Bangui (CNC) – La communauté des journalistes en République centrafricaine est en colère après l’arrestation du journaliste Auconfort Shadrack Morouba. Ce dernier a été arrêté à Moungoumba par les forces armées centrafricaines sur ordre présumé du chef d’État-major, le général Mamadou Zéphirin.
Le général Zéphirin Mamadou remerciant le président Touadera après le port de ses deux étoiles
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le journaliste Auconfort Shadrack Morouba accusé à tort par le chef d’État-major d’être un correspondant du CNC
Monsieur Auconfort Shadrack Morouba a témoigné auprès d’activistes des droits de l’homme de ce qui s’est passé lors de son arrestation. Il a été menotté et encagoulé avant d’être interrogé et torturé. Les autorités militaires l’ont accusé d’être un correspondant du journal en ligne CORBEAUX NEWS et d’être la taupe qui fournit à ce journal des informations contre le chef d’état-major et certains officiers centrafricains.
« Le Samedi 4 mars 2023. Il était 20 heures. Je terminais le travail. J’ai reçu un appel du commandant des Forces armées centrafricaines basé dans la localité de Moungoumba. Parce que c’est une petite ville, lui et moi nous nous connaissons. Alors je suis allé à sa demande. De là, il m’a dit qu’il avait l’ordre de m’arrêter. J’ai dit pour quelle raison ? Bien sûr, il ne sait pas. A 23 heures, des véhicules sont venus de Bangui me chercher. J’étais menotté et encagoulé. Les hommes discutaient beaucoup entre eux. Ils ont fait beaucoup d’arrêts en route. Après cela, certains ont décidé de me mettre dans la cabine.
Après quelques heures de route, nous nous sommes arrêtés à un endroit que je ne connais pas car je suis toujours dans le noir, les yeux bandés. Mais j’ai entendu “direction CCPE”. Peu de temps après, mon interrogatoire commence. Il y en avait deux. Au cours de ces séances terribles et terrifiantes, j’ai réalisé que j’étais au Camp de roux. Lors des interrogatoires, je suis accusé d’être correspondant du journal en ligne CORBEAUX NEWS. Que je suis la taupe qui fournit à ce journal des informations contre le chef d’état-major et certains officiers centrafricains. J’ai été torturé. Ils veulent tout faire pour me mettre une étiquette sur moi avec des gens à l’extérieur du pays ».
Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées centrafricaines
Le journaliste appelle à la justice
Cependant, Auconfort a nié toutes ces accusations et a déclaré qu’il ne travaillait plus comme journaliste depuis trois ans. Les autorités ont également confisqué ses téléphones et ont perquisitionné son domicile et son bureau à Moungoumba, saisissant tous ses appareils de travail.
« Je ne me reconnais dans aucune pratique, car je n’exerce plus le métier de journaliste depuis 3 ans. Ils ont confisqué mes téléphones, qu’ils ont ensuite remis à l’armée russe pour enquête. J’ai été informé d’une autre mission pour la perquisition de mon domicile et mon bureau à Moungoumba. Mes appareils de travail ont été saisis aussi saisi », ajoute le journaliste Auconfort Shadrack Morouba.
Il y’a lieu de préciser que Auconfort a été détenu pendant plusieurs jours dans la cellule du camp militaire de Roux avant d’être envoyé en prison à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Il n’a pas encore rencontré d’avocat et est dans l’attente d’une décision de la justice.
Cette arrestation a suscité l’indignation de la communauté des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme en République centrafricaine. Ils ont dénoncé l’attitude des autorités et ont appelé à la libération immédiate d’Auconfort Shadrack Morouba.
Il est important de rappeler que la liberté de la presse est un droit fondamental dans toute société démocratique. Les journalistes doivent être autorisés à exercer leur métier sans crainte de représailles ou de persécutions.
« Nous appelons donc les autorités centrafricaines à respecter la liberté de la presse et à libérer Auconfort Shadrack Morouba immédiatement. Nous exhortons également la communauté internationale à surveiller la situation en République centrafricaine et à soutenir la lutte pour la liberté de la presse dans ce pays » déclare un activiste centrafricain de droit de l’homme.
Rappelons que depuis une semaine, une vaste opération de chasse des journalistes du journal Corbeaunews est lancée dans la capitale et dans d’autres villes de provinces. Trois personnes ont été soupçonnées à tort et arrêtées par les forces de l’ordre.
Nous appelons la communauté internationale à l’aide, car nos journalistes n’ont plus le droit de travailler en République centrafricaine. Mais malgré tout, CNC est débout.
Bangui (CNC) – La tension entre le Tchad et la République Centrafricaine (RCA) est à son apogée depuis près de deux semaines, suite à un avertissement des autorités américaines à Ndjamena concernant le soutien de la société militaire privée russe Wagner à des mouvements rebelles tchadiens en Libye et en RCA dans le but de renverser le régime de transition tchadien. La mise en garde est prise très au sérieux à Ndjamena, et le ministre d’Etat, conseiller à la présidence du Tchad, porte-parole du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), Jean-Bernard Padaré, a récemment adressé un avertissement sévère au président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-62064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain-450×248.png” alt=”Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain” width=”450″ height=”248″ />Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même
Rédigé par Gisèle Moloma
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Une mise en garde sévère du pouvoir tchadien au président Touadera
Selon le ministre conseiller Jean-Bernard Padaré, environ 5 000jeunes Tchadiens sont actuellement enrôlés dans une nouvelle rébellion sur le sol centrafricain, visant à déstabiliser le Tchad. Toutefois, les services de renseignement tchadiens sont au courant de tout et prêts à faire face à toute menace. Padaré a également mis en garde le président Touadera et son gouvernement contre le risque d’une attaque du Tchad si la République Centrafricaine continue de soutenir, entrainer et armer les rebelles tchadiens.
Padaré a déclaré que les Tchadiens étaient déterminés à protéger leur sécurité et leur paix, après avoir résisté aux rebellions venant du Soudan par le passé. Il a également souligné que le Tchad ne tolérerait pas qu’un pays voisin puisse accepter que le Tchad soit déstabilisé à partir de son territoire. En somme, le ministre a clairement indiqué que le Tchad ne laisserait pas la République Centrafricaine devenir une base pour les rebelles tchadiens et que cela pourrait entraîner une escalade du conflit entre les deux pays.
Cette tension entre les deux pays est préoccupante, car elle risque de déstabiliser davantage une région déjà fragile.
Bangui, République centrafricaine – Dans cette deuxième et dernière partie de l’interview accordée par monsieur Fadi El Abdallah , porte parole de la cour pénale internationale (CPI), nous avons abordé la question cernant les accusés centrafricains qui sont actuellement devant la cour, sur le mandat d’arrêt lancé contre un suspect, en l’occurrence monsieur Nourredine Adam, sur les victimes et sur la complémentarité avec la justice nationale. Pour monsieur Fadi El Abdallah , « la justice internationale, c’est complexe, ça prend du temps, mais cela a de la persévérance ».
Centrafrique.org/comment-se-deroule-un-proces-devant-la-cpi-le-porte-parole-monsieur-fadi-el-abdallah-repond-au-micro-du-cnc111/fadoul-cpi/” rel=”attachment wp-att-62710″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/fadoul-cpi-450×253.jpg” alt=”Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah” width=”450″ height=”253″ />Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Monsieur porte-parole, trois anciens chefs de guerre centrafricains sont aujourd’hui détenus dans vos cellules en attendant de passer sur le box d’accusé, il s’agit de monsieur Alfred Yekatom alias Rambo, Patrice Édouard Ngaïssona et Mahamat Saïd Abdel Kani. Un mouvement rebelle qui a renversé l’ordre constitutionnel en République centrafricaine en mars 2013. Ils étaient tous des antagonistes. Comment vont alors se dérouler leurs procès ?
Chacun passera la barre ?
Fadi El Abdallah (FEA) : Alors, devant la CPI, il y a la possibilité de joindre certaines affaires s’ils concernent les mêmes crimes allégués plus ou moins. Donc, nous avons une affaire contre monsieur Yekatom et monsieur Ngaïssona. Par contre nous avons une affaire séparée contre monsieur Saïd, une affaire séparée contre monsieur Mokom etc.. Donc c’est pas forcément parce que c’est le même pays qu’on va mettre tout le monde dans une seule affaire.
Cela dépend du type de crime poursuivi. Si c’est les mêmes crimes allégués dont on parle, il est possible d’avoir une affaire dans laquelle il y a plusieurs accusés, mais il est aussi tout à fait possible d’avoir un accusé par affaire.
Donc nous avons plusieurs affaires devant la CPI. Et concernant la Centrafrique, la seule affaire qui concerne deux accusés, c’est l’affaire concernant Monsieur Alfred Yekatom et Ngaïssona. Les autres affaires, chacun est accusé séparément des autres.
CNC : Monsieur porte parole en termes de la complémentarité de la justice, votre département est il en contact permanent avec celui de la Cour pénale spéciale en République centrafricaine?
FEA : Ce n’est pas mon département. Non, c’est plutôt la Cour elle même qui a des relations institutionnelles avec la justice centrafricaine et la justice spéciale centrafricaine. Nous avons des représentants sur le terrain. Il y a un bureau de la CPI qui est sur le terrain, qui a des contacts très réguliers avec les différents acteurs, y compris les acteurs judiciaires en République centrafricaine. Mais ici aussi, nous recevons des visites de part des hauts responsables du gouvernement et de la justice centrafricaine.
Et parfois il y a des hauts responsables de la CPI aussi qui vont en République centrafricaine pour avoir des rencontres avec les responsables centrafricains. Donc oui, il y a un échange très régulier avec la justice centrafricaine.
Le porte-parole de la CPI, monsieur Fadi El Abdallah
CNC : Et ceci m’amène à vous poser cette question. La Cour spéciale est chargée de juger une partie des crimes relevant de vos mandats est aujourd’hui en difficulté de réunir les preuves et de juger dans le pays. Je fais allusion à l’arrestation, et la libération manu militari d’un accusé actuellement ministre, Monsieur Hassan Bouba. Depuis cinq ans, cette juridiction hybride n’a organisé aucun procès véritable. La cour pénale internationale va un jour se pencher sur ces dossiers ?
FEA : Écoutez, de un, je ne peux pas parler des affaires devant une autre instance judiciaire que la CPI. On ne fait pas de commentaire sur le travail d’autres cours et tribunaux. De deux, je dirai que ce n’est pas que la justice spéciale en République centrafricaine qui traite des affaires qui relèvent de notre mandat de la CPI. C’est plutôt le contraire. La règle générale, le principe, c’est que la justice nationale adresse les affaires concernant le pays. L’exception, c’est l’intervention de la CPI. Donc en réalité, le mandat et la responsabilité principale et première, c’est la responsabilité de la justice nationale centrafricaine concernant ces affaires. La Cour pénale internationale, elle, n’est intervenu que concernant certaines affaires pour lesquelles il était clair à ce moment là, pour le procureur de la CPI, qu’il n’y avait pas les moyens ou n’avait pas l’intention, au niveau national, de mener à bien des poursuites sérieuses concernant ces affaires, c’est ce qu’on appelle le principe de la complémentarité, qui dit qu’il faut laisser d’abord la responsabilité première à la justice nationale et uniquement si cela n’est pas possible. Le bureau du procureur de la CPI peut dans ce cas là, enquêter sur un nombre finalement assez limité des affaires concernant les personnes qu’il suspecte être les plus hauts responsables des crimes les plus graves. Mais le mandat et la responsabilité première demeurent avec la justice nationale.
CNC : Monsieur le porte parole, Alfred Yekatom et son chef Édouard Patrice Ngaïssona sont devant la barre. Par contre, il y a aucun chef de Mahamat Saïd. Un mandat d’arrêt de la CPI ait lancé contre l’un des chefs de monsieur Mahamat Saïd, en l’occurrence monsieur Nourredine Adam. Celui ci court toujours est dans la nature, et l’accusé Mahamat Saïd plaide aujourd’hui non coupable devant la juridiction. Comment vous allez faire alors s’il décide de tout nier et de renvoyer toutes les responsabilités sur son chef par exemple Nourredine Adam.
FEA : Il y a deux éléments dans cette question. La première concernant un mandat d’arrêt qui n’a pas été encore exécuté. Il faut rappeler que la CPI, ce n’est pas elle même qui exécute le mandat d’arrêt. Nous ne disposons pas de forces armées ou de police. Nous comptons sur la police nationale, sur le gouvernement. Lorsque un suspect qui est recherché par la CPI se retrouve sur le territoire d’un Etat partie à la CPI, il y a une obligation de coopérer avec la CPI pour l’arrêter et le remettre à la Cour.
S’ils sont en fuite, parfois, ça prend du temps jusqu’à arrêter quelqu’un. Mais c’est la responsabilité des États d’exécuter les mandats d’arrêt. La responsabilité de la CPI, c’est lancer des mandats d’arrêt, de faire des enquêtes et puis de juger. Mais l’arrestation, cela nécessite une force armée qui est nécessairement une force nationale.
L’autre élément de votre question, je dirais que chaque suspect est présumé innocent.
Donc, sauf si les juges trouvent qu’il n’y a aucun doute raisonnable sur sa culpabilité après le procès, cette personne est considérée innocente et nous les traitons ainsi. Et de deux, que chacun a le droit de présenter sa défense comme il le souhaite. Mais c’est le rôle du procureur de porter la charge de preuve sur ce qu’il dit. Donc le fait que quelqu’un est accusé de quelque chose et qu’il le nie, cela relève de sa façon de considérer la meilleure façon de répondre à l’accusation. Mais finalement c’est au procureur d’apporter la charge de preuve contre cette personne et c’est aux juges de la CPI de décider. Est ce que cette preuve est valable? Est ce qu’elle a de la valeur? Est ce que cela permet de dire qu’il n’y a aucun doute raisonnable sur la culpabilité de cet accusé ou de ce suspect? Vous voyez donc qu’il ne faut pas lier des choses qui ne sont pas liées. Les deux affaires que vous mentionnez sont séparées devant la CPI. Ce sont deux affaires différentes et l’affaire concernant monsieur Saïd, cela a commencé et c’est au procureur d’apporter la preuve et c’est au juge de décider si cette preuve est suffisante ou pas?
CNC : Monsieur porte parole, vous avez un mot pour les victimes et aussi pour le peuple centrafricain.
FEA : Il y a plusieurs messages importants, mais le plus important, c’est de comprendre que la justice internationale, c’est complexe, ça prend du temps, mais cela a de la persévérance. Donc même plusieurs années après, vous voyez que la Cour est toujours déterminée à mener à bien ses enquêtes, à mener à bien les affaires qu’elle a lancées concernant certains suspects pour des crimes qui auraient été commis en République centrafricaine.
Et c’est cette qualité qui est très importante. Le fait que le temps passe ne signifie pas que les affaires vont tomber dans l’oubli ou seront inactifs. Non, la CPI continue à être déterminée à mener à bien ses activités, à remplir son devoir à l’égard du peuple centrafricain et à l’égard des victimes. Et ce devoir, c’est d’essayer d’établir la vérité sur les accusations portées par le procureur contre les suspects et les accusés. Ce n’est pas la condamnation de ces personnes, c’est leur donner pleinement le respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence.
Et aussi d(assurer pleinement le respect des droits des victimes à participer devant la CPI, à demander réparation s’il y aurait des condamnations. La Cour est déterminée à accompagner le travail au niveau national, que ce soit le travail des autorités et de la justice nationale, mais également les activités de la société civile, des associations, des victimes pour faire entendre leur voix et faire valoir leurs droits.
CNC : Monsieur Porte-parole, merci !
FEA : Merci à vous également monsieur Ibrahim.
Propos recueillis par D. Y. Ibrahim au siège de la CPI à La Haye
Bangui, République centrafricaine – Le 21 janvier 2023 c’est la stupeur à Beloko ! Les rebelles sont sortis encore et ils mettent la douane à terre. Mais ce n’est pas seulement plusieurs centaines de litres de carburant qui brulaient, Wagner, qui a perdu cet affrontement, n’a su empêcher la destruction de ses précieuses ressources en alcool frelaté et bon marché venant du Cameroun. Ce sont autant les ressources centrafricaines que leurs propres ressources qu’ils n’ont su défendre. Ces soit disant pacificateurs ont une fois de plus échoués dans leur mission.
Le ministre chef rebelle Hassan Bouba et les diplomates russes à Bangui
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 24 février 2023
Les Wagner et Hassan Bouba sont prêts à tout
En pleine promotion de leur alcool, cela est un important revers pour les Russes, les Wagner. En effet, la vente de Vodka puis plus récemment de bière Bé Africa Ti l’Or, ne décolle absolument pas à Bangui. Malgré des campagnes promotionnelles, et une certaine virulence auprès des commerçants banguissois pour les obliger à acheter l’alcool russe au dépend de celui de la MOCAF. Comme nous le raconte l’un d’eux, ils sont venus dans son établissement du centre de la capitale fin janvier pour le menacer de représailles envers lui-même, sa famille et même les murs de son établissement si il n’achetait pas exclusivement de la bière « Africa Ti Or », brassée dans des bouteilles en plastique par les criminels de la société de mercenariat Wagner, au sein même de Bangui.
Cette technique commerciale très agressive des Wagner n’est absolument pas du gout des commerçants qui ne veulent pas se laisser faire. Malgré une large campagne de désinformation contre Castel organisée par les Russes et leurs complices, ils ne veulent pas changer des habitudes ancrées depuis plusieurs dizaines d’années en République Centrafricaine. Le commerçant ne veut pas céder à la pression, d’autant qu’il nous confie avoir déjà entendu parlé par plusieurs personnes des effets secondaires et indésirables de l’alcool russe.
« Je veux que mon commerce fonctionne, alors je ne vais pas acheter des boissons mauvaises pour la santé. Les clients ne seraient pas content », renchérit-il.
L’alcool des Wagner est nocif pour la santé
L’alcool des Wagner est, c’est déjà entendu, nocif pour les consommateurs : Troubles digestifs et troubles d’érections pour les hommes sont les phénomènes actuellement les plus répandus.
Mais les Russes arrivent à importer depuis le Cameroun voisin de l’alcool frelaté. Et sous couvert du ministre de l’élevage Hassan Bouba, toujours partant pour affaiblir une population centrafricaine déjà à l’agonie des représailles russes. Hassan Bouba est l’une des personnalités qui profite le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui, alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la justice centrafricaine pour des soupçons de crimes de guerre. Mais entre vaurien, il semblerait que cela soit l’entente la plus cordiale.
Wagner importe du Cameroun de l’alcool frelaté pourtant interdit en RCA
Wagner importe via sa filiale de la First Industrial Company, implantée à Douala au Cameroun, de l’alcool frelaté et à bas prix, venu souvent du Nigéria voisin. Une fois passé entre les mains de la First Industrial Company et avoir été transformé, celui-ci est vendu comme de la « Vodka », sans même avoir jamais vu le sol russe. On retrouve cette boisson aux effets néfastes dans les rues de Bangui sous forme de sachet de 200 millilitres pour 200 FCFA.
Ce poison vaut 7500 pour une bouteille de 75 centilitres. De quoi participer, sans que les consommateurs peu soucieux de leur santé le sache, à remplir les caisses de l’organisation criminelle Wagner.
Bangui (CNC) – Les services du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment achevé une visite de travail en République Centrafricaine (RCA) pour discuter des réformes structurelles prioritaires avec les autorités centrafricaines et faire le point sur l’évolution de la conjoncture économique dans le pays. M. Albert Touna Mama, Chef de Mission du FMI pour la RCA, a exprimé sa préoccupation quant aux perspectives économiques incertaines de la RCA et a souligné la nécessité d’une assistance humanitaire, d’appuis budgétaires concessionnels et de réformes accélérées pour faire face à la situation actuelle.
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le FMI achève une visite de travail en République Centrafricaine
La mission du FMI a préconisé une augmentation des recettes ainsi qu’une amélioration de la gestion et de la transparence des finances publiques afin de financer les dépenses publiques prioritaires telles que la santé et l’éducation, ainsi que le service de la dette publique. Pour atteindre cet objectif, la mission a recommandé la mise en œuvre rigoureuse des mesures adoptées dans la loi de finances 2023, telles que l’augmentation des prix plancher sur les produits du tabac ou encore l’application du tarif extérieur commun de la CEMAC.
La mission du FMI a également encouragé le gouvernement centrafricain à accélérer les réformes du marché des hydrocarbures, en particulier en ce qui concerne la structure des prix des hydrocarbures, les importations frauduleuses d’hydrocarbures et la protection des populations les plus vulnérables touchées par les envolées des prix des hydrocarbures.
La persistance d’un marché informel des hydrocarbures est une source de pertes fiscales considérables pour l’Etat centrafricain.
Les autorités doivent faire de reformes
La mission du FMI a en outre encouragé les autorités à mettre en œuvre des réformes visant à moderniser les systèmes de gestion des impôts et des douanes, à améliorer les performances de la TVA et à assainir le cadre d’octroi des exonérations fiscales et douanières, ainsi qu’à renforcer les capacités de la cour des comptes et à adopter une nouvelle loi anti-corruption.
Enfin, la mission du FMI s’est félicitée des avancées sur le travail technique visant la mise en harmonie de la loi régissant les cryptomonnaies en RCA avec les accords établis dans le cadre de l’Union Monétaire en Afrique Centrale (UMAC) et les dispositions communautaires applicables dans la CEMAC
En conclusion, bien que les services du FMI n’aient pas encore accordé d’appui budgétaire au gouvernement centrafricain, cette visite de travail a permis de faire le point sur les réformes structurelles prioritaires et de discuter de l’évolution de la conjoncture économique en RCA. Les recommandations du FMI visent à accélérer les réformes, à améliorer la gestion des finances publiques et à renforcer les capacités institutionnelles pour soutenir la croissance économique de la RCA.
Bangui (CNC) – Le communiqué du deuxième vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Jackson Mazette, annonçant fracassement en bon dictateur, la fin des mandats des dirigeants élus de son parti et les invite à une assemblée générale, a suscité de vives réactions au sein du parti. Des membres et cadres du MLPC ont dénoncé son comportement et son communiqué, le qualifiant d’un trompeur pris la main dans le sac et motivé par des intérêts personnels plutôt que par l’intérêt du parti. Certains ont même accusé Mazette d’avoir reçu de l’argent du pouvoir pour déstabiliser le MLPC comme ses ami du MLPC – CO.
Monsieur Jackson Mazette
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Jackson Mazette rejoint officiellement Koyambonou et sa clique du MLPC-CO
Le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) vient d’être secoué par un communiqué signé et publié par son deuxième vice-président, autodésigné membre fondateur, Jackson Mazette, et relié par les membres dissidents, qui invite les membres du parti à une assemblée générale ce dimanche 13 mars 2023 à Bangui. Entre temps, ils leurs annonce que leurs mandats reçus lors du dernier congrès sont devenus caduques. Cette initiative a suscité de vives réactions au sein du parti, notamment de la part des membres du bureau politique et des conseillers politiques nationaux du MLPC nommément cités dans ledit communiqué.
Un conseiller politique national du parti, CPN, concerné par ce fameux communiqué, sur son profil Facebook, a exprimé sa grande incompréhension et sa profonde stupéfaction face à ce communiqué « trompeur » de Jackson Mazette, qu’il a qualifié désormais de « dissident ». Il a rappelé que le pouvoir non plus de mettre fin aux différents mandats électifs des camarades du parti ne revenait pas à Jackson Mazette et que ni les textes du parti, ni les différents congrès du parti lui confèrent le titre de membre fondateur. Il a également invité les membres cités dans le communiqué à ne pas se rendre à l’assemblée générale convoquée par ces dissidents, qui selon lui, ont reçu de l’argent du pouvoir pour déstabiliser le parti.
Un autre conseiller politique national, joint par téléphone par la Rédaction du CNC, a déclaré que Jackson Mazette s’était exclu du parti en s’abstenant de participer aux réunions statutaires du bureau politique depuis l’exclusion du parti de son homme de main Chantal Jean-Edouard Koyambonou. Il a appelé les membres du parti, lui-aussi, à ne pas suivre les consignes de Jackson Mazette, qualifié de « hors-la-loi ».
Mazette et sa clique du MLPC-CO sont déterminés à diviser le MLPC
Enfin, un membre du bureau politique du MLPC a partagé sur son profil WhatsApp sa vision de la situation. Selon lui, le plan de Jackson Mazette est en train de tout faire pour disparaître le parti avant sa mort. Quand? c’est Dieu seul qui le sait, même pas lui, en conviant des personnes extérieures pour remplir la salle et créer la confusion. Il appelle donc les militants du parti à ne pas participer.
« Bonjour chers à tous, chers camarades,
Si Mazette se dévoile davantage, son plan est clair : Faire disparaître le MLPC sur la plan politique avant sa mort car il pense qu’en tant que fondateur, le partir doit mourir avec lui car si le parti reste et qu’il accède au pouvoir, il ne bénéficiera de rien. Il est fatigué vu son âge. Alors, la réunion qu’il convoque ce samedi, ça ne sera pas les militants du MLPC qui seront là, ils feront remplir le salle des gens du MCU et d’autres personnes intruses pour montrer aux gens que c’est les militants du MLPC pour créer la confusion et convoquer un congrès extraordinaire pour mettre en place un bureau politique ».
En somme, les réactions au communiqué de Jackson Mazette sont unanimes : il n’a pas le pouvoir de mettre fin aux mandats des camarades élus lors du dernier congrès, ni le pouvoir de convoquer une assemblée générale ou un congrès. Son initiative avec sa clique est considérée n’est autre qu’une manœuvre visant à déstabiliser le parti. Les membres du MLPC sont donc invités à la prudence et à la vigilance.
Rappelons que dans nos précédents articles, nous avions précisé que monsieur Jackson Mazette faisait partie de clique des dissidents du MLPC-CO, mais il s’est littéralement caché derrière les autres. Voilà qu’il sort officiellement son visage.
Bangui (CNC) – La Coordination du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a publié un communiqué de presse condamnant fermement la garde à vue des responsables syndicaux de l’enseignement à la DSPA. Dans ce communiqué, le BRDC exprime sa solidarité envers les enseignants et appelle le gouvernement à rendre aux syndicalistes leur liberté et à ouvrir des négociations sincères pour éviter aux élèves une année blanche aux conséquences désastreuses. Cette condamnation du BRDC est une position forte en faveur des droits des travail
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le BRDC condamne la garde à vue des responsables syndicaux
« Le 6 mars 2023, le syndicat des Enseignants du Fondamental 1 et 2 a notifié au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, l’effectivité d’une grève de 21 jours pour protester contre le mépris dont font preuve les gouvernants face à des problèmes réels vécus par les travailleurs. Depuis lors, ces syndicalistes font l’objet de menaces et d’accusations grotesques.
Ils ont été convoqués ce jeudi 9 mars 2023 au parquet de Bangui et placés en garde à vue.
« Le BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution), solidaire du Peuple laborieux dont le quotidien est devenu un enfer du fait de la flambée des prix sans des mesures d’accompagnement, dénonce cette atteinte flagrante au droit de grève, acquis majeur des travailleurs réduits pendant des siècles à vivre à l’état de servilité », déclare la coordination de cette coalition politique, le BRDC dans son communiqué publié jeudi.
Soutien aux enseignants
Le rôle des enseignants dans une société n’est pas à démontrer, et le BRDC exprime son soutien indéfectible envers eux. Il appelle le Gouvernement à rendre aux syndicalistes leur liberté et à ouvrir toutes les affaires cessantes des négociations sincères afin d’aboutir à un accord, pour éviter aux élèves une année blanche aux conséquences désastreuses.
« Le BRDC condamne la répression, les intimidations et les injures qui ne sont pas dignes de notre République. Il appelle à un dialogue social constructif pour trouver une solution pacifique et durable à cette crise », ajoute le communiqué de presse.
Cette condamnation du BRDC est une position forte en faveur des droits des travailleurs et de la démocratie en République Centrafricaine. Nous espérons que le gouvernement écoutera cette voix et prendra les mesures nécessaires pour garantir la liberté syndicale et les droits des travailleurs.
Bangui (CNC) – La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (la COSCIPAC) lance un appel à la mobilisation pour une grande marche populaire et pacifique le lundi 13 mars 2023.
Petit Delphin Kotto de la COSCIPAC
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 9 mars 2023
Appel à la mobilisation de la COSCIPAC pour une grande marche pacifique à Bangui
Le gouvernement envisage également d’augmenter le prix de la carte nationale d’identité à 10 000FCFA et celui du passeport à 80 000FCFA, ainsi que de restaurer l’impôt de capitation, taxe de l’esclavage abolie depuis 1994. Les Centrafricains sont également chassés de leurs terres, qui sont revendues ou cédées gratuitement aux colons rwandais. Les mines sont exploitées par les mercenaires Wagner et les Chinois, sans tenir compte de l’avenir de la nation.
Le syndicat des enseignants est également menacé par le gouvernement. Face à cette situation, la COSCIPAC appelle toutes les forces vives de la nation à se mobiliser massivement pour une grande manifestation pacifique afin de protester contre les dérives totalitaires du gouvernement et de trouver une solution commune et pacifique à la situation que traverse la nation centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le parti Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (le MLPC) a publié un communiqué ce 9 Mars 2023 dans lequel il informe ses membres qu’il n’a pas convoqué une Assemblée Générale prévue pour le Samedi 11 Mars 2023. Le Bureau Politique, dirigé par son Président légitime Martin ZIGUELE, exhorte tous les Responsables et membres du parti à ne pas prendre part à cette Assemblée Générale.
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le vendredi 10 mars 2023
Le MLPC réagit au communiqué de Jackson Mazette
Dans son communiqué, le Bureau Politique dudit parti, le MLPC, dirigé par son Président légitime Martin ZIGUELE, a informé tous les membres du parti, y compris les Conseillers Politiques Nationaux, les Membres des Bureaux Nationaux du MLFC et du MLJC, les Responsables des Unions Fédérales, des Fédérations, des Sous-Fédérations, des Sections et des Cellules de Bangui et de Bimbo, les militants et militantes de base, les cadres, les membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, le Conseil des Sages et les sympathisants qu’il n’a pas convoqué une Assemblée Générale le Samedi 11 Mars 2023.
Le communiqué exhorte tous les Responsables cités ci-dessus à ne pas prendre part à cette Assemblée Générale et les invite tous à rester
Le MLPC rappelle ainsi son autorité sur son parti et demande à ses membres de ne pas suivre les dissidents du parti. Le communiqué est une réponse claire et forte aux tentatives de Jackson Mazette de déstabiliser le parti et de saper l’autorité de Martin ZIGUELE.
Ce communiqué est important pour le MLPC car il permet de réaffirmer son leadership et son autorité sur son parti, face aux tentatives de division et de déstabilisation de certains de ses membres.
En publiant ce communiqué, le MLPC envoie un message fort aux dissidents et aux autres partis politiques de Centrafrique, en montrant sa détermination à rester un parti uni et solidaire dans sa lutte pour la démocratie, la justice et la liberté
Bangui (CNC) – Ce jeudi 9 mars 2023, la capitale de la République Centrafricaine, Bangui, a été le théâtre d’un enlèvement de plusieurs citoyens européens de diverses nationalités par les membres de l’office central pour la répression du banditisme (OCRB). Les faits se sont produits dans le quartier Sica, aux alentours de 5 heures du matin.
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Des citoyens européens kidnappés à Bangui par l’OCRB
D’après les premiers éléments d’informations disponibles, les personnes enlevées sont au nombre de six. Parmi elles, figurent quatre ressortissants français,un belge et un italien. Les raisons de leur enlèvement manu militari demeurent pour l’heure inconnues. Ils sont pour le moment détenus dans un endroit tenu secret. Notre équipe, qui s’est rendue à l’OCRB, n’a pas retrouvé leur trace, y compris à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie SRI. Mais selon une source sécuritaire contactée, les six victimes seraient actuellement détenus par les militaires FACA proches des mercenaires au Camp de Roux, mais il est difficile pour le vérifier.
D’après un activiste de la société civile centrafricaine contacté, les Centrafricains assistent depuis six mois à une chasse aux sorcières dans le pays. Tous ceux qui sont européens sont indésirables sur le territoire centrafricain.
L’OCRB est une unité de la police créée en 2002 pour lutter contre la criminalité en Centrafrique. Elle est chargée de lutter contre les actes de banditisme, les braquages et autres délits similaires. Toutefois, cet enlèvement d’étrangers semble sortir de son champ d’action habituel.
Cet enlèvement souligne l’importance pour les étrangers de prendre des mesures de sécurité lorsqu’ils se rendent en Centrafrique. Il est recommandé de se renseigner sur les conditions de sécurité avant de se rendre dans le pays.
Bangui (CNC) – La lutte contre les mercenaires terroristes du groupe Wagner sera au centre d’une audience au Congrès américain ce jour jeudi 9 mars 2023, à laquelle participera Justyna Gudzowska, directrice de la politique financière illicite de The Sentry. Les membres de la Chambre et du Sénat ont introduit une législation bipartite visant à désigner le groupe Wagner et ses affiliés comme une organisation terroriste étrangère (OTE). Les témoins experts évalueront les outils les plus efficaces pour contrer le groupe Wagner et sa liste d’actions terroristes.
Deux mercenaires de Wagner en opération
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
La lutte contre le groupe Wagner s’intensifie aux États-Unis
La directrice de la politique financière illicite de The Sentry, Justyna Gudzowska, témoignera ce jeudi, le 9 mars, lors d’une audience au Congrès américain sur la manière de contrer le célèbre groupe russe Wagner.
The Sentry a joué un rôle de premier plan dans la révélation des activités de Wagner, notamment des massacres de masse, des tortures, des viols comme arme de terreur et le pillage des ressources naturelles. Les membres de la Chambre et du Sénat ont introduit une législation bipartite intitulée « Holding Accountable Russian Mercenaries (HARM) Act » (H.R. 506/S. 416) qui obligerait le secrétaire d’État à désigner le groupe Wagner et ses affiliés et successeurs comme une organisation terroriste étrangère (OTE). Des témoins experts évalueront les outils les plus efficaces pour contrer le groupe Wagner et ses affiliés, y compris une éventuelle désignation en tant qu’OTE via le HARM Act.
L’audience sera organisée par la Commission sur la sécurité et la coopération en Europe, également connue sous le nom de Commission d’Helsinki des États-Unis. Elle est composée de neuf membres du Sénat américain, de neuf membres de la Chambre des représentants et d’un membre chacun des départements d’État, de la Défense et du Commerce.
ARNAQUES ET ESCROQUERIES AU NOM DES PRÉSIDENTS MAHMAT IDRISS DÉBY ITNO ET FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA
Bangui (CNC) – Le dimanche 05 Mars 2023, à PK5 dans la concession de M. Ahmat Issa (à proximité de la Boulangerie Parisienne) à partir de 15h30 s’est tenue une réunion organisée par le MCU et rassemblant des citoyens tchadiens.
Le général Idriss Deby Itno, Président de transition au Tchad, et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 8 mars 2023
Cette réunion comptait plus de 250 participants. Pour le MCU, étaient présents : Aroufaye, le chargé de mission dans la cabinet du Président de l’Assemblée Nationale, qui représentait Guy Moskit, Djida Goni qui travaille à la BGFI, Sani Yalo qui assistait à la réunion par téléphone. Du côté des représentants de la communauté tchadiens : Hassan Saïd le président de la colonie tchadienne en RCA, Mahamat Tigoul l’attaché de l’ambassade du Tchad en RCA, Mahamat Tahir dit “Kwa tî Yanga”, Ahmat Issa, Alhadji Mahamat Nour Kalombo et notamment Adam Adef.
Les organisateurs (MCU et représentants la communauté tchadienne de Centrafrique) ont annoncé l’arrivée imminente à Bangui, fixée au Vendredi 17 Mars 2023, du Président tchadien le Général Mahmat “Kaka” Déby Itno. Et ce, pour marquer la réconciliation avec le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra.
Arnaque à grande échelle
Décision a alors été prise par ces escrocs de faire confectionner des t-shirts et des banderoles à la gloire des deux présidents afin de célébrer la réconciliation entre le Tchad et la RCA. Des cotisations ont ainsi été imposées aux participants à la réunion notamment aux commerçants tchadiens par Hassan Saïd, le président de la colonie tchadienne en Centrafrique, et son équipe de percepteur de l’argent (Mahamat Tigoul l’attaché de l’ambassade du Tchad en RCA et Djida Goni de la BGFI). Cinq cent mille (500.000) francs ont été demandé à chaque commerçant. Un commerçant Zakhawa du nom de Tom Rajab a même versé la somme de un million (1.000.000) de francs à Adam Adef.
Le comité islamique dirigé par Rator fait également partie de la combine et y va de ses extorsions de fond. À l’heure où nous mettons sous presse, les escrocs continuent de sévir en toute impunité en racketant les commerçants de PK5.
Bangui (CNC) – Les enseignants en République centrafricaine font face à de graves menaces pour leur droit de grève. Depuis que les enseignants ont décidé de reconduire leur grève pour 21 jours, ils subissent des harcèlements et des menaces de la part du gouvernement. Les responsables syndicaux des enseignants ont été convoqués par la police pour répondre de leurs actes.
Centrafrique.org/Centrafrique-3-personnes-grievement-blessees-dans-une-bagarre-au-lycee-des-martyrs/portail-du-lycee-des-martyrs-a-bangui-rjdh/” rel=”attachment wp-att-53529″ data-wpel-link=”internal”>Entrée du lycée des martyrs de Bangui. Photo RJDH
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Les responsables syndicaux de l’enseignement convoqués à la police
Le droit de grève est un droit fondamental garanti par la loi. Les enseignants en République centrafricaine ont le droit de se mettre en grève pour défendre leurs intérêts et revendications. Cependant, depuis que les enseignants ont décidé de reconduire leur grève, ils font face à une répression sans précédent.
“Le Ministre de l’éducation a manqué de respect aux enseignants en tenant des propos inadmissibles. Le procureur de la République de Bangui et le Ministre Serge Djorie ont également sorti des communiqués pour menacer les leaders des enseignants. Maintenant, les responsables syndicaux des enseignants sont convoqués par la police.
C’est inadmissible. Les enseignants ont le droit de se mettre en grève sans subir de pressions et de menaces. Les élèves ont également le droit d’avoir des enseignants qui sont respectés et qui peuvent défendre leurs intérêts. Nous appelons tous les enseignants à faire bloc derrière leurs leaders et syndicalistes pour dire stop aux menaces et intimidations”, déclare un enseignant au lycée de Gobongo à Bangui.
Nous demandons également au gouvernement centrafricain de respecter le droit de grève des enseignants et de mettre fin à la répression contre les enseignants en grève. Les autorités doivent respecter les lois et les droits fondamentaux des travailleurs, y compris le droit de grève. Nous appelons la communauté internationale à soutenir les enseignants en République centrafricaine dans leur lutte pour leurs droits.
Bangui (CNC) – Les cours et tribunaux centrafricains ont reçu une dotation de 760 ouvrages juridiques destinés à améliorer la qualité des décisions judiciaires et la performance des juridictions. Les mallettes contenant ces documents ont été remises par le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, dans le cadre de l’appui à la consolidation de l’Etat de droit et au renforcement du système judiciaire. Les ouvrages traitent des domaines du droit pénal, du droit civil et commercial, du droit administratif, du droit du travail, des droits de l’homme, du droit international humain
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le jeudi 9 mars 2023
Les cours et tribunaux centrafricains ont reçu une dotation de 760 ouvrages juridiques
Le ministre d’Etat en charge de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, a souligné que ces documents juridiques vont aider les magistrats à rendre de bonnes décisions de justice et à être plus diligents dans le traitement des dossiers judiciaires.
Cette dotation intervient après la constatation de l’inexistence de bibliothèques dans les différentes juridictions du pays et aux difficultés des magistrats à accéder à la documentation juridique.
Le représentant de la MINUSCA, Mohamed Ag Ayoya, a réitéré l’engagement de la Mission dans la promotion du droit en République centrafricaine. Les ouvrages sont destinés aux Tribunaux de grande instance de Bangui, Bouar, Mbaiki, Bambari, Bria et Berberati, ainsi qu’aux Cours d’appel de Bangui et Bouar. Les magistrats et utilisateurs sont encouragés à faire bon usage de ces documents pour renforcer l’autorité de l’Etat à travers le pays.
Le coût total de cette dotation s’élève à près de 29 millions de FCFA, et une nouvelle dotation de ces documents sera faite pour les autres juridictions de la RCA avant la fin de l’année 2023. Cette initiative devrait contribuer à l’amélioration de l’efficacité et de la qualité de la justice en République centrafricaine, qui constitue la pierre angulaire de la stabilité et du développement du pays.
Bangui (CNC) – Le ministre conseiller du Président centrafricain, Fidèle Gouandjika, a tenu, sur les réseaux sociaux, des propos forts en langue nationale, le sango, qui ont attiré l’attention des médias locaux. Dans ses déclarations, il a clairement affirmé que les mercenaires de la société militaire privée Wagner ne quitteront pas la République centrafricaine (RCA).
Centrafrique.org/presence-de-wagner-en-Centrafrique-la-presidence-vient-officiellement-de-la-confirmer/fidele-gouandjika-je-suis-wagner/” rel=”attachment wp-att-52360″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Selon Fidèle Gouandjika, les Wagner ne quitteront pas la RCA
En effet, selon le ministre, le régime de Touadera a signé un accord de coopération militaire avec la Fédération de Russie, qui est la première puissance militaire et nucléaire au monde. Il a également ajouté que même si la Russie envoyait des voyous, des criminels en RCA, le régime composerait avec eux.
Ces déclarations ont eu lieu après que l’administration américaine ait proposé au Président Touadera de se séparer des mercenaires de Wagner en échange d’un soutien américain accru. Cependant, le ministre conseiller a clairement rejeté cette offre et a laissé entendre que les Russes ne quitteraient pas la RCA.
Ces propos ont suscité de vives réactions dans les médias et parmi les populations centrafricaines, qui se sentent prises en otage par les mercenaires de Wagner et craignent pour leur sécurité. Les Centrafricains attendent avec impatience la délivrance de leur pays de cette situation.
Malgré tout, le régime de Touadera semble déterminé à maintenir sa relation avec la Russie et les mercenaires de Wagner, au détriment de l’offre américaine et des pressions internationales. Les événements à venir permettront de savoir si les déclarations de Fidèle Gouandjika sont représentatives de la politique du gouvernement centrafricain.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui (CNC) – Le Mouvement des Cœurs Unis , le MCU, est-il impliqué dans un trafic illicite de produits pétroliers en République centrafricaine pour financer ses actions politiques ? C’est la question qui se pose après qu’un camion transportant 3 000 litres de carburant a été escorté par des gendarmes sans faire de formalités douanières et a traversé les barrières des forces de l’ordre jusqu’à Bangui. Une enquête a été diligentée par le ministre du développement énergétique, monsieur Bertrand Arthur Piri, et la coordination du comité de lutte contre les importations frauduleuses des produits pétroliers a produit un rapport circonstancié. Les conclusions de ce rapport ont poussé le ministre à saisir son homologue de la sécurité publique pour manquement grave des gendarmes et à saisir le bureau de l’Assemblée nationale pour le cas du député impliqué dans ce trafic.
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR
Le MCU s’adonne au Trafic illicite de produits pétroliers pour financer ses actions politiques?
C’est la question qui se pose après l’incident survenu dans la nuit du 19 octobre 2022 au PK26, en République Centrafricaine. Un camion transportant 3 000 litres de carburant, escorté par des gendarmes, a réussi à passer les barrières des forces de l’ordre sans faire de formalités douanières, jusqu’à Bangui. L’honorable Jean Sosthène Dengbe, qui a été cité nommément comme importateur des produits pétroliers, a avoué que ces derniers étaient destinés aux actions politiques du mouvement des cœurs unis, le MCU.
Le ministre du développement énergétique, Bertrand Arthur Piri, un autre grand trafiquant des produits pétroliers en RCA, a diligenté une enquête pour déterminer les circonstances des faits, dont le premier rapport a été produit par la coordination du comité de lutte contre les importations frauduleuses des produits pétroliers. Le rapport circonstancié indique que le véhicule n’a pas été soumis aux formalités douanières, et que les gendarmes ont levé la barrière du poste du PK26 sans contrôle.
Et la suite ?
Suite à ce rapport, le ministre du développement énergétique a saisi son homologue de la sécurité publique pour tirer les conséquences du manquement de la gendarmerie à sa mission régalienne.
Sur les réseaux sociaux, les réactions des compatriotes s’enchainent, dont celle de Bertrand qui estime qu’en espérant que la coordination a bouclé ses enquêtes et a dressé un rapport définitif sur cette affaire.
Il est important de souligner que le trafic illicite de produits pétroliers est un fléau qui a des conséquences économiques, sociales et environnementales désastreuses.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui, République centrafricaine – Jacky Bahati kasana, une assistante aux finances dans le sous-bureau de la FAO RD Congo à Goma, avait été Propulsée, depuis deux ans comme staff à part entière de la FAO, à un poste créé pour la circonstance, et ce, à un grade qui dépasse son entendement, « chargée d’administration » à la FAO Centrafrique, par sa belle-sœur devenue Représentante. Mais depuis son arrivée, elle se laisse humblement gouverner en parfaite sérénité par sa rancune innée qui ne dit pas son nom. Sa mission, débarquer de l’organisation, toutes les têtes qui leur résistent ou qui ne sont pas bien faites par Dieu à leurs yeux. Une enquête exclusive, CNC, révélation, première partie.
Madame Jacky Bahati Kasana
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 29 février 2023
L’incompétence et la haine jalouse d’une employée de la FAO, Jacky Bahati Kasana, créent un désordre
Arrivée depuis plus de deux ans en Centrafrique, officiellement, Jacky Bahati Kasana avait pour raison de sa mission, renforcer la capacité du personnel national, mais officieusement, elle est venue pour faire le jeu de sa belle-sœur, Perpétua Katépalala, une anglophone, une Gambienne, désignée comme Représentante de la FAO, une désignation, plusieurs fois refusée par le gouvernement centrafricain, en raison de son CV trop plat selon une source bien renseignée au ministère de l’Agriculture contacté par la Rédaction.
Entièrement rancunière depuis son enfance après une vie difficile, d’après nos investigations, c’est elle, Jacky Bahati Kasana, qui avait suggéré à sa nièce Perpétua, la Représentante, de se débarrasser de tous les employés désignés proches de son prédécesseur Alexandre et recrutés par celui-ci, lui aussi, très proche de Madame Marie Noelle Koyara, ancienne ministre de l’Agriculture, conseillère actuelle du président Touadera qui avait s’opposé à sa désignation à la tête de la FAO en Centrafrique. Son prédécesseur, d’après nos sources, aujourd’hui à la retraite, avait jugé opportun de rester en Centrafrique pour jouir de sa retraite.
Première victime de sa politique rancunière, Emmanuel Belima
Son contrat n’a pas été renouvelé en octobre 2021. Depuis lors, il est devenu la bête toutes couleurs de Jacky à abattre. Avec la dernière vague de non-renouvellement en masse des contrats de plus de huit personnels de la FAO pour des raisons infondées et fallacieuses de financement, selon les lettres parvenues au ministère de l’Agriculture dont CNC a pu obtenir les copies, les torchons brulent à feu d’essence entre Emmanuel et Jacky, devenus de véritables ennemis, « tue-moi je te tue… ». Pour preuve, la police est sur le dossier.
Selon nos sources au sein de la police centrafricaine, c’est la dame, Jacky, qui est partie faire, en premier lieu, sa déposition à charge contre Emmanuel à la brigade de l’office central pour la répression du banditisme, OCRB, au motif que, c’est lui qui serait dernière plusieurs mails envoyés par un certain SATAN2 à tout le personnel de la FAO en Centrafrique. Un courriel qui prévoit des tortures et de mort d’elle une fois que sa protégée, sa belle-soeur, Perpetuea, quittera la tête de la FAO Centrafrique.
D’après nos sources, Emmanuel a reçu l’information selon laquelle, il doit aussi aller faire sa déposition. Ce qui l’a étonné énormément et l’a emmené à conclure en ces termes avec ses proches :
« J’attends d’être convoqué officiellement par la police afin d’y aller répondre en présence de mon conseil s’il le faut, car je ne sais pas pourquoi je dois me rendre à la police. Je n’ai pas commis un délit ni un crime. Pourquoi dois-je me constituer prisonnier pour un fait fictif ? ».
L’incompétence notoire et prouvée de Jacky brille comme de l’or sur la surface
Pour l’heure, l’incompétence notoire et prouvée de Jacky brille comme de l’or et visible à l’œil nu dans la FAO, et pèse énormément sur les activités de l’Organisation en Centrafrique. Sur le plan administratif, tout est au sens dessus-dessous et occasionnent les non-paiements des salaires d’une partie du personnel depuis janvier 2023.
Rappelant que dans le second mail envoyé par Satan2, référence à l’arme de destruction massive de Poutine, l’auteur avait écrit que : « …. si certains bailleurs se sont retirés, c’est parce que votre politique de management est nul conséquence directe d’un résultat médiocre des activités. À qui la faute ? ».
Et d’ajouter : « Mais à croire que vous êtes en train de partir, qui va assurer la protection de cette dernière ? Vous n’avez encore rien vu. Où est Jacky, l’intouchable ? Elle est maintenant obligée de s’enfermer dans son bureau pour travailler en sécurité ou bien l’on doit positionner un agent de sécurité devant son bureau pour assurer sa protection. Ce spectacle va durer combien de temps ? C’est une comédie qui ne dit pas son nom » avant de conclure en ces termes :
« « Qui sème le vent récolte la tempête ». Jacky, voilà que tu es en train de payer le mal que tu as fait aux gens, la tension que tu as créée au sein de la FAO. À deux, vous avez semé la désolation chez presque tout le monde. L’heure est arrivée de payer cash.
Cette fois-ci, quel que soit le renforcement de dispositif de sécurité autour de toi, on va t’avoir et tu vas regretter amèrement tes actes. Ça va t’apprendre à redescendre sur la terre et à respecter tes collègues.
C’est les actes que vous avez posés qui vous rendent la vie difficile actuellement. Trop tard déjà. Les tactiques sont déjà mises en place pour vous rendre le mal que vous avez fait aux gens ».
Cette menace avait obligé le siège de la FAO, selon un de nos contacts à ma Minusca à Bangui, a dépêché un cadre en charge de sécurité à Bangui pour toucher avec les doigts, le niveau de cette menace.
Bangui (CNC) – Le Colonel Haroun Bata, figure controversée de la scène politique au Tchad, est mort le 2 mars 2023 en République centrafricaine. Tchadien d’ethnie Hadjaraï, il était connu sous plusieurs noms, dont Haroun Daba Bata, Haroun Bata Édouard, Haroun Ngolbé et Colonel Tolna. Bien qu’il n’ait pas été réellement Colonel de l’armée, il était à la tête d’un petit groupe armé, le MRLT (Mouvement révolutionnaire de libération du Tchad).
Centrafrique.org/dangereux-incident-entre-le-tchad-et-la-Centrafrique-deux-soldats-faca-et-3-civils-arretes/des-militaires-tchadiens/” rel=”attachment wp-att-61729″ data-wpel-link=”internal”>Des militaires tchadiens à l’arrière d’un Land Cruiser à Koundoul, 25 km de Ndjamena, en janvier 2020. PHOTO AFP
Le colonel Haroun Bata vivait en exil en Centrafrique
Il était proche du Président Faustin Archange Touaderaet de sa politique, mais était également violemment anti-Français. Il soutenait les Russes et les mercenaires de Wagner, ainsi que les pouvoirs militaires au Mali et au Burkina Faso, et les “panafricanistes” comme Nathalie Yamb et Kemi Seba.
En décembre 2017, il avait été emprisonné au Tchad après une tentative de coup d’état contre le Président Obiang Nguema de la Guinée Équatoriale. Il avait également participé à la rébellion Seleka en 2012-2013. Bien qu’il ait gardé des contacts avec les services de renseignements tchadiens, il était toujours recherché par le gouvernement de Guinée Équatoriale pour la tentative de coup d’état.
Les rebelles tchadiens du CCMSR et du FACT, ainsi que les rebelles centrafricains des 3R et UPC, ne le considéraient pas comme un vrai combattant mais plutôt comme un aventurier et un escroc.
Sa mort, survenue après une courte maladie de deux jours, est entourée de soupçons d’empoisonnement. Les spéculations quant aux responsables de sa mort sont nombreuses, allant du gouvernement guinéen à ses amis du gouvernement centrafricain, en passant par les mercenaires de Wagner.
En tout cas, cette disparition laisse un vide sur la scène politique au Tchad, où les alliances sont fragiles et les intérêts souvent contradictoires. Le Colonel Haroun Bata restera dans l’histoire comme une figure controversée, mais indéniablement influente, de la politique tchadienne.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui (CNC) – La plateforme Galaxie panafricaine, dirigée par M. Didatien Kossimatchi, a publié un communiqué de presse dans lequel elle exprime son soutien à la société Wagner et au président Touadera.
Bossangoa-kossimatchi-annonce-un-sit-in-devant-lambassade-de-france-a-bangui/blaise-didatien-kossimatchi/” rel=”attachment wp-att-61388″ data-wpel-link=”internal”>Le sulfureux chef milicien du régime de Bangui, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi
Rédigé par Gisèle Moloma
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Didatien Kossimatchi s’oppose au départ des mercenaires de Wagner de Centrafrique
La plateforme de la Galaxie dénonce l’administration Biden et la France néocolonialiste pour leur ingérence dans les affaires internes de la République Centrafricaine. La plateforme demande également aux pays occidentaux de quitter le pays et appelle le président Touadera à déclarer les ambassadeurs de ces pays persona non grata.
Dans ce contexte, il est important de souligner que la présence de la société Wagner en République Centrafricaine est controversée. Cette entreprise de sécurité privée russe est accusée de violations graves des droits humains et de procéder aux exploitations abusives des ressources minières et forestières du pays. Le soutien de la plateforme Galaxie panafricaine à cette entreprise soulève des questions quant à sa position sur les droits humains en République Centrafricaine.
Par ailleurs, la demande de la plateforme Galaxie panafricaine aux pays occidentaux de quitter le pays peut avoir des conséquences économiques importantes pour la République Centrafricaine, qui dépend en grande partie de l’aide internationale. La décision de la plateforme pourrait donc avoir des répercussions négatives sur la population du pays, du moment où la position économique de la Russie est très faible et ne donne aucun moyen financier à ses pays partenaires.
Ceci dit, la plateforme Galaxie panafricaine soutient la société Wagner et le président Touadera en République Centrafricaine, tout en dénonçant l’ingérence occidentale dans les affaires internes du pays. Cependant, les positions de la plateforme soulèvent des questions quant à sa position sur les graves violations de droits humains et peuvent avoir des sérieuses conséquences économiques pour la République Centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a récemment affirmé à Doha que la pauvreté des Centrafricains était due à l’Occident, mais selon l’ancien député Jean-Pierre Mara, cette déclaration ne reflète pas l’opinion du peuple centrafricain. Selon lui, le président Touadera est seul responsable de la situation actuelle de la RCA depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Il déplore également l’absence d’une Loi foncière claire et l’utilisation continue du décret colonial de 1899 en matière de propriété foncière.
Jean-Pierre Mara critique également la participation du président centrafricain au “One Forest Summit” au Gabon, un sommet visant à protéger les forêts tropicales, sans présenter de solutions centrafricaines claires sur le foncier, la forêt et leur relation avec le changement climatique afin de bénéficier du soutien extérieur lié à ces efforts. Touadera a également participé à la cinquième conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés à Doha, où il a lancé un appel à l’aide de l’Occident pour aider la RCA dans sa conjoncture critique.
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Doute sur la stratégie politique et diplomatique de Touadera
Jean-Pierre Mara remet en question les stratégies politiques, diplomatiques et de communication du président Touadera, en soulignant que l’embargo ne peut pas être considéré comme le seul frein à son action, car les Wagner ont réussi à s’approvisionner et à équiper les rebelles tchadiens. Mara affirme que le président centrafricain doit donc prendre des mesures plus efficaces pour sortir le pays de la pauvreté, notamment en établissant une loi foncière claire et en mettant en œuvre des solutions centrafricaines pour la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.
En fin de compte, selon Mara, les déclarations du président Touadera à Doha n’engagent que lui et ne reflètent pas l’opinion du peuple centrafricain. Il appelle le président centrafricain à repenser ses stratégies et ses méthodes de communication pour mieux aider le peuple centrafricain à sortir de la pauvreté.
Bangui (CNC) – La République Centrafricaine traverse une période difficile marquée par des conflits internes et l’insécurité qui règne sur une grande partie de son territoire. Cependant, la situation est aggravée par les agissements des mercenaires de la société paramilitaire Wagner, dont les comportements suscitent l’indignation du peuple centrafricain, mais également des groupes armés, comme la CPC.
Deux mercenaires de Wagner en opération
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
La CPC dénonce le pillage de la ville de Sikikédé, de Ndah et de Nzako par les mercenaires de Wagner
Le pillage des biens des populations civiles dans les zones de conflit est une pratique courante de ces mercenaires
En effet, plusieurs témoignages font état du pillage des biens des habitants de Sikikédé et Ndah, ainsi que de Nzako, suivis de la revente de ces biens dans des villes voisines. Ces actes ont des conséquences désastreuses sur les populations locales, qui sont déjà fragilisées par la situation de crise.
« Le Porte-Parole Militaire de la Coalition CPC, Monsieur Mamadou Koura s’indigne de comportements des Mercenaires Russe de la société paramilitaire Wagner sur l’ensemble du territoire de la République centrafricaine.
Le Porte-Parole Militaire informe et prend à témoins la Communauté Nationale et Internationale sur les biens de la population Centrafricaine qui ont été mis au pillage par le groupe des Mercenaires Russe Wagner dans les zones de conflit Tel que Sikikédé, Ndah et Nzacko », dénonce le porte-parole de la CPC, monsieur Mamadou Koura.
La situation est d’autant plus inquiétante que ces mercenaires ont installé plusieurs camps militaires dans différentes régions de la Centrafrique, ce qui laisse craindre une extension de leur zone de pillages et d’exactions. La Coalition des Patriotes Pour le Changement dénonce ces agissements et appelle la communauté nationale et internationale à se mobiliser pour faire cesser ces exactions.
Dénonciation du mensonge du gouvernement
« En dépit des mensonges éhontés propagés par le gouvernement Touadera et ses acolytes, la Coalition des Patriotes Pour le Changement réaffirme sa détermination à libérer le pays des rapaces qui le dévastent. Elle rassure également la population centrafricaine sur ses capacités militaires intactes, qui font peur aux usurpateurs du pouvoir du peuple centrafricain », ajoute le porte parole de la CPC, monsieur Mamadou Koura.
« Il est donc temps que la communauté internationale se mobilise pour mettre fin à cette situation insupportable, et permettre au peuple centrafricain de vivre dans la paix et la sécurité », déclare un cadre d’une organisation de la société civile centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le groupe paramilitaire Wagner, accusé de crimes de guerre en République Centrafricaine, doit être placé sur la liste des organisations terroristes au niveau européen, estiment les verts d’Écolo-Groen.
Centrafrique.org/logo-du-groupe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/logo-du-groupe-Wagner-450×450.png” alt=”logo du groupe Wagner” width=”450″ height=”450″ />logo officiel du groupe Wagner
Le groupe Wagner, responsable de massacres et exactions
Le groupe sème la terreur partout où il passe, en Ukraine, Syrie, Libye, République centrafricaine et Mali, et est responsable d’exécutions massives, de tortures et de déplacements forcés de civils. Selon le député fédéral Écolo, Samuel Cogolati, Wagner répond aux critères pour être considéré comme une organisation terroriste en Europe, car il est composé de mercenaires recrutés dans les prisons russes, tout vise dans leur action à instaurer la terreur dans les populations civiles, ils ne respectent pas le droit international, et ont un agenda politique et économique. Les verts proposent que le groupe soit inscrit sur la liste des organisations terroristes pour geler tous les avoirs bancaires du groupe, asséchant ainsi financièrement une partie de la machine de guerre déployée à travers Wagner.
Selon Samuel Cogolati, sa proposition de résolution devrait recevoir un accueil favorable à la Chambre, car il y a un consensus chez les démocrates et les proeuropéens pour aller plus loin dans le combat contre Wagner, qui est devenu un fléau.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mercredi 8 mars 2023
Bangui (CNC) – Les enseignants centrafricains maintiennent leur grève de 21 jours malgré la sommation du ministre de l’Éducation nationale qui leur demande de reprendre les cours. Innocent Kereguele, coordonnateur des syndicats des enseignants, justifie cette décision en affirmant que le gouvernement ne montre pas de volonté de résoudre la crise en cours.
Bangui, République centrafricaine – Les discussions avec le gouvernement se poursuivent, mais les enseignants durcissent leur position en raison du manque de concret dans les négociations. Ces dernières ne sont pas chronométrées, ce qui ne permet pas aux enseignants de savoir quand elles finiront.
Les enseignants demandent une revalorisation de leurs salaires, qui ne leur permettent pas de joindre les deux bouts, et de meilleures conditions de travail. Le gouvernement a accepté leurs revendications, mais les enseignants n’ont pas encore eu gain de cause.
La loi internationale sur le fonctionnement des syndicats exige que toute manifestation cesse lorsque les discussions sont en cours, mais les enseignants ne sont pas satisfaits des résultats obtenus à ce jour.
Ils demandent que la négociation soit finie par la signature d’un protocole d’accord entre les deux parties afin de savoir ce que le gouvernement leur a donné et ce qu’il ne peut pas donner.
La tension entre les enseignants et le gouvernement est palpable, et le ministre de l’Éducation nationale met en garde contre toute tentative de perturbation de l’éducation.
Innocent Kereguele estime que la déclaration du ministre n’aide pas à faciliter les discussions, et que les revendications des enseignants sont légales. Il invite le gouvernement à trouver des solutions pour mettre fin à la crise. En attendant, les élèves sont privés de cours
Bangui (CNC) – La radio Ndéké Luka a publié un communiqué dans lequel elle demande la levée immédiate de l’interdiction d’accès de son journaliste Igor Djeskin SENAPAYE au Palais de l’Assemblée Nationale de Bangui. Cette interdiction a été prononcée le 2 mars 2023, suite à la diffusion sur les antennes de la radio d’une information portant sur les problèmes de gestion des ressources budgétaires de l’Assemblée Nationale.
Le journaliste Igor Djeskin Sénapaye
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC) le mercredi 8 mars 2023
La radio Ndéké-Luka demande la levée immédiate de l’interdiction faite à son journaliste Igor Sénapaye
Dans sa note de service, l’Assemblée Nationale accuse Radio Ndeke Luka de partialité et de diffusion de fausses informations. La radio affirme cependant que son journaliste a agi avec professionnalisme et respecté les règles déontologiques du métier. Elle rappelle également l’importance du rôle du journalisme en tant que contre-pouvoir et de contrôle de l’action publique en toute indépendance. La liberté de la presse doit être préservée en toutes circonstances, surtout dans le contexte sociopolitique difficile que traverse le pays.
Le journaliste Igor Djeskin SENAPAYE anime depuis six ans le « Magazine Parlementaire » sur les antennes de la radio, un rendez-vous hebdomadaire de 15 minutes qui a pour objectif d’expliquer aux citoyens le fonctionnement et le travail des 140 députés de la 7ème législature. La radio Ndéké Luka et la Fondation Hirondelle, qui la soutient, demandent la levée immédiate de l’interdiction d’accès de leur journaliste au Palais de l’Assemblée Nationale. Si nécessaire, ils utiliseront toutes les voies de recours légales pour faire annuler cette note de service et l’interdiction qu’elle contient.
Dans un contexte où les Centrafricains ont plus que jamais besoin d’accéder à une information utile, professionnelle, impartiale et neutre, la liberté de la presse doit être respectée. La Direction de la radio Ndéké Luka appelle donc à la levée immédiate de l’interdiction d’accès de son journaliste au Palais de l’Assemblée Nationale, et assure qu’elle fera tout son possible pour défendre la liberté de la presse en République Centrafricaine.
Bangui (CNC) – Le ministère du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle vient de publier un nouvel arrêté réglementant les conditions d’ouverture et de fonctionnement des centres de formation professionnelle privés en République Centrafricaine. Cette décision s’applique à tous les centres de formation professionnelle privés ainsi qu’à toutes les personnes actives qui intègrent ces centres et à l’ensemble des secteurs économiques dont les besoins en main d’œuvre qualifiée dépendent des actions de formation professionnelle.
Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.
Les centres de formation professionnelle privés
Les centres de formation professionnelle privés sont des personnes physiques ou morales, indépendantes des autorités publiques, qui fournissent des services de formation professionnelle, afin d’acquérir ou de faire acquérir des savoirs, des compétences et des habiletés, et une main d’œuvre compétente en tenant compte notamment des besoins qualitatifs et quantitatifs des employeurs et des salariés. Ils offrent, à l’instar des établissements publics, la formation professionnelle initiale, la formation continue, et celle permettant aux bénéficiaires de changer de spécialité ou de profession, sont organisées dans les établissements privés de formation.
Les établissements de formation ont également des missions d’orientation professionnelle, de qualification professionnelle, de validation des acquis d’expérience (VAE), d’apprentissage et de certification. Dans le processus d’acquisition des savoirs, compétences et habiletés, ils organisent l’alternance avec les entreprises, les organisations et les administrations publiques ou parapubliques.
Le nouvel arrêté prévoit
Selon l’arrêté, l’ouverture des centres de formation professionnelle privés est soumise à l’autorisation préalable du Ministre en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. La délivrance de l’agrément est soumise au paiement de frais dont le montant varie selon les centres de formation professionnelle. Toutefois, ces frais sont remboursables en cas de rejet. Les personnes physiques ou morales souhaitant ouvrir un centre de formation professionnelle privé doivent soumettre un dossier comportant les pièces demandées au Ministre en charge de l’Emploi et de la Formation Professionnelle.
Cette nouvelle réglementation vise à renforcer la qualité de l’offre de formation professionnelle en République Centrafricaine et à garantir un suivi plus rigoureux des centres de formation professionnelle privés. Les personnes intéressées doivent se conformer aux dispositions édictées par l’arrêté pour bénéficier de l’agrément.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – Depuis plusieurs années, la situation sécuritaire en Centrafrique est préoccupante et la reste encore. Le pays a connu des conflits armés récurrents, qui ont mis en évidence la désintégration de l’armée nationale, les Forces armées centrafricaines (FACA). La question qui se pose est de savoir comment cette institution clé de la sécurité du pays est devenue très inefficace ces 5 dernières années .
Les causes de cette désintégration sont multiples. De détournement au népotisme en passant par le clientélisme, le marchandage dans les recrutements. Tout d’abord, il y a eu des cas de détournement de fonds destinés à la formation et à l’équipement des soldats. Les soldats ne disposent pas des équipements adéquats pour mener à bien leur mission. Le manque de matériel se fait cruellement sentir sur le terrain et a un impact sur l’efficacité des éléments.
Le népotisme est un autre problème qui a sapé l’efficacité de l’armée nationale. Des officiers ont été promus à des postes de responsabilité en raison de leur proximité avec les autorités politiques plutôt que de leurs compétences. Ces promotions ont eu pour effet de mettre à la tête de l’armée des hommes qui ne sont pas en mesure de diriger efficacement les troupes.
En outre, certains bataillons de l’armée , presque tous, sont dirigés par des officiers non diplômés de l’État-major (DEM). C e qui les rend inopérant. Ces officiers sont souvent nommés en raison de leur proximité envers le pouvoir en place ou de leur proximité ethnique avec le chef d’État-major, en l’occurrence, le général d’opérette Zéphirin Mamadou. Cependant, leur manque de formation et de compétences ont eu des conséquences désastreuses sur l’efficacité de l’armée nationale. Les soldats, eux-aussi entrés dans l’armée non pas par conviction, ne veulent pas être trop formés, sont très mal formés en plus, un mois ou deux de formation théorique et pratique, mal équipés et mal encadrés, ce qui les rend vulnérables sur le terrain.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
Liste des bataillons des FACA et de leur chef, titulaires ou non, du diplôme de l’État-major comme l’a exigé la loi de l’armée
– BIT 1 : le lieutenant-colonel Ngaibissina, échoué de cours d’état major à Libreville ;
– BIT 2 : le lieutenant-colonel Bilale, en stage en Côte d’Ivoire pour le CID école de guerre
– BIT 3 : le commandant Yabo, diplômé du cours d’état major DEM ;
– BIT 4 : le commandant N’tenehombi, sans diplôme et sans avoir subi aucune autre formation après sa sortie de ESFOA, pas de niveau de commandement;
– BIT 5 : le chef fut commandant Samba Siméon arrêté par les Wagner à Bria remplacé parle commandant Mamadou qui est logisticien. Aucune connaissance sur le commandement de l’armée et sans diplôme du DEM ;
– BIT 6 : le colonel Walot, aucun diplôme d’état major DEM, n’a jamais fait des opérations, malgré que son corps est bien équipé plus que tout les autres Bataillons ;
– BIT 7 : lieutenant-colonel Maleyengamo, un échoué partout, y compris au cours d’état major à Yaoundé ;
– BIT 8 : le lieutenant-colonel Nabobona, un sans diplôme de cours d’état major ;
– BIT 9 : le lieutenant-colonel kopidou, un sans diplôme de cours d’état major, pas de niveau ;
– BIT 10 : le commandant Moulagan, diplômé de cours d’état major – DEM ;
BHR : le lieutenant-colonel Togoba, un sans diplôme, infirmier de formations.
Bataillon d’appui : le lieutenant-colonel Patassé Ange, un sans diplôme d’état major ;
Bataillon de soutien et logistique : le lieutenant-colonel Koyambonou Cédric, pas de niveau scolaire, sans diplôme de l’État-major ;
Force spéciale : le colonel Zinga, diplômé de cours d’état major, mais reste à vérifier ;
Bataillon d’honneur : le lieutenant-colonel Selessoui, diplômé de cours d’état major en Côte d’Ivoire ;
Bataillon parachutiste : le Capitaine Koé, sorti de la dernière promotion du ESFOA. Après l’application en Chine, il n’a jamais sauter dans un aéronef. Ce n’est pas un spécialiste.
Notons aussi que le Lieutenant-colonel Yelengue, adjoint du colonel de la garde présidentielle est lui aussi sans diplôme depuis sa sortie de l’école des officiers à part l’application ;
Il est à noté que tous ces bataillon sont des coquilles vide. Aucune structure mise en place comme des unités de combat.
Les soldats FACA pris en otage à Ndah, dans la préfecture de la Vakaga
Les conséquences
La désintégration des FACA est un problème qui a des conséquences désastreuses pour la sécurité des Centrafricains. Le manque d’efficacité de l’armée nationale a ouvert la voie à la violence et aux abus de toutes sortes, aux proliférations des groupes armés et milices dans le pays, menaçant la sécurité des populations et rendant difficile l’accès à l’aide humanitaire.
Pour remédier à cette situation, il est indispensable que les autorités centrafricaines prennent des mesures urgentes. La première étape consiste à investir dans la formation et l’équipement des soldats. ” si les éléments doivent aller à l’encontre des rebelles, ce n’est pas avec un ou deux chargeurs qu’ils doivent aller avec. NON “ a fait savoir un colonel à la retraite contacté par la Rédaction.
Ensuite, il est également nécessaire de mettre en place des mécanismes de contrôle pour éviter le détournement de fonds destinés à l’armée. ” les PGA sont devenues une voie d’enrichissement sans cause des cadres de l’armée. NON. Il faut donner aux éléments ce qu’on leur doit donner que de les subdiviser jusqu’à leur donner que le tiers. Cela joue énormément sur leurs morales “ conclu notre retraité.
Enfin, il est impératif de promouvoir les officiers formés, compétents, à des postes de responsabilité plutôt que de favoriser le népotisme. La nomination des militaires non diplômés de l’État-major à des postes de commandement doit cesser. Leur place, c’est dans les classes, au profit de militaires formés et compétents.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – L’administration américaine a exprimé ses préoccupations quant à l’implication de la société militaire privée russe Wagner en Afrique. Dans un tweet de l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, elle a souligné la nécessité de travailler avec les pays africains pour renforcer la capacité de leurs troupes à maintenir la sécurité sur leur propre territoire, plutôt que de recourir à des sociétés militaires privées potentiellement préjudiciables.
L’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine, Patricia Mahoney et le chef d’État centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance le 21 juillet 2022.
La présence de Wagner en Afrique soulève des inquiétude aux États-Unis
L’administration américaine a récemment publié un tweet de l’ambassadeur américain aux Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, qui a rappelé que Wagner n’était pas la solution pour la sécurité en Afrique.
Cette déclaration fait suite aux inquiétudes croissantes quant à l’implication de la société militaire privée russe, Wagner, en Afrique.
L’ambassadeur a souligné la nécessité de travailler avec la région pour renforcer les capacités des troupes africaines à résoudre les problèmes de sécurité et à soutenir les efforts de l’ONU. Elle a également déclaré que ce que Wagner faisait en Afrique était inacceptable.
Ces commentaires interviennent dans un contexte de préoccupation croissante concernant l’expansion de Wagner en Afrique, en particulier dans des pays comme la Libye, le Soudanet la République centrafricaine. Wagner est connu pour être une entreprise militaire privée secrète et opaque, qui a été impliquée dans plusieurs conflits dans le monde entier.
Collaboration avec les pays africains
Cette déclaration de l’ambassadeur américain souligne l’importance de travailler avec les pays africains pour renforcer leur capacité à maintenir la sécurité sur leur propre territoire. Elle met également en évidence les risques liés à l’implication de sociétés militaires privées dans les conflits, qui peuvent aggraver la situation sur le terrain.
Il reste à voir si ces commentaires de l’administration américaine auront un impact sur les activités de Wagner en Afrique, en commençant par la Centrafrique où l’administration américaine exige au président Touadera de faire partir cette société déjà qualifiée d’une entreprise criminelle. Toutefois, cette prise de position souligne l’importance de maintenir une approche multilatérale de la sécurité mondiale, en travaillant avec les pays partenaires pour résoudre les problèmes de sécurité et en évitant de recourir à des sociétés militaires privées potentiellement préjudiciables.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – L’ancienne présidente de la cour constitutionnelle centrafricaine, Danielle Darlan, destituée de ses fonctions de manière inconstitutionnelle l’année dernière par le Président Faustin Archange Touadera, sera honorée à la Maison Blanche lors de la cérémonie des International Women of Courage. Le secrétaire d’État Antony J. Blinken et la première dame Jill Biden rendront hommage à un groupe de femmes extraordinaires lors de la 17e cérémonie annuelle de remise des prix IWOC, qui récompense les femmes du monde entier ayant fait preuve d’un courage et d’une force exceptionnels dans la défense de la paix, de la justice, des droits de l’homme, de l’équité et de l’égalité des sexes. La cérémonie, diffusée en direct sur whitehouse.gov/live et state.gov, sera suivie par un programme international de leadership des visiteurs pour les lauréates.
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle. Photo CNC
Danielle Darlan sera honorée à la Maison Blanche
Le 8 mars prochain, la Maison Blancheaccueillera la 17ème cérémonie annuelle de remise des prix International Women of Courage (IWOC). Le secrétaire d’État Antony J. Blinken et la première dame Jill Biden honoreront un groupe de femmes extraordinaires qui ont fait preuve d’un courage, d’une force et d’un leadership exceptionnels dans la défense de la paix, de la justice, des droits de l’homme, de l’équité et de l’égalité des sexes.
La cérémonie, qui sera diffusée en direct sur whitehouse gov/live et state.gov, récompensera des femmes du monde entier pour leur contribution exceptionnelle à la société. Depuis 2007, plus de 180 femmes de plus de 80 pays ont été reconnues pour leur bravoure et leur engagement en faveur de causes importantes.
Parmi les femmes remarquables qui seront honorées cette année, figure Danielle DARLAN, ancienne Présidente de la cour constitutionnelle centrafricaine. En 2022, elle a été destituée arbitrairement et inconstitutionnellement de ses fonctions par le Président de la République mal élu Faustin Archange Touadera. Dans une interview accordée à la radio France internationale (RFI) le dimanche 30 octobre dernier, elle a annoncé qu’elle ne retournerait pas à la cour constitutionnelle malgré sa contestation de la manière dont elle a été relevée de ses fonctions. Elle a déclaré que durant son mandat, elle avait subi de nombreuses insultes et violences, mais qu’elle partait la tête haute et la conscience tranquille.
Rencontre avec leurs homologues américains
Après la cérémonie de l’IWOC, les lauréats participeront à un programme international de leadership des visiteurs (IVLP), le premier programme d’échange professionnel du Département d’État américain, où ils rencontreront leurs homologues américains dans diverses villes du pays.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – Dans la nuit du dimanche 6 mars 2023, vers 1 heure du matin, le dépôt de la brasserie Castel-Mocaf a pris feu, causant de nombreux dégâts matériels. Les enquêtes menées sur les lieux attestent que l’incendie est d’origine criminelle, et les Centrafricains sont unanimes pour dire que les mercenaires de la société Wagner, avec la complicité du ministre chef rebelle tchadien Hassan Bouba et de Danièle Nzéwé, en sont les commanditaires.
Centrafrique.org/incendie-a-la-brasserie-castel-mocaf-le-6-mars-2023/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Incendie-a-la-brasserie-Castel-Mocaf-le-6-mars-2023-450×283.jpg” alt=”Incendie à la brasserie Castel -Mocaf le 6 mars 2023″ width=”450″ height=”283″ />Incendie à la brasserie Castel -Mocaf le 6 mars 2023
Incendie criminel au dépôt de la brasserie Castel-Mocaf à Bangui
Le porte-parole du groupe de travail de la société civile, monsieur Beninga Crescent, a également exprimé sa conviction que l’incendie était l’œuvre des Mercenaires russes de la société Wagner. Dans un post publié sur son profil Facebook quelques heures après l’incendie, il a dénoncé un acte prémédité qui ne fait que dégrader davantage la situation du pays.
« L’incendie de la brasserie Mocaf est, sans aucun doute, un acte prémédité.
Nous détruisons petit à petit notre pays, et ce, à la faveur de l’influence de ceux qui prétendent nous faire sortir du joug de l’impérialisme occidental. Erreur!
Nous devons savoir que le salut de la RCA ne viendra que des Centrafricains. Vivement un leadership visionnaire”, affirme-t-il.
La brasserie Castel-Mocaf, qui produit notamment de l’eau, du jus et de la bière locale appréciée des Centrafricains, est une des rares industries qui soutient l’économie de la République centrafricaine. L’ampleur des manifestations hostiles au groupe Castel Mocaf , qui ont suivi l’incendie, est contraire aux multiples déclarations du président de la République
Les sociétés françaises présentes en République centrafricaine, telles que Castel – MOCAF, ORANGE et TOTAL, représentent des milliers d’emplois pour les Centrafricains et des contributions non négligeables pour le trésor public. Les manifestants devraient plutôt interpeller ces entreprises pour améliorer la qualité de leurs produits et services, et qu’elles puissent prospérer pour créer davantage d’emplois pour la jeunesse et de richesses pour l’économie nationale. La voie légitime autorisée de la justice doit être utilisée pour faire entendre les cris, les colères et les revendications.
Les condamnations
« Nous condamnons fermement l’incendie criminel qui a eu lieu à la brasserie Castel-Mocaf et appelons les autorités à faire tout leur possible pour que les responsables soient identifiés et traduits en justice », déclare un étudiant à l’université de Bangui.
La République centrafricaine a besoin de paix et de stabilité pour se développer, et ces actes de violence ne peuvent qu’aggraver la situation déjà précaire du pays.
Contre toute attente, le Président de la République, de son côté, accuse les occidentaux d’être à l’origine de la souffrance du peuple centrafricain, alors qu’il ne voit pas ce qui se passe devant lui avec la société de mercenariat russe Wagner qui multiplie des exactions dans le pays. Après l’incendie du siège de l’Union européenne, les maisons des particuliers, c’est le tour de Castel – Mocaf..
« Wagner doit partir », publie sur les réseaux sociaux les centrafricains en colère.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – Monsieur Guedong Jonace, enseignant du Fondamental 1 en République Centrafricaine, est en colère suite aux propos du ministre de la Fonction publique qui aurait traité les enseignants des « sauvages » et de « sans diplôme », lors d’une diffusion à la radio, au moment où les syndicats ont décidé d’une grève de 21 jours pour la troisième fois. Selon lui, le gouvernement en place est en train de vendre de la chimère au peuple centrafricain. Il exhorte les journalistes à finir la phrase pour comprendre la portée des propos du ministre, qui, selon lui, est en train d’étouffer la population.
L’enseignement est considéré comme un métier noble mais ingrat, selon M. Jonace. Les enseignants ont décidé de se mettre en grève en raison de la non-satisfaction de leurs revendications, mais ils sont traités d’ingrats par le ministre de la fonction publique. Cette situation semble ne pas être nouvelle pour les enseignants centrafricains qui sont habitués à de telles attaques.
Le gouvernement en place a pour mission de garantir le bien-être des citoyens, mais la réalité sur le terrain est tout autre. Les enseignants sont traités de « sans diplôme » par le ministre de la Fonction publique, et cela montre à quel point l’éducation est délaissée dans ce pays.
« Les journalistes ont un rôle important à jouer pour faire entendre la voix des enseignants et de la population centrafricaine en général. Il est temps de prendre position contre l’oppression et de donner de la voix pour les sans voix. Les enseignants sont des acteurs clés pour le développement du pays, et ils méritent le respect et la considération », déclare monsieur Jonace.
Les enseignants centrafricains sont confrontés à des défis importants dans leur vie professionnelle. Les attaques verbales du ministre de la Fonction publique ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le gouvernement doit prendre des mesures concrètes pour améliorer la situation de l’éducation dans le pays et garantir un avenir meilleur pour les générations futures. Les enseignants méritent notre respect et notre considération, et leur travail doit être reconnu à sa juste valeur.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – C’est un pillage systématique de l’Assemblée nationale que nous assistons en ce moment. Le Directeur Général des Finances, du Matériel et de la Logistique, ainsi que le payeur, parent direct du premier vice-Président Évariste Ngamana et de Djeme, détournent sans vergogne. Selon le constat fait par la commission, il aurait des détournements massif sur toutes les rubriques à l’assemblée nationale depuis les évacuations sanitaires jusqu’aux salaires en passant par les missions et les frais de session.
Centrafrique.org/rca-coup-de-tonnerre-a-lassemblee-le-depute-mandaba-va-etre-traduit-devant-la-cour-de-justice/assemblee-nationale-centrafricaine-3/” rel=”attachment wp-att-30287″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/assemblée-nationale-centrafricaine-1-450×254.jpg” alt=”” width=”450″ height=”254″ />Assemblée nationale centrafricaine.
Détournement massif à l’assemblée nationale
La Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle de l’Assemblée Nationale, composée d’un représentant par groupe parlementaire, avait publié, en décembre dernier, son rapport après trois mois de travail difficile. Malheureusement, la commission n’a pas pu effectuer le travail de contrôle qui était l’une de ses missions prioritaires en raison de la situation très difficile dans laquelle elle travaillait.
Le rapport estime que des détournements ont eu lieu sur toutes les rubriques, depuis les évacuations sanitaires jusqu’aux salaires, en passant par les missions et les frais de session. Ces détournements sont dus au dysfonctionnement de la questure, qui manque de contrôle réel, aussi bien en amont qu’en aval. Cette hypothèse de détournement reste plausible, en raison de la confiscation des justificatifs des dépenses par le payeur et le Directeur Général des Finances, du Matériel et de la Logistique, avec la complicité muette de certains Députés Membres du bureau, en l’occurrence monsieur Évariste Ngamana.
Malgré le refus catégorique du payeur et du Directeur Général des Finances, du Matériel et de la Logistique, la Commission a utilisé le rapport de la questure et quelques documents des services financiers. Elle a découvert des dépassements inédits, les chiffres de la questure étant totalement différents de ceux de la Direction des Finances.
La Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle a accordé à titre exceptionnel le quitus à la questure, mais cet accord exceptionnel n’est pas un chèque en blanc. La Commission sera très regardante sur le contrôle et l’exécution du budget fait par la questure pour les prochaines fois.
Rapport caché
La Commission a adressé trois correspondances au Président de l’Assemblée Nationale pour solliciter son pouvoir, mais elles sont restées sans réponse. La Commission souhaite que son rapport soit soumis à l’avis de la plénière pour aider à la bonne gouvernance de l’Assemblée Nationale. Ce qui n’a pas été fait jusqu’à ce jour, trois mois plus tard.
La Commission Spéciale de Comptabilité et de Contrôle est composée de l’Honorable Anatole NDEMAGOUDA-GBAGOT, Président (MCU), de l’Honorable Vidal De Bon Cœur SIOPATHIS, Vice-Président (RDC), de l’Honorable François MOUSSA YAKATA, Rapporteur (PAD-PGD), de l’Honorable Simon DANGAVO, Trésorier (MOUNI), de l’Honorable Ernest MIZEDIO, Membre (URCA), de l’Honorable Maurin ILEDEFONSE DOUI GOMEHAYAM, Membre (Emergence) et de l’Honorable Auguste BOUKANGA, Membre (PUMA) et de l’Honorable Antoine KOÏROKPI, Membre (MLPC). La Commission a bénéficié de l’appui administratif de Legos MANDANDJI et NZILIKO Lydia-Olive.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023
Bangui (CNC) – Ce lundi 6 mars 2023, conformément à la loi organique N°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, les membres de l’institution parlementaire ont renouvelé le Bureau. L’opération s’est déroulée sous la supervision de l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI, Président de l’Assemblée Nationale, assisté des deux plus jeunes députés Akhras HASSAN et IBRAHIM AL HISSEN ALGONI. Cent-quarante députés ont voté et ont élu leurs collègues à différents postes de responsabilité.
Nouvelle composition du Bureau de l’Assemblée Nationale
Evariste NGAMANA, candidat à sa propre succession, a été reconduit au poste de Premier Vice-président avec 109 voix. Les députés Bernard DILLAH et Dieudonné Marien DJEME ont également été maintenus à leurs postes respectifs de 2ème et 4ème Vice-présidents. Le poste de 3ème Vice-président a été remporté par le député Ernest MIZEDIOqui a obtenu 80 voix contre 60 pour le sortant André NALKKE DOROGO.
Les députés Ghislain Magloire MAKANGO, José Titus NGOUNGBO et Thierry Armand NDOYO ont été élus 1er, 2ème et 3ème Questeurs respectivement. Le député Clément NDOMBE a été battu par l’honorable Ernest KONGUERE au poste de Premier Secrétaire Parlementaire. De même, l’honorable Bernadette GAMBO SOUANINZI a perdu son siège de 2ème Secrétaire Parlementaire, remplacée par l’honorable Carmen DUCASSE NDOTIGA. L’honorable Marie Christiane PATASSE a été reconduite à son poste de 3ème Secrétaire Parlementaire sans opposition.
Francisco MOUNDJOUVOKO a été élu 1er membre, suivi de Max Sylvain BALENDA en 2ème position. Alimé AZIZA SOUMAINE a été élue 3ème membre par acclamation après le désistement de Hervé Vivien GABA, tandis que Pélagie NGAINDIRO a remporté le poste de 4ème membre sans opposition.
Au total, six nouveaux députés font leur entrée dans le Bureau : Ernest MIZEDIO, Thierry NDOYO, Ernest KONGUERE, Carmen DUCASSE NDOTIGA, Francisco MOUNDJOUVOKO et Pélagie NGAINDIRO. Les femmes représentent quatre des treize membres du Bureau.
Enfin, le Président de l’Assemblée Nationale a salué la sagesse et la maturité des députés dans la conduite de cet exercice de démocratie parlementaire.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – Une famille de Bangui a été divisée suite à des problèmes avec le régime en place. Le père, un humanitaire, s’est enfui avec son épouse, une policière, et leur plus jeune fille d’un an, laissant leur fils aîné de trois ans à Bangui. Depuis leur départ, les parents ont perdu leur emploi et les enfants ont eu du mal à suivre leur scolarité. La situation de cette famille reflète malheureusement la réalité de nombreuses familles en République centrafricaine, confrontées à l’instabilité politique et à des conditions de vie difficiles.
Centrafrique.org/la-famille-divisee/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/La-famille-divisee-450×338.jpg” alt=”La famille Koualet” width=”450″ height=”338″ />La famille Koualet
Le régime de Bangui et la dictature
Une famille paisible de Bangui a été divisée à la suite de problèmes avec le régime en place. Le père, un humanitaire travaillant pour l’organisation Médecins Sans Frontières, qui s’appelle koualet Mike issa , a fui avec sa femme, une agent de police, qui s’appelle Francis Mbari, accusée par le régime de Bangui d’avoir travaillé ensemble avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et leur plus jeune fille, qui s’appelle koualet Degrace précieuse, pour se réfugier au Congo-Brazzaville. Cependant, leur fils aîné de trois ans, qui s’appelle koualet junior, est resté à Bangui.
La situation a été particulièrement difficile pour la famille depuis leur départ de Bangui pour le Congo-Brazzaville, avec les parents perdant tous deux leur emploi et les enfants ayant du mal à suivre leur scolarité, tant à Bangui qu’à Brazzaville. La séparation du fils aîné de ses parents a été particulièrement éprouvante pour lui.
Cependant, au Congo, la vie n’est pas aussi aisée pour les parents qui vivent chaque jour en cachette.
Ainsi va la vie en Centrafrique
Malheureusement, cette situation est courante en République centrafricaine, où l’instabilité politique et les conditions de vie difficiles sont monnaie courante pour de nombreuses familles. Pourtant, les autorités ont la responsabilité de protéger les citoyens et de veiller à ce que les familles puissent vivre en paix et en sécurité dans leur propre pays.
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – La République Centrafricaine fait face à un défi majeur : le discours de haine. Pour lutter contre cette menace pour la paix et la sécurité, l’ONG AJEMADEC a organisé un atelier avec la participation de Nina Yankinon, citée par l’UN-IE-CAR sur Twitter.
Centrafrique.org/un-atelier-organise-par-ajemadec-sous-le-soutien-de-lun-ie-car-pour-des-elections-locales-apaisees/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/un-atelier-organise-par-AJEMADEC-sous-le-soutien-de-lUN-IE-CAR-pour-des-elections-locales-apaisees-450×338.jpg” alt=”un atelier organisé par AJEMADEC sous le soutien de l’UN-IE-CAR pour des élections locales apaisées” width=”450″ height=”338″ />un atelier organisé par AJEMADEC sous le soutien de l’UN-IE-CAR pour des élections locales apaisées. CopyrightUN-CAR
Combattre le discours de haine en République Centrafricaine
L’ONG AJEMADEC a organisé un atelier d’évaluation et de proposition de nouvelles pistes sur la lutte contre le discours de haine pour la paix et la sécurité en République Centrafricaine, avec la participation de Nina Yankinon citée par l’UN-IE-CAR sur Twitter. Cette initiative est encouragée par l’UN-IE-CAR qui appelle à un climat apaisé pour les élections locales de juillet prochain, lesquelles l’opposition a déjà annoncé sa non participation.
« Le discours de haine est une menace pour la paix et la sécurité dans de nombreux pays, y compris en République Centrafricaine. Il est important de lutter contre ce phénomène en proposant de nouvelles pistes et en encourageant toutes les initiatives visant à réduire la propagation des messages de haine ».
Un atelier organisé par AJEMADEC sous le soutien de l’UN-IE-CAR pour des élections locales
L’atelier organisé par AJEMADEC a été une opportunité pour les participants de partager leurs expériences et de proposer de nouvelles solutions. Il est crucial que les autorités, la société civile et les acteurs locaux travaillent ensemble pour combattre le discours de haine et promouvoir la paix et la sécurité.
L’UN-IE-CAR a souligné que les élections locales de juillet doivent se dérouler dans un climat apaisé. Les individus qui propagent des fakenews et des messages de haine doivent s’abstenir de tels actes qui sèment la discorde. Les autorités doivent prendre des mesures pour garantir la sécurité de tous les citoyens et prévenir les violences.
L’atelier d’évaluation et de proposition de nouvelles pistes sur la lutte contre le discours de haine pour la paix et la sécurité en République Centrafricaine organisé par AJEMADEC avec la participation de Nina Yankinon citée par l’UN-IE-CAR est une initiative encourageante. Il est crucial de travailler ensemble pour combattre le discours de haine et promouvoir la paix et la sécurité. Les élections locales de juillet doivent se dérouler dans un climat apaisé, et les autorités doivent prendre des mesures pour garantir la sécurité de tous les citoyens.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 7 mars 2023
Bangui (CNC) – Le Président de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, a vivement critiqué les pays occidentaux lors d’un sommet des Pays les Moins Avancés (PMA) sous l’égide des Nations Unies, qui s’est tenu le 5 mars à Doha, au Qatar. Il a accusé ces pays d’entretenir l’instabilité politique dans son pays afin de piller ses richesses et d’empêcher son développement.
Centrafrique.org/filme-en-train-de-danser-avec-ses-generaux-au-palais-de-la-renaissance-touadera-suscite-lindignation-generale/touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-62189″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui-450×253.png” alt=”Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui” width=”450″ height=”253″ />Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui
Touadera critique frontalement les occidentaux
Comme si le dirigeant centrafricain vit sur le monde des extraterrestres. Selon lui, la République Centrafricaine est victime de visées géostratégiques liées à ses ressources naturelles. Depuis son indépendance, le pays subit un pillage systématique facilité par l’instabilité politique entretenue par certains pays occidentaux, ainsi que par des groupes armés terroristes dont les leaders sont des mercenaires étrangers.
D’après le Président illégitime Touadera (selon l’opposition), Ces groupes armés visent à rendre le pays ingouvernable et à empêcher l’État d’exercer son droit de souveraineté sur les réserves naturelles et son droit légitime à l’autodétermination.
Rappelons qu’après le départ des troupes françaises de la République Centrafricaine, Moscou y a envoyé des instructeurs militaires en 2018, puis des milliers de paramilitaires en 2020 à la demande du Président centrafricain Touadera , confrontée à une rébellion menaçante.
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a également évoqué les exactions commises contre la population et l’armée et ses alliés russes, accusant les groupes armés de violer les droits de l’homme en République Centrafricaine. En février, l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en Centrafrique avait déjà accusé ces groupes armés de commettre des exactions contre la population et des élus.
Faustin-Archange Touadéra a également fustigé le prétendu l’embargo injuste et illégitime sur les armes à destination des forces armées centrafricaines et sur le diamant centrafricain, ainsi que les campagnes de désinformation et de diabolisation menées par certains médias étrangers en vue de décourager les investisseurs.
Le président centrafricain estime que le peuple centrafricain est pris en otage par les visées géostratégiques auxquelles il est totalement étranger. Il appelle ainsi à la levée de la suspension de l’aide des bailleurs (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque mondiale) et de l’embargo sur les armes et les diamants. Selon lui, les efforts de son gouvernement sont compromis par ces visées géostratégiques, et il souhaite que son pays puisse enfin exploiter ses richesses pour sortir de la pauvreté.
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023
Bangui (CNC) – Trois gendarmes ont failli être désarmés par un gang de bandits, dont figure un Soldat FACA au quartier km 5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Grâce au ministre Sébastien Wénézoui, les trois agents ont pu être exfiltrés et ramenés à leur poste.
Centrafrique.org/Centrafrique-quand-une-operation-des-forces-de-lordre-tourne-au-fiasco-au-marche-du-pk5/les-soldats-faca-les-gendarmes-et-les-policiers-appuyes-par-les-mercenaires-de-wagner-dans-le-marche-du-pk5-mamadou-mbaiki-ce-jeudi-22-septembre-2022/” rel=”attachment wp-att-59716″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki ce jeudi 22 septembre 2022
Tentative du désarmement des gendarmes au KM5
Selon des informations recueillies, la scène s’est produite vers le pont Jackson, non loin du Bea Rex, au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
En effet, dans l’après-midi du samedi 4 mars, un groupe des brigands, non identifiés, était en train d’agresser un jeune homme quand les gendarmes, en poste devant le Bea Rex au Km5 sont intervenus pour séparer les belligérants. Très mécontent, ce groupe des bandits s’est retourné contre les gendarmes pour les désarmer et agresser. Ainsi débute une altercation entre ces gendarmes, qui étaient au nombre de trois, et ces bandits non identifiés.
Les gendarmes ont tenté de dissuader la foule en tirant plusieurs coups de feu en l’air, mais en vain. La foule se montrait de plus en plus menaçante.
Cependant, le ministre Sébastien Wénézoui, de passage dans le secteur, s’est retrouvé nez à nez avec la foule qui est en train de bousculer les gendarmes. Avec son garde du corps, ils ont très rapidement exfiltré les trois gendarmes et les ramener à leur poste.
« Des bandits qui veulent désarmer 3 ou trois gendarmes en service. Heureusement que moi et mes gardes rapprochés avions réussi à leur embarquer dans mon véhicule de commandement et les ramené à leur poste au KM5 », affirme à CNC le ministre Sébastien Wénézoui.
Rappelons que les forces de l’ordre en poste au quartier km 5 sont la cible d’attaque des individus mal intentionnés. Mais grâce à leur détermination, ils arrivent à tenir leur position.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023
Bangui (CNC) – Le président François Bozizé a quitté N’djaména pour la Guinée Bissau à la demande des États-Unis et en accord avec le Président Mahamat Idriss Deby Itno de la République du Tchad. Cette décision fait partie des négociations diplomatiques visant à éconduire Wagner de la République Centrafricaine. La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) se montre déterminée à faire partir le président centrafricain Touadéra, que ce soit de gré ou de force.
Le président François Bozizé, costume bleu marine, micro de couleur rouge, lors de son dernier meeting en 2012
Départ du président Bozizé du Tchad, la CPC déterminée
L’ancien Président centrafricain, le général François Bozizé a quitté N’Djamena le vendredi 3 mars 2023 à la demande de l’administration américaine et en accord avec le Président de transición du Chad, le général Mahamat Idriss Deby Itno. Cette décision a été prise dans le cadre de négociations diplomatiques visant à permettre au Président de la République Faustin Archange Touadera, le président centrafricain, de donner le gage de sa volonté d’éconduire Wagner de la République Centrafricaine.
Les États-Unis considèrent que l’éloignement de Bozizé de la frontière centrafricaine sera la preuve de leur bonne foi. L’ex-Président Bozizé, quant à lui, considère sa nouvelle position comme un espoir pour les combattants de la liberté et de la démocratie en République Centrafricaine.
Ce départ ne change rien sur le terrain
Le Conseiller en Communication de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), Béranger Ludovic Igor Lamaka, a déclaré que cette décision ne constituait pas un obstacle à la volonté du président Bozizé de continuer le combat pour la libération du peuple centrafricain du pouvoir autocratique et tyrannique de Touadéra. Selon lui, la balle est maintenant dans le camp de Touadéra et de ses alliés mercenaires de Wagner.
La situation politique en République Centrafricaine semble devenir de plus en plus tendue avec ces développements. La CPC demeure déterminée à faire partir Touadéra, que ce soit de gré ou de force. Les événements qui se dérouleront dans les prochains jours seront scrutés de près par la communauté internationale.
Rédiger par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023
Bangui (CNC) – La République centrafricaine, pays d’Afrique centrale, est à nouveau confrontée à une situation de tension entre la population et les forces armées du pays. À Ouanda Djallé, une ville de la préfecture de la Vakaga, les habitants sont en colère après l’assassinat du soldat Yassine Mahamat par ses collègues militaires. La situation est d’autant plus tendue que les soldats FACA, les forces armées centrafricaines, se sont réfugiés dans la base des casques bleus de la Minusca, la mission de l’ONU en République centrafricaine.
Le soldat Yassine Mahamat tué dans la nuit du vendredi à samedi 25 février 2023 par ses collègues militaire à Ouanda-Djallé
L’extrême tension entre la population et les soldats FACA à Ouanda Djallé inquiète
Les événements tragiques qui ont conduit à cette situation ont commencé le 14 février 2023, lorsque des rebelles de la CPC ont attaqué un poste avancé de l’armée nationale à Sikikédé. Vingt-quatre soldats FACA ont été faits prisonniers, quatre ont été tués et douze autres ont réussi à s’échapper, dont Yassine Mahamat. Le soldat a marché pendant plusieurs jours pour rejoindre son village d’origine, Ouanda-Djallé, où il a été accueilli par ses collègues militaires et la Minusca.
Mais le vendredi 24 février 2023 la situation a basculé. Un sous-officier FACA a ordonné à Yassine Mahamatde retourner dormir à la base. Malgré l’absence d’arme, le soldat a obtempéré à l’ordre. Cependant, sans motif valable, l’adjudant-chef a tiré à bout portant sur le soldat et a traîné son corps avec eux jusqu’à la base. L’horreur de l’acte a provoqué une réaction violente de la population, qui s’est rassemblée devant la base des soldats FACA pour demander justice.
Le reflet d’une crise qui dure des années
Cette situation est le reflet d’une crise qui dure depuis plusieurs années en République centrafricaine, où les rebelles et les groupes armés opèrent dans certaines régions du pays. La mission de la Minusca est de protéger les civils et de contribuer à la stabilité et à la sécurité du pays. Cependant, l’assassinat de Yassine Mahamat montre que la situation reste fragile et que la population a peu confiance en ses forces armées.
Il est essentiel que les autorités centrafricaines agissent rapidement pour enquêter sur cet assassinat et pour rétablir la confiance entre la population et les forces armées. La justice doit être rendue, non seulement pour Yassine Mahamat, mais aussi pour tous les civils victimes de violences dans le pays.
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023
Bangui (CNC) – Les événements tragiques survenus récemment dans le nord de la République centrafricaine ont suscité une vive émotion dans l’opinion publique. Les rebelles tchadiens, qui ont établi leur campement dans la localité de Benamkoro, ont violé et assassiné une jeune commerçante de la ville voisine de Paoua.
Centrafrique.org/faustin-archange-touadera-un-pion-dangereux-des-wagner-dans-la-chasse-a-loccident-en-afrique-au-profit-de-la-russie/des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain/” rel=”attachment wp-att-62064″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Des-rebelles-tchadiens-sur-le-sol-centrafricain-450×248.png” alt=”Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain” width=”450″ height=”248″ />Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain. Image publiée par les intéressés eux-même
Les rebelles tchadiens viennent de violer et assassiner une commerçante centrafricaine
Ces rebelles, soutenus par les mercenaires de Wagner et le gouvernement centrafricain, ont semé la terreur dans la région depuis plusieurs mois maintenant. Mais leur brutalité s’est intensifiée ces derniers jours, au point d’alarmer sérieusement la population locale.
Le mercredi 1er mars dernier, la jeune commerçante de Paoua est partie approvisionner son commerce en produits locaux, à bord d’un taxi-moto. C’est alors qu’à l’entrée de la ville de Benamkoro, elle est tombée nez à nez avec les rebelles tchadiens. Face à leur violence et à leur brutalité, le conducteur de taxi-moto a pris la fuite, abandonnant la jeune fille seule face à ses agresseurs.
Le viol et l’assassinat
Les rebelles ont alors commis l’irréparable, en abusant sexuellement de la jeune commerçante. La victime n’a pas survécu à ses blessures et a succombé quelques minutes plus tard devant ses bourreaux, qui ont abandonné son corps sur place avant de repartir dans la forêt.
Le jeune conducteur de taxi-moto a quant à lui réussi à s’échapper et a alerté les autorités à Paoua de la présence des rebelles tchadiens dans la région. Malheureusement, les forces de défense et de sécurité centrafricaines n’ont pas pu intervenir et ont même placé le conducteur en garde à vue sans mener d’enquête approfondie.
Les parents de la jeune commerçante ont alors décidé d’inhumer leur fille à Paoua, tandis que les rebelles continuent d’occuper la ville et ses environs en toute impunité, avec la complicité des autorités centrafricaines et des mercenaires de Wagner.
Cette tragédie souligne une fois de plus l’urgence de mettre fin aux conflits armés qui déchirent le pays depuis des décennies. La communauté internationale, via la Minusca, doit prendre des mesures concrètes pour protéger les populations civiles contre les exactions des groupes armés, en assurant notamment la sécurité des femmes et des filles, qui sont souvent les premières victimes de ces violences.
Rédigé par Fortuné Boberang
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le 6 mars 2023
Bangui (CNC) – L’arrestation du journaliste Auconfort Shadrack Morouba à son domicile la nuit du vendredi 03 du mois en cours a suscité de nombreuses spéculations dans l’opinion publique. Alors que certains parlent d’enlèvement politique, d’autres évoquent des conflits internes à la commission nationale des réfugiés (CNR) dont il est le responsable n°1 à Mongoumba.
Cependant, en tant que fins connaisseurs des dossiers sensibles, nous avons la forte conviction que cette arrestation aurait un lien avec des questions de sûreté intérieure de l’État. Il est peu probable que le chef d’état-major général de l’armée et son staff aient ordonné une arrestation qui aurait provoqué des ondes de choc politiques.
Il est vrai que des publications circulant sur les réseaux sociaux suite aux révélations de corbeaunews incriminent certains officiers supérieurs et généraux de nos FACA, mais il serait imprudent de conclure que ces publications sont à l’origine de l’arrestation de notre confrère. Les raisons profondes de cette arrestation restent pour l’instant inconnues.
Un directeur de publication
Ce que nous savons, c’est que le confrère Auconfort Shadrack Morouba est directeur de publication du journal L’Événement fondé en 2010. Il est également titulaire d’un contrat à durée indéterminée à la CNR depuis 2020 et est affecté à Mongoumba en tant que chef d’antenne depuis 2021. Son travail consiste à assister les déplacés internes et les réfugiés en collaboration avec l’agence onusienne UNHCR.
Actuellement détenu dans les locaux de la brigade de l’OCRB de Bangui après avoir passé brièvement dans les cellules militaires du Camp de Roux, notre confrère devrait être présenté au parquet de Bangui dans les prochains jours pour la suite de la procédure. Nous espérons qu’il sera traité avec justice et impartialité. Mais d’après nos informations, notre confrère Auconfort Shadrack Morouba serait accusé, à tort, d’être un des rédacteurs du site d’information en ligne corbeaunews et à ce titre, le révélateur des maux qui gangrènent le bon fonctionnement des FACA.
Cette affaire complexe met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes en République centrafricaine.
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le lundi 6 mars 2023