« Un jour, le Président Touadera va signer sa propre démission », dixit le journaliste Christian Aimé Ndotah

Publié le 4 mai 2022 , 8:09
Mis à jour le: 4 mai 2022 5:12

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Selon Christian Aimé Ndotah, « quand on passe son temps entre festivités et décorations …, on oublie l’essentiel, toute en sachant que le diable est dans les détails … ».

Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera
Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera

 

Justement, si le journaliste Christian Aimé  Ndotah a raison. Depuis fin avril 2022, la situation politique et économique du pays est dans le rouge. C’est d’ailleurs ce que le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba,  venait de confirmer. Ce n’est plus un secret pour personne. L’aide budgétaire que l’Union européenne avait débloqué à l’État centrafricain couvre seulement les mois de décembre 2021, janvier 2022, février, mars, avril et mai 2022. Depuis des décennies, la moitié du budget annuel de l’État centrafricain provient de l’extérieur. Et sur le plan intérieur, il y’a une faible mobilisation des ressources financières internes. Mais depuis quelques mois, l’Union européenne, la France, la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI) ont suspendu leur aide budgétaire à l’État centrafricain.

Ajoutant à cela, le versement mensuel des milliards de francs CFA à la société de mercenariat russe Wagner, crise de carburant dans le pays, inflation galopante, interdiction d’exportation des produits de grande consommation par le Cameroun, la République centrafricaine traverse un moment difficile de son histoire.

Mais pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera, c’est une autre affaire. Il  s’intéresse plus à son pouvoir qu’au peuple centrafricain. Il passe son temps chaque jour entre festivités, décorations et voyage d’affaire personnelle.

Malgré la situation politique et économique lamentable du pays, l’homme de Boy Rabe se penche au tripatouillage de la constitution qui pourrait lui ouvrir grandement la porte à un troisième, quatrième mandat… à la tête du pays.

Pour des observateurs, dans les 30 prochains jours, si la crise persiste, il n’y aura plus de transport public dans le pays. De là, on assiste à une faillite générale du pays : Touadera va lui-même signer sa démission.

 

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