûr où doivent se forger le patriotisme et la conscience nationale, elles doivent être des facteurs importants de cohésion nationale.Pour remplir les missions qui leurs sont dévolues, toutes ces institutions, boucliers du peuple, doivent être mises à l’abri des luttes politiques et politiciennes.
Cependant, Monsieur le Président de la République, sous votre règne sans partage, nous assistons à la montée en puissance du tribalisme et du clanisme au sein des différentes unités qui les composent avec, des critères obscures de recrutement et de promotion y entraînant ipso facto une désunion totale. Le cas frappant et malheureux de l’enfant soldat tombé au combat à dix kilomètres de Bambari est hautement révélateur.
Oui Monsieur le Président de la république, il est inconcevable que les lois de plus en plus inconstitutionnelles qui sont votées par certains suiveurs qui siègent à l’Assemblée nationale, ne servent qu’à protéger vos intérêts et ceux de votre clan et à assouvir vos égo au détriment de la population qui n’a aucun recours valable et efficace.
Il est inconcevable que vos proches et vous même soyez au-dessus des lois de la république.
Durant les six années de votre règne dictatorial, le nombre de vie des centrafricains fauchées équivaut au double des personnes tuées durant tous les évènements malheureux de l’histoire de notre pays.
Monsieur le Président de la république,
Vous vous faites facilement avoir par certains médias animés par des menteurs et des escrocs mais aussi par des situationnistes à la quête de fortunes faciles et qui se disent panafricanistes.
Votre entourage est constitué de maîtres griots et pourtant vous êtes sans ignorer qu’il n’y a jamais eu de griots dans l’histoire ou dans la culture centrafricaine.
Du fait de votre manière de diriger le pays, les centrafricains ne sont plus respectés à l’extérieur.
Parallèlement à votre faiblesse de caractère, vous entretenez plusieurs groupes de milices privées et des mercenaires ( requins, Anti-Balaka version Touadera, Wagner et rwandais ).
Alors monsieur le Président de la république,
On ne construit pas la paix en entretenant des milices privées ou des mercenaires et en investissant beaucoup d’argent pour l’achat d’armes de moindre qualité.
Vous auriez dû investir cet argent dans des créneaux porteurs d’emplois et de croissance pour le pays et le bien-être de la population centrafricaine.
Les mots paix et justice que vous aimez utiliser dans vos discours lénifiants sonnent très mal et faux monsieur le Président de la république. Car, de quelle paix et de quelle justice parlez vous sans cesse quand, vous envoyez vos crocs morts libérés de force un grand criminel de guerre en la personne de Hassan Bouba et que d’autres comme le Ministre de la justice ou celui des transports et bien d’autres siègent dans votre gouvernement et à l’Assemblée nationale ?
Et même lorsque tout le peuple de Centrafrique traîne une existence misérable et n’a pas accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’alimentation de qualité, aux soins de santé même primaires, à une éducation de qualité et un logement décent ?
Monsieur le Président de la république,
Un citoyen qui ne mange pas à sa faim, qui ne peut se soigner quand il est malade ou qui ne peut pas scolariser ses enfants, aura t-il la tranquillité de l’esprit et la paix du cœur ?
Avec votre infâme et médiocre gouvernement, vous incarnez le mal centrafricain. Il y a un divorce entre tous vos discours sur la paix, la justice et vos actions belliqueuses.
En organisant des élections truquées pour écarter l’opposition du parlement; en organisant des transhumances politiques à destination du MCU; en créant des divisions aux seins des autres partis politiques ; en violant sans cesse notre constitution; en bafouant les libertés fondamentales; en voulant instaurer à tout prix le parti unique et en promouvant une gestion personnelle, familiale, clanique et autoritaire de l’État ; vous n’aimez donc pas la paix. Bien au contraire, vous suscitez des conflits entre les différentes composantes de la nation centrafricaine.
Monsieur le Président de la république,
Le peuple centrafricain souffre à cause de votre déficit moral et de votre incapacité. Le malaise est profond et la métastase se généralise.
La lamentable gestion du pays va à l’encontre des principes même de notre nation et de sa souveraineté.
Pour preuves, voici une liste non exhaustive des faits graves qui sont imputés à votre régime et pour lesquels nous vous demandons de démissionner de la présidence de la république :
– Menaces constantes et usage injustifié de la force brute sur la population par votre proche collaborateur le colonel Wanaga et les vampires requins ;
– Incitations à la haine par les sulfureux BlaiseDidacien Kossimatchi et HéritierDoneng ;
– Non assistance aux populations en danger ;
– Complicité avec les médias nationaux et une chaîne de télévision étrangère se disant “ panafricaine ” dans le but criminel de désorienter le peuple centrafricain ;
– Abus de biens communs ;
– Tentative d’escroquerie,de blanchiment de capitaux, de financement des terroristes et d’évasion fiscale avec Bitcoin ;
– Escroquerie en bande organisée ;
– Détournement des deniers publics ;
– Protection des criminels ( le cas récent du sanguinaire Hassan Bouba);
– Association de malfaiteurs en relation avec des entreprises terroristes (Wagner, anti-balaka version Touadera, requins et corps expéditionnaire rwandais);
– Tentative de modification ou de changement de la constitution ;
– Haute trahison ;
– Appauvrissement volontaire de la population ;
– Crimes de guerre et crimes contre l’humanité ;
– Réduction d’une partie de la population en esclavage ;
– Destructions de biens;
– Chosification de la femme centrafricaine par votre Ministre conseiller très spécial et vos amis de la nébuleuse Wagner ;
– Humiliation de nos forces de défense et de sécurité par les bâtards du groupe Russe Wagner ;
– Pillage à grande échelle des ressources naturelles du pays.
Monsieur le Président de la république,
Pour abréger les souffrances de ce peuple qui continue d’endurer votre dictature, nous faisons appel à votre sagesse de démissionnerimmédiatementetsanscondition de votre fonction de garant de la nation centrafricaine ; de dissoudre toutes les institutions constitutionnelles et de former un conseil composé de 72 membres issus de toutes les couches, qui gouverneront collégialement le pays et organiserons cette fois-ci des élections générales non truquées.
Nous mettons très sincèrement en garde toutes ces forces malsaines et maléfiques qui gravitent autour de vous et vous poussent à commettre l’erreur dramatique de vous accrocher au pouvoir que vous ne maîtrisez plus.
Monsieur le Président de la république,
Profondément convaincus que vous donnerez une suite favorable à notre proposition de bon sens, nous vous prions d’agréer, l’expression de notre très haute considération.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022
Bangui (CNC) – Membre du Bureau Politique , Ex-Secrétaire général du parti MLPC, monsieur Etienne MALEKOUDOU a été suspendu ce jeudi 19 mai 2022 de toutes les activités du Parti jusqu’à nouvel ordre, conformément aux dispositions des articles 78, 79 et 80 du règlement Intérieur. Il lui est reproché d’avoir entretenu de groupes parallèles en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti.
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Un communiqué est tombé hier soir. Les relations étaient houleuses entre l’ancien Secrétaire général du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et son parti, sous fond de ralliement possible au parti au pouvoir, les Cœurs Unis. Dans un communiqué, le bureau politique du MLPC déclare s’être réuni et décide ceci :
Vu les Statuts du Parti ;
Vu le Règlement Intérieur ;
Vu le Compte rendu de la réunion du Bureau politique du 14 Mai 2022 ;
DECIDE
Article 1er : Les Militants dont les noms suivent sont suspendus de toutes les activités du Parti, jusqu’à nouvel ordre, conformément aux dispositions des articles 78, 79 et 80 du règlement Intérieur. Il s’agit de :
Etienne MALEKOUDOU, Membre du Bureau Politique
Christian GONEDERE KOSSI, Militant
Motifs
o constitution de groupes parallèles en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti o association avec des groupes organisés et/ou des personnes pour nuire au Parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants, cadres et dirigeants du Parti ; o dénigrement du Parti, de ses membres, militants et responsables, par voie de presse ou par tout autre moyen de communication.
Article 2 : La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera./-
Fait à Bangui, le 19 Mai 2022 Pour le Bureau Politique