TOUT EST FINI, ET TOUT EST BIEN FINI…., UNE FIN EST UNE FIN…
ET LA DESCENTE DANS LES NOIRES ABYSSES VA COMMENCER
Le Seigneur donne ce dont on a besoin au moment dont on en a besoin. IL ne se substitue pas à nous, mais soutient nos efforts. IL nous rend libres, autonomes, responsables, parce que c’est question de vie ou de mort et nous devons veiller les uns sur les autres. Mais le Peuple Centrafricain a été un Peuple de déception.
Pourquoi ?
Parce que,
Peuple peureux, qui ne veut pas prendre de risque,
Peuple qui accepte facilement la soumission aveugle, sous prétexte de préserver le pain de sa famille, alors qu’il vit dans la galère,
Peuple méchant de cœur, parce qu’il manque d’amour,
Peuple non solidaire, parce qu’il n’aime pas assister les autres, mais voudrait bien que les autres l’assistent, alors que la solidarité et la nécessité de partager s’imposent pour faire face aux fléaux sociaux ou aux épreuves de la vie,
Peuple qui n’applique pas les préceptes et messages divins, alors qu’il accepte facilement les balivernes des faux prophètes,
Peuple qui, pour avoir négativement imité et copié des modèles importés, refuse sa tradition, alors que la tradition est la foi vivante des ancêtres, la racine de l’inspiration pour aller de l’avant et la référence pour le futur.
Pour sa survie maintenant et désormais, le Peuple Centrafricain se doit d’avoir de nouveaux regards, parce qu’il a déjà porté sa propre mort en terre à travers les souffrances séculaires, les inimaginables et innommables exactions, affres de la première période (1960-2023) de la pseudo-indépendance octroyée et doit :
Renaître par une réconciliation vraie, rendue inévitable par l’hyper sanguinaire Touadera qui a allumé des feux tout autour de lui, lesquels feux se sont interconnectés et dégagent la chaleur d’un four crématoire qui commencer à le calciner, notamment,
Le feu des groupes armés qu’il a dilatoirement et sibylline ment amnistiés,
Le feu des mercenaires Wagner qui ont mis à feu et à sang le pays et qui sont auteurs d’une prédation inédite
Le feu Lorenzo, Président de l’Angola avec qui il est en affaire dans les diamants-or et les bovidés, qui lui avait proposé entretemps de nommer un Leader de l’opposition à la Primature pour faire chuter la pression politique,
Le feu Kagamé, son beau-père du Rwanda qui voudrait faire de Centrafrique l’arrière-base pour mieux déstabiliser la République Démocratique du Congo-RDC avec le M23 pour continuer de piller ses ressources minières,
Le feu de la mafia avec Amougou Bélinga, commanditaire et acteur d’assassinat, arrêté au Cameroun dont les premières révélations sont accablantes pour lui,
Le feu des grands mauvais esprits pour neutraliser les Leaders de l’Opposition Démocratique et de la Société Civile qui le combattent,
Se détacher de la soumission noire entretenue, grâce aux grands mauvais esprits depuis 7 ans pour une obéissance aveugle, et être en mesure de savoir quelle nouvelle société centrafricaine il faut construire après tous les gâchis politiques de notre histoire socio-politique peu glorieuse, et être capable de transformer le désordre en ordre, de faire mieux sur fond d’amour de la Patrie, c’est-à-dire, instaurer un monde juste ou équitable, heureux, prospère reposant sur des valeurs de :
Vérité pénitentielle,
Pardon sincère,
Paix du cœur,
Guérison sociale adaptée,
Réconciliation vraie,
Afin de connaître la gloire et la splendeur divines.
Mais curieusement, au moment où le Bon DIEU a accepté que le Peuple Centrafricain prenne sa destinée en main, voilà que Sieur Touadera, dans l’ardente chaleur de son four crématoire, charge un illuminati honorable d’évoquer un dialogue salvateur et envisage de nommer à la Primature un Leader de l’opposition.
Mais quel dialogue ? Et pourquoi maintenant ?
Et un Leader de quelle opposition ? Son opposition politique créée de toutes pièces ou l’Opposition Démocratique ?
N’est-il pas trop tard Sieur Touadera ? Vous étiez dans le couloir de la mort, maintenant vous êtes dans le four crématoire. La situation est irréversible.
Les États – unis lancent un ultimatum au Président Touadera
Bangui, République centrafricaine – Les centrafricains l’ont aussi compris, la présence des miliciens de la société russe Wagner en République centrafricaine ne les a pas permis de vivre en sécurité, encore moins de circuler librement dans leur pays. Les autorités américaines, furieuses face à la dégradation de la situation sécuritaire et socio-économique du pays, lancent un ultimatum de 12 mois au Président Touadera de se séparer des paramilitaires du Groupe Wagner et les conséquences qu’il encourrait à maintenir son alliance avec eux.
L’ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des Mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Copyright Éric Ngaba
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Ultimatum des États-Unis au Président Touadera
L’information vient d’être révélée en public par le journal français « Le monde Afrique » ce lundi 20 février 2023. D’après ce quotidien français très respecté dans le monde, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, s’est vu remettre mi-décembre 2022 par l’administration américaine un mémorandum lui exposant les bénéfices qu’il aurait à se séparer des paramilitaires du Groupe Wagner et les conséquences qu’il encourrait à maintenir son alliance avec eux. Transmise en marge du sommet Etats-Unis-Afrique, qui s’est tenu à Washington du 13 au 15 décembre, cette offre aurait été préparée par le National Security Council, institution rattachée à la présidence américaine et destinée aux questions de politique étrangère et de sécurité nationale.
« Nous avons beaucoup plus à vous offrir mais rompez d’abord avec vos alliés actuels ! »,indique le mémorandum remis par l’administration américaine au Président centrafricain Faustin Archange Touadera.
Au milieu des mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.
12 mois de réflexion
Selon le monde Afrique, les Etats-Unis donnent un délai de douze mois au chef d’Etat centrafricain pour prendre ses distances avec les mercenaires venus de Russie, qui après la signature d’un accord officiel entre les deux pays ont commencé à se déployer début 2018. Désormais dirigés à Bangui par un ancien de la légion étrangère, Vitali Perfilev, les hommes d’Evgueni Prigojine ont, après la sécurité rapprochée du président Touadéra et l’appui à l’armée centrafricaine, étendu leurs activités à l’exploitation minière et forestière, la sécurisation de convois, le contrôle des douanes et même la production de vodka et de bière « locales ». Une emprise grandissante qui s’accompagne de multiples exactions rapportées par des organisations de défense des droits humains.
Si les États-Unis décrivent désormais le groupe Wagner dirigé par Evgueni Prigojine comme « une organisation criminelle transnationale de grande envergure », ils ne ferment pas la porte à des discussions avec ceux qui souscrivent à ses services.
Les mercenaires de Wagner, des pires criminels
Les mercenaires de Wagner, déployés en Centrafrique sont des pires criminels que la République centrafricaine n’ait jamais connu dans son histoire. L’ultimatum lancé par les américains aux autorités centrafricaines est un appui moral aux centrafricains qui souffrent chaque jours des exactions de ces mercenaires de Wagner.
Bangui, République centrafricaine – Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba dans sa déclaration audio largement partagée sur les réseaux sociaux, « Personne n’a le monopole de la violence». Mais depuis l’arrivée des mercenaires de Wagner en République centrafricaine il y’a 5 ans, le régime de Bangui se croit tout puissant. Les milices armées du régime ont vu le jour dans la capitale comme en province. , Des menaces sont proférées partout contre les leaders de l’opposition démocratique, syndicaux et de la société civile. Mais depuis un an, la cible est désormais maître Crépin Mboli-Goumba, président du parti PATRI, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC).
Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Maître Crépin Mboli-Goumba répond à ses détracteurs
En effet, dans une publication sonore de 5 minutes circulant abondamment sur la messagerie sociale WhatsApp, un individu, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a pris tout son temps pour proférer des menaces non seulement contre la vie de l’opposant Crépin Mboli-Goumba, mais aussi pour la destruction de ses biens en RCA. Pour maître Crépin Mboli-Goumba, personne n’a le monopole de la violence, et il ne faut jamais cédé à l’intimidation de ces « chercher à manger ».
« Mes chers compatriotes, ici, c’est M. Crépin Mboli-Goumba qui vous parle.
Vous avez été très nombreux à me contacter après avoir écouté la déclaration d’un de nos compatriotes qui circule sur WhatsApp. Nos compatriotes aussi vils que lâches, qui n’a pas jugé utile de décliner son identité afin d’assumer ses propos. Je voudrais d’abord, du fond du cœur, vous remercier de l’intérêt que vous portez à ma modeste personne.
C’est cet intérêt qui me persuade chaque jour davantage de me consacrer à la cause nationale malgré les risques. Parce que j’estime que notre pays mérite mieux et mérite d’être placé sur la carte du monde autrement que dans la risée et par des tragédies récurrentes. Je voudrais vous rassurer tout de suite, mes chers compatriotes, on ne m’intimide pas. J’ai été élevé dans l’idée que rien, absolument rien, n’est plus important que l’honneur et la dignité, même dans la mort », déclare l’opposant Crépin Mboli-Goumba.
Monsieur Héritier Doningue, coordonnateur de la milice requin, nommé directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports
Le bourreau est payé pour tuer
D’après lui, Le bourreau, comme vous le savez, est payé pour tuer. Il accomplit sa misérable tâche, parce que c’est cela qui lui assure sa pitance. Mais si le bourreau lit sur votre visage que vous avez peur que vous le supplier, il aura un plaisir quasi jouissif. Il faut donc afficher du mépris, un mépris souverain. J’affiche donc pour ce compatriote un mépris souverain.
« Ce compatriote, il prétend être un collègue qui promet de me tuer et de détruire. Mais bien, je dois d’abord avouer que pour un collègue, sa voix ne m’est pas familière. Il ne m’a pas marqué, ni par son intelligence, ni par sa présence. Je suis persuadé qu’il s’agit certainement de ses collègues qui étaient au fond de la classe et qui se contentaient de fascicules et de polycopiés, comme on le disait au siècle dernier, qui était distribué par les professeurs en quête de complément de salaire quand il fallait lire les livres en entier.
Ils parlent des choses qui datent de 2003. Il est répète en 2023. Des lieux communs, un manque de discernement, tout ce qui trahit des frustrations et des limites. Et la raison pour laquelle il ne m’a pas marqué. C’est véritablement un collègue. Je note quand même que, curieusement, tout le monde devient courageux, téméraire. Même la plus poltron d’entre eux. C’est certainement l’effet de masse est ce qui permet d’assurer un peu d’argent.
Je serai bref et très bref. Je voudrais vous dire que j’ai méthodiquement répertorié tout ce qui profère des menaces de mort contre ma personne, contre ma famille. Je pense que s’il me connaissait, il saurait qu’on ne me menace pas. En tout cas, on ne me menace pas impunément. Je suis et j’ai toujours été pour la responsabilité dans la société et je suis persuadé que c’est l’impunité qui a fait le lit de toutes ces dérives. Donc, quel que soit le temps que cela prendra, chacun payera devant la justice de notre pays », ajoute l’opposant Crépin Mboli-Goumba, qui affirme au passage que ce monde sera traqué partout où il sera traqué pour les apporter à la justice, pour qu’on dise plus jamais ça et qu’on commence enfin à construire une société civilisée basée sur le respect des lois, sur l’urbanité, sur la coexistence pacifique et sur une lutte politique enfin débarrassée de toutes les sauvagerie.
Deux éléments de la garde présidentielle
Et si cette menace qui plane deviennent imminentes?
« Pour ce qui me concerne, si je devais considérer que cette menace qui plane sont imminentes, je ferai preuve de préemptive comme disent les américains. Parce que je garde des oreilles entendent. Personne n’a le monopole de la violence. C’est notre pays à tous. Encore une fois, que ceux qui ont des oreilles entendent. Quant à la destruction de mes biens, cela devient récurrent dans la bouche de ceux qui sont des frustrés.
Je voudrais dire que je ne suis pas responsable de leur échec social. J’ai travaillé dur pendant que eux faisaient les larbins, contrairement à ceux qui pillent les caisses de l’Etat. Je n’ai rien volé et je serais certainement aujourd’hui en prison si j’avais volé. Je dois donc vous dire que quand vous aurez fini, quand vous avez fini de menacer et quand vous rentrez chez vous, souvenez vous, vous n’êtes pas protégés. Nous sommes donc à armes égales. À bon entendeur. Salut! », conclut l’opposant Crépin Mboli-Goumba
Les soldats FACA, déployés sur le terrain, abandonnés à leur triste sort
Bangui, République centrafricaine – Après un constat fait sur le terrain, dans la Nana-Mambéré, Bamingui-Bangoran, Mambéré-Kadéï, la Ouaka, Nana-Gribizi, Haut-Mbomou, Haute-Kotto, la Vakaga, Lim-Pendé, Ouham, Ouham-Péndé, etc., la situation des soldats de forces armées centrafricaines déployés sur le terrain est catastrophique, voir préoccupante. Leur cri n’est pas audible au niveau de l’état-major des armées à Bangui. Mais depuis la semaine dernière, c’est sur les réseaux sociaux que des appels sont publiés de plus en plus en leur faveur. Mais au niveau du gouvernement, c’est toujours le silence coupable.
Bambari/nouveaux-soldats-faca-a-bouar-formes-par-les-instructeurs-de-leutm-rca-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38532″ data-wpel-link=”internal”>Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les soldats FACA abandonnés à leur triste sort
La capture par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) d’une vingtaine des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) à Sikikede, appelé aussi Ndah, dans la préfecture de la Vakaga le mardi 14 février dernier a mis en évidence les principales faiblesses de l’armée nationale centrafricaine en matière de renseignements militaires, de planification stratégique, de la logistique, communication, alimentation et bien d’autres.
“Vous n’imaginez pas à quel point je suis très énervé de ne pas communiquer avec ma famille à Bangui depuis que je suis déployé dans la localité de koui, au nord-ouest de la RCA », confie un sous-officier de l’armée centrafricaine au téléphone à l’une de nos équipe à Bouar.
Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Les témoignages se multiplie sur les réseaux sociaux
Alors que les responsables gouvernementaux et militaires centrafricains ainsi que les médias proches du régime tentent de venter à la longueur de la journée la « nouvelle armée » développée par le Président Touadera, sur les réseaux sociaux, des centrafricains, anonymes, et pas, publient régulièrement des posts pour attirer l’attention des centrafricains sur la situation catastrophique dans laquelle les éléments de l’armée nationale déployés sur le terrain se trouvent. Leurs posts regorgent d’histoire sur le manque d’équipements militaire, ou encore de communication, voire de l’alimentation. Une situation exacerbée par une hiérarchie opérationnelle incompétente et rigide.
Malgré les rumeurs de baisse généralisée de moral des soldats FACA, les observateurs ne pensent pas que celle-ci serait à l’origine de la défaite monumentale de l’armée nationale face aux rebelles du CPC à Sikikede, dans la Vakaga.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Le témoignage d’un Centrafricain sur la messagerie sociale WhatsApp
« Il y’a quelques jours ou j’ai effectué des missions d’assurance et contrôle qualité du côté de DIKI (Axe Tiri) et du côté de Ngarba (Axe Koundi). Ces localités sont à plus ou moins 300 km de Ndélé. Profitant de ces missions, j’ai eu le privilège de rencontrer nos FACAs qui sont déployés dans cette partie et abandonné à leur triste sort. En arrivant, l’un m’a posé des questions en Sango en disant : *Est ce que azo ayeke na Ndele so?* *A nouvelle ti kodro ti nyen la ayeke da ka ?*
J’ai répondu à ces questions puis je leur ai demandé s’ils sont informés que certains de leurs frères en armes sont tombés dans l’embuscade entre les mains des éléments de CPC et sont actuellement pris en otage ? Ils m’ont dit, même pas . L’autre m’a dit : *Grand frère , gué so iyeke gui tongana a ngbondo éeee, iyeke ma ka nga informations apè, iyeke nga na mbeni moyen ti communication apè* *même simple Tolki so iyeke na ni apè*
J’étais vraiment découragé.
J’étais surpris de rencontrer parmis ces FACAS , ceux qui me connaissent et m’ont même remis les numéros de leurs parents afin de les appeler pour les rassurer qu’ils se portent bien.
Chers frères, les constats faits sont triste. Nos frères sont déployés dans une zone ou la cohabitation entre eux et les communautés sont très difficiles simplement parce que la majorité des habitants sont des anciens combattants, bien armés et qui coopèrent mieux avec les groupes armés que nos FACAs.
Plus grave , Nos FACAS n’ont aucun véhicule pour se déplacer même pour aller prendre leur PGA à Ndele , ils se déplacent en moto de location avec tous les risques possible. Ils n’ont pas des armes en quantité suffisante, ni des munitions, ni un moyen de communication tel que les PPT et plus grave , cela fait déjà quelques temps qu’ils n’ont pas perçu leur PGA. Au regard de ce qui précède, comment voulez vous vraiment que ces gars puissent défendre le pays ? On ne défend pas un pays avec le ventre affamé. Pensez à nos frères en armes chers autorités car ils souffrent ».
Bangui, République centrafricaine – Depuis une semaine, surtout après l’attaque des positions de l’armée nationale à Ndah, la confusion règne au sein de la majorité présidentielle. Certains accusent publiquement le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Félix Moloua, dont ils accusent d’être plus médiocre des médiocres, d’être complice des assaillants. Ils demandent son départ du gouvernement.
Le premier ministre Félix Moloua
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Les partisans du Président Touadera demande le départ du premier ministre Félix Moloua
Après avoir accusé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, Minusca, ainsi que les leaders de l’opposition démocratique d’être les complices des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), c’est désormais le tour du Premier ministre Félix Moloua et 5 membres de son gouvernement d’avoir joué le jeu des rebelles qui ont capturé, d’une manière spectaculaire, une vingtaine des éléments de forces armées centrafricaines (FACA) à Ndah, situé non loin de la ville de Gordile sur l’axe de Birao.
D’après les jeunes militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, certains ministres, originaires de la région de la Vakaga, sont aussi complices, à savoir :
Le ministre TOMOU DEYA, actuel chef du département du DDRR, leaders du groupe armé MLCJ, rébellion constituée à majorité des Kara, qui contrôlent une bonne partie de la Vakaga, décidément aurait repris l’alliance avec le CPC;
HAMIT IDRISS, actuel ministre des Eaux forêt membre influent du FPRC de Noureddine Adam, et son conseiller direct depuis belle lurette, ayant accédé au Gouvernement après la signature de l’APPR au nom dudit mouvement ;
GUISSIMALA HAMZA, actuel ministre des Travaux public, il fut Directeur de Cabinet de Noureddine Adam, membre influent du FPRC, entré au Gouvernement après la signature de l’APPR ;
Djono Ahaba et Djoubaye Abazène ne sont pas épargnés
DJONO ABBA, ministre des transports et de l’aviation civile, leader du groupe armé RPRC, et DJOUBAYE Abazene, ministre de la Justice, oncle des chefs rebelles qui ont pris les FACA en otage, tous les deux prétendants au poste du Premier ministre, revendiqué à plusieurs fois dans les déclarations de Noureddine Adam, comme l’une conditionnel sine qua none de la signature de l’APPR et justifie son ralliement à la CPC.
Si ces jeunes du parti au pouvoir accusent certains ministres, ils n’épargnent plus le premier ministre Félix Moloua qu’ils jugent le plus médiocre de tous les Premiers Ministres.
« Face à ce scélérat, le départ du Premier ministre doit être imminent du gouvernement pour son incompétence notoire à faire face aux crises économiques et politiques », estiment les partisans du Président Touadera.
Bangui (République centrafricaine) – Dans notre précédente publication, nous nous sommes demandé si le chef d’état-major des armées, le général Zéphyrin Mamadou voulait vraiment libérer les FACA faits prisonniers ou s’il travaillait à leur mort. Certaine. Désormais le doute n’est plus permis. L’état-major a décidé de mettre définitivement la vie de nos FACA faits prisonniers en danger, selon les Centrafricains.
Birao/un-helicoptere-de-la-societe-wagner-sur-la-piste-de-laerodrome-de-birao-ce-mercredi-7-decembre-2022/” rel=”attachment wp-att-61457″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-sur-la-piste-de-laerodrome-de-Birao-ce-mercredi-7-decembre-2022-225×450.jpg” alt=”Un hélicoptère de la société Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao, ce mercredi 7 décembre 2022″ width=”225″ height=”450″ />Un hélicoptère de la société Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao, ce mercredi 7 décembre 2022
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
LE GOUVERNEMENT A FAIT LE CHOIX DE SACRIFIER LES PRISONNIERS FACA
Quatre jours après les affrontements entre les soldats FACA et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ayant entraîné la capture d’une vingtaine des soldats FACA comme prisonniers de guerre((Prisonniers FACA)) la semaine dernière, l’état-major des FACA aurait autorisé le survol et le bombardement de la localité de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, située à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Pour de nombreux observateurs, ce bombardement du village de Gordil de la part des terroristes et alliés de Touadera, le groupe Wagner, en est la preuve éclatante. Un bombardement d’un village qui n’est absolument pas une cible militaire, et qui n’était constitué que d’enfants vu que leurs parents étaient au champ à l’heure du bombardement, est une marque de folie supplémentaire de nos autorités », estime le politologue Fari Taheruka Shabazz qui se demande de savoir qui a pris une telle décision. En tous les cas, nous sommes là face à un acte de crime contre l’humanité, de crime de guerre, affirme-t-il.
Rappelons que le jeudi dernier, vers 5 heures du matin, une colonne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a pris d’assaut le poste avancé des soldats FACA à Ndah, situé à une dizaine de kilomètres de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga. Durant deux heures d’affrontement, une vingtaine des soldats FACA ont été pris en otage. L’état-major, dans un communiqué, a sollicité la communauté internationale à engager les pourparlers avec les rebelles afin qu’ils soient libérés. (Prisonniers FACA).
Bangui, République centrafricaine – Pour l’opposant et président du l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA)., Anicet Georges Dologuelé, il est presque difficile, voir compliqué d’évaluer le bilan d’un an du Premier ministre Félix Moloua, parce que « tous les clignotants sont au rouge, mais au rouge vif ». Et l’opposant n’est pas le seul à le dire, malgré que les expressions dissidentes sont devenues ce dernier temps exceptionnelles, voire volontairement étouffées. Même les partisans du Président de la République, eux aussi, disent que le bilan du Premier ministre est « médiocre ».
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Le plus médiocre des médiocres le Premier ministre Félix Moloua
Si l’opposant Anicet Georges Dologuélé estime qu’il est compliqué d’évaluer le bilan d’un an du Premier ministre Félix Moloua, il affirme tout de même que le Premier ministre traîne derrière lui un bilan véritablement catastrophique. Pour lui, tous les voyants sont au rouge vif.
« C’est compliqué d’attribuer une note parce que tous les clignotants sont au rouge, mais au rouge vif. Et comme c’est un rouge vif, vous savez très bien que la note se situe entre zéro et cinq sur 20 », affirme l’opposant Dologuélé qui estime que sur le plan de l’éducation et la formation, de la santé, de sécurité, économique etc., la situation est plus grave.
Les partisans du Président Touadera enfoncent le clou
Un groupe des militants du MCU, parti au pouvoir, de son côté, s’est alarmé aussi de la situation. D’après eux, le bilan du Premier ministre Félix Moloua est catastrophique et la situation est inquiétante.
D’après ces militants du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, le Premier ministre Félix Moloua continue d’alimenter la situation déjà catastrophique du régime du professeur Faustin Archange Touadera avec son bilan catastrophique à la tête du gouvernement depuis plus d’une année.
« Le patriarche Moloua, Premier ministre avec un bilan médiocre, continue d’empirer la situation du régime de Touadera », s’indignent les militants du MCU.
Si l’opposant Dologuélé attribue sympathiquement jusqu’à 5 / 20 à Moloua, ce n’est pas le cas des nombreux centrafricains qui voient au premier ministre un symbole de la destruction des tissus socio-économiques du pays. Pour eux, la note du Premier ministre ne doit pas dépasser 0.
Mais pour le locataire de la primature, lors de son point de presse il y’a deux semaines, estime que sont bilan est largement positif.
Bangui, République centrafricaine – Alors que les partisans du Président de la République Faustin Archange Touadera, téléguidés depuis la présidence de la République centrafricaine continuent de proférer des menaces de kidnapping et de mort à l’encontre des leaders de l’opposition démocratique, le médiateurs de la République, l’honorable Laurent Gon Baba, de son côté, appelle à une large concertation avec ces mêmes leaders de l’opposition démocratique pourtant soumis à des menaces permanentes. Touadera veut-il utiliser la méthode du bâton sans la carotte contre ses opposants?
Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Une rencontre entre le médiateur national et les leaders du BRDC prévue jeudi
La répression à l’égard de toutes voix dissonantes a été féroce en République centrafricaine depuis cinq ans. Elle s’est faite suite à la prise de conscience par le Président de la République Faustin Archange Touadera que le discours officiel d’avoir « réussi à ramener la paix en RCA » ne suffirait plus à maintenir son pouvoir au-delà de sa volonté d’instaurer une présidence à vie, surtout qu’une large coalition de l’opposition démocratique, soutenue par une trentaine des organisations de la société civile et syndicale tente de lui barrer la route.
Cette coalition dénommée le bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), coordonnée par maître Crépin Mboli-Goumba, représente une véritable menace contre la volonté du Président de la République Faustin Archange Touadera d’instaurer sa présidence à vie au peuple centrafricain.
Ainsi, depuis l’année dernière, plusieurs partisans du Président de la République, sur les réseaux sociaux et des médias proches du pouvoir, appellent au kidnapping ou assassinat pur et simple des leaders du BRDC. Certains ont été convoqués à la police, comme son coordonnateur, maître Crépin Mboli-Goumba, monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, ancien chef de l’État de transition, qui, depuis deux mois, vit en cachette. Un autre cas est celui de monsieur Abdoul Karim Meckassoua, ancien Président de l’Assemblée nationale, aussi membre du BRDC, contraint de fuir discrètement le pays.Cette répression se déployait également dans le domaine de la presse. En 2021, deux sites d’informations indépendants, dont CNC, ont été bloqués sur tout le territoire national.
Moment de concertation ?
La semaine dernière, le médiateur de la République, ancien Président de l’Assemblée nationale , l’honorable Laurent Gon-Baba, a invité, en urgence, les leaders du BRDC à une large concertation dans son bureau à Bangui. Ce que la coordination du BRDC n’a pas rejeté, mais propose la date du jeudi 23 février 2023 !
« Monsieur le Médiateur,
En réponse à votre correspondance rappelée en objet, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que la coordination du Bloc républicain pour la Défense de la Constitution est disposée à rencontrer le Conseil National de la médiation le jeudi 23 février 2023 », a indiqué la coordination du BRDC
Bangui, République centrafricaine – La cour pénale internationale, associé de ses partenaires, notamment les représentants de la Grande-Bretagne et du Canada, ont rendu visite jeudi à la fondation DR. Denis Mukwegue, l’une des organisations qui exécutent le programme de Fonds au profit des victimes, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Centrafrique.org/vue-densemble-lors-de-la-visite-de-la-cpi-et-de-ses-partenaires-aux-victimes-prises-en-charge-par-la-fondation-dr-denis/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Vue-densemble-lors-de-la-visite-de-la-CPI-et-de-ses-partenaires-aux-victimes-prises-en-charge-par-la-fondation-dr.-denis-450×338.jpg” alt=”Vue de la salle lors de la visite de la cour pénale internationale et ses partenaires aux victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue,” width=”450″ height=”338″ />Vue de la salle lors de la visite de la cour pénale internationale et ses partenaires aux victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue,
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Les victimes prises en charge par la fondation Dr. Denis Mukwegue reçoivent une visite de la CPI et de ses partenaires
La Fondation Denis Mukwegue, l’une des organisations qui exécutent le programme de Fonds au profil des victimes (FPV) de la Cour pénale internationale (CPI), œuvre en faveur de plusieurs personnes vulnérables et marginalisées ayant survécu aux crimes sexuels liés
aux conflits en République centrafricaine. Étant l’une des organisations bénéficiaires de ce fonds, elle a reçu une visite ce jeudi 16 février 2023 de représentant du FPV en RCA ainsi que de ses partenaires de la Grande-Bretagne et du Canada.
L’objectif pour la CPI, avec son volet d’assistance aux victimes relevant de sa compétence, associé aux partenaires de la Grande-Bretagne et du Canada est d’échanger directement aux victimes de cette fondation afin de voir comment l’action du Fonds au profit des Victimes en RCA bénéficiera aux victimes ainsi qu’à leurs familles et communautés.
Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA
Les témoignages sont saisissants
Pour monsieur Mike Cole, représentant du bureau local de la Cour pénale internationale en République centrafricaine, la rencontre de ce jeudi 16 février est un fait exceptionnel entre les besoins humanitaires et les besoins pour l’avenir et l’espoir. Pour monsieur Mike Cole, sans le financement nécessaire pour le programme, les 11 000 victimes de pire crime dans le monde, y compris celles liées aux violences sexuelles en RCA ne vont pas bénéficier d’aides aux victimes. Il a également mentionné que le programme a besoin de 7 millions d’euros pour y faire face.
« 11 000 victimes sans espoir, c’est vraiment nécessaire maintenant d’avoir 7 millions d’euros pour le programme d’assistance aux victimes », assure monsieur Mike Cole.
Marcus Davies, Conseiller Politique Haut-Commissaire du Canada au Cameroun à droite et une victime à gauche. CopyrightCNC
Pour monsieur Marcus Davies, Conseiller politique haut-commissaire du Canada au Cameroun, ce n’est pas facile de partager les histoires des victimes qui ne sont pas d’ailleurs faciles. Mais grâce aux différents témoignages qu’il a entendus, il sera en mesure d’avoir la meilleure appréciation de la situation.
Compte aux victimes, elles insistent beaucoup sur l’élargissement du fonds au profit des autres victimes qui ne sont pas encore prises en charge.
Bangui, République centrafricaine – Yerima Ayouba Maloumest décédé ce lundi 20 février à l’hôpital de l’Amitié de Bangui suite à une courte maladie, a annoncé sa famille à la rédaction du CNC, saluant un « homme de valeur » aux apports politiques immenses pour son pays, la République centrafricaine.
Bambari-4/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Yerima-Ayouba-Maloum-depute-de-Bambari-4-450×391.jpg” alt=”Yerima Ayouba Maloum, ancien député de Bambari 4, décédé le 20 février 2023″ width=”450″ height=”391″ />Yerima Ayouba Maloum, ancien député de Bambari 4, décédé le 20 février 2023
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 21 février 2023
Décès de monsieur Yerima Ayouba Maloum
Avant de devenir député de la nation en 2016, il occupe le poste de percepteur au marché à bétail de pk13 route de Boali.
« Yerima Ayouba Maloum vient de nous quitter après toute une vie consacrée à son pays. Élu député de la quatrième circonscription de Bambari en 2016, il était un défenseur résolu de droit de l’homme. C’est un homme de valeur dont les apports politiques sont immenses » pour son pays », indiquent ses proches contactés par la rédaction du CNC.
Pour eux, il ne fait aucun doute, le regretté serait victime d’empoisonnement de la part du ministre chef rebelle Hassan Bouba qui a d’ailleurs confié à l’un de ses proches qu’il aurait réservé à l’ancien député le même sort que l’ancien ministre Soulemane Daouda, tué dans les mêmes conditions il y a deux ans.
Il y’a lieu de noter qu’en seulement trois jours, l’ancien député était devenu méconnaissable. Admis à l’hôpital de l’Amitié par sa famille, il décède le lendemain, c’est-à-dire ce lundi 20 février 2023.
Bangui (République centrafricaine) – Le ministre de l’élevage et de la santé animale, le chef rebelle tchadien Hassan Bouba est en voyage pour la première fois à l’étranger depuis la semaine dernière. L’homme se trouve discrètement en Afrique du sud depuis quatre jours, au risque d’être capturé par la cour pénale internationale )CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
CopyrightDR
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Premier voyage du ministre Hassan Bouba à l’étranger
C’est la société russe Wagner qui aurait préparé sa première sortie du territoire national. Tout a été minutieusement préparé par les diplomates russes à Bangui pour que ce ministre chef rebelle ne soit pas inquiété par la cour pénale internationale )CPI) lors de son premier voyage à l’étranger.
Sur son billet d’avion, l’agence de voyage a bien mentionné que la destination finale est l’Afrique du sud. Mais on se demande pour quel raison il s’est rendu dans ce pays si ce n’est pas pour aller faire son business personnel?
Rappelons que le ministre chef rebelle Hassan Bouba, ancien coordonnateur de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), inculpé à Bangui le vendredi 19 novembre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité par la Cour pénale spéciale. Il avait été arrêté et écroué à la maison carcérale militaire du camp De Roux. Mais une semaine plus tard, il avait été libéré Mani militari par les forces de Wagner et les éléments de la garde présidentielle, en dépit de l’engagement de la communauté internationale en faveur de la justice pour ses victimes..
Le ministre chef rebelle Hassan Bouba et les diplomates russes à Bangui
Qui est Hassan Bouba?
Selon Africa Intelligence, À 38 ans, l’ancien numéro 2 de l’UPC Hassan Bouba a déjà une carrière bien remplie. Bouba débute au sein des services secrets tchadiens.
Autrefois proche de l’ancien rebelle Baba Laddé connu pour être le mentor du chef de guerre Ali Darassa, qui est à la tête de l’UPC depuis 2014.
Négociant en bétail, Bouba grimpe les échelons du groupe armé pour devenir coordinateur politique et bras droit de AliDarassa. Il se rapproche des autorités à la faveur d’une politique d’ouverture menée par le président Faustin-Archange Touadéra qui en fait son conseiller spécial en 2017. Détenteur d’un passeport diplomatique, Bouba fait alors office d’interface entre le groupe rebelle et le gouvernement.
Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.
Bouba donneur d’ordre à Alindao
Selon le journal Africa Intelligence, en novembre 2018, au moins 112 civils dont une vingtaine d’enfants sont massacrés dans un camp des déplacés près d’Alindao dans le centre du pays. L’ONG américaine The Sentry met en cause dans son dernier rapport la responsabilité du ministre . Ce dernier aurait lui-même ordonné l’attaque, selon des témoins cités par l’ONG.
Les années suivantes, Bouba fait des aller-retours entre le palais présidentiel et l’UPC, tantôt en disgrâce tantôt bénéficiant des faveurs du pouvoir, et joue également un rôle de facilitateur auprès des Mercenaires russes de la société Wagner.
« Il les utilise et se laisse utiliser par opportunisme dans l’unique but de s’enrichir » juge un bon connaisseur des groupes armés en Centrafrique. Bouba apparaît fin médiateur, réputé très influent, et sachant utiliser en sa faveur les luttes de de pouvoir.
En 2020, il intègre le gouvernement de Firmin Ngrébada pour représenter l’UPC dans la logique des accords de paix de Khartoum signés l’année précédente. Mais sa nomination se fait contre l’avis du chef de l’UPC dont il a perdu la confiance. Peu après le décès brutal du ministre Souleymane Daouda, issu lui aussi des rangs de l’UPC, il hérite du portefeuille de l’Élevage et de la Santé animale. Il est maintenu à son poste dans le gouvernement dirigé par Henri Marie Dondra, en suite celui de Félix Moloua. mis
Bangui, République centrafricaine – L’attaque du 14 février d’un poste avancé de l’armée nationale à Sikikede, aussi appelé Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile, les soldats FACA, positionnés dans la ville, ont peur d’être attaqués à leur tour. Ils se sont retirés, 24 heures plus tard, vers la ville de Ndélé, à environ 654 kilomètres au nord de Bangui, laissant la place aux hélicoptères de Wagner de survoler et bombarder la ville.
Centrafrique.org/Centrafrique-la-violation-de-lembargo-sur-les-armes-se-poursuit-la-societe-wagner-achemine-un-avion-de-chasse/un-avion-de-chasse-du-type-francais/” rel=”attachment wp-att-57324″ data-wpel-link=”internal”>un avion de chasse du type français. Copyrightarmée française
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les rebelles de la CPC se retirent de Gordile
Le jeudi et vendredi 17 février, peu avant midi, les hélicoptères de Wagner, sans troupe au sol, ont largement bombardé les positions des rebelles de la CPC (coalition des patriotes pour le changement ) à Gordile. Durant deux jours, la ville est soumise à un déluge des missiles de Wagner. La population, tout comme les rebelles, sont obligée d’abandonner la ville pour se retirer dans des zones périphériques. Malgré le bombardement intensif de Gordile, certains rebelles sont toujours positionnés dans la ville. D’autres, plus nombreux, se sont retirés à pied pour éviter d’être ciblés par le bombardement des hélicoptères et mirage de Wagner.
Pour l’heure, le retour des soldats de l’armée nationale dans la localité n’est pas à l’ordre du jour à l’état-major des armées, l’histoire d’éviter une nouvelle débâcle de l’armée nationale face aux rebelles de la CPC.
Entre-temps, le Président de la République Faustin Archange Touadera, en voyage à l’étranger, continue son séjour touristique comme si de rien n’était. D’ailleurs, il a cette mauvaise habitude d’ignorer complètement la situation de son pays quand il est souvent en voyage ou dans le pays. Certains de ses partisans tentent de justifier son silence par son état de santé psychologique jugé peu stable.
Bangui, République centrafricaine – 24 heures après le communiqué laconique de l’État-major des armées suite à l’attaque des positions de l’armée nationale dans la localité de Ndah, où une vingtaine des soldats FACA avait été pris en otage par les rebelles, la question que tout le monde se pose dans les rues de la capitale et sur les réseaux sociaux est de savoir si l’état-major veut-il vraiment libérer les prisonniers FACA ou travaille-t-il à leur mort? Analyse du politologue Fari Taheruka Shabazz .
Fari Tahéruka Shabazz
Rédigé par Fari Taheruka Shabazz
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Trois jours après la bérézina de Sikikede, le chef d’état-major des armées (CEMA) daigne enfin communiquer sur ce Waterloo moderne en terre centrafricaine. Un temps de réaction tellement lent que face à de vrais terroristes nos FACA auraient déjà été exécutés tout simplement. Mais le pire est à venir. Dans ce communiqué en date du 17 février 2023, le Général Zéphyrin Mamadou ne dit rien du bilan des opérations. Combien de pertes en vies humaines et matériels ? Combien de prisonniers du côté des rebelles? Quid des responsables de cet échec cuisant ? Quelle mesures ont été prises pour éviter que cela se reproduise ? On reprend les mêmes et on recommence ? En espérant un résultat différent ?
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Si l’état-major savait que cette zone était infestée de mercenaires en surnombre pourquoi n’avoir déployé que 80 soldats sous-équipés, inexpérimentés (à 80% les prisonniers sont de la promotion 2022), mal-commandés face à des hommes aguerris ? Le ministre-conseiller à la présidence en charge des questions militaires, l’ex-chef milicien Anti-Balaka Sébastien Wénezoui, dans son discours préliminaire confirme que nos FACA ne sont pas bien entraînés, sont mal-équipés, mal-encadrés, négligés par un état-major qui a failli à sa tâche. En fin de compte, n’était-ce pas les jeter en pâture dans la gueule du loup, vers une mort certaine ? Le CEMA parle d’acte terroriste. Mais est-ce avec des “Bleus”, des “Bizus” en sous-nombre (moins de 80) qu’on peut combattre des hommes si aguerris, si puissamment équipés ?
Des qualitatifs injurieux, véritable danger
Mais le plus terrible dans tout ça, c’est que le chef d’État-major persiste à utiliser des qualitatifs injurieux qui sont de nature à mettre en danger la vie de nos prisonniers FACA. En qualifiant les combattants de la CPC de tous ces noms d’oiseaux il prend la grande responsabilité de faire mourir volontairement des hommes qui ont déjà échappé à un premier guet-apens de l’état-major qui les avait envoyé à une boucherie sans nom. C’est absolument irresponsable et inacceptable.
En plus de l’incompétence de l’irresponsabilité du CEMA il faut aussi y ajouter la lâcheté d’un militaire qui en appelle désormais à d’autres, en l’occurrence la communauté internationale, de tout mettre en œuvre pour libérer des FACA qui sont tombés par sa faute. Vraiment ce communiqué est une infamie, une honte nationale.
Ll’État-major des armées fait de la désinformation
Bangui (République centrafricaine) – Tout le monde ou presque est habitué à ce genre de communiqué de l’État-major, mais l’essentiel est qu’il rassure les familles de ces soldats de l’armée nationale capturés comme des scouts catholiques dans le camp des vacances. Mais là encore, l’État-major n’est pas capable de faire cela en toute humilité. Il brille malheureusement par de mensonge et la désinformation.
Les soldats de l’armée nationale (FACA) devant le camp militaire de Kassaï après une marche commando
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
L’État-major des armées fait de la désinformation
Certes, il y’a peut-être des mercenaires dans les rangs de ces groupes armés, mais leur nombre est largement inférieur aux mercenaires de Wagner qui sont directement employés par le régime et qui commettent d’énormes exactions sur la population.
Pour le gouvernement et l’État-major de forces armées centrafricaines, le groupe des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui a attaqué les position de l’armée nationale dans la Vakaga serait en majorité composé des mercenaires étrangers.
« L’État-Major des Armées informe la population centrafricaine sur l’évènement perpétré par un groupe armé criminel le 14 février 2023 sur la position d’un poste avancé des militaires des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à SISSEKEDE ). Cette localité précédemment occupée par un groupe armé composé majoritairement des mercenaires se livrant à des actes de braconnages, de destruction de faune et de flore ainsi que l’exploitation illégale des minerais à des fins lucratives pour s’enrichir et s’approvisionner en matériels de guerre, a été libérée par les FACA après celle de GORDIL et bien d’autres.
Malheureusement, ce groupe armé criminel a renforcé son dispositif des mercenaires et profitant d’un rapport de force favorable, pour mener une action sur la position avancée des FACA occasionnant des otages et des blessés », affirme l’État-major de l’armée dans son communiqué.
Cérémonie au sein du ministère de la défense centrafricain le 15 mai 2018 à l’occasion de la fin de formation logistique menée par le pilier éducation de l’EUTM-RCA. En présence de l’inspecteur général des forces armées, le général de division DOLLE-WAYA et le commandant de l’EUTM-RCA, le général Herminio Maio. La formation a eu lieu du 17 avril au 9 mai 2018 au profit des officiers et sous-officiers gestionnaires logistiques des forces armées centrafricaines.Fin de formation des FACA par EUTM-RCA à Bangui.
Les actes du terrorisme
Sans mentionner le nombre des soldats tués, l’État-major poursuit sa désinformation.
« L’État-Major des Armées considère l’acte commis contre les FACA comme étant un « acte de terrorisme » et demande à ce groupe armé criminel de prendre ses responsabilités en ce qui concerne la protection de ces otages conformément à la convention de Genève sur la protection des prisonniers de guerre. Toutefois, l’État-Major des Armées rassure la population centrafricaine que le pays est confronté à un grand défi sécuritaire au regard de la multiplicité des groupes armés en général composés des mercenaires aux aspirations macabres, et que son armée poursuivra sa lutte de libération des villes qui abritent encore ces bandits de grand chemin », ajoute l’État-major, qui, de passage, demande à la communauté internationale d’engager de pourparlers avec les rebelles pour la libération des soldats capturés.
« L’État-Major des Armées a pris acte des agitations de ces ennemis de la paix à travers les publications, qu’ils ne cessent de véhiculer sur les réseaux sociaux et les médias dans le but de discréditer les Forces Armées Centrafricaines et demande à la population de ne pas céder aux chantages et propagandes mais de garder le calme. Enfin, l’Etat-Major des Armées appelle aux partenaires de la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour parvenir à la libération des otages », précise-t-il.
2019-01-18-R22-END OF COURSE
Un parents des victimes en colère
Pour un parent des FACA capturés, Vraiment ça fait très mal de lire une telle déclaration. Je comprends seulement que nous sommes gouvernés par un club des amis qui se défend quand le fauteuil de l’autre est en danger. Je comprends que celui ci est entrain de défendre le ministre de la défense et le chef d’état major
Pour un membre de la famille d’un Soldat FACA capturé, c’est inadmissible ce communiqué de l’État-major.
« Vraiment ça fait très mal de lire une telle déclaration. Je comprends seulement que nous sommes gouvernés par un club des amis qui se défend quand le fauteuil de l’autre est en danger. Je comprends que celui ci est entrain de défendre le ministre de la défense et le chef d’état major ».
Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la semaine culturelle qui s’est ouverte à Bangui du 13 au 15 février 2023, les élèves du lycée Ben Rachid, situé sur l’avenue des martyrs, ont organisé un atelier sur la santé féminine autour du thème : » de La précarité et l’hygiène menstruelle en milieu scolaire ».
Photo des participants. CopyrightCNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
Les élèves de l’école Ben Rachid et l’hygiène menstruelle
C’était en présence du représentant du ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Foukpio Crépin Aristide, du proviseur du lycée Ben Rachid et de la responsable de l’association Action solidaire», madame Nadine Kossi ainsi que de nombreux élèves dudit lycée.
L’objectif pour l’association des élèves du lycée Ben Rachid est de profiter de cette semaine culturelle à inciter les jeunes à connaître davantage leur corps et en parler sans tabous.
Pour la représentante de l’association des élèves du lycée Ben Rachid, cet événement constitue pour les élèves du lycée Ben Rachid de savoir ce que c’est que la semaine de l’enseignement ou culturelle à mi-trimestre qui est un calendrier académique dédié aux activités culturelles.
« Ce temps dédié à l’esprit de créativité que nous les élèves du Ben Rachid consacrent sur le thème (Précarité et hygiène menstruelle en milieu scolaire)”, déclare la Présidente de l’association des élèves du lycée Ben Rachid.
Madame Nadine Kossi, présidente de l’association Action Solidaire lors de la semaine culturelle au lycée scientifique Ben Rachid. CopyrightCNC
Semaine culturelle, le temps de la créativité
Le représentant du ministre de l’Éducation nationale, Monsieur Foukpio Crépin Aristide a expliqué aux élèves l’importance de la semaine culturelle et le choix de thématique.
« Pour nous le message primordial est que d’abord les enfants puissent faire montre de leur créativité pendant cette semaine culturelle, et apprendre aussi surtout avec la thématique liée à la question de la santé. Les enfants doivent chercher à connaître leur corps. Je crois que c’est vraiment important », précise monsieur Foukpio Crépin Aristide , représentant du ministre de l’Éducation nationale. D’après lui, quand on parle de la semaine culturelle, c’est également des échanges autour des thématiques essentielles dans le cadre de la formation, mais également dans le de l’appropriation de certains qui convergent dans leur cours.
Prenons la parole, madame Nadine Kossi, responsable de l’association « Action solidaire » précise que la thématique de l’hygiène menstruelle est une thématique chère à son organisation.
« Nous nous battons pour que les langues puissent être ouvertes concernant la thématique et la gestion de l’hygiène menstruelle. L’action solidaire aimerait que la gestion de l’hygiène menstruelle ne soit plus un sujet tabou, mais une thématique d’où l’on peut parler sans problème dans n’importe quel milieu », estime madame Nadine Kossi.
Bangui, République centrafricaine, Suite aux affrontements entre les rebelles de la CPC et les soldats FACA ayant abouti à la capture d’une vingtaine des soldats de l’armée nationale en otage dans la localité de Ndah, et l’assassinat par des bandits armés des deux sur l’axe Paoua – Bozoum par des bandits criminels non identifiés, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD), dans un communiqué de presse publié dimanche, revient sur la situation et pointe du doigt la très mauvaise gestion du pays par le Président de la République Faustin Archange Touadera. Pour la PJOLD, la protection de la vie humaine notamment centrafricaine n’a jamais été une des priorités de la politique de Mr Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement regorgé des criminels.
Centrafrique.org/lettre-de-condoleance-de-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-democratie-pjlod-a-martin-ziguele/les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-mlpc/” rel=”attachment wp-att-51921″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-jeunes-de-lopposition-democratique-reunis-au-siege-du-parti-MLPC-450×337.jpg” alt=”Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.” width=”450″ height=”337″ />Les leaders de la jeunesse de l’opposition réunis plusieurs fois, la première était en la date du 08 novembre 2021, au siège du Parti de Mouvement de Liberation du Peuple Centrafricain (MLPC). Une deuxième rencontre avait lieu le 25 novembre 2021 au siege du Parti de l’Union pour le Renouveau centrafricain (URCA), à l’issue de laquelle, nous avons tous tiré l’idée de la naissance d’une nouvelle plateforme dénommée « jeunes leaders de l’opposition démocratique » en abréviant PJLOD. Ceci dans l’optique et la vision plitique de défendre la démocratie et le droit des citoyens en Republique Centrafricaine.
Rédigé par la rédaction
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
C’est avec indignation et tristesse que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD ) avait pris connaissance des images atroces, inhumaines et humiliantes des éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA) tués et tombés au pouvoir de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) depuis le 14 février 2023 à Ndah, ensuite celles de l’Agent des Douanes centrafricaines Prospère HOULHOUTOU détaché à Bemal – Paoua et du sujet GUEREGUELE Christian – Alias – Maguo tous les deux (2) pendus par des éléments inconnus à LIA sur l’axe Paoua – Bozoum ce 17 février 2023.
La Plate-forme de Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) condamne avec dernière rigueur cette lâcheté contre nos pauvres concitoyens détachés en missions mais dépourvus de moyens adéquats pour remplir à bon escient leurs devoirs régaliens, sacrifient leur vie à cause de manquements aux devoirs de Chef Suprême des Armées centrafricaines Mr Faustin Archange TOUADERA, de son État Major et de son Gouvernement qui comme toujours dans une très mauvaise posture soviétique font mouche sur la ruine des âmes centrafricaines innocentes par de simples et timides communiqués dans lesquels on peut noter une déclinaison de leurs responsabilités face à ce qui explique leur résultat pendant ces sept (7) dernières années puis optent à contrario une sollicitation des propositions sécuritaires issues de l’Opposition Démocratique.
Une réplique qui démontre une fois de plus que la protection de la vie humaine notamment centrafricaine n’a jamais été une des priorités de la politique de Mr Faustin Archange TOUADERA et de son Gouvernement regorgé des criminels promus et gardiens d’une réponse sécuritaire fragile sur l’ensemble du territoire national et exhibée par des condamnations ironiques et fantaisistes qui sont l’expression d’une politique de panique.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) s’incline devant les mémoires des victimes innocentes de ces deux (2) incidents et rappelle au Chef suprême des Armées et son Gouvernement leurs devoirs de “PROTEGER” puis sur l’applicabilité de tonnes de recommandations en la matière issues de leur dernier dialogue entre les frères, sœurs et ami(e)s uni(e)s sans l’Opposition dite démocratique et les rebelles.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) exhorte par ailleurs les Organisations Internationales et Non Gouvernementales de voler au secours de ces fils et parents des familles tombés au pouvoir de l’ennemi à cause d’une négligence et irresponsabilité notoires d’une classe dirigeante par une médiation afin de sauver ces vies innocentes exposées au sacrifice pour une soif de pouvoir à vie.
Que Dieu sauve son peuple de la coupe satanique de Damara
Bangui, République centrafricaine – Il n’y a pas que les ressources minières centrafricaines qui intéressent Wagner. La présence russe est accompagnée de tout un soft power. Comme l’explique reportage de Clément Di Roma et Carol Valade, Centrafrique : le soft power russe, diffusé en juin 2022, sur Arte, la Centrafrique est ancienne colonie française, qui a été aux prises avec une guerre civile. Les Russes de Wagner ont bouté les forces rebelles en 2021. Depuis, le pays est devenu le laboratoire d’une nouvelle propagande menée par la Russie, notamment auprès d’étudiants dans les universités, qui portent le message pro russe. Aujourd’hui, les Centrafricains manifestent drapeau russe au bout du bras, certains sont payés pour cela.
Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP
Rédigé par rtbf
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 20 février 2023
La Russie financerait ses opérations en Ukraine grâce aux mines d’or de la RCA
Tous ont les mêmes éléments de langage qui reviennent : un film d’action russe a été tourné en Centrafrique au moment où les rebelles ont été boutés, ce qui glorifie l’intervention des militaires de Wagner en Centrafrique.
Le fait qu’il y ait des techniques de propagandes particulières en Centrafrique, liées à la fameuse milice privée, n’est guère étonnant. L’oligarque russe qui est à la tête du Groupe Wagner, Evgueni Prigojine, finançait à l’époque l’Internet Research Agency, célèbre usine à trolls de Saint-Pétersbourg soupçonnée d’être à la base de ce qu’on a appelé la tentative d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Réputée bras de la propagande en ligne du Kremlin. On a vu un des proches de Prigogine, Dmitri Sityi, spécialiste des opérations d’influence politique, en République centrafricaine. D’après une enquête du Monde, cet homme est à la tête d’une société enregistrée en 2017 en Centrafrique… pour exploiter des mines.
Bangui (République centrafricaine) – Annoncé par l’état-major de forces armées centrafricaines au lendemain de la violente attaque des positions de l’armée nationale et de ses alliés de Wagner à Béloko, une ville centrafricaine à la frontière du Cameroun, le nouveau plan de défense du gouvernement, élaboré par les « experts militaires des pays alliés (ndlr : Russie et Rwanda)», tourne aujourd’hui a un véritable fiasco en terme d’efficacité militaire après l’attaque des positions de l’armée nationale à Ndah, une localité de la préfecture de la Vakaga. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine.
les-soldats-faca-pris-en-otage par les rebelles à Ndah ce mardi 14 février 2023
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Le nouveau plan de défense du gouvernement, un fiasco
Selon l’état-major de forces armées centrafricaines, le nouveau plan de défense élaboré par les experts militaires des pays alliés serait à l’origine de la grande manœuvre de tous les bataillons d’Infanteries territoriales (BIT) sur toute l’étendue du territoire national.
Cette manœuvre, selon le gouvernement, a été l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine. Elle a été une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandits armés dans le pays.
« Toutes les villes stratégiques, et même celles éloignées doivent être bouclées, contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive », a indiqué l’état-major des FACA.
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023
La réalité est différente sur le terrain
Or, sur le terrain, la réalité est toute autre chose. Ce nouveau plan du gouvernement se révèle un véritable fiasco monumental du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine. D’abord les soldats déployés sur le terrain ont ou peu d’expérience militaire, et ils sont commandés par de jeunes lieutenants qui viennent de sortir de l’école. De plus, sur le terrain, les soldats manquent de tout : pas des PGA (primes globales d’alimentation), absence des moyens roulant, pas des moyens de communication, et aucun système de protection. Les soldats se reposent ou dorment sous des tentes qui peuvent être traversées facilement par des balles des ennemis.
Attaque de Ndah, débandade des soldats
Justement, ce mardi 14 février, à Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile, c’était la débandade générale de nos forces de défense nationale devant les rebelles. À moins de deux heures d’affrontement, au moins 17 soldats tués, 24 autres capturés, les autres en débandade dans la brousse. Les capturés ont été exposés devant les caméras, l’histoire de montrer au gouvernement que son plan de défense est inefficace. Du jamais dans l’histoire de notre pays que les soldats FACA soient capturés massivement lors d’un affrontement militaire avec les rebelles. Qu’est-ce que le gouvernement va dire aux Centrafricains?
Diriger un pays sur la base de mensonge n’est pas bon.
Dans la disposition d’esprit du gouvernement, le plan de défense soi-disant élaboré par des experts militaires des pays alliés serait avant – tout pour protéger la RCA des attaques externes, notamment du Cameroun, du Tchad, ou encore de la France, sans oublier nos petits rebelles qui nous maltraitent chaque jour.
Bangui (République centrafricaine) – Le mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC), c’est le nom d’un nouveau groupe politico-militaire qui vient de voir le jour en République centrafricaine. Ce mouvement politico-militaire, dirigé par le général ARDA HAKOUMA, avait mis en place son bureau exécutif en janvier dernier à Ndélé, préfecture de Bamingui-Bangoran. Il promet la paix rien que la paix en Centrafrique.
Le général ARDA HAKOUMA, chef militaire du MDRPC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA
Le cercle des groupes armés s’élargit un peu plus en République centrafricaine et passe officiellement de 16 à 17. L’avant-dernier c’est le mouvement Siriri, créé par monsieur Moustapha Sabone. Ce mouvement armé est basé principalement dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. C’était le 16e mouvement armé. Mais ce janvier 2023, un autre vient de voir le jour. C’est le mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC).
Créé par un vétéran de rébellion en Centrafrique, le général ARDA HAKOUMA, ancien directeur général de la garde présidentielle de l’ancien président de transition Michel Djotodia. L’homme fut en 2016 chef d’état-major du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). C’est un ex-collaborateur du général Damane Zacaria, tué récemment par les mercenaires de Wagner en Centrafrique.
Le MDRPC du général ARDA HAKOUMA à Akroussoulback , dans la Bamingui-Bangoran
L’État-major du mouvement se trouve à Ndélé
Contacté par CNC, le général ARDA HAKOUMA confirme l’information et affirme qu’il compte en ce moment près de 1500 hommes dans ses rangs. Il indique également que lui et ses hommes se trouvent dans la préfecture de la Vakaga, de la Haute-Kotto et de Bamingui-Bangoran. Mais l’état-major du mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain (MDRPC) se trouve en ce moment dans la Bamingui-Bangoran, plus précisément entre Akroussoulback et Ndélé.
Le mouvement à un seul objectif, rétablir la sécurité et la paix en RCA en chassant le Président de la République Faustin Archange Touadera et ses mercenaires russes de la société ténébreuse Wagner.
24 heures après la reprise de la ville minière de Ndah, les rebelles se retirent
Bangui, République centrafricaine – 24 heures après la démonstration spectaculaire de force des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les soldats FACA dans la localité minière de Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile sur l’axe de Birao, la ville se vide complètement de ses habitants. Nombreux ont préféré quitté leur domicile pour se retrancher dans la brousse afin de se protéger contre d’éventuelles représailles des mercenaires de Wagner.
Centrafrique.org/les-rrebelles-pris-en-otage-a-ndah/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/les-rrebelles-pris-en-otage-a-ndah-450×379.jpg” alt=”Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga” width=”450″ height=”379″ />Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Les rebelles se retirent de la ville minière de Ndah
D’après nos journalistes qui sont arrivés à Ndah ce jeudi dans la matinée, le lieutenant chef du détachement militaire des soldats FACA à Ndah ainsi que son adjoint faisaient partie des éléments pris en otage par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) lors de l’attaque du mardi matin. Selon des témoignages recueillis, les rebelles étaient venus en grand nombre. Certains parlaient de 800 éléments, d’autres estiment leur nombre à 600, toutes ethnies confondues : Sarah, Goula, Rounga…. Et les soldats FACA, en face, n’étaient qu’une soixantaine. Une stratégie de masse à la poutinienne que les rebelles ont employée. Parmi les assaillants, il y’avait le chef d’état-major de PRNC, le sulfureux autoproclamé général Mohamed Ali alias B13, le coordonnateur militaire du PRNC, le général Ben Laden, le général du FPRC Mahamat Saleh, le général du FPRC Aba Tom et bien d’autres hauts gradés de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Du côté des FACA, le commandant du détachement militaire dans la localité est resté à Gordile, tandis qu’à Ndah, c’est le lieutenant qui dirige les troupes dans cette localité.
Lors de l’attaque de rebelles, les soldats FACA ne pouvaient rien faire face aux assaillants qui étaient lourdement armés. La solution, c’est de cesser de combattre et se constituer prisonniers en masse. Unique dans l’histoire de la République centrafricaine.. Les autres FACA, quant à eux, sont en débandade vers la frontière du Soudan. C’est triste.
Pour l’heure, les rebelles se sont retirés complètement de la ville minière de Ndah.
Bangui, République centrafricaine – Pour le politologue Fari Taheruka Shabazz, les Centrafricaines et Centrafricains ont découvert complètement ahuris une image pathétique du Président de l’Assemblée Nationale, le milliardaire sans entreprise Simplice Mathieu Sarandji, qui se moquait ostensiblement, devant les caméras, de la souffrance du personnel de santé en grève à cause de la gabegie, des détournements des deniers publics, de la corruption et de la mal gouvernance du régime Touadéra.
Le président de l’Assemblée nationale L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculable.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Grève du personnel de la santé, réaction du politologue Fari Taheruka Shabazz
Que cet homme qui ne se soigne qu’à l’étranger, principalement en Tunisie et en Afrique du Sud, devenu milliardaire en un temps record sans n’avoir jamais créé le moindre emploi, se mette à genou pour demander aux grévistes du secteur de la santé de s’assoir sur leurs droits constitutionnels, sur l’amélioration de leur statut particulier comme sur leurs conditions de travail et de vie, ainsi que sur leurs primes Covid-19 des années 2021 et 2022; cela relève proprement de l’indécence, de l’abjection politique. Seul un homme politique imbu de sa personne, conservateur patenté de la puissance prédatrice et corrompue des élites d’argent pouvait jouer une telle comédie devant le peuple centrafricain.
Ce n’est certainement pas ce que la communauté nationale attendait du locataire du Perchoir au Palais du Peuple. Celle-ci aurait voulu voir le milliardaire Sarandji interpeller le gouvernement notamment le Premier Ministre (fantôme?) Félix Moloua et son ministre de la santé Pierre Somsé comme l’exige la Constitution du 30 Mars 2016 qui donne la mission au parlement de contrôler l’action gouvernementale.
La motion de censure, un instrument politique délaissé
Un des instruments constitutionnel les plus puissants à la disposition de l’Assemblée Nationale pour obliger le gouvernement Moloua à améliorer la condition de vie des Centrafricains est la motion de censure que Sarandji ne devrait pas hésiter une seconde à mettre sur la table pour inciter Moloua et Somsé à prendre au sérieux les revendications des personnels grévistes du secteur de la santé.
Mais étant donné que Sarandji, ce milliardaire devenu accidentellement Président de l’Assemblée Nationale, a très fortement contribué à l’adoption de ce scandaleux budget déficitaire de l’année 2023, il est normal qu’il préfère défendre un Gouvernement ouvertement hostile au peuple que de lutter contre les injustices sociales. Pour rappel, aucune ligne budgétaire n’est prévue dans cette loi finance 2023, soutenue par Sarandji, pour améliorer les conditions de vie et de travail des personnels de santé. Aucune. C’est donc bien là une farce préparée de longue date à laquelle nous assistons éberlués.
Le jeu de mauvais goût
Ces gens-là avaient prévu que tôt ou tard les personnels que entreraient en grève. Et le rôle que devait jouer le Président de l’Assemblée Nationale était dans ce théâtre de mauvais goût était d’étouffer les intentions des grévistes en jouant la comédie pour les désarmer moralement.
Mais il est évident que, vu l’état de délabrement très avancé du secteur de la santé et la colère des grévistes, de telles pitreries ne pouvaient en aucun cas prospérer
Bangui (République centrafricaine) – Le mardi 14 février 2023, les ambassadeurs centrafricains de la justice de la cour pénale internationale )CPI) et les représentants de l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC ainsi que ceux du Canada au Cameroun se sont longuement entretenus à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Les Ambassadeurs de la Justice, monsieur Marcus Davies Conseiller Politique Haut-Commissaire de l’ambassade du Canada au Cameroun et monsieur Francisco González l’adjoint du représentant pays et porte-parole du bureau pays de la Cour pénale internationale en République Centrafricaine PHOTO-2023-02-15-05-41-10.jpg fetch%3EUID%3E/INBOX%3E75674
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Rencontre à Bangui entre les ambassadeurs de la justice et les représentants des ambassades du Canada et du Royaume-Uni
La rencontre avait eu lieu à Bangui, le mardi 14 février 2023, de 10 à 14 heures, dans la salle de conférence du bureau local de la cour pénale internationale )CPI) entre les 14 ambassadeurs centrafricains de la justice (promotions 2019 et 2023(, et les représentants de l’ambassade du Canada au Cameroun, monsieur Marcus Davies, conseiller politique et madame Mary Rose, Première secrétaire des Affaires politique, ainsi que ceux de l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC, Monsieur Richard Crossby, Conseiller politique et madame Maya Tikly-Young.
C’était en présence du représentant pays de la cour pénale internationale )CPI) en RCA, monsieur Mike Cole et de son assistant, monsieur Francisco Gonzales.
Le retour d’expérience du voyage des 14 ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la cour pénale internationale )CPI) à La Haye était au cœur des échanges. La démarche consiste, pour les 14 ambassadeurs centrafricains de la justice, à partager, de façon claire et précise avec les représentants de l’ambassade du Canada au Cameroun et celle de la Grande-Bretagne en RDC, le bilan de leurs expériences lors de leur séjour au siège de la CPI à La Haye afin de détecter et analyser les anomalies, les écarts et tout évènement qu’il soit positif ou négatif afin de permettre au Canada et à la Grande-Bretagne de s’améliorer dans leur engagement au côté de la CPI en termes de la sensibilisation publique.
Les Ambassadeurs de la Justice et les deux(2) représentants de l’ambassade de la Grande-Bretagne à Kinshasa en visite à Bangui (République Centrafricaine)
La Grande Bretagne et le Canada s’engagent pour la justice et la paix
En 2019, l’ambassade de la Grande-Bretagne en RDC avait financé le voyage des six ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la CPI à La Haye. Tandis qu’en 2023, c’est encore l’ambassade de la Grande-Bretagne, mais aussi du Canada au Cameroun qui ont récemment financé le voyage des 8 ambassadeurs centrafricains de la justice au siège de la CPI à La Haye. La rencontre s’est tenue cordialement jusqu’à la fin vers 14h30.
Bangui (République centrafricaine) – Les employés de l’ANAC (autorité nationale de l’aviation civile) s’attendent au pire cette année. Ils cumulent déjà 7 mois d’arriéré de salaires. Ils sont convaincus que leur vie n’est plus la même comme avant. D’après eux, leur situation actuelle est due à l’indifférence de l’État.
Centrafrique.org/rca-le-projet-de-loi-des-finances-2022-a-ete-adopte-par-lassemble-nationale/le-ministre-des-finance-herve-doba/” rel=”attachment wp-att-52615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Le-ministre-des-finance-Herve-Doba-450×300.jpg” alt=”Le ministre des finance Hervé Doba” width=”450″ height=”300″ />
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 8 février 2023
6 mois d’arriéré de salaire pour les employés de l’ANAC
Si les salariés de l’autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) continuent de se rendre au travail, c’est parce qu’ils veulent préserver leur emploi dans un pays où le chômage a atteint un niveau record en Afrique. Au plan social, la dégradation des conditions de leur vie et de travail ont totalement amoindri leur compétence, refroidi leur ardeur et leur motivation.
« Moi, personnellement, c’est par la grâce de Dieu que ma famille et moi nous vivons. J’ai des difficultés à payer les scolarités de mes enfants. Même pour les nourrir, c’est aussi difficile », déclare Pierre, un employé qui a 11 ans d’ancienneté à l’ANAC.
« Pendant que les employés de l’ANAC croupissent sous le poids de la misère, paradoxalement les autorités pratiquent la politique de deux poids deux mesures. En effet, au cours de la même période dans laquelle nos salaires ne sont pas payés, ceux des fonctionnaires de l’État, par contre, continuent d’être versés par la banque mondiale », s’insurge Sophie, une employée de l’ANAC. D’après elle, c’est le gouvernement qui est à l’origine de leur souffrance.
« Nos fonds sont versés au trésor public, et l’État les utilise pour d’autres activités qu’il juge prioritaires. C’est vraiment choquant », ajout-t – elle.
« Presque tous les employés des différentes agences de l’État cumulent des arriérés de leurs salaires. Ce gouvernement a un sérieux problème de gestion. On ne peut pas laisser ces gens à l’abandon et les soumettre à une paupérisation alors que ce sont aussi des agents de l’État », déclare Pierre-Noël, un responsable syndical interrogé par CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Comme chaque deux semaines, le politologue Fari Taheruka Shabazz livre sa chronique sur la situation socio-économique de son pays, la République centrafricaine sur CNC. Pour lui, la situation va de mal en pire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Comme je l’annonçais dans mon audio-analyse N°2 (du 27 janvier 2023), il ne restait au régime de Touadéra que 72 heures pour se donner du sursis ou pour crever la gueule.
En effet, au 30 janvier 2023, le gouvernement Moloua devait émettre des obligations du trésor assimilables d’un rendement de 5,3% et d’une maturité pour une valeur de 12,5 milliards de francs CFA. Cette recherche de financement par l’endettement fait partie d’une opération en trois étapes au premier trimestre 2023 : 12,5 Milliards de Francs CFA le 30 janvier 2023, 12,5 Milliards de FCFA le 20 février 2023 et 10 Milliards de FCFA le 20 Mars 2023; soit un montant total de 35 Milliards de FCFA.
Un fiasco programmé
En effet, si l’opération du 30 Janvier 2023 devait échouer, les suivantes seraient à n’en pas douter de véritables fiascos programmés. Or, c’était là la dernière carte de ce régime à l’agonie. Mais il se trouve que les fondamentaux macro-économiques du gouvernement Moloua sont exécrables, la signature du gouvernement n’est plus crédible. Donc il était fort prévisible que cette tentative de lever de fonds pour payer Wagner d’un côté et essayer de calmer les tensions allait tourner au fiasco.
Les conséquences les plus immédiates c’est que les différentes corporations sociales vont entrer en conflit avec le gouvernement les unes après les autres. Cela a déjà commencé avec le personnel de santé, les enseignants, le personnel du ministère des finances, celui de l’ARCEP, celui de la mairie de Bangui…etc. L’Intersyndicale est déjà dans les starting-blocks, idem pour les Députés de la Nation, quant aux lycéens et aux étudiants, ils ne tarderont pas à emboîter le pas pour sauver leur année…Un effet boule de neige qui va atteindre son paroxysme dès le mois de mars 2023.
La grande hantise du régime c’est quand les forces de défense et de sécurité intérieure vont, non pas se rebeller car le système est tel qu’elles ne sont pas structurées pour être efficaces dans un pareil exercice, mais simplement débrayer, refuser de défendre le régime. Étant donné que les FACA, les gendarmes, policiers, douaniers, pompiers, agents de la protection civile comme des eaux et forêts sont soumis aux même traitement que les Centrafricains non-Gbaka-Mandja, à savoir les arriérés de soldes de plusieurs mois, l’inflation, la flambée des produits de première nécessité dont les denrées alimentaires, le sur-endettement, les menaces d’expulsion des maisons de location et de leurs enfants des écoles…Il est sûr qu’arriver à un moment ces porteurs de tenues refuseront de défendre le régime surtout dans sa logique de répression anti-démocratique et sanguinaire.
La grève
Évidemment, les grévistes demanderont la tête de Moloua et ils l’auront très probablement. Mais la dissolution du gouvernement ne réglera rien. Car en chassant ses ministres-bras-cassés Touadéra se fera de nouveaux ennemis alors que les nouveaux entrant seront tout à fait incapables de résoudre cette crise à la fois sociale, économique, budgétaire et sécuritaire. Pas même le futur 1er Ministre Obed Namsio.
Bangui (République centrafricaine) – Un dépôt clandestin de carburant a pris feu ce jeudi 16 février 2023 dans la localité de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, située à 385 kilomètres au centre de la République centrafricaine. L’incendie était énorme, faisant au passage plusieurs dégâts matériels et humains.
L’incendie du dépôt clandestin de carburant à Bambari, le 16 février 2023
Rédigé par Bertrand Yékoua
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 17 février 2023
Nouvel incendie des fûts d’essence de contrebande à Bambari
Des explosions et un énorme incendie se sont produits jeudi 16 février 2023 dans un gigantesque dépôt de contrebande d’hydrocarbure stockant plusieurs centaines des fûts de carburant en provenance du Nigéria.
Ce dépôt, situé au quartier Bornou, derrière la grande mosquée centrale de Bambari, a pris feu vers 10 heures ce jeudi 16 février. L’explosion a complètement ravagé et détruit le bâtiment et s’est propagée à quelques habitations voisines. Durant plusieurs heures, une foule des curieux tentait d’éteindre les flammes, mais en vain. Quelques habitations aux alentours ont également pris feu.
Selon des informations recueillies, il y’avait des blessés dans cet incendie, mais ils ont été transportés d’urgence à l’hôpital pour des soins.
Depuis bientôt une année, la République centrafricaine est confrontée à une crise sans précédent du carburant. Les prix augmentent du jour en jour, donnant naissance à une véritable industrie de la contrebande de produits pétroliers, dans laquelle monsieur Arthur Piri, ministre de l’Énergie, monsieur Sani Yalo, le chef de la camorra centrafricaine et la société de mercenariat russe Wagner sont les nouveaux maîtres contrebandiers qui reprennent le monopole commercial de ces produits pétroliers en République centrafricaine.
Mais la conséquence est qu’il a eu beaucoup d’incendies en République centrafricaine.
Centrafrique : attaque de Ndah, le BRDC accuse le gouvernement
Bangui, République centrafricaine – 48 heures après les affrontements ayant eu lieu à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga, entre les éléments de Forces armées centrafricaines et les groupes armés, occasionnant au passage la brève occupation de la ville par les groupes armés, la mort de plusieurs combattants de part et d’autre et la prise d’otage d’une vingtaine d’éléments de l’armée nationale, ni le gouvernement, ni l’état-major n’a encore réagit sur la situation pour tenter de rassurer les centrafricains. Pour la coordination du BRDC, c’est une attitude inexcusable, et tient le gouvernement responsable de la situation à laquelle se trouve aujourd’hui nos forces de défenses et de sécurité.
Le Peuple Centrafricain a suivi avec inquiétude les affrontements ayant eu lieu à Ndah, dans le Septentrion, entre les Forces armées Centrafricaines et les groupes armés. Ces affrontements se sont soldés par l’occupation de la ville par les groupes armés, la mort de plusieurs combattants de part et d’autre et la prise d’otage d’une vingtaine d’éléments de l’armée nationale. Le BRDC compatit avec la douleur des familles.
A ce jour, aucun communiqué du Gouvernement ni de l’État-Major des Armées n’est venu clarifier la situation, notamment pour rassurer la population et surtout les parents des éléments des FACA.
Il s’agit là d’une attitude inexcusable, qui vient s’ajouter à tant d’autres, notamment le maintien en captivité d’autres personnes dans la préfecture de la VAKAGA.
Le BRDC persiste à croire que la résolution de la crise centrafricaine qui a pour fondement la crise politique que vit notre pays ne pourra se résoudre que par un dialogue politique sincère pour discuter des institutions de la République.
Ceux qui persistent dans le jusqu’auboutisme afin d’assouvir des ambitions antirépublicaines portent la responsabilité de l’enlisement et des dommages causés aux Centrafricains.
Bangui, République centrafricaine – Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale , premier secrétaire général du MCU, premier soutien politique du troisième mandat de Touadera qui demandait à son ami le mathématicien de Boy-Rabe de faire feu de tout bois pour imposer le 3e mandat au peuple deviennent bizarrement un comédien en s’agenouillant devant le syndicat des professionnels de la santé pour demander la rupture de leur grève bien légitime. Les centrafricains se demandent si le PAN Simplice Mathieu Sarandji ne devait pas se mettre à genoux devant Touadera pour lui demander de mettre fin à cette politique de gribouille qui nous a mis à dos tous nos partenaires techniques et financiers?
Le président de l’Assemblée nationale L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculable.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Simplice Mathieu Sarandji ou la politique de double face
Le lundi 13 février 2023 s’est déroulée à l’Assemblée nationale une rencontre entre le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et les responsables syndicaux du personnel de la santé et de l’enseignement. L’objectif était d’engager des pourparlers avec ces syndicats afin qu’ils puissent mettre fin à leur grève qu’ils ont débutée depuis quelques jours.
Pour le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, la grève du personnel de la santé et de l’enseignement a fait énormément des dégâts sur les Centrafricains et sur le système de santé et éducatifs du pays. Mais contre toute attente, le président de l’Assemblée nationale, L’honorable Simplice Mathieu Sarandji s’agenouille pour demander au personnel de santé de reprendre le travail, car sans eux à leurs différents postes les dégâts seront incalculables.
Aussitôt sur les réseaux sociaux, les critiques fusent de partout. Pour les uns, le Président Touadera et son équipe mènent depuis 2016 une politique de gribouille, c’est-à-dire une politique qui mène au contraire de ce qui était souhaité, autrement dit de la démagogie.
Pourquoi pas s’agenouiller devant Touadera pour lui demander de mettre fin à sa politique de gribouille?
Par ailleurs, d’autres voix s’élèvent pour se poser de question à savoir si le PAN Simplice Mathieu Sarandji ne devait pas se mettre à genoux devant Touadera pour lui demander de mettre fin à cette politique de gribouille qui nous a mis à dos tous nos partenaires techniques et financiers? C’est la mauvaise politique des autorités centrafricaines qui fait que les portes de financement ferment partout, et la conséquence est désormais plus visible. Et si les fonctionnaires maltraités veulent faire de la grève, on s’agenouille devant eux pour leur demander pardon. Mais c’est quel pays?
Bangui, République centrafricaine – Ce mardi 14 février 2023, dans la matinée, une colonne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avait attaqué, vers 5 heures du matin, les positions de l’armée dans la ville de Ndah, une localité minière située à 18 kilomètres de Gordile, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Le bilan provisoire faisait état de 15 soldats FACA tués, et 9 autres pris en otage. Ce bilan a été malheureusement revu à la hausse.
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Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 14 février 2023
Attaque de la ville de Ndah, le bilan s’alourdit
Après les attaques des positions de l’armée nationale dans la ville de Ndah ce mardi dans la matinée, on assiste malheureusement à une rotation sans cesse des hélicoptères de Wagner entre Ndélé et Gordile. L’objectif, ramener tous les soldats FACA déployés à Akroussoulback, à Gordile, mais aussi dans la ville de Ndah à Ndélé. Le secteur est devenu très dangereux pour leur sécurité, selon l’État-major.
Deux heures après les affrontements qui avaient eu lieu à Ndah, le premier bilan établi par les autorités locales faisait état de 15 soldats FACA tués, 9 autres blessés. Mais après le ratissage du secteur par les rebelles, ce bilan est revu à la hausse. On parle désormais de 24 soldats FACA capturés, dont 13 blessés, et 1 dans un état grave. Par contre, 16 ont été tués au lieu de 15.
Du côté des rebelle, notre équipe a pu constater sur place 1 mort et 4 autres blessés, dont le général rebelle Aba Tom, ancien commandant de zone du FPRC à Bria.
Rappelons qu’après de violents affrontements du 26 et 27 janvier derniers où plusieurs dizaines des éléments de forces mixtes gouvernementales, dont 7 mercenaires de Wagner avaient été tués, et deux de leurs véhicules calcinés par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur instructions de leurs chefs hiérarchiques, les rebelles se sont tous retirés de leurs positions stratégiques, laissant la voix libre aux forces gouvernementales qui ont pu circuler comme sur un site de loisir à Gonda, mais aussi à Gordile et dans la ville de Ndah.
Ainsi, une centaine des soldats FACA a été positionnée à Gordile et à Ndah pour sécuriser la zone. Les mercenaires de Wagner, quant à eux, se sont retournés à Ndélé, d’autres à Birao.
Une partie des rebelles de la CPC qui ont attaqué les positions des soldats FACA à Ndah, le 14 février 2023
L’État-major annonce un déploiement massif des soldats sur toute l’étendue du territoire
24 heures après l’attaque foudroyante des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions de l’armée nationale et de ses partenaires de Wagner dans la ville de Béloko, l’état-major avait publié un communiqué annonçant le renforcement de la puissance militaire du pays sur toute l’étendue du territoire nationale.
« les spécialistes de la défense, nationale également ceux des pays alliés ont décidé de soumettre au chef du département un plan de défense dénommé “𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗠𝗔𝗡Œ𝗨𝗩𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗙𝗘𝗡𝗦𝗜𝗩𝗘 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦”. Après plusieurs heures d’élaboration par téléconférence, le membre du gouvernement 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné son accord pour une grande manœuvre de tous les bataillons d’Infanteries territoriales (BIT) sur toute l’étendue du territoire national, mais aussi à Birao et dans la ville de Ndah.
Cette manœuvre qui sera l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine va être une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandits armés dans le pays. Toutes les villes stratégiques comme à Ndah, et même celles éloignées seront bouclées, contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive.
Au cours de cette réunion stratégique , les alliés de la République centrafricaine ont respectivement promis de mettre à la disposition des FACA des drones 𝗕𝗔𝗬𝗥𝗔𝗞𝗧𝗔𝗥 𝟮𝟯𝗔 de fabrication turque, et un radar 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗩𝗢 𝗫𝗥𝟱𝟰 de fabrication allemande. Ces équipements contribueront à intercepter es communications et mouvements des ennemies de la paix sur les villes ciblées dans les appels téléphoniques enregistrés., 10:19, important ».
Bangui (République centrafricaine) – Vivre à Bangui en tant que citoyen peul est difficile, parfois très risqué. La menace des rebelles sur la capitale centrafricaine Bangui nourrit le sentiment anti-peul. Les récentes attaques de Béloko et de Besson par les rebelles de 3R en majorité peule ont exacerbé l’hostilité envers cette communauté. Ainsi, lundi dernier, environ 5 éleveurs peuls ont été interpellés par les forces de l’ordre à Bangui. Pour ces derniers, il ne fait aucun doute, ce seraient des rebelles infiltrés.
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
5 éleveurs peuls soupçonnés d’être des rebelles interpellés à Bangui
Lundi, 13 février 2023, dans la matinée, les forces de défense et de sécurité ont mené des opérations partout dans la capitale. Tantôt à Bouboui, 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, tantôt au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, tantôt à Ouango, dans le septième arrondissement de la capitale. L’objectif, mettre la main sur les présumés rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ayant infiltrés la capitale Bangui.
En effet, depuis trois jours, 5 citoyens peuls dont on ignore leur origine ont été interpellés dans la capitale Bangui. Les forces de l’ordre les ont soupçonnés d’être des combattants rebelles du CPC. Sous la pression, ils ont affirmé aux enquêteurs que leurs complices rebelles seraient nombreux dans le marché à bétail de Bouboui. Ainsi, une opération a été menée par les forces de l’ordre dans cette localité en présence des suspects. Des fouilles ont été menées, mais en vain.
Une autre opération au quartier KM5
Le lendemain, c’est-à-dire mardi 14 février, sous la pression, les 5 suspects peuls ont indiqué aux enquêteurs que leurs complices rebelles se sont cachés dans le quartier KM5. Là encore, les forces ont mené tôt dans la matinée une opération de bouclage dudit quartier ce mardi matin, toujours à la recherche de ces rebelles. Là encore, cette opération a été un fiasco. Quelques heures plus tard, à Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, une autre opération a été menée par les forces de l’ordre.
Les autorités de Bangui, par peur, sont prêtes à tout pour garder leur pouvoir.
Bangui (République centrafricaine) – Au moi d’août dernier, le Président Faustin Archange Touadera, élu en 2016 et réélu en 2020 au terme d’un scrutin largement contesté, avait mis en place un comité chargé de rédiger un nouveau projet de Constitution, synonyme d’un troisième mandat, sinon d’une présidence à vie un mois plus tard, les décrets créant le comité ainsi que ceux confirmant ses membres sont invalidés par la cour constitutionnelle. Or, un nouveau comité clandestin chargé de rédiger la nouvelle constitution avait été à nouveau mis en place dans la discrétion par le Président de la République. Voilà que ce nouveau comité vient d’achever la rédaction de la nouvelle constitution version Touadera qui sera soumise dans un bref délai au référendum constitutionnel.
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2023
La rédaction de la nouvelle constitution terminée
Le 20 janvier dernier, suite à la saisine de la cour constitutionnelle par le Président de la République Faustin Archange Touadera, la cour, pourtant non reconnue par les forces vives de la nation, avait déclaré conforme à la constitution la loi très controversée fixant la procédure référendaire en République centrafricaine, votée un mois plutôt à l’Assemblée nationale . Une semaine plus tar, le projet de la nouvelle constitution, rédigée clandestinement par les soi-disant juristes camerounais, et supervisé par le ministre des Mines, a annoncé également la fin de sa rédaction. Ceci dit, Touadera a désormais la carte verte, malgré son caractère controversé et illégal, de déclencher la procédure du référendum constitutionnel.
Mais la question maintenant est de savoir si ce projet de la nouvelle constitution sera – t il officiellement remis au chef de l’État en l’état?
Contactés par CNC, quatre imminents leaders de l’opposition démocratique estiment que c’est un non-événement, parce que la cour constitutionnelle avait tranché sur cette question.
Comme annoncé par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, cette nouvelle constitution du Président de la République exclut tous les binationaux à être candidats à la présidentielle, et que le mandat présidentiel n’est plus limité à deux, mais plutôt indéfini. C’est juste une manière d’instaurer une présidence à vie en République centrafricaine, selon l’opposition démocratique.
Bangui (République centrafricaine) – Cela fait déjà un mois que les autorités centrafricaines ont promis de mener une opération militaire pour déloger du sol centrafricain les rebelles tchadiens qui avaient sollicité l’appui militaire des Mercenaires russes de la société mafieuse Wagner afin de chasser le Président de transition Mahamat Idriss Deby.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-62064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain-450×248.png” alt=”Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain” width=”450″ height=”248″ />Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même
Rédigé par G. Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
À quand les opérations militaires contre les rebelles tchadiens?
Il y a de cela un mois, deux gouverneurs de la région sud du Tchad, accompagnés par deux hauts gradés de l’armée tchadienne, étaient venus rencontrer à la frontière, les autorités préfectorales centrafricaines de Lim-Pendé, accompagnées des mercenaires de la société ténébreuse Wagner et des soldats FACA. L’objectif pour ces personnalités tchadiennes était de demander des explications aux autorités centrafricaines concernant la présence massive des supposés rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain.
Selon les propos tenus par les autorités centrafricaines à leurs collègues tchadiennes pour les amadouer, une opération de ratissage de la zone indiquée serait à l’étude avec les wagneurs. Vu le nombre réduit des mercenaires de Wagner présent dans la région, une demande d’envoi des troupes rwandaises est déjà envoyée à Bangui. D’ici là, dès que les Rwandais arrivent dans Lim-Pendé, ils vont mener conjointement avec les mercenaires de Wagner et les soldats FACA une opération de ratissage dans la zone afin de débusquer ces rebelles tchadiens. Or, un mois s’est déjà écoulé, et aucune opération militaire n’a été menée contre ces rebelles tchadiens.
Alors, les autorités centrafricaines tournent-elles leurs homologues tchadiennes dans la bourrique?
Sans doute oui! Selon des informations du CNC, le nombre de ces rebelles tchadiens augmente de jour en jour. Depuis trois semaines, ils ont installé leur base dans deux localités sur le territoire centrafricain. Et ce, sous la complicité avérée des autorités centrafricaines. Ces rebelles reçoivent régulièrement les visites des mercenaires russes venus de Bangui et sont même entraînés par eux.
D’après plusieurs habitants contactés la CNC, des drones de Wagner survolent régulièrement la zone en vue de contrôler les mouvements des militaires tchadiens.
Bangui (République centrafricaine) – Emile Parfait Simb, l’un des hommes les plus recherchés au monde a été placé, par Moscou, à la tête de l’« Organisation Africaine pour la Russophonie », nouveau symbole de la propagande russe instrumentalisée et l’incarnation de sa propagation en Afrique.
Centrafrique.org/a-partir-de-centrafrique-le-groupe-russe-wagner-veut-placer-son-pion-emile-parfait-simb-a-la-tete-de-letat-camerounais/de-droite-a-gauche-le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-le-sulfureux-camerounais-emile-parfait-simb/” rel=”attachment wp-att-62429″ data-wpel-link=”internal”>De droite à gauche, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et le sulfureux camerounais Emile Parfait Simb
Rédigé par Adama Bria
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Un autre symbole de la propagande russe en Afrique
Émile Parfait Simb, ancien professeur d’informatique en lycée devenu fondateur des sociétés Simb Group et Global Investment Trading (GIT), s’est distingué par des affaires douteuses, liées principalement à la cryptomonnaie. Il est aujourd’hui poursuivi par ses clients pour escroquerie au Cameroun, aux États-Unis, au Canada et en Europe. Près de 300 000 individus, dont une grande partie issue de la diaspora, ont cru à son discours de rentabilité exceptionnelle. Total des gains détournés : trois milliards de dollars !
Nommé conseiller du président de l’Assemblée nationale centrafricaine, il a également gagné, lors de son dernier déplacement en Russie, la casquette de représentant pour l’Afrique centrale de l’Alliance internationale des BRICS.
Depuis peu, M. Simb, promoteur de l’association « Organisation Africaine de la Russophonie » (OAR), prétend, d’après les statuts du site « Russophonie Afrique », « regrouper les russophones et les amis de la langue russe en Afrique », faciliter l’obtention de visas, etc.
Cependant, les intentions cachées ont été dévoilées lors d’une mise en scène à Moscou : le partenariat signé avec l’université russe de l’Amitié des peuples, où sont promis bourses, voyages d’étude, ouverture d’un centre d’enseignement à distance et d’une faculté préparatoire numérique au Cameroun, n’est que façade et promesses au rabais.
Son site Internet, développé en Inde, hébergé en Russie (et non en Afrique) reste totalement inachevé depuis des mois. Malgré des photos attractives, il est constitué de textes identiques sur sa page d’accueil, faute de contenu ! A l’instar du lancement de la chaîne Global TV, via l’une de ses entreprises, aucune grille de programmes complète n’a été diffusée à ce jour.
Avec ladite association, l’influence russe atteint un nouveau palier : la création d’un centre officiel de propagande en Afrique. Sous couvert de renforcer le partage entre cultures, il compte étendre son réseau aux financements publics et privés. L’ambition russe est de faire place nette et de saisir toutes les opportunités possibles : coopération militaire et technique (formation, livraison d’armes, soutien aux armées locales) accentuant l’insécurité sur le sol africain, prêts et crédits visant à affaiblir l’économie locale, livraison de produits alimentaires pour favoriser notre dépendance au blé contre le manioc, etc. Tous les partenariats n’auront qu’une finalité : déposséder le continent de ses exploitations minières et capacités énergétiques.
Derrière le « politiquement correct », son bras armé, le groupe Wagner, poursuit chaque jour ses actions agressives et dévastatrices, pour le grand bonheur des fouteurs de troubles.
Bangui (République centrafricaine) – Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les centrafricains se demandent si ceux qui prétendent les gouverner sont-ils vraiment des êtres humains ou des robots asiatiques? Si la réponse est affirmative dans l’un ou l’autre cas, ils se demandent pourquoi ils n’ont-ils pas la culture d’assistance aux victimes? Et quel est le rôle du ministère des Actions humanitaires en République centrafricaine ?
L’une des deux victimes de Bania à l’hôpital de Berberati. copyrightCNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 15 février 2023
Les Centrafricains sont-ils gouvernés par des robots?
De Bangui à Birao en passant par Bambari, Bria, Obo, Bozoum, Bossangoa, Berberati ou Mbaïki pour arriver à Bouar, les autorités gouvernementales et préfectorales ont bizarrement le même comportement. Ils sont insensibles aux cris de détresse de leurs compatriotes, surtout ceux qui viennent de subir des actes de violence. On parle déjà d’assistance aux victimes.
Prenons la ville de Berberati, où rien que cette année, il s’est passé beaucoup de choses où les autorités locales n’ont même pas pris leur petit temps pour rendre visite aux victimes.
Le 19 janvier dernier, 4 jeunes petits enfants, en voulant cueillir une mangue, se faisaient attaquer par un groupe des abeilles qui les ont sauvagement piqués à la tête. L’un des quatre jeunes enfants a succombé de ses blessures quelques minutes plus tard, et les trois autres hospitalisés à l’hôpital de Berberati. Durant plusieurs semaines, ces trois enfants ont été hospitalisés, immobilisant de facto ses parents qui sont tous des cultivateurs. Pendant ce temps, les autorités préfectorales, y compris le chef de leur quartier n’ont pas eu le courage d’aller rendre visite aux victimes.
La jeune Alfredine, la victime, à l’hôpital de Berberati. CopyrightCNC
La plus étonnante
Plus grave encore, c’est la jeune fille de 10 ans qui a failli être égorgée par un suspect. L’affaire avait fait énormément de manchettes, mais à l’hôpital la jeune fille n’a reçu aucune visite du maire, du chef de quartier, ou même du préfet pour lui souhaiter une prompte guérison. Plus étonnant encore c’est l’affaire de Bania, où deux braves jeunes ont été agressés par les soldats FACA à Bania, 50 kilomètres de Berberati sur l’axe de Nola. L’une des deux victimes avait reçu une balle dans sa tête et se trouve en ce moment dans le coma à l’hôpital à Berberati. Tandis que la deuxième victime avait reçu des balles dans son corps. Elle se trouve également à l’hôpital à Berberati. Entre-temps, ni les autorités préfectorales ni les chefs de sécurités de la Mambéré Kadéi ne leur ont rendu visite. Et les mêmes cas sont nombreux ailleurs.
Ceci dit, les autorités centrafricaines n’ont pas une culture d’assistance, malgré qu’il y’a un ministère responsable de l’action humanitaire.
Violent affrontement entre les FACA et les rebelles à Ndah
Bangui (République centrafricaine) – Située à 18 kilomètres de la ville de Gordile sur l’axe de Birao, la ville centrafricaine de Ndah est de nouveau fortement secouée ce mardi 14 février 2023 dans la matinée. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont pris d’assaut les positions de l’armée nationale dans la ville, occasionnant un violent affrontement entre eux durant deux heures. Le bilan est édifiant : au moins 15 FACA tués, et 9 autres pris en otage.
Des rebelles de la CPC
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Violent affrontement entre les FACA et les rebelles à Ndah
Après de violents affrontements du 26 et 27 janvier derniers où plusieurs dizaines des éléments de forces mixtes gouvernementales, dont 7 mercenaires de Wagner avaient été tués, et deux de leurs véhicules calcinés par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sur instructions de leurs chefs hiérarchiques, les rebelles se sont tous retirés de leurs positions stratégiques, laissant la voix libre aux forces gouvernementales qui ont pu circuler comme sur un site de loisir à Gonda, mais aussi à Gordile et à Ndah.
Ainsi, près de deux semaines après leur arrivée à Ndah, les soldats FACA ont pris position à l’entrée et la sortie de la ville, érigeant des barrières même au centre-ville. Mais ce mardi 14 février 2023, très tôt dans la matinée, les rebelles ont pris d’assaut toutes les positions de l’armée nationale à Ndah. Durant 2 heures, un violent affrontement s’est déroulé dans la ville, poussant les soldats FACA à se retirer de la ville.
La ville est reprise par les rebelles
Pour l’heure, la ville de Ndah est reprise par les rebelles du CPC. Le bilan provisoire fait état d’au moins 15 soldats FACA tués, et plus de 9 autres pris en otage.
Bangui (République centrafricaine) – Un enfant de sexe féminin ayant une tête de chat est né le mois dernier, c’est-à-dire le 15 janvier 2023, dans la préfecture de la Mambéré Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine, un cas de figure extrêmement rare, selon les autorités locales interrogées par CNC.
Minusca-a-berberati-les-assaillants-sont-toujours-activement-recherches/croisement-du-centre-ville-de-berberati-en-arriere-plan-la-vue-densemble-de-la-beac/” rel=”attachment wp-att-53092″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Croisement-du-centre-ville-de-Berberati-en-arriere-plan-la-vue-densemble-de-la-BEAC-450×338.jpg” alt=”Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC” width=”450″ height=”338″ />Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC. Photo CNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Un bébé humain né avec une véritable tête d’un chat
Les deux parents de l’enfant malformé sont des cultivateurs de la commune de Basse Batouri, proche de Berberati, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré Kadéi, a-t-on indiqué de même source.
Les photos de l’enfant présentée au correspondant du CNC à Berberati montrent un corps de nourrisson doté de deux bras et de deux jambes, avec une cage thoracique normale, surmontée d’une tête d’un chat et assez chevelues. C’était dans le village Balego, situé à 70km de Berberati sur l’axe de Nola. L’enfant était né vivant, mais meurt quelques heures plus tard. Le corps a été enterré par ses parents derrière leur domicile.
Jusqu’à ce jour, personne ne sait comment ce genre de malformation humaine s’est produite. Certains parlent de l’envoûtement, d’autres d’une simple malformation congénitale.
Rappelons que La naissance d’un enfant né d’un corps humain et d’une tête d’un animal est un phénomène extrêmement rare qui s’explique, soit par une anomalie du développement embryonnaire, soit par une complication des grossesses gémellaires.
Les enfants à moitié humains sont très rares dans le monde, selon les scientifiques.
Interrogés par CNC, les deux parents de l’enfant malformé n’ont pas voulu commenter cette histoire.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis le mois de novembre 2022, les soldats de forces armées centrafricaines (FACA) n’ont plus perçu leurs primes générales d’alimentation (PGA). Certaines voix dans l’entourage du Président de la République Faustin Archange Touadera s’élèvent depuis plusieurs semaines pour demander sa suppression. Alors, va-t-on inéluctablement vers l’abandon des PGA pour les soldats FACA ?
Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>des soldats FACA lors d’une patrouille
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 10 février 2022
Vers la suppression des PGA aux soldats FACA ?
Si l’État centrafricain prévoit de verser mensuellement 45 000 francs CFA, soit 1500 francs CFA par jours de prime générale d’alimentation aux soldats FACA, ces derniers ne perçoivent souvent que 20 000 francs CFA, soit environ 600 francs CFA par jour de leurs chefs hiérarchiques. Malgré cela, le versement de cette maigre somme aux ayants droit devient difficile.
Pour certains, c’est une dépense inutile au moment où le pays traverse une crise grave de trésorerie. Pour d’autres, le paiement des PGA motive et encourage les soldats FACA sur le terrain.
Pendant ce temps, à la présidence de la République, la problématique de la suppression des PGA aux FACA est mise sur la table, mais on préfère faire semblant d’ignorer cela. Mais en réalité, le versement de ces primes aux ayants droit n’intéresse plus personne, même le Président de la République. Ainsi, depuis le mois de novembre 2023, juste avant la festivités du premier décembre, les soldats FACA n’ont plus perçu leurs PGA. Et ce, jusqu’à ce mois de février 2023, c’est-à-dire trois mois durant.
Contacté par CNC, un officier général des FACA affirme que les PGA de certains soldats sur les théâtres de l’opération continuent d’être payés, ce que certains ont catégoriquement nié en bloc.
Alors, la question est toujours ouverte. Va-t-on vers la suppression des PGA aux soldats ?
Bangui (République centrafricaine) – Le 15 janvier 2023 aux alentours de 3 heures du matin, pour une raison encore non élucidée, voire inconnue du grand public, une colonne de dix (10) véhicules des forces de Défenses et de Sécurité sous le commandement du général de police Bienvenu Zokoue, actuel Directeur général de la Police centrafricaine encercle le domicile de Monsieur Armand Touaboy dit Autorité Culturelle par la jeunesse centrafricaine en raison de ses multiples efforts dans le sens de la promotion et du développement de la culture centrafricaine.
C’est avec un haut-parleur que le speaker de la Police nationale ait donné injonction de sortir haut les mains à Monsieur Armand Touaboy qui obtempère et se présente. La suite, nous la connaissons. Il est condamné à 5 ans de prison en première instance et incarcéré à la maison carcérale de Ngaragba. Nonobstant une plaidoirie exceptionnelle et précise du collège de ses cinq avocats ( maître gaba, maître Mocktar, maître Kongbo, maître mander – ndjapou et maître Songon Morel ) réussissant à démonter systématiquement l’accusation durant tout le procès, le verdict semble bien conçu d’avance.
armand_touaboy devant son centre culturel à Bangui
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
QUI EST MONSIEUR ARMAND TOUABOY ?
Neveu de l’ancien Président de la République centrafricaine François BozizéYangouvounda, Armand Touaboy, est un homme proche de la cinquantaine. Il fut de 2003 à 2005 Attachés à la présidence de la République et de 2005 à 2013 ministres conseillé spécial à la présidence de la République centrafricaine. Marié, père de huit (8) enfants, l’homme jouit d’une intégrité et d’une moralité impeccable. Jamais confondu dans une affaire ou une autre.
Au sortir de son poste de ministre Conseiller à la Présidence de la République et fort de son expérience politique et de ses réseaux, l’homme profite des atouts que lui procure sa double nationalité franco-centrafricaine, Armand Touaboy se retire de la politique politicienne pour se donner avec passion à l’Entrepreneuriat et au développement de la culture centrafricaine. Il crée en 2017 une entreprise de prestations de services dénommée Armand Touaboy Services (ATS) et à la même année il fonde l’Association Initiative pour Développement éducatif et Socio culturelle (IDESC).
Créateur du concept “AUTORITÉ CULTURELLE” en République centrafricaine, l’homme a beaucoup contribué à la canalisation de l’énergie de la jeunesse depuis 2016 jusqu’aujourd’hui.
des militaires devant le centre culturel Missy Momo
QUELQUES DE SES ŒUVRES.
En 2017 il construit à proximité du parc cinquantenaire le Complexe Culturel les “Enfants d’abord” (CCEA). Un joyau qui a hautement servi d’appui aux politiques publiques de SEM par le Président de la République chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadera.
Président de (IDESC), il construit en 2020 aux extrémités est du Complexe sportif 20 000 places (construction conforme aux recommandations Fifa-Caf qui interdisent l’occupation des gradins), le Centre Culturel Missy Momo qui se révèle être aujourd’hui le seul lieu de développement de tous nos artistes et de l’épanouissement de la jeunesse montante de notre pays (lieu d’activité culturelle par excellence, connexion internet gratuit, production des artistes, réalisation des émissions radio et rencontres inter – jeunes…
Missy Momo est un véritable soutien aux actions gouvernementales.
Rappelons que le Président de la République chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadera n’a pas hésité à s’y rendre pour célébrer une activité culturelle dont Armand Touaboy très respectueusement lui a rendu un vibrant hommage pour ses efforts inlassables et inconditionnels envers la jeunesse de notre pays.
Par ailleurs, Monsieur Armand Touaboy est un opérateur économique multidimensionnel et investisseur. Fondateur du Centre de Formation technique Armand Touaboy (CFTAT) et du groupe Armand Touaboy Services (ATS), les deux entités offrent respectivement des formations en Gardiennage – Location de biens mobiliers et immobiliers – Services amonts BTP – Entretien – Froid – Électricité – Plomberie – DRH et des services dans les mêmes domaines.
Monsieur Armand Touaboy, opérateur économique, responsable du centre culturel Missy-Momo
QUE LUI REPROCHE-T-ON ?
Dans la nécessité de se doter d’une protection en raison de sa popularité,
en date du 11 octobre 2022, l’Autorité CulturelleArmand Touaboy écrit avec déférence à la haute hiérarchie républicaine en matière de sécurité pour solliciter l’affectation d’un aide de camp pour sa protection.
Ce qui fut accepté. L’aide de Camp se doté d’une arme qui lui est accordée par l’Adjudant-Chef Richard Ouandane Responsable de l’Armurerie de la Gendarmerie nationale et ancien garde pénitentiaire de l’Empereur Jean Bedel Bokassa. Pour dire que jusqu’ici il n’y a aucun problème.
Seulement ce 15 janvier pour une raison inconnue les FDS ce sont rendus chez Monsieur Armand Touaboy où ils ont retrouvé l’arme affectée officiellement par les autorités à son aide de camp pour dans son salon au lieu habituel où son aide de camp considère comme le meilleur lieu de garderie pour son arme de service selon ses dires : 《 une meilleure garderie 》.
Ce jour du 15 janvier 2023, le Directeur général de la Police centrafricaine déclare :
《 Emmenez-le !
« Monsieur Touaboy, nous allons vous conduire à la CNS pour éclaircissements » 》, propos de Monsieur Zokoue, Directeur général de la Police centrafricaine.
Sur place l’homme fut à nouveau transféré à la SRI sur instruction du Directeur général de la gendarmerie pour finalement être présenté au parquet le 18 janvier et de facto inculpé d’infraction de port illégale d’arme conformément à l’article 263 du code pénal de la République centrafricaine.
En consultant notre code pénal et plus précisément le Chapitre VI concernant l’infraction de la Détention illégale des armes dont les articles 259 à 263, nous n’avons trouvé aucune disposition où il a été fait mention de l’interdiction à l’aide de camp de ne pas laisser son arme au domicile de la personne dont il assure la sécurité.
Également nous n’avons trouvé aucune mention interdisant à la personne protégée de garder de vers lui l’arme de son aide de camp.
Fort de ce qui précède, il y a lieu de s’interroger sur le motif réel de l’arrestation de Monsieur Armand Touaboy et de ce qui motive sa condamnation.
RÉQUISITOIRE DU PROCUREUR ET ÉTONNANTE CONDAMNATION DU JUGE.
À l’issue du procès, le procureur de l’audience, un Magistrat hors hiérarchie et doué ait très vite compris le caractère ubuesque du dossier et en tant que professionnel aguerri, l’homme a su techniquement et habilement se démarquer du dossier en demandant une peine de un (1) an d’emprisonnement pour les accusés Touaboy et Ouandane.
Grande a été la stupéfaction de l’opinion publique d’apprendre une semaine plus tard c’est-à-dire le 1er février 2023 à la délibération que les accusés sont finalement condamnés à cinq (5) ans de prison conformément à l’article 259 du Code pénal.
Aux vues des observateurs, cette situation constitue une première dans les annales de notre juridiction. Par conséquent ils demandent à la Chambre d’accusation l’acquittement pur et simple de ces deux accusés en raison de la forfaiture constatée.
QUE FAIRE ?
La jeunesse centrafricaine et notamment celle proche de Président de la République-chef de l’État recommandent sans considération aucune à la justice de notre pays de donner la liberté à Monsieur Armand Touaboy, chantre des actions positives envers la jeunesse centrafricaine.
Bangui (République centrafricaine) – Il y a trois mois, 3 agents des travaux publics, dont le chef de Cellule des pistes rurales du Ministère de l’équipement et deux Experts de l’UNOPS ont été pris en otage à 10 kilomètres de Ndiffa, dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Les otages sont toujours en captivité aux mains de leurs ravisseurs, et les négociations pour leur libération sont toujours au point mort. Les rebelles exigent toujours la libération des quatre hauts gradés de leur mouvement et le limogeage de trois ministres du gouvernement Moloua, ressortissants de Vakaga. Pourquoi?
Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Revendication choc des ravisseurs, dernière négociation avortée
Pour l’autoproclamé général Mohamed Ali, chef d’état-major du PRNC, ravisseur en chef des trois agents des travaux publics, c’est grâce à eux que ces trois ministres, à savoir Djono Ahaba, Arnaud Djoubaye Abazène et Guismala sont nommés depuis des années dans le gouvernement successif du Président Touadera. Mais la chose la plus étonnante, et malgré qu’ils sont toujours au gouvernement, les mercenaires de Wagner sont venus dans leur localité commettre de pires exactions sans qu’ils lèvent un petit doigt pour condamner cela. Ils sont devenus muets et totalement invisibles.
« Malgré que le général Damane et d’autres pères de famille aient été tués dans la Haute-Kotto et la Vakaga, et que les Wagner pillent des villages et agressent la population, ces trois ministres, pourtant les ressortissants de la Vakaga n’ont rien fait pour condamner les actes commis. Donc on comprend désormais leur intention », déclare un général du PRNC contacté par CNC depuis Birao.
Ainsi, dans les revendications des ravisseurs, ils exigent le limogeage de ces trois ministres du gouvernement, la libération du général Azor et trois de ses amis qui sont actuellement en détention dans une prison à Bangui.
Cependant, le bureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets (UNOPS), la semaine dernière, avait dépêché sur place dans la Vakaga un négociateur avec une mallette des billets de banque pour les ravisseurs. Ces derniers ont catégoriquement refusé de céder à la tentation. Ils exigent toujours la libération de leurs collègues emprisonnés à la prison du camp de Roux à Bangui et le limogeage des trois ministres du Gouvernement, ressortissants de la Vakaga.
Bangui (République centrafricaine) – Comme chaque deux semaines, le politologue Fari Taheruka Shabazz livre sa chronique sur la situation socio-économique de son pays, la République centrafricaine sur CNC. Pour lui, la situation va de mal en pire.
Fari Tahéruka Shabazz
Rédigé par Fari Taheruka Shabazz
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
ANALYSE SOCIO-ÉCONOMIQUE DU 13 février 2023
À l’approche du 15 février 2023 (date fatidique) le régime de Touadéra entre dans l’ère des effondrements : effondrement budgétaire, effondrement à venir du tissu économique, effondrement total du système de santé, effondrement moral de l’appareil militaire et sécuritaire, effondrement accéléré du tissu social…
C’est le 20 février 2023 que le gouvernement Moloua tentera d’aller chercher à lever une de plus (en vain?) 12,5 milliards de FCFA sur le marché sous-régional des titres publics. Ce qui signifie que les signaux économiques, sécuritaires, budgtaires et sociaux que vont lancer dans les jours précédant cette opération sont d’une importance capitale. Surtout quand on lit dans le communauté N°23/20 du 26 janvier 2023 que les services du FMI, en fin de mission en RCA en décembre dernier, avaient déjà mis en garde le gouvernement Moloua contre une dégradation quasi-inéluctable de sa note souveraine justement à cause de ses trop nombreuses contre-performances économiques.
L’effondrement budgétaire n’est plus à démontrer, c’est un fait aujourd’hui acté par le gouvernement Moloua via le ministère des finances et du budget dirigé par le ministre Hervé Ndoba. Le 10 février 2023 ledit ministère insistait, dans une publication de sa page Facebook, sur l’état de “dégradation des finances publiques” caractérisée notamment par “la rareté des ressources extérieures”, “la baisse des recettes (propres)” et “la hausse des dépenses publiques”. Les caisses de l’État sont désespérément vides malgré la hausse vertigineuse du prix du carburant, la taxation à 26% désormais de la téléphonie et autres pressions fiscalo-douanières exercées contre les contribuables centrafricains les plus modestes et les PME déjà fragilisées.
L’effondrement du tissu maigre économique
L’effondrement du tissu maigre économique est en cours de maturation. Les entreprises mettent la clé sous la porte les unes après les autres, font faillites en cascade dans le plus grand silence voire la plus grande indifférence des ministère du commerce, des PME ou encore de l’économie. Rappelons que le gouvernement Moloua s’est fixé comme objectif principal d’extorquer aux entreprises centrafricaines, en 2023, plus de 12 milliards de FCFA supplémentaires par rapport à l’année fiscale 2022. Sans oublier que depuis plus de deux ans les prestataires et fournisseurs de l’État centrafricain ont vu leurs factures impayées jusqu’à aujourd’hui, ce qui a laissé sur la paille un bon nombre d’entre eux.
Pour l’année 2023 aucun dispositif budgétaire n’est prévu pour soulager ses créanciers locaux de l’Etat centrafricain. La rencontre inter-ministérielle, le 10 février 2023, entre le ministre des finances et du budget, Hervé Ndoba, et la ministre du commerce, Léa Koyassoum-Doumta, n’a rien donné. Aucune mesure n’est prévue pour soutenir les PME centrafricaines en très mauvaise santé financière. En plus des ces tragédies, il faut ajouter deux éléments qui finiront très certainement par provoquer l’effondrement de l’écosystème économique du pays : la taxation scandaleuse imposée aux importateurs centrafricains par la société libanaise Mercure Logistique Centrafrique au niveau du port-sec de PK26 et la tendance outrageusement haussière des cours mondiaux du baril du pétrole qui vont renchérir la facture énergétique déjà salée des PME centrafricaines. La hausse généralisée des coûts d’importation et de la production, comme l’affirme le FMI, la persistance d’une inflation à deux chiffres (la pus élevée de la zone CEMAC) et le recul de la demande intérieure donneront à n’en pas douter le coup de grâce aux opérateurs économiques centrafricains déjà très mal en point.
La grève et ses effets
La prolongation de la grève lancée par le syndicat des personnels de santé risque d’être fatal au gouvernement Moloua incapable de pouvoir répondre favorablement aux quatre principales revendications des grévistes. Pour rappel, les personnels de santé exigent la réforme du statut particulier du personnel de santé, le versement des primes Covid-19 des années 2021 et 2022, l’intégration massive des jeunes diplômés du secteur ainsi que les états généraux de la santé. Si le régime de Touadéra ne réagit pas prestement par des mesures concrètes et que la grève se durcit c’est tout le système de santé centrafricain, déjà très fébrile, qui risque de sombrer avec les conséquences apocalyptiques qu’on devine assez aisément. D’autant plus qu’au niveau humanitaire 49% de la population centrafricaine souffrent déjà de crise alimentaire aiguë selon le Programme Alimentaire Mondial (PAM), un des taux les plus élevés au monde. Un mois de grève du personnel de santé combiné à une non-réaction du ministère de l’action humanitaire face au désastre humain, aura pour résultat la mise à terre des infrastructures sanitaires et humanitaires du pays. Mais est-ce que le régime Touadéra est prêt à sauver le système de santé de la RCA ou préfère-t-il plutôt maintenir en poste l’homme de l’échec et du dogmatisme et du déshonneur, Félix Moloua ?
Plus que les déclarations alambiquées voire l’absence totale de communication des ministères de la défense et de la sécurité publique, c’est vers les autres ministères régaliens comme celui des finances ou les rapports des partenaires techniques et financiers de la RCA qu’il faut se tourner pour avoir une image un tant soit peu réel de la situation sécuritaire du pays. Le porte-parole du gouvernement, le ministre Serge Ghislain Djorie, a beau s’égosiller sur les antennes des médias publics et privés pour nous faire croire à l’image d’une RCA présentée comme un havre de paix dont l’autorité centrale aurait sécurisé 100% du territoire. Mais la réalité est toute autre. Partout ailleurs, les experts, les partenaires, les observateurs avisés voire les ministres les plus réalistes parlent pour leur part d’aggravation de la situation sécuritaire (FMI), de regain d’insécurité (MinFin), de situation préoccupante (Dpt d’État US), etc. La fameuse politique touadérienne d’une armée de garnison est désormais vécue comme une chimère, comme vaste blague , une fumeuse propagande soviétisante donc mensongère. Pour preuve, le minuscule camp Béal à Bangui accueille à lui seul pas moins de six régiments (bataillons) différents dont les forces spéciales, le BIT6, le Bataillon d’Honneur, le Bataillon du Génie, etc. Obligés de se marcher sur les pieds et de se serrer colle dans une boîte de sardine.
La dette de Wagner
Perclus de dettes (facturés impayées de 18 milliards de FCFA au Wagner), sans véritables moyens de tenir la guerre (carence de logistique, de financement, de PGA, de commandement unifié, …), démoralisée par les lourdes pertes notamment ceux causés par les attaques de drones et les opérations-éclairs comme à Béloko ou Ndélé et l’absence de repos ou de renouvellement des détachements, la Grande Muette est au bord de la crise de nerf. Le refus du ministre russe des affaires étrangères de se rendre à Bangui alors qu’il sillonne toute l’Afrique de long en large ( Brazzaville, Luanda, Alger, Bamako, Khartoum, etc.) est de nature à miner le moral des troupes qui commencent à comprendre que la RCA est en réalité un partenaire de seconde zone qui n’a pas droit aux officiels russes de haut rang mais seulement aux Wagner classés partout comme une organisation terroriste.
Désormais le Tchad accuse le régime de Bangui de soutenir la rébellion tchadienne qui auraient des bases en territoire centrafricain (dans le nord-ouest précisément). Le média Tchad TV5 parle même de la volonté du président de la transition, le général Mahmat Kaka Déby, d’intervenir militairement sur le sol centrafricain afin de déloger ces rebelles. Une telle escalade serait catastrophique pour l’armée centrafricaine et contribuerait après tous les maux qui la frappe à s’effondrer sur son propre poids. Un effondrement du même acabit que celui qui a atteint l’armée afghane face aux talibans. En effet, est-ce que les forces armées centrafricaines ont la capacité d’affronter deux armées en même temps sur son territoire (armée du Tchad et celle de la CPC)? Il est certain que non. Et ce n’est pas le mini-sommet fiasco de Luanda, le 9 février 2023, entre Lourenço, Déby fils et Touadéra qui sera de nature à baisser la température militaire.
Effondrement social
Quant à l’effondrement social, il est lié à l’effondrement en perspective de l’autorité de l’État dont parle le ministère des finances et du budget impuissant devant la montée en flèche des mouvements sociaux dans chaque secteur de la vie.
Bangui (République centrafricaine) – Le mouvement de protestation des employés de la société de bois VICA se durcit. La grève entamée jeudi dernier se poursuit aujourd’hui et la semaine prochaine. Les salariés en colère ne répondront le travail normalement que si la direction générale accepte leurs revendications salariales et le remplacement de leur chef de site , un métisse italien camerounais.
Direction locale de la société VICA, située à 25 kilomètres de Berberati, à l’ouest de la Centrafrique. CopyrightCNC
Rédigé par Bertrand Siri
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 14 février 2023
Les employés de VICA durcissent leur grève
C’est dans une correspondance adressée à leur direction générale en date du 10 février 2023 que le collectif des employés de la société de bois VICA précise les raisons qui les ont poussés à cesser le travail et demander le départ de leur chef de site.
« Monsieur le directeur général,
Nous venons par la présente note vous déposer les détails de notre manifestation.
En effet, départ nous n’avons pas de problème avec notre chef de site, mais au fur à mesure la façon de nous traité ne permet plus qu’on travaille ensemble pour des Motifs suivants:
– Mauvais traitement des personnels pour l’évacuation sanitaire;
– Manque de médicament à l’Infirmerie depuis Sept (7) Mois;
– problème d’avance sur Salaire promis par le chef de site malgré la Lucas-Mill est opérationnelle et en vente des bois locale ne sont pas respectée;
– Mauvais traitement et organisation de travail presses on sait que les travailleurs sont rentrés en Porte, car malgré qu’il a son pick-up est sur le site;
– Manque d’eau potable au Camp des ouvriers depuis huit (8), mais ces dernières sont obligé de consommer la rivière BATOURI ;
– licenciement abusif des travailleurs malgré la résolution et la promesse faite par le chef de site lors de notre rencontre à la préfecture l’année dernière », peut-on lire dans leur correspondance dont CNC a pu obtenir une copie.
D’après le collectif, le climat de travail dans leur société implantée à Berberati est toxique.
« En Vue de Tous Ses Constats, l’ambiance de Travailler avec le chef de site est déjà dégradable. Voilà pourquoi nous demandons humblement à la direction générale de nous envoyée son remplaçant dans les brefs délais pour reprendre l’harmonie de Travail, car nous n’avons pas refusé de travailler ».
Parc automobile de la société VICA à Berberati. CopyrightCNC
Propos controversés de l’inspecteur général du travail
Mais le plus étonnant dans cette histoire, face au comportement du chef de site, les employés de VICA et leur chef se sont rendu devant l’inspecteur local du travail. Ce dernier, corrompu certainement, tient des propos incroyables.
« Gare à celui qui va être limogé de son travail. Si votre chef vous limoge, la faute vous incombe, et je ne veux plus voir vos pieds dans mon bureau ».
Regarder comment un soi-disant inspecteur de travail corrompu répond aux salariés d’une société en grève devant leur chef. Y’a-t-il un droit de grève dans ce pays? Les Centrafricains n’aiment pas leur compatriote.