Ngaragba : quand les gardiens se transforment en tortionnaires

Publié le 10 juillet 2024 , 5:07
Mis à jour le: 10 juillet 2024 5:11 pm

Ngaragba : quand les gardiens se transforment en tortionnaires

Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Un robinet vert, sans eau, est visible dans la prison centrale de Ngaragba, à Bangui. La coupure d’eau potable a laissé les détenus dans une situation désespérée, incapables de se laver ou de cuisiner, aggravant ainsi leurs conditions de vie.. CopyrightCNC 

 

Les gardiens de la maison centrale de Ngaragba infligent aux détenus un calvaire inimaginable en coupant l’eau courante pendant des jours. Cette privation barbare expose une gestion pénitentiaire défaillante et indigne d’une société respectueuse des droits humains.

 

Bangui, 11 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Privation d’eau  à Ngaragba  : une violation des droits fondamentaux.

 

À la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, les détenus sont régulièrement privés d’eau courante, parfois pendant cinq jours entiers. Cette situation indigne et cruelle est due à des décisions arbitraires des gardiens de prison. L’eau est un besoin vital et son absence met gravement en péril la santé des détenus, augmentant les risques de maladies et d’infections. Ces conditions de détention sont une violation flagrante des droits fondamentaux.

 

L’indifférence des autorités et des organismes internationaux.

 

Face à cette situation, les autorités nationales et les organisations internationales comme les Nations Unies et la MINUSCA restent passives. Leur silence face à ces violations graves est incompréhensible et inacceptable. Les détenus, bien que privés de liberté, ont droit à un traitement humain et à des conditions de vie décentes. L’inaction des autorités équivaut à une complicité tacite dans cette maltraitance institutionnalisée.

 

Des conditions de détention inhumaines et dégradantes.

 

Les conséquences de cette privation d’eau sont dramatiques. Les détenus sont contraints de vivre dans des conditions insalubres, sans pouvoir se laver ni boire. Cette situation mène à une détérioration rapide de leur état de santé, physique et mental. Le manque d’eau, combiné à une alimentation souvent insuffisante et mal préparée, plonge les détenus dans une détresse extrême. La dignité humaine est piétinée quotidiennement dans les cellules de Ngaragba.

 

Un changement immédiat s’impose.

 

Il est urgent que des mesures soient prises immédiatement pour mettre fin à ces pratiques inhumaines, selon les familles des détenus interrogées par la rédaction du CNC. Une enquête indépendante doit être menée pour identifier les responsables de ces actes et les traduire en justice. Les conditions de vie des détenus doivent être améliorées sans délai, et un accès permanent à l’eau courante doit être garanti. Les droits humains ne peuvent être bafoués impunément.

 

Restaurer la dignité des détenus.

 

La situation à la maison centrale de Ngaragba est une honte pour la République Centrafricaine et pour la communauté internationale. La privation d’eau orchestrée par les gardiens est une atrocité qui doit cesser immédiatement. Des réformes profondes et des actions concrètes sont indispensables pour garantir la dignité et les droits des détenus. L’eau est un droit, pas un privilège, et son absence dans les prisons est une violation inacceptable des droits humains.

 

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