Référendum constitutionnel, le gouvernement est désormais dos au mur. La Minusca vient de décliner l’offre du gouvernement de participer à l’organisation de ce scrutin polémique censé ouvrir grandement la porte à une nouvelle dictature sanguinaire en République centrafricaine.
Minusca/valentine-rugwabiza-representante-speciale-des-nations-unies-en-republique-centrafricaine-et-cheffe-de-la-minusca-barbara-debout-afp/” rel=”attachment wp-att-59344″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Valentine-Rugwabiza-representante-speciale-des-Nations-unies-en-Republique-centrafricaine-et-cheffe-de-la-Minusca.-@-Barbara-Debout-AFP-450×446.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP” width=”450″ height=”446″ />Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP
Référendum constitutionnel
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
Référendum constitutionnel, rappel à l’ordre de la Minusca
Si le gouvernement entend mobiliser les moyens logistiques et humains de la Minusca dans l’organisation d’un référendum constitutionnel d’ici l’année prochaine, la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, de son côté, préfère décliner l’offre d’appui logistique du gouvernement en précisant que son mandat ne prévoit nullement un appui à une quelconque consultation référendaire .
« La MINUSCA continue de s’impliquer comme son mandat le lui demande au soutien à l’organisation des prochaines élections locales. Son mandat ne prévoit nullement un appui à une quelconque consultation référendaire », déclare la Minusca lors de son point de presse hebdomadaire mercredi à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Cette réponse est un revers sérieux pour les autorités centrafricaines qui prévoit, dans leur stratégie, coupler l’organisation des élections communales à celui de la consultation référendaire afin de bénéficier du soutien financier et matériel de la communauté internationale.
« L’objectif des autorités centrafricaines est de profiter de l’aide financière de la communauté internationale et des bailleurs de fonds en faveur de l’organisation des élections municipales et régionales afin d’organiser leur consultation référendaire. Comme la Minusca vient de montrer le chemin, on espère que d’autres partenaires de la RCA feront de même », espère un professeur de sociologie à l’université de Bangui.
Il y’a lieu de rappeler que c’est grâce à la Minusca que les élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020 avaient été organisées. Vu l’état des routes et la situation sécuritaire dans certaines régions de la RCA, la Minusca avait utilisé ses vastes moyens logistiques et humains pour que ces élections avaient eu lieu. Mais si elle décide aujourd’hui que son mandat ne prévoit pas un soutien à une quelconque consultation référendaire, c’est que le prochain référendum constitutionnel sera un « fiasco ».
En quittant le Cameroun, EYONG TANYI Oscar et BONGO Sébastien avaient pour objectif d’atteindre la République centrafricaine et y trouver refuge. Mais leur souhait n’a pas été exaucé. Ils ont été expulsés manu militari du territoire centrafricain après quelques mois de séjour.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
Deux Camerounais expulsés du territoire centrafricain
La République centrafricaine est désormais connue dans le monde entier pour être non ouverte et non respectueuse des personnes homosexuelles.
En effet, c’est dans un arrêté du ministre centrafricain de l’Intérieur et de la Sécurité publique que les deux suspects, à savoir monsieur EYONG TANYI Oscar et monsieur BONGO Sébastien, âgés respectivement de 35 et 33 ans, ont été expulsés du territoire de la République centrafricaine.
Les raisons évoquées dans leur arrêté d’expulsion sont entre autres :
Le ministre a également précisé que l’accès et le séjour en République centrafricaine leur sont strictement interdits. Cependant, on ne sait toujours pas si ces deux camerounais ont été expulsés définitivement du territoire centrafricain?
D’après notre confrère Cameroon Web qui a également rédigé un article sur l’affaire, Oscar Eyong Tanyi et Sébastien Bongo sont entrés en République centrafricaine il y a pratiquement 7 mois. Selon la source policière, les deux hommes se sont fait passer auprès du HCR (haut-commissariat des réfugiés pour les Nations unies) pour des réfugiés homosexuels pourchassés dans leur pays, le Cameroun à cause de leur orientation sexuelle.
Le ministre a également chargé Les Directeurs généraux de la Gendarmerie nationale et de la Police centrafricaine de l’exécution des présentes instructions.
Les deux homosexuels camerounais expulsés du territoire centrafricain.
Le BRDC réagit et condamne fermement les menaces et intimidations contre les juges de la cour constitutionnelle.
Le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), par la voix de son porte-parole Martin Ziguélé, a condamné, de la manière la plus forte, la manifestation de plusieurs individus se réclamant du régime devant la cour constitutionnelle ce jeudi 8 septembre 2022.
Centrafrique.org/les-manifestants-du-front-republicain-de-la-galaxie-nationale-et-du-parti-au-pouvoir-le-mcu-venus-demander-devant-la-cour-constitutionnelle-la-demission/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Les-manifestants-du-Front-Republicain-de-la-Galaxie-nationale-et-du-parti-au-pouvoir-le-MCU-venus-demander-devant-la-Cour-constitutionnelle-la-demission-450×338.jpg” alt=”Les manifestants du Front Républicain, de la Galaxie nationale et du parti au pouvoir le MCU venus demander devant la Cour constitutionnelle, la démission” width=”450″ height=”338″ />Les manifestants du Front Républicain, de la Galaxie nationale et du parti au pouvoir le MCU venus demander devant la Cour constitutionnelle, la démission
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
Manifestation devant la cour constitutionnelle, un acte de trop
« Le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) constate avec une grande consternation que des groupuscules qui s’autoproclament « groupes de soutien « au pouvoir, a manifesté ce jour jeudi 08 septembre 2022 devant la Cour constitutionnelle, en scandant des appels à la démission de la Présidente de cette Cour, et en exhibant des affiches portant des inscriptions de nature offensante contre cette Institution et l’ensemble de ses membres », réagit le porte-parole du BRDC Martin Ziguelé dans un communiqué ce jeudi à la fin d’après-midi. D’après ce communiqué, ces groupes d’individus, bien connus des services de police puisque coutumiers de ces manifestations non autorisées, mais toujours encadrées par des agents de forces de l’ordre, ont pour objectif d’intimider et de menacer les juges de cette Cour, afin de les obliger à ne pas dire le droit suite aux recours en invalidation de certaines décisions anticonstitutionnelles du pouvoir, et notamment le décret mettant en place ce prétendu « Comité de rédaction d’une nouvelle constitution ».
« Le BRDC condamne fermement ces menaces contre les institutions de la République et prend à témoin l’opinion nationale et l’opinion internationale des dérives autocratiques, antidémocratiques et antirépublicaines du pouvoir. Le BRDC appelle au respect de ces institutions consacrées par la Constitution de la République, ainsi qu’au respect de la sécurité et de l’intégrité physique de leurs membres, menacés dans le libre exercice de leurs fonctions », ajoute le communiqué.
Le BRDC lance également un vibrant appel A la jeunesse centrafricaine afin de ne pas se tromper de combat. La cour constitutionnelle.
« Le BLOC RÉPUBLICAIN POUR LA DÉFENSE DE LA CONSTITUTION lance un vibrant appel à la jeunesse centrafricaine afin de ne pas se tromper de combat. Le BRDC leur rappelle que 43 ans avant eux, la jeunesse centrafricaine était plutôt mobilisée pour se battre contre l’empire et pour la restauration de la République et de ses valeurs ».
Le BRDC tient également à rappeler au Gouvernement de prendre ses responsabilités face à ces graves dérives qui mettent à mal les fondements de la démocratie et de la République.
Selon nos investigations poussées dans les arcanes du pouvoir de Bangui, plusieurs centaines de millions de francs CFA ont été soutirés illégalement des caisses du Trésor par de hauts dignitaires du régime pour la précampagne référendaire, synonyme d’un troisième mandat pour le Président de la République. Ce qui pousse certains griots du pouvoir à multiplier de sortie publique afin de bénéficier de cette manne financière. Ainsi, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, déprimé, dans sa dernière sortie publique, menace à nouveau d’agresser les membres du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC).
Centrafrique.org/rca-commemoration-de-la-journee-du-defenseur-plusieurs-dizaines-des-jeunes-se-sont-rassembles-autour-du-monument-russe-a-bangui/blaise-didacien-kossimatchi-lors-de-son-interview-avec-les-journalistes/” rel=”attachment wp-att-54247″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Blaise-Didacien-Kossimatchi-lors-de-son-interview-avec-les-journalistes-450×338.jpg” alt=”Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes” width=”450″ height=”338″ />Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
Blaise Didatien Kossimatchi, déprimé, fait des sorties provocatrices
Le chef milicien du régime, le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi, déprimé, sait désormais que sa principale activité rémunératrice est sérieusement menacée par les magistrats et les avocats.
Lors de leur dernière assemblée générale à Bangui, les avocats menacent de paralyser la justice centrafricaine si monsieur Blaise Didatien Kossimatchi n’est pas présent à son procès le 22 septembre prochain au palais de justice à Bangui.
Même son de cloche du côté de certains magistrats qui dénoncent la pression du régime sur la justice. Ce qui montre que la justice est désormais lassée de nombreuses plaintes déposées contre monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, et que les magistrats voudraient en finir avec.
Or, du côté du chef milicien Kossimatchi, ce n’est pas le moment de s’arrêter, bien au contraire. C’est le moment à jamais de pomper de frics au trésor public et intimider les opposants au régime.
C’est ainsi que dans son dernier communiqué de presse, Blaise Didatien Kossimatchi, déprimé, parle d’une descente aux domiciles des réfractaires et autres ennemis de la Démocratie Centrafricaine. Il veut parler des opposants au régime.
« Le dernier point vise à organiser des descentes d’envergures aux domiciles des réfractaires et autres ennemis de la Démocratie Centrafricaine qui veulent prendre le peuple en otage. Nous commencerons par le Braqueur renommé, ex-mutin et chef des milices du BRDC en cavale en France, Régis SIKANGBA. Le message est clair, personne ne sera à l’abri tant que les intérêts du peuple centrafricain seront bafoués et mis en péril », disait monsieur Blaise Didatien Kossimatchi.
Même si les Centrafricains sont désormais habitués à ce genre de langage de la part de monsieur Kossimatchi qui est déprimé en ce moment, ces propos ne font que malheureusement cristalliser davantage le climat politique actuel qui est déjà délétère.
Le 9 septembre marque la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques – une journée des Nations Unies qui en est à sa troisième année et qui sera marquée par un événement au siège de l’UNESCO à Paris.
Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.
Rédigé par
Anna Novgorodova, Consultant
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
les attaques contre l’éducation continuent à augmenter en Afrique
À ce jour, les statistiques restent déprimantes – et les pays africains sont touchés de manière disproportionnée. Il y a eu plus de 5 000 attaques distinctes contre des établissements d’enseignement, des étudiants et des éducateurs, ou des incidents à usage militaire en 2020 et 2021, soit une augmentation significative par rapport aux deux dernières années, malgré le grand nombre d’écoles fermées en raison de la pandémie. Plus de 9 000 étudiants, enseignants et universitaires ont été blessés ou tués. La République démocratique du Congo, le Mali et la Palestine ont été les pays les plus touchés par les attaques contre les écoles, avec plus de 400 attaques chacun. Les attaques ont également augmenté au Nigeria, au Burkina Faso, en Colombie, en Éthiopie, au Mali et au Myanmar au cours de cette période de référence, par rapport à 2018-2019.
Cette année, la Fondation Education Above All (EAA) et ses partenaires dévoilent TRACE, le portail de données sur les attaques contre l’éducation , un nouveau portail de données qui applique la technologie humanitaire pour générer des données fiables et opportunes sur les attaques contre l’éducation à partager librement. Malgré l’adoption de la résolution 2601 du Conseil de sécurité de l’ONU en octobre 2021, qui réaffirme le droit à l’éducation et souligne qu’il est du devoir des États de fournir une protection et d’assurer une éducation de qualité inclusive et équitable à tous les niveaux pour tous les apprenants, même dans les situations de conflit, cette résolution n’est actuellement pas mise en œuvre et les auteurs sont rarement tenus de rendre des comptes. Les données constituent un élément clé de cette histoire.
Malgré l’adoption de la résolution 2601 du Conseil de sécurité des Nations unies en octobre 2021, qui réaffirme le droit à l’éducation et souligne qu’il est du devoir des États de fournir une protection et de garantir une éducation de qualité, inclusive et équitable, à tous les niveaux, pour tous les apprenants, même dans les situations de conflit, cette résolution n’est actuellement pas mise en œuvre et les auteurs de ces actes sont rarement tenus de rendre des comptes. Les données sont un élément clé de cette histoire.
Plus largement:
– L’Inde, le Nigeria, le Pakistan et la Turquie ont enregistré un nombre élevé de personnes blessées à la suite d’attaques contre l’éducation. Au Nigeria, un grand nombre d’étudiants, y compris des filles, ont été enlevés, tandis que dans les autres pays, des centaines ou des milliers d’éducateurs ou d’étudiants ont été arrêtés pour avoir protesté contre la politique éducative.
– L’utilisation militaire des écoles et des universités a plus que doublé. Cette augmentation est due à un pic de l’utilisation militaire des établissements scolaires au Myanmar, où près de 40 % de ces cas se sont produits.
– Des rapports indiquant que des forces armées, des forces de l’ordre ou des groupes armés non étatiques ont commis des violences sexuelles à l’école ou à l’université, ou sur le chemin de l’école ou de l’université, ont été enregistrés dans sept pays : Burkina Faso, Cameroun, Colombie, République démocratique du Congo, Nigeria, Rwanda et Turquie.
– L’utilisation la plus importante d’armes explosives a eu lieu en Afghanistan, en Azerbaïdjan, au Myanmar, en Palestine, en Syrie et au Yémen.
Les attaques contre l’éducation peuvent prendre diverses formes.
Dans certains cas, les attaquants endommagent ou détruisent les installations scolaires ou universitaires. Dans d’autres cas, les étudiants et/ou les professionnels de l’éducation sont la cible de violences, y compris d’abus sexuels. Les forces armées, les entités chargées de la sécurité de l’État et les groupes armés non étatiques utilisent également les écoles et les universités à des fins militaires, parfois alors que les étudiants et les enseignants continuent de fréquenter les écoles, ou les circuits scolaires, afin de recruter des enfants dans leurs groupes.
Dans une perspective africaine plus large, vous pouvez noter:
– Les engagements de la Déclaration ont été traduits en décisions contraignantes du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPSU) sur les attaques contre les écoles, une étape importante qui reflète le consensus croissant au sein du continent africain sur l’importance de protéger les écoles.
– La RCA, la RDC, la Somalie et le Soudan du Sud ont vu la mise en œuvre de la Déclaration sur la sécurité des écoles, qui a apparemment réduit l’utilisation militaire des écoles. 114 États ont approuvé la DSS qui comporte un certain nombre d’engagements, dont la restriction de l’utilisation militaire, la poursuite des auteurs, le soutien aux victimes et le renforcement des données sur les attaques contre l’éducation afin de mieux informer la prévention et la réponse aux attaques contre l’éducation. De réels progrès sont réalisés dans la mise en œuvre de ces engagements.
– Le Burkina Faso a récemment engagé des poursuites pour des attaques contre l’éducation. Les enquêtes et les poursuites concernant les attaques contre l’éducation sont une priorité essentielle pour la Cour pénale internationale.
Cinquante-sept millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes ne sont pas scolarisés en Afrique centrale et de l’Ouest, soit 24,1 % des 236 millions d’enfants non scolarisés dans le monde, alertent le Conseil norvégien pour les réfugiés ( NRC ), le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés ( HCR ) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ( UNICEF ) dans un rapport publié à la veille de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques.
Centrafrique.org/rca-ndele-altercation-au-couteau-entre-deux-eleves-du-lycee-moderne/les-eleves-dans-la-cour-de-ecole-prefectorale-yidjama-de-bria-corbeaunews-centrafrique-7mars2019/” rel=”attachment wp-att-36071″ data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration des élèves dans la cour de l’école prefectorale Yidjama à Bria. Photo CNC / Moïse Banafio.
Rédigé par Tom Peyre-Costa
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 9 septembre 2022
L’Afrique centrale et de l’Ouest abrite près d’un quart des enfants non scolarisés
“Chaque enfant non scolarisé, chaque jour d’apprentissage perdu, est une brique en moins pour construire la paix et la prospérité dans la région”, a déclaré Maureen Magee, directrice régionale du NRC en Afrique centrale et de l’Ouest. “Dans ce contexte de violence incessante et de familles sans cesse arrachées à leur foyer, les dirigeants de la région d’Afrique centrale et occidentale doivent faire tout leur possible pour assurer la mise en œuvre complète de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles et protéger le droit de chaque enfant à aller à l’école.”
Le nombre de fermetures d’écoles a grimpé en flèche dans huit pays de la région, avec plus de 12 400 écoles fermées d’ici la fin de l’année scolaire 2021-22*. Au Burkina Faso, au Tchad, au Mali et au Niger, plus de la moitié des enfants et des adolescents n’ont pas accès à l’éducation. Au cours de la dernière année scolaire, le nombre d’écoles fermées a augmenté de 66 % dans la seule région du Sahel central. Les écoles sont soit la cible directe des attaques des groupes armés non étatiques, soit désertées par les élèves par crainte des attaques.
La violence oblige également des communautés entières à perdre leurs ressources et à fuir, ce qui coupe l’accès des enfants et des adolescents à l’éducation.
La région est confrontée à un défi sans précédent afin de s’assurer qu’il n’y ait pas une génération entière d’apprenants perdus. Leur avenir dépend de la capacité des gouvernements à donner la priorité à la réhabilitation, la réouverture et la sécurisation des écoles endommagées ou détruites, et à renforcer les solutions d’apprentissage alternatives lorsque cela n’est pas possible. Les parties aux conflits dans la région devraient prendre des mesures concrètes pour mettre fin à l’utilisation militaire des écoles.
“Malheureusement, les établissements d’enseignement n’ont pas été épargnés par les attaques des groupes armés. Il est crucial de maintenir l’accès à une éducation sûre et de qualité pour tous les enfants, y compris les réfugiés”, a déclaré Millicent Mutuli, directrice du bureau régional du HCR pour l’Afrique centrale et occidentale.
Le financement international du secteur de l’éducation est aussi souvent parmi les plus faibles des réponses humanitaires dans la région de l’Afrique centrale et de l’Ouest.
En 2021, les gouvernements donateurs ont fourni moins d’un quart des fonds nécessaires pour répondre aux besoins éducatifs d’urgence, soit la moitié de l’allocation de 2018. Au Burkina Faso, qui compte un tiers des écoles actuellement fermées dans la région, le montant alloué par les donateurs jusqu’à présent cette année représente à peine 20 centimes d’euro par mois et par enfant déplacé de moins de 15 ans.
Alors que demain marque la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques, les trois organisations humanitaires appellent les gouvernements, les forces armées, les autres parties aux conflits et la communauté internationale à prendre des mesures concertées pour mettre fin aux attaques et aux menaces contre les écoles, les élèves et les enseignants, ainsi qu’à renforcer le soutien durable à un apprentissage de qualité pour chaque enfant de la région.
Ça y’est! Le régime du « Professeur » Touadera passe à l’étape supérieure. Il décide de joindre l’acte à la parole. Après les menaces répétées des miliciens du régime contre certaines personnalités politiques, judiciaires et indépendantes, c’est au tour des juges constitutionnels d’être la cible des partisans du Président Touadera.
Centrafrique.org/manifestation-des-militants-de-mcu-et-du-front-republicain-venus-devant-la-cour-constitutionnelle/” data-wpel-link=”internal”>Manifestation des militants de MCU et du Front Républicain venus devant la Cour constitutionnelle
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 8 septembre 2022
Les partisans du Président Touadera en action
Les juges de la cour constitutionnelle ont reçu ce matin vers 10 heures une visite pas comme les autres. Il s’agit d’une foule d’individus qui manifestaient pour réclamer la démission de tous les membres de la cour constitutionnelle sous la présidence de madame Darlan.
Sur des bouts de cartons, les manifestants ont écrit :« Daniele Darlan traître. Daniele Darlan double faces ».
Le slogan de ces manifestants, pour la plus part des partisans du Président Touadera devant la cour constitutionnelle ce jeudi 8 septembre 2022 semble viser exclusivement le Président de ladite cour, la professeure Danièle Darlan et tous les membres de la cour.
En effet, ce jeudi 8 septembre aux environs de 10h00, un groupe de plusieurs dizaines des personnes, membres de la plateforme Galaxy, du front républicain et du mouvement du cœur unis (MCU), morceaux de carton à la main, ont pris rendez-vous devant le bureau de la cour constitutionnelle. À leur arrivée, ils scandaient « démission! Démission! démission ». Sur des pancartes, on peut lire « Daniele Darlan double faces », « Daniele Darlan traître » .
La manifestation des partisans du Président Touadera devant la cour constitutionnelle ce jeudi montre à quel point les juges de la cour constitutionnelle sont actuellement sous pression du régime.
Les Casques bleus de la Minusca, présents devant le portail de la cour, ont très vite demandé de renfort. Ce qui a permis de dégager les manifestants, alors que quelques minutes plutôt, ils étaient escortés par les forces de sécurité intérieure.
Vive tension entre les gendarmes et les soldats FACA à Bangui.
Les éléments du sixième et du septième bataillon d’infanterie territorial (BIT) de l’armée nationale sont-ils devenus des semeurs de troubles dans le pays ? Probablement oui, vu leur comportement ces derniers temps. Rien que pour cette semaine, ils ont tabassé, torturé, puis tué un élément de la gendarmerie nationale à Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui. Ce qui a provoqué la colère de ses collègues gendarmes, et la tension est encore vif.
Centrafrique.org/rca-un-colonel-des-eaux-et-forets-assassine-a-son-domicile-du-pk13-par-les-requins/un-element-faca-du-bit6-a-boali/” rel=”attachment wp-att-44282″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/un-element-faca-du-BIT6-a-Boali-450×300.jpg” alt=”Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali.” width=”450″ height=”300″ />Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 7 septembre 2022
Vive tension entre les gendarmes et les soldats FACA à Bangui
La scène criminelle s’est déroulée le week-end dernier à Bimbo, un quartier périphérique au sud-ouest de la capitale centrafricaine Bangui, ce qui a provoqué une vive tension entre les gendarmes et les soldats FACA
Selon des informations recueillies sur place, le gendarme, détaché à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, était venu à Bangui, selon les témoins, pour régler le problème de sa paye.
Entre-temps, le vendredi dernier, il faisait un passage à la banque pour retirer sa solde du mois. Muni de son salaire, le gendarme a préféré aller festoyer avec une fille de la rue. À la fin de la journée, les deux sont allés coucher ensemble. Mais le gendarme, bourré d’alcool, s’est pleinement endormi avec son salaire en poche. C’est une occasion propice pour la fille de fouiller méthodiquement les poches du gendarme endormi comme un bébé après le premier coup.
Quelques heures plus tard, le gendarme, frappé par un coup de vent froid, s’est réveillé en catastrophe alors que la fille disparaît déjà dans la nature. En fouillant ses poches, le gendarme vient de se rendre compte qu’il venait d’être dépouillé par la jeune fille.
Fouille de la jeune fille, arrestation du gendarme par le BIT 6
En colère, l’homme est rentré bredouille à la maison, se changer des habits, puis récupère son arme de service avant de sortir, en tenue civil pour rechercher discrètement la suspecte. Malheureusement pour lui, il est sorti sans son document d’identité professionnelle.
Comme le malheur ne vient toujours pas seul, le gendarme s’est retrouvé nez à nez avec une patrouille des éléments du sixième bataillon d’infanterie territorial des FACA. Aussitôt, ces derniers ont compris vite qu’ils ont en face d’eux un braqueur. Sans somation, ils ont interpellé le gendarme qui s’est empressé de se présenter comme un élément de force de sécurité intérieure. Les militaires lui ont demandé de présenter sa carte professionnelle. Il leur disait qu’il l’oublie à la maison.
Au lieu de le ramener à la gendarmerie, ces militaires ont préféré faire leur propre loi. Ils l’ont tabassé et torturé correctement.
Transféré d’urgence à l’hôpital communautaire, le gendarme succombe de ses blessures quelques minutes plus tard.
Au même moment, l’affaire est arrivée à la gendarmerie, le chef de patrouille du BIT 6 est arrêté et placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Finalement, ce mardi 6 septembre 2022 que la cérémonie funéraire officielle du gendarme a eu lieu au camp Henri Izamo à Bangui.
Lors de cette cérémonie, les gendarmes étaient tous en colère contre les éléments de forces armées centrafricains (FACA). On ignore ce qui va se passer, mais la tension est palpable entre les deux forces officielles.
Pour l’heure, la tension entre les gendarmes et les soldats FACA est encore vive.
Interpellé à son domicile et incarcéré à la prison militaire de camp de Roux depuis le 10 mai 2021, le français Rémy QUIGNOLOT vient de passer 16 mois de détention arbitraire et illégale dans notre pays. La procédure judiciaire dont il fait l’objet n’a de procédures que de nom, que certains magistrats responsables de son dossier bafouent leurs propres lois, notamment l’article 97 du Code de procédure pénale centrafricain,
Le français Juan Rémy Quignolot, interpellé par la police le 11 mai 2021 pour détention illégale d’armes de guerre. Photo CNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 6 septembre 2022
Rémy QUIGNOLOT , un prisonnier politique
Faussement accusé d’espionnage, une accusation basée sur un montage de soi-disant preuves, des photos truquées, des “maquettes” aussi ridicules qu’éhontées, monsieur Rémy QUIGNOLOT fait face depuis 16 mois à des accusations d’atteinte à la sûreté de l’État, du complot, du terrorisme, d’espionnage, d’association de malfaiteurs, de la détention d’armes et munitions de guerre et proxénétisme…
Pourtant, l’article 97 du code de procédure pénale centrafricaine stipule que le délai maximum de 12 mois de détention, peut “exceptionnellement être prolongé de 4 mois supplémentaires, par une ordonnance motivée”. Or, dans le cas de monsieur Rémy Quignolo, cette ordonnance n’ayant jamais été produite, Monsieur QUIGNOLOT aurait donc dû, dès la fin des 12 mois, c’est-à-dire le 11 mai 2022, bénéficier, de droit, de sa liberté provisoire en attendant la date de son procès, qui n’a toujours pas été annoncée.
Son avocate, maître Arlette Sombo Dibélé, malgré ses compétences, ses diligences et sa détermination à faire respecter la loi dans son pays, se heurte à une situation de non-droit qui bafoue l’exercice de la justice en Centrafrique.
Malheureusement, le monde entier regarde la justice dans notre pays, et pointe l’impunité scandaleuse des magistrats qui outrepassent leurs propres lois. La justice centrafricaine est totalement politisée.
Les effets militaires réquisitionnés au domicile du français à Bangui, le 11 mai 2021 par les policiers de la brigade de l’OCRB. Photo CNC
Parodie de justice
Sa sœur, madame Caroline QUIGNOLOT, jointe au téléphone par la Rédaction, affirme que son frère Rémy Kuignolo est effectivement « Spécialisé dans le domaine de la sécurité et de la protection rapprochée, mais celui-ci n’a rien d’un espion, il vit et travaille en RCA depuis fin 2013 et a occupé divers postes parfaitement officiels, y compris, en 2017-2018, pour la Minusca ».
Constatant que la procédure judiciaire dont il fait l’objet n’a de procédures que de nom, que certains magistrats responsables de son dossier bafouent leurs propres lois, notamment l’article 97 du Code de Procédure pénale Centrafricain, monsieur Rémy Kuignolo a décidé d’entamer une grève de la faim dès le 11 septembre, après 16 mois de détention.
Il y’a lieu de rappeler que monsieur Rémy QUIGNOLOT, citoyen français vivant et travaillant depuis près de 10 ans à Bangui, ex-militaire reconverti dans la sécurité et la protection rapprochée en Centrafrique, a été arrêté le 10 mai 2021 dans une arrestation savamment mise en scène. Des munitions par centaines, quelques tenues militaires de camouflage, des jumelles, deux gilets pare-balles, des lampes torches, quatre chapeaux de brousse, des téléphones et, surtout, quatre armes (un pistolet automatique, un fusil de chasse, une carabine et un fusil M16) sont exposées aux photographes pour illustrer ce que l’accusation présente comme un “arsenal impressionnant” destiné à préparer un coup d’État. Ses “outils de travail”, se défend Quignolot, qui reconnaît néanmoins détenir illégalement le fusil M16.
Son “dossier” est un ramassis de fausses preuves fabriquées de toutes pièces. La procédure est entachée d’une longue liste de vices de forme et de fond qui suffiraient, dans un contexte de droit, à annuler l’ensemble de la procédure : procès-verbaux disparus, erreurs de dates sur divers documents, etc.
L’ancien député de la majorité présidentielle dans la première circonscription de Bambari, monsieur Aboubakar Kabirou, arrêté dans la journée du lundi 22 août 2022 à Bambari par les forces de l’ordre, vient d’être déféré à la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui.
Centrafrique.org/lancien-depute-de-bambari-aboubakar-kabirou/” data-wpel-link=”internal”>l’ancien député de la première circonscription de Bambari Aboubakar Kabirou
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 7 septembre 2022
L’ancien député de Bambari Aboubakar Kabirou déféré à Ngaragba
Décidément, en Centrafrique, quand on parle mal des mercenaires russes de Wagner, on aura de sérieux problèmes avec les autorités en place. Le cas palpable est celui de l’ancien député de la majorité présidentielle à Bambari, monsieur Aboubakar Kabirou, interpellé à Bambari le mois dernier par les forces de l’ordre, vient de passer sa première nuit à la maison d’arrêt de Ngaragba.
En effet, l’ancien député de Bambari, monsieur Aboubakar Kabirou, après avoir organisé le samedi 6 août dernier à Bambari la marche du soutien au référendum constitutionnel organisé par le pouvoir, de nombreux compatriotes, pour la plupart des musulmans, était venu le voir pour lui soumettre leurs doléances. Ils l’ont informé des nombreuses exactions commises sur eux par les mercenaires de Wagner avec la complicité du préfet et dû. Procureur de Bambari. Selon eux, de nombreux citoyens qui n’ont rien à voir avec les groupes armés ont été tués pour rien, certains ont été emprisonnés, d’autres capturés, puis libérés contre le versement d’une rançon à ces deux personnalités de Bambari : le procureur de la République et le préfet de la Ouaka.
Cependant, l’honorable Aboubakar Kabirou, vu l’ampleur des réclamations, a décidé de se rapprocher du préfet et du procureur pour leur expliquer qu’il faut nécessairement privilégier la vie de leur compatriote au détriment de certaine pratique mafieuse digne de la Camorra.
Mais pour le préfet et le procureur de Bambari, monsieur Aboubakar Kabirou a franchi la limite. Il faut nécessairement l’arrêter. C’est ainsi que le lundi 22 août vers 11 heures, sur ordre du procureur, les policiers et gendarmes sont allés l’interpeller chez lui.
Placé en garde à vue au commissariat de Bambari depuis 22 août dernier, monsieur Aboubakar Kabirou a été transféré à Bangui le jeudi dernier. Incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, l’ancien député de Bambari Aboubakar Kabirou vient de passer sa première nuit à la prison de Ngaragba.
On ignore pour le moment les chefs d’accusation qui sont portés contre lui. D’ailleurs, dans ce pays, pour un rien, on te met en prison pour de longs mois.
Ceci dit, dans ce pays, les mercenaires de Wagner sont des rois. Même s’ils commettent des exactions, personne ne doit ouvrir sa bouche. Pendant ce temps, leurs victimes continuent de souffrir dans l’anonymat total.
Bangui (République centrafricaine) – Dans la journée du mardi 6 septembre 2022, à Bangui, le directeur de publication du journal «Le Charpentier », monsieur Christian Azoudaoua alias Sassou a été arrêté par les éléments de la gendarmerie nationale.
Centrafrique.org/journalisme-en-rca-arme-a-manipulation-massive/les-journaux-de-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-50494″ data-wpel-link=”internal”>les journaux de Centrafrique
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 7 septembre 2022
Le directeur de publication du journal «Le Charpentier » arrêté à Bangui
On ignore le sort réservé à notre confrère Christian Azoudaoua alias Sassou, directeur de publication du journal «Le Charpentier ». Mais selon les informations recueillies, il a été interpellé suite à la publication d’un article sur le premier vice-président de l’Assemblée nationale , l’honorable Évariste Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka devenu député de Carnot, dans la préfecture de la Mambéré.
D’après l’une de nos équipes qui a assisté à la scène, l’arrestation du journaliste Christian Azoudaoua alias Sassou, directeur de publication du quotidien » le charpentier » a eu lieu vers 14 heures ce mardi 6 septembre 2022 sur la place publique, juste devant le kiosque du GEPPIC, devant le ministère de l’Élevage, en face de la société centrafricaine de télécommunication (SOCATEL), en plein centre-ville de la capitale Bangui.
« C’était aux environ de 14 heures que trois éléments de la gendarmerie, sur deux motocyclettes, sont venus l’arrêter alors qu’il était sur une chaise à proximité du kiosque du GEPPIC, situé au plein centre-ville de Bangui, devant la banque CBCA. Les forces de l’ordre l’ont mis sur l’une des deux motos à destination inconnue », explique un vendeur des journaux qui a également assisté à la scène.
Selon des informations recoupées, c’est depuis plus d’un mois que le journal « Le charpentier » est sous sanction du haut conseil de communication (HCC) qui l’a interdit provisoirement de publication.
Bangui (République centrafricaine) – Noureddine Adam, le leader du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a quitté Khartoum, où il était exilé. Au même moment, des éléments autrefois rivaux opèrent un rapprochement inédit depuis près de trois ans
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 7 septembre 2022
Noureddine Adam tente de rallier des groupes dissidents sous sa bannière
A Bangui, les cénacles politiques se déchirent sur la question d’une nouvelle constitution ouvrant la voie à un troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra. En même temps, dans le nord de la République centrafricaine (RCA), les groupes armés s’engagent dans des médiations et des réconciliations. La région septentrionale frontalière du Tchad, du Soudan et du Soudan du Sud (Vakaga, Bamingui-Bangoran et une partie de Haute-Kotto) est connue pour ses mines artisanales d’or et de diamants ainsi que pour ses trafics en tout genre – des minerais aux armes en passant par le cannabis. Epicentre historique des rébellions centrafricaines, cette zone convoitée par les chefs de guerre et les grands contrebandiers constitue un verrou stratégique pour les groupes armés, qui tirent de substantiels revenus des trafics. Elle est aussi un point de passage de nombreux couloirs de transhumance du bétail, dont le commerce bénéficie également aux groupes armés.
Noureddine Adam, coordonnateur du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), et, dans une moindre mesure, Ali Darass, chef de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont à nouveau jeté leur dévolu sur la zone ces dernières semaines. Sur les six groupes armés qui composaient la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) autour de l’ancien président François Bozizé, seuls les deux susmentionnés ont décidé de ne pas suivre les pourparlers menés par l’Angola. Ils continuent de manœuvrer dans l’arrière-pays.
C’est ainsi que Noureddine Adam, établi à Omdurman, au Soudan, sous la protection des militaires et notamment du président Abdel Fattah al-Burhan, a rejoint la “brousse”. Son départ discret, aux alentours du 8 juillet, possiblement en direction du nord de la Centrafrique, laisse penser qu’il souhaite remobiliser lui-même ses troupes. Quant à Ali Darass, il s’est autoproclamé “coordonnateur militaire” de la CPC, qui, bien que devenue une coquille vide, reste un étendard brandi afin d’attirer les combattants.
L’une des premières décisions d’Ali Darass à cette nouvelle fonction a été de nommer une “première colonne de Ndélé” – référence claire à la préfecture de la Bamingui-Bangoran, porte d’entrée du nord de la RCA -, ce qui a immédiatement alimenté les rumeurs d’attaque dans la localité.
La note de nomination datée du 20 juillet, et consultée par Africa Intelligence, a été suivie de deux réunions auxquelles ont assisté une centaine d’éléments issus de groupes armés. La première s’est tenue les 24 et 25 juillet dans la petite localité d’Aifa, près de Ndah, dans la zone de la Vakaga. Noureddine Adam avait préparé un message vocal pour l’occasion. Une deuxième rencontre s’est tenue près de la ville minière de Gordil, à 25 km de là, les 11 et 12 août.
Si aucun des deux conclaves n’a abouti à des prises de décisions stratégiques, ils ont néanmoins permis de tourner la page de deux ans de conflits intracommunautaires. Parmi les membres présents identifiés par Africa Intelligence se trouvaient des combattants issus des rangs de l’UPC, du FPRC, mais aussi du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), qui combattait les deux premiers depuis 2019.
Le RPRC, à majorité goula, est depuis 2019 un puissant allié des Forces armées centrafricaines (FACA), progouvernementales. Il a été fondé par l’actuel ministre des transports, Herbert Gontran Djono Ahaba, et par Zakaria Damane. Ce dernier, ancien garde forestier, trafiquant notoire de diamants et pionnier des rébellions centrafricaines, a été assassiné le 12 février.
Le RPRC attribue le meurtre de Damane aux paramilitaires russes du groupe Wagner, avec qui le défunt faisait pourtant affaire. S’en sont ensuivis des combats intenses dans la Vakaga, en mars et en avril, entre les FACA alliés aux mercenaires de Wagner et des éléments du FPRC allié au RPRC, dans les localités de Sam Ouandja, Oudda Djallé et Gorbil.
Depuis la mort de Damane, l’un de ses plus proches conseillers, le “général” Anour Adam, a pris les rênes du RPRC. Celui qui se fait surnommer “Ben Laden” commande le groupe depuis son fief de Sam Ouandja, un des principaux hubs des trafics transfrontaliers entre la RCA et le Soudan. C’est Adam qui a été nommé chef de la “première colonne de Ndélé”. Il était présent à la réunion de Ndah, en juillet.
Réconciliations intercommunautaires
Le ralliement en cours d’Anour Adam à la CPC, et donc à Noureddine Adam (aucun lien de parenté), signerait le rapprochement de deux des principales ethnies du Septentrion : les Goula et les Rounga (dont est issu Noureddine Adam). Les deux communautés sont en conflit depuis le milieu de l’année 2019, ce qui a eu pour conséquence d’affaiblir considérablement le FPRC de Noureddine Adam. Auparavant, Goula et Rounga cohabitaient à parité au sein du groupe armé, qui régnait alors en maître sur les trafics de la Vakaga. Le groupe faisait affaire avec le RPRC de Zakaria Damane, à majorité Goula.
Dès avril-mai 2019, les Goulas se retournent contre les Roungas du FPRC.
D’après le Groupe d’experts de l’ONU, la sécession est une initiative de Zakaria Damane, chef du RPRC. Damane aurait reçu le soutien du consul de Nyala, au Soudan, Cheick Tidjani Dahiya, chef suprême des Goula. A cette époque, celui-ci se rapproche des autorités de Bangui : le consul nomme au titre de “chef de race” en Centrafrique Abdel-Moumine Djilith, conseiller chargé des relations avec les institutions de la République auprès de Faustin-Archange Touadéra. Il lui donne comme adjoint Arnaud Djoubaye Abazene, alors ministre des transports et de l’aviation civile, devenu ministre de la justice. Ce dernier, l’un des principaux mécènes de la communauté goula, est proche du représentant officiel du RPRC à Bangui : son successeur aux transports, Herbert Gontran Djono Ahaba.
Le FPRC-Goula et le RPRC s’allient alors au Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ), à dominante kara, mené par Gilbert Toumou Deya, actuel ministre délégué au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion (DDR). L’objectif de cette alliance Goula-Kara/RPRC-MLCJ était ainsi d’assurer la bonne tenue des élections présidentielle et législatives en décembre 2020 dans le nord de la RCA. La stratégie s’est révélée plus que payante : le FPRC, pourtant partie prenante de la CPC, n’a pas été en mesure de perturber le scrutin, après plusieurs mois de combats internes et de crise de leadership. Le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissène, Rounga de Ndélé, est resté quant à lui fidèle au gouvernement, jusqu’à ce jour.
Selon plusieurs sources, depuis la mort de Damane, les Goula sécessionnistes s’apprêtent aujourd’hui à rejoindre de nouveau les rangs du FPRC-Rounga. Signe du réchauffement, le commandant de zone Salleh Mahamat, acteur du RPFCRounga particulièrement virulent contre les Goula lors des combats, a été nommé conseiller de “Ben Laden” au sein de la colonne de Ndélé.
La CPI en embuscade
Malgré l’accalmie procurée par la saison des pluies, qui rend l’accès à la sousrégion difficile, les groupes armés continuent d’être mis sous pression. Les assauts des FACA et des mercenaires de Wagner, en mars et en avril, ont causé des pertes en hommes, en ressources minières et en munitions. La Minusca, la mission des Nations unies pour la paix en Centrafrique, vient quant à elle de renforcer son dispositif dans la sous-région, avec l’envoi d’éléments robustes le 20 août à Sam Ouandja, fief du RPRC. Enfin, l’UPC peine à se remettre de ses divisions internes.
Mais une autre menace pourrait venir du Soudan. Autrefois protégé du général
Mohamed Hamdan Dagalo, dit “Hemeti”,Noureddine Adam entretient désormais des relations exécrables avec l’un des deux hommes forts de Khartoum, qui opère avec le groupe Wagner pour l’exploitation de l’or au Darfour.
Selon nos informations, Hemeti a été, au moins à une reprise, approché par la Cour pénale internationale (CPI) pour livrer son ancien allié Noureddine Adam.
Au départ, ils étaient trois. Mais seulement voilà à mi-parcours, leur nombre se réduit considérablement. Le groupe des dissidents du parti MLPC, appelé MLPC-CO, coordonné par le cherché à manger Chantal Jean-Édouard Koyambonou, est désormais réduit en peau de chagrin.
Centrafrique.org/Centrafrique-les-coulisses-de-la-rencontre-entre-touadera-et-koyambonou/les-dissidents-du-mlpc-de-gauche-a-droite-etienne-malekoudou-jean-chantal-edouard-koyambonou-et-gonidere-lor-de-leur-point-de-presse/” rel=”attachment wp-att-57077″ data-wpel-link=”internal”>Les dissidents du MLPC, de gauche à droite, Étienne MALEKOUDOU, Jean Chantal Édouard KOYAMBONOU et GONIDERE lor de leur point de presse
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 2 septembre 2022
Le groupe des dissidents du MLPC, les points de discorde
Depuis la nomination de monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou comme ministre d’État, conseiller à la présidence de la République par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, l’homme devient quasiment invisible et rare de vue pour ses deux camarades du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) courant originel (MLPC-CO), et son second Étienne MALEKOUDOU s’en est plaint régulièrement de n’avoir pas rencontré son ami coordo, Koyambonou, alias Koyass.
Mais pour un ancien camarade du groupe rapproché par la Rédaction, il n y’a pas seulement cette nomination, seule, qui serait à l’origine de cette rareté du coordo. Il existe bien avant, entre eux, un point de discorde dans ce groupe du courant qualifie de “ndjara” ( la faim): le partage des fonds remis par le Président de la République dans le cadre de la précampagne référendaire.
Le mois dernier, lors de leur rencontre au palais de la Renaissance, le chef de l’État avait remis 23 millions de francs CFA à l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou. Or, ce dernier, avec son ami Étienne Malekoudou, n’ont remis que la somme de 100 000 francs CFA à leur troisième compagnon, le sieur Christian GONEDERE-KOSSI. Ce dernier, connaissant bien le montant initial remis par le chef de l’État, préfère se retirer tranquillement du groupe de soi-disant courant originel après la marche de la honte qu’il a participé. Ceci dit, le nombre réel dans ce groupe appelé courant originel est désormais reduit en peau de chagrin en deux : Étienne MALEKOUDOU et Chantal Jean-Édouard Koyambonou. C’est le nombre que l’on peut lire sur la dernière déclaration du MLPC-CO signée par son coordonnateur, Chantal Jean-Édouard Koyambonou.
Les multiples partages de leurs communiqués et déclarations sur les réseaux sociaux n’ont rien donné comme résultats escomptés, a fait savoir le coordonnateur adjoint, Étienne MALEKOUDOU.
Mais entre ces deux complices aussi, conclut notre interlocuteur, les relations sont plus électriques que jamais. En cause, ajoute notre interlocuteur, le retard pris dans le remaniement du gouvernement Moloua qui devrait donner à manger à eux tous.
Alors, pour combien de temps que ce groupe des cherchés à manger va – t -il encore exister ?
150 nouveaux militaires rwandais viennent d’arriver en Centrafrique. Décidément, le Président Paul Kagamé du Rwanda veut à tout prix faire le jeu de son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera. Après avoir démenti son implication dans la volonté de celui-ci de tripatouiller la constitution de son pays, Paul Kagamé décide ouvertement de soutenir militairement le régime de son homologue centrafricaine Faustin Archange Touadera.
Minusca-en-centrafrique/casques-bleus-rwandais-sur-la-route-de-damara/” rel=”attachment wp-att-44247″ data-wpel-link=”internal”>Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 6 septembre 2022
150 nouveaux militaires rwandais viennent d’arriver en Centrafrique
Ainsi, après le déploiement d’un conteneur d’armes de guerre il y’a quatre mois, le Président rwandais, dont l’une de ses soldates est devenue l’une des copines du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, vient d’envoyer à nouveau en Centrafrique 150 nouveaux commandos parachutistes rwandais. Ces soldats sont arrivés à Bangui il y a près de deux semaines.
Basés dans leur camp militaire à Ouango dans le septième arrondissement de Bangui, ces soldats vont bientôt déployer dans les villes de province. On ignore exactement quel sera leur rôle dans le pays.
Selon des sources militaires, c’est à la suite de la demande du Président centrafricain Faustin Archange Touadera que le renfort militaire rwandais est déployé en Centrafrique.
Or, du côté de l’armée rwandaise, on tente de justifier le renfort de ces 150 nouveaux militaires rwandais qui viennent d’arriver en Centrafrique, elle parle tout simplement de relève militaire. Mais sur le terrain, aucun mouvement n’est observé par notre équipe d’investigation.
Selon un ex-officier général des FACA à la retraite, si le rwandais nous parle de la relève militaire, c’est juste pour détourner l’attention des centrafricains sur le vrai objectif de l’arrivée massive des militaires rwandais en Centrafrique.
Selon notre calcul, hors-mis les Casques bleus rwandais, le nombre de militaires rwandais déployés en Centrafrique dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays est presque 2000 hommes.
Selon le ministre rwandais des Affaires étrangères, les troupes rwandaises sont basées essentiellement à Bangui et leur rôle est de protéger les institutions et la population de Bangui. C’est donc clair : protéger les institutions », c’est-à-dire le régime de Touadera.
Achats des tee-shirts, distribution de billet de banque aux participants, confection de banderole, location de la sonorisation et de véhicules de transports, le meeting de la honte, organisé par les partisans du chef de l’État sur le terrain de football de l’UCATEX dimanche dernier coûte énormément cher à l’État, selon les données collectées au trésor public par CNC.
Centrafrique.org/meeting-soutien-touadera-terrain-ucatex/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/meeting-soutien-touadera-terrain-ucatex-450×197.jpg” alt=”Meeting du soutien au Président Touadera sur le terrain de l’UCATEX dimanche 4 septembre 2022″ width=”450″ height=”197″ />
Meeting du soutien au Président Touadera sur le terrain de l’UCATEX dimanche 4 septembre 2022
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 6 septembre 2022
Le meeting de la honte, le trésor public souffre
Le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera, qui avait annoncé le 12 août dernier son intention d’introduire une nouvelle constitution par voie référendaire dans son pays, tient mordicus à son projet crisogène. Ses partisans, galvanisés par une idée de la présidence à vie de leur champion, multiplient des marches et meetings dans la capitale pour soutenir le projet du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Sauf que dans leur tactique, c’est le trésor public qui souffre : de l’argent pompé impunément dans les caisses de l’État.
À chaque meeting ou marche, pas moins de 5 millions de francs CFA décaissés par le trésor public centrafricain, alors que les finances publiques sont dans le rouge, selon le ministre de finances et du Budget . Mais le plus pire était atteint dimanche. Le meeting de la honte sur le terrain de football de l’UCATEX, Les organisateurs ont sollicité et recevoir pas moins de 27 millions de francs CFA de la part du trésor public. Selon eux, il leur faut du carburant, des tee-shirts en rouge (couleur de leur vaudou), des banderoles, de la location de la sonorisation et des véhicules, sans compter les 5000 francs CFA à remettre à chaque participant, dont le nombre était estimé par les organisateurs à 3000 personnes. Mais la réalité est toute autre chose. Le nombre des participants n’a aucune guerre dépassée 400 personnes. Certes, avant le meeting, ils ont fait de la caravane dans la capitale pour mobiliser les gens, mais la durée n’a pas aussi dépassé une heure du temps alors qu’ils avaient prévu 4 heures de caravane. Ceci dit, avec l’histoire du référendum de la honte, les griots du pouvoir remplissent illégalement leur poche au détriment des Centrafricains. Le meeting de la honte de l’UCATEX coute 7,5 millions de francs CFA à l’État.
Comme disent les analystes, le Président Faustin Archange Touadera, politiquement sourd et aveugle, fonctionne désormais en mode pilotage automatique, et pointe un risque de chaos et de somalisation de son pays. Or, face à lui, se dresse la Cour constitutionnelle qui pourrait le réveiller et remettre sur les rails. Et madame Daniel Darlan a tout prévu, ce qu’il a d’ailleurs oublié. Touadera dans l’œil de cyclone, cerné par la Cour constitutionnelle.
Centrafrique.org/la-cour-constitutionnelle-enterre-definitivement-le-projet-revisionniste-de-touadera/de-gauche-a-droite-touadera-et-dominique-darlan/” rel=”attachment wp-att-38592″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Danièle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 5 septembre 2022
Touadera dans l’œil de cyclone
Le piège vienfra de la Cour constitutionnelle. Et Touadera, politiquement nul, va tomber dans le filet comme un gibier.
En effet, lors de sa prestation de serment le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, la présidente de la Cour constitutionnelle, avant de déclarer Faustin Archange Touadera, Président élu de la République centrafricaine, la présidente de la Cour constitutionnelle, madame Daniel Darlan, a pris le soin de rappeler à ce dernier que son serment sera consigné dans un registre spécial tenu au greffe de la Cour constitutionnelle pour y recourir en cas de besoin. Un piège bien tendu. Touadera dans l’œil de cyclone. Voici leur déclaration à écouter, réécouter :
Faustin Archange Touadera : « Moi, Faustin Archange TOUADERA, je jure, devant Dieu, et devant la nation, d’observer, scrupuleusement la constitution de la République centrafricaine, de sauvegarder l’intégrité du territoire, de préserver la paix, de consolider l’unité nationale, d’assurer le bien d’être du peuple centrafricain, de remplir consciencieusement le devoir de la charge, sans aucune considération d’ordre ethnique, régionale ou confessionnelle. De ne jamais exercer les pouvoirs qui me sont dévolus par la constitution à des fins personnelles. Ni de réviser le nombre et la durée de mon mandat et de n’être guidé en tout que par l’intérêt national et la dignité du peuple centrafricain ».
Daniel Darlan : « la Cour constitutionnelle prend acte de votre serment, vous investit de tous les pouvoirs qui vous sont conférés. Dit qu’il en sera dresser procès-verbal, consigné dans un registre spécial, tenu au greffe de la Cour constitutionnelle pour y recourir en cas de besoin. Monsieur Faustin Archange Touadera, la Cour vous déclare désormais installé dans vos fonctions de Président de la République, chef de l’État, et vous invite à venir occuper le fauteuil qui sera désormais le vôtre ».
Ceci dit, les propos tenus par le Président Touadera lors de la prestation de son serment ont été consignés dans un registre spécial tenu au greffe de la Cour constitutionnelle pour y recourir en cas de besoin. Eh ben voilà! Un an après cette cérémonie officielle, le Président de la République Faustin Archange Touadera a décidé de violer son serment en décidant unilatéralement de réviser le nombre et la durée de son mandat afin d’exercer un pouvoir absolu. C’est le moment pour la Cour constitutionnelle de faire ressortir ce procès-verbal de sa prestation de serment. Vous l’avez bien fait madame Darlan de lui dire de vive voix. La décision est maintenant dans le camp de la Cour constitutionnelle. Touadera dans l’œil de cyclone.
Après la décision de la Cour constitutionnelle de sanctionner le « bradage » de la nationalité, des terres et des ressources naturelles du pays à travers le projet SangoCoin initié par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, les autorités centrafricaines ont désormais les nez collés au mur. La question que tout le monde se pose est de savoir si l’État centrafricain va-t-il devoir rembourser les sommes déjà investies dans SangoCoin?
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 septembre 2022
Le gouvernement va-t-il rembourser les sommes déjà investies dans Sangocoin?
Le 3 juillet dernier, le gouvernement centrafricain a lancé SangoCoin au milieu d’une forte baisse des prix du Bitcoin et de doutes sur la viabilité du projet dans un pays largement mal connecté à Internet et déstabilisé par un conflit.
D’après le site Sango, les investisseurs étrangers pourraient obtenir la citoyenneté pour 60 000 dollars (environ 39 400 700 francs CFA) de crypto – avec l’équivalent des pièces de monnaie Sango détenues en garantie pendant cinq ans – et la “résidence électronique” pour 6 000 dollars (environ 3 900 000 francs CFA), détenue pendant trois ans.
Les investisseurs pourraient également acheter un terrain de 250 m² pour 10 000 $ (6 568 789 F CFA), les SangoCoin étant enfermés pendant une décennie.
Mais un mois plus tard, la Cour constitutionnelle a jugé que la nationalité n’avait pas de valeur marchande et que la résidence exigeait un séjour physique dans le pays.
Pour la Cour constitutionnelle, vendre la nationalité ou un droit de résidence étant contraire à la Constitution, un groupe constitué de représentants de la société civile, le G16, a saisi ladite Cour qui lui a donné raison. Le gouvernement va devoir rembourser les sommes déjà investies dans Sangocoin.
Face à cette déconvenue, le gouvernement n’a pu que constater ce coup d’arrêt. “Ladécision de la Cour Constitutionnelle n’étant susceptible d’aucun recours, nous prenons seulement acte de cette décision”, a-t-il indiqué.
Mais la question qui se pose désormais est de savoir si l’État centrafricain va-t-il devoir rembourser les sommes déjà investies ?
Selon les observateurs nationaux, les ressources générées par le Sango Coin échappent à la comptabilité publique et sont de fait gérées directement par la présidence de la République et la société Wagner. Ceci dit, la cryptomonnaie centrafricaine est un jeu du pouvoir pour financer ses activités du référendum constitutionnel qui pourrait leur ouvrir grandement la porte à un, deux, trois ou quatrième mandat, sans penser nécessairement aux fonds des investisseurs.
Bangui (République centrafricaine) – Livraison d’armes aux groupes armés par la Minusca, ce discours de la haine commence à devenir caduc pour les Centrafricains qui ne veulent plus être distraits par des miliciens du pouvoir. Le seul problème pour les Centrafricains est de savoir à quand le départ de Touadera et de son clan mafieux du pouvoir, et ça commence à devenir sérieux.
Minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-Minusca-a-Ndele.-CopyrightMinusca-450×338.jpg” alt=”Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca” width=”450″ height=”338″ />Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 6 septembre 2022
Livraison d’armes aux groupes armés, Kossimatchi demande des explications
Pour le chef milicien du régime de Touadera, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, les éléments de forces de défense et de sécurité auraient intercepté sept conteneurs des équipements de guerre en partance pour la ville de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Gribizi. Selon monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, ces conteneurs auraient été escortés par les Casques bleus de la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique.
Blaise Didatien Kossimatchi : « des informations dignes de foi font état de l’interception de sept conteneurs bourrés d’armes et des explosifs saisis par les forces de défense et de sécurité, camions escortés par les Contingents Bangladais de la MINUSCA et en partance pour Kaga-Bandoro ». Ce fait s’il est avéré constitue une grave violation de son mandat par la MINUSCA qui doit des explications. Le peuple centrafricain a beaucoup souffert et l’Institution Onusienne doit se conformer à son Mandat robuste pour faciliter l’éradication des groupes armés et non le contraire ».
Pour de nombreux observateurs, Kossimatchi voudrait seulement faire propager des rumeurs dans le pays afin de détourner l’attention des Centrafricains sur le vrai problème actuel du pays : le troisième mandat et non propager des rumeurs sur la Livraison d’armes aux groupes armés par la Minusca.
« Tout le monde sait que la nouvelle représentante du secrétaire général de l’ONU en RCA, madame Valentine Rugwabiza , cheffe de la Minusca est dans votre camp. C’est une Rwandaise, proche du Président rwandais Paul Kagamé, un soutien du Président Touadera. Ce qu’on vous demande, c’est de fermer simplement votre gueule », s’alarme monsieur Boniface Gaba, étudiant à l’université de Bangui.
J’ai lu avec l’attention qui sied votre production, au sujet du projet de rédaction d’une nouvelle Constitution.
Je n’y aurais pas répondu, si vous ne m’aviez apostrophé, je pèse bien mes mots.
Je voudrais consacrer quelques minutes de mon précieux temps pour y apporter quelques précisions aussi bien sur le fond que sur la forme.
Maitre Crépin Mboli-Gouma, Président du Parti PATRI
SUR LA FORME
Monsieur NDUI-YABELA. J’avoue une grande tristesse, à la lecture de ce texte, censé avoir été écrit ex-professo. A la vérité, un amas de lieux communs, disponibles sur Wikipédia, donc accessibles au commun des mortels, qui ne permettent pas d’établir une érudition dans ce domaine particulier du droit.
L’une des marques des grands, dans leur domaine, est l’urbanité, lorsqu’on s’adresse aux autres, surtout aux adversaires, avec courtoisie, au nom du relativisme, qu’on apprend déjà au lycée, le caractère non absolu du savoir humain. Vous n’assenez que des certitudes. Vous ne pouvez donc pas accéder au savoir, monsieur NDUI-YABELA, car le doute est le chemin qui mène au savoir. Vous devez revoir vos fondamentaux. C’est une leçon éternelle que m’a laissée mon défunt père, d’affectueuse mémoire, appartenant à cette caste rare d’enseignants de l’avant indépendance. Chaque fois que je lis des fausses certitudes comme les vôtres, je m’empresse de relire ses écrits, jaunis par le temps, toujours d’actualité. Or, vous dites, péremptoire, que je suis « un petit Avocat », que « l’une des grosses tares de certains juristes, voire de certains intellectuels Centrafricains, c’est qu’ils actualisent rarement leurs connaissances ». Je ne sais pas ce qu’un grand Avocat, mais ce que ce je sais, c’est que j’ai fait mes études jusqu’en 1997, à l’Université Cheick Anta Diop, avec à la clé une maitrise de droit (oui, on disait encore Maîtrise au siècle dernier), avant de les parachever avec un diplôme post-doctoral (LL.M) à la Howard School of Law. A ce jour, moins de dix Centrafricains ont fait ce cursus. Que l’Avocat d’Affaires que je suis a une longue expérience professionnelle derrière lui. Il y a quatre jours d’ailleurs, en visioconférence, depuis Bangui, j’intervenais devant la Chambre Arbitrale de Paris, à une audience de Procédure, dans la défense de ma cliente, la société Baraldi, contre l’Etat Centrafricain. Que le Cabinet Mboli-Goumba, qui travaille également avec le département d’Etat, est chargé de défendre la société Axmin, que j’ai cotée à la bourse de Toronto, en collaboration avec l’un des plus grands Cabinets, Herbert Smith. Il s’agit d’une affaire qui vaut 3 milliards d’euros. Je ne compte pas le nombre de sociétés cotées aux bourses de New York, Londres. A moins de dire, comme certains, par ignorance « il a gagné combien d’affaires » ! Etre Avocat, ce n’est pas seulement prendre sa robe et aller chaque jour au Tribunal ou à la Cour.
S’agissant des intellectuels Centrafricains qui ne liraient pas, de la part de quelqu’un qui prétend morigéner ou administrer une mercuriale, c’est fâcheux car il s’agit d’une affirmation gratuite, sans base. A vous lire, on peut d’ailleurs pardonner à quelqu’un de penser que votre affirmation est un autoportrait. Car, monsieur NDUI-YABELA, vos phrases sont incorrectes aussi bien sur le plan de la forme que du fond. A titre d’exemple, vous affirmez « depuis l’aube des temps, le peuple a toujours été souverain dans la prise des décisions ». Quel Peuple ? Parlez-vous du nôtre, censé être le référentiel de votre production ? Le Peuple Centrafricain a-t-il été toujours souverain ? Même pendant la colonisation, la période des grandes concessions ? Même en remontant plus loin dans le temps ? Il est aisé de répondre à ces interrogations par la négative. En élargissant, affirmer que le Peuple a toujours été souverain, c’est méconnaitre l’histoire de la conquête des libertés des hommes, partout dans le monde, au travers de l’histoire. Ce qui est très fâcheux pour un « sachant ».
Pour ne pas ennuyer les lecteurs de vos phrases qui ne « respirent pas » et remplies d’incorrections, monsieur NDUI-YABELA, je n’en retiens qu’une seule : « Car, toute bonne politique surtout dans les démocraties modernes tout part du peuple et doit aboutir au peuple ». Je cherche encore à comprendre ce que vous vouliez exprimer comme pensée. Est-ce parce que la confusion est dans votre savoir apprivoisé et lacunaire, qu’elle transparait dans vos écrits ?
MONSIEUR NDUI-YABELA
SUR LE FOND, MONSIEUR NDUI-YABELA
Sur l’Etat de guerre :
Une de vos pépites (décidément l’élégance n’est pas votre fort, je m’en suis rendu compte lors de votre Patara avec mon excellente Consoeur Sombo Dibele) « Si ce dernier (Mboli-Goumba) avait abordé le droit international humanitaire dans son cursus universitaire, il se serait abstenu de recourir à de pareilles arguties ». Qu’en savez-vous ? Quel est le rapport ? C’est vrai que sous le régime de la « rupture », on peut partir du droit de l’environnement et se déclarer « Constitutionnaliste ».
Pour l’essentiel, et sans aucune envie de revenir de manière fastidieuse à la requête qui détaille tout, l’article 152 de la Constitution du 30 mars stipule que : « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacances de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’unité nationale et à l’intégrité du territoire ». L’honnêteté intellectuelle eut été de régler la question soulevée en traitant de l’article dans son ensemble. Que faites-vous, monsieur NDUI-YABELA, de l’atteinte à l’unité nationale ? Est-ce parce que vous n’y trouvez pas de vraisemblance, le vrai étant rebelle à vos écrits ? Ne vivons-nous pas une période d’atteinte à l’unité nationale ?
Pour ce qui est de la guerre, vous êtes trop « sachant » pour ne pas « savoir » ce qu’est notamment la guerre civile. Que la notion de guerre, au regard des exigences de l’article 152 précité est même extrême, le Constituant Centrafricain de 2016 ne demandant que la survenance d’une atteinte à l’intégrité du territoire pour exclure la possibilité d’une révision. Et encore, dans les domaines révisables. Il est curieux de dénoncer la mainmise de certains pays étrangers, derrière des rebelles qu’on dit étrangers, avec des visées d’annexion, sans en tirer les connaissances sur le plan juridique. Il est tout autant curieux de demander la levée de l’embargo afin de se procurer des armes pour faire face aux ennemis. Il est enfin curieux que le Président de la République ait déclaré que le pays était en guerre et déclaré un cessez-le-feu. Si cela n’est pas une guerre, qu’est-ce donc ? Les internationalistes ? Wikipédia, qui constitue votre source (vous voyez, je suis charitable, je vous fais une fleur) dit que l’internationalisme correspond à un ensemble de positions idéologiques diverses et parfois ANTAGONISTES, qui, par différence ou par opposition au nationalisme, défendent des positions par-delà les frontières. Retenons de tout ça que les tenants de cette doctrine ne sont pas parfois d’accord entre eux, et qu’ils s’opposent au nationalisme. Or, la Constitution est une question nationale, notamment dans son champ d’application. C’est surtout une doctrine, comme tant d’autres. Il s’agit d’une référence mal à propos.
Sur le pouvoir originaire :
Je voudrais rappeler qu’il y’ a six ans, le Peuple Centrafricain s’est doté d’une nouvelle Constitution. Fruit de consultations à la base, elle est surtout le reflet de la volonté profonde des Centrafricains, de tourner la page de l’accaparement du pouvoir par un homme, un clan. Prétendre que les réalités ont changé sans les citer relève de l’onanisme intellectuel.
Ce qu’il faut retenir, monsieur NDUI-YABELA, c’est la référence au Forum de Bangui, qui devient dès lors comme une sorte de préambule en référence à la déclaration des droits. Avec les mêmes valeurs imprescriptibles.
Le pouvoir constituant originaire est certes compétent pour élaborer la première ou une nouvelle Constitution, mais les circonstances doivent être remplies. Par exemple, lorsqu’il y a rupture de l’ordre constitutionnel, vide constitutionnel, accession à l’indépendance etc…
Ce que vous nous proposez, monsieur NDUI-YABELA est une forme semi-directe de l’exercice du pouvoir Constituant, c’est-à-dire l’élaboration d’une Constitution par une Assemblée Constituante et approuvée par voie référendaire. Mais même cette approche est un bateau qui s’écrase sur le récif de l’article 65 de la Constitution du 30 mars 2016, qui stipule que « les deux chambres du Parlement se réunissent en Congrès etc…). Dois-je rappeler que le pouvoir Constituant ne peut se déléguer ? Qu’il ne peut s’exercer par déduction ? Si le Constituant avait voulu que le pouvoir constituant fût délégué, notre Constitution en eut porté trace. Quelle est donc la disposition dans notre Constitution permettant à l’une des deux chambres du Parlement de se substituer à l’autre pour violer l’article 65 ?
Voulez-vous faire comme en 1789, en France, lorsque l’Assemblée s’était autoproclamée Assemblée Constituante pour rédiger la Constitution de 1791 ? Dans ce cas, vous seriez en marge de la légalité constitutionnelle, avec toutes les conséquences de droit.
Tous les régimes, mêmes les plus honnis, au travers de l’histoire, ont eu leurs intellectuels. Ils avaient un dénominateur commun : ils étaient brillants. Parce qu’ils savaient de quoi ils parlaient. L’on pouvait ne pas être d’accord avec eux, mais l’admiration face à la mécanique intellectuelle était présente. La lecture de votre texte a achevé de nous convaincre que ce n’est pas le cas en Centrafrique. C’est dangereux, parce que vous enseignez ceux qui, demain, doivent défendre l’honneur intellectuel de la nation et la servir avec compétence.
Bangui (République centrafricaine) – Après le départ de Bangui du Sénégalais Mankeur Ndiaye au mois d’avril, remplacé à la tête de la Minusca par la Rwandaise Valentine Rugwabiza, c’est au tour des deux postes de “représentant spécial adjoint” de la mission de maintien de la paix d’être renouvelés.
Centrafrique.org/valentine-rugwabiza-representante-speciale-des-nations-unies-en-republique-centrafricaine-et-cheffe-de-la-minusca-barbara-debout-afp/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Valentine-Rugwabiza-representante-speciale-des-Nations-unies-en-Republique-centrafricaine-et-cheffe-de-la-Minusca.-@-Barbara-Debout-AFP-450×446.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP” width=”450″ height=”446″ />Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP
Rédigé par Afrique intelligence
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 6 septembre 2022
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, cherche un nouveau “coordonnateur humanitaire” depuis que la Canadienne Denise Brown, en RCA depuis 2019, est partie prendre le même poste en Ukraine le 30 juillet.
L’autre représentante adjointe, l’Américaine Lizbeth Cullity, en poste depuis 2020, a également fait part de sa volonté de quitter la mission. Mais face au départ de Denise Brown et au risque d’une vacance durable à la direction de la Minusca, Valentine Rugwabiza lui a demandé de prolonger son mandat jusqu’à la fin de l’année. Le poste de numéro 2 de la Minusca est traditionnellement dévolu à un diplomate américain. Avant Lizbeth Cullity, il avait notamment été occupé par Kenneth Gluck, aujourd’hui professeur à l’université new-yorkaise Columbia.
Nommée à la tête de la Minusca il y’a près de sept mois, Mme Valentine Rugwabiza a travaillé pendant plus de trente ans sur les questions de développement et de sécurité en Afrique dans les secteurs public et privé en tant que membre du Cabinet, haut diplomate du Rwanda accrédité auprès de plusieurs pays et organisations et haut responsable d’entités nationales, régionales et multilatérales. Depuis N2016, Mme Valentine Rugwabizaa été Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies et ambassadrice non résidente du Rwanda en Colombie et en Jamaïque.
Meeting de la honte. Les associations et partis politiques alliés de la mouvance présidentielle ont tenu, ce dimanche 4 septembre 2022, leur meeting du soutien à la rédaction d’une nouvelle constitution initiée par le Président de la République Faustin Archange Touadera sur le terrain de l’ex-UCATEX, dans le huitième arrondissement de Bangui.
Meeting du soutien au Président Touadera et à la réécriture d’une nouvelle constitution sur le terrain de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
Meeting de la honte, colère de Dieu
Lors de ce meeting, peu-après 14 heures, une scène inattendue s’est déroulée sur le terrain de football de l’ex-UCATEX où ce meeting avait eu lieu : la grosse pluie s’est abattue sur les manifestants qui étaient présents.
Cette scène a mis fin aux discours qui vantaient le bilan et le pragmatisme de l’actuelle chef de l’exécutif centrafricain Faustin Archange Touadera et qui appelaient à la continuité, même au-delà de 2026 du pouvoir en place.
Meeting du soutien au Président Touadera et à la réécriture d’une nouvelle constitution sur le terrain de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui
Selon les propos de monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, la pluie qui s’est abattue sur le terrain de l’UCATEX au moment de leur meeting « mets en évidence le rejet de leur schéma destructeur et antidémocratique par le peuple, mais aussi par la Providence qui a fait abattre sur eux une pluie diluvienne, signe d’un déni de leur mouvement par nos ancêtres ».
Ce qui est étonnant, certains participants, mouillés par la pluie, ont été tout simplement chassés lorsqu’ils tentaient de monter sur l’estrade des officiels pour se protéger de la pluie. Ce qui montre bien que lors de ce meeting, il y’avait deux catégories de personnes : les privilégiées d’un côté, les non-privilégiés de l’autre, abandonnée à leur triste sort.
En plus, les organisateurs ont promis une somme de 1000 francs CFA et un tee-shirt à chaque participant. Des moyens des transports ont également été mis à leur disposition par arrondissements. Malgré tout, leur nombre est largement inférieur à celui du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) qui avait organisé la semaine dernière sur le même terrain de l’ex-UCATEX un meeting de vérité.
Selon notre équipe présente sur le lieu, il y’avait au moins 250 personnes, en majorité des mineurs et des jeunes désœuvrés. C’est vraiment un Meeting de la honte, selon certains observateurs nationaux.
Décidément, la République centrafricaine risque de devenir un Afghanistan si rien n’est fait pour la remettre sur les railles. Touadera décide désormais de plonger son pays dans la dictature totale. Le viol, la torture, l’assassinat et la détention arbitraire sont devenus le mode opératoire du régime de Touadera. Le cas flagrant et inédit est celui de la policière Mbari Francy, enlevée, violée puis torturée en juin dernier par les miliciens requins du pouvoir. Elle vient de prendre la fuite avec sa famille à l’étranger à cause des menaces graves qui pèsent sur elle et sa famille. En quête exclusive du CNC.
Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
La policière Mbari Francy, enlevée, violée et torturée par les requins
Enlevée à son domicile du quartier Bakongo, dans le deuxième arrondissement de Bangui, par des miliciens requins lourdement armés dans la nuit du lundi à mardi 21 juin 2022, vers 3 heures du matin, la policière Mbari Francy a été gravement torturée puis violée par ses ravisseurs avant d’être libérée le lendemain.
La policière Mbari Francy enlevé par les miliciens du pouvoir les requins en juin dernier.
Mais vu son état de santé, elle avait été admise à la clinique du MSF pour des traitements médicaux d’urgence. Pendant ce temps, son époux, qui travaille aussi au médecin sans frontière (MSF), appelle le procureur de la République, le directeur général de la police et le directeur de l’OCRB pour les informer de la libération de son épouse par ses ravisseurs. À la surprise de tout le monde, un policier, qui se présente comme enquêteur, est arrivé à la clinique du MSF pour interroger la policière. Étant en état d’inconscience, la policière ne pouvait pas parler. L’enquêteur insiste, les médecins lui ont dit de ne pas insister, car il s’agit de la vie de quelqu’un.
Le mari de la policière, monsieur Koualet Maick Issa, arrêté par la police à sa place
Monsieur Koualet Maick Issa
Suite aux propos des médecins du MSF, l’enquêteur est obligé de joindre son directeur général, le général de police Bienvenu Zokoué pour l’informer que la policière Mbari Francy est dans un état d’inconscience, et c’est difficile d’entretenir avec elle.
Au même moment, Le DG Zokoué répond à ce policier de conduire son mari, monsieur Koualet Maick Issa à l’OCRB pour l’interroger.
Pendant ce temps, le mari, de son côté, pensait que c’est juste pour le demander des informations sur le déroulement des faits. Mais arrivée à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB), le DG ordonne le placement en détention du mari. Surprise! Personne ne comprend rien. Malgré tout, le DG insiste pour que la policière soit elle arrêtée le même jour.
Quelques minutes plus tard, l’enquêteur interroge le mari de la policière. D’après le DG de la police, la policière serait en contact direct avec Bozizé. C’est elle qui donnait des informations secrètes aux rebelles. Voilà! Le masque commence à tomber. Donc l’enlèvement, le viol et la torture de la policière par les miliciens requins ont été commandés par le plus haut sommet de l’État avec la complicité du Directeur général de la police Bienvenu Zokoué. Ce dernier est même étonné que la policière soit libérée. Pour lui, la policière Mbari Francy allait être exécutée par ses ravisseurs. Il a eu la surprise de la voir revenir chez elle après une journée de tortur et de viol.
La suite de l’article dans la prochaine publication sur CNC.
Le chef d’une milice du président Touadera, Rodolphe Héritier Bonheur DONENG WANZOUMON, président du Front Républicain, saisit la Cour constitutionnelle. Le Front Républicain, est un groupe des jeunes miliciens dénommés « les Requins » financés par le président Touadera pour traquer tous les opposants à son régime. C’est lui qui a introduit un recours en constitutionnalité du décret portant création du Comité chargé de rédiger la constitution dit Constituant, un jour après la saisine des leaders du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution de la même Cour constitutionnelle pour inconstitutionnalité de ce décret. Une première dans l’histoire du monde pour un chef milice de saisir une haute Cour de son pays et mais aussi une première pour un citoyen de saisir une haute juridiction pour la constitutionalité d’une loi ou d’un décret qu’il a lui-même reconnu par avance conforme à la Constitution.
Centrafrique.org/heritier-doningue-coordonnateur-des-requins/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Heritier-Doningue-coordonnateur-des-requins-450×417.jpg” alt=”Monsieur Héritier Doningue, coordonnateur de la milice requin, nommé directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports” width=”450″ height=”417″ />Monsieur Héritier Doningue, coordonnateur de la milice requin, nommé directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 5 septembre 2022
Héritier Bonheur DONENG, le chef d’une milice du Président Touadera devenu juge et avocat sur le tas.
C’est au grand dam des juges et avocats, de découvrir sur les réseaux sociaux, un recours en constitutionnalité du sieur, Rodolphe Héritier Bonheur DONENG WANZOUMON, le chef- fondateur de la milice du pouvoir en place, « les Requins », introduit devant la Cour Constitutionnelle en réplique à un recours en inconstitutionnalité des leaders du BRDC du décret n°22.348 du 26 août 2022 portant création du Comité chargé de rédiger le projet de la Constitution de la République Centrafrique, un recours en constitutionnalité de ce décret. Une première dans l’histoire mondiale.
Dans son recours en constitutionnalité visant un recours en inconstitutionnalité, qualifié par un juge « d’un recours par chicane », le chef milicien des requins, Rodolphe Héritier Bonheur DONENG WANZOUMON, n’a pas passer par quatre chemins pour faire perdre du temps réellement aux Hauts juges du pays. Dans un français approximatif à la langue de Wagner, il fait référence aux multiples dispositions de la Constitution qui ne peuvent que rappeler ces juges à la vigilance.
Héritier Bonheur DONENG déclare recevable le décret créant le comité.
Sans attendre la réponse à sa requête ou à la requête des leaders du BRDC, le chef requin Rodolphe Héritier Bonheur DONENG WANZOUMON, déclare déjà recevable le décret créant le Comité querellé. Pour lui, le président Touadera a usé de ses prérogatives confiées par l’article 33, alinéas 3, 6 et 7 pour mettre en place ce Comité chargé de la rédaction de la Constitution.
Mais en lisant de bout en bout cet article, aucun de ses alinéas cités par le chef milicien n’autorise le chef de l’Etat à mettre en place un tel comité. En plus, le décret créant ce Comité a été contresigné par le Premier ministre et le ministre chargé de Secrétariat Général du Gouvernement. Or, l’article 49, plus loin, stipule que tous les actes pris en vertu de cet article 33 ne doivent pas être contresignés par le Premier ministre et le ministre chargés de leur exécution. Ce n’est pas ici un décret nommant de hautes personnalités aux fonctions de l’état, mais mettant en place une assemblée constituante. Un appel aux vigilances adressé aux juges.
DONENG déclare recevable la réécriture d’une nouvelle Constitution.
Pour le chef milicien Héritier Bonheur DONENG, la reprise de l’intégrité du territoire par les forces armées centrafricaines et les multiples critiques formulées à l’égard de la Constitution du 30 mars 2016, notamment sa rédaction par les étrangers, sans en préciser qui, il est temps pour lui et pour la haute Cour, de voir et de déclarer la caducité de la Constitution du 30 mars 2016.
Le chef milicien Héritier Bonheur DONENG, rappelle aux juges que l’article 151 de la Constitution du 30 mars 2016, déclarée pourtant déjà caduque par lui, que l’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la République et au Parlement, statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres. Or, la définition du Parlement dans la Constitution, c’est l’addition l’Assemblée nationale et le SÉNAT. Et même s’il affirme que l’Assemblée nationale absorbe, à elle seule, tous les pouvoirs législatifs, mais cette Assemblée nationale n’a pas, non plus, « statué pour débattre et voter à la majorité des deux tiers requise », de cette révision ou cette réécriture.
« C’est par achat des signatures, siège par siège des députés que l’honorable maitre Kakpayen avait réunis les 100 signatures qu’il parlait. Cette manière de faire a déjà fait jurisprudence dans ce pays en décembre 2020 », a fait savoir un avocat stagiaire à Bangui avant de conclure :
« Héritier Bonheur DONENG cite autant des articles de la Constitution du 30 mars sans pour autant être en mesure de les interpréter. Par exemple, l’article 105 qu’il a cité. Il ignore que le président Touadera, son gouvernement, son Assemblée nationale, lorsqu’ils avaient sous la main la proposition de la loi constitutionnelle de kakpayen, ils avaient peur de la soumettre publiquement celle-ci à la Cour constitutionnelle pour avis, par ce qu’ils ont été conseillé que la révision ne passera pas. Et maintenant, c’est la route vers une nouvelle Constitution qu’ils veulent emprunter ».
Un ancien combattant de l’unité pour la paix en Centrafrique(UPC), qui faisait partie des rebelles ayant participé au programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) initié par le gouvernement, et communément appelés « russes noirs », a été assassiné ce samedi 3 septembre 2022 à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la ’Ouaka, située au centre de la République centrafricaine.
Trois rebelles de l’UPC à Bambari. Crédit photo : AFP
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
Il s’appelle Zakaria Souley, âgé d’une vingtaine d’années. Il a été assassiné dans la matinée du samedi 3 septembre 2022 au plein centre de Bambari par un groupe des miliciens Anti-Balaka communément appelés « russes noirs ».
En effet, le jeune Zakaria Souley faisait partie des combattants rebelles de l’UPC ayant déposé officiellement leur arme aux autorités centrafricaines. Grâce à son engagement « patriotique », il a été intégré dans le groupe des miliciens ayant participé à multiples reprises dans des opérations militaires au côté des mercenaires russes.
Cependant, dans la matinée du samedi 3 septembre, peu avant midi, il est allé se défouler dans un restaurant non loin de la rivière Ouaka. Malheureusement pour lui, un groupe d’une dizaine des miliciens Anti-Balaka, faction Touadera, communément appelés « russes noirs », muni des armes blanches l’a suivi discrètement jusqu’à sa destination. Une fois rentré dans le restaurant, ces miliciens Anti-Balaka l’ont interpellé, puis exécuté sans raison apparente avant d’abandonner son corps sur place.
Pour l’heure, la dépouille du jeune Zakaria Souley, appelé aussi « russe noir », a été inhumée quelques heures plus tard après avoir été récupérée par sa famille.
Quant aux suspects, ils sont toujours dans la nature. On ignore toujours les raisons qui les ont poussés à commettre cet acte criminel mais certains de ses compagnons maquisards devenus, eux-aussi, des « russes noirs », commencent à réfléchir sur leurs avenirs.
Le village d’AKROUSSOULBACK, situé à environ 80 kilomètres de Ndélé sur l’axe de Gordile, dans la préfecture du Bamingui-Bangoran a été secoué durant deux jours par des affrontements entre les soldats de l’armée nationale et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Sous la pression militaire des rebelles, les soldats FACA se sont retirés précipitamment dans un village à proximité, puis, deux jours plus tard, c’est le tour des rebelles de quitter la ville d’AKROUSSOULBACK après la mise en déroute des FACA.
Bouar-la-ville-est-desormais-sans-rebelles/les-soldats-faca-en-patrouille-a-bangui-4/” rel=”attachment wp-att-43989″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-4-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
Retrait des rebelles de la CPC après la mise en déroute des FACA à Akroussoulback
Le vendredi 2 septembre 2022, vers 7 heures, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué la position des soldats FACA dans le village d’AKROUSSOULBACK. Durant toute la journée, la ville est divisée en deux : les soldats FACA au Sud, les rebelles de la CPC au Nord.
Le lendemain, l’affrontement a repris, les soldats FACA, sous pression militaire, se sont retirés complètement de la ville. Ils se sont retranchés à Koundé, un petit village situé à une dizaine de kilomètres d’AKROUSSOULBACK en allant vers Ndélé. Vers la soirée du samedi 3 septembre 2022, des renforts des soldats FACA en provenance de Ndélé sont arrivés sur place, mais ils n’ont pas pu contre-attaquer les rebelles. Finalement, ce dimanche 4 septembre, vers midi, les rebelles, eux-mêmes, ont dû se retirer de la ville après la mise en déroute des FACA.
Pour l’heure, la ville d’AKROUSSOULBACK est relativement calme après le retrait des rebelles, et aucun bilan n’est disponible, mais les dégâts matériels sont énormes.
Selon l’ONG française Première Urgence , cette région du nord-est du pays est particulièrement isolée, et l’offre de soins de santé de qualité est souvent difficile d’accès. Les crises chroniques qui affectent le pays ont fortement affaibli le système de santé, et l’isolement géographique de la préfecture, combinée par un réseau routier en mauvais état, vient exacerber les difficultés d’accès à l’hôpital du District de Ndélé.
Pour l’heure, les rebelles se retirent après la mise en déroute des FACA.
DE LA MODIFICATION À LA RÉÉCRITURE D’UNE NOUVELLECONSTITUTION.
Lorsqu’on ergote ou spécule sur la notion de démocratie en Afrique, l’on se souvient inévitablement de la maxime d’un célèbre ancien locataire de la maison blanche qui proclamait devant le parlement ghanéen en 2009 que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes institutions « . Cet illustre narrateur dénonçait et fustigeait une frange de chefs d’Etats africains qui s’éternisaient au pouvoir en cultivant la corruption, l’affairisme, le clanisme, bref l’injustice sociale…au point d’affamer son peuple. Au delà d’une décennie plus tard, ce discours n’a toujours pas droit de cité chez certains chefs d’état caciques. C’est ainsi que la République centrafricaine s’illustre en s’inscrivant sur cette sombre liste destinée à la confiscation du pouvoir par tous les moyens voire illégaux suscitant de controverses et débats contradictoires autour de l’initiative de la modification constitutionnelle.
Centrafrique.org/bernard-selemby-doudou/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie
Rédigé par Bernard Selemby Doudou, juriste
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
DE LA MODIFICATION À LA RÉÉCRITURE D’UNE NOUVELLECONSTITUTION
L’impréparation et la cécité intellectuelle voire la promotion de la médiocrité poussent le pouvoir de Bangui à opter pour la méthode de tâtonnement pour aboutir à ses fins.
Il apparaît important de rappeler que la méthode de tâtonnement suppose le doute, l’incertitude, l’hésitation tandis que les autorités de Bangui ignorent majestueusement que le droit est une discipline scientifique qui exige de la rigueur, obéit à des règles et que nul ne peut impunément le travestir.
Les manœuvres du pouvoir ont commencé par une pétition savamment orchestrée et financée par le parti au pouvoir. Peu après, se rendant compte à la lecture des dispositions constitutionnelles de l’article 151 que la loi fondamentale n’a pas prévu de révision constitutionnelle fondée sur une initiative populaire, on instrumentalise un pseudo avocat qui n’a sûrement jamais gagné un procès devant les tribunaux de mener la campagne d’une initiative parlementaire.
L’exposé de motifs de la modification de la constitution se résume à des références liées à la période de transition, que cette constitution est un « copié-collé » ou imposé par la communauté internationale, et par souci de se conformer aux mandats illimités des États de la sous région (CEMAC) alors que le député soit disant initiateur du projet de révision constitutionnelle ignore que chaque État membre de la zone CEMAC conserve la plénitude de sa souveraineté ( DE LA MODIFICATION À LA RÉÉCRITURE D’UNE NOUVELLECONSTITUTION ).
À ce stade, il s’avère urgent de souligner qu’aucun de ses arguments évoqués n’est juridique et ne peut par conséquent justifier légitimement une modification constitutionnelle. Au demeurant, nous invitons le député initiateur du projet de faire le distinguo entre « la loi » et « l’esprit de la loi » afin de s’approprier la nécessité et l’importance de verrous institués par les articles 35 et 153 de la constitution.
À l’image d’un aveugle qui change de direction à chaque fois qu’il butte un obstacle avec sa canne, le pouvoir de Bangui a enfin opté pour la réécriture d’une nouvelle constitution où le point d’achoppement ouvre la voie à un troisième mandat car tous les compteurs seront remis à zéro.
La réécriture de la nouvelle constitution suppose sans aucun doute un référendum hautement budgétaire alors que l’Autorité Nationale des Élections était dans l’incapacité totale d’organiser des élections communales et sénatoriales imposées par la constitution faute d’argent.
ce qui confirme le correctif budgétaire approuvé à l’unanimité par la représentation nationale.
Étonné par l’absurdité de la démarche, le citoyen lambda s’interroge :
Le référendum constitutionnel sera-t-il financé sur quelle ligne budgétaire ?
La constitution du 30 mars sur laquelle le président de la république a prêté serment par deux fois est-elle subitement devenue un obstacle au bon fonctionnement des institutions républicaines ?
En parallèle Il est évident de comprendre que la « première dame » n’est pas une institution républicaine mais elle peut influencer les grandes décisions qui engagent la vie de la nation. Pour ce faire, nous l’invitons à dissuader son mari d’abandonner ce projet qui risque de remettre en cause nos fragiles acquis démocratiques.
Dans le même ordre d’idée, nous invitons la sous région, l’Union Africaine et les pays de grand lac de s’y investir.…c’est vraiment dommage que le président de la république nous écoute mais ne nous entende pas ( DE LA MODIFICATION À LA RÉÉCRITURE D’UNE NOUVELLECONSTITUTION ).
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Activement recherché par la justice centrafricaine, monsieur Euloge Doctrouvé Koï alias insulteur public a été interpellé par les forces de l’ordre ce dimanche 4 septembre 2022 dans la matinée. Des tractations sont en cours pour sa libération.
Centrafrique.org/dans-larticle-insulteur-public-dans-le-bureau-de-locrb/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/dans-larticle.-Insulteur-public-dans-le-bureau-de-lOCRB-262×450.jpg” alt=”Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l’OCRB” width=”262″ height=”450″ />Monsieur Eulogue Doctrouvé alias insulteur public dans la brigade de l’OCRB
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 5 septembre 2022
Insulteur public interpellé par la police
C’était dans un document judiciaire que le premier juge du tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Camille YANDOBA a signé le mandat d’amener à l’encontre de monsieur Koï Doctrouvé alias insulteur public.
« AU NOM DU PEUPLE CENTRAFRICAIN. Nous, Camille YANDOBA, Premier juge au Tribunal de grande instance de Bangui;
Vu les pièces du dossier de la procédure contre le nommé : KOÏ Euloge;
Vu l’article 85 de la Loi nº10.002 du 06 janvier 2010, portant la procédure pénale ;
Vu les réquisitions de Monsieur le Procureur de la République en date 09 décembre 2021;
Mandons et ordonnons à tout huissier ou agent de la force publique d’amener par devant nous, en nous conformant à la Loi :
Le nommé KOÏ Euloge, demeurant à Bangui, de nationalité centrafricaine pour être entendu sur l’inculpation à lui faire.
Ordonnons tout dépositaire de la force publique de prêter main forte en est requis, pour l’exécution du présent mandat ».
Finalement, suite au mandat d’amenée délivré par le tribunal de grande instance de Bangui, les policiers de l’office central de répression du banditisme (OCRB) ont mis la main sur l’insulteur public, monsieur Euloge Doctrouvé Koï, à son domicile.
Selon des informations largement relayées sur la messagerie sociale WhatsApp, le ministre de la Justice, monsieur Arnaud Djoubaye, Abazène aurait ordonné au troisième substitut du procureur de la République de se rendre à l’OCRB afin de procéder à la libération de l’insulteur public Doctrouvé Euloge.
Rappelons que monsieur Doctrouvé, après avoir su qu’il est activement recherché par la justice, vivait dans la clandestinité totale. Selon plusieurs sources, monsieur Koï Doctrouvé est devenu, pour se protéger, le garçon à tout faire du mafieux Sani Yalo, parrain des parrains criminels centrafricains.
Depuis le lundi 29 août 2022, les étudiants de l’ENI (École nationale des Instituteurs) de Bambari sont en grève générale illimitée. Ils réclament le paiement d’au moins six mois d’arriéré de leur bourse d’études et les meilleures conditions de vie.
Minusca-le-5-juin-2019-par-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-29347″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/06/les-manifestants-parlent-avec-les-forces-de-lordre-en-toile-de-fond-un-véhicule-de-la-minusca-le-5-juin-2019-par-corbeaunews-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />Les forces de l’ordre qui sécurisent la manifestation des Étudiants le 5 juin 2019 à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 septembre 2022
Réveillées par un concert assourdissant de casseroles le lundi 29 août 2022, les autorités administratives de Bambari se sont précipitées pour comprendre les raisons de ce soudain assourdissant bruit dans leur localité.
En effet, ce sont les étudiants de l’ENI (École nationale des Instituteurs) de Bambari qui se sont mis en grève générale illimitée afin de réclamer le paiement immédiat d’arriéré de leur bourse d’études.
Toute la semaine dernière, tous les cours sont suspendus dans cet établissement et les étudiants ont promis de descendre dans les rues cette semaine dans la matinée pour bloquer les circulations alors que la semaine dernière ils se sont regroupés plutôt dans leur établissement.
Les autorités administratives locales, qui ont tenté depuis la semaine dernière de négocier en vain avec les grévistes, se disent dépassées par leurs revendications. Selon elles, seul le ministère de l’Enseignement à Bangui qui pourrait apporter des solutions à cette crise.
En attendant le signe de Bangui qui doit dénouer la situation, les étudiants de l’ENI de Bambari se disent fermes sur leur décision et continuent toujours leur concert de casserole.
Les étudiants de l’ENI vivent depuis des mois dans de calvaire depuis la rentrée scolaire 2021 – 2022. Leur condition de vie reste précaire en raison du manque de paiement régulier de leur bourse d’études.
L’Union européenne a nommé José Marques Dias (54 ans) chef de Mission EUAM RCAle 25 août 2022.
Centrafrique.org/marques-dias-est-un-colonel-de-la-garde-nationale-republicaine-portugaise/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Marques-Dias-est-un-colonel-de-la-Garde-nationale-republicaine-portugaise–450×350.jpg” alt=”Marques Dias, un colonel de la Garde nationale républicaine portugaise ” width=”450″ height=”350″ />Marques Dias, un colonel de la Garde nationale républicaine portugaise. Photo union européenne
Marques Dias est un colonel de la Garde nationale républicaine portugaise (GNR) qui possède une longue et solide carrière de haut niveau dans la gestion de crise, la planification stratégique et le leadership. En mars 2020, il a rejoint l’équipe des cadres de la Mission EUAM RCA en tant que conseiller stratégique en interopérabilité avec les forces armées centrafricaines (FACA). En conseillant les ministères et les forces de sécurité intérieure, il a pu acquérir une connaissance approfondie de la situation sécuritaire en République centrafricaine et établir des relations de confiance au niveau national et international.
« C’est un grand honneur pour moi d’être nommé chef de la Mission EUAM RCA. Je tiens à rassurer nos partenaires centrafricains sur notre soutien à la réforme du secteur de la sécurité.
Les conseillers de la Mission EUAM RCA continueront à travailler en toute confiance et efficacement aux côtés des ministères et des forces de sécurité intérieure afin de rétablir la sécurité au profit de la population dans le pays », déclare José Marques Dias.
« Je félicite chaleureusement José Marques Dias pour sa nomination et je l’assure de mon plein soutien. Je suis convaincu qu’avec son expertise, son sens de la motivation et sa connaissance approfondie de la République centrafricaine, il continuera à faire de la Mission EUAM RCA un acteur important dans la modernisation des secteurs de sécurité et – à travers ce projet – dans le soutien aux processus de paix en cours », souligne Douglas Carpenter, Ambassadeur de la Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine.
Sur la Mission EUAM RCA :
À l‘invitation du Président de la République centrafricaine, la Mission EUAM RCA a été établie en décembre 2019 par le Conseil européen. Elle a été déployée en juillet 2020 à Bangui. En 2022, son mandat a été prolongé jusqu’en août 2024. EUAM RCA est une mission civile de conseil sans pouvoir exécutif qui appuie les Autorités centrafricaines dans la réforme du secteur de la sécurité intérieure afin d’améliorer la situation de la population en matière de sécurité, de créer les bases du développement du pays et d‘atteindre une paix durable. La Mission EUAM RCA s’oriente sur les meilleures pratiques, tout en prenant en compte la situation locale. Elle compte près de 90 employés européens et centrafricains et est basée à Bangui.
Bangui, République centrafricaine. la cryptomonnaie Sango Coin en Centrafrique. La Cour constitutionnelle s’oppose à la possibilité d’obtenir la nationalité centrafricaine ou un terrain en échange d’un investissement dans la cryptomonnaie du pays. En Centrafrique, le gouvernement a subi cette semaine un sévère revers.
Rédigé par Jean-Fernand Koena (DW)
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 3 septembre 2022
La Cryptomonnaie Sango coin a été sanctionnée par la Cour constitutionnelle.
La cryptomonnaie Sango coin permettait de monnayer l’acquisition d’un passeport centrafricain ou d’un titre de résidence. Les juges ont déclaré ces points non conformes à la Constitution et c’est tout l’édifice conçu par le président Faustin-Archange Touadéra qui risque de s’effondrer.
Désormais, personne ne sait si l’Etat centrafricain va devoir rembourser les sommes déjà investies et le gouvernement semble vouloir gagner du temps pour trouver une porte de sortie.
Lancé le 3 juillet dernier, le projet Sango repose sur la monnaie numérique nationale, le Sango Coin. Il dispose d’un portail internet qui détaille comment l’Etat centrafricain a ouvert grand ses portes aux investisseurs étrangers, au risque de brader les richesses du pays.
Un passeport contre 60.000 dollars avec la cryptomonnaie Sango coin
Ainsi, pour un investissement de 60.000 dollars en cryptomonnaie qui devra être bloqué pendant cinq ans, un investisseur étranger peut obtenir la nationalité centrafricaine.
Grâce à ce passeport, un investisseur étranger aura le droit d’obtenir à faibles coûts des parts dans les secteurs miniers et forestiers centrafricains.
Autre possibilité : faire domicilier son entreprise en Centrafrique pour 6.000 dollars ou encore acquérir un terrain de 250 mètres carré pour 10.000 dollars en Sango Coins conservés pendant dix ans.
La plateforme internet fait miroiter un terrain dans le quartier résidentiel de Crypto City, prévu d’être bâti sur une île au milieu de la rivière Ubangui mais dont aucune pierre n’a encore été posée.
Vendre la nationalité ou un droit de résidence étant contraire à la Constitution, un groupe constitué de représentants de la société civile, le G16, a saisi la Cour constitutionnelle qui lui a donné raison.
Le gouvernement dos au mur
Face à cette déconvenue, le gouvernement n’a pu que constater ce coup d’arrêt de la cryptomonnaie Sango Coin en Centrafrique. “La décision de la Cour Constitutionnelle n’étant susceptible d’aucun recours, nous prenons seulement acte de cette décision”, a-t-il indiqué.
Mais la question qui se pose désormais est : l’Etat centrafricain va-t-il devoir rembourser les sommes déjà investies ?
Il semble que celles-ci ne soient pas encore très importantes mais le gouvernement ne communique pas sur les chiffres.
Qui plus est, les ressources générées par le Sango Coin échappent à la comptabilité publique et sont de fait gérées directement par la présidence de la République.
Pour lui, la décision de justice “est une satisfaction totale pour le peuple centrafricain, longtemps martyrisé par les lois scélérates prises par le pouvoir de Bangui, qui ne vont malheureusement pas dans le sens de l’intérêt général. En faisant ce recours, nous avons fait savoir que la loi sur la cryptomonnaie représente un réel danger pour la survie de notre nation.”
Malgré tout, il est peu probable que le gouvernement renonce à un projet piloté directement par le président centrafricain. Dans une note officielle, le ministre d’Etat Obed Namsio a d’ailleurs estimé que la décision de la Cour Constitutionnelle n’a pas vidé de sa substance la loi sur la cryptomonnaie locale.
Désormais, tout le monde attend la réaction du gouvernement pour savoir s’il va respecter ou chercher à contourner la décision de la Cour constitutionnelle. La cryptomonnaie Sango Coin en Centrafrique.
Centrafrique.org/image-de-bitcoin/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/image-de-bitcoin-450×253.jpg” alt=”Le 5 septembre, jour noir pour Bitcoin et la crypto aux Etats-Unis ?” width=”450″ height=”253″ />
Rédigé par Journal du coin
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 3 septembre 2022
Le dollar numérique sous la loupe des régulateurs
Trois institutions majeures sont chargées d’apporter des réponses, aux problématiques liées aux monnaies numériques des banques centrales (MNBC). Le Trésor se penche particulièrement sur les questions relevant de la coopération avec la Réserve fédérale (FED) dans ce domaine.
L’Office of Science and Technology fournit plutôt une analyse technique des difficultés relatives au lancement d’une CBDC, et la probabilité de la réussite d’un tel projet.
Les thématiques tournant autour de la réglementation relèvent sans surprises, du département de la Justice, qui évalue d’un point de vue juridique, la nécessité ou non de l’adoption d’une nouvelle loi par le Congrès, pour pouvoir concrétiser le lancement d’une MNBC.
Moins de flou, plus de clarté sur les actifs numériques
Ces trois institutions doivent également soumettre un rapport concernant les actifs numériques en général. Le Trésor, ainsi que les principaux régulateurs concernés, se prononceront sur les risques et les avantages des actifs numériques dans les marchés et les paiements.
L’Office of Science and Technology Policy apportera des éclaircissements sur la place des cryptomonnaies, dans les transitions énergétiques.
En collaboration avec le Trésor et le ministère de la sécurité intérieure, le département de la Justice précisera le rôle des autorités dans le champ de « la détection, l’enquête et la poursuite des activités criminelles liées aux actifs numériques ».
Le dernier et non le moindre, le département du Commerce est également sollicité, pour proposer un cadre qui vise à accroître la compétitivité des Etats-Unis, dans le domaine des technologies liées aux actifs numériques.
Des agences ont déjà fourni certaines réponses, avant l’échéance. Ces rapports donneront probablement des éléments de réponse plus précis, quant à la direction générale de la réglementation américaine sur les MNBC et les cryptomonnaies.
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Bangui (République centrafricaine) – Les opérations du groupe Wagner ciblent principalement les civils. Le taux de ciblage des populations civiles par le groupe paramilitaire russe est supérieur à ceux attribués aux forces étatiques alliées et aux groupes rebelles
Base de la société Wagner sécurisée par des Mercenaires russes au centre-ville de Bria, au centre-nord de la Centrafrique. Créditi photo : CNC.
Rédigé par Agence Écofin
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 3 septembre 2022
Les opérations du groupe Wagner se livre à un niveau élevé de ciblage des populations
Les opération du groupe Wagner se livrent à un niveau élevé de ciblage des populations civiles en République centrafricaine et au Mali, où elle agit aux côtés des forces armées étatiques depuis 2018 et décembre 2021 respectivement, a révélé l’Armed Conflict Location & Event Data Project (ACLED), une ONG spécialisée dans la collecte et l’analyse des données sur les conflits, dans un rapport publié le mardi 30 août.
Intitulée « Les opérations du groupe Wagner en Afrique : les tendances du ciblage de populations civiles en République centrafricaine et au Mali », ce rapport précise que les actions dans lesquels des civils sont pris pour cibles représentent respectivement 52% et 71% des faits de violence politique commis par le groupe Wagner en République centrafricaine et au Mali. Dans les deux cas, ce taux est supérieur à celui des actions ciblant des civils attribués aux forces étatiques alliées ou aux groupes rebelles évoluant au sein du même contexte, selon la même source.
Au Mali, les populations civiles sont prises pour cible dans 17% des événements de violence politique commis par les forces étatiques et dans 42% des actions des groupes rebelles. En Centrafrique, elles sont ciblées dans 20% des opérations des forces étatiques et dans 27% des attaques des groupes rebelles. Les opérations du groupe Wagner ne ciblent que des civils.
Des paramilitaires utilisés comme paratonnerre
ACLED a d’autre part indiqué que le groupe Wagner a mené des opérations indépendantes des forces armées centrafricaines dans au moins 50% des événements liés à des faits de violence politique chaque mois depuis mai 2021, à l’exception d’octobre 2021 et d’avril et de juin 2022. Lors de ces opérations, les agents de la société militaire privée russe se sont livrés à des niveaux de violence beaucoup plus élevés à l’encontre des civils que lorsqu’ils ont opéré aux côtés des forces étatiques.
Au Mali, en revanche, Wagner a surtout agi aux côtés des forces étatiques. Ce qui a entraîné une augmentation des actes de ciblage de civils impliquant des forces étatiques. ACLED a recensé près de 480 décès de civils maliens attribuables à des opérations menées conjointement par les forces du groupe russe et celles de l’Etat malien.
L’étude estime par ailleurs que les autorités maliennes et centrafricaines se servent de Wagner pour cibler certaines communautés accusées d’entretenir des liens avec les groupes rebelles armés.
« Là où les actions prenant pour cible des civils font partie intégrante des stratégies de lutte contre les insurgés adoptées par les Etats, les agents du groupe servent souvent de paratonnerre à ces derniers, en détournant l’attention des abus commis par les forces étatiques. Au sein des deux théâtres d’opérations, les mercenaires de Wagner ont ainsi activement ciblé des civils issus de communautés, et tout particulièrement de communautés ethniques peules, stigmatisées pour leurs liens supposés avec les groupes rebelles armés », conclut ACLED,
rappelant que plusieurs organes de l’ONU avaient déjà, par le passé, exprimé leur inquiétude ou mené des enquêtes sur des abus probablement commis par les opération du groupe Wagner.
Bangui (République centrafricaine) – Le village d’AKROUSSOULBACK, situé à une centaine de kilomètres de Ndélé sur l’axe de Gordile, dans la préfecture du Bamingui-Bangoran, est à nouveau secoué depuis ce matin par des détonations d’armes lourdes et légères. Les positions des soldats FACA dans la ville sont également prises d’assaut, les combats sont en cours.
Minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-Minusca-a-Ndele.-CopyrightMinusca-450×338.jpg” alt=”Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca” width=”450″ height=”338″ />Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
le village d’AKROUSSOULBACK attaquée par les rebelles
Les rumeurs deviennent réalité. Depuis trois semaines, des informations font état d’attaque imminente des rebelles dans la localité, poussant les mercenaires de Wagner à y mener des opérations il y a une semaine dans les périphéries de la ville de Ndélé, notamment dans le village d’AKROUSSOULBACK, en pillant les biens de la population.
Une semaine plus tard, c’est le tour des rebelles d’y mener leur opération dans ce village. Ce vendredi 2 septembre 2022, vers 7 heures, Les positions des soldats FACA dans la localité ont été prises d’assaut.
Pour l’heure, l’affrontement est en cours, difficile pour nous de savoir ce qui se passe réellement sur le terrain.
Il y’a lieu de rappeler que le lundi 22 août 2022, peu avant 12 heures, les hommes de Wagner à bord de quatre véhicules militaires étaient arrivés dans le village AKROUSSOULBACK.
Dès leur arrivée, certains commerçants, connaissant bien les Wagner, ont dû précipitamment fermer leur commerce pour rentrer à la maison. Tandis qu’une partie de la population, prise de panique, a dû abandonner leur domicile pour se réfugier dans la brousse ou dans des villages périphériques.
Au même moment, les hommes de Wagner, comme dans leur habitude, commencent à piller toutes les boutiques, tandis que d’autres ont été vandalisées. Le lendemain, c’est-à-dire le mardi, dans la matinée, ils reprennent leurs exactions. Cette fois, c’est sur les particuliers, en fouillant porte par porte leur domicile.
Finalement, ce n’est que dans les après-midi du mardi 23 août qu’ils ont quitté le village pour rentrer à Ndélé avec leurs butins.
Pour l’heure, dans le village d’AKROUSSOULBACK, c’est la panique générale, Certains habitants ont du quitter leur domicile pour se refugier dans la brousse.
Bangui (République centrafricaine) – Une grève illimitée s’annonce au palais de justice. Les avocats et les juges ont annoncé la semaine dernière leur intention de paralyser toutes les activités judiciaires dans le pays si le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi ne s’est pas présenté à son procès prévu le 23 septembre prochain. Par ce geste, ils entendent mettre la pression sur les autorités du pays afin qu’elles lâchent monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, leader de la plateforme Galaxie nationale centrafricaine à se présenter devant les juges. « Nul n’est au-dessus de la loi, disaient-ils.
Centrafrique.org/affaire-hassan-bouba-communique-de-presse-du-barreau-de-la-republique-centrafricaine/des-avocats-centrafricains-debout-devant-la-cour-penale-speciale-refusant-de-plaider-suite-a-lextraction-manu-militari-de-hassane-bouba-lex-numero-3-de-la-rebellionupc/” rel=”attachment wp-att-52114″ data-wpel-link=”internal”>Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
Une grève illimitée s’annonce au palais de justice
Les avocats sont les premiers à sonner l’alerte. Ils sont aussi les premiers à subir les menaces d’agression de la part du sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi.
Commençant par l’avocat du leader du parti MLPC Martin Ziguélé, maître Manguereka, puis le bâtonnier de l’ordre des avocats, maître Émile Bizonainsi que maître Baïdou, huissier de justice. Tous les trois ont un point commun, c’est qu’ils ont été menacés dans l’exercice de leur fonction par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi. C’est d’ailleurs pour cette raison que le bâtonnier de l’ordre des avocats, maître Émile Bizon a déposer une citation directe auprès du parquet du tribunal de grande instance de Bangui contre monsieur Blaise Didatien Kossimatchi. Le procès est prévu pour le 22 septembre prochain. Mais comme dans les précédentes citations directes contre monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, la justice est restée muette jusqu’à ce jour. C’est ainsi que les avocats et certains juges préfèrent cette fois monter au créneau pour forcer la main aux autorités, et obliger Blaise Didatien Kossimatchi à se présenter à son procès. Dans le cas contraire, une action sera menée : une grève de trois jours dans un premier temps, puis illimitée, dans un second temps si rien n’est fait. Une grève illimitée s’annonce au palais de justice.
En effet, depuis un certain temps, la plateforme de la Galaxie nationale, créée et coordonnée par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi ne cesse de publier des communiqués de presse sur les réseaux sociaux et dans certains médias, diffamant, injuriant et outrageant certaines personnalités indépendantes et politiques, dont Monsieur Martin ZIGUÉLÉ, ancien premier ministre, député de la nation.
Pour l’avocat de monsieur Martin Ziguélé, ces multiples communiqués de presse publiés sur les réseaux sociaux et la presse par le coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale, Monsieur Blaise Didacien KOSSIMATCHI, sont de nature à porter gravement atteinte à l’honneur et à la considération de Monsieur Martin ZIGUÉLÉ qui fut non seulement premier Ministre de la République Centrafricaine mais aussi Président du parti MLPC et député à l’Assemblée nationale ;
Ainsi, le 6 juillet dernier, monsieur Martin Ziguélé, à travers son avocat, a lancé une procédure en citation directe devant le tribunal correctionnel de Bangui pour diffamation, injure et outrage. Mais le 13 juillet 2022, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy publient un communiqué dans lequel ils se sont pris à maître André Olivier MANGUEREKA pour la simple raison qu’il assure la défense de Monsieur Martin ZIGUÉLÉ en lui promettant le même traitement inhumain réservé à son client.
Le barreau de Centrafrique réagit
Ainsi, « Le Barreau de Centrafrique condamne très fermement toutes menaces à l’endroit d’un avocat dans l’exercice légal de sa profession et rappelle que conformément à l’article 4, alinéa 2 de la Constitution « LES DROITS DE LA DÉFENSE S’EXERCENT LIBREMENT DEVANT TOUTES LES JURIDICTIONS ET ADMINISTRATION DE LA RÉPUBLIQUE », affirme le barreau centrafricain qui ajoute qu’il se réserve le droit de prendre la responsabilité d’user de tous les moyens et voies de droit pour que cessent ces dérives et déviances antisociales afin que ces forces restent à la loi.
Mais suite au communiqué émis par le barreau centrafricain, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi menace à nouveau le bâtonnier maître Émile Bizon en lui promettant de sévices corporels.
Mais vu la gravité de la menace, monsieur Émile Bizon dépose une citation directe auprès du parquet du tribunal de grande instance de Bangui. La convocation a été remise au maître Martial Baïdou, huissier de justice pour la remise à monsieur Kossimatchi. Là encore, ce dernier, comme une folie, menace maître Baïdou de sévices corporels.
Mais la date du procès dans l’affaire du bâtonnier de l’ordre des avocats est prévue pour le 22 septembre prochain. C’est à l’issue de ce procès qu’une action est prévue. Dans le cas contraire, Une grève illimitée s’annonce au palais de justice.
Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle, le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), demande aux juges de la cour de déclarer inconstitutionnel le décret N° 22.348 « portant création du Comité chargé de rédiger le projet de la Constitution de la République Centrafricaine ».
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
Création du comité chargé de rédiger le projet de la constitution : que dit la requête ?
Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle en date du 31 août 2022, le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) sollicite les juges de la cour de déclarer inconstitutionnel le décret N° 22.348 « portant création du Comité chargé de rédiger le projet de la nouvelle Constitution de la République Centrafricaine »
Selon le BRDC, la Constitution du 30 mars 2016 ne contient aucune disposition abrogatoire conférant au Président de la République le pouvoir de mettre en œuvre une procédure de son extinction avec l’ensemble des Institutions. Par contre, selon le BRDC, le Président de la République a l’Initiative de la révision de la Constitution, mais il n’a pas l’initiative de son abrogation.
Il est tout de même regrettable de constater que le Président de l’Assemblée Nationale a délibérément fait le choix de transgresser cette procédure législative et de proposer personnellement au Gouvernement de « déclencher la procédure référendaire en matière de réforme constitutionnelle » et ensuite d’exhorter le « Gouvernement à mettre en place une Constituante inclusive englobant toutes les forces vives de la Nation ». Ceci dit, l’initiative personnelle du Président de l’Assemblée Nationale ne repose sur aucune base légale.
Ainsi, en accédant à cette sollicitation individuelle, le Président de la République a enfreint ostensiblement à plusieurs dispositions de la Constitution.
Pour ce faire, il est demandé à la Cour de constater l’inconstitutionnalité du décret attaqué en raison de la volonté manifeste du Président de la République de changer la Constitution à des fins personnelles en vue d’un troisième mandat proscrit par l’article 35 in fine de la Constitution.
Pour le BRDC, « Le Président de la République, en engageant la procédure référendaire sans l’avis de la Cour Constitutionnelle, a transgressé la disposition constitutionnelle et expose le décret portant création du comité chargé de rédiger le projet de la constitution à la censure de la Haute Cour ».
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Les signataires de la requête
Il y’a lieu de rappeler que le recours à l’inconstitutionnalité du décret présidentiel portant création du comité chargé de rédiger le projet de la constitution présenté par le BLOC RÉPUBLICAIN POUR LA DÉFENSE DE LA CONSTITUTION (BRDC) devant la cour constitutionnelle a été signé par certains leaders des partis politiques légalement constitués. Il s’agit de :
Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), représenté par son Président Monsieur Martin ZIGUELE
PATRIE, représenté par son Vice -Président, Monsieur innocent POKO
Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), représentée par son Premier Vice- Président, Monsieur Maurice LENGA
Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), représentée par son Président, Monsieur Anicet Georges DOLOGUELE
BÊAFRIKA Tl Ê KWE (BTK), représenté par son Président, Monsieur Mahamat KAMOUN
Rassemblement Pour la République (RPR), représenté par son Président, Monsieur Alexandre Ferdinand NGUENDET
Chemin de l’Espérance (CDE) représenté par son Président Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA
Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (MDI-PS) représenté par son Secrétaire Général Monsieur Raymond ADOUMA
Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), représentée par son Président, Monsieur Désiré ERENON
Parti Social-Démocrate (PSD), représenté par son Président, Monsieur Enoch DERANT LAKOUÉ
Parti Centrafricain pour L’Unité et le Développement (PCUD), représenté par son Secrétaire Général Monsieur Samson NGAIBONA
Lesquels ont pour Conseils Maître Nicolas TIANGAYE, Avocat à la Cour, Ancien Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, et Maître Crépin Mboli-Goumba, Avocat à la Cour. Création du comité chargé de rédiger le projet de la constitution.
Un 3e mandat est un coup d’État constitutionnel « , ceci est valable aussi pour la République centrafricaine.
En Centrafrique, un pays dont la richesse se divise par deux, où les jeunes, les moins jeunes sont obligés de se travestir pour trouver une place soit dans la fonction publique, soi dans l’armée, soi dans les forces de sécurité intérieure. Et ils sont obligés de tenir un discours qui ne leur ressemble pas, et qui ne sont pas dans leur intérêt. Le cas palpable est celui de monsieur Daniel Nzéwé, chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. En 2021, il avait condamné la modification de la constitution en Guinée. Une année plus tard, l’homme change de discours et défend la modification de la constitution dans son pays. Quelle intelligence, quel paradoxe ?
sieur Héritier Doneng et à sa droite de Monsieur Daniel Nzéwé. Montage du CNC.
Monsieur Daniel Nzéwé
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 2 septembre 2022
« Un 3e mandat est un coup d’État constitutionnel »
Depuis la violation de l’ordre constitutionnel communément appelé « coup d’État » au Mali, en Guinée Conakry, au Soudan et au Burkina Faso, des refrains rythmiques et cadencés teintés d’apologie de coup d’État se font entendre sur différents supports. Les uns moralisent notre armée en leur rappelant leurs missions régaliennes, tandis que les autres fustigent en filigrane nos officiers supérieurs en les incitant à désobéir aux exigences constitutionnelles. C’est le cas de monsieur Daniel Nzéwé, chargé de mission au ministère centrafricain de la Jeunesse et des Sports. Au lendemain du coup d’État militaire en Guinée Conakry, le 6 septembre, l’homme a publié un post choc sur la plateforme du réseau social Facebook en saluant cette prise du pouvoir de l’État par des moyens non constitutionnels.
Daniel Nzéwé : « Coup d’État? Ce n’est que justice ! Un 3e mandat est un coup d’État constitutionnel, cela est interrompu par un coup d’État militaire. Je soutiens l’armée guinéenne ! Je suis démocrate, je m’oppose aux partisans des 3e mandats. Si vous détruisez la démocratie, l’anarchie vous rattrape. La démocratie doit respirer. Guinée Conakry, Côte d’Ivoire sont des mauvais exemples.
Justement, la démocratie doit respirer en Guinée, en Côte d’Ivoire, mais pas en République centrafricaine.
Le 12 août 2022, le chef de l’État, dans son message à la nation, avait annoncé la tenue d’un référendum constitutionnel pour décider d’un « changement » de la Constitution en vigueur en République centrafricaine. L’abrogation de la Constitution de 2002 qui interdit plus de deux mandats présidentiels permettrait au président Faustin Archange Touadera, au pouvoir depuis 2016, de se présenter à nouveau à l’élection présidentielle de 2026.
Alors que la société civile, les partis politiques de l’opposition et des personnalités indépendantes appellent les autorités centrafricaines à renoncer à leur projet contraire à la Constitution du 30 mars 2016 et exhortent la communauté internationale à ne pas laisser la RCA s’enfoncer dans une crise politique annoncée, monsieur Daniel Nzéwé, l’homme qui disait qu’un « 3e mandat est un coup d’État constitutionnel « , est désormais en première ligne pour défendre la rédaction de la nouvelle constitution qui pourrait permettre au Président de la République de briguer un troisième, voir un quatrième mandat à la tête de la République centrafricaine. Quel paradoxe? Quelle intelligence ?
Comme disait l’opposant Martin Ziguélé, dans ce pays d’Afrique central, les jeunes, les moins jeunes sont obligés de se travestir pour trouver une place au côté du pouvoir afin de trouver de quoi à manger. Et ils sont obligés de tenir un discours qui ne leur ressemble pas, et qui ne sont pas dans leur intérêt. Daniel Nzéwé oublie très vite qu’un « 3e mandat est un coup d’État constitutionnel ».
Blaise Didatien Kossimatchi sombre dans la dépression politique.
Ancien militant du parti MLPC et du KNK, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, enseignant d’histoire et géographie dans les collèges, est devenu depuis deux ans le porte-flingue de la société de mercenariat russe Wagner et du Président Touadera. Passant de son titre du griot au chef de la milice du pouvoir, Blaise Didatien Kossimatchi s’autoproclame désormais chef de la diplomatie centrafricaine. Dans un communiqué de presse rédigé par la présidence de la République, l’homme entend répondre au discours du Président français Emmanuel Macron à Yaoundé au Cameroun.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
Blaise Didatien Kossimatchi sombre dans la dépression politique
Si le Président Faustin Archange Touadera et sa ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou TEMON ainsi que leur partenaire de la Russie ont la trouille de répondre officiellement au Président français Emmanuel Macron, c’est lui Blaise Didatien Kossimatchi qui s’autoproclame désormais porte-voix de la diplomatie centrafricaine. L’homme n’a pas honte et tente de camoufler l’extrême pillage de nos ressources par la société Wagner depuis cinq ans et attaque les Français.
« Lors de son passage au Cameroun le 25 juillet 2022, le Président français Emmanuel MACRON a déclaré, dans une conférence de presse animée avec le Président Paul BIYA, que la République centrafricaine était en train d’être pillée par la RUSSIE de POUTINE en contrepartie de la présence des mercenaires de WAGNER dans le pays. Comme « un voleur qui crie au voleur >, mais entre la France et la Russie qui est la véritable PILLEUSE des Ressources naturelles de la RCA ? », déclare monsieur Blaise Didatien Kossimatchi dans son communiqué rédigé par la présidence de la République et la société Wagner. Blaise Didatien Kossimatchi sombre dans la dépression.
Mais que dit réellement Emmanuel Macron au Cameroun ?
Le mardi 26 juillet 2022, le Président français était à Yaoundé, capitale politique du Cameroun, première étape de sa tournée africaine depuis sa réélection pour un second mandat. Il a tenu une conférence de presse commune à Yaoundé avec son homologue camerounais Paul Biya, et la question de l’influence russe sur le continent a été évoquée.
Pour le Président français, en Afrique, la Russie a beaucoup diffusé de fausses informations, et déploie en même temps ses mercenaires sur le continent.
« La Russie en Afrique a beaucoup diffusé de fausses informations. Elle est en train d’ouvrir des officines de désinformation sur le continent africain. Et elle a complété son offre diplomatique par une intervention des milices Wagner, en particulier ce que nous avons vu ces dernières années fleurir en République centrafricaine et au Mali, pour ne citer que les deux cas, est très préoccupante. En ce moment-là, c’est la Russie qui décide par le truchement de milices de venir en soutien, soit à des pouvoirs politiques affaiblis qui décident de de ne pas gérer leur problème de manière politique, mais militariser, soit à des juntes militaires qui n’ont aucune légitimité politique, pour leur dire que « nous vous apportons sécurité et protection à vous, pas à votre peuple, en échange d’une influence russe et d’une captation des matières premières », déclare le Président français Emmanuel Macron à Yaoundé. Or, depuis la déclaration de Macron il y a un mois, personne n’a voulu ouvrir sa bouche en République centrafricaine pour condamner officiellement cette déclaration de Macron.
Les autorités ont décidé de pousser monsieur Blaise Didatien Kossimatchi devant les faits et rester derrière. Une manière de faire de la roublardise politique et diplomatique. Blaise Didatien Kossimatchi sombre dans la dépression.
Le BRDC annonce ses prochains meetings dans tous les arrondissements de Bangui.
« Restons mobilisés pour nous battre avec les armes du droit et de la parole, dans le strict respect de la loi, pour sauver la démocratie et la République, pour éviter la répétition d’un épisode sombre de notre histoire que les Centrafricains veulent à jamais oublier ». C’est en ce terme que le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) entend mobiliser les Centrafricains autour de ses prochains meetings qui seront organisés dans tous les arrondissements de Bangui. L’objectif, faire échec à la volonté du Président de la République d’instaurer une présidence à vie en République centrafricaine.
Centrafrique.org/meeting-de-verite-le-brdc-dejoue-tous-les-pronostics/meeting-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-sur-le-terrain-de-football-de-ucatex-dans-le-8eme-arrondissement-de-bangui-du-samedi-27/” rel=”attachment wp-att-59129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Meeting-du-Bloc-Republicain-pour-la-Defense-de-la-Constitution-sur-le-terrain-de-football-de-UCATEX-dans-le-8eme-arrondissement-de-Bangui-du-samedi-27-450×338.jpg” alt=”Meeting du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, sur le terrain de football de UCATEX dans le 8ème arrondissement de Bangui du samedi 27 août 2022″ width=”450″ height=”338″ />Meeting du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, sur le terrain de football de UCATEX dans le 8ème arrondissement de Bangui du samedi 27 août 2022. CopyrightCNC
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
Le BRDC annonce ses prochains meetings
Dans un communiqué de presse, la coordination du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) tient tout d’abord à remercier les Centrafricains, en particulier ceux de Bangui et ses environs pour leur courage et leur détermination à participer massivement à son premier meeting de vérité qui s’est tenu sur le terrain de football de l’ex-UCATEX le samedi 27 août dernier.
« Vous avez été des milliers à braver la pluie, et également les tentatives de menaces, les intimidations et les manipulations diverses, pour venir réaffirmer votre attachement aux libertés fondamentales, à la République et à la démocratie, et exprimer votre opposition à un retour aux heures sombres d’une présidence à vie et d’une dictature autocratique », affirme le BRDC.
Pour le BRDC, l’introduction d’une nouvelle constitution par Touadera est synonyme de l’instauration d’un régime autocratique et dictatorial. Et il faut donc lui barrer la route par des moyens juridiques et légaux.
« Restons mobilisés pour nous battre avec les armes du droit et de la parole, dans le strict respect de la loi, pour sauver la démocratie et la République, pour éviter la répétition d’un épisode sombre de notre histoire, que les Centrafricains veulent à jamais oublier ». Ainsi, Le BRDC annonce ses prochains meetings.
Par ailleurs, le BRDC estime que le chef de l’État «a déjà tous les pouvoirs. Désormais il les veut sans limites ». Ainsi, le BRDC prévoit d’organiser d’autres meetings dans la capitale, mais également dans les villes de province.
« commencé à dire non ce samedi 27 août 2022. Vous l’exprimerez encore, au cours des différentes manifestations que nous avons prévues pour différents arrondissements de Bangui, ainsi que dans toutes nos agglomérations de province, selon un calendrier qui vous sera communiqué dans les meilleurs délais », affirme le BRDC dans son communiqué de presse. Le BRDC annonce ses prochains meetings.
Pour certains observateurs, Touadera est totalement dans l’illégalité, mais déterminé à aller jusqu’au bout si la cour constitutionnelle ne lui dit pas non.
C’est avec consternation que les centrafricains ont appris la mauvaise nouvelle sanitaire qui a frappé monsieur Saint-Pierre MOKPALAMBONDO alias DIBABA ALAGOME, chef d’orchestre et directeur artistique de l’orchestre Tradi-moderne Zokéla Iti-ma-Iti.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
En effet, dans la nuit du mardi à mercredi 31 août 2022, le chef d’orchestre de Zokéla Iti-ma-Iti, monsieur Saint-Pierre MOKPALAMBONDO alias DIBABA ALAGOME, auteur-compositeur de la chanson « Té-Ba-Té, a été frappé, vers 1 heure du matin, par un important accident vasculaire cérébral à son domicile du quartier Cattin, dans la périphérie de Bangui.
Transféré d’urgence à l’hôpital communautaire, l’homme en subit encore les séquellesde son accident : une paralysie partielle du côté droit de son corps qui l’empêche d’utiliser sa jambe et son bras gauche, et rend difficile son élocution.
Notons que l’artiste Saint-Pierre MOKPALAMBONDO alias DIBABA ALAGOME a pris la relève d’un autre célèbre artiste communément appelé Geovani qui sortait de l’hôpital 24 heures plutôt suite à un accident de circulation.
Il y’a lieu de rappeler que l’orchestre Zokéla Iti-Ma-Iti, dans le souci de donner une réalité à un style musical spécifique à la Centrafrique, avait créer « Le motenguène », un rythme typiquement centrafricain hérité des tribus pygmées de la Lobaye, dans le Sud-ouest de la République centrafricaine. Ainsi, le célèbre orchestre Zokéla Iti-Ma-Iti est l’un des rares à s’inspirer de ce genre musical pour ses compositions. Le célèbre artiste Saint-Pierre MOKPALAMBONDO alias DIBABA ALAGOME, soixantaine d’années, est le chef d’orchestre et directeur artistique de Zokéla dans son rythme.
La France s’apprête à officialiser la mise en place d’un dispositif de lutte informationnelle en Afrique afin d’y contrer l’influence de Moscou. Outre la création d’une task force au Quai d’Orsay et d’une cellule dédiée au ministère des armées, Paris entend recourir à des prestataires privés.
Centrafrique.org/rca-au-coeur-dune-guerre-par-procuration-entre-la-france-et-la-russie/le-president-francais-emmanuel-macron-a-droite-et-vladimi-poutine-a-gauche/” rel=”attachment wp-att-58429″ data-wpel-link=”internal”>Le Président français Emmanuel Macron à droite, et Vladimi Poutine à gauche
Rédigé par Afrique Intelligence
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 2 septembre 2022
Guerre informationnelle
Sa nomination devrait être proposée ce mercredi 31 août en conseil des ministres.
Ambassadrice de France au Ghana depuis 2018, Anne-Sophie Ave doit être désignée “envoyée spéciale pour la diplomatie publique en Afrique“. Elle succédera au diplomate Sylvain Itté qui, arrivé au terme de sa mission de deux ans, prendra la tête de l’ambassade de France au Niger fin septembre.
Le poste d’ambassadeur pour la diplomatique publique en Afrique a été créé en 2019, en plein essor des opérations d’influence russes sur le continent africain.
Alors que les contours de sa fonction étaient initialement flous, l’ambassadeur est désormais chargé de superviser la communication dite “stratégique” de Paris en Afrique.Contre-attaque informationnelle
Anne-Sophie Avé disposera d’une lettre de mission signée par Emmanuel Macron, dont la dernière mouture vient d’être validée par la présidence de la République.
Les grands axes de cette feuille de route avaient été discutés lors d’un conseil de défense qui s’est tenu en mai à l’Elysée. Avé bénéficiera de prérogatives élargies : l’équipe devrait être composée d’une dizaine de personnes, contre moins de cinq aujourd’hui. Un préfet – ancien militaire – doit être détaché du ministère de
l’intérieur pour rejoindre cette task force et lui donner une touche “interministérielle”. Outre le ministère de l’intérieur, celui des armées sera associé au dispositif. Le profil d’Anne-Sophie Avé, qui n’est pas issue du Quai d’Orsay, est, à ce titre, évocateur : administratrice civile, elle a officié au ministère des armées lorsque Jean-Yves Le Drian occupait le portefeuille de la défense. De 2012 à 2015, elle a été “conseillère sociale” au cabinet de l’élu breton avant d’être nommée directrice des ressources humaines du ministère de la défense. Un poste qu’elle a occupé de 2016 à 2018.
Sa familiarité avec le monde “kaki” doit constituer un atout dans le cadre de ses nouvelles fonctions. Très active sur les réseaux sociaux, elle a par ailleurs, tout au long de ses quatre années à Accra, tissé de solides relations tant avec les médias locaux qu’avec la société civile ghanéenne.
Création d’une sous-direction de veille
Si l’ambassadrice est placée sous la tutelle de la Direction Afrique et océan Indien (DAOI) du Quai d’Orsay, elle devrait aussi travailler en étroite collaboration avec la Direction de la communication et de la presse (DCP), dirigée par Anne-Claire Legendre. Cette dernière a obtenu une refonte de la DCP, définie par un arrêté du 9 août qui entre en vigueur ce 1 septembre. En soutien aux deux sous-directions du porte-parolat et de la communication, la DCP en dispose désormais d’une troisième, dédiée à la veille et à la stratégie. Celle-ci sera chargée de “piloter la veille sur les questions de politique internationale sur l’ensemble des médias (presse écrite, médias audiovisuels, internet, réseaux sociaux) et d’animer le réseau des postes diplomatiques et consulaires à cet égard, y compris s’agissant des manipulations de l’information”. Er.contre-attaque.
Avec la création de cette sous-direction, la DCP entend, elle aussi, jouer un rôle central dans le développement de “contre-narratifs”, sur fond de guerre en Ukraine et d’influence croissante de Moscou en Afrique. Début juin, la diplomatie ukrainienne avait discrètement sollicité l’appui de Paris pour mener la bataille médiatique sur le continent africain face à l’activisme russe.
Plusieurs réunions doivent se tenir dans les prochaines semaines au sein de la DCP pour préciser la composition et les principales missions de cette sousdirection de la veille et de la stratégie. Son articulation avec la mission de l’envoyée spéciale pour la diplomatie publique en Afrique reste, elle aussi, à définir. Guerre informationnelle.
Prestataire privé
Ces derniers mois déjà, sous l’impulsion d’Anne-Claire Legendre, la DCP s’est lancée dans la bataille de l’influence sur le continent africain. Pour mener ces opérations de com’, le Quai d’Orsay a recours depuis 2022 à une poignée de prestataires privés. La DCP s’est ainsi engagée en mars 2022 avec Concerto, une agence de communication et de lobbying spécialiste de l’Afrique.
Dirigé par François Hurstel, le cabinet accompagne plusieurs groupes privés sur le continent. Il a également assuré la communication internationale de l’opposant congolais Moise Katumbi de l’ancien premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo ou encore du président malgache Andry Rajoelina.
Concerto a été sélectionné au terme d’un appel d’offres passé par la DCP, et a été retenu face à deux autres concurrents parmi lesquels figurait le cabinet Public Affairs Africa. Depuis, l’agence parisienne s’attache à promouvoir les actions de la diplomatie française en Afrique. Concerto a notamment appuyé le Quai d’Orsay lors du Africa Day, en mai dernier, et durant la COP15, à Abidjan, ou encore pour promouvoir des “actions de coopération” au Mali.
L’action de Concerto se limite théoriquement à un travail de com’ digitale et de conseil éditorial et n’a pas vocation à s’étendre à des opérations de “contrenarratifs”. Le recours à des cabinets privés pour assurer certaines missions pouvant être jugées sensibles suscite néanmoins des crispations en interne.
D’autant que le contrat avec Concerto a fait des émules au sein des cabinets, contre-attaque, parisiens, désormais désireux de se positionner sur ce créneau. Plusieurs d’entre eux scrutent déjà avec intérêt les premiers pas de la sous-direction de la veille et de la stratégie. Guerre informationnelle.
Sahel et Afrique centrale en haut de la liste
Le dispositif du ministère des affaires étrangères vient s’ajouter à celui que met actuellement en place le ministère des armées. Composé de plusieurs dizaines de personnes, l’état-major des armées (EMA) est en passe d’officialiser la création d’une cellule dédiée à la “guerre informationnelle”. Sa direction doit être confiée au général Pascal Ianni, ancien porte-parole de l’EMA de 2021 à 2022, très actif sur les sujets d’influence.
Priorité du chef d’état-major des armées (CEMA) Thierry Burkhard – lui-même ancien conseiller communication lorsqu’il était encore colonel du CEMA -, la création de cet organe était en réflexion depuis cet hiver sur le site de Balard. Si la guerre en Ukraine sera au centre des préoccupations de cette task force, l’Afrique y occupera aussi une place de choix. Le Sahel et l’Afrique centrale sont ainsi en haut de la liste alors que les opérations d’influence de Moscou s’intensifient partout en Afrique francophone. Là encore, l’éventuel recours à des prestataires privés par l’hôtel de Brienne aiguise les appétits et une poignée de cabinets tricolores se sont d’ores et déjà rapprochés du ministère des armées.
Jusque-là, l’action des forces françaises en matière de lutte contre la désinformation était en partie pilotée par le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE), basé à Lyon. Connu pour dépêcher des spécialistes de la “contre-propagande” sur le terrain, notamment en Centrafrique, le CIAE a obtenu des résultats pour le moins mitigés.