RCA : les mercenaires russes réquisitionnent de force deux engins excavateurs chinois à Lamy-Pont

Publié le 22 novembre 2021 , 7:39
Mis à jour le: 22 novembre 2021 7:39

 

Bangui, 23 nov. 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ces deux engins, utilisés par une entreprise chinoise pour exploiter de l’or et diamant dans le village Lamy-Pont, ont été réquisitionnés la semaine dernière par les mercenaires russes de la société Wagner. Et ils s’apprêtent à les évacuer à Yidéré, dans la Mambéré-Kadéï.

Un poclain en activité à l'aéroport de Bangui Mpoko
Une image d’illustration d’un poclain en activité à l’aéroport de Bangui Mpoko

 

Désormais, le pur désordre s’installe dans l’exploitation des ressources minières et forestières de la République centrafricaine. Chaque partenaire du gouvernement, pour la plupart des étrangers,  veut tailler sa part du gâteau, et ce,  que ça soit dans l’ordre ou le désordre. C’est ainsi que les mercenaires russes de la société Wagner, déployés dans la région, sont allés la semaine dernière à Lamy-Pont, situé à environ 40 kilomètres de la sous-préfecture de ‘Abba   et réquisitionnent de force deux engins excavateurs  Poclain du type Pelle hydraulique. Mais selon une source locale, l’un des deux engins appartient à la société chinoise, et l’autre appartient à un opérateur économique centrafricain qui a longtemps travaillé auprès  des Chinois sur des chantiers miniers.

Selon des informations concordantes recoupées auprès des propriétaires de ces deux engins, les mercenaires russes s’apprêtent à les évacuer au village Yidéré, situé à environ 62 kilomètres de Lamy-Pont pour s’adonner également aux activités d’exploitation minière dans ce village. Un véritable désordre.

Rappelons que la société d’exploitation minière chinoise s’est installée dans la localité de Lamy-Pont depuis au moins deux ans de cela. Elle est accusée du désastre écologique,  de la pollution du fleuve ainsi que   de la menace sur la santé publique locale. Selon des sources officielles locales, environ trois quarts de la forêt locale sont détruits. Un désastre écologique qui rappelle celui de la ville de Bozoum il y a un an.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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