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Marche de la honte, des dizaines des Peuls demandent  un référendum constitutionnel

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022

 

Bangui (CNC) – Alors que la quasi-totalité des Centrafricains rejette l’idée d’une éventuelle révision de la constitution du 30 mars 2016 ou l’introduction d’une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat du chef de l’État, certains individus, manipulés par les caciques du pouvoir, tentent de manifester pour exiger une nouvelle constitution. C’est ainsi que ce mardi 2 août, à la place Marabéna sur l’avenue des martyrs à Bangui, des dizaines des Peuls, venus du quartier KM5 et de Bouboui, 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, ont également marché pour exprimer leur soutien au référendum constitutionnel annoncé par le régime.

centrafrique.org/marche-des-peuls-sur-lavvenue-des-martyrs/” data-wpel-link=”internal”>marche des Peuls sur l'avvenue des martyrs
marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022

 

Les Peuls dans la rue

 

Mardi, 2 août 2022,  vers 10 heures,  sur la place Marabéna,  dans le cinquième arrondissement, plusieurs dizaines des Peuls, en majorité des éleveurs du marché à bétail de Bouboui, ont manifesté brièvement pour exiger du chef de l’État un référendum constitutionnel. D’après eux, la constitution du 30 mars 2016 ne cadre plus à la réalité du moment. Il faut nécessairement  la modifier ou la remplacer simplement. À la fin de leur marche devant l’Assemblée nationale , ils ont remis un mémorandum  au député.

Selon des informations du CNC, les initiateurs de cette marche sont le ministre de l’Élevage, monsieur Sani Yalo, conseiller spirituel du chef de l’État, monsieur Waziri et monsieur Dahirou. À la fin de la marche, une somme de 400 francs CFA( 0,75 euro) a été remise à chaque participant.

 

Réaction de Dologuelé

 

Il y’a lieu de rappeler que Selon monsieur Dologuélé, jusqu’à la semaine du 11 juillet, on parlait de la modification de l’actuelle constitution. Le pouvoir avait confié le dossier à un député pour que ça prenne le manteau d’une proposition de loi, et cela permettrait au Président Faustin Archange Touadera de jouer à celui qui n’était pas au courant et à qui on l’offrait une possibilité. Mais contre toute attente, cela avait suscité un certain nombre de réactions, dont des réactions des professionnels du droit, des leaders de l’opposition et des leaders de la société civile. Et ils se sont rendu compte que cette constitution comportait des verrous importants, et que l’Assemblée nationale sous cette forme actuelle ne pouvait pas la modifier puisqu’il manque le CENAT pour que nous ayons le parlement entier. Or, sur les antennes de la    Radio France internationale, monsieur Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du chef de l’État, avait brusquement annoncé que c’est une nouvelle constitution par voie référendaire. Et 24 heures plus tard, le prétendu front républicain pour la modification de la constitution change aussi de langage pour exiger un référendum constitutionnel. Mais pour les centrafricains, ni l’un ou l’autre ne passe pas.

 

 

Les Etats-Unis s’engagent à fournir une aide d’urgence humanitaire de 31 milliards de Franc CFA à la République Centrafricaine

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Bangui (CNC) – À la suite de son audience du 21 juillet avec le président Faustin-Archange Touadera, l’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney, a annoncé que les États-Unis fourniraient une aide supplémentaire d’urgence humanitaire de 31 milliards de francs CFA, soit 48 millions de dollars, à la République centrafricaine par l’intermédiaire de nos partenaires locaux.

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L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.

 

Cette aide s’ajoute aux 91 milliards de FCFA, soit 140 millions de dollars d’aide humanitaire que les Etats-Unis ont déjà allouée à la RCA en 2022.

 

Cette aide s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour promouvoir la paix et la prospérité en partenariat avec le peuple centrafricain et pour aider ceux qui ont été déplacés par les violences. Le financement supplémentaire permettra de fournir cinq mois d’aide humanitaire à 350 000 personnes vulnérables, dont la plupart sont des personnes déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine ; de faciliter le traitement médical de 150 000 enfants et mères qui souffrent de malnutrition ; et d’aider à fournir un abri et à améliorer le logement de 35 000 personnes.

Cette aide permettra également de renforcer les services de santé et de soutenir les installations sanitaires dans les préfectures de Haute-Kotto, Ouaka et Vakaga.
* * * Fin * * *

 

 

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Centrafrique : Andjilo, Pino-Pino, deux grands criminels de la milice Anti-Balaka sont en formation militaire à Berongo

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – Ces deux grands criminels de l’histoire de la milice Anti-Balaka et leurs hommes seront incorporés au sein de forces armées centrafricaines dans les prochaines semaines. Pino-Pino, Andjilo et leurs hommes sont actuellement en formation militaire à Berongo, dans la Lobaye. D’ici la semaine prochaine, ils seront présentés sous le drapeau national, et incorporés dans les forces armées centrafricaines.

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Rodrigue Ngaibona alias général Andjilo avec ses avocats devant la cour criminelle le 18 janvier 2018. Photo copyrightCNC.

 

Andjilo, Pino-Pino, de la prison au camp de formation militaire

 

C’est une information à prendre au sérieux. Elle est confirmée à CNC par de diverses sources militaires et gouvernementales.

Tout le monde le sait que c’est une méthode de recrutement importée en Centrafrique par la société de mercenariat russe Wagner qui a l’habitude de recruter ses mercenaires dans des prisons.

Condamné à une peine de prison à perpétuité en janvier 2018, le chef de guerre auto-proclamé général  Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo avait été incarcéré à la prison de Ngaragba. Tout comme sa classe, le général,  lui-aussi, Crépin Wakanam alias Pino-Pino, condamné également à une peine de prison à perpétuité assortie des travaux forcés.

Les deux chefs de guerre, anciens généraux de la milice Anti-Balaka, sont recrutés depuis leur lieu de détention à Ngaragba par les Mercenaires russes pour les incorporer dans les rangs de forces armées centrafricaines. En formation avec plusieurs de leurs éléments depuis à Berongo, ces grands criminels de guerre seront incorporés et payés avec l’argent des contribuables centrafricains et des partenaires financiers du pays.

« Touadera veut nous amener où ça ? Il prépare quelle guerre  alors ? », se demande un commerçant au marché central de Bangui.

Rappelantque les généraux Andjilo et Pino-Pino sont, tous les deux, condamnés à des peines de prison à perpétuité par la Cour d’assises de Bangui et sont dans l’attente d’un autre procès pour d’autres chefs d’accusation qualifiés de crimes de guerre et de crime contre l’humanité devant la Cour pénale spéciale (CPS). Mais le projet de leur incorporation dans les forces armées centrafricaines (FACA) comme soldats de 2ème classe va désormais tout foutu en l’air.

« Une fois intégrés dans l’armée, ils vont manœuvrer directement aux côtés de ces mercenaires Russes et Syriens et qui ira demain à Bria, à Koui ou même à Kidal, pour les arrêter et les ramener à la CPS ? ». S’interroge un leader de la société civile.

Avec ce rythme la Centrafrique se dirige vraisemblablement vers un État sans loi et la CPS n’aura pas d’autres choix que de faire ses valises.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Chantal Jean-Édouard Koyambonou nommée Coordonnateur du Comité de Suivi de la mise en œuvre des Recommandations du Dialogue Républicain avec rang et prérogatives de Ministre d’Etat, conseiller à la Présidence de la République. ministre d’État

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine ) – Ça y est! Le CNC a finalement raison! Monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, premier vice-président du MLPC, sanctionné par son parti pour indiscipline caractérisé, vient d’être nommé ministre d’État  coordonnateur chargé du comité des recommandations du dialogue républicain par le Président de la République. Et il n’est pas le seul ventru à être nommé dans ce comité. Gervais Lakosso de la société civile fait partie de l’équipe nommée par le chef de l’État.

Monsieur Chantal Édouar Koyambonou
Monsieur Chantal Édouar Koyambonou

 

Koyambonou, ministre d’État

 

Comme nous l’avions annoncé dans nos précédents articles sur CNC  (à lire ici), c’était le dimanche 27 novembre  2022 que l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou, à la demande du chef de l’État,   avait rencontré au palais de la renaissance  monsieur Donatien Maleyombo, chef de cabinet du Président de la République.

Au cours de leur entretien,  monsieur Koyambonou  a présenté à son interlocuteur le projet du budget de son organisation déstabilisatrice  du parti MLPC, mais souhaite également que le chef de l’État le nomme à la présidence du comité de suivi des recommandations du dialogue républicain. Ce que son interlocuteur Donatien Maleyombo  avait discrètement botté en touche. Selon ce dernier,  le chef de l’État pourrait le reclasser quelque part, mais pas à la présidence du comité de recommandations du dialogue républicain. Mais près d’un mois après leur rencontre, le chef de l’État a décidé autrement. C’est la volonté de monsieur Koyambonou qui est finalement exaucée. Le chef de l’État vient de le nommer ministre d’État, coordonnateur du comité des recommandations du dialogue républicain. Mais Koyambonou n’est pas totalement satisfait. La semaine dernière, après la mort du Pasteur Mapouka, inspecteur général d’État, l’homme a redéfini  ses ambitions à la hausse. Il demande au chef de l’État de le nommer à ce poste d’inspecteur général d’État. Ce que tous les conseillers du chef de l’État refusent.

Notons qu’en 2016, 2017 et 2018, le MLPC, ancien allié du pouvoir, avait proposé au Président de la République la nomination de monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou  au poste du Président de la cour de compte. Mais ce dernier avait catégoriquement refusé.  À cette époque, la colère contre Koyambonou était grande à cause de sa rivalité avec Monsieur Jean-Pierre Waboé.

 

Rappel des faits

 

Rappelons que depuis l’arrivée du professeur Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, l’ancien premier ministre Jean-Édouard Koyambonou était placé sur la liste rouge du pouvoir à cause de son ancien rival, actuel premier vice-président de la cour constitutionnelle Jean-Pierre Waboué, un proche parent du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

En effet, Madame Jacqueline Massengué, général de police, directrice de la police judiciaire, à l’époque étudiante en droit à l’université de Bangui, fut l’épouse de monsieur Jean-Pierre Waboué, son professeur. Après des efforts fournis par son mari Waboué, madame Jacqueline Massengué a été envoyé à l’école des commissaires à Yaoundé au Cameroun. Mais à la grande surprise de tous, dès son retour à Bangui, Madame Jacqueline Massengué abandonne son mari Waboué pour sortir avec le redoutable Jean-Édouard Koyambonou, à l’époque inspecteur général d’État.

Souvenez-vous, à cette époque, madame Jacqueline Massengué a failli tuer sa rivale, la défunte madame Koyambonou. Mais pour les parents du professeur Jean-Pierre Waboué, le comportement adopté par madame Jacqueline Massengué et Jean-Édouard Koyambonou est impardonnable.  Avec l’arrivée du professeur Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, ce dernier est placé sur la liste rouge des Gbakamandja.

Mais grâce à sa versatilité politique, l’homme rentre dans le jeu du pouvoir. Mais il n’est pas le seul.

 

Il y’a lieu de rappeler que l’homme avait été Sanctionné par son parti le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) pour avoir prendre part au dialogue républicain sans accord de son parti, l’ancien premier ministre avait déclaré aux journalistes qu’il n’attendait rien de son parti. Il disait même qu’il ne travaillait pas dans un champ de quelqu’un pour que la sanction lui fasse trop de mal.

Mais quelques jours plus tard, il avait créé le MLPC-CO.

Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochains articles sur CNC.

 

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RCA: Paul Kagamé dément son implication dans la volonté de Touadera de modifier la Constitution

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Accusé de vouloir financer le projet de référendum constitutionnel pouvant permettre au Président centrafricain de briguer un troisième mandat, le Président rwandais Paul Kagamé a catégoriquement démenti son implication dans la volonté de Touadera de tripatouiller la Constitution de son pays.

Touadera et son homologue Kagamé.

 

Paul Kagamé sort de son silence

 

C’est à travers son ministre des Affaires étrangères, monsieur Vincent Biruta, que le Président rwandais Paul Kagamé brise le silence pour s’inscrire en faux contre les allégations du G16, Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, dans lesquelles il a accusé Kigali de vouloir financer le projet de référendum constitutionnel pouvant ouvrir grandement la porte à un troisième mandat au Président Faustin Archange Touadera.

« Le Rwanda ne peut, en aucun cas, s’ingérer dans  les politiques intérieures de la République centrafricaine. Notre présence en République centrafricaine s’inscrit dans un contexte particulier qui prévalait à la fin de l’année 2020. La situation d’insécurité qui menaçait le processus électoral du 27 décembre 2020. Et nos troupes ne peuvent pas être là pour soutenir un individu quelconque ou bien pour s’ingérer dans des questions de politique intérieure de la République centrafricaine », affirme le ministre rwandais des Affaires étrangères, tout en ajoutant que les troupes rwandaises sont basées essentiellement à Bangui et leur rôle est de protéger les Institutions  et la population de Bangui.

 

Paul Kagamé utilise les femmes de l’armée rwandaise

 

Aussi, faut-il rappeler que le Président rwandais Paul Kagamé est régulièrement accusé d’avoir utilisé les femmes de l’armée rwandaise pour manipuler certaines personnalités africaines et européennes.

En RCA, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait fait un enfant avec la garde de corps rwandaise de l’une de ses épouses. C’est à travers cette jeune mère rwandaise que le Président centrafricain multiplie discrètement de séjour à Kigali. Depuis lors et avec l’ouverture d’un vol commercial direct entre Bangui et Kigali, plusieurs femmes rwandaises sont venues s’installer à Bangui et elles sont intéressées par plusieurs hommes de toutes nationalités confondues.

 

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Centrafrique : les officiers de la CPC se réunissent au sud de la Vakaga

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis plus de trois jours, une présence massive des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) est signalée au sud de la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité de Gordile, au nord-est de la République centrafricaine. Pour les autorités locales, il s’agit des rebelles arabes Missiria et Rizigate qui voudraient installer un état-major en commun accord avec les éléments de l’UPC d’Ali Darassa dans la localité. Or, une source sécuritaire locale affirme que ces rebelles sont bel et bien des combattants du CPC qui seraient présents dans cette ville de la Vakaga pour assurer la sécurité de leurs différents officiers supérieurs qui sont en réunion dans la ville.

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Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

 

Les rebelles se réunissent pour parler de la paix dans le nord

 

Finalement, il y a trop de peur et de spéculations que de mal autour du regroupement des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) dans la ville de Gordile la semaine dernière. Ces rebelles, lourdement armés, étaient venus sur des motocyclettes. Ils sillonnent même dans la ville avec leurs motos sous les regards étonnants de la population.

À en croire ces officiers rebelles, leur conclave de Gordile aurait pour but  de régler les différents problèmes qui existent entre les groupes armés du Nord, et faire en sorte qu’ils cessent également des hostilités entre eux.

« C’est à cause de notre division que les étrangers profitent de nous. Maintenant, on a compris, et cela doit cesser. Nous allons travailler dorénavant la main dans la main pour le bénéfice de notre région », explique un Comzone du FPRC à Tirigoulou.

 

Et le RPRC?

 

Pour un officier du RPRC, c’est le terrain qui commande. Il est plus que nécessaire de faire la paix avec leurs frères qui sont dans d’autres groupes.

« Je suis du RPRC. Après la mort de notre frère général Damane Zakaria, tué par les Mercenaires russes de la société Wagner, notre communauté est très triste. Elle est encore sous le choc. Donc c’est dorénavant à nous de protéger notre région. On doit faire la paix avec nos frères centrafricains que ça soit du Nord, du Sud, de l’Est ou de l’Ouest. Pourvu que la paix revienne dans notre pays. On doit faire attention aux étrangers qui sont venus juste pour piller notre richesse et massacrer la population », clame cet officier du RPRC.

Pourtant, certains Centrafricains, issus de la même région, qui sont actuellement dans le gouvernement Moloua, ne veulent pas entendre parler de la réconciliation entre ces différents groupes armés du Nord. Ils les qualifient des mercenaires soudanais à la solde de Noureddine Adam et d’Ali Darassa. Et c’est ce lengage de guerre fratricide qui pourrait leurs permettre de rester aux gouvernements.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Kossimatchi demande au Président Faustin Archange Touadera de démettre de ses fonctions le bâtonnier centrafricain Émile Bizon

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – Ceci n’est pas une blague, encore moins une comédie à l’Ivoirienne. Vous rêvez ? Et bien, réveillez-vous car on ne peut que rêver en dormant. Mais visiblement, Blaise Didatien Kossimatchi, porte-parole centrafricain de la société Wagner, et membre du Bureau Politique du parti au pouvoir, rêve en donnant les yeux ouverts et en train de jouer à l’idiotie du monde. Dans son tout dernier communiqué de presse publié ce dimanche, dernier jour du mois de juillet, mais également dans sa vidéo en direct sur la plateforme Facebook, il demande urgemment au chef de l’État de démettre sans délai le bâtonnier centrafricain, maître Émile Bizon. Et ce n’est pas tout!

Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale refusant de plaider suite à l'extraction manu militari de Hassane Bouba l'ex-numéro 3 de la rébellionUPC
Des avocats centrafricains debout devant la Cour pénale spéciale à Bangui refusant de plaider suite à l’extraction manu militari de Hassane Bouba l’ex-numéro 3 de la rébellionUPC

 

Kossimatchi et son délire

 

 « Nous demandons avec insistance et sans condition au Président de la République, chef de l’Etat et Premier Magistrat du Pays de démettre dans un bref délai l’opposant et Porte-Parole du COD2020, le Militant de la première heure du KNK, le tristement Célèbre Émile BIZON à la tête du Barreau de Centrafrique », précise le communiqué de presse du 31 juillet 2022 publié par la plateforme de la Galaxie du sulfureux desormais drogueur Blaise Didatien Kossimatchi.

Et le délire continue. Le psychopathe Blaise Didatien Kossimatchi affirme également que le barreau de Centrafrique est devenu le porte-parole de l’opposition démocratique, des leaders des groupes armés et de la France en Centrafrique.

« Nous mettons en garde le Barreau de Centrafrique qui devient aujourd’hui au vu et au su du peuple le porte-parole de la France Néocoloniale, de l’Opposition Démocratique COD20, d’une frange de la société civile aux abois et à la solde des prisonniers en sursis tels que Martin ZIGUELE soutenu mordicus par Maître MANGUEREKA et Émile BIZON du Barreau Centrafricain, Abdou Karim MECKASSOUA, Anicet Georges DOLOGUELE, Crépin MBOLI – GOUMBA, Nicolas Tiangaye, Alexandre NGUENDET, KAMOUN, Ali DARAS, ALKHATIM , NOURADINE ADAM et BOZIZE ».

L’homme tient également à attirer l’attention du Barreau de Centrafrique sur le risque du muselage des leaders de la société Civile centrafricaine par son cabinet, et lui exige au passage de ne pas s’immiscer dans les Affaires Politiques du Pays et de garder la neutralité.

En fin, lui Kossimatchi et sa soi-disant Galaxie informent l’opinion nationale et internationale sur les dérives du Barreau de Centrafrique qui joue le rôle de porte-parole de l’opposition démocratique COD20.

L’homme revient à la charge et menace :

« Nous projetons dans les jours qui suivent une gigantesque manifestation devant les cabinets de certains avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus, et se réserve également le “droit de mettre en applicabilité l’Opération « BARBAROSSA contre ces derniers ».

Voilà comment le pays fonctionne durant le mandat du professeur Faustin Archange Touadera, pourtant un soi-disant intellectuel. Décidément, avec le Président Touadera, on voit tout.

 

Rappel des faits

 

En effet, depuis un certain temps, la plateforme de la Galaxie nationale, créée et coordonnée par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et financée par la société Wagner, ne cesse de publier des communiqués de presse sur les réseaux sociaux et dans certains médias, diffamant, injuriant et outrageant certaines personnalités indépendantes  et politiques, dont Monsieur Martin Ziguélé, ancien premier ministre, député de la nation.

Pour l’avocat de monsieur Martin Ziguélé, Ces multiples communiqués de presse publiés sur les réseaux sociaux et la presse par le coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale, Monsieur Blaise Didacien KOSSIMATCHI, sont de nature à porter gravement atteinte à l’honneur et à la considération de Monsieur Martin ZIGUELE qui fut non seulement premier Ministre de la République Centrafricaine mais aussi Président du parti MLPC et député à l’Assemblée nationale ;

Ainsi, le 6 juillet dernier, monsieur Martin Ziguélé, à travers son avocat, a lancé une procédure en citation directe devant le tribunal correctionnel de Bangui  pour diffamation, injure et outrage. Mais le 13 juillet 2022, monsieur  Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy publient un communiqué dans lequel ils se sont pris à maître André Olivier MANGUEREKA pour la simple raison qu’il assure la défense de Monsieur Martin ZIGUÉLÉ en lui promettant le même traitement inhumain réservé à son client.

Ainsi, « Le Barreau de Centrafrique condamne très fermement toutes menaces à l’endroit d’un avocat dans l’exercice légal de sa profession et rappelle que conformément à l’article 4, alinéa 2 de la Constitution « LES DROITS DE LA DÉFENSE S’EXERCENT LIBREMENT DEVANT TOUTES LES JURIDICTIONS ET ADMINISTRATIONS DE LA RÉPUBLIQUE », affirme le barreau centrafricain qui ajoute qu’il se réserve le droit de prendre la responsabilité d’user de tous les moyens et voies de droit pour que cessent ces dérives et déviances antisociales afin que ces forces restent à la loi.

Le Barreau de Centrafrique présidé par maître Émile BIZON va même plus loin pour demander au ministre de l’Administration du territoire de le situer sur le statut juridique d’existence de la fameuse association dite Galaxie nationale coordonnée par l’historien Didatien Kossimatchi.

La Galaxie nationale que coordonne Didacien KOSSIMATCHI, est-elle une association où un parti politique ? A-t-elle tous les documents juridiques ? Qui sont ses membres ? Peut-on lire dans le courrier signé par maître Bizon et envoyé au ministre.

Voilà l’histoire qui rend fou l’historien Didacien KOSSIMATCHI, désormais coincé par les pratiquants du droit, comme une chenille coincée entre l’écorce et l’arbre par la pluie et qui se bat les ailes pour crier au secours au Président Touadera pour lui demander de le démettre, sans doute, par référendum constitutionnel, de ses fonctions à la tête du Barreau et aux mercenaires de Wagner, de procéder aux opérations BARBAROSSA, les mêmes infligées à Marc, DG de la compagnie Air France en Centrafrique.

 

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Le pari manqué de la Russie en Afrique !

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

Bangui (République centrafricaine) – Le Mali est en train de subir les pires attaques djihadistes de son histoire. Ces derniers jours, celles-ci ont eu lieu à quelques kilomètres seulement de la capitale Bamako. C’est dans le fief du président de la transition, le colonel Goïta, qu’une voiture piégée et des assaillants armés ont attaqué le camp militaire de Kati. Pour faire face à l’insécurité, la Centrafrique a été le 1er pays à parier sur la Russie. Pourtant, le bilan reste catastrophique comme c’était le cas lorsque des pays du continent avaient parié en leur temps sur l’URSS.

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

Du Mali en Centrafrique, la situation est catastrophique

 

Au Mali, suite à son second coup d’Etat, le colonel Goïta s’est empressé de se tourner vers les mercenaires de WAGNER. Si ceux-ci devaient aider les forces armées maliennes et protéger le gouvernement de la transition, le constat est qu’ils pensent plus aujourd’hui aux mines d’or de Kidal et Tessalit, qu’à réellement aider les Maliens. En parallèle, la rca est dans un pire état depuis l’arrivée des mercenaires. Leurs exactions et pillages doivent laisser un goût amer aux gouvernants qui leur ont donné les clés du pays.

De même, là encore comme au Mali, tous ceux qui s’extasient devant l’action de Wagner en RCA ont sans doute été achetés ou bénéficient du pillage organisé par ce groupe. Cette intervention paramilitaire pose une question : comment croire une seconde que la Russie a des intérêts dans le pays Sango, hormis celui d’obtenir un vote de complaisance à l’ONU ?

Les autorités russes viennent d’interdire dans leur propre pays l’utilisation de la crypto-monnaie en échange de biens et de services. Paradoxalement, les « conseillers spéciaux » russes auprès du gouvernement de RCA expliquent que le SANGO-COIN est une chance pour les Centrafricains.

Dans l’histoire, certains pays ont déjà parié sur l’URSS pour des résultats désastreux ! C’est le cas de l’Angola, de Madagascar, du Mozambique, de l’Ethiopie et du Congo.

Le recours aux mercenaires de Wagner, hommes sans foi ni loi ne cherchant qu’à s’enrichir, est synonyme d’un pari perdu d’avance et cela doit interpeller plus qu’un pays, mais le continent tout entier.

 

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Centrafrique : le couvre-feu est rallongé dans le Bamingui-Bangoran à cause des vols des motos

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le couvre-feu, instauré par le Président de la République, chef de l’État en janvier 2021 sur l’ensemble du territoire national à cause de la menace représentée par les rebelles, a fait l’objet d’un réaménagement à plusieurs reprises. Dans la Ouaka, il a été rallongé à cause des présences signalées des hommes armés par le préfet mais dans le Bamingui-Bangoran, c’est le préfet par intérim a décidé non pas de le rallonger comme l’avait fait Bissekoin dans la Ouaka mais d’instaurer un couvre-feu dans sa préfecture. En cause, des vols récurrents des motos. Oui! À cause des vols des motos, tout le monde doit dormir à 20 heures. Ne vous rêvez pas. C’est une réalité.

FPRC-defavorable-a-la-presence-de-lex-chef-detat-de-transition-michel-am-nondokro-djotodia-a-ndele/bienvenue-a-ndele-contre-le-mur-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36625″ data-wpel-link=”internal”>Bienvenue à Ndélé contre le mur. Par CNC
Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

Vols des motos et des biens des particuliers

 

Selon le préfet par intérim de Bamingui-Bangoran, cette mesure est prise après un constat alarmant de la montée en puissance du vol des motos et des biens de la population de Ndélé, chef-lieu de ladite préfecture.

L’administration préfectorale a également précisé que durant cette période de couvre-feu, les patrouilles doivent s’intensifier et que les barrières à l’entrée et à la sortie  de la ville de Ndélé doivent rester baissées, et que les déplacements  sont interdits à partir de 20 heures au lieu de minuit dicté par le président Touadera depuis Bangui.

Il y’a lieu de rappeler que début janvier, un couvre-feu avait en effet été instauré de 18 heures à 5 heures du matin  par le Président de la République sur l’ensemble du territoire centrafricain afin de contrer les actions militaires de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la nouvelle alliance rebelle qui avait lancé il y a près de deux ans une offensive juste avant les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Celui-ci a été allégé de 22 heures à 5 heures du matin en mai 2021.

Mais le couvre-feu instauré de 22 heures à 5 heures du matin par Décret nº21.128 du 31 mai 2021 est allégé à nouveau de 24 heures à 5 heures du matin sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

Mais à cause des vols des motos et des biens des particuliers à Ndélé, le préfet par intérim a bien décidé de faire parler de lui ou de montrer tout simplement qu’il est là,  en vie et vivant à Ndélé, sans le préfet, en instaurant son couvre-feu a lui, au lieu de le rallonger celui de président Touadera dans sa préfecture.

Pour la population locale, cette mesure n’est autre qu’un abus d’autorité, un excès des ailes.

 

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Sangocoin : le G16 saisit la cour constitutionnelle sur le bradage de la nationalité centrafricaine

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Communiqué du G-16

RELATIF À LA REQUÊTE ADRESSÉE À LA

COUR CONSTITUTIONNELLE À L’INITIATIVE DU G-16

1er août 2022

 

Le G-16, Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a l’honneur d’annoncer à l’opinion nationale et internationale qu’elle a pris l’initiative d’une requête devant la Cour constitutionnelle de Bangui, déposée ce 1er août 2022 au Greffe de la Cour.

Formellement, les auteurs de cette requête sont le Professeur Jean-François AKANDJI-KOMBÉ, M. Karl BLAGUÉ, M. Sydney TCHIKAYA, M. Ben Wilson NGASSAN, M. Ludovic LÉDO et Me Arlette SOMBO-DIBÉLÉ, tous citoyens Centrafricains et membres de la Coordination du G-16.

Tout autre citoyen centrafricain qui le souhaite pourra s’associer à cette requête en signant la pétition qui sera lancée à cet effet, la liste des signataires ayant vocation à être transmise à la Cour constitutionnelle.

Le recours a pour objet de faire juger que la braderie mondiale ayant pour objet la nationalité centrafricaine, les terres et les ressources naturelles de la République Centrafricaine, organisée à travers la politique nationale de la crypto monnaie à l’instigation et sous le haut patronage du Président de la République, le Pr Faustin Archange TOUADÉRA, viole gravement la Constitution.

Le G-16 estime que ces décisions sont d’une gravité exceptionnelle dans la mesure où ils mettent en cause la survie de la République Centrafricaine comme État, la sauvegarde de l’identité nationale centrafricaine, et les droits des Centrafricains en tant que Peuple sur leur terre.

Plus précisément, les Requérants font valoir :

  1. Que le choix de décider de ces questions, non pas par des actes juridiques formels tel que le décret, mais par de simples communiqués de presse et par des annonces sur un site internet (le site officiel « org »), en plus d’attester d’une volonté d’opacité à l’égard du Peuple, viole l’article 49 de la Constitution qui exige que les actes du Président de la République soient contresignés par le Premier Ministre ainsi que, le cas échéant, par le Ministre compétent, ce à quoi s’ajoute l’obligation de publication au Journal officiel ;

 

 

  1. Que les décisions de vendre la nationalité centrafricaine, de vendre les terres et de vendre les ressources naturelles de la République Centrafricaine portent gravement atteinte à la souveraineté de l’État centrafricain et à celle du Peuple centrafricain.

o S’agissant de la décision de vendre la nationalité, elle viole l’article 80 de la Constitution en ce qu’elle est prise par l’Exécutif et non par le Législateur comme exigé par cet article. Plus grave encore, elle viole les articles 26 et 30 de la Constitution en faisant du seul lien politique (la citoyenneté) qui permet à un individu de faire partie du Peuple souverain centrafricain un objet de commerce, ce qui compromet gravement la souveraineté et l’identité nationale centrafricaine, en faisant de surcroît courir le risque que de puissants pouvoirs financiers décident de, et réussissent à changer l’équilibre du corps national, au point de s’accaparer, y compris par les urnes, le pouvoir politique et la direction de l’État centrafricain.

o S’agissant de la décision de vendre les terres et les ressources naturelles de la République Centrafricaine, elle viole aussi l’article 80 de la Constitution en ce qu’elle est prise par l’Exécutif et non par le Législateur dont c’est la compétence selon la Constitution. Plus grave encore, elle fait fi des dispositions de l’alinéa 5 du Préambule de la Constitution issues du Forum de Bangui, selon lesquelles le Peuple centrafricain a un droit inaliénable au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien ; et elle neutralise délibérément les dispositions de l’article 60, alinéa 2 de la Constitution, issues aussi du Forum de Bangui, qui exigent que toute signature de contrat sur les ressources naturelles soit préalablement autorisée par l’Assemblée nationale et que tout contrat signé soit rendu public.

  1. Que le fait de privilégier la langue anglaise pour la formulation de ces décisions et pour toute information concernant l’opération de vente en cours, notamment sur le site officiel « org », outre qu’il révèle une volonté d’opacité à l’égard du Peuple centrafricain, viole les alinéas 5 et 6 de l’article 24 de la Constitution qui prévoient que la langue nationale de la République Centrafricaine est le Sango et que ses langues officielles sont le Sango et le Français.
  2. Que, enfin, le fait d’avoir retenu pour désigner la crypto-monnaie nationale la dénomination « Sango », laquelle dénomination est réservée par l’article 24 de la Constitution à la langue commune des Centrafricains, viole la Constitution.

 

 

 

Le G-16 tient par ailleurs à souligner ce qui suit : le fait que cette vaste braderie soit organisée alors même qu’un quart de la population centrafricaine est réfugiée ou déplacée et qu’une très large portion de la population vit sous le seuil de pauvreté ; autrement dit, alors même qu’une partie substantielle de la population formant le Peuple centrafricain souverain a perdu durablement, en même temps que ses droits, la propriété de ses biens ou leur jouissance, donne à l’opération présidentielle les allures plus graves encore d’une forfaiture, crime contre la Nation centrafricaine selon la Constitution du 30 mars 2016.

Rappelant que cette circonstance est de nature à engager la responsabilité pénale du Président de la République, le G-16 en appelle à tous ceux à qui il appartient constitutionnellement de faire constater et sanctionner cette forfaiture, à commencer par les partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale, pour qu’ils prennent leurs responsabilités.

Le Coordonnateur international

 

 

 

Pr J.-F. AKANDJI-KOMBÉ

 

 

 

 

Le Mali devient peu à peu un Etat «en peau de léopard»

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Rédigé par Lepoint.fr

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le pouvoir militaire de transition a perdu le contrôle d’une grande partie du territoire, au profit des jihadistes qui s’allient à des barons locaux et imposent leur loi

Un groupe de jihadistes maliens, à Tombouctou
Un groupe de jihadistes maliens, à Tombouctou

 

Au fil des semaines, les jihadistes montrent leur capacité à opérer dans les grandes villes maliennes et se rapprochent dangereusement de la capitale, Bamako, alors qu’ils s’en prenaient prioritairement aux zones périurbaines. Le 27 juillet, ils ont mené trois attaques en une journée à Kalumba (près de la frontière mauritanienne), à Sokolo puis à Mopti (villes du centre).

Cinq jours plus tôt, ils ont lancé une opération suicide, avec deux véhicules piégés, sur la garnison militaire de Kati, créée par Napoléon III et siège actuel du pouvoir, à 15 km de Bamako. La veille, une série de raids quasi simultanés ont pris pour cibles des postes de contrôle, une gendarmerie et un camp militaire dans plusieurs localités, notamment dans les régions de Koulikoro, Ségou et Mopti.

Le départ de l’armée française, qui abandonnera sa dernière base à Gao au mois d’août, a privé l’armée malienne de renseignement électronique, de couverture aérienne, d’appui logistique et de capacités à former des unités de forces spéciales. Il enhardit les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans
(GSIM, rassemblement de différentes factions qui ont fusionné avec al-Qaïda au Maghreb islamique en 2017), dirigé par l’ancien rebelle touareg Iyad Ag Ghali. Ces derniers ont retrouvé une plus grande liberté d’action, particulièrement la katiba Macina dirigée par le prédicateur peul Amadou Koufa, très active dans le centre, l’ouest et le sud du pays.

Le projet Armed conflict location & event data (Acled) déplore 2662 victimes sur les seuls six premiers mois de l’année 2022, contre 1913 pour toute l’année 2021.

Message.

Iyad Ag Ghali, Amadou Koufa et leurs lieutenants ont réorganisé leur stratégie.

Après avoir enrôlé des combattants particulièrement dans la communauté peule, ils ont ouvert un front contre l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) à l’est du pays, et multiplient les attaques dans le centre et, de plus en plus, vers Bamako. « Les jihadistes sont en train de démontrer qu’ils peuvent frapper en tout lieu, à tout moment et simultanément sur tout le territoire malien sans grand effort », confie un fin observateur de la zone.

Le GSIM se pose en protecteur des populations, à condition qu’elles n’entravent pas son projet en coopérant avec le pouvoir militaire. Il a aussi adressé un message politique au président de la transition, Assimi Goïta : en frappant à Kati, il lui indique qu’il n’est plus en sécurité dans son palais militaire.

Pour aller plus loin

« Le pays n’est plus contrôlé que sur un quart du territoire, poursuit cet observateur. C’est aujourd’hui un Mali en peau de léopard qui risque de passer sous l’influence des radicaux. A Moura, la population ne veut plus du gouverneur actuel. D’autres villes vont se lever dans les prochaines semaines. » Ces derniers mois, la katiba Macina a recruté énormément de combattants au sein des populations du centre, revanchardes à l’égard de l’armée malienne et des mercenaires de la milice russe Wagner qui ont commis de nombreuses exactions.

Alors que la situation sécuritaire se dégrade, les autorités de transition ont rompu avec leurs communiqués victorieux sur les soi-disant reconquêtes des forces armées maliennes (Fama). De facto, les Fama et les mercenaires alliés de Wagner ont réduit leurs opérations. Ces derniers sont présents à Segou, Sofara, Mopti, Tombouctou et Gao et Hombori. Ils se sont installés récemment à Menaka mais laissent le contrôle des check-points aux groupes armés locaux du MSA et du Gatia, également engagés aux côtés des autorités.

« Le populisme des autorités atteint ses limites, la réalité du terrain les rattrape, confie le chef d’un groupe armé malien. L’attaque de Kati a de facto discrédité le discours de la montée en puissance de l’armée malienne. »

 

Justice islamique.

 

Le foyer initial du terrorisme, à l’extrême nord et au nord du pays, est devenu plus calme. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, mosaïque d’anciens groupes rebelles) a négocié un pacte de coexistence avec le GSIM. La première agit en premier rideau dans la gouvernance locale, le deuxième est souvent décisionnaire derrière la scène. Les deux parties ont mis en place une nouvelle forme de gouvernance, plus traditionnelle, avec une répartition des zones d’autorité entre leaders régionaux. La zone est administrée judiciairement à travers les « cadis ».

Ces juges islamiques sont aussi la voie de recours prônée par les combattants de l’Azawad qui demandent aux populations de leur soumettre leurs différends pour trouver des « décisions à caractère exécutoire ». La justice islamique a ainsi pris le pas sur la justice étatique, alors qu’il n’y a presque plus de présence administrative et militaire de l’Etat.

Cette dynamique devrait se poursuivre au centre du pays, dans la région de Mopti et le Plateau dogon. Le GSIM a miné les grands axes Nampala-Tombouctou et Douenza-Gao, où des pans de territoire sont inondés à la saison des pluies. Les jihadistes gèrent les circulations humaines dans ces zones sans s’attaquer à la gouvernance des grandes villes qui restent sous le contrôle de l’armée. Mais ils ont ainsi la possibilité d’étouffer les économies urbaines et de contraindre les villageois à la collaboration s’ils souhaitent évacuer leurs récoltes.

Devenus les maîtres de l’espace et du temps, ils ont ainsi la capacité de prélever des taxes (zakat) et se posent en intermédiaires en envoyant leurs cadis pour régler leurs micro-conflits locaux. Un de leurs prochains objectifs stratégiques pourrait être Ségou, capitale historique du royaume bambara, établie au XVIIe siècle.

 

 

Dernières minutes : les mercenaires russes sont sur le point de quitter la République centrafricaine

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une information très confidentielle parvenue à l’instant à la rédaction du CNC. La société de mercenariat russe Wagner et ses hommes déployés en République centrafricaine vont devoir plier leurs bagages et quitter le pays dans un bref délai.

Plus d’une centaine de « mercenaires » se rendant en Libye arrêtés au Soudan

 

 

Selon l’information, un accord vient d’être trouvé avec la société Wagner sans avis des autorités centrafricaines. Tous les Mercenaires russes seront remplacés par les forces américaines qui seront déployées sur toute l’étendue du territoire centrafricaine.

Pour de nombreux observateurs, ceci est une mauvaise nouvelle pour les autorités centrafricaines qui ont misé tout sur les mercenaires russes pour modifier la constitution et introduire une nouvelle constitution, synonyme d’un troisième mandat pour le Président de la République.

Pour le moment, les négociations sont terminés, laissant la place aux forces de Wagner de plier leurs bagages et quitter la rca.

Les détails dans nos prochains articles.

 

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Centrafrique : disparition d’un sous-officier supérieur de la garde présidentielle, ses parents exigent des explications

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Soupçonné d’avoir participé à l’enlèvement de l’homme d’affaires Issa Manou en janvier 2021, l’adjudant-chef Beïna est porté disparu depuis mercredi 27 juillet à Bangui. Ses parents soupçonnent la milice de la garde présidentielle « les requins » de l’avoir enlevé.

des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba
des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba

 

Affaire Issa Manou  revient sur les radars

 

En effet, le  20 janvier 2021, l’homme d’affaires centrafricain Issa Manou, habitant le quartier KM5,  était venu au siège national du parti au pouvoir, les cœurs unis, demander audience pour rencontrer le secrétaire exécutif dudit parti, le géographe Simplice Mathieu Sarandji afin de plaider la libération de ses frères qui avaient été arrêtés à la brigade criminelle. Alors que monsieur Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, également secrétaire exécutif du MCU, à la surprise de tout le monde, deux éléments de la garde présidentielle étaient venus le conduire hors de la salle, puis à une destination inconnues.

Parmi les deux hommes qui ont enlevé l’homme d’affaires Issa Manou,  les témoins  ont soupçonné fortement l’adjudant-chef Beïna qui aurait agi sur instruction de Sani Yalo et de son frère  Moctar. Mais depuis un mois, l’affaire refait surface et prend une autre tournure. Des langues commencent à délier, et le Président de l’Assemblée nationale, également secrétaire exécutif du parti au pouvoir,   monsieur Simplice Mathieu Sarandji veut savoir ce qui s’est réellement passé. C’est justement en ce moment-là que l’adjudant Béïna disparaît dans la nature. Il  ne répond plus au téléphone, et ne fait aucun signe de vie à ses parents durant trois jours. Ainsi, ces derniers sont allés déverser leur colère devant la présidence de la République ainsi qu’à la résidence du chef de l’État au quartier Boy-Rabe pour exiger des explications.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Abakar Sabone, ex-porte-parole de la CPC rejoint le parti au pouvoir, le MCU. Mais pour combien de temps ?

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le MCU est obligé d’aller récurer les fonds des caniveaux de la République pour remettre en service de vieux desperados…? Oui, car en République centrafricaine, depuis les six dernières années, la délinquance et la criminalité s’invitent en politique. Même les criminels transfrontaliers les plus recherchés sont devenus les députés de la majorité présidentielle. À ce rythme, peut-on encore s’étonner que le MCU puisse aller récurer Abakar Sabone aux fonds des caniveaux de la République?

Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d'un mandat d'arrêt, depuis le 25 janvier 2021.  
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Abakar Sabone, un homme versatile

 

Au début, c’était un post publié vendredi sur la plateforme de réseau social Facebook par le sulfureux criminel Abakar Sabome :

« Mon adhésion au parti MCU et mes soutiens politiques et sécuritaires au Président Touadera ».

C’est étonnant…? Non pas du tout, si l’on connaît le parcours et la mentalité de ce criminel recherché par la justice centrafricaine pour association des malfaiteurs, crimes de guerre  et crimes contre l’humanité. Pourtant, il y a une année, la justice centrafricaine avait lancé un mandat d’arrêt contre lui, et il disait ceci :

« Ce n’est pas un petit bout de papier signé par un procureur qui va nous empêcher de poursuivre la lutte au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) pour libérer notre pays pris en otage par Wagner  ». Et aujourd’hui? L’homme est devenu militant du parti au pouvoir!

 

Abakar Sabone, l’homme qui avait demandé la partition de la rca

 

Ancien ministre du Président François Bozizé, Abakar Sabone, après la chute de ce dernier, est devenu le conseiller  spécial de Michel Djotodia, ex-chef rebelle de la Séléka, ancien -Président de la transition entre 2013 et 2014. À cette époque, la situation sécuritaire était incontrôlable.  L’affrontement entre les musulmans et les chrétiens s’enlise.   Ainsi, comme dans son habitude, en décembre 2013,l’homme avait déclaré ceci :

Dans un délai d’une semaine, nous, les nordistes musulmans, nous  allons prendre la décision  pour demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le nord et le sud ». Après la chute de Michel Djotodia, l’homme s’est réfugié au Tchad voisin. Mais en octobre 2020,il avait envoyé une lettre au Président Faustin Archange Touadera  pour lui demander son autorisation, facteur déterminant pour son retour dans son pays.  Seulement, deux mois après avoir adressé une correspondance au chef de l’État, l’homme se tourne une fois de plus vers la rébellion, en devenant l’un des porte-parole militaires de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).  Malheureusement pour lui, il a été demi de ses fonctions de porte-parole du CPC. Abakar Sabone, l’homme à triple tête, cherche un autre chemin, et annonce son adhésion au MCU, parti au pouvoir. Mais pour combien de temps?  C’est peut être la case de prison qui l’attire.

Affaire à suivre…

 

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La Russie annonce le lancement prochain d’une nouvelle plateforme de désinformation à temps réel en français

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Cette nouvelle plateforme russe en français  s’appelle « TASS French News Service ». Elle sera lancée le premier octobre prochain en ligne. « TASS French News Service » est promu par TASS, première agence publique de presse en Russie. Mais quel est l’objectif réel de ce service en français ?

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Bâtiment Agence TASS MOSCOU

 

La Russie, premier grand pays au monde plus que les États – unis et l’Europe, mais pauvre

 

Comme vous le savez, la Russie, premier grand pays au monde devant le Canada et la Chine, est aussi une deuxième puissance militaire au monde après les États-Unis. Militairement forte, la Russie a son point faible, le sous-développement.  Comme disaient les économistes, c’est un pays en voie de développement.

Contrairement à sa puissante voisine, la Chine, la Russie n’a pas les moyens de ses ambitions de développement et d’expansionniste. C’est pourquoi, depuis les années 1950, tous les pays qui se sont rapprochés de l’Union soviétique ont vite compris  le jeu. Mais la Russie de Vladimir Poutine, connaissant les nouveaux besoins des chefs d’État africain, surtout les plus faibles, lance sur le continent africain sa nouvelle diplomatie hybride qui vise principalement à protéger en premier le pouvoir  des Présidents africains contre la volonté de leur peuple, et jouer à la désinformation de grande ampleur sur le continent.

Tel est l’objectif de la plateforme « TASS French News Service » de la Russie envers le continent africain. 

 

Le « TASS French News Service » et le continent africain  

 

Pour le Tass, le fil vous informe en temps réel des principales actualités en Russie et dans le monde.

« TASS French News Service rend compte de l’actualité politique, financière et militaire, du développement de la société civile, des questions de sécurité et des innovations technologiques. Les journalistes de TASS couvrent les événements internationaux les plus importants où participe la Russie, en donnant la priorité aux thématiques de l’énergie, de l’espace, de la science et de la culture ».

Le TASS a également précisé que les relations de la Russie avec le monde francophone retiennent particulièrement l’intérêt de l’agence.

« Avec TASS French News Service, nous vous informons rapidement des événements qui ont lieu dans les pays et régions francophones des cinq continents », ajoute-t-il, tout en précisant que TASS French News Service, ce sont 150 dépêches par jour qui suivent l’actualité la plus brûlante, à travers des alertes et des dossiers complets, mais aussi des bulletins d’informations précis et détaillés. Le fil d’actualités en français fonctionne tous les jours, de 08h00 à 00h00 (heure de Moscou), avec une récup quotidienne publiée à 19h00. Dans les mois qui viennent, le fil fonctionnera 24 h/24, avec une récup matinale et une revue de presse des actualités russes.

 

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Centrafrique : le BRDC se mobilise et lance un appel solennel et pressant aux Compatriotes, Partis politiques et Associations  à s’engager massivement dans la dynamique de la défense de la Constitution

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC),  le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Désormais unies au sein du BRDC, Le Bloc républicain pour la Défense de la Constitution, l’opposition centrafricaine et la société civile se mettent en ordre de bataille pour barrer la voix à toute réforme constitutionnelle en République centrafricaine. Ainsi, le BRDC lance un appel solennel et pressant aux Compatriotes, Partis politiques et Associations  à s’engager massivement dans la dynamique de la défense de la Constitution du 30 mars 2022.

centrafrique.org/troisieme-mandat-les-forces-vives-de-la-nation-en-ordre-de-bataille/reunion-des-forces-vives-de-la-nation-le-vendredi-22-juillet-2022-a-lhotel-ledger/” rel=”attachment wp-att-58337″ data-wpel-link=”internal”>Réunion des forces vives de la nation le vendredi 22 juillet 2022 à l'hôtel Ledger
Réunion des forces vives de la nation le vendredi 22 juillet 2022 à l’hôtel Ledger

 

Mobiliser plus pour défendre la constitution

 

Dans un communiqué de presse publié vendredi, Le Bloc républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), composé des Partis politiques et Associations de la Société Civile, signataires du manifeste du 22 juillet 2022, a tenu leur première réunion vendredi 29 juillet 2022. Ils ont unanimement fait le constat de l’engouement, suscité au-delà des frontières nationales, des Centrafricains, des Partis politiques et des Associations épris de paix, respectueuse de la République et de la démocratie, qui demandent à adhérer à la démarche et à signer le manifeste du BRDC, précise le communiqué de presse, tout en affirmant que pour faire échec au projet de révision de la Constitution du 30 mars 2016, seule l’unité des forces politiques et sociales est déterminante. Ainsi, le BRDC lance un appel solennel et pressant aux autres Compatriotes, Partis politiques et Associations encore en reste, à s’engager massivement dans la dynamique de la défense de la Constitution pour en empêcher la révision.

 

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En Centrafrique, l’embargo sur les armes  a été prorogé d’un an. Mais a-t-il  encore un sens ?

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, l’embargo sur les armes a été imposé  en 2013  après  que la coalition Seleka, une bande des groupes armés venue du Nord de la RCA a renversé le régime du Président François Bozizé, plongeant le pays dans une guerre civile  d’une rare intensité.  Depuis 2013, cet embargo a été renouvelé chaque année. Pour la seconde fois, le Conseil de sécurité a fait le choix de faciliter encore davantage les démarches pour permettre aux forces de défense et de sécurité intérieure d’obtenir tout type d’armes et de munitions.  Mais la question que les centrafricains se posent est de savoir si cet embargo a-t-elle encore un sens?

Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA) tombés en panne et au garrage
Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC

 

L’embargo prorogé d’un an

 

« Le Conseil de sécurité a renouvelé, vendredi 29 juillet jusqu’au 31 juillet 2023, l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine »,  tout en précisant que ces mesures ne s’appliquent pas aux livraisons d’armes et de munitions, de véhicules et de matériels militaires destinées aux forces de sécurité centrafricaines.

Si l’adoption de cette résolution a été globalement saluée, le Kenya évoquant notamment une « victoire » pour la République centrafricaine, la Chine a toutefois relevé que malgré l’assouplissement de l’embargo, il reste plusieurs points difficiles qui risquent de présenter des obstacles à l’amélioration de la situation.  La délégation chinoise a également estimé que les progrès observés dans le processus politique sont incompatibles avec un embargo complet sur les armes, arguant que celui-ci empêche le Gouvernement d’acquérir les armes nécessaires à sa sécurité, alors que les groupes armés illégaux continuent de s’armer.

 

L’embargo n’empêche pas l’État centrafricain de se réarmer

 

Pour certains observateurs nationaux, les points relevés par la Chine ne sont pas conformes à la réalité de ce qui se passe sur le terrain.

« Certes les rebelles  continuent de s’armer à travers des réseaux transnationaux de trafiquants, mais  ils ne disposent pas les mêmes qualités d’armes utilisées par les forces gouvernementales. La société Wagner et  le Rwanda  ont livré chacun tous types d’armement aux forces  armées centrafricaines. Dernièrement, c’est un avion de chasse qui est livré à la RCA par la société Wagner. Mais comment prétendre dire que c’est cet embargo qui empêche le Gouvernement d’acquérir les armes nécessaires à sa sécurité? », s’interroge un observateur centrafricain.

Rappelons que depuis plus d’un mois, les Mercenaires russes ont fait acheminer par voie aérienne  des armements lourds  via l’aéroport de Berongo. Même un avion de chasse avait été  acheminé en pièces détachées  et remontées sur place à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Tout ça, malgré l’embargo imposé par le conseil de sécurité des nations – unies. Alors, cet embargo a-t-il encore réellement un sens ?

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique: inondation du 22 juillet 2022 à Bangui, nous devons tirer des leçon

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Rédigé par Vivien Mbeltou  

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Bangui se remet tout doucement du cauchemar que certains de ses habitants ont vécu avec la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la capitale le 22 juillet 2022. Cependant face à l’ampleur des dégâts et l’extraordinaire résilience des populations sinistrées, une prise de conscience collective et plus encore un engagement et un sens de responsabilité de la part des dirigeants et de la communauté internationale urgent.   
centrafrique.org/centrafrique-inondation-a-bangui-laeroport-international-de-bangui-mpoko-submerge-hotel-ledger-plonge-dans-leau-effondrement-des-habitations-populations-manifestent-leur-c/une-rue-inondee-de-la-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-58266″ data-wpel-link=”internal”>Une rue inondée de la ville de Bangui
Une rue inondée de la ville de Bangui

 

Un spectacle de désolation

 

Le spectacle que laisse l’inondation du 22 juillet 2022 dans certains quartiers de la capitale nous rappelle tout simplement les images que nous avons l’habitude de suivre venant d’autres cieux, à l’exemple de l’ouragan Katrina aux Etats-Unis et des typhons dévastateurs dans certaines parties du globe.

Des familles entières se retrouvent dans la rue n’ayant plus comme biens que quelques baluchons ramassés à la sauvette comme si les gens avaient fui un monstre qui se serait subitement réveillé.

Des pertes en vies humaines sont également déploré, en particulier la disparition d’enfants a bas-âge et aux dernières nouvelles une mère de famille avec ses six enfants qui seraient tout simplement écrasés par l’écroulement d’un arbre alors qu’ils étaient à cueillette des chenilles dans la forêt de Mbata dans la Lobaye, et tout ceci par suite de cette pluie diluvienne. L’effroi est total et les besoins humanitaires immenses.

La piste d'atterrissage de l'aéroport Bangui M'Poko inondée par l'eau
La piste d’atterrissage de l’aéroport Bangui M’Poko inondée par l’eau

 

Un réveil brutal des autorités et d’une communauté internationale désemparées

 

Il n’est donc pas étonnant que les autorités et la communauté internationale sorties de leur sommeil comme par un réveil brutal, semblent abasourdis devant cette riposte de dame nature contre les humains sur la terre de Boganda, des hommes qui ont décidé de n’en faire à leur tête, ignorant les petites précautions et le peu d’attention qui devraient être accordées à leur environnement.

C’est l’histoire qui se répète et face à laquelle nos gouvernants semblent toujours pris au dépourvu.

L’on se souviendra qu’en 2019 et plus récemment en juillet 2021, ces mêmes phénomènes se sont produits avec pratiquement les mêmes conséquences pour des populations dépitées et abandonnées pratiquement à leur triste sort.

 

Il y a lieu de s’interroger

 

Au-delà de l’assistance qui se fait parfois dans la précipitation souvent sans une lisibilité évidente, une véritable question se pose à l’endroit du Gouvernement et de la mairie de Bangui, celle de savoir où est-ce que nous en sommes avec les plans d’aménagement urbain.

 

L’autres questionnement qui nous vient à l’esprit est de comprendre pourquoi face à la récurrence de tels cataclysmes nos dirigeants, et la communauté internationale ne pensent en aucun cas à anticiper sur les évènements en mettant en place un véritable plan de contingence avec des mesures pouvant être enclenchées dès qu’une pareille situation venait à se produire.

 

Comment éviter à l’avenir de telles catastrophes ?

 

C’est vrai que nous devons évaluer les dégâts et chercher à apporter des solutions aux attentes immédiates des populations sinistrées cependant le plus important de notre point de vue est de s’interroger sur les causes de ces phénomènes afin de les traiter à la base pour enfin éviter la survenance de telles catastrophes aux conséquences tragiques pour nos populations.

 

La mise en œuvre de travaux à haute-intensité de main d’œuvre, THIMO, avec un renforcement en matière d’équipements urbains, notamment d’assainissement et de drainage pour un meilleur écoulement des eaux usées permettrait d’éviter les risques d’inondations mais aussi des risques sanitaires importants tout en améliorant la salubrité publique et en favorisant le désenclavement des quartiers et du centre-ville de Bangui.

 

Telle une prémonition, l’inondation du 22 juillet 2022 à Bangui survient seulement quelques jours après la tenue de l’atelier de validation du document Comite de Stratégie Nationale de Reduction des Risques et Catastrophes et Adaptation aux Changements Climatiques le 13 juillet.

 

La leçon à tirer est juste un rappel comme quoi en matière de gestions des urgences, en lieu et place des protocoles, des cérémonies incessantes et des discours pompeux, il nous faut plus d’actions concrètes et un engagement réel si nous voulons limiter les dégâts liés aux catastrophes naturelles à venir.

 

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La BEAC Bafoussam lance un concours sous régional  sur la stabilité monétaire en zone CEMAC

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Selon le communiqué publié à cet effet, ce concours concerne les étudiants ressortissants de la CEMAC.

Centrafrique.org/affaire-en-quoi-le-digital-a-t-il-modifie-la-relation-entre-le-client-et-sa-banque/beac-3/” rel=”attachment wp-att-22812″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/BEAC–300×150.jpg” alt=”” width=”300″ height=”150″ />

 

L’agence de la Beac de Bafoussam vient de lancer un concours du meilleur essai sur le  développement d’une culture de stabilité monétaire en zone CEMAC, c’est ce que l’on apprend d’un communiqué signé par Marcel Mboa,  le directeur de cette agence.

 

Dans ce communiqué, l’on apprend que  dans l’essai à soumettre, « la démonstration devra(Ndlr) se construire autour de la pensée de l’éminent professeur d’économie et ancien président de la Bundesbank, la Banque Centrale allemande avant l’avènement de la BCE, monsieur Helmut Schlesinger qui disait «Une politique de stabilité de la part du Gouvernement et de la Banque Centrale n’est pas suffisante pour assurer la stabilité de la monnaie. L’économie et les  partenaires sociaux doivent également adopter un comportement adéquat. En fait, il faut une culture de stabilité dans les sphères publiques et politiques».

 

Avec pour thème: « Pour la naissance et le développement d’une culture de stabilité monétaire en zone CEMAC », le concours concerne, les étudiants ressortissants de la CEMAC et régulièrement inscrits dans une université reconnue d’un Etat membre, ajoute le communiqué.

 

 Exigences scientifiques

 

L’essai qui sera soumis à l’appréciation du jury, au plus tard le 15 octobre 2022 à minuit,   « devra  être rédigé en respectant les normes du raisonnement logique et notamment la pensée critique (« critical thinking ») et être accessible à un public large. La démonstration devra être originale et exempte de toute forme de plagiat. Le style bibliographique retenu est APA 6ème édition », lit-on sur le communiqué.

 

La version à déposer devra être  rédigée en français accessible, sous format word et ne devra pas dépasser dix mille (10 000) mots, y compris le résumé, les encadrés, les annexes et la bibliographie. Le résumé ne devra pas excéder deux cents (200) mots et le nombre de mots clés du texte est limité à cinq (05), explique Marcel Mboa. Qui exige également une brève biographie de l’auteur ainsi que ses contacts courriel et téléphonique à exposer en bas de la première page du titre.

 

Les contributions sont attendues  par courriel à l’adresse : meilleur_essai@beac.int et les résultats seront connus au plus tard le 15 novembre 2022, suivi d’une  remise des prix aura lieu le 22 novembre 2022. Les candidats peuvent se renseigner à l’adresse +237 699 52 05 87 / 699 35 53 43, conclut le communiqué.

Le Sangocoin plongé dans l’eau trouble: il a été froidement accueilli par des investisseurs méfiants

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Rédigé par Financialafrik

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 31 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Le flou juridique qui règne autour de la cryptomonnaie «nationale » centrafricaine n’a pas permis à celle-ci de réussir sa première cotation. Organisée lundi 25 juillet  à 17h GMT, la cotation du Sangocoin a été froidement accueilli par des investisseurs méfiants d’une cryptomonnaie étatique et largement prévenus par les mésaventures de l’infortuné Salvador, un État qui a perdu des milliards de dollars de ses réserves placées imprudemment dans le bitcoin. Ainsi, sur les 210 millions de coins Sango  mis sur le marché pour 30 Jours au prix de 0,10 $ prévu évoluer jusqu’à 0,37 $, seuls 6% avaient été vendus mardi à 11 h 15 GMT.

Le Sangocoin centrafricain
Le Sangocoin centrafricain

 

En 24 heures, les transactions culminaient à 1 million de dollars sur une offre de 21 millions de dollars. Loin de l’objectif des autorités de lever 1 milliard de dollars en une année.

 

Entre le 29 et le 30 juillet, aucune transaction n’est enregistrée. A ce rythme, la distribution prévue de 4,2 milliards de coins Sango devra être retardée afin de ne pas faire plonger la jeune monnaie dans les abysses. La cruelle loi de l’offre de la demande a livré une implacable sentence.

Les officiels centrafricains qui s’apprêtaient à sabrer le champagne avaient pourtant déployé les grands moyens pour convaincre. L’investissement dans le token ouvrait l’accès aux mines du pays (tokenisation des ressources) et à la propriété foncière du pays dans un futur quartier de Bangui dédié aux cryptos et aux univers parallèles (Metavers).

De plus, les détenteurs de coin Sango pourront acquérir la é-résidence et la citoyenneté du payss’ils bloquaient l’équivalent de 60 000 $ de coins Sango pendant 5 ans. Au-delà des 5 ans, les tokens leur seront rendus.

Le Président de la RCA Faustin-Archange Touadéra demanderait des explications à tous ceux qui lui ont fait miroiter l’or numérique.

D’habitude, les ICO (initial coin offering) démarrent en trombe avec des sur souscriptions suivies de hausses spectaculaires. Mais dans le cas Centrafricain, les choses tournent à l’allure de l’alpiniste escaladant le mont Everest.  Bangui aurait mal choisi le timing, inaugurant sa monnaie dans l’un des plus rudes hivers des cryptos. De plus, la Centrafrique est confrontée à une pression grandissante de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) qui l’a poussé à abandonner la première version du Sangocoin monnaie nationale pour un projet moins ambitieux de monnaie ou produit de placement à tout le moins une unité de compte mise au pas par la réglementation (future) de l’UMAC relative aux crypto actifs. Les centrafricains dont seuls 14% ont accès à l’électricité et 11% à l’Internet ont certainement d’autres priorités.

 

 

Faux diamants : pourquoi un ministre centrafricain risque la prison en Corée du Sud

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Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique, le 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Voici désormais plus de trois semaines que le ministre de la Jeunesse, Aristide Briand Reboas, poursuit son séjour, forcé, en Corée du Sud. Alors qu’il participait à un séminaire de l’International Youth Fellowship, au côté de son collègue centrafricain de l’Enseignement supérieur, Jean-Laurent Syssa-Magalé, l’ancien patron des services de renseignements de Centrafrique a en effet été interpellé par la police sud- coréenne.

Monsieur Aristide Briand Reboas, l’auteur du livre “Agir pour sauver la RCA”. Photo courtoisie.

 

Selon nos sources, il est accusé d’avoir vendu à un ressortissant sud-coréen, en 2018, quelque 500 000 dollars de faux diamants, prétendument issus de la coopérative minière qu’il possède en Centrafrique. Aristide Briand Reboas nie ces accusations, mais les autorités sud-coréennes n’en ont pas moins confisqué son passeport diplomatique et, après l’avoir libéré sous caution, l’ont placé en résidence surveillée dans un hôtel. Il n’est donc à l’heure actuelle plus libre de ses mouvements.

 

Nouveaux éléments le 30 juillet ?

 

Le ministre de la Jeunesse avait au préalable été inscrit par les services d’immigration de Corée du Sud sur une liste de personnes dont l’arrivée dans le pays devait être immédiatement notifiée à la police. Le reste de la délégation qui l’accompagnait, notamment son collègue de l’Enseignement supérieur, a quant à elle pu regagner Bangui – sous le choc d’une arrestation qui « fait honte » à l’État centrafricain, selon les mots de l’un des intéressés.

D’après la législation sud-coréenne, Aristide Briand Reboas ne bénéficie pas de la protection diplomatique, réservée aux chefs d’État, ministres des Affaires étrangères et ambassadeurs en exercice dans le pays. Selon nos informations, l’enquête concernant la prétendue escroquerie est toujours en cours.

 

La police coréenne, qui a interrogé le Centrafricain dès le 6 juillet, le soupçonne de s’être enrichi frauduleusement, notamment afin de financer ses activités politiques.

Les autorités sud-coréennes devraient rendre publiques ce 30 juillet une partie des conclusions de leurs investigations, ouvrant la voie à une libération ou à une poursuite de l’instruction à l’encontre de leur suspect.

Aristide Briand Reboas s’était notamment porté candidat à l’élection présidentielle à la fin de l’année 2020. Il était surtout un allié du président Faustin-Archange Touadéra, lequel espérait ainsi fragiliser son prédécesseur, François Bozizé, dont Reboas avait été le maître espion. Également proche de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra, le ministre de la Jeunesse avait toutefois vu son étoile pâlir ces derniers mois.

 

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Centrafrique : le directeur de l’école normale supérieur (ENS) de Bangui, M. Blaise YANDI cité dans un grand scandale de détournement

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Rédigé par Anastasie YETOMANE

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Le régime de Bangui vient d’être frappé de plein fouet par un acte de détournement. Cette fois, c’est dans le système éducatif et plus précisément à l’école normale supérieure (ENS) de Bangui.

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Monsieur Blaise YANDI

 

Nommé à la tête de cette grosse institution il y a moins d’un an, le directeur de l’ENS de Bangui, Monsieur Blaise YANDI (qui serait également un diacre) est cité dans un vaste scandale de détournement de fonds.

 

Les faits  

 

En mars dernier, l’UNICEF a financé un projet intitulé : apprentissage par la radio. Ce projet a vu le jour pendant la période de COVID-19 et était destiné pour les enfants qui, à l’époque n’avaient pas l’opportunité d’aller à l’école. Nous rappelons que ce projet est très avancé en Afrique de l’Ouest, plus précisément au Sénégal. En Centrafrique, ce projet est géré conjointement par l’ENS et l’INRAP. Le lancement avait eu lieu à Boali où le directeur de l’ENS, fraîchement nommé et le DG de l’INRAP avaient pris part.

Pour mener à bien le projet, les deux institutions citées supra avaient recruté des enseignants du premier et second cycle et les animateurs pédagogiques. Ces enseignants avaient pour mission de monter des fiches pédagogiques et apprendre des techniques d’enseignement à la radio. Après quelques mois d’activité, les enseignants devaient percevoir leurs indemnités qui s’élèvent à 800 000 F CFA chacun.

A l’INRAP, les animateurs ont été payés convenablement. Mais à l’ENS, les enseignants vont percevoir la somme de 400 000 F CFA au lieu de 800 000 F CFA. Énervés, ils vont discrètement appeler le directeur de cabinet du ministère de l’éducation nationale qui, à son tour, va toucher l’UNICEF.

De son côté, L’UNICEF va intimer l’ordre au directeur de l’ENS de rembourser sans délai l’argent de ces enseignants. Honteusement, le fameux Blaise YANDI va rappeler ces enseignants pour la restitution de cet argent qui s’élève à des millions de francs CFA.

Il faut rappeler que Blaise YANDI est accompagné de Rodrigue TINGUERA, lui aussi enseignant mafieux, connu pour ses nombreux détournements à l’époque à la tête de la commission des vacations des enseignants du premier et second cycles.

D’ailleurs ce n’est pas la première fois que l’argent de ce projet soit détourné par messieurs YANDI Blaise et Rodrigue TINGUERA.

Une première partie du vol était à Boali où Rodrigue TINGUERA a réussi à détourner près d’un million avec quoi il s’est acheté une voiture.

Cet acte vient une fois de plus épingler le régime de Bangui qui ne fait que nommer des trouillards et bandits financiers à la tête des institutions. Blaise YANDI qui serait également neveu du président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji est connu pour son appétit grandissant de l’argent. C’est un grand danger pour une grande institution comme l’ENS qui est la seule et l’unique institution de formation des enseignants du lycée et collège.

Affaire à suivre….

 

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Un autre collectif des avatars du régime lance un appel contre la France et ses intérêts en RCA

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Les agents provocateurs à la solde des autorités et de Wagner ne cessent de brasser de l’air et de s’agiter dans tous les sens après la visite officielle du Président Emmanuel Macron mardi au Cameroun. Ils appellent sur les réseaux sociaux et dans certains médias à la révolution contre « la France » et ses intérêts en République centrafricaine à cause du « mépris » du « Président français » au peuple centrafricain.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Les avatars très exaltés

 

« L’histoire doit retenir cette lutte pour notre dignité suite aux mépris du Président français Emmanuel Macron à l’endroit du peuple centrafricain souverain lors de son passage au Cameroun », affirme ce communiqué. Et ces avatars poursuivent leur masturbation crânienne en disant que «  Grâce aux Russes, aujourd’hui notre pays est pacifié. Point final. Depuis combien d’années les Français pillent et tuent chez nous? ».

 Et le cirque se poursuit : accuser le Cameroun voisin d’être complice de la France dans sa stratégie de déstabilisation de la Centrafrique.

« Sa stratégie est connue et décelée, passer par le Cameroun pour étrangler le ravitaillement de la République centrafricaine en produits de première nécessité (Aliments, hydrocarbures…) afin d’engendrer des mécontents et plonger le pays dans un nouveau chaos…la RCA sortira vainqueur ». Ces avatars du régime poursuivent leur fuite en avant :

« En voulant acculer la République centrafricaine, Macron est en train de commettre la plus grave erreur, que l’histoire retiendra, nous allons exhumer la liste du mal orchestré par la France en République centrafricaine, nous allons dévoiler à la nouvelle génération, que la France est à l’origine de la déportation et de l’exécution de Barthélemy Boganda, la haine et la vengeance seront grandes, aucun Centrafricain pardonnera à la France ses crimes dans le pays ».

Décidément, ce régime et ses partenaires de Wagner n’aiment pas la vérité. Ils chantent sur tous les toits qu’ils sont des panafricains, mais quel panafricanisme qui se griffe encore sous la domination des blancs? Donc pour eux les Russes sont des noirs?

Faut-il rappeler que le panafricanisme est une vision sociale, économique, culturelle, et politique d’émancipation des africains  faut-il rappeler que c’est aussi un mouvement qui vise à unifier les peuples d’Afrique pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique, pour une Afrique dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale.

 

D’autres personnes ont coutume de se présenter comme panafricanistes.

 

Certains vivent en Centrafrique, mais la plupart n’ont pas vu les rives de l’Oubangui depuis longtemps. Par idéologie, ils sont prêts à vendre leur pays à d’autres puissances et s’épuisent à condamner les méfaits des colonisateurs qui ont quitté notre terre depuis fort longtemps.

Après tous ces beaux mots, si l’on parle d’alliance naturelle entre les pays africains avec des pays étrangers partisans d’une politique exclusivement tournée vers la désinformation, la promotion d’un régime militaire et l’exploitation des ressources, alors aucun effort ne sera consenti aux populations.

Donc Centrafricains, Centrafricaines, si tout se passe au détriment d’effort à l’endroit du peuple et sans contrepartie versées pour son bien alors où va-t-on? Le peuple a faim, donnons-lui une terre cultivable et des semences, rien ne pousse sous les blindés.
Quand le sol renferme or et diamants dans le sac de qui est-il jeté ? Pas dans celui du peuple souverain de Centrafrique. En tout cas, lui ne verra pas le butin.

 

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RCA : Au cœur d’une guerre par procuration entre la France et la Russie !

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Rédigé par Ben Wilson Ngassan

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Cette semaine, une bataille diplomatique inédite a eu lieu en plein coeur du continent. Macron se rend à Yaoundé rencontrer Paul Biya, d’un côté. Sergueï Lavrov, le “monsieur diplomatie” de Poutine, est à Oyo pour parler avec Sassou, de l’autre. Quoique programmé séparément, les deux visites d’État traduisent on ne peut être plus clair la guerre froide qui se déroule entre Paris et Moscou en plein milieu du 21e siècle.

Le Président français Emmanuel Macron à droite, et Vladimi Poutine à gauche
Le Président français Emmanuel Macron à droite, et Vladimi Poutine à gauche

 

Guerre d’influence de plus en plus claire

 

A Yaoundé, Macron vient renforcer les liens diplomatiques et historiques déjà très tordus ces dernières années avec l’Afrique. Entre la France et le continent, c’est un passé qui ne veut pas passer”, a ainsi lâché le numéro un français, faisant allusion au lourd bilan de la colonisation française, mais surtout à la nouvelle dynamique que déploie Paris dans le but de reconquérir l’Afrique.

De son côté, Sergueï Lavrov, à défaut d’être Poutine, a taillé sa visite sur mesure. L’homme semble avoir priorisé l’aide agroalimentaire que peut apporter la Russie au continent. Mais pour les esprits avertis, il s’est passé, cette semaine, une guerre d’influence de plus en plus claire entre Paris et Moscou. Et au cœur  de cette guerre d’influence, comme l’a dit le Président Macron, la Centrafrique et ses Wagner. Bien sûr que Paris en a encore à la gorge quant au déploiement militaire russe en Centrafrique, lequel est qualifié de recours au mercenariat international, punit par les lois internationales.

Durant son séjour à Yaoundé, Macron a surtout réitéré les accusations d’ingérence politico-militaire et économique de la Russie sur le continent, en citant notamment le cas du Mali et de la Centrafrique. Bangui qui avait déjà recouru à l’aide militaire russe avant le Mali, est depuis dans l’oeil du cyclone. Pourtant, le régime centrafricain ne veut reculer devant aucune adversité. Tous les analystes internationaux s’accordent aujourd’hui à dire que la capitale centrafricaine est bien pour Moscou le “Soft power” pour son ambition hégémonique.

 

À Bangui, la soif de l’indépendance et la diplomatie de brutalité 

 

Les autorités en place se font-elles violence pour comprendre qu’en plein cœur d’une guerre d’influence, le pays peut-il jouer tactiquement en prenant la voie du rétablissement définitif de la sécurité, qui plus est, s’inscrivant définitivement sur la voie de l’émancipation ?

Pour une Nation meurtrie après tant d’années de crises, la soif de l’indépendance politique et économique est plus que pressante. Seulement, il faut des dirigeants visionnaires, encore plus, fins tacticiens pour éviter au pays d’être la victime gratuite des bras de fer entre les puissances. Cette vision qu’il faut aux dirigeants centrafricains, c’est d’abord de savoir ce que désire ce Peuple : bien être social, réconciliation nationale, accès aux systèmes sociaux de base (éducation, santé, rétablissement de la sécurité). Ensuite, faire preuve d’une diplomatie agissante afin que tel ou tel accord avec les puissances qui se bousculent au portillon, puissent garantir à la Nation, le progrès.

 

Les gouvernants  centrafricains  toujours dans le flou

 

Mais comment cela pourrait-il devenir réalité lorsqu’en face les gouvernants ne disposent pas de projet de société ? Les louanges de redynamisation de la diplomatie centrafricaine ne sont qu’en fait du chœur des anges pour consoler les veuves. Puisqu’au demeurant, et comme l’a dit bien dit un leader politique centrafricain, la diplomatie du pays, depuis ses six dernières années, n’est qu’une diplomatie de brutalité. Et on le sait, les alliances constructives ne se nouent pas dans le vacarme. D’ailleurs, le gangstérisme qui a caractérisé notre approche diplomatique ne nous a guère permis de traverser la mer. Encore que nous patôgeons dans les eaux troubles du fleuve Oubangui.

Les temps évoluent. Et le pas en avant, c’est cette poussée du pays vers d’autres partenaires comme la Russie (pourvu que cela soit encadré), ce qui existait bien avant. Mais puisque les temps évoluent, il faut que les dirigeants centrafricains soient amenés à comprendre que seules les coopérations qui respectent le principe de souveraineté des peuples peuvent être considérées comme des coopérations constructives. En partant de ce principe, ni la diplomatie agressive de la France depuis la nuit des temps, ni le sauvetage russe à travers ses stipendiés syriens et tchétchènes ne sauraient garantir à cette Nation un lendemain meilleur.

Ceci étant dit, aujourd’hui et plus que jamais au cœur  de cette guerre d’influence, la Centrafrique doit louvoyer entre les pôles d’influence afin de tailler la part nécessaire pour ses rejetons. La politique n’a pas d’amis. Ce ne sera pas la Russie ni la France qui seraient très préoccupées par nos problèmes si nous ne prenons pas conscience de les résoudre nous-mêmes.

 

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72 heures après sa mise  en vente, le Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine trouve peu d’acheteurs

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Trois jours après sa mise en vente, la cryptomonnaie centrafricaine, le Sangocoin,  trouve peu d’acheteurs. Le Sangocoin ne génère pas d’engouement pour le moment. Seulement quelques 6% de l’objectif sont atteints. Ceci est du peut être au ralentissement général du secteur de la cryptomonnaie et le flou juridique qui entoure encore le projet Sangocoin.

Touadera

 

Légalisation de la cryptomonnaie en RCA

 

Le 22 avril dernier, les Centrafricains furent unanimement désarçonnés par le virage que prenait la politique monétaire de leur pays, la République centrafricaine. L’Assemblée nationale venait d’adopter  le bitcoin comme monnaie officielle au côté du franc CFA et la légalisation de l’usage des cryptomonnaies.

Les autorités centrafricaines affirment que « cette démarche place la République centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde », étant donné qu’elle serait le deuxième État du monde à l’entreprendre, après le Salvador, déconcertant au passage de nombreux experts en cryptomonnaies et incitant le Fonds monétaire international à avertir qu’il ne s’agit pas d’une “panacée” pour les défis de l’Afrique. Pour de nombreux experts, La cryptomonnaie en RCA est  un Far West qui incite la méfiance. Tandis que le gouvernement Centrafricaine  a déclaré que son projet de monnaie numérique permettra à ce pays riche en minéraux d’accéder à un avenir meilleur. Il vise à lever près d’un milliard de dollars au cours de l’année prochaine grâce à la vente de son Sangocoin, selon son site Web d’investissement, alors même que les prix de ce type d’actifs ont dégringolé cette année.

 

Peu de vente

 

D’après la zone bourse, sur les 21 millions de dollars initialement proposés, environ 1,09 million de dollars avaient été vendus à 11 h 15 GMT mardi, après avoir été mis en vente à 17 h GMT lundi.

D’après le même journal qui a rapporté le propos de monsieur Joseph Edwards, responsable de la stratégie financière chez Solrise, une société d’investissement en crypte, “Un projet de crypte qui ne vend pas sa monnaie initiale est un mauvais signe”. D’après lui, “Il est difficile d’avoir une lecture précise des choses en raison de la structure délibérément obscure du projet Sangocoin”. Les détails qui restent flous comprennent les bourses sur lesquelles il sera coté, et  une fois les ventes terminées et à quoi servira le produit de la vente?

Pour une autre figure de l’industrie de la cryptomonnaie, Sango Coin n’avait pas ce que de nombreux amateurs de cryptoconsidèrent comme l’un des principaux avantages des actifs : un manque d’implication de l’État.

“Ils construisent quelque chose qui est littéralement contrôlé par le gouvernement”, a-t-elle déclaré.

Rappelons que deux mois après l’adoption d’une loi qui légalise l’usage des cryptomonnaies, les autorités centrafricaines ont lancé, début juillet 2022, la cryptomonnaie centrafricaine appelée « Sangocoin ». C’est-à-dire que le Sangocoin succède à Bitcoin.   Mais face à la pression de la communauté internationale, en particulier le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la CEMAC et la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le gouvernement  centrafricain s’est rapproché  des autorités monétaires d’Afrique centrale en vue de bénéficier de l’expertise de l’institution financière d’Afrique centrale de pour l’élaboration d’un cadre régissant les cryptomonnaies.

Ainsi, Bangui gèle l’application de sa loi sur les cryptomonnaies contre une réglementation de la BEAC sur les cryptoactifs. Ceci dit, le Sangocoin ne sera plus identique à sa forme initiale rêvée  par le chef de l’État centrafricain.  Il sera comme une monnaie électronique d’Afrique centrale, réglementée  et strictement surveillée.

 

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Centrafrique : l’étau judiciaire se resserre autour du sieur Blaise Didatien Kossimatchi, leader de la plateforme Galaxy

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, Blaise Didatien Kossimatchi, leader de la plateforme Galaxie,  ne pourrait plus échapper à la case prison de Ngaragba. L’étau se resserre de plus en plus autour de lui. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui a affirmé qu’il en a marre de lui. C’est maintenant au tour des avocats centrafricains de lui mettre en garde.
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

L’étau se ressert autour de Kossimatchi

 

Selon le procureur de la République, le parquet de Bangui aurait reçu une multitude des plaintes contre monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, coordonnateur de la plateforme de la Galaxie et il commence à avoir marre de ce truand..

En effet, depuis un certain temps, la plateforme de la Galaxie nationale, créée et coordonnée par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi  ne cesse de publier des communiqués de presse sur les réseaux sociaux et dans certains médias, diffamant, injuriant et outrageant certaines personnalités indépendantes  et politiques,  dont Monsieur Martin Ziguélé, ancien premier ministre et député de la nation ;

Pour l’avocat de monsieur Martin Ziguélé, Ces multiples communiqués de presse publiés sur les réseaux sociaux et la presse par le coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale, Monsieur Blaise Didacien KOSSIMATCHI, sont de nature à porter gravement atteinte à l’honneur et à la considération de son client Monsieur Martin ZIGUELE qui fut non seulement premier Ministre de la République Centrafricaine mais aussi Président du parti MLPC et député à l’Assemblée nationale ;

Ainsi, le 6 juillet dernier, monsieur Martin Ziguélé, à travers son avocat, a lancé une procédure en citation directe devant le tribunal correctionnel de Bangui  pour diffamation, injure et outrage. Mais le 13 juillet 2022, monsieur  Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxie publient un communiqué dans lequel ils se sont pris à maître André Olivier MANGUEREKA pour la simple raison qu’il assure la défense de Monsieur Martin ZIGUÉLÉ en lui promettant le même traitement inhumain réservé à son client.

 

Le barreau de Centrafrique réagit

 

Ainsi, « Le Barreau de Centrafrique condamne très fermement toutes menaces à l’endroit d’un avocat dans l’exercice légal de sa profession et rappelle que conformément à l’article 4, alinéa 2 de la Constitution « LES DROITS DE LA DÉFENSE S’EXERCENT LIBREMENT DEVANT TOUTES LES JURIDICTIONS ET ADMINISTRATIONS DE LA RÉPUBLIQUE », affirme le barreau centrafricain qui ajoute qu’il se réserve le droit de prendre la responsabilité d’user de tous les moyens et voies de droit pour que cessent ces dérives et déviances antisociales afin que ces forces restent à la loi.

Contacté par la Rédaction, un magistrat hors hiérarchie admis à la retraite affirme que si le parquet est à votre trousse et que les avocats vous lâchent de cette façon, c’est le régisseur qui va vous trouver une chambre pour un repos éducatif. 

 

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Centrafrique : la cour pénale internationale lève les scellés sur le mandat d’arrêt contre Noureddine Adam

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Selon le parquet de la cour pénale internationale )CPI),  le général Mahamat Noureddine Adam, patron du groupe armé dénommé Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Un mandat d’arrêt avait été délivré à son encontre depuis le mois de janvier 2019, mais celui-ci était resté secret jusqu’à ce jeudi 28 juillet 2022, date à laquelle il est rendu public.

Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui
Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui

 

De soupçon des crimes au mandat d’arrêt international  

 

« Mahamat Nouradine Adam dit « Nouredine Adam », « Nourredine Adam », « Nureldine Adam », « Nourreldine Adam » et « Nourreddine Adam », est un ressortissant de la RCA né entre 1969 et 1971 à Ndélé (RCA) et était le ministre de la Sécurité, de l’Émigration, de l’Immigration et de l’Ordre public entre le 31 mars et le 22 août 2013, et le fondateur de la Convention des patriotes pour la Justice et la paix – Fondamentale (CPJP-F) », indique le communiqué de la cour pénale internationale )CPI), tout en précisant que « Mahamat Nouradine Adam est suspecté de crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparition forcée et autres actes inhumains) et de crimes de guerre (torture et traitements cruels). Ces crimes auraient été commis dans les centres de détention de l’Office Central de répression du banditisme et du Comité Extraordinaire pour la Défense des Acquis Démocratiques à Bangui, entre au moins le 12 avril 2013 et au moins le 27 novembre 2013 ».

 

Levée des scellés sur le mandat d’arrêt

 

Selon la CPI, dans ledit mandat d’arrêt, la Chambre préliminaire II a également décidé qu’il pouvait être communiqué à tout État ou organisation internationale aux fins de son exécution. La Chambre a également ordonné au greffier de la CPI, Peter Lewis, de préparer une demande de coopération en vue de l’arrestation et de la remise du suspect et de transmettre, en consultation et coordination avec le procureur de la CPI, la demande aux autorités compétentes de tout État concerné, ou de toute organisation internationale, à coopérer avec la Cour aux fins d’exécuter la demande d’arrestation et de remise du suspect.

L’un des quatorze signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale en République centrafricaine (APPR-RCA) en février 2019, Monsieur Noureddine Adam, ex-ministre de la Sécurité publique du Michel Djotodia  entre 2013 – 2014, s’est réfugié discrètement au Soudan depuis plusieurs années. En décembre 2020, il a intégré son mouvement dans la  coalition des patriotes pour le changement  (CPC) qui avait demandé l’annulation de la tenue des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020. Quelques jours plus tard, en janvier 2021, ses éléments ont mené une attaque sur Bangui, mais celle-ci avait été repoussé par les Casques bleus de la Minusca, appuyés parles des forces rwandaises et les Mercenaires russes de la société Wagner.

 

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Centrafrique : le KNK appelle à la résilience du Peuple centrafricain meurtri et réclame la mise en place d’une transition consensuelle

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis le retour en 2020 de l’ancien Président François Bozizé au maquis, le parti politique qu’il avait créé  quand il était au pouvoir disparaît lentement sur le paysage politique national. Les ouvriers sont devenus invisibles. Certains sont en fuite et d’autres vivent dans une parfaite clandestinité. Les élus de ce parti à l’Assemblée nationale sont fondus dans le parti au pouvoir afin de continuer à gagner leurs pains. Le siège est abandonné aux herbes qui poussent à volonté comme celles des forêts tropicales. Pendant ce temps, les élites politiques de ce parti continuent leur lutte dans la clandestinité. Ils demandent l’instauration d’une nouvelle ère en République centrafricaine par la mise en place d’une transition consensuelle destinée à réconcilier les Centrafricains entre eux.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration du KNK retranscrite par la rédaction.

Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

CLARATION

RELATIVE A LA SITUATION NATIONALE ET A LA NON-ADHÉSION DU KWA NA KWA AU BLOC REPUBLICAIN DE DEFENSE DE LA CONSTITUTION DU 30 MARS 2016

 

En réponse à l’exacerbation de la crise centrafricaine, notamment à travers la volonté manifeste du Président Faustin Archange TOUADERA de se maintenir dans ses fonction de Chef de l’Etat au-delà de la fin de son second mandat présidentiel par la mise en place d’une réforme constitutionnelle, un certain nombre de partis politiques et d’organisations de la société civile centrafricaine se sont réunis au sein du Bloc Républicain de Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) et ont publié un manifeste en date du 22 juillet 2022.

Le Kwa Na Kwa prend acte de la création du BRDC par des Centrafricaines et Centrafricains guidés par l’ardent désir de sauver ce qui peut encore l’être de la démocratie centrafricaine, et qui ont décidé de faire face à la dictature du Président Faustin Archange TOUADERA et du MCU. De même, le Kwa Na Kwa note avec satisfaction les efforts importants que ne cessent de consentir les membres du G16 et de la COSCIPAC afin de résister à la pensée hégémonique et à la dictature que tente de nous imposer le régime de Bangui.

Le Kwa Na Kwa saisit cette occasion afin de leur témoigner, à tous, sa solidarité et son soutien dans cette lutte qui s’annonce longue, difficile et périlleuse lorsque l’on connait la nature sanguinaire du régime actuel et les modes de répression utilisés par les autorités centrafricaines pour faire taire les voix discordantes dans le pays.

Toutefois, en dépit de ce soutien sans équivoque, notre formation, en accord avec la ligne politique qui est la nôtre, a décidé de ne pas adhérer à cette dynamique en raison des motivations ci-aprèss.

En effet, au lendemain de la tenue du Dialogue Républicain, nombreux étaient ceux qui avaient condamné la prise de position du Kwa Na Kwa lorsque nous avions décidé de ne pas participer à ces assises. Cette décision, résultat des discussions menées au cours de la réunion du Bureau Politique du 17 mars 2022, a fait l’objet de nombreuses critiques amarantes de nombres d’acteurs et d’observateurs de la vie politique centrafricaine qui ont pourtant fini par se rendre à l’évidence et par reconnaitre que le Président Faustin Archange TOUADERA n’a jamais été véritablement ouvert au dialogue.

Pour rappel, le Kwa Na Kwa a, de manière constante et invariable, toujours été du côté du dialogue. A de nombreuses reprises, nous avons affirmé cette position à travers de multiples Déclarations et communiqués de presse. Nous n’avions que pour seul objectif de privilégier la Paix pour unique bénéfice de la population centrafricaine profondément meurtrie par toutes ces années de violences et de crises militaro – politiques. C’est pourquoi, à aucun moment, nous n’avons tenu compte de la persécution dont nous sommes l’objet afin de s’ériger en facteur bloquant et en faire un obstacle à la recherche de la Paix. Cela aurait pourtant pu paraitre légitime au regard de ce que nous avons subi et continuons de subir.

L’opposition démocratique, animée par la même volonté d’offrir une véritable chance à la Paix en Centrafrique, avait, dans son ensemble, également décliné l’invitation à participer aux travaux du dialogue organisé par les bons soins du régime de Bangui.

Le pouvoir de Bangui, désireux de renouer avec la Communauté Financière Internationale el couvant son projet de révision de la Constitution s’est employé d’abord à ne répondre à aucune des demandes somme toute fondées de l’opposition démocratique afin de s’assurer de la non-participation des principales figures de l’opposition ou de leur musèlement à ce qui n’a finalement été qu’un séminaire gouvernemental élargi à un large public. Il s’est ensuite consacré à mettre savamment de côté les véritables problèmes de l’heure afin de ne pas ébranler les fondements de son régime.

C’est dans ce contexte que nous avons regardé cette occasion de nous dire la vérité et de faire la Paix entre centrafricains être simplement gâchée par la volonté du Président Faustin Archange TOUADERA et par sa cohorte de courtisans prêts à sacrifier le Peuple centrafricain sur l’autel de leurs intérêts partisans et la recherche de privilèges.

Ces deniers, convaincus de l’apparente invulnérabilité du régime face à l’opposition démocratique dont les leaders sont persécutés ou exilés, face aux groupes armés en raison de la présence des mercenaires de la société russe WAGNER et des soldats rwandais ont entamé le processus d’enterrement de la démocratie centrafricaine par l’instauration d’une

PRESIDENCE A VIE dans notre pays. En effet, à l’image du nouveau modèle venu de Kigali que s’est choisi l’élite dirigeante du Centrafrique, ils couvrent à maintenir au pouvoir le

Président Faustin Archange TOUADERA au-delà de 2026.

Cependant, ce funeste projet de réforme constitutionnelle. Combattu par le BRDC, le G16 et la COSCIPAC et qui porte en son sein les germes de la division, de l’exclusion et du nouvel embrasement de la République centrafricaine, n’est pas, à ce jour, l’unique grief que le Kwa Na Kwa porte à l’endroit du pouvoir MCU et du Président Faustin Archange TOUADERA, Nous pouvons char parmi les principaux griots retenus :

  • Le refus systématique du Président de la République et de son clan d’instaurer unvéritable dialogue inclusif en Centrafrique pour donner une vraie r une vraie chance à la paix ;

 

  • La poursuite de la persécution et de la chasse à l’homme à l’endroit des Centrafricainsde tous bord s’opposant à la pensé unique prôné par le MCU ;

 

  • L’instauration d’un contrôle physique des fonctionnaires visant, entre autres, à chasser de la fonction publique los exilés et ceux demeurant dans la clandestinité par crainte pour leurs vies ;
  • Les arrestations et emprisonnements arbitraires, disparitions et exécutions sommaires ;
  • La présence des mercenaires de la société russe WAGNER et les massacres perpétrés par ces derniers;
  • La poursuite du recrutement des milices qui se rendent coupables de violations graveset massives des droits de l’homme à l’image de celles documentées encore récemment par le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies dans le village de Boyo ;
  • L’obstination dans la mise en œuvre du projet de crypto monnaie par le Gouvernementde la République centrafricaine en violation manifeste des textes communautairesdont le pays est signataire :
  • La collusion entre le pouvoir en place et certains milieux mafieux ayant fait de notrepays une plaque tournante du blanchiment d’argent et un repaire pour les criminels et les repris de justice de la sous-région ;
  • L’enrôlement des enfants soldats dans les forces armées centrafricaines ;
  • L’établissement des bases arrière en vue de la déstabilisation de certains pays voisins ;
  • Le bradage du pays et de ses ressources aux étranger ;
  • Etc…

 

Après avoir pris le temps d’observer l’évolution de la situation politique nationale et les risques importants de propagation aux pays voisins, de constater l’aggravation de la crise socioéconomique et la détérioration du climat sécuritaire ainsi que l’isolement diplomatique toujours plus prononcé du régime du Président Faustin Archange TOUADERA, le Kwa Na Kwa demeure convaincu que le salut de la République centrafricaine réside dans un dialogue franc et Inclusif entre toutes les fies et tous les fils du pays épris d’un même sentiment patriotique, ce qui malheureusement n’est pas l’objectif du régime du Président Faustin Archange TOUADERA.

C’est pourquoi, à la lumière de ce constat, le Kwa Na Kwa :

  • S’incline devant la mémoire de celles et de ceux disparus en raison de la crise quenotre pays traverse ;
  • En appelle à la résilience du Peuple centrafricain meurtri car la lutte contre la dictaturedu Président Faustin Archange TOUADERA entre dans une nouvelle phase et réclame de nous tous encore des sacrifices ;
  • Lance un appel à l’éveil des consciences des uns et des autres afin que nous rendionsla Centrafrique à son Peuple ;
  • Prend les opinions nationale et internationale à témoin de ce que le refus de dialoguefranc, sincère el totalement inclusif n’est pas du fait du Kwa Na Kwa, ni de l’oppositiondémocratique mais du camp du pouvoir ;
  • Engage celles et ceux qui le veulent à se joindre à nous dans la lutte démocratiqueet pacifique de résistance à la dictature et d’instauration d’une nouvelle ère enRépublique centrafricaine par la mise en place d’une transition consensuelle destinéeà réconcilier les Centrafricains entre eux.

 

Ce n’est que par cette voie, faite de la prise en compte de l’ensemble des aspects de la crise centrafricaine, que notre pays parviendra à se sortir de cette grave situation et que son

Peuple pourra se donner une chance de se relever.

 

Fait à Paris le 12 juillet 2022

Pour le wa Na Kwa.

Le Grand Ouvrier, Président Intérimaire

DOENEBEM DEDIZOUM

RCA : La Chine fait un don de 200 valises médicales au gouvernement centrafricain et procède à la signature d’un accord de jumelage entre les hôpitaux chinois et centrafricain

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – L’Ambassade de la République de Chine en Centrafrique, a fait ce mercredi dernier un don de 200 valises médicales au gouvernement centrafricain, et a procédé à la signature d’un accord de jumelage entre les hôpitaux chinois et centrafricain. Cette cérémonie de remise de ce don a été présidée par le Premier ministre centrafricain, Felix Moloua et le chargé d’Affaires de l’Ambassade de Chine M. Shan Chenglin.

RCA : La Chine fait un don de 200 valises médicales au gouvernement centrafricain et procède à la signature d’un accord de jumelage entre les hôpitaux chinois et centrafricain
Remise symbolique d’une valise médicale du chargé d’affaires de l’Ambassade de Chine au premier ministre centrafricain copyright CNC du 27 juillet 2022

 

La République populaire de la Chine continue d’apporter son appui à la République centrafricaine dans le secteur sanitaire. La Chine à travers son ambassade en Centrafrique, a procédé ce 27 juillet 2022 à la remise de 200 valises médicales au ministère de la santé et de la population afin de soutenir le renforcement des soins de santé de base en Centrafrique.

A en croire le chargé d’affaires, Shan Chenglin, l’idée de cette initiative est venue de l’expérience chinoise. Pour lui, dans les années 1960 à 1980, le système de santé publique chinois était moins développé et les médecins étaient insuffisance surtout dans les zones rurales reculées.  Alors, « le parti communiste chinois (PCC) au pouvoir qui dans son souci de préserver la santé du peuple chinois a formé les médecins de village. Et améliorer l’accès de la population rurale aux services de santé essentielle […] ».

Les 200 valises médicales exposées au ministère de la santé publique et de la population de Centrafrique copyright CNC du 27 juillet 2022
Les 200 valises médicales exposées au ministère de la santé publique et de la population de Centrafrique copyright CNC du 27 juillet 2022

 

Une mission médicale chinoise est à Bangui

 

Le diplomate chinois a souligné de passage qu’une nouvelle mission médicale chinoise est arrivée actuellement à Bangui pour continuer à fournir des aies médicales à la population centrafricaine. C’est dans cette dynamique que l’accord sur le jumelage de deux hôpitaux entre les deux pays va être signé. Et dans le cadre de ce partenariat, « l’hôpital affilié n°1 de l’Université médicale de Wenzhou a envoyé non seulement des experts médicaux pour une formation technologique et des consultations en visioconférence », a-t-il précisé.

Par ailleurs, M. Shan Chenglin a relevé que le gouvernement sous l’autorité du président de la République a fait beaucoup de progrès en faveur de la paix et que la Chine va continuer de le soutenir tous ses efforts.

Le ministre de la santé et de la population publique, Pierre Somse, déclare que c’est un don important pour des soins de santé primaire avec des équipements appropriés pour des agents de santé communautaires et des soins de santé de base dans les villages et ménages.

« Je souhaite que cette initiative se transforme à un programme national et constitue l’un des principaux piliers de la coopération sanitaire sino-centrafricaine pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile, garantir la santé de la population centrafricaine », a souhaité le ministre.

Ces valises médicales sont composées d’une vingtaine de catégorie de médicaments de base et d’instruments médicaux usuels, comme les capsules de l’amoxicilline, la pommade à l’érythromycine, des antipaludéens, la bande de cerclage, le stéthoscope et le tensiomètre.

 

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Affaire Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine, Touadera navigue entre la roublardise et le charlatanisme

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Avec un avenir sombre voir mortel, le Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine ne respire qu’à travers une assistance, mais le gouvernement tente de se montrer ferme et déterminé devant la communauté nationale. Il vient d’exproprier le domaine de l’île des singes du groupe qatari pour les activités dédiées aux cryptomonnaies et le SangoCoin. La décision a été prise mercredi dernier lors du conseil des ministres extraordinaires. Ceci dit, le gouvernement navigue désormais entre le charlatanisme et la roublardise.

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Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, lors d’une cérémonie d’un an de mandat à l’Assemblée nationale, à Bangui le 30 mars 2022. © Barbara Debout / AFP

 

Le charlatanisme

 

Deux mois après l’adoption d’une loi qui légalise l’usage des cryptomonnaies, les autorités centrafricaines ont lancé, début juillet 2022, la cryptomonnaie centrafricaine appelée « Sangocoin ». C’est-à-dire que le Sangocoin

succède à Bitcoin.   Mais face à la pression de la communauté internationale, en particulier le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la CEMAC et la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), le gouvernement  centrafricain s’est rapproché  des autorités monétaires d’Afrique centrale en vue de bénéficier de l’expertise de l’institution financière d’Afrique centrale  de pour l’élaboration d’un cadre régissant les cryptomonnaies. Ainsi, Bangui gèle l’application de sa loi sur les cryptomonnaies contre une réglementation de la BEAC sur les cryptoactifs. Ceci dit, le Sangocoin ne sera plus identique à sa forme initiale rêvée  par le chef de l’État centrafricain.  Il sera comme une monnaie électronique d’Afrique centrale, réglementée  et strictement surveillée.

En d’autres termes, Sangocoin, à l’état actuel,  est définitivement mort. Mais le gouvernement centrafricain, toujours dans sa politique de miroita, préfère garder la tête haute et procède à sa mise en vente ce lundi 25 juillet 2022, espérant avoir quelques investisseurs crapuleux et mafieux, désirés avoir la nationalité centrafricaine et une portion de terre centrafricaine. Ceci ressemble vraiment à du charlatanisme d’État.

 

Touadera et la roublardise

 

Si les autorités centrafricaines gèlent l’application de la loi sur les cryptomonnaies dans leur pays contre une réglementation de la BEAC sur les cryptoactifs  c’est parce qu’au retour, elles attendent un geste financier de la part du fonds monétaire international (FMI) et des autres partenaires. Touadera joue au petit malin. De la même manière que le chef de l’État centrafricain fait les yeux doux au FMI, c’est aussi de la même façon qu’il compte sur les émirats du golfe pour le SangoCoin.

« Donc, si j’ai bien compris, on compte sur les émirats du golfe pour le SangoCoin, dans le même temps on exproprie le Qatar d’une île  pour y implanter le siège de la société. Un beau message à l’endroit des investisseurs étrangers pour la sécurité des investissements! », réagit maître Crépin Mboli- Goumba sur Twitter. Or, d’après lui, « L’État en a certes le droit, mais l’expropriation répond à une procédure stricte: une œuvre d’utilité publique, une indemnisation juste et PRÉALABLE, déterminées par le juge à défaut d’accords amiables. Un exemple, l’État de Côte d’Ivoire a été condamné il y a peu à cause d’une expropriation.  Comme dans ses habitudes, Touadera veut rouler tout le monde dans la farine, en commençant par le FMI, la Banque mondiale, l’Union européenne et le Qatar. Eh Touadera!

 

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RCA : le ministre de la Communication, docteur Ghislain Djorie prépare  son départ du gouvernement avant un remaniement

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Docteur Ghislain Djorie, se prépare  à quitter le gouvernement, du moins la tête de son ministère, alimentant au passage les rumeurs d’un remaniement imminent  du gouvernement Moloua.

 

Depuis plus de deux semaines, le porte-parole du gouvernement, le biologiste de son état Ghislain Djorie prépare discrètement ses cartons et se dit prêt à changer de portefeuille ministériel, ou plus radicalement quitter carrément  le gouvernement Moloua.

 

Partir sans regret?

 

D’après des sources au sein de son ministère,  Ghislain Djorie  affirme vouloir partir sans remords, ni regret, si d’aventure le Président de la République déciderait de le limoger du gouvernement ou de lui changer de portefeuille ministériel.

Selon les mêmes sources, le mauvais comportement qu’il a affiché ces derniers temps montre qu’il aurait déjà été informé de son limogeage par le chef de l’État.

« L’homme est devenu plus désagréable. Il a même vidé les caisses de son ministère pour ses besoins personnels. À la direction de la télévision nationale, il a même viré les pigistes qui travaillent avec nous depuis des années. Certains ont perdu leur vie à cause de soucis », explique un cadre au ministère de la communication interrogé par CNC. D’après ce dernier, les redevances  des implantations des antennes téléphoniques sur le pylône  de la télévision centrafricaine sur la colline de Bazoubangui sont systématiquement détournées par le ministre Ghislain Djorie.

« Djorie a complètement rendu fou tout le personnel de son ministère », ajoute-t-il. Mais de quelle manière? Dossier à suivre…

 

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Centrafrique, Troisième mandat, Touadera valide ce que Ngouandjika avait annoncé sur RFI : instaurer une nouvelle constitution en République centrafricaine

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Ça y est! C’est devenu clair. Réellement, c’est  le Président Faustin Archange Touadera qui était derrière toutes les différentes initiatives visant à réviser la constitution du 30 mars 2016, ou à instaurer une nouvelle constitution, synonyme d’une  nouvelle opportunité d’un troisième, quatrième voir un cinquième mandat présidentiel.

Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l'hémicycle de l'assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence

 

Touadera ne voile plus la face

 

Ce qui ressemblait hier à un discours de crieurs publics est désormais plus qu’une évidence. Le (non) dialogue républicain de Bangui a savamment alimenté les velléités de la sibylline, démarche d’un passage au troisième mandat, voire une présidence à vie. Mais, jusqu’où ce régime ira-t-il dans sa logique ?

Au début, c’était la modification de la constitution, mais à l’arrivée, on nous parle désormais du changement de la constitution. Le régime de Touadera semble avoir des difficultés à soutenir juridiquement son argument pour la modification de la constitution, ni pour le changement de la constitution du 30 mars 2016, laquelle ferme  toutes les voies menant au changement de la constitution par voie référendaire en temps de guerre, ni même sa révision.

Mais la semaine dernière, lors d’un conseil des ministres extraordinaire du mercredi 20 juillet 2022, le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et des relations avec les institutions, monsieur Maxime Balalou a soumis à l’examen du conseil la note relative  à l’avis du gouvernement sur la proposition de loi constitutionnelle modifiant  et complétant la constitution du 30 mars 2016, initiée par le député  Brice Kevin Kakpayen de la circonscription de Mbaiki-1.

 

Procédure régulière et annonce d’une nouvelle constitution 

 

Ainsi, le conseil qualifie de régulière la procédure et remarque que la révision demandée touche quasiment tous les articles, d’où la nécessité d’une réécriture, c’est à dire, d’une nouvelle Constitution qui doit s’adapter aux contextes socio-économiques du pays. Ceci dit, le Président de la République valide intégralement la déclaration de son ministre conseiller Fidèle Gouandjika sur RFI.

Mais la question que tout le monde se pose est de savoir le Président de la République, ou même un conseil des ministres, pour ne pas dire qu’un ministre de la justice peut-il juridiquement déclarer  que telles ou telles dispositions sont conformes à la constitution.

« C’est un pays de paradoxe et d’anomalie. Même déclarer régulière la procédure, ça ne ressort pas du tout des prérogatives  de Touadera, du conseil des ministres , ou encore du ministre de la Justice. Mais bon, ils foncent, ils chantent  comme le Sangocoin. Ils vont déchanter un jour », s’alarme un juriste centrafricain.

Affaire à suivre…

 

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Affaires J. Rémy NGONO et Sabine NTSAMA, Bangui lance un mandat d’arrêt international, les intéressés se moquent de Touadera

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Pour le journaliste J. Rémy NGONO, qui avait accusé directement le président centrafricain d’être complice du malfaiteur Émile Parfait Simb, promoteur de LIYEPLIMAL,  la République centrafricaine, dirigée par le professeur Faustin Archange Touadera,  présente tous les éléments d’un État voyou, voir un narco – État.

Le Journaliste Remy Ngono
Le Journaliste Remy Ngono

 

Selon Monsieur Boris BERTOLT, le pays présidé par Faustin Archange Touadera a réussit l’exploit nauséabond de condamner le journaliste J. Rémy Ngono et Sabine NTSAMA à deux ans de prison ferme avec délivrance d’un mandat d’arrêt international.

D’après lui, le crime de J. Rémy Ngono est d’avoir accusé directement le président centrafricain de protéger Émile Parfait Simb, promoteur de LIYEPLIMAL qui s’est réfugié en Centrafrique après avoir fui le Cameroun avec l’argent des souscripteurs qui s’élève à des milliards de francs CFA.

Et parmi ces souscripteurs, figure madame  Sabine NTSAMA, conseillère en Ressources humaines, habitant au Canada, qui réclame son argent et qui a d’ailleurs porté plainte aux États-Unis et au Canada.

Le journaliste Rémy Ngono et Sabine Ntsama ont été condamnés par la justice centrafricaine à deux ans de prison ferme et d’un montant de 200 000 francs CFA d’amende chacun. Il leur a été décerné un mandat d’arrêt international.

Pour le promoteur du fonds LIYEPLIMAL, le Camerounais Émile parfait Simb, il est actuellement porté disparu du radar. Le mois dernier, le gouvernement centrafricain, qui lui avait délivré un passeport diplomatique accompagné de la nationalité centrafricaine quelques mois plutôt, lui avait demandé un visa de Russie, soi-disant qu’il se rendait à Saint-Pétersbourg pour participer au sommet économique mondiale. Mais depuis son départ en Russie, l’homme devient introuvable et invisible.  Ses victimes accusent le pouvoir de Bangui de vouloir à tout prix le protéger.

 

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Centrafrique : les signes des temps de la fin. Touadera, attention  

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Rédigé par Soleil Levant

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – La Russie, soutien de premier plan de la Touaderade, coincée par la guerre en Ukraine, oriente désormais ses priorités vers Bamako et les théâtres d’opérations pour se sauver la face. Elle n’apporte non plus du soutien logistique, financier ou alimentaire à la Centrafrique, qui en a tant besoin. Pas de carburant ou de blé russe à Bangui.

 

L’administration Biden projette des sanctions contre tous les pays africains qui soutiennent la Russie dans la guerre en Ukraine. Pour de nombreux observateurs, ces sanctions viseront en premier la République centrafricaine, dont le fanatisme aveugle pour Moscou n’est plus à démontrer.

 

De hautes personnalités centrafricaines visées par des sanctions américaines.

 

En cause, des plaintes portées contre Émile Parfait Simb, patron du Liyeplimal, qui fait la pluie et le beau temps à Bangui (détenteur d’un passeport diplomatique centrafricain).

 De soutiens du régime claquent la porte et font des révélations accablantes sur le fonctionnement criminel, despotique et corrompu du système. La CPI et les grandes juridictions internationales à l’affût sur le dossier de plusieurs officiels centrafricains impliqués dans des assassinats et crimes économiques des plus graves.

 

SangoCoin échoue.  Bangui prêt à abandonner.

 

Avant cela, mort du guide arabe, alors que Touadera se rendait aux Émirats pour le lancement de sa monnaie virtuelle.

Le FMI tout aussi sceptique, refuse de renouveller son financement à l’égard de la Centrafrique ; les prochains moins risqueront bien d’être fatals pour les caisses de l’État.

Touadera fait venir des Constitutionalistes français et béninois à Bangui, pour étudier la possibilité de révision de la Constitution, ceux-ci lui ont fait clairement comprendre que la Constitution du 30 mars comporte des verrous indémontables. Mort du “mauvais génie” de Kapkayen.

– Si Bangui pouvait compter sur le soutien de l’intrigant Kagamé, tout dénote que le Sénat américain est vent debout contre les très nombreux crimes de l’homme fort de Kigali, documentés depuis le déclenchement de la crise en RDC. Donc, difficile pour les USA de permettre un envahissement de la Centrafrique par les stipendiés de Kagamé.

Un ministre de Touadera mis aux arrêts à Séoul, pour une affaire d’escroquerie de plus d’un demi-million de dollars. Pour un ministre encore en fonction, c’est un scandale de trop, une mauvaise publicité pour la Centrafrique à l’extérieur.

Bangui a presque perdu toutes ses batailles judiciaires. Tous ceux qui étaient accusés de tentative de coup d’État, sont aujourd’hui libérés sans condition. Le général Ludovic Ngaïfé, l’ancien ministre Thierry Savoranole, l’ancien ministre Ndomaté et compagnie…

– Le régime, pris en flagrant délit de mensonge dans sa communication sur la gestion des hydrocarbures en Centrafrique. N’ayant eu que 50.000 litres de carburant des mains généreuses de la Minusca, la rareté des hydrocarbures risquera bien de provoquer la paralysie du pays si rien n’est fait pour décanter la situation.

Augmentation vertigineuse du prix des produits sur le marché. Vie chère. Bangui, capitale la plus chère du continent, selon le rapport d’un Institut américain.

Les grandes sociétés mettent la clé sous le paillasson. Le seul exemple de SUCAF, avec un peu plus de 2.000 personnes envoyées au chômage. Risque d’implosion sociale à l’horizon, alors que l’Etat n’aura même pas les moyens de payer le salaire des fonctionnaires ou créer de nouveaux emplois.

 

L’obsession du régime le pousse au terrorisme

 

Le DG d’Air France, injustement agressé à coûp de machette alors qu’il se rendait pour le sport. On se croit en plein génocide rwandais ou encore l’époque Antibalaka. Dans cette lancée, le quotidien L’Hirondelle titre “Francais Personae non grata”. Au journal de renchérir que l’agression de ce citoyen français confirme le caractère criminel du régime, qui plus est l’implosion des relations historiques entre la France et son ancienne colonie, ce qui ne restera pas sans conséquences, conclut-il.

Si on observe tout ceci en un temps record, il convient d’appeler ce régime à plus d’humilité et de respect pour le peuple meurtri sinon la fin risquera d’être apocalyptique, à défaut de l’être déjà.

 

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RCA : « Un renouvellement de la classe politique s’impose »

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Rédigé par Rodrigue zazou    (Un contributeur)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 juillet 2022

 

 

Bangui (CNC) – Depuis son accession à l’indépendance, la République Centrafricaine souffre d’un manque cruel de leadership charismatique pouvant impulser une dynamique en faveur d’un changement véritable.

 

De crise en crise

 

La mort précoce et commandite par la métropole a comme ouvert les portes d’une malédiction congénitale sur une nation centrafricaine qui patauge et semble incapable de prendre en main sa destinée.

La mainmise de la France depuis plus de soixante ans sur la vie politique et économique de la RCA n’a fait que plonger ce pays dans un cycle infernal de crises socio-politique avec comme corolaires les coups-d ’Etat a répétition, la prolifération des groupes armés et une instabilité politique chronique.

La situation socioéconomique inhérente a cette situation reste à désirer.

Tous les régimes qui se sont succédés en passant par David Dacko, Bokassa, Kolingba, Patasse, Bozize, Samba-Panza et aujourd’hui Touadera n’ont pas pu impulser ce changement voulu par le peuple profond en faveur d’une démocratie véritable et l’émergence tant attendu d’un pays pourtant béni par la providence a s’en tenir a nos richesses insolentes du sol et du sous-sol.

 

La faute à qui, a-t-on envie de se demander.

 

Si la responsabilité première incombe sans conteste a cette France dont les régimes successifs se sont donnes comme objectifs de maintenir les pays sous leur giron dans une totale précarité et un sous-développement guides par la défense de leurs seuls intérêts, il faut tout de moins épingler la responsabilité de nos dirigeants successifs qui n’ont pas su se départir de l’infantilisme et le diktat impose par l’ancien colon double d’un chantage politique pouvant se résumer dans ce postulat « Tu me sers, je te maintiens en place ».

Les valeurs démocratiques pourtant cardinales dans leur pays semble être un luxe pour nous autres.

Oui la France est responsable mais il s’agit d’une responsabilité « IN SOLIDUM » avec nos dirigeants qui au-delà de compromis politiques ont simplement fait preuve de compromission.

Face au constat de carence d’une génération d’hommes politiques qui ont lamentablement échoué, face l’imposture des dirigeant qui n’ont fait qu’hypothéquer l’avenir des générations futures, il est plus qu’impérieux de remodeler le paysage politique centrafricain en impulsant un sang nouveau susceptible de privilégier l’intérêt général et l’avenir des générations futures sur les intérêts égoïstes et mesquins.

Il est en effet inadmissible de voir aujourd’hui sur l’arène politique national des figures qui ont traversé tous les régimes successifs depuis plus de soixante ans en usant de la politique du caméléon qui trouve toujours l’astuce nécessaire pour s’adapter à son nouvel environnement.

 

La jeunesse, la solution ?

 

La jeunesse qui compte plus de 70% de la population doit prendre ses responsabilités et imposer une nouvelle done politique afin de renverser l’ancien ordre établi par ceux-là qui nous ont dirige et nous dirigent aujourd’hui encore sans aucune perspective de changement et de renouveau tel que voulu par le peuple profond.

Le clanisme, le népotisme, la politique du tube digestif et le vagabondage politique érigés en mode de gouvernance doivent cesser pour bâtir les fondement d’un Etat moderne et émergent.

Gageons qu’une prise de conscience se fera pour enfin botter dans la fourmilière et favoriser l’émergence d’hommes politiques nationalistes et véritablement acquis aux valeurs de paix, d’unité nationale, de renouveau politique et du développement harmonieux et durable de notre cher et beau pays la RCA.

 

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De la même manière que Touadera a échoué dans son initiative de “Sangocoin “,* l’homme échouera aussi dans sa tentative d’éventrement ou d’instauration d’une nouvelle Constitution.

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

Bangui (CNC) – Ni le “mauvais génie” de Kakpayen, ni un soutien fut – il Rwandais ne saura faire prospérer l’outrage au peuple. Ce qui est bien en Centrafrique, les signes ne trompent point. Et même Jésus-Christ nous l’a enseigné. Matthieu 24:3.

Touadera

La bataille sera féroce

 

Si l’opposition démocratique et la société civile réunies au sein d’une nouvelle coalition dénommée « bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) reconnaissent leur limite sur le plan financier, elles affichent, par la force de la loi  et par la force de leur conviction qui est de s’opposer farouchement  à la modification  ou à l’introduction  d’une nouvelle constitution, leur détermination à aller jusqu’au bout

Pour monsieur Karl Blagué, toutes les constitutions peuvent être toilettées, mais il y’a des limites. C’est ce qu’affirme monsieur Ben Wilson Ngassan. Pour lui,  la constitution du 30 mars 2016 ne sera pas modifiée.

« Elle ne sera pas modifiée parce que nous ferons  le travail de pédagogie  pour que le peuple comprenne  les enjeux de ce projet qui veut aboutir à la modification  de la constitution », ajoute-t-il.

Pour maître Arlette Sombo-Dibélé, dans l’état actuel du pays, changer la constitution apporte quoi aux Centrafricains ?

« Est-ce qu’un changement de la constitution apporte un peu plus de patte d’arachide dans les sauces des Centrafricains ? », se demande-t-elle.

 

Et pour Martin Ziguelé?

 

Évidemment, pour l’honorable Martin Ziguélé, ce que le peuple centrafricain demande aujourd’hui c’est la paix, la sécurité, l’emploi et le bien être.

« Ce que le peuple centrafricain demande aujourd’hui, c’est que nos compatriotes à Kembé, à Ouanda-Djallé,  à Bakouma, à Nzako, à Bangassou, à Obo, à Ndélé, à Bria, à Kaga-Bandoro, à Dékoua, à Sibut, à Batangafo, à Bossangoa, à Ngaoundaye, à Bocaranga, à koui…. Vivent en paix. Ce que les Centrafricains demandent aujourd’hui,  c’est que leurs enfants puissent aller à l’école et être enseignés par des maîtres  qui ont été diplômés. Ce que les Centrafricains attendent aujourd’hui c’est que leur pays marche et qu’ils soient en paix et qu’ils nourrissent leur famille… Et si par extraordinaire  la constitution arrivait à être modifiée, quel serait le bénéfice pour le peuple centrafricain par rapport à l’ancienne    », affirme le député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé, également président du parti MLPC.

Enfin, pour   Arlette Sombo-Dibélé, nous glissons actuellement vers  un « régime totalitaire » et sans merci, mais la constitution du 30 mars 2016 ne sera pas modifiée!

 

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Quand les mercenaires russes de Wagner déboisent la forêt centrafricaine

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Rédigé par RTS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Une entreprise, liée aux Mercenaires russes de Wagner, a mis la main depuis février 2021 sur une immense parcelle de forêt en Centrafrique. Ils ne paient pas de taxes, sont en lien avec le pouvoir. Libre à eux d’exploiter le bois presque comme ils l’entendent. Enquête autour d’une nouvelle activité liée au groupe Wagner.

Une entreprise paramilitaire russe profite du trafic de bois en République centrafricaine / Tout un monde / 6 min. / aujourd'hui à 08:14

 

Fin 2019, la République Centrafricaine (RCA) révoque le permis d’exploitation d’une parcelle de 187’000 hectares de forêt – soit la superficie des cantons du Jura et de Neuchâtel réunis – attribuée aux Industries forestières de Batalimo (IFB). Dix-huit mois plus tard et après un appel d’offres, une nouvelle société, connue sous le nom de Bois Rouge Sarlu, récupère ce permis dans la province de Lobaye au sud-ouest du pays.

Derrière la société se cache en réalité un ensemble de personnes et de structures proches de la galaxie Wagner. Après des mines, le contrôle partiel des douanes et d’autres missions, le groupe de mercenaires se retrouve pour la première fois en mesure de contrôler une grande parcelle de forêt. C’est ce que révèle l’enquête de l’European Investigative Collaborations (EIC) dont la RTS est membre. Enquête réalisée en partenariat avec OpenFacto, une association spécialisée en sources ouvertes.

 

Du bleu-blanc-rouge au blanc-bleu-rouge

 

Dans la capitale, Bangui, “influence étrangère” a longtemps rimé avec France. La présence de l’ancien colonisateur est tenace: avenue de France, rues du Poitou et du Languedoc, lycée français Charles-De-Gaulle, stations-service Total.

 

Les premiers mercenaires, ou conseillers comme ils aiment se faire appeler, sont officiellement arrivés à Bangui début 2018, un peu plus d’un an après le retrait des troupes de l’opération française Sangaris. Il s’agissait pour Wagner alors de former et d’accompagner sur le terrain les militaires centrafricains, aux prises avec des groupes armés irréguliers. Quatre ans plus tard, les contractuels russes ont des statues et des films à leur gloire.

 

Ces violations des droits humains ont conduit l’Union européenne à mettre en place, en décembre 2021, des sanctions visant directement Wagner et ses dirigeants. Sanctions que la Suisse a partiellement reprises en bloquant les têtes connues comme l’oligarque Evgueni Prigojine, ou Dimitri Outkine, un des principaux commandants. Ce qui reste plus trouble, ce sont les accords industriels et financiers signés entre les sociétés de la galaxie Wagner et les États où le groupe intervient.

 

Bois Rouge: une société russe plutôt que centrafricaine

 

La République centrafricaine est un pays riche de ses forêts. L’année dernière, le bois était le principal bien d’exportation du pays, loin devant les diamants. Il est exploité par seulement une douzaine d’entreprises, selon un rapport de la FAO, l’agence de l’ONU en charge de l’agriculture.

Les autorités centrafricaines, dépendantes de Wagner pour assurer leur sécurité, ont bradé une partie de leurs ressources naturelles en autorisant désormais Bois Rouge à exploiter la forêt de manière intensive, quasiment sans payer d’impôts, et parfois au mépris de la loi. Malgré ce traitement de faveur, Bois Rouge n’a pas respecté tous ses engagements vis-à-vis de l’État centrafricain.

 

Début 2021, la forêt, riche de gorilles, léopards et éléphants, passe donc sous le contrôle de Bois Rouge. L’entreprise se décrivait sur son site internet, mystérieusement fermé cette année, comme “l’une des plus grandes entreprises africaines de bois”.

Bois Rouge se présente comme une société 100% centrafricaine. Elle est, de fait, immatriculée au registre du commerce depuis mars 2019 et dirigée par une ressortissante du pays. Il s’agit en réalité d’un paravent des intérêts russes en Centrafrique. “Tout le monde sait qu’il s’agit d’une société fabriquée de toutes pièces par les Russes”, confie un acteur du secteur. Plusieurs éléments matériels viennent l’étayer.

En octobre 2019, sept mois après sa création à Bangui, Bois Rouge est présente à un forum d’industriels du bois à Shanghai. La société figure sous le même nom et à la même adresse que ceux renseignés au registre du commerce centrafricain, mais elle est classée parmi les participants russes. C’est un responsable des ventes russe qui représente la compagnie. Et l’une des deux adresses électroniques de contact de l’entreprise est hébergée par un service de messagerie russe.

Les liens de Bois Rouge avec la Russie se confirment par les activités sur le terrain. Des photos datées de novembre 2021 prises dans la concession, que l’EIC et OpenFacto ont obtenues, montrent plusieurs hommes blancs aux côtés d’employés centrafricains, ainsi que des camions et des boîtes de médicaments de marque russe et une porte sur laquelle “centre médical” est écrit en cyrillique.

 

Sur les traces de Wagner

 

Wagner n’est qu’une “marque”: aucune entreprise ne porte officiellement ce nom. Derrière Wagner, il y a en réalité une galaxie de sociétés contrôlées par Evgueni Prigojine, liées aux activités du groupe de mercenaires, mais qui se sont diversifiées au fil du temps. L’oligarque est déjà présent en RCA via plusieurs entreprises, dont Lobaye Invest et M-Finans, sous sanctions américaines depuis septembre 2020.

Le premier élément reliant Bois Rouge à Wagner est chronologique: l’attribution de la concession dans la préfecture de la Lobaye coïncide avec l’arrivée des mercenaires russes dans la région. Le gouvernement centrafricain attribue l’ancienne parcelle d’IFB à Bois Rouge le 9 février 2021, soit seulement quinze jours après la reprise de Boda, la principale ville de la région, par l’armée centrafricaine et les hommes de Wagner.

Les liens entre Bois Rouge et la galaxie Wagner sont également d’ordre financier. Sans accès à la mer, Bangui est obligée de passer par des ports d’autres pays pour ses exportations. C’est principalement par Douala que transitent importations et exportations centrafricaines.

Près de 260 transactions sont listées pour Bois Rouge. Elle s’approvisionne surtout en matériel technique russe. Les données issues des bordereaux de chargements (“bill of lading”) de marchandises destinées à Bois Rouge, que l’EIC et OpenFacto ont consultées, démontrent que la société achète du matériel à Broker Expert LLC. La société basée à Saint-Pétersbourg est déjà pointée pour avoir fourni d’autres entités du réseau Wagner, parmi lesquelles l’entreprise minière Meroe Gold, active au Soudan, décrite par le Trésor américain comme une filiale du groupe d’Evgueni Prigojine.

Vingt-huit transactions entre Bois Rouge et Broker Expert, rien qu’en novembre et décembre 2021: en deux mois, l’exploitant forestier a importé un tracteur, des matériaux de construction (tôles d’acier, argile expansée, bétonnière, ciment, briques), des vis, du fil barbelé, un ventilateur, des plaques d’amiante ou encore un aspirateur industriel.

Outre ces liens d’affaires, des indices laissés sur le terrain suggèrent aussi un lien avec Wagner. Sur deux photos prises sur la concession de Bois Rouge, on distingue des individus portant des pantalons de camouflage militaire. Ce modèle de camouflage, multicam, est utilisé par les mercenaires en RCA.

 

Une forêt bradée

 

Le droit d’exploiter la forêt centrafricaine pour 99 ans fait-il partie des compensations accordées à Wagner en échange des services de ses combattants, qui assurent la garde rapprochée du président Touadéra et combattent aux côtés des forces armées centrafricaines? Les conditions d’exploitation octroyées à Bois Rouge relèvent davantage du cadeau que de la relation commerciale classique.

Pour mieux comprendre, il faut comparer des documents officiels en analysant les deux principaux textes – la convention provisoire d’exploitation signée entre l’État centrafricain et Bois Rouge le 28 avril 2021 et la convention définitive d’exploitation du 3 décembre 2021 – avec six autres contrats comparables signés par l’État centrafricain avec d’autres entreprises entre 2014 et 2020. Bois Rouge a obtenu le droit d’exploiter la forêt de manière intensive, ainsi que des avantages jamais octroyés à d’autres entreprises.

 

Nombreux avantages

 

Trois exemples illustrent ce traitement de faveur: Bois Rouge a obtenu l’autorisation d’exploiter la totalité de la surface de la forêt dont elle a obtenu la concession, avant même d’avoir signé la convention définitive d’exploitation censée encadrer ses activités. Or, avant d’avoir signé cette convention définitive, les autres entreprises forestières n’ont le droit d’exploiter qu’une partie de leur concession – généralement un huitième de sa surface.

Second avantage: alors que les contrats forestiers fixent des “assiettes de coupe” (des zones prévues pour être exploitées), qui changent chaque année afin de laisser la forêt se régénérer, la convention d’exploitation de Bois Rouge prévoit des “assiettes annuelles de coupe” valables non pas un an mais trois ans, et qui sont renouvelables sur simple demande.

Le contrat signé avec Bois Rouge supprime enfin une disposition importante, présente dans tous les autres contrats consultés: l’interdiction de procéder à des abattages par temps de pluie ou venteux, interdits pour des raisons de sécurité.

En plus de ces conditions d’exploitation inédites, l’EIC a obtenu un document prouvant que le gouvernement centrafricain a octroyé d’importants avantages fiscaux et douaniers à Bois Rouge.

Une lettre signée du ministre des Finances et du Budget de RCA, Henri-Marie Dondra, datée du 23 avril 2021, indique que Bois Rouge bénéficie de droits de douanes réduits à 5% pendant 5 ans sur ses importations, d’une exonération de l’impôt sur les sociétés pendant cinq ans (puis réduit à 25% pendant une année supplémentaire), d’une TVA sur les importations “neutralisée” par une procédure de “paiement différé”, d’une exonération de taxe foncière pendant huit ans sur tous les immeubles bâtis neufs, ainsi que d’une contribution au développement social réduite de 25% et d’une exemption du paiement de la patente pendant cinq ans.

 

Exploitation débutée de manière illégale

 

Malgré ce traitement de faveur, nous avons pu établir que Bois Rouge n’avait pas respecté tous ses engagements. La société a débuté son exploitation en juillet 2021 sans réaliser de plan d’aménagement d’exploitation, ni d’étude d’impact environnemental, qui sont pourtant deux obligations légales. L’absence d’un tel plan est explicitement mentionnée dans la convention définitive d’exploitation du 3 décembre 2021, ce qui n’a pas empêché le gouvernement centrafricain de la signer. “L’instauration de plans d’aménagement qui garantissent la préservation de la ressource forestière demeure notre priorité, et nous allons intensifier les contrôles”, assurait pourtant en 2016 la ministre centrafricaine des Forêts.

Interrogée, la gérante de Bois Rouge assure que sa société “respect[e] pleinement les exigences et les règles en vigueur”. Également contactée, la présidence centrafricaine n’a pas souhaité nous répondre, estimant que nos questions “ne correspond[aient] pas aux préoccupations de [son] pays et de [sa] population” et qu’elle n’avait “pas à justifier et à prouver quoi que ce soit”.

 

L’absence d’étude d’impact environnemental réalisée par Bois Rouge est confirmée par le ministère de l’Environnement centrafricain.

 

Ce n’est pas tout. Bois Rouge aurait dû payer, en échange de la concession, trois années de loyer. Cette obligation figure noir sur blanc dans le décret signé par le Premier ministre centrafricain le 9 février 2021. La société avait quinze jours pour le faire, et “tout manquement ou retard entraînera l’annulation d’office du permis”, précise le document.

Décret 21.044 attribuant l’exploitation de la parcelle de la forêt de Lobaye à Bois Rouge. [APVRCA]

Bois Rouge n’a pas payé et l’État ne lui a pas retiré son permis. Une lettre du ministère des Finances prouve qu’à la date du 23 avril 2021, soit deux mois après l’expiration du délai légal pour payer le loyer, le ministère des Finances centrafricain n’avait toujours pas reçu l’argent. Le courrier indique que Bois Rouge a demandé un délai de paiement jusqu’au 1er avril 2022, soit onze mois après la date prévue. Ce report a été accordé par le ministre des Finances. D’autres documents internes au ministère des Eaux et Forêts prouvent que Bois Rouge n’a pas payé toutes les taxes liées à l’abattage de bois auxquelles elle était assujettie, au moins jusqu’en février 2022.

A ces manquements légaux et financiers s’ajoutent des conditions de travail problématiques sur la zone d’exploitation. L’EIC a pu recueillir le témoignage détaillé d’une personne connaissant bien la concession, mais qui requiert l’anonymat étant donné les risques importants pour sa sécurité. Cette source rapporte que Bois Rouge emploie un personnel très insuffisant (une équipe d’abattage y est constituée de deux personnes, contre cinq à six habituellement), qu’elle fait travailler dans des conditions dangereuses.

Ils semblent être dans une phase de test

Témoin anonyme connaissant bien la concession

Selon ce témoin, les abatteurs de Bois Rouge couperaient “15 à 20 arbres par jour”, alors que la norme dans d’autres concessions serait plutôt de 7 par jour. Les dirigeants de l’entreprise leur imposeraient de travailler “jusque 15h ou 16h”, alors que dans la région, l’usage veut que le travail s’arrête vers 11 heures en raison du vent qui se lève et rend l’abattage particulièrement dangereux. Il assure enfin que le cahier de chantier, qui recense notamment les volumes de bois coupés, n’était pas rempli, alors qu’il s’agit d’une obligation légale.

Malgré cela, Bois Rouge n’aurait pas encore exploité d’importants volumes de bois. Deux sources proches du dossier indiquent que l’entreprise a jusqu’à présent coupé un nombre d’arbres relativement modeste, qui représenteraient quelques centaines de mètres cubes, qu’elle a ensuite exportés via le Cameroun. “Ils semblent être dans une phase de test”, indique l’une de ces sources.

 

Bientôt des meubles en “bois Wagner” en Europe?

 

Alors que plusieurs pays européens importent du bois centrafricain, notre enquête pose aussi la question de sa traçabilité. Si les sanctions européennes visant le groupe Wagner et son financier Evgueni Prigojine devraient théoriquement rendre impossible l’importation de “bois Wagner” sur le sol européen, la faiblesse des contrôles existants ne permet pas de garantir que cette interdiction soit correctement appliquée. Il est impossible, pour l’heure, de savoir vers quels pays ce bois a été exporté.

Du “bois Wagner” est-il importé en Europe, ou pourrait-il l’être prochainement? Cela est théoriquement interdit, pour deux raisons: les règlements européens contre l’exploitation illégale des forêts, et les sanctions émises par l’UE visant Wagner. A cela pourraient s’ajouter les sanctions prises contre des entreprises et citoyens russes après l’invasion russe de l’Ukraine, qui pourraient également toucher indirectement Bois Rouge: l’exploitant forestier se fournit auprès de l’entreprise de sidérurgie russe Severstal, dont le principal actionnaire, l’homme d’affaires russe Alexey Mordashov, a été placé sous sanctions européennes en mars 2022.

Dans certains cas, les amendes sont une part assumée du coût de l’approvisionnement en bois tropicaux de grande valeur

Marigold Norman, experte en bois travaillant avec l’ONG Forrest Trends

La Commission européenne a jugé, dans un rapport de décembre 2021, que ces deux outils n’avaient pas totalement atteint leurs objectifs. Une partie des entreprises important du bois dans l’UE ont une “connaissance et une compréhension limitées des obligations à respecter” et rencontrent des difficultés à vérifier les informations provenant de leurs chaînes d’approvisionnement. Certains importateurs profitent de la souplesse de certains pays européens, où les contrôles sont moins nombreux, pour faire entrer du bois à l’origine douteuse, relève la commission.

Les ONG sont encore plus critiques. “Les règles de confidentialité en vigueur dans l’Union européenne font qu’il est difficile de suivre le bois depuis la source jusqu’à l’entreprise qui importe directement le bois”, explique Marigold Norman, experte en bois travaillant avec l’ONG Forrest Trends. Par ailleurs, “jusqu’à présent, les sanctions infligées aux entreprises qui enfreignent les règles ont été limitées… Dans certains cas, les amendes sont une part assumée du coût de l’approvisionnement en bois tropicaux de grande valeur”.

Pour l’heure, rien ne garantit que les contrôles existants soient suffisants pour empêcher Wagner d’écouler son bois centrafricain en Europe.

Enquête: Dimitri Zufferey

Sujet radio: Benjamin Luis

Centrafrique: une quinzaine de morts après des pluies diluviennes

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Rédigé par AFP

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Une quinzaine de personnes ont été tuées lors des pluies diluviennes qui ont frappé la semaine dernière la centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde, a déclaré lundi à l’AFP le président de la Croix-Rouge locale. « Nous sommes surpris des dégâts causés par cette pluie diluvienne, c’est la première fois que nous avons un tel bilan » meurtrier, a assuré Antoine Mbao Bogo, précisant que, selon un bilan encore provisoire, neuf personnes ont été tuées à Bouchia, dans le sud du pays, trois à Bria, dans l’est, et une dans la capitale Bangui.

Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.
Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui.

 

La Centrafrique, dont 71% des 4,6 millions d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 1,90 dollar par jour) et plus de la moitié ont besoin d’aide humanitaire, selon la Banque mondiale, est régulièrement touchée par des inondations. En 2019, au moins 28.000 personnes se sont retrouvées sans abri dans ce pays extrêmement pauvre d’Afrique centrale à cause d’inondations inédites. En cause, des pluies exceptionnelles et incessantes combinées à la crue décennale de l’Oubangui et de ses affluents.

Bangui a été particulièrement touchée par les inondations la semaine dernière et plus de « 1.300 ménages se retrouvent sans abri », a déclaré Virginie Baïkoua, ministre de l’Action humanitaire. « Avec la cellule de crise mise en place par le gouvernement, on va identifier les différents problèmes, on va faire une cartographie des ouvrages – tels que les ponts, canalisations, curages – et des quartiers les plus souvent touchés pour que la population ne connaisse plus ces catastrophes », a-t-elle poursuivi.

« On n’utilise que l’eau du puits et juste à côté nos toilettes ont aussi débordé, on imagine que l’eau des latrines est mélangée avec celle du puits », s’est inquiété Josue Djazoundou, vendeur d’essence dans un quartier de la capitale, dont la maison s’est aussi effondrée. « Je prie seulement pour que les enfants ne tombent pas malade. »

 

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Agression du directeur de l’agence d’Air France à Bangui, des suspects identifiés, CNC mène ses investigations, Kossimatchi nie son implication

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 juillet 2022

 

 Bangui (CNC) – Le 19 juillet dernier,  à Bangui, le directeur de l’agence Air France KLM, monsieur Marc Bousaka a été agressé par plusieurs individus armés des machettes et des barres de fer, alors que celui-ci est en train de faire son sport de maintien dans son secteur de résidence. Sur les réseaux sociaux, des voix se lèvent pour indexer le sulfureux coordinateur de la plateforme Galaxy,  monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, mais l’homme décline son implication et tente de fournir des explications confondues. L’une de nos équipes, saisie de l’affaire, a pu mener ses propres enquêtes, et un groupe des suspects sont identifiés. Mais qui sont-ils?
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Panneau publicitaire de la compagnie Air France à Bangui

 

Tentative de manipulation des faits

 

Contrairement à ce que monsieur Blaise Didatien Kossimatchi a déclaré dans sa vidéo sur les réseaux sociaux et dans son communiqué de presse, le DG de la compagnie Air France à Bangui, monsieur Marc Bousaka  n’a pas été agressé à cause d’un différend qu’il aurait eu avec une fille centrafricaine. C’est bel et bien une agression planifiée et organisée et n’a rien à avoir avec l’histoire de sexe.

D’après nos investigations, le mardi 19 juillet dernier, vers 15 heures et demie, monsieur Marc Bousaka avait quitté son bureau au siège d’Air France et rentré à la maison, située à la « City « Appartment », derrière le siège du PNUD sur l’avenue de l’indépendance. Accompagné de son chauffeur et de ses éléments de sécurité, il était arrivé sain et sauf chez lui.  Mais vers 17 heures, l’homme sortait de son domicile pour aller faire son sport de maintien, car c’est un ex-adjudant-chef de sapeur-pompier français. Mais au cours de ses activités sportives qu’il faisait dans son secteur de résidence, il a été violemment agressé par des hommes munis des armes blanches.

Selon plusieurs témoins interrogés par notre équipe, ces individus, en tenue civile, étaient venus ensemble quelques minutes plutôt  avec des éléments de la garde présidentielle. Les gens les voyaient très bien quand ils se parlaient ensemble avant l’attaque. Puis les éléments en tenue se sont retirés du lieu environ une dizaine de minutes avant l’agression de monsieur Marc Bousaka.

 

Violente agression

 

Au moment de l’agression, monsieur  Marc Bousaka  a été grièvement blessé avec une machette sur son crâne. Il a perdu énormément de sang. Les agresseurs l’ont laissé pour mort et s’évaporent dans la nature.

Au même moment, ces éléments de la garde présidentielle qui sont en treillis militaire étaient venus à son secours et l’accompagner à la maison. Mais l’homme baignait dans le sang. Une fois chez lui, le service d’urgence de l’ambassade de France a été contacté, et un médecin urgentiste, et un secouriste ont également été envoyés à son domicile. Vu l’état de sa santé, ils ont jugé mieux du transféré dans leur clinique. Après quelques heures de soin, monsieur Marc Bousaka a été ramené dans son bureau à l’agence Air France où il a passé la nuit.   C’est le lendemain, mercredi, que ses éléments de sécurité sont venus le retrouver ainsi que l’ambassadeurde France. Sur place, sa réservation a été faite afin que le soir,  il s’envole pour Paris.

 

Affaire des femmes

 

Comme disait Blaise Didatien Kossimatchi, monsieur Marc Bousaka aime vraiment les femmes. Mais c’est une vieille affaire qu’il a raconté pour brouiller la piste criminele des membres de son cartel.

D’après nos investigations, quelques jours après son arrivée à Bangui en janvier 2022, Marc surfait énormément avec des filles qu’il avait rencontrées en boîte de nuit. Mais depuis avril dernier, il a tout arrêté, tout. Il ne sort plus dans les boîtes de nuit, et limitait ses activités de jeunesse.

Mais après le problème de carburant dans le pays, suivi des messages de violences à l’endroit des ressortissants français propagés par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, ajouté au refus du visa à monsieur Évariste Ngamana, tous les Français ont été alertés de limiter leur déplacement au strict minimum.  L’ambassadeur de France, le Consul de France, La Directrice générale TOTAL Centrafrique et le DG d’Air France à Bangui sont particulièrement visés par cette menace, et l’agression de monsieur Marc Bousaka n’est que la mise en œuvre des plans des sévices corporelles mis en place par le Club Galaxie de Didatien..

 

Mais qui sont réellement ces agresseurs?

 

Selon nos investigations, et formellement confirmés par de nombreux témoins de la scène, les agresseurs de monsieur Marc Bousaka sont bel et bien des éléments de la garde présidentielle. On ignore les raisons qui les ont poussés réellement à agir de cette manière, mais tout porte à croire que les déclarations ďe violences corporelles faites par monsieur Kossimatchi et le refus du visa à monsieur Évariste Ngamana seraient à l’origine.

Sont-ils des requins? Probablement oui.

Depuis l’agression de monsieur Marc Bousaka, aucune ouverture d’une enquête n’a été annoncée pour ne fût-ce que plaire aux autorités françaises. Les éléments de garde présidentielle qui ont ramené Marc chez lui n’ont pas été, jusqu’au moment où nous mettons en ligne le résultat de nos enquêtes, auditionnés.  Même pas aussi les éléments de sécurité privée de l’appartement.

Mais qui sont les éléments de la garde présidentielle? La suite dans nos prochains articles…

 

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Centrafrique : arrestation de l’ex-général de l’UPC, monsieur Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 25 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Originaire de la sous-préfecture d’Alindao, dans la Basse Kotto, le général de l’UPC, monsieur  Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden était, selon l’association des victimes d’Alindao,  à l’origine des nombreux crimes de guerre et crime contre l’humanité commis sur la population civile, dont l’attaque contre un camp des déplacés internes le  15 novembre 2018, entraînant la mort d’au moins 112 civils dont 44 femmes, 19 mineurs et deux prêtres catholiques de l’évêché. Et ce n’est pas tout!  D’autres crimes ont suivi le massacre du 15 novembre 2018, et Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden serait fortement impliqué. On peut citer les récentes attaques contre la ville d’Alindao, dans laquelle des gendarmes et des civils ont perdu la vie.

général de l’UPC, monsieur Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden
général de l’UPC, monsieur Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden

 

L’homme est sorti de son  maquis 

 

En octobre 2021, l’autoproclamé général Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden, avec une dizaine de ses hommes étaient sortis du maquis et demander leur désarmement officiel au gouvernement.  Par la suite, ils ont été incorporés dans les forces armées centrafricaines (FACA). Mais deux mois plus tard, en décembre 2021, l’association des victimes  d’Alindao et certaines victimes ont exprimé publiquement leur mécontentement. Certains ont manifesté à Bambari pour exiger l’arrestation du général Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden, mais aussi du général des Anti-Balaka Dago, tous originaires d’Alindao.

site des déplacés de l'église Élime dd'Alindao incendié dans le combat opposant les UPC et les FACA le 9 janvier 2020 par cnc
Site des déplacés de l’église Élime proche de l’hôpital incendié dans les combats opposant les FACA et UPC le 9 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Au même moment, la cour pénale spéciale, qui menait des enquêtes sur les différents massacres de la population dans le pays, en particulier celui d’Alindao  perpétré le 15 novembre 2018, dont une centaine des personnes avait été massacrée, avait lancé un mandat d’arrêt contre lui et ses complices, dont le ministre de l’Élevage et de la santé animale, monsieur Hassan Bouba.

Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d'autres dirigeants de l'UPC, lors d'une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet (Nairobi)
Hassan Bouba Ali (à droite) et Ali Darassa (au centre), entourés d’autres dirigeants de l’UPC, lors d’une réunion tenue à la base de ce groupe armé à Alindao, en République centrafricaine, en octobre 2017. © 2017 Alexis Huguet
(Nairobi)

 

Sept mois après la manifestation des victimes, le général  Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden vient d’être arrêté ce samedi 23 juillet 2022. Transféré à Bangui, l’homme attend d’être interrogé sur les faits.

 

Les victimes expriment leur joie

 

Pour l’association des victimes d’Alindao, l’arrestation du général Idriss Ibrahim Khalil alias ben Laden est un grand pas en avant. Il reste maintenant certain de ses complices, en l’occurrence le ministre de l’Élevage Hassan Bouba et le Général des Anti-Balaka Dago.

Affaire à suivre…

 

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