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Le bureau politique du MLPC apporte de clarification  sur la crise interne au sein du parti

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Le 5è vice président du MLPC , Bernard Dillah au milieu de deux membres du bureau politique copyright CNC du 19- 05-22

 

POINT DE PRESSE

 

Thème : « Situation interne du Parti »

 

Par :    Bernard DILLAH

5èmeVice Président

 

Bangui, le 19 Mai 2022

PROPOS LIMINAIRES

 

Le refus des partis politiques de l’Opposition démocratique en général et celui du MLPC en particulier, de participer au Dialogue politique dit « républicain », considéré par le pouvoir comme un crime de lèse-majesté, a ouvert le bal à des manœuvres ostentatoires du même pouvoir pour les fragiliser, et à terme, à les liquider.

Faut-il le rappeler, la question centrale de l’inscription des thématiques essentielles qui auraient donné leur sens au Dialogue ; à savoir les voies et moyens de parvenir à une paix durable, les nécessaires réformes institutionnelles et la conclusion d’un Accord politique à la fin d’un tel Dialogue, conditionnait la participation de l’Opposition au Dialogue et donc celle du MLPC. C’est dans ce sens que le Bureau Politique, lors de sa séance statutaire du 19 mars 2022 dont le procès –verbal a été dressé, a décidé à l’unanimité de ses membres de sa non-participationà ces assises si l’inscription de ces thématiques dans les Termes de référence du Dialogue n’était pas obtenue.

Cette position du Parti a été notifiée en son temps au Président du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain, au Président du Praesidium de ce Dialogue et aux représentants du MLPC à ce Dialogue.

Si les représentants de l’opposition ne se sont pas entendus sur la manière d’exprimer leurs positions au Dialogue, sur le fond la position de l’Opposition était unanime. C’est ainsi que le Parti a demandé, par un courrier qu’il a lui-même sollicité par respect de parallélisme de forme, à notre Camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, 1erVice-Président du Parti, de se retirer du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain. Grande fut notre surprise de constater qu’il a refusé d’obtempérer et s’est donc volontairement engagé à ne pas se plier à la directive du Parti en continuant à participer aux travaux du Dialogue.

Le « refus d’exécuter les décisions et directives émanant de la Direction du Parti, et l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat » constituent des fautes graves selon les dispositions des articles 78 et 79 du Règlement Intérieur de notre Parti. C’est pourquoile Bureau Politique a pris la décision conservatoire de le suspendre de toutes activités du Parti et a transmis le dossier à la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, organe dédié du Parti pour trancher les litiges entre les militants et le Parti.

Alors que cet organe ne s’est pas encore prononcé sur le cas du 1erVice-Président, certains camarades se sont associés à des personnes inconnues du Parti, pour signer avec lui un prétendu Manifeste le 4 avril 2022, le rendre public et annoncer la mise en place d’une Coordination au sein du Parti.

Tous ces actes sont posés en violation des dispositions des textes régissant le Parti et qui ont servi de base à la sanction, avant lui, d’autres ex –camarades.

Faits graves, c’est le logo du Parti qu’ils utilisent ; ce sont les organes du Parti qu’ils manipulent ; ce sont les militants du Parti qu’ils démarchent pour les gagner à leur cause en les manipulant, et en colportant la rumeur selon laquelle ils auraient destitué le Président Martin ZIGUELE de la direction du Parti.

Face à la situation ainsi créée et aux actes de nature à porter atteinte à l’ordre public que posent ces camarades, le Bureau Politique a saisi le Ministre de l’Administration du Territoire, et celui de la Sécurité publique ; les Directeurs généraux de la Gendarmerie Nationale et de la Police Centrafricaine, à toutes fins utiles.

Eu égard à ce qui précède, je vous réunis ce jour pour vous donner les éléments factuels d’information afin de vous permettre de bien comprendre ce qui se passe pour l’information des militants et militantes d’une part, de vos lecteurs et auditeurs d’autre part.

Je vous remercie.

 

 

Centrafrique : Touadéra humilié à Bruxelles

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Rédigé par Jean – Paul Naïba

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 19 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Comme nous pouvons le constater, voici la cinglante réponse de Bruxelles à Touadéra après celle de Paris…. Jamais président d’une république n’aura été reçu avec tant de mépris, de condescendance et d’ignorance protocolaire au siège de la prestigieuse institution européenne à Bruxelles. De mémoire d’hommes qui ont servi, de prêt ou de loin, la coopération dans les deux sens, aucun souvenir ne peut rappeler une telle image qui n’honore pas la République centrafricaine.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera reçu par des cadres de l'Union européenne à Bruxelle, en Belgique
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera reçu par des cadres de l’Union européenne à Bruxelle, en Belgique

 

De plus, si les deux accompagnateurs en l’occurrence leurs excellences messieurs l’ambassadeur et le ministre d’Etat directeur de cabinet, n’ont trouvé mot à dire pour relever une telle négligence protocolaire, il n’en demeure pas moins que ceux-ci auraient au moins eu, au nom de la République et du peuple centrafricain, le courage de faire constater et demander un meilleur traitement.

 

Il est de coutume , ceci étant, qu’un président de la république étant l’incarnation d’une nation et qu’à ce titre cette institution partenaire lui réserve toujours un honneur qui lui revient et ce, au nom du peuple qu’il représente. À ce titre, quelle que soit la circonstance, un Chef d’Etat est toujours reçu soit par la Présidente de la Commission, soit par le Président du Conseil européen; le ministre en charge de la coopération pour le développement quant à lui sera toujours reçu par le ou les Commissaires européens, selon leur grade et selon leur portefeuille.

 

Ici, l’image que les services de communication de la présidence centrafricaine se sont empressés de publier prouvent à suffisance que notre président de la république est tout simplement négligé, et le mot est faible, pire cela est la démonstration de ce que les observateurs ont toujours pointé, parlant du divorce entièrement consommé entre ce régime et ses partenaires traditionnels et historiques.

 

Mais enfin, deux petits détails croustillants: vous remarquerez que Touadera et ses acolytes sont probablement reçus dans une cafétéria où une pièce banale des services de l’EEAS (Services européens pour les actions extérieures); puis seul le président Touadera dispose d’un carnet de notes et d’un stylo, ni son ambassadeur, ni son dircab n’a rien pour prendre d’éventuelles notes ou observations. Cela voudrait bien dire, s’il faut décrypter une telle image, que la messe est dite… Ils sont plutôt venus entendre un message de fermeté de l’Union européenne dans la bouche de ces pauvres quatre dames de services de bas niveau dans la hiérarchie protocolaire de cette institution, mais compétentes et appelées à faire le job le plus proprement.

 

Alors, pour ceux et celles qui s’apprêtent dit-on à accueillir notre président en grande pompe à Bangui lors de son retour, il serait judicieux de ne pas crier au succès trop vite d’un tel déplacement sans tête ni queue, surtout sans résultat.

 

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Assassinat d’un éleveur peul à Ngaguéné, 3 soldats seront sanctionnés, et le colonel Maxime Kopidou pointé du doigt pour incompétence

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique, le 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La hiérarchie militaire n’a pas encore pris sa décision, mais d’ores et déjà trois soldats FACA, suspectés d’avoir participé directement ou indirectement à la commission du meurtre de cet éleveur peul, seront sanctionnés, et le colonel Maxime Kopidou pointé du doigt pour son incompétence à manager correctement son équipe.

centrafrique.org/alerte-info-intervention-musclee-des-faca-et-policiers-au-domicile-du-ministre-du-tourisme-a-galabadja/les-soldats-faca-en-position-de-tirs-img_3876-6/” rel=”attachment wp-att-35520″ data-wpel-link=”internal”>les soldats Faca en position de tirs IMG_3876
Image d’illustration des soldats FACA /

 

Selon le dossier de l’enquête que la Rédaction du CNC a pu consulter, les trois soldats FACA suspectés sont : le premier c’est le tueur, le deuxième est celui qui a fouillé la victime et récupère son argent (une somme d’un million de francs CFA), et le troisième est celui qui a également participer à la commission des faits. Et donc ils attendent la décision finale de leur hiérarchie cette semaine une foisle PV de leurs audition dressés.

Pour leur chef de détachement le colonel Maxime Kopidou, il sera blâmé pour son incompétence notoire à bien gérer son équipe. Comment il a pu laisser ses éléments à se comporter ainsi, d’autant plus  qu’il est officier supérieur et c’est depuis la ville de Koui qu’il les draine derrière lui ? La décision sera connue cette semaine.

Il y’a lieu de rappeler que le jeudi dernier, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul avait été froidement abattu par un Soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA a été récupérée sur lui. Ce qui a beaucoup ému la population locale qui a préféré signaler les faits aux autorités militaires à Bouar.

 

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Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, expulsées de son logement HLM , croule sous une dette impayée en France

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – Selon le journal Afrique Intelligence, la ministre Sylvie Baïpo-Témon affirme n’avoir jamais bénéficié de HLM ni avoir sous-loué son logement à une autre personne. Or, selon des informations recueillies, madame Sylvie Baïpo-Témon est bel et bien locatrice d’un logement à loyer modéré en France. Mais depuis sa nomination à Bangui comme ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, elle préfère conserver son logement, mais d’une manière illégale. Et comme la loi c’est la loi, elle vient d’en être expulsée. Et ce n’est pas tout. Elle s’écroule d’une dette impayée.

Sylvie Baïpo-Témon
Sylvie Baïpo-Témon, ministre des affaires étrangères. CopyrightCNC

 

La ministre Sylvie Baïpo-Témon n’est pas la seule à être expulsée d’un logement HLM en France. L’épouse du Président centrafricain avait été aussi expulsée d’un HLM en France.

Si au Canada chaque bénéficiaire d’un logement HLM est tenu de justifier son revenu chaque année à travers la production d’une déclaration officielle de son revenu, en France, ce n’est pas le cas. Même un millionnaire peut bénéficier d’un logement à loyer modéré. C’est dans cette optique que l’épouse du chef de l’État centrafricain, les ministres et bien d’autres entourages du Président de la République bénéficient d’un tel favoritisme.  Plus graves, après leur retour au pays, ils continuent de sous-louer illégalement ces logements à des particuliers et continue de percevoir le RSA, en dépit de leur situation financière très améliorée. C’est de la mafia.

Et ce n’est pas tout! La dame de Moscou Sylvie Baïpo-Témon croule aussi sous la dette impayée en France. Selon le journal Afrique Intelligence, elle doit au fisc français une somme de 13 millions de francs CFA, équivalent de 20 000 euros.  Incroyable! À quoi joue ce groupe des tins tins ? En plus, elle ne fait pas d’effort de rembourser ses dettes impayées. C’est la honte pour la République centrafricaine.

Affaire à suivre.

 

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Comment la République centrafricaine se comporte aujourd’hui ? Analyse du député Martin Ziguélé

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « La manière  dont les autres nous voient dépend  de la manière dont nous nous conduisons ». Pour le Président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), l’honorable Martin Ziguélé,  lorsque le Président Faustin Archange Touadera a été élu  en 2016, il a fait beaucoup  d’effort pour se comporter  comme un Président de la République. Mais depuis la signature de l’accord de Khartoum en 2019, c’est moins évident. Il se recouvre de vie sur une partie des Centrafricains, des personnes qui tiennent  le même discours que lui, ou bien qui tiennent devant lui le même discours », affirme l’homme politique. D’après lui, c’est une faute politique grave. C’est cette posture qui a conduit la RCA dans cet état actuel.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

« Je pense qu’un Président de la République est Président de toutes les Centrafricaines et tous les centrafricain, y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, parce qu’il est Président de la République. Il n’est pas Président d’une partie de la République. Malheureusement, j’ai l’impression qu’aujourd’hui le pouvoir devient partisan. Fortement partisan », regrette l’opposant Martin Ziguélé. D’après lui, son rêve le plus intime  c’est qu’après tous les sacrifices que les Centrafricains ont consenti dans ce pays, toutes les souffrances  que les Centrafricains ont connu dans ce pays, que ce pays se développe et soit débout.

« je  ne veux pas me réveiller tous les ans avec un pays  dont la richesse  se divise par deux, où les jeunes, les moins jeunes ne peuvent pas travailler, ne peuvent pas trouver un emploi dans le privé, parce que le privé ne se développe pas, parce qu’il y’a beaucoup de contraintes, et sont obligés  de se travestir pour trouver une place soit dans la fonction publique, soit dans l’armée, soit  dans les forces de sécurité intérieure. Et ils sont obligés de tenir un discours qui ne leur ressemble pas, et qui ne sont pas dans leur intérêt. Juste pour avoir accès au pain quotidien », affirme l’opposant Martin Ziguélé.

Comme disait Socrate à la jeunesse : votre intérêt c’est d’avoir un emploi et de vivre une vie digne. Ce n’est pas de suivre des discours d’occasion, circonstanciels, qui allument le feu, mais qui ne vous apportent rien parce que ce feu  va vous brûler ».

« Le miroir de tous dirigeants centrafricains doit être celui qui vit à Obo, celui qui vit à Alindao, celui qui vit à Kabo, celui qui vit à Bossangoa, celui qui vit à Nola », déclare Martin Ziguélé.

« Quand j’entends des compatriotes, dire que pour aller de Bangui à Bangassou, il faut faire un mois et demi de route ». C’est ça le problème de la RCA.

« Quand j’entends le député de Zémio ou d’Obo, dire dans un débat qu’il y’a six écoles et il n’y a aucun enseignant titulaire », c’est ça le débat.

« Quand j’entends les gens, dire qu’il y’a maladie de sommeil qui resurgit vers Kaga-Bandoro », c’est ça le débat.

« Quand j’entends les gens dire qu’on n’a pas pu relancer la filière ni du café ni du coton depuis six ans »,  c’est ça les problèmes de la RCA , précise Martin Ziguelé qui ajoute que :

« Le problème s’est donné à manger au peuple centrafricain tous les jours. D’assurer  leur santé, l’éducation de leurs enfants. Que les jeunes trouvent du travail. Qu’un jeune qui a 35 ans, 40 ans vivent encore chez leurs parents avec des enfants, des petits enfants, ce n’est pas une vie digne. Et comment le faire changer ça, il faut que notre économie se développe. Et l’économie se développe dans un environnement  politique assaini ou sain. Ce n’est pas par des injures que  nous allons régler le problème de notre pays », conclut le député Martin Ziguélé.

 

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Centrafrique : le soldat FACA, principal suspect dans l’assassinat d’un éleveur peul à Ngaguéné, est identifié. L’homme attend la décision de ses chefs.

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le Soldat FACA, principal suspect dans l’affaire de l’assassinat d’un éleveur peul sur le marché hebdomadaire  de Ngaguéné, située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, a finalement été formellement identifié. Il est pour le moment auditionné avec ses quatre complices à la gendarmerie de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Pour les Mercenaires russes, il faut le fusiller à la place publique avant ce week-end.

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Deux soldats FACA . CopyrightCNC.

 

Selon des sources proches des enquêteurs, le soldat FACA qui aurait tiré sur cet éleveur peul sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné  le 12 mai dernier serait aussi de l’ethnie peule. Il aurait agi sans ordre de son chef, selon l’un des enquêteurs.

« Ils étaient au nombre de 11, tous sûr des motos  au moment de leur arrivée dans le village. Dès qu’ils se sont rapprochés du marché hebdomadaire, 5 d’entre eux ont sauté immédiatement pour encercler la foule, et ce, sans ordre de leur chef. Alors qu’un éleveur peul  était sur le point de partir, l’un des cinq soldats, le suspect, lui aurait intimé l’ordre de revenir. Mais le peul éleveur refuse. C’est en ce moment-là qu’il tire trois balles sur lui, et deux l’ont atteint mortellement  », confirme à CNC l’un des enquêteurs.

Pour l’heure, à la brigade de la gendarmerie à Bouar, ce sont ces cinq soldats qui ont encerclé la foule sur le marché qui sont en ce moment réauditionnés par les enquêteurs. Donc ils connaîtront leur sort d’ici à 48 heures. Mais pour les hommes de Wagner, le principal suspect doit être fusillé sur la place publique. Ce que tout le monde refuse.

 

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Massacre de Bokolobo : la mise au point de la coordination de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans une déclaration faite la semaine dernière à l’Agence France Presse (AFP), le porte parole militaire de la Minusca avait attribué avec étonnement  aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) l’assassinat de 10 civils à Bokolobo.  Une telle erreur n’avait pas passée inaperçue non seulement pour les centrafricains qui connaissent la réalité des faits, mais aussi pour la coordination de la CPC qui tient à faire une mise au point sur l’affaire. C’est ainsi qu’un communiqué de presse de la coordination de la CPC a été publié lundi sur les réseaux sociaux, dont la rédaction du CNC a obtenu une copie.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

   

l'ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l'incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC - Cyrille Jefferson Yapendé
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

MISE AU POINT SUR LES TUERIES DE GBOKOLOGBO.

 

Que S’EST-IL REELLEMENT PASSE AU VILLAGE GBOKOLOGBO, LE 09 MAI 2022?

Suite au communiqué paru dans la revue de presse 360 Afrique du 15 Mai 2022, le porte parole de la MINUSCA, le Lieutenant Colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a accusé les éléments du groupe armé UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) membre de la CPC, d’avoir perpétré des exactions sur la population civile tuant dix (10) personnes.
Un communiqué qui tronque les réalités pour protéger les mercenaires Wagner, les FACA et la milice Antibalaka aile TOUADERA et qui, sans surprise, nous rappelle la collusion encore en cours entre les mercenaires de Wagner et les forces de la MINUSCA sur le terrain de combat contre les combattants de la CPC.
Nous tenons ici à rétablir la vérité sur les tueries perpétrées par les hommes armés à la solde du Président Touadéra le 09 mai 2022.
Il faudra remonter au mercredi 05 Mai 2022 où les FACA, les requins (milices Pro Touadéra) et leurs alliés russes les mercenaires de la société Wagner ont décidé d’aller s’en prendre à la population peuhl du village GBOKOLOGBO sous le fallacieux prétexte que ces paisibles citoyens appartiennent à la CPC. Une fois sur place, ils ont arbitrairement arrêté quatre personnes qu’ils ont copieusement battues, torturées et extorquées. Les plus tenaces ont pu s’échapper tandis qu’un autre a succombé sous les coups de ces agresseurs.

Les éléments armés de la CPC basés à quelques kilomètres de là, étant mis au courant de ces exactions sur la population civile peuhl de Gbokologbo, décidèrent de déclencher une opération punitive contre les FACA, requins et leurs alliés russes. C’est ainsi qu’ils attaquèrent leur poste de garde faisant deux (2) morts dans les rangs des FACA et huit (8) parmi les requins; le reste de ces assassins s’est évaporé dans la nature. Cette attaque permis aux éléments de la CPC de récupérer tout le matériel abandonné par les FACA avant de regagner leur base.

 

Les rescapés FACA et requins de Touadéra en fuite sont allés faire appel à un renfort militaire FACA requins et Mercenaires russes, qui viendra de Bambari. Ces derniers accompagnés de leurs indicateurs vont rentrer dans le village Gbokologbo pour faire le carnage du lundi 09 mai. A leur arrivée, ils trouvèrent le village pratiquement vide et, s’étant informés, ils se rendirent au cimetière où les habitants sont allés procéder à l’inhumation du corps d’une petite fille tombée sous les balles. Ce sera par une rafale de balles d’armes automatiques que huit

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(8) personnes trouveront la mort. Vingt neuf (29) autres personnes seront exécutées à la machette, d’autres seront égorgées ou battus et laissées pour morts tandis que d’autres fuiront en la brousse. Au total trente huit (38) personnes perdirent la vie.

 

Les organisations internationales, la MINUSCA et la Croix Rouge, venues sur les lieux de cette barbarie constatèrent l’ampleur des exactions commises par les hommes armés, des assassins égorgeurs, à la solde du Président Touadéra. Ces organisations récupérèrent les corps sans vie pour inhumation.

 

A ce sujet nous voulons savoir, auprès de qui la MINUSCA s’est-elle informée sur le terrain afin de pondre ce communiqué mensonger ?

 

Le fait que Mr. Touadéra n’ai fait jusqu’à ce jour aucune déclaration pour apaiser la souffrance de cette population peuhl et prendre les dispositions nécessaires pour la protéger, prouve à suffisance que le pouvoir de Touadera a planifié un génocide contre cette communauté à-part-entière Centrafricaine.

 

La MINUSCA est-elle investie par TOUADERA de couvrir sa nudité et de dévoyer les opinions internationale et nationale, comme à son habitude, en pondant une déclaration fallacieuse, indexant la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) comme étant coupable de cette folie meurtrière?

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) rejette catégoriquement cette énième accusation de la MINUSCA et condamne avec la dernière rigueur les propos mensongers et abjects du porte parole de la MINUSCA destinés à désinformer, à manipuler les médias et à détourner l’attention des opinions nationale et internationale des crimes du pouvoir Touade-ra, pour le seul but de regagner la confiance du système Touadera devenu très virulent contre la MINUSCA.

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) constate avec regrets que la MINUSCA renoue avec ses pratiques partiales de collaboration négative d’antan avec le régime du Président Touadera initiée par M. Mankeur Ndiaye. Une collusion qui a donné le feu vert a Touadera de voler les élections, de piétiner systématiquement la Constitution du pays, de violer les droits de l’homme et les droits du peuple. Collusion dont la conséquence est l’exaspération du conflit entre Touadera et les oppositions démocratique et armée, l’impossibilité d’une vraie démocratie et d’un retour à l’État de droit en Centrafrique.

 

Nous savons qu’il y a longtemps que la MINUSCA a décidé de fermer les yeux sur tous les actes antidémocratiques et les crimes de guerre commis par les forces de défense et de sécurité, les milices et les alliés russes Wagner. Il y a longtemps que la MINUSCA a mis sous le boisseau la mission qui lui a été assignée. Celle de travailler sans parti pris pour mettre en confiance les acteurs et protagonistes de la crise Centrafricaine nécessaire à la recherche de la paix.

 

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La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) condamne les crimes commis sur la population centrafricaine et particulièrement sur la population peuhle de Centrafrique, par les FACA, Requins et Mercenaires russes à la solde du Président Touadéra.
Constatant malheureusement le manque de dialogue inclusif avec le pouvoir en place, et jusqu’à ce qu’une proposition de sortie de crise réaliste lui soit faite par le Médiateur dans cette crise politico-militaire, la CPC n’aura pas d’autres choix que de poursuivre son combat, afin de défendre ses positions, à chaque fois qu’elle y sera contrainte par les mercenaires de la société Wagner et les FACA qui harcèlent régulièrement ses lignes de défense.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), très sensible à la souffrance des populations innocentes et à la maltraitance dont sont objet les FACA de la part des mercenaires de Wagner, lance un appel pressant aux FACA de cesser de défendre le pouvoir tyrannique de Touadera et de quitter les rangs des mercenaires russes, buveurs de sang du peuple, et de rejoindre l’opposition armée de la CPC. Il n’est pas trop tard de rejoindre nos rangs pour qu’ensemble nous libérions notre patrie du joug des oppresseurs, Touadéra et ses alliés russes.

 

Fait à PARIS, le 16 Mai 2022

 

P/ La Coalition des Patriotes

 

 

wies   our le Changement

 

RCA : hausse des prix, à qui la faute ?

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC)- Le Groupe de Travail sur les Transferts Monétaires (GTTM) rassemble des travailleurs humanitaires, en RCA, sous l’autorité du Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l’Aide Humanitaire (OCHA). Ils collectent chaque mois les prix observés dans les marchés du pays et publient un rapport appelé Initiative Conjointe de Suivi des Marchés (ICSM). Pour le mois de mars, l’augmentation du coût des denrées est sans appel : les chiffres ne mentent pas ! A qui la faute ?

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Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Ainsi, le prix du bidon est monté de 33%, l’essence de 23% ou encore l’huile végétale de 14%. Et ce n’est pas tout, ces dernières semaines, à Bangui, le prix du kilo de bœuf est brutalement passé de mille-trois-cents (1300) CFA à trois-mille (3000) CFA ! De source sûre, on rapporte que le bidon de cinq (5) litres d’huile s’est enchéri, dans certains marchés de la capitale, de dix-huit-mille (18000) CFA à quarante-cinq-mille (45000) CFA. Et n’oublions pas que certains aigrefins vendent la baguette de pain au même prix, mais ont réduit de moitié son poids… Et toujours, le sort semble s’acharner sur les mères de famille centrafricaines, qui gémissent lorsqu’il faut remplir le panier pour nourrir une famille affamée. Il n’y a pourtant pas de fatalité. Et pour cause.

 

Les experts et les analystes des conflits armés ont démontré que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a eu des répercussions inattendues sur le cours de nombreuses matières premières. L’Ukraine était l’une des premières puissances agricoles mondiales, surnommée le « grenier de l’Europe », riche en blé, en orge et en colza, avant que les chars russes ne viennent dévaster les productions agricoles.

Combien de pays africains, aussi étourdis que la cigale du conte, se sont rendus dépendants, sans que les citoyens s’en rendent compte, des fournitures agricoles ukrainiennes ? Et malheureusement, le même sort s’applique à l’essence, dont nous sommes dépourvus, et qu’il nous faut importer, alors que la Russie, grand producteur de pétrole, laisse les prix s’envoler pour financer sa guerre. Alors la pénurie s’ajoute à la hausse des prix pour priver le Centrafricain des ressources les plus nécessaires à la survie…

 

Mais ce n’est pas fini. Quand la farine de blé, l’huile végétale, le riz ou l’essence ont enfin franchi les frontières du pays, qui s’en empare en premier ? Qui vient se servir par camions entiers au supermarché Rayan de Bangui ?

Partout les Mercenaires russes de Wagner font monter les prix car lorsqu’ils ont tout pris, pour manger ou faire rouler leurs véhicules, il ne reste plus assez de denrées pour maintenir des prix abordables.

Qu’on en juge, selon l’étude de l’ICSM, c’est à Ndélé que le prix moyen du panier a le plus augmenté : il atteint aujourd’hui cent-vingt-mille (120 000) CFA contre soixante-cinq-mille (65 000) CFA en moyenne, dans le pays. Cette flambée des prix est le résultat direct de l’installation de la base des mercenaires russes à Ndélé, où ils se sont distingués récemment en exécutant un de leurs interprètes…

Il est temps de faire sauter les écailles des yeux, pour voir clair : les mercenaires russes ne répandent pas seulement la violence, mais ils contribuent aussi à la hausse des prix, en organisant la pénurie des denrées dont ils se saisissent avec avidité.

 

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Centrafrique, un opposant politique privé de passeport

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Rédigé par Ian Hamel (Le Monde Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le 27 mars 2022, alors qu’il devait embarquer à l’aéroport de Bangui, à destination de la France, Modeste Mbaye, premier vice-président du Rassemblement pour la République (RPR), s’est vu confisquer son billet et son passeport. Plus d’un mois plus tard, l’opposant politique n’a toujours pas reçu la moindre explication.

centrafrique.org/modeste-mbaye-premier-vice-president-du-rassemblement-pour-la-republique/” data-wpel-link=”internal”>Modeste Mbaye, premier vice-président du Rassemblement pour la République
Modeste Mbaye, premier vice-président du Rassemblement pour la République

 

Le 25 avril 2022, soit presque un mois après avoir été bloqué à l’aéroport, alors qu’il devait monter sur un vol d’Air Royal en direction de Paris, Modeste Mbaye envoie une missive au Médiateur de la République centrafricaine. Il explique que dès le lendemain de cet incident, il a demandé à son avocat d’introduire une requête auprès du Procureur de la République. « Si le dossier est vide, qu’on me restitue mes documents administratifs car c’est le parquet qui détient l’opportunité des poursuites et il est le patron des officiers de police judiciaire », écrit-il. N’ayant pas eu de réponse, l’ancien chargé de mission au Conseil National de Transition (2013 à 2016) demande au Médiateur de la République d’intervenir afin d’obtenir une issue « pacifiste », car « nous recherchons tous la paix et la cohésion sociale ».

 Dans une prison « à ciel ouvert »

En effet, Modeste Mbaye, 51 ans, n’a toujours pas la moindre explication. En lui confisquant son billet d’avion, son passeport et des documents personnels, le commissaire spécial de police de l’aéroport lui a simplement signifié que « l’ordre vient d’en haut ». Le quotidien local Medias Plus considère que Modeste Mbaye se retrouve finalement, depuis le 27 mars, « en prison à ciel ouvert ». Si l’opposant, responsable du RPR, créé par Alexandre Ferdinand N’Guendet, ancien chef d’État de transition par intérim, est libre de circuler à Bangui, en revanche, il ne peut pas voyager à l’étranger, « ni utiliser son passeport pour faire face à des obligations administratives à Bangui ».

 Les raisons de cette confiscation ? Selon Modeste Mbaye il s’agirait à l’origine d’une dénonciation calomnieuse, d’une « histoire de délation », qui ne serait étayée par aucune élément tangible. Décidément optimiste, l’ancien conseiller diplomatique espère encore qu’à la tête de la République centrafricaine, les autorités recherchent toujours la paix et la cohésion sociale.

 

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Édito – Bamako-Bangui, même combat : De la théorie de complot à l’autoritarisme

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Oui, le compte à régression démocratique est déjà lancé. Les nouveaux dictateurs en Afrique ne seront plus combattus par leur Peuple, car ils ont eu le génie de souffler sur la braise de la lutte anti-impérialiste pour se donner de la baume.

centrafrique.org/alerte-info-presidentielle-en-centrafrique-la-cour-constitutionnelle-confirme-la-victoire-de-touadera/le-president-faustin-archange-touadera-3/” rel=”attachment wp-att-43649″ data-wpel-link=”internal”>Le Prrésident centrafricain touadera
Le Président Faustin Archange Touadera

 

De Conakry en passant par Bamako et Bangui, soldatesque pushciste ou pouvoir démocratique, ils tirent sur la ficelle patriotique et néo indépendantiste afin de faire passer leurs idées.

Les méthodes sont connues : persécution de l’opposition démocratique, front ouvert contre l’impérialisme occidental, théorie de complot, flirt avec la Russie du Tsar Poutine. Un piège si pernicieux pour les démocraties en Afrique. On se croirait encore au 20e siècle.

La pire des choses, est de voir la clameur des Peuples face aux frasques de leurs gouvernants oppresseurs.

 

L’Afrique est mal repartie.

 

Progressiste, nous militons tous pour l’indépendance réelle du continent, mais pas à n’importe quel prix. Tant que nos gouvernants ne seront pas à la hauteur des enjeux, ne travailleront pas à lutter contre la corruption, l’ignorance de nos peuples, la gabegie, le crime économique, l’impunité, et n’instaurent pas la bonne gouvernance par une gestion saine des ressources de l’État, la reddition des comptes, on sera encore bien loin de la porte de sortie.

Je peux me tromper, l’Afrique est mal repartie !

 

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Après avoir été happé par la nouvelle de son assassinat, Simplice Mathieu Sarandji instaure des jours de prières à domicile

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis près de deux semaines, à chaque sortie publique de l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale, la scène est saisissante. Le député de Baoro est cerné d’une horde de gardes du corps nerveux qui brandissent en permanence leurs fusils de guerre. Le spectre d’un assassinat honte désormais le secrétaire exécutif du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, devenu depuis un mois un homme à abattre. Et l’homme ne mise pas seulement que sur ses gardes du corps, mais remet également son sort entre les mains de Dieu d’Israël.

Minusca-anti-francaise-en-centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI
Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

Une information crédible provenant des sources confidentielles du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji révèle qu’il serait désormais dans le viseur du chef de l’État et de son premier vice-président Évariste Ngamana. Ces mêmes informations indiquent non seulement qu’il serait visé par une motion de destitution en préparation, orchestrée par l’honorable Évariste Ngamana avec l’appui du Président de la République, mais aussi un inquiétant complot  présumé visant à l’assassiner. Son tort, avoir refusé de cautionner le tripatouillage de la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre au Président de la République de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine.

Mais depuis lors, l’homme est happé par le spectre de la mort. Il fait recours non seulement aux forces de défense pour sa sécurité rapprochée, mais appelle aussi aux hommes serviteurs de Dieu tout puissant au secours.

Ainsi, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, député de Baoro, Président de l’Assemblée nationale, voit la mort aux côtés de son ombre et décide d’instaurer désormais des jours de prières à son domicile. En dehors des serviteurs de Dieu invités, Ii ne reçoit plus personne chez lui, les dimanches soirs, jour consacré à ses louanges, lecture des Psaumes de David et prières.

D’après ses proches parents, Simplice Mathieu Sarandji à fait recours à ces hommes de Dieu de venir non seulement chasser les démons envoyés par ses ennemis mais aussi de purifier sa concession, seul moyen selon lui, de pouvoir garder son perchoir et se mettre à l’abri.

 

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Pour des raisons humanitaires, le Cameroun dessert provisoirement l’étau sur la RCA

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – À l’initiative du comité international de croix rouge (CICR) et non du gouvernement centrafricain, les autorités camerounaises ont accepté de rouvrir leurs frontières à l’exportation de certains produits de grande consommation vers la République centrafricaine, et ce, pour des raisons humanitaires.

Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Désormais, en République centrafricaine, c’est la diplomatie humanitaire qui fonctionne. Elle agit à tout moment, et en toute circonstance  dans l’intérêt du peuple centrafricain à la place des autorités de leur pays. Comme l’a dit l’honorable député Dologuélé, chez nous, c’est plutôt la diplomatie de brutalité qui agit en défaveur des centrafricains.

Suite à la guerre en Ukraine, et vue ses conséquences sur certains produits de consommation en Afrique, le ministre camerounais responsable du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait pris une mesure portant interdiction d’exportation de plusieurs produits de grande consommation à partir de la région de l’Est du pays vers l’étranger, notamment la République centrafricaine et la République du  Congo.

Pour les autorités camerounaises, ces mesures ont été prises dans le but de protéger le peuple camerounais des conséquences de la guerre en Ukraine qui provoque d’énormes chocs inflationnistes en Afrique.

Mais du côté du gouvernement centrafricain, il ne fait aucun doute. Cette décision du Cameroun est totalement politisée. D’après eux, c’est la France et l’Union européenne qui seraient derrière cette décision du Cameroun, et le but principal serait d’asphyxier le régime de Bangui.

Au lieu de s’approcher de leurs collègues du Cameroun et discuter avec eux dans l’intérêt du peuple, les autorités centrafricaines se contentent de mettre de l’huile sur le feu en accusant gratuitement, inutilement  et surtout faussement leur géant voisin  comme quoi, Paul Biya ferme ses frontières avec la Centrafrique pour satisfaire aux européens.

Mais le pragmatisme oblige. Le comité international de croix rouge, CICR, avec sa diplomatie humanitaire, a pris l’initiative d’aller discuter avec les autorités camerounaises afin qu’elles mettent un peu de l’eau dans leur vin. C’est ainsi qu’elles ont décidé de desserrer provisoirement l’étau en autorisant la sortie de certains produits vers la République centrafricaine, et ce, pour des raisons humanitaires.

 

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Attention à tous les commerçants, la cryptomonnaie arrive,  la loi entre en vigueur dans deux semaines, et la peine est lourde, très lourde  en cas de refus

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Deux semaines après sa promulgation par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, la loi sur la cryptomonnaie va entrer en vigueur dans  un peu plus d’une semaine. Et c’est désormais clair, tous agents économiques sont tenus d‘accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu‘elles sont proposées pour l’achat ou la vente d’un bien ou d‘un service. Et tous les contrevenants aux dispositions de cette loi seront possibles d’une peine de prison ferme allant jusqu’à 20 ans, assortie d’une amende comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.  Mais qu’en est-il pour les commerçants centrafricains ? Sont-ils déjà prêts ou non ?

Avenue de l'indépendance à hauteur du siège de Total au centre-ville de Bangui. Photo CNC
Avenue de l’indépendance à hauteur du siège de Total au centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

Alors que le pouvoir de Bangui a décidé, le mois dernier, de légaliser le bitcoin comme deuxième monnaie légale à côté du franc CFA, le chef de l’État, quant à lui, a décidé de désigner un partenaire qui sera chargé de le conseiller pour ce qui est de cette cryptomonnaie, ainsi que dans la construction d’une plateforme de négociation. Pour de nombreux observateurs, le pouvoir de Bangui est déjà sur le point de non-retour, quitte à sortir de la zone franc d’Afrique centrale.

 

Qu’en est-il pour les Centrafricains?  Sont-ils déjà prêts pour la cryptomonnaie ?

 

Si le chef de l’État Faustin Archange Touadera a décidé de confier sa stratégie cryptoactive à Mara, une plateforme contrôlée par Coinbase qui est cotée sur le Nasdaq, les centrafricains, quant à eux, sont totalement abandonné à leur triste sort face à cette nouvelle monnaie électronique que le chef de l’État et son gouvernement ont décidé de mettre en circulation dans le pays. Selon des informations recueillies, aucun agent économique centrafricain n’est pour le moment prêt pour faire des transactions en cryptomonnaie dans le pays.

« Si dans deux semaines, un mafieux propose d’acheter ta maison ou ta voiture avec de Bitcoin, tu es obligé  d’accepter cette monnaie. Dans le cas contraire, tu es passible d’une peine de prison ferme allant jusqu’à 20 ans, assortie d’une amende comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.  C’est quelle histoire ? », s’interroge un professeur à l’université de Bangui. Et c’est aussi le même cas pour quelqu’un qui fait son commerce à Bangassou, à Paoua, à Bouar ou ailleurs.

Et ce n’est pas tout ! Le salaire peut aussi être payé par le bitcoin. Selon des informations obtenues, d’ici le mois de juillet prochain, tous les parlementaires vont être payés par bitcoin. Et c’est obligatoire. Après les députés, ça sera le tour des militaires, des enseignants… Petit à petit, tous les salaires seront payés par la cryptomonnaie. Les banques en place vont perdre aussi la moitié de leur clientèle. À la fin, la RCA va retourner à l’ère préhistorique.

 

Et comment les fonctionnaires vont-ils payer à leurs tours, les scolarité de leurs enfants, le manioc, les cafés et sucres ? 

Difficile d’imaginer ce scénario au moment où nous mettons en ligne cet article. Mais face à la position prise par la COBAC, affaires à suivre.

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Centrafrique : l’homme d’affaires « Issa Manou serait enlevé par les milices requins du colonel Wananga », selon Abdoulaye IBRAHIM

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Monsieur Abdoulaye Ibrahim, ancien cadre du parti au pouvoir, les cœurs unis, affirme dans son discours prononcé à l’occasion de la manifestation contre la dictature en Centrafrique, vendredi 13 mai 2022, à Paris, que l’homme d’affaires Issa Manu, disparu mystérieusement au siège du parti MCU à Bangui, avait été enlevé par les miliciens requins du pouvoir, dirigés par le sulfureux colonel Wananga. Il affirme en outre être le témoin oculaire de l’enlèvement de l’homme d’affaire, et se dit prêt à témoigner devant le tribunal national comme international.

, Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner,
Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner

 

C’était l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :

« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu Sarandji afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue  militaire ».

D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle.  C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conducteur de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis ce jour.

Or, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, devenu depuis 2021 Président de l’Assemblée nationale, a vivement démenti avoir connu l’homme d’affaires Issa Manu.

« En quoi doit-on absolument impliquer à tort Simplice Mathieu Sarandji  dans une affaire dont il ne connaît ni les tenants et les aboutissants ? », s’interroge l’ancien premier ministre dans un communiqué, et « met au défi les auteurs de ces allégations mensongères, de fournir les preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise policières, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces affirmations gratuites ».

Pour de nombreux observateurs, la réponse de Simplice Mathieu Sarandji montre bien qu’il sait au moins quelques choses sur cette affaire.

Justement, l’ancien cadre du parti au pouvoir, monsieur Abdoulaye Ibrahim, lors de son discours à Paris ce vendredi 13 mai 2022,  confirme ces allégations. D’après lui, monsieur Issa Manu aurait été enlevé sous ses yeux au siège du MCU par des miliciens Requins du pouvoir, dirigé par le colonel Wananga.

Ci-dessous l’intégralité de son discours

 

DISCOURS D’ABDOULAYE IBRAHIM À L’OCCASION DE LA MANIFESTATION CONTRE LA DICTATURE EN CENTRAFRIQUE

 

SAMEDI 14 MAI 2022, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE (PARIS, FRANCE)

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes de Bêafrika,

Tout d’abord permettez-moi de remercier les organisateurs de cette manifestation qui m’ont fait l’insigne honneur de m’inviter à prendre la parole devant cet aéropage de défenseurs à la fois des droits de l’homme, de l’Etat de droit, de la démocratie, et du développement auquel aspire l’ensemble du peuple centrafricain.

Mais avant d’aller plus loin dans mon propos, je me dois de sacrifier aux bonnes mœurs qui exigent de se présenter à l’audience avant de poursuivre.

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Abdoulaye Ibrahim, cadre démissionnaire du parti au pouvoir, le MCU, dans lequel j’ai eu à occuper d’importantes fonctions tant officielles qu’officieuses. Notamment dans les secteurs très stratégiques que sont la sensibilisation, la mobilisation, la propagande et la déstabilisation politique.

Comme certains d’entre vous le savent peut-être déjà, c’est littéralement écœuré par les pratiques moyen-âgeuses et barbares du régime de Bangui, dont j’ai été témoin oculaire, que j’ai décidé en mon âme et conscience de quitter avec fracas le MCU. Je m’étais alors assigné la mission personnelle de tout mettre en œuvre afin que justice soit rendue à toutes les victimes de ce pouvoir autoritaire voire totalitaire.

C’est ainsi que dans un premier temps, je me suis mis à l’entière disposition de la justice nationale et internationale dans le dossier de la disparition d’Issa Manou, enlevé sous mes yeux par les milices requins du colonel Wananga, au siège du MCU en présence de l’actuel Président de l’Assemblée Nationale, Simplice Mathieu Sarandji, pour ensuite être lâchement exécuté.

Ces révélations fracassantes ont valu à ma famille et moi-même toutes les tracasseries du monde. Après les tentatives avortées de me soudoyer, les sbires du pouvoir de Bangui ont alors décidé de passer à la vitesse supérieure en renouant avec leurs pratiques habituelles : campagne de dénigrement, intimidations, menaces de mort et bien sûr persécution judiciaire.

C’est ainsi que dans l’opacité juridique la plus crasse, j’ai été condamné, à l’instigation de Simplice Mathieu Sarandji, par les tribunaux inféodés au pouvoir dans une parodie de justice. Puisque je n’ai été ni convoqué, ni entendu et ni inculpé.

Malheureusement, mon cas n’est pas un cas isolé. Et aujourd’hui, les violations systémiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont fait souche en Centrafrique. La justice n’a de justice que le nom. Les violences basées sur le genre de la part des milices étatiques et des mercenaires de Wagner sont devenues monnaie courante. Les crimes de guerre et autres tentatives d’épuration ethnique deviennent le nouveau catéchisme d’un appareil sécuritaire centrafricain complètement vérolé par la peste des Wagner.

Tous ces crimes de guerre, ces crimes de génocide, ces crimes économiques sont très bien documentés à ce jour tant par les agences onusiennes que par les ONG de défense des droits de l’Homme nationales et internationales.

Mais aujourd’hui, mes chers amis, l’heure est au combat frontal sans pitié, sans répit et sans repos contre un régime qui veut non seulement systématiser ces crimes de masse mais pire encore les perpétuer ad vitam éternam. Cela, en modifiant la Constitution pour s’éterniser au pouvoir et éliminer toute forme d’opposition même intellectuelle, et par la promulgation d’une loi scélérate sur la crypto-monnaie qui sanctuarise le crime organisé transnational en République centrafricaine.

Mais nous devons reconnaître que la description de ce monde apocalyptique dans lequel veut nous plonger le régime totalitaire de Touadéra ne serait pas complet si je ne disais un mot sur la jeunesse centrafricaine canibalisé par les autorités de Bangui. Avec notamment un cas parmi tant d’autres mais qui m’a bouleversé et ne cesse de me hanter depuis trois jours.

En effet, c’est le mardi 10 mai 2022 que je suis tombé sur le portrait d’un enfant, un mineur enrôlé quasiment de force au sein des forces régulières FACA. Axel Gazalima, c’est son nom. Jeune lycéen, orphelin de père et de mère, élevé par son grand-père maternel dans le quartier Boyrabe à quelques mètres de la résidence du Chef de l’État. Démarché agressivement à coup de formulaire pour intégrer les FACA et la Garde Présidentielle, par un parent du Chef de l’État qui répond au nom de Izy, le jeune lycéen abandonne l’école pour rejoindte le camp Kasaï, àl’insu de son tuteur son grand-père, afin d’y recevoir une formation militaire de base mais bâclée.

Vu son gabarit chétif les exercices physiques étaient au-dessus de ses forces. Et pour le punir, ses instructeurs n’ont rien trouvé de plus intelligent que jouer avec sa vie en inscrivant son nom sur la liste de soldats devant aller combattre sur le théâtre d’opération de Dimbi dans la Basse-Kotto. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, arrivée à 10km de Bambari son unité tombe dans une embuscade et qui voit le jeune enfant-soldat de l’armée centrafricaine, Axel Gazalima, fauché par des rafales de balles qui le laissent sur le carreau. Il meurt le dimanche 8 mai 2022 à 5h du matin. Son corps est récupéré le lendemain de l’attaque et est ramené sur Bangui le mardi 10 mai 2022.

Il est mort et enterré dans l’anonymat, sans grade, sans honneur, sans reconnaissance, sans même avoir pu atteindre l’âge de 18 ans. Laissant derrière lui sœur et un grand-père inconsolables. Bien que maison de son grand père est à quelques cent mètres de la résidence de Faustin Archange Touadéra aucun officiel de l’armée ou du gouvernement ou du parti MCU ne s’est rendu à ses obsèques. Pas même le fameux Izy, parent du Chef de l’État qui lui a donné les formulaires à remplir pour entrer dans l’armée bien que mineur, bien qu’encore à l’école. Pas même le colonel Wananga qui l’a enrôlé sur sa liste parallèle de recrutement.

Mes chers amis et compatriotes c’est notamment pour les centaines et milliers de Issa Manou et Alex Gazalima que nous sommes aujourd’hui rassemblés ici pour dire non à la démocrature, non à la dictature, non au régime qui se nourrit du sang de ses enfants, non au 3ème mandat d’un tel régime, non la colonisation rampante wagnerienne en Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

Manipulation, conflit intercommunautaire, tuerie de masse, monsieur Abakar Issa Zarma appelle au rassemblement du peuple du Nord

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Rédigé par Abakar Issa Zarma,.

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite au conflit intercommunautaire qui a secoué en 2020 – 2021 le Nord de la République centrafricaine, puis les tueries de masse perpétrées par les mercenaires de la société russe Wagner, y compris l’assassinat du général Zakaria Damane et de monsieur Adam Moukhtar, le peuple du nord a plus que besoin de se rassembler. C’est dans cette disposition d’esprit que le jeune Abakar Issa Zarma qui réside au Canada  appelle le peuple du Nord à la vigilance  et au rassemblement.

Ci-dessous  son appel à la jeunesse.

Abakar Issa Zarma, résident au Canada, appelle le peuple du nord à l'unité
Abakar Issa Zarma, résident au Canada, appelle le peuple du nord à l’unité

 

Au sultan de Ndélé, au sultan de Birao et aux hommes politiques du Nord. J’appelle à mes compatriotes du Nord à la vigilance et ne céder pas à la division dans laquelle Touadera utilise pour mieux régner.

 

Chers compatriotes,

l’assassinat de Zakaria Damane et de Adam Moukhtar doit nous servir de leçon. Le régime autoritaire de Bangui cherche à tout moyen pour éliminer les hommes braves du nord de la République centrafricaine.

Toutes les ethnies et les communautés culturelles vivaient en harmonie dans les années précédentes, mais dommage pour notre génération surtout avec ce régime actuel, l’avenir de la jeunesse du Nord de la RCA est incertain.

Pour cette occasion, je lance un appel de la prise de conscience et d’un rassemblement à toute la jeunesse centrafricaine et particulièrement à celle du Nord. Seule l’unité nationale qui peut nous aider à relever les défis et à épanouir nôtre Centrafrique debout et unie.

Je rappelle encore au peuple centrafricain du Nord de ne pas accepter le déchirement ni la manipulation par un régime ou bien par un homme politique machiavélique. Les régimes et les hommes politiques passent, mais la République reste pour toujours.

Si Touadera nous aime au Nord, il devrait nous construire toutes les infrastructures nécessaires qui nous manquent depuis longtemps telles que : les routes, les écoles, les hôpitaux, les locaux administratifs, envoyer les enseignants, les médecins et bien d’autres.

Nous condamnons et dénonçons toute tentative de division de peuple centrafricain en général et celui du Nord en particulier.

 

Par : Abakar Issa Zarma.

Tirs sur la base des Casques bleus de la Minusca à Berberati, les assaillants sont toujours activement recherchés

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ce lundi 16 mai, dans la matinée, les habitants de Berberati, capitale provinciale de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine,  ont été réveillés  sous des détonations d’armes lourdes et légères. Ces tirs qui auraient été effectués par des individus non identifiés ont provoqué une grande inquiétude au sein de la population locale.

Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d'ensemble de la BEAC
Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC. Photo CNC

 

Selon les informations recueillies, c’était très tôt vers 4 heures du matin ce lundi 16 mai qu’un groupe d’individus mal intentionnés ont fait des tirs sur la base des Casques bleus de la Minusca à Berberati. Selon une source proche de la mission de l’ONU en rca, aucun dommage corporel  n’a été enregistré lors de l’attaque. Mais dans les quartiers, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur le mobile de l’attaque et l’identité réelle des assaillants.

Les rebelles? Personne ne peut y croire, car les rebelles sont présentement localisés vers Amadagaza. Maintenant tous les regards sont braqués vers les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, car depuis la fin de l’année dernière, il y’avait eu des affrontements entre eux et les Casques bleus dans la Mambéré-Kadéï, l’Ouaka et autres.

Cette attaque intervient au moment où le gouvernement à travers ses griots multiplie de pression sur la Minusca, et la mission est sur le point de changer radicalement sa stratégie sur le terrain.

Affaire à suivre….

 

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Contrôle à l’exportation de certains produits de grande consommation, Ambassade de la République du Cameroun en RCA répond à Didatien Kossimatchi et à certains proches du pouvoir  

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite à des mesures prises par le gouvernement camerounais en vue de renforcer le contrôle à l’exportation de certains produits de grande consommation tels que le ciment, l’huile raffinée ou encore la céréale afin de lutter contre l’inflation des prix de certains produits alimentée par la guerre en Ukraine, certains griots du pouvoir de Bangui, notamment Didatien Kossimatchi et Fidèle Gouandjika ont profité de cette occasion d’accuser sans fondement le gouvernement camerounais d’avoir joué le jeu de la France. C’est ainsi que dans certains médias proches du régime, on y voit des articles accusant le Cameroun de vouloir asphyxier la République centrafricaine sur instruction de la France. L’ambassade du Cameroun en rca s’inscrit en faux contre ces allégations mensongères.   

Ci-dessous le communiqué de l’ambassade du Cameroun en RCA.

Minusca-est-arrive-a-bangui-le-8-fevrier-2021-par-la-Minusca/” rel=”attachment wp-att-44203″ data-wpel-link=”internal”>arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l'axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca
arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun.Photo Minusca

COMMUNIQUÉ DE L’AMBASSADE DU CAMEROUN

 

L’AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PORTE A LA  CONNAISSANCE DE L’OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET DE LA COMMUNAUTé INTERNATIONALE EN RCA QUE LE TRANSIT DES MARCHANDISES ET DES BIENS SUR LE TERRITOIRE CAMEROUNAIS SE POURSUIT COMME PAR LE Passé SUR LE CORRIDOR DOUALA-YAOUNDé-BANGUI DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR TEL CONVENU PAR LES DIFFERENTES PARTIES PRENANTES.

LA MESURE GOUVERNEMENTALE RéCEMMENT PRISE EN VUE DE RENFORCER LE CONTROLE A L’EXPORTATION ET NE CONCERNE QUE CERTAINS PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION (CIMENT, HUILES RAFFINEES, FARINE DE BLE ET LE RIZ) ET NE S’APPLIQUE QU’AUX DENREES PRODUITES LOCALEMENT ET CERTAINS AUTRES PRODUITS SUBVENTIONNES A L’IMPORT PAR LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS ET DESTINES A LA CONSOMMATION DOMESTIQUE A L’INTERIEUR DU CAMEROUN.

CETTE MESURE VISE  EGALEMENT CERTAINS OPERATEURS ECONOMIQUES VERREUX QUI, APRES AVOIR MULTIPLIE DES STRATAGEMES POUR CREER L’INFLATION ET PRIVER LES CONSOMMATEURS LOCAUX DE L’ACCES A CES BIENS, ONT ENTREPRIS DE LES EXPORTER A L’ETRANGER ET NOTAMMENT DANS TOUTE LA SOUS REGION, Y COMPRIS EN RCA ET NON PAS EN L’EXCLUANT COMME UNE CERTAINE OPINION VEUT LE LAISSER CROIRE.

L’AMBASSADE S’INSCRIT DONC EN FAUX FACE A LA RUMEUR RELAYEE PAR PLUSIEURS MEDIAS VISANT A CREDIBILISER LA POSITION DE CERTAINS ANALYSTES ET OBSERVATEURS FAISANT ETAT DE CE QUE LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS, SUR INSTIGATION DE CERTAINES PUISSANCES AURAIT PRIS DES MESURES DE REPRESAILLES CONTRE LA RCA PAR L’INTERDICTION DE L’EXPORTATION DES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION A DESTINATION DE CE PAYS VOISIN, FRERE ET AMI.

LES PORTES DE LA CHANCELLERIE ET DU BUREAU DE LA REPRESENTATION DES PORTS DU CAMEROUN EN RCA RESTENT AU DEMEURANT OUVERTES AU PUBLIC POUR APPORTER TQU£ECLAIRAGE, L’ENCADREMENT ET L’ACCOMPAGNEMENT, SI NECESSAIRE^SURTOUT PAR CES TEMPS OU LES MEFAITS DE LA i^lJ|ÎF(^^l}^H(RAINE

N’EPARGNENT AUCUN PAYS AFRICAIN ET AU DEI

AMBACAM-BANGUl B.P: 935 – Rue Languedoc -TF.L:(+236)

ambacambanaui a vahoo.fr / u was .ambacam-ca.com

 

 

Centrafrique : psychose à Bangassou suite à des tirs d’armes dans la base militaire des soldats FACA

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Rédigé par Félix Ndoumba

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans la nuit du dimanche à lundi 16 mai 2022, la ville de Bangassou, située à environ 750 kilomètres au sud-Est de Bangui, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques, suscitant une inquiétude générale dans la ville.

centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Les habitants de Bangassou ont été réveillés cette nuit sous des détonations d’armes automatiques. Ces tirs qui auraient été effectués par des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont  provoqué une panique au sein de la population.

Plongés dans la psychose suite aux récents affrontements entre les soldats FACA et les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dans la ville de Zacko, une localité minière du Mbomou, les habitants de Bangassou ont cru faire face cette nuit à une nouvelle attaque des combattants rebelles du FPRC venus de cette localité.

Aux environs de 22 heures cette nuit, des tirs à l’arme automatique ont retenti dans la base militaire des soldats FACA, alertant tous les habitants.  La panique a très vite gagné du terrain.

Mais selon des informations recueillies auprès de l’état-major militaire local, ces tirs d’armes effectués par les soldats FACA seraient dans le but de dissuader un voleur qui aurait tenté de pénétrer par effraction dans leur base.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si c’est vraiment juste pour dissuader un voleur que ces militaires ont fait des tirs assourdissants durant des minutes et provoquer une psychose au sein de la population.

En tout cas cela s’apparente à une blague de mauvais goût.

 

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Vive tension au sommet de l’État : épreuve de force entre Sarandji et Touadera, Évariste Ngamana prépare une motion de destitution

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ça y’est! Évariste Ngamana a pu réussir à s’entretenir avec le président Touadera et à mettre le feu aux poudres. Désormais, le courant ne passe plus entre le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji. Les deux amis ne se parlent plus depuis plus de deux semaines. En cause, le refus de ce dernier de cautionner la modification de la constitution orchestrée depuis fin mars 2022 par quelques conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera en vue de lui permettre de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine.

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Une motion de destitution en préparation

 

La tâche est confiée à l’honorable Évariste Ngamana, Premier vice-président de l’Assemblée nationale et possible successeur du patron du MCU Simplice Mathieu Sarandji au perchoir, ouvrant ainsi une nouvelle poche de tension au sommet de l’État, et les conséquences pourraient être graves.

 

L’origine des soucis

 

C’était le 29 avril lors de la remise du mémorandum par le prétendu front républicain pour la modification de la constitution dirigé par le chef milicien Héritier de Bonheur Doneng à l’Assemblée nationale que les Centrafricains ont découvert le vrai visage des initiateurs du projet suicidaire de la révision constitutionnelle.

En effet, à l’issue de leur marche du vendredi 29 avril, le Président du front républicain pour la révision de la constitution, Monsieur Héritier de Bonheur Doneng, entouré de certains jeunes manipulés et des chefs des quartiers de Bangui, ont voulu remettre leur mémorandum au Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji en vue de pousser le parlement centrafricain à lancer la procédure de la modification de la constitution du 30 mars 2022.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, connaissant bien les en-dessous de cette manipulation, refuse non seulement de sortir et d’aller prendre lui – même le fameux mémorandum, mais surtout ordonne au chef milicien Héritier de Bonheur Doneng et ses disciples de quitter immédiatement l’enceinte de l’Assemblée nationale, sans quoi ils seront arrêtés. Or, le premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, qui est l’un des initiateurs de ce projet de la révision constitutionnelle, est sorti récupérer le mémorandum aux mains du chef milicien Héritier de Bonheur Doneng.

 

Évariste Ngamana copieusement dénigré.

 

Ce jour, l’honorable Évariste Ngamana, qui a réceptionné le mémorandum, a voulu remettre cela au Président Simplice Mathieu Sarandji, mais celui-ci a violemment rejeté, et l’a chassé de son bureau comme une vulgaire copine. A haute et intelligible voie, il lui a ordonné de déchirer, devant lui, le fameux mémorandum du prétendu front républicain pour la modification de la constitution.

D’après Simplice Mathieu Sarandji, tout ça, c’est de la manipulation, et qu’il est constamment avec le Président de la République Faustin Archange Touadera pratiquement chaque jour. S’il devait avoir quelque chose en ce sens, Touadera lui aurait dit qu’il était dans ces directives, mais rien.

Devant la colère du Président Simplice Mathieu Sarandji, Évariste Ngamana avait juré sur sa médaille qu’il allait voir le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui tout raconter en détail et régler son cas.

 

Et c’est chose faite… 

 

Justement, comme il l’avait lui-même dit, il allait raconter au chef de l’État. C’est suite à ses explications au Président de la République que celui-ci est sorti de ses gonds. Il n’a pas du tout apprécié le comportement affiché par son grand frère et ami Simplice Mathieu Sarandji. Il ordonne alors à son beau-frère Évariste Ngamana de préparer discrètement une motion de destitution de son ami Simplice Mathieu Sarandji, surtout avant la fin de l’année. C’est ainsi que depuis quelques jours, l’honorable Évariste Ngamana multiplie des réunions secrètes avec certains députés pour tenter de les corrompre avec le soutien moral et financier du Président de la République.

 

Un programme de funérailles de Simplice Mathieu Sarandji sur la table.

 

Selon des informations discrètes reçues par le service de renseignements du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, les proches du chef de l’État auraient aussi planifié son assassinat purement et simplement en marge de sa destitution. Pour eux, Simplice Mathieu Sarandji détient tous les secrets qui entourent l’élection et la réélection du président Touadera, sans oublier sur la présence Des mercenaires russes en Centrafrique. Le destituer simplement et le laisser s’éclipser dans la nature comme Karim Meckassoua, sans mettre son cerveau sous terre, serait un grand danger judiciaire et mortel pour eux tous. Ainsi, depuis quelques jours, l’homme renforce ses dispositifs de sécurité à la maison, dans ses déplacements comme à l’Assemblée nationale.

 

 

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En Centrafrique, un peu plus de deux semaines après son adoption, la cryptomonnaie est en état de mort cérébrale

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC),  une institution à travers laquelle la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC (BEAC) régule les activités de banque, composée de six pays d’Afrique centrale, a envoyé, vendredi 13 mai,  un rappel sur son interdiction de l’utilisation des cryptomonnaies, un peu plus de deux semaines après que la République centrafricaine, un État membre, ait donné cours légal au bitcoin. Au même moment, la COBAC a décidé de prendre un certain nombre de mesures visant à mettre en place un système d’identification et de déclaration des opérations liées aux cryptomonnaies”. Ceci dit, la cryptomonnaie est pour le moment en état de mort cérébrale en République centrafricaine. « Un mort-né », selon des analystes financiers.

 

« Il est interdit aux établissements assujettis ainsi qu’à leurs partenaires techniques dans le cadre des services de paiements d’échanger ou de convertir, de régler ou de couvrir en devise ou FCFA, les transactions relatives aux cryptomonnaies ou ayant un lien avec celles-ci », peut-on lire dans la note de l’institution qui a circulé sur les réseaux sociaux, ce vendredi 13 mai. Ceci dit, il est quasiment impossible pour le pouvoir de Bangui de convertir, de quelques manières que ce soit, leur cryptomonnaie en francs CFA à court terme, à moins que la Centrafrique  décide de se retirer de la zone CFA en faveur de la création de sa propre monnaie. Là encore, c’est un suicide collectif. On pourrait avoir 1 franc CFA égal à 20 000 francs centrafricains. Donc pour aller au centre-ville par exemple, il faut payer le transport public à 1 million de francs centrafricains, alors qu’avant c’est 150 francs CFA.

« Avec une économie 00, un pays qui ne peut même pas fabriquer du papier, nous aurons des billets photocopiés à boy – Rabes, qui ne vaudront rien nulle part, ensuite nous allons acheter un chikwangue avec une brouette de franc centrafricain. Ça ne fait que commencer. Bonne chance », s’inquiète un cadre au ministère des Finances à Bangui.

Les autres interdictions faites par la COBAC concernent la détention à titre propre ou de garantie, ou encore la comptabilisation des cryptoactifs comme contrepartie sur le plan comptable.

Rappelons que cette réaction de la BEAC survient alors qu’on apprend un peu plus sur la manière dont se déploiera l’utilisation des cryptomonnaies en RCA. Le président se fait conseiller par MARA, une plateforme panafricaine de gestion de ces actifs, qui est contrôlée par l’américain Coinbase coté sur le New York Nasdaq.

 

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Centrafrique : attaque contre les positions des soldats FACA à Ouadda par les rebelles, le bilan s’alourdit

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Contrairement à ce que disait le préfet de la Haute-Kotto dans les médias, l’attaque de la base des soldats de l’armée nationale dans la sous-préfecture de Ouadda par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigée par le général Nourredine Adam,  appuyés par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, a fait bel et bien de nombreux dégâts dans le rang des forces armées centrafricaines, et le bilan des soldats capturé s’alourdit et passe de 5 à 12.

Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Moïse Banafio

 

Les autorités centrafricaines ont perdu toute leur crédibilité aux yeux du peuple centrafricain. On n’est plus dans les années 80 ou 90 où la communication faisait défaut. Le peuple centrafricain est bel et bien en 2022. La communication est fluide. Même s’il n’y a pas de possibilités de faire des images, mais l’internet permet désormais à tout le monde d’être interconnecté et avoir des informations à temps réel. La vieille méthode soviétique qui consiste à tout nier est dépassée.

Justement, dans le cas de l’attaque de la base de l’armée nationale par les rebelles dans la localité de Ouadda, dans la préfecture de Haute-Kotto, le préfet de cette localité, répondant aux questions des journalistes, avait confirmé qu’il n’y avait pas des soldats FACA pris en otage. Or, sur le terrain, des informations concordantes disent le contraire. Au lieu de 4 gendarmes initialement annoncé, c’est désormais trois gendarmes, et 10 soldats FACA pris en otage, actuellement ramenés dans la ville de Sam-Ouandja, toujours dans la préfecture de la Haute-Kotto, à la frontière avec le Soudan.

Ce genre de témoignage montre bien que les autorités du pays ont la ferme volonté d’abandonner définitivement ces vaillants soldats aux mains de leurs ennemis.

Quant aux Mercenaires russes, ils disent qu’ils sont actuellement en sous-effectif, et ne peuvent pas quitter la ville de Bria pour aller libérer la ville de Ouadda.

 

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À Dubaï , la cérémonie de African Crypto révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre, douche froide à Bangui

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite au décès du Président des Émirats arabes unis, Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, âgé de 73 ans, le 13 mai 2022, un deuil national de 40 jours a été décrété dans tout le pays. À ce titre, la cérémonie Sango :The African Crypto

révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre..

Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

C’est une succession des mauvaises nouvelles pour les autorités centrafricaines. Après la décision ferme de la commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) contre la cryptomonnaie, les émiratis ont annulé l’officialisation du minage de la cryptomonnaie centrafricaine.

“Avec une grande tristesse, le ministère des Affaires présidentielles des Émirats Arabes Unis a présenté ses condoléances au peuple des Émirats Arabes Unis et à la nation islamique et du monde entier pour le décès de Son Altesse Cheick Khalifa bien Zayed Al Nahyan , le président des Émirats Arabes Unis et à annoncé une période de deuil de 40 jours au nom de son excellence, nous tenons à présenter nos condoléances à la Nation des Émirats Arabes Unis et à vous informer qu’à ce titre, veuillez prendre note que de la cérémonie Sango :The African Crypto révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre “, annoncent les autorités des Émirats arabes unis.

Or, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, après avoir bruyamment officialisé le bitcoin comme monnaie officielle, est arrivé jeudi 12 mai 2022 à Dubaï, où il doit superviser le lancement d’une société de minage de monnaie électronique. Une discrète opération qui doit permettre de payer les salaires des fonctionnaires en juillet, alors que les caisses de l’État sont vides. Or, 24 heures après son arrivée à Dubaï,

Le Président de ce pays, monsieur Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane,  est décédé à l’âge de 73 ans. Suite à cette mauvaise nouvelle,  les autorités des Émirats Arabes Unis ont décrété 40 jours de deuil national, et au passage annoncer l’annulation de la cérémonie Sango :The African Crypto révolution.

 

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Centrafrique : Le colonel Maxime Kopidou désarmé par les mercenaires russes à Bouar

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le colonel Maxime Kopidou  est dans une mauvaise passe depuis quatre jours à Bouar. S’il est retenu coupable, il serait transféré dans une prison à Bangui. Il aurait été suspecté d’avoir donné l’ordre pour le racket des civils sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Et ce n’est pas tout!

les soldats faca en patrouille à Bangui 3
Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Selon des informations recueillies, le jeudi 12 mai, vers l’après-midi, le colonel Maxime Kopidou, chef du détachement militaire de l’armée nationale dans l’ouham-Péndé, informé de l’assassinat  d’un éleveur peul par ses hommes sur le marché  hebdomadaire de Ngaguéné. Dépourvu des moyens de transport, il avait pris des motos appartenant aux particuliers pour se rendre sur le lieu. Mais l’état de route est très mauvais. Ils étaient obligés de passer par Abba pour se rendre à Bouar. Mais dès son arrivée, le colonel Maxime Kopidou et ses 11 éléments ont été simplement désarmés et transférés à la gendarmerie pour la nécessité d’enquête. Ainsi, depuis vendredi dernier, ils sont entendus par des enquêteurs à la gendarmerie de Bouar. Selon les enquêteurs, ils connaîtront leur sort cette semaine.

Il y’a lieu de rappeler que sur le peul abattu dans le village Ngaguéné, les soldats FACA lui ont emporté une somme d’un million de francs CFA. Le village est peuplé en majorité des Peuls.

 

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Centrafrique :  une dizaine des éleveurs peuls tuée par les soldats FACA dans Lim-Pendé

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – plusieurs personnes de l’ethnie peule, dont des hommes, des enfants, des femmes  ont été tués dimanche 15 mai dans un village du nord-ouest de la République centrafricaine par les éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Selon des sources sécuritaires locales, les victimes ont perdu également près d’une centaine des bœufs dans cette attaque.

Paoua/” rel=”attachment wp-att-51419″ data-wpel-link=”internal”>des élveurs peuls débout devant un boeufs tués par des soldats FACA au campement proche de Pougole vers Paoua
Des éleveurs peuls rescapés d’une attaque des soldats FACA proche de Pougole

 

Selon les mêmes sources, l’attaque avait eu lieu dans la localité de Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim. À en croire des témoignages recueillis, Il était 14 heures ce dimanche 15 mai quand une vingtaine des soldats FACA, visiblement mal intentionné, a pris de court un groupe de familles peules en transhumance avec leur troupeau dans le village Nzakoundou.

C’était des Peuls de l’ethnie Hanagamba, qui tressent souvent leurs cheveux  en famille : les hommes comme les femmes. Plusieurs d’entre eux ont été sommairement abattus, les femmes comme les enfants ainsi que leurs bœufs.  On ignore les raisons qui ont motivé les soldats FACA à commettre cet acte criminel, mais celui-ci intervient seulement 24 heures après une marche des soi-disant Peuls, téléguidée par le pouvoir,  devant le siège de la Minusca à Bangui. D’après ces individus, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine (RCA).

Au moment de l’attaque, les femmes, leurs enfants ainsi que leurs maris  se sont dispersés dans la nature. Certains sont sortis vers Bocaranga, les autres vers la frontière du Tchad, quelques-uns à Ndim. Pour ceux qui n’ont pas pu s’échapper, c’est la mort. Quant à leurs bœufs, c’est la débandade générale. Plusieurs ont également été tués.

Et ce n’est pas pour la première fois, c’est devenu une source d’enrichissement de nos forces de défense et de sécurité.

Rappelons que le vendredi dernier,  un éleveur peul avait été tué par un Soldat FACA sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Une somme d’un million de francs CFA avait été emportée par son assassin.

 

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RCA : l’État-major de la CPC dénonce les multiples cas de tuerie de masse perpétrées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans un communiqué publié vendredi 13 mai, le chef d’État-major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’autoproclamé général des armées Ali Darassa Mahamat, condamne avec la plus fermeté le dernier massacre des civils perpétré le lundi 9 mai dans la localité de Bokolobo, où plus de 30 civils de confession musulmane dont 27 peulhs ont été  tuées, et plusieurs autres blessées. Le Chef d’état-major Général de la coalition CPC aimerait attirer par cette occasion l’attention de la Communauté Internationale et Nationale , les Organisations Internationales et nationales de la jeunesse et des femmes centrafricains et les organisations des droits de l’homme, sur les actes de barbarie auxquels s’adonnent les thuriféraires du régime sanguinaire de Touadera usant à nous entraner dans une confrontation communautaire afin de justifier leur barbarie.

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de la CPC :

Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Chef d’état Major Général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le Général d’Armée ALI DARRASSAMAHAMAT, condamne encore une fois avec la plus grande fermeté les derniers massacres de la population civile centrafricaine dont la minorité musulmanes et en particulier les peuls.

Le lundi 09 mai 2022 dans la localité de Bokolobo plus de 30 civils de confession musulmane dont 27 peulhs ont été massacrés par les mercenaires de la société Wagner, les Faca et la milice Anti-Balaka aile Touadera.

Ces derniers massacres viennent s’ajouter aux multiples forfaits dont nous nous rappelons encore, entre autres : l’image de la tête décapitée de l’anden maire de Bambari feu Didier Wangai et les corps mutilés de ses enfants, les cadavres des jeunes torturés et exécutés entre Bria et Aïgbondo ; l’exécution de plus de 14 jeunes à 12 kilomètres de Bossangoa ; plus des 56 civiles décapités dans le village de Boyo et à Galougou où toute une communauté musulmane en majorité des peuhls a été massacrée, à Goya, à Tongo Bakari et dans tous les axes Bambari-Alindao et Bambari-Kouango, sans oublier la trentaine de peuhls assassinée dans le village Man , une vingtaines de peuhls au village de Pougole dans le Nord-Ouest, l’assassinat du maire Daouda de koui (De Gaulle). A cela s’ajoute les massacres d’une centaine de au les innocents dans la Vakaga et la Haut-Kotto précisément dans les villes de Gordil, Ndah, Machika, Sékékédé, Ouadda, Maikaga et Nzako.

Le Chef d’état-major Général de la coalition CPC aimerait attirer par cette occasion l’attention de la Communauté Internationale et Nationale , les Organisations Internationales et nationales de la jeunesse et des femmes centrafricains et les organisations des droits de l’homme, sur les actes de barbarie auxquels s’adonnent les thuriféraires du régime sanguinaire de Touadera usant à nous entraner dans une confrontation communautaire afin de justifier leur barbarie.

La poursuite de notre combat est la conséquence du refus de Touadera de dialoguer avec tous ses contradicteurs.

 

Paris, un millier de manifestants  de la diaspora contre la dictature en République centrafricaine »

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC)  – Jamais la diaspora centrafricaine en France n’aura été vent debout et déterminé contre un régime répressif dans leur pays pour une durée aussi longue. C’est inédit. À l’initiative de plusieurs organisations de la diaspora centrafricaine en Europe, plusieurs centaines des Centrafricains résidant en France ont manifesté, vendredi 13 mai 2022, à la place de la République, dans le troisième arrondissement de Paris,  contre la dictature dans leur pays.

centrafrique.org/manifestation-de-la-diaspora-centrafricaine-a-paris-le-vendredi-13-mai-2022-de-13h-a-17h/” data-wpel-link=”internal”>Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, le vendredi 13 mai 2022
Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, le vendredi 13 mai 2022

 

Une ambiance qui n’empêche pas  la détermination des manifestants. Ils se disent préoccupés par l’avenir de leur pays d’origine, secoué par des violences indescriptibles, et décidées à rester mobiliser non seulement jusqu’à ce que la justice soit faite pour des centaines des victimes  civiles du régime, mais aussi jusqu’au départ du Président Faustin Archange Touadera du pouvoir.

Pour dénoncer les méfaits du régime actuel en République centrafricaine, la manifestation du vendredi était bien spécifique. Certains sont venus de Lyon, de Bruxelles, de Montpellier, ou encore de l’Espagne.   Les messages sur les pancartes sont clairs. D’un côté, « à bas la dictature de Touadera. De l’autre, “Centrafrique libre et démocratique »

Pour certains manifestants,  avec le régime actuel, il n’y a plus de place pour la liberté d’expression.

« Tout est prétexte pour emprisonner :  un commentaire sur Facebook, une vidéo. Ils musellent le peuple.  Les jeunes qui osent élever la voix contre le régime sont systématiquement arrêtés et emprisonnés », dénonce un manifestant.

Pour les manifestants, les autorités russes sont complices du système de répression mis en place actuelle dans le pays.

 

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Un groupuscule d’individus, manipulés, manifeste devant le siège de la Minusca à Bangui

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi, 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une centaine des personnes non identifiées, qui se disent de l’ethnie peule, ont manifesté, ce vendredi 13 mai, devant le siège de la Minusca à Bangui. D’après ces individus, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuhls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine (RCA).

Les manipulés du km5, manifestent devant le siège de la Minusca. D'après eux, la Minusca invente les crimes perpétrés contre les peuhls pour raviver les tensions confessionnelles
Manifestation devant le siège de la Minusca à Bangui, le 13 mai 2022 par un groupe des personnes se reclamant de l’ethnie Peul

 

Tout a commencé la semaine dernière par la torture de trois jeunes Peuls à Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka,  par des soldats FACA, appuyés par des miliciens Anti-Balaka faction Touadera. Deux jours plus tard, les combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), informés de la nouvelle, ont pris d’assaut les positions des soldats FACA, tuant deux d’entre eux ainsi que 8 miliciens Anti-Balaka. En représailles, les soldats FACA, toujours avec les miliciens Anti-Balaka, ont attaqué un groupe des civils peuls dans la ville, tuant 23 parmi eux.

Deux jours plus tard, le bureau de la Minusca, ayant appris la nouvelle, avait mené ses propres enquêtes sur le lieu, et confirme les faits. Mais pour tenter de régler cette nouvelle tension intercommunautaire, la Minusca, de son côté, a discrètement informé le Premier ministre  sur la situation des minorités peules dans le pays. Or, le Premier ministre, de son côté, informe les membres de son gouvernement. Du coup, le ministre de l’Élevage, et monsieur Houssaini Waziri, en complicité avec certains proches du chef de l’État, ont manipulé plusieurs dizaines des jeunes du quartier KM5, moyennant une somme de 500 francs CFA et un morceau de viande, distribuées individuellement, pour aller manifester devant le siège de la Minusca sur l’avenue Barthelemy Boganda à Bangui. Selon eux, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuhls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine.

Les manipulés du km5, manifestent devant le siège de la Minusca. D'après eux, la Minusca invente les crimes perpétrés contre les peuhls pour raviver les tensions confessionnelles
Les manipulés du km5 manifestent devant le siège de la Minusca

 

Cette histoire montre à quel point il est plus que facile de distribuer des billets de banque aux jeunes désœuvrés pour qu’ils sortent dans la rue manifester pour une cause qu’ils ne la savent même pas.

 

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Somalie : 39 candidats pour un pays en crise

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Dimanche, les parlementaires doivent choisir le chef de l’Etat. Celui-ci doit devra face à un pays instable. Le mode du scrutin reste contesté.

Une élection, 39 candidats et un pays en crise… La Somalie organise dimanche son scrutin présidentiel. Ce sont les parlementaires qui vont élire le chef de l’Etat, alors que le pays fait face à une crise politique depuis plus d’un an. C’est justement le président sortant, candidat à sa propre succession Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, qui est au cœur de cette crise politique.

Son mandat était arrivé à terme en février 2021. La prolongation de deux ans de celui-ci par les députés en avril 2021 avait déclenché des combats à Mogadiscio.

Trois décennies d’instabilité

Mais pour tenter de mettre fin à 30 ans d’instabilité, il y a aussi une femme candidate, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et vice-Première ministre Fawzia Yusuf Adan.

Elle fait savoir que “Notre pays a besoin d’une paix durable, d’une justice pour tous, d’améliorations économiques et nous devons veiller à ce que les bonnes personnes – femmes et hommes – soient placées aux bons postes”.

Deux anciens présidents, Hassan Cheikh Mohamoud (2012-2017) et Sharif Cheikh Ahmed (2009-2012), ainsi que l’ancien Premier ministre Hassan Ali Khaire sont aussi en lice dans ce scrutin organisé sous haute sécurité dans un hangar de l’aéroport de la capitale Mogadiscio.

Le rôle prépondérant des clans

Une élection dans laquelle compteront une fois de plus les clans et sous-clans. Ce sont eux qui choisissent les législateurs, 329 en tout, qui vont élire le président.

Ayanle Abdirahman, acteur de la société civile, pense que “Cette sélection indirecte n’est pas un tournant pour la Somalie car seuls 329 membres du Parlement triés sur le volet décident de l’avenir des citoyens ordinaires de ce pays. Il faut que les populations choisissent leurs futurs dirigeants démocratiquement, ou par le biais d’une élection : “un homme, une voix”.

La Somalie n’a pas tenu d’élection selon le principe d’”une personne, une voix” depuis 1969, année où le dictateur Siad Barré a pris le pouvoir par la force. Celui-ci a été chassé en 1991.

Mogadiscio n’a plus depuis lors un gouvernement fort et fonctionnel. En outre, le groupe islamiste al-Shabab lutte pour renverser le gouvernement soutenu par la communauté internationale.

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Alerte info : Détonation d’armes à Bria

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

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une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (CNC) – La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est à nouveau secouée par des détonations d’armes. On ignore exactement ce qui se passe, mais des informations de sources militaires font état des tirs aux alentours de l’hôpital préfectoral. D’après une autre source humanitaire, il s’agirait d’une opération policière contre un groupe des malfaiteurs.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Centrafrique : violente agression d’un enfant de 10 ans par un mercenaire russe au camp Kassaï

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La victime est un enfant orphelin de 10 ans. Son tort : voler  une bouteille plastique d’eau vide  appartenant aux Mercenaires russes basés dans le camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui. Il a été violemment agressé, son état de santé est actuellement préoccupant, mais stable.

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Le mercenaire russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Considérés comme des enfants de la rue, ces mineurs vivent dans des conditions précaires. Ils vivent dans l’insécurité totale. Ils n’ont pas de droits, et n’ont pas accès à l’éducation.

Dans le septième arrondissement, ces enfants sont livrés à eux-mêmes. Ils sont recrutés localement par les mercenaires russes pour faire leurs courses, moyennant des boîtes de repas, parfois ils abusent d’eux.  Mais la semaine dernière, l’un des enfants, voyant trimballer au sol des bouteilles d’eau vides, récupère deux pour aller les revendre.  Sauf que ces bouteilles d’eau vides, considérées par les mercenaires russes comme de l’or blanc, sont souvent gardées jalousement par ces derniers pour les revendre. Mais ce jour, cet enfant orphelin n’avait pas la chance. Il a été très vite repéré par l’un des mercenaires russes qui a pris son arme pour le pointer. Immobile, l’enfant n’avait pas le choix que de jeter par terre les bouteilles vides. Mais pour cet homme de Wagner, le mal est déjà fait. Il s’approche de lui, et commence à le tabasser.

Avec sa jambe, il fait projeter l’enfant sur des barbelés par un violent coup de pied. Inconscient, l’enfant a été transféré à l’hôpital.

Pour certains habitants du septième arrondissement, il faut que l’UNICEF jette un peu son regard sur ces enfants maltraités, battus, souvent sexuellement violés par ces hommes de Wagner qui n’ont pas de pitié, encore moins de cerveau.

Il y’a lieu de rappeler qu’une bouteille d’eau vide est vendue sur le marché à 75 francs CFA, équivalent de 0,20 euro.

 

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Racket de la population, première intervention des mercenaires russes, 12 soldats FACA interpellés

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une solution radicale et cruelle est proposée par les Mercenaires russes, mais elle est à l’étude. Les 12 soldats FACA interpellés sont actuellement maintenus en isolement dans le camp militaire à Bouar, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.  

Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l'armée nationale (FACA) de retour après une marche d'entraînement ai camp Kassaï
Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï

 

Selon des informations recueillies par CNC, les douze soldats FACA, basés à Koui, ont effectué, jeudi 12 mai, une mission éclair à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Mais à leur retour, ils se sont arrêtés sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar. Sans tarder, ils exigent à tout le monde de présenter leur pièce d’identité. À défaut, une somme de 3000 francs CFA doit être payée, et ce, de façon individuelle.

Au même moment, un éleveur peul, qui faisait ses courses sur le marché, s’apprêtait à quitter le lieu sur son cheval quand les soldats FACA étaient arrivés sur le marché. Mais l’homme, croyait que ces soldats FACA étaient juste de passage, monte sur son cheval et partir. Pendant ce temps, trois soldats FACA, qui l’ont vu partir, l’ont poursuivi quelques mettre plus loin et l’abattre de plusieurs balles. La panique s’empare du marché, et le village s’est totalement vidé de ses habitants. Or, sur ce marché, il y’avait également quelques commerçants de Bouar qui étaient présents au moment des faits. Ils se sont précipités pour venir alerter les autorités militaires à Bouar, qui, de leur côté,  ont informé les mercenaires russes. Immédiatement, une équipe d’intervention composée principalement des mercenaires russes est arrivée sur le lieu. Ils constatent les faits, et interpellent les 12 soldats FACA pour les ramener à Bouar.

Mais une fois à Bouar, ces soldats FACA ont été méthodiquement torturés et sauvagement battus par les mercenaires russes.

Maintenant, les mercenaires russes ont proposé que le soldat tueur soit exposé en public ce vendredi vers midi au rond-point de Bouar et exécuté publiquement. Ce que certains officiers et gendarmes ont présentement refusé, mais disent que la proposition est à l’étude !

Affaire à suivre…

 

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Discours de SEM Douglas CARPENTER Ambassadeur de l’Union européenne en RCA et à la CEMAC A l’occasion de la Journée de l’Europe

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L’ambassadeur de l’UE en Centrafrique qui prononce son discours. CopyrightUE-RCA

 

Discours de SEM Douglas CARPENTER

Ambassadeur de l’Union européenne en RCA et à la CEMAC

A l’occasion de la Journée de l’Europe

 

Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Mesdames et messieurs les honorables députés,

Monsieur l’Ambassadeur, Haut représentant de la République française, Doyen du Corps diplomatique

Chers collègues du corps diplomatique et consulaire,

Distingués invités en vos rangs et grades respectifs,

Mesdames et Messieurs.

 

C’est avec un réel plaisir que je vous reçois ce soir à l’occasion de la célébration du 72ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman, l’espoir de la nouvelle forme de coopération inspirée au lendemain des guerres qui ont défiguré le continent européen.

Je me réjouis du fait que nous soyons encore en mesure de pouvoir accueillir tous ensemble nos partenaires principaux. Nous vous remercions pour votre soutien et pour votre coopération au cours de l’année passée.

Je suis ravi aussi d’avoir à côté de moi les autres membres de notre famille européenne – nos ambassadeurs, nos deux chefs de mission de sécurité et de défense commune, et le chef de notre bureau humanitaire. Et je n’oublie pas non plus les consuls, consuls honoraires et les chefs de bureau de nos états membres qui sont parmi nous. Je salue en particulier SEM Eric Jacquemin, Ambassadeur de la Belgique résidant à Yaoundé qui nous honore avec sa visite cette semaine. Comme vous le savez, nous exécutons ici un mandat selon les orientations politiques de nos 27 états membres, nous sommes aussi accrédités à la CEMAC, et l’engagement direct de nos ambassadeurs non-résidents dans notre travail est important. Dans ce contexte, nous avons proposé à SEM le Président de la République, Chef de l’état, d’entreprendre une nouvelle session de dialogue politique au titre de l’année 2022, qui rassemblera nos ambassadeurs accrédités en République centrafricaine, et l’ensemble du gouvernement.

Dans le contexte plus large de nos dialogues et nos échanges dans le pays, Hon M. le Président de l’Assemblée, M. le Premier Ministre, je voudrais souligner notre appréciation pour la disponibilité et l’ouverture vers nous de SEM le Président de la République, des hautes personnalités du gouvernement et des institutions, ainsi que de l’opposition démocratique et de la société civile. Cette disponibilité est unique dans mon expérience diplomatique – elle est pour nous extrêmement précieuse.

Distingués invités, ma principale thématique pour ce soir est l’importance d’une continuité dans la collaboration avec les autorités, les partenaires et la population, en gardant tout le temps à l’esprit nos objectifs ultimes. Ceci est même plus important dans un contexte d’instabilité. Notre célébration de cette année, vous en conviendrez avec moi, se fait dans un contexte mondial tendu, rappelant les démons de la guerre que nous avions pensé être derrière nous. La déclaration du 9 mai 1950, a voulu se servir de la production commune du charbon et de l’acier, pour prévenir de conflits et pour initier une coopération sur la base des intérêts communs entre les pays de l’Europe. Elle a donc défini les fondements d’un processus graduel de renforcement de la confiance et de la collaboration, une solidarité de fait, et non des idéologies.

Nous passons cette année des jalons historiques avec non seulement le 70ème anniversaire de l’entrée en vigueur du traité de Paris qui a établi la Communauté européenne du charbon et de l’acier, mais aussi avec le 65ème anniversaire de la signature des Traités de Rome créant la communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.

En effet, notre histoire d’intégration régionale est une histoire d’élargissement et d’approfondissement continus, accompagnée bien sûr par des moments réels de crise et de doute, d’incapacité ou de déficit démocratique. Nous ne cachons pas à nos partenaires ni à nos amis la véritable histoire de notre projet. En revanche, et j’insiste encore pour assurer une continuité d’effort, il faut tirer les enseignements de nos expériences et revenir plus fort. Je parle devant vous en toute humilité, et je n’oublie jamais les défis que nous avions dû confronter et que nous confrontons toujours en Europe – sur l’état de droit, sur le fonctionnement et la redevabilité de nos institutions, sur l’inclusivité de notre démocratie. Parce que la diplomatie – ce n’est pas s’ingérer dans les affaires des autres, mais plutôt apporter et partager ses propres expériences, les bonnes comme les mauvaises.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre,

Pour assurer une continuité et une résilience dans un partenariat, il faut d’abord que les partenaires se comprennent – chacun a son histoire, ses défis et sa vision. C’est pourquoi j’aimerais à ce stade partager avec vous quelques réflexions sur les tendances en Europe, ainsi que sur notre implication globale.

Je commence avec la situation en Ukraine parce que c’est un élément contextuel qui impacte directement nos communautés, notre économie et évidemment notre sécurité en Europe. Depuis février, nous vivons l’un des moments les plus sombres de notre histoire. Un conflit militaire sur le sol européen, aux portes de l’Union européenne et du territoire de l’OTAN. Une agression sans précédent envers l’Ukraine, un pays de 45 millions d’habitants, indépendant et souverain. Déjà plus de 5 millions d’Ukrainiens sont réfugiés.

Il est important ici de faire un peu de pédagogie et de souligner nos engagements légaux : l’UE a pris des obligations pour soutenir l’intégrité territoriale de l’Ukraine – dans l’accord d’association. Je le sais d’autant plus que j’étais présent personnellement à Kyiv pour ces négociations. Evidemment pour nos pays qui appartiennent à l’OTAN, il existe d’autres obligations aussi.

Il est donc important de partager en toute transparence avec nos partenaires que l’UE soutient et soutiendra l’Ukraine dans sa diplomatie bilatérale et multilatérale. Une résolution de la crise – en tout respect des principes de la Charte des Nations unies – est essentielle. Et la justice doit suivre pour assurer qu’aucun acteur – quelle que soit son allégeance – profite d’impunité pour les crimes qui lui sont allégués. Je regrette énormément que la crise ait déjà impacté l’Afrique – sur les importations, les prix et la sécurité alimentaire. Nous travaillons étroitement avec la famille des Nations Unies et d’autres partenaires pour mitiger ces impacts.

Dans ce contexte, j’ai constaté des voix qui nous disent que l’Europe a fétichisé l’Ukraine et a ignoré les souffrances sur le continent africain. Ici je vous rappelle tout simplement notre approche intégrée – qui rassemble nos outils de sécurité, de développement, de diplomatie, de médiation et d’aide humanitaire, et qui est actuellement déployée à travers le Sahel, dans le nord du Mozambique, dans le Corne de l’Afrique, en RDC, et ailleurs. Et surtout je souligne notre engagement à soutenir des processus Africains à travers l’architecture de paix et de sécurité de l’Union Africaine, y compris en collaboration étroite avec nos partenaires proches de la CEEAC et de la CIRGL.

Distingués invités, la guerre, nous le constatons et le déplorons tous, est mère de chaos et de division.

Sur le plan national, en RCA, je constate un élan d’espoir de paix durable. Je tiens à féliciter le Président de la République et le gouvernement centrafricain pour le chemin parcouru dans la recherche de la paix et de la réconciliation nationale. Ces efforts méritent d’être salués, même s’il reste encore des défis à relever.

L’Union européenne, soucieuse de consolider les acquis démocratiques, appuie leur consolidation et la stabilité des institutions légitimes. Mais il faut avouer que les objectifs n’ont pas tous été à la hauteur des attentes.

La reconquête des territoires occupés par les rebelles a permis de soulager les populations, fatiguées par cette épreuve difficile, et qui attendent maintenant que soient réglés les problèmes liés aux droits de l’homme, à la bonne gouvernance et au retour des services de base. L’UE a toujours accompagné les dynamiques positives et restera totalement engagée.

L’Union européenne apprécie à leurs justes valeurs la redynamisation de l’APPR, la décrispation de la situation politique, les initiatives sous régionales entreprises par la CEEAC et la CIRGL qui ont abouti à la feuille de route de Luanda, la déclaration du cessez-le-feu du 15 octobre 2021. Nous continuons à encourager la reconnaissance des exactions commises par tous acteurs – les forces gouvernementales et leurs alliés, tout comme celles commises par les groupes armés rebelles. Les enquêtes judiciaires à afin d’établir les responsabilités sont cruciales.

Monsieur le Président de l’Assemblée, Monsieur le Premier Ministre,

Chers partenaires,

 

Le peuple centrafricain dont je salue la force de la résilience, attend avec impatience de tourner les pages de cette crise et d’entrevoir les dividendes de la paix. Aujourd’hui, il a plus que jamais besoin de la bonne foi de tous les acteurs, nationaux et internationaux. Pour ma part, j’estime que le succès dans la mise en œuvre de l’APPR redynamisé, de la feuille de route de Luanda mutualisée, ainsi que des recommandations du dialogue républicain, nécessitent une forte volonté politique matérialisée de tous les acteurs, dans un engagement commun de dépassement des aspirations personnelles.

A la faveur de l’approche multidimensionnelle dont bénéficie la République centrafricaine, l’Europe que nous célébrons ce soir forme déjà une grande famille ici. Permettez que je fasse un petit tour d’horizon des membres de cette famille :

Le service de la Commission européenne à la Protection Civile et Operations d’Aide Humanitaire Européennes (ECHO) a pour objectif de sauver et préserver des vies, de prévenir et soulager les souffrances humaines et de sauvegarder l’intégrité et la dignité des populations affectées par les catastrophes, qu’elles soient de cause naturelle ou humaine.

Au-delà de l’aide financière, l’UE attache également beaucoup d’importance au respect du droit humanitaire international, et appelle régulièrement les différentes parties à permettre l’accès sûr des organisations humanitaires pour qu’elles puissent fournir assistance et protection en toute indépendance et neutralité.

En outre, l’UE soutient des actions de protection des civils. Cela comprend une prévention des violences sexuelles, un soutien aux victimes et des actions permettant d’offrir un environnement protecteur et éducatif aux enfants. Certains projets financés par l’UE aident aussi à répondre à la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus.

Je passe à nos missions de Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC). La mission EUTM-RCA, qui effectue son troisième mandat, contribue à accompagner les Forces armées centrafricaines (FACA) à devenir une armée modernisée, efficace, ethniquement équilibrée et responsable, sous le contrôle total des autorités politiques. La mission qui compte environ 190 militaires et civils de 15 pays continue à suivre une approche intégrée, flexible, modulaire et réactive, tout en développant le respect de l’État de droit, principalement le droit international humanitaire et les droits de l’homme, ainsi que l’intégration des questions de genre et de prévention de la violence sexuelle dans toutes ses activités.

Par ailleurs, pour appuyer nos forces de sécurité intérieure, nous avons la Mission EUAM, déployée depuis juillet 2020. Une mission civile de conseil qui dispose d’un noyau de conseillers stratégiques européens ; des policiers et gendarmes et autres experts civils venus de 14 états membres de l’UE qui a pour mandat de travailler aux côtés des autorités dans le but d’améliorer la situation de la population centrafricaine en matière de sécurité. EUAM RCA soutient également le développement de la formation des cadres et appuie la planification et le retour des services de l’Etat sur l’ensemble du pays. Elle travaille aussi pour renforcer les liens entre les forces de sécurité intérieure et les autres services de sécurité et de l’état, tels que le système judiciaire et pénitentiaire. Les défis sont encore importants, mais l’engagement de l’UE de travailler aux côtés du gouvernement permettra l’identification des solutions durables qui vont contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et à améliorer la sécurité de tous les Centrafricains.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Premier Ministre, chers invités, je passe maintenant à notre coopération technique et financière, et de coordination de l’appui au développement du pays. Depuis mon arrivée j’ai eu l’honneur de représenter les partenaires techniques et financiers en République centrafricaine en tant que co-président du Comité Directeur du RCPCA. Dans ce contexte, je voulais tout d’abord saluer l’engagement personnel et le dynamisme de mon co-Président Monsieur le Premier Ministre, et vous assurer de ma forte volonté à poursuivre ce travail avec toute mon énergie. Je salue aussi les partenaires qui nous rejoignent dans nos efforts, et surtout le plus récent la Suisse. Un travail de mobilisation de ressources bien sûr, mais aussi un travail de priorisation et de simplification, aligné avec les réformes budgétaires dirigées par SEM le Ministre des Finances et du Budget.

Dans ce contexte, je suis aussi fier de vous dire que grâce au nouvel Instrument Global Europe qui remplace le FED depuis 2021, l’UE peut désormais établir des partenariats avec des pays dans le monde entier. Le nouveau partenariat de coopération entre l’UE et la RCA sera mis en œuvre à travers un Programme Indicatif Multi annuel (MIP 2021 – 2027). Ce programme est le fruit des consultations menées en 2021 avec plusieurs départements sectoriels et la société civile. Il est marqué par deux initiatives phares : 1) Le soutien aux services sociaux et développement humain, et 2) Le soutien à la gestion durable des ressources naturelles. Il contribuera ainsi à la réalisation du « Global Gateway », une nouvelle politique de l’UE pour booster la connectivité dans le monde entier à travers des projets dans le numérique, l’énergie, le transport et peut renforcer la santé, l’éducation et la recherche.

Le nouveau programme prendra aussi graduellement la relève du Fonds Bêkou, créé en 2014 et qui a mobilisé plus de 310 millions EUR. Les 23 programmes du Fonds Bêkou ont été mis en œuvre sur tout le territoire centrafricain et ont déjà bénéficié à la moitié de la population centrafricaine. Je suis heureux que ces projets continueront encore leur mise en œuvre jusqu’au 31 décembre 2025.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre, chers invités, la lutte contre l’impunité est une priorité pour nous tous. En matière d’état de droit, je félicite le Gouvernement pour la tenue de la première session criminelle à Bangui cette année, et je l’encourage à tenir la deuxième session de cette année à Bangui ainsi que les deux sessions criminelles à Bouar, et à faire un effort pour tenir des sessions criminelles à Bambari. L’UE continuera à soutenir l’accès à la justice, la justice transitionnelle, et le respect des droits humains, aux côtés d’autres partenaires bien évidement. Je souligne dans ce contexte notre partenariat avec la Cour Pénale Internationale et notre soutien à la Cour Pénale Spéciale.

J’ai parlé beaucoup ce soir de l’importance de travailler pour et dans la continuité, mais il est vrai que dans un contexte de fragilité la capacité de réaction est aussi cruciale. Sur le volet de réponse rapide, l’UE reste mobilisée à soutenir les différentes initiatives politiques et diplomatiques visant à relancer le processus de paix, notamment dans le cadre de l’APPR et du Dialogue républicain qui s’est tenu récemment. Cela inclut un paquet de €10 millions d’autres actions, que je peux maintenant annoncer, mettant l’accent sur la prévention des conflits au niveau local, y compris en matière de médiation inter et intra-communautaire, d’attention au thème crucial de la transhumance et de lutte contre la désinformation.

Enfin, les efforts pour promouvoir l’intégration économique régionale, qui était à la base de la construction européenne, restent au cœur de notre travail ici. Dans le cadre de notre coopération avec la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), au mois de novembre 2021, j’ai pu présenter mes Lettres de créance au Président de la Commission de la CEMAC au siège de ladite institution à Bangui. A cette occasion, nous avons abordé tous les aspects de notre stratégie en matière de coopération et notamment le nouvel instrument de financement, le Global Europe. Au niveau de la mise en œuvre des projets et programmes, nous avons terminé la première phase de la mission d’assistance technique auprès de la Commission-CEMAC pour l’identification des projets d’infrastructures régionales pour un financement en mode « mixage prêts-dons » que l’on appelle aussi le Blending.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre, je veux conclure mes remarques avec un message qui vient vraiment du cœur et qui est peut-être le plus ciblé sur les objectifs à long terme, mais cette fois-ci de notre planète. Et il s’agit de la transition verte et de la lutte contre le changement climatique qui nous impliquent toutes et tous. Nous parlons beaucoup des défis et des souffrances du pays et de la population, mais nous oublions trop souvent un bien, de valeur infinie, qui nous entoure. Je parle des forêts tropicales. A travers ces forêts votre pays séquestre le carbone et protège notre planète – et j’insiste pour que la RCA développe son plein potentiel et devienne un champion mondial de la protection de l’environnement, soutenue bien sûr par tous les instruments à notre disposition.

Je suis ravi ce soir, de voir toute cette famille des partenaires réunis autour des autorités centrafricaines, et je note avec grande satisfaction l’espoir et la détermination de nous tous, à regarder dans la même direction pour le retour progressif de la paix et le relèvement durable de ce pays.

Tongana i yeke oko, fade i sala nzoni ti kodro so !!!

(Unis, nous ferons le bien de ce beau pays !!!)

Vive l’Europe !

Vive la République Centrafricaine !

Vive l’amitié, vivent les peuples épris de paix !

 

Seul le discours prononcé fait foi

À Ouadda, violente attaque des rebelles contre les positions  des soldats FACA, débandade générale

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – 48 heures après la violente attaque des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les positions des soldats de forces armées centrafricaines (FACA) à Bokolobo, dans la préfecture de la Ouaka, c’est le tour de la ville de Ouadda, située dans la Haute-Kotto d’être réveillée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon des témoins, les rebelles du FPRC, appuyé par ceux de l’UPC,  ont attaqué, mercredi dans la matinée, les positions des soldats FACA dans la ville.  Le bilan provisoire fait état des morts et des blessés ainsi que des otages dans le rang de l’armée nationale.

Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Photo CNC / Moïse Banafio

 

La RCA se replonge petit à petit dans le chaos sécuritaire généralisé. Pourtant, il y a un an, on a promis au peuple centrafricain la fin du conflit dans 90 jours. Malheureusement, ceci n’est qu’une parole politique. Et ça se confirme malheureusement sur le terrain chaque jour.

Mercredi, 11 mai, à Ouadda, dans la Haute-Kotto, les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), appuyés par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué, dans la matinée, les positions des soldats FACA dans la ville, faisant des morts et des blessés dans le rang de l’armée nationale ainsi que des otages .

Selon des sources proches de l’État-major, le bilan provisoire fait état de 5 morts, six blessés et 4 gendarmes pris en otage.

Pour l’heure, la ville est sous contrôle total des rebelles, mais des renforts des Mercenaires russes et des soldats FACA sont en route pour aller à Ouadda.

Rappelons qu’à Ouadda, environ 40 soldats FACA et 10 gendarmes ont été déployés il y a quelques mois dans la ville pour assurer la sécurité de la population.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : racket des populations sur les routes, le gouvernement vient de mettre en place une unité de répression

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

 

Bangui (CNC – Plus question de tolérer les actes de racket de la population sur les routes. Le gouvernement a, en effet, décidé de prendre des mesures idoines. Une unité de lutte contre le racket a été mise en place. Elle est composée exclusivement des Mercenaires russes. Ceci dit, le Gouvernement autorise officiellement les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes.

Affiche publicitaire autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes
Affiche publicitaire proche de Paoua autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes

 

Cette unité spéciale aura pour mission de combattre le racket sous toutes ses formes. Pour le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et son équipe gouvernementale, il est plus que jamais urgent pour la République centrafricaine d’éradiquer définitivement de ce fléau qui a fait tant de tort à l’économie centrafricaine. Et ils voient les choses en grand.  Sur des affiches publicitaires autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur la population, un numéro vert est donné. Aussi, pour ceux qui ne disposent pas d’un téléphone portable, il suffit de signaler le problème aux mercenaires russes, généralement positionnés non loin des checkpoints des forces de l’ordre. À Béloko, par exemple, ils ne sont pas loin. Tout comme à Paoua, Baboua, Bouar, Bossemptélé ou ailleurs, ils ne sont toujours pas loin.

les gendarmes en poste de Yaloké en train de partager de l'argent verser par les transporteurs

 

Mais pour de nombreux observateurs, malgré cette mesure, le racket se poursuit malheureusement sur les routes. C’est un fléau qui empoisonne notre pays.

Il convient de rappeler que les mercenaires russes sont désormais considérés comme des solutions à tous nos problèmes. Ils gèrent notre économie, ils assurent la défense et la sécurité du pays, ils exploitent de l’or, des diamants, des bois roses et font de commerce de l’eau minérale et des boissons alcoolisées sans payer des impôts et taxes. La RCA n’est plus un pays à cause de ses dirigeants.

 

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Centrafrique : violent affrontement entre les mercenaires russes et des hommes armés à Gadzi

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – L’affrontement était très violent, selon des sources sécuritaires locales. Les Mercenaires russes, en provenance de Carnot, Baoro et Bossemptélé, ont attaqué, depuis la semaine dernière,  les positions d’un groupe armé non identifié à Gadzi,  dans la préfecture de Mambéré, à 301 kilomètres à l’ouest de la République centrafricaine.

centrafrique.org/ville-de-gadzile-10-avril-2022/” data-wpel-link=”internal”>Ville de Gadzi, le 10 avril 2022. Photo CNC
Ville de Gadzi, située à l’ouest de la République centrafricaine. Icic filmée le 10 avril 2022. Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, l’affrontement s’est déroulé le samedi dernier non loin de la rivière bah, située à environ 90 kilomètres de Gadzi centre sur l’axe Zawa. Les assaillants ont été surpris, mais étaient même sur leur garde.  Ils ont farouchement résisté à l’assaut durant des heures, mais l’intervention des hélicoptères dans le combat qui a donné l’avantage aux mercenaires russes.

Les assaillants se sont retirés, mais les hommes de Wagner étaient à leur trousse. Ils ont fait de ratissage dans le secteur durant 3 jours avant de sortir mardi dernier à Bossemptélé, situé à 298 kilomètres de Bangui sur la route nationale n°1.

Selon la population locale, ces assaillants ont été identifiés comme des coupeurs de route qui ont récemment participé au braquage des commerçants dans la localité de Zawélé, dans la sous-préfecture de Gadzi. Ce braquage était à l’origine même  des violences intercommunautaires le mois dernier dans cette localité, faisant plusieurs dizaines des morts, et déplacés des centaines des personnes.

Le député de Gadzi 2, l’honorable  WANDOUI SO-INGKOSSI Janssen avait même  appelé les autorités à déployer les forces de l’ordre dans la localité afin de rassurer la population.

 

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RCA : l’Ambassade de Chine offre des kits scolaires et des cadeaux aux élèves de la circonscription scolaire de Bangui 1

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans le cadre de la clôture de la semaine des activités socio-culturelles et sportives, l’Ambassade de la République populaire de la Chine a sponsorisé ce samedi 7 mai 2022 les jeux concours des élèves des établissements de la circonscription scolaire de Bangui 1. Les jeux concours ont été organisés dans l’enceinte l’Ecole Notre Dame D’Afrique et à l’issue de cette activité culturelle, plusieurs élèves ont bénéficié des kits scolaires et des cadeaux.

centrafrique.org/un-groupe-deleves-en-plein-scene-de-danse-devant-les-officiels/” data-wpel-link=”internal”>Un groupe d'élèves en plein scène de danse devant les officiels. Copyright CNC
Un groupe d’élèves en scène de danse devant les officiels. Copyright CNC

 

Avant d’amorcer la période des examens de fin d’année académique scolaire  (2021-2022), l’Ambassade de Chine en République centrafricaine en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, a organisé ces jeux concours permettant de doter les enfants avec les kits scolaires et des cadeaux entre autres, les chaussures de football, les t-shirts, les stylos et les cahiers.

A l’occasion de cette journée, les écoliers ont présenté des différentes productions sur le thème : « jouons dans la paix et la cohésion sociale en milieu scolaire pour promouvoir la culturelle », et ceci en présence de l’attaché de l’ambassade de Chine, l’inspecteur académique de la circonscription scolaire de Bangui 1 et chef de secteur chargé culturel de Bangui 1.

L'attaché de l'ambassade de Chine en Centrafrique
L’attaché de l’ambassade de Chine en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Le chef de secteur chargé culturel de Bangui 1, Valery Ndoma ne cache pas sa satisfaction et remercie l’ambassade de Chine qui est leur partenaire privilégié avec son soutien indéfectible dans le secteur éducatif  plus particulier la circonscription scolaire de Bangui 1.

Dans son discours, le représentant de l’Ambassade de Chine a déclaré que les jeunes sont la pierre angulaire du développement d’un pays et l’éducation est le moteur puissant du progrès d’une nation. La Chine y attache toujours une grande importance et offre des appuis constants aux jeunes centrafricains, les ponts de l’amitié Chine-Centrafrique, selon le représentant de l’ambassade de Chine.

« Ces dernières années, l’ambassade de Chine n’a pas épargné ses efforts pour soutenir le développement du secteur éducatif de la Centrafrique. Deux écoles d’amitié Chine-Centrafrique ont été construites. Avant l’épidémie, chaque année, beaucoup d’étudiants centrafricains ont des opportunités de faire leurs études en Chine avec les bourses », a déclaré Wang Maihao, attaché de l’ambassade de Chine.

Le représentant de l’Ambassade n’est pas resté là ! Il encourage les élèves centrafricains de bien étudier et de progresser tous les jours pour être capable d’assumer cette tâche glorieuse, car vous représentez l’avenir de demain, a-t-il conclu.

Ce concours culturel regroupe plusieurs écoles publiques de la circonscription de Bangui 1 entre autres, les écoles, Combattant garçons ; Koudoukou filles ; Gobongo 1 et 2 ; Koudoukou filles ; Notre Dame d’Afrique filles et garçons.

 

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Centrafrique : au-delà du bitcoin, le bras de fer entre Touadéra et la France s’intensifie

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Rédigé par  Mathieu Olivier (Jeune Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – En adoptant le bitcoin comme monnaie officielle, le président centrafricain pousse un peu plus loin encore sa stratégie de confrontation avec la France et la rupture qu’il entend affirmer avec Paris. Coulisses   d’un coup de poker.

Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Le 22 avril dernier, Faustin-Archange Touadéra (FAT) a promulgué une loi sur la cryptomonnaie, faisant du bitcoin la monnaie officielle et de référence de la Centrafrique au côté – pour le moment – du franc CFA. Depuis, Bangui rencontre l’opposition de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), et notamment de son gouverneur, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli. Mais FAT n’entend pas reculer et a prévu de présenter la nouvelle monnaie numérique centrafricaine dans quelques jours à Dubaï.

Outre le pari monétaire et budgétaire – destiné à donner de l’air à des finances publiques dans une situation catastrophique -, le chef de l’État applique une stratégie de rupture avec la France. Selon nos sources, celle-ci lui est conseillée depuis des mois par cinq collaborateurs : les ministres Sani Yalo, Pascal Bida Koyagbele, Fidèle Gouandjika et Rameaux- Claude Bireau, ainsi que son chef de cabinet Donatien Maleyombo.

Un quintette anti-Français

Bida Koyagbele, le ministre des Grands travaux, est en réalité le grand ordonnateur de la réforme dite du bitcoin – tandis que le ministre des Finances, Hervé Ndoba, et le Premier ministre, Félix Moloua, s’en sont tenus plus éloignés, se contentant d’appliquer a minima les ordres venus du palais de la Renaissance.

Selon nos informations, Ndoba s’est même plaint à plusieurs reprises auprès de son entourage de devoir défendre face à la BEAC un projet plus « politique » que monétaire.

Le ministre des Grands trav aux s’est rendu plusieurs fois  aux Etats-Unis, où cette cryptomonnaie est née, afin de mettre sur pied en toute discrétion la loi adoptée le 22 avril. Il était assisté en particulier par une autre très proche conseillère de FAT (au rang de ministre), la Mauricienne Sandra Boodhun. Cette femme d’affaires, qui a un temps travaillé à Miami, est aujourd’hui présente dans tous les déplacements internationaux du président.

Pascal Bida Koyagbele, Fidèle Gouandjika (ministre conseiller spécial), et Rameaux-Claude Bireau (ministre de la Défense) figurent parmi les personnalités les plus proches des intérêts russes à Bangui et sont les interlocuteurs réguliers de Vitali Perfilev, représentant en Centrafrique du groupe Wagner – lequel est soupçonné par la France de pousser Bangui sur la voie de la rupture avec Paris. Les trois hommes partagent également des connexions dans l’industrie diamantaire.

 

Derrière le bitcoin, la rupture…

 

Surtout, le même « groupe des cinq » voit le bras de fer avec la France comme une manière de faire avancer le projet de réforme constitutionnelle de Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier espère en effet modifier le texte fondamental centrafricain pour s’affranchir de la limitation des mandats, qui l’empêcherait, à l’heure actuelle, de se présent er aux élections de 2026. Mais Paris a d’ores et déjà fait connaître son opposition de principe à une telle ambition.

« La diplomatie française fait figure de premier opposant à un troisième mandat de Touadéra, explique une source diplomatique. Au-delà du financier, le bitcoin est aussi un coup de poker politique : soit cela fonctionne et FAT réussit à s’affranchir de la tutelle de la France et du franc CFA, soit cela échoue et Paris réussit à mettre Touadéra dos au mur en agissant sur les instances financières internationales. »

Selon nos informations, plusieurs des conseillers « pro-rupture » du chef de l’État estiment que la diplomatie française a manœuvré pour obtenir la récente suspension des aides budgétaires du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. « Ils affirment que la France veut asphyxier la Centrafrique pour forcer Touadéra à ne pas se représenter, poursuit notre source. Donc, pour eux, aboutir à une rupture avec Paris signifierait ouvrir les portes du troisième mandat. »

… et la réélection

À Bangui, les opposants au troisième mandat restent actuellement discrets, en particulier dans les rangs de la majorité présidentielle, au sein de laquelle une révision constitutionnelle pourrait doucher nombre d’ambitions. Les anciens Premiers ministre Firmin Ngrebada, redevenu député et toujours proche des Russes de Wagner, Henri-Marie Dondra, démissionnaire du parti présidentiel Mouvement cœurs unis, et le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, pourraient en être les premières victimes.

Si Ngrebada et Sarandji pourraient accepter de s’effacer de mauvais gré tandis que Dondra semble davantage décidé à jouer sa carte, chacun de ces anciens occupants de la primature espèrent encore actuellement prendre la succession du chef de l’État lors de la présidentielle en 2026. Les partisans du troisième mandat s’attèlent donc à les empêcher de nuire. Donatien Maleyombo est ainsi l’un des coordonnateurs, depuis le palais présidentiel, des manifestations en faveur d’une prolongation de FAT (ou hostiles à la France et à la présence de l’ONU en Centrafrique).

Celui-ci bénéficie au sein du MCU du relais d’Évariste Ngamana, porte-parole du parti et premier vice- président de l’Assemblée nationale. Lors du renouvellement du bureau de cette dernière,

Ngamana a d’ailleurs bénéficié pour son élection du soutien financier et politique de Faustin-Archange Touadéra, qui a ainsi souhaité le placer au plus près de l’ambitieux Simplice Mathieu Sarandji (par ailleurs secrétaire général du MCU). Évariste Ngamana est lui aussi l’un des interlocuteurs réguliers du mercenaire russe Vitali Perfilev.

 

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Un Nouveau rapport appelle à maintenir des réformes audacieuses afin d’assurer une croissance accélérée et inclusive en République centrafricaine

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Centrafrique.org/Centrafrique-la-banque-mondiale-annonce-plusieurs-financements-dans-divers-domaines/ousmane-diagana/” rel=”attachment wp-att-50235″ data-wpel-link=”internal”>Le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'ouest et centrale, Ousmane Diagana
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana

 

Un mémorandum économique de la Banque Mondiale sur la RCA

 

Un nouveau rapport de la Banque mondiale souligne le besoin d’accélérer les réformes indispensables pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains dans un contexte ou le pays fait face à une superposition de crises. Selon les auteurs, la République centrafricaine (RCA) se trouve à la croisée des chemins. Malgré un potentiel immense, le pays reste l’un des pays les plus pauvres du monde du fait des cycles d’instabilité politique et d’une forte dépendance vis-à-vis des ressources naturelles.

 

Le Mémorandum économique souligne qu’au cours des dernières décennies les réformes mises en œuvre n’ont pas produit une croissance soutenue pour la RCA en raison d’une succession de coups d’État et de luttes de pouvoir entre les élites. L’analyse montre que les défis de gouvernance ont favorisés l’accaparement des richesses et que la gestion des ressources naturelles n’a profité pas à l’ensemble de la population.

 

Soutenues par la transition pacifique du pouvoir en 2015, les autorités ont mis en œuvre plusieurs programmes de réforme qui ont contribué à rétablir la stabilité macroéconomique et à orienter l’économie sur une bonne trajectoire de reprise entre 2015 et 2019. Cependant, ces performances sont restées en deçà de celles des pays similaires qui ont également connu des guerres civiles, et sont également menacées par la superposition des crises depuis 2020. Le taux d’extrême pauvreté a diminué de 9,4 points de pourcentage en RCA entre 1983 et 2019, toutefois cette réduction reste bien inférieure à la moyenne de 16 points de pourcentage en Afrique subsaharienne.

 

« Ce Mémorandum vise à soutenir les décideurs politiques et les partenaires au développement dans leurs efforts pour sortir la RCA de la fragilité et améliorer les conditions de vie des centrafricains, » a indiqué Wilfried A. Kouamé. « La RCA a les capacités de pouvoir accélérer ses performances économiques, réduire de moitié l’extrême pauvreté et passer au statut de pays à revenu intermédiaire d’ici 2050 ».

 

Cette étude examine les développements socioéconomiques depuis l’Independence tout en apportant une contribution au Plan RCA-2050 à travers des projections à l’horizon 2050. Elle dégage également des domaines d’intervention susceptibles de générer une croissance à la mesure du potentiel du pays.

 

« Nous pensons que pour réaliser son énorme potentiel, la RCA doit s’attaquer aux sources de fragilité en créant des emplois, en gérant mieux ses ressources naturelles et en établissant un contrat social. Le pays doit donner la priorité aux réformes visant à renforcer le capital humain, les investissements du secteur privé et la productivité car ce sont ces réformes qui assureront une croissance à long terme, » a affirmé le Représentant résident de la Banque mondiale, Han Fraeters. « La RCA doit également promouvoir le commerce et améliorer la gouvernance en réduisant la corruption et en renforçant les Institutions essentielles ».

 

Contacts:

À Bangui : Boris Ngouagouni, (236) 7513 5080, pngouagouni@worldbank.org

 

Pour plus d’informations, visiter le site: http://www.banquemondiale.org/afrique

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Communiqué No.

2022/ /AFW

 

Centrafrique : éviter une nouvelle désintégration de l’armée

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Rédigé par Enrica Picco (Crisis Group

Résumé et publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC),

 

 

Bangui (CNC) – Neuf ans après leur dissolution à la suite d’un coup d’État qui a plongé le pays dans le chaos, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont regagné une présence dans toutes les villes principales de la Centrafrique.

le chef d'État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

En 2018, à la suite d’une demande d’exception à l’embargo soumise par le gouvernement centrafricain, le Comité de sanctions de l’ONU a autorisé non seulement la livraison d’armements en provenance de Moscou, mais également le déploiement d’instructeurs russes pour former les FACA et les accompagner dans l’arrière-pays.

 

Si ces opérations ont permis de redéployer rapidement l’armée dans les principaux centres urbains du pays, elles ont eu un prix élevé en vies humaines, sans que les autorités centrafricaines ne prennent de mesures adéquates pour sanctionner les responsables de violations graves des droits humains.

 

En outre, Crisis Group a recueilli des témoignages qui décrivent un réseau de recrutement irrégulier dans la capitale : afin d’améliorer leur statut social, certains jeunes seraient prêts à payer entre 50 000 et 100 000 francs CFA (entre 77 et 154 euros) à des officiers pour être sur les listes de
recrutement.

 

Dans plusieurs cas, selon des sources proches des groupes armés interrogées par Crisis Group, les anciens rebelles qui adhèrent au programme de Démobilisation, Désarmement et Réintégration issu de l’accord de paix de février 2019 et facilité par la Minusca sont intégrés directement dans les FACA.   Ce phénomène est particulièrement évident dans le centre du pays, où les divisions au sein d’un des principaux groupes rebelles, l’Union des patriotes pour le changement, ont amené à la défection d’environ 400 combattants.

 

Bien que le gouvernement centrafricain n’ait jamais communiqué de chiffres officiels concernant les militaires tués sur le terrain, l’Armed Conflict Location & Event Data Project estime qu’au moins 90 FACA ont perdu la vie au cours de 47 attaques menées entre décembre 2020 et avril 2022.

 

En outre, les soldats déployés en province dont le salaire est bancarisé dans la capitale perçoivent officiellement une prime d’environ 45 000 francs CFA (49 euros) par mois, en espèces, qui doit les aider à régler leurs dépenses sur le terrain.

Alors que l’opacité des recrutements et l’absence de vérification des antécédents fragilisent la composition du corps sécuritaire et la construction d’une éthique militaire respectueuse des droits humains, la multiplication des chaînes de commandement, le manque de formation militaire adéquate, la pénurie de ressources financières et le mécontentement croissant pourraient compromettre la loyauté des officiers subalternes et des troupes.

 

Pour éviter ce risque

 

Pour éviter ce risque, le président Touadéra et le gouvernement centrafricain devraient prendre des mesures urgentes pour garantir que la restructuration, et l’éventuelle expansion, des forces de sécurité se fasse exclusivement selon les principes établis dans le Plan National de Défense et corresponde aux disponibilités financières réelles de l’État.

 

Ces mesures impliquent, en premier lieu, que les effectifs récemment intégrés dans les FACA soient soumis au processus de recrutement et de vérification des antécédents qui existait avant la crise électorale de décembre 2020, quitte à radier certains soldats de l’armée le cas échéant.

D’une part, la création d’un Conseil de Défense, avec l’appui technique de partenaires comme l’EUTM, pourrait prévenir les négociations bilatérales et les lignes de commandement rivales au sein des forces de défense, en permettant que les décisions plus importantes pour le futur de l’armée et la stabilité du pays soient prises collectivement.   De l’autre, des visites fréquentes de l’état-major des armées et d’autres officiers supérieurs basés dans la capitale aux troupes sur le terrain contribueraient à assurer un suivi adéquat des armes et munitions et à prévenir la montée du mécontentement envers les forces russes.

 

Pour leur part, les partenaires du gouvernement centrafricain, notamment la MINUSCA, devraient mettre en place au plus vite un programme de réduction des violences communautaires pour dissoudre les milices recrutées dans l’arrière-pays et éviter la montée des tensions intercommunautaires.

 

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Centrafrique : la banque africaine de développement suspend toutes ses activités dans le pays  

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis la semaine dernière, une délégation de la banque africaine de développement (BAD) est en séjour dans la capitale centrafricaine. Une série de réunion avec les autorités centrafricaine a été organisée. Au menu de discussion, les différentes prises de positions officielles des autorités centrafricaines vis-à-vis des institutions financières régionales et africaines. En un mot, l’adoption de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine serait la principale cause de cette crispation.

A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République
A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République centrafricaine, à Addis-Abeba, en Etiopie, en février 2022

 

Pour la banque africaine de développement (BAD), il est pratiquement impossible de travailler dans de telles conditions dans le pays. En d’autres termes, toutes les activités financées par la BAD en République centrafricaine n’ont plus d’issues. Elles sont simplement suspendues jusqu’à nouvel ordre.

C’est le cas du projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko (PAMAB), financé à hauteur de  11 millions d’euros par la banque africaine de développement (BAD). Les travaux de ce projet sont d’ores et déjà suspendus. Et c’est aussi la même pour les travaux du projet de développement  du corridor de transport multimodal  Pointe – Noir – Brazzaville  – Bangui  – Ndjamena, financé aussi par la banque africaine de développement (BAD) à hauteur de plus de 60 milliards de francs CFA.

Et ce n’est pas tout! D’autres projets financés par la banque africaine de développement en RCA sont également suspendus. Pour cette institution financière africaine, l’État centrafricain est déjà en faillite. Donc il est plus que nécessaire de revoir les choses et demander à l’État centrafricain plus de garanties quant au remboursement des fonds alloués.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, le ministre des Finances, monsieur Hervé Ndoba, avait jugé très alarmant l’état des finances publiques, et annonce en même temps des coupes de 40 à 60% dans le budget de certains ministères. Cette annonce du premier comptable public centrafricain, associée a l’adoption du Bitcoin, par le président Touadera, comme monnaie légale dans le pays obligeant les autres États de l’union monétaire avec le pays à prendre leur distance, s’apparentent, sans doute, à une déclaration de faillite.

 

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