Anicet Georges Dologuélé, Crépin Mboli Goumba, deux leaders de l’opposition, désormais dans le viseur de Touadera

Publié le 12 avril 2022 , 8:12
Mis à jour le: 11 avril 2022 2:00

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Crépin Mboli-Goumba, Anicet Georges Dologuelé, deux hommes politiques, deux parcours différents. L’un est Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), l’autre est Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA). Mais ces deux leaders de l’opposition ont un point commun : double nationalité. C’est justement sur ce point que le pouvoir en place veut les combattre, voir les écarter définitivement de la scène politique nationale.
De gauche à droite, l'opposant Anicet Georges Dologuélé et l'opposant Crépin Mboli Goumba
De gauche à droite, l’opposant Anicet Georges Dologuélé et l’opposant Crépin Mboli Goumba. Photo montage par CNC

 

Politique discriminatoire

 

Afin de rendre effective la volonté politique discriminatoire du chef de l’État Faustin Archange Touadera à l’égard de certains leaders de l’opposition, le ministre -conseiller à la présidence, monsieur Fidèle Gouandjika, appuyé par certains ministres du gouvernement et caciques du parti au pouvoir recommande au Président de la République d’élaborer dans la prétendue nouvelle constitution qui sera soumise bientôt par référendum  au peuple centrafricain un nouveau critère précis pour les candidats aux élections présidentielles, voir même législatives.   Selon eux,  ces derniers doivent répondre à un critère essentiel : ne pas avoir une double nationalité, ni avoir renoncé à sa nationalité étrangère.

Justement, ce critère vise exclusivement deux leaders de l’opposition, à savoir  Anicet Georges Dologuelé , Président de l’union pour le renouveau centrafricain (URCA),de nationalité franco-centrafricaine,  et maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), de nationalité centrafricano-américaine.

Pour de nombreux observateurs, le chef de l’État et ses conseillers sont en train de jouer au feu :

« Je constate que depuis l’arrivée des mercenaires russes en Centrafrique, le pouvoir de Bangui se croit invincible. Il prétend même vouloir nourrir Dieu. Il oublie les grands risques qu’il encourt », s’exclame un enseignant à l’école de Bégoua.

 

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