Zémio : Présence Inquiétante de l’UPC à Tabane, Une Population Terrifiée

Le 7 juillet 2024, des éléments de l’UPC ont été repérés dans le village de Tabane, à 20 km de Zémio. Les habitants, pris de panique, craignent de sortir de chez eux pour aller travailler dans les champs.
Bangui, 09 juillet 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Un Retrait Stratégique de l’UPC de Zémio.
Après leur retrait de Zémio en mai dernier devant l’avancement des Mercenaires russes du groupe Wagner à Mboki et Rafaï, les forces de l’UPC se sont repliées dans des villages des zones périphériques. Leur présence dans la brousse inquiète sérieusement la population de la zone, majoritairement cultivatrice. Ce repli stratégique complique la vie quotidienne et accentue les risques pour les villageois.
À Tabane, une Population Paralisée.
Les habitants, vivant dans la crainte, évitent de se déplacer, de travailler dans les champs, ou même de voyager entre les villages voisins. Cette situation crée des obstacles majeurs à leur subsistance, menaçant la sécurité alimentaire. Le risque d’agression empêche les activités agricoles essentielles, plongeant les familles dans l’angoisse.
Crise Alimentaire et Humanitaire Imminente à Tabane.
Avec l’impossibilité pour les cultivateurs de travailler leurs terres, une crise alimentaire se profile. Le village pourrait souffrir de famine, car les cultures ne sont pas entretenues. Les incidents récents, comme l’assassinat d’un père et de son fils dans leur champ par des hommes armés il y a une semaine, accentuent la panique et l’insécurité parmi les habitants.
Accès aux Soins et Déplacements Compromis.
Les villages périphériques souffrent également de l’isolement imposé par les groupes armés. L’accès aux soins devient une mission périlleuse, les routes vers Zémio, Mboki, Rafaï et Obo étant dangereuses. Les villageois n’ont plus accès aux hôpitaux, aggravant la crise humanitaire déjà en cours.
Notons que la présence de l’UPC dans les villages périphériques de Zémio génère une peur paralysante et menace gravement la sécurité alimentaire et sanitaire des habitants. Si rien n’est fait pour sécuriser la région et permettre le retour à une vie normale, les conséquences humanitaires pourraient être catastrophiques.
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
