Bangui (République centrafricaine) – C’est une très mauvaise nouvelle pour les autorités centrafricaines pour ce début d’année 2023. Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu ce samedi matin dans l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/bureau-des-recettes-de-la-douane-a-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Bureau-des-recettes-de-la-douane-a-Baboua-450×274.jpg” alt=”Bureau des recettes de la douane à Béloko” width=”450″ height=”274″ />Bureau des recettes de la douane à Béloko . CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu
Selon des informations recoupées par notre correspondant dans la ville, l’incendie du bâtiment du bureau de recettes douanières de Béloko aurait été provoqué par l’explosion d’un camion-citerne qui aurait pris feu quelques minutes après l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). On ignore si le bâtiment de recettes douanières de Béloko aurait été complètement dévasté par les flammes, car les détonations d’armes continuent.
Souvenez-vous, au mois de juin dernier, les Mercenaires russes de la société Wagner avaient annoncé aux autorités locales que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se préparaient à mener une opération de sabotage non seulement à Bouar, mais aussi à Béloko. D’après eux, certains points ont été visés, tels que le bureau de recettes douanières, la justice, la brigade de la gendarmerie, le commissariat de la police, mais aussi les commerces et certains biens des particuliers sont aussi visés. C’est ainsi que la ville de Bouar et celle de Béloko , dans la préfecture de la Nana-Mambéré, seraient encerclées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis plusieurs jours.
Avec l’incendie du bureau de recettes douanières de Béloko, les gens ont finalement compris que ces mercenaires de Wagner ont raison.
Même les hommes de Wagner basés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont été rappelés pour sécuriser le corridor Bangui – Béloko depuis près d’une semaine. Mais ils sont présentement à Sagaini.
Rappelons que Le Service de recettes douanières de Béloko est situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La RCA
Le but des rebelles, selon un officier FACA, n’est pas de prendre la ville, mais de saboter des infrastructures officielles.
Bangui (République centrafricaine) – La ville centrafricaine de Béloko, située à une centaine de kilomètres de Bouar à la frontière avec le Cameroun, est à nouveau secouée depuis 5 heures du matin par des détonations d’armes automatiques. Les témoins ignorent ce qui s’est passé dans la ville.
Centrafrique.org/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun-450×421.jpg” alt=”Au centre-ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”421″ />Au centre-ville de Cantonnier, une localité centrafricaine à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023
détonations d’armes à Béloko
Samedi 21 janvier 2023, vers 5 heures du matin, à Béloko, une ville centrafricaine située sur le corridor Bangui Douala à la frontière avec le Cameroun, s’est réveillée sous des tirs d’armes automatiques. La population civile paniquée et s’est terrée chez elle, d’autres tentent de fuir la ville.
Pour l’heure, les armes lourdes et légères continuent de pleuvoir à Béloko . Certains parlent d’une attaque armées , mais ignorent toujours la provenance.
Joint au téléphone, un élément de force de sécurité intérieure parle quant à lui d’une tentative d’incursion de la ville par des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mais elle est repoussée par les soldats FACA et leurs alliés de Wagner.
Mais une source indépendante à Béloko contactée par CNC parle quant à elle de la violence de l’attaque. D’après elle, un camion citerne aurait été incendié par les assaillants. Les détonations d’armes continuent pour l’heure.
Présentement, toutes les activités économiques sont à l’arrêt.
Rappelons que la semaine dernière, des rumeurs d’une éventuelle attaque des positions des forces gouvernementales circulent comme une traînée de poudre dans la ville.
Bangui (République centrafricaine) – Désormais vivre dans les pays voisins de la RCA en tant que réfugiés est un danger permanent. Après le cas de monsieur Stanislas Dangabo, un agent de communication de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua , rapatrié du Cameroun et livré aux forces de l’ordre centrafricaines, c’est le cas de la policière Mbari Francy, kidnappé par les miliciens requins de la garde présidentielle, puis s’est échappée pour se réfugier au Congo-Brazzaville, vient d’être rapatrié à Bangui dans des conditions très obscures et énervantes.
Centrafrique.org/la-policiere-mbari-francy-enlevee-en-juin-dernier-par-les-requins-est-en-fuite-avec-sa-famille-a-letranger/madame-mbari-francy-policiere-enlevee-par-les-miliciens-du-pouvoir-en-juin-2022/” rel=”attachment wp-att-59315″ data-wpel-link=”internal”>Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
la policière Mbari Francy vient d’être kidnappée et rapatriée à Bangui
Kidnappée le samedi 14 janvier 2023 dans le marché de Brazzaville, la policière Mbari Francy s’est retrouvée à Bangui quelques heures plus tard aux mains des forces de l’ordre.
Détenue secrètement, la policière ne fait aucun signe de vie à ses parents ni à son époux depuis son retour forcé dans la capitale centrafricaine.
Alors, la question est maintenant de savoir qui est à l’origine du kidnapping de la policière à Brazzaville.
Selon des sources contactées par la rédaction du CNC au Congo-Brazzaville, ce seraient les forces de l’ordre locales qui seraient à l’origine du kidnapping et du rapatriement de la policière Mbari Francy.
Alors, comment quelqu’un qui est sous protection du HCR peut-il être kidnappé et rapatrié dans son pays?
Difficile de comprendre le comportement des forces de l’ordre de Brazzaville. Ceci dit, la vie de tous les réfugiés dans les pays voisins est en danger.
Enlevée à son domicile du quartier Bakongo, dans le deuxième arrondissement de Bangui par des miliciens requins lourdement armés dans la nuit du lundi à mardi 21 juin 2022 vers 3 heures du matin, la policière Mbari Francy a été gravement torturée puis violée par ses ravisseurs avant d’être libérée le lendemain.
Vu son état de santé, elle avait été admise à la clinique du MSF pour des traitements médicaux d’urgence. Pendant ce temps, son époux, qui travaille aussi au médecin sans frontières (MSF), appelle le procureur de la République, le directeur général de la police et le directeur de l’OCRB pour les informer de la libération de son épouse par ses ravisseurs. À la surprise de tout le monde, un policier, qui se présente comme enquêteur, est arrivé à la clinique du MSF pour interroger la policière. Étant en état d’inconscience, la policière ne pouvait pas parler. L’enquêteur insiste, les médecins lui ont dit de ne pas insister, car il s’agit de la vie de quelqu’un.
Suite aux propos des médecins du MSF, l’enquêteur est obligé de joindre son directeur général, le général de police Bienvenu Zokoué pour l’informer que la policière Mbari Francy est dans un état d’inconscience, et c’est difficile d’entretenir avec elle.
Tentative d’arrestation de son mari par la police de l’OCRB
Lors de cette conversation, le DG Zokoué répond à ce policier de conduire son mari à l’OCRB pour l’interroger.
Pendant ce temps, le mari, de son côté, pensait que c’est juste pour le demander des informations sur le déroulement des faits. Mais arrivée à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB), le DG ordonne le placement en détention du mari. Surprise! Personne ne comprend rien. Malgré tout, le DG insiste pour que la policière soit arrêtée le même jour.
Quelques minutes plus tard, l’enquêteur interroge le mari de la policière. D’après le DG de la police, la policière serait en contact direct avec Bozizé. C’est elle qui donnait des informations secrètes aux rebelles. Voilà! Le masque commence à tomber. Donc l’enlèvement, le viol et la torture de la policière par les miliciens requins ont été commandités par le plus haut sommet de l’État avec la complicité du Directeur général de la police Bienvenu Zokoué. Ce dernier est même étonné que la policière soit libérée. Pour lui, la policière Mbari Francy allait être exécutée par ses ravisseurs. Il a eu la surprise de la voir revenir chez elle.
Mais avec le rapatriement forcé de la jeune policière, sa vie est sérieusement en danger. La justice internationale pourrait être saisie sur cette affaire, et l’État congolais pourrait s’expliquer devant les instances internationales.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de Linguiri, située à 35 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Ndélé, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques depuis mercredi soir. La population en débandade, et la ville occupée par les rebelles.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Rédigé par Moise Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
La ville de Linguiri occupée, celle de Bamingui isolé par les rebelles de la CPC
Si à Linguiri les rebelles ont totalement occupé la ville et y mènent des patrouilles depuis mercredi soir, à Bamingui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Bamingui-Bangoran, située à 130 kilomètres de Ndélé et 120 kilomètres de Mbrés, a été complètement isolée par les groupes armés.
Tout autour de la ville, à 5 kilomètres à l’entrée de Bamingui, les rebelles ont mis leur ceinture, verrouillant toutes circulations dans les deux sens.
Tandis qu’à Linguiri, la population locale affirme que les rebelles ont pillé un magasin d’un commerçant local qui a été gravement agressé par les assaillants.
Transféré à l’hôpital de Mbrés, ce commerçant est dans un état stable, selon les membres de sa famille.
Entre-temps, les forces de Wagner et les soldats FACA se sont mobilisés pour aller dégager les rebelles dans ce village.
Rappelons que depuis le mois de décembre dernier, la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est signalée massivement dans les régions du nord et nord-est, notamment dans la préfecture de la Vakaga, mais également celles de la Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto.
À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques
Bangui (République centrafricaine) – Depuis près d’un mois, dans la Nana-Mambéré, les hommes de la société de mercenariat russe Wagner ne font plus de combats avec les rebelles. Ils se sont concentrés sur des chantiers miniers locaux. Mais depuis le début de la semaine dernière, ces mercenaires de Wagner abandonnent les chantiers miniers pour se regrouper à un seul point. Pourquoi?
Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Rédigé par Gervais Lakosso
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Nana-Mambéré , les mercenaires de Wagner abandonnent leurs positions
La décision serait venue d’en haut, c’est-à-dire de leur chef hiérarchique. Et ceci n’est pas une surprise du moment où ils l’avaient annoncé quelques semaines plutôt à Baboua.
Comme l’a constaté notre équipe, les hommes de Wagner ont abandonné tour à tour leurs positions dans différentes localités à l’intérieur de la préfecture de la Nana-Mambéré, telle que Yidéré, Lamy-Pont, Kpandé, Nguia-Bouar, Abba, etc. et se sont tous regroupés à Sagaini. D’après ce qu’ils ont dit à la population locale, leur objectif actuel serait de sécuriser l’axe de ravitaillement de la capitale centrafricaine, notamment celui qui couvre Bouar Béloko, toujours dans la Nana-Mambéré. Or, d’autres sources à l’état-major à Bangui affirment que ces hommes de Wagner seraient rappelés à Bangui par le gouvernement pour venir mettre une ceinture autour de la capitale Bangui pour prévenir toute éventualité. Cependant, une autre source, cette fois dans le gouvernement, précise que ces mercenaires de Wagner basés dans différentes localité de la Nana-Mambéré seraient rappelés à Moscou pour être déployés en Ukraine. Difficile d’y voir clair. Mais ce qui est pour l’instant sur, c’est que ces hommes de Wagner déployés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont tous quitté leurs positions respectives pour se concentrer à Sagaini.
Bangui (République centrafricaine) – Après avoir rencontré brièvement le Président de la République Faustin Archange Touadera dans sa résidence du quartier Boy-Rabe la semaine dernière, monsieur Hassan Guenderou, ancien général de l’UPC ayant rejoint le camp présidentiel au côté de son ami Hassan Bouba, vient de faire une déclaration controversée sur la chaîne camerounaise prorusse Afrique Médias , accusant le groupe français Castel d’avoir financé le groupe armé de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Une manifestation a également été prévue dans les prochains jours devant la brasserie MOCAF.
Le général rebelle Hassan Guenderou
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Wagner a la manœuvre contre le groupe français CASTEL
Personne n’est dupe. Qui peut croire encore à ce genre de manipulation grossière en République centrafricaine, si ce ne sont que les partisans du Président Faustin Archange Touadera.?
Hassan Guenderou, né à Sido dans les années 60, est un expert coupeur de route à l’époque du Président André Kolingba. Recherché activement par les forces de l’ordre centrafricaines, l’homme avait pris la fuite pour rentrer au Tchad. Sur place, monsieur Hassan Guenderou n’avait pas lâché ses mauvaises habitudes de coupeurs de route avant d’être recherché par la gendarmerie tchadienne.
Recruté par monsieur Ali Darassa, chef du groupe armé UPC, monsieur Hassan Guenderou occupait tour à tour des postes au sein dudit mouvement politico-militaire.
Commandant de zone du Sud-est, monsieur Hassan Guenderou s’est séparé de son chef Ali Darassa pour se rapprocher du gouvernement centrafricain grâce à son ami Hassan Bouba, un autre ex-chef de l’UPC devenu ministre de l’Élevage et de la Santé animale.
Rentré à Bangui avec ses deux femmes et ses enfants, monsieur Hassan Guenderou a été brièvement arrêté par les éléments de la garde présidentielle la semaine dernière. Les domiciles de ses deux épouses faisaient l’objet de fouille. Mais après son arrestation, l’homme n’a été détenu que quelques minutes. Il a ensuite rencontré le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera. Plusieurs points sécuritaires ont été débattus par les deux hommes, parmi lesquels, les activités de l’UPC sur le terrain en ce moment.
capture d’écran d’une vidéo de la chaine pro-russe Afrique média lors de l’interview de monsieur Hassan Guenderou, ex-général rebelle de l’UPC ralié au gouvernement
Wagner à la manœuvre
Pour la société ténébreuse russe Wagner, c’est une occasion en or pour manipuler ce père de famille au passé lourdement criminel. Ainsi, Wagner lui fait avaler des mots et des phrases à dire. Une mise en scène validée par la chaîne camerounaise pro-Wagner Afrique Médias.
Selon les propos copieusement avalés et déversés par monsieur Hassan Guenderou, le groupe français CASTEL aurait financé Ali Darass avec de l’argent et des moyens. Avec cet argent, Ali Darass aurait acheté des armes au Soudan.
Vous l’aurez compris. Le but de Wagner serait de fournir des raisons et pousser les gens dans les rues afin d’inciter gouvernement à ordonner la cessation des activités du groupe CASTEL en Centrafrique et ainsi laisser la place aux boissons russes détestées par les centrafricains. Mais ils oublient que c’est grâce aux impôts versés par CASTEL que l’État paye les salaires des fonctionnaires. Mais si c’est Wagner, rien ne va être versé à l’État comme d’habitude.
Bangui (République centrafricaine) – Impliqués dans l’assassinat de deux éleveurs peuls et de leurs bœufs, deux mercenaires de Wagner, détachés à Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine, ont été désarmés et punis par leur chef hiérarchique, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
Centrafrique.org/rca-nana-mambere-la-presence-des-3r-cree-une-panique-au-village-bokaya/sur-la-route-de-bozoum-paoua-village-tale-3/” rel=”attachment wp-att-38212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/Sur-la-route-de-Bozoum-Paoua-village-Talé-450×338.jpg” alt=”Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.” width=”450″ height=”338″ />Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Deux mercenaires de Wagner désarmés par leurs chefs
En effet, le dimanche 15 janvier dernier,4 mercenaires de Wagner, munis de leurs armes, à bord de leur motocyclette, étaient arrivés dans un tout petit village à 35 kilomètres de Paoua sur l’axe de Bozoum. Tout est calme ce jour. Tous les habitants étaient partis au champ, Les Wagner, de leur côté, ont abattu avec leurs armes huit cabris appartenant aux habitants de ce village.
Pendant qu’ils étaient sur place, ils ont constaté un mouvement des troupeaux de bœufs accompagnés des éleveurs qui traversaient la route qui relie la ville de Paoua à celle de Bozoum. Aussitôt, ils ont précipité pour aller tirer sur ces éleveurs et tuer deux d’entre eux ainsi que 4 de leurs bœufs.
Pendant ce temps, à Paoua centre, la nouvelle commence à circuler comme une traînée de poudre dans les différents quartiers jusqu’à la préfecture. Une autre équipe des Wagner accompagnée de l’imam de la mosquée de Paoua sont allés sur le lieu pour vérifier l’information. Effectivement les faits sont réels, et les deux hommes de Wagner impliqués dans cette tragédie ont été désarmés sur place par leurs collègues et ramener à Paoua. Depuis trois jours, les deux Wagner suspectés sont sous sanction de leur chef.
Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain a annoncé que le contrat de concession signé avec la société Aviation Handling Service pour l’aéroport international de Bangui Mpoko a été résilié. Motif : non-conformité de standard de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.
Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
L’État résilie le contrat de la société Aviation Handling Service
Selon le ministère centrafricain des Transports et de l’aviation civile, le contrat de concession pour la sécurité aéroportuaire attribué à la société Aviation Handling Service Depuis 2007 est désormais résilié pour des raisons suivantes : non-conformité de standard de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.
Pour la non-conformité de standard de qualité, le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service le non-investissement dans de nouveaux équipements. Les équipements qu’elle utilise depuis plus de 14 ans sont ceux de la compagnie Air Afrique utilisée dans les années 80. Ceci dit, elle n’a fait aucun investissement. Elle préfère repeindre ces vieux équipements et les mettre en service. En plus, certains clients se plaignent de leur mauvais accueil à l’aéroport de Bangui Mpoko. Les employés s’habillent comme s’ils sont dans leur ferme. Et plein d’autres choses que le gouvernement lui reproche.
Pour la paix sociale
En vérité, la société Aviation Handling Service en manque cruellement. Cette fois, le gouvernement a raison. D’ailleurs beaucoup des employés apprécient le ministre Djono pour sa décision. Dans cette société, le directeur général, qui se glorifie d’avoir mis toutes les autorités dans sa poche, multiplie de pressions et du dénigrement à l’encontre de ses collègues. Pour eux, leur Directeur général a un comportement mesquin et manipulateur qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues ?
Quant au non-respect des obligations contractuelles, le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service de ne pas activer la procédure pour le renouvellement de son agrément de service. Or, dans le contrat de concession signé en 2007 avec le gouvernement, il est indiqué que trois mois avant la fin du contrat, la société Aviation Handling Service doit entamer la procédure pour le renouvellement de son agrément. Passé ce délai, le contrat devient automatiquement nul.
Pour le contrat de 5 ans signé le 31 décembre 2017, la société Aviation Handling Service doit déclencher la procédure du renouvellement de son agrément dès le mois de septembre 2022, c’est-à-dire trois mois avant la fin du contrat qui est en décembre 2022. Or, depuis cette date, la société Aviation Handling Service n’a adressé aucune correspondance au ministère des Transports. Ce qui complique du coup son affaire. Sur ce, le gouvernement a décidé de signifier à la société Aviation Handling Service la résiliation de son contrat de concession. Ceci dit, elle doit arrêter toutes activités à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Au début, avec l’annonce de la résiliation du contrat avec la société AHS, on avait vu les dirigeants de cette société multiplient des manœuvres pour tenter de convaincre le ministre des Transports et le Président Touadera.
Le vendredi 11 novembre, le conseil d’administration de cette société a dépêché une délégation à Bangui pour rencontrer le ministre et le Premier ministre. L’histoire de graisser leurs pattes, c’est-à-dire leur donner du pot de vin. Mais cette fois, ils n’ont pas pu rouler les autorités centrafricaines dans la farine.
Selon des informations recueillies, le gouvernement a désormais besoin d’un nouveau partenaire qui pourrait lui être bénéfique à double niveau. D’abord sur la redevance, une augmentation sera appliquée, le maintien de la paix sociale, l’augmentation de salaire des employés.
Bangui (République centrafricaine) – Interpellé par les forces de l’ordre depuis la semaine dernière, monsieur Armand Touaboy, promoteur culturel centrafricain a été transféré mercredi à la prison centrale de Ngaragba.
Centrafrique.org/Centrafrique-panique-au-domicile-du-general-lapo-son-garde-du-corps-abattu/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019-2/” rel=”attachment wp-att-28584″ data-wpel-link=”internal”>Des gendarmes en patrouille à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Armand Touaboy déféré à la prison centrale de Ngaragba
Même si les circonstances de son arrestation reste à ce jour floues, la justice lui aurait reproché d’avoir détenir illégalement une arme à feu. Une infraction pénalement condamnable si l’intéressé ne possède pas d’une autorisation de ports d’armes à feu.
Selon des informations provenant des sources proches du dossier, c’était au cours d’un contrôle de routine que les forces de l’ordre auraient constaté la présence d’une arme à feu dans sa voiture.
Fouillant le véhicule d’avant en arrière,les forces de l’ordre saisissent l’arme en question. Il est arrêté et accusé de possession illégale d’armes à feu. Placé en garde à vue, monsieur Armand Touaboy a été déféré devant le procureur de la République qui a ensuite ordonné son placement en détention provisoire.
Or, une autre source proche de sa famille nous parle d’un montage grossier visant seulement à le foutre en prison.
Selon la procédure pénale, si les forces de l’ordre n’avaient pas le mandat de perquisition pour fouiller dans le véhicule de monsieur Armand Touaboy, donc la poursuite est illégale et nulle. Donc les avocats de monsieur Armand Touaboy doivent déposer plainte contre ces forces de l’ordre et la justice centrafricaine. Mais dans ce pays, tout marche à l’envers. Les forces de l’ordre peuvent faire ce qu’elles veulent en toute impunité. En plus, monsieur Armand Touaboy, étant ancien militaire proche de l’ex-Président François Bozizé, il est dans le viseur du régime de Touadera. Ce qui fait que tous ses gestes sont contrôlés par le gouvernement.
Pour sa famille, monsieur Armand Touaboy est la victime du régime en place.
Affaire à suivre…
À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques
Bangui (République centrafricaine) – Dans un post publié sur la plateforme de réseau social Facebook que les internautes l’ont qualifié de maladroite, la présidence de la République, sur sa page officielle, a voulu communiquer sur de prétendus témoignages de sympathie des personnes âgées au Président de la République Faustin Archange Touadera. Malheureusement la mise en scène tourne à la dérision. Sur les réseaux sociaux, c’est la pluie des critiques qui tombe, démoralisant au passage les communicants du chef de l’État.
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
quand un post de la présidence publié sur Facebook suscite la polémique
Depuis la date de sa publication, le post a déjà reçu une centaine des commentaires hostiles des Centrafricains de toute origine. Nombreux d’entre eux pensent que c’est indigne ce genre de publication qui affiche publiquement les visages de ces mamans et grand-mère en train de recevoir 1000 francs CFA de la main du chef de l’état.
Pour madame Mokodopo Carine, au-delà de l’expression écrite, le service de communications du Président de la République partage sur Facebook des images qui sont totalement en désaccord avec leur texte.
« Revoyiez votre service com, et surtout arrêtez de prendre ses pauvres mamans en otage pour servir une politique en totale contradiction avec les principes même de la gouvernance d’un pays, car, si tout va bien, aucune des Mamans. N’irai envahir chez notre cher Président. N’oubliez pas qu’il arrive parfois que nous tombions dans le piège tendu à autrui par mégarde, où. simplement par calcul mathématique », déclare cette dame dans son commentaire.
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président
La pauvreté atteint une limite extrême en RCA
Pour monsieur Wilfrid Ngoundji Kodjo, La pauvreté a atteint une limite extrême dans ce pays.
Même son de cloche du côté de monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany.
« Ce genre de discours est dépassé, monsieur le président de la République. Revoyez votre système. Ramasser les mamans, les exposés au soleil n’est pas la bonne méthode pour redorer son image moins encore se garantir un autre mandat », s’alarme monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany sur Facebook. D’après lui, on est heureux d’avoir une République des mendiants en Centrafrique.
Même s’il est difficile de trier parmi ces commentaires, la quasi-totalité Se plaine sur Facebook du sort de ces mamans exposées sous le soleil à cause d’un billet de 1000 francs CFA du Président de la République.
« À cause de 2000f, tu souffres nos mères sous le soleil. Touadera, tu es née avant la honte », s’indigne Aliki Mahamat Moussa Ahmed
Sur cette publication de la présidence de la République, plusieurs observateurs pensent que vue l’impopularité du Président de la République, son service de communication doit désormais changer sa stratégie de communication qui est souvent basée sur les manipulations et le mensonge.
Bangui, République centrafricaine – Comme le dit un adage africain, «les cabris se promènent ensemble, mais ils n’ont pas le même prix». Si vous êtes un homme politique, vous avez votre propre parcours politique avant d’accéder à la magistrature suprême de l’État. Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, en Afrique, il y a président et président de la République. De la case de prison au Président de la République en passant par l’exil, il y’ a tant de manières d’accéder au pouvoir suprême. Et le monde est fait ainsi. Mais en Centrafrique, le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde.
Le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
« Le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde »
Si le Président Faustin Archange Touadera veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent sur lui, il serait mieux qu’il regarde ce qui se passe dans d’autres pays du monde avant qu’il en décide. Maître Crépin Mboli-Goumba l’a bien résumé en six lignes, les parcours de certains hommes politiques ayant fait la prison, connu l’exil avant d’accéder au pouvoir comme lui.
Selon maître Crépin Mboli-Goumba, Lula a donc été investi Président du Brésil. Il y a juste 3 ans, à 74 ans, il dormait encore en prison. Il est jusque parmi ses partisans qui le croyaient fini. Les partisans de Bolsanero, eux, avaient un sentiment de toute-puissance, surtout qu’un autre populiste, à la tête du plus puissant pays de l’histoire du monde, était occupé à renvoyer les États-Unis dans les années 60. Aujourd’hui, à 77 ans, le voilà redevenu Président.
Il y a presque trois décennies, un homme esseulé vivait en exil à Lomé. Il avait connu les honneurs de la République, puis de l’empire. Avant de connaître les affres de l’exil. Il est devenu Président. Il s’appelait Ange Félix Patassé.
Il y a presque deux décennies, un homme vivait un exil pénible. Il était devenu général tôt, au cœur du pouvoir. Avant de tromper dans une tentative de coup d’État et de connaître l’exil. Il était rentré dans son pays. Faisant preuve d’une force de caractère rare, il avait défié les moqueries pour s’occuper de son commerce. Il transportait les passagers dans son pick-up. Personne ne pariait sur lui. Il est devenu Président. Il s’appelle François Bozizé.
Il y a presque sept ans, dans l’indifférence générale, un homme avait décidé de quitter son exil français pour se porter candidat à l’élection présidentielle. Sans argent, sans équipes, il battait campagne de manière presque artisanale. Il est devenu Président. Il s’appelait Faustin Archange Touadera.
Et après avoir été élu, il veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent là pour son bon plaisir. Mais l’histoire ne s’arrête pas par la volonté d’un individu.
Que valent nos certitudes quand nous n’avons aucune prise dans les évènements?
Bangui (République centrafricaine) – Après quelques mois d’accalmie, les braqueurs ont repris du service sur l’axe Sam-Ouandja et Ouanda-Djallé. En l’espace de deux jours, deux braquages ont eu lieu sur l’axe routier Sam-Ouandja – Ouanda-Djallé. Le troisième braquage qui vient d’avoir lieu ce jeudi 19 janvier 2023 à 25 kilomètres de Sam-Ouandja.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023
Nouvelle scène de braquage à Sam-Ouandja
L’une des victimes interrogées par la rédaction du CNC affirme que parler de coupeurs de route c’est mieux d’en entendre que de tomber dans leurs filets.
Dans la journée du jeudi 19 janvier 2023, un véhicule de transport local, rempli des passagers, quittant la ville de Sam-Ouandja , à destination de Ouanda-Djallé, a été accueilli par surprise par des tirs d’armes à feu d’un groupe des coupeurs de route à 25 kilomètres de Ouanda-Djallé.
« Tout le monde main en l’air, et descendez-vous! Couchez-vous au sol! », disaient les assaillants à tous les passagers du véhicule. Les armes crépitaient toujours.
« À terre et ventre au sol et personne ne bouge. Où est l’argent ? », demandent les assaillants. (Sam-Ouandja).
Pendant que l’un des deux assaillants, celui qui n’avait pas d’armes fouillait les bagages des passagers, l’autre, qui a une arme à la main et qui surveillait les passagers couchés ventre au sol, demande à celui qui fouille les bagages de lui donner de l’eau à boire. C’est au moment de récupérer la bouteille d’eau entre les mains de son ami que l’un des passagers, très rapides, dans son action, saisit l’un des deux assaillants qui ont une arme. Au même moment, l’autre coupeur de route, qui fouillait les bagages des passagers, s’éclipse rapidement dans la nature. Mais son ami, capturé par les passagers, payait le prix.
Il a été copieusement tabassé par les passagers qui étaient en colère.
Grièvement blessé, les passagers l’ont laissé au sol et poursuivre leur route jusqu’à Ouanda-Djallé. C’est finalement ici qu’ils ont remis aux soldats FACA l’arme du braqueur récupérée. (Sam-Ouandja).
Bangui, République centrafricaine – L’annonce de la fermeture des frontières terrestres du Soudan avec la Centrafrique soulève des interrogations.
Minusca-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Base de la Minusca à Bangui. CopyrightDW
Rédigé par DW français
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Une fermeture de frontières
Le gouvernement soudanais a annoncé début janvier la fermeture de ses frontières terrestres avec la Centrafrique voisine. Il redoute les mouvements insurrectionnels susceptibles de déstabiliser Bangui et la région. Mais cette fermeture est perçue comme un signe de fragilité qui contraste avec les données sécuritaires du gouvernement centrafricain mettant en avant les progrès sécuritaires qui auraient été faits grâce à l’appui des mercenaires russes de Wagner.
Des justifications
L’annonce de la fermeture a été faite par le chef adjoint du Conseil souverain du Soudan le lieutenant général Mohamed Hamadou Dagalo. Il redoute les actions du chef de guerre Nouredine Adam, très actif dans la zone et qui a pour base arrière le Soudan.
Activement recherché par la Cour Pénale Internationale, Nouredine Adam recrute des Soudanais et indique son intention de renverser le pouvoir de Bangui. Toujours actif, son groupe n’a pas fait comme d’autres de la zone, qui se sont auto-dissous en novembre dernier.
des soldats FACA lors d’une patrouille
La stabilisation de la Centrafrique reste un défit notamment pour les forces de sécurité.
La fermeture de la frontière est donc justifié selon le ministre centrafricain de la Défense, Claude Rameaux Biro. “Nous avons effectué des déplacements au Soudan et nous avons aussi reçu la délégation officielle du Soudan pour évoquer la question des forces bipartites. Je puis vous dire que c’est à la demande du gouvernement car les actions de Nouredine mettent mal à l’aise le Soudan. Et pour votre information deux rebelles sont déjà arrêtés au Soudan”, a indiqué le ministre de la Défense.
Nouredine Adam ne semble pas effrayé par la fermeture des frontières et continue ses menaces contre le président Touadéra. Dans une vidéo postée sur Facebook, il dit ceci :
“Le peuple exige qu’on ne touche pas à la constitution. Donc, il doit écouter la voix du peuple et s’arrêter. Et s’il s’entête, je lui ai déjà prévenu en disant que ta profession de foi si elle est sincère, on va t’aider à construire ce pays. Mais si c’est de la politique politicienne, tu vas regretter.
Je pense que l’heure du regret est arrivée et je pense qu’il a regretté”.
Nouredine Adam, leader du FPRC, est le seul dans la région à contester le pouvoir du président Touadéra.
Alors cette fermeture de la frontière pourrait-elle l’empêcher d’agir ?
Karl Blagué, coordonnateur du Groupe d’action des organisations de la société civile
pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, le G16, n’y croit pas.
“Malgré les communiqués officiels de fermeture de frontière au niveau des trois frontières Tchad, Soudan et Centrafrique y compris les forces tripartites, cela n’a pas empêché la pénétration des éléments de la Séléka. Notre chef d’état-major avait effectué les déplacements du Soudan pour négocier avec les autorités soudanaises cette fermeture de frontière.Ce qu’a accepté le numéro 2 soudanais. En plus il a mis à la disposition des Wagners des groupes armés acquis à la cause du numéro 2 soudanais” explique-t-il.
Cette fermeture des frontières pourrait en plus empêcher le gouvernement de mener à bien son projet d’exploitation de pétrole à Birao, non loin du Soudan.
Bangui (République centrafricaine) – Suite à l’instruction du Président de la République Faustin Archange Touadera, son directeur de cabinet, monsieur Obed Namsio vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative, pour le Professeur Gaston Mandata Nguerekata, dans une lettre ouverte adressée au Président de la République Faustin Archange Touadera, est dangereuse et destructrice pour la RCA.
Ci-dessous l’extrait de sa lettre ouverte dont CNC a eu copie.
Centrafrique.org/accord-de-khartoum-lunion-africaine-et-lonu-nous-ont-impose-ce-quelles-nont-jamais-dicte-ailleurs-dixit-professeur-gaston-mandata-nguer1111/professeur-gaston-mandata-nguerekata-debat-televise-tvca-bon-pour-article/” rel=”attachment wp-att-27383″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/professeur-gaston-mandata-nguérékata-débat-télévisé-tvca-bon-pour-article-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.
Par Communiqué de presse numéro 001 PR/DIRCAB23, Votre Directeur de Cabinet, sur vos instructions, vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative est dangereuse et destructrice. Les Etats-Unis et le Salvador en vivent la triste et douloureuse expérience. De plus, ce Comité ne comprend curieusement aucun représentant des Ministères compétents en matière monétaire c’est-à-dire les Ministères des Finances et du Plan, ou la BEAC, ou encore des économistes de l’Université de Bangui. Comme pour ajouter aux risques déjà énormes, ce comité ne s’appuie uniquement que sur des représentants des ministères (Eaux et Forêts, Agriculture, Urbanisme, Justice,…) devenus subitement experts en matière monétaire et financière.
J’ai deux observations. Primo, comme tout bon observateur de la vie politique de notre pays, je constate que le gouvernement est désormais déplacé à la Présidence de la République avec Votre Directeur de Cabinet comme son Chef, car toute politique ou activité majeure se décide au Palais de la Renaissance, les différents ministres étant devenus de simples exécutants.
Deuxio, les Centrafricains compétents, qui pourraient prodiguer des conseils avisés sur des dossiers d’importance majeure, des compatriotes outillés pour contribuer efficacement au développement du pays et qui ne Vous font pas allégeance, sont systématiquement mis à l’écart.
Ces deux observations témoignent d’un régime autoritaire et rétrograde, qui réduit les capacités du Gouvernement.
Monsieur le Président illégitime. Votre politique en matière de crypto-monnaie est dangereuse pour le pays, pour les entreprises, pour les citoyens ; et n’a aucun avenir, sauf pour les trafiquants et les mafieux qui cherchent des moyens commodes de cacher leurs butins illicites, ou détournés, et pour échapper aux contrôles de changes. Elle ne pourra que renforcer la triste réputation d’Etat mafieux, titre que la Communauté Internationale à travers les pays frères d’Afrique Centrale, les Institutions de Bretton Woods et nos partenaires traditionnels que sont l’Union Européenne, la France, les Etats Unis, nous ont décerné sous Votre sinistre règne.
Monsieur le Président illégitime. Je vous invite très respectueusement, pendant le peu de temps qui vous reste à la tête de ce pays, de sauver l’honneur des intellectuels et scientifiques centrafricains, dont beaucoup de compatriotes, hélas, pensent désormais, sur l’exemple patent de votre cuisant échec à la tête de ce pays, que nous ne sommes pas capables d’apporter des solutions idoines à nos problèmes et surtout, de gérer l’économie et les finances publiques dans la transparence et l’intégrité, et d’offrir ainsi à nos compatriotes des conditions équitables pour l’aspiration légitime à une vie meilleure par la mobilisation des efforts de chacun .
Veuillez croire, Monsieur le Président illégitime, en l’expression de ma très haute considération.
Bangui (République centrafricaine) – Professeur de droit à l’université de Bangui depuis 38 ans, monsieur Jean-Pierre Waboué, avec madame Danièle Darlan, faisait partie des enseignants du supérieur ayant formé un tas des élites centrafricain. Intégré à la cour constitutionnelle, Danièle Darlan et Jean-Pierre Waboué ont formé une alliance dure derrière le Président Touadera, leur ancien collègue universitaire. Ils ont fait tout en faveur de celui-ci, parfois en prenant même des décisions non conformes à la constitution. Mais depuis près de trois mois, avec le départ forcé de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, il succède à celle-ci et devient le nouveau Président de la cour constitutionnelle. Mais avec la dernière décision de la cour constitutionnelle, les Centrafricains se demandent maintenant de quel côté serait Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle et pasteur de l’église de coopération évangélique de Gobongo.
Professeur Jean-Pierre Waboué, Président par intérim de la cour constitutionnelle
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Coup d’État constitutionnel de Touadera, de quel côté serait Jean-Pierre Waboué
Principal artisan de la victoire à double reprise du Président de la République à la présidentielle de 2015 et de 2020, le Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle a été reçu le vendredi 4 novembre par le Président de la République Faustin Archange Touadera. En présence des autres membres de la cour, monsieur Waboué a Pu discuter durant des heures avec le chef de l’État sur plusieurs points, notamment sur le Sangocoin et le projet de la nouvelle constitution retoqués précédemment par la cour à l’époque de madame Danièle Darlan.
Justement, depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à sa réécriture , le Président de la République et son gouvernement initient et activent des manœuvres multiformes de contournement de cette décision. D’aucuns pensent que monsieur Jean-Pierre Waboé avait été reçu par le chef de l’État dans le but de définir avec lui la nouvelle stratégie qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat au Président de la République.
Ce qui étonne plus les centrafricains, c’est la dernière décision de la cour constitutionnelle du 3 janvier 2023 suite à la requête introduite par le BRDC aux fins de déclarer l’inconstitutionnalité du décret n°22.419 du 03 octobre 2022, complétant les dispositions du décret n°06.156 du 10 mai 2006, fixant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur en République centrafricaine, puis le décret n°22 455 du 24 octobre 2022, rapportant les dispositions du décret n°17.133 du 10 avril 2017 entérinant la désignation des membres du bureau de la Cour constitutionnelle.
Sur les requêtes introduites par le BRDC, la Cour constitutionnelle, illégitimement composée, selon l’opposition, aurait dû se contenter de l’examen des arguments de droit qui lui avaient été présentés au soutien des demandes en déclaration de l’inconstitutionnalité de chacune des deux décrets, pris par le Président de la République, a coupé la poire en deux: – Pour l’inconstitutionnalité du décret du 3 octobre 2022, elle a pris fait et cause en faveur des arguments de droit développés par les requérants et a annulé ledit décret. Pour l’inconstitutionnalité du deuxième décret, celui du 24 octobre, elle s’est tout simplement abstenue d’examiner les moyens de droit soulevés par les requérants. Elle s’est contentée de faire du hors sujet, évoquant des faits qui ne sont même pas rattachables aux problèmes de droits contenus dans la requête du 26 octobre 2022. De plus, elle a fait fi de ce que son examen ne s’entend que dans les limites des moyens écrits figurant dans les requêtes des 20, 24 et 26 octobre 2022, car la procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite et non orale.
Pour les Centrafricains, madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboué sont à l’origine de la formation de la génération des imminents cadres administratifs centrafricains. Par coup de chance, ils ont siégé ensemble comme juges à la cour constitutionnelle. Ils ont instauré plusieurs jurisprudences. Certes, ils commettent parfois de bavures en validant faussement la victoire de certains candidats aux législatives comme à la présidentielle, mais ils restent aujourd’hui des exemples pour des générations à venir. Avec le départ de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, c’est lui monsieur Jean-Pierre Waboué qui représente désormais la seule voix du peuple centrafricain face à la volonté du Président de la République d’instaurer une dictature en RCA. Mais ce peuple martyrisé se demande aujourd’hui si vous, monsieur Jean-Pierre Waboué, vous êtes du côté du peuple centrafricain ou du Président de la République.
Attention, c’est votre crédibilité qui est en jeu.
Imaginant, l’Assemblée nationale a récemment voté une loi totalement anticonstitutionnelle sur la procédure référendaire en RCA, disant que c’est sur proposition de la cour constitutionnelle que cette loi a été votée. Quelle folie?
Nous reviendrons sur ce volet dans nos prochains articles.
Bangui (République centrafricaine) – Surnommé par ses collègues ministres « fils aîné de BIKANTOV », le ministre et chef rebelle Hassan Bouba, après sa dernière rencontre avec les diplomates russes à Bangui le 7 janvier, est désormais rassuré d’être protégé, si d’aventure le régime du Président Faustin Archange Touadera prend brutalement fin. Selon monsieur Alexander BIKANTOV, il sera exfiltré pour la Russie où il sera protégé d’une éventuelle poursuite judiciaire de la CPI.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Alexander BIKANTOV, l’ambassadeur de la Russie promet un exil doré au fugitif Hassan Bouba
Alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la cour pénale spéciale pour des soupçons de crimes de guerre et crime contre l’humanité, le chef rebelle Hassan Bouba continue de siéger au gouvernement du Premier ministre Félix Moloua. Il est l’une des personnalités du gouvernement qui profitent le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui. Mais depuis l’enlisement de la guerre en Ukraine et l’implantation de la milice russe Wagner au Mali, le ministre et chef rebelle Hassan Bouba est devenu le bébé chéri de Wagner en Centrafrique. À travers son intermédiaire, Wagner aurait ainsi engagé plusieurs centaines des ex-rebelles peuls de l’UPC pour remplacer des Mercenaires russes redéployés au Sahel ou dans le Donbass ukrainien. On les surnomme les « russes noirs ».
Les russes s’intéressent beaucoup au fugitif Hassan Bouba que les autres ministres
Selon certains membres du gouvernement Moloua interrogés par CNC, les Russes s’intéressent à monsieur Hassan Bouba plus que tous ses collègues ministres.
« Nous savons tout ce qui se passe avec monsieur Hassan Bouba, mais les Russes pensent qu’on ne le savait pas », siffle un collègue ministre de monsieur Hassan Bouba.
« Même leur dernière rencontre qui a eu lieu le 7 janvier 2023, les Russes avaient annoncé que c’était pour un dîner de travail, mais en réalité c’était pour peaufiner leur stratégie. Ils veulent que monsieur Hassan Bouba fasse un nouveau recrutement des jeunes peuls en faveur du groupe Wagner. Ils lui ont aussi promis un exil doré avec sa famille en Russie au cas où le régime s’incline », affirme notre interlocuteur.
Nous reviendrons dans les détails sur le volet de prétendu exil doré en Russie de monsieur Hassan Bouba dans nos prochains articles sur CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Le vendredi 13 janvier 2023,lors d’un point de presse organisé par monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, assisté de certains experts culturels centrafricains, monsieur Gervais Lakosso, artiste et coordonnateur du GSTC en a profité pour mettre en garde le Président de la République Faustin Archange Touadera et son régime pour des excès et désordre qui se constatent çà et là.
Centrafrique.org/edito-gervais-lakosso-face-a-notre-destin/gervais-lakosso/” rel=”attachment wp-att-56701″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Gervais-Lakosso-450×335.jpg” alt=”Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe du travail de la société civile en République centrafricaine” width=”450″ height=”335″ />
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Le Président Touadera se fait tirer les oreilles par l’activiste Gervais Lakosso
« Il faut qu’ils commencent à gouverner le pays quand même. On a l’impression que le pays n’est pas gouverné, et chacun se lève et fait ce qu’il veut », s’alarme l’artiste musicien Gervais Lakosso lors du point de presse organisé par le promoteur culturel Armand Touaboy. D’après lui, il est temps d’arrêter ce cycle d’anarchie qui continue dans le pays, dont les conséquences sont déjà visibles et s’aggravent de jour en jour.
Et monsieur Lakosso ne s’arrête pas là, il tient à remonter les bretelles au chef de l’État.
« On en a assez! Il faut que le Président de la République prenne ses responsabilités en tant que chef de l’État pour mettre de l’ordre dans sa famille. Tous ses parents qui occupent des postes dans ce pays sortent régulièrement en dehors de leur responsabilité et font de n’importe quoi. On a vu des images publiées partout que cette année c’est l’année de la lutte contre la corruption et des mauvaises pratiques administratives, mais c’est le contraire », déclare monsieur Gervais Lakosso.
« En disant cela, des « idiots » vont aller sur les réseaux sociaux dire qu’on est en train de faire de la politique. « Mais en s’en fout. Dites ce que vous voulez dire, mais nous le disons. Il faut mettre de l’ordre dans le pays. Ça ne va pas », conclut l’artiste Gervais Lakosso.
L’Eglise Catholique en Centrafrique, à près de 130 années d’évangélisation, est encore celle qui fait rire, de rires jaunâtres. Pour une superficie égale à 623.000 km2, l’on dénombre seulement neuf diocèses dont un archidiocèse. Sur neuf évêques, quatre sont Centrafricains (3 issus des congrégation et 1 seul diocésain) et cinq étrangers dont deux espagnols, deux Polonais, un Ghanéen. Les quatre Centrafricains sont tous issus de la même région de l’Est (Mbomou et Haut-Mbomou ) et repartis comme tels (2 Yakomas et 2 Zandés). Les diocèses confiés aux évêques étrangers sont les plus riches du pays et aucun évêque Centrafricain n’y a encore été nommé et peut-être jamais.
Cardinal Dieudonné Nzapalainga
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
L’Eglise Catholique de Centrafrique en pleine tempête
Le diocèse de L’Eglise Catholique de Mbaïki attribué à un évêque Espagnol est riche en bois, or et diamants ; le diocèse de Bouar octroyé à un Polonais est riche en minerais (mercure, or et diamants) ; le diocèse de Berbérati, zone la plus riche du pays en bois et pierres taillées a été convoité par un ancien Nonce Apostolique Thadée Okolo ; le diocèse de Bangassou confié à un Espagnol est riche en or, diamants, fer, uranium et ivoires. Le diocèse de Kaga-Bandoro est riche en ivoire et bovins. Quatorze années après le coup de force opéré par le Vatican pour dégager du clergé, certains évêques et prêtres Centrafricains de L’Eglise Catholique et uniquement Centrafricains sur qui des mauvais rapports avaient été pondus, l’Eglise Catholique de Centrafricaine retombe dans ses travers et trois diocèses en donnent l’exemple à savoir : l’Archidiocèse de Bangui, le diocèse de Bossangoa et celui de Bambari dont les trois évêques frères et cousins germains, gagnés par les affaires, ravagent tout sur le passage. Les trois sont collégialement responsables de la dilapidation des fonds destinés à la construction de l’Université Catholique d’Afrique centrale en charge de l’agronomie.
La mort tragique de l’abbé Célestin Ketté et le crime parfait de l’archevêque de Bangui…
L’abbé Célestin est un prêtre de l’archidiocèse de L’Eglise Catholique de Bangui décédé tragiquement en juillet 2022 à Lille en France. Avec plus de 40 années de vie de prêtre, il était admis à faire valoir ses droits à la retraite pendant qu’il travaillait comme Fidei donum dans le diocèse de L’Eglise Catholique de Lille.
Prévoyant et sentant venir la retraite et même la mort, il entame la procédure du paiement de ses cotisations appelées Opus securitatis auprès de son évêque le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Une fois, deux fois, trois fois. L’homme à la calotte rouge ne répondra pas aux multiples écrits du « Vieillard ». Sous le poids des soucis, des interrogations et de la déception et se sentant trahi par sa foi, l’abbé Célestin Ketté tombe malade en France en début d’année 2022 pour finalement mourir tragiquement en juillet 2022 parce qu’il refusait de se nourrir.
Il était entré en grève de faim contre son évêque. Son corps est rapatrié à Bangui pendant que l’archevêque était à Dolisie au Congo Brazzaville pour l’ordination épiscopale de Mgr Toussaint Ngoma, un spiritain comme lui. Mine de rien, le Cardinal Nzapalainga allait manquer la célébration des obsèques qui ont dû démarrer à 14 heures alors qu’alors qu’elles étaient prévues pour 10 heures. La colère du défunt était tellement forte que les nombreux avions affrétés pour ramener l’archevêque Cardinal à Bangui ont répondu aux abonnés absents.
Finalement, c’est un avion du Président Dénis Sassou Nguessou qui a sauvé la situation.
Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
C’était un grand scandale
Avec quarante ans de sacerdoce, mort tragiquement, l’abbé Célestin Ketté de L’Eglise Catholique ne pouvait pas être enterré avec ses cotisations. Un peloton de prêtres en colère, entre en guerre contre le Cardinal Nzapalainga pour dénoncer entre autres pratiques de mauvaise gestion, la confiscation des cotisations de l’abbé Ketté lesquelles devraient dorénavant être reversées à sa famille. C’est ainsi que la résistance de l’archevêque spiritain ne sera que de courte durée. Il finit par ordonner le paiement de ces cotisations à la famille du défunt durant le mois de septembre. Quatre ans auront coulé quand même. Qui plus est, le paiement ne dédouane pas l’archevêque qui ne fait que multiplier les délits d’initié depuis son installation sur l’archidiocèse comme administrateur en 2009 puis comme archevêque de L’Eglise Catholique en 2012. Si le Vatican ouvre un peu l’œil du côté de l’archidiocèse et interroge les fidèles abusés de L’Eglise Catholique depuis plus de 14 ans par Dieudonné Cardinal Nzapalainga, que celui-ci sera contraint déjà à la démission surtout qu’il brille dans le tribalisme et encourage le viol du célibat consacré au vu et au su de tout le monde.
Image d’illustration d’une messe catholique à Bangui. Photo ACAP.
L’évangile selon Saint « 33 », les versets « Castel » à « Dopel » dans le diocèse de Bossangoa…
Ordonné évêque avec Dieudonné Nzapalainga, Nestor Nongo Aziagbia est installé la même année à la tête du diocèse de L’Eglise Catholique de Bossangoa qui, jusqu’à cette date, était le seul diocèse où les prêtres étaient mieux traités que tous les autres prêtres de la République Centrafricaine. Philosophe de formation et missionnaire ayant fait vœu de pauvreté, l’on aura cru que celui-ci se donnerait à travailler pour l’édification d’un diocèse dominé par une forte ruralité et une insécurité grandissante. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produira. L’homme décide de bloquer le paiement des cotisations sociales de ses prêtres alors que c’est le Vatican qui en assure la gestion. Et pendant qu’il faisait la main basse sur ces fonds, il ouvre un dépôt de boisson à l’entrée de l’évêché et le confie à ses proches. Mais en Centrafrique, dans les provinces, les prêtres ne voient les fidèles que le weekend, mieux le dimanche à la messe parce que les autres jours, ils sont au champ, à la pèche, à la chasse ou bien dans les mines. Donc, les prêtres gagnés par la solitude, n’ont que la bouteille de « 33 », de « Castel » ou de « Dopel » pour tuer le temps. Et comme les affaires sont les affaires, il faut maximiser sauvagement.
Le philosophe marchand qui prend le diocèse de Bossangoa comme sa société parce qu’il provient de la Société des Missions Africaines (SMA), décide de ponctuer les honoraires de tous les prêtres qui ne sont pas à jour dans leur versement des déniés de cultes. Le bon sens lui aurait permis de comprendre que son diocèse est mis à couple réglée par les groupes armés et les éleveurs armés venus du Tchad qui terrorisent, rançonnent, pillent et tuent tout sur leur passage. Si les fidèles n’ont pas à manger, ils ne paieront pas les déniés de culte à moins que l’évêque de Bossangoa prêche l’évangile de la paupérisation systématique de ses fidèles.
C’est dans le diocèse de Bossangoa que l’ancien Président François Bozizé s’était retranché avec ses hommes pour créer la CPC qui a tenté de renverser le pouvoir du Président Touadéra en décembre 2020 et janvier 2021.
Dans le diocèse de Bossangoa, les prêtres sont privés de moyens de leur mission. Ils se déplacent soit à vélo soit à moto, car l’évêque prétexte que s’il leur donne des véhicules, les groupes armés s’en accapareront. Mais lui, il ne roule ni à vélo ni à moto. A-t-il pactisé avec les groupes armés pour qu’ils ne touchent pas à son véhicule. Et malgré la relative sécurité qui s’est installée dans le diocèse, la solution n’a pas changé.
L’inquiétante décadence du diocèse de Bambari de l’évêque Richard….
Arrivé aux affaires en 2016 grâce aux soutiens de ses oncles germains Dieudonné Nzapalainga et Nestor Nongo Aziagbia qui ont reçu mission de ne promouvoir que les prêtres missionnaires à la tête des diocèses, l’évêque de L’Eglise Catholique de Bambari Mgr Richard Appora qui a été très vite nommé Vice-Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine avant le seul évêque diocésain, s’inscrit dans la logique de ses oncles. A la tête d’un diocèse qui peut être divisé en trois ou quatre diocèses, il a importé des compétences venues d’ailleurs, des laïcs biscornus qui sont ses hommes de main et qui sont au-dessus du clergé qu’il est censé gouverner et aimer. Ses prêtres sont réduits à la mendicité totale. Il ne consulte ni son conseil ni lui ouvre ses portes quand celui-ci le sollicite. Selon beaucoup de ses prêtres, il prend ses conseils auprès de l’archevêque de Bangui à qui il doit l’épiscopat.
Centrafrique sera trainée dans la boue dans un contexte de crise politique et de crise de confiance entre l’Eglise et le Gouvernement.
Certains penseront peut-être que c’est le régime de Bangui qui aura tenté d’infiltrer l’Eglise. Et pourtant, l’Eglise est victime des péchés de ses trois évêques qui ne respirent que tribalisme et spoliation. Le Vatican et la Nonciature Apostolique en Centrafrique y ont aussi leur part de responsabilité, après avoir nommé de manière aveugle des frères et cousins à la tête de ces diocèses alors que dans le pays, les questions ethniques sont les plus sensibles de toutes. Tant qu’on n’aura pas respecté les diversités culturelles, l’Eglise Catholique de Centrafrique est appelée à disparaître, car les autres ethnies ne finiront par se révolter.
Il n’y pas que les prêtres missionnaires et des enfants de l’Est qui peuvent être promus à l’Episcopat. Ou bien Dieu ne sauvera-t-il que le peuple de l’Est de la Centrafrique ?
Bangui (République centrafricaine) – Pendant que les soldats FACA sont en train d’être violés et tués par les mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner, et que les autres continuent de tomber sous les balles des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), à Bangui, le Président de la République Faustin Archange Touadera, réuni avec quelques généraux de l’armée nationale au palais de la renaissance, esquisse des pas de dense au rythme de la rumba lors d‘un dîner de gala organisé par la présidence de la République.
Centrafrique.org/touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Touadera-et-ses-invites-en-train-de-danser-au-palais-de-la-renaissance-a-Bangui-450×253.png” alt=”Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui” width=”450″ height=”253″ />Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
Touadera suscite l’indignation générale
Alors que quatre soldats FACA venaient juste d’être tués par les mercenaires de Wagner à Digui, une localité située à 45 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, et un autre soldat FACA, froidement abattu lors d’une embuscade tendue par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 2 kilomètres de la ville de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les centrafricains ont appris avec consternation par la voie des médias et sur les réseaux sociaux que le chef de l’État Faustin Archange Touadera avec quelques généraux de l’armée nationale, accompagnés de leurs épouses, sont en train de danser au palais de la renaissance au rythme de la rumba centrafricaine, alors que des soldats FACA et de nombreux citoyens centrafricains continuent de tombés sous les balles des groupes armés et des mercenaires de Wagner dans les villes de province. Des milliers d’autres centrafricains sont encore dans des camps des déplacés, que ça soit à Bria, à Alindao, à Bangassou, à Kaga-Bandoro ou encore à Birao.
Joint au téléphone, un conseiller du chef de l’État n’a pas voulu polémiquer sur cette affaire dans la presse.
Bangui (République centrafricaine) – Mercredi 11 janvier, cela fait déjà 60 jours que les trois agents de l’UNOPS (dbureau des Nations Unies pour les Services d’appui aux Projets ) ont été enlevés par des hommes armés se revendiquant du groupe armé PRNC près de Ndiffa. Après trois tentatives de négociation avec les ravisseurs, il y’a toujours de l’impasse. Que s’est-il passé?
Centrafrique.org/ouadda-delocalisation-spectaculaire-de-la-base-de-larmee-nationale-par-les-mercenaires-russes-sur-fond-de-brimade/la-ville-de-tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-56827″ data-wpel-link=”internal”>la ville de Tiringoulou, au nord-est de la République centrafricaine après la débandade de la population suite aux exactions perpétrées par les mercenaires de Wagner. Photo CNC
Rédigé par Mahamat Salleh
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
2 mois de captivité pour les 3 agents de l’UNOPS
Après la dernière tentative de négociation avec les ravisseurs menée par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène il y a un mois, le gouvernement ne semble plus motiver à poursuivre les négociations avec les ravisseurs pour obtenir la libération de ces trois otages.
Pour un ministre ressortissant de la région du Nord-est, les revendications des ravisseurs sont très difficiles à satisfaire, mais elles sont à l’étude, affirme-t-il.
Deux mois après leur enlèvement par les groupes armés, on nous a signalé que l’un des trois otages serait tombé malade. On ignore présentement son état de santé s’il a déjà retrouvé sa forme.
D’après des informations recueillies, les trois otages seraient transférés plus à l’est entre Ndiffa et Gordile.
Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’urgence de rétablissement des Infrastructures et de la connectivité en Centrafrique (PURIC), signé entre le Gouvernement de la République Centrafricaine et le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS), et en préparation du lancement des activités, une mission conjointe avec la cellule des Pistes rurales de METP a été organisée du 08 au 15 novembre 2022 à Tiringoulou et ses environs.
D’après l’UNOPS, « L’objectif de cette mission a été la sélection des pistes rurales à réhabiliter à Vakaga et la prise de contact avec les autorités et partenaires locaux ». Une équipe conjointe déployée sur place est composée de trois agents à savoir :
Augustin LILOMBI, ingénieur principal, UNOPS
Anicet KARAM, technicien-chef de chantier, UNOPS
Jean-Claude NGAHOUNOU, le chef Cellule des pistes rurales, METP
D’après l’UNOPS, après les séances communautaires concluantes à le 08 novembre 2022, l’équipe a effectué avec succès les consultations et discussions avec les communautés à Ouandja – Djallé du 09 au 10 novembre 2022.
Le 11 novembre 2022, alors que l’équipe se rendait à Gordil pour les consultations communautaires, elle a été victime d’un braquage, suivi d’enlèvement à Ndiffa par des éléments armés.
Bangui (République centrafricaine) – Le parti pour le rassemblement centrafricain, un groupe armé très actif dans le nord-est de la République centrafricaine, dirigé par monsieur Nourd Gregaza, vient d’installer ses trois nouvelles bases militaires dans la ville de Gordile, située dans la préfecture de la Vakaga.
Centrafrique.org/prise-dotage-a-djifa-les-ravisseurs-exigent-60-millions-de-francs-cfa-et-la-liberation-de-khalite-azor/le-chef-detat-major-du-prnc-lautoproclame-general-mohamed-ali-alias-b13/” rel=”attachment wp-att-60951″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/le-chef-dEtat-major-du-PRNC-lautoproclame-general-Mohamed-Ali-alias-B13-450×415.jpg” alt=”le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13″ width=”450″ height=”415″ />le chef d’État major du PRNC l’autoproclamé général Mohamed Ali alias B13
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023
À Gordile, le PRNC installe ses 3 nouvelles bases
C’était au cours d’une cérémonie militaire organisée par son chef d’état-major, l’autoproclamé général Ali Mohamed ce lundi 16 janvier 2023 à Gordile que les trois bases militaires du PRNC ont été officiellement installées.
« Ce sont des checkpoints et non des bases militaires installées par Ali Mohamed, chef d’état-major du PRNC », affirme un habitant de Gordile interrogé par la rédaction du CNC.
Alors que le PRNC vient juste d’installer ses nouveaux checkpoints à Gordile ce lundi 16 janvier 2023, l’état-major de ce groupe armé a d’ores et déjà annoncé qu’il va ouvrir sa deuxième grande base militaire prochainement à Tiringoulou, une localité située non loin de Gordile, et si possible étendre ses positions dans d’autres localités de la République centrafricaine.
Rappelons que la prise d’otage des trois agents des travaux publics à Tiringoulou le 11 novembre 2022, le groupe armé du PRNC a officiellement revendiqué le rapt de ces trois agents des Nations unies. Il revendique la libération de ses quatre combattants emprisonnés à la prison centrale de Ngaragba à Bangui, et le versement de 60 millions de francs CFA à titre de droit de gardiennage de ces trois otages. Pour l’heure, les négociations avec le chef d’état-major du PRNC sont dans l’impasse, et les otages sont toujours dans la captivité. Cela fait déjà deux mois.
Bangui (République centrafricaine) – La présence de plus d’un millier des combattants rebelles tchadiens basés dans un camp d’entraînement au nord-ouest de la Centrafrique commence à inquiéter sérieusement Ndjamena. Bangui tente de se justifier maladroitement, mais Ndjamena s’impatiente.
Les soldats tchadiens.
Rédigé par Gaël Boberang
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Présence des rebelles tchadiens au nord-ouest de la Centrafrique
Il y a une semaine, deux gouverneurs de la région sud du Tchad, accompagné par deux hauts gradés de l’armée tchadienne, étaient venus rencontrer à la frontière les autorités préfectorales centrafricaines de Lim-Pendé, accompagnées des mercenaires de la société ténébreuse Wagner et des soldats FACA. L’objectif pour ces personnalités tchadiennes était de demander des explications aux autorités centrafricaines concernant la présence massive des supposés rebelles tchadiens sur le territoire centrafricain.
Des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain? Une stratégie risquée pour les autorités centrafricaine
Selon Ndjamena, ce groupe des malfaiteurs tchadiens serait sur le sol centrafricain avec la complicité avérée des autorités centrafricaines. Tandis que du côté de Bangui, on fait semblant de tout ignorer.
Lors de la rencontre des autorités sud tchadiens avec celles du Nord de la Centrafrique, cette question est à nouveau mise sur la table. Mais les autorités préfectorales centrafricaines ont expliqué à leurs homologues tchadiens qu’une opération de ratissage de la zone indiquée serait à l’étude. Vu le nombre réduit des mercenaires de Wagner présent dans la région, une demande d’envoi des troupes rwandaises est déjà envoyée à Bangui. D’ici là, dès que les Rwandais arrivent dans Lim-Pendé, ils vont mener conjointement avec les mercenaires de Wagner et les soldats FACA une opération de ratissage dans la zone afin de débusquer ces rebelles tchadiens, disaient les autorités centrafricaines.
Cependant, ce lundi 16 janvier 2023, à Ndjamena, l’ambassadeur de la Russie au Tchad dément catégoriquement l’appui de son pays au mouvement rebelle tchadien sur le sol centrafricain.
Pour l’heure, Ndjamena exprime son impatience face à cette situation, et compte un jour autoriser ses propres militaires pour venir détruire cette base d’entraînement des rebelles tchadiens sur le sol centrafricain.
Bangui (République centrafricaine) – Très dépendants des prix de l’énergie, les transporteurs centrafricaines sous Contrat avec le Programme Alimentaire Mondiale (PAM-Centrafrique) sont mis en difficulté par la hausse des prix de l’essence et du gasoil. Et la Contre-offre de facturation faite par le PAM risque de mettre le feu aux poudres dans les jours et les semaines à venir si rien n’est fait.
route de Dimbi. CNC/Botty-
Rédigé par Alain Nzilo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les temps sont durs pour les routiers centrafricains
Directement impactés par la flambée des prix du carburant, SUPER 1 300F, GAZOIL 1450F, les organisations de transporteurs font part de leurs inquiétudes et attendent exiger du Représentant du PAM en Centrafrique, ainsi que du Grand Siège à Rome une augmentation des cotations à la tonne.
Dans ce projet de mémorandum adressé au Siège du PAM à Bangui et avec ampliation au gouvernement centrafricain, dont CNC a eu copie, ils dénoncent le fait que «Les cotations proposées par PAM pour 2023 sont exsangues et ne tiennent pas de la nouvelle hausse officielle des prix de carburant à la pompe, puisque la hausse des prix du carburant doit induire un doublement des prix des produits à transporter à la tonne » et que « les perspectives très sombres» écrivent les représentants des Transporteurs Routiers sous contrat avec le PAM, ajoutant que «la non-prise en compte de cette nouvelle réalité entrainera des conséquences graves voire des grèves».
Selon les témoignages de certains transporteurs sous Contrat avec le PAM, en dépit de cette hausse terrible du carburant par les autorités centrafricaines et de l’inflation galopante provoquées par la crise de la guerre en Ukraine, grande fut leur surprise désagréable de constater que les offres de transport des produis PAM à la tonne, au titre de l’année 2023, ont été drastiquement réduites. Ce qui ne va pas arranger les choses en termes de Coût-Bénéfice-Risques.
Ci-joint un tableau de cotation décidée unilatéralement par le PAM au titre de l’année 2023, en nette baisse par rapport à 2022.
Les transporteurs routiers appellent le PAM a revoir ses cotations
Compte tenu du climat socio-économique très délétère ainsi que de la crise sociale encore pendante dans le pays, « nous pensons qu’il est de la responsabilité de PAM de prendre en compte cette réalité des choses en revoyant à la hausse sa contre-offre faite aux transporteurs en ces débuts d’année, afin d’éviter tout désagrément dans les jours à venir, et ce ne sera que justice », affirme un Conseiller économique à la Présidence qui a préféré garder l’anonymat. Le gouvernement centrafricain « devra aussi exhorter le PAM à faire respecter les éléments d’indexation, comme c’est actuellement le cas dans tous les pays du monde. Cela soulagerait ces transporteurs à court terme » détaille-t-il.
Le journal CNC, la voix des sans voix, suit de près ce dossier PAM-Transporteurs RCA et promet d’y faire toute la lumière dans ses prochaines éditions.
Bangui (République centrafricaine) – Dorénavant à Bangui, ce sont les officiers militaires rwandais qui conseillent le Président de la République Faustin Archange Touadera. Celui-ci s’en tient vraiment à leur conseil stratégique de défense militaire. Le dernier en date est celui qui pourrait permettre aux forces gouvernementales de défendre efficacement la capitale Bangui si d’aventure elle était attaquée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janviers 2023
Les Rwandais proposent une nouvelle stratégie au Président Touadera
Dorénavant en Centrafrique, les Rwandais sont partout. Du commerce en passant par l’exploitation minière et forestière jusqu’à la sécurité, les Rwandais sont devenus une pièce maîtresse au sein du pouvoir de Touadera aux côtés des mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner. Les Russes sont conseillers à la présidence de la République, les Rwandais le sont aussi. Touadera, de son côté, dépend totalement de ses conseillers étrangers.
Selon des informations recueillies, les Rwandais auraient conseillé au Président de la République Faustin Archange Touadera de faire très attention à la stratégie des « occidentaux » qui pourraient le piéger.
Pour les rwandais, il ne faut surtout pas se fier aux occidentaux
D’après les Rwandais, ce qui se passe dans les villes de province avec la présence massive des rebelles pourrait être un piège des Occidentaux. Ils font exprès de masser les rebelles autour de certaines villes de province pour pouvoir pousser l’état-major des armées et le gouvernement à déployer d’avantage et massivement des troupes à l’intérieur du pays, et laisser la capitale libre aux assaillants qui pourraient le surprendre. D’après ces conseillers rwandais, il ne faut surtout pas se fier aux forces de la Minusca qui sont des forces des Occidentaux.
« C’est une excellente stratégie à ne pas négliger », dixit le Président de la République au conseil des ministres.
Bangui (République centrafricaine) – Avec la hausse récente des prix de carburant à la pompe décidée par le gouvernement, les motocyclistes et les transporteurs se retournent désormais vers les points de vente illégale qui proposent de prix inférieur à celui des stations services officiels. Ainsi, depuis plus d’une semaine, les transporteurs abandonnent les stations officielles pour se ravitailler chez les vendeurs des rues.
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc–450×337.jpg” alt=”Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”337″ />Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Les transporteurs fuient les stations services
Il y a un an, avec la crise du carburant qui a frappé de plein fouet la RCA, les trafiquants centrafricains ont commencé à organiser un vaste réseau de contrebande d’essence. Ils achètent clandestinement de l’essence au Nigeria, principal producteur de pétrole d’Afrique, et l’acheminent ensuite sur le territoire centrafricain par voie routière en vue de sa commercialisation aux bords des rues . Aujourd’hui, la vente illégale de l’essence sur les étals de rue à un prix inférieur à celui annoncé par les stations-service officielles. Comme par hasard, ces trafiquants des produits pétroliers parviennent à couvrir intégralement la demande de la population de la capitale. Mais les autorités centrafricaines, qui ont longtemps favorisé cette contrebande de carburant dans le pays, commencent à faire la chasse aux points de vente qui bordent les rues de Bangui. Chaque jour, des patrouilles des forces de l’ordre traquent les étals des rues. Si d’aventure on attrape un contrebandier, ses produits sont automatiquement saisis. Or, la vente de carburant aux abords des rues existe depuis plus de 30 ans, mais leur prix par litre est légèrement supérieur à celui des stations d’essence. Avec la hausse de prix annoncée par le gouvernement, celui des contrebandiers est devenu par hasard moins cher. De facto, il faut faire de choix entre les étals des rues ou les stations officielles.
De cette nécessité surgie une opportunité commerciale hautement lucrative pour les jeunes qui y voient une ressource pratique pour financer leurs études dans un pays qui a un taux de chômage le plus élevé d’Afrique centrale.
Bangui (République centrafricaine) – Une dizaine des organisations de la société civile centrafricaines ont publié ce lundi 16 janvier 2023 une déclaration conjointe dans laquelle elles invitent le gouvernement à rapporter, dans un délai maximum de 7 jours, l’arrêter interministériel du 3 janvier 2023 fixant à la hausse les prix de carburant en République centrafricaine. D’après ces organisations, avant de prendre cette décision, le gouvernement a opté pour un dialogue non inclusif, mettant ainsi de côté la grande majorité silencieuse de la population représentée par la société civile.
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Une dizaine des organisations de la société civile lancent un ultimatum au gouvernement
En République centrafricaine, les usagers des véhicules et des motos se sont mal réveillés ce jour du mardi 3 janvier 2023. Le gouvernement a décidé unilatéralement d’augmenter de plus de 77% les prix du carburant à la pompe. Cette augmentation énerve les automobilistes et les motocyclistes à tel point que nombreux se sont abstenus de s’approvisionner dans les stations services officiels.
Ainsi, suite à une analyse profonde de la situation socioéconomique des ménages centrafricains, du contexte et du caractère irréaliste de la formulation de ces prix , 18 organisations de la société civile, après une concertation, ont jugé mieux de faire une proposition de nouvelle grille tarifaire au gouvernement. D’après ces organisations, le gouvernement n’a pas pris en compte le pouvoir d’achat de la majorité des Centrafricains dont plus de 70% vivent en dessous du seuil de la pauvreté en formulant ces prix.
« Le gouvernement s’est désengagé de sa mission régalienne de protection et d’amélioration des conditions de vie de la population pour se lancer dans la recherche des profits, en faisant fi de sa dimension humaine », déclarent ces organisations de la société civile centrafricaine. D’après elles, c’est prix sont tellement élevés que la consommation des produits pétroliers dans les stations connaissent une baisse drastique qui ne permettra même pas au gouvernement de générer les bénéfices escomptés. Pour eux, cette augmentation n’a aucun fondement. Ainsi, elles proposent au gouvernement la grille suivante :
Pétrole : 500 francs CFA au lieu de 1050 francs CFA
Essence : 1050 francs CFA au lieu de 1300 francs CFA
Gazole : 1000 francs CFA au lieu de 1450 francs CFA.
Ainsi, elles lancent un ultimatum d’une semaine à compter du 16 janvier 2023 au gouvernement pour donner une suite favorable à cette proposition. Passer ce délai, elles se réservent le droit de passer en action en appelant à un soulèvement populaire.
Bangui (République centrafricaine) – La ville de Kowone, située à une quarantaine de kilomètres de Ndim sur l’axe Pougole, des hommes armés assimilés aux rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont fait leur incursion dans cette localité de la sous-préfecture de Ngaoundaye dans la nuit du dimanche à lundi 16 janvier 2023, selon des sources officielles locales.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Incursion des hommes armés dans le village de Kowone
Selon les mêmes sources, les assaillants, au moment de leur incursion fracassante dans la ville de Kowone, ont fait des tirs de sommation partout, paniquant la population.
Des magasins pillés, des habitations fouillées, les assaillants en ont profité pour enlever un opérateur économique à son domicile. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont allés chez un notable local et mettent la main sur lui.
Pour l’heure, les deux personnes kidnappées n’ont pas fait de signes de vie à leur famille respective. Les assaillants, de leur côté, n’ont pas fait aussi de revendications. Mais pour la population de Kowone, il ne fait aucun doute, ce sont des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) qui en sont les auteurs de cet acte criminel. Deux députés de la région ont aussi confirmé dans le même sens ces allégations.
Joint au téléphone, l’état-major de 3R affirme que leurs éléments ne se sont pas trouvés dans cette localité cette nuit. Cela pourrait être des bandits non identifiés, ajoute-t-il.
Précisant que certains bandits camerounais traversent souvent la frontière de la RCA pour venir kidnapper des gens et demandent de rançon à leur famille. C’est le cas du récent kidnapping des deux bouchers le jeudi 17 novembre 2022 dans la localité de Gonon, non loin du pont de Lima, situé à 7 kilomètres de Bocaranga sur l’axe de Ndim. Cela a failli créer un conflit intercommunautaire dans la ville. Les populations croyaient aux rebelles peuls de 3R. Mais après leur libération, les ex-otages ont confirmé que les ravisseurs n’étaient que des bandits camerounais, car ils communiquaient souvent avec leur chef au Cameroun pour leur demander des conduites. C’est aussi le cas du kidnapping de Kowone?
Bangui (République centrafricaine) – 9 mois après sa création dans des conditions obscures, le mouvement de libération du peuple centrafricain courant originel appelé MLPC-CO, lors d’une réunion organisée dans la salle d’entrepôt de la résidence hôtelière Ngakola sur l’avenue de l’indépendance, a procédé à la mise en place de son bureau de la coordination nationale. Contrairement à son bureau provisoire mis en place il y a 8 mois, le nouveau bureau de la coordination exclut deux membres fondateurs, il s’agit de Christian Gonidéré et Julius Saboko.
Trois dissidents du MLPC connus. En costume, le coordonnateur des dissidents, Chantal Jean-Édouard Koyambonou. A sa gauche en soutane blanche, Stanislas Zoumbeti. A sa droite, Étienne Malekoudou le.plus court, derrière lui, Dounia et en boubou jaune sur sa droite, Abel Ténguéré
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Mise en place du bureau de la coordination du MLPC-CO
Déterminé à soutenir coûte que coûte le projet du troisième mandat du Président de la République Faustin Archange Touadera, le MLPC-CO, dirigé par le tristement célèbre roi de la traîtrise Chantal Jean-Édouard Koyambonou, a décidé, ce samedi, 14 janvier 2023 de la mise en place de son bureau de la coordination nationale afin d’atteindre son objectif, celui de s’étendre sur toute l’étendue de la République centrafricaine.
C’était lors d’une réunion organisée dans la salle d’entrepôt de la résidence hôtelière Ngakola, situé sur l’avenue de l’indépendance à Bangui que le nouveau bureau de la coordination a été mis en place. Celui-ci est composé de six membres, excluant deux membres fondateurs, dont monsieur Christian Gonidéré et monsieur Julius Saboko. Par contre, un nouveau venu fait son entrée dans la coordination. Il s’agit de monsieur Stanislas Samuel ZOUMBETI.
En effet, monsieur Stanislas Samuel ZOUMBETI faisait partie du groupe de ces dissidents depuis le début, mais il s’est littéralement caché.
Réunion de la mise en place du bureau national de la coordination de soi-disant MLPC-CO tenue dans le dépôt de boissons de motel Ngakola de Mazette à Bangui
Composition du bureau
Selon le communiqué final rendu public, le nouveau bureau de la coordination est composé de :
1) Coordonnateur.
Gabriel Jean Édouard KOYAMBONOU;
2) Premier Coordonnateur adjoint, chargé de l’Administration, des Relations publiques et de la prospective
Etienne MALEKOUDOU;
3) deuxième Coordonnateur Adjoint, chargé des Affaires Politiques
Stanislas Samuel ZOUMBETI;
4) Délégué, chargé de la documentation et des Stratégies
Joseph DOUNIA;
5) Délégué, chargé de la Planification des Activités et de la Restructuration des Organes de base
Abel Michel TENGUERE
6) Délégué, chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole
Bangui (République centrafricaine) – Selon des informations recueillies, ce lundi 16 janvier 2023, vers 9 heures du matin, un groupe des citoyens centrafricains, à bord des 7 motos en provenance de la ville de Ouanda-Djallé pour Birao, a été pris au piège des coupeurs de route. Ces derniers sont très actifs sur cet axe depuis plus d’un mois.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 janvier 2023
Des coupeurs de route sèment la terreur sur l’axe Birao Ouanda-Djallé
Selon des sources sécuritaires locales, parmi les 7 motos en provenance de Ouanda-Djallé, 3 ont réussi s’échapper des mains de ces coupeurs de route. L’un des motocyclistes qui ont pu se sauver des assaillants a été expressément blessé par balle alors qu’il tentait de résister à plusieurs coups de sommation de ces coupeurs de route.
Pour les motocyclistes qui ont été finalement pris définitivement dans le filet de ces hommes armés, des sommes d’argent et plusieurs biens de valeur ainsi que leurs motos ont été emportés par ces malfrats qui ont opéré à 15 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Birao.
Selon des sources locales, cet axe de Birao Ouanda-Djallé est toujours le théâtre de ces actes de barbarie sans qu’aucune disposition ne soit prise. Pourtant, à Ouandja, les 26 éléments de forces armées centrafricaines positionnés dans cette localité n’ont pas pris leur courage pour tenter de débusquer ces malfrats.
Les autorités locales demandent au gouvernement de déployer plus des forces dans la localité afin de sécuriser la population.
Bangui (République centrafricaine) – Un candidat vient de décéder lors du déroulement des épreuves sportives du processus de recrutement des policiers et gendarmes à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris des sources officielles locales.
Minusca-2/” rel=”attachment wp-att-34950″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/candidat-au-concours-du-recrutement-des-policiers-et-gendarmes-lors-des-épreuves-sportives-à-Bangui-le-16-septembre-2019-par-la-Minusca-450×337.jpg” alt=”Épreuve sportive du recrutement dans la police et gendarmerie. Copyright2019MINUSCA” width=”450″ height=”337″ />Épreuve sportive du recrutement dans la police et gendarmerie. Copyright2019MINUSCA
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Décès d’un candidat lors des épreuves sportives
Lancées officiellement à Bangui le lundi 16 janvier 2023, les épreuves sportives du processus de recrutement des policiers et gendarmes centrafricains débutent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national, notamment à Bangui comme dans les villes de province.
Pendant ce temps, dans la préfecture de la Lobaye, les épreuves sportives ont débuté également ce lundi 16 janvier 2023 en présence des dizaines des postulants venus de toutes les communes de la région.
Malheureusement, lors du déroulement de ces épreuves physiques ce matin, un jeune candidat du nom DININGA ISOLEArsène, avant de terminer la course, a fait une chute libre et ne bouge plus. Transféré d’urgence à l’hôpital de Mbaïki, son décès est constaté malheureusement aux urgences par les médecins.
Selon les informations du CNC, ce jeune est un candidat au recrutement de la gendarmerie. Il a été déclaré admissible aux épreuves écrites la semaine dernière.
Rappelons qu’en septembre 2019, lors des épreuves physiques et sportives du recrutement des 1000 policiers et gendarmes, un candidat de la Nana-Mambéré avait été déclaré mort suite à une insuffisance respiratoire lors des épreuves de course de 1000 mètres.
Bangui (République centrafricaine) – 2 mercenaires de la société ténébreuse russe Wagner ont été tués et 3 autres blessés samedi lors d’un affrontement avec les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Yidéré, dans le Nord-ouest du pays, selon le bilan établi par les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré.
Centrafrique.org/rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-village-Lamy-Pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021-450×435.jpg” alt=”Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021″ width=”450″ height=”435″ />Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Rédigé par Gervais Lenga
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
2 mercenaires de Wagner tués à Yidéré
Selon des informations recueillies par la rédactions du CNC, l’attaque a eu lieu samedi matin sur le chantier minier de Yidéré, situé à environ 62 kilomètres de Lamy-Pont, dans la préfecture de la Nana-Mambéré.
D’après les mêmes sources, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué très tôt samedi la position des hommes de Wagner sur le chantier minier de Yidéré. Durant plus d’une heure, les deux groupes se sont violemment affrontés. Le bilan fait état de 3 rebelles et deux mercenaires de Wagner tués.
Rappelons que le chantier minier de Yidéré est situé également à une cinquantaine de kilomètres de la ville de « Abba », où un Soldat FACA avait été tué deux jours plutôt dans une embuscade des rebelles à 2 kilomètres à l’entrée de « Abba » sur l’axe de Lamy-Pont.
Souvenez-vous, il y a exactement un an, le jeudi 6 janvier 2022, 20 squelettes humains ont été retrouvés entassés sous des herbes. Selon certaines familles des victimes interrogées par CNC, toutes les victimes étaient des Centrafricains musulmans, probablement assassinées par les mercenaires de Wagner au mois d’octobre 2021.
Bangui (République centrafricaine) – Selon le ministre de la Communication porte-parole du gouvernement, il y’a un nombre impressionnant des citoyens tchadiens qui se sont infiltrés dans la capitale centrafricaine en ce moment. Et il appelle les Centrafricains à les dénoncer aux forces de l’ordre. Cette déclaration, tout aussi ridicule comme les autres, intervient quelques heures après un message d’alerte selon lequel la ville de Damara et sa périphérie seraient encerclées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Centrafrique.org/bogangolo-damara-la-presence-des-coupeurs-de-route-dans-le-parages-inquiete-la-population/a-la-barriere-de-damara-2/” rel=”attachment wp-att-57246″ data-wpel-link=”internal”>À la barrière de Damara surnommé barrière des Ngbaka-mandja
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les soldats tchadiens sont-ils à Damara
Selon des informations circulant abondamment depuis ce week-end sur la messagerie sociale WhatsApp, le Président de la République, le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange Touadera, en voulant se rendre samedi dans sa ferme de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, aurait très vite fait un virage en « U », c’est-à-dire un demi-tour suite à un message d’alerte de son service de sécurité selon lequel la ville de Damara serait encerclée par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)..
La nouvelle a circulé comme une traînée de poudre dans la capitale avant de s’étendre sur les réseaux sociaux durant tout le week-end. Cependant, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, monsieur Serge Ghislain Djorie, dans sa déclaration à la télévision nationale, appelle les tous les centrafricains à la vigilance. À en croire sa déclaration, les citoyens tchadiens, pour la plupart des militaires déguisés en civils, se seraient infiltrés massivement à Bangui avec une intention malveillante.
Pour les Centrafricains, cette déclaration rappelle celle de 2012 où les partisans du Président François Bozizé, à l’époque, avaient accusé les citoyens tchadiens de vouloir comploter pour le renversement du régime en 2012. Ceci dit, le Président Faustin Archange Touadera connait déjà en quelque sorte son sort.
Bangui (République centrafricaine) – Ils étaient partis sous la bannière de Wagner pour renforcer les positions militaires russes en Ukraine, mais ils n’ont pas la chance de rentrer dans leur pays. Ils sont morts sur le champ de bataille, selon les responsables de la milice russe Wagner. Cependant, les quelques rescapés des russes noirs sont de retour à Bangui, mais certains d’entre eux quittent à nouveau le pays.
Centrafrique.org/massacre-de-matchika-une-nouvelle-revelation-hassan-bouba-et-son-bras-droit-kiri-pointes-du-doigt/le-general-kiri-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-50896″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/le-general-Kiri-de-lupc-450×293.jpg” alt=”Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba” width=”450″ height=”293″ />Monsieur Kiri, bras droit du sulfureux ministre de l’élevage Hassan Bouba
Rédigé par Anselme Mbata
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Retour à Bangui d’une partie des Russes noirs partis en Ukraine
Il est difficile de déterminer avec exactitude le nombre des russes noirs partis combattre en Ukraine en raison de l’opacité du recrutement et la discrétion qui entoure leur départ sur le champ de bataille en Ukraine, certaines sources centrafricaines estiment leur nombre à plus de 300 combattants déployés par Wagner dans la bombasse ukrainien. Mais depuis deux semaines, certains d’entre eux sont de retour au pays. La plupart sont des ex-rebelles de l’UPC recrutés par Wagner. Nous avons rencontré quelques-uns des russes noirs de retour d’Ukraine, mais tous décrivent une situation très grave dans laquelle ils viennent d’en sortir. Selon eux, ils étaient environ 200 à partir en Ukraine.
« On ne nous a pas prévenus qu’on devrait aller en Ukraine. C’est en arrivant sur le lieu qu’on a compris le jeu », affirment l’un des russes noirs interrogé par CNC .
D’après eux, plus de la moitié de leur effectif est décédée sur le champ de bataille à cause de l’intensité de combat et de condition de leur vie.
Entre-temps, parmi ceux qui sont rentrés à Bangui, la moitié a déjà quitté le pays. Ils ont choisi bizarrement la ivoire comme leur nouveau pays de destination.
Pourquoi la Côte d’Ivoire?
Difficile de le savoir. Pourtant, certains ont expliqué qu’avant leur retour au pays, on leur a conseillé de ne plus rester en RCA.
Par ailleurs, les Russes commencent depuis deux semaines une nouvelle opération du recrutement des jeunes peuls dans les arrière-pays.
Bangui (République centrafricaine) – Depuis près de trois mois, plusieurs cas de criminalités sont signalés dans plusieurs localités de la préfecture de la Vakaga, notamment à Ouandja, Tiringoulou, Gordile, etc.. À Ouandja par exemple, le phénomène des coupeurs de route refait surface dans plusieurs localités de cette commune rurale. En moins de deux semaines, on enregistre plusieurs cas d’assassinat, de braquage et de vol des motos.
Centrafrique.org/deux-conducteurs-de-taxi-moto-agresses-par-des-hommes-armes-vers-kaga-bandoro/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-5/” rel=”attachment wp-att-33599″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”” width=”450″ height=”326″ />Des combattants de la Seleka pour illustration…
Rédigé par Moïse Banafio
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 15 janvier 2023
La ville de Ouandja, dans la Vakaga, est complètement paralysée
En effet, le 4 janvier 2023, plusieurs commerçants, à bord de 14 motos en provenance de la ville de Birao, étaient tombés dans un filet des hommes armés à 12 kilomètres de Ouandja. Les assaillants les ont tous dépouillés, et leurs motos confisquées. Une semaine plus tard, les mêmes assaillants ont reproduit les mêmes faits. Mais cette fois, sur un convoi humanitaire.
En effet, le mercredi 11 janvier 2023, à 15 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Birao, un véhicule de l’ONG internationale ACTED, en provenance de Ouandja pour se rendre à Birao, a fait l’objet d’un braquage organisé par un groupe d’individus armés encore non identifiés. Tous les membres de l’équipage ont été dépouillés par les malfaiteurs. Et le lendemain, le même groupe frappe encore.
Le jeudi 12 janvier 2023, vers 11 heures, un opérateur économique, en provenance de Birao pour Ouanda-Djallé, est tombé nez à nez avec des hommes armés à 12 kilomètres de Ouandja. Malheureusement, il a été froidement abattu par ces brigands armés.
Rappelons que les faits évoqués dans cet article se sont produits uniquement dans les localités de Ouandja, situé à 145 kilomètres de Birao. Mais dans d’autres localités de la Vakaga, la situation sécuritaire est aussi préoccupante.
Bangui (République centrafricaine) – La hausse brutale des prix à la pompe des produits pétroliers couplée avec celle des prix de transports publics décidée par le gouvernement depuis quelques jours aggrave le fardeau économique de l’inflation pour les Centrafricains, car la hausse des prix du carburant a un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie, faisant grimper les prix des biens de première nécessité sur les marchés.
Centrafrique.org/rca-un-minibus-belier-fonce-sur-des-pietons-et-fait-plusieurs-blesses-sur-lavenue-david-dacko-a-bangui/des-bus-au-terminal-nord-au-centre-ville-de-bangui-corbeaunews-Centrafrique-micka-2/” rel=”attachment wp-att-39799″ data-wpel-link=”internal”>Des minibus stationnés au terminus nord au centre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Rédigé par Prisca VICKOS
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
« La hausse des prix de carburant de plus de 80%est cruelles »
Selon Dr Dominique ERENON, Président du MDSP, l’année 2023 débute dans un contexte plus cruel, celui de la désagrégation progressive de notre économie.
« Nous constatons que la politique économique du Gouvernement Félix MOLOUA se décide sans réelle vision et sans préoccupations de l’intérêt général. Ce qui mène à une impasse économique et sociale nuisible à l’équilibre financier et condition de développement de notre pays », déclare docteur Dominique Désiré ERENON. D’après lui, ces récentes mesures réglementaires d’augmentation unilatérale des prix des produits pétroliers et des transports en commun montrent l’inconséquence du Gouvernement Félix MOLOUA par rapport aux conditions réelles de vies et de travail des Centrafricaines et Centrafricains.
« Qui peut comprendre une telle hausse des prix ? Le Premier ministre Félix MOLOUA et ses ministres ont-ils sérieusement mesuré l’impact de leurs arrêtés interministériels sur les travailleurs, les demandeurs d’emploi et les ménages centrafricains ? Cette hausse des prix est inacceptable pour le peuple », s’alarme-t-il. Pour lui, La politique économique du Gouvernement Félix MOLOUA ne semble guère reposer sur un projet sérieux pour les Centrafricaines et les Centrafricains car elle détruit le tissu social et conduit à la fuite des investisseurs. Sinon, elle serait tournée vers la création d’emplois, l’amélioration du niveau de vie, de la qualité de vie, de la réduction des inégalités, de la justice sociale et de la solidarité nationale, l’accroissement du PIB et un taux d’inflation le plus bas possible.
Bangui (République centrafricaine) – Le lundi 2 janvier 2023, le directeur de l’Office National de promotion et de Gestion des Infrastructures Sportives Publiques (ONASPORTS),a adressé une correspondance sous la forme d’ultimatum à la direction de l’espace culturel Missy Momo de déguerpir la zone dans un délai de six jours. Alors que le litige qui a opposé les deux structures date de plusieurs mois, et que le tribunal a décidé en faveur de l’espace culturel Missy Momo, force est de constater malheureusement que le directeur de l’ONASPORT continue de tenir tête. C’est ainsi que ce mercredi 11 janvier, l’ONASPORT a déployé des bulldozers, accompagnés des forces de l’ordre pour raser toute la structure culturelle, provoquant la colère des artistes.
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Affaire l’ONASPORTS et espace culturel Missy Momo, la saga continue
Suite à cette énième tentative de déguerpissement forcé de l’espace culturel Missy Momo que les artistes l’ont qualifié d’illégal, un point de presse a été organisé vendredi dernier par monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, assisté de plusieurs artistes centrafricains.
Pour l’artiste musicien Gervais Lakosso, il est temps d’arrêter ce cycle d’anarchie qui continue dans le pays, dont les conséquences sont déjà visibles et s’aggravent de jour en jour.
« Il faut qu’ils commencent à gouverner le pays quand même. On a l’impression que le pays n’est pas gouverné, et chacun se lève et fait ce qu’il veut », s’alarme l’artiste musicien Gervais Lakosso qui se demande comment un document interne aux institutions gouvernementales peut se retrouver entre les mains du directeur de l’ONASPORT. D’après lui, le secrétariat général du gouvernement a adressé une note au ministre de l’Urbanisme qui est en train de la traiter, et cette note se retrouve entre les mains du directeur de l’ONASPORT. Cela ne le concerne même pas, et immédiatement il saute dessus pour vouloir venir détruire l’espace culturel Missy Momo.
Un engin de génie civile déployé par l’ONASPORT pour le déguirpissement de l’espace culturel Missy Momo
L’ombre de monsieur Aristide Reboas
Pour monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, tout a commencé par un mensonge véhiculé au conseil de cabinet par le ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Aristide REBOAS comme quoi, lui, le promoteur de l’espace culturel Missy Momo est en train de vendre aux particuliers une partie de parcelle que l’État lui avait été donné pour des activités culturelles. Suite à la nouvelle, le conseil de cabinet a pris une décision pour demander au ministère de l’Urbanisme d’aller vérifier ces allégations. Si cela s’avère vrai, il faut tout simplement résilier le contrat qui lie l’État à l’espace culturel Missy Momo.
Alors que le ministère de l’Urbanisme n’est pas encore descendu sur le terrain pour mener ses investigations, le directeur de l’ONASPORT, de son côté, envoie le 2 janvier 2023 un ultimatum à l’espace culturel Missy Momo. Informé de la nouvelle, le ministère de l’Urbanisme lui a envoyé une note pour lui demander d’arrêter toutes ces menaces parce que ce n’est pas lui qui était le destinataire de la note initiale.
Un engin de génie civile déployé par l’ONASPORT pour le déguirpissement de l’espace culturel Missy Momo
Des bulldozers et les forces de l’ordre déployés
Malgré la mise en garde du ministère de l’Urbanisme, le directeur de l’ONASPORT a déployé des bulldozers et des forces de sécurité le vendredi 13 janvier 2023 pour venir détruire la structure culturelle de Missy Momo. Grâce à l’intervention de la justice que l’acte n’a pas eu lieu, et les forces de l’ordre ainsi que les bulldozers se sont retirés.
Pour monsieur Armand Touaboy, cette affaire est devenue un problème personnel. Le directeur de l’ONASPORT, malgré la décision de la justice, ne veut surtout pas le voir. Il ignore les raisons. Mais seule la justice qui le tranchera affirme monsieur Armand Touaboy.
Bangui (République centrafricaine) – les transporteurs routiers camerounais entendent organiser une grève dans les prochains jours pour dénoncer la montée des tracasseries routières sur la partie centrafricaine du corridor Douala-Bangui, notamment sur le trajet Béloko-Bangui
Bouar-apres-des-negociations-avec-le-ministre-de-la-defense/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” rel=”attachment wp-att-37582″ data-wpel-link=”internal”>convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC
Rédigé par D. Y. Ibrahim
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023
Les transporteurs camerounais menacent de paralyser le corridor Douala – Bangui
Dans une correspondance adressée la semaine dernière au Président national de l’Union syndicale des conducteurs centrafricains (USCC), les organisations socioprofessionnelles des travailleurs du sous-secteur routier du Cameroun s’insurgent face à une montée des tracasseries routières sur la partie centrafricaine du corridor Douala-Bangui, notamment sur le trajet Béloko-Bangui.
Ainsi, la semaine dernière, du 9 au 13 janvier, une réunion de concertation entre les syndicats des chauffeurs camerounais et centrafricains a été organisée à Garoua-Boulaï pour discuter sur les éventuelles marches à suivre afin de dénoncer la résurgence des contrôles intempestifs des éléments de forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines.
« Au-delà du renchérissement des perceptions indues, de la résurgence des contrôles intempestifs des unités des forces de défense et de sécurité, qui se livre à la fouille systématique des camions, alors que lesdits camions sont soumis au paiement préalable d’une somme de FCFA 25 000 pour faciliter le déroulement du convoi, diverses formes de tortures entraînent régulièrement des décès de nos camarades. Il convient donc de dénoncer le non-respect des dispositions pertinentes de la convention en matière de transport terrestre des marchandises qui consacrent les contrôles aux seuls check-points pour assurer la facilitation du transport en transit », déclarent les transporteurs camerounais dans leur communiqué de presse dont CNC a eu copie.
Il y’a lieu de rappeler que La traversée du corridor Douala-Bangui, long de 1416 km, est un véritable parcours du combattant. Les transporteurs routiers qui assurent le fret terrestre entre la capitale économique du Cameroun et celle de la République centrafricaine Bangui sont régulièrement confrontés à de nombreuses difficultés. Notamment des tracasseries policières causées par une multitude de postes de contrôle où ils doivent souvent payer des pots-de-vin pour qu’on les laisse avancer.
COMMENT UN COLIS PIÉGÉ PEUT ATTERRIR SUR LE BUREAU DE monsieur DIMITRI SYTYI MALGRE LA FORTE SECURITE DE CE DERNIER ?
Selon certaines personnes proches de l’enquête sur le supposé attentat contre monsieur DIMITRI SYTYI à Bangui, le discours officiel de Evgeni Prigogine, qui a très (trop?) vite tweeté depuis la Russie, ne serai pas tout à fait exact. Ce dernier accuse sans fondement la France de cet acte horrible. Mais ne serai ce pas la Russie qui aurait tenté de manipuler une fois de plus l’opinion contre la France et ses alliés africains? (comme pour l’attaque de Bossangoa fin novembre?).
Centrafrique.org/manipulation-et-intoxication-wagner-cultive-la-peur-en-republique-centrafricaine/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains/” rel=”attachment wp-att-61650″ data-wpel-link=”internal”>Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 janvier 2023
LA MACHINE RUSSE NOUS PREND-T-ELLE POUR DE GAMINS A LA MATERNELLE POUR GOBER DES HISTOIRES FALCIFIEES ?
La Russie a en effet profité du retrait des dernières troupes françaises stationnées à Bangui pour jouer ce simulacre d’attentat contre l’un de ses citoyens en RCA, monsieur Dimitri Syty, avançant même que ce serai ces même soldat français qui ont envoyé le colis. Mais les enquêteurs sont formels, le colis aurait été envoyé depuis la Russie et aurait effectivement transité par un pays d’Afrique.
La vraie raison de la cadence russe contre Dimitri Sytyi et pourquoi ?
La raison principale serait une mésentente profonde entre Dimitri Sytyi et ses chefs Wagner. Il ne serait pas à la hauteur de ce qu’on lui demande. Depuis le départ de Vitali Perfiliev, Sytyi n’a pas réussi à mener les Wagner à la victoire. Il n’a pas réussi récemment à remporter des contrats sur l’exploitation des sols, qui sont revenu aux Chinois. Il y a quelques jours, une course entre russes et chinois au sujet de l’exploitation des sols en Vakaga, a à nouveau été remporté par les chinois. C’en été trop pour Prigogine et le Kremlin. Sytyi n’était plus légitime, et était de plus en plus isolé ces derniers temps à Bangui. Le retour de Vitali Perfiliev il y a peu a sonné la fin pour Sytyi. Le Kremlin, mécontent de ses résultats, ne voulai plus le voir commander en Centrafrique.
Notre équipe d’investigation nous a révélé en plus que le colis aurait mal fonctionné (ou serai c’est un mauvais montage?). Aucun dégât n’est constaté sur le bureau lui-même. Ce n’est pas un peu de bazar qui nous fait penser à une explosion. Selon toute vraisemblance, une explosion aurait abimé le bureau, et ce n’est pas le cas. Par ailleurs, très peu de photo de Sytyi avec ses blessures ne circulent sur les réseaux sociaux. Si cet attentat était réel, cela aurait bien servi la propagande Russe. Le 19 décembre, jour de son évacuation, Sytyi était encore endormi, ne pouvant de ce fait pas montrer ses blessures. Selon certaines personnes présentes, seuls quelques brulures au visage aurait pu être visibles. Bien maigre pour une soi-disant explosion.
Les employés du DHL séquestrés
Tout cela profite a Wagner qui continue de vouloir piller les ressources des africains en toute impunité, afin de pouvoir étendre son règne de terreur. Cette même terreur qui s’est abattu sur les employés de l’entreprise internationale de livraison ayant fait transiter le colis à Bangui. Une dizaine de ces employés ont été arrêtées et mis en prison sans ménagement. Certains ayant été libérés nous ont affirmé avoir reçu des sévices de la part d’hommes blancs, les accusant d’être à l’origine de cette explosion.
Trop d’éléments incohérents apparaissent dans cette histoire, qui ressemble à une nouvelle manœuvre de déstabilisation. Comme pour l’attaque de Bossangoa le 28 novembre dernier, Il semblerait que les Russes soient à la manœuvre de l’enquête et que cette dernière n’aboutissent jamais, pour nous qui voulons savoir.
Bangui (République centrafricaine) – Au lieu de parler de 100 000 Mercenaires russes en Centrafrique, monsieur Pascal Bida Koyagbélé , le ministre des Investissements stratégiques à la présidence de la République nous donne un chiffre ridicule. D’après lui, aujourd’hui en Centrafrique, il y’a 5000 mercenaires de Wagner.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 janvier 2023
Pascal Bida Koyagbélé : « Nous avons aujourd’hui 5000 Russes en Centrafrique »
Il croyait qu’avec ce nombre ridicule de 5000 mercenaires de Wagner, il pourrait faire peur aux groupes armés, et au passage intimider l’opposition démocratique, y compris la société civile.
Grâce à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les Centrafricains comprennent aisément que la Russie n’est qu’un pays militairement faible. Donc, mettre en avance la capacité militaire de la Russie pour influencer les adversaires, c’est se ridiculiser totalement.
Interviewé par le journal New York Times, monsieur Pascal Bida Koyagbélé déclare que c’est grâce à ces 5000 mercenaires de Wagner que le gouvernement contrôle à 98% le territoire national.
Un chiffre contesté
D’après ce journal américain, le chiffre avancé par monsieur Pascal Bida Koyagbélé est largement contesté par d’autres sources interrogées par la journaliste américaine. D’après ce journal, un autre ministre a récemment parlé d’un contrôle à 80 % du territoire national par le gouvernement.
Or, selon le ministre Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement, ce sont les 100% du territoire national qui sont désormais sous le contrôle du gouvernement. Bien évidemment, avec Djorie, c’est de la mythomanie.
Revenant à monsieur Pascal Bida Koyagbélé. Concernant la brutalité des mercenaires de Wagner en Centrafrique, celui-ci répond aisément que “Dans une guerre, comme en Irak”, a-t-il dit, “il se passe des choses”. Une manière pour lui de cautionner les exactions des hommes de Wagner en Centrafrique.
Bien entendu, les autorités sont prêtes à tout pour sauver leur régime, et même le prolonger de plusieurs décennies.
Qui peut croire que c’est le Président de la République Faustin Archange Touadera qui a tenu de tels propos dignes d’un chef mafieux? Selon le journal américain New York Time qui a rapporté les propos de madame Danièle Darlan qui a rencontré, une semaine plutôt, le Président de la République Faustin Archange Touadera, et ce, avant la décision défavorable de la cour constitutionnelle sur son projet de la réforme constitutionnelle.
Centrafrique.org/la-cour-constitutionnelle-enterre-definitivement-le-projet-revisionniste-de-touadera/de-gauche-a-droite-touadera-et-dominique-darlan/” rel=”attachment wp-att-38592″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
Rédigé par Gisèle MOLOMA
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 janvier 2022
»le peuple centrafricain est trop pressé »
Selon le journal New York Times, madame Danièle Darlan, lors de sa rencontre avec le Président de la République Faustin Archange Touadera, elle lui avait posé une série de questions relatives à son projet de reforme constitutionnelle :
“Je lui ai demandé : ‘Pourquoi une telle précipitation alors que vous avez encore plus de trois années au pouvoir ? ».
Répondant à madame Darlan, le Président de la République disait qu’il ne comprenait pas, mais « le peuple centrafricain était très pressé ». Et l’homme de Damara, regardant froidement madame Darlan dans les yeux, lui pose de question :
“Comment veux-tu que j’arrête ça maintenant ? L’initiative était difficile à arrêter », disait le Président de la République.
Selon les diplomates occidentaux, l’initiative de cette réforme constitutionnelle est certainement difficile à arrêter, puis que c’est Moscou qui l’avait exigé.
Contrairement à la déclaration de monsieur Fidèle Gouandjika , ministre conseiller du Président de la République qui avait affirmé que l’initiative de la réforme constitutionnelle venait de lui, tout porte à croire aujourd’hui que celle-ci vient par contre de Moscou, particulièrement du Président Vladimir Poutine. Là, il n’y a aucun débat.