Chemin de la misère : la dégradation inexorable de la route Obo-Bambouti, un passage du purgatoire.

Publié le 10 juillet 2024 , 5:10
Mis à jour le: 10 juillet 2024 3:18 pm

Chemin de la misère : la dégradation inexorable de la route Obo-Bambouti, un passage du purgatoire.

 

Véhicules embourbés sur une route boueuse entre Obo et Bambuti.
Un véhicule tout-terrain embourbé sur la route dégradée d’Obo , mettant en évidence les difficultés de déplacement dans cette région.

 

Entre Obo et Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou, la route en état de délabrement avancé représente un véritable chemin qui mène au purgatoire. Les habitants subissent chaque jour des effets très dangereux d’un trajet aussi très difficile et compliqué à emprunter, une route où les images de la mort et des cercueils sont omniprésentes dans les esprits, révélant l’inaction du gouvernement face à l’urgence de cette situation critique.

 

Bangui, 11 juillet 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Obo-Bambouti, la route de l’abandon et du purgatoire.

 

La route entre Obo et Bambouti, l’unique voie importante pour les habitants de Bambouti voulant quitter la ville, est devenue impraticable. Les conditions désastreuses de cette route exposent les usagers à des dangers accidentels quotidiens. Les véhicules et les camions s’embourbent, au risque permanant de se renverser, et les trajets, qui devraient être simples, deviennent un véritable calvaire.

 

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Obo-Bambouti : Un cas parmi tant d’autres.

 

Ce tronçon n’est qu’un cas parmi tant d’autres de l’état déplorable des infrastructures routières dans tout le pays. La négligence et l’inaction du gouvernement que l’on peut aussi aisément qualifier d’une inaction criminelle, ont laissé les routes se détériorer, isolant des communautés entières et aggravant la misère dans le pays comme le souhaite Touadera.

 

Bambouti coupée du monde.

 

La ville de Bambouti est presque totalement coupée du reste du pays. Les habitants doivent traverser la frontière pour se rendre au Soudan du Sud afin d’acheter des produits de première nécessité. Cette dépendance étrangère pour des biens essentiels montre l’ampleur du problème.

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L’intervention salutaire de la MINUSCA.

 

Face à cette situation désastreuse, la MINUSCA a décidé d’intervenir. La mission a annoncé la réhabilitation de la route entre Obo et Bambouti, offrant un espoir aux habitants. Ce projet inclut non seulement la réparation de la voie de communication mais aussi la construction d’infrastructures sociales de base, telles que des écoles, des hôpitaux, et l’accès à l’eau potable.

 

La Minusca en parle.

 

Florence Marshall, porte-parole de la MINUSCA, a déclaré : “La sécurisation est la base. Dès que la zone est sécurisée, les habitants commencent à revenir et ont besoin de services de base : eau, éducation, santé et information. La mission travaille actuellement sur la réhabilitation de la route entre Obo et Bambuti. Nous espérons pouvoir bientôt annoncer que la route est terminée, permettant de relier Obo à Bambuti par voie terrestre, une avancée majeure car jusqu’à récemment, l’accès n’était possible que par hélicoptère. L’accès est essentiel pour soutenir et protéger les populations”.

 

Un gouvernement inerte.

 

Alors que la MINUSCA prend des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie, le gouvernement reste spectateur. Les habitants de Bambouti et des autres localités continuent de souffrir de l’inaction de l’État. Cette situation montre clairement le besoin urgent d’une prise de conscience et d’une action immédiate de la part des autorités pour améliorer les infrastructures et répondre aux besoins des citoyens.

 

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