
Depuis son indépendance, la République centrafricaine (RCA) est souvent décrite par le paradoxe du “scandale géologique”. Ce terme désigne un pays immensément riche en sous-sol — diamants, or, uranium, bois précieux — mais dont la population demeure dans une précarité économique persistante. Cette dépendance historique aux matières premières a façonné une économie de rente, vulnérable aux chocs exogènes et aux convoitises internes. Pourtant, en ce début d’année 2026, un changement de paradigme s’opère silencieusement mais sûrement : la véritable richesse de la nation ne se trouve peut-être plus sous la terre, mais dans le “nuage” et les réseaux de fibre optique qui commencent à mailler le territoire.
L’idée que la stabilité à long terme de la Centrafrique repose sur l’infrastructure digitale plutôt que sur l’extraction minière gagne du terrain parmi les économistes et les décideurs politiques à Bangui. Alors que les ressources naturelles sont finies et géographiquement localisées, l’économie numérique offre une scalabilité et une résilience que les mines ne pourront jamais garantir. La transition vers une économie de services dématérialisés représente une opportunité unique de contourner les obstacles logistiques traditionnels qui ont longtemps freiné le développement du pays, offrant une voie de sortie au cycle de l’instabilité chronique.
Les limites du modèle économique basé sur l’extraction
Le modèle économique centrafricain a longtemps reposé sur une prémisse simple mais périlleuse : l’exportation de matières brutes financerait le développement national. Cependant, cette stratégie a montré ses limites dévastatrices. Les industries extractives, qu’il s’agisse de l’exploitation forestière ou minière, nécessitent des infrastructures physiques lourdes — routes, ponts, énergie — qui sont extrêmement coûteuses à maintenir dans un pays vaste et enclavé. De plus, la volatilité des prix sur les marchés mondiaux rend toute planification budgétaire à long terme hasardeuse, laissant l’État à la merci des fluctuations des cours du diamant ou du bois.
Au-delà des aspects purement financiers, l’économie de l’extraction a souvent alimenté les tensions sécuritaires. Les sites miniers, fixes et isolés, deviennent des cibles stratégiques pour les groupes armés cherchant à financer leurs opérations, créant un cercle vicieux où la richesse naturelle finance l’instabilité qui empêche son exploitation légale. Contrairement à une mine de diamants, une infrastructure numérique est décentralisée et beaucoup plus difficile à “capturer” physiquement par des acteurs malveillants, rendant l’économie digitale intrinsèquement plus résistante aux conflits localisés.
Enfin, l’industrie extractive génère peu d’emplois directs par rapport au capital investi et crée peu de valeur ajoutée locale, la transformation se faisant généralement à l’étranger. À l’inverse, l’économie du savoir et des services permet de valoriser le capital humain sur place. Pour une population jeune et de plus en plus connectée, le secteur minier apparaît comme un vestige du passé, tandis que le numérique offre des perspectives d’entrepreneuriat immédiates et accessibles sans nécessiter de capitaux massifs au départ.
L’essor méconnu des services mobiles et du divertissement
Si les grands projets d’infrastructures attirent l’attention des bailleurs de fonds, c’est au niveau du consommateur final que la révolution est la plus palpable. L’adoption du téléphone mobile en Centrafrique a permis un saut technologique majeur, le “leapfrogging”, permettant aux populations de sauter l’étape des lignes fixes pour accéder directement aux services modernes. Cette connectivité accrue a ouvert la porte à l’inclusion financière via le mobile money, permettant à des millions de citoyens non bancarisés de participer à l’économie formelle, de sécuriser leur épargne et de faciliter les transactions commerciales au quotidien.
Cette transformation des usages ne se limite pas aux services financiers ou administratifs ; elle touche profondément la sphère des loisirs et de la culture. L’accès à internet mobile a démocratisé le divertissement, permettant aux utilisateurs de consommer du contenu, de jouer et d’interagir en ligne sans les contraintes géographiques d’autrefois. Cette appétence pour le numérique transforme également les habitudes de consommation, une tendance analysée par des portails spécialisés qui observent comment la digitalisation redéfinit l’accès aux plateformes de jeux et de loisirs virtuels à travers le continent (source: https://casinobeats.com/fr/casino-en-ligne/).
L’impact social de cette connectivité mobile est immense, car elle brise l’isolement des zones rurales. Là où les routes sont impraticables pendant la saison des pluies, le signal mobile continue de passer, maintenant le lien économique et social. Les jeunes entrepreneurs de Bangui ou de Berberati n’attendent plus que l’État construise des usines ; ils utilisent leurs smartphones pour créer des services, vendre des produits en ligne et s’auto-former, prouvant que le dynamisme économique peut émerger de la base grâce aux outils numériques.
La connectivité comme vecteur de transparence et de sécurité
Pour le gouvernement, la digitalisation n’est pas seulement une question de modernisation, mais un impératif de souveraineté et de bonne gouvernance. La mise en place de systèmes numériques pour la collecte des impôts et la gestion des finances publiques a permis de sécuriser les recettes de l’État bien plus efficacement que ne l’ont fait des années de réformes administratives classiques. En réduisant l’intervention humaine directe dans les transactions financières, la technologie réduit les opportunités de corruption et augmente la traçabilité des fonds, un élément crucial pour rétablir la confiance avec les partenaires internationaux.
Les progrès sont tangibles et quantifiables, soutenus par des investissements massifs dans l’infrastructure de base. Grâce à l’interconnexion régionale et au déploiement de la fibre optique, le taux de pénétration d’Internet a bondi pour atteindre 30 % en 2025, une progression spectaculaire par rapport aux années précédentes. Cette infrastructure, qui relie désormais la RCA à ses voisins comme le Cameroun et le Congo, désenclave le pays numériquement, offrant une alternative vitale aux corridors de transport routier souvent perturbés.
L’impact macroéconomique de ces réformes commence à se faire sentir dans les indicateurs nationaux. Malgré un contexte mondial difficile, des rapports récents indiquent que la digitalisation des finances publiques a soutenu une croissance du PIB réel en 2024, prouvant que les services numériques peuvent agir comme un amortisseur économique. En diversifiant les sources de revenus de l’État au-delà des douanes et des mines, la RCA construit une assiette fiscale plus stable et plus juste, capable de financer les services sociaux essentiels sur le long terme.
Repenser les priorités d’investissement pour la prochaine décennie
Alors que nous avançons vers 2030, la priorité nationale doit résolument basculer de l’exploitation du sol à l’éducation des esprits. Le véritable défi pour la Centrafrique n’est plus de trouver de nouveaux gisements de diamants, mais de former une main-d’œuvre capable de coder, de gérer des réseaux et d’innover dans l’espace numérique. Les retards actuels en matière de compétences, notamment dans des domaines de pointe comme l’intelligence artificielle, ne sont pas une fatalité mais un appel à l’action pour réorienter les budgets de l’éducation vers les sciences et les technologies de l’information.
L’investissement dans les “autoroutes de l’information” doit être considéré comme aussi stratégique, sinon plus, que l’asphaltage des routes nationales. Un kilomètre de fibre optique coûte moins cher à poser et à entretenir qu’un kilomètre de route bitumée, tout en générant des retombées économiques immédiates et transversales. En favorisant l’émergence d’un écosystème de startups et en soutenant les initiatives privées dans la tech, l’État peut transformer sa démographie galopante en un atout économique majeur, plutôt qu’en une charge sociale.
La vision d’une Centrafrique numérique n’est pas une utopie technocratique, mais une stratégie de survie pragmatique. Dans un monde où la valeur se déplace vers l’immatériel, s’accrocher exclusivement aux matières premières est une stratégie du passé. En misant sur l’intelligence de sa jeunesse et la fluidité des réseaux, la RCA a l’opportunité de réécrire son histoire économique, passant d’un pays victime de ses ressources à une nation actrice de son innovation.
Par Éric Azzoumi



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
