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Le G-16 salue le courage et le sens de la responsabilité des juges de la Cour constitutionnelle

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Malgré les graves menaces proférées contre eux par le pouvoir de Bangui, les juges de la cour constitutionnelle ont dit le droit sur le Sangocoin que sur la rédaction d’une nouvelle Constitution voulue par le Président Touadera.  Mais le G – 16, Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, s’inquiète des manœuvres actuelles du régime qui visent à discréditer la Cour ainsi que son Président, madame Danièle Darlan ainsi que  les décisions qu’elle a rendues. Ainsi, Le G-16 salue le courage et le sens de la responsabilité des juges.

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

Le G-16 salue le courage des juges de la Cour constitutionnelle

 

« Le G-16 relève avec une très grande préoccupation la dégradation du climat politique et social national, directement imputable aux actions initiées par les membres-mêmes de certaines institutions de la République et par les groupes de soutien au Président TOUADÉRA », précise le G-16 dans son communiqué de presse.

Ainsi, le G-16 saisit cette occasion pour dénoncer les propos irresponsables de certaines autorités appelant à faire fi des décisions de la Cour constitutionnelle. Il rappelle que les décisions de cette Institution, qui est l’ultime garante du respect de notre Loi Fondamentale, s’imposent à tous et à toute autorité de l’État Centrafricain, et que le fait de poursuivre le processus actuel de rédaction d’une nouvelle Constitution au mépris de la décision du 23 septembre s’apparente, en vertu de l’article 28 de notre Loi Fondamentale, à une rébellion contre l’État et le Peuple Centrafricain. (Le G-16 salue le courage des juges de la Cour constitutionnelle

).

 À lire aussi : Troisième mandat, la panique s’empare du régime, Kossimatchi appelle aux violences

Le G-16 dénonce les menaces de violences

 

« Le G-16 dénonce de la même manière les menaces de violence physique, voire de mort, agitées par les tenants du pouvoir à l’égard de la Présidente de la Cour constitutionnelle et à l’égard des requérants contre les décrets établissant et organisant le Comité de rédaction de la nouvelle Constitution. Il dénonce tout autant l’instrumentalisation de la justice aux fins d’intimider et de nuire à ces requérants, à commencer par le Coordonnateur du BRDC », affirme cette plateforme qui juge infâme la manière dont le pouvoir a entrepris de manipuler les masses, les femmes et la jeunesse pour créer l’illusion d’une adhésion au projet de nouvelle Constitution et de mandat à vie, en créant ainsi de toute pièce des divisions et oppositions dangereuses entre Centrafricains.

« Dans ces circonstances où se mettent en place les ingrédients d’une nouvelle crise dans notre pays à l’instigation de nos propres Autorités, le G-16 en appelle à ces Autorités pour qu’elles retrouvent le sens de la responsabilité, de l’unité nationale et de l’intérêt supérieur de la Nation. Il exhorte les citoyennes, les citoyens et les forces vives de la Nation à rester mobilisés pour défendre notre Démocratie et nos libertés chèrement acquises. Et il en appelle aux partenaires et à la Communauté internationale pour qu’ils soutiennent les aspirations légitimes du Peuple Centrafricain à la Démocratie et à un État de Droit véritable », conclue le G-16. (Le G-16 salue le courage des juges de la Cour constitutionnelle

).

À lire aussi : LA PROBLÉMATIQUE DU RESPECT, DE L’INDÉPENDANCE ET DE LA SÉCURITÉ PHYSIQUE ET MORALE DES INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES

 

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Bangui, un immeuble de l’ONG AMA confisquée illégalement par Sani Yalo

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Le parrain mafieux de Bangui, le chef de la camorra Sani Yalole a encore frappé. Après le pillage total de l’ambassade de la Libye, puis le détournement des fonds de l’hôtel Ledger Plazza et la confiscation de l’immeuble de la société LAICO – RCA,  c’est le tour de l’immeuble de l’ONG AMA d’être confisqué par le parrain mafieux centrafricain Sani Yalo. Une révélation CNC

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

L’ONG AMA, la nouvelle victime de Sani Yalo  

 

Si Sani Yalo s’est impliqué corps et âme dans le projet présidentiel de la modification de la constitution, il le sait pourquoi. Si jamais Touadera quitte le pouvoir aujourd’hui, il sait pertinemment que sa place est en prison, soit en Guinée Équatoriale, soit à Bangui.

Sani Yalo, à lui seul, constitue le mal centrafricain. Il s’est impliqué dans plusieurs affaires rocambolesques et traumatisantes, dont celle du pillage financier de l’hôtel Ledger.

Sani Yalo est aussi à l’initiative du braquage de l’ambassade de la Libye à Bangui, puis de la confiscation pure et simple de l’immeuble multiples étages de la société libyenne LAICO – RCA.

Sani Yalo est ensuite impliqué dans le braquage rocambolesque du marché de Bimbo.

Et ce n’est pas tout! Sani Yalo a de nouveau frappé. Cette fois, c’est l’agence des musulmans d’Afrique (AMA), basée au Koweït,  qui est devenue sa nouvelle victime.

En effet, lors de son implantation en République centrafricaine, l’ONG AMA avait désigné le parrain mafieux Sani Yalo comme son interface auprès des autorités centrafricaines. Même l’achat du terrain et la construction de l’immeuble de l’organisation sur l’avenue des martyrs lui ont été confié.  Or, Sani Yalo, au lieu de faire tous les papiers du terrain et de l’immeuble au nom de l’agence des musulmans d’Afrique, préfère les établir à son nom propre. Juridiquement et tactiquement, l’immeuble de l’ONG AMA sur l’avenue des martyrs lui appartient.

Après le pillage du bâtiment en 2013 suite à la crise militaropolitique qui avait secoué le pays, l’ONG AMA a décidé en 2018 de réhabiliter le bâtiment et relancer ses activités humanitaires dans le pays.  Mais le parrain Sani Yalo y s’oppose catégoriquement. Il fait savoir à l’ONG AMA que le terrain et l’immeuble lui appartiennent.  Ce n’est plus la propriété de l’Agence des musulmans d’Afrique.

C’est ainsi que depuis 2018, l’ONG AMA n’a pas pu relancer ses activités dans le pays.

Et ce n’est pas fini. Le mafieux Sani Yalo est sur une autre affaire que CNC est en train d’investiguer.

À lire aussi : Les Étudiants en grève pour réclamer le paiement de leur bourse

 

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Centrafrique : Touadera demande la tête de son ami et complice Simplice Mathieu Sarandji

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Touadera demande la tête de son ami Simplice Mathieu Sarandji?

En s’opposant stratégiquement au projet du troisième mandat du Président de la République,  Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale,  est désormais placé sur la liste  des personnes  considérées comme des traîtres de la République par le régime. Ainsi, depuis le week-end dernier, son projet de destitution du perchoir de l’assemblée nationale  est acté par le Président de la République. Il sera probablement succédé par son premier vice, le député Évariste Ngamana, ancien chef milicien Anti-Balaka, l’un des beaux-frères du chef de l’État.

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De gauche à droite, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera. Photo montage CNC

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

Touadera demande la tête de son ami et complice Simplice Mathieu Sarandji

 

Le régime du professeur Faustin Archange Touadera peut-il fonctionner sans la technicité du professeur Simplice Mathieu Sarandji ? Tout le monde sait que le régime actuel repose sur le système Sarandji. Touadera va – t’ – il franchir les pas pour destituer son ami politique de longue date  ?

Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, le régime de l’ancien Président François Bozizé reposait sur le système Ndoutingaï. À moins d’un an de mise à l’écart de ce dernier, François Bozizé a perdu définitivement le pouvoir.

Pour certains observateurs nationaux, si le Président Touadera s’aventurait un jour à écarter son ami Simplice Mathieu Sarandji du pouvoir, ça serait donc la fin de son régime.

Or, pour la quasi-totalité des proches du chef de l’État, Simplice Mathieu Sarandji, l’une des éminentes figures du régime à s’opposer au projet du troisième mandat du Président de la République, est un grand traître, disant « un grand traître national ». Et à ce titre, Touadera demande la tête de son ami et complice Simplice Mathieu Sarandji.

Selon des informations qui circulent comme une traînée des poudres sur les réseaux sociaux depuis dimanche,  le conclave de Mondjo à Damara aurait acté sa destitution du perchoir de l’Assemblée nationale. Il sera succédé par son premier vice, l’ancien chef milicien, le féticheur  des miliciens Anti-Balaka Évariste Ngamana.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Marche de la honte, des dizaines des Peuls demandent  un référendum constitutionnel

 

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L’État-major de la CPC dénonce les manœuvres frauduleuses du gouvernement

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Roublardise politique, les autorités centrafricaines sont devenues maîtres dans l’art. Dans un communiqué de presse en date du mercredi 28 septembre, l’état-major de la CPC (coalition des patriotes pour le changement)  tient à dénoncer les manœuvres « frauduleuses et manigances machiavéliques du gouvernement centrafricain et ses acolytes illettrés a la solde des mercenaires russes de Wagner ».

Centrafrique.org/rca-letat-major-de-la-cpc-denonce-les-multiples-cas-de-tuerie-de-masse-perpetrees-par-les-soldats-faca-et-les-mercenaires-de-wagner/le-chef-rebelle-ali-darassa-mahamat-ici-a-bokolobo-le-10-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-56489″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Le-chef-rebelle-Ali-Darassa-Mahamat-ici-a-Bokolobo-le-10-mai-2019-450×419.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019″ width=”450″ height=”419″ />
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

Selon monsieur Ali Darassa Mahamat, chef d’État-major de la CPC  , le gouvernement centrafricain, dans sa recherche des fonds afin de régler les factures des mercenaires russes et rwandais, a mis une stratégie en place pour récolter des fonds auprès des partenaires stratégiques et financiers du programme DDR en République centrafricaine, tel que le gouvernement angolais, la Minusca, l’UA, l’UE, la CEEAC et le CIRGL.

C’est ainsi que le président de la République, Professeur  Faustin Archange Touadera et Mr Dimitri Sweety, deuxième personnalité de Wagner en RCA, ont réfléchi en convoquant les réunions stratégiques du Comité consultatif du programme DDR(CCS-DDR) et du Comité exécutif de suivi de l’APPR-RCA(CES), le 15 septembre 2022 dans la salle des réunions de la présidence de la république Centrafricaine, en créant des représentants fictifs et illégaux des mouvements tel que l’UPC, les 3R, le MPC, le FPRC, le FDPC, les deux ailes Anti – Balaka Maxime Mokom et Edouard Ngaissona tous membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et signataires de l’accord de Kamba kotta.

À lire aussi : le procureur de Bambari, le magistrat Olivier Bombo, gravement tabassé par les mercenaires de Wagner

 

« Le Coordonnateur Militaire,  chef d’État-major de la CPC  , le général d’armée Ali Darassa Mahamat tient à rappeler l’opinion nationale et internationale que depuis le non-respect de l’APPR-RCA qui est désormais caduc et le non-respect de la feuille de route de Luanda en violant le cessez-le-feu, qu’aucun de ces mouvements précités n’a de représentants  légal a Bangui, encore moins dans des réunions pareille juste pour voilé la face des partenaires stratégiques et récolter des fonds pour payer les factures des mercenaires russes et rwandais », affirme chef d’État-major de la CPC   (coalition des patriotes pour le changement  ) dans son communiqué de presse du 28 septembre 2022.

Le coordonnateur militaire,-chef d’État-major de la CPC   appelle la communauté nationale et internationale a doublé de vigilance, surtout les partenaires stratégiques et financiers de la RCA et de contacter la coordination générale et militaire en cas de nécessité.

À lire aussi : quand un communiqué d’une prétendue jeunesse consciente de la Vakaga suscite de l’indignation

 

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Gaston Nguerekata : « Touadera, parlez, agissez pour la paix et le bien de votre peuple »

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Depuis la sentence historique prononcée par les juges de la Cour constitutionnelle invalidant le décret instituant le fameux comité responsable de la réécriture de la nouvelle constitution voulue par le Président de la République Faustin Archange Touadera, la terreur instaurée par le pouvoir de Bangui continue de faire rage, et les réactions se multiplient tant sur les réseaux sociaux que dans les rues de la capitale. Parmi celles-ci, figure celle de l’éminent professeur Gaston Nguerekata. D’après ce dernier, le Président de la République doit enfin porter  le costume de Président de la République, « garant des institutions et   père de la nation ».

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Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

« Monsieur le président Faustin Archange Touadera.

Vous avez l’obligation de vous adresser à la nation suite à la décision historique de la Cour Constitutionnelle du 23 Septembre 2022. Votre silence est une démission de votre devoir constitutionnel et politique de chef d’État. Je m’adresse à vous encore une fois en tant qu’ami et confrère mathématicien, ne pouvant pas vous joindre par téléphone. Portez enfin le costume de Président de la République, garant des institutions et … père de la nation (selon notre coutume centrafricaine). Parlez, agissez pour la paix et le bien de votre peuple »,s’indigne le célèbre professeur Gaston Nguerekata.

À lire aussi : Vaste opération des forces de l’ordre à Bangui, deux hôtels perquisitionnés, racket massif de la population

 

D’après lui, les images de scènes épicuriennes que les agents de communication du Président de la République nous mettent sur les réseaux sociaux en train de danser, de rigoler et de faire de ridicules, insignifiants au regard de l’ampleur des problèmes, à Bangui, et Bangui seulement, sont indécentes et une véritable insulte à son peuple qui est plongé dans la misère.

« Président, changez de paradigme ou démissionnez », déclare professeur Gaston Nguerekata.

À lire aussi : La  PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale afin de barrer la  route à TOUADERA

 

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EN POLITIQUE, IL Y A TOUJOURS UN DÉBUT ET UNE FIN…

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TOUT EST FINI, ET TOUT EST BIEN FINI.., CE N’ÉTAIT QUE VANITÉ

 

Attention au mysticisme vaudou ou sango. Bien que mortellement blessée depuis le 23 septembre 2022, la bête politique Touadera refuse de succomber et voudrait prouver qu’elle est capable de surmonter cette fatale épreuve et survivre politiquement. C’est ainsi que le jeudi 29 septembre 2022, elle a voulu rebondir astucieusement en recourant à une énième manipulation politicienne par laquelle elle voudrait nous faire croire, bien qu’ayant les deux (2) genoux à terre, qu’elle est capable de se relever. Sans vergogne, et par ses caciques interposés, la bête politique Touadera a fait convoyer, par moyen des bus de la société AVENIR, quelques centaines de femmes de l’agglomération de Bangui, lesquelles ont été parquées à l’entrée principale du Palais de la Renaissance, entre la Mairie centrale et le Trésor Public Centrafricain.

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Jean-Serge Wafio, Président du PDCA

 

Rédigé par Jean-Serge Wafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

Curiosité d’esprit critique oblige, quelques questions ne peuvent que se poser.

  • Ce convoyage de femmes, comme du bétail à destination de l’abattoir, était-il réalisé à quel dessein ?
  • Pourquoi recourir aux bus de la société AVENIR dont les activités ont été suspendues par arrêté du Ministre des Transports après l’accident mortel survenu le 11 septembre 2022 à la dangereuse descente de Kassango (Sous- Préfecture de Boali) faisant une centaine de décès, alors que tous les deuils n’ont pas encore été faits ?
  • En recourant à ces bus de la société AVENIR encore sous interdiction, le pouvoir Touadera voudrait-il nous faire comprendre à sa manière son mépris pour la centaine de morts survenus lors de cet accident ? ? ?

Convoyées comme du bétail à destination de l’abattoir, ces femmes, nécessité oblige, ont été alléchées par la promesse d’être reçues par le Président de la République, Chef de l’Etat, qui remettra à chacune d’elle ensuite une enveloppe de cinquante milles (50 000) fcfa. N’importe quel esprit critique, en cette période de nouvelle lune, ne pouvait que se questionner :

  • Le Président TOUADERA a-t-il l’habitude de recevoir au Palais de la République, de manière aussi singulière et imprévue, des femmes embarquées, sans distinction dans les rues et les gratifier ensuite d’enveloppes de billets de fcfa ?
  • Comment comprendre la facilité avec laquelle ces femmes se sont laissées embobinées et embarquées dans les rues des arrondissements de Bangui, sans crainte?
  • Pourquoi de nombreux siriki (foulards de tête) blancs ont-ils été remis à ces femmes avant de les embarquer ?
  • Qui a prévu et remis ces siriki blancs aux personnes chargées de convoyer ces femmes ?

Ces quelques questions ne peuvent qu’être logiquement posées, parce que non seulement, (1) ces femmes n’ont pas été reçues par le Président TOUADERA, (2) au lieu de 50 000 fcfa, certaines chanceuses ont pu recevoir chacune 2 000 fcfa, par contre d’autres ont reçu un billet de 1 000 fcfa, mais devraient ristourner 200 fcfa au distributeur des billets pour ne conserver que 800 fcfa et (3) fait encore plus bizarre et interrogatif et interpellatif, ceci s’est passé au lendemain d’une nouvelle lune, avec distribution gratuite de siriki blancs, alors que le blanc, tout comme le noir, symbolise le deuil et qu’il est aussi symbole de la secte vaudou ou sango. Toujours par curiosité, on pourrait aussi se poser la question de savoir si un quelconque mystique produit liquide n’avait pas été aspergé dans ces bus qui ont transporté ces femmes ? Alors, attention aux mystiques pratiques de récupération des âmes pour consolider un pouvoir. Par mesure de précaution, il est hautement souhaitable et recommandable que les époux et enfants des femmes convoyées dans ces bus soient attentifs et veillent à ne pas subitement devenir veufs ou orphelins.

À lire aussi : Nourredine  Adam prévient, Bangui va tomber bientôt :  « Touadera et moi nous serons à la CPI »

 

LE POUVOIR TOUADERA DANS LE DÉSARROI

Un Président de la République réellement décontenancé et psychopathe

Sans risque de nous tromper, nous pouvons affirmer que depuis le 23 septembre 2022, le Président TOUADERA est dans tous ses états d’âme, mieux, il est dans un total désarroi parce que décontenancé et devenu psychopathe; il ne s’attendait pas à cette
gifle juridictionnelle reçue de la Cour Constitutionnelle. Adepte de la corruption active qui lui a toujours réussi, il était très confiant et certain que Dame DARLAN et ses juges constitutionnels, une fois de plus, allaient accepter les milliards de fcfa qui leur étaient promis, comme ils avaient accepté des millions de fcfa en 2020 pour valider son dossier de candidat présidentiel et le déclarer élu le 18 janvier 2021. Mais, rattrapés par (1) le sang versé de nombreux Centrafricains depuis décembre 2020, (2) conscients d’être déjà sous les chefs d’accusation de parjure, de dénis de responsabilité et de droit, de corruption et (3) soucieux de s’accorder quelques circonstances atténuantes pour espérer entrer dans l’histoire politico-juridictionnelle centrafricaine par la petite porte, faute d’avoir manqué d’y entrer depuis 2020 par la grande porte pour question de millions de fcfa acceptés, Dame DARLAN et ses juges constitutionnels ont choisi cette fois-ci renoncer aux milliards de fcfa promis, pour dire le droit. Et s’ils avaient eu ce courage de dire le droit et rien que le droit en 2020 et 2021, ils s’ouvraient depuis une porte royale pour entrer dans cette histoire politico-juridictionnelle de Centrafrique et auraient épargné la République des tueries de masse, des disparitions de nombreux compatriotes, des assassinats ciblés, des décapitations, des pillages excessifs des ressources naturelles, de l’importation de la mafia, de la vassalisation du pays au Président Kagamé, ces deux (2) dernières années ; en d’autres termes, ils auraient sauvé le pays de la néantisation et lui auraient évité de devenir une République paria.

 

Vers l’inévitable et brutale chute

Cette courageuse décision de la Cour Constitutionnelle du 23 septembre 2022, bien qu’intervenue tardivement pour sauver la République, mérite d’être saluée à sa juste valeur, parce qu’elle met fin aux velléités d’un pouvoir personnel du Président Touadera qui, depuis, ne fait que se livrer à des fuites en avant, parce qu’il ne veut pas se retrouver un jour devant un quelconque tribunal criminel spécial, d’où son recours à toutes les astuces pour contourner cette décision qui s’impose comme telle, au Peuple Centrafricain et à toutes les Institutions de la République, conformément à l’article 106 de la Constitution de la République.

Et surtout, cette courageuse décision est synonyme de condamnation et de l’entrée du Président Touadera dans le couloir de sa mort politique, un couloir qui n’offre aucune échappatoire, mais qui le conduit irrémédiablement à la vindicte populaire et à sa chute. En roublard invétéré, il voudrait à tout prix se forger une issue et échapper à sa mort politique, mais malheureusement les murs de ce couloir sont si épais, qu’il lui faudrait de puissants explosifs pour y faire un trou, au risque de se faire aussi exploser. Autrement dit, cette décision de la Cour Constitutionnelle condamne le Président Touadera à une lente et irrésistible avancée vers sa chute, parce que le rouge tapis roulant sur lequel cette décision l’a placé depuis le 23 septembre 2022, dans le couloir de sa mort politique, n’est pas réversible et ne pourra jamais se reverser, quelles que soient les astuces, manipulations et autres procédés dilatoires.

En Politique, il y a un début et une fin

 

C’est pour dire, qu’en Politique, il y a toujours un début et une fin, et le début conditionne toujours la fin. Le début d’un règne politique donné constitue la fin d’un précédent règne politique, et la fin d’un règne politique donné constitue le début d’un autre règne politique. Et c’est çà la loi de l’alternance politique, une des immuables règles fondamentales de la démocratie et un déterminant pour la stabilité d’un règne politique sans contestations ou troubles, quel qu’il soit. Il n’est jamais possible en Politique d’avoir un début et de ne pas avoir une fin. Ne pas accepter cette règle et chercher par tous les moyens à la contourner, équivaut à rendre soi-même très chancelant son fauteuil présidentiel. Le Président Touadera, depuis 2016, a rendu très chancelant son fauteuil présidentiel et il ne peut qu’y être éjecté, d’une manière ou d’une autre, car le pouvoir Touadera, en ce moment, est semblable à une manque très jaune avec des pigmentations noires, c’est-à-dire très mûre, et laquelle mangue attire de plus en plus de mouches au sommet du manguier et qui n’attend que le moindre souffle de maïgaro pour tomber ; et ce maïgaro, c’est le Peuple Centrafricain qui doit se mobiliser ou être mobilisé pour se lever comme un seul homme et dire un ‘’NON’’ catégorique au Président Touadera, qui est déjà un Président du passé et un Président au passé. Et ce début de mobilisation se fait déjà constater à l’exemple des trois (3) femmes de Bimbo qui ont bien pris le siriki blanc, mais ont refusé de monter dans le bus.

Laissons le temps au Temps. Et aussi, laissons le temps à COSCIPAC, à KREMBESSE et au BRDC de suffisamment sensibiliser et mobiliser la foule pour la bonne cause. En attendant cette mobilisation populaire qui fera tomber le pouvoir Touadera comme une mangue pourrie, les Acteurs Politiques et Sociaux Centrafricains, démocrates, en toute responsabilité, se doivent d’affiner la réflexion partagée qui s’était imposée, voilà déjà quelques mois, relative à l’après-pouvoir Touadera.

Sincères considérations.

À lire aussi : Cryptomonnaie, comment le gouvernement va-t-il rembourser les sommes déjà investies  dans Sangocoin ?

 

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Centrafrique : l’affaire de convocation de Crépin Mboli-Goumba se transforme à un cours de droit

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Convoqué devant la police administrative pour ce lundi 3 octobre 2022, maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), Président du parti africain pour  une transformation radicale et l’intégration des États  (PATRIE) ne s’était pas déplacé.  Son avocat, maître Nicolas Tiangaye, pointe de nombreuses irrégularités dites formelles. En conséquence, la convocation a été retournée à son expéditrice, madame Marie France VOYEREGNAKOUA chef de Service des enquêtes administratives, commissaire principal de Police, et l’affaire de convocation de Crépin Mboli-Goumba se transforme à un veritable cours de droit.

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Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

 

« Madame, il a été déposé à mon cabinet d’avocat le 29 septembre 2022 une Convocation n°001/DSPA convoquant Mr Crépin MBOLI-GOUMBA (Avocat, Coordonnateur du BRDC) à se présenter en votre Cabinet le 03 octobre à 10H00 au  premier étage du Commissariat Spécial du Port. Je note que cette convocation comporte les irrégularités formelles suivantes:

1) Absence d’armoiries de la Police nationale centrafricaine;

2) Absence de la mention de l’identité du signataire;

3) Absence de la mention de la date de la notification;

4) Omission de l’année au cours de laquelle l’intéressé doit déférer à la convocation.

Je vous conseille de procéder à la régularisation de toutes ces formalités substantielles et d’adresser votre convocation à l’intéressé  soit à son lieu de travail, soit à son domicile »,  précise maître Nicolas Tiangaye dans sa correspondance.

En outre, maître Nicolas Tiangaye, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats centrafricain, prie madame Marie France VOYEREGNAKOUA, Chef de Service des Enquêtes administratives, commissaire principal de Police  de bien vouloir retenir que les avocats n’ont pas vocation à être porteurs de convocations policières destinées à des personnes faisant l’objet d’enquêtes préliminaires.

« En conséquence, j’ai le regret de vous retourner la convocation n°001/DSPA sans date, à  toutes fins utiles », regrette maître Nicolas Tiangaye.

Un véritable cours de droit pour les étudiants de capacité en droit que maître Nicolas Tiangaye a donné à madame la commissaire Marie France VOYEREGNAKOUA. Un de nos journalistes présents au commissariat affirme que l’arrivée de la correspondance en lieu et place de ces deux avocats a été une véritable douche froide. Madame la commissaire Marie France VOYEREGNAKOUA s’en est sortie toute mouillée et couverte de honte.

Au lieu de régler cette affaire à leur niveau,  elles nous l’envoient, ces autorités, et bien voilà la suite.  On nous ramène encore sur les bancs de l’école. Cette affaire ne doit pas traiter à notre niveau .”  Soupire un major au commissariat.

Il y’a lieu de rappeler que maître Crépin Mboli-Goumba, ancien candidat à la présidentielle du décembre 2020, Président du parti africain pour  une transformation radicale et l’intégration des États  (PATRIE), et coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a reçu, par la voie de l’avocat du BRDC, une convocation de la police administrative de Bangui diligentée par la justice aux ordres  du régime.

À lire aussi : Maître Nicolas Tiangaye prévient : Les conséquences d’un éventuel  tripatouillage de la constitution seront très graves

 

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Décès à Bangui de l’ancien ministre Gaston Mackouzangba

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L’ex-politicien Gaston Mackouzangba, qui a notamment été ministre du Travail, de la sécurité sociale, de l’Emploi et de la Formation professionnelle dans le gouvernement du professeur Simplice Mathieu Sarandji en 2016 s’est éteint.  Il  avait 72 ans.

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Le Président de l’Action Républicaine pour le Progrès ARP Gaston Mackouzangba

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 4 octobre 2022

 

Le Président de l’action républicaine  pour le progrès (ARP), monsieur Gaston Mackouzangba  nous a quittés. Né le 24 avril 1952 à Mbrés, dans la Nana-Gribizi, monsieur Gaston Mackouzangba, ancien élève du lycée des martyrs, du lycée Barthélemy Boganda de Bangui puis ancien étudiant de l’université de Bordeau 3 en France, il a intégré les différents cabinets ministériels au temps de l’ancien Président Ange Félix Patassé avant d’être nommé tour à tour au sein de différents gouvernements, notamment celui de la transition dirigé par Nicolas Tiangaye en 2013 dont il était le porte-parole, puis celui dirigé par le Professeur Simplice Mathieu Sarandji en 2016 dont il avait occupé le poste du ministre du travail, de la sécurité sociale, de l’emploi et de la formation professionnelle.

Tombé malade, monsieur Gaston Mackouzangba  sollicite en vain son évacuation sanitaire à l’étranger. Il n’a pas bénéficié de la faveur du pouvoir dont il a servi durant des années à cause de sa prise de position contre le régime.

Lors de la dernière présidentielle de 2020,l’ancien ministre Gaston Mackouzangba n’avait pas voulu soutenir la candidature de Touadera. Probablement il penchait en faveur de la candidate Catherine Samba-Panza, pourtant il faisait partie des cercles restreints qui ont préparé le budget de campagne du parti au pouvoir, le MCU. Mais pour certains, probablement les promesses qui lui auraient été faites n’ont pas été tenues puisqu’il avait soutenu le Président Touadera pour son élection à son premier quinquennat sans aucune contrepartie.

Ces derniers temps, il était quelque peu acerbe avec le régime notamment très critique sur le projet de référendum constitutionnel

« Même si Gaston Mackouzangba était un adversaire déterminé, il a toujours été un gentleman et il a toujours garder à l’esprit les intérêts supérieur du pays », réagit un leader de l’opposition démocratique.

« Nos pensées et nos prières vont à sa famille. Que son âme repose en paix sous la terre de ses ancêtres », déclare le directeur de publications du CNC, monsieur Alain Nzilo.

À lire aussi : l’homme d’affaires « Issa Manou serait enlevé par les milices requins du colonel Wananga », selon Abdoulaye IBRAHIM

 

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Centrafrique :  « Touadera n’a pas été élu Président de la République », selon un juge de la cour constitutionnelle

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Près de deux semaines après le bras de fer qui a opposé le Président de la République et les juges de la cour constitutionnelle autour du projet de la nouvelle constitution voulu par le chef de l’État, les langues commencent à se délier, et la vérité commence à jaillir. Et ce n’est pas n’importe qui qui a fait cette révélation importante.  C’est un juge constitutionnel! Pour lui, Touadera n’a pas été élu président de la République. C’est madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboé qui l’ont fait Président de la République.

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De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Danièle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

« Touadera n’a pas été élu Président de la République »,

 

Après les révélations faites par l’ancienne Présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza  en 2016, puis celles de l’ancienne Présidente de l’autorité nationale des élections madame Marie-Madeleine ne KOUET HOORNAERT, c’est le tour d’un juge constitutionnel de vider son sac.

D’après lui, en 2016, lors de l’élection présidentielle, la cour constitutionnelle de transition,  présidée à cette époque par le magistrat Zacharie Ndouba, avait constaté de graves irrégularités et des fraudes massives.  Mais grâce à madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboé qui avaient mobilisé une partie de leur collègue en faveur de non annulation de l’élection présidentielle et par la suite,  en faveur du candidat Faustin Archange Touadera, ils finissent par atteindre leur objectif : Touadera avait été déclaré Président de la République.

D’après ce même juge, en 2020, ils finissent par faire le même jeu en faveur du Président Touadera. Il n’a pas été élu en tant que tel, mais par des jeux  de cache-cache, ils finissent par passer Touadera dans les mailles de filet. (« Touadera n’a pas voté pour été élu Président de la République »,).

 À lire aussi : l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba dans le viseur du régime de Touadera

 

Affaire Karim Meckassoua

 

Et ce n’est pas tout! L’homme continue à se déballer.  Concernant l’affaire  de la déchéance du député Abdoul Karim Meckassoua de son titre de député, notre juge  constitutionnel a révélé une partie du secret.

D’après lui,  au mois de juillet 2021, le Président de la République Faustin Archange Touadera avait invité madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboé dans son bureau à la présidence de la République. Lors de cet entretien, le Président de la Touadera  avait clairement fait savoir qu’il ne veut pas que Meckassoua reste député à l’Assemblée nationale . « C’est un homme qui a trop dérangé et que je le veux voir en prison », , dixi le chef de l’État à ses invités.  Il propose à madame Darlan et à Jean-Pierre Waboé de faire tout à leur niveau de le déchoir de son titre de député.

C’est ainsi que madame Darlan, très gênée par la proposition du Président de la République, a fini par quitter le pays, soi-disant pour des raisons sanitaires, laissant son adjoint Jean-Pierre Waboué  seul face à la situation.

Ainsi, le jeudi 12 août 2021,  sur la prétendue requête fallacieuse de son challenger Ibrahim Hissen ALGOUNI, monsieur Abdoul Karim Meckassoua, avait été d’échu de son titre de député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui.

Comme disait monsieur Adrien Poussou, il faut se garder de déjeuner avec le diable, même quand on a un long couteau. Madame Danièle Darlan  et monsieur Jean-Pierre Waboué l’ont appris à leurs dépens malgré tout ce qu’ils ont fait en faveur du Président de la République. (« Touadera n’a pas été voté pour élu Président de la République », ).

D’autres révélations sont à venir.

À lire aussi : la résidence de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua perquisitionnée

 

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Arrestation par la CPS  du commandant Vianney Semndiro, ex-conducteur de l’ancien Président Bozizé, ancien chef de la prison de Guantanamo

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Bangui (République centrafricaine) – Après l’arrestation du capitaine Eugène Ngaïkosset le samedi 4 septembre 2021,  la cour pénale spéciale vient d’annoncer une nouvelle arrestation la semaine dernière. Il s’agit du commandant Vianney Semndiro, ancien conducteur de l’ex-Président François Bozizé, et ancien chef de la prison militaire de Bossembélé,  communément appelé Guantanamo. Il est inculpé de crime contre l’humanité.

La prison militaire de Bossembélé dite Gouantanamo sous François Bozizé
La prison militaire de Bossembélé dite Gouantanamo sous François Bozizé

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

Vianney Semndiro, chef de la prison de Guantanamo arrêté

 

En 2006, lorsque le Président François Bozizé devait faire face à la rébellion de l’armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth, il avait déployé dans l’Ouham-Pendé, situé à plus de 400 kilomètres de Bangui un bataillon de sa garde prétorienne, dirigée par le capitaine Eugène Ngaïkosset. Sur place, plusieurs crimes ont été commis, notamment le massacre des civils, incendie de plusieurs milliers d’habitations rapportées par Human Rights Watch à l’époque. Ainsi, Il a donc instauré un régime policier caractérisé par les restrictions de l’espace politique, le symbole manifeste étant la création de la prison spéciale de Bossembélé communément appelé Guantanamo, lieu de torture et d’exécution par excellence. Le capitaine Vianney Semndiro, autrefois son conducteur, a été désigné comme le chef de cette prison militaire.

Dans cette prison, les militaires disaient à l’époque  aux détenus que l’entrée est facile, mais la sortie c’est difficile.  Dans cet établissement pénitentiaire spéciale, des scènes horribles  et inimaginables se sont déroulées sous le commandement direct du capitaine Vianney Semndiro, devenu par la suite chef de bataillon de l’armée nationale jusqu’à son arrestation, le jeudi 29 septembre 2022, à son domicile du quartier Boy-Rabe par la cour pénale spéciale.

À lire aussi : Les atrocités des mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur  de la CPI

Cellule unique de la prison de Bossembélé sous Bozizé
Cellule unique de la prison de Bossembélé sous Bozizé

Réaction de la cour pénale spéciale dans un communiqué

 

Selon la cour, le lundi 26 septembre 2022, Mr Vianney SEMNDIRO visé par un mandat d’amener des juges d’instruction du cabinet d’instruction nº 3 de la Cour pénale spéciale, a été conduit devant ces mêmes juges, pour procéder à son interrogatoire de première comparution, conformément à l’article 85 du Règlement de procédure et de preuve.

« Informé de ses droits puis des faits et des qualifications légales visés par la procédure, Mr Vianney SEMNDIRO a été inculpé pour avoir commis, entre février 2009 et le 23 mars 2013, dans la maison d’arrêt et au Centre d’instruction militaire de la garde présidentielle de la ville de BOSSEMBÉLÉ, dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko, des crimes contre l’humanité par meurtre, par disparition forcée de personnes, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international, par pratique de la torture et d’actes inhumains, par viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable et par tous les autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale ».

À lire aussi : En faisant les opposants politiques des ennemis de la nation, le Président Touadera se pose en diviseur des Centrafricains

Toilettes de la prison de Bossembélé sous Bozizé
Toilettes de la prison de Bossembélé sous Bozizé
De gauche à droite, Serge Venant MAGNA, ancien SG du conseil national de la jeunesse, et Idriss Yaya, un ex chef rebelle de la CPJP libérés par la SELEKA dans laprison de spéciale de Bossembélé
De gauche à droite, Serge Venant MAGNA, ancien SG du conseil national de la jeunesse, et Idriss Yaya, un ex chef rebelle de la CPJP libérés par la SELEKA dans la prison spéciale de Bossembélé

 

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Roublardise politique, le pouvoir de Bangui annonce la suspension des activités de sa milice Galaxie nationale

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À quelques jours de la rencontre pour un nouveau cycle de coopération entre la République centrafricaine et l’Union européenne, le pouvoir de Bangui, désormais dos au mur, suspend provisoirement les activités criminelles de sa milice armé, la Galaxie nationale centrafricaine, dirigée par le sulfureux Blaise Didatien Kossimatchi. L’histoire de mettre toute l’Europe dans leur farine et de la faire rouler avec tout le monde.

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Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

Les activités de la Galaxie nationale suspendues

 

Dans son arrêté en date du 22 septembre 2022, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, monsieur Bruno Yapendé, a suspendu provisoirement jusqu’à nouvel ordre,  toutes les activités de soi-disant l’association Galaxie nationale centrafricaine, coordonnée par l’historien Blaise Didatien Kossimatchi.

« Les activités de l’association dénommée « Plate-forme de la Galaxie nationale centrafricaine « en abrégée (PGNC), reconnue par Décision N°307/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPSE/SASE du 27 juillet 2021, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre », précise le ministre dans son arrêté.

Les motifs évoqués :

  • Non-respect des dispositions statutaires relatives aux objectifs de l’organisation ;
  • Incitation à la haine, à la division et aux troubles à l’ordre public.

À lire aussi : troisième mandat, le pouvoir de Bangui en perte de vitesse, la plateforme de la Galaxie traumatisée

 

Un jeu politique

 

Blaise Didatien Kossimatchi avec sa plateforme de la Galaxie, qui a été à l’origine  des menaces d’agression physique des avocats, des huissiers, des leaders de l’opposition, des juges de la cour constitutionnelle, et même de l’agression de l’ancien directeur de l’agence d’Air France à Bangui, a été toujours  protégé par le régime.

Kossimatchi se considère supérieur à la justice de son pays. Il circule dans la capitale dans sa vieille voiture Nissan avec des armes  sans s’en inquiéter. À cause de lui, les avocats, les huissiers, notaires avaientobservé 5 jours de grève paralysant de ce fait, les activitésdes Cours et  tribunaux.

Mais à la grande surprise des Centrafricains, ce jeudi 29 septembre, le gouvernement a annoncé la suspension des activités de la Galaxie nationale centrafricaine.

Or, en réalité, ce jeu politique du gouvernement intervient à quelques jours de la  rencontre pour un nouveau cycle de coopération entre la République centrafricaine et l’Union européenne vise à rouler les partenaires  du pays dans la farine.

« C’est un jeu politique ridicule, surtout l’on sait que c’est ce même Kossimatchi qui est à l’origine de la manifestation contre l’Union européenne et contre l’armée française à Bangui », s’alarme un étudiant à l’université de Bangui.

Du côté de l’opposition, on reste très prudent et méfiant de la décision du ministre de l’Administration du territoire qui reconnaît l’activité criminelle de cette association mais n’ose seulement à prononcer que de sa suspension jusqu’à nouvel ordre. C’est clair, Galaxie pourrait toutefois reprendre ses activités dans les prochains jours si la négociationavec l’union européenne prend fin.

« Même si ce n’est pas Galaxie, il y’a d’autres associations criminelles du régime qui existent, telles que le front républicain et bien d’autres dirigées par Euloge Doctrouvé Koï qui menace les juges de la cour constitutionnelle », précise un membre de l’opposition démocratique.

À lire aussi : LES SANCTIONS EUROPÉENNES CONTRE LE CONSEILLER RUSSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE N’AURONT-ELLES PAS D’EFFETS COLLATÉRAUX SUR LE RÉGIME DE BANGUI ?

 

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Quelles leçons tirer de l’échec du projet de révision constitutionnelle ou de changement DE constitution et du troisième mandat en Centrafrique?

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Dr. Dominique Désiré ERENON

 

 

DECLARATION DE DR DOMINIQUE DESIRE ERENON,

 

UNIVERSITAIRE-CONSTITUTIONNALISTE,

PRESIDENT DU PARTI MARCHE POUR LA DEMOCRATIE ET LE SALUT DU PEUPLE (MDSP).

 

Mes chers compatriotes,

 

Courant aout dernier, comme d’autres compatriotes, j’avais pris la parole pour démontrer techniquement d’un point de vue constitutionnel et prévenir le Président Faustin Archange TOUADERA que le projet de troisième mandat présidentiel déguisé en projet de révision constitutionnelle ou de changement de constitution que portaient certains membres de son entourage et certains dignitaires du régime MCU n’allait pas aboutir.

 

Sur ce sujet, Il y a eu des débats menés par des intellectuels, des juristes et des politiques, des débats intenses, parfois vifs et violents.

 

Le vendredi 23 septembre 2022, la Cour Constitutionnelle a jugé qu’il était impossible de procéder, dans le contexte politique actuel, à une révision de la Constitution du 30 mars 2016 ou à un changement de constitution.

 

Une nouvelle fois, observons qu’il s’agisse de la proposition de l’Honorable Brice Kakpayen ou des trois décrets, le premier relatif à la création d’une constituante, le deuxième relatif à la désignation des membres et le troisième relatif à la composition du bureau de cette constituante, on doit dire que le travail a été confié à des mains non expertes qui ont produit, comme il fallait s’y attendre, un travail mal ficelé et de qualité médiocre ; ils ont avancé sur un terrain non maitrisé.

 

Alors que bien de voix autorisées les avaient alerté de ce qu’ils allaient train  droit dans le mur et leur avaient demandé d’abandonner leur funeste, ils ont refusé d’entendre raison et ont foncé têtes baissées pour passer en force, sans doute blessées par des contradictions intellectuelles, techniques et politiques qui leur étaient portées par des résistants de la démocratie, des intellectuels, les forces vives de la nation réunies dans le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et le G16.


Le résultat, on le connait, les porteurs et meneurs du projet viennent d’échouer devant la Cour Constitutionnelle, gardienne de la loi fondamentale de notre pays et de nos libertés face à l’autorité.

 

Je tiens à saluer, une fois encore, cette Décision N° 009/CC/22 du 22 SEPTEMBRE 2022 qui évite à notre pays toute possibilité de 3ème mandat et de présidence à vie, qui rappelle et conforte la démocratie comme forme de gouvernement à laquelle notre nation centrafricaine est attachée, comme elle l’avait déjà prouvé, en résistant jusqu’à l’effondrement de la dictature impériale en 1979.

Cette décision est historique pour notre pays et constitue un bel exemple pour bien de pays du continent confrontés à la tentation du 3ème mandat présidentiel ou de la présidence à vie. Nos juges constitutionnels, Mme la Présidente Danièle Darlan, Jean-Pierre Waboe, Georges Mathurin Ouagalet, Sylvie Naissem, Trinité Bango-Sangafio, Sylvia Pauline Yawet-kengueleoua et Martin Kongbeto Gbogoro sont entrés dans l’Histoire de notre pays.

 

Ce qui s’est passé, au sommet de l’Etat, sur le plan institutionnel et politique, depuis mai 2022, est grave et ne peut rester sans conséquences institutionnelles et politiques.


 

C’est pourquoi, il nous faut, en tant que peuple, en tant que nation, en tirer toutes les leçons pour que cela ne se reproduise plus jamais dans notre pays, plus jamais sur la belle terre de nos ancêtres, ni demain, ni plus tard quand nous ne serons plus de ce monde.

 

1ère leçon : QUAND ON GERE L’ETAT, ON DOIT S’ENTOURER DES CADRES COMPETENTS ET EXPERIMENTES.

 

Un Président de la République n’est pas omniscient. C’est pourquoi il travaille toujours avec un gouvernement et est toujours entouré d’une équipe de conseillers aux profils variés pour l’assister, le conseiller et l’aider à prendre les meilleures décisions pour le bien de la nation.

 

 

 

 

Regardez comment trois décrets signés par notre Président de la République ont été annulés le même jour ; évidemment, le Chef de l’Etat est politiquement responsable mais ses Conseillers sont tout autant fautifs de n’avoir pas su comprendre techniquement qu’il ne fallait pas laisser le Président de la République signer de tels actes réglementaires susceptibles d’annulation devant la Cour Constitutionnelle.

 

De même, observez comment le Chef de l’Etat a remplacé l’expression « souveraineté nationale » consacrée par la Constitution par « souveraineté populaire », dans le discours prononcé à l’occasion de l’installation des membres de la constituante finalement jugée inconstitutionnelle par la Cour.

 

En principe, les grands dossiers comme celui qui vient de connaître un naufrage devant la Cour Constitutionnelle ne se gèrent pas dans la rue à travers des marches fantoches. Ils doivent être préparés et traités par des conseillers, des experts, lesquels ne manquent d’ailleurs pas dans notre pays. Ce système de manipulation ou d’agitation populaire doit cesser.

 

Centrafricaines, centrafricains, ne vous laissez pas manipuler par le pouvoir et ses thuriféraires. Au contraire, si nous sortons dans la rue, défendons plutôt notre démocratie, rappelons à nos autorités que nos libertés sont inaliénables, exigeons de notre gouvernement des résultats tangibles comme le développement des infrastructures, l’amélioration des conditions de nos vies telles qu’un approvisionnement régulier en carburant, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, la santé et à la justice sociale.

 

Il appartient donc au Président TOUADERA de tirer les leçons pour constater ce déficit de compétences au sein du pouvoir et de procéder à un vrai ménage autour de lui, s’il veut produire quelques résultats pour le bien du peuple centrafricain, d’ici la fin de son dernier mandat qui s’achève le 30 mars 2026.

 

 

2ème leçon : IL FAUT RESPECTER LA DEMOCRATIE ET LES INSTITUTIONS

 

Durant les évènements provoqués par le pouvoir au sujet du projet du 3ème mandat, on a constaté trois faits majeurs :

 

Premièrement, on a vu de prétendus responsables politiques organiser et participer au siège d’une grande institution de la République, la Cour Constitutionnelle, pour tenter d’influencer la décision attendue  en proférant insultes, menaces, chantages, intimidations diverses à l’égard des juges constitutionnels. C’est un fait d’une extrême gravité et les auteurs doivent en répondre devant la justice.

 

On a aussi vu et entendu le Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Député de la nation, déclarer publiquement tant à la radio qu’à la télévision que le pouvoir ne respecterait pas la décision attendue de la Cour Constitutionnelle. Et paradoxalement, ce même Député et tous ceux de la majorité actuelle avaient accepté la validation de leurs élections législatives par cette même Cour Constitutionnelle.

 

 

Enfin, on a vu des soutiens du régime et des personnalités politiques de la majorité investir les réseaux sociaux, créer des avatars pour identifier et traquer les opposants politiques. Ils ont utilisé la diffamation, la haine de l’autre, le chantage, les insultes pour discréditer et jeter en pâture à la foule ceux qui ne partageaient pas leurs idées et opinions.

 

Force est donc de constater que, depuis plusieurs décennies, la politique, les fonctions politiques, même la haute fonction publique, dans notre pays, sont tenus, la plupart du temps, par des compatriotes inféodés au régime du moment, sans qu’ils disposent de profils adéquats et des compétences nécessaires. Ils sont le plus souvent nommés en raison d’appartenance clanique et partisane. La conséquence de ces nominations, c’est un personnel politique et administratif majoritairement sans culture politique, sans culture démocratique, sans conviction, sans aucun sens de la République, sans aucun sens de l’Etat.

 

On comprend mieux l’état actuel de notre pays, la déliquescence de l’Etat, l’incapacité du pouvoir, la faiblesse de l’économie, et tous les maux connus qui gangrènent notre cher beau pays.

 

3ème leçon : GOUVERNER LE PAYS, C’EST SATISFAIRE LES ATTENTES ET LES BESOINS DU PEUPLE AU LIEU DE RECHERCHER UNE PERENNITE AU POUVOIR

 

Depuis le début de son second mandat, trop occupé par la recherche d’un 3ème mandat ou d’une présidence à vie, le Président TOUADERA a oublié les engagements et les promesses de son programme politique, économique et social.

Avec ses soutiens, il n’a eu de cesse de créer des situations anxiogènes, des tensions politiques et sociales. Quel gâchis ! Que de temps perdu !

 

Maintenant, il appartient au Président de la République, Chef de l’Etat, de tourner cette page, de chercher l’apaisement et le compromis pour terminer son dernier mandat, dans le respect de son programme visant au relèvement du pays, et comme il l’avait promis, à « la transformation de la RCA pour jeter ainsi les bases d’une prospérité partagée et inclusive ».

 

Aujourd’hui, les centrafricains se posent la question de savoir : « qu’est devenu le candidat des pauvres de 2016 ? ». Aujourd’hui, le peuple centrafricain attend du Président Touadera une politique résolument ancrée dans les perspectives du développement et la réalisation des objectifs essentiels : les infrastructures, la relance de l’agriculture et des cultures de rente, la transformation des productions et des matières premières, les NTIC et les métiers du numérique, le retour à l’emploi, la réhabilitation de l’université et la construction d’une deuxième université.

 

4ème leçon : RESPECTER L’AUTORITE DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE ET RENOUER LE DIALOGUE POLITIQUE

 

Les débats qui ont eu lieu sur le projet du 3ème mandat jugé impossible par la Cour Constitutionnelle n’ont pas manqué de créer dans le pays beaucoup de tensions sociales et politiques. Malgré la décision de la Cour, on n’a pas eu la déclaration du Président mais celle du Porte –parole du gouvernement qui fait savoir que le gouvernement avait pris acte de la décision de la Cour.

On voit par ailleurs que les soutiens du Président ont signé le lundi 26 septembre une pétition adressée au Chef de l’Etat pour qu’il engage une procédure référendaire par la collecte de signatures dans les provinces afin de légitimer le référendum. Il apparait donc clairement que la décision de la Cour n’est pas acceptée par le régime.

 

Plutôt de poursuivre une « GUERILLA CONSTITUTIONNELLE », je demande au Président Faustin Archange TOUADERA :

  1. De s’adresser à la nation  et de prendre acte de la Décision de la Cour Constitutionnelle du 23 septembre 2022, de dire qu’il renonce au projet de 3ème mandat présidentiel, d’instruire ses partisans et soutiens à cesser leurs vils agissements tels que menaces, intimidations et violences, instrumentalisation de la rue ;
  2. De renouer le dialogue avec les forces vives de la nation pour décrisper le climat sociopolitique ;
  3. De se concentrer sur la mise en œuvre du programme politique de son dernier mandat ;

 

Centrafricaines, centrafricains, je compte sur vous pour porter la voix de la raison et pour contribuer au maintien de la démocratie et de la concorde nationale.

 

Vive notre cher et beau pays, la RCA, terre que nos ancêtres nous ont léguée et que nous devons léguer à nos enfants en bon état.

À lire aussi : Le député de la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui dit non au troisième mandat voulu par Touadera

 

 

 

 

La milice du pouvoir, la Galaxie nationale, pourtant suspendue, réapparaît et menace

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Incompréhensible! On a pourtant parlé de la suspension de la milice du pouvoir de Bangui, la nébuleuse plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine par le ministère de l’Administration du territoire, n’est-ce pas! Voilà qu’il montre encore les biceps, le soi-disant coordonnateur de ladite plateforme Blaise Didatien Kossimatchi.

Centrafrique.org/centrafrique-le-mouvement-talitha-koum-retorque-aux-agitations-de-lopposition-qui-exige-le-retour-de-lex-president-francois-bozize/didatien-kossimatchi-du-parti-de-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-34727″ data-wpel-link=”internal”>route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

La milice du pouvoir, la Galaxie nationale centrafricaine est de retour

 

Dans un arrêté en date du 22 septembre 2022,  date apposée antérieure à la date réelle, le ministre de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé  avait suspendu jusqu’à nouvel ordre toutes les activités de soi-disant association « Galaxie nationale centrafricaine ».

Or, le lendemain de cette suspension annoncée par le ministre de l’Administration du territoire, Blaise Didatien Kossimatchi, leader de la milice du pouvoir, la Galaxie, avec sa bande, tous armé des pistolets, sont allés manifestés devant le siège de la cour constitutionnelle, l’histoire de mettre la pression sur les juges afin qu’ils ne décident pas anticonstitutionnel le décret présidentiel portant création du comité chargé de rédiger la nouvelle constitution. Peine perdue!

Voilà encore ce même Blaise Didatien Kossimatchi, avec sa nébuleuse plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine, milice du pouvoir, réapparaît de nouveau une semaine après la décision du ministère de l’Administration du territoire.

À lire aussi : Décès d’un sergent des FACA, sa famille dénonce le népotisme au sein de l’État major de l’armée

 

Kossimatchi montre ses biceps

 

Ce vendredi 30 septembre, dans un communiqué, il a convoqué ses soi-disant coordonnateurs, Coordonnatrices, Leaders des Associations, Groupements et ONG affiliés à ladite Plateforme, les responsables des victimes de différentes crises en République Centrafricaine, les responsables de la Documentation et les Identificateurs des Dix(10) Arrondissements de Bangui, de Bimbo et ses environs de venir massivement à une Grande Assemblée Générale Extraordinaire qui aura lieu le Lundi 03 Octobre 2022 à partir de 13 Heures 30 Minutes au Quartier Général.

Tout le monde le sait, ces personnes précitées n’existent pas physiquement, mais Kossimatchi veut seulement impressionner.

D’après ce communiqué, les points qui seront débattus sont les suivants :

 

1- Bilan à mi-parcours et relance des activités après une semaine de répit.

2- Lancement de la Campagne nationale de sensibilisation de proximité sur toute l’étendue du territoire auprès des ménages sur la situation politique de l’heure dans notre pays.

3- Mission en Province.

4- Soutien financier de la France et de l’Union européenne aux Criminels du BDRC à cause de la présence Russe en Centrafrique.

5- Plainte contre la France de Macron pour le pillage à grande échelle perpétrés par ses Barbouzes dans les Villas de Berengo et de Kolongo ainsi que le vol de 35 Milliards de FCFA du Trésor Public Centrafricain lors de l’opération Barracuda du 20 au 21 Septembre 1979.

6- Stratégies du Terrain.

7- Divers.

 

Affaire à suivre….

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Référendum d’annexion en Ukraine, les Centrafricains ont été   choisis parmi les observateurs internationaux

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La Russie a organisé des opérations de vote  dans quatre régions séparatrices du Sud et de l’est de l’Ukraine, alors que la communauté internationale a condamné ces référendums. Entre-temps, des Africains, dont les Centrafricains, ont été choisis par la Russie comme des observateurs électoraux internationaux lors de ces référendums. Mais l’Union européenne, de son côté, a annoncé de sanctions contre les organisateurs.

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Touadera et Poutine

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Les Centrafricains ont été   choisis comme des observateurs des référendums en Ukraine

 

L’Union européenne considère que les référendums d’annexion par la Russie organisés en Ukraine sont illégaux, et toutes les personnes qui ont participé à leur organisation et qui les ont soutenus seront sanctionnées , a affirmé mardi le porte-parole du chef de la diplomatie européenne.

Parmi les pays et les personnes qui ont soutenu ces référendums, figure la République centrafricaine qui a également envoyé sur place des centrafricains comme des observateurs électoraux dans ces régions séparatistes de l’Ukraine : Donbass, Lougansk, Donetsk, etc..

Sur les réseaux sociaux, un observateur centrafricain a exprimé son satisfaction :

« Nous avons eu le privilège et l’honneur d’être invités par le bureau des élections de la fédération de Russie comme Observateur international dans le cadre de vote de référendum pour l’indépendance de la région de DonBass (Lougansk, Donetsk, etc.. ) », affirme – t’ – il.

Selon l’Union européenne, les ressortissants étrangers présentés par la Russie comme des observateurs internationaux de ces référendums d’annexion pourront également être sanctionnés.

Alors, les centrafricains qui ont été choisis par les autorités de leur pays comme observateurs de ces référendums d’annexion pourront-ils aussi être sanctionnés? Pour bon nombre des Centrafricains, ce sont les autorités du pays qui les ont envoyés en Ukraine. C’est donc elles qui devraient être sanctionnées.

 

Affaire à suivre…

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La  PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale afin de barrer la  route à TOUADERA

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Face à la velléité dictatoriale du Président Touadera de tripatouiller la constitution en vue de rester indéfiniment au pouvoir, la plate-forme des jeunes leaders de l’opposition démocratique en abrégée PJLOD dénonce cette pratique autoritariste qui relève du moyen âge. Ainsi, la PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale afin de barrer la  route à TOUADERA.

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Les membres de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique lors de leur conférence de presse du 13 août 2022 à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

La  PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale

 

La décision de la cour constitutionnelle du 23 septembre 2022 est un rappel patriotique à l’ordre du Président Faustin Archange Touadera qui doit désormais comprendre que ses entourages cupides qui souhaitent viscéralement son maintien au pouvoir agissent dans leur seul intérêt égoïste. Commençant par le parrain mafieux Sani Yalo, Héritier Doneng, Blaise Didatien Kossimatchi, Fidèle Gouandjika, Évariste Ngamana  et bien d’autres qui agissent dans l’ombre pour semer le trouble et intimider la population, la PJLOD exprime son indignation et tire la sonnette d’alarme.

« C’est avec indignation que la plate-forme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) constate les manœuvres obscurantistes dignes des réfractaires et anti démocrates initiées par les exécutants et les milices autorisées de Mr Faustin Archange  TOUADERA  visant non seulement à boycotter le dernier meeting autorisé du Bloc républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a Bimbo, mais aussi dans une intime conviction de pousser à la violence et de bafouer les libertés publiques notamment  les droits à manifester et à exprimer son opinion pourtant consacrée par la Constitution du 30 mars 2016 », explique la PJLOD dans son communiqué de presse.

 

À lire aussi : Plusieurs dizaines des députés de la nation expriment leur opposition à la modification ou à la rédaction d’une nouvelle constitution

Ainsi, la PJLOD

  • condamne avec rigueur ce climat d’instabilités politiques et institutionnelles crée par les partisans du pouvoir en place sur instructions de Mr Faustin Archange TOUADERA
  • se félicite par ailleurs de la décision rendue le 23 septembre 2022 par la cour Constitutionnelle sur la constitutionnalité du décret suicidaire de Mr Faustin Archange TOUADERA instituant un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution.
  • La PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale afin de barrer la route à  Mr Faustin Archange TOUADERA et ses proches parents qui s’obstinent pour un troisième (3) mandat au détriment des intérêts forts du peuple centrafricain.

« Disons non à l’instauration d’un État voyou en Centrafrique et à la modification de la constitution du 30 mars 2016 de notre pays », conclut la PJLOD dans son communiqué de presse.

Pour certains observateurs nationaux, le sors du Guinéen Alfa Kondé devrait servir de leçon à chaque chef d’État africain. Il est plus qu’important d’écouter le peuple sans avoir recours à la constitution de milices et autre organisation criminelles qui terrorisent et massacrent le peuple. (La  PJLOD appelle à la mobilisation pour une résistance nationale).

À lire aussi : De la même manière que Touadera a échoué dans son initiative de “Sangocoin “,* l’homme échouera aussi dans sa tentative d’éventrement ou d’instauration d’une nouvelle Constitution

 

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Centrafrique : MSF transfère la gestion de l’hôpital de Kabo au gouvernement

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L’ONG internationale médecin sans frontière (MSF), Après 16 ans de soutien, ,  a transféré, samedi 1 octobre 2022,  la gestion de l’hôpital de Kabo au ministère de la Santé et de la Population  en vue de poursuivre les traitements des malades dans des mêmes conditions, selon un communiqué de  presse de cette structure parvenu à la rédaction du CNC.

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Hôpital de Kabo, au nord de la République centrafricaine. CopyrightMSF

 

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 3 octobre 2022

 

MSF quitte Kabo

Selon la même source,  le MSF, qui a démarré  il y a 16 ans un appui médical à l’hôpital de Kabo pour la prise en charge des patients,  affirme que c’est suite à une attaque ciblée par des hommes armés non identifiés contre un convoi de véhicules de l’organisation en janvier dernier qu’il   a suspendu début février les déplacements de ses équipes sur la route Batangafo-Kabo, et donc réduit ses activités en rapatriant le personnel délocalisé.

Ainsi, le 1er octobre 2022, l’ONG internationale Médecins sans Frontière (MSF) a transféré au ministère chargé de la Santé et de la Population la gestion de l’hôpital de Kabo, et les centres de santé de Farazala et Moyenne-Sido, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Cela met fin à 16 ans de présence au cours desquelles l’organisation médicale et humanitaire a effectué plus de 1,7 millions de consultations médicales et investi plus de 24 milliards de francs CFA (environ 37 millions d’euros) dans la ville et en périphérie.

 À lire aussi : L’Institut Pasteur de Bangui célèbre ses soixantièmes anniversaires

 

Le MSF continue son appui à l’hôpital de Kabo

 

« Le ministère chargé de la Santé et de la Population, depuis 1er octobre, est  entièrement responsable de la gestion de l’hôpital de Kabo, et MSF suivra la situation en coordination avec les autorités, fera des dons de matériel et de médicaments et continuera à soutenir les frais de personnel des 3 structures jusqu’en décembre 2023 », précise l’Organisation médicale internationale  qui ajoute que C’est avec regret qu’elle quitte la sous-préfecture de Kabo, où elle est toujours sentie appréciés par la communauté.

« Nous remercions donc chaleureusement la population pour la confiance qu’elle nous a accordée pendant toutes ces années », explique Romain Briey, chef de mission MSF en RCA.

Il y’a lieu de rappeler que le MSF a soutenu l’hôpital de Kabo depuis 2006, en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Population, appuyant la majorité des services, ainsi que les postes de santé de Moyenne Sido et Farazala, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Ce soutien comprenait la gratuité des consultations, la prise en charge des soins pédiatriques jusqu’à 15 ans, nutritionnels pour les enfants de 6 à 59 mois, la maternité, la vaccination jusqu’à 2 ans, les urgences pour les victimes de violence et le suivi des patients de VIH, TB et autres maladies chroniques.

Entre 2006 et juin 2022, les équipes MSF ont traité dans ce projet plus de 830 000 patients contre le paludisme, assisté environ 21 000 accouchements, effectué presque 10 200 consultations de santé mentale et réalisé plus de 3 000 actes chirurgicaux.

Au cours de ces années, l’accès et la qualité du service médical s’est grandement améliorée dans la sous-préfecture de Kabo. Le personnel, tant local que celui du ministère chargé de la Santé et de la

Population ont été formé de manière régulière. Grâce à ce long travail, MSF est confiant que les autorités sanitaires continueront d’offrir un service de santé de qualité aux populations locales.

« Malgré le départ de Kabo, nous réaffirmons notre engagement à continuer de fournir une assistance pour répondre aux besoins médicaux et humanitaires critiques en RCA », dit Romain Briey. « Nous en profitons pour rappeler à toutes les parties du conflit la nécessité de protéger et respecter le personnel de santé et humanitaire, les soignants, les structures médicales et la population civile. »

À lire aussi : une opération de la CNS contre les vendeurs et fumeurs de chanvre indien au quartier Yangato tourne au vinaigre

 

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Bocaranga , vaste opération mixte de contrôle d’identité

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Vendredi 30 septembre 2022, vers 4 heures du matin, à Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, les soldats FACA, appuyés par les gendarmes et les policiers, ont mené, durant plus de trois heures,  une vaste opération de contrôle d’identité et de fouille corporelle dans les différents quartiers de la ville.

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews – Centrafrique (CNC), le lundi 3 octobre 2022

 

Dans le cadre de ses opérations de contrôle d’identité, de la recherche des suspects et des armements, le ministère de la Sécurité publique a lancé des opérations de fouille et de contrôle d’identité dans certaines villes du pays y compris à Bangui. Après la ville de Lamy-Pont , de Bambari, de Bria, de Bangui…, ce vendredi 30 septembre, vers 4 heures et demie du matin, les forces de l’ordre ont bouclé plusieurs quartiers de la ville de Bocaranga.

Un effectif  de plus de 100 soldats de forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers   a été déployé sur l’ensemble du territoire sous-préfectoral de Bocaranga pour l’opération.  

À lire aussi : les deux soldats FACA, pris en otage à Nzako, affirment avoir intégré la CPC

 

Selon le témoignage recueilli, lors de cette opération de contrôle d’identité, il leur a été question de présenter la carte d’identité nationale, la carte d’électeur ou permis de conduire. Plusieurs jeunes hommes et femmes de la ville qui n’ont pas de pièces d’identité ont été conduits à la brigade de la gendarmerie locale.

Selon la gendarmerie locale, c’est une opération mixte qui vise  à prévenir des cas d’infiltration de personnes suspectes au sein de la population.

Mais pour certains habitants de Bocaranga, c’est aussi une manière pour les forces de l’ordre de racketter la population.

« Ils savent très bien que Bocaranga est située à plus de 500 kilomètres de Bangui. Avec les tracasseries routières, peu des gens prennent le risque de descendre dans la capitale pour faire leur carte nationale d’identité. Donc ils en profitent pour venir arnaquer les pauvres citoyens », dénonce un commerçant au marché central de Bocaranga.

À lire aussi : vaste opération des forces de l’ordre dans le troisième arrondissement de Bangui , au moins 400 personnes interpellées, 7 millions de francs CFA dérobés

 

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CENTRAFRIQUE : DÉFIER LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE EST INDISCUTABLEMENT UN SIGNE AVANT-COUREUR DE FIN DE RÈGNE.

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La décision de la cour constitutionnelle répertoriée sous le N*009/CC/22 du 23 septembre 2022 déclarant inconstitutionnel le processus de réécriture d’une nouvelle constitution centrafricaine était sensée clore les débats, controverses et agitations. En dépit de la sortie médiatique du porte-parole du gouvernement qui proclame que le gouvernement a « pris acte » de la décision de la cour constitutionnelle, les déclarations, faits et gestes du pouvoir de Bangui laissent présager un entêtement maladif de nature à réveiller les démons maléfiques du passé.

Centrafrique.org/centrafrique-de-la-modification-a-la-reecriture-dune-nouvelle-constitution-les-methodes-de-tatonnements-trahit-les-velleites-de-confiscation-illegale-du-pouvoir/bernard-selemby-doudou/” rel=”attachment wp-att-59324″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article. Photo courtoisie
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Rédigé par Bernard Selemby Doudou

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 2 octobre 2022

 

La juxtaposition des différentes déclarations des tenants du pouvoir laisse transparaître la volonté insipide d’un troisième mandat qu’on ne peut masquer. À ce stade, il apparaît important de rappeler au commun des mortels que les décisions de la cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à tous mais le point d’achoppement de la problématique actuelle repose sur le respect ou la prise en compte de cette décision de la cour constitutionnelle par le pouvoir de Bangui.

Ainsi, dans le cadre d’un programme bimensuel baptisé « soixante jours d’activisme » et impulsé par des griots extrémistes, le pouvoir de Bangui multiplie de scénarios avec beaucoup de séquences épisodiques en commençant par de pétitions, de manifestations de femmes (sur fond de distribution de billets de banque), et peut-être dans les jours à venir de marches des handicapés voire des enfants de la rue. Toutes ces manœuvres d’activisme visent à fabriquer artificiellement, mécaniquement et financièrement un « peuple » pour légitimer la nouvelle constitution devant la communauté internationale.

À lire aussi : Monsieur Évariste Ngamana, ex-chef milicien Anti-Balaka nommé Président du comité chargé de rédaction  de la nouvelle constitution

 

Face à cette mise en scène, le citoyen lambda s’interroge :

Peut-on fabriquer mécaniquement un peuple pour remplacer valablement la nation centrafricaine ?

Pourquoi le président de la république garant de l’indépendance judiciaire ne respecte t-il pas les décisions de la plus haute juridiction judiciaire ?

Le défi ou le bras de fer avec la cour constitutionnelle est-il lancé ?

Qu’adviendrait-il qu’après le référendum dont l’issue est connue préalablement que la cour constitutionnelle invalide la candidature du champion du parti au pouvoir ?

C’est vraiment dommage que le mandat en cours qui devrait être bénéficié pour la nation soit sacrifié au profit de la réécriture de la nouvelle constitution. Cette dernière, loin de résoudre le problème du peuple souverain risque d’être porteur de germes criminogènes.

Par ailleurs, il est notoire que la souveraineté appartient au peuple, mais n’oublions surtout pas que la cour constitutionnelle est le garant de cette souveraineté d’où la nécessité de respecter son verdict.

Pour finir, nous invitons humblement le président de la république à renoncer à son projet en se pliant à la décision de la cour car le contraire serait un danger pour l’indépendance de la justice ou un anéantissement du pouvoir judiciaire.

Même le référendum qui semble être le « sésame », le « jack pot » du pouvoir et qui concerne les projets de loi, l’organisation des pouvoirs publics et la ratification des traités n’aboutira certainement pas aux résultats escomptés par le pouvoir.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

À lire aussi : La folie du pouvoir, Touadera menace de dissoudre la cour constitutionnelle

 

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Centrafrique : Sylvain Patassé, le prochain Président du MLPC, selon le Président Touadera

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Touadera veut désormais mettre à la tête du parti MLPC sa propre marionnette. Il s’agit de monsieur Sylvain Patassé, fils de l’ancien Président Ange Félix Patassé. À peine lettré, Sylvain Patassé est actuellement Président du parti  Centrafrique nouvel élan. Mais pour le Président Touadera, qu’à cela ne tienne, il doit revenir au sein du parti de son père, le MLPC.

Le député Sylvain Patassé
Le député Sylvain Patassé

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 02 octobre 2022

 

Sylvain Patassé, le prochain Président du MLPC?

 

Décidément, le Président Faustin Archange Touadera veut régler son compte à celui qui l’a aidé à devenir Président. Il s’agit de l’ancien premier ministre Martin Ziguélé, actuel Président du parti MLPC, membre influent de l’opposition démocratique.

Pour le Président Touadera, le passage de l’ancien premier ministre au sein de l’opposition démocratique est insupportable.  Il faut le dégager nécessairement à la tête de ce parti populaire et bien implanté sur toute l’étendue du territoire national. Pour y parvenir, il multiplie ce dernier temps la manipulation et la division au sein dudit parti à travers certains cadres ciblés comme plus faciles à corrompre et à manipuler à besoin.

À lire aussi : « Il faut frapper les capacités militaires des groupes armés », selon Martin Ziguélé   

 

Ainsi,  depuis le mois d’avril, trois cadres du MLPC, à savoir :  le premier vice-président, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou; le troisième vice-président, monsieur Jackson Mazette; l’ancien secrétaire général, monsieur Étienne MALEKOUDOU, a créé, au sein de leur parti,  leur propre mouvement de dissidence dénommé  « MLPC-CO ». L’objectif, fragiliser cet ancien parti présidentiel.

Mais après la rencontre de ces trois dissidents avec le Président Touadera à Bangui, ils ont adopté une nouvelle stratégie : créer un congrès fictif de ce parti et élire un nouveau Président. Ainsi, le Président Touadera suggère aux dissidents le nom du député Sylvain Patassé.

Pour atteindre leur objectif,  il faut manipuler la base de ce parti à Bangui comme en province. Ainsi, depuis le samedi 24 septembre, ils ont organisé une réunion au domicile de leur nouveau chargé de communication Abel Ténguéré au PK11 de golf afin de sensibiliser la base du MLPC à Bégoua.

Et ce n’est pas tout! Ils prévoient également de descendre en province pour organiser des réunions et sensibiliser les Présidents fédéraux et sous-fédéraux du MLPC à descendre à Bangui afin de participer à leur congrès électif et totalement illégale qu’ils vont organiser dans les mois à venir.

Rappelons que le Président Touadera avait fait la même chose au parti RDC.

Affaire à suivre…

À lire aussi : “Étienne  Malekoudou, le rigolo, l’affamé de tous les temps »

 

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Le DSPA persiste, maître Crépin Mboli-Goumba convoqué pour le 3 octobre à la police

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maître Crépin Mboli-Goumba convoqué pour le 3 octobre à la DSPA.

Crépin Mboli-Goumba, ancien candidat à la présidentielle du décembre 2020, Président du parti africain pour  une transformation radicale et l’intégration des États  (PATRIE), et coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a reçu, par la voie de l’avocat du BRDC, une convocation de la police administrative de Bangui diligentée par la justice aux ordres  du régime.

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maitre-crepin-mboli-goumba, coordonnateur du BRDC, Président du PATRIE

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 octobre 2022

 

Maître Crépin MboliGoumba convoqué à la DSPA

 

Le coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), maître Crépin Mboli-Goumba convoqué, pour la première fois,  par voie des ondes de la radio nationale par la direction de la police administrative (DSPA) pour le 29 septembre 2022 ne s’est pas déplacé.  Il vient à nouveau d’être convoqué, pour la seconde fois et pour la première fois via son conseil, dans le même commissariat spécial de Bangui pour le lundi 3 octobre prochain.

Cette convocation, qui  ne comporte aucun motif, laisse augurer un grand risque pour le leader du BRDC.

À lire aussi : plainte en justice du premier ministre Firmin Ngrebada contre l’opposant Jean-Serge Wafio, l’intéressé réagit

 

« Le commissaire principal de police, chef de Service des enquêtes administratives (DSPA), convoque : Mr  Crépin MBOLI-GOUBA à se présenté en son cabinet le-03 octobre 2022 au premier étage du bâtiment du Commissariat spécial du port ».

D’après cette convocation, le refus de se présenter à cette convocation expose son auteur aux dispositions de la Loi n°60/160 du 12/12/60.

Considérant la violence d’État exercée de manière permanente par ce régime aux abois, maître Crépin Mboli-Goumba  convoqué, appelle toute la communauté internationale, la presse libre  et toutes les bonnes énergies démocratiques à s’opposer à ce qui s’apparente à un règlement de compte  contre tous les opposants aux régimes

À lire aussi : Le député Bruce Kévin Kakpayen  est-il un juriste ? Non! Ce n’est qu’un porte-flingue de Touadera  

 

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Une dizaine des jeunes mobilisés devant le siège du CNJCA  à Bangui

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Décidément, le pays est devenu une véritable jungle dans laquelle les citoyens font ce qu’ils veulent, quand ils veulent et comme ils veulent. Il n’existe plus de structure pour les contrôler. La République centrafricaine est devenue en six ans un pays voyou. Dans un bras de fer qui a opposé madame Paméla DEROM,  Présidente du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine (CNJCA) et son adjoint, ce dernier à mobiliser, ce vendredi matin, une dizaine des jeunes pour venir bloquer le siège du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine afin d’empêcher la Présidente d’y accéder. Pourquoi ?

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Pamela Audrey Derom

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 30 septembre 2022

 

Dans une décision signée le 28 septembre 2022, madame Pamela Audrey DEROM, présidente du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine, CNJCA, avait pris deux décisions. L’une vise à  infliger un avertissement à son secrétaire général, Monsieur , et dans l’autre, elle a suspendu deux de ses collaborateurs. Il s’agit de son vice-président, monsieur Carl Michel KIKOBET PATAKI, pour délation, désinformation, usurpation de titre et de compétence, suivie d’une autre décision, cette fois, vise directement  son chargé de programme de la communication et de la mobilisation à la vie associative, le sieur Bienvenu Roméo GUERRER-SINDO, pour non-respect du caractère apolitique du CNC, de violation de l’obligation de réserve.

Mais contre toute attente, le lendemain, 29 septembre 2022, c’est le tour de Madame Pamela Audrey DEROM de recevoir sa décision de sanction, signée, cette fois si, par son premier vice-président qui l’a sanctionné la veille, le sieur Carl Michel KIKOBET PATAKI. Sa sanction, d’après le texte que CNC a pu consulter sur les réseaux sociaux, c’est sa radiation pure et simple de sa fonction de la présidente du Conseil National de la Jeunesse, pour marchandage politique, délation, haute trahison, violence physique.

La manifestation de ces jeunes désœuvrés du 6e arrondissement est orchestrée par le vice-président du CNJCA, monsieur Carl Michel KIKOBET PATAKI. Elle est hautement sécurisée par les forces de Défense et de Sécurité. Le directeur de la sécurité du président de l’Assemblée nationale est aussi venu avec ses éléments pour encourager les manifestants.

Un jeune passant qui avait tenté de prendre en photo cette manifestation a été sauvagement tabassé par les manifestants et emporté par la police.

Le pays est sous l’eau en ce moment.

À lire aussi : Concert de casserole, monsieur Abakar Issa Zarma appelle la population du nord à se mobiliser derrière la COSCIPAC

 

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Centrafrique : l’ex – lieutenant Steve Yambété libéré

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L’ex – lieutenant Steve Yambété, ancien garde rapproché de l’ancien Président de la République François Bozizé, arrêté il y a quelques mois à son domicile du quartier Cité Jean 23, dans le quatrième arrondissement, a été libéré par la justice ce mercredi 28 septembre 2022.

Centrafrique.org/Centrafrique-lieutenant-steve-yambete-arrete-bangui/operation-arrestation-lieutenant-steve-yambete/” rel=”attachment wp-att-58785″ data-wpel-link=”internal”>Lors de l'opération d'arrestation de lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23 à Bangui dans le quatrième arrondissement de Bangui
Opération d’arrestation du lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23 de Bangui. CopyrightDR

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Selon le tribunal, le dossier judiciaire de l’ex – lieutenant Steve Yambété, arrêté par les forces de l’ordre le 10 août 2022 à son domicile du quartier Cité Jean 23, dans le quatrième arrondissement de Bangui, était vide. L’accusation  portée contre lui n’a pas pu démontrer juridiquement des preuves qui pourraient l’inculper. Pour le juge, les motifs fomentés contre lui ne sont pas établis, et que les deux armes retrouvées chez lui au domicile  ne suffisent pas, en tout cas pour lui seul, à faire un coup d’État militaire.

Rappelons que le mercredi 10 août dernier, au quartier Cité Jean 23, vers 5 heures du matin, les forces de l’ordre ont bouclé tout le quartier avant de procéder à l’interpellation de l’ex – lieutenant  Steve Yambété. Au cours de leur opération, ces éléments requins de la garde présidentielle avaient retrouvé à son domicile un pistolet, une arme AK47, six chargeurs bien remplis et quelques effets militaires.

Après son interpellation, les forces de l’ordre l’ont conduit à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

Il y’a lieu de préciser que l’ex – lieutenant  Steve Yambété avait été arrêté durant son exil  au Cameroun et détenu à la prison centrale de Yaoundé durant plusieurs années avant d’être libéré    En 2019. Les autorités camerounaises l’ont soupçonné d’avoir mené, avec sa bande, des opérations de braquage de certains établissements bancaires à la frontière avec la République centrafricaine. Mais après le retour au maquis de l’ancien Président François Bozizé en novembre 2020, l’homme a aussi disparu de la circulation.

À lire aussi : l’adjudant Stéphan Konamna, enlevé par les miliciens requins, est finalement transféré à la SRI

 

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RCA : arrestation manu militari du commandant Samba Simon , chef du détachement militaire des FACA à Bria

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Le commandant Samba Simon de l’armée nationale, chef du détachement militaire dans la Haute-Kotto a été interpellé jeudi par les forces de Wagner à Bria. Il a été placé en garde à vue à la brigade de la gendarmerie locale. Il pourrait être transféré à Bangui dans les prochaines heures.

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Des soldats FACA à Béloko, à la frontière avec le Cameroun, le 11 février 2021. Photo DR

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Selon les premiers éléments d’information recoupés par la rédaction, le commandant Samba Simon , remplaçant du commandant Douai, tué dans une embuscade des rebelles à Nzako,  aurait été balancé par ses éléments aux forces de Wagner qui ont procédé à son arrestation jeudi 29 septembre dans la matinée. Mais au moment de son interpellation, une grosse somme de 1,8 million  de francs CFA aurait été retrouvée dans sa poche, et une autre somme de 800 milles  a également été retrouvée dans la poche de l’adjudant qui était présent avec lui au moment de son arrestation dans leur base.

En effet, d’après les témoignages recueillis auprès de certains soldats FACA en détachement à Bria, cela fait presque trois mois qu’ils n’ont pas reçu leur PGA (prime générale d’alimentation). Et le partage des sommes d’argent qu’ils ont racketté auprès des automobilistes et motocyclistes sur des barrières à l’entrée et la sortie de la ville n’a pas été réalisé.  Le commandant Samba Simon garde par-devers lui seul tout cet argent. Cela a suscité le mécontentement de certains de ses éléments. D’ailleurs, quelques jours plutôt, le commandant Samba Simon eu une altercation avec son adjoint, un capitaine de l’armée nationale qu’il avait ordonné sa brève arrestation à la brigade de la gendarmerie.

Pour ces soldats FACA, il est temps maintenant de le balancer aux forces de Wagner. Ils ont précisé aux Wagner que le commandant Samba Simona toujours sa banque dans sa poche. Il ne laisse jamais son argent dans la base.

À lire aussi : L’état-major de la CPC s’indigne du comportement mafieux des autorités du pays et de leurs alliés russes de Wagner

 

C’est ainsi que les mercenaires de Wagner, à bord de leur véhicule, sont allés dans la base provisoire de l’armée nationale à Bria pour procéder à son interpellation. Mais après son arrestation, les langues commencent à délier. Certains opérateurs économiques ont clairement  fait savoir qu’ils ont été rackettés à plusieurs reprises par le commandant Samba Simon .

À la gendarmerie, l’homme se défend et dire que l’argent retrouvé dans sa poche lui appartient. Que c’est son argent personnel ! Mais les Wagner lui ont posé la question de savoir  où il a trouvé cet argent, sachant que sa paye est passée sur son compte en banque à Bangui. Mais ici, comment il a fait pour avoir cette grosse somme? L’homme ne dit rien.

D’après une source locale, le commandant Samba Simonattend son transfèrement à Bangui dans les prochaines heures.

À lire aussi : Didatien Kossimatchi impose aux soldats FACA d’être à l’offensive

 

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Manipulation grossière : le pouvoir de Bangui organise une manifestation contre la décision de la cour constitutionnelle   

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Pour ce qui est de la population centrafricaine, ce genre de manipulation ne passe plus. Le pouvoir de Bangui pense plutôt à vouloir rouler la communauté internationale dans la farine pour faire passer grossièrement son plan machiavélique pourtant déclaré illégal par la cour constitutionnelle. Ainsi, ce jeudi 29 septembre, au centre-ville de la capitale, le gouvernement a organisé, avec la complicité du chef mafieux Sani Yalo, une manifestation des femmes. L’objectif, désavouer publiquement la décision de la cour constitutionnelle qui a déclaré anticonstitutionnel le décret présidentiel portant création d’un comité illégal chargé de la rédaction d’une nouvelle constitution. .

Le rassemblement des femmes devant la mairire de Bangui le 29 septembre 2022 pour dénoncer la décision de la cour constitutionnelle
Le rassemblement des femmes devant la mairire de Bangui le 29 septembre 2022 pour dénoncer la décision de la cour constitutionnelle

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 30 septembre 2022

 

Touadera veut passer en force pour dénoncer la décision de  la cour constitutionnelle

 

En République centrafricaine, la terre est en train de tourner à l’envers. Bientôt, nous allons tous, avec nos autorités,  marcher les deux pieds en l’air. Le pouvoir de Bangui ne veut plus appliquer la décision de la justice.

Le vendredi 23 septembre dernier, la cour constitutionnelle, présidée par la professeur Danièle Darlan, avait déclaré, lors d’une audience publique à Bangui, que le décret présidentiel créant le comité chargé de rédiger la nouvelle constitution est illégal et anticonstitutionnel.

Sachant que les décisions de la cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours, le pouvoir de Bangui veut désormais passer en force pour imposer son projet de la modification constitutionnelle, synonyme d’une présidence à vie pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

À lire aussi : sept bonnes raisons pour lesquelles le dialogue dit républicain sera un échec 

Deux bus de l'agence Avenir de Centrafrique suspendue par le ministre des Transports réquisitionnés pour le transport des femmes et hommes pour une manifestation
Deux bus de l’agence Avenir de Centrafrique suspendue par le ministre des Transports réquisitionnés pour le transport des femmes et hommes pour une manifestation

 

Le pouvoir de Bangui et la manipulation

 

Depuis samedi dernier, les Centrafricains sont en train d’assister à une série de manœuvres malsaines du pouvoir.  De réunion en réunion, les caciques ont décidé de passer à la vitesse supérieure.

Ce jeudi 29 septembre, au centre-ville, devant la mairie de Bangui, ils ont organisé une manifestation des femmes pour dénoncer la décision de la cour constitutionnelle.

Ainsi, Sani Yalo et certains conseillers du Président de la République ont réquisitionné les autocars de l’agence « Avenir de Nana-Mambéré », pourtant suspendus par les autorités politiques et routières pour cause de la mise en danger de la vie d’autrui, pour mettre en circulation ce jour exceptionnellement afin de transporter les femmes pour les amener à la Mairie de Bangui, où elles doivent se manifester, pour désavouer la Présidente de la Cour Constitutionnelle madame DARLAN, qui avec les autres Sages, n’ont fait qu’appliquer la Loi fondamentale

D’habitude ce genre de manipulation se déroule à quelques jours de la déclaration du Président de la République. Ceci dit, Touadera se prépare à annoncer son intention à déclarer que la nouvelle constitution  est l’émanation du peuple centrafricain. D’ailleurs lui et ses partisans ont déjà dit même sur les ondes.

Rappelons que le chef milicien Héritier Doneng, président du prétendu front républicain a également annoncé vouloir organiser une assemblée générale à Bangui pour demander ouvertement au chef de l’État d’organiser un référendum constitutionnel.

Affaire à suivre…

À lire aussi : LA PROBLÉMATIQUE DU RESPECT, DE L’INDÉPENDANCE ET DE LA SÉCURITÉ PHYSIQUE ET MORALE DES INSTITUTIONS RÉPUBLICAINES

 

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Selon Dr Ndui-Yabela :  la décision rendue vendredi par la cour constitutionnelle est la plus « médiocre »  

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Ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague. Pour monsieur Ndui-Yabela, docteur en droit environnemental, enseignant  à l’université de Bangui, « Toutes les décisions rendues par la cour constitutionnelle depuis la période de transition  jusqu’à ce jour sont anticonstitutionnelles », et que la décision rendue vendredi dernier par la même cour est la plus « médiocre » qu’elle soit. Par cette déclaration, le conseiller politique du Président de l’Assemblée nationale  valide que l’élection et la réélection du Président Touadera ne sont pas conformes à la loi.

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MONSIEUR NDUI-YABELA

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Dr. Ndui-Yabela  fustige  la cour constitutionnelle

 

Comme disait maître Arlette Sombo-Dibelé, beaucoup des pseudo-intellectuels centrafricains du moment  sont tels des robots qui ont emmagasiné quelques ” savoirs” qu’ils renoncent vite à soutenir pour réciter ” le discours du moment ” pourvu que cela garantisse leur propre bien-être ! C’est le cas du docteur Ndui-Yabela, environnementaliste, cadre du parti au pouvoir, conseiller politique du Président de l’Assemblée nationale , rapporteur du comité illégal chargé de rédiger la nouvelle constitution invalidé par la cour constitutionnelle.

Mais cette fois, l’homme va loin dans son délire. Il attaque non seulement à la cour constitutionnelle, mais également à toutes ses décisions. Si cela n’est pas de la folie ou de la mythomanie  intellectuelle, cela y ressemble parfaitement.

À lire aussi : Le Président Touadera, désormais dos au mur, voudrait faire un hold-up constitutionnel

 

 

Pour lui, « Toutes les décisions rendues par la cour de constitution de la République centrafricaine depuis la période de transition  jusqu’à ce jour sont anticonstitutionnelles ». En disant ceci, l’homme voudrait faire plaisir au Président de la République, dont la cour constitutionnelle venait d’invalider son projet de la modification de la constitution. Or, monsieur Ndui-Yabela   a oublié qu’il a remis en cause non seulement la décision  de la cour constitutionnelle qui a validé l’élection et la réélection du Président Touadera, mais également de son patron, Simplice Mathieu Sarandji, déclaré député de Baoro.  Et l’homme a bien précisé, les décisions de la cour constitutionnelle depuis la transition, c’est-à-dire depuis 2014 jusqu’à ce jour. Cette déclaration étonne plus d’un, y compris les cadres de son parti.

Ce qui est étonnant, c’est un père de famille, de surcroît enseignant à l’université de Bangui   qui se permet de se ridiculiser de cette manière pour avoir de quoi à boucler ses fins du mois.

Alors, comment pourra – t – il  être respecté?

À lire aussi : Évariste Ngamana, où sont partis les 17 millions empochés ?

 

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RCA : le gouvernement planifie et organise des actions d’incivismes devenues criminelles

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Changement de la constitution, le gouvernement, dos au mur, décide désormais de passer à la troisième étape, celle d’organiser et de planifier des actions d’incivismes  publiques et criminelles contre les juges de la Cour constitutionnelle, les leaders de l’opposition, de la société civile et les acteurs de la justice en RCA.

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Les militants du parti au pouvoir, le MCU, du Front Républicain et de la Galaxie nationale brandissant un slogan criminel devant la Cour constitutionnelle

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

des actions d’incivismes devenues criminelles

 

Si aujourd’hui en Centrafrique des personnes manipulées par le pouvoir se lèvent un matin pour aller demander aux responsables d’une haute institution judiciaire du pays de démissionner ou les menacer dans la capacité de dire le droit, c’est que l’incivisme a atteint un niveau criminel. Le pouvoir tente désormais de fabriquer la démocratie de la rue au risque de plonger le pays dans le chaos et le désordre total.

« Au cours des 6 dernières années, nous avons eu un président qui a exprimé clairement son mépris à notre démocratie, à la constitution, de l’état de droit dans tout ce qu’il fait où dans tout ce que font les partisans du MCU », s’alarme un commerçant au marché de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Pour lui, des actions d’incivismes activées par les gouvernement sont devenues criminelles

À lire aussi : Révision de la constitution : Touadera accusé de haute trahison et de parjure

 

Appel à l’Incivisme populaire

 

Ce qui est paradoxal, le gouvernement autorise en même temps les compagnies de téléphonie mobile à envoyer à tous leurs abonnés de messages avec des termes ambigus.

 « le moment est arrivé pour une grande mobilisation d’action citoyenne. Une action nationale et pérenne sera lancée par le Gouvernement et a réalisé tous les samedis dans tous les quartiers entre 8 h et 10 h à partir du samedi 10 sept-2022. Le peuple centrafricain dit non à l’incivisme et opte pour des petites actions collectives de développement ».

Pour des nombreux centrafricains, cette action est demandée pour soutenir en quelque les manifestations des militants et militantes du parti au pouvoir, le MCU, aussi membres de la milice requins et de la Galaxie nationale demandant au Président de la République d’organiser un référendum constitutionnel.

Au quartier PK 12, à la sortie nord de la capitale Bangui, un père de famille interrogé par CNC interprète le message à sa manière :

« En lisant le message envoyé par le gouvernement Moloua pour le compte du président Touadera et des Mercenaires russes de la société Wagner, on comprend aisément que le mobile de cette action, nouvelle Constitution, est caché sous la dénomination “d’action citoyenne”.

Pour un enseignant-chercheur à l’université de Bangui, c’est une occasion pour ce peuple de procéder au concert de casseroles en vue d’exiger du gouvernement et de Touadera, le respect de la Constitution et la réalisation des actions en leur faveur.

Ceci dit, des actions d’incivismes du gouvernement sont devenues criminelles aux yeux du monde.

Le samedi dernier, c’est le président Touadera lui-même qui est venu prendre la tête de cette première action sous forme de nettoyage de la ville. Il distribué de l’argent aux participants. Les échos sont parvenus aux oreilles des absents. Les samedis qui vont venir, tous les affamés de Bangui seront présents et ça sera l’occasion pour les partisans du troisième mandat de venir avec les banderoles, t-shirts et casquettes à la gloire du président Touadera en confection actuellement demandant une nouvelle Constitution pour distribuer.

À lire aussi : le couvre-feu est rallongé dans le Bamingui-Bangoran à cause des vols des motos

 

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Tribune de maître Sombo-Dibelé : les intellectuels centrafricains du moment, c’est de la honte!

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Beaucoup ” d’intellectuels centrafricains” sont tels des robots qui ont emmagasinés quelques ” savoirs” qu’ils renoncent vite à soutenir pour réciter ” le discours du moment ” pourvu que cela garantisse leur propre bien-être !

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Maître Arlette Sombo-Dibelet

 

Tribune de Maître Arlette Sombo Dibelé

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Les intellectuels centrafricains du moment, c’est du griotisme

 

Il n’y a aucun principe, aucune valeur, aucun honneur, aucune dignité !…

D’abord le symbole de la colombe blanche, ensuite la couleur orange et aujourd’hui, le ciel banguissois se pare de bleu! Et, toujours, le grand nombre s’aligne, s’aplatit ventre à terre! Les louanges de griots chantées au maitre d’hier ont les mêmes refrains que celles que ” ces renards ” entonnaient hier pour faire tomber le fromage!

La patrie? Le peuple?….

 

Pour la cause de leur ventre, les intellectuels centrafricains du moment, pour ne pas dire les flatteurs, s’improvisent ” peuple souverain “ et prétendent parler en son nom contre ceux qui demeurent fidèles aux principes d’intégrité, de probité et aux valeurs de dignité et d’honneur !…

Ceux-ci sont dits ” ennemis du peuple, à la solde de l’Occident! Ont fit d’eux qu’ils veulent vendre le pays”…alors que ce sont les précédents auto- proclamés ” peuple souverain ” qui, en fait, bradent ce pays pour leurs seuls intérêts égoïstes ! (intellectuels centrafricains).

À lire aussi : Mairie de Bangui, quatre mois d’arriéré de salaire remontent les nerfs du personnel

 

Leur intérêt, c’est l’argent

 

Qu’importe que les rares immeubles de la République soient rachetés, pourvu qu’on encaisse l’argent

 

Qu’importe que des kilomètres de terre soient ravis aux enfants du pays, pourvu qu’on encaisse l’argent

 

Qu’importe ce ” petit bout de papier qui confère la nationalité au tout venant quelque soit sa moralité !…Pourvu qu’on encaisse l’argent !..

 

En fait, la dignité, la probité, l’éthique, la justice… Ça ne ” se mange ” pas alors ces gens-là n’en ont que faire! (Les intellectuels centrafricains).

 

L’école primaire, secondaire, universitaire… C’était juste pour ” le papier”, le ” titre”… Depuis, on a oublié que ce parcours devait être attesté, manifesté dans notre vie tant par notre ” être ” que par L’expression de nos pensées ” et je ne vous parle même pas de ” la forme ” de cette expression !

 

Oui, Cher Monsieur, il faut une réforme profonde du niveau du centrafricain qui se prétend ” intellectuel ” et qui ne manifeste que gloutonnerie des postes de prestige et cupidité !

 

Heureuse, cependant, qu’il reste encore des Hommes de valeur ayant le respect des valeurs!

À lire aussi : Crise de carburant en Centrafrique, un cargo soudanais bloqué sur le tarmac de l’aéroport de Bangui Mpoko durant deux jours

 

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Centrafrique : Quand Abel Ténguéré trompe les militants du MLPC pour le compte du MCU

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Le désormais chargé de communication des dissidents du parti MLPC, le sieur Abel Ténguéré, partisan du mandat à vie pour le Président Touadera, a été pris en flagrant délit de manipulation des militants du MLPC pour le compte du parti au pouvoir, le MCU.

Centrafrique.org/les-3-dissidents-du-mlpc-de-gauche-a-droite-gonidere-koyambonou-et-malekoudou-lors-dune-reunion-du-mlpc-chez-abel-tenguere-au-pk11/” data-wpel-link=”internal”>Les 3 dissidents du MLPC, de gauche à droite, Gonideré, Koyambonou et Malekoudou lors d'une réunion du MLPC chez Abel Ténguéré au pk11
Les 3 dissidents du MLPC, de gauche à droite, Gonideré, Koyambonou et Malekoudou lors d’une réunion du MLPC chez Abel Ténguéré au pk11

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Abel Ténguéré devenu un grand manipulateur à la solde du MCU

 

Le pouvoir de Bangui, qui veut passer en force pour imposer sa nouvelle Constitution au peuple centrafricain, est désormais prêt à tout. De la manipulation à la désinformation, les caciques de ce régime sont devenus des maîtres dans l’art. Mais leur stratégie semble convaincre peu des Centrafricains. Ils changent à nouveau de tactique et passent désormais par certains cadres des partis de l’opposition démocratique, ciblés comme des cherchés à manger, très faciles à corrompre, pour atteindre leur objectif : diviser les partis dopposition afin de contrôler leurs militants de base.

Ainsi, ils ont commencé leur tentative de manipulation au sein de deux grands anciens partis au pouvoir, le RDC et le MLPC.

Au sein du MLPC, c’est son premier vice-président, le sieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, le troisième vice-président chargé de mobilisation, le sieur Jackson Mazette et ancien secrétaire général, Étienne Malekoudou qui ont été ciblés, avec raison, comme des faciles à atteindre et à corrompre. Ces trois personnes ont finalement accepté de jouer leur jeu afin d’affaiblir leur mouvement politique.

A leurs tours, ils ont commencé à contacter quelques cadres et militants du MLPC en leur proposant de les rejoindre dans leur mouvement de dissidence. Mais le week-end dernier, ils ont franchi une autre étape supplémentaire : celle de la fausseté.

À lire aussi : Pour Martin Ziguélé, l’État d’urgence n’est pas supérieur à la constitution de la RCA, et La liberté d’aller et venir est une liberté constitutionnelle

 

Ténguéré pris en flagrant délit de manipulation 

 

En effet, dans la localité de Bégoua, l’ancien président sous-fédéral du MLPC, le sieur Abel Ténguéré, qui a regagné ce mouvement de dissidence afin d’avoir de quoi à boucler sa fin du mois, avait envoyé, sous la bannière du MLPC, des invitations avec logo et sigle du parti MLPC aux militants de sa sous-fédération.

D’après une source contacté par CNC au sein du parti MLPC, ce monsieur, Abel Ténguéré, quelques mois plutôt, avait annoncé sa démission du MLPC dans la plateforme WhatsApp dudit parti,  mais sans la déposer formellement. Ce que plusieurs de ses camarades militants du parti ne savaient toujours pas.

Mais la semaine dernière, Abel Ténguéré avait invité, par tromperie, logo, sigle du MLPC sur les billet d’invitations, pour une réunion à son domicile au pk11, le samedi 24 septembre 2022, tous les présidents des sections et cellules du parti ainsi que les militants de la sous-fédération du parti qu’il représentait  dans son secteur. Mais contre toute attente et à la surprise générale des invités, sont apparus sur le lieu, le coordonnateur du MLPC-CO, Chantal Jean-Édouard Koyambonou, son adjoint Etienne Malekoudou et leur courtier Gonidéré.

Contactés par CNC après leur réunion, plusieurs militants affirment qu’ils avaient été trompés par Abel Ténguéré. Que sur les invitations dont une copie a été remise à CNC pour preuve, il n’y a que le logo et le sigle du MLPC et non celui du MLPC-CO qu’ils avaient l’habitude de faire. Certains ont juré de mettre plus leurs pieds chez lui, car il est devenu un grand traître à leurs yeux et demandent que le bureau politique à travers son président Martin Ziguélé intente une action en justice contre lui.

À lire aussi : Nathalie Yamb, cette panafricanoïde, ostentatoirement appelée “la dame de Sotchi”, traite l’opposant Martin Ziguélé de “perroquet de Paris”

 

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Le collectif « Touche pas à ma constitution » dénonce les « dérives totalitaires » du régime de Bangui

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Les « dérives totalitaires » du régime de Bangui dans le viseur du collectif « Touche pas à ma constitution.

Depuis la sentence historique prononcée par les juges de la Cour constitutionnelle invalidant le décret instituant le fameux comité en charge de la réécriture de la nouvelle constitution, la terreur instaurée par le pouvoir de Bangui continue de faire rage.

 

Centrafrique.org/perspective-dune-crise-financiere-le-porte-parole-du-gouvernement-ghislain-serge-djorie-declare-sur-rfi-que-la-situation-ninquiete-personne-cest-un-chemin-vers-lindependance-la-rca/le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-serge-ghislain-djorie/” rel=”attachment wp-att-53114″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Le-ministre-de-la-communication-et-des-medias-Serge-Ghislain-Djorie-450×338.jpg” alt=”Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie” width=”450″ height=”338″ />
Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

Rédigé par Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 30 septembre 2022

 

Les « dérives totalitaires » du régime de Bangui

 

Après la sortie médiatique du Ministre de la Communication Porte-Parole du Gouvernement, monsieur Serge Ghislain DJORIE qui menace la radio NDÉKÉLUKA de cesser de conscientiser les Centrafricaines et les Centrafricains concernant le projet du coup d’état constitutionnel, le Collectif « Touche pas à ma constitution » a suivi dernièrement un communiqué diffusé à la radio nationale et sur les réseaux sociaux convoquant Maître Crépin MBOLI-GOUMBA, Coordonnateur du Bloc pour la défense de la Constitution (BRDC) à se présenter dans les locaux du Commissariat du Port-Amont le jeudi 29 septembre 2022 à 8h 30.

« Constatant l’irrégularité manifeste de cette procédure et l’arrachement de ce régime à l’égard des juges, des professionnels des médias, de l’opposition démocratique et des leaders de la société civile, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » dénonce le caractère rétrograde de ces pratiques, prend l’opinion nationale et internationale à témoin de l’ensemble de ces dérives totalitaires ».
À lire aussi : Beachman, un artiste engagé

 

 

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Tentative d’intimidation, maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du BRDC, convoqué à la police  

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Le coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba, leader du parti africain pour  une transformation radicale et l’intégration des États  (PATRIE), vient d’être convoqué par voie des ondes de la radio nationale au service de police de division administrative, situé au deuxième étage du commissariat du port Amont à Bangui.

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Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 28 septembre 2022

 

Maître Crépin Mboli-Goumba convoqué, la panique s’empare du régime

 

En République centrafricaine, l’opposant Crépin Mboli-Goumba, ancien candidat à la présidentielle du décembre 2020,   est convoqué par la voie des ondes par la police administrative. L’opposant prévient qu’il ne va pas y répondre tant qu’il n’a pas reçu une convocation régulière.

Du côté de la police, aucune précision sur les motifs de ladite convocation, mais nombreux n’est celle qui pensent que cette affaire n’est qu’une tentative de distraction et d’intimidation des opposants au Président Touadera.

À lire aussi : Anicet Georges Dologuélé, Crépin Mboli Goumba, deux leaders de l’opposition, désormais dans le viseur de Touadera

 

« Je suis convoqué par la voie des ondes (radio nationale) dans un commissariat au port, là où se règlent les questions d’atteinte à la sûreté de l’État. L’homme de droit que je suis attendra une convocation régulière. On ne m’intimide pas. Ma natte est déjà prête pour la prison », réagit maître Crépin Mboli-Goumba à l’annonce du communiqué à la radio.

Il y’a lieu de rappeler que depuis que le jeune opposant maître Crépin Mboli-Goumba, président de la PATRIE   a été unanimement choisi par ses paires comme coordonnateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), sa tête est mise à prix par le régime. Chaque jour qui passe, les autorités ne font que réfléchir à toutes les stratégies possibles pour le foutre en prison ou à le liquider physiquement. Cela devient plus sérieux lorsque le ministre de l’Administration du territoire, monsieur Bruno Yapendé, sur la messagerie sociale WhatsApp, avait clairement exprimé sa volonté de procéder à l’arrestation de l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba.

« Cherchons à exhumer le dossier de ce mafieux afin de le jeter en prison. Une réunion du comité stratégique s’impose », affirme le ministre Bruno Yapendé.

À lire aussi : « Le DÉCRET  CRÉANT UN COMITÉ CHARGÉ DE « RÉDIGER » UNE NOUVELLE CONSTITUTION doit être abrogé »

 

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Le sort du Président Touadera, désormais, comme un œuf entre les mains de Simplice Mathieu Sarandji

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Après avoir piégé bêtement le président Touadera de bien vouloir déclencher la procédure référendaire en matière constitutionnelle tout en exhortant le Gouvernement à mettre en place une Constituante inclusive englobant toutes les forces vives de la Nation, Simplice Mathieu Sarandji vient de marquer trois points décisifs sur son ami Faustin Archange Touadera qui est désormais pris au piège jusqu’au cou. Si l’opposition décide aujourd’hui de déclencher une procédure pour sa destitution pour haute trahison, Simplice Mathieu Sarandji, le faiseur de roi de Touadera, va devenir l’homme clé de la situation. Ceci dit, le sort du Président Touadera est, désormais, comme un œuf entre ses mains.

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De gauche à droite, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera. Photo montage CNC

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 28 septembre 2022

 

Le sort du Président Touadera bientôt scellé ?

 

Au départ, c’était comme un jeu de ping-pong, entre le Président Faustin Archange Touadera et son ami, son faiseur de roi, Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale. Le premier voulait faire croire à ce dernier que c’est la population centrafricaine qui est en train de demander la modification de la Constitution du 30 mars 2016. Il faisait semblant de ne pas dire à son ami Simplice que c’était bien sa stratégie avec les mercenaires de Wagner de manipulation. Or, Simplice Mathieu Sarandji, professeur de géographie à l’Université de Bangui, savait très bien que tout ce jeu n’était qu’une manipulation de la présidence de la République. Cela s’est confirmé par son attitude face aux groupes, des soi-disant, issus de la milice Requins baptisée « front républicain », qui étaient venus lui remettre un mémorandum en vue de pousser le parlement centrafricain à lancer la procédure de la modification de la Constitution du 30 mars 2022. (Le sort du Président Touadera).

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, connaissant bien les en-dessous de cette manipulation, refuse non seulement de sortir, mais ordonne au chef milicien Héritier de Bonheur Doneng et ses disciples de quitter immédiatement l’enceinte de l’Assemblée nationale, sans quoi ils seront arrêtés.

Depuis cette date, Simplice Mathieu Sarandji, qui s’est considéré comme probable dauphin de son ami Touadera, est classé sur la liste rouge des proches conseillers du Président de la République qui sont favorable au troisième ou quatrième mandat de celui-ci.

Constatant désormais que leur plan ne pourrait pas aboutir à l’Assemblée nationale, Touadera et ses conseillers ont changé de stratégie. Ils optent pour l’introduction d’une nouvelle Constitution par voie référendaire au lieu de la modification simple de la Constitution initialement annoncée qui pourrait être coincé par Sarandji. Ils trouvent une formule magique pour écarter ce dernier de leur jeu.

À lire aussi : Blessé dans son orgueil, le Président Touadera ordonne la perturbation du meeting du BRDC à Bimbo

 

La formule magique

 

C’est d’envoyer à Sarandji le projet constitutionnel en lui demandant de le faire passer au vote des députés afin que celui-ci devient une Loi constitutionnelle. Une occasion pour le géographe  Simplice Mathieu Sarandji de montrer ses muscles et jouer sur le sort du Président Touadera.. Celui qui est toujours suivi de prêt et combattu par le beau-frère de Touadera, son clan et considéré comme l’homme qui veut être contre le gré de Touadera, le candidat du MCU à la présidentielle de 2026.

Dans sa réponse à l’avis du gouvernement, Simplice Mathieu Sarandji remet la balle dans le camp du Président Touadera. Il propose au gouvernement de créer une Assemblée constituante inclusive englobant toutes les forces vives de la Nation pouvant statuer sur l’élaboration d’une nouvelle constitution.

 

Une stratégie bien pensée par Simplice Mathieu Sarandji qu’ils finissent par avaler  comme une patate bien chaude qui, aujourd’hui, brûle plusieurs de leur nerf lingual et fait engourdie leur langue. Ils sont désormais dos au mur, et le sort politique du Président Touadera est en jeu.

Ainsi, la Cour constitutionnelle a invalidé le comité chargé de la rédaction de la nouvelle constitution que le Président de la République a mis en place. Mais celui-ci, toujours dans son ignorance, persiste et veut organiser un référendum constitutionnel pour demander directement l’avis de son peuple. Au même moment, l’opposition brandit la menace d’un possible déclenchement d’une procédure de sa destitution.

 

Si cette action est activée, Simplice Mathieu Sarandji redeviendra l’homme le plus fort et clé de la situation, après Madame Danièle Darlan de la Cour constitutionnelle et va, sans aucun doute, devenir le prochain Président de la République par intérim. Ainsi, le sort du Président Touadera sera définitivement scellé.

Affaire à suivre….

À lire aussi : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale , titulaire d’un « faux diplôme »

 

 

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Troisième mandat, une réunion de stratégie des caciques du pouvoir  s’est déroulée à Damara

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une réunion de stratégie des caciques du pouvoir  de Bangui s’est tenue à Damara.

Après la décision de la cour constitutionnelle qui a porté un coup fatal  au projet de la rédaction de la nouvelle constitution portée par le Président de la République Faustin Archange Touadera, le pouvoir de Bangui est plongé dans la panique. De réunion en réunion, les caciques du régime cherchent de nouvelles astuces leur permettant de contourner cette décision définitive de la cour constitutionnelle.

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Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 28 septembre 2022

 

une réunion de stratégie des caciques du pouvoir  s’est tenue à Damara

 

En République centrafricaine, La constitution du 30 mars 2016 dispose que les décisions de la cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours.  Ceci dit, une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Elle est définitivement enterrée.  Mais la décision prise vendredi par la cour constitutionnelle invalidant le décret présidentiel portant création  du comité chargé de rédiger la nouvelle constitution ne semble porter aucun effet  sur les autorités du pays. Ce qui semble les intéresser plus c’est leur projet de la nouvelle constitution qui pourrait ouvrir grandement la porte à une présidence à vie pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Ainsi, ce dimanche 25 septembre, une réunion des caciques du pouvoir de Bangui s’est tenue au domicile secondaire du Président de la République à Damara, situé à 75 kilomètres de Bangui sur l’axe de Sibut. L’objectif est de trouver une stratégie  unique qui pourrait leur permettre de contourner cette décision de la cour constitutionnelle et poursuivre leur projet du troisième mandat.

À lire aussi : Troisième mandat, réelle inquiétude parmi les conseillers du chef de l’État

 

Ainsi, le premier point à adopter est de dire aux centrafricains que le gouvernement prend acte de cette décision de la cour constitutionnelle, ensuite, selon la même stratégie,  financer et organiser une marche de soutien demandant au Président de la République l’organisation d’un référendum. Mais ce qu’ils ont oublié, ce comité chargé de rédiger leur nouvelle constitution  est déjà déclaré illégal et anticonstitutionnel. Qui va donc rédiger le projet de leur nouvelle constitution à soumettre au référendum?

Aussi, ce référendum va être organisé sur quelle base juridique?

« Si le Président de la République persiste, une procédure de destitution devrait être engagée à son encontre », déclare un professeur de droit à l’université de Bangui.( une réunion de stratégie des caciques du pouvoir  s’est tenue à Damara

).

À lire aussi : VERS L’ANNULATION POUR INCONSTITUTIONNALITE DU DECRET N° 22.248 DU 26 AOUT 2022 PORTANT CREATION D’UN COMITE CHARGE DE REDIGER LE PROJET D’UNE NOUVELLE CONSTITUTION

 

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Tension de trésorerie, la fin d’année s’annonce difficile pour les fonctionnaires centrafricains

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La crise économique et financière qui frappe les caisses de l’État va toucher bientôt les fonctionnaires centrafricains.

Si la perspective de la rédaction d’une nouvelle constitution occupe largement les débats politiques dans le pays, celle de la crise économique et financière qui continue de frapper durement  L’économie nationale et les finances publiques sont classées au second rang. Pour faire face à cette situation,  le gouvernement engage certaines reformes, mais en vain.

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Le nouveau bâtiment administratif du ministère des finances et du budget inauguré le 23 septembre 2020 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 26 septembre 2022

 

La crise financière de l’État va toucher d’ici la fin d’année les fonctionnaires centrafricains.

 

Comme vous le savez, le gouvernement centrafricain fait face depuis quatre mois à une tension de trésorerie grave. Selon le ministre des Finances et du Budget, les ressources financières mobilisées ne permettent pas à l’État de couvrir l’ensemble de ses charges régaliennes.  Ce qui a permis au gouvernement  à revoir son budget de l’exercice 2022.

Le chef de l’État, de son côté, multiplie des manœuvres auprès de certains partenaires du pays. Il s’est réduit à la mendicité. Il ne se passe jamais un jour sans que le mathématicien de Boy-Rabe se plie comme un bébé devant certains diplomates africains, européens ou américains pour quémander de l’aide financière de dernier recourt.

Mais comme l’a révélé l’une de nos journalistes, Adama Bria, le mois passé, La plupart des fonctionnaires centrafricains ont bien été payés, mais le gouvernement a dû faire les fonds de tiroirs pour trouver l’argent : les douanes dans les rues pour traquer les commerçants afin de récupérer une partie de leurs recettes.  Ce qui montre clairement que le gouvernement est actuellement dos au mur. Pour cette fin d’année,  les perspectives ne sont pas claires. Les fonctionnaires centrafricains auront de sérieuses difficultés.

Pendant ce temps, le Président de la République, le mathématicien  de Boy-Rabe Faustin Archange Touadera, en mission aux États-Unis, s’agenouille devant les bailleurs pour demander de l’argent en prétextant que son pays se porte bien, et la démocratie aussi. (Les fonctionnaires de l’État centrafricain vont bientôt subir les conséquences).

À lire aussi : Touadera s’embrouille, le vice devient vertu

 

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Centrafrique : la nationalité centrafricaine remise à 500 ressortissants rwandais

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La nationalité centrafricaine bradée aux étrangers.

À seulement quelques mois de séjour en République centrafricaine, 500 ressortissants rwandais sont devenus en laps de temps centrafricains. La décision vient du chef de l’État Faustin Archange Touadera qui a ordonné leur naturalisation. Personne ne sait pour quelle raison.

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Les soldats de l’armée rwandaise. CopyrightDW

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 28 septembre 2022

 

Depuis six ans, avec l’arrivée de monsieur Faustin Archange Touadera comme Président de la République, les passeports diplomatiques, les cartes de séjour, la nationalité et certains documents officiels sont vendus comme de petits pains.

La décision de la cour constitutionnelle déclarée contraire à la constitution les actes de l’exécutif organisant la vente de la nationalité  centrafricaine  dans le cadre de l’exécution de la loi régissant la cryptomonnaie n’a pas empêché le chef de l’État de procéder à la remise de la nationalité centrafricaine à 500 ressortissants rwandais. Parmi ces nouveaux Centrafricains figurent des militaires rwandais, des anciens officiers de l’armée rwandaise et des opérateurs économiques rwandais.

Pour eux, avoir un passeport centrafricain  est un atout non négligeable pour leurs affaires. Ça leur facilitera  non seulement la circulation entre les deux pays, mais avoir aussi le droit d’obtenir à faible coût des parts dans les secteurs miniers et forestiers centrafricains.

Pour certains observateurs centrafricains, le Président de la République Faustin Archange Touadera est en train de vendre le pays à des étrangers à cause de l’argent.

« Il y’a de procédure à respecter avant d’obtenir la nationalité centrafricaine. Ça se passe exactement comme dans d’autres pays du monde. Mais donner de nationalité comme de la baguette aux étrangers, c’est livrer son pays à tous les mafieux du monde », s’exclame un fonctionnaire centrafricain.

À lire aussi : Le Meeting de la honte  à l’UCATEX, près de 27 millions de francs CFA pompés dans les caisses de l’État

 

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Que se passe-t-il avec Sangocoin pour que  La RCA cherche encore du financement au  Cameroun?

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Si ce n’est pas de la sorcellerie, cela y ressemble fortement.  Le chef de l’État, qui a pourtant déclaré à tous ceux qui veulent l’entendre que sa cryptomonnaie baptisée Sangocoin  est un vecteur du développement de l’économie centrafricaine, les Centrafricains sont surpris d’entendre que leur pays est parti au Cameroun pour chercher du financement.  Franchement, avec le Président Touadera, la RCA se réduit à la taille d’une station d’essence ou d’une boutique.

Centrafrique.org/rca-le-projet-de-loi-des-finances-2022-a-ete-adopte-par-lassemble-nationale/le-ministre-des-finance-herve-doba/” rel=”attachment wp-att-52615″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/12/Le-ministre-des-finance-Herve-Doba-450×300.jpg” alt=”Le ministre des finance Hervé Doba” width=”450″ height=”300″ />

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 septembre 2022

 

Après avoir promis au peuple centrafricain un miracle économique  à travers la banque de l’innovation,  la banque de la construction et de l’habitat, la yaka banque, la banque Ouali gara, la masséka banque et la banque des femmes, le Président Touadera a encore promis de régler tous les problèmes de financement en RCA avec le SangoCoin, la cryptomonnaie centrafricaine, Le ministre centrafricain de communication et des médias, monsieur Ghislain Djorie avait déclaré sur la chaine Télésud qu’en ce moment, il y’a au moins 600 investisseurs étrangers qui se bousculent en RCA. Et plus étonnant encore, le chef de l’État, laissant de côté la cryptomonnaie, parle désormais de la nouvelle constitution qui devait “créer” l’émergence économique en RCA.

Et ce n’est pas tout! Le régime de Bangui se confronte désormais à la réalité du terrain, et se tourne vers le marché domestique des capitaux pour financer son déficit budgétaire. Face aux investisseurs camerounais, le pays brandit l’absence de défaut de paiement comme un critère de confiance.

Comme a indiqué notre confrère de l’écomatin,  pour la période 2023 – 2025, le besoin d’endettement de la République centrafricaine (RCA) est estimé à environ 527 milliards de FCFA, dont 150 milliards pour 2023. Pour convaincre les potentiels investisseurs, le ministre centrafricain chargé des Finances et du Budget, Hervé Ndoba a présidé le 14 septembre 2022 à Douala, une réunion de sensibilisation de ces spécialistes en valeur de trésor (SVT) sur l’intérêt de prendre part au programme de mobilisation des fonds que lance le pays.

Depuis la suspension des aides budgétaires par les partenaires traditionnelles de la République centrafricaine dont l’Union européenne(UE), la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la France, la RCA se rabat sur les opérations d’emprunts obligataires en vue de la relance et de la redynamisation de l’économie est en constance augmentations.

À lire aussi : Troisième mandat, réelle inquiétude parmi les conseillers du chef de l’État

 

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Centrafrique : Beachman, un artiste engagé

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Bangui (République centrafricaine) – Beachman est un artiste engagé centrafricain connu sur les ondes et sur les scènes africaines. Mais derrière l’homme de la lumière, il y a surtout l’homme au grand cœur, qui se démène pour défendre une juste cause. Sa cause, celle des « handicapables ».

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Le président fondateur HANDICAPABLE Beachman au milieu. PHOTO CNC/ D.Y. IBRAHIME

 

 

Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 28 septembre 2022

 

Beachman, un artiste engagé

 

Mr Habib Mayguele, alias Beachman, a un handicap depuis l’enfance. Il souffre de poliomyélite. Mais cela ne l’empêche pas de faire ce qu’il veut et ce qu’il aime. Au contraire, cela lui donne une force et une mission supplémentaire sur cette terre : défendre la cause des handicapés, ou plutôt des « handicapables » comme il préfère les nommer.

Il a commencé ce concept au Tchad et lors d’un retour aux sources, en Centrafrique, il se rend compte que, dans son pays, les « handicapables » sont encore plus discriminés. Il décide alors de rester et de développer sa fondation, la FHI (Fondation Handicapable Internationale). Usant de ses dons artistiques, il commence par un premier album de rap pour faire entendre sa cause. Beachman, un artiste engagé.

Rapidement, un deuxième album sort également. Il peut compter sur ses « durs » comme il aime à appeler ses fans ! Le COVID vient ralentir ses actions mais ne l’empêche pas de continuer de faire preuve de créativité.
Lire aussi : En Centrafrique, comment la mafia libanaise infiltre les travaux publics

Pour lui, ces actions n’étaient pas suffisantes. Il décide, alors, de les développer autour de la FHI. Pour cela, il peut s’appuyer sur ses amis, notamment le rappeur Topman mais aussi ceux de la MISSION LOGISTIQUE française de Bangui. Ainsi, il crée en 2021 le premier « festival international handicapable » de Bangui qui connaît un grand succès et rassemble un public conquis. Il participe aussi à des concerts où il promeut sa cause. Pour gagner en autonomie, il lance également le poulailler de FHI. Récemment, le car podium animé par Beachman et ses « durs » a traversé les arrondissements de la ville pour offrir un véritable show aux Banguissois. Il participe à améliorer le quotidien des personnes à mobilité réduite et crée un avenir à certains. Car, dès qu’il le peut, il les embauche sur ses événements. Beachman, un artiste engagé.

Par son énergie et son don artistique, il fait oublier son handicap. Nombreux ont hâte de participer à la deuxième édition du « festival handicapable international » de Bangui, qui se déroulera le 3 décembre, date de la journée internationale du handicap.

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Centrafrique : vers la destitution du Président Touadera pour haute trahison  ?

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La procédure de  destitution du Président Touadera pour haute trahison pourrait être engagée devant l’Assemblée nationale  par l’opposition démocratique si celui-ci décide de ne pas respecter la décision de la haute juridiction de son pays.

Le président Faustin Archange Touadera ne sera pas le seul concerné par cette procédure. D’après nos informations, Évariste Ngamana, premier vice-président de l’assemblée nationale, le Premier ministre et le ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et une dizaine des députés seront aussi visés par cette procédure au même titre que le président Touadera pour haute trahison.

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Touadera et son homologue Kagamé.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 27 septembre 2022

 

La destitution du Président Touadera pour haute trahison sz précise  

Les portes de sortie du président Touadera sont grandement ouvertes derrière lui. Selon certains juristes et analystes politiques, l’acte posé par le Président de la République Faustin Archange Touadera , le Premier ministre Félix Moloua, le ministre chargé du Secrétariat gmGénéral du Gouvernement et de Relations avec le Parlement, Maxime Balalou et certains députés, qui consiste à abroger la Constitution du 30 mars 2016 et surtout, de ne pas respecter la décision de la haute juridiction nationale du pays, méritent une poursuite judiciaire pour la qualification de haute trahison definie par la Constitution et d’un crime d’une extrême déloyauté à l’égard de son pays ou de ses institutions.

Si le Président Touadera est ces députés pourraient être poursuivis pour haute trahison, ils n’échapperont pas également à une poursuite pour  Intelligence nuisibles avec des puissances étrangères pour la déstabilisation de leur pays, en l’occurrence le Rwanda et la société de mercenariat Wagner.

Contactés par la Rédaction de CNC, plusieurs députés embourbés dans cette affaire s’inquiètent déjà de leurs sorts, mais gardent leurs sérénités.

” nos partenaires russes sont encore là, j’espère qu’ils feront tout pour nous, sinon, c’est avec eux tous que nos sorts seront scellés”, a fait savoir un des élus de la nation impliqués dans cette affaire.

Du côté des opposants, c’est l’inquiétude de réunir les deux tiers des députés qui voteront pour la destitution du Président Touadera pour haute trahison et sa traduction devant la haute cour de justice qui domine.

” même la loi organique de la haute Cour de justice n’a pas encore été élaborée et votée, j’en doute que la procédure de destitution du Président Faustin Archange Touadera pour haute trahison ait lieu avant 2026, date de la fin de son dernier mandat “, a fait savoir un élu signataire d’un communiqué dénonçant la procédure de l’élaboration de la nouvelle Constitution.

Affaire à suivre.

À lire aussi : Troisième mandat, le clan Touadera veut isoler Sarandji dans le prochain gouvernement de Moloua 2 

 

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Le Rwanda et la société Wagner veulent-ils financer deux référendums en Centrafrique ?

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Si les juges de la plus Haute juridiction du pays ont fermé, vendredi, toutes les portes au projet du troisième mandat du Président Faustin Archange Touadera, celui-ci cherche toujours, à travers ses soutiens Russes, Syriens et Rwandais, par tous les moyens pour contourner la justice de son pays et faire passer son projet. Parmi les astuces qu’ils ont trouvées, celle de l’organisation de deux référendums constitutionnels en Centrafrique. Comment?

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 27 septembre 2022

 

On se dirige vers l’organisation de deux référendums en Centrafrique ?

 

Si le Président de la République Faustin Archange Touadera et ses partisans disaient à haute et intelligible voix qu’aucune Institution n’est au-dessus du peuple centrafricain, et que la décision de la Cour constitutionnelle ne leurs s’impose nullement pas, c’est qu’ils veulent passer outre la décision de la justice de leur pays en vue de faire passer leur projet visant à abroger directement la Constitution du 30 mars 2016 puisqu’il en est pas le droit de le faire lui-même par décret. ( Ainsi, on se dirige vraiment vers l’organisation de deux référendum ?).

Pour le président Touadera et son clan, l’instauration de cette nouvelle Constitution en RCA est l’émanation du peuple centrafricain et non de lui :  Touadera, ou Kakpayen. C’est le peuple qui la sollicite et qui va la demander lors d’un référendum qu’il faut l’organiser. Ainsi, ses partisans commencent déjà à s’agiter dans tous les sens pour l’organisation de deux référendum en Centrafrique, et le Président Touadera annonce que son comité déclaré illégal, nul et inexistant, le Comité de Ngamana et Cyriaque Gonda, va poursuivre ses travaux de la rédaction de la nouvelle constitution.

 À lire aussi : Modification de la constitution : le BRDC salue le courage des juges constitutionnels qui ont porté l’indépendance de la justice

 

Mais comment vont-ils faire une fois que leur projet de la nouvelle constitution rédigé ?

 

Selon le Président de la République et les juristes de Wagner en séjour dans le pays depuis plusieus mois, il va dans un premier temps organiser un référendum pour demander l’avis des Centrafricains si OUI ou NON, ils veulent une nouvelle Constitution.

Si c’est le OUI qui l’emporte, il va ensuite organiser un deuxième référendum constitutionnel sur le projet constitutionnel en tant que tel.

En faisant ainsi, selon le Président Touadera, il pourrait passer outre la décision de la Cour constitutionnelle et abroger de ce fait au passage, le soi-disant légale la Constitution de Madame Darlan et de Monsieur Waboué.

« C’est de la pure folie imaginable d’un professeur d’Université comme moi », déclare un professeur à l’université de Bangui.

Pour ce juriste enseignant, si la Constitution du 30 mars 2016 arrive à être abrogée à travers le OUI du premier referendum comme ils le demandent, toutes les Institutions, il dit bien, toutes les Institutions issues de celle-ci n’existeront plus. La Présidence, le Gouvernement, l’Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil Economique et Social, l’ANE, le Conseil National de Médiation, le Haut Conseil de Communication, la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance, toutes ces institutions seront automatiquement disparues selon la volonté exprimée du peuple. (Deux référendum en Centrafrique pour décider cela ?).

« Ce que le mathématicien de Boye-rabé ignore, c’est que si la Constitution du 30 mars 2016 est abrogée, c’est que lui, les députés, les juges de la cour constitutionnelle, les conseillers du Haut Conseil de Communication, les conseillers économiques et sociaux, etc. doivent aussi disparaître. Une transition doit être mise en place pour 12 à 24 mois. Ensuite, un référendum et de nouvelles élections législatives et présidentielles vont être organisés », explique un chercheur à luniversité de Bangui.

Pour ces deux référendums qui seront organisés en Centrafrique, il est prévu que la société Wagner et le Rwanda de Kagamé financeront entièrement leurs ’organisations contre l’exploitation des ressources minières du pays.

Affaire à suivre.

À lire aussi : Nouvelle constitution, Touadera menace directement la cour constitutionnelle

 

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Centrafrique : dans les coulisses de la radiation de Évariste Ngamana des diocésains

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De l’église catholique à l’Assemblée nationale en passant par la milice Anti-Balaka et au cabinet du ministère chargé du Secrétariat du Gouvernement, Évariste Ngamana trainent plusieurs casseroles des casiers judiciaires bien remplis derrière lui. Parmi celles-ci, figure celle dans laquelle l’église catholique lavait radié des diocésains, et grâce à laquelle, il l’a mis au service de la milice anti-balaka : la pratique de la magie noire.

Centrafrique.org/evariste-ngamana-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-titulaire-dun-faux-diplome/evariste-ngamana-2/” rel=”attachment wp-att-57029″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 27 septembre 2022

 

La radiation de Évariste Ngamana des diocésains

 

Si en 2013 – 2015 monsieur Évariste Ngamana se disait capable de produire des gris – gris protecteurs à ses miliciens Anti-Balaka des localités de Carnot et de Berberati, c’est que monsieur Évariste Ngamana avait commencé cette pratique de sorcellerie depuis 2008 – 2010 à Bouar lorsqu’il était encore Abbé de la Cathédrale de Fatima de Bouar.

Bien avant cette période, l’abbé Évariste Ngamana brillait par des vagabondages sexuels sur les petites filles danseuses et des sœurs de sa paroisse.  Mais le plus dangereux de ses comportements c’est qu’en 2009, durant une nuit, vers 1 heure du matin, l’homme sortait nu avec des objets à la main et se dirigeait vers le cimetière qui se trouve juste devant la cathédrale de Bouar. Sur place, l’homme commence à invoquer et faire de la prière pour conjurer Satan.  Malheureusement pour lui, il avait répété la scène à plusieurs reprises et filmé par les riverains du cimetière pour être, après, dénoncé à ses supérieurs qui ont finalement mené leur propre enquête et confirmé l’information. Quelques mois plus tard, la décision est tombée : la radiation pure et simple de l’abbé Évariste Ngamana des diocésains est confirmée.

Or, pour ce dernier, ce n’est pas à l’Église catholique de lui barrer la route dans sa pratique du satanisme.

À lire aussi : Plusieurs dizaines des députés de la nation expriment leur opposition à la modification ou à la rédaction d’une nouvelle constitution

 

Évariste Ngamana, un marabout

 

En 2013, quand la crise qui avait secoué le pays avait commencé, à Carnot, Évariste Ngamana, dont l’église catholique avait décidé sa radiation des diocésains quelques années plutôt, avait formé sa propre milice Anti-Balaka. À la tête de cette milice locale, il avait placé un monsieur connu sous le sobriquet de B13. En même temps, Évariste Ngamana se donne le titre du maître protecteur.  Il remet à ces pauvres jeunes des soi-disant des gris-gris pour se protéger.

Pendant ce temps, son beau-frère, Faustin Archange Touadera, postule pour la présidence de la république. En 2016, il est finalement déclaré gagnant. Touadera prend ainsi la tête du pays et devient Président de la République.

Évariste Ngamana, de son côté, faisait une descente à Bangui. Il est finalement nommé Directeur de cabinet au ministère chargé du secrétariat du gouvernement avant d’être propulsé porte-parole du parti au pouvoir en 2019.

Candidat aux législatives en 2020, il est déclaré député de Carnot par la cour constitutionnelle qu’il accuse aujourd’hui d’être à la solde des occidentaux et décide ne plus se plier à ses décisions. Évariste Ngamana, dont l’église catholique avait décidé sa radiation des diocésains en 2010, arrive au sommet du pouvoir politique centrafricain par le truchement de son beau-frère qui veut contrôler son faiseur de roi, Simplice Mathieu Sarandji, en le plaçant comme Premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Si aujourd’hui, Évariste Ngamana, se permet de maltraiter le prêtre spiritain, le cardinal Dieudonné Nzapalainga et toutes les Eglises catholiques sans être inquiété, sa tentative de museler la Cour constitutionnelle n’a pas été restée silencieuses. Dans une déclaration de la Cour, sur l’Etat de droit et l’Indépendance de la Justice, la présidente de ladite Cour, Madame Danièle Darlan, l’a nommément cité comme un des violeurs de la Constitution qu’il faut durement sanctionner. Sa radiation de la vie politique, comme la radiation de Jean Michel Mandaba, se précise.

À lire aussi : Le Président Touadera, désormais dos au mur, voudrait faire un hold-up constitutionnel

 

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Qu’a la Centrafrique à gagner avec la Russie ?

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Centrafrique – Russie, c’est quoi le bénéfice ?

La plupart des fonctionnaires centrafricains ont bien été payés en août, mais le gouvernement a dû faire les fonds de tiroirs pour trouver l’argent. Les douanes ont même été dans les rues pour traquer les commerçants afin de récupérer une partie de leurs recettes. Cette situation annonce que la fin d’année sera une fois de plus difficile pour les Centrafricains. Pourtant, le sujet des débats des dirigeants politiques semble être ailleurs : ils sont plus préoccupés à modifier la Constitution que de nourrir le peuple. Ils n’entendent pas non plus les déclarations de la communauté internationale sur les aides attribuées…

Centrafrique.org/menace-dune-enquete-de-la-justice-internationale-touadera-veut-retirer-la-rca-de-la-cpi/le-president-centrafricaine-faustin-archange-touadera-a-gauche-et-son-homologue-russe-vladimir-poutine-a-droite-a-moscou-en-russie/” rel=”attachment wp-att-52586″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 23 septembre 2022

 

Centrafrique – Russie, une perte de temps

En mai dernier, le FMI et la Banque Mondiale ont déclaré réduire les aides envers la République centrafricaine car la gestion sécuritaire n’était pas satisfaisante. A défaut d’avoir positivement changé, la situation s’est empirée. Les crimes se poursuivent à cause de la crise économique mais aussi sanitaire. En plus, ceux qui sont censés assurer la sécurité du pays se font davantage connaître par leurs méfaits. En conséquence, le FMI et la Banque mondiale ont confirmé la réduction de leurs aides.
Depuis mars et la déclaration de guerre de la Russie envers l’Ukraine, la communauté internationale a décidé de sanctionner la Russie ainsi que les pays soutenant son action. En RCA, des individus ont manifesté pour apporter leur soutien à la Russie et ont fait des discours publics et des déclarations dans la presse pour remercier « l’ami russe » et valoriser ce « partenariat » Centrafrique – Russie.

À lire aussi : Selon Facebook, la page de la Présidence de la République centrafricaine est gérée depuis la Russie

 

Mais qu’est-ce que cela apporte vraiment à la République centrafricaine et son peuple ?

 

L’arrêt des aides internationales, une économie de survie, des illusions de trouver les 24 milliards de FCFA pour finir de financer le budget 2022. D’ailleurs, ce budget a été revu à la baisse.
L’expression dit « tenez fermement la main qui nous est tendue ». Pourtant, les dirigeants du pays ne cessent de refuser la main tendue de nos partenaires historiques, de se moquer d’eux. En outre, ce sont les mêmes qui font des déclarations pseudo-amicales mais surtout de soumission envers ces soi-disant amis russes.
La vérité est que la RCA a besoin actuellement des aides internationales pour sa survie. Si la forme est différente, la population centrafricaine est, elle aussi, victime du même bourreau que les ukrainiens. Les exactions des Russes de Wagner en province en sont le témoignage. Les difficultés actuelles sont bel et bien liées à la situation géopolitique internationale. Petit à petit, la RCA s’enfonce et s’isole. Pour s’en sortir, il faut revoir ses partenaires et mettre l’intérêt du peuple, victime de cette gestion sécuritaire amateuriste, par-dessus tout autre intérêt. Centrafrique – Russie, une perte de temps.

À lire aussi : Extermination ethnique en Centrafrique », le MPC de Mahamat Alkhatim réagit

 

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