Bangui (République centrafricaine) – Le mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC), c’est le nom d’un nouveau groupe politico-militaire qui vient de voir le jour en République centrafricaine. Ce mouvement politico-militaire, dirigé par le général ARDA HAKOUMA, avait mis en place son bureau exécutif en janvier dernier à Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran. Il promet la paix rien que la paix en Centrafrique.
Le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA
Le cercle des groupes armés s’élargit un peu plus en République centrafricaine et passe officiellement de 16 à 17. L’avant-dernier c’est le mouvement Siriri, créé par monsieur Moustapha Sabone. Ce mouvement armé est basé principalement dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. C’était le 16e mouvement armé. Mais ce janvier 2023, un autre vient de voir le jour. C’est le mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC).
Créé par un vétéran de rébellion en Centrafrique, le général ARDA HAKOUMA, ancien directeur général de la garde présidentielle de l’ancien président de transition Michel Djotodia. L’homme fut en 2016 chef d’état-major du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). C’est un ex-collaborateur du général Damane Zacaria, tué récemment par les mercenaires de Wagner en Centrafrique.
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran
L’État-major du mouvement se trouve à Ndélé
Contacté par CNC, le général ARDA HAKOUMA confirme l’information et affirme qu’il compte en ce moment près de 1500 hommes dans ses rangs. Il indique également que lui et ses hommes se trouvent dans la préfecture de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran. Mais l’état-major du mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC) se trouve en ce moment dans la Bamingui-Bangoran, plus précisément entre Akroussoulback et Ndélé.
Le mouvement à un seul objectif, rétablir la sécurité et la paix en RCA en chassant le Président de la République Faustin Archange Touadera et ses mercenaires russes de la société ténébreuse Wagner.
24 heures après la reprise de la ville minière de Ndah, les rebelles se retirent
Bangui, République centrafricaine – 24 heures après la démonstration spectaculaire de force des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les soldats FACA dans la localité minière de Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile sur l’axe de Birao, la ville se vide complètement de ses habitants. Nombreux ont préféré quitté leur domicile pour se retrancher dans la brousse afin de se protéger contre d’éventuelles représailles des mercenaires de Wagner.
Centrafrique.org/les-rrebelles-pris-en-otage-a-ndah/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/les-rrebelles-pris-en-otage-a-ndah-450×379.jpg” alt=”Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga” width=”450″ height=”379″ />Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Les rebelles se retirent de la ville minière de Ndah
D’après nos journalistes qui sont arrivés à Ndah ce jeudi dans la matinée, le lieutenant chef du détachement militaire des soldats FACA à Ndah ainsi que son adjoint faisaient partie des éléments pris en otage par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) lors de l’attaque du mardi matin. Selon des témoignages recueillis, les rebelles étaient venus en grand nombre. Certains parlaient de 800 éléments, d’autres estiment leur nombre à 600, toutes ethnies confondues : Sarah, Goula, Rounga…. Et les soldats FACA, en face, n’étaient qu’une soixantaine. Une stratégie de masse à la poutinienne que les rebelles ont employée. Parmi les assaillants, il y’avait le chef d’état-major de PRNC, le sulfureux autoproclamé général Mohamed Ali alias B13, le coordonnateur militaire du PRNC, le général Ben Laden, le général du FPRC Mahamat Saleh, le général du FPRC Aba Tom et bien d’autres hauts gradés de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Du côté des FACA, le commandant du détachement militaire dans la localité est resté à Gordile, tandis qu’à Ndah, c’est le lieutenant qui dirige les troupes dans cette localité.
Lors de l’attaque de rebelles, les soldats FACA ne pouvaient rien faire face aux assaillants qui étaient lourdement armés. La solution, c’est de cesser de combattre et se constituer prisonniers en masse. Unique dans l’histoire de la République centrafricaine.. Les autres FACA, quant à eux, sont en débandade vers la frontière du Soudan. C’est triste.
Pour l’heure, les rebelles se sont retirés complètement de la ville minière de Ndah.
Bangui, République centrafricaine – Pour le politologue Fari Taheruka Shabazz, les Centrafricaines et Centrafricains ont découvert complètement ahuris une image pathétique du Président de l’Assemblée Nationale, le milliardaire sans entreprise Simplice Mathieu Sarandji, qui se moquait ostensiblement, devant les caméras, de la souffrance du personnel de santé en grève à cause de la gabegie, des détournements des deniers publics, de la corruption et de la mal gouvernance du régime Touadéra.
Le président de l’Assemblée nationale L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculable.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Grève du personnel de la santé, réaction du politologue Fari Taheruka Shabazz
Que cet homme qui ne se soigne qu’à l’étranger, principalement en Tunisie et en Afrique du Sud, devenu milliardaire en un temps record sans n’avoir jamais créé le moindre emploi, se mette à genou pour demander aux grévistes du secteur de la santé de s’assoir sur leurs droits constitutionnels, sur l’amélioration de leur statut particulier comme sur leurs conditions de travail et de vie, ainsi que sur leurs primes Covid-19 des années 2021 et 2022; cela relève proprement de l’indécence, de l’abjection politique. Seul un homme politique imbu de sa personne, conservateur patenté de la puissance prédatrice et corrompue des élites d’argent pouvait jouer une telle comédie devant le peuple centrafricain.
Ce n’est certainement pas ce que la communauté nationale attendait du locataire du Perchoir au Palais du Peuple. Celle-ci aurait voulu voir le milliardaire Sarandji interpeller le gouvernement notamment le Premier Ministre (fantôme?) Félix Moloua et son ministre de la santé Pierre Somsé comme l’exige la Constitution du 30 Mars 2016 qui donne la mission au parlement de contrôler l’action gouvernementale.
La motion de censure, un instrument politique délaissé
Un des instruments constitutionnel les plus puissants à la disposition de l’Assemblée Nationale pour obliger le gouvernement Moloua à améliorer la condition de vie des Centrafricains est la motion de censure que Sarandji ne devrait pas hésiter une seconde à mettre sur la table pour inciter Moloua et Somsé à prendre au sérieux les revendications des personnels grévistes du secteur de la santé.
Mais étant donné que Sarandji, ce milliardaire devenu accidentellement Président de l’Assemblée Nationale, a très fortement contribué à l’adoption de ce scandaleux budget déficitaire de l’année 2023, il est normal qu’il préfère défendre un Gouvernement ouvertement hostile au peuple que de lutter contre les injustices sociales. Pour rappel, aucune ligne budgétaire n’est prévue dans cette loi finance 2023, soutenue par Sarandji, pour améliorer les conditions de vie et de travail des personnels de santé. Aucune. C’est donc bien là une farce préparée de longue date à laquelle nous assistons éberlués.
Le jeu de mauvais goût
Ces gens-là avaient prévu que tôt ou tard les personnels que entreraient en grève. Et le rôle que devait jouer le Président de l’Assemblée Nationale était dans ce théâtre de mauvais goût était d’étouffer les intentions des grévistes en jouant la comédie pour les désarmer moralement.
Mais il est évident que, vu l’état de délabrement très avancé du secteur de la santé et la colère des grévistes, de telles pitreries ne pouvaient en aucun cas prospérer
Bangui (République centrafricaine) – Le mardi 14 février 2023, les ambassadeurs centrafricains de la justice de la cour pénale internationale )CPI) et les représentants de l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC ainsi que ceux du Canada au Cameroun se sont longuement entretenus à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Les Ambassadeurs de la Justice, monsieur Marcus Davies Conseiller Politique Haut-Commissaire de l’ambassade du Canada au Cameroun et monsieur Francisco González l’adjoint du représentant pays et porte-parole du bureau pays de la Cour pénale internationale en République Centrafricaine PHOTO-2023-02-15-05-41-10.jpg fetch%3EUID%3E/INBOX%3E75674
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Rencontre à Bangui entre les ambassadeurs de la justice et les représentants des ambassades du Canada et du Royaume-Uni
La rencontre avait eu lieu à Bangui, le mardi 14 février 2023, de 10 à 14 heures, dans la salle de conférence du bureau local de la cour pénale internationale )CPI) entre les 14 ambassadeurs centrafricains de la justice (promotions 2019 et 2023(, et les représentants de l’ambassade du Canada au Cameroun, monsieur Marcus Davies, conseiller politique et madame Mary Rose, Première secrétaire des Affaires politique, ainsi que ceux de l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC, Monsieur Richard Crossby, Conseiller politique et madame Maya Tikly-Young.
C’était en présence du représentant pays de la cour pénale internationale )CPI) en RCA, monsieur Mike Cole et de son assistant, monsieur Francisco Gonzales.
Le retour d’expérience du voyage des 14 ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la cour pénale internationale )CPI) à La Haye était au cœur des échanges. La démarche consiste, pour les 14 ambassadeurs centrafricains de la justice, à partager, de façon claire et précise avec les représentants de l’ambassade du Canada au Cameroun et celle de la Grande-Bretagne en RDC, le bilan de leurs expériences lors de leur séjour au siège de la CPI à La Haye afin de détecter et analyser les anomalies, les écarts et tout évènement qu’il soit positif ou négatif afin de permettre au Canada et à la Grande-Bretagne de s’améliorer dans leur engagement au côté de la CPI en termes de la sensibilisation publique.
Les Ambassadeurs de la Justice et les deux(2) représentants de l’ambassade de la Grande-Bretagne à Kinshasa en visite à Bangui (République Centrafricaine)
La Grande Bretagne et le Canada s’engagent pour la justice et la paix
En 2019, l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC avait financé le voyage des six ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la CPI à La Haye. Tandis qu’en 2023, c’est encore l’ambassade de la Grande-Bretagne, mais aussi du Canada au Cameroun qui ont récemment financé le voyage des 8 ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la CPI à La Haye. La rencontre s’est tenue cordialement jusqu’à la fin vers 14h30.
Bangui (République centrafricaine) – Les employés de l’ANAC (autorité nationale de l’aviation civile) s’attendent au pire cette année. Ils cumulent déjà 7 mois d’arriéré de salaires. Ils sont convaincus que leur vie n’est plus la même comme avant. D’après eux, leur situation actuelle est due à l’indifférence de l’État.
Centrafrique.org/rca-le-projet-de-loi-des-finances-2022-a-ete-adopte-par-lassemble-nationale/le-ministre-des-finance-herve-doba/” rel=”attachment wp-att-52615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Le-ministre-des-finance-Herve-Doba-450×300.jpg” alt=”Le ministre des finance Hervé Doba” width=”450″ height=”300″ />
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 février 2023
6 mois d’arriéré de salaire pour les employés de l’ANAC
Si les salariés de l’autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) continuent de se rendre au travail, c’est parce qu’ils veulent préserver leur emploi dans un pays où le chômage a atteint un niveau record en Afrique. Au plan social, la dégradation des conditions de leur vie et de travail ont totalement amoindri leur compétence, refroidi leur ardeur et leur motivation.
« Moi, personnellement, c’est par la grâce de Dieu que ma famille et moi nous vivons. J’ai des difficultés à payer les scolarités de mes enfants. Même pour les nourrir, c’est aussi difficile », déclare Pierre, un employé qui a 11 ans d’ancienneté à l’ANAC.
« Pendant que les employés de l’ANAC croupissent sous le poids de la misère, paradoxalement les autorités pratiquent la politique de deux poids deux mesures. En effet, au cours de la même période dans laquelle nos salaires ne sont pas payés, ceux des fonctionnaires de l’État, par contre, continuent d’être versés par la banque mondiale », s’insurge Sophie, une employée de l’ANAC. D’après elle, c’est le gouvernement qui est à l’origine de leur souffrance.
« Nos fonds sont versés au trésor public, et l’État les utilise pour d’autres activités qu’il juge prioritaires. C’est vraiment choquant », ajout-t – elle.
« Presque tous les employés des différentes agences de l’État cumulent des arriérés de leurs salaires. Ce gouvernement a un sérieux problème de gestion. On ne peut pas laisser ces gens à l’abandon et les soumettre à une paupérisation alors que ce sont aussi des agents de l’État », déclare Pierre-Noël, un responsable syndical interrogé par CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Comme chaque deux semaines, le politologue Fari Taheruka Shabazz livre sa chronique sur la situation socio-économique de son pays, la République centrafricaine sur CNC. Pour lui, la situation va de mal en pire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Comme je l’annonçais dans mon audio-analyse N°2 (du 27 janvier 2023), il ne restait au régime de Touadéra que 72 heures pour se donner du sursis ou pour crever la gueule.
En effet, au 30 janvier 2023, le gouvernement Moloua devait émettre des obligations du trésor assimilables d’un rendement de 5,3% et d’une maturité pour une valeur de 12,5 milliards de francs CFA. Cette recherche de financement par l’endettement fait partie d’une opération en trois étapes au premier trimestre 2023 : 12,5 Milliards de Francs CFA le 30 janvier 2023, 12,5 Milliards de FCFA le 20 février 2023 et 10 Milliards de FCFA le 20 Mars 2023; soit un montant total de 35 Milliards de FCFA.
Un fiasco programmé
En effet, si l’opération du 30 Janvier 2023 devait échouer, les suivantes seraient à n’en pas douter de véritables fiascos programmés. Or, c’était là la dernière carte de ce régime à l’agonie. Mais il se trouve que les fondamentaux macro-économiques du gouvernement Moloua sont exécrables, la signature du gouvernement n’est plus crédible. Donc il était fort prévisible que cette tentative de lever de fonds pour payer Wagner d’un côté et essayer de calmer les tensions allait tourner au fiasco.
Les conséquences les plus immédiates c’est que les différentes corporations sociales vont entrer en conflit avec le gouvernement les unes après les autres. Cela a déjà commencé avec le personnel de santé, les enseignants, le personnel du ministère des finances, celui de l’ARCEP, celui de la mairie de Bangui…etc. L’Intersyndicale est déjà dans les starting-blocks, idem pour les Députés de la Nation, quant aux lycéens et aux étudiants, ils ne tarderont pas à emboîter le pas pour sauver leur année…Un effet boule de neige qui va atteindre son paroxysme dès le mois de mars 2023.
La grande hantise du régime c’est quand les forces de défense et de sécurité intérieure vont, non pas se rebeller car le système est tel qu’elles ne sont pas structurées pour être efficaces dans un pareil exercice, mais simplement débrayer, refuser de défendre le régime. Étant donné que les FACA, les gendarmes, policiers, douaniers, pompiers, agents de la protection civile comme des eaux et forêts sont soumis aux même traitement que les Centrafricains non-Gbaka-Mandja, à savoir les arriérés de soldes de plusieurs mois, l’inflation, la flambée des produits de première nécessité dont les denrées alimentaires, le sur-endettement, les menaces d’expulsion des maisons de location et de leurs enfants des écoles…Il est sûr qu’arriver à un moment ces porteurs de tenues refuseront de défendre le régime surtout dans sa logique de répression anti-démocratique et sanguinaire.
La grève
Évidemment, les grévistes demanderont la tête de Moloua et ils l’auront très probablement. Mais la dissolution du gouvernement ne réglera rien. Car en chassant ses ministres-bras-cassés Touadéra se fera de nouveaux ennemis alors que les nouveaux entrant seront tout à fait incapables de résoudre cette crise à la fois sociale, économique, budgétaire et sécuritaire. Pas même le futur 1er Ministre Obed Namsio.
Bangui (République centrafricaine) – Un dépôt clandestin de carburant a pris feu ce jeudi 16 février 2023 dans la localité de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, située à 385 kilomètres au centre de la République centrafricaine. L’incendie était énorme, faisant au passage plusieurs dégâts matériels et humains.
L’incendie du dépôt clandestin de carburant à Bambari, le 16 février 2023
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Nouvel incendie des fûts d’essence de contrebande à Bambari
Des explosions et un énorme incendie se sont produits jeudi 16 février 2023 dans un gigantesque dépôt de contrebande d’hydrocarbure stockant plusieurs centaines des fûts de carburant en provenance du Nigéria.
Ce dépôt, situé au quartier Bornou, derrière la grande mosquée centrale de Bambari, a pris feu vers 10 heures ce jeudi 16 février. L’explosion a complètement ravagé et détruit le bâtiment et s’est propagée à quelques habitations voisines. Durant plusieurs heures, une foule des curieux tentait d’éteindre les flammes, mais en vain. Quelques habitations aux alentours ont également pris feu.
Selon des informations recueillies, il y’avait des blessés dans cet incendie, mais ils ont été transportés d’urgence à l’hôpital pour des soins.
Depuis bientôt une année, la République centrafricaine est confrontée à une crise sans précédent du carburant. Les prix augmentent du jour en jour, donnant naissance à une véritable industrie de la contrebande de produits pétroliers, dans laquelle monsieur Arthur Piri, ministre de l’Énergie, monsieur Sani Yalo, le chef de la camorra centrafricaine et la société de mercenariat russe Wagner sont les nouveaux maîtres contrebandiers qui reprennent le monopole commercial de ces produits pétroliers en République centrafricaine.
Mais la conséquence est qu’il a eu beaucoup d’incendies en République centrafricaine.
Centrafrique : attaque de Ndah, le BRDC accuse le gouvernement
Bangui, République centrafricaine – 48 heures après les affrontements ayant eu lieu à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, entre les éléments de Forces armées centrafricaines et les groupes armés, occasionnant au passage la brève occupation de la ville par les groupes armés, la mort de plusieurs combattants de part et d’autre et la prise d’otage d’une vingtaine d’éléments de l’armée nationale, ni le gouvernement, ni l’état-major n’a encore réagit sur la situation pour tenter de rassurer les centrafricains. Pour la coordination du BRDC, c’est une attitude inexcusable, et tient le gouvernement responsable de la situation à laquelle se trouve aujourd’hui nos forces de défenses et de sécurité.
Le Peuple Centrafricain a suivi avec inquiétude les affrontements ayant eu lieu à Ndah, dans le Septentrion, entre les Forces armées Centrafricaines et les groupes armés. Ces affrontements se sont soldés par l’occupation de la ville par les groupes armés, la mort de plusieurs combattants de part et d’autre et la prise d’otage d’une vingtaine d’éléments de l’armée nationale. Le BRDC compatit avec la douleur des familles.
A ce jour, aucun communiqué du Gouvernement ni de l’État-Major des Armées n’est venu clarifier la situation, notamment pour rassurer la population et surtout les parents des éléments des FACA.
Il s’agit là d’une attitude inexcusable, qui vient s’ajouter à tant d’autres, notamment le maintien en captivité d’autres personnes dans la préfecture de la VAKAGA.
Le BRDC persiste à croire que la résolution de la crise centrafricaine qui a pour fondement la crise politique que vit notre pays ne pourra se résoudre que par un dialogue politique sincère pour discuter des institutions de la République.
Ceux qui persistent dans le jusqu’auboutisme afin d’assouvir des ambitions antirépublicaines portent la responsabilité de l’enlisement et des dommages causés aux Centrafricains.
Bangui, République centrafricaine – Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale , premier secrétaire général du MCU, premier soutien politique du troisième mandat de Touadera qui demandait à son ami le mathématicien de Boy-Rabe de faire feu de tout bois pour imposer le 3e mandat au peuple deviennent bizarrement un comédien en s’agenouillant devant le syndicat des professionnels de la santé pour demander la rupture de leur grève bien légitime. Les centrafricains se demandent si le PAN Simplice Mathieu Sarandji ne devait pas se mettre à genoux devant Touadera pour lui demander de mettre fin à cette politique de gribouille qui nous a mis à dos tous nos partenaires techniques et financiers?
Le président de l’Assemblée nationale L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculable.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Simplice Mathieu Sarandji ou la politique de double face
Le lundi 13 février 2023 s’est déroulée à l’Assemblée nationale une rencontre entre le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et les responsables syndicaux du personnel de la santé et de l’enseignement. L’objectif était d’engager des pourparlers avec ces syndicats afin qu’ils puissent mettre fin à leur grève qu’ils ont débutée depuis quelques jours.
Pour le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, la grève du personnel de la santé et de l’enseignement a fait énormément des dégâts sur les Centrafricains et sur le système de santé et éducatifs du pays. Mais contre toute attente, le président de l’Assemblée nationale, L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail, car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculables.
Aussitôt sur les réseaux sociaux, les critiques fusent de partout. Pour les uns, le Président Touadera et son équipe mènent depuis 2016 une politique de gribouille, c’est-à-dire une politique qui mène au contraire de ce qui était souhaité, autrement dit de la démagogie.
Pourquoi pas s’agenouiller devant Touadera pour lui demander de mettre fin à sa politique de gribouille?
Par ailleurs, d’autres voix s’élèvent pour se poser de question à savoir si le PAN Simplice Mathieu Sarandji ne devait pas se mettre à genoux devant Touadera pour lui demander de mettre fin à cette politique de gribouille qui nous a mis à dos tous nos partenaires techniques et financiers? C’est la mauvaise politique des autorités centrafricaines qui fait que les portes de financement ferment partout, et la conséquence est désormais plus visible. Et si les fonctionnaires maltraités veulent faire de la grève, on s’agenouille devant eux pour leur demander pardon. Mais c’est quel pays?
Bangui, République centrafricaine – Ce mardi 14 février 2023, dans la matinée, une colonne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avait attaqué, vers 5 heures du matin, les positions de l’armée dans la ville de Ndah, une localité minière située à 18 kilomètres de Gordile, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Le bilan provisoire faisait état de 15 soldats FACA tués, et 9 autres pris en otage. Ce bilan a été malheureusement revu à la hausse.
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Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 février 2023
Attaque de la ville de Ndah, le bilan s’alourdit
Après les attaques des positions de l’armée nationale dans la ville de Ndah ce mardi dans la matinée, on assiste malheureusement à une rotation sans cesse des hélicoptères de Wagner entre Ndélé et Gordile. L’objectif, ramener tous les soldats FACA déployés à Akroussoulback, à Gordile, mais aussi dans la ville de Ndah à Ndélé. Le secteur est devenu très dangereux pour leur sécurité, selon l’État-major.
Deux heures après les affrontements qui avaient eu lieu à Ndah, le premier bilan établi par les autorités locales faisait état de 15 soldats FACA tués, 9 autres blessés. Mais après le ratissage du secteur par les rebelles, ce bilan est revu à la hausse. On parle désormais de 24 soldats FACA capturés, dont 13 blessés, et 1 dans un état grave. Par contre, 16 ont été tués au lieu de 15.
Du côté des rebelle, notre équipe a pu constater sur place 1 mort et 4 autres blessés, dont le général rebelle Aba Tom, ancien commandant de zone du FPRC à Bria.
Rappelons qu’après de violents affrontements du 26 et 27 janvier derniers où plusieurs dizaines des éléments de forces mixtes gouvernementales, dont 7 mercenaires de Wagner avaient été tués, et deux de leurs véhicules calcinés par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur instructions de leurs chefs hiérarchiques, les rebelles se sont tous retirés de leurs positions stratégiques, laissant la voix libre aux forces gouvernementales qui ont pu circuler comme sur un site de loisir à Gonda, mais aussi à Gordile et dans la ville de Ndah.
Ainsi, une centaine des soldats FACA a été positionnée à Gordile et à Ndah pour sécuriser la zone. Les mercenaires de Wagner, quant à eux, se sont retournés à Ndélé, d’autres à Birao.
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023
L’État-major annonce un déploiement massif des soldats sur toute l’étendue du territoire
24 heures après l’attaque foudroyante des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions de l’armée nationale et de ses partenaires de Wagner dans la ville de Béloko, l’état-major avait publié un communiqué annonçant le renforcement de la puissance militaire du pays sur toute l’étendue du territoire nationale.
« les spécialistes de la défense, nationale également ceux des pays alliés ont décidé de soumettre au chef du département un plan de défense dénommé “𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗠𝗔𝗡Œ𝗨𝗩𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗙𝗘𝗡𝗦𝗜𝗩𝗘 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦”. Après plusieurs heures d’élaboration par téléconférence, le membre du gouvernement 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné son accord pour une grande manœuvre de tous les bataillons d’Infanteries territoriales (BIT) sur toute l’étendue du territoire national, mais aussi à Birao et dans la ville de Ndah.
Cette manœuvre qui sera l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine va être une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandits armés dans le pays. Toutes les villes stratégiques comme à Ndah, et même celles éloignées seront bouclées, contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive.
Au cours de cette réunion stratégique , les alliés de la République centrafricaine ont respectivement promis de mettre à la disposition des FACA des drones 𝗕𝗔𝗬𝗥𝗔𝗞𝗧𝗔𝗥 𝟮𝟯𝗔 de fabrication turque, et un radar 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗩𝗢 𝗫𝗥𝟱𝟰 de fabrication allemande. Ces équipements contribueront à intercepter es communications et mouvements des ennemies de la paix sur les villes ciblées dans les appels téléphoniques enregistrés., 10:19, important ».
Bangui (République centrafricaine) – Vivre à Bangui en tant que citoyen peul est difficile, parfois très risqué. La menace des rebelles sur la capitale centrafricaine Bangui nourrit le sentiment anti-peul. Les récentes attaques de Béloko et de Besson par les rebelles de 3R en majorité peule ont exacerbé l’hostilité envers cette communauté. Ainsi, lundi dernier, environ 5 éleveurs peuls ont été interpellés par les forces de l’ordre à Bangui. Pour ces derniers, il ne fait aucun doute, ce seraient des rebelles infiltrés.
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
5 éleveurs peuls soupçonnés d’être des rebelles interpellés à Bangui
Lundi, 13 février 2023, dans la matinée, les forces de défense et de sécurité ont mené des opérations partout dans la capitale. Tantôt à Bouboui, 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, tantôt au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, tantôt à Ouango, dans le septième arrondissement de la capitale. L’objectif, mettre la main sur les présumés rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ayant infiltrés la capitale Bangui.
En effet, depuis trois jours, 5 citoyens peuls dont on ignore leur origine ont été interpellés dans la capitale Bangui. Les forces de l’ordre les ont soupçonnés d’être des combattants rebelles du CPC. Sous la pression, ils ont affirmé aux enquêteurs que leurs complices rebelles seraient nombreux dans le marché à bétail de Bouboui. Ainsi, une opération a été menée par les forces de l’ordre dans cette localité en présence des suspects. Des fouilles ont été menées, mais en vain.
Une autre opération au quartier KM5
Le lendemain, c’est-à-dire mardi 14 février, sous la pression, les 5 suspects peuls ont indiqué aux enquêteurs que leurs complices rebelles se sont cachés dans le quartier KM5. Là encore, les forces ont mené tôt dans la matinée une opération de bouclage dudit quartier ce mardi matin, toujours à la recherche de ces rebelles. Là encore, cette opération a été un fiasco. Quelques heures plus tard, à Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, une autre opération a été menée par les forces de l’ordre.
Les autorités de Bangui, par peur, sont prêtes à tout pour garder leur pouvoir.
Bangui (République centrafricaine) – Au moi d’août dernier, le Président Faustin Archange Touadera, élu en 2016 et réélu en 2020 au terme d’un scrutin largement contesté, avait mis en place un comité chargé de rédiger un nouveau projet de Constitution, synonyme d’un troisième mandat, sinon d’une présidence à vie un mois plus tard, les décrets créant le comité ainsi que ceux confirmant ses membres sont invalidés par la cour constitutionnelle. Or, un nouveau comité clandestin chargé de rédiger la nouvelle constitution avait été à nouveau mis en place dans la discrétion par le Président de la République. Voilà que ce nouveau comité vient d’achever la rédaction de la nouvelle constitution version Touadera qui sera soumise dans un bref délai au référendum constitutionnel.
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
La rédaction de la nouvelle constitution terminée
Le 20 janvier dernier, suite à la saisine de la cour constitutionnelle par le Président de la République Faustin Archange Touadera, la cour, pourtant non reconnue par les forces vives de la nation, avait déclaré conforme à la constitution la loi très controversée fixant la procédure référendaire en République centrafricaine, votée un mois plutôt à l’Assemblée nationale . Une semaine plus tar, le projet de la nouvelle constitution, rédigée clandestinement par les soi-disant juristes camerounais, et supervisé par le ministre des Mines, a annoncé également la fin de sa rédaction. Ceci dit, Touadera a désormais la carte verte, malgré son caractère controversé et illégal, de déclencher la procédure du référendum constitutionnel.
Mais la question maintenant est de savoir si ce projet de la nouvelle constitution sera – t il officiellement remis au chef de l’État en l’état?
Contactés par CNC, quatre imminents leaders de l’opposition démocratique estiment que c’est un non-événement, parce que la cour constitutionnelle avait tranché sur cette question.
Comme annoncé par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, cette nouvelle constitution du Président de la République exclut tous les binationaux à être candidats à la présidentielle, et que le mandat présidentiel n’est plus limité à deux, mais plutôt indéfini. C’est juste une manière d’instaurer une présidence à vie en République centrafricaine, selon l’opposition démocratique.
Bangui (République centrafricaine) – Cela fait déjà un mois que les autorités centrafricaines ont promis de mener une opération militaire pour déloger du sol centrafricain les rebelles tchadiens qui avaient sollicité l’appui militaire des Mercenaires russes de la société mafieuse Wagner afin de chasser le Président de transition Mahamat Idriss Deby.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-62064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain-450×248.png” alt=”Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain” width=”450″ height=”248″ />Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même
Rédigé par G. Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
À quand les opérations militaires contre les rebelles tchadiens?
Il y a de cela un mois, deux gouverneurs de la région sud du Tchad, accompagnés par deux hauts gradés de l’armée tchadienne, étaient venus rencontrer à la frontière, les autorités préfectorales centrafricaines de Lim-Pendé, accompagnées des mercenaires de la société ténébreuse Wagner et des soldats FACA. L’objectif pour ces personnalités tchadiennes était de demander des explications aux autorités centrafricaines concernant la présence massive des supposés rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain.
Selon les propos tenus par les autorités centrafricaines à leurs collègues tchadiennes pour les amadouer, une opération de ratissage de la zone indiquée serait à l’étude avec les wagneurs. Vu le nombre réduit des mercenaires de Wagner présent dans la région, une demande d’envoi des troupes rwandaises est déjà envoyée à Bangui. D’ici là, dès que les Rwandais arrivent dans Lim-Pendé, ils vont mener conjointement avec les mercenaires de Wagner et les soldats FACA une opération de ratissage dans la zone afin de débusquer ces rebelles tchadiens. Or, un mois s’est déjà écoulé, et aucune opération militaire n’a été menée contre ces rebelles tchadiens.
Alors, les autorités centrafricaines tournent-elles leurs homologues tchadiennes dans la bourrique?
Sans doute oui! Selon des informations du CNC, le nombre de ces rebelles tchadiens augmente de jour en jour. Depuis trois semaines, ils ont installé leur base dans deux localités sur le territoire centrafricain. Et ce, sous la complicité avérée des autorités centrafricaines. Ces rebelles reçoivent régulièrement les visites des mercenaires russes venus de Bangui et sont même entraînés par eux.
D’après plusieurs habitants contactés la CNC, des drones de Wagner survolent régulièrement la zone en vue de contrôler les mouvements des militaires tchadiens.
Bangui (République centrafricaine) – Emile Parfait Simb, l’un des hommes les plus recherchés au monde a été placé, par Moscou, à la tête de l’« Organisation Africaine pour la Russophonie », nouveau symbole de la propagande russe instrumentalisée et l’incarnation de sa propagation en Afrique.
Centrafrique.org/a-partir-de-centrafrique-le-groupe-russe-wagner-veut-placer-son-pion-emile-parfait-simb-a-la-tete-de-letat-camerounais/de-droite-a-gauche-le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-le-sulfureux-camerounais-emile-parfait-simb/” rel=”attachment wp-att-62429″ data-wpel-link=”internal”>De droite à gauche, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et le sulfureux camerounais Emile Parfait Simb
Rédigé par Adama Bria
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Un autre symbole de la propagande russe en Afrique
Émile Parfait Simb, ancien professeur d’informatique en lycée devenu fondateur des sociétés Simb Group et Global Investment Trading (GIT), s’est distingué par des affaires douteuses, liées principalement à la cryptomonnaie. Il est aujourd’hui poursuivi par ses clients pour escroquerie au Cameroun, aux États-Unis, au Canada et en Europe. Près de 300 000 individus, dont une grande partie issue de la diaspora, ont cru à son discours de rentabilité exceptionnelle. Total des gains détournés : trois milliards de dollars !
Nommé conseiller du président de l’Assemblée nationale centrafricaine, il a également gagné, lors de son dernier déplacement en Russie, la casquette de représentant pour l’Afrique centrale de l’Alliance internationale des BRICS.
Depuis peu, M. Simb, promoteur de l’association « Organisation Africaine de la Russophonie » (OAR), prétend, d’après les statuts du site « Russophonie Afrique », « regrouper les russophones et les amis de la langue russe en Afrique », faciliter l’obtention de visas, etc.
Cependant, les intentions cachées ont été dévoilées lors d’une mise en scène à Moscou : le partenariat signé avec l’université russe de l’Amitié des peuples, où sont promis bourses, voyages d’étude, ouverture d’un centre d’enseignement à distance et d’une faculté préparatoire numérique au Cameroun, n’est que façade et promesses au rabais.
Son site Internet, développé en Inde, hébergé en Russie (et non en Afrique) reste totalement inachevé depuis des mois. Malgré des photos attractives, il est constitué de textes identiques sur sa page d’accueil, faute de contenu ! A l’instar du lancement de la chaîne Global TV, via l’une de ses entreprises, aucune grille de programmes complète n’a été diffusée à ce jour.
Avec ladite association, l’influence russe atteint un nouveau palier : la création d’un centre officiel de propagande en Afrique. Sous couvert de renforcer le partage entre cultures, il compte étendre son réseau aux financements publics et privés. L’ambition russe est de faire place nette et de saisir toutes les opportunités possibles : coopération militaire et technique (formation, livraison d’armes, soutien aux armées locales) accentuant l’insécurité sur le sol africain, prêts et crédits visant à affaiblir l’économie locale, livraison de produits alimentaires pour favoriser notre dépendance au blé contre le manioc, etc. Tous les partenariats n’auront qu’une finalité : déposséder le continent de ses exploitations minières et capacités énergétiques.
Derrière le « politiquement correct », son bras armé, le groupe Wagner, poursuit chaque jour ses actions agressives et dévastatrices, pour le grand bonheur des fouteurs de troubles.
Bangui (République centrafricaine) – Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les centrafricains se demandent si ceux qui prétendent les gouverner sont-ils vraiment des êtres humains ou des robots asiatiques? Si la réponse est affirmative dans l’un ou l’autre cas, ils se demandent pourquoi ils n’ont-ils pas la culture d’assistance aux victimes? Et quel est le rôle du ministère des Actions humanitaires en République centrafricaine ?
L’une des deux victimes de Bania à l’hôpital de Berberati. copyrightCNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Les Centrafricains sont-ils gouvernés par des robots?
De Bangui à Birao en passant par Bambari, Bria, Obo, Bozoum, Bossangoa, Berberati ou Mbaïki pour arriver à Bouar, les autorités gouvernementales et préfectorales ont bizarrement le même comportement. Ils sont insensibles aux cris de détresse de leurs compatriotes, surtout ceux qui viennent de subir des actes de violence. On parle déjà d’assistance aux victimes.
Prenons la ville de Berberati, où rien que cette année, il s’est passé beaucoup de choses où les autorités locales n’ont même pas pris leur petit temps pour rendre visite aux victimes.
Le 19 janvier dernier, 4 jeunes petits enfants, en voulant cueillir une mangue, se faisaient attaquer par un groupe des abeilles qui les ont sauvagement piqués à la tête. L’un des quatre jeunes enfants a succombé de ses blessures quelques minutes plus tard, et les trois autres hospitalisés à l’hôpital de Berberati. Durant plusieurs semaines, ces trois enfants ont été hospitalisés, immobilisant de facto ses parents qui sont tous des cultivateurs. Pendant ce temps, les autorités préfectorales, y compris le chef de leur quartier n’ont pas eu le courage d’aller rendre visite aux victimes.
La jeune Alfredine, la victime, à l’hôpital de Berberati. CopyrightCNC
La plus étonnante
Plus grave encore, c’est la jeune fille de 10 ans qui a failli être égorgée par un suspect. L’affaire avait fait énormément de manchettes, mais à l’hôpital la jeune fille n’a reçu aucune visite du maire, du chef de quartier, ou même du préfet pour lui souhaiter une prompte guérison. Plus étonnant encore c’est l’affaire de Bania, où deux braves jeunes ont été agressés par les soldats FACA à Bania, 50 kilomètres de Berberati sur l’axe de Nola. L’une des deux victimes avait reçu une balle dans sa tête et se trouve en ce moment dans le coma à l’hôpital à Berberati. Tandis que la deuxième victime avait reçu des balles dans son corps. Elle se trouve également à l’hôpital à Berberati. Entre-temps, ni les autorités préfectorales ni les chefs de sécurités de la Mambéré Kadéi ne leur ont rendu visite. Et les mêmes cas sont nombreux ailleurs.
Ceci dit, les autorités centrafricaines n’ont pas une culture d’assistance, malgré qu’il y’a un ministère responsable de l’action humanitaire.
Violent affrontement entre les FACA et les rebelles à Ndah
Bangui (République centrafricaine) – Située à 18 kilomètres de la ville de Gordile sur l’axe de Birao, la ville centrafricaine de Ndah est de nouveau fortement secouée ce mardi 14 février 2023 dans la matinée. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris d’assaut les positions de l’armée nationale dans la ville, occasionnant un violent affrontement entre eux durant deux heures. Le bilan est édifiant : au moins 15 FACA tués, et 9 autres pris en otage.
Des rebelles de la CPC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Violent affrontement entre les FACA et les rebelles à Ndah
Après de violents affrontements du 26 et 27 janvier derniers où plusieurs dizaines des éléments de forces mixtes gouvernementales, dont 7 mercenaires de Wagner avaient été tués, et deux de leurs véhicules calcinés par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur instructions de leurs chefs hiérarchiques, les rebelles se sont tous retirés de leurs positions stratégiques, laissant la voix libre aux forces gouvernementales qui ont pu circuler comme sur un site de loisir à Gonda, mais aussi à Gordile et à Ndah.
Ainsi, près de deux semaines après leur arrivée à Ndah, les soldats FACA ont pris position à l’entrée et la sortie de la ville, érigeant des barrières même au centre-ville. Mais ce mardi 14 février 2023, très tôt dans la matinée, les rebelles ont pris d’assaut toutes les positions de l’armée nationale à Ndah. Durant 2 heures, un violent affrontement s’est déroulé dans la ville, poussant les soldats FACA à se retirer de la ville.
La ville est reprise par les rebelles
Pour l’heure, la ville de Ndah est reprise par les rebelles du CPC. Le bilan provisoire fait état d’au moins 15 soldats FACA tués, et plus de 9 autres pris en otage.
Bangui (République centrafricaine) – Un enfant de sexe féminin ayant une tête de chat est né le mois dernier, c’est-à-dire le 15 janvier 2023, dans la préfecture de la Mambéré Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine, un cas de figure extrêmement rare, selon les autorités locales interrogées par CNC.
Minusca-a-berberati-les-assaillants-sont-toujours-activement-recherches/croisement-du-centre-ville-de-berberati-en-arriere-plan-la-vue-densemble-de-la-beac/” rel=”attachment wp-att-53092″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Croisement-du-centre-ville-de-Berberati-en-arriere-plan-la-vue-densemble-de-la-BEAC-450×338.jpg” alt=”Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC” width=”450″ height=”338″ />Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC. Photo CNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Un bébé humain né avec une véritable tête d’un chat
Les deux parents de l’enfant malformé sont des cultivateurs de la commune de Basse Batouri, proche de Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré Kadéi, a-t-on indiqué de même source.
Les photos de l’enfant présentée au correspondant du CNC à Berberati montrent un corps de nourrisson doté de deux bras et de deux jambes, avec une cage thoracique normale, surmontée d’une tête d’un chat et assez chevelues. C’était dans le village Balego, situé à 70km de Berberati sur l’axe de Nola. L’enfant était né vivant, mais meurt quelques heures plus tard. Le corps a été enterré par ses parents derrière leur domicile.
Jusqu’à ce jour, personne ne sait comment ce genre de malformation humaine s’est produite. Certains parlent de l’envoûtement, d’autres d’une simple malformation congénitale.
Rappelons que La naissance d’un enfant né d’un corps humain et d’une tête d’un animal est un phénomène extrêmement rare qui s’explique, soit par une anomalie du développement embryonnaire, soit par une complication des grossesses gémellaires.
Les enfants à moitié humains sont très rares dans le monde, selon les scientifiques.
Interrogés par CNC, les deux parents de l’enfant malformé n’ont pas voulu commenter cette histoire.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis le mois de novembre 2022, les soldats de forces armées centrafricaines (FACA) n’ont plus perçu leurs primes générales d’alimentation (PGA). Certaines voix dans l’entourage du Président de la République Faustin Archange Touadera s’élèvent depuis plusieurs semaines pour demander sa suppression. Alors, va-t-on inéluctablement vers l’abandon des PGA pour les soldats FACA ?
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2022
Vers la suppression des PGA aux soldats FACA ?
Si l’État centrafricain prévoit de verser mensuellement 45 000 francs CFA, soit 1500 francs CFA par jours de prime générale d’alimentation aux soldats FACA, ces derniers ne perçoivent souvent que 20 000 francs CFA, soit environ 600 francs CFA par jour de leurs chefs hiérarchiques. Malgré cela, le versement de cette maigre somme aux ayants droit devient difficile.
Pour certains, c’est une dépense inutile au moment où le pays traverse une crise grave de trésorerie. Pour d’autres, le paiement des PGA motive et encourage les soldats FACA sur le terrain.
Pendant ce temps, à la présidence de la République, la problématique de la suppression des PGA aux FACA est mise sur la table, mais on préfère faire semblant d’ignorer cela. Mais en réalité, le versement de ces primes aux ayants droit n’intéresse plus personne, même le Président de la République. Ainsi, depuis le mois de novembre 2023, juste avant la festivités du premier décembre, les soldats FACA n’ont plus perçu leurs PGA. Et ce, jusqu’à ce mois de février 2023, c’est-à-dire trois mois durant.
Contacté par CNC, un officier général des FACA affirme que les PGA de certains soldats sur les théâtres de l’opération continuent d’être payés, ce que certains ont catégoriquement nié en bloc.
Alors, la question est toujours ouverte. Va-t-on vers la suppression des PGA aux soldats ?
Bangui (République centrafricaine) – Le 15 janvier 2023 aux alentours de 3 heures du matin, pour une raison encore non élucidée, voire inconnue du grand public, une colonne de dix (10) véhicules des forces de Défenses et de Sécurité sous le commandement du général de police Bienvenu Zokoue, actuel Directeur général de la Police centrafricaine encercle le domicile de Monsieur Armand Touaboy dit Autorité Culturelle par la jeunesse centrafricaine en raison de ses multiples efforts dans le sens de la promotion et du développement de la culture centrafricaine.
C’est avec un haut-parleur que le speaker de la Police nationale ait donné injonction de sortir haut les mains à Monsieur Armand Touaboy qui obtempère et se présente. La suite, nous la connaissons. Il est condamné à 5 ans de prison en première instance et incarcéré à la maison carcérale de Ngaragba. Nonobstant une plaidoirie exceptionnelle et précise du collège de ses cinq avocats ( maître gaba, maître Mocktar, maître Kongbo, maître mander – ndjapou et maître Songon Morel ) réussissant à démonter systématiquement l’accusation durant tout le procès, le verdict semble bien conçu d’avance.
armand_touaboy devant son centre culturel à Bangui
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
QUI EST MONSIEUR ARMAND TOUABOY ?
Neveu de l’ancien Président de la République centrafricaine François BozizéYangouvounda, Armand Touaboy, est un homme proche de la cinquantaine. Il fut de 2003 à 2005 Attachés à la présidence de la République et de 2005 à 2013 ministres conseillé spécial à la présidence de la République centrafricaine. Marié, père de huit (8) enfants, l’homme jouit d’une intégrité et d’une moralité impeccable. Jamais confondu dans une affaire ou une autre.
Au sortir de son poste de ministre Conseiller à la Présidence de la République et fort de son expérience politique et de ses réseaux, l’homme profite des atouts que lui procure sa double nationalité franco-centrafricaine, Armand Touaboy se retire de la politique politicienne pour se donner avec passion à l’Entrepreneuriat et au développement de la culture centrafricaine. Il crée en 2017 une entreprise de prestations de services dénommée Armand Touaboy Services (ATS) et à la même année il fonde l’Association Initiative pour Développement éducatif et Socio culturelle (IDESC).
Créateur du concept “AUTORITÉ CULTURELLE” en République centrafricaine, l’homme a beaucoup contribué à la canalisation de l’énergie de la jeunesse depuis 2016 jusqu’aujourd’hui.
des militaires devant le centre culturel Missy Momo
QUELQUES DE SES ŒUVRES.
En 2017 il construit à proximité du parc cinquantenaire le Complexe Culturel les “Enfants d’abord” (CCEA). Un joyau qui a hautement servi d’appui aux politiques publiques de SEM par le Président de la République chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadera.
Président de (IDESC), il construit en 2020 aux extrémités est du Complexe sportif 20 000 places (construction conforme aux recommandations Fifa-Caf qui interdisent l’occupation des gradins), le Centre Culturel Missy Momo qui se révèle être aujourd’hui le seul lieu de développement de tous nos artistes et de l’épanouissement de la jeunesse montante de notre pays (lieu d’activité culturelle par excellence, connexion internet gratuit, production des artistes, réalisation des émissions radio et rencontres inter – jeunes…
Missy Momo est un véritable soutien aux actions gouvernementales.
Rappelons que le Président de la République chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadera n’a pas hésité à s’y rendre pour célébrer une activité culturelle dont Armand Touaboy très respectueusement lui a rendu un vibrant hommage pour ses efforts inlassables et inconditionnels envers la jeunesse de notre pays.
Par ailleurs, Monsieur Armand Touaboy est un opérateur économique multidimensionnel et investisseur. Fondateur du Centre de Formation technique Armand Touaboy (CFTAT) et du groupe Armand Touaboy Services (ATS), les deux entités offrent respectivement des formations en Gardiennage – Location de biens mobiliers et immobiliers – Services amonts BTP – Entretien – Froid – Électricité – Plomberie – DRH et des services dans les mêmes domaines.
Monsieur Armand Touaboy, opérateur économique, responsable du centre culturel Missy-Momo
QUE LUI REPROCHE-T-ON ?
Dans la nécessité de se doter d’une protection en raison de sa popularité,
en date du 11 octobre 2022, l’Autorité CulturelleArmand Touaboy écrit avec déférence à la haute hiérarchie républicaine en matière de sécurité pour solliciter l’affectation d’un aide de camp pour sa protection.
Ce qui fut accepté. L’aide de Camp se doté d’une arme qui lui est accordée par l’Adjudant-Chef Richard Ouandane Responsable de l’Armurerie de la Gendarmerie nationale et ancien garde pénitentiaire de l’Empereur Jean Bedel Bokassa. Pour dire que jusqu’ici il n’y a aucun problème.
Seulement ce 15 janvier pour une raison inconnue les FDS ce sont rendus chez Monsieur Armand Touaboy où ils ont retrouvé l’arme affectée officiellement par les autorités à son aide de camp pour dans son salon au lieu habituel où son aide de camp considère comme le meilleur lieu de garderie pour son arme de service selon ses dires : 《 une meilleure garderie 》.
Ce jour du 15 janvier 2023, le Directeur général de la Police centrafricaine déclare :
《 Emmenez-le !
« Monsieur Touaboy, nous allons vous conduire à la CNS pour éclaircissements » 》, propos de Monsieur Zokoue, Directeur général de la Police centrafricaine.
Sur place l’homme fut à nouveau transféré à la SRI sur instruction du Directeur général de la gendarmerie pour finalement être présenté au parquet le 18 janvier et de facto inculpé d’infraction de port illégale d’arme conformément à l’article 263 du code pénal de la République centrafricaine.
En consultant notre code pénal et plus précisément le Chapitre VI concernant l’infraction de la Détention illégale des armes dont les articles 259 à 263, nous n’avons trouvé aucune disposition où il a été fait mention de l’interdiction à l’aide de camp de ne pas laisser son arme au domicile de la personne dont il assure la sécurité.
Également nous n’avons trouvé aucune mention interdisant à la personne protégée de garder de vers lui l’arme de son aide de camp.
Fort de ce qui précède, il y a lieu de s’interroger sur le motif réel de l’arrestation de Monsieur Armand Touaboy et de ce qui motive sa condamnation.
RÉQUISITOIRE DU PROCUREUR ET ÉTONNANTE CONDAMNATION DU JUGE.
À l’issue du procès, le procureur de l’audience, un Magistrat hors hiérarchie et doué ait très vite compris le caractère ubuesque du dossier et en tant que professionnel aguerri, l’homme a su techniquement et habilement se démarquer du dossier en demandant une peine de un (1) an d’emprisonnement pour les accusés Touaboy et Ouandane.
Grande a été la stupéfaction de l’opinion publique d’apprendre une semaine plus tard c’est-à-dire le 1er février 2023 à la délibération que les accusés sont finalement condamnés à cinq (5) ans de prison conformément à l’article 259 du Code pénal.
Aux vues des observateurs, cette situation constitue une première dans les annales de notre juridiction. Par conséquent ils demandent à la Chambre d’accusation l’acquittement pur et simple de ces deux accusés en raison de la forfaiture constatée.
QUE FAIRE ?
La jeunesse centrafricaine et notamment celle proche de Président de la République-chef de l’État recommandent sans considération aucune à la justice de notre pays de donner la liberté à Monsieur Armand Touaboy, chantre des actions positives envers la jeunesse centrafricaine.
Bangui (République centrafricaine) – Il y a trois mois, 3 agents des travaux publics, dont le chef de Cellule des pistes rurales du Ministère de l’équipement et deux Experts de l’UNOPS ont été pris en otage à 10 kilomètres de Ndiffa, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Les otages sont toujours en captivité aux mains de leurs ravisseurs, et les négociations pour leur libération sont toujours au point mort. Les rebelles exigent toujours la libération des quatre hauts gradés de leur mouvement et le limogeage de trois ministres du gouvernement Moloua, ressortissants de Vakaga. Pourquoi?
Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Revendication choc des ravisseurs, dernière négociation avortée
Pour l’autoproclamé général Mohamed Ali, chef d’état-major du PRNC, ravisseur en chef des trois agents des travaux publics, c’est grâce à eux que ces trois ministres, à savoir Djono Ahaba, Arnaud Djoubaye Abazène et Guismala sont nommés depuis des années dans le gouvernement successif du Président Touadera. Mais la chose la plus étonnante, et malgré qu’ils sont toujours au gouvernement, les mercenaires de Wagner sont venus dans leur localité commettre de pires exactions sans qu’ils lèvent un petit doigt pour condamner cela. Ils sont devenus muets et totalement invisibles.
« Malgré que le général Damane et d’autres pères de famille aient été tués dans la Haute-Kotto et la Vakaga, et que les Wagner pillent des villages et agressent la population, ces trois ministres, pourtant les ressortissants de la Vakaga n’ont rien fait pour condamner les actes commis. Donc on comprend désormais leur intention », déclare un général du PRNC contacté par CNC depuis Birao.
Ainsi, dans les revendications des ravisseurs, ils exigent le limogeage de ces trois ministres du gouvernement, la libération du général Azor et trois de ses amis qui sont actuellement en détention dans une prison à Bangui.
Cependant, le bureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets (UNOPS), la semaine dernière, avait dépêché sur place dans la Vakaga un négociateur avec une mallette des billets de banque pour les ravisseurs. Ces derniers ont catégoriquement refusé de céder à la tentation. Ils exigent toujours la libération de leurs collègues emprisonnés à la prison du camp de Roux à Bangui et le limogeage des trois ministres du Gouvernement, ressortissants de la Vakaga.
Bangui (République centrafricaine) – Comme chaque deux semaines, le politologue Fari Taheruka Shabazz livre sa chronique sur la situation socio-économique de son pays, la République centrafricaine sur CNC. Pour lui, la situation va de mal en pire.
Fari Tahéruka Shabazz
Rédigé par Fari Taheruka Shabazz
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
ANALYSE SOCIO-ÉCONOMIQUE DU 13 février 2023
À l’approche du 15 février 2023 (date fatidique) le régime de Touadéra entre dans l’ère des effondrements : effondrement budgétaire, effondrement à venir du tissu économique, effondrement total du système de santé, effondrement moral de l’appareil militaire et sécuritaire, effondrement accéléré du tissu social…
C’est le 20 février 2023 que le gouvernement Moloua tentera d’aller chercher à lever une de plus (en vain?) 12,5 milliards de FCFA sur le marché sous-régional des titres publics. Ce qui signifie que les signaux économiques, sécuritaires, budgtaires et sociaux que vont lancer dans les jours précédant cette opération sont d’une importance capitale. Surtout quand on lit dans le communauté N°23/20 du 26 janvier 2023 que les services du FMI, en fin de mission en RCA en décembre dernier, avaient déjà mis en garde le gouvernement Moloua contre une dégradation quasi-inéluctable de sa note souveraine justement à cause de ses trop nombreuses contre-performances économiques.
L’effondrement budgétaire n’est plus à démontrer, c’est un fait aujourd’hui acté par le gouvernement Moloua via le ministère des finances et du budget dirigé par le ministre Hervé Ndoba. Le 10 février 2023 ledit ministère insistait, dans une publication de sa page Facebook, sur l’état de “dégradation des finances publiques” caractérisée notamment par “la rareté des ressources extérieures”, “la baisse des recettes (propres)” et “la hausse des dépenses publiques”. Les caisses de l’État sont désespérément vides malgré la hausse vertigineuse du prix du carburant, la taxation à 26% désormais de la téléphonie et autres pressions fiscalo-douanières exercées contre les contribuables centrafricains les plus modestes et les PME déjà fragilisées.
L’effondrement du tissu maigre économique
L’effondrement du tissu maigre économique est en cours de maturation. Les entreprises mettent la clé sous la porte les unes après les autres, font faillites en cascade dans le plus grand silence voire la plus grande indifférence des ministère du commerce, des PME ou encore de l’économie. Rappelons que le gouvernement Moloua s’est fixé comme objectif principal d’extorquer aux entreprises centrafricaines, en 2023, plus de 12 milliards de FCFA supplémentaires par rapport à l’année fiscale 2022. Sans oublier que depuis plus de deux ans les prestataires et fournisseurs de l’État centrafricain ont vu leurs factures impayées jusqu’à aujourd’hui, ce qui a laissé sur la paille un bon nombre d’entre eux.
Pour l’année 2023 aucun dispositif budgétaire n’est prévu pour soulager ses créanciers locaux de l’Etat centrafricain. La rencontre inter-ministérielle, le 10 février 2023, entre le ministre des finances et du budget, Hervé Ndoba, et la ministre du commerce, Léa Koyassoum-Doumta, n’a rien donné. Aucune mesure n’est prévue pour soutenir les PME centrafricaines en très mauvaise santé financière. En plus des ces tragédies, il faut ajouter deux éléments qui finiront très certainement par provoquer l’effondrement de l’écosystème économique du pays : la taxation scandaleuse imposée aux importateurs centrafricains par la société libanaise Mercure Logistique Centrafrique au niveau du port-sec de PK26 et la tendance outrageusement haussière des cours mondiaux du baril du pétrole qui vont renchérir la facture énergétique déjà salée des PME centrafricaines. La hausse généralisée des coûts d’importation et de la production, comme l’affirme le FMI, la persistance d’une inflation à deux chiffres (la pus élevée de la zone CEMAC) et le recul de la demande intérieure donneront à n’en pas douter le coup de grâce aux opérateurs économiques centrafricains déjà très mal en point.
La grève et ses effets
La prolongation de la grève lancée par le syndicat des personnels de santé risque d’être fatal au gouvernement Moloua incapable de pouvoir répondre favorablement aux quatre principales revendications des grévistes. Pour rappel, les personnels de santé exigent la réforme du statut particulier du personnel de santé, le versement des primes Covid-19 des années 2021 et 2022, l’intégration massive des jeunes diplômés du secteur ainsi que les états généraux de la santé. Si le régime de Touadéra ne réagit pas prestement par des mesures concrètes et que la grève se durcit c’est tout le système de santé centrafricain, déjà très fébrile, qui risque de sombrer avec les conséquences apocalyptiques qu’on devine assez aisément. D’autant plus qu’au niveau humanitaire 49% de la population centrafricaine souffrent déjà de crise alimentaire aiguë selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), un des taux les plus élevés au monde. Un mois de grève du personnel de santé combiné à une non-réaction du ministère de l’action humanitaire face au désastre humain, aura pour résultat la mise à terre des infrastructures sanitaires et humanitaires du pays. Mais est-ce que le régime Touadéra est prêt à sauver le système de santé de la RCA ou préfère-t-il plutôt maintenir en poste l’homme de l’échec et du dogmatisme et du déshonneur, Félix Moloua ?
Plus que les déclarations alambiquées voire l’absence totale de communication des ministères de la défense et de la sécurité publique, c’est vers les autres ministères régaliens comme celui des finances ou les rapports des partenaires techniques et financiers de la RCA qu’il faut se tourner pour avoir une image un tant soit peu réel de la situation sécuritaire du pays. Le porte-parole du gouvernement, le ministre Serge Ghislain Djorie, a beau s’égosiller sur les antennes des médias publics et privés pour nous faire croire à l’image d’une RCA présentée comme un havre de paix dont l’autorité centrale aurait sécurisé 100% du territoire. Mais la réalité est toute autre. Partout ailleurs, les experts, les partenaires, les observateurs avisés voire les ministres les plus réalistes parlent pour leur part d’aggravation de la situation sécuritaire (FMI), de regain d’insécurité (MinFin), de situation préoccupante (Dpt d’État US), etc. La fameuse politique touadérienne d’une armée de garnison est désormais vécue comme une chimère, comme vaste blague , une fumeuse propagande soviétisante donc mensongère. Pour preuve, le minuscule camp Béal à Bangui accueille à lui seul pas moins de six régiments (bataillons) différents dont les forces spéciales, le BIT6, le Bataillon d’Honneur, le Bataillon du Génie, etc. Obligés de se marcher sur les pieds et de se serrer colle dans une boîte de sardine.
La dette de Wagner
Perclus de dettes (facturés impayées de 18 milliards de FCFA au Wagner), sans véritables moyens de tenir la guerre (carence de logistique, de financement, de PGA, de commandement unifié, …), démoralisée par les lourdes pertes notamment ceux causés par les attaques de drones et les opérations-éclairs comme à Béloko ou Ndélé et l’absence de repos ou de renouvellement des détachements, la Grande Muette est au bord de la crise de nerf. Le refus du ministre russe des affaires étrangères de se rendre à Bangui alors qu’il sillonne toute l’Afrique de long en large ( Brazzaville, Luanda, Alger, Bamako, Khartoum, etc.) est de nature à miner le moral des troupes qui commencent à comprendre que la RCA est en réalité un partenaire de seconde zone qui n’a pas droit aux officiels russes de haut rang mais seulement aux Wagner classés partout comme une organisation terroriste.
Désormais le Tchad accuse le régime de Bangui de soutenir la rébellion tchadienne qui auraient des bases en territoire centrafricain (dans le nord-ouest précisément). Le média Tchad TV5 parle même de la volonté du président de la transition, le général Mahmat Kaka Déby, d’intervenir militairement sur le sol centrafricain afin de déloger ces rebelles. Une telle escalade serait catastrophique pour l’armée centrafricaine et contribuerait après tous les maux qui la frappe à s’effondrer sur son propre poids. Un effondrement du même acabit que celui qui a atteint l’armée afghane face aux talibans. En effet, est-ce que les forces armées centrafricaines ont la capacité d’affronter deux armées en même temps sur son territoire (armée du Tchad et celle de la CPC)? Il est certain que non. Et ce n’est pas le mini-sommet fiasco de Luanda, le 9 février 2023, entre Lourenço, Déby fils et Touadéra qui sera de nature à baisser la température militaire.
Effondrement social
Quant à l’effondrement social, il est lié à l’effondrement en perspective de l’autorité de l’État dont parle le ministère des finances et du budget impuissant devant la montée en flèche des mouvements sociaux dans chaque secteur de la vie.
Bangui (République centrafricaine) – Le mouvement de protestation des employés de la société de bois VICA se durcit. La grève entamée jeudi dernier se poursuit aujourd’hui et la semaine prochaine. Les salariés en colère ne répondront le travail normalement que si la direction générale accepte leurs revendications salariales et le remplacement de leur chef de site , un métisse italien camerounais.
Direction locale de la société VICA, située à 25 kilomètres de Berberati, à l’ouest de la Centrafrique. CopyrightCNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Les employés de VICA durcissent leur grève
C’est dans une correspondance adressée à leur direction générale en date du 10 février 2023 que le collectif des employés de la société de bois VICA précise les raisons qui les ont poussés à cesser le travail et demander le départ de leur chef de site.
« Monsieur le directeur général,
Nous venons par la présente note vous déposer les détails de notre manifestation.
En effet, départ nous n’avons pas de problème avec notre chef de site, mais au fur à mesure la façon de nous traité ne permet plus qu’on travaille ensemble pour des Motifs suivants:
– Mauvais traitement des personnels pour l’évacuation sanitaire;
– Manque de médicament à l’Infirmerie depuis Sept (7) Mois;
– problème d’avance sur Salaire promis par le chef de site malgré la Lucas-Mill est opérationnelle et en vente des bois locale ne sont pas respectée;
– Mauvais traitement et organisation de travail presses on sait que les travailleurs sont rentrés en Porte, car malgré qu’il a son pick-up est sur le site;
– Manque d’eau potable au Camp des ouvriers depuis huit (8), mais ces dernières sont obligé de consommer la rivière BATOURI ;
– licenciement abusif des travailleurs malgré la résolution et la promesse faite par le chef de site lors de notre rencontre à la préfecture l’année dernière », peut-on lire dans leur correspondance dont CNC a pu obtenir une copie.
D’après le collectif, le climat de travail dans leur société implantée à Berberati est toxique.
« En Vue de Tous Ses Constats, l’ambiance de Travailler avec le chef de site est déjà dégradable. Voilà pourquoi nous demandons humblement à la direction générale de nous envoyée son remplaçant dans les brefs délais pour reprendre l’harmonie de Travail, car nous n’avons pas refusé de travailler ».
Parc automobile de la société VICA à Berberati. CopyrightCNC
Propos controversés de l’inspecteur général du travail
Mais le plus étonnant dans cette histoire, face au comportement du chef de site, les employés de VICA et leur chef se sont rendu devant l’inspecteur local du travail. Ce dernier, corrompu certainement, tient des propos incroyables.
« Gare à celui qui va être limogé de son travail. Si votre chef vous limoge, la faute vous incombe, et je ne veux plus voir vos pieds dans mon bureau ».
Regarder comment un soi-disant inspecteur de travail corrompu répond aux salariés d’une société en grève devant leur chef. Y’a-t-il un droit de grève dans ce pays? Les Centrafricains n’aiment pas leur compatriote.
Bangui (République centrafricaine) – Formé au Tchad, engagé dans la rébellion en Centrafrique, le ministre de l’Élevage de Faustin-Archange Touadéra est aujourd’hui l’un des partenaires privilégiés du groupe Wagner à Bangui. Une histoire digne d’un roman d’espionnage.
Le ministre chef rebelle Hassan Bouba et les diplomates russes à Bangui
Rédigé par Jeune Afrique
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Hassan Bouba, l’ex-espion tchadien
À l’étage du bâtiment principal du ministère de l’Élevage et de la Santé animale, Hassan Bouba règne en maître sur les quarante mètres carrés qui lui servent de bureau. Sur sa large table de travail fabriquée en Chine, quelques piles de dossiers, trois téléphones et un ordinateur à écran plat. Un confortable fauteuil à roulettes est réservé au ministre, tandis que deux sièges sont installés face à lui pour ses visiteurs.
Dans le petit salon attenant, un frigo est branché, chargé de maintenir l’eau et les jus de fruits au frais. Sur le petit appareil, une bouteille d’alcool blanc est aussi posée. De la vodka. Hassan Bouba en est friand et déguste régulièrement quelques verres avec ses interlocuteurs, en particulier russes. Le breuvage lui a d’ailleurs été offert par l’ambassade de Russie en Centrafrique. La récompense de bons et loyaux services ? Depuis 2018, l’ancien rebelle s’est imposé à Bangui comme l’un des partenaires privilégiés des hommes de Moscou et du groupe Wagner.
Informateur de l’ANS
Rien ne l’y prédestinait pourtant. Né à N’Djamena en 1983, Hassan Bouba grandit dans la capitale tchadienne, où il obtient son baccalauréat et s’engage dans des études de journalisme. Au début des années 2000, il multiplie les petits boulots, notamment dans la vente de bétail, tout en travaillant pour Dja FM, une radio associative et privée fondée en 1998. Le Tchadien y intervient alors dans des émissions en langue arabe, très écoutées par la jeunesse. Mais sa vie dans le monde des médias va tourner court.
Il va en effet embrasser la cause d’une figure montante au Tchad, Baba Laddé. Mahamat Abdoul Kadre Oumar, de son vrai nom, a fondé en 1998 le Front populaire pour le redressement (FPR) afin de défendre les intérêts des éleveurs peuls de sa région d’origine, le Mayo-Kebbi Est. Après un séjour en prison, il s’est exilé au Nigeria puis a travaillé à étendre son influence et son mouvement au Cameroun, en Centrafrique et, bien sûr, au Tchad, où une nouvelle rébellion composée de Mahamat Nouri, Mahamat Nour Abdelkerim et Timan Erdimi s’attaque à Idriss Déby Itno.
Courtisé, Baba Laddé saisit l’occasion et négocie son ralliement. Il devient l’un des personnages clés du sud et de l’est du pays. Or l’un de ses bras droits n’est autre qu’un certain général Nyem, un oncle d’Hassan Bouba, dont ce dernier est très proche. Au milieu des années 2000, le journaliste intègre donc le FPR et la lutte armée. Sa vie vient de basculer. D’autant que, dans le même temps, le natif de N’Djamena est approché par l’Agence nationale de sécurité (ANS), qui se cherche un informateur auprès de Baba Laddé. L’animateur radio devient espion.
Photo à la fin de la réunion du ministre chef rebelle Hassan Bouba aux éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré
Infiltré dans la Séléka
Dans les carnets de la tentaculaire agence de renseignement tchadienne, Hassan Bouba prend peu à peu de l’importance, sous les directeurs généraux Mahamat Ismaïl Chaïbo (2004-2010) et Abdramane Ramadan Erdebou (2010-2013). Mais c’est Djiddi Saleh Kedellaye qui va donner une nouvelle impulsion à sa mission. Arrivé à la tête de l’ANS en mars 2013, celui-ci va charger Hassan Bouba d’infiltrer la Séléka, la nouvelle coalition rebelle qui, en Centrafrique, menace de renverser le président François Bozizé.
Hassan Bouba est le candidat parfait. Au sein du FPR, il a déjà commencé à se rapprocher d’un autre rebelle, Ali Darassa. Ce dernier est le principal lieutenant de Baba Laddé en Centrafrique et il a noué des liens étroits avec la Séléka dès le début de 2012. L’infiltration se met en place, au-delà des espérances des maîtres-espions de N’Djamena, qui y voient l’opportunité de garder un œil sur la rébellion anti-Bozizé. Hassan Bouba se rend rapidement indispensable auprès d’Ali Darassa. Lorsque la Séléka conquiert le pouvoir à Bangui en 2013, il est aux premières loges.
« Il s’est imposé auprès d’Ali Darassa, qui a fini par en faire son premier lieutenant », explique l’un de ses proches. La Séléka est chassée du pouvoir début 2014 par l’intervention de l’armée française, sous mandat de l’ONU, mais Ali Darassa et Hassan Bouba rebondissent facilement. Contrôlant en partie la région de Bambari, prétextant la défense des populations peules, Ali Darassa reprend son indépendance, rassemble ses troupes et fonde l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC). Hassan Bouba en devient l’un des cadres.
Intermédiaire d’Ali Darassa
Francophone, il prend encore du galon. « Ali Darassa, qui ne parle pas vraiment français, a fait de lui son intermédiaire auprès de l’opération Sangaris et des Français comme l’ambassadeur Charles Malinas et l’attaché de défense Jean-Luc Jamin », poursuit notre source. Il se rapproche également de Jean-Jacques Demafouth, le conseiller de Catherine Samba-Panza, présidente de la transition au pouvoir à Bangui. De Bangui à Bambari, il est le visage de l’UPC.
IL ASSISTAIT À TOUS LES RENDEZ-VOUS DE DARASSA AVEC LES FRANÇAIS
Il n’est alors pas rare de le voir effectuer des allers et retours dans un hélicoptère des Nations unies avec Jean-Jacques Demafouth, ou dans un Transal en compagnie du général français Francisco Soriano. « À Bambari, il assistait à tous les rendez-vous de Darassa avec les Français », se souvient un autre de ses proches. En 2015, le voilà même devenu le grand argentier de l’UPC. Signe de son importance, Hassan Bouba prend progressivement la main sur la distribution des soldes aux « gradés » de l’UPC et supervise le ravitaillement des troupes.
Surtout, il organise le prélèvement de taxes sur le terrain, sur le bétail ou le café. Selon un membre de son entourage, il est également à la manœuvre lors des négociations avec la Sucrerie africaine de Centrafrique (Sucaf RCA, “liale de la Somdiaa, appartenant à 87 % au groupe français Castel). « C’est lui qui a négocié la taxe sécuritaire que l’UPC a fait payer à la Sucaf, notamment pour son site de Ngakoko », précise notre source. Selon l’ONG américaine The Sentry, le montant des sommes touchées par l’UPC s’élève à plusieurs dizaines de milliers d’euros entre 2014 et 2021.
Alors que Faustin-Archange Touadéra arrive au pouvoir en 2016, Hassan Bouba se présente comme le coordinateur politique de l’UPC. Mais il reste impliqué en tant que donneur d’ordre dans certaines opérations de terrain, comme l’attaque du camp de réfugiés de la ville d’Alindao, le 15 novembre 2018, qui fera au moins 112 morts et qui lui vaut d’être suspecté par l’ONU de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Interlocuteur des puissants, il va surtout faire la connaissance des futurs maîtres de Bangui : des Russes employés par une société dont l’Afrique ignore encore le nom : Wagner.
Dès 2017, le groupe de mercenariat a en effet envoyé ses premiers hommes en Centrafrique, notamment Valery Zakharov et Dmitri Sytyi, qui vont profiter du chaos centrafricain pour s’imposer. Au cours de 2018, ils prennent contact avec chacun des groupes armés du pays. Par l’intermédiaire d’un autre seigneur de guerre, Noureddine Adam, ils se rapprochent d’Ali Darassa au nom de leur patron, Evgueni Prigojine, et du gouvernement centrafricain. Les Russes ont un objectif : amener les rebelles à la table des négociations et parvenir à des accords de paix, tout en s’implantant eux-mêmes, grâce à des sociétés créées pour l’occasion, sur le territoire centrafricain.
Une opération « gagnant-gagnant », expliquent-ils aux Centrafricains. Et comme précédemment avec Sangaris, Ali Darassa choisit Hassan Bouba comme intermédiaire. Entre les hommes de Prigojine et le natif de N’Djamena, le courant passe. En septembre 2018, Hassan Bouba convainc donc Ali Darassa de se rendre à Khartoum, au Soudan, pour approuver le processus de réconciliation entre les groupes armés et le gouvernement. Quelques mois plus tard, le 6 février 2019, les accords de paix sont signés et ratifés par Faustin-Archange Touadéra. L’idylle entre Bangui et Moscou a débuté.
…..et le partenaire de Wagner
Hassan Bouba se croit-il alors à l’apogée de son influence ? Grâce au groupe Wagner, il est devenu encore plus incontournable. Comme il l’avait fait auprès de la Sucaf, il négocie pour l’UPC l’autorisation accordée aux Russes d’exploiter la mine d’or géante de Ndassima. Une rente non négligeable, pour le groupe armé comme pour lui. Pourtant, les accords de février 2019 le laissent sur sa faim.
À PARTIR DE 2019, LE FOSSÉ S’EST CREUSÉ ENTRE ALI DARASSA ET LUI
En contrepartie de sa signature, Ali Darassa a en effet obtenu un poste de conseiller à la primature. Un cadre de l’UPC, Amadou Bi Aliou, a également été nommé ministre de l’Élevage et de la Santé animale, tandis qu’un autre, Souleymane Daouda, se retrouve propulsé à l’Enseignement secondaire. Hassan Bouba, lui, doit se contenter d’un poste de ministre-conseiller à la primature. « Il l’a mal vécu et a progressivement affiché son mécontentement », se souvient un de ses proches. Quelques mois plus tard, il décide de prendre les choses en main.
Fin 2020, il rédige une lettre à en-tête de l’UPC, au nom d’Ali Darassa, afin d’obtenir le remplacement d’Amadou Bi Aliou par… lui-même. La manœuvre fonctionne. Faustin-Archange Touadéra le nomme au ministère de l’Élevage, malgré la protestation du numéro un du groupe armé, qui affirme ne pas être l’auteur de la missive. « C’est à partir de là que la relation entre Ali Darassa et Bouba s’est clairement détériorée », poursuit notre interlocuteur. Lorsque l’UPC rompt les accords de paix de 2019, le ministre choisit de rester au gouvernement et de jouer un peu plus sa propre carte à Bangui.
Intouchable
Fin 2020, l’UPC et Ali Darassa intègrent la nouvelle Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui s’est donné pour mission de renverser Touadéra et de conquérir Bangui. Hassan Bouba, qui s’est éloigné de son ancien chef, prend alors une nouvelle fois de la valeur. « Touadéra et les Russes de Wagner ont saisi l’occasion de le récupérer. Ils l’ont maintenu au gouvernement. En échange, Hassan Bouba leur donnait tous les renseignements dont il disposait sur l’UPC », confie un de ses visiteurs réguliers.
« Son objectif était de pousser certains lieutenants à déserter. Il soulignait qu’Ali Darassa était allié à François Bozizé, l’ancien président qui avait fait tuer leurs familles par les anti-balaka », poursuit notre source. Progressivement, le ministre prend sous son aile une partie des troupes de l’UPC. Des combattants dont il va monnayer l’engagement aux côtés de ses alliés russes. « Wagner cherche depuis “n 2021 surtout à recruter des locaux pour s’étendre dans le pays et sécuriser ses sites commerciaux et miniers. Hassan Bouba offre ce service », explique un spécialiste du groupe.
Lors de chacun des recrutements, le ministre prélève bien entendu sa commission. Selon nos sources, il est rémunéré directement en argent liquide par le patron de Wagner à Bangui, Vitali Perfilev, lors de discrets mais réguliers rendez-vous au bureau de ce dernier, au camp de Roux. « Cela s’ajoute à ce qu’il touche grâce aux accords conclus autour des sites miniers », assure un de ses proches, qui évoque une « très confortable » fortune personnelle, étoffée grâce à des partenaires d’affaires au PK5 de Bangui.
Où s’arrête son influence ? Interpellé le 19 novembre 2021 par la Section de recherches et d’investigations dans le cadre d’une enquête de la Cour pénale spéciale (CPS) sur les massacres d’Alindao, il avait été libéré quelques jours plus tard après une intervention de ses alliés de Wagner et sur décision de Faustin-Archange Touadéra. Un événement hautement symbolique dénoncé au plus haut lieu dans les instances onusiennes.
Depuis, Hassan Bouba a réintégré ses quarante mètres carrés du ministère de l’Élevage et son domicile du PK5. S’il semble avoir mis fin à sa relation avec l’ANS tchadienne, il dispose aujourd’hui d’un des carnets d’adresses les plus redoutables de Centrafrique, dans lequel figurent en bonne place Bertrand Arthur Piri (ministre de l’Énergie), Jean-Claude Rameaux-Bireau (Défense) – deux neveux de Faustin-Archange Touadéra – ainsi qu’Obed Namsio, ministre-directeur de cabinet et confident du chef de l’État. « L’épisode de son arrestation l’a consacré comme un intouchable », sourit un de ses visiteurs.
Bangui (République centrafricaine) – Face à la grave crise humanitaire qui secoue la Centrafrique, le gouvernement du Président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un 3e mandat, contre l’avis de la constitution centrafricaine, a lancé un appel à la communauté internationale, visant à mobiliser près de 280 milliards FCFA (465 millions de dollars),
Le chef rebelle Abdoulaye iskine du FDPC arrêté au Tchad. La ministre Virginie Baïkoua accueillant les réfugiés au Port Amont le 21 novembre 2019. Crédit photo : CNC.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Grave crise humanitaire en Centrafrique
Alors que le pays, avec l’arrivée du groupe de Mercenaires russes de Wagner, disait à qui voulait l’entendre que son nouveau partenaire était la Russie.
Fini le dos rond qu’affichaient les ministres de Faustin-Archange Touadéra, qui rappelaient à qui voulait les entendre que la Centrafrique était un pays souverain qui choisissait ses partenaires comme il le voulait. Des années après la rupture avec une bonne partie de la communauté internationale, après le choix du recours à la milice privée russe de Wagner, proche du Président Vladimir Poutine ; le discours redevient mesuré face à la grave crise humanitaire qui secoue le pays et l’incapacité de la Russie de voler au secours d’un pays ami.
Cette année, le nombre de personnes en difficulté a augmenté de 10%, par rapport à l’année dernière, alors que le pays est censé avoir recouvré la majorité de son territoire. « Les vulnérabilités sont énormes : il y a un manque d’emploi, il y a des déplacés, il y a de l’insécurité. Nous avons aussi des besoins liés à la santé, des besoins liés à l’eau, du genre de l’assainissement. Ce sont des besoins vraiment d’urgence pour ces populations-là qui ont besoin d’un soutien rapide par rapport à cette situation qu’elles rencontrent tous les jours sur le terrain », a indiqué Mohamed Ag Ayoya, coordinateur humanitaire des Nations unies.
Bangui (République centrafricaine) – Après une année passée à la tête du gouvernement, le Premier ministre Félix Moloua fait face depuis trois jours à de nombreuses critiques sur son bilan à mi-parcours, non pas par l’opposition démocratique, mais par une frange des partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera.
Centrafrique.org/rca-pourquoi-touadera-a-t-il-choisi-moloua-pour-la-primature/le-premier-ministre-felix-moloua/” rel=”attachment wp-att-53779″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-premier-ministre-Felix-Moloua-450×294.jpg” alt=”Le premier ministre Félix Moloua” width=”450″ height=”294″ />Le premier ministre Félix Moloua
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Le bilan du Premier ministre Félix Moloua est médiocre
D’après ces militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, le Premier ministre Félix Moloua continue d’alimenter la situation déjà catastrophique du régime du professeur Faustin Archange Touadera avec son bilan catastrophique à la tête du gouvernement depuis plus d’une année.
« Le patriarche Moloua, Premier ministre avec un bilan médiocre, continue d’empirer la situation du régime de Touadera », s’indignent les militants du MCU. D’après eux, le Premier ministre, qui a peur de défendre publiquement son bilan désastreux, préfère se dresser contre le projet de la modification de la constitution voulue par le Président de la République Faustin Archange Touadera.
« Le Premier ministre Moloua fait partie de ceux qui se sont opposés à la modification de la constitution », affirment-ils
Selon eux, la liste des échecs du gouvernement Moloua est longue, mais ils ont fait part de ceux qui sont les plus marquants :
Le tribalisme :
Chez Moloua c’est YAKOMA ou rien !!!
Colère des enseignants et des professionnels soignants
Le Premier ministre prouve son incapacité à discuter avec les grévistes. Un climat social exécrable.
Plus de 90% des Centrafricains se disent mécontents des actions du gouvernement de Moloua , selon ce groupe des partisans du Président Touadera. Ils demandent au chef de l’État de dissoudre le gouvernement et nommer un nouveau Premier ministre capable de porter sa vision, car, Félix Moloua est dans la logique du soutien à son parent Henri-Mari Dondra pour la prochaine présidentielle.
Ceci dit, un nouveau front hostile est ouvert contre le Premier ministre dans son propre camp.
Bangui (République centrafricaine) – La tentative présumée du crime est survenue jeudi dernier derrière l’aérodrome de Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré Kadéi, située à environ 585 kilomètres à l’ouest de Bangui. La victime était un jeune enfant De 10 ans, dont les parents sont des cultivateurs avec des moyens de subsistance extrêmement limités. Le suspect, interpellé par les forces de l’ordre grâce au concours des braves compatriotes, est actuellement remis à la justice centrafricaine.
La jeune Alfredine, la victime, à l’hôpital de Berberati. CopyrightCNC
Rédigé par Christ Voundou
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
Le suspect quelques minutes après son arrestation
À Berberati, une tentative d’égorgement d’un enfant à Berberati
Selon des témoignages recueillis, la victime s’appelle Alfrédine Zoungabazio, âgée de 10 ans, habitant le quartier Bassola, dans le 6e arrondissement de Berberati.
En effet, dans la journée du jeudi 9 février 2023, la jeune Alfrédine, 10 ans, avec son petit frère et leur grand frère, sont allés dans leur champ pour s’approvisionner aux produits agricoles. Arrivés sur place, le grand frère et ses amis sont allés travailler à quelques mètres non loin de leur champ, laissant Alfrédine avec son cadet sur place.
Pendant ce temps, un individu, armé d’un couteau aux dents de scie, s’est rapproché discrètement derrière la jeune Alfrédine. Son petit frère, qui a vu l’individu s’approcher dangereusement de la jeune fille, commence à lui crier fort pour qu’elle s’échappe. Malheureusement, la fille a été très rapidement attraper par le suspect qui l’a mise au sol pour l’égorger. La fille et son frère cadet criaient fort pour demander l’aide.
Alors que l’individu tentait d’égorger la jeune fille, ses grands frères, qui sont à côté, sont très rapidement intervenus pour libérer la victime et neutraliser le suspect avec une forte détermination.
Le suspect à la gendarmerie de Berberati
Arrestation du suspect, et transfert de la victime à l’hôpital
Quelques minutes plus tard, les vaillants secouristes ont ramené le suspect et sa victime aux Casques bleus de la Minusca en poste à l’aérodrome de Berberati. Les Casques bleus, à leur tour, ont remis le suspect aux soldats FACA et ramené la victime à l’hôpital.
Le suspect, qui ne parle ni sango ni le français, est actuellement détenu à la gendarmerie de Berberati en attendant son déféremment devant le parquet général.
Quant à la victime, elle est à l’hôpital de Berberati, mais ses parents manquent cruellement des moyens pour lui payer des médicaments, encore moins des choses à manger. Selon les parents, ils n’ont reçu aucune visite des autorités jusqu’à ce jour. Ainsi, à Berberati, les gens se demandent vraiment dans quel pays la RCA se retrouve en ce moment où l’assistance aux victimes dans des cas pareils manque cruellement.
À Bania, 2 jeunes gravement blessés par les soldats FACA
Bangui (République centrafricaine) – La ville minière de Bania, située à 50 kilomètres de Berberati sur l’axe de Nola, dans la préfecture de Mambéré Kadéi, est à nouveau sous le choc suite à un évènement malheureux qui a fait deux blessés graves, dont un dans le coma, occasionné la colère de la population contre les forces de l’ordre.
Centrafrique.org/les-victimes-de-bania-a-lhopital-de-berberati/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Les-victimes-de-Bania-a-lhopital-de-Berberati-450×338.jpg” alt=”L’une des deux victimes de Bania à l’hôpital de Berberati. copyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />L’une des deux victimes de Bania à l’hôpital de Berberati. copyrightCNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
À Bania, 2 jeunes gravement blessés par les soldats FACA
Selon les témoignages du maire de Bania et des parents des victimes interrogés par CNC, les faits se sont produits dans l’après-midi du samedi 11 février sur un chantier minier de Bania, une ville minière située à 50 kilomètres de Berberati.
En effet, à Bania, depuis quelques années, une mine d’or et de diamant a été découverte. Celle-ci a été cédée à l’entreprise Yobé. Or, lors d’une réunion organisée avec la population, les dirigeants de l’entreprise en question ont donné leur accord pour qu’à la fin de la journée, c’est-à-dire à partir de 15 heures, les habitants puissent venir récupérer les déchets des graviers laissés par les bulldozers pour aller les fouiller à nouveau. Parfois, ils retrouvent par chance de l’or ou de diamant. C’est le business de la population locale.
Mais ce samedi 11 février, dans les après-midi, les jeunes de Bania sont allés pour récupérer les graviers laissés par les bulldozers, les soldats FACA qui assurent la sécurité du site les ont empêchés. Sans sommation, ils ont tiré avec leurs fusils sur les jeunes, blessant d’eux gravement. L’un d’eux, qui a reçu une balle dans la tête, se trouve dans un coma. Ils ont été transférés tous les deux à l’hôpital de Berberati.
Entre-temps, le maire de Bania, face à la colère de la population, a tenté de négocier avec les deux parties, mais il a failli être agressé à son tour par les proches des victimes.
Joint au téléphone, le chef des soldats FACA à Bania n’a pas voulu faire de commentaire. Cependant, le maire a fait appel à la gendarmerie de Berberati qui a déployé des forces de l’ordre sur place.
Une série d’explosion des mines terrestres dans le Nord-ouest fait des morts et des blessés
Bangui (République centrafricaine) – Après la mort de deux soldats FACA d’une unité de patrouille tués par un engin explosif dans la localité de Ndim, dans le nord-ouest de la République centrafricaine mercredi, un prêtre de l’Église catholique a été grièvement blessé dans l’explosion de son véhicule causé par une mine sur l’axe Bozoum-Bocaranga.
Centrafrique.org/le-vehicule-de-la-mission-catholique-de-bozoum-saute-sur-la-mine-improvisee-a-18-kilometres-de-bozoum/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Le-vehicule-de-la-mission-catholique-de-Bozoum-saute-sur-la-mine-improvisee-a-18-kilometres-de-Bozoum-450×253.jpg” alt=”Le véhicule de la mission catholique de Bozoum sauté sur la mine improvisée à 18 kilomètres de Bozoum” width=”450″ height=”253″ />
Rédigé par D. Y. Ibrahime
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
Une série d’explosion des mines terrestres dans l’Ouham-Pendé
Six personnes, dont les prêtres italien, français et un catéchiste centrafricain, lors d’une tournée pastorale dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, ont été grièvement blessées samedi dans l’explosion de leur véhicule vendredi 10 février 2023 causé par l’explosion d’une mine improvisée posée sur un pont à 18 kilomètres de Bozoum sur la route de Bocaranga.
Les prêtres italien, français et le catéchiste centrafricain ont été grièvement blessé, leur état de santé nécessite leur évacuation sur la capitale Bangui. C’est ce qui a été fait samedi 11 février par voie aérienne de la Minusca. Leur véhicule a également été complètement endommagé dans cette explosion.
Selon les autorités locales, cet incident intervient au moment où la population a constaté la présence des groupes armés au tour de la ville de Bozoum, mais aussi avec le renforcement de la présence des Faca avec leurs alliés mercenaires de Wagner.
Deux soldats FACA tués
Trois jours plutôt, dans la localité de Ndim, cette-fois dans la préfecture de Lim-Pendé, une patrouille de l’armée nationale a également sauté sur une mine terrestre à une dizaine de kilomètres sur l’axe de Kowone, tuant deux soldats FACA et blesser trois autres.
Pour les habitants de l’Ouham-Pende et de Lim-Pendé , le retour du phénomène des mines terrestres dans leurs régions est une mauvaise nouvelle pour leurs activités. Tantôt les autorités préfectorales parlent des rebelles qui seraient à l’origine, tantôt les rebelles accusent les mercenaires de Wagner d’être les auteurs de ces engins improvisés.
Selon des sources sécuritaires locales ayant requis leur strict anonymat, toutes les mines posées par-ci par-là dans la Nana-Mambéré, mais également dans Lim-Pendé et l’Ouham-Péndé sont les œuvres des mercenaires de Wagner, mais personne n’a voulu dire réellement la vérité.
Bangui (République centrafricaine) – Les employés de la société de bois VICA Centrafrique, située à Nazembé, 25 kilomètres de Berberati , ont manifesté depuis plusieurs jours pour réclamer le départ pur et simple de leur directeur local pour incompétence caractérisée. Ils exigent également le paiement de leur arriéré des salaires cumulé déjà à plusieurs mois.
Grève des employés de la société bois VICA Centrafrique
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
Les employés de la société bois VICA sont en grève illimitée
Plusieurs dizaines des employés de la société bois VICA Centrafrique située à Nazembé, 25 kilomètres de Berberati entament ce jour la deuxième semaine de leur grève. Ils n’entendent pas lever leur mouvement tant que le directeur local de la société boit VICA Centrafrique n’est pas relevé de ses fonctions.
Bureaux fermés, couloir vide, les activités de la société de bois VICA Centrafrique sont totalement paralysées depuis jeudi 9 février 2023. Les négociations entre la direction et les grévistes sont au point mort. Les travailleurs ne sont pas prêts à reprendre le travail. Ils réclament non seulement le paiement des arriérés de leur salaire cumulés à plus de six mois, mais aussi le départ pur et simple de leur directeur local pour des raisons suivantes :
Mauvais traitement des salariés;
Problème de santé;
Absence des médicaments à l’infirmerie depuis 5 mois ;
Problème de bons de caisse;
Depuis 3 ans, les frais scolaires, arbres de Noël et gratifications des fins d’année ne sont pas réglés.
« La grève se poursuit tant que le directeur ne soit pas relevé de ses fonctions. Même si c’est deux ou trois mois, on ne peut pas retourner travailler tant qu’il est ici. Il nous maltraite comme si l’on est ses esclaves », a dit avec force le délégué du personnel de la société de bois VICA Centrafrique. D’après lui, cela fait des mois qu’ils ont écrit aux autorités du pays, mais personne ne veut répondre à leur préoccupation. Mais cette fois, ils sont décidés.
Nous avons tenté en vain de joindre le responsable mis en cause. Son téléphone reste éteint.
Bangui (République centrafricaine) – Les salariés de l’autorité de régulation des communications électroniques et de la poste ( ARCEP) ont le sang chaud. Ils n’ont pas besoin d’attendre que les arriérés de leur salaire soient cumulés à six mois pour être en colère. Dans une notification de grève qu’ils ont envoyée à leur direction générale, ils menacent d’observer dans la légalité une grève de trois jours reconductible.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
Les employés de l’ARCEP en colère
« Nous demandons, dans les brefs délais, la mise en application de nos doléances dans un délai de 3 jours à compter du jour de la réception de cette présente. À défaut d’une réponse favorable de votre part, on va passer à la cessation de nos activités quotidiennes », déclare la délégation du personnel de l’ARCEP.
Ces employés de l’autorité de régulation des communications électroniques et de la poste ( ARCEP) déplorent le comportement de leur direction générale dans le traitement de leurs revendications.
Dans leur préavis de grève, ils exigent entre autres :
« La tenue immédiate (dans un délai raisonnable qui sera fixé de commun accord) de la Commission paritaire d’avancement et de reclassement du personnel qui remonte de 2018 à ce jour;
2- Le reversement des cotisations sociales dues à la CNSS depuis décembre 2019, car il y va de la sécurité sociale des employés ainsi que de leur vie;
3- Le paiement sans condition des primes de fin d’année (13e mois 2020 et 2022) qui constituent pour le personnel un droit inaliénable, car figurant bel et bien dans l’Accord d’Établissement qui se trouve être l’un des seuls documents juridiques qui nous régit;
4- Nous exigeons la reprise de la prise en charge médicale suspendue depuis un certain temps pour faute de paiement dû aux pharmacies avec lesquelles nous avons passé des contrats; 5- enfin, la régularisation des salaires des mois de décembre 2022 et janvier 2023. Car, à la date d’aujourd’hui, nous enregistrons deux (2) mois d’arriérés de salaires ».
Contactée, la direction générale de l’ARCEP a indiqué qu’elle ne peut pas répondre à chaque média et que nous pouvons demander à ses employés.
Bangui, République centrafricaine – Un incendie a complètement ravagé ce samedi 11 février 2023 un étal de vente d’essence de contrebande au quartier Fatima, dans le sixième arrondissement de Bangui. Le propriétaire, qui a échappé de justesse à cet incendie, n’a plus de mots pour expliquer ce qui lui est arrivé ce week-end.
Centrafrique.org/incendie-dun-point-de-vente-dessence-de-contrebande-devant-la-catedrale-de-fatima-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Incendie-dun-point-de-vente-dessence-de-contrebande-devant-la-catedrale-de-Fatima-a-Bangui-450×203.jpg” alt=”Incendie d’un point de vente d’essence de contrebande devant la catédrale de Fatima à Bangui” width=”450″ height=”203″ />Incendie d’un point de vente d’essence de contrebande devant la catédrale de Fatima à Bangui
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 13 février 2023
Nouvel incendie d’un fût d’essence de contrebande au quartier Fatima
En effet, comme il a lui-même expliqué, ce samedi 11 février, dans la matinée, le monsieur, qu’on le surnomme Djems, est allé acheter un fût d’essence au dépôt clandestin des fûts d’essence de contrebande du ministre Piri, situé à côté du terrain de football de Sagbado, au quartier KM 5. Avec l’aide d’un pousse-pousse, il a ramené le fût sur son lieu de vente en détail devant la cathédrale de l’église catholique de Fatima.
Sur place, il commence à vider le fût d’essence de contrebande pour distribuer dans des bidons de 20 litres. Il savait pas comment les choses se sont passées, le fût d’essence commence à prendre feu, ravageant au passage tout son étalage. Le propriétaire a ainsi perdu tout son commerce en un clin d’œil. Pour lui, c’est la malédiction qui l’a frappé, tandis que certains témoins afirment que l’incendie serait causé par le feu d’un mégot jeté par un passant.
Rappelons qu’après quelques semaines d’accalmie, les incendies des fûts d’essence de contrebande recommencent à Bangui. Chaque jour, on nous signale des cas dans toute la capitale sans que le gouvernement ne réagisse.
Bangui (République centrafricaine) – Convoqué mercredi devant le procureur de la République, l’ancien chef de l’État de transition Alexandre Ferdinand Nguendet ne s’est pas présenté au tribunal de grande instance de Bangui. Un mandat d’arrêt est décerné à son encontre par le juge d’instruction.
Centrafrique.org/Centrafrique-alexandre-ferdinand-nguendet-ecarte-du-privilege-dancien-president-de-transition/alexandre-ferdinand-nguendet-2-2/” rel=”attachment wp-att-60570″ data-wpel-link=”internal”>Alexandre Ferdinand Nguendet
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Alexandre Ferdinand Nguendet convoqué devant le procureur
Le Président Touadera est déterminé à mettre la main sur l’ancien chef de l’État de transition, ancien président du Conseil National de Transition, son faiseur de roi, l’opposant à son régime, monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet.
Un mois après la première tentative infructueuse de son arrestation en décembre dernier, les forces de l’ordre ont lancé, une nouvelle fois, tôt dans la matinée du mercredi 1er février 2023, un assaut militaire sur la résidence familiale de l’ancien Président de transition, située au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, essayant d’interpeller l’opposant pour la seconde fois. Mais la nouvelle tentative de son arrestation avait échoué, l’opposant Alexandre Ferdinand Nguendet n’était pas présent à son domicile au moment de l’arrivée des forces de l’ordre. Selon sa famille, il était sorti pour faire du sport. Mais le chef de l’État n’a pas perdu pour autant l’espoir. Les gendarmes étaient partis perquisitionner le domicile de son avocat maître Nicolas Tiangaye au quartier Fouh, mais en vain. Face à ces manœuvres de désespoir, le chef de l’État actionne son arme de la justice.
La semaine dernière, l’opposant Alexandre Ferdinand Nguendet avait reçu une convocation du parquet pour le mercredi 8 février 2023. Là encore, l’opposant ne s’était pas présenté. Pour le chef de l’État, c’est un défi de trop. Il faut lui décerner un mandat d’arrêt. C’est ainsi que le jeudi 9 février, le juge d’instruction avait décerné un mandat d’arrêt à son encontre.
Pour l’heure, l’ancien chef de l’État n’est introuvable, ni à son domicile ni dans son quartier. Une dizaine des agents de renseignements sont aussi à sa recherche dans toute la capitale afin de mettre la main sur l’opposant Alexandre Ferdinand Nguendet ..
Bangui (République centrafricaine) – Comme vous le savez, le système de la Cour pénale internationale, c’est un système qui est en effet complexe, qui est différent du système de la justice nationale centrafricaine. Donc c’est tout à fait compréhensible qu’il faille beaucoup d’efforts de la part de la Cour et des partenaires de la Cour en République centrafricaine pour expliquer à tout le monde comment cela fonctionne. Justement c’est dans ce contexte que l’une de nos équipes a rencontré à La Haye le porte-parole de la cour, monsieur Fadi El Abdallah afin d’expliquer comment le procès se déroule devant la CPI.
Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Le système de la CPI est différent du système de la justice nationale
Pour monsieur FADI El Abdallah, dans un système judiciaire, les gens qui y participent en général s’habituent à un certain type de langage, à un certain type de réflexion qui est différent pour les non-juristes qui n’ont pas été formés. Il faut donc continuer à faire plus des efforts pour expliquer le travail de la CPI à la population.
« Mais nous avons un programme de sensibilisation en République centrafricaine. Nous avons des partenaires, que ce soit parmi les médias, parmi la société civile et les organisations et les associations de victimes et autres avec qui l’on travaille de près et avec le gouvernement pour expliquer au peuple centrafricain pourquoi la CPI est intervenue en ce qui concerne la République centrafricaine à la demande de la République centrafricaine, elle-même État partie au Statut de Rome, qui est le traité international qui a créé la CPI », affirme monsieur FADI, porte-parole de la CPI.
D’après lui, suite à la saisine de la CPI par le gouvernement centrafricain, le Bureau du procureur a ouvert une enquête concernant un certain nombre de violences. Et le bureau du procureur, forcément, ne va pas pouvoir enquêter sur tout et ne va pas pouvoir poursuivre toutes les personnes qui auraient pu être impliquées dans les violences en République centrafricaine, mais que le Bureau du procureur a donc sélectionné un certain nombre de crimes qu’il considère parmi les plus graves », explique monsieur Fadi El Abdallah.
« En suivant son enquête, le bureau du procureur recueille des preuves concernant des personnes que lui accuse d’être des hauts responsables de ces crimes-là. Donc actuellement, nous avons quatre affaires, comme vous le savez, devant la CPI, dont un mandat d’arrêt qui n’a pas été encore exécuté et une affaire qui est en phase préliminaire, d’autres affaires qui sont en phase de procès devant la CPI. Je dois aussi expliquer cette distinction entre phase préliminaire, phase de procès d’appel devant la CPI. Donc, nous avons plusieurs phases dans notre travail judiciaire. Il y a la phase de l’enquête qui s’est résulté en un certain nombre d’affaires de l’accusation contre des suspects et des accusés. Après, devant la CPI, il y a ce qu’on appelle la confirmation des charges. Pour dire simplement c’est un filtre. Les juges de la CPI, les juges de la Chambre préliminaire, vont devoir dire est ce que le dossier du procureur est suffisamment solide? Ou pas?
Est-ce qu’il faut vraiment renvoyer cette affaire pour un éritable long procès ou est-ce qu’un simple examen préliminaire ne permettra pas de dire que ce n’est pas suffisamment étayé?
Et bien sûr, la confirmation des charges. C’est aussi le moment où va entendre la voix de la défense et parfois celle des victimes. Et sur cette base là, les juges vont dire d’accord. Est-ce que cette affaire mérite d’être en procès? Et si elle le mérite? Mais à propos de quelles accusations, très précisément, car le procureur peut être, a présenté 50 accusations après, les juges trouvent qu’il y a suffisamment de preuves pour un procès concernant dix, quinze, 20 ou la totalité de ces accusations ou aucune. Donc ils vont devoir établir si l’on renvoie cette affaire pour un procès.
Et si la réponse est oui, concernant quelles charges précisément? Après, lorsqu’on parle d’un procès, c’est un procès qui ressemble assez à ce qu’on trouve devant la justice nationale. C’est-à-dire le procureur, va présenter les affaires, les éléments de preuve. Les représentants des victimes vont expliquer la position des victimes. La défense va pouvoir poser des questions aux témoins du procureur, mais il va pouvoir également présenter ses propres éléments de preuve et appeler ses propres témoins. Et à la fin, les juges vont devoir décider et le juge décide en tenant compte de la présomption d’innocence. C’est-à-dire que chaque accusé est présumé innocent, sauf si, à la fin du procès, les juges considèrent qu’il n’y a aucun doute raisonnable sur sa culpabilité.
S’il y a un doute raisonnable, la personne est déclarée innocente. S’il n’y a aucun doute raisonnable, c’est uniquement à ce moment-là que les juges vont dire : On trouve que cette personne est donc coupable », explique monsieur Fadi El Abdallah, porte parole de la CPI.
« Si la personne suspecte est déclarée coupable, on va devoir discuter quelle sera la peine appropriée. Donc est-ce qu’il suffit de peine pécuniaire? Est-ce qu’il faut des peines d’emprisonnement? Devant la CPI, la peine d’emprisonnement peut aller jusqu’à 30 ans. Ou à perpétuité s’il y a des circonstances aggravantes, ça dépend du niveau de la responsabilité et du type de crime qui a été commis. Après la condamnation, il y a la phase de discussion sur la peine applicable et puis sur les réparations éventuelles pour les victimes. Si la personne est innocentée, l’affaire en principe s’arrête là. Il n’y aura pas de discussion sur la peine applicable ni de réparation. Donc la cour n’ordonne pas de réparation, sauf si la personne accusée est condamnée par les juges », explique le porte-parole, précisant au passage que ce soit la Défense ou le bureau du procureur, un appel peut être interjeté contre le verdict sur la culpabilité ou innocence, ou sur la décision concernant la peine. Dans ce cas-là, ce sera décidé par une chambre d’appel de la CPI composée de cinq juges différents, des juges préliminaires et différents des juges devant lesquels le procès s’est déroulé. Et ces cinq juges sont l’instance la plus haute devant la CPI.
On ne peut pas interjeter appel contre une décision er la Chambre d’appel. C’est la décision la plus haute”, ajoute-t-il.
Bangui (République centrafricaine) – Dans la nuit du samedi à dimanche 15 janvier 2023, monsieur Armand Touaboy avait été interpellé par les forces de l’ordre à son domicile du quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Ramené dans un premier temps au poste de police de l’OCRB au centre-ville, monsieur Armand Touaboy a été interrogé plusieurs heures. Mais le directeur de l’OCRB, en présence du directeur général de la gendarmerie, lui fait une drôle de proposition plus ou moins suspecte.
Centrafrique.org/le-ministre-piri-neveu-du-president-de-la-republique-ordonne-le-debranchage-de-lelectricite-au-centre-culturel-missy-momo11/armand_touaboy/” rel=”attachment wp-att-62664″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/armand_touaboy-450×352.jpg” alt=”armand_touaboy” width=”450″ height=”352″ />armand_touaboy devant son centre culturel à Bangui
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 février 2023
Drôle de proposition du directeur de l’OCRB à monsieur Armand Touaboy
Lors de la fouille du domicile de monsieur Armand Touaboy dans la nuit du samedi à dimanche 15 janvier, une arme automatique de son garde du corps avait été saisie par les forces de l’ordre et ramenée au poste de police. Après vérification, il a été confirmé que c’est bel et bien l’arme de son garde du corps. Mais pour la police, qu’à cela ne tienne. Il faut lui coller un prétexte valable pour le condamner. Ainsi, devant le directeur général de la gendarmerie, le directeur de l’OCRB lui fait une drôle de proposition : prendre l’arme dans les mains, faire un poster avec comme un chef de gang, puis on le filme avec un appareil photo.
Quel est vraiment ce genre de policier? On a compris que ce qu’on a vu souvent sur les réseaux sociaux c’est de pur montage. Quelle arrière-idée a-t-il dans la tête pour lui proposer ce genre de compromis?
Prendre cette arme, faire un poster avec, on te filme, puis je te libère. Quel est ce régime où tout le monde est des handicapés mentaux?
Comme monsieur Armand Touaboy avait refusé sa proposition, ils ont fait tout par des moyens illégaux pour le transférer devant la justice, puis le condamner à 5 ans de prison ferme juste pour un faux prétexte de détention d’armes illégale. Mais cette arme appartient bel et bien à son garde du corps détaché par l’état-major des FACA.
Alors, on se demande si l’on est bien en République centrafricaine ou ailleurs.
Incursion des présumés rebelles de la CPC dans le village Banguéla
Bangui (République centrafricaine) – Le village Banguéla, situé à 17 kilomètres de Bakala sur la route de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka, a été fortement agité ce mercredi 8 février 2023 dans la matinée. Une dizaine d’individus armés non identifiés ont fait leur apparition dans le village, brutalisant la population locale.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Incursion des présumés rebelles de la CPC dans le village Banguéla
Mercredi 8 février 2023, vers 10 heures, un groupe d’une dizaine d’individus non identifiés, lourdement armés, a fait son incursion dans le village Banguéla, situé à 17 kilomètres de Bakala sur l’axe de Bambari, bloquant ainsi toutes les circulations dans les deux sens.
Durant plusieurs heures, ils ont immobilisé les passants, braqué des véhicules en délestant au passage leurs occupants de leurs biens avant de fondre dans la nature quelques heures plus tard. C’était la peur qui s’emparait de la population locale, vu la violence employée par ces bandits armés, que beaucoup qualifient des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Souvenez-vous, le 17 janvier dernier, le sous-préfet de Bakala, avec sa délégation, en provenance de Ndélé, était tombé dans un guet-apens tendu par des hommes armés sur l’axe Mbrés-Bakala vers 5 heures du matin. Le sous-préfet a été grièvement agressé par ces bandits armés qualifiés par les témoins des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Transféré à Bangui, le sous-préfet a finalement rendu l’âme de suite de ses blessures. Ceci dit, entre Bambari-Bakala, Mbrés – Bakala, le secteur devient très dangereux pour la circulation.
Bangui (République centrafricaine) – Au troisième et dernier jour de la grève du personnel soignant, débuté le 8 février dernier, le monde hospitalier centrafricain est au bord de la rupture, si l’on en croit aux différents témoignages des Centrafricains recueillis. Les morts se comptent par dizaine, les patients abandonnés, le système de santé en RCA s’effondrent.
Centrafrique.org/dernieres-heures-un-premier-cas-de-coronavirus-declare-en-republique-centrafricaine/hopital-communautaire-bangui-Centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731″ data-wpel-link=”internal”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Au troisième jour de la grève du personnel soignant
Rien qu’au premier jour de la grève, à l’hôpital de l’amitié, à la mi-journée, on compte déjà 5 morts, enregistrés dans le cadre de non assistance. Ce bilan, pourtant lourd déjà, s’aggrave encore à la fin de la soirée. Au même moment, des lits de plusieurs salles de soins remplis de patients abandonnés à leur triste sort, les parents des malades crient au scandale.
« Tout le monde n’a pas les moyens de se faire soigner à l’étranger ou dans les cliniques privées. C’est au gouvernement que revient la responsabilité de ce qui arrive à la population centrafricaine. Mais ce qui s’est passé aujourd’hui à l’hôpital de l’amitié, je crois que le pays s’enfonce de plus en plus. Il n’y a personne qui gouverne ce pays », s’indigne le parent d’un malade.
Même son de cloche du côté des responsables syndicaux du personnel soignant. Selon eux, c’est le gouvernement qui est responsable de la situation actuelle. Pendant ce temps, à l’hôpital communautaire, la situation est plus désastreuse. La première journée de la grève, on enregistre une dizaine des morts.
Notre équipe n’a pas pu sillonner tous les hôpitaux de la capitale, mais la situation dans les deux plus grands centres hospitaliers de Bangui témoigne l’allure de la situation dans les autres hôpitaux de la capitale centrafricaine.
Au cœur de conflit, des revendications des soignants
Au cœur de conflits, les revendications du syndicat du personnel de la santé en Centrafrique :
La valorisation du statut particulier des agents de la santé;
Les primes de covid-19;
La tenue des états généraux du ministère de la Santé;
L’intégration dans la fonction publique des jeunes diplômés de la santé;
Le syndicat dénonce les non-prises en compte de leur demande par le gouvernement et affirme que « les professionnels ne se contenteront plus de belles promesses ».
Du côté du gouvernement, on appelle au calme sans une réelle proposition de sortie de la crise.
Wagner multiplie des actes de sabotage contre les stations d’essence Total
d’essence
Bangui (République centrafricaine) – Près de deux mois après l’incendie criminel du siège de l’Union européenne à Bangui, la société de mercenariat russe Wagner, dans sa stratégie d’appauvrissement de la République centrafricaine, multiplie depuis un mois des actions violentes contre toutes les sociétés occidentales installées dans le pays. Les derniers cas en date, c’est l’attaque contre la brasserie Mocaf et le groupe Total énergie.
Centrafrique.org/la-Centrafrique-un-pays-unique-sur-la-planete-le-gouvernement-a-decide-une-hausse-terrible-des-prix-de-carburant-a-la-pompe/vente-de-carburant-a-la-sauvette-devant-une-station-service-fermee-a-bangui-le-16-octobre-2022-afp-barbara-debout/” rel=”attachment wp-att-61889″ data-wpel-link=”internal”>Vente de carburant à la sauvette devant une station-service fermée, à Bangui le 16 octobre 2022 AFP – Barbara DEBOUT
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Wagner multiplie des actes de sabotage contre les stations d’essence Total
Après avoir monté des jeunes désœuvrés pour aller casser les installations de la brasserie Mocaf et écrivent « Mocaf va-t-on », la société de mafia russe Wagner multiplie ensuite des actions violentes contre le groupe français en RCA.
D’abord la semaine dernière, les Russes de Wagner ont monté un groupe des jeunes pour aller incendier le port pétrolier à Kolongo. C’est ainsi dans la nuit du mardi à mercredi de la semaine dernière, ce groupe des malfaiteurs manipulés par Wagner est allé discrètement derrière le port pétrolier à Kolongo, dans le sixième arrondissement, jeter une grenade dans l’enceinte afin de créer un grave incendie dans les installations pétrolières. Malheureusement pour eux, les grenades qu’ils ont lancées n’ont pas pu s’exploser. L’objectif serait de paralyser totalement l’approvisionnement en carburant de Total et laisser le monopole du ravitaillement de la RCA à Wagner qui livre depuis 8 mois des carburant de contrebande aux vendeurs clandestins.
Comme si cela ne suffisait pas, Wagner ordonne à ces jeunes d’aller incendier les stations Total de Pétévo et de Bimbo. Là encore, ils ont raté leur cible.
En effet, il y a trois jours, deux jeunes sur une moto, en provenance du centre-ville pour Bimbo, ont lancé rapidement une grenade dans la station Total de Pétévo. Heureusement, la grenade n’a pas s’exploser
alors, on se demande si Wagner fait expressément cela pour punir les centrafricains ou c’est Dieu qui n’a pas voulu?
trois mois de captivité pour les 3 agents de l’UNOPS
Bangui (République centrafricaine) – 11 novembre 2022, 11 février 2023, voilà trois mois que les trois agents du bureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets (UNOPS) ont été enlevés par des hommes armés se revendiquant du groupe armé PRNC près de Ndiffa. Après trois tentatives de négociation avec les ravisseurs, il y’a toujours de l’impasse. Leurs familles commencent à perdre de l’espoir de les revoir un jour en vie. Que font exactement la Minusca et le gouvernement pour leur libération ?
Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13
Rédigé par Mahamat Salleh
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
Trois mois de captivité pour les 3 agents de l’UNOPS
Si au mois de janvier un membre du gouvernement, ressortissant de la préfecture de la Vakaga avait estimé que les revendications des ravisseurs des 3 agents de l’UNOPS sont très difficiles à satisfaire, et qu’elles étaient à l’étude, un mois plus tard, l’étude de la revendication des ravisseurs n’est toujours pas terminée, et que les familles des otages commencent à perdre de l’espoir, malgré des propos rassurants de la Minusca et du gouvernement.
Pour la famille, la plus inquiétante nouvelle est la disparition des rebelles avec les otages dans la forêt de la Vakaga.
« Il y a quelques jours, le gouvernement avait déployé ses forces dans la localité de Gordile et de Ndiffa. Maintenant c’est difficile de localiser les ravisseurs et leurs otages, les 3 agents de l’UNOPS qui étaient avant dans ces deux localités de la Vakaga. Comment la Minusca et le gouvernement vont-ils entrer en contact avec eux ? », s’interroge un proche des otages.
Pour l’heure, ni la Minusca ni le gouvernement ne communique sur l’affaire. Préfèrent-ils négocier en toute discrétion?
Rappelons que le chef d’état-major du PRNC Ali Mohamed, chef des ravisseurs, est le neveu direct du ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène. Le GTSE lui avait lancé un ultimatum de 7 jours, mais pas de suite jusqu’à ce jour.
Bangui (République centrafricaine) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 9 février 2023, la ville centrafricaine de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, située à environ 585 kilomètres au nord de Bangui est à nouveau secouée par de fortes détonations d’armes lourdes et légères.
Centrafrique.org/bria-trois-rebelles-de-la-cpc-tue-par-les-mercenaires-russes-au-village-bongou/un-mercenaire-de-la-societe-wagner-sur-une-moto-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47195″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 9 février 2023
Fortes détonations d’armes à Bria
En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi 9 février 2023, vers 20 heures, de fortes détonations d’armes lourdes et légères retentissent dans la ville de Bria, poussant les habitants à rentrer précipitamment chez eux à la maison.
Selon quelques témoins interrogés par la Rédaction, ces détonations d’armes se sont concentrées au niveau de la base militaire des mercenaires de Wagner.
« Selon les échos des tirs qu’on a entendus cette nuit vers 20 heures, ce sont probablement les mercenaires de Wagner qui étaient à l’origine de ces détonations d’armes », estime un habitant du quartier Bornou interrogé par CNC.
Pour l’heure, on ignore les vraies raisons de ces tirs, mais un Soldat FACA, détaché à Bria, interrogé par CNC, affirme quant à lui qu’un drone armé aurait survolé la base des hommes de Wagner proche de leurs installations militaires. C’est dans leur tentative de mettre hors d’état de nuire cet aéronef qu’ils ont tiré en l’air durant près de deux heures avec leurs armes, mais sans succès.
Si vraiment c’est à cause d’un prétendu drone que les hommes de mort de Wagner perturbent le sommeil aux gens, c’est qu’ils ne sont pas prêts à laisser de côté leur mauvaise habitude de manipulation grossière des autorités du pays comme des poupées marionnettes. ( Détonations d’armes).
« Il faut que cela cesse pour le bien de la population un jour », s’indigne un habitant de Bria.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis l’arrivée du Président Touadera au pouvoir en 2016, tous les membres de son ethnie de Ngbakamandja tentent de constituer un réseau de grande criminalité autour de son régime. Que ça soit dans l’administration publique ou dans des organisations parapubliques, ils sont partout au point de fragiliser le bon fonctionnement de l’État. Ainsi, au sein de la douane centrafricaine, de grands réseaux de criminalité se sont constitués au vu et sus de tout le monde, et personne ne peut les arrêter, parce qu’ils disent haut et fort qu’ils sont des frères du Président, des membres de son parti, le MCU. Enquête exclusive du CNC.
Monsieur Ange Mercier, soi-disant frère du Président de la République Faustin Archange Touadera
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 février 2023
Sur les traces d’un gigantesque réseau de la mafia au sein de la douane
Au sein de la douane centrafricaine, le premier réseau de grande criminalité constitué est dirigé par un certain Ange Mercier, un soi-disant frère du Président de la République Faustin Archange Touadera. À lui seul, il a détourné au moins 2 milliards de francs CFA de la douane en 2022.
Alors, comment il a-t-il fait?
Avec la couverture d’une entreprise fictive qu’il a créée, l’homme arrive à faire traîner derrière lui la quasi-totalité des commerçants importateurs de Bangui. Comment?
Une copie du document d’exonérationune copie du document d’exonération de l’entreprise fictive CADE international
Avec le réseau des exonérations, ces commerçants libanais et du KM5 courent derrière lui pour être sous sa couverture afin d’importer leurs marchandises en provenance de l’étranger sans pour payer les droits et taxes de la douane.
Prenons l’exemple des ciments rien qu’en provenance du Congo-Brazzaville, pour l’année 2022, monsieur Ange Mercier bénéficie d’une exonération de 800 millions de francs CFA. À lui seul, il couvre les marchandises de plusieurs commerçants libanais et ceux du KM5 en provenance du Congo-Brazzaville, mais aussi du Cameroun.
Son entreprise s’appelle « CADE international » qui n’a ni un siège social ni des employés. Sauf un transitaire qui s’appelle Evariste Rimalbanga . À la tête de CAMAS transit, monsieur Evariste Rimalbanga devient le principal rabatteur, c’est-à-dire le démarcheur auprès des commerçants libanais et du KM5.
monsieur Evariste Rimalbanga, transitaire chargeé des opérations logistique de monsieur Ange Mercier et de l’entreprise Dauphin Rooyal
Les réseaux des exonérations se multiplient
Dans ce réseau mafieux des exonérations, monsieur Ange Mercier n’est pas le seul chef de gang. Il y’a aussi le consul du Burkina Faso en Centrafrique, qui vient spécialement à Bangui pour faire du commerce avec des exonérations. Un business lucratif qui lui rapporte plusieurs centaines de millions de francs CFA par trimestre. Chaque jour, soit c’est lui, soit c’est son fils qui mène les démarches auprès de la douane pour le dédouanement des marchandises des commerçants importés. Il y’a également l’entreprise Dauphin Royal. Pourtant spécialisée dans l’imprimerie, Dauphin Royal est devenue contre toute attente une grosse entreprise d’importation des matériaux de construction. Ses exonérations peuvent toucher plus de 500 millions de francs CFA par trimestre.
Tout le monde le sait. Ni Dauphin Royal, ni Ange Mercier, encore moins le consul du Burkina Faso importe ses propres marchandises. C’est exclusivement celles qui appartiennent aux commerçants libanais et du KM5 qu’ils couvrent avec leurs exonérations. Et les droits de douane vont directement dans leur poche personnels. Et le gouvernement ne cesse de crier sur tous les toits que le pays manque de liquidité pour payer les salaires. Quel mensonge?