Henri Koulayom et la ministre Mwanga : Les architectes de la mafia à l’ACFPE

Publié le 7 juillet 2024 , 5:20
Mis à jour le: 7 juillet 2024 12:30 pm

Henri Koulayom et la ministre Mwanga : Les architectes de la mafia à l’ACFPE

 

Portrait de Henri Koulayom, président du conseil d’administration de l’ACFPE et directeur de Gutsscool
Henri Koulayom, président du conseil d’administration de l’ACFPE et directeur de Gut Scool

 

Henri Koulayom, communément appelé Professeur Henri Koulayom, et la ministre Annie Gisèle Mwanga transforment l’ACFPE en un repaire de corruption. Sous leur gestion, les formations professionnelles sont devenues un commerce lucratif, tandis que les fonds publics disparaissent dans des entreprises fictives et des pots-de-vin.

 

Bangui, 08 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Promesses non tenues et gestion opaque.

 

Henri Koulayom, en tant que président du conseil d’administration (PCA) de l’ACFPE, avait promis, à son arrivée, de tenir des réunions trimestrielles pour faire le point sur ses activités et informer le personnel. Mais à la surprise de tout le monde, depuis près de deux ans, aucune de ces réunions promises sur sa gestion n’a eu lieu. Cette absence de transparence permet à Koulayom et à la ministre Mwanga de mener leurs affaires sans aucun contrôle et sans aucun compte rendu à qui de droit.

 

Formations professionnelles détournées.

 

L’ACFPE, en tant qu’institution de l’État, demande régulièrement à son personnel d’exprimer leurs besoins en formation. Plusieurs employés ont manifesté le désir de suivre des formations en BTS, Licence ou Master en gestion de projet ou gestion financière etc.. Pourtant, au lieu que les employés retenus choisissent eux-mêmes une institution universitaire reconnue de leur choix, l’ACFPE, à travers le PCA, a sélectionné l’institut privé de Henri Koulayom dénommé « GUT SCOOL » pour former la première vague de 28 de ses agents. Imaginez 28 ? Pourtant, cet institut, souvent déplacé pour des problèmes de paiement de loyer, manque de stabilité.

 

Initialement situé dernièrement à l’école inter-état de douane sur l’avenue Konjugo derrière le lycée des Martyrs, dans le deuxième arrondissement de Bangui, cet établissement mobile, GUT SCOOL » a ensuite déménagé pour s’implanter dans deux endroits différents, au PK-10 au quartier Café SATO et au PK-11 dans le quartier Golf. Cette instabilité logistique complique la formation des agents et soulève des doutes sur la qualité de l’enseignement. Comment les employés résidant dans le septième arrondissement ou à Bimbo peuvent venir suivre le cours au PK11? Incroyable mais vrai! La mafia.

 

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Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle

 

L’atelier de formation de l’ACFPE, un autre jeu de la mafia de monsieur Henri Koulayom.

 

Depuis plusieurs années, l’ACFPE possède un atelier destiné à la formation technique et professionnel en mécanique. Ce lieu, laissé à l’abondant, devait être rénové pour redevenir fonctionnel. Cependant, le marché de rénovation a été attribué à une entreprise fictive créée par le sieur Henri Koulayom. Les travaux sont réalisés par ses propres employés, détournant ainsi des fonds publics pour son profit personnel.

 

Vente de postes et chantage.

 

Sous la direction de Koulayom et Mwanga, la corruption s’étend à la vente de postes au sein de l’ACFPE. Les agents doivent payer des pots-de-vin pour obtenir ou conserver des positions de chefs de service ou de directeurs. Ceux qui refusent sont rapidement limogés ou déplacés au bout de deux mois. Les changements fréquents de personnel, souvent motivés par des intérêts financiers, perturbent gravement le fonctionnement de l’agence et compromettent la stabilité des services offerts.

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Ganabo Aristide Olivier, le chef mafieux au sein du ministère du Travail.

 

Une mission détournée.

 

L’ACFPE, sous tutelle du ministère du Travail, a pour mission de former les jeunes et de favoriser leur insertion sur le marché du travail. Mais sous la gestion de Koulayom et Mwanga, cette mission est détournée pour servir leurs intérêts personnels. Les fonds publics, destinés à la formation et à l’emploi des jeunes, sont détournés, compromettant ainsi l’avenir de nombreux Centrafricains.

 

Extorsion de fonds par le président du conseil d’administration Henri Koulayom.

 

À l’époque de l’ancien directeur général, Henri Koulayom se rendait régulièrement dans le bureau du directeur. Ensemble, ils appelaient la caissière pour demander de l’argent. Lorsque la caissière, par malheur  affirmait qu’il n’y avait pas de fonds disponibles, Henri Koulayom exigeait à la caissière que le coffre-fort soit transporté dans le bureau du directeur général pour vérifier lui-même. Ces pratiques, devenues monnaie courante, ont rendu Koulayom ridicule aux yeux du personnel. Pourtant, en tant que PCA, il était censé superviser la bonne gestion de l’ACFPE, mais il s’est réduit à extorquer des fonds.

 

Réunions excessives et réduction du nombre de membres du conseil.

 

Sous la direction de la ministre Mwanga, le nombre de membres du conseil d’administration a été réduit à trois : le PCA, un rapporteur, et un autre membre, le directeur général. Normalement, ces réunions devraient se tenir une fois par an, mais en réalité, elles sont organisées six à dix fois par an. Les employés constatent que ces réunions fréquentes sont une manière pour le conseil de racketter des fonds, car chaque réunion est prétexte à percevoir des perdièmes. Cette pratique montre un détournement des fonds publics pour des intérêts personnels.

 

Henri Koulayom, successeur de l’ancien PCA Monsieur Kanga, qui a été limogé par la ministre, protège la mafia instaurée par Mwanga. En échange, il mène ses propres affaires en toute impunité, transformant l’ACFPE en un repaire de corruption où règnent les intérêts personnels et le détournement des ressources publiques.

 

Où sont les délégués de personnel et les syndicats ?

 

Où sont les délégués de personnel et les syndicats ? C’est la question que tout le monde se pose. Mais la corruption s’étend gravement au sein de l’ACFPE, chacun cherchant à tirer profit de la situation. Les délégués de personnel sont devenus chefs de service et les membres des syndicats ont accédé à des postes de directeurs. Cette évolution a laissé les employés de l’ACFPE sans défense face à leurs conditions de travail. Le climat est désormais dominé par la recherche de gains personnels, chacun pour soi, au détriment de l’intérêt collectif et de la mission de l’agence. La mafia et les bénéfices individuels prospèrent, abandonnant les employés à leur triste sort.

 

La nécessité d’une réforme.

 

La situation à l’ACFPE est alarmante et nécessite une réforme en profondeur. Les pratiques de corruption de Henri Koulayom et de la ministre Mwanga doivent être arrêtées pour restaurer l’intégrité de cette institution. Les ressources publiques doivent être utilisées pour leur objectif initial : former les jeunes et les préparer à un emploi durable. La transparence et l’honnêteté doivent redevenir les principes directeurs de l’ACFPE pour redonner confiance aux Centrafricains.

 

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