La Justice Pénale Internationale à l’honneur : Un pas vers la fin de l’impunité.
Centrafrique.org/la-chambre-dappel-de-la-cour-penale-speciale-cps-sest-reunie-pour-laffaire-des-attaques-de-koundili-et-lemouna/juges-chambre-dappel-cps/” rel=”attachment wp-att-65598″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/juges-chambre-dappel-CPS-450×253.jpg” alt=”Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS ?? composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)??, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet ?? et Volker Nerlich ?? , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023″ width=”450″ height=”253″ />Les juges de la COUR PÉNALE SPÉCIALE de la La Chambre d’appel de la CPS ?? composée du juge Barthélémy YAMBA (au centre)??, Président et ses co- juges Olivier Beauvallet ?? et Volker Nerlich ?? , tient son audience publique dans l’affaire des attaques de Koundili et Lemouna du 30.05 au 1.06.2023
Le 17 juillet 2024 a marqué la célébration annuelle de la Journée de la Justice Pénale Internationale, un événement d’une importance capitale dans la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves à l’échelle mondiale. Cette date commémore l’adoption du Statut de Rome le 17 juillet 1998, traité fondateur de la Cour Pénale Internationale (CPI).
La CPI, juridiction internationale chargée d’enquêter sur les crimes de génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, incarne l’engagement de la communauté internationale à poursuivre les auteurs de ces atrocités, quel que soit leur statut ou leur nationalité.
En République Centrafricaine, pays signataire du Statut de Rome, cette journée revêt une signification particulière. La Cour Pénale Spéciale (CPS), une juridiction hybride alliant droit national et international, y joue un rôle crucial dans la poursuite des crimes graves commis sur le territoire centrafricain.
Gervais Opportun Bodagaye, chef de la cellule de communication et sensibilisation à la CPS, souligne l’importance de cette collaboration internationale : “C’est grâce à cette coopération et à la mise en œuvre du droit pénal international que des experts de diverses nationalités sont venus en République Centrafricaine pour soutenir les activités de la Cour Pénale Spéciale.”
Cette synergie entre justice nationale et internationale représente un pas significatif dans la lutte contre l’impunité. Elle permet de conjuguer les efforts locaux et internationaux pour traduire en justice les auteurs de crimes graves, renforçant ainsi l’État de droit et la protection des droits humains.
La commémoration de cette journée envoie un signal fort, non seulement pour la CPS, mais pour l’ensemble de la communauté internationale. Elle réaffirme la détermination collective à ne laisser aucun crime impuni et à garantir que justice soit rendue aux victimes.
Alors que le monde fait face à des défis persistants en matière de droits humains et de justice, la Journée de la Justice Pénale Internationale nous rappelle l’importance cruciale de maintenir et de renforcer les mécanismes de justice internationale. Elle nous invite à réfléchir sur les progrès accomplis et sur le chemin qu’il reste à parcourir pour construire un monde plus juste et équitable.
Centrafrique.org/pk12-une-ambiance-effervescente-sous-une-chaleur-accablante/un-matin-anime-au-marche-de-begoua/” rel=”attachment wp-att-76280″ data-wpel-link=”internal”>Le marché de Bégoua, Pk12, animé sous le soleil de midi.. CopyrightCNC.
Ces dernières semaines, les habitants de Bangui font face à une situation inhabituelle : la viande de bœuf se fait rare sur les étals des marchés de la capitale centrafricaine. Cette pénurie s’accompagne d’une hausse significative des prix, le kilogramme passant de 4000 à 4500 francs en l’espace d’un mois.
Sur les marchés de PK12, du Centre-ville et du PK5, le constat est le même : les tables des bouchers sont presque vides, provoquant des attroupements devant les rares étals encore approvisionnés. Les professionnels pointent du doigt l’augmentation vertigineuse du prix des bœufs au marché à bétail de Bouboui. Alain Mécélindi, délégué des bouchers de PK12, et Clémentine Criatet, présidente des bouchers du Centre-ville, expliquent qu’une tête de bœuf qui coûtait auparavant entre 150 000 et 200 000 francs atteint désormais le million.
Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer cette situation. Les éleveurs peuls évoquent notamment l’insécurité sur les routes, avec des bandits qui s’attaquent aux convois de bétail. De son côté, Patrick Ningata, directeur de cabinet au ministère de l’Élevage, souligne l’impact de la saison des pluies sur l’acheminement des animaux vers les marchés habituels.
Cette pénurie bouleverse les habitudes alimentaires des Banguissois. Germaine, une consommatrice témoigne : “Je suis allé à mon boucher habituel pour acheter de la viande à 1500 francs, mais il ne vend plus à ce prix. J’ai essayé une autre boucherie, sans succès. J’ai finalement dû me rabattre sur du poisson”.
Face à cette situation, bouchers et consommateurs appellent les autorités à réglementer les prix des bœufs. En attendant, les Banguissois doivent s’adapter à cette nouvelle réalité économique qui pèse lourdement sur leur pouvoir d’achat et leurs habitudes culinaires.
Suspicion d’empoisonnements : La terreur au ministère de l’Agriculture suite à la mort de l’ingénieur Mahamat Mahamat Saint-Clair.
Centrafrique.org/mahamat_saint_clair/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/mahamat_saint_clair-338×450.jpg” alt=”Portrait de Mahamat Sint – Clair , ingénieur agronome au ministère de l’Agriculture” width=”338″ height=”450″ />Mahamat Sint – Clair, ingénieur agronome au ministère de l’Agriculture, dont le décès suspect a suscité des interrogations sur une possible empoisonnement.
Depuis la mort de l’ingénieur Mahamat Mahamat Saint-Clair, un inspecteur central au ministère de l’Agriculture, le ministère est plongé dans une atmosphère de suspicion et de peur. Chacun a peur de fréquenter les autres. Mais ce phénomène d’empoisonnements ne se limite pas à ce seul ministère : toutes les institutions du pays semblent touchées par cette menace invisible.
L’affaire Mahamat Mahamat Saint-Clair: Un nouveau scandale de trop.
Le plus récent cas d’empoisonnement est celui de Mahamat Mahamat Saint-Clair, ingénieur agronome de formation et inspecteur central au ministère de l’Agriculture. Mahamat Saint-clair, principal organisateur des Journées Internationales de l’Alimentation (JMA) à Bambari, Bossangoa, et cette année à Kaga-Bandoro, a été mortellement empoisonné alors qu’il est en cours de préparation de cet événement pour cette année 2024. C’est un scandale de trop qui menace désormais les quiétudes des fonctionnaires.
Selon des témoignages recueillis par la Rédaction, il aurait consommé une tasse de lait empoisonnée, concoctée sur ordre de son supérieur. De retour à Bangui, il a été pris de malaises et est décédé à l’hôpital peu de temps après. La famille, en quête de vérité, a découvert que ce meurtre était orchestré de l’intérieur. Une secrétaire du ministère de l’Agriculture a avoué en personne avoir participé à l’empoisonnement sur l’ordre de son chef, le directeur de cabinet du ministère de l’agriculture, précisant que le poison avait été administré dans du lait, une boisson que Mahamat Saint-clair consommait régulièrement puisqu’il ne buvait pas d’alcool.
Des suspicions au sein du gouvernement.
Ce n’est malheureusement pas un cas isolé. Le ministre actuel de l’Éducation monsieur Aurélien Simplice Zingas a été soupçonné lui aussi, par certains membres de la famille de l’ancien ministre d’État Cyriaque Gonda de l’avoir empoisonné pour éliminer son puissant rival politique de l’UFDO. Ce genre de rumeurs, bien que scientifiquement non prouvées, ajoute à l’atmosphère de peur et de suspicion qui entoure les fonctions publiques en République centrafricaine.
Le cas de du Soulemane Daouda : Une mort suspecte.
L’ancien ministre de l’Élevage, M. Soulemane Daouda, est décédé en août 2020 après avoir mangé dans un restaurant à Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui. Peu après son retour, il a ressenti des malaises et est mort, suivi de près par son chauffeur, également décédé dans des conditions mystérieuses. Sa famille a immédiatement suspecté un empoisonnement, mais aucune enquête n’a été lancée.
La mort du président du Tribunal de Grande Instance de Bangui.
La mort récente du président du tribunal dans des circonstances douteuses a encore renforcé les craintes. Sans enquête sérieuse, ce décès s’ajoute à la longue liste de morts suspectes qui continuent de secouer le pays. Ses proches ont soupçonné encore l’empoisonnement, dont on ignore l’origine.
Jacques Ngombe, gouverneur de Fertit : Un nouveau drame.
Le nouveau gouverneur de Fertit, Colonel Jacques Ngombe, est mort subitement après avoir montré des signes de bonne santé toute la journée. Il avait reçu des appels répétés pour être invité à partager un pot en son honneur. Après avoir décliné plusieurs fois, il a finalement cédé à l’insistance. À son retour, il est tombé devant sa porte, a commencé à tousser violemment et à vomir. Sa famille l’a rapidement conduit à l’hôpital, mais il a succombé en route. Cette version, rapportée par un membre de sa famille, renforce les soupçons d’empoisonnement, bien que là encore, aucune enquête sérieuse n’ait été menée.
Licenciement de trois délégués du personnel à l’ONASPORT : Le bras de fer s’intensifie entre le directeur général, la directrice régionale du travail, et l’inspection générale du travail.
Centrafrique.org/le-ministre-piri-neveu-du-president-de-la-republique-ordonne-le-debranchage-de-lelectricite-au-centre-culturel-missy-momo11/directeur-general-de-lonasport-lidamon/” rel=”attachment wp-att-53108″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-450×338.jpg” alt=”directeur général de l’ONASPORT , Lidamon” width=”450″ height=”338″ />directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC
En mai dernier, le directeur général de l’ONASPORT a ignoré les procédures légales en licenciant trois délégués du personnel. La directrice régionale du travail et l’inspection générale se sont insurgées contre cette décision injuste et dangereuse.
Licenciement des délégués du personnel à l’ONASPORT : Une décision arbitraire et illégale
La décision de M. Séverin Lidamon, DG de l’ONASPORT de licencier trois délégués du personnel de l’ONASPORT a été prise sans aucune considération pour le Code du Travail. Les articles 89 et suivants stipulent que tout licenciement d’un représentant du personnel doit recevoir l’autorisation préalable de l’Inspecteur du Travail. En agissant seul, M. va non seulement violé la loi, mais aussi démontré une gestion autoritaire et déconnectée des réalités sociales en Centrafrique.
La réaction ferme des autorités du travail.
Face à cette violation flagrante, la directrice régionale du travail a immédiatement réagi en rappelant à l’ordre le directeur général de l’ONASPORT, Séverin Lidamon. Dans une correspondance ferme, elle a souligné l’illégalité de la procédure et exigé la réintégration immédiate des 3 délégués licenciés. L’Inspection Générale du Travail, de son côté, a également soutenu cette position, qualifiant le licenciement de totalement irrégulier et contraire aux protections accordées aux représentants du personnel.
Licenciement de trois délégués du personnel à l’ONASPORT : un bras de fer qui s’intensifie.
Malgré la pression croissante de la Direction régionale du travail et de l’Inspection Générale du Travail, le directeur général de l’ONASPORT persiste dans son entêtement. M. Séverin Lidamon justifie sa décision en affirmant que c’est le ministre contrôleur Roméo Gribingui, qui a autorisé ces licenciements. Cette défense montre non seulement son refus de se conformer à la loi, mais aussi une tentative désespérée de légitimer une action illégale par une autorité supérieure.
Le rôle controversé du ministre Roméo Gribingui.
Un autre acteur clé de cette affaire est le ministre en charge des sociétés parapubliques, Roméo Gribingui. Bien qu’il réside actuellement à Bangui, sa famille vit dans un pavillon à loyer modéré à Tours, en France. Ce double statut a permis à ses enfants de bénéficier des allocations familiales et d’une éducation financée par l’État français. Ce même ministre a pourtant autorisé le licenciement des trois délégués du personnel, démontrant une hypocrisie flagrante et une déconnexion totale des réalités sociales de la Centrafrique. Sa décision, prise depuis le confort de Bangui, montre un mépris évident pour les droits des travailleurs et la protection de leurs familles.
Le ministre Fidèle Gouandjika boute en touche les délégués licenciés.
Face à cette injustice flagrante, les 3 délégués du personnel licenciés ont cherché du soutien auprès des plus hautes instances de l’État. Malgré le refus persistant du directeur général de l’ONASPORT de revenir sur sa décision, et bien que le président Kongoboro et le ministre de la Jeunesse et des Sports soient parfaitement au courant, aucune action concrète n’a été prise pour remédier à la situation.
En désespoir de cause, les délégués licenciés se sont tournés vers le ministre conseiller du président de la République, M. Fidèle Gouandjika, réputé pour ses interventions fréquentes. Pourtant, au lieu d’intercéder directement, M. Fidèle Gouandjika les a simplement orientés vers la justice, leur recommandant de déposer plainte au tribunal. Cette réponse, bien que techniquement correcte, montre une absence de volonté politique pour résoudre le conflit de manière proactive.
Cette inaction est d’autant plus scandaleuse que le ministre de la Jeunesse et des Sports, ayant joué un rôle dans la tension initiale, aurait dû intervenir. Au lieu de cela, il a laissé les délégués du personnel face à leur destin, aggravant ainsi leur situation. Le ministre, tout comme les autres responsables, a choisi de se dérober à ses responsabilités, illustrant un manque de solidarité et de soutien institutionnel.
Une corruption systémique et des comptes vides.
Même les indemnités de licenciement des délégués du personnel n’ont pas été versées. Le ministre justifie cela en affirmant que le compte de l’ONASPORT est vide. Cependant, selon une enquête du CNC, le directeur général Séverin Lidamo siphonne régulièrement les fonds de l’ONASPORT, en complicité avec le ministre Roméo Gribingui. Ensemble, ils détournent les sommes d’argent, laissant les comptes officiellement à sec. Ainsi, si la justice enquête, elle ne trouvera rien sur les comptes, masquant ainsi une corruption endémique au sein de l’ONASPORT.
Les conséquences humaines et sociales.
Les répercussions de ce licenciement injuste ne se limitent pas aux aspects légaux. Les délégués licenciés, des pères de famille, se retrouvent sans emploi et sans ressources, plongeant leurs familles dans une grande précarité. Les enfants, privés de moyens financiers, sont contraints de quitter l’école, compromettant ainsi leur avenir. Cette situation dramatique met en lumière l’irresponsabilité et le cynisme des dirigeants de l’ONASPORT, insensibles aux souffrances qu’ils infligent à leurs employés.
M. Séverin Lidamo, directeur général de l’ONASPORT, accompagne ses enfants à l’école privée sous un parapluie, tandis que les enfants des délégués licenciés restent privés de leur éducation.
Hypocrisie et privilèges personnels.
Avant sa nomination, le directeur général de l’ONASPORT, M. Séverin Lidamon, inscrivait ses enfants à l’école publique de Mandaba, dans le quatrième arrondissement. Après sa prise de fonctions, il les a réinscrits dans une école privée, leur offrant une éducation de qualité et les accompagnant fièrement sous des parapluies, publiant des photos de cette vie privilégiée. Pendant ce temps, les enfants des délégués du personnel licenciés sont expulsés de leurs écoles, leurs familles plongées dans la détresse. Cette décision pathétique et non réfléchie révèle une gestion égoïste et insensible aux souffrances des autres.
Bangui : les grèves de la faim se succèdent à un rythme effrayant à la prison du camp de Roux
Joseph Figueira Martin, en mission humanitaire avant son arrestation par Wagner.
Des grèves de la faim en série secouent la prison politique du Camp de Roux à Bangui. Quatre détenus, victimes d’accusations fallacieuses et pathétique, protestent contre l’injustice flagrante et la manipulation judiciaire imposée par les Mercenaires russes de Wagner.
Arrestation de Dominique Yandocka et sa détention à la prison du camp de Roux.
Le député Dominique Yandocka, représentant la première circonscription du quatrième arrondissement de Bangui, a été arrêté à son domicile le 15 décembre dernier à 4 heures du matin par des miliciens déguisés en commandos de force de réaction rapide. Accusé de préparer un coup d’État, il a été incarcéré en décembre dernier et placé en mandat de dépôt à la prison du Camp de Roux. En janvier, une procédure de flagrant délit a été engagée contre lui.
Début des grèves de la faim à la prison du camp de Roux.
Dominique Yandocka a entamé une grève de la faim il y a plusieurs mois pour protester contre son arrestation injuste. Gravement malade, il a été hospitalisé avant d’être renvoyé en prison. Sa grève de la faim continue encore aujourd’hui, malgré son état de santé préoccupant.
Incarcération de Joseph Figueira.
Joseph Figueira, un Belge d’origine portugaise travaillant pour l’ONG américaine FHI 360, a été arrêté le 25 mai à Zemio par les mercenaires russes du groupe Wagner. Accusé d’avoir collaboré avec des groupes armés pour créer des troubles, il est détenu à la prison du Camp de Roux. Mais après cette arrestation, Wagner a manipulé des captures d’écran de conversations pour fabriquer des preuves incriminantes.
Arrestation des Franco-Algériens Mourad Bouzid et Karim Belkacem.
Le 10 juin, les Franco-Algériens Mourad Bouzid et Karim Belkacem ont été arrêtés à Bangui, dans le septième arrondissement, par des mercenaires de la garde présidentielle sous la direction de Wagner. Accusés de possession d’armes et de préparation d’un coup d’État, des armes ont été plantées chez eux pour justifier leur arrestation. Ils ont été transférés à la prison du Camp de Roux.
Conditions de détention et multiplication des grèves de la faim.
Dominique Yandocka, Joseph Figueira, Mourad Bouzid, et Karim Belkacem ont tous entamé une grève de la faim pour protester contre leur détention qu’ils jugent injuste. Après le début de la grève de Dominique Yandocka, les deux Franco-Algériens et Joseph Figueira ont également commencé leur propre grève de la faim. Les grèves de la faim se multiplient, révélant une situation alarmante et une justice centrafricaine sous l’emprise de Wagner.
Surveillance des magistrats : vers une dictature judiciaire ?
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
La récente déclaration du ministre de la Justice d’examiner la vie privée des juges marque un tournant inquiétant. Cette intrusion dans la sphère personnelle des magistrats menace de compromettre l’intégrité et l’autonomie de la justice centrafricaine.
Inspection de la vie privée des magistrats : une mesure disproportionnée .
En déclarant vouloir ordonner l’inspection générale des services judiciaires à scruter la vie privée des juges, Arnaud Djoubaye Abazène franchit un seuil inquiétant. Si l’exemplarité des magistrats est essentielle, cette intrusion pourrait violer des droits fondamentaux et miner la confiance au sein de la profession. La surveillance de la vie privée, au prétexte de garantir une conduite irréprochable, menace de créer un climat de suspicion et d’entrave à l’indépendance judiciaire.
Un ministre au passé trouble.
Ironie du sort, le ministre lui-même n’est pas exempt d’accusation. Arnaud Dubaï Abazen, magistrat et ancien vice-procureur de la République, traîne un lourd passé de malversations et de criminalité. Connu pour avoir bloqué abusivement des biens, des véhicules des particuliers, Abazène est non seulement un chef mafieux au sein du gouvernement, mais aussi un gros criminel du régime de son oncle Michel Djotodia. Il a construit un immeuble grâce à des pratiques douteuses, et aujourd’hui, il prétend donner des leçons de moralité. Cette posture est non seulement malhonnête mais aussi mafieuse, jetant un doute profond sur la sincérité de ses intentions de réforme.
dictature judiciaire : abus d’autorité et comportements indignes.
Le ministre pointe des dérives notables : juges influencés par des pressions, endettements excessifs, non-paiement de dettes et comportements irresponsables vis-à-vis de leurs obligations familiales. Ces comportements décrits comme « indignes » appellent une réponse ferme, mais l’approche annoncée semble punitive plutôt que réformatrice. Il est déterminant de distinguer les solutions systémiques des mesures répressives pour instaurer une réelle réforme.
Corruption et détournements : la plaie du système judiciaire.
La corruption et le détournement des recettes publiques par des magistrats sont des fléaux endémiques. Le ministre a légitimement rappelé la nécessité d’un combat acharné contre ces pratiques. Toutefois, l’efficacité de ce combat repose sur des actions structurantes et une transparence accrue, et non sur des sanctions individuelles qui peuvent manquer leur cible sans réformes profondes.
Conséquences potentielles et perspectives.
La tenue de cette assemblée générale des magistrats, précédant la première session criminelle de 2024 de la cour d’appel de Bangui, s’annonce sous haute tension. Les initiatives du ministre, si elles ne sont pas accompagnées de garanties de respect des droits des juges et d’un soutien systémique, risquent d’aggraver la défiance envers l’institution judiciaire.
Les soldats FACA stationnés à Gaudrot, dans la Nana-Mambéré, souffrent d’un manque criant de matériel et de soutien. Cette vulnérabilité accrue face à de potentielles attaques rebelles expose gravement la région à l’insécurité.
Manque de moyens criants pour les soldats FACA dans tout le pays.
La situation des soldats FACA à Gaudrot n’est pas un cas isolé. Dans tout le pays, les forces armées centrafricaines sont démunies. Elles manquent de moyens de déplacement, d’équipements essentiels et de soutien logistique. Ces manques laissent les soldats sans défense face aux menaces rebelles.
Des soldats FACA à Gaudrot démunis et dépendants de la population.
À Besson, comme dans d’autres localités, les soldats FACA ne disposent même pas d’une simple motos pour leurs déplacements. Ils doivent souvent compter sur la population locale pour leur prêter des moyens de transport, confirme le Président de la jeunesse de Besson. D’après lui, lorsque les soldats doivent se rendre à Baboua ou ailleurs, ils empruntent des motos auprès des habitants, qu’ils rendent ensuite à la fin de leur course. Cette dépendance rend les forces armées particulièrement vulnérables.
Exposition aux potentielles attaques rebelles.
La vulnérabilité des FACA est d’autant plus préoccupante que les rebelles multiplient depuis plusieurs jours des attaques dans la région du nord-ouest. Récemment, une attaque rebelle à Ngoutéré, à 50 kilomètres de Bocaranga sur la route de Bozoum a fait cinq morts, suivie d’une autre le lendemain, qui a coûté la vie à un autre soldat supplémentaire. Les soldats FACA, sans équipement adéquat, sont potentiellement des victimes en attente. Incapables de faire face à des attaques bien planifiées, ils risquent de subir des pertes lourdes dans leur rangs.
Un échec de l’État-major et du gouvernement.
Cette situation critique et alarmante dévoile les graves dysfonctionnements au sein de l’État-major et du gouvernement. Le président de la République, en tant que chef suprême des armées, est directement responsable de la condition des forces armées. Son inaction face à la détresse des soldats FACA est inexcusable. Il ferme les yeux et les oreilles, ignorant délibérément les souffrances de ceux qui sont censés défendre le pays.
Le chef du groupe de Boria, incarcéré par la gendarmerie de Nanga-Boguila, est le symbole d’une institution totalement gangrenée par la corruption. Une amende de 80 000 francs CFA pour sa libération démontre une justice mercantile, menaçant gravement l’ordre social.
Arrestation arbitraire et justice monétaire à la Gendarmerie de Nanga-Boguila.
En effet, la semaine dernière, le chef du groupe du village de Boria a surpris son épouse avec un autre homme. Mais comme tout être humain, sa première réaction était de ne pas se laisser humilier. Ainsi, il avait réagit par la violence, frappant son rival. Ce dernier, a immédiatement porté plainte auprès de la gendarmerie de Nana-Boguila. Les forces de l’ordre, sans enquête approfondie, ont procédé à l’arrestation du chef du village, exigeant le paiement de 80 000 francs CFA pour sa libération. Cette transaction monétaire, déguisée en amende, reflète un système corrompu où la justice est subordonnée à l’argent.
Conséquences dévastatrices sur le tissu social.
L’intervention de la gendarmerie a amplifié les tensions au sein de la communauté de Boria. La réaction violente du chef, bien qu’inacceptable, devait être traitée avec plus de discernement. En agissant ainsi, les forces de l’ordre ont non seulement bafoué les droits du chef de village mais ont également mis en péril la stabilité sociale. Cet événement risque de provoquer des conflits interpersonnels prolongés, voire des vendettas, sapant les efforts de paix et de réconciliation au sein du village.
Gendarmerie de Nanga-Boguila: une institution discréditée et incompétente.
La gendarmerie de Nanga-Boguila, par son approche inepte et mercantile, discrédite l’institution judiciaire. Son incapacité à gérer les conflits domestiques avec sensibilité et discernement révèle une profonde lacune dans la formation et l’éthique professionnelle de ses agents. De plus, cette affaire démontre une pratique répandue d’extorsion de fonds sous couvert de sanctions légales, jetant une ombre sur l’intégrité de toute l’institution.
Violence à Boyanga, Nanga Boguila : Des Assaillants Armés Terrorisent la Population
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Dans la nuit du 14 juillet 2024, des assaillants armés ont attaqué le village de Boyanga, situé à 15 km de Nanga Boguila sur la route de Markounda. Ils ont terrorisé les habitants, pris un otage, volé des motos et de l’argent.
À 2h du matin, dans la nuit du 14 à 15 juillet dernier, des hommes armés non identifiés ont fait irruption dans le village de Boyanga. En utilisant leurs armes, ils ont semé la terreur parmi les habitants, forçant beaucoup d’entre eux à fuir dans la brousse. Les assaillants ont tiré en l’air toute la nuit pour effrayer la population.
Vols et Prises d’Otages.
Les assaillants ont emporté deux motos et une somme d’argent non précisée par les victimes. Au même moment, un jeune homme a été pris en otage et menacé de mort s’il ne coopérait pas pour transporter les biens volés. Tandis qu’une femme de 62 ans a été violemment agressée pour ne pas avoir d’argent à leur donner.
Absence des soldats FACA.
Les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA) n’étaient pas présentes au moment de l’attaque. Ils ont été informés de l’incident le matin suivant, mais n’ont pas pu intervenir immédiatement en raison de l’absence de moyens de transport adéquats. Les assaillants, non identifiés à ce jour, ont réussi à s’échapper en se fondant dans la nature.
Cet incident montre une fois de plus l’insécurité persistante dans cette préfecture de l’Ouham et les défis majeurs auxquels sont confrontées les forces de défense et de sécurité intérieure pour protéger les populations rurales contre de telles attaques.
Tragédie à Kouango : Un Enfant de 14 Ans se Noye dans le Fleuve Oubangui.
Centrafrique.org/priere-de-soutien-en-memoire-des-victimes-du-naufrage-de-la-riviere-mpoko/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-oubangui/” rel=”attachment wp-att-76249″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/des-balainiere-stationnees-sur-la-riviere-Oubangui-450×253.jpg” alt=”Baleinières stationnées sur la rivière Oubangui avec des gens et des sacs de marchandises.” width=”450″ height=”253″ />Des baleinières chargées de marchandises et de passagers à quai sur les rives de la rivière Oubangui.
Kouango est en deuil après la disparition tragique d’un adolescent de 14 ans dans les eaux du fleuve Oubangui. Ce drame imprévu a bouleversé la petite ville, laissant les proches et la communauté de Kouango dévastés par cette perte inattendue.
Lundi matin, Madame Sabo et son fils de 14 ans, Mandaba Francis, avaient commencé leur journée comme à l’accoutumée. Ensemble sur la baleinière, ils se préparaient à voyager vers Bangui. Mandaba, un garçon décrit comme enjoué et serviable, aidait sa mère avec les tâches quotidiennes.
Les Derniers Moments.
“Il était à côté de moi, comme toujours”, raconte Madame Sabo. “Il a demandé à aller puiser de l’eau, et je lui ai dit qu’il pouvait y aller”. Mandaba a pris deux bidons de cinq litres pour remplir d’eau, puis il a aidé à préparer les repas, un rituel familier pour lui. “Il m’a dit que les patates pourrissaient et qu’il voulait les décortiquer pour les cuisiner”.
La Disparition.
Après avoir terminé ces tâches, Mandaba a demandé la permission d’aller se laver. “Je lui ai dit d’y aller vite, puis de revenir”, explique sa mère. Peu de temps après, elle a remarqué son absence. “J’ai commencé à m’inquiéter quand je ne l’ai plus vu. Ses chaussures et ses vêtements étaient toujours là, mais pas lui”.
Une Recherche Vaine.
Madame Sabo, bouleversée, a lancé des appels désespérés pour retrouver son fils. “Je l’ai appelé encore et encore, mais sans réponse. J’ai cherché partout, au bord de la rivière, mais il n’était nulle part”. La communauté locale s’est rapidement mobilisée pour aider, mais malgré tous les efforts, Mandaba restait introuvable.
Témoignage de la Mère.
“Mon fils n’est jamais parti sans me dire où il allait”, dit-elle en pleurant. “Il me disait toujours tout. Cette fois, il n’a rien dit. Ses chaussures, ses vêtements étaient là, mais lui, il avait disparu. C’est comme s’il s’était évaporé”. Les recherches dans le fleuve et ses environs n’ont malheureusement rien donné, laissant la famille dans un profond désarroi.
Un Choc pour les habitants de Kouango.
La nouvelle de la disparition de Mandaba a profondément ému Kouango. Les voisins et amis se sont rassemblés autour de la famille Sabo, partageant leur douleur et leur incompréhension face à cette tragédie. Le sentiment de perte est palpable dans cette petite ville où chacun connaît tout le monde.
Les infections vaginales : un enjeu majeur pour la santé des femmes centrafricaines
Centrafrique.org/lobaye-lhopital-de-Boda-deborde-par-la-gastro-enterite/personnel-medical-en-action-a-lhopital-de-boda/” rel=”attachment wp-att-76397″ data-wpel-link=”internal”>Des infirmières soignant des enfants atteints de gastro-entérite à l’Hôpital de Boda. CopyrightCNC
En République centrafricaine, la santé des femmes demeure une préoccupation majeure. Selon les dernières statistiques, le pays occupe le quatrième rang mondial en termes de mortalité maternelle, avec 835 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2022.
Face à cette situation alarmante, le ministère de la Santé lance une initiative de surveillance des décès maternels et périnatals. , Les infections vaginales, fréquentes et parfois insidieuses, représentent un risque important pour la santé reproductive des femmes.
Le Professeur Norbert Richard Mbalé, gynécologue obstétricien à l’hôpital communautaire de Bangui, met en garde contre les dangers de ces infections souvent négligées :
“Certaines infections, comme la chlamydia ou le gonocoque, peuvent évoluer sans symptôme apparent mais causer des dommages irréversibles à la fertilité”, explique le Pr Mbalé. Il souligne l’importance d’une bonne hygiène intime et d’un suivi médical régulier, recommandant aux femmes de consulter un gynécologue au moins une à deux fois par an.
Les causes de ces infections sont multiples : mauvaise hygiène, pratiques de toilette inadéquates, ou transmission par voie sexuelle. Le spécialiste insiste sur la nécessité d’un diagnostic précis et d’un traitement adapté, mettant en garde contre l’automédication qui peut entraîner des résistances aux antibiotiques.
Pour lutter contre ce problème de santé publique, les autorités sanitaires centrafricaines misent sur la sensibilisation et l’amélioration de l’accès aux soins. Avec seulement 52% des accouchements réalisés dans des structures de santé, le défi reste de taille, particulièrement dans les zones reculées où le manque de personnel qualifié persiste. , La prévention et le traitement précoce des infections vaginales apparaissent comme des leviers essentiels pour améliorer la santé reproductive des femmes centrafricaines et, à terme, réduire la mortalité maternelle dans le pays.
Corruption et pillage en famille : Comment la ministre Mouanga et Renée Bimbo pillent l’ACFPE.
Centrafrique.org/gestion-catastrophique-la-ministre-du-travail-mouanga-giselle-un-boulet-pour-lacfpe/michelle-mouanga-ministre-du-travail-et-de-la-formation-professionnelle/” rel=”attachment wp-att-69113″ data-wpel-link=”internal”>Michelle Mouanga, ministre du travail et de la formation professionnelle
Annie-Michèle Mouanga et Renée Michèle Bimbo au centre d’un Détournement massif. En effet, la ministre du Travail, Annie-Michèle Mouanga, et sa sœur Renée Michèle Bimbo, récemment nommée directrice générale de l’ACFPE, sont au cœur d’un scandale de détournement massif des ressources de cette agence d’État. Cette gestion familiale des biens publics a provoqué une vive réaction de la part des employés de l’ACFPE, indignés par les abus de pouvoir.
Un Grand Pillage Organisé par Renée Michèle Bimbo et sa sœur.
Depuis la nomination de madame Renée Michèle Bimbo à la tête de l’ACFPE, l’agence a subi une série de détournements de ses ressources. Ce pillage organisé par la ministre Annie-Michèle Mouanga et sa sœur Renée Michèle Bimbo touche divers aspects des opérations de l’ACFPE, aggravant les conditions de travail des employés.
Transformation du restaurant de l’ACFPE en salon de couture.
Sous la direction de Renée Michèle Bimbo, l’Agence Centrafricaine de Formation Professionnelle et de l’Emploi (ACFPE) a vu ses ressources systématiquement détournées pour des usages privés. Un exemple flagrant de ce détournement est celui du restaurant de l’agence. La ministre Annie Michèle Mouanga a transformé le restaurant des employés en un atelier de couture personnel, privant ainsi le personnel d’un lieu de repos pour leurs pauses café et pauses déjeuner. Ce salon de couture est désormais utilisé pour la fabrication de vêtements pour les clients de la ministre, une appropriation inacceptable des biens de l’État.
Centrafrique.org/fonction-publique-quand-le-mcu-bloque-la-porte-dintegration-aux-jeunes-diplomes/agence-centrafricaine-pour-la-formation-professionnelle-et-emploi-acfpe-Bangui/” rel=”attachment wp-att-32791″ data-wpel-link=”internal”>Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi, Bangui, République centrafricaine. Image : Mickael Kossi / CNC
Le scandale du véhicule de l’ACFPE confisqué par la ministre Mouanga.
Récemment, l’ACFPE a acheté deux pick-up, au coût de 25 millions de francs CFA chacun, destinés à ses deux agences provinciales, probablement celles de Bossangoa et de Berberati, prévoyant d’en acheter pour les autres agences l’année prochaine. Toutefois, au moment de l’essai de ces deux véhicules, Renée Michèle Bimbo, la toute puissante directrice générale de l’ACFPE, est sortie de son bureau pour annoncer aux employés que sa sœur, la ministre Mouanga, avait besoin d’un véhicule. Elle a déclaré qu’elle devait récupérer l’un des deux véhicules pour l’amener à sa sœur. Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle a confisqué le deuxième véhicule et l’a ramené à sa sœur Michèle Mouanga pour son usage personnel à domicile, ne laissant qu’un seul véhicule pour les deux agences prévues. Ce détournement est d’autant plus choquant que la ministre Mouanga dispose déjà de trois véhicules officiels.
L’affaire du véhicule donné par la Minusca au ministère, un autre cas du détournement.
En plus de ces abus, la MINUSCA avait fait don d’un pick-up au ministère du Travail pour faciliter les déplacements liés aux missions officielles. Au lieu de rester au ministère, ce véhicule a été confisqué par la ministre Michèle Mouanga et ramené chez elle pour un usage personnel. Actuellement, ce véhicule est devenu la propriété du mari de la ministre Annie Michèle, qui l’utilise pour ses courses personnelles. Un détournement manifeste des biens de l’État.
Indignation du personnel.
Les employés de l’ACFPE sont en colère rouge et se sentent trahis par ces détournements flagrants. Le manque de moyens de déplacement dans les agences provinciales entrave leur travail quotidien, accentuant leur frustration face à cette gestion familiale et abusive des ressources de l’agence.
Appel à une gestion intègre.
La gestion de l’ACFPE par Annie-Michel Mouanga et Renée Michèle Bimbo est signée par un détournement massif des ressources publiques qu’elles organisent pour leurs intérêts personnels. Le personnel de l’ACFPE, indigné par ces pratiques, crie au secours, et demande des comptes et un retour à une gestion intègre et transparente des biens de l’agence.
Avenue des Martyrs : La piscine de la capitale financée par les fonds saoudiens.
Le marché combattant de Bangui inondé après de fortes pluies de juin 2024, rendant la circulation difficile pour les piétons et les véhicules.
Après la poussière et les poubelles de la saison sèche, la saison des pluies transforme Bangui en un véritable nid des eaux, un cauchemar. L’Avenue des Martyrs, réaménagée avec des fonds saoudiens, se change en piscine. Partout, l’eau envahit les routes, rendant la circulation impossible. En cause, un manque d’idée et la mauvaise gestion des fonds publics.
Avenue des martyrs à Bangui, une réalisation inachevée devient une rivière.
Un tronçon important de l’avenue des Martyrs, reliant l’aéroport au lycée Miskine, a été récemment bitumé grâce à un financement saoudien. Cependant, l’absence des véritables canaux de drainage a transformé cette route en un véritable cauchemar pour les usagers. En saison des pluies, l’eau envahit la surface de la route et les chaussées, transformant cette artère principale en une rivière des microbes.
Les fonds alloués pour la réhabilitation de cette avenue n’ont manifestement pas été utilisés de manière efficace en raison de l’absence d’ingénieurs de contrôle. La construction de cette avenue, laissée exclusivement à la bonne volonté des Chinois, a été réalisée selon les moyens mis à leur disposition par le gouvernement. Les canaux de drainage des eaux, rétrécis et profonds de 80 cm, se remplissent de boues et de déchets déversés par les riverains à chaque averse. En conséquence, la route se transforme en une piscine, obligeant les véhicules à “nager” comme des crocodiles pour avancer. Les piétons, quant à eux, doivent faire face à des pistes inondées, rendant la circulation difficile et dangereuse.
Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020
Conséquences sur les habitants.
Les inondations fréquentes sur l’avenue des Martyrs ont un impact direct sur la vie quotidienne des habitants de Bangui. Les moustiques prolifèrent, ainsi que les grenouilles et leurs coassements, les commerces le long de cette route subissent des pertes, les écoliers peinent à se rendre en classe, et les travailleurs sont souvent en retard ou bloqués. Sur le plan sanitaire, la maladie du pied de tranchée augmente le nombre de consultations dans les hôpitaux. Cette situation crée un sentiment de frustration et de colère parmi la population.
Les critiques fusent contre le gouvernement pour sa mauvaise gestion des fonds et son incapacité à prévoir des infrastructures adéquates. Les habitants de Bangui dénoncent la corruption et le détournement de fonds, pointant du doigt l’inefficacité des travaux réalisés.
“C’est une honte pour notre capitale”, déclare Simplice, un commerçant du marché combattant.
Solutions nécessaires.
Pour éviter de telles situations à l’avenir, il est nécessaire de prendre des mesures. La construction de canaux de drainage doit être priorisée dans tous les futurs projets de réhabilitation routière, en tenant compte des effets dévastateurs de l’érosion sur les 50 prochaines années au moins, comme l’avait fait Bokassa dans les années 70 sur l’avenue des Martyrs, du ministère des Affaires étrangères à l’université et au stade. De plus, une surveillance stricte de l’utilisation des fonds doit être mise en place pour garantir que l’argent soit effectivement utilisé pour les travaux prévus.
Impact sur l’image de Bangui.
L’inondation de l’avenue des Martyrs envoie un message négatif aux rares touristes et visiteurs de Bangui. Cette situation donne une image de négligence et de mauvaise gestion, détournant potentiellement les investisseurs et les visiteurs étrangers. Restaurer la confiance dans les infrastructures du pays est urgent pour son développement futur.
Rappelons que la situation actuelle de l’avenue des Martyrs est symptomatique des problèmes plus larges de gestion des infrastructures en Centrafrique. Les inondations répétées et l’inefficacité des travaux réalisés révèlent un besoin urgent de réformes et de transparence dans l’utilisation des fonds publics. Sans cela, les habitants de Bangui continueront de souffrir des conséquences de ces échecs structurels.
Kpalongo : la colère monte face aux nouvelles taxes sur les terrains imposées par le gouvernement.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/FB_IMG_1721059710067-450×252.jpg” alt=”Panneau de signalisation de la préfecture de la Lobaye.” width=”493″ height=”276″ />Panneau de signalisation de la préfecture de la Lobaye.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement, à travers le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, procède à des ventes de terrains dans la capitale et dans les zones périphériques pour se faire de l’argent afin de faire face aux paiements des services de Wagner et les salaires des fonctionnaires. Ce bradage concerne notamment le septième arrondissement de Bangui, ainsi que des localités situées sur la route de Boali, de Damara et de Mbaïki. Sur la route de Mbaïki, à Kpalongo, la situation est devenue catastrophique. Le gouvernement tente d’imposer des taxes sur les terrains, mais la population s’y oppose et est en colère.
À Kpalongo, la politique fiscale imposée aux habitants est une injustice flagrante. Ceux qui n’ont pas de papiers officiels pour leurs terrains sont sommés de payer des taxes exorbitantes. Les habitants doivent maintenant payer des taxes sur la valeur de leurs terrains, évalués à 450 000 francs CFA par lot. Ainsi, pour un terrain de deux lots, d’une valeur de 900 000 francs CFA, les résidents doivent s’acquitter de taxes sur ce montant, ce qui est intenable pour la majorité d’entre eux.
Une justification fallacieuse.
Le gouvernement justifie cette taxation sous prétexte de régularisation foncière. Selon un fonctionnaire du ministère de l’Habitat interrogé par la rédaction du CNC, il s’agirait de légaliser les occupations anarchiques des terrains. Cependant, cette explication masque mal la réalité : la pression fiscale vise avant tout à combler les caisses de l’État, notamment pour financer des dépenses controversées comme les paiements au groupe Wagner. Cette politique déshumanisante et mercantile trahit une indifférence totale aux souffrances des habitants.
Des conséquences économiques et sociales dramatiques.
Les effets de cette politique sont catastrophiques, en particulier en cette période critique de préparation de la rentrée scolaire. Les parents d’élèves, déjà confrontés à des dépenses importantes pour l’éducation de leurs enfants, se retrouvent accablés par des taxes imprévues et écrasantes. La frustration et la colère montent, créant un terreau fertile pour des soulèvements populaires. L’injustice de ces taxes risque de provoquer une déstabilisation sociale majeure, car la population, à bout de souffle, pourrait finir par se révolter contre des autorités insensibles et incompétentes.
Une gestion scandaleuse des ressources nationales.
En parallèle, le gouvernement vend des hectares de terrain à des investisseurs étrangers, sacrifiant les intérêts nationaux pour des gains financiers immédiats. La vente de 1500 hectares sur la route de Mbaïki en est un exemple frappant. Ces transactions, effectuées sans transparence et sans considération pour le bien-être des citoyens, révèlent une gestion des ressources nationales guidée par la corruption et l’avidité. La situation est la même dans d’autres localités, comme à Plateau dans la commune de Bimbo, où les résidents subissent les mêmes mesures injustes.
Un gouvernement en faillite morale.
L’incapacité du gouvernement à payer ses fonctionnaires sans recourir à des financements externes, comme ceux de la Banque mondiale, est un signe alarmant de sa mauvaise gestion. Plutôt que d’engager des réformes pour revitaliser l’économie, les autorités choisissent de pressurer la population avec des taxes injustes et de vendre le patrimoine national. Cette approche court-termiste et destructrice montre un gouvernement déconnecté des réalités et des besoins de son peuple.
Bagarre et chaos à la CNS, Fabrice Assap nargue ses supérieurs et doit être déféré à la gendarmerie.
Centrafrique.org/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap-300×450.jpg” alt=”Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa, en uniforme lors d’une cérémonie” width=”300″ height=”450″ />Fabrice Assa, Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, photographié lors d’une cérémonie officielle.
Suite à une altercation violente avec son fils sur son lieu de travail, le général Kondo Asaa Fabrice Assap, directeur de la CNS, doit être déféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour répondre de ses actes inappropriés et violents déshonorant ce corps de métier
Le général Fabrice Assap, en tant que directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), occupe une position de haute responsabilité. Pourtant, il a été impliqué dans une bagarre avec son fils dans son propre bureau. Les témoins présents sur les lieux rapportent que le général a perdu son sang-froid, causant des dégâts matériels importants qui nécessitent réparation et une peine de prison mais s’indignent de voir ce monsieur encore en liberté et en fonction. Ce comportement est inacceptable pour quelqu’un de sa position.
Chaos à la CNS: les conséquences légales.
Selon les lois en vigueur, la bagarre est strictement interdite, tant pour les civils que pour les membres des forces de sécurité. Lorsque des civils se battent, ils sont arrêtés, placés en garde à vue et doivent payer une amende de 10 010 francs avant de retrouver leur liberté. En tant que responsable de la sécurité nationale, le général Fabrice Assap devrait être soumis aux mêmes règles strictes, voir pire.
Transfert à la gendarmerie.
En raison de la gravité de ses actes, il devient impératif que le général Fabrice Assap soit déféré à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie pour correction. Cette mesure est nécessaire pour garantir que justice soit exemplairement rendue et que de tels comportements ne soient plus tolérés au sein des forces de sécurité. Le transfert permettra une enquête approfondie sur les circonstances de l’altercation et les dégâts causés. Il ne peut rester libre et continuer à narguer ses supérieurs hiérarchiques de la sorte.
Dégâts matériels et responsabilité.
Les dégâts matériels causés par cette bagarre doivent être pris en compte. Les frais de réparation des meubles et équipements cassés par lui et son fils dans son bureau devraient être à sa charge à lui seul, et non à l’État. Le général Fabrice Assap doit être tenu responsable de ces dommages, reflétant ainsi l’importance de maintenir l’ordre et la discipline au sein de la CNS. C’est l’ardant souhait exprimé par plusieurs membres du bureau de syndicat de la police contactés par la Rédaction.
Comportement criminel intolérable.
Le comportement du général Fabrice Assap est criminel et montre une incapacité flagrante à diriger efficacement la CNS. Ses actes violents, loin de l’image d’un chef de police exemplaire, nécessitent une correction sévère pour éviter que ce genre de comportement se répète dans nos forces de sécurité. Une évaluation de ses compétences et de son état mental pourrait être nécessaire pour déterminer s’il est apte à continuer à occuper son poste.
La nécessité de placer le général Fabrice Assap en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie est évidente. Ses actes violents et destructeurs doivent être jugés avec la plus grande sévérité pour préserver l’intégrité des forces de sécurité dans notre pays.
Financement climatique : La Banque mondiale et la Centrafrique en quête de solutions.
La Banque mondiale a publié un rapport provisoire sur le climat en Centrafrique. Le gouvernement, attiré par les perspectives de financement afin de siphonner une partie, espère utiliser ce document pour obtenir des ressources nécessaires à la mise en œuvre de projets climatiques innovants et durables. Mais qui va monter les projets ? S’interrogent un cadre de la Banque mondiale qui connait visiblement les limites des autorités actuelles en place dans le pays.
Menaces climatiques et développement en Centrafrique.
Le document, rédigé par des experts nationaux et internationaux, souligne les menaces que le changement climatique fait peser sur l’économie et la population centrafricaine. Il propose des axes d’action concrets pour renforcer la résilience du pays face à ces défis.
Une approche collaborative pour le climat.
Nabil Shaherli, représentant de la Banque mondiale, explique que le rapport met en avant la fragilité de la Centrafrique et la nécessité de sortir d’une situation de statu quo. Il utilise une métaphore sportive pour illustrer la coopération nécessaire : une équipe de football où la défense représente le climat et la fragilité, le milieu de terrain le capital naturel, physique et humain, et l’attaque l’adaptation, l’atténuation, les institutions et le financement climatique.
Financement climatique : le soutien du gouvernement centrafricain.
Le ministre du Plan et de l’Économie, le prêtre Richard Filakota, exprime sa gratitude envers la Banque mondiale pour cette initiative. Il insiste sur l’importance d’une approche endogène combinée à des perspectives internationales pour renforcer les stratégies nationales. Filakota évoque les deux scénarios proposés dans le rapport : un scénario optimiste basé sur une gestion efficace des ressources naturelles et un pessimiste où les effets du changement climatique seraient catastrophiques.
Instruments financiers pour une résilience accrue.
Le rapport propose divers instruments financiers pour aider la Centrafrique à mobiliser les ressources nécessaires à la lutte contre le changement climatique. Le gouvernement centrafricain cherche à exploiter toutes les opportunités offertes par la Banque mondiale pour obtenir des fonds. La politique principale du gouvernement reste axée sur le financement, toujours avec le soutien de la Banque mondiale.
La route du marché tournant, au tournant de la fin de l’aéroport côté nord de Bangui, est en piteux état. Les nids-de-poule et les eaux stagnantes rendent la circulation dangereuse, causant frustration et accidents parmi les usagers et les riverains.
La voie menant au marché tournant, à proximité de l’aéroport international de Bangui, est dans un état déplorable. Un tronçon d’environ 3 km, la Minusca a goudronné le tronçon qui mène à leur base, l’ancienne base de l’armée française occupée en partie par les mercenaires de Wagner et la base de l’armée de l’air, laissant le reste jusqu’au marché tournant, puis derrière l’aéroport jusqu’au début de quartier Boeing à l’État centrafricain. C’est ce tronçon laissé au gouvernement qui devient en cette saison des pluies un couloir de la traumatologie à ciel ouvert pour les usagers et les riverains. Des eaux élisent domiciles en lieu et place des poules dans leurs nids.
Chantal, une usagère, exprime son mécontentement : “Nous sommes quand même derrière un aéroport. Le gouvernement doit réhabiliter cette route. À chaque fois qu’il pleut, on a des difficultés à circuler librement”.
Routes de Bangui : Témoignages des riverains.
Les conséquences de cette négligence sont parfois graves. Nathalie, une riveraine, témoigne : “J’ai beaucoup de soucis à cause de cette route. Actuellement, j’ai une entorse au niveau de ma hanche droite suite à un accident il y a trois semaines”.
Responsabilité de l’ONM.
Les usagers accusent l’Office National du Matériel (ONM) de ne pas prendre ses responsabilités malgré l’utilisation fréquente de la route par ses véhicules. Mathias Manos, directeur général de l’ONEM, se défend en appelant à une responsabilité partagée : “D’autres entreprises qui ont aussi accès à la latérite dans le secteur pourraient s’associer à nous pour réhabiliter cette route”.
Avenue Patassé : un chantier porteur d’espoir.
En contraste, l’avenue Patassé dans le 8ème arrondissement connaît une réhabilitation qui transforme le quotidien des riverains. Gloria, propriétaire d’un salon de coiffure, se réjouit : “Autrefois, on ne parvenait pas à bien faire le ménage dans nos maisons à cause de la poussière. Aujourd’hui, nous sommes contents, on peut désormais être ici, tout juste au bord”.
Roque, un couturier, partage cet enthousiasme : “Les années sont passées et des régimes se sont succédé, mais personne ne s’est jamais prononcé sur cette avenue. Dieu merci, aujourd’hui, elle fait peau neuve”.
Progrès des travaux et défis.
Néanmoins, certains riverains, comme Symphorien, estiment que les travaux progressent trop lentement : “À mon avis, l’entreprise en charge de la réhabilitation de cette route n’a pas reçu le financement suffisant, puisqu’elle travaille un jour sur deux”.
Ces travaux, réalisés par une entreprise chinoise sur financement saoudien, représentent une amélioration concrète des infrastructures routières de Bangui. Ils soulignent également les défis persistants en matière de développement urbain et de gestion des travaux publics dans la capitale centrafricaine.
un quadragénaire cultivateur agressé par des rebelles, hospitalisé dans un état critique à Nanga-Boguila
Centrafrique.org/a-nanga-boguila-dans-le-nord-ouest-lhopital-du-district-manque-de-tout-reportage-exclusif-cnc/pancarte-de-lhopital-de-nanga-boguila/” rel=”attachment wp-att-48850″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Pancarte-de-lhopital-de-Nanga-Boguila.jpg” alt=”Pancarte de l’hôpital de Nanga Boguila” width=”400″ height=”309″ />L’entrée de l’hôpital de Nanga Boguila,dans la préfecture de l’Ouham. Photo CNC
Un cultivateur quadragénaire, victime d’une agression brutale par des rebelles, se trouve désormais dans un état critique à l’hôpital de Nanga Boguila. Cet acte de violence extrême révèle la vulnérabilité des populations rurales en République centrafricaine.
Agression sauvage et brutalité rebelle à Nanga-Boguila.
À Nanga-Boguila, dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la République centrafricaine, un cultivateur quadragénaire a été sauvagement agressé par des membres présumés du groupe rebelle 3R, partie intégrante de la coalition des patriotes pour le changement. Ce conflit a éclaté à Boguila Ketté, situé à environ vingt kilomètres de Béboura. La victime, un agriculteur, a constaté que le bétail des éleveurs avait détruit ses cultures. En cherchant à obtenir des explications et à négocier une solution, il a provoqué la colère des éleveurs. Ces derniers ont alors fait appel aux rebelles du groupe 3R, qui sont venus le capturer et le battre violemment. Le quadragénaire a été laissé pour mort et transféré à l’hôpital de Nanga Boguila. Sa santé est maintenant extrêmement critique et sa vie ne tient qu’à un fil.
L’absence totale de sécurité.
Cet incident tragique n’est qu’un exemple des violences fréquentes dans cette région. Les rebelles du groupe 3R et autres ont pu agir en toute impunité, révélant l’absence totale de sécurité et de protection pour les habitants. Ce manque de contrôle et de gouvernance permet à ces groupes armés d’exercer leur loi, plongeant la population dans un climat de peur permanente.
Une infrastructure médicale inadéquate.
La victime, dans un état critique, a été transférée de Boguila-Ketté à l’hôpital de Nanga Boguila. Toutefois, les moyens médicaux disponibles sont extrêmement limités. Les médecins, faute de ressources et d’équipement adéquat, ne peuvent prodiguer les soins nécessaires à la survie de ce cultivateur. Cette situation met en évidence les lacunes dramatiques du système de santé en République centrafricaine, particulièrement dans les zones rurales.
L’impuissance des interventions humanitaires.
Malgré les efforts des ONG présentes, les capacités d’évacuation et de traitement des cas graves restent extrêmement limitées. L’état de santé du quadragénaire nécessite un transfert urgent vers une installation mieux équipée, probablement à Bangui. Mais les contraintes logistiques, financières et sécuritaires rendent ces évacuations difficiles, voire impossibles. L’absence de moyens et de coordination dans les interventions humanitaires compromet gravement les chances de survie des victimes de telles agressions.
Un drame humain révélateur de la situation générale.
Ce drame humain, qui laisse un homme entre la vie et la mort, expose les graves défaillances structurelles du pays. La violence continue des groupes armés, combinée à l’inefficacité des structures de santé et l’impuissance des interventions humanitaires, crée une situation où les habitants des régions comme Boguila Ketté sont abandonnés à leur sort.
Djabarona: les cultures jouent à cache-cache avec la pluie
Bambari-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-acted/” rel=”attachment wp-att-75196″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Un-champ-de-Mais-proche-de-Bambari-dans-la-prefecture-de-la-Ouaka.-Par-ACTED-450×299.jpg” alt=”Un champ de Maïs proche de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Par ACTED” width=”450″ height=”299″ />Un champ de Maïs . CopyrifghtACTED
Les champs de Djabarona, autrefois verdoyants, sont désormais dominés par la couleur jaune. Les agriculteurs, impuissants face à la sécheresse, voient leurs cultures de manioc et maïs flétrir. L’inquiétude grandit avec chaque jour sans pluie.
Impact de la sécheresse sur les cultures à Djabarona.
Depuis près de deux mois, la pluie se fait rare à Bangui et sa périphérie. Cette absence d’eau impacte gravement la germination et la survie des cultures dans les champs. Au village Djabarona, situé à 45 kilomètres au nord-ouest de Bangui sur la route de Boali, les plantations de manioc, maïs et arachides jaunissent et flétrissent. Les premières pluies de mars et avril ont piégé les agriculteurs, comme John Asta, qui déplore la dureté du sol empêchant la bonne croissance des plantes.
Témoignages des agriculteurs.
John Asta explique : « Après le Labor, nous avons planté du maïs, du manioc et de l’arachide, mais comme il n’a pas plu, les plantes ont du mal à germer.». Oumarou, un autre agriculteur, garde cependant espoir avec le retour progressif des pluies. « Ici à Djabarona, il n’y a que des montagnes. Comme il ne pleut pas, une partie de nos produits est en train de périr dans les champs». Il remercie les dernières pluies, mais la perte reste immense.
Jean Didier, alias Cacaboyer, évoque d’autres causes de la sécheresse : « Après le passage des bœufs, le sol n’est plus productif. On est obligé de vendre du fagot pour subvenir aux besoins des enfants. Nous demandons aux autorités de nous affecter un terrain sur lequel nous puissions bien cultiver».
Un phénomène récurrent.
Habituellement, la période de semis va d’avril en juin, mais cette année, les agriculteurs ne comprennent pas l’absence des pluies. Chaque année, depuis plus de trente ans, entre avril et juin, les premières pluies tombent, masquant souvent les semis. Cette pratique annuelle semble oubliée par certains des retournés d’exil, peu habitués à ce cycle. Les exécuteurs locaux se plaignent chaque année de la même situation pour le maïs et les arachides.
Du côté du ministère de l’Agriculture, un nouveau calendrier agricole est en cours d’élaboration. Steve Mbenda, directeur de l’Institut South-Africain de Recherche Agronomique, souligne le besoin de financements pour reprendre le calendrier agricole. L’État a mis en place la direction d’appui aux organisations paysannes pour aider les agriculteurs en difficulté.
Les habitants de Djabarona, pour la plupart des éleveurs peuls reconvertis en agriculteurs, dénoncent la qualité du sol et demandent au gouvernement de leur affecter une parcelle favorable à la culture.
Délébama : Le centre hospitalier de 8 Milliards de FCFA Toujours Inexploité
Centrafrique.org/hopital_de_delebama_situe_pk24_route_de_damara/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/hopital_de_delebama_situe_pk24_route_de_damara-450×229.jpg” alt=”Image du centre hospitalier de Délébama montrant des bâtiments modernes mais désertés, avec des personnes se promenant autour.” width=”450″ height=”229″ />Le centre hospitalier de Délébama, inauguré en août dernier, reste fermé et inactif, suscitant des inquiétudes parmi les habitants. CopyrightNdoni Sango
Le centre hospitalier de Délébama, construit et inauguré pour 8 milliards de FCFA en août, n’est toujours pas fonctionnel. Les habitants déplorent l’abandon de cet équipement médical vital.
Situé à 24 km de Bangui sur la route de Damara, le centre de prise en charge des grandes endémies de Délébama est une infrastructure de 350 lits. Inauguré en grande pompe par Baba Kongoboro, ce centre reste cependant inaccessible depuis son ouverture. Gabin, un habitant de Délébama, exprime son incompréhension : “On ne comprend pas pourquoi ils ont construit ce grand hôpital et l’ont abandonné par la suite”. Les herbes envahissent le site, donnant l’impression que l’hôpital ne sera pas opérationnel de sitôt.
Détérioration des équipements médicaux.
Claude Degamont, chargé de surveiller les lieux, observe que certains équipements médicaux commencent à se détériorer : “Lorsque les Chinois ont terminé les travaux, ils ont mis une bâche de protection sur le scanner, mais la bâche est déchirée à cause de la chaleur et des pluies. La machine commence même déjà à moisir”. Cette dégradation rapide des équipements médicaux provoque l’inquiétude des habitants et soulève des questions sur la gestion de ce projet coûteux.
Appel pour l’entretien du site.
Face à cette situation préoccupante, Marcel Kosy, chef du village de Délébama, appelle à l’intervention du gouvernement pour engager des personnes afin de maintenir la propreté du centre : “Cet hôpital a été déjà inauguré, mais jusque-là il n’est pas opérationnel et l’entretien pose aussi problème. Le gouvernement doit penser à envoyer des manoeuvres ici pour maintenir l’hôpital dans la propreté. Il est abandonné souvent dans les herbes, ce qui n’est pas du tout bien”.
Manque de personnel qualifié.
Des sources au sein du ministère de la Santé attribuent la non-opération du centre à un manque de personnel soignant qualifié. Selon ces mêmes sources, une équipe a été envoyée à l’étranger pour suivre des formations en vue de répondre aux besoins des patients. En attendant leur retour, l’inquiétude et l’indignation grandissent parmi les habitants de Délibama, qui espèrent voir bientôt ce centre tant attendu devenir fonctionnel.
Bossembélé : La rareté de la viande de bœuf pèse sur les ménages.
Bambari-la-boucherie-en-plein-air/” rel=”attachment wp-att-75264″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Sur-le-marche-central-de-Bambari-la-boucherie-en-plein-air-450×338.jpg” alt=”À l’aube du marché de Bambari, les premiers rayons de soleil illuminent une scène quotidienne mais vitale : la boucherie en plein air.” width=”450″ height=”338″ />La boucherie en plein air. CopyrightDR
À Bossembélé, l’insécurité provoque une rareté de la viande de bœuf, augmentant les prix et impactant gravement le budget des ménages, qui peinent à se procurer cet aliment essentiel.
La viande de bœuf, un aliment très prisé par les Centrafricains, devient de plus en plus rare sur le marché de Bossembélé, situé à 160 kilomètres de Bangui, en raison de l’insécurité régnant autour de la ville. Cette rareté, accompagnée d’une augmentation des prix, pèse lourdement sur le budget familial. La quantité de viande pour 2 000 francs ne suffit plus à nourrir un ménage de moins de dix personnes, alors qu’il y a deux mois encore, c’était possible. Les consommateurs doivent maintenant faire de longues queues devant les rares étals disponibles au marché.
Bossembélé: conséquences économiques et sociales.
Parfois, un seul bœuf est abattu pour toute la population, et les vendeurs de méchoui et les gargotiers sont prioritaires. Les habitants doivent patienter longtemps pour espérer en obtenir. La découverte du chantier minier à Zoubara, à 20 kilomètres de Bossembélé, serait à l’origine de cette hausse des prix. Les vendeurs de viande préfèrent désormais travailler sur ce chantier pour s’enrichir, provoquant ainsi une pénurie et une augmentation des prix à Bossembélé.
Insécurité et approvisionnement.
Les bouchers justifient cette pénurie par l’insécurité causée par des hommes armés sur l’axe Ndjo et Yérémon, zones de ravitaillement. Un bœuf qui se vendait à 500 000 francs coûte désormais entre 600 000 et 700 000 francs. Le maire Aristide Séléngomo souligne également les attaques des éleveurs par des bandits et des jeunes de certains villages, rendant l’approvisionnement en bœufs encore plus difficile.
Hausse généralisée des prix.
En plus de la viande de bœuf, d’autres denrées alimentaires de base, comme le manioc, ont également vu leur prix augmenter récemment, passant de 1 500 à 3 000 francs. Cette situation irrite les difficultés économiques des ménages de Bossembélé, qui luttent pour se procurer des produits de première nécessité.
La crise de la viande de bœuf à Bossembélé démontre les effets dévastateurs de l’insécurité sur l’économie locale, mettant en lumière la vulnérabilité des familles face à l’augmentation des prix des denrées alimentaires essentielles.
Plus d’un mois après leur arrestation, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem croupissent toujours au camp de Roux. Malgré les promesses du ministre de la Justice, le chef rebelle Arnaud Djoubaye Abazène lors de leur rencontre, ils restent victimes de mensonges et d’injustices flagrantes.
Visite du ministre de la Justice aux détenus Franco-Algériens.
Il y a deux semaines, le ministre de la Justice, le magistrat Arnaud Djoubaye Abazène, s’est rendu à la prison du camp de Roux pour rencontrer les détenus franco-algériens, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem. Lors de cette visite, il a discuté longuement avec eux, affirmant que ce qui leur est arrivé le 10 juin dernier n’était pas une perquisition mais un braquage. Il a ajouté que Touadera alias Kongoboro était au courant et compatissait avec eux. Le ministre leur a promis, au nom du président, qu’ils seraient libérés la semaine suivante, soulignant la gravité de leur situation. Pourtant, malgré ces assurances, les deux Franco-Algériens restent toujours en prison deux semaines plus tard.
Bras de fer entre Kongoboro Touadera et Wagner.
Pour la libération de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, un bras de fer sérieux oppose désormais Touadera alias Kongoboro à la milice Wagner. Wagner insiste pour que les deux détenus, s’ils sont libérés, quittent immédiatement le territoire centrafricain. À l’inverse, Touadera souhaite qu’ils restent et continuent leurs activités minières. Cette opposition a créé une tension palpable, transformant la promesse de libération en un mensonge flagrant. La situation demeure donc bloquée, les détenus subissant les conséquences de ce conflit de pouvoir.
Déclaration du ministre aux détenus Franco-Algériens : Un braquage ignoré.
Le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène a déclaré que les deux Franco-Algériens étaient victimes de braquage. Pourtant, malgré cette reconnaissance, le commandant Yarkokppa, qui a dirigé cette opération, n’a pas été arrêté. Cette incohérence pousse à s’interroger sur la volonté réelle des autorités d’agir contre les abus commis par Wagner.
Rappel des faits.
Le 10 juin dernier, une prétendue perquisition a été menée au domicile de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem par des éléments de la garde présidentielle, sous la direction du commandant Yarkokppa, un ancien milicien Anti-Balaka. Cette opération, clairement manipulée par Wagner, a abouti à la découverte d’armes plantées intentionnellement pour incriminer les Franco-Algériens. Parmi les armes présentées comme preuves figuraient des Kalachnikov AK-47, des pistolets, des grenades et autres équipements militaires, tous apportés par les forces de Wagner.
En plus des armes, d’importantes sommes d’argent ont été volées lors de cette opération. Sur les 46 millions de francs CFA initialement trouvés, seulement 20 millions ont été déclarés par le procureur, laissant 26 millions de francs CFA inexplicablement disparus. Ce vol, orchestré par les éléments de la garde présidentielle sous l’influence de Wagner, a également inclus des objets de valeur tels que des montres de luxe et des téléphones. De plus, les assaillants ont tenté de voler un véhicule à trois roues appartenant aux Franco-Algériens. Heureusement, un travailleur s’est opposé fermement à cette confiscation illégale, obligeant les assaillants à renoncer à prendre le véhicule.
Une situation qui s’enlise.
L’arrestation de Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem et la promesse non tenue de leur libération soulignent la corruption et les manipulations au sein de l’appareil judiciaire centrafricain sous l’emprise de Wagner. Les citoyens doivent rester vigilants face à cette dérive autoritaire qui menace les libertés fondamentales et la justice.
Centrafrique : Un passager d’Horizon Express transportant 1,7 milliard de francs CFA intercepté à Béloko.
Centrafrique.org/le-fiasco-du-projet-informatique-dimmigration-a-beloko-en-Centrafrique-promesses-non-tenues-et-gaspillage-de-fonds-publics/commissariat-de-police-de-la-ville-de-beloko-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” rel=”attachment wp-att-70463″ data-wpel-link=”internal”>Commissariat de police de la ville de Béloko à la frontière avec le Cameroun
Un passager de l’agence de transport Horizon Express a été arrêté la semaine dernière à Béloko avec dans ses valises, 1,7 milliard de francs CFA en espèces. Les autorités locales ont déclenché une enquête visant l’origine et la destination de cette somme considérable.
À Béloko, point de passage entre le Cameroun et la République centrafricaine, les forces de l’ordre ont intercepté un voyageur transportant dans ses valises comme des marchandises, une somme impressionnante des billets de banque. Montant total, 1,7 milliard de francs CFA en espèce. Ce passager, en provenance du Cameroun, se dirigeait vers Bangui à bord d’un bus de l’agence de transport terrestre Horizon Express.
Suspicion sur l’origine de l’argent.
L’origine de cette somme reste encore mystérieuse, ce qui alimente les spéculations sur la légitimité de ces fonds. Les autorités locales, en collaboration avec la police, procèdent actuellement à des vérifications pour déterminer si les billets sont authentiques ou contrefaits. Des sources locales évoquent la possibilité que cet argent puisse provenir d’activités illégales au Cameroun.
Mobilisation du directeur général de la police.
L’affaire a pris une telle ampleur que le directeur général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué, s’est dépêché sur place pour superviser les investigations. La présence rapide et inattendue de Zokoué Bienvenu, connu pour ses méthodes controversées, pousse les Centrafricains à s’interroger. ” Pourquoi pas un magistrat assermenté mais lui ?”. S’interrogent certains témoins. Nombreux sont ceux qui suggèrent que son déplacement pourrait être motivé par des intentions moins officielles, compte tenu de sa réputation mafieuse.
Enquête en cours.
Les forces de l’ordre continuent de travailler pour élucider cette affaire. Le suspect est actuellement interrogé pour fournir des informations sur la provenance de l’argent et ses intentions en transportant une telle somme. Les résultats de cette enquête seront déterminants pour comprendre l’ampleur et la nature de cette opération.
Bocaranga : Le groupe Wagner sème la panique dans les bases humanitaires.
Centrafrique.org/bria-trois-rebelles-de-la-cpc-tue-par-les-mercenaires-russes-au-village-bongou/un-mercenaire-de-la-societe-wagner-sur-une-moto-a-bria/” rel=”attachment wp-att-47195″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Un-mercenaire-de-la-societe-Wagner-sur-une-moto-a-Bria-450×225.jpg” alt=”Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto à Bria” width=”450″ height=”225″ />Un mercenaire de la société Wagner conduit une moto. CopyrightCNC
Le jeudi 11 juillet à 14h30, deux mercenaires du groupe Wagner, armés de leur arme de pointe, ont fait irruption dans les bases de trois ONG humanitaires à Bocaranga. Cette attaque brutale ne fait que ressortir la domination de Wagner et les graves dangers pour les travailleurs humanitaires en RCA.
Jeudi 11 juillet à Bocaranga, deux mercenaires du groupe Wagner ont envahi trois bases d’ONG, armés et déterminés. Ils cherchaient les chefs de base avec insistance, créant une panique immédiate. Pourtant, seul face à eux, le gardien, faisant preuve de sang-froid, a répondu que les responsables étaient absents. Ils étaient partis pour une réunion, a déclaré le gardien. Cette réponse du vigile aurait peut-être évité un drame immédiat.
Domination sans contrôle à Bocaranga .
La présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique est devenue une réalité accablante. Importés par le président Touadera alias Kongoboro , ces mercenaires opèrent désormais sans aucun contrôle, imposant leur volonté par la force. Leur influence dépasse celle de n’importe qui, y compris de Kongoboro, rendant toute intervention sécuritaire inefficace.
Menace pour les ONG.
Les organisations non gouvernementales, indispensables pour fournir de l’aide humanitaire, se trouvent dans une situation extrêmement précaire. L’attaque du 11 juillet démontre l’absence de protection pour ces travailleurs qui risquent leur vie quotidiennement. La terreur que cause Wagner paralyse les efforts de secours et met en danger des milliers de vies vulnérables.
Antécédents d’exactions criminelles.
Ce n’est pas la première fois que Wagner s’attaque aux ONG. Les mois derniers, dans la sous-préfecture de Markounda, au nord-ouest de la Centrafrique, les mercenaires ont pillé des postes de santé gérés par MSF, emportant médicaments et matériel. Le 25 mai à Zemio, ils ont arrêté un humanitaire belge d’origine portugaise, l’accusant faussement de collaborer avec des groupes armés pour préparer une insurrection. Ces incidents montrent que Wagner est une menace constante pour les ONG, mais aussi pour la population centrafricaine.
Conséquences pour la population.
Les populations centrafricaines, déjà fragilisées par des années de conflit, sont les premières victimes de l’omniprésence de Wagner. Les exactions et l’impunité des mercenaires aggravent leur souffrance. La peur et l’insécurité quotidiennes entravent toute possibilité de développement et de stabilité dans le pays .
Légitimation par le gouvernement.
Il est capital de rappeler que le groupe Wagner a été introduit en Centrafrique par les autorités elles-mêmes. Le gouvernement de Kongoboro tolère, voire soutient, les actions de ces mercenaires. C’est une décision de kongoboro, « qu’ils doivent sa faire payer eux-mêmes sur le terrain », dixit un haut cadre de l’armée, et de conclure, « on n’y peut rien ». Cette légitimation des exactions renforce la mainmise de Wagner et laisse les civils à la merci de leur violence.
L’intrusion des mercenaires de Wagner dans les bases d’ONG à Bocaranga est un symptôme d’un problème bien plus vaste. La domination incontrôlée de Wagner en Centrafrique, soutenue par le gouvernement, met en danger la vie des travailleurs humanitaires et des civils. Les souffrances endurées par les populations exigent une prise de conscience urgente et une réponse adaptée face à cette menace grandissante.
126 Millions de francs CFA disparus : la mafia au cœur du CNOSCA.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/Gilles-Gilbert-GRESENGUET-450×300.jpg” alt=”Le président du CNOSCA Gilles Gilbert GRESENGUET.” width=”477″ height=”318″ />Le président du CNOSCA Gilles Gilbert GRESENGUET.
Un scandale secoue le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain, CNOSCA, après la disparition de 126 millions de francs CFA destinés aux équipements des athlètes. Transférés à une entreprise française qui fait mystérieusement faillite peu après avoir reçu le décaissement, ces fonds laissent les sportifs centrafricains démunis. Au centre de ce scandale, Gilles Gilbert GRESENGUET alias 3G.
Le CNOSCA: détournement de fonds après Tokyo 2020.
Après les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, le Comité International Olympique (CIO) a débloqué des fonds pour soutenir les Comités Nationaux Olympiques (CNO) dans leurs préparatifs pour les futures compétitions. Entre décembre 2020 et janvier 2021, le CNOSCA a reçu 126 millions de francs CFA pour l’achat d’équipements destinés aux athlètes centrafricains.
Un transfert douteux.
Au lieu de lancer un appel d’offres public pour garantir la transparence et l’efficacité de l’utilisation de ces fonds, le président du CNOSCA, Gilles Gilbert Grezenguet, a préféré conclure un accord de gré à gré. Les fonds ont été transférés à une entreprise française inconnue, qui a mystérieusement fait faillite peu de temps après avoir reçu ces fonds.
Athlètes démunis et fonds disparus.
Les équipements, indispensables pour préparer les athlètes centrafricains aux Jeux Olympiques de Paris 2024, n’ont jamais été livrés. Un haut responsable d’une fédération sportive a confirmé que sa fédération n’a jamais reçu de matériel ni d’équipement de la part du CNOSCA. Les athlètes se retrouvent donc sans ressources, ce qui compromet gravement leurs chances de succès aux prochaines compétitions internationales.
Une affaire de corruption et de malversations.
La disparition de ces fonds et la faillite de l’entreprise pose des questions sur une possible corruption et des pratiques mafieuses au sein du CNOSCA. Lors d’une réunion, Monsieur Grezenguet a déclaré son intention de déposer plainte contre l’entreprise pour récupérer les fonds. Toutefois, il est incertain combien de temps cette plainte prendra et si elle aboutira, ce qui laisse planer un doute sur la transparence de cette affaire.
Un besoin d’enquête approfondie.
Pour clarifier cette situation, une enquête interne ou parlementaire pourrait être nécessaire pour examiner les allégations de corruption et de détournement de fonds. Cela permettrait de comprendre comment une entreprise ayant reçu une telle somme a pu faire faillite aussi rapidement et d’assurer une gestion plus transparente des ressources futures.
Réhabilitation des routes de Bangui : un chantier fantôme au cœur de la capitale
Centrafrique.org/chantier_abandonne_au_centre_ville_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Un homme observe un chantier abandonné à Bangui, symbole de la paralysie des travaux de réhabilitation routière. CopyrightChristian Aimé Ndota
Depuis plus d’une semaine, les travaux de réhabilitation des routes de Bangui sont à l’arrêt complet, laissant la ville dans une impasse. Les machines abandonnées sur divers chantiers après terrassements et colorage des routes en huile de goudron, et l’absence d’explications officielles plongent les habitants dans une profonde incertitude.
Les travaux de réhabilitation des routes de Bangui avaient été annoncés comme une transformation majeure pour la capitale centrafricaine, mais en réalité, la situation est toute autre. Le gouvernement, en quête de reconnaissance et de popularité, avait vanté cette initiative, promettant une amélioration significative de la circulation et une modernisation urbaine. Pourtant, cette ambition s’est brusquement heurtée à une réalité bien différente, sur laquelle il refuse de communiquer.
Machines à l’arrêt, chantiers abandonnés.
Depuis dix jours, les chantiers sont totalement désertés de personnel, à l’exception des engins lourds qui ne peuvent être déplacés, sans doute faute de fioul. Les machines, autrefois symboles d’un progrès attendu, restent immobiles, abandonnées en plein milieu des travaux. Les ouvriers ont disparu, laissant les infrastructures à moitié construites. Cette vision de délaissement est devenue le quotidien des habitants, contraints de naviguer à travers des zones de chantier inachevées.
Des machines de construction abandonnées sur une route partiellement goudronnée à Bangui, reflétant l’arrêt inexpliqué des travaux. CopyrightAimé Ndota
Impact sur la circulation.
La paralysie des travaux a eu des répercussions immédiates sur la circulation à Bangui. Les routes en cours de réhabilitation, désormais impraticables, ont provoqué un chaos dans la capitale. Les véhicules peinent à se frayer un chemin à travers les déviations et les sections non finies, tandis que les piétons doivent redoubler de vigilance pour éviter les dangers des chantiers abandonnés.
Silence du gouvernement.
Face à cette situation, le silence du gouvernement est assourdissant. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier l’arrêt soudain des travaux. Ce manque de transparence alimente les spéculations et la frustration parmi la population. Des rumeurs évoquent des problèmes de financement ou des désaccords internes, mais rien n’est confirmé, laissant les citoyens dans un flou total.
Une qualité de route déplorable.
Les routes réhabilitées, pourtant tant vantées par le gouvernement, sont d’une qualité déplorable. En observant ces routes, on a l’impression de revenir au XVIe siècle. Les goudrons appliqués sont médiocres et les infrastructures manquent cruellement de canalisation. Cette omission monumentale dans la planification des travaux va entraîner des conséquences désastreuses.
Lorsque la saison des pluies commencera véritablement, l’absence de canalisations adéquates va transformer les routes en véritables torrents. L’eau de pluie, sans voie de drainage, va rapidement détériorer les surfaces asphaltées. En quelques mois, les routes risquent de se dégrader à zéro, rendant nulles les efforts initiaux. Les habitants de Bangui sont confrontés non seulement à une gestion chaotique des travaux mais aussi à une qualité d’exécution qui menace leur quotidien et leur sécurité.
L’ÉNERCA : Entre tarissements et digitalisations, la comédie continue
Centrafrique.org/rca-panne-de-lelectricite-a-bangui-3-jours-apres-la-population-commence-a-sentir-les-consequences/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora/” rel=”attachment wp-att-46360″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora-450×338.jpg” alt=”Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora” width=”450″ height=”338″ />Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora
L’Énergie centrafricaine (ÉNERCA) a trouvé une nouvelle passion : la digitalisation, une invention d’excuses farfelues pour justifier ses pannes. Entre tarissements imaginaires et digitalisations délirantes, cette comédie ridicule ne semble avoir aucune fin. Les Centrafricains, eux, continuent de vivre dans l’obscurité totale.
Gestion chaotique et excuses multiple de l’ÉNERCA.
L’ÉNERCA, entreprise nationale d’électricité, semble se complaire dans les excuses pour justifier ses défaillances. Tornades, pannes de turbines, digitalisation problématique ou tarissement des lacs : chaque jour, un nouveau prétexte est avancé pour expliquer les interruptions incessantes de service. Les Centrafricains, désabusés, ne savent plus à quel saint se vouer.
Le scandale de la corruption.
L’un des cas les plus révoltants est l’affaire de l’épouse du ministre de l’Énergie, qui a vendu à l’ÉNERCA un produit soi-disant destiné aux turbines, mais qui s’est avéré être de l’eau. L’utilisation de ce produit a provoqué une panne gigantesque. Pour couvrir cette malversation et protéger leur ministre mafieux, l’ENERCA a prétendu que le problème venait de la digitalisation du réseau. Ce mensonge éhonté montre bien aux yeux du monde la corruption endémique qui gangrène cette entreprise publique.
Des excuses climatiques trompeuses.
Thierry-Patient Béndima, directeur général de l’ENERCA, dans une interview accordée à la radio Ndèkè Luka vendredi dernier, prétend que le tarissement des lacs Mbali et Boali affecte la centrale de Bouali 3. En réalité, ces explications sont des subterfuges pour dissimuler les véritables problèmes : une gestion désastreuse et des infrastructures vétustes et mal entretenues. Les prétendus problèmes climatiques ne sont qu’un écran de fumée pour détourner l’attention des vrais enjeux.
Des pylônes aux turbines : une réparation interminable.
La gestion des pannes par l’ÉNERCA est aussi lente qu’inefficace. Lorsqu’une tornade avait détruit en 2021 les pylônes à Danzi, il a fallu une année entière pour les réparer, plongeant les Centrafricains dans le noir et aggravant leur quotidien. Ensuite, les pannes de turbines à Boali 2 ont mis des mois à être résolues, tout comme les prétendus problèmes de digitalisation du réseau, qui ont pris des mois à être corrigés, causant des désagréments continus pour les citoyens.
Le dernier prétexte de L’ÉNERCA : le tarissement des lacs.
Le plus récent des prétextes avancés par l’ÉNERCA est le tarissement des lacs alimentant la centrale de Boali 3. Ce nouvel argument, tout aussi fallacieux que les précédents, cherche à masquer une fois de plus les échecs répétés de l’entreprise. Ce dernier cri de détresse est non seulement ridicule mais aussi profondément agaçant pour une population déjà exaspérée par les coupures incessantes.
Conséquences pour la population.
Les répercussions de cette gestion chaotique sont catastrophiques pour les Centrafricains. L’absence d’électricité affecte tous les aspects de la vie quotidienne : santé, éducation, économie. Les entreprises ferment, les hôpitaux fonctionnent difficilement, et les étudiants peinent à étudier le soir. L’insécurité grandit dans les rues plongées dans l’obscurité.
Un contraste frappant.
Sous le régime transitoire de Michel Djotodia, malgré des ressources limitées, l’électricité fonctionnait sans interruption. Aujourd’hui, sous l’administration actuelle, les coupures sont devenues la norme, révélant une incompétence flagrante. L’État n’investit plus, laissant le secteur énergétique sombrer.
Zémio: un éleveur peul tué, un autre grièvement blessé.
Centrafrique.org/rca-deux-eleveurs-tues-et-au-moins-vingt-tetes-de-boeufs-abattus-par-les-soldats-faca-dans-le-nord-ouest/des-elveurs-peuls-debout-devant-un-boeufs-tues-par-des-soldats-faca-au-campement-proche-de-pougole-vers-paoua/” rel=”attachment wp-att-51419″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/des-elveurs-peuls-debout-devant-un-boeufs-tues-par-des-soldats-FACA-au-campement-proche-de-Pougole-vers-Paoua-338×450.jpg” alt=”des élveurs peuls débout devant un boeufs tués par des soldats FACA au campement proche de Pougole vers Paoua” width=”338″ height=”450″ />Des éleveurs peuls rescapés d’une attaque des soldats FACA proche de Pougole
À Zémio, dans le Haut-Mbomou, la violence atteint un nouveau pic. Un éleveur Peul a été tué et un autre grièvement blessé dans une attaque. La situation, déjà critique, continue de s’aggraver avec ces actes de violence incessants.
Une nouvelle attaque à Banangui : un éleveur Peul tué.
La sous-préfecture de Zémio a été secouée ce samedi 13 juillet par une attaque violente près du village de Banangui, situé à une quarantaine de kilomètre sur l’axe de Djema. Un groupe important de jeunes a pris d’assaut un campement des éleveurs Peuls, tuant un éleveur et blessant grièvement un autre, qui se trouve actuellement à l’hôpital secondaire de Zémio.
Des violences récurrentes.
Les attaques contre les Éleveurs Peul ne sont pas un phénomène nouveau dans la région. Ces violences, motivées par des gains rapides, deviennent de plus en plus fréquentes. Les jeunes s’en prennent aux campements, volent le bétail et revendent les bêtes pour s’acheter des biens tels que des motos. Cette pratique est devenue courante et inquiétante pour la paix dans le pays.
Un problème généralisé.
Ces actes de violence ne se limitent pas à Zémio. Dans toutes les régions du pays, les Peul sont régulièrement attaqués. Que ce soit à Obo, Boda, Bossangoa, Mbaïki, Ngaoundaye, Koui ou Paoua, les éleveurs Peul font face à des agressions similaires. Même les mercenaires de Wagner et les soldats FACA sont impliqués dans ces vols de bétail. Ce chaos généralisé pousse parfois les Peul à demander la protection des rebelles de 3R, ce qui entraine souvent des représailles violentes et des contre-attaques meurtrières.
Une situation hors de contrôle.
Les conflits autour du vol de bétail dégénèrent souvent en violence extrême, avec des bilans tragiques de dizaines de morts. Les villages sont brûlés, et la population vit dans une peur constante. Cette insécurité chronique rend la vie quotidienne insupportable pour les Éleveurs Peul et les cultivateurs.
Une crise sans fin.
La répétition de ces actes de violence dans tout le pays montre une crise profonde et systématique. L’absence de mesures efficaces pour protéger les éleveurs peuls laisse la population désemparée. Dans ce climat de terreur, les éleveurs n’ont d’autre choix que de vivre sous la menace constante des attaques, rendant la situation de plus en plus intenable.
Aux dernières nouvelles.
On vient d’apprendre, au moment de l’édition de cet article, l’assassinat d’une femme Peul à cinq kilomètres de Zémio, sur l’axe de Rafaï. Ce dimanche dans la matinée, la femme était partie en ville pour acheter de la nourriture avec sa famille. À leur retour dans leur campement, les milices Azandé les ont poursuivis, tuant la femme et faisant disparaître le reste de sa famille. Actuellement, Zémio est plongée dans le chaos provoqué par ces milices, désormais connues sous le nom de Wagner ti Azandé.
La communauté musulmane de Zémio condamne fermement cet acte de barbarie perpétrée par les soi-disant soldats de l’armée nationale. En réalité ce sont des miliciens du gouvernement maquillé aux forces nationales.
Boda, Lobaye, une population terrifiée par la violence et le chaos.
Centrafrique.org/deforestation-les-mercenaires-russes-multiplient-les-abattages-clandestins-des-arbres-dans-la-lobaye-la-population-alerte/vue-densemble-dun-village-entre-boda-et-bambio/” rel=”attachment wp-att-53100″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Vue-densemble-dun-village-entre-Boda-et-Bambio-450×338.jpg” alt=”Vue d’ensemble d’un village entre Boda et Bambio” width=”450″ height=”338″ />Vue d’ensemble d’un village entre Boda et Bambio. Photo CNC
À Boda, dans la préfecture de la Lobaye, la violence et la confusion règnent sans partage. La population, prise en otage par des criminels armés indistincts, voit son quotidien transformé en un véritable enfer où règne une peur oppressante et omniprésente.
L’axe Boda-Pama est devenu un lieu de terreur quotidienne. Des hommes sans scrupules, souvent soupçonnés à tort ou raison par la population d’appartenir à la CPC, y sèment la panique en s’attaquant aux voyageurs et en détruisant leurs biens. Les habitants sont pris dans un cercle vicieux de violence où chaque déplacement devient une épreuve de survie.
Des attaques sauvages injustifiées.
Les agressions sont brutales et sans pitié. Monsieur Sengo, un commerçant, par exemple, a vu sa moto et ses marchandises incendiées et a été violemment tabassé. Aujourd’hui, il lutte pour sa vie à l’hôpital secondaire de Boda. Ces actes de barbarie sont devenus monnaie courante, et les victimes se comptent par dizaines, chacune portant les stigmates de cette violence aveugle.
Une confusion mortelle.
La confusion règne sur l’identité des agresseurs. Les habitants, déjà traumatisés, ne savent plus qui est responsable de ces actes. Que ce soit de véritables rebelles de la CPC ou des délinquants locaux profitant du chaos, la distinction se fait de plus en plus floue. Cette incertitude ne fait que renforcer la situation, semant la panique et paralysant toute tentative d’autodéfense.
Impact économique et social.
Cette insécurité chronique a des répercussions désastreuses sur la vie économique et sociale de Boda. Les commerçants, cibles privilégiées des bandits, voient leurs marchandises systématiquement extorquées. Cela entraîne une chute vertigineuse des activités économiques et plonge les familles dans une précarité toujours plus grande. La vie à Boda devient insupportable, les habitants vivant dans la crainte constante de la prochaine attaque.
Marché de Bimbo : Un Tas de Déchets Expose l’Échec des Politiques de Propreté Urbaine initiée par Touadera
Centrafrique.org/marche_de_bimbo_a_la_sortie_sud_ouest_de_bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/marche_de_bimbo_a_la_sortie_sud_ouest_de_bangui-450×275.jpg” alt=”Tas de déchets organiques au marché de Bimbo, à la périphérie de Bangui.” width=”450″ height=”275″ />Un énorme tas de résidus végétaux s’accumule au marché de Bimbo, révélant la gestion inefficace des déchets par les autorités . CopyrightNdota
Déclaration Contre Réalité
Au marché de Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui, un énorme tas de résidus végétaux révèle l’inefficacité des politiques de gestion des déchets. Les promesses de propreté urbaine faites par les autorités semblent loin de la réalité quotidienne des habitants.
À Bimbo, les montagnes de déchets organiques s’accumulent chaque jour. Le marché, pourtant vital pour la population, est devenu un symbole flagrant de négligence. Les résidus végétaux pourrissent à l’air libre, créant un environnement insalubre et dangereux.
Déclarations Officielles Démenties.
Malgré les assurances répétées du président Touadera et des maires de Bangui et Bimbo, la situation sur le terrain est alarmante. Les autorités continuent de clamer la propreté de leurs villes, ignorant les preuves visuelles du contraire. Les paroles réconfortantes des dirigeants sont totalement déconnectées de la réalité vécue par les citoyens centrafricains.
Le Témoignage d’un Journaliste expérimenté.
Le journaliste Christian-Aimé Ndota a publié la semaine dernière cette photo pour dénoncer l’état déplorable du marché de Bimbo. Pour lui, la mairie de Bimbo ne fait qu’arnaquer les commerçants. Ces derniers paient des tickets chaque jour, sans qu’aucun nettoyage réel ne soit effectué. Les commerçants sont exposés à des conditions insalubres et aux risques de maladies.
Conséquences Sanitaires et Environnementales.
L’accumulation de déchets organiques en pleine rue pose effectivement de sérieux risques pour la santé publique. Les résidus en décomposition attirent des nuisibles et propagent des maladies. Cette situation est un véritable cauchemar sanitaire pour les habitants de Bimbo.
L’Illusion des Initiatives de Nettoyage.
Le Président Faustin Archange Touadera et sa clique du gouvernement Moloua participent chaque fin de la semaine au nettoyage de la ville de Bangui, mobilisant des millions de francs CFA du trésor public. Toutefois, ces actions semblent n’être que de la publicité. Quelques heures après ces nettoyages médiatisés, la saleté réapparaît, illustrant le caractère inefficace et superficiel de ces initiatives. Les activités de nettoyage ressemblent davantage à des occasions de festoyer qu’à des efforts sérieux pour améliorer les conditions de vie des citoyens.
Koundé : La population exige le retour des forces de défense et de sécurité intérieure.
Centrafrique.org/kounde-les-defis-de-la-sante-en-milieu-rural/panneau-indiquant-le-croisement-kounde/” rel=”attachment wp-att-75487″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-indiquant-le-croisement-Kounde-450×450.jpg” alt=”Panneau indiquant le croisement Koundé sur la route entre Baboua – Béloko” width=”450″ height=”450″ />Panneau indiquant le croisement Koundé sur la route entre Baboua – Béloko. CopyrightCNC
À Koundé, l’absence des forces de défense et de sécurité intérieure plonge la population dans une insécurité intolérable. Les habitants réclament désespérément leur retour pour restaurer l’ordre et protéger les civils laissés à la merci des criminels.
Depuis plusieurs années, Koundé, dans la sous-préfecture de Baboua, Nana-Mambéré ,souffre d’une absence criante de forces de défense et de sécurité intérieure. Les habitants, confrontés quotidiennement à la menace de groupes armés et de criminels, vivent dans une peur constante. Les routes sont désertes, et les villages sont abandonnés par les autorités censées les protéger. Cette situation a atteint un point critique, où l’insécurité est devenue la norme.
Témoignages de la population.
Bigo Ernest, un résident de Koundé, témoigne de l’angoisse des habitants : « Sans sécurité, les populations sont abandonnées à elles-mêmes». Ce sentiment d’abandon est amplifié par des violents incidents récents, où des militaires ont été blessés et des exploitants chinois kidnappés. Les forces de défense et de sécurité, au lieu de protéger les citoyens, sont absentes, se concentrant uniquement sur la protection des exploitations minières gérées par des ressortissants chinois.
Abandon des Forces de Sécurité Intérieure.
Les routes menant à Koundé sont vides de tout poste de contrôle ou de présence militaire, exposant les habitants à des dangers constants. Les témoignages rapportent que les militaires et gendarmes sont absents de leurs postes habituels, préférant sécuriser les intérêts économiques étrangers plutôt que la population locale. Cette absence de protection a des conséquences désastreuses sur la vie quotidienne des habitants, qui ne peuvent plus se rendre aux champs, à la chasse ou à la pêche sans risquer leur vie.
Comparaison avec d’autres Régions.
L’absence de forces de sécurité à Koundé contraste fortement avec d’autres régions comme Abba et Gallo, où la présence militaire est notable et assure une certaine sécurité aux habitants. Cette disparité pousse à s’interroger sur la répartition et l’engagement des forces de sécurité intérieure dans ce pays. Les habitants de Koundé se sentent ignorés et négligés par les autorités, ce qui alimente leur désespoir et leur sentiment d’abandon.
Conséquences sociales et économiques.
La désertion des forces de l’ordre a des conséquences profondes sur la vie sociale et économique de Koundé. Les activités agricoles, essentielles pour la subsistance de la population, sont paralysées par la peur et l’insécurité. La crise alimentaire s’aggrave, amplifiée par l’incapacité des habitants à accéder à leurs moyens de subsistance traditionnels. La situation économique de Koundé se détériore, plongeant de nombreuses familles dans une précarité extrême.
Urgence d’une réponse.
Le cas de Koundé est un exemple de l’échec des autorités à assurer la sécurité de leurs citoyens. L’absence prolongée des forces de défense et de sécurité intérieure crée un vide sécuritaire exploité par des criminels et des groupes armés. Cette situation intolérable nécessite une réponse urgente pour rétablir l’ordre et la sécurité dans cette région marginalisée.
Appels au secours de la population.
La voix des habitants de Koundé, comme celle de Monsieur Bigo Ernest, résonne avec un appel désespéré à l’action. Ils réclament la présence des forces de défense et de sécurité intérieure pour retrouver une vie normale et sécurisée. La détresse de la population est palpable, et leur demande est claire : ils exigent le retour des forces de sécurité pour protéger leurs vies et leurs biens.
Les miliciens Azandé : des soldats de Wagner déguisés en forces nationales ?
Centrafrique.org/zemio-sous-tension-tabassage-sauvage-des-miliciens-azande-par-les-mercenaires-wagner/les-mercenaires-de-wagner-et-leurs-allies-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76545″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Les-mercenaires-de-Wagner-et-leurs-allies-a-Zemmio-420×450.jpg” alt=”Un groupe de mercenaires Wagner et des miliciens azandés posant ensemble à Zemmio.” width=”420″ height=”450″ />Les mercenaires du groupe Wagner et leurs alliés azandés posent ensemble à Zemmio, après avoir pris le contrôle de la ville.
Ernest Mizedio, député de Obo, dénonce la manipulation des miliciens Azandé par le groupe Wagner. Officiellement intégrés à l’armée nationale, ils servent en réalité les intérêts de Wagner, qui les utilise comme forces de combat sous sa direction stratégique.
La libération du Haut-Mbomou par les soldats de Wagner .
La préfecture du Haut-Mbomou, comprenant des localités comme Bambouti, Zémio et Obo, a longtemps été marquée par l’insécurité due à la présence des éléments de l’UPC. Depuis 2017, ce sont les jeunes de la région, organisés en milice d’autodéfense sous le nom d’Azandé, qui ont pris les armes pour libérer leur territoire. Ils ont réussi à rétablir une relative stabilité dans une zone autrefois dominée par la violence.
L’arrivée des forces de la Minusca à Bambouti a été perçue comme un renfort bienvenu, mais Ernest Mizedio rappelle que la situation sécuritaire s’était déjà améliorée grâce aux efforts des Azandé avant ce déploiement. Ces jeunes miliciens, par leur courage et leur détermination, avaient déjà repris le contrôle de plusieurs zones clés du Haut-Mbomou.
La formation controversée par Wagner.
La formation des Azandé par les mercenaires russes de Wagner a rapidement provoquer des critiques. Initialement vue comme une opportunité de renforcer les capacités de défense locales, cette initiative a pris une tournure inquiétante. « Nous pensions que ces jeunes continueraient à sécuriser le Haut-Mbomou », explique Mizedio. « Mais au lieu de cela, ils sont redéployés ailleurs, laissant notre région exposée ».
Une intégration nationale sous contrôle de Wagner.
Le gouvernement affirme que les miliciens Azandé sont désormais intégrés dans l’armée nationale. Pourtant, Mizedio dénonce une réalité bien différente : ces miliciens, bien que portant l’uniforme national, sont en fait sous le contrôle de Wagner. Cette stratégie permet à Wagner de masquer sa propre présence militaire tout en utilisant les forces locales comme boucliers.
Questions sur l’autonomie et la cohésion sociale.
Cette situation soulève des questions sur l’autonomie des forces de sécurité dans le Haut-Mbomou. « Les natifs de notre région ont pris en main la libération de leur localité », rappelle Mizedio. « Aujourd’hui, ces mêmes forces, censées protéger notre région, sont détournées de leur mission première, et les FAKA ne parviennent toujours pas à assurer une sécurité durable ».
Les préoccupations de Mizedio incluent également la cohésion sociale, mise à mal par la formation parallèle des éléments de l’UPC aux côtés des miliciens Azandé. « On forme ensemble les victimes et leurs bourreaux. Comment peut-on espérer une stabilité durable dans de telles conditions ? », s’interroge-t-il.
Élections municipales d’octobre : L’ANE et Ses Manœuvres Illusoires
Théophile Momokoama, rapporteur général de l’ANE, à Bangui, le 18 février 2021. Photo RFI
L’ANE promet une révision du fichier électoral dès août, pourtant sans date définie. La manœuvre, visant les Élections municipales d’octobre, semble encore une fois manquer de clarté et de préparation adéquate, selon plusieurs observateurs.
L’Autorité Nationale des Élections (ANE) a annoncé jeudi dernier le démarrage imminent de la révision du fichier électoral. Selon Théophile Momokoama , rapporteur général de l’ANE, ces opérations commenceront début août. Pourtant, aucune date précise n’a été communiquée, laissant planer des doutes sur la réelle préparation de cette étape importante pour les Élections municipales prévues en octobre prochain.
Manque de Préparation.
La révision du fichier électoral, élément essentiel pour garantir des Élections transparentes, semble être lancée à la hâte. À quelques mois des élections, l’ANE n’a toujours pas finalisé les aspects techniques et logistiques nécessaires. La mobilisation du matériel, l’acquisition des formulaires et la formation des agents recenseurs sont encore en cours, ce qui montre une préparation défaillante.
Partenaires Techniques et Financiers.
Malgré les déclarations optimistes de Momokoama sur la coopération avec les partenaires techniques et financiers, ces derniers ont montré des signes d’hésitation quant à leur soutien. Bien que certains moyens commencent à arriver, la capacité de l’ANE à mobiliser les ressources nécessaires reste incertaine. Cette situation renforce les critiques sur la crédibilité du processus électoral.
Incertitudes et Critiques.
Les observateurs pointent du doigt le calendrier irréaliste de l’ANE. La révision des listes électorales, prévue à quelques semaines des élections, laisse peu de temps pour l’émission des cartes d’électeurs. De nombreux citoyens s’interrogent sur la capacité de l’ANE à organiser des élections justes et transparentes dans de telles conditions.
Entre temps, le Président Touadera alias Baba Kongoboro a cyniquement résumé la situation en déclarant qu’il n’a besoin que des urnes dans les bureaux de vote, pas des électeurs. Cette déclaration reflète le sentiment général d’une mascarade électorale où les résultats seraient prédéterminés, malgré l’absence de participation de l’opposition.
Le personnel soignant de l’hôpital de Paoua a déclenché une grève de huit jours, exigeant le paiement de 16 mois d’arriérés de salaire et des primes non versées, paralysant ainsi les activités de l’hôpital.
Hôpital de Paoua : grève pour les salaires impayés.
Depuis jeudi dernier, une soixantaine de salariés de l’hôpital de Paoua manifestent leur mécontentement à travers cette grève. Blaise Tauro, délégué du personnel, explique que le préavis de grève de trois jours a expiré et qu’ils sont désormais en grève sèche pour huit jours.
« Nous sommes dépassés et les gens oublient que la Centrafrique est un pays de droits. Ce que nous réclamons en ce moment, c’est notre droit », a-t-il déclaré.
Impact sur les patients.
L’hôpital de Paoua dessert plus de 100 000 personnes dans cette localité. La grève a déjà affecté les malades dans les différents services, malgré la présence de certains contractuels du projet Séné Plus. Étienne Laoulé, venu pour les soins de son père, témoigne : « Le personnel soignant est en grève, et nous n’avons pas d’assistance. Le sérum est terminé depuis 20 heures, et il n’y a personne pour surveiller mon père qui vient d’être opéré».
Absence de réaction des autorités.
Les responsables du district sanitaire de Paoua n’ont pas souhaité réagir aux revendications du personnel. L’accès aux soins de qualité reste un défi majeur dans la préfecture de Lim-Pendé, la plus peuplée de la République centrafricaine après Bangui, avec plus de 200 000 habitants. La crise sécuritaire fragilise davantage l’offre de santé publique dans la région.
À Bangui, Touadéra a lancé l’année judiciaire 2024-2025 en promettant de combattre la corruption. Pourtant, les actes ne suivent pas les paroles, laissant la justice centrafricaine embourbée dans des pratiques douteuses.
Nouvelle année judiciaire : discours répétés, résultats nuls.
Le président Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro a inauguré l’année judiciaire 2024-2025 à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Chaque année, il promet une lutte acharnée contre la corruption dans le système judiciaire. Toutefois, ces promesses récurrentes ne se traduisent pas en actions concrètes, augmentant la situation au sein de la justice centrafricaine.
Des affaires judiciaires scandaleuses.
L’exemple de la famille Bomba illustre les dérives du système. Un individu, ayant falsifié son identité en adoptant le nom du père de la famille, a réussi à remporter deux procès pour héritage. Malgré la révélation de cette fraude, l’affaire est actuellement en cassation. Comment expliquer qu’une telle manipulation puisse prospérer dans un système censé garantir la justice ?
Les dénonciations étouffées.
Maître Crépin Mboli-Goumba, opposant et avocat, a dénoncé publiquement ces pratiques mafieuses lors d’une conférence de presse. En réponse, les magistrats ont déposé une plainte contre lui, conduisant à son arrestation et à une condamnation d’un an de prison. Cette répression des voix critiques démontre l’emprise de la corruption sur le système judiciaire.
La mainmise de Wagner sur la justice.
Au-delà des discours officiels, la réalité sur le terrain montre une mainmise du groupe Wagner sur le système judiciaire centrafricain. Ce groupe de mercenaires, sans aucune légitimité légale, impose sa loi, décide des arrestations et influence les verdicts. La justice suit les ordres de Wagner, rendant les promesses de lutte contre la corruption encore plus absurdes.
L’hypocrisie des discours officiels.
Malgré ses déclarations sur la nécessité de réformer le système judiciaire, le président Touadéra alias Baba Kongoboro semble incapable de déclencher un véritable changement. Il a lui-même admis que le milieu judiciaire est gangrené par des pratiques douteuses. Pourtant, aucune plainte n’a été déposée contre lui par les magistrats.
Des réformes promises, mais jamais réalisées.
Lors de cette cérémonie, le président a également annoncé la création de quatre nouvelles cours d’appel et tribunaux. Néanmoins, ces annonces répétées chaque année restent souvent sans suite, renforçant le sentiment de frustration et de désillusion parmi les citoyens.
Wagner, la lutte contre la corruption et la réalité.
Comment parler de lutte contre la corruption lorsque c’est Wagner qui décide de tout dans le système judiciaire ? Ce groupe de mercenaires, dont la seule légitimité provient de sa force brute, contrôle les décisions judiciaires. La prétendue lutte contre la corruption apparaît alors comme une mascarade, orchestrée par ceux qui profitent du chaos.
En réalité, la justice centrafricaine reste embourbée dans la corruption, malgré les discours annuels du président Touadéra. Les exemples comme celui de la famille Bomba et la répression des critiques comme Maître Burugumba illustrent l’urgence d’une véritable réforme, au-delà des paroles vides et des promesses non tenues.
Les termites détruisent les champs de manioc, de maïs et d’ignames à Boali, menaçant la sécurité alimentaire locale. Les cultivateurs, dépassés, lancent un appel au secours. Le termite sème le chaos.
À Boali, dans l’Ombella-Mpoko, les cultivateurs déplorent la destruction massive de leurs champs de manioc par les termites. Barthélemy Banguay témoigne de l’ampleur des dégâts : “Quand tu sèmes le manioc et qu’il ne pleut pas, les termites viennent bouffer les tubercules”. Les pertes sont considérables, affectant durement les moyens de subsistance des agriculteurs locaux.
Impact des Changements Climatiques.
Fidel Lavi, chef secteur agricole à Boali, pointe du doigt les changements climatiques comme cause principale de cette invasion de termites : “L’apparition des termites sur la culture, c’est relative à la sécheresse, ça s’appelle le changement climatique.” Il souligne également le coût élevé des traitements contre les termites, inabordables pour la plupart des paysans.
Appel à l’Aide.
Les cultivateurs, dépassés, implorent l’aide du gouvernement et des ONG. Alfancine Congo, une autre victime de cette catastrophe, ajoute : “Les termites dévorent les tubercules de manioc, ce qui fait que la culture ne marche pas bien cette année. Il nous est difficile d’avoir des tubercules”. La rareté des semences et la flambée des prix sur le marché aggravent encore leur situation.
Coûts et Solutions.
Face à cette crise, les agriculteurs sont contraints de se tourner vers des solutions coûteuses ou de voir leur production s’effondrer. Les autorités locales sont interpellées pour trouver des solutions durables à cette menace qui risque de plonger Boali dans une insécurité alimentaire accrue.
L’arrogance intellectuelle de Djoubaye Abazène et Ndui Yabela face à la rigueur scientifique de Roland Marchal
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Sept mois après la déclaration absurde et émotionnelle du ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, promettant une réponse “totale, foudroyante et douloureuse” au rapport du chercheur Rolland Marchal, les Centrafricains attendent toujours. Djoubaye Abazène, qui a obtenu son doctorat par correspondance à l’Université de Bangui, se prend pour un intellectuel de haut vol. Pourtant, il peine à rédiger une page cohérente en français. Comment ose-t-il critiquer un chercheur renommé comme Rolland Marchal ?
En effet, au mois de novembre dernier, Lors d’une conférence-débat à Bangui, deux figures ridicules et controversées du régime de Touadera, Alexis Ndui Yabela, enseignant en droit environnemental à l’Université de Bangui, et Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État en charge de la justice, ont tenté de discréditer le rapport de Roland Marchal. Intitulé “Centrafrique, la fabrique d’un autoritarisme”, ce rapport offre une analyse détaillée de la situation politique et sociale en République centrafricaine (RCA). Mais les interventions de Ndui Yabela et Djoubaye Abazène sont plus révélatrices de leur incompétence que d’une critique valable.
Critiques sans fondement!
Ndui Yabela, avec son niveau d’étudiant, prétend que le rapport de Marchal comporte des lacunes formelles et de fond. Néanmoins, il ne fournit aucune preuve concrète pour soutenir ses affirmations. Il semble que son opposition repose davantage sur son ignorance et ses préjugés que sur une évaluation objective et éclairée. La démarche scientifique de Marchal, bien établie, repose sur des faits solides et vérifiables, ce que Ndui Yabela semble incapable de comprendre.
Une réponse émotionnelle et ridicule!
Djoubaye Abazène, dans une tentative pathétique de paraître intelligent, a promis une réplique “totale, foudroyante et douloureuse”. Mais au lieu d’une réponse argumentée, il n’a offert que des mots vides et des promesses non tenues. Le rapport de Marchal, basé sur des sources fiables et des enquêtes minutieuses, souligne les problèmes de gouvernance marquée par de détournement, les violations des droits de l’homme massive et les pratiques autoritaires en RCA. Au lieu de rejeter ces conclusions de manière non fondée, les responsables centrafricains du régime de la tortue de Bangui devraient les examiner sérieusement et chercher à résoudre les problèmes exposés.
Une arrogance injustifiée!
Les critiques d’Alexis Ndui Yabela et d’Arnaud Djoubaye Abazène à l’encontre du rapport de Roland Marchal sont une preuve éclatante de leur incapacité à accepter la réalité. Ils préfèrent réprimer la critique légitime plutôt que de promouvoir un débat intellectuel constructif et fondé sur des preuves. Leur arrogance et leur ignorance sont un obstacle à la résolution des problèmes graves qui affligent la RCA depuis plus de 8 ans.
Rappelons que le rapport de Rolland Marchal, “Centrafrique, la fabrique d’un autoritarisme”, offre une analyse approfondie et critique de la situation politique en RCA. Il met en lumière les dysfonctionnements de la gouvernance, les pratiques autoritaires, et les violations systématiques des droits de l’homme. Marchal, avec une méthodologie rigoureuse, documente les dérives du régime de Touadera et appelle à des réformes urgentes pour restaurer la démocratie et l’état de droit en RCA.
Il est clair que Ndui Yabela et Djoubaye Abazène, avec leur arrogance et leur manque de rigueur intellectuelle, ne sont pas à la hauteur de la tâche. Leur tentative de discréditer le travail de Rolland Marchal est non seulement futile, mais elle expose également leur propre médiocrité. Les Centrafricains méritent mieux que des leaders incapables de faire face à la vérité.
De quel mal souffre le Président Touadéra pour avoir besoin de purification traditionnelle ?
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Les rituels de purification fréquents que le Président putschiste Faustin Archange Touadéra subit chez sa maîtresse Josiane Bemaka–Soui intriguent. Quelle mystérieuse maladie ou mal pousse le chef de l’État à recourir constamment à ces pratiques traditionnelles ?
À chaque visite du Président Touadéra chez sa maîtresse Josiane Bemaka-Soui, placée dans le gouvernement Moloua comme ministre des Actions humanitaires, celle-ci prépare un rituel de purification à base de feuilles de Kongoboro. Madame Josiane Kona, née Bemaka-Soui, se prépare toujours à l’avance lorsque son amant doit arriver chez elle. Elle envoie sa cuisinière au marché Combattant dans le 8e arrondissement ou au marché PK-12 à la sortie nord de Bangui pour acheter les feuilles de Kongoboro
Mme Konan, née Bemaka Soui Josiane Lina, ministre des Actions humanitaires
Préparation de Kongoboro pour la purification traditionnelle .
Une fois les feuilles de Kongoboro achetées, sous l’œil méfiant de Madame Kona, née Bemaka-Soui, elles sont mises dans une marmite, mélangées avec de l’eau, et portées à ébullition à 90° afin de produire de la vapeur colorée et des émanations. Ensuite, Madame Kona, née Bemaka-Soui, les mélange avec de l’eau froide pour préparer une solution de lavage. Dès l’arrivée de son mari, le Président, Madame Kona, née Bemaka-Soui, l’emmène dans la douche, ferme la porte, le déshabille, tel qu’il était venu au monde, le met dans la bassine contenant les kongoboro, et commence le rituel de lavage et de purification. Ces purifications sont infligées par Madame Kona, née Bemaka-Soui, à Touadera quand elle le souhaite, mais obligatoirement à la veille de tous ses voyages, que ce soit à l’extérieur ou à l’intérieur du pays. Un rituel que la Rédaction de Corbeau News Centrafrique cherche à comprendre son utilité.
Selon des spécialistes centrafricains contactés par la Rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), les feuilles de Kongoboro sont traditionnellement utilisées en cas d’accidents mortels, de problèmes sociaux ou pour purifier le corps après avoir vu ou assisté à un crime ou meurtre, ou d’autres incidents graves impliquant le sang. Ces pratiques visent à purifier la personne affectée par ces événements traumatisants.
D’après ces spécialistes, les feuilles de Kongoboro servent aussi à protéger contre des menaces d’attaques mortelles. Certaines sources sécuritaires affirment que le Président Touadéra accepte de se plier aux rituels de Madame Kona, née Bemaka-Soui, pour se protéger des menaces du groupe Wagner, connu pour ses actions imprévisibles et violentes, et d’un éventuel crash de son avion dont il sortirait vivant. Malgré son rôle de diacre de l’Église baptiste et son image publique de chrétien fervent, le Président semble recourir à ces soins traditionnels comme méthode de protection contre les dangers auxquels il est exposé.
Cette pratique occulte par une personnalité de haut niveau comme le Président Touadéra pousse les Centrafricains à s’interroger sur son état de santé, l’influence de Madame Kona, née Bemaka-Soui, sur ses décisions personnelles et peut-être politiques, et surtout les raisons qui le poussent à recourir si fréquemment à ces rituels de purification devant cette dame et de cette manière. Est-ce une croyance profondément ancrée dans les traditions ou une mesure désespérée de protection?
Pour l’un de ses proches, Gbaka-Mandja, la purification avec les feuilles de Kongoboro peut purifier son corps et son esprit, qui est toujours préoccupé par la possibilité d’un coup d’État à l’approche de ses dix années au pouvoir, et peut l’éloigner des malheurs.
Quoi qu’il en soit, ces pratiques dévoilent aux yeux du monde une facette intrigante et mystérieuse de la vie du chef de l’État centrafricain.
La visite mafieuse et honteuse du ministre Maxime Balalou à Douala.
Centrafrique.org/la-declaration-sarcastique-du-gouvernement-face-aux-accusations-de-crimes-en-rca/le-ministre-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-66611″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre Maxime Balalou
Lundi dernier, Maxime Balalou, ministre centrafricain de la Communication, s’est rendu à Douala sur invitation du controversé Groupe L’Anecdote. Ce voyage, marqué par une collaboration avec une organisation aux activités mafieuses, jette une ombre sur la crédibilité et l’intégrité du gouvernement centrafricain.
Une Invitation Scandaleuse du ministre Maxime Balalou .
Maxime Balalou, ministre de la Communication, a voyagé lundi dernier à Douala au Cameroun à l’invitation du Groupe L’Anecdote. Cette organisation est tristement célèbre pour ses activités criminelles. Son propriétaire est actuellement incarcéré pour complicité dans l’assassinat brutal Du journaliste camerounais Martinez Zogo. Ignorer de tels faits pour officialiser une collaboration démontre une négligence flagrante et un mépris des valeurs éthiques.
Des Alliances Mafieuses.
Cette visite n’est pas un incident isolé. Le ministère de la Communication a déjà été impliqué dans d’autres scandales. Une entreprise prétendument italienne, Téléconsul, avait promis d’améliorer les équipements de la télévision centrafricaine. En réalité, il s’agissait d’un escroc ivoirien, Youssouf Cissé, qui a d’ailleurs livré, après une commande du ministère de la communication, une carcasse de véhicule incapable de fonctionner. Ce véhicule, acheté avec les fonds du ministère, est actuellement immobilisé à l’Inspection Générale d’État. Cette situation démontre parfaitement la naïveté et la mauvaise gestion des responsables centrafricains, aveuglés par des promesses fallacieuses.
Un rappel d’un autre fait.
En effet, rappelez-vous, la venue de Téléconsul en Centrafrique pour la seconde fois en 2017 s’inscrivait dans un projet de modernisation des équipements télévisuels du pays. Sous prétexte de fournir des équipements modernes, cette entreprise a réussi à rassurer les autorités centrafricaines sur son sérieux. Le ministre de la Communication d’alors a même autorisé le paiement d’une somme importante pour l’acquisition d’un véhicule. Or, le véhicule livré était en réalité une carcasse inutilisable, immobilisée depuis trois ans à l’Inspection Générale d’État.
Les révélations de Christian Aimé Ndota.
Christian Aimé Ndota, journaliste respecté, a été témoin des pratiques douteuses de Téléconsul il y’a quelques années. Face à ces scandales répétitifs, Ndota a adressé une correspondance à son ministre Maxime Balalou quatre mois après sa nomination, en avril dernier. Dans cette lettre, il mettait en garde contre les dangers de s’associer avec des organisations mafieuses et criminelles telles que L’Anecdote et Téléconsul. Ndota a souligné l’importance de privilégier des collaborations inter-États avec des partenaires de confiance, citant la Francophonie, la Deutsche Welle et la BBC comme exemples. Mais le ministre, devant l’intérêt de ses poches, ignore le conseil du journaliste Aimé Ndoota.
Les propos du Ministre.
Lors de son voyage au Cameroun, Maxime Balalou, accordant une interview télévisée à la chaine Vision 4, a déclaré que sa visite visait à renforcer la coopération sud-sud et à améliorer les capacités techniques des médias centrafricains. Il a évoqué le besoin de formation et d’encadrement pour les techniciens de la télévision centrafricaine, ignorant ainsi délibérément les nombreuses compétences nationales existantes. Balalou a salué le professionnalisme de Vision 4, une chaîne du Groupe L’Anecdote, malgré les preuves de leurs activités criminelles à grande échelle.
Des conséquences dévastatrices.
Cette série de collaborations douteuses et d’alliances criminelles porte un coup sévère à la réputation de la Centrafrique. Les décisions de Balalou sont perçues comme une trahison des intérêts nationaux. Il préfère remplir ses poches plutôt que de garantir des partenariats bénéfiques pour le pays. Cette situation expose la corruption et l’incompétence qui gangrènent le gouvernement.
Une image entachée.
En se pavanant aux côtés de représentants du Groupe L’anecdote, Balalou Maxime n’a fait qu’aggraver la situation. L’image de la Centrafrique est désormais associée à des activités criminelles, ce qui compromet la crédibilité du gouvernement et érode la confiance des citoyens. Les efforts des journalistes centrafricains pour promouvoir une presse libre sont sapés par ces choix irresponsables.
Le Directeur de la CNS, Fabrice Assap, S’enlise dans des Accusations Délirantes contre ses collègues policiers.
Centrafrique.org/le-naufrage-de-la-compagnie-nationale-de-securite-cns-gestion-catastrophique-et-corruption-endemique/general_fabrice_assap_directeur_de_la_compagnie_nationale_de_securite/” rel=”attachment wp-att-77293″ data-wpel-link=”internal”>Fabrice Assap, directeur de la CNS, en mission de patrouille, équipé de son gilet pare-balles et de sa radio.
Sous la direction de Fabrice Assap, la CNS, compagnie nationale de sécurité, est plongée dans un chaos sans précédent. Multipliant les accusations délirantes contre ses collaborateurs, Assap Fabrice montre un comportement incompétent et scandaleux, révélant une crise de leadership sans égale.
Accusations délirantes et pathétiques de Fabrice Assap.
Fabrice Assap, à la tête de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), a transformé l’institution en un lieu de chaos et de désorganisation. Dès sa nomination, il a instauré un environnement de travail toxique, accusant régulièrement sans fondement ses collègues, comme le colonel Hervé Nganawele et le capitaine Maximin Koreyombo, de conspirer contre lui. Ces accusations sans preuves révèlent un niveau de gestion déplorable et un manque de respect total envers ses collaborateurs.
Dégradation de la CNS.
Sous la direction de FabriceAssap surnommé par ses collègues Assa (les pattes des poules en raison de ses multiples manières de chercher à manger partout comme les poules), la réputation de la CNS a rapidement décliné. Les agents, démoralisés par les attaques constantes et infondées de leur supérieur, ont vu leurs performances chuter. Assap Fabrice a même accusé ses collègues pour des problèmes aussi insignifiants, refusant même de financer les réparations des véhicules en panne. À ce jour, la CNS ne dispose plus que d’un seul véhicule de patrouille, utilisé exclusivement pour des rackets des sujets étrangers. La concession de la CNS, jadis propre, est devenue un lieu où on peut faire la chasse aux gibiers.
Comportements irrationnels et scandaleux.
Le comportement de Fabrice Assap dit Assa ne se limite pas à des accusations verbales. La semaine dernière, il a été impliqué dans une altercation physique avec son propre fils dans son bureau, une scène indigne de son rang. Ce genre de comportement irrationnel et erratique est inadmissible pour quelqu’un occupant une telle position de responsabilité. De plus, Assa évite toute collaboration avec ses collègues, préférant rester isolé avec un petit groupe de policiers de confiance.
La dérive des réseaux sociaux.
Assa de son vrai nom Fabrice Assap utilise également les réseaux sociaux pour diffuser ses accusations. Dans un texte partagé sur la plateforme de la messagerie sociale WhatsApp, il qualifie ses collègues de « charlatans policiers » et les accuse de raconter des mensonges à son sujet. Cette utilisation des réseaux sociaux pour régler des comptes personnels démontre un manque total de professionnalisme et de discernement.
Une direction pathétique.
Les actions de Fabrice Assap à la tête de la CNS ont non seulement discrédité l’institution, mais ont également mis en péril la sécurité nationale. Ses accusations délirantes et son comportement scandaleux ont créé une atmosphère de méfiance et de chaos. Il est impératif que des mesures soient prises pour restaurer l’ordre et la crédibilité de la CNS avant qu’il ne soit trop tard.