Haut-Mbomou : les évêques de Centrafrique appellent au dialogue pour sortir de la crise

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les populations du Sud-Est centrafricain endurent depuis des dizaines d’années les exactions de divers mouvements armés.
Les évêques de Centrafrique ont publié ce 31 janvier un communiqué dans lequel ils expriment leur profonde inquiétude pour la situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou. Cette région du pays subit depuis longtemps les assauts répétés de groupes armés, d’abord la LRA, ensuite la Seleka, et aujourd’hui les Azande Ani Kpi Gbe. Les hommes d’Église rappellent que ces derniers ont pris les armes à un moment où ni l’État ni la Minusca n’étaient en capacité de protéger les civils contre la Seleka et l’UPC.
Les prélats affirment leur conviction que le recours aux armes ne saurait constituer une réponse durable à cette crise. Les récents affrontements entre les AAKG et les Forces des Armées Centrafricaines, accompagnés des ripostes des Forces de Sécurité Intérieure et de leurs alliés russes, ont entraîné arrestations, disparitions et meurtres. Cette escalade menace d’embraser l’ensemble de la zone, déjà marquée par des tensions considérables.
Dans ce climat explosif, les évêques invitent le gouvernement à privilégier l’écoute et la discussion plutôt que la contrainte. Ils demandent aux autorités de choisir la voie du dialogue au lieu de celle du conflit, et d’opter pour le respect plutôt que pour la méfiance. Cette démarche pacifique apparaît comme l’unique voie susceptible d’apaiser les esprits et de restaurer la confiance entre les différentes parties.
Les responsables religieux exhortent également les membres des AAKG à libérer les personnes qu’ils retiennent et à accepter de négocier. Ils les encouragent à exprimer leurs griefs et leurs revendications autour d’une table, tout en faisant preuve d’ouverture aux arguments des autres protagonistes. Cette rencontre permettrait d’identifier des solutions acceptables pour chacun.
L’appel s’adresse aussi bien aux FACA qu’aux alliés et au groupe AAKG. Les évêques les conjurent d’éviter tout acte qui risquerait de déclencher une riposte violente du camp adverse. Chaque geste compte dans cette période où la moindre provocation peut avoir des conséquences désastreuses pour des milliers de personnes déjà éprouvées par des années de violence.
Les prélats insistent sur la nécessité de ne pas abandonner l’Est du pays à son sort. Ils réclament que cette partie du territoire retrouve sa place au sein de la nation, non seulement par le biais du dialogue mais aussi grâce au développement. L’absence d’infrastructures routières constitue selon eux un facteur majeur de tensions économiques et sociales dans cette zone reculée.
Les évêques demandent à l’ensemble de la communauté centrafricaine de veiller à ce qu’aucune région ne soit stigmatisée sans motif légitime. Ils appellent tous les acteurs à œuvrer ensemble pour le retour de la paix dans le Haut-Mbomou. L’Église catholique affirme sa présence constante auprès des populations de Zemio, Obo, Mboki et Bambouti, à la fois par l’engagement de ses pasteurs et de ses fidèles laïcs.
Cette présence se manifeste concrètement par l’aide matérielle apportée aux déplacés à Zemio. L’institution religieuse se positionne comme un espace de rencontre où tous peuvent se retrouver pour chercher un accord permettant la paix et le développement régional
Ce que les évêques ont délibérément de citer les miliciens du groupe russe Wagner. En plus de cela, ils oublient que l’origine de tout ce problème est l’arrestation à Bangui des deux chefs de la milice autodéfense Azandé à Bangui par les mercenaires russes. Depuis un an déjà, leur famille n’ont aucune nouvelle d’eux. Alors, les évêques doivent également demander au gouvernement de faire pression sur les Wagner de ramener ces deux individus à leur famille respective.
Par Éric Nzapa
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
