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Centrafrique : La Cour constitutionnelle reçoit un soutien important de leur consœur africaine

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Bangui (République centrafricaine) – Dans son incroyable bras de fer avec le Président de la République Faustin Archange Touadera, le Président de la cour constitutionnelle, Professeur Danièle Darlan a reçu un important soutien, celui de la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines – CJCA. D’après cette institution panafricaine qui rappelle à nouveau les autorités centrafricaines que l’inamovibilité des juges est un principe fondamental relatif à l’indépendance de la magistrature.

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La présidente de la Cour constitutionnelle Professeur Danièle Darlan assise au milieu des membres du corps judiciaire venus faire un sit-in de soutien sous la

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

 

« Ces derniers jours, la Cour constitutionnelle de la République Centrafricaine a été la cible d’attaques et de menaces proférées contre ses juges et sa présidente, ainsi que des tentatives de porter atteinte à son indépendance. Elle a fait aussi l’objet de la volonté du Gouvernement de faire partir, la Présidente, en retraite, en raison des dernières décisions prises par la Cour, et qui s’apparenterait à une mesure disciplinaire alors que les juges sont inamovibles », déclare la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines dans son communiqué de presse publié en deux langues, anglais et français, depuis Luanda (Angola), le 22 octobre 2022.

« Devant cette situation, la Conférence des Juridictions Constitutionnelles Africaines dont la Cour constitutionnelle de Centrafrique est membre fondateur, tient lieu de marquer un soutien indéfectible aux juges constitutionnels et à leur tête Mme le Pr. Danièle DARLAN, et leur exprime sa solidarité et rappelle que l’inamovibilité des juges est un principe fondamental relatif à l’indépendance de la magistrature », précise cette institution panafricaine.

Pour les partisans de la dictature que veut instaurer le Président de la République Faustin Archange Touadera, ceci serait un « faux communiqué » trafiqué par les soutien du Président de la cour constitutionnelle centrafricaine Danièle Darlan, pourquoi pas, par elle-même.

« Mais nous, avec Touadera, on va avancer et on va y arriver, sans la Cour constitutionnelle de cette dame. L’ANE est à nous, nous allons organiser notre référendum, elle va nous proclamer les résultats et c’est tout. Pas besoin de la Cour constitutionnelle »  s’exclament ces partisans.

À lire aussi :  Touadera, « votre pétition a déjà recueilli plus d’un million de signatures favorables au référendum constitutionnel »

 

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Centrafrique : bras de fer Touadera Darlan, une victime collatérale réagit

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Dans un bras de fer opposant Touadera et Danièle Darlan, Joseph MABINGUI, ancien Professeur Émérite à l’Université de Bangui, admis à la retraite depuis le 31 décembre 2011, est devenu une victime surprise de cette bataille sans merci.  Il est surpris de voir son nom à nouveau figuré, le 10 octobre 2022 dans l’arrêté portant mis à la retraite de certains fonctionnaires de l’enseignement supérieur, lequel figurent également Professeur Danièle Darlan, Présidente de la Cour constitutionnelle et  Professeur Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale . En plus de son nom qui y figure dix ans après son admission à la retraite, dans l’arrêté du ministre, sa date de naissance a été également modifié, selon la victime, mentionnée avec erreur. Ainsi, l’homme réagit et exige dans sa requête l’établissement d’un nouvel arrêté rectificatif qui ne mentionne plus son nom.

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 25 octobre 2022

 

Bras de fer Touadera Darlan, une victime collatérale réagit

 

Dans sa bataille pour le limogeage de madame Danièle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, et d’un avertissement au Président de l’Assemblée nationale, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera  a ordonné à son ministre de la fonction publique d’envoyer à la retraite ces deux hauts fonctionnaires de l’enseignement supérieur précités.

Cependant, le ministre de la Fonction publique, dans son arrêté de la mise à la retraite de Professeur Danièle Darlan et Simplice Mathieu Sarandji, a jugé mieux d’inclure certains enseignants du supérieur qui ont également atteint l’âge de la retraite fixé dans le décret du 3 août 2022 abaissant frauduleusement l’âge du départ à la retraite des cadres du corps académique signé par le Président de la République Faustin Archange Touadera. C’est à partir de là où va naître le bras de fer Touadera Darlan, qu’une victime collatérale réagit.

À lire aussi : Simplice Mathieu Sarandji,  convoqué à Moscou, va – t – il échapper à son potentiel empoisonnement?

 

Parmi ces cadres concernés figure le Professeur émérite Joseph MABINGUI, pourtant admis à la retraite depuis 31 décembre 2011. Constatant cela, le concerné réagit :

 

Réaction du Professeur émérite Joseph MABINGUI

 

« En date du 10 octobre 2022, vous avez signé l’arrêté nº169 / MFPRA / DIRCAB / DGFP /DASCFAE / SRR. 2022, portant mis à la retraite de certains fonctionnaires. Non seulement mon nom est mentionné dans cet arrêté, mais également avec une date de naissance erronée (01/10/1946 au lieu de 07/12/1946).

Aussi, ai-je l’honneur, par la présente, de porter à votre connaissance ce qui suit, pour votre information, j’ai déjà été admis à la retraite, à compter du 31 décembre 2011, par arrêté rectificatif nº 1642/MFPTPS/DIRCAB/DGFP/DGPE/SGPE du 20/09/2011. À ce titre, je suis détenteur d’un livret de pension nº 107 / MFB, sous le numéro d’inscription 20120484 / CCP. Cela fait donc plus de dix (10) ans que je suis retraité », s’alarme monsieur Joseph MABINGUI qui exige l’établissement d’un nouvel arrêté rectificatif qui ne mentionne plus son nom.

« en raison de ce qui précède, je sollicite de vos services idoines l’établissement d’un arrêté rectificatif qui ne mentionne plus mon nom ».

Ceci dit, l’arrêté signé par le ministre de la Fonction publique le 10 octobre 2022 portant admission à la retraite de certains fonctionnaires de l’enseignement supérieur est totalement illégal et doit être modifié.

Ce qui est plus étonnant et surprenant, le ministre de l’enseignement supérieur est un ancien recteur de l’université de Bangui et ne sait pas que depuis plus de 10 ans, le professeur Joseph Mabingui n’a jamais mis ses pieds à l’université de Bangui pour enseigner.

(Bras de fer Touadera Darlan, une victime collatérale réagit).

À lire aussi : comment Simplice Mathieu Sarandji tente de contrarier Touadera

 

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Centrafrique : honte, indignation, panique, interprétations diverses de la marche du 22 octobre

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Les réactions se poursuivent sur les réseaux sociaux et dans le pays au lendemain de la marche des partisans du Président de la République à Bangui et dans certaines villes du pays pour réclamer la tenue d’un référendum constitutionnel en vue d’instaurer une nouvelle constitution en République centrafricaine. Chacun cherche d’interpréter cette marche de la honte à sa manière.

Centrafrique.org/Centrafrique-une-marche-de-la-fin-et-de-la-honte-en-faveur-du-referendum-constitutionnel/marche-des-partisans-de-touadera-ce-samedi-22-octobre-2022/” rel=”attachment wp-att-60426″ data-wpel-link=”internal”>marche des partisans de Touadera ce samedi 22 octobre 2022
marche des partisans de Touadera ce samedi 22 octobre 2022

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 25 octobre 2022

 

Si nombreux sont ceux qui pensent que la marche du samedi dernier organisée par les partisans du pouvoir est un signe de la fin du règne du régime du Président Touadera, la manière dont cette manifestation a été organisée soulève de l’indignation dans le pays.

Pour ces personnes, en six ans, le président Touadera à instaurer une corruption généralisée dans le pays, en commençant par le soudoiement  des Centrafricains dans l’objectif de s’assurer de leur concours à prix d’argent. En suite, les députés, les membres du gouvernement, les opposants, etc.

Pour la marche du 22 octobre, le pouvoir de Bangui a réitéré la même pratique, celle de la distribution d’argent. À Bangui comme en province, après la marche, une somme de 1 000 francs CFA a été remise à chaque participant. Avec la galère qui domine dans le pays, pour une promesse d’argent,  un jeune centrafricain peut se livrer malheureusement à tout le spectacle possible. Et Touadera le sait très bien. Il l’a vécu sous le régime défunt de son patr Bozizé et c’est d’ailleurs les mêmes organisateurs qui l’ont regagné avec armes et bagages.

Cependant, sur les réseaux sociaux que dans les milieux intellectuels, certains estiment que la marche du samedi est la révélation d’une crainte de poursuites judiciaires et d’emprisonnement qui hantent le Président TOUADERA s’il venait à quitter le pouvoir à la fin de son mandat en 2026.

D’après ces intellectuels, la Cour constitutionnelle a déjà décidé, a déjà tranché et c’es ce qui a permis aux leaders du BDRC de ne plus dire un mot : ” toutes les portes à un troisième mandat pour le Président Touadera sont définitivement et hermétiquement fermées. Et il n’y a plus de place à un débat sur la modification de la Constitution tant que le Sénat n’est pas mis en place, où alors à la réécriture d’une nouvelle Constitution tant qu’il n’y aura pas un événement, du genre coup d’état, rebellion, qui pourrait renverser l’ordre constitutionnel actuel.

Mais pourquoi Touadera s’entête et insiste-t-il autant ?

Affaire à suivre…

À lire aussi : incendie partiel d’un immeuble à Bangui

 

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Centrafrique : plusieurs centaines des rebelles de la CPC signalée vers Ouanda-Djallé

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Bangui (République centrafricaine) – La présence massive des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés,  sur des motos,  est signalée ce lundi 24 octobre 2022 à 45 kilomètres de Ouanda-Djallé. Selon les témoins interrogés par CNC, ces rebelles sont en route vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, située à l’extrême nord-est de la RCA, à la frontière avec le Soudan.  

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Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 25 octobre 2022

 

 

Ils sont plus de 500 hommes, lourdement armés, sur des motos en provenance des diverses localités de la RCA. Selon des informations recueillies, une partie de ces rebelles vient de la préfecture de l’Ouaka, d’autres de la Haute-Kotto, de la Basse-Kotto, du Mbomou et du Bamingui-Bangoran. Dimanche, leur présence avait été signalée à 23 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe Ouanda-Maïkaga. Ce lundi, ils ont contourné Ouanda-Djallé et progressé sur l’axe de Birao. Leur présence est signalée lundi après-midi à moins de 100 kilomètres de Birao.

Bien que ces rebelles n’ont pas commis des exactions, mais leur présence massive inquiète la population locale qui redoute une détérioration du climat sécuritaire dans leur localité.

Pour l’heure, on ignore les raisons  du déplacement massif de ces  rebelles, mais tout porte à croire qu’ils seraient en partance pour la frontière du Soudan – RCA.

Sont-ils en assemblée générale dans cette localité? Difficile à y répondre en ce moment.

Affaire à suivre.

àlire aussi : Braquage spectaculaire des professeurs d’école près de la ville de Mbrés

 

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Centrafrique : une marche de la fin et de la honte en faveur du référendum constitutionnel  

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Le pouvoir de Bangui a promis, il a tenu. La marche de la fin et de la honte, promise depuis plusieurs semaines par les partisans du Président de la République, vient d’avoir lieu dans la capitale centrafricaine et dans certaines villes de l’arrière pays. Cette marche, organisée par la présidence de la République, a réunie, pour la plus part, des élèves des lycées de Bangui ainsi que certains cadres du parti au pouvoir de l’administration publique. Et ce, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

Une marche de la fin et de la honte

 

Pour plusieurs Centrafricains, cette marche, qui a rassemblée quelques centaines de personnes, rappelle étrangement à celle qu’avait organisé l’ancien Président François Bozizé et lui-même,  Touadera, premier ministre à cette époque, en 2012, au même endroit, le Rond-point 0, et ce, à environ deux semaines du limogeage de Touadera à son poste de premier ministre et 3 mois de la chute de son régime.

Comme précédemment annoncé, la marche à débuter ce samedi 22 octobre 2022 vers 9 heures du matin devant le stade 20 000 places sur l’avenue des martyrs à Bangui. Escortée par les forces de l’ordre, elle a fini par la tenue d’un grand meeting au rond-point de la capitale en présence du Président de la République Faustin Archange Touadera.

 

Pour le gouvernement, c’est encore une réponse du peuple centrafricain aux donneurs de leçon démocratique.

« La réponse du peuple aux donneurs de leçons. Retenez bien que les Centrafricains sont déterminés à prendre leurs destins en mains. Ceux qui pensent que l’avenir de notre pays passe par leurs Maîtres (puissances impérialistes), se trompent. Nous irons jusqu’au bout quelque soit le prix à payer pour rompre avec le passé et donner l’espoir à cette population résiliente. Les choses ont changé et la République Centrafricaine a changé », déclare le ministre Maxime Balalou. (une marche de la fin et de la honte).

À lire aussi : Marche pour le référendum, une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

Le président Faustin Archange Touadera, costume bleu marine, micro de couleur rouge, lors de son meeting demandant la nouvelle constitution, octobre 2022
Le président Faustin Archange Touadera, costume bleu marine, micro de couleur rouge, lors de son meeting demandant la nouvelle constitution, octobre 2022
Le président François Bozizé, costume bleu marine, micro de couleur rouge, lors de son dernier meeting en 2012
Le président François Bozizé, costume bleu marine, micro de couleur rouge, lors de son dernier meeting en 2012

 

Touadera et Bozizé, même costume, même couleur de micro, même lieu du meeting : la fin se ressemble et s’approche

 

À Bangui, nombreux sont ceux qui pensent que  cette marche rappelle étrangement à celle qu’avait organisé par son ancien patron, l’ancien Président François Bozizé en 2012 au rond-point 0 à quelques semaines de la chute  de son régime.

« Souvenez-vous, alors du slogan ” kada wa la pka” des sbires de la milice COCORA, version modérée d’alors  des farouches REQUINS ET GALAXIE du moment. TOUADERA était en plus à cette époque premier ministre de Bozizé ».

Détail encore plus frappant aux yeux: « Faustin Archange Touadera porte ici un costume de la même couleur que celui qu’avait porté son maître BOZ à l’époque. Il utilise, en sus, un micro de couleur rouge, la même couleur de micro qu’avait utilisé son maître. Et c’est toujours au même endroit, rond-point zéro et même période, début saison sèche. On peut aisément dire à quel point l’élève est la copie du maître. Avec cette maladresse, cette arrogance et cet entêtement agressif et ridicule qui caractérisent les auticrates les plus résolus », remarquent plusieurs observateurs centrafricains et décrit par JJK sur son profil Facebook. (une marche de la fin et de la honte).

À lire aussi : le commissaire principal de la police interpellé à l’aéroport de Bangui

 

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Centrafrique : les leaders de l’opposition saisissent à nouveau la cour constitutionnelle

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Bangui (République centrafricaine) – trois leaders de l’opposition, à savoir maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, Martin Ziguelé, Président du MLPC, et l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet,  ont déposé un recours en inconstitutionnalité devant la cour constitutionnelle contre le récent décret abaissant l’âge du départ à la retraite des cadres du corps académique. Une telle mesure étant, selon eux, du seul domaine de la loi.

Centrafrique.org/rca-plainte-contre-le-procureur-du-president-de-la-republique-mr-leon-dincpi-procureur-general-pres-la-cour-de-cassation/les-juges-de-la-cour-constitutionnelle-2/” rel=”attachment wp-att-37092″ data-wpel-link=”internal”>Les juges de la Cour Constitutionnelle
Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 24 octobre 2022

 

Des leaders de l’opposition saisissent à nouveau la cour constitutionnelle

 

Dans une requête introduite devant la cour constitutionnelle en date du 20 octobre 2022, trois leaders de l’opposition, également membre du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), sollicitent  les juges de la cour de déclarer anti – constitutionnelle le récent décret abaissant l’âge du départ à la retraite des cadres du corps académique. Ils accusent à nouveau le chef de l’État Faustin Archange Touadera de violer la Constitution. (Des leaders de l’opposition saisissent à nouveau la cour constitutionnelle).

Les requérants exposent dans leur recours que le 03 août 2022, le Président de la République a pris le décret N°22.419 complétant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur. Que l’article 1er de ce décret, modifie en l’abaissant l’âge de départ à la retraite des cadres du corps académique (Professeur, Maître de Conférence, Maître-Assistant et Assistant) désormais fixé à 65 ans.

Que l’article 3 du même décret réduit l’âge de départ à la retraite du corps des auxiliaires de l’enseignement à 62 ans !

Pour ces trois leaders de l’opposition, cette irruption d’un acte réglementaire dans un domaine réservé exclusivement à la loi est une violation de la Constitution du 30 mars 2016, et que cette violation avérée ne peut rester sans conséquence, « l’acte devant être déclaré inconstitutionnel et retiré de l’ordonnancement juridique ».

Les juges ont désormais un mois pour statuer sur le recours déposé par ces cadres de l’opposition.

À lire aussi : Marche pour le référendum, une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

 

Réaction des partisans du Président Touadera

 

Or, pour les partisans du Président de la République, ceci est sans doute une stratégie adopté par les opposants pour sauver la tête de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle.

« La violation de la Constitution du 2016, se poursuit d’une part par sa gardienne de l’autre part par les machinateurs, un acte vient d’être enregistré au greffe de la Cour Constitutionnelle, une requête en constat d’inconstitutionnalité, déposée contre un acte administratif, domaine du Conseil d’État, placé à l’appréciation de la Cour Constitutionnelle, déjà soudoyée par les auteurs, afin de leur donner favorables, en signifiant vouloir dire le droit », dénonce le chef de la milice du régime, monsieur Héritier Doneng, par ailleurs directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, président du prétendu front républicain pour la modification de la constitution. (Des leaders de l’opposition saisissent à nouveau la cour constitutionnelle).

Affaire à suivre.

À lire aussi : Touadera, Sarandji, Gouandjika et la franc-maçonnerie : qui est le maître gourou?

 

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Centrafrique :  plus de 11 personnes victimes d’enlèvement de masse à Birao

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Une dizaine d’hommes armés, pour la plupart des Arabes, Missiria soudanais, mène depuis près d’une semaine une opération d’enlèvement de masse à Birao des citoyens centrafricain. Du jour comme de nuit, ces  criminels soudanais sillonnent discrètement les villages frontaliers de la République centrafricaine en vue de passer à l’acte.  Selon les informations recueillies, le nombre des otages passe déjà de 5 à 11 à moins de 48 heures. Et les assaillants ont promis que ça va continuer. Le sultan de la ville, de son côté, se dit déterminer dans sa lutte contre ces Arabes criminels soudanais.

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Une partie des otages pris par les arabes soudanais sur le territoire centrafricain

 

Rédigé par Mahamat Sallé

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

Enlèvement de masse à Birao

 

Tout a commencé le 17 octobre dernier à 12 kilomètres de Birao quand trois individus, armés des fusils d’assaut, ont tenté de braquer une moto appartenant à un particulier.  Malheureusement, au moment de l’opération, les miliciens d’autodéfense locaux ont très vite réagi et affrontent militairement les assaillants. Dans leur échange de tirs, l’un des trois assaillants a été tué, un autre capturé et remis à la gendarmerie locale. C’était un Tchadien et  un Soudanais.

Deux jours plus tard, en représailles, leurs compatriotes malfaiteurs soudanais, de leur côté, ont franchi discrètement la frontière centrafricaine et prendre en otage 5 citoyens centrafricains, puis 7, 9 et 11. (Enlèvement de masse à Birao).

Les ravisseurs exigent le versement d’une rançon, équivalent  à Diya en arabe.

Pour ceux qui ne connaissent pas, aux Soudans, l’enlèvement est la méthode coercitive utilisée par les diverses tribaux au Darfourpour obtenir le paiement de la  Diya.

Ainsi, depuis près d’une semaine, ils enchaînent des enlèvements  sur le territoire centrafricain, surtout dans la préfecture de la Vakaga. Au total, le nombre des victimes annoncé   est 11. Mais parmi eux, deux viennent d’être libérés. Ce sont ces trois ex-otages qui sont venus annoncer qu’ils étaient 11 à être pris en otage par les Arabes soudanais qui exigent le paiement de la Diya avant la libération des autres otages.

À lire aussi : Bria, un agent de lla police froidement abattu par des hommes armés

 

Réaction du sultan de Birao

 

Pour le sultan de Birao, c’est inadmissible. Comment peut-on payer une somme compensatoire alors que la faute est à la victime ?

« C’est la victime elle-même qui est venue sur le territoire centrafricain pour braquer avec son arme. Malheureusement  il a eu la mort dans les échanges des tirs qu’il a faite avec les forces locales.  Donc la faute c’est à la victime. Mais comment peut-on exiger le paiement de la dia dans cette condition? », s’interroge le sultan.

Pour l’heure, aucune négociation n’est en cours entre les assaillants et les autorités de la Vakaga. (Enlèvement de masse à Birao).

À lire aussi : Birao, deux hommes kidnappés au village Bougaye , à 35 kilomètres de la ville

 

 

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Paul Kagamé est-il en train de constituer une réserve opérationnelle de l’armée rwandaise en  RCA?

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La présence en Centrafrique de certains officiers et quelques sous-officiers de l’armée rwandaise, déguisés en opérateurs économiques, soulève de plus en plus  d’inquiétude au sein de la population centrafricaine. Pour certains observateurs nationaux, le Président Kagamé serait en train de constituer une réserve opérationnelle de l’armée rwandaise à partir de la République centrafricaine. Pourquoi ?

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Les soldats de l’armée rwandaise. CopyrightDW

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 18 octobre 2022

 

Une réserve opérationnelle de l’armée rwandaise en  RCA ?

 

Tout le monde ou presque sait que lors de la relève,  des militaires rwandais rentrés  dans leur pays reviennent systématiquement en République centrafricaine, soit en qualité d’investisseurs, soit en qualité de chef de sécurité privée. C’est le cas des deux officiers rwandais, après leur séjour dans la capitale centrafricaine dans le cadre de la coopération militaire centrafricaine-Rwandaise, sont revenus dans le pays  et ouvrir un restaurant-bar dénommé « La vraie grillade »  au quartier Sica 2, proche de l’église Saint-Sauveur des martyrs. Ce genre de pratique se multiplie dans le pays depuis les deux dernières années. Certains sont devenus carrément des citoyens centrafricains. Or, la présence de ces Rwandais dans le pays inquiète plus d’un.  Certains voient dans cette manœuvre une stratégie mise en place par le Président de la République Faustin Archange Touadera en vue de constituer sa propre réserve militaire supplémentaire capable d’intervenir en appui en cas de menace de son pouvoir. Cependant, les Congolais de la RDC pensent que c’est une tactique militaire mise en place par le Président rwandais Paul Kagamé  afin de déstabiliser leur pays. C’est d’ailleurs ce que pense l’ambassadeur de la RDC en République centrafricaine.

Dans sa note diplomatique adressée à son Président de la République Félix Tshisekedi en date du 23 septembre 2022, l’ambassadeur Esdras BAHEKWA KAMBALE a également exprimé son inquiétude. Pour lui, « en réalité, ces rwandais revenus en RCA sont des réservistes  de l’armée rwandaise positionnés en RCA». (une réserve opérationnelle de l’armée rwandaise en  RCA).

Face à cette nouvelle menace sécuritaire entre la RCA et la RDC, l’ancien Président de la République Alexandre Ferdinand Nguendet  propose la mise en place d’une force mixte d’intervention FACA /FARDC.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Escalade diplomatique entre la RDC  et le  Rwanda, la Centrafrique désormais dans la ligne de mire

 

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Centrafrique : tentative de limogeage de la juge Darlan, la cour constitutionnelle s’est auto – saisie et interprète les articles querellés

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Le bras de fer opposant le Président Touadera et la juge de la cour constitutionnelle Danièle Darlan s’intensifie. Au lendemain des décrets présidentiels portant admission à la retraite de certains enseignants du supérieur, dont la Professeur Danièle Darlan, le ministre chargé de l’enseignement supérieur ainsi que son collègue chargé du secrétariat général du gouvernement,  ont produit, chacun en ce qui les concerne, un communiqué invitant d’une part la présidente de la cour constitutionnelle à jouir de ses congés libératoires et d’autre part de prendre des dispositions de son remplacement conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution du 30 mars 2016. Or, selon les juristes, l’article 100 de la Constitution évoque trois cas de remplacement c’est-à-dire le décès, la démission et l’empêchement définitif. On se rend visiblement compte que la présidente de la cour constitutionnelle n’a pas démissionné, ni morte encore moins empêchée définitivement d’exercer ses fonctions de juge de la cour constitutionnelle. Une divergence d’interprétation qui a poussé la cour constitutionnelle à s’autosaisir et interpréter légalement les articles querellés. Bien avant, elle rappelle comment elle fonctionne en ce moment et indique également jusqu’à quand son mandat actuel prendra fin.

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Articles querellés et Le rôle de la  cour constitutionnelle

 

Dans une déclaration intitulée  déclaration de la cour constitutionnelle sur le statut  du juge constitutionnel tel que fixé par la constitution du 30 mars 2016, la Cour constitutionnelle estime que:

I – Sur le rôle  et les missions de la Cour constitutionnelle.

En application de l’article 95 de la Constitution les missions dévolues à la Cour Constitutionnelle sont les suivantes :

– La Cour constitutionnelle est gardienne de la Constitution et de l’ordre constitutionnel,

– la Cour Constitutionnelle est gardienne des Droits Fondamentaux et des Libertés,

– la Cour Constitutionnelle est régulatrice du bon fonctionnement des pouvoirs publics et enfin,

– la Cour Constitutionnelle est juge des élections.

Malheureusement, force est de constater ces derniers temps que dans l’exécution de ses nobles responsabilités, la Cour est l’objet de graves attaques, et des pressions de nature diverse sont exercées sur les juges constitutionnels par certaines Autorités et certains Médias.

Les Membres de la Cour constitutionnelle sont victimes de violences verbales de certaines personnes qui se croient intouchables.

1. Sur le fonctionnement de la cour.

Elle comprend neuf membres qui portent le titre de « JUGES CONSTITUTIONNELS ».

Ces membres disposent d’un mandat. Ce mandat renforce l’indépendance des juges constitutionnels et il est déterminé et régi par la Constitution. Le mandat des Juges Constitutionnels est de sept ans non renouvelable

La durée du mandat est fixée par l’article 99 alinéa 2 de la Constitution qui dispose : La durée du mandat des Juges Constitutionnels est de sept (7) ans non renouvelable ».

Le renouvellement est déterminé par le dernier de l’article 99 : « Les neuf membres de la Cour Constitutionnelle se renouvellent intégralement ».

Ainsi, les Juges constitutionnels ont démarré leur mandat par la prestation de serment requis par la Constitution le 24 mars 2017, ce mandat s’achèvera donc au bout de sept ans, c’est à dire le 24 mars 2027. (Articles querellés )

À lire aussi : « Quand les armes tonnent, les lois se taisent »…

 

Est-il possible de mettre fin au mandat d’un Juge Constitutionnel avant le terme ?

C’est l’article 100 de la Constitution qui répond à cette question et qui fixe de façon limitative les cas dans lesquels le mandat du Juge constitutionnel prend fin avant le terme.

Selon l’article 100 les cas sont les suivants :

  • Le décès du Juge Constitutionnel
  • La démission du Juge Constitutionnel
  • L’empêchement définitif du Juge Constitutionnel

La notion d’empêchement définitif est simplement évoquée sans être définie. Or en droit constitutionnel lorsque le constituant n’a pas défini un terme, il revient au juge constitutionnel dans son rôle d’interprétation de la Constitution de le faire.

C’est ainsi que par la pratique des juridictions constitutionnelles, l’empêchement définitif s’analyse comme un manquement grave du juge à ses obligations, une incapacité physique ou psychique ou encore la perte de ses droits civils. Concrètement, il s’agit de maladies graves, de l’enlèvement, de la disparition, d’un long déplacement, de la démence, d’une déchéance physique grave et irréversible, d’un comportement personnel indigne ou d’une atteinte intolérable aux droits de l’homme. Dans tous les cas, cet empêchement définitif doit être constaté et établi.

Le juge constitutionnel est indépendant de tout corps ou de toute corporation, il ne siège pas à la Cour en tant que Représentant du corps qui l’a élu ou de l’Autorité qui l’a désigné.

Le mandat de Juge Constitutionnel qui est de sept (7) ans est indépendant de l’évolution de sa carrière professionnelle et sa mise à la retraite n’a pas d’impact sur l’exercice de son mandat de Juge.(Articles querellés )

L’indépendance des juges constitutionnels est encore renforcée par l’inamovibilité.

2. Les juges constitutionnels sont inamovibles

L’inamovibilité du juge est une protection de son indépendance, une protection contre les changements arbitraires dont il pourrait faire l’objet en relation avec les décisions qu’il a pu rendre.

L’article 102 dispose ainsi :

« Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être ni poursuivis ni arrêtés sans autorisation de la Cour Constitutionnelle ».

La Cour, face à toute cette adversité, lance un appel au Président de la République Chef de l’Etat, qui incarne et symbolise l’unité nationale et qui a la lourde et noble charge de veiller au respect de la Constitution, et au respect de l’indépendance de la Justice sans laquelle il n’y a pas d’Etat de droit. (Articles querellés )

À lire aussi : « À peine mis en place, le Comité chargé de rédiger la nouvelle Constitution explose »

 

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Centrafrique : nouvelle attaque  des rebelles à Mann, près d’une centaine des habitations incendiées

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Quatre jours après leur première attaque contre les positions des soldats FACA,  les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) ont lancé, ce dimanche 23 octobre 2022, une nouvelle attaque contre les positions de l’armée nationale dans la ville de Mann, située dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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une personne devant son habitation incendiée par les rebelles de 3R à Mann

 

Rédigé par Gaël Boberang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

Nouvelle attaque  des rebelles à Mann

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis, l’attaque a débuté  dimanche peu avant 8 heures contre les positions des soldats FACA dans la ville de Mann, les obligeant à prendre la fuite et quitter la ville en toute vitesse. Au même moment, les rebelles, qui ont désormais la totale liberté,

D’actions, ils ont commencé à incendier des habitations et des commerces. On parle de près de 100 boutiques  et maisons calcinées.

Entre temps, les soldats FACA, qui venaient juste de prendre la fuite à Mann devant les rebelles, sont arrivés à Célé.  Sur place, ils ont abattu trois jeunes civils peuls et récupéré leur moto avant de s’éclipser avec.

Justement, c’est à cause de ce genre de crime crapuleux  commis par les soldats FACA sur des civils que les représailles  se poursuivent dans le pays et la population paye les peaux cassées à leur place.

Rappelons que l’attaque des positions des soldats FACA dans la ville de Mann le mardi 19 et dimanche 23 octobre 2022, selon le chef d’état-major de 3R, serait une réponse aux exactions commises  dans le village Mbinai, situé à environ 12 kilomètres de Bang en allant vers la frontière du Cameroun, où 3 éleveurs peuls avaient été égorgés, 11 de leurs bœufs ainsi que leur argent  ont également été emportés  par les soldats FACA. (Nouvelle attaque  des rebelles à Mann

).

À lire aussi : à Bang, 3 éleveurs peuls égorgés par les soldats FACA

 

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Forum de paix et de réconciliation entre les éleveurs peuhls et les habitants autochtones du Haut-Mbomou, le collectif des députés de la région dénonce les manœuvres du gouvernement

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L’accroissement des tensions entre les habitants autochtones   du Haut Mbomou et les éleveurs Peuls de la région exacerbe L’environnement de sécurité  qui existe dans l’extrême sud-est de la République centrafricaine. Pour prévenir des éventuel conflit, le gouvernement entend organiser dans les prochains jours un forum de paix et de la réconciliation entre les éleveurs peuhls et les habitants autochtones du Haut-Mbomou. Mais pour le collectif des députés de la région, il ne fait aucun doute, le gouvernement, voudrait, à travers ce « pseudo» forum, créer une commune d’élevage dans l’une des localités du Haut-Mbomou. Et ceci est inadmissible. Ils ont publié un communiqué de presse pour dénoncer la démarche du gouvernement qu’ils jugent inopportune.

 

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Village proche de Bambouti, pour illustration. CopyrightCNC.

 

Rédigé par Félix Ndoumba

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

Forum de paix et de réconciliation

 

« Nous avons appris avec étonnement et de manière informelle le projet d’organisation d’un certain forum de paix et de réconciliation entre les éleveurs peuhls et les habitants autochtones du Haut-Mbomou, à l’initiative du Gouvernement. Ce pseudo forum devrait aboutir à la création d’une commune d’élevage dans l’une des localités du Haut-Mbomou », déclare le collectif de ces députés de la nation qui affirment que Toute création d’une commune d’élevage dans l’une de ses localités est une violation de la loi.

À lire aussi : les Peuls de Centrafrique soutiennent la candidature du président  Touadera

 

« Nous tenons à rappeler aux uns et aux autres que :

1- Le Haut-Mbomou est une zone cynegétique. A ce titre, Toute création d’une commune d’élevage dans l’une de ses localités est une violation de la loi.

2- les foyers de tension et d’insécurité observés depuis quelques années dans le Haut-Mbomou sont principalement engendrés par la présence des éleveurs peuhls, d’origine douteuse, regroupés au sein de l’UPC.

3- malgré les accords de Khartoum, signés à Bangui le 6 février 2019, les éléments de l’UPC, majoritairement peuhls et basés principalement à Zemio, Mboki et Bambouti, détiennent jusqu’à ce jour leurs armes et continuent à terroriser les populations autochtones du Haut-Mbomou. Ils ne respectent aucune loi » rappellent ces députés du Haut-Mbomou qui  prennent à témoin l’opinion nationale et internationale sur les risques réels d’insécurité, de génocide et de guerre que pourrait engendrer cette initiative du gouvernement.

« Unanimement, nous nous opposons avec force à toute initiative d’installation des éleveurs peuhls dans l’une quelconque des localités du Haut-Mbomou », ajoutent-ils.

À ce titre, ils exhorte les populations autochtones du Haut-Mbomou à doubler de vigilance et à barrer la route à cette initiative tendant à les chasser de leurs terres au profit des éleveurs peuhls « d’origine douteuse ».

« Nous nous réservons le droit d’attaquer devant les juridictions compétentes, tout texte ou décision qui sera pris dans ce sens, en tant que Députés de la Nation, élus des circonscriptions du Haut-Mbomou », estiment-ils. (Forum de paix et de réconciliation entre les éleveurs peuhls et les habitants autochtones du Haut-Mbomou).

À lire aussi : le 3R ferme les portes des écoles et interdit les examens  à Niem

 

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Centrafrique :  le général de la Seleka Abdel Kader Kallil arrêté par la cour pénale spéciale

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Bangui (République centrafricaine) – Le général rebelle Abdel Kader Kallil, ancien officier supérieur de l’ex-coalition Seleka, visé par un mandat  d’arrêt des juges du cabinet d’instruction de la Cour pénale spéciale (CPS), a été arrêté par les forces de l’ordre ce dimanche 23 octobre 2022 et conduit devant ces mêmes juges, pour procéder à son interrogatoire de première comparution, conformément à l’article 85 du Règlement de procédure et de preuve.

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Abdel Kader Kallil

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 24 octobre 2022

 

En 2013, après la prise du pouvoir par la force de la rébellion de la coalition Séléka par Michel Djotodia, monsieur Abdel Kader Kallil avait été élevé au grade du général de forces armées centrafricaines, pourtant l’homme n’a jamais été incorporé au sein de l’armée nationale auparavant.  Ceci dit, il passe du civil au général de l’armée nationale. À cette période, il avait occupé diverses fonctions durant la transition de la Seleka.

Ancien officier de l’UFDR de Zakaria Damane, Abdel Kader Kallil a été nommé conseiller à la présidence de la République après la prise du pouvoir du professeur Faustin Archange Touadera. Actif dans le milieu sportif, Abdel est connu pour ses actions brutales et criminelles. C’était un homme tout puissant à l’époque de Djotodia. Il avait ordonné l’arrestation et l’incarcération de plusieurs personnes, dont certains ont été portés disparus.

Dès la prise  du pouvoir de la Séléka en 2013, il avait confisqué deux résidences privées de l’ancien Président François Bozizé à la cité des 36 villas et centre-ville de Bangui.

Nommé conseiller à la présidence de la République, Abdel Kader Kallil  a été considéré comme l’homme de l’ombre de basse manœuvre du Président Touadera.

Arrêté par la cour pénale spéciale, il devrait faire face désormais à la justice de son pays.

À lire aussi : extrême tension entre Bozizé et TOUADERA, des blindés sont déployés à Bangui, et des mercenaires positionnés à la frontière

 

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Trafic du carburant, incendie d’une maison d’habitation au quartier Yambassa à Bangui

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Une famille du quartier Yambassa dans le troisième arrondissement de Bangui a subi ce samedi 22 octobre 2022 de lourde perte à la suite d’un considérable incendie dans leur maison d’habitation qui a complètement ravagé le bâtiment.

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La fumée de l’incendie dans le quartier Yambassa, le 23 octobre 2022 dans le 3ème arrondissement de Bangui

 

Selon les rumeurs, cet incendie, survenu  ce dimanche 23 octobre peu avant midi, serait causé par un court-circuit électrique depuis le plafond  de la maison d’habitation située au quartier Yambassa à Bangui. Le sinistre a causé énormément de gros dégâts matériels.   Toute la maison a été consumée par les flammes.

Au moment de l’incendie, selon les témoins, il y’avait quelques occupants dans la maison, mais elles se sont très vite échappées au déclenchement de l’incendie.

C’était un décor apocalyptique. Quelques minutes après l’incendie, une foule des curieux tentait de porter secours aux sinistrés et éteindre les flammes. Mais la surprise est qu’il y’avait près d’une centaine des fûts de carburant dans cette maison,  mais également dans celles des voisins. Les secouristes volontaires   du quartier Yambassa ont pratiquement pris leur temps à évacuer en toute urgence ces fûts de carburant afin d’éviter que les autres maisons à côté puissent enflammés à leur tour.

Les riverains et les curieux se dirigeant vers le lieu de l'incendie
Les riverains et les curieux se dirigeant vers le lieu de l’incendie

 

Durant près d’une heure, c’est l’arrivée des gendarmes sur le lieu, puis des sapeurs-pompiers de la Minusca.  Immédiatement, un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la maison incendiée. Les pompiers étaient également sur place pour notamment ôter tout risque de reprise de feu et permettre l’intervention de la police pour les besoins de l’enquête.

On nous signale au moins 3 personnes blessées, principalement au cours de l’évacuation des fûts de carburant qui étaient dans la maison.

À lire aussi : Beachman, un artiste engagé

 

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Vogueroc donne le top départ de  l’offensive rwandaise dans les  mines en Centrafrique

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Société minière rwandaise créée en 2021, Vogueroc a obtenu du conseil des ministres de RCA, fin septembre, l’autorisation de lancer les opérations d’exploration sur cinq sites dans le pays. Elle est dirigée par un ancien cadre du fonds d’investissement rwandais Crystal Ventures.

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Touadera et son homologue Kagamé.

 

Rédigé par Africa intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 octobre 2022

 

Feu vert pour Vogueroc en Centrafrique

 

Le Conseil des ministres du 29 septembre a adopté le décret permettant à la société de démarrer ses activités d’exploration minière dans le pays. Un agrément a, par ailleurs, été délivré à l’entreprise pour devenir bureau d’import-export d’or et de diamants bruts sur le territoire, une disposition permise par la loi pour les sociétés de grande taille.

Selon la convention établie en août 2021 entre Vogueroc et le ministre des mines centrafricain de l’époque, Rufin Benam Beltoungou, qu’Africa Intelligence a pu consulter, la société a obtenu le droit d’effectuer des “opérations minières en matière de recherche et d’exploitation du diamant, de l’or, du nickel et les substances connexes d’autres métaux de base” dans différentes zones du pays, et ce, pour une période de 25 ans. Une disposition inédite en RCA, où les investissements miniers à potentiel industriel sont rares. Il s’agit, à l’ouest, de Bogoin dans l’Ouham, Bania dans la Mambéré Kadéï, et au sud-est, de Dimbi dans la Basse-Kotto, et Gambo et Bangassou dans le Mbomou. Cette dernière région est réputée pour être riche en métaux rares, biens qu’ils n’aient jamais été exploités.

À lire aussi : « La Russie n’est pas là pour une bonne coopération avec  les pays africains », dixit Harouna Douamba

 

L’ombre de Crystal Venture

 

Si les actionnaires de Vogueroc restent inconnus, il s’agit du principal investissement rwandais dans le secteur minier centrafricain : le ministre des mines centrafricain avait indiqué le 24 septembre 2021 devant la commission Ressources naturelles de l’Assemblée nationale que la société était de “nationalité rwandaise”. Selon la convention minière, elle est dirigée par Olivier Kabera. Cet homme d’affaires a auparavant dirigé Real Contractors, une branche immobilière du fonds d’investissement Crystal Ventures, lié au Front patriotique rwandais  (FPR) de Paul Kagame.

La signature de la convention entre Vogueroc et la RCA fait suite au  rapprochement économique et diplomatique entre la RCA et le Rwanda impulsé au début du deuxième mandat de Faustin Archange Touadéra. Ce  rapprochement s’était traduit par l’ouverture d’une ligne de Rwandair entre  Bangui et Kigali.

 À lire aussi : Le Rwanda, en perte de contrôle sur les minerais de la RDC, veut se rabattre sur la Centrafrique

 

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Centrafrique :  Les échéances électorales locales sans discours haineux, un plus pour la RCA

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Bangui (République centrafricaine) – Les élections locales se tiendront d’ici peu de temps en République centrafricaine. À cet effet, plusieurs stratégies sont mises en place pour la réussite de ces échéances électorales tant attendues par les citoyens après plus de trois décennies.

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Alors comment peut-on réussir ces opérations sans la propagation des messages haineux?

 

En prélude, plusieurs journalistes et blogueurs ont été formés sur la lutte contre les discours de haine en République Centrafricaine et avaient initié des campagnes de lutte contre L’utilisation de certains lexiques. Ce qui apaise les tensions entre les communautés et ouvre la porte au bon déroulement desdites élections.

 

Ensemble, participons aux élections locales dans l’esprit de cohésion sociale en évitant d’utiliser les propos haineux lors des campagnes.

 

Ceci est un message des blogueurs et journalistes en ligne engagés dans la riposte contre les discours de haine en partenariat avec L’ONG AJEMADEC sur financement du département américain USIP et NED.

À lire aussi : la sauvagerie du groupe privé Wagner sur des civils

Marche pour le référendum, un ultimatum est lancé à tous les proviseurs des lycées de  Bangui

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Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de l’organisation  de la marche du samedi 22 octobre 2022 en faveur de la rédaction d’une nouvelle constitution, le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera vient de lancer un ultimatum à tous les proviseurs des lycées de Bangui. Et c’est inédit!

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Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Ultimatum à tous les proviseurs des lycées de Bangui

 

L’ultimatum du Président de la République, porté par le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi, a été transmis discrètement et officieusement par ce dernier à chaque proviseur des lycéens de Bangui.

Pour le Président de la République, chaque proviseur du lycée de Bangui doit mobiliser massivement et obligatoirement leurs élèves pour la marche de demain.  Le chef de l’État précise également que chaque élève ne doit pas porter la tenue scolaire de son lycée sur le lieu de la marche. Une équipe sera mise en place pour  vérifier la présence de chaque proviseur avec ses élèves. En cas du non-respect de cette consigne, une sanction sera appliquée, avertit le Président de la République à travers ses émissaires dont Didatien Kossimatchi et Héritier Doneng.

Ceci dit, la présence de tous les proviseurs des lycées de Bangui sur le lieu de la marche est obligatoire. Mais qu’en est-il pour les villes de province ? Les députés de chaque ville sont aussi instruits dans ce sens.

Afin de réitérer la consigne du Président de la République aux proviseurs des lycées, Monsieur Blaise Didatien Kossimatchi  et son équipe passent dans chaque lycée ce vendredi matin  pour rencontrer les membres du corps administratif. Et il n’est pas le seul. Héritier Doneng et son équipe sillonnent  également les établissements scolaires pour sensibiliser et faire comprendre aux élèves qu’il y’aura la distribution des billets de banque à chaque participant après la marche demain et que le président de la République leurs avait déjà remis des enveloppes dans ce sens.

Pour plusieurs observateurs constatés par la Rédaction, Faustin Archange TOUADERA a du mal à accepter que son projet de présidence à vie avec les mercenaires russes de la société Wagner, puisse être arrêté brusquement par une simple pauvre dame métissée, devenue célèbre, Danièle DARLAN et accepté bêtement par son ami proche de longue date, Simplice Mathieu Sarandji

Affaire à suivre…

À lire aussi : PLUS DE THÉRAPIE CURATIVE POUR ÉVITER L’EXTINCTION GRADUELLE DU POUVOIR DE BANGUI 

 

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Marche pour le référendum, une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

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Depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant  inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à  sa réécriture , le Président de la République Touadera et son gouvernement initient et activent des manœuvres multiformes de contournement de cette décision. Ainsi, ce mardi 18 octobre 2022, à l’hôtel Azimut à Bangui, s’est tenue une réunion des députés de la majorité présidentielle convoquée par le chef milicien Héritier Doneng. Mais à l’ouverture de la réunion, plusieurs députés ont dû claquer la porte, et le ministre Arthur Piri, neveu du chef de l’État, est obligé de convoquer une autre réunion pour régler l’affaire.

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Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

 

Décidément, le Président de la République Faustin Archange Touadera est décidé à faire passer coûte que coûte son projet illégal de la nouvelle constitution qui pourrait lui ouvrir la porte à un troisième mandat ou à une présidence à vie.

Dans le cadre de la prochaine gigantesque marche populaire des partisans du pouvoir  en faveur du référendum constitutionnel qui sera organisée ce samedi 22 octobre 2022, le chef milicien Héritier Doneng, par ailleurs, directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports et président du prétendu front républicain pour la modification de la constitution, a convoqué à une réunion des députés de la majorité, mardi 18 octobre 2022,  tous les députés de ladite majorité présidentielle à une réunion de travail dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui. L’objectif de la réunion : donner de consigne ferme et remettre à chaque député de fonds en liquide  pour la mobilisation des gens pour la marche du samedi 22 octobre prochain.

À lire aussi : Touadera, Sarandji, Gouandjika et la franc-maçonnerie : qui est le maître gourou?

 

Mécontentement de certains députés de la majorité

 

À l’ouverture de la réunion, certains députés commençaient delà à murmurer entre eux sur la vraie raison et le pourquoi même d’une telle réunion. La présence du chef milicien Héritier Doneng qui dirige la réunion n’a pas facilité,  non plus, les choses. Les propos qu’il a tenus face à ces élus de la nation, couplés avec son arrogance, ont poussé certains députés à quitter précipitamment la salle.

Selon ces députés, monsieur Héritier Doneng leur a manqué du respect. Il manque du respect aux juges de la Cour constitutionnelle, il manque du respect aussi et veut, en d’autres termes surtout, défier leur président Simplice Mathieu Sarandji qui a, pourtant, rappelé la fin de cette histoire et a appelé au calme. Et il n’a pas, non plus, la qualité pour présider une réunion des députés de la majorité

Constatant l’échec de la rencontre des députés avec le chef milicien, le ministre de l’Énergie, monsieur Arthur Piri, neveu du Président de la République, est obligé de convoquer à son tour, à une autre réunion le lendemain mercredi à l’hôtel La Ccouronne, ces mêmes députés de la majorité. Pourtant, le sieur Arthur Piri est interpellé à l’Assemblée nationale ce même mercredi sur la pénurie de carburant dans le pays. Aux dernières nouvelles reçues, l’homme a souhaité ne pas se rendre à son interpellation à l’Assemblée nationale et a préféré de préparer sa réunion avec les députés de la majorité.

Entre-temps, pour rappel, à l’hôtel Azimut, monsieur Héritier Doneng distribue à chaque député de la majorité encore présent dans la salle,  des tee-shirts, aux couleurs de sang,  rouges, pour qu’ils puissent à leur tour aller les redistribuer dans leur circonscription respective.

Cependant, parmi les députés mécontents du comportement du chef milicien Héritier Doneng, figure l’honorable Bouar, Fleury Pabandji, ancien Président de l’ANECA.

Or, à l’époque où Pabandji était sur l’ANECA, Héritier Doneng n’était que sa porte-mallette. Son homme  de courses. Il lui avait même volé une somme de 2 millions de francs CFA avant de s’évader au Cameroun. Mais la présence de monsieur homme de courses de Pabandji, Héritier Doneng ce jour dans la salle, comme organisateur d’une réunion des députés de la majorité, l’avait énormément choqué.

Sur certaines banderoles imprimées par le front républicain de monsieur Héritier Doneng, l’on peut lire :

« Oui au référendum et aux réformes institutionnelles. Consultez-nous Mr le Président de la République ».

 

« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE. CONSULTEZ-NOUS AUX URNES ».

Affaire à suivre…

À lire aussi : un important chef milicien Anti-Balaka interpellé par les forces de l’ordre

 

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Touadera et le coup d’État constitutionnel en Centrafrique  

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Touadera et le coup d’État constitutionnel, les langues commencent à délier. Malgré la décision défavorable rendue par la Cour constitutionnelle et l’abrogation honteuse et non sens légale par le chef de l’État lui-même de ses fameux décrets portant création d’un comité chargé de rédiger la nouvelle constitution et ceux confirmant les membres dudit comité, les travaux de la rédaction de la réécriture de la nouvelle constitution n’a pourtant jamais cessé de travailler, et  les partisans du régime ne cessent de demander l’organisation d’un référendum constitutionnel d’ici  le début de l’année prochaine. Sachant très bien que tout cela est illégal et anticonstitutionnel, le Président Touadera persiste dans son projet de coup d’État constitutionnel.

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Touadera et le coup d’État constitutionnel en Centrafrique 

 

Du chef milicien Héritier Doneng, Président du prétendu front républicain à monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, un autre chef milicien du régime, coordonnateur de la plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine en passant par le sulfureux Euloge Doctrouvé Koï, l’objectif reste le même : rédaction de la nouvelle constitution. Et ce, malgré l’avis défavorable de la cour constitutionnelle.

Ainsi, Blaise Didatien Kossimatchi, coordonnateur de la plateforme Galaxie nationale centrafricaine, dans un communiqué qu’il a publié ce mardi, l’homme appelle à l’organisation d’une grande marche samedi 22 octobre prochain. L’objectif,  demander la convocation d’un référendum constitutionnel. (Touadera et le coup d’État constitutionnel ).

« La Coordination de la plateforme de la Galaxie Nationale centrafricaine demande à toute sa base de dix Arrondissements de Bangui, Bimbo et ses environs à une Grande Mobilisation Générale pour le Samedi 22 Octobre 2022 à 07 H 00 au Stade 20.000 Places pour la Grande Marche Pacifique en direction du Rond-Point Zero au Centre-Ville pour demander la convocation d’un Référendum Constitutionnel ».

Entre-temps, Héritier Doneng, Président de soi-disant front républicain pour la modification constitutionnelle, a lancé, de son côté, une pétition fictive pour récolter des signatures favorables pour la modification de la constitution. D’après lui, sa pétition a déjà recueilli plus d’un million trois cent mille signatures en deux semaines. Unique sur la planète!

À lire aussi : dans les coulisses de la radiation de Évariste Ngamana des diocésains

 

Des critiques fusent de partout

 

Au même moment, des critiques fusent de partout sur les réseaux sociaux et dans le pays. Pour maître Bruno Hyacinthe GBIEGBA, militant des droits de l’homme, cela s’appelle de la rébellion contre les institutions de la République. (Touadera et le coup d’État constitutionnel ).

 

« Monsieur DONENG, votre rébellion contre la décision de la Cour Constitutionnelle, qui est la gardienne de la Constitution du 30 mars 2016, ne m’étonne guère.

Car, nous avons une forte propension à céder aux caprices des rebelles en République centrafricaine.

Comment comprendre qu’à ce niveau de responsabilité que vous occupez, les autorités politiques et judiciaires vous laissent la voie libre, pour insulter les sages de la Cour Constitutionnelle, organiser une rébellion contre une institution républicaine, dont les membres sont supérieurs à vous, au plan administratif.

Devons-nous comprendre que vous aviez perdu le repère et que vous êtes une marionnette politique ?

Il est temps pour vous de vous ressaisir ».

À l’assemblée nationale , des langues commencent à se délier. Certaines parlent désormais d’une possible poursuite du Président de la République devant la haute juridiction pour haute trahison. (Touadera et le coup d’État constitutionnel ).

Pour plusieurs observateurs, le président Touadera veut faire un coup d’état contre lui-même afin de se maintenir à vie au pouvoir. « Comment un référendum peut-être organisé pour demander l’annulation d’une  Constitution ou toutes les institutions actuelles du pays y trouvent leurs fondements d’existence,  y compris son fauteuil présidentiel ? »

 

À lire aussi : Quelles leçons tirer de l’échec du projet de révision constitutionnelle ou de changement DE constitution et du troisième mandat en Centrafrique?

 

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Détonations d’armes lourdes et légères dans la ville de Sido, population en débandade, présence des Wagner  

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Bangui (République centrafricaine) – Située à  plus de 60 kilomètres  de la sous-préfecture de Kabo, la ville de Sido est secouée  depuis  mercredi par d’intenses  détonations d’armes lourdes et légères. Les populations civiles, paniquées, ont dû quitter précipitamment leur domicile pour traverser la frontière et regagner le Tchad voisin, d’autres dans la forêt.  La situation demeure inquiétante.

Centrafrique.org/rca-un-homme-sauvagement-assassine-a-sido-par-les-mercenaires-russes/pancarte-de-la-ville-de-moyenne-sido/” rel=”attachment wp-att-46650″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/pancarte-de-la-ville-de-Moyenne-Sido-450×401.jpg” alt=”pancarte de la ville de Moyenne Sido” width=”450″ height=”401″ />

 

Rédigé par Junior BENISSO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

La ville de Sido secouée

 

Selon notre correspondant dans la localité, le mercredi 19 octobre 2022, vers 10 heures du matin, trois véhicules des mercenaires de la société Wagner, lourdement armés, ont fait leur incursion dans la ville de Sido, située à la frontière avec la République du Tchad.

Durant plusieurs heures, ils ont circulé dans la ville, menant des patrouilles dans tous les quatre coins de la ville de Sido. Mais à la grande surprise de la population, vers 20h30, ils ont commencé à tirer dans tous les sens, paniquant la population civile. Durant près d’une heure, la ville de Sido a été littéralement secouée.

Vers 21 heures, c’est la débandade générale. Certains habitants ont choisi de traverser la frontière pour regagner le Tchad voisin, d’autres dans la brousse.

On ignore  les raisons exactes qui ont poussés ces mercenaires de Wagner à faire ces tirs d’armes, mais une source locale parle d’intimidation.

« Les mercenaires de Wagner veulent faire peur aux potentiels ennemis qui seraient dans le coin et qui sont encore invisibles », estime la source locale. La tension reste vive dans la ville. Les déplacés, pour la plupart, sont toujours sur le lieu de leur refuge.

À lire aussi : Racket et vol, la gaffe des mercenaires de Wagner à Kouki traumatise la population  

 

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Attaque des positions des rebelles à Kembé par les soldats FACA appuyés par les Wagner, plusieurs morts

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Bangui (République centrafricaine) – Les témoins ont indiqué que le combat était très violent. L’attaque des positions des rebelles a duré plusieurs heures,  et il y’aurait plusieurs morts dans les deux camps. La scène s’est produite dans la localité de Kembé, située à 615 kilomètres au Sud – est  de Bangui, dans la préfecture de la Basse-Kotto.

Centrafrique.org/violent-affrontement-entre-les-rebelles-de-la-cpc-et-les-mercenaires-de-wagner-a-markounda/les-mercenaires-de-wagner-en-Centrafrique-deployes-sur-le-terrain-de-combat-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-59882″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires de Wagner en Centrafrique déployés sur le terrain de combat à l'intérieur du pays
Les mercenaires de Wagner en Centrafrique déployés sur le terrain de combat à l’intérieur du pays

 

Rédigé par Justin BOÏRAU

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Attaque des positions des rebelles à Kembé

 

Lundi 17 octobre 2022,vers 8 heures, les soldats FACA, lourdement armés, appuyés par les mercenaires syriens et libyens de la société Wagner, ont attaqué les positions des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), Membre de  la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Kembé, situés à environ 610 kilomètres de au sud-est de la capitale Bangui. Le combat a duré plusieurs heures. Aucun bilan ne nous a été transmis par nos sous sources au sein de l’armée nationale, mais des sources locales parlent de plusieurs morts et des blessés dans les deux camps. Selon les mêmes sources,  un hélicoptère des mercenaires russes, positionnés à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, est appelé au renfort.

Joint au téléphone, le porte-parole militaire de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), monsieur Mamadou Koura confirme l’information et parle lui aussi des morts et des blessés dans les deux camps sans préciser le nombre exact des victimes.

Rappelons que les mercenaires de Wagner, avant de quitter la ville de Bambari la veille, ont coupé tous les réseaux téléphoniques et d’internet dans la ville de Bambari, ensuite à Alindao. L’histoire d’éviter de tomber dans des embuscades des rebelles en cours de route. (Attaque des positions des rebelles à Kembé).

À lire aussi : ” ON PEUT ÊTRE AUX ABOIS COMME ÇA” ?

 

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Centrafrique : « Danielle », « l’archange » et les lions…

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Bangui, République centrafricaine – « Danielle », « l’archange » et les lions. Ainsi se poursuivent ses tribulations. Et peut-être qu’elles ne viennent que de commencer. « Danielle » est dans la tanière des lions. Après sa mise à la retraite avec pour effet l’ultime « génocide intellectuel » de ce pays qui souffre d’un manque criard de capital humain, la Présidente de la Cour Constitutionnelle ne cesse de s’attirer les essaims des irréductibles du régime. C’est bougrement embêtant !

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

« Danielle », « l’archange » et les lions…

 

Partout où on cite le nom Darlan, le mauvais génie du régime y voit toujours une manière très subtile de nuire. Du champ de bataille des réseaux sociaux où les ouailles du régime avaient déjà demandé l’assassinat du Professeure émérite, nous voici en plein ring au sein même du temple du savoir ainsi que dans tous les arcanes institutionnels. Ils ont atteint la mangue mure, désormais, ils comptent la faire tomber sous la salve des artilleries tirées par le Chef de l’Etat lui-même. Qui sait si demain ils vont encore s’acharner sur la dépouille afin de lui donner une mort posthume. (« Danielle », « l’archange » et les lions…

).

À lire aussi : infiltration des rebelles dans la ville de Bangassou, inquiétude de la population

 

Une semaine complète uniquement consacrée à Darlan

 

D’abord un arrêté pour notifier sa mise à la retraite, ensuite, une note scélérate pour soi-disant demander des dispositions à prendre afin d’opérer son remplacement à la Cour Constitutionnelle. Bref, le Roi Hérode a demandé la tête de « Danielle » à tous prix. Et tous les coursiers doivent se mettre au boulot. (« Danielle », « l’archange » et les lions).

Dans une République sérieuse, on se poserait surement des questions sur les motivations réelles de tout cet acharnement. Mais, en Centrafrique, « pays des paradoxes et des records négatifs », on sait un peu plus que le crime de Darlan est d’avoir affronté les vagues bleues, de leur rappeler que leur projet de réforme constitutionnelle, au regard de la Constitution en vigueur, était inconstitutionnel et de nul effet. Depuis lors, viva la fiesta des « forts du moment ». (« Danielle », « l’archange » et les lions).

A l’heure où nous mettons sous presse, tous les vieux démons du complot sont à la porte. Ils attendent plus que jamais d’achever l’œuvre de l’ignominie : le remplacement sans foi ni loi de Danielle Darlan. Tout cela, sans compter les interprétations juridiques erronées au sujet d’une telle opération. D’ailleurs, le Magistrat Joseph BINDOUMI a été pour le moins éloquent à ce point. L’homme a rappelé dans un billet, les articles 99 et 100 de la Constitution du 30 Mars, relatifs au fonctionnement interne de la Cour Constitutionnelle. Au premier article, la Loi dit que les membres de la Cour Constitutionnelle se renouvellent intégralement. Tandis qu’à l’article 100, la Loi soulève les cas d’exceptions, qui se traduisent par : le décès (Darlan n’est pas décédée), la démission (Darlan n’a pas démissionné), l’empêchement définitif (l’admission à faire valoir ses droits à la retraite ne peut, en aucun cas, être interprétée comme un empêchement à l’exercice de son mandat à la Cour Constitutionnelle). C’est dire qu’en Centrafrique, avec ces gens-là, on marche sur la tête. Vendetta politique, humiliation et ultime déshonneur pour une dame qui a consacré l’essentiel de son existence au service de la République !!! Si la politique n’est pas une assemblée de saints, il n’en demeure pas moins que le fait d’être au pouvoir doit conduire les gens à faire preuve de cynisme ostentatoire.

Dans tous les cas, depuis cette succession d’attaques délibérées du pouvoir contre la personne de Darlan, tous les DEMOCRATES sont sortis de leur tanière. La Présidente de la Cour bénéficie donc d’un soutien populaire naturel, qui oblige les institutions en charge de la gestion des contentieux administratifs à tout faire pour que la République centrafricaine ne soit pas définitivement transformée en jungle politico-judiciaire. (« Danielle », « l’archange » et les lions…

).

 

Dans la gueule des lions, comme au temps du roi babylonien, Nebucanestar, que le bon Dieu envoie son ange pour sauver la vie de « Danielle » face à tous ces lions.

À lire aussi : L’ADMISSION À LA RETRAITE EST JURIDIQUEMENT UN DROIT MAIS POLITIQUEMENT UNE VENGEANCE 

 

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Centrafrique : 5 personnes kidnappées à Birao

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Bangui (République centrafricaine) – 5 personnes kidnappées à Birao . La situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga devient de plus en plus préoccupante et inquiétante. Ce jeudi 20 octobre, peu avant 10 heures, 5 personnes, toutes originaires de la ville d’Amdafock, dans la Vakaga,  ont été kidnappées.  La gendarmerie parle des malfaiteurs soudanais qui seraient à l’origine de cet acte criminel.

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patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.

 

Rédigé par Mahamat Sallé

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

5 personnes kidnappées à Birao

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par la gendarmerie locale, c’était dans la matinée du jeudi 20 octobre 2022 que les faits se sont produits à Amdafock, une localité centrafricaine située à 65 kilomètres de Birao, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine.

Selon la gendarmerie locale, les présumés auteurs de ce rapt seraient des Arabes Missiria soudanais. Ils auraient agi en représailles à l’assassinat de l’un de leur par les miliciens autodéfenses locales qui, lors d’une tentative du vol d’une moto à 12 kilomètres de Birao,  avaient abattu l’un des assaillants et capturer un autre.

Selon la gendarmerie locale, les 5 otages avaient été capturés à bord du fleuve d’Amdafock alors qu’ils étaient en train de pêcher de poisson. (5 personnes kidnappées à Birao).

Les assaillants auraient exigé le versement de fonds compensatoires suite à l’assassinat  de ce présumé braqueur.

Pour l’heure, on ignore où se trouvent les otages ainsi que leurs ravisseurs.

Il y’a lieu de rappeler que le samedi dernier, à 12 kilomètres de Birao, une tentative de braquage d’une moto avait tourné à un affrontement meurtrier entre les assaillants et les miliciens autodéfenses locaux. Les trois présumés auteurs sont de diverses nationalités, entre autres deux Tchadiens puis un Soudanais. Ils étaient en provenance d’une ville soudanaise du nom de Amdoukoune pour commettre cet acte criminel à 12 kilomètres à l’est de Birao sur le territoire centrafricain. (5 personnes kidnappées à Birao).

À lire aussi : Escalade diplomatique entre la RDC  et le  Rwanda, la Centrafrique désormais dans la ligne de mire

 

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Centrafrique : Grève générale au ministère des Eaux, forêts, Chasse et Pêche 

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Bangui (République centrafricaine) – Un mouvement de grève générale est observé ce jeudi 20 octobre 2022 au ministère des Eaux,  forêts, Chasses et Pêches.  Les grévistes ont exigé la démission de leur ministre, monsieur Amit IDRISs pour incompétence et mauvaise gestion de l’administration.

Centrafrique.org/greve-au-ministere-des-eaux-et-foret/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/greve-au-ministere-des-eaux-et-foret-450×337.jpg” alt=”grève au ministère des eaux et forêt” width=”450″ height=”337″ />
Les grévistes devant leur ministère ce jeudi 20 octobre 2022 vers 12 heures. CopyrightCNC

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Au ministère des Eaux, forêts, Chasse et Pêche , c’est la grève 

 

Suite à l’appel de leur syndicat, une centaine des fonctionnaires du ministère des Eaux, forêt, chasse et pêche ont organisé ce jeudi 20 octobre 2022 dans la matinée un sit-in devant leur ministère pour réclamer la démission de leur ministre, monsieur Amit IDRISs.

Selon les grévistes,   le ministre Amit IDRISs serait très arrogant  et incompétent.

« On a un ministre qui est à la fois arrogant et incompétent qui ne reconnaît jamais ses erreurs. Prenons un exemple, comment peut-on taxer un simple acheteur de bois sur un marché pour aller faire ses activités? », déclare un fonctionnaire gréviste à CNC. D’après lui, ils sont actuellement en face d’un ministre dont l’arrogance  n’a d’égales que le laxisme et l’incompétence. Il nous oblige souvent à faire des choses que la loi ne nous autorise pas, estime ce fonctionnaire du ministère des Eaux, forêts, Chasse et Pêche .

Pour l’heure, les grévistes exigent simplement le départ de leur ministre Amit IDRISs, auteur de plusieurs cas du désordre et d’incompétence dans leur ministère. Les grévistes exigent également le paiement d’arriéré de leurs indemnités.

Vers 11 heures, ce jeudi 20 octobre, les représentants des grévistes ont été convoqués à la primature pour une séance de discussion avec le Premier ministre Félix MOLOUA. Jusqu’à ce jeudi après-midi, les représentants des grévistes n’ont toujours pas fait de signes, et c’est difficile pour nous de savoir s’ils ont obtenu gain de cause.

Affaire à suivre…

À lire aussi : les mercenaires russes multiplient les abattages clandestins des arbres dans la Lobaye, la population alerte

 

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Grève à Bangui des membres du comité consultatif et du suivi du programme national DDRR

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Bangui (République centrafricaine) – Depuis vendredi matin devant le ministère du Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR),  les membres du comité consultatif et du suivi du programme national  DDRR sont en grève pour réclamer leur 15 moi d’arriéré d’indemnité

Centrafrique.org/entree-du-ministere-du-ddrr-bloquee-par-les-grevistes/” data-wpel-link=”internal”>Entrée du ministère du DDRR bloquée par les grévistes
Entrée du ministère du DDRR bloquée par les grévistes

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Les membres du comité consultatif et du suivi du programme national en grève

 

« Nous sommes en grèves pour réclamer les 15 mois d’arriéré de notre indemnité.  Nous sommes allés rencontrer le médiateur de la République. Nous avons rencontré le Premier ministre. Nous avons également rencontré le ministre d’État au Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR). Le 14 septembre dernier, le Président de la République Faustin Archange Touadera avait ordonné à ce dernier de régler nos arriérés. Cela fait déjà un mois, et nous sommes revenus le rencontrer. À l’issue de notre entretien, on n’a pas toujours de solution à notre revendication. Afin d’exprimer notre mécontentement, nous sommes sortis pour bloquer l’entrée de notre ministère jusqu’au versement de notre indemnité », déclare à CNC un membre du comité consultatif et du suivi du programme national DDRR en grève.

À lire aussi : 20 cadres du ministère de l’administration du territoire formés pour vulgariser les lois sur le découpage administratif

 

Le lundi dernier, les grévistes ont bloqué des circulations dans les deux sens sur l’avenue Barthélemy Boganda durant près d’une heure avant un retour au calme suite aux négociations engagées par la Minusca.

Pour l’heure, des négociations sont en cours au niveau du ministère des Finances pour le paiement de ces indemnités des membres du comité consultatif et du suivi du programme national DDRR.

Il y’a lieu de rappeler que le comité consultatif et du suivi du programme national  ont fait un bon travail dans ce pays. Ils ont désarmé plus de 4500 ex-combattants.

À lire aussi : le ministre du DDRR Maxime Mokome convoqué à la gendarmerie

 

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Centrafrique : « Un Etat, ça meurt aussi ! »…

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Comment ne pas reprendre in extenso l’intitulé du dernier ouvrage du Philosophe et politiste centrafricain Laurent GOMINA PAMPALI qui, sous le titre « un Etat, ça meurt aussi ! » nous délivrait des pamphlets afin de susciter l’éveil des consciences collectives sur l’inévitable extinction de la Centrafrique face à la succession des évènements qui nous enterrent et nous empêchent de nous imposer en tant que Peuple ?

Centrafrique.org/troisieme-mandat-une-reunion-de-strategie-des-caciques-du-pouvoir-sest-deroulee-a-damara/le-president-faustin-archange-touadera-dans-pleine-priere-pour-ses-moments-difficiles/” rel=”attachment wp-att-59827″ data-wpel-link=”internal”>Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles
Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR

 

Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 21 octobre 2022

 

Un Etat, ça meurt aussi ! »…

 

En effet, sous nos regards impuissants, le pays se meurt…dans l’indifférence cynique de ceux à qui nous avions confié la conduite de notre destinée. En Centrafrique, tout est à terre : l’Etat, l’armée, l’administration publique, la démocratie, et depuis quelques jours, par la volonté du régime, on nous impose l’assassinat du capital humain centrafricain par la mise en retraite irréfléchie des rares professeurs émérites qui nous restent.

Il y a bien quatre ans, l’avocat Crépin Mboli-Goumba disait déjà dans son livre intitulé : « la Nation centrafricaine et les récifs », que celui dont le destin est de se noyer, se noiera même dans un verre d’eau. En y réfléchissant, l’on a bien le droit de se demander si la République centrafricaine a-t-elle vocation de se noyer tant en qu’Etat, en tant que Peuple. (Un Etat, ça meurt aussi ! »…

).

Par l’avènement des dirigeants étrangers aux pratiques de la démocratie, de la bonne gouvernance, la République centrafricaine a connu la destruction systématique des fondements de l’Etat. Il y a peu, nous avions évoqué dans un de nos billets que ce régime a désacralisé la haute fonction de l’Etat. Le dernier mensonge d’Etat du Chef d’Etat major de l’armée sur une supposée aide des « instructeurs russes » aux casques bleus bangladais de la MINUSCA, est une autre preuve du manque de sérieux qui caractérise ceux qui sont aux affaires. Comment ne pas se laisser attrister lorsqu’on sait, il y a peu, que le ministre des finances et du budget, Hervé NDOBA, se lançait dans un « auto-satisfécit » pour une aide estimée à 3 milliards dont le gouvernement est parti chercher trop loin aux USA ? Tous ces exemples illustrent parfaitement l’image dévoyée que les gens se font de la gestion d’un Etat. Diantre ! (Un Etat, ça meurt aussi ! »…

).

À lire aussi : une violente attaque des mercenaires russes au village Pouloubou et    Kolo

 

Le moteur de la démocratie en Centrafrique semble déjà s’arrêter

 

Le plus difficile est que le régime impose aujourd’hui la loi de la pensée unique. Le moteur de la démocratie en Centrafrique semble déjà s’arrêter face aux attaques quasi-quotidiennes contre les acteurs judiciaires et les autres voix du pays.

L’assassinat de l’héritage centrafricain n’est pas que politique, il est multidimensionnel. Sur le plan économique, par ses choix géostratégiques hasardeux, le régime a privé le pays de toute aide extérieure. Et on sait que bientôt ce serait l’heure des comptes. Tandis que sur le plan intellectuel, les professeurs émérites sont envoyés à la retraite par simple « vendetta politique » tout en sachant que la relève n’a pas été préparée et serait encore bien loin d’être assurée.

A cette allure où l’appareil de l’Etat se fragilise de plus en plus, où les médiocres et les truands sont promus à la place des compétents et des honnêtes citoyens, où le régime s’est décidé de se verrouiller tant de l’intérieur que de l’extérieur, il y a bien lieu de craindre un avenir très sombre pour la Centrafrique des cinq et dix prochaines années. Le pays de BOGANDA est menacé d’extinction. Le père fondateur doit surement se retourner à chaque minute dans sa tombe. (Un Etat, ça meurt aussi ! »…

).

À lire aussi : Centrafrique : la nationalité centrafricaine remise à 500 ressortissants rwandais

 

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Quelle coupe de cheveux pour une personne au visage rond ?

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Vous avez le visage gros et rond et vous souhaitez savoir quelle coupe de cheveux conviendrait le mieux à la forme de votre visage ? Choisir la coupe la mieux adaptée à votre visage vous permettra de le mettre en valeur. Pour vous aider dans votre choix, découvrez les quelques suggestions de coupes et recommandations ci-dessous.

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Comment déterminer la forme de votre visage ?

 

Pour savoir si votre visage est rond, il n’y a rien de plus simple. Ce n’est pas comme si vous deviez développer la meilleure stratégie pour gagner le maximum d’argent sur un Casino777 roulette en ligne. Tout ce que vous avez à faire, c’est vous équiper d’un mètre. Vous l’utiliserez pour calculer la distance entre votre menton et votre front, de même que l’écart entre vos oreilles gauche et droite.

Dans le cas où le résultat des deux mesures serait presque le même, cela signifie que votre visage est pour ainsi dire rond. Maintenant que vous savez que votre visage est rond, il vous sera plus facile de sélectionner la coupe qui conviendra le mieux à votre visage.

Opter pour une coupe qui affine votre visage

Avant de définir quelle coupe de cheveux vous irait parfaitement si vous avez le visage gros et rond, la principale règle à retenir est de toujours miser sur une coupe proportionnelle à la taille et à la forme de votre visage.

Si vos joues sont toutes rondes et si les traits de votre visage sont accentués et marqués par de grosses pommettes, vous devez mettre tout cela en valeur en choisissant une coiffure à même d’amincir votre joli minois. Ainsi, pour un visage rond, travaillez sur sa verticalité. En d’autres termes, préférez une coupe avec de la longueur sur le cou et du volume au-dessus de la tête.

Aussi, proscrivez le volume sur les côtés. Le but étant d’offrir un aspect plus ovale à votre visage. Par exemple, pour un visage potelé, vous pouvez adopter une coiffure dégradée, une coupe longue ou mi-longue. Vous pouvez également oser le carré plongeant avec une frange irrégulière. Pour ce qui est de la couleur, une teinte claire permettra de valoriser votre coupe.

Nos conseils pour choisir la coiffure idéale pour un visage joufflu et rond

 

Pour rehausser votre visage rond et gros, le choix de la coupe de vos cheveux ne doit pas être négligé. Votre coiffure peut en effet changer la forme de votre visage. Si vous voulez l’affiner sans devoir suivre un régime particulier, suivez les conseils et astuces ci-après.

En premier lieu, vous avez le dégradé agrémenté d’une frange permettant d’encadrer le visage. Cela permet de créer du mouvement dans la chevelure et d’embellir un visage rond. La frange et les mèches aident à offrir de la structure à votre coupe.

Quoi qu’il en soit, évitez les coiffures trop strictes et encore moins une coupe raide. À la place, tournez-vous vers une coiffure arborant de belles ondulations toutes souples, qui viendraient se placer proche des joues et de vos yeux.

Comme cela a déjà été évoqué, la coupe carrée mi-longue, avec un léger dégradé et quelques ondulations, peut offrir une apparence affinée à un visage rond. Mis à part le carré mi-long et le dégradé, voici d’autres idées de coiffure pour un visage rond :

  • Un chignon disposé sur le sommet de la tête ;
  • Une queue-de-cheval très haute si vous avez de longs cheveux ;
  • Une choucroute pour donner l’impression que votre visage est plus long ;
  • Un chignon banane bien élaboré ;
  • Une demi-queue avec une frange légèrement en biais sur le front ;
    • Une coiffure crêpée…

Dernier conseil : exit la frange droite et longue, qui pourrait désavantager votre coupe, tout en soulignant la rondeur de votre visage. De même, n’optez pas pour une coiffure trop bouclée, car cela risque d’alourdir votre visage.

Le bras de fer Touadera vs Darlan s’enlise : Darlan répond à l’enseignant Touadera

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Stop! Ça suffit. La Professeure Danièle Darlan, Président de la Cour constitutionnelle  siffle à nouveau la fin de la récréation,  stoppenet, la plaisanterie du présidentTouaderaet sa bande juristes ists. La célèbre dame de fer a décidé de répondre à la correspondance du ministre chargé du Secrétariat duGgouvernement et des Relations avec les Institutions de la République, monsieur Maxime Balalou, dans laquelle il a demandé au ministre de l’enseignement supérieur de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin de procéder à son remplacement en tant que  « représentante des Enseignants du Supérieur à la Cour Constitutionnelle ». Selon elle, ni le ministre chargé du secrétariat du gouvernement, ni celui de l’enseignement supérieur n’ont la qualité ni le pouvoir d’interpréter une disposition constitutionnelle, seule la Cour Constitutionnelle a le pouvoir d’interpréter la Constitution. Ce petit rappel du cours de droit constitutionnel a fait mouche et fera l’objet d’un éclaircissement devant un conseils des ministres dans les prochains jours.

Ci-dessous l’extrait de sa correspondance :

Centrafrique.org/Centrafrique-la-cour-constitutionnelle-sarroge-indefiniment-le-droit-de-modifier-a-sa-guise-toutes-les-lois-votees-ou-adoptees-par-le-parlement/dominique-darlan-de-la-cour-constitutionnelle-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-29396″ data-wpel-link=”internal”>
Madame Dominique Darlan, Présidente de la Cour Constitutionnelle centrafricaine. Crédit photo : Minusca.

 

Monsieur le Ministre,

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre correspondance ayant pour objet « transmission de la Notification de mise à la retraite » ainsi que de la copie de la lettre que vous avez adressée à monsieur le Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur en date du 17 Octobre ayant pour objet « Dispositions à prendre » , lettre par laquelle vous lui demandez de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin de procéder à mon remplacement en tant que, je vous cite, « représentante des Enseignants du Supérieur à la Cour Constitutionnelle », « conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution du 30 mars 2016 ».

J’ai l’honneur de vous rappeler les dispositions constitutionnelles suivantes qui régissent notre mandat à la Cour :

Larticle 99 alinéa 2 de la Constitution du 30 mars 2016, dispose :

« La durée du mandat des Juges Constitutionnels est de sept (7) ans non renouvelable »

Lalinéa 3 dispose « Ils élisent en leur sein, un Président parmi les membres juriste et un Vice-président ».

Larticle 100 dispose : « Toutefois en cas de décès, de démission, ou dempêchement définitif dun membre, il est pourvu à son remplacement selon la procédure de désignation prévue à cet effet. Le nouveau membre achève le mandat de son prédécesseur ».

Larticle 102 dispose :

« Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être ni poursuivis ni arrêtés sans autorisation de la Cour Constitutionnelle ».

Comme vous pouvez le constater l’article 100, qui précise les cas où le juge peut être remplacé n’a pas prévu le cas de mise à la retraite d’une part ; d’autre part, contrairement à vos affirmations, une fois élu, le juge est indépendant de tout corps ou de toute corporation, il ne siège pas à la Cour en tant que Représentant du corps qui l’a élu. Ainsi, mon mandat de Juge Constitutionnel qui est de sept (7) ans est indépendant de l’évolution de ma carrière d’enseignante.

Vous donnez une interprétation des termes « empêchement définitif » contenus dans l’article 100 de la Constitution comme correspondant au cas de mise à la retraite. Ni vous, ni le Ministre de l’Enseignement Supérieur n’avez qualité ni le pouvoir d’interpréter une disposition constitutionnelle, seule la Cour Constitutionnelle a le pouvoir d’interpréter la Constitution.

En application de l’article 102 de la Constitution, ni vous, ni le Ministre de l’Enseignement Supérieur, n’avez le pouvoir de destituer un Juge Constitutionnel de ses fonctions, ni d’écourter son mandat.

Le mandat des Juges Constitutionnels a commencé à courir le 24 mars 2017, il s’achèvera le 24 mars 2024.

Telles sont les dispositions constitutionnelles.

Recevez, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

Signé,  Mme Danièle Darlan 

À lire aussi : Troisième mandat, maître Crépin Mboli – Goumba saisit la cour constitutionnelle

Centrafrique : violente attaque des rebelles de 3R à Mann, la population en débandade

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Bangui (République centrafricaine) – Les rebelles du mouvement  3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont lancé une violente attaque  dans la matinée du mardi 18 octobre 2022, sur une position de l’armée nationale dans la ville de Mann, située à soixante kilomètres au nord de Bocaranga, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Centrafrique.org/bangui-un-soldat-faca-grievement-blesse-par-balle-les-suspects-activement-recherches/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-devant-le-camp-militaire-de-kassai-apres-une-marche-commando/” rel=”attachment wp-att-53952″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Les-soldats-de-larmee-nationale-FACA-devant-le-camp-militaire-de-Kassai-apres-une-marche-commando-450×223.jpg” alt=”Les soldats de l’armée nationale (FACA) devant le camp militaire de Kassaï après une marche commando” width=”450″ height=”223″ />
Les soldats de l’armée nationale (FACA) devant le camp militaire de Kassaï après une marche commando

 

Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 octobre 2022

 

Violente attaque des rebelles à Mann

 

Selon des témoignages recueillis dans la localité, une trentaine des rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), lourdement armés, ont pris d’assaut les positions des soldats FACA à Mann aux environs de 4 heures du matin. L’affrontement a duré plus de quatre heures, poussant les soldats de l’armée nationale à se battre stratégiquement à la retraite.

Le bilan provisoire fait état de quatre blessés du côté de l’armée nationale, et d’un civil tué. Tandis que du côté des rebelles, un officier de 3R légèrement blessé à la main.

Selon le chef d’état-major de 3R, l’attaque de la ville de Mann serait une réponse aux exactions commis  dans le village Mbinai, situé à environ 12 kilomètres de Bang en allant vers la frontière du Cameroun, où 3 éleveurs peuls avaient été égorgés, 11 de leurs bœufs ainsi que leur argent  ont également été emportés par les Mercenaires russes de la société Wagner et les soldats FACA.

Sur place dans le village, les habitants ne veulent plus des soldats FACA dans leur localité en raison de leur exaction répétée sur les civils, dont les conséquences ne font que retomber sur eux. (Violente attaque des rebelles à Mann).

Affaire à suivre…

À lire aussi : inquiétante montée en puissance du chef rebelle Abbas Sidiki

 

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RCA : « Quand les armes tonnent, les lois se taisent »…

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RCA : « Quand les armes tonnent, les lois se taisent »….

Vous vous souviendrez surement de cette célèbre déclaration de Cicéron, cet avocat, philosophe et homme d’Etat romain, assassiné le 7 Décembre 43 avant J.C. En méditant sur la pensée débordante de cet illustre rhéteur, on s’emploie bien à comprendre ce que le régime de Touadéra compte faire de la Centrafrique et des centrafricains. Tenez ! Alors que la Cour Constitutionnelle, institution habilitée à contrôler la constitutionnalité des lois et à les interpréter, a déjà rendu son verdict suite aux décrets pris par le Chef de l’Etat aux fins de modification de la Constitution de la République centrafricaine, il se dessine clairement une volonté effrénée du pouvoir à défier les lois, à obtenir coute que coute une nouvelle Constitution, laquelle instaurera l’impérialisme du Professeur Touadéra, quitte à marcher sur les corps sans vie des centrafricains.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 20 octobre 2022

 

« Quand les armes tonnent, les lois se taisent »…

 

La caissette de résonnance de cette volonté démesurée du mathématicien de Damara se trouve être le « Front Républicain », organisation dirigée par le patron de la milice « requins », dissoute mais tout aussi active à Bangui et principale actrice des expéditions sommaires des hommes du pouvoir.

 

Sur les réseaux sociaux et dans une complicité déconcertante du gouvernement, cette fronde dit avoir déjà recueilli plus d’un million de signatures favorables au changement de la Constitution en Centrafrique. Au regard de la grande supercherie qui cache mal cette manœuvre, tout se passe comme-ci, les avis émis par les « porteurs de pancarte » remplaceraient désormais les décisions insusceptibles de recours de la Cour Constitutionnelle !

 

Au-delà du cynisme qui accompagne cette aventure périlleuse qui est celle des hommes du pouvoir, on vient de nous apprendre que la « galaxie nationale », dirigée par Sieur Didacien KOSSIMATCHI, de triste réputation, (laquelle organisation dissoute il y a quelques semaines par le ministre de l’administration du territoire) projetterait une marche le Samedi 22 Octobre prochain. Plus royaliste que le roi, oh quelle contradiction ! La pseudo-marche qui débutera au Complexe Sportif 20.000 places, chutera au rond point PK0, comme pour témoigner le soutien irréfutable du régime à ce cirque.(

À lire aussi : le gouvernement planifie et organise des actions d’incivismes devenues criminelles 

La barbarie du régime de Touadera

 

Toute personne attachée au respect des valeurs, de la démocratie et de l’Etat de droit, ne peut que marquer un vrai étonnement ou un mal intérieur profond face au choix de la barbarie fait par le régime du Professeur Touadera. Mais pour nous autres, fins analystes de la « FATERADE », on rappellera ici, tout comme en 2019 où nous l’avions fait, que le « FATISME » est fondamentalement vicieux, cynique et tyrannique. Sous les oripeaux d’un pacifisme plaisant, le système actuel, tel un corrosif, continue de saborder les fondements même de la République centrafricaine. (« Quand les armes tonnent, les lois se taisent »…

).

 

En référence à notre dernier éditorial, il convient de dire que cette posture réfractaire au respect des règles, témoigne sans aucun doute, la menace réelle que représente l’actuel système pour l’avenir de cette NATION. Barbares au 21e siècle, les Centrafricains méritent mieux que ça !!!

 

Ceux qui prendront (constitutionnellement) ce pays dans son état de déconfiture tel que légué par Touadéra, feraient mieux de commencer toute action par une REFONDATION profonde de l’Etat. Car au demeurant, aucun miracle ne serait possible en Centrafrique tant que ceux qui disposent du pouvoir légitime continueront à profaner les lois à leur guise, s’emploieront à abrutir la jeunesse, les femmes voire même l’élite, qui ne sert désormais qu’à conceptualiser le « crime d’Etat », très régulièrement dans l’approximation la plus abjecte. Le régime de Bangui a décidé de faire tonner ses armes de rébellion juridique, que la Cour Constitutionnelle se taise !!! Mais qui pour sauver la RCA et les Centrafricains sous l’influence de l’un des dictateurs de notre ère ? (« Quand les armes tonnent, les lois se taisent »…

).

À lire aussi : Touche pas à ma constitution : « la démocratie est en train de basculer vers l’autocratie en République centrafricaine

 

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Jalousie, elle poignarde gravement sa rivale qui succombe à ses blessures

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Bangui (République centrafricaine) – La nouvelle s’est très vite répandue  hier dans son quartier de Galabadja 3 dans le huitième arrondissement de Bangui. Une jeune femme âgée de 25 ans s’est fait poignarder lors de son agression par sa prétendue rivale, la femme d’un jeune policier à cause de la jalousie.

Centrafrique.org/bangui-le-corps-sans-vie-dun-homme-retrouve-au-quartier-sarah/ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-50626″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Ambulance-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui-450×253.png” alt=”” width=”450″ height=”253″ />
CopyrightCNC

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 octobre 2022

 

Mamadou Léa, âgée de 25ans, mère de 2 enfants, a été poignardée sauvagement par sa voisine connue sous le nom de Princia, la femme d’un jeune policier qui venait juste d’intégrer le rang de la police nationale il y a moins de 10 mois à cause de la jalousie.

En effet, depuis plusieurs semaines, madame Princia, à  cause de la jalousie,  soupçonne la jeune Mamadou Léa  d’avoir partagé avec elle son mari. Mais ce mercredi 19 octobre vers 16 heures, la jeune Mamadou Léa, qui venait chercher de l’eau à la fontaine à moins de 25 mètres du domicile de madame Princia qui l’a malheureusement repéré  à distance. Princia, déportée par la jalousie,   s’est Munie discrètement de son couteau de cuisine, elle est venue derrière Léa pour la poignarder à trois reprises .

Gravement blessés, les voisins ont appelé en urgence une moto-taxi de passage pour tenter de ramener la jeune Léa d’urgence à l’hôpital. Malheureusement, au cours de  la route, la moto  a fait à nouveau un accident, provoquant de graves blessures pour la jeune Léa qui succombe à ses blessures à son arrivée à l’hôpital.

Pour l’heure, madame Princia, la suspecte est placée en garde à vue à la police. Elle sera déférée devant le procureur la semaine prochaine, selon l’enquêteur du dossier.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Bocaranga , vaste opération mixte de contrôle d’identité

 

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La MDSP hausse le ton : « le pouvoir n’est pas une ARME des gouvernants pour se venger »

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Depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant  illégaux et inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à sa réécriture, le pouvoir de bangui initie des mesures de harcèlement des Responsables des institutions de la République soupçonnés d’entraver leurs desseins. Ainsi, le bureau exécutif de la MARCHE POUR LA DEMOCRATIE ET LE SALUT DU PEUPLE (MDSP), observe que le pouvoir n’est pas une ARME des gouvernants pour se venger, humilier et neutraliser des opposants ou personnalités qui n’accompliraient pas leurs fonctions dans le sens souhaité par le régime . Pour elle,  le pouvoir doit être plutôt un instrument entre les mains des gouvernants pour gouverner, unir les centrafricains, bâtir le pays, ou si l’on préfère, pour réaliser les 5 verbes chers au Président Fondateur Barthélémy BOGANDA.

Ci-dessous, l’extrait de la déclaration de la MDSP :

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De gauche à droite, Elzear DION, Secrétaire Général et Achille Igor BENAM, Porte-parole du parti MDSP. CopyrightCNC

 

 

DECLARATION

 

Depuis quelques jours, on assiste à l’édiction d’une série d’actes réglementaires et d’une catégorie d’actes administratifs par l’exécutif :

  1. AU TITRE D’ACTES REGLEMENTAIRES :
  • Le Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’Enseignement Supérieur ;
  • Arrêté N°169/MFPRA/DIRCAB/DGFP/DASCFAE/SRR.2022 du 10 octobre 2022 du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative portant mise à la retraite de certains fonctionnaires Cadres de l’Enseignement Supérieur.
  1. AU TITRE D’ACTES AMINISTRATIFS:
  • La Note N°472/MESRSIT/DIRCAB/DRH/SP.22 du 14 octobre du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique relative à la mise à la retraite de Madame Danièle DARLAN, Professeur à l’Université de Bangui ;
  • La Note N°/700/MCSGG/DIR.CAB.22 du 17 octobre 2022 du Ministre Chargé du Secrétariat Général du Gouvernement adressée au Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique pour dispositions à prendre en vue de procéder au remplacement de Mme le Professeur Danièle DARLAN, désignée, par ses pairs enseignants de droit, Juge à la Cour Constitutionnelle.

Le BEN de la MDSP, après examen minutieux et analyse de ces actes réglementaires et administratifs, constate :

  • Que l’édiction de ces actes intervient suite à la Décision de la Cour Constitutionnelle du 23 septembre 2022 annulant les 3 Décrets inconstitutionnels relatifs à l’élaboration d’une nouvelle constitution dans notre pays et s’inscrit de toute évidence dans une vengeance notamment à l’endroit de Mme Danièle DARLAN, Présidente de la Cour Constitutionnelle et de Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée Nationale, pour son discours respectueux des principes de la République qu’il a tenu suite à la Décision de la Cour Constitutionnelle du 23 septembre 2022 ;
  • Que le Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’Enseignement Supérieurviole les dispositions de la Loi N° 09.014 du 10 août 2009 portant Statut Général de la Fonction Publique ; en effet, l’article 120 de cette Loi fixe la limite d’âge de la retraite des fonctionnaires tout en précisant en son Alinéa 2 que ces dispositions ne s’appliquent pas aux « enseignants du supérieur ». Cet article, ni aucun autre article de cette Loi, ne confère au pouvoir exécutif (Président de la République, Chef de l’Etat ou le Gouvernement) le pouvoir de prendre un acte réglementaire (Décret, Arrêté) pour fixer la limite d’âge de la retraite des enseignants du supérieur. Faute d’habilitation expresse conférée par la Loi portant Statut Général de la Fonction Publique, le Président Faustin Archange TOUADERA, est dépourvu de la compétence de prendre le Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux Cadres de l’Enseignement Supérieur. Cet acte réglementaire est donc illégal et viole le principe sacro-saint de la hiérarchie des normes juridiques, un Décret ne pouvant pas modifier les dispositions d’une loi ;
  • L’illégalité d’office de l’Arrêté N°169/MFPRA/DIRCAB/DGFP/DASCFAE/SRR.2022 du 10 octobre 2022 du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative portant mise à la retraite de certains fonctionnaires cadres de l’enseignement supérieur, pris sur la base du Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux Cadres de l’Enseignement Supérieur;
  • Que le Pr Faustin Archange TOUADERA ne figure pas, paradoxalement, sur la liste des enseignants mis à la retraite par Arrêté du Ministre de la Fonction Publique, contrairement à ses collègues tels que Simplice Mathieu SARANDJI, Danièle DARLAN et autres ; il remplit pourtant le critère des 65 ans révolus qu’il a lui-même fixé, mais illégalement, dans le Décret signé par ses soins (Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux Cadres de l’Enseignement Supérieur).

Par ailleurs, sur la question de la volonté du pouvoir en place de procéder au remplacement de Mme le Professeur Danièle DARLAN à la Cour Constitutionnelle, le BEN de la MDSP :

  • Fait observer que cette démarche est franchement illégale et impossible, en considération de l’illégalité du Décret N° 22.248 du 03 octobre 2022 complétant les dispositions du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux Cadres de l’Enseignement Supérieuret de celle de l’Arrêté N°169/MFPRA/DIRCAB/DGFP/DASCFAE/SRR.2022 du 10 octobre 2022 du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative portant mise à la retraite de certains fonctionnaires cadres de l’enseignement supérieur.
  • Considère que la mise à la retraite de Mme le Professeur Danièle DARLAN, même si elle était légale, ce qui n’est point le cas, est un acte détachable de l’exercice de son mandat de Juge Constitutionnel qui court jusqu’à juillet 2024. Désignée par ses pairs enseignants, comme c’était le cas pour le Juge Constitutionnel Jean-Pierre WABOE, Danièle DARLAN jouit comme tous les autres juges de l’inamovibilité au sens de l’article 102 de la Constitution du 30 mars 2016. Les juges constitutionnels ne sont pas révocables par les entités qui les ont désignés. L’article 100 de notre Loi Fondamentale ne saurait donc justifier le remplacement de Danièle DARLAN car, comme l’a si bien expliqué déjà une des grandes figures des praticiens du Droit et icone militante des Droits de l’Homme dans notre pays, Joseph BINDOUMI, « l’empêchement définitif de Mme Danièle DARLAN ne peut être recherché que dans son incapacité à exercer comme juge à la Cour Constitutionnelle et non comme Professeur de l’enseignement supérieur. D’ailleurs, elle n’avait aucune responsabilité académique. Son admission à faire valoir ses droits à la retraite ne peut, en aucun cas, être interprété comme un empêchement à l’exercice de son mandat à la Cour Constitutionnelle ».

En conclusion, le BEN de la MDSP :

  1. Saisira la juridiction compétente pour demander l’annulation, pour illégalité et inconstitutionnalité, du Décret N° 06.156 du 10 mai 2006 fixant les dispositions particulières applicables aux Cadres de l’Enseignement Supérieuret de l’Arrêté N°169/MFPRA/DIRCAB/DGFP/DASCFAE/SRR.2022 du 10 octobre 2022 du Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative portant mise à la retraite de certains fonctionnaires cadres de l’enseignement supérieur ;
  2. Demande aux Enseignants du Supérieur illégalement mis à la retraite récemment de s’entourer de leurs conseils et de saisir également la juridiction compétente pour obtenir l’annulation des deux actes règlementaires susmentionnés, leur rétablissement dans leurs droits et la condamnation de l’Etat à leur verser des dommages-intérêts ;
  3. Fait observer que le pouvoir n’est pas une ARME des gouvernants pour se venger, humilier et neutraliser des opposants ou personnalités qui n’accompliraient pas leurs fonctions dans le sens souhaité par le régime ; le pouvoir doit être plutôt un instrument entre les mains des gouvernants pour gouverner, unir les centrafricains, bâtir le pays, ou si l’on préfère, pour réaliser les 5 verbes chers au Président Fondateur Barthélémy BOGANDA.

Ainsi fait et arrêté, le Bureau Exécutif National (BEN) de la MARCHE POUR LA DEMOCRATIE ET LE SALUT DU PEUPLE (MDSP), en sa séance extraordinaire du mercredi 19 octobre 2022.

Pour le Bureau Exécutif National,

Le Secrétaire National à la communication,

Porte-parole

Achile Igor BENAM

 

Modification de la Constitution, le BRDC dénonce les manœuvres du contournement de la décision de la cour constitutionnelle par le régime

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Depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant  inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à  sa réécriture , le Président de la République et son gouvernement initient et activent des manœuvres du contournement de cette décision  ainsi que des mesures de harcèlement des Responsables des institutions de la République soupçonnés d’entraver leurs desseins. 

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Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 20 octobre 2022

 

Les manœuvres du contournement

 

« C’est donc avec une grande indignation que le Peuple Centrafricain a suivi l’interview accordée par le Premier Ministre Félix Moloua, à la Radio la Voix de l’Amérique, dans laquelle   il confirme que le régime en place ne respectera pas la décision de la Cour Constitutionnelle », affirme le porte-parole du BRDC, le député Martin Ziguelé.

D’après lui, il s’agit là, ni plus ni moins, d’une déclaration de guerre contre le Peuple Centrafricain, tout en ajoutant que les manœuvres désespérées de la mise à la retraite des Responsables des institutions de la République par l’exécutif témoigne bien la volonté du régime de fouler à pied la constitution de notre pays.

« C’est ce qu’il faut notamment comprendre de la manœuvre de la mise à la retraite des Responsables des institutions de la République, notamment le Présidente de la Cour  Constitutionnelle Madame Danièle DARLAN et  le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji qui, se fondant sur la Constitution et les lois en vigueur, n’approuvent pas ces actes de l’Exécutif », dénonce la coordination du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) par la plume de son porte-parole, qui ajoute, par ailleurs que le peuple centrafricain qui observe ce forcing de l’Exécutif et sa détermination à aller au bout de sa logique de violation de notre Constitution, de nos lois et de nos règlements, n’est pas dupe.

« Au regard de ce qui précède et de la gravité de la situation, le BRDC:

–  appelle le Peuple Centrafricain   à  continuer à se mobiliser pour défendre la Constitution qu’il a massivement approuvé par référendum en décembre 2015, et que le Président Faustin Archange Touadera a, à deux reprises, juré de respecter scrupuleusement. 

– prend à témoin la communauté internationale, qui continue d’œuvrer au retour de la paix dans notre pays, de ces actes de l’Exécutif qui risquent de nous replonger dans l’instabilité et à maintenir notre peuple dans la misère ». (Les manœuvres du contournement).

À lire aussi : LA VIOLENCE EST TOUJOURS UNE DEFAITE DE L’ESPRIT

 

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Faustin-Archange Touadéra et Danielle Darlan : coulisses d’un bras de fer à Bangui

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Un courrier, daté du 14 octobre, a mis le feu aux poudres. Dans ce document, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Jean-Laurent Syssa-Magale, indique à la présidente de la Cour constitutionnelle, Danielle Darlan, que celle-ci est admise à faire valoir ses droits à la retraite et n’exercera plus, à compter du 31 décembre 2022, ses activités de professeure de droit à l’université de Bangui.

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Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 octobre 2022

 

Trois jours plus tard, le 17 octobre, c’est au tour du ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement et des Relations avec les institutions, Maxime Balalou de prendre le dossier en main. Dans un courrier – dont une copie est adressée à Danielle Darlan -, celui-ci demande à Jean-Laurent Syssa-Magale « de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin de faire procéder [au] remplacement » de la professeure d’université.

Or l’affaire n’a rien de la simple manœuvre administrative. Au palais présidentiel, où le chef de cabinet de Faustin-Archange Touadéra (FAT), Donatien Maleyombo s’occupe du dossier, on estime que le remplacement de Danielle Darlan à l’université de Bangui entraînera de facto son départ de la présidence de la Cour constitutionnelle.

En effet, si l’intéressée ne dispose plus de sa qualité d’enseignante-chercheuse en droit qui lui avait permis d’intégrer l’institution, elle devra la quitter.

 

Des soutiens à Bangui..

 

Selon nos informations, Faustin-Archange Touadéra est bien décidé à évoquer les articles 99 et 100 de la Constitution – qui prévoient les conditions d’admission et de remplacement à la Cour – pour obtenir le départ de Danielle Darlan de la présidence de l’institution. Il faut dire que celle-ci avait retoqué coup sur coup deux projets du chef de l’État relatifs à la cryptomonnaie et surtout, à une réécriture de la Constitution.

Le 23 septembre dernier, la spécialiste en droit public avait refusé de donner son blanc-seing à une réforme de la loi fondamentale voulue par le président centrafricain. Non consultée au préalable par FAT – ce qu’elle a jugé inadmissible -, elle avait publiquement indiqué son opposition – sur des bases légales – au projet qui permettrait notamment au chef de l’État d’effacer la limitation actuelle des mandats, et de se présenter à nouveau en 2026.

Un temps, tentée de quitter Bangui, où la pression du mouvement pro-Touadéra de Blaise Didacien Kossimatchi s’est faite de plus en plus forte, Danielle Darlan n’a toujours pas répondu à sa mise à la retraite, et choisi de rester en Centrafrique. La juriste y bénéficie du soutien de l’opposition, rassemblée au sein du Bloc républicain pour la défense de la Constitution, et d’une partie de la majorité présidentielle, menée par le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji.

mais un remplacement inéluctable ?

Danielle Darlan peut-elle gagner son bras de fer avec le pouvoir ? Ses soutiens affirment que les dispositions mises en avant par les partisans de son remplacement ne s’appliquent pas à la présidence de la Cour constitutionnelle. S’appuyant sur le statut général de la fonction publique centrafricaine, ils estiment que ce poste fait figure d’exception et qu’en évincer Danielle Darlan est de ce fait illégal.

Faustin-Archange Touadéra pourrait toutefois décider de passer outre. Fermement décidé à faire valider sa réforme constitutionnelle, le chef de l’État prévoit toujours, selon nos informations, de l’imposer en organisant un référendum au début de l’année 2023. Il jouerait ainsi la carte de la légitimité populaire. Mais plusieurs de ses soutiens estiment malgré tout qu’un avis favorable – et référendaire – d’une Cour constitutionnelle acquise à sa cause serait souhaitable.

Coup d’État

Le remplacement d’une Danielle Darlan frondeuse serait aussi nécessaire dans un deuxième scénario, dans lequel le président ne pourrait pas organiser de référendum, faute de moyens techniques et financiers. Si tel était le cas, Faustin-Archange Touadéra n’aurait alors d’autre choix que d’obtenir l’assentiment de la Cour constitutionnelle pour parvenir à ses fins. Il ne pourrait alors se passer d’un allié à la tête de l’institution.

« Politiquement, je ne vois pas comment le président peut faire machine arrière et ne pas remplacer Danielle Darlan. Ne pas le faire reviendrait maintenant à renoncer, au moins provisoirement, à son projet constitutionnel », estime un proche du gouvernement. « Les textes sont clairs : son remplacement est parfaitement illégal », s’indigne un député de la majorité contacté par Jeune Afrique. « Ce que veut faire Touadéra a un nom, c’est un coup d’État », ajoute notre source.

 À lire aussi : La folie du pouvoir, Touadera menace de dissoudre la cour constitutionnelle

 

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Touadera demande le limogeage de professeur Danièle Darlan de la Cour Constitutionnelle

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Avec la présence des mercenaires de la société russe Wagner et les militaires rwandais sur le territoire national, le Président Touadera se croit désormais un demi tout puissant. Après Dieu, c’est lui, et après lui, le SeigneurJésusChrist! Il n’a plus aucun respect pour les lois de son pays. Il vient d’engager une procédure totalement illégale pour le changement de la Professeur Danièle Darlan à la cour constitutionnelle. Et ce, quelques jours après sa mise à la retraite forcée par le chef de l’État.

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 octobre 2022

 

La procédure du limogeage de professeur Danièle Darlan de la Cour Constitutionnelle est engagée

 

Dans une note adressée à son collègue du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique, le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République, monsieur Maxime Balalou, sur ordre du président Touadera, demande à son collègue de l’enseignement de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin de faire procéder au remplacement de la Professeur Danièle Darlan  à la cour constitutionnelle conformément aux dispositions de l’Article 100 de la Constitution du 30 mars 2016.

« Me référant à la Notification nº472/MESRSIT/DIRACB/DRH/SP.22 du 14 octobre 2022, relative à la mise à la retraite de madame Danielle DARLAN, Professeur à l’Université de Bangui, Représentante des Enseignants du Supérieur à la Cour Constitutionnelle, élue par ses pairs, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires afin de faire procéder à son remplacement, conformément aux dispositions de l’Article 100 de la Constitution du 30 mars 2016 ».

À lire aussi : Selon Dr Ndui-Yabela :  la décision rendue vendredi par la cour constitutionnelle est la plus « médiocre »  

Que dit l’article 100 de la constitution du 30 mars 2022 ?

 

L’article 100 de la Constitution stipule que « en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif d’un membre, il est pourvu à son remplacement selon la procédure de désignation prévue à cet effet ». Le nouveau membre achève le mandat de son prédécesseur ».

Or, dans le cas d’espèce, Professeur Darlan  n’est ni concernée par le premier critère, elle n’est pas décédée, ni le deuxième, elle n’a pas démissionné, non plus, encore moins le troisième, c’està dire, elle n’est jamais été empêchée provisoirement puis après définitivement, cas de maladie dans la plus part des cas.

En plus, l’article 103 de la même Constitution stipule que « Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être ni poursuivis ni arrêtés sans autorisations de la Cour Constitutionnelle ».

Ceci dit, la procédure engagée par le Président de la République contre le Président de la Cour constitutionnelle, professeur Danièle Darlan est illégale et anticonstitutionnelle. Être Président de la République n’est pas être hors la loi.

Il faut qu’à un moment, les choses s’arrêtent.

Il y’a lieu de rappeler que le 23 septembre 2022, suite à la requête introduite par les leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), la cour constitutionnelle, dirigée par professeur Danièle Darlan  avait déclaré illégale et anticonstitutionnelle les décrets portant création du comité chargé de la rédaction d’une nouvelle constitution et ceux entérinant les membres dudit comité.  Ceci dit, la procédure de la révision de la constitution initiée par le Président de la République permettant de lui ouvrir la voie à une présidence à vie et verrouillée par les juges de la cour constitutionnelle le 23 septembre dernier. Ce qui suscite la colère  rouge du Président Touadera

À lire aussi : le chef d’une milice du président Touadera, Héritier DONENG, saisit la Cour constitutionnelle

 

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L’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13  nommé chef d’État – major du PRNC

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Dans un communiqué de presse publié en date du 13 octobre 2022, le parti pour le rassemblement centrafricain (PRNC), un groupe armé actif principalement dans le nord de la République centrafricaine, annonce avoir procédé, lors de sa dernière assemblée générale qui s’est tenue du 6 au 7 Octobre 2022 à DANGADERE dans la Vakaga à la désignation de certains de ses officiers et sous-officiers      à des postes de responsabilité dans le mouvement.

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Le nouveau chef d’État-major du PRNC Mahamed Ali alias B13. Photo CNC

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 17 octobre 2022

 

Touadera, un poison

 

Les Officiers et sous-officiers du parti pour le rassemblement centrafricain, réunis en assemblée générale du 6 au 7 Octobre 2022 à DANGADERE , ont débattu très largement sur la situation politique nationale et la sécurité.

« Nous sommes centrafricains opposants politiques au gouvernement et nous voulons la paix dans notre pays la RCA. Il est clair que notre Président actuel Touadéra installe une dictature avec ses mauvais choix et continue de maintenir un désordre total dans le pays avec les russes de Wagner qui commettent des crimes impunément,  déclare le PRNC dans son communiqué de presse. D’après ce groupe armé, le Président Touadera doit quitter impérativement la tête du pays pour que la paix revienne.

« Nous sommes contre un changement de notre constitution et Touadera doit partir pour que la sécurité triomphe enfin et que la RCA puisse prospérer. La paix nationale, régionale et celle de notre sous-région est menacée par Wagner et le Rwanda. La Russie qui s’est installée en Afrique de l’Ouest et plus particulièrement en RCA dont le respect et les valeurs traditionnelles et culturelles sont bafouées où on constate chaque jour une dégradation et la décadence de notre société », affirme le PRNC.

À lire aussi : Kossimatchi demande au Président Faustin Archange Touadera de démettre de ses fonctions le bâtonnier centrafricain Émile Bizon

 

Et le PRNC se réorganise

 

Ainsi, sous l’autorité de son président Nourd Gregaza, certaines personnalités dudit mouvement armé ont été nommé à de différents poste de responsabilité. Il s’agit de :

 

 

El politique :

Abdourahamane Tourkach : Coordonnateur Général

NAMAYEBA Ahmed Djido Atny : Chargé de Communication, porte-parole du mouvement

 

El Militaire :

Général de brigade Mohamed Ali alias B13 : Chef d’État-Major Général du PRNC

Général de brigade Abdoulaye Ahmed Abba Thom : Sous-Chef d’État-Major général, chargé de sécurité intérieure et maintien de l’Ordre

Général de brigade Hamadaye Adam Moussa : Sous-Chef d’État-Major Chargé des Opérations

Colonel ATTAHIR Oumar Zindre : Sous-Chef d’État-Major Doctrinal

Général de Brigade NOUBAKIVE Assane Alias Monde : Sous-Chef d’État-Major Logistique

Colonel Talib Assane : Commandant des Troupes d’Assaut

Colonel Bachir Guedia Alias Kagnalba: Commandant des Troupes, Chargé des Opérations spéciales

Commandant Mahamat Ahamat Ibrahim : Commandant des Gardiens des Élites

Capitaine Mahamat Assane : Chargé de la Logistique Adjoint

 

Sur cette liste communiqué par le PRNC, figure les noms de certains officiers du FPRC, RPRC , de la CPC et autres. Difficile à comprendre.

À lire aussi : carnage au village Ouadda Maïkaga, une dizaine des personnes tuées dans un acte de représailles d’un groupe armé

 

 

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Wilfried SEBIRO, ministre conseiller en communication du Président Touadera dans le viseur de la France

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Nathalie Yamb est une Camerounaise, elle s’est naturalisée Suissesse, et profite merveilleusement de la belle vie en Europe et vilipende l’Occident. Paradoxe, incohérence ? Mais avec ce paradoxe, la France a décidé de frapper dur. Elle a interdit la Suisso camerounaise Nathalie Yamb  sur son territoire. Mais la surprise est que dans la décision du ministère français de l’Intérieur, le nom de monsieur Wilfried SEBIRO, ministre et conseiller en communication du Président Touadera y figurent. Pourquoi ?

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Wilfried Sebiro, image profil Facebook.

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 19 octobre 2022

 

Wilfried SEBIRO dans le viseur de la France

 

Le cas de la Camerounaise Nathalie Yamb à fragmentation sur Maurice Wilfried SEBIRO, ministre conseiller en communication de Touadera.

Selon le gouvernement français,  madame Nathalie Yamb  entretient une proximité avec  monsieur Maurice Wilfried SEBIRO, ministre – conseiller en communication de la présidence centrafricaine et principal artisan de la propagande anti-française à Bangui (République centrafricaine) . Ceci dit, selon les autorités françaises, Wilfried SEBIRO serait à l’origine  d’une  intense campagne de désinformation anti-français en Centrafrique.

D’après le ministère de l’intérieur français, dans la campagne  menée contre les Occidentaux  , les Français sont considérés comme des faux jetons néocolonialistes, et que les Casques bleus de la Minusca sont des incompétents.

Pour monsieur Wilfried SEBIRO, cette décision des autorités françaises n’est pas fondée sur des réalités. Elle ne s’est basée que sur un tissu de mensonges. Mais ce qui est plus étonnant pour lui, c’est quand la radio  France internationale (RFI) évoque le sujet, aucun de ses collègues de la présidence de la République, encore moins ceux du gouvernement se permet de le défendre.

« RFI m’attaque illégalement et je ne vois aucune réaction de mes collègues de la présidence ni du Gouvernement. Nous sommes en Centrafrique, pays de tous les paradoxes”, a-t-il réagi sur les réseaux sociaux.

À lire aussi : Centrafrique : Fidèle Gouandjika, ministre conseiller de Touadera,  affirme que c’est Vladimir Poutine qui paye les mercenaires  russes

 

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Le chef rebelle Abakar Sabone fait à nouveau de clin d’œil aux autorités tchadiennes

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Né en Centrafrique de mère et père centrafricains de confession musulmane, le chef rebelle Abakar Sabone a déclaré samedi dans les médias qu’il a désormais abandonné définitivement sa nationalité centrafricaine en faveur de celle du Tchad. Une déclaration qui a fait autant de bruit sur les réseaux sociaux que dans les rues de la capitale centrafricaine. Mais qu’est-ce qui a poussé cet ancien chef rebelle à faire une telle déclaration? S’agit-il d’un clin d’œil aux autorités tchadiennes?

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Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 octobre 2022

 

Le chef rebelle Abakar Sabone n’est plus centrafricain

 

Franchement, le chef rebelle Abakar Sabone est un homme qui n’a plus sa tête sur ses épaules. Il sait qu’il a choisi la voie des armes dans son pays. Il devrait être capable de le supporter, même dans le moment difficile. Grâce aux armes qu’il a décidé de porter qu’il il est devenu populaire non seulement en Centrafrique, mais dans toute l’Afrique. Grâce aux armes qu’il a décidé de porter qu’il est devenu ministre, conseiller à la présidence et que certaines personnes l’appellent, son Excellence.  Il a travaillé sous les régimes de Patassé, Bozizé, Djotodia, Samba-Panza. Mais si aujourd’hui il a multiplié en vain de clin d’œil envers le Président Touadera, et que sa demande d’adhésion au parti au pouvoir est rejetée, et sa demande de renouvellement de passeport centrafricain est bloquée par deux ministres du gouvernement, il sait qu’il doit le supporter. Ce n’est pas tout le temps qu’on doit avoir satisfaction. La demande de renouvellement de passeport de l’ancien Président François Bozizé avait également été bloquée par les autorités en place, mais celui-ci ne dit rien.  Mais le chef rebelle Abakar Sabone, c’est la tête qui fait énormément de bruit pour rien. Dans sa déclaration, il a dit ceci :

« J’ai servi à de divers niveaux dans ce pays. Je me suis lancé dans la politique. C’est le pays où j’ai grandi et je suis né, j’ai étudié. Mais si aujourd’hui je reviens vous dire que j’ai une déclaration très importante à faire, et c’est un très important historique d’ailleurs. Le bois, même s’il passe mille ans dans le fleuve, ne peut jamais se transformer en poisson. Et malheur à celui qui renie sa racine, son origine. Et nos frères de Centrafrique, souvent on nous chante à l’oreille : ” vous n’êtes pas chez vous. Vous êtes des Tchadiens. Vous n’êtes pas des Centrafricains de souche. Rentrer chez vous”. Malgré que nous avons déployé toute notre vie pour ce pays. Nous avons investi à plus de divers niveaux.

Alors, aujourd’hui plus de cinquante ans, j’ai jugé utile de venir dire ici haut et fort officiellement, parce que votre chaîne est écoutée à travers le monde,  qu’à partir de moment où je vous parle,  monsieur Sabone n’est plus centrafricain.  À partir du moment où je vous parle, je suis tchadien, et je suis chez moi, je suis parmi ma famille et je suis sur ma terre.

Je ne veux jamais m’ingérer encore dans   les affaires, au moment où je vous parle, de la République centrafricaine. Je tourne définitivement cette page. Je suis à partir d’aujourd’hui tchadien à 100%. Et si  j’ai voulu faire cette déclaration, parce que Sabone est un homme public connu sur la scène nationale et internationale.  

Beaucoup au Tchad me connaît, les autorités aussi, en Centrafrique et partout en Afrique ».

À lire aussi : arrestation de Monsieur Mahamat Abdoulaye Garba, son domicile perquisitionné, 9 millions de francs CFA  emportés, certains officiers de l’UPC en débandade

 

Réaction sur les réseaux sociaux et à Bangui

 

Sur les réseaux sociaux, après sa déclaration, des commentaires fusent de partout. Certains parlent d’un bon débarras, d’autres d’un clin d’œil aux autorités tchadiennes, tandis que quelques uns se posent de question de savoir si le chef rebelle Abakar Sabone a déjà déposé la demande de sa nationalité tchadienne?  Selon eux, on ne peut pas renier sa nationalité par une simple déclaration sur les réseaux sociaux. Il faut la notifier d’abord à la justice de son pays.

« Le chef rebelle Abakar Sabone a dit qu’il est centrafricain de naissance de père et mère. Donc  il n’est pas centrafricain par naturalisation. Même dans le deuxième cas, il doit aussi la notifier aux autorités compétentes. Et même la nationalité acquise par le droit du sol, ne peut jamais être révoqué,  jamais », explique un Centrafricain dans la rue à Bangui.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Nourredine  Adam prévient, Bangui va tomber bientôt :  « Touadera et moi nous serons à la CPI 

 

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CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR DE BANGUI TRAVESTIT LE DROIT POUR SE VENGER DE LA PRÉSIDENTE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE.

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Au lendemain des décrets présidentiels portant admission à la retraite de certains enseignants du supérieur, c’est le tour du ministre chargé de l’enseignement supérieur ainsi que de son collègue chargé du secrétariat général du gouvernement de s’inviter dans l’arène. Dans une intervalle de trois (3) jours, les deux ministres ont produit chacun en ce qui le concerne un communiqué invitant d’une part la présidente de la cour constitutionnelle à jouir de ses congés libératoires et d’autres part de prendre des dispositions de son remplacement conformément aux dispositions de l’article 100 de la constitution du 30 mars 2016.

Centrafrique.org/Centrafrique-de-la-modification-a-la-reecriture-dune-nouvelle-constitution-les-methodes-de-tatonnements-trahit-les-velleites-de-confiscation-illegale-du-pouvoir/bernard-selemby-doudou/” rel=”attachment wp-att-59324″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article. Photo courtoisie
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie

 

 

Rédigé par Bernard Selemby Doudou, juriste

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 octobre 2022

 

Au demeurant, pour faciliter la compréhension et la fluidité de la problématique, il apparaît important de rappeler le mode de désignation des membres de la noble cour constitutionnelle.

 

En effet, selon les termes de l’article 99 de la constitution, la Cour constitutionnelle est un organe paritaire composé de neuf membres c’est à dire deux (2) magistrats désignés par leurs paires, deux avocats, deux enseignants-chercheurs, d’un membre nommé par le président de la république, d’un membre nommé par le président de l’assemblée nationale et enfin d’un membre nommé par le président du sénat. Ainsi lors de la première session, les membres désignés élisent en leur sein un président parmi les membres juristes qui sera ensuite entériné par décret du président de la république. Selon le document produit par le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, la présidente de la cour constitutionnelle admise à la retraite perd son statut d’enseignant-chercheur et par voie de conséquence ne peut être représentée à la dite cour. La logique linéaire semble lui donner raison mais il ignore que le droit est une science qui exige de la rigueur et obéit à des règles.

 

Article 100 de la constitution

 

En évoquant l’article 100 de la constitution du 30 mars 2016 pour soutenir ses argumentations, nous allons scruter par la méthode éliminatoire la substance de cette prescription constitutionnelle. En effet, l’article 100 de la constitution évoque trois cas de remplacement c’est à dire le décès, la démission et l’empêchement définitif. On se rend visiblement compte que la présidente de la cour constitutionnelle n’a pas démissionné, ni morte. Pour comprendre la notion d’empêchement, il faut savoir faire le distinguo entre la « loi » et « l’esprit de la loi ». Dans le cas de l’article 100, le législateur fait allusion aux obstacles de nature à empêcher la présidente de la cour constitutionnelle à effectuer sa mission telle une incapacité physique ou mentale, une condamnation définitive, une maladie de longue durée ou handicapante etc…Peut-on limoger le bénéficiaire d’une fonction élective sur la base de texte qui n’existe pas ? L’article 100 susvisé est-il applicable dans le cas d’une admission à la retraite ?

 

Professeur Darlan n’est ni concernée par les critères mentionnés

 

À l’arrivée, la constitution du 30 mars 2016 a omis de prévoir le cas de l’espèce c’est à dire d’un départ à la retraite d’un ou plusieurs membres de la cour constitutionnelle…l’on se retrouve ainsi devant un vide juridique. Ne pouvant inventer ou Imaginer le droit au risque de frôler l’illégalité ou l’arbitraire et dans le doute l’application de l’article 102 s’impose : «  les membres de la cour constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat ». À cette allure, la démocratie centrafricaine est en réelle danger si le coup d’état constitutionnel promis par le ministre conseiller spécial du président de la république venait à se confirmer…le 49-3 à la française pour passer en force. La haine et la vengeance sont devenues virales…elles emportent tout sur son passage…au delà de toutes velléités, nous appelons le garant de l’unité nationale à la raison.

 

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

À lire aussi : REPONSE DE MAITRE CREPIN MBOLI-GOUMBA A MONSIEUR NDUI-YABELA

 

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En Centrafrique, quand l’état-major des armées appuie des fake news propagées par Wagner

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Si à l’étranger les gens pensent que la République centrafricaine dispose d’une armée nationale digne de ce nom et capable de défendre l’intégrité de son territoire, ils se trompent largement. Dans ce pays, l’armée est sous contrôle total de la société de mercenariat russe de Wagner qui dicte sa propre loi, et que l’état-major ne fait que l’exécuter. C’est exactement le cas des fake news propagées par Wagner  , et repris intégralement par l’état-major. Malheureux pour ce pays!

Centrafrique.org/rca-grogne-au-sein-de-larmee-apres-le-dernier-tableau-davancement-des-officiers/le-chef-detat-major-des-forces-armees-centrafrcaines-zephirin-mamadou-le-mardi-24-decembre-2019-au-camp-kassai-pareutm-rca/” rel=”attachment wp-att-35741″ data-wpel-link=”internal”>le chef d'État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 19 octobre 2022

 

L’état-major des armées appuie des fake news propagées par Wagner

 

Le lundi 10 octobre dernier, la Minusca, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique avait démenti catégoriquement la fausse information publiée par la radio russe Lengo Songo au sujet de l’apport des mercenaires de Wagner aux Casques bleus du Bangladesh tombés dans une attaque à l’engin explosif le 3 octobre dernier près de koui, au nord-ouest de la République centrafricaine.

« Je tiens à apporter un démenti ferme sur cette information. Lorsque l’incident  était arrivé, la Minusca était en train d’effectuer une patrouille de nuit. Aucun contact n’avait eu lieu après l’incident  avec une personne étrangère à la Minusca. Donc  je suis étonné de voir  cette information qui circule selon laquelle des gens auraient apporté une aide à la Minusca. Donc cette information est mensongère, et en aucun cas les unités sur le terrain n’auraient reçu de l’aide  médicale d’une tierce personne… », déclare le porte-parole de la Minusca.

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L’État-major marionnette

 

Pour l’état-major des armées, la Minusca a menti. Ses partenaires de Wagner ont bel et bien reçu l’aide de la part de ces mercenaires de Wagner. Ainsi, il tient à remercier monsieur Alexandre Ivanov, chef de Wagner en Centrafrique. (L’état-major des armées appuie des fake news propagées par Wagner).

 

« Monsieur ALEXANDRE IVANOV, chef de la communauté des officiers pour la Sécurité internationale (COSI).

Monsieur.

En date du 04 octobre 2022, proche de la ville de Koui de Gaulle dans la préfecture de l’Ouham-Péndé au nord de Bouar en République Centrafricaine, une voiture pick-up

du contingent Bangladais de la MINUSCA a explosé, suite à son passage sur une mine anti-char faisant des victimes, Ainsi, vous avez intervenu pour prêter secours à ces personnels de la MINUSCA en difficulté en leur apportant des soins d’urgences et en leur administrant une thérapie antichoc afin d’arrêter l’hémorragie et stabiliser l’état d’un blessé avant l’arrivée du soutien en évacuation sanitaire de la MINUSCA.

Suite à ce geste, l’état-major des armées vous exprime sa gratitude pour l’assistance rapide à travers le soutien médical au personnel de la MINUSCA sinistré.

Aussi, je saisis cette occasion pour féliciter ce professionnalisme que vous ne cessez de témoigner auprès de la population et les autres acteurs engagés dans la recherche de la paix en RCA.

Veuillez croire à l’assurance de notre parfaite collaboration », affirme l’État-major dans sa correspondance  à la COSI, une entité de Wagner en Centrafrique.

Hors mis le caractère approximatif  du texte, l’état-major des armées est complice de la propagation des fausses nouvelles par la société Wagner.

Alors, les centrafricains se demandent à quand la fin de cette tragicomédie à la Soviétique  ?

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Égorgement de 3 éleveurs peuls par des soldats FACA, les suspects arrêtés

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L’information vient de parvenir à la rédaction du CNC. D’après les sources sécuritaires contactées, des soldats FACA ainsi que leurs auxiliaires qui ont participé samedi dernier à l’égorgement des trois éleveurs peuls dans le village Mbinai  auraient été arrêtés par les mercenaires de Wagner et ramenés à koui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham-Péndé.

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Rédigé par Gaël Boberang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 octobre 2022

 

Le samedi 15 octobre, dans le village Mbinai, situé à environ 12 kilomètres de bang en allant vers la frontière du Cameroun, 3 éleveurs peuls avaient été égorgés par des soldats FACA.

Les trois victimes, selon notre correspondant dans la localité, étaient toutes des importants éleveurs peuls centrafricains en exil vers le Cameroun. Cependant, ces trois hommes gardent toujours leur troupeau sur le sol centrafricain sous la surveillance de leurs travailleurs.  C’est ainsi que le samedi dernier, ils ont traversé la frontière pour venir rendre visite à leur troupeau.  Malheureusement, à leur arrivée sur le sol centrafricain, ils ont été arrêtés par des soldats FACA basés dans la localité.  Sans se poser des questions,  les FACA et leurs auxiliaires les ont conduits à 10 mètres dans la forêt  et procéder à leur égorgement.

À lire aussi : Inquiétude au sommet de l’État :  tous les chefs rebelles alliés du pouvoir sont désormais placés sous stricte surveillance

 

Selon d’autres informations recueillies, les suspects , après la commission des faits, ont récupéré 11 bœufs, les motos et l’argent appartenant aux victimes. Une partie des bœufs a été vendue par les suspects à Bocaranga, d’autres à Ndjim. Les autorités camerounaises locales étaient aussi en colère. Elles ont exprimé leur mécontentement aux autorités centrafricaines. Ce qui a poussé les mercenaires de Wagner à procéder ce mardi 18 octobre à l’arrestation des suspects : six soldats FACA et leurs auxiliaires.

Ramenés à koui, les six suspects et leurs auxiliaires ont été tabassés et torturés en public avant de les conduire à une destination inconnue.

Entre temps, les habitants du village Mbinai, informés de l’arrivée prochaine d’un nouveau détachement soldats FACA dans leur localité,    ont exprimé leur refus catégorique de les accueillir. D’après eux, les soldats FACA, quand ils commettent souvent les exactions, ce sont eux qui payent les prix après les représailles.

Justement, les rebelles de 3R ont lancé lundi un nouvel ultimatum aux soldats FACA.

Affaire à suivre…

Affaire à suivre…

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