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Centrafrique : Blaise Didacien Kossimatchi, griot anti-français et pro-Wagner de Touadéra

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Bangui (République centrafricaine) – Lancé dans une réforme de la Constitution qui devrait lui permettre de briguer un nouveau mandat mais qui a bien des détracteurs de Bangui à Paris, Faustin-Archange Touadéra veut jouer la carte du soutien populaire. Il s’appuie notamment sur un homme, Blaise Didacien Kossimatchi, héraut mobilisateur et symbole menaçant des dérives de la présidence.

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Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 août 2022

 

 I LÎNGBI Tl HINGA

 

Le document, à en-tête du mouvement Galaxie nationale, est daté du 31 juillet. Il détaille les objectifs de l’ « opération Barbarossa contre les ennemis de la paix » en Centrafrique. Trois personnes y apparaissent nommément désignées comme cibles prioritaires : le bâtonnier Émile Bizon, l’avocat André Olivier Manguereka et l’activiste Ben Wilson Ngassan. Face aux noms des deux premiers, en lettres rouge sang, figure la mention « ligoter et ramener en vie ». Dans la case réservée au troisième, une autre « tâche à exécuter » est inscrite : « sévices corporels appliqués ». Le document précise encore le « matériel à utiliser » : « machette, batte de baseball, couteaux ».

Sur la même feuille au format A4, un deuxième tableau liste sept familles considérées comme « ennemies de la paix », dont celle des activistes Jean-François Akandji-Kombé et Henri Grothe. Leurs « enfants, frères, sœurs, cousins » devront également subir des « sévices corporels ». « Forte récompense en jeu ! » affirme encore le document, relayé sur les réseaux sociaux par la Galaxie nationale. Celle-ci n’en est pas à son coup d’essai. Dans les mois précédents, elle a menacé de représailles bon nombre des opposants au président Faustin-Archange Touadéra ou appelé à des « traitements cruels et inhumains » contre des « troupes françaises » prétendument stationnées en Centrafrique.

Soutien de l’action de la Russie en Centrafrique, Galaxie nationale a également à son actif d’avoir organisé une manifestation en faveur de l’invasion de l’Ukraine. Elle a aussi incité à « envahir l’ambassade de France à Bangui » et à incendier les stations de carburant de marque (française) Total. Derrière ces menaces et cette mobilisation, un homme, dont la signature est bien visible sur le document du 31 juillet : Blaise Didacien Kossimatchi, coordonnateur de Galaxie nationale et pourfendeur proclamé des « ennemis de l’État » et autres « partisans de la Françafrique ».

 

De Meckassoua à Touadéra

 

Mais qui est donc ce « Didacien », prénom par lequel chacun l’appelle à Bangui ? Professeur d’histoire approchant la cinquantaine d’années, il a longtemps enseigné au lycée des Martyrs de Bangui, l’un des plus importants de la capitale, sans véritablement se mêler de politique. Alors que François Bozizé est encore à la tête de l’État, il fréquente les milieux proches du Kwa Na Kwa (KNK), le parti au pouvoir, mais n’en est, selon un témoin de l’époque, qu’un militant du « bas de l’échelle ». Après la chute de Bozizé en 2013, le putsch de la Séléka puis la transition menée par Catherine Samba-Panza, il s’engage en 2015 auprès de Karim Meckassoua, candidat du Chemin de l’espérance pour la présidentielle.

Blaise Didacien Kossimatchi est alors chargé de la mobilisation pour le parti. Mais l’aventure ne dure guère. Rapidement, ses patrons remarquent qu’il a tendance à surévaluer ses besoins matériels et financiers et à s’arranger avec certains chiffres pour s’enrichir personnellement. Le Banguissois est écarté du parti de Meckassoua dans l’entre-deux-tours. Il change alors de protecteur. Alors que se profile le second tour opposant Anicet-Georges Dologuélé à Faustin-Archange Touadéra, il choisit le second, en raison de son ancienne appartenance au KNK, qui soutient le futur président. « Il a très vite retourné sa veste », se souvient l’un de ses anciens associés. Au sein de la machine qui entoure Touadéra, et qui deviendra plus tard le Mouvement cœurs unis (MCU), Kossimatchi rejoint des personnalités en vue telles que Sani Yalo, l’un des financiers de la campagne.

 

Soirées avec le président

 

Durant le premier mandat de Touadéra, Blaise Didacien Kossimatchi se rend utile. N’hésitant pas à descendre sur le terrain, il est chargé, au sein du MCU, de la mobilisation des troupes et d’une partie de l’organisation des meetings. Dès 2016, alors qu’il n’enseigne plus au lycée des Martyrs, il obtient la direction des examens et des concours universitaires à la faculté de Bangui. Peu à peu, il gagne surtout sa place au sein de l’équipe de direction. Des fonds lui sont régulièrement alloués par les barons proches de la présidence, y compris par le conseiller et homme d’affaire Sani Yalo, par Bertrand Arthur Piri (neveu de Touadéra) ou encore par l’actuel ministre Pascal Bida Koyagbélé. Le 17 mai 2017, il créé la « Galaxie nationale centrafricaine ». Quatre jours plus tard, celle-ci est autorisée par le ministère de l’Administration territoriale.

Proche des Requins, organisation de jeunesse elle aussi créée pour défendre dans la rue les intérêts du chef de l’État, Blaise Didacien Kossimatchi a aujourd’hui ses entrées au palais autant qu’à la résidence familiale de Touadéra à Damara, à 75 kilomètres au nord de Bangui. Il n’est d’ailleurs pas rare que le président et son « cadet », comme il lui arrive de l’appeler, passent ensemble une partie de leurs soirées, à discuter de politique ou de leur vie quotidienne autour de rafraîchissements. « Il a la confiance personnelle du président, qui lui offre sa protection. Il n’y a que comme cela qu’il peut se permettre de proférer de telles menaces contre des anciens Premiers ministres et des étrangers », confie un proche du gouvernement.

 

Soutenu par Wagner

 

Protégé par le président et par l’entourage de ce dernier, Blaise Didacien Kossimatchi peut en outre compter sur le soutien – y compris financier – des mercenaires de Wagner à Bangui. Il est en contact, en particulier, avec l’un de leurs plus anciens représentants sur place, Dimitri Sytyi. Présent en Centrafrique depuis près de cinq ans, ce dernier a longtemps été l’interprète de l’ex-numéro un de Wagner, Valery Zakharov, avant de prendre du galon. Francophone, Sytyi s’occupe désormais de toutes les opérations de propagande russe en terres centrafricaines, notamment grâce à une cellule de communication installée à la présidence. C’est cette dernière qui lui permet de suggérer à Blaise Didacien Kossimatchi des actions contre les « ennemis de l’État » et autres « partisans de la Françafrique ».

« Wagner l’utilise pour entretenir le climat de tension avec les Occidentaux. Et Touadéra tient à sa capacité de mobilisation, pour s’attaquer par voie de presse à ses adversaires politiques en vue du référendum constitutionnel qu’il veut organiser », résume une source diplomatique à Bangui, qui invite à ne pas sous-estimer sa capacité de nuisance.

Est-il pour autant intouchable ? Tout porte, pour le moment, à le croire. Ces dernières semaines, plusieurs plaintes ont en effet été déposées devant la justice centrafricaine, notamment le 6 juillet par l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé pour diffamation, injure et outrage. Loin de mettre un terme à ses communiqués, « Didacien » répondait le 31 juillet en menaçant de « sévices corporels » André Olivier Manguekera, l’avocat de Martin Ziguélé.

 

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Référendum constitutionnel en Centrafrique, Sarandji s’écarte du dossier  et verrouille la porte du MCU à Touadera

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Désormais,  entre Sarandji et Touadera, c’est le rideau de fer. Le courant ne passe plus entre les deux amis d’hier qui se sont accompagnés, lentement, depuis l’université,  jusqu’au sommet de l’État. Le projet suicidaire du référendum constitutionnel en Centrafrique annoncé clairement  et personnellement par le chef de l’État serait à l’origine de la rupture.

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 août 2022

 

Référendum constitutionnel en Centrafrique, un projet suicidaire

 

Selon de nombreux observateurs, l’effervescence suscitée par l’arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadera en 2016 en République centrafricaine (RCA) et sa réélection en 2021 s’estompent depuis l’évocation du projet de modification de la Constitution, sur fond de levée du mandat présidentiel. Ce projet soulève d’énormes questions dans l’opinion publique nationale et internationale, mais aussi au sein du pouvoir de Bangui. Le Président de l’Assemblée nationale , l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du parti au pouvoir,  et maître à penser du Président Touadera, s’écarte clairement du projet du référendum constitutionnel en Centrafrique, synonyme d’un coup d’État constitutionnel.

À lire aussi : Marche pour la honte : une centaine des partisans de Touadera manifeste à Bangui pour exiger un référendum constitutionnel

 

Au même moment, le mouvement des cœurs unis, parti au pouvoir, dirigé par l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, reste aussi muet sur le projet constitutionnel, poussant le chef de l’État à désigner le porte-parole du parti, l’ex-chef milicien Anti-Balaka Évariste Ngamana à prendre de temps en temps la parole au nom du MCU pour valider la soi-disant marche populaire du 6 août 2022 en faveur d’un éventuel  référendum constitutionnel en Centrafrique.

Selon certains observateurs nationaux, le chef de l’État est désormais privé de l’appui considérable du parlement, deuxième institution du pays,  mais aussi de son parti, les cœurs unis. Pour tenter de contourner le blocage mis en place par monsieur Simplice Mathieu Sarandji à l’assemblée nationale  et au sein des cœurs unis, Touadera pousse son beau-frère Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale  et porte-parole du MCU  à prendre régulièrement la parole au nom de ces deux institutions. Mais tout le monde sait que Ngamana ne fait pas de poids face à Sarandji.

Selon de nombreux observateurs, le système Touadera qui repose  sur le système Sarandji, de même que le pouvoir de Bozizé reposait sur le système Ndoutingaï, va-t-il tenir le coup sans Sarandji?

Affaire à suivre pour le référendum constitutionnel en Centrafrique

À lire aussi: Simplice Mathieu Sarandji, point focal de la nouvelle stratégie de campagne anti-communauté internationale, anti-Minusca, anti-Française en Centrafrique

 

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Touadera a-t-il été humilié à nouveau par le Président camerounais Paul Biya ? Les Camerounais en parlent.

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Touadera a-t-il été humilié à nouveau par le Président camerounais Paul Biya ? C’est ce qu’affirme un quotidien camerounais en ligne en date du 3 août 2022 dans son article intitulé « Paul Biya humilie encore Faustin Archange Touadera ».

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 17 août 2022

 

Touadera a-t-il été humilié?

 

Selon ce quotidien camerounais,  le Président centrafricain, de retour dans son pays le 3 août 2022, avait fait une escale de quelques heures à Douala, capitale économique du Cameroun avant de rentrer au pays. Mais, ce dernier n’a pas eu les honneurs dus à son rang, même s’il s’agissait d’une simple escale, affirme ce journal. Il se murmure qu’entre Faustin Archange Touadera et Paul Biya, ce n’est pas le grand amour.

Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, Paul Biya n’a jamais voulu rencontrer son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera à cause de son caractère ambivalent et despotique digne d’un grand mafieux.

À lire aussi : Mafia : Mis en cause à Banjul, le négociant roumain Nicolae Buzaianu se réinvente à Bangui

 

« L’avion du Président de la République centrafricaine a atterri ce jour, vers 15 heures 30, à l’aéroport international de Douala. À sa descente d’avion, il a été reçu par le préfet de la région du littoral Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA. Les deux autorités ont eu un tête-à-tête d’une quinzaine de minutes, au salon d’honneur de l’aéroport international de Douala. Puis, la délégation du Président centrafricain a été accompagnée dans un hôtel de la place pour attendre son vol prévu un peu plus tard, en fin de journée », a indiqué la journaliste Gladice NANFACK.

Pour certains, Paul Biya aurait pu dépêcher un officiel, ne serait qu’un ministre pour aller apporter les civilités au président centrafricain. Alors, Touadera a-t-il été humilié? Probablement oui!

Pour de nombreux Centrafricains, ce qui est arrivé au Président Touadera n’est pas nouveau. C’est un Président qui a un poids de plume. Il ne pèse moins qu’un gramme devant ses homologues africains. Il se comporte exactement comme un parrain mafieux.

Selon le journaliste Rémy Ngono, « Touadera Bangala en colère et ses proches transforment la République centrafricaine en État mafieux ». La RCA est tombée plus bas depuis six ans.

À lire la suite: les mobilisations spontanées et patriotiques font place aux mobilisations à coup de billets de banque

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Centrafrique : Tension de trésorerie, Faustin Archange Touadera accuse le FMI et la banque mondiale

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Bangui, République centrafricaine. Pour le Président Faustin Archange Touadera, les effets néfastes des changements climatiques sur la chaîne alimentaire, la persistance de la pandémie du COVID-19 et la crise ukrainienne ont porté un coup dur à notre économie. Ce qui suscite une tension de trésorerie, synonyme  de l’impossibilité de financer des programmes par le gouvernement. Mais l’homme va plus loin et accuse des partenaires financiers internationaux.

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L Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 16 août 2022

 

Au mois de juin dernier, le Premier ministre Félix Moloua, dans le cadre de sa participation au forum économique à Saint-Pétersbourg, en Russie, avait tenu, lors d’une interview aux médias russes, des propos très virulents et confus contre la communauté internationale, plus particulièrement la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI).  D’après lui, la géopolitique s’est infiltrée partout, même dans les institutions internationales dont leur objectif  est de lutter contre la pauvreté. Pour lui, l’origine de la tension de trésorerie que connaît le gouvernement est la suspension de l’aide budgétaire par les partenaires internationaux comme l’Union européenne, la banque mondiale et le FMI.

D’après lui, « la géopolitique  s’est infiltrée partout dans les institutions  internationales dont le but est de lutter contre la pauvreté. Aujourd’hui, nous sommes sanctionnés. Nous n’avons pas l’appui budgétaire malgré tous les efforts que nous faisons, malgré toutes les réformes que nous menons. Nous ne recevons pas de l’appui budgétaire.  Les gens sont allés plus loin : bloquer les projets en faveur de la population », affirme – t -il.

À lire aussi : l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir

Mais deux mois plus tard, c’est le tour du Président Faustin Archange Touadera de reprendre la même rhétorique développée par son Premier ministre après la tension de trésorerie de l’État. .

Faustin Archange Touadera : »Les effets néfastes des changements climatiques sur la chaîne alimentaire, la persistance de la pandémie du COVID-19 et la crise ukrainienne ont porté un coup dur à notre économie.! Cette fragilité a été aggravée par des mesures de rétorsion économiques, prises par certains de nos partenaires, dont les motivations sont essentiellement géopolitiques. ».

Pour un professeur d’économie à l’université de Bangui, en 2022, parler  des effets néfastes des changements climatiques sur la chaîne alimentaire, la persistance de la pandémie du COVID-19 sur l’économie centrafricaine n’est autre que de la manipulation de l’opinion.

« Depuis six ans, quelle mesure que le gouvernement centrafricain a prise contre le changement climatique dans le pays ! Ou bien c’est un langage pour flatter la communauté internationale. Même chose pour coronavirus. Il faut que les autorités du pays arrêtent leur double jeu », affirme -t-il.

À lire aussi: vers un affrontement très inquiétant entre les deux griots du régime Touadera

 

 

« La Centrafrique se glisse vers un régime totalitaire », affirme maître Arlette Sombo Dibelé  

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Bangui (République centrafricaine) – Pour maître Arlette Sombo Dibelé, avocate et membres fondateur du G-16, (Groupe d’action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, ) la Centrafrique se glisse vers un régime totalitaire ». D’après elle, « Dans l’immédiat, changer la constitution  apporte quoi aux Centrafricains?

Maître Arlette Sombo-Dibelet
Maître Arlette Sombo-Dibelet

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 17 août 2022

 

La Centrafrique se glisse vers un régime totalitaire

 

Près d’une semaine après la déclaration du chef de l’État Faustin Archange Touadera  à la nation à l’occasion de la célébration de 62e anniversaire de l’indépendance de la RCA, laquelle  il avait annoncée ce qu’il a semblé toujours caché.

« Je voudrais réaffirmer ma volonté de respecter la Constitution et la volonté du peuple souverain.

Comme j’ai eu à le réaffirmer en certaines circonstances, je ne ferai rien sans la volonté du peuple détenteur de la souveraineté nationale. ». Et l’homme ajoute ceci :

« Cependant, je ne saurais demeurer indifférent aux cris de cœurs de mon peuple qui est dépositaire par excellence du pouvoir souverain.

Je vous ai écouté. Je prends acte de vos sollicitations pressantes qui me sont parvenues de partout réclamant une nouvelle Constitution. Ceci dit, La Centrafrique se glisse vers un régime totalitaire.

Cette déclaration avait suscité de nombreuses réactions dans le pays. Des voix s’élèvent pour mettre en garde le régime sur les conséquences d’un tel projet. Parmi ces personnes, figure maître Arlette Sombo Dibelé.

Selon l’activiste centrafricaine, où est l’urgence à changer la constitution? C’est cette constitution-là qui lui a permis de faire un mandat. Quel en est le bilan?

« Il a encore devant lui quatre années.  Pourquoi ne pas s’activer  à des priorités qui me semblent fondamentales concernant l’enseignement, l’économie, la santé, etc. », affirme-t-elle, avant de préciser que « J’ai même fait partie de son gouvernement  d’avril 2016 à septembre 2017.  J’ai cru en la rupture. Et personnellement, lorsque j’ai voulu appliquer  la rupture, en dénonçant certains détournements, j’ai été remerciée. Mais qu’est-ce  qui se fait  pour, depuis 2016 jusqu’à ce jour, pour que  la société remarque qu’elle vit mieux. Personnellement, je ne vois pas  qu’on vive mieux dans ce pays  », ajoute-t-elle, tout en précisant que « Lorsqu’on a un mandat, et qu’on promet à une population de lui apporter de bien être, il faut déjà arriver avec ce résultat-là, et lui dire bon voilà  j’ai fait ça en peu de temps, vous m’accordez votre confiance, je continuerai et je ferai mieux.  Moi personnellement, je n’ai rien vu  de la rupture annoncée.

Pour conclure son propos, la dame de fer a indiqué que « Quand je dis que la priorité  n’est pas à une modification de la constitution, je ne dis pas que celle-là ne viendra pas.  Écoutez, les États-Unis vivent avec  une constitution qui date de  de quelle année? De quel siècle?  Mais il y’a des aménagements, il y’a des ajustements. Mais il n’y a pas de chamboulement. Pour conclure, La Centrafrique se glisse vers un régime totalitaire.

À lire aussi : Marche de la honte, des dizaines des Peuls demandent  un référendum constitutionnel

 

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Centrafrique : le couvre-feu, une vache à lait du directeur de la CNS. L’homme fixe un tarif.

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 17 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Surnommé le « général des taxis-motos », le directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), le général de police Sim Joaki Danigoumandji transforme depuis plusieurs mois le couvre-feu instauré par le Président de la République à sa potentielle vache à lait. Après les taxis-motos, c’est le couvre-feu. Et la population dans tout ça? C’est son porte-monnaie qui l’intéresse.

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Une patrouille de la CNS à Bangui le 6 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

De 30 à 60 millions de francs CFA par mois empochés, c’est quand-même trop…

 

Pour le général des taxis-motos Sim Joaki Danigoumandji, le réaménagement  des heures du couvre-feu par le Président de la République, au lieu de 22 heures jusqu’à 5 heures du matin, c’est désormais de 24 heures jusqu’à 5 heures du matin,  est une très mauvaise nouvelle pour sa poche qui perd sensiblement de poids. Pourquoi ?

En effet, depuis l’instauration du couvre-feu en janvier 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à la compagnie nationale de sécurité,  le directeur, le général Sim Joaki Danigoumandji instaure lui-aussi,  en parallèle, sa propre loi par laquelle un contrevenant, s’il est attrapé par les policiers de la CNS, doit payer 50 000 francs CFA, et 25 000 francs CFA pour la contrevenante. Le montant payé va directement dans sa poche et non au trésor public.

Selon des calculs faits par la Rédaction, en fonction des personnes interpellées, le directeur Sim Joaki Danigoumandji, pour chaque nuit, pourrait empocher près de 3 millions de francs CFA. Les étrangers doivent payer plus cher que les nationaux.  Ceci dit, l’homme pourrait toucher par mois entre 30 et 60 millions de francs CFA, ce qui est très loin de son salaire de 300 000 francs CFA par mois.

Et il n’est pas le seul à instaurer cette pratique antisociale. D’autres directeurs comme celui de FICU et OCRB l’ont fait la même chose de leur côté.  Si un pays n’est pas gouverné, on ne peut que retrouver ce genre de pratique dans tout le secteur de l’administration publique.

 

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Centrafrique : “Étienne  Malekoudou, le rigolo, l’affamé de tous les temps »

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Bangui (République centrafricaine) – Pour les militants et cadres du parti MLPC, « Étienne Malekoudou le rigolo, l’affamé de tous les temps a-t-il  déjà gagné un procès devant le tribunal depuis qu’il est avocat?

Les dissidents du MLPC, de gauche à droite, Étienne MALEKOUDOU, Jean Chantal Édouard KOYAMBONOU et GONIDERE lor de leur point de presse
Les dissidents du MLPC, de gauche à droite, Étienne MALEKOUDOU, Jean Chantal Édouard KOYAMBONOU et GONIDERE lor de leur point de presse

 

Rédigé par Prisca VIKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 17 août 2022

 

Étienne Malekoudou, le rigolo

 

Souvenez-vous,  Étienne Malekoudou, le rigolo, ancien secrétaire général du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), ancien membre du bureau politique dudit parti, vient d’être radié au sein de son parti avec deux de ses collègues « traitres » qui sont partis à la recherche des bouffes. Il s’agit de monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, ancien premier vice-président monsieur Christian Kossi Gonedere, ancien sympathisant.

Mais pour les militants du MLPC, Étienne Malekoudou, le rigolo, qui a passé plusieurs années en prison pour vol et escroquerie aggravée des dons japonais sous le régimedu feu Patassé qu’il a eu à gérer avant de reprendre les chemins d études de droit à l’Université de Bangui et ainsi devenir avocat, n’est-il pas la cheville ouvrière de tout le désordre qui se déroule en ce moment au sein du parti MLPC?

À en croire ses cadres et militants de ce parti, Étienne Malekoudou, le rigolo  serait le seul rédacteurs des communiqué du mouvement dissident MLPC Courant Originel qu’il avait créé avec son ami Chantal Jean-Édouard Koyambonou. Or, ce dernier a un sérieux problème de vision et tombe régulièrement malade. En plus, il est difficile pour lui de rédiger un texte à cause de sa myopie.

Pour un cadre du MLPC interrogé par CNC, monsieur Étienne MALEKOUDOU, le rigolo  s’est retiré volontairement des activités de son parti depuis plusieurs années après  avoir  été évincé  de son poste du secrétaire général du MLPC par les militants et cadres lors du dernier congrès ordinaire.

Pour les cadres du MLPC, l’occasion de saboter les activités du MLPC et de créer un mouvement des dissidents lui a été offerte par son ami Chantal Jean-Édouard Koyambonou qui pense que l’heure est arrivée de chercher à manger au sein du parti au pouvoir à cause de son âge avancé.

Alors, la seule question que tout le monde se demande au sein du parti MLPC si Étienne MALEKOUDOU a-t-il  déjà gagné un jour un procès devant le tribunal depuis qu’il est avocat?

À lire aussi : « Il faut frapper les capacités militaires des groupes armés », selon Martin Ziguélé   

Étienne Malekoudou, avocat mafieux

 

À en croire témoignages de certains de ses collègues avocats, Étienne Malekoudou, le rigolo, aurait un comportement douteux et mafieux envers ses potentiels clients. Il tenait des propos des malfaiteurs avec eux.

À lire aussi : Université de Bangui : entre le secrétariat général et le restaurant universitaire, Bertrand Kénguétona frappe partout

 

«  Donne-moi de l’argent qui pourrait m’aider à organiser un diner avec le juge et plaider ton cas auprès de lui. Comme ça tu pourrais facilement remporter le procès », dixit Étienne Malekoudou, le rigolo  à ses clients. Un tel propos le discrédite totalement devant ses clients et témoigne son incompétence  et non le contraire.

À lire aussi : Centrafrique : le parti MLPC exclut certains militants traîtres de ses rangs

 

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Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine : évitons un bain de sang inutile pendant qu’il est encore temps.

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Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine. Une large majorité de centrafricains sont convaincus de la nécessité d’additionner nos forces pour barrer la route au projet lugubre de président TOUADERA de s’ériger en « président à vie ». Si les leaders de l’opposition démocratique acceptent de s’unir enfin, ils sont sûrs de triompher des ennemis de la démocratie que sont le président TOUADERA et ses partisans, appuyés par sa milice armée « les requins » et in fine par les mercenaires Wagner.

Chancel SEKODE- NDEUGBAYI, Ancien Ministre Délégué aux Affaires Étrangères Publié par
Chancel SEKODE- NDEUGBAYI, Ancien Ministre Délégué aux Affaires Étrangères
Publié par, photo courtoisie

 

 

Rédigé par Chancel SEKODE- NDEUGBAYI, Ancien Ministre Délégué aux Affaires Étrangères

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 16 août 2022

 

Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine 

 

Aujourd’hui gonflé d’un orgueil mal placé du fait de la présence de quelques nouveaux partenaires à ses côtés…, le président TOUADERA entend, selon ses propres termes, « démocratiser la démocratie » à travers une nouvelle Constitution.

Point n’est besoin de démontrer la tumultueuse ingérence des forces Wagner, dans les affaires centrafricano-centrafricaines depuis la tentative de renversement du régime de Bangui en 2021 par la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), une ingérence tumultueuse car prenant tout le contrôle de l’appareil étatique, du sol et du sous-sol.  Aujourd’hui gonflé d’un orgueil mal placé du fait de la présence de ses nouveaux partenaires via l’axe Bangui – Kigali – Moscou, le président TOUADERA, qui a réussi à faire sa mue depuis ces deux dernières années grâce à cette nouvelle donne géostratégique », veut désormais « démocratiser la démocratie » centrafricaine, à en croire ses dernières sorties médiatiques en faveur de « sa monnaie virtuelle : le Sangocoin ».  Pour lui, « démocratiser la démocratie », c’est d’abord et avant tout tuer la liberté d’expression, c’est museler l’opposition tout en la divisant, c’est étouffer la Société civile dans sa volonté de défendre les droits et devoirs du citoyen, c’est en fin modifier ou tailler sur mesure une nouvelle Constitution. Quelle ingéniosité !

 

Un nouvel Etat illusoire en gestation, qui passe essentiellement par la concentration et la monopolisation du pouvoir.

 

Oui, pour le président Archange, la priorité de l’heure, c’est  désormais  manipuler une frange de la population en exploitant  sa misère  à coup de quelques pièces de francs CFA,  afin qu’elle l’appuie dans sa volonté lugubre, que sa milice ( les requins ) l’ aide à détruire tous les forces vives de la nation  qui pourraient l’empêcher de déployer avec une liberté entière son pouvoir personnel et personnifié, afin de rétablir le  parti unique et la pensée unique, tout ceci sous le regard protecteur des  nouvelles « forces bilatérales » dont  il  ne cesse de se  vanter matin,  midi et soir.  En d’autres termes, TOUADERA veut créer les conditions d’un nouvel Etat illusoire qui passerait essentiellement par la concentration et la monopolisation du pouvoir.

Une nouvelle Constitution version- Wagner avec une présidence à vie version poutinienne, ou du moins à la sauce rwandaise, avec au moins trois visions inavouées.

Oui, pour son deuxième quinquennat, Monsieur TOUADERA vient de démontrer clairement que son seul projet de Société reste et demeure l’organisation d’un référendum constitutionnel : la seule panacée contre les maux qui minent le processus d’épanouissement du peuple Centrafricain. Mais en réalité, il s’agira d’une nouvelle Constitution version- Wagner avec une présidence à vie version poutinienne, comportant trois visions inavouées. On peut donc  être assurés d’avance que (1) le président  se placera  dans « sa nouvelle constitution »  comme «  chef héréditaire et inviolable du pouvoir exécutif », puisque selon certaines indiscrétions dignes de foi, cette nouvelle loi fondamentale sera calquée sur le modèle moscovite des dix dernières années – étant donné que  celle de 2016 qui  lui permet  de gouverner jusqu’ à aujourd’hui  aurait été  imposée  par l’ancienne puissance coloniale, donc « contraire à la volonté de son peuple ». Diantre ! Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine. 

À lire aussi : LA GUERRE, LE DIALOGUE POLITIQUE, L’ARBITRAGE OU LA MÉDIATION INTERNATIONALE, QUEL CHANTIER PRIORITAIRE POUR UNE PAIX DURABLE ?

 

On peut également être certains que (2) cette nouvelle Constitution n’établira entre les citoyens que distinction fondée sur la division et l’appartenance ethnique, mais également sur l’obligation de faire allégeance aux nouveaux maîtres à penser du régime : la pensée unique s’imposant à tous, partout et pour tous. Autrement dit : « il en sera désormais ainsi, partout » en Centrafrique, selon la « célèbre » doctrine de l’ancien Premier Ministre Firmin Ngrebada dans un passé récent. D’ailleurs disant cela, beaucoup sont ceux qui ont vraiment hâte de connaître la position de « mes anciens patrons » au gouvernement entre 2017 et 2021, respectivement Messieurs SARANDJI et GREBANDA sur ce dossier très clivant.

 

Et (3) imposer une présidence inamovible, éternelle et jupitérienne à travers une parodie de référendum déjà préfinancé par le patron des Wagner et dans une certaine mesure par la présidence rwandaise, suivant une logique de partenariat hybride : bras armés, mercenaires de tous poils, hommes d’affaires, beau-frère ou beau-fils, selon les cas, chacun jouant sa partition. Un sacré panaché !

L Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR
L Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR

 

Alors pour y arriver,  le président TOUADERA tentera enfin de faire croire à la communauté  nationale et internationale  –  si ce n’est déjà fait  à l’occasion de son adresse à la nation,  la veille du 13 août, jour  de l’indépendance –  qu’il ne  fait que  répondre  aux exigences de  « son  peuple », se plaçant ainsi dans une posture de « Notre Dieu,  qui es aux cieux…», « le Dieu du peuple Centrafricain, le Dieu  de la Constitution » dont il peut « tordre le coup » comme bon lui semble , le Dieu du ciel et de la terre, du sol et du sous-sol, distribuant  nos terres et la citoyenneté à tout bout de champ ;  car se sentant, semble-t-il,  imbattable et indéboulonnable sur tous les fronts : conventionnels ou pas…

À lire aussi : « le Président Touadera et son régime ont signé un pacte solide avec le diable, et   la Centrafrique ne doit rien espérer de ses dirigeants actuels  »

 

Or, ces trois points convenus, quel motif d’inquiétude pour lui et ses soutiens pourrait exister encore ? Diantre !

 

Un énième ballon d’essai face à un laxisme généralisé de la communauté nationale et internationale, mais surtout un début de folie de grandeur à visée criminelle.

 

Le président TOUADERA n’a certes pas été loquace sur ce dossier, mais après avoir montré son vrai visage à la nation comme étant le parrain numéro 1 d’un tel projet mortifère, les Centrafricains comprennent enfin les stratagèmes en préparation. Avouons- le, pourvu que cela ne lui soit pas fatal d’ici là, même si à en croire certains observateurs neutres, Monsieur le président se voit parfois pousser des ailes en se targuant du bal des égos au sein des forces vives de la nation, mais surtout de quelques gains territoriaux :  un début de folie de grandeur à visée criminelle qui va crescendo, quitte à narguer parfois l’histoire. Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine. 

 

Pourtant toute coalition de l’opposition ou alliance de bric et de broc est forcément proche de l’enterrement que de la résurrection, comme dirait l’autre.

Le bal des égos et le bal des hypocrites des leaders de l’opposition, rappelons-le : voilà les deux énergies dont se nourrit désormais Monsieur TOUADERA. Et comment ne pas être opportuniste à ce point ? Quiconque ayant gouté aux délices du pouvoir ferait de même : exploiter à fond l’amateurisme et le louvoiement des adversaires d’en face. Oui, que le lecteur qui lit cette tribune le sache : Que ce soit Monsieur DOLOGUELE, Monsieur MECKASSOUA, Monsieur BOZIZE, Monsieur ZIGUELE, Monsieur TYANGAYE, Monsieur MBOLIGOUMBA de ma génération, Madame SAMBA-PANZA, Monsieur DONDRA et autres, tous veulent le fauteuil présidentiel. Ce qui est légitime ! Mais d’un côté, tout en restant dans « son canapé », certains veulent les commandes d’une transition sans Monsieur TOUADERA.  Et de l’autre, d’autres souhaitent une transition, mais sous la forme d’un Gouvernement d’Union Nationale. Bref ! Une transition dirigée par le même TOUADERA, avec un premier ministre issu des rangs de l’opposition.  Dans les deux cas et au vu de la trajectoire actuellement choisie par le pouvoir de Bangui, mais surtout du « narratif prêt à porter » prôné par ses soutiens, il faudra absolument bomber le torse face à lui avant d’atteindre ces objectifs. Dans le travail, l’ordre, l’unité et la résistance.

Parce qu’une opposition de bric et de broc est forcément proche de l’enterrement que de la résurrection. Que les acteurs politiques en tirent des leçons, en choisissant entre « leur » enterrement politique forcé et la sauvegarde de la nation.

 

Soutenons tous le meilleur parmi nous, si nous tenons réellement à étouffer dans l’œuf le projet nauséabond, dangereux et criminel du président TOUADERA.

Ö chers Messieurs et Dames de l’opposition, réveillez-vous ! Résistons ! Comprenez que la division ne sauve pas, sauf le pouvoir en place.  Une opposition doit aussi faire preuve de constance et de consistance.  Car, on ne subjugue point une nation de Cinq millions d’hommes qui veut rester souveraine et libre par la simple puissance de mercenaires hors la loi qui veulent semer durablement les graines de la pensée unique dans notre pays. Ayez donc le sens du ridicule en faisant le tour de la vanité de certains de vos sentiments surréalistes et ressaisissez-vous.  Soutenons tous le meilleur parmi nous si notre objectif est réellement d’étouffer dans l’œuf le projet nauséabond, dangereux et criminel du président TOUADERA, lequel veut quoi qu’il en coûte se tailler le costume d’un « nouvel empereur centrafricain ». Il en va de l’intérêt général. Il en va aussi de la survie de notre jeune démocratie chèrement acquise. Il en va enfin de la Sauvegarde de la patrie. Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine. 

 

« Enfin, il vaut mieux prévenir que guérir » 

En tant que simple citoyen parmi tant d’autres défenseurs avant-gardistes de la démocratie, partisan de l’alternance politique apaisée et de la liberté d’expression, je dis NON au projet de référendum constitutionnel de Monsieur TOUADERA et je l’invite donc humblement à revoir sa copie, en vue d’éviter à notre pays un nouveau bain de sang inutile. Il appartient donc au président TOUADERA en premier lieu de renforcer les plaques tectoniques de l’unité de la nation, du vivre ensemble et la réconciliation nationale avant qu’il ne soit trop tard.  C’est à cette unité, c’est à cette réconciliation que nous avons fait tous des sacrifices, du Forum de Bangui aux élections post- conflits de 2015 et 2020, sans oublier les différents dialogues et accords politiques que le pays a connus. S’inspirant de notre passé peu glorieux en tant que peuple, aucun d’entre nous ne devrait plus s’occuper ni de ses intérêts, ni de sa vie, ni de son bonheur personnel, ni même de sa gloire sous prétexte d’avoir des forces militaires étrangères à son service. Face à cette folie, le peuple a le droit de résister.  Les partis politiques d’opposition, les leaders de la société civile doivent s’unir pour barrer la route à un 3è mandat. Ne pas le faire c’est créer les conditions de l’implantation d’un nouveau « goulag » dans notre pays.

Ensemble, debout comme un seul homme, nous devons donc faire preuve de résilience et dire stop aux passions voraces du président TOUADERA. C’est la seule manière de sauver ce précieux héritage qu’est notre Centrafrique, Une et Indivisible. Nous éviterons ainsi un bain de sang inutile. Car, ne dit-on pas qu’« il vaut mieux prévenir que guérir » ? Sauvons la paix et la démocratie centrafricaine.

 

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Pour le Président Touadera,  la désinformation c’est  un défi à notre indépendance 

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Selon le Président de la République Faustin Archange Touadera, la désinformation c’est un défi à notre indépendance, à la réconciliation nationale, au vivre ensemble et à l’unité nationale. Si l’homme reconnaît les impacts et les effets néfastes de la désinformation sur l’opinion publique, il ne sait pas par contre qu’il est le parrain des parrains des désinformateurs dans notre pays.

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Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

Touadera, un grand manipulateur

 

Comme disait Gisèle MOLOMA, l’homme est un véritable roublard, un véritable manipulateur. Il tente maintenant de se faire passer pour une victime pour tenter d’imposer sa dictature sur les réseaux sociaux. Lisez ceci :

Faustin Archange Touadera : « Depuis 2016, j’ai toujours réaffirmé que la liberté d’expression qui occupe une place centrale dans notre Constitution est l’une des conditions de base pour le progrès de notre société et pour l’épanouissement de chaque citoyen.

Malheureusement, nous assistons depuis quelque temps à une montée exponentielle des discours incitant à la haine ou à la violence, des discours mensongers devenus viraux sur les réseaux sociaux et dans certains médias privés ». L’homme déclare que la désinformation c’est  un défi à notre indépendance.

À lire aussi : Touadera vient d’installer un dispositif d’écoute téléphonique et de surveillance

 

Et l’homme tente de frayer un chemin :

« En raison de la présence massive de nos concitoyens sur les réseaux sociaux et de leur consommation de plus en plus importante des désinformations, le Gouvernement doit réglementer le droit des réseaux sociaux pour permettre aux personnes lésées par des propos diffamatoires ou par d’autres types de contenus illicites d’engager une action en responsabilité contre les violations des droits de la personnalité ».

 

La désinformation c’est  un défi à notre indépendance 

 

« Cette protection me paraît nécessaire et urgente à la sécurité nationale, à l’ordre public, aux droits et libertés d’autrui ».

Et il tente de se faire passer pour un moralisateur :

« Je note qu’il y a également un travail d’éducation à faire aux médias pour limiter les campagnes organisées de désinformations à des fins politiciennes ou subversives ».

 

Et l’homme conclut : « Un autre défi à notre indépendance, à la réconciliation nationale, au vivre ensemble et à l’unité nationale est la désinformation ».

À lire aussi : Radio Ndékè Luka, une radio manipulée par la MINUSCA et l’opposition démocratique en faveur des rebelles  ?

 

Corbeaunews Centrafrique

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L’ingérence du Rwanda en Centrafrique : une incursion bénéfique pour le régime de Touadera

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Bangui (République centrafricaine ) – l’ingérence du Rwanda en Centrafrique qui s’accentue dans le pays est bénéfique pour le régime de Touadera. Le Soft power Tutsi a trouvé en Centrafrique un système diplomatique très défaillant. En fait, Touadera ne négocie pas les contrats diplomatiques pour le bien de son peuple, mais plutôt pour la survie de son pouvoir.

Touadera et son homologue Kagamé. 

Rédigé par Ngassan

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC), le mardi 16 août 2022  

  

En effet, ne voyons pas le mal partout lorsqu’il s’agit de défendre notre héritage en commun la « République centrafricaine ». Le lendemain risquera d’être trop tard si nous agissons pas aujourd’hui et maintenant

 

Kagamé, un grand envahisseur

 

Kagamé sait qu’il a déjà perdu en RDC. De plus en plus, les Congolais commencent à le dénoncer.

Félix Tshisekedi a surtout joué la bonne carte diplomatique en dénonçant le Rwanda auprès des Nations-Unies et aussi auprès du département d’État américain, lequel protégeait Kagamé depuis toujours.

Avez-vous vu l’ONU reconnaître le soutien du Rwanda au M-23

Avez-vous la diplomatie américaine reconnaître clairement le rôle joué par Kagamé dans la crise sécuritaire au Congo

Kagamé sait que c’est perdu. Il faut bien trouver une nouvelle colonie, car le Rwanda s’est bâti sur les richesses du voisin congolais.

Et le Centrafrique se trouve être le parfait point de chute pour le Soft power Tutsi. C’est le point de départ de l’ingérence du Rwanda en Centrafrique.

C’est depuis plus de sept ans que Kagamé lorgne la RCA

La RCA fait partie de son plan hégémonique. Il a commencé à travers l’aide sécuritaire qu’il a apporté au régime de transition en RCA

Ce sont les soldats rwandais qui assurent depuis sept ans la sécurité des hautes personnalités de notre pays. En temps normal, cela ne devrait enchanter aucun citoyen fermement attaché aux questions de souveraineté nationale.

Désormais, les Rwandais savent tout de nous. Excusez le terme qui va suivre : ils nous tiennent par les couilles

À lire aussi : l’ambassade de France à Bangui placée sous discrète surveillance des requins

L’ingérence du Rwanda en Centrafrique s’est accentuée sous le régime de Touadera

 

Le Soft power Tutsi a trouvé en Centrafrique un système diplomatique très défaillant. En fait, Touadera ne négocie pas les contrats diplomatiques pour le bien de son peuple, mais plutôt pour la survie de son pouvoir.

Un tel partenaire diplomatique ne peut qu’intéresser tout bon ravisseur. Et Kagamé a réussi le coup.

Notre Président, en plus des casques bleus rwandais présents en Centrafrique, a signé un accord bilatéral de défense avec le Rwanda. Ce qui fait que nous avons actuellement des forces spéciales rwandaises en Centrafrique

Disons-le plutôt clairement, alors que les Russes de Wagner prennent de plus en plus de recul, ce sont les Rwandais de Kagamé qui sont sur le front militaire

Avez-vous vu notre Président s’allier aux Rwandais en ayant un enfant avec une soldate rwandaise

Cela participe de la stratégie de Kagamé. C’est de l’ingérence du Rwanda en Centrafrique.

C’est de cette façon qu’il avait commencé avec Mobutu puis Kabila

Kagamé a su utiliser la faiblesse de notre Président : le sexe. Disons-le clairement, sans manquer de respect à la haute autorité centrafricaine

Dire que Touadera a fait un enfant avec cette femme Tutsi, c’est tout pour le bonheur de Kagamé qui sait désormais sur quel levier s’appuyer

À lire aussi : Bangassou, le contingent rwandais plie bagage et quitte la ville

Des contrats économiques et miniers, un point de repère de l’ingérence du Rwanda en Centrafrique

 

Ne nous détournons pas de l’essentiel : en plus de l’accord sur le plan de la défense, Touadera a signé beaucoup de contrats économiques et miniers officiels et non-officiels avec le Rwanda de Kagamé

Des terres même au niveau de la capitale centrafricaine ont été bradées à vile prix aux concessionnaires Rwandais

Sans compter les hectares de terres arables vendus aux Rwandais au niveau de Mboko et DAMARA (le village présidentiel)

Actuellement à Bangui, ce sont les Rwandais qui tiennent les caves, les bars, les services d’alimentation

Nous ne sommes pas contre le fait que les étrangers viennent investir dans notre pays, mais cela doit se faire en tenant compte des intérêts des centrafricains (les vrais propriétaires de ce pays)

 

Les artisans de l’impérialisme Rwandais en Centrafrique*

 

Triste est de constater que les nommés Bida Koyagbélé, Maxime Kazagui et Émile Nakombo participent bien à cet envahissement

En fait, c’est Kazagui qui conduisit Touadera pour la première fois chez Kagamé (nous étions encore en 2016)

C’est Bida Koyagbélé qui est presque derrière tous les contrats économiques et miniers signés avec les Rwandais. L’homme a en effet des entrées faciles au Palais de Kigali

Nakombo, par contre, use de son pouvoir de Maire de la ville de Bangui pour brader des domaines de l’État aux Rwandais

Ce traitement de complaisance, nos autorités ne pourront jamais l’avoir pour leurs concitoyens, même si ceux-ci ont des projets ingénieux. Voilà tout le danger.

 

Sylvie Baïpou Témon avait déjà bradé notre nationalité aux Rwandais

 

Il vous souviendra que, dans un passé récent, la MAE Sylvie Baipo Témon, avait même dit que la nationalité centrafricaine serait même accordée à tous les Rwandais qui veulent venir investir en Centrafrique

C’est bien beau, mais même au Rwanda, on ne distribue pas la nationalité comme des petits pains.

Le danger de cette naturalisation des Rwandais est qu’ils pourraient tranquillement infiltrer la vie politique, et devenir demain élus de la Nation ou même Président. Comme ci les 5 millions de Centrafricains qui existent, ne sont pas des méritants.

 

L’Ingérence du Rwanda en Centrafrique sous divers angles*

 

L’envahissement des rwandais est aujourd’hui sur tous les plans

Ils ont déjà commencé à implanter leurs églises en Centrafrique. Ils nous ont amené leur “dieu”, un peu comme les occidentaux faisaient naguère.

Au plan stratégique, les Rwandais occupent aujourd’hui tous les postes stratégiques au niveau des institutions internationales en Centrafrique

La cheffe de la Minusca est rwandaise. Le chef de la Banque Mondiale est Rwandais. Le chef de l’UNPOL de la MINUSCA est Rwandais. La liste est non exhaustive. Comment ne pas penser à un plan d’envahissement de la RCA ? N’existe-t-il pas d’autres frères africains plus méritants pour être nommés à la tête des institutions internationales en Centrafrique ?

 

Le Président Touadera avait manqué de lucidité et de culture diplomatique en faisant venir les Rwandais

 

Quelque part, l’on pourrait accuser un manque de lucidité de la part de la France de Macron et aussi du SG de l’ONU, qui de plus en plus, se montrent complaisants vis-à-vis du tyran Kagamé.

Et le Tutsi a bien usé de cette note de complaisance pour imposer les siens dans ce pays qu’il entend conquérir

Même le fait que la cheffe de la MINUSCA soit rwandaise, alors que ce pays a des visées expansionnistes, est déjà un danger majeur, car, chef de la MINUSCA, elle a tous les renseignements sur le pays.

L’activisme de Rugabiza, cheffe de la MINUSCA, n’est qu’un trompe-l’oeil. En réalité, il s’agit juste d’avoir la sympathie des centrafricains et de commencer l’explosion abusive du pays en douce.

On nous accuse, nous qui sommes opposés à l’ingérence du Rwanda en Centrafrique, d’être contre le régime de Bangui. Il ne s’agit pas d’être contre les efforts sécuritaires déployés par le régime en place. D’ailleurs, qui a intérêt que les centraricains tombent encore sous les balles ?

Le Président Touadera a le libre choix de faire des pactes avec des États qui peuvent venir sur le plan de la défense ou des investissements. Mais manquer de lucidité au point de nous imposer Kagamé est une erreur grave qui aura des conséquences sur l’avenir de ce pays.

Premièrement, parce que le Rwanda n’est pas un pays de démocratie. Là bas, on tue les opposants, les leaders de la société civile, on musèle la presse. Ce qui est très loin des valeurs qu’incarne le Peuple centrafricain.

Ensuite, le Président Touadera, intellectuel de son état, aurait pu faire recours à la géopolitique de l’Afrique pour compter le nombre de victimes que Kagamé a fait en RDC.

 

Nous connaîtrons un envahissement bien pire que celui de la RDC

 

En Centrafrique, cela risquera d’être bien pire, car, à l’opposé de la RDC, il s’agira, pour nous, d’un asservissement volontaire.

Ce sont nos autorités qui les ont amenés. Ce sont nos dirigeants qui ont signé des contrats avec eux. Ils contrôlent tout, alors, ils pourraient se livrer au pillage du pays, bon comme leur semble.

Chers centrafricains, n’attendez pas que le Rwanda accepte qu’il est en Centrafrique pour asservir ce pays. Voyez-vous que malgré qu’il est acculé en RDC, Kagamé continue toujours à nier son rôle plus que criminel dans l’enlisement de la situation sécuritaire au Congo ?

La diplomatie de Kagamé est une diplomatie de ruse.

Il n’y a pas longtemps que Vincent Biruta niait leur ingérence, cependant, le 8 Août dernier, il a été à Bangui, pour parler du prochain référendum constitutionnel.

En effet, que Kagamé finance le référendum en Centrafrique, cela ne devrait, en principe, surprendre personne. Car, Kagamé a tout intérêt que Touadera soit maintenu au pouvoir pour qu’il puisse poursuivre l’exploitation du pays. Kagamé sait très bien que les entrées qu’il a avec Touadera, il ne les aura aucunement avec un dirigeant visionnaire et soucieux de son Peuple.

Il faut que les centrafricains comprennent que le régime de Touadera n’a aucun programme pour les sortir de la misère. Touadera ne se lassera pas de signer tous les contrats possibles pour que son pouvoir soit protégé. D’ailleurs, les plus grands contrats qu’il a signés durant son mandat, n’ont été que des accords de défense.

Nous devons donc être nombreux à manifester notre ras-le-bol face à cet envahissement de notre pays.

À lire aussi : Andjilo, Pino-Pino, deux grands criminels de la milice Anti-Balaka sont en formation militaire à Berongo

Propositions d’action*

 

Nous devons lancer une pétition et la faire parvenir aux Nations Unies, pour demander urbi et orbi le départ du Rwanda en terre centrafricaine. Nous pouvons faire partir le Rwanda et faire venir par exemple l’Afrique du Sud ou le Nigéria, ce sont deux puissances militaires du continent. Toujours est-il qu’avec une diplomatie forte, nous devons nous assurer qu’un partenariat avec ces pays doit être respectueux de notre souveraineté.

Nous devons rédiger des documents bien renseignés sur les crimes commis par le Rwanda en RDC, et montrer les risques que représente ce pays pour le Centrafrique, et faire parvenir ce document à la Communauté Internationale (CPI, UE, UN, UA etc.)

Nous devons prendre attache avec des frères Congolais pour créer un bloc face à la volonté hégémonique de Kagamé.

Nous devons aussi pactiser avec des opposants Rwandais, favorables à cette lutte pour démonter le monstre Kagamé.

Nous devons attirer l’attention des médias sur l’asservissement en cours de notre pays.

In fine, Touadera devrait passer, à la fin de son mandat, devant une Cour Criminelle Spéciale, pour cette haute trahison et pour le bradage de notre Nation.

Il n’y a rien de plus sacré que de défendre la République. Logiquement, cette lutte devrait être celle de tous. Voyez comment les Congolais (opposants, acteurs de la majorité présidentielle, leaders de la société, artistes, journalistes, citoyens lambdas) sont aujourd’hui vent debout contre les crimes perpétrés par Kagamé.

Jusqu’à quand les centraricains sauront-ils se mettre d’accord sur l’essentiel.

 

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En Centrafrique,  les mobilisations spontanées et patriotiques font place aux mobilisations à coup de billets de banque

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Désormais en République centrafricaine, hormis quelques “résistants”, nous sommes à l’époque du ” TOUT ZÔ A TÉ YÉ…”, autrement dit pour mobiliser, il faut mettre la main à la poche. les mobilisations spontanées et patriotiques font place aux mobilisations à coup de billets de banque.

Centrafrique.org/marche-pour-la-honte-une-centaine-des-partisans-de-touadera-manifeste-a-bangui-pour-exiger-un-referendum-constitutionnel/manifestation-des-jeunes-partisans-du-pouvoir-en-place-a-bangui-le-8-juillet-2022/” rel=”attachment wp-att-57906″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/manifestation-des-jeunes-partisans-du-pouvoir-en-place-a-Bangui-le-8-juillet-2022-450×338.jpg” alt=”manifestation des jeunes partisans du pouvoir en place à Bangui le 8 juillet 2022″ width=”450″ height=”338″ />
manifestation des jeunes partisans du pouvoir en place à Bangui le 8 juillet 2022

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 16 août 2022

 

En Centrafrique, la galère pousse les gens à se ridiculiser

 

Depuis 1990, principalement après les mutineries, la mentalité de la JEUNESSE a totalement changé et les engouements ne sont plus les mêmes, alors que bien avant, les jeunes sont courageux, téméraires, désintéressés.

À lire aussi : Touadera se rapproche dangereusement de la prison de la Cour Pénale Internationale

 

Hormis quelques “résistants”, nous sommes désormais à l’époque du ” TOUT ZÔ A TÉ YÉ…”, autrement dit pour mobiliser, il faut mettre la main à la poche.

les mobilisations spontanées et patriotiques font place aux mobilisations à coup de billets de banque, plus rien de sérieux et durable ne peut se faire…Pour remplir les meetings, il faut payer les gens, pour mobiliser les compatriotes pour une cause d’importance majeure et nationale, il faut sortir l’argent sinon c’est un fiasco assuré…

Et Touadera et ses conseillers ont bien compris. Ils savent que ce sont désormais les billets de banque qui parlent. Et sans ces billets de banque, ils ne peuvent rien faire.

Les marches de ces derniers temps le prouvent à suffisance : les manifestations des éleveurs peuls du 2 août et la marche du 6 août en faveur du référendum constitutionnel  sont des exemples patents.

Ceci dit, désormais en République centrafricaine, les mobilisations spontanées et patriotiques font place aux mobilisations à coup de billets de banque.

À lire aussi : A peine rentré au pays, Meckassoua enregistre la première attaque du pouvoir de Bangui

 

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« Le Président Touadera vient de violer son serment et déclare la guerre à la constitution de notre pays »

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Pour l’opposant et Président de la PATRIE maître Crépin Mboli-Goumba, Le Président Touadera vient de violer son serment, et la déclaration qu’il a faite lors de la célébration du 13 août 2022 n’est autre qu’une déclaration de guerre contre notre sacrée sainte  « la constitution ».

Centrafrique.org/centrafrique-je-rendrais-lacte-de-naissance-et-la-carte-didentite-gratuits-pour-les-centrafricains-dixit-me-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patri/” rel=”attachment wp-att-41357″ data-wpel-link=”internal”>maître crepin mboli goumba président du parti PATRI
Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

Touadera vient de violer son serment

 

Dans son message à la nation à l’occasion de la célébration du 62e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera a réaffirmé sa volonté de modifier la constitution et rester au pouvoir au-delà de deux mandats fixés par la constitution du 30 mars 2020.

« Je voudrais réaffirmer ma volonté de respecter la Constitution et la volonté du peuple souverain. Comme j’ai eu à le réaffirmer en certaines circonstances, je ne ferai rien sans la volonté du peuple détenteur de la souveraineté nationale.  Cependant, je ne saurais demeurer indifférent aux cris de cœurs de mon peuple qui est dépositaire par excellence du pouvoir souverain. Je vous ai écouté. Je prends acte de vos sollicitations pressantes qui me sont parvenues de partout réclamant une nouvelle Constitution.

C’est clair : Touadera vient d’être précis. Selon lui, c’est le peuple qui vient de lui demander de rester au pouvoir.  Un langage typique des dictateurs, selon maître Crépin Mboli-Goumba.

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Crépin Mboli-Goumba : « La déclaration faite aujourd’hui par le Président Touadera est donc une déclaration de guerre  contre notre sacrée sainte  »constitution. Que le pouvoir à vie puisse s’installer  en terre centrafricaine sans la prospérité, la liberté et la fierté nationale ». Ceci dit : Touadera vient de violer son serment.  

 

Une escroquerie politique

 

Justement sur ce point, l’ancien premier ministre, Président du parti MLPC et député de Bocaranga 3 Martin Ziguélé pense quant à lui que la déclaration faite par le Président de la République n’est rien d’autre qu’une escroquerie politique.

« « On ne voit pas le lien qu’il y’a entre la constitution et le problème actuel dans le pays », affirme Martin Ziguélé. Pour cet homme politique, « la marche soi-disant populaire organisée le samedi 6 août dernier en faveur de la nouvelle constitution est une mise en scène des autorités du pays pour accréditer l’idée selon laquelle la modification de la constitution ou la révision de la constitution viendrait d’une demande populaire. C’est vraiment une escroquerie politique ».

Selon un professeur à l’université de Bangui, l’acte posé par le chef de l’État est effectivement de l’escroquerie politique :

« Une manœuvre diaboliquement orchestrée pour faire croire que c’est le peuple qui a voulu une nouvelle écriture de la Constitution. C’est de l’escroquerie politique effectivement. C’est d’ailleurs anticonstitutionnel à mon avis. Ce n’est pas une Constitution qui va régler les épineux et multiples problèmes auxquels les Centrafricains font face actuellement. Franchement, il faut que nous soyons sérieux dans ce pays. Nous sommes en train de devenir la risée du monde. Dommage que Touadera vient de violer son serment! ».

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Lancement d’une procédure de mise en accusation du président Touadera devant les juridictions?

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Trois signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), dans une lettre adressée à leur coordination, ont demandé le lancement d’une procédure de mise en accusation du président Touadera devant les juridictions nationales, africaines et internationales. Selon eux, Touadera est le problème et que son départ est la solution.  

Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 août 2022

 

Lancement d’une procédure de mise en accusation du président Touadera

 

Les trois signataires depuis la France  du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016, à savoir messieurs  Vincent Mambachaka, Joseph Prudence Rodrigue Mayté et Jean-Pierre Mara, ont annoncé avoir pris connaissance de la déclaration de guerre au peuple centrafricain par le président de la République Faustin Archange Touadera à travers son message à la nation à l’occasion du 62e anniversaire de la proclamation de l’indépendance.

À lire aussi : UNE REPUBLIQUE PARIA PAR FAITS POLITIQUES DE TOUADERA

 

« Ce qui semblait être une tentative est maintenant publiquement assumé; un référendum constitutionnel sera organisé pour introduire une nouvelle constitution qui ne limite plus le nombre de mandats présidentiels en RCA », affirment-ils.

D’après eux, le président de la République ne semble être qu’à l’écoute de la minorité à ses ordres, cette infime partie de la population qu’il manipule à sa guise pour tromper l’opinion, affirmant par ailleurs que le peuple serait demandeur d’une nouvelle constitution.

  • « Fort de cette pratique de manipulation, nous demandons aux leaders des partis politiques et de la société civile signataires du manifeste d’adopter une stratégie claire », avant d’ajouter que « Touadera est le problème et que son départ est la solution », mais aussi lancer une procédure de mise en accusation du président Touadera devant les juridictions nationales, africaines et internationales », et « Envisager toutes les actions possibles pour son départ y compris par la force ». Ceci dit, il faut nécessairement fédérer toutes les forces hostiles au régime Touadera. » Lancement d’une procédure de mise en accusation du président Touadera ».

À lire aussi : Simb, Ngono, Belinga, les Camerounais et nous …

 

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Mise en place de la coordination du BRDC, la bataille va devoir commencer

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Bangui, République centrafricaine. Les membres signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) se sont réunis, lundi, à Bangui à l’effet de mettre en place la coordination de la plateforme. Cette mise en place de la coordination du BRDC signe donc  l’interdépendance des acteurs impliqués dans la lutte contre la modification ou l’instauration d’une nouvelle constitution voulue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 16 août 2022

 

Mise en place de la coordination du BRDC

 

Désormais unies au sein du BRDC, Le Bloc républicain pour la Défense de la Constitution, l’opposition centrafricaine et la société civile se mettent en ordre de bataille pour barrer la voie à toute réforme constitutionnelle engagée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Ainsi, le BRDC vient de mettre en place lundi 15 août sa coordination.

À lire aussi : Affaire Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine, Touadera navigue entre la roublardise et le charlatanisme

 

À la suite de cette rencontre, le bureau de la coordination du BRDC se compose comme suit :

Coordonnateur : Me Crépin MBOLI-GOUMBA (PATRIE)

Coordonnateur adjoint : Mahamat Kamoun (BTK)

Porte-Parole : Martin ZIGUÉLÉ (MLPC)

Porte-Parole Adjoint : Petit Delphin KOTTO (COSCIPAC)

Trésorier : Samson NGAÏBONA (PCUD)

Trésorier Adjoint : Alain Davi ALIGNE (CRPS)

Secrétaire Permanent : Elzéar DION (MDSP)

Secrétaire Permanent Adjoint : Albertine DEMENDJOU (MFPPRN)

Secrétaire Chargé de la Communication : DJELLO GANDJIO (RPR)

Secrétaire Chargé de la Communication Adjoint : Parfait Désiré ZOGA (MPE)

Secrétaire Chargé de la Sensibilisation et de la Mobilisation : Saint-Cyr TANZA (PJLOD)

Secrétaire Chargé de la Sensibilisation et de la Mobilisation Adjoint : Abel GUERET-MAYANGA (Syndicat des Taxis et Bus)

Chargé de la Logistique et du Protocole : Christ NGONZE (CDE)

Chargé de la Logistique et du Protocole Adjoint : Sandrin KONGO (MOJIC).

Ainsi, s’est formée la coordination du BRDC ce lundi 15 août 2022 à Bangui.

 

 

À lire aussi : LE KNK DÉNONCE L’UTILISATION FRAUDULEUSE DU NOM ET de son logo PAR LE MCU ET LE FRONT RÉPUBLICAIN À L’OCCASION DE LA MARCHE DE LA HONTE DU 6 août 2022

 

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Massacre de Koundjili et de Lemouna , perpétuité requise contre trois accusés

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Bangui, République centrafricaine. Les premiers procès de la cour pénale spéciale sont consacrés au massacre de Koundjili et de Lemouna.   Ils avaient débuté le 19 avril dernier, et trois accusés sont devant la barre. Il s’agit de messieurs ISSA SALLET ADOUM alias BOZIZÉ, YAOUBA Ousman et MAHAMAT Tahir, accusés d’avoir participé à la commission du crime.

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-president-touadera-abandonne-les-familles-des-victimes-du-massacre-de-paoua/les-habitants-du-village-lemouna-proche-de-paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-deputes-locaux-photo-de-martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-29357″ data-wpel-link=”internal”>
Les habitants du villages Lemouna dans l’Ouham-Pendé le 25 mai 2019 lors du déplacement des diplomates et députés locaux. Image récupérée sur le profil Facebook du député du MLPC Martin Ziguélé.

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

Massacre de Koundjili et de Lemouna : les chefs d’accusation

 

Selon la cour pénale spéciale, Messieurs ISSA SALLET ADOUM alias BOZIZÉ, YAOUBA Ousman et MAHAMAT Tahir sont accusés d’avoir commis le 21 mai 2019 à LEMOUNA et à KOUNDJILI des meurtres et autres actes inhumains constitutifs de crimes contre l’humanité , des meurtres ,des tortures, autres atteintes à la dignité des personnes, notamment des traitements humiliants et dégradants constitutifs de crimes de guerre. Monsieur ISSA SALLET ADOUM alias BOZIZÉ est également accusé, en sa qualité de chef militaire, des viols commis par ses subordonnés le 21 mai 2019 à KOUNDJILI constitutifs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre »,

Ainsi, durant plusieurs semaines de procès, le parquet de la cour a requis une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité contre ces trois accusés précités.

 

Les faits

 

Selon le substitut du procureur spécial Alain Tambo, présentant les gravités des faits,  “Les villages de Lemouna et Koundjili, situés dans le nord-ouest de la RCA,  avaient été la cible d’une attaque préméditée et organisée. À Lemouna, les éléments du groupe armé Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R) ont rassemblé les hommes en prétextant vouloir tenir des réunions. Ils les ont ligotés, leur ont ordonné de se coucher face contre terre et leur ont tiré dessus à bout portant. 21 civils ont été abattus et un autre homme a été égorgé dans la brousse lors du repli des assaillants.” Massacre de Koundjili et de Lemouna. 

À lire aussi : première audience publique de la Cour pénale spéciale

 

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Cryptomonnaie, le Sangocoin est dans le viseur des nations unies

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Bangui (République centrafricaine) – Désormais, le Sangocoin est dans le viseur des Nations unies. Pour les diplomates de l’ONU, le fait d’utiliser le Bitcoin comme monnaie de référence   en République centrafricaine est non seulement dangereux pour la stabilité du pays, mais également peut placer indélicatement les Centrafricains dans une situation financière difficile.

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Le Sangocoin centrafricain

 

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

Le Sangocoin est dans le viseur des nations unies

 

Deux mois après l’adoption d’une loi qui légalise l’usage des cryptomonnaies, les autorités centrafricaines ont lancé, début juillet 2022, la cryptomonnaie centrafricaine appelée « Sangocoin ». C’est-à-dire que le Sangocoin succède au bitcoin en Centrafrique.

Les officiels Centrafricains qui s’apprêtaient à sabrer le champagne avaient pourtant déployé les grands moyens pour convaincre. L’investissement dans le Oken ouvrait l’accès aux mines du pays (tokenisation des ressources) et à la propriété foncière du pays dans un futur quartier de Bangui dédié aux cryptes et aux univers parallèles (Metavers).

De plus, les détenteurs de coin Sango pourront acquérir le é-résidence et la citoyenneté du pays s’ils bloquaient l’équivalent de 60 000 $ de coins Sango pendant 5 ans. Au-delà des 5 ans, les tokens leur seront rendus.

À lire aussi : Selon Facebook, la page de la Présidence de la République centrafricaine est gérée depuis la Russie

 

Mais pour les Nations unies, la cryptomonnaie constitue un actif financier instable pouvant entraîner « des risques et des coûts sociaux. Même son de cloche du côté du fonds monétaire international qui a exprimé l’opinion que les cryptomonnaies présentent des risques en tant que monnaie légale ». Ceci dit, le bitcoin et son frère cadet le Sangocoin, érigés en monnaie légale en République centrafricaine constituent un danger non seulement pour le pays, mais aussi pour la population centrafricaine. Le Sangocoin est dans le viseur des nations unies.

Mais les autorités du pays, face à la pression de la communauté internationale, en particulier le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, la CEMAC et la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), se sont rapprochées  des autorités monétaires d’Afrique centrale en vue de bénéficier de l’expertise de l’institution financière d’Afrique centrale  pour l’élaboration d’un cadre régissant les cryptomonnaies.

Ainsi, le CNUCED  a toutefois exhorté les gouvernements à « maintenir l’émission et la distribution d’espèces », compte tenu du risque d’aggravation de la fracture numérique dans le pays.

En effet, si les cryptomonnaies peuvent faciliter les envois de fonds, la CNUCED a averti qu’elles pouvaient aussi permettre des fraudes et encourager l’évasion fiscale par le biais de flux financiers illicites – à l’instar d’un paradis fiscal, où il est difficile d’identifier qui possède quoi.

À lire aussi : L’ambassade de France APPORTE 2,8 Millions d’euros pour RENFORCEr L’aIDE HUMANITAIRE EN CENTRAFRIQUE

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Le général milicien Anti-Balaka de Bouar Gbokaho Minang alias Marcel  Ndalé dément son arrestation

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Le général milicien Anti-Balaka de Bouar Gbokaho Minang alias Marcel  Ndalé  Sylvain, l’ex-chef de la milice Anti-Balaka de la Nana-Mambéré, dont certaines informations font état de son arrestation par les soldats FACA, réagit ainsi aux nouvelles qui se répandent  dans le public. Il dément catégoriquement ces rumeurs extravagantes véhiculées sur les réseaux sociaux à son encontre.

Centrafrique.org/quand-loperation-du-desarmement-dans-la-nana-mambere-tourne-a-la-mafia/anti-balaka-avec-machettes-img_11mars2018230832-3/” rel=”attachment wp-att-33455″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/Anti-Balaka-avec-machettes-IMG_11mars2018230832-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

Le général milicien Anti-Balaka de Bouar Gbokaho Minang alias Marcel  Ndalé réagit

 

« Je remercie tous les Centrafricains, en particulier ceux qui m’ont appelé depuis ce matin pour avoir de mes nouvelles. Ils disent que je suis arrêté, mais de quelle manière ? Par quelle voie ils vont m’arrêter? Je suis général Ndalé. Je suis toujours avec vous pour construire le pays », réagit le général milicien Anti-Balaka de Bouar Gbokaho Minang alias Marcel  Ndalé.

À lire aussi : Six personnes tuées dans un affrontement entre les groupes armés près d’Ippy

 

D’après lui, ceux qui devraient être arrêtés sont  ceux qui faisaient venir les mercenaires de Wagner en Centrafrique. Ceux qui commettent des crimes sur la population et poussent les gens à se réfugier dans la brousse.

« Moi, le général Ndalé, le roi de la brousse, je suis toujours présent avec vous. C’est moi qui vous parle en ce moment. Que personne ne vous trompe  », ajoute le général milicien Anti-Balaka de Bouar Gbokaho Minang alias Marcel  Ndalé .

En ce qui concerne les images largement partagées sur les réseaux sociaux, l’homme tient également à y faire la lumière :

« Les multiples photos que vous voyez sur les réseaux sociaux, ce sont de vieilles images datées de plus de 7 ans. Ce sont des images des années 2014 lorsque les forces de l’ordre m’ont arrêté sans motifs et incarcéré à la maison d’arrêt de Ngaragba . Donc ne vous inquiétez pas de celles-ci », précise le chef milicien Marcel Ndalé qui ajoute qu’il est toujours dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC) pour construire le pays.

À lire aussi : Basse-Kotto, vive tension entre les miliciens Anti-Balaka et l’UPC à Pombolo et à Gambo

 

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RCA : Faustin Archange Touadera décide de violer la Constitution pour s’éterniser au pouvoir.

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Bangui (République centrafricaine) – Faustin Archange Touadera décide de violer la Constitution pour s’éterniser au pouvoir. C’est désormais plus un secret de polichinelle. Après avoir poussé longtemps, dans l’ombre, ses adeptes pour préparer les opinions dans sa démarche de modifier la Constitution qui l’empêche de briquer un autre mandat en 2026, le président Faustin Archange Touadera a validé, lors d’un conseil des ministres le 20 juillet dernier, la proposition de révision constitutionnelle de l’honorable de Mbaîki 1 Brice Kevin Kakpayen qui va lui permettre désormais de rester à vie au pouvoir. Il l’a redit lui-même de sa propre bouche lors de son discours à la Nation le 12 août 2022. Une annonce de la violation délibérée de la Constitution.

Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l'hémicycle de l'assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

 Mais le jour du conseil des ministres, le président Touadera est devenu juge pour déclarer régulière la procédure de Brice mais a décliné l’offre et a exigé que le gouvernement réécrit le texte, donc une nouvelle Constitution. Motif évoqué pour changer la donne : la révision de la Constitution touche la quasi-totalité des articles. Il y’a lieu d’adopter une nouvelle Constitution. Conclut le conseil. Ils ignorent qu’en voulant élaborer une nouvelle Constitution, Touadera va droit, violer son serment et par conséquent, la Constitution qu’il a juré de la respecter scrupuleusement et est passible de crime de haute trahison. Une véritable escroquerie politique qualifiée de haute trahison par la Constitution. Décryptage

À lire aussi : Paul Kagamé dément son implication dans la volonté de Touadera de modifier la Constitution 

Manipulation des opinions : Touadera décide de violer la constitution

 

Le président Touadera avait voulu utiliser son dialogue républicain pour demander la révision de la Constitution. Plusieurs de ses militants et sympathisants de son parti y sont conviés pour le boulot. Ce jeu a été très rapidement décelé par ses opposants qui ont fini par boycotter le dialogue.

Quelques semaines plus tard, ce sont des séances des pétitions et des marches de soutien de tout genre qui surgissent, jusqu’à celle du 6 août 2022 qualifiée de marche de la honte pour demander non plus la révision de l’actuelle Constitution comme l’avait souhaité son honorable de Mbaïki 1 Brice Kevin Kakpayen, mais plutôt une NOUVELLE CONSTITUTION. Une source affirme que c’est l’avis des experts invités à Bangui pour la cause.

À lire aussi : “Touadera recrute des Terroristes Russes et des mercenaires Rwandais pour renforcer sa dictature »

À l’annonce de cette nouvelle, des hommes politiques, des leaders de la société civile, des Constitutionnalistes et Juristes centrafricains se sont levés pour dénoncer ce qu’ils appellent, le « tripatouillage en vue de la Constitution » dans le seul but d’autoriser le président Touadera à rester au pouvoir à vie. L’un des leaders politiques, président du Mouvement Démocratique pour le Renaissance et l’Evolution de Centrafrique, Joseph Bendounga, était même allé plus loin pour saisir la Cour constitutionnelle. D’après lui, Touadera décide de violer la constitution. Mais Celui-ci a été débouté de sa demande.

 

Que dit la Cour ?

 

Faut-il le rappeler, le président du Mouvement Démocratique pour le Renaissance et l’Evolution de Centrafrique avait introduit un recours en contrôle de constitutionnalité de l’intention du président Touadera et avait, de ce fait, sollicité la Cour de déclarer anticonstitutionnelle toute initiative de révision constitutionnelle ou de dotation de la République centrafricaine d’une nouvelle Constitution.

Dans sa réponse à la saisine de l’honorable Joseph Bendounga, la Cour, avant de déclarer, prématurée la requête de ce dernier, avait pris le soin pour rappeler qu’elle est compétente, en vertu de l’article 95 -1 de la Constitution, pour juger de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires déjà promulguées ou simplement votées, des règlements ainsi que des Règlements intérieurs de l’Assemblée nationale et du Sénat. Elle en a profité pour rappeler que la procédure de la révision constitutionnelle est fixée par la Constitution.

 

Ce qu’ils ignorent tous, opposition et majorité.…….

 

Du côté des opposants et en prenant la saisine de l’honorable Joseph Bendounga, faut-il le rappeler, une nouvelle Constitution a pour but de changer les règles créées par l’ancienne. Les nouvelles règles ne peuvent donc pas être soumises à l’approbation de l’ancienne et elles ne feront pas l’objet d’une loi ordinaire pour être déférées devant une Cour constitutionnelle pour son contrôle de constitutionnalité. C’est ce que doit savoir l’honorable Joseph Bendounga et aussi les autres leaders qui s’opposent à ce projet.

Touadera n’est pas,.non plus, à sa première tentative de tripatouillage constitutionnel. Il l’avait tenté, fin 2020, à s’accrocher au pouvoir lors de la pandémie de covid-19 en cherchant à adopter une loi constitutionnelle afin de ne pas organiser les élections de 2020. Deux ans après, le voilà devant un nouveau projet insufflé par des experts proclamés constitutionnalistes et acquis à sa cause, la nouvelle Constitution. Ainsi, Touadera décide de violer la Constitution.

Du côté de Touadera et sa bande, il n’est pas question de parler dans le cas centrafricain d’une nouvelle Constitution. Le pays n’est pas régi par une Charte ou une loi constitutionnelle, mais plutôt, par une Constitution qui ne souffre d’aucune anomalie, celle du 30 mars 2016 que votre chef avait juré, la main dessus. Cette Constitution ne peut que faire l’objet d’une révision comme prévu par elle-même en son titre XV.

Ce genre de manœuvres va mettre en péril les progrès démocratiques et la sécurité comme dans le passé. L’ancien président Barack Obama avait tenu un discours virulent, en 2015 lors d’un déplacement en Éthiopie en tant que président des États-Unis : « Quand un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie, simplement pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde, comme nous l’avons vu au Burundi ». La Centrafrique était aussi un exemple.

 

Touadera décide de violer la constitution : que faire maintenant….

 

Dans tous les cas de figure et quelque soit le style utilisé pour avoir l’appellation de la nouvelle Constitution, c’est la Constitution du 30 mars 2016 qui sera révisée. Elle n’est pas immuable non plus. Elle est appelée à être révisée, certes, mais c’est pas le moment en plus: Il manque les sénateurs et le pays est encore en guerre. Et ce que Touadera veut avoir de sa nouvelle Constitution, modification des nombres de ses mandats, il n’en aura pas. L’actuelle Constitution lui verouille déjà tout.

” Il n’est question ici donc que de respecter la procédure de la révision constitutionnelle telle que décrite dans la Constitution elle-même et plusieurs fois rappeler par la  Cour constitutionnelle dans ses multiples décisions”.

Si miraculeusement le pays ne dispose plus de la Constitution du 30 mars, c’est là qu’il faut mettre en place une Assemblée constituante composée de citoyens neutres et indépendants pour la rédiger. L’assemblée nationale actuelle de Sarandji n’est pas habilitée à rédiger, à elle seule, la Constitution. Plus grave encore,  les fameux experts qui se cachent dans les bureaux ne sont pas, eux-aussi,  habilités à la rédiger en lieu en lieu et place des Centrafricains.

Et même s’il doit mettre en place une telle Assemblée constituante, les rédacteurs de cette nouvelle Constitution ne peuvent être ni les hommes au pouvoir comme Touadera, Sarandji, Moloua et autres, ni aussi ceux qui s’apprêtent à le conquérir comme Ziguélé, Dologuélé, Tiangaye, Mboli Goumba et autres. Si ces derniers veulent bien la rédiger, pour éviter toute dérive, ils doivent dans ce cas se déclarer préalablement inéligibles aux élections après son adoption.

Mais si le président Faustin Archange Touadera s’entête dans sa démarche, le projet voté par l’Assemblée nationale de Sarandji sans se joindre au Sénat, doit être attaqué devant la Cour constitutionnelle. Et la suite, c’est le nom du très Honorable Simplice Mathieu Sarandji qui rentrera dans les livres d’histoires de Centrafrique comme chef de l’État par intérim de Centrafrique après celui du feu professeur Abel Goumba et celui d’Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

À lire aussi : ALERTE DU G-16 SUR LE PROJET EN COURS DE CHANGEMENT DE LA CONSTITUTION ET LES VÉLLÉITÉS  D’INGÉRENCE POLITIQUE DU RWANDA EN République centrafricaine

 

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« Le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution, mais du départ de Touadera »

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Bangui (République centrafricaine) – Pour monsieur Adrien Poussou, maintenant que M. Touadera s’est dévoilé, assumant personnellement, publiquement, officiellement lors de son adresse à la Nation ce 13 août 2022, être à l’origine des manœuvres indignes de changement de la Constitution du 30 mars 2016.  À ce titre,   le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution, mais du départ de Touadera du pouvoir ».

Centrafrique.org/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilite-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/adrien-georges-poussou/” rel=”attachment wp-att-37099″ data-wpel-link=”internal”>adrien georges poussou
L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

« Le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution”

 

Le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la semaine dernière vouloir introduire une nouvelle constitution par voie référendaire en République centrafricaine. Une première étape dans sa volonté de rester indéfiniment au pouvoir contre la volonté du peuple. Mais pour le journaliste Adrien Poussou, il faut désormais que les Centrafricains se rendent à l’évidence et tirent les conclusions qui s’imposent.

À lire aussi : Le Président Faustin Archange Touadera, Professeur des universités, acteur majeur de son église,  a-t-il besoin d’une délivrance? Peut-être oui! Pourquoi?

 

« D’une, le processus politique est obstrué hermétiquement par la faute de M. Touadera. L’unique porte de sortie que représentait le dialogue politique inclusif ayant été refermé. Et de deux, ce dernier s’est rendu coupable de parjure en violant son double serment. Le fameux « je jure d’observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et de ne pas les modifier pendant mon mandat ». Dès lors, le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution, mais de son départ pur et simple », affirme le journaliste.

D’après lui, aujourd’hui, la problématique est moins celle de faire échec à son plan que celle, pragmatique, de voir dans quelle mesure du possible obtenir le départ du patron du MCU par tous les moyens. Ceci dit, « Le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution.

« Les communiqués de presse c’est bien, les déclarations avec des circonvolutions dans la voix, c’est excellent, mais l’action concrète, la seule arme politique que je connaisse qui consiste à occuper la rue pour exprimer ses revendications reste la meilleure option », ajoute le journaliste, qui pense que  Le sujet n’est plus celui de la modification ou du remplacement de la Constitution,  mais du départ de M. Touadera, dont la réélection n’est toujours pas reconnue par une bonne partie des Centrafricains. Ne le laissons pas avancer ses pions à cause des  calculs personnels et nos louvoiements.

À lire aussi : Troisième mandat : les forces vives de la nation en ordre de bataille

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L’actuelle constitution n’a pas empêché Touadera de gouverner, affirme la PJLOD

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Pour la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD), L’actuelle constitution n’a pas empêché Touadera de gouverner, bien qu’il ait violé à plusieurs reprises. D’après la plateforme, Le pouvoir en place de Mr TOUADERA veut coûte que coûte modifier la Constitution ou s’offrir une nouvelle Constitution afin de se présenter pour une troisième  fois à la Magistrature suprême de l’État centrafricain, ce qui constitue la violation grave de l’actuelle loi fondamentale.

Centrafrique.org/les-membres-de-la-plateforme-des-leaders-de-lopposition-democratique-lors-de-leur-conference-de-presse/” data-wpel-link=”internal”>Les membres de la plateforme des jeunes leaders de l'opposition démocratique lors de leur conférence de presse
Les membres de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique lors de leur conférence de presse du 13 août 2022 à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 15 août 2022

 

L’actuelle  constitution n’a pas empêché Touadera de gouverner

 

Pour la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique, les centrafricains doivent comprendre que certains jeunes vivant dans la précarité sociale sont utilisés par le régime pour tromper l’opinion afin de satisfaire sa soif de s’accrocher au pouvoir en prétextant que le projet d’une nouvelle Constitution serait la volonté du peuple.

« Nous savons ici dans cette salle quelles sont les priorités du peuple centrafricain qui sont : eau potable, éducation, santé, alimentation, infrastructures routières et réseau de télécommunication etc. », affirme le coordonnateur de ladite plateforme qui précise que le peuple centrafricain a été consulté par référendum en 2015 et a voté à une large majorité l’actuelle constitution n’a pas empêché Touadera de gouverner. Mr Touadera a prêté serment à deux reprises sur cette même constitution en mars 2016 et en avril 2021.

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« L’actuelle constitution ne l’a pas empêché de gouverner, bien qu’il ait violé à plusieurs reprises. D’où vient donc cette manipulation pour justifier la rédaction d’une nouvelle constitution ?

« Si Mr Touadera a été incapable d’améliorer les conditions de vie des Centrafricains depuis 6 ans et 5 mois, ce n’est pas une nouvelle constitution qui y changera leur situation » ajoute le coordonnateur de la PJLOD..

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D’après lui, toutes ces manœuvres déviances des valeurs républicaines et démocratiques montrent une fois de plus l’obsession  de Mr TOUADERA de s’accrocher au pouvoir malgré les réels problèmes sociaux auxquels son régime fait face en ce moment notamment l’insécurité générale et grandissante, la flambée des prix, les routes impraticables sur toute l’étendue du territoire, le manque d’accès à l’eau potable, à une éducation et santé de qualité, la corruption, le népotisme, le tribalisme, les problèmes de fins de mois l’impunité et le manque d’un dialogue franc…

« Face à cette dérive dictatoriale notoire, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD), association politique, soucieuse des valeurs républicaines et des intérêts supérieurs du peuple centrafricain, tient

Ci-dessous, l’intégralité en PDF les propos liminaire de la conférence de presse de la PJLOD.

 


C’est désormais clair : Touadera en route pour un troisième mandat

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Ça y’est : Touadera en route pour un troisième mandat. L’Autriche décide de se cacher, la tête enfouie dans le sable et le corps exposé. Décidément, le voile tombe trop rapidement. Dans son message à la nation à l’occasion de la célébration de 62e anniversaire de l’indépendance de la RCA, Touadera annonce ce qu’il a semblé toujours caché. il est derrière le problème de la modification de la Constitution ou du referendum constitutionnel. Triste pour un Président qui ne tient jamais parole. « Il entend restreindre les libertés publiques, notamment la liberté d’expression. On est entré finalement de plain-pied dans le schéma rwandais », s’alarme un étudiant en droit à l’université de Bangui.

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 13 août 2022

 

Touadera en route pour un troisième mandat

 

Dans son message à la nation à l’occasion de la célébration de 62e anniversaire de l’indépendance de la RCA, Touadera annonce ce qu’il a semblé toujours caché.

« Je voudrais réaffirmer ma volonté de respecter la Constitution et la volonté du peuple souverain.

Comme j’ai eu à le réaffirmer en certaines circonstances, je ne ferai rien sans la volonté du peuple détenteur de la souveraineté nationale. ».

À lire aussi : Vive tension au sommet de l’État : épreuve de force entre Sarandji et Touadera, Évariste Ngamana prépare une motion de destitution

 

Et l’homme ajoute ceci :

« Cependant, je ne saurais demeurer indifférent aux cris de cœurs de mon peuple qui est dépositaire par excellence du pouvoir souverain.

Je vous ai écouté. Je prends acte de vos sollicitations pressantes qui me sont parvenues de partout réclamant une nouvelle Constitution.

Notre Constitution énonce de manière péremptoire que la souveraineté appartient au peuple qui l’exerce soit par voie de referendum, soit par l’intermédiaire de ses représentants. !

Il appartiendra au Gouvernement d’en aviser et de donner suite à la demande de l’Assemblée nationale, je veux dire, à votre demande ».

À lire aussi : Modification de la constitution, Touadera serait-il sur le point  de jeter l’éponge? Le doute persiste

Touadera est désormais en route pour la modification de la constitution, c’est-à-dire du troisième mandat.

La balle est désormais dans le camp de la force vive de la nation. C’est désormais clair.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

“Touadera et sa clique sont devenus des fléaux qui ont fait de Centrafrique un Etat néant en 2022”, dixit Jean-Serge Wafio du PDCA

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Pour le Président fondateur du PDCA Jean-Serge Wafio, Touadera et sa clique sont devenus des fléaux qui ont fait de Centrafrique un Etat néant. D’après lui, Touadera doit savoir que pour manger, il faut produire, et si on ne produit pas on vit des subsides accordés par les autres, ce que proscrivent toutes les éducations traditionnelles, quelles qu’elles soient, le pays va disparaitre. Ainsi, « OSER MAINTENANT ET DÉSORMAIS DE NOUVEAUX PARADIGMES SOCIO-POLITIQUES POUR L’APRÈS-POUVOIR TOUADERA QUI EST DÉJA UN PRÉSIDENT AU PASSÉ ET UN PRÉSIDENT DU PASSÉ.

 

 

Rédigé par Jean-Serge Wafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 août 2022

 

 

Centrafrique, un pays néant

 

Ce n’est pas le Président de la République, Chef de l’Etat qui donne l’orientation socio-politique de son Peuple, mais c’est ce Peuple qui la donne et le Président agit en conséquence. Si ce Peuple n’est pas en mesure de donner ce tempo politique, alors, il subit tous les travers, toutes les inconséquences politiques ou les pernicieuses dérives du Président qui se sert de lui pour ses intérêts. Le cas du Peuple centrafricain fait école pour cause d’analphabétisme, d’ignorance et de méconnaissances politiquement entretenues.

 

Après avoir traversé toutes les souffrances séculaires, connu toutes les humiliations et frustrations, le Peuple Centrafricain se doit maintenant de tourner, avec toute la résilience nécessaire, les sombres pages de son histoire socio-politique peu glorieuse des soixante et deux (62) ans d’une indépendance octroyée qui a fait de lui un Peuple de nains politiques et économiques.

 

Nous, Centrafricains, devons nous réaffirmer politiquement, nous refonder socialement et nous reconstruire économiquement, après les sombres années d’hyperbolismes souffrances, d’horribles affres ou exactions, de déshumanisation ou bestialisassions pour question des richesses naturelles que regorgent les sol et sous-sol de cet espace géographique qui s’appelait hier Oubangui Chari et aujourd’hui République Centrafricaine ou Centrafrique.

 

des fléaux qui ont fait de Centrafrique un Etat néant en cette année 2022.

 

 

Par faits d’analphabétisme, d’ignorance et de méconnaissance astucieusement entretenues, 71-93 % des Centrafricains ignorent toujours les progrès de la science selon les secteurs et ne savent pas encore que, c’est lui le Peuple Centrafricain qui est le détenteur naturel des pouvoirs politiques, vivent malgré eux en marge de la Politique et sont réduits à servir les acteurs politiques, au lieu d’être servis par ceux-ci.. En effet, depuis la bulle du Pape NICOLAS V du 08 janvier 1454 au régime sanguinaire du Président déclaré élu TOUADERA, en cette année 2022, la vie socio-politique de l’Oubangui Chari-République Centrafricaine-Centrafrique n’a été qu’une succession de phénomènes destructeurs, tels,

  • Les exploitations sauvages ou prédations des contrées d’Afrique bénies par le Pape NICOLAS V,
  • Le code noir de COLBERT Jean Baptiste, promulgué par LOUIS XIV et reformulé par LOUIS XV règlementant les pratiques de l’esclavage dans les colonies et présentant l’homme noir comme une marchandise ou un objet,
  • La conférence de Berlin de 1885 qui a sacralisé et revivifié la bulle du Pape NICOLAS V et le code noire, consacré le partage du monde entre les puissances européennes,
  • Le principat colonial de 1920 destiné à faciliter les exploitations des colonies par les administrateurs et les sociétés concessionnaires dans les intérêts des différentes métropoles, d’où les abus des administrateurs coloniaux et des sociétés concessionnaires,
  • Les inconséquences politiques des gouvernants centrafricains qui n’ont fait que se succéder aux administrateurs coloniaux et ont excellé dans l’amateurisme destructeur sur fond de manipulations politiciennes, de désuètes et rétrogrades pratiques administratives,
  • L’érection du terrorisme d’Etat, du mercenariat d’Etat et de la mafia d’Etat en méthodes de gestion des pouvoirs du Peuple, facilitant les prédations des richesses naturelles et le bradage de la nationalité centrafricaine,

 

 

 

Bizarrerie de l’histoire politique, il aura fallu plus de 62 ans pour que la majorité des Leaders Politiques et Sociaux centrafricains commencent à réaliser et à accepter difficilement, pour questions d’intérêts personnels et égoïstes, certaines pratiques socio-politiques, lesquelles ailleurs devraient susciter de vives ou brutales réactions ; de même, certains milieux de la communauté internationale qui se faisaient l’alpha et l’oméga de la politique à Bangui ont fini eux aussi, pour se faire bonne conscience, à admettre du bout des lèvres que les idoines solutions aux multiples crises militaro-politiques sont et demeurent centrafricaines.

 

Eh oui, mieux vaut tard que jamais,  et que l’essentiel soit sauvé, même s’il faudrait réagir aussi tardivement ; il a fallu un temps aussi long à de nombreux Leaders Politiques et Sociaux, censés intellectuels mais englués dans les contradiction d’intérêts, pour enfin réaliser que c’était à eux d’organiser et de défendre les intérêts du Peuple Centrafricain, à 71 % analphabète, et qui ne peut qu’escompter sur eux pour améliorer son vivre quotidien. C’est pour dire que le devenir de Centrafrique en tant Nation reste et demeure très tributaire des capacités, volontés politiques, déterminations des Leaders Politiques et Sociaux, dont nombreux continuent de faire la politique du ventre.

 

Il y a lieu d’admettre ici et avec force que nous, Leaders Politiques et Sociaux, avons eu la trouille pour mettre les doigts dans la plaies, nous avons refusé et hésité de poser les bonnes et vraies questions pour avoir les vraies et bonnes réponses, parce que nous avons toujours voulu avoir des maîtres de conscience quelque part ; mais depuis quelques années et particulièrement cette année 2022, les faits nous rattrapent et nous obligent à nous déterminer pour aider le Peuple Centrafricain à sortir de l’ornière dans laquelle il a été plongé, aussi avec notre complicité. Si le Peuple Centrafricain doit se lever, désobéir civilement, se transcender, c’est à nous Leaders Politiques et Sociaux de le lui dire et de lui indiquer les manières, méthodes pour éviter des casses. Si le Peuple Centrafricain doit grandir politiquement, c’est à nous Leaders Politiques et Sociaux de grandir d’abord politiquement pour servir d’exemples. C’est pour dire que c’est à nous Leaders Politiques de prendre d’abord nos responsabilités, en tant que Leaders d’Opinions pour que le Peuple suive. Et nous osons croire que nous avons su capitaliser notre sombre vécu politique et que nous sommes maintenant capables de comprendre et de faire les nôtres les quelques préceptes suivants,

  • Qu’on est mieux servi que par soi-même,
  • Qu’un riche ne peut jamais aider un pauvre à devenir riche,
  • Que la souveraineté nationale se construit et se défend,
  • Que le bien-être social s’organise et s’anime,
  • Que pour manger, il faut produire, et si on ne produit pas on vit des subsides accordés par les autres, ce que proscrivent toutes les éducations traditionnelles, quelles qu’elles soient.

Et si nous avons réellement bien compris les leçons de notre histoire socio-politique peu glorieuse et ces quelques préceptes, nous sommes alors en mesure d’accepter que les relations d’Etat à Etat sont fondées sur les intérêts et non sur la vassalité. Et nécessité d’intérêts oblige, quelles que soient nos faiblesses ou nos limites, nous devons avoir le courage d’oser, de  savoir  revendiquer et défendre nos intérêts, même avec nos becs et ongles. Il nous appartient maintenant et désormais de savoir être des stratèges politiques et économiques, parce que nos rapports avec les autres Etats bien organisés, compte tenu de nos faiblesses, sont des rapports de pot de terre contre pot de fer, d’où nécessité de mutualiser nos génies politiques, parce que l’union fait la force, déterminer en toute intelligence politique partagée de nouveaux paradigmes socio-politiques, parce que nous disposons des ressources naturelles qui constituent notre patrimoine national et notre capital pour des négociations, mais nous manquons de technologies appropriées, de compétences, de finances pour mieux les exploiter, ce qui contraint à envisager des partenariats de développement ou partenariats encore dits ‘’gagnant-gagnant’’. Pour ce faire, nous devons nous inspirer de certaines valeurs traditionnelles positives, des expériences réussies des autres pour nous refonder socialement, nous reconstruire économiquement dans les perspectives d’une prospérité future partagée.

 

Même si nous devons admettre ou reconnaître que beaucoup de beaucoup de Leaders Politiques et Sociaux ont failli, il y a lieu d’admette qu’il existe encore quelques Leaders Politiques et Sociaux conséquents et conscients qui se font l’obligation pénitentielle de repenser radicalement les intérêts du Peuple Centrafricain à tous les niveaux, local, territorial, national, même en concertation avec ceux de tous les Etats voisins pour juguler les défis actuellement pendants, que sont le mercenariat d’Etat avec la société Wagner, le terrorisme d’Etat, la mafia d’Etat et l’ingérence politique du Président KAGAME qui s’intéresse à nos ressources naturelles, parce que chassé de la République démocratique du Congo-RDC qu’il a pillé durant des années, et qui auront inéluctablement certains effets pervers prolongés.  Pour juguler ces quelques quatre fléaux qui ne sont pas des moindres, lesquels gangrènent et risquent d’obérer pour de décennies notre épanouissement national, nous devons rester nous-mêmes, nous réaffirmer politiquement, élaborer consensuellement des cadres de référence sur fond d’un ordre constitutionnel et démocratique adapté aux attentes du Peuple Centrafricain, c’est-à-dire, nous faire des obligations et nous conférer des missions d’objectifs, parce qu’il faut maintenant et désormais,

  • Soigner, éduquer, former et disposer des compétences professionnelles ou techniques indispensables à l’organisation et à l’animation de la nouvelle société centrafricaine qui sera instaurée après le départ de TOUADERA. Nous pouvons disposer de tous les matériels, de toutes les logistiques, des finances nécessaires, mais nous ne pourrions rien faire si nous n’avons pas de facteurs humains en bon état de santé, compétents, entreprenants et responsables,
  • Situer le Peuple Centrafricain au centre de la Politique nationale, le sensibiliser, le conscientiser en tant que bénéficiaire final des actions politiques, à l’instar de nos différentes éducations traditionnelles, ngakola, soumalé, ndoyo, labi, gon bana, ngaragé et autres, lesquelles avaient toujours placé le citoyen au centre de l’action communautaire, et ceci avait été le cément de la symbiose citoyenne,
  • Organiser et équiper aussi adéquatement toutes les forces de défense et de sécurité intérieure pour la protection des citoyens et la défense du territoire national, parce que sans contrôles conséquents, nous ne pouvons pas organiser ni animer les territoires et les localités dans les perspectives de développement de proximité,
  • Recenser, répertorier et établir une carte nationale des ressources naturelles qui constituent notre patrimoine commun et notre capital,
  • Etablir des normes et des moratoires conséquents pour les exploitations des ressources stratégiques et non stratégiques, tout en alertant et conscientisant suffisamment le Centrafricain des effets pervers des dérèglementations climatiques déjà très perceptibles actuellement et organiser sa conciliation avec la nature, afin de la préserver pour les générations futures.
  • Assurer la bonne gouvernance politique, sociale et économique,
  • Assurer les disponibilités permanentes des fournitures essentielles de base (eau potable, énergies, infrastructures de communication, nouvelles technologies de l’information et de communication) et les Services Publics essentiels de base au plan local, territorial et national pour une auto-organisation,
  • Envisager, en concertation avec les Etats voisins, les politiques monétaire et financière adaptées à nos micro-activités économiques et commerciales internes et transfrontalières,
  • Procéder à la relecture des accords devenus désuets ou d’application difficile ou encore non adaptés aux exigences actuelles du développement économique et social,

 

Les quelques préoccupants défis pendants, sus-évoqués et ci-après rappelés, interpellent tous les Leaders Politiques et Sociaux, individuellement et collectivement ; (1) le terrorisme d’Etat qui est un fonds de commerce politique et diplomatique, (2) la société de mercenariat Wagner qui s’est substituée aux Autorités Politiques de Bangui pour imposer leurs lois et mieux procéder à la prédation du pays, (3) la mafia au sommet de l’Etat avec le bradage de la nationalité centrafricaine et (4) l’ingérence provocatrice du Président KAGAME en Centrafrique, lesquels à terme, sont de nature à faire des Centrafricains des exilés-réfugiés chez eux, obligent tous les Leaders Politiques et Sociaux conséquents et responsables, d’entreprendre toutes les actions de désobéissance civile constitutionnellement autorisées, pour faire obstacles et permettre au Peuple Centrafricain de se réapproprier ses pouvoirs. Et la création du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution-BRDC répond à cette préoccupation, n’a son sens et n’aura son sens politique, que s’il constitue un véritable moyen de combat politique et permet de dégager l’usurpateur TOUADERA du fauteuil présidentiel qu’il occupe illégalement et illégitimement, parce que la conciliation n’est plus possible avec cet usurpateur.

 

La manifestation initiée par les Douze (12) Apôtres, le 13 Août 2022, au 12 Rue JADIN, devant l’ambassade de Rwanda à Paris 17 (France), se veut un acte politique fort, après le refus et l’empêchement de la marche pacifique du 1er juillet 2022, au cours de laquelle, la population de Bangui, appelée par la COSCIPAC, devrait remettre un carton rouge au Président TOUADERA pour avoir transformé Centrafrique en République paria. La réussite de cette deuxième manifestation, après la première devant l’ambassade de la Fédération de la Russie toujours à Paris, constituera un orgueil patriotique et jaloux, reflètera la ferme volonté politique des Centrafricains pour la  défense de l’intérêt national, acte qui ne pourra que davantage motiver la majorité du Peuple Centrafricain pour la réaffirmation  et la réappropriation de sa destinée.

 

C’est pour dire, qu’après la manifestation de Paris, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution-BRDC et la COSCIPAC se doivent de prendre le relais, s’il n’y a pas eu d’action concomitante au niveau national cette même date, afin de permettre au Peuple Centrafricain de se réaffirmer et de se réapproprier sa destinée et d’occuper désormais, avec respect et dignité, sa place dans le concert des Nations en se débarrassant d’un Président de la République, usurpateur des pouvoirs du Peuple, in sérieux, insoucieux et inconséquent.

 

En créant le BRDC, nous osons croire que les initiateurs ont su capitaliser les échecs ou les couacs des plates-formes E ZINGO BIANI et COD-2020, pour que le BRDC ne soit pas une autre simple plate-forme de critiques politiciennes, mais un creuset socio-politique transformationnel reflétant notre maturité politique partagée et toute notre capacité à nous relever et à rebondir politiquement, sur fond d’une ambitieuse et audacieuse vision partagée d’idoines alternatives pour la reconstruction de Centrafrique, rendu paria par le pouvoir TOUADERA, et surtout, en ne perdant jamais de vue que (1) le Peuple Centrafricain, à 71 % analphabète, ignore toujours son vrai pouvoir politique et son statut de détenteur naturel des pouvoirs politiques, et qu’il appartient à nous Leaders Politiques et Sociaux conséquents de lui en faire prendre conscience, (2) les conséquences politiques, diplomatiques, juridiques et juridictionnelles du terrorisme d’Etat, du mercenariat d’Etat, de la mafia d’Etat et de la vassalité de Centrafrique à KAGAME engageront inéluctablement à terme la République, donc induira une responsabilité nationale, et au final, ne pourront qu’affecter que le contribuable centrafricain, ce qui oblige à envisager dès à présent tous les mécanismes devant engager les responsabilités collectives et individuelles des acteurs politiques de l’ère TOUADERA, en tant que commanditaires, co-commanditaires, complices et autres, (3) la mise à mal de l’autorité de l’Etat par la société de mercenariat Wagner et l’alignement politique et diplomatique de TOUADERA derrière le Président POUTINE, ne pourraient que renforcer l’isolement diplomatique de Centrafrique, avec risque de grande raréfaction des aides des partenaires classiques, (4) les nombreux manques de discernements politiques de l’ère TOUADERA ont transformé en mosaïques communautaristes ou identitaires les victimes silencieuses des différentes crises militaro-politiques, des génocides-ethnocides et des assassinats ciblés qui sont de véritables bombes à retardement, si la vérité, la justice et les réparations continuent de tarder.

 

Tous ces défis obligent à de nouveaux paradigmes socio-politiques que nous devons consensuellement déterminer pour bien gérer l’après-pouvoir TOUADERA, mieux nous relever politiquement, nous refonder socialement et nous reconstruire économiquement. C’est maintenant et à jamais le moment de nous relever, d’affirmer notre ferme volonté et notre forte conviction de faire désormais de la Politique un ensemble de missions d’objectifs, ayant pour finalité première, l’amélioration des conditions de la vie en société, même si aujourd’hui le libéralisme sauvage et les égoïsmes individuels démesurés font encore le lit des exclusions et des clivages. La politique-fonction a depuis été source des exclusions et des antagonismes. Les cas des dictateurs africains, BOUTEFLIKA d’Algérie, BEN ALI de Tunisie, BECHIR du Soudan, COMPAORE Blaise du Burkina Faso, ALPHA CONDE de la Guinée, longtemps soutenus par leurs parrains nous enseignent et nous commandent de privilégier la Politique comme un ensemble de Missions d’Objectifs, pour une légitime délégation des pouvoirs politiques, une assez équitable répartition des richesses pour une symbiose nationale reposant sur la sécurité et la paix.

 

Aux Leaders Politiques et Sociaux conséquents de s’assumer et de faire leur  ‘’TOUADERA DOIT QUITTER’’ pour éviter l’implosion-explosion de Centrafrique. Et nous osons croire que nous, Leaders Politiques et Sociaux conséquents et déterminés, sommes bien animés d’une audacieuse ambition et d’un orgueil patriotique pour faire du BRDC, l’instrument de chute de TOUADERA.

 

ASSUMONS-NOUS.

 

 

 

 

 

                                                                                WAFIO  Jean  Serge

                                                                       Président Fondateur du PDCA

 

Café, cash et alcool : au cœur du système Wagner, de Douala à Bangui

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Des mercenaires russes de la société Wagner vues dans un véhicule militaire en République centrafricaine – Janvier 2021

 

Présent en Centrafrique depuis quatre ans, le groupe de mercenaires russe s’est peu à peu implanté dans nombre de secteurs économiques locaux et régionaux, au point d’avoir développé des ramifications au Cameroun. Plongée, en exclusivité, dans une organisation qui ne demande qu’à s’étendre: le système Wagner.

 

Rédigé par Mathieu Olivier (Jeune Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 août 2022

Le centre-ville de Bangui n’a plus de secret pour eux: c’est le système Wagner

 

Dans leur pickup, un véhicule blindé de couleur grise qui n’affiche aucune immatriculation, Dimitri Sytyi et Vitali Perfilev ne passent d’ailleurs pas inaperçus aux yeux des plus attentifs. Certes, les deux hommes changent régulièrement de moyen de transport et de marque de 4×4, mais leurs visages sont bien connus des initiés. L’un, Perfilev, un grand blond, est le chef opérationnel des mercenaires du groupe Wagner en Centrafrique. L’autre, Sytyi, jeune homme aux cheveux bruns ondulés qui vit à Bangui depuis quatre années, en est le maître propagandiste et la tête de pont politique du système Wagner en Centrafrique.

Dimitri Sytyi, qui a longtemps été l’assistant de Valery Zakharov, le premier patron de Wagner en terres centrafricaines, est comme chez lui au palais présidentiel. Selon nos informations, il y dirige toujours officieusement une cellule de communication qui se charge de promouvoir les actions du président Faustin-Archange Touadéra, de valoriser la coopération avec la Russie et de mettre à mal les intérêts français ou les effectifs de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Sytyi est aujourd’hui le numéro un « civil » de Wagner à Bangui.

Vitali Perfilev, quant à lui, s’occupe officiellement des questions de sécurité, en liaison avec l’état-major centrafricain, Faustin-Archange Touadéra et son ministre de la Défense, Jean-Claude Rameaux- Bireau. Conseiller à la présidence, comme l’a été Zakharov avant lui, il dispose d’un bureau non loin du palais, même s’il préfère recevoir dans ses locaux situés au camp de Roux, espace où est stockée une partie du matériel de Wagner. Côté loisirs, le commandant est un habitué du bar-restaurant Le Casablanca et de ses karaokés, ainsi qu’un amateur de vin rouge. À eux deux, Perfilev et Sytyi contrôlent l’appareil de Wagner, qui s’étend aujourd’hui de Bangui à Douala.

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Café, sucre et mercenaires peuls: au coeur du système Wagner

 

Depuis 2018, les mercenaires de Wagner sont implantés dans le secteur minier, notamment dans l’or et le diamant, en particulier à travers la société Lobaye Invest, qui dispose de permis d’exploitation dans plusieurs régions du pays. À partir de cette « maison mère », contrôlée financièrement par une nébuleuse d’entreprises rattachées à l’oligarque Evgueni Priaoiine. ils se sont progressivement introduits dans d’autres pans de l’économie locale. Cette année, Wagner a ainsi investi le domaine forestier centrafricain via la société Bois Rouge. Selon nos informations, le groupe travaille également à développer des filiales dans d’autres secteurs.

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Wagner cherche à exporter du café et, à terme, du sucre de

Centrafrique

 

Le groupe de mercenariat a ainsi créé, il y a environ un an, la First Industrial Company, une entreprise liée à Lobaye Invest qui déploie des activités dans l’agroalimentaire. Vitali Perfilev et ses hommes – notamment un certain Roman, chargé de cet aspect de l’activité wagnérienne – lorgnent ainsi la production locale de café dans la préfecture de la Lobaye et ambitionnent surtout d’intégrer le business du sucre, en se substituant à l’occasion à la Sucaf, filiale du groupe Somdiaa et du français Castel. Dans certaines zones du nord du pays, Wagner profiterait notamment des attaques d’anciens rebelles de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa contre les sites de la compagnie sucrière pour se poser en second terme d’une alternative.

D’après nos informations, Wagner aurait passé des accords avec le ministre de l’Élevage, Hassan Bouba, ancien bras droit d’Ali Darassa. Bouba a conservé des contacts précieux chez les combattants peuls et il est en mesure de recruter parmi ceux ayant récemment quitté l’UPC. Depuis l’enlisement de la guerre en Ukraine et l’implantation du groupe au Mali, Wagner aurait ainsi engagé par son intermédiaire et celui de ses bras droits, Idriss Maloum et Hamadou Tanga,

environ 300 ex-upécistes pour remplacer des mercenaires redéployés au Sahel ou dans le Donbass ukrainien. Hassan Bouba est l’une des personnalités qui profitent le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui, alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la justice centrafricaine pour des soupçons de crimes de guerre. Quant à Maloum et Tanga, ils accompagnent fréquemment Perfilev sur le terrain.

 

Douala, plaque tournante du système Wagner

 

Comment Wagner parvient-il à toucher les rentes de ce business tentaculaire ?

Selon nos informations, les marchandises transitent par le port de Douala. Wagner y a ainsi pris le contrôle d’une société baptisée International Global Logistic (IGL). Fondée par le Centrafricain Anour Madjido, celle-ci a d’abord eu comme « simple » client le groupe de mercenaires, avant de se voir phagocytée par ce dernier plus récemment. À l’heure actuelle, IGL est contrôlée officieusement par un dénommé Nikolaï, qui travaille depuis la capitale économique camerounaise en étroite relation avec Roman et Vitali Perfilev à Bangui. Selon nos sources, l’entreprise assure le transit des marchandises et des conteneurs via le port autonome de Douala, Anour Madjido s’acquittant de toutes les formalités administratives.

Fonctionnant exclusivement avec un système basé sur l’argent liquide, qui transite via des réseaux opaques entre les marchés du PK5 à Bangui et Congo à Douala, l’intermédiaire centrafricain rend compte à Nikolaï. C’est ce dernier qui chapeaute l’organisation au nom de Vitali Perfilev et organise l’approvisionnement. Roman et

Nikolaï ont notamment supervisé l’installation, dans la capitale économique camerounaise, d’une usine de torréfaction du café centrafricain. La marchandise transformée devra ensuite être expédiée à l’étranger – notamment en Russie – via le port autonome de Douala.

Cette dernière sert également de plaque tournante pour l’importation de matières premières et de matériel. Outre les engins nécessaires à l’exploitation du bois ou des minerais, Wagner achète ainsi à partir de Douala des produits tels que de l’alcool à bas prix venu du Nigeria. Une fois passé entre les mains de la First Industrial Company et avoir été transformé, celui-ci est ensuite vendu comme de la « vodka » en Centrafrique, notamment dans les rues de Bangui. Sous la forme d’un sachet de 200 millilitres, cette boisson aux effets potentiellement néfastes coûte 200 F CFA (0,30 euro), tandis que la bouteille de 75 centilitres en vaut 7 500. De quoi participer, sans que les consommateurs peu soucieux de leur santé le sachent, à remplir les caisses de Wagner.

 

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Centrafrique : l’ex-lieutenant Steve Yambété arrêté à Bangui

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Centrafrique.org/operation-arrestation-lieutenant-steve-yambete/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/operation-arrestation-lieutenant-steve-yambete-450×337.jpg” alt=”Lors de l’opération d’arrestation de lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23 à Bangui dans le quatrième arrondissement de Bangui” width=”450″ height=”337″ />
Opération d’arrestation du lieutenant Steve Yambété au quartier Cité Jean 23 de Bangui. CopyrightDR

 

Bangui (République centrafricaine) – Le lieutenant Steve Yambété a été arrêté. Ancien élément de la garde présidentielle à l’époque du régime de l’ancien Président François Bozizé, l’homme a été interpellé  mercredi à Bangui et détenu dans un lieu gardé secret.

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 août 2022

 

Steve Yambété, de prison en prison

 

Selon les informations du CNC,  le lieutenant Steve Yambété avait été interpellé très tôt mercredi vers 6 heures à son domicile du quartier Cité Jean 23 dans le quatrième arrondissement de Bangui.

À lire aussi : 3 personnes grièvement blessées dans une bagarre au lycée des martyrs

Selon des témoins, les forces de l’ordre ont bouclé vers 5 heures du matin tout le quartier avant de procéder à son interpellation. Au cours de leur opération, ces éléments requins de la garde présidentielle ont retrouvé à son domicile une arme AK47, six chargeurs bien remplis et quelques effets militaires.

Après son interpellation, les forces de l’ordre l’ont conduit à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Mais à la grande surprise de ses parents, le lieutenant Steve Yambété ne se trouve pas à la SRI. Peut-être ils l’ont amené ailleurs pour l’interroger, et si possible le torturer avant de le ramener à la SRI comme dans les habitudes de ces éléments requins de la garde présidentielle.

À lire aussi : disparition d’un sous-officier supérieur de la garde présidentielle, ses parents exigent des explications

 

Rappelant que le lieutenant Steve Yambété avait été arrêté durant son exil  et détenu au Cameroun durant plusieurs années avant d’être libéré.  En 2019. Les autorités camerounaises l’ont soupçonné d’avoir mené, avec sa bande, des opérations de braquage de certains établissements bancaires camerounais. Mais après le retour au maquis de l’ancien Président François Bozizé en novembre 2020, l’homme a aussi disparu de la circulation pour être ensuite réapparaît puis arrêté et ce, à seulement quelques semaines des libérations des autres proches de Bozizé arrêtés aux quartier Sassara au Pk12 à Bégoua et Galabadja 3 dans le 8ème arrondissement de Bangui.

 

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Centrafrique : Abakar Sabone multiplie les clins d’œil envers Touadera

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L’ancien porte-parole militaire de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le sulfureux Abakar Sabone multiplie les clins  d’œil envers Touadera Faustin Archange, Président de la République au point de soulever des polémiques sur les réseaux sociaux.

Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d'un mandat d'arrêt, depuis le 25 janvier 2021.  
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 août 2022

 

Abakar Sabone multiplie les clins d’œil

 

Tout a commencé réellement sur la publication d’un post sur la plateforme du réseau social Facebook par le sulfureux criminel-chef rebelle Abakar Sabome :

« Mon adhésion au parti MCU et mes soutiens politiques et sécuritaires au Président Touadera », déclare monsieur Abakar Sabone sur Facebook. Or, quelques semaines plutôt, l’homme avait multiplié les clins d’œil envers le pouvoir de Bangui, en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Contre toute attente, personne ne l’a répondu.

À lire aussi : Monsieur Abakar Sabone relevé de ses fonctions de porte-parole militaire de la CPC

Mais Abakar Sabone multiplie les clin d’œil et   persiste dans son délire, toujours sur les réseaux sociaux au point de soulever de controverses. Mais pour éteindre sur sa personne le feu que suscitent ses sorties hasardeuses, Monsieur Abakar Sabone fait de la divagation jusqu’à répandre de fausse certitude sur certaines personnalités du pays.

Dans son vocal daté du 4 août 2022 publié sur la messagerie WhatsApp, Abakar Sabone tente de faire croire qu’il continue d’entretenir de bon rapport avec le général François BOZIZÉ YANGOUVONDA, Coordonnateur général de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Pour de nombreux internautes, Abakar Sabone multiplie les clins d’œil envers Touadera.

Mais Abakar Sabone multiplie les clins d’œil  jusqu’à révéler que non seulement le Président Faustin Archange Touadera et le général François BOZIZÉ YANGOUVONDA s’appellent au téléphone, mais qu’il s’est donné la mission de les réconcilier.

Pour les militants du KNK et le porte-parole du CPC,  ce propos de Monsieur Abakar Sabone est une pure invention si non de l’affabulation ».

« Nous voulons bien croire à la possibilité pour les deux personnalités sur lesquelles il suppute de se parler et de s’entendre un jour. Mais nous réfutons qu’une personnalité fourbe et opportuniste comme celle de Monsieur Abakar Sabone puisse avoir la crédibilité d’assurer une telle mission qui requiert de la personne indiquée un sens de l’honneur, d’intégrité », déclare le porte-parole de le CPC dans un communiqué de presse publié dimanche 7 août 2022.

À lire aussi : « Plus de 70%  de la population centrafricaine sont exclus  des revenus monétaires », selon Martin Ziguélé

Abakar Sabone, un homme controversé

 

Ancien ministre du Président François Bozizé, Abakar Sabone, après la chute du pouvoir de ce dernier, est devenu le conseiller  spécial de Michel Djotodia, ex-chef rebelle de la Séléka, ancien -Président de la transition entre 2013 et 2014. À cette époque, la situation sécuritaire était incontrôlable.  L’affrontement entre les musulmans et les chrétiens s’enlise.   Ainsi, comme dans son habitude, en décembre 2013,l’homme avait déclaré ceci :

Dans un délai d’une semaine, nous, les nordistes musulmans, nous  allons prendre la décision  pour demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le nord et le sud ». Après la chute de Michel Djotodia, l’homme s’est réfugié au Tchad voisin. Mais en octobre 2020,il avait envoyé une lettre au Président Faustin Archange Touadera  pour lui demander son autorisation, facteur déterminant pour son retour dans son pays.  Seulement, deux mois après avoir adressé une correspondance au chef de l’État, l’homme se tourne une fois de plus vers la rébellion, en devenant l’un des porte-parole militaires de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).  Malheureusement pour lui, il a été demi de ses fonctions de porte-parole de la  CPC. Abakar Sabone, l’homme à triple tête, cherche un autre chemin, et annonce son adhésion au MCU, parti au pouvoir. Mais pour combien de temps?  C’est peut-être la case de prison qui l’attire.

Pour les centrafricains, Abakar Sabone multiplie les clins d’œil envers Touadera, mais le mieux d’aller récupérer sa carte d’adhésion au parti au pouvoir et laisser tout le monde en paix.

À lire aussi : Demande d’audience de Bozizé à Touadera, escalade verbale entre KNK et le pouvoir de Bangui

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Marche de la honte, l’UPC du chef rebelle Ali Darassa dénonce une manipulation honteuse des éleveurs peuls

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Le 2 août dernier, la marche de la honte des éleveurs peuls organisée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui continue de susciter des réactions, tant du côté des Centrafricains chrétiens que musulmans, mais également de la communauté peule de Centrafrique. Cette fois, c’est le chef rebelle Ali Darassa qui dénonce une manipulation des Peuls .

marche des Peuls sur l'avvenue des martyrs
marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022

 

Rédigé par anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 12 août 2022

 

Dans un communiqué de presse intitulé « Clarification relative à la marche au nom de la communauté peulhs sur le projet de modification de la constitution »,l’Inité pour la Paix en Centrafrique, par la voix de son coordonnateur politique adjoint et porte-parole Mr Ousmane Mohamadou, tient à apporter de clarifications sur la marche de la honte du 02 août 2022 organisée par le président Touadera et ses sbires affamés au nom de la communauté peule. D’après lui, c’est une manipulation des Peuls.

À lire aussi : : le bilan de l’attaque des éleveurs peuls au village Bezèrè par les mercenaires russes s’alourdit à 16 morts

 

« En effet, le 30 juillet 2022, s’est tenue une réunion des traîtres peuls à la solde de Touadera au domicile de son illettré de ministron de l’élevage au quartier pk5 à Bangui. Étaient présents à cette réunion, le minestron Hassan Bouba, Issa bi-Ahmadou, Ahmadou Tanga, Idriss Maloum, Waziri, Idriss Adamou et quelques délégués des déplacés peuls de pk 45 pour comploter leur plan machiavélique, afin de forcer et de tromper les éleveurs peuls qui vivent dans ce Camp.

La fin de ce rassemblement a permis de prendre des décisions fortes: manipuler les Peuls, surtout contre tous ceux qui s’opposeraient à la soi-disant marche de soutien au projet de référendum constitutionnel qui garantirait, selon eux, la stabilité et la paix, et aussi les promesses de primes à donner aux participants et aux délégués des déplacés afin de mieux convaincre les hommes et les femmes de leurs blocs respectifs », précise le communiqué de l’UPC.

À lire aussi : Financement de Wagner, le chef rebelle Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, s’active pour la collecte des bœufs dans la Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéi

Ainsi, poursuit le communiqué, le 02 août, sont loués des bus affectés au transfert de ces derniers sur Bangui, certains ont été forcés à laisser leurs familles et leur bétail et à monter dans les bus et d’autres qui avaient refusé de monté dans ces bus ont été tabassés, et à la fin de la marche, les traîtres gros bonnets ont remis cinq cent mille francs au lieu de deux millions prévus, ce qui a causé des bagarres et des blessures par coup de couteau entre les manifestants. Une véritable manipulation des Peuls.

« Au lieu de laisser ces pauvres Peuls s’occuper de leurs bétail, TOUADERA et ses comploteurs instrumentalisent les communautés pour des causes qui sont loin de leur garantir l’unité nationale », ajoute-t-il.

À lire aussi : Nouvelle attaque sanglante des miliciens armés dans un campement des éleveurs peuls dans le Mambéré, une dizaine des morts

 

Par ailleurs, l’UPC par la voix de son coordonnateur politique adjoint et porte-parole, Mr Ousmanou Mohamadou tient à attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur ce genre de machination et manipulation dangereuse de la communauté peule centrafricaine à des fins politiques et non éthiques qui risquent de compromettre à l’avenir la cohésion et l’équilibre de cette communauté, à dénoncer la manipulation de la communauté peule à des fins personnelles et à mettre en garde Monsieur Touadera et ses traîtres peuls sur leur comportement machiavélique et anticonstitutionnel.

 

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Général Mahamat Déya, nommé chef de colonne de la CPC à Ndélé, dément son appartenance au groupe

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Dans une lettre de démenti, le général rebelle Mahamat Déya, nommé récemment par le chef d’état-major de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT (CPC) Ali Darassa Mahamat comme chef de colonne du groupe à Ndélé, dément dans une lettre son appartenance à la CPC.

centrafrique.org/flash-info-combats-de-ndele-le-prefet-en-fuite-sa-residence-occupee-par-les-rebelles/des-rebelles-du-fprc-saluent-leur-chef-militairement/” rel=”attachment wp-att-36611″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.
Les combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 11 aout 2017. Photo CNC. CopyrightCNC.

 

Le général Mahamat Déya : un commandant de la CPC ou du PRNC ?

 

C’est dans une lettre manuscrite de démenti prétendument signé par l’autoproclamé Mahamat Déya que la  bataille des mots d’ordre et des chiffres est lancée entre les différents groupes armés.

Selon le général Mahamat Déya, dans le passé, il faisait partie des officiers du rang du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais après lâche assassinat du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes de la société Wagner dans la sous-préfecture de Ouadda, il a décidé de s’adhérer au groupe PRNC de monsieur Nourd Gregaza. Donc sa nomination au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est une pure distraction honteuse.

À lire aussi : reprise des exactions des rebelles de la   CPC à Nzacko, 

 

Alors, entre le CPC et le PRNC, qui dit vrai?

Tout le monde le sait. Le PRNC, dont les effectifs sont ultra – minoritaires, revendique parfois des attaques menées par d’autres groupes armés.

« Dans la Vakaga et le Bamingui-Bangoran, les frontières entre les groupes armés n’existent pas. Ce sont des gens des mêmes ethnies qui se sont divisés dans des petits groupes des bandits. Ils se battent parfois entre eux ou contre leurs ennemis communs : le gouvernement.  Mais en réalité, aucun groupe ne peut revendiquer  les combattants du Nord », précise à CNC un officier de l’armée nationale.

À lire aussi : affrontements intergroupe armés à Ndélé, le Patron du PRNC Nourd Gregaza dénonce le comportement de la Minusca

 

Souvenez-vous, le PRNC avait revendiqué l’attaque de la ville de Ouanda-Djallé le mois dernier. Ce que la coalition des patriotes pour le changement (CPC) avait catégoriquement démenti, précisant que ce sont bel et bien ses hommes qui avaient mené ces actions militaires.

Finalement, entre le PRNC et la CPC, qui a raison?

 

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« Touadera recrute des Terroristes Russes et des mercenaires Rwandais pour renforcer sa dictature »

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Bangui (République centrafricaine ) – Pour la coalition Siriri, le Président Touadera recrute des Terroristes Russes et des mercenaires Rwandais pour renforcer sa dictature ». Non seulement il est aux abois, mais l’homme « déclare la guerre aux Peuls et cherche à modifier la constitution pour se cramponner au pouvoir ».     

Ci-dessous, l’extrait de leur déclaration.

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

AUX ABOIS, TOUADERA DÉCLARE LA GUERRE AU PEUPLE CENTRAFRICAIN ET

 CHERCHE À MODIFIER LA CONSTITUTION POUR SE CRAMPONER AU POUVOIR

 

Fidèle à ses engagements patriotiques mettant l’intérêt national avant les intérêts pécuniaires et individuels vertu du régime Touadera, la Coalition SIRIRI lance un cri d’alarme à la population centrafricaine et à l’opinion internationale sur le danger que court la République Centrafricaine (RCA) de se retrouver avec une pléthore des terroristes ou des mercenaires d’origines diverses et, par conséquent, incontrôlables, surtout en cas de conflit. Notre pays, la République Centrafricaine, risque d’être plongé de nouveau dans un chaos inqualifiable.

 

La Coalition SIRIRI, dénonce avec véhémence le Président Touadera qui mène non seulement une politique de dilapidation forcenée des richesses nationales mais également il cherche à modifier la Constitution avec le truchement de l’Assemblée Nationale pour se cramponner au pouvoir. En effet, au moment où les fonctionnaires de l’État n’arrivent plus à subvenir convenablement aux besoins vitaux de leurs familles, à cause des salaires impayés de plusieurs mois, le Président Touadera recrute des Terroristes Russes (Wagner) et des mercenaires Rwandais pour mieux renforcer sa dictature. Depuis son initiative qui a abouti à l’adoption du processus de modification de la constitution, le Président Touadera a cessé d’être le président de la République en ôtant l’habit qui élève la fonction qu’il occupe et a décidé de revêtir celui du dictateur en déclarant la Guerre au peuple centrafricain.

La Coalition SIRIRI ainsi que les centrafricaines et Centrafricains ont encore frais dans la mémoire les affres des tyrannies et des dictatures qui ont anéanti l’espoir de bâtir au cœur de l’Afrique un pays démocratique, laïc et prospère. Notre combat a pour socle l’instauration d’une République digne de nos ambitions.

À lire aussi : Appel à l’Union de la Coalition SIRIRI, du MNLC et de l’EDD pour la Libération de la RCA  

 

Touadera recrute des Terroristes Russes

 

La Coalition SIRIRI ne s’est jamais trompée d’adversaire, le Président Touadera, ses Terroristes Russes, Rwandais et sa meute de Députés sont la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la gestion de la chose publique avant qu’il ne soit trop tard.  Au lieu de chercher par tous les moyens à lever le verrou limitant à deux le nombre de mandats présidentielles, le Président Touadera, ses Terroristes Russes, Rwandais et ses Députés doivent se rendre à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays, la RCA sera bien gouverné le jour où la Dictature, le Terrorisme, l’Humiliation, l’Exclusion, la Marginalisation, le Pillage des deniers publics, la dilapidation de nos richesses, l’Insécurité et la Corruption érigée en mode de gestion seront enrayés!

À lire aussi : pour la coalition Siriri, « Le Président TOUADERA n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays 

 

Le Président Touadera sait pertinemment bien que les différentes dictatures qui se sont succédé en Centrafrique ont empêché l’émergence de l’excellence, le renouvellement de la classe politique dans notre pays. La COALITION SIRIRI refuse de bâtir sur des anciennes ruines. La recherche du meilleur dans chaque Centrafricaine et Centrafricain nous impose des sacrifices, certes, mais nous ne laisserons aucun espace à la négociation avec la dictature de temps moderne dont les maîtres d’œuvre sont bien connus de toutes et de tous, Touadera recrute des terroristes russes,  TOUADERA et ses TERRORISTES. Malheureusement, il n’y a que la force pour faire partir l’usurpateur Touadera et ses terroristes Russes et Rwandais du pouvoir.

 

Fait à Mingala (RCA), le 11 aout 2022

Colonel, Emmanuel NGOUYOMBO

Charger des Relations Extérieures

Pour le Bureau Politique,

COALITION SIRIRI                   Email : victoir16@hotmail.com

Centrafrique: tripatouillage de la constitution du 30 mars 2016, le RPR de Nguendet sort de son silence

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Dans une déclaration du Rassemblement Pour la République (RPR) relative aux manœuvres du régime en place visant à changer la Constitution du 30 mars 2016, le parti Dénonce avec rigueur et fermeté les agitations du régime de Touadera visant à changer la Constitution , mais Attire également l’attention du Président de la République, Chef de l’Etat, sur les conséquences incalculables de cette aventure périlleuse ;

Ci-dessous l’extrait de la déclaration du RPR.

Centrafrique.org/logo-parti-rprc/” data-wpel-link=”internal”>Le logo officiel du parti RPR

 

Déclaration du Rassemblement Pour la République (RPR) relative aux manœuvres du régime en place visant à changer la Constitution du 30 mars 2016

 

Depuis près de cinq mois, l’actualité politique est dominée par le débat relatif à la révision de la Constitution du 30 mars 2016. Ce débat s’accompagne de nombreuses initiatives du régime en place dont la volonté de torpiller l’ordre constitutionnel ne lait désormais aucun doute.

Le jeudi 26 mai 2022, Monsieur Brice Kévin KAKPAYEN, député de la circonscription de Mbaïki 1, membre de la majorité présidentielle, a tenu dans les locaux de l’hôtel LEDGER PLAZZA de Bangui une conférence de presse pendant laquelle il a clairement officialisé la volonté du Président TOUADERA de se maintenir au pouvoir au-delà de son second mandat.

Le samedi 06 août 2022, le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) et le Front Républicain (FR) de Monsieur Héritier DONING, Père Fondateur de la milice du pouvoir dénommée « Les Requins de Centrafrique », ont organisé avec les moyens de l’Etat une marche de soutien au changement de la Constitution du 30 mars 2016.

À lire aussi : le gouvernement réagit sur l’incident qui s’est produit le 1er Novembre 2021 dans les environs de la résidence du Président de la République

 

Ces initiatives interviennent au moment où le peuple Centrafricain est confronté à de nombreuses difficultés dont la flambée des prix des denrées de première nécessité, la dégradation avancée des voies de communication, la pénurie de carburant, la recrudescence de violences années dans l’arrière-pays,…

À lire aussi : Enquête spéciale de CNN sur les mercenaires russes en RCA, la présidence de la République dénonce un double jeu à intérêts géostratégiques

 

Au regard de ce qui précède, le RPR :

Dénonce avec rigueur et fermeté les agitations du régime en place visant à changer la Constitution du 30 mars 2016 ;

– Attire l’attention du Président de la République, Chef de l’Etat, sur les conséquences incalculables de cette aventure périlleuse ;

Invite tous ses militants et militantes, ses sympathisants ainsi que la population Centrafricaine à une forte mobilisation afin de barrer la route à la dictature prônée par le Président TOUADERA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le renvoi des casques bleus gabonais de Centrafrique, une préoccupation de Touadera

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Le Gabon et la Centrafrique envisagent de conclure un protocole d’accord militaire près d’un an après le renvoi en septembre 2021 de 450 casques bleus gabonais de la Centrafrique suite à des accusations d’abus sexuels, a affirmé mercredi à Libreville le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.

Le Président gabonais Ali Bongo et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera lors de la visite officielle de ce dernier au Gabon le 5 mars 2019. CopyrightDCP.

 

Rédigé par Zinhua

Publié par Corbeaunews-Centrafrique (CNC, le jeudi 11 août 2022

 

“Nous avons échangé sur un prochain protocole d’accord militaire entre la République centrafricaine et le Gabon”, a notamment déclaré M. Touadéra au terme d’un tête à tête avec son homologue gabonais, Ali Bongo Ondimba.

Le président centrafricain répondait à une question concernant le rapatriement en septembre 2021 des casques bleus gabonais de la Centrafrique.

À lire aussi : arrivée à Bangui de 157 nouveaux Casques bleus tunisiens de forces de réaction rapide de la Minusca

 

“Le casques bleus gabonais ont rendu d’éminents services au peuple centrafricain durant 25 ans. Nous avons apprécié tout le travail fait par ces casques bleus gabonais pour que la paix revienne aujourd’hui. Le peuple centrafricain a beaucoup apprécié (et) regrette le départ du contingent gabonais”, a-t-il dit.

Les casques bleus gabonais servaient au sein de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

“Suite aux nombreux cas d’allégations d’exploitation et d’abus sexuels en cours de traitement, les Nations Unies ont décidé ce jour du retrait des casques bleus gabonais de la Minusca”, avait annoncé le 21 septembre le ministère gabonais de la Défense dans un communiqué.

En séjour de travail et d’amitié au Gabon mercredi et jeudi, Faustin-Archange Touadera a précisé que l’enquête ouverte pour faire la lumière sur les accusations qui pèsent contre les soldats gabonais de la paix est menée par l’ONU et non par les autorités centrafricaines.

Les militaires gabonais ont été accusés d’avoir été impliqués dans au moins quatre cas d’abus sexuels. Près d’un an plus tard, les conclusions de l’enquête ne sont pas encore connues.

À lire aussi : Wagner en Centrafrique: entre pénuries et mines d’or, la mission contrariée des mercenaires de Poutine

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Évariste Ngamana, où sont partis les 17 millions empochés ?

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – L’homme n’a pas encore obtenu son visa d’évacuation sanitaire en France, mais  la somme de 17 millions de francs CFA qu’il avait demandés lui est intégralement versée. Or, sa demande de visa pour la France est refusé et celle déposée pour la Belgique aussi. Alors, la question est maintenant est de savoir où sont partis les 17 millions qui lui  avait été décaissé par le trésor public?

Anti-Balaka-devenu-depute-sadonne-aux-activites-illicites-de-vente-des-diamants-en-europe/evariste-ngamana/” rel=”attachment wp-att-50043″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Où sont cachés les 17 millions.

 

Dans un “appel de fonds“, pour rappel, signé le 10 juin, Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, avait sollicité auprès du ministère des Finances et du Budget un appui financier de 17 194 916 FCFA (26 213 €) pour le séjour médical dans un complexe hôtelier, 5 etoiles, d’Évariste Ngamana dans l’Hexagone. L’homme avait mentionné qu’il souffrait sérieusement d’une infection dentaire, c’est-à-dire du pourrissement de l’une de ses dents en or qu’il ne peut la soigner dans ni dans son pays, ni ailleurs en Afrique tout comme en Russie.

Quelques jours plus tard, il avait sollicité un visa “d’évacuation sanitaire” avec un plan de vol en classe affaire, auprès de Paris pour un séjour médical d’un mois et 1 jour, c’est à dire, du 9 juillet au 9 août 2022.  Mais Paris, de son côté, avait jugé sa demande fantaisiste et refuse catégoriquement de lui délivrer un visa d’entrée en Europe le 7 juillet dernier. Mais…

 

L’homme change de stratégie.

 

Alors que le 7 juillet 2022, Évariste Ngamana venait de recevoir la notification de l’ambassade de France à Bangui refusant sa demande de visa d’évacuation sanitaire en France, le lendemain, c’est-à-dire le 8 juillet, le ministère des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, profitant de la nomination ethnique et familiale de l’épouse de Ngamana Évariste en Belgique, introduit à nouveau une demande de visa diplomatique du type regroupement familial auprès du consulat du Royaume de Belgique à Yaoundé au Cameroun, tandis que l’ambassade de France à Bangui, qui représente l’espace Schengen en RCA, est purement et simplement écartée.

 

Des visas refusés et 17 millions empochés.

 

En voulant rentrer en France via Belgique, le voilà malheureusement à nouveau bloqué. Sa demande de visa d’entrée en Europe lui est également refusée par le consulat de Belgique à Yaoundé au Cameroun pour des motifs que la Rédaction avait cités dans son précédent article.

À lire aussi : Lettre ouverte de l’ancien député Franck Urbain SARAGBA  au Président Touadera sur la situation très préoccupante de notre pays

 

Cependant, l’homme retourne discrètement au boulot et travaille comme si de rien n’était avec les 17 000 000 de F CFA égarés chez lui. Il déverse a nouveau sa colère sur le Président de l’Assemblée nationale et relance son bras de fer contre lui. Mais il oublie une chose : les 17 millions de francs CFA.  Qui a fait qu’il les a en poche où sont-ils partis?

C’est avant tout l’argent des Centrafricains et non de ses mercenaires russes de la société Wagner qui sont venus eux-aussi chercher de l’argent. Ces Centrafricains, d’après un député de MCU proche de Sarandji contacté par la Rédaction, ont le droit de lui poser cette question du moment où il y’a des compatriotes qui vivent la misère dans des camps des déplacés à l’intérieur du pays et des médicaments manquent dans le centres de santé a fait savoir un député de MCU proche de Sarandji. 

À lire aussi : Tripatouillage de la constitution,  une grande fissure est apparue dans le dispositif du pouvoir, Sarandji monte au créneau et hausse le ton, la peur s’empare de tout le monde

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Inquiétude au sommet de l’État :  tous les chefs rebelles alliés du pouvoir sont désormais placés sous stricte surveillance

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (CNC) – Comme si quelque chose allait se produire dans ce pays d’un moment à l’autre, et que le gouvernement décèle, soupçonne et prend des positions. La brusque remontée de tension dans la capitale révèle la fragilité du régime qui, dans sa structure actuelle, ne fonctionne qu’avec des criminels, des mafieux et des voleurs de tout genre. Les conséquences en sont qu’il y’a en ce moment de tension dans le pays. Les chefs rebelles, alliés portant du régime de Touadera, sont actuellement placés sous étroite surveillance. Que s’est-il passé ?

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Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Les chefs rebelles, de la liberté à la surveillance

 

Abdoulaye Hissen, ex-chef militaire du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), Gilbert Toumou Déya, patron  du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ), ministre délégué chargé du désarmement, Gautron Djono Ahaba, chef du  RPRC (Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique), ministre des transports et de l’aviation civile, Hassan Bouba, ex-coordonnateur politique de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, et bien d’autres encore sont désormais placés sous stricte surveillance policières et des requins. On ignore les raisons exactes de ce flicage de masse, mais certains de ces chefs rebelles se plaignent déjà des conditions dans lesquelles ils sont actuellement soumis.

À en croire l’un de ces ministres rebelles, cette nouvelle mesure de surveillance commence au début du mois de juillet. Cela coïncide avec le retrait de la majorité des Français dans le pays.

« je suis ministre,  membre du gouvernement. Mais ce gouvernement cherche par tous les moyens à placer nos lignes téléphoniques sous écoute. Au moment où je vous parle, Il surveille nos déplacements aux centimètres près. Moi, j’ignore les raisons de cette spectaculaire montée de tension », s’inquiète-t-il.

D’après un député du parti au pouvoir, c’est juste une simple mesure de précaution afin d’éviter que l’histoire du passé récent, ou les ministres rebelles dont le ministre actuel, Gautron Djono Ahabaavaient pris la fuite sous prétexte d’une mission pour aller après rejoindre leurs parents de la Séléka afin de renverser Bozizé.

Après avoir installé un système d’écoute téléphonique à Damara, le pouvoir de Bangui est désormais pressé de placer pratiquement tout le monde sous-surveillance.

La République centrafricaine est revenue 40 ans en arrière.

 

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 « Le Président Touadera a décidé de violer son serment et liquider la démocratie dans son pays», dixit maître Crépin Mboli-Goumba

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Le Président Faustin Archange Touadera, dans ses velléités de changer illégalement la Constitution à trois ans de la fin de son second et dernier mandat, dans l’unique but de pouvoir briguer, à 68 ans, un troisième mandat à la tête de son pays,  « décide de violer son serment et liquider la démocratie dans son pays.

maître crepin mboli goumba président du parti PATRI
Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Violation du serment

 

Selon l’opposant Crépin Mboli-Goumba, Président de la PATRIE, « Six ans après avoir entamé un rail destructeur  pour l’unité et le prestige national. Et moins de deux ans  après avoir usurpé la volonté populaire pour se maintenir au pouvoir, en organisant le plus grand hold-up électoral de l’histoire de la République centrafricaine, le Président Touadera a décidé de violer son serment  et de liquider la démocratie centrafricaine ».

D’après lui, un groupuscule ultra-minoritaire a décidé d’instrumentaliser l’État, l’administration, le gouvernement par la contrainte et l’argent public afin de demander  un référendum constitutionnel. Dans le but d’établir  un pouvoir à vie.

« En ces temps troubles où se joue l’avenir de la démocratie pour laquelle  nous avons enterré le temps de nos parents, je pense ici notamment au docteur Jean-Claude Konjugo  et à temps d’autres  anonymes. Il faut qu’une voix s’élève pour parler au nom de l’écrasante majorité de nos compatriotes », précise l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba.

À en croire ses propos,  cette manœuvre malsaine du gouvernement ne passera pas, et il rassure ses compatriotes centrafricains qui, dans son écrasante majorité, ne l’ont pas approuvé pour la simple raison qu’elle aille contre  le sens de l’histoire.

« Parce que vous ne vous reconnaissez pas dans ce régime qui a jeté le discrédit sur les institutions de notre pays, devenu le repaire de tous les bandits du monde entier ».

 

 

Haute trahison

À lire aussi : UNE REPUBLIQUE PARIA PAR FAITS POLITIQUES DE TOUADERA

 

Et ce n’est pas tout! L’homme politique précise également que  « les actes posés par ces groupuscules  relèvent de la trahison ».

« Vous devez, par conséquent, identifier tous ceux qui versent dans ces trahisons. Ils seront tenus individuellement et personnellement pour responsables de tout ce qui adviendra  à chacun de nos compatriotes qui se battent  pour défendre la démocratie ».

À lire aussi : Journalisme en RCA : arme à manipulation massive !

 

Il y’a lieu de rappeler que depuis le mois d’avril dernier, certains conseillers et proches du Président Touadera ont exprimé, à tour de rôle, leur volonté de modifier ou d’instaurer une nouvelle constitution dans le pays, ouvrant la voie à un régime dictatorial à vie. Ils organisent des manifestations dans la capitale et dans certaines villes de province. La marche que les Centrafricains surnomment « marche de la honte ».

À lire aussi : lettre ouverte de Michel Amine, Président de l’UNDP au peuple centrafricain

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Centrafrique : le KNK se retire de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020)

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 10 août 2022

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Logo officiel du parti KNK

 

Bangui (République centrafricaine) – Ça sonne comme une surprise, mais ce n’est pas une surprise. Le parti Kwa Na Kwa de l’ancien Président François Bozizé a annoncé, dans une correspondance adressée à la Présidente provisoire de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020 ) son retrait de ladite coalition.

 

« Cette volonté affichée par notre formation politique relève du fait que les objectifs poursuivis par la COD-2020, à ce jour, ne cadrent plus avec ceux qui avaient été définis initialement dans notre charte », précise le Président par intérim du KNK, monsieur Christian Olivier GUENEBEM DEDIZOUM dans sa correspondance.

D’après lui, c’est depuis plusieurs mois maintenant que le Kwa Na Kwa a exprimé son désir de voir la coalition faire le bilan de son action et mettre un terme à son existence sous sa forme actuelle afin de réorganiser la plateforme et poursuivre la lutte que ses membres menons conjointement contre la dictature du Président Faustin Archange TOUADERA.

« Force est de constater que cet avis n’est pas partagé par la majorité des membres de notre coalition. De plus, il apparaît de plus en plus un certain nombre de divergences quant à l’orientation politique de nos formations respectives, quant aux objectifs à atteindre et aux moyens d’action choisis pour ce faire ».

Ainsi, « Eu égard à ce qui précède et respectueux du principe démocratique, le Kwa Na Kwa prend acte de la non-dissolution de la COD-2020 et saisi cette occasion pour informer la conférence des Présidents qu’à compter de la signature de la présente il se retire de la plateforme et cesse donc d’en être membre ».

Ceci dit, le KNK n’est plus membre de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020      ).

La coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), créée en juillet 2020, avait fixé comme objectif la défense de la démocratie, la défense des citoyens par rapport à leur droit de vivre en paix, le droit de défense de tout ce qui touche aux questions de sécurité et de paix dans le pays.  Veiller  à ce que la démocratie soit respectée, et que les choses ne soient pas manipulées pour que les échéances électorales ne passent pas mâles.

 

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Centrafrique : Le parti KNK exclut définitivement de ses rangs monsieur Jean-Claude  MBATHAS

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Le bureau exécutif de l’ancien parti au pouvoir Kwa Na Kwa (KNK) de l’ancien Président François Bozizé a décidé, lundi 8 août 2022, l’exclusion définitive  de l’ouvrier Jean-Claude Mbata de ses rangs.

rca-christian-guenebem-designe-president-du-parti-knk-par-interim/christian-guenebem/” rel=”attachment wp-att-45277″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

La crise s’est accentuée entre le parti KNK et monsieur Jean-Claude Mbata lorsque celui-ci avait participé aux travaux du dialogue républicain au côté du parti au pouvoir alors que son parti, le KNK avait appelé à son boycott en raison de sa non-inclusivité.

Ainsi, le 25 avril 2022, le parti avait décidé de lancer une procédure  disciplinaire de radiation à son encontre. Quatre mois plus tard, la décision vient de tomber, et elle est radicale : monsieur Jean-Claude Mbata est radié définitivement des rangs du KNK.

Les motifs évoqués :

  • Indiscipline ;
  • Haute trahison ;
  • Inobservation de la voie hiérarchique ;
  • Constitution d’un groupe parallèle en rébellion manifestement ouverte avec les instances dirigeantes du parti ;
  • Association avec des groupes pour nuire au parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants ou dirigeants du parti ;
  • Dénigrement du parti, de ses membres, militants et responsables par voie de presse ou par tous les moyens de communication.

Pour certains militants du parti, le ventre affamé n’a plus d’oreilles. C’est un chercher à manger, disent-ils.

 

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RCA : à chacun ses peuls..

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Rédigé par Ben Wilson Ngassan

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 8 août 2022

 

Bangui (CNC) – Les *« peuls »,* comme dans un cirque…On n’en a pas encore fini avec les *« tragi-comédies »* dans cette République perdue au cœur de l’Afrique. Après les cirques de la *« galaxie nationale »* de *« Kossimachin »* et les élucubrations du *« front républicain »,* nous voilà désormais à fond dans la danse des singes des *« peuls du régime de Bangui ».*

marche des Peuls sur l'avvenue des martyrs
marche des Peuls sur l’avvenue des martyrs le 2 août 2022

 

En Centrafrique, à chacun ses « peuls ».

 

Ultime délitement du vivre-ensemble et de l’unité nationale proclamés dans la devise de la République centrafricaine.

 

Tenez ! Ils sont sortis dans la rue ; ou du moins, ils ont été poussés dans la rue. Pour défendre quoi ? Eux-mêmes ne savent pas. Mais comme nous laisse entendre le reportage de Radio Ndèkè Luka : *« Nous sommes ici, sur invitation du Président de la République ».* Ne riez pas ! Ils ont été sommés de laisser familles et bétail, et de venir faire la volonté du Tsar. Mais de quelle volonté s’agit-il ? E Eh bien…celle de changement de la Constitution afin d’ouvrir la voie à X mandat. Mon Dieu !!!

 

Si les gens n’ont pas de respect pour le Peuple, qu’ils craignent au moins l’Être suprême. Les communes d’élevage en Centrafrique font face, depuis belle lurette, à un abandon du pouvoir central. Dans ce pays, les conflits sanglants entre les éleveurs et les agriculteurs sont récurrents. Et les problèmes pour ces composantes de la communauté centrafricaine sont bien légion : difficultés d’accès aux systèmes sociaux de base : éducation, santé, nouvelles technologies d’information et de communication. Il parait que ces problèmes existentiels sont très loin d’être la préoccupation de ceux qui gouvernent.

Au lieu de laisser ces *« pauvres »* peuls s’occuper de leur bétail, on instrumentalise les communautés pour des causes qui sont très loin de consolider l’unité nationale en Centrafrique.

Les dangers du communautarisme que développe aujourd’hui le régime, sont immenses, et les conséquences, irréversibles.

 À lire aussi: un éleveur tué, et 15 têtes de bœufs abattus par les soldats FACA dans le Nord-ouest

Comment ne pas s’approprier cette sortie du Dr Paul Cressent Beninga ?

 

« L’ethnicisation, la communautarisation, le clientélisme…sont des pratiques nocives pour notre jeune démocratie. A-t-on vraiment besoin de cette théâtralisation ? »,* a ainsi tweeté le leader de la société civile. Tout ça, pourvu que ça tombe dans de *« bonnes oreilles ».*

À lire aussi : L’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane, en colère, décide de retirer sa confiance à l’égard des autorités centrafricaines

MISERABLE Peuple que nous sommes ! Qu’avons-nous fait des pertinentes dispositions de la Constitution du 30 Mars, lesquelles en son préambule disposent : *« Fier de son unité nationale, linguistique, et de sa diversité ethnique, culturelle, religieuse qui contribuent à l’enrichissement de sa personnalité ; convaincu de l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale, la paix, gages du progrès économique et social… » ?*

 

Si la gestion du pouvoir en Centrafrique se faisait encore suivant les règles de promotion de l’unité nationale et de l’Etat de droit, on se serait longtemps retrouvé à une autosaisine du parquet de Bangui, contre les auteurs et co-auteurs de cette tragi-comédie qui détruisent foncièrement les fondements d’une République digne. Mais comme pour l’heure, sommes-nous au stade des *« peuls »* invités par le Président de la République en personne, dont le patriotisme s’exprime sur commande et au guichet, rien ne se passera, tout comme pour *« Kossimachin »* qui appelle au meurtre de ses concitoyens, sans avoir à être inquiété par la justice.

Sacrée République !!!

La météo politique toujours prévisible dans ce pays

À lire aussi : Ngaoundaye, les représailles des éleveurs peuls font au moins 7 morts et plusieurs blessés

On se retrouvera certainement demain avec une *« manifestation grand-public »* des Bandas, Talés, Yakomas, Gbanous, Soumas, Kaba ; une autre manifestation publique des taxi-motos, taxi-vélos, taximens et autres. Ici, *« TOUT ZO A TE YE »* (tout le monde mange). Tout le monde mange, donc les *« peuls »* aussi.

Sacrée rca !!!

 

 

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Centrafrique : le parti MLPC exclut certains militants traîtres de ses rangs

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 19 août 2022

Monsieur Chantal Édouar Koyambonou
Monsieur Chantal Édouar Koyambonou

 

Chantal Koyambonou et sa suite radiés du MLPC

 

Bangui (République centrafricaine) – Conformément aux articles 54 et 79 du règlement intérieur  du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), la Commission de contrôle et d’arbitrage dudit parti a entériné, en attendant la Décision du prochain Congrès ordinaire,  l’exclusion définitive de certains de ses « militants traîtres ».  

Il s’agit de l’ancien premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambonou, de monsieur Étienne MALEKOUDOU, ancien membre du Bureau politique, de monsieur Christian KOSSI GONEDERE, ancien militant. Ce sont tous les trois qui assis, sur la photo mise à la UNE.

Les motifs évoqués :

  • Inobservation des termes des Décisions Nº 1 et 2 de la CCA, portant entérinement de leur suspension des activités du Parti conformément aux dispositions des articles 78, 79 du règlement intérieur.
  • Violation aggravée desdits articles du Règlement intérieur, dont rébellion et dénigrement des membres du Bureau politique et du Président du Parti .

 

Rappels des faits

 

Au refus d’exécuter les décisions et directives émanant de la direction de son Parti  le MLPC, et  l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat, le Bureau politique a, par décision n°006/22 du 26 mars 2022, et conformément aux dispositions des articles 78 et 79 du Règlement intérieur du parti, suspendu le sieur Chantal Jean Édouard KOYAMBOUNOU, provisoirement pour des motifs citée ci-haut.

Quelques semaines plus tard, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou, encore sous sanction, au lieu d’user des voies de recours prescrites dans les statuts et le Règlement intérieur dudit Parti, a préféré illégalement constituer, le 24 avril 2022,  une structure dénommée « Coordination nationale de Courant originel >>, dans le seul but est de jeter du discrédit sur les structures légales et officielles du mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC) et d’avoir un poste ministériel afin de trouver de quoi à survivre avec pour le reste de sa vie..

À lire aussi: l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir

 

Ainsi, monsieur Chantal Jean-Édouard Koyambonou et sa clique de trois personnes réunis au sein du prétendu courant originel,  qui n’a d’ailleurs aucune légitimité, mettent tout en œuvre  pour faire croire à l’existence de deux MLPC en utilisant les réseaux sociaux, les médias ainsi que le logo du parti . Ce groupe va même loin, avec la complicité des forces de l’ordre,  pour briser la serrure de la grille principale du siège du parti pour y tenir des réunions et empêchant ainsi le parti MLPC à y accéder.

Nommé ministre d’état conseiller à la présidence, pour le remerciement, monsieur Koyambonou et sa suite ont illégalement participé à la marche du soutien au référendum constitutionnel au nom du MLPC samedi dernier. Ce qui est totalement illégal au regard du règlement intérieur dudit parti.

À lire aussi : le bureau politique du parti RDC accuse le premier et le deuxième vice-  Président du parti de haute trahison

 

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RCA | CRYPTOMONNAIE : Pourquoi la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines est contestée

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Rédigé par Willy ZOGO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 9 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le 22 avril 2022, date à laquelle la République centrafricaine (RCA) a adopté la Loi régissant les cryptomonnaies sur son territoire, le pays est sur la sellette. Cette situation ne s’est pas arrangée avec l’officialisation de la première cryptomonnaie nationale le 4 juillet 2022, le SANGO COIN. Cette dernière par un mécanisme de transformation de certains actifs en Token (Jeton numérique) – Tokenisation, ouvre les richesses et avoirs du pays aux investisseurs. Un choix qui se trouve contesté … juridiquement !

Pourquoi la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines est contestée

 

Bradage des ressources et de la nationalité centrafricaine

 

« Pays possédant des richesses minières dépassant l’imagination, la République Centrafricaine ouvre la voie à l’accès à ces ressources de la manière la plus « démocratique et la plus transparente », permettant aux investisseurs de toutes les tailles d’acheter des actifs, mais aussi de bénéficier de facilités telles que la citoyenneté, l’e-résidence et la terre, basées sur la monnaie SANGO qui régira pratiquement tout l’écosystème économique du pays ». Ces propos ressortent du communiqué de presse de la Présidence de la République de RCA du 21 juillet 2022, n° 0018/PR/DIRCAB/22.

En clair, l’offre présentée sur le site internet officiel dédié au SANGO en destination des Token-Investisseurs est claire.

  • Les investisseurs étrangers pourront acheter la citoyenneté centrafricaine pour 60.000 dollars en crypto monnaies à condition de détenir des Sango-coins équivalents pendant au moins 5 ans.
  • Les investisseurs pourront acheter la « e-résidence » pour 6.000 dollars en Sango-coins détenus pendant au moins 3 ans.
  • Les investisseurs pourront acheter un terrain de 250 mètres carrés pour 10.000 dollars en Sango-coins détenus pendant 10 ans.
  • Les investisseurs pourront, via la tokénisation des ressources naturelles, acquérir lesdites ressources naturelles pour un prix et des quantités qui ne sont
    pas encore annoncés.

 

CONTRE ARGUMENTS A LA TOKENISATION DES RESSOURCES NATURELLES CENTRAFRICAINES

 

Pour certains Centrafricains, cette recherche des investisseurs en cryptomonnaies et surtout la commercialisation du terrain et des ressources naturelles par le 3.0 ou par un univers parallèle virtuel, constitue une braderie incontrôlée. C’est par exemple à ce titre que le 1er août 2022, le Conseil Constitutionnel de RCA a reçu une requête de la part de 6 Centrafricains avec pour que soient déclarés contraires à la Constitution, et par voie de conséquence annulés, les actes du Président de la République qui, sous couvert de politique nationale de la crypto-monnaie, organisent la vente de la nationalité, du sol et du sous-sol centrafricains.

Les arguments avancés contre la Tokenisation des ressources naturelles centrafricaines sont les suivants ;

        • il ressort de la Constitution du 30 mars 2016, prise spécialement en son article 80, qu’il revient au législateur et donc, au jour d’aujourd’hui, à l’Assemblée nationale de fixer les règles relatives à la protection de l’environnement, ainsi qu’aux régimes domaniaux, fonciers, forestier, pétrolier et minier. Une procédure, telle que celle instaurée par les actes attaqués, d’acquisition automatique de terres et de ressources naturelles sans se soumettre aux
          conditions et procédures fixées par la loi, revient de fait à ajouter à la loi, voire à l’abroger. L’Exécutif étant radicalement incompétente pour édicter de telles règles, les actes attaqués sont ainsi manifestement contraires à la Constitution de ce chef.
  • La même Constitution de la RCA affirme, en son préambule qui en est « partie intégrante » aux termes mêmes de ladite Constitution, le droit inaliénable du Peuple centrafricain au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien. Il se déduit de cette disposition, qui résulte d’une des recommandations fortes du Forum de Bangui, qu’il ne peut être disposé de la terre et des ressources naturelles de la République Centrafricaines que par le Peuple souverain, soit directement, soit par le biais de ses représentants. Cette interprétation se trouve confortée par le fait que, tiré lui aussi des recommandations du Forum de Bangui, l’article 60 alinéa 2 de la Constitution soumet tout contrat en la matière à une double exigence : requérir et obtenir
    l’autorisation préalable des Représentants de la Nation (Assemblée nationale), d’une part, et rendre public le contrat, d’autre part. Or, le propre du dispositif mis en place par les actes attaqués est de ne satisfaire à aucune de ces deux exigences constitutionnelles.

Sans attendre l’issue de cette procédure de contentieux constitutionnel, un intérêt certain s’associe aux questions soulevées : Qui (personne physique autant que personne morale) peut juridiquement et valablement tokeniser un bien ? A l’évidence, les problématiques de propriété juridique des biens objets de Tokenisation va s’étendre dans l’univers virtuel des NFT (Non Fongible Token).

Selon Blockchain France, la « tokenisation » est la création de la représentation numérique d’un actif sur une blockchain. En d’autres termes, elle désigne l’inscription d’un actif et de ses droits sur un token afin d’en permettre la gestion et l’échange en pair-à-pair sur une blockchain, de façon instantanée et sécurisée. Aujourd’hui, en plus des actifs financiers et incorporels (parts sociales, brevets, crédits carbones, droits d’auteur…), les actifs du monde réels sont tokenisables ( Immeubles commerciaux, Tableaux artistiques).

Rappelons que dans le Règlement ministériel organisant le fonctionnement du marché financier de la CEMAC, (article 76 nouveau), les exigences relatives à l’appel public à l’épargne s’appliquent désormais également au placement de jetons numériques (TOKEN). Le même texte explique que, constitue un jeton tout bien incorporel représentant, sous forme numérique, un ou plusieurs droits pouvant être émis, inscrits, conservés ou transférés au moyen d’un dispositif d’enregistrement électronique partagé permettant d’identifier, directement ou indirectement le propriétaire dudit bien. La COSUMAF y est chargée de définir, dans son Règlement Général et ses instructions, des dispositions spécifiques pour le placement desdits jetons.

 

 

Marche de la honte, des scènes de spectacles honteux observés dans certaines villes de provinces

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

 

Bangui (République centrafricaine) – Les scène de spectacle honteuses observées dans certaines villes de province et à Bangui lors de la marche du soutien au référendum constitutionnel organisé par le pouvoir de Bangui poussent les Centrafricains à se demander les raisons exactes de cette organisation.

Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022
Marche du soutien au référendum constitutionnel du 6 août 2022

 

La marche de la honte

 

Si à Bangui certains partis politiques d’opposition dénoncent l’utilisation frauduleuse de leurs logos sur des banderoles à des fins propagandistes lors de la marche du samedi 6 août 2022, dans certaines villes de province, les autorités se sont livrées à des spectacles dignes d’un film ivoirien. Pour des miettes, certaines « autorités » se ridiculisent, au point de faire la honte à toute la nation

D’après maître Crépin Mboli-Goumba,  « Notre État n’est pas seulement en lambeaux, en termes d’infrastructures. C’est pire. L’administration est ouvertement au service du pouvoir. Les préfets et sous-préfets obligent nos compatriotes à manifester pour réviser la constitution. Peut-on organiser des élections impartiales? ».

Et c’est encore plus grave si l’on se rend dans certaines grandes villes du pays.

À lire: le bilan de l’explosion de deux mines terrestres  dans les localités de Ngaoundaye s’élève à 4 morts

La marche du soutien au référendum organisée par le parti au pouvoir à Damara avec une poignée de ses militants présents comme les militants du MLPC
La marche du soutien au référendum organisée par le parti au pouvoir à Damara avec une poignée de ses militants présents comme les militants du MLPC

 

À Damara, ville d’origine du Président de la République, par exemple, les autorités locales ont fait marcher des enfants mineurs avec des pancartes avec des logos de certains partis d’opposition. Plus spectaculaire encore, à  Bossangoa, il n’y avait pas de marche, mais des séances de photos. On ramasse quelques têtes et on les fait marcher 50 mètres justes pour les filmer et publier les images sur les réseaux sociaux. Ces individus, leur nombre ne dépasse difficilement 10.

À Carnot, le proviseur mobilise ses élèves pour marcher contre un billet de 500 francs CFA.

À Bouar, le député Pabandji a fait venir seulement 3 enfants et quelques adultes de Baboua et des villes environnantes pour manifester à Bouar, mais c’est la honte totale. Certains ne savent même pas ce qu’ils faisaient dans la ville.

À lire aussi : UNE REPUBLIQUE PARIA PAR FAITS POLITIQUES DE TOUADERA

 

D’ailleurs, l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba a bien précisé.

« Aucun régime ne devrait jamais pousser l’indécence au point de profiter de la misère de son peuple pour l’exploiter à des fins égoïstes ». Selon lui, les manifestants se sont réveillés le lendemain et les 1000 francs  reçus pour marcher ont disparu, et les problèmes du pays restent intacts.

 

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Centrafrique : Le MSF lance de nouveaux services de soins maternels et infantiles d’urgence au CHUC  de Bangui

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 10 août 2022

Des patients attendent dans la salle d'attente du service ambulatoire de l'hôpital MSF de Kabo, une ville du nord de la République centrafricaine.   Adulte, Sari in IMG_0137
Des patients attendent dans la salle d’attente du service ambulatoire de l’hôpital MSF de Kabo, une ville du nord de la République centrafricaine.   Adulte,
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Le MSF lance nouveaux services au CHUC

 

Bangui (République centrafricaine) – L’ONG internationale Médecins Sans Frontières (MSF) a lancé, mardi 9 août 2022, de nouveaux services de soins maternels et infantiles d’urgence au Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) de Bangui. Selon l’organisation, ce démarrage marque une nouvelle étape dans l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant dans la capitale centrafricaine.

 

Dans son communiqué de presse paru mardi, l’ONG a affirmé que c’est « Depuis 2014, les équipes de MSF collaborent étroitement avec le Ministère de la Santé et de la Population (MSP) afin d’améliorer l’offre de soins maternels et infantiles à Bangui. Ce fut notamment le cas au Centre de Santé Urbain (CSU) de Castors, dans le 3ème Arrondissement (Arr.), où la maternité est rapidement devenue une structure de référence pour la prise en charge des mamans et des nouveau- nés en situation critique ».

« Pendant près de huit ans, les équipes de Castors ont été formées et ont pris en charge gratuitement les urgences obstétriques et gynécologiques », ajoute le communiqué.

 À en croire monsieur René Colgo, chef de mission de MSF en rca, « depuis le début du projet, plus de 67.000 enfants y sont nés avec l’appui du MSF     , et d’innombrables vies ont été sauvées ». « Cependant, les besoins à Bangui restent importants et MSF voulait renforcer les capacités de prise en charge dans une autre structure hospitalière, plus appropriée.

« En concertation avec le ministère de la santé et de la population, il est vite apparu que le CHUC réunissait toutes les conditions et était le meilleur choix à ce niveau. Nous sommes donc ravis d’y entamer une nouvelle page de collaboration pour accroître l’offre de soins vitaux gratuits. », ajoute-t-il.

 

L’appui du MSF se poursuit

 

Il faut noter que depuis fin juillet, les équipes de MSF appuient donc celles du CHUC pour prendre en charge gratuitement les patientes qui y sont référées pour cause de complications obstétricales nécessitant des soins chirurgicaux, ainsi que les nouveau-nés vulnérables de moins de 6 semaines.

Près d’un milliard de FCFA ont été investis par l’organisation médicale humanitaire pour assurer des conditions de soins optimales dans les nouvelles infrastructures disposant de nouveaux équipements, notamment deux nouveaux blocs opératoires, deux salles d’accouchements, et 110 lits.

« C’est un appui important pour la capitale », explique le Dr Abel Assaye, directeur du CHUC qui ajoute que   « Investir de la sorte dans les infrastructures et le personnel, c’est garantir une offre de soins maternels et infantiles de qualité, sur le long terme. Ce soutien de MSF permettra aux services de maternité et de néonatalogie de l’hôpital de respirer et d’accueillir plus de patientes. Cela va maximiser notre impact. »

D’après le communiqué, le Ministère de la Santé reprend donc de façon autonome la gestion de la maternité du CSU de Castors, où les équipes de MSF assureront uniquement les consultations en matière de planning familial et de prise en charge des infections sexuellement transmissibles. Afin d’assurer une continuité des soins à la maternité et pérenniser les acquis, MSF a fait don des équipements et maintiendra un appui financier et logistique, y compris en médicaments, au Ministère jusqu’à la fin de l’année 2022.

En dehors du CHUC et de Castors, MSF continuera également à fournir un appui technique en soins maternels et infantiles de base aux centres de santé de Bede combattant (8e Arr.), Gbaya Dombia (3e Arr.) et Boy Rabe (4e Arr.).

« Cet engagement de MSF s’inscrit dans l’objectif des autorités centrafricaines d’investir dans le capital humain et de réduire la mortalité maternelle et infantile dans le pays, qui reste malheureusement l’une des plus élevées au monde », poursuit René Colgo. « Les défis en ces matières restent très nombreux et nécessitent un appui de nombreux partenaires. Ici comme ailleurs dans le pays, nous sommes heureux d’apporter notre pierre à l’édifice en faveur de la population. »

Il y’a lieu de rappeler que le Médecins Sans Frontières travaille en RCA depuis 1997. Aujourd’hui, nos équipes gèrent 13 projets à travers le pays. La santé maternelle et infantile est l’une des priorités de l’ONG médicale humanitaire. En 2021, ses équipes ont pris en charge 19.582 femmes lors de leurs accouchements.

 

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