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Centrafrique : le suppléant du député de Ngaoundaye 1 enlevé par des bandits armés

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Bangui (République centrafricaine) – Le suppléant du député de la première circonscription de Ngaoundaye  Bernard Dillah a été enlevé par des bandits armés, selon les autorités locales. Il s’appelle NING-HANILE Romaric.

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Commissariat de police de ngaoundaye le 25 mars 2020. Photo CNC

 

Rédigé par Fortuné Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Monsieur NING-HANILE Romaric, suppléant du député de Ngaoundaye 1 enlevé par des bandits armés

 

Joint au téléphone, l’honorable Bernard Dillah confirme l’information, mais ne souhaite pas donner plus de détail.

D’après des informations recueillies, le député suppléant, monsieur NING-HANILE Romaric  serait enlevé dans la nuit du lundi à mardi 24 janvier 2022  vers 1 heure du matin dans sa circonscription de Ngaoundaye, plus précisément dans son village de Bolélée, qui se trouve seulement à 5 kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe de bang, dans la préfecture  de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Selon les  témoins interrogés par la rédaction du CNC, ses ravisseurs seraient des rebelles du mouvement 3R, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, le député suppléant n’a pas fait de signes de vie à sa famille.

Joint au téléphone, le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguélé n’a pas voulu faire de commentaire.

Du côté du mouvement 3R, nous avons tenté en vain de joindre le chef d’état-major dudit mouvement armé.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Hausse de Prix des carburants : les transporteurs routiers appellent le PAM a revoir à la hausse ses cotations

 

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Tension interethnique, le quartier Boy-Rabe risque de s’éclater

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Bangui (République centrafricaine) – Depuis la propagation des rumeurs de l’encerclement de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), la tension monte de plusieurs crans dans certains quartiers de la capitale. Au KM5 comme à Boy-Rabe, les signes de la nervosité du régime sont parfaitement visibles. Contrairement au KM5, la tension  qui prévaut depuis une semaine à Boy-Rabe risque de s’éclater à une grave violence intercommunautaire entre les Gbaya, l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé à celle du Président Touadera, les Ngbakamandja. .

Marché de Boy-Rabe. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC .
Boy-Rabe. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC .

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Le quartier KM5 bouclé par les forces de l’ordre

 

Pour le gouvernement, il ne fait aucun doute, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se sont infiltrés massivement dans la capitale Bangui.  Et leur principale base arrière, si ce n’est pas à Boy-Rabe, c’est le quartier à majorité musulmane, le  KM5. Ainsi, depuis près d’un mois, il est difficile de circuler librement à partir de 18 heures. Les principales entrées de ce quartier sont verrouillées par les forces de l’ordre, et des contrôles des pièces d’identité sont renforcés par l’installation de plusieurs checkpoints. L’objectif, surveiller les mouvements  afin de débusquer les potentiels assaillants.  Mais le plus sensible est ailleurs, c’est à Boy-Rabe.

À lire aussi : La montée des actes de criminalité inquiète à Bangui

Dans une ruelle du quartier Ndress 2 à Boy-Rabe
Dans une ruelle du quartier Ndress 2 à Boy-Rabe. CopyrightCNC

 

Boy-Rabe, les Ngbakamandja menacent

 

Au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, c’est une autre affaire.  Pourtant, c’est le quartier où le chef de l’État réside depuis plusieurs années, et les Gbaya tout comme les Ngbakamandja et Mandja y cohabitent en toute tranquillité. Mais avec les récentes rumeurs  de l’encerclement de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC( dirigée par l’ancien Président François Bozizé, de l’ethnie Gbaya,  cette cohabitation pacifique risque de s’éclater à une violence indescriptible.

En effet, depuis une semaine, dans différents secteurs du quartier Boy-Rabe, notamment vers Ndress 2 et ailleurs, vers 3 heures du matin, chaque jour, des hommes circulent a pieds, accompagnés des hommes en tenue dans des véhicules, sifflet à la main, parlent à haute voix et menaces toutes personnes de l’ethnie Gbaya.

 

« Les Gbaya pensent qu’ils sont trop forts »

 

Selon eux, les Gbaya pensent qu’ils sont forts que les Ngbakamandja. Qu’ils doivent maintenant sortir, voir s’ils sont des hommes.

Ils parlent en sango et à haute voix dans les quartiers.

« Vous, les Gbaya là, vous  gardez les rebelles discrètement chez vous. On le sait très bien. Mais dans les prochains jours, on va vous charcuter! », disait à haute voix l’un des provocateurs.

Interrogés par CNC, les habitants du quartier Ndress 2 affirment que  c’est depuis plusieurs jours que ces gens patrouillent dans les quartiers vers 3 heures du matin pour insulter et provoquer tous les citoyens de l’ethnie  Gbaya.  Mais où va la Centrafrique? Touadera veut nous ramener  où? se demandent -ils.

À lire aussi : panique sur l’axe Bossembélé – Bossangoa, de violents combats signalés entre les rebelles et les FACA

 

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Wagner le charcutier habituel en Centrafrique

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Bangui (République centrafricaine) – Samedi dernier, le 14 janvier 2023, nous n’oublierons pas cette date, un soldat des courageuses Forces Armées Centrafricaine (FACA) a été tué dans la ville de Ngakobo par un mercenaire de Wagner avec 4 balles, dont deux dans la poitrine et dans la tête.

Centrafrique.org/un_soldat_faca_au_complet_avec_son_arme/” data-wpel-link=”internal”>Intérieur de l'article, un soldat FACA au complet avec son arme à la main, peut être celui qui se fait tuer par les wagner

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Wagner le charcutier

 

Ainsi donc comment nos soldats FACA sont traités par les Mercenaires russes.

 

Ce courageux soldat réclamait la totalité de leur Prime journalière Alimentaire (PJA) envers son chef hiérarchique, mais l’affaire elle a mal tournée. Le texte, signé des hautes autorités du pays prévoit 45 000 FCFA par le mois, mais en fait il est versé que 20 000 FCFA actuellement aux soldats sur le terrain. Dérisoire pour eux qui pourtant défendent le pays. L’autre partie serait détournée par le chef de la base pour son confort à lui, sans penser à ses soldat qui doivent vivre et souvent faire vivre leur famille loin de chez eux.

L’argent ne viendrait peut être pas car les caisses du trésor publique sont vides. A trop payer des mercenaires qui nous volent, il n’y a plus rien pour les soldats.

Même pour les soit disant instructeurs russes la situation est dure. Comme ils ne payent pas les fournisseurs, ce dernier ne veut plus les livrer, il y a trop de dettes.

Alors, comme ce soldat il était trop encombrant avec ses multiples réclamations, il a été froidement abattu par derrière par les russes, sans crier gare. Peut-être qu’il a eu peur qu’une rébellion s’organise dans les rangs des militaires, qui sont de plus en plus mécontent de leur sort. (Wagner le charcutier ).

Il laisse derrière lui une femme et des enfants.

À lire aussi : Crise en Centrafrique, la nouvelle stratégique rhétorique du gouvernement sème le doute

 

Nous nous posons des multiples questions sans aucune réponse

 

Les mercenaires russes censés nous protéger, tirent à bout portant sur nos soldats qui réclament le minimum de leur droit, alors allons-nous continuer à subir cette humiliation au temps de la traite négrière ? (Wagner le charcutier ).

 

Même nos soldats sont traités sans que l’état-major dénonce cet acte ignoble, alors à qui la population civile pourrait demander rescousse pour sa sécurité ?

 

Où toute personne réclamera son droit et dénoncera les mercenaires russes sera considéré comme un ennemi?

« Que Dieu vienne en aide à notre pays la Centrafrique et à son peuple ». (Wagner le charcutier ).

 À lire aussi : LA RUSSIE A LA MANOEUVRE CONTRE DIMITRI SYTYI

 

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Centrafrique : le Premier ministre Félix Moloua demande 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires

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le Premier ministre Félix Moloua demande 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires

 

Bangui (République centrafricaine) – Selon le quotidien russe RIA Novosti, le Premier ministre centrafricain Félix Moloua aurait demandé aux responsables de la société terroriste russe Wagner l’augmentation supplémentaire de ses paramilitaires en République centrafricaine. Pour de nombreux Centrafricains, ceci n’est rien qu’une haute trahison.

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Le premier ministre Félix Moloua

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Félix Moloua demande 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires

 

À en croire le quotidien russe RIA Novosti, le Premier ministre Félix Moloua aurait demandé aux responsables de Wagner d’augmenter la présence de ses mercenaires communément appelés « instructeurs russes » dans le pays pour contrer les groupes armés qui menacent d’envahir la capitale centrafricaine. Ainsi, il promet de discuter l’envoi de 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires en RCA.

“Aujourd’hui, comme je l’ai dit, la situation en matière de sécurité s’est considérablement améliorée à la satisfaction de l’ensemble de la population centrafricaine. En outre, la population demande d’augmenter la présence d’unités russes pour empêcher complètement les actions des groupes armés”, a déclaré le Premier ministre Félix Moloua à  l’Agence RIA Novosti.

Selon l’ambassadeur de la Russie en RCA, monsieur Alexander Bikantov , le nombre total des hommes de Wagner dans le pays s’élève à 1135  combattants. Si la demande du Premier ministre Félix Moloua d’augmenter à 3000 mercenaires de Wagner supplémentaires est approuvée, ce nombre passerait de 1135 à 4135 dans les prochains jours. Or, selon le ministre Pascal Bida Koyagbélé, il y’aurait actuellement 5000 Mercenaires russes en RCA. Ceci dit, les autorités du pays ne connaissent même pas le nombre exact des mercenaires de Wagner dans le pays.

À lire aussi : Les bourdes qui ont plombé le bilan de TOUADERA 

 

Réaction sur les réseaux sociaux à l’annonce de la nouvelle

 

Pour le journaliste Ben Wilson Ngassan, ceci n’est rien que l’importation du terrorisme organisé en Centrafrique. Avec la demande du premier ministre Moloua d’augmenter de 3000 mercenaires de Wagner dans le pays, la RCA va être disloquée.

« C’est terrible !!! Ces gars finiront par disloquer ce pays. Sûrement que la dislocation est déjà en marche. Qu’est-ce que le FAT n’aura pas déconstruit au cours de son bref passage à la tête de l’État ? Être centrafricain n’est-il qu’à ce prix ? Que rapportent ces “instructeurs russes”, disons-le franchement, ces “marchands de la sécurité”, pour l’amélioration du climat sécuritaire si ce n’est exploitation hors contrôle de nos ressources, sodomisation de nos forces de défense, importation du terrorisme organisé en Centrafrique ? Ce qui est sûr, cette dislocation aura lieu sans cette grande majorité de centrafricains qui, comme moi, refuse l’ordre imposé par la minorité clanique », s’insurge-t-il sur la plateforme de la messagerie WhatsApp.

Rappelons que depuis près d’un mois, les rumeurs circulent comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux et dans la capitale que Bangui serait actuellement encerclée par les rebelles de la  CPC. Sur ce, les autorités du pays n’arrivent pas à dormir la nuit.

À lire aussi : à Boda, les mercenaires de Wagner sont devenus des chasseurs des gibiers et producteurs de charbons de bois

 

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Centrafrique : le chef milicien Héritier  Doneng menacé de poursuite judiciaire par le député Fleury Junior Pabandji pour vol aggravé

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Bangui (République centrafricaine) – La tension entre le député du MCU Fleury Junior Pabandji et son ex-ami Héritier Doneng, chef milicien du régime, devient plus tendue. Pour ses 2 millions de francs CFA volés par monsieur Héritier Doneng il y a 9 ans, celui-ci lui demande depuis plus de deux ans de lui rembourser intégralement son argent qu’il a volé, mais en vain. C’est sur le terrain judiciaire que les deux hommes comptent désormais s’affronter.

Centrafrique.org/rca-apres-le-sinistre-cas-sarandji-a-baoro-fleury-junior-pabandji-candidat-du-mouvement-coeurs-unis-mcu-a-bouar-1-demasque-dans-son-plan-de-fraudes-electorales/fleury-pabandji/” rel=”attachment wp-att-43950″ data-wpel-link=”internal”>FLEURY JUNIOR PABANDJI
monsieur FLEURY JUNIOR PABANDJI

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Le député Fleury Junior Pabandji menace de poursuivre le chef milicien Héritier  Doneng

 

Après plusieurs années, les deux hommes ne se sont pas rencontrés, ni échangés des mots. Mais le mardi 18 octobre 2022,  lors de la réunion des députés de la majorité présidentielle dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut à Bangui, ils se sont croisés brièvement pour la première fois. Mais c’était électrique. Les deux hommes ne se sont pas salués ni échangé des mots.

En effet, étant étudiant en master  de physique à l’université de Bangui à l’époque, monsieur Fleury Junior Pabandji avait été élu Président du bureau exécutif   de l’association nationale des étudiants centrafricains (ANECA). Il a recruté monsieur Héritier Doneng parmi ses agents de sécurité.  C’était monsieur Doneng qui portait son sac de travail derrière lui.  Mais un jour, sans prendre de précautions, monsieur Fleury Junior Pabandji avait mis dans son sac une somme de 2 millions de francs CFA.

À lire aussi : Marche pour le référendum, une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

 

Vol de 2 millions de francs CFA de Pabandji

 

En portant le sac de travail de monsieur Fleury Junior Pabandji ce jour, Doneng avait discrètement volé cet argent dans le sac et s’éclipse dans la nature.  Depuis 2012 – 2013, monsieur Héritier Doneng s’est réfugié au Cameroun, fuyant  son pays jusqu’à l’arrivée du Président Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016.

De retour au pays, l’homme milite  dans le parti au pouvoir. En 2019, il avait créé une milice armée du régime dénommée « REQUIN ». Malgré son retour au pays, les deux hommes ne se sont pas rencontrés jusqu’en 2020 où monsieur Fleury Junior Pabandji devient lui aussi député de Bouar 1.

Après neuf ans des faits,  le député Fleury Junior Pabandji ne compte pas laisser l’affaire. Il préfère désormais se revoir  tous les deux devant la justice.

Affaire à suivre…

À lire aussi : un des otages de Tiringoulou est gravement malade  

 

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Ndélé :  nouvelle tension, les autorités préfectorales alertent sur une éventuelle attaque des rebelles

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nouvelle tension à Ndélé, les autorités préfectorales alertent

 

Bangui (République centrafricaine) – Suite aux rumeurs persistantes d’une possible attaque de la ville par les rebelles du CPC du général François Bozizé, la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, située à environ 654 kilomètres au nord-est  de Bangui, vit depuis près d’une semaine dans un climat de peur et d’inquiétude. La Minusca, les soldats FACA et les mercenaires de Wagner prennent position dans la ville.

Centrafrique.org/les-rumeurs-dattaque-de-la-ville-de-ndele-par-les-rebelles-persiste-la-minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-Minusca-a-Ndele.-CopyrightMinusca-450×338.jpg” alt=”Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca” width=”450″ height=”338″ />
Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Les autorités préfectorales de Ndélé alertent sur une éventuelle attaque des rebelles

 

Selon des informations des autorités préfectorales de Bamingui-Bangoran, les chefs rebelles du CPC, à savoir Ali Darassa, patron de l’UPC et chef d’état-major de la CPC,  et Nourredine Adam, patron du FPRC,  seraient en train de mobiliser leurs hommes en vue de mener une foudroyante attaque sur la ville de Ndélé. Ce climat de peur s’aggrave de jour en jour lorsque la ville de Bamingui, située à 130 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Ndélé, est aussi encerclée par des groupes armés depuis une semaine.

Ainsi, à Ndélé, les forces de l’ordre sont déployées dans tous les coins de la ville. Des patrouilles de la police et des gendarmes ainsi que des Casques bleus de la Minusca se multiplient. Les mercenaires russes de la société Wagner sont positionnés parmi les éléments de forces armées centrafricaines (FACA) aux checkpoints à l’entrée et à la sortie de la ville.

Par ailleurs, des rumeurs circulent dans la ville comme une traînée de poudre faisant état d’une attaque de la base des hommes de Wagner par un drone inconnu la semaine dernière. D’après ces rumeurs, un mercenaire de Wagner serait blessé, et deux hélicoptères ont également été touchés par des explosifs largués par ce drone militaire.

À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques

 

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Nul n’est professionnel lorsqu’on parle d’oreiller..

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Bangui (République centrafricaine) – D’apparence, cela ne semble pas aller si mal pour les mercenaires du groupe Wagner en Centrafrique. Mais mon influenceuse, qui dit avoir eu plusieurs relations intimes avec des russes, dont certains haut placés, nous affirme avoir eu, dans l’intimité, des confidences de ces derniers. Et tout n’est pas aussi rose qu’on essaie de nous le faire croire parce que pour eux nous sommes des dupes. On nommera notre influenceuse Henriette pour préserver son anonymat.

Des mercenaires russes font leurs courses en octobre au super marché Bangui Mall, un supermarché chic utilisé principalement par le personnel des ambassades et des
Des Mercenaires russes font leurs courses en octobre au super marché Bangui Mall, un supermarché chic utilisé principalement par le personnel des ambassades et des. CopyrightNew York Times

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

Parmi ces aventures, se trouve “un très haut responsable”, dont elle préserve l’identité “pour qu’il n’ait pas de souci, ici comme chez lui en Russie”. Ce dernier semblait avoir un rôle central dans l’organisation des mercenaires. Ce haut responsable s’est confié notamment sur la propagation de certaines maladies dans les emprises de ses compatriotes. En effet, la guerre en Ukraine affecte durablement les effectifs russes, et ils sont donc obligé de recruter jusqu’à dans les prisons, comme leur chef Progogine s’en vante.

Les exigences physiques et sanitaires ont toute été revue à la baisse pour pouvoir incorporer ces nouvelles recrues au passé douteux. L’augmentation du nombre d’instructeurs sur le territoire centrafricain depuis début décembre ne va-t-elle pas ramener des bactéries qu’un pays qui sort tout juste du covid n’a absolument pas besoin?

Dans le même registre des effectifs, l’amant s’est épanché sur le manque flagrant d’hommes “depuis la guerre en Ukraine, et la diminution des effectifs ici”, “ce qui ne [nous] permet plus de contrôler efficacement l’ensemble du territoire”. Depuis le printemps dernier, l’effort de la société Wagner s’est envolé vers les intérêts premiers du Kremlin, et son opération spéciale. Désormais, les groupes armés sont devenus une menace importante pour le dispositif russe. Le haut dirigeant russe ne vante pas les mérites des Forces armées Centrafricaine, qui, dit-il, “n’ont pas le niveau pour tenir leur propre pays face au danger”. Ni même, ce ne sont pas les russes noir, c’est supplétifs “peureux, qui fuient au premier coup de feu” qui vont les aider à tenir le territoire.

La question reste à savoir :

Bangui et Touadera seraient ils en danger?

Peut-ton se préparer à digérer l’après Wagner et quelles seront les séquelles psychologiques en Centrafrique?

À lire aussi : La Centrafrique met un coup de frein à son projet crypto, le Sango Coin

 

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Les partisans du Président Touadera adoptent une stratégie pour contrer l’influence du journal Corbeaunews-Centrafrique dans le pays

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Bangui (République centrafricaine) – Premier site d’actualités centrafricain en ligne, Corbeaunews-Centrafrique est un journal respecté en Afrique et ailleurs dans le monde grâce à la ténacité de son équipe des journalistes.  Refusant toute tentative de corruption de la part du gouvernement et de la société de mercenariat russe Wagner, Corbeaunews-Centrafrique  (CNC) est devenu un journal à abattre par le régime de Bangui. Avec de diverses manœuvres visant à contrer son influence en RCA, Corbeaunews reste toujours largement suivi. Pour les partisans du Président Touadera , il faut adopter une autre stratégie.

Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Les partisans du Président Touadera adoptent une stratégie pour contrer l’influence du CNC

 

Face à la popularité grandissante du journal Corbeaunews-Centrafrique  (CNC)  dans le pays, le gouvernement, sur instruction du Président de la République, a ordonné le blocage du site sur l’ensemble du territoire centrafricain. Et cela depuis 2021. Malgré cela, les Centrafricains ont trouvé une astuce pour contourner le blocage du site de Corbeaunews-Centrafrique  (CNC). Le site devient par surprise plus populaire que d’avant.

Sur l’application Phoenix sur les Android, les articles du CNC sont automatiquement repris, et le site devient de plus en plus populaire en Centrafrique. Sur ce, le gouvernement n’a plus la possibilité de bloquer l’application Phoenix.

À lire aussi : des milliers de déplacés traumatisés après les violences à Ippy

 

Stratégie des enfants

 

Face à l’influence grandissante de Corbeaunews-Centrafrique  (CNC), les jeunes partisans du Président de la République pensaient que c’est sur les réseaux sociaux que Phoenix ramasse les articles du CNC. Ainsi ils ont adopté une stratégie : aller massivement connecter leur compte Facebook sur l’application Phoenix.  Pour contrer l’influence du CNC.

« Chers tous et toutes connectent nous massivement avec nos comptes Facebook sur phœnix qui ne cessent de relayés des articles de Corbeaunews sur notre champion Faustin Archange Touadera », annoncent les partisans du Président de la République.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Tension de trésorerie, Touadera demande à ses ministres de privilégier les salaires des fonctionnaires

 

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À Kabo, l’image de la vierge Marie est apparue au plein centre-ville

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Bangui (République centrafricaine) – Une scène mystérieuse s’est déroulée la semaine dernière au plein centre-ville de Kabo,  chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de L’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine. Selon les témoins interrogés par la rédaction, la vierge Marie est apparue sous un manguier en plein jour.

Centrafrique.org/une-femme-portant-un-seau-sur-la-tete-apres-lavoir-rempli-a-un-point-deau-du-site-b-pour-les-personnes-deplacees-de-la-ville-de-kabo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Une-femme-portant-un-seau-sur-la-tete-apres-lavoir-rempli-a-un-point-deau-du-site-B-pour-les-personnes-deplacees-de-la-ville-de-Kabo.-450×300.jpg” alt=”Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF  ” width=”450″ height=”300″ />
Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF

 

Rédigé par Brice Koudom

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 janvier 2023

 

À Kabo, l’image de la vierge Marie est apparue

 

Combien de fois la vierge Marie est apparue  en RCA? Difficile de savoir. Malgré les dizaines d’apparitions signalées au cours de ces récentes décennies  en RCA, seule celle de Ngoukomba à Bangui a été homologuée  par l’église catholique de Centrafrique.

Mais depuis samedi dernier,  à Kabo,  les habitants  ont signalé l’apparition mystérieuse de la vierge Marie en plein centre-ville, provoquant un retentissement important chez les fidèles catholiques  qu’un véritable culte  s’est instauré  au point de répandre  dans toute la région de l’Ouham-Fafa.

Ainsi, depuis le week-end dernier, les gens viennent de partout, même de Bangui  pour assister à la scène miraculeuse.

Sur des images de la scène circulant sur les réseaux sociaux, on voit réellement l’image de la vierge Marie entourée des bougies que les fidèles catholiques ont placée à l’endroit.

Alors, Kabo va-t-elle déclarer une ville sainte ? Difficile de le savoir.

Affaire à suivre…

À lire aussi : LES CAISSES DE WAGNER SONT-ELLES VIDES?

 

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Un député et un ministre pris en flagrant délit de blanchiment d’argent par l’agence nationale d’investigation financière (Enquête exclusive du CNC)

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 Bangui (République centrafricaine) – Dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, l’agence nationale d’investigation financière de Centrafrique (ANIF), dans sa stratégie de lutte contre ce phénomène,  a mis en place un dispositif informatique d’alerte au niveau des institutions financières centrafricaines. Et cela semble fonctionner parfaitement, car un député de la majorité présidentielle et un ministre  issu des groupes armés ont été récemment pris en flagrant délit de blanchiment d’argent à l’ÉCOBANK, et le Président de la République s’en mêle. Enquête exclusive du CNC.

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Un député et un ministre pris en flagrant délit de blanchiment d’argent

 

Même si cela n’est pas nouveau dans le pays,  mais la proportion que prenne ce phénomène de blanchiment d’argent inquiète. Sur le plan régional, les experts évaluateurs relèvent qu’il existe encore de réels risques favorables au blanchiment d’argent, notamment la corruption, les détournements  de deniers publics, la fraude douanière et fiscale, etc..

Justement, sur le volet du détournement des deniers publics, les autorités centrafricaines sont devenues des championnes en toute catégorie confondue. La récente prise de l’agence nationale d’investigation financière (ANIF)  à L’ÉCOBANK en témoigne.

À lire aussi : à Boda, les mercenaires de Wagner sont devenus des chasseurs des gibiers et producteurs de charbons de bois

 

Le député de Nola 2 Marien Dieudonné  Djéma pris dans le filet de l’ANIF

 

Comme vous le savez, la mobilisation  des Centrafricains en faveur du référendum constitutionnel pouvant ouvrir la voie à un troisième mandat ou à une présidence à vie au Président de la République Faustin Archange Touadera nécessite beaucoup d’argent. Et il en est conscient. Ainsi, le député de Nola 2, l’honorable  Marien Dieudonné  Djéma avait été désigné le représentant de la mobilisation et de sensibilisation de la population dans le grand ouest, notamment Mambéré, Mambéré Kadéi, Sangha-Mbaéré et la Nana-Mambéré. Il a également les tâches de corrompre les députés.  Sur ce, le chef de l’État lui avait remis en main propre une somme de 300 millions de francs CFA en espèce.

Mais le député Djema préfère remettre à 120 députés une somme de 250 000 francs CFA à chacun, faisant au total une somme de 30 millions de francs CFA. Dans les villes de l’Ouest, il s’est rendu effectivement dans plusieurs villes, mais on ignore le montant exact qu’il a dépensé en faveur de la dernière marche réclamant le référendum constitutionnel.

De retour à Bangui, le député Djema, au lieu de remettre le reste de l’argent en question au Président de la République, préfère aller le déposer discrètement sur son compte personnel à l’ÉCOBANK. C’était une somme de 80 millions de francs CFA.

48 heures après le dépôt, l’agence nationale d’investigation financière est alertée par son système informatique, et le compte est saisi.

À lire aussi :  Conseil de résistance et de transition : quand la peur change de camp, le MCU menace

 

Gautron Djono Ahaba, ministre des Transports, pris en flagrant délit de blanchiment d’argent

 

C’est toujours dans le cadre  de la mobilisation de la population du Grand Nord, c’est-à-dire Haute-Kotto, Bamingui-Bangoran et la Vakaga  en faveur du référendum constitutionnel que le Président de la République avait remis également la somme de 300 millions de francs CFA à monsieur Gautron Djono Ahaba.  On ne sait pas ce que monsieur Djono avait fait avec cet argent, mais il est parti déposer sur son compte personnel à  l’ÉCOBANK une somme de 100 millions de francs CFA.  Là encore, l’ANIF a mis la main dessus, et le compte est bloqué.

À lire aussi : coup d’État constitutionnel de Touadera, de quel côté serait Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle

 

Le Président de la République à la rescousse

 

Face au blocage de leurs comptes bancaires par l’ANIF, monsieur Djono Ahaba et monsieur Marien Dieudonné  Djéma sont allés se plaindre au chef de l’État pour demander son intervention auprès de l’ANIF et du nouveau directeur de l’ÉCOBANK.

Interrogé par l’ANIF, le député Marien Dieudonné  Djéma tente de se défendre en disant qu’en plus de ses fonctions de député, il est également transporteur. Il disait acheter des camions et les vendre régulièrement. Une explication qui n’a pas convaincu l’ANIF qui maintient sa position jusqu’à ce jour.

Pour le ministre Djono Ahaba, l’homme n’a pas d’arguments pour se justifier face à l’ANIF. Son seul espoir, c’est l’intervention du prr.

À lire aussi : Le journal américain New York Times fait des révélations inattendues sur la réforme constitutionnelle du Président Touadera  

 

Mais d’où sort tout cet argent?

 

Interrogés par la rédaction, de nombreux observateurs se posent la même question. Le chef de l’État est-il un trafiquant des faux billets de banque? Non! D’après eux,  la recette de la société Almadina, qui ne rentre pas dans les caisses de l’État, les fonds investis dans le sango coin,  les recettes des diamants qu’il a lui-même vendus à l’étranger,  ou alors les recettes des trafics d’or qu’il a fait avec la société Wagner pourraient lui permettre également d’avoir suffisamment d’argent. Rien que pour son projet de reforme constitutionnelle, le chef de l’État a déjà dépensé plus de 3 milliards de francs CFA. Alors, cet argent ne peut-il pas soulager la souffrance des centrafricains? Selon le magazine américain FORBE, Touadera est le premier milliardaire centrafricain, ce qu’il ne faut pas l’oublier !

À lire aussi : 3 malfaiteurs camerounais interpellés par les rebelles de 3R

 

Enquête menée par la cellule d’enquête et d’investigation du CNC, dirigée par madame Gisèle MOLOMA

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Rumeurs d’attaque de la ville de Bangui, entrée en action du mirage de Wagner

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Bangui (République centrafricaine) – Le mirage déployé l’année dernière par la société terroriste russe Wagner en République centrafricaine vient de faire sa première patrouille aérienne après des rumeurs d’une éventuelle attaque de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais l’avion militaire, qui a survolé la capitale au rythme des cerfs-volants, a failli faire fuir la population banguissoise.

Centrafrique.org/Centrafrique-le-gouvernement-decide-de-devoiler-en-public-lavion-de-chasse-livre-par-wagner/un-avion-de-chasse-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-remonte-en-cachette-et-rendu-public-au-camp-de-larmee-de-lair-a-laeroport-de-bangui-mpoko/” rel=”attachment wp-att-59061″ data-wpel-link=”internal”>Un avion de chasse des mercenaires russes de la société Wagner remonté en cachette et rendu public au camp de l'armée de l'air à l'aéroport de Bangui M'poko
Un avion de chasse des Mercenaires russes de la société Wagner remonté en cachette et rendu public au camp de l’armée de l’air à l’aéroport de Bangui M’poko

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Entrée en action du mirage de Wagner

 

Vendredi, 20 janvier 2023, dans la matinée, l’avion militaire du type mirage 2000, déployé par la société terroriste russe Wagner en RCA, a mené, durant plusieurs heures, sa première patrouille de sécurisation de la capitale centrafricaine.  C’était derrière les collines de Bazoubangui  que les mercenaires du groupe terroriste Wagner ont concentré leurs mouvements aériens ce vendredi.

D’après eux,  les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui se sont constitués en petit groupe hostile, seraient repérés derrière les collines de Bazoubangui. Et donc l’objectif serait de les faire peur, selon un officier de l’armée nationale.

Acheminé discrètement en Centrafrique et rendu public le mardi 23 août dernier, le mirage de Wagner, le mardi 22 novembre 2022 vers 10 heures, a  fait son premier décollage sur Bangui durant plusieurs minutes.  À cette époque, les Banguissois croyaient à un avion de chasse français qui serait venu du Gabon. Tandis que les autres qui ont assisté à son décollage parlent d’un mirage de Wagner qui s’exerce pour le défilé du 1er décembre 2022.

Depuis cette date, le chouchou du Président Faustin Archange Touadera  n’a pas décollé jusqu’à ce vendredi 20 janvier 2023, où il a mené, durant des heures, sa première patrouille autour de la capitale centrafricaine Bangui.

À lire aussi : Recrutement au sein de la police et la gendarmerie, décès d’un candidat lors des épreuves sportives

 

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Centrafrique : Le chef milicien Héritier Doneng préconise l’expulsion de monsieur Gervais Lakosso de la RCA

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Bangui (République centrafricaine) – Monsieur Gervais Lakosso a parfaitement raison. Les idiots du régime commencent à parler. Suite à sa déclaration condamnant l’augmentation anarchique et peu professionnelle des prix de carburant à la pompe de plus de 80% par le gouvernement centrafricain, un groupe des partisans du régime, à la tête duquel se trouve le chef milicien Héritier Doneng, lance un ultimatum de trois jours à monsieur Gervais Lakosso de prouver sa nationalité. Ils préconisent également son expulsion du territoire centrafricain.

Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe du travail de la société civile en République centrafricaine

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Héritier Doneng préconise l’expulsion de monsieur Gervais Lakosso

 

« 72 heures pour Gervais LAKOSSO de prouver sa nationalité centrafricaine. Il faut le rapatrier dans son pays de la République démocratique du Congo (RDC) pour ses agissements à la solde du côlon français pour déstabiliser notre unique Centrafrique ! », a déclaré le chef milicien Héritier Doneng, bombardé directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports.

D’après lui, monsieur Gervais Lakosso  serait venu à Bangui en République centrafricaine pour les études et fini par être naturalisé centrafricain pour siéger au Conseil National de transition, grâce à son mentor Nicolas Tiangaye.

Rappelons le, monsieur Gervais Lakosso est le coordonnateur du groupe de travail de la société civile  (GTSC) en même tant artiste musicien. Lors d’un point de presse organisé par le promoteur culturel Armand Touaboy, il était également présent ce jour au côté de celui-ci. Prenant la parole, monsieur Gervais Lakosso n’a pas caressé au sens du poil le chef de l’État et sa famille. Il a même tiré ses oreilles pour mettre de l’ordre dans sa famille de Gbakamandja. Hors-mis cela,  monsieur Gervais Lakosso, étant coordonnateur du GSTC, s’est associé à d’autres organisations de la société civile pour lancer un ultimatum d’une semaine au gouvernement de revoir à la baisse les derniers prix du carburant qu’il a récemment augmentés.  Le gouvernement a 7 jours jusqu’au 23 pour décider. Au cas contraire, toutes ces organisations de la société civile appellent à un mouvement de désobéissance civile.

À lire aussi : Marche pour le référendum, une réunion des députés de la majorité à l’hôtel Azimut tourne au fiasco

 

Lakosso n’a pas peur de parler

 

Vous l’aurez compris, c’est suite à ses différentes prises de position contre le gouvernement qu’il devient l’homme à abattre du régime.

Comme il a lui-même dit, les idiots du régime vont sortir sur les réseaux sociaux pour les accuser de faire de la politique. Mais il s’en fiche complètement.

À lire aussi : Le RJDH renforce les capacités des médias et la Société civile sur la prévention des messages de haine et des discours violents

 

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24 heures après l’attaque de Béloko, l’armée nationale sort son dernier cri de mensonge

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Bangui, République centrafricaine – 24 heures après l’attaque foudroyante des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les positions de l’armée nationale et de ses partenaires de Wagner dans la ville de Béloko, ni l’État-major de l’armée, ni le gouvernement n’a encore réagit officiellement. Mais la surprise est qu’au lendemain de l’attaque, l’armée nationale a préféré sortir son dernier cri de mensonge. Pour certains, le document publié par l’armée nationale est un tract rempli de poudre.

Ci-dessous, l’extrait du document publié par l’armée nationale ce dimanche 22 janvier 2023.

Centrafrique.org/rca-grogne-au-sein-de-larmee-apres-le-dernier-tableau-davancement-des-officiers/le-chef-detat-major-des-forces-armees-centrafrcaines-zephirin-mamadou-le-mardi-24-decembre-2019-au-camp-kassai-pareutm-rca/” rel=”attachment wp-att-35741″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/le-chef-dÉtat-major-des-forces-armées-centrafrcaines-zéphirin-mamadou-le-mardi-24-décembre-2019-au-camp-Kassaï-parEUTM-rca-450×397.jpg” alt=”le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.” width=”450″ height=”397″ />
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

Une réunion sécuritaire de haut niveau par téléconférence regroupant le Chef d’Etat Major 𝗭𝗲𝗽𝗵𝗶𝗿𝗶𝗻 𝗠𝗔𝗠𝗔𝗗𝗢𝗨, le Chef des Opérations militaires de Forces Armées Centrafricaines, les Chefs des Corps, et Bataillons chapeauté par le Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée 𝗥𝗮𝗺𝗲𝗮𝘂𝘅 𝗖𝗹𝗮𝘂𝗱𝗲 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 vient de s’achever. Réunion à la quelle le Ministre 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné des instructions ferme concernant la sécurisation effective des villes sensibles et stratégiques du pays.

 

Suite à deux cas isolés qui s’étaient produit sur le corridor BANGUI – BELOKO, et après plusieurs filature communicationnelle notamment la numérisation vocal de quels sujets suspects, les spécialistes de la défense, nationale également ceux des pays alliés ont décidé de soumettre au chef du département un plan de défense dénommé “𝗚𝗥𝗔𝗡𝗗𝗘 𝗠𝗔𝗡Œ𝗨𝗩𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗙𝗘𝗡𝗦𝗜𝗩𝗘 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗬𝗦”. Après plusieurs heures d’élaboration par téléconférence, le membre du gouvernement 𝗕𝗜𝗥𝗘𝗔𝗨 a donné son accord pour une grande manœuvre de tous les Bataillons d’Infanterie Territoriale (BIT) sur toute l’étendue du territoire national.

 

Cette manœuvre qui sera l’une des plus grandes manœuvres de l’histoire de l’armée centrafricaine va être une occasion pour l’armée de démontrer sa capacité militaire, logistique, technique et d’acculer pour de bon les bandies armés dans le pays. Toutes les villes stratégique, et même celles éloignées seront bouclées contrôlées et fouiller de font en comble pour établir une sécurisation définitive.

 

Au cours de cette réunion stratégique, les alliés de la République Centrafricaine ont respectivement promis de mettre à la disposition des FACA des drones 𝗕𝗔𝗬𝗥𝗔𝗞𝗧𝗔𝗥 𝟮𝟯𝗔 de fabrication Turc, et un Radar 𝗚𝗘𝗡𝗘𝗩𝗢 𝗫𝗥𝟱𝟰 de fabrication Allemande. Ces équipements contribueront à intercepter es communications et mouvements des enemies de la paix sur les villes ciblées dans les appels téléphoniques enregistrés., 10:19, ‎Important

À  lire aussi : Bria, attaque d’une position de l’armée nationale par les rebelles

Attaque de Béloko, un militant du MCU est en colère et accuse le chef de l’État Faustin Archange Touadera

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Bangui, République centrafricaine – En lisant son post qu’il a lui-même partagé dans un groupe des partisans du régime sur WhatsApp, on a vite compris que l’homme est sérieusement en colère contre le Chef suprême des armés, c’est-à-dire le chef de l’État Faustin Archange Touadera,  le chef d’État-major et ensuite le haut commandement. Pour lui, « la ville de BÉLOKO NE DOIT PAS ÊTRE GARDÉ COMME UNE ÉCOLE MATERNELLE, MAIS FAIRE UNE BASE ARMÉE ».  

Centrafrique.org/?attachment_id=62292″ rel=”attachment wp-att-62292″ data-wpel-link=”internal”>Quartier de la douane à Béloko incendié par les rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023 copyrightCNC
Quartier de la douane à Béloko lors de l’attaque des rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Un militant du MCU est en colère suite à l’attaque de Béloko par les rebelles

 

Si la direction générale de la douane centrafricaine confirme que les rebelles n’ont pas pu récupérer la somme d’argent placée dans le coffre-fort des recettes lors de l’agression de la ville, mais l’assaut des rebelles contre ce poste douanier continue de susciter des réactions dans le pays. Ci-dessous, l’extrait du post de ce compatriote publié sur WhatsApp dimanche.

Bonjour à tous,

Depuis 48heures, notre territoire dans la zone de Béloko a été l’objet d’une grande infiltration et attaque des ennemis de la paix. Ces informations ont circulé sur les réseaux sociaux du retrait de certains éléments des instructeurs russes dans certaines zones. Béloko à cantonnier, notre seule porte d’entrée à ce jour, grenier d’entrée de nos recettes vient d’être détruit à dessin.

Oui j’accuse d’abord le Chef suprême des armés, le chef de l’État et ensuite le haut commandement.

Comment de telles informations ou soit intox ne peuvent pas attirer l’attention des autorités ?

De l’autre côté au Cameroun, malgré qu’il n’est pas en guerre, ces détachements militaires sont toujours sur pieds de guerre. Des véhicules blindés, des bataillons en alerte. Pendant ce temps nous, qui sommes en guerre,  devons les théâtres d’insécurité permanente, , nos hommes sont à Bouar. Mais cette ville est   à combien de kilomètres de la frontière ? Nous ne sommes pas sensé ignoré que la saison sèche est une période favorable des mouvements des groupes de rebelles.

Tous les jours nous dénonçons, nous envoyons des alertes au plus haut niveau, pas de réaction directe. Soit on nous rassure par cette réponse: <<Nous sommes au courant des manœuvres de ces rebelles mais nous avons des hommes sur place>>.

À lire aussi : À Abba, après la mort d’un militaire tué par les rebelles, des critiques fusent de partout contre les soldats FACA

 

Les mêmes propos du temps de Bozizé reviennent 

 

Les mêmes propos qu’ils ont rassuré BOZIZE reviennent encore et aujourd’hui c’est le plan d’asphyxie en marche, créant des augmentations des prix des denrées de première nécessité.

Tous les jours nous dénonçons des attitudes de certains services de sécurité, mais  aucune réaction. Dirigé un pays c’est écouté les cris du peuple, les informations venant du peuple. Mais chaque fois et chaque jour nous tombons toujours dans des surprises. Le rôle des services de renseignement, la mise en place des informations nécessaires apportées par les hommes sur le terrain et dans les zones de théâtre ne sont jamais pris en considération.

Les mêmes raisonnements du temps de BOZIZÉ<< NOUS SOMMES AU COURANT DES MOUVEMENTS DES REBELLES, « NOUS SOMMES DES MILITAIRES ET NOUS AVONS DES STRATÉGIES DE GUERRE ».

Les mêmes têtes d’hier qui sont aux affaires aujourd’hui ne vont ils pas produire les mêmes causes? Que font ces milliers d’hommes basés à BOUAR ? La frontière est à BOUAR ? NON MONSIEUR LE PRÉSIDENT, FAIRE AFFAMER UN PEUPLE C’EST DE LE POUSSER DANS LA RUE AVEC CES CRISES DES PRIX DE PRODUITS DE PREMIÈRE NÉCESSITÉ.

BELOKO NE DOIT PAS ÊTRE GARDÉ COMME UNE ÉCOLE MATERNELLE MAIS FAIRE UNE BASE ARMÉE. C’EST NOTRE PREMIÈRE PORTE D’ENTRÉE DE NOS RECETTES DOUANIÈRES.

Nos autorités doivent agir dans le temps et l’urgence en face de ces bandits et voyous de non paix.

La patrie CENTRAFRICAINE d’abord.

 

 

Vianney Victorien KOYANDAKPA

À lire aussi : inquiétude à Bangui, la ville de Bossembélé serait tombée aux mains des rebelles

Attaque de Béloko, l’objectif était-il de chasser les FACA et les mercenaires de Wagner puis occuper la ville?

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Bangui (République centrafricaine) – Au mois de juin dernier, les mercenaires de Wagner ont prévenu les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré de l’imminence d’une attaque de sabotage menée par les éléments de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Béloko. Cette mise en garde n’avait pas été prise aux sérieuses par les autorités locales. Sept mois plus tard, c’est arrivé. La ville de Béloko attaquée, le bureau de recettes de douanes  incendié et pillé aisément par les assaillants. Alors, les rebelles ont-ils besoin d’occuper la ville?

Centrafrique.org/quartier-de-la-douane-a-beloko-incendie-par-les-rebelles-de-la-cpc-le-samedi-21-janvier-2023-copyrightcnc/” data-wpel-link=”internal”>Quartier de la douane à Béloko incendié par les rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023 copyrightCNC
Quartier de la douane à Béloko lors de l’attaque des rebelles de la CPC, le samedi 21 janvier 2023

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Attaque de Béloko, l’objectif était-il de chasser les FACA

 

Selon un expert centrafricain, les stratégies militaires appliquées par la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mener des attaques éclair et quitter le lieu rapidement.  L’objectif n’est pas de fuir les combats, mais détruire le moral des éléments de forces gouvernementales.

Cependant, pour l’attaque de Béloko par les rebelles, leur objectif est ailleurs : récupérer les recettes douanières et fiscales dans les coffres-forts.

C’est ainsi que le samedi 21 janvier 2023, vers 5 heures du matin, les rebelles de la  CPC, une cinquantaine lourdement armés, selon les témoins de la scène,  ont  attaqué les positions de l’armée nationale et de leurs partenaires de Wagner. Au cours de l’attaque, les assaillants en ont profité pour fouiller pièce par pièce tous les bureaux du poste douanier à Béloko. À la suite, ils ont mis le feu aux camions-citernes stationnés dans la concession, occasionnant au passage l’incendie du poste de douanes. Deux heures plus tard, les rebelles ont tranquillement retiré de la ville et s’éclipser dans la nature.

À lire aussi : affrontement entre les miliciens Anti-Balaka pro-Touadera et les casques bleus de la Minusca

 

Alors, peut-on parler d’une attaque repoussée ?

 

Probablement pas, selon plusieurs témoins interrogés par la rédaction du CNC. D’après eux, lors de l’attaque de Béloko, les rebelles avaient pris leur temps de sillonner la ville et  piller le bâtiment administratif de la douane, pourtant, celui-ci est protégé par les mercenaires de Wagner et les soldats FACA.

Pour certains internautes, il y’a probablement des complices quelque part au sommet de l’État qui favorise cette attaque de Béloko.

« Ce sont les ex-partenaires des autorités qui sont encore au gouvernement qui continuent de mener la danse…Sinon comment expliquer qu’on laisse des BANDITS ARMÉS venir tranquillement attaquer ce poste douanier qui est censé être protégé, saccager tous les bureaux, voler du carburant et détruire camions et véhicules stationnés, et repartir en tirant tuant au passage des civils innocents ??? Comment cela a pu se produire sans qu’il n’y ait des complicités dans l’appareil du pouvoir ???? », s’interroge le journaliste Christian Aimé Ndota

Avis partagé par plusieurs Centrafricains ce week-end.  D’après eux, les rebelles n’étaient pas chassés, mais ils se sont retirés eux-mêmes.

Àà lire aussi : Présence des rebelles tchadiens au nord-ouest de la Centrafrique, Ndjamena demande des explications à Bangui, la Russie nie son appui aux rebelles

 

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Les États-Unis placent le groupe Wagner sur la liste des organisations criminelle

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Le groupe Wagner sur la liste des organisations terroristes des américains

 

Bangui (République centrafricaine) – Les autorités américaines ont annoncé vendredi 20 janvier 2023 avoir désigné et placé le groupe paramilitaire russe Wagner comme une organisation criminelle internationale, dénonçant ainsi ses activités en Ukraine et en Afrique.

Centrafrique.org/manipulation-et-intoxication-wagner-cultive-la-peur-en-republique-centrafricaine/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains/” rel=”attachment wp-att-61650″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/12/dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains-450×302.jpg” alt=”Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP” width=”450″ height=”302″ />
Dimitry Sytii (au centre), fondateur de la société minière Lobaye Invest et placé sous sanctions du Trésor américain pour ses liens présumés avec le groupe Wagner, entouré de députés centrafricains sur les marches de l’Assemblée nationale à Bangui le 15 octobre 2021. – AFP

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

Le groupe Wagner sur la liste des organisations criminelles

 

Selon monsieur John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, “Wagner est une organisation criminelle qui commet de vastes atrocités et abus des droits humains non seulement en Ukraine, mais également en République centrafricaine et  au Mali…”.

Si les États-Unis décident aujourd’hui de placer le groupe Wagner sur sa liste noire des organisations criminelles , c’est qu’ils ont raison de le faire.

En République centrafricaine, les terroristes du groupe Wagner sont sans pitié. Ils sont à l’origine de plusieurs centaines des cas de meurtre, de torture, d’assassinat, de viol des civils, mais aussi des éléments de forces de l’ordre.

Rappelons le, c’est dans le cadre de la lutte contre le  terrorisme  qu’ils mènent depuis les attentats du 11 septembre 2001 que  les États – unis ont établi une listes des personnes, groupes et entités impliqués dans des actes de terrorisme et faisant l’objet de mesures restrictives.

Ainsi, les États – unis peuvent appliquer des sanctions contre  les personnes, groupes ou entités qui leur sont liés ou qui les soutiennent soit financièrement, matériellement ou autres.

La décision des État – unis de placer le groupe Wagner sur la liste des organisations terroristes intervient quelques mois après celle de l’Union européenne qui a également placé la Russie comme un État qui soutient le terrorisme.

Pour un observateur centrafricain joint au téléphone,  les autorités centrafricaines ne vont certainement y échapper, car en Afrique, elles sont les premiers soutiens du groupe Wagner avant celles du Mali. Et les conséquences seront graves, affirme-t-il.

Du côté de Wagner, son créateur, monsieur Prigogine affirme que les sanctions ou pas des États – unis, rien ne va changer pour son organisation dans le monde. Un défit lancé aux américains.

À lire aussi : LES CAISSES DE WAGNER SONT-ELLES VIDES?

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Centrafrique  : 8 ambassadeurs centrafricains de la justice en voyage à La Haye

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Bangui (République centrafricaine) – 8 ambassadeurs centrafricains de la justice, composés principalement des responsables des ONG et des leaders communautaires, séjournent depuis la semaine dernière à La Haye aux Pays-Bas dans le cadre des procès de messieurs Alfred Yekatom,  Patrice Édouard Ngaïssona et Mahamat Said devant la cour pénale internationale.

Centrafrique.org/photo-des-ambassadeurs-de-la-justice-au-siege-de-la-cour-penale-internationale-a-la-haye/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/Photo-des-Ambassadeurs-de-la-Justice-au-siege-de-la-Cour-penale-internationale-a-La-Haye-450×338.jpg” alt=”Photo des Ambassadeurs de la Justice au siège de la Cour pénale internationale à La Haye” width=”450″ height=”338″ />
Photo des Ambassadeurs de la Justice au siège de la Cour pénale internationale à La Haye

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 janvier 2023

 

8 ambassadeurs centrafricains de la justice à La Haye

 

Grâce au soutien du Canada et du Royaume-Uni, huit ambassadeurs centrafricains de la justice de la cour pénale internationale )CPI), depuis la semaine dernière, suivent en direct depuis la galerie publique à La Haye, les procès dans l’affaire Procureur contre Alfred Yekatom, un ex-commandant de la milice Anti-Balaka, l’affaire Procureur contre monsieur Patrice Édouard Ngaïssona, ancien responsable de la milice Anti-Balaka, et l’affaire Procureur contre monsieur Mahamat Saïd, un ex-commandant de l’ex-coalition  Seleka.

Durant leur séjour à La Haye, les 8 ambassadeurs centrafricains de la justice rencontreront les différents responsables de la CPI, les avocats de la défense ainsi que les avocats des victimes.

Selon la cour pénale internationale )CPI), cette visite des 8 ambassadeurs centrafricains de la justice à La Haye s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large de sensibilisation pour l’accès à la justice visant à dialoguer avec les communautés affectées dans l’affaire Saïd, mais également avec des membres clés de la société civile et des journalistes.

Les 8 ambassadeurs de la justice rentreront  dans leur pays d’ici la fin de cette semaine.

À lire aussi : Maxime Mokome, leader des Anti-Balaka, arrêté au Tchad, a été  remis à la cour pénale internationale

 

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Wagner orchestre des pénuries et la famine sur le continent Africain

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Bangui, République centrafricaine – Désormais personne n’est dupe. La Russie, à travers son bras armé de Wagner, orchestre des pénuries et la famine sur le continent Africain

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Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Wagner orchestre la famine sur le continent Africain

 

  • En Afrique : problèmes liés aux différentes crises (covid, sécheresse,…) et à l’instabilité politique (coup d’état, rébellion)
  • Wagner : expansionnisme russe (Crimée, Ukraine, continent Africain) è programme néocolonialiste du Kremlin.
  • Russie : pays très raciste, peu développé, ayant besoin de ressources qu’il vient trouver en Afrique

Afrique : importe plus de 50% de sa nourriture d’Ukraine (blé notamment) <> blocus russe en mer noire des ports ukrainien depuis février 2022 (bateau avec du blé ne peut pas quitter Odessa)è entraine augmentation des prix (inflation)

  • Antonio Guterres (Secrétaire Général des Nation Unies) : « durant ma visite en Afrique de l’Ouest, j’ai entendu des leaders, tant politiques que de la société civile, dire à quel point la guerre en Ukraine entraine une crise alimentaire » ènécessité de stopper l’expansionnisme russe.

 

  • Leader politiques africains corrompu : « certaines personnalités auraient été corrompues grâce au versement de milliers de dollars de la Russie » (proche de Baba Laddé)
  • Exemple : Fidèle Gouandjika (ministre conseillé spéciale à la présidence) affirme que « les matières premières et les femmes de Centrafrique sont offertes aux Russes si ceux-ci le désirent ». Dès le 31 mars 2021, il se félicitait de « voir jaillir le pétrole à Birao grâce aux Russes »… pétrole que l’on attend toujours (=résultat nul)
  • Russes : eux se sont déjà servi dans les matières premières (bois, or, diamant)

 

  • Russie et Wagner: font miroiter la paix en Afrique, mais n’en veulent pas. Voir article de Wassim Nasr « How the Wagner group is Aggravating the Jihadi Threat in the Sahel, CTC Sentinel)
  • En RCA : retour de la saison sèche = retour des groupes armés. GA marchent sur Bangui : Wagner n’a rien changé.

 

  • Wagner récupère la production des mines, sans parvenir à assurer une situation sécuritaire stable dans le pays è aucun argent ne rentre dans les caisses de l’Etat
  • Les avions Wagner sont « invités » à Bangui-Mpoko : ils ne payent pas de droit à l’aéroport. Les caisses de l’Etat sont pourtant déjà vides.

 

  • Guerre en Ukraine = pénurie mondiale de carburant. Afrique dernier servi.
  • Wagner utilise beaucoup d’avion, d’hélicoptère et de véhicules en Afrique, notamment Mali et RCA.
  • Wagner touché par la crise des carburant è « les Mercenaires russes volent régulièrement du carburant dans les avions à l’aéroport de Bangui » selon Mr Schaller, interrogé par le New York Times.
  • Ils ne sont pas inquiétés : autorisation implicite des autorités centrafricaines (certainement corrompues

 

CONCLUSION

  • François Backman, membre de l’Observatoire de l’Afrique subsaharienne : « Délaissée après la fin de l’URSS, le continent africain est redevenu un terrain de prédilection pour le pouvoir Russe. Pour faire simple, dès qu’il y a un vide en Afrique, la Russie est sur les rangs pour le combler et assouvir son besoin expansionniste au détriment des populations locales » (prédation, racket, attaques mortelles, viol…)

 

Du Sauvetage à la punition Ainsi telle est la mission du Wagner en Afrique.

À lire aussi : bientôt, les Russes vont implanter leur chaine de télévision à Bangui

 

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Centrafrique : la COSCIPAC donne le top pour la ville morte du lundi

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Bangui (République centrafricaine) – Suite à l’augmentation anarchique de plus de 80% des prix du carburant à la pompe décidée par le gouvernement centrafricain, la coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, a décrété, cette semaine, dans un communiqué de presse, la ville morte à compter du 23 janvier 2023 à Bangui, mais également dans toutes les villes de la RCA.

Centre-ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine avec une moto qui passe et des piétons
À Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 22 janvier 2023

 

La COSCIPAC appelle à la ville morte demain

 

Selon le coordonnateur de la COSCIPAC Petit Delphin Kotto, monsieur Faustin Archange Touadera est en train de faire de la RCA un pays voyou, criminel et malade. D’après lui, la récente augmentation anarchique de plus de 80% des prix du carburant à la pompe en est un exemple. Il n’a aucune sensibilité pour les pauvres citoyens centrafricains. Hormis cela, les exactions insupportables de ses mercenaires de Wagner sur la population, mais également sur nos forces de défenses et de sécurité. Comme si cela ne suffisait pas, les détournements des deniers publics sont devenus un jeu favori des autorités centrafricaines.

Ainsi, la COSCIPAC, par la voix de son coordonnateur,  demande à  toute la population centrafricaine de réagir courageusement, rapidement, efficacement et intelligemment afin de protester  cette pratique mafieuse des autorités « illégitimes » de la RCA.

Aussi, la COSCIPAC exhorte les pères et mères de familles de faire leur réserve, car, tout peut se passer cette semaine de ville morte. La COSCIPAC demande également à ces pères et mères de familles  de veiller sur leurs enfants de ne pas les  laisser  aller à l’école demain, mais également mardi et mercredi. C’est la ville morte sur toute l’étendue du territoire national, selon la COSCIPAC. Mais le seul problème, tous les médias sont verrouillés par le pouvoir public, L’appel de la COSCIPAC a du mal à être entendu par les centrafricains.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Centrafrique / Soudan: Une fermeture de frontières qui ne laisse pas indifférent

 

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22 Janvier 1998 – 22 Janvier 2023, un quart de siècle qu’il nous a quittés : Alphonse Blagué était une voix précurseure de la démocratie en Centrafrique..

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Ce 22 Janvier 2023, nous célébrons le 25e anniversaire de la disparition du Professeur Alphonse Blagué. Il fut enseignant, Ministre et fervent défenseur de la démocratie en Centrafrique. Allons à la découverte de cet homme qui marqua l'histoire de la lutte sous le régime de l'empereur Jean Bedel Bokassa 1er.
Professeur Alphonse Blagué
Professeur Alphonse Blagué



Rédigé par Ben Wilson NGASSAN
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 22 janvier 2023
Alphonse Blagué était une voix précurseure de la démocratie en Centrafrique
Né le 19 Août 1948, soit quelques années avant l'indépendance de la République Centrafricaine, M. Alphonse Blagué est un natif du Tchad voisin. Il fréquenta notamment le Petit séminaire de Sibut, le Lycée d'État des Rapides, avant de se rendre en France, à Caen, où il poursuivra ses études en Sociologie et milita en même temps au sein de la Fédération des Étudiants Noirs en France (FEANF).
Il faut dire que son cursus primaire, passé chez les prêtres, au petit séminaire de Sibut, a contribué grandement à l'érudition dont a fait montre le Professeur Alphonse Blagué durant son parcours aussi bien en tant qu'enseignant que politique.
Arrivé en France, pour les études, le défunt Alphonse Blagué fit la connaissance de brillants jeunes intellectuels africains comme Alpha Condé, Laurent Gbagbo, Ibrahim Boubacar Keita ou encore Abdoulaye Wade, avec qui ils partageaient de très nombreuses valeurs morales et intellectuelles, mais se sont surtout battus pour la défense de l'étudiant Noir en France. 



Après ses brillantes études de 1967 à 1973, Alphonse Blagué décida de rentrer au pays. Il viendra alors affronter la dictature imposée par Jean Bedel Bokassa, qui s'était fait, entretemps, Empereur, et régnait sans partage sur le pays.
Admis comme Enseignant du supérieur à l'Université de Bangui, M. Alphonse Blagué formait un collectif avec d'autres brillants jeunes intellectuels centrafricains à savoir le défunt Gaston Makounzanbga ou encore l'historien Nzabakomada Yakoma. Ils organisaient plusieurs conférences au Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ), Centre Jean XXIII ainsi qu'au Centre Culturel Français. Ces conférences réunissaient plusieurs centaines de jeunes de la capitale et, il y a un moment, dans une tribune qu'il a consacrée à la mémoire du Prof Alphonse Blagué, le Professeur Alain Lamessi avait rendu le témoignage suivant : "son éloquence, son sens de l'humour inoculaient à grandes doses le virus de la dignité qui passe par la contestation". 



Oui, l'éloquence du Professeur Alphonse Blagué était connue de tous ses étudiants et surtout des personnes qui avaient l'occasion de participer à ses multiples conférences qui n'avaient que pour but d'éveiller la conscience citoyenne des jeunes face au règne despotique de l'empereur Jean Bedel Bokassa.
Il faut dire que l'éloquence, la pertinence, la cohérence et la constance du Professeur Alphonse Blagué lui valaient surtout l'agacement du système impérial au point qu'il fut décidé son arrestation et aussi celle de deux de ses proches. C'est le journal français "LeMonde" qui rend le témoignage à travers un article publié le 16 Octobre 1977 sous le titre "arrestation à Bangui des étudiants qui avaient offensé l'empereur".



En effet, après leur arrestation, Alphonse Blagué, Doungouma Foky et Romain Sopio, trois brillants jeunes intellectuels opposés au régime impérial seront condamnés à dix ans de prison, par le Tribunal de Bangui pour "atteinte à la sécurité intérieure de l'État et offense à l'empereur Bokassa". Des jours passèrent après cette arrestation et cette condamnation ignoble, la situation des trois jeunes incarcérés devenait de plus en plus préoccupante au point que la diplomatie française entre en jeu pour avoir la libération des trois jeunes. Un assistant parlementaire français qui avait enquêté sur l'arrestation du Professeur Alphonse Blagué et de ses deux autres compagnons de lutte rendait ce témoignage dans un article du journal "LeMonde": "étudiant à Caen de 1967 à 1973, puis rentré en Centrafrique, Alphonse Blagué avait refusé de servir le régime réactionnaire en place et s'était contenté d'exercer honnêtement ses fonctions d'enseignant. On lui reproche notamment l'appelation "République centrafricaine". Oui, même sous le régime violent de Bokassa, Alphonse Blagué que nous célébrons n'avait pas peur de déclarer officiellement la Centrafrique comme une République, défiant ainsi la terreur qu'inspirait le régime tyrannique en place. C'est bien à cause de ses valeurs que l'on peut affirmer aisément que M. Alphonse Blagué fut une des voix précurseure de la démocratie en Centrafrique.
Pour ceux qui ont connu ce moment de l'histoire de la République centrafricaine, ils témoignent que le Professeur Alphonse Blagué était un "fou de la liberté".
Au renversement de Bokassa suivi de l'installation de Dacko II, le Professeur Alphonse Blagué a eu à occuper de très grands postes aussi bien au sein du gouvernement que dans les grandes institutions internationales. Il fut notamment Ministre sous Dacko, ambassadeur de la République centrafricaine auprès de l'UNESCO en France, Directeur de l'Institut Culturel Africain (ICA) au Sénégal, Médiateur de la République et aussi Recteur de l'Université de Bangui.
Durant son parcours politique, le Professeur Alphonse Blagué n'a pas uniquement accompagné les actions du gouvernement, il a plusieurs fois été à la tête des mouvements de contestation des régimes despotiques en Centrafrique, plus particulièrement, le régime de feu Ange Félix Patassé. 



À travers ses brillantes analyses et ses critiques pointilleuses, Alphonse Blagué dénonça le tribalisme, le régionalisme qui ont émaillé la gouvernance de Patassé. Lors de la crise économique qui avait frappé le régime Patassé, faisant référence à une interview populaire du Président Patassé affirmant que la République centrafricaine était un pays riche alors que le Peuple vivait une misère extrême, Alphonse Blagué déclara dans l'émission du 7e jour animée à l'époque par Rafael Kopessoua : "C'est vrai que la RCA est un pays riche. Ici, coulent le lait et miel, mais ce lait et ciel ne coulent malheureusement que dans certains gosiers". Ce contrepied frontal avait le mérite de susciter une vive colère de Patassé et de ses proches, qui décidèrent de "compliquer la vie" au Professeur de Sociologie, le contraignant à finir sa vie, de sitôt, dans le dénuement. Quelle horreur ! Quel cynisme pour ce grand intellectuel qui a marqué l'histoire de la démocratie dans ce pays ! Cela confirme d'ailleurs une célèbre citation du Professeur Alphonse Blagué, qui se voulait déjà prémonitoire : "le cannibalisme de l'État centrafricain : la RCA est un pays qui aime bien dévorer ses propres enfants". 



En outre, le Professeur Alphonse Blagué n'a pas qu'été un homme politique, l'homme a confié toute sa carrière à transmettre le savoir à l'Université de Bangui. Professeur de Sociologie, spécialisé en Sociologie politique et sociologie des organisations, il a contribué à la formation des grands noms de la politique centrafricaine. Nous citons entre autres : Martin Ziguele, Nicolas Tiangaye, Crépin Mboli-Goumba... Le Professeur Alphonse Blagué a laissé après lui 6 enfants dont un n'est plus de ce monde. Parmi toute sa progéniture, son fils aîné Karl Blagué est le seul à pouvoir se lancer dans l'engagement politique. Sociologue comme son père et surtout militant de la démocratie, il a fondé avec d'autres grands noms, le Groupe d'Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016. Les sorties très remarquées et la constance de l'engagement politique de Karl sont autant de valeurs qu'il a en partage avec son défunt père.  En Centrafrique, un amphithéâtre est baptisé au nom du Professeur Alphonse Blagué, à l'Université de Bangui. Un autre portrait de ce grand démocrate se trouve à l'espace Linga Tere de l'artiste Vincent Mambachaka. Nos recherches sur cet grand homme laisse croire qu'il n'existe quasiment pas d'initiatives pour pérenniser sa mémoire et son combat pour la sauvegarde de la démocratie et de la dignité du Centrafricain. Son fils Karl entend faire le recueil de tous les écrits du Professeur, jaunis par le temps, dont "Nation et conscience nationale", un véritable pamphlet, qui appelle à une vraie prise de conscience citoyenne.  Pour préserver la mémoire en Centrafrique et rendre un hommage mérité à cet héros de la démocratie, il va falloir que les centres de recherche soutiennent son fils dans la publication de ses écrits et aussi dans la réalisation des films documentaires sur le parcours fascinant de ce grand homme. Nous appelons à l'aide le Centre Culturel Samba-Panza, l'Alliance Française, l'espace Linga Tere, le département d'histoire et de la sociologie de l'Université de Bangui, le Centre Centrafricain de Recherche et d'analyse géopolitique (CCRAG), le Cabinet Peace and Development Watch en vue d'un partenariat autour de la mémoire du Professeur Alphonse Blagué. Bon et fidèle serviteur, que ton âme se repose à jamais en paix !

 

Attaque de Béloko, le Cameroun ferme provisoirement  sa frontière avec la Centrafrique

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Bangui (République centrafricaine) – Après l’attaque par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) de la ville frontalière de Béloko, les autorités camerounaises ont décidé unilatéralement de fermer la frontière de leur pays avec la République centrafricaine par mesure de sécurité.

Centrafrique.org/rca-altercation-entre-un-commandant-des-faca-et-un-expert-douanier-russe-a-beloko/le-douanier-russe-a-la-barriere-de-beloko-le-samedi-16-octobre-2021/” rel=”attachment wp-att-50888″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/le-douanier-russe-a-la-barriere-de-Beloko-le-samedi-16-octobre-2021-450×298.jpg” alt=”le douanier russe à la barrière de Béloko le samedi 16 octobre 2021″ width=”450″ height=”298″ />
Le douanier russe à la barrière de poste douanier de Béloko le 14 octobre 2021

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023

 

Attaque de Béloko, le Cameroun ferme provisoirement  sa frontière

 

La décision était rapide : la frontière du Cameroun côté Béloko est provisoirement fermée avec la République centrafricaine. Une décision préventive. Les véhicules et les piétons ne traversent plus la frontière des deux pays depuis 6 heures du matin ce samedi 21 janvier 2023.

Les camions et les véhicules légers en provenance de Douala pour Bangui sont provisoirement bloqués côté camerounais à Garoua-Boulaï, tout comme ceux qui étaient en provenance de Bangui en attente pour traverser la frontière pour aller vers Cameroun sont bloqués à cantonnier côté centrafricain.

Les piétons qui fuyaient l’affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) n’ont pas pu traverser la frontière pour rejoindre le Cameroun. Les activités commerciales et économiques sont paralysées à Béloko depuis ce matin.

Rappelons que les rebelles du CPC, lourdement armé, ont attaqué, tôt ce matin, les positions de l’armée nationale et de leurs alliés de Wagner, détruisant en partie le poste frontalier de douane de Béloko.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Paoua, au nord-ouest de la Centrafrique, deux mercenaires de Wagner désarmés par leurs chefs

 

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Attaque de Béloko : deux mercenaires de Wagner tué, un capitaine des FACA blessé à la main

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Bangui (République centrafricaine) – Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué, ce samedi 21 janvier 2023 dans la matinée, les positions de l’armée nationale et de ses alliés mercenaires de Wagner dans la ville centrafricaine de Béloko, située à environ 650 kilomètres au nord-ouest de Bangui. Au cours de l’Attaque, deux mercenaires de Wagner tués, un capitaine des FACA blessé à la main.

Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 janvier 2023

 

 deux mercenaires de Wagner tué, un capitaine des FACA blessé

 

L’attaque avait débuté vers 5 heures du matin, faisant plusieurs dégâts matériels et humains.

Du côté des dégâts matériels, on enregistre la destruction du bâtiment du bureau de recettes douanières de Béloko par des flammes provoquées par l’incendie d’un camion-citerne rempli de carburant touché par une roquette  tirée par les assaillants.

Sur le plan humain, on nous signale la mort de deux mercenaires de Wagner tués dans l’attaque, mais aussi la mort d’un civil, apparemment apprenti d’un véhicule. Le chef du détachement de l’armée nationale à Béloko, le capitaine Gonda est également blessé à la main.

Pour les corps de deux  mercenaires de Wagner, un char de Wagner vient de quitter la ville de Bouar pour aller récupérer les deux corps. Concernant le capitaine Gonda, il est évacué aux urgences de l’hôpital de cantonnier pour y recevoir des soins d’urgence. Pour le civil tué, sont corps a été transféré à la morgue vers cantonnier.

Il y’a lieu de rappeler que lors de l’incendie du bureau de recettes des douanes de Béloko, les recettes douanières estimées à plusieurs centaines de millions de francs CFA sont parties en fumée. Un véritable manque à gagner pour l’État centrafricain.

À lire aussi : sur le chantier minier de Kpandé, les mercenaires de Wagner menacent

 

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Dernières heures : le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu

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Bangui (République centrafricaine) – C’est une très mauvaise nouvelle pour les autorités centrafricaines pour ce début d’année 2023. Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu ce samedi matin dans l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

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Bureau des recettes de la douane à Béloko . CopyrightCNC

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews-Centrafrique  (CNC), le  samedi 21 janvier 2023

 

Le bureau de recettes douanières de Béloko aurait pris feu

 

Selon des informations recoupées par notre correspondant dans la ville, l’incendie du bâtiment du bureau de recettes douanières de Béloko aurait été provoqué par l’explosion d’un camion-citerne  qui aurait pris feu quelques minutes après l’attaque de la ville par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). On ignore si le bâtiment de recettes douanières de Béloko aurait été complètement dévasté par les flammes, car les détonations d’armes continuent.

Souvenez-vous,  au mois de juin dernier, les Mercenaires russes de la société Wagner avaient annoncé aux autorités locales que  les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) se préparaient à mener une opération de sabotage  non seulement à Bouar, mais aussi à Béloko. D’après eux, certains points ont été visés, tels que le bureau de recettes douanières, la justice, la brigade de la gendarmerie, le commissariat de la police, mais aussi les commerces et certains biens des particuliers sont aussi visés. C’est ainsi que la ville de Bouar et celle de Béloko , dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  seraient encerclées par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) depuis plusieurs jours.

Avec l’incendie du bureau de recettes douanières de Béloko,  les gens ont finalement compris que ces mercenaires de Wagner ont raison.

Même les hommes de Wagner basés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont été rappelés pour sécuriser le corridor Bangui – Béloko depuis près d’une semaine. Mais ils sont présentement à Sagaini.

Rappelons que Le Service de recettes douanières de Béloko est  situé à 650 km de Bangui à la frontière principale du corridor Douala-Bangui où transitent 80% des importations de La RCA

Le but des rebelles, selon un officier FACA, n’est pas de prendre la ville, mais de saboter des infrastructures officielles.

Le détail dans nos prochains articles sur CNC.

À lire aussi : nouvelle attaque des rebelles à Ngakobo

 

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Alerte info : détonations d’armes à Béloko

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détonations d’armes lourdes et légères à Béloko 

 

Bangui (République centrafricaine) – La ville centrafricaine de Béloko, située à une centaine de kilomètres de Bouar à la frontière avec le Cameroun, est à nouveau secouée depuis 5 heures du matin par des détonations d’armes automatiques. Les témoins ignorent ce qui s’est passé dans la ville.

Centrafrique.org/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/circulation-dans-la-ville-de-cantonniera-la-frontiere-avec-le-cameroun-450×421.jpg” alt=”Au centre-ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”421″ />
Au centre-ville de Cantonnier, une localité centrafricaine à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews-Centrafrique  (CNC), le samedi 21 janvier 2023

 

détonations d’armes à Béloko

 

Samedi 21 janvier 2023, vers 5 heures du matin, à Béloko, une ville centrafricaine située sur le corridor Bangui Douala à la frontière avec le Cameroun, s’est réveillée sous des tirs d’armes automatiques. La population civile paniquée et s’est terrée chez elle, d’autres tentent de fuir la ville.

Pour l’heure, les armes lourdes et légères continuent de pleuvoir à Béloko . Certains parlent d’une attaque armées , mais ignorent toujours la provenance.

Joint au téléphone, un élément de force de sécurité intérieure parle quant à lui d’une tentative d’incursion de la ville par des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), mais elle est repoussée par les soldats FACA et leurs alliés de Wagner.

Mais une source indépendante à Béloko contactée par CNC parle quant à elle de la violence de l’attaque. D’après elle, un camion citerne aurait été incendié par les assaillants. Les détonations d’armes continuent pour l’heure.

Présentement, toutes les activités économiques sont à l’arrêt.

Rappelons que  la semaine dernière, des rumeurs d’une éventuelle attaque des positions des forces gouvernementales circulent comme une traînée de poudre dans la ville.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC

À lire aussi : tirs intense au PK5

 

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Alerte info : la policière Mbari Francy, en fuite vers le Congo-Brazzaville, vient d’être kidnappée et rapatriée à Bangui

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Bangui (République centrafricaine) – Désormais vivre dans les pays voisins de la RCA en tant que réfugiés est un danger permanent. Après le cas de monsieur Stanislas Dangabo, un agent de communication de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua , rapatrié du Cameroun et livré aux forces de l’ordre centrafricaines, c’est le cas de la policière Mbari Francy, kidnappé par les miliciens requins de la garde présidentielle, puis  s’est échappée pour se réfugier au Congo-Brazzaville, vient d’être rapatrié à Bangui dans des conditions très obscures et énervantes.

Centrafrique.org/la-policiere-mbari-francy-enlevee-en-juin-dernier-par-les-requins-est-en-fuite-avec-sa-famille-a-letranger/madame-mbari-francy-policiere-enlevee-par-les-miliciens-du-pouvoir-en-juin-2022/” rel=”attachment wp-att-59315″ data-wpel-link=”internal”>Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022
Madame Mbari Francy, policière enlevée par les miliciens du pouvoir en juin 2022

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

la policière Mbari Francy vient d’être kidnappée et rapatriée à Bangui

 

Kidnappée le samedi 14 janvier 2023 dans le marché de Brazzaville, la policière Mbari Francy  s’est retrouvée à Bangui quelques heures plus tard aux mains des forces de l’ordre.

Détenue secrètement, la policière ne fait aucun signe de vie à ses parents ni à son époux depuis son retour forcé dans la capitale centrafricaine.

Alors, la question est maintenant  de savoir qui est à l’origine du kidnapping de la policière à Brazzaville.

Selon des sources contactées par la rédaction du CNC au Congo-Brazzaville, ce seraient les forces de l’ordre locales qui seraient à l’origine du kidnapping et du rapatriement de la policière Mbari Francy.

Alors, comment quelqu’un qui est sous protection du HCR peut-il être kidnappé et rapatrié dans son pays?

Difficile de comprendre le comportement des forces de l’ordre de Brazzaville.  Ceci dit, la vie de tous les réfugiés dans les pays voisins  est en danger.

À lire aussi : le général de police Sim Danigoumandji alias général des taxis-motos limogé

 

Rappel des faits

 

Enlevée à son domicile du quartier Bakongo, dans le deuxième arrondissement de Bangui par des miliciens requins lourdement armés dans la nuit du lundi à mardi 21 juin 2022 vers 3 heures du matin, la policière Mbari Francy  a été gravement torturée puis violée par ses ravisseurs avant d’être libérée le lendemain.

Vu son état de santé, elle avait été admise à la clinique du MSF pour des traitements médicaux d’urgence. Pendant ce temps, son époux, qui travaille aussi au médecin sans frontières (MSF), appelle le procureur de la République, le directeur général de la police et le directeur de l’OCRB pour les informer de la libération de son épouse par ses ravisseurs. À la surprise de tout le monde, un policier, qui se présente comme enquêteur, est arrivé  à la clinique du MSF pour interroger la policière. Étant en état d’inconscience, la policière ne pouvait pas parler. L’enquêteur insiste, les médecins lui ont dit de ne pas insister, car il s’agit de la vie de quelqu’un.

Suite aux propos des médecins  du MSF, l’enquêteur est obligé de joindre  son directeur général, le général de police Bienvenu Zokoué pour l’informer que la policière Mbari Francy est dans un état d’inconscience, et c’est difficile d’entretenir avec elle.

 

Tentative d’arrestation de son mari par la police de l’OCRB

 

Lors de cette conversation, le DG Zokoué répond à ce policier de conduire son mari à l’OCRB pour l’interroger.

Pendant ce temps, le mari, de son côté,  pensait que c’est juste pour le demander des informations sur le déroulement des faits. Mais arrivée à l’office central pour la répression du banditisme (OCRB), le DG ordonne le placement en détention du mari. Surprise! Personne ne comprend rien.  Malgré tout, le DG insiste pour que la policière soit arrêtée le même jour.

Quelques minutes plus tard, l’enquêteur  interroge le mari de la policière. D’après le DG de la police, la policière serait en contact direct avec Bozizé. C’est elle qui donnait des informations secrètes aux rebelles. Voilà! Le masque commence à tomber. Donc l’enlèvement, le viol et la torture de la policière par les miliciens requins ont été commandités  par le plus haut sommet de l’État avec la complicité du Directeur général de la police Bienvenu Zokoué. Ce dernier est même étonné que la policière soit libérée. Pour lui, la policière Mbari Francy allait être exécutée par ses ravisseurs. Il a eu la surprise de la voir revenir chez elle.

Mais avec le rapatriement forcé de la jeune policière, sa vie est sérieusement en danger. La justice internationale pourrait être saisie sur cette affaire, et l’État congolais pourrait s’expliquer devant les instances internationales.

À lire aussi : Ecobank Centrafrique a un nouveau directeur général, le camerounais Landry Félix Njoume

 

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Centrafrique : La ville de Linguiri occupée, celle de Bamingui isolé par la CPC

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Bangui (République centrafricaine) – La ville de Linguiri, située à 35 kilomètres de Mbrés sur l’axe de Ndélé, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques depuis mercredi soir. La population en débandade, et la ville occupée par les rebelles.

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

Rédigé par Moise Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

La ville de Linguiri occupée, celle de Bamingui isolé par les rebelles de la CPC

 

Si à Linguiri les rebelles ont totalement occupé la ville et y mènent des patrouilles depuis mercredi soir, à Bamingui, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Bamingui-Bangoran, située à 130 kilomètres de Ndélé et 120 kilomètres de Mbrés, a été complètement isolée par les groupes armés.

Tout autour de la ville, à 5 kilomètres à l’entrée de Bamingui, les rebelles ont mis leur ceinture, verrouillant   toutes circulations dans les deux sens.

Tandis qu’à Linguiri, la population locale affirme que les rebelles ont pillé un magasin d’un commerçant local qui a été gravement agressé par les assaillants.

Transféré à l’hôpital de Mbrés, ce commerçant  est dans un état stable, selon  les membres de sa famille.

Entre-temps, les forces de Wagner et les soldats FACA se sont mobilisés pour aller dégager les rebelles dans ce village.

Rappelons que depuis le mois de décembre dernier, la présence des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) est signalée massivement dans les régions du nord et nord-est, notamment dans la préfecture de la Vakaga, mais également celles de la Bamingui-Bangoran et la Haute-Kotto.

À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques

 

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Nana-Mambéré , les mercenaires de Wagner abandonnent leurs positions dans différentes localités

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Bangui (République centrafricaine) – Depuis près d’un mois, dans la Nana-Mambéré, les hommes de la société de mercenariat russe Wagner  ne font plus de combats avec les rebelles. Ils se sont concentrés sur des chantiers miniers locaux. Mais depuis le début de la semaine dernière, ces mercenaires de Wagner abandonnent les chantiers miniers pour se regrouper à un seul point. Pourquoi?

Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />
Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko

 

Rédigé par Gervais Lakosso

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Nana-Mambéré , les mercenaires de Wagner abandonnent leurs positions

 

La décision serait venue d’en haut, c’est-à-dire de leur chef hiérarchique. Et ceci n’est pas une surprise du moment où  ils l’avaient annoncé quelques semaines plutôt à Baboua.

Comme l’a constaté  notre équipe,  les hommes de Wagner ont abandonné tour à tour leurs positions dans différentes localités à l’intérieur de la préfecture de la Nana-Mambéré, telle que Yidéré, Lamy-Pont,  Kpandé,  Nguia-Bouar, Abba, etc. et se sont tous regroupés à Sagaini.  D’après ce qu’ils ont dit à la population locale, leur objectif actuel serait de sécuriser l’axe de ravitaillement de la capitale centrafricaine, notamment celui qui couvre Bouar Béloko, toujours dans la Nana-Mambéré.  Or, d’autres sources à l’état-major à Bangui affirment que ces hommes de Wagner seraient rappelés à  Bangui  par le gouvernement pour venir mettre une ceinture autour de la capitale Bangui pour prévenir toute éventualité.  Cependant, une autre source, cette fois dans le gouvernement, précise que ces mercenaires de Wagner basés dans différentes localité de la Nana-Mambéré seraient rappelés à Moscou pour être déployés en Ukraine.  Difficile d’y voir clair. Mais ce qui est pour l’instant sur, c’est que ces hommes de Wagner déployés dans différentes localités de la Nana-Mambéré ont tous quitté leurs positions respectives pour se concentrer à Sagaini.

Affaire à suivre…

À lire aussi : Tension de trésorerie, Touadera demande à ses ministres de privilégier les salaires des fonctionnaires

 

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Centrafrique : Wagner a la manœuvre contre le groupe français CASTEL, une manifestation programmée devant la MOCAF

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Bangui (République centrafricaine) – Après avoir rencontré brièvement le Président de la République Faustin Archange Touadera dans sa résidence du quartier Boy-Rabe la semaine dernière, monsieur Hassan Guenderou, ancien général de l’UPC ayant rejoint le camp présidentiel au côté de son ami Hassan Bouba, vient de faire une déclaration controversée sur la chaîne camerounaise prorusse Afrique Médias , accusant le groupe français Castel d’avoir financé le groupe armé de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC). Une manifestation a également été prévue dans les prochains jours devant la brasserie MOCAF.

Le général rebelle Hassan Guenderou
Le général rebelle Hassan Guenderou

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Wagner a la manœuvre contre le groupe français CASTEL

 

Personne n’est dupe. Qui peut croire encore à ce genre de manipulation grossière en République centrafricaine, si ce ne sont que les partisans du Président Faustin Archange Touadera.?

Hassan Guenderou, né à Sido dans les années 60, est un  expert coupeur de route à l’époque du Président André Kolingba. Recherché activement par les forces de l’ordre centrafricaines,  l’homme avait pris la fuite pour rentrer au Tchad. Sur place, monsieur Hassan Guenderou  n’avait pas lâché ses mauvaises habitudes de coupeurs de route avant d’être recherché par la gendarmerie tchadienne.

Recruté par monsieur Ali Darassa, chef du groupe armé UPC, monsieur Hassan Guenderou occupait tour à tour des postes au sein dudit mouvement politico-militaire.

Commandant de zone du Sud-est, monsieur Hassan Guenderou s’est séparé de son chef Ali Darassa pour se rapprocher du gouvernement centrafricain grâce à son ami Hassan Bouba, un autre ex-chef de l’UPC devenu ministre de l’Élevage et de la Santé animale.

Rentré à Bangui avec ses deux femmes et ses enfants, monsieur Hassan Guenderou a été brièvement arrêté par les éléments de la garde présidentielle la semaine dernière. Les domiciles de ses deux épouses faisaient l’objet de fouille. Mais après son arrestation, l’homme n’a été détenu que quelques minutes. Il a ensuite rencontré le Président de la République, monsieur Faustin Archange Touadera.  Plusieurs points sécuritaires ont été débattus par les deux hommes, parmi lesquels, les activités de l’UPC sur le terrain en ce moment.

À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques

capture d'écran d'une vidéo de la chaine pro-russe Afrique média lors de l'interview de monsieur Hassan Guenderou
capture d’écran d’une vidéo de la chaine pro-russe Afrique média lors de l’interview de monsieur Hassan Guenderou, ex-général rebelle de l’UPC ralié au gouvernement

 

Wagner à la manœuvre

 

Pour la société ténébreuse russe Wagner, c’est une occasion en or pour manipuler ce père de famille au passé lourdement criminel.  Ainsi, Wagner lui fait avaler des mots et des phrases à  dire. Une mise en scène validée par la chaîne camerounaise pro-Wagner Afrique Médias.

Selon les propos copieusement avalés et déversés par monsieur Hassan Guenderou,  le groupe français CASTEL aurait financé Ali Darass avec de l’argent et des moyens. Avec cet argent, Ali Darass aurait acheté des armes au Soudan.

Vous l’aurez compris. Le but de Wagner serait de fournir des raisons et pousser  les gens dans les rues afin d’inciter gouvernement à ordonner la cessation des activités du groupe CASTEL en Centrafrique et ainsi laisser la place aux boissons russes détestées par les centrafricains. Mais ils oublient que c’est grâce aux impôts versés par CASTEL que l’État paye les salaires des fonctionnaires. Mais si c’est Wagner, rien ne va être versé à l’État comme d’habitude.

À lire aussi : Attaque imminente  de la ville de Bangui, le Président Touadera convoque un conseil des ministres extraordinaire et met en garde les ministres responsables de groupes armés

 

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Paoua, au nord-ouest de la Centrafrique, deux mercenaires de Wagner désarmés par leurs chefs

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Bangui (République centrafricaine) – Impliqués dans l’assassinat de deux éleveurs peuls et de leurs bœufs, deux mercenaires de Wagner, détachés à Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine, ont été désarmés et punis par leur chef hiérarchique, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

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Village Talé, situé entre Bozoum et Paoua. Photo CNC / Florentine Maïguelé.

 

Rédigé par Gaël Boberang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Deux mercenaires de Wagner désarmés par leurs chefs

 

En effet, le dimanche 15 janvier dernier,4 mercenaires de Wagner, munis de leurs armes, à bord de leur motocyclette, étaient arrivés  dans un tout petit village à 35 kilomètres de Paoua sur l’axe de Bozoum. Tout est calme ce jour. Tous les habitants étaient partis au champ, Les Wagner, de leur côté, ont abattu avec leurs armes huit cabris appartenant aux habitants de ce village.

Pendant qu’ils étaient sur place, ils ont constaté un mouvement des troupeaux de bœufs accompagnés des éleveurs qui traversaient la route qui relie la ville de Paoua à celle de Bozoum. Aussitôt, ils ont précipité  pour aller tirer sur ces éleveurs  et tuer deux d’entre eux ainsi que 4 de leurs bœufs.

Pendant ce temps, à Paoua centre, la nouvelle commence à circuler comme une traînée de poudre dans les différents quartiers jusqu’à la préfecture. Une autre équipe des Wagner accompagnée de l’imam de la mosquée de Paoua sont allés sur le lieu pour vérifier l’information. Effectivement les faits sont réels, et les deux hommes de Wagner impliqués  dans cette tragédie  ont été désarmés sur place par leurs collègues et ramener à Paoua. Depuis trois jours, les deux Wagner suspectés sont sous sanction de leur chef.

À lire aussi : sur le chantier minier de Kpandé, les mercenaires de Wagner menacent

 

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RCA : L’État résilie  le contrat de la société Aviation Handling Service  pour l’aéroport de Bangui Mpoko

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Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain a annoncé que le contrat de concession signé avec la société Aviation Handling Service pour l’aéroport international de Bangui Mpoko  a été résilié. Motif : non-conformité de standard  de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.

Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l'Aviation Handling Service
Monsieur HOUEMAVO Ghislain, directeur général de l’Aviation Handling Service

 

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

L’État résilie  le contrat de la société Aviation Handling Service  

 

Selon le ministère centrafricain des Transports et de l’aviation civile, le contrat de concession pour la sécurité aéroportuaire  attribué à la société Aviation Handling Service    Depuis 2007 est désormais résilié pour des raisons suivantes : non-conformité de standard  de qualité, paix sociale et non-respect des obligations contractuelles.

 

Pour la non-conformité de standard  de qualité,  le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service  le non-investissement dans de nouveaux équipements. Les équipements qu’elle  utilise  depuis plus de 14 ans sont ceux de la compagnie Air Afrique  utilisée dans les années 80.  Ceci dit, elle n’a fait aucun investissement. Elle préfère repeindre ces vieux équipements  et les mettre en service. En plus, certains clients se plaignent de leur mauvais accueil à l’aéroport de Bangui Mpoko. Les employés s’habillent comme s’ils sont dans leur ferme. Et plein d’autres choses que le gouvernement lui reproche.

 

Pour la paix sociale

 

En vérité, la société Aviation Handling Service   en manque cruellement. Cette fois, le gouvernement a raison. D’ailleurs beaucoup des employés apprécient le ministre Djono pour sa décision. Dans cette société, le directeur général, qui se glorifie d’avoir mis toutes les autorités dans sa poche, multiplie de pressions et du dénigrement à l’encontre de ses collègues. Pour eux, leur Directeur général  a un comportement mesquin et manipulateur qui conduit malheureusement à la dégradation des conditions de travail, mais porte aussi atteinte aux droits et à la dignité de ses collègues ?

 

Quant au non-respect des obligations contractuelles, le gouvernement reproche à la société Aviation Handling Service de ne pas activer la procédure pour le renouvellement de son agrément de service. Or, dans le contrat de concession signé en 2007 avec le gouvernement, il est indiqué que trois mois avant la fin du contrat,  la société Aviation Handling Service doit entamer la procédure pour le renouvellement de son agrément. Passé ce délai, le contrat devient automatiquement nul.

À lire aussi : réception de 10 chars de combat offerts par la Fédération de Russie aux FACA

 

« Pas d’intérêt, pas d’action ».  

 

Pour le contrat de 5 ans signé le 31 décembre 2017,  la société Aviation Handling Service doit déclencher la procédure du renouvellement de son agrément dès le mois de septembre 2022, c’est-à-dire trois mois avant la fin du contrat qui est en décembre 2022. Or, depuis cette date, la société Aviation Handling Service n’a adressé aucune correspondance au ministère des Transports. Ce qui complique du coup son affaire. Sur ce, le gouvernement a décidé de signifier à la société Aviation Handling Service la résiliation de son contrat de concession. Ceci dit, elle doit arrêter toutes activités à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

À lire aussi : les mercenaires russes orchestrent une nouvelle tentative d’assassinat du Président Touadera

 

De micmac avorté

 

Au début, avec l’annonce de la résiliation du contrat avec la société AHS, on avait vu les dirigeants de cette société multiplient des manœuvres pour tenter de convaincre le ministre des Transports et le Président Touadera.

Le vendredi 11 novembre, le conseil d’administration de cette société a dépêché une délégation à Bangui pour rencontrer le ministre et le Premier ministre. L’histoire de graisser leurs pattes, c’est-à-dire leur donner du pot de vin. Mais cette fois, ils n’ont pas pu rouler les autorités centrafricaines dans la farine.

Selon des informations recueillies, le gouvernement a désormais besoin d’un nouveau partenaire  qui pourrait lui être bénéfique à double niveau. D’abord sur la redevance, une augmentation  sera appliquée, le maintien de la paix sociale, l’augmentation  de salaire des employés.

Affaire à suivre…

À lire aussi : rebondissement dans l’affaire de l’arrestation du commissaire central Kévin Féïmonazoui 

 

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Armand Touaboy, promoteur culturel, déféré à la prison centrale de Ngaragba

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Bangui (République centrafricaine) – Interpellé par les forces de l’ordre depuis la semaine dernière, monsieur Armand Touaboy, promoteur culturel centrafricain a été transféré  mercredi à la prison centrale de Ngaragba.

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Des gendarmes en patrouille à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Armand Touaboy déféré à la prison centrale de Ngaragba

 

 

Même si les circonstances de son arrestation reste à ce jour floues, la justice lui aurait reproché d’avoir détenir illégalement une arme à feu. Une infraction pénalement condamnable si l’intéressé ne possède pas d’une autorisation de ports d’armes à feu.

Selon des informations provenant des sources proches du dossier, c’était au cours d’un contrôle de routine que  les forces de l’ordre auraient  constaté la présence d’une arme à feu dans sa voiture.

Fouillant le véhicule d’avant en arrière,les forces de l’ordre saisissent l’arme en question. Il est arrêté et accusé de possession illégale d’armes à feu. Placé en garde à vue, monsieur Armand Touaboy a été déféré devant le procureur de la République qui a ensuite ordonné son placement en détention provisoire.

Or, une autre source proche de sa famille nous parle d’un montage grossier visant seulement à le foutre en prison.

Selon la procédure  pénale, si les forces de l’ordre n’avaient pas le mandat de perquisition pour fouiller dans le véhicule de monsieur Armand Touaboy, donc la poursuite est illégale et nulle. Donc les avocats de monsieur Armand Touaboy doivent déposer plainte contre ces forces de l’ordre et la justice centrafricaine. Mais dans ce pays, tout marche à l’envers.  Les forces de l’ordre peuvent faire ce qu’elles veulent en toute impunité. En plus, monsieur Armand Touaboy, étant ancien militaire proche de l’ex-Président François Bozizé, il est dans le viseur du régime de Touadera. Ce qui fait que tous ses gestes sont contrôlés par le gouvernement.

Pour sa famille, monsieur Armand Touaboy est la victime du régime en place.

Affaire à suivre…

À lire aussi : la ville de Bozoum secouée après des détonations d’armes automatiques

 

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Centrafrique : quand un post de la présidence publié sur Facebook suscite la polémique

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Bangui (République centrafricaine) – Dans un post publié sur la plateforme de réseau social Facebook que les internautes l’ont qualifié de maladroite, la présidence de la République, sur sa page officielle, a voulu communiquer sur de prétendus témoignages  de sympathie des personnes âgées  au Président de la République Faustin Archange Touadera. Malheureusement la mise en scène tourne à la dérision. Sur les réseaux sociaux, c’est la pluie des critiques qui tombe, démoralisant au passage les communicants   du chef de l’État.

La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

quand un post de la présidence publié sur Facebook suscite la polémique

 

Depuis la date de sa publication, le post a déjà reçu une centaine des commentaires hostiles des Centrafricains de toute origine. Nombreux d’entre eux pensent que c’est indigne ce genre de publication qui affiche publiquement les visages de ces mamans et grand-mère en train de recevoir 1000 francs CFA de la main du chef de l’état.

Pour madame Mokodopo Carine, au-delà de l’expression écrite, le service de communications du Président de la République  partage sur Facebook des images qui sont totalement en désaccord avec leur texte.

« Revoyiez votre service com, et surtout arrêtez de prendre ses pauvres mamans en otage pour servir une politique en totale contradiction avec les principes même de la gouvernance d’un pays, car, si tout va bien, aucune des Mamans. N’irai envahir chez notre cher Président. N’oubliez pas qu’il arrive parfois que nous tombions dans le piège tendu à autrui par mégarde, où. simplement par calcul mathématique », déclare cette dame dans son commentaire.

À lire aussi : massacre de Bria, les propos du porte-parole de la présidence suscitent l’émoi auprès des parents des victimes

La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées derrière le domicile du Président
La mise en scène des agents de communication du Président de la République exposant des personnes âgées venant témoigner leur sympathie au Président

 

La pauvreté atteint une limite extrême  en RCA

 

Pour monsieur Wilfrid Ngoundji Kodjo, La pauvreté a atteint une limite extrême dans ce pays.

Même son de cloche du côté de monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany.

« Ce genre de discours est dépassé, monsieur le président de la République. Revoyez votre système. Ramasser les mamans, les exposés au soleil nest pas la bonne méthode pour redorer son image moins encore se garantir un autre mandat », s’alarme monsieur Ibrahim Mahamat Albachard Lackany sur Facebook. D’après lui, on est heureux d’avoir une République des mendiants en Centrafrique.

Même s’il est difficile de trier parmi ces commentaires, la quasi-totalité Se plaine sur Facebook du sort de ces mamans exposées sous le soleil à cause d’un billet de 1000 francs CFA du Président de la République.

« À cause de 2000f, tu souffres nos mères  sous le soleil. Touadera, tu es née avant la honte », s’indigne Aliki Mahamat Moussa Ahmed

Sur cette publication de la présidence de la République, plusieurs observateurs pensent que vue l’impopularité du Président de la République, son service de communication doit désormais changer sa stratégie de communication qui est souvent basée sur les manipulations et le mensonge.

À lire aussi : Hausse des prix de carburant, une dizaine des organisations de la société civile lancent un ultimatum de 7 jours au gouvernement

 

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Centrafrique : « Le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde »

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Bangui, République centrafricaine – Comme le dit un adage africain, «les cabris se promènent ensemble, mais ils n’ont pas le même prix». Si vous êtes un homme politique, vous avez votre propre parcours politique avant d’accéder à la magistrature suprême de l’État. Comme disait maître Crépin Mboli-Goumba, en Afrique, il y a président et président de la République. De la case de prison au Président de la République en passant par l’exil, il y’ a tant de manières d’accéder au pouvoir suprême. Et le monde est fait ainsi. Mais en Centrafrique, le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde. 

Le Chef de l'État centrafricain Faustin Archange Touadera
Le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023

 

« Le Président Touadera pense être celui qui va arrêter l’histoire politique du monde »

 

Si le Président Faustin Archange Touadera veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent sur lui, il serait mieux qu’il regarde ce qui se passe dans d’autres pays du monde avant qu’il en décide. Maître Crépin Mboli-Goumba l’a bien résumé en six lignes, les parcours de certains hommes politiques ayant fait la prison, connu l’exil avant d’accéder au pouvoir comme lui.

Selon maître Crépin Mboli-Goumba, Lula a donc été investi Président du Brésil. Il y a juste 3 ans, à 74 ans, il dormait encore en prison. Il est jusque parmi ses partisans qui le croyaient fini. Les partisans de Bolsanero, eux, avaient un sentiment de toute-puissance, surtout qu’un autre populiste, à la tête du plus puissant pays de l’histoire du monde, était occupé à renvoyer les États-Unis dans les années 60. Aujourd’hui, à 77 ans, le voilà redevenu Président.

À lire aussi : L’État – major de la CPC dénonce la violation flagrante et grave de la constitution par le Président Touadera

 

De Patassé à Touadera

 

Il y a presque trois décennies, un homme esseulé vivait en exil à Lomé. Il avait connu les honneurs de la République, puis de l’empire. Avant de connaître les affres de l’exil. Il est devenu Président. Il s’appelait Ange Félix Patassé.

 

Il y a presque deux décennies, un homme vivait un exil pénible. Il était devenu général tôt, au cœur du pouvoir. Avant de tromper dans une tentative de coup d’État et de connaître l’exil. Il était rentré dans son pays. Faisant preuve d’une force de caractère rare, il avait défié les moqueries pour s’occuper de son commerce. Il transportait les passagers dans son pick-up. Personne ne pariait sur lui. Il est devenu Président. Il s’appelle François Bozizé.

 

Il y a presque sept ans, dans l’indifférence générale, un homme avait décidé de quitter son exil français pour se porter candidat à l’élection présidentielle. Sans argent, sans équipes, il battait campagne de manière presque artisanale. Il est devenu Président. Il s’appelait Faustin Archange Touadera.

Et après avoir été élu, il veut que l’histoire, ses trames et ses constantes s’arrêtent là pour son bon plaisir. Mais l’histoire ne s’arrête pas par la volonté d’un individu.

Que valent nos certitudes quand nous n’avons aucune prise dans les évènements?

À lire aussi : À peine la nouvelle année commence, Touadera ouvre les hostilités contre l’opposition démocratique

 

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Centrafrique : nouvelle scène de braquage à Sam-Ouandja, un assaillant interpellé, et une arme récupérée

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Bangui (République centrafricaine) – Après quelques mois d’accalmie, les braqueurs ont repris du service sur l’axe Sam-Ouandja et Ouanda-Djallé. En l’espace de deux jours,  deux braquages ont eu lieu sur l’axe routier Sam-Ouandja – Ouanda-Djallé.  Le troisième braquage qui vient d’avoir lieu ce jeudi 19 janvier 2023 à 25 kilomètres de Sam-Ouandja.

Centrafrique.org/Centrafrique-attaque-de-la-ville-damdafock-par-les-rebelles-de-la-cpc-la-brigade-de-la-gendarmerie-saccagee/deux-rebelles-de-la-cpc/” rel=”attachment wp-att-60959″ data-wpel-link=”internal”>Deux rebelles de la CPC

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 janvier 2023

 

Nouvelle scène de braquage à Sam-Ouandja

 

L’une des victimes interrogées par la rédaction du CNC affirme que parler de coupeurs de route c’est mieux d’en entendre  que de tomber  dans leurs filets.

Dans la journée du jeudi 19 janvier 2023,  un véhicule de transport local, rempli des passagers, quittant la ville de Sam-Ouandja , à destination de Ouanda-Djallé, a été  accueilli par surprise  par des tirs d’armes à feu d’un groupe des coupeurs de route à 25 kilomètres de Ouanda-Djallé.

« Tout le monde main en l’air, et descendez-vous! Couchez-vous au sol! », disaient les assaillants à tous les passagers du véhicule. Les armes crépitaient toujours.

« À terre et ventre au sol et personne ne bouge. Où est l’argent ? », demandent les assaillants. (Sam-Ouandja).

À lire aussi : tracasserie et l’insécurité routière, les passagers d’un véhicule ont été braqués dans la localité d’Ippy

 

Capture de l’un des deux assaillants

 

Pendant que l’un des deux assaillants, celui qui n’avait pas d’armes fouillait les bagages des passagers, l’autre, qui a une arme à la main et qui surveillait les passagers  couchés ventre au sol, demande à celui qui fouille les bagages de lui donner de l’eau à boire. C’est au moment de récupérer la bouteille d’eau entre les mains de son ami que l’un des passagers, très rapides,  dans son action, saisit l’un des deux assaillants qui ont une arme. Au même moment, l’autre coupeur de route, qui fouillait les bagages des passagers, s’éclipse rapidement dans la nature. Mais son ami, capturé par les passagers, payait le prix.

Il a été copieusement tabassé par les passagers qui étaient en colère.

Grièvement blessé, les passagers l’ont laissé au sol et poursuivre leur route jusqu’à Ouanda-Djallé. C’est finalement ici qu’ils ont remis aux soldats FACA l’arme du braqueur récupérée. (Sam-Ouandja).

À lire aussi : 3 rebelles de la CPC tués à Goya par les mercenaires de Wagner

 

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Centrafrique / Soudan: Une fermeture de frontières qui ne laisse pas indifférent

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Bangui, République centrafricaine – L’annonce de la fermeture des frontières terrestres du Soudan avec la Centrafrique soulève des interrogations.

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Base de la Minusca à Bangui. CopyrightDW

 

Rédigé par DW français

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023

 

Une fermeture de frontières

 

Le gouvernement soudanais a annoncé début janvier la fermeture de ses frontières terrestres avec la Centrafrique voisine. Il redoute les mouvements insurrectionnels susceptibles de déstabiliser Bangui et la région. Mais cette fermeture est perçue comme un signe de fragilité qui contraste avec les données sécuritaires du gouvernement centrafricain mettant en avant les progrès sécuritaires qui auraient été faits grâce à l’appui des mercenaires russes de Wagner.

 

Des justifications

 

L’annonce de la fermeture a été faite par le chef adjoint du Conseil souverain du Soudan le lieutenant général Mohamed Hamadou Dagalo. Il redoute les actions du chef de guerre Nouredine Adam, très actif dans la zone et qui a pour base arrière le Soudan.

Activement recherché par la Cour Pénale Internationale, Nouredine Adam recrute des Soudanais et indique son intention de renverser le pouvoir de Bangui. Toujours actif, son groupe n’a pas fait comme d’autres de la zone, qui se sont auto-dissous en novembre dernier.

des soldats FACA lors d'une patrouille
des soldats FACA lors d’une patrouille

 

La stabilisation de la Centrafrique reste un défit notamment pour les forces de sécurité.

 

La fermeture de la frontière est donc justifié selon le ministre centrafricain de la Défense, Claude Rameaux Biro. “Nous avons effectué des déplacements au Soudan et nous avons aussi reçu la délégation officielle du Soudan pour évoquer la question des forces bipartites. Je puis vous dire que c’est à la demande du gouvernement car les actions de Nouredine mettent mal à l’aise le Soudan. Et pour votre information deux rebelles sont déjà arrêtés au Soudan”, a indiqué le ministre de la Défense.

À lire aussi : des coupeurs de route sèment la terreur sur l’axe Birao Ouanda-Djallé

 

Des menaces

 

Nouredine Adam ne semble pas effrayé par la fermeture des frontières et continue ses menaces contre le président Touadéra. Dans une vidéo postée sur Facebook, il dit ceci :

 

“Le peuple exige qu’on ne touche pas à la constitution. Donc, il doit écouter la voix du peuple et s’arrêter. Et s’il s’entête, je lui ai déjà prévenu en disant que ta profession de foi si elle est sincère, on va t’aider à construire ce pays. Mais si c’est de la politique politicienne, tu vas regretter.

Je pense que l’heure du regret est arrivée et je pense qu’il a regretté”.

 

Nouredine Adam, leader du FPRC, est le seul dans la région à contester le pouvoir du président Touadéra.

 

Alors cette fermeture de la frontière pourrait-elle l’empêcher d’agir ?

 

Karl Blagué, coordonnateur du Groupe d’action des organisations de la société civile

pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, le G16, n’y croit pas.

 

“Malgré les communiqués officiels de fermeture de frontière au niveau des trois frontières Tchad, Soudan et Centrafrique y compris les forces tripartites, cela n’a pas empêché la pénétration des éléments de la Séléka. Notre chef d’état-major avait effectué les déplacements du Soudan pour négocier avec les autorités soudanaises cette fermeture de frontière.Ce qu’a accepté le numéro 2 soudanais. En plus il a mis à la disposition des Wagners des groupes armés acquis à la cause du numéro 2 soudanais” explique-t-il.

 

Cette fermeture des frontières pourrait en plus empêcher le gouvernement de mener à bien son projet d’exploitation de pétrole à Birao, non loin du Soudan.

À lire aussi : LES CAISSES DE WAGNER SONT-ELLES VIDES?

 

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Lettre ouverte du Professeur Nguerekata à Touadera, Président « illégitime » de la RCA

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Bangui (République centrafricaine) – Suite à l’instruction du Président de la République Faustin Archange Touadera, son directeur de cabinet, monsieur Obed Namsio  vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative, pour le Professeur Gaston Mandata Nguerekata,  dans une lettre ouverte adressée au Président de la République Faustin Archange Touadera, est dangereuse et destructrice pour la RCA.

Ci-dessous l’extrait de sa lettre ouverte dont CNC a eu copie.

Centrafrique.org/accord-de-khartoum-lunion-africaine-et-lonu-nous-ont-impose-ce-quelles-nont-jamais-dicte-ailleurs-dixit-professeur-gaston-mandata-nguer1111/professeur-gaston-mandata-nguerekata-debat-televise-tvca-bon-pour-article/” rel=”attachment wp-att-27383″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/professeur-gaston-mandata-nguérékata-débat-télévisé-tvca-bon-pour-article-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />
Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

Par Communiqué de presse numéro 001 PR/DIRCAB23, Votre Directeur de Cabinet, sur vos instructions, vient de créer un « Comité chargé d’élaborer un projet de loi sur l’utilisation des crypto-monnaies et la tokenisation en République Centrafricaine ». Cette initiative est dangereuse et destructrice. Les Etats-Unis et le Salvador en vivent la triste et douloureuse expérience. De plus, ce Comité ne comprend curieusement aucun représentant des Ministères compétents en matière monétaire c’est-à-dire les Ministères des Finances et du Plan, ou la BEAC, ou encore des économistes de l’Université de Bangui. Comme pour ajouter aux risques déjà énormes, ce comité ne s’appuie uniquement que sur des représentants des ministères (Eaux et Forêts, Agriculture, Urbanisme, Justice,…) devenus subitement experts en matière monétaire et financière.

 

J’ai deux observations. Primo, comme tout bon observateur de la vie politique de notre pays, je constate que le gouvernement est désormais déplacé à la Présidence de la République avec Votre Directeur de Cabinet comme son Chef, car toute politique ou activité majeure se  décide au Palais de la Renaissance, les différents ministres étant devenus de simples exécutants.

 

Deuxio, les Centrafricains compétents, qui pourraient prodiguer des conseils avisés sur des dossiers d’importance majeure, des compatriotes outillés pour contribuer efficacement au développement du pays et qui ne Vous font pas allégeance, sont systématiquement mis à l’écart.

 

Ces deux observations témoignent d’un régime autoritaire et rétrograde, qui réduit les capacités du Gouvernement.

 

Monsieur le Président illégitime. Votre politique en matière de crypto-monnaie est dangereuse pour le pays, pour les entreprises, pour les citoyens ; et n’a aucun avenir, sauf pour les trafiquants et les mafieux qui cherchent des moyens commodes de cacher leurs butins illicites, ou détournés, et pour échapper aux contrôles de changes. Elle ne pourra que renforcer la triste réputation d’Etat mafieux, titre que la Communauté Internationale à travers les pays frères d’Afrique Centrale, les Institutions de Bretton Woods et nos partenaires traditionnels que sont l’Union Européenne, la France, les Etats Unis, nous ont décerné sous Votre sinistre règne.

Monsieur le Président illégitime. Je vous invite très respectueusement, pendant le peu de temps qui vous reste à la tête de ce pays, de sauver l’honneur des intellectuels et scientifiques centrafricains, dont beaucoup de compatriotes, hélas, pensent désormais, sur l’exemple patent de votre cuisant échec à la tête de ce pays, que nous ne sommes pas capables d’apporter des solutions idoines à nos problèmes et surtout, de gérer l’économie et les finances publiques dans la transparence et l’intégrité, et  d’offrir ainsi à nos compatriotes des conditions équitables pour l’aspiration légitime à une vie meilleure par la mobilisation des efforts de chacun .

 

Veuillez croire, Monsieur le Président illégitime, en l’expression de ma très haute considération.

 

Fait à Baltimore le 17 Janvier 2023.

Gaston Mandata N’Guérékata

Professeur Distingué des Universités.

 

À lire aussi : Rumeurs d’une éventuelle attaque de Bangui, les Rwandais proposent une nouvelle stratégie au Président Touadera

 

Centrafrique : coup d’État constitutionnel de Touadera, de quel côté serait Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle

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Bangui (République centrafricaine) – Professeur de droit à l’université de Bangui depuis 38 ans, monsieur Jean-Pierre Waboué, avec madame Danièle Darlan, faisait partie des enseignants du supérieur ayant formé un tas des élites centrafricain. Intégré à la cour constitutionnelle, Danièle Darlan et Jean-Pierre Waboué ont formé une alliance dure derrière le Président Touadera, leur ancien collègue universitaire. Ils ont fait tout en faveur de celui-ci, parfois en prenant même des décisions non conformes à la constitution. Mais depuis près de trois mois, avec le départ forcé de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, il succède à celle-ci et devient le nouveau Président de la cour constitutionnelle. Mais avec la dernière décision de la cour constitutionnelle, les Centrafricains se demandent maintenant de quel côté serait Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle et pasteur de l’église de coopération évangélique de Gobongo.

Professeur Jean-Pierre Waboué
Professeur Jean-Pierre Waboué, Président par intérim de la cour constitutionnelle

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023

 

Coup d’État constitutionnel de Touadera, de quel côté serait Jean-Pierre Waboué

 

Principal artisan de la victoire à double reprise du Président de la République à la présidentielle de 2015 et de 2020, le Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle  a été reçu le vendredi 4 novembre par le Président de la République Faustin Archange Touadera. En présence des autres membres de la cour, monsieur Waboué a     Pu discuter durant des heures avec le chef de l’État sur plusieurs points, notamment sur le Sangocoin et le projet de la nouvelle constitution retoqués précédemment par la cour à l’époque de madame Danièle Darlan.

Justement, depuis la décision de la Cour Constitutionnelle déclarant  inconstitutionnels les décrets relatifs à la révision de la Constitution ou à  sa réécriture , le Président de la République et son gouvernement initient et activent des manœuvres multiformes de contournement de cette décision. D’aucuns pensent que monsieur Jean-Pierre Waboé avait été reçu par le chef de l’État dans le but de définir avec lui la nouvelle stratégie qui pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat au Président de la République.

À lire aussi : BRDC : « la Centrafrique renoue avec la dictature et le parti unique au modèle russe 

Danièle Darlan et Faustin Archange Touadera

 

Doute et étonnement

 

Ce qui étonne plus les centrafricains, c’est la dernière décision de la cour constitutionnelle du 3 janvier 2023 suite à la requête introduite par le BRDC aux fins de déclarer l’inconstitutionnalité du décret n°22.419 du 03 octobre 2022, complétant les dispositions du décret n°06.156 du 10 mai 2006, fixant les dispositions particulières applicables aux cadres de l’enseignement supérieur en République centrafricaine, puis le décret n°22 455 du 24 octobre 2022, rapportant les dispositions du décret n°17.133 du 10 avril 2017 entérinant la désignation des membres du bureau de la Cour constitutionnelle.

Sur les requêtes introduites par le BRDC, la Cour constitutionnelle, illégitimement composée, selon l’opposition, aurait dû se contenter de l’examen des arguments de droit qui lui avaient été présentés au soutien des demandes en déclaration de l’inconstitutionnalité de chacune des deux décrets, pris par le Président de la République, a coupé la poire en deux: – Pour l’inconstitutionnalité du décret du 3 octobre 2022, elle a pris fait et cause en faveur des arguments de droit développés par les requérants et a annulé ledit décret. Pour l’inconstitutionnalité du deuxième décret, celui du 24 octobre, elle s’est tout simplement abstenue d’examiner les moyens de droit soulevés par les requérants. Elle s’est contentée de faire du hors sujet, évoquant des faits qui ne sont même pas rattachables aux problèmes de droits contenus dans la requête du 26 octobre 2022. De plus, elle a fait fi de ce que son examen ne s’entend que dans les limites des moyens écrits figurant dans les requêtes des 20, 24 et 26 octobre 2022, car la procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite et non orale.

À lire aussi : Crise politique et institutionnelle en Centrafrique,  le BRDC hausse le ton et menace de descendre dans la rue

 

Waboué, de quel côté êtes-vous?

 

Pour les Centrafricains, madame Danièle Darlan et monsieur Jean-Pierre Waboué sont à l’origine de la formation de la génération des imminents cadres  administratifs centrafricains. Par coup de chance, ils ont siégé ensemble comme juges à la cour constitutionnelle. Ils ont instauré plusieurs jurisprudences. Certes, ils commettent parfois de bavures en validant faussement la victoire de certains candidats aux législatives comme à la présidentielle, mais ils restent aujourd’hui des exemples pour des générations à venir. Avec le départ de madame Danièle Darlan de la cour constitutionnelle, c’est  lui monsieur Jean-Pierre Waboué qui représente désormais la seule voix du peuple centrafricain face à la volonté du Président de la République d’instaurer une dictature en RCA.  Mais ce peuple martyrisé se demande aujourd’hui si vous, monsieur Jean-Pierre Waboué, vous êtes du côté du peuple centrafricain ou du Président de la République.

Attention, c’est votre crédibilité qui est en jeu.

Imaginant,  l’Assemblée nationale  a récemment voté une loi totalement anticonstitutionnelle sur la procédure référendaire en RCA, disant que c’est sur proposition de la cour constitutionnelle que cette loi a été votée. Quelle folie?

Nous reviendrons sur ce volet dans nos prochains articles.

À lire aussi : Le BRDC prévient : une poursuite pénale pourrait être engagée contre tous ceux qui usurperaient la qualité de juge Constitutionnel

 

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Centrafrique : quand M. Alexander BIKANTOV,  l’ambassadeur de la Russie à Bangui promet un exil doré au fugitif Hassan Bouba

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Bangui (République centrafricaine) – Surnommé par ses collègues ministres « fils aîné de BIKANTOV », le ministre et chef rebelle Hassan Bouba, après sa dernière rencontre avec les diplomates russes à Bangui le 7 janvier, est désormais rassuré d’être protégé, si d’aventure le régime du Président Faustin Archange Touadera  prend brutalement fin. Selon monsieur Alexander BIKANTOV, il sera exfiltré pour la Russie où il sera protégé d’une éventuelle poursuite judiciaire de la CPI.

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CopyrightDR

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 janvier 2023

 

  1. Alexander BIKANTOV, l’ambassadeur de la Russie promet un exil doré au fugitif Hassan Bouba

 

Alors même qu’il est sous le coup d’une enquête de la cour pénale spéciale pour des soupçons de crimes de guerre et crime contre l’humanité, le chef rebelle Hassan Bouba continue de siéger au gouvernement du Premier ministre Félix Moloua. Il est l’une des personnalités du gouvernement qui profitent le plus de la protection des Russes de Wagner à Bangui. Mais depuis l’enlisement de la guerre en Ukraine et l’implantation de la milice russe Wagner au Mali, le ministre et chef rebelle Hassan Bouba est devenu le bébé chéri de Wagner en Centrafrique. À travers son intermédiaire, Wagner aurait ainsi engagé  plusieurs centaines des ex-rebelles peuls de l’UPC pour remplacer des Mercenaires russes redéployés au Sahel ou dans le Donbass ukrainien. On les surnomme les « russes noirs ».

À lire aussi : Le chef rebelle Abakar Sabone fait à nouveau de clin d’œil aux autorités tchadiennes

 

Les russes s’intéressent beaucoup au fugitif Hassan Bouba que les autres ministres 

 

Selon certains membres du gouvernement Moloua interrogés par CNC, les Russes s’intéressent à monsieur Hassan Bouba plus que tous ses collègues ministres.

« Nous savons tout ce qui se passe avec monsieur Hassan Bouba, mais les Russes pensent qu’on ne le savait pas », siffle un collègue ministre de monsieur Hassan Bouba.

«  Même leur dernière rencontre qui a eu lieu le 7 janvier 2023, les Russes avaient annoncé que c’était pour un dîner de travail, mais en réalité c’était pour peaufiner  leur stratégie. Ils veulent que monsieur Hassan Bouba fasse un nouveau recrutement des jeunes peuls en faveur du groupe Wagner. Ils lui ont aussi promis un exil doré avec sa famille en Russie au cas où le régime s’incline », affirme notre interlocuteur.

Nous reviendrons dans les détails sur le volet de prétendu exil doré en Russie de monsieur Hassan Bouba dans nos prochains articles sur CNC.

À lire aussi : Wagner, recrutement massif en cours

 

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Centrafrique : quand le Président Touadera se fait tirer les oreilles par l’activiste Gervais Lakosso

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Bangui (République centrafricaine) – Le vendredi 13 janvier 2023,lors d’un point de presse organisé par monsieur Armand Touaboy, promoteur de l’espace culturel Missy Momo, assisté  de certains  experts culturels centrafricains, monsieur Gervais Lakosso, artiste et coordonnateur du GSTC en a profité pour mettre en garde le Président de la République Faustin Archange Touadera  et son régime pour des excès et désordre qui se constatent çà et là.

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023

 

Le Président Touadera se fait tirer les oreilles par l’activiste Gervais Lakosso

 

« Il faut qu’ils commencent à gouverner le pays quand même. On a l’impression que le pays n’est pas gouverné, et chacun se lève et fait ce qu’il veut », s’alarme l’artiste musicien Gervais Lakosso lors du point de presse organisé par le promoteur culturel Armand Touaboy. D’après lui, il est temps d’arrêter ce cycle d’anarchie  qui continue dans le pays,  dont les conséquences sont déjà visibles et s’aggravent  de jour en jour. 

Et monsieur Lakosso ne s’arrête pas là, il tient  à remonter les bretelles au chef de l’État.

« On en a assez! Il faut que le Président de la République  prenne ses responsabilités en tant que chef de l’État pour mettre de l’ordre dans sa famille. Tous ses parents qui occupent des postes  dans ce pays sortent régulièrement en dehors  de leur responsabilité et font de n’importe quoi. On a vu des images publiées partout que cette année c’est l’année de la lutte contre la corruption et des mauvaises pratiques administratives, mais c’est le contraire », déclare monsieur Gervais Lakosso.

« En disant cela, des « idiots » vont aller sur les réseaux sociaux  dire qu’on est en train de faire de la politique. « Mais en s’en fout. Dites ce que vous voulez dire, mais nous le disons. Il faut mettre de l’ordre dans le pays. Ça ne va pas », conclut l’artiste Gervais Lakosso.

À lire aussi : les partisans du Président de la République entendent organiser un sit-in devant le siège de la CEEAC à Bangui pour dénoncer le Tchad

 

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L’Église Catholique de Centrafrique en pleine tempête

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L’Eglise Catholique  en Centrafrique, à près de 130 années d’évangélisation, est encore celle qui fait rire, de rires jaunâtres. Pour une superficie égale à 623.000 km2, l’on dénombre seulement neuf diocèses dont un archidiocèse. Sur neuf évêques, quatre sont Centrafricains (3 issus des congrégation et 1 seul diocésain) et cinq étrangers dont deux espagnols, deux Polonais, un Ghanéen. Les quatre Centrafricains sont tous issus de la même région de l’Est (Mbomou et Haut-Mbomou ) et repartis comme tels (2 Yakomas et 2 Zandés). Les diocèses confiés aux évêques étrangers sont les plus riches du pays et aucun évêque Centrafricain n’y a encore été nommé et peut-être jamais.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga
Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 janvier 2023

 

L’Eglise Catholique de Centrafrique en pleine tempête

 

Le diocèse de L’Eglise Catholique  de Mbaïki attribué à un évêque Espagnol est riche en bois, or et diamants ; le diocèse de Bouar octroyé à un Polonais est riche en minerais (mercure, or et diamants) ; le diocèse de Berbérati, zone la plus riche du pays en bois et pierres taillées a été convoité par un ancien Nonce Apostolique Thadée Okolo ; le diocèse de Bangassou confié à un Espagnol est riche en or, diamants, fer, uranium et ivoires. Le diocèse de Kaga-Bandoro est riche en ivoire et bovins. Quatorze années après le coup de force opéré par le Vatican pour dégager du clergé, certains évêques et prêtres Centrafricains de L’Eglise Catholique  et uniquement Centrafricains sur qui des mauvais rapports avaient été pondus, l’Eglise Catholique de Centrafricaine retombe dans ses travers et trois diocèses en donnent l’exemple à savoir :  l’Archidiocèse de Bangui, le diocèse de Bossangoa et celui de Bambari dont les trois évêques frères et cousins germains, gagnés par les affaires, ravagent tout sur le passage. Les trois sont collégialement responsables de la dilapidation des fonds destinés à la construction de l’Université Catholique d’Afrique centrale en charge de l’agronomie.

 À lire aussi : « La Russie n’est pas là pour une bonne coopération avec  les pays africains », 

Le cardinal Nzapalainga
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

La mort tragique de l’abbé Célestin Ketté et le crime parfait de l’archevêque de Bangui…

 

L’abbé Célestin est un prêtre de l’archidiocèse de L’Eglise Catholique  de Bangui décédé tragiquement en juillet 2022 à Lille en France. Avec plus de 40 années de vie de prêtre, il était admis à faire valoir ses droits à la retraite pendant qu’il travaillait comme Fidei donum dans le diocèse de L’Eglise Catholique  de Lille.

Prévoyant et sentant venir la retraite et même la mort, il entame la procédure du paiement de ses cotisations appelées Opus securitatis auprès de son évêque le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Une fois, deux fois, trois fois. L’homme à la calotte rouge ne répondra pas aux multiples écrits du « Vieillard ». Sous le poids des soucis, des interrogations et de la déception et se sentant trahi par sa foi, l’abbé Célestin Ketté tombe malade en France en début d’année 2022 pour finalement mourir tragiquement en juillet 2022 parce qu’il refusait de se nourrir.

Il était entré en grève de faim contre son évêque. Son corps est rapatrié à Bangui pendant que l’archevêque était à Dolisie au Congo Brazzaville pour l’ordination épiscopale de Mgr Toussaint Ngoma, un spiritain comme lui. Mine de rien, le Cardinal Nzapalainga allait manquer la célébration des obsèques qui ont dû démarrer à 14 heures alors qu’alors qu’elles étaient prévues pour 10 heures. La colère du défunt était tellement forte que les nombreux avions affrétés pour ramener l’archevêque Cardinal à Bangui ont répondu aux abonnés absents.

Finalement, c’est un avion du Président Dénis Sassou Nguessou qui a sauvé la situation.

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Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

C’était un grand scandale

 

Avec quarante ans de sacerdoce, mort tragiquement, l’abbé Célestin Ketté de L’Eglise Catholique  ne pouvait pas être enterré avec ses cotisations. Un peloton de prêtres en colère, entre en guerre contre le Cardinal Nzapalainga pour dénoncer entre autres pratiques de mauvaise gestion, la confiscation des cotisations de l’abbé Ketté lesquelles devraient dorénavant être reversées à sa famille. C’est ainsi que la résistance de l’archevêque spiritain ne sera que de courte durée. Il finit par ordonner le paiement de ces cotisations à la famille du défunt durant le mois de septembre. Quatre ans auront coulé quand même. Qui plus est, le paiement ne dédouane pas l’archevêque qui ne fait que multiplier les délits d’initié depuis son installation sur l’archidiocèse comme administrateur en 2009 puis comme archevêque de L’Eglise Catholique  en 2012. Si le Vatican ouvre un peu l’œil du côté de l’archidiocèse et interroge les fidèles abusés de L’Eglise Catholique  depuis plus de 14 ans par Dieudonné Cardinal Nzapalainga, que celui-ci sera contraint déjà à la démission surtout qu’il brille dans le tribalisme et encourage le viol du célibat consacré au vu et au su de tout le monde.

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Image d’illustration d’une messe catholique à Bangui. Photo ACAP.

 

L’évangile selon Saint « 33 », les versets « Castel » à « Dopel » dans le diocèse de Bossangoa…

 

Ordonné évêque avec Dieudonné Nzapalainga, Nestor Nongo Aziagbia est installé la même année à la tête du diocèse de L’Eglise Catholique  de Bossangoa qui, jusqu’à cette date, était le seul diocèse où les prêtres étaient mieux traités que tous les autres prêtres de la République Centrafricaine. Philosophe de formation et missionnaire ayant fait vœu de pauvreté, l’on aura cru que celui-ci se donnerait à travailler pour l’édification d’un diocèse dominé par une forte ruralité et une insécurité grandissante. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produira. L’homme décide de bloquer le paiement des cotisations sociales de ses prêtres alors que c’est le Vatican qui en assure la gestion. Et pendant qu’il faisait la main basse sur ces fonds, il ouvre un dépôt de boisson à l’entrée de l’évêché et le confie à ses proches. Mais en Centrafrique, dans les provinces, les prêtres ne voient les fidèles que le weekend, mieux le dimanche à la messe parce que les autres jours, ils sont au champ, à la pèche, à la chasse ou bien dans les mines. Donc, les prêtres gagnés par la solitude, n’ont que la bouteille de « 33 », de « Castel » ou de « Dopel » pour tuer le temps.  Et comme les affaires sont les affaires, il faut maximiser sauvagement.

Le philosophe marchand qui prend le diocèse de Bossangoa comme sa société parce qu’il provient de la Société des Missions Africaines (SMA), décide de ponctuer les honoraires de tous les prêtres qui ne sont pas à jour dans leur versement des déniés de cultes. Le bon sens lui aurait permis de comprendre que son diocèse est mis à couple réglée par les groupes armés et les éleveurs armés venus du Tchad qui terrorisent, rançonnent, pillent et tuent tout sur leur passage. Si les fidèles n’ont pas à manger, ils ne paieront pas les déniés de culte à moins que l’évêque de Bossangoa prêche l’évangile de la paupérisation systématique de ses fidèles.

C’est dans le diocèse de Bossangoa que l’ancien Président François Bozizé s’était retranché avec ses hommes pour créer la CPC qui a tenté de renverser le pouvoir du Président Touadéra en décembre 2020 et janvier 2021.

Dans le diocèse de Bossangoa, les prêtres sont privés de moyens de leur mission. Ils se déplacent soit à vélo soit à moto, car l’évêque prétexte que s’il leur donne des véhicules, les groupes armés s’en accapareront. Mais lui, il ne roule ni à vélo ni à moto. A-t-il pactisé avec les groupes armés pour qu’ils ne touchent pas à son véhicule. Et malgré la relative sécurité qui s’est installée dans le diocèse, la solution n’a pas changé.

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L’inquiétante décadence du diocèse de Bambari de l’évêque Richard….

 

Arrivé aux affaires en 2016 grâce aux soutiens de ses oncles germains Dieudonné Nzapalainga et Nestor Nongo Aziagbia qui ont reçu mission de ne promouvoir que les prêtres missionnaires à la tête des diocèses, l’évêque de L’Eglise Catholique  de Bambari Mgr Richard Appora qui a été très vite nommé Vice-Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine avant le seul évêque diocésain, s’inscrit dans la logique de ses oncles. A la tête d’un diocèse qui peut être divisé en trois ou quatre diocèses, il a importé des compétences venues d’ailleurs, des laïcs biscornus qui sont ses hommes de main et qui sont au-dessus du clergé qu’il est censé gouverner et aimer. Ses prêtres sont réduits à la mendicité totale. Il ne consulte ni son conseil ni lui ouvre ses portes quand celui-ci le sollicite. Selon beaucoup de ses prêtres, il prend ses conseils auprès de l’archevêque de Bangui à qui il doit l’épiscopat.

Centrafrique sera trainée dans la boue dans un contexte de crise politique et de crise de confiance entre l’Eglise et le Gouvernement.

Certains penseront peut-être que c’est le régime de Bangui qui aura tenté d’infiltrer l’Eglise. Et pourtant, l’Eglise est victime des péchés de ses trois évêques qui ne respirent que tribalisme et spoliation. Le Vatican et la Nonciature Apostolique en Centrafrique y ont aussi leur part de responsabilité, après avoir nommé de manière aveugle des frères et cousins à la tête de ces diocèses alors que dans le pays, les questions ethniques sont les plus sensibles de toutes. Tant qu’on n’aura pas respecté les diversités culturelles, l’Eglise Catholique de Centrafrique est appelée à disparaître, car les autres ethnies ne finiront par se révolter.

Il n’y pas que les prêtres missionnaires et des enfants de l’Est qui peuvent être promus à l’Episcopat.  Ou bien Dieu ne sauvera-t-il que le peuple de l’Est de la Centrafrique ?

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