Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Rien ne va plus entre le Président de l’Assemblée nationale , le géographe Simplice Mathieu Sarandji, et son premier vice-président, monsieur Évariste Ngamana. Les deux hommes ne se croisent plus, et n’échangent plus des mots. Évariste Ngamana, soutenu par tous les proches conseillers et parents du chef de l’État, voudrait créer sa propre administration parallèle à l’Assemblée nationale , et tente de fragiliser les actions de Simplice Mathieu Sarandji. La bataille est féroce, et la tension atteint son paroxysme.
Minusca-anti-francaise-en-centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement
Sarandji contre-attaque
Dans une note circulaire en date du 29 juillet 2022, le Président de l’Assemblée nationale , l’honorable Simplice Mathieu Sarandji tenait à dénoncer l’usurpation de sa fonction du Président de l’Assemblée nationale par certains de ses collaborateurs. Cette mise en garde vise principalement son premier vice-président, l’honorable Évariste Ngamana.
D’après lui, des Ordres de Mission sont délivrés à son insu à certains députés de la Nation malgré sa présence à Bangui.
Or, conformément aux dispositions de l’article 15 al.1º, 6 et 17 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est clairement indiqué que :
« Le Président dirige l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. Il est le chef de l’Administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur des dépenses de celle-ci. Le Président de l’Assemblée nationale peut être supplié par les vice-présidents en cas d’empêchement temporaire dans l’exercice de ses fonctions suivant l’ordre de préséance. Dans ce cas, Il peut déléguer certains de ses pouvoirs par Arrêté ».
Interdiction d’usurpation de fonction
C’est ainsi que le Président de l’Assemblée nationale, dans sa note circulaire du 29 juillet 2022, interdit formellement la délivrance des ordres de mission parallèle.
« À compter de la date de signature de la présente Note circulaire, Il est strictement interdit la délivrance des Ordres de Mission en ma présence et sans mon autorisation. Les autorités de la gendarmerie nationale, de la police nationale ainsi que celles de l’Aéroport international de Bangui M’Poko sont chargées, chacune en ce qui les concerne, de la stricte application de la présente », précise-t-il.
C’est désormais clair. Sarandji et Ngamana rentrent dans une nouvelle phase dans leur bras de fer. Ce dernier voudrait à tout prix écarter Sarandji et occuper son fauteuil avec la complicité des conseillers et parents du Président de la République. Mais ce qu’il a oublié, Sarandji et Touadera ont leur propre secret en commun, et personne ne peut les diviser. Selon un membre du bureau politique du MCU, « les arrivistes doivent fermer leur gueule ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – L’homme a été retrouvé dans les toilettes du bar vers 1 heure du matin dans un état critique. Les mains ligotées dans le dos, la bouche scotchée, l’homme respirait ses derniers souffles de sa vie. Mais il a été retrouvé par les forces de l’ordre et transféré d’urgence à l’hôpital. Que s’est – il passé ?
centrafrique.org/centrafrique-tentative-de-meurtre-au-quartier-malimaka-gbangouma-se-fait-parler-de-lui-a-nouveau1111/bar-la-verdure-au-quatrieme-arrondissement-de-bangui-devant-notre-dame/” rel=”attachment wp-att-28024″ data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration du bar La Verdure au 4e arrondissement. Credit photo : Mickael Kossi /CNC.
Une tentative d’un sacrifice rituel ou d’un assassinat crapuleux?
Certains parlent d’une tentative d’assassinat crapuleux, d’autres pensaient que c’était un sacrifice rituel manqué. Mais ce qui est sur, cette affaire soulève déjà de nombreuses interprétations dans le pays.
En effet, dans la nuit du samedi à dimanche 7 août, deux soldats FACA, en faction dans une résidence située à proximité du bar « La Verdure », ont entendu le gémissement, un cri mortel d’un homme. Ce bruit venait du bar, et les deux héros ont décidé d’aller sur le lieu pour voir ce qui s’est passé. Mais la surprise est qu’à leur arrivée, ils ont observé un homme, le gardien du bar, ses deux mains et ses deux jambes ligotées, la bouche scotchée. Il se plaignait abondamment dans les toilettes du bar.
Immédiatement, les deux soldats héros ont appelé les policiers du commissariat du quatrième arrondissement sur le lieu. Ces policiers, à leur tour, ont appelé en urgence du renfort de l’OCRB qui est arrivé aussitôt. L’homme est transféré immédiatement aux urgences de l’hôpital communautaire.
Pour l’heure, une enquête est ouverte pour tentative d’assassinat. Heureusement, la victime est encore vivante. Elle pourrait témoigner ce qui lui est arrivé aux enquêteurs.
Pour l’heure, le mystère demeure sur les circonstances de cette tentative de meurtre.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Dans le Nord-ouest, le banditisme met à mal les activités économiques et sociales dans la région. Les groupes armés, qui se sont transformés en coupeurs de route ou aux grands bandits, multiplient des exactions sur la population civile. Dans la localité de BOLO , dans la préfecture de l’ouham, les autorités locales ne cessent de signaler le cas d’actes criminels perpétrés sur des civils.
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Un jeune homme de 15 ans tué, un Anti-Balaka tué, un soldats FACA blessé
En effet, le jeudi 4 août 2022, vers 13 heures, un garçon de 15 ans a été abattu sur la route de BOLO, sur l’axe NANA-BAKASSA – KOUKI , vers le site minier de POUSSIÈRE.
Selon les autorités locales, La victime se rendait à vélo sur le site minier pour vendre de la poudre de manioc quand elle a été froidement abattue par un groupe des malfaiteurs non identifiés. Mais selon la population locale, les assaillants seraient des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Pour l’heure, difficile de savoir pour quelle raison exacte que le jeune homme a été froidement assassiné.
Mais dans la localité, trente soldats FACA, stationné à Kouki, appuyés par les mercenaires de Wagner, à bord de trois véhicules militaires, ont mené une opération sur le chantier minier de POUSSIÈRE.
Les affrontements étaient violents. Un milicien Anti-Balaka a été tué, et un Soldat FACA a également été gravement blessé, un AK47 a été récupéré aux mains des assaillants.
Dans la même localité, vers 14 heures, le même jour, une patrouille des soldats FACA et des Mercenaires russes se dirigeait vers Kouki, mais aussi vers Nana-Bakassa.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Près d’une semaine après l’assassinat d’un sous-officier de la gendarmerie dans la localité de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad, un autre élément de forces armées centrafricaines vient à nouveau d’être lâchement abattu par des hommes armés. La situation sécuritaire dans la région devient ainsi rouge et dangereuse.
des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba
Selon des sources locales, le soldat était sur une moto avec l’un de ses collègues quand ils a été abattu à quelques kilomètres du village Lady, situé à 28 kilomètres de Batangafo sur l’axe Bouca. À en croire leurs propos, les faits criminels se sont produits samedi 6 août 2022. D’après elles, le soldat aurait été lâchement abattu aux environs de 17h dans la localité de lady, située à 28 kilomètres de Batangafo sur l’axe Bouca. Mais son collègue qui était avec lui sur la moto, a pu s’échapper avec le conducteur de la moto jusqu’à Lady.
Pour l’heure, le corps de la victime est arrivé à Bangui ce dimanche 7 août 2022 à bord d’un hélicoptère, et la préfecture de l’ouham-Fafa déclenche une semaine de deuil en mémoire du gendarme abattu dans la localité de Moyenne Sido et du soldat FACA survenues dans le village lady, le tout au cours de la même semaines.
Interrogées par la rédaction du CNC, les populations locales ont attribué les deux assassinats des éléments de forces de défense et de sécurité intérieure aux éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui seraient nombreux dans la localité.
Il y’a lieu de rappeler que la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui regroupe six groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale (APPR-RCA), a été créée en décembre 2020. C’est cette même coalition des rebelles qui était à l’origine de l’attaque sur la capitale en janvier 2021, poussant le pouvoir à faire massivement recours aux mercenaires de Wagner et les troupes rwandaises qui ont massivement commis des crimes sur la population civile.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – En République centrafricaine, les gardiens de prison sont en grève depuis plus de deux semaines pour dénoncer les conditions de leur travail, mais également réclamer le paiement de leurs arriérés de solde. Une situation « insupportable » pour ces gardiens de prison qui vivent dans des conditions difficiles, mais ignorer par les autorités du pays. Mais pour le moment, les négociations semblent au point mortes.
La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.
La tension ne faiblit pas à Paoua, Berberati, Bouar et ailleurs
La tension ne faiblit pas. Sur toute l’étendue du territoire national, les agents pénitentiaires de la République centrafricaine continuent de se mobiliser. Cela fait déjà plus de deux semaines qu’ils observent une grève illimitée pour réclamer l’amélioration de leur condition de travail qui devient de plus en plus difficile, mais également exiger le paiement de leurs arriérés de solde qui s’élèvent à 24 mois pour les uns, et 22 mois pour les autres.
Selon eux, l’amélioration de leurs conditions de travail passe notamment par l’amélioration des conditions de détention des prisonniers qui deviennent aussi difficiles en raison de la surpopulation pénitentiaire.
Au même moment, ces surveillants de prison réclament le versement intégral de leur arriéré de solde. CNC a pu interroger l’un des grévistes qui n’hésitent pas à exprimer son mécontentement.
« Depuis que nous sommes sortis de formation en 2019, on nous a affectés dans de différentes maisons carcérales encore fonctionnelles dans le pays. Certains sont affectés en stage à Bambari, Bria, Bossangoa, d’autres à Paoua, Berberati, Bouar ou ailleurs. Mais depuis juillet 2020, date à laquelle nous avons pris fonction, on nous a versé un salaire de 40 000 francs CFA au mois de juillet, août, septembre et octobre 2020. Or, depuis cette date, c’est-à-dire à compter du mois de novembre 2020 jusqu’à présent, on n’a rien reçu. Comme si le gouvernement nous a oubliés totalement. Nous avons la famille : des femmes et des enfants. Mais comment nous allons faire pour les nourrir, payer leur scolarité? », s’interroge l’un des grévistes à Paoua.
À Bambari, c’est toujours pareil
Aussi en grève comme ses collègues, Martin, 39 ans, est l’un des gardiens de prison à Bambari. Il a décidé de participer à ce mouvement de grève déclenché par leur collectif.
« J’ai 4 enfants qui sont encore sur les bancs de l’école. Et à la fin du mois, l’État centrafricain me donne 40 000 francs CFA comme mon indemnité de stage. Pendant les 24 mois que je travaille ici à Bambari, je ne reçois aucun salaire. Pourtant, nous avons aussi des charges à assumer », affirme-t-il.
Pour l’heure, les négociations avec le gouvernement semblent au point mort, et ces gardiens de prison, formés par la Minusca depuis près de quatre ans, continuent de vivre la galère du monde.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – Le ministre centrafricain Justin Gourna Zacko est un grand mafieux. Un ami direct de longue date du Président Faustin Archange Touadera. Ça n’étonne personne que son nom sort dans une telle conversation. D’ailleurs, en 2006, étant Directeur général de la fibre optique, avec la complicité de son ami Touadera, à l’époque, Premier ministre, il avait détourné plusieurs dizaines de milliards de francs CFA de l’Union européenne allouée pour l’installation de fibre optique. Et l’homme continue malheureusement dans cette même direction depuis son arrivée à la tête du département de télécommunications.
Jean Pierre Amougou Belinga le 18 janvier 2018 lors de la cérémonie des voeux.
Amougou Belinga, Gourna Zacko et Joël Nkoemo
La discussion téléphonique entre les deux camerounais : le maître faussaire Amougou Belinga, PDG de la chaîne de vision 4, et monsieur Joël Nkoemo, Directeur général de vision 4 Centrafrique révèle bien les comportements des minables qui dirigent la Centrafrique et qui ont d’escrocs dans leur sillage.
Lors de cet entretien téléphonique, le maître faussaire Amougou Belinga dit qu’il a donné 100 millions au ministre centrafricain des Télécommunications Justin Gourna Zacko. pourquoi faire et en récompense de quoi ? Vous imaginez la suite.
Alors, qui est ce Joël Nkoemo dont il a donné les 400 millions ?
En fait monsieur Nkoemo était le directeur de sa chaîne de télé vision 4 RCA avant qu’il l’a limogé, et Touadera l’a immédiatement nommé ministre Conseiller à la présidence et conseiller économique.
Décidément, Touadera aime la mafia pour se faire de l’argent et lui avec toute son équipe fonctionnent avec des criminels mafieux transfrontaliers.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (CNC) – Incroyable, mais vraie. Ceci prouve bien que le pouvoir est bel et bien derrière les multiples appels au meurtre lancés par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme fictive de la Galaxy nationale centrafricaine. À la demande du bâtonnier centrafricain Émile Bizon, par laquelle il avait saisi le ministère de l’Administration du territoire en vue de lui parvenir les informations relatives à l’authentification de ladite association, le ministre, à la Surprise de tout le monde, confirme l’authentification de ladite association de Kossimatchi. Et ce n’est pas tout. Il va même loin en précisant que “les activités de cette plateforme sont en conformité avec ses objectifs”. Autrement dit, Kossimatchi et sa plateforme font exactement ceux donc mentionnés dans les statuts de la Galaxy. Alors, la justice prend désormais le relais.
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy sont-ils dans la parfaite légalité ?
Le ministre de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé a tenu à préciser dans sa correspondance au bâtonnier centrafricain Émile Bizon qu’en vue de l’obtention de l’agrément N 307/MARDDL / DIRCAB /DGAT/ DAPSE/ SASE du 27 juin 2021, sieur Blaise Didatien Kossimatchi a dû énumérer des activités dans les textes de base de l’organisation demanderesse de reconnaissance. Et ces activités sont conformes aux objectifs fixés dans ces mêmes textes de base. Et cela conformément à la loi régissant les associations en RCA.
En conséquence, le Ministère ne peut refuser de délivrer l’acte de reconnaissance à Monsieur Kossimatchi.
Alors, le Ministère a remis copie des textes de base au bâtonnier du barreau de Centrafrique Émile Bizon pour considération.
Cependant, si les activités actuelles de la “galaxie nationale” (appel au meurtre, aux assassinats, aux sévices corporels, arrestations…) ne cadrent pas avec ses statuts et la loi, le juge appréciera et déterminera la sanction prévue en fonction de la loi.
« Il ne suffit pas d’avoir une décision de reconnaissance de son association et mener des activités non conformes à la loi. Avec le document du ministère de l’Administration du territoire, nous allons saisir la justice par rapport à ses activités subversives actuelles », précise un avocat centrafricain.
Pour de nombreux Centrafricains, « espérant que le ministre de l’Injustice , chef des groupes armés, Arnaud Djoubaye Abazène ne va pas s’immiscer encore dedans ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Et ça continue. Après le MLPC qui a fortement démenti avec la plus grande fermeté les allégations selon lesquelles il apporte son soutien à la révision constitutionnelle, c’est le tour du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé de dénoncer L’UTILISATION FRAUDULEUSE du nom et des couleurs du parti par le MCU et le front républicain à l’occasion de la marche de la honte du samedi 6 août 2022. Franchement, cela commence à faire beaucoup. La manipulation a atteint sa limite. Le pouvoir de Bangui, largement impopulaire dans le pays, est en train de se moquer de lui-même. Lors de la marche de la honte du samedi 6 août 2022, ces avatars ont utilisé les logos de certains partis de l’opposition sur des banderoles, faisant croire à l’opinion que ces organisations politiques ont apporté leur soutien à la modification de la constitution, et le MLPC et le KNK sortent de leur silence et démentent catégoriquement.
Ci-dessous l’extrait du communiqué de presse du parti KNK.
Minusca-le-knk-reagit/knk-logo-officiel-7/” rel=”attachment wp-att-32455″ data-wpel-link=”internal”>Logo officiel du parti KNK
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
RELATIF A L’UTILISATION FRAUDULEUSE DU NOM ET DES COULEURS DU PARTI
PAR LE MCU ET LE FRONT RÉPUBLICAIN
À L’OCCASION DE LA MARCHE DE LA HONTE DU 6 août 2022
C’est avec stupéfaction et dégoût que nous avons appris, par la voie des réseaux sociaux, que des pseudos militants du Kwa Na Kwa auraient pris part à la marche de soutien au changement de Constitution, organisée ce jour, samedi 6 août 2022, par le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) et le Front Républicain (FR) de Monsieur Héritier Doneng, tristement connu pour son rôle dans la création et la direction de la milice du pouvoir dénommée « les Requins de Centrafrique », rôle pour lequel le panel des experts du Comité des Sanctions des Nations Unies l’avait d’ailleurs épinglé.
Le Kwa Na Kwa tient à réitérer ici qu’il n’apporte en aucun cas son soutien au projet crisogène de révision-modification de la Constitution du 30 mars 2016, ni à un quelconque projet de référendum constitutionnel en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Les auteurs de cette initiative, visant à établir une présidence à vie pour le Pr Faustin Archange TOUADÉRA, devront en assumer la responsabilité devant le Peuple, devant l’Histoire, mais surtout devant la justice.
Fidèle à sa stratégie du débauchage et d’achat des consciences, le Président de la République, qui a reçu à son domicile l’Ouvrier Président de l’Organisation Nationale de la Jeunesse du Kwa Na Kwa en date du mardi 2 août 2022, continue de vouloir s’appuyer sur lui afin de tenter une récupération de notre parti contre la promesse d’une nomination. À titre de rappel, ce dernier est suspendu de toutes activité du parti en vertu de la décision n°001/KNK/PI.22 du 25 mars 2022.
Par le présent Communiqué, le Kwa Na Kwa dénonce avec fermeté l’usurpation dont se sont rendus coupables les auteurs de cette grossière manipulation. Se réservant le droit d’user de toutes les voies légales contre toute nouvelle utilisation frauduleuse du nom, des couleurs ou des attributs du Parti Travailliste Kwa Na Kwa, le Bureau Politique met en garde les véritables organisateurs de cette mascarade politique que sont la Présidence de la République et le Gouvernement de la République Centrafricaine, soutenus par la formation politique du Pr Faustin Archange TOUADÉRA, le MCU, et le Front dit Républicain, créé pour la cause. Le fait qu’un pouvoir en place soit obligé de recourir à ce genre de basse manœuvre témoigne à suffisance du manque de popularité d’un tel projet et de la vaine recherche de légitimité de ses auteurs.
Le Kwa Na Kwa, constant dans sa ligne politique, ne soutient pas Faustin Archange TOUDÉRA dans cette aventure criminelle.
Centrafrique.org/le-docteur-bernard-lala-lors-de-lassemblee-generale-du-comite-national-de-lutte-contre-le-sida-en-juillet-2006/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/le-docteur-Bernard-Lala-lors-de-lassemblee-generale-du-comite-national-de-lutte-contre-le-sida-en-juillet-2006–450×428.jpg” alt=”le docteur Bernard Lala lors de l’assemblée générale du comité national de lutte contre le sida en juillet 2006 (photo Vonou/Acap) Adulte 6 N p IMG_0240.JPG fetch%3EUID%3E/INBOX%3E70863″ width=”450″ height=”428″ />Docteur Bernard Lala lors de l’assemblée générale du comité national de lutte contre le sida en juillet 2006 (photo Vonou/Acap)
Compatriotes Cadres Centrafricains (es) !…
Permettez que je vous interpelle par ces trois exemples pris parmi bien d’autres : vous êtes agrégé(e)s d’Histoire, de Géographie ou ingénieur Ponts et Chaussées, formé(e)s à bonne école. Diplômes en poche, vous voilà de retour chez nous. Notre pays, Votre Pays très en retard sur son développement reprend espoir et attend de vous que vous l’accrochiez enfin au train du progrès pour réaliser sa vision du futur. Concrètement :
Vous l’Historien, vous sollicitez de l’Etat une nouvelle prise en charge et vous repartez aussitôt vous immerger dans les archives de la colonisation délocalisées à Aix-la-Chapelle, le temps de nous sortir « l’Histoire de l’Oubangui-Chari ».
Vous le Géographe, vous allez sillonner le territoire national, reconnaitre et noter en détail ses sites et reliefs, actualiser la cartographie du pays et nous produire « la Géographie de l’Ubanghi- Centrafrique ».
Ces deux brochures, une fois validées et inscrites au programme scolaire seront les nouveaux supports didactiques et pédagogiques de l’éducation de l’enfant centrafricain ; vous aurez ainsi rétabli ce dernier dans ses droits et devoirs de connaître d’abord son pays, chance et privilège que ma génération n’a pas eus sous la colonisation.
Quant à vous l’Ingénieur, vous aurez immédiatement intégré notre département des équipements, non pas pour pantoufler comme Ministre ou DG mais plutôt comme Entrepreneur-Chef des travaux publics pénétré de la mission qui vous incombe en tant que cadre technique de pays souverain en développement, de nous construire des ponts modernes pour franchir nos cours d’eau, de nous livrer des routes carrossables sans nids de poule dès la première pluie et d’aménager les berges urbaines de nos rivières.
Compatriotes cadres de haut niveau technique et d’expertise enviable ce n’est malheureusement pas ce que vous nous donnez à voir !
L’Historien et le Géographe prennent fonction dans l’enseignement public souvent en pis-aller comme un intermède dans leur carrière en attente d’une opportunité de meilleure rémunération et tels des mainates ils se borneront à répéter à nos enfants l’histoire et la géographie de l’Europe qui les a formés ! Leur diplôme devient ainsi une fin en soi et ne sera jamais comme nous l’espérions légitimement un gage d’acquisition de connaissances et de savoir- faire exploitables une fois de retour au pays pour combler le déficit d’expertises préjudiciables à notre développement.
Et chaque jour ouvrable de la semaine ils se joindront à l’Ingénieur pour remuer ciel et terre, oubliant leur travail et prêts à toutes les compromissions, jusqu’à ce qu’ils soient nommés Directeurs ou Ministres, souvent dans des départements bien loin de leurs domaines d’expertise et de compétence !
Désormais Gratte-papiers, heureux et fiers, versés dans les discours creux, ils ont réussi. La famille est aux anges : « taha mbeti la na li ti molenge so ! faranzi ti lo ni tonga na ti amundju ! ».
Il est vrai, les salaires du secteur public sont bas, ridiculement bas ; un exemple : quand on prend en compte l’évolution depuis 1905 (l’Oubangui-Chari est déclarée colonie française) du taux d’inflation et de l’indice du cout de la vie, les salaires payés en CFA de nos jours sont comparativement au même niveau de valeur où les percevait l’indigène oubanguien, supplétif de l’administration coloniale. Tant que nous n’avons aucune maitrise sur la monnaie émise par un pays tiers et officiellement en circulation dans notre pays, nous ne pourrons jamais sans autorisation extérieure décider d’augmenter les salaires ou la masse d’argent à mettre en circulation afin de booster le pouvoir d’achat et la consommation ; et nous continuerons de croupir dans la misère.
De la longue lignée des dirigeants qui ont présidé aux destinées de notre pays, Touadéra est le premier à proposer une solution à ce problème vital pour la nation centrafricaine, en adoptant la crypto monnaie comme monnaie de référence nationale pour toute négociation avec notre pays. Comme toute première solution elle reste perfectible, offrant ainsi raison et occasion à nos Cadres de contribuer par des critiques constructives à son amélioration et à sa consolidation pour continuer d’aller de l’avant.
Cadres nationaux, nous devons rester unis et vigilants et surtout ne jamais perdre de vue que les enjeux humains, politiques et économiques liés à cette décision sont capitaux, que les rapports de forces de réaction nous sont défavorables et que la partie adverse fidèle à elle-même ne nous fera aucun cadeau. Il est temps de taire les égoïsmes infantilisants et d’appliquer notre devise nationale – Unité Dignité Travail – sous la forme d’un soutien massif et éclairé à ces efforts de réformes entrepris par le Président Touadéra et son gouvernement. C’est la première chance véritable qui s’offre enfin à nous pour nous approprier le principal levier de démarrage du développement de notre pays.
Enfin dois-je préciser, je suis parfaitement d’accord, tout travail mérite salaire proportionnel à la qualité de l’expertise déployée et je reconnais à chaque cadre national le droit légitime de toujours rechercher une meilleure rémunération de son travail. En revanche je suis choqué et je supporte difficilement que de hauts cadres techniques ne puissent pas mettre en application chez eux et à notre profit le savoir-faire qu’ils ont passé des années à acquérir à l’étranger et qui plus est avec une bourse nationale. L’origine des contraintes à votre plein épanouissement professionnel et social est clairement identifié et vous savez également que toutes les dérives qu’elles continuent de causer, qui grèvent le bon fonctionnement de nos services et impactent négativement le développement de notre pays ne seront jamais corrigées tant que subsistera le carcan structurel de paupérisation de la monnaie étrangère que nous utilisons. La décision courageuse du Président Touadéra et son Gouvernement est un début de réponse et de solution que tous ensemble nous devons accompagner et encadrer efficacement pour lui assurer un plein succès au profit mérité de la Nation Centrafricaine tout entière. A bon entendeur, salut !!
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Des kits d’abri, des kits alimentaires ainsi que plusieurs autres non-vivres ont constitué l’assistance de première nécessité que la fondation Henri-Mari Dondra a apporté, vendredi dernier, aux victimes des inondations du 22 juillet 2022 à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
centrafrique.org/reprsentante-fondation-hmd/” data-wpel-link=”internal”>La représentante de la fondation Henri Marie Dondra à la remise des kits d’urgence aux sinistrés des inondations de Bangui du 22 juillet 2022 sur le site de l’école Saint-Jean dans le deuxième arrondissement
Un petit moment de réconfort des sinistrés de l’inondation
Ces kits sont destinés dans un premier temps aux sinistrés du deuxième arrondissement de Bangui, et la cérémonie de la remise de ces matériels a eu lieu vendredi sur le site de l’école Saint-Jean.
Cette assistance est constituée notamment de moustiquaires, des tapis, des ustensiles de cuisine, du sel , de l’huile végétale, des savons ainsi que d’autres vivres et non-vivres.
Vue d’une partie de quelques sinistrés des inondation du 22 juillet 2022 sur le site de l’école Saint-Jean de Bangui, dans le deuxième arrondissement
La représentante de la fondation HMD à cette cérémonie a indiqué que son organisation ne peut rester insensée face à cette catastrophe naturelle qui a entraîné de grandes pertes matérielles et humaines dans plusieurs familles dans la capitale le 22 juillet dernier. Elle a réitéré l’engagement de son organisation auprès de ces sinistrés non seulement dans le deuxième arrondissement, mais aussi dans toute la capitale et ses environs.
« L’essentiel qu’on aille pas à pas pour identifier les sites où sont logés les déplacés », assure-t-elle à CNC. D’après elle, son organisation ne peut toutefois répondre à tous les besoins des sinistrés. Elle apporte ce qu’elle peut apporter, et plaide pour une intervention des autres ONG humanitaires nationales internationales en attendant que le gouvernement revienne à la charge.
Les bénéficiaires remercies la fondation HMD
Les bénéficiaires ont salué cette assistance de la fondation Henri-Mari Dondra.
« Je suis très ravi de bénéficier de ce don. J’ai reçu deux tapis, deux moustiquaires, des savons, du sel, de l’huile, etc.. Que Dieu bénisse monsieur Henri-Mari Dondra dans ses actions humanitaires », s’est réjouie une victime des inondations.
La réponse humanitaire de la fondation HMD aux besoins créés par les inondations du 22 juillet dernier dans la ville de Bangui et dans plusieurs villes du pays. Selon le bilan officiel, environ 15 morts lors de ladite catastrophe naturelle qui s’est abattue sur le pays.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 8 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – L’Ambassadrice itinérante des États-Unis pour la Justice Pénale Mondiale, Beth Van Schaack, a visité Bangui du 3 au 6 août. Dr. Van Schaack a prêté serment en tant que sixième ambassadeur itinérant du Département d’État américain pour la Justice Pénale Mondiale en mars 2022. À ce titre, elle conseille le Secrétaire d’État américain sur les questions liées à la prévention et à la réponse aux crimes d’atrocité, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.
L’Ambassadrice Van Schaack et l’Ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney, ont beaucoup apprécié leurs audiences avec le Premier ministre Felix Moloua, le ministre d’État à la Justice Arnaud Djoubaye-Abazene et le ministre d’État pour l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) et au Désarmement, à la démobilisation, à la réintégration et au rapatriement (DDRR), Jean Willybiro-Sako.
Lors de ses entretiens, l’Ambassadrice Van Schaack a souligné l’importance de demander des comptes à ceux qui ont commis des atrocités et de défendre les victimes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elle a félicité le gouvernement centrafricain et la Cour Pénale Spéciale pour l’arrestation d’Idriss Ibrahim Khalil et a exprimé le souhait des États-Unis pour renforcer la coordination dans le secteur de la justice.
“Je suis très honorée d’être ici en République centrafricaine, ma première étape en Afrique en tant qu’ambassadrice itinérante pour la Justice Pénale Mondiale. Vous êtes si nombreux à travailler sans relâche pour rendre justice aux victimes centrafricaines. Les victimes sont vraiment au centre d’une grande partie de notre travail – faire en sorte que leurs voix soient entendues et que ces crimes ne se répètent jamais.,” a déclaré l’Ambassadrice Van Schaack.
Les États-Unis ont fourni plus de 50 millions de dollars, soit 32 milliards de franc CFA, aux secteurs de la justice et de la sécurité en République centrafricaine depuis 2014 et resteront un partenaire engagé pour la paix et la prospérité du peuple centrafricain.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 7 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Depuis plus de quatre mois, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’un des plus grands partis politiques d’opposition bien structuré et bien implanté sur tout le territoire national, dirigé par l’honorable Martin Ziguélé, fait l’objet de convoitise de la part du pouvoir de Bangui. Avec de multiples tentatives de sa division, le parti reste debout, et conserve intégralement sa force de nuisance politique. Ainsi, le gouvernement, dans sa politique de manipulation de l’opinion nationale et internationale, utilise, sans autorisations de ces partis politiques, lors de la marche du soutien à la révision constitutionnelle du samedi 6 août 2022, des banderoles portant les différents logos de certains partis de l’opposition comme le MLPC, le KNK, etc., faisant croire à l’opinion publique que ces deux anciens partis au pouvoir soutiennent cette marche de la honte. Ainsi, dans un communiqué de presse en date du samedi 6 août 2022, le MLPC dénonce l’utilisation de son logo sans son autorisation.
Ci-dessous, l’extrait du communiqué du MLPC.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale de la façon la plus formelle qui soit, qu’il reste foncièrement opposé à tout projet de révision ou de réécriture de la Constitution du 30 mars 2016.
En tout état de cause, aucun mot d’ordre ou consigne n’a été donné par les organes dirigeants du Parti dans le sens d’un quelconque soutien à ce projet qui, de toute évidence, porte les germes de division des Centrafricains dans leur aspiration à la cohésion nationale, fortement ébranlée dans un passé encore récent.
En conséquence, toute manipulation d’images ou de propos tendant à faire croire à un prétendu soutien du MLPC à ce projet de diversion n’engage que leurs auteurs.
Le MLPC reste résolument engagé aux côtés des populations centrafricaines pour la défense de leurs préoccupations quotidiennes qui sont très éloignées d’une révision constitutionnelle qui aujourd’hui, ne contribue ni à l’amélioration de leurs conditions de vie, ni à leur sécurité.
« Je condamne avec véhémence l’obstination de la Coalition des patriotes pour le changement et d’autres groupes armés qui continuent de semer la terreur, l’insécurité et la souffrance parmi la population civile et les victimes de violations et d’abus », a déclaré Yao Agbetse, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (rca).
S’engager dans le dialogue politique et le processus de paix et de réconciliation
À l’issue de sa visite officielle de dix jours en RCA, M. Agbetse s’est dit consterné par les rapports des habitants de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, qui s’inquiètent de la mobilité et des connexions des groupes armés avec le Soudan voisin.
Appelant les groupes armés à déposer les armes dans l’intérêt supérieur de la population centrafricaine, l’expert de l’ONU a exhorté ces groupes à s’engager dans le dialogue politique et le processus de paix et de réconciliation mené par la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).
Des exactions « inacceptables » à Boyo
Faisant référence à l’attaque brutale et organisée du village de Boyo en décembre 2021, l’expert a déclaré que les violations des droits de l’homme commises par l’armée nationale centrafricaine (FACA) et les forces de sécurité intérieure (FSI) et leurs auxiliaires étaient « inacceptables ».
Les alliés russes et les FACA auraient apporté leur soutien et leur appui à la milice « Anti-Balaka » qui a commis des atrocités à Boyo, notamment des décapitations et des violences sexuelles, et a contraint des milliers d’habitants à fuir.
« La gravité de ces faits exige des réponses appropriées des autorités nationales envers les victimes », a déclaré M. Agbetse.
« Je recommande à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) de mettre en place un système d’alerte plus réactif et des opérations conjointes régulières avec les FACA pour prévenir des tragédies comme celle de Boyo », a-t-il ajouté.
L’expert de l’ONU a également demandé que les Mercenaires russes du groupe de sécurité Wagner s’abstiennent d’entraver la collaboration et les opérations conjointes entre les FACA, les FSI et les soldats de la paix de l’ONU affectés à la MINUSCA.
« Le groupe Wagner ne doit pas empêcher le déploiement des opérations de protection de la MINUSCA et faire obstacle aux enquêtes sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a déclaré M. Agbetse.
Madame “R”, mère de 7 enfants, a été violée par deux hommes alors qu’elle rentrait chez elle à Damala, en République centrafricaine.
Donner aux victimes accès à la justice
A l’issue de sa visite en RCA, M. Agbetse a recommandé que toutes les allégations de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire fassent l’objet d’une enquête systématique et approfondie par les autorités centrafricaines.
Les règlements à l’amiable dans les cas de violences sexuelles liées au conflit sont injustes pour les victimes et doivent cesser.
« Ces enquêtes doivent être suivies d’actions concrètes pour que les victimes aient accès à la justice », a-t-il souligné. L’expert a déclaré que la création d’un fonds de réparation était également fondamentale pour garantir la justice aux victimes.
Il a vivement recommandé la tenue des sessions judiciaires extraordinaires pour faire face à la lourde charge de travail que représentent les crimes de violences sexuelles liées au conflit. Les règlements à l’amiable dans les cas de violences sexuelles liées au conflit sont injustes pour les victimes et doivent cesser, a déclaré M. Agbetse.
L’expert a noté que plusieurs témoignages et rapports indiquaient un manque de contrôle et de responsabilité au sein de l’appareil d’État, y compris le système judiciaire, la police et la gendarmerie, et la fonction publique en général. Il a également appelé les autorités à s’attaquer à la question des discours de haine et d’incitation à la violence.
M. Agbetse a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien à la RCA afin que la restauration de l’autorité de l’État soit effective.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – Alindao, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, à 120 kilomètres de Bambari, est plongée à nouveau depuis hier jeudi dans une extrême tension entre les forces de l’ordre et la population locale.
rca-rififi-au-sein-de-la-gendarmerie-un-officier-a-ete-arrete-et-incarcere-a-kolongo/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-7/” rel=”attachment wp-att-37423″ data-wpel-link=”internal”>Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
En effet, un gendarme de première classe en service a Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, de passage a Alindao, chef-lieu de la sous-préfecture de la Basse-Kotto, pour descendre a Bangui aurait eu une violente dispute avec un chef des chargeurs des véhicules à la gare routière d’Alindao.
Le chef des chargeurs s’appelle bomber, âgé d’une quarantaine d’années. Selon des sources sécuritaires, le gendarme aurait agi sous effet de l’alcool. Il a poignardé ce manutentionnaire à plusieurs reprises, et ce dernier succombe de ses blessures. C’était vers 19 heures. Aussitôt, le gendarme est porté disparu, laissant le corps sans vie de sa victime traîner au sol jusqu’à ce matin.
À la découverte du corps, ses collègues chargeurs, en colère, l’ont transporté pour aller le déposer devant la brigade de la gendarmerie.
Pour l’heure, la tension est vive dans la ville entre les forces de l’ordre et la famille de cet homme.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – La tension monte de plus en plus entre la France et la République centrafricaine (RCA). Après la visite du Président français Emmanuel Macron à Yaoundé la semaine dernière, où il avait dénoncé la diplomatie hybride de Moscou en RCA, les autorités centrafricaines, complètement sous tutelle de la société de mercenariat russe Wagner, ne décolère pas. Elles viennent de décider la mise sous surveillance de tous les sujets français en RCA. Et ça commence bien. L’ambassade de France à Bangui est placée sous la surveillance stricte de la milice « REQUIN ». Pourquoi ?
ambassade de France à Bangui
Les requins de la garde présidentielle poussent les ailes
Depuis près de deux semaines, à Bangui, l’ambassade de France est quadrillée par les miliciens et requins de la garde présidentielle. Tous les véhicules entrants et sortants sont systématiquement identifiés et font l’objet de flicage. C’est aussi le même cas pour les individus. Les requins doivent identifier et repérer chaque sujet centrafricain et étranger qui arrive à l’ambassade de France à Bangui. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine.
Après l’agression avec succès du directeur de l’agence Air France à Bangui, les requins poussent les ailes.
À titre de preuve, le mercredi 27 juillet dernier, deux caporaux-chefs de la garde présidentielle, en tenue civile et clairement identifiée par nos journalistes, sont positionnés du matin au soir devant l’ambassade de France à Bangui. L’un est posté sous les manguiers en face , à côté de l’avenue de Gaulle, l’autre au coin de l’ambassade à droite en allant vers Ouango. Avec leur téléphone, ils filment et note en même temps les plaques d’immatriculation des véhicules autre les CD de l’ambassade de France venus à l’ambassade. Ils enregistrent également les opposants et certains cadres qui viennent déposer leurs demandes de visa
Et ce n’est pas tout. Les requins de la garde présidentielle fliquent aussi plusieurs opposants politiques en ce moment. Mais nous reviendrons sur ce volet la semaine prochaine dans nos prochains articles.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – L’étau se resserre autour du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, porte-plume et maître à penser du Président Faustin Archange Touadera. En cause, son refus de cautionner la modification de la constitution pouvant ouvrir grandement la porte à un troisième mandat au Président de la République. Ainsi, au sein de l’administration publique et du gouvernement, certains de ses proches subissent également de la pression venue du clan Touadera. Dans le gouvernement, la décision est prise : limoger tous les ministres proches du patron des cœurs unis, monsieur Simplice Mathieu Sarandji. Mais ils ne sont pas les seuls! D’autres ministres sont aussi dans le viseur. Lesquels?
rca-lancien-premier-ministre-simplice-mathieu-sarandji-evacue-a-tunis-pour-raison-de-sante/sarandji-et-touaddera-8/” rel=”attachment wp-att-39988″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
Les ministres hors Sarandji visés
Commençant tout d’abord par le ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Aristide Briand REBOAS, interdit de quitter le territoire sud – Coréen à cause d’une affaire judiciaire en cours contre lui et libéré provisoirement. Pour ces membres du clan, c’estun motif de droit.
En suite, madame Virginie Mbaïkoua, ministre des Actions humanitaires. Pour elle, son sort est scellé. Elle sera limogée à cause de sa proximité avec l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra, mais surtout, son bras de fer avec le mafieux du régime, le criminel Sani Yalo. D’ailleurs ces derniers temps, sur les réseaux sociaux, Sani Yalo et son bras délinquant, monsieur Doctrouvé publie régulièrement des messages salissants contre elle.
Le ministre de la Communication, Docteur Ghislain Djorie, va également être limogé. Il changera probablement du ministère à cause de sa capacité à mieux gérer la communication du régime.
Le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba. Au début, l’homme a vu son nom rayé dans la première liste. Mais dans la deuxième, ils ont ramené son nom. Donc son sort est en discussion.
La ministre du Commerce, madame Léa Koyassoum Doumta. C’est une dame qui souffre ce dernier temps des problèmes psychiatriques. Son nom est également rayé sur la première et sur la deuxième liste. Son sort est scellé.
La liste est longue. Elle sera probablement publiée dans nos prochains articles sur CNC.
Concernant monsieur Simplice Mathieu Sarandji, les proches du Président Touadera veulent couper radicalement des liens avec lui. Mais il y’a un secret qui lie les deux hommes, d’après nos sources, Touadera ne veut surtout vraiment pas se séparer de lui de cette manière, mais ces proches tentent de lui mettre la pression.
Nous reviendrons en détail dans nos prochains articles sur CNC.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – Le pays tend vers le voyeurisme d’État. Comment peut-on imaginer que des journalistes, dans l’exercice de leur métier, puissent être chassés comme des serpents par des auxiliaires de la justice ? Si les journalistes ne recoupent pas leurs informations, on va les accuser de partialité. Mais si c’est le cas, on les chasse comme des voyous.
rca-une-operation-de-la-cns-visant-a-debusquer-un-malfrat-fait-polemique-a-bangui/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-6/” rel=”attachment wp-att-36406″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi
C’était ce jeudi 4 août 2022 au commissariat central de Bangui que la scène s’est produite en présence de l’un de nos reporters sur place. Deux journalistes de la radio Ndékèluka, venus recouper une information, ont été purement et simplement chassés de son bureau par le commandant de la circulation routière.
Que s’est-il passé?
En effet, le mardi 2 août 2022, dans la journée, plusieurs conducteurs des taxis-motos ont stationné leurs engins près de rond-point Marabéna. C’est un point de stationnement provisoire donné par la mairie de Bangui aux taxis-motos. Mais les policiers de la circulation routière, dans leur patrouille, sont venus sans dire un mot ramasser toutes les motos stationnées ce jour sur le lieu.
Pendant ce temps, les conducteurs de ces taxis-motos, frustrés, se sont rapprochés du service de la circulation routière, mais ils n’obtiennent pas des réponses. La seule chose qu’on leur avait dite, c’est de payer chacun 25 000 francs CFA. En colère, ces derniers se sont rapprochés de la radio Ndékèluka pour attirer l’attention de l’opinion publique sur cette injustice. C’est ainsi que le lendemain, la radio a décidé d’envoyer ses deux reporters auprès du commandant de la circulation routière pour recueillir son témoignage.
Or, le commandant de la circulation routière, savant très bien que lui et ses hommes sont dans une totale illégalité, préfère déverser sa colère sur ces deux journalistes avant de les chasser de son bureau.
Ce comportement témoigne à quel point le travail des journalistes est difficile dans ce pays.
Prenons le cas de l’équipe de Corbeaunews, c’est très difficile de recueillir les témoignages des autorités actuelles. Or, le travail d’un journaliste c’est bien cela.
Rappelons que les taxis-motos, les minibus et les taxis jaunes sont devenus de vache à lait des policiers de la circulation routière. Chaque jour, l’équipe déployée sur le terrain doit faire des recettes à leur commandant. Ils sont devenus des racketteurs publics. C’est aussi le même cas pour la compagnie nationale de sécurité, dont le directeur est surnommé « le général des taxis-motos ».
Pour l’heure, le commandant de la circulation routière confisque toujours ces taxis-motos au commissariat central à Bangui.
Centrafrique.org/18706-2/andjilo-seul-devant-la-barre-17-janvier-2018-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18707″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/01/andjilo-seul-devant-la-barre-17-janvier-2018.-Corbeaunews–300×225.jpg” alt=”le général Andjilo” width=”300″ height=”225″ />Le général braqueur Rodrigue Ngaibona alias Andjilo lors de son procès le 17 janvier 2018. Photo : Cyrille Jefferson Yapendé. Copyright2018CNC.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – Dans quel pays du monde, un grand criminel, condamné par la justice, peut-il être libéré et incorporé dans les forces armées ? Aucun! C’est seulement en République centrafricaine que ce genre de chose peut se passer. Et ça inquiète tout le monde. Du juge aux avocats en passants par les témoins et les victimes, la nouvelle fait peur.
Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
La peur s’empare de tout le monde
Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo et Crépin Wakanam alias Pino-Pino, deux grands criminels de l’histoire de la milice Anti-Balaka, arrêtés et condamnés à perpétuité par la cour criminelle, viennent d’être libérés. Ils ne sont pas que libérés. Admis au centre de formation militaire de Berongo, les deux hommes attendent d’être incorporés dans les forces armées centrafricaines la semaine prochaine.
Pour le Président de la cour d’appel et le procureur général, ceci est une très mauvaise nouvelle pour leur sécurité. Les avocats de la partie civile s’inquiètent, les victimes et leur famille ont peur. Les enquêteurs sont éclaboussés.
« Qu’est-ce qui montre qu’une fois incorporés dans l’armée nationale, ils ne vont pas commettre à nouveau des crimes? Pour nous, qui va nous protéger? On doit seulement faire recourt à Dieu?», s’interroge la mère de l’une des victimes du gangster Pino – Pino à Bangassou.
Les mercenaires de Wagner font recourt aux criminels
Selon nos informations, ces deux grands criminels ont été recrutés avec leurs lieutenants par les mercenaires russes de la société Wagner à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Ils sont actuellement en formation à Berongo, au sud-ouest de la RCA.
Rappelons que monsieur Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo avait été reconnu coupable d’assassinat et de meurtre d’une vingtaine de personnes à Bangui, y compris l’assassinat d’un adjudant de la gendarmerie au quartier PK10 en 2014.Il avait même interdit aux parents de la victime de l’enterrer dignement. Ces crimes sont nombreux.
Quant à Pino-Pino, c’est un véritable criminel de haut calibre. Il avait été reconnu coupable de meurtre d’une dizaine des Casques bleus marocains et Bangladais de la Minusca dans le Sud-est. Lors de son procès, il avait lui-même reconnu l’éventrent et assassinat d’une femme en ceinte à Bangassou.
Dans une semaine, les Centrafricains vont à nouveau faire face à ces démons de la société.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – C’est une méthode des régimes aux abois. Faustin Archange Touadera, qui pense désormais à instaurer la dictature dans son pays, n’hésite plus à faire recourt à des criminels, des bandits de grand chemin de son parti, les cœurs unis. Blaise Didatien Kossimatchi, membre du bureau politique du MCU, également coordonnateur de la plateforme Galaxy nationale centrafricaine, appelle publiquement à commettre des actes criminels sur ses concitoyens, en particulier sur ceux qui sont encore en RCA. Ainsi, il appelle cela «. Opération BARBAROSSA » contre les ennemis du peuple centrafricain. Incroyable!
Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.
La RCA fonce de plus en plus
La République centrafricaine, déjà plongée dans l’abyssale depuis plus de cinq ans, est en train de foncer de plus en plus si rien n’est fait pour la sauver. Faustin Archange Touadera, docteur en mathématiques, enseignant à l’université de Bangui, ancien recteur, ancien premier ministre, Président de la République depuis 2016, est en train de commettre ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a jamais fait : s’allier avec des criminels transfrontaliers, plonger son pays dans un avenir incertain, faire recours à de grands mafieux du monde, instaurer la pire dictature de la planète aux cœurs de l’Afrique, brader la nationalité centrafricaine, et les ressources minières ainsi que forestières du pays.
Comme si cela ne suffisait pas, il pousse désormais sa milice à s’attaquer aux membres de la société civile.
Dans une note interne de la Galaxy nationale centrafricaine en date du 30 juillet 2022 signée par le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi, il est demandé à tous les membres de sa milice de procéder, via des machettes, à des sévices corporels sur certains compatriotes. Il leur également demandé de les ligoter et les ramener en vie.
Les compatriotes ciblés
La liste de ces compatriotes ciblés est longue, mais on peut citer quelques-uns comme maître Émile BIZON, bâtonnier centrafricain, Monsieur BEN WILSON NGASSAN, maître MANGUEREKA, mais aussi les proches parents de certains compatriotes qui vivent à l’étranger comme Henri Groth, Petit Delphin Kotto, LEDO Ludovic, Fari SHABAZZ, Rodrigue Kokama alias charly chanel, Jean François Akandji et Rodrigue MAYTE alias warumbessè.
Blaise Didatien Kossimatchi conseille à ses miliciens d’utiliser contre leurs victimes surtout des MACHETTES, BATTE DE BASEBALL, COUTEAUX.
Et ce n’est pas tout! Il précise également que tous les 1025 leaders des arrondissements de Bangui sont tenus de donner toutes les informations nécessaires au repérage des domiciles des proches familles de ces « ennemis de la paix « cités ci-dessus. Il a également précisé qu’une forte récompense serait en jeu.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – En République centrafricaine, on y trouve tout. Des intellectuels, des abrutis, des mafieux transfrontaliers, des assassins de tout genre. Et ils se côtoient chaque jour sans se poser des questions. Mais la plus surprenante de tout, c’est que des criminels économiques donnent aussi des leçons de bonne gouvernance aux autres. Le ridicule ne tue pas.
Ce n’est plus un secret pour personne. La RCA est riche en ressources minières et forestières. Mais sa population est très pauvre, classée parmi les plus pauvres des pauvres d’Afrique.
Or, pour les experts internationaux et nationaux, pour changer ce pays, il faut changer radicalement le système, en mettant l’accent sur l’éducation des jeunes. Malheureusement avec le régime actuel en RCA, la priorité est ailleurs. La mafia, le charlatanisme, la criminalité et les mensonges, sans oublier les détournements des deniers publics, sont érigés en mode de gouvernance.
Selon maître Crépin Mboli-Goumba, « En Centrafrique, on peut détourner l’argent public et devenir le lendemain donneur de leçons ».
Mais au-delà de tout, ces mêmes criminels économiques tentent de se faire passer pour des saints des saints. Ce sont eux qui s’arrogent le titre des experts économiques du régime des bras cassés.
Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, « on trouve de tout en RCA. De l’or, beaucoup de misère, des “opposants” nommés sur le quota du pouvoir, des criminels économiques qui donnent des leçons de bonne gouvernance. Dans cet océan infesté de requins, un îlot d’hommes et de femmes déterminés à sauver la nation ».
Justement, ces hommes et femmes déterminés à sauver leur pays sont devenus la cible de ces criminels du régime. Mais pour combien de temps?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022
Bangui (CNC) – Après le soi=-disant front républicain pour la modification de la constitution dirigée par le chef de la milice REQUINS Héritier Doningue, un autre organe des avatars du régime vient de voir le jour. Il s’agit du « Cercle de réflexion pour une Constitution républicaine (CRCR). Ce nouvel organe est dirigé par un certain Hippolyte Ngaté-Robard. Ce Guignole avait annoncé dans une publication qu’il entend organiser une grande manifestation citoyenne qui aura lieu le samedi 06 août sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Du front républicain au cercle de réflexion
Pour le « Cercle de réflexion pour une Constitution républicaine (CRCR), la réussite de l’introduction d’une nouvelle constitution en République centrafricaine c’est de passer par une démarche référendaire afin de permettre à l’ensemble du peuple de se prononcer. C’est dans cette optique qu’il décide en commun accord avec d’autres organisations de la « société civile » de procéder à la mobilisation du peuple centrafricain autour de cette nouvelle vision. Ainsi, le samedi prochain, c’est-à-dire demain, une grande manifestation populaire en faveur d’un référendum constitutionnel.
Selon monsieur Hyppolite Ngaté, coordonnateur dudit collectif, les itinéraires de la marche à Bangui sont la suivante : rassemblement du départ au rond-point des Nations Unies, un autre au rond-point Omar Bongo. Les marches débutent sur ces deux ronds-points pour se converger vers le stade 20.000 places sur l’avenue des martyrs.
Tandis que dans les villes de province, les rassemblements se passent dans les chefs-lieux des préfectures .
Pour monsieur Hyppolite Ngaté, cette marche a pour but de marquer l’adhésion du peuple à une nouvelle constitution, de réclamer une démarche référendaire , de demander la réforme de certaines institutions budgétivores et de réclamer un nouveau régime présidentiel. Mais lequel ? Difficile de le savoir. Seul le régime pourrait éclaircir le peuple centrafricain sur cette dérive autoritaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022
Bangui (CNC) – Venus soi-disant pour soutenir les soldats de forces armées centrafricaines dans leurs offensives contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les mercenaires de la société russe Wagner, qui sont en majorité des repris de justice, des criminels de haut rang, sont devenus des rois en RCA. À Boda comme à Bria, ou encore à Koui, ou Bambari en allant vers Gordile, ces mercenaires de Wagner n’hésitent plus à commettre des exactions sur les civils : pillage, violence, arrestation arbitraire, détention illégale, assassinat et autres. Mais à Berberati, deuxième ville de la Centrafrique, ils instaurent une nouvelle forme de violence sur les civils. La population, très exaspérée, appelle à l’aide.
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto
Berberati, une prison à ciel ouvert.
Depuis 2018, le groupe de sécurité privé russe Wagner, dirigé par un proche de Poutine, a pris totalement le contrôle des réseaux du pouvoir, notamment via de multiples conseillers russes du Président de la République Faustin Archange Touadera.
Mais sur le terrain, les mercenaires de Wagner, qu’on y retrouve aussi des Syriens, des libyens et des Russes, n’hésitent pas à commettre des viols sur les jeunes filles, des personnes âgées, à piller des villages, à tuer des civils, à interpeller illégalement des civils, y compris des éléments des forces de l’ordre. Mais à Berberati, chef-lieu de la préfecture de Kadéi, deuxième ville de la République centrafricaine, ces hommes de Wagner ont instauré leur propre loi : pas de bruit à partir de 19 heures. Ceci dit, toutes les activités religieuses et funéraires de nuit sont formellement interdites. Gare aux contrevenants. Ce sont eux – même qui surveillent l’applicabilité de cette loi de jungle qu’ils ont instaurée.
place mortuaire où les russes ont commis leurs dégâts à Berberati
Un pasteur agressé, les jeunes des quartiers tabassés
Ainsi, le jeudi dernier, en pleine adoration dans son ministère, un pasteur de l’église évangélique avait été grièvement tabassé, et les instruments musicaux dudit ministère ont également été littéralement détruits. Son malheur est d’avoir dirigé une messe de nuit en parfaite violation de ladite loi de silence.
Les cas sont nombreux, et l’on ne peut tout citer. La dernière en date, c’était avant-hier lundi à la place mortuaire d’une jeune femme, décédée après un accouchement difficile. Comme c’est une fille qui s’est donnée beaucoup à Dieu, les choristes de son église ont voulu lui rendre hommage. C’était à la cité Gérard, un quartier où se trouve la base des mercenaires de Wagner. La famille endeuillée, connaissant bien l’existence de la loi de silence instaurée par les hommes de Wagner, avait décidé de mener des démarches auprès des autorités locales et les Russes. Finalement, ces derniers ont accepté, mais donnent une condition : il ne faut pas que les chansons et musiques religieuses raisonnent dans le quartier au-delà de 19 heures. Finalement, les parents ont décidé de surseoir à ces activités religieuses.
Mais entre temps, un groupe des jeunes du quartier, à travers des danses traditionnelles, anime à leur façon cette place mortuaire. Mais vers 20 heures, les Mercenaires russes sont arrivés à bord des motos. Ils sautent immédiatement sur la foule et commencent à tabasser les gens. Ils ne font pas de choix entre ceux qui dansent et ceux qui ne faisaient rien. C’était une agression gratuite des civils.
Le préfet, sous-préfet, le maire, le commissaire, le commandant de la gendarmerie et tout le monde sont au courant de l’existence de cette loi de jungle, mais disent ne peuvent rien faire, car ils sont impuissants.
Nous reviendrons sur cette information la semaine prochaine sur d’autres faits.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022
Bangui (CNC) – Le gendarme s’appelle ORO RUFFIN, il est maréchal des Logis Chef. Il a été froidement abattu par des individus armés non identifiés à Moyenne Sido, une localité située à la frontière de la République centrafricaine avec le Tchad, dans la préfecture de l’ouham-Fafa.
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Un crime crapuleux
Selon des informations recueillies par le correspondant du CNC dans la localité, le maréchal des Logis Chef ORO RUFFIN avait été assassiné dans un guet-apens des hommes armés alors qu’il revenait de son lieu de travail dans une localité située proche de Moyenne Sido.
En effet, le gendarme ORO RUFFIN était détaché à la brigade territoriale de Moyenne Sido. Mais ce jour, il est au service à 15 kilomètres de la ville. C’est en revenant du travail qu’il a pris un taxi-moto. Or, sur cette moto, il y’avait au paravent une femme et le conducteur quand le gendarme l’avait stoppé. Désormais, ils sont trois sur la même moto quand ces individus armés ont surgi et font feu à leur direction. Les trois individus, dont le gendarme est tué sur le champ.
On ignore exactement les raisons de cette attaque brutale et sans raison apparente, mais des informations locales font état de présence massive des hommes armés dans ce secteur de l’Ouham-Fafa. S’agit-il des coupeurs de route ou des rebelles?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022
Bangui (CNC) – Selon l’avis de plusieurs experts nationaux et internationaux des droits de l’homme, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera a parfaitement réuni tous les critères pour être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
A gauche, Monsieur Karim Khan, procureur de la Cour Pénale Internationale, et à droite, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, ici, à Addis-Abeba, lors de la 35ème conférence des chefs d’État africain en Éthiopie.
Selon certains observateurs de la vie politique nationale, le chef de l’État centrafricain est un véritable gangster politique, un autocrate qui fut durant son premier quinquennat (2016 – 2021) un as de la peur. Mais l’homme a depuis basculé dans la terreur surdimensionnée. Il fait son entrée triomphale dans un petit cercle des despotes meurtriers. Avec le soutien des mercenaires de Wagner, des Rwandais, l’homme se croit au-dessus de tout, quitte à violer régulièrement la Constitution de son pays.
La population vit dans une peur permanente et même les magistrats, les hauts commis de l’État ainsi que les gradés des forces de défense et de sécurité sont tabassés et maltraités quotidiennement par les écervelés russes de la galaxie Wagner. Des massacres des civils sont devenus presque banals, la destruction des habitations, les disparitions forcées, les tortures et l’emprisonnement extrajudiciaire sont devenus également monnaie courante. Ajoutant aux multiples crimes commis sur les civils par les milices du pouvoir dénommées « REQUINS » et Anti-Balaka, le chef de l’État réunit tous les critères pour être poursuivi .
Massacre de Boyo, un autre crime contre l’humanité
Les experts des droits de l’homme des nations – unies ont donner raison à CNC.
Dans leur dernier rapport sur des événements extrêmement troublants qui se sont produits récemment en République centrafricaine (RCA). L’un détaille une attaque brutale et organisée contre un village par une milice progouvernementale dénommée Anti-Balaka, tandis que le second décrit comment des groupes armés spécifiques ont perpétré des actes récurrents de violence sexuelle de manière systématique et généralisée.
Le premier rapport décrit comment une milice composée de combattants qui faisaient autrefois partie d’une milice connue sous le nom d’« Anti-Balaka » a mené une attaque contre le village de Boyo dans la préfecture d’Ouaka du 6 au 13 décembre 2021. Il conclut qu’au moins 20 civils ont été tués, cinq femmes et filles violées, quelque 547 maisons incendiées et pillées, et plus de 1 000 villageois forcés de fuir.
La milice a utilisé des machettes dans son attaque contre les civils non armés. Ils ont également détenu plusieurs centaines de civils pendant trois jours dans la mosquée du village et ont menacé de les tuer.
Le rapport conclut que les actes perpétrés à Boyo peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Selon les auteurs dudit rapport, les présumés auteurs de ces crimes et leurs complices pourraient, dans un avenir proche, être poursuivis en justice pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ceci dit, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est susceptible d’être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale d’où son obstination à changer la Constitution afin de respecter à vie sous immunité de poursuite.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC) – le mardi 2 août 2022
Bangui (CNC) – La coalition des patriotes pour le changement (CPC), regroupant six puissants grands groupes armés qui sévissent sur le territoire centrafricain, tente de se réorganiser dans le nord, plus précisement dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. Ainsi, son chef d’État-major, l’autoproclamé général d’armé Ali Darassa vient de procéder à la nomination de certains chefs de colonnes militaires de la CPC à Ndélé.
Ci-dessous la note de nomination de ces chefs de colonnes.
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
NOTE DE NOMMINATION
Le Coordonnateur Militaire Chef d’État-major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, nomme :
Chef de Colonne, General Anour Adam,
Premier Adjoint Chef de Colonne, Général Ousman Mahamat Haraka
Deuxième Adjoint Chef de Colonne, Général Mahamat Déya
Conseiller-1, Oumar Ousman
Conseiller-2, Salleh Mahamat
Conseiller-3. Idriss Abdoulaye.
Avec la zone de responsabilité : Préfecture de Bamingui-Bangoran (Ndélé).
En foi de quoi, la présente note est délivrée pour servir et valoir ce que de droit
NB: Art.1 : Ils sont chargés de la sécurité de la dite zone.
Art.2 : Ils sont chargés d’entretenir de très bonne relation avec les autorités locales et confessionnelles.
Art.3 : Ils sont chargés de veiller à la libre circulation des personnes, des biens et des organisations humanitaires en particulier des agriculteurs et éleveurs.
Art.4 : Ils sont ordonnés à communiquer et rendre compte directement au Coordonnateur Militaire, Chef d’Etat-major de la CPC chaque semaine.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022
Bangui (CNC) – Le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, après sa prestation de serment en 2021, à travers son discours, a annoncé les grandes lignes de son programme politique. Un programme qui accorde une bonne place à la lutte contre l’impunité, c’est-à-dire à une justice équitable pour tout le peuple centrafricain. Malheureusement, comme on a vu lors de son premier mandat, son régime prépare une bonne place pour les criminels nationaux et transnationaux. Il n’y a plus de justice pour les pauvres, pour les victimes. Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité ainsi que le mal de gouvernance sont érigés en mode de gouvernance. Or, nous avons un instrument de lutte contre l’impunité en RCA : la cour pénale spéciale.
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
La CPS et l’impunité
Selon les experts aux droits de l’homme des Nations unies, La Cour Pénale spéciale (#CPS) est un instrument essentiel de lutte contre l’impunité en République centrafricaine.
Et ils n’ont pas tort.
Composée de juges centrafricains et internationaux, la cour pénale spéciale, créée en 2015 avec le soutien de l’ONU, a la lourde tâche de faire la lumière sur d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis depuis 2003 en Centrafrique. Or, sa première tentative d’arrestation d’un gros poisson, un chef de guerre, en l’occurrence monsieur Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, soupçonné d’avoir commandité de graves crimes sur la population civile et sur les Casques bleus des Nations unies dans la préfecture de la Ouaka, tourne au fiasco. Seuls les petits poissons, comme on les appelle les mains secondaires, sont pour le moment arrêtés par le parquet de la CPS. Ce qui pousse les Centrafricains à penser que la justice est faite pour ceux qui sont contre le pouvoir. Les personnes soupçonnées des graves crimes et qui travaillent actuellement avec le pouvoir sont protégées en Betton. C’est un constat fait par les Centrafricains. Malheureusement on a vu avec Hassan Bouba, ministre de l’élevage, Abdoulaye Hissen, chefs militaire du FPRC, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de justice, Toumou Déya, ministre délégué au désarmement, Sébastien Wénézoui, conseiller du Président de la République, Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale , Fleury Junior Pabandji et bien d’autres qui naviguent autour du pouvoir actuel.
Avec ce genre de pratique, on peut penser que la cour pénale spéciale n’est pas indépendante. Elle est soumise à la pression du pouvoir. Mais la force reste à la loi.
Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, La pire chose qui puisse arriver à une nation, c’est l’amnésie et la faiblesse dans l’application de la loi.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 3 août 2022
Bangui (CNC) – La bataille est désormais ouverte. Blaise Didatien Kossimatchi et les avocats du barreau centrafricain se livrent à un bras de fer. Pour Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy nationale centrafricaine, dans les jours qui suivent, une gigantesque manifestation sera organisée devant les cabinets de certains avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus. Tandis que les avocats, de leur côté, pensent que Kossimatchi est un délinquant, un énergumène qui jubile parce qu’il fait partie d’ un gouvernement des fous. Mais quel gouvernement ?
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
Kossimatchi, un délinquant du pouvoir
« Ça c’est un délinquant, un énergumène, IL jubile parce qu’il fait partie d’un gouvernement des fous, des inconscients, les condiments de la même sauce. La preuve: ses menaces, les injures publiques, des propos incendièrent, incitation à la haine et la violence, promesse de mort, etc. ne suscitent guerre de réaction. Mais choses curieuses, le procureur de la République reste sourd-muet, et ne prend jamais ses responsabilités »,déclare un avocat pénaliste centrafricain. Or, Didatien Kossimatchi, à travers sa plateforme de la Galaxy nationale centrafricaine, menace de mener une opération appelée « BARBAROSSA >>, c’est-à-dire identifier leurs domiciles, leurs cabinets, et traquer un à un tous les avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus du régime. Et ci d’aventure ces derniers persistent dans leurs agissements machiavéliques, lui Kossimatchi et sa milice requin organiseront une mobilisation générale pour rechercher par tous les moyens et ligoter les récalcitrants.
Pour le barreau centrafricain, Kossimatchi se croit protégé comme un fer par le régime actuel. Mais il oublie que le régime change, et les hommes restent toujours, un jour, il sera devant la justice pour répondre de ses crimes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022
Bangui (CNC) – Alors que la quasi-totalité des Centrafricains rejette l’idée d’une éventuelle révision de la constitution du 30 mars 2016 ou l’introduction d’une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat du chef de l’État, certains individus, manipulés par les caciques du pouvoir, tentent de manifester pour exiger une nouvelle constitution. C’est ainsi que ce mardi 2 août, à la place Marabéna sur l’avenue des martyrs à Bangui, des dizaines des Peuls, venus du quartier KM5 et de Bouboui, 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, ont également marché pour exprimer leur soutien au référendum constitutionnel annoncé par le régime.
centrafrique.org/marche-des-peuls-sur-lavvenue-des-martyrs/” data-wpel-link=”internal”>marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022
Les Peuls dans la rue
Mardi, 2 août 2022, vers 10 heures, sur la place Marabéna, dans le cinquième arrondissement, plusieurs dizaines des Peuls, en majorité des éleveurs du marché à bétail de Bouboui, ont manifesté brièvement pour exiger du chef de l’État un référendum constitutionnel. D’après eux, la constitution du 30 mars 2016 ne cadre plus à la réalité du moment. Il faut nécessairement la modifier ou la remplacer simplement. À la fin de leur marche devant l’Assemblée nationale , ils ont remis un mémorandum au député.
Selon des informations du CNC, les initiateurs de cette marche sont le ministre de l’Élevage, monsieur Sani Yalo, conseiller spirituel du chef de l’État, monsieur Waziri et monsieur Dahirou. À la fin de la marche, une somme de 400 francs CFA( 0,75 euro) a été remise à chaque participant.
Réaction de Dologuelé
Il y’a lieu de rappeler que Selon monsieur Dologuélé, jusqu’à la semaine du 11 juillet, on parlait de la modification de l’actuelle constitution. Le pouvoir avait confié le dossier à un député pour que ça prenne le manteau d’une proposition de loi, et cela permettrait au Président Faustin Archange Touadera de jouer à celui qui n’était pas au courant et à qui on l’offrait une possibilité. Mais contre toute attente, cela avait suscité un certain nombre de réactions, dont des réactions des professionnels du droit, des leaders de l’opposition et des leaders de la société civile. Et ils se sont rendu compte que cette constitution comportait des verrous importants, et que l’Assemblée nationale sous cette forme actuelle ne pouvait pas la modifier puisqu’il manque le CENAT pour que nous ayons le parlement entier. Or, sur les antennes de la Radio France internationale, monsieur Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du chef de l’État, avait brusquement annoncé que c’est une nouvelle constitution par voie référendaire. Et 24 heures plus tard, le prétendu front républicain pour la modification de la constitution change aussi de langage pour exiger un référendum constitutionnel. Mais pour les centrafricains, ni l’un ou l’autre ne passe pas.
Bangui (CNC) – À la suite de son audience du 21 juillet avec le président Faustin-Archange Touadera, l’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney, a annoncé que les États-Unis fourniraient une aide supplémentaire d’urgence humanitaire de 31 milliards de francs CFA, soit 48 millions de dollars, à la République centrafricaine par l’intermédiaire de nos partenaires locaux.
Centrafrique.org/aide-americaine-durgence-en-rca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/aide-americaine-durgence-en-RCA-450×300.jpg” alt=”L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.” width=”450″ height=”300″ />L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.
Cette aide s’ajoute aux 91 milliards de FCFA, soit 140 millions de dollars d’aide humanitaire que les Etats-Unis ont déjà allouée à la RCA en 2022.
Cette aide s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour promouvoir la paix et la prospérité en partenariat avec le peuple centrafricain et pour aider ceux qui ont été déplacés par les violences. Le financement supplémentaire permettra de fournir cinq mois d’aide humanitaire à 350 000 personnes vulnérables, dont la plupart sont des personnes déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine ; de faciliter le traitement médical de 150 000 enfants et mères qui souffrent de malnutrition ; et d’aider à fournir un abri et à améliorer le logement de 35 000 personnes.
Cette aide permettra également de renforcer les services de santé et de soutenir les installations sanitaires dans les préfectures de Haute-Kotto, Ouaka et Vakaga.
* * * Fin * * *
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Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022
Bangui (CNC) – Ces deux grands criminels de l’histoire de la milice Anti-Balaka et leurs hommes seront incorporés au sein de forces armées centrafricaines dans les prochaines semaines. Pino-Pino, Andjilo et leurs hommes sont actuellement en formation militaire à Berongo, dans la Lobaye. D’ici la semaine prochaine, ils seront présentés sous le drapeau national, et incorporés dans les forces armées centrafricaines.
centrafrique.org/18510-2/ngaibona-rodrigue-alias-andjilo-avec-ses-avocats-yapende-img_19janv2018085113/” rel=”attachment wp-att-18512″ data-wpel-link=”internal”>Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo avec ses avocats devant la cour criminelle le 18 janvier 2018. Photo copyrightCNC.
Andjilo, Pino-Pino, de la prison au camp de formation militaire
C’est une information à prendre au sérieux. Elle est confirmée à CNC par de diverses sources militaires et gouvernementales.
Tout le monde le sait que c’est une méthode de recrutement importée en Centrafrique par la société de mercenariat russe Wagner qui a l’habitude de recruter ses mercenaires dans des prisons.
Condamné à une peine de prison à perpétuité en janvier 2018, le chef de guerre auto-proclamé général Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo avait été incarcéré à la prison de Ngaragba. Tout comme sa classe, le général, lui-aussi, Crépin Wakanam alias Pino-Pino, condamné également à une peine de prison à perpétuité assortie des travaux forcés.
Les deux chefs de guerre, anciens généraux de la milice Anti-Balaka, sont recrutés depuis leur lieu de détention à Ngaragba par les Mercenaires russes pour les incorporer dans les rangs de forces armées centrafricaines. En formation avec plusieurs de leurs éléments depuis à Berongo, ces grands criminels de guerre seront incorporés et payés avec l’argent des contribuables centrafricains et des partenaires financiers du pays.
« Touadera veut nous amener où ça ? Il prépare quelle guerre alors ? », se demande un commerçant au marché central de Bangui.
Rappelantque les généraux Andjilo et Pino-Pino sont, tous les deux, condamnés à des peines de prison à perpétuité par la Cour d’assises de Bangui et sont dans l’attente d’un autre procès pour d’autres chefs d’accusation qualifiés de crimes de guerre et de crime contre l’humanité devant la Cour pénale spéciale (CPS). Mais le projet de leur incorporation dans les forces armées centrafricaines (FACA) comme soldats de 2ème classe va désormais tout foutu en l’air.
« Une fois intégrés dans l’armée, ils vont manœuvrer directement aux côtés de ces mercenaires Russes et Syriens et qui ira demain à Bria, à Koui ou même à Kidal, pour les arrêter et les ramener à la CPS ? ». S’interroge un leader de la société civile.
Avec ce rythme la Centrafrique se dirige vraisemblablement vers un État sans loi et la CPS n’aura pas d’autres choix que de faire ses valises.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022
Bangui (République centrafricaine ) – Ça y est! Le CNC a finalement raison! Monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, premier vice-président du MLPC, sanctionné par son parti pour indiscipline caractérisé, vient d’être nommé ministre d’État coordonnateur chargé du comité des recommandations du dialogue républicain par le Président de la République. Et il n’est pas le seul ventru à être nommé dans ce comité. Gervais Lakosso de la société civile fait partie de l’équipe nommée par le chef de l’État.
Monsieur Chantal Édouar Koyambonou
Koyambonou, ministre d’État
Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles sur CNC (à lire ici), c’était le dimanche 27 novembre 2022 que l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou, à la demande du chef de l’État, avait rencontré au palais de la renaissance monsieur Donatien Maleyombo, chef de cabinet du Président de la République.
Au cours de leur entretien, monsieur Koyambonou a présenté à son interlocuteur le projet du budget de son organisation déstabilisatrice du parti MLPC, mais souhaite également que le chef de l’État le nomme à la présidence du comité de suivi des recommandations du dialogue républicain. Ce que son interlocuteur Donatien Maleyombo avait discrètement botté en touche. Selon ce dernier, le chef de l’État pourrait le reclasser quelque part, mais pas à la présidence du comité de recommandations du dialogue républicain. Mais près d’un mois après leur rencontre, le chef de l’État a décidé autrement. C’est la volonté de monsieur Koyambonou qui est finalement exaucée. Le chef de l’État vient de le nommer ministre d’État, coordonnateur du comité des recommandations du dialogue républicain. Mais Koyambonou n’est pas totalement satisfait. La semaine dernière, après la mort du Pasteur Mapouka, inspecteur général d’État, l’homme a redéfini ses ambitions à la hausse. Il demande au chef de l’État de le nommer à ce poste d’inspecteur général d’État. Ce que tous les conseillers du chef de l’État refusent.
Notons qu’en 2016, 2017 et 2018, le MLPC, ancien allié du pouvoir, avait proposé au Président de la République la nomination de monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou au poste du Président de la cour de compte. Mais ce dernier avait catégoriquement refusé. À cette époque, la colère contre Koyambonou était grande à cause de sa rivalité avec Monsieur Jean-Pierre Waboé.
Rappel des faits
Rappelons que depuis l’arrivée du professeur Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, l’ancien premier ministre Jean-Édouard Koyambonou était placé sur la liste rouge du pouvoir à cause de son ancien rival, actuel premier vice-président de la cour constitutionnelle Jean-Pierre Waboué, un proche parent du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
En effet, Madame Jacqueline Massengué, général de police, directrice de la police judiciaire, à l’époque étudiante en droit à l’université de Bangui, fut l’épouse de monsieur Jean-Pierre Waboué, son professeur. Après des efforts fournis par son mari Waboué, madame Jacqueline Massengué a été envoyé à l’école des commissaires à Yaoundé au Cameroun. Mais à la grande surprise de tous, dès son retour à Bangui, Madame Jacqueline Massengué abandonne son mari Waboué pour sortir avec le redoutable Jean-Édouard Koyambonou, à l’époque inspecteur général d’État.
Souvenez-vous, à cette époque, madame Jacqueline Massengué a failli tuer sa rivale, la défunte madame Koyambonou. Mais pour les parents du professeur Jean-Pierre Waboué, le comportement adopté par madame Jacqueline Massengué et Jean-Édouard Koyambonou est impardonnable. Avec l’arrivée du professeur Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, ce dernier est placé sur la liste rouge des Gbakamandja.
Mais grâce à sa versatilité politique, l’homme rentre dans le jeu du pouvoir. Mais il n’est pas le seul.
Il y’a lieu de rappeler que l’homme avait été Sanctionné par son parti le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) pour avoir prendre part au dialogue républicain sans accord de son parti, l’ancien premier ministre avait déclaré aux journalistes qu’il n’attendait rien de son parti. Il disait même qu’il ne travaillait pas dans un champ de quelqu’un pour que la sanction lui fasse trop de mal.
Mais quelques jours plus tard, il avait créé le MLPC-CO.
Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochains articles sur CNC.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022
Bangui (CNC) – Accusé de vouloir financer le projet de référendum constitutionnel pouvant permettre au Président centrafricain de briguer un troisième mandat, le Président rwandais Paul Kagamé a catégoriquement démenti son implication dans la volonté de Touadera de tripatouiller la Constitution de son pays.
Touadera et son homologue Kagamé.
Paul Kagamé sort de son silence
C’est à travers son ministre des Affaires étrangères, monsieur Vincent Biruta, que le Président rwandais Paul Kagamé brise le silence pour s’inscrire en faux contre les allégations du G16, Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, dans lesquelles il a accusé Kigali de vouloir financer le projet de référendum constitutionnel pouvant ouvrir grandement la porte à un troisième mandat au Président Faustin Archange Touadera.
« Le Rwanda ne peut, en aucun cas, s’ingérer dans les politiques intérieures de la République centrafricaine. Notre présence en République centrafricaine s’inscrit dans un contexte particulier qui prévalait à la fin de l’année 2020. La situation d’insécurité qui menaçait le processus électoral du 27 décembre 2020. Et nos troupes ne peuvent pas être là pour soutenir un individu quelconque ou bien pour s’ingérer dans des questions de politique intérieure de la République centrafricaine », affirme le ministre rwandais des Affaires étrangères, tout en ajoutant que les troupes rwandaises sont basées essentiellement à Bangui et leur rôle est de protéger les Institutions et la population de Bangui.
Paul Kagamé utilise les femmes de l’armée rwandaise
Aussi, faut-il rappeler que le Président rwandais Paul Kagamé est régulièrement accusé d’avoir utilisé les femmes de l’armée rwandaise pour manipuler certaines personnalités africaines et européennes.
En RCA, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait fait un enfant avec la garde de corps rwandaise de l’une de ses épouses. C’est à travers cette jeune mère rwandaise que le Président centrafricain multiplie discrètement de séjour à Kigali. Depuis lors et avec l’ouverture d’un vol commercial direct entre Bangui et Kigali, plusieurs femmes rwandaises sont venues s’installer à Bangui et elles sont intéressées par plusieurs hommes de toutes nationalités confondues.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022
Bangui (CNC) – Depuis plus de trois jours, une présence massive des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) est signalée au sud de la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité de Gordile, au nord-est de la République centrafricaine. Pour les autorités locales, il s’agit des rebelles arabes Missiria et Rizigate qui voudraient installer un état-major en commun accord avec les éléments de l’UPC d’Ali Darassa dans la localité. Or, une source sécuritaire locale affirme que ces rebelles sont bel et bien des combattants du CPC qui seraient présents dans cette ville de la Vakaga pour assurer la sécurité de leurs différents officiers supérieurs qui sont en réunion dans la ville.
rca-est-a-nouveau-attaquee-par-les-rebelles-de-la-cpc/les-rebelles-de-la-coalition-des-patriotes-pour-le-changement-cpc/” rel=”attachment wp-att-57252″ data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)
Les rebelles se réunissent pour parler de la paix dans le nord
Finalement, il y a trop de peur et de spéculations que de mal autour du regroupement des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans la ville de Gordile la semaine dernière. Ces rebelles, lourdement armés, étaient venus sur des motocyclettes. Ils sillonnent même dans la ville avec leurs motos sous les regards étonnants de la population.
À en croire ces officiers rebelles, leur conclave de Gordile aurait pour but de régler les différents problèmes qui existent entre les groupes armés du Nord, et faire en sorte qu’ils cessent également des hostilités entre eux.
« C’est à cause de notre division que les étrangers profitent de nous. Maintenant, on a compris, et cela doit cesser. Nous allons travailler dorénavant la main dans la main pour le bénéfice de notre région », explique un Comzone du FPRC à Tirigoulou.
Et le RPRC?
Pour un officier du RPRC, c’est le terrain qui commande. Il est plus que nécessaire de faire la paix avec leurs frères qui sont dans d’autres groupes.
« Je suis du RPRC. Après la mort de notre frère général Damane Zakaria, tué par les Mercenaires russes de la société Wagner, notre communauté est très triste. Elle est encore sous le choc. Donc c’est dorénavant à nous de protéger notre région. On doit faire la paix avec nos frères centrafricains que ça soit du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Pourvu que la paix revienne dans notre pays. On doit faire attention aux étrangers qui sont venus juste pour piller notre richesse et massacrer la population », clame cet officier du RPRC.
Pourtant, certains Centrafricains, issus de la même région, qui sont actuellement dans le gouvernement Moloua, ne veulent pas entendre parler de la réconciliation entre ces différents groupes armés du Nord. Ils les qualifient des mercenaires soudanais à la solde de Noureddine Adam et d’Ali Darassa. Et c’est ce lengage de guerre fratricide qui pourrait leurs permettre de rester aux gouvernements.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 2 août 2022
Bangui (CNC) – Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’Ivoirienne. Vous rêvez ? Et bien, réveillez-vous car on ne peut que rêver en dormant. Mais visiblement, Blaise Didatien Kossimatchi, porte-parole centrafricain de la société Wagner, et membre du Bureau Politique du parti au pouvoir, rêve en donnant les yeux ouverts et en train de jouer à l’idiotie du monde. Dans son tout dernier communiqué de presse publié ce dimanche, dernier jour du mois de juillet, mais également dans sa vidéo en direct sur la plateforme Facebook, il demande urgemment au chef de l’État de démettre sans délai le bâtonnier centrafricain, maître Émile Bizon. Et ce n’est pas tout!
Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Kossimatchi et son délire
« Nous demandons avec insistance et sans condition au Président de la République, chef de l’Etat et Premier Magistrat du Pays de démettre dans un bref délai l’opposant et Porte-Parole du COD2020, le Militant de la première heure du KNK, le tristement Célèbre Émile BIZON à la tête du Barreau de Centrafrique », précise le communiqué de presse du 31 juillet 2022 publié par la plateforme de la Galaxie du sulfureux desormais drogueur Blaise Didatien Kossimatchi.
Et le délire continue. Le psychopathe Blaise Didatien Kossimatchi affirme également que le barreau de Centrafrique est devenu le porte-parole de l’opposition démocratique, des leaders des groupes armés et de la France en Centrafrique.
« Nous mettons en garde le Barreau de Centrafrique qui devient aujourd’hui au vu et au su du peuple le porte-parole de la France Néocoloniale, de l’Opposition Démocratique COD20, d’une frange de la société civile aux abois et à la solde des prisonniers en sursis tels que Martin ZIGUELE soutenu mordicus par Maître MANGUEREKA et Émile BIZON du Barreau Centrafricain, Abdou Karim MECKASSOUA, Anicet Georges DOLOGUELE, Crépin MBOLI – GOUMBA, Nicolas Tiangaye, Alexandre NGUENDET, KAMOUN, Ali DARAS, ALKHATIM , NOURADINE ADAM et BOZIZE ».
L’homme tient également à attirer l’attention du Barreau de Centrafrique sur le risque du muselage des leaders de la société Civile centrafricaine par son cabinet, et lui exige au passage de ne pas s’immiscer dans les Affaires Politiques du Pays et de garder la neutralité.
En fin, lui Kossimatchi et sa soi-disant Galaxie informent l’opinion nationale et internationale sur les dérives du Barreau de Centrafrique qui joue le rôle de porte-parole de l’opposition démocratique COD20.
L’homme revient à la charge et menace :
« Nous projetons dans les jours qui suivent une gigantesque manifestation devant les cabinets de certains avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus, et se réserve également le “droit de mettre en applicabilité l’Opération « BARBAROSSA contre ces derniers ».
Voilà comment le pays fonctionne durant le mandat du professeur Faustin Archange Touadera, pourtant un soi-disant intellectuel. Décidément, avec le Président Touadera, on voit tout.
Rappel des faits
En effet, depuis un certain temps, la plateforme de la Galaxie nationale, créée et coordonnée par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et financée par la société Wagner, ne cesse de publier des communiqués de presse sur les réseaux sociaux et dans certains médias, diffamant, injuriant et outrageant certaines personnalités indépendantes et politiques, dont Monsieur Martin Ziguélé, ancien premier ministre, député de la nation.
Pour l’avocat de monsieur Martin Ziguélé, Ces multiples communiqués de presse publiés sur les réseaux sociaux et la presse par le coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale, Monsieur Blaise Didacien KOSSIMATCHI, sont de nature à porter gravement atteinte à l’honneur et à la considération de Monsieur Martin ZIGUELE qui fut non seulement premier Ministre de la République Centrafricaine mais aussi Président du parti MLPC et député à l’Assemblée nationale ;
Ainsi, le 6 juillet dernier, monsieur Martin Ziguélé, à travers son avocat, a lancé une procédure en citation directe devant le tribunal correctionnel de Bangui pour diffamation, injure et outrage. Mais le 13 juillet 2022, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy publient un communiqué dans lequel ils se sont pris à maître André Olivier MANGUEREKA pour la simple raison qu’il assure la défense de Monsieur Martin ZIGUÉLÉ en lui promettant le même traitement inhumain réservé à son client.
Ainsi, « Le Barreau de Centrafrique condamne très fermement toutes menaces à l’endroit d’un avocat dans l’exercice légal de sa profession et rappelle que conformément à l’article 4, alinéa 2 de la Constitution « LES DROITS DE LA DÉFENSE S’EXERCENT LIBREMENT DEVANT TOUTES LES JURIDICTIONS ET ADMINISTRATIONS DE LA RÉPUBLIQUE », affirme le barreau centrafricain qui ajoute qu’il se réserve le droit de prendre la responsabilité d’user de tous les moyens et voies de droit pour que cessent ces dérives et déviances antisociales afin que ces forces restent à la loi.
Le Barreau de Centrafrique présidé par maître Émile BIZON va même plus loin pour demander au ministre de l’Administration du territoire de le situer sur le statut juridique d’existence de la fameuse association dite Galaxie nationale coordonnée par l’historien Didatien Kossimatchi.
La Galaxie nationale que coordonne Didacien KOSSIMATCHI, est-elle une association où un parti politique ? A-t-elle tous les documents juridiques ? Qui sont ses membres ? Peut-on lire dans le courrier signé par maître Bizon et envoyé au ministre.
Voilà l’histoire qui rend fou l’historien Didacien KOSSIMATCHI, désormais coincé par les pratiquants du droit, comme une chenille coincée entre l’écorce et l’arbre par la pluie et qui se bat les ailes pour crier au secours au Président Touadera pour lui demander de le démettre, sans doute, par référendum constitutionnel, de ses fonctions à la tête du Barreau et aux mercenaires de Wagner, de procéder aux opérations BARBAROSSA, les mêmes infligées à Marc, DG de la compagnie Air France en Centrafrique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022
Bangui (République centrafricaine) – Le Mali est en train de subir les pires attaques djihadistes de son histoire. Ces derniers jours, celles-ci ont eu lieu à quelques kilomètres seulement de la capitale Bamako. C’est dans le fief du président de la transition, le colonel Goïta, qu’une voiture piégée et des assaillants armés ont attaqué le camp militaire de Kati. Pour faire face à l’insécurité, la Centrafrique a été le 1er pays à parier sur la Russie. Pourtant, le bilan reste catastrophique comme c’était le cas lorsque des pays du continent avaient parié en leur temps sur l’URSS.
Touadera et Poutine
Du Mali en Centrafrique, la situation est catastrophique
Au Mali, suite à son second coup d’Etat, le colonel Goïta s’est empressé de se tourner vers les mercenaires de WAGNER. Si ceux-ci devaient aider les forces armées maliennes et protéger le gouvernement de la transition, le constat est qu’ils pensent plus aujourd’hui aux mines d’or de Kidal et Tessalit, qu’à réellement aider les Maliens. En parallèle, la rca est dans un pire état depuis l’arrivée des mercenaires. Leurs exactions et pillages doivent laisser un goût amer aux gouvernants qui leur ont donné les clés du pays.
De même, là encore comme au Mali, tous ceux qui s’extasient devant l’action de Wagner en RCA ont sans doute été achetés ou bénéficient du pillage organisé par ce groupe. Cette intervention paramilitaire pose une question : comment croire une seconde que la Russie a des intérêts dans le pays Sango, hormis celui d’obtenir un vote de complaisance à l’ONU ?
Les autorités russes viennent d’interdire dans leur propre pays l’utilisation de la crypto-monnaie en échange de biens et de services. Paradoxalement, les « conseillers spéciaux » russes auprès du gouvernement de RCA expliquent que le SANGO-COIN est une chance pour les Centrafricains.
Dans l’histoire, certains pays ont déjà parié sur l’URSS pour des résultats désastreux ! C’est le cas de l’Angola, de Madagascar, du Mozambique, de l’Ethiopie et du Congo.
Le recours aux mercenaires de Wagner, hommes sans foi ni loi ne cherchant qu’à s’enrichir, est synonyme d’un pari perdu d’avance et cela doit interpeller plus qu’un pays, mais le continent tout entier.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022
Bangui (CNC) – Le couvre-feu, instauré par le Président de la République, chef de l’État en janvier 2021 sur l’ensemble du territoire national à cause de la menace représentée par les rebelles, a fait l’objet d’un réaménagement à plusieurs reprises. Dans la Ouaka, il a été rallongé à cause des présences signalées des hommes armés par le préfet mais dans le Bamingui-Bangoran, c’est le préfet par intérim a décidé non pas de le rallonger comme l’avait fait Bissekoin dans la Ouaka mais d’instaurer un couvre-feu dans sa préfecture. En cause, des vols récurrents des motos. Oui! À cause des vols des motos, tout le monde doit dormir à 20 heures. Ne vous rêvez pas. C’est une réalité.
FPRC-defavorable-a-la-presence-de-lex-chef-detat-de-transition-michel-am-nondokro-djotodia-a-ndele/bienvenue-a-ndele-contre-le-mur-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36625″ data-wpel-link=”internal”>Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.
Vols des motos et des biens des particuliers
Selon le préfet par intérim de Bamingui-Bangoran, cette mesure est prise après un constat alarmant de la montée en puissance du vol des motos et des biens de la population de Ndélé, chef-lieu de ladite préfecture.
L’administration préfectorale a également précisé que durant cette période de couvre-feu, les patrouilles doivent s’intensifier et que les barrières à l’entrée et à la sortie de la ville de Ndélé doivent rester baissées, et que les déplacements sont interdits à partir de 20 heures au lieu de minuit dicté par le président Touadera depuis Bangui.
Il y’a lieu de rappeler que début janvier, un couvre-feu avait en effet été instauré de 18 heures à 5 heures du matin par le Président de la République sur l’ensemble du territoire centrafricain afin de contrer les actions militaires de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la nouvelle alliance rebelle qui avait lancé il y a près de deux ans une offensive juste avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Celui-ci a été allégé de 22 heures à 5 heures du matin en mai 2021.
Mais le couvre-feu instauré de 22 heures à 5 heures du matin par Décret nº21.128 du 31 mai 2021 est allégé à nouveau de 24 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue du territoire centrafricain.
Mais à cause des vols des motos et des biens des particuliers à Ndélé, le préfet par intérim a bien décidé de faire parler de lui ou de montrer tout simplement qu’il est là, en vie et vivant à Ndélé, sans le préfet, en instaurant son couvre-feu a lui, au lieu de le rallonger celui de président Touadera dans sa préfecture.
Pour la population locale, cette mesure n’est autre qu’un abus d’autorité, un excès des ailes.
Centrafrique.org/logo-du-g16/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/logo-du-G16.jpg” alt=”logo du G16″ width=”247″ height=”180″ />logo du G16
Communiqué du G-16
RELATIF À LA REQUÊTE ADRESSÉE À LA
COUR CONSTITUTIONNELLE À L’INITIATIVE DU G-16
1er août 2022
Le G-16, Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a l’honneur d’annoncer à l’opinion nationale et internationale qu’elle a pris l’initiative d’une requête devant la Cour constitutionnelle de Bangui, déposée ce 1er août 2022 au Greffe de la Cour.
Formellement, les auteurs de cette requête sont le Professeur Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, M. Karl BLAGUÉ, M. Sydney TCHIKAYA, M. Ben Wilson NGASSAN, M. Ludovic LÉDO et Me Arlette SOMBO-DIBÉLÉ, tous citoyens Centrafricains et membres de la Coordination du G-16.
Tout autre citoyen centrafricain qui le souhaite pourra s’associer à cette requête en signant la pétition qui sera lancée à cet effet, la liste des signataires ayant vocation à être transmise à la Cour constitutionnelle.
Le recours a pour objet de faire juger que la braderie mondiale ayant pour objet la nationalité centrafricaine, les terres et les ressources naturelles de la République Centrafricaine, organisée à travers la politique nationale de la crypto monnaie à l’instigation et sous le haut patronage du Président de la République, le Pr Faustin Archange TOUADÉRA, viole gravement la Constitution.
Le G-16 estime que ces décisions sont d’une gravité exceptionnelle dans la mesure où ils mettent en cause la survie de la République Centrafricaine comme État, la sauvegarde de l’identité nationale centrafricaine, et les droits des Centrafricains en tant que Peuple sur leur terre.
Plus précisément, les Requérants font valoir :
Que le choix de décider de ces questions, non pas par des actes juridiques formels tel que le décret, mais par de simples communiqués de presse et par des annonces sur un site internet (le site officiel « org »), en plus d’attester d’une volonté d’opacité à l’égard du Peuple, viole l’article 49 de la Constitution qui exige que les actes du Président de la République soient contresignés par le Premier Ministre ainsi que, le cas échéant, par le Ministre compétent, ce à quoi s’ajoute l’obligation de publication au Journal officiel ;
Que les décisions de vendre la nationalité centrafricaine, de vendre les terres et de vendre les ressources naturelles de la République Centrafricaine portent gravement atteinte à la souveraineté de l’État centrafricain et à celle du Peuple centrafricain.
o S’agissant de la décision de vendre la nationalité, elle viole l’article 80 de la Constitution en ce qu’elle est prise par l’Exécutif et non par le Législateur comme exigé par cet article. Plus grave encore, elle viole les articles 26 et 30 de la Constitution en faisant du seul lien politique (la citoyenneté) qui permet à un individu de faire partie du Peuple souverain centrafricain un objet de commerce, ce qui compromet gravement la souveraineté et l’identité nationale centrafricaine, en faisant de surcroît courir le risque que de puissants pouvoirs financiers décident de, et réussissent à changer l’équilibre du corps national, au point de s’accaparer, y compris par les urnes, le pouvoir politique et la direction de l’État centrafricain.
o S’agissant de la décision de vendre les terres et les ressources naturelles de la République Centrafricaine, elle viole aussi l’article 80 de la Constitution en ce qu’elle est prise par l’Exécutif et non par le Législateur dont c’est la compétence selon la Constitution. Plus grave encore, elle fait fi des dispositions de l’alinéa 5 du Préambule de la Constitution issues du Forum de Bangui, selon lesquelles le Peuple centrafricain a un droit inaliénable au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien ; et elle neutralise délibérément les dispositions de l’article 60, alinéa 2 de la Constitution, issues aussi du Forum de Bangui, qui exigent que toute signature de contrat sur les ressources naturelles soit préalablement autorisée par l’Assemblée nationale et que tout contrat signé soit rendu public.
Que le fait de privilégier la langue anglaise pour la formulation de ces décisions et pour toute information concernant l’opération de vente en cours, notamment sur le site officiel « org », outre qu’il révèle une volonté d’opacité à l’égard du Peuple centrafricain, viole les alinéas 5 et 6 de l’article 24 de la Constitution qui prévoient que la langue nationale de la République Centrafricaine est le Sango et que ses langues officielles sont le Sango et le Français.
Que, enfin, le fait d’avoir retenu pour désigner la crypto-monnaie nationale la dénomination « Sango », laquelle dénomination est réservée par l’article 24 de la Constitution à la langue commune des Centrafricains, viole la Constitution.
Le G-16 tient par ailleurs à souligner ce qui suit : le fait que cette vaste braderie soit organisée alors même qu’un quart de la population centrafricaine est réfugiée ou déplacée et qu’une très large portion de la population vit sous le seuil de pauvreté ; autrement dit, alors même qu’une partie substantielle de la population formant le Peuple centrafricain souverain a perdu durablement, en même temps que ses droits, la propriété de ses biens ou leur jouissance, donne à l’opération présidentielle les allures plus graves encore d’une forfaiture, crime contre la Nation centrafricaine selon la Constitution du 30 mars 2016.
Rappelant que cette circonstance est de nature à engager la responsabilité pénale du Président de la République, le G-16 en appelle à tous ceux à qui il appartient constitutionnellement de faire constater et sanctionner cette forfaiture, à commencer par les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, pour qu’ils prennent leurs responsabilités.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022
Bangui (CNC) – Le pouvoir militaire de transition a perdu le contrôle d’une grande partie du territoire, au profit des jihadistes qui s’allient à des barons locaux et imposent leur loi
Un groupe de jihadistes maliens, à Tombouctou
Au fil des semaines, les jihadistes montrent leur capacité à opérer dans les grandes villes maliennes et se rapprochent dangereusement de la capitale, Bamako, alors qu’ils s’en prenaient prioritairement aux zones périurbaines. Le 27 juillet, ils ont mené trois attaques en une journée à Kalumba (près de la frontière mauritanienne), à Sokolo puis à Mopti (villes du centre).
Cinq jours plus tôt, ils ont lancé une opération suicide, avec deux véhicules piégés, sur la garnison militaire de Kati, créée par Napoléon III et siège actuel du pouvoir, à 15 km de Bamako. La veille, une série de raids quasi simultanés ont pris pour cibles des postes de contrôle, une gendarmerie et un camp militaire dans plusieurs localités, notamment dans les régions de Koulikoro, Ségou et Mopti.
Le départ de l’armée française, qui abandonnera sa dernière base à Gao au mois d’août, a privé l’armée malienne de renseignement électronique, de couverture aérienne, d’appui logistique et de capacités à former des unités de forces spéciales. Il enhardit les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans
(GSIM, rassemblement de différentes factions qui ont fusionné avec al-Qaïda au Maghreb islamique en 2017), dirigé par l’ancien rebelle touareg Iyad Ag Ghali. Ces derniers ont retrouvé une plus grande liberté d’action, particulièrement la katiba Macina dirigée par le prédicateur peul Amadou Koufa, très active dans le centre, l’ouest et le sud du pays.
Le projet Armed conflict location & event data (Acled) déplore 2662 victimes sur les seuls six premiers mois de l’année 2022, contre 1913 pour toute l’année 2021.
Message.
Iyad Ag Ghali, Amadou Koufa et leurs lieutenants ont réorganisé leur stratégie.
Après avoir enrôlé des combattants particulièrement dans la communauté peule, ils ont ouvert un front contre l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) à l’est du pays, et multiplient les attaques dans le centre et, de plus en plus, vers Bamako. « Les jihadistes sont en train de démontrer qu’ils peuvent frapper en tout lieu, à tout moment et simultanément sur tout le territoire malien sans grand effort », confie un fin observateur de la zone.
Le GSIM se pose en protecteur des populations, à condition qu’elles n’entravent pas son projet en coopérant avec le pouvoir militaire. Il a aussi adressé un message politique au président de la transition, Assimi Goïta : en frappant à Kati, il lui indique qu’il n’est plus en sécurité dans son palais militaire.
Pour aller plus loin
« Le pays n’est plus contrôlé que sur un quart du territoire, poursuit cet observateur. C’est aujourd’hui un Mali en peau de léopard qui risque de passer sous l’influence des radicaux. A Moura, la population ne veut plus du gouverneur actuel. D’autres villes vont se lever dans les prochaines semaines. » Ces derniers mois, la katiba Macina a recruté énormément de combattants au sein des populations du centre, revanchardes à l’égard de l’armée malienne et des mercenaires de la milice russe Wagner qui ont commis de nombreuses exactions.
Alors que la situation sécuritaire se dégrade, les autorités de transition ont rompu avec leurs communiqués victorieux sur les soi-disant reconquêtes des forces armées maliennes (Fama). De facto, les Fama et les mercenaires alliés de Wagner ont réduit leurs opérations. Ces derniers sont présents à Segou, Sofara, Mopti, Tombouctou et Gao et Hombori. Ils se sont installés récemment à Menaka mais laissent le contrôle des check-points aux groupes armés locaux du MSA et du Gatia, également engagés aux côtés des autorités.
« Le populisme des autorités atteint ses limites, la réalité du terrain les rattrape, confie le chef d’un groupe armé malien. L’attaque de Kati a de facto discrédité le discours de la montée en puissance de l’armée malienne. »
Justice islamique.
Le foyer initial du terrorisme, à l’extrême nord et au nord du pays, est devenu plus calme. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, mosaïque d’anciens groupes rebelles) a négocié un pacte de coexistence avec le GSIM. La première agit en premier rideau dans la gouvernance locale, le deuxième est souvent décisionnaire derrière la scène. Les deux parties ont mis en place une nouvelle forme de gouvernance, plus traditionnelle, avec une répartition des zones d’autorité entre leaders régionaux. La zone est administrée judiciairement à travers les « cadis ».
Ces juges islamiques sont aussi la voie de recours prônée par les combattants de l’Azawad qui demandent aux populations de leur soumettre leurs différends pour trouver des « décisions à caractère exécutoire ». La justice islamique a ainsi pris le pas sur la justice étatique, alors qu’il n’y a presque plus de présence administrative et militaire de l’Etat.
Cette dynamique devrait se poursuivre au centre du pays, dans la région de Mopti et le Plateau dogon. Le GSIM a miné les grands axes Nampala-Tombouctou et Douenza-Gao, où des pans de territoire sont inondés à la saison des pluies. Les jihadistes gèrent les circulations humaines dans ces zones sans s’attaquer à la gouvernance des grandes villes qui restent sous le contrôle de l’armée. Mais ils ont ainsi la possibilité d’étouffer les économies urbaines et de contraindre les villageois à la collaboration s’ils souhaitent évacuer leurs récoltes.
Devenus les maîtres de l’espace et du temps, ils ont ainsi la capacité de prélever des taxes (zakat) et se posent en intermédiaires en envoyant leurs cadis pour régler leurs micro-conflits locaux. Un de leurs prochains objectifs stratégiques pourrait être Ségou, capitale historique du royaume bambara, établie au XVIIe siècle.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022
Bangui (CNC) – C’est une information très confidentielle parvenue à l’instant à la rédaction du CNC. La société de mercenariat russe Wagner et ses hommes déployés en République centrafricaine vont devoir plier leurs bagages et quitter le pays dans un bref délai.
Selon l’information, un accord vient d’être trouvé avec la société Wagner sans avis des autorités centrafricaines. Tous les Mercenaires russes seront remplacés par les forces américaines qui seront déployées sur toute l’étendue du territoire centrafricaine.
Pour de nombreux observateurs, ceci est une mauvaise nouvelle pour les autorités centrafricaines qui ont misé tout sur les mercenaires russes pour modifier la constitution et introduire une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat pour le Président de la République.
Pour le moment, les négociations sont terminés, laissant la place aux forces de Wagner de plier leurs bagages et quitter la rca.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022
Bangui (CNC) – Soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de l’homme d’affaires Issa Manou en janvier 2021, l’adjudant-chef Beïna est porté disparu depuis mercredi 27 juillet à Bangui. Ses parents soupçonnent la milice de la garde présidentielle « les requins » de l’avoir enlevé.
des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba
Affaire Issa Manou revient sur les radars
En effet, le 20 janvier 2021, l’homme d’affaires centrafricain Issa Manou, habitant le quartier KM5, était venu au siège national du parti au pouvoir, les cœurs unis, demander audience pour rencontrer le secrétaire exécutif dudit parti, le géographe Simplice Mathieu Sarandji afin de plaider la libération de ses frères qui avaient été arrêtés à la brigade criminelle. Alors que monsieur Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, également secrétaire exécutif du MCU, à la surprise de tout le monde, deux éléments de la garde présidentielle étaient venus le conduire hors de la salle, puis à une destination inconnues.
Parmi les deux hommes qui ont enlevé l’homme d’affaires Issa Manou, les témoins ont soupçonné fortement l’adjudant-chef Beïna qui aurait agi sur instruction de Sani Yalo et de son frère Moctar. Mais depuis un mois, l’affaire refait surface et prend une autre tournure. Des langues commencent à délier, et le Président de l’Assemblée nationale, également secrétaire exécutif du parti au pouvoir, monsieur Simplice Mathieu Sarandji veut savoir ce qui s’est réellement passé. C’est justement en ce moment-là que l’adjudant Béïna disparaît dans la nature. Il ne répond plus au téléphone, et ne fait aucun signe de vie à ses parents durant trois jours. Ainsi, ces derniers sont allés déverser leur colère devant la présidence de la République ainsi qu’à la résidence du chef de l’État au quartier Boy-Rabe pour exiger des explications.