Bangui (CNC) – Le départ de François Bozizé du Tchad est-il la solution pour une paix définitive en République centrafricaine ? Cette question est largement débattue sur les réseaux sociaux depuis une semaine. Cependant, selon le politologue Fari Taheruka Shabazz, la question mérite d’être posée aux partisans du Président Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/lancien-president-francois-bozize-a-gauche-de-limage/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Lancien-President-Francois-Bozize-a-gauche-de-limage-450×383.jpg” alt=”L’ancien Président François Bozizé à gauche de l’image” width=”450″ height=”383″ />L’ancien Président François Bozizé à gauche de l’image
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 14 mars 2023
Le départ de Bozizé du Tchad est-il une solution pour la paix en RCA ?
Le politologue Fari Taheruka Shabazzexplique que c’est à l’initiative de Touadera que Bozizé a été contraint de quitter N’djaména pour Bissau. Il ajoute que dès sa prise de fonction en 2016, Touadera a fait de l’éloignement géographique de Bozizé une condition sine qua none à la résolution de la polycrise centrafricaine. Cependant, de 2016 à 2019, la situation n’a fait qu’empirer.
De 2019 à 2020, le régime de Mandjo, nouvelle dénomination à Bangui du régime de Touadera, a encore insisté sur la neutralisation ou l’éloignement géographique de Bozizé, poussant celui-ci à prendre le maquis. Pourtant, aucune solution n’a été trouvée jusqu’en 2021. Touadera a alors convaincu la CIRGL d’exiler Bozizé au Tchad, mais là encore, aucune solution n’a été trouvée.
Maintenant, en 2023, Touadera s’est entendu avec les États-Unis, le Tchad et la Guinée-Bissau pour déporter Kangara en Afrique de l’Ouest.
Depuis 2016, la doctrine de Touadera a toujours consisté à exiger l’éloignement géographique du général 5 étoiles de la RCA, sans résultat en termes de résolution de la crise.
Il est donc légitime de se demander si cette fois-ci, le départ de l’ancien Président, coordonnateur de la CPC est la solution pour une paix définitive en République centrafricaine. Les partisans du régime mandjocrate devraient expliquer en quoi cela contribuerait à trouver une solution à la polycrise centrafricaine, étant donné que les précédentes tentatives n’ont pas abouti à une solution durable
Pour les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera, sans doute, le départ de Bozizé n’est pas la solution définitive à la crise en RCA. Cependant, ils exigent désormais le départ de tous les rebelles du territoire centrafricain.
Bangui (CNC) – Le soldat FACA, dont on ignore le nom, a été désarmé, puis mis aux arrêts par les mercenaires de Wagner vendredi 10 mars peu avant 11 heures. Placé en garde à vue dans la cellule souterraine des Wagner, le soldat a été transféré à la brigade de la gendarmerie de Mbrés, une localité située dans la préfecture de Nana-Gribizi, au centre nord de la République centrafricaine.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Un soldat FACA interpellé par les mercenaires de Wagner
Les mercenaires de Wagner auraient soupçonné le soldat d’avoir facilité l’évasion d’un détenu soupçonné d’être un milicien Anti-Balaka, incarcéré dans la cellule des Wagner à Mbrés, dans la nuit du jeudi au vendredi 10 mars 2023.
Le soldat FACA, qui était en faction devant la prison des Wagner à Mbrés, aurait failli à sa mission de surveillance des détenus, selon le chef des Wagner. Comme il a failli à sa mission, les conséquences sont immédiates, selon la loi de Wagner. Aussitôt, le militaire a été désarmé, puis arrêté avant d’être placé en détention dans la prison des Wagner à Mbrés, qui n’est autre que des trous profonds creusés au sol. Ce n’est que le lendemain, c’est-à-dire le samedi dernier, que le soldat avait été transféré à la brigade de la gendarmerie de la ville.
Cependant, le deuxième détenu, qui restait seul dans la cellule après l’évasion de son codétenu, est actuellement introuvable. Ses parents s’inquiètent sérieusement de sa sécurité.
Rappelons que dans la nuit du jeudi au vendredi 10 mars, un des deux détenus, incarcérés dans la prison des mercenaires de Wagner, avait pris la poudre d’escampette alors que la veille, certains le voient en train de faire des travaux forcés autour de la base des Wagner à Mbrés.
Bangui (CNC) – Le groupe d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE du Haut-Mbomou en République Centrafricaine a récemment publié une note d’information demandant la démission immédiate du préfet de la région. Cette note souligne plusieurs problèmes dans la région, notamment les activités des groupes armés et l’insécurité croissante. AZANDE ANI KPI GBE affirme que leur mission n’est pas contre les forces armées centrafricaines ou l’autorité de l’État, mais plutôt contre le préfet du Haut-Mbomou, qui, selon eux, n’est pas reconnaissant envers les populations locales. Ils demandent également que le processus de recrutement à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) soit plus transparent et que les jeunes diplômés locaux soient davantage impliqués.
La ville de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Le Préfet du Haut-Mbomou sous la pression de la milice AZANDE ANI KPI GBE
Le groupe de défense AZANDE ANI KPI GBE, qui signifie « les Zandés ont beaucoup morts », a récemment publié une note d’information adressée au préfet du Haut-Mbomou en République Centrafricaine. Dans cette note, le groupe affirme que leur mission n’est pas contre les forces armées centrafricaines ou l’autorité de l’État, mais plutôt contre le préfet qui n’est pas reconnaissant envers les populations locales.
Ce groupe des miliciens souligne également les problèmes de sécurité dans la région, y compris les activités des groupes armés et l’insécurité croissante. Le groupe affirme que leur mission est de mettre la paix dans les sous-préfectures où l’État n’a pas pu mettre les forces armées ou les forces intérieures. Ils demandent que le préfet démissionne immédiatement.
Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC
Le recrutement au sein de la Minusca locale pose souci
En outre, la note d’information affirme que le processus de recrutement à la MINUSCA n’est pas transparent et que les jeunes diplômés locaux ne sont pas suffisamment impliqués. La milice demande que le processus de recrutement soit plus transparent et que les jeunes diplômés locaux soient davantage impliqués.
La note d’information du groupe de défense met en lumière les problèmes de sécurité et d’insécurité dans la région du Haut-Mbomou en République Centrafricaine. Ils demandent la démission immédiate du préfet de la région et que le processus de recrutement à la MINUSCA soit plus transparent et inclusif.
Bangui (CNC) – Le coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), maître Crépin Mboli-Goumba, a réagi à la création de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), une nouvelle plateforme dite de l’opposition constructive créée par le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/Centrafrique-attaque-de-ndah-le-brdc-accuse-le-gouvernement/crepin-mboli-goumba-5/” rel=”attachment wp-att-60900″ data-wpel-link=”internal”>Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Maître Crépin Mboli-Goumba réagit à la création de l’UFDO
Dans sa déclaration, maître Crépin Mboli-Goumba a critiqué l’UFDO en la qualifiant d’”opposition de l’opposition ». Selon lui, cette nouvelle plateforme est dirigée par Gonda et d’autres membres de l’opposition qui se positionnent non pas par rapport au pouvoir, mais par rapport au BRDC. Il a également ajouté que cette attitude est dépourvue de dignité et finalement dérisoire.
Le coordonnateur du BRDC a donc suggéré que si la presse leur posait des questions à ce sujet, ils devraient répondre avec le sourire. Il a rappelé une citation qui dit que « ce que tu es parle si fort que je n’entends pas ce que tu dis ». Cette déclaration pourrait être interprétée comme un appel à ignorer l’UFDO et à continuer de travailler pour défendre la constitution.
Cependant, il est important de noter que l’UFDO a été créée pour promouvoir une opposition constructive en République centrafricaine. Elle vise à travailler avec le gouvernement pour trouver des solutions aux défis auxquels le pays est confronté. Elle n’est donc pas dirigée contre le BRDC ou toute autre organisation politique.
Bangui (CNC) – Les cadres du Mouvement des cœurs unis (MCU) ont récemment lancé une pétition pour demander la démission du Premier Ministre Félix Moloua. Selon les signataires de la pétition, le Chef du Gouvernement est responsable de la mauvaise gestion de l’Etat et de la corruption rampante dans le pays, ce qui risque de plonger le régime dans l’oubangui.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Les cadres du MCU exigent la démission du Premier Ministre par une pétition
Les signataires de la pétition reprochent notamment au Premier Ministre son incompétence notoire, qui se manifeste à travers une gestion chaotique du gouvernement et de l’Etat. Ils accusent également le Premier Ministre de favoriser le clanisme et la corruption, qui sapent les fondements de la démocratie et de l’Etat de droit.
La pétition des cadres du MCU souligne également les grèves à répétition dans les secteurs publics, qui ont déjà entraîné de graves perturbations économiques et risquent de plonger le pays dans le chaos. Les signataires de la pétition considèrent que le Premier Ministre n’a pas apporté de contribution significative à l’épanouissement des cadres du parti au pouvoir, du fait qu’il se déclare lui-même apolitique, alors qu’il occupe le poste de Secrétaire National dans le parti MCU.
Un autre grief majeur des cadres du MCU concerne le vol et le détournement de financements destinés à la Réforme et au Développement des Collectivités Publiques et Autonomes (RCPCA), pour construire une villa R+10 à Belle Vue dans le septième arrondisseent.
Les signataires de la pétition dénoncent également le silence du Premier Ministre face aux attaques terroristes qui ont eu lieu contre les positions de l’armée, en l’absence du Président.
Dans l’ensemble, les cadres du MCU estiment que trop, c’est trop, et demandent la démission immédiate de Félix Moloua. La pétition a été largement diffusée, reflétant le mécontentement croissant de nombreux citoyens vis-à-vis de la situation politique et sociale dans le pays.
La pétition lancée par les cadres du MCU pour demander la démission du Premier Ministre Félix Moloua met en évidence les nombreux défis et problèmes auxquels est confronté le pays. Il appartient désormais aux Président de la République Faustin Archange Touadera de prendre les mesures nécessaires pour répondre aux préoccupations des citoyens, renforcer l’Etat de droit et rétablir la confiance dans le gouvernement.
Bangui (CNC) – Dans sa déclaration du 12 mars 2023, le Professeur Gaston Mandata N’Guerekata, Professeur Distingué des Universités et Membre de l’Académie Mondiale des Sciences et de l’Académie Africaine de Sciences, dresse un constat alarmant de la situation académique de la République Centrafricaine.
Centrafrique.org/accord-de-khartoum-lunion-africaine-et-lonu-nous-ont-impose-ce-quelles-nont-jamais-dicte-ailleurs-dixit-professeur-gaston-mandata-nguer1111/professeur-gaston-mandata-nguerekata-debat-televise-tvca-bon-pour-article/” rel=”attachment wp-att-27383″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/professeur-gaston-mandata-nguérékata-débat-télévisé-tvca-bon-pour-article-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Le Professeur Gaston Mandata N’Guerekata dénonce l’état de l’enseignement en RCA
Selon lui, la politique politicienne a été introduite sans honte ni regret à l’université de Bangui, où les moins qualifiés sont promus à des postes de responsabilités académiques et administratives sur le seul critère d’appartenance au parti au pouvoir ou d’allégeance au prince. Les contre valeurs morales et intellectuelles sont prônées et encouragées par les dirigeants du pays au détriment de la culture d’excellence, le mérite, et le respect de la liberté académique. Les promotions politiques et non académiques ne bénéficient pas ces « Professeurs » n’ont servi qu’à meubler les cartes de visite personnelles et impressionner les moins savants.
Le Professeur N’Guerekata souligne également que les « Professeurs » qui dirigent le pays n’ont aucun projet pour l’amélioration du système éducatif. Ils n’ont aucun respect pour les enseignants, les vrais, qui sont animés de dévouement pour leurs élèves et leur profession. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le système éducatif est le fer de lance du développement de tout état moderne, et que la jeunesse centrafricaine avide de savoir ne mérite pas de tels « Professeurs ».
Le Professeur N’Guerekata apporte ainsi son soutien total à ses collègues enseignants, autrefois notables dans nos villes et villages, aujourd’hui méprisés et opprimés par le pouvoir. Il les soutient dans leur lutte légitime et patriotique pour la revalorisation de la fonction et plus globalement l’amélioration de l’ensemble du système éducatif.
Cette déclaration du Professeur N’Guerekata est un cri d’alarme qui doit être entendu par les autorités centrafricaines et la communauté internationale. Il est impératif de mettre en place des réformes structurelles pour redonner à l’éducation ses lettres de noblesse et permettre à la jeunesse centrafricaine de se développer et de s’épanouir. Les « Professeurs » politiques doivent être écartés de la gestion de l’éducation et remplacés par des professionnels compétents, respectueux des valeurs académiques et des enseignants.
Bangui (CNC) – L’histoire tragique de la mort d’Aissatou MAHMAT, l’épouse de Bouba Ousmane, a ébranlé la communauté du quartier Fondo, dans le troisième arrondissement de Bangui. Cet incident a eu lieu dans la matinée du 5 mars 2023 lors d’une opération de fouille porte par porte menée par les soldats de l’armée nationale centrafricaine (FACA).
Bouba Ousmane, l’époux d’Aissatou MAHMAT, abattue par un Soldat FACA au quartier Fondo, dans le troisième arrondissement de Bangui
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Assassinat d’Aissatou MAHMAT , son époux Bouba Ousmane cri son colère
Selon le témoignage de monsieur Bouba Ousmane, l’époux de la victime, il a été réveillé très tôt le matin par la présence de deux soldats FACA devant sa porte. Ils ont demandé à voir ses pièces d’identité, ce qu’il a fait sans problème. Ensuite, les soldats se sont rendus chez son voisin, où ils ont commencé à hurler de manière agressive en présence d’enfants. Soudain, l’un des soldats a tiré deux balles, touchant Aissatou MAHMAT et une autre personne. Les soldats ont ensuite quitté les lieux comme si de rien n’était.
Bouba Ousmane a immédiatement essayé de trouver de l’aide pour sa femme, qui était gravement blessée, mais malheureusement, elle est décédée avant de pouvoir être évacuée à l’hôpital. Cette tragédie a laissé Bouba Ousmane seul avec leurs cinq enfants.
Monsieur Bouba Ousmane a fourni des preuves à la police pour que les soldats responsables soient arrêtés, mais il n’a eu aucun retour de leur part jusqu’à présent. Cette situation a suscité la colère et l’indignation des habitants du quartier Fondo, qui ont organisé des manifestations pacifiques pour exiger que justice soit rendue à Aissatou MAHMAT et à sa famille.
Cet incident a mis en évidence les problèmes de sécurité dans le pays, où les opérations de fouille porte par porte sont devenues courantes pour lutter, soi-disant, contre l’insécurité grandissante. Malheureusement, ces opérations sont souvent menées de manière brutale et sans respect pour les droits des civils, comme cela a été le cas pour Aissatou MAHMAT.
La mort tragique d’Aissatou MAHMAT est une perte irréparable pour sa famille et sa communauté. Les autorités doivent prendre des mesures pour garantir que de telles tragédies ne se reproduisent plus à l’avenir, et que les soldats qui commettent des actes criminels soient traduits en justice.
Bangui (CNC) – Le samedi 11 mars dernier, au siège du parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) de monsieur Cyriaque Gonda, quelques leaders des partis et personnalités politiques se sont réunis pour la signature de la charte de l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), une nouvelle coalition de l’opposition dite « constructive » créée spécialement par le chef de l’État, le professeur Faustin Archange Touadera afin de mieux contrôler l’opposition.
Cyriaque Gonda, Président du PNCN. CopyrightDR
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
L’UFDO , la nouvelle plateforme politique de l’opposition formée par Touadera
L’UFDO a été initiée par Cyriaque Gonda, selon son propre terme, et est composée soi=disant de 7 partis politiques, dont le MLPC-CO, coordonné par Chantal Jean-Édouard Koyambonou, le parti Kelemba, dirigé par Aurélien Simplice Zingas, et 3 personnalités politiques indépendantes.
Cette plateforme politique dite responsable par ses créateurs est déterminée à apporter sa contribution à la reconstruction de la Centrafrique « en se départissant des vieilles habitudes de lutte politique qui ne sont plus nécessaires ».
« L’UFDO se positionne en force de proposition, destinée à adresser les grandes questions de sécurité, de gouvernance et d’amélioration des conditions de vie de la population centrafricaine », selon monsieur Cyriaque Gonda. D’après lui, L’UFDO se démarque de la Coalition d’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) et du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), en prônant le dialogue et la concertation comme valeurs cardinales.
Contrairement aux autres, elle n’est pas un mouvement de contestation, mais une plateforme purement politique constituée d’hommes d’État qui recherchent la concertation permanente. Il n’y a pas de politique de la chaise vide, pas de refus de dialoguer, et surtout, l’UFDO souhaite promouvoir l’émergence d’une nouvelle génération d’hommes et de femmes politiques.
La signature de la charte de l’UFDO par les représentants des partis et personnalités politiques présents lors de la réunion est un premier pas important dans la mise en place légale de cette plateforme politique.
Rappelons que monsieur Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN avait été exclu, avec monsieur Simplice Zingas, de la coalition de l’opposition démocratique (CODE-2020 ) pour mensonge et haute trahison. Cependant, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, ancien premier vice Président du MLPC, a lui aussi été viré de son parti pour la même raison.
Mais ces derniers mois, monsieur Cyriaque Gonda multiplie des gestes envers le chef de l’État dans le but de se voir nommer dans le prochain gouvernement à la tête du ministère des affaires étrangères.
Bangui (CNC) – Le village de Mboula, dans la commune de Zotoua-Bangarem, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, est actuellement sous contrôle du groupe rebelle de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Situé à 90 km de la ville de Bouar sur l’axe Bangarem, le village Mboula est maintenant un bastion de cette coalition qui se déplace avec des chevaux, rendant leur mouvement très mobile.
La population locale est actuellement en proie à la peur, et certains ont même choisi de s’éloigner dans la brousse pour éviter les conséquences de cette situation instable. Le contexte de la présence de ces rebelles dans la localité du village de Mboula est dû à une attaque menée par les hommes de Wagner dans la commune de Yenga, sur l’axe Bouar Garoua Boulaï il y’a près de deux semaines, qui a contraint les rebelles de la coalition à se retirer dans la commune de Zotoua-Bangarem, près des frontières de Carnot et de Baoro.
Selon des sources locales, la présence de la CPC dans le village de Mboula a créé une situation instable et effrayante pour la population locale. Il est crucial que des mesures soient prises pour protéger les citoyens et rétablir la paix dans cette région. Les autorités locales doivent agir rapidement pour éviter toute escalade de la situation et travailler avec les forces de sécurité pour restaurer l’ordre et la sécurité dans la région.
Bangui (CNC) – Le Groupe des Sages de l’Union africaine, dirigé par son Président, Monsieur Domitien NDAYIZEYE, a effectué une mission de travail en République Centrafricaine (RCA) du 5 au 11 mars 2023. Cette mission de travail s’inscrit dans le cadre des échanges réguliers de l’UA avec les Etats membres, notamment sur les aspects de paix, de sécurité et de réconciliation nationale. Le groupe a échangé avec les acteurs nationaux, dont les autorités du pays, les partis politiques, les organisations de la société civile, les ambassadeurs africains et la représentante du Secrétaire Général des Nations unies
Domitien
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Le Groupe des Sages de l’Union Africaine exhorte à la consolidation de la paix
Le but de cette mission était d’évaluer la situation politique en RCA et d’évaluer le processus de paix et de réconciliation en recueillant les avis de tous les acteurs politiques, civils et autres partenaires pour tirer les enseignements sur la meilleure manière de continuer à soutenir ce pays dans sa démarche vers le recouvrement de la paix et la réconciliation.
Après ces rencontres, le Groupe des Sages a formulé plusieurs conclusions. Tout d’abord, il est nécessaire de revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA (APPR) par la Feuille de route conjointe de Luanda dont le travail de mutualisation est en cours. Ensuite, il est important d’accélérer la mise en œuvre rapide et intégrale de l’APPR avec le soutien des partenaires de la RCA. Le groupe a également noté la disposition permanente du gouvernement au dialogue avec toutes les parties sans exclusive et la main tendue du Président de la République envers toutes les filles et tous les fils de la RCA pour la consolidation de la paix et le développement du pays.
Le Groupe des Sages exhorte tous les acteurs politiques à se préparer aux échéances électorales et à s’investir pour améliorer et renforcer un environnement propice à leur bonne tenue.
Appel à la cessation de violences des groupes armés
Le groupe lance également un appel pour l’arrêt des violences et autres exactions sur les populations dans le pays et les messages de haine. À cet égard, il encourage les autorités judiciaires de la RCA à continuer d’enquêter sur les abus et autres violations des droits de l’homme, les crimes de tout genre, les déplacements de populations et la destruction d’infrastructures, et à veiller à ce qu’il soit mis fin à l’impunité.
Le groupe se félicite de la résilience du peuple centrafricain sur son chemin vers la paix et la réconciliation. Il exhorte les acteurs politiques à poursuivre leurs efforts de dialogue permanent. Le Groupe des Sages renouvelle sa disponibilité à accompagner les autorités et le peuple centrafricain dans la recherche des voies et moyens pour consolider la réconciliation nationale.
La mission de travail du Groupe des Sages de l’Union africaine en République Centrafricaine a permis de recueillir les avis de tous les acteurs politiques, civils et autres partenaires pour renforcer le processus de paix et de réconciliation en RCA.
Bangui (CNC) – Les enseignants du Fondamental 1, 2 et de l’Enseignement Technique ont décidé de durcir leur grève. Cela survient 24 heures après que les responsables de la plate-forme des syndicats des enseignants, appelée « Dynamique des fédérations des enseignants du Fondamental 1,2 et de l’Enseignement Technique », ont été libérés de leur garde à vue.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Les enseignants durcissent leur grève
Une assemblée générale de la plateforme s’est tenue à la bourse du travail à Bangui, le samedi 11 mars 2023. Les enseignants syndiqués ont décidé à l’unanimité de maintenir leur grève de 21 jours qui avait commencé le 7 mars 2023.
Ils ont également adopté un mémorandum qui sera adressé au ministre de la Fonction publique, président du Cadre permanent de concertation et de négociation (CPCN). Ce mémorandum contient un ensemble de propositions concrètes relatives aux salaires, aux indemnités et aux frais de participation aux travaux de surveillance et de correction des examens et des concours (CEF1, BC). Cependant, le baccalauréat a été ignoré
Les enseignants ont parlé de l’observation stricte des 21 jours de grève. Cette décision témoigne de leur détermination à obtenir satisfaction sur leurs revendications.
Les enseignants de Fondamental 1, 2 et de l’Enseignement Technique ont lancé leur grève pour protester contre leurs conditions de travail et leurs salaires. Ils exigent une amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Les enseignants sont l’un des piliers du système éducatif et leur grève a un impact direct sur les élèves. Le gouvernement doit prendre les mesures nécessaires pour résoudre cette crise et répondre aux demandes légitimes des enseignants.
Bangui (CNC) – Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à mettre immédiatement fin à la vague d’attaques visant les migrants noirs africains qui a débuté début février et s’est intensifiée après les propos racistes et xénophobes du président Kais Saied le 21 février 2023. Les autorités doivent enquêter et amener les responsables présumés à rendre des comptes, en particulier lorsque la police est impliquée dans ces agressions. Elles doivent libérer tous les migrants détenus arbitrairement et veiller à ce qu’ils ne soient pas renvoyés de force.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Amnesty International intervient en faveur des Africains noirs en Tunisie
Les propos haineux et discriminatoires du président Saied lors d’une réunion du Conseil national de sécurité le 21 février, qui équivalaient à un appel à la haine, ont déclenché une flambée de violence raciste contre les Noirs.
Des groupes sont descendus dans la rue et ont attaqué des migrants noirs, des étudiants et des demandeurs d’asile, tandis que la police arrêtait et expulsait beaucoup d’entre eux.
Le président a déclaré que « des hordes d’immigrants illégaux d’Afrique subsaharienne » avaient inondé la Tunisie et étaient responsables de « violences, crimes et actes inacceptables ».
Il a ajouté qu’il s’agissait d’une situation « anormale » qui faisait partie d’un plan criminel visant à « transformer la composition démographique de la Tunisie » et à la transformer « uniquement en un Etat africain qui n’appartient plus au monde arabo-islamique ».
« Le président doit retirer ses propos et ordonner des enquêtes pour indiquer clairement que la violence raciste anti-Noirs ne sera pas tolérée. Il doit cesser de désigner les boucs émissaires des problèmes économiques et politiques du pays.
La communauté noire des migrants africains en Tunisie craint désormais les agressions, les arrestations arbitraires et les expulsions sommaires », a déclaré Heba Morayef, directrice du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.
« Jusqu’à présent, les autorités tunisiennes ont cherché à minimiser ou même à nier complètement ces attaques violentes. Elles doivent donner la priorité aux enquêtes sur les violences policières contre les migrants noirs, mettre immédiatement fin aux retours forcés en cours et empêcher toute autre attaque raciste perpétrée par des gangs ou des agents de l’État. ».
Au cours des deux dernières semaines, les autorités ont nié la violence raciste contre les Africains noirs
Après le tollé international suscité par les propos du président, ils ont annoncé le 5 mars de « nouvelles mesures » pour faciliter le séjour légal des migrants, ainsi qu’une procédure de rapatriement pour ceux « qui souhaitent quitter le pays volontairement ». Cependant, les attaques et la violence se poursuivent.
Amnesty International s’est entretenue avec 20 personnes à Tunis, dont cinq demandeurs d’asile et 15 migrants sans papiers originaires du Cameroun, de Sierra Leone, du Ghana, du Nigeria, de Guinée et de Côte d’Ivoire. Ils ont tous été attaqués par la foule et, dans au moins trois cas, la police était présente mais n’est pas intervenue pour arrêter l’agression ou arrêter les auteurs.
Avocats sans frontières (ASF), une organisation qui fournit une aide juridique aux demandeurs d’asile et aux migrants, a confirmé qu’au moins 840 Africains noirs, dont des migrants, des étudiants et des demandeurs d’asile, ont été arrêtés dans plusieurs villes tunisiennes depuis début février.
Selon de nombreuses personnes interrogées, la violence et l’hostilité envers les Noirs faisaient partie de leur vie quotidienne en Tunisie. Cependant, 20 témoins ont déclaré que les attaques se sont intensifiées après le discours du président.
Bangui (CNC) – Le prochain sommet de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (La CEMAC) se tiendra le 17 mars 2023 à Yaoundé, au Cameroun. Cette 15ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État sera l’occasion pour les dirigeants de la région de discuter des différentes questions économiques et financières de la sous-région.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
La CEMAC prépare son avenir
Le thème central de ce sommet sera la vision CEMAC 2025 qui a pour objectif de faire de cette communauté économique d’Afrique centrale un espace économique intégré et émergent, où régnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance, au service du développement humain.
L’ordre du jour de cette session a été amendé et comprendra plusieurs points, tels que la communication de S.E.M Denis SASSOU N’GUESSO, président de la République du Congo et président dédié du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), sur l’état d’avancement de la deuxième génération du Programme.
La rationalisation des Communautés Économiques Régionales d’Afrique Centrale sera également discutée, avec une communication de S.E.M Paul BIYA, président de la République du Cameroun.
Le rapport du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) sera également présenté, ainsi que les impacts économiques et financiers de la guerre en Ukraine sur les économies de la sous-région et les recommandations pour faire face aux chocs économiques et financiers.
Le sommet abordera également la stratégie d’import substitution des produits du cru de la CEMAC, la cryptomonnaie et ses conséquences pour la sous-région, les réformes de la CEMAC, ainsi que le financement de la Communauté par la Taxe Communautaire d’Intégration (TCI).
Les rapports des organes de la CEMAC, tels que le bilan quinquennal du président de la commission, le rapport du président de la Banque de Développement des États de Centrale (BDEAC) et le rapport du Secrétaire Général de la Commission Bancaire de Centrale (COBAC) seront également présentés.
Enfin, des mesures individuelles telles que des nominations et des décorations, ainsi que diverses notes d’information, telles que l’état de mise en œuvre de la Politique Commune d’Émigration, d’Immigration et de la Protection des Frontières en zone CEMAC, le nouveau Programme Économique Régional (PER) et l’élection des députés communautaires au suffrage universel direct, seront également discutées.
Ce sommet de la CEMAC sera l’occasion pour les dirigeants de la sous-région de discuter des différentes questions économiques et financières de la CEMAC et de travailler ensemble pour atteindre les objectifs de la vision CEMAC 2025.
Bangui (CNC) – La réhabilitation de la ligne verte 1325 pour la sécurisation des élections en République centrafricaine est une initiative importante qui a été mise en place en coordination avec l’UNPOL_RCA (Police de la Minusca) et ONUFemmes lors du processus électoral de 2020.
Centrafrique.org/conference-de-presse-de-la-minusca-a-bangui-3/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/conference-de-presse-de-la-Minusca-a-Bangui-450×300.jpg” alt=”conférence de presse de la Minusca à Bangui” width=”450″ height=”300″ />CopyrightMinusca
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
La ligne verte 1325 pour les élection municipales
Cette ligne verte 1325 a pour objectif de garantir la sécurité des électeurs, en particulier des femmes et de la population, lors des élections et de permettre une participation active de tous les citoyens, selon le Commissaire S. Minko.
La ligne verte 1325 tire son nom de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en 2000, qui souligne l’importance de la participation pleine et égale des femmes à la prévention et à la résolution des conflits, ainsi qu’à la consolidation de la paix. La réhabilitation de cette ligne verte est donc une étape essentielle dans la promotion de la participation des femmes et de l’égalité des sexes dans le processus électoral en République centrafricaine.
La ligne verte 1325 est un outil facile à utiliser pour les femmes et la population en général. Elle permet à toute personne ayant besoin d’assistance de contacter rapidement les autorités compétentes, y compris la police, pour signaler tout incident ou situation de danger. Cela peut inclure des cas de violence ou d’intimidation pendant la campagne électorale ou le jour des élections, ou tout autre problème lié à la sécurité.
La réhabilitation de la ligne verte 1325 pour la sécurisation des élections est une initiative importante qui permettra de renforcer la confiance de la population dans le processus électoral et de garantir la sécurité de tous les électeurs, en particulier des femmes. Elle montre l’engagement de l’ONU et de ses partenaires pour promouvoir la participation égale des femmes dans les processus politiques et électoraux.
Bangui (CNC) – Le 03 Février, la Minusca de Berberati a organisé un atelier de renforcement de capacité des acteurs pour prévenir et lutter contre les violences sexuelles basées sur le genre (les VBGs) dans les communautés de la Mambéré-Kadeï. Cet événement a permis d’identifier les cas fréquents et les sanctions prévues par la législation contre les auteurs.
Centrafrique.org/dans-la-prefecture-du-mbomou/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/dans-la-prefecture-du-Mbomou-450×260.jpg” alt=”Campagne de sensibilisation contre les violences contre les femmes dans le Mbomou” width=”450″ height=”260″ />CopyrightMinusca
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 13 mars 2023
Prévention et lutte contre les VBGs
Le facilitateur de l’atelier, Gervais Anselme GBENENOUI, a souligné que les viols et les coups et blessures sont des cas récurrents de VBGs dans la région. Il a également noté que les pesanteurs culturelles et l’absence d’application ferme des lois contribuent à l’impunité des auteurs d’infractions.
Pour remédier à cette situation, des recommandations ont été proposées pour réduire ces cas de violence basée sur le genre dans la Mambéré-Kadeï.
Annie Adel BELI, Chef service préfectorale de la promotion de genre, de protection de la famille, de la femme et de l’enfant, a abordé les causes et les conséquences des VBGs. Rebecca MANGUE, la présidente de l’Association des victimes, a salué la MINUSCA Berberati pour avoir organisé cet atelier, mais a également souligné le manque d’applicabilité des textes visant à sanctionner les auteurs et la nécessité d’actions concrètes pour accompagner les victimes.
Cet atelier a permis de renforcer la capacité des acteurs de la justice, des forces de sécurité intérieure, des leaders d’associations et des leaders d’opinions pour prévenir et lutter contre les VBGs dans la région. Les recommandations formulées lors de cette assise doivent être mises en œuvre avec des différentes approches pour réduire les cas fréquents de VBGs dans la Mambéré-Kadeï.
La prévention et la lutte contre les VBGs sont essentielles pour promouvoir l’égalité des sexes et garantir les droits des femmes et des filles. Cet atelier est un pas important vers la protection des femmes et la promotion de l’égalité de genre dans la région de Berberati.
Bangui (CNC) – Le 9 mars 2023, le Bureau politique du Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a pris la décision de suspendre monsieur Jackson MAZETTE, deuxième vice-président chargé de l’organisation, de la mobilisation et du suivi des organes du Parti, de toutes les activités du Parti jusqu’à nouvel ordre.
Centrafrique.org/jackson-mazette-le-manipulateur-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge-et-despionnage/monsieur-jackson-mazette/” rel=”attachment wp-att-59721″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Monsieur-Jackson-Mazette-450×338.jpg” alt=”Monsieur Jackson Mazette” width=”450″ height=”338″ />Monsieur Jackson Mazette
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le parti MLPC suspend Jackson Mazette
Cette décision a été prise conformément aux dispositions des Statuts et du Règlement Intérieur du Parti. Les motifs de cette suspension sont multiples.
En effet, monsieur Jackson MAZETTE a refusé d’accepter la critique et l’autocritique, ce qui va à l’encontre de l’article 9 des Statuts du Parti. Il a également refusé de contribuer à la bonne marche du Parti, de respecter et faire respecter les Statuts et le Règlement Intérieur du Parti, ainsi que de participer activement aux activités du Parti, violant ainsi les articles 12 et 16 du Règlement Intérieur.
En outre, monsieur Jackson MAZETTE a été reconnu coupable de constituer des groupes parallèles en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du Parti, ainsi que de s’associer avec des groupes organisés et/ou des personnes pour nuire au Parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants, cadres et dirigeants du Parti.
Il a également été accusé de dénigrer le Parti, ses membres, militants et responsables par tout autre moyen de communication, d’engager le Parti sans en avoir reçu mandat et de ne pas respecter la voie hiérarchique.
Face à ces graves accusations, le Bureau politique a décidé de suspendre monsieur Jackson MAZETTE de toutes les activités du Parti jusqu’à nouvel ordre. Cette décision prend effet à compter de la date de sa signature et sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.
Il est important de souligner que cette décision a été prise dans l’intérêt du Parti et de ses militants. En effet, le MLPC est un parti politique important en République Centrafricaine et il est essentiel que ses membres, cadres et dirigeants respectent les Statuts et le Règlement Intérieur du Parti, ainsi que les principes qui régissent le Parti.
Cette décision de suspension de monsieur Jackson MAZETTE est une mesure importante pour garantir la stabilité et la cohésion du Parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.
Évasion des détenus dans la prison de Wagner à Mbrés
Bangui (CNC) – Dans la nuit du jeudi au vendredi 10 mars 2023, un détenu, soupçonné d’être un milicien Anti-Balaka, s’est évadé de sa cellule, qui était construite dans un trou profond. Le deuxième détenu a décidé de rester dans sa cellule par peur d’être repéré.
Anti-Balaka-arretes-par-les-wagner/les-deux-suspects-arretes-par-les-mercenaires-de-wagner-a-mbres/” rel=”attachment wp-att-62930″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Les-deux-suspects-arretes-par-les-mercenaires-de-Wagner-a-Mbres-450×445.jpg” alt=”Les deux suspects arrêtés par les mercenaires de Wagner à Mbrés” width=”450″ height=”445″ />Les deux suspects arrêtés par les mercenaires de Wagner à Mbrés
Rédigé par Christian Bekou
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
L’évasion de détenus de la prison de Wagner à Mbrés
Les hommes de Wagner ont immédiatement lancé une chasse à l’homme pour retrouver le fugitif. Dans la prison souterraine de Wagner, les détenus sont incarcérés dans des trous, ce qui rend leur évasion difficile à prévenir. Les deux détenus avaient été arrêtés pour avoir été soupçonnés d’appartenir à la faction CPC des miliciens Anti-Balaka. Une arme AK47 aurait été retrouvée dans leur maison.
Selon les habitants de Mbrés, les deux détenus avaient été vus creusant des trous autour de la base des mercenaires de Wagner la veille de leur évasion. Ces trous auraient servi de tranchées en cas d’attaque de rebelles sur la position des mercenaires.
Rappelons que les deux détenus avaient été arrêtés dans la petite localité de Mouroubanda, situé à 30 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Bakala par les mercenaires de Wagner. Ils ont été soupçonnés d’être des miliciens Anti-Balaka faction CPC, car une arme AK47 aurait été retrouvée dans leur maison.
Bangui (CNC) – Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine, a récemment fait une déclaration sur son déplacement en Guinée Bissau. Dans cette déclaration, il a tenu à clarifier certaines informations qui circulent sur les réseaux sociaux concernant son voyage et son rôle en tant que Coordonnateur général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Bozizé a affirmé que son déplacement en Guinée Bissau a été organisé dans le respect et la courtoisie, sans aucune restriction ou injonction qui porterait atteinte à ses libertés fondamentales. Il a également tenu à rassurer ses compatriotes quant à son rôle de Coordonnateur général de la CPC, rappelant que cette responsabilité lui a été confiée par le Conseil des leaders des groupes armés membres de la Coalition.
Le Général a en outre souligné que sa lutte pour le pays ne se limite pas à la recherche de sécurité personnelle ou familiale. Il a affirmé que son combat contre le régime de Touadéra et Wagner est motivé par l’amour qu’il a pour son pays et pour ses frères centrafricains. Il a appelé ses compatriotes à ne pas se laisser tromper par les manipulateurs et à avoir confiance en la justice divine.
Il est important de noter que Bozizé était en exil depuis 2020 au Tchad sur la proposition des chefs d’État de la CEEAC. Sa présence au Tchad avait suscité des inquiétudes quant à ses intentions et à ses éventuelles actions contre le gouvernement centrafricain.
Cette déclaration de François Bozizé est donc très importante dans le contexte politique actuel en République centrafricaine. Elle permet aux centrafricains de mieux comprendre les motivations et les intentions de l’ancien président, ainsi que les circonstances de son déplacement en Guinée Bissau. Néanmoins, il est crucial de rester vigilant et de continuer à suivre de près l’évolution de la situation politique dans le pays.
Bangui (CNC) – La communauté des journalistes en République centrafricaine est en colère après l’arrestation du journaliste Auconfort Shadrack Morouba. Ce dernier a été arrêté à Moungoumba par les forces armées centrafricaines sur ordre présumé du chef d’État-major, le général Mamadou Zéphirin.
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le journaliste Auconfort Shadrack Morouba accusé à tort par le chef d’État-major d’être un correspondant du CNC
Monsieur Auconfort Shadrack Morouba a témoigné auprès d’activistes des droits de l’homme de ce qui s’est passé lors de son arrestation. Il a été menotté et encagoulé avant d’être interrogé et torturé. Les autorités militaires l’ont accusé d’être un correspondant du journal en ligne CORBEAUX NEWS et d’être la taupe qui fournit à ce journal des informations contre le chef d’état-major et certains officiers centrafricains.
« Le Samedi 4 mars 2023. Il était 20 heures. Je terminais le travail. J’ai reçu un appel du commandant des Forces armées centrafricaines basé dans la localité de Moungoumba. Parce que c’est une petite ville, lui et moi nous nous connaissons. Alors je suis allé à sa demande. De là, il m’a dit qu’il avait l’ordre de m’arrêter. J’ai dit pour quelle raison ? Bien sûr, il ne sait pas. A 23 heures, des véhicules sont venus de Bangui me chercher. J’étais menotté et encagoulé. Les hommes discutaient beaucoup entre eux. Ils ont fait beaucoup d’arrêts en route. Après cela, certains ont décidé de me mettre dans la cabine.
Après quelques heures de route, nous nous sommes arrêtés à un endroit que je ne connais pas car je suis toujours dans le noir, les yeux bandés. Mais j’ai entendu “direction CCPE”. Peu de temps après, mon interrogatoire commence. Il y en avait deux. Au cours de ces séances terribles et terrifiantes, j’ai réalisé que j’étais au Camp de roux. Lors des interrogatoires, je suis accusé d’être correspondant du journal en ligne CORBEAUX NEWS. Que je suis la taupe qui fournit à ce journal des informations contre le chef d’état-major et certains officiers centrafricains. J’ai été torturé. Ils veulent tout faire pour me mettre une étiquette sur moi avec des gens à l’extérieur du pays ».
Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées centrafricaines
Le journaliste appelle à la justice
Cependant, Auconfort a nié toutes ces accusations et a déclaré qu’il ne travaillait plus comme journaliste depuis trois ans. Les autorités ont également confisqué ses téléphones et ont perquisitionné son domicile et son bureau à Moungoumba, saisissant tous ses appareils de travail.
« Je ne me reconnais dans aucune pratique, car je n’exerce plus le métier de journaliste depuis 3 ans. Ils ont confisqué mes téléphones, qu’ils ont ensuite remis à l’armée russe pour enquête. J’ai été informé d’une autre mission pour la perquisition de mon domicile et mon bureau à Moungoumba. Mes appareils de travail ont été saisis aussi saisi », ajoute le journaliste Auconfort Shadrack Morouba.
Il y’a lieu de préciser que Auconfort a été détenu pendant plusieurs jours dans la cellule du camp militaire de Roux avant d’être envoyé en prison à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Il n’a pas encore rencontré d’avocat et est dans l’attente d’une décision de la justice.
Cette arrestation a suscité l’indignation de la communauté des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme en République centrafricaine. Ils ont dénoncé l’attitude des autorités et ont appelé à la libération immédiate d’Auconfort Shadrack Morouba.
Il est important de rappeler que la liberté de la presse est un droit fondamental dans toute société démocratique. Les journalistes doivent être autorisés à exercer leur métier sans crainte de représailles ou de persécutions.
« Nous appelons donc les autorités centrafricaines à respecter la liberté de la presse et à libérer Auconfort Shadrack Morouba immédiatement. Nous exhortons également la communauté internationale à surveiller la situation en République centrafricaine et à soutenir la lutte pour la liberté de la presse dans ce pays » déclare un activiste centrafricain de droit de l’homme.
Rappelons que depuis une semaine, une vaste opération de chasse des journalistes du journal Corbeaunews est lancée dans la capitale et dans d’autres villes de provinces. Trois personnes ont été soupçonnées à tort et arrêtées par les forces de l’ordre.
Nous appelons la communauté internationale à l’aide, car nos journalistes n’ont plus le droit de travailler en République centrafricaine. Mais malgré tout, CNC est débout.
Bangui (CNC) – La tension entre le Tchad et la République Centrafricaine (RCA) est à son apogée depuis près de deux semaines, suite à un avertissement des autorités américaines à Ndjamena concernant le soutien de la société militaire privée russe Wagner à des mouvements rebelles tchadiens en Libye et en RCA dans le but de renverser le régime de transition tchadien. La mise en garde est prise très au sérieux à Ndjamena, et le ministre d’Etat, conseiller à la présidence du Tchad, porte-parole du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), Jean-Bernard Padaré, a récemment adressé un avertissement sévère au président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-62064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain-450×248.png” alt=”Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain” width=”450″ height=”248″ />Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même
Rédigé par Gisèle Moloma
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Une mise en garde sévère du pouvoir tchadien au président Touadera
Selon le ministre conseiller Jean-Bernard Padaré, environ 5 000jeunes Tchadiens sont actuellement enrôlés dans une nouvelle rébellion sur le sol centrafricain, visant à déstabiliser le Tchad. Toutefois, les services de renseignement tchadiens sont au courant de tout et prêts à faire face à toute menace. Padaré a également mis en garde le président Touadera et son gouvernement contre le risque d’une attaque du Tchad si la République Centrafricaine continue de soutenir, entrainer et armer les rebelles tchadiens.
Padaré a déclaré que les Tchadiens étaient déterminés à protéger leur sécurité et leur paix, après avoir résisté aux rebellions venant du Soudan par le passé. Il a également souligné que le Tchad ne tolérerait pas qu’un pays voisin puisse accepter que le Tchad soit déstabilisé à partir de son territoire. En somme, le ministre a clairement indiqué que le Tchad ne laisserait pas la République Centrafricaine devenir une base pour les rebelles tchadiens et que cela pourrait entraîner une escalade du conflit entre les deux pays.
Cette tension entre les deux pays est préoccupante, car elle risque de déstabiliser davantage une région déjà fragile.
Bangui, République centrafricaine – Dans cette deuxième et dernière partie de l’interview accordée par monsieur Fadi El Abdallah , porte parole de la cour pénale internationale (CPI), nous avons abordé la question cernant les accusés centrafricains qui sont actuellement devant la cour, sur le mandat d’arrêt lancé contre un suspect, en l’occurrence monsieur Nourredine Adam, sur les victimes et sur la complémentarité avec la justice nationale. Pour monsieur Fadi El Abdallah , « la justice internationale, c’est complexe, ça prend du temps, mais cela a de la persévérance ».
Centrafrique.org/comment-se-deroule-un-proces-devant-la-cpi-le-porte-parole-monsieur-fadi-el-abdallah-repond-au-micro-du-cnc111/fadoul-cpi/” rel=”attachment wp-att-62710″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/fadoul-cpi-450×253.jpg” alt=”Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah” width=”450″ height=”253″ />Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Monsieur porte-parole, trois anciens chefs de guerre centrafricains sont aujourd’hui détenus dans vos cellules en attendant de passer sur le box d’accusé, il s’agit de monsieur Alfred Yekatom alias Rambo, Patrice Édouard Ngaïssona et Mahamat Saïd Abdel Kani. Un mouvement rebelle qui a renversé l’ordre constitutionnel en République centrafricaine en mars 2013. Ils étaient tous des antagonistes. Comment vont alors se dérouler leurs procès ?
Chacun passera la barre ?
Fadi El Abdallah (FEA) : Alors, devant la CPI, il y a la possibilité de joindre certaines affaires s’ils concernent les mêmes crimes allégués plus ou moins. Donc, nous avons une affaire contre monsieur Yekatom et monsieur Ngaïssona. Par contre nous avons une affaire séparée contre monsieur Saïd, une affaire séparée contre monsieur Mokom etc.. Donc c’est pas forcément parce que c’est le même pays qu’on va mettre tout le monde dans une seule affaire.
Cela dépend du type de crime poursuivi. Si c’est les mêmes crimes allégués dont on parle, il est possible d’avoir une affaire dans laquelle il y a plusieurs accusés, mais il est aussi tout à fait possible d’avoir un accusé par affaire.
Donc nous avons plusieurs affaires devant la CPI. Et concernant la Centrafrique, la seule affaire qui concerne deux accusés, c’est l’affaire concernant Monsieur Alfred Yekatom et Ngaïssona. Les autres affaires, chacun est accusé séparément des autres.
CNC : Monsieur porte parole en termes de la complémentarité de la justice, votre département est il en contact permanent avec celui de la Cour pénale spéciale en République centrafricaine?
FEA : Ce n’est pas mon département. Non, c’est plutôt la Cour elle même qui a des relations institutionnelles avec la justice centrafricaine et la justice spéciale centrafricaine. Nous avons des représentants sur le terrain. Il y a un bureau de la CPI qui est sur le terrain, qui a des contacts très réguliers avec les différents acteurs, y compris les acteurs judiciaires en République centrafricaine. Mais ici aussi, nous recevons des visites de part des hauts responsables du gouvernement et de la justice centrafricaine.
Et parfois il y a des hauts responsables de la CPI aussi qui vont en République centrafricaine pour avoir des rencontres avec les responsables centrafricains. Donc oui, il y a un échange très régulier avec la justice centrafricaine.
Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
CNC : Et ceci m’amène à vous poser cette question. La Cour spéciale est chargée de juger une partie des crimes relevant de vos mandats est aujourd’hui en difficulté de réunir les preuves et de juger dans le pays. Je fais allusion à l’arrestation, et la libération manu militari d’un accusé actuellement ministre, Monsieur Hassan Bouba. Depuis cinq ans, cette juridiction hybride n’a organisé aucun procès véritable. La cour pénale internationale va un jour se pencher sur ces dossiers ?
FEA : Écoutez, de un, je ne peux pas parler des affaires devant une autre instance judiciaire que la CPI. On ne fait pas de commentaire sur le travail d’autres cours et tribunaux. De deux, je dirai que ce n’est pas que la justice spéciale en République centrafricaine qui traite des affaires qui relèvent de notre mandat de la CPI. C’est plutôt le contraire. La règle générale, le principe, c’est que la justice nationale adresse les affaires concernant le pays. L’exception, c’est l’intervention de la CPI. Donc en réalité, le mandat et la responsabilité principale et première, c’est la responsabilité de la justice nationale centrafricaine concernant ces affaires. La Cour pénale internationale, elle, n’est intervenu que concernant certaines affaires pour lesquelles il était clair à ce moment là, pour le procureur de la CPI, qu’il n’y avait pas les moyens ou n’avait pas l’intention, au niveau national, de mener à bien des poursuites sérieuses concernant ces affaires, c’est ce qu’on appelle le principe de la complémentarité, qui dit qu’il faut laisser d’abord la responsabilité première à la justice nationale et uniquement si cela n’est pas possible. Le bureau du procureur de la CPI peut dans ce cas là, enquêter sur un nombre finalement assez limité des affaires concernant les personnes qu’il suspecte être les plus hauts responsables des crimes les plus graves. Mais le mandat et la responsabilité première demeurent avec la justice nationale.
CNC : Monsieur le porte parole, Alfred Yekatom et son chef Édouard Patrice Ngaïssona sont devant la barre. Par contre, il y a aucun chef de Mahamat Saïd. Un mandat d’arrêt de la CPI ait lancé contre l’un des chefs de monsieur Mahamat Saïd, en l’occurrence monsieur Nourredine Adam. Celui ci court toujours est dans la nature, et l’accusé Mahamat Saïd plaide aujourd’hui non coupable devant la juridiction. Comment vous allez faire alors s’il décide de tout nier et de renvoyer toutes les responsabilités sur son chef par exemple Nourredine Adam.
FEA : Il y a deux éléments dans cette question. La première concernant un mandat d’arrêt qui n’a pas été encore exécuté. Il faut rappeler que la CPI, ce n’est pas elle même qui exécute le mandat d’arrêt. Nous ne disposons pas de forces armées ou de police. Nous comptons sur la police nationale, sur le gouvernement. Lorsque un suspect qui est recherché par la CPI se retrouve sur le territoire d’un Etat partie à la CPI, il y a une obligation de coopérer avec la CPI pour l’arrêter et le remettre à la Cour.
S’ils sont en fuite, parfois, ça prend du temps jusqu’à arrêter quelqu’un. Mais c’est la responsabilité des États d’exécuter les mandats d’arrêt. La responsabilité de la CPI, c’est lancer des mandats d’arrêt, de faire des enquêtes et puis de juger. Mais l’arrestation, cela nécessite une force armée qui est nécessairement une force nationale.
L’autre élément de votre question, je dirais que chaque suspect est présumé innocent.
Donc, sauf si les juges trouvent qu’il n’y a aucun doute raisonnable sur sa culpabilité après le procès, cette personne est considérée innocente et nous les traitons ainsi. Et de deux, que chacun a le droit de présenter sa défense comme il le souhaite. Mais c’est le rôle du procureur de porter la charge de preuve sur ce qu’il dit. Donc le fait que quelqu’un est accusé de quelque chose et qu’il le nie, cela relève de sa façon de considérer la meilleure façon de répondre à l’accusation. Mais finalement c’est au procureur d’apporter la charge de preuve contre cette personne et c’est aux juges de la CPI de décider. Est ce que cette preuve est valable? Est ce qu’elle a de la valeur? Est ce que cela permet de dire qu’il n’y a aucun doute raisonnable sur la culpabilité de cet accusé ou de ce suspect? Vous voyez donc qu’il ne faut pas lier des choses qui ne sont pas liées. Les deux affaires que vous mentionnez sont séparées devant la CPI. Ce sont deux affaires différentes et l’affaire concernant monsieur Saïd, cela a commencé et c’est au procureur d’apporter la preuve et c’est au juge de décider si cette preuve est suffisante ou pas?
CNC : Monsieur porte parole, vous avez un mot pour les victimes et aussi pour le peuple centrafricain.
FEA : Il y a plusieurs messages importants, mais le plus important, c’est de comprendre que la justice internationale, c’est complexe, ça prend du temps, mais cela a de la persévérance. Donc même plusieurs années après, vous voyez que la Cour est toujours déterminée à mener à bien ses enquêtes, à mener à bien les affaires qu’elle a lancées concernant certains suspects pour des crimes qui auraient été commis en République centrafricaine.
Et c’est cette qualité qui est très importante. Le fait que le temps passe ne signifie pas que les affaires vont tomber dans l’oubli ou seront inactifs. Non, la CPI continue à être déterminée à mener à bien ses activités, à remplir son devoir à l’égard du peuple centrafricain et à l’égard des victimes. Et ce devoir, c’est d’essayer d’établir la vérité sur les accusations portées par le procureur contre les suspects et les accusés. Ce n’est pas la condamnation de ces personnes, c’est leur donner pleinement le respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence.
Et aussi d(assurer pleinement le respect des droits des victimes à participer devant la CPI, à demander réparation s’il y aurait des condamnations. La Cour est déterminée à accompagner le travail au niveau national, que ce soit le travail des autorités et de la justice nationale, mais également les activités de la société civile, des associations, des victimes pour faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits.
CNC : Monsieur Porte-parole, merci !
FEA : Merci à vous également monsieur Ibrahim.
Propos recueillis par D. Y. Ibrahim au siège de la CPI à La Haye
Bangui, République centrafricaine – Le 21 janvier 2023 c’est la stupeur à Beloko ! Les rebelles sont sortis encore et ils mettent la douane à terre. Mais ce n’est pas seulement plusieurs centaines de litres de carburant qui brulaient, Wagner, qui a perdu cet affrontement, n’a su empêcher la destruction de ses précieuses ressources en alcool frelaté et bon marché venant du Cameroun. Ce sont autant les ressources centrafricaines que leurs propres ressources qu’ils n’ont su défendre. Ces soit disant pacificateurs ont une fois de plus échoués dans leur mission.
Le ministre chef rebelle Hassan Bouba et les diplomates russes à Bangui
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 24 février 2023
Les Wagner et Hassan Bouba sont prêts à tout
En pleine promotion de leur alcool, cela est un important revers pour les Russes, les Wagner. En effet, la vente de Vodka puis plus récemment de bière Bé Africa Ti l’Or, ne décolle absolument pas à Bangui. Malgré des campagnes promotionnelles, et une certaine virulence auprès des commerçants banguissois pour les obliger à acheter l’alcool russe au dépend de celui de la MOCAF. Comme nous le raconte l’un d’eux, ils sont venus dans son établissement du centre de la capitale fin janvier pour le menacer de représailles envers lui-même, sa famille et même les murs de son établissement si il n’achetait pas exclusivement de la bière « Africa Ti Or », brassée dans des bouteilles en plastique par les criminels de la société de mercenariat Wagner, au sein même de Bangui.
Cette technique commerciale très agressive des Wagner n’est absolument pas du gout des commerçants qui ne veulent pas se laisser faire. Malgré une large campagne de désinformation contre Castel organisée par les Russes et leurs complices, ils ne veulent pas changer des habitudes ancrées depuis plusieurs dizaines d’années en République Centrafricaine. Le commerçant ne veut pas céder à la pression, d’autant qu’il nous confie avoir déjà entendu parlé par plusieurs personnes des effets secondaires et indésirables de l’alcool russe.
« Je veux que mon commerce fonctionne, alors je ne vais pas acheter des boissons mauvaises pour la santé. Les clients ne seraient pas content », renchérit-il.
L’alcool des Wagner est nocif pour la santé
L’alcool des Wagner est, c’est déjà entendu, nocif pour les consommateurs : Troubles digestifs et troubles d’érections pour les hommes sont les phénomènes actuellement les plus répandus.
Mais les Russes arrivent à importer depuis le Cameroun voisin de l’alcool frelaté. Et sous couvert du ministre de l’élevage Hassan Bouba, toujours partant pour affaiblir une population centrafricaine déjà à l’agonie des représailles russes. Hassan Bouba est l’une des personnalités qui profite le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui, alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la justice centrafricaine pour des soupçons de crimes de guerre. Mais entre vaurien, il semblerait que cela soit l’entente la plus cordiale.
Wagner importe du Cameroun de l’alcool frelaté pourtant interdit en RCA
Wagner importe via sa filiale de la First Industrial Company, implantée à Douala au Cameroun, de l’alcool frelaté et à bas prix, venu souvent du Nigéria voisin. Une fois passé entre les mains de la First Industrial Company et avoir été transformé, celui-ci est vendu comme de la « Vodka », sans même avoir jamais vu le sol russe. On retrouve cette boisson aux effets néfastes dans les rues de Bangui sous forme de sachet de 200 millilitres pour 200 FCFA.
Ce poison vaut 7500 pour une bouteille de 75 centilitres. De quoi participer, sans que les consommateurs peu soucieux de leur santé le sache, à remplir les caisses de l’organisation criminelle Wagner.
Bangui (CNC) – Les services du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment achevé une visite de travail en République Centrafricaine (RCA) pour discuter des réformes structurelles prioritaires avec les autorités centrafricaines et faire le point sur l’évolution de la conjoncture économique dans le pays. M. Albert Touna Mama, Chef de Mission du FMI pour la RCA, a exprimé sa préoccupation quant aux perspectives économiques incertaines de la RCA et a souligné la nécessité d’une assistance humanitaire, d’appuis budgétaires concessionnels et de réformes accélérées pour faire face à la situation actuelle.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le FMI achève une visite de travail en République Centrafricaine
La mission du FMI a préconisé une augmentation des recettes ainsi qu’une amélioration de la gestion et de la transparence des finances publiques afin de financer les dépenses publiques prioritaires telles que la santé et l’éducation, ainsi que le service de la dette publique. Pour atteindre cet objectif, la mission a recommandé la mise en œuvre rigoureuse des mesures adoptées dans la loi de finances 2023, telles que l’augmentation des prix plancher sur les produits du tabac ou encore l’application du tarif extérieur commun de la CEMAC.
La mission du FMI a également encouragé le gouvernement centrafricain à accélérer les réformes du marché des hydrocarbures, en particulier en ce qui concerne la structure des prix des hydrocarbures, les importations frauduleuses d’hydrocarbures et la protection des populations les plus vulnérables touchées par les envolées des prix des hydrocarbures.
La persistance d’un marché informel des hydrocarbures est une source de pertes fiscales considérables pour l’Etat centrafricain.
Les autorités doivent faire de reformes
La mission du FMI a en outre encouragé les autorités à mettre en œuvre des réformes visant à moderniser les systèmes de gestion des impôts et des douanes, à améliorer les performances de la TVA et à assainir le cadre d’octroi des exonérations fiscales et douanières, ainsi qu’à renforcer les capacités de la cour des comptes et à adopter une nouvelle loi anti-corruption.
Enfin, la mission du FMI s’est félicitée des avancées sur le travail technique visant la mise en harmonie de la loi régissant les cryptomonnaies en RCA avec les accords établis dans le cadre de l’Union Monétaire en Afrique Centrale (UMAC) et les dispositions communautaires applicables dans la CEMAC
En conclusion, bien que les services du FMI n’aient pas encore accordé d’appui budgétaire au gouvernement centrafricain, cette visite de travail a permis de faire le point sur les réformes structurelles prioritaires et de discuter de l’évolution de la conjoncture économique en RCA. Les recommandations du FMI visent à accélérer les réformes, à améliorer la gestion des finances publiques et à renforcer les capacités institutionnelles pour soutenir la croissance économique de la RCA.
Bangui (CNC) – Le communiqué du deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Jackson Mazette, annonçant fracassement en bon dictateur, la fin des mandats des dirigeants élus de son parti et les invite à une assemblée générale, a suscité de vives réactions au sein du parti. Des membres et cadres du MLPC ont dénoncé son comportement et son communiqué, le qualifiant d’un trompeur pris la main dans le sac et motivé par des intérêts personnels plutôt que par l’intérêt du parti. Certains ont même accusé Mazette d’avoir reçu de l’argent du pouvoir pour déstabiliser le MLPC comme ses ami du MLPC – CO.
Monsieur Jackson Mazette
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Jackson Mazette rejoint officiellement Koyambonou et sa clique du MLPC-CO
Le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vient d’être secoué par un communiqué signé et publié par son deuxième vice-président, autodésigné membre fondateur, Jackson Mazette, et relié par les membres dissidents, qui invite les membres du parti à une assemblée générale ce dimanche 13 mars 2023 à Bangui. Entre temps, ils leurs annonce que leurs mandats reçus lors du dernier congrès sont devenus caduques. Cette initiative a suscité de vives réactions au sein du parti, notamment de la part des membres du bureau politique et des conseillers politiques nationaux du MLPC nommément cités dans ledit communiqué.
Un conseiller politique national du parti, CPN, concerné par ce fameux communiqué, sur son profil Facebook, a exprimé sa grande incompréhension et sa profonde stupéfaction face à ce communiqué « trompeur » de Jackson Mazette, qu’il a qualifié désormais de « dissident ». Il a rappelé que le pouvoir non plus de mettre fin aux différents mandats électifs des camarades du parti ne revenait pas à Jackson Mazette et que ni les textes du parti, ni les différents congrès du parti lui confèrent le titre de membre fondateur. Il a également invité les membres cités dans le communiqué à ne pas se rendre à l’assemblée générale convoquée par ces dissidents, qui selon lui, ont reçu de l’argent du pouvoir pour déstabiliser le parti.
Un autre conseiller politique national, joint par téléphone par la Rédaction du CNC, a déclaré que Jackson Mazette s’était exclu du parti en s’abstenant de participer aux réunions statutaires du bureau politique depuis l’exclusion du parti de son homme de main Chantal Jean-Edouard Koyambonou. Il a appelé les membres du parti, lui-aussi, à ne pas suivre les consignes de Jackson Mazette, qualifié de « hors-la-loi ».
Mazette et sa clique du MLPC-CO sont déterminés à diviser le MLPC
Enfin, un membre du bureau politique du MLPC a partagé sur son profil WhatsApp sa vision de la situation. Selon lui, le plan de Jackson Mazette est en train de tout faire pour disparaître le parti avant sa mort. Quand? c’est Dieu seul qui le sait, même pas lui, en conviant des personnes extérieures pour remplir la salle et créer la confusion. Il appelle donc les militants du parti à ne pas participer.
« Bonjour chers à tous, chers camarades,
Si Mazette se dévoile davantage, son plan est clair : Faire disparaître le MLPC sur la plan politique avant sa mort car il pense qu’en tant que fondateur, le partir doit mourir avec lui car si le parti reste et qu’il accède au pouvoir, il ne bénéficiera de rien. Il est fatigué vu son âge. Alors, la réunion qu’il convoque ce samedi, ça ne sera pas les militants du MLPC qui seront là, ils feront remplir le salle des gens du MCU et d’autres personnes intruses pour montrer aux gens que c’est les militants du MLPC pour créer la confusion et convoquer un congrès extraordinaire pour mettre en place un bureau politique ».
En somme, les réactions au communiqué de Jackson Mazette sont unanimes : il n’a pas le pouvoir de mettre fin aux mandats des camarades élus lors du dernier congrès, ni le pouvoir de convoquer une assemblée générale ou un congrès. Son initiative avec sa clique est considérée n’est autre qu’une manœuvre visant à déstabiliser le parti. Les membres du MLPC sont donc invités à la prudence et à la vigilance.
Rappelons que dans nos précédents articles, nous avions précisé que monsieur Jackson Mazette faisait partie de clique des dissidents du MLPC-CO, mais il s’est littéralement caché derrière les autres. Voilà qu’il sort officiellement son visage.
Bangui (CNC) – La Coordination du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a publié un communiqué de presse condamnant fermement la garde à vue des responsables syndicaux de l’enseignement à la DSPA. Dans ce communiqué, le BRDC exprime sa solidarité envers les enseignants et appelle le gouvernement à rendre aux syndicalistes leur liberté et à ouvrir des négociations sincères pour éviter aux élèves une année blanche aux conséquences désastreuses. Cette condamnation du BRDC est une position forte en faveur des droits des travail
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le BRDC condamne la garde à vue des responsables syndicaux
« Le 6 mars 2023, le syndicat des Enseignants du Fondamental 1 et 2 a notifié au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’effectivité d’une grève de 21 jours pour protester contre le mépris dont font preuve les gouvernants face à des problèmes réels vécus par les travailleurs. Depuis lors, ces syndicalistes font l’objet de menaces et d’accusations grotesques.
Ils ont été convoqués ce jeudi 9 mars 2023 au parquet de Bangui et placés en garde à vue.
« Le BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution), solidaire du Peuple laborieux dont le quotidien est devenu un enfer du fait de la flambée des prix sans des mesures d’accompagnement, dénonce cette atteinte flagrante au droit de grève, acquis majeur des travailleurs réduits pendant des siècles à vivre à l’état de servilité », déclare la coordination de cette coalition politique, le BRDC dans son communiqué publié jeudi.
Soutien aux enseignants
Le rôle des enseignants dans une société n’est pas à démontrer, et le BRDC exprime son soutien indéfectible envers eux. Il appelle le Gouvernement à rendre aux syndicalistes leur liberté et à ouvrir toutes les affaires cessantes des négociations sincères afin d’aboutir à un accord, pour éviter aux élèves une année blanche aux conséquences désastreuses.
« Le BRDC condamne la répression, les intimidations et les injures qui ne sont pas dignes de notre République. Il appelle à un dialogue social constructif pour trouver une solution pacifique et durable à cette crise », ajoute le communiqué de presse.
Cette condamnation du BRDC est une position forte en faveur des droits des travailleurs et de la démocratie en République Centrafricaine. Nous espérons que le gouvernement écoutera cette voix et prendra les mesures nécessaires pour garantir la liberté syndicale et les droits des travailleurs.
Bangui (CNC) – La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (la COSCIPAC) lance un appel à la mobilisation pour une grande marche populaire et pacifique le lundi 13 mars 2023.
Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 9 mars 2023
Appel à la mobilisation de la COSCIPAC pour une grande marche pacifique à Bangui
Le gouvernement envisage également d’augmenter le prix de la carte nationale d’identité à 10 000FCFA et celui du passeport à 80 000FCFA, ainsi que de restaurer l’impôt de capitation, taxe de l’esclavage abolie depuis 1994. Les Centrafricains sont également chassés de leurs terres, qui sont revendues ou cédées gratuitement aux colons rwandais. Les mines sont exploitées par les mercenaires Wagner et les Chinois, sans tenir compte de l’avenir de la nation.
Le syndicat des enseignants est également menacé par le gouvernement. Face à cette situation, la COSCIPAC appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser massivement pour une grande manifestation pacifique afin de protester contre les dérives totalitaires du gouvernement et de trouver une solution commune et pacifique à la situation que traverse la nation centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (le MLPC) a publié un communiqué ce 9 Mars 2023 dans lequel il informe ses membres qu’il n’a pas convoqué une Assemblée Générale prévue pour le Samedi 11 Mars 2023. Le Bureau Politique, dirigé par son Président légitime Martin ZIGUELE, exhorte tous les Responsables et membres du parti à ne pas prendre part à cette Assemblée Générale.
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le MLPC réagit au communiqué de Jackson Mazette
Dans son communiqué, le Bureau Politique dudit parti, le MLPC, dirigé par son Président légitime Martin ZIGUELE, a informé tous les membres du parti, y compris les Conseillers Politiques Nationaux, les Membres des Bureaux Nationaux du MLFC et du MLJC, les Responsables des Unions Fédérales, des Fédérations, des Sous-Fédérations, des Sections et des Cellules de Bangui et de Bimbo, les militants et militantes de base, les cadres, les membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, le Conseil des Sages et les sympathisants qu’il n’a pas convoqué une Assemblée Générale le Samedi 11 Mars 2023.
Le communiqué exhorte tous les Responsables cités ci-dessus à ne pas prendre part à cette Assemblée Générale et les invite tous à rester
Le MLPC rappelle ainsi son autorité sur son parti et demande à ses membres de ne pas suivre les dissidents du parti. Le communiqué est une réponse claire et forte aux tentatives de Jackson Mazette de déstabiliser le parti et de saper l’autorité de Martin ZIGUELE.
Ce communiqué est important pour le MLPC car il permet de réaffirmer son leadership et son autorité sur son parti, face aux tentatives de division et de déstabilisation de certains de ses membres.
En publiant ce communiqué, le MLPC envoie un message fort aux dissidents et aux autres partis politiques de Centrafrique, en montrant sa détermination à rester un parti uni et solidaire dans sa lutte pour la démocratie, la justice et la liberté
Bangui (CNC) – Ce jeudi 9 mars 2023, la capitale de la République Centrafricaine, Bangui, a été le théâtre d’un enlèvement de plusieurs citoyens européens de diverses nationalités par les membres de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). Les faits se sont produits dans le quartier Sica, aux alentours de 5 heures du matin.
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Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Des citoyens européens kidnappés à Bangui par l’OCRB
D’après les premiers éléments d’informations disponibles, les personnes enlevées sont au nombre de six. Parmi elles, figurent quatre ressortissants français,un belge et un italien. Les raisons de leur enlèvement manu militari demeurent pour l’heure inconnues. Ils sont pour le moment détenus dans un endroit tenu secret. Notre équipe, qui s’est rendue à l’OCRB, n’a pas retrouvé leur trace, y compris à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie SRI. Mais selon une source sécuritaire contactée, les six victimes seraient actuellement détenus par les militaires FACA proches des mercenaires au Camp de Roux, mais il est difficile pour le vérifier.
D’après un activiste de la société civile centrafricaine contacté, les Centrafricains assistent depuis six mois à une chasse aux sorcières dans le pays. Tous ceux qui sont européens sont indésirables sur le territoire centrafricain.
L’OCRB est une unité de la police créée en 2002 pour lutter contre la criminalité en Centrafrique. Elle est chargée de lutter contre les actes de banditisme, les braquages et autres délits similaires. Toutefois, cet enlèvement d’étrangers semble sortir de son champ d’action habituel.
Cet enlèvement souligne l’importance pour les étrangers de prendre des mesures de sécurité lorsqu’ils se rendent en Centrafrique. Il est recommandé de se renseigner sur les conditions de sécurité avant de se rendre dans le pays.
Bangui (CNC) – La lutte contre les mercenaires terroristes du groupe Wagner sera au centre d’une audience au Congrès américain ce jour jeudi 9 mars 2023, à laquelle participera Justyna Gudzowska, directrice de la politique financière illicite de The Sentry. Les membres de la Chambre et du Sénat ont introduit une législation bipartite visant à désigner le groupe Wagner et ses affiliés comme une organisation terroriste étrangère (OTE). Les témoins experts évalueront les outils les plus efficaces pour contrer le groupe Wagner et sa liste d’actions terroristes.
Deux mercenaires de Wagner en opération
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
La lutte contre le groupe Wagner s’intensifie aux États-Unis
La directrice de la politique financière illicite de The Sentry, Justyna Gudzowska, témoignera ce jeudi, le 9 mars, lors d’une audience au Congrès américain sur la manière de contrer le célèbre groupe russe Wagner.
The Sentry a joué un rôle de premier plan dans la révélation des activités de Wagner, notamment des massacres de masse, des tortures, des viols comme arme de terreur et le pillage des ressources naturelles. Les membres de la Chambre et du Sénat ont introduit une législation bipartite intitulée « Holding Accountable Russian Mercenaries (HARM) Act » (H.R. 506/S. 416) qui obligerait le secrétaire d’État à désigner le groupe Wagner et ses affiliés et successeurs comme une organisation terroriste étrangère (OTE). Des témoins experts évalueront les outils les plus efficaces pour contrer le groupe Wagner et ses affiliés, y compris une éventuelle désignation en tant qu’OTE via le HARM Act.
L’audience sera organisée par la Commission sur la sécurité et la coopération en Europe, également connue sous le nom de Commission d’Helsinki des États-Unis. Elle est composée de neuf membres du Sénat américain, de neuf membres de la Chambre des représentants et d’un membre chacun des départements d’État, de la Défense et du Commerce.
ARNAQUES ET ESCROQUERIES AU NOM DES PRÉSIDENTS MAHMAT IDRISS DÉBY ITNO ET FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA
Bangui (CNC) – Le dimanche 05 Mars 2023, à PK5 dans la concession de M. Ahmat Issa (à proximité de la Boulangerie Parisienne) à partir de 15h30 s’est tenue une réunion organisée par le MCU et rassemblant des citoyens tchadiens.
Le général Idriss Deby Itno, Président de transition au Tchad, et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 8 mars 2023
Cette réunion comptait plus de 250 participants. Pour le MCU, étaient présents : Aroufaye, le chargé de mission dans la cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, qui représentait Guy Moskit, Djida Goni qui travaille à la BGFI, Sani Yalo qui assistait à la réunion par téléphone. Du côté des représentants de la communauté tchadiens : Hassan Saïd le président de la colonie tchadienne en RCA, Mahamat Tigoul l’attaché de l’ambassade du Tchad en RCA, Mahamat Tahir dit “Kwa tî Yanga”, Ahmat Issa, Alhadji Mahamat Nour Kalombo et notamment Adam Adef.
Les organisateurs (MCU et représentants la communauté tchadienne de Centrafrique) ont annoncé l’arrivée imminente à Bangui, fixée au Vendredi 17 Mars 2023, du Président tchadien le Général Mahmat “Kaka” Déby Itno. Et ce, pour marquer la réconciliation avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra.
Arnaque à grande échelle
Décision a alors été prise par ces escrocs de faire confectionner des t-shirts et des banderoles à la gloire des deux présidents afin de célébrer la réconciliation entre le Tchad et la RCA. Des cotisations ont ainsi été imposées aux participants à la réunion notamment aux commerçants tchadiens par Hassan Saïd, le président de la colonie tchadienne en Centrafrique, et son équipe de percepteur de l’argent (Mahamat Tigoul l’attaché de l’ambassade du Tchad en RCA et Djida Goni de la BGFI). Cinq cent mille (500.000) francs ont été demandé à chaque commerçant. Un commerçant Zakhawa du nom de Tom Rajab a même versé la somme de un million (1.000.000) de francs à Adam Adef.
Le comité islamique dirigé par Rator fait également partie de la combine et y va de ses extorsions de fond. À l’heure où nous mettons sous presse, les escrocs continuent de sévir en toute impunité en racketant les commerçants de PK5.
Bangui (CNC) – Les enseignants en République centrafricaine font face à de graves menaces pour leur droit de grève. Depuis que les enseignants ont décidé de reconduire leur grève pour 21 jours, ils subissent des harcèlements et des menaces de la part du gouvernement. Les responsables syndicaux des enseignants ont été convoqués par la police pour répondre de leurs actes.
Centrafrique.org/Centrafrique-3-personnes-grievement-blessees-dans-une-bagarre-au-lycee-des-martyrs/portail-du-lycee-des-martyrs-a-bangui-rjdh/” rel=”attachment wp-att-53529″ data-wpel-link=”internal”>Entrée du lycée des martyrs de Bangui. Photo RJDH
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Les responsables syndicaux de l’enseignement convoqués à la police
Le droit de grève est un droit fondamental garanti par la loi. Les enseignants en République centrafricaine ont le droit de se mettre en grève pour défendre leurs intérêts et revendications. Cependant, depuis que les enseignants ont décidé de reconduire leur grève, ils font face à une répression sans précédent.
“Le Ministre de l’éducation a manqué de respect aux enseignants en tenant des propos inadmissibles. Le procureur de la République de Bangui et le Ministre Serge Djorie ont également sorti des communiqués pour menacer les leaders des enseignants. Maintenant, les responsables syndicaux des enseignants sont convoqués par la police.
C’est inadmissible. Les enseignants ont le droit de se mettre en grève sans subir de pressions et de menaces. Les élèves ont également le droit d’avoir des enseignants qui sont respectés et qui peuvent défendre leurs intérêts. Nous appelons tous les enseignants à faire bloc derrière leurs leaders et syndicalistes pour dire stop aux menaces et intimidations”, déclare un enseignant au lycée de Gobongo à Bangui.
Nous demandons également au gouvernement centrafricain de respecter le droit de grève des enseignants et de mettre fin à la répression contre les enseignants en grève. Les autorités doivent respecter les lois et les droits fondamentaux des travailleurs, y compris le droit de grève. Nous appelons la communauté internationale à soutenir les enseignants en République centrafricaine dans leur lutte pour leurs droits.
Bangui (CNC) – Les cours et tribunaux centrafricains ont reçu une dotation de 760 ouvrages juridiques destinés à améliorer la qualité des décisions judiciaires et la performance des juridictions. Les mallettes contenant ces documents ont été remises par le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, dans le cadre de l’appui à la consolidation de l’Etat de droit et au renforcement du système judiciaire. Les ouvrages traitent des domaines du droit pénal, du droit civil et commercial, du droit administratif, du droit du travail, des droits de l’homme, du droit international humain
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Les cours et tribunaux centrafricains ont reçu une dotation de 760 ouvrages juridiques
Le ministre d’Etat en charge de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, a souligné que ces documents juridiques vont aider les magistrats à rendre de bonnes décisions de justice et à être plus diligents dans le traitement des dossiers judiciaires.
Cette dotation intervient après la constatation de l’inexistence de bibliothèques dans les différentes juridictions du pays et aux difficultés des magistrats à accéder à la documentation juridique.
Le représentant de la MINUSCA, Mohamed Ag Ayoya, a réitéré l’engagement de la Mission dans la promotion du droit en République centrafricaine. Les ouvrages sont destinés aux Tribunaux de grande instance de Bangui, Bouar, Mbaiki, Bambari, Bria et Berberati, ainsi qu’aux Cours d’appel de Bangui et Bouar. Les magistrats et utilisateurs sont encouragés à faire bon usage de ces documents pour renforcer l’autorité de l’Etat à travers le pays.
Le coût total de cette dotation s’élève à près de 29 millions de FCFA, et une nouvelle dotation de ces documents sera faite pour les autres juridictions de la RCA avant la fin de l’année 2023. Cette initiative devrait contribuer à l’amélioration de l’efficacité et de la qualité de la justice en République centrafricaine, qui constitue la pierre angulaire de la stabilité et du développement du pays.
Bangui (CNC) – Le ministre conseiller du Président centrafricain, Fidèle Gouandjika, a tenu, sur les réseaux sociaux, des propos forts en langue nationale, le sango, qui ont attiré l’attention des médias locaux. Dans ses déclarations, il a clairement affirmé que les mercenaires de la société militaire privée Wagner ne quitteront pas la République centrafricaine (RCA).
Centrafrique.org/presence-de-wagner-en-Centrafrique-la-presidence-vient-officiellement-de-la-confirmer/fidele-gouandjika-je-suis-wagner/” rel=”attachment wp-att-52360″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Selon Fidèle Gouandjika, les Wagner ne quitteront pas la RCA
En effet, selon le ministre, le régime de Touadera a signé un accord de coopération militaire avec la Fédération de Russie, qui est la première puissance militaire et nucléaire au monde. Il a également ajouté que même si la Russie envoyait des voyous, des criminels en RCA, le régime composerait avec eux.
Ces déclarations ont eu lieu après que l’administration américaine ait proposé au Président Touadera de se séparer des mercenaires de Wagner en échange d’un soutien américain accru. Cependant, le ministre conseiller a clairement rejeté cette offre et a laissé entendre que les Russes ne quitteraient pas la RCA.
Ces propos ont suscité de vives réactions dans les médias et parmi les populations centrafricaines, qui se sentent prises en otage par les mercenaires de Wagner et craignent pour leur sécurité. Les Centrafricains attendent avec impatience la délivrance de leur pays de cette situation.
Malgré tout, le régime de Touadera semble déterminé à maintenir sa relation avec la Russie et les mercenaires de Wagner, au détriment de l’offre américaine et des pressions internationales. Les événements à venir permettront de savoir si les déclarations de Fidèle Gouandjika sont représentatives de la politique du gouvernement centrafricain.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui (CNC) – Le Mouvement des Cœurs Unis , le MCU, est-il impliqué dans un trafic illicite de produits pétroliers en République centrafricaine pour financer ses actions politiques ? C’est la question qui se pose après qu’un camion transportant 3 000 litres de carburant a été escorté par des gendarmes sans faire de formalités douanières et a traversé les barrières des forces de l’ordre jusqu’à Bangui. Une enquête a été diligentée par le ministre du développement énergétique, monsieur Bertrand Arthur Piri, et la coordination du comité de lutte contre les importations frauduleuses des produits pétroliers a produit un rapport circonstancié. Les conclusions de ce rapport ont poussé le ministre à saisir son homologue de la sécurité publique pour manquement grave des gendarmes et à saisir le bureau de l’Assemblée nationale pour le cas du député impliqué dans ce trafic.
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR
Le MCU s’adonne au Trafic illicite de produits pétroliers pour financer ses actions politiques?
C’est la question qui se pose après l’incident survenu dans la nuit du 19 octobre 2022 au PK26, en République Centrafricaine. Un camion transportant 3 000 litres de carburant, escorté par des gendarmes, a réussi à passer les barrières des forces de l’ordre sans faire de formalités douanières, jusqu’à Bangui. L’honorable Jean Sosthène Dengbe, qui a été cité nommément comme importateur des produits pétroliers, a avoué que ces derniers étaient destinés aux actions politiques du mouvement des cœurs unis, le MCU.
Le ministre du développement énergétique, Bertrand Arthur Piri, un autre grand trafiquant des produits pétroliers en RCA, a diligenté une enquête pour déterminer les circonstances des faits, dont le premier rapport a été produit par la coordination du comité de lutte contre les importations frauduleuses des produits pétroliers. Le rapport circonstancié indique que le véhicule n’a pas été soumis aux formalités douanières, et que les gendarmes ont levé la barrière du poste du PK26 sans contrôle.
Et la suite ?
Suite à ce rapport, le ministre du développement énergétique a saisi son homologue de la sécurité publique pour tirer les conséquences du manquement de la gendarmerie à sa mission régalienne.
Sur les réseaux sociaux, les réactions des compatriotes s’enchainent, dont celle de Bertrand qui estime qu’en espérant que la coordination a bouclé ses enquêtes et a dressé un rapport définitif sur cette affaire.
Il est important de souligner que le trafic illicite de produits pétroliers est un fléau qui a des conséquences économiques, sociales et environnementales désastreuses.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui, République centrafricaine – Jacky Bahati kasana, une assistante aux finances dans le sous-bureau de la FAO RD Congo à Goma, avait été Propulsée, depuis deux ans comme staff à part entière de la FAO, à un poste créé pour la circonstance, et ce, à un grade qui dépasse son entendement, « chargée d’administration » à la FAO Centrafrique, par sa belle-sœur devenue Représentante. Mais depuis son arrivée, elle se laisse humblement gouverner en parfaite sérénité par sa rancune innée qui ne dit pas son nom. Sa mission, débarquer de l’organisation, toutes les têtes qui leur résistent ou qui ne sont pas bien faites par Dieu à leurs yeux. Une enquête exclusive, CNC, révélation, première partie.
Madame Jacky Bahati Kasana
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 29 février 2023
L’incompétence et la haine jalouse d’une employée de la FAO, Jacky Bahati Kasana, créent un désordre
Arrivée depuis plus de deux ans en Centrafrique, officiellement, Jacky Bahati Kasana avait pour raison de sa mission, renforcer la capacité du personnel national, mais officieusement, elle est venue pour faire le jeu de sa belle-sœur, Perpétua Katépalala, une anglophone, une Gambienne, désignée comme Représentante de la FAO, une désignation, plusieurs fois refusée par le gouvernement centrafricain, en raison de son CV trop plat selon une source bien renseignée au ministère de l’Agriculture contacté par la Rédaction.
Entièrement rancunière depuis son enfance après une vie difficile, d’après nos investigations, c’est elle, Jacky Bahati Kasana, qui avait suggéré à sa nièce Perpétua, la Représentante, de se débarrasser de tous les employés désignés proches de son prédécesseur Alexandre et recrutés par celui-ci, lui aussi, très proche de Madame Marie Noelle Koyara, ancienne ministre de l’Agriculture, conseillère actuelle du président Touadera qui avait s’opposé à sa désignation à la tête de la FAO en Centrafrique. Son prédécesseur, d’après nos sources, aujourd’hui à la retraite, avait jugé opportun de rester en Centrafrique pour jouir de sa retraite.
Première victime de sa politique rancunière, Emmanuel Belima
Son contrat n’a pas été renouvelé en octobre 2021. Depuis lors, il est devenu la bête toutes couleurs de Jacky à abattre. Avec la dernière vague de non-renouvellement en masse des contrats de plus de huit personnels de la FAO pour des raisons infondées et fallacieuses de financement, selon les lettres parvenues au ministère de l’Agriculture dont CNC a pu obtenir les copies, les torchons brulent à feu d’essence entre Emmanuel et Jacky, devenus de véritables ennemis, « tue-moi je te tue… ». Pour preuve, la police est sur le dossier.
Selon nos sources au sein de la police centrafricaine, c’est la dame, Jacky, qui est partie faire, en premier lieu, sa déposition à charge contre Emmanuel à la brigade de l’office central pour la répression du banditisme, OCRB, au motif que, c’est lui qui serait dernière plusieurs mails envoyés par un certain SATAN2 à tout le personnel de la FAO en Centrafrique. Un courriel qui prévoit des tortures et de mort d’elle une fois que sa protégée, sa belle-soeur, Perpetuea, quittera la tête de la FAO Centrafrique.
D’après nos sources, Emmanuel a reçu l’information selon laquelle, il doit aussi aller faire sa déposition. Ce qui l’a étonné énormément et l’a emmené à conclure en ces termes avec ses proches :
« J’attends d’être convoqué officiellement par la police afin d’y aller répondre en présence de mon conseil s’il le faut, car je ne sais pas pourquoi je dois me rendre à la police. Je n’ai pas commis un délit ni un crime. Pourquoi dois-je me constituer prisonnier pour un fait fictif ? ».
L’incompétence notoire et prouvée de Jacky brille comme de l’or sur la surface
Pour l’heure, l’incompétence notoire et prouvée de Jacky brille comme de l’or et visible à l’œil nu dans la FAO, et pèse énormément sur les activités de l’Organisation en Centrafrique. Sur le plan administratif, tout est au sens dessus-dessous et occasionnent les non-paiements des salaires d’une partie du personnel depuis janvier 2023.
Rappelant que dans le second mail envoyé par Satan2, référence à l’arme de destruction massive de Poutine, l’auteur avait écrit que : « …. si certains bailleurs se sont retirés, c’est parce que votre politique de management est nul conséquence directe d’un résultat médiocre des activités. À qui la faute ? ».
Et d’ajouter : « Mais à croire que vous êtes en train de partir, qui va assurer la protection de cette dernière ? Vous n’avez encore rien vu. Où est Jacky, l’intouchable ? Elle est maintenant obligée de s’enfermer dans son bureau pour travailler en sécurité ou bien l’on doit positionner un agent de sécurité devant son bureau pour assurer sa protection. Ce spectacle va durer combien de temps ? C’est une comédie qui ne dit pas son nom » avant de conclure en ces termes :
« « Qui sème le vent récolte la tempête ». Jacky, voilà que tu es en train de payer le mal que tu as fait aux gens, la tension que tu as créée au sein de la FAO. À deux, vous avez semé la désolation chez presque tout le monde. L’heure est arrivée de payer cash.
Cette fois-ci, quel que soit le renforcement de dispositif de sécurité autour de toi, on va t’avoir et tu vas regretter amèrement tes actes. Ça va t’apprendre à redescendre sur la terre et à respecter tes collègues.
C’est les actes que vous avez posés qui vous rendent la vie difficile actuellement. Trop tard déjà. Les tactiques sont déjà mises en place pour vous rendre le mal que vous avez fait aux gens ».
Cette menace avait obligé le siège de la FAO, selon un de nos contacts à ma Minusca à Bangui, a dépêché un cadre en charge de sécurité à Bangui pour toucher avec les doigts, le niveau de cette menace.
Bangui (CNC) – Le Colonel Haroun Bata, figure controversée de la scène politique au Tchad, est mort le 2 mars 2023 en République centrafricaine. Tchadien d’ethnie Hadjaraï, il était connu sous plusieurs noms, dont Haroun Daba Bata, Haroun Bata Édouard, Haroun Ngolbé et Colonel Tolna. Bien qu’il n’ait pas été réellement Colonel de l’armée, il était à la tête d’un petit groupe armé, le MRLT (Mouvement révolutionnaire de libération du Tchad).
Centrafrique.org/dangereux-incident-entre-le-tchad-et-la-Centrafrique-deux-soldats-faca-et-3-civils-arretes/des-militaires-tchadiens/” rel=”attachment wp-att-61729″ data-wpel-link=”internal”>Des militaires tchadiens à l’arrière d’un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020. PHOTO AFP
Le colonel Haroun Bata vivait en exil en Centrafrique
Il était proche du Président Faustin Archange Touaderaet de sa politique, mais était également violemment anti-Français. Il soutenait les Russes et les mercenaires de Wagner, ainsi que les pouvoirs militaires au Mali et au Burkina Faso, et les “panafricanistes” comme Nathalie Yamb et Kemi Seba.
En décembre 2017, il avait été emprisonné au Tchad après une tentative de coup d’état contre le Président Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale. Il avait également participé à la rébellion Seleka en 2012-2013. Bien qu’il ait gardé des contacts avec les services de renseignements tchadiens, il était toujours recherché par le gouvernement de Guinée Équatoriale pour la tentative de coup d’état.
Les rebelles tchadiens du CCMSR et du FACT, ainsi que les rebelles centrafricains des 3R et UPC, ne le considéraient pas comme un vrai combattant mais plutôt comme un aventurier et un escroc.
Sa mort, survenue après une courte maladie de deux jours, est entourée de soupçons d’empoisonnement. Les spéculations quant aux responsables de sa mort sont nombreuses, allant du gouvernement guinéen à ses amis du gouvernement centrafricain, en passant par les mercenaires de Wagner.
En tout cas, cette disparition laisse un vide sur la scène politique au Tchad, où les alliances sont fragiles et les intérêts souvent contradictoires. Le Colonel Haroun Bata restera dans l’histoire comme une figure controversée, mais indéniablement influente, de la politique tchadienne.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui (CNC) – La plateforme Galaxie panafricaine, dirigée par M. Didatien Kossimatchi, a publié un communiqué de presse dans lequel elle exprime son soutien à la société Wagner et au président Touadera.
Bossangoa-kossimatchi-annonce-un-sit-in-devant-lambassade-de-france-a-bangui/blaise-didatien-kossimatchi/” rel=”attachment wp-att-61388″ data-wpel-link=”internal”>Le sulfureux chef milicien du régime de Bangui, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi
Rédigé par Gisèle Moloma
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Didatien Kossimatchi s’oppose au départ des mercenaires de Wagner de Centrafrique
La plateforme de la Galaxie dénonce l’administration Biden et la France néocolonialiste pour leur ingérence dans les affaires internes de la République Centrafricaine. La plateforme demande également aux pays occidentaux de quitter le pays et appelle le président Touadera à déclarer les ambassadeurs de ces pays persona non grata.
Dans ce contexte, il est important de souligner que la présence de la société Wagner en République Centrafricaine est controversée. Cette entreprise de sécurité privée russe est accusée de violations graves des droits humains et de procéder aux exploitations abusives des ressources minières et forestières du pays. Le soutien de la plateforme Galaxie panafricaine à cette entreprise soulève des questions quant à sa position sur les droits humains en République Centrafricaine.
Par ailleurs, la demande de la plateforme Galaxie panafricaine aux pays occidentaux de quitter le pays peut avoir des conséquences économiques importantes pour la République Centrafricaine, qui dépend en grande partie de l’aide internationale. La décision de la plateforme pourrait donc avoir des répercussions négatives sur la population du pays, du moment où la position économique de la Russie est très faible et ne donne aucun moyen financier à ses pays partenaires.
Ceci dit, la plateforme Galaxie panafricaine soutient la société Wagner et le président Touadera en République Centrafricaine, tout en dénonçant l’ingérence occidentale dans les affaires internes du pays. Cependant, les positions de la plateforme soulèvent des questions quant à sa position sur les graves violations de droits humains et peuvent avoir des sérieuses conséquences économiques pour la République Centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a récemment affirmé à Doha que la pauvreté des Centrafricains était due à l’Occident, mais selon l’ancien député Jean-Pierre Mara, cette déclaration ne reflète pas l’opinion du peuple centrafricain. Selon lui, le président Touadera est seul responsable de la situation actuelle de la RCA depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Il déplore également l’absence d’une Loi foncière claire et l’utilisation continue du décret colonial de 1899 en matière de propriété foncière.
Jean-Pierre Mara critique également la participation du président centrafricain au “One Forest Summit” au Gabon, un sommet visant à protéger les forêts tropicales, sans présenter de solutions centrafricaines claires sur le foncier, la forêt et leur relation avec le changement climatique afin de bénéficier du soutien extérieur lié à ces efforts. Touadera a également participé à la cinquième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés à Doha, où il a lancé un appel à l’aide de l’Occident pour aider la RCA dans sa conjoncture critique.
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Doute sur la stratégie politique et diplomatique de Touadera
Jean-Pierre Mara remet en question les stratégies politiques, diplomatiques et de communication du président Touadera, en soulignant que l’embargo ne peut pas être considéré comme le seul frein à son action, car les Wagner ont réussi à s’approvisionner et à équiper les rebelles tchadiens. Mara affirme que le président centrafricain doit donc prendre des mesures plus efficaces pour sortir le pays de la pauvreté, notamment en établissant une loi foncière claire et en mettant en œuvre des solutions centrafricaines pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.
En fin de compte, selon Mara, les déclarations du président Touadera à Doha n’engagent que lui et ne reflètent pas l’opinion du peuple centrafricain. Il appelle le président centrafricain à repenser ses stratégies et ses méthodes de communication pour mieux aider le peuple centrafricain à sortir de la pauvreté.
Bangui (CNC) – La République Centrafricaine traverse une période difficile marquée par des conflits internes et l’insécurité qui règne sur une grande partie de son territoire. Cependant, la situation est aggravée par les agissements des mercenaires de la société paramilitaire Wagner, dont les comportements suscitent l’indignation du peuple centrafricain, mais également des groupes armés, comme la CPC.
Deux mercenaires de Wagner en opération
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
La CPC dénonce le pillage de la ville de Sikikédé, de Ndah et de Nzako par les mercenaires de Wagner
Le pillage des biens des populations civiles dans les zones de conflit est une pratique courante de ces mercenaires
En effet, plusieurs témoignages font état du pillage des biens des habitants de Sikikédé et Ndah, ainsi que de Nzako, suivis de la revente de ces biens dans des villes voisines. Ces actes ont des conséquences désastreuses sur les populations locales, qui sont déjà fragilisées par la situation de crise.
« Le Porte-Parole Militaire de la Coalition CPC, Monsieur Mamadou Koura s’indigne de comportements des Mercenaires Russe de la société paramilitaire Wagner sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine.
Le Porte-Parole Militaire informe et prend à témoins la Communauté Nationale et Internationale sur les biens de la population Centrafricaine qui ont été mis au pillage par le groupe des Mercenaires Russe Wagner dans les zones de conflit Tel que Sikikédé, Ndah et Nzacko », dénonce le porte-parole de la CPC, monsieur Mamadou Koura.
La situation est d’autant plus inquiétante que ces mercenaires ont installé plusieurs camps militaires dans différentes régions de la Centrafrique, ce qui laisse craindre une extension de leur zone de pillages et d’exactions. La Coalition des Patriotes Pour le Changement dénonce ces agissements et appelle la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour faire cesser ces exactions.
Dénonciation du mensonge du gouvernement
« En dépit des mensonges éhontés propagés par le gouvernement Touadera et ses acolytes, la Coalition des Patriotes Pour le Changement réaffirme sa détermination à libérer le pays des rapaces qui le dévastent. Elle rassure également la population centrafricaine sur ses capacités militaires intactes, qui font peur aux usurpateurs du pouvoir du peuple centrafricain », ajoute le porte parole de la CPC, monsieur Mamadou Koura.
« Il est donc temps que la communauté internationale se mobilise pour mettre fin à cette situation insupportable, et permettre au peuple centrafricain de vivre dans la paix et la sécurité », déclare un cadre d’une organisation de la société civile centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le groupe paramilitaire Wagner, accusé de crimes de guerre en République Centrafricaine, doit être placé sur la liste des organisations terroristes au niveau européen, estiment les verts d’Écolo-Groen.
Centrafrique.org/logo-du-groupe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/logo-du-groupe-Wagner-450×450.png” alt=”logo du groupe Wagner” width=”450″ height=”450″ />logo officiel du groupe Wagner
Le groupe Wagner, responsable de massacres et exactions
Le groupe sème la terreur partout où il passe, en Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine et Mali, et est responsable d’exécutions massives, de tortures et de déplacements forcés de civils. Selon le député fédéral Écolo, Samuel Cogolati, Wagner répond aux critères pour être considéré comme une organisation terroriste en Europe, car il est composé de mercenaires recrutés dans les prisons russes, tout vise dans leur action à instaurer la terreur dans les populations civiles, ils ne respectent pas le droit international, et ont un agenda politique et économique. Les verts proposent que le groupe soit inscrit sur la liste des organisations terroristes pour geler tous les avoirs bancaires du groupe, asséchant ainsi financièrement une partie de la machine de guerre déployée à travers Wagner.
Selon Samuel Cogolati, sa proposition de résolution devrait recevoir un accueil favorable à la Chambre, car il y a un consensus chez les démocrates et les proeuropéens pour aller plus loin dans le combat contre Wagner, qui est devenu un fléau.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023