Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022
Bangui (CNC) – Le général français Stéphane Marchennoir, chef d’état-major de la mission de maintien de la paix des Nations unies (ONU) en Centrafrique, la Minusca, quittera ses fonctions au mois d’août, après un an à ce poste. Son départ sonnera la fin d’une ère au sein de la mission, puisqu’il sera le dernier Français à occuper cette fonction traditionnellement dévolue à Paris.
rca-les-mercenaires-russes-orchestrent-une-nouvelle-tentative-dassassinat-du-president-touadera/arrestation-des-quatre-militaires-francais/” rel=”attachment wp-att-54177″ data-wpel-link=”internal”>arrestation des quatre militaires françaisde la Minusca à l’aéroport international de Bangui Mpoko lundi 21 février 2022
En effet, échaudé par l’incident de février qui avait conduit à l’arrestation de quatre militaires français à l’aéroport de Bangui, le chef d’état-major français Thierry Burkhard s’est personnellement assuré que cette charge ne sera plus confiée à un général de son pays.
Il s’agit d’un désengagement de plus de l’armée française en rca, autrefois chasse gardée des militaires tricolores. Depuis le retrait effectif des 2 500 hommes de l’opération Sangaris en 2016, l’engagement français au Sahel et l’arrivée des Russes à Bangui en 2018, la France a réduit la voilure à moins de 200 hommes.
Ainsi, la base de M’Poko, près de l’aéroport, accueille depuis 2021 une simple mission logistique de 130 éléments en lieu et place du détachement opérationnel.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022
Bangui (CNC) – Après avoir promis aux centrafricains un miracle économique à travers la transformation de la ville de Bangui à une gigantesque mégapole ville africaine numérique et écologique, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, qui semble n’avoir pas froid aux yeux, promet à nouveau de bâtir l’économie centrafricaine à travers le Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine, la monnaie de la nouvelle génération pour la RCA, selon le Président Touadera. Mais le projet de Sangocoin, qui repose principalement sur la cité de l’île de singe, vient de s’écrouler. La raison : l’île de singe n’appartient plus à la République centrafricaine.
Lors du lancement du Sangocoin, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait laissé entendre que le lancement de Sango Coin est une nouvelle page qui représente un pas ferme sur la voie qui ouvre d’incroyables opportunités pour la République centrafricaine.
« Nous n’avons plus de temps à attendre. Pour nous, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient dans un système qui ne nous donne pas la possibilité d’être performants. Notre solution c’est de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la route qui s’ouvre devant nous fait entrevoir un grand succès pour le peuple centrafricain. »
Le président explique que la blockchain va dépasser les normes conventionnelles et offrir la possibilité de prospérer économiquement. Il s’agit d’une vision orientée vers l’avenir et le progrès.
Ile de singe et la cité numérique
Alors que les détails ne sont pas encore clairs, le ministre des Mines et géologie affirme que le projet aidera les gens à investir dans les importantes ressources minières du pays. Le ministre a également précisé que l’île des singes, située dans le deuxième arrondissement de Bangui, sera dédiée aux cryptomonnaies, où les investisseurs pourront investir sans payer d’impôt et disposés d’une résidence numérique.
Or, l’île est la propriété privée et exclusive de la Centrafricaine de Développement et d’investissements (ci-après « CDI »).
En effet, l’île des singes a été vendue par l’État de la République centrafricaine au CDI en 2007 en vertu d’un décret présidentiel, approuvé par le Conseil des ministres et publié au Journal officiel de la République centrafricaine.
Souvenez-vous, en 2007, le président centrafricain d’alors, le général François Bozizé avait posé sur l’île de singe située face à Bangui la première pierre d’un vaste complexe immobilier qui comprendra des logements, des hôtels de luxe, un hôpital et un centre commercial.
Baptisé “Cité Kwa Na Kwa”, qui signifie “le travail, rien que le travail”, ce complexe d’un coût estimé à 300 milliards de francs CFA (environ 450 millions d’euros), bâtis par des investisseurs du golfe, notamment d’Arabie saoudite et de Bahreïn.
La maquette comprenait des logements, un hôpital, trois hôtels, un centre commercial, des banques, des bourses de diamants, des centres de loisirs et d’affaires, des écoles, un commissariat de police ainsi que des casernes de gendarmes et de pompiers.Plus de dix ans après, ce projet n’a pas vu le jour encore.
Or, 15 ans plus tard, le même projet refait surface, mais avec la cryptomonnaie, le Sangocoin vendu par le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour faire dormir les Centrafricains.
La société privée centrafricaine de développement et d’investissements (CDI), propriétaire de l’île de singe, a publié un communiqué de presse pour attirer l’attention des autorités qu’elle est bien la propriétaire de l’île de singe vendue par Touadera.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagit. Seul Maître Crépin Mboli-Goumba qui a réagit :
Je vous avais annoncé que l’île tant vantée par le Sango Coin avait été vendue aux Qataris. Ces dernièrs viennent de faire un communiqué pour revendiquer leur propriété, preuves à l’appui. Ce projet repose donc sur le sol inondable de l’île aux singes. Certainement une singerie », déclare sur Twitter maître Crépin Mboli Goumba..
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 9 juillet 2022
Bangui (CNC) – Un immeuble en construction de sept étages s’est effondré à Bangui, sur l’avenue des martyrs, en face de l’hôpital communautaire. Selon les premiers éléments d’informations recueillis, trois gardiens de nuit seraient coincés sous les débris, et l’équipe de sauvetage, épauler par les pompiers de la Minusca est en cours.
centrafrique.org/limmeuble-r7-sis-devant-lhopital-communautaire-de-bangui-effondre-dans-la-nuit-du-8-au-9-juillet-2022/” data-wpel-link=”internal”>L’immeuble R+7 sis devant l’hôpital Communautaire de Bangui effondré dans la nuit du 8 au 9 juillet 2022. Photo CNC. CopyrightCNC
Les faits se sont produits cette nuit aux environs de minuit. L’immeuble, appartenant à madame Baba, est en construction depuis plusieurs mois, et il est en phase de finition.
Selon nos informations, le non-respect des normes architecturales serait à l’origine de l’effondrement du bâtiment. Selon un ouvrier contacté par CNC, au départ, l’immeuble était pour quatre étages, mais au fur et à mesure de sa construction, la patronne aurait demandé aux techniciens de rajouter trois étages de plus sur les quatre déjà construits. C’est pour cela que le bâtiment a fait sept étages en tout. Mais sous le poids des murs, le sol n’a pas pu résister, et s’est complètement lâché.
Les trois gardiens de nuit coincés sous les débris sont encore en vie. L’un d’eux répond même à des appels quand son téléphone sonne.
L’équipe de sauvetage est en activité sur le site.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022
Bangui (CNC) – Depuis plus d’un mois, la présence massive des combattants rebelles tchadiens est signalée dans la préfecture de l’ouham-Fafa, plus précisément dans la localité de la ville de Batangafo, située à 386 kilomètres au nord de Bangui, à la proximité de la frontière avec le Tchad.
Les soldats tchadiens.
Ce n’est plus un secret. Nous l’avions annoncé dans nos précédents articles sur CNC le 27 janvier 2022 que les Mercenaires russes de la société Wagner ont installé deux bases d’entraînement et de formation des rebelles tchadiens à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, plus précisément vers Amdafock, à proximité de la frontière avec le Soudan. L’objectif c’était de sauter par force le Président tchadien de transition Mahamat Idriss Deby.
Justement, après la publication de notre article, les rebelles ont changé de position. Ce n’est plus Amdafock, mais c’est dorénavant Batangafo que ces mêmes combattants rebelles tchadiens se sont installés avec la complicité des autorités centrafricaines.
Durant trois semaines, l’une de nos équipes a pu mener des enquêtes sur ce groupe, et a pu constater que les Peuls soudanais sont largement recrutés, y compris des combattants rebelles de l’ex-coalition Séléka. Ajoutant aux ressortissants tchadiens, ces rebelles sont actuellement en grand nombre.
Le service de renseignement tchadien serait au courant.
Souvenez-vous, le mardi 7 juin dernier, le ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’armée avait publié un communiqué de presse affirmant qu’un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées avait survolé les positions des Forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, non loin de la frontière avec le Tchad. Ce communiqué était finalement de la manipulation visant à tromper l’opinion nationale et internationale. C’était bel et bien un appareil militaire tchadien qui a survolé la zone. L’objectif était de repérer ces rebelles tchadiens basés dans la localité. Mais la société russe Wagner, dans sa stratégie, avait poussé le gouvernement centrafricain à publier un communiqué biaisé et fantaisiste affirmant que l’avion transportait même des munitions de guerre, comme s’ils sont devenus Dieu pour savoir ce que l’avion, dans le ciel, avait transporté.
« le 02 juin 2022, entre 10h50 et 11h05, un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées a survolé les positions des forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO », affirme le communiqué du ministère de la Défense.
« Touadera n’a pas encore fini avec ces rebelles, il cherche à déstabiliser son géant voisin », déclare un professeur de sociologie à l’Université de Bangui.
Touadera devient-il un élément perturbateur d’Afrique centrale?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022
Bangui (CNC) – C’est inédit! Et ça commence bien. Après le Mali, c’est le tour de la République centrafricaine. Les Mercenaires russes, mal payés, sont obligés de se servir sur la bête. Les mercenaires russes, qui n’ont pas du carburant, sont obligés de se tourner une fois de plus vers la population. Ce qui réduit sensiblement leurs actions sur le terrain. C’est pourquoi, depuis mercredi, à Bouar, ils tentent d’exprimer leur mécontentement en bloquant les circulations.
rca-la-frontiere-avec-le-cameroun-est-bloquee-depuis-plus-de-trois-semaines/des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-centrafrique-entrent-au-cameroun-par-le-poste-frontiere-garoua-boulai-2/” rel=”attachment wp-att-43444″ data-wpel-link=”internal”>Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
Selon des informations recueillies, c’était dans la journée du mercredi 6 juillet que les mercenaires russes ont bloqué, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, le convoi des véhicules en provenance de Béloko, à la frontière avec le Cameroun.
D’après un officier de l’armée nationale détaché à Bouar, ces mercenaires de Wagner se seraient révoltés à cause de manque de carburant, tandis qu’un cadre municipal affirme à CNC qu’ils réclament du gouvernement le décaissement de leur arriéré de fonds.
Ces hommes de Wagner savent très bien que Bangui la capitale respire grâce à ses voisins, principalement le Cameroun via le corridor Douala – Bangui. Si jamais cet axe routier venait à être coupé pour des raisons quelles qu’elles soient, et durant seulement deux semaines, le pays va être totalement asphyxié. Et ils le savent très bien que c’est l’un des moyens de pressions sur les autorités à ne pas négliger. Et ce n’est que le début.
Pour l’heure, les véhicules des marchandises en provenance de Douala sont bloqués par le service de douane à Béloko. Et ce, en attendant le dénouement de la situation.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022
Bangui (CNC) – Qui a dit que les Mercenaires russes sont déployés en République centrafricaine pour aider le pays à se remettre debout après plusieurs années de conflits militaropolitiques qui l’ont totalement ébranlé? Évidemment, la réponse est non! Non parce que ces mercenaires de Wagner sont des gangsters, des criminels, des voleurs, pour ne pas dire les racketteurs des pauvres citoyens. Mais ces derniers mois, ils ont trouvé une nouvelle astuce pour faire un peu plus d‘argent: racketter les racketteurs. Comment fonctionne – t’ – elle?
rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP
Souvenez-vous, en janvier dernier, un sous-lieutenant de forces armées centrafricaines avait déclaré sur CNC que les graves problèmes avec ces Russes c’est la compréhension.
« Ces hommes de Wagner ne nous comprennent pas. Hors-mis la barrière linguistique, ils nous traitent comme des riens, peut être leur esclave. Si l’on revient par exemple d’une patrouille, ils nous forcent à fouiller nos poches afin de leur donner soi-disant une partie du butin. Mais quel butin ? Dans leurs esprits, ils pensaient qu’on était parti faire des opérations, tuer des rebelles, les fouiller, ramasser leurs biens, ou parfois faire carrément un hold-up d’un magasin quelque part. Il faut donc leur partager aussi une partie des butins. Sans quoi, ils vont nous créer des problèmes, ou nous mettre dans un avion à destination de prison à Bangui », s’indigne ce sous-lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA).
Et ça continue
Or, six mois plus tard, cette pratique de racket de nos éléments de forces de sécurité, instaurée par les mercenaires de Wagner, largement dénoncée par les militaires, les gendarmes et les policiers, et désormais propagée dans tout le pays. Les soldats FACA, les policiers, les gendarmes, sur des barrières, ou encore après une opération, sont systématiquement fouillés et dépouillés par les mercenaires de Wagner.
C’est le cas à Goya le mois dernier. Après une opération de fouille des maisons et de pillages des magasins le mardi 7 juin 2022, les mercenaires russes, avant de quitter Goya pour retourner à Ngakobo, ils ont procédé aux fouilles one by one de tous ces éléments FACA. Ils ont récupéré tout ce qui avait été pillé par ces derniers à Goya. Et ces mercenaires de Wagner comprennent le jeu. Ils poussent les pilleurs d’aller piller, les racketteurs d’aller racketter, et ils les attendent pour les dépouiller par la suite.
Sur chaque barrière des forces de l’ordre, les russes savent que c’est un lieu de racket de la population. À chaque passage, ils fouillent les forces de l’ordre sur les barrières, à tel point que ces derniers trouvent une astuce : cacher leur butin dans une boîte sous la terre derrière eux.
« Ces bandits de Wagner, maintenant on connaît leur système. Nous aussi, on trouve une astuce pour les dévier », a indiqué sous l’anonymat un sous-officier FACA détaché à Bocaranga.
Bangui (CNC) – Dans un communiqué de presse en date du 4 juillet dernier, la COSCIPAC, coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, qui avait organisé, le 1 juillet dernier, une marche populaire pour exiger le départ du Président Touadera du pouvoir, affirme dans ce même communiqué que le pouvoir de Bangui, à travers ses miliciens requins, avait arrêté 7 soldats FACA soupçonnés à tort d’être de connivence avec la COSCIPAC. Ces vaillants soldats auraient été exécutés arbitrairement derrière le quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. La COSCIPAC affirme avoir documenté ces abus pour une éventuelle poursuite judiciaire.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué de la COSCIPAC.
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
COMMUNIQUE DE PRESSE
RELATIF AU REPORT DE LA MARCHE CITOYENNE DU 1er JUILLET 2022.
(Large partage !)
Mes Chers Compatriotes Centrafricains,
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix » vient par le présent communiqué de presse vous formuler ses chaleureuses félicitations pour votre mobilisation et détermination du 1er juillet 2022, malgré le fort déploiement des milices requins de l’oppresseur TOUADERA, instruits pour tirer à balle réelle sur le Peuple centrafricain. Malgré que cette marche soit citoyenne, seul moyen d’expression populaire et de dénonciation légale des déboires du régime, elle était interdite et empêchée. Pis encore, bien que nous ayons décommandé celle-ci, Monsieur TOUADERA et ses sbires des requins ont arbitrairement arrêté sept (7) personnes (des militaires) accusées à tort d’être de connivence avec la COSCIPAC et les ont exécutés de manière extra-judiciaire sous les fleurs derrière le quartier Boy-rabe le 1er juillet 2022 dont la COSCIPAC a tout documenté. Manqué à leur plan de massacre de la population, par ivresse de crime, ils se sont rabattus sur la STATION TATAL ENERGIE Centrafrique de l’Aéroport pour vandaliser ses locaux et piller ses stocks de carburant.
La COSCIPAC condamne cet acte digne de moyen âge, venant d’un Chef de l’Etat unique en son genre au XXIe siècle.
En conséquence, la COSCIPAC tient à rappeler que la bataille pour exiger la démission de monsieur Faustin Archange TOUADERA n’est pas perdue, ni terminée et ni abandonnée. Elle sera dure, longue et populaire cette fois -ci ! Nous avons changé l’ensemble de nos stratégies. La surprise est déjà conçue et sera mise en oeuvre dès le top de la COSCIPAC, ce n’est qu’une question de temps !
Que le Peuple Centrafricain tout entier reste déterminer et mobiliser pour cette lutte de libération, soyez aux aguets !
Fait à Bangui, le 04 Juillet 2022
Le Coordonnateur National
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022
Bangui (CNC) – Centrafrique accueille un nouveau venu – Le 21 avril 2022, la République centrafricaine marchait dans les pas du Salvador en adoptant Bitcoin, le roi des cryptomonnaies. Devenue alors monnaie à cours légal, le pays du continent africain développe son projet Sango. L’objectif de ce texte est simple : faire grandir l’économie du pays avec les cryptomonnaies. Après la tokenisation des ressources minières du pays, le président Faustin-Archange-Touadéra a donc décidé de lancer une cryptomonnaie d’État : le Sango Coin.
Le Sangocoin centrafricain
Après le Bitcoin, place au Sango Coin pour la Centrafrique
Bitcoin ne sera de ce fait plus la seulecryptomonnaie à cours légal en Centrafrique. Dorénavant, le Sango Coin existera également comme une cryptomonnaie d’Etat reconnue pas le gouvernement. Cette économique fondée sur la cryptomonnaie est alors alimentée par des investisseurs privés et soutenue par Bitcoin.
Quels sont les objectifs de la création du Sango Coin ? Cette économie émergente permettra une modernisation des infrastructures du pays. Dans ce sens, une île crypto est même prévue sur la rivière Oubangi. La RCA semble ainsi bien décidée à profiter des avantages offerts par la blockchain.
Le Sango Coin : un pas de plus vers l’adoption de masse
L’innovation ne s’arrête pas là pour le président Touadéra. Le Sango Coin a été annoncé lors d’un évènement virtuel : le Sango Genesis Event. Durant cet événement, le président centrafricain à faire part de ses crypto-plans pour l’avenir. Le web 3 permettra, d’après lui, un avenir florissant pour l’économie du pays.
Le président Touadéra croit au web 3 pour révolutionner l’économie de la Centrafrique – Source : Twitter
« Avec Bitcoin comme legaltender [monnaie légale] et inspiration, notre pays ouvre un nouveau chapitre dans son voyage vers un meilleur avenir via la blockchain (…). Tout le monde est invité à assister à l’événement Sango Genesis, diffusé le 3 juillet sur http://sango.org. »
Faustin-Archange Touadéranone
Quoi qu’il en soit, cette annonce ne satisfait pas l’opposition du pays. En effet, l’adoption du Sango Coin apparait comme une erreur que les autres pays se remémoreront lorsqu’ils partiront à la conquête du web 3. Dans ce sens, certaines voix se font entendre sur Twitter, dont Gloire Wanzavalere, un des fondateurs de l’association Kiveclair, acteur majeur du développement des cryptomonnaies sur le continent africain :
Gloire Wanzavalere n’adhère pas à la décision du président Touadéra – Source : Twitter
Porté par un enthousiasme non caché par le gouvernement, cette adoption de Bitcoin, et plus largement le projet du Sango Coin, questionnent. En effet, les difficultés économiques du pays, son instabilité politique ainsi que l’accès limité à internet pour une grande partie de la population peuvent laisser dubitatif quant à la mise en place de ce projet. Néanmoins, l’Afrique demeure un terrain propice à l’adoption des cryptomonnaies au plus grand nombre.
Le temps de l’intérêt des États pour Bitcoin est venu. Et vous, que faites-vous pour préparer l’avenir ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 08 juillet 2022
Bangui (CNC) – L’entrepreneur ayant fait fortune dans les cryptomonnaies est désormais poursuivi aux États-Unis, au Canada et bientôt en France. Cadres de la Beac, député en vue, procureur… Plusieurs personnalités sont également visées.
Le très controversé camerounais Émile Parfait Simb
Selon nos informations, une plainte doit être déposée ce 5 juillet au parquet de Paris par un collectif de 106 souscripteurs de quinze nationalités différentes contre Émile Parfait Simb, 39 ans, fondateur de la plateforme Liyeplimal et de Global Investment Trading SA, une société basée au Cameroun et spécialisée dans l’investissement en cryptomonnaie.
Une centaine de personnes qui ont joué les intermédiaires ou bien incité les épargnants à investir dans ce placement financier, présenté comme l’une des plus grandes arnaques à la cryptomonnaie de ces dernières années, sont poursuivies aux côtés de Simb.
Ce collectif a déjà saisi les justices camerounaise, américaine et canadienne. Mais leurs avocats estiment que la justice camerounaise n’avance pas assez vite. Ils se plaignent d’avoir dû attendre deux mois avant d’obtenir une ordonnance de saisie conservatoire, ce qui a, selon eux, laissé le temps à Simb de vider ses comptes bancaires et, ainsi, d’organiser son insolvabilité. Les plaignants, qui estiment leur préjudice à 5,2 milliards de F CFA (7,94 millions d’euros), ne représenteraient qu’une partie des 300 000 souscripteurs potentiellement concernés à travers le monde.
Scandale
Les entreprises d’Émile Parfait Simb étaient de prétendues sociétés de négoce de cryptomonnaies qui fonctionnaient comme un système de Ponzi. Liyeplimal (« la pauvreté est finie », en langue bassa du Cameroun) était présenté comme un ensemble de plans d’investissements et de rémunérations associés et libellés dans une cryptomonnaie appelée Limo. L’entrepreneur appâtait les investisseurs en prétendant être « apte à garantir un minimum de 1,5 % de plus-value par jour ». En spéculant sur les marchés crypto-boursiers, promettait-il, leur placement leur rapporterait plus de 400 % à l’année. Sur demande, les souscripteurs de Liyeplimal pouvaient disposer de leurs fonds via une carte Visa prépayée d’une banque de la place. Ce système a fonctionné pendant des mois avant de s’effondrer. Le scandale a éclaté lorsque les décaissements ont été suspendus et que les investisseurs n’ont plus eu accès à leurs fonds.
Alors que différentes procédures sont lancées contre lui, le principal intéressé est aux abonnés absents. Le 11 mai, un mandat d’amener a été lancé contre lui par les autorités camerounaises. Le 26, il a été arrêté à Douala, puis transféré et mis en garde-à-vue à Yaoundé. Mais, contre toute attente, il a été libéré sous caution par le parquet du Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, bien qu’il existât de nombreuses raisons de soupçonner que le prévenu prendrait la fuite.
Ce qui n’a pas raté.
Une semaine plus tard, grâce à un passeport diplomatique centrafricain, Émile Parfait Simb a rejoint la Centrafrique, tandis que sa famille s’envolait pour Dakar. Le 7 juin, comme l’avait révélé Jeune Afrique, le ministère centrafricain des Affaires étrangères a écrit à l’ambassade de Russie à Bangui pour soutenir une demande de visa au prétexte que Simb prenait part à un forum économique à Saint-Pétersbourg. Ainsi, le collectif des plaignants a-t-il perdu la trace du fondateur de Liyeplimal.
Cadres, députés…
Sur la plainte que les 106 plaignants ont déposée le 23 juin auprès d’un tribunal fédéral du New Jersey, aux États-Unis, les accusés, dont des proches de Simb mais aussi beaucoup de « coachs » — parrains ou autres intermédiaires, rémunérés ou non, qui incitaient leurs proches à investir –, sont soupçonnés « d’enrichissement sans cause », « incitation frauduleuse », « fausse déclaration frauduleuse », « fausse déclaration négligente » et « escroquerie et complot ».
*Parmi les personnes poursuivies, figure Jacques Landry Bikaï, économiste à la direction de la Recherche à la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Selon nos informations, le gouverneur Abbas Mahamat Tolli promet des sanctions disciplinaires contre les agents et cadres de la banque centrale qui ont crédibilisé ce placement financier douteux par leur implication en ignorant les mises en garde répétées du ministère camerounais des Finances, de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) et de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).*
L’autre grande entité éclaboussée est la Société nationale des hydrocarbures (SNH), première entreprise du Cameroun. Plusieurs de ses cadres sont impliqués, dont Claudine Manga, la numéro deux de la représentation de la SNH à Douala, mais surtout Bernard Bayiha, un proche du tout-puissant administrateur-directeur général, Adolphe Moudiki. Bayiha est décédé en décembre dernier dans des circonstances troubles, mais son nom figure dans la plainte.
Sont également cités l’activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb ; le député et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, Cabral Libii ; le procureur de la République auprès du tribunal de grande instance du Wouri Douala, Henri Noël Moukouri Missipo ; ou encore Jean-Jacques « Jacky » Moiffo, promoteur de JMTV, une web TV basée en région parisienne en cessation d’activité. Cabral Libii, qui assure n’avoir jamais souscrit à une cryptomonnaie et n’entretenir aucune relation avec Simb, compte, en réponse, déposer plainte aux États-Unis contre le collectif de plaignants.
Bangui (RCA) – En 2016, dans le but d’aider le gouvernement centrafricain à améliorer le bien-être de son peuple et promouvoir le développement durable, 200 lampadaires solaires, financés par la Chine, ont été installés sur l’Avenue Martyrs. Ces lampadaires solaires ont éclairé cette voie principale de Bangui dans la nuit, facilité le déplacement de la population Centrafricaine, et témoigné de la coopération et l’amitié entre la Chine et la Centrafrique.
Sur l’avenue des martyrs, à Bangui, en République centrafricainedefault
Six ans après, une partie de ces lampadaires ont été abîmés à cause de l’usure du temps et n’illuminent plus. L’Avenue Martyrs, l’artère principale de Bangui, où se concentrent les institutions importantes telles que la Primature, le Ministère des Affaires étrangères et l’Université de Bangui, a besoin de retrouver son éclat dans la nuit.
En répondant aux besoins du gouvernement Centrafricain de restaurer ces lampadaires abîmés sur l’Avenue Martyrs, l’Ambassade de Chine finance et fait exécuter, par l’entreprise Chinoise China Railway 11 Bureau Group Corporation, le projet de restauration des lampadaires solaires avec le concours du partenaire Centrafricain, le Ministère du développement de l’énergie, en Avirl.
Après deux mois de travaux, 100 lampadaires ambîmés sur l’Avenue Martyrs ont tous été remplacés par 100 lampadaires flambant neufs qui rendent l’Avenue Martyrs plus éclairé, facilitent mieux la vie quotidienne des habitants aux environs. La lumière guide les passants et attire des élèves pour la lecture sous les lampadaires. En attendant l’achèvement imminent du Projet d’aide de la construction de la centrale photovoltaïque en RCA, ce projet de restauration des lampadaires solaires donne de nouvelle dynamique aux relations bilatérales de coopérations amicales excellentes entre la Chine et la Centrafrique.
Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef
de l’Etat, Professeur Faustin Archange TOUADERA
BANGUI
Plaidoyer relatif à la création d’une bibliothèque Nationale
Excellence Monsieur le Président,
Qu’il me soit permis, de venir très respectueusement auprès votre haute personnalité, vous soumettre mon plaidoyer pour la création d’une bibliothèque Nationale dans le pays.
En effet, co- fondatrice et Présidente de l’Association Action Solidaire à but non lucratif, créée en Février 2022, éprise par la valeur de la lecture, son importance dans la culture d’une personne, les découvertes et les connaissances que révèlent les livres aux lecteurs sont de portées incommensurables.
Monsieur le Président de la République, vous conviendriez avec moi que lire « est un facteur à plusieurs temps. D’abord, c’est un plaisir parce que quand on lit, on fait des découvertes que seul le livre peut octroyer. Le livre permet de voyager sans quitter son point de départ ; de découvrir des réalités sociales, naturelles, spirituelles et autres. Mais surtout lire confère un sentiment de liberté. Il y a un slogan qui dit : « Lire des livres délivre des livres ».
Copie :
Ministère chargé des Art, de la Culture et du Tourisme
Ministère chargé de l’Éducation nationale
Ministère chargé de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique
Le simplement fait de lire apaise ». Outre qu’elle améliore les fonctions du cerveau, elle accélère la capacité de réaction. Elle nous aide à mieux nous exprimer oralement : contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est la lecture qui nous apprend à bien parler, et non pas l’exercice consistant à parler.
Il est de constater malheureusement l’absence d’une bibliothèque nationale. Cette absence constitue la cause et les conséquences du manque de lecture chez les Centrafricains.
Les jeunes sont à tort ou à raison accusés de ne pas aimer la lecture, qu’en est-il des adultes eux-mêmes?
Les bibliothèques jouent un rôle clé en favorisant l’alphabétisation et l’apprentissage, en posant les fondations du développement et en sauvegardant le patrimoine culturel et scientifique de l’humanité.
Considérant qu’une bibliothèque est un atout pour le territoire qu’elle dessert. Équipement public structurant, contribuant à l’aménagement du territoire, elle permet un égal accès de tous à l’information et à la culture. Elle est aussi un lieu de proximité, un espace de rencontre et de citoyenneté.
Considérant que la bibliothèque est un service pédagogique dont le rôle est de contribuer à la formation de l’élève et de soutenir l’action de l’enseignant. À ce titre, elle intervient dans les démarches d’apprentissage et d’enseignement. De ce fait, la plupart des pays ont une bibliothèque nationale souvent chargée de coordonner le réseau de ses diverses bibliothèques tout en exerçant sa mission traditionnelle d’acquisition, de conservation et de mise à disposition des documents et notre pays la République Centrafricaine n’en dispose pas du tout
Le présent plaidoyer fait suite à un constat que nous avons fait lors de notre dernier séjour à Bangui. Nous avons souhaité concevoir un document mettant en avant les plus-values de l’existence d’une bibliothèque nationale pour tous les Centrafricains et pour rédiger ce plaidoyer un état de lieu a été fait sur la base du constant, nous nous sommes rendus compte que mise à part la bibliothèque de l’alliance française et celle de l’université de Bangui, il n’existe aucune bibliothèque digne de la république ou tous centrafricains de tout bord peut s’y retrouver.
Action Solidaire plaide pour une grande vulgarisation de la lecture, ce qui passe, selon nous par la mise à disposition de tous d’une bibliothèque nationale. Pour mémoire, savons-nous en rca qu’il existe une journée mondiale de la lecture et du droit d’auteur célébrée annuellement le 23 avril et mise en place par l’UNESCO ? Et que fait le ministère de la Culture lors de cette journée pour la célébrer et inciter la jeunesse à la lecture ?
Quel est le rôle d’une bibliothèque nationale ?
Une bibliothèque nationale est créée et gérée par un État qui a pour mission « d’acquérir, de conserver et de diffuser » toutes les œuvres qui sont produites sur un territoire national ainsi que les œuvres produites à l’extérieur du territoire, mais le concernant.
Le fonctionnement d’une bibliothèque nationale doit en effet s’inscrire dans un système complet d’institutions publiques irriguant l’ensemble du territoire et s’adressant à tous les publics. En matière de bibliothèques, La RCA reste en marge des autres nations, car beaucoup restent à faire, elle ne dispose d’aucune politique du livre et de lecture.
Le développement des bibliothèques scolaires est loin d’exister. Et quand bien même s’il existe une bibliothèque dans les lycées cette dernière n’est pas du tout fréquentée, nous avons faits l’amer constant au lycée Marie Jeanne Caron, la salle de bibliothèque est très poussiéreuse, les quelques livres entasser les uns sur les autres sans aucun rangement, la salle mal éclairée, on en vient à se demander si cette bibliothèque est fréquentée par les lycéennes vu l’état dans lequel elle se trouve. Et que dire de l’injustice qui frappe des régions entières de notre pays, privées de toute infrastructure ? Or, des tous petits, à la maternelle, aux étudiants de l’enseignement supérieur, en passant par la grande masse des élèves du secondaire, de Madame et Monsieur tout-le-monde, à nos chercheurs et à nos enseignants, tous ont le même droit imprescriptible à l’information et à la culture. Il s’agit donc d’offrir à chacun la bibliothèque répondant à ses besoins. Dans l’espoir de susciter un débat national sur le sujet, et à défaut de pouvoir présenter ici un plan complet de développement, nous voudrions lancer une idée qui, si elle se réalise, permettra de rattraper l’immense retard que notre pays a accumulé en matière d’infrastructures bibliothécaires.
Création d’une bibliothèque nationale
Action Solidaire propose de créer une Bibliothèque nationale à fonction patrimoniale qui ne se limitera pas à la conservation, mais qui entreprendra également une réelle mise en valeur de ceux-ci par l’édition de bibliographies, la réalisation d’expositions, ainsi que par la mise en œuvre de projets de recherche sur l’histoire, les techniques et la sociologie du livre.
Cette structure devra bénéficier d’un personnel scientifique qualifié, spécialisé et payé en fonction de ses études, pratiquant une politique d’achat et de catalogage qui tiendra compte à la fois des programmes d’enseignement et de recherche des différents instituts d’enseignement supérieur, des courants scientifiques et littéraires du monde contemporain et des grands projets d’édition. Ce pilier de la nouvelle institution s’ajoutera un musée du livre.
Monsieur le Président de la République en tant que professeur, vous connaissez l’importance de la lecture. C’est fort de cette raison que nous voulons vous interpeller pour la création d’une bibliothèque nationale en tant que voies d’accès au savoir et à la culture, les bibliothèques occupent une place déterminante dans la société. Leurs ressources et services procurent en effet des possibilités d’apprentissage, favorisent l’alphabétisation et l’éducation et contribuent à former les nouvelles idées et perspectives à la base des sociétés créatives et innovantes. Les bibliothèques contribuent également à garantir un enregistrement authentique des connaissances acquises et accumulées par les générations passées.
Dans un monde dépourvu de bibliothèques, il serait difficile de faire progresser la recherche et le savoir ou de préserver pour les générations futures les connaissances et le patrimoine accumulés par l’humanité.
Synonymes d’éducation, les bibliothèques procurent d’innombrables possibilités d’apprentissage à même de stimuler le développement économique, social et culturel. Les bibliothèques nous offrent tout simplement un moyen d’accéder au savoir Non seulement les bibliothèques prêtent des livres, mais elles s’occupent de reproduire des documents à des fins de recherche ou d’étude privée. Les étudiants n’ont en effet pas les moyens d’acquérir chacun des ouvrages ou des revues auxquels ils doivent pouvoir accéder pour leurs études, si bien qu’ils dépendent des services d’une bibliothèque. Il va de soi que ces diverses fonctions devront s’inscrire dans une structure intégrée sur un site permettant la consultation parallèle et simultanée de documents.
Déclaration de Josep Borrell, Chef de la diplomatie européenne et Vice-Président de la Commission européenne, sur les sanctions contre la Russie.
Les sanctions contre la Russie sont-elles utiles ? Oui. Elles frappent déjà durement Vladimir Poutine et ses complices et leurs effets sur l’économie russe s’accroitront au cours du temps.
Centrafrique.org/josep-borrell-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Josep-Borrell-450×225.jpg” alt=”Josep Borrell, Chef de la diplomatie européenne et Vice-Président de la Commission européenne” width=”450″ height=”225″ />Josep Borrell, Chef de la diplomatie européenne et Vice-Président de la Commission européenne
Depuis que la Russie a délibérément violé la légalité internationale en envahissant l’Ukraine, l’Union européenne a adopté six paquets de sanctions contre Moscou. Nos mesures ciblent désormais près de 1200 personnes et 98 entités en Russie ainsi qu’un nombre conséquent de secteurs de l’économie russe. Ces sanctions ont été adoptées de façon coordonnée avec les membres du G7. Leur efficacité est renforcée par le fait que plus de quarante autres pays (dont des pays traditionnellement neutres) les ont adoptées ou ont pris des mesures similaires.
D’ici la fin de l’année 2022, nous aurons réduit de 90 % nos importations de pétrole russe et nous diminuons rapidement nos importations de gaz. Ces décisions nous dégagent progressivement d’une dépendance qui a inhibé longtemps nos choix politiques face à l’agressivité de Vladimir Poutine. Celui-ci a probablement cru que l’Europe n’oserait pas s’engager dans la voie des sanctions du fait de sa dépendance énergétique. Parmi les nombreuses erreurs d’appréciation commises par le régime russe dans ce conflit, celle-ci n’est pas la moindre. Certes, cette désintoxication rapide de l’énergie russe engendre aussi des difficultés sérieuses pour de nombreux pays de l’Union et pour plusieurs secteurs d’activité. Mais c’est le prix à payer pour défendre nos démocraties et le droit international et nous prenons les mesures nécessaires pour faire face à ces problèmes de façon solidaire.
Soit, diront certains, mais ces sanctions affectent-elles au moins vraiment l’économie russe ? La réponse est oui. Car si la Russie exporte beaucoup de matières premières elle est contrainte aussi d’importer de nombreux produits à forte valeur ajoutée qu’elle ne fabrique pas. Pour l’ensemble des technologies avancées, elle dépend à 45 % de l’Europe et à 21 % des États-Unis contre seulement 11 % de la Chine.
Dans le domaine militaire, crucial dans le contexte de la guerre en Ukraine, les sanctions limitent la capacité russe à produire des missiles de précision comme les Iskander ou les KH 101. La quasi-totalité des constructeurs automobiles étrangers ont aussi décidé de se retirer de Russie et les rares voitures produites par les constructeurs russes seront vendues sans airbag ni boîte automatique.
L’industrie pétrolière souffre non seulement du départ des opérateurs étrangers mais aussi de la difficulté à accéder à des technologies avancées comme le forage horizontal. La capacité de l’industrie russe à mettre en exploitation de nouveaux puits sera probablement limitée. Enfin, pour assurer le trafic aérien, la Russie devra retirer de la circulation une majorité de ses avions afin de récupérer les pièces détachées indispensables pour permettre aux autres de voler. À cela s’ajoutent la perte d’accès aux marchés financiers, la coupure avec les grands réseaux de recherche mondiaux et une fuite massive des cerveaux.
Quant à l’alternative qu’offrirait la Chine pour l’économie russe elle demeure en réalité limitée, notamment pour les produits de haute technologie. Jusqu’ici le gouvernement de Pékin, très dépendant de ses exportations vers les pays développés, n’a pas en effet, pour l’essentiel, permis à la Russie de contourner les sanctions occidentales. Les exportations chinoises vers la Russie ont diminué dans des proportions comparables à celles des pays occidentaux.
Ces impacts significatifs et croissants conduiront-il Vladimir Poutine à modifier ses calculs stratégiques ? Sans doute pas dans l’immédiat : ses actions ne sont pas guidées au premier chef par une logique économique. En l’obligeant à choisir entre le beurre et les canons, les sanctions l’enferment cependant dans un étau qui progressivement se resserre.
Reste l’impact de ces sanctions sur les pays tiers et notamment africains, qui dépendent du blé et des engrais russes et ukrainiens. Les responsabilités dans la crise alimentaire sont claires : nos sanctions ne ciblent nullement les exportations de blé ou d’engrais russes alors que l’Ukraine est, elle, empêchée d’exporter son blé par le blocus de la Mer noire et les destructions entraînées par l’agression russe. Si certaines difficultés potentielles liées à nos sanctions devaient se concrétiser, nous sommes prêts à mettre en place les dispositifs adéquats pour y répondre. J’en ai informé mes homologues africains tout en leur demandant de pas être dupes des contrevérités des autorités russes au sujet de nos sanctions.
Contrairement à ce que nous pensions avec une certaine naïveté il y a quelques années encore, l’interdépendance économique n’implique pas mécaniquement une pacification des relations internationales. C’est pourquoi le passage à une Europe-puissance, que j’appelle de mes vœux depuis le début de mon mandat, est un impératif. Face à l’invasion de l’Ukraine, nous avons commencé à passer de l’intention à l’action en montrant que, quand on la provoque, l’Europe sait répondre. Comme nous ne voulons pas entrer en guerre avec la Russie, les sanctions économiques forment aujourd’hui le cœur de cette réponse. Elles commencent déjà à faire sentir leurs effets et elles le feront davantage encore au cours des prochains mois.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022
Selon le patron de FTX, certains échanges de crypto sont secrètement insolvables.
Bangui (CNC) – Alors que 2021 était une excellente année pour les cryptos, 2022 est catastrophique. Et le Bitcoin est en première ligne. Au dernier trimestre, la valeur du BTC avait franchi la barre des 60 000 dollars, mais aujourd’hui, celui-ci se débat pour ne pas baisser sous les 20 000 dollars.
Parmi les événements qui ont participé à ce crash des cryptomonnaies, il y a l’effondrement de Terra, et, plus récemment, les problèmes de la plateforme de lending Celsius. La question que de nombreuses personnes se posent aujourd’hui est : le pire est-il passé ? Et malheureusement, à en croire un article publié récemment par Forbes, ce n’est pas le cas.
Le média américain s’est entretenu avec Sam Bankman-Fried, le CEO et fondateur de la plateforme FTX, et l’une des personnes les plus influentes dans l’écosystème crypto, avec 20,5 milliards de dollars. Et d’après celui-ci, il y a actuellement des échanges de « troisième niveau » qui seraient déjà secrètement insolvables. Ainsi, à court terme, on pourrait encore assister à l’effondrement de certains échanges.
Selon Forbes, Sam Bankman-Fried serait préoccupé par le fait que lorsque les valeurs des cryptos grimpaient, des échanges ont proposé de très généreux rendements pour les dépôts, afin d’attirer un maximum de client. Et si cette pratique fonctionnait lors de la tendance
haussière, cela tourne à la catastrophe aujourd’hui.
Certaines plateformes seraient insauvables
Le patron de FTX a par ailleurs déjà jeté quelques bouées de sauvetage. Forbes évoque les 750 millions de dollars de ligne de crédit que le patron de FTX aurait accordé aux entreprises spécialisées dans les cryptos Voyager Digital et BlockFi, alors que ces deux entreprises étaient affectées par l’effondrement de Luna.
« Nous sommes prêts à faire une mauvaise affaire ici, si c’est ce qu’il faut pour stabiliser les choses », a expliqué Sam Bankman-Fried à ce sujet.
Et des bouées de sauvetage, FTX en avait déjà jeté en 2021. Comme le rappelle un article publié par NPR, l’année dernière, la plateforme japonaise Liquid avait perdu des cryptos d’une valeur de 100 millions de dollars, suite à un piratage. FTX a alors financé la plateforme à hauteur de 120 millions de dollars, avant d’annoncer un projet d’acquisition de cette entreprise.
Néanmoins, le milliardaire ne peut pas sauver toutes les entreprises en risque de faillite. Et dans certains cas, certaines plateformes seraient insauvables.
« Il y a des entreprises qui sont fondamentalement trop loin et il n’est pas pratique de les soutenir pour des raisons comme un trou important dans le bilan, des problèmes de réglementation ou qu’il ne reste plus beaucoup d’affaires à sauver », a-t-il indiqué.
Selon les explications de Forbes, ces injections de liquidités ne seraient pas altruistes. Mais le patron de FTX serait conscient du fait que sa fortune personnelle dépend de la santé du marché des crypto. D’autre part, celui-ci pourrait aussi profiter du crash pour renforcer son emprise sur le marché.
Par exemple, alors que FTX est déjà actionnaire de la plateforme Robinhood, avec une part de 7,6 %, des rumeurs ont récemment circulé sur une possible acquisition. Cependant, ces rumeurs ont été démenties par Sam Bankman-Fried.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – Pour de nombreux observateurs, la nomination de monsieur Serge Ghislain Djorie comme ministre et porte-parole du gouvernement serait un mauvais choix. Pour les uns, c’est la poursuite du népotisme au sommet de l’État, tandis que les autres parlent de son incapacité à porter la parole du gouvernement centrafricain. C’est ce que pense monsieur Franklin Nyamssi, un livre camerounais. Pour lui, monsieur Djorie serait un ministre médiocre, un « tocard ».
Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC
Invité de l’émission « le monde nouveau » sur la chaîne de télévision Télésud, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, le docteur de son état Serge Ghislain Djorie a été, durant près d’une heure, seul face au journaliste visiblement aguerri. Face aux questions du journaliste sur le nouveau virus mortel en République centrafricaine qui n’est autre que la société de mercenariat Wagner, monsieur Serge Ghislain Djorie n’a pas su jouer sa partition. L’homme tergiverse tout le long du débat. Il va dans tous les sens, sans aucune cohérence ni des lignes idéologiques, ni dans sa déclaration. Selon monsieur Franklin Nyamssi, monsieur Serge Ghislain Djorie tenait des propos sans argumentation, sans consistance.
« Djorie nous a donné une prestation de constipé intellectuel. On se demandait même dans quelle langue il parlait. Il aurait été préférable qu’il parlait en sango, et que cela soit traduit, que de lui laisser continuer à détruire la chronique. De la déconstruction syntaxique lexicale, grammaticale, ponctuationnelle, stylistique et rhétorique en langue française. Comment le Président Touadera peut désigner un type qui ne sait même pas parler correctement français, porte-parole du gouvernement centrafricain? », déclare monsieur Franklin Nyamssi sur sa page Facebook.
Rappelons que monsieur Serge Ghislain Djorie, qui se dit docteur en biologie, et travaillait à l’institut Pasteur de Bangui avant d’être candidat à la présidentielle du décembre 2020. De même ethnie que le chef de l’État Faustin Archange Touadera, monsieur Serge Ghislain Djorie a été bombardé en juin 2021 ministre de communication et porte-parole du gouvernement. Un portefeuille qui semblait être très lourd pour son cou.
Rédigé par Anselme Mbata avec Afrique intelligence
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – L’information a été revelée par le journal Afrique l’intelligence du 5 juillet 2022. Selon ce journal, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana serait privé de séjours médicaux à Paris.
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Alors qu’il a sollicité une “évacuation sanitaire” auprès de Paris pour un séjour médical du 9 juillet au 9 août, le vice- président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Évariste Ngamana, devrait recevoir le 7 juillet le refus officiel de sa demande.
Dans un “appel de fonds” signé le 10 juin, Simplice Mathieu Sarandji, le président de l’Assemblée nationale, avait sollicité auprès du ministère des Finances et du Budget un appui financier de 17 194 916 FCFA (26 213 €) pour le séjour médical d’Évariste Ngamana dans l’Hexagone. Le document a très largement fuité sur les réseaux sociaux et sur la messagerie WhatsApp, avant d’être repris par une poignée de titres de presse. Très proche du chef de l’État centrafricain, Faustin-Archange Touadera, Ngamana est considéré par Paris comme un des principaux responsables des campagnes visant la France en RCA
Selon les propos du député Évariste Ngamana, celui-ci a demandé son évacuation sanitaire en France à cause d’une infection dentaire. Mais la décision des autorités françaises de ne pas autoriser l’évacuation sanitaire de cet ancien chef milicien Anti-Balaka, devenu miraculeusement député de Carnot et premier vice-président de l’Assemblée nationale, est juste et compréhensible par l’ensemble des Centrafricains. Il a dorénavant le boulevard devant lui pour aller se soigner en Russie, un pays où il ne fait chaud que deux mois, comme au Canada.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi, 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – Les “faits de guerre” du groupe Wagner sont très largement rapportés. A juste titre, leurs exactions font l’objet d’enquêtes judiciaires et de sanctions de la communauté internationale.
Bambari-par-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Bambari-par-cnc-450×347.jpg” alt=”Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine” width=”450″ height=”347″ />Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Ils sont sans foi ni loi. Leurs casiers judiciaires les empêchent d’intégrer l’armée régulière, quand ils n’ont en pas déjà été exclus. Ils ne connaissent ni les droits de l’Homme, ni le droit des conflits armés. Les mercenaires du groupe Wagner suivent leurs propres règles. Et le sort des populations leur importe peu.
Les mercenaires russes sont accusés d’exactions en Libye, en Syrie, au Mozambique, en Centrafrique, et plus récemment au Mali et en Ukraine. Ils pratiquent l’intimidation, les traitements humiliants, dégradants et cruels ; la destruction d’habitations, le racket et le pillage des ressources naturelles ; les violences sexuelles. Ils sont aussi adeptes des menaces, tortures, exécutions et meurtres, en plus d’animer les violences intracommunautaires ethniques et religieuses. Un beau palmarès…
Tout naturellement, la communauté internationale s’intéresse de près à leurs actions. Dès 2020, l’Union européenne sanctionne la société de sécurité privée russe Wagner, et trois autres, Evro Polis, Mercury et Velada. Même si le lien entre elles n’est pas officiellement reconnu, le présumé fondateur de ces sociétés de sécurité n’est autre que l’oligarque russe Evgueni Prigojine. Très proche du pouvoir russe, il en obtient, de manière illégale et officieuse, une partie de ses financements. Les autres sources de revenus sont directement pompées de l’exploitation des États contractants, des richesses naturelles et des populations.
Obstruction aux enquêtes
Suite aux exactions commises, les « forces bilatérales russes » ne facilitent pas la tâche. Ils font tout bonnement obstruction aux enquêtes, rendant difficile l’établissement rapide de preuves. Heureusement, le travail des enquêteurs, les témoignages de victimes, de témoins et de membres d’organisations sur place sont autant d’éléments utiles pour établir la vérité.
Les enquêtes en Centrafrique montrent la possibilité d’éclaircir des zones d’ombre. Voire la résilience des États, conscients de devoir faire machine arrière, en douceur. La Commission d’enquête spéciale du gouvernement a reconnu les faits d’exactions, et ce n’est pas sans raison. Son rapport fait « la lumière sur les allégations de violations des droits de l’homme révélées l’année dernière par la Division des droits de l’homme de la Minusca », et qui a débouché sur des poursuites judiciaires. Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme de la République centrafricaine, Arnaud Djoubaye Abazene, a affirmé que « des actions multiples sont en cours d’exécution afin de rendre la justice plus accessible et équitable pour tous les Centrafricains. »
Qui va devoir dédommager les victimes et régler la facture ? Très certainement l’État lui-même.
En effet, la Centrafrique est juridiquement responsable, en l’absence d’informations sur la nature des contrats signés avec les mercenaires, mais pénalement aussi pour n’avoir pas su protéger la population. Par ailleurs, aucun recours n’est possible. Une demande effectuée auprès du ministère russe de la défense a déjà reçu un point de non-retour : l’existence de sociétés paramilitaires est illégale. Elles n’ont donc pas d’existence officielle.
En conséquence de l’intervention russe en Centrafrique, 1,4 million de personnes ont quitté leur foyer, et 63% de la population nécessite actuellement une protection et une assistance humanitaire. « Jamais, au cours des cinq dernières années, il n’y a eu autant de personnes en situation de besoin aigu (…) », a estimé la Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet.
Les États africains ne doivent pas céder aux yeux doux des mercenaires russes, car la note finale est à chaque fois bien plus salée que prévue.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – En République centrafricaine, les forces de défense et de sécurité extorquent régulièrement et ouvertement de l’argent aux barrages routiers. Des mesures mises en place par le gouvernement pour lutter contre ce genre de pratique ne fonctionnent toujours pas. Les éléments russes de l’unité spécialisée anti-racket sont devenus les racketteurs des racketteurs, et les racketteurs multiplient publiquement des extorsions sur les usagers des routes, et le phénomène est devenu incontrôlable.
centrafrique.org/poste-de-controle-mixte-des-forcces-de-lordre-a-lentree-de-bossembele-sur-axe-de-bangui/” data-wpel-link=”internal”>poste de contrôle mixte des forcces de l’ordre à l’entrée de Bossembélé sur axe de Bangui. CopyrightCNC
Ces barrages routiers, mis en place il y a une vingtaine d’années pour lutter contre l’insécurité résultant des incursions transfrontalières et des actes de banditisme, sont devenus une entreprise lucrative et criminelle pour certains militaires, les policiers et les gendarmes, dont les exactions menacent les moyens de subsistance et le prix des denrées alimentaires dans un pays où déjà toutes les régions sont plus ou moins dévastées par des conflits armés à répétition.
À titre d’illustration, de Bangui à Boali, une localité située à 95 kilomètres de la capitale, on y retrouve quatre barrages dont deux illégalement installées des forces de l’ordre, où ces derniers n’exigent à un passager un paiement que s’ils transportent des marchandises commerciales. C’est aussi pareil pour les villageois qui amènent des produits vers les marchés hebdomadaires locaux.
Et ce n’est pas fini. Les étrangers en provenance des pays voisins sont également ciblés pour l’extorsion de fonds, et ils peuvent être illégalement détenus par les forces de l’ordre s’ils refusent ou ne parviennent pas à payer. Tout comme les Centrafricains musulmans. Ces derniers, même s’ils présentent une carte d’identité nationale, les forces de défense leurs demandent à nouveau de présenter le document de voyage. Une littérature juste pour les mettre à côté et les extorquer ensuite.
À titre d’exemple, pour les étrangers, le samedi dernier, de retourà Douala, une maman camerounaise, qui avait accompagné sa fille à Bangui pour la composition des examens du baccalauréat, a fini par payer, au moment de leur retour, 10 000 francs CFA par barrière et par tête. Rien que pour arriver à Boali, la mère et sa fille ont payé 40 000 francs CFA chacun aux forces de l’ordre. L’une de nos équipes était témoin de la scène.
Pour les organisations de droits de l’homme, le gouvernement du Président Faustin Archange Touadera n’a pas fait assez d’effort pour mettre fin à l’extorsion aux barrages routiers. Les forces de défense et de sécurité continuent de s’enrichir au détriment des Centrafricains ordinaires.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – Les partisans du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, favorable à une révision constitutionnelle ou à une nouvelle constitution, entendent se mobiliser vendredi prochain en vue d’une grande marche populaire pour réclamer un référendum constitutionnel.
Bangui, Manifestation de soutien au projet de révision de la constitution devant l’Assemblée nationale
En Centrafrique, la mobilisation des partisans du chef de l’État en faveur d’une nouvelle constitution pouvant ouvrir la voie à un régime autoritaire, autocratique et dictatorial à vie ne faiblit pas. Ils entendent organiser, une nouvelle fois, vendredi prochain à Bangui, une grande marche pour demander un référendum constitutionnel.
Les organisateurs ont pris rendez-vous au point de départ au croisement des martyrs, près du stade de 20 000 places à Bangui. Le point de chute, par contre, n’a pas été précisé par les organisateurs.
Pour les partisans du non au troisième mandat, parce qu’il s’agit bien de cela, il y’a bien un paradoxe.
« Alors que nous n’avons pas d’argent pour les élections locales et même pour le fonctionnement des services sociaux de base. Hummm!!! Finalement qui est Touadera / », s’interroge monsieur Ben Wilson NGASSAN .
Pour un compatriote centrafricain, l’homme se demande si le gouvernement va-t-il autorisé cette manifestation alors qu’il a interdit il y’a quelques jours celle de l’opposition contre la même révision constitutionnelle?
Rappelons qu’au départ, c’était de la modification constitutionnelle. Mais depuis une semaine, c’est désormais la nouvelle constitution. Mais peut-on rédiger unilatéralement une nouvelle constitution et l’imposer à tout un pays?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 6 juillet 2022
Bangui (CNC) – Cette année, en République centrafricaine, plusieurs cadres et agents de la fonction publique sont admis à la retraite.
Sur l’avenue Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
Cette situation pourrait offrir une grande chance aux jeunes diplômés pour leur insertion professionnelle. Mais selon plusieurs observateurs, le nombre actuel de départ à la retraite dans la fonction publique est très insignifiant. D’après eux, celui-ci est estimé normalement chaque année à plus de 500, selon un rapport final du recensement physique des agents civils de l’État.
Normalement, le départ chaque année à la retraite permet non seulement de résoudre le problème du chômage, mais également l’épineux problème du rajeunissement des effectifs des fonctionnaires de l’État.
Pour un sociologue centrafricain, les recrutements réalisés ces dernières années au sein de la fonction publique se font à un âge de plus en plus avancé. Certains sont intégrés à plus de 50 ans dans la fonction publique. Ce qui pourrait expliquer le difficile rajeunissement des effectifs. D’autres ont dû se battre au sein du parti au pouvoir afin d’avoir la faveur des autorités, et pouvoir se faire intégrer à un âge parfois mûr, allant de 35 à 55 ans.
Ci-dessous l’arrêté du ministre de la fonction publique portant admission à la retraite de certains agents de l’État.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 juillet 2022
Bangui (CNC) – Les actions politiques coûtent très chères, surtout si l’on veut être visible sur la scène politique de son pays. Et ce n’est pas à l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou de dire le contraire. Sa dernière rencontre avec monsieur Donatien Maleyombo, chef de cabinet du Président de la République le prouve. L’homme était venu avec le projet du budget de son organisation, le fameux MLPC-Courant Originel, un mouvement dissident du parti MLPC, dirigé par Martin Ziguélé. Hors mis son projet financier exorbitant, l’homme a également discuté de son éventuelle nomination, mais celle-ci avait été complètement botté en touche par son interlocuteur.
centrafrique.org/centrafrique-les-coulisses-de-la-rencontre-entre-touadera-et-koyambonou/les-dissidents-du-mlpc-de-gauche-a-droite-etienne-malekoudou-jean-chantal-edouard-koyambonou-et-gonidere-lor-de-leur-point-de-presse/” rel=”attachment wp-att-57077″ data-wpel-link=”internal”>Les dissidents du MLPC, de gauche à droite, Étienne MALEKOUDOU, Jean Chantal Édouard KOYAMBONOU et GONIDERE lor de leur point de presse
Un projet de budget de 100 millions de F cfa présenté
C’était le lundi 27 juin 2022 que l’homme à la tête de MLPC-CO, l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou, à la demande du chef de l’État, avait rencontré au palais de la Renaissance monsieur Donatien Maleyombo, chef de cabinet du Président de la République.
En se rendant au Palais, le sieur Chantal Jean Édouard Koyambonou n’était pas rendu les mains nues. L’homme s’est présenté, sous ses mains, avec une chemise cartonnée à l’attention du chef de l’État, chemise dans laquelle,contient son projet de budget prévisionnel pour cette année 2022, du fonctionnement de son organisation le MLPC-CO. L’homme souhaite que toutes les actions déstabilisatrices et de récupération du MLPC soient entièrement financées à 100% par le chef de l’État Faustin Archange Touadera comme il le souhaite, lui-aussi, afin de permettre à son organisation de mener, non seulement ses activités déstabilisatrices du parti MLPC, mais également de fustiger l’ensemble de coalition de l’opposition démocratique en prélude au référendum constitutionnel. Le coût total de ses actions de cette année s’élève à 100 000 000de F CFA.
Après la présentation du budget…
Et ce n’est pas tout! Après la remise du projet de budget, Chantal Jean-Édouard Koyambonou a profité de cette occasion pour s’entretenir avec son interlocuteur Donatien Maleyombo,, sur son propre cas. Pour l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou, le poste qui le convient le mieux et qu’il souhaite occuper, c’est la présidence du Comité de Suivi des Recommandations du Dialogue Républicain qui sera mis en place et qu’il demande au chef de l’État de le nommer à ce poste.
Mais d’après nos sources au sein du Parti au pouvoir, le poste que demande Chantal Jean-Édouard Koyambonou est déjà réservé à un membre de MCU.
« Il doit être récompensé, certes, mais c’est un homme flou, il ne peut pas présider le comité de suivi des recommandations de notre dialogue. Il faut lui trouver un poste quelque part, loin du Palais », soupire aux oreilles de Donatien Maleyombo, l’un de ses collaborateurs.
Autre point débattu…
Remaniement du gouvernement Moloua. D’après notre source, c’est le chef de cabinet civile du chef de l’État, Donatien Maleyombo, qui a introduit cela dans l’agenda de leur entretien.
Pour Donatien Maleyombo, l’homme chargé de mener ces consultations avec les dissidents de l’opposition démocratique en lieu et place de Moloua, les deux noms proposés par le MLPC-CO en vue de les voir entrer dans le gouvernement Moloua, à savoir EtienneMalekoudou et Sammuel Stanislas Zoumbeti, ne sont pas acceptés.
« ils ne sont pas ministrables, ces escrocs de MLPC qui se disent aujourd’hui Courant Originel de même parti. Il nous faut d’autres noms, sinon le MLPC-CO va attendre les mouvements des cabinets », balance à CNC, un membre du parti au pouvoir proche de Sani Yalo.
Pour les proches du chef de l’État, l’objectif est de pousser Koyambonou à aller débaucher davantage de jeunes cadres du parti MLPC.
«Quatre personnes, pour déstabiliser un grand parti comme le MLPC que l’on connaît tous dans ce pays ?, Non, ça ne suffit pas et il ne faut pas qu’on cède facilement à ce genre d’escroquerie politique », renchérit un autre membre du parti au pouvoir à la Rédaction, sous couvert de son anonymat.
Rappelons qu’en avril dernier, les Centrafricains ont suivi la sortie malencontreuse à la limite surréaliste de certains cadres du MLPC, 4 en tout, dont l’ancien premier ministre Chantal Jean-Édouard Koyambonou, à travers la publication d’un manifeste pour mettre en place une coordination nationale dite Courant de Pensées Originelles (CPO).
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 juillet 2022
Bangui (CNC) – La victime s’appelle Moubarak, âgé d’une trentaine d’années. Interpellé en plein midi en présence d’une foule immense dans sa pharmacie du quartier Lawane par les Mercenaires russes, il a été torturé et exécuté par ces derniers quelques heures plus tard. Mais la nouvelle de son assassinat n’a été rendue publique qu’une semaine après son assassinat, et c’est la colère et stupéfaction qui domine au sein de sa famille.
Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC
À Bambari comme ailleurs, la vie d’un Centrafricain ne vaut plus rien sur la terre de ses ancêtres. On peut le kidnapper, torturer, le violer ou encore l’assassiner sans aucune conséquence possible pour ses criminels.
En effet, le jeudi 23 juin dernier, entre 11 heures 45 et 12 heures, les mercenaires de Wagner, dans leur pick-up, sont allés dans le secteur de Bornou, plus précisément au quartier Lawane, interpeller monsieur Moubarak, considéré comme le médecin des pauvres, le pharmacien de tout le monde. Il est né à Bornou, et grandi à Bornou. Soupçonné par les mercenaires de Wagner d’être le médecin du chef rebelle Ali Darassa, l’homme a été kidnappé, puis torturé avant d’être lâchement exécuté par les mercenaires de Wagner le même jour. Mais la nouvelle de son assassinat n’a pas été révélée à sa famille. Le préfet, sous-préfet, le maire ainsi que le commandant de la police et de la gendarmerie sont tous au courant de sa mort, mais ils ont gardé le secret.
Pendant ce temps, ses parents, inquiets, sont allés le chercher à la gendarmerie, à la police ainsi que dans la base des soldats FACA, mais il est toujours introuvable. Le préfet et le chef local de la police ont confirmé à la famille que monsieur Moubarak est bel et bien vivant. Il suffit aux parents de leur amener de l’argent, ils vont négocier sa libération. Une vraie escroquerie.
Les parents, de leur côté, ont pu mobiliser une somme de 1,5 million de francs CFA à cet effet. Mais quatre jours plus tard, silence total jusqu’à ce jeudi 30 juin que le préfet a texté l’un des parents pour lui annoncé la mort de Moubarak. Mais les parents, sans le corps de leur famille, n’ont pas voulu croire. Mais le lendemain, c’est-à-dire le vendredi 1er juillet, des informations, circulant dans la ville, viennent confirmer les propos du préfet. Le corps de monsieur Moubarak avait été retrouvé en décomposition vers la rivière Ouaka par les passants, et la croix rouge l’a inhumé depuis trois jours. Cette fois, les parents n’ont plus rien à faire si ce n’est que de faire son deuil.
Pour la population du quartier Bornou et alentour, la mort de monsieur Moubarak est une perte énorme.
« C’est un homme qui ne voit pas l’argent. Il nous soigne sans nous demander de l’argent. C’est notre santé qui l’intéresse avant tout. Mais ce que les Russes ont fait, c’est nous tuer tous à petit feu », déclare un habitant du quartier Hadj de Bambari.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – Au départ, c’était la révision de la Constitution du 30 mars 2016. À l’arrivée, c’est une nouvelle Constitution, taillée sur mesure afin d’instaurer une présidence à vie en République centrafricaine. Pour se justifier, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du chef de l’État, avait déclaré sur RFI que c’est le peuple souverain qui veut une nouvelle Constitution. Mais un chef de l’État, seul, entouré de ses proches parents et amis, peut-il, à lui seul, rédiger et proposer une nouvelle Constitution au nom de toute la République?
rca-prestation-de-serment-du-president-faustin-archange-touadera-a-lassemblee-nationale-a-bangui/prestation-de-serment-de-touadera-le-30-mars-2021/” rel=”attachment wp-att-45595″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Une année après sa seconde et dernière investiture constitutionnelle à la tête de la République centrafricaine, le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera tire désormais les ficelles dans l’ombre. Lui qui avait juré devant Dieu et les Hommes de ne pas s’engager dans le tripatouillage de la Constitution en vue de réviser le nombre et la durée de mandat présidentiel, s’active depuis quelques mois en coulisse pour réviser la constitution en vue de sauter justement le verrou limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.
Ainsi, le jeudi 26 mai dernier, le député de Mbaïki 1, l’honorable Bruce Kévin Kakpayen, Président de la commission Lois et institutions, avait proposé un projet de loi visant à réviser la Constitution du 30 mars 2016 pour modifier la durée et le nombre du mandat présidentiel pourtant décidé par le peuple souverain, hors de tout contexte politicien.
Mais pour de nombreux juristes, « techniquement que constitutionnellement, la révision constitutionnelle n’est pas réalisable » en Centrafrique. Ainsi, plusieurs voix s’élèvent dans le pays pour critiquer l’idée d’une modification de la Constitution, synonyme de l’instabilité politique et sécuritaire. Ce qui pousse le président Touadera et son équipe à changer de veste.
Le changement de veste..
C’est le ministre, proche parent du président Touadera qui l’a dévoilé, contre toute attente, sur la radio France internationale (RFI), le mercredi 29 juillet dernier. Ce proche parent, c’est l’ancien bras droit de l’ancien président Bozizé, faiseur de Touadera Premier ministre, Fidèle Gouandjika, qui a déclaré que ce n’est plus la révision de la constitution, mais une nouvelle Constitution. Or, ce que que la famille touadera ignore, élaborer une nouvelle Constitution n’est pas l’affaire d’une seule personne, encore moins d’un groupe des personnes assoiffées du pouvoir.
« L’affaire de la Constitution c’est une affaire qui doit être décidée unanimement par le peuple souverain, hors de tout contexte politicien », déclare un juriste à Bangui. D’après lui, avant d’élaborer une nouvelle Constitution, une concertation élargies avec toutes les forces vives de la nation, y compris la société civile s’impose. Une procédure longue et coûteuse. Il faut nécessairement définir clairement les raisons qui poussent la nation à élaborer une nouvelle Constitution.
« Pourquoi il a accepté en 2016, de jurer devant Dieu et les Hommes, main droite sur cette Constitution pour la respecter scrupuleusement et en 2021 aussi, il a fait pareil sans pour autant faire mention des difficultés qu’il rencontre dans son application et c’est à la fin de son mandat que cette Constitution lui mette trop de bâton dans ses roues ?», déclare un opposant contacté par la Rédaction et de conclure en rappelant l’histoire vraie d’investiture du feu président Ange FélixPatassé : « L’ ancien président Patassé, qui avait déjà à l’esprit la modification de la Constitution de Kolingba, avait délibérément orchestré son serment avec sa main droite posée sur cette Constitution et la main gauche levée, contrairement à la règle écrite dans cette Constitution et après l’annoncer dans son premier discours d’investiture pour en finir par l’élaboration d’une nouvelle. Que Touadéra et son équipe réfléchissent, qu’ils se rappellent des histoires ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 juin 2022
Bangui (CNC) – Selon les médecins dentistes, l’une des causes principales des dents pourries demeure le manque d’hygiène buccal, tout comme pour les caries dentaires, entraînant parfois une maladie inflammatoire de ses tissus. Justement, monsieur Évariste Ngamana, député de Carnot, premier-vice-président de l’Assemblée nationale souffrait depuis quelques jours d’une infection dentaire chronique, et l’homme demande son évacuation sanitaire à Paris. Selon les documents produits, monsieur Évariste Ngamana ne sera pas hospitalisé à son arrivée à Paris, mais logé dans un hôtel de luxe. Pour se faire, l’homme sollicite auprès du ministère des Finances le déblocage d’une somme de 17 millions de francs CFA, et le gouvernement a donné son aval. Incroyable! Quelle légèreté dans la gestion du pays ?
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
L’accès aux soins de santé est une question sociale, économique et politique, et par-dessus tout un droit humain fondamental. La pauvreté, les inégalités, la violence et l’injustice sont source de mauvais état de santé. Et la République centrafricaine, pays dévastés par des conflits armés depuis des décennies, est un bon exemple.
En rca, le système de santé national est dans un mauvais état, les hôpitaux sous-équipés et les moyens inexistants. Pendant ce temps, les autorités du pays se replient toujours en Europe ou au Maghreb pour se soigner, laissant la population mourir dans leur pauvreté dans le pays.
Alors que le paiement par mois de plusieurs milliards de francs CFA à la société de mercenariat russe Wagner plonge le trésor public dans le chaos financier, le ministère de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet du chef de l’État, avait suspendue temporairement par un arrêté du 26 avril 2022 toute évacuation sanitaire à l’étranger. Or, certains proches du pouvoir multiplient des manœuvres dignes de la mafia pour tenter de contourner cette décision.
C’est ainsi qu’en mai dernier, par le jeu de la mafia, madame Prisca Wangao, épouse du Président de la commission défense de l’Assemblée nationale avait été évacuée sanitairement à Tunis par l’Assemblée nationale . Mais un mois plus tard, à cause d’une dent pourrie, l’honorable Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale demande aussi son évacuation sanitaire en France pour un montant de 17 millions de francs CFA. Écoutez bien! Il demande son évacuation à l’étranger à cause de carie dentaire. Mais de quel jeu joue cet ancien chef milicien Anti-Balaka? À quel jeu joue le Président Touadera?
Selon certains cadres de l’opposition, monsieur Évariste Ngamana, en tant qu’ancien présumé chef de guerre et détenteur d’un faux diplôme, sa place devrait être en prison.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 juillet 2022
Bangui (CNC) – Les mercenaires de Wagner ont réussi leur premier coup. Ils ont positionné les anciens rebelles de l’UPC, incorporés dans les forces armées centrafricaines, là où ils savent que leurs anciens collègues rebelles ont l’habitude de sévir. C’est ainsi que le week-end dernier, les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué, tôt le matin, les positions de l’armée nationale à Dimbi. Mais l’affrontement n’a pas déroulé comme prévu, et les anciens rebelles ont prouvé leur capacité de combat, même s’ils n’ont pas réussi complètement seuls à déloger les rebelles de la ville sans l’aide des mercenaires de Wagner.
centrafrique.org/centrafrique-la-ville-miniere-de-dimbi-dans-la-basse-kotto-occupee-a-nouveau-par-les-rebelles-de-la-cpc/vehicule-militaire/” rel=”attachment wp-att-57762″ data-wpel-link=”internal”>vehicule militaire du onzième bataillon à Dimbi
Souvenez-vous, le onzième bataillon territorial de forces armées centrafricaines, dont la quasi-totalité des éléments sont issue à 60% des anciens rebelles de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, 30% des ex-miliciens Anti-Balaka et 10% des civils. Le mois dernier, suite à la prise de la ville de Dimbi par les rebelles de la CPC, les mercenaires de Wagner les ont pris avec eux pour aller libérer la ville aux mains des rebelles. Mais une semaine plus tard, les Russes se sont retirés de la ville, laissant sur place ces ex-rebelles, formées par les Wagner. Mais le dimanche dernier, vers 4 heures du matin, leurs anciens collègues de l’UPC sont revenus à nouveau attaqués leur position. Pris de panique, ces soldats FACA se sont stratégiquement retirés de la ville. Durant plusieurs heures, les rebelles ont cru avoir repris la ville. Ils ont baissé la garde, commençant à piller les commerces. Vers 11 heures, ces ex-rebelles devenus des soldats FACA les ont contre-attaqués de nouveau, tuant une dizaine, et capturés 5 autres. Malgré tout, les rebelles ont résisté jusqu’à l’arrivée des mercenaires de Wagner par hélicoptère pour déloger complètement les rebelles de la ville. Selon l’état-major, 12 rebelles auraient été tués, et 5 autres capturés.
Au moins pour la première fois, les soldats FACA ont pu résister seuls aux rebelles.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 5 juillet 2022
En décembre 2020 est née une nouvelle rébellion centrafricaine. À la suite de l’invalidation par la Cour constitutionnelle de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, l’ancien président et chef militaire François Bozizé s’est retranché dans l’arrière-pays et a réuni plusieurs groupes armés. Le 15 décembre, six groupes armés – le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le Mouvement patriotique centrafricain (MPC), Retour, Réclamation, Réhabilitation (3R), Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et deux groupes appartenant à la mouvance anti-Balaka – ont signé un communiqué annonçant la naissance de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.
En janvier 2021, la CPC a foncé sur la capitale, Bangui, dans l’espoir de s’emparer du pouvoir. Cette tentative a échoué, et le pays vit depuis un an et demi au rythme des affrontements qui opposent dans le reste du pays les Forces armées centrafricaines (Faca), soutenues par les paramilitaires de l’organisation russe Wagner, aux groupes armés de la CPC. En dix-huit mois, la solution militaire choisie par le gouvernement centrafricain a montré ses limites, même si les Faca et Wagner sont parvenus à affaiblir les rebelles et à les repousser dans des zones périphériques. En même temps, les initiatives de médiation sous-régionales piétinent. Dans ce contexte, que faire des groupes armés rebelles ? Une paix durable avec la CPC est-elle possible ?
Cette coalition est une alliance hétéroclite. Si les groupes qui s’y sont ralliés ont des fondements idéologiques et des bases communautaires différents, ils ont un but commun : en découdre avec le pouvoir en place. Tous sont mécontents des dysfonctionnements de l’accord de paix de 2019, signé entre le gouvernement et quatorze groupes armés. La liste de leurs griefs est longue : non-mise en œuvre des unités mixtes de sécurité censées être composées d’éléments des groupes armés et des forces de sécurité ; nomination de leurs représentants au gouvernement sans leur accorder les moyens financiers et sans consulter les chefs des groupes ; non-inclusion des membres de groupes armés dans l’administration ; mauvais fonctionnement des organes de suivi de l’accord. Ils fustigent également l’annulation des candidatures à la présidentielle et aux législatives de plusieurs membres de groupes armés, en contradiction avec l’article 4-d de l’accord de paix.
Les promesses non tenues de Bozizé
Les groupes armés rebelles ont aussi des griefs spécifiques. Le groupe 3R s’estime particulièrement déconsidéré et reproche au pouvoir de ne pas mettre en œuvre les promesses de l’accord de paix concernant le retour de 200 000 réfugiés peuls présents au Cameroun ainsi que les modalités de la transhumance. Il accuse également les Faca et Wagner de massacrer les Peuls. Les groupes 3R et UPC, tous les deux constitués de combattants peuls, et le MPC, à dominante arabe, estiment que le gouvernement les stigmatise en les considérant comme non-Centrafricains, et qu’il ne fait pas d’efforts pour inclure les communautés peules et arabes dans la gouvernance du pays. Enfin, le FPRC, autrefois plus important groupe armé du pays, a été fragilisé par des scissions internes et par des luttes contre des groupes rivaux dans le nord-est du pays, comme le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique et le Parti du rassemblement de la nation centrafricaine. Il y voit la main du gouvernement, qu’il soupçonne d’avoir soutenu ces groupes.
Bozizé a joué un rôle central dans la formation de la CPC. Sans sa capacité de rassemblement, les acteurs rebelles ne se seraient probablement pas attaqués directement au pouvoir. Ils étaient conscients que, même réunis, ils n’étaient pas assez puissants pour prendre la capitale. Mais Bozizé les a convaincus du contraire. Il leur a promis une guerre éclair et le ralliement d’une moitié des Faca, ceux notamment qui avaient été recrutés du temps où il était chef de l’État. Il leur a également promis l’amnistie, l’intégration dans l’armée, la reconnaissance de leurs grades et un gouvernement d’union nationale.
L’annonce de cette nouvelle rébellion a entraîné une vive réaction du gouvernement, qui a mobilisé ses alliés internationaux et régionaux, notamment la Russie, qui était déjà militairement présente dans le pays depuis fin 2017 avec quelques dizaines d’instructeurs militaires puis quelques centaines de paramilitaires de la société privée russe Wagner. Face aux rebelles, Wagner a renforcé sa présence et déployé près de 2 000 mercenaires dans le pays.
Des centaines de morts, des milliers de déplacés
Durant les deux premières semaines, les combats ont eu lieu dans une trentaine de villes de province. Mi-janvier 2021, ils ont atteint les environs de Bangui. Mais l’assaut contre la capitale a tourné au fiasco pour la rébellion, qui a affiché au grand jour ses difficultés logistiques et les faiblesses de sa chaîne de commandement. Le gouvernement et Wagner en ont tiré avantage pour déclencher une contre-offensive. Malgré celle-ci, le gouvernement n’est pas parvenu à reprendre le contrôle total du territoire, et les Faca se sont enlisées. Si les militaires centrafricains et Wagner ont bien repris le contrôle de la quasi-totalité des villes, ils n’ont pas pu défaire les groupes armés, qui restent retranchés dans les zones rurales et comptent encore plusieurs milliers d’hommes.
Les affrontements continus en province ont un coût élevé pour les populations civiles. Selon une compilation réalisée auprès de diverses organisations (dont Acled, Inso et OCHA), depuis décembre 2020, les combats ont fait plus d’un millier de morts parmi les civils et 200 000 nouveaux déplacés. Les deux camps commettent de graves violations des droits humains, documentées par plusieurs rapports des Nations unies1. Ces violences touchent tout particulièrement la communauté peule. D’une part, les deux groupes de la CPC les plus actifs depuis un an sont composés majoritairement de Peuls. D’autre part, les combats se déroulent essentiellement dans des zones de transhumance, avec pour enjeu le contrôle de la ressource bétail. Selon le rapport de juin 2021 du panel d’expert des Nations unies sur la RCA, les forces gouvernementales, Wagner et les milices recrutées localement sont responsables d’actes de prédation contre les populations en général et d’attaques ciblées contre les civils peuls en particulier.
Certains hauts gradés expliquent la prédation et la violence des Faca contre les civils par leur mauvaise prise en charge par le gouvernement : rotation dysfonctionnelle des troupes au front, absence de logistique accompagnant leur déploiement, primes salariales et bonus non versés. Mais il y a une autre explication : depuis plusieurs mois, le gouvernement a accentué sa politique de recrutement de milices pour combattre la CPC, ce qui a entraîné des massacres plus importants contre les civils.
Des milices au service de l’État
Faca et Wagner procèdent à ces recrutements au sein des groupes armés « anti-Balaka »2 et UPC3. Ces milices ont des antécédents violents avec les éleveurs peuls dans la zone et ont tendance à se venger contre eux, y compris à travers des actes odieux comme le fait de couper et d’exhiber les têtes de civils et de combattants, en présence des Faca et de Wagner. Grimari, Boyo, Bria, Aigbondo et Sam Ouandja, dans le centre et le nord-est du pays, ont été le théâtre de ces actes épouvantables.
Deux facteurs expliquent la stratégie gouvernementale de recours aux milices contre la CPC. Tout d’abord, l’objectif stratégique d’anéantir l’UPC. Le gouvernement et Wagner souhaitent prioritairement anéantir le mouvement d’Ali Darassa afin de lui reprendre le contrôle des routes de transhumance et donc des millions de dollars que cette activité permet d’engranger chaque année à travers la taxation du bétail. Ensuite, avec 2 000 hommes seulement, les forces de Wagner ne sont pas en capacité de lutter contre la CPC sur l’ensemble du territoire. Wagner concentre désormais ses forces dans les zones minières, situées dans le centre et dans l’est du pays, afin de garantir le retour sur investissement de sa présence en Centrafrique. Wagner laisse ainsi les Faca et diverses milices mener la lutte dans les zones considérées comme moins « utiles ».
Tout comme les Faca et Wagner, les groupes de la CPC, notamment l’UPC, 3R et le FPRC, multiplient les exactions contre les civils, incendiant maisons et villages et tuant des personnes soupçonnées de collaborer avec l’armée et Wagner. Ce regain de « milicianisation » de la Centrafrique est inquiétant. Le risque qu’un conflit communautaro-confessionnel – notamment Peuls versus « anti-Balaka » (et ethnies non musulmanes assimilées) – se superpose au conflit actuel entre CPC et gouvernement n’est pas à exclure.
Cessez-le-feu non respecté
En position de force militaire relative, le président Touadéra est peu enclin à faire des concessions à la rébellion. Le chef de l’État semble déterminé à explorer jusqu’au bout l’idée de la solution militaire. La rébellion est quant à elle à la croisée des chemins. Formée au départ pour faire repousser la date des élections – ce qui aurait créé un vide constitutionnel car le mandat du président Touadéra arrivait à expiration en mars 2021 – et pour prendre le pouvoir militairement, elle n’est parvenue ni à l’un ni à l’autre. Ses principaux chefs, dont un est déjà mort au combat et un autre a été arrêté et transféré à la Cour pénale internationale (CPI), sont affaiblis. Ils sont actuellement en exil à N’Djamena, dans le cadre des accords passés avec la sous-région. Néanmoins, ils ne semblent pas prêts à accepter un arrangement humiliant. Ils espèrent des négociations directes avec le gouvernement sur les dysfonctionnements de l’accord de paix. Même s’ils n’en précisent pas l’objet, il est probable qu’ils espèrent au minimum que ces négociations leur confèrent une forme d’immunité judiciaire au niveau national et leur permettent de récupérer le contrôle des zones qu’ils occupaient avant l’offensive de la CPC, en décembre 2020.
Face à ces blocages, depuis un an, la Conférence internationale de la région des grands lacs (CIRGL), notamment sous la houlette de l’Angola et du Rwanda, pousse le gouvernement et les chefs de la coalition rebelle à des pourparlers pour revitaliser l’accord de paix de 2019. En septembre 2021, la CIRGL a élaboré une feuille de route pour la sortie de crise, mais aucune des parties ne l’applique. Cette feuille de route comprend plusieurs étapes, entre autres : l’engagement des groupes armés à rejoindre l’accord de paix, un cessez-le-feu, le regroupement et le désarmement des combattants, et l’exil des chefs de la CPC.
Le 15 octobre 2021, le président Touadéra a accepté de déclarer un cessez-le-feu unilatéral, après de fortes pressions de la CIRGL et de l’Angola. Mais celui-ci n’a tenu que deux semaines : les Faca, Wagner et les rebelles l’ont rapidement violé. Les groupes armés ont continué des opérations de prédation contre les civils, et les Faca et Wagner ont poursuivi leurs offensives. Quant à la clause prévoyant leur exil, seuls quatre chefs des groupes armés sur six l’ont acceptée. Les chefs de l’UPC (Ali Darassa) et du FPRC (Noureddine Adam) ont souligné qu’ils souhaitaient pouvoir circuler en territoire centrafricain.
Les finances dans le rouge
Par ailleurs, l’arrestation, en mars 2022, à N’Djamena, de Maxime Mokom, l’un des six chefs de la CPC, et son transfèrement aux Pays-Bas en vue de son jugement devant la CPI ont été perçus par les autres chefs de la CPC comme la preuve que la feuille de route ne tenait plus. Avant cet événement, ceux des chefs de la CPC qui avaient accepté de s’établir à N’Djamena se plaignaient déjà d’une mauvaise prise en charge financière par les autorités angolaises et sous-régionales. Certains, lassés de ces conditions, envisageaient une sortie de la feuille de route et un retour sur le sol centrafricain pour intensifier la lutte armée, même si leur potentiel de nuisance est difficile à déterminer.
Dix-huit mois après la présidentielle de décembre 2020, la situation a évolué en faveur du gouvernement. Pour autant, son refus de négocier n’est pas réaliste car une victoire militaire dans ce pays de plus de 622 000 km2 est peu probable. La poursuite sans fin de la solution armée a également l’inconvénient d’hypothéquer les ressources du pays, dans un contexte où les finances publiques sont dans le rouge, notamment depuis la suspension, fin 2021, de l’appui budgétaire des institutions financières internationales et de l’Union européenne, qui représentait jusqu’alors la moitié du budget national, soit 298 milliards de FCFA (456 millions d’euros). Une suspension motivée notamment par la présence de Wagner dans le pays. Dans ce contexte, la Centrafrique pourrait être dans l’incapacité de payer une partie de ses fonctionnaires et de ses militaires à partir de janvier 2023.
Une situation humanitaire critique
Selon les Nations unies, l’urgence humanitaire en République centrafricaine a atteint des niveaux jamais égalés depuis l’arrivée au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, en 2016. En 2022, 3,1 millions de personnes auront besoin d’assistance humanitaire et de protection, soit 63 % de la population. Parmi elles, 2,2 millions auront des « besoins sévères », soit une augmentation de 16 % par rapport à 2021. Les combats et le recours aux mines antipersonnel de certains groupes armés dans l’Ouham-Pendé et dans la Nana-Mambéré (ouest du pays) empêchent les acteurs humanitaires et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) d’accéder à plusieurs localités. En 2021, ces mines ont fait 23 morts et des dizaines de blessés parmi les civils, dont des acteurs humanitaires.
DÉCLARATION COMMUNE DES DIFFÉRENTS ORGANES DU CNCA-PDD POUR DÉNONCER LA MANIPULATION DE CERTAINS CACIQUES DU POUVOIR DE BANGUI EN MANQUE D’ARGUMENTS POLITIQUES DANS LE BUT DE DÉTRUIRE NOTRE FORMATION POLITIQUE
Dans un communiqué de presse , publié le 02 juin 2022 le Comité Exécutif du CNCA-PDD dénonçait la circulation sur les réseaux sociaux d’un faux document portant une mauvaise entête, un faux logo, un sceau sans valeur de fabrication artisanale de notre formation politique et l’estampille du désormais ancienne Secrétaire National à l’Organisation des Femmes .
Après enquête approfondie, nous pouvons conclure que cette approche, cette manipulation et cette méthode à haut risque de détruire le CNCA-PDD, ternir et bloqué notre noble combat démocratique est sans doute le fait des certains caciques du pouvoir de Bangui.
Les membres du Conseil National (CN), du Comité Exécutif (CE) et du Commission Nationale d’Évaluation (CNE) du Parti réunis en visioconférence ce lundi 4 juillet 2022 ont décidé d’attirer l’attention de la Communauté nationale ( le peuple centrafricain et sa justice,la société civile,les confessions religieuses ainsi que les partis politiques de l’opposition démocratique) et de la Communauté Internationale (les Nations Unies, l’Union Européenne, le Président en exercice de l’Union Africaine, le Président de la Commission de l’Union Africaine,la Conférence de l’Union Africaine, le Parlement Panafricain, la Cour de justice de l’Union Africaine,le Conseil économique, social et culturel de l’Union Africaine, la CEEAC et ses pays membres, la CEMAC et ses pays membres, les Ambassadeurs et institutions accrédités en Centrafrique), toutes les Nations démocratiques et civilisées, la FIDH et la presse nationale et internationale, sur la dérive autoritaire du régime de Bangui et un risque d’embrasement sans pareil de notre Nation commune.
En effet le Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD) est créé par son fondateur Monsieur Ferdinand MBOKOTO MADJI le 17 octobre 2018.
Son existence légale et constitutionnelle est basée sur :
– La Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016;
– L’ordonnance N°05/007 du 02 juin 2005, relative aux Partis Politiques et au statut de l’opposition en République Centrafricaine;
– Le Décret N°16/0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la constitution ;
– Le Décret N°19/056 du 25 février 2019, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
– Le Décret N°16/0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la constitution ;
– Le Décret N°19/072 du 22 mars 2019, portant nomination ou confirmation des Membres du Gouvernement et ses modificatifs subséquents ;
– Le Décret N°18/0173 du 12 juillet 2018, portant organisation et fonctionnement du Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;
– Le Décret N°16/0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la constitution ;
– Le Récépissé N°010/MATD/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 22 août 2019 relatif à la Déclaration le 09 août 2019 d’un Parti Politique ayant pour dénomination Congrès National Centrafricain pour la paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD);
– La Décision N°004/MATD/DIRCAB/DGAT/DAPCA/SAP du 18 août 2020, portant Agrément du Parti Politique le CNCA-PDD.
Comme à l’accoutumée et malgré toutes les lois et décisions citées ci-haut, certaines personnes occupant des hautes fonctions de l’État, partisans de la ligne radicale, apôtres du désordre sont en train de tout faire pour détruire notre formation politique.
Le seul péché que nous avons commis est non seulement de ne pas être du côté du régime en place mais aussi d’apporter des critiques acerbes et justifiées à l’endroit du gouvernement.
Mais par sa méthode à la soviétique, le régime en place ne parviendra pas à réduire au silence notre formation politique qui représente avec tous les partis politiques de l’opposition démocratique ainsi que les organisations de la société civile, un espoir pour toutes les victimes de violations des droits humains dans notre pays en dénonçant les abus, violations et exactions.
Et ils ne sont pas sans ignorer les rôles des Partis Politiques dans un pays civilisé.
C’est pourquoi nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que dans l’organigramme du CNCA-PDD, il n’existe nulle part un poste de Vice-présidente.
Et selon les articles 19 des statuts et 24 du règlement intérieur qui sont en ligne sur www.cnca-pdd.com: ” en cas de vacance de poste du Président National du Parti , l’intérim est assuré par le Secrétaire Général National”.
En outre à l’exception de dame Natacha Gladys Akani, désormais ex- secrétaire nationale à l’organisation des femmes, ces personnes membres ou sympathisants du Parti au pouvoir (MCU) qui s’agitent dans l’ombre ne font pas pas partie des 70 membres du Conseil National, ni des 37 membres du Comité Exécutif, ni même des 07 membres de la Commission Nationale d’Evaluation et ne détiennent aucunement la carte de membre biométrique du CNCA-PDD.
D’ailleurs, l’article 40 du statut est clair : ” L’adhésion au CNCA-PDD donne droit à la délivrance d’une carte de membre. Nul ne peut être membre de deux Partis politiques à la fois”.
Aussi, il faut noter qu’un Accord Politique n’est pas une fusion.
Ainsi, conformément aux articles 12, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 31, 32,33, 40, 41, 42, 43, 44, 56, 57, 59 et 61 du Règlement Intérieur du CNCA-PDD, mademoiselle Akani Natacha Gladys précédemment Secrétaire Nationale à l’Organisation des Femmes est exclue définitivement de toutes les instances du Parti pour fautes lourdes (non respect des directives du Parti, pratiques discriminatoire, communautariste et tribaliste), faux et usage de faux.
Le Conseil National ainsi que le Comité Exécutif lui interdisent de n’utiliser rien qui concerne le Parti au risque de poursuites judiciaires auprès de la justice centrafricaine ou à l’international.
En outre, nous demandons aux autorités en place de cesser leur politique qui consiste à détruire les autres formations politiques qui n’épousent pas leurs idéologies mortifères, sans quoi leur agissement ne pourra être considéré comme un soutien volontaire à cette imposture scandaleuse.
Nous appelons les autorités à respecter et à garantir l’intégrité physique de l’ensemble de l’équipe du CNCA-PDD;
Demandons au pouvoir en place à respecter et à garantir l’intégrité physique de l’ensemble de ses sympathisants et des proches familles des cadres du Parti.
Informons la communauté nationale et internationale que les textes du parti sont notariés par un cabinet de notaire à Bangui depuis novembre 2021.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – Reprise par les forces gouvernementales le lundi 13 juin 2022, la ville de Dimbi, située à 90 kilomètres de Bambari, dans la sous-préfecture de Kembé, au sud-est de la République centrafricaine, a été de nouveau attaquée pour la seconde fois par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) après de violents affrontement avec les éléments de forces armées centrafricaines (FACA), la ville serait relativement calme, et toujours occupée par les éléments de forces armées centrafricaines.
vehicule militaire du onzième bataillon à Dimbi
C’était le dimanche 3 juillet dans la matinée que la ville de Dimbi, située dans la sous-préfecture de Kembé a été à nouveau réveillée par des détonations d’armes lourdes et légères.
Selon des informations parvenues à la rédaction du CNC, c’est aux environs de 5 heures du matin que les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés, ont attaqué la position des soldats du onzième bataillon de forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville. Après plusieurs heures d’affrontement, les soldats FACA ont dû se battre en retraite . Mais après le renfort des Mercenaires russes par hélicoptère, l’affrontement a repris, et les rebelles se sont repliés aux alentours de la ville, bouclant totalement la localité.
Pendant ce temps, les mercenaires de Wagner, déployés par hélicoptère, ont pu repousser les rebelles de la ville vers 11 heures.
Le bilan provisoire faisait état de six rebelles tués et cinq autres capturés . Mais du côté de l’armée nationale et des civils, aucun bilan n’est disponible.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – Accusé d’avoir conclu de mystérieux accords avec la société de mercenariat russe Wagner, le Président Faustin Archange Touadera avait déclaré, le 21 septembre 2021, sur le magazine panafricain Jeune Afrique qu’il mette quiconque au défi de prouver au peuple centrafricain qu’il a signé quelconque accord avec une société russe qui S’APPELLERAIT WAGNER. Mais sur RFI, son fidèle ministre conseiller, monsieur Fidèle Gouandjika, vient pourtant de prouver le contraire. Ce fameux ministre conseiller a même déclaré que c’est le Président russe Vladimir Poutine qui paye ces mercenaires de Wagner. Quel mensonge d’État?
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP
« Avez-vous vu, ici à Bangui, une société qui s’appelle Wagner et qui aurait pignon sur rue ? », s’interroge le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Mais comme lui-même le sait, Wagner est une armée secrète qui agit dans l’ombre des autorités russes. Peut-être ce qui a poussé le ministre conseiller Fidèle Gouandjika a déclaré dans un reportage sur une télévision française qu’ils sont allés voir Poutine, et que celui-ci leur a proposé de conclure un accord militaire avec la société Wagner. Mais l’homme est allé encore plus loin dans sa folie sur RFI en affirmant que c’est Vladimir Poutine qui paye les activités des mercenaires de Wagner en Centrafrique. Mais il paye comment ?
Pour les Centrafricains, Faustin Archange Touadera est pris au piège dans son propre mensonge.
« Quand un poisson rentre dans une nasse pour manger, pensant que le pêcheur est venu l’aider avec ses aliments délicieux, alors qu’il se trompe, toutes portes se ferment et ne pouvait plus sortir, il devient, c’est-à-dire le poisson devient aliment du pêcheur. Le Président russe Vladimir Poutine et sa société de mercenariat Wagner, comme disait un adage à quelque chose malheur est bons. Ils nous aident par leurs actions en République centrafricaine de voir clairement qui est Touadera. Qui est ce Président grand menteur de la République, et contredit à chaque fois par ses propres conseillers », déclare un professeur de sociologie à l’Université de Bangui.
Et Gouandjika ne se cache plus. Il se félicite même que ce sont bel et bien les mercenaires russes de Wagner qui combattent actuellement au côté des forces armées centrafricaines, des militaires rwandais et des Casques bleus de la Minusca contre les groupes armés sur le terrain. Quant à Touadera, il continue de nier comme un enfant.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – Un effectif de plus de 100 soldats de forces armées centrafricaines, des gendarmes, des policiers et des mercenaires de Wagner a été mobilisé pour cette opération de fouille porte par porte effectuée dans trois quartiers musulmans de Bambari. Plusieurs dizaines des personnes ont été arrêtées, mais on ignore leur sort pour le moment.
Minusca-le-25-decembre-2018-centrafrique-corbeaunews-5/” rel=”attachment wp-att-32348″ data-wpel-link=”internal”>Minusca-le-25-decembre-2018-centrafrique-corbeaunews-450×300.jpg” alt=”Les habitants du quartier Bornou à Bambari le 28 décembre 2018. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC” width=”450″ height=”300″ />Les habitants du quartier Bornou à Bambari . Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC
À l’instar des opérations de fouille systématique de porte par porte effectuée dans différents arrondissements de Bangui qui ont concerné uniquement des forces de défense et de sécurité (FDS), composées de la police, des militaires et de la gendarmerie, la présente opération des forces de l’ordre à Bambari se présente d’une autre manière. En plus des forces de défense et de sécurité intérieures, elle a mobilisé également des dizaines des mercenaires de Wagner déployés dans la ville.
En effet, selon les informations du CNC, les mercenaires de Wagner ont été informés de l’infiltration nocturne des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans plusieurs quartiers de Bambari, particulièrement dans les secteurs musulmans de la ville. C’est ainsi que ce samedi, vers 4 heures du matin, les Russes (parlant des mercenaires de Wagner), appuyés par les soldats FACA, les gendarmes et les policiers ont bouclé trois quartiers musulmans : élevage, Bornou et Hadj. Ils ont mené jusqu’à 12 heures une opération de fouille systématique des maisons, et ce, dans l’objectif de débusquer les rebelles infiltrés. Malheureusement, les forces gouvernementales n’ont rien trouvé, seule une trentaine des personnes qui n’ont aucun lien avec les rebelles ont été interpellées.
Mais pour les habitants de ces trois quartiers musulmans, c’est une vieille pratique des hommes de Wagner de racketter la population.
« À chaque fois que les Russes et les FACA ont besoin de l’argent, ils procèdent à ce genre de l’opération dans différents quartiers musulmans. L’objectif, procéder à l’arrestation des gens au hasard afin de pousser leurs parents à cotiser de l’argent pour les forces de l’ordre. Et ils ont l’habitude de ce genre d’opérations », déclare un commerçant du quartier Bornou.
Du côté des autorités préfectorales, aucune déclaration n’a été faite sur le sujet.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – Le corps d’une personne a été retrouvé ce samedi 2 juillet 2022 dans la matinée devant le marché public de Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Une enquête pour meurtre a été ouverte immédiatement après la découverte de cadavre.
centrafrique.org/centrafrique-un-mort-dans-une-altercation-a-bangui/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-38491″ data-wpel-link=”internal”>Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi
Selon les premiers éléments d’informations recueillis par la direction de service de police judiciaire, la victime s’appelle Mandji Marc, âgée de 33 ans. L’homme serait un pompiste à la station d’essence du quatrième arrondissement.
À en croire aux premiers témoignages recueillis par les enquêteurs de la brigade criminelle, dans la nuit du vendredi à samedi 2 juillet, cet homme de 33 ans aurait été poursuivi par un groupe des brigands qui l’aurait cassé le cou avant de le complètement dépouiller. Son corps a été jeté au sol dans le marché de Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui.
Finalement, ce n’est que dans la matinée que son cadavre a été découvert par les premiers commerçants du marché. Il a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Pour sa famille, l’enquête ne doit pas s’arrêter que sur cette hypothèse qu’il aurait été tué par des brigands. Il faut enquêter sur le lieu de son travail, dans son entourage, etc., explique – t -elle.
Rappelons qu’à Bangui comme dans les villes de province, tuer quelqu’un est devenu un jeu d’enfant. Cela n’émeut malheureusement personne.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)), le 4 juillet 2022
Bangui (CNC) – L’avenir de la Société d’État de gestion des abattoirs (Sega)semble donc être scellé. Le gouvernement a finalement décidé, discrètement, de vendre ce joyau national à Wagner, une société de mercenariat russe.
Visite des locaux de la SEGA le 25 juin 2022 par le ministre de l’élevage et de la santé animale, accompagné d’un représentant de Wagner et de l’ambassadeur russe en RCA
La principale société d’État de gestion des abattoirs en République centrafricaine, la SÉGA, créé en février 1975, pourrait passer dans les prochains mois aux mains des Russes, plus précisément de la société Wagner, qui est déjà présente dans plusieurs secteurs, notamment le domaine minier, finances, sécurité, défense, exploitation minière et de ressources naturelles. et bien d’autres.
En effet, le 25 juin dernier, le ministre de l’Élevage et de la santé animale, monsieur Hassan Bouba, et l’ambassadeur russe en République centrafricaine, Monsieur Bikantov, accompagnés d’un cadre de Wagner, ont visité, techniquement, les locaux du joyau national, la SÉGA, avant de promettre d’y revenir dans quelques semaines. Mais le personnel, qui est également fonctionnaire de l’État, est divisé sur le sujet. Certains accueillent la nouvelle avec enthousiasme, pendant que d’autres s’inquiètent sérieusement.
« Si aujourd’hui la SÉGA est vendue à une société privée russe, nous, fonctionnaires de cette société d’État, nous risquerons de perdre notre statut de fonctionnaires de l’État, et certains collègues pourraient être licenciés », s’inquiète un membre du syndicat du personnel de SÉGA.
Rappelons que la SÉGA a été créée le 15 février 1975 par l’ancien Président à vie d’alors, le maréchal Jean-Bedel Bokassa. Elle a pour objet « L’EXPLOITATION ET LA GESTION DES ABATTOIRS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ET DE LEURS ANNEXES; L’ENCADREMENT DES PROFESSIONS DE BOUCHERS ET DE COMMERÇANTS EN DÉTAIL, mais aussi LE CONTRÔLE DES MARCHEÉ DE VENTE DE LA VIANDE ET DES MARCHEÉ À BÉTAIL TERMINAL ».
La SÉGA est dotée d’un fond d’établissement versé par l’État centrafricain. Elle est placée sous la tutelle technique du ministère de l’Élevage, et de la Tutelle financière du ministère des Finances.
Bangui (CNC) – Déféré au parquet d’instance de N’djamena, où l’information judiciaire avait été ouverte contre lui. Abdoulaye Miskine a été placé sous mandat de dépôt en date du 01 juin 2020, détenu à la maison d’arrêt de n’djamena.
Mais que reproche-t-on concrètement a Abdoulaye Miskine ?
Centrafrique.org/abdoulaye-miskine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/abdoulaye-miskine-450×318.jpg” alt=”Abdoulaye Miskine et ses éléments” width=”450″ height=”318″ />
En effet, Abdoulaye Miskine est le Président du mouvement rebelle centrafricain dénommé FDPC , l’un des 14 groupes rebelles signataires avec le gouvernement de la RCA de l’accord de paix de Khartoum.
Cet accord, avait été violé par le gouvernement centrafricain, qui a bombardé la position tenue par le mouvement FDPC . A cet effet, Koumtanmadji Martin, épris de paix s’est déplacé au Tchad avec trois de ses proches du mouvement pour solliciter la médiation des autorités tchadiennes. Mais malheureusement ils étaient mis aux arrêts dans un lieu tenu secret pendant 08 mois, puis remis aux autorités judiciaires pour être poursuivis des infractions citées ci-haut.
Saisi du dossier, le magistrat instructeur s’est déplacé à Sarh aux mépris des règles de la procédure (compétence territoriale) pour auditionner sur procès-verbal un certain nombre de personnes supposées être de nationalité tchadienne et qui sont prétendues victimes.
Il parviendra à clôturer l’information ouverte, sanctionnée par une ordonnance de transmission des pièces, rendue en date du 20 janvier 2021, laquelle procédure a été transmise au procureur général et restée sans suite jusqu’à cette date.
Ci-dessous la déclaration du comité de soutien pour la libération d’Abdoulaye Miskine
Déclaration du comité de soutien pour la libération d’Abdoulaye Miskine
Sur la détention arbitraire et illégale de abdoula ye miskine dans cette affaire gérée de manière singulière, il faut relever deux cas de violation majeure de la loi relativement à la détention préventive des inculpés.
Primo, l’article 313 al2 du code de procédure pénale déclare que « la détention ne pourra excéder six (6) mois en matière correctionnelle et un (1) an en matière criminelle »
En l’espèce les faits reprochés aux inculpés relèvent de la matière criminelle, donc la durée de la détention ne peut excéder un (1) an ;
Or koumtanmadji martin alias abdoulaye miskine est détenu depuis le 1er juin 2020 comme atteste le mandat de dépôt, soit plus de deux années jours pour jours à la date du 23 juin 2021.
La loi, permet et fait obligation au magistrat instructeur de prolonger cette détention préventive par une ordonnance motivée pour une durée d’une année non renouvelable. Mais malheureusement le magistrat instructeur n’a pas pris cette ordonnance de prolongation de la détention préventive, ce qui constitue une violation de l’article 313 dudit code.
Secondo, l’inculpé abdoulaye miskine auquel l’ordonnance de transmission des pièces a été notifié le 27 janvier 2021 continue à croupir à la maison d’arrêt en détention préventive sans être traduit devant une chambre criminelle ou devant une chambre d’accusation.
0r l’article 314 du code de procédure pénale dispose que « lorsqu’il ordonne le renvoi de l’inculpé devant le tribunal correctionnel ou la transmission du dossier à la chambre d’accusation le juge d’instruction, s’il entend proroger les effets du mandat de dépôt décerné contre l’inculpé, prend une ordonnance de maintien en détention préventive, motivé au regard des exigences énoncées à l’article 315 »
La durée du maintien en détention ne peut excéder quatre mois. Si pendant ce délai il n’a pas comparu devant le tribunal correctionnel ou si l’affaire n’a pas été appelée devant la chambre d’accusation, l’inculpé est mis d’office en liberté »
Qu’en l’espèce le juge d’instruction n’a pas non seulement rendu son ordonnance de maintien en détention, mais le comble est que, la durée de quatre (4) mois prévue pour traduire l’inculpé devant la chambre d’accusation est largement dépassé parce que l’ordonnance de transmission des pièces a été rendue le 20 janvier 2021 et notifiée le 27 janvier 2021 a abdoulaye miskine.
Refus de présenter abdoula ye miskine au jugement
Par deux fois les avocats ont saisi la chambre d’accusation pour obtenir la liberté de abdoulaye miskine par rapport aux violations des articles 313 et 314 du code de procédure pénale, mais les autorités ont retiré les dossiers du circuit judiciaire.
C’est une opportunité offerte par les dispositions des articles 313 et 314 de notre code de procédure pénale. Il est « pris en otage » par le gouvernement tchadien. Car ce gouvernement refuse de le juger pour le situer sur so sorts. Il refuse également de l’extrader en centrafrique.
Cette affaire est devenue éminemment politique, et les avocats sont obligés de saisir les juridictions internationales par rapport à cette violation des droits de l’homme.
Deterioration de la santé du général abdoulaye miskine
Abdoulaye miskine est malade. La condition de sa détention est exécrable. Il est placé dans une zone de haute sécurité a la prison de djamena (tchad). Sa maladie nécessite une évacuation sanitaire mais aucune autorité ne lui prête attention.
Nous, patriotes centrafricains, demandons aux autorités judiciaires et politiques tchadiennes de libérer abdoulaye miskine et ses codetenus pour favoriser les conditions dune paix véritable en republique centrafricaine.
Fait a paris le 4 juillet 2022
le vice-president du fdpc
banoua karl
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Monsieur Jean-François Akandji Kombé, l’auteur de la lettre ouverte au ministre Wanzet.
Des individus, que je me retiens ici de qualifier, se sont donnés pour passion soudaine de promouvoir ma personne et ma pensée constitutionnelle.
Je me serais bien écrié : « c’est trop d’honneur », à défaut d’être capable de me vautrer comme eux dans l’autosatisfaction.
Mais voilà, il y a un hic.
N’allez pas croire que le hic tient uniquement dans le fait qu’ils convoquent un de mes articles pour soutenir leur projet inique de violer – au sens le plus fort du terme – notre Constitution pour assurer la Présidence à vie de leur « champion », un projet que j’ai promis de défendre jusqu’à ma dernière énergie comme vous savez ! Le hic tient bien sûr à cela aussi, mais pas seulement. Pas avant tout.
Ce hic, il tient d’abord et avant tout au fait que ceux qui prétendent avoir lu cet article s’avèrent en réalité n’être capables que de déchiffrer une suite de lettres sans rien comprendre au sens des mots et à leurs agencements.
Il y a dans le dictionnaire des qualificatifs pour désigner pareils individus, qui plastronnent sur base de leur ignorance crasse. Je les laisse les découvrir par eux-mêmes, ces mots, et peut- être un jour prochain la signification, quand, enfin, ils sauront lire vraiment.
En dépit de quoi, je me dois tout de même de les remercier pour m’avoir donné cette occasion unique d’inviter tous mes compatriotes à lire l’article en question, qu’ils découvriront en cliquant sur le lien suivant :
Avant de vous laisser à la lecture de ce texte, écrit le 12 juillet 2016, je me dois de vous dire qu’aujourd’hui encore, 30 juin 2022, j’en assume et en revendique pleinement chaque mot et chaque ponctuation.
Et c’est précisément parce qu’il en est ainsi que, s’agissant de la loi fondamentale expression de notre volonté commune en tant que Centrafricains, je ne peux laisser faire n’importe quoi à des apprentis sorciers potentiellement criminels à l’égard de notre Peuple et de notre Nation.
Au demeurant, s’ils se réclament tant de moi, s’ils me tiennent, comme ils l’affirment, comme l’auteur intellectuel de leur crime contre la Constitution, qu’il nous expliquent donc : pourquoi fuient-ils le débat avec moi ? Pourquoi ont-ils empêché que je sois physiquement présent à leur « dialogue » prétendument « républicain » où ils avaient programmé de poser les bases de leur coup d’État constitutionnel ?
Et, surtout, pour revenir au texte de 2016, pourquoi ne le prennent-ils pas en entier ?
La réponse est évidente à vous qui prendrez la peine de lire ledit texte : celui-ci ne sert pas leur infâme dessein. Aussi leur faut-il faire ce qu’ils savent le mieux faire, ce qu’ils ont érigé en “vertu” suprême au sein de notre République dévoyée : mentir, mentir effrontément, mentir de manière éhontée.
Mais peut-être n’est-ce pas leur faute : peut-être ne peuvent-ils pas accéder à une pensée complexe ; peut-être même que ce qu’ils appellent leur pensée ne peut consister qu’en une courte phrase. Au-delà, ce serait pour eux la noyade assurée.
Je disais donc que ce texte de 2016 ne les sert pas dans sa substance. En voici des preuves.
Dans la lere partie de ce texte (il en comporte 5 en comptant les remarques conclusives), je fixe les enjeux de la question que je pose, à savoir faut-il « changer la Constitution » ? J’y indique d’emblée que je suis favorable à une modification de ce texte. Mais aussi, je passe en revue les différentes manières de se poser la question et les différentes motivations qui peuvent les soutenir. À la fin de quoi j’écris ceci :
« Un des enjeux majeurs de la République centrafricaine renaissante est, selon moi, le respect de nos règles communes, à commencer par la Constitution. Il est donc de la plus haute importance que celle-ci soit respectée telle qu’elle est. Comporte-t-elle des imperfections ? Certainement. Mais la première réponse qu’il conviendrait de donner à ce problème me paraît être la mise en place – enfin – de la nouvelle Cour constitutionnelle, en
lieu et place de la Cour constitutionnelle de transition, laquelle est absolument incompétente pour connaître des recours tendant à l’application de la Constitution du 31 mars 2016. Dans toutes les démocraties dignes de ce nom, c’est le travail normal de ce juge que de réduire les incohérences, qui au demeurant existent dans toutes les Constitutions, et de tisser la cohérence du texte. Je veux bien admettre que la Constitution du 31 mars va au-delà des simples imperfections. Mais est-ce une raison pour prôner un retour à la loi de la iunale ? C’est en tout cas une de mes raisons pour souhaiter que soit entrepris le travail de rénovation de notre Loi fondamentale ».
Alors, dites-moi : le régime actuel peut-il être caractérisé, ainsi que j’en posais l’exigence dans mon texte, comme un régime de droit, respectant nos règles communes, à commencer par notre Constitution ? Assurément non ! Triple et même centuple non !
Il restera sans doute à la postérité comme un régime de concussion, de clientélisme, de tribalisme, d’injustice, de voleurs-prédateurs accompagnés de criminels, de mépris des citoyens, d’indifférence au sort des Centrafricains et à la dignité du Centrafrique. Le tout en marchant sans scrupule sur notre loi fondamentale.
À ceux-là donc qui veulent nous emporter vers une autre Constitution, mon article dit, et je réitère en ce milieu de 2022 : commencez d’abord par respecter cette Constitution-ci et nous verrons après !
– IV-
Dans la 2e partie du même article, sous le titre « Pourquoi changer la Constitution ? », je prends clairement et fermement position pour une rénovation de notre Constitution, en partant du principe que la Constitution des Centrafricains doit ressembler à ces Centrafricains et à la République Centrafricaine.
Je n’ai pas de commentaire à ajouter, si ce n’est que cette position exprimée en 2016 reste ma conviction en cette année 2022. Une conviction fermement enracinée.
C’est de cette conviction qu’ils ont cru pouvoir se servir, preuve d’ailleurs qu’ils n’ont en propre rien à proposer aux Centrafricains.
J’ai bien dit qu’ils ont cru pouvoir. Parce que, quiconque lit cet article et découvre sa 3e partie, comprendra qu’ils n’ont rien compris. Car le fond ici (la modification de la Constitution) est indissociable de la manière (comment procéder à cette modification) et inversement. Il faut du reste croire que ce n’est pas seulement l’intelligence de la lecture qui fait défaut à mes « laudateurs » de minuit, car je me suis aussi longuement expliqué sur ce point dans un podcast qui date de 2021 (https://www.podcastics.com/podcast/episode/la-constitution-et-nous-l- 71374/). que certains d’entre eux, je le sais, ont pourtant écouté.
-V-
Dans cette 3e partie, intitulée « Comment changer la Constitution ? », j’écris essentiellement ceci :
« Le point central’, pour savoir comment changer la Constitution, est donc le retour aux centrafricains et à la République centrafricaine ».
J’ajoute dans le même texte que :
« Un tel retour est même impérieux si on veut bien comprendre que la Constitution, par-delà les considérations juridiques; est l’expression du génie propre de chaque peuple, et qu’elle est une manière pour celui-ci de répondre aux défis de sa propre histoire en vue de se projeter dans l’avenir ».
Et je conclus en ces termes :
« Tirée de toutes ces considérations; mon idée des étapes à suivre pour changer la Constitution est la suivante :
Au peuple, aux citoyens, la définition des questions fondamentales à traiter par la Constitution, et des principes fondamentaux selon lesquels ces questions doivent être traitées : autrement dit la définition des grands titres et chapitres, ainsi aue du sens général de leurs dispositions :
A un comité composé de juristes et de sages de mettre en forme juridique ce qui est ainsi définii, ainsi que de le décliner dans des dispositions juridiques précises (rédaction des articles) ;
Au peuple, enfin, d’adopter l’ensemble après s’être assuré que ce qui a été produit est bien fidèle à sa volonté originelle, mais pas sans avoir été mis en mesure de le faire (traduction du texte dans la langue nationale, le sango, notamment) ».
Je pose donc la question à nos malins – au sens biblique – « laudateurs aux couteaux » : où et quand avez-vous observé la première exigence, soulignée ci-dessus ? Dans vos rêves peut- être, ou dans les vapeurs alcoolisées d’une nuit à la mode de votre pouvoir ? Dites-le-nous donc, au grand jour et à intelligible voix, car le peuple ne sait pas lire dans vos rêves, cauchemardesques pour lui, ni dans les brumes de vos agapes !
Quoiqu’il en soit, nous n’avons rien vu de tel.
Au lîeu de quoî nous avons assisté au spectacle de la corruption à grande échelle, pour acheter des signatures sous une certaine pétition, pour acheter la conscience de députés, dorénavant indignes de porter le titre de « représentants de la Nation », etc. Au lîeu de quoi nous avons aussi assisté au règne de la tromperie, de la perfidie, dont le principe est : cacher ses réelles intentions au peuple pour parvenir à ses fins, en somme « rouler dans la farine », comme on dit chez nous, jusqu’au Peuple lui-même ; peuple qu’on n’hésite pas, dans le même temps, à endormir avec des flatteries du type « Peuple souverain » !
-VI –
En va-t-il autrement au regard de la 4e partie du texte de 2015 ?
Hélas non !
Cette partie est consacrée à la question du contenu de la Constitution que j’appelais de mes vœux (« Quel contenu souhaitable pour la Constitution ? »).
J’y prends d’emblée la position suivante, à laquelle je me limiterai ici :
« Ce que je viens de dire du processus interdit logiquement de prédire à l’avance le contenu de la Constitution que j’appelle de mes vœux. Car nul n’a titre à se substituer au peuple souverain pour dire sa volonté, sauf :, ô la rigueur, à faire des propositions de déclinaisons de sa volonté. Il faut donc en passer par la première étape aue i’ai indiquée plus haut ».
Est-ce à cela que nous assistons aujourd’hui ? Certainement pas ! Des individus gonflés d’une puissance auto-proclamée mais en putréfaction annoncent urbi etorbi, sans avoir consulté personne, et surtout pas le peuple Centrafrîcaîn qu’ils méprisent, ce que sera le contenu de la future Constitution.
Il n’y a rien à ajouter à cela. Chacun se fera sa propre opinion, à l’égard de cette évidence.
-VII –
Restent les remarques conclusives de mon texte qu’ils citent en référence. Là encore, ils avaient tout intérêt à ne pas les mettre en exergue, ou à en comprendre les termes, surtout quand on sait que j’écris ce qui suit :
« Je considère pour ma part que, compte tenu des priorités de l’heure, et notamment de la nécessité urgente de rétablir la sécurité et la tranquillité des citoyens sur toute l’étendue du territoire, il n’y a pas urgence. Deux autres raisons me poussent à considérer qu’il faut prendre son temps ; le caractère fondamental, et donc complexe, des réformes envisagées, d’une part et, d’autre part, la nécessité de construire un consensus qui serait la principale garantie de pérennité du texte à rédiger ».
Alors, ont-ils réglé la question de la sécurité des Centrafricains ? La réponse est non !
Ont-ils pourvu aux autres urgences pour la vie des Centrafricains que sont l’alimentation, l’eau potable, l’électricité, les écoles, les hôpitaux, les routes, et j’en passe ? La réponse est : rien de tout cela !
Peuvent-ils se prévaloir d’un consensus des Centrafricains et l’ont-il seulement cherché, ce consensus ? La réponse est : Certainement pas !
En conclusion
Il y aurait bien des choses encore à dire et, surtout, à redire quant à leur projet conflictogène et mortifère de modification de notre loi commune qu’est notre Constitution. Et il y a aussi bien des choses à entreprendre contre ledit projet. Que mes « promoteurs » providentiels se rassurent, ils le sauront et le verront le moment venu.
En attendant, je me sens le devoir de leur dire : mon texte, lisez-le jusqu’au bout ; si vous ne comprenez pas, je suis disposé à vous expliquer ; et surtout, mon texte, prenez-le dans son intégralité ou passez votre chemin.
Et puis, à la fin, si vous êtes toujours incapables de faire, d’autres Centrafricains le peuvent. Cédez donc le passage…
Paris le 30 juin 2022
Pr Jean-François Akandjî-Kombé
Président de Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA) Citoyen contre le viol de la Constitution et contre la Présidence à vie
Rédigé par la Plateforme de Concertation et d’Action de la Diaspora Centrafricaine
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 4 juillet 2022
Jamais en ces temps modernes, Nation n’a été aussi maltraitée et malmenée par une gouvernance d’improvisations, d’impasses et de vacuité politique, telle l’œuvre de nos gouvernants envers nos populations.
rca-conspiration-et-complot-politique-une-discrete-reunion-au-sommet-de-letat-vise-a-bannir-trois-hommes-politiques-de-lopposition-a-sieger-a-lassemblee-nation/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-45725″ data-wpel-link=”internal”>L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Au sortir de la transition politique de 2013 à 2016, soit sept ans après les turbulences que nous avons connues, Centrafrique, notre patrie, demeure fébrile dans la structure de son état, toujours exposée à une discorde sociale et, en permanence, sans assurance dans le devenir de son existence. Or, Nul ne peut se permettre d’abuser durablement, indéfiniment et impunément de la patience de tout un peuple qui, en dépit de toutes les estocades subies, continue de rester et demeurer “Debout44.
– Le Président Faustin Archange TOUADERA et ses équipes ont atteint le paroxysme de
leurs incompétences à gouverner Centrafrique.
En politique, Nul ne peut gouverner un pays, s’il n’a la maîtrise de son histoire et la culture des enseignements à en tirer.
Les verrous constitutionnels introduits en 2015 dans la constitution, promulguée en 2016, ont une histoire. La constitution de 2016 et les verrous qui y sont contenus, ne sont ni l’œuvre du hasard ni un obstacle mis par un quelconque pouvoir exécutif, qui en serait à l’initiative et, encore moins, ils ne sont pas l’invention de supposés rédacteurs zélés.
– Les verrous, imposés dans le texte constitutionnel de Centrafrique, il faut le savoir, sont la
somme des demandes qui se sont exprimées par nos populations à l’occasion des “Consultations à la base“, précédant le Forum de Bangui. Ainsi donc, les verrous constitutionnels viennent des “tripes“ mêmes de nos compatriotes, les centrafricains et les centrafricaines. Ce sont nos populations qui ont décidé de corriger ainsi toutes les pratiques gouvernementales antérieures. Nos populations avaient, au regard des modes de gouvernances antérieures, décidé de mettre un terme à l’imaginaire de tout personnage qui se surprendrait, un jour, à se peindre en une personnalité exceptionnelle, une fois que les commandes de la nation lui auront été confiées, et chercherait à s’éterniser dans l’exercice des pouvoirs de l’Etat.
– Le Président TOUADERA et ses partisans n’ont rien compris dans la genèse des verrous constitutionnels. C’est pourquoi, ils sont et s’enlisent dans l’erreur. Les verrous constitutionnels n’ont jamais été conçus de la volonté d’une individualité, fusse-t-elle un homme ou une femme, encore moins un personnage politique. C’est donc fort des orientations des consultations à la base et des conclusions du Forum de Bangui, que le Conseil National de Transition, qui n’a jamais été conçue en termes d’une assemblée de majorités et d’oppositions, mais en une agora de toutes les corporations sociales, syndicales, politiques et territoriales de Centrafrique qui, ayant reçu mandat, par l’exécution de l’article 55 de la Charte constitutionnelle, de Transition, s’est chargé « d’élaborer et adopter un projet de Constitution à soumettre au peuple par voie de référendum ».
Ainsi donc, pour la première fois, dans l’histoire de Centrafrique, la Constitution promulguée le 30 mars 2016 est un texte fondateur consensuel, qui n’a connu aucun amendement après son écriture.
Sa principale caractéristique est d’avoir été la transcription d’un désir collectif et commun : Introduire des verrous dans la constitution, encadrant ainsi et strictement la gouvernance, possible, de tout citoyen à qui le peuple lui confierait un jour les commandes de notre nation.
– Le peuple souverain, pouvant défaire ce qu’il l’a fait, il ne pourra le réaliser que dans
l’observation d’un parallélisme des formes, dans les mêmes dispositions qu’en 2015 et selon les règles fixées par la constitution. C’est ce que le Président TOUADERA, son cabinet et leurs acolytes de l’assemblée nationale n’ont pas compris, ni intégrés.
– Les frasques du Président TOUADERA et les impasses multidirectionnelles dans lesquelles
butent ses gouvernements traduisent l’inaptitude du Président de la république à demeurer plus longtemps dans l’exercice de ses fonctions ;
– L’intérêt national n’a, en définitive, jamais été une préoccupation de Monsieur Faustin
Archange TOUADERA.
Il s’agit d’un forfait qui appelle l’application de l’article 47 de la constitution. Au regard de cette trahison, qui est un motif justifiant une destitution, que l’objectif de l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes appelle, en dernier ressort, à une désobéissance civile, populaire, pacifique et continue afin que Faustin Archange TOUADERA se démette, de lui-même, de l’exercice de ses fonctions.
C’est pourquoi, à ces heures décisives de l’histoire de notre nation,
La COSCIPAC nous oblige :
VOX POPULI VOX DEI
Le Président Faustin Archange TOUADERA et ses partisans doivent désormais tirer, eux-mêmes, les conséquences de leurs échecs et qu’ils se rendent à l’évidence de leur inaptitude à demeurer à la gouvernance de Centrafrique.
Il est désormais temps de restituer, dans la paix et dans la concorde, au Peuple souverain, les commandes de sa propre destinée, pour qu’il en décide.
Depuis un certain temps, le Collectif « Touche pas à ma Constitution » constate une nouvelle flambée des actes de violences et des différentes attaques menées par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre les Forces de défense et sécurité centrafricaine.
La nature de ces attaques perpétrées contribue à enfreindre le processus de paix et la sécurité. Non seulement, la situation humanitaire dans notre pays présente un tableau sombre, mais la population civile vivant dans ces zones ravagées par dits conflits sont retranchées dans la brousse, ce qui démontre à quel point l’insécurité alarmante fait basculer notre pays dans une crise inédite de gouvernance.
Par ailleurs, il a été donné de constater que lors des expéditions militaires menées par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la population civile est également prise pour cible. De même, nos Forces de défense et sécurité sont parfois blessés et tombées sur le champ d’honneur.
Fort de tout ce qui précède, le collectif « Touche pas à ma Constitution » apporte son soutien indéfectible à nos Forces de défense de sécurité qui mènent une lutte sans relâche au prix de leur vie pour combattre les bandes armées, tout en condamnant l’ensemble de crimes de guerre commis par la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Le collectif exhorte, la Communauté Internationale à travers la Minusca d’appuyer sans condition nos Forces de défense et sécurité et leurs alliés d’utiliser tous les moyens légaux pour restaurer la paix et la sécurité dans la localité de Ouadda-Djallé et autres.
Pour finir, le Collectif, dénonce la fuite de responsabilité du gouvernement centrafricain dans ce drame sécuritaire, souhaite d’une part, un bon rétablissement aux blessés et d’autre part, présente ses sincères condoléances aux familles des victimes.
A l’entame de son intervention au 14ème Sommet, le Président chinois a d’abord situé l’évènement dans le contexte de tension qui prévaut dans le monde: « Notre monde d’aujourd’hui vit des changements accélérés sans précédent depuis un siècle et la propagation continue de la pandémie de COVID-19 ». Le moment interpelle le Sommet face à sa responsabilité: « Notre sommet aujourd’hui arrive à un moment crucial pour l’avenir de l’humanité. En tant que marchés émergents clés et pays en développement, nous, les pays des BRICS, devons assumer nos responsabilités». Il a souligné le parcours et les défis des BRICS au cours des 16 dernières années : « Au carrefour de l’histoire, nous devrions à la fois revenir sur le chemin que nous avons parcouru et garder à l’esprit pourquoi nous avons créés les BRICS….». Xi Jinping a invité à « maintenir la solidarité et sauvegarder la paix et la tranquillité mondiales », dans un contexte de « la politique de puissance de la guerre froide, et assailli par des menaces de sécurité traditionnelles et non traditionnelles qui émergent constamment ». <img class=”alignleft” src=”https://i0.wp.com/maliactu.net/wp-content/uploads/2022/05/chinois-Xi-Jinping.jpeg?resize=533%2C369&ssl=1” alt=”Le président Xi Jinping au forum annuelle de BOAO : Relever les défis et bâtir l’avenir par la coopération” width=”533″ height=”369″ data-recalc-dims=”1″ data-eio=”l” />Parmi les grandes propositions faites par le Président Xi Jinping figurent notamment :
-l’Initiative de Sécurité Mondiale (GSI), qui « prône une vision de sécurité commune, globale, coopérative et durable …et vise à créer une nouvelle voie vers la sécurité qui prone le dialogue plutôt que la confrontation, le partenariat plutôt que l’alliance et le gagnant-gagnant plutôt que la somme nulle ;
-l’Initiative de Développement Mondial (GDI) qui vise à redynamiser la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable et à construire une communauté mondiale de développement. Il faut améliorer la gouvernance mondiale de la science et de la technologie et permettre à davantage de personnes d’accéder aux fruits des progrès scientifiques et technologiques et d’en bénéficier.
Le Dialogue de haut niveau sur le développement mondial, tenu le 24 juin 2022 sous le thème : « Favoriser un partenariat de développement mondial pour la nouvelle ère » afin de mettre en œuvre conjointement le programme de développement durable à l’horizon 2030 », était présidé par Xi Jinping. Le Président Chinois a évoqué le développement, un thème intemporel pour l’humanité. Il a partagé l’expérience qu’il a acquise durant les années 1960 : « j’ai travaillé comme agriculteur dans un petit village du plateau de Loess. Là j’ai vécu de première main les difficultés de l’agriculture et j’ai vu comment la population locale avait du mal à joindre les deux bouts. Leur désir d’une vie meilleure est resté dans mon esprit depuis. Un demi-siècle plus tard, j’ai revisité le même village et j’ai constaté que les villageois ne manquaient plus de nourriture ni de vêtements, comme en témoignent les sourires heureux sur leurs visages ». Tel pourrait être le symbole de l’engagement du dirigeant chinois pour la réalisation des aspirations du peuple à vivre une vie meilleure. Xi Jinping résume la leçon à retenir de son expérience acquise auprès du peuple dans un vieux proverbe chinois : « Ce n’est que lorsque le grenier est plein que les gens apprennent l’étiquette ; ce n’est que lorsque les gens sont bien nourris et habillés qu’ils connaissent l’honneur et la honte ». Il a ajouté : « Au fil des années, j’ai visité des villes et des villages à travers la Chine et j’ai visité de nombreux pays dans le monde. Une impression profonde que j’ai est que ce n’est que par un développement continu que le rêve du peuple pour une vie meilleure et la stabilité sociale peut être réalisé ».
Le pragmatisme qui caractérise toutes les interventions du président chinois demeurent dans des propositions concrètes, synonymes d’appels : « nous devons établir ensemble un consensus international sur la promotion du développement. Ce n’est que lorsque les gens partout dans le monde vivent mieux que la prospérité peut être maintenue, la sécurité préservée et les droits de l’homme solidement ancrés. Il est important que nous mettions le développement au premier plan de l’agenda international, que nous mettions en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Les engagements de la Chine sont clairs :
— La Chine allouera plus de ressources à la coopération mondiale pour le développement. Nous transformerons le Fonds d’aide à la coopération Sud-Sud en un Fonds mondial de développement et de coopération Sud-Sud, et ajouterons 1 milliard de dollars au fonds en plus des 3 milliards de dollars déjà engagés.
— La Chine travaillera avec toutes les parties pour faire progresser la coopération dans les domaines prioritaires et mobiliser des ressources pour le développement afin d’approfondir la coopération mondiale en matière de réduction et d’éradication de la pauvreté,
Prof. Yoro DIALLO
Chercheur Principal / Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones
Directeur du Musée Africain
Institute of African Studies, Zhejiang Normal University, CHINA
La République centrafricaine connait des tensions sur les stocks de carburants. L’essence d’abord, mais aussi sur le JET-A, le kérosène utilisé pour les avions. Un produit stratégique en rca, où de nombreux axes routiers sont difficilement praticables (saison des pluies, sécurité). Les stocks de JET-A1 sont au plus bas, alerte dans un courrier daté du 28 juin la directrice de TotalEnergies à Bangui.
« Le dépôt aviation de Bangui Mpoko tombera en rupture complète de produit à partir du 2 juillet », selon le document qui a fuité sur les réseaux sociaux. Unhas avait déjà dû réduire les rotations de ses vols humanitaires il y a quelques jours.
Plus de kérosène et des tensions également sur l’essence. Samedi dernier, la force onusienne indiquait avoir acheté du carburant au Soudan et au Soudan du Sud pour alimenter ses bases dans l’extrême nord-est du pays, afin d’assurer la continuité de ses activités.
Une note interne a été diffusée aux équipes afin d’économiser le précieux liquide. La représentante du secrétaire général des Nations unies, le 22 juin, appelait même les membres du Conseil de sécurité à mobiliser tous les États membres pour assurer l’approvisionnement en carburant de la Minusca.
Un acteur du secteur explique que ces tensions s’expliquent par différents facteurs : des ruptures au niveau régional liées notamment au conflit en Ukraine, des failles dans la gestion des stocks à Bangui, mais également les tarifs de vente du litre à prix fixe à Bangui. Ce qui décourage les acteurs qui ne veulent pas vendre à perte.
Enfin, l’approvisionnement en carburant – qui se fait pour la plus grande partie en barge depuis le Congo – ne peut être compensé par la route en saison des pluies. Sollicitées, les autorités centrafricaines n’ont pas donné de précisions.
Bangui (CNC) – À la suite d’un rapport d’enquête publié par l’organisation anti-corruption The Sentry, le bureau du Parquet national antiterroriste ouvre une enquête préliminaire historique en vue d’examiner l’éventuelle implication, en qualité de complices, des sociétés du groupe Castel et de leurs dirigeants dans la commission de crimes contre l’humanité et crimes de guerre perpétrés par des milices armées en République centrafricaine
Centrafrique.org/un-ouvrier-agricole-travaille-dans-un-champ-de-canne-a-sucre-a-ngakobo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Un-ouvrier-agricole-travaille-dans-un-champ-de-canne-a-sucre-a-Ngakobo-450×299.jpg” alt=”Un ouvrier agricole travaille dans un champ de canne à sucre à Ngakobo, à 400 km à l’est de Bangui, le 5 juin 2014 ( AFP / stephane jourdain” width=”450″ height=”299″ />Un ouvrier agricole travaille dans un champ de canne à sucre à Ngakobo, à 400 km à l’est de Bangui, le 5 juin 2014 ( AFP / stephane jourdain
Le rapport de The Sentry a révélé un potentiel soutien d’une filiale du Groupe Castel à des milices armées responsables d’actes de torture, de viols et des tueries de masse
1er juillet 2022 (Paris) – Le Parquet national antiterroriste français (PNAT) vient d’ouvrir une enquête préliminaire pour examiner l’éventuelle implication, en tant que complices, des sociétés du Groupe Castel et de leurs dirigeants dans la commission de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
Cette décision fait suite à la publication d’un rapport d’enquête de The Sentry qui révèle comment une filiale du Groupe Castel, SUCAF RCA, aurait potentiellement financé des milices violentes ayant commis des actes de torture, de viol et des massacres pour protéger son exploitation sucrière et son monopole en République centrafricaine.
Selon John Prendergast, Co-Fondateur de The Sentry, « la décision du Parquet national antiterroriste français d’ouvrir une enquête préliminaire pour examiner le rôle des sociétés du groupe Castel et de leurs dirigeants en tant que potentiels complices de crimes contre l’humanité et crimes de guerre à la suite d’allégations révélées dans le rapport de The Sentry « Culture de la violence », est une étape importante vers la justice et la responsabilité des entreprises qui opèrent dans les pays déchirés par la guerre. Les profiteurs de guerre ont alimenté des conflits armés dévastateurs partout dans le monde, en échappant trop systématiquement à des conséquences juridiques et financières. La décision du procureur, à l’instar de l’affaire Lafarge, devrait envoyer un signal fort aux multinationales : elles peuvent être tenues responsables de leurs activités criminelles, même lorsque celles-ci se déroulent dans des pays où les systèmes judiciaires sont déficients, comme c’est le cas en République centrafricaine ».
Selon Nathalia Dukhan, Enquêtrice à The Sentry, « la décision du Parquet national antiterroriste français représente l’aboutissement de plusieurs années d’enquêtes indépendantes conduites par The Sentry en République centrafricaine. Il n’est pas surprenant que le groupe Castel ait nié toutes les conclusions de The Sentry, malgré les nombreuses preuves contenues dans le rapport d’enquête qui révèle la complicité potentielle des filiales du groupe Castel et de leurs dirigeants dans la commission de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Cette décision représente une lueur d’espoir pour toutes les victimes qui méritent la vérité et la justice ».
Selon Justyna Gudzowska, Directrice – Financements illicites à The Sentry, « la décision du Parquet antiterroriste français rappelle que faire passer les intérêts commerciaux avant la vie des civils ne paie pas à long terme. Cette décision devrait servir de signal d’alarme et avoir un effet dissuasif pour tout autre acteur des milieux d’affaires qui, dans une situation similaire, pourrait penser pouvoir s’associer à des milices violentes et échapper aux conséquences.
Selon Clémence Witt and Anaïs Sarron, Avocates de The Sentry, « Nous nous réjouissons de l’ouverture de cette enquête qui devrait permettre de faire toute la lumière sur les éventuelles responsabilités de sociétés et d’individus, notamment de nationalité française, dans la commission de crimes internationaux d’une extrême gravité ».
Le rapport de The Sentry, « Culture de la violence » a mis en évidence le fait que SOMDIAA, la maison mère de SUCAF RCA, avait connaissance de potentiels soutiens financiers et logistiques en faveur de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), la plus violente milice armée du pays.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU a confirmé que l’UPC a « tué, torturé, violé et déplacé des civils, commis un grand nombre d’atteintes aux droits de l’Homme… depuis sa création en 2014 ».
Dès le lendemain de la publication du rapport de The Sentry, le Groupe Castel, actionnaire majoritaire de SOMDIAA, a publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête interne sur ce qu’il a qualifié « d’allégations graves ».
La Cour de cassation française a décidé en septembre 2021 qu’une entreprise apportant une aide ou assistance à des groupes connus pour commettre des crimes contre l’humanité, même dans le but de poursuivre son activité économique, peut être poursuivie en qualité de complice.
Depuis la publication du rapport, des sanctions ciblées du Conseil de Sécurité des Nations Unies et du département du Trésor des États-Unis ont été imposées à Ali Darassa, chef de l’UPC, et la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine a inculpé Hassan Bouba Ali – numéro deux de l’UPC au moment des faits – pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.
The Sentry a révélé que les deux hommes étaient les principaux bénéficiaires du système de financement potentiellement mis en place par SUCAF RCA.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 juillet 2022
Bangui (CNC) – Dans un document largement circulé sur les réseaux sociaux, dont la Rédaction n’a pas pu authentifier, la direction générale des finances de l’Assemblée nationale a fait un appel de fonds d’un montant de 17 millions de francs CFA aux ministères des Finances et du Budget. Raison évoquée : Évacuation sanitaire en France du député de Carnot Évariste Ngamana, premier vice Président de l’Assemblée nationale .
centrafrique.org/evariste-ngamana-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-titulaire-dun-faux-diplome/evariste-ngamana-2/” rel=”attachment wp-att-57029″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Par arrêté n°102 du 26 avril 2022, le ministre de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet de la présidence, avait suspendu temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger, avec pour principale raison : la crise budgétaire. Or, certains proches du pouvoir, qui sont d’ailleurs très connus pour des actes de fausseté et de magouilles, multiplient des manœuvres dignes de la mafia mexicaine pour tenter de contourner cette décision.
C’est ainsi qu’en mai dernier, par le jeu de la mafia, madame Prisca Wangao, épouse du Président de la commission défense de l’Assemblée nationale , avait été évacuée sanitairement à Tunis, en Tunisie.
Un mois plus tard, c’est le tour du premier vice-président de l’assemblée nationale , députée de Carnot Évariste Ngamana de monter la même procédure pour sa propre évacuation sanitaire à Paris, en France. Mais en voyant de près le document fourni par l’Assemblée nationale au ministère des Finances, on peut aisément croire que les raisons évoquées ne sont pas suffisamment précises pour une évacuation sanitaire. D’ailleurs, sur le document, aucune information sur l’établissement hospitalier qui devrait accueillir le malade, mais seulement les références d’un hôtel dans le sixième arrondissement de Paris et le nom de l’hôtel parisien que l’honorable ira se loger durantun mois. .
Alors, on se demande si monsieur Évariste Ngamana serait évacué sanitairement dans un hôpital ou dans un hôtel à Paris.
Selon un cadre au ministère des Finances et du Budget, c’est une stratégie bien connue de certaines personnalités actuelles du pays.
« Même s’ils veulent effectuer de voyage touristique à l’étranger, ils demandent toujours à l’État de leur donner de l’argent. Mais en ce moment, les caisses de l’État sont vides, et il faut justifier toute sortie de fonds. C’est pour cela qu’ils se ridiculisent de cette manière », ajoute ce cadre.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 1 juillet 2022
Bangui (CNC) – La situation est d’autant plus inquiétante dans le pays du moment où les compagnies aériennes étrangères s’approvisionnent également à Bangui pendant leurs escales.
L’alerte a été lancée par la Société Energy TotalCentrafrique responsable de l’approvisionnement. Dans une correspondance adressée à monsieur le directeur général de l’autorité nationale de l’aviation civile centrafricaine (ANAC) en date du jeudi 28 juin 2022, la société Total Énergies a annoncé que « les opérations d’avitaillement des aéronefs ne pourront plus se poursuivre à compter du 02 juillet 2022, si rien n’est fait pour pallier à ce problème.
La société évoque une « conjoncture internationale défavorable, conjuguée avec les tensions inédites sur le prix de certaines matières premières ». Toutefois, « dérogations exceptionnelles » pourront être accordées par l’autorité nationale de l’aviation civile centrafricaine (ANAC) pour « répondre à des contraintes opérationnelles de certains transporteurs aériens ».
« Les difficultés d’approvisionnement en Jet A-1 à l’international se poursuivent et le dépôt d’aviation de Bangui Mpoko tombera en rupture complète de produit à partir du samedi 2 juillet 2022», a indiqué total Énergies dans sa correspondance qui précise également à cet effet qu’elle sollicite une modification du NOTAM pour indisponibilité de Jet A-1 au dépôt d’aviation de Bangui M’Poko du 02/07/2022, jusqu’à nouvel ordre.
Rappelons que cette tension dans l’approvisionnement des hydrocarbures est fortement liée à la conjoncture internationale avec la guerre en Ukraine. La Russie, deuxième exportateur mondial de pétrole, a réduit sa production, entraînant une flambée du prix du baril qui dépasse désormais 100 dollars.
Pourtant, avec la crise d’hydrocarbure qui persiste dans le pays, les autorités centrafricaines n’ont jamais communiqué sur cette pénurie. Mais sur les réseaux sociaux, des commentaires fusent :
« Quand la médiocrité règne, l’incompétence devient un critère de promotion. Et les conséquences sont la. »., s’alarme un internaute centrafricain. Pour un autre, « l’océan complètement tarit, les requins et autres amphibiens sont aux abois.»