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Centrafrique : Le parti KNK exclut définitivement de ses rangs monsieur Jean-Claude  MBATHAS

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Le bureau exécutif de l’ancien parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien Président François Bozizé a décidé, lundi 8 août 2022, l’exclusion définitive  de l’ouvrier Jean-Claude Mbata de ses rangs.

rca-christian-guenebem-designe-president-du-parti-knk-par-interim/christian-guenebem/” rel=”attachment wp-att-45277″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

La crise s’est accentuée entre le parti KNK et monsieur Jean-Claude Mbata lorsque celui-ci avait participé aux travaux du dialogue républicain au côté du parti au pouvoir alors que son parti, le KNK avait appelé à son boycott en raison de sa non-inclusivité.

Ainsi, le 25 avril 2022, le parti avait décidé de lancer une procédure  disciplinaire de radiation à son encontre. Quatre mois plus tard, la décision vient de tomber, et elle est radicale : monsieur Jean-Claude Mbata est radié définitivement des rangs du KNK.

Les motifs évoqués :

  • Indiscipline ;
  • Haute trahison ;
  • Inobservation de la voie hiérarchique ;
  • Constitution d’un groupe parallèle en rébellion manifestement ouverte avec les instances dirigeantes du parti ;
  • Association avec des groupes pour nuire au parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants ou dirigeants du parti ;
  • Dénigrement du parti, de ses membres, militants et responsables par voie de presse ou par tous les moyens de communication.

Pour certains militants du parti, le ventre affamé n’a plus d’oreilles. C’est un chercher à manger, disent-ils.

 

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RCA : à chacun ses peuls..

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Rédigé par Ben Wilson Ngassan

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (CNC) – Les *« peuls »,* comme dans un cirque…On n’en a pas encore fini avec les *« tragi-comédies »* dans cette République perdue au cœur de l’Afrique. Après les cirques de la *« galaxie nationale »* de *« Kossimachin »* et les élucubrations du *« front républicain »,* nous voilà désormais à fond dans la danse des singes des *« peuls du régime de Bangui ».*

marche des Peuls sur l'avvenue des martyrs
marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022

 

En Centrafrique, à chacun ses « peuls ».

 

Ultime délitement du vivre-ensemble et de l’unité nationale proclamés dans la devise de la République centrafricaine.

 

Tenez ! Ils sont sortis dans la rue ; ou du moins, ils ont été poussés dans la rue. Pour défendre quoi ? Eux-mêmes ne savent pas. Mais comme nous laisse entendre le reportage de Radio Ndèkè Luka : *« Nous sommes ici, sur invitation du Président de la République ».* Ne riez pas ! Ils ont été sommés de laisser familles et bétail, et de venir faire la volonté du Tsar. Mais de quelle volonté s’agit-il ? E Eh bien…celle de changement de la Constitution afin d’ouvrir la voie à X mandat. Mon Dieu !!!

 

Si les gens n’ont pas de respect pour le Peuple, qu’ils craignent au moins l’Être suprême. Les communes d’élevage en Centrafrique font face, depuis belle lurette, à un abandon du pouvoir central. Dans ce pays, les conflits sanglants entre les éleveurs et les agriculteurs sont récurrents. Et les problèmes pour ces composantes de la communauté centrafricaine sont bien légion : difficultés d’accès aux systèmes sociaux de base : éducation, santé, nouvelles technologies d’information et de communication. Il parait que ces problèmes existentiels sont très loin d’être la préoccupation de ceux qui gouvernent.

Au lieu de laisser ces *« pauvres »* peuls s’occuper de leur bétail, on instrumentalise les communautés pour des causes qui sont très loin de consolider l’unité nationale en Centrafrique.

Les dangers du communautarisme que développe aujourd’hui le régime, sont immenses, et les conséquences, irréversibles.

 À lire aussi: un éleveur tué, et 15 têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

Comment ne pas s’approprier cette sortie du Dr Paul Cressent Beninga ?

 

« L’ethnicisation, la communautarisation, le clientélisme…sont des pratiques nocives pour notre jeune démocratie. A-t-on vraiment besoin de cette théâtralisation ? »,* a ainsi tweeté le leader de la société civile. Tout ça, pourvu que ça tombe dans de *« bonnes oreilles ».*

À lire aussi : L’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane, en colère, décide de retirer sa confiance à l’égard des autorités centrafricaines

MISERABLE Peuple que nous sommes ! Qu’avons-nous fait des pertinentes dispositions de la Constitution du 30 Mars, lesquelles en son préambule disposent : *« Fier de son unité nationale, linguistique, et de sa diversité ethnique, culturelle, religieuse qui contribuent à l’enrichissement de sa personnalité ; convaincu de l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale, la paix, gages du progrès économique et social… » ?*

 

Si la gestion du pouvoir en Centrafrique se faisait encore suivant les règles de promotion de l’unité nationale et de l’Etat de droit, on se serait longtemps retrouvé à une autosaisine du parquet de Bangui, contre les auteurs et co-auteurs de cette tragi-comédie qui détruisent foncièrement les fondements d’une République digne. Mais comme pour l’heure, sommes-nous au stade des *« peuls »* invités par le Président de la République en personne, dont le patriotisme s’exprime sur commande et au guichet, rien ne se passera, tout comme pour *« Kossimachin »* qui appelle au meurtre de ses concitoyens, sans avoir à être inquiété par la justice.

Sacrée République !!!

La météo politique toujours prévisible dans ce pays

À lire aussi : Ngaoundaye, les représailles des éleveurs peuls font au moins 7 morts et plusieurs blessés

On se retrouvera certainement demain avec une *« manifestation grand-public »* des Bandas, Talés, Yakomas, Gbanous, Soumas, Kaba ; une autre manifestation publique des taxi-motos, taxi-vélos, taximens et autres. Ici, *« TOUT ZO A TE YE »* (tout le monde mange). Tout le monde mange, donc les *« peuls »* aussi.

Sacrée rca !!!

 

 

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Centrafrique : le parti MLPC exclut certains militants traîtres de ses rangs

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 août 2022

Monsieur Chantal Édouar Koyambonou
Monsieur Chantal Édouar Koyambonou

 

Chantal Koyambonou et sa suite radiés du MLPC

 

Bangui (République centrafricaine) – Conformément aux articles 54 et 79 du règlement intérieur  du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), la Commission de contrôle et d’arbitrage dudit parti a entériné, en attendant la Décision du prochain Congrès ordinaire,  l’exclusion définitive de certains de ses « militants traîtres ».  

Il s’agit de l’ancien premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambonou, de monsieur Étienne MALEKOUDOU, ancien membre du Bureau politique, de monsieur Christian KOSSI GONEDERE, ancien militant. Ce sont tous les trois qui assis, sur la photo mise à la UNE.

Les motifs évoqués :

  • Inobservation des termes des Décisions Nº 1 et 2 de la CCA, portant entérinement de leur suspension des activités du Parti conformément aux dispositions des articles 78, 79 du règlement intérieur.
  • Violation aggravée desdits articles du Règlement intérieur, dont rébellion et dénigrement des membres du Bureau politique et du Président du Parti .

 

Rappels des faits

 

Au refus d’exécuter les décisions et directives émanant de la direction de son Parti  le MLPC, et  l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat, le Bureau politique a, par décision n°006/22 du 26 mars 2022, et conformément aux dispositions des articles 78 et 79 du Règlement intérieur du parti, suspendu le sieur Chantal Jean Édouard KOYAMBOUNOU, provisoirement pour des motifs citée ci-haut.

Quelques semaines plus tard, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, encore sous sanction, au lieu d’user des voies de recours prescrites dans les statuts et le Règlement intérieur dudit Parti, a préféré illégalement constituer, le 24 avril 2022,  une structure dénommée « Coordination nationale de Courant originel >>, dans le seul but est de jeter du discrédit sur les structures légales et officielles du mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC) et d’avoir un poste ministériel afin de trouver de quoi à survivre avec pour le reste de sa vie..

À lire aussi: l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir

 

Ainsi, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou et sa clique de trois personnes réunis au sein du prétendu courant originel,  qui n’a d’ailleurs aucune légitimité, mettent tout en œuvre  pour faire croire à l’existence de deux MLPC en utilisant les réseaux sociaux, les médias ainsi que le logo du parti . Ce groupe va même loin, avec la complicité des forces de l’ordre,  pour briser la serrure de la grille principale du siège du parti pour y tenir des réunions et empêchant ainsi le parti MLPC à y accéder.

Nommé ministre d’état conseiller à la présidence, pour le remerciement, monsieur Koyambonou et sa suite ont illégalement participé à la marche du soutien au référendum constitutionnel au nom du MLPC samedi dernier. Ce qui est totalement illégal au regard du règlement intérieur dudit parti.

À lire aussi : le bureau politique du parti RDC accuse le premier et le deuxième vice-  Président du parti de haute trahison

 

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RCA | CRYPTOMONNAIE : Pourquoi la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines est contestée

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Rédigé par Willy ZOGO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le 22 avril 2022, date à laquelle la République centrafricaine (RCA) a adopté la Loi régissant les cryptomonnaies sur son territoire, le pays est sur la sellette. Cette situation ne s’est pas arrangée avec l’officialisation de la première cryptomonnaie nationale le 4 juillet 2022, le SANGO COIN. Cette dernière par un mécanisme de transformation de certains actifs en Token (Jeton numérique) – Tokenisation, ouvre les richesses et avoirs du pays aux investisseurs. Un choix qui se trouve contesté … juridiquement !

Pourquoi la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines est contestée

 

Bradage des ressources et de la nationalité centrafricaine

 

« Pays possédant des richesses minières dépassant l’imagination, la République Centrafricaine ouvre la voie à l’accès à ces ressources de la manière la plus « démocratique et la plus transparente », permettant aux investisseurs de toutes les tailles d’acheter des actifs, mais aussi de bénéficier de facilités telles que la citoyenneté, l’e-résidence et la terre, basées sur la monnaie SANGO qui régira pratiquement tout l’écosystème économique du pays ». Ces propos ressortent du communiqué de presse de la Présidence de la République de RCA du 21 juillet 2022, n° 0018/PR/DIRCAB/22.

En clair, l’offre présentée sur le site internet officiel dédié au SANGO en destination des Token-Investisseurs est claire.

  • Les investisseurs étrangers pourront acheter la citoyenneté centrafricaine pour 60.000 dollars en crypto monnaies à condition de détenir des Sango-coins équivalents pendant au moins 5 ans.
  • Les investisseurs pourront acheter la « e-résidence » pour 6.000 dollars en Sango-coins détenus pendant au moins 3 ans.
  • Les investisseurs pourront acheter un terrain de 250 mètres carrés pour 10.000 dollars en Sango-coins détenus pendant 10 ans.
  • Les investisseurs pourront, via la tokénisation des ressources naturelles, acquérir lesdites ressources naturelles pour un prix et des quantités qui ne sont
    pas encore annoncés.

 

CONTRE ARGUMENTS A LA TOKENISATION DES RESSOURCES NATURELLES CENTRAFRICAINES

 

Pour certains Centrafricains, cette recherche des investisseurs en cryptomonnaies et surtout la commercialisation du terrain et des ressources naturelles par le 3.0 ou par un univers parallèle virtuel, constitue une braderie incontrôlée. C’est par exemple à ce titre que le 1er août 2022, le Conseil Constitutionnel de RCA a reçu une requête de la part de 6 Centrafricains avec pour que soient déclarés contraires à la Constitution, et par voie de conséquence annulés, les actes du Président de la République qui, sous couvert de politique nationale de la crypto-monnaie, organisent la vente de la nationalité, du sol et du sous-sol centrafricains.

Les arguments avancés contre la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines sont les suivants ;

        • il ressort de la Constitution du 30 mars 2016, prise spécialement en son article 80, qu’il revient au législateur et donc, au jour d’aujourd’hui, à l’Assemblée nationale de fixer les règles relatives à la protection de l’environnement, ainsi qu’aux régimes domaniaux, fonciers, forestier, pétrolier et minier. Une procédure, telle que celle instaurée par les actes attaqués, d’acquisition automatique de terres et de ressources naturelles sans se soumettre aux
          conditions et procédures fixées par la loi, revient de fait à ajouter à la loi, voire à l’abroger. L’Exécutif étant radicalement incompétente pour édicter de telles règles, les actes attaqués sont ainsi manifestement contraires à la Constitution de ce chef.
  • La même Constitution de la RCA affirme, en son préambule qui en est « partie intégrante » aux termes mêmes de ladite Constitution, le droit inaliénable du Peuple centrafricain au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien. Il se déduit de cette disposition, qui résulte d’une des recommandations fortes du Forum de Bangui, qu’il ne peut être disposé de la terre et des ressources naturelles de la République Centrafricaines que par le Peuple souverain, soit directement, soit par le biais de ses représentants. Cette interprétation se trouve confortée par le fait que, tiré lui aussi des recommandations du Forum de Bangui, l’article 60 alinéa 2 de la Constitution soumet tout contrat en la matière à une double exigence : requérir et obtenir
    l’autorisation préalable des Représentants de la Nation (Assemblée nationale), d’une part, et rendre public le contrat, d’autre part. Or, le propre du dispositif mis en place par les actes attaqués est de ne satisfaire à aucune de ces deux exigences constitutionnelles.

Sans attendre l’issue de cette procédure de contentieux constitutionnel, un intérêt certain s’associe aux questions soulevées : Qui (personne physique autant que personne morale) peut juridiquement et valablement tokeniser un bien ? A l’évidence, les problématiques de propriété juridique des biens objets de Tokenisation va s’étendre dans l’univers virtuel des NFT (Non Fongible Token).

Selon Blockchain France, la « tokenisation » est la création de la représentation numérique d’un actif sur une blockchain. En d’autres termes, elle désigne l’inscription d’un actif et de ses droits sur un token afin d’en permettre la gestion et l’échange en pair-à-pair sur une blockchain, de façon instantanée et sécurisée. Aujourd’hui, en plus des actifs financiers et incorporels (parts sociales, brevets, crédits carbones, droits d’auteur…), les actifs du monde réels sont tokenisables ( Immeubles commerciaux, Tableaux artistiques).

Rappelons que dans le Règlement ministériel organisant le fonctionnement du marché financier de la CEMAC, (article 76 nouveau), les exigences relatives à l’appel public à l’épargne s’appliquent désormais également au placement de jetons numériques (TOKEN). Le même texte explique que, constitue un jeton tout bien incorporel représentant, sous forme numérique, un ou plusieurs droits pouvant être émis, inscrits, conservés ou transférés au moyen d’un dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant d’identifier, directement ou indirectement le propriétaire dudit bien. La COSUMAF y est chargée de définir, dans son Règlement Général et ses instructions, des dispositions spécifiques pour le placement desdits jetons.

 

 

Marche de la honte, des scènes de spectacles honteux observés dans certaines villes de provinces

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Les scène de spectacle honteuses observées dans certaines villes de province et à Bangui lors de la marche du soutien au référendum constitutionnel organisé par le pouvoir de Bangui poussent les Centrafricains à se demander les raisons exactes de cette organisation.

Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022
Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022

 

La marche de la honte

 

Si à Bangui certains partis politiques d’opposition dénoncent l’utilisation frauduleuse de leurs logos sur des banderoles à des fins propagandistes lors de la marche du samedi 6 août 2022, dans certaines villes de province, les autorités se sont livrées à des spectacles dignes d’un film ivoirien. Pour des miettes, certaines « autorités » se ridiculisent, au point de faire la honte à toute la nation

D’après maître Crépin Mboli-Goumba,  « Notre État n’est pas seulement en lambeaux, en termes d’infrastructures. C’est pire. L’administration est ouvertement au service du pouvoir. Les préfets et sous-préfets obligent nos compatriotes à manifester pour réviser la constitution. Peut-on organiser des élections impartiales? ».

Et c’est encore plus grave si l’on se rend dans certaines grandes villes du pays.

À lire: le bilan de l’explosion de deux mines terrestres  dans les localités de Ngaoundaye s’élève à 4 morts

La marche du soutien au référendum organisée par le parti au pouvoir à Damara avec une poignée de ses militants présents comme les militants du MLPC
La marche du soutien au référendum organisée par le parti au pouvoir à Damara avec une poignée de ses militants présents comme les militants du MLPC

 

À Damara, ville d’origine du Président de la République, par exemple, les autorités locales ont fait marcher des enfants mineurs avec des pancartes avec des logos de certains partis d’opposition. Plus spectaculaire encore, à  Bossangoa, il n’y avait pas de marche, mais des séances de photos. On ramasse quelques têtes et on les fait marcher 50 mètres justes pour les filmer et publier les images sur les réseaux sociaux. Ces individus, leur nombre ne dépasse difficilement 10.

À Carnot, le proviseur mobilise ses élèves pour marcher contre un billet de 500 francs CFA.

À Bouar, le député Pabandji a fait venir seulement 3 enfants et quelques adultes de Baboua et des villes environnantes pour manifester à Bouar, mais c’est la honte totale. Certains ne savent même pas ce qu’ils faisaient dans la ville.

À lire aussi : UNE REPUBLIQUE PARIA PAR FAITS POLITIQUES DE TOUADERA

 

D’ailleurs, l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba a bien précisé.

« Aucun régime ne devrait jamais pousser l’indécence au point de profiter de la misère de son peuple pour l’exploiter à des fins égoïstes ». Selon lui, les manifestants se sont réveillés le lendemain et les 1000 francs  reçus pour marcher ont disparu, et les problèmes du pays restent intacts.

 

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Centrafrique : Le MSF lance de nouveaux services de soins maternels et infantiles d’urgence au CHUC  de Bangui

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

Des patients attendent dans la salle d'attente du service ambulatoire de l'hôpital MSF de Kabo, une ville du nord de la République centrafricaine.   Adulte, Sari in IMG_0137
Des patients attendent dans la salle d’attente du service ambulatoire de l’hôpital MSF de Kabo, une ville du nord de la République centrafricaine.   Adulte,
Sari in
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Le MSF lance nouveaux services au CHUC

 

Bangui (République centrafricaine) – L’ONG internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé, mardi 9 août 2022, de nouveaux services de soins maternels et infantiles d’urgence au Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) de Bangui. Selon l’organisation, ce démarrage marque une nouvelle étape dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant dans la capitale centrafricaine.

 

Dans son communiqué de presse paru mardi, l’ONG a affirmé que c’est « Depuis 2014, les équipes de MSF collaborent étroitement avec le Ministère de la Santé et de la Population (MSP) afin d’améliorer l’offre de soins maternels et infantiles à Bangui. Ce fut notamment le cas au Centre de Santé Urbain (CSU) de Castors, dans le 3ème Arrondissement (Arr.), où la maternité est rapidement devenue une structure de référence pour la prise en charge des mamans et des nouveau- nés en situation critique ».

« Pendant près de huit ans, les équipes de Castors ont été formées et ont pris en charge gratuitement les urgences obstétriques et gynécologiques », ajoute le communiqué.

 À en croire monsieur René Colgo, chef de mission de MSF en rca, « depuis le début du projet, plus de 67.000 enfants y sont nés avec l’appui du MSF     , et d’innombrables vies ont été sauvées ». « Cependant, les besoins à Bangui restent importants et MSF voulait renforcer les capacités de prise en charge dans une autre structure hospitalière, plus appropriée.

« En concertation avec le ministère de la santé et de la population, il est vite apparu que le CHUC réunissait toutes les conditions et était le meilleur choix à ce niveau. Nous sommes donc ravis d’y entamer une nouvelle page de collaboration pour accroître l’offre de soins vitaux gratuits. », ajoute-t-il.

 

L’appui du MSF se poursuit

 

Il faut noter que depuis fin juillet, les équipes de MSF appuient donc celles du CHUC pour prendre en charge gratuitement les patientes qui y sont référées pour cause de complications obstétricales nécessitant des soins chirurgicaux, ainsi que les nouveau-nés vulnérables de moins de 6 semaines.

Près d’un milliard de FCFA ont été investis par l’organisation médicale humanitaire pour assurer des conditions de soins optimales dans les nouvelles infrastructures disposant de nouveaux équipements, notamment deux nouveaux blocs opératoires, deux salles d’accouchements, et 110 lits.

« C’est un appui important pour la capitale », explique le Dr Abel Assaye, directeur du CHUC qui ajoute que   « Investir de la sorte dans les infrastructures et le personnel, c’est garantir une offre de soins maternels et infantiles de qualité, sur le long terme. Ce soutien de MSF permettra aux services de maternité et de néonatalogie de l’hôpital de respirer et d’accueillir plus de patientes. Cela va maximiser notre impact. »

D’après le communiqué, le Ministère de la Santé reprend donc de façon autonome la gestion de la maternité du CSU de Castors, où les équipes de MSF assureront uniquement les consultations en matière de planning familial et de prise en charge des infections sexuellement transmissibles. Afin d’assurer une continuité des soins à la maternité et pérenniser les acquis, MSF a fait don des équipements et maintiendra un appui financier et logistique, y compris en médicaments, au Ministère jusqu’à la fin de l’année 2022.

En dehors du CHUC et de Castors, MSF continuera également à fournir un appui technique en soins maternels et infantiles de base aux centres de santé de Bede combattant (8e Arr.), Gbaya Dombia (3e Arr.) et Boy Rabe (4e Arr.).

« Cet engagement de MSF s’inscrit dans l’objectif des autorités centrafricaines d’investir dans le capital humain et de réduire la mortalité maternelle et infantile dans le pays, qui reste malheureusement l’une des plus élevées au monde », poursuit René Colgo. « Les défis en ces matières restent très nombreux et nécessitent un appui de nombreux partenaires. Ici comme ailleurs dans le pays, nous sommes heureux d’apporter notre pierre à l’édifice en faveur de la population. »

Il y’a lieu de rappeler que le Médecins Sans Frontières travaille en RCA depuis 1997. Aujourd’hui, nos équipes gèrent 13 projets à travers le pays. La santé maternelle et infantile est l’une des priorités de l’ONG médicale humanitaire. En 2021, ses équipes ont pris en charge 19.582 femmes lors de leurs accouchements.

 

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Semaine noire pour la cryptomonnaie : Un nouvel exchange se fait pirater 4.8 millions de dollars

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par Hellmouth Banner

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – La semaine est encore jeune, mais restera d’ores et déjà tristement historique sur le front des hacks, piratages et autres effondrements en tout genre. Après la catastrophe Nomad et ses 190 millions envolés, et la compromission de milliers de wallets Solana (toujours en cours), on apprend maintenant que l’exchange ZB.com a subi un piratage de 4.8 millions de dollars.

Wall Street s’attend à une nouvelle correction de 50 % du bitcoin, voici pourquoi

 

La plateforme crypto ZB.com a subi un hack de ses stockages chauds (hot wallet) à hauteur de 4.8 millions de dollars, selon la société de cybersécurité PeckShield.

Alors que les retraits des clients ont été suspendus hier, 20 crypto-actifs différents seraient concernés par cette faille. Le ou les pirates ont rapidement redirigés les fonds vers des plateformes décentralisées afin de les convertir en ETH notamment. Les mouvements sont consultables à cette adresse.

Assez peu connu, l’exchange ZB (anciennement CHBTC.com) est pourtant une des plateformes les plus anciennes de l’industrie. Nulle doute que l’entreprise d’origine chinoise (et basée dans le pays, jusqu’à son expatriation forcée en 2017 sur fonds de politique anti-crypto de Pékin) se serait bien passée de cette soudaine publicité.

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Centrafrique : Les Russes lancent une nouvelle session de formation des maîtres-espions à Berongo

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (CNC) – Les formateurs viennent d’arriver en République centrafricaine.  Ce sont des Russes proches de Wagner. Selon les informations recueillies, les modules de formation  en espionnage et contre – espionnage dérouleront au centre d’instruction militaire de Berongo, dans la préfecture de la Lobaye, au Sud-est de la République centrafricaine.

centrafrique.org/centrafrique-500-nouvelles-recrues-de-larmee-nationale-entrees-en-formation-au-camp-kassai/les-nouveaux-recrus-du-dimanche-28-novembre-2021-dans-le-corps-des-forces-armees-centrafricaines-faca-reunis-apres-les-ballotages/” rel=”attachment wp-att-52155″ data-wpel-link=”internal”>Les nouvelles recrues de l'armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Les nouvelles recrues de l’armée nationale réunies après leur ballotage. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Recrutement de 35 élèves espions

 

Dans un premier temps, ils vont procéder au recrutement de ces futurs maîtres-espions. Selon le document établi que CNC a, une copie, pour un début, 35  personnes seront recrutées. Il s’agit de 20 civils diplômés, 5 militaires, 5 gendarmes et 5 policiers.

Les militaires seront capables de recueillir discrètement des informations  parmi les militaires, les policiers parmi les policiers, et les gendarmes parmi les leurs collègues gendarmes. Tandis que les civils, munis des téléphones intelligents,  seront aussi capables  en une fraction de minutes  d’identifier  et recueillir les informations dans une foule, dans des transports publics (minibus, taxis, moto-taxi, etc.).

Leurs formations seront basées sur les techniques d’approches des cibles, décryptage corporel et gestuel des cibles, analyse technique de la qualité d’un renseignement  et de son exploitation.

À la fin de leurs formations, ces maîtres-espions pourront être   capables  d’élargir leurs champs de compétences.  Ceci dit, leurs activités clandestines dépassent  la collecte de renseignements, à savoir : le sabotage des installations, la capture de matériels, l’enlèvement, l’infiltration ou l’exfiltration du milieu ennemi, surtout la désinformation et  la manipulation d’individus. Ces maîtres-espions pourront être déployés dans des pays voisins ou dans des camps ennemis.

Pour certains observateurs nationaux, Touadera est en train de dépasser  l’empereur Jean-Bedel Bokassa.

Rappelons que depuis 2016, les agents-espions centrafricains sont formés pour la plupart en Guinée Équatoriale.

 

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Centrafrique : Ali Darassa, le chef du groupe armé UPC serait gravement malade

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Le chef rebelle Ali Darassa, patron du groupe armé dénommé « l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), chef d’État – major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC),», évacué sanitairement à l’étranger depuis plusieurs semaines, serait tombé dans un état grave. Son état de santé s’est considérablement dégradé ces derniers jours, selon ses proches collaborateurs.

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

Ali Darassa, santé fragile, évacuation à l’étranger

 

Une semaine avant son évacuation sanitaire à l’étranger, le sulfureux chef rebelle et auto-proclamé général, Ali Darassa vomissait  abondamment avec du sang. Ses médecins traditionnels n’ont pas pu déterminer avec exactitude l’origine de sa maladie. Ils ont conseillé son évacuation dans un centre hospitalier public ou privé hors du pays. Après son arrivée à destination, son état s’est légèrement amélioré, et l’homme reprend ses activités normalement.  Or, ces derniers jours, la nouvelle n’est pas bonne de son côté. Des sources ont indiqué que l’homme de Bokolobo aurait fait une rechute. Son état de santé se dégrade du jour en jours. Ainsi, depuis 48 heures, certains n’ont annoncé son décès, mais jusqu’à présent, aucune confirmation de son mouvement ni de ses proches.

Mais au sein du mouvement UPC, deux noms circulent pour son éventuelle succession. Ces deux généraux de l’UPC sont plus radicaux que Darassa lui-même. Ceci dit, avec la mort ou non du chef rebelle Ali Darassa, rien ne va changer sur le plan sécuritaire.

Le 21 décembre 2021, le Conseil de sécurité avait  adopté des sanctions individuelles à l’encontre du chef rebelle Ali Darassa.

Selon les Nations unies, “Ali Darassa est responsable de nombreux crimes et exactions contre les civils, ainsi que de trafics d’armes en violation de l’embargo en vigueur ». Mais quelques jours plutôt, Les États-Unis avaient déjà annoncé le 17 décembre la saisie de tous les avoirs américains d’Ali Darassa, qui dirige le groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Selon le département américain du Trésor, “les militants de l’UPC ont tué, torturé, violé et déplacé des milliers de personnes depuis 2014”.

 

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Ndélé, la ville sous tension

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Suite aux rumeurs d’une possible attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui se sont propagées comme une trainée de poudre dans différents quartiers, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située à environ 654 kilomètres de Bangui, s’est réveillée, lundi, dans un climat de peur et d’inquiétude.

rca-bria-un-homme-froidement-assassine-par-les-rebelles-du-prnc-au-village-gbali/croisement-ville-de-ndele-avec-un-pick-up-des-rebelles-du-fprc-le-29-avril-2020-lors-des-combats/” rel=”attachment wp-att-39679″ data-wpel-link=”internal”>Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Des rumeurs aux alertes

 

Lundi, 8 août 2022, du matin au soir, sur quasiment toutes les grandes artères de la ville de Ndélé, les circulations sont quasiment zéro.  Il n’y a pas de mouvement de la population. Tout le monde s’est terré à la maison.  Les marchés publics fonctionnent au ralenti. Les forces de l’ordre sont déployées dans tous les coins de la ville. Des patrouilles de la police et des gendarmes ainsi que des Casques bleus de la Minusca se multiplient. Les Mercenaires russes de la société Wagner sont positionnés parmi les éléments de forces armées centrafricaines (FACA) aux checkpoints à l’entrée et à la sortie de la ville.

Selon des sources sécuritaires locales, à l’origine, le dernier rassemblement des rebelles à Gordile la semaine dernière, suivi de la déclaration du porte-parole  du CPC Sidiki sur les réseaux sociaux, appuyé par le live sur la plateforme Facebook du sulfureux Abakar Sabone qui a indiqué que les rebelles se préparent à envahir la ville de Ndélé, la population, dépourvue des moyens de communication,  s’est plongée dans la panique, poussant les autorités administratives et militaires locales à prendre des dispositifs d’alerte. Mais jusqu’à ce lundi, dans les après-midi, la ville est relativement calme. Aucune détonation d’armes n’est entendue, sauf que les forces de l’ordre   maintiennent leur position de sécurisation au tour de la ville.

 

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Troisième mandat, la cour constitutionnelle répond enfin à la requête de l’opposant Joseph Bendounga : les réactions se multiplient

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Suite  à la requête de l’opposant et député Joseph Bendounga aux fins de déclarer anti – constitutionnelle toute initiative de révision constitutionnelle ou de dotation de la République centrafricaine de la nouvelle constitution, les juges viennent de rendre public leur verdict. Et ce n’est que le début.

Centrafrique.org/rca-elections-presidentielles-et-legislatives-lopposant-joseph-bendounga-saisit-la-cour-constitutionnelle-et-exige-la-restitution-des-cautions-versees-par-les-candidats/le-president-du-mdrec-joseph-bendounga-dans-les-locaux-de-la-cour-constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020/” rel=”attachment wp-att-41831″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/Le-President-du-MDREC-Joseph-Bendounga-dans-les-locaux-de-la-Cour-Constitutionnelle-le-mercredi-4-novembre-2020.-450×338.jpg” alt=”Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”338″ />
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Haute trahison

 

Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle en date du 13 juillet 2022, l’opposant Joseph Bendounga, député de Bimbo 3 sollicite  les juges de la cour de déclarer anti – constitutionnelle toute initiative de révision constitutionnelle ou de dotation de la République centrafricaine de la nouvelle constitution.  Il accuse également le chef de l’État Faustin Archange Touadera de parjure et de la violation flagrante de son serment devant le peuple centrafricain.

Le député Joseph Bendounga expose dans sa requête la conférence de presse du député de Mbaïki 1 Brice Kévin KAKPAYEN qui avait initié un projet de révision de la Constitution du 30 mars 2022 en se fondant sur les dispositions des articles 151 et 156 de la Constitution du 30 mars 2016 et ayant trait notamment à la limitation du nombre des mandats du Président de la République . Au même moment, il a mentionné également dans sa requête  que l’initiative de la dotation de la République centrafricaine d’une nouvelle Constitution a été rendue publique par Fidèle Gouandjika, Conseiller spécial du Président de la République sur les ondes de Radio France Internationale en juillet 2022 ; que selon celui- ci, le peuple souverain veut une nouvelle Constitution et non une simple modification . Ainsi, il a annoncé la tenue d’un référendum pour doter la République centrafricaine d’une nouvelle Constitution, évoquant le fait que les chefs d’État de la sous-région ont largement dépassé les deux mandats ;

Que le requérant conclut que « le silence du Président de la République sur l’initiative de la révision de la Constitution de Brice Kévin KAKPAYEN et de la dotation d’une nouvelle Constitution de Fidèle NGOUANDJIKA est constitutif de crime de haute trahison ».

Ainsi, au regard des dispositions de l’article 98 de la Constitution du 30 mars 2016 qui précise que la saisine de la cour constitutionnelle par toute personne ne peut intervenir qu’une fois la loi adoptée , et vue l’article 36 de la loi organique de la Cour Constitutionnelle, les juges décident ceci : la requête de l’opposant Joseph Bendounga est prématurée.

Les membres de la cour constitutionnelle centrafricaine par CNC
Les membres de la cour constitutionnelle centrafricaine. Photo CNC

 

Réaction des juristes et des Centrafricains

 

Après la décision de la cour constitutionnelle suite à la requête de l’opposant Joseph Bendounga, les réactions sont nombreuses. Nombreux sont ceux qui pensent que la décision des juges est correcte, et la vraie lutte est ailleurs, ce n’est pas par la justice qu’il faut s’attendre.

« J’estime que la cour semble avoir raison pour l’instant puisque l’honorable Bendounga n’a pas présenté le texte qu’il cherche à attaquer. Les paroles des individus ne constituent pas de texte », précise un juriste centrafricain qui ajoute que, cependant, il faut rester très vigilants, car cela pourra être déjà le point de départ d’un imbroglio juridique.

« Cette décision est juridiquement raisonnable. La cour constitutionnelle n’est compétente que pour contrôler la constitutionnalité des textes adoptés non pas pour contrôler les procédures visant à modifier la constitution. Je pense que la solution à la forfaiture de constitution de MCU et de Touadera  ne s’obtiendra pas par voie judiciaire. Mais par la réaction civile. Car c’est pour contourner la cour constitutionnelle qu’ils ont changé la révision à la réécriture. La cour n’a pas compétence au maintien de la constitution. Elle n’intervient pas dans la procédure d’élaboration, mais elle est garante du respect de la constitution », déclare un membre de la société civile centrafricaine.

« Oui, la décision nous donne ici une piste de réflexion très enrichissante. La Cour n’est appelée qu’à contrôler la constitutionnalité d’une loi adoptée. Or, il sera question d’ici de combattre l’idée d’instaurer une nouvelle Constitution. Et si la procédure est déclenchée, c’est la violation de serment qu’il faut mettre sur table d’une part et d’autre part, la procédure en vue d’élaboration d’une nouvelle Constitution. Le gouvernement pense que la révision touche plusieurs articles, inutile de réviser, mais d’élaborer une nouvelle.

Dans ce cas et figure, Il faut que :

– toutes les classes politiques se réunissent avec des experts s’il le faut ;

– Qu’elles rédigent ensemble les textes de la Constitution afin de s’entendre sur ce qu’il faut enlever et ce qu’il faut ajouter.

Ce n’est pas à un individu de décider qu’il faut au pays, un ou des vice-présidents, ceci ou cela. On doit réfléchir si les textes sont disponibles.

Pour les Centrafricains, la cour constitutionnelle a ouvert la porte à une nouvelle bataille, et les semaines et mois à venir seront difficiles en événement.

 

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Centrafrique : La marche des pourfendeurs de la démocratie…

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Rédigé par LHRD

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Les pourfendeurs de la démocratie ont encore marché ce samedi. Cette fois, pour dire « oui au projet du référendum constitutionnel », nonobstant les vrais défis auxquels ils sont confrontés chaque jour en tant que citoyens. Difficultés d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, aux soins de qualité, aux nouvelles technologies d’information et de communication, bref au minimum vital.

centrafrique.org/marche-de-la-honte-des-dizaines-des-peuls-demandent-un-referendum-constitutionnel/marche-des-peuls-sur-lavvenue-des-martyrs/” rel=”attachment wp-att-58571″ data-wpel-link=”internal”>marche des Peuls sur l'avvenue des martyrs
marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022

 

Marche de la honte

 

Ils ont oublié de manifester contre la misère, l’extrême pauvreté qui frappe de plein fouet plus de 2.5 millions de centrafricains. Ils ont surtout oublié de manifester contre la dilapidation des ressources publiques, le bradage historique des biens du sol, du sous-sol et de la nationalité centrafricaine ; ce qui, inévitablement, les rendra esclaves sur leur propre terre. Ils sont formidables, ces marcheurs ! Et tout ça, pour deux dollars comptant…

 

Pourquoi ne pas être d’accord avec feu Me Zarambaud Assingambi, qui disait de la Centrafrique : « pays de paradoxe et des records négatifs » ?

Oui, les records du samedi 05 Aout ont dépassé l’entendement humain. Cela restera à jamais gravé dans l’histoire de la démocratie de ce pays.

 

Depuis soixante douze heures, les démocrates sont dévastés. Ils sont atteints au plus profond de leur âme. Voilà la démocratie chèrement acquise, au prix du sang de nos martyrs régresser de mille pas. Comment en sommes-nous venus à cette théâtralisation de la vie politique en Centrafrique ? Une jeunesse soudoyée pour défendre la liquidation de la démocratie ?

 

Les détails de la mascarade du samedi dernier sont tous aussi nombreux.

 

Il nous souviendra que le ministre de l’intérieur avait pris un arrêté interdisant les marches publiques en Centrafrique. De toute évidence, il parait que cette mesure ne s’applique pas aux soutiens du pouvoir. Inquiétant « deux poids, deux mesures » pour un pays dont le caractère démocratique ne s’exprime désormais que par l’existence des institutions fantoches. Jamais dans l’histoire de ce pays, les institutions de la République n’ont été aussi instrumentalisées.

 

Pour un gouvernement qui se veut responsable, on n’avait pas aussi besoin de cette danse de singes. Que le pouvoir trouve « caduque » l’actuelle Constitution, il devrait mieux faire en convoquant un vrai débat citoyen (avec toutes les sensibilités politiques et sociales), sur l’opportunité de changer la Constitution. Dommage que la marque de fabrique de ceux qui sont à la manette, est la fuite en avant, les raccourcis politiques et intellectuels. Dommage surtout qu’une question aussi capitale que celle de changement de la Constitution est depuis confiée à des mains peu expertes.

Rien de plus curieux que la démarche de changement de la constitution ourdie au sommet de l’Etat, ne cesse d’exposer ses incohérences.

 

Comment vouloir la tenue d’un référendum lorsqu’on sait que toute la machine de l’Etat est désormais acquise à la cause du régime ?

 

Ce qui se passe, sous notre regard impuissant, n’est rien d’autre qu’un coup de force démocratique, une tentative périlleuse de confiscation du pouvoir de l’Etat. Au demeurant, toutes les grandes voix du pays s’accordent à dire que du changement de la Constitution, ce n’est ni la forme, ni le moment.

 

Il parait surtout que les artisans du changement de la Constitution ont 11 milliards pour financer le référendum, mais pas 4 milliards pour construire de nouvelles écoles, préparer l’avenir de ces « générations sacrifiées » sur l’autel des intérêts catégoriels.

 

Il n’est pas tard pour le régime de se rendre compte de ses dérives totalitaires et de finir le reste des quatre années pour lesquelles il a été reconduit avant de vouloir se maintenir coute que coute au pouvoir quitte à marcher sur les cadavres des centrafricains.

 

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Évariste Ngamana vient de se cogner durement au consulat de Belgique

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 8 août 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, le malheur continue de s’abattre sur le premier vice-président de l’Assemblée nationale, ancien chef-milicien Anti-Balaka, l’honorable Évariste Ngamana. Après avoir essuyé un échec cuisant au consulat de France à Bangui concernant sa demande de visa d’évacuation sanitaire da un complexe hôtelier en France, cet ancien abbé tente de jouer au petit malin. Il profite de la nomination de son épouse à l’ambassade de la RCA en Belgique pour demander, à travers le ministère des Affaires étrangères, un visa Schengen de regroupement familial pour aller en Europe. Malheureusement pour lui, il vient à nouveau de se cogner une fois de plus durement au mur.

Évariste Ngamana
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale

 

Évariste Ngamana empoche déjà les 17 millions

 

L’homme a déjà empoché illégalement les 17 millions de francs CFA du trésor public, et personne ne peut lui demander de retourner cette somme dans les caisses de l’État.

Dans un “appel de fonds” signé le 10 juin, Simplice Mathieu Sarandji, le président de l’Assemblée nationale, avait sollicité auprès du ministère des Finances et du Budget un appui financier de 17 194 916 F CFA (26 213 €) pour le séjour médical d’Évariste Ngamana dans l’Hexagone. Le document a très largement fuité sur les réseaux sociaux et sur la messagerie WhatsApp.

Très proche du chef de l’État centrafricain, Faustin-Archange Touadera, Ngamana est considéré par Paris comme un des principaux responsables des campagnes visant la France en RCA.

Selon nos informations, Évariste Ngamana avait demandé son évacuation sanitaire en France à cause d’une infection dentaire. Mais la décision des autorités françaises est catégorique : Évariste Ngamana doit se soigner à Bangui. Le visa lui a été refusé le 7 juillet dernier.

Mais une semaine plus tard, l’abbé change de stratégie et opte pour un visa diplomatique de regroupement familiale, c’est à dire, rejoindre sa femme au Royaume de Belgique pendant qu’il travaille en Centrafrique comme premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Comment peut-il regagner sa femme avec ses enfants sans démissionner de son travail ? La demande avait été déposée, non pas à Bangui, mais à Yaoundé au Cameroun. Ce qui est d’ailleurs non conforme à la procédure du visa Schengen.

Et comme le malheur poursuit toujours qui le porte, il vient à nouveau de se cogner durement sa figure au mur. Sachant quoi faire, l’homme reprend tranquillement son boulot. Concernant ses dents qui lui ont permis d’empocher 17 194 916 F CFA (26 213 €),  il oublie l’affaire. C’est désormais sa rivalité avec le Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji qui le préoccupe.

Affaire à suivre…

 

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L’Assemblée nationale : la tension est à son comble entre Sarandji et Ngamana

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Rien ne va plus entre le Président de l’Assemblée nationale , le géographe Simplice Mathieu Sarandji, et son premier vice-président, monsieur Évariste Ngamana. Les deux hommes ne se croisent plus, et n’échangent plus des mots. Évariste Ngamana, soutenu par tous les proches conseillers et parents du chef de l’État, voudrait créer sa propre administration parallèle à l’Assemblée nationale , et tente de fragiliser les actions de Simplice Mathieu Sarandji. La bataille est féroce, et la tension atteint son paroxysme.

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Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

Sarandji contre-attaque

 

Dans une note circulaire en date du 29 juillet 2022, le Président de l’Assemblée nationale , l’honorable Simplice Mathieu Sarandji tenait à dénoncer l’usurpation de sa fonction du Président de l’Assemblée nationale  par certains de ses collaborateurs. Cette mise en garde vise principalement son premier vice-président, l’honorable Évariste Ngamana.

D’après lui, des Ordres de Mission sont délivrés à son insu à certains députés de la Nation malgré sa présence à Bangui.

Or, conformément aux dispositions de l’article 15 al.1º, 6 et 17 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il est clairement indiqué que :

« Le Président dirige l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. Il est le chef de l’Administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur des dépenses de celle-ci. Le Président de l’Assemblée nationale peut être supplié par les vice-présidents en cas d’empêchement temporaire dans l’exercice de ses fonctions suivant l’ordre de préséance. Dans ce cas, Il peut déléguer certains de ses pouvoirs par Arrêté ».

 

Interdiction d’usurpation de fonction

 

C’est ainsi que le Président de l’Assemblée nationale, dans sa note circulaire du 29 juillet 2022, interdit formellement la délivrance des ordres de mission parallèle.

« À compter de la date de signature de la présente Note circulaire, Il est strictement interdit la délivrance des Ordres de Mission en ma présence et sans mon autorisation. Les autorités de la gendarmerie nationale, de la police nationale ainsi que celles de l’Aéroport international de Bangui M’Poko sont chargées, chacune en ce qui les concerne, de la stricte application de la présente », précise-t-il.

C’est désormais clair. Sarandji et Ngamana rentrent dans une nouvelle phase dans leur bras de fer. Ce dernier voudrait à tout prix écarter Sarandji et occuper son fauteuil avec la complicité des conseillers et parents du Président de la République. Mais ce qu’il a oublié, Sarandji et Touadera ont leur propre secret en commun, et personne ne peut les diviser. Selon un membre du bureau politique du MCU, « les arrivistes doivent fermer leur gueule ».

 

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Centrafrique : tentative d’assassinat d’un homme dans le bar dancing “la verdure” à Bangui. Est-il un sacrifice rituel ?

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – L’homme a été retrouvé dans les toilettes du bar vers 1 heure du matin dans un état critique. Les mains ligotées dans le dos, la bouche scotchée, l’homme respirait ses derniers souffles de sa vie. Mais il a été retrouvé par les forces de l’ordre et transféré d’urgence à l’hôpital. Que s’est – il passé ?

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Image d’illustration du bar La Verdure au 4e arrondissement. Credit photo : Mickael Kossi /CNC.

 

Une tentative d’un sacrifice rituel ou d’un assassinat crapuleux?

 

Certains parlent d’une tentative d’assassinat crapuleux, d’autres pensaient que c’était un sacrifice rituel manqué. Mais ce qui est sur, cette affaire soulève déjà de nombreuses interprétations dans le pays.

En effet, dans la nuit du samedi à dimanche 7 août, deux soldats FACA, en faction dans une résidence située à proximité du bar « La Verdure », ont entendu le gémissement, un cri mortel  d’un homme.  Ce bruit venait du bar, et les deux héros ont décidé d’aller sur le lieu pour voir ce qui s’est passé.  Mais la surprise est qu’à leur arrivée, ils ont observé un homme, le gardien du bar, ses deux mains et ses deux jambes ligotées, la bouche scotchée.  Il se plaignait abondamment dans les toilettes du bar.

Immédiatement, les deux soldats héros ont appelé les policiers du commissariat du quatrième arrondissement sur le lieu. Ces policiers, à leur tour, ont appelé en urgence du renfort de l’OCRB qui est arrivé aussitôt. L’homme est transféré immédiatement aux urgences de l’hôpital communautaire.

Pour l’heure, une enquête est ouverte pour tentative d’assassinat. Heureusement, la victime est encore vivante. Elle pourrait témoigner ce qui lui est arrivé aux enquêteurs.

Pour l’heure, le mystère demeure sur les circonstances de cette tentative de meurtre.

 

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Centrafrique : un jeune homme froidement abattu par des hommes armés dans la localité de BOLO, une opération des FACA est en cours, un Anti-Balaka tué, un soldat FACA gravement blessé

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Rédigé par Anselme Féimonazoui

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans le Nord-ouest, le banditisme met à mal les activités économiques et sociales dans la région. Les groupes armés, qui se sont transformés en coupeurs de route ou aux grands bandits, multiplient des exactions sur la population civile. Dans la localité  de BOLO , dans la préfecture de l’Ouham, les autorités locales ne cessent de signaler le cas d’actes criminels perpétrés sur des civils.

deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Un jeune homme de 15 ans tué, un Anti-Balaka tué, un soldats FACA blessé

 

En effet, le jeudi 4 août 2022, vers 13 heures, un garçon de 15 ans a été abattu sur la route de BOLO, sur l’axe NANA-BAKASSA – KOUKI , vers  le site minier de POUSSIÈRE.

Selon les autorités locales, La victime se rendait à vélo sur le site minier pour vendre de la poudre de manioc quand elle a été froidement abattue par un groupe des malfaiteurs non identifiés. Mais selon la population locale, les assaillants seraient des combattants rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, difficile de savoir pour quelle raison exacte que le jeune homme a été froidement assassiné.

Mais dans la localité, trente soldats FACA, stationné à Kouki, appuyés par les mercenaires de Wagner, à bord de trois véhicules militaires, ont mené une opération sur le chantier minier de POUSSIÈRE.

Les affrontements étaient violents. Un milicien Anti-Balaka a été tué, et un Soldat FACA a également été gravement blessé, un AK47 a été récupéré aux mains des assaillants.

Dans la même localité, vers 14 heures, le même jour, une patrouille des soldats FACA et des Mercenaires russes se dirigeait vers Kouki, mais aussi vers Nana-Bakassa.

 

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Centrafrique : un élément de forces armées centrafricaines abattues froidement dans le nord

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Rédigé par Blaise Ouapou

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Près d’une semaine après l’assassinat d’un sous-officier de la gendarmerie dans la localité de Moyenne Sido, à la frontière avec le Tchad, un autre élément de forces armées centrafricaines vient à nouveau d’être lâchement abattu par des hommes armés. La situation sécuritaire dans la région devient ainsi rouge et dangereuse.

des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba
des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba

 

Un gendarme abattu, quelques jours après un Soldat FACA abattu

 

Selon des sources locales, le soldat était sur une moto avec l’un de ses collègues quand ils a été abattu à quelques kilomètres du village Lady, situé à 28 kilomètres de Batangafo sur l’axe Bouca. À  en croire leurs propos, les faits criminels se sont produits samedi 6 août 2022. D’après elles, le soldat aurait été lâchement abattu aux environs de 17h  dans la localité de lady, située à 28 kilomètres  de Batangafo  sur l’axe Bouca. Mais son collègue qui était avec lui sur la moto, a pu s’échapper avec le conducteur de la moto jusqu’à Lady.

Pour l’heure, le corps de la victime est arrivé à Bangui ce dimanche 7 août 2022 à bord d’un hélicoptère, et la préfecture de l’ouham-Fafa déclenche une semaine de deuil en mémoire du gendarme abattu dans la localité de Moyenne Sido et du soldat FACA survenues dans le village lady, le tout au cours de la même semaines.

Interrogées par la rédaction du CNC, les populations locales ont attribué les deux assassinats des éléments de forces de défense et de sécurité intérieure aux éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui seraient nombreux dans la localité.

Il y’a lieu de rappeler que la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui regroupe six groupes armés signataires de l’accord politique pour la paix et la réconciliation nationale  (APPR-RCA), a été créée en décembre 2020. C’est cette même coalition des rebelles qui était à l’origine de l’attaque sur la capitale en janvier 2021, poussant le pouvoir à faire massivement recours aux mercenaires de Wagner et les troupes rwandaises qui ont massivement commis des crimes sur la population civile.

 

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Centrafrique : grève massive des gardiens de prison

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – En République centrafricaine, les gardiens de prison sont en grève depuis plus de deux semaines pour dénoncer les conditions de leur travail, mais également réclamer le paiement de leurs arriérés de solde. Une situation « insupportable » pour ces gardiens de prison qui vivent dans des conditions difficiles, mais ignorer par les autorités du pays.             Mais pour le moment, les négociations semblent au point mortes.

La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013 par AFP
La prison de Ngaragba, à Bangui, le 5 avril 2013. Photo AFP / Patrick Fort.

 

La tension ne faiblit pas à Paoua, Berberati, Bouar et ailleurs 

 

La tension ne faiblit pas. Sur toute l’étendue du territoire national, les agents pénitentiaires de la République centrafricaine continuent de se mobiliser. Cela fait déjà plus de deux semaines qu’ils observent une grève illimitée pour réclamer l’amélioration de leur condition de travail qui devient de plus en plus difficile, mais également exiger le paiement de leurs arriérés de solde qui s’élèvent à 24 mois pour les uns, et 22 mois pour les autres.

Selon eux, l’amélioration de leurs conditions de travail passe notamment  par l’amélioration des conditions de détention des prisonniers qui deviennent aussi difficiles en raison de la surpopulation pénitentiaire.

Au même moment, ces surveillants de prison réclament le versement  intégral de leur arriéré de solde. CNC a pu interroger l’un des grévistes qui n’hésitent pas à exprimer son mécontentement.

«  Depuis que nous sommes sortis de formation en 2019, on nous a affectés dans de différentes maisons carcérales encore fonctionnelles dans le pays. Certains sont affectés en stage à Bambari, Bria, Bossangoa, d’autres à Paoua, Berberati, Bouar ou ailleurs. Mais depuis juillet 2020, date à laquelle nous avons pris fonction, on nous a versé un salaire de 40 000 francs CFA au mois de juillet, août, septembre et octobre 2020. Or, depuis cette date,  c’est-à-dire à compter du mois de novembre 2020 jusqu’à présent, on n’a rien reçu. Comme si le gouvernement nous a oubliés totalement. Nous avons la famille : des femmes et des enfants. Mais comment nous allons faire pour les nourrir, payer leur scolarité? », s’interroge l’un des grévistes à Paoua.

 

À Bambari, c’est toujours pareil

 

Aussi en grève comme ses collègues, Martin, 39 ans, est l’un des  gardiens de prison à Bambari. Il a décidé de participer à ce mouvement de grève déclenché par leur collectif.

«  J’ai 4 enfants qui sont encore sur les bancs de l’école. Et à la fin du mois, l’État  centrafricain me donne 40 000 francs CFA comme mon indemnité de stage. Pendant les 24 mois que je travaille ici à Bambari,  je ne reçois aucun salaire. Pourtant, nous avons aussi des charges à assumer », affirme-t-il.

Pour l’heure, les négociations avec le gouvernement semblent au point mort, et ces gardiens de prison, formés par la Minusca depuis près de quatre ans, continuent de vivre la galère du monde.

 

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Mafia au sommet de l’État, le Camerounais Amougou Belinga affirme avoir remis 100 millions au ministre centrafricain de postes et télécommunications

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le ministre centrafricain Justin Gourna Zacko est un grand mafieux. Un ami direct de longue date du Président Faustin Archange Touadera. Ça n’étonne personne que son nom sort dans une telle conversation. D’ailleurs, en 2006, étant Directeur général de la fibre optique, avec la complicité de son ami Touadera, à l’époque, Premier ministre, il avait détourné plusieurs dizaines de milliards de francs CFA de l’Union européenne allouée pour l’installation de fibre optique. Et l’homme continue malheureusement dans cette même direction depuis son arrivée à la tête du département de télécommunications.

Jean Pierre Amougou Belinga le 18 janvier 2018 lors de la cérémonie des voeux.

 

Amougou Belinga, Gourna Zacko  et Joël Nkoemo

 

La discussion téléphonique entre les deux camerounais : le maître faussaire Amougou Belinga, PDG de la chaîne de vision 4, et monsieur Joël Nkoemo, Directeur général de vision 4 Centrafrique révèle bien les comportements des minables qui dirigent la Centrafrique et qui ont d’escrocs dans leur sillage.

Lors de cet entretien téléphonique, le maître faussaire Amougou Belinga dit qu’il a donné 100 millions au ministre centrafricain des Télécommunications Justin Gourna Zacko. pourquoi faire et en récompense de quoi ? Vous imaginez la suite.

Alors, qui est ce Joël Nkoemo dont il a donné les 400 millions ?

En fait monsieur Nkoemo était le directeur de sa chaîne de télé vision 4 RCA avant qu’il l’a limogé, et Touadera l’a immédiatement nommé ministre Conseiller à la présidence et conseiller économique.

Décidément, Touadera aime la mafia pour se faire de l’argent et lui avec toute son équipe fonctionnent avec des criminels mafieux transfrontaliers.

 

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Faux et usage des faux : le ministre de l’Administration du territoire authentifie la sulfureuse plateforme de la Galaxy nationale centrafricaine

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

 Bangui (CNC) – Incroyable, mais vraie. Ceci prouve bien que le pouvoir est bel et bien derrière les multiples appels au meurtre lancés par monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme fictive de la Galaxy nationale centrafricaine. À la demande du bâtonnier centrafricain Émile Bizon, par laquelle   il avait saisi le ministère de l’Administration du territoire en vue de lui parvenir les informations relatives à l’authentification de ladite association, le ministre, à la Surprise de tout le monde, confirme l’authentification de ladite association de Kossimatchi. Et ce n’est pas tout. Il va même loin en précisant que “les activités de cette plateforme sont en conformité avec ses objectifs”.  Autrement dit, Kossimatchi et sa plateforme font exactement ceux donc mentionnés dans les statuts de la Galaxy. Alors, la justice prend désormais le relais.

route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy sont-ils dans la parfaite légalité ?

 

Le ministre  de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé a tenu à préciser dans sa correspondance au bâtonnier centrafricain Émile Bizon qu’en vue de l’obtention de l’agrément N 307/MARDDL / DIRCAB /DGAT/ DAPSE/ SASE du 27 juin 2021, sieur Blaise Didatien Kossimatchi a dû énumérer des activités dans les textes de base de l’organisation demanderesse de reconnaissance. Et ces activités sont conformes aux objectifs fixés dans ces mêmes textes de base. Et cela conformément à la loi régissant les associations en RCA.

En conséquence, le Ministère ne peut refuser de délivrer l’acte de reconnaissance à Monsieur Kossimatchi.

Alors, le Ministère a remis copie des textes de base au bâtonnier du barreau de Centrafrique Émile Bizon pour considération.

Cependant, si les activités actuelles de la “galaxie nationale” (appel au meurtre, aux assassinats, aux sévices  corporels, arrestations…) ne cadrent pas avec ses statuts et la loi, le juge appréciera et déterminera la sanction prévue en fonction de la loi.

« Il ne suffit pas d’avoir une décision de reconnaissance de son association et mener des activités non conformes à la loi. Avec le document du ministère de l’Administration du territoire, nous allons saisir la justice par rapport à ses activités subversives actuelles », précise un avocat centrafricain.

Pour de nombreux Centrafricains, « espérant que le ministre de l’Injustice , chef des groupes armés, Arnaud Djoubaye Abazène ne va pas s’immiscer encore dedans ».

 

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LE KNK DÉNONCE L’UTILISATION FRAUDULEUSE DU NOM ET de son logo PAR LE MCU ET LE FRONT RÉPUBLICAIN À L’OCCASION DE LA MARCHE DE LA HONTE DU 6 août 2022

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Et ça continue. Après le MLPC qui a fortement démenti avec la plus grande fermeté les allégations selon lesquelles il apporte son soutien à la révision constitutionnelle, c’est le tour du parti KNK de l’ancien Président François Bozizé de dénoncer L’UTILISATION FRAUDULEUSE du nom et des couleurs du parti par le MCU et le front républicain à l’occasion de la marche de la honte du samedi 6 août 2022. Franchement, cela commence à faire beaucoup. La manipulation a atteint sa limite. Le pouvoir de Bangui, largement impopulaire dans le pays,  est en train de se moquer de lui-même. Lors de la marche de la honte du samedi 6 août 2022, ces avatars ont utilisé les logos de certains partis de l’opposition sur des banderoles, faisant croire à l’opinion que ces organisations politiques ont apporté leur soutien à la modification de la constitution, et le MLPC et le KNK sortent de leur silence et démentent catégoriquement.

Ci-dessous l’extrait du communiqué de presse du parti KNK.

Minusca-le-knk-reagit/knk-logo-officiel-7/” rel=”attachment wp-att-32455″ data-wpel-link=”internal”>logo du parti KNK
Logo officiel du parti KNK

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

RELATIF A L’UTILISATION FRAUDULEUSE DU NOM ET DES COULEURS DU PARTI
PAR LE MCU ET LE FRONT RÉPUBLICAIN
À L’OCCASION DE LA MARCHE DE LA HONTE DU 6 août 2022

 

C’est avec stupéfaction et dégoût que nous avons appris, par la voie des réseaux sociaux, que des pseudos militants du Kwa Na Kwa auraient pris part à la marche de soutien au changement de Constitution, organisée ce jour, samedi 6 août 2022, par le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) et le Front Républicain (FR) de Monsieur Héritier Doneng, tristement connu pour son rôle dans la création et la direction de la milice du pouvoir dénommée « les Requins de Centrafrique », rôle pour lequel le panel des experts du Comité des Sanctions des Nations Unies l’avait d’ailleurs épinglé.

Le Kwa Na Kwa tient à réitérer ici qu’il n’apporte en aucun cas son soutien au projet crisogène de révision-modification de la Constitution du 30 mars 2016, ni à un quelconque projet de référendum constitutionnel en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution. Les auteurs de cette initiative, visant à établir une présidence à vie pour le Pr Faustin Archange TOUADÉRA, devront en assumer la responsabilité devant le Peuple, devant l’Histoire, mais surtout devant la justice.

Fidèle à sa stratégie du débauchage et d’achat des consciences, le Président de la République, qui a reçu à son domicile l’Ouvrier Président de l’Organisation Nationale de la Jeunesse du Kwa Na Kwa en date du mardi 2 août 2022, continue de vouloir s’appuyer sur lui afin de tenter une récupération de notre parti contre la promesse d’une nomination. À titre de rappel, ce dernier est suspendu de toutes activité du parti en vertu de la décision n°001/KNK/PI.22 du 25 mars 2022.

Par le présent Communiqué, le Kwa Na Kwa dénonce avec fermeté l’usurpation dont se sont rendus coupables les auteurs de cette grossière manipulation. Se réservant le droit d’user de toutes les voies légales contre toute nouvelle utilisation frauduleuse du nom, des couleurs ou des attributs du Parti Travailliste Kwa Na Kwa, le Bureau Politique met en garde les véritables organisateurs de cette mascarade politique que sont la Présidence de la République et le Gouvernement de la République Centrafricaine, soutenus par la formation politique du Pr Faustin Archange TOUADÉRA, le MCU, et le Front dit Républicain, créé pour la cause. Le fait qu’un pouvoir en place soit obligé de recourir à ce genre de basse manœuvre témoigne à suffisance du manque de popularité d’un tel projet et de la vaine recherche de légitimité de ses auteurs.

Le Kwa Na Kwa, constant dans sa ligne politique, ne soutient pas Faustin Archange TOUDÉRA dans cette aventure criminelle.

 

 

 

Fait à Paris le 6 août 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique du Dr Bernard LALA, (Haut Fonctionnaire Retraité de l’OMS, Ministre Centrafricain)

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Docteur Bernard Lala lors de l’assemblée générale du comité national de lutte contre le sida en juillet 2006 (photo Vonou/Acap)

 

 

 

Compatriotes Cadres Centrafricains (es) !…

Permettez que je vous interpelle par ces trois exemples pris parmi bien d’autres : vous êtes agrégé(e)s d’Histoire, de Géographie ou ingénieur Ponts et Chaussées, formé(e)s à bonne école. Diplômes en poche, vous voilà de retour chez nous. Notre pays, Votre Pays très en retard sur son développement reprend espoir et attend de vous que vous l’accrochiez enfin au train du progrès pour réaliser sa vision du futur. Concrètement :

Vous l’Historien, vous sollicitez de l’Etat une nouvelle prise en charge et vous repartez aussitôt vous immerger dans les archives de la colonisation délocalisées à Aix-la-Chapelle, le temps de nous sortir « l’Histoire de l’Oubangui-Chari ».

Vous le Géographe, vous allez sillonner le territoire national, reconnaitre et noter en détail ses sites et reliefs, actualiser la cartographie du pays et nous produire « la Géographie de l’Ubanghi- Centrafrique ».

Ces deux brochures, une fois validées et inscrites au programme scolaire seront les nouveaux supports didactiques et pédagogiques de l’éducation de l’enfant centrafricain ; vous aurez ainsi rétabli ce dernier dans ses droits et devoirs de connaître d’abord son pays, chance et privilège que ma génération n’a pas eus sous la colonisation.

Quant à vous l’Ingénieur, vous aurez immédiatement intégré notre département des équipements, non pas pour pantoufler comme Ministre ou DG mais plutôt comme Entrepreneur-Chef des travaux publics pénétré de la mission qui vous incombe en tant que cadre technique de pays souverain en développement, de nous construire des ponts modernes pour franchir nos cours d’eau, de nous livrer des routes carrossables sans nids de poule dès la première pluie et d’aménager les berges urbaines de nos rivières.

Compatriotes cadres de haut niveau technique et d’expertise enviable ce n’est malheureusement pas ce que vous nous donnez à voir !

L’Historien et le Géographe prennent fonction dans l’enseignement public souvent en pis-aller comme un intermède dans leur carrière en attente d’une opportunité de meilleure rémunération et tels des mainates ils se borneront à répéter à nos enfants l’histoire et la géographie de l’Europe qui les a formés ! Leur diplôme devient ainsi une fin en soi et ne sera jamais comme nous l’espérions légitimement un gage d’acquisition de connaissances et de savoir- faire exploitables une fois de retour au pays pour combler le déficit d’expertises préjudiciables à notre développement.

Et chaque jour ouvrable de la semaine ils se joindront à l’Ingénieur pour remuer ciel et terre, oubliant leur travail et prêts à toutes les compromissions, jusqu’à ce qu’ils soient nommés Directeurs ou Ministres, souvent dans des départements bien loin de leurs domaines d’expertise et de compétence !

Désormais Gratte-papiers, heureux et fiers, versés dans les discours creux, ils ont réussi. La famille est aux anges : « taha mbeti la na li ti molenge so ! faranzi ti lo ni tonga na ti amundju ! ».

Il est vrai, les salaires du secteur public sont bas, ridiculement bas ; un exemple : quand on prend en compte l’évolution depuis 1905 (l’Oubangui-Chari est déclarée colonie française) du taux d’inflation et de l’indice du cout de la vie, les salaires payés en CFA de nos jours sont comparativement au même niveau de valeur où les percevait l’indigène oubanguien, supplétif de l’administration coloniale. Tant que nous n’avons aucune maitrise sur la monnaie émise par un pays tiers et officiellement en circulation dans notre pays, nous ne pourrons jamais sans autorisation extérieure décider d’augmenter les salaires ou la masse d’argent à mettre en circulation afin de booster le pouvoir d’achat et la consommation ; et nous continuerons de croupir dans la misère.

De la longue lignée des dirigeants qui ont présidé aux destinées de notre pays, Touadéra est le premier à proposer une solution à ce problème vital pour la nation centrafricaine, en adoptant la crypto monnaie comme monnaie de référence nationale pour toute négociation avec notre pays. Comme toute première solution elle reste perfectible, offrant ainsi raison et occasion à nos Cadres de contribuer par des critiques constructives à son amélioration et à sa consolidation pour continuer d’aller de l’avant.

Cadres nationaux, nous devons rester unis et vigilants et surtout ne jamais perdre de vue que les enjeux humains, politiques et économiques liés à cette décision sont capitaux, que les rapports de forces de réaction nous sont défavorables et que la partie adverse fidèle à elle-même ne nous fera aucun cadeau. Il est temps de taire les égoïsmes infantilisants et d’appliquer notre devise nationale – Unité Dignité Travail – sous la forme d’un soutien massif et éclairé à ces efforts de réformes entrepris par le Président Touadéra et son gouvernement. C’est la première chance véritable qui s’offre enfin à nous pour nous approprier le principal levier de démarrage du développement de notre pays.

Enfin dois-je préciser, je suis parfaitement d’accord, tout travail mérite salaire proportionnel à la qualité de l’expertise déployée et je reconnais à chaque cadre national le droit légitime de toujours rechercher une meilleure rémunération de son travail. En revanche je suis choqué et je supporte difficilement que de hauts cadres techniques ne puissent pas mettre en application chez eux et à notre profit le savoir-faire qu’ils ont passé des années à acquérir à l’étranger et qui plus est avec une bourse nationale. L’origine des contraintes à votre plein épanouissement professionnel et social est clairement identifié et vous savez également que toutes les dérives qu’elles continuent de causer, qui grèvent le bon fonctionnement de nos services et impactent négativement le développement de notre pays ne seront jamais corrigées tant que subsistera le carcan structurel de paupérisation de la monnaie étrangère que nous utilisons. La décision courageuse du Président Touadéra et son Gouvernement est un début de réponse et de solution que tous ensemble nous devons accompagner et encadrer efficacement pour lui assurer un plein succès au profit mérité de la Nation Centrafricaine tout entière. A bon entendeur, salut !!

Inondation à Bangui, la fondation HMD procède à la distribution des kits alimentaires et non alimentaires aux sinistrés

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Des kits d’abri, des kits alimentaires  ainsi que plusieurs autres non-vivres ont constitué l’assistance de première nécessité que la fondation Henri-Mari Dondra a apporté, vendredi dernier,  aux victimes des inondations  du 22 juillet 2022 à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

centrafrique.org/reprsentante-fondation-hmd/” data-wpel-link=”internal”>La représentante de la fondation Henri Marie Dondra à la remise des kits d'urgence aux sinistrés des inondations de Bangui du 22 juillet 2022 sur le site de l'école Saint-Jean dans le deuxième arrondissement
La représentante de la fondation Henri Marie Dondra à la remise des kits d’urgence aux sinistrés des inondations de Bangui du 22 juillet 2022 sur le site de l’école Saint-Jean dans le deuxième arrondissement

 

Un petit moment de réconfort des sinistrés de l’inondation

 

Ces kits sont destinés dans un premier temps aux sinistrés du deuxième arrondissement de Bangui, et la cérémonie de la remise de ces matériels  a eu lieu vendredi sur le site de l’école Saint-Jean.

Cette assistance est constituée notamment  de  moustiquaires,  des tapis, des ustensiles de cuisine, du sel , de l’huile végétale, des savons ainsi que  d’autres vivres et non-vivres.

Vue d'une partie de quelques sinistrés des inondation du 22 juillet 2022 sur le site de l'école Saint-Jean de Bangui dans le deuxième arrondissement
Vue d’une partie de quelques sinistrés des inondation du 22 juillet 2022 sur le site de l’école Saint-Jean de Bangui, dans le deuxième arrondissement

 

La représentante de la fondation HMD à cette cérémonie  a indiqué que  son organisation ne peut rester insensée face à cette catastrophe naturelle qui a entraîné  de grandes pertes matérielles et humaines dans plusieurs familles dans la capitale le 22 juillet dernier.  Elle a réitéré l’engagement de son organisation auprès de ces sinistrés  non seulement dans le deuxième arrondissement, mais aussi dans toute la capitale et ses environs.

« L’essentiel qu’on aille pas à pas pour identifier les sites où sont logés les déplacés », assure-t-elle à CNC. D’après elle, son organisation ne peut toutefois répondre à tous les besoins des sinistrés. Elle apporte ce qu’elle peut apporter, et plaide pour une intervention des autres ONG humanitaires nationales internationales  en attendant que le gouvernement revienne à la charge.

La maire du deuxième arrondissement de Bangui lors de la distribution des kits d'urgences aux sinistrés des inondations dans la capitale Bangui le 22 juillet 2022

 

Les bénéficiaires remercies la fondation HMD

 

Les bénéficiaires ont salué cette assistance de la fondation Henri-Mari Dondra.

« Je suis très ravi de bénéficier de ce don. J’ai reçu deux tapis, deux moustiquaires,  des  savons, du sel, de l’huile, etc.. Que Dieu bénisse  monsieur Henri-Mari Dondra dans ses actions humanitaires », s’est réjouie une victime des inondations.

La réponse humanitaire de la fondation HMD  aux besoins créés par les inondations  du 22 juillet dernier dans la ville de Bangui et dans plusieurs villes du pays.  Selon le bilan officiel, environ 15 morts lors de ladite catastrophe naturelle qui s’est abattue sur le pays.

 

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L’Ambassadrice itinérante des États-Unis pour la Justice Pénale Mondiale, Beth Van Schaack, a visité Bangui. 

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Rédigé par USA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 8 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – L’Ambassadrice itinérante des États-Unis pour la Justice Pénale Mondiale, Beth Van Schaack, a visité Bangui du 3 au 6 août.  Dr. Van Schaack a prêté serment en tant que sixième ambassadeur itinérant du Département d’État américain pour la Justice Pénale Mondiale en mars 2022.  À ce titre, elle conseille le Secrétaire d’État américain sur les questions liées à la prévention et à la réponse aux crimes d’atrocité, notamment les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide.   

L'Ambassadrice Van Schaack et l'Ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney, ont beaucoup apprécié leurs audiences avec le Premier ministre Felix Moloua

 

L’Ambassadrice Van Schaack et l’Ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney, ont beaucoup apprécié leurs audiences avec le Premier ministre Felix Moloua, le ministre d’État à la Justice Arnaud Djoubaye-Abazene et le ministre d’État pour l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) et au Désarmement, à la démobilisation, à la réintégration et au rapatriement (DDRR), Jean Willybiro-Sako.

Lors de ses entretiens, l’Ambassadrice Van Schaack a souligné l’importance de demander des comptes à ceux qui ont commis des atrocités et de défendre les victimes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.  Elle a félicité le gouvernement centrafricain et la Cour Pénale Spéciale pour l’arrestation d’Idriss Ibrahim Khalil et a exprimé le souhait des États-Unis pour renforcer la coordination dans le secteur de la justice.

“Je suis très honorée d’être ici en République centrafricaine, ma première étape en Afrique en tant qu’ambassadrice itinérante pour la Justice Pénale Mondiale. Vous êtes si nombreux à travailler sans relâche pour rendre justice aux victimes centrafricaines.  Les victimes sont vraiment au centre d’une grande partie de notre travail – faire en sorte que leurs voix soient entendues et que ces crimes ne se répètent jamais.,” a déclaré l’Ambassadrice Van Schaack.

Les États-Unis ont fourni plus de 50 millions de dollars, soit 32 milliards de franc CFA, aux secteurs de la justice et de la sécurité en République centrafricaine depuis 2014 et resteront un partenaire engagé pour la paix et la prospérité du peuple centrafricain.

 

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Le MLPC dément avec la plus grande fermeté les allégations selon lesquelles il apporte son soutien à la révision constitutionnelle

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 7 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis plus  de quatre mois, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’un des plus grands partis politiques d’opposition bien structuré et bien implanté sur tout le territoire national, dirigé par l’honorable Martin Ziguélé, fait l’objet de convoitise de la part du pouvoir de Bangui. Avec de multiples tentatives de sa division, le parti reste debout, et conserve intégralement sa force de nuisance politique. Ainsi, le gouvernement, dans sa politique de manipulation de l’opinion nationale et internationale, utilise, sans autorisations de ces partis politiques, lors de la marche du soutien à la révision constitutionnelle  du samedi 6 août 2022, des banderoles portant les différents logos de certains partis de l’opposition comme le MLPC, le KNK,  etc., faisant croire à l’opinion publique que ces deux anciens partis au pouvoir soutiennent cette marche de la honte. Ainsi, dans un communiqué de presse en date du samedi 6 août 2022, le MLPC dénonce l’utilisation de son logo sans son autorisation.

Ci-dessous, l’extrait du communiqué du MLPC.

logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.
Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale de la façon la plus formelle qui soit, qu’il reste foncièrement opposé à tout projet de révision ou de réécriture de la Constitution du 30 mars 2016.

En tout état de cause, aucun mot d’ordre ou consigne n’a été donné par les organes dirigeants du Parti dans le sens d’un quelconque soutien à ce projet qui, de toute évidence, porte les germes de division des Centrafricains dans leur aspiration à la cohésion nationale, fortement ébranlée dans un passé encore récent.

En conséquence, toute manipulation d’images ou de propos tendant à faire croire à un prétendu soutien du MLPC à ce projet de diversion n’engage que leurs auteurs.

Le MLPC reste résolument engagé aux côtés des populations centrafricaines pour la défense de leurs préoccupations quotidiennes qui sont très éloignées d’une révision constitutionnelle qui aujourd’hui, ne contribue ni à l’amélioration de leurs conditions de vie, ni à leur sécurité.

Fait à Bangui, le 06 Août 2022

Pour le Bureau Politique

Le Président

Martin ZIGUELE

 

 

RCA : l’expert de l’ONU appelle à la fin de l’impunité et exhorte les groupes armés à d époser les armes

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Texte par: Minusca
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

« Je condamne avec véhémence l’obstination de la Coalition des patriotes pour le changement et d’autres groupes armés qui continuent de semer la terreur, l’insécurité et la souffrance parmi la population civile et les victimes de violations et d’abus », a déclaré Yao Agbetse, l’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine (RCA).

S’engager dans le dialogue politique et le processus de paix et de réconciliation

À l’issue de sa visite officielle de dix jours en RCA, M. Agbetse s’est dit consterné par les rapports des habitants de la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, qui s’inquiètent de la mobilité et des connexions des groupes armés avec le Soudan voisin.

Appelant les groupes armés à déposer les armes dans l’intérêt supérieur de la population centrafricaine, l’expert de l’ONU a exhorté ces groupes à s’engager dans le dialogue politique et le processus de paix et de réconciliation mené par la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

Des exactions « inacceptables » à Boyo

Faisant référence à l’attaque brutale et organisée du village de Boyo en décembre 2021, l’expert a déclaré que les violations des droits de l’homme commises par l’armée nationale centrafricaine (FACA) et les forces de sécurité intérieure (FSI) et leurs auxiliaires étaient « inacceptables ».

Les alliés russes et les FACA auraient apporté leur soutien et leur appui à la milice « Anti-Balaka » qui a commis des atrocités à Boyo, notamment des décapitations et des violences sexuelles, et a contraint des milliers d’habitants à fuir.

« La gravité de ces faits exige des réponses appropriées des autorités nationales envers les victimes », a déclaré M. Agbetse.

« Je recommande à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) de mettre en place un système d’alerte plus réactif et des opérations conjointes régulières avec les FACA pour prévenir des tragédies comme celle de Boyo », a-t-il ajouté.

L’expert de l’ONU a également demandé que les Mercenaires russes du groupe de sécurité Wagner s’abstiennent d’entraver la collaboration et les opérations conjointes entre les FACA, les FSI et les soldats de la paix de l’ONU affectés à la MINUSCA.

« Le groupe Wagner ne doit pas empêcher le déploiement des opérations de protection de la MINUSCA et faire obstacle aux enquêtes sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire », a déclaré M. Agbetse.

Madame “R”, mère de 7 enfants, a été violée par deux hommes alors qu’elle rentrait chez elle à Damala, en République centrafricaine.

Donner aux victimes accès à la justice

A l’issue de sa visite en RCA, M. Agbetse a recommandé que toutes les allégations de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire fassent l’objet d’une enquête systématique et approfondie par les autorités centrafricaines.

Les règlements à l’amiable dans les cas de violences sexuelles liées au conflit sont injustes pour les victimes et doivent cesser.

« Ces enquêtes doivent être suivies d’actions concrètes pour que les victimes aient accès à la justice », a-t-il souligné. L’expert a déclaré que la création d’un fonds de réparation était également fondamentale pour garantir la justice aux victimes.

Il a vivement recommandé la tenue des sessions judiciaires extraordinaires pour faire face à la lourde charge de travail que représentent les crimes de violences sexuelles liées au conflit. Les règlements à l’amiable dans les cas de violences sexuelles liées au conflit sont injustes pour les victimes et doivent cesser, a déclaré M. Agbetse.

L’expert a noté que plusieurs témoignages et rapports indiquaient un manque de contrôle et de responsabilité au sein de l’appareil d’État, y compris le système judiciaire, la police et la gendarmerie, et la fonction publique en général. Il a également appelé les autorités à s’attaquer à la question des discours de haine et d’incitation à la violence.

M. Agbetse a appelé la communauté internationale à renforcer son soutien à la RCA afin que la restauration de l’autorité de l’État soit effective.

Alindao  sous extrême tension depuis hier : un gendarme tue un civil

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – Alindao, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, à 120 kilomètres de Bambari, est plongée à nouveau depuis hier jeudi dans une extrême tension entre les forces de l’ordre et la population locale.

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

En effet, un gendarme de première classe en service a Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto,  de passage a Alindao, chef-lieu de la sous-préfecture de la Basse-Kotto,  pour descendre a Bangui aurait eu une violente dispute avec un chef des chargeurs des véhicules à la gare routière d’Alindao.

Le chef des chargeurs s’appelle bomber, âgé d’une quarantaine d’années. Selon des sources sécuritaires, le gendarme aurait agi sous effet de l’alcool. Il a poignardé ce manutentionnaire à plusieurs reprises, et ce dernier succombe de ses blessures. C’était vers 19 heures. Aussitôt, le gendarme est porté disparu, laissant le corps sans vie de sa victime traîner au sol jusqu’à ce matin.

À la découverte du corps, ses collègues chargeurs, en colère,  l’ont transporté pour aller le déposer devant la brigade de la gendarmerie.

Pour l’heure, la tension est vive dans la ville entre les forces de l’ordre et la famille de cet homme.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : l’ambassade de France à Bangui placée sous discrète surveillance des requins

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – La tension monte de plus en plus entre la France et la République centrafricaine (RCA). Après la visite du Président français Emmanuel Macron à Yaoundé la semaine dernière, où il avait dénoncé la diplomatie hybride de Moscou en RCA, les autorités centrafricaines, complètement sous tutelle de la société de mercenariat russe Wagner, ne décolère pas. Elles viennent de décider la mise sous surveillance de tous les sujets français en RCA. Et ça commence bien. L’ambassade de France à Bangui est placée sous la surveillance stricte de la milice « REQUIN ». Pourquoi ?

ambassade de France à Bangui
ambassade de France à Bangui

 

Les requins de la garde présidentielle poussent les ailes

 

Depuis près de deux semaines, à Bangui, l’ambassade de France est quadrillée  par les miliciens et requins de la garde présidentielle. Tous les véhicules entrants et sortants  sont systématiquement identifiés et font l’objet de flicage. C’est aussi le même cas pour les individus. Les requins doivent identifier et repérer chaque sujet centrafricain et étranger qui arrive à l’ambassade de France à Bangui. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine.

Après l’agression avec succès du directeur de l’agence Air France à Bangui, les requins  poussent les ailes.

À titre de preuve, le mercredi 27 juillet dernier,  deux caporaux-chefs de la garde présidentielle, en tenue civile et clairement identifiée par nos journalistes, sont positionnés du matin au soir devant l’ambassade de France à Bangui. L’un est posté sous les manguiers en face , à côté de l’avenue de Gaulle, l’autre au coin de l’ambassade à droite en allant vers Ouango. Avec leur téléphone, ils filment et note en même temps les plaques d’immatriculation des véhicules autre les CD de l’ambassade de France venus à l’ambassade. Ils enregistrent également les opposants et certains cadres qui viennent déposer leurs demandes de visa

Et ce n’est pas tout. Les requins de la garde présidentielle fliquent aussi plusieurs opposants politiques en ce moment. Mais nous reviendrons sur ce volet la semaine prochaine dans nos prochains articles.

 

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Troisième mandat, le clan Touadera veut isoler Sarandji dans le prochain gouvernement de Moloua 2 : Virginie Mbaïkoua, Aristide Briand Reboas limogés d’office

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – L’étau se resserre autour du Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji, porte-plume et maître à penser du Président Faustin Archange Touadera. En cause, son refus de cautionner la modification de la constitution pouvant ouvrir grandement la porte à un troisième mandat au Président de la République. Ainsi, au sein de l’administration publique et du gouvernement, certains de ses proches subissent également de la pression venue du clan Touadera. Dans le gouvernement, la décision est prise : limoger tous les ministres proches du patron des cœurs unis, monsieur  Simplice Mathieu Sarandji. Mais ils ne sont pas les seuls! D’autres ministres sont aussi dans le viseur. Lesquels?

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Les ministres hors Sarandji visés

 

Commençant tout d’abord par le ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Aristide Briand REBOAS, interdit de quitter le territoire sud – Coréen à cause d’une affaire judiciaire en cours contre lui et libéré provisoirement.  Pour ces membres du clan, c’estun motif de droit.

En suite, madame Virginie Mbaïkoua, ministre des Actions humanitaires. Pour elle, son sort est scellé. Elle sera limogée à cause de sa proximité avec l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra, mais surtout, son bras de fer avec le mafieux du régime, le criminel  Sani Yalo. D’ailleurs ces derniers temps, sur les réseaux sociaux, Sani Yalo et son bras délinquant, monsieur Doctrouvé publie régulièrement des messages salissants contre elle.

Le ministre de la Communication, Docteur  Ghislain Djorie,  va également être limogé. Il changera probablement du ministère à cause de sa capacité à mieux gérer la communication du régime.

Le ministre de l’Élevage et de la Santé animale Hassan Bouba. Au début, l’homme a vu son nom rayé dans la première liste. Mais dans la deuxième, ils ont ramené son nom. Donc son sort est en discussion.

La ministre du Commerce, madame Léa Koyassoum Doumta. C’est une dame qui souffre ce dernier temps des problèmes psychiatriques. Son nom est également rayé sur la première et sur la deuxième liste.  Son sort est scellé.

La liste est longue. Elle sera probablement publiée dans nos prochains articles sur CNC.

Concernant monsieur Simplice Mathieu Sarandji, les proches du Président Touadera veulent couper radicalement des liens avec lui. Mais il y’a un secret qui lie les deux hommes, d’après nos sources,  Touadera ne veut surtout vraiment pas se séparer de lui de cette manière, mais ces proches tentent de lui mettre la pression.

Nous reviendrons en détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Difficile travail des journalistes en Centrafrique, deux reporters de la radio Ndékèluka chassés dans les locaux de la police

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le pays tend vers le voyeurisme d’État. Comment peut-on imaginer  que des journalistes, dans l’exercice de leur métier,  puissent être chassés comme des serpents par des auxiliaires de la justice ?  Si les journalistes ne recoupent pas leurs informations, on va les accuser de partialité.  Mais si c’est le cas, on les chasse comme des voyous.

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Une patrouille de la compagnie nationale de sécurité (CNS) dans une rue de Bangui. Photo CNC / ickael Kossi

 

C’était ce jeudi 4 août 2022 au commissariat central de Bangui que la scène s’est produite en présence de l’un de nos reporters sur place. Deux journalistes de la radio Ndékèluka, venus recouper une information, ont été purement et simplement chassés de son bureau par le commandant  de la circulation routière.

 

Que s’est-il passé?

 

En effet,  le mardi 2 août 2022, dans la journée, plusieurs conducteurs  des taxis-motos ont stationné leurs engins près de rond-point Marabéna. C’est un point de stationnement provisoire   donné par la mairie de Bangui aux taxis-motos. Mais les policiers de la circulation routière,  dans leur patrouille, sont venus sans dire un mot ramasser toutes les motos stationnées ce jour sur le lieu.

Pendant ce temps, les conducteurs de ces taxis-motos, frustrés, se sont rapprochés du service de la circulation routière, mais ils n’obtiennent pas des réponses. La seule chose qu’on leur avait dite, c’est de payer chacun 25 000 francs CFA. En colère, ces derniers se sont rapprochés de la radio Ndékèluka  pour attirer l’attention de l’opinion publique sur cette injustice. C’est ainsi que le lendemain, la radio a décidé d’envoyer ses deux reporters auprès du commandant  de la circulation routière pour recueillir son témoignage.

Or, le commandant de la circulation routière, savant très bien que lui et ses hommes sont dans une totale illégalité, préfère déverser sa colère sur ces deux journalistes avant de les chasser de son bureau.

Ce comportement témoigne à quel point le travail des journalistes est difficile dans ce pays.

Prenons le cas de l’équipe de Corbeaunews, c’est très difficile de recueillir les témoignages des autorités actuelles. Or, le travail d’un journaliste c’est bien cela.

Rappelons que les taxis-motos, les minibus et les taxis jaunes  sont devenus de vache à lait des policiers de la circulation routière. Chaque jour, l’équipe déployée sur le terrain doit faire des recettes à leur commandant. Ils sont devenus des racketteurs publics.   C’est aussi le même cas pour la compagnie nationale de sécurité, dont le directeur est surnommé « le général des taxis-motos ».

Pour l’heure, le commandant de la circulation routière confisque toujours ces taxis-motos au commissariat central à Bangui.

 

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Libération forcée de Pino-Pino et Andjilo, le Président de la cour d’appel et le procureur général  s’inquiètent sérieusement de leur sécurité

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Le général braqueur Rodrigue Ngaibona alias Andjilo lors de son procès le 17 janvier 2018. Photo : Cyrille Jefferson Yapendé. Copyright2018CNC.

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – Dans quel pays du monde, un grand criminel, condamné par la justice, peut-il être libéré  et incorporé dans les forces armées ? Aucun! C’est seulement en République centrafricaine que ce genre de chose peut se passer. Et ça inquiète tout le monde. Du juge aux avocats en passants par les témoins et les victimes, la nouvelle fait peur.

Eric Didier Tambo - Procureur Général près la Cour d'Appel de Bangui - crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020
Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

La peur s’empare de tout le monde

 

Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo   et Crépin Wakanam alias Pino-Pino, deux grands criminels de l’histoire de la milice Anti-Balaka, arrêtés et condamnés  à perpétuité par la cour criminelle, viennent d’être libérés. Ils ne sont pas que libérés. Admis au centre de formation militaire de Berongo, les deux hommes attendent d’être incorporés dans les forces armées centrafricaines la semaine prochaine.

Pour le Président de la cour d’appel et le procureur général, ceci est une très mauvaise nouvelle pour leur sécurité. Les avocats de la partie civile s’inquiètent, les victimes et leur famille ont peur. Les enquêteurs sont éclaboussés.

« Qu’est-ce qui montre qu’une fois incorporés dans l’armée nationale, ils ne vont pas commettre à nouveau des crimes? Pour nous, qui va nous protéger? On doit seulement faire recourt à Dieu?», s’interroge la mère de l’une des victimes du gangster  Pino – Pino à Bangassou.

 

Les mercenaires de Wagner font recourt aux criminels

 

Selon nos informations, ces deux grands criminels ont été recrutés avec leurs lieutenants par les mercenaires russes de la société Wagner à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Ils sont actuellement en formation à Berongo, au sud-ouest de la RCA.

Rappelons que monsieur Rodrigue Ngaïbona alias général Andjilo avait été reconnu coupable d’assassinat et de meurtre d’une vingtaine de personnes à Bangui, y compris l’assassinat   d’un adjudant de la gendarmerie au quartier PK10 en 2014.Il avait même interdit aux parents de la victime de l’enterrer dignement. Ces crimes sont nombreux.

Quant à Pino-Pino, c’est un véritable criminel de haut calibre. Il avait été reconnu coupable de meurtre d’une dizaine des Casques bleus marocains et Bangladais de la Minusca dans le Sud-est. Lors de son procès, il avait lui-même reconnu l’éventrent et assassinat d’une femme en ceinte à Bangassou.

Dans une semaine, les Centrafricains vont à nouveau faire face à ces démons de la société.

 

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Centrafrique : Blaise Didatien Kossimatchi lance opération « BARBAROSSA » contre les membres de la société civile

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une méthode des régimes aux abois. Faustin Archange Touadera, qui pense désormais  à instaurer la dictature dans son pays, n’hésite plus à faire recourt à des criminels, des bandits de grand chemin de son parti, les cœurs unis. Blaise Didatien Kossimatchi, membre du bureau politique du MCU, également coordonnateur de la plateforme Galaxy nationale centrafricaine, appelle publiquement à commettre des actes criminels sur ses concitoyens, en particulier sur ceux qui sont encore en RCA. Ainsi, il appelle cela «.   Opération BARBAROSSA »  contre les ennemis du peuple centrafricain. Incroyable!

Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.
Le Président Touadera entouré des coordonnateurs des requins Héritier Donneng à sa gauche et Didatien Kossimatchi à droite. Photo réalisée par CNC.

 

La RCA fonce de plus en plus

 

La République centrafricaine, déjà plongée dans l’abyssale depuis plus de cinq ans, est en train de foncer de plus en plus si rien n’est fait pour la sauver. Faustin Archange Touadera, docteur en mathématiques, enseignant à l’université de Bangui, ancien recteur, ancien premier ministre, Président de la République depuis 2016, est en train de commettre ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a jamais fait : s’allier avec des criminels transfrontaliers, plonger son pays dans  un avenir incertain, faire recours à de grands  mafieux du monde, instaurer la pire dictature de la planète aux cœurs de l’Afrique, brader la nationalité centrafricaine,  et les ressources minières ainsi que forestières du pays.

Comme si cela ne suffisait pas, il pousse désormais sa milice à s’attaquer  aux membres de la société civile.

Dans une note interne de la Galaxy nationale centrafricaine en date du  30 juillet 2022 signée par le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi,  il est demandé à tous les membres de sa milice de procéder, via des machettes, à des sévices corporels sur certains compatriotes. Il leur également demandé  de les ligoter et les ramener en vie.

 

Les compatriotes ciblés

 

La liste de ces compatriotes ciblés est longue, mais on peut citer quelques-uns comme maître Émile BIZON, bâtonnier  centrafricain, Monsieur BEN WILSON NGASSAN, maître MANGUEREKA, mais aussi les proches parents de certains compatriotes qui vivent à l’étranger comme Henri Groth, Petit Delphin Kotto, LEDO Ludovic, Fari SHABAZZ, Rodrigue Kokama alias charly chanel, Jean François Akandji et Rodrigue MAYTE alias warumbessè.

Blaise Didatien Kossimatchi conseille à ses miliciens d’utiliser contre leurs victimes surtout  des MACHETTES, BATTE DE BASEBALL, COUTEAUX.

Et ce n’est pas tout! Il précise également que tous les 1025 leaders des arrondissements de Bangui  sont tenus de donner toutes les informations nécessaires au repérage des domiciles des proches familles de ces « ennemis de la paix «  cités ci-dessus. Il a également  précisé qu’une forte récompense serait en jeu.

Ainsi va la Centrafrique de Touadera.

 

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Centrafrique : des criminels économiques  donnent des leçons de bonne gouvernance …!

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, on y trouve tout. Des intellectuels, des abrutis, des mafieux transfrontaliers, des assassins de tout genre. Et ils se côtoient chaque jour sans se poser des questions. Mais la plus surprenante de tout, c’est que des criminels économiques  donnent aussi des leçons de bonne gouvernance aux autres. Le ridicule ne tue pas.

Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP
Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP

 

La rca, un pays riche, mais pauvre

 

Ce n’est plus un secret pour personne.  La RCA est riche en ressources minières et forestières. Mais sa population est très pauvre, classée parmi les plus pauvres des pauvres d’Afrique.

Or, pour les experts internationaux et nationaux, pour changer ce pays, il faut changer radicalement le système, en mettant l’accent sur l’éducation des jeunes. Malheureusement avec le régime actuel en  RCA, la priorité est ailleurs. La mafia,  le charlatanisme, la criminalité  et les mensonges, sans oublier les détournements des deniers publics, sont érigés en mode de gouvernance.

Selon maître Crépin Mboli-Goumba, «  En Centrafrique, on peut détourner l’argent public et devenir le lendemain donneur de leçons ».

 

Mais au-delà de tout, ces mêmes criminels économiques tentent de se faire passer pour des saints des saints. Ce sont eux qui s’arrogent le titre  des experts économiques du régime des bras cassés.

Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, « on trouve de tout en RCA. De l’or, beaucoup de misère, des “opposants” nommés sur le quota du pouvoir, des criminels économiques qui donnent des leçons de bonne gouvernance.  Dans cet océan infesté de requins, un îlot d’hommes et de femmes déterminés à sauver la nation ».

Justement, ces hommes et femmes déterminés à sauver leur pays sont devenus la cible de ces criminels du régime. Mais pour combien de temps?

 

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Marche de la honte : Les guignols du régime de Bangui entendent organiser une manifestation de soutien au référendum samedi

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 5 août 2022

 

Bangui (CNC) – Après le soi=-disant  front républicain pour la modification de la constitution  dirigée par le chef de la milice REQUINS Héritier Doningue, un autre organe des avatars du régime vient de voir le jour. Il s’agit du « Cercle de réflexion pour une Constitution républicaine (CRCR). Ce nouvel organe est dirigé par un certain Hippolyte Ngaté-Robard.  Ce Guignole avait annoncé dans une publication qu’il entend organiser une grande manifestation citoyenne qui aura lieu le samedi 06 août sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

le « Cercle de réflexion pour une Constitution républicaine

 

Du front républicain au cercle de réflexion

 

Pour le « Cercle de réflexion pour une Constitution républicaine (CRCR), la réussite de l’introduction d’une nouvelle constitution en République centrafricaine c’est de passer par une démarche référendaire afin de permettre à l’ensemble du peuple de se prononcer. C’est dans cette optique qu’il décide en commun accord  avec d’autres organisations de la « société civile » de  procéder à la mobilisation  du peuple centrafricain autour  de cette nouvelle vision. Ainsi, le samedi prochain, c’est-à-dire demain, une grande manifestation populaire  en faveur d’un référendum constitutionnel.

Selon monsieur Hyppolite Ngaté, coordonnateur dudit collectif, les itinéraires de la marche à Bangui sont la suivante : rassemblement du départ au rond-point des Nations Unies, un autre au rond-point  Omar Bongo. Les marches débutent sur ces deux ronds-points pour se converger vers le stade 20.000 places sur l’avenue des martyrs.

Tandis que dans les villes de province, les rassemblements se passent dans les chefs-lieux des préfectures .

Pour monsieur Hyppolite Ngaté,  cette marche a pour but de marquer l’adhésion du peuple à une nouvelle constitution, de réclamer une démarche référendaire ,  de demander la réforme de certaines institutions budgétivores  et   de réclamer un nouveau régime présidentiel. Mais lequel ? Difficile de le savoir. Seul le régime pourrait éclaircir le peuple centrafricain sur cette dérive autoritaire.

 

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À Berberati, les mercenaires de Wagner sèment  la peur : la population agressée, des pasteurs tabassés

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Rédigé par Sim Anselme

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022

 

Bangui (CNC) – Venus soi-disant pour soutenir les soldats de forces armées centrafricaines dans leurs offensives contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les mercenaires de la société russe Wagner, qui sont en majorité des repris de justice, des criminels de haut rang, sont devenus des rois en RCA. À Boda comme à Bria, ou encore à Koui, ou Bambari en allant vers Gordile, ces mercenaires de Wagner n’hésitent plus à commettre des exactions sur les civils : pillage, violence, arrestation arbitraire, détention illégale, assassinat et autres. Mais à Berberati, deuxième ville de la Centrafrique, ils instaurent une nouvelle forme de violence sur les civils. La population, très exaspérée, appelle à l’aide.

Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto

Berberati, une prison à ciel ouvert.

 

Depuis 2018,  le groupe de sécurité privé russe Wagner, dirigé par un proche de Poutine, a pris totalement le contrôle des réseaux du pouvoir, notamment  via de multiples conseillers  russes du Président de la République Faustin Archange Touadera.

Mais sur le terrain, les mercenaires de Wagner, qu’on y retrouve aussi des Syriens, des libyens et des Russes, n’hésitent pas à commettre des viols sur les jeunes filles, des personnes âgées, à piller des villages, à tuer des civils, à interpeller illégalement des civils, y compris des éléments des forces de l’ordre. Mais à Berberati, chef-lieu de la préfecture de Kadéi, deuxième ville de la République centrafricaine, ces hommes de Wagner ont instauré leur propre loi : pas de bruit à partir de 19 heures. Ceci dit, toutes les activités religieuses  et funéraires  de nuit sont formellement interdites. Gare aux contrevenants. Ce sont eux – même qui surveillent l’applicabilité de cette loi de jungle qu’ils ont instaurée.

place mortuaire à Berberati
place mortuaire où les russes ont commis leurs dégâts à Berberati

 

Un pasteur agressé, les jeunes des quartiers tabassés

 

Ainsi, le jeudi dernier, en pleine adoration dans son ministère, un pasteur de l’église évangélique  avait été grièvement tabassé, et les instruments musicaux  dudit ministère ont également été littéralement détruits. Son malheur est d’avoir dirigé une messe de nuit en parfaite violation de ladite loi de silence.

Les cas sont nombreux, et l’on ne peut tout citer. La dernière en date, c’était avant-hier lundi à la place mortuaire d’une jeune femme, décédée après un accouchement difficile. Comme c’est une fille  qui s’est donnée beaucoup à Dieu, les choristes de son église ont voulu lui rendre hommage. C’était à la cité Gérard, un quartier où se trouve la base des mercenaires de Wagner. La famille endeuillée, connaissant bien l’existence  de la loi de silence instaurée par les hommes de Wagner, avait décidé de mener des démarches auprès des autorités locales et les Russes. Finalement, ces derniers ont accepté, mais donnent une condition : il ne faut pas que les chansons et musiques religieuses  raisonnent  dans le quartier au-delà de 19 heures. Finalement, les parents ont décidé de surseoir à ces activités religieuses.

Mais entre temps, un groupe des jeunes du quartier, à travers des danses traditionnelles, anime à leur façon cette place mortuaire. Mais vers 20 heures, les Mercenaires russes sont arrivés à bord des motos. Ils sautent immédiatement sur la foule et commencent à tabasser les gens. Ils ne font pas de choix entre ceux qui dansent  et ceux qui ne faisaient rien. C’était une agression gratuite des civils.

Le préfet, sous-préfet, le maire, le commissaire, le commandant de la gendarmerie et tout le monde sont au courant de l’existence  de cette loi de jungle, mais disent ne peuvent rien faire, car ils sont impuissants.

Nous reviendrons sur cette information la semaine prochaine sur d’autres faits.

 

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Centrafrique : un sous-officier de la gendarmerie froidement abattu par des hommes armés à Sido

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Rédigé par Blaise Ouapou

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le gendarme s’appelle ORO RUFFIN, il est maréchal des Logis Chef. Il a été froidement abattu par des individus armés non identifiés à Moyenne Sido, une localité située à la frontière de la République centrafricaine avec le Tchad, dans la préfecture de l’ouham-Fafa.  

Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Un crime crapuleux

 

Selon des informations recueillies par le correspondant du CNC dans la localité, le maréchal des Logis Chef ORO RUFFIN  avait été assassiné dans un guet-apens des hommes armés alors qu’il revenait de son lieu de travail dans une localité située proche de Moyenne Sido.

En effet, le gendarme ORO RUFFIN était détaché à la brigade territoriale de Moyenne Sido. Mais ce jour, il est au service à 15 kilomètres de la ville. C’est en revenant du travail qu’il a pris un taxi-moto. Or, sur cette moto, il y’avait au paravent une femme et le conducteur quand le gendarme l’avait stoppé. Désormais, ils sont trois sur la même moto quand ces individus armés ont surgi et font feu à leur direction. Les trois individus, dont le gendarme  est tué  sur le champ.

On ignore exactement les raisons de cette attaque brutale et sans raison apparente, mais des informations locales font état de présence massive des hommes armés dans ce secteur de l’Ouham-Fafa. S’agit-il des coupeurs de route ou des rebelles?

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique :  Touadera se rapproche dangereusement de la prison de la Cour Pénale Internationale

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 1 août 2022

 

Bangui (CNC) – Selon l’avis de plusieurs experts nationaux et internationaux des droits de l’homme, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera a parfaitement réuni tous les critères pour être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine
A gauche, Monsieur Karim Khan, procureur de la Cour Pénale Internationale, et à droite, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, ici, à Addis-Abeba, lors de la 35ème conférence des chefs d’État africain en Éthiopie.

 

Selon certains observateurs de la vie politique nationale, le chef de l’État centrafricain est un véritable gangster politique, un autocrate qui fut durant son premier quinquennat (2016 – 2021)  un as de la peur. Mais l’homme a depuis  basculé dans la terreur surdimensionnée. Il fait son entrée triomphale dans un petit cercle des despotes meurtriers. Avec le soutien des mercenaires de Wagner, des Rwandais, l’homme se croit au-dessus de tout, quitte à violer régulièrement la Constitution de son pays.

La population vit dans une peur permanente et même les magistrats, les hauts commis de l’État ainsi que les gradés des forces de défense et de sécurité sont tabassés et maltraités quotidiennement par les écervelés russes de la galaxie Wagner. Des massacres des civils sont devenus presque banals, la destruction des habitations, les disparitions forcées, les tortures et l’emprisonnement extrajudiciaire sont devenus également monnaie courante. Ajoutant aux multiples crimes commis sur les civils par les milices du pouvoir dénommées « REQUINS » et Anti-Balaka, le chef de l’État réunit tous les critères pour être poursuivi .

 

Massacre de Boyo, un autre crime contre l’humanité

 

Les experts des droits de l’homme des nations – unies ont donner raison à CNC.

Dans leur dernier rapport sur des événements extrêmement troublants qui se sont produits récemment en République centrafricaine (RCA). L’un détaille une attaque brutale et organisée contre un village par une milice progouvernementale dénommée Anti-Balaka, tandis que le second décrit comment des groupes armés spécifiques ont perpétré des actes récurrents de violence sexuelle de manière systématique et généralisée.

Le premier rapport décrit comment une milice composée de combattants qui faisaient autrefois partie d’une milice connue sous le nom d’« Anti-Balaka » a mené une attaque contre le village de Boyo dans la préfecture d’Ouaka du 6 au 13 décembre 2021. Il conclut qu’au moins 20 civils ont été tués, cinq femmes et filles violées, quelque 547 maisons incendiées et pillées, et plus de 1 000 villageois forcés de fuir.

La milice a utilisé des machettes dans son attaque contre les civils non armés. Ils ont également détenu plusieurs centaines de civils pendant trois jours dans la mosquée du village et ont menacé de les tuer.

Le rapport conclut que les actes perpétrés à Boyo peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Selon les auteurs dudit rapport, les présumés auteurs de ces crimes et leurs complices pourraient, dans un avenir proche, être poursuivis en justice pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Ceci dit, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est susceptible d’être poursuivi devant la Cour Pénale Internationale d’où son obstination à changer la Constitution afin de respecter à vie sous immunité de poursuite.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : la CPC s’implante dans le Bamingui-Bangoran

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Rédigé par D. Y Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC) – le mardi 2 août 2022

 

Bangui (CNC) – La coalition des patriotes pour le changement (CPC), regroupant six puissants grands groupes armés qui sévissent sur le territoire centrafricain, tente de se réorganiser dans le nord, plus précisement dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. Ainsi, son chef d’État-major, l’autoproclamé général d’armé Ali Darassa vient de procéder à la nomination de certains chefs de colonnes militaires de la CPC à Ndélé.

Ci-dessous la note de nomination de ces chefs de colonnes.

Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

NOTE DE NOMMINATION

 

Le Coordonnateur Militaire Chef d’État-major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, nomme :

Chef de Colonne, General Anour Adam,

Premier Adjoint Chef de Colonne, Général Ousman Mahamat Haraka

Deuxième Adjoint Chef de Colonne, Général Mahamat Déya

Conseiller-1, Oumar Ousman

Conseiller-2, Salleh Mahamat

Conseiller-3. Idriss Abdoulaye.

Avec la zone de responsabilité : Préfecture de Bamingui-Bangoran (Ndélé).

En foi de quoi, la présente note est délivrée pour servir et valoir ce que de droit

NB: Art.1 : Ils sont chargés de la sécurité de la dite zone.

Art.2 : Ils sont chargés d’entretenir de très bonne relation avec les autorités locales et confessionnelles.

Art.3 : Ils sont chargés de veiller à la libre circulation des personnes, des biens et des organisations humanitaires en particulier des agriculteurs et éleveurs.

Art.4 : Ils sont ordonnés à communiquer et rendre compte directement au Coordonnateur Militaire, Chef d’Etat-major de la CPC chaque semaine.

 

Fait, le 20 Juillet 2022

Le coordonnateur militaire.

 

 

Centrafrique : la cour pénale spéciale, un instrument de lutte contre l’impunité

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 3 août 2022

 

Bangui (CNC) – Le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, après sa prestation de serment en 2021, à travers son discours, a annoncé les grandes lignes de son programme politique. Un programme qui accorde une bonne place à la lutte contre l’impunité, c’est-à-dire à une justice équitable pour tout le peuple centrafricain. Malheureusement, comme on a vu lors de son premier mandat, son régime prépare une bonne place pour les criminels nationaux et transnationaux. Il n’y a plus de justice pour les pauvres, pour les victimes. Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité ainsi que le mal de gouvernance sont érigés en mode de gouvernance. Or, nous avons un instrument de lutte contre l’impunité en RCA : la cour pénale spéciale.

les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

La CPS et l’impunité

 

Selon les experts aux droits de l’homme des Nations unies, La Cour Pénale spéciale (#CPS) est un instrument essentiel de lutte contre l’impunité en République centrafricaine.

Et ils n’ont pas tort.

Composée de juges centrafricains et internationaux, la cour pénale spéciale, créée en 2015 avec le soutien de l’ONU, a la lourde tâche  de faire la lumière sur d’éventuels crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis depuis 2003 en Centrafrique. Or, sa première tentative d’arrestation d’un gros poisson, un chef de guerre, en l’occurrence monsieur Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, soupçonné d’avoir commandité de graves crimes sur la population civile et sur les Casques bleus des Nations unies dans la préfecture de la Ouaka, tourne au fiasco. Seuls les petits poissons, comme on les appelle les mains secondaires, sont pour le moment arrêtés par le parquet de la CPS. Ce qui pousse les Centrafricains à penser que la justice est faite pour ceux qui sont contre le pouvoir. Les personnes soupçonnées des graves crimes et qui travaillent actuellement avec le pouvoir sont protégées en Betton. C’est un constat fait par les Centrafricains. Malheureusement on a vu avec Hassan Bouba, ministre de l’élevage, Abdoulaye Hissen, chefs militaire du FPRC, Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de justice, Toumou Déya, ministre délégué au désarmement, Sébastien Wénézoui, conseiller du Président de la République, Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale , Fleury Junior Pabandji et bien d’autres qui naviguent autour du pouvoir actuel.

Avec ce genre de pratique, on peut penser que la cour pénale spéciale n’est pas indépendante. Elle est soumise à la pression du pouvoir. Mais la force reste à la loi.

Pour Maître Crépin Mboli-Goumba, La pire chose qui puisse arriver à une nation, c’est l’amnésie et la faiblesse dans l’application de la loi.

 

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Centrafrique : Kossimatchi, un malade mental, membre du « gouvernement des fous! »

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Rédigé par Prisca VIKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 3 août 2022

 

Bangui (CNC) – La bataille est désormais ouverte.  Blaise Didatien Kossimatchi et les avocats du barreau centrafricain se livrent à un bras de fer. Pour Didatien Kossimatchi et sa plateforme de la Galaxy nationale centrafricaine, dans les jours qui suivent, une gigantesque manifestation sera organisée devant les cabinets de certains avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus. Tandis que les avocats, de leur côté, pensent que Kossimatchi est un délinquant, un énergumène qui jubile parce qu’il fait partie d’ un gouvernement des fous. Mais quel gouvernement ?

route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

Kossimatchi, un délinquant du pouvoir

 

« Ça c’est un délinquant, un énergumène, IL jubile parce qu’il fait partie d’un gouvernement des fous, des inconscients, les condiments de la même sauce. La preuve: ses menaces, les injures publiques, des propos incendièrent, incitation à la haine et la violence, promesse de mort, etc. ne suscitent  guerre de réaction. Mais choses curieuses, le procureur de la République reste sourd-muet, et ne prend jamais ses responsabilités »,déclare un avocat pénaliste centrafricain. Or, Didatien Kossimatchi, à travers sa plateforme de la Galaxy nationale centrafricaine, menace de mener une opération appelée  « BARBAROSSA >>, c’est-à-dire identifier leurs domiciles, leurs cabinets, et traquer un à un  tous les avocats corrompus et manipulés par les opposants criminels bien connus du régime. Et ci d’aventure ces derniers persistent dans leurs agissements machiavéliques, lui Kossimatchi et sa milice requin organiseront une mobilisation générale pour rechercher par tous les moyens et ligoter les récalcitrants.

Pour le barreau centrafricain, Kossimatchi se croit protégé comme un fer par le régime actuel. Mais il oublie que le régime change, et les hommes restent toujours, un jour, il sera devant la justice pour répondre de ses crimes.

 

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