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La nomination de Mohamadou Bello Saïdou comme porte-parole de la CPC ravive le débat sur la situation sécuritaire en RCA

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Bangui, 08 mai 2023 (CNC) — La nomination de Mohamadou Bello Saïdou comme porte-parole de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a suscité une vive controverse sur les réseaux sociaux. Si certains accusent les rebelles d’avoir laissé des familles en deuil, d’autres pointent du doigt la mauvaise gestion du pays par les autorités centrafricaines. Des commentaires qui ont engendré des réactions très virulentes sur la toile, notamment à l’égard du député Aurélien Zingas, accusé d’être à l’origine de la souffrance des Centrafricains.

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Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 08 mai 2023

 

Nomination controversée de Mohamadou Bello Saïdou comme porte-parole de la CPC  

 

La nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou en tant que porte-parole de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a suscité de nombreuses controverses sur les réseaux sociaux. Les opinions divergent sur les raisons qui ont poussé les rebelles à prendre les armes et sur la manière dont les autorités centrafricaines ont géré la situation.

 

Les critiques de la nomination

 

Le député Aurélien Zingas a exprimé son désaccord avec la nomination en accusant les rebelles d’avoir laissé derrière eux de nombreuses familles en deuil. Il a déclaré que les rebelles devraient cesser leur quête incessante de pouvoir, car cela conduit inévitablement à la mort de nombreux innocents. D’autres personnes ont également critiqué la nomination, affirmant que la CPC n’est rien d’autre qu’un groupe de rebelles qui ne représentent pas les intérêts du peuple centrafricain.

 

Les défenseurs de la nomination

 

Cependant, d’autres ont pris la défense de la CPC et ont accusé les autorités centrafricaines de ne pas avoir géré la situation de manière appropriée. Ils ont affirmé que le groupe rebelle avait pris les armes pour protester contre la mauvaise gouvernance du pays et pour protéger les intérêts du peuple centrafricain. Certains ont également affirmé que la nomination de M. Saïdou était nécessaire pour permettre aux rebelles de faire entendre leur voix dans les médias.

 

Les réactions des citoyens

 

Au-delà de la controverse sur la nomination elle-même, de nombreux citoyens ont exprimé leur mécontentement face à la situation actuelle en République centrafricaine. Certains ont accusé les politiciens de trahir leurs convictions politiques pour des avantages personnels, tandis que d’autres ont critiqué la gouvernance estomacale qui ne fait que nourrir la corruption et les inégalités dans le pays.

 

La nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou en tant que porte-parole de la CPC a suscité de nombreuses controverses en République centrafricaine. Les opinions divergent sur les raisons de la rébellion et sur la manière dont la situation doit être gérée. Cependant, tous semblent s’accorder sur le fait que la situation actuelle dans le pays est loin d’être satisfaisante et que des mesures doivent être prises pour garantir la sécurité et le bien-être de tous les citoyens.

 

 

 

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INTERVIEW EXCLUSIVE DE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ SUR LA BOUILLANTE ACTUALITÉ POLITIQUE CENTRAFRICAINE

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Fari Tahéruka Shabazz : « Mon travail de déconstruction de l’image de Touadéra est une réussite »

 

Bangui, 08 mai 2023 (CNC) —  Dans une interview exclusive accordée au Corbeau News Centrafrique (CNC), le politologue Tahéruka Shabazz, figure de la lutte contre le régime de Touadéra en République Centrafricaine, s’est exprimé sur son absence médiatique et la réussite de son travail de communication pour déconstruire l’image du président Touadéra. Selon lui, ce travail a permis de révéler la véritable nature de l’homme à la tête du pays, qui n’est plus pris au sérieux par personne et qui est devenu la risée du pays. Fari Tahéruka Shabazz explique également que la vérité sur les comportements pénalement répréhensibles des proches de Touadéra doit être dite, afin de faciliter la prise de conscience et l’adhésion du plus grand nombre à la lutte contre la dictature en RCA.

Le Politologue centrafricain Fari-Taheruka Shabazz. CopyrightCNC
Le Politologue centrafricain Fari-Taheruka Shabazz. CopyrightCNC

 

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 08 mai 2023

 

Fari Tahéruka Shabazz : « Mon travail de déconstruction de l’image de Touadéra est une réussite »

 

Connu pour son franc-parler et sa détermination sans faille, Fari Tahéruka Shabazz dénonce les agissements du pouvoir et revient sur les raisons qui l’ont poussé à lutter contre le régime de Touadéra dans une interview accordée à CNC.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour M. Fari Tahéruka Shabazz. Comment allez-vous ? Depuis des mois votre présence sur la scène publique se fait plus diffuse. Par exemple, votre page Facebook d’ordinaire si dynamique n’est plus du tout en activité depuis au moins six mois. Que s’est-il passé ? Auriez-vous jeté déjà l’éponge ?

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : (Rire). À dire vrai, pour le moment, je ne sais pas comment jeter l’éponge. J’ai été forgé dans la lutte et c’est désormais dans mon ADN social. J’aime beaucoup me rappeler à moi-même ce mantra de motivation : “Fari Tahéruka Shabazz, combattu souvent, battu parfois, abattu jamais “. Donc vous voyez, l’abandon semble être une leçon que mon cerveau n’arrive pas à imprimer.

Sinon, vous me demandez ce qui explique l’évanescence de ma présence pareille à un fantôme qui ne serait pas visible mais néanmoins assez perceptible tel un esprit planant sur les évènements. Je vous répondrai que la première phase de mon travail de guerre communicationnelle contre le régime de Touadéra est une déjà une réussite. Par conséquent, je me devais de monter d’un cran dans mon combat politique.

 

CNC : Qu’entendez-vous par là ?

 

FTS : Hey bien, l’objectif que je m’étais fixé quand j’avais médiatiquement pris en grippe Faustin Archange Touadéra, c’était de faire en sorte que plus personne ne considère ou ne se focalise uniquement sur sa carapace de Chef d’Etat de Faustin Archange Touadéra, qui par définition doit être respectée voire même être craint. Je voulais qu’à la suite de mon travail de minage de son image, les gens ne voient désormais en lui que l’homme corrompu, incompétent, amoral, calculateur, sans vision, sans charisme, anti-patriote et laquais de puissances étrangères hostiles à la RCA. Et vous conviendrez avec moi qu’aujourd’hui l’espace médiatique, notamment les réseaux sociaux, est complètement saturé des récriminations contre Faustin Archange Touadéra qui n’est plus pris au sérieux par personne. Il est devenue la risée du pays, même à l’extérieur de nos frontières nationales. Je me réjouis de cette situation, de cette déconstruction méthodique du mensonge qui entoure cet homme. Ce travail intellectuel de sape de la communication présidentielle a nécessité le concours d’énormément d’énergie, de temps et de créativité de la part des petites mains centrafricaines et non-centrafricaines. Objectif atteint, on passe à l’étape suivante.

 

CNC : Que gagnez-vous à discréditer ainsi le Président Touadéra ? Est-ce que, comme le soutiennent certaines personnes, qui ne sont pas forcément des partisans du Chef de l’Etat, par votre attitude vous ne salissez pas l’image du pays à l’extérieur ? Ne devriez pas plutôt émettre vos critiques en off au lieu de l’étaler publiquement devant les étrangers? Car au final, le linge sale se lave en famille, non?

 

FTS : Oui effectivement, le linge sale se lave en famille. Mais Touadéra nous a suffisamment montré à plusieurs reprises d’ailleurs que sa famille se résumait aux Wagner, aux feymans camerounais, aux affairistes rwandais et libanais ainsi qu’aux seigneurs de guerre de l’ex-Séléka réunis autour de Djotodia, d’Hassan Bouba, d’Arnaud Djoubaye-Abazène, de Djono-Ahaba et autres Toumou Déya. Qu’est-ce qui nous lie à ce patchwork d’individus recherchés par la CPI, la CPS et placés sous sanctions internationales ? Tous ces gens-là sont hors de la République donc nous n’avons pas à les caresser dans le sens du poil quand il s’agit de dire la vérité sur leurs comportements pénalement répréhensibles, leurs exactions avérés, leur paranoïa psychotique, leur politique vaudou.

Mais en dernière instance, il nous fallait lever le voile sur la montagne de mensonges forgés par le pouvoir de Bangui autour de l’image de Touadéra. Et ce, afin de faciliter la prise de conscience et ensuite l’adhésion du plus grand nombre à la lutte contre la dictature que subit les Centrafricains. Et c’est avec le sourire aux lèvres que nous constatons que plus personne aujourd’hui n’a de doute quant au caractère foncièrement dictatorial du régime de Bangui. C’est pour cela que Bangui rebaptisée l’inique, sous Touadéra, est si isolé sur la scène diplomatique, qu’il est de facto mis sous tutelle par les institutions financières internationales, et qu’il est frappé par une polycrise dont il ne parvient pas à s’en sortir. Et ultimement, les Centrafricains ont la conviction solidement établie que la chute d’un tel régime n’émouvra vraiment personne, dès lors que le visage hideux de ce pouvoir a été dévoilé.

 

CNC : Justement, depuis le début de ce week-end [04/05/2023, ndlr], la centrafricanosphère notamment les réseaux sociaux les plus fréquentés par les Centrafricains (Facebook et WhatsApp) bruit de rumeurs autour de l’ancien Chef d’État Ferdinand Alexandre N’guendet. Selon vous, qui êtes connu pour être un fin analyste politique, que devrait-on en penser ? Qu’en pensez-vous, vous-même ?

 

FTS : Comme vous, évidemment j’ai suivi le développement qui a été fait tout autour de l’interprétation à donner à la décision du Président N’guendet de quitter la présidence de son parti le RPR [Rassemblement Pour la République, ndlr]. Pour avoir été un très proche collaborateur du Président N’guendet, je puis vous garantir que c’est un homme de combat, un homme déterminé et qui se sent animé par un destin. Je partage l’interprétation donnée par différents journaux en ligne dont CNC quant à l’abandon de la présidence du RPR. J’imagine assez aisément qu’après l’épisode râté de sa capture, il a préparé une contre-attaque musclée qui nécessitait qui se délestât de toute attache politique partisane.

C’est un secret pour personne qu’il aspire à ré-occuper la plus haute fonction de l’Etat. Et si tel est le cas, il est normal d’après sa mentalité tel que la connaît et les statuts de son parti qu’il quitte ses fonctions de Président du RPR. Je vous rappelle que j’ai été secrétaire général du RPR et que je connais parfaitement ses textes fondamentaux dans lesquels la fonction de Chef d’Etat et de President du RPR sont incompatibles.

 

CNC : Est-ce à dire que vous prenez très au sérieux ces rumeurs ?

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : En tant qu’analyste politique et encore plus en tant que collaborateur qui l’a pratiqué pendant des années, je puis vous garantir qu’il ne s’agit pas là d’une rumeur, mais c’est la bonne interprétation. Relisez ses discours de 2014 et ses déclarations successives depuis 2017 célébrant sa prise de pouvoir du 11 Janvier 2014 et vous comprendrez la psychologie et les convictions du Président N’guendet. Rembobinez le film de son parcours politique et vous vous rendrez compte qu’il n’a jamais été nommé à aucun poste de sa vie politique. Tout ce qu’il a eu il l’a arraché : conseiller de transition et membre du bureau du CNT de 2003-2005, plus d’une décennie de députation dont cinq dans la fonction de vice-président de l’Assemblée Nationale, Président du CN de 2013 à 2016, et Président a.i. de Transition en 2014. Ce qui veut dire que c’est un homme qui a du flair, qui sent les coups politiques, qui transforme les essais. Je le compare dans le football à un renard des surfaces comme Filippo Inzaghi qu’on ne voit quasiment pas dans le match mais qui n’a besoin que d’une occasion pour la mettre au fond du filet. C’est comme ça qu’est N’guendet, c’est un chasseur de but qui traine dans la surface de réparation.

 

CNC : Pensez-vous que les autorités de Bangui devraient se méfier de lui plus que de la CPC ou des menaces voilées des Occidentaux ?

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : Il ne m’appartient pas d’aider, par un moyen ou un autre, directement ou indirectement, à proroger le bail de la dictature de Touadéra qui est déjà sous perfusion, dans un état comateux. Donc même si j’avais la solution à leur problème, je ne leur en dirais rien. Cependant, le seul commentaire que je pourrais faire ici, c’est que l’humiliation que N’guendet a subi par le pouvoir de Touadéra ne pouvait pas rester sans lendemain. Tel que je le connais, il a dû activer ses réseaux intérieurs et extérieurs. Pour le réseau intérieur, déjà quand je travaillais avec lui, il organisait discrètement des réunions sécuritaires avec des officiers triés sur le volet, des fidèles. Il a toujours maintenu le contact avec les hommes de l’appareil sécuritaire. Socialement, il a beaucoup aidé certains qui lui sont redevables jusqu’à aujourd’hui. Je le sais parce que beaucoup en catimini venaient le voir pour le remercier ou pour s’ouvrir à lui. J’ai été son plus proche conseiller donc évidemment j’étais au courant de tout cela.

 

CNC : Oui, mais à l’international N’guendet n’est pas connu pour son entregent. Il n’a pas forcément un carnet d’adresse assez fourni comme d’autres leaders politiques centrafricains.

 

FTS : Après, ce que je peux vous dire c’est que c’est moi qui rédigeais les projets de correspondance pour les personnalités étrangères, donc j’ai une idée assez claire de cette question. Cependant, je pense qu’en l’espèce la loi sur les anciens Chefs d’État l’a beaucoup aidé. Sans s’en rendre compte Touadéra en promulguant cette loi a facilité la tâche à N’guendet. Car s’il est facile pour un homme au pouvoir d’appeler son homologue, de le rencontrer et voire de lui demander un service, il en va tout autrement quand on a quitté le pouvoir ou quand le pouvoir nous a quitté. Or, tel que je connais le Président N’guendet il n’a pas dû perdre du temps. Je ne suis pas dans le secret des dieux, mais je suis convaincu qu’après avoir échappé au traquenard tendu contre lui par Touadéra, il a tout mis en œuvre pour trouver des partenaires à l’extérieur. Je n’ai aucun doute là-dessus. Je ne sais pas lesquels, mais visiblement il les auraient trouvé et convaincu, d’où tous ces mouvements que nous voyons actuellement.

 

CNC : Pour finir, tentons un peu de politique fiction, s’il vous le voulez bien. Avec cette nouvelle donne N’guendet, comment voyez-vous la suite des événements ?

 

FTS : De mon point de vue, l’appareil sécuritaire par précaution cherchera à enquêter. Le malaise c’est qu’ils n’ont pas de trace de lui. Est-il encore à l’étranger ? En Europe? En Afrique ? Serait-il revenu au pays ? Mais où dans ce cas ? À Bangui même ? En zone rebelle? En tout cas, énormément de questions en suspens. Toujours est-il que si N’guendet a fait la connexion avec les groupes armés en province, les autorités de Bangui devraient être en alerte car un nouvel élément vient compliquer l’équation. Comme nous sommes dans la politique fiction, je le vois passer un deal avec une puissance qui n’apparaitrait pas publiquement mais qui lui donnerait les moyens de son action. En cas de réussite, ses soutiens en sourdine manœuvreraient pour faciliter la reconnaissance du nouveau régime à l’international et éviter que les robinets des aides financières internationales ne soient coupés. S’il échoue, ils le condamneraient aussitôt sans état d’âme mais discrètement ils pourraient l’aider à l’exfiltrer lui et ses hommes. Vue l’instabilité politique, sociale, économique et sécuritaire actuel, le système étatique est très affaiblie et donc est à la merci d’une opération pourvue qu’elle soit menée minutieusement.

 

CNC : À vous entendre, Touadéra n’en aurait plus pour longtemps au Palais de la Renaissance.

 

Fari Tahéruka Shabazz (FTS) : Moi j’explore des pistes selon les données que j’ai et la connaissance des hommes. Mais in fine, il faudrait que vous interrogiez le Président N’guendet lui-même ainsi que les services de renseignement intérieur et extérieur de Touadéra. Je ne sais pas s’ils vous répondront, mais seuls leurs propos peuvent nous aider à désembrouiller cette situation. En attendant, il faut reconnaître que les indicateurs sont au rouge. Donc restons sur nos gardes.

 

CNC : M. Fari Tahéruka Shabazz, nous vous remercions.

 

FTS : Non, je vous en prie. C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

 

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La communication de Madame Sylvie Baïpo-Temon, ministre des affaires étrangères, jugée peu professionnelle

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Bangui, 08 mai 2023 (CNC) — Les citoyens centrafricains sont mécontents du comportement de leur ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, Madame Sylvie Baïpo-Temon. La critique porte principalement sur sa manière de communiquer, qui est considérée comme mensongère et peu professionnelle. Cet article analyse les raisons de ces critiques et l’importance de la communication pour l’image d’un pays à l’étranger.

Centrafrique.org/accord-entre-la-turquie-et-la-Centrafrique-luranium-de-bakouma-sera-exploite-par-une-societe-turque/mme-sylvie-baipo-temon-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres/” rel=”attachment wp-att-60043″ data-wpel-link=”internal”>Mme Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères
Madame Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires Étrangères

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 08 mai 2023

 

La ministre des affaires étrangères centrafricaine, Sylvie Baïpo-Temon  critiquée pour son comportement mensonger en communication

 

La communication est un élément essentiel dans le domaine des relations internationales et elle joue un rôle crucial dans l’image qu’un pays renvoie au monde. Cependant, dans le cas de la ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, Madame Sylvie Baïpo-Temon, son comportement mensonger a suscité une critique acerbe de la part des citoyens centrafricains.

 

En effet, Madame Sylvie Baïpo-Temon  semble être en difficulté constante lorsqu’il s’agit de communiquer efficacement. Pourtant, elle dispose d’une équipe de professionnels payés par les contribuables pour assurer une communication claire et précise qui puisse refléter l’image de la République centrafricaine à travers le monde. Malheureusement, il semblerait que la ministre Sylvie Baïpo-Temon confonde cette mission essentielle avec une simple gestion de fonds de commerce, où les coups de publicité sensationnels sont privilégiés.

 

C’est un véritable dommage, car la communication est un enjeu crucial pour les affaires étrangères, et l’image d’un pays doit être protégée et valorisée. Dans ce contexte, les centrafricains ont le droit d’attendre de leur ministre des affaires étrangères un comportement exemplaire et un discours cohérent qui ne soit pas entaché de mensonges.

 

Il est également important de souligner que la communication est une question de dignité nationale. Les citoyens centrafricains sont fiers de leur pays et de leur drapeau, et ils ont le droit d’attendre que leur dignité soit préservée à travers les messages véhiculés par leur représentante diplomatique. Il est donc crucial que Madame Sylvie Baïpo-Temon  prenne conscience de cette responsabilité et qu’elle travaille activement à améliorer son approche en matière de communication.

À lire aussi : Attaque de poste frontalier tchadien de Sourou, la République centrafricaine condamne 

 

La communication est un élément essentiel dans le domaine des relations internationales, et il est important que les représentants diplomatiques agissent avec dignité et cohérence. Dans le cas de Madame Sylvie Baïpo-Temon  , sa propension à mentir dans sa communication a suscité une critique sévère de la part des citoyens centrafricains, qui attendent de leur ministre des affaires étrangères un comportement exemplaire et une communication efficace pour promouvoir la République centrafricaine à travers le monde.

À lire aussi : LA PRODUCTION HÂTIVE D’UN COMMUNIQUÉ CONJOINT RELATIF À L’INCURSION PUNITIVE DE L’ARMÉE CENTRAFRICAINE EN TERRITOIRE TCHADIEN FAIT-IL OBSTACLE À DES AFFRONTEMENTS ARMÉS ENTRE LES DEUX PAYS ?

 

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Un homme retrouvé pendu à son domicile : la police ouvre une enquête

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 homme retrouvé pendu à son domicile : la police ouvre une enquête

 

Bangui, 08 mai 2023 (CNC) — La mort tragique de Mardochée Alain NDJOUMBOU, père de famille et ancien employé de la Société SCAD, a ému toute une communauté. Agé d’environ quarante ans, il a été retrouvé pendu dans sa chambre, dans la matinée du dimanche 7 mai 2023.

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Mardochée Alain NDJOUMBOU

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 08 mai 2023

 

Un homme retrouvé pendu à son domicile

 

Tout semblait normal dans la soirée du samedi 6 mai, alors que sa femme était à l’église pour une veillée de prière et que leurs enfants mineurs étaient couchés. Personne n’a entendu quoi que ce soit pendant la nuit. C’est son fils aîné, de retour à la maison après avoir vendu au bord de la route, qui a découvert le corps inanimé de son père dans sa chambre le petit matin du dimanche 7 mai 2023.

 

Pour l’heure, la raison de ce geste fatal reste inconnue et une enquête a été ouverte par la police. Le corps a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Cette nouvelle a bouleversé toute la communauté et laissé beaucoup de questions sans réponse. Les amis, les anciens collègues de travail et les voisins de Mardochée Alain NDJOUMBOU se sont rassemblés pour exprimer leur chagrin et leur soutien à sa famille.

 

Cette triste nouvelle est un rappel de l’importance de prendre soin de sa santé mentale et de chercher de l’aide si l’on traverse des moments difficiles. Nous adressons nos sincères condoléances à la famille et aux proches de Mardochée Alain NDJOUMBOU.

 

 

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Crépin Mboli-Goumba dénonce le faux souverainisme et la politique du président Touadéra

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Bangui, 07 mai 2023 (CNC) — Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) en Centrafrique, dans un tweet partagé largement sur les réseaux sociaux, a fermement critiqué la gestion étatique actuelle du président Touadéra et appelé à une action pour protéger la Constitution, face à des modifications potentielles qui pourraient permettre à Touadéra de se maintenir au pouvoir.

Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC
Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le dimanche 7 mai 2023

 

Crépin Mboli-Goumba  dénonce le faux souverainisme du président Touadéra

 

Le coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Crépin Mboli-Goumba, a récemment publié un post sur les réseaux sociaux exprimant son mécontentement à propos de la gestion étatique actuelle. Dans ce post, il a clairement indiqué que le BRDC était déterminé à ne pas permettre que les politiques actuelles soient devenue la norme pour l’avenir de la République Centrafricaine.

À lire aussi : Le chef rebelle Abakar Sabone fait à nouveau de clin d’œil aux autorités tchadiennes

 

Dans son post, Mboli-Goumba affirme que la gestion actuelle de l’État est faite de faux souverainisme, et qu’il est nécessaire de prendre des mesures pour empêcher que cela ne devienne la norme. Il critique également le fait que certains vilipendent le Tchad, alors que ce pays a récemment évacué des Centrafricains du Soudan.

 

Le coordonnateur du BRDC a également critiqué ceux qui, tout en critiquant l’Occident, remercient le Fonds Monétaire International (FMI). Pour lui, cela est incohérent.

À lire aussi : Violence, menaces et intimidation : vent de répression russe sur la presse africaine

 

Ce post de Mboli-Goumba est révélateur de la frustration et de l’inquiétude que ressentent de nombreux citoyens centrafricains face à la situation actuelle dans leur pays. Le BRDC est une coalition de l’opposition démocratique regroupant une trentaine des partis politiques et organisations de la société civile qui s’oppose à la politique menée par le président Faustin-Archange Touadéra, qui est accusé de chercher à modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir.

À lire aussi : Centrafrique : le Président du PATRI, Crépin Mboli-Goumba, offre 5 millions de francs CFA pour la lutte contre le Covid-19 en RCA

 

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Centrafrique : Crash d’un hélicoptère fantôme à Bozoum: le gouvernement reste muet

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Bangui, 07 mai 2023 (CNC) — Le mystère plane toujours sur l’origine de l’hélicoptère qui s’est crashé dans la localité de Gbadali 4, à une trentaine de kilomètres de Bozoum, au nord-ouest de la République centrafricaine. Le gouvernement centrafricain n’a toujours pas fourni d’explication claire sur l’identité de l’appareil, malgré les spéculations qui circulent sur les réseaux sociaux. Selon certaines sources, l’hélicoptère appartiendrait à l’armée congolaise, mais d’autres estiment qu’il s’agirait d’un appareil tchadien ou encore des mercenaires de Wagner.

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Hélicoptère fantôme atterri en urgence vers Bozoum, au nord-ouest de la RCA

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le dimanche 07 mai 2023

 

Affaire de l’hélicoptère fantôme : les spéculations vont bon train

 

Depuis le crash d’un hélicoptère inconnu dans la région de Bozoum en Centrafrique, les rumeurs et les spéculations se multiplient quant à l’origine de l’appareil. Si le gouvernement centrafricain ne s’est pas encore prononcé sur le sujet, certaines sources affirment qu’il s’agit d’un hélicoptère appartenant à l’armée congolaise, tandis que d’autres évoquent une possible implication des forces tchadiennes ou des mercenaires de Wagner.

L’hypothèse selon laquelle l’hélicoptère serait tchadien a été rapidement démentie par les autorités du pays voisin. Le porte-parole de l’armée tchadienne a précisé que l’appareil appartenait en réalité à l’armée de la RDC. Cette déclaration vient donc contredire les rumeurs selon lesquelles l’hélicoptère aurait été utilisé pour livrer des armes aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Malgré ces précisions, le mystère reste entier quant à l’origine exacte de l’hélicoptère. Les autorités centrafricaines n’ont pour l’instant pas apporté de réponse claire à cette question. Toutefois, une source militaire centrafricaine a affirmé que l’appareil appartenait bien à l’armée congolaise et que les pilotes ont été ramenés dans la capitale centrafricaine par la Minusca.

 

Le crash de cet hélicoptère fantôme suscite de vives réactions dans la région, notamment en raison des tensions politiques qui agitent la République centrafricaine depuis plusieurs années. Cette affaire met en lumière les rivalités entre les différents acteurs impliqués dans le conflit en cours dans ce pays, qui implique notamment des groupes armés, des forces étrangères et les autorités centrafricaines.

 

Dans ce contexte, il est important que les autorités centrafricaines fassent la lumière sur cette affaire et fournissent des explications claires sur l’identité de l’hélicoptère en question. Il en va de la transparence de la gestion de la crise en Centrafrique et de la sécurité des populations qui sont les premières victimes de cette situation.

 

 

 

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La CPC renforce sa capacité de communication avec la nomination d’un nouveau porte-parole militaire

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Bangui, 07 mai 2023 (CNC) — La Coalition des Patriotes Pour le Changement (CPC) a annoncé la nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou en tant que porte-parole militaire de son état-major, dans le cadre de ses efforts pour renforcer sa capacité de communication et de coordination des opérations militaires.

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Mohamadou Bello Saïdou, nouveau porte parole militaire de la CPC

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le dimanche 07 mai 2023

 

La Coalition des Patriotes Pour le Changement nomme un nouveau porte-parole militaire

 

La Coalition des Patriotes Pour le Changement (CPC) a nommé, le vendredi 5 mai 2023,  un nouveau porte-parole militaire pour son état-major. La décision a été annoncée par le Coordonnateur Militaire et Chef d’Etat Major de la CPC, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, par le biais d’une note de nomination portant le numéro N°007/ CPC/ mk.MlL/ SG-2022.

 

La nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou  Saibou en tant que porte-parole militaire de l’état-major de la CPC est intervenue après le décès de Monsieur Mamadou Koura la semaine dernière. Monsieur Koura, ancien porte-parole militaire de la CPC décédé après une brève maladie.

 

La Coalition des Patriotes Pour le Changement est un mouvement politique et militaire qui opère en République centrafricaine. La CPC est impliquée dans une lutte armée contre le gouvernement centrafricain depuis plusieurs années. Le mouvement est composé de différents groupes armés et milices, qui ont uni leurs forces pour renverser le gouvernement en place.

 

Le porte-parole militaire de l’état-major de la CPC  joue un rôle crucial dans la coordination des opérations militaires et dans la communication avec les médias et la population locale. La nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou Saibou devrait renforcer la capacité de la CPC à communiquer sur ses actions et à coordonner ses opérations.

 

La mort de Monsieur Mamadou Koura est une perte pour la CPC. Il avait une grande expérience en tant que porte-parole militaire et était respecté par les membres de la CPC. Sa mort est une triste nouvelle pour le mouvement.

 

Cependant, la nomination de Monsieur Mohamadou Bello Saïdou Saibou montre que la CPC est déterminée à poursuivre son combat contre le gouvernement de la République centrafricaine malgré les défis et les difficultés. Le mouvement est confronté à une pression croissante de la part des forces gouvernementales et de leurs alliés internationaux. La nomination de Monsieur Bello Saibou devrait permettre à la CPC de mieux faire face à ces défis et de renforcer sa capacité à coordonner ses opérations.

 

Dans ce contexte difficile, la CPC doit faire face à de nombreux défis. La nomination de Monsieur Bello Saibou montre que le mouvement est déterminé à poursuivre son combat pour le changement en République centrafricaine. La CPC est un mouvement important dans la région et joue un rôle crucial dans la lutte pour le changement et la stabilité dans le pays.

CENTRAFRIQUE : LE PROJET DU RÉFÉRENDUM CONSTITUTIONNEL SYNONYME D’UN TROISIÈME MANDAT PRÉSIDENTIEL SERAIT-IL VIABLE SANS LA CONTRIBUTION DU BLOC RÉPUBLICAIN POUR LA DÉFENSE DE LA CONSTITUTION ?

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

Bangui, 07 mai 2023 (CNC) — Pendant que nos frontières traditionnelles sont menacées dans ce bourbier triangulaire Centrafrique-Tchad-Soudan caractérisé par l’afflux massif, dangereux et non maîtrisé des armes, de mercenaires et de réfugiés…le pouvoir de Bangui s’agite, s’époumone à matérialiser son projet de référendum constitutionnel en vue de s’éterniser à la magistrature suprême de l’état à l’instar des autres états de la sous-région.

 

Pour ce faire, des scénarios de coupler le référendum constitutionnel aux élections locales sont envisagés et les organismes de financement se raréfient.

C’est dans ce climat délétère caractérisé par la gouvernance décriée dans le rapport de Human Rights Watch avec le rétrécissement drastique de l’espace politique, médiatique, sécuritaire…que le Bloc Républicain pour La Défense de la Constitution (BRDC) annonce à travers une conférence de presse la suspension de toutes contributions à un quelconque processus électoral en vue de renforcer les capacités démocratiques de notre patrimoine commun.

À ce stade, il apparaît important de rappeler qu’en dehors des élucubrations, des distractions de certains partis politiques écrans, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) demeure la seule plateforme de l’opposition démocratique crédible, légitime et audible qui peut cautionner tout processus politique.

On en déduit par voie de conséquence que cette plateforme de l’opposition associée à la société civile sont des acteurs incontournables de veille et de légitimité politique.

Par ailleurs, il faut noter que le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution conditionne son retour dans l’arène politique au rétablissement de la cour constitutionnelle dans sa légitimité d’antan et la réforme consensuelle de l’Autorité Nationale des Élections (ANE).

Conscient que le projet de référendum constitutionnel en vue de sauter les verrous du nombre de mandat est dans une impasse qu’on ne peut aiguiller, le citoyen lambda s’interroge :

Le référendum constitutionnel en gestation en vue de se maintenir indéfiniment au pouvoir serait-il viable sans la contribution du Bloc Républicain pour la Defense de la Constitution ?

Le résultat d’un tel référendum sera t-il fiable, respecté et imposable à la communauté internationale ?

Le boycott du processus référendaire qui s’impose comme une évidence à l’opposition démocratique est-il une solution rationnelle et adaptée ?

Est-ce que c’est la non-reconnaissance de la légitimité de la cour constitutionnelle et de l’autorité nationale des élections qui empêche l’opposition démocratique d’opter pour la victoire du « Non »…qui serait un désaveu cinglant ?

Ivre de se mettre au dessus des institutions de la république contrairement à la célèbre maxime de l’historique président américain Barack Obama, le limogeage abusif du président de la cour constitutionnelle a scellé le sort du pouvoir de Bangui rendant la réforme référendaire juridiquement impossible et politiquement injustifiable.

Ce processus référendaire n’était en évidence pas demandé par le peuple souverain qui ne s’attendait qu’à une réforme économique et sociale pour améliorer ses conditions de vie dégradées par les violences de l’inflation économique.

Pour finir, nous sommes convaincus qu’aucun homme politique à travers le monde…aussi intelligent soit-il ne peut gérer seul une nation.

À défaut de se ressaisir, l’entêtement risque d’entraîner une démission sous la pression d’une contestation populaire à l’instar des dictatures de la Guinée et du Burkina.

Avant d’en arriver au seuil du non-retour, nous invitons humblement le pouvoir de Bangui de ne pas écouter les chants de sirènes car au dernier jour, il sera le seul comptable devant le peuple souverain.

N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 06 mai 2023.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

La RCA reconduit à la frontière un ressortissant libyen pour “moralité douteuse” et “activités subversives”

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Bangui, 07 mai 2023 (CNC) — Le Ministère centrafricain de l’Intérieur et de la Sécurité Publique a annoncé la reconduction à la frontière d’un ressortissant libyen pour “moralité douteuse” et “activités subversives”, conformément aux lois régissant l’entrée et le séjour des étrangers dans le pays. Cette décision a suscité des interrogations sur le respect des droits des étrangers en République Centrafricaine.

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Voiture d’intervention de la police centrafricaine au centre-ville de Bangui en 2018. CopyrightCNC.

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le dimanche 07 mai 2023

 

Les expatriés témoignent : vivre en République Centrafricaine devient de plus en plus difficile, le cas de ce ressortissant libyen

 

Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique de la République Centrafricaine a annoncé la reconduction à la frontière d’un ressortissant libyen nommé Barakat Amjid Musbah Saeid. Les raisons avancées sont sa “moralité douteuse” et ses “activités subversives”. Cette décision est prise conformément aux ordonnances n° 85.016 et n°85.017 du 26 juin 1985 qui fixent les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en République Centrafricaine.

 

Toutefois, cette mesure a été critiquée par certains expatriés qui estiment que vivre en République Centrafricaine est devenu difficile pour les étrangers. Les étrangers sont souvent accusés de collaborer avec les rebelles, et l’ambiance est devenue invivable avec le régime actuel.

 

Le gouvernement, quant à lui, défend cette décision et la justifie par l’importance de la sécurité nationale et de la préservation de l’ordre public sur le territoire.

 

Cependant, il est important de souligner que les droits fondamentaux des étrangers doivent être respectés en toutes circonstances, y compris lorsqu’ils sont reconduits à la frontière. Les autorités doivent s’assurer que ces mesures sont prises conformément à la loi et dans le respect des normes internationales en matière de droits de l’homme.

 

Il est donc essentiel que le gouvernement centrafricain veille à respecter les droits des étrangers vivant sur son territoire, tout en garantissant la sécurité nationale et la préservation de l’ordre public. La décision de reconduire Barakat Amjid Musbah Saeid à la frontière doit être prise comme un exemple de la nécessité de respecter les lois en vigueur dans le pays, mais aussi de respecter les normes internationales en matière de droits de l’homme.

 

 

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La COSCIPAC déclare que le pouvoir de Touadéra est dans la rue

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Bangui, 06 mai 2023 (CNC) —  La Coordination des organisations de la société civile pour la paix en Centrafrique, la COSCIPAC, a récemment déclaré que le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, n’est plus en mesure de gouverner le pays et que son pouvoir est désormais dans la rue. Depuis son accession au pouvoir en 2016, Touadéra a été incapable de diriger le pays de manière satisfaisante, et la COSCIPAC estime qu’il n’a aucune vision pour l’avenir de la République centrafricaine. Selon la COSCIPAC, Touadéra est actuellement déprimé et sans motivation, et il n’a plus le contrôle du pouvoir, ni de son mouvement politique, le MCU, ni des mercenaires de la société Wagner, ni de ses marabouts. La COSCIPAC affirme que le fauteuil présidentiel est vide et que le peuple centrafricain est à la recherche d’un nouveau locataire pour le Palais.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 06 mai 2023

 

Appel de la COSCIPAC à la mobilisation pour le départ de Touadéra

 

La COSCIPAC, la voix des sans voix en Centrafrique, lance un appel vibrant à tous les citoyens du pays pour se mobiliser afin de pousser le président Touadéra à quitter le pouvoir. L’organisation appelle à l’unité et à la solidarité pour sauver le pays qui est en danger.

 

La COSCIPAC exige une nouvelle République à travers une transition politique, ainsi qu’une réconciliation nationale et inclusive, et le respect de la démocratie et de la bonne gouvernance. La coordination confirme que Touadéra et ses complices sont en train de vider la caisse du Trésor public. Elle exhorte tous les groupes de pression, autorisés ou non, à s’unir pour atteindre l’objectif commun de faire partir Touadéra.

À lire aussi : nouvelle incursion des mercenaires russes à la maternité du camp Kassaï, panique générale

 

La situation sécuritaire en République centrafricaine est également inquiétante, et la COSCIPAC appelle tous les Centrafricains à être prudents et à limiter leurs déplacements. Les leaders politiques et de la société civile doivent également contrôler les sorties de leurs militants pour éviter tout dérapage ou mécontentement.

À lire aussi : Troisième mandat, la panique s’empare du régime, Kossimatchi appelle aux violences

 

La COSCIPAC encourage la sincérité, l’honnêteté, la solidarité, la synergie et l’amour pour sauver la République centrafricaine et son peuple. Elle exhorte tous les Centrafricains à se mobiliser et à se préparer pour le combat de la liberté. La COSCIPAC est convaincue que seul un soulèvement populaire pourrait contraindre Touadéra à démissionner.

À lire aussi : Wagner le charcutier habituel en Centrafrique

 

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La CPC annonce avoir pris le contrôle de la ville de Tiringoulou : 2 soldats capturés, 2 autres tués, un blessé

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Bangui, 06 mai 2023 (CNC) — La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a annoncé avoir pris le contrôle total de la ville de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, en République Centrafricaine, après avoir attaqué un poste avancé de l’armée nationale. Deux soldats ont été capturés, deux autres ont été tués et un autre a été blessé.

Les soldats de l'armée centrafricaine
Les soldats de l’armée centrafricaine. CopyrightDR

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 05 mai 2023

 

Nouvelle attaque de la CPC à Tiringoulou

 

La République Centrafricaine a de nouveau été secouée par une attaque de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). En effet, un poste avancé de l’armée nationale a été attaqué dans la ville de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Selon le communiqué de la CPC, deux soldats de l’armée nationale ont été capturés et deux autres ont été tués.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a affirmé qu’elle avait pris le contrôle total de la ville de Tiringoulou après que les forces armées centrafricaines (FACA) ont été surprises par la puissance de feu de la CPC et ont été forcées de fuir dans la brousse. Les forces de la CPC ont récupéré tous les matériels de combat abandonnés par les FACA sur le terrain.

 

Le communiqué de la CPC a également fait savoir que la ville de Tiringoulou est maintenant sous son contrôle total. Selon le bilan provisoire fourni par la CPC, deux soldats de l’armée nationale ont été tués et un autre a été blessé et transporté à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires. De plus, deux autres soldats ont été capturés par les forces de la CPC.

 

La CPC a également annoncé que des opérations de ce type se multiplieront sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à l’éviction du Président Touadéra et l’anéantissement de sa milice les requins et de ses mercenaires de la Société Wagner.

À lire aussi : le MPC, un mouvement politico-militaire en voie de disparition, tente de se réorganiser

 

Il convient de rappeler qu’en mars dernier, une vingtaine de soldats de l’armée nationale avaient été capturés par les rebelles de la CPC dans la localité de Sikikédé avant d’être libérés deux mois plus tard grâce au Comité International de la Croix Rouge (CICR).

À lire aussi : Vakaga, une journée de prière pour la paix à Birao

 

Cette nouvelle attaque de la CPC souligne la fragilité de la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

À lire aussi : 5 FACA tués, un autre porté disparu  dans une attaque de 3R à Mann

 

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Centrafrique : Les organisations humanitaires intensifient leurs efforts en prévision de la saison des pluies

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 Bangui, 06 mai 2023 (CNC) — récemment, l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) en République centrafricaine (RCA) a tweeté sur les efforts des organisations humanitaires pour accélérer le plan de prépositionnement des stocks avant la saison des pluies, tout en fournissant une assistance d’urgence à ceux qui fuient le Soudan vers la RCA. L’OCHA fournit régulièrement des mises à jour sur son site Web pour tenir le public informé des derniers développements.

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Un camion du programme alimentaire mondial à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 06 mai 2023

 

Les organisations humanitaires intensifient leurs efforts avant la saison des pluies

 

Alors que la saison des pluies s’annonce en République Centrafricaine, les organisations humanitaires intensifient leurs efforts pour prépositionner des stocks de fournitures essentielles et fournir une assistance d’urgence à ceux qui fuient le Soudan vers la RCA.

 

La saison des pluies en RCA commence généralement en mai et dure jusqu’en octobre, apportant avec elle de fortes pluies et des inondations qui peuvent aggraver la situation humanitaire déjà difficile dans le pays. La situation est également compliquée par l’afflux de réfugiés fuyant la violence et l’insécurité dans le Soudan voisin, mettant une pression supplémentaire sur des ressources déjà limitées.

 

En réponse, les organisations humanitaires travaillent à prépositionner des stocks de fournitures essentielles telles que de la nourriture, des médicaments et des matériaux de logement dans des endroits stratégiques à travers le pays pour s’assurer qu’ils sont facilement disponibles en cas d’urgence. De plus, une assistance d’urgence est fournie à ceux qui en ont besoin, y compris les réfugiés qui ont fui le Soudan.

À lire aussi : Atterrissage forcé d’un hélicoptère tchadien à Bozoum, tensions et suspicion dans la région

 

Les efforts de ces organisations sont cruciaux pour garantir que les personnes dans le besoin reçoivent le soutien dont elles ont besoin pendant cette période difficile. Il est essentiel que ces efforts continuent à être soutenus et financés de manière adéquate pour garantir les meilleurs résultats possibles pour les personnes concernées.

À lire aussi : Trafic illicite du carburant, Piri vient de décharger une nouvelle vague de 400 fûts d’essence au KM5

 

Alors que la saison des pluies se poursuit, il est important que le public continue de se tenir informé des derniers développements en consultant régulièrement les mises à jour flash fournies par l’OCHA. En faisant cela, nous pouvons tous jouer notre rôle pour soutenir les efforts en cours des organisations humanitaires en RCA.

À lire aussi : Centrafrique : Touadera enfonce chaque jour les Centrafricains dans leur misère

 

 

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Le quartier KM5 en grève contre les enlèvements perpétrés par les mercenaires russes de Wagner

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Les habitants du quartier KM5 de Bangui, dans le troisième arrondissement, sont en grève pour protester contre les enlèvements et les tortures perpétrés par les Mercenaires russes de Wagner, partenaires du président Faustin Archange Touadera.

Lors de l'affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d'autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine
Lors de l’affrontement entre les éléments de la garde présidentielle et les miliciens d’autodéfense du KM5 le 2 mars 2021. Photo Diaspora magazine

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Le quartier KM5 en grève contre les enlèvements perpétrés par les Wagner

 

Le quartier KM5 de Bangui, dans le troisième arrondissement, est en grève depuis ce vendredi. Les habitants ont décidé de protester contre les violences de groupe perpétrées par les mercenaires russes de Wagner, alliés du Président Faustin Archange Touadera, avec la complicité de certains traîtres bien identifiés dans le quartier.

 

La population est en colère suite à une série de kidnappings récents, dont celui de Monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké, Monsieur Haroun et Monsieur Mahamat Amat Hafid Moussa Bachir, qui ont été enlevés chez eux et torturés pendant des heures. Bien que les deux premiers aient été relâchés, Monsieur Mahamat Amat Hafid Moussa Bachir est toujours aux mains des ravisseurs mercenaires de Wagner.

Les habitants du quartier KM5 ont donc décidé de fermer tous les commerces en signe de protestation. Ils veulent dénoncer ces enlèvements nocturnes orchestrés par les mercenaires de Wagner avec la complicité des autorités centrafricaines. On signale la présence de forces de l’ordre aux côtés des hommes de Wagner dans le quartier, mais aucun commerce n’est ouvert ce vendredi.

À lire aussi : A quel jeu joue TOUADERA et WAGNER ?

 

Selon un enseignant universitaire, ces actes de violence de groupe doivent être condamnés fermement. D’après lui, Les enlèvements et la torture sont des crimes odieux qui ne peuvent être tolérés dans une société civilisée.

À lire aussi : La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique interpelle le SG des nations unies sur la crise en RCA

 

Les mercenaires de Wagner doivent également être tenus pour responsables de leurs actes. Leur présence en République centrafricaine est controversée, et ils sont accusés d’avoir commis de nombreux crimes dans le pays.

À lire aussi : Le Président Touadera demande aux Centrafricains de beaucoup prier pour leur pays, et s’apprête à partir

 

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Centrafrique :   détonations d’armes lourdes et légères à Tiringoulou

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Bangui, 21 mars. 23 (CNC) — La ville de Tiringoulou, située à environ 127 kilomètres de Birao, à l’extrême nord-est de la RCA, dans la préfecture de la Vakaga, a été secouée de nouveau par des détonations d’armes lourdes et légères ce vendredi 05 mai 2023, lors d’un affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines.

la ville de Tiringoulou après la débandade de la population
la ville de Tiringoulou, au nord-est de la République centrafricaine après la débandade de la population suite aux exactions perpétrées par les mercenaires de Wagner. Photo CNC

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Tiringoulou à nouveau sous le contrôle des rebelles

 

Le vendredi 05 mai 2023, la ville de Tiringoulou, située à environ 127 kilomètres de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, a été secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Les témoins sur place ont rapporté un affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments des forces armées centrafricaines.

 

D’après les informations recueillies sur place, ce sont les rebelles qui auraient attaqué en premier le post avancé de l’armée nationale dans cette ville minière du nord. L’affrontement aurait duré plus d’une heure et les soldats de l’armée nationale auraient été obligés de battre en retraite, laissant la ville aux mains des rebelles.

À lire aussi : Les liens étroits entre l’armée centrafricaine et le groupe Wagner

 

Il y aurait eu des soldats capturés et d’autres tués, selon des sources préfectorales jointes au téléphone. Les habitants de Tiringoulou ont fui la ville, laissant derrière eux leurs maisons et leurs biens, cherchant refuge ailleurs.

Il est important de rappeler que c’est à Tiringoulou que la rébellion Seleka avait commencé sa première attaque contre les éléments des forces armées centrafricaines en 2012, avant de renverser le Président d’alors, François Bozizé. Depuis cette période, la région a connu une instabilité et des violences récurrentes.

À lire aussi :RCA : Vakaga, une journée de prière pour la paix à Birao

 

Cette nouvelle escalade de violence est préoccupante, car elle montre que la situation en Centrafrique reste volatile et que la paix est encore loin d’être assurée. Elle est également une illustration des défis auxquels les autorités centrafricaines sont confrontées pour rétablir la sécurité dans le pays.

À lire aussi : Filmé en train de danser avec ses généraux au palais de la renaissance, Touadera suscite l’indignation générale

 

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Révélations sur le discours du président Faustin-Archange Touadéra à Doha : une intervention dictée par la Russie 

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Révélations sur le discours du président Faustin-Archange Touadéra à Doha

 

Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Le discours incendiaire du Faustin-Archange Touadéra à Doha, accusant les Occidentaux d’entretenir l’instabilité politique pour piller les richesses de son pays la Centrafrique, aurait été dicté, selon un ministre à la présidence, par la Russie, selon les révélations d’un ministre conseiller à la présidence.

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Révélations sur le discours du président Touadera à Doha  : un président otage des russes de  Wagner

 

Le discours du président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, lu lors du sommet des Pays les Moins Avancés (PMA), sous l’égide de l’ONU, à Doha, à Qatar, a suscité de vives réactions. Accusant les Occidentaux d’entretenir l’instabilité politique pour piller les richesses du pays, le président centrafricain a révélé les débats sur sa position, sa capacité à diriger un petit grand Etat comme la Centrafrique et surtout son indépendance comme un homme libre.

 

Des révélations sur l’origine du discours

D’après un ministre conseiller à la présidence de la République, le discours incendiaire du Président Faustin-Archange Touadéra, à Doha, accusant les Occidentaux d’entretenir l’instabilité politique pour piller les richesses de Centrafrique, aurait été dicté et écrit par les mercenaires de Wagner depuis la Russie.

Dans une déclaration récente, un ministre conseiller à la présidence de la République a révélé que le discours prononcé par le président Touadera à Doha n’était pas écrit par ses proches collaborateurs du palais de la Renaissance sur des idées venues de lui-même. Selon ce ministre conseiller, le discours a été envoyé par la Fédération de Russie, qui aurait demandé au président de le lire tout simplement, tel qu’il était écrit et qu’il serait suivi de bout en bout. Cette information a été confirmée par l’administration Facebook de la présidence de la République, qui est gérée depuis la Russie.

 

Un président otage de Wagner ?

 

Ces révélations soulèvent des questions sur l’indépendance et la loyauté du président centrafricain envers la Russie. Le président français Emmanuel Macron avait déjà déclaré que le président Faustin-Archange Touadéra était l’otage de Wagner, une société militaire privée russe qui est soupçonnée d’opérer en Afrique pour les intérêts russes.

À lire aussi : Des Centrafricains appellent à la destitution de Touadera et à la mise en place d’une transition consensuelle

 

La Russie et la diplomatie des roublards en Centrafrique

 

Les récentes révélations sur l’intervention dictée du Président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à Doha soulèvent des questions sur l’influence croissante de la Russie en République centrafricaine et sa diplomatie des roublards pour s’en prendre aux Occidentaux.

Pour la Russie, la République centrafricaine est un moyen d’atteindre les intérêts occidentaux sans en subir les conséquences. Les Occidentaux, quant à eux, sont conscients de cette stratégie et ne blâment pas les Centrafricains, qui sont les premières victimes de toute riposte. Cette diplomatie des roublards n’est pas du goût de tous et soulève des interrogations sur l’avenir de la République centrafricaine et de ses relations avec la Russie.

À lire aussi : Joseph Bendounga, un opposant historique aux régimes de Bangui. Retour sur quelques faits marquants de ses années de luttes politiques aux côtés des Centrafricains

 

Les révélations sur l’origine du discours du président Touadera à Doha soulèvent des questions sur l’indépendance du Président Faustin Archange Touadera et sa loyauté envers la Russie. Cette diplomatie des roublards n’est pas une stratégie viable pour l’avenir du pays et de ses relations internationales. Il est nécessaire de promouvoir des relations équitables et transparentes entre les nations pour le bien-être de tous.

À lire aussi : Avec un budget de 140 milliards de FCFA, la Centrafrique va-t-elle retrouver le chemin du développement?

 

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Centrafrique : la CPC accuse le gouvernement de Touadéra de manipulation médiatique

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a rejeté la pseudo dissolution de cinq (5) groupes armés annoncée par le Président Touadéra et ses alliés. Dans un communiqué de presse, la CPC a dénoncé la manipulation de l’opinion nationale et internationale par le gouvernement centrafricain, qui tente d’anesthésier l’esprit du peuple pour obtenir des financements pour son funeste projet de troisième mandat. La CPC, nouvelle forme d’opposition politico-militaire, rappelle que le gouvernement n’a pas respecté les engagements pris lors des négociations de Luanda, ni les termes du cessez-le-feu, ni la feuille de route pour un dialogue politique inclusif.

Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine
Le général François Bozizé, ancien Président de la République centrafricaine

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le 05 mai 2023

 

La CPC accuse le gouvernement de Touadéra de manipulation médiatique

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dément la dissolution de cinq de ses groupes armés annoncée par le Président Touadéra. Dans un communiqué de presse, la CPC rejette cette manipulation médiatique qui vise à tromper l’opinion nationale et internationale sur la mise en œuvre du processus de paix globale. La CPC rappelle qu’elle est une opposition armée, politico-militaire, contre la dictature et l’oppression imposées au peuple centrafricain. Elle met en garde contre la politique de l’autruche du gouvernement face aux crises multiformes qui secouent le pays.

 

Une pseudo dissolution des groupes armés

 

Le vendredi 28 avril 2023, le Président Touadéra a organisé une cérémonie en trompe-l’œil pour officialiser une pseudo dissolution de cinq groupes armés. La CPC dément formellement cette mascarade de dissolution dont se targuent le Président Touadéra et ses complices qui soutiennent encore l’accord caduc de Khartoum. Elle rejette cette intoxication communicationnelle, qui n’a pour seul but que de manipuler l’opinion nationale et internationale, au sujet de sa prétendue mise en œuvre du processus de paix globale.

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Opposition armée et politique

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) rappelle qu’elle est une opposition armée, une nouvelle forme d’opposition, une opposition politico-militaire face à la dictature et l’oppression du peuple centrafricain qu’imposent le Président Touadéra, sa milice les requins et ses mercenaires de la société Wagner. La CPC est très bien structurée et solidement constituée tant politiquement que militairement pour atteindre son objectif qui est de bouter hors du Centrafrique Le Président Touadéra, ses sbires et les mercenaires de Wagner.

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Des preuves exigées

 

La CPC s’interroge sur la véracité de la dissolution des groupes armés annoncée par le Président Touadéra. Elle demande au gouvernement d’informer le peuple centrafricain sur le lieu de cantonnement de ces groupes armés dissous, le nombre d’éléments désarmés, les modalités de leur prise en charge et le nombre d’armes récupérées. Elle met également en doute la crédibilité des leaders des groupes armés, qui sont avec le président dans son gouvernement fantoche de bras cassés et ne possèdent aucun élément sur le terrain.

 

Une politique de l’autruche

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) constate que le président Touadéra persiste et signe dans le mensonge et la manipulation médiatique de l’opinion pour anesthésier l’esprit du peuple centrafricain et s’attirer les faveurs de la communauté internationale. Elle met en garde le gouvernement contre sa politique de l’autruche face aux crises multiformes qui secouent le pays et contre ses déclarations fallacieuses.

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Révélations choquantes sur les pratiques de torture des mercenaires de Wagner à Bangui, l’une des victimes témoigne

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Les mercenaires de Wagner en République centrafricaine ont été accusés de pratiquer des actes de torture sur la population. Les dernières victimes en date sont trois membres d’une même famille, kidnappés et torturés à leur domicile. Bien que deux aient été libérés, le troisième est toujours porté disparu. Ces révélations choquantes soulèvent des questions sur le rôle des mercenaires de Wagner dans le pays.

Monsieur chekh samdjida mahamat chibeké
Monsieur chekh samdjida mahamat chibeké

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Les pratiques de torture des mercenaires de Wagner à Bangui

 

Du mardi à mercredi 4 mai 2023, Monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké, monsieur Haroun et monsieur Mahamat Amat Hafid Moussa Bachir, tous membres d’un même groupe de famille, ont été enlevés à leur domicile du quartier KM5 à Bangui par les mercenaires de Wagner. Les trois ont été soumis à des heures de torture sans raison apparente. Deux jours plus tard, deux des victimes ont été relâchées et renvoyées chez eux, tandis que le troisième est toujours porté disparu. L’un des libérés a été admis à l’hôpital après avoir montré les blessures infligées avant de tomber dans le coma.

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mahamat amat Moussa bachir
mahamat amat Moussa bachir, enlevé à son tour cette nuit du mercredi à jeudi par les mercenaires de Wagner au quartier km5 de Bangui

 

Tortures à la colline de Bazoubangui et au Camp de Roux

 

Monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké a été emmené pour la première fois au camp De Roux, où il a été placé dans une petite cellule avant d’être transporté sur la colline de Bazoubangui située juste derrière le camp. Les mercenaires de Wagner ont commencé à le frapper sur ses reins et ses pieds, provoquant une douleur insupportable pour la victime. Lorsqu’un chef est arrivé sur les lieux, il a ordonné l’arrêt des sévices sans donner d’explication à la victime.

Le beau-frère de Monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké, monsieur Haroun, a également été arrêté par les hommes de Wagner dans la matinée du même jour et a subi le même sort que la première victime. Plus tard, les deux ont été libérés et ramenés chez eux, mais Monsieur Mahamat Amat Hafid Moussa Bachir, membre de la même famille, a été enlevé à son tour et n’a pas donné de nouvelles depuis.

À lire aussi : Filmé en train de danser avec ses généraux au palais de la renaissance, Touadera suscite l’indignation générale

 

Des victimes sans réponse aux motivations des tortionnaires

 

Les raisons qui ont poussé les mercenaires de Wagner à s’en prendre à ces trois personnes âgées restent inconnues. Selon les témoignages recueillis auprès des proches des victimes, les hommes de Wagner étaient venus chercher Monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké sans raison apparente. La famille de Monsieur Mahamat Amat Hafid Moussa Bachir, qui est malade et âgé de plus de 70 ans, s’inquiète sérieusement de son sort en cas de torture.

 

Des lieux de torture connus

 

Avec les cas de ces trois victimes, les Centrafricains ont compris que la colline de Bazoubangui et le camp de Roux sont des lieux de torture pour la population par les hommes de Wagner. Ces derniers sont pourtant venus en République centrafricaine comme instructeurs des soldats de l’armée nationale, selon le Président de la République Faustin Archange Touadera et son gouvernement.

À lire aussi : Centrafrique : fortes détonations d’armes à Bria, inquiétude au sein de la population

 

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Incompétence diplomatique centrafricaine : les accusations de l’activiste politique Fidèle Hintia contre la ministre des Affaires étrangères

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) –Fidèle Hintia, un activiste politique centrafricain, a accusé la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, d’incompétence diplomatique et de nuire aux relations diplomatiques avec de nombreux pays amis en raison de ses liens personnels avec le président Touadera.

L'activiste politique Hintia Fidèle
L’activiste politique Hintia Fidèle alias dernier soldat

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 04 mai 2023

 

Nomination de ministres en RCA: des accusations de Fidèle Hintia envers les petites amies du président

 

L’activiste politique centrafricain Fidèle Hintia, également connu sous le nom de dernier Soldat, a récemment publié un post sur les médias sociaux dénonçant l’incompétence des dirigeants du pays, en particulier celle de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon. Selon lui, la situation diplomatique du pays est catastrophique depuis que Baïpo-Temon a été nommée au ministère, car elle ne maîtrise pas la diplomatie et a détruit les relations diplomatiques avec de nombreux pays amis.

Fidèle Hintia accuse Baïpo-Temon d’avoir été nommée en tant que ministre des Affaires étrangères uniquement parce qu’elle était la petite amie du président Touadera, et non pas pour ses compétences en diplomatie. Il affirme également que Baïpo-Temon manipule Touadera et les Mercenaires russes du groupe Wagner pour ses propres ambitions, et qu’elle est dangereuse pour le pays.

 

En outre, l’activiste politique dénonce le fait que le président Touadera préfère nommer des femmes en tant que ministres simplement parce qu’elles sont ses petites amies plutôt que de promouvoir des femmes compétentes de la nation.

À lire aussi : Que se passe-t-il avec Sangocoin pour que  La RCA cherche encore du financement au  Cameroun?

 

Le post de Fidèle Hintia a suscité de nombreuses réactions sur les médias sociaux, avec certains qui ont exprimé leur soutien à ses propos, tandis que d’autres ont exprimé leur désaccord et leur mécontentement quant à la façon dont il a présenté ses arguments.

À lire aussi : Le Rwanda, en perte de contrôle sur les minerais de la RDC, veut se rabattre sur la Centrafrique

 

Pour un ancien diplomate centrafricain, la diplomatie est un élément clé des relations internationales d’un pays et que la nomination d’un ministre compétent et expérimenté est essentielle pour maintenir des relations diplomatiques positives avec les autres pays. D’après lui, la nomination de personnes à des postes de responsabilité en raison de leur relation personnelle avec le président plutôt que de leurs qualifications peut être préjudiciable pour le pays et pour la population en général.

À lire aussi :Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, expulsées de son logement HLM , croule sous une dette impayée en France

 

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Centrafrique : des groupes armés démentent leur dissolution annoncée par le gouvernement

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Suite à l’annonce par la présidence de la République centrafricaine de la dissolution de cinq groupes armés, dont le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), des membres de ces mouvements ont vivement réagi en démentant cette dissolution. Selon eux, il s’agit d’un jeu médiatique orchestré par le pouvoir en place. Cet épisode vient raviver les tensions dans le pays déjà fragilisé par les conflits armés.

Abdoulaye Miskine et ses éléments

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 5 mai 2023

 

Dissolution de groupes armés, polémique autour de l’annonce du gouvernement

 

Le 28 avril dernier, la présidence de la République Centrafricaine a annoncé la dissolution de cinq groupes armés, dont La Renaissance, Révolution et Justice, FPRC (Abdoulaye Hissène), Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) dirigé par Jean Rock Sobi et le Mouvement Patriotique pour le Centrafrique. Cependant, le FDPC, dirigé par le général Abdoulaye Miskine, et le FPRC, dirigé par Nourredine Adam, ont démenti catégoriquement la dissolution de leurs mouvements, affirmant que c’était tout simplement un jeu médiatique concocté par le pouvoir en place.

Le FDPC a publié un communiqué de presse depuis Paris, affirmant que le mouvement ne se reconnaissait pas dans cette initiative de Jean Rock Sobi, que le FDPC ne connaissait pas. Le mouvement a rejeté en bloc cette comédie du pouvoir de Bangui et est resté attaché à l’accord de Khartoum. Le FDPC a également appelé à la libération immédiate et sans conditions de son leader, le général Abdoulaye Miskine.

Dans ce contexte, le FDPC a mis en garde contre les personnes manipulées qui tenteraient d’utiliser le nom du mouvement à des fins politiques. Le communiqué de presse a été signé par Jonas IMBOULA, chargé des relations internationales du FDPC.

À lire aussi : Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle affirme être en otage

 

Il est important de noter que l’ancien ministre Abdoulaye Hissène n’était pas le dirigeant du FPRC, il a seulement commandé la section militaire. Il en va de même pour Révolution et Justice, dirigée par Sayo, qui a été dissoute l’année dernière. Le gouvernement n’a donc pas annoncé de nouvelle dissolution de ce mouvement.

À lire aussi : RCA : massacre de Bria, les propos du porte-parole de la présidence suscitent l’émoi auprès des parents des victimes

 

La dissolution de ces groupes armés suscite des réactions contradictoires de la part des différents acteurs en présence. Il est nécessaire de mener des enquêtes approfondies pour comprendre la situation et éviter les manipulations politiques. La paix et la stabilité en République Centrafricaine dépendent en grande partie de la résolution de cette question.

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Martin Ziguélé : la situation en Centrafrique devient difficile pour les centrafricains

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Dans une interview accordée à la radio Bangui FM, Martin Ziguelé, président du MLPC et porte-parole du BRDC, s’est exprimé sur la situation actuelle en Centrafrique. Il dénonce l’inaction du gouvernement face aux attaques de l’armée sud-soudanaise et la flambée des prix de toutes les denrées de première nécessité qui affecte durement la population. Martin Ziguelé s’oppose également fermement au projet de référendum constitutionnel en cours et appelle à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un coup d’Etat constitutionnel. Enfin, il explique les raisons pour lesquelles sa plateforme ne participera pas aux élections locales prochaines.

Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Martin Ziguelé dénonce l’inaction du gouvernement

 

Martin Ziguélé, président du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et porte-parole du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a accordé une interview à la radio Bangui FM dans laquelle il a exprimé ses préoccupations concernant la situation actuelle en Centrafrique.

 

Une situation préoccupante

 

Martin Ziguélé a soulevé plusieurs points qui, selon lui, montrent que la situation en Centrafrique est préoccupante. Tout d’abord, il a fait référence à l’attaque de la ville de Bambouti par l’armée régulière sud-soudanaise, sans qu’il y ait de réaction de l’armée centrafricaine. Il a également mentionné l’afflux de plus de 10 000 réfugiés du Darfour et la flambée des prix des denrées de première nécessité. Selon le rapport de l’Organisation des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), environ 66 % de la population centrafricaine vit dans la misère et l’insécurité alimentaire.

À lire aussi : Référendum constitutionnel de 2023 en Centrafrique,  les grandes manœuvres ont déjà commencé

 

Modification de la constitution

 

Martin Ziguélé s’est également exprimé sur le projet de référendum constitutionnel visant à modifier la Constitution de la République centrafricaine. Il a expliqué que le BRDC était opposé à cette modification et appelait le peuple à se mobiliser. Selon lui, la Constitution ne peut être modifiée sur la durée et le nombre de mandats, et le projet de référendum constitutionnel est un coup d’État constitutionnel.

À lire aussi : l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir

 

Absence de moyens

 

Interrogé sur les moyens que dispose le BRDC pour faire échec à ce projet de référendum constitutionnel, Martin Ziguélé a répondu que les moyens étaient prévus dans la Constitution elle-même. Selon lui, il revient aux forces politiques de mobiliser la population contre ce coup d’État constitutionnel. Ziguélé a également expliqué que le BRDC ne participera pas aux élections locales tant que l’autorité nationale des élections et la Cour constitutionnelle ne seront pas restructurées et ne rempliront pas leur rôle de manière légitime et indépendante.

 

Une situation qui doit être prise en compte

 

La situation en Centrafrique semble donc préoccupante et nécessite une attention particulière de la part de la communauté internationale. La récente flambée de violence dans le pays a causé de nombreux dégâts et a forcé de nombreuses personnes à quitter leur foyer. Il est donc essentiel que les autorités centrafricaines prennent des mesures pour protéger leur population et mettre fin à l’instabilité qui règne dans le pays.

À lire aussi :Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye, victimes de « vol par effraction »

 

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Détournement de fonds publics par M. Ernest Mada, le journaliste Fiacre Salabe persiste malgré les menaces

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Malgré les menaces qui pèsent sur lui, le journaliste centrafricain Fiacre Salabe persiste dans ses accusations de détournement de fonds publics destinés à l’éducation nationale par l’actuel directeur de cabinet du Premier ministre Ernest Mada. Dans une récente enquête, Salabe a mis en lumière la redirigée de plus de 90 millions de francs CFA par Mada, à partir des fonds des partenaires, pour son propre compte. Les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera ont réagi en menaçant le journaliste.

Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua
Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Révélation de détournement de fonds publics destinés à l’éducation nationale : le journaliste Fiacre Salabe menacé par les partisans du Président de la République

 

Depuis que le journaliste Fiacre Salabe a révélé sur les réseaux sociaux l’affaire de détournement de fonds publics destinés à l’éducation nationale, impliquant l’actuel directeur de cabinet du premier ministre Ernest Mada, il est sous la menace des partisans du président de la République Faustin Archange Touadera. Les enquêtes menées par le journaliste ont révélé que M. Ernest Mada aurait détourné plus de 90 millions de francs CFA de fonds destinés à l’achat de livres scolaires et de motos pour le personnel de son ministère.

Des menaces ont été proférées à l’encontre du journaliste, qui a toutefois affirmé avoir mené une enquête rigoureuse, s’appuyant sur des documents authentiques et vérifiés. Il a tenté à plusieurs reprises de contacter M. Ernest Mada, en vain. Il a également déclaré que s’il s’agissait d’allégations, M. Mada pouvait porter plainte et qu’il se présenterait devant la justice pour répondre de ses actes.

À lire aussi : Faux, les rebelles n’ont pas pris 100 millions de francs CFA de recettes de douane lors de l’attaque de Béloko

 

Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les journalistes en République centrafricaine pour mener leur travail en toute sécurité, en particulier lorsqu’ils révèlent des scandales touchant des personnalités politiques ou des responsables gouvernementaux.

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Les détails de l’affaire

 

Selon les enquêtes menées par le journaliste Fiacre Salabe, M. Ernest Mada aurait détourné des fonds publics destinés à l’achat de livres scolaires, de motos pour le personnel de son ministère, ainsi que des fournitures et produits d’entretien. Plus de 90 millions de francs CFA auraient ainsi été redirigés vers les poches de M. Mada.

Les enquêtes ont également révélé que M. Mada avait refusé de répondre aux tentatives de contact du journaliste et avait proféré des menaces à son encontre lors d’une apparition à l’Assemblée nationale.

 

Un rapport d’inspection réalisé par l’Inspection générale d’État sur instruction du président Touadera avait également recommandé le remboursement de ces fonds sous peine de poursuites judiciaires. Toutefois, depuis sa nomination comme directeur de cabinet du premier ministre, M. Mada a nié les accusations portées contre lui, affirmant que le rapport de l’inspection parlait d’un autre Ernest Mada et que le président Touadera ne pouvait pas le toucher.

 

Les menaces contre le journaliste

 

Suite à la révélation de ces informations, le journaliste Fiacre Salabe a reçu des menaces de la part des partisans du président Touadera. Ces menaces soulignent les difficultés auxquelles les journalistes sont confrontés en République centrafricaine pour mener leur travail en toute sécurité.

 

En effet, les journalistes qui dénoncent des scandales touchant des personnalités politiques ou des responsables gouvernementaux sont souvent la cible de menaces et d’intimidations, ce qui peut les dissuader de poursuivre leur travail. Cette situation est d’autant plus inqui

À lire aussi : Centrafrique: tension à la frontière avec le Tchad, un éleveur tchadien braqué par les FACA, 10 millions de francs CFA emportés

 

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La guerre en Centrafrique : une équation difficile pour le Président Touadéra

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — L’impasse politique et militaire du régime du Président  Touadéra en Centrafrique, couplée à la guerre civile au Soudan et aux alliances géopolitiques instables, rend impossible toute issue favorable pour le président centrafricain dans sa lutte contre la CPC.

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Visite du Président Touadera à l’infirmerie du camp Fidèle Obrou ce lundi 14 septembre 2020. Photo de Valery Zakharov

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Une équation difficile pour le Président Touadéra

 

Le politologue Fari Taheruka-Shabazz, dans son analyse de la situation politique en République Centrafricaine, souligne que le régime du Président Touadera est désormais impuissant face à la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). En effet, le gouvernement centrafricain a commis plusieurs erreurs dans ses alliances géopolitiques et politiques, ce qui le contraint aujourd’hui à ne voir son salut qu’à travers un improbable miracle.

 

Les alliances géopolitiques et politiques du gouvernement centrafricain

 

Selon Fari Taheruka-Shabazz, le gouvernement centrafricain a commis deux erreurs majeures dans ses alliances géopolitiques et politiques. Tout d’abord, le gouvernement centrafricain a choisi de soutenir la Force de Soutien Rapide (FSR) du général Héméti, une milice jenjawido-islamiste soudanaise, qui s’est positionnée dans des villes centrafricaines telles que Gordil, Bria ou Birao. Cette alliance est une erreur, car elle pousse la CPC à chercher le soutien de l’armée loyaliste soudanaise du général Abdel Fattah Al-Burhan, de l’Égypte, des États-Unis et d’Israël.

Ensuite, le gouvernement centrafricain entretient des relations exécrables avec les Occidentaux, qui pourraient ne pas venir au secours de Touadéra, malgré le lâchage de son ami Héméti. Dans cette situation, il est probable que la coalition CPC/FSR écrase les Wagner et leurs supplétifs des FACA wagnérisés et renverse Touadéra. Cette perspective est très sombre pour lui, car les Wagner auront été déboutés hors du pays, Touadéra se serait enfui en exil, incarcéré ou pire encore, abattu.

À lire aussi : les 8 ambassadeurs centrafricains de la justice poursuivent leur visite au siège de la CPI à La Haye

 

Le régime de Bangui impuissant

 

Selon le politologue Fari Taheruka-Shabazz, le régime de Bangui est désormais impuissant face à la CPC. Les erreurs dans les alliances géopolitiques et politiques ont poussé le gouvernement centrafricain dans une impasse. En effet, la guerre civile qui bat son plein au Soudan déborde déjà très largement sur les frontières nationales, ce qui complique encore la situation.

Ainsi, quelle que soit l’angle d’attaque, le régime du Président Touadera est tout simplement fait comme un rat. La guerre civile en République Centrafricaine est donc loin d’être résolue, et les perspectives pour Touadéra sont très sombres. Le gouvernement centrafricain est impuissant, et la CPC est plus que jamais déterminée à renverser le régime de Bangui.

À lire aussi : Au troisième jour de la grève du personnel soignant, le système de santé centrafricain s’effondre

 

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Les partisans du Président Touadera plaident pour la rebaptisation de toutes les rues, écoles et lycées à Bangui

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Les partisans du Président Touadera plaident pour la rebaptisation de toutes les rues de la capitale centrafricaine pour célébrer l’histoire et la culture de leur pays et rejeter tout ce qui est associé à la période coloniale.

Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.
Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

La rebaptisation des écoles, lycées et rues pour renforcer l’identité culturelle, selon les partisans du Président Touadera 

 

Les partisans du Président de la République centrafricaine, Professeur Faustin Archange Touadera, militent pour la rebaptisation de toutes les écoles, lycées et rues de la capitale Bangui. Ces jeunes soutiennent que les noms des colonisateurs français ou russes ne devraient plus être associés à des institutions ou des lieux publics du pays.

 

Selon ces partisans, la présence de ces noms est une offense à la République centrafricaine et un signe de soutien à ceux qui financent les rebelles et cherchent à déstabiliser le pays. C’est pourquoi ils appellent à un changement de noms afin d’éviter de faire référence à ces anciennes puissances coloniales qui ne sont plus de mise.

 

En outre, ils estiment que le temps est venu pour le pays de réviser ses toponymes russes et de décoloniser ses écoles. Ils proposent que les lycées portent des noms africains tels que “Boganda, Krumah, Sankara” au lieu des noms de colonisateurs français ou russes tels que “Caron”.

À lire aussi : Rumeurs d’attaque de la ville de Bangui, le Président Touadera abandonne sa résidence du quartier Boy-Rabe

 

La position des partisans du président Touadera est claire : il faut finir avec les occidentaux. est temps pour la République centrafricaine de se réapproprier son patrimoine culturel et de rejeter les vestiges du colonialisme. Cette décision est également considérée comme une étape importante vers la construction d’une nation unie et indépendante, affirment les partisans du Président Touadera.

À lire aussi :La marche du BRDC du 3 décembre, une violente répression se prépare

 

Pour les initiateurs, la rebaptisation de ces lieux emblématiques doit être suivie d’un travail de sensibilisation auprès de la population, en particulier des jeunes, pour leur faire comprendre l’importance de cette initiative pour l’avenir de leur pays. Le changement de noms doit être vu comme une opportunité de célébrer l’histoire et la culture centrafricaines et de renforcer l’unité nationale.

À lire aussi : Avec un score de 30,6 (sur 100,0), la République centrafricaine se classe 50ème (sur 54) en Gouvernance globale en 2021

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Centrafrique : Toumou Déya, ministre chef-rebelle, évacué sanitairement à l’étranger

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Toumou Déya, l’un des acteurs principaux du massacre des civils en 2020 dans le nord de la République centrafricaine, aurait été évacué sanitairement à Tunis en Tunisie. Bien que les détails sur son état de santé n’aient pas été rendus publics, les internautes ont remarqué qu’il était devenu méconnaissable physiquement.

Le ministre chef rebelle Toumou Déya
Le ministre chef rebelle Toumou Déya

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Le ministre chef-rebelle Toumou Déya gravement malade

 

La situation de Toumou Déya, ministre chef-rebelle et délégué chargé du désarmement, démobilisation, rapatriement et réinsertion en République centrafricaine, est préoccupante. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, l’homme aurait été évacué sanitairement à Tunis en Tunisie, où il serait actuellement admis à la Clinique Poli technique Hammamet.

 

Même si aucune information officielle sur son état de santé n’a été rendue publique, les internautes ayant vu Toumou Déya physiquement ont remarqué qu’il était devenu méconnaissable et très maigre. Cette situation a suscité des réactions de la part de ses partisans et de ses détracteurs.

 

Toumou Déya est connu pour être l’un des acteurs principaux du massacre des civils en 2020 dans le nord de la République centrafricaine. À la tête du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ), il avait scellé une alliance avec d’autres groupes armés pour s’attaquer au Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). Ce conflit inter-ethnique avait fait des centaines de morts dans le nord et avait déplacé des milliers de personnes.

À lire aussi : L’accord de facilité de crédit prolongée du FMI avec la RCA suscite des débats chez les experts

 

La situation de Toumou Déya soulève des questions sur les conditions de santé et de traitement des rebelles en République centrafricaine. Pour ses détracteurs, il est inacceptable que Toumou Déya soit évacué à l’étranger aux frais de l’État alors qu’il est accusé d’avoir participé au massacre des civils dans le nord en 2023.

À lire aussi : Intimidation et agression physique, UN DANGER permanent POUR  les membres du personnel des nations – unies

 

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EN COULISSE L’APRÈS TOUADÉRA EST DÉJÀ ACTÉ : N’GUENDET EN PÔLE POSITION POUR DIRIGER LA TRANSITION

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) —  En République centrafricaine, des signaux sont observés, laissant présager un possible changement de leadership. La désignation de Djello Ngandjio, actuel 3ème Vice-président du Rassemblement pour la République, en tant que Président a.i. de ce parti par Ferdinand Alexandre N’guendet, fondateur du parti, est l’un de ces signaux. De nombreux observateurs estiment que cela pourrait signifier que N’guendet est en pole position pour diriger la transition, après que Touadéra ait été poussé vers la sortie. Cette décision soulève également des questions sur les assurances que N’guendet aurait obtenues et de qui elles proviendraient.

Centrafrique.org/Centrafrique-clash-entre-touadera-et-nguendet-les-hostilites-commencent/nguendet-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-61398″ data-wpel-link=”internal”>L'ancien Président de transition monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet à gauche, et le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera, à droite. Montage CNC
L’ancien Président de transition monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet à gauche, et le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera, à droite. Montage CNC

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Les coulisses du changement de leadership politique en Centrafrique

 

À Bangui où les rumeurs ont désormais pignon sur rue, alimentant de ce fait la psychose d’une ambiance de fin de règne, les signaux ne trompent pas les observateurs avisés de la vie politique centrafricaine. Parmi ceux-ci, citons en vrac :

  • l’échange téléphonique entre le Président angolais, Jõa Lourenço, et son homologue centrafricain pour une proposition d’exil de ce dernier à Luanda;
  • la rencontre quelques jours après, en tête à tête au Palais d’Étoudi (une première), entre le Président camerounais, Paul Biya, et son pair centrafricain, Faustin Archange Touadéra, là encore pour parler d’exil de ce dernier;
  • les fréquentes, donc suspectes, rotations d’avions rwandais évacuant massivement des affaires de Faustin Archange Touadéra ainsi que des valises remplies d’argent depuis Bangui en direction de Kigali et de Nairobi ;
  • la conférence de presse du BRDC du 02 Mai 2023 annonçant explicitement dans ses propos liminaires la destitution certaine de Touadéra en cas de convocation d’un référendum aux fins d’abroger la Constitution du 30 Mars 2016;
  • la fermeture de la frontière du côté camerounais et la massification de soldats des pays voisins à nos frontières (Tchad, Soudan du Sud, RDC), excepté le Congo-Brazzaville.

De tous ces signaux d’alerte, celui qui semble le plus affoler le thermomètre de la peur, c’est la désignation par le Président Ferdinand Alexandre N’guendet de Djello Ngandjio, actuel 3ème Vice-président du RPR, au poste de Président a.i. du RPR dont N’guendet était jusqu’à ce jour le président-fondateur.

Il est évident que cette décision n’est pas anodine. Car tout un chacun sait que le singe ne lâche pas une branche sans être sûr d’avoir saisi très fermement une autre. Question : quelle est la nouvelle branche que Ferdinand Alexandre N’guendet a attrapé pour qu’il se déleste aussi inopinément et facilement de la présidence de son parti politique au profit de l’un de ses plus fidèles lieutenant ? Que s’est-il passé entre le moment où l’ancien chef d’État, Ferdinand Alexandre N’guendet, était traqué par les soudards du régime de Bangui, près à l’exécuter, et ce chamboulement spectaculaire à la tête du RPR?

Le 17 février 2023, le quotidien en ligne Sangbilegue Infos écrivait ceci dans ses colonnes : “Pour le moment, il est difficile de savoir où est parti N’guendet mais tout porte à croire qu’il a choisi le même trajet que Meckassoua qui, avant de se retrouver à Paris, a passé quelques temps au Congo Brazzaville“. C’était là la dernière trace que nous avions de l’homme du 11 janvier 2014 qui a, par la suite, complètement disparu de nos radars, y compris de ceux du renseignement centrafricain.

Il faut croire que les rumeurs des hommes de l’appareil d’Etat qui le disaient en tournée dans les capitales de la sous-région et en relation avec des agences de renseignements de pays non-africains pourraient, après coup, présenter un fond de vérité. Toujours est-il que cet exil forcé semble lui avoir bien réussi, puisque par cette décision de céder sa place de patron du RPR à son bras droit, N’guendet envoie un message fort. En clair, il fait comprendre au pouvoir de Bangui ainsi qu’aux autres prétendants qu’il a acquis les assurances nécessaires pour succéder à Touadéra poussé vers la porte de sortie par des évènements qui le dépassent. Mais quelles sont ces assurances que N’guendet a reçu ? Et de qui précisément ?

En tout cas, on se souvient que dans l’arrière-cour politici-médiatique, beaucoup de noms circulaient, y compris celui de Mme Danièle Darlan qui s’est rendue aux États-Unis devenus par la force des choses faiseurs de roi en Centrafrique en lieu et place de la France. N’guendet a pour sa part l’avantage d’avoir déjà été chef d’Etat durant la dernière Transition qui remonte à dix ans et de jouir d’un bon bilan à la tête du parlement de Transition entre 2013 et 2016. Pour avoir échappé à une tentative d’assassinat politique, il faut penser qu’il possède encore de solides soutiens dans l’appareil sécuritaire de l’Etat qui ont dû le prévenir à temps et assurer son exfiltration en lieu sûr. Cette dernière donnée (soutien de hauts gradés de l’armée ) doit très certainement beaucoup peser dans le choix de ses sponsors, car nul ne peut douter que N’guendet s’est effectivement trouvé des partenaires fiables pour l’appuyer et l’aider à atteindre son objectif.

Au-delà de la question de la date de cette Transition qui, aux vus du développement des évènements, ne saurait tarder, l’interrogation qui turlupine le plus les sécurocrates de Bangui est de savoir si l’ancien chef d’Etat, Ferdinand Alexandre N’guendet, est déjà de retour sur le territoire national, ou s’il se trouve encore en attente dynamique à la frontière d’un pays voisin de la RCA.

Redouté pour sa capacité à rebondir et à surprendre ses adversaires politiques, en une décision sibylline, N’guendet vient de lancer un pavé dans le marigot des caïmans groggy, maintenant ébranlés. Ainsi, ce serait la une grave erreur, pour ces dernier, de croire que l’ex-Président du RPR blufferait. L’histoire nous a montré qu’il a bien souvent été capable de transformer une situation qui semblait désespérée en une victoire non seulement éclatante mais surtout inattendue. Wait and see, nous sommes si proches du dénouement.

À lire aussi : Les soldats tchadiens ont-ils encerclé la ville de Damara?

 

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Centrafrique : la MINUSCA appelle à poursuivre le combat contre la désinformation et les discours de haine

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Bangui, 05 mai 2023 (CNC) — Le 3 mai 2023, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a appelé les journalistes et les médias centrafricains à rester engagés dans la lutte contre la désinformation et les discours de haine à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse. La MINUSCA a souligné que la désinformation et les discours de haine sont une menace pour la paix et la réconciliation, et alimentent la division et la violence. La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, a condamné ces pratiques et a réaffirmé la volonté de la mission d’aider les journalistes et les médias à lutter contre ces fléaux.

Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP
Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 05 mai 2023

 

Le combat contre la désinformation et les discours de haine

 

La MINUSCA a salué les initiatives des journalistes, des médias et des fact-checkers pour prévenir la désinformation et les discours de haine, ainsi que leur travail d’information et d’éducation des citoyens, et d’accompagnement de la République centrafricaine (RCA) vers la paix et la stabilité. La Mission reste engagée à poursuivre son partenariat avec les médias, les associations de journalistes et de fact-checkers ainsi que les institutions de communication nationales dans le renforcement du secteur de la presse, notamment le renforcement des capacités.

 

La MINUSCA soutient l’organisation d’activités de sensibilisation électorale

 

Sur le plan électoral, la MINUSCA a soutenu l’organisation de 2987 activités de sensibilisation sur les prochaines élections dans tout le pays, entre avril 2022 et avril 2023, en partenariat avec l’Autorité nationale des élections (ANE), les institutions nationales concernées et la société civile. Ces activités ont réuni 271 846 personnes, dont 49% de femmes, et ont été menées par les Divisions de l’Assistance électorale et de Communication stratégique et de l’Information publique de la Mission à travers ses bureaux de terrain.

À lire aussi : RCA : la Minusca annonce une opération militaire conjointe  en cours contre les miliciens d’autodéfense dans la Nana-Gribizi

 

Situation sécuritaire en RCA

 

Le porte-parole de la Force de la Minusca, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a déclaré que la situation sécuritaire s’est améliorée en RCA la semaine écoulée, comparativement à la précédente. La protection des civils reste la priorité de la Force, conformément au mandat de la MINUSCA. La multiplication des patrouilles robustes dans plusieurs localités et les actions des différentes unités de la Force ont permis d’entraver les mouvements des éléments armés et de réduire les activités des groupes armés.

À lire aussi : Centrafrique: l’ONU accuse Bangui et ses « alliés russes » d’entraver de s enquêtes

 

UNPOL poursuit la formation de la Police et de la Gendarmerie centrafricaines

 

Le porte-parole par intérim de la composante Police, l’adjudant-chef Casimir Nagalo, a souligné qu’UNPOL poursuit la série de formations à l’endroit de la Police et de la Gendarmerie centra

À lire aussi : Des journalistes sous pression et des crimes restés impunis

 

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Les mauvais choix de Touadéra impactent négativement sur son avenir au Palais de la Renaissance

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Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — Le politologue Fari Taheruka Shabazz analyse la situation politique en République centrafricaine (RCA) et pointe du doigt les mauvais choix du président Faustin Archange Touadéra. En effet, dans un post publié sur les réseaux sociaux, il met en lumière les conséquences négatives de la stratégie diplomatique du président centrafricain.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 3 mai 2023

 

Évolution de la position de Touadéra sur la CPC

 

Fari Taheruka Shabazz souligne que la position de Touadéra sur l’implication de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans le massacre de dix Chinois à Chimbolo a évolué. Si au départ, le président centrafricain avait accusé la CPC d’être responsable de ce crime, il a désormais adopté une position plus prudente. Touadéra évite désormais de citer ostensiblement le nom de la CPC, même quand il parle des exécutions des dix Chinois à Chimbolo.

 

La Chine, qui a mené ses propres enquêtes, n’accorde aucun crédit à la thèse de la culpabilité de la CPC et pointe plutôt du doigt les Mercenaires russes de la société Wagner. Pour éviter les foudres de Pékin, Touadéra a adopté une position plus modérée et parle désormais de “terroristes”.

 

Le risque d’un lâchage de Faustin Archange par la Chine

 

Selon Fari Taheruka Shabazz, le risque d’un lâchage de Touadéra par la Chine est réel. En effet, avec le dernier vote à l’ONU de la Chine contre la Russie de Poutine, nul besoin d’être un expert pour comprendre que la Chine n’aura aucun scrupule à lâcher Touadéra aux Nations Unies. D’autant plus que lors de ce vote la République centrafricaine et la Chine n’étaient pas du même côté.

À lire aussi :Un nouveau drame survenu dans la région de Bria, une dizaine des personnes massacrées, des habitations incendiées

 

L’analyse de Fari Taheruka Shabazz met en évidence les conséquences négatives des choix diplomatiques de Touadéra. Selon lui, le président centrafricain a commis plusieurs erreurs stratégiques, notamment son alliance avec la société Wagner, qui risquent d’avoir des conséquences désastreuses pour l’avenir de son régime.

À lire aussi : A quel jeu joue TOUADERA et WAGNER ?

 

Des choix perdants pour le Président centrafricain 

 

Fari Taheruka Shabazz souligne que les derniers coups de Touadéra se sont tous, sans exception, révélés perdants. Le fiasco du Sango Coin, le ratage dans la volonté de changement de Constitution, l’alliance contre-productive avec les Wagner, les offensives militaires toutes transformées en Bérézina, la tentative échouée de financement à la BVMAC, la perte de la souveraineté budgétaire depuis la mise sous tutelle par le FMI du gouvernement Moloua avec son assentiment, la déflagration sécuritaire sur toutes les frontières de la RCA, le pari perdant sur Héméti, les FACT et le M-23, et maintenant le risque accru d’un lâchage en plein vol du dernier soutien qu’est la Chine.

À lire aussi : Centrafrique : Touadera veut son tête-à-tête avec Macron

 

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Atterrissage forcé d’un hélicoptère tchadien à Bozoum, tensions et suspicion dans la région

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) — L’atterrissage forcé d’un hélicoptère tchadien dans un village proche de Bozoum en République centrafricaine a suscité des tensions et des suspicions dans la région. Les habitants de la région craignent que l’appareil ait été utilisé pour livrer des armes aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), tandis que les autorités de la Minusca ont rapidement réagi pour apporter leur soutien à l’équipage.

Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes et des forces rwandaises et loyalistes survole la région de Boali, près de Bangui, en Centrafrique, le 10 janvier 2021 / AFP/

 

Rédigé par Gaël Boberang

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 04 mai 2023

 

Incident technique ou livraison d’armes ? L’atterrissage forcé d’un hélicoptère tchadien à Bozoum suscite des interrogations

 

Un hélicoptère tchadien s’est posé en catastrophe sur le territoire centrafricain, dans le village Gbadali 4, à environ 35 kilomètres de la ville de Bozoum, suite à un problème technique. Cet événement a provoqué une inquiétude dans la région, car ce village est connu pour être un lieu d’activité des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les habitants de Bozoum pensent que cet atterrissage est une technique connue de tous les centrafricains : la livraison d’armes aux rebelles par le Tchad.

 

Cependant, une équipe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’est rendue sur les lieux pour apporter de l’aide à l’équipage. Cette intervention montre que cet atterrissage est bel et bien un incident technique et non pas un acte intentionnel de livraison d’armes aux rebelles.

À lire aussi : Centrafrique : la rédaction de la nouvelle constitution terminée

 

Il est important de rappeler que le Tchad est régulièrement accusé d’avoir mené des vols d’espionnage sur le territoire centrafricain sans l’accord préalable des autorités centrafricaines. En outre, le même Tchad est accusé par les partisans du régime de Bangui d’avoir fourni des équipements militaires aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

À lire aussi : Attaque de Bossangoa, un véritable montage de Wagner

 

Cet événement met en lumière les tensions entre les deux pays et les acteurs régionaux en République centrafricaine.

À lire aussi : Une importante livraison d’armes de la Russie accueillie à Bangui

 

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Centrafrique: une série d’enlèvement de trois civils par les mercenaires de Wagner au quartier KM5, leur famille s’inquiète

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) — Dans le quartier KM5 de la capitale centrafricaine, Chekh Samdjida Mahamat Chibeké était connu pour être un homme sympathique, apprécié de tous. Pourtant, dans la nuit du mardi 3 mai, des Mercenaires russes de la société Wagner l’ont enlevé chez lui, ainsi que son beau-frère Haroun et son oncle maternele Mahamat amat Moussa Bachir. Leurs proches et leurs voisins s’interrogent sur les raisons de cette arrestation arbitraire.

Monsieur chekh samdjida mahamat chibeké
Monsieur chekh samdjida mahamat chibeké

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 04 mai 2023

 

Enlèvement au quartier KM5 : des civils pris au piège des mercenaires de Wagner

 

Dans la nuit du mardi 3 mai, des hommes armés appartenant à la milice Wagner ont enlevé deux civils dans le quartier KM5 de Bangui, en Centrafrique. La famille de Chekh Samdjida Mahamat Chibeké et de Haroun est sans nouvelles depuis 24 heures, et s’inquiète pour leur sécurité.

Monsieur Hafid haroune
Monsieur Hafid haroune

 

La famille des deux hommes est dans l’angoisse depuis plus de 24 heures, sans nouvelles de leurs proches. Des recherches ont été entreprises dans les différents commissariats et brigades de la gendarmerie, mais pour l’instant sans succès. Les habitants du quartier sont choqués par cet enlèvement, d’autant plus que les deux hommes ne semblaient avoir aucun ennemi ni aucun problème avec quiconque.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké a été kidnappé à son domicile du KM5 dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 mai, vers 23 heures, par des hommes de Wagner lourdement armés. Quelques heures plus tard, dans la matinée du mercredi 3 mai, entre 10 et 11 heures, les mêmes hommes sont revenus pour enlever son beau-frère, monsieur Haroun, qui était en train de vendre ses produits sur le marché KM5.

Mais à la surprise de la famille, les deux faux suspects ont été ramenés chez eux mercredi vers 21 heures après plusieurs heures de torture. Ceci n’est pas fini pour autant! Son oncle de 70 ans, lui, a également été enlevé en même temps que la libération des autres. C’était vers 21 heures ce mercredi que monsieur Mahamat amat Moussa Bachir a été enlevé.

Pour l’heure, monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké  est transféré à l’hôpital en raison de son état de santé après des actes de tortures.

mahamat amat Moussa bachir
mahamat amat Moussa bachir, enlevé à son tour cette nuit du mercredi à jeudi par les mercenaires de Wagner au quartier km5 de Bangui

 

À lire aussi : KM5, un poste de police saccagé, une personne tuée

 

Cette situation est malheureusement fréquente en République centrafricaine, où les hommes de Wagner peuvent enlever des personnes sans raison apparente. Mais dans le cas de monsieur Chekh Samdjida Mahamat Chibeké, tout le monde s’accorde à dire que c’est un homme “hyper-sympa”, apprécié de tous dans son quartier. Les habitants sont donc d’autant plus surpris et inquiets.

À lire aussi : Rumeurs du coup d’État, le quartier KM5 bouclé

 

Les hommes de Wagner, eux, sont connus pour leurs méthodes brutales et leur implication dans des conflits armés en Afrique. Depuis quelques mois, ils procèdent à des arrestations sans motif apparent dans la capitale centrafricaine, souvent sur la base de simples délations. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que ces mercenaires semblent agir en toute impunité, sans que les autorités ne prennent de mesures pour les arrêter.

À lire aussi : RCA : Fatimé Sherif, 21 ans, nouvelle épouse officielle de Michel Am-Nondokro DJOTODIA

 

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Panique au sommet de l’Etat,  Ferdinand Alexandre N’guendet de retour ?

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) — Alors qu’il est toujours introuvable à Bangui, Alexandre Ferdinand N’GUENDET, ancien Chef d’État de la Transition vient d’acter un changement majeur à la tête de son parti. Jusque-là Président en exercice du Rassemblement Pour la République (RPR), N’guendet vient de passer la main à Djello Ngandjio, tenu d’assurer l’intérim pour une durée de trois mois renouvelables. Cependant, pour les caciques du pouvoir de Touadera, cela cache mal les ambitions de Ferdinand Alexandre N’GUENDET à prendre la tête du pouvoir de transition qui sera mis en place après la chute du régime de Touadera.

Alexandre Ferdinand Guendet par RFI
Alexandre Ferdinand Guendet. CopyrightRFI

 

Rédigé par Anselme  Mbata

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 04 mai 2023

 

Panique au sommet de l’Etat,  Ferdinand Alexandre N’guendet de retour ?

 

Après avoir été victime de graves persécutions politico-judiciaires, l’ancien Chef d’Etat de la Transition en Centrafrique, Alexandre Ferdinand N’guendet, est introuvable depuis plusieurs mois. Cependant, l’acte de désignation d’un intérimaire à la tête de son parti politique, le Rassemblement Pour la République (RPR), relance les spéculations quant à ses ambitions de prendre la tête du pouvoir de transition qui sera mis en place après la chute du régime de Touadera. Les rumeurs de coup d’Etat se multiplient, provoquant une panique au sommet de l’Etat.

 

“N’guendet se prépare-t-il à gérer la transition ?” s’interroge un communicant du régime alors que la note de désignation d’un intérimaire à la tête du RPR vient d’être rendue publique. Pour ce proche du régime, depuis un certain temps, de folles rumeurs dans le camp du pouvoir laissent entendre qu’un plan est en cours afin d’abréger le règne de Faustin Archange Touadera.

À lire aussi : L’opposition démocratique fait un bloc face au régime de Touadera

 

Parmi les noms qui sont cités, celui de Ferdinand Alexandre N’guendet. L’ancien Chef de l’État de la Transition, après de très graves persécutions politico-judiciaires, est introuvable. Sa famille, évacuée. Cependant, de sources bien introduites attestent qu’il serait toujours dans le pays, en atteste la note de désignation de son intérimaire.

À lire aussi : Retour de Bozizé, coulisses  d’un fiasco d’une conférence de presse du gouvernement

 

Après avoir géré le Conseil National de Transition (CNT) de 2013-2016, et ensuite, après son bref passage comme Chef de l’État intérimaire, N’guendet retournera-t-il à la gestion du pays ? La suite des évènements politico-sécuritaires en Centrafrique nous le dira.

À lire aussi : Chute du régime de Bangui, plusieurs proches du Président Touadera se préparent à quitter le pays

 

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La Centrafrique en proie à une insécurité généralisée, selon Martin Ziguelé

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) — L’ancien Premier ministre centrafricain, Martin Ziguelé, a tenu une conférence de presse mardi pour dénoncer l’absence de sécurité dans certaines régions du pays. Selon lui, certaines localités n’ont ni préfet, ni sous-préfet, ni commandant de brigade, ni commissaire de police, laissant la population livrée à elle-même en matière de sécurité. Il ajoute que la sécurité se résume à la sécurité des plus hautes personnalités de l’État et que le pays est livré à lui-même.

Centrafrique.org/martin-ziguele-lors-de-la-conference-de-presse-du-bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution/” data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé lors de la conférence de presse du bloc républicain pour la défense de la constitution
Martin Ziguelé lors de la conférence de presse du bloc républicain pour la défense de la constitution à Bangui. CopyrightCNC

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Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 04 mai 2023

 

La sécurité en Centrafrique : une préoccupation majeure pour l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé

 

Lors d’une conférence de presse, l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé a alerté sur la situation préoccupante de la sécurité en Centrafrique, soulignant l’absence de personnalités clés dans certaines localités du pays et le manque de moyens des Forces armées centrafricaines.

 

Des zones abandonnées

 

Selon Ziguelé, certains commandants de base militaire sont contraints de patrouiller en moto sur de longues distances pour garder une frontière dans une zone sensible, alors que les plus hauts responsables de l’État disposent de véhicules blindés. Il souligne également que les soldats centrafricains qui gardent les frontières n’ont souvent pas les moyens de se nourrir et sont contraints d’endetter les notables locaux pour obtenir de la nourriture.

 

La situation est encore plus critique dans certaines régions où les mercenaires de la société militaire privée russe Wagner ont établi des camps entourés de clôtures, empêchant les Centrafricains d’y entrer. Ziguelé déplore que les soldats centrafricains soient obligés de dormir à proximité, sans aucune protection, alors que les mercenaires disposent de ravitaillements et de moyens de transport.

À lire aussi : le bloc républicain pour la défense de la constitution appelle à un grand meeting à Bangui

 

Des Forces armées centrafricaines mal équipées

 

L’ancien Premier ministre appelle à un rééquilibrage des moyens alloués aux Forces armées centrafricaines pour améliorer la sécurité dans le pays. Il estime que si ces dernières ne sont pas mises au centre de la problématique sécuritaire de la RCA, correctement financées et équipées, il n’y aura jamais de paix en Centrafrique. Il appelle à ce que les moyens nécessaires soient mis en place pour que les Centrafricains puissent mourir pour leur patrie, et non pas être contraints de mettre en place des barrières pour que la population paie pour qu’ils puissent manger.

 

La déclaration de Martin Ziguelé souligne le besoin de renforcer la sécurité et les moyens alloués aux Forces armées centrafricaines pour garantir une paix durable en République centrafricaine. Il appelle à une prise de conscience de la situation critique dans certaines régions et à une action immédiate pour y remédier.

À lire aussi : Batangafo, Bouca, deux villes du Nord-ouest encerclées par les rebelles de la CPC

 

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Les étudiants centrafricains en Russie demandent leur rapatriement volontaire

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Bangui, 04 mai 2023 (CNC) — Les étudiants centrafricains bénéficiaires de la bourse de coopération russo-centrafricaine en Russie sollicitent leur rapatriement volontaire auprès du gouvernement centrafricain et des autorités russes. Ils dénoncent l’abandon du gouvernement centrafricain et le non-respect des engagements quant à la régularisation du paiement de leur bourse. Face à la précarité de leur situation et aux obstacles rencontrés, ils espèrent rentrer au pays pour poursuivre leurs études à l’université de Bangui.

Rencontre du Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie
Rencontre du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 4 mai 2023

 

Abandon des étudiants centrafricains en Russie: appel au gouvernement et aux autorités russes

 

Des étudiants centrafricains en Russie demandent leur rapatriement volontaire. Ces étudiants bénéficiaires de la bourse de coopération russo-centrafricaine sollicitent leur retour au pays pour plusieurs raisons.

 

Tout d’abord, ces étudiants ont le sentiment que le gouvernement centrafricain les a abandonnés, en ne respectant pas ses engagements vis-à-vis des étudiants boursiers, notamment en ce qui concerne la régularisation du paiement de leur bourse. Le président de la République avait pourtant rassuré ces étudiants lors de son passage en Russie en 2019 en affirmant que leurs bourses seraient versées en même temps que le salaire des fonctionnaires de l’Etat.

 

En outre, ces étudiants font face à de nombreuses difficultés en raison des sanctions imposées à la Russie, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires et du coût de la vie en général. Ils ne peuvent plus faire face à cette précaire réalité sans leur bourse.

 

De plus, seuls neuf étudiants ont été retenus sur 55 lors des commissions pour l’année académique 2021-2022, ce qui témoigne d’une baisse significative du nombre de boursiers.

 

Les étudiants ont également envoyé plusieurs correspondances aux autorités, y compris au président de l’Assemblée nationale, mais n’ont reçu aucune réponse à leurs demandes.

À lire aussi : Les manigances du pouvoir russe pour maîtriser la Centrafrique

 

Enfin, certains étudiants sont confrontés à des problèmes de santé sans traitement adéquat en raison de l’insuffisance de leurs moyens. Les assurances maladies dont ils disposent ne couvrent pas certains cas. De plus, les propos irresponsables de l’ancien Directeur général des bourses et stages, qui a affirmé que les étudiants centrafricains en Russie n’auraient pas de bourses car ils sont “têtus”, ont choqué et indigné les étudiants.

À lire aussi : Pour des raisons humanitaires, le Cameroun dessert provisoirement l’étau sur la RCA

 

Face à tous ces obstacles, les étudiants centrafricains demandent leur rapatriement volontaire auprès du gouvernement centrafricain et des autorités russes, au nom de la coopération russo-centrafricaine sur le plan éducatif. Ils souhaitent poursuivre leurs études à l’université de Bangui, où ils pourront être soutenus par leurs familles. Cette demande est légitime et mérite une réponse rapide et appropriée des autorités concernées.

À lire aussi : Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, qualifié d’un ministre médiocre par monsieur  Franklin Nyamssi

 


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Les réformes exigées par le FMI à Faustin Archange Touadera créent une douche froide

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Bangui, 2 mai 2023 (CNC) — La République Centrafricaine (RCA) fait face à une situation économique difficile, avec une forte dépendance aux aides internationales pour alimenter et équilibrer son budget le plus faible en Afrique. Dans ce contexte, le Fonds Monétaire International (FMI) a donné son accord de facilité élargie de crédit, FEC, un outil qui va permettre à la RCA de s’endetter facilement. Cette FEC est assortie des simples et robustes conditionnalités que le gouvernement les a accepté en termes d’engagements à prendre et à les respecter. Parmi les engagements exigés figurent le renforcement de l’administration douanière et fiscale, la rationalisation des exonérations fiscales, la réforme du marché des carburants et de la structure des prix, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de la transparence fiscales. Des engagements qui chauffent déjà les nerfs à Bangui.

Hervé Ndoba
Hervé Ndoba

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 2 mai 2023

 

Les réformes exigées par le FMI : Renforcement de l’administration douanière et la rationalisation des exonérations fiscales

 

Selon des sources internes, le Directeur Général (DG) de la douane, imposé par la première dame du pays, Brigitte Touadera et finalement reconduit à son poste contre la volonté de son ministre de tutelle Hervé Ndoba, accorde sans limite des exonérations fiscales à la famille du président. Les deux épouses du président, Brigitte et Tina Touadera, ainsi que les membres de leurs familles respectives, sont exemptés de droits de douane et des TVA.

Si le FMI ne demande pas expressément un changement à la tête de cette direction générale de la douane, il demande tout de même le renforcement de la gouvernance, son limogeage en d’autres termes, ainsi que la fin de ces pratiques d’exonérations accordées à la famille du président. En d’autres termes, Théodore Frédéric Inamo,  lui aussi, membre de la famille du président Faustin Archange Touadéra, placé à la tête de la douane depuis l’arrivée de son oncle aux affaires le 30 mars 2016, a trop duré sur ce poste et n’a plus rien dans sa tête comme stratégie pour reformer la douane. Il est l’auteur de plusieurs détournements et accorde plusieurs exonérations douanières aux membres de son clan.

 

Réforme du marché des carburants et de la structure des prix

 

Le ministre de l’Énergie Arthur Piri, les mercenaires de la société Wagner et sa bande de Sani Yalo sont directement concernés par cette mesure. Le FMI exige que ces acteurs cessent d’acheter et de vendre des produits pétroliers de contrebande, et que les prix doivent être harmonisés pour soulager la souffrance de la population.

 

Renforcement de la gouvernance et de la transparence fiscales

 

Enfin, le FMI exige un renforcement de la gouvernance et de la transparence fiscales, en particulier dans les ministères de l’Education et de la Santé. Des cas des multiples détournements de fonds ont été signalés mais aucune poursuite n’a été engagée.

Au ministère de l’Education par exemple, Ernest Mada, directeur de cabinet audit ministère durant plusieurs années, a été épinglé dans un cas de détournement de plus de 90 millions de F CFA. Dans un rapport d’inspection diligentée par l’Inspection générale d’Etat sur instruction du président Touadera lors d’un conseil des ministres en 2021, révèle que Ernest Mada a redirigé dans ses propres poches, plus de 90 000 000 F CFA de fonds des partenaires destinés à l’achat des livres scolaires pour les élèves et des motos pour le personnel de son ministère. Dans le rapport que la CNC a pu consulter, le défunt patron de l’IGE avait recommandé le remboursement de ces 90 000 000 F CFA sous peine de poursuite judiciaire. Mais depuis, Ernest Mada qui a regagné le MCU avec armes et bagages intellectuels, dit à tout le monde que le rapport Mapouka de 2021 parle d’un autre Ernest Mada, et non de lui, le vrai Ernest, que Touadera ne peut pas le toucher. Pour preuve, Touadera l’a récompensé en le promouvant ministre directeur de cabinet du premier ministre Moloua. De quoi à choquer les bailleurs.

 

Des incompréhensions et des accusations infondées

 

Ces exigences du FMI ont été mal reçues par certains proches du président Touadera, qui y voient une ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. Cependant, ces réformes visent à améliorer la situation économique de la RCA et à renforcer sa gouvernance, ce qui est dans l’intérêt de tous les citoyens du pays.

Les réformes exigées par le FMI en RCA visent à renforcer l’administration douanière et fiscale, à réformer le marché des carburants et à renforcer la gouvernance et la transparence fiscales.

En un mot à recadrer les dépenses publiques prioritaires qui ne doivent aller chez les mercenaires de Wagner. Ces mesures sont essentielles pour améliorer la situation économique et sociale de la RCA, attirer les investisseurs pour assurer un avenir meilleur pour tous ses citoyens et que Touadera doit chercher dans ses propres poches ou coffres pour payer les mercenaires.

 

 

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Centrafrique : Le président Touadera veut confisquer les recettes des commerçants pour renflouer les caisses de l’Etat

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Bangui, 3 mai 2023 (CNC) — En République centrafricaine, la situation économique est très préoccupante, en grande partie en raison de nombreux détournements de fonds publics. Pour faire face à la crise financière qui frappe le pays depuis plus d’un an, le président Faustin Archange Touadera a décidé de prendre des mesures radicales en vue de renflouer les caisses du Trésor public. Parmi ces mesures, la confiscation des recettes journalières des opérateurs économiques. Cette décision a été prise lors d’un conseil des ministres présidé par le président Touadera. Elle vise à récupérer les recettes des ventes journalières des opérateurs économiques du pays pour les garder et de les utiliser au cas où le Trésor public a des difficultés.

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Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

 

 

Rédigé par Alain  Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 3 mai 2023

 

Le Président Touadera est-il vraiment derrière cette décision, ou bien c’est Wagner?

 

C’est la question que tout le monde se la pose. Certains parlent de Wagner, d’autres, le président Touadera lui-même? en application, avancent-ils, en application des recommandations de son dialogue républicain.

L’annonce de cette mesure lors des missions réalisées par le DG du Trésor en personne a suscité de vives réactions et une certaine colère parmi les concernés. De nombreux opérateurs économiques estiment que, déposer au Trésor leurs recettes, c’est de les mettre sur un compte bloqué. Pourtant, ils en ont besoin quotidiennement et c’est le rôle des banques.

Cette mesure de confiscations des recettes des commerçants n’est pas une solution viable pour sortir la RCA de la crise économique. Estiment certains commerçants, qui n’hésitent à qualifier cette mesure d’une décision de “vol par intimidation à mains nues “ et ont appelé le président Touadera à reconsidérer sa position.

Le gouvernement centrafricain fait sourde oreille et continue toujours les sensibilisations. Mais certains cadres du ministère des finances et du budget défendent cette mesure en affirmant qu’elle est nécessaire pour garantir la stabilité économique du pays. Selon un cadre du trésor public interrogé par CNC, cette mesure ne vise pas à pénaliser les opérateurs économiques, mais plutôt à les aider à régulariser à la source aussi leur situation fiscale. Cette mesure consistera à l’ouverture d’un sous-compte unique pour les opérateurs économiques au Trésor public.

 

Des sous-comptes au Trésor public à créer

 

Pour appliquer cette mesure, le gouvernement a décidé de créer des sous-comptes au Trésor public pour les entreprises privées et les commerçants. Les comptables et les propriétaires de magasins, d’hôtels et de restaurants de la capitale Bangui, ont été informés de cette décision et doivent désormais verser leurs recettes journalières dans ces sous-comptes et non plus à la banque.

Cette décision a été très mal accueillie par les opérateurs économiques, qui estiment qu’elle va nuire à leur activité. Certains commerçants ont même décidé de fermer leur commerce si le gouvernement persiste dans ce jeu.

Les observateurs de leur côté estiment que le gouvernement cherche à contourner les banques, qui ont refusé le mois dernier de verser les salaires des fonctionnaires en raison des dettes impayées par le gouvernement.

“ Même dans les États totalitaires, les Trésors publics ne jouent pas ce rôle. Touadera tente d’instaurer un régime totalitaire, dictatorial ”, avance un observateur interrogé par CNC.

La décision du président Touadera de confisquer les recettes des commerçants est une mesure controversée qui divise le pays. Si le gouvernement affirme que cette mesure est nécessaire pour sortir la RCA de la crise économique, de nombreux observateurs estiment qu’elle risque d’avoir des conséquences négatives sur l’activité économique du pays.

 

 

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Présence des mercenaires russes en Centrafrique : un enjeu géopolitique entre les États-Unis et la Russie

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Mercenaires russes en Centrafrique : un enjeu géopolitique

 

Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — Depuis cinq ans, les mercenaires russes de la milice Wagner sont présents en Centrafrique. Si leur présence n’est pas nouvelle, elle ne cesse de diviser l’opinion publique, particulièrement depuis que les Etats-Unis ont annoncé vouloir lancer un ultimatum pour les faire partir. Les Centrafricains ont pris l’habitude de voir ces hommes blancs masqués à chaque sortie de leur président Faustin Archange Touadéra. La milice Wagner est une force armée privée russe qui appuie l’armée centrafricaine, sécurise les convois, exploite plusieurs mines et contrôle les douanes du pays. Les Etats-Unis n’ont pas caché leur désaccord face à cette présence qui s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir la Russie en Afrique.

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 03 mai 2023

 

Présence Des mercenaires russes en Centrafrique : : Les Etats-Unis lancent un ultimatum

 

Lors du Sommet Afrique-USA qui s’est tenu en décembre 2022, une réunion secrète aurait été organisée à Washington. Ce jour-là, une équipe de la Maison-Blanche aurait proposé de soutenir la formation des forces armées centrafricaines et d’augmenter leur aide humanitaire en échange du départ de la milice Wagner. Si les mercenaires russes refusaient de partir, les Etats-Unis seraient prêts à couper tout financement. Cette proposition a été vivement critiquée par certains qui y voient une pression indue de la part des Etats-Unis.

 

La Russie déploie une diplomatie agressive en Afrique

 

Pour comprendre cette tension entre les Etats-Unis et la Russie en Centrafrique, il faut se pencher sur le contexte géopolitique plus large. La Russie déploie en effet une diplomatie agressive en Afrique depuis plusieurs années. Selon Charles Bouessel, consultant sénior pour l’International Crisis Group, les manoeuvres américaines visant à dégager la milice Wagner témoignent de la volonté d’affaiblir la Russie. Pour autant, les Etats-Unis n’ont pas confirmé l’information, se contentant de rappeler qu’ils respectent la souveraineté du pays.

À lire aussi : AKROUSSOULBACK, village d’origine d’Abdoulaye Hissen, complètement  pillé par les mercenaires de Wagner

 

La présence des mercenaires russes de la milice Wagner en Centrafrique divise l’opinion publique. Si leur présence est soutenue par certains, elle est vivement critiquée par d’autres, particulièrement les Etats-Unis. Dans un contexte géopolitique plus large, cette tension entre les deux pays s’inscrit dans une stratégie plus large visant à affaiblir la Russie en Afrique. Il est donc peu probable que la situation se résolve rapidement et facilement.

À lire aussi : Centrafrique : le procureur de Bambari, le magistrat Olivier Bombo, gravement tabassé par les mercenaires de Wagner

 

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Le BRDC sonne le glas du 3ème mandat de Touadéra : analyse politique

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Le BRDC sonne le glas du 3ème mandat de Touadéra

 

Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — Dans son analyse politique intitulée “Faustin Archange Touadéra poussé dans les orties par le BRDC : Autopsie du cadavre du 3ème mandat”, le politologue Fari-Taheruka Shabazz revient sur la situation politique en Centrafrique. Après avoir perdu la guerre médiatique, le contrôle de l’appareil sécuritaire et la bataille contre la rébellion, le gouvernement de Touadéra doit maintenant faire face à une nouvelle opposition politique, celle du BRDC.

L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 03 mai 2023

 

Le BRDC réduit les marges de manœuvre de Touadéra

 

Le BRDC est une plateforme de l’opposition démocratique qui vient de prendre position contre la candidature de Touadéra à un troisième mandat présidentiel en Centrafrique. Le BRDC met en garde la communauté internationale contre le financement d’élections présidentielles qui ne seraient pas inclusives.

Cette position oblige les bailleurs de fonds, la Minusca, l’UE, la France et les USA, à faire un choix difficile : soit soutenir des élections présidentielles favorables au clan Touadéra, soit refuser de cautionner la dérive dictatoriale du régime de Bangui en refusant de financer des élections qui consacreront la mainmise de Touadéra sur tous les pouvoirs.

À lire aussi : Attaque de Béloko, un partisan du Président Touadera appelle à des opérations hibou contre les opposants au régime

 

Le BRDC s’oppose au 3ème mandat de Touadéra  et au coup d’État constitutionnel

 

Le BRDC s’oppose également à la convocation d’un référendum qui souhaite abroger la Constitution de 2016 et permettre à Touadéra de briguer un troisième mandat présidentiel après une gouvernance sans Constitution. Le BRDC considère que cette initiative constitue un coup d’État constitutionnel et appelle les Centrafricains à se mobiliser pour exiger le départ du président. Le BRDC organise des meetings, des marches, des sit-in, des manifestations, des concerts de casseroles et des journées villes mortes pour faire pression sur le gouvernement.

À lire aussi : Faustin Archange TOUADERA, un pion dangereux des Wagner dans la chasse à l’occident en Afrique au profit de la Russie

 

Le BRDC maintient la pression

 

Selon le politologue Fari-Taheruka Shabazz, le BRDC maintiendra la pression sur le gouvernement de Touadéra jusqu’à ce que ses revendications soient satisfaites. Le gouvernement a le choix entre laisser les manifestations pacifiques se dérouler conformément aux droits constitutionnels ou continuer de verrouiller l’espace public comme l’a souligné Human Rights Watch dans son dernier rapport.

 

Le politologue Fari-Taheruka Shabazz recommande que les mobilisations politiques du BRDC se déroulent au moment où le prix du carburant est au-dessus de 2000 francs le litre. Cette stratégie permettrait d’accroître la pression sur le gouvernement et de mobiliser davantage les Centrafricains en faveur du départ de Touadéra.

 

La situation politique en Centrafrique est tendue, et le gouvernement de Touadéra doit faire face à une opposition politique grandissante. Le BRDC, plateforme de l’opposition démocratique, met en garde contre le financement d’élections non inclusives et s’oppose à la convocation d’un référendum qui permettrait à Touadéra de briguer un troisième mandat. Le politologue Fari-Taheruka Shabazz estime que le gouvernement de Touadéra doit trouver un compromis.

À lire aussi : Crise politique et institutionnelle en Centrafrique,  le BRDC hausse le ton et menace de descendre dans la rue

 

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Le BRDC s’oppose à un pseudo-référendum pour une modification de la Constitution

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Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — Le mardi 2 mai 2023, le BRDC, Coordination du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a tenu une conférence de presse pour discuter de la crise multiforme que traverse la République Centrafricaine sous la direction du président Touadéra.

Selon le BRDC, après sept ans au pouvoir, le régime Touadéra n’a pas apporté de changements significatifs dans la vie des Centrafricains, mais est plutôt obsédé par la conservation du pouvoir à vie. La dernière réunion des partisans de Touadéra à Damara le 30 avril 2023 a confirmé les craintes du BRDC quant à ses intentions de changer la Constitution du 30 mars 2016 par l’organisation d’un pseudo-référendum. Ce changement permettrait à Touadéra de briguer un troisième mandat présidentiel, ce que le BRDC qualifie de coup d’Etat constitutionnel. Le BRDC s’oppose à cette initiative et ne participera pas à une élection qui ne respecte pas les principes démocratiques.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 03 mai 2023

 

La crise multiforme en RCA persiste, selon le BRDC

 

Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a tenu une conférence de presse le 2 mai 2023 pour évoquer la persistance de la crise multiforme qui traverse la République Centrafricaine (RCA) depuis plusieurs années. Selon le BRDC, le régime de Faustin-Archange Touadéra est incapable d’apporter le moindre changement dans la vie des Centrafricains et se préoccupe davantage de conserver le pouvoir à vie que des malheurs des compatriotes vivant à l’étranger. Le BRDC appelle le peuple centrafricain à plus de détermination pour la défense des acquis démocratiques.

 À lire aussi : Intimidation et agression physique, UN DANGER permanent POUR  les membres du personnel des nations – unies

 

La véritable opposition démocratique doit être incluse dans les consultations populaires

 

Le BRDC ne comprend pas pourquoi certains partis politiques et personnalités prétendument “indépendantes” se disent “constructifs et participatifs”, tentent de participer aux élections locales. Le BRDC considère qu’une réforme structurelle des institutions électorales est nécessaire pour garantir l’inclusion de l’opposition démocratique et donner aux consultations populaires un caractère inclusif.

À lire aussi : Égorgement  des deux civils par les soldats FACA, le lieu du crime vient d’être identifié par CNC

 

La situation sécuritaire et sociale en République Centrafricaine est préoccupante

 

Le BRDC est également préoccupé par la situation sécuritaire en République Centrafricaine, qui a été aggravée par la confrontation militaire au Soudan. Le gouvernement centrafricain est accusé d’être indifférent au sort de ses citoyens abandonnés dans ce pays. Le BRDC appelle à une action urgente pour protéger les Centrafricains à l’étranger.

En outre, la hausse fulgurante des prix des denrées alimentaires a précarisé dangereusement la vie de millions de Centrafricains, et les grèves de carburant ne font qu’aggraver la situation. Sur le plan économique et financier, le BRDC constate avec tristesse que l’Etat est en faillite, malgré l’accord de la Facilité Elargie du Crédit (FEC) du FMI.

 

Le BRDC appelle le peuple centrafricain à agir

 

Face à cette situation sombre, le BRDC appelle le peuple centrafricain à se mobiliser pour défendre les acquis démocratiques et à dénoncer la mal gouvernance du régime Touadéra. L’annonce officielle de la convocation du référendum signifierait la fin du régime dictatorial de Touadéra et le début du ralliement populaire pour exiger son départ. Le BRDC invite tous les patriotes et démocrates à se joindre aux actions et manifestations qui seront organisées dans les prochains jours.

À lire aussi : LE CNCA-PDD APPELLE LES CENTRAFRICAINS À PRENDRE LEUR DESTIN EN MAIN

 

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Touadéra, un sort politique réservé ?

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Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — La situation politique en Centrafrique ne cesse de susciter des débats sur les réseaux sociaux, en particulier, en ce qui concerne l’avenir politique et vitale du Président Faustin Archange Touadera. Sa collaboration avec les Mercenaires russes du groupe militaire privé Wagner, auteurs de nombreux crimes graves sur la population civile, est au centre des préoccupations.

je suis Wagner
Le T-shirt ” Je suis Wagner”.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 03 mai 2023

 

Le sort politique incertain de Faustin Archange Touadera

 

Depuis plusieurs mois, la question de l’avenir politique et vitale du Président centrafricain Faustin Archange Touadera suscite de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Sa collaboration aveugle et désormais mortelle avec les mercenaires russes du groupe militaire privé Wagner, auteurs de nombreux crimes graves sur la population civile, est au centre des préoccupations.

Certains internautes estiment que le Président Touadera finira son parcours politique devant la Cour pénale internationale, tandis que d’autres pensent qu’il sera chassé du pouvoir comme les feus présidents Mouammar Kadhafi ou Mobutu. Les partisans du Président de la République accusent les détracteurs du régime de Touadera de faire le jeu des Occidentaux et de ne pas aimer leur pays. Mais certains se demandent si les partisans du Président aiment également leur pays.

La situation est si tendue que certains internautes estiment que Touadéra sera chassé du pouvoir s’il refuse la proposition des Occidentaux de se séparer des mercenaires de Wagner. Le Président en est conscient, c’est pourquoi il a demandé à ses compatriotes de beaucoup prier pour lui.

La réalité est donc bien là, et il est temps pour les différents acteurs de la scène politique centrafricaine de prendre conscience des enjeux et des conséquences de leurs choix. Les crimes graves commis par les mercenaires de Wagner ne doivent pas être ignorés, et le Président Touadera doit prendre ses responsabilités en tant que dirigeant du pays.

À lire aussi : Tentative d’arrestation de l’ancien Président Nguendet, la PJLOD dénonce la volonté du Président Touadera de liquider tous ses opposants politiques

 

Il est essentiel de rappeler que la Centrafrique a besoin de paix et de stabilité pour se développer. La situation actuelle est préoccupante, et il est urgent que les différentes parties prenantes s’engagent dans un dialogue constructif pour sortir de cette impasse politique.

À lire aussi : Faustin Archange Touadera : »le peuple centrafricain est trop pressé »

 

Il est également important de souligner que la question de l’amour de son pays ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiques. Les partisans et les détracteurs du régime doivent tous travailler ensemble pour construire un avenir meilleur pour la Centrafrique. Cela passe par le respect des droits de l’homme, la justice, la transparence et le respect des valeurs démocratiques.

La situation politique en Centrafrique est complexe et nécessite une approche constructive et inclusive pour sortir de l’impasse actuelle. Les crimes graves commis par les mercenaires de Wagner doivent être condamnés, et le Président Touadera doit prendre ses responsabilités en tant que dirigeant du pays. La construction d’un avenir meilleur pour la Centrafrique passe par le respect des droits de l’homme, la justice, la transparence et le respect des valeurs démocratiques.

À lire aussi : Centrafrique : « les forces de la COALITION SIRIRI se mobilisent sereinement pour Bangui »

 

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L’accord de facilité élargie de crédit (FEC) du FMI pour le gouvernement de Moloua : une victoire en demi-teinte ?”

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Bangui, 02 mai 2023 (CNC) — Le récent accord de facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) pour le gouvernement de Moloua a suscité des réactions contrastées à Bangui, certains célébrant cette victoire financière tandis que d’autres soulignent que cet accord ne devrait pas être célébré trop rapidement car il s’agit d’un outil de pression pour encourager les réformes économiques et financières.

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Monsieur Hervé Ndoba

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 02 mai 2023

 

Le FMI débloque un accord de facilité élargie de crédit (FEC) pour le gouvernement de Moloua

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment approuvé un accord de facilité élargie de crédit (FEC) pour le gouvernement de Moloua, et cela a été accueilli avec une grande joie à Bangui. Cependant, selon le consultant international en commerce et développement Bertin Maboula, cet accord ne devrait pas être célébré trop rapidement, car il ne s’agit pas seulement d’un accord financier, mais également d’un outil de pression pour forcer les gouvernements à mettre en œuvre des réformes économiques et financières.

 

Cette remarque de Maboula a suscité des réactions contradictoires sur les réseaux sociaux, certains saluant la victoire du gouvernement pour avoir obtenu l’accord financier malgré les obstacles, tandis que d’autres soulignent que la FEC est un signe de l’échec du gouvernement à maintenir une bonne gestion financière.

 

Martial Goro, enseignant à l’université de Bangui, a été particulièrement critique, soulignant que le FMI n’a pas débloqué de l’argent parce que le gouvernement a bien géré les finances publiques, mais plutôt parce que la RCA est devenue un mauvais élève. Selon Goro, le gouvernement doit maintenant accepter de suivre les leçons et de s’améliorer, ou bien s’obstiner dans les pratiques non orthodoxes des finances publiques et s’enterrer à jamais.

 

Ces commentaires soulignent l’importance de la FEC non seulement en tant qu’accord financier, mais aussi en tant qu’outil de pression pour encourager les gouvernements à mettre en œuvre des réformes économiques et financières. Alors que la FEC peut aider à fournir un soutien financier nécessaire aux pays en difficulté, elle doit être considérée comme un moyen d’encourager les réformes, plutôt que comme une solution à long terme pour la gestion financière d’un pays.

 

Il est essentiel que le gouvernement de Moloua prenne des mesures concrètes pour améliorer sa gestion financière et économique, plutôt que de compter sur des accords de financement à court terme. Cela permettra non seulement de garantir la viabilité financière de la RCA, mais aussi de créer des conditions de développement à long terme et de favoriser la prospérité économique pour tous les citoyens.

 

 

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Fracture démocratique en RCA : Comment la non-légitimité des élus locaux exacerbe le déficit de l’État

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Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — La République Centrafricaine a opté pour la démocratie comme mode d’organisation et de gestion de la chose publique. Dans ce modèle, le transfert de compétences et de capitaux de l’État vers les collectivités publiques est considéré comme la meilleure approche pour atteindre les objectifs socio-économiques escomptés. Cependant, en RCA, le modèle démocratique présente une anomalie majeure, qui aggrave le déficit de l’État. Cette anomalie réside dans la non-légitimité des élus locaux, qui constitue un véritable frein à l’exercice de leurs fonctions.

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 03 mai 2023

 

la non-légitimité des élus locaux exacerbe le déficit de l’État

 

La République Centrafricaine a opté pour la démocratie comme mode de gestion publique, mais un modèle démocratique en escalier a créé une grave anomalie qui affecte la légitimité des autorités locales et freine le développement local.

 

Un escalier géant à 5 marches : une représentation du modèle démocratique de la RCA

 

Le modèle démocratique de la RCA peut être assimilé à un escalier géant à 5 marches. À la première marche, on trouve les chefs de quartier et les chefs de village, élus démocratiquement par leurs concitoyens. Ces élus disposent ainsi d’une solide légitimité, qui est un gage fondamental de la démocratie.

Aux deuxième et troisième marches, on trouve les conseillers municipaux et les présidents de délégation spéciale, nommés par décret. Ces autorités n’ont donc pas été élues par le peuple, ce qui les dépouille de toute légitimité nécessaire à l’exercice de leurs fonctions. Cette situation est préjudiciable pour l’ensemble de la population, car ces élus locaux travaillent sans se préoccuper des besoins de leur localité, étant donné qu’ils ne tiennent pas leur mandat de cette population.

En effet, nombre de Centrafricains, notamment à Bangui, ne connaissent pas physiquement les conseillers municipaux et les maires de leur arrondissement. Ces élus sont censés être les premiers acteurs de toute opération visant l’amélioration des conditions de vie dans leur localité. Or, ces maires et conseillers municipaux nommés travaillent sans se préoccuper des besoins de la population, car ils ne tiennent pas leur mandat de cette population.

 

La fracture démocratique et ses conséquences

 

La fracture démocratique est préjudiciable pour l’ensemble de la population, car elle exclut les chefs de quartier et les chefs de village, dépositaires de la légitimité du peuple. Ils sont ainsi laissés pour compte et ne sont associés ni à l’élaboration ni à la gestion des budgets de leur localité. En revanche, les maires et conseillers municipaux jouissant uniquement de la légalité et non de la légitimité sont pris en charge mensuellement, avec un salaire plus important que celui des directeurs de service de l’administration publique, sur le budget de l’État.

En conséquence, pendant les assises du conseil municipal de la mairie de Bangui, les maires d’arrondissement et les conseillers municipaux se contentent exclusivement d’exposer et de défendre leurs propres visions sans se préoccuper véritablement des vraies préoccupations de leur arrondissement. Cette situation renforce encore davantage le déficit de l’État

 

 

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