La montée des actes de criminalité inquiète à Bangui

Publié le 4 décembre 2022 , 7:12
Mis à jour le: 2 décembre 2022 1:26

 

Bangui (République centrafricaine) – Alors que les partisans du pouvoir convergent tout à un hypothétique troisième mandat de Faustin Archange Touadera, la montée en puissance des actes de criminalité inquiète fortement à Bangui. Il ne se passe aucun jour sans que des cas de braquages à mains armées ou de tueries en pleine capitale soient signalés. Le comble est que dans son discours tenu à l’occasion du 64e anniversaire de proclamation de la République, le « mathématicien de Damara » n’a aucunement fait mention de cette montée galopante de l’insécurité qui continue d’endeuiller de nombreuses familles. 

Sur l'avenue Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui
Sur l’avenue Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 5 décembre 2022

 

La montée des actes de criminalité à Bangui

 

Vols de motos, règlement de comptes, crimes odieux, c’est désormais le lot quotidien des populations centrafricaines au moment où le Mouvement Coeurs Unis (MCU), parti hybride qui soutient Faustin Archange Touadera, s’apprête à arracher un troisième mandat inconstitutionnel.

D’après l’interview qu’il a donné à Radio Ndeke Luka, le Président du syndicat des Taxi-motos a affirmé que ces derniers jours, on dénombre un peu plus d’une vingtaine de cas de braquage soldés par la tuerie des jeunes conducteurs de motocyclettes.

Dans un post publié sur son compte Facebook, le journaliste et activiste Ben Wilson NGASSAN, a aussi alerté qu’un cas de braquage à mains armées, produit dans la nuit du dimanche 27 au Lundi 28 Décembre dernier au quartier Mbossoro, a causé la mort de deux jeunes filles ainsi qu’a plongé dans un état de coma un jeune homme de 29 ans.

Face à ces actes de criminalité, jusque-là, aucune mesure n’a été prise par le gouvernement. Ce qui dénote bien que la sécurité des centrafricains est très loin d’être une préoccupation pour ceux qui gouvernent depuis très longtemps dans le déni.

 

Mais l’activiste Ben Wilson NGASSAN que notre rédaction a contacté voit les choses autrement : « plus de 20 cas de braquages à mains armées soldés par des tueries en moins d’un mois, nous n’avons jamais eu cela comme bilan sécuritaire à Bangui. Je suis surpris que les autorités ne fassent pas mention, dans leur discours, de cette montée galopante de l’insécurité » affirme-t-il.

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Les raisons de ce multiple cas de braquage dans la capitale

 

Quelles sont les vraies raisons de cette montée galopante de l’insécurité, notre analyste répond :

 

-La prolifération des armes dans les quartiers de Bangui malgré les opérations de fouille menées dernièrement par les Forces de Sécurité Intérieure

 

-Aucune mesure de prospection pour la sécurisation de la ville de Bangui

 

-Absence d’un plan concret de sécurisation de la capitale face à un contexte marqué par la recrudescence des actes de violences dans l’arrière-pays

 

-Les populations pointent les forces de l’ordre comme étant les principaux auteurs de ces actes de braquage et de terrorisme

 

Et comment faire afin de contrer le terrorisme qui gagne Bangui ?

 

Ben Wilson NGASSAN propose quelques pistes de solution :

 

-Sanctionner les soldats véreux qui se servent de leurs armes afin de commettre des braquages, des tueries et des règlements de compte.

 

-Discipliner l’armée

 

-Multiplier les patrouilles dans les zones dites rouges afin de garantir la sécurité de la capitale.

 

-Mettre les moyens financiers et logistiques nécessaires à la disposition des forces de sécurité intérieure afin de rendre efficaces leurs différentes patrouilles

 

-Créer une relation de proximité entre la police et les civils afin de débusquer les réseaux mafieux de braquage et de terrorisme dans les quartiers de Bangui

 

-Communiquer sur ces actes de criminalité

 

-Établir la cartographie sécuritaire de la ville de Bangui, pour identifier les zones vertes et rouges

 

-Donner du sens aux postes de police créés au niveau de certains rond-point de la capitale car très souvent les chefs de poste ne disposent pas de plan concret de sécurisation.

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