Le Président Touadera abandonne sa résidence du quartier Boy-Rabe
Bangui (République centrafricaine) – Depuis près d’un mois, les caciques du pouvoir de Bangui ont du mal à retenir leur inquiétude face aux rumeurs persistantes d’une éventuelle attaque de la ville de Bangui par les rebelles de la CPC. Malgré leur nouveau chouchou Mig21 près à détruire une colonne des rebelles, ils ne semblent plus avoir confiance à leur armée nationale ni à leurs partenaires de Wagner, encore moins aux militaires rwandais. Chacun cherche à se protéger tant bien que mal. Le Président Touadera, de son côté, préfère passer la nuit à des endroits différents.
Centrafrique.org/Centrafrique-apres-le-requin-touadera-cree-talitha-koum-pour-traquer-e-zingo-biani/pickup-cortege-presidentiel/” rel=”attachment wp-att-29892″ data-wpel-link=”internal”>Pickup du cortège présidentiel au centre-ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
Le Président Touadera abandonne sa résidence du quartier Boy-Rabe
Selon des informations émanant de la présidence de la République, le quartier Boy-Rabe, où se trouve la résidence du chef de l’État, serait infiltrée massivement par des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Et la colline en face de la résidence présidentielle, combinée à d’autres qui couvrent la partie est de Bangui, selon la présidence, pourrait faciliter l’infiltration des assaillants au domicile du chef de l’État lors d’une éventuelle attaque de la capitale. L’assaut mené en 2001 contre la résidence du Président Patassé est un bon exemple pour eux.
Face aux rumeurs persistantes d’une éventuelle attaque de la ville de Bangui par les rebelles, le service de sécurité du chef de l’État lui recommande de ne plus dormir dans sa résidence du quartier Boy-Rabe.
Selon une source confidentielle contactée, cette information est parfaitement réelle, mais elle affirme que le Président de la République demeure toujours dans le parages. Cela confirme l’information d’une autre source au sein de la garde présidentielle indiquant que le chef de l’État passe la nuit deux fois par semaine dans une résidence derrière l’agence Air France à Bangui.
Ceci dit, avec les rumeurs d’une éventuelle attaque de la capitale par les rebelles, le Président Touadera n’arrive plus à dormir la nuit chez lui. Qu’en est-il pour son Premier ministre et le Président de l’Assemblée nationale ?
Bangui (République centrafricaine) – La ville minière de Ngarba, située à 120 kilomètres de Ndélé en allant vers la frontière du Tchad, est depuis 48 heures secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon les habitants, un poste avancé des soldats FACA dans la ville a été pris d’assaut par les rebelles de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT (CPC).
Centrafrique.org/alerte-info-intervention-musclee-des-faca-et-policiers-au-domicile-du-ministre-du-tourisme-a-galabadja/les-soldats-faca-en-position-de-tirs-img_3876-6/” rel=”attachment wp-att-35520″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/les-soldats-Faca-en-position-de-tirs-IMG_3876-450×253.jpg” alt=”les soldats Faca en position de tirs IMG_3876″ width=”450″ height=”253″ />Image d’illustration des soldats FACA /
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
Violent affrontement entre les soldats FACA et les rebelles à Ngarba
Lundi 23 janvier 2023, peu avant 11 heures, un groupe des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés, ont attaqué, durant plusieurs minutes, le poste avancé des soldats FACA dans la ville de Ngarba, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran.
Près d’une demi-heure plus tard, les soldats FACA se sont retirés de la ville au profit des rebelles qui ont assiégé cette localité durant plus d’une heure.
Cependant, les autres soldats FACA, basé à Akroussoulback, ont été appelés au renfort. Ils sont arrivés quelques heures plus tard à Ngarba, mais les rebelles, quant à eux, se sont déjà retirés de la ville pour aller ailleurs.
Le bilan fait état d’un Soldat FACA blessé, selon des sources officielles locales.
Pour l’heure, les activités dans cette localité proche de la frontière du Tchad n’ont pas encore totalement repris. Les établissement scolaires sont toujours fermés, les gens n’ont pas pu se rendre dans leur champ à cause de l’insécurité.
Bangui (République centrafricaine) – Les mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner, déployés à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran continuent de semer la terreur au sein de la population locale. Ce lundi 23 janvier 2023, vers les après-midi, ils ont bouclé le quartier et y mènent de fouille porte par porte. Pour quelle raison?
Centrafrique.org/Centrafrique-nouveau-massacre-dans-la-vakaga-un-bilan-humain-terrifiant/deux-hommes-de-wagner-en-operation/” rel=”attachment wp-att-54332″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires de Wagner en opération
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
À Ndélé, le quartier Sara bouclé par les hommes de Wagner
Selon des informations recueillies, c’était ce lundi 23 janvier 2023 vers 14 heures que les hommes de Wagner, à bord de sept pick-up lourdement armés, appuyés par des soldats FACA, ont mené, durant plusieurs heures, une opération de fouille porte par porte au quartier Sara, situé à environ 2 kilomètres du centre-ville.
On ignore les raisons exactes qui poussent ces mercenaires de Wagner à mener ces opérations, mais une source militaire affirme à CNC que c’est dans ce quartier qu’un groupe des individus, appartenant à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a mené, lundi, vers 2 heures du matin, une opération nocturne avec un drone militaire, détruisant en partie leur hélicoptère de combat stationné dans leur base. Donc le but de l’opération des Wagner dans ce quartier populaire de Ndélé serait de débusquer le ou les éventuels auteurs de cette attaque nocturne qui a touché violemment leur hélicoptère.
Finalement, à l’issue de leur opération, aucun assaillant n’avait été arrêté par les forces de Wagner.
Rappelons que dans la nuit du dimanche à lundi 23 janvier, les Wagner ont affirmé qu’un drone armé aurait largué un explosif sur leur base, détruisant en partie leur hélicoptère.
Bangui (République centrafricaine) – La photographie de la République centrafricaine est aujourd’hui bien sombre, et la crise financière qui frappe le pays sans nul doute la plus dramatique de son histoire récente. Ajoutant à cela, la récente augmentation au mois de janvier 2023 de plus de 80% des prix de carburant à la pompe par le gouvernement centrafricain , qui exacerbe déjà l’inflation sur les marchés, fait des ravages au sein de la population et appauvrir davantage les centrafricains. Or, cette crise qui est en train de faire du mal aux Centrafricains, épargne, selon leur propre terme, les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/le-chef-milicien-heritier-doneng-avec-les-journalistes/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Le-chef-milicien-Heritier-Doneng-avec-les-journalistes-450×338.jpg” alt=”Le chef milicien Héritier Doneng avec les journalistes lors de son point de presse le vendredi 25 novembre 2022 dans la salle du cinéma du stade 20 000 place.” width=”450″ height=”338″ />Le chef milicien Héritier Doneng avec les journalistes lors de son point de presse le vendredi 25 novembre 2022 dans la salle du cinéma du stade 20 000 place.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Les partisans du Président Touadera se félicitent
D’après monsieur Noël Pingui, un économiste centrafricain, les effets de la crise sont déjà perceptibles ce début d’année. Il y’a une forte diminution d’approvisionnement en carburant dans les différentes stations services officielles, l’augmentation des prix de transport, et les prix des produits de première nécessité grimpent également sur les marchés, puis que le pétrole est aussi un bien intermédiaire, c’est-à-dire essentiel pour la production d’un bien ou service.
Sur les réseaux sociaux, note Firmin Zangba, un observateur centrafricain, il y’a également de moins en moins des internautes qui se connectent.
« On voit de plus en plus sur WhatsApp des comptes qui se sont déconnectés, parce que les utilisateurs préfèrent vendre leur smartphone pour avoir de quoi à survivre à cette crise », affirme monsieur Firmin Zangba .
Même parmi les partisans du Président de la République, certains font également ce constat.
« Je tiens à féliciter tous les membres de notre cercle: malgré les difficultés de ce début de janvier, personne n’a encore vendu son téléphone portable!! Vous êtes forts… Dans des groupes WhatsApp, l’effectif est déjà réduit », affirme un partisan du chef de l’État.
Ceci dit, les soutien du Président de la République, malgré que la crise les frappe également, préfèrent être optimistes et confiants.
Bangui (République centrafricaine) – Après plusieurs années de soutien, L’ONG internationale médecin sans frontières (MSF) a transféré la gestion de l’hôpital de Paouaau ministère de la Santé et de la Population en vue de poursuivre les traitements des malades dans de mêmes conditions. Malheureusement, après le départ du MSF, l’hôpital de Paoua est à l’agonie, pourtant il est le seul hôpital de la zone où les patients viennent de la ville, mais aussi des centres de santé situés en périphérie, à environ deux heures de route.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
À Paoua, l’hôpital public est à l’agonie
Après le départ du MSF de l’hôpital de Paoua, les malades souffrent, et continuent de souffrir. Les autorités centrafricaines n’ont rien pu faire pour soulager la souffrance de ces citoyens centrafricains. Après une semaine sur place, l’une de nos équipes a pu assister à la descente aux enfers de l’hôpital public à Paoua.
C’est vrai, à l’hôpital de Paoua comme dans d’autres hôpitaux de la RCA géré par le ministère de la Santé, on manque de tout. Les soignants n’ont même pas des gants pour ausculter leurs patients. C’est très difficile parce que le médecin, tout comme les infirmiers n’ont pas de kit disponible pour prendre en charge les patients. Les parents des malades eux-mêmes achètent leur propre médicament à leurs propres frais. Pour des patients dont les parents n’ont pas assez de moyens pour faire face aux ordonnances qu’on leur délivre, c’est plus grave. Beaucoup préfèrent repartir sans se soigner.
« Nous sommes venus d’un village à 45 kilomètres de Paoua et c’est très difficile ici pour nous. Mon fils n’est pas guéri, mais nous allons devoir partir parce que nous n’avons plus d’argent alors qu’il y a beaucoup de médicaments à acheter pour mon fils », témoigne avec l’arme aux yeux madame Djingatoloum, parent d’un patient interrogé par CNC.
Accaparé par les problèmes de sécurités dans le pays, et confronté à de sérieux problèmes d’argent, le gouvernement laisse à l’abandon des hôpitaux dans le pays qui ressemblent de plus en plus à des mouroirs.
À Paoua, si un patient arrive aux urgences la nuit, et son état de santé nécessite des soins chirurgicaux , on va d’abord demander aux parents du patient d’acheter du carburant dans le groupe électrogène afin de mettre de la lumière dans la salle. C’est souvent très frustrant pour le patient qui va devoir patienter plusieurs heures le temps d’aller chercher du carburant dans les quartiers.
Oui, c’est bien de faire la gueule aux partenaires internationaux, mais c’est mieux de s’occuper de ses concitoyens qui souffrent et continuent de souffrir dans le pays.
Bangui (République centrafricaine) – Une année après sa mise en place par le gouvernement du premier ministre Henri-Mari Dondra, l’unité chargée de la répression de racket sur les routes tourne au fiasco. Les rackets reprennent de plus bel sur les routes au grand dam des pauvres citoyens centrafricains. Dans un post publié sur les réseaux sociaux, un compatriotes centrafricains, face à ce fléau qui a fait tant de tort à l’économie centrafricaine et au peuple centrafricain, exprime son indignation et accuse les autorités centrafricaines d’être des complices de la souffrance de leurs compatriotes.
Centrafrique.org/poste-de-controle-des-soldats-faca-au-pk26-route-de-boali/” data-wpel-link=”internal”>poste de contrôle des soldats FACA au PK26 route de Boali. Photo CNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
Racket sur les routes, un compatriotes centrafricains s’indigne
« je suis éhonté d’être centrafricain en voyant nos FACA qui, après juste le pont du pk9, continuent à racketter les pauvres villageois,* paisible population qui se battent pour nourrir leur pauvre famille. Malheureusement ces FACA et autres porteurs de tenues qui sont payés par l’argent des contribuables centrafricains ( ayant un salaire mensuel et de PGA journalières) , maltraitent les passants à motos et les pousseurs. Est-ce qu’ils ont porté les tenues pour martyriser la pauvre population? ou la défendre », s’interroge ce compatriote centrafricain. D’après lui, ces forces de l’ordre agissent à visage découvert aux yeux et su de tout le monde. « Nous sommes dans un pays où dans un État crapauspheriquement cafardaille… Oh! merde* , que cela cesse ». Que les autorités se réveillent au moins et pensent à ceux qui les ont voté. Malheureusement à contre échange d’un petit sachet du sel pour les faire porter au pinacle de la nation. Une fois y arriver, on oublie ceux qui les ont porté au perchoir », s’indigne -t-il. Il se demande Qu’est ce que cette paisible et pauvre population à fait pour mériter ce traitement à l’imbécile?
Réagissant au post publié par son compatriote, un autre centrafricain, visiblement très touché par ce phénomène, accuse quant à lui toute la chaine du commandement.
« L’argent collecté par les agents, *est partagé en soirée et toute la chaîne de commandement perçoit une part, faute de quoi les agents de terrains déployer seront punis. C’est à dire qu’ils ne vont plus bénéficier du privilège de travailler sur l’axe. Ils seront placés uniquement aux postes lakérés c’est à dire sans avantage. Le constat est alarmant. Personne dans ce pays peut prétendre ignorer cette mafia. Ils sont bel et bien au courant. Mais c’est malheureusement le cadet de leurs soucis.. Seigneur prends pitié de mon pays la RCA et du bat peuple en particulier”” », précise ce compatriote.
Bangui (République centrafricaine) – Un mois après une période de turbulences sans précédent au sein de la garde présidentielle, officiellement appelée groupement spécial chargé de la protection républicaine (GSPR), le Président de la République Faustin Archange Touadera vient de procéder au limogeage du directeur général du GSPR, le général de division Alfred Service.
Centrafrique.org/le_general_alfred_service/” data-wpel-link=”internal”>Le général de division Alfred Service
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 janvier 2023
Le général Alfred Service limogé de son poste
Après avoir passé un peu plus de deux ans à la tête de la garde présidentielle, le général de division Alfred Service vient d’être limogé par le Président de la République de son poste du directeur général du GSPR.
Nommé aussitôt à la primature comme ministre, conseiller spécial en matière de lutte contre la prolifération des armes. Ceci dit, le général Service est nommé même pas à la Présidence, mais à la primature. Quelle humiliation pour celui qui a servi avec zèle le Président Faustin Archange Touadera !
Selon de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, le Président Touadera utilise les gens et les jette comme des ordures pour composer avec ceux de son clan dur des Ngbakamandja…
Pour les entourages du chef de l’État, le général Alfred Service aurait commis une faute lourde il y a de cela 10 jours. Il devrait être relevé de ses fonctions suite d’une « bêtise » qu’il aurait commise sur le marché à bétail de Bouboui, situé au PK45 route de Boali, où les agents de Renseignements du Président auraient décelé un réseau des Peuls assimilé à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et que le général Service avait procédé à leur arrestation, mais les a libérés au cours de routes. Ce qui a énormément choqué les proches du Président de la République, selon leur propre terme.
Rappelons que le général Alfred Service avait tenté en vain de récupérer le poste du secrétaire général du comité national olympique et sportif centrafricain (CNOSCA) en instaurant un bureau parallèle que les instances internationales y s’opposent catégoriquement.
À Béloko, une nouvelle alerte d’attaque des rebelles fait paniquer la population
Bangui (République centrafricaine) – Après la violente attaque menée contre les positions de l’armée nationale et de ses partenaires de Wagner par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la ville frontalière de Béloko le week-end dernier, la psychose gagne la population locale. Avec les rumeurs d’une nouvelle attaque de la ville par les rebelles, c’est désormais la panique qui s’installe.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
À Béloko, une nouvelle alerte d’attaque des rebelles panique la population
Depuis lundi 23 janvier 2023, la ville de Béloko, située à environ 670 kilomètres au nord-ouest de Bangui, est à nouveau sous tension. La psychose s’empare de la population après la dernière violente attaque des rebelles sur la ville.
Ainsi, ce lundi, peu avant midi, les cultivateurs, en revenant de leurs champs, étaient venus alerter les forces de défense et de sécurité intérieure de la présence massive des rebelles derrière la colline de Béloko. D’après eux, ces rebelles, lourdement armés, seraient en route pour mener une opération d’attaque sur la ville.
Alertées, les autorités administratives locales ont aussitôt libéré les enfants des salles de classe et demander à la population de se mettre à l’abri, créant la panique au sein des habitants qui ont du quitter en masse Béloko pour se replier à cantonnier, une localité située à 2 kilomètres à la frontière du Cameroun.
Les éléments de forces de l’ordre, sur des barrières et devant les bâtiments administratifs, ont pris position avec de placage au sol, armes à la main, comme si les rebelles sont déjà devant eux..
Après plusieurs heures, aucune scène d’attaque n’est signalée dans la ville.
Les activités administratives recommencent tout doucement ce mardi matin, selon les correspondants du CNC.
Bangui, République centrafricaine – La ville de Besson, situé à 120 kilomètres à l’ouest de la ville de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, est à nouveau secouée ce mardi matin par des détonations d’armes lourdes et légères. La population en débandade, et les soldats FACA se sont retirés complètement de la ville après la mort de l’un de leur.
Centrafrique.org/un-combattant-rebelle-3r/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/un-combattant-rebelle-3r-450×388.jpg” alt=”Un combattant rebelle de 3R dans la commune de Gallo, à 55 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré” width=”450″ height=”388″ />Un combattant rebelle de 3R dans la commune de Gallo, à 55 kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
La ville de Besson attaquée par les rebelles
Selon des informations recueillies dans la localité, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué, depuis ce mardi matin, le poste avancé des forces armées centrafricaines dans la ville de Besson, située à 120 kilomètres de Bouar.
Jointes aux téléphones, les autorités locales ont confirmé les faits et parlent de extrême la violence de l’attaque.
“Les soldats FACA ont été surpris par l’assaut des rebelles, et se retirent de la ville. Au moins un Soldat FACA a été tué”, confirme une source militaire locale. Il s’appelle Idriss Abchanap.
Pour l’heure, les rebelles se sont retirés après quelques minutes d’occupation de la ville.
Bangui (République centrafricaine) – Le suppléant du député de la première circonscription de Ngaoundaye Bernard Dillah a été enlevé par des bandits armés, selon les autorités locales. Il s’appelle NING-HANILE Romaric.
Centrafrique.org/rca-un-element-de-la-police-et-son-auxiliaire-enleve-a-bang-par-les-elements-de-3r/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-40472″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc-450×323.jpg” alt=”commissariat de police de ngaoundaye le 25 mars 2020 par cnc” width=”450″ height=”323″ />Commissariat de police de ngaoundaye le 25 mars 2020. Photo CNC
Rédigé par Fortuné Bobérang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Monsieur NING-HANILE Romaric, suppléant du député de Ngaoundaye 1 enlevé par des bandits armés
Joint au téléphone, l’honorable Bernard Dillah confirme l’information, mais ne souhaite pas donner plus de détail.
D’après des informations recueillies, le député suppléant, monsieur NING-HANILE Romaric serait enlevé dans la nuit du lundi à mardi 24 janvier 2022 vers 1 heure du matin dans sa circonscription de Ngaoundaye, plus précisément dans son village de Bolélée, qui se trouve seulement à 5 kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe de bang, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Selon les témoins interrogés par la rédaction du CNC, ses ravisseurs seraient des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Pour l’heure, le député suppléant n’a pas fait de signes de vie à sa famille.
Joint au téléphone, le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguélé n’a pas voulu faire de commentaire.
Du côté du mouvement 3R, nous avons tenté en vain de joindre le chef d’état-major dudit mouvement armé.
Affaire à suivre…
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Bangui (République centrafricaine) – Depuis la propagation des rumeurs de l’encerclement de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la tension monte de plusieurs crans dans certains quartiers de la capitale. Au KM5 comme à Boy-Rabe, les signes de la nervosité du régime sont parfaitement visibles. Contrairement au KM5, la tension qui prévaut depuis une semaine à Boy-Rabe risque de s’éclater à une grave violence intercommunautaire entre les Gbaya, l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé à celle du Président Touadera, les Ngbakamandja. .
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Le quartier KM5 bouclé par les forces de l’ordre
Pour le gouvernement, il ne fait aucun doute, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se sont infiltrés massivement dans la capitale Bangui. Et leur principale base arrière, si ce n’est pas à Boy-Rabe, c’est le quartier à majorité musulmane, le KM5. Ainsi, depuis près d’un mois, il est difficile de circuler librement à partir de 18 heures. Les principales entrées de ce quartier sont verrouillées par les forces de l’ordre, et des contrôles des pièces d’identité sont renforcés par l’installation de plusieurs checkpoints. L’objectif, surveiller les mouvements afin de débusquer les potentiels assaillants. Mais le plus sensible est ailleurs, c’est à Boy-Rabe.
Dans une ruelle du quartier Ndress 2 à Boy-Rabe. CopyrightCNC
Boy-Rabe, les Ngbakamandja menacent
Au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, c’est une autre affaire. Pourtant, c’est le quartier où le chef de l’État réside depuis plusieurs années, et les Gbaya tout comme les Ngbakamandja et Mandja y cohabitent en toute tranquillité. Mais avec les récentes rumeurs de l’encerclement de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC( dirigée par l’ancien Président François Bozizé, de l’ethnie Gbaya, cette cohabitation pacifique risque de s’éclater à une violence indescriptible.
En effet, depuis une semaine, dans différents secteurs du quartier Boy-Rabe, notamment vers Ndress 2 et ailleurs, vers 3 heures du matin, chaque jour, des hommes circulent a pieds, accompagnés des hommes en tenue dans des véhicules, sifflet à la main, parlent à haute voix et menaces toutes personnes de l’ethnie Gbaya.
« Les Gbaya pensent qu’ils sont trop forts »
Selon eux, les Gbaya pensent qu’ils sont forts que les Ngbakamandja. Qu’ils doivent maintenant sortir, voir s’ils sont des hommes.
Ils parlent en sango et à haute voix dans les quartiers.
« Vous, les Gbaya là, vous gardez les rebelles discrètement chez vous. On le sait très bien. Mais dans les prochains jours, on va vous charcuter! », disait à haute voix l’un des provocateurs.
Interrogés par CNC, les habitants du quartier Ndress 2 affirment que c’est depuis plusieurs jours que ces gens patrouillent dans les quartiers vers 3 heures du matin pour insulter et provoquer tous les citoyens de l’ethnie Gbaya. Mais où va la Centrafrique? Touadera veut nous ramener où? se demandent -ils.
Bangui (République centrafricaine) – Samedi dernier, le 14 janvier 2023, nous n’oublierons pas cette date, un soldat des courageuses Forces Armées Centrafricaine (FACA) a été tué dans la ville de Ngakobo par un mercenaire de Wagner avec 4 balles, dont deux dans la poitrine et dans la tête.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Wagner le charcutier
Ainsi donc comment nos soldats FACA sont traités par les Mercenaires russes.
Ce courageux soldat réclamait la totalité de leur Prime journalière Alimentaire (PJA) envers son chef hiérarchique, mais l’affaire elle a mal tournée. Le texte, signé des hautes autorités du pays prévoit 45 000 FCFA par le mois, mais en fait il est versé que 20 000 FCFA actuellement aux soldats sur le terrain. Dérisoire pour eux qui pourtant défendent le pays. L’autre partie serait détournée par le chef de la base pour son confort à lui, sans penser à ses soldat qui doivent vivre et souvent faire vivre leur famille loin de chez eux.
L’argent ne viendrait peut être pas car les caisses du trésor publique sont vides. A trop payer des mercenaires qui nous volent, il n’y a plus rien pour les soldats.
Même pour les soit disant instructeurs russes la situation est dure. Comme ils ne payent pas les fournisseurs, ce dernier ne veut plus les livrer, il y a trop de dettes.
Alors, comme ce soldat il était trop encombrant avec ses multiples réclamations, il a été froidement abattu par derrière par les russes, sans crier gare. Peut-être qu’il a eu peur qu’une rébellion s’organise dans les rangs des militaires, qui sont de plus en plus mécontent de leur sort. (Wagner le charcutier ).
Nous nous posons des multiples questions sans aucune réponse
Les mercenaires russes censés nous protéger, tirent à bout portant sur nos soldats qui réclament le minimum de leur droit, alors allons-nous continuer à subir cette humiliation au temps de la traite négrière ? (Wagner le charcutier ).
Même nos soldats sont traités sans que l’état-major dénonce cet acte ignoble, alors à qui la population civile pourrait demander rescousse pour sa sécurité ?
Où toute personne réclamera son droit et dénoncera les mercenaires russes sera considéré comme un ennemi?
« Que Dieu vienne en aide à notre pays la Centrafrique et à son peuple ». (Wagner le charcutier ).
le Premier ministre Félix Moloua demande 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires
Bangui (République centrafricaine) – Selon le quotidien russe RIA Novosti, le Premier ministre centrafricain Félix Moloua aurait demandé aux responsables de la société terroriste russe Wagner l’augmentation supplémentaire de ses paramilitaires en République centrafricaine. Pour de nombreux Centrafricains, ceci n’est rien qu’une haute trahison.
Centrafrique.org/rca-pourquoi-touadera-a-t-il-choisi-moloua-pour-la-primature/le-premier-ministre-felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-53779″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-450×294.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua” width=”450″ height=”294″ />Le premier ministre Félix Moloua
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Félix Moloua demande 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires
À en croire le quotidien russe RIA Novosti, le Premier ministre Félix Moloua aurait demandé aux responsables de Wagner d’augmenter la présence de ses mercenaires communément appelés « instructeurs russes » dans le pays pour contrer les groupes armés qui menacent d’envahir la capitale centrafricaine. Ainsi, il promet de discuter l’envoi de 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires en RCA.
“Aujourd’hui, comme je l’ai dit, la situation en matière de sécurité s’est considérablement améliorée à la satisfaction de l’ensemble de la population centrafricaine. En outre, la population demande d’augmenter la présence d’unités russes pour empêcher complètement les actions des groupes armés”, a déclaré le Premier ministre Félix Moloua à l’Agence RIA Novosti.
Selon l’ambassadeur de la Russie en RCA, monsieur Alexander Bikantov , le nombre total des hommes de Wagner dans le pays s’élève à 1135 combattants. Si la demande du Premier ministre Félix Moloua d’augmenter à 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires est approuvée, ce nombre passerait de 1135 à 4135 dans les prochains jours. Or, selon le ministre Pascal Bida Koyagbélé, il y’aurait actuellement 5000 Mercenaires russes en RCA. Ceci dit, les autorités du pays ne connaissent même pas le nombre exact des mercenaires de Wagner dans le pays.
Réaction sur les réseaux sociaux à l’annonce de la nouvelle
Pour le journaliste Ben Wilson Ngassan, ceci n’est rien que l’importation du terrorisme organisé en Centrafrique. Avec la demande du premier ministre Moloua d’augmenter de 3000 mercenaires de Wagner dans le pays, la RCA va être disloquée.
« C’est terrible !!! Ces gars finiront par disloquer ce pays. Sûrement que la dislocation est déjà en marche. Qu’est-ce que le FAT n’aura pas déconstruit au cours de son bref passage à la tête de l’État ? Être centrafricain n’est-il qu’à ce prix ? Que rapportent ces “instructeurs russes”, disons-le franchement, ces “marchands de la sécurité”, pour l’amélioration du climat sécuritaire si ce n’est exploitation hors contrôle de nos ressources, sodomisation de nos forces de défense, importation du terrorisme organisé en Centrafrique ? Ce qui est sûr, cette dislocation aura lieu sans cette grande majorité de centrafricains qui, comme moi, refuse l’ordre imposé par la minorité clanique », s’insurge-t-il sur la plateforme de la messagerie WhatsApp.
Rappelons que depuis près d’un mois, les rumeurs circulent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et dans la capitale que Bangui serait actuellement encerclée par les rebelles de la CPC. Sur ce, les autorités du pays n’arrivent pas à dormir la nuit.
Bangui (République centrafricaine) – La tension entre le député du MCU Fleury Junior Pabandji et son ex-ami Héritier Doneng, chef milicien du régime, devient plus tendue. Pour ses 2 millions de francs CFA volés par monsieur Héritier Doneng il y a 9 ans, celui-ci lui demande depuis plus de deux ans de lui rembourser intégralement son argent qu’il a volé, mais en vain. C’est sur le terrain judiciaire que les deux hommes comptent désormais s’affronter.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Le député Fleury Junior Pabandji menace de poursuivre le chef milicien Héritier Doneng
Après plusieurs années, les deux hommes ne se sont pas rencontrés, ni échangés des mots. Mais le mardi 18 octobre 2022, lors de la réunion des députés de la majorité présidentielle dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, ils se sont croisés brièvement pour la première fois. Mais c’était électrique. Les deux hommes ne se sont pas salués ni échangé des mots.
En effet, étant étudiant en master de physique à l’université de Bangui à l’époque, monsieur Fleury Junior Pabandji avait été élu Président du bureau exécutif de l’association nationale des étudiants centrafricains (ANECA). Il a recruté monsieur Héritier Doneng parmi ses agents de sécurité. C’était monsieur Doneng qui portait son sac de travail derrière lui. Mais un jour, sans prendre de précautions, monsieur Fleury Junior Pabandji avait mis dans son sac une somme de 2 millions de francs CFA.
En portant le sac de travail de monsieur Fleury Junior Pabandji ce jour, Doneng avait discrètement volé cet argent dans le sac et s’éclipse dans la nature. Depuis 2012 – 2013, monsieur Héritier Doneng s’est réfugié au Cameroun, fuyant son pays jusqu’à l’arrivée du Président Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016.
De retour au pays, l’homme milite dans le parti au pouvoir. En 2019, il avait créé une milice armée du régime dénommée « REQUIN ». Malgré son retour au pays, les deux hommes ne se sont pas rencontrés jusqu’en 2020 où monsieur Fleury Junior Pabandji devient lui aussi député de Bouar 1.
Après neuf ans des faits, le député Fleury Junior Pabandji ne compte pas laisser l’affaire. Il préfère désormais se revoir tous les deux devant la justice.
nouvelle tension à Ndélé, les autorités préfectorales alertent
Bangui (République centrafricaine) – Suite aux rumeurs persistantes d’une possible attaque de la ville par les rebelles du CPC du général François Bozizé, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située à environ 654 kilomètres au nord-est de Bangui, vit depuis près d’une semaine dans un climat de peur et d’inquiétude. La Minusca, les soldats FACA et les mercenaires de Wagner prennent position dans la ville.
Centrafrique.org/les-rumeurs-dattaque-de-la-ville-de-ndele-par-les-rebelles-persiste-la-minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-Minusca-a-Ndele.-CopyrightMinusca-450×338.jpg” alt=”Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca” width=”450″ height=”338″ />Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Les autorités préfectorales de Ndélé alertent sur une éventuelle attaque des rebelles
Selon des informations des autorités préfectorales de Bamingui-Bangoran, les chefs rebelles du CPC, à savoir Ali Darassa, patron de l’UPC et chef d’état-major de la CPC, et Nourredine Adam, patron du FPRC, seraient en train de mobiliser leurs hommes en vue de mener une foudroyante attaque sur la ville de Ndélé. Ce climat de peur s’aggrave de jour en jour lorsque la ville de Bamingui, située à 130 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Ndélé, est aussi encerclée par des groupes armés depuis une semaine.
Ainsi, à Ndélé, les forces de l’ordre sont déployées dans tous les coins de la ville. Des patrouilles de la police et des gendarmes ainsi que des Casques bleus de la Minusca se multiplient. Les mercenaires russes de la société Wagner sont positionnés parmi les éléments de forces armées centrafricaines (FACA) aux checkpoints à l’entrée et à la sortie de la ville.
Par ailleurs, des rumeurs circulent dans la ville comme une traînée de poudre faisant état d’une attaque de la base des hommes de Wagner par un drone inconnu la semaine dernière. D’après ces rumeurs, un mercenaire de Wagner serait blessé, et deux hélicoptères ont également été touchés par des explosifs largués par ce drone militaire.
Bangui (République centrafricaine) – D’apparence, cela ne semble pas aller si mal pour les mercenaires du groupe Wagner en Centrafrique. Mais mon influenceuse, qui dit avoir eu plusieurs relations intimes avec des russes, dont certains haut placés, nous affirme avoir eu, dans l’intimité, des confidences de ces derniers. Et tout n’est pas aussi rose qu’on essaie de nous le faire croire parce que pour eux nous sommes des dupes. On nommera notre influenceuse Henriette pour préserver son anonymat.
Des Mercenaires russes font leurs courses en octobre au super marché Bangui Mall, un supermarché chic utilisé principalement par le personnel des ambassades et des. CopyrightNew York Times
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
Parmi ces aventures, se trouve “un très haut responsable”, dont elle préserve l’identité “pour qu’il n’ait pas de souci, ici comme chez lui en Russie”. Ce dernier semblait avoir un rôle central dans l’organisation des mercenaires. Ce haut responsable s’est confié notamment sur la propagation de certaines maladies dans les emprises de ses compatriotes. En effet, la guerre en Ukraine affecte durablement les effectifs russes, et ils sont donc obligé de recruter jusqu’à dans les prisons, comme leur chef Progogine s’en vante.
Les exigences physiques et sanitaires ont toute été revue à la baisse pour pouvoir incorporer ces nouvelles recrues au passé douteux. L’augmentation du nombre d’instructeurs sur le territoire centrafricain depuis début décembre ne va-t-elle pas ramener des bactéries qu’un pays qui sort tout juste du covid n’a absolument pas besoin?
Dans le même registre des effectifs, l’amant s’est épanché sur le manque flagrant d’hommes “depuis la guerre en Ukraine, et la diminution des effectifs ici”, “ce qui ne [nous] permet plus de contrôler efficacement l’ensemble du territoire”. Depuis le printemps dernier, l’effort de la société Wagner s’est envolé vers les intérêts premiers du Kremlin, et son opération spéciale. Désormais, les groupes armés sont devenus une menace importante pour le dispositif russe. Le haut dirigeant russe ne vante pas les mérites des Forces armées Centrafricaine, qui, dit-il, “n’ont pas le niveau pour tenir leur propre pays face au danger”. Ni même, ce ne sont pas les russes noir, c’est supplétifs “peureux, qui fuient au premier coup de feu” qui vont les aider à tenir le territoire.
La question reste à savoir :
Bangui et Touadera seraient ils en danger?
Peut-ton se préparer à digérer l’après Wagner et quelles seront les séquelles psychologiques en Centrafrique?
Bangui (République centrafricaine) – Premier site d’actualités centrafricain en ligne, Corbeaunews-Centrafrique est un journal respecté en Afrique et ailleurs dans le monde grâce à la ténacité de son équipe des journalistes. Refusant toute tentative de corruption de la part du gouvernement et de la société de mercenariat russe Wagner, Corbeaunews-Centrafrique (CNC) est devenu un journal à abattre par le régime de Bangui. Avec de diverses manœuvres visant à contrer son influence en RCA, Corbeaunews reste toujours largement suivi. Pour les partisans du Président Touadera , il faut adopter une autre stratégie.
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Les partisans du Président Touadera adoptent une stratégie pour contrer l’influence du CNC
Face à la popularité grandissante du journal Corbeaunews-Centrafrique (CNC) dans le pays, le gouvernement, sur instruction du Président de la République, a ordonné le blocage du site sur l’ensemble du territoire centrafricain. Et cela depuis 2021. Malgré cela, les Centrafricains ont trouvé une astuce pour contourner le blocage du site de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). Le site devient par surprise plus populaire que d’avant.
Sur l’application Phoenix sur les Android, les articles du CNC sont automatiquement repris, et le site devient de plus en plus populaire en Centrafrique. Sur ce, le gouvernement n’a plus la possibilité de bloquer l’application Phoenix.
Face à l’influence grandissante de Corbeaunews-Centrafrique (CNC), les jeunes partisans du Président de la République pensaient que c’est sur les réseaux sociaux que Phoenix ramasse les articles du CNC. Ainsi ils ont adopté une stratégie : aller massivement connecter leur compte Facebook sur l’application Phoenix. Pour contrer l’influence du CNC.
« Chers tous et toutes connectent nous massivement avec nos comptes Facebook sur phœnix qui ne cessent de relayés des articles de Corbeaunews sur notre champion Faustin Archange Touadera », annoncent les partisans du Président de la République.
Bangui (République centrafricaine) – Une scène mystérieuse s’est déroulée la semaine dernière au plein centre-ville de Kabo, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de L’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Selon les témoins interrogés par la rédaction, la vierge Marie est apparue sous un manguier en plein jour.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023
À Kabo, l’image de la vierge Marie est apparue
Combien de fois la vierge Marie est apparue en RCA? Difficile de savoir. Malgré les dizaines d’apparitions signalées au cours de ces récentes décennies en RCA, seule celle de Ngoukomba à Bangui a été homologuée par l’église catholique de Centrafrique.
Mais depuis samedi dernier, à Kabo, les habitants ont signalé l’apparition mystérieuse de la vierge Marie en plein centre-ville, provoquant un retentissement important chez les fidèles catholiques qu’un véritable culte s’est instauré au point de répandre dans toute la région de l’Ouham-Fafa.
Ainsi, depuis le week-end dernier, les gens viennent de partout, même de Bangui pour assister à la scène miraculeuse.
Sur des images de la scène circulant sur les réseaux sociaux, on voit réellement l’image de la vierge Marie entourée des bougies que les fidèles catholiques ont placée à l’endroit.
Alors, Kabo va-t-elle déclarer une ville sainte ? Difficile de le savoir.
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, l’agence nationale d’investigation financière de Centrafrique (ANIF), dans sa stratégie de lutte contre ce phénomène, a mis en place un dispositif informatique d’alerte au niveau des institutions financières centrafricaines. Et cela semble fonctionner parfaitement, car un député de la majorité présidentielle et un ministre issu des groupes armés ont été récemment pris en flagrant délit de blanchiment d’argent à l’ÉCOBANK, et le Président de la République s’en mêle. Enquête exclusive du CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Un député et un ministre pris en flagrant délit de blanchiment d’argent
Même si cela n’est pas nouveau dans le pays, mais la proportion que prenne ce phénomène de blanchiment d’argent inquiète. Sur le plan régional, les experts évaluateurs relèvent qu’il existe encore de réels risques favorables au blanchiment d’argent, notamment la corruption, les détournements de deniers publics, la fraude douanière et fiscale, etc..
Justement, sur le volet du détournement des deniers publics, les autorités centrafricaines sont devenues des championnes en toute catégorie confondue. La récente prise de l’agence nationale d’investigation financière (ANIF) à L’ÉCOBANK en témoigne.
Le député de Nola 2 Marien Dieudonné Djéma pris dans le filet de l’ANIF
Comme vous le savez, la mobilisation des Centrafricains en faveur du référendum constitutionnel pouvant ouvrir la voie à un troisième mandat ou à une présidence à vie au Président de la République Faustin Archange Touadera nécessite beaucoup d’argent. Et il en est conscient. Ainsi, le député de Nola 2, l’honorable Marien Dieudonné Djéma avait été désigné le représentant de la mobilisation et de sensibilisation de la population dans le grand ouest, notamment Mambéré, Mambéré Kadéi, Sangha-Mbaéré et la Nana-Mambéré. Il a également les tâches de corrompre les députés. Sur ce, le chef de l’État lui avait remis en main propre une somme de 300 millions de francs CFA en espèce.
Mais le député Djema préfère remettre à 120 députés une somme de 250 000 francs CFA à chacun, faisant au total une somme de 30 millions de francs CFA. Dans les villes de l’Ouest, il s’est rendu effectivement dans plusieurs villes, mais on ignore le montant exact qu’il a dépensé en faveur de la dernière marche réclamant le référendum constitutionnel.
De retour à Bangui, le député Djema, au lieu de remettre le reste de l’argent en question au Président de la République, préfère aller le déposer discrètement sur son compte personnel à l’ÉCOBANK. C’était une somme de 80 millions de francs CFA.
48 heures après le dépôt, l’agence nationale d’investigation financière est alertée par son système informatique, et le compte est saisi.
Gautron Djono Ahaba, ministre des Transports, pris en flagrant délit de blanchiment d’argent
C’est toujours dans le cadre de la mobilisation de la population du Grand Nord, c’est-à-dire Haute-Kotto, Bamingui-Bangoran et la Vakaga en faveur du référendum constitutionnel que le Président de la République avait remis également la somme de 300 millions de francs CFA à monsieur Gautron Djono Ahaba. On ne sait pas ce que monsieur Djono avait fait avec cet argent, mais il est parti déposer sur son compte personnel à l’ÉCOBANK une somme de 100 millions de francs CFA. Là encore, l’ANIF a mis la main dessus, et le compte est bloqué.
Face au blocage de leurs comptes bancaires par l’ANIF, monsieur Djono Ahaba et monsieur Marien Dieudonné Djéma sont allés se plaindre au chef de l’État pour demander son intervention auprès de l’ANIF et du nouveau directeur de l’ÉCOBANK.
Interrogé par l’ANIF, le député Marien Dieudonné Djéma tente de se défendre en disant qu’en plus de ses fonctions de député, il est également transporteur. Il disait acheter des camions et les vendre régulièrement. Une explication qui n’a pas convaincu l’ANIF qui maintient sa position jusqu’à ce jour.
Pour le ministre Djono Ahaba, l’homme n’a pas d’arguments pour se justifier face à l’ANIF. Son seul espoir, c’est l’intervention du prr.
Interrogés par la rédaction, de nombreux observateurs se posent la même question. Le chef de l’État est-il un trafiquant des faux billets de banque? Non! D’après eux, la recette de la société Almadina, qui ne rentre pas dans les caisses de l’État, les fonds investis dans le sango coin, les recettes des diamants qu’il a lui-même vendus à l’étranger, ou alors les recettes des trafics d’or qu’il a fait avec la société Wagner pourraient lui permettre également d’avoir suffisamment d’argent. Rien que pour son projet de reforme constitutionnelle, le chef de l’État a déjà dépensé plus de 3 milliards de francs CFA. Alors, cet argent ne peut-il pas soulager la souffrance des centrafricains? Selon le magazine américain FORBE, Touadera est le premier milliardaire centrafricain, ce qu’il ne faut pas l’oublier !
Bangui (République centrafricaine) – Le mirage déployé l’année dernière par la société terroriste russe Wagner en République centrafricaine vient de faire sa première patrouille aérienne après des rumeurs d’une éventuelle attaque de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais l’avion militaire, qui a survolé la capitale au rythme des cerfs-volants, a failli faire fuir la population banguissoise.
Centrafrique.org/Centrafrique-le-gouvernement-decide-de-devoiler-en-public-lavion-de-chasse-livre-par-wagner/un-avion-de-chasse-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-remonte-en-cachette-et-rendu-public-au-camp-de-larmee-de-lair-a-laeroport-de-bangui-mpoko/” rel=”attachment wp-att-59061″ data-wpel-link=”internal”>Un avion de chasse des Mercenaires russes de la société Wagner remonté en cachette et rendu public au camp de l’armée de l’air à l’aéroport de Bangui M’poko
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Entrée en action du mirage de Wagner
Vendredi, 20 janvier 2023, dans la matinée, l’avion militaire du type mirage 2000, déployé par la société terroriste russe Wagner en RCA, a mené, durant plusieurs heures, sa première patrouille de sécurisation de la capitale centrafricaine. C’était derrière les collines de Bazoubangui que les mercenaires du groupe terroriste Wagner ont concentré leurs mouvements aériens ce vendredi.
D’après eux, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui se sont constitués en petit groupe hostile, seraient repérés derrière les collines de Bazoubangui. Et donc l’objectif serait de les faire peur, selon un officier de l’armée nationale.
Acheminé discrètement en Centrafrique et rendu public le mardi 23 août dernier, le mirage de Wagner, le mardi 22 novembre 2022 vers 10 heures, a fait son premier décollage sur Bangui durant plusieurs minutes. À cette époque, les Banguissois croyaient à un avion de chasse français qui serait venu du Gabon. Tandis que les autres qui ont assisté à son décollage parlent d’un mirage de Wagner qui s’exerce pour le défilé du 1er décembre 2022.
Depuis cette date, le chouchou du Président Faustin Archange Touadera n’a pas décollé jusqu’à ce vendredi 20 janvier 2023, où il a mené, durant des heures, sa première patrouille autour de la capitale centrafricaine Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – Monsieur Gervais Lakosso a parfaitement raison. Les idiots du régime commencent à parler. Suite à sa déclaration condamnant l’augmentation anarchique et peu professionnelle des prix de carburant à la pompe de plus de 80% par le gouvernement centrafricain, un groupe des partisans du régime, à la tête duquel se trouve le chef milicien Héritier Doneng, lance un ultimatum de trois jours à monsieur Gervais Lakosso de prouver sa nationalité. Ils préconisent également son expulsion du territoire centrafricain.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Héritier Doneng préconise l’expulsion de monsieur Gervais Lakosso
« 72 heures pour Gervais LAKOSSO de prouver sa nationalité centrafricaine. Il faut le rapatrier dans son pays de la République démocratique du Congo (RDC) pour ses agissements à la solde du côlon français pour déstabiliser notre unique Centrafrique ! », a déclaré le chef milicien Héritier Doneng, bombardé directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports.
D’après lui, monsieur Gervais Lakosso serait venu à Bangui en République centrafricaine pour les études et fini par être naturalisé centrafricain pour siéger au Conseil National de transition, grâce à son mentor Nicolas Tiangaye.
Rappelons le, monsieur Gervais Lakosso est le coordonnateur du groupe de travail de la société civile (GTSC) en même tant artiste musicien. Lors d’un point de presse organisé par le promoteur culturel Armand Touaboy, il était également présent ce jour au côté de celui-ci. Prenant la parole, monsieur Gervais Lakosso n’a pas caressé au sens du poil le chef de l’État et sa famille. Il a même tiré ses oreilles pour mettre de l’ordre dans sa famille de Gbakamandja. Hors-mis cela, monsieur Gervais Lakosso, étant coordonnateur du GSTC, s’est associé à d’autres organisations de la société civile pour lancer un ultimatum d’une semaine au gouvernement de revoir à la baisse les derniers prix du carburant qu’il a récemment augmentés. Le gouvernement a 7 jours jusqu’au 23 pour décider. Au cas contraire, toutes ces organisations de la société civile appellent à un mouvement de désobéissance civile.
Vous l’aurez compris, c’est suite à ses différentes prises de position contre le gouvernement qu’il devient l’homme à abattre du régime.
Comme il a lui-même dit, les idiots du régime vont sortir sur les réseaux sociaux pour les accuser de faire de la politique. Mais il s’en fiche complètement.
Bangui, République centrafricaine – 24 heures après l’attaque foudroyante des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions de l’armée nationale et de ses partenaires de Wagner dans la ville de Béloko, ni l’État-major de l’armée, ni le gouvernement n’a encore réagit officiellement. Mais la surprise est qu’au lendemain de l’attaque, l’armée nationale a préféré sortir son dernier cri de mensonge. Pour certains, le document publié par l’armée nationale est un tract rempli de poudre.
Ci-dessous, l’extrait du document publié par l’armée nationale ce dimanche 22 janvier 2023.
Centrafrique.org/rca-grogne-au-sein-de-larmee-apres-le-dernier-tableau-davancement-des-officiers/le-chef-detat-major-des-forces-armees-centrafrcaines-zephirin-mamadou-le-mardi-24-decembre-2019-au-camp-kassai-pareutm-rca/” rel=”attachment wp-att-35741″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/le-chef-dÉtat-major-des-forces-armées-centrafrcaines-zéphirin-mamadou-le-mardi-24-décembre-2019-au-camp-Kassaï-parEUTM-rca-450×397.jpg” alt=”le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”397″ />le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Une réunion sécuritaire de haut niveau par téléconférence regroupant le Chef d’Etat Major 𝗭𝗲𝗽𝗵𝗶𝗿𝗶𝗻 𝗠𝗔𝗠𝗔𝗗𝗢𝗨, le Chef des Opérations militaires de Forces Armées Centrafricaines, les Chefs des Corps, et Bataillons chapeauté par le Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée 𝗥𝗮𝗺𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗖𝗹𝗮𝘂𝗱𝗲 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 vient de s’achever. Réunion à la quelle le Ministre 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné des instructions ferme concernant la sécurisation effective des villes sensibles et stratégiques du pays.
Suite à deux cas isolés qui s’étaient produit sur le corridor BANGUI – BELOKO, et après plusieurs filature communicationnelle notamment la numérisation vocal de quels sujets suspects, les spécialistes de la défense, nationale également ceux des pays alliés ont décidé de soumettre au chef du département un plan de défense dénommé “𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗠𝗔𝗡Œ𝗨𝗩𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗙𝗘𝗡𝗦𝗜𝗩𝗘 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦”. Après plusieurs heures d’élaboration par téléconférence, le membre du gouvernement 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné son accord pour une grande manœuvre de tous les Bataillons d’Infanterie Territoriale (BIT) sur toute l’étendue du territoire national.
Cette manœuvre qui sera l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine va être une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandies armés dans le pays. Toutes les villes stratégique, et même celles éloignées seront bouclées contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive.
Au cours de cette réunion stratégique, les alliés de la République Centrafricaine ont respectivement promis de mettre à la disposition des FACA des drones 𝗕𝗔𝗬𝗥𝗔𝗞𝗧𝗔𝗥 𝟮𝟯𝗔 de fabrication Turc, et un Radar 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗩𝗢 𝗫𝗥𝟱𝟰 de fabrication Allemande. Ces équipements contribueront à intercepter es communications et mouvements des enemies de la paix sur les villes ciblées dans les appels téléphoniques enregistrés., 10:19, Important
Bangui, République centrafricaine – En lisant son post qu’il a lui-même partagé dans un groupe des partisans du régime sur WhatsApp, on a vite compris que l’homme est sérieusement en colère contre le Chef suprême des armés, c’est-à-dire le chef de l’État Faustin Archange Touadera, le chef d’État-major et ensuite le haut commandement. Pour lui, « la ville de BÉLOKO NE DOIT PAS ÊTRE GARDÉ COMME UNE ÉCOLE MATERNELLE, MAIS FAIRE UNE BASE ARMÉE ».
Centrafrique.org/?attachment_id=62292″ rel=”attachment wp-att-62292″ data-wpel-link=”internal”>Quartier de la douane à Béloko lors de l’attaque des rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Un militant du MCU est en colère suite à l’attaque de Béloko par les rebelles
Si la direction générale de la douane centrafricaine confirme que les rebelles n’ont pas pu récupérer la somme d’argent placée dans le coffre-fort des recettes lors de l’agression de la ville, mais l’assaut des rebelles contre ce poste douanier continue de susciter des réactions dans le pays. Ci-dessous, l’extrait du post de ce compatriote publié sur WhatsApp dimanche.
Bonjour à tous,
Depuis 48heures, notre territoire dans la zone de Béloko a été l’objet d’une grande infiltration et attaque des ennemis de la paix. Ces informations ont circulé sur les réseaux sociaux du retrait de certains éléments des instructeurs russes dans certaines zones. Béloko à cantonnier, notre seule porte d’entrée à ce jour, grenier d’entrée de nos recettes vient d’être détruit à dessin.
Oui j’accuse d’abord le Chef suprême des armés, le chef de l’État et ensuite le haut commandement.
Comment de telles informations ou soit intox ne peuvent pas attirer l’attention des autorités ?
De l’autre côté au Cameroun, malgré qu’il n’est pas en guerre, ces détachements militaires sont toujours sur pieds de guerre. Des véhicules blindés, des bataillons en alerte. Pendant ce temps nous, qui sommes en guerre, devons les théâtres d’insécurité permanente, , nos hommes sont à Bouar. Mais cette ville est à combien de kilomètres de la frontière ? Nous ne sommes pas sensé ignoré que la saison sèche est une période favorable des mouvements des groupes de rebelles.
Tous les jours nous dénonçons, nous envoyons des alertes au plus haut niveau, pas de réaction directe. Soit on nous rassure par cette réponse: <<Nous sommes au courant des manœuvres de ces rebelles mais nous avons des hommes sur place>>.
Les mêmes propos qu’ils ont rassuré BOZIZE reviennent encore et aujourd’hui c’est le plan d’asphyxie en marche, créant des augmentations des prix des denrées de première nécessité.
Tous les jours nous dénonçons des attitudes de certains services de sécurité, mais aucune réaction. Dirigé un pays c’est écouté les cris du peuple, les informations venant du peuple. Mais chaque fois et chaque jour nous tombons toujours dans des surprises. Le rôle des services de renseignement, la mise en place des informations nécessaires apportées par les hommes sur le terrain et dans les zones de théâtre ne sont jamais pris en considération.
Les mêmes raisonnements du temps de BOZIZÉ<< NOUS SOMMES AU COURANT DES MOUVEMENTS DES REBELLES, « NOUS SOMMES DES MILITAIRES ET NOUS AVONS DES STRATÉGIES DE GUERRE ».
Les mêmes têtes d’hier qui sont aux affaires aujourd’hui ne vont ils pas produire les mêmes causes? Que font ces milliers d’hommes basés à BOUAR ? La frontière est à BOUAR ? NON MONSIEUR LE PRÉSIDENT, FAIRE AFFAMER UN PEUPLE C’EST DE LE POUSSER DANS LA RUE AVEC CES CRISES DES PRIX DE PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ.
BELOKO NE DOIT PAS ÊTRE GARDÉ COMME UNE ÉCOLE MATERNELLE MAIS FAIRE UNE BASE ARMÉE. C’EST NOTRE PREMIÈRE PORTE D’ENTRÉE DE NOS RECETTES DOUANIÈRES.
Nos autorités doivent agir dans le temps et l’urgence en face de ces bandits et voyous de non paix.
Bangui (République centrafricaine) – Au mois de juin dernier, les mercenaires de Wagner ont prévenu les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré de l’imminence d’une attaque de sabotage menée par les éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Béloko. Cette mise en garde n’avait pas été prise aux sérieuses par les autorités locales. Sept mois plus tard, c’est arrivé. La ville de Béloko attaquée, le bureau de recettes de douanes incendié et pillé aisément par les assaillants. Alors, les rebelles ont-ils besoin d’occuper la ville?
Centrafrique.org/quartier-de-la-douane-a-beloko-incendie-par-les-rebelles-de-la-cpc-le-samedi-21-janvier-2023-copyrightcnc/” data-wpel-link=”internal”>Quartier de la douane à Béloko lors de l’attaque des rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Attaque de Béloko, l’objectif était-il de chasser les FACA
Selon un expert centrafricain, les stratégies militaires appliquées par la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mener des attaques éclair et quitter le lieu rapidement. L’objectif n’est pas de fuir les combats, mais détruire le moral des éléments de forces gouvernementales.
Cependant, pour l’attaque de Béloko par les rebelles, leur objectif est ailleurs : récupérer les recettes douanières et fiscales dans les coffres-forts.
C’est ainsi que le samedi 21 janvier 2023, vers 5 heures du matin, les rebelles de la CPC, une cinquantaine lourdement armés, selon les témoins de la scène, ont attaqué les positions de l’armée nationale et de leurs partenaires de Wagner. Au cours de l’attaque, les assaillants en ont profité pour fouiller pièce par pièce tous les bureaux du poste douanier à Béloko. À la suite, ils ont mis le feu aux camions-citernes stationnés dans la concession, occasionnant au passage l’incendie du poste de douanes. Deux heures plus tard, les rebelles ont tranquillement retiré de la ville et s’éclipser dans la nature.
Probablement pas, selon plusieurs témoins interrogés par la rédaction du CNC. D’après eux, lors de l’attaque de Béloko, les rebelles avaient pris leur temps de sillonner la ville et piller le bâtiment administratif de la douane, pourtant, celui-ci est protégé par les mercenaires de Wagner et les soldats FACA.
Pour certains internautes, il y’a probablement des complices quelque part au sommet de l’État qui favorise cette attaque de Béloko.
« Ce sont les ex-partenaires des autorités qui sont encore au gouvernement qui continuent de mener la danse…Sinon comment expliquer qu’on laisse des BANDITS ARMÉS venir tranquillement attaquer ce poste douanier qui est censé être protégé, saccager tous les bureaux, voler du carburant et détruire camions et véhicules stationnés, et repartir en tirant tuant au passage des civils innocents ??? Comment cela a pu se produire sans qu’il n’y ait des complicités dans l’appareil du pouvoir ???? », s’interroge le journaliste Christian Aimé Ndota
Avis partagé par plusieurs Centrafricains ce week-end. D’après eux, les rebelles n’étaient pas chassés, mais ils se sont retirés eux-mêmes.
Le groupe Wagner sur la liste des organisations terroristes des américains
Bangui (République centrafricaine) – Les autorités américaines ont annoncé vendredi 20 janvier 2023 avoir désigné et placé le groupe paramilitaire russe Wagner comme une organisation criminelle internationale, dénonçant ainsi ses activités en Ukraine et en Afrique.
Centrafrique.org/manipulation-et-intoxication-wagner-cultive-la-peur-en-republique-centrafricaine/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains/” rel=”attachment wp-att-61650″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains-450×302.jpg” alt=”Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP” width=”450″ height=”302″ />Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
Le groupe Wagner sur la liste des organisations criminelles
Selon monsieur John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, “Wagner est une organisation criminelle qui commet de vastes atrocités et abus des droits humains non seulement en Ukraine, mais également en République centrafricaine et au Mali…”.
Si les États-Unis décident aujourd’hui de placer le groupe Wagner sur sa liste noire des organisations criminelles , c’est qu’ils ont raison de le faire.
En République centrafricaine, les terroristes du groupe Wagner sont sans pitié. Ils sont à l’origine de plusieurs centaines des cas de meurtre, de torture, d’assassinat, de viol des civils, mais aussi des éléments de forces de l’ordre.
Rappelons le, c’est dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qu’ils mènent depuis les attentats du 11 septembre 2001 que les États – unis ont établi une listes des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme et faisant l’objet de mesures restrictives.
Ainsi, les États – unis peuvent appliquer des sanctions contre les personnes, groupes ou entités qui leur sont liés ou qui les soutiennent soit financièrement, matériellement ou autres.
La décision des État – unis de placer le groupe Wagner sur la liste des organisations terroristes intervient quelques mois après celle de l’Union européenne qui a également placé la Russie comme un État qui soutient le terrorisme.
Pour un observateur centrafricain joint au téléphone, les autorités centrafricaines ne vont certainement y échapper, car en Afrique, elles sont les premiers soutiens du groupe Wagner avant celles du Mali. Et les conséquences seront graves, affirme-t-il.
Du côté de Wagner, son créateur, monsieur Prigogine affirme que les sanctions ou pas des États – unis, rien ne va changer pour son organisation dans le monde. Un défit lancé aux américains.
Bangui (République centrafricaine) – 8 ambassadeurs centrafricains de la justice, composés principalement des responsables des ONG et des leaders communautaires, séjournent depuis la semaine dernière à La Haye aux Pays-Bas dans le cadre des procès de messieurs Alfred Yekatom, Patrice Édouard Ngaïssona et Mahamat Said devant la cour pénale internationale.
Centrafrique.org/photo-des-ambassadeurs-de-la-justice-au-siege-de-la-cour-penale-internationale-a-la-haye/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Photo-des-Ambassadeurs-de-la-Justice-au-siege-de-la-Cour-penale-internationale-a-La-Haye-450×338.jpg” alt=”Photo des Ambassadeurs de la Justice au siège de la Cour pénale internationale à La Haye” width=”450″ height=”338″ />Photo des Ambassadeurs de la Justice au siège de la Cour pénale internationale à La Haye
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023
8 ambassadeurs centrafricains de la justice à La Haye
Grâce au soutien du Canada et du Royaume-Uni, huit ambassadeurs centrafricains de la justice de la cour pénale internationale )CPI), depuis la semaine dernière, suivent en direct depuis la galerie publique à La Haye, les procès dans l’affaire Procureur contre Alfred Yekatom, un ex-commandant de la milice Anti-Balaka, l’affaire Procureur contre monsieur Patrice Édouard Ngaïssona, ancien responsable de la milice Anti-Balaka, et l’affaire Procureur contre monsieur Mahamat Saïd, un ex-commandant de l’ex-coalition Seleka.
Durant leur séjour à La Haye, les 8 ambassadeurs centrafricains de la justice rencontreront les différents responsables de la CPI, les avocats de la défense ainsi que les avocats des victimes.
Selon la cour pénale internationale )CPI), cette visite des 8 ambassadeurs centrafricains de la justice à La Haye s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de sensibilisation pour l’accès à la justice visant à dialoguer avec les communautés affectées dans l’affaire Saïd, mais également avec des membres clés de la société civile et des journalistes.
Les 8 ambassadeurs de la justice rentreront dans leur pays d’ici la fin de cette semaine.
Bangui, République centrafricaine – Désormais personne n’est dupe. La Russie, à travers son bras armé de Wagner, orchestre des pénuries et la famine sur le continent Africain
Centrafrique.org/?attachment_id=62305″ rel=”attachment wp-att-62305″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Evgueni-Prigojine-Mikhail-Metzel-TASS-450×225.jpeg” alt=”Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)” width=”450″ height=”225″ />Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Wagner orchestre la famine sur le continent Africain
En Afrique : problèmes liés aux différentes crises (covid, sécheresse,…) et à l’instabilité politique (coup d’état, rébellion)
Wagner : expansionnisme russe (Crimée, Ukraine, continent Africain) è programme néocolonialiste du Kremlin.
Russie : pays très raciste, peu développé, ayant besoin de ressources qu’il vient trouver en Afrique
Afrique : importe plus de 50% de sa nourriture d’Ukraine (blé notamment) <> blocus russe en mer noire des ports ukrainien depuis février 2022 (bateau avec du blé ne peut pas quitter Odessa)è entraine augmentation des prix (inflation)
Antonio Guterres (Secrétaire Général des Nation Unies) : « durant ma visite en Afrique de l’Ouest, j’ai entendu des leaders, tant politiques que de la société civile, dire à quel point la guerre en Ukraine entraine une crise alimentaire » ènécessité de stopper l’expansionnisme russe.
Leader politiques africains corrompu : « certaines personnalités auraient été corrompues grâce au versement de milliers de dollars de la Russie » (proche de Baba Laddé)
Exemple : Fidèle Gouandjika (ministre conseillé spéciale à la présidence) affirme que « les matières premières et les femmes de Centrafrique sont offertes aux Russes si ceux-ci le désirent ». Dès le 31 mars 2021, il se félicitait de « voir jaillir le pétrole à Birao grâce aux Russes »… pétrole que l’on attend toujours (=résultat nul)
Russes : eux se sont déjà servi dans les matières premières (bois, or, diamant)
Russie et Wagner: font miroiter la paix en Afrique, mais n’en veulent pas. Voir article de Wassim Nasr « How the Wagner group is Aggravating the Jihadi Threat in the Sahel, CTC Sentinel)
En RCA : retour de la saison sèche = retour des groupes armés. GA marchent sur Bangui : Wagner n’a rien changé.
Wagner récupère la production des mines, sans parvenir à assurer une situation sécuritaire stable dans le pays è aucun argent ne rentre dans les caisses de l’Etat
Les avions Wagner sont « invités » à Bangui-Mpoko : ils ne payent pas de droit à l’aéroport. Les caisses de l’Etat sont pourtant déjà vides.
Guerre en Ukraine = pénurie mondiale de carburant. Afrique dernier servi.
Wagner utilise beaucoup d’avion, d’hélicoptère et de véhicules en Afrique, notamment Mali et RCA.
Wagner touché par la crise des carburant è « les Mercenaires russes volent régulièrement du carburant dans les avions à l’aéroport de Bangui » selon Mr Schaller, interrogé par le New York Times.
Ils ne sont pas inquiétés : autorisation implicite des autorités centrafricaines (certainement corrompues
CONCLUSION
François Backman, membre de l’Observatoire de l’Afrique subsaharienne : « Délaissée après la fin de l’URSS, le continent africain est redevenu un terrain de prédilection pour le pouvoir Russe. Pour faire simple, dès qu’il y a un vide en Afrique, la Russie est sur les rangs pour le combler et assouvir son besoin expansionniste au détriment des populations locales » (prédation, racket, attaques mortelles, viol…)
Du Sauvetage à la punition … Ainsi telle est la mission du Wagner en Afrique.
Bangui (République centrafricaine) – Suite à l’augmentation anarchique de plus de 80% des prix du carburant à la pompe décidée par le gouvernement centrafricain, la coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, a décrété, cette semaine, dans un communiqué de presse, la ville morte à compter du 23 janvier 2023 à Bangui, mais également dans toutes les villes de la RCA.
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 22 janvier 2023
La COSCIPAC appelle à la ville morte demain
Selon le coordonnateur de la COSCIPAC Petit Delphin Kotto, monsieur Faustin Archange Touadera est en train de faire de la RCA un pays voyou, criminel et malade. D’après lui, la récente augmentation anarchique de plus de 80% des prix du carburant à la pompe en est un exemple. Il n’a aucune sensibilité pour les pauvres citoyens centrafricains. Hormis cela, les exactions insupportables de ses mercenaires de Wagner sur la population, mais également sur nos forces de défenses et de sécurité. Comme si cela ne suffisait pas, les détournements des deniers publics sont devenus un jeu favori des autorités centrafricaines.
Ainsi, la COSCIPAC, par la voix de son coordonnateur, demande à toute la population centrafricaine de réagir courageusement, rapidement, efficacement et intelligemment afin de protester cette pratique mafieuse des autorités « illégitimes » de la RCA.
Aussi, la COSCIPAC exhorte les pères et mères de familles de faire leur réserve, car, tout peut se passer cette semaine de ville morte. La COSCIPAC demande également à ces pères et mères de familles de veiller sur leurs enfants de ne pas les laisser aller à l’école demain, mais également mardi et mercredi. C’est la ville morte sur toute l’étendue du territoire national, selon la COSCIPAC. Mais le seul problème, tous les médias sont verrouillés par le pouvoir public, L’appel de la COSCIPAC a du mal à être entendu par les centrafricains.
Ce 22 Janvier 2023, nous célébrons le 25e anniversaire de la disparition du Professeur Alphonse Blagué. Il fut enseignant, Ministre et fervent défenseur de la démocratie en Centrafrique. Allons à la découverte de cet homme qui marqua l'histoire de la lutte sous le régime de l'empereur Jean Bedel Bokassa 1er.
Professeur Alphonse Blagué
Rédigé par Ben Wilson NGASSAN
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 22 janvier 2023
Alphonse Blagué était une voix précurseure de la démocratie en Centrafrique
Né le 19 Août 1948, soit quelques années avant l'indépendance de la République Centrafricaine, M. Alphonse Blagué est un natif du Tchad voisin. Il fréquenta notamment le Petit séminaire de Sibut, le Lycée d'État des Rapides, avant de se rendre en France, à Caen, où il poursuivra ses études en Sociologie et milita en même temps au sein de la Fédération des Étudiants Noirs en France (FEANF).
Il faut dire que son cursus primaire, passé chez les prêtres, au petit séminaire de Sibut, a contribué grandement à l'érudition dont a fait montre le Professeur Alphonse Blagué durant son parcours aussi bien en tant qu'enseignant que politique.
Arrivé en France, pour les études, le défunt Alphonse Blagué fit la connaissance de brillants jeunes intellectuels africains comme Alpha Condé, Laurent Gbagbo, Ibrahim Boubacar Keita ou encore Abdoulaye Wade, avec qui ils partageaient de très nombreuses valeurs morales et intellectuelles, mais se sont surtout battus pour la défense de l'étudiant Noir en France.
Après ses brillantes études de 1967 à 1973, Alphonse Blagué décida de rentrer au pays. Il viendra alors affronter la dictature imposée par Jean Bedel Bokassa, qui s'était fait, entretemps, Empereur, et régnait sans partage sur le pays.
Admis comme Enseignant du supérieur à l'Université de Bangui, M. Alphonse Blagué formait un collectif avec d'autres brillants jeunes intellectuels centrafricains à savoir le défunt Gaston Makounzanbga ou encore l'historien Nzabakomada Yakoma. Ils organisaient plusieurs conférences au Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ), Centre Jean XXIII ainsi qu'au Centre Culturel Français. Ces conférences réunissaient plusieurs centaines de jeunes de la capitale et, il y a un moment, dans une tribune qu'il a consacrée à la mémoire du Prof Alphonse Blagué, le Professeur Alain Lamessi avait rendu le témoignage suivant : "son éloquence, son sens de l'humour inoculaient à grandes doses le virus de la dignité qui passe par la contestation".
Oui, l'éloquence du Professeur Alphonse Blagué était connue de tous ses étudiants et surtout des personnes qui avaient l'occasion de participer à ses multiples conférences qui n'avaient que pour but d'éveiller la conscience citoyenne des jeunes face au règne despotique de l'empereur Jean Bedel Bokassa.
Il faut dire que l'éloquence, la pertinence, la cohérence et la constance du Professeur Alphonse Blagué lui valaient surtout l'agacement du système impérial au point qu'il fut décidé son arrestation et aussi celle de deux de ses proches. C'est le journal français "LeMonde" qui rend le témoignage à travers un article publié le 16 Octobre 1977 sous le titre "arrestation à Bangui des étudiants qui avaient offensé l'empereur".
En effet, après leur arrestation, Alphonse Blagué, Doungouma Foky et Romain Sopio, trois brillants jeunes intellectuels opposés au régime impérial seront condamnés à dix ans de prison, par le Tribunal de Bangui pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État et offense à l'empereur Bokassa". Des jours passèrent après cette arrestation et cette condamnation ignoble, la situation des trois jeunes incarcérés devenait de plus en plus préoccupante au point que la diplomatie française entre en jeu pour avoir la libération des trois jeunes. Un assistant parlementaire français qui avait enquêté sur l'arrestation du Professeur Alphonse Blagué et de ses deux autres compagnons de lutte rendait ce témoignage dans un article du journal "LeMonde": "étudiant à Caen de 1967 à 1973, puis rentré en Centrafrique, Alphonse Blagué avait refusé de servir le régime réactionnaire en place et s'était contenté d'exercer honnêtement ses fonctions d'enseignant. On lui reproche notamment l'appelation "République centrafricaine". Oui, même sous le régime violent de Bokassa, Alphonse Blagué que nous célébrons n'avait pas peur de déclarer officiellement la Centrafrique comme une République, défiant ainsi la terreur qu'inspirait le régime tyrannique en place. C'est bien à cause de ses valeurs que l'on peut affirmer aisément que M. Alphonse Blagué fut une des voix précurseure de la démocratie en Centrafrique.
Pour ceux qui ont connu ce moment de l'histoire de la République centrafricaine, ils témoignent que le Professeur Alphonse Blagué était un "fou de la liberté".
Au renversement de Bokassa suivi de l'installation de Dacko II, le Professeur Alphonse Blagué a eu à occuper de très grands postes aussi bien au sein du gouvernement que dans les grandes institutions internationales. Il fut notamment Ministre sous Dacko, ambassadeur de la République centrafricaine auprès de l'UNESCO en France, Directeur de l'Institut Culturel Africain (ICA) au Sénégal, Médiateur de la République et aussi Recteur de l'Université de Bangui.
Durant son parcours politique, le Professeur Alphonse Blagué n'a pas uniquement accompagné les actions du gouvernement, il a plusieurs fois été à la tête des mouvements de contestation des régimes despotiques en Centrafrique, plus particulièrement, le régime de feu Ange Félix Patassé.
À travers ses brillantes analyses et ses critiques pointilleuses, Alphonse Blagué dénonça le tribalisme, le régionalisme qui ont émaillé la gouvernance de Patassé. Lors de la crise économique qui avait frappé le régime Patassé, faisant référence à une interview populaire du Président Patassé affirmant que la République centrafricaine était un pays riche alors que le Peuple vivait une misère extrême, Alphonse Blagué déclara dans l'émission du 7e jour animée à l'époque par Rafael Kopessoua : "C'est vrai que la RCA est un pays riche. Ici, coulent le lait et miel, mais ce lait et ciel ne coulent malheureusement que dans certains gosiers". Ce contrepied frontal avait le mérite de susciter une vive colère de Patassé et de ses proches, qui décidèrent de "compliquer la vie" au Professeur de Sociologie, le contraignant à finir sa vie, de sitôt, dans le dénuement. Quelle horreur ! Quel cynisme pour ce grand intellectuel qui a marqué l'histoire de la démocratie dans ce pays ! Cela confirme d'ailleurs une célèbre citation du Professeur Alphonse Blagué, qui se voulait déjà prémonitoire : "le cannibalisme de l'État centrafricain : la RCA est un pays qui aime bien dévorer ses propres enfants".
En outre, le Professeur Alphonse Blagué n'a pas qu'été un homme politique, l'homme a confié toute sa carrière à transmettre le savoir à l'Université de Bangui. Professeur de Sociologie, spécialisé en Sociologie politique et sociologie des organisations, il a contribué à la formation des grands noms de la politique centrafricaine. Nous citons entre autres : Martin Ziguele, Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba... Le Professeur Alphonse Blagué a laissé après lui 6 enfants dont un n'est plus de ce monde. Parmi toute sa progéniture, son fils aîné Karl Blagué est le seul à pouvoir se lancer dans l'engagement politique. Sociologue comme son père et surtout militant de la démocratie, il a fondé avec d'autres grands noms, le Groupe d'Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016. Les sorties très remarquées et la constance de l'engagement politique de Karl sont autant de valeurs qu'il a en partage avec son défunt père. En Centrafrique, un amphithéâtre est baptisé au nom du Professeur Alphonse Blagué, à l'Université de Bangui. Un autre portrait de ce grand démocrate se trouve à l'espace Linga Tere de l'artiste Vincent Mambachaka. Nos recherches sur cet grand homme laisse croire qu'il n'existe quasiment pas d'initiatives pour pérenniser sa mémoire et son combat pour la sauvegarde de la démocratie et de la dignité du Centrafricain. Son fils Karl entend faire le recueil de tous les écrits du Professeur, jaunis par le temps, dont "Nation et conscience nationale", un véritable pamphlet, qui appelle à une vraie prise de conscience citoyenne. Pour préserver la mémoire en Centrafrique et rendre un hommage mérité à cet héros de la démocratie, il va falloir que les centres de recherche soutiennent son fils dans la publication de ses écrits et aussi dans la réalisation des films documentaires sur le parcours fascinant de ce grand homme. Nous appelons à l'aide le Centre Culturel Samba-Panza, l'Alliance Française, l'espace Linga Tere, le département d'histoire et de la sociologie de l'Université de Bangui, le Centre Centrafricain de Recherche et d'analyse géopolitique (CCRAG), le Cabinet Peace and Development Watch en vue d'un partenariat autour de la mémoire du Professeur Alphonse Blagué. Bon et fidèle serviteur, que ton âme se repose à jamais en paix !
Bangui (République centrafricaine) – Après l’attaque par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) de la ville frontalière de Béloko, les autorités camerounaises ont décidé unilatéralement de fermer la frontière de leur pays avec la République centrafricaine par mesure de sécurité.
Centrafrique.org/rca-altercation-entre-un-commandant-des-faca-et-un-expert-douanier-russe-a-beloko/le-douanier-russe-a-la-barriere-de-beloko-le-samedi-16-octobre-2021/” rel=”attachment wp-att-50888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/le-douanier-russe-a-la-barriere-de-Beloko-le-samedi-16-octobre-2021-450×298.jpg” alt=”le douanier russe à la barrière de Béloko le samedi 16 octobre 2021″ width=”450″ height=”298″ />Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
Attaque de Béloko, le Cameroun ferme provisoirement sa frontière
La décision était rapide : la frontière du Cameroun côté Béloko est provisoirement fermée avec la République centrafricaine. Une décision préventive. Les véhicules et les piétons ne traversent plus la frontière des deux pays depuis 6 heures du matin ce samedi 21 janvier 2023.
Les camions et les véhicules légers en provenance de Douala pour Bangui sont provisoirement bloqués côté camerounais à Garoua-Boulaï, tout comme ceux qui étaient en provenance de Bangui en attente pour traverser la frontière pour aller vers Cameroun sont bloqués à cantonnier côté centrafricain.
Les piétons qui fuyaient l’affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) n’ont pas pu traverser la frontière pour rejoindre le Cameroun. Les activités commerciales et économiques sont paralysées à Béloko depuis ce matin.
Rappelons que les rebelles du CPC, lourdement armé, ont attaqué, tôt ce matin, les positions de l’armée nationale et de leurs alliés de Wagner, détruisant en partie le poste frontalier de douane de Béloko.
Bangui (République centrafricaine) – Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué, ce samedi 21 janvier 2023 dans la matinée, les positions de l’armée nationale et de ses alliés mercenaires de Wagner dans la ville centrafricaine de Béloko, située à environ 650 kilomètres au nord-ouest de Bangui. Au cours de l’Attaque, deux mercenaires de Wagner tués, un capitaine des FACA blessé à la main.
Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
deux mercenaires de Wagner tué, un capitaine des FACA blessé
L’attaque avait débuté vers 5 heures du matin, faisant plusieurs dégâts matériels et humains.
Du côté des dégâts matériels, on enregistre la destruction du bâtiment du bureau de recettes douanières de Béloko par des flammes provoquées par l’incendie d’un camion-citerne rempli de carburant touché par une roquette tirée par les assaillants.
Sur le plan humain, on nous signale la mort de deux mercenaires de Wagner tués dans l’attaque, mais aussi la mort d’un civil, apparemment apprenti d’un véhicule. Le chef du détachement de l’armée nationale à Béloko, le capitaine Gonda est également blessé à la main.
Pour les corps de deux mercenaires de Wagner, un char de Wagner vient de quitter la ville de Bouar pour aller récupérer les deux corps. Concernant le capitaine Gonda, il est évacué aux urgences de l’hôpital de cantonnier pour y recevoir des soins d’urgence. Pour le civil tué, sont corps a été transféré à la morgue vers cantonnier.
Il y’a lieu de rappeler que lors de l’incendie du bureau de recettes des douanes de Béloko, les recettes douanières estimées à plusieurs centaines de millions de francs CFA sont parties en fumée. Un véritable manque à gagner pour l’État centrafricain.
Bangui (République centrafricaine) – C’est une très mauvaise nouvelle pour les autorités centrafricaines pour ce début d’année 2023. Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu ce samedi matin dans l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/bureau-des-recettes-de-la-douane-a-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Bureau-des-recettes-de-la-douane-a-Baboua-450×274.jpg” alt=”Bureau des recettes de la douane à Béloko” width=”450″ height=”274″ />Bureau des recettes de la douane à Béloko . CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu
Selon des informations recoupées par notre correspondant dans la ville, l’incendie du bâtiment du bureau de recettes douanières de Béloko aurait été provoqué par l’explosion d’un camion-citerne qui aurait pris feu quelques minutes après l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). On ignore si le bâtiment de recettes douanières de Béloko aurait été complètement dévasté par les flammes, car les détonations d’armes continuent.
Souvenez-vous, au mois de juin dernier, les Mercenaires russes de la société Wagner avaient annoncé aux autorités locales que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se préparaient à mener une opération de sabotage non seulement à Bouar, mais aussi à Béloko. D’après eux, certains points ont été visés, tels que le bureau de recettes douanières, la justice, la brigade de la gendarmerie, le commissariat de la police, mais aussi les commerces et certains biens des particuliers sont aussi visés. C’est ainsi que la ville de Bouar et celle de Béloko , dans la préfecture de la Nana-Mambéré, seraient encerclées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis plusieurs jours.
Avec l’incendie du bureau de recettes douanières de Béloko, les gens ont finalement compris que ces mercenaires de Wagner ont raison.
Même les hommes de Wagner basés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont été rappelés pour sécuriser le corridor Bangui – Béloko depuis près d’une semaine. Mais ils sont présentement à Sagaini.
Rappelons que Le Service de recettes douanières de Béloko est situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La RCA
Le but des rebelles, selon un officier FACA, n’est pas de prendre la ville, mais de saboter des infrastructures officielles.
Bangui (République centrafricaine) – La ville centrafricaine de Béloko, située à une centaine de kilomètres de Bouar à la frontière avec le Cameroun, est à nouveau secouée depuis 5 heures du matin par des détonations d’armes automatiques. Les témoins ignorent ce qui s’est passé dans la ville.
Centrafrique.org/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun-450×421.jpg” alt=”Au centre-ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”421″ />Au centre-ville de Cantonnier, une localité centrafricaine à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
détonations d’armes à Béloko
Samedi 21 janvier 2023, vers 5 heures du matin, à Béloko, une ville centrafricaine située sur le corridor Bangui Douala à la frontière avec le Cameroun, s’est réveillée sous des tirs d’armes automatiques. La population civile paniquée et s’est terrée chez elle, d’autres tentent de fuir la ville.
Pour l’heure, les armes lourdes et légères continuent de pleuvoir à Béloko . Certains parlent d’une attaque armées , mais ignorent toujours la provenance.
Joint au téléphone, un élément de force de sécurité intérieure parle quant à lui d’une tentative d’incursion de la ville par des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mais elle est repoussée par les soldats FACA et leurs alliés de Wagner.
Mais une source indépendante à Béloko contactée par CNC parle quant à elle de la violence de l’attaque. D’après elle, un camion citerne aurait été incendié par les assaillants. Les détonations d’armes continuent pour l’heure.
Présentement, toutes les activités économiques sont à l’arrêt.
Rappelons que la semaine dernière, des rumeurs d’une éventuelle attaque des positions des forces gouvernementales circulent comme une traînée de poudre dans la ville.
Bangui (République centrafricaine) – Désormais vivre dans les pays voisins de la RCA en tant que réfugiés est un danger permanent. Après le cas de monsieur Stanislas Dangabo, un agent de communication de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua , rapatrié du Cameroun et livré aux forces de l’ordre centrafricaines, c’est le cas de la policière Mbari Francy, kidnappé par les miliciens requins de la garde présidentielle, puis s’est échappée pour se réfugier au Congo-Brazzaville, vient d’être rapatrié à Bangui dans des conditions très obscures et énervantes.
Centrafrique.org/la-policiere-mbari-francy-enlevee-en-juin-dernier-par-les-requins-est-en-fuite-avec-sa-famille-a-letranger/madame-mbari-francy-policiere-enlevee-par-les-miliciens-du-pouvoir-en-juin-2022/” rel=”attachment wp-att-59315″ data-wpel-link=”internal”>Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
la policière Mbari Francy vient d’être kidnappée et rapatriée à Bangui
Kidnappée le samedi 14 janvier 2023 dans le marché de Brazzaville, la policière Mbari Francy s’est retrouvée à Bangui quelques heures plus tard aux mains des forces de l’ordre.
Détenue secrètement, la policière ne fait aucun signe de vie à ses parents ni à son époux depuis son retour forcé dans la capitale centrafricaine.
Alors, la question est maintenant de savoir qui est à l’origine du kidnapping de la policière à Brazzaville.
Selon des sources contactées par la rédaction du CNC au Congo-Brazzaville, ce seraient les forces de l’ordre locales qui seraient à l’origine du kidnapping et du rapatriement de la policière Mbari Francy.
Alors, comment quelqu’un qui est sous protection du HCR peut-il être kidnappé et rapatrié dans son pays?
Difficile de comprendre le comportement des forces de l’ordre de Brazzaville. Ceci dit, la vie de tous les réfugiés dans les pays voisins est en danger.
Enlevée à son domicile du quartier Bakongo, dans le deuxième arrondissement de Bangui par des miliciens requins lourdement armés dans la nuit du lundi à mardi 21 juin 2022 vers 3 heures du matin, la policière Mbari Francy a été gravement torturée puis violée par ses ravisseurs avant d’être libérée le lendemain.
Vu son état de santé, elle avait été admise à la clinique du MSF pour des traitements médicaux d’urgence. Pendant ce temps, son époux, qui travaille aussi au médecin sans frontières (MSF), appelle le procureur de la République, le directeur général de la police et le directeur de l’OCRB pour les informer de la libération de son épouse par ses ravisseurs. À la surprise de tout le monde, un policier, qui se présente comme enquêteur, est arrivé à la clinique du MSF pour interroger la policière. Étant en état d’inconscience, la policière ne pouvait pas parler. L’enquêteur insiste, les médecins lui ont dit de ne pas insister, car il s’agit de la vie de quelqu’un.
Suite aux propos des médecins du MSF, l’enquêteur est obligé de joindre son directeur général, le général de police Bienvenu Zokoué pour l’informer que la policière Mbari Francy est dans un état d’inconscience, et c’est difficile d’entretenir avec elle.
Tentative d’arrestation de son mari par la police de l’OCRB
Lors de cette conversation, le DG Zokoué répond à ce policier de conduire son mari à l’OCRB pour l’interroger.
Pendant ce temps, le mari, de son côté, pensait que c’est juste pour le demander des informations sur le déroulement des faits. Mais arrivée à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB), le DG ordonne le placement en détention du mari. Surprise! Personne ne comprend rien. Malgré tout, le DG insiste pour que la policière soit arrêtée le même jour.
Quelques minutes plus tard, l’enquêteur interroge le mari de la policière. D’après le DG de la police, la policière serait en contact direct avec Bozizé. C’est elle qui donnait des informations secrètes aux rebelles. Voilà! Le masque commence à tomber. Donc l’enlèvement, le viol et la torture de la policière par les miliciens requins ont été commandités par le plus haut sommet de l’État avec la complicité du Directeur général de la police Bienvenu Zokoué. Ce dernier est même étonné que la policière soit libérée. Pour lui, la policière Mbari Francy allait être exécutée par ses ravisseurs. Il a eu la surprise de la voir revenir chez elle.
Mais avec le rapatriement forcé de la jeune policière, sa vie est sérieusement en danger. La justice internationale pourrait être saisie sur cette affaire, et l’État congolais pourrait s’expliquer devant les instances internationales.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de Linguiri, située à 35 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Ndélé, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques depuis mercredi soir. La population en débandade, et la ville occupée par les rebelles.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Rédigé par Moise Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
La ville de Linguiri occupée, celle de Bamingui isolé par les rebelles de la CPC
Si à Linguiri les rebelles ont totalement occupé la ville et y mènent des patrouilles depuis mercredi soir, à Bamingui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Bamingui-Bangoran, située à 130 kilomètres de Ndélé et 120 kilomètres de Mbrés, a été complètement isolée par les groupes armés.
Tout autour de la ville, à 5 kilomètres à l’entrée de Bamingui, les rebelles ont mis leur ceinture, verrouillant toutes circulations dans les deux sens.
Tandis qu’à Linguiri, la population locale affirme que les rebelles ont pillé un magasin d’un commerçant local qui a été gravement agressé par les assaillants.
Transféré à l’hôpital de Mbrés, ce commerçant est dans un état stable, selon les membres de sa famille.
Entre-temps, les forces de Wagner et les soldats FACA se sont mobilisés pour aller dégager les rebelles dans ce village.
Rappelons que depuis le mois de décembre dernier, la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est signalée massivement dans les régions du nord et nord-est, notamment dans la préfecture de la Vakaga, mais également celles de la Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto.
À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques
Bangui (République centrafricaine) – Depuis près d’un mois, dans la Nana-Mambéré, les hommes de la société de mercenariat russe Wagner ne font plus de combats avec les rebelles. Ils se sont concentrés sur des chantiers miniers locaux. Mais depuis le début de la semaine dernière, ces mercenaires de Wagner abandonnent les chantiers miniers pour se regrouper à un seul point. Pourquoi?
Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Rédigé par Gervais Lakosso
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Nana-Mambéré , les mercenaires de Wagner abandonnent leurs positions
La décision serait venue d’en haut, c’est-à-dire de leur chef hiérarchique. Et ceci n’est pas une surprise du moment où ils l’avaient annoncé quelques semaines plutôt à Baboua.
Comme l’a constaté notre équipe, les hommes de Wagner ont abandonné tour à tour leurs positions dans différentes localités à l’intérieur de la préfecture de la Nana-Mambéré, telle que Yidéré, Lamy-Pont, Kpandé, Nguia-Bouar, Abba, etc. et se sont tous regroupés à Sagaini. D’après ce qu’ils ont dit à la population locale, leur objectif actuel serait de sécuriser l’axe de ravitaillement de la capitale centrafricaine, notamment celui qui couvre Bouar Béloko, toujours dans la Nana-Mambéré. Or, d’autres sources à l’état-major à Bangui affirment que ces hommes de Wagner seraient rappelés à Bangui par le gouvernement pour venir mettre une ceinture autour de la capitale Bangui pour prévenir toute éventualité. Cependant, une autre source, cette fois dans le gouvernement, précise que ces mercenaires de Wagner basés dans différentes localité de la Nana-Mambéré seraient rappelés à Moscou pour être déployés en Ukraine. Difficile d’y voir clair. Mais ce qui est pour l’instant sur, c’est que ces hommes de Wagner déployés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont tous quitté leurs positions respectives pour se concentrer à Sagaini.
Bangui (République centrafricaine) – Après avoir rencontré brièvement le Président de la République Faustin Archange Touadera dans sa résidence du quartier Boy-Rabe la semaine dernière, monsieur Hassan Guenderou, ancien général de l’UPC ayant rejoint le camp présidentiel au côté de son ami Hassan Bouba, vient de faire une déclaration controversée sur la chaîne camerounaise prorusse Afrique Médias , accusant le groupe français Castel d’avoir financé le groupe armé de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Une manifestation a également été prévue dans les prochains jours devant la brasserie MOCAF.
Le général rebelle Hassan Guenderou
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Wagner a la manœuvre contre le groupe français CASTEL
Personne n’est dupe. Qui peut croire encore à ce genre de manipulation grossière en République centrafricaine, si ce ne sont que les partisans du Président Faustin Archange Touadera.?
Hassan Guenderou, né à Sido dans les années 60, est un expert coupeur de route à l’époque du Président André Kolingba. Recherché activement par les forces de l’ordre centrafricaines, l’homme avait pris la fuite pour rentrer au Tchad. Sur place, monsieur Hassan Guenderou n’avait pas lâché ses mauvaises habitudes de coupeurs de route avant d’être recherché par la gendarmerie tchadienne.
Recruté par monsieur Ali Darassa, chef du groupe armé UPC, monsieur Hassan Guenderou occupait tour à tour des postes au sein dudit mouvement politico-militaire.
Commandant de zone du Sud-est, monsieur Hassan Guenderou s’est séparé de son chef Ali Darassa pour se rapprocher du gouvernement centrafricain grâce à son ami Hassan Bouba, un autre ex-chef de l’UPC devenu ministre de l’Élevage et de la Santé animale.
Rentré à Bangui avec ses deux femmes et ses enfants, monsieur Hassan Guenderou a été brièvement arrêté par les éléments de la garde présidentielle la semaine dernière. Les domiciles de ses deux épouses faisaient l’objet de fouille. Mais après son arrestation, l’homme n’a été détenu que quelques minutes. Il a ensuite rencontré le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera. Plusieurs points sécuritaires ont été débattus par les deux hommes, parmi lesquels, les activités de l’UPC sur le terrain en ce moment.
capture d’écran d’une vidéo de la chaine pro-russe Afrique média lors de l’interview de monsieur Hassan Guenderou, ex-général rebelle de l’UPC ralié au gouvernement
Wagner à la manœuvre
Pour la société ténébreuse russe Wagner, c’est une occasion en or pour manipuler ce père de famille au passé lourdement criminel. Ainsi, Wagner lui fait avaler des mots et des phrases à dire. Une mise en scène validée par la chaîne camerounaise pro-Wagner Afrique Médias.
Selon les propos copieusement avalés et déversés par monsieur Hassan Guenderou, le groupe français CASTEL aurait financé Ali Darass avec de l’argent et des moyens. Avec cet argent, Ali Darass aurait acheté des armes au Soudan.
Vous l’aurez compris. Le but de Wagner serait de fournir des raisons et pousser les gens dans les rues afin d’inciter gouvernement à ordonner la cessation des activités du groupe CASTEL en Centrafrique et ainsi laisser la place aux boissons russes détestées par les centrafricains. Mais ils oublient que c’est grâce aux impôts versés par CASTEL que l’État paye les salaires des fonctionnaires. Mais si c’est Wagner, rien ne va être versé à l’État comme d’habitude.
Bangui (République centrafricaine) – Impliqués dans l’assassinat de deux éleveurs peuls et de leurs bœufs, deux mercenaires de Wagner, détachés à Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine, ont été désarmés et punis par leur chef hiérarchique, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
Centrafrique.org/rca-nana-mambere-la-presence-des-3r-cree-une-panique-au-village-bokaya/sur-la-route-de-bozoum-paoua-village-tale-3/” rel=”attachment wp-att-38212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/Sur-la-route-de-Bozoum-Paoua-village-Talé-450×338.jpg” alt=”Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.” width=”450″ height=”338″ />Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Deux mercenaires de Wagner désarmés par leurs chefs
En effet, le dimanche 15 janvier dernier,4 mercenaires de Wagner, munis de leurs armes, à bord de leur motocyclette, étaient arrivés dans un tout petit village à 35 kilomètres de Paoua sur l’axe de Bozoum. Tout est calme ce jour. Tous les habitants étaient partis au champ, Les Wagner, de leur côté, ont abattu avec leurs armes huit cabris appartenant aux habitants de ce village.
Pendant qu’ils étaient sur place, ils ont constaté un mouvement des troupeaux de bœufs accompagnés des éleveurs qui traversaient la route qui relie la ville de Paoua à celle de Bozoum. Aussitôt, ils ont précipité pour aller tirer sur ces éleveurs et tuer deux d’entre eux ainsi que 4 de leurs bœufs.
Pendant ce temps, à Paoua centre, la nouvelle commence à circuler comme une traînée de poudre dans les différents quartiers jusqu’à la préfecture. Une autre équipe des Wagner accompagnée de l’imam de la mosquée de Paoua sont allés sur le lieu pour vérifier l’information. Effectivement les faits sont réels, et les deux hommes de Wagner impliqués dans cette tragédie ont été désarmés sur place par leurs collègues et ramener à Paoua. Depuis trois jours, les deux Wagner suspectés sont sous sanction de leur chef.
Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain a annoncé que le contrat de concession signé avec la société Aviation Handling Service pour l’aéroport international de Bangui Mpoko a été résilié. Motif : non-conformité de standard de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.
Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
L’État résilie le contrat de la société Aviation Handling Service
Selon le ministère centrafricain des Transports et de l’aviation civile, le contrat de concession pour la sécurité aéroportuaire attribué à la société Aviation Handling Service Depuis 2007 est désormais résilié pour des raisons suivantes : non-conformité de standard de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.
Pour la non-conformité de standard de qualité, le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service le non-investissement dans de nouveaux équipements. Les équipements qu’elle utilise depuis plus de 14 ans sont ceux de la compagnie Air Afrique utilisée dans les années 80. Ceci dit, elle n’a fait aucun investissement. Elle préfère repeindre ces vieux équipements et les mettre en service. En plus, certains clients se plaignent de leur mauvais accueil à l’aéroport de Bangui Mpoko. Les employés s’habillent comme s’ils sont dans leur ferme. Et plein d’autres choses que le gouvernement lui reproche.
Pour la paix sociale
En vérité, la société Aviation Handling Service en manque cruellement. Cette fois, le gouvernement a raison. D’ailleurs beaucoup des employés apprécient le ministre Djono pour sa décision. Dans cette société, le directeur général, qui se glorifie d’avoir mis toutes les autorités dans sa poche, multiplie de pressions et du dénigrement à l’encontre de ses collègues. Pour eux, leur Directeur général a un comportement mesquin et manipulateur qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues ?
Quant au non-respect des obligations contractuelles, le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service de ne pas activer la procédure pour le renouvellement de son agrément de service. Or, dans le contrat de concession signé en 2007 avec le gouvernement, il est indiqué que trois mois avant la fin du contrat, la société Aviation Handling Service doit entamer la procédure pour le renouvellement de son agrément. Passé ce délai, le contrat devient automatiquement nul.
Pour le contrat de 5 ans signé le 31 décembre 2017, la société Aviation Handling Service doit déclencher la procédure du renouvellement de son agrément dès le mois de septembre 2022, c’est-à-dire trois mois avant la fin du contrat qui est en décembre 2022. Or, depuis cette date, la société Aviation Handling Service n’a adressé aucune correspondance au ministère des Transports. Ce qui complique du coup son affaire. Sur ce, le gouvernement a décidé de signifier à la société Aviation Handling Service la résiliation de son contrat de concession. Ceci dit, elle doit arrêter toutes activités à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Au début, avec l’annonce de la résiliation du contrat avec la société AHS, on avait vu les dirigeants de cette société multiplient des manœuvres pour tenter de convaincre le ministre des Transports et le Président Touadera.
Le vendredi 11 novembre, le conseil d’administration de cette société a dépêché une délégation à Bangui pour rencontrer le ministre et le Premier ministre. L’histoire de graisser leurs pattes, c’est-à-dire leur donner du pot de vin. Mais cette fois, ils n’ont pas pu rouler les autorités centrafricaines dans la farine.
Selon des informations recueillies, le gouvernement a désormais besoin d’un nouveau partenaire qui pourrait lui être bénéfique à double niveau. D’abord sur la redevance, une augmentation sera appliquée, le maintien de la paix sociale, l’augmentation de salaire des employés.
Bangui (République centrafricaine) – Interpellé par les forces de l’ordre depuis la semaine dernière, monsieur Armand Touaboy, promoteur culturel centrafricain a été transféré mercredi à la prison centrale de Ngaragba.
Centrafrique.org/Centrafrique-panique-au-domicile-du-general-lapo-son-garde-du-corps-abattu/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019-2/” rel=”attachment wp-att-28584″ data-wpel-link=”internal”>Des gendarmes en patrouille à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Armand Touaboy déféré à la prison centrale de Ngaragba
Même si les circonstances de son arrestation reste à ce jour floues, la justice lui aurait reproché d’avoir détenir illégalement une arme à feu. Une infraction pénalement condamnable si l’intéressé ne possède pas d’une autorisation de ports d’armes à feu.
Selon des informations provenant des sources proches du dossier, c’était au cours d’un contrôle de routine que les forces de l’ordre auraient constaté la présence d’une arme à feu dans sa voiture.
Fouillant le véhicule d’avant en arrière,les forces de l’ordre saisissent l’arme en question. Il est arrêté et accusé de possession illégale d’armes à feu. Placé en garde à vue, monsieur Armand Touaboy a été déféré devant le procureur de la République qui a ensuite ordonné son placement en détention provisoire.
Or, une autre source proche de sa famille nous parle d’un montage grossier visant seulement à le foutre en prison.
Selon la procédure pénale, si les forces de l’ordre n’avaient pas le mandat de perquisition pour fouiller dans le véhicule de monsieur Armand Touaboy, donc la poursuite est illégale et nulle. Donc les avocats de monsieur Armand Touaboy doivent déposer plainte contre ces forces de l’ordre et la justice centrafricaine. Mais dans ce pays, tout marche à l’envers. Les forces de l’ordre peuvent faire ce qu’elles veulent en toute impunité. En plus, monsieur Armand Touaboy, étant ancien militaire proche de l’ex-Président François Bozizé, il est dans le viseur du régime de Touadera. Ce qui fait que tous ses gestes sont contrôlés par le gouvernement.
Pour sa famille, monsieur Armand Touaboy est la victime du régime en place.
Affaire à suivre…
À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques