L’ancien Chef d’Etat Ferdinand Alexandre N’GUENDET sort de son silence pour appeler les Centrafricains à une action collective et à la construction d’une nouvelle page pour la République centrafricaine.
À l’occasion de son anniversaire, Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef d’État, a pris la parole pour la première fois depuis les événements tragiques du 1er février 2023. Survivant d’une tentative d’assassinat et condamné par contumace après une parodie de justice, il appelle aujourd’hui les Centrafricains à se mobiliser pour la réconciliation nationale, la démocratie, et la prospérité. Son discours marque un tournant, invitant chaque citoyen à participer activement à la construction d’un avenir meilleur pour la République centrafricaine.
DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE FERDINAND ALEXANDRE N’GUENDET, ANCIEN CHEF D’ÉTAT, À L’OCCASION DE SON ANNIVERSAIRE LE 23 MAI 2024
Chers compatriotes,
En ce jour qui marque l’anniversaire de ma naissance, je trouve essentiel de nous remémorer ensemble les luttes que nous avons traversées. Cette date n’est pas qu’une célébration personnelle; elle est un symbole de notre résilience collective et de notre détermination à lutter pour la liberté et la justice en République centrafricaine.
Comme vous ne l’ignorez pas, le 1er février 2023, j’ai survécu par miracle à une tentative d’assassinat orchestrée par les conjurateurs du régime de Bangui qui ne rêvent de rien d’autre que de voir notre quête de liberté éteinte. Cette attaque militaire contre ma personne, survenue dans des circonstances terrifiantes, tant par la pléthore des éléments déployés que par les moyens létaux engagés ainsi que la détermination criminelle des soudards, n’était motivée que par l’unique volonté de m’éliminer physiquement et d’étouffer la voix du peuple aspirant à un avenir meilleur.
Mais, par la grâce de la providence et du soutien indéfectible de ceux qui croient en cette cause noble et juste, je suis toujours en vie, là, aujourd’hui, déterminé plus que jamais à poursuivre ce combat pour notre liberté.
La répercussion directe de ces événements sombres a été une répression tout azimut, aveugle, extrême, brutale et arbitraire contre des innocents. Encore aujourd’hui, plus d’un an après, l’onde de choc des arrestations extra-judiciaires continue à produire des dommages collatéraux. Nombreux sont ceux qui furent jetés en prison sans procès, contraints à l’exil ou poussés à vivre en clandestinité simplement parce qu’ils ont été reconnu à tort, le plus souvent, comme étant de probables proches. Cette sombre période qui n’a toujours pas pris fin à ce jour, est manifestement une des plus éprouvantes pour notre pays, voyant ses fils et filles en proie à la peur et à l’oppression. Au point que ma résidence dut subir les foudres d’un pouvoir ivre de despotisme qui l’a ainsi saccagée avant de se décider à me condamner à une peine ferme de prison criminelle, par contumace, après une parodie de justice.
Mais sachez, mes chers compatriotes, que mon silence depuis ces derniers événements n’est nullement un signe d’indifférence ou de résignation. Bien au contraire, il est le symbole de mon engagement inébranlable à lutter plus efficacement .
Ensemble, dans un esprit de réconciliation, de concorde, de cohésion et d’unité nationale, nous poserons les pierres d’un avenir où la démocratie, la paix, et la prospérité seront les maîtres mots.
La vision pour notre pays est claire et je la redis ici : travailler sans relâche à la réconciliation nationale, à la consolidation de la démocratie et à la reconstruction d’une société unie et prospère. Ces objectifs ne pourront être atteints que par notre volonté commune de bâtir sur les bases du respect mutuel, de l’équité et du partage. L’heure est à l’action collective et à la construction d’une nouvelle page de notre histoire.
Et en ce jour si particulier, je vous invite tous à renouveler votre engagement envers notre pays et à vous joindre à moi dans cette noble quête de liberté et de justice. Ensemble, nous sommes invincibles.
Vague de Dégrafassions Morale des jeunes en Centrafrique : Qui Est Derrière ?
Les jeunes filles des différents lycées de la capitale, participants au séminaire. CopyrightCNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 mai 2024 (CNC)
Depuis plusieurs semaines, la République Centrafricaine est secouée par une série de scandales moraux qui envahissent les réseaux sociaux. Des vidéos, des audios, des photos compromettantes, impliquant des jeunes filles, souvent de moins de 17 ans, , circulent largement, provoquant la colère et l’indignation des habitants. Cette situation pose de nombreuses questions parmi les Centrafricains, qui cherchent à comprendre l’origine de cette dégradation morale intense dans leur pays.
Les Rumeurs et Accusations…
Les spéculations vont bon train sur les responsables de cette vague de controverses. Beaucoup pensent qu’il existe un lobby criminel derrière ces événements, incitant les jeunes à commettre des actes irréparables. Certains Centrafricains accusent l’arrivée des employés étrangers des Nations Unies et des ONG internationales d’avoir favorisé cette situation. Selon eux, certaines de ces organisations exigeraient des faveurs sexuelles en échange de motos ou de postes au sein de ces structures.
Les Pratiques Occultes et Mafieuses…
Outre les accusations contre les organisations internationales, certains estiment que des mafieux et des criminels locaux poussent les jeunes à commettre ces actes pour des raisons occultes. Ces pratiques, largement dénoncées par la population, sont perçues comme des moyens d’atteindre des résultats magiques ou occultes.
L’Impact sur les Jeunes et la Société…
La propagation de ces contenus scandaleux a des conséquences désastreuses sur les jeunes et la société. À l’ère du numérique, les enfants deviennent de plus en plus difficiles à contrôler. Des comportements déviants, tels que la consommation de drogues et d’alcool, sont souvent observés à l’école, loin du regard des parents. Cette situation souligne l’importance d’une éducation plus stricte et communautaire.
Appel au Retour de l’Ancienne Éducation Africaine…
Face à cette crise morale, beaucoup de Centrafricains appellent au retour de l’ancienne éducation africaine. Dans le passé, l’éducation des enfants était une responsabilité collective. Les voisins, les aînés et les membres de la communauté jouaient un rôle crucial dans la discipline et le conseil des jeunes. Aujourd’hui, cette approche semble nécessaire pour contrer l’influence néfaste des médias sociaux et des comportements déviants.
La Nécessité d’une Réforme Éducative…
Pour remédier à cette situation, une réforme éducative s’impose. Il est crucial de renforcer les valeurs morales et éthiques chez les jeunes. Les parents doivent être soutenus dans leur rôle éducatif, et les écoles doivent instaurer des programmes de sensibilisation sur les dangers des comportements déviants. Par ailleurs, les autorités doivent enquêter sur les accusations portées contre les organisations internationales et locales impliquées dans ces pratiques immorales.
Il y’a lieu de noter que la République Centrafricaine traverse une période de crise morale sans précédent. La diffusion massive de contenus compromettants sur les réseaux sociaux met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jeunes dans un monde de plus en plus numérique. Il est essentiel de revenir à une éducation communautaire et de réformer le système éducatif pour protéger les jeunes et restaurer les valeurs morales dans la société centrafricaine.
Quand l’État Abandonne, les Habitants de Berberati Prennent les Rênes de la Réhabilitation Routière
Centrafrique.org/crime-atroce-a-berberati-une-famille-dechiree-une-communaute-en-deuil/rond-point-de-la-ville-de-berberati-copyrights-cnc/” rel=”attachment wp-att-64855″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Rond-point-de-la-ville-de-Berberati-copyrights-CNC-450×338.jpg” alt=”Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC” width=”450″ height=”338″ />Rond point de la ville de Berberati copyrights CNC
L’initiative citoyenne pour la réhabilitation de la route Berberati-Babaza a démarré avec une mobilisation sans précédent des habitants de Berberati. Confrontés à une infrastructure défaillante, ils ont collecté des fonds et lancé les travaux nécessaires pour assurer le transport de leurs marchandises et la circulation des personnes.
Le rondpoint zéro de la ville de Berberati était en effervescence dès l’aube de ce 10 mai. La population locale, incluant commerçants, transporteurs et autorités, s’est rassemblée pour assister au lancement des travaux de réaménagement de la route Berberati-Babaza. La dégradation avancée de cette route compromet la libre circulation des biens et des personnes, impactant gravement l’économie locale. Ce sont les habitants eux-mêmes qui ont pris l’initiative, formant un comité de réhabilitation composé de commerçants, transporteurs et citoyens ordinaires, afin de remédier à cette situation.
Selon Daguerre-Andy-Bakon, président du comité de réhabilitation, la mobilisation a été motivée par des raisons économiques évidentes. “C’est comme un adage français qui dit : un rêve devient réalité. Au commencement ce n’était pas facile ”, explique-t-il. Initialement, les réunions étaient difficiles, mais rapidement, un consensus s’est formé. Un millier de comités ont été mis en place, chacun contribuant financièrement pour sauver ce tronçon vital.
Les fonds collectés ont été utilisés judicieusement, sous la supervision des dirigeants locaux et avec le soutien des opérateurs économiques et de certaines sociétés forestières. Le directeur régional de la douane a également apporté un appui crucial, facilitant ainsi le début des travaux. Cette initiative est saluée par tous les acteurs impliqués, qui voient en ce projet un exemple de solidarité et de détermination. “Nous sommes vraiment égayés de ce travail”, déclare Charly Bawuba de Berberati, soulignant l’importance de cette route pour l’économie locale.
La réhabilitation de la route Berberati-Babaza montre que face à l’inaction du gouvernement, la détermination collective peut mener à des solutions concrètes et efficaces. Les habitants de Berberati ont prouvé que, même dans la difficulté, il est possible de prendre son destin en main et de travailler ensemble pour le bien commun.
La Précarité des Réfugiés Centrafricains à Douala , Entre Corruption et Négligence
Centrafrique.org/ils-ont-arrose-mon-frere-de-tirs-des-milliers-de-centrafricains-affluent-au-cameroun-pour-fuir-les-violences/des-refugies-de-la-republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-garoua-boulai/” rel=”attachment wp-att-43621″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR
Les réfugiés centrafricains de Douala au Cameroun sont confrontés à une crise grave. Entre la corruption présumée au sein du HCR et la cessation des soins médicaux, leur quotidien est devenu un combat perpétuel. Un réfugié nous a confié son désespoir face à ces injustices, dévoilant au passage les difficultés quotidiennes auxquelles ils font face.
Témoignage d’un réfugié centrafricain….
Un réfugiés centrafricain au Cameroun, enregistré à Douala depuis 2013, raconte son parcours et celui de sa famille de quatorze personnes. Il dénonce une mafia qui gangrène le HCR, entraînant un ralentissement du processus de réinstallation vers des pays comme les États-Unis, le Canada, l’Australie et la France. Par contre, Les services de protection du HCR, à la surprise de tout, demandent aux réfugiés de coopérer à leur rapatriement volontaire dans leur pays. D’après lui, cette tactique permettrai à ces mafieux au sein du HCR à Douala de vendre leur statut aux nationaux qui pourraient en bénéficier et voyager avec.
Situation actuelle des réfugiés….
Les réfugiés centrafricains et autres sont victimes de l’annulation des assistances sanitaires, y compris l’aide ponctuelle pour les décès et les personnes âgées, ainsi que l’assistance aux femmes enceintes. Selon des témoignages recueillis, l’enregistrement des nouveaux refugiés ne se fait plus à Douala, faute d’agents compétents, mais à Yaoundé, au quartier Bastos.
Discriminations et abus….
Dans les services publics nationaux, les réfugiés subissent des discriminations flagrantes. D’après des informations discrètement recueillies auprès des intéressés, Sans carte d’identité camerounaise, ils n’ont pas accès aux aides normales ni aux services de base. Lors des contrôles routiers, les réfugiés sont souvent ciblés pour des pots-de-vin ou sont contraints de descendre des bus, sous prétexte qu’ils doivent rester dans les camps de réfugiés.
Un appel à l’aide…
Les réfugiés centrafricains vivent dans une incertitude constante et une peur quotidienne. Leurs conditions de vie se détériorent, et ils appellent à des mesures nécessaires pour mettre fin à ces injustices. Le témoignage de ce réfugié montre l’urgence d’une intervention pour améliorer la situation des réfugiés à Douala et leur offrir une protection et un soutien adéquats.
Entre temps, le HCR publie un communiqué le 17 mai 2024 informe la communauté réfugiée que l’opération d’enrôlement à la Couverture Santé Universelle (CSU) et la collecte des intentions de retour se dérouleront du 3 au 28 juin 2024 dans les locaux du HCR à Bonapriso. Cette opération vise à faciliter l’accès aux soins de santé pour les réfugiés.
Les principales cibles concernées par cette couverture santé sont les femmes enceintes, les enfants de 0 à 5 ans, les personnes sous dialyse, les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes atteintes de tuberculose et d’onchocercose. Le HCR recommande aux réfugiés de suivre le calendrier fourni pour se conformer à cette opération.
Cependant, cette initiative est importante, mais elle ne répond pas à toutes les préoccupations des réfugiés concernant la corruption et les abus auxquels ils font face quotidiennement.
L’aérodrome de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, se transforme parfois en lieu de rencontre pour les populations locales, qui souvent, sans en mesurer les conséquences, traversent la piste pour aller aux champs ou solliciter les forces sécuritaires en poste. Face à cette situation, Yvon Bongo, météorologiste, intervient pour rappeler l’importance de la prudence et des règles à observer dans cet espace stratégique.
L’aérodrome de Bouar, habituellement un lieu de passage pour certains habitants se rendant aux champs ou des enfants en quête de générosité des forces étrangères, se trouve confronté à un problème de sécurité majeur. Yvon Bongo, météorologiste à l’aérodrome géré par l’ASECNA, souligne les risques liés à la traversée non réglementée de la piste, et les conséquences potentielles pour ceux qui s’y aventurent sans précaution.
Il rappelle que, malgré l’attrait apparent du lieu, l’aérodrome demeure une zone sensible où la sécurité est prioritaire. Les visites doivent être coordonnées avec les personnels présents, notamment pour informer et obtenir l’approbation des gardes de sécurité, ici des éléments russes du groupe Wagner, afin d’assurer la sécurité de tous.
« Il n’est pas permis de se présenter et de traverser la piste à sa guise. C’est formellement interdit », prévient-il. Malgré ces avertissements initiaux, de nombreux incidents ont eu lieu, attirant l’attention sur l’importance de respecter les directives de sécurité.
Yvon Bongo constate toutefois une évolution positive : « Les gens ont compris le message. Ils ne viennent plus traverser la piste comme auparavant ». Cette prise de conscience collective contribue à réduire les incidents et à renforcer la sécurité de l’espace aérodromique.
Cette situation à l’aérodrome de Bouar démontre la nécessité d’une sensibilisation continue sur les risques associés aux infrastructures critiques et la responsabilité de chacun dans la préservation de la sécurité collective.
Jeunes Entrepreneurs à Yangato : Une Initiative Innovante et Inspirante
Centrafrique.org/yangato-2/” data-wpel-link=”internal”>Les jeunes de Yangato se réunissent chaque jour pour fabriquer des foyers en argile qu’ils vendent pour subvenir à leurs besoins. CopyrightCNC
Dans le quartier de Yangato, situé dans le cinquième arrondissement de Bangui, une nouvelle classe de jeunes entrepreneurs voit le jour. Ces adolescents, âgés de 16 à 20 ans, dont les parents n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école, se sont tournés vers la création de foyers à base de boue d’argile pour subvenir à leurs besoins.
Face à des conditions économiques difficiles, ces jeunes ont trouvé une solution innovante pour survivre. Ils fabriquent et vendent ces foyers à la population locale, offrant ainsi un produit utile tout en générant des revenus pour eux-mêmes. Leur détermination ne se limite pas seulement à la survie économique, mais renvoie également à un désir profond de contribuer positivement à leur communauté et au développement du pays.
L’un des adolescents, interrogé par la rédaction du CNC sur les raisons de cette initiative, explique :
« Vu la situation du pays et celle de nos familles, nous avons décidé de nous tourner vers la terre pour trouver de quoi subvenir à nos besoins. En tant qu’adolescents, nous avons besoin de vêtements, de chaussures et d’autres choses. Nous avons donc formé une équipe pour fabriquer des foyers, car c’est une activité qui nous permet de gagner de l’argent».
Des jeunes du quartier Yangato, dans le cinquième arrondissement de Bangui, fabriquent des foyers en argile pour subvenir à leurs besoins. CopyrightCNC
Ces jeunes entrepreneurs appellent à l’aide des hommes et femmes de bonne volonté, des ONG et du gouvernement. Leur souhait est de pouvoir accéder à une éducation ou à une formation professionnelle, afin de mieux se préparer pour l’avenir et d’avoir un impact durable sur la société centrafricaine.
Un autre jeune partage son expérience personnelle :
« Je suis allé à l’école jusqu’en classe de CE1, mais mes parents n’avaient plus les moyens de payer les frais scolaires. Après l’école, je ne trouvais rien à manger à la maison, alors j’ai commencé à fabriquer des briques sur un terrain près de l’aéroport. Quand on nous a interdit de travailler là-bas, je suis revenu dans le quartier et j’ai rejoint mes amis pour fabriquer des foyers».
L’engagement et la détermination de ces jeunes sont admirables. En se développant malgré les obstacles, ils montrent qu’avec un soutien adéquat, ils peuvent non seulement améliorer leur propre situation, mais aussi devenir des acteurs clés du développement de la République centrafricaine.
Leur histoire est une source d’inspiration et souligne l’importance de l’entrepreneuriat social comme moteur de changement. En leur apportant le soutien nécessaire, nous pouvons contribuer à construire un avenir meilleur pour ces jeunes et pour toute la communauté.
Bangui : Le Bangladesh inaugure la construction d’une nouvelle clinique dans le septième
Centrafrique.org/Centrafrique-des-faca-tabasses-par-les-mercenaires-russes-a-bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï
Le 21 mai, la République populaire du Bangladesh a lancé la construction d’une clinique communautaire à Bangui, en présence des autorités centrafricaines, dont Faustin Archange Touadera et le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des FACA ainsi que du chef d’état-major du contingent bangladais de la Minusca, Walker Yves Zaman.
Lors de son discours, le chef d’état-major des armées centrafricaines, Zéphirin Mamadou, a souligné l’importance de la coopération bilatérale entre la République centrafricaine et le Bangladesh. Il a rappelé que le contingent bangladais, actif au sein de la MINUSCA depuis dix ans, a toujours œuvré pour la sécurité et la protection des civils en période de crise.
La clinique en construction comportera des pavillons spécialisés tels que la traumatologie, la gynéco-obstétrique et l’imagerie médicale. Elle sera approvisionnée en médicaments par le gouvernement bangladais pendant toute la durée de la mission de paix du contingent bangladais en République Centrafricaine. La durée des travaux est estimée à trois mois.
En signe de renforcement de cette coopération, le Bangladesh a également fait don de 5000 tenues de camouflage de type militaire au gouvernement centrafricain. Ce geste symbolise le lien d’amitié et la coopération continue entre les deux nations.
Le chef d’état-major des armées, Zéphirin Mamadou, s’est félicité de cette bonne coopération entre la RCA et le Bangladesh. Il a exprimé sa gratitude envers le gouvernement bangladais pour son soutien continu.
La contribution du Bangladesh à la MINUSCA et ses initiatives, telles que la construction de cette clinique, démontrent un engagement durable envers la paix et le développement en République centrafricaine. La collaboration entre les deux pays continue de se renforcer, au bénéfice des populations centrafricaine.
À Sosso-Nakombo, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, l’éducation est en péril. La déperdition scolaire et le sous-investissement de l’État, marqués par un manque de ressources humaines, compromettent l’avenir des jeunes de cette localité.
Sur les 18 écoles de Sosso-Nakombo, seulement 8 fonctionnent actuellement, tandis que les 10 autres ont fermé leurs portes par manque d’enseignants qualifiés. Les élèves désertent les salles de classe, préférant travailler dans les mines pour subvenir à leurs besoins, ce qui aggrave la situation. Un journaliste de la radio Ndékèluka, de passage dans la localité, a constaté l’ampleur de ce phénomène.
Dans la cour de l’école primaire sous-préfectorale de Sosso-Nakombo, les rares élèves présents profitent de la récréation. L’attraction des mines est telle que même l’unique enseignant qualifié tente de mobiliser la police et la gendarmerie pour ramener les enfants à l’école.
« Je vais suggérer aux autorités de la ville d’envoyer des agents dans les mines. Si un enfant en âge scolaire y est trouvé, il sera ramené à la gendarmerie, et ses parents devront payer une amende avant sa libération », explique-t-il.
Outre ce problème, les filles abandonnent l’école précocement en raison de grossesses.
« En classe de CE1, elles sont déjà enceintes. En classe de C2, encore enceintes. Cela persiste », déplore l’enseignant. Une politique de dialogue a été mise en place pour encourager les filles à continuer leurs études malgré la grossesse.
Boris Sambela, un opérateur économique, met en cause la responsabilité des parents.
« Pourquoi les enfants abandonnent-ils les études pour travailler dans les mines ? C’est parce que les parents pensent que rapporter de l’argent à la maison est plus important que l’école », affirme-t-il.
Le problème est structurel et requiert une réponse globale pour sauver l’éducation à Sosso-Nakombo. La déperdition scolaire est également un problème majeur dans la préfecture de la Kémo, où la grossesse précoce est un facteur clé. La rédaction de la radio Ndékèluka a rencontré deux jeunes de 19 ans ayant abandonné l’école pour cette raison.
Gloria Gherikata, 19 ans, portant son bébé d’un an, vit avec Joe Benutoko, père de son enfant. Elle raconte :
« Quand je revenais de l’école, je devais vendre au marché pour subvenir à mes besoins. J’ai trouvé un petit ami pour m’aider, et j’ai abandonné l’école ». Rejetée par ses parents, elle vit maintenant avec Joe, lui aussi contraint d’abandonner ses études pour subvenir à leurs besoins.
Malgré cette situation, Gloria reste optimiste.
« Je veux retourner à l’école, mais il n’y a personne pour s’occuper de l’enfant. Si mon mari trouve quelqu’un pour le garder, je pourrais y retourner ». Le service des affaires sociales a recensé plusieurs cas de déperdition scolaire sans donner de chiffres précis. Guy Blaise Caima, responsable du service, encourage les jeunes à poursuivre leurs études avant de se marier.
La déperdition scolaire reste un problème social majeur à Sosso-Nakombo et dans
Coup d’État Facebookien : Gouandjika Frôle le Ridicule
Centrafrique.org/Centrafrique-touadera-prepare-t-il-reellement-un-genocide/screenshot_20240222_090715/” rel=”attachment wp-att-74029″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika et Faustin Archange Touadera lors d’une marche en 2023
Dans une nouvelle démonstration de fanfaronnade, Fidèle Gouandjika a annoncé sur Facebook avoir sauvé la République centrafricaine d’un coup d’État imaginaire. En exhibant fièrement cette prétendue interception, il expose le régime de Touadera à la moquerie, soulignant une fois de plus leur incapacité à gouverner sérieusement.
Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la présidence, a encore une fois attiré l’attention sur lui en prétendant avoir déjoué un coup d’État contre son cousin, le Président Faustin-Archange Touadera. Cette annonce, faite sur Facebook, a été ridiculisée par beaucoup, mais elle reflète surtout la dérive autoritaire et paranoïaque du régime en place depuis plus de 8 ans. Gouandjika, en s’attribuant des compétences d’espionnage et de sécurité nationale, dévoile en réalité l’amateurisme et le désespoir d’un gouvernement qui s’accroche au pouvoir par tous les moyens.
Le ministre a affirmé avoir intercepté une communication téléphonique de l’ancien ministre Armel Sayo, préparant un putsch avec des mercenaires iraniens et des complices au sein du gouvernement. Cette révélation, loin de rassurer, met en lumière l’état de délabrement des institutions centrafricaines. Plutôt que de s’occuper des vrais problèmes du pays, comme l’insécurité, la pauvreté et la corruption, les dirigeants préfèrent se lancer dans des opérations de communication grotesques et inefficaces.
Les Affabulations de Gouandjika!
Gouandjika a toujours été un personnage controversé depuis son jeune âge, connu pour ses déclarations farfelues et ses prises de position extravagantes. Sa récente sortie sur Facebook, où il prétend avoir sauvé la République centrafricaine d’un coup d’État, est un nouvel épisode de son fanfaronnade. Il se présente comme un ingénieur en télécommunications capable de déjouer des complots internationaux, mais ses affirmations manquent cruellement de crédibilité. Les détails qu’il fournit, comme la soi-disant lettre d’Armel Sayo au Président du Soudan du Nord et les enregistrements téléphoniques, semblent tout droit sortis d’un mauvais film d’espionnage.
L’Omniprésence des Mercenaires de Wagner!
Depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadera au pouvoir en 2016, suivi de la présence des mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine est devenue un véritable fléau. Ces mercenaires, soutenus par le gouvernement, sont accusés de multiples exactions : assassinats, meurtres, viols, pillages, et répression violente, y compris celle des opposants.Touadera et son entourage, y compris Gouandjika, se sont alliés à ces criminels pour maintenir leur emprise sur le pouvoir. Cette dépendance aux forces étrangères , Wagner et les forces rwandaises, montre l’incapacité du régime à garantir la sécurité et la stabilité du pays par des moyens légitimes.
Une Utilisation Cynique des Réseaux Sociaux!
La manière dont Gouandjika utilise Facebook pour ses annonces est révélatrice de la stratégie de communication du régime. Plutôt que de répondre aux préoccupations des citoyens ou de proposer des solutions concrètes aux problèmes du pays, le ministre préfère se lancer dans des déclarations tapageuses. Cette utilisation des réseaux sociaux pour manipuler l’opinion publique est non seulement irresponsable, mais elle montre aussi le mépris du gouvernement pour la vérité et la transparence. Gouandjika et ses acolytes utilisent ces plateformes pour détourner l’attention des vrais scandales et des échecs de leur gestion.
Les Conséquences de la Répression!
La répression menée par le régime de Touadera, avec le soutien des mercenaires de Wagner, a des conséquences dévastatrices pour la population centrafricaine. Les arrestations arbitraires, les exécutions sommaires et la terreur instaurée par les forces de sécurité ont plongé le pays dans une atmosphère de peur et de méfiance. Les prisons sont remplies d’opposants politiques et militaires et de simples citoyens accusés sans preuves. Cette répression brutale empêche toute forme de contestation et réduit au silence ceux qui osent critiquer le régime.
Une Administration Déconnectée!
Le gouvernement de Touadera, avec Gouandjika comme figure emblématique, apparaît de plus en plus déconnecté des réalités du pays. Les dirigeants vivent dans une bulle, protégés par les mercenaires, tandis que la population souffre des conséquences de leur mauvaise gestion. L’économie est en ruine, les infrastructures sont défaillantes, et les services publics, comme la santé et l’éducation, sont en état de délabrement avancé. Pourtant, plutôt que de s’attaquer à ces problèmes, le gouvernement préfère investir dans des opérations de propagande et de répression.
Interrogé au téléphone, l’ancien ministre Armel Sayo n’a pas voulu répondre aux élucubrations de M. Fidèle Gouandjika. Il a simplement déclaré que le gouvernement devrait se concentrer sur la gestion du pays et sortir les Centrafricains de la grande misère plutôt que de propager des inepties sur les réseaux sociaux.
Il convient toutefois de rappeler que les actions de Fidèle Gouandjika et de son cousin, Faustin-Archange Touadera, montrent un régime en pleine dérive autoritaire. Leur collaboration avec les mercenaires de Wagner et leur utilisation cynique des réseaux sociaux pour manipuler l’opinion publique révèlent leur véritable nature : celle de dirigeants prêts à tout pour conserver le pouvoir, même au prix du bien-être et de la sécurité de leur peuple. Le peuple centrafricain mérite mieux que ce spectacle pathétique et cette gestion désastreuse. Il est temps de remettre en question ces pratiques et de réclamer une gouvernance plus juste et transparente.
Ce lundi 20 mai 2024, vers 9 heures du matin, une tentative d’enlèvement a eu lieu à la prison du camp de Roux à Bangui. Monsieur Hissène Damboucha, ancien commandant de zone du FPRC à Bria, a failli être enlevé par les mercenaires russes du groupe Wagner. Mais grâce à la vigilance des gardiens de la prison, qui sont des casques bleus de la Minusca, cette tentative a été déjouée.
À leur arrivée à la prison du camp de Roux, quatre mercenaires du groupe Wagner, armés et cagoulés, à bord d’un véhicule 4×4 gris vitre fumée, ont exigé la remise de monsieur Hissène Damboucha sans document officiel. Le chef de poste, un casque bleu de la MINUSCA, a refusé catégoriquement de le faire sans une autorisation formelle du tribunal. Malgré tout, les Wagner ont insisté, mais en vain. Face à ce refus, les mercenaires sont repartis vers le tribunal situé à environ trois kilomètres de la prison.
Le général du FPRC Hissen Damboucha à Bria
La fausse autorisation!
Au tribunal, ils ont obtenu un document du procureur adjoint, le magistrat Kofio, stipulant que monsieur Damboucha devait être transféré à la brigade de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Munis de ce document, ils sont retournés à la prison pour exiger à nouveau la remise du détenu. Cependant, le chef de poste de la MINUSCA a refusé de céder, expliquant que le transfert nécessitait une escorte officielle des casques bleus et des procédures spécifiques.
La confrontation!
En réponse à ce refus, l’un des mercenaires, armé d’un pistolet, a tenté d’intimider le chef de poste, qui a réagi avec calme et fermeté. Devant l’impossibilité de leur demande, les mercenaires ont fini par rebrousser chemin.
Les mercenaires de Wagner, ici au camp de Roux, se préparent à quitter le pays après la rébellion de Wagner en Russie. CopyrightCNC
Les habitudes criminelles des Wagner!
Il est bien connu que les mercenaires du groupe Wagner ont l’habitude de kidnapper des personnes dans les prisons et de les exécuter froidement. À la prison centrale de Ngaragba, ils ont souvent enlevé des détenus pour les assassiner. Par exemple, ils ont sorti de prison le ministre de la Santé animale, alors que la Cour pénale spéciale l’avait incarcéré pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Les mercenaires de Wagner ont libéré ce détenu et l’ont fait sortir de la prison, démontrant ainsi leur mépris pour la justice.
Les crimes commis par les mercenaires russes ne se limitent pas à Ngaragba. À la prison de camp de Roux, ils ont également perpétré de nombreux actes criminels.
Face à cette situation, la MINUSCA a mis en place des instructions fermes pour changer les choses. Grâce à ces mesures, les détenus peuvent désormais bénéficier d’une certaine protection et sécurité.
Héros du jour!
Grâce à l’intégrité et au professionnalisme des casques bleus de la MINUSCA, la vie de monsieur Hissène Damboucha a été protégée. Leur action mérite une reconnaissance pour leur dévouement à la sécurité des détenus et leur résistance face aux pressions extérieures. Il est important de souligner que ce sont les détenus qui bénéficient de cette protection et qui devraient être reconnus pour leur courage face à ces tentatives criminelles.
Birao : La population dénonce le rôle du ministre Arnaud Djoubaye Abazène dans les exactions de Wagner
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Bangui, 20 mai 2024 (CNC) –À Birao, particulièrement dans les villages Roukoutou et Matala , où la terreur règne après les exactions commises par les mercenaires de Wagner la semaine dernière . Les habitants pointent du doigt le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qu’ils accusent d’être à l’origine de ces violences. Selon eux, c’est lui qui aurait signalé la présence d’armes et des minutions de guerre dans leurs localités respectives, incitant les mercenaires du groupe Wagner à mener des raids destructeurs.
Selon des témoignages recueillis auprès de la population locale, il ne fait aucun doute, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière la souffrance d’une partie de la population de la Vakaga. Il est responsable de leurs malheur actuelles.
Notons que Arnaud Djoubaye Abazène est originaire de ladite préfecture, bien que de l’ouest, vers Gordil, tandis que la ville attaquée se trouve à l’est, en allant vers la frontière avec le Soudan.
La population affirme que le ministre, ayant des liens avec ses neveux rebelles et a un passé criminel, aurait signalé la présence d’armes à l’intérieur de certaines maisons dans ces localités, notamment cachées par des jeunes, incitant ainsi les mercenaires du groupe Wagner à mener des fouilles violentes. Les habitants de Birao sont convaincus que Arnaud Djoubaye Abazène a financé plusieurs activités criminelles dans la région, y compris la violence à Birao, Bria et Ndélé en 2020. Les accusations suggèrent qu’il a soutenu financièrement et armé des groupes responsables des massacres et des déplacements massifs de population en avril 2020.
Les antécédents du ministre alimentent ces suspicions. Ces nouvelles accusations viennent s’ajouter à la liste des griefs contre le ministre. Les habitants dénoncent son rôle présumé dans l’orchestration des exactions commises par les mercenaires de Wagner, et soulignent que ses actions sont motivées par des intérêts personnels et politiques, au détriment de la sécurité et du bien-être de la population.
La situation à Birao est symptomatique des tensions et des luttes de pouvoir qui déstabilisent le pays, avec des conséquences tragiques pour les populations. Les appels à l’aide et au gouvernement pour intervenir sont restés sans réponse, laissant les habitants livrés à eux-mêmes dans une terreur continue. La violence semble inépuisable, et les habitants, tentant désespérément de fuir les violences, se réfugient dans la brousse ou à Birao centre, abandonnant des villages désertés et des vies brisées.
En rappel, notre précédent article publié le vendredi dernier sur CNC décrivait les exactions récentes des mercenaires de Wagner à Birao, où la terreur et la violence ont été utilisées pour soumettre la population. Aujourd’hui, les nouvelles accusations contre le ministre Arnaud Djoubaye Abazène ajoutent une dimension politique à cette crise, révélant l’étendue des défis auxquels font face les habitants de la Vakaga. Le peuple attend une réponse claire du gouvernement et une prise de responsabilité pour mettre fin à cette spirale de violence et de corruption.
Le processus de recrutement à l’École nationale de police de Centrafrique est en cours, mais le général Norbert Baba-Cuiso met en garde les candidats. Il insiste sur l’importance de la discipline et de l’ordre lors du dépôt des dossiers pour éviter les bousculades et désordres, prolongeant la date limite au 25 mai.
Le général de police Norbert Baba-Cuiso a récemment adressé un message ferme aux candidats souhaitant intégrer l’École nationale de police. Il a souligné l’importance de la discipline dès le premier contact avec l’institution.
« Je voudrais que les gens soient tranquilles. Lorsqu’ils se présentent devant l’enceinte de l’École nationale de police, qu’il n’y ait pas de bousculade », a-t-il déclaré, rappelant que l’école n’est pas un lieu de désordre mais une institution chargée de former des futurs policiers et non des racketteurs.
Cette déclaration intervient après des incidents de bousculades et de désorganisation observés lors des premières journées de dépôt des dossiers. Le général a insisté sur le fait que tout comportement indiscipliné pourrait entraîner des blessures ou des casses, des situations à éviter absolument. « Quand on vient déposer son dossier, on se bouscule. N’importe comment, ça peut engendrer d’autres situations ou peut-être des casses ou des blessures », a-t-il ajouté.
Les candidats se rassemblent devant un bâtiment de formation de l’école nationale de police à Pk10 à Bégoua.. CopyrightCNC
Pour gérer l’afflux de candidats, des mesures spécifiques ont été mises en place. L’entrée de l’école est désormais organisée de manière à ce que les candidats puissent entrer par vague, évitant ainsi les attroupements massifs. Ces mesures visent non seulement à garantir la sécurité des candidats mais aussi à instaurer un climat de discipline et de respect des règles dès le départ.
La prolongation de la date limite de dépôt des dossiers jusqu’au 25 mai prochain vise à permettre à un plus grand nombre de candidats de soumettre leur candidature dans des conditions plus sereines. Cette décision a été bien accueillie par de nombreux candidats qui craignaient de ne pas pouvoir déposer leur dossier à temps en raison des longues files d’attente et des bousculades.
Le général Norbert Baba-Cuiso a rappelé que le respect des consignes est essentiel pour garantir un recrutement efficace et ordonné. Il a exhorté les candidats à faire preuve de patience et de discipline, qualités essentielles pour ceux qui aspirent à devenir des gardiens de la paix. Cette approche disciplinée dès le départ est déterminante pour former des policiers capables de maintenir l’ordre et de servir la population centrafricaine avec intégrité.
En respectant ces directives, les candidats montrent leur engagement à devenir des agents de la paix exemplaires, prêts à servir et protéger la population avec professionnalisme et dévouement.
Centrafrique : Comment Jean-Pierre Waboué a pu sauver le référendum de Touadera
Centrafrique.org/jean-pierre-waboue-trahison-et-indecence-a-la-cour-constitutionnelle/professeur-jean-pierre-waboue-president-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-62993″ data-wpel-link=”internal”>Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine
Avec les urnes, nous pouvons faire ce que nous voulons’, déclarait Faustin Archange Touadera, dévoilant désormais la face cachée de processus électoral dans son pays, la République centrafricaine. Explorez avec nous les coulisses de la manipulation électorale en Centrafrique, où les mots de Paul Kagamé ont guidé les pas de Faustin Archange Touadera. Embarquez pour un récit captivant, où la réalité dépasse la fiction.
Des Révélations Troublantes
Avec Faustin Archange Touadera, le Président des pauvres, la vérité est souvent un bien rare dans le paysage politique national. Le préfet de la Lobaye, proche parent de Faustin Archange Touadera, n’a pas hésité à affirmer que la politique est un jeu où la vérité est sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels et partisans. Les résultats du référendum du 30 juin 2023 en sont une illustration flagrante.
Dans cette préfecture comme dans d’autres du pays, lors du référendum constitutionnel du 30 juin dernier, le taux de participation officiel peine à atteindre 1%. Des investigations discrètes menée par une équipe de la rédaction du CNC révèlent que le nombre de votants ne dépassait guère les 300 électeurs ce jour-là dans la Lobaye. Pourtant, après la clôture des bureaux de vote, une scène digne d’un thriller politique se déroule : des membres du Mouvement Cœurs Unis (MCU) s’adonnent à une opération de bourrage d’urnes digne des plus grandes manipulations électorales du jamais vu en RCA. Finalement, le dépouillement révèle alors un chiffre ahurissant de plusieurs dizaines de milliers de votants, avec un score pharaonique de 99% en faveur du « Oui », et moins d’un pour cent pour le « Non ». Une mascarade, orchestrée avec une précision diabolique, sous l’œil parental de la Russie.
Les Coulisses du Pouvoir
Mais comment une telle supercherie a-t-elle été rendue possible ? La réponse réside dans les alliances obscures tissées au sommet du pouvoir. Faustin Archange Touadera, conscient que les urnes, et non les électeurs, sont les instruments de son pouvoir, a su s’entourer d’alliés influents. Parmi eux, Jean-Pierre Waboué, surnommé le traître de Bangui, a joué un rôle déterminant.
De retour d’un séjour à Moscou l’année dernière, Waboué a rapporté dans ses bagages une méthode éprouvée pour manipuler les scrutins. Avec la complicité du Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il a ourdi une stratégie frauduleuse d’une efficacité redoutable. Les forces russes présentes sur le sol centrafricain ont offert à Touadera une liberté d’action sans limites, comme l’a souligné son parrain, le Président rwandais Paul Kagamé.
Le Triomphe de la Machination
Cette machination, digne des plus grands stratèges politiques, a finalement permis à Touadera de valider un référendum truqué, légitimé par une cour constitutionnelle désormais à sa botte. Jean-Pierre Waboué, autrefois traitre aux côtés de ses comparses, a été récompensé de sa loyauté par une nomination prestigieuse à la tête du conseil constitutionnel.
En République centrafricaine, dans les arcanes du pouvoir, la vérité est malléable, et la loyauté est récompensée. Mais au-delà des manigances politiques et des alliances changeantes, une question demeure : à quel prix la démocratie centrafricaine survivra-t-elle à de telles épreuves ?
La capitale centrafricaine, Bangui, est confrontée à une dégradation sévère de ses routes et rues, notamment au centre-ville où les conducteurs peinent à dépasser les 20 km/h en raison du mauvais état général des chaussées. Les Banguissois rencontrés par la rédaction du CNC sont exaspérés et demandent des actions concrètes de la part du gouvernement.
Ghislain, habitant du quartier Galabadja, décrit la situation :
“Ici dans le centre-ville, il y a beaucoup de petits trous sur les goudrons. Ce n’est pas bien. Tu ne vois même pas le goudron, tu ne vois rien que les latérites. Les latérites que tu vois là, ce sont des trous. Ça ne représente même pas une ville de Bangui.
Gabriel, également résidant du quartier Pétévo , dans le sixième arrondissement, partage son avis :
“Je vous dis que ça devient un problème très difficile à gérer. Le gouvernement ne sait pas exactement son rôle. Il ne joue même pas son rôle”.
Marina, habitante du quartier Boeing, venue au centre-ville pour ses courses, exprime son exaspération :
“En plein centre-ville, on dit centre-ville de Bangui, mais pratiquement, il n’y a pas de goudrons. Il y a trop de trous sur la route. Des circonstances provoquent des accidents. Il n’y a pas de changements. Donc, c’est comme ça qu’on vit avec”.
Joseph, un citoyen du quartier Benz-vi, souligne l’impact sur la circulation :
“Oui, ça peut jouer pleinement sur la circulation. Parce que la circulation, c’est pour tout le monde. Que ce soit une moto, un véhicule, ceci, c’est la route qui nous aide dans tous les sens. Mais on constate que les routes sont pratiquement toutes dans un état alarmant. Celles qui sont en construction, elles sont inachevées et il y a trop de crevasses. Ça crée des problèmes. C’est un problème de suivi”.
Les témoignages des habitants de Bangui reflètent une frustration grandissante face à l’inaction et au manque de suivi des autorités concernant l’entretien des infrastructures routières. Les trous et les crevasses sur les routes ne sont pas seulement une nuisance ; ils représentent un danger pour les conducteurs et les piétons. Les accidents causés par ces routes dégradées sont fréquents et aggravent encore la situation.
Le centre-ville de Bangui, censé être une vitrine de la capitale, se trouve dans un état déplorable. Les rues, autrefois goudronnées, sont désormais couvertes de latérite et de trous. Les efforts de construction et de réparation semblent insuffisants et mal coordonnés, laissant les routes dans un état inachevé et dangereux. Cette situation n’est pas nouvelle, mais elle s’aggrave avec le temps, suscitant l’indignation des résidents qui dépendent de ces routes pour leurs déplacements quotidiens.
Le manque de réaction du gouvernement est pointé du doigt par les habitants. Pour Gabriel, “le gouvernement ne sait pas exactement son rôle”. Cette critique récurrente souligne un sentiment de désillusion et de désespoir parmi la population. Les autorités semblent dépassées par l’ampleur des travaux nécessaires et incapables de fournir une solution durable.
Les conséquences de la dégradation des routes ne se limitent pas à la circulation. Elles ont également un impact économique significatif. Les entreprises locales souffrent des retards dans leurs activités et des coûts supplémentaires liés aux réparations fréquentes de leurs véhicules. Les conducteurs de taxis et de motos-taxis, qui représentent une part importante de l’économie informelle, voient leurs revenus diminuer en raison de l’augmentation des frais de MAINTENANCE et de la réduction du nombre de courses qu’ils peuvent effectuer chaque jour.
Face à cette situation alarmante, les habitants de Bangui lancent un appel urgent. Ils demandent au gouvernement de prendre des mesures concrètes pour réparer et entretenir les routes de la capitale. Ils souhaitent voir des projets de construction bien planifiés et exécutés, avec un suivi rigoureux pour garantir leur achèvement dans les délais et selon les normes de qualité.
L’amélioration des infrastructures routières à Bangui est essentielle pour le développement de la ville et le bien-être de ses habitants. Des routes en bon état faciliteraient non seulement les déplacements, mais contribueraient également à réduire les accidents et à stimuler l’économie locale. Il est impératif que les autorités répondent à cet appel et montrent leur engagement envers l’amélioration des conditions de vie des citoyens de Bangui.
Les banguissois espèrent que leurs voix seront entendues et que des actions concrètes seront entreprises rapidement pour remédier à cette situation désespérante. La rénovation des routes de la capitale pourrait marquer le début d’un changement positif pour la ville et ses résidents, apportant une lueur d’espoir dans un contexte souvent marqué par des difficultés quotidiennes.
Problème de carburant à Bangui : une crise de plus en plus aiguë
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/station-essence-total-4e-arrondissement-bangui-janvier2018-cnc–450×337.jpg” alt=”Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.” width=”450″ height=”337″ />Station Total du quatrième arrondissement de Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC.
Depuis plusieurs jours, la capitale centrafricaine Bangui et ses environs sont confrontés à une pénurie de carburant sans précédent. Cette situation, qui persiste depuis la nomination du ministre de l’Énergie, Arthur Piri, neveu du président Touadéra, semble être artificiellement créée pour manœuvrer une mafia et vendre ses produits pétroliers à ses propres clients.
Depuis le week-end dernier, la situation à Bangui est devenue de plus en plus critique en ce qui concerne l’approvisionnement en carburant. De nombreuses stations-service ne disposent plus de super ni de gasoil, obligeant les consommateurs à faire la queue pendant des heures dans les rares stations encore opérationnelles. Cette pénurie soudaine de carburant a provoqué des bousculades et des scènes de chaos dans plusieurs quartiers de la capitale.
Fortuné Boberang, un journaliste du CNC, a observé durant trois jours la situation dans plusieurs arrondissements et a constaté que de nombreuses stations-service sont fermées.
« Du premier arrondissement de Bangui en passant par la commune de Bégoua ainsi que les 4 et 8e, certaines stations-service sont fermées en dehors de quelques-unes encore opérationnelles », a-t-il rapporté. Dans ces rares stations ouvertes, les files d’attente sont interminables, créant des tensions parmi les clients.
Un homme rencontré à la station-service de PK-11 a exprimé son désarroi face à cette situation.
« Il n’y a pas de carburant à la pompe, c’est difficile. Je voulais aller à Bougouera il y a quatre jours, mais je n’ai pas trouvé de gasoil dans les différentes stations. C’est vraiment regrettable », a-t-il déclaré. Ce manque de carburant impacte non seulement les propriétaires de véhicules privés mais aussi les conducteurs de taxis et de motos, pour qui le carburant est essentiel à leur activité quotidienne.
Jordan, un taximan moto, a partagé les difficultés auxquelles il est confronté :
« Nous, conducteurs de taxi-moto, nous traversons des moments très difficiles à cause de la rarité de carburant. Dans les stations-service, les acheteurs avec les bidons sont prioritaires, mais nous, taxi-moto, on ne nous sert pas vite. Du coup, nos recettes journalières sont en baisse, ce qui fait qu’on ne s’entend pas avec nos patrons à cause de cette situation».
Les habitants de Bangui appellent le gouvernement à changer sa façon de gérer le pays pour résoudre cette crise. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que cette pénurie est en grande partie due à des manœuvres orchestrées par le ministre de l’Énergie, Arthur Piri. Depuis sa nomination, les crises de carburant se multiplient, et de nombreux citoyens soupçonnent que ces pénuries sont artificiellement créées pour permettre au ministre et à son réseau de vendre du carburant à des prix exorbitants, alimentant ainsi une mafia bien organisée.
Les accusations sont graves : on parle d’une manipulation délibérée du marché du carburant, où l’offre est restreinte pour créer une demande extrême, permettant ainsi aux membres du réseau du ministre de tirer des profits substantiels. Cette situation met en lumière les pratiques corrompues au sein du gouvernement et souligne l’impact dévastateur de telles manœuvres sur la vie quotidienne des Centrafricains.
Jusqu’à présent, ni le principal fournisseur de carburant en Centrafrique, ni les autorités n’ont fourni d’explications claires sur les raisons de cette pénurie. Cette situation, si elle persiste, risque de paralyser une grande partie des activités économiques de la capitale et d’aggraver les difficultés quotidiennes des Centrafricains. La population attend des actions concrètes et des réponses transparentes pour mettre fin à cette crise orchestrée et retrouver une situation normale.
Centrafrique.org/bureau-administratif-de-la-mairie-de-yalinga-abandonne/” data-wpel-link=”internal”>Bâtiment administratif de la mairie de Yalinga en ruine , abandonné depuis plusieurs années. CopyrightCNC
Dans la sous-préfecture de Yalinga, les herbes envahissantes et l’abandon administratif divisent la ville en blocs isolés. Les bâtiments publics, entourés de végétation, sont désertés. La majorité des habitants a fui en raison de l’insécurité croissante, causée par les groupes armés et les mercenaires de Wagner, transformant Yalinga en une ville fantôme.
La ville est fragmentée en plusieurs blocs de quartiers, chacun séparé par des centaines de mètres de forêt dense et d’herbes hautes. En arrivant de Bria, un panneau de « La ville de Yalinga vous souhaite la Bienvenue » accueille les visiteurs. Mais dès l’entrée, un premier quartier, composé de maisons en paille, donne un aperçu de l’abandon. Après ce quartier, un pont délabré, prêt à s’effondrer, doit être traversé.
La traversée continue à travers des centaines de mètres de forêt avant d’atteindre un petit quartier d’une dizaine de maisons. Ensuite, encore de la forêt avant d’arriver quelques centaines de mètres plus loin aux bâtiments de la mairie et de la gendarmerie, complètement envahis par les herbes. Ces bâtiments, autrefois centres névralgiques de la ville, sont désormais abandonnés, recouverts par la végétation sauvage.
La résidence du sous-préfet de Yalinga, en ruine après des années d’abandon. CopyrightCNC
Poursuivant encoredes centaines de mètres, on atteint le centre administratif de Yalinga, où se dresse la statue du président fondateur Barthélemy Boganda. Mais même ici, la forêt dense entoure les lieux, et l’activité administrative est au point mort. Les zones habitées sont de plus en plus rares, chaque quartier isolé par des kilomètres de broussailles.
Après le centre administratif, un autre quartier apparaît, un peu aménagé mais toujours isolé par la végétation. Les habitants, peu nombreux, se déplacent difficilement entre les blocs, traversant plusieurs centaines de mètres, vois de kilomètres de forêt pour rejoindre le marché ou d’autres services essentiels. Cette fragmentation crée une véritable désolation, avec des quartiers entiers déconnectés les uns des autres.
La désertion de la ville est évidente, la plupart des habitants ayant fui en raison des groupes armés et des mercenaires du groupe Wagner. La mairie est inoccupée, dirigée par un premier secrétaire après le décès du maire titulaire. La résidence du sous-préfet et la sous-préfecture, toutes deux envahies par la végétation, sont également désertées et délabrées. La toiture de ces bâtiments est enlevée, laissant les structures à l’abandon.
Ainsi, Yalinga fait face à des défis immenses. Les kilomètres de forêts séparant les quartiers, l’abandon des bâtiments publics et la fuite de la population nécessitent des interventions urgentes pour restaurer l’infrastructure et assurer la sécurité des habitants.
Pénurie d’eau potable à Yangoubanda : un village en détresse
Centrafrique.org/les-enfants-de-yangoubanda-en-quete-deau/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Les-Enfants-de-Yangoubanda-en-Quete-dEau-338×450.jpg” alt=”Des enfants du village de Yangoubanda transportant des jerrycans d’eau sur leurs têtes, traversant une forêt.” width=”338″ height=”450″ />Des enfants de Yangoubanda transportent de l’eau depuis une source forestière, en raison de la panne de la seule pompe du village. CopyrightCNC
Le village de Yangoubanda, situé à 50 kilomètres de Bambari sur l’axe de Grimari, fait face à une grave pénurie d’eau potable. La seule pompe du village, source principale d’eau pour les habitants, est hors service. Les villageois, contraints de puiser l’eau dans une source forestière située à 2 kilomètres, vivent une situation périlleuse.
La pompe en panne : une situation critique…
Dans le village de Yangoubanda, la seule source d’eau potable, une pompe manuelle installée par une ONG, est tombée en panne. Cette pompe était essentielle pour les habitants, fournissant l’eau nécessaire à leur quotidien. La panne a contraint les villageois à chercher des alternatives dangereuses et épuisantes.
Un parcours dangereux pour obtenir de l’eau…
Pour se procurer de l’eau, les villageois doivent maintenant parcourir entre 1 et 2 kilomètres jusqu’à une source dans la forêt. Cette source est en réalité un puits rudimentaire, creusé à environ un mètre de profondeur. Les femmes, enfants et vieillards descendent dans ce trou par des escaliers de fortune pour puiser l’eau. Cette opération est risquée car les parois glissantes rendent la montée et la descente périlleuses, augmentant le risque d’accidents.
Les appels à l’aide du chef du village.
Interrogé par notre rédaction, le chef du village de Yangoubanda a lancé un appel urgent aux autorités et aux ONG humanitaires pour réparer la pompe en panne ou construire de nouveaux points d’eau. Cette situation, selon lui, cause une souffrance immense à la population locale, qui doit faire face quotidiennement à des risques importants simplement pour obtenir de l’eau potable.
Un appel à l’intervention….
Le besoin urgent de rétablir l’accès à l’eau potable à Yangoubanda est criant. Sans intervention rapide, les villageois continueront à risquer leur vie pour satisfaire un besoin vital. Le chef du village espère que le gouvernement et les organisations humanitaires répondront à son appel pour alléger les souffrances de sa communauté.
Rappelons que la situation à Yangoubanda illustre une réalité difficile pour de nombreuses communautés rurales en République centrafricaine. L’accès à l’eau potable reste un défi majeur, nécessitant une intervention immédiate pour garantir la sécurité et le bien-être des habitants.
Bouar : Une nouvelle maison des droits de l’homme pour mieux coordonner les activités
Centrafrique.org/maison-des-droits-de-lhomme-a-bouar-dans-la-nana-mambere/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Maison-des-Droits-de-lHomme-a-Bouar-dans-la-Nana-Mambere-450×234.jpg” alt=”Bâtiment de la Maison des Droits de l’Homme avec toit en tôle et fenêtres protégées par des barreaux” width=”450″ height=”234″ />La Maison des Droits de l’Homme, un centre essentiel pour la promotion et la protection des droits humains dans la région.. CopyrightMinusca
À Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, une nouvelle maison des droits de l’homme a été inaugurée pour aider les acteurs locaux à mieux s’organiser et coordonner leurs activités. Soutenue par la Minusca, cette résolution vise à renforcer la défense des droits de l’homme et à offrir un lieu de rencontre et d’assistance pour les victimes de violations.
La nouvelle maison des droits de l’homme de Bouar trace une étape importante dans la promotion et la protection des droits de l’homme dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Cette initiative, soutenue par la MINUSCA, vise à offrir aux ONG locales un espace dédié où elles peuvent se réunir, coordonner leurs actions et fournir une assistance aux victimes de violations des droits de l’homme.
Serge Adounkofi, chargé des droits de l’homme à la MINUSCA, a expliqué les objectifs de ce projet : « Nous avons constaté que les ONG de défense des droits humains ne sont pas organisées. On les a aidés à mettre en place un réseau et nous avons dit que c’était mieux qu’ils aient au moins un siège où ils peuvent se réunir, donner la situation des droits de l’homme». Cette maison va donc servir de point d’orientation et d’assistance, permettant aux victimes et témoins de violations de venir signaler leurs cas et de recevoir le soutien nécessaire.
Emmanuel Galiboy, secrétaire général du Forum des droits de l’homme de la Nana-Mambéré, a souligné l’importance de cette nouvelle infrastructure : « Nous avons enregistré plus de 265 cas de violations de droits de l’homme dans la Namambere. Ces victimes sont assistées parfois par le CIC et la division des droits de l’homme de la MINUSCA, qui leur fournissent des conseils et de l’orientation pour leurs soins». La visibilité de cette maison permettra à la population locale de savoir où se tourner en cas de besoin.
Cette maison des droits de l’homme jouera également un rôle dans la sensibilisation de la communauté sur leurs droits et devoirs. En fournissant un lieu de rencontre et de discussion, elle facilitera la coordination entre les différentes associations de défense des droits de l’homme et renforcera leur capacité à répondre aux besoins des victimes.
La création de cette maison est une réponse aux nombreuses difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l’homme en Nana-Mambéré, qui manquaient d’un lieu approprié pour leurs activités. Désormais, avec ce nouveau siège, les ONG pourront mieux se structurer et offrir un soutien plus efficace aux victimes de violations.
Ainsi, cette détermination représente un pas en avant significatif pour la promotion et la protection des droits de l’homme dans cette région. La MINUSCA et les acteurs locaux espèrent que cette maison contribuera à améliorer la situation des droits de l’homme en offrant un soutien tangible et en renforçant la collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la défense des droits de l’homme.
Sangha-Mbaéré et Mambéré-Kadéï : Trafic d’Organes et Chasse aux Cheveux des Mercenaires russes
Centrafrique.org/trafic-dorganes-humains-a-bangassou-un-suspect-arrete-avec-deux-tetes-dhommes/trafic-dorgane-humain/” rel=”attachment wp-att-69494″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/trafic-dorgane-humain-337×450.jpg” alt=”Le suspect interpellé pour le trafic d’organe humain à Bangassou” width=”337″ height=”450″ />Le suspect interpellé pour le trafic d’organe humain à Bangassou
À l’ouest de la République Centrafricaine, les préfectures de la Sangha-Mbaéré et de la Mambéré-Kadéï sont devenus un endroit d’un renouveau inquiétant. Le trafic d’organes et la chasse aux cheveux des mercenaires russes se multiplient, alimentés par des croyances en leur pouvoir magique et financier. Les salons de coiffure et la population sont en alerte face à ces pratiques.
Trafic d’organes et pratiques macabres….
Depuis quelques jours, la Sangha-Mbaéré et la Mambéré-Kadéï font face à une recrudescence de cas de trafic d’organes. Des jeunes et adultes venant du Cameroun, du Congo-Brazzaville et même de la République Centrafricaine, s’attaquent aux tombes des morts pour prélever organes et squelettes. Ces éléments sont ensuite utilisés dans des rituels ou pour concocter des potions magiques. Malgré les nombreuses arrestations effectuées par les forces de l’ordre, les suspects sont parfois relâchés, laissant la population dans l’incompréhension et la peur.
La chasse aux cheveux des mercenaires russes….
En parallèle de ces activités macabres, la chasse aux cheveux des mercenaires russes, en particulier ceux de Wagner, a repris de plus belle. Les cheveux des blancs sont perçus comme des objets de grande valeur, capables d’apporter richesse et succès à ceux qui les possèdent. Les salons de coiffure et les habitants des préfectures ont reçu des consignes strictes : tout cheveu récupéré d’un mercenaire doit être soigneusement conservé. Ces cheveux sont ensuite vendus à prix fort pour des usages obscurs, vraisemblablement liés à des pratiques magiques.
Les salons de coiffure sous surveillance….
Les salons de coiffure sont désormais des lieux de vigilance accrue. Si un mercenaire de Wagner vient se faire couper les cheveux, ces derniers sont précieusement collectés et vendus. Cette pratique est devenue si courante que les trafiquants préfèrent désormais les cheveux des blancs aux organes humains. Bien que la finalité exacte de ces cheveux reste floue, les rituels et les croyances locales en leur pouvoir sont profondément ancrés.
Les habitants des préfectures de la Sangha-Mbaéré et de la Mambéré-Kadéï doivent donc composer avec cette réalité troublante. Le renouveau de la chasse aux cheveux des mercenaires russes et le trafic d’organes provoquent des inquiétudes sur la sécurité et les croyances locales. Face à ces phénomènes inquiétants, la population reste souvent dans l’ignorance, essayant de comprendre et de se protéger au mieux.
Nuit de Panique à Bangui : Deux Mercenaires de Wagner Kidnappent une Jeune Femme et Agressent un Taxi-Moto au quartier Benz-vi
Centrafrique.org/Centrafrique-fonction-publique-plusieurs-agents-et-cadres-admis-a-la-retraite/sur-avenue-benz-vi-dans-le-cinquieme-arrondiessement-de-bangui-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-56829″ data-wpel-link=”internal”>Sur l’avenue Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
À Bangui, la capitale centrafricaine, dans la nuit du dimanche au lundi 20 mai 2024, deux mercenaires du groupe Wagner, visiblement en état d’ivresse avancée, ont semé la panique dans le quartier Benz-vi : une jeune femme a été kidnappée, un conducteur de taxi-moto agressé, et des détonations d’armes ont retenti, créant la panique.
Dans la nuit du dimanche à lundi 20 mai 2024, à 01 h 30 du matin, à la boîte de nuit 16ème derrière l’École Normale Supérieure (ENS), à une cinquantaine de mètres de la salle Mazette de Benz-Vi, une scène inédite impliquant deux Mercenaires russes a réveillé tout le quartier habituellement tranquille à cette heure.
En effet, deux mercenaires du groupe Wagner ont tenté de draguer une jeune fille venue se distraire dans cette boîte de nuit tenue par des propriétaires Camerounais. Face à son refus catégorique, les deux Wagner ont persisté, poussant la jeune fille à quitter la boîte pour rentrer chez elle. Déterminés, les deux Wagner l’ont suivie à l’extérieur de la boîte, où elle a pris un taxi-moto pour rentrer. Les Wagner ont rapidement rattrapé la moto, giflé le conducteur et arraché la jeune fille de l’engin. Traumatisée, elle a tenté de résister, mais les deux criminels ont tiré des coups de feu pour intimider la foule présente, semant encore plus la panique. La boîte s’est rapidement vidée de ses clients, et les deux Wagner ont embarqué de force la jeune fille vers une destination inconnue.
Pour de nombreux témoins interrogés par la rédaction du CNC, la jeune fille sera probablement violée et violentée par ce groupe de criminels caucasiens venus en Centrafrique après la signature d’un accord du Président centrafricain Touadera avec le groupe russe Wagner en 2017.
Selon de nombreux Banguissois ayant assisté à la scène, Faustin Archange Touadera les a plongés dans la gueule des criminels de haut calibre, du jamais vu dans le pays.
Pendant ce temps, ailleurs dans le monde, la Cour pénale spéciale a lancé un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien pour crime de guerre à Gaza, mais en Centrafrique, c’est le silence total de la communauté internationale sur les crimes de Wagner dans le pays.
L’arrêté interministériel du 17 mai 2024 interdit l’exportation du bois-énergie en République Centrafricaine. Bien que cette décision vise à protéger l’environnement et à lutter contre la déforestation, elle pose des questions sur son efficacité et sa pertinence. Cet article examine les enjeux de cette interdiction et les défis liés à son application.
Objectif de l’Arrêté!
L’arrêté interdit formellement l’exportation de bois-énergie, incluant le charbon de bois et le bois de chauffe, sur tout le territoire centrafricain. Les contrevenants risquent des amendes sévères allant de 500 000 à 1 000 000 de francs CFA. Le bois saisi doit être vendu au profit de l’État, et les autorités locales sont chargées de veiller à la stricte application de cette interdiction.
Une Intention Louable mais Incomplète!
La protection de l’environnement et la lutte contre la déforestation sont des priorités essentielles. Toutefois, cet arrêté se concentre uniquement sur le bois-énergie, utilisé principalement pour des usages domestiques et à petite échelle. La Centrafrique n’est pas un grand exportateur de bois de chauffe, et cette mesure semble plus symbolique que pratique.
Une Réalité Contrastée!
En réalité, les principaux concernés par cette interdiction sont les chauffeurs de camions camerounais. Lors de leurs trajets de retour après avoir livré des marchandises en Centrafrique, ils en profitent pour acheter du charbon de bois et du bois de chauffe pour leur consommation personnelle. Ces achats représentent de faibles quantités et n’ont qu’un impact limité sur la déforestation.
Les Vrais Défis : La Déforestation Sauvage!
Le véritable enjeu de la déforestation en Centrafrique concerne l’exploitation illégale de bois par des trafiquants camerounais et congolais. Ces derniers traversent les frontières et abattent des arbres pour les transformer en planches et les exporter illicitement. Cette pratique se fait souvent avec la complicité de certains responsables locaux, aggravant la situation.
Les Priorités de l’État!
L’État centrafricain doit concentrer ses efforts sur la lutte contre cette déforestation sauvage, qui cause des dommages écologiques considérables. La surveillance et l’application des lois devraient être renforcées aux frontières et dans les zones forestières. De plus, il est déterminant d’impliquer les populations locales et de sensibiliser les responsables pour mettre fin à ces pratiques illégales.
En résumé, bien que l’interdiction de l’exportation du bois-énergie soit une mesure symbolique importante, elle ne s’attaque pas aux véritables causes de la déforestation en Centrafrique, bien au contraire, il s’attaque aux petits commerçants centrafricains qui vendent chaque jour des charbons pour nourrir la famille. Pour être efficace, l’État doit prioriser la lutte contre l’exploitation illégale de bois à grande échelle et renforcer les contrôles aux frontières. La protection de l’environnement nécessite des actions concertées et adaptées à la réalité du terrain.
En octobre 2024, la République Centrafricaine organisera ses premières élections municipales depuis le référendum contesté et largement critiqué de juillet 2023, qui a permis à Faustin Archange Touadera de fabriquer une nouvelle constitution qui va lui ouvrir grandement les portes pour rester indéfiniment au pouvoir. Cependant, le Parti Africain du Progrès (PAP), une formation politique du centre, propose de son côté la formation d’un nouveau Gouvernement de Mission et de Solidarité, insistant sur l’absence de véritables enjeux politiques et la domination du gouvernement.
Les élections municipales d’octobre 2024 en République Centrafricaine se dérouleront dans un contexte post-référendum contesté de 2023, qui va permettre au président Faustin Archange Touadera de briguer un troisième mandat et plus. L’opposition avait largement contesté ce référendum et la nouvelle constitution qui en découle, annonçant au passage qu’elle ne participerait pas à ces scrutins.
Face à ces enjeux, le Parti Africain du Progrès (PAP) souligne la nécessité de mesures appropriées pour garantir le succès de ces élections municipales. D’après lui, La période vers laquelle nous nous dirigeons requiert une réponse forte et adaptée. Ainsi, il propose la formation d’un Gouvernement de Mission et de Solidarité, estimant que le gouvernement actuel n’a ni les outils ni le mandat nécessaires pour accomplir cette mission délicate. Ce nouveau gouvernement, mandaté par le Chef de l’État, selon la PAP, aurait pour objectif principal, en dehors de ses attributions constitutionnelles habituelles, de mobiliser tous les moyens nécessaires, y compris l’adoption de mesures socio-économiques et politiques apaisantes, pour assurer le bon déroulement du processus électoral.
L’organisation des élections municipales crédibles, libres et inclusives dépendra d’une équipe gouvernementale capable de désamorcer la situation socio-économique explosive et d’améliorer le climat politique délétère, affirme le PAP. C’est pourquoi il appelle le Président de la République à mettre en place un Gouvernement de large ouverture, incluant toutes les forces vives de la nation. Cette équipe gouvernementale aura la mission de conduire la République Centrafricaine vers des élections municipales apaisées et réussies.
Il convient de rappeler que le Parti Africain du Progrès (PAP) appelle à la formation d’un Gouvernement de Mission et de Solidarité pour gérer les élections municipales d’octobre 2024. Ce gouvernement, incluant toutes les forces vives de la nation, sera chargé de relever les défis actuels et de créer les conditions nécessaires pour des élections apaisées et inclusives.
PK12 : Une ambiance effervescente sous une chaleur accablante
Centrafrique.org/un-matin-anime-au-marche-de-begoua/” data-wpel-link=”internal”>Le marché de Bégoua, Pk12, animé sous le soleil de midi.. CopyrightCNC.
Au cœur du quartier animé de PK12, à la sortie nord de Bangui, la vie bat son plein malgré une chaleur accablante. Sous un soleil de plomb, les habitants vaquent à leurs occupations quotidiennes, créant une atmosphère vibrante et bruyante. Les plaintes sur la chaleur se multiplient, mais l’esprit de PK12 reste indomptable.
L’ambiance et la chaleur de PK12….
Nous sommes à PK12, il est 12 h. Sous ce soleil ardent, chacun se préoccupe de ses activités. Ici, les vendeurs de friperies, les pousseurs, les conducteurs de motos-taxis et les vendeurs d’eau fraîche animent les rues de leurs bruits et de leur énergie.
À première vue, on remarque l’ambiance vivante et effervescente des occupations de chacun, témoignage d’une paix apparente et d’une vie communautaire intense.
Toutefois, la montée de la chaleur est sur toutes les lèvres. Marleine, vendeuse de manioc, se montre particulièrement affectée :
« La chaleur d’aujourd’hui dépasse même ce qu’on ressent au quotidien. Regardez, j’utilise un éventail, mais cela ne suffit pas. Bientôt, je vais rentrer parce que je ne sais plus quoi faire».
Prisca, venue de PK17 route de Damara pour vendre des légumes, attribue cette chaleur au changement climatique :
« Cette chaleur nous montre que nous vivons dans le changement climatique. Même nous, qui pratiquons le jardinage, nous le constatons à travers nos cultures, mais nous ne savons pas comment l’arrêter».
Les habitants fréquentent le marché de Bégoua, Pk12, sous le soleil de l’après-midi.. CopyrightCNC.
Pour Todomazoma, un boutiquier sur ce marché du PK12, la solution réside dans des gestes simples :
« Chacun doit vider les déchets près de chez lui, boire beaucoup d’eau et s’habiller simplement pour lutter contre ce réchauffement».
Malgré ce climat difficile, l’ambiance reste vivante à PK12. La chaleur impose ses contraintes, mais elle n’entame pas la détermination des habitants à poursuivre leurs activités. PK12 continue de vibrer, un quartier résilient face aux défis du quotidien.
Arnaque au recrutement dans l’armée nationale : Dix Jeunes Détenus à l’OCRB de Bangui
Centrafrique.org/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” alt=”Un agent de sécurité observe les détenus derrière les barreaux de la prison de l’OCRB au centre-ville de Bangui.” width=”450″ height=”299″ />La prison de l’OCRB, Office Central pour la Répression du Banditisme, au centre-ville de Bangui, sous la surveillance des mercenaires de Wagner.
La prison de l’OCRB du centre-ville de Bangui sous contrôle des Mercenaires russes de la société Wagner .Bangui, 21 mai 2024 (CNC) –
Dans le septième arrondissement de Bangui, plusieurs familles demandent la libération de leurs proches arrêtés et détenus à l’OCRB du centre-ville. Ces jeunes, victimes d’une escroquerie orchestrée par un pasteur proche du pouvoir, se retrouvent emprisonnés sans raison légitime.
Les jeunes, issus principalement du quartier Yongoro, dans le septième arrondissement de Bangui, ont été promis une incorporation dans les rangs de l’armée nationale par un pasteur frauduleux issu de l’ethnie de Faustin Archange Touadera. En échange de sommes d’argent variant entre 50 000 et 100 000 francs CFA, le pasteur leur a garanti un recrutement rapide. Pourtant, après plusieurs mois d’attente, aucun d’entre eux n’a été intégré.
Lassé de cette situation, l’un des jeunes est allé demander des explications au pasteur. À son arrivée au domicile de ce dernier, le fils du pasteur, également militaire, l’a menacé avec une arme. Le jeune homme est ensuite allé raconter l’histoire au chef du quartier Yongoro, qui a alors alerté les autorités militaires de la situation.
Les autorités ont promis de régler la situation, et quelques jours plus tard, elles ont demandé à dix jeunes de se présenter pour rejoindre l’armée. Cependant, au lieu d’être recrutés, les dix jeunes ont été immédiatement arrêtés et placés en détention à l’OCRB. Pendant ce temps, le pasteur n’a pas été inquiété et continue ses activités en toute impunité.
Il est important de noter que Cette affaire met en lumière les pratiques d’escroquerie qui sévissent en toute impunité sous le régime actuel. Les jeunes, qui ont déjà été trompés et ont perdu de l’argent, sont maintenant injustement emprisonnés. Pourquoi sont-ils les seuls à subir des conséquences alors qu’ils sont les victimes ?
Contacté pour des explications, le chef du quartier Yongoro a confirmé les faits. La rédaction a également tenté d’obtenir une réaction de la direction de l’OCRB, qui a refusé de commenter l’affaire, renvoyant vers le directeur général adjoint de la garde présidentielle. Celui-ci évoque une affaire de corruption, mais cette version ne satisfait pas les familles, qui réclament justice pour leurs proches.
Les familles exigent la libération immédiate de leurs enfants et la fin de ces pratiques frauduleuses qui ternissent l’image des institutions du pays. L’impunité des escrocs et l’injustice envers les victimes ne doivent plus être tolérées.
Rappelons que ce genre de pratiques n’est pas nouveau en Centrafrique. Cela s’est déroulé plusieurs fois sous ce régime. Le dernier cas concerne le cousin du ministre porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, qui a escroqué plusieurs jeunes. En retour, ce sont les jeunes victimes qui ont été arrêtées et condamnées, tandis que le fils du ministre reste libre. Ainsi, les victimes sont emprisonnées, mais les bourreaux restent dehors.
L’Organisation Nationale des Personnes Vivant avec Handicap (ONAPH) a élu un nouveau bureau composé de sept membres, dont deux femmes, lors d’une assemblée générale tenue à Bangui la semaine dernière. La cérémonie de prise de service a eu lieu samedi, marquant un nouveau départ pour cette organisation engagée dans la défense des droits des personnes handicapées en République Centrafricaine.
Renouvellement du Bureau!
Le nouveau bureau de l’ONAPH a été élu pour un mandat de cinq ans renouvelable. Cette élection représente une opportunité de redynamiser les efforts de l’organisation et de renforcer la représentation des personnes handicapées au sein des institutions nationales. Le processus électoral a été marqué par un engagement fort de la part des membres, désireux de voir des changements significatifs dans la gestion des affaires de l’organisation.
Le nouveau président de l’ONAPH, dont le nom a été largement plébiscité, a exprimé son engagement à défendre les droits des personnes handicapées et à améliorer leur condition de vie. Il a souligné l’importance de se pencher sur les textes régissant les droits des personnes handicapées, tant au niveau national qu’international.
Cadre Juridique et Défis!
En République Centrafricaine, les droits des personnes handicapées sont encadrés par la loi 00.007 et son décret d’application de 2002. De plus, le pays a ratifié la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2018. Toutefois, au niveau continental, la RCA n’a pas encore ratifié le Protocole africain relatif aux droits des personnes handicapées. Cet événement pose des défis en termes de mise en œuvre des politiques et des actions concrètes pour l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées.
Le nouveau président de l’ONAPH a mis en lumière la nécessité de faire appliquer l’article 49 de la nouvelle constitution, qui oblige l’État à promouvoir la présence des personnes handicapées dans toutes les institutions de la République. Cet article prévoit une loi organique qui détaillera les mesures à prendre pour favoriser l’intégration des personnes handicapées dans la vie publique et les structures administratives.
Actions et Projets à Venir!
Le nouveau bureau de l’ONAPH a présenté un plan d’action ambitieux visant à renforcer la visibilité et l’influence des personnes handicapées en RCA. Parmi les priorités, on trouve l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle, la promotion de l’emploi des personnes handicapées et la lutte contre les discriminations.
Un des projets phares est la création de centres de formation adaptés aux besoins spécifiques des personnes handicapées, permettant ainsi de leur offrir des opportunités d’apprentissage et de développement de compétences. Le bureau prévoit également de mener des campagnes de sensibilisation à travers le pays pour changer les perceptions et encourager l’inclusion sociale des personnes handicapées.
En outre, l’ONAPH souhaite établir des partenariats avec des organisations internationales et des ONG afin de bénéficier de leur expertise et de leur soutien financier. Ces collaborations permettront de mettre en place des programmes de réhabilitation et de soutien psychologique pour les personnes handicapées, ainsi que des initiatives visant à améliorer leur accès aux soins de santé.
Témoignages et Espoirs!
Plusieurs membres de l’ONAPH et des personnes handicapées ont partagé leurs témoignages et leurs espoirs pour l’avenir. L’une des nouvelles élues, Amina Koudou, a exprimé sa satisfaction quant à l’inclusion des femmes dans le nouveau bureau et a souligné l’importance de leur contribution pour une meilleure représentativité.
Jean-Baptiste Mavanga, un jeune homme en fauteuil roulant, a raconté les difficultés qu’il a rencontrées pour accéder à l’éducation et au marché du travail. Il espère que ce nouveau bureau apportera des changements réels et qu’il pourra enfin réaliser ses rêves de carrière.
Défis à Surmonter!
Malgré l’enthousiasme et les bonnes intentions, le nouveau bureau de l’ONAPH doit faire face à plusieurs défis. Le manque de ressources financières et de soutien institutionnel demeure un obstacle majeur à la mise en œuvre de leurs projets. De plus, la stigmatisation et les préjugés persistants au sein de la société centrafricaine compliquent l’intégration des personnes handicapées.
Le président de l’ONAPH a appelé à une mobilisation générale pour surmonter ces obstacles. Il a demandé aux autorités gouvernementales de respecter leurs engagements et de fournir les ressources nécessaires pour soutenir les initiatives de l’organisation. Il a également invité les citoyens à changer leur regard sur le handicap et à s’engager activement dans la promotion des droits des personnes handicapées.
Collaboration avec les Autorités!
Pour que leurs actions aient un impact durable, le nouveau bureau de l’ONAPH entend collaborer étroitement avec les autorités locales et nationales. Des rencontres avec les ministères concernés sont prévues pour discuter des mesures concrètes à mettre en place et pour s’assurer que les politiques publiques intègrent les besoins des personnes handicapées.
L’ONAPH prévoit également de participer activement aux consultations et aux débats sur les lois et les réglementations touchant les personnes handicapées. En renforçant leur présence dans les discussions politiques, les membres de l’organisation espèrent influencer positivement les décisions et obtenir des résultats tangibles.
Implication de la Société Civile!
La société civile joue un rôle crucial dans la promotion des droits des personnes handicapées. Le nouveau bureau de l’ONAPH compte sur le soutien des associations, des ONG et des groupes communautaires pour mener à bien ses projets. Des actions de sensibilisation et des campagnes de plaidoyer seront menées conjointement pour faire évoluer les mentalités et encourager l’inclusion.
Des programmes de formation et de renforcement des capacités seront également mis en place pour aider les personnes handicapées à devenir des acteurs de changement au sein de leur communauté. En travaillant en réseau avec d’autres organisations, l’ONAPH espère créer une synergie qui permettra d’amplifier l’impact de ses actions.
Notons que le renouvellement du bureau de l’ONAPH marque un tournant important pour l’organisation et pour la défense des droits des personnes handicapées en République Centrafricaine. Les défis sont nombreux, mais l’engagement et la détermination des nouveaux élus laissent entrevoir un avenir prometteur. En collaborant avec les autorités, la société civile et les partenaires internationaux, l’ONAPH espère réaliser des avancées significatives et améliorer les conditions de vie des personnes handicapées dans le pays.
La détérioration des infrastructures en République centrafricaine sous Touadéra : un bilan inquiétant
Centrafrique.org/pont-en-bois-delabre-entre-mobaye-et-alindao/” data-wpel-link=”internal”>Le pont en bois entre Mobaye et Alindao en état de dégradation avancée, mettant en danger les usagers.
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra en 2016, la République centrafricaine est témoin d’une détérioration continue de ses infrastructures. Les ponts, routes et autoroutes restent sans réhabilitation, malgré les promesses répétées de développement. Pendant ce temps, les fonds publics semblent principalement bénéficier au groupe Wagner, laissant les habitants dans une situation de plus en plus critique.
Depuis son accession au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra a laissé toutes les infrastructures de son pays, la République centrafricaine dans un état de délabrement inquiétant. En effet, aucune réhabilitation n’a été entreprise pour améliorer les ponts, rues et routes à travers le pays. Cette situation est d’autant plus alarmante que les fonds publics semblent être prioritairement destinés au groupe Wagner, délaissant les besoins essentiels de la population.
Dans plusieurs localités telles que la Lobaye, la Haute-Kotto, le Mbomou, Haut-Mbomou, Nana-Mambéré et la Basse-Côteau, les ponts et les routes sont dans un état de dégradation avancée. Par exemple, le pont reliant la sous-préfecture de Mobaye à celle d’Alindao est sur le point de s’effondrer, tout comme celui qui relie la sous-préfecture de Yalinga . Ces différents ponts en bois, crucial pour la circulation, est désormais si endommagé que les usagers risquent leur vie chaque fois qu’ils l’empruntent.
Les habitants de Mobaye et d’Alindao appellent à l’aide de la Minusca pour réhabiliter ce pont vital. Si aucune action n’est entreprise rapidement, l’arrivée imminente de la saison des pluies pourrait rendre cette voie totalement impraticable, isolant davantage ces communautés déjà vulnérables.
Cette dégradation des infrastructures ne fait qu’accentuer la misère et l’insécurité des populations locales. La négligence du gouvernement en matière de travaux publics, conjuguée à la mauvaise gestion des ressources financières, aggrave chaque jour un peu plus la situation. Les routes et ponts défectueux ne sont pas seulement un obstacle à la mobilité, mais ils entravent aussi le développement économique et l’accès aux services essentiels, comme l’éducation et la santé.
Les habitants, désespérés, expriment leur frustration face à l’inaction du gouvernement. Ils demandent des mesures urgentes pour réhabiliter les infrastructures et garantir leur sécurité. La situation actuelle est intenable et nécessite une réponse rapide et efficace pour éviter une catastrophe humanitaire imminente.
Accord pour lutter contre la mauvaise gestion financière dans les hôpitaux
Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population-450×300.jpg” alt=”Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population lors de son point de presse à Bangui le 7 avril 2024 à Bangui.” width=”450″ height=”300″ />Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé et de la population
Vendredi dernier, un accord a été signé entre le ministre des Finances et du Budget et le ministre de la Santé pour lutter contre la mauvaise gestion financière dans les hôpitaux en République Centrafricaine. Cet accord vise à améliorer la gestion des ressources financières dans le secteur de la santé.
Le groupe de travail mixte mis en place est composé de personnel de santé et de spécialistes des finances. Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget, a expliqué que ce groupe de travail se concentrera sur des livrables attendus par la population, conformément aux instructions du président de la République. L’objectif est d’assainir le secteur de la santé pour permettre aux hôpitaux et formations sanitaires d’acquérir une autonomie financière, gage de la crédibilité et de la qualité des soins.
Cependant, il est important de noter que les nombreux accords et initiatives précédemment mis en place pour assainir les finances des différentes institutions du pays n’ont jamais été respectés. Beaucoup doutent de l’efficacité de ce nouvel accord, le considérant comme une énième décision qui risque de ne pas aboutir. Au sein de l’Assemblée centrafricaine, le scepticisme est grand quant à la réalisation effective de ces promesses. Pour certains, cette initiative n’est qu’une manière de plus de tromper le peuple, sans véritable volonté de changement.
Distribution de Kits aux Personnes Déplacées de Koundé par l’Église Évangélique Luthérienne
Centrafrique.org/distribution-des-kits-humanitaires-a-kounde/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Distribution-des-Kits-Humanitaires-a-Kounde-450×203.jpg” alt=”Distribution de kits de secours aux personnes déplacées à Koundé, montrant des sacs de vivres et des kits divers alignés sur le sol, prêts à être distribués.” width=”450″ height=”203″ />Les kits de secours alignés à Koundé, prêts à être distribués aux personnes déplacées internes par l’Église Évangélique Luthérienne avec le soutien de la Mission Afrika.
Le samedi dernier, les agents distributeurs de l’Église Évangélique Luthérienne, avec le soutien de la Mission Afrika venue du Danemark, ont poursuivi la distribution de kits aux personnes déplacées internes à Koundé. Cet effort a permis à plusieurs dizaines de ménages de recevoir des vivres et divers kits essentiels, apportant un soulagement significatif aux familles touchées par les récentes catastrophes naturelles dans leur secteur.
L’Église Évangélique Luthérienne, en partenariat avec la Mission Afrika du Danemark, a poursuivi le samedi dernier ses efforts pour aider les personnes déplacées internes à Koundé. Ce projet, qui s’inscrit dans une initiative plus large de soutien aux victimes de catastrophes, vise à fournir une aide vitale aux familles affectées par des événements naturels dévastateurs.
Les agents distributeurs ont remis des vivres comprenant du manioc, du sel, du savon, des couvertures, des nattes et de l’huile végétale à environ deux cent quatre-vingts ménages déplacés. Ces familles, originaires du nord-ouest de la République Centrafricaine, y compris de la zone de Goudreau, ont ainsi reçu une aide précieuse pour surmonter les difficultés de leur quotidien.
Comme l’a expliqué le représentant de l’Église Évangélique Luthérienne en République centrafricaine, ce projet s’inscrit dans leur mission de répondre aux désastres et de soutenir les populations en détresse, sans distinction raciale ou ethnique. À BABOI, où une tornade a causé des dégâts importants, environ cent ménages ont reçu des tôles pour la réparation de leurs toitures, montrant ainsi la diversité et l’adaptabilité des réponses apportées selon les besoins spécifiques des communautés.
Le financement de ce projet provient principalement de la Mission Afrika, une église danoise, qui a apporté un soutien de seize millions de francs CFA. Ce partenariat international illustre la solidarité et la coopération entre les églises pour venir en aide aux populations en difficulté.
L’Église Évangélique Luthérienne prévoit de continuer ses efforts en direction d’autres zones touchées par les catastrophes, notamment dans le nord du pays où des massacres récents ont eu lieu. Des projets sont en cours pour soutenir ces communautés, en particulier les chrétiens luthériens affectés par les pluies torrentielles et autres désastres.
Ainsi, l’Église Évangélique Luthérienne, avec l’appui de ses partenaires comme la Mission Afrika, continue de démontrer son engagement envers les personnes déplacées et les populations vulnérables, fournissant une aide précieuse et des ressources vitales pour améliorer leurs conditions de vie.
L’école Préfectorale mixte 1 de Paoua accueille une formation pour améliorer l’éducation
Centrafrique.org/ecole-primaire-de-begoua-au-pk12/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Ecole-primaire-de-Begoua-au-Pk12-450×270.jpg” alt=”École primaire de Bégoua au Pk12. CopyrightCNC” width=”450″ height=”270″ />École primaire de Bégoua au Pk12. CopyrightCNC
Depuis le 18 mai 2024, l’école Préfectorale mixte 1 de Paoua a ouvert ses portes à un atelier de formation pour les Maîtres parents et Directeurs d’écoles. Organisé par IEDA Relief, AFEB, et Plan International, cet atelier s’inscrit dans un projet d’amélioration de l’accès à une éducation de qualité pour les enfants et adolescents touchés par les conflits et autres vulnérabilités dans la sous-préfecture de Paoua.
Cet atelier, qui se déroule du 18 au 22 mai 2024, réunit des Maîtres parents et Directeurs d’écoles provenant des écoles du fondamental 1 des Secteurs Scolaires de Paoua 1, 2 et 3. Le but principal de cette formation est de renforcer les compétences pédagogiques de ces enseignants afin qu’ils puissent offrir une éducation de qualité malgré les nombreux défis auxquels ils sont confrontés, notamment les déplacements forcés et les conflits armés.
Fiodangamo Emmanuel, l’inspecteur d’académie de Lim-Pende, a souligné l’importance de cet atelier.
“Nous voulons renforcer les compétences des enseignants pour garantir une meilleure qualité d’enseignement malgré les défis liés aux déplacements et aux conflits”, a-t-il déclaré. Cette initiative est cruciale pour les enfants et adolescents qui ont été déplacés ou qui vivent dans des conditions précaires. Ils ont besoin d’un soutien éducatif solide pour surmonter les obstacles et construire un avenir meilleur.
Les ONG organisatrices, IEDA Relief, AFEB, et Plan International, ont travaillé ensemble pour concevoir un programme de formation adapté aux besoins spécifiques des enseignants de Paoua. Ce programme inclut des techniques pédagogiques de base, des stratégies pour gérer les classes multi-niveaux, et des méthodes pour soutenir les élèves ayant des besoins spéciaux. L’objectif est de fournir aux enseignants les outils nécessaires pour créer un environnement d’apprentissage inclusif et efficace.
En plus des sessions de formation, les participants ont également l’occasion d’échanger leurs expériences et de discuter des défis qu’ils rencontrent au quotidien. Ces échanges sont essentiels pour trouver des solutions pratiques et adaptées aux réalités locales. Par exemple, un des défis récurrents mentionnés est le manque de ressources éducatives et de matériels didactiques. Les discussions permettent aux enseignants de partager des astuces et des stratégies pour utiliser au mieux les ressources disponibles.
L’atelier ne se limite pas à la théorie. Il inclut également des sessions pratiques où les participants peuvent appliquer ce qu’ils ont appris. Ces sessions pratiques sont conçues pour simuler des situations réelles en classe, permettant aux enseignants de mettre en pratique les nouvelles techniques et d’obtenir des retours immédiats. Cela aide à renforcer leur confiance et leur compétence dans la gestion de leurs classes.
Le soutien des ONG est également visible à travers la fourniture de kits éducatifs et de matériels scolaires aux participants. Ces kits contiennent des livres, des cahiers, des stylos, et d’autres outils essentiels pour faciliter l’apprentissage des élèves. En fournissant ces ressources, les ONG visent à alléger une partie du fardeau financier des enseignants et à garantir que les élèves disposent des outils nécessaires pour apprendre efficacement.
Il est à noter que cet atelier s’inscrit dans une série d’initiatives plus larges visant à améliorer le système éducatif dans les régions touchées par les conflits en République Centrafricaine. Les organisateurs espèrent que cette formation aura un impact durable sur la qualité de l’éducation dans la sous-préfecture de Paoua et contribuera à la résilience des communautés locales.
L’atelier qui a commencé le 18 mai prendra fin le 22 mai 2024 à l’école Préfectorale mixte 1. Les organisateurs espèrent que cette initiative permettra de renforcer les capacités des enseignants et de créer un environnement d’apprentissage propice pour tous les élèves, y compris les plus vulnérables. En investissant dans l’éducation, ils aspirent à construire un avenir plus stable et prospère pour les enfants et adolescents de Paoua.
Michelle Mwanga et la Gestion Mafieuse du Ministère du Travail
Centrafrique.org/la-ministre-centrafricaine-du-travail/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/la-ministre-centrafricaine-du-travail-450×303.jpg” alt=”Portrait de Madame Annie Michelle Mwanga, Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle” width=”450″ height=”303″ />Madame Annie Michelle Mwanga, accusée de pratiques mafieuses et de copinage au sein du ministère du Travail.
Le ministère centrafricain du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle est secoué depuis plusieurs mois par un scandale impliquant sa ministre, Annie Michelle Mwanga. Détournements de fonds, copinage et abus de pouvoir sont au cœur des accusations. Les fonctionnaires du ministère dénoncent une gestion mafieuse qui nuit à l’efficacité et à la transparence de cette institution essentielle pour le pays.
Selon plusieurs sources internes interrogées par la rédaction du CNC, Madame Annie Michelle Mwanga incarne le prototype des ministres véreux, mafieux ou sans scrupules. Cette question se pose avec insistance dans une affaire en cours au sein du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle. Ce ministère est aujourd’hui la scène où se déroule les pratiques mafieuses, de copinage et de détournements en bande organisée, ce qui provoque une indignation profonde parmi les fonctionnaires interrogés.
Les témoignages recueillis et vérifiés indiquent que Madame Mwanga semble s’adonner à des pratiques douteuses, nommant des proches à des postes juteux et attribuant des marchés de prestations de services à ses amis. Ces manœuvres dilatoires causent du tort à certains fonctionnaires, remettant en question la probité de cette responsable publique. Être ministre ne devrait pas signifier se placer au-dessus des lois, mais exiger un comportement exemplaire et une gestion transparente des affaires publiques.
D’après les témoignages de fonctionnaires anonymes, les structures sous la tutelle de ce ministère, telles que la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) et l’Agence Centrafricaine de Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE), jouissent d’une certaine autonomie. Toutefois, des lois et textes officiels sont en place pour réglementer leur gestion. En théorie, aucun fond ne devrait quitter ces structures pour atterrir dans les poches des responsables ministériels. Pourtant, les pratiques de Madame Mwanga révèlent une réalité bien différente.
Les mêmes sources indiquent que Mme Mwanga a transformé l’ACFPE en une véritable vache à lait, se servant allègrement dans ses caisses par le biais de manœuvres douteuses. En complicité avec son chargé de mission, Ganago, elle orchestre des mouvements de fonctionnaires sans l’accord préalable du conseil d’administration. En violation flagrante des dispositions en vigueur, une ligne budgétaire finance même le carburant de la ministre, à hauteur de 500 000 francs CFA mensuels. De plus, des contrats sont attribués sans transparence, souvent à des proches, comme à Christian Guerengoumba, le cousin de la ministre, qui a obtenu le monopole des marchés de ce département.
Des informations vérifiées révèlent que le restaurant de l’ACFPE a été transformé en atelier de couture, géré par la ministre elle-même. Elle s’implique également personnellement dans des tâches de décoration, restauration et même en tant qu’agence de voyage. La question se pose alors : pourquoi Madame Mwanga traîne-t-elle toujours derrière elle un cortège de copines ?
Cette situation désastreuse et inadmissible, selon les fonctionnaires interrogés, montre à quel point la gestion publique peut être corrompue par des individus sans scrupules. L’avenir de ce ministère et la confiance des citoyens en leurs institutions sont en jeu. Pour restaurer l’intégrité et l’efficacité du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Protection sociale et de la Formation professionnelle, il est impératif de mettre fin à ces pratiques et de garantir une gestion transparente et responsable.
Chaos à Madja : travaux forcés et braquage des commerçants soudanais et tchadiens par les Wagner
Centrafrique.org/wagner-birao-helicoptere/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/wagner-birao-helicoptere-225×450.jpg” alt=”Un hélicoptère des mercenaires russes du groupe Wagner à Birao” width=”225″ height=”450″ />Un hélicoptère des Mercenaires russes du groupe Wagner sur la piste de l’aérodrome de Birao. CopyrightCNC
La ville de Madja , située à environ 42 kilomètres De Birao en allant vers Tiringoulou, est plongée depuis jeudi dans un chaos indescriptible suite à l’arrivée des mercenaires russe du groupe Wagner : La population locale contrainte à des travaux forcés, et les commerçants soudanais et tchadiens sont braqués, perdant leurs marchandises et leurs économies. L’insécurité règne sous l’emprise des mercenaires russes.
En effet, le Jeudi dernier, les mercenaires du groupe Wagner ont été déployés par hélicoptère dans la ville de Tiringoulou. À leur arrivée sur place, ils se sont divisés en deux équipes, l’une a pris la direction du village Madja , une localité située entre 40 et 45 kilomètres à l’ouest de Birao. Les mercenaires ont rapidement imposé leur volonté à la population locale, les contraignant à nettoyer un terrain jonché de pierres pour en faire leur propre piste d’atterrissage, probablement pour leurs hélicoptères. Or, ce terrain était initialement destiné à la construction d’une école, et les pierres avaient été transportées par camions et versées sur place.
Cependant, les mercenaires russes ont mis une pression immense sur les habitants de Madja . Les jeunes, les hommes, les femmes et même les chefs de village ont été forcés de travailler sous la menace des armes. Depuis jeudi dernier, personne ne peut aller au champ ou mener ses activités quotidiennes. Tout le monde, y compris les commerçants, les femmes, les enfants et les vieillards doivent participer à ces travaux forcés, sous peine de répression violente. Pendant ce temps, le soleil frappe, et sous ce soleil accablant de la Vakaga, la population est contrainte de ramasser ces pierres chauffées, transformant leur quotidien en véritable calvaire.
Cette situation criminelle démontre la perception des mercenaires russes envers la population centrafricaine. Ils considèrent les centrafricains comme des primitifs et des esclaves, les traitant avec un mépris total pour les droits humains. Toutefois, ces mercenaires n’hésitent pas à tuer et à brutaliser les gens sans craindre de conséquences, bénéficiant d’une impunité totale en raison de la complicité tacite du gouvernement et de l’indifférence de la communauté internationale.
Plus grave encore, Lors de leur présence dans cette localité de Madja, ces criminels de Wagner ont intercepté trois pick-up remplis de marchandises appartenant à des commerçants tchadiens, venus dans ces villages centrafricains pour vendre leurs marchandises . Ils ont profité de l’occasion pour bloqué ces trois véhicules, fouillé les occupants et confisqué plus de 17 millions de francs CFA qu’ils ont retrouvé sur eux ainsi que de l’or. Pendant ce temps, ces mêmes mercenaires ont également intercepté un camion des citoyens soudanais transportant des personnes venues ramasser des bambous de Chine. Après avoir intercepté le camion, ils ont battu gravement les chauffeurs et les passagers, avant de transférer les marchandises des commerçants tchadiens dans le camion des soudanais et ont pris la direction de Ndélé avec leurs butins. Pendant ce temps, les commerçants tchadiens et les soudanais cherchaient à rentrer dans leur pays à pieds.
Il y’a lieu de rappeler que les autorités centrafricaines, pour maintenir leur pouvoir encore des décennies, ferment les yeux sur les exactions des mercenaires de Wagner. Ces derniers sont utilisés pour protéger le régime en place, au prix de la liberté et des droits des populations centrafricaine. Toute tentative de contestation est réprimée de manière brutale, plongeant la région dans une atmosphère de terreur constante.
Les habitants de Madia vivent ainsi dans la peur et l’incertitude, forcés de travailler sous la menace des armes et de subir le pillage de leurs biens par les mercenaires russes. La communauté internationale, silencieuse, laisse cette situation perdurer, tandis que les autorités locales sacrifient la sécurité et le bien-être de leurs citoyens pour conserver leur pouvoir.
Naissance exceptionnelle à Bria : Une femme accouche de quadruplés
Centrafrique.org/quatre-enfants-de-bria/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/quatre-enfants-de-bria-337×450.jpg” alt=”Quadruplés nouveau-nés à l’hôpital de Bria, soignés par le personnel médical.” width=”337″ height=”450″ />Les quadruplés nés à l’hôpital de Bria reçoivent des soins attentifs du personnel médical.
À l’hôpital de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, une femme, originaire de Mangana, a donné naissance à quatre bébés en bonne santé. Cet événement inattendu a surpris et réjoui la famille.
Avant-hier, à l’hôpital de Bria, dans la Haute-Kotto, une mère a accouché de quatre bébés en parfaite santé. Ces quadruplés, nés avec des poids normaux, ont immédiatement apporté de la joie à leur famille. La mère et les bébés se portent bien, mais cette naissance multiple représente un défi important pour la famille.
N’ayant pas prévu une telle situation, la famille doit maintenant s’adapter à l’arrivée de quatre nouveaux membres. Les besoins en nourriture et en soins sont désormais multipliés par quatre, ce qui rend la tâche plus complexe. La mère, avec seulement deux seins, doit alterner l’allaitement entre les quatre bébés, rendant cette tâche particulièrement exigeante.
Pour répondre aux besoins nutritionnels des nouveau-nés, la famille devra trouver des solutions pratiques et financières. L’allaitement à la demande de quatre bébés, en plus de la nécessité de les nourrir de manière équilibrée, ajoute une pression supplémentaire sur la mère.
La famille appelle donc à la solidarité et à l’aide des bienfaiteurs, que ce soit à Bria, à Bangui ou ailleurs. Toute personne souhaitant offrir un soutien, notamment en fournitures pour bébés ou en assistance financière, est invitée à contacter l’hôpital de Bria. Chaque don sera précieux pour aider cette famille à faire face à cette situation exceptionnelle.
Un chauffeur de Baboua attaqué par un serpent cobra en pleine nuit
Centrafrique.org/serpent-cobra/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/serpent-cobra-433×450.jpg” alt=”Serpent cobra sur un sol en terre battue après avoir mordu un jeune homme à Baboua” width=”433″ height=”450″ />Le serpent cobra qui a mordu un jeune chauffeur à Baboua alors qu’il dormait chez lui
Un jeune homme, habitant de la sous-préfecture de Baboua, dans la Nana-Mambéré, a été mordu par un serpent alors qu’il dormait chez lui avec sa famille. Cet événement a causé une grande frayeur dans la communauté.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 23 h, un dramatique incident s’est produit à Baboua. Un jeune chauffeur, qui reposait paisiblement dans son lit conjugal aux côtés de sa femme et de sa fillette, a été violemment attaqué par un serpent cobra. Le serpent, d’une longueur impressionnante et d’une teinte grisâtre, s’était infiltré dans la maison et a mordu le jeune homme sans prévenir.
Les morsures de cobra sont extrêmement dangereuses et peuvent entraîner une paralysie rapide et potentiellement mortelle. Le jeune chauffeur, bien que choqué et souffrant intensément, a eu la chance d’être situé à proximité de l’hôpital dans sa ville. Sa famille a réagi avec rapidité et sang-froid, le transportant d’urgence aux services médicaux où il a reçu les soins nécessaires pour contrer les effets du venin.
Cet incident souligne l’importance de la vigilance dans les zones où les serpents venimeux sont présents. Les médecins conseillent de vérifier soigneusement les alentours de la maison avant de se coucher et de sécuriser toutes les ouvertures pour éviter que des serpents ne pénètrent à l’intérieur. En outre, connaître les gestes de premiers secours en cas de morsure et disposer d’un accès rapide à des soins médicaux peuvent sauver des vies, ajoutent le corps médical.
La communauté de Baboua, bien que profondément secouée par cet événement, se réjouit de l’issue favorable grâce à la réactivité et à la proximité des infrastructures médicales. Cet incident interpelle chacun l’importance de prendre des mesures de sécurité renforcées face aux dangers que représentent les serpents venimeux dans la localité.
Jean-Pierre Mara fustige la collaboration aveugle du gouvernement avec la Chine et la Russie
Centrafrique.org/touadera-8/” data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera lors de sa rencontre avec une délégation chinoise au palais de la renaissance.
Jean-Pierre Mara, ancien député de Mala, critique sévèrement la politique étrangère du gouvernement. Dans un post sur Facebook, il dénonce la dépendance excessive de la RCA à l’égard de la Chine et de la Russie, affirmant que cette collaboration aveugle entrave le développement des compétences nationales et humilie le pays.
Dans un post partagé sur la plateforme de réseau social Facebook vendredi dernier, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a vivement critiqué la récente rencontre du Président de la République avec une délégation chinoise au palais de la Renaissance. Pour lui, cette rencontre est une honte nationale, un affront pour tous les Centrafricains. Il s’interroge sur la dépendance excessive de la RCA à l’égard de l’aide étrangère et l’absence de valorisation des compétences locales.
Jean-Pierre Mara s’indigne….
“En regardant les images publiées sur la page Facebook ‘la Renaissance’, je me suis posé une question à savoir jusqu’à quel niveau la RCA a besoin des Chinois pour débattre sur la problématique de la voirie dans Bangui. Jusqu’où allons-nous descendre pour se rendre compte de notre enfantillage?”
Selon Jean-Pierre Mara, cette situation illustre une abdication totale de la souveraineté nationale. Il se demande si la RCA a besoin de façon constante et éternelle d’interventions étrangères pour résoudre ses problèmes internes.
Une critique acerbe des décisions gouvernementales….
Jean-Pierre Mara critique sévèrement la gestion des marchés par les administrateurs centrafricains qui, selon lui, traitent la RCA comme une chasse gardée pour les intérêts chinois et russes, sous le regard bienveillant de l’Union Européenne et de la communauté internationale.
“La Chine et la Russie peuvent-elles faire mieux que ce dont la France a été incapable dans le passé? Jusqu’où iront nos administrateurs de marchés qui traitent notre pays comme des marchés pour la Chine et la Russie, et dans cela aidés par l’Union Européenne ou la communauté dite internationale?”
L’inefficacité de l’aide étrangère….
Jean-Pierre Mara insiste sur le fait que l’aide étrangère n’a jamais permis à l’Afrique de se développer durablement. Les jeunes Chinois présents au palais de la Renaissance, qu’il décrit comme “pas plus de 30 ans”, sont venus pour décrocher des marchés que les Centrafricains pourraient réaliser eux-mêmes si on leur en donnait les moyens.
“Le mythe de se faire aider n’a pas porté ses fruits en Afrique depuis belle lurette. S’il suffisait de se faire aider pour s’en sortir, l’Afrique ne serait pas ce qu’elle est, c’est-à-dire incapable de se construire.”
Une remise en question de l’éducation en RCA….
Enfin, Jean-Pierre Mara questionne le sens même de l’éducation en RCA face à cette situation. Il considère que les Centrafricains formés en génie civil ou en urbanisme devraient être capables de gérer les projets locaux sans l’intervention des étrangers.
“Ces images au palais de la Renaissance, siège de la Présidence, montrant les gens qui échangent sur le problème de la voirie dans Bangui, entourés d’une meute de spécialistes chinois ne peuvent que choquer. Mais bon, après tout, qui suis-je pour juger de ce dont les Centrafricains qui ont appris le génie civil ou l’urbanisme sont incapables? À quoi sert alors l’école en Afrique ou en RCA?”
Jean-Pierre Mara conclut son post en appelant à une prise de conscience collective et à une réévaluation des priorités nationales, afin de redonner aux Centrafricains le contrôle de leur propre développement.
Ouanda-Djallé : un violent braquage fait un mort et un blessé
Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Depuis quelques mois, l’axe reliant Ouanda-Djallé à Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, est devenu extrêmement dangereux pour les voyageurs. Cette route, essentielle pour le ravitaillement de ces localités, est devenu régulièrement une scène d’attaques par des coupeurs de route, des hommes armés qui commettent leurs méfaits sans craindre de représailles.
Dans la nuit de samedi à dimanche 19 mai, à 23 kilomètres de Ouandja, un groupe de cinq bandits, identifiés comme des malfaiteurs soudanais, a intercepté un véhicule de transport en route pour Ouanda-Djallé. Après avoir dépouillé les passagers de leurs biens, les assaillants ont commencé à violenter l’équipage du véhicule. Sur place, ils ont tué l’apprenti Latapki, résident de Ouanda-Djallé, et blessé une autre personne, transportée d’urgence à l’hôpital de Birao.
Les jeunes de Ouanda-Djallé, en apprenant la nouvelle, se sont rapidement organisés pour appuyer les soldats de l’armée nationale dans la poursuite des assaillants. Leur objectif est de capturer ces criminels et de les traduire en justice.
Rappelons que depuis plusieurs mois, les coupeurs de route sévissent sur cet axe vital pour la région. Les habitants vivent dans une peur constante et doivent faire face à une insécurité grandissante. Ces attaques perturbent non seulement la vie quotidienne mais aussi l’économie locale, qui dépend fortement des échanges et des approvisionnements.
Les autorités locales appellent à un renforcement des mesures de sécurité et à une présence accrue des forces de l’ordre pour protéger les populations et rétablir la sécurité sur cette voie de ravitaillement essentielle. La collaboration entre les jeunes de Ouanda-Djallé et les soldats de l’armée nationale est un premier pas dans la lutte contre ces bandits, mais il est clair que des actions plus décisives sont nécessaires pour mettre fin à cette menace.
Mutation Politique et Gravissime Socialement en Centrafrique, avec les conséquences politiquement préoccupantes.
Centrafrique.org/lacademie-militaire-esfoa-une-fierte-nationale-centrafricaine-creee-par-jean-bedel-bokassa-felix-yepassis-zembrou/jean-bedel-bokassa-se-sacre-empereur-de-lempire-centrafricain-plus-de-3500-invites-provenant-dune-quarantaine-de-pays-sont-presents-mais-aucun-chef/” rel=”attachment wp-att-53067″ data-wpel-link=”internal”>Jean-Bédel Bokassa se sacre empereur de l’Empire centrafricain. Plus de 3500 invités, provenant d’une quarantaine de pays, sont présents, mais aucun chef d’État ne se déplace pour l’occasion. Le coût de la cérémonie est évalué à 20 millions de dollars.
Rappel bref : L’histoire Politique de la République Centrafricaine est faite de continuités rompues par des événements majeurs : la révolution dans l’armée, appeler le coup d’État de Saint-Sylvestre de JeanBedel BOKASSA. Le coup d’État de la Saint-Sylvestre est un coup d’État organisé par l’officier supérieur de l’époque, Monsieur Jean-Bedel BOKASSA, chef de file de l’armée de la République Centrafricaine (RCA), et ses officiers, notamment le feu Monsieur Alexandre BANZA, contre le Gouvernement du Président David DACKO le 31 décembre 1965, jusqu’alors le complotiste d’un dirigeant Français avec ces homologues Africains de l’époque, Monsieur Valerie Giscard d’Estaing et Monsieur David DACKO …L’Empereur Jean-Bedel BOKASSA, vient alors d’être renversé par une…Intervention Militaire Française sur ordre du Président Valerie Giscard d’Estaing (Opération Barracuda et Opération Caban). Réinstallation au pouvoir pour une deuxième fois le Président David DACKO
Un autre…Pseudo Coup d’État du Général André KOLINGBA ! À la chute de celui-ci en 1979, le Président David DACKO, installé par La France, nomme le Général André KOLINGBA … chef d’étatmajor des armées. Ce dernier a son tour…Démet le Président David DACKO de ses fonctions le 1er septembre 1981 et suspend la Constitution. Ce putsch a parfois été présenté, notamment dans la presse occidentale, comme un « Pseudo Coup d’État », le Général André KOLINGBA régnait à son tour sur la tête du Pays à côté de lui, un Français chef de sécurité présidentiel le Colonel Jean-Claude MANTION dans le cadre de la coopération entre la France et la République Centrafricaine, ce Colonel membre de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) de la France. C’est notamment grâce à lui qu’est déjouée la tentative d’un putsch menée en 1982 par Monsieur Ange-Félix PATASSE.
Vue les circonstances ! Le 21 novembre 1986, un référendum permet tout à la fois l’adoption d’une nouvelle Constitution et la désignation du Général André KOLINGBA comme…Président à vie ! Au passage en 1987, celui-ci fonde le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)… Parti unique.
Tous ces remous et combat politique unanime et pression politique des opposants…En 1991, à la suite d’une série de grèves et de manifestations et sous la pression du président français de l’époque le Président Français… Monsieur François MITTERRAND, lors de la Conférence de la Baule, il amorce le processus de révision de la constitution en Faveur du Multipartisme… !
Enfin le Multipartisme et processus…, perspective de l’organisation des Élections démocratique et avec en vue d’un ancrage de la Démocratie ! En 1993 Monsieur Ange-Félix PATASSE est élu Président de la République Centrafricaine. Début d’une Présidence, du Président Ange-Félix PATASSE plus ou moins…calamiteux, Le premier mandat qui se suivra par la suite des mutineries puis…La tentative de… Coup d’État de 2001 en Centrafrique est une tentative de Coup d’État menée par des commandos des forces armées centrafricaines dans la nuit du 27 au 28 mai 2001 ayant pour but de renverser le Président Ange-Félix PATASSE. Les perturbations des dirigeants et la République aux abois et les tensions, les accusations tout-azimut pour finalement … Le Gouvernement Centrafricain d’Ange-Félix PATASSE, Président depuis 1993, est renversé en son absence par l’ancien Chef des Armées Monsieur François BOZIZE
Nb) A chacun son tour chez le coiffeur l’histoire des régimes en République Centrafrique !
Renversement du Président François BOZIZE en République Centrafricaine…Peu après la signature d’un accord de paix avec le Gouvernement, le 11 janvier 2013, l’opposition des factions armées non conventionnelles baptisé Séléka repend les armes et s’empare de plusieurs villes importantes de la République Centrafricaine. Son pouvoir fragilisé, le Président François BOZIZE quitte le pays le 24 mars précipitamment. Son successeur sera Monsieur Michel DJOTODIA, une figure de proue de l’opposition factions armées non conventionnelles baptisé Séléka, suit a des multitudes exactions causées par ces rebelles et milices non maitrisées, Monsieur Michel DJOTODIA laissant le pouvoir quelques mois plus tard pour une courte transition in-extrémiste remplacé par Monsieur Alexandre-Ferdinand N’GUENDET, Puis Madame Catherine Samba-Panza, dans une Nième transition dite consensuelle et un travail abattu de consultation Républicain en vue d’une remise à l’ordre constitutionnel, par la Transition de Madame Catherine SAMBA-PANZA …afin de prévenir l’avenir.
Ps) Pour une République Centrafricaine à la remise de l’ordre Constitutionnel espéré de tous, (ttes) des Centrafricains(es), ce qui suivent… Les Élections groupées de 2016…Monsieur Faustin ArchangeTOUADERAa été élu Président de la République Centrafricaine, espoir d’une rupture tant entendue de tout ce qu’on sait, le contraire des régimes issus de coup d’Etat, et des Transitions.
Nb) Oh ! Centrafrique …Pays de tous les Paradoxes…Aucune Leçon Tirée de tous ces ActeursPolitiques, les Dirigeants pour l’heure aujourd’hui !
Qu’est-ce qui a vraiment échoué…en République Centrafricain ?
Le Pays du père fondateur Monsieur Barthélémy BOGANDA, vis-à-vis de la Politique que les peuples Centrafricains continu de subir !
Ruptures Sociales implicitement orchestré par le régime de Bangui, Crises politiques aiguës. Mais les données sociales sur lesquelles se construisent les interactions politiques sont erronés vraiment, absence des socles relationnels, et sociales qui fondent la Nation et la vie politique, les populations subissent des évolutions constantes négativement et finissent par engendrer des manière continuelles les négations sociales, pour ne pas dire une révolution quand les citoyens auront marres, et qui causeront les déroutes de la Nation, et par ailleurs auront des effets incommensurables vis-à-vis de la souveraineté et en compromettant l’avenir de la République Centrafricaine qui déjà hypothéqué. Dont les conséquences seront tragiques vue la somme. Nb) Ne pas le dire… c’est être complice.
Les constatations pour lesquelles l’histoire politique en République Centrafricaine ne trouve pas sens le plus noble malgré tout, et tous ces aspects tumultueux. Elles connaissent des mutations négatives et sensibles et nombreux des éléments antagonistes qui en constituaient le socle s’émoussent, provoquant l’affaiblissement – à côté de causes politiques afférentes aux luttes pour le pouvoir – des protagonistes importants des scènes politiques que sont les politiques. Les césures de l’histoire politique sont aussi le produit de ces courants de fonds, qui se refondent et ne peuvent pas s’expliquer uniquement par quelques ébranlements dans les calomnies, les diffamations, les éliminations physiques de tous ceux qui auront une opinion contraire.
Toutes ces transformations ultimes et négatives dans la société Centrafricaine, à la lumière de la situation passée et en regard de la problématique dégagée dans la première partie, deux dimensions principales seront privilégiées : les changements liés au développement des systèmes politique dans toute ces splendeurs, éducatifs de toute une génération future et ceux découlant de l’accélération de la re-civilité éducative du peuple Centrafricain…Des cultures d’Excellences à Rétablir qui sont aujourd’hui et quasiment disparaitre.
Nb) L’Emergence Exponentielle de la Médiocrité…Accrue comme Culture Politique et de la Gouvernance. Aussi par ailleurs, pouvoirs autoritaires, égale une société bloquée et dû au trafique des influences négatives
La République Centrafricaine connaisse de profondes transformations des systèmes politiques respectifs des institutions pas dans le bon sens à mon avis. La preuve en est cette remarque à la déstabilisation de la République Centrafricaine dans les différentes institutions, en paralysant pour ce qu’elles sont, que pour ce qu’elles ont été et ce qu’elles seront », traduisant le fait qu’une période de transition régressive est en cours malgré une nouvelle constitution voté plus récemment. La nouvelle constitution du pouvoir et de nouvelles exigences d’emprise sur la société se font jour. La politique en République Centrafricaine n’est plus seulement l’apanage des hommes politiques, avec son monologue, son monopole sur les fonctions représentatives et son contrôle sur la terre Centrafricaine. D’autres acteurs tentent d’affaiblir les lieux de pouvoir traditionnels et de nouvelles formules politiques émergent, incarnant ces inflexions : l’alliance entre certaines tendances des factions armées, des mercenaires de tout genre, des milices, des Liveurs patentés ou Influenceurs, toutes ces…Ramifications disqualifient les enjeux nobles de la mission de la politique auxquelles… ! On doit prêter attention sérieusement…c’est un appel sincère aux hommes politiques Centrafricains, quel que soit leur bord ou parti politique.
Tous ces groupes (Factions armées, Mercenaires, Milices et Associations tendancieuses, Liveurs patentés ou Influenceurs) ont une volonté d’imposer un contrôle strict sur la Politique Centrafricaine par les uns et les autres via les réseaux sociaux a pour des conséquences hors contrôle. D’où l’expression tous les chats sont gris la nuit (des manipulations de tout bord).
Le rapport entre ces tendances en gestation et certain des hommes politiques qui encourage ces genres des pratiques pose un problème essentiel du principe primaire d’un homme Politique…les (REI) ➔ de la Responsabilité, d’Ethique, d’Intégrité.
Nb) Il faut bien savoir, la mise en évidence négativement d’un pouvoir n’est jamais aussi forte que lorsqu’il gouverne une masse désarmée sous un corps intermédiaires. Toutes ces désordres de tout ce que j’écoute sur les réseaux sociaux, dans les cacophonies urbaines des Liveurs représentent ces corps intermédiaires au sens de la déliquescence de l’Etat, et la force de domination d’un pouvoir atteint son zénith quand il parvient à orienter et domestiquer à son profit les principales interactions sociales.
Fonctionnement, perpétuation et perspectives
Si les ambitions de transformation ou de modernisation de la société Centrafricaine affichée dans la rhétorique de la modification de la constitution officielle se sont affadies ou sonnent creux, l’omniprésence de l’État/Régime, comme allié des groupe-armées, mercenaires, milices a profondément renouvelé les rapports de force entre ces groupes et les politiques. La politique actuelle en République Centrafricaine s’enracine dans les mutations sociales les plus négatives que la République n’a jamais connue, dont le Pays et le pouvoir ne bénéficierait à jamais en espérant consolider sa politique. Par ailleurs la nouvelle constitution induise par la suite en vue de Transformation Politique, Economique et Sociale par l’intermédiaire de leur contrôle exclusif de l’appareil d’État et du développement de ses potentialités transformatrices. L’effet rémanent de ces stratégies d’ancrage se fait sentir jusqu’à nos jours non concluants, l’effet inverse qui devrait permettre la perpétuation du régime considéré à leur arrivée à l’objectif comme plutôt incertains. Les conséquences de la crise sociale se fonds sentir …En bon entendeur salut !
Session criminelle de Bouar : condamnation pour viol sur mineurs
Centrafrique.org/audience-de-tirage-au-sort-des-jures-de-la-3e-session-criminelle-pour-2023-a-la-cour-dappel-de-Bangui-photo-Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Audience de tirage au sort des jurés de la 3e session criminelle pour 2023, à la Cour d’appel de Bangui. Photo Minusca
Le samedi 18 mai, s’est tenu à la cour d’appel de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, un procès dans le cadre de la session criminelle de l’année. Présidée par Salomon Apano, cette session a vu plus de trois accusés comparaître pour des infractions graves, notamment des viols sur des mineures de moins de 18 ans, parmi lesquelles une fille de 12 ans et une autre de 6 ans. Le verdict, rendu par le président du tribunal avec le soutien des membres du jury, a abouti à des condamnations sévères.
Dans l’affaire opposant le ministère public et Tangasso Priscilla à Sigo Charli, représenté par Maître Suembo, la Cour a jugé Sigo Charli coupable de viol sur une mineure de six ans. En application de l’article 87 du Code pénal, Sigo Charli a été condamné à 20 ans de travaux forcés. Sur les intérêts civils, l’Abea a été reconnue partie civile et Sigo Charli a été condamné à verser une somme symbolique, les intérêts civils de Tangasso Priscilla étant réservés. La Cour a informé l’accusé qu’il dispose d’un délai de trois jours pour se pourvoir en cassation. Cette condamnation sévère reflète la détermination de la justice à punir les auteurs de tels crimes.
Dans une autre affaire, le ministère public et Ngonzo Jean, contre Kassa Serge, représentés par Maître Palité-ndoui, la Cour a déclaré Kassa Serge coupable de viol avec circonstances atténuantes. En répression, il a été condamné à 5 ans de prison ferme, conformément aux articles du Code pénal. L’Abea a été reconnue partie civile et Kassa Serge a été condamné à verser un franc symbolique, avec les intérêts civils de Jean Ducaille réservés. Cassacelle dispose également de trois jours pour se pourvoir en cassation. La lourdeur de cette peine montre la gravité des actes commis et la volonté des autorités judiciaires de protéger les enfants contre de telles atrocités.
Ces sessions criminelles illustrent la sévérité de la justice face aux crimes sexuels, notamment ceux impliquant des mineurs. Sous la présidence de Salomon Apano, les audiences ont permis de rendre justice aux victimes et de condamner fermement les coupables. Les condamnations de Sigo Chardi et Cassacelle à de longues peines de prison envoient un message clair sur l’importance de protéger les mineurs et de punir les actes de violence sexuelle.
La détermination de la Cour d’appel de Bouar à traiter ces affaires avec rigueur montre un engagement fort envers les victimes et leurs familles. La condamnation de Sigo Charli à 20 ans de travaux forcés et celle de Kassa Serge à 5 ans de prison ferme témoignent de l’application stricte des lois en matière de protection des mineurs. Les peines sévères prononcées lors de cette session visent également à dissuader d’autres potentiels agresseurs et à instaurer un climat de sécurité pour les enfants de la région.
En tenant ces procès de manière publique et contradictoire, la Cour a assuré une transparence dans le processus judiciaire, renforçant ainsi la confiance du public dans le système de justice. La reconnaissance des intérêts civils des parties impliquées, bien que symbolique, souligne également la dimension réparatrice de ces jugements, offrant aux victimes une forme de reconnaissance de leur souffrance et de leurs droits.
Les sessions criminelles de Bouar, sous la présidence de Salomon Apano, marquent un pas important dans la lutte contre l’impunité pour les auteurs de violences sexuelles. Elles assurent une certaine justice pour les victimes et leurs familles, tout en envoyant un signal fort aux auteurs potentiels de tels crimes. La justice, en agissant avec fermeté, montre son engagement à protéger les plus vulnérables et à maintenir l’ordre et la loi.
L’Église évangélique luthérienne offre un nouveau souffle aux sinistrés de Baboua
Centrafrique.org/distribution-de-materiaux-de-construction-par-leglise-evangelique-lutherienne-a-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Distribution-de-materiaux-de-construction-par-lEglise-evangelique-lutherienne-a-Baboua-450×203.jpg” alt=”Personnes recevant des tôles pour la reconstruction de leurs maisons à Baboua, offertes par l’Église évangélique luthérienne en République centrafricaine.” width=”450″ height=”203″ />Des habitants de Baboua récupèrent des tôles fournies par l’Église évangélique luthérienne pour réparer leurs maisons endommagées par les intempéries.
Le vendredi17 mai dernier, , à Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les sinistrés des récentes intempéries ont poussé un soupir de soulagement. Grâce à un projet de l’Église évangélique luthérienne en République centrafricaine, financé par le partenaire américain Mission Afrika, des ménages touchés par les pluies torrentielles et les vents violents, y compris les personnes déplacées de Croisement Koundé, ont reçu des matériaux pour reconstruire leurs maisons détruites.
Les habitants de Baboua, encore sous le choc des catastrophes naturelles qui ont frappé la région les mois derniers, ont vu leurs maisons emportées par des vents puissants et des pluies torrentielles. La situation était particulièrement désespérée pour ceux qui avaient perdu leur toit et se retrouvaient sans abri. Face à cette crise, l’Église évangélique luthérienne, avec le soutien de Mission Afrika, a rapidement mis en place un projet pour venir en aide aux sinistrés.
Les dons reçus comprenaient principalement des tôles pour la réparation des toitures. Ces matériaux sont essentiels pour les familles qui doivent reconstruire leurs maisons et retrouver un semblant de normalité. La distribution de ces tôles a redonné espoir à de nombreux habitants, qui peuvent désormais envisager de reconstruire leurs maisons détruites.
Julien, l’un des bénéficiaires de cette aide a partagé son expérience. Il a expliqué comment les vents violents du mois dernier avaient emporté sa toiture, laissant sa maison de trois chambres exposée aux éléments.
«Je suis très fier de ce que j’ai reçu de l’Église évangélique luthérienne», a-t-il déclaré. «Aujourd’hui, grâce à cette aide, nous avons des tôles pour reconstruire. Je suis vraiment reconnaissant».
Pour cet homme, la réception des tôles marque le début d’un nouveau chapitre. Il a affirmé qu’il allait commencer les réparations immédiatement, déterminé à reconstruire sa maison dès que possible. Son témoignage démontre la résilience et la détermination des habitants de Baboua face à l’adversité.
L’appel à l’aide ne s’arrête pas là. Le bénéficiaire a également lancé un vibrant appel aux autres ONG humanitaires en Centrafrique, les exhortant à suivre l’exemple de l’Église évangélique luthérienne et à venir en aide à ceux qui en ont besoin. «Je lance un vibrant appel aux ONG pour qu’elles viennent à notre secours», a-t-il insisté, soulignant l’importance de la solidarité et de l’assistance continue pour surmonter les conséquences de ces catastrophes naturelles.
Jeanne, une autre victime de la tornade, une femme veuve avec de nombreux enfants, a également témoigné de la destruction causée par les intempéries. Elle a raconté comment la tornade avait complètement détruit leurs trois maisons, les laissant sans abri et sans ressources. Grâce au soutien de l’Église et de son partenaire, elle a pu recevoir une aide précieuse pour commencer à reconstruire sa vie.
«Je remercie Dieu pour cette aide», a-t-elle déclaré. «Vu l’ampleur de la charge actuelle, je lance un appel aux autres organisations humanitaires pour qu’elles viennent à notre secours. La vie est difficile».
Ces témoignages enrichissent la dure réalité des sinistrés de Baboua, mais aussi l’espoir et la solidarité qui émergent grâce à des initiatives humanitaires comme celle de l’Église évangélique luthérienne. Les dons de tôles et autres matériaux de construction offrent une chance de reconstruction et de renaissance pour ces familles dévastées par les intempéries.
L’action de l’Église évangélique luthérienne et de Mission Afrika à Baboua est un exemple dont les efforts conjoints peuvent apporter une aide tangible et immédiate à ceux qui en ont le plus besoin.
À Bangui, un échange important a eu lieu vendredi dernier entre des leaders religieux et les responsables du Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS). Cette rencontre visait à aborder la problématique de l’abandon des traitements antirétroviraux par certaines personnes vivant avec le VIH/Sida, influencées par certains leaders religieux.
Lors des échanges de vendredi dernier, les leaders religieux et les responsables du CNLS ont discuté des conséquences graves de l’abandon des traitements antirétroviraux. Le CNLS a exprimé son inquiétude concernant les conseils souvent donnés par certains leaders religieux, qui découragent leurs adeptes de poursuivre ces traitements vitaux.
Cette influence négative a un impact considérable sur la lutte contre le VIH/Sida dans le pays. En effet, le manque de suivi des traitements antirétroviraux compromet les efforts de prévention et de contrôle de l’infection, augmentant ainsi le risque de propagation du virus et les complications de santé chez les personnes affectées.
Prière de soutien en mémoire des victimes du naufrage de la rivière Mpoko
Centrafrique.org/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-oubangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-Oubangui-450×253.jpg” alt=”Baleinières stationnées sur la rivière Oubangui avec des gens et des sacs de marchandises.” width=”450″ height=”253″ />Des baleinières chargées de marchandises et de passagers à quai sur les rives de la rivière Oubangui.
Samedi dernier, une prière en mémoire des victimes du naufrage d’une baleinière sur la rivière Mpoko, survenu le 19 avril dernier, a été organisée à Bangui. Cet événement, soutenu par la plateforme des confessions religieuses de Centrafrique et le gouvernement, a rassemblé de nombreuses personnes en présence du président putschiste Faustin-Archange Touadéra.
La cérémonie de prière et de dons, qui s’est déroulée dans le stade Omnisport sur l’avenue des Martyrs, a vu la participation des centaines de familles et proches des victimes du naufrage. L’abbé Cédric Congobasinga, représentant le cardinal Dieudonné Nzapalainga, a souligné l’importance de cette rencontre pour apporter réconfort et apaisement aux familles endeuillées.
Des témoignages émouvants de survivants, de familles de victimes, et de membres de l’association des conducteurs de taxi-moto qui ont aidé lors du sauvetage, ont été partagés. En plus de ces témoignages, des enveloppes ont été remises par des membres du gouvernement pour soutenir les familles des victimes.