Les partisans du Président Touadera annoncent une mobilisation générale contre l’opposition
Bangui, République centrafricaine – Le pouvoir de Bangui n’a pas apprécié la grosse humiliation faite par les rebelles de la CPC à l’armée nationale que le Président de la République Faustin Archange Touadera a promis depuis 7 ans de moderniser. Prenant en otage une vingtaine des soldats en seulement deux heures d’affrontements, la CPC voudrait prouver au Président de la République que son nouveau plan stratégique est nul. Mais ce dernier, au lieu de voir la réalité en face, préfère accuser l’opposition démocratique d’avoir planifié la prise d’otages de ces soldats FACA.
Centrafrique.org/rca-commemoration-de-la-journee-du-defenseur-plusieurs-dizaines-des-jeunes-se-sont-rassembles-autour-du-monument-russe-a-bangui/blaise-didacien-kossimatchi-lors-de-son-interview-avec-les-journalistes/” rel=”attachment wp-att-54247″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Blaise-Didacien-Kossimatchi-lors-de-son-interview-avec-les-journalistes-450×338.jpg” alt=”Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes” width=”450″ height=”338″ />Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 27 février 2023
Les partisans du Président Touadera annoncent une mobilisation contre l’opposition
Ainsi, depuis une semaine, les jeunes partisans du Président Touadera, le MCU, entendent organiser une grande mobilisation afin de pousser les familles des soldats capturés à se révolter contre l’opposition démocratique.
« Mobilisation générale contre l’opposition qui a planifié la prise d’otages des FACA. Deuxième Réunion lundi à 16h pour définir la nouvelle stratégie.
Lieu de place scorpion », ont annoncé les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera sur les réseaux sociaux.
D’autres, encore plus radicaux, ont promis l’enlèvement ou l’assassinat pur et simple de certains leaders du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC). Et ils ne se cachent même pas. Bien au contraire.
Rappelons que le Président de la République, dans ses nombreuses déclarations à la presse, accuse régulièrement l’opposition démocratique d’être de connivence avec les groupes armés de la CPC. Une histoire de copier à la lettre la politique de Poutine, le Président russe.
Bangui, République centrafricaine – Une enquête indépendante a été mandaté le 31 janvier 2023 par des experts de l’Organisation des Nations Unies sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par le groupe paramilitaire privé russe Wagner.
Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, à l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi 21 septembre 2022. PHOTO EDUARDO MUNOZ, REUTERS
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 27 février 2023
L’Organisation des Nations Unies va-t-elle s’intéresser au sort de la RCA?
Présente depuis 2018, la société militaire privée a fait miroiter au président Touadéra la paix, dans un pays en lutte, en échange d’une présence permanente et exclusive de ce dernier à la présidence de la Centrafrique. Mais cette collaboration ne s’est pas arrêtée à un accord « paix-pouvoir », il fallait bien payer la présence des Russes. C’est avec des concessions minières, en plus d’une grande partie des salaires que l’Etat centrafricain s’est offert « ses » mercenaires.
Depuis 2018, la paix n’est toujours pas arrivée, contrairement aux exactions. Les experts de L’Organisation des Nations Unies ont reçu de nombreux récit d’exécutions sommaires, d’actes de torture, de viols, de charniers, d’abus sexuels en tout genre, de pillages, de prédation, de détention arbitraire et de disparitions inquiétantes dans l’ensemble du territoire de la part des alliés russes.
Plusieurs pays occidentaux accusent le président Touadéra
Ces pays occidentaux pointent du doigt le Président Touadera de s’être adjoint les services de la société russe Wagner aux agissements controversés depuis de nombreuses années. Le trop grand nombre de crimes contre l’humanité commis par les russes, en Centrafrique, au Mali, en Syrie, en Libye, au Mozambique, en Ukraine et bientôt au Burkina-Faso ont conduit le gouvernement américain à placer le groupe paramilitaire de Evgueni Prigogine sur la liste des organisations criminelles internationales fin janvier 2023. (L’Organisation des Nations Unies).
Lors de cette annonce, le porte-parole du conseil de sécurité national de la Maison-Blanche, John Kirby, a assuré que les Etats-Unis travaillent « sans relâche pour identifier, exposer et viser tous ceux qui assistent Wagner ». Cette déclaration pourrait engendrer des retombées néfastes pour les pays africains collaborant honteusement avec l’organisation criminelle Wagner.
C’est donc une vague d’espoir pour toutes les victimes de cette « organisation criminelle qui commet de vastes atrocités et abus de droits humains », abonde John Kirby
La diplomatie européenne s’oppose également à Wagner, car elle a vu, notamment en République Centrafricaine, « le potentiel déstabilisateur des russes, les exactions contre les populations, la perte de souveraineté de l’Etat, la prédation des ressources et l’échec sur le plan opérationnel ». (L’Organisation des Nations Unies).
Wagner détruit la Centrafrique à petit feu
Dès 2021, les experts de L’Organisation des Nations Unies ont mentionné que « en République centrafricaine, des instructeurs russes ont commis des violations du droit international humanitaire telles que le recours excessif à la force, des meurtres indiscriminés, l’occupation d’écoles et des pillages à grande échelle, visant notamment les organisations humanitaires ».
En Centrafrique, les hommes de Wagner se sont imposés dans les milieux politiques, économiques et sécuritaires et c’est avec amertume que le peuple centrafricain, constate la destruction du pays par le pillage et le bradage des ressources naturelles du pays. La présence Wagner pose problème, aussi bien en RCA qu’au Mali, car une puissance étrangère intervient pour un prétexte qui est de sécuriser les deux pays, mais dont les comportements sont contraires à leur mission comme le note le politologue sénégalais Moussa Diau.
C’est ainsi que Centrafricain et Malien espèrent attirer l’attention du secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres, dans les plus brefs délais, avec l’aide des ONG (comme l’ONG américaine « The Sentry », experte en enquête sur les bénéficiaires des crimes de guerre aficain) et autre groupes de média s’intéressant à leur sort. Le départ des mercenaires du groupe criminel Wagner serait alors à l’ordre du jour.
Bangui, République centrafricaine – La République centrafricaine est un pays enclavé d’Afrique centrale et immensément riche en ressources naturelles avec une population avoisinant cinq (5) millions d’habitants inégalement répartie sur l’ensemble du territoire national. Cette paisible et docile population est souvent la proie des prédateurs politiques qui commanditent des guerres cycliques pour la conquête, la confiscation du pouvoir de l’Etat.
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie
Rédigé par Bernard Selemby Doudou
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le dimanche 26 février 2023
Sous perfusion de la communauté internationale depuis plus d’une décennie, l’ordre constitutionnel rétablit sous l’emprise de la tolérance est encore très fragile et ne tient qu’à un fil.
Pour sécuriser son régime, le pouvoir de Bangui a grillé le circuit diplomatique pour sceller un accord mortifère avec les paramilitaires russes de Wagner.
Il apparaît important de rappeler que cette nébuleuse s’est majestueusement enracinée au cœur du pouvoir de Bangui en assurant la sécurité du président de la république, en soutenant ou appuyant les forces armées, en exploitant à grande échelle les ressources minières et forestières voire le contrôle des recettes fiscalo-douanières.
Selon les différents rapports accablants des experts du « National Sécurity Council » hiérarchiquement rattaché à la Maison Blanche, des experts de l’ONU et des organisations non gouvernementales, ce groupe de mercenaires constitué majoritairement d’anciens prisonniers ou de repris de justice capitalise d’innombrables exactions, intimidations, harcèlements et violations des droits humains sur la population civile ainsi que les forces de défense nationale irritant ainsi la communauté internationale et les organismes de défense des droits de l’homme.
Le deal d’accompagnement américain
C’est dans ce contexte agitant où l’avenir de la nation est incertain et craintif que le bureau ovale de la Maison Blanche propose un « deal » d’accompagnements assorti d’un ultimatum de 52 semaines soit 8760 heures de réflexion au pouvoir de Bangui en contrepartie du divorce non négocié d’avec les paramilitaires russes.
Face à cet embarras de choix dans une ambiance stratosphérique qui met le pouvoir de Bangui dans une position inconfortable du marteau et de l’enclume, le citoyen lambda s’interroge :
L’offre des autorités américaines au pouvoir de Bangui constitue t-elle un chantage ou simplement un plan de repêchage ?
Comment expliquer le silence des américains depuis le déploiement des Wagner en Centrafrique ?
Qu’est-ce qui se cache derrière ce réveil tardif, brutal en méprisant à escient les traditions diplomatiques ?
Par pur respect au principe de souveraineté des États, pourquoi voit-on la main invisible de la France derrière cet ultimatum américain ?
La concurrence géostratégique des deux premières puissances mondiales en dehors de leurs frontières respectives est-elle bénéfique pour le peuple centrafricain ?
Les autorités de Bangui peuvent-elles opposer l’orgueil de souveraineté pour repousser le plan inédit de repêchage de la Maison Blanche ?
Au delà de cet ultimatum, qu’est-ce qui adviendrait au pouvoir de Bangui en cas de rejet de l’offre ?
L’offre américaine qui s’apparente en filigrane à une menace compromettrait-elle le processus référendaire visant à confisquer indéfiniment le pouvoir de l’Etat ?
Enfin, si le président de la république avalise la proposition américaine, quel sera son sort dans les jours à venir sachant que les paramilitaires russes détiennent tous les leviers du pouvoir ?
Aucune trajectoire cartésienne se profile
À la lecture de tout ce qui précède, aucune trajectoire cartésienne se profile et l’embarras de choix transmets des signaux incontournables de fin de parcours.
N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effet…mais malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Que Dieu protège notre fragile démocratie chèrement acquise au prix du sang de milliers de nos concitoyens et nous épargne des éventuels troubles sanglants.
Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Faustin-Archange Touadéra tente de se réconcilier avec Emmanuel Macron
Bangui, République centrafricaine – Très engagé auprès de la Russie et des mercenaires de Wagner, le président centrafricain souhaite cependant renouer avec Paris. Il a discrètement initié un rapprochement avec son homologue français, qu’il souhaite rencontrer au Gabon dès le 2
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Rédigé par Jeune Afrique
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 25 février 2023
S’oriente-t-on vers un virage diplomatique de grande ampleur de la part de Faustin-Archange Touadéra ? Selon nos informations, le président centrafricain souhaite travailler à un réchauffement des relations entre son pays et la France, mises à mal depuis plusieurs années par la présence et l’influence des Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui.
Faustin-Archange Touadéra a ainsi délégué à Paris, début 2023, l’un de ses proches collaborateurs, un spécialiste du renseignement bénéficiant du rang de ministre. Celui-ci avait pour objectif de faire passer aux autorités françaises le message selon lequel Bangui serait prêt à renouer avec Paris et à prendre quelque peu ses distances avec Moscou.
Une partie de l’entourage du chef de l’État centrafricain estime en effet que l’influence de Wagner en Centrafrique est devenue trop grande, en particulier dans les domaines minier et économique. Elle milite pour une normalisation des relations avec la France, mais aussi avec les États-Unis, qui ont récemment initié une politique de la main tendue avec Bangui.
En marge du One Forrest Summit
Les hommes d’Evgueni Prigojine restent cependant en position de force, grâce à des connexions privilégiées au sein du gouvernement et de l’appareil d’État centrafricain, qui s’étendent de l’influent ministre-conseiller Sani Yalo au ministre de l’Élevage et de la Santé animale, Hassan Bouba, en passant par le titulaire du portefeuille de la Défense, Rameaux-Claude Bireau.
Selon nos informations, Faustin-Archange Touadéra doit se rendre à Libreville, au Gabon, où il espère rencontrer Emmanuel Macron le 2 mars prochain. Le président français sera en effet présent en terres gabonaises pour le One Forrest Summit, avant de se rendre en Angola, au Congo-Brazzaville puis en RD Congo.
Bangui, République centrafricaine – Les tensions entre la société militaire privée russe Wagner appartenant à Evguéni Prigojine, et l’armée russe présulte des conséquences désagréables pour les gouvernements africains qui emploient les Mercenaires russes. Les hommes de Prigojine ont déjà mis au pas en Ukraine, la prochaine étape peut très bien être le démontage de la présence de Wagner sur le sol étranger.
Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia
Wagner tombe en disgrâce auprès des autorités russes
Le conflit entre Wagner et l’armée russe est né de la participation du SMP à l’invasion russe de l’Ukraine. Après que les mercenaires ont commencé à souffrir de lourdes pertes, Prigojine a personnellement accusé des hauts gradés de jalousie professionnelle et de refus de fournir à ses combattants des munitions. Le ministère russe de la Défense n’a fait aucun commentaire sur la question.
Les attaques verbales de Prigojine n’ont eu aucun impact sur la situation sur le terrain, et Wagner a continué de subir les pires pertes dans les tentatives de capture des villes ukrainiennes de Soledar et de Bakhmout. Pour compenser les pertes massives, le SMP a commencé à recruter des prisonniers, à qui on a promis le pardon en échange de l’inscription aux rangs de Wagner. On pense que l’afflux de prisonniers a augmenté le nombre d’opérateurs de la SMP jusqu’à 30 000, tandis que le nombre de pertes des mercenaires depuis le déclenchement du conflit ukrainien est estimé à 10 000 au minimum.
Des mercenaires en fuite
Le taux de rotation élevé au sein du SMP a été rapidement suivi par une augmentation des conflits internes. De nombreux prisonniers enrôlés ont préféré se rendre à l’armée ukrainienne. Certains ont été échangés contre des captifs ukrainiens et sont retournés en Russie, où ils ont connu un sort violent. La vidéo de l’exécution extrajudiciaire d’Evguéni Nuojine, tué à coups de masse, est devenue virale sur les chaînes Telegram russes.
Un autre déserteur de Wagner, Andreï Medvedev, a réussi à s’échapper en Norvège. Contrairement à Noujine, il a rejoint le SMP volontairement et était un commandant d’unité. Medvedev dit qu’il a décidé de rcouper les liens avec Wagner en raison de la négligence totale pour la vie des combattants de rang par le commandement. Il il prétend également qu’il a été témoin des exécutions sommaires des membres de Wagner qui ont refusé de se battre.
Un opérateur de Wagner qui se trouve en ce moment au Mali confirme que la SMP a peu de respect pour la vie des soldats et donne la priorité à la capture d’actifs précieux. Il suggère que Prigojine cherche principalement à établir un contrôle sur les sources de revenus, et Wagner n’est qu’un outil, bien que puissant, pour atteindre cet objectif et réaliser d’énormes bénéfices.
«Wagner n’a jamais compté ses pertes
Rappelez-vous le 8 février à Deir Ezzor, rappelez-vous l’Afrique. C’est la même chose partout », explique le mercenaire qui a demandé à ne pas mentionner son nom pour des raisons de sécurité.
Le 8 février 2018 dans la province syrienne de Deir Ezzor Wagner en une seule journée a subi les pertes les plus lourdes depuis que la SMP a rejoint l’opération russe en Syrie. Les mercenaires ont tenté de capturer le champ pétrolier de Conoco contrôlé par les Forces démocratiques syriennes dirigées par les Kurdes. Les Kurdes ont reçu de l’aide de l’Américaines, qui ont frappé les mercenaires avec tout ce qu’ils avaient, de l’artillerie de campagne aux hélicoptères de combat, jusqu’à ce que pratiquement chacun d’eux soit tué. Le nombre exact de combattants décédés ce jour-là reste inconnu, mais diverses sources le mettent à des dizaines, voire des centaines de victimes.
«Mais tout cela n’est rien comparé à ce qui se passe en Ukraine
C’est un vrai broyeur à viande, un tapis roulant: des prisonniers [enrôlé] à l’entrée, des sacs [avec des corps] à la sortie. Pour lui, les gens ont toujours étaient de la merde », explique le mercenaire, en exprimant un dégoût palpable pour le fondateur de la SMP.
Cet opérateur de Wagner estime qu’en Ukraine, Prigojine poursuit les mêmes objectifs qu’en Syrie, en Libye et en Afrique, et ils n’ont rien à voir avec son discours pompeux. Prigojine a appelé les mercenaires «héros» qui «se battent pour leur patrie» et «défendent les intérêts russes». Le fondateur du SMP lui-même aurait reçu – pas une mais trois fois selon les rumeurs – le titre de héros de la fédération de Russie, le prix national le plus élevé de Russie.
«D’abord et avant tout, Prigojine est un homme d’affaires. Il comprend que tout doit apporter des profits et ne fait rien sans raison. Il va où les autres ont peur d’aller et font d’énormes gains. Phosphates en Syrie, or au Soudan, or en RCA, minéraux ici au Mali – c’est beaucoup d’argent. Bien sûr, je ne crois pas qu’il se bat pour la patrie en Ukraine. La situation s’aligne sur ses intérêts, c’est tout. C’est de l’argent de sang, rien de plus », raisonne le combattant Wagner.
En effet, les actifs étrangers ont rapporté Prigojine au moins 250 millions de dollars, selon Financial Times. Cela tient compte des revenus officiellement déclarés d’Europolis, Mercury et M-Invest, les firms affiliés à l’homme d’affaires russe. M-Invest exporte de l’or soudanais, tandis que Europolis et Mercury traitent des champs pétroliers et gaziers syriens. De plus, la présence de Wagner en RCA peut augmenter les bénéfices à somme énorme de milliard de dollars, selon les évaluations des responsables américains obtenus par Politico.
Les responsables américains croient également que les efforts assidus pour capturer le Bakhmout ukrainien, une ville qui ne possède aucune valeur militaire stratégique, pourrait être lié à l’intérêt de Prigojine pour les mines locales de sel et de gypse. Les mines peuvent rapporter des millions de dollars de bénéfices, fournissant une explication beaucoup plus rationnelle à l’obsession de Prigoshin pour Bakhmout que ses déclarations sur le sujet de la «défense de la patrie».
“Tous ces mots pompeux de la Russie, des ancêtres et de l’histoire, du devoir et de l’honneur – ce n’est qu’un déguisement. Il est après l’argent, les diamants et l’or », admet le mercenaire.
La chute de Wagner
Ironiquement, ce sont les grands discours de Prigojine et ses ambitions ukrainiennes qui ont causé la chute de Wagner. Les autorités russes ont probablement calculé que le seigneur de guerre est devenu trop influent – et trop dangereux. L’ancien prisonnier lui-même (Prigojine a été condamné pour vol qualifié en URSS et a passé 8 ans en prison) a franchi une ligne en attaquant des responsables russes et perdu son autonomie opérationnelle en Ukraine. Ce qui vient ensuite, c’est de couper Wagner de ses sources de revenus étrangères, et c’est une mauvaise nouvelle pour tous les clients de la SMP. Les gouvernements qui comptent sur Wagner devraient probablement commencer à rédiger des plans d’urgence et se préparer à se débrouiller seuls sans l’aide des mercenaires russes.
Bangui, République centrafricaine– Après la débâcle de l’armée nationale face aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans plusieurs localités centrafricaines, des voix s’élèvent de plus en plus dans le pays pour demander le limogeage du chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou, mais aussi de son cousin, le général Freddy Johnson Sakama, chef de l’opération militaire de l’armée nationale pour incompétence notoire.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le Vendredi 24 février 2023
Le général Zéphirin Mamadou, un chef d’état-major incompétent
Ancien enfant de troupe, monsieur Mamadou avait fini son école secondaire par l’obtention d’un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) en électricité au lycée technique de Bangui. Non titulaires d’un baccalauréat secondaire, ses parents, bien placés à l’époque du Président André Kolingba, ont négocié son admission à l’école des officiers. Mais depuis sa sortie de l’école militaire, monsieur Zéphirin Mamadou n’a jamais commandé une unité de combat.
Formé à la transmission militaire au Tchad avant d’intégrer l’école des officiers, monsieur Mamadou évolue dans ce domaine jusqu’à sa nomination par surprise-chef d’état-major des armées par le Président de la République Faustin Archange Touadera. Profitant de sa position, il ne se préoccupe pas de ses fonctions dans l’armée nationale, mais de son business personnel (nous reviendrons dans nos prochains articles sur ce volet).
Mais comment ce genre de militaire, qui n’a jamais été sur le terrain, qui n’a jamais commandé une unité de combat, et qui traverse difficilement le périmètre de la capitale, peut-il commander une armée nationale? On se souvient une fois seulement qu’il était parti en avion à Ndélé pour la mise en place de la station de transmission militaire. À part cela, rien.
Le cas du général Freddy Johnson Sakama
Prenant le cas du général Freddy Johnson Sakama, cousin direct du général Zéphirin Mamadou, bombardé chef des opérations militaires, un autre officier incompétent.
Ancien enfant de troupe à Bingerville, monsieur Freddy Johnson Sakama a un passé lourd d’échecs au baccalauréat. Il a composé 11 fois sans succès. En plus, il n’a jamais intégré une école des officiers. C’est en principe un officier de sac à dos. Selon la loi de l’armée, Son grade ne doit dépasser celui du commandant de l’armée. Mais grâce au micmac, il grimpe jusqu’au grade du général. Il n’a jamais commandé une unité de combat comme son cousin Zéphirin Mamadou. C’est un militaire peureux qui avait jeté son arme et fuir devant les assaillants en 2021 lors de la tentative du coup d’État qui avait occasionné la mort de trois officiers de l’armée, dont le colonel Abel Abrou. On se souvient encore d’une paire de gifles que le général François Bozizé lui avait donnée quand il avait déclaré que l’armée nationale est pourrie.
Ce général d’opérette, nommé chef des opérations militaires, comment l’armée nationale peut-elle être efficace? Sans connaissance du terrain, comment il peut être chef des opérations?
Avec Zéphirin Mamadou, c’est le népotisme et le business. Dans l’armée, les soldats ne souhaitent qu’une chose, ses départs.
Des mercenaires tchadiens viennent d’arriver à Sikikédé
Bangui, République centrafricaine – Jeudi 23 février 2023, dans la matinée, un convoi de 13 véhicules militaires, remplis des Mercenaires russes, mais également des mercenaires tchadiens, avec peu des soldats FACA à bord, en provenance de Ndélé, est arrivé à Sikikédé, située à une vingtaine de kilomètres de Gordile, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, une localité que les rebelles de la CPC ont abandonnée quelques heures après l’attaque des positions de l’armée nationale dans la ville.
des soldats FACA lors d’une patrouille
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 24 février 2023
13 véhicules de l’armée nationale remplis des mercenaires tchadiens
Les mercenaires tchadiens, arrivés par centaine à Bangui au mois de novembre dernier, viennent d’être déployés pour la première fois sur le théâtre de l’opération. Et c’est à Sikikédé qu’ils vont désormais se positionner dans l’espoir de faire face aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
En effet, ce jeudi 23 février 2023, peu avant 11 heures, une colonne des véhicules de l’armée nationale, à bord, des mercenaires russes de la société Wagner, mais également des mercenaires tchadiens en tenue des FACA et des soldats de l’armée nationale.
L’objectif pour les mercenaires de Wagner, positionner ses mercenaires tchadiens dans la ville en faisant semblant de faire croire à la population que ce sont des soldats de l’armée nationale. Or, en réalité, le nombre de ces soldats FACA n’excède pas 10 parmi les éléments déployés dans la ville.
Pour la population locale, la nouvelle stratégie de l’armée nationale qui consiste à leur envoyer des mercenaires étrangers pour sécuriser la ville n’est pas la meilleure. Ce qui va d’ailleurs pousser les rebelles à revenir attaquer la ville et causer plus des dégâts humains sur la population. Or, pour les mercenaires de Wagner, l’essentiel est de tenir la ville et repousser les rebelles hors du territoire national. Ce qui n’est d’ailleurs pas possible, car les rebelles sont en majorité originaires de ces localités.
Le gouvernement, employeur des mercenaires étrangers
Le gouvernement, dans ses déclarations, accuse les rebelles d’être des mercenaires étrangers. Pourtant, c’est ce même gouvernement qui emploie massivement des mercenaires étrangers pour combattre à la place des soldats FACA qu’il considère peu efficace.
Bangui (République centrafricaine) – 24 heures après la prise d’une vingtaine des soldats FACA (forces armées centrafricaines) en otage par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité minière de Ndah, les forces morales de l’armée nationale sont au plus bas. Les soldats, de leur côté, sont démoralisés et démobilisés. Du coup, l’effondrement militaire est réel, et le Président Touadera est complètement discrédité devant les Centrafricains.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les soldats FACA démoralisés
Depuis l’attaque de la Saint-Valentin où 24 soldats FACA (forces armées centrafricaines) ont été pris en otage par les rebelles du CPC, le gouvernement centrafricain, encore moins l’état-major de l’armée nationale n’a aucunement réagit, suscitant des diverses interprétations des centrafricains sur les réseaux sociaux.
Pour les uns, le silence du gouvernement est à saluer, parce qu’une grande offensive contre les rebelles serait en cours. Ce que les autres pensent que le silence était la pire des solutions, car il fallait au moins adresser un mot de compassion aux familles des soldats capturés !
« Aujourd’hui, les FACA et leurs familles savent que l’état-major les a lâchés », affirment-ils.
D’après eux, si l’état-major ne communique pas, ce n’est pas parce qu’il se prépare à une offensive, non loin de là. D’ailleurs, l’ordre a été donné de ne pas engager les forces aéromobiles des Wagner.
« Non, s’ils ne parlent pas c’est simplement parce que ce qu’ils vont dire sera pire que le silence et risque de démoraliser et démobiliser les troupes comme leurs derniers partisans. Car depuis deux mois c’est un échec militaire sur échec militaire (Bossangoa, Béloko, Ndélé, Ndah, Bakouma, etc.). Ce sont les petites fouilles pour racketter les gens à Bouboui (PK45) ou à Boyrabe ou dans le 5e arrondissement qui peuvent tromper qui que ce soit », ajoutent-ils.
Guerre de communication?
Pour les partisans du Président Touadera, en exhibant les soldats FACA capturés, les rebelles veulent sans doute faire démoraliser les soldats FACA.
Or, selon certains observateurs, le CPC a vraiment très bien communiqué, car en une seule journée ils ont détruit la propagande d’État en démontrant qu’ils sont militairement plus fort, qu’ils respectent les droits de la guerre en traitant dignement les prisonniers FACA, en coupant l’herbe sous le pied du gouvernement qui serait tenté, comme à son habitude, par un mensonge pour camoufler cette déroute, et enfin en se positionnant politiquement comme incontournable face à la communauté internationale.
Selon des témoignages qu’on a recueillis, la quasi-totalité des soldats FACA est complètement démoralisée. Mais comment va faire le gouvernement?
Bangui, République centrafricaine – En Centrafrique, malgré la présence de Wagner vue par beaucoup comme un protecteur qui soigne tous les maux, la situation ne s’améliore pas et vire au cauchemar!
Bambari-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-57725″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Rédigé par Adama Bria
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Une sécurisation de plus en plus à la traîne !
En cette période de référendum électoral, la population, déjà sous pression d’un choix qui va changer l’avenir du pays, vit dans la peur.
En effet, depuis un an la sécurité en Centrafrique empire et, depuis décembre, l’enfer s’accélère pour les habitants. La Centrafrique avait fondé beaucoup d’espoir sur son nouveau partenaire. Wagner, vu en Afrique comme un sauveur, est loin de répondre aux aspirations sécuritaires du pays.
Cet ange est pris à la gorge par les rebelles de la CPC !
Les attaques de la CPC se multiplient partout. Face aux rebelles et sans expérience de l’Afrique et de la RCA, les mercenaires de Wagner subissent des attaques multiples. Il est inutile de rappeler les évènements de Bossangoa ou la manipulation du colis piégé à la maison russe de Bangui !
Les mercenaires se nourrissent surtout des dissensions qui existent dans le pays.
La preuve que les mercenaires sont à la traîne pour résoudre les problèmes, il est possible de prendre en exemple le résultat des accords de Khartoum de 2019 qui sont restés lettre morte.
Wagner ne sème que le chaos et la destruction partout où il passe en Centrafrique !
Si l’on compare l’état du pays entre maintenant et 2018, date de leur arrivée, il est possible de constater la chute de l’insécurité, le marasme économique. Bien qu’ils affirment le contraire. Le rapport de l’Ibrahim Index of African Governance (IIAG) (qui étudie les performances d’un Etat aux niveaux sécuritaire, politique, droit de l’Homme, économie, justice de gouvernance et de niveau de vie) montre bien une triste réalité : la Centrafrique est au 49ème rang sur 54 parmi les pays qui ont eu le pire score d’Afrique !
Alors que la Centrafrique bénéficie d’une grande richesse de sa terre, les populations subissent la famine dans un pays qui peut avoir deux récoltes par an !
D’un autre côté, WAGNER a montré son efficacité dans l’exploitation des mines de diamants, d’or et de bois précieux que les mercenaires protègent ardemment en déployant un nombre croissant de mercenaires autour des sites miniers.
Pendant ce temps, l’insécurité et l’économie du pays s’effondrent et les coins les plus reculés se sentent de plus en plus diminués. Au vu de ce triste bilan dressé par l’IIAG, il y a là une vraie matière à réflexion qui doit interpeller et pousser les Centrafricains à se poser la seule question importante du moment : Wagner, est-il vraiment le meilleur choix ?
L’enfer est pavé de bonnes intentions !
Alors il est peut-être temps que cette coopération avec Wagner soit enfin revue. Car, certes, avant la situation n’était pas bonne, mais maintenant elle est catastrophique et l’espoir d’une vie meilleure en RCA s’éloigne avec cette présence nuisible !
Bangui, République centrafricaine – Pour l’opposant et Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA)., faire la paix n’est pas nécessairement intégré les chefs des groupes armés dans le gouvernement. Ce n’est pas une revendication politique. Pour lui, intégrer les rebelles dans le gouvernement c’est la pire des solutions disponibles. « Cela ne va d’ailleurs pas changer la situation ».
Centrafrique.org/19858-2/img_3837/” rel=”attachment wp-att-19860″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/03/IMG_3837-300×209.jpg” alt=”” width=”300″ height=”209″ />L’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, opposant déclaré au Président Touadera. Photo archive.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 24 février 2023
« Intégrer les chefs des groupes armés dans le gouvernement c’est la pire des solutions »
La résurgence des violences armées dans plusieurs localités du pays, favorisée par la période de la saison sèche en cours inquiète sérieusement les Centrafricains du moment où il n’y a aucune volonté de dialogue entre les deux parties, c’est-à-dire le gouvernement et les groupes armés.
Pour le gouvernement, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, signé en février 2019 à Khartoum au Soudan, est l’unique feuille de route pouvant ramener la paix en RCA. C’est d’ailleurs sur cette base que certains chefs des groupes armés ont été intégrés dans le gouvernement d’ouverture. Mais pour ces derniers, cet accord de paix de Khartoum est caduc suite à la mauvaise volonté du gouvernement d’appliquer ses recommandations.
Face à cela, comment faire?
Pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé, l’accord de Khartoum n’avait pas été bien négocié et qu’il fallait le reprendre à zéro. Intégrer les chefs des groupes armés dans le gouvernement n’est pas la solution. C’est d’ailleurs la plus pire des solutions.
« Tant que le gouvernement est dans une logique d’affrontement et qu’aucune ouverture de l’air n’est laissée, on aboutit à la situation que nous vivons aujourd’hui au détriment des populations et de nos pauvres forces armées qui vont au combat sans aucun moyen et pratiquement de la faim dans le ventre », affirme l’opposant Dologuélé qui estime que le gouvernement doit réfléchir au quotidien.
« Il n’y a jamais une seule solution pour résoudre le problème. On tente une solution. Quand ça ne marche pas, on tente une autre. Mais tout ça, c’est en accord avec les forces vives de la nation et avec ces groupes armés », ajoute l’opposant Dologuélé qui regrette que le gouvernement, de son côté, affirme tout savoir.
« Il ne supporte aucune critique. Tous ceux qui critiquent sont des ennemis de la nation. Il faut les embastiller et les tuer, etc. », regrette l’homme politique.
Bangui, République centrafricaine – Quatre jours après la révélation faite par le journal français Le monde Afrique sur la proposition des États-Unis au Président de la République Faustin Archange Touadera de se séparer du service de la société Wagner, les jeunes partisans du régime, à la tête monsieur Héritier Doneng, tentent de constituer un groupe pour faire bloc derrière le Président de la République et s’opposer à l’administration américaine. D’après eux, si les mercenaires de Wagner quittent la République centrafricaine, le pays va revenir sans doute à la case du départ.
Centrafrique.org/les-etats-unis-soutiennent-la-reponse-mondiale-a-la-covid-19/joe-biden/” rel=”attachment wp-att-44616″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/Joe-Biden-450×253.jpg” alt=”L’Amérique est de retour" : Joe Biden proclame le "retour" de l …” width=”450″ height=”253″ />L’Amérique est de retour” : Joe Biden proclame le “retour” de l …
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 24 février 2023
Ultimatum des États-Unis au Président Touadera
« Quand les Russes quitteront la République centrafricaine, notre pays va retourner à la case de départ, même pire encore », s’exclament les partisans du Président de la République.
Sans prêter même attention à la proposition américaine faite au Président de la République, ces partisans pensent que les États-Unis roulent en faveur des rebelles et des opposants au Président Touadera. Ultimatum des États-Unis ?
« Depuis quand les États-Unis ont respecté leurs engagements? Bozizé n’est qu’une marionnette. C’est notre champion Touadera qu’il cherche à humilier », estiment les jeunes du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir.« La RCA est un état souverain, on n’est pas des esclaves. On choisit nos partenaires. TOUADERA SOLUTION ».
S’exclament-ils.
Même son de cloche du côté du secrétaire exécutif du mouvement des cœurs unis qui pense que c’est mieux de poursuivre la collaboration avec la Russie et son bras armé du Wagner.
La joie des victimes
Au sein de la population centrafricaine, Ultimatum des États-Unis au Président de la République de se séparer de la milice Wagner est une marque de reconnaissance de leur souffrance.
« Ces Russes ne sont pas des humains. Ce sont de véritables criminels de haut rang. Ils sont venus dans notre pays uniquement pour protéger le régime en place et non pour sécuriser la population, bien au contraire. Leur départ va sans doute gêner le régime, mais pas nous, les victimes », témoigne un membre du collectif des victimes de Wagner.
Bangui, République centrafricaine – Pour le régime de Bangui, le mot « ennemis de la nation » regroupe l’ensemble des pays, des institutions, des hommes politiques hostiles à son pouvoir. Pour le Président de la République et ses partisans, les ennemis de la RCA sont avant tout la France, les américains, en un mot les occidentaux, les opposants politiques, suivis des groupes armés. Cette mauvaise disposition d’esprit qui a conduit le parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis à publier un communiqué, suite à l’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale à Sikikédé par les rebelles de la CPC, pour accuser l’opposition politique et la communauté internationale d’être les ennemis de la nation, commanditaire de l’attaque.
Ci-dessous, l’extrait du communiqué de presse du mouvement des cœurs-unis.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
Communiqué de presse du Mouvement Cœurs Unis
Suite aux dernières manœuvres terroristes perpétrées en février 2023, Une cascade d’attaques terroristes concertées, coordonnées et perpétrées depuis un certain temps sur le territoire national, par des groupes armés et une horde de mercenaires à la solde de l’ennemi, atteste ostensiblement de la volonté odieuse de celui-ci à procéder, en collusion avec ses supplétifs intérieurs et extérieurs, à un changement de paradigme insurrectionnel et opérationnel, précipité par une décadence idéologique systémique et irréversible.
En effet, l’opinion nationale et internationale a été témoin du fait que de telles dispositions criminelles ont été matérialisées depuis novembre 2022 par de nouvelles attaques ignobles dirigées en série contre les populations civiles et contre les infrastructures économiques, comme ce fut le cas dans les localités de BOSSANGOA, de BELOKO et de NGAKOBO. Ces attaques ont été prolongées récemment par une prise en otage d’éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à SIKIKEDE, de consultants des Nations-Unies et d’autres citoyens nationaux et étrangers.
L’assassinat, le 17 février 2023, d’un contrôleur des douanes du bureau de BEMAL est de nature à scandaliser au regard des valeurs républicaines et des normes universelles.
Devant ces manœuvres irrationnelles qui ne sauraient prospérer dans un univers souverain, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti épris de paix et de démocratie, exprime sa ferme condamnation et s’insurge contre le silence abject des leaders de l’opposition, réunis dans le soi-disant Bloc des Républicains pour la Défense de la Démocratie (BRDC), réputés pour être inféodés à l’apologie de la haine, à la théorie de l’usurpation du pouvoir de l’Etat par la brutalité et assujettis aux collusions géopolitiques.
Tout en saluant le contrôle avisé de ces développements par les pouvoirs publics ainsi que le déploiement stratégique de nos forces de défense et de sécurité, appuyées efficacement par les forces alliées russes et rwandaises plus les casques bleus de la MINUSCA, le Mouvement Cœurs Unis (MCU) tient à réaffirmer sa totale confiance dans la Justice et à rappeler son
espérance dans les relations internationales et plus précisément son attente d’une réaction proportionnée, en référence aux engagements des nations en faveur du maintien de la paix, de la sécurité internationale et du respect absolu de la souveraineté nationale. En outre, il importe de souligner avec fierté la ferveur patriotique ainsi que l’esprit d’unité et de concorde nationales à promouvoir, dont la population centrafricaine a toujours fait montre, à rebours des manipulations politiques à l’emporte-pièce, des intrusions au moyen de groupes armées, de mercenaires étrangers et d’actes terroristes. Le Mouvement Cœurs Unis (MCU) exprime ses vives compassions aux familles des victimes de ces actes rétrogrades et invite les pouvoirs publics à poursuivre avec la même ardeur, sous la gouvernance éclairée de Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, les efforts salutaires en cours en vue de préserver et consolider les acquis en faveur de la paix, de la sécurité et de la reconstruction de la République Centrafricaine, en concert avec nos partenaires bilatéraux, les pays de la sous région et la Communauté Internationale.
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Bangui, République centrafricaine – C’est un des sujets qui s’invitent depuis cet hiver dans les négociations entre Washington et Bangui détaillé par Le Monde : l’exil de l’ancien président centrafricain François Bozizé. Ce dernier séjourne depuis plusieurs mois au Tchad, d’où il tente de coordonner discrètement les actions du mouvement de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), auquel il est encore lié. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby, a récemment donné son accord à son homologue centrafricain pour éloigner François Bozizé, ainsi que son fils, Jean Francis Bozizé, du pays.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 23 février 2023
Brazzaville et Bissau pour l’exil de l’ex-président François Bozizé ?
Engagé dans des tractations avancées pour convaincre le chef de l’Etat centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, de rompre avec le groupe armé paramilitaire Wagner, Washington a proposé à Bangui de parrainer le départ de François Bozizé du Tchad. Pour ce faire, la diplomatie américaine a proposé deux points de chute pour l’accueillir : Bissau ou Brazzaville. La capitale congolaise ne remplit toutefois pas le critère posé par la diplomatie centrafricaine, à savoir un lieu d’exil non frontalier avec la RCA.
La présence de François Bozizé au Tchad reste un “irritant” sur l’axe N’DjamenaBangui. Dans ce contexte, son exil au Congo ou en Guinée-Bissau pourrait être le prélude, selon Washington, d’une mise à distance progressive des paramilitaires russes de Wagner.
Le général Zéphirin Mamadou tombé en catastrophe au sol devant l’ambassade de France
Bangui, République centrafricaine – Que cherchait le Général MAMADOU à l’ambassade de France? C’est la question que certains B2 de TOUADERA ainsi que les saboteurs recrutés par les Wagner se posent de puis cette fin de matinée.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
Le général Zéphirin Mamadou tombé en catastrophe au sol
En effet, tout est parti d’une tentative de pénétration du général Mamadou Zéphirin dans les locaux de l’ambassade, alors que celui-ci n’avait pas de rendez-vous en son nom. Il était 11heures du matin lorsque le Général d’opérette chef d’Etat Major des FACAZéphirin Mamadou et ses aides de camp ont tenté de forcer l’entrée du Consulat de France à Bangui pour des raisons qu’on ignore. Malgré la résistance des éléments de sécurité privée postée aux avant-postes, le Général en grosse sueur et très colère brandit son écusson d’officier général au chef du premier poste de contrôle dudit consulat.
Passé la première et une fois dans le sas de sécurité, les officiels français de l’ambassade fait comprendre à notre « Général d’opérette 4 étoiles » qu’il ne pouvait être reçu sans Rendez-vous. Face à ce refus d’accès qui ressemble selon ce dernier à une forme de négligence déguisée, le Général décroche son téléphone pour passer quelques coups de files, sans doute à son patron TOUADERA ou à Madame la Ministre BAIPO TEMON pour demander secours.
Hélas, peine perdue ! Après plusieurs minutes de supplication, le deuxième périmètre de sécurité de l’ambassade se ferma hermétiquement aux heures du midi devant notre fameux général. Fou de rage, celui lance quelques jurons contre le personnel du consulat avant de quitter les locaux. Sauf que, comme le dit un adage populaire, “le malheur ne vient jamais seul”.
De la colère au sol, le général perd sa crédibilité
Le Général, en voulant escalader les chaines de protection de l’entrée de l’ambassade, fait une chute et tombe en catastrophe tel un gros sac de blé.
Il perdit connaissance et demeura plusieurs minutes sur le sol. Alors les questions que les badauds se posent sont les suivantes ::
Pourquoi a -t-il voulu forcer la main aux agents de sécurité de l’ambassade?
Pour ne pas traiter avec l’ambassade de Russie et des Wagner les nouveaux maîtres de Centrafrique? Malheureusement pour lui, les caméras de sécurité de l’ambassade a pu tout immortaliser sans compter les photos prises en cachette sur les lieux de sa grosse boulette par la Rédaction du Corbeaunews.
Selon certains officiers de l’État-major des armées ayant requis leur strict anonymat, le chef d’État-major Zéphirin Mamadou était sous l’emprise de l’alcool.
« C’est un homme qui aime beaucoup boire. Même dans son bureau, on le retrouve toujours avec une bouteille d’alcool à la main en train de boire.
Il y’a lieu de rappeler que le général Zéphirin Mamadou, selon ses collègues officiers, est un militaire extrêmement faible. Il n’a jamais commandé une unité de combat dans sa vie et demeure jusqu’à ce jour incapable de diriger une armée.
Nous y reviendrons dans nos prochaine publication.
Bangui, République centrafricaine – Le commandant Kanga-Ketté Samson, chef du détachement militaire de l’armée nationale dans la Vakaga a été interpellé et arrêté par les mercenaires de Wagner dimanche 19 février 2023 à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.
Centrafrique.org/rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Arrivage-a-laeroport-de-Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens-450×334.jpg” alt=”Arrivage à l’aéroport de Bangui M’poko du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
Arrestation du commandant Kanga-Ketté par les mercenaires de Wagner
Cinq jours après l’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale dans la localité de Sikikede par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ayant occasionné la mort et la prise d’otage d’une vingtaine d’éléments de l’armée nationale, les mercenaires de Wagner et l’état-major cherchent depuis plusieurs jours des potentiels coupables pour pouvoir accuser et éventuellement cacher leur propre responsabilité dans ce drame inacceptable. Ainsi, la cible privilégiée pour l’heure est le commandant Kanga-Ketté Samson, chef du détachement militaire de l’armée nationale dans la Vakaga, arrêté dimanche par les mercenaires de Wagner. D’après l’état-major et les mercenaires de Wagner, le commandant Kanga-Ketté serait l’auteur Intellectuel de l’attaque du poste avancé de l’armée nationale à Sikikédé, située à une vingtaine de kilomètres de Gordile. Il serait aussi en connivence avec les groupes armés qui ont pris en otage une vingtaine des soldats FACA le 14 février dernier.
Selon l’état-major, lors de sa fouille par les mercenaires de Wagner, une somme de 18 millions de francs CFA et plusieurs téléphones mobiles auraient été retrouvés dans ses poches.
Cependant, à Bangui, certains soldats FACA, interrogés par la rédaction du CNC, affirment que l’armée nationale est complètement fragilisée par des fiches mensongères dressées contre les un et autres, et le commandant Kanga-Ketté serait aussi victime de ces fiches. Le chef d’état-major, le général d’opérette Mamadou Zéphirin et son cousin, le général Freddy Sakama, chef des opérations militaires, sont aussi maîtres dans ce domaine de trahison, selon ces soldats FACA interrogé par CNC.
Les exactions des mercenaires de Wagner sur les officiers FACA ne datent pas d’aujourd’hui
Les exactions des mercenaires de Wagner sur les éléments de l’armée nationale ne datent pas d’aujourd’hui. Les mêmes cas sont nombreux tels que, hors-mis le cas du commandant Kanga-Ketté, on peut citer entre autres :
Arrestation à Ndélé du colonel Moussa Kitoco Jean de Dieu le 26 juin 2021 ;
Arrestation à Bria du capitaine Kangbassio ;
Arrestation à Kaga-Bandoro du commandant Yakoro et du capitaine Selemane ;
Arrestation À Berberati du lieutenant-colonel Rodongo ;
Tentative d’arrestation à Béloko du capitaine Gonda ;
Agression du commissaire de Baboua ;
Arrestation à Bria du commandant Samba Siméon, chef du cinquième bataillon de l’armée nationale ;
Arrestation à Bria du capitaine Samba, mais libérée à Bangui.
Les cas précités concernent uniquement les officiers de l’armée nationale arrêtés par les mercenaires de Wagner. Pour les sous-officiers et les soldats, n’en parle pas.
Pour l’heure, le commandant est transféré à Bangui. Il est actuellement détenu à la sri à Bangui.
Bangui (République centrafricaine) – Même si l’état-major de forces armées centrafricaines tentent de jeter la responsabilité de la défaite monumentale de l’armée nationale face aux rebelles de la CPC à Sikikede, aussi appelé Ndah, dans la préfecture de la Vakaga sur les mercenaires de Wagner, nombreux sont ceux qui pensent que la responsabilité de l’État-major est pleinement engagée dans cette déroute honteuse de l’armée nationale entrainant la capture d’une vingtaine des soldats FACA en otage par les rebelles.
Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
Les mercenaires de Wagner responsables de la défaite de l’armée à Sikikede
Le mardi 14 février dernier, un poste avancé de l’armée nationale à Sikikede, aussi appelé Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la RCA, a été pris d’assaut très tôt le matin par une colonne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Durant deux heures d’affrontements, au moins 24 soldats de l’armée nationale ont été capturés, et d’autres tués.
Pendant ce temps, le Président Touadera, en voyage à l’étranger, poursuit ses activités touristiques comme si de rien n’était. Tandis qu’à Bangui, le gouvernement et l’état-major des armées se sont aussi murés dans un silence durant trois jours sans réagir. Ils cherchent des potentiels coupables pour lui faire endosser la responsabilité de la déroute de l’armée nationale face aux rebelles.
Justement, pour le général Freddy Johnson Sakama, chef des opérations militaires de l’armée nationale, les Mercenaires russes de la société Wagner seraient responsables de cet échec militaire. D’après lui, au moment du déploiement de ces soldats FACA dans la Vakaga, il aurait donné consigne aux chefs du détachement de se positionner à un seul endroit, mais que ce sont les mercenaires de la société Wagner, une fois arrivés sur place, les ont séparé par petit groupe vulnérable. Or, les mercenaires de Wagner, de leur côté, pointent du doigt le manque du courage et de la ténacité des soldats FACA face aux rebelles.
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023
Zéphirin Mamadou et Freddy Johnson Sakama responsables comme les Wagner
Pour de nombreux observateurs militaires, la responsabilité première de cette déroute incombe au chef d’état-major, le général Mamadou Zéphirin, et au chef des opérations militaires, le général Freddy Johnson Sakama. Pour eux, ces deux chefs militaires n’ont jamais été sur le terrain depuis qu’ils sont dans l’armée nationale. Ce sont des officiers du bureau, et n’ont même pas la connaissance de la réalité du terrain. Pour ces deux officiers, l’armée nationale est un jeu vidéo : rester loin et diriger à distance ce qui se passe.
La deuxième responsabilité incombe aux mercenaires de Wagner, selon ces observateurs militaires. D’après eux, ces hommes de Wagner, qui se disent très efficaces militairement, sont en réalité des civils formés militairement par une société de sécurité privée russe qui deviennent, avec la complicité du Président de la République, des rois des rois en Centrafrique. Ils ne maîtrisent même pas la stratégie militaire. Ils font ce qu’ils veulent, et n’ont peur de personne.
Bangui, République centrafricaine – Deux individus, parlant couramment sango, la langue nationale, dont les identités n’ont pas été dévoilées, ont été interpellés, avec une valise contenant une grosse somme d’argent, par les éléments du bataillon d’appui de forces armées centrafricaines (FACA) ce mardi 21 février 2023.
Les deux suspects arrêtés dans la matinée du mardi 21 février 2023
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
Deux individus arrêtés au PK12 avec une grosse somme d’argent
Selon des informations recueillies par l’une de nos équipes qui a assisté à la scène ce mardi 21 février vers 8 heures, les deux suspects, visiblement placés sous surveillance renforcée des forces de l’ordre, ont été interpellés lorsqu’ils voudraient traverser la barrière du PK12 avec leur voiture par le colonel Patassé, chef du bataillon d’appui de l’armée nationale, assisté des gendarme de la brigade territoriale du PK12.
En fouillant la voiture des suspects, les forces de l’ordre ont retrouvé des sommes d’argent minutieusement cachées à divers endroits de l’habitacle de la voiture de marque Nissan. Selon la gendarmerie, la somme totale s’élève à 291 410 000 francs CFA. Une quantité de lingots d’or de plusieurs kilos a également été saisie.
Le véhicule des deux suspects arrêtés par les fordces de l’ordre ce mardi 21 février 2023
Yaloké, ville de destination des suspects
Interrogés par les forces de l’ordre, les suspects ont indiqué voulaient se rendre à Yaloké. Ils auraient fait de business sur les chantiers miniers locaux.
Selon des informations du CNC, les deux suspects sont des habitants du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Pour l’heure, on ignore pourquoi les deux individus ont été placés sous surveillance des forces de l’ordre. Alors, s’agit-il d’un règlement de compte entre les hommes d’affaires qui voulaient causer des ennuis à leurs concurrents ?
Il faut rappeler au passage que le colonel Patassé et ses éléments du bataillon d’appui ont cette mauvaise habitude d’arrêter inutilement les opérateurs économiques et confisquer leurs biens.
l’opposant Anicet Georges Dologuelé épingle le Président Touadera
Bangui, République centrafricaine – « Il faut que les autorités du pays arrêtent de mettre la responsabilité de leur échec sur d’autres. Ils sont les uniques fautifs de la situation actuelle ». Pour l’opposant Dologuélé, leader de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA), l’accusation faite par le Président Touadera selon laquelle l’opposition démocratique aurait demander à la communauté internationale de ne plus appuyer financièrement le gouvernement centrafricain est inacceptable. C’est une blague de mauvais goût, déclare l’opposant Dologuélé.
Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
L’opposant Anicet Georges Dologuelé épingle le Président Touadera
Invité de la radio Ndékèluka, l’opposant Dologuélé n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt la responsabilité principale du Président de la République et de son gouvernement dans la crise financière que le pays traverse depuis près d’une année. Pour lui, le mal de gouvernance est une constante dans le régime du professeur Faustin Archange Touadera.
Concernant la réticence des partenaires financiers à accompagner financièrement le gouvernement, l’opposant Dologuélé estime que c’est le comportement politique des dirigeants dans la manière de gérer la diplomatie qui fait que les bailleurs de fonds, les partenaires bilatéraux et multilatéraux arrêtent leur financement au pays. Il appelle cela de la diplomatie vertueuse.
Cependant, le président de la République, dans ses nombreuses déclarations dans les médias, ne cesse de dénoncer le fait que beaucoup d’opposants mènent une campagne de mensonge et de dénigrement contre les autorités à l’étranger. Ce qui a conduit à la suspension des aides budgétaires en République centrafricaine.
Faux ! Une accusation sans fondement
Ce que l’opposant Anicet Georges Dologuélé s’inscrit en faut. Pour lui, les institutions, que ce soit ces pays, ils ont des représentants sur place à Bangui et il y a des ambassadeurs bilatéraux, il y a des représentants, donc c’est des gens qui font un rapport à leur institution et il n’y a pas besoin que des opposants démarchent. Ça ne sert à rien. Et de toute façon, ces grands pays ne sont pas naïfs.
« Il faut que les autorités du pays arrêtent de mettre la responsabilité sur d’autres. Ils sont les uniques fautifs de la situation actuelle », affirme l’opposant Dologuélé.
Rappelons que suite aux différentes déclarations du Président de la République que ses partisans ont fidèlement répété partout dans les médias d’État, sur les réseaux sociaux et dans la presse pour tenter de fuir leur propre responsabilité dans cet échec cuisant.
Bangui (République centrafricaine) – Après la défaite cuisante du nouveau plan militaire de l’état-major de forces armés centrafricaines face à celle de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ni le gouvernement, ni l’armée nationale n’a communiqué sur le sujet. Mais sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale centrafricaine, les partisans du Président de la République tentent de justifier cette débâcle honteuse de l’armée nationale face aux rebelles. D’après eux, ces derniers auraient fortement le soutien de la Minusca à 100% pour localiser la position stratégique et géographique de nos FACA.
Les casques bleus en patrouille à la gare routière d’Ippy. Photo CNC / Moïse Banafio
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Les rebelles ont-ils le soutien matériel et stratégique de la Minusca?
Si les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera n’ont pas hésité à pointer du doigt les Casques bleus de la Minusca après l’attaque des positions de l’armée nationale à Ndah, c’est qu’ils ne font que répéter ce que la société de mercenariat russe Wagner ont mis dans leur cerveau.
Pour Wagner, la Minusca, c’est avant – tous les États – unis. La combattre, c’est combattre autrement les États — unis. Pour eux, tout le problème de la RCA en ce moment, c’est la Minusca qui est derrière, malgré que c’est grâce aux Casques bleus de la Minusca que le régime du Président Touadera se tienne aujourd’hui débout.
Quand la Minusca était venue pour secourir les soldats FACA à Ouanda-Djallé face aux rebelles au mois de juin 2022, les partisans du Président Touadera n’ont rien dit. Quelques jours plus tard, à Bakouma, le 23 juin 2023, les Casques bleus marocains de la Minusca étaient intervenus pour protéger les soldats FACA encerclés par les rebelles. Là encore, silence total de leur côté. À Bangassou, Bambari et partout ailleurs, on a vu que la Minusca intervient régulièrement au côté des éléments de forces armées centrafricaines en difficulté face aux rebelles. On se souvient encore de la première attaque du temps de Touadera de la capitale par les rebelles le 13 janvier 2021. C’est encore la Minusca qui était intervenue pour empêcher les rebelles de prendre la capitale. Mais les partisans du Président Touadera, manipulés par Wagner, ne sont pas reconnaissants envers la Minusca. Certains ont appelé à la manifestation devant sa base à Bangui.
Wagner manipule l’État-major des FACA
Quelques jours plutôt, c’était l’état-major de l’armée nationale qui avait pris une décision pour interdire le survol du territoire nationale par les drone civil et militaire. C’est la Minusca qui était visée. Les Russes l’auraient soupçonné d’avoir téléguidé le bombardement de sa base militaire à Ndélé par un drone. Et c’est encore ces Russes qui accusent aujourd’hui la Minusca d’avoir fourni aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) les coordonnées GPS de l’armée nationale à Ndah. Une mauvaise disposition d’esprit du moment où tout le monde sait que ces rebelles sont nés et grandis dans ces localités.
Bangui, République centrafricaine – Deux jeunes citoyens centrafricains, habitants de la ville de Mbrés, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Gribizi, ont été arrêtés, dans la journée du samedi 18 février 2023, par les mercenaires de la société russe Wagner.
Les deux suspects arrêtés par les mercenaires de Wagner à Mbrés
Rédigé par Frédéric Zibaya
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 22 février 2023
Deux jeunes soi-disant miliciens Anti-Balaka arrêtés par les Wagner à Mbrés
Soupçonnés d’être des miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces deux jeunes, pourtant décrits comme des chasseurs par leurs parents, ont été arrêtés par les mercenaires de Wagner et détenus séparément. L’un dans la geôle de la brigade de la gendarmerie locale, l’autre dans le sous-sol des mercenaires de Wagner. Oui, les Wagner, comme dans leur habitude, creusent des trous de plusieurs mètres pour incarcérer souvent leurs prisonniers.
D’après Wagner, ces deux jeunes détenaient par-devers eux des armes de guerre. Ce qui les a poussés à les arrêter tous les deux.
Entre-temps, leurs parents, paniqués à la nouvelle de l’arrestation de ces jeunes, tentent de négocier depuis samedi dernier leur libération, mais en vain. On ignore s’ils seront transférés à Kaga-Bandoro ou à Bangui pour être jugés.
Bangui, République centrafricaine – La détérioration de la situation sécuritaire et socio – économique, doublé par la crispation de l’atmosphère politique actuelle dans le pays interpelle tous centrafricains conscients de la réalité de son pays. Ainsi, le parti ITA (Initiative pour une transformation par l’action), dirigée par l’honorable député Dominique Yandocka sort de son silence et interpelle les centrafricains. Pour ITA, il faut regarder les choses en face. La montée de la violence associée à la crise sociale que nous traversons en ce moment expose notre pays à un risque d’implosion sans précédent.
Ci-dessous, l’extrait de sa déclaration.
Centrafrique.org/declaration-du-mouvement-ita-relative-a-la-mise-en-place-du-comite-dappui-strategique-au-processus-electoral/logo-du-parti-de-yandocka-2/” rel=”attachment wp-att-34222″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/logo-du-parti-de-yandocka-1-450×445.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”445″ />
Depuis quelques mois, notre pays traverse une situation de tension politique doublée d’une ambiance de ni paix, ni guerre avec une insécurité persistante dans le pays. À cela s’ajoute une tension sociale due au manque de ressources financières qui, malheureusement, ne semble être qu’à ses débuts.
Chers compatriotes, il faut regarder les choses en face. La montée de la violence associée à la crise sociale que nous traversons en ce moment expose notre pays à un risque d’implosion sans précédent. On enregistre ces derniers temps des pertes en vies humaines dans des affrontements armés où certains éléments de nos forces de défense et de sécurité sont faits prisonniers. Ce que, nous déplorons et condamnons avec fermeté.
Mais, posons-nous les bonnes questions : Quelles sont les priorités d’une action de redressement d’un pays sinistré comme le nôtre ? Que fait l’exécutif pour répondre aux besoins du peuple, qui n’aspire plus jamais qu’à la paix, la sécurité et l’amélioration de sa condition sociale ?
Malheureusement face à ces questions, combien cruciales et capitales pour la vie de notre nation, nous assistons impuissamment à l’inefficacité du gouvernement face aux responsabilités qui sont les siennes. L’injustice sociale s’est irriguée en règle républicaine ; nos forces de défense et de sécurité qui manquent des moyens matériels et financiers pour remplir efficacement leurs missions.
L’imbrication des intérêts publics et privés, les fraudes fiscales et douanières, des dépenses tous azimuts sans impact sur l’amélioration des conditions des vies des populations, la corruption et le laxisme ambiant sont les causes majeures de la faiblesse de l’État.
Plus grave encore, le gouvernement signe des accords avec des sociétés privées aux pratiques douteuses, qui mettent le pays en coupe réglée, exploitant de manière anarchique les ressources naturelles du pays sans versement de taxes ni redevances dans les caisses de l’État où encore rendre des comptes.
Cette faiblesse organisée rend ce gouvernement incapable de protéger les Centrafricains comme le prévoit la Constitution.
De ce constat, le Mouvement ITA fidèle à sa philosophie et dans l’intérêt de la stabilité et de la paix que nous recherchons tous pour notre pays, lance un appel d’urgence à un pourparlers avec toutes les forces vives de la nation, les groupes armés, nos partenaires du développement ainsi qu’aux pays frères.
Le Mouvement ITA appelle au dialogue inclusif encore une fois de plus. Oui au dialogue que certains considèrent comme « non nécessaire » ou « de trop » sous prétexte qu’il y a eu beaucoup de dialogues en Centrafrique. Oui, nous ne devons pas nous lasser de dialoguer. Oui, il nous faut un VRAI DIALOGUE, pas des échanges ficelés d’avance, pas de dialogue exclusif, pas des faux rassemblements au nom du dialogue tant demandé.
La paix se construit et sa construction se fait par le dialogue. Penser que le dialogue est inutile et que seule la guerre est la solution est une erreur qui nous conduirait dans une crise inédite qui échapperait à tout contrôle. Ne nous trompons pas, le calme obtenu par une victoire militaire n’est pas la paix.
Toutes ces crises et violences qu’a connues notre pays ont provoqué une rupture de confiance de la part des investisseurs, des partenaires, de la communauté internationale et de nos voisins. C’est pourquoi, nous demandons également que soient associés au prochain dialogue, les pays voisins disposés à apporter leur contribution pour la construction de cette paix durable . Nous devons nous engager à ce que nos frontières soient des lignes de coopération pacifique et non des zones de déstabilisation.
La paix n’a pas de prix et le dialogue auquel nous appelons est la clé de la réconciliation. Il n’est pas le fait des seuls responsables, gouvernement et personnes opposées. Il va nous permettre de déboucher aussi sur des réformes nécessaires.
Toujours fidèle à son attachement aux intérêts supérieurs du peuple, le Mouvement ITA appelle le Chef de l’État à reconsidérer sa vision de la paix en faisant preuve d’un patriotisme élevé par la tenue d’un dialogue inclusif toujours réclamé. Le Mouvement ITA n’est pas de ceux qui pensent qu’il est trop tard.
TOUT EST FINI, ET TOUT EST BIEN FINI…., UNE FIN EST UNE FIN…
ET LA DESCENTE DANS LES NOIRES ABYSSES VA COMMENCER
Le Seigneur donne ce dont on a besoin au moment dont on en a besoin. IL ne se substitue pas à nous, mais soutient nos efforts. IL nous rend libres, autonomes, responsables, parce que c’est question de vie ou de mort et nous devons veiller les uns sur les autres. Mais le Peuple Centrafricain a été un Peuple de déception.
Pourquoi ?
Parce que,
Peuple peureux, qui ne veut pas prendre de risque,
Peuple qui accepte facilement la soumission aveugle, sous prétexte de préserver le pain de sa famille, alors qu’il vit dans la galère,
Peuple méchant de cœur, parce qu’il manque d’amour,
Peuple non solidaire, parce qu’il n’aime pas assister les autres, mais voudrait bien que les autres l’assistent, alors que la solidarité et la nécessité de partager s’imposent pour faire face aux fléaux sociaux ou aux épreuves de la vie,
Peuple qui n’applique pas les préceptes et messages divins, alors qu’il accepte facilement les balivernes des faux prophètes,
Peuple qui, pour avoir négativement imité et copié des modèles importés, refuse sa tradition, alors que la tradition est la foi vivante des ancêtres, la racine de l’inspiration pour aller de l’avant et la référence pour le futur.
Pour sa survie maintenant et désormais, le Peuple Centrafricain se doit d’avoir de nouveaux regards, parce qu’il a déjà porté sa propre mort en terre à travers les souffrances séculaires, les inimaginables et innommables exactions, affres de la première période (1960-2023) de la pseudo-indépendance octroyée et doit :
Renaître par une réconciliation vraie, rendue inévitable par l’hyper sanguinaire Touadera qui a allumé des feux tout autour de lui, lesquels feux se sont interconnectés et dégagent la chaleur d’un four crématoire qui commencer à le calciner, notamment,
Le feu des groupes armés qu’il a dilatoirement et sibylline ment amnistiés,
Le feu des mercenaires Wagner qui ont mis à feu et à sang le pays et qui sont auteurs d’une prédation inédite
Le feu Lorenzo, Président de l’Angola avec qui il est en affaire dans les diamants-or et les bovidés, qui lui avait proposé entretemps de nommer un Leader de l’opposition à la Primature pour faire chuter la pression politique,
Le feu Kagamé, son beau-père du Rwanda qui voudrait faire de Centrafrique l’arrière-base pour mieux déstabiliser la République Démocratique du Congo-RDC avec le M23 pour continuer de piller ses ressources minières,
Le feu de la mafia avec Amougou Bélinga, commanditaire et acteur d’assassinat, arrêté au Cameroun dont les premières révélations sont accablantes pour lui,
Le feu des grands mauvais esprits pour neutraliser les Leaders de l’Opposition Démocratique et de la Société Civile qui le combattent,
Se détacher de la soumission noire entretenue, grâce aux grands mauvais esprits depuis 7 ans pour une obéissance aveugle, et être en mesure de savoir quelle nouvelle société centrafricaine il faut construire après tous les gâchis politiques de notre histoire socio-politique peu glorieuse, et être capable de transformer le désordre en ordre, de faire mieux sur fond d’amour de la Patrie, c’est-à-dire, instaurer un monde juste ou équitable, heureux, prospère reposant sur des valeurs de :
Vérité pénitentielle,
Pardon sincère,
Paix du cœur,
Guérison sociale adaptée,
Réconciliation vraie,
Afin de connaître la gloire et la splendeur divines.
Mais curieusement, au moment où le Bon DIEU a accepté que le Peuple Centrafricain prenne sa destinée en main, voilà que Sieur Touadera, dans l’ardente chaleur de son four crématoire, charge un illuminati honorable d’évoquer un dialogue salvateur et envisage de nommer à la Primature un Leader de l’opposition.
Mais quel dialogue ? Et pourquoi maintenant ?
Et un Leader de quelle opposition ? Son opposition politique créée de toutes pièces ou l’Opposition Démocratique ?
N’est-il pas trop tard Sieur Touadera ? Vous étiez dans le couloir de la mort, maintenant vous êtes dans le four crématoire. La situation est irréversible.
Les États – unis lancent un ultimatum au Président Touadera
Bangui, République centrafricaine – Les centrafricains l’ont aussi compris, la présence des miliciens de la société russe Wagner en République centrafricaine ne les a pas permis de vivre en sécurité, encore moins de circuler librement dans leur pays. Les autorités américaines, furieuses face à la dégradation de la situation sécuritaire et socio-économique du pays, lancent un ultimatum de 12 mois au Président Touadera de se séparer des paramilitaires du Groupe Wagner et les conséquences qu’il encourrait à maintenir son alliance avec eux.
L’ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des Mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Copyright Éric Ngaba
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Ultimatum des États-Unis au Président Touadera
L’information vient d’être révélée en public par le journal français « Le monde Afrique » ce lundi 20 février 2023. D’après ce quotidien français très respecté dans le monde, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, s’est vu remettre mi-décembre 2022 par l’administration américaine un mémorandum lui exposant les bénéfices qu’il aurait à se séparer des paramilitaires du Groupe Wagner et les conséquences qu’il encourrait à maintenir son alliance avec eux. Transmise en marge du sommet Etats-Unis-Afrique, qui s’est tenu à Washington du 13 au 15 décembre, cette offre aurait été préparée par le National Security Council, institution rattachée à la présidence américaine et destinée aux questions de politique étrangère et de sécurité nationale.
« Nous avons beaucoup plus à vous offrir mais rompez d’abord avec vos alliés actuels ! »,indique le mémorandum remis par l’administration américaine au Président centrafricain Faustin Archange Touadera.
Au milieu des mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.
12 mois de réflexion
Selon le monde Afrique, les Etats-Unis donnent un délai de douze mois au chef d’Etat centrafricain pour prendre ses distances avec les mercenaires venus de Russie, qui après la signature d’un accord officiel entre les deux pays ont commencé à se déployer début 2018. Désormais dirigés à Bangui par un ancien de la légion étrangère, Vitali Perfilev, les hommes d’Evgueni Prigojine ont, après la sécurité rapprochée du président Touadéra et l’appui à l’armée centrafricaine, étendu leurs activités à l’exploitation minière et forestière, la sécurisation de convois, le contrôle des douanes et même la production de vodka et de bière « locales ». Une emprise grandissante qui s’accompagne de multiples exactions rapportées par des organisations de défense des droits humains.
Si les États-Unis décrivent désormais le groupe Wagner dirigé par Evgueni Prigojine comme « une organisation criminelle transnationale de grande envergure », ils ne ferment pas la porte à des discussions avec ceux qui souscrivent à ses services.
Les mercenaires de Wagner, des pires criminels
Les mercenaires de Wagner, déployés en Centrafrique sont des pires criminels que la République centrafricaine n’ait jamais connu dans son histoire. L’ultimatum lancé par les américains aux autorités centrafricaines est un appui moral aux centrafricains qui souffrent chaque jours des exactions de ces mercenaires de Wagner.
Bangui, République centrafricaine – Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba dans sa déclaration audio largement partagée sur les réseaux sociaux, « Personne n’a le monopole de la violence». Mais depuis l’arrivée des mercenaires de Wagner en République centrafricaine il y’a 5 ans, le régime de Bangui se croit tout puissant. Les milices armées du régime ont vu le jour dans la capitale comme en province. , Des menaces sont proférées partout contre les leaders de l’opposition démocratique, syndicaux et de la société civile. Mais depuis un an, la cible est désormais maître Crépin Mboli-Goumba, président du parti PATRI, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC).
Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Maître Crépin Mboli-Goumba répond à ses détracteurs
En effet, dans une publication sonore de 5 minutes circulant abondamment sur la messagerie sociale WhatsApp, un individu, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a pris tout son temps pour proférer des menaces non seulement contre la vie de l’opposant Crépin Mboli-Goumba, mais aussi pour la destruction de ses biens en RCA. Pour maître Crépin Mboli-Goumba, personne n’a le monopole de la violence, et il ne faut jamais cédé à l’intimidation de ces « chercher à manger ».
« Mes chers compatriotes, ici, c’est M. Crépin Mboli-Goumba qui vous parle.
Vous avez été très nombreux à me contacter après avoir écouté la déclaration d’un de nos compatriotes qui circule sur WhatsApp. Nos compatriotes aussi vils que lâches, qui n’a pas jugé utile de décliner son identité afin d’assumer ses propos. Je voudrais d’abord, du fond du cœur, vous remercier de l’intérêt que vous portez à ma modeste personne.
C’est cet intérêt qui me persuade chaque jour davantage de me consacrer à la cause nationale malgré les risques. Parce que j’estime que notre pays mérite mieux et mérite d’être placé sur la carte du monde autrement que dans la risée et par des tragédies récurrentes. Je voudrais vous rassurer tout de suite, mes chers compatriotes, on ne m’intimide pas. J’ai été élevé dans l’idée que rien, absolument rien, n’est plus important que l’honneur et la dignité, même dans la mort », déclare l’opposant Crépin Mboli-Goumba.
Monsieur Héritier Doningue, coordonnateur de la milice requin, nommé directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports
Le bourreau est payé pour tuer
D’après lui, Le bourreau, comme vous le savez, est payé pour tuer. Il accomplit sa misérable tâche, parce que c’est cela qui lui assure sa pitance. Mais si le bourreau lit sur votre visage que vous avez peur que vous le supplier, il aura un plaisir quasi jouissif. Il faut donc afficher du mépris, un mépris souverain. J’affiche donc pour ce compatriote un mépris souverain.
« Ce compatriote, il prétend être un collègue qui promet de me tuer et de détruire. Mais bien, je dois d’abord avouer que pour un collègue, sa voix ne m’est pas familière. Il ne m’a pas marqué, ni par son intelligence, ni par sa présence. Je suis persuadé qu’il s’agit certainement de ses collègues qui étaient au fond de la classe et qui se contentaient de fascicules et de polycopiés, comme on le disait au siècle dernier, qui était distribué par les professeurs en quête de complément de salaire quand il fallait lire les livres en entier.
Ils parlent des choses qui datent de 2003. Il est répète en 2023. Des lieux communs, un manque de discernement, tout ce qui trahit des frustrations et des limites. Et la raison pour laquelle il ne m’a pas marqué. C’est véritablement un collègue. Je note quand même que, curieusement, tout le monde devient courageux, téméraire. Même la plus poltron d’entre eux. C’est certainement l’effet de masse est ce qui permet d’assurer un peu d’argent.
Je serai bref et très bref. Je voudrais vous dire que j’ai méthodiquement répertorié tout ce qui profère des menaces de mort contre ma personne, contre ma famille. Je pense que s’il me connaissait, il saurait qu’on ne me menace pas. En tout cas, on ne me menace pas impunément. Je suis et j’ai toujours été pour la responsabilité dans la société et je suis persuadé que c’est l’impunité qui a fait le lit de toutes ces dérives. Donc, quel que soit le temps que cela prendra, chacun payera devant la justice de notre pays », ajoute l’opposant Crépin Mboli-Goumba, qui affirme au passage que ce monde sera traqué partout où il sera traqué pour les apporter à la justice, pour qu’on dise plus jamais ça et qu’on commence enfin à construire une société civilisée basée sur le respect des lois, sur l’urbanité, sur la coexistence pacifique et sur une lutte politique enfin débarrassée de toutes les sauvagerie.
Deux éléments de la garde présidentielle
Et si cette menace qui plane deviennent imminentes?
« Pour ce qui me concerne, si je devais considérer que cette menace qui plane sont imminentes, je ferai preuve de préemptive comme disent les américains. Parce que je garde des oreilles entendent. Personne n’a le monopole de la violence. C’est notre pays à tous. Encore une fois, que ceux qui ont des oreilles entendent. Quant à la destruction de mes biens, cela devient récurrent dans la bouche de ceux qui sont des frustrés.
Je voudrais dire que je ne suis pas responsable de leur échec social. J’ai travaillé dur pendant que eux faisaient les larbins, contrairement à ceux qui pillent les caisses de l’Etat. Je n’ai rien volé et je serais certainement aujourd’hui en prison si j’avais volé. Je dois donc vous dire que quand vous aurez fini, quand vous avez fini de menacer et quand vous rentrez chez vous, souvenez vous, vous n’êtes pas protégés. Nous sommes donc à armes égales. À bon entendeur. Salut! », conclut l’opposant Crépin Mboli-Goumba
Les soldats FACA, déployés sur le terrain, abandonnés à leur triste sort
Bangui, République centrafricaine – Après un constat fait sur le terrain, dans la Nana-Mambéré, Bamingui-Bangoran, Mambéré-Kadéï, la Ouaka, Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Haute-Kotto, la Vakaga, Lim-Pendé, Ouham, Ouham-Péndé, etc., la situation des soldats de forces armées centrafricaines déployés sur le terrain est catastrophique, voir préoccupante. Leur cri n’est pas audible au niveau de l’état-major des armées à Bangui. Mais depuis la semaine dernière, c’est sur les réseaux sociaux que des appels sont publiés de plus en plus en leur faveur. Mais au niveau du gouvernement, c’est toujours le silence coupable.
Bambari/nouveaux-soldats-faca-a-bouar-formes-par-les-instructeurs-de-leutm-rca-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38532″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les soldats FACA abandonnés à leur triste sort
La capture par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’une vingtaine des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) à Sikikede, appelé aussi Ndah, dans la préfecture de la Vakaga le mardi 14 février dernier a mis en évidence les principales faiblesses de l’armée nationale centrafricaine en matière de renseignements militaires, de planification stratégique, de la logistique, communication, alimentation et bien d’autres.
“Vous n’imaginez pas à quel point je suis très énervé de ne pas communiquer avec ma famille à Bangui depuis que je suis déployé dans la localité de koui, au nord-ouest de la RCA », confie un sous-officier de l’armée centrafricaine au téléphone à l’une de nos équipe à Bouar.
Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Les témoignages se multiplie sur les réseaux sociaux
Alors que les responsables gouvernementaux et militaires centrafricains ainsi que les médias proches du régime tentent de venter à la longueur de la journée la « nouvelle armée » développée par le Président Touadera, sur les réseaux sociaux, des centrafricains, anonymes, et pas, publient régulièrement des posts pour attirer l’attention des centrafricains sur la situation catastrophique dans laquelle les éléments de l’armée nationale déployés sur le terrain se trouvent. Leurs posts regorgent d’histoire sur le manque d’équipements militaire, ou encore de communication, voire de l’alimentation. Une situation exacerbée par une hiérarchie opérationnelle incompétente et rigide.
Malgré les rumeurs de baisse généralisée de moral des soldats FACA, les observateurs ne pensent pas que celle-ci serait à l’origine de la défaite monumentale de l’armée nationale face aux rebelles du CPC à Sikikede, dans la Vakaga.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Le témoignage d’un Centrafricain sur la messagerie sociale WhatsApp
« Il y’a quelques jours ou j’ai effectué des missions d’assurance et contrôle qualité du côté de DIKI (Axe Tiri) et du côté de Ngarba (Axe Koundi). Ces localités sont à plus ou moins 300 km de Ndélé. Profitant de ces missions, j’ai eu le privilège de rencontrer nos FACAs qui sont déployés dans cette partie et abandonné à leur triste sort. En arrivant, l’un m’a posé des questions en Sango en disant : *Est ce que azo ayeke na Ndele so?* *A nouvelle ti kodro ti nyen la ayeke da ka ?*
J’ai répondu à ces questions puis je leur ai demandé s’ils sont informés que certains de leurs frères en armes sont tombés dans l’embuscade entre les mains des éléments de CPC et sont actuellement pris en otage ? Ils m’ont dit, même pas . L’autre m’a dit : *Grand frère , gué so iyeke gui tongana a ngbondo éeee, iyeke ma ka nga informations apè, iyeke nga na mbeni moyen ti communication apè* *même simple Tolki so iyeke na ni apè*
J’étais vraiment découragé.
J’étais surpris de rencontrer parmis ces FACAS , ceux qui me connaissent et m’ont même remis les numéros de leurs parents afin de les appeler pour les rassurer qu’ils se portent bien.
Chers frères, les constats faits sont triste. Nos frères sont déployés dans une zone ou la cohabitation entre eux et les communautés sont très difficiles simplement parce que la majorité des habitants sont des anciens combattants, bien armés et qui coopèrent mieux avec les groupes armés que nos FACAs.
Plus grave , Nos FACAS n’ont aucun véhicule pour se déplacer même pour aller prendre leur PGA à Ndele , ils se déplacent en moto de location avec tous les risques possible. Ils n’ont pas des armes en quantité suffisante, ni des munitions, ni un moyen de communication tel que les PPT et plus grave , cela fait déjà quelques temps qu’ils n’ont pas perçu leur PGA. Au regard de ce qui précède, comment voulez vous vraiment que ces gars puissent défendre le pays ? On ne défend pas un pays avec le ventre affamé. Pensez à nos frères en armes chers autorités car ils souffrent ».
Bangui, République centrafricaine – Depuis une semaine, surtout après l’attaque des positions de l’armée nationale à Ndah, la confusion règne au sein de la majorité présidentielle. Certains accusent publiquement le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Félix Moloua, dont ils accusent d’être plus médiocre des médiocres, d’être complice des assaillants. Ils demandent son départ du gouvernement.
Le premier ministre Félix Moloua
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Les partisans du Président Touadera demande le départ du premier ministre Félix Moloua
Après avoir accusé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, Minusca, ainsi que les leaders de l’opposition démocratique d’être les complices des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), c’est désormais le tour du Premier ministre Félix Moloua et 5 membres de son gouvernement d’avoir joué le jeu des rebelles qui ont capturé, d’une manière spectaculaire, une vingtaine des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) à Ndah, situé non loin de la ville de Gordile sur l’axe de Birao.
D’après les jeunes militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, certains ministres, originaires de la région de la Vakaga, sont aussi complices, à savoir :
Le ministre TOMOU DEYA, actuel chef du département du DDRR, leaders du groupe armé MLCJ, rébellion constituée à majorité des Kara, qui contrôlent une bonne partie de la Vakaga, décidément aurait repris l’alliance avec le CPC;
HAMIT IDRISS, actuel ministre des Eaux forêt membre influent du FPRC de Noureddine Adam, et son conseiller direct depuis belle lurette, ayant accédé au Gouvernement après la signature de l’APPR au nom dudit mouvement ;
GUISSIMALA HAMZA, actuel ministre des Travaux public, il fut Directeur de Cabinet de Noureddine Adam, membre influent du FPRC, entré au Gouvernement après la signature de l’APPR ;
Djono Ahaba et Djoubaye Abazène ne sont pas épargnés
DJONO ABBA, ministre des transports et de l’aviation civile, leader du groupe armé RPRC, et DJOUBAYE Abazene, ministre de la Justice, oncle des chefs rebelles qui ont pris les FACA en otage, tous les deux prétendants au poste du Premier ministre, revendiqué à plusieurs fois dans les déclarations de Noureddine Adam, comme l’une conditionnel sine qua none de la signature de l’APPR et justifie son ralliement à la CPC.
Si ces jeunes du parti au pouvoir accusent certains ministres, ils n’épargnent plus le premier ministre Félix Moloua qu’ils jugent le plus médiocre de tous les Premiers Ministres.
« Face à ce scélérat, le départ du Premier ministre doit être imminent du gouvernement pour son incompétence notoire à faire face aux crises économiques et politiques », estiment les partisans du Président Touadera.
Bangui (République centrafricaine) – Dans notre précédente publication, nous nous sommes demandé si le chef d’état-major des armées, le général Zéphyrin Mamadou voulait vraiment libérer les FACA faits prisonniers ou s’il travaillait à leur mort. Certaine. Désormais le doute n’est plus permis. L’état-major a décidé de mettre définitivement la vie de nos FACA faits prisonniers en danger, selon les Centrafricains.
Birao/un-helicoptere-de-la-societe-wagner-sur-la-piste-de-laerodrome-de-birao-ce-mercredi-7-decembre-2022/” rel=”attachment wp-att-61457″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-sur-la-piste-de-laerodrome-de-Birao-ce-mercredi-7-decembre-2022-225×450.jpg” alt=”Un hélicoptère de la société Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao, ce mercredi 7 décembre 2022″ width=”225″ height=”450″ />Un hélicoptère de la société Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao, ce mercredi 7 décembre 2022
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
LE GOUVERNEMENT A FAIT LE CHOIX DE SACRIFIER LES PRISONNIERS FACA
Quatre jours après les affrontements entre les soldats FACA et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ayant entraîné la capture d’une vingtaine des soldats FACA comme prisonniers de guerre((Prisonniers FACA)) la semaine dernière, l’état-major des FACA aurait autorisé le survol et le bombardement de la localité de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Pour de nombreux observateurs, ce bombardement du village de Gordil de la part des terroristes et alliés de Touadera, le groupe Wagner, en est la preuve éclatante. Un bombardement d’un village qui n’est absolument pas une cible militaire, et qui n’était constitué que d’enfants vu que leurs parents étaient au champ à l’heure du bombardement, est une marque de folie supplémentaire de nos autorités », estime le politologue Fari Taheruka Shabazz qui se demande de savoir qui a pris une telle décision. En tous les cas, nous sommes là face à un acte de crime contre l’humanité, de crime de guerre, affirme-t-il.
Rappelons que le jeudi dernier, vers 5 heures du matin, une colonne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a pris d’assaut le poste avancé des soldats FACA à Ndah, situé à une dizaine de kilomètres de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga. Durant deux heures d’affrontement, une vingtaine des soldats FACA ont été pris en otage. L’état-major, dans un communiqué, a sollicité la communauté internationale à engager les pourparlers avec les rebelles afin qu’ils soient libérés. (Prisonniers FACA).
Bangui, République centrafricaine – Pour l’opposant et président du l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA)., Anicet Georges Dologuelé, il est presque difficile, voir compliqué d’évaluer le bilan d’un an du Premier ministre Félix Moloua, parce que « tous les clignotants sont au rouge, mais au rouge vif ». Et l’opposant n’est pas le seul à le dire, malgré que les expressions dissidentes sont devenues ce dernier temps exceptionnelles, voire volontairement étouffées. Même les partisans du Président de la République, eux aussi, disent que le bilan du Premier ministre est « médiocre ».
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Le plus médiocre des médiocres le Premier ministre Félix Moloua
Si l’opposant Anicet Georges Dologuélé estime qu’il est compliqué d’évaluer le bilan d’un an du Premier ministre Félix Moloua, il affirme tout de même que le Premier ministre traîne derrière lui un bilan véritablement catastrophique. Pour lui, tous les voyants sont au rouge vif.
« C’est compliqué d’attribuer une note parce que tous les clignotants sont au rouge, mais au rouge vif. Et comme c’est un rouge vif, vous savez très bien que la note se situe entre zéro et cinq sur 20 », affirme l’opposant Dologuélé qui estime que sur le plan de l’éducation et la formation, de la santé, de sécurité, économique etc., la situation est plus grave.
Les partisans du Président Touadera enfoncent le clou
Un groupe des militants du MCU, parti au pouvoir, de son côté, s’est alarmé aussi de la situation. D’après eux, le bilan du Premier ministre Félix Moloua est catastrophique et la situation est inquiétante.
D’après ces militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, le Premier ministre Félix Moloua continue d’alimenter la situation déjà catastrophique du régime du professeur Faustin Archange Touadera avec son bilan catastrophique à la tête du gouvernement depuis plus d’une année.
« Le patriarche Moloua, Premier ministre avec un bilan médiocre, continue d’empirer la situation du régime de Touadera », s’indignent les militants du MCU.
Si l’opposant Dologuélé attribue sympathiquement jusqu’à 5 / 20 à Moloua, ce n’est pas le cas des nombreux centrafricains qui voient au premier ministre un symbole de la destruction des tissus socio-économiques du pays. Pour eux, la note du Premier ministre ne doit pas dépasser 0.
Mais pour le locataire de la primature, lors de son point de presse il y’a deux semaines, estime que sont bilan est largement positif.
Bangui, République centrafricaine – Alors que les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera, téléguidés depuis la présidence de la République centrafricaine continuent de proférer des menaces de kidnapping et de mort à l’encontre des leaders de l’opposition démocratique, le médiateurs de la République, l’honorable Laurent Gon Baba, de son côté, appelle à une large concertation avec ces mêmes leaders de l’opposition démocratique pourtant soumis à des menaces permanentes. Touadera veut-il utiliser la méthode du bâton sans la carotte contre ses opposants?
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Une rencontre entre le médiateur national et les leaders du BRDC prévue jeudi
La répression à l’égard de toutes voix dissonantes a été féroce en République centrafricaine depuis cinq ans. Elle s’est faite suite à la prise de conscience par le Président de la République Faustin Archange Touadera que le discours officiel d’avoir « réussi à ramener la paix en RCA » ne suffirait plus à maintenir son pouvoir au-delà de sa volonté d’instaurer une présidence à vie, surtout qu’une large coalition de l’opposition démocratique, soutenue par une trentaine des organisations de la société civile et syndicale tente de lui barrer la route.
Cette coalition dénommée le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), coordonnée par maître Crépin Mboli-Goumba, représente une véritable menace contre la volonté du Président de la République Faustin Archange Touadera d’instaurer sa présidence à vie au peuple centrafricain.
Ainsi, depuis l’année dernière, plusieurs partisans du Président de la République, sur les réseaux sociaux et des médias proches du pouvoir, appellent au kidnapping ou assassinat pur et simple des leaders du BRDC. Certains ont été convoqués à la police, comme son coordonnateur, maître Crépin Mboli-Goumba, monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, ancien chef de l’État de transition, qui, depuis deux mois, vit en cachette. Un autre cas est celui de monsieur Abdoul Karim Meckassoua, ancien Président de l’Assemblée nationale, aussi membre du BRDC, contraint de fuir discrètement le pays.Cette répression se déployait également dans le domaine de la presse. En 2021, deux sites d’informations indépendants, dont CNC, ont été bloqués sur tout le territoire national.
Moment de concertation ?
La semaine dernière, le médiateur de la République, ancien Président de l’Assemblée nationale , l’honorable Laurent Gon-Baba, a invité, en urgence, les leaders du BRDC à une large concertation dans son bureau à Bangui. Ce que la coordination du BRDC n’a pas rejeté, mais propose la date du jeudi 23 février 2023 !
« Monsieur le Médiateur,
En réponse à votre correspondance rappelée en objet, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la coordination du Bloc républicain pour la Défense de la Constitution est disposée à rencontrer le Conseil National de la médiation le jeudi 23 février 2023 », a indiqué la coordination du BRDC
Bangui, République centrafricaine – La cour pénale internationale, associé de ses partenaires, notamment les représentants de la Grande-Bretagne et du Canada, ont rendu visite jeudi à la fondation DR. Denis Mukwegue, l’une des organisations qui exécutent le programme de Fonds au profit des victimes, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Centrafrique.org/vue-densemble-lors-de-la-visite-de-la-cpi-et-de-ses-partenaires-aux-victimes-prises-en-charge-par-la-fondation-dr-denis/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Vue-densemble-lors-de-la-visite-de-la-CPI-et-de-ses-partenaires-aux-victimes-prises-en-charge-par-la-fondation-dr.-denis-450×338.jpg” alt=”Vue de la salle lors de la visite de la cour pénale internationale et ses partenaires aux victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue,” width=”450″ height=”338″ />Vue de la salle lors de la visite de la cour pénale internationale et ses partenaires aux victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue,
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Les victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue reçoivent une visite de la CPI et de ses partenaires
La Fondation Denis Mukwegue, l’une des organisations qui exécutent le programme de Fonds au profil des victimes (FPV) de la Cour pénale internationale (CPI), œuvre en faveur de plusieurs personnes vulnérables et marginalisées ayant survécu aux crimes sexuels liés
aux conflits en République centrafricaine. Étant l’une des organisations bénéficiaires de ce fonds, elle a reçu une visite ce jeudi 16 février 2023 de représentant du FPV en RCA ainsi que de ses partenaires de la Grande-Bretagne et du Canada.
L’objectif pour la CPI, avec son volet d’assistance aux victimes relevant de sa compétence, associé aux partenaires de la Grande-Bretagne et du Canada est d’échanger directement aux victimes de cette fondation afin de voir comment l’action du Fonds au profit des Victimes en RCA bénéficiera aux victimes ainsi qu’à leurs familles et communautés.
Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA
Les témoignages sont saisissants
Pour monsieur Mike Cole, représentant du bureau local de la Cour pénale internationale en République centrafricaine, la rencontre de ce jeudi 16 février est un fait exceptionnel entre les besoins humanitaires et les besoins pour l’avenir et l’espoir. Pour monsieur Mike Cole, sans le financement nécessaire pour le programme, les 11 000 victimes de pire crime dans le monde, y compris celles liées aux violences sexuelles en RCA ne vont pas bénéficier d’aides aux victimes. Il a également mentionné que le programme a besoin de 7 millions d’euros pour y faire face.
« 11 000 victimes sans espoir, c’est vraiment nécessaire maintenant d’avoir 7 millions d’euros pour le programme d’assistance aux victimes », assure monsieur Mike Cole.
Marcus Davies, Conseiller Politique Haut-Commissaire du Canada au Cameroun à droite et une victime à gauche. CopyrightCNC
Pour monsieur Marcus Davies, Conseiller politique haut-commissaire du Canada au Cameroun, ce n’est pas facile de partager les histoires des victimes qui ne sont pas d’ailleurs faciles. Mais grâce aux différents témoignages qu’il a entendus, il sera en mesure d’avoir la meilleure appréciation de la situation.
Compte aux victimes, elles insistent beaucoup sur l’élargissement du fonds au profit des autres victimes qui ne sont pas encore prises en charge.
Bangui, République centrafricaine – Yerima Ayouba Maloumest décédé ce lundi 20 février à l’hôpital de l’Amitié de Bangui suite à une courte maladie, a annoncé sa famille à la rédaction du CNC, saluant un « homme de valeur » aux apports politiques immenses pour son pays, la République centrafricaine.
Bambari-4/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Yerima-Ayouba-Maloum-depute-de-Bambari-4-450×391.jpg” alt=”Yerima Ayouba Maloum, ancien député de Bambari 4, décédé le 20 février 2023″ width=”450″ height=”391″ />Yerima Ayouba Maloum, ancien député de Bambari 4, décédé le 20 février 2023
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Décès de monsieur Yerima Ayouba Maloum
Avant de devenir député de la nation en 2016, il occupe le poste de percepteur au marché à bétail de pk13 route de Boali.
« Yerima Ayouba Maloum vient de nous quitter après toute une vie consacrée à son pays. Élu député de la quatrième circonscription de Bambari en 2016, il était un défenseur résolu de droit de l’homme. C’est un homme de valeur dont les apports politiques sont immenses » pour son pays », indiquent ses proches contactés par la rédaction du CNC.
Pour eux, il ne fait aucun doute, le regretté serait victime d’empoisonnement de la part du ministre chef rebelle Hassan Bouba qui a d’ailleurs confié à l’un de ses proches qu’il aurait réservé à l’ancien député le même sort que l’ancien ministre Soulemane Daouda, tué dans les mêmes conditions il y a deux ans.
Il y’a lieu de noter qu’en seulement trois jours, l’ancien député était devenu méconnaissable. Admis à l’hôpital de l’Amitié par sa famille, il décède le lendemain, c’est-à-dire ce lundi 20 février 2023.
Bangui (République centrafricaine) – Le ministre de l’élevage et de la santé animale, le chef rebelle tchadien Hassan Bouba est en voyage pour la première fois à l’étranger depuis la semaine dernière. L’homme se trouve discrètement en Afrique du sud depuis quatre jours, au risque d’être capturé par la cour pénale internationale )CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
CopyrightDR
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Premier voyage du ministre Hassan Bouba à l’étranger
C’est la société russe Wagner qui aurait préparé sa première sortie du territoire national. Tout a été minutieusement préparé par les diplomates russes à Bangui pour que ce ministre chef rebelle ne soit pas inquiété par la cour pénale internationale )CPI) lors de son premier voyage à l’étranger.
Sur son billet d’avion, l’agence de voyage a bien mentionné que la destination finale est l’Afrique du sud. Mais on se demande pour quel raison il s’est rendu dans ce pays si ce n’est pas pour aller faire son business personnel?
Rappelons que le ministre chef rebelle Hassan Bouba, ancien coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpé à Bangui le vendredi 19 novembre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale. Il avait été arrêté et écroué à la maison carcérale militaire du camp De Roux. Mais une semaine plus tard, il avait été libéré Mani militari par les forces de Wagner et les éléments de la garde présidentielle, en dépit de l’engagement de la communauté internationale en faveur de la justice pour ses victimes..
Le ministre chef rebelle Hassan Bouba et les diplomates russes à Bangui
Qui est Hassan Bouba?
Selon Africa Intelligence, À 38 ans, l’ancien numéro 2 de l’UPC Hassan Bouba a déjà une carrière bien remplie. Bouba débute au sein des services secrets tchadiens.
Autrefois proche de l’ancien rebelle Baba Laddé connu pour être le mentor du chef de guerre Ali Darassa, qui est à la tête de l’UPC depuis 2014.
Négociant en bétail, Bouba grimpe les échelons du groupe armé pour devenir coordinateur politique et bras droit de AliDarassa. Il se rapproche des autorités à la faveur d’une politique d’ouverture menée par le président Faustin-Archange Touadéra qui en fait son conseiller spécial en 2017. Détenteur d’un passeport diplomatique, Bouba fait alors office d’interface entre le groupe rebelle et le gouvernement.
Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Bouba donneur d’ordre à Alindao
Selon le journal Africa Intelligence, en novembre 2018, au moins 112 civils dont une vingtaine d’enfants sont massacrés dans un camp des déplacés près d’Alindao dans le centre du pays. L’ONG américaine The Sentry met en cause dans son dernier rapport la responsabilité du ministre . Ce dernier aurait lui-même ordonné l’attaque, selon des témoins cités par l’ONG.
Les années suivantes, Bouba fait des aller-retours entre le palais présidentiel et l’UPC, tantôt en disgrâce tantôt bénéficiant des faveurs du pouvoir, et joue également un rôle de facilitateur auprès des Mercenaires russes de la société Wagner.
« Il les utilise et se laisse utiliser par opportunisme dans l’unique but de s’enrichir » juge un bon connaisseur des groupes armés en Centrafrique. Bouba apparaît fin médiateur, réputé très influent, et sachant utiliser en sa faveur les luttes de de pouvoir.
En 2020, il intègre le gouvernement de Firmin Ngrébada pour représenter l’UPC dans la logique des accords de paix de Khartoum signés l’année précédente. Mais sa nomination se fait contre l’avis du chef de l’UPC dont il a perdu la confiance. Peu après le décès brutal du ministre Souleymane Daouda, issu lui aussi des rangs de l’UPC, il hérite du portefeuille de l’Élevage et de la Santé animale. Il est maintenu à son poste dans le gouvernement dirigé par Henri Marie Dondra, en suite celui de Félix Moloua. mis
Bangui, République centrafricaine – L’attaque du 14 février d’un poste avancé de l’armée nationale à Sikikede, aussi appelé Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile, les soldats FACA, positionnés dans la ville, ont peur d’être attaqués à leur tour. Ils se sont retirés, 24 heures plus tard, vers la ville de Ndélé, à environ 654 kilomètres au nord de Bangui, laissant la place aux hélicoptères de Wagner de survoler et bombarder la ville.
Centrafrique.org/Centrafrique-la-violation-de-lembargo-sur-les-armes-se-poursuit-la-societe-wagner-achemine-un-avion-de-chasse/un-avion-de-chasse-du-type-francais/” rel=”attachment wp-att-57324″ data-wpel-link=”internal”>un avion de chasse du type français. Copyrightarmée française
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les rebelles de la CPC se retirent de Gordile
Le jeudi et vendredi 17 février, peu avant midi, les hélicoptères de Wagner, sans troupe au sol, ont largement bombardé les positions des rebelles de la CPC (coalition des patriotes pour le changement ) à Gordile. Durant deux jours, la ville est soumise à un déluge des missiles de Wagner. La population, tout comme les rebelles, sont obligée d’abandonner la ville pour se retirer dans des zones périphériques. Malgré le bombardement intensif de Gordile, certains rebelles sont toujours positionnés dans la ville. D’autres, plus nombreux, se sont retirés à pied pour éviter d’être ciblés par le bombardement des hélicoptères et mirage de Wagner.
Pour l’heure, le retour des soldats de l’armée nationale dans la localité n’est pas à l’ordre du jour à l’état-major des armées, l’histoire d’éviter une nouvelle débâcle de l’armée nationale face aux rebelles de la CPC.
Entre-temps, le Président de la République Faustin Archange Touadera, en voyage à l’étranger, continue son séjour touristique comme si de rien n’était. D’ailleurs, il a cette mauvaise habitude d’ignorer complètement la situation de son pays quand il est souvent en voyage ou dans le pays. Certains de ses partisans tentent de justifier son silence par son état de santé psychologique jugé peu stable.
Bangui, République centrafricaine – 24 heures après le communiqué laconique de l’État-major des armées suite à l’attaque des positions de l’armée nationale dans la localité de Ndah, où une vingtaine des soldats FACA avait été pris en otage par les rebelles, la question que tout le monde se pose dans les rues de la capitale et sur les réseaux sociaux est de savoir si l’état-major veut-il vraiment libérer les prisonniers FACA ou travaille-t-il à leur mort? Analyse du politologue Fari Taheruka Shabazz .
Fari Tahéruka Shabazz
Rédigé par Fari Taheruka Shabazz
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Trois jours après la bérézina de Sikikede, le chef d’état-major des armées (CEMA) daigne enfin communiquer sur ce Waterloo moderne en terre centrafricaine. Un temps de réaction tellement lent que face à de vrais terroristes nos FACA auraient déjà été exécutés tout simplement. Mais le pire est à venir. Dans ce communiqué en date du 17 février 2023, le Général Zéphyrin Mamadou ne dit rien du bilan des opérations. Combien de pertes en vies humaines et matériels ? Combien de prisonniers du côté des rebelles? Quid des responsables de cet échec cuisant ? Quelle mesures ont été prises pour éviter que cela se reproduise ? On reprend les mêmes et on recommence ? En espérant un résultat différent ?
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Si l’état-major savait que cette zone était infestée de mercenaires en surnombre pourquoi n’avoir déployé que 80 soldats sous-équipés, inexpérimentés (à 80% les prisonniers sont de la promotion 2022), mal-commandés face à des hommes aguerris ? Le ministre-conseiller à la présidence en charge des questions militaires, l’ex-chef milicien Anti-Balaka Sébastien Wénezoui, dans son discours préliminaire confirme que nos FACA ne sont pas bien entraînés, sont mal-équipés, mal-encadrés, négligés par un état-major qui a failli à sa tâche. En fin de compte, n’était-ce pas les jeter en pâture dans la gueule du loup, vers une mort certaine ? Le CEMA parle d’acte terroriste. Mais est-ce avec des “Bleus”, des “Bizus” en sous-nombre (moins de 80) qu’on peut combattre des hommes si aguerris, si puissamment équipés ?
Des qualitatifs injurieux, véritable danger
Mais le plus terrible dans tout ça, c’est que le chef d’État-major persiste à utiliser des qualitatifs injurieux qui sont de nature à mettre en danger la vie de nos prisonniers FACA. En qualifiant les combattants de la CPC de tous ces noms d’oiseaux il prend la grande responsabilité de faire mourir volontairement des hommes qui ont déjà échappé à un premier guet-apens de l’état-major qui les avait envoyé à une boucherie sans nom. C’est absolument irresponsable et inacceptable.
En plus de l’incompétence de l’irresponsabilité du CEMA il faut aussi y ajouter la lâcheté d’un militaire qui en appelle désormais à d’autres, en l’occurrence la communauté internationale, de tout mettre en œuvre pour libérer des FACA qui sont tombés par sa faute. Vraiment ce communiqué est une infamie, une honte nationale.
Ll’État-major des armées fait de la désinformation
Bangui (République centrafricaine) – Tout le monde ou presque est habitué à ce genre de communiqué de l’État-major, mais l’essentiel est qu’il rassure les familles de ces soldats de l’armée nationale capturés comme des scouts catholiques dans le camp des vacances. Mais là encore, l’État-major n’est pas capable de faire cela en toute humilité. Il brille malheureusement par de mensonge et la désinformation.
Les soldats de l’armée nationale (FACA) devant le camp militaire de Kassaï après une marche commando
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
L’État-major des armées fait de la désinformation
Certes, il y’a peut-être des mercenaires dans les rangs de ces groupes armés, mais leur nombre est largement inférieur aux mercenaires de Wagner qui sont directement employés par le régime et qui commettent d’énormes exactions sur la population.
Pour le gouvernement et l’État-major de forces armées centrafricaines, le groupe des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a attaqué les position de l’armée nationale dans la Vakaga serait en majorité composé des mercenaires étrangers.
« L’État-Major des Armées informe la population centrafricaine sur l’évènement perpétré par un groupe armé criminel le 14 février 2023 sur la position d’un poste avancé des militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à SISSEKEDE ). Cette localité précédemment occupée par un groupe armé composé majoritairement des mercenaires se livrant à des actes de braconnages, de destruction de faune et de flore ainsi que l’exploitation illégale des minerais à des fins lucratives pour s’enrichir et s’approvisionner en matériels de guerre, a été libérée par les FACA après celle de GORDIL et bien d’autres.
Malheureusement, ce groupe armé criminel a renforcé son dispositif des mercenaires et profitant d’un rapport de force favorable, pour mener une action sur la position avancée des FACA occasionnant des otages et des blessés », affirme l’État-major de l’armée dans son communiqué.
Cérémonie au sein du ministère de la défense centrafricain le 15 mai 2018 à l’occasion de la fin de formation logistique menée par le pilier éducation de l’EUTM-RCA. En présence de l’inspecteur général des forces armées, le général de division DOLLE-WAYA et le commandant de l’EUTM-RCA, le général Herminio Maio. La formation a eu lieu du 17 avril au 9 mai 2018 au profit des officiers et sous-officiers gestionnaires logistiques des forces armées centrafricaines.Fin de formation des FACA par EUTM-RCA à Bangui.
Les actes du terrorisme
Sans mentionner le nombre des soldats tués, l’État-major poursuit sa désinformation.
« L’État-Major des Armées considère l’acte commis contre les FACA comme étant un « acte de terrorisme » et demande à ce groupe armé criminel de prendre ses responsabilités en ce qui concerne la protection de ces otages conformément à la convention de Genève sur la protection des prisonniers de guerre. Toutefois, l’État-Major des Armées rassure la population centrafricaine que le pays est confronté à un grand défi sécuritaire au regard de la multiplicité des groupes armés en général composés des mercenaires aux aspirations macabres, et que son armée poursuivra sa lutte de libération des villes qui abritent encore ces bandits de grand chemin », ajoute l’État-major, qui, de passage, demande à la communauté internationale d’engager de pourparlers avec les rebelles pour la libération des soldats capturés.
« L’État-Major des Armées a pris acte des agitations de ces ennemis de la paix à travers les publications, qu’ils ne cessent de véhiculer sur les réseaux sociaux et les médias dans le but de discréditer les Forces Armées Centrafricaines et demande à la population de ne pas céder aux chantages et propagandes mais de garder le calme. Enfin, l’Etat-Major des Armées appelle aux partenaires de la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour parvenir à la libération des otages », précise-t-il.
2019-01-18-R22-END OF COURSE
Un parents des victimes en colère
Pour un parent des FACA capturés, Vraiment ça fait très mal de lire une telle déclaration. Je comprends seulement que nous sommes gouvernés par un club des amis qui se défend quand le fauteuil de l’autre est en danger. Je comprends que celui ci est entrain de défendre le ministre de la défense et le chef d’état major
Pour un membre de la famille d’un Soldat FACA capturé, c’est inadmissible ce communiqué de l’État-major.
« Vraiment ça fait très mal de lire une telle déclaration. Je comprends seulement que nous sommes gouvernés par un club des amis qui se défend quand le fauteuil de l’autre est en danger. Je comprends que celui ci est entrain de défendre le ministre de la défense et le chef d’état major ».
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la semaine culturelle qui s’est ouverte à Bangui du 13 au 15 février 2023, les élèves du lycée Ben Rachid, situé sur l’avenue des martyrs, ont organisé un atelier sur la santé féminine autour du thème : » de La précarité et l’hygiène menstruelle en milieu scolaire ».
Photo des participants. CopyrightCNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les élèves de l’école Ben Rachid et l’hygiène menstruelle
C’était en présence du représentant du ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Foukpio Crépin Aristide, du proviseur du lycée Ben Rachid et de la responsable de l’association Action solidaire», madame Nadine Kossi ainsi que de nombreux élèves dudit lycée.
L’objectif pour l’association des élèves du lycée Ben Rachid est de profiter de cette semaine culturelle à inciter les jeunes à connaître davantage leur corps et en parler sans tabous.
Pour la représentante de l’association des élèves du lycée Ben Rachid, cet événement constitue pour les élèves du lycée Ben Rachid de savoir ce que c’est que la semaine de l’enseignement ou culturelle à mi-trimestre qui est un calendrier académique dédié aux activités culturelles.
« Ce temps dédié à l’esprit de créativité que nous les élèves du Ben Rachid consacrent sur le thème (Précarité et hygiène menstruelle en milieu scolaire)”, déclare la Présidente de l’association des élèves du lycée Ben Rachid.
Madame Nadine Kossi, présidente de l’association Action Solidaire lors de la semaine culturelle au lycée scientifique Ben Rachid. CopyrightCNC
Semaine culturelle, le temps de la créativité
Le représentant du ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Foukpio Crépin Aristide a expliqué aux élèves l’importance de la semaine culturelle et le choix de thématique.
« Pour nous le message primordial est que d’abord les enfants puissent faire montre de leur créativité pendant cette semaine culturelle, et apprendre aussi surtout avec la thématique liée à la question de la santé. Les enfants doivent chercher à connaître leur corps. Je crois que c’est vraiment important », précise monsieur Foukpio Crépin Aristide , représentant du ministre de l’Éducation nationale. D’après lui, quand on parle de la semaine culturelle, c’est également des échanges autour des thématiques essentielles dans le cadre de la formation, mais également dans le de l’appropriation de certains qui convergent dans leur cours.
Prenons la parole, madame Nadine Kossi, responsable de l’association « Action solidaire » précise que la thématique de l’hygiène menstruelle est une thématique chère à son organisation.
« Nous nous battons pour que les langues puissent être ouvertes concernant la thématique et la gestion de l’hygiène menstruelle. L’action solidaire aimerait que la gestion de l’hygiène menstruelle ne soit plus un sujet tabou, mais une thématique d’où l’on peut parler sans problème dans n’importe quel milieu », estime madame Nadine Kossi.
Bangui, République centrafricaine, Suite aux affrontements entre les rebelles de la CPC et les soldats FACA ayant abouti à la capture d’une vingtaine des soldats de l’armée nationale en otage dans la localité de Ndah, et l’assassinat par des bandits armés des deux sur l’axe Paoua – Bozoum par des bandits criminels non identifiés, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD), dans un communiqué de presse publié dimanche, revient sur la situation et pointe du doigt la très mauvaise gestion du pays par le Président de la République Faustin Archange Touadera. Pour la PJOLD, la protection de la vie humaine notamment centrafricaine n’a jamais été une des priorités de la politique de Mr Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement regorgé des criminels.
Centrafrique.org/lettre-de-condoleance-de-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-democratie-pjlod-a-martin-ziguele/les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-mlpc/” rel=”attachment wp-att-51921″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC-450×337.jpg” alt=”Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.
Rédigé par la rédaction
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
C’est avec indignation et tristesse que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD ) avait pris connaissance des images atroces, inhumaines et humiliantes des éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA) tués et tombés au pouvoir de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) depuis le 14 février 2023 à Ndah, ensuite celles de l’Agent des Douanes centrafricaines Prospère HOULHOUTOU détaché à Bemal – Paoua et du sujet GUEREGUELE Christian – Alias – Maguo tous les deux (2) pendus par des éléments inconnus à LIA sur l’axe Paoua – Bozoum ce 17 février 2023.
La Plate-forme de Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) condamne avec dernière rigueur cette lâcheté contre nos pauvres concitoyens détachés en missions mais dépourvus de moyens adéquats pour remplir à bon escient leurs devoirs régaliens, sacrifient leur vie à cause de manquements aux devoirs de Chef Suprême des Armées centrafricaines Mr Faustin Archange TOUADERA, de son État Major et de son Gouvernement qui comme toujours dans une très mauvaise posture soviétique font mouche sur la ruine des âmes centrafricaines innocentes par de simples et timides communiqués dans lesquels on peut noter une déclinaison de leurs responsabilités face à ce qui explique leur résultat pendant ces sept (7) dernières années puis optent à contrario une sollicitation des propositions sécuritaires issues de l’Opposition Démocratique.
Une réplique qui démontre une fois de plus que la protection de la vie humaine notamment centrafricaine n’a jamais été une des priorités de la politique de Mr Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement regorgé des criminels promus et gardiens d’une réponse sécuritaire fragile sur l’ensemble du territoire national et exhibée par des condamnations ironiques et fantaisistes qui sont l’expression d’une politique de panique.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) s’incline devant les mémoires des victimes innocentes de ces deux (2) incidents et rappelle au Chef suprême des Armées et son Gouvernement leurs devoirs de “PROTEGER” puis sur l’applicabilité de tonnes de recommandations en la matière issues de leur dernier dialogue entre les frères, sœurs et ami(e)s uni(e)s sans l’Opposition dite démocratique et les rebelles.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) exhorte par ailleurs les Organisations Internationales et Non Gouvernementales de voler au secours de ces fils et parents des familles tombés au pouvoir de l’ennemi à cause d’une négligence et irresponsabilité notoires d’une classe dirigeante par une médiation afin de sauver ces vies innocentes exposées au sacrifice pour une soif de pouvoir à vie.
Que Dieu sauve son peuple de la coupe satanique de Damara
Bangui, République centrafricaine – Il n’y a pas que les ressources minières centrafricaines qui intéressent Wagner. La présence russe est accompagnée de tout un soft power. Comme l’explique reportage de Clément Di Roma et Carol Valade, Centrafrique : le soft power russe, diffusé en juin 2022, sur Arte, la Centrafrique est ancienne colonie française, qui a été aux prises avec une guerre civile. Les Russes de Wagner ont bouté les forces rebelles en 2021. Depuis, le pays est devenu le laboratoire d’une nouvelle propagande menée par la Russie, notamment auprès d’étudiants dans les universités, qui portent le message pro russe. Aujourd’hui, les Centrafricains manifestent drapeau russe au bout du bras, certains sont payés pour cela.
Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP
Rédigé par rtbf
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
La Russie financerait ses opérations en Ukraine grâce aux mines d’or de la RCA
Tous ont les mêmes éléments de langage qui reviennent : un film d’action russe a été tourné en Centrafrique au moment où les rebelles ont été boutés, ce qui glorifie l’intervention des militaires de Wagner en Centrafrique.
Le fait qu’il y ait des techniques de propagandes particulières en Centrafrique, liées à la fameuse milice privée, n’est guère étonnant. L’oligarque russe qui est à la tête du Groupe Wagner, Evgueni Prigojine, finançait à l’époque l’Internet Research Agency, célèbre usine à trolls de Saint-Pétersbourg soupçonnée d’être à la base de ce qu’on a appelé la tentative d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Réputée bras de la propagande en ligne du Kremlin. On a vu un des proches de Prigogine, Dmitri Sityi, spécialiste des opérations d’influence politique, en République centrafricaine. D’après une enquête du Monde, cet homme est à la tête d’une société enregistrée en 2017 en Centrafrique… pour exploiter des mines.
Bangui (République centrafricaine) – Annoncé par l’état-major de forces armées centrafricaines au lendemain de la violente attaque des positions de l’armée nationale et de ses alliés de Wagner à Béloko, une ville centrafricaine à la frontière du Cameroun, le nouveau plan de défense du gouvernement, élaboré par les « experts militaires des pays alliés (ndlr : Russie et Rwanda)», tourne aujourd’hui a un véritable fiasco en terme d’efficacité militaire après l’attaque des positions de l’armée nationale à Ndah, une localité de la préfecture de la Vakaga. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine.
les-soldats-faca-pris-en-otage par les rebelles à Ndah ce mardi 14 février 2023
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Le nouveau plan de défense du gouvernement, un fiasco
Selon l’état-major de forces armées centrafricaines, le nouveau plan de défense élaboré par les experts militaires des pays alliés serait à l’origine de la grande manœuvre de tous les bataillons d’Infanteries territoriales (BIT) sur toute l’étendue du territoire national.
Cette manœuvre, selon le gouvernement, a été l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine. Elle a été une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandits armés dans le pays.
« Toutes les villes stratégiques, et même celles éloignées doivent être bouclées, contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive », a indiqué l’état-major des FACA.
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023
La réalité est différente sur le terrain
Or, sur le terrain, la réalité est toute autre chose. Ce nouveau plan du gouvernement se révèle un véritable fiasco monumental du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine. D’abord les soldats déployés sur le terrain ont ou peu d’expérience militaire, et ils sont commandés par de jeunes lieutenants qui viennent de sortir de l’école. De plus, sur le terrain, les soldats manquent de tout : pas des PGA (primes globales d’alimentation), absence des moyens roulant, pas des moyens de communication, et aucun système de protection. Les soldats se reposent ou dorment sous des tentes qui peuvent être traversées facilement par des balles des ennemis.
Attaque de Ndah, débandade des soldats
Justement, ce mardi 14 février, à Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile, c’était la débandade générale de nos forces de défense nationale devant les rebelles. À moins de deux heures d’affrontement, au moins 17 soldats tués, 24 autres capturés, les autres en débandade dans la brousse. Les capturés ont été exposés devant les caméras, l’histoire de montrer au gouvernement que son plan de défense est inefficace. Du jamais dans l’histoire de notre pays que les soldats FACA soient capturés massivement lors d’un affrontement militaire avec les rebelles. Qu’est-ce que le gouvernement va dire aux Centrafricains?
Diriger un pays sur la base de mensonge n’est pas bon.
Dans la disposition d’esprit du gouvernement, le plan de défense soi-disant élaboré par des experts militaires des pays alliés serait avant – tout pour protéger la RCA des attaques externes, notamment du Cameroun, du Tchad, ou encore de la France, sans oublier nos petits rebelles qui nous maltraitent chaque jour.