Nouveau Président du parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana au cœur de la controverse
Centrafrique.org/evariste-ngamana-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-titulaire-dun-faux-diplome/evariste-ngamana-2/” rel=”attachment wp-att-57029″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/Evariste-Ngamana-450×443.jpg” alt=”Évariste Ngamana” width=”450″ height=”443″ />Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Le vendredi 26 mai 2023 restera dans les mémoires comme le jour où le parlement communautaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) a désigné son nouveau Président. La République centrafricaine était à l’honneur, avec deux candidatures en lice : Madame Béatrice Epaye et monsieur Évariste Ngamana. Cependant, cette nomination n’a pas été sans susciter de vives controverses. Les manœuvres qui ont précédé cette décision ont été qualifiées de dignes de la mafia à la colombienne. Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent et qualifient cette institution de nouveau centre de la mafia.
L’un des candidats, monsieur Évariste Ngamana, député de Carnot, est au cœur des critiques. Non seulement il est accusé d’être un véritable dictateur, mais il est également considéré comme le cerveau de la mafia russe au sein du parlement centrafricain. Les allégations de détournement de plusieurs centaines de millions de francs CFA de l’assemblée nationale centrafricaine pèsent lourdement contre lui. On se souvient encore de sa stratégie consistant à pomper illégalement plus de 17 millions de francs CFA de l’État, sous prétexte de se rendre en France pour des soins dentaires. Heureusement, le consulat français a refusé sa demande de visa, mais les 17 millions emportés n’ont jamais été remboursés. De plus, il est également révélé que monsieur Évariste Ngamana est titulaire d’un faux diplôme de licence en droit public de l’Université de Bangui.
Une enquête menée par la radio Ndékèluka a mis en lumière les allégations de détournement de fonds à l’assemblée nationale centrafricaine, et toutes les preuves pointent vers le député Ngamana. Celui-ci a répondu en prenant des mesures pour interdire au journaliste responsable de l’investigation de se rendre à l’assemblée nationale. Malgré ces scandales, sa nomination à la présidence du parlement communautaire de la CEMAC a provoqué une réaction vive en République centrafricaine.
Parmi les voix critiques, Monsieur Alfred exprime son indignation : “Ce que nous avons observé lors de ce vote dépasse notre entendement. Aucun pays de la CEMAC n’est un modèle en matière de démocratie, il n’y a donc rien de surprenant. C’est un coup fatal porté aux principes mêmes établis par ce parlement, qui a déjà perdu toute crédibilité.”
Un autre spectateur de la session parlementaire, Monsieur Alain, raconte son expérience : “L’élection de la présidence du parlement de la CEMAC semblait se dérouler normalement, avec Béatrice Epaye sur le point d’être élue. Cependant, le président de séance a soudainement suspendu le vote et a demandé à la délégation centrafricaine de se retirer pour se concerter. Après cette concertation, Ngamana a affirmé que la position de la délégation centrafricaine était celle exprimée par Nalké, l’un de ses parents. Epaye a ensuite pris la parole, mais la séance a été de nouveau suspendue et la salle a été vidée de tous ceux qui n’étaient pas députés, pour une nouvelle concertation. C’est vraiment étonnant.”
Face à ces réactions, un autre citoyen centrafricain déplore : “Tout se passe bien tant que cela ne se produit pas chez nous, mais dès que ça arrive ici, il y a forcément du désordre. Cela nous déshonore.”
Finalement, la nomination de monsieur Évariste Ngamana en tant que nouveau Président de la CEMAC est actée, mais elle laisse derrière elle un goût amer de controverse et soulève des questions quant à la crédibilité de cette institution.
Tension à Sikikédé : Une bataille impitoyable entre les miliciens autodéfense et les rebelles de la CPC
Bambouti-violent-affrontement-entre-la-milice-dautodefense-azande-ani-kpi-gbe-et-les-rebelles-de-lupc/les-rebelles-de-la-cpc-2/” rel=”attachment wp-att-63433″ data-wpel-link=”internal”>Les rebelles de la CPC
Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Sikikédé, une petite ville paisible nichée au cœur de la préfecture de la Vakaga, est maintenant plongée dans un cauchemar de violence et de panique. Les événements récents ont vu l’émergence d’un groupe de jeunes déterminés à défendre leur communauté contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette confrontation sanglante a éclaté seulement deux jours après le retrait des forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires de la société Wagner, laissant la population locale seule face aux rebelles de la CPC.
L’étincelle qui a allumé cette mèche explosive a été l’assassinat choquant d’un jeune résident de Sikikédé. Les habitants, se basant sur des rumeurs insistantes, ont rapidement accusé les rebelles de la CPC d’être les auteurs de ce meurtre odieux. La colère s’est rapidement propagée dans les rues de la ville, alimentée par l’indignation face à la violence impitoyable qui venait de frapper leur communauté. Mais les problèmes ne s’arrêtaient pas là. Les rumeurs ont également circulé selon lesquelles le maire de Sikikédé aurait été pris en otage par les rebelles, ajoutant ainsi à la tension déjà palpable.
Dans un acte de courage désespéré, les jeunes résidents de Sikikédé ont pris les armes, principalement des armes de fabrication artisanale, et ont décidé qu’il était temps de se défendre. Ils étaient résolus à chasser les rebelles de la CPC qui avaient envahi leur ville, dans l’espoir de restaurer la paix et la sécurité. Cependant, leur réaction impulsive a rapidement dégénéré en un violent affrontement entre les deux factions, plongeant la ville dans un état de terreur.
Le bilan humain de cette bataille est tragique. Des vies ont été perdues des deux côtés, des jeunes idéalistes défendant leur foyer et des rebelles qui cherchaient à s’étendre dans cette partie de la région. Le sang coule dans les rues de Sikikédé, laissant des cicatrices indélébiles sur cette communauté jadis pacifique.
Pour l’instant, la situation sécuritaire à Sikikédé reste incertaine et volatile. Les habitants vivent dans la peur constante de nouvelles attaques et de représailles.
Assassinat brutal d’un adjudant de l’armée de l’air à Bangui : Un acte de violence tragique dans les rues dangereuses de la capitale
Centrafrique.org/bangui-trois-braquages-commis-en-moins-de-24-h-au-quartier-combattant/brigade-de-locrb-de-damala-a-bangui-5/” rel=”attachment wp-att-35122″ data-wpel-link=”internal”>Antenne OCRB de Damala, derrière quartier Combattant, dans le 8e arrondissement. CopyrightDR
Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — Bangui, le vendredi 26 mai 2023 – Une nouvelle sombre a secoué la capitale centrafricaine dans les premières heures de ce vendredi 26 mai 2023. Un adjudant chef de l’armée de l’air, Jean Marc, en service à l’aéroport de Bangui Mpoko, a perdu la vie dans des circonstances tragiques alors qu’il se rendait à la maison dans le but de se rendre à l’heure à la banque pour récupérer son salaire du mois de mai 2023.
Le drame s’est déroulé au cœur du huitième arrondissement de Bangui, plus précisément dans la rue de l’ancien marché Combattant, une zone tristement célèbre pour sa dangerosité extrême. Dans cette partie de la ville, les forces de sécurité ont du mal à maintenir l’ordre, et elle reste sous le contrôle des bandits armés.
Malheureusement, c’est dans ce secteur qu’Adjudant de l’armée de l’air Jean Marc est tombé dans le piège tendu par un groupe d’hommes armés. Sans la moindre pitié, ils ont ouvert le feu sur lui, le tuant instantanément sur place. En plus de lui ôter la vie, les assaillants ont saisi son arme de service, un AK47, ainsi qu’un pistolet et sa moto. Après cet acte barbare, le corps sans vie de Jean Marc a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire.
Il est important de souligner les points sensibles qui caractérisent le huitième arrondissement, dont les plus notables sont :
1) Le terrain de l’ONM, situé à proximité du marché Combattant ;
2) Le Bar Dancing SAWENA, voisin de l’hôpital de Bédé, à quelques mètres de l’ancien marché Combattant ;
3) Le Bar Casier, à proximité de la brigade de l’OCRB de Damala.
Ces lieux, malheureusement connus pour leur insécurité, doivent être abordés avec une attention particulière. Les autorités locales et les forces de sécurité doivent travailler de concert pour mettre fin à cette violence aveugle qui frappe impitoyablement des citoyens innocents.
La perte de l’Adjudant Jean Marc est une tragédie de plus dans la longue liste des vies fauchées par la criminalité à Bangui. Cet événement brutal nous rappelle l’urgence de renforcer la sécurité dans les quartiers les plus dangereux de la capitale et de protéger les membres des forces de l’ordre qui risquent leur vie pour préserver la paix et la stabilité.
La faillite morale de la désignation de M. Évariste Ngamana à la présidence du parlement de la CEMAC
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda
Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — La désignation de monsieur Évariste Ngamana à la présidence du parlement communautaire de la CEMAC, au détriment de madame Epaye Béatrice, députée centrafricaine, a suscité une vive controverse. Dans un post sur la plateforme de messagerie WhatsApp, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC en RCA, exprime sa consternation face à cette situation et soulève des questions sur le fonctionnement démocratique des institutions de la CEMAC.
Un manque de démocratie au sein du parlement de la CEMAC:
Selon Maître Crépin Mboli-Goumba, il est clair que les institutions de la CEMAC ne fonctionnent pas de manière démocratique. Aucun pays membre ne répond aux standards internationaux en matière de démocratie. Cette constatation soulève des interrogations sur la légitimité des décisions prises au sein de cette organisation régionale.
Le choc de la qualité des hommes :
L’aspect le plus frappant de cette désignation controversée est la qualité des candidats en lice. Madame Epaye, qui incarnait une lueur d’espoir pour la restauration de la réputation nationale, s’est retrouvée écartée par une combinazione qui a foulé aux pieds les règles établies et le règlement intérieur. Dans d’autres pays de la région, les dirigeants ont toujours eu à cœur de désigner des représentants capables de porter haut le flambeau national. Cependant, en RCA, ceux qui incarnent la vertu et l’intelligence sont souvent écartés, laissant place à une élite qui ne représente pas les aspirations du peuple.
L’affront à la démocratie:
Maître Crépin Mboli-Goumba souligne le courage de Madame Epaye pour avoir défié cette combinazione qui a souillé la démocratie. Comment parler de victoire quand une injustice a été commise ? Comment parler de défaite quand une faute a été commise ? Cette désignation controversée remet en question la crédibilité du parlement de la CEMAC et constitue un affront à la démocratie.
Une exportation du bracage de la démocratie :
Maître Crépin Mboli-Goumba conclut son post en soulignant que ce régime a fait des progrès en matière de bracage de la démocratie, puisque cela ne se limite plus seulement au niveau national, mais s’exporte désormais au sein de la CEMAC. Cette situation est alarmante et appelle à une réflexion approfondie sur l’avenir démocratique de la région.
La désignation controversée de monsieur Évariste Ngamana à la présidence du parlement de la CEMAC, au détriment de madame Epaye Béatrice, a suscité de vives réactions. Dans son post sur WhatsApp, Maître Crépin Mboli-Goumba exprime son inquiétude quant au fonctionnement démocratique des institutions de la CEMAC et souligne l’affront à la démocratie représenté par cette décision.
Cette situation met en lumière la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’avenir démocratique de la région et l’importance de soutenir des leaders intègres et compétents pour porter les aspirations des peuples de la CEMAC.
Parlement de la CEMAC ! Ô honte ! Ô ignominie ! Analyse du journaliste Ngassan
Centrafrique.org/parlement-de-la-cemac/” data-wpel-link=”internal”>Parlement de la CEMAC
Bangui, 27 mai 2023 (CNC) — À quoi servent encore principes démocratiques que nous avons pourtant établis, comme on aime à le dire, “en toute souveraineté” si nous-mêmes continuons de jouer à la farce, de commettre l’ignominie ?
La nomination de l’honorable Évariste Ngamana comme Président de la CEMAC alors que Mme Béatrice Epaye était aussi en lice, est une violation grave des principes élémentaires de la démocratie. Cela fera cas d’école !
Pour moi, à partir de cette farce, retransmise en direct, le parlement de la CEMAC est donc frappée d’indignité. Cela traduit donc la théorie selon laquelle l’Afrique centrale n’a jamais été un exemple de démocratie.
Quelle société voulons-nous donc pour demain si nous continuons de marcher sur les principes basiques d’élégance démocratique ?
Pour ceux qui diraient que Mme Epaye devait renoncer à sa candidature pour laisser passer Mr Ngamana, je vous répond tout simplement que la hauteur d’esprit aurait voulu que “l’arrangement politique” conclu par Bangui soit porté à la connaissance de Mme Epaye bien avant le déplacement de Malabo. On aurait pu la préserver face à cette affligeante humiliation politique.
Nous avons donc toutes les raisons, nous de la nouvelle génération, de penser que la démocratie en Afrique, plus est, en Centrafrique, doit être entièrement repensée.
Bravo Honorable Epaye ! Vous vous êtes battue comme une lionne pour faire triompher le droit sur les petits calculs de nos États et de vos collègues du parlement de la CEMAC. Hélas que les foutus “arrangements politiques” ont eu raison de votre noble lutte. Vous n’avez pourtant pas démérité. Expérimentée vous l’êtes, pour avoir été vice-présidente du parlement maudit ce jour. Vous serez beaucoup plus utile dans d’autres domaines de la vie publique comme vous l’avez toujours su démontrer par votre grande sagesse politique, la force de votre caractère mais surtout votre dextérité. Les prochains jours seront meilleurs.
Comme votre compatriote Danièle Darlan, vous venez là d’être victime d’une forme d’injustice de la part du régime moribond de Bangui. Danièle Darlan et vous êtes entrées dans l’histoire. On se souviendra à jamais de votre courage face à l’arbitraire. Pour ce régime, ce n’est que la confirmation du féminicide dont il est un des principaux promoteurs à travers l’Afrique et le monde.
Honorable Epaye, c’est justement quand les chemins sont durs que les durs tracent le chemin. Rentrez bien.
Le général Dolewaya et l’ombre du maquis : vers un changement de camp ?
Général du Corps d’Armée, Dolewaya esquissant un pas de danse avec son épouse lors du repas organisé à l’honneur des généraux à bangui le premier février 2020. Photo : présidence de la République centrafricaine.
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La disparition mystérieuse du général Dolewaya, inspecteur général des armées et fervent soutien du Président Touadera, a provoqué un véritable raz-de-marée de réactions sur les réseaux sociaux. Depuis quatre jours, il est introuvable, ses téléphones sont fermés, laissant les internautes perplexes quant à son sort. Les spéculations vont bon train, et chacuny va de sa théorie.
Les premières investigations menées par la Rédaction du CNC confirment la véracité de cette information troublante : le général Dolewaya est bel et bien absent de chez lui au quartier Bimbo depuis maintenant quatre jours. Même la présidence de la République et l’État-major n’ont pas eu de nouvelles de lui, ce qui soulève autant des questions inquiétantes.
Sur les réseaux sociaux, les rumeurs les plus folles circulent. Certains pensent qu’il aurait été enlevé et exécuté secrètement par les mercenaires de Wagner, alimentant ainsi le sentiment de chaos et d’insécurité qui règne dans le pays.
D’autres spéculent sur un possible ralliement du général au maquis, rejoignant ainsi les rangs du général Bozizé dans la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Enfin, il y a ceux qui suggèrent qu’il aurait pris ses distances pour mieux préparer un propre coup d’État et renverser son ami Faustin Archange Touadera devenu un chef de l’Etat téléguidé par les mercenaires de la société Wagner.
Les généraux des forces armées centrafricaines entourant Touadera lors du fameux repas organisé à l’honneur des généraux à Bangui le premier février 2020. Photo: Présidence de la République centrafricaine.
Pourtant, malgré l’effervescence sur les réseaux sociaux, aucune réaction n’a été officiellement exprimée par les autorités militaires ou le gouvernement. Un silence qui ajoute une couche de mystère à cette affaire troublante. Toutefois, à Paris, la diaspora centrafricaine s’inquiète de l’arrivée imminente d’agents spéciaux envoyés par le gouvernement en vue de retrouver le général, voire de l’éliminer.
Face à ce climat d’incertitude, les Centrafricains sont en émoi, partagés entre l’espoir de retrouver le général Dolewaya sain et sauf et la crainte d’un avenir encore plus instable. La disparition d’une figure aussi influente que le général Dolewaya, célèbre maître danseur à la Ndombolo, ne peut être ignorée. Les regards sont désormais tournés vers les autorités, dans l’attente de réponses claires et rassurantes.
Il convient de souligner qu’une équipe d’investigation de la Rédaction de CNC est sur le dossier pour la confirmation dans un prochain article et en attendant de connaître la vérité sur cette disparition inquiétante, les spéculations continuent de se répandre comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Les interrogations demeurent et les hypothèses se multiplient. Seul le temps nous dira ce qu’il est advenu du général Dolewaya et quel impact cela aura sur la situation déjà précaire en République centrafricaine.
Nomination inappropriée : Le désordre règne au sein de l’armée nationale
Le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major des armées centrafricaines
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Le récent épisode de nomination inappropriée au sein de l’armée nationale de la République centrafricaine soulève des questions sur le fonctionnement de l’institution. La nomination du commandant Hervé ROUMON, un pilote de l’armée de l’air, à la tête du douzième Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT-12), a suscité des critiques et des interrogations quant à la logique derrière cette décision. En enquêtant sur les dessous de cette nomination, une image de désordre, d’un règlement de compte et de mauvaise gestion émerge, mettant en lumière les divisions internes et les problèmes de compétence qui affligent l’armée nationale centrafricaine.
Des nominations basées sur des intérêts personnels et Le désordre règne au sein de l’armée
La nomination du commandant Hervé ROUMON, un pilote de l’armée de l’air, à la tête d’une unité d’infanterie soulève des doutes quant à la cohérence et à la compétence des décideurs politiques et militaires du pays. Comment un pilote d’avions de combat peut-il diriger efficacement des troupes au sol ? Cette question légitime souligne le désordre qui règne au sein de l’armée nationale. L’enquête révèle que la nomination de ROUMON est le résultat d’un conflit personnel avec le général Johnson Sakama, sous-chef d’État-major chargé des opérations.
Un conflit sur des questions de fonds :
Le commandant Hervé ROUMON occupait auparavant le poste de chef de la cellule du commandement des opérations au sein de l’État-major, avec des responsabilités importantes dans l’affectation des soldats pour sécuriser les sites miniers chinois dans le pays. En échange de ces services, d’après nos sources bien renseignées, les Chinois ont fait un don financier au commandant ROUMON. Cependant, le général Sakama exigeait une part de cet argent, ce que ROUMON a catégoriquement refusé. Ce différend financier semble avoir conduit à la décision du général Sakama de remplacer ROUMON, en le proposant à la tête d’un bataillon d’infanterie territoriale, un choix clairement inapproprié.
Des conséquences préoccupantes pour l’armée nationale :
Cette nomination inappropriée du commandant Hervé ROuMON met en lumière un problème plus large de division et d’incompétence au sein de l’armée nationale. Le général Sakama, qui n’a jamais commandé une unité de combat, ni n’a mis les pieds en province, est l’un des instigateurs de cette division. Il est impératif de souligner que ces erreurs de nomination affaiblissent considérablement l’armée nationale, mettant en péril sa capacité à défendre le pays.
Le cas du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly :
Un autre exemple troublant de nomination inappropriée est celui du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly, formé en transmission, mais nommé à la tête d’un bataillon d’honneur. Cette décision incompréhensible souligne davantage le manque de cohérence et de professionnalisme dans les nominations au sein de l’armée. Le Lieutenant-colonel a refusé cette nomination, soulignant son incompétence dans ce domaine spécifique.
La nécessité d’une nomination basée sur les compétences pour éviter Le désordre règne au sein de l’armée
La République centrafricaine doit s’interroger sur ses pratiques de nomination au sein de l’armée nationale. Les nominations ne doivent pas être motivées par des intérêts personnels, des rivalités ou des vengeances, mais plutôt par les compétences et l’expertise des officiers. Il est crucial que chaque officier soit nommé à un poste correspondant à sa spécialité et à son expérience, afin de garantir l’efficacité et la cohésion de l’armée.
Le désordre généralisé au sein de l’armée nationale de la République centrafricaine, illustré par des nominations inappropriées telles que celle du commandant Hervé ROUMON et du Lieutenant-colonel DJIM DOUM Alain Charly, soulève des préoccupations quant au fonctionnement de cette institution vitale pour la stabilité du pays. Des divisions internes et des erreurs de gestion compromettent la capacité de l’armée à remplir ses missions essentielles. Il est essentiel de mettre en place des réformes pour garantir que les nominations soient basées sur les compétences et l’expérience, afin de renforcer l’armée nationale centrafricaine et d’assurer la sécurité du pays.
Au cœur de la violence : l’insécurité endémique du Haut-Mbomou déchire des vies, deux personnes tuées, un bébé grièvement blessé et jeté dans la brousse
Centrafrique.org/enfant-maman-tuee-a-obo-et/” data-wpel-link=”internal”>Le bébé, dont la mère a été tuée proche de la ville d’Obo par des hommes armés non identifiés
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Horreur et tragédie dans le Haut-Mbomou : une journée sombre marquée par l’insécurité et la violence aveugle. Le mercredi 24 mai 2023, les habitants de cette préfecture reculée de la République centrafricaine ont été confrontés à une scène cauchemardesque qui restera à jamais gravée dans leur mémoire. Alors que la région était déjà aux prises avec un conflit sanglant entre les milices d’autodéfense locales et le groupe armé UPC, la situation s’est aggravée, laissant derrière elle un lourd tribut de victimes innocentes.
En cette après-midi maudite, aux alentours de 14 heures, une femme et son précieux enfant ont été pris pour cible lors d’une embuscade orchestrée par des individus armés, quelque part entre Kadjemah et OBO. Ce couple innocent se déplaçait à bord d’un taxi-moto, cherchant simplement à rejoindre leur destination en toute sécurité. Mais le destin en a décidé autrement, les précipitant dans un abîme de terreur et de violence inouïe.
Les assaillants, dépourvus de tout sens de l’humanité, ont agi avec une cruauté sans égale. La mère a été abattue de sang-froid, tandis que le conducteur du taxi-moto a subi une mort atroce, sa vie cruellement arrachée par l’épée tranchante des ravisseurs. Et si ces actes ignobles ne suffisaient pas à engendrer l’horreur, l’innocence d’un nourrisson de seulement 4 mois a été bafouée de la manière la plus barbare.
Imaginez un instant la détresse de cet enfant, jeté tel un objet insignifiant au cœur de la brousse impitoyable. Son jeune corps, déjà meurtri avant d’être abandonné, porte les stigmates de la violence qui lui a été infligée. Par une intervention du destin, ou peut-être par une lueur d’humanité qui persiste dans notre monde déchiré, des cultivateurs ont découvert le bébé, offrant un fragile espoir au milieu de cette nuit sans fin.
Actuellement, ce petit être innocent est hospitalisé, recevant les soins appropriés pour tenter de guérir ses blessures physiques autant que possible. Mais qu’en est-il des blessures invisibles, celles gravées dans son âme fragile ? Comment pourra-t-il grandir, connaître l’amour et la sécurité, après avoir été témoin de l’inhumanité la plus brutale ?
Ce terrible événement nous pousse à réfléchir à l’état de notre monde, à la cruauté qui sévit dans certains coins obscurs de la planète. Dans le Haut-Mbomou, l’insécurité est devenue une réalité insoutenable, une menace constante pesant sur la vie quotidienne des habitants. Ces personnes innocentes, pris en otage par des groupes armés, vivent dans un climat de peur et d’angoisse permanent, où la violence est monnaie courante et où chaque journée peut apporter son lot de drames.
En attendant, nos pensées vont à cet enfant innocent, dont la vie a été brisée avant même d’avoir pu commencer. Que sa résilience et sa force intérieure lui permettent de surmonter ces épreuves insurmontables, et que la lumière puisse un jour chasser les ténèbres qui ont assombri son chemin, comme l’a bien dit maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC. Laissons cet événement tragique être le point de départ d’une mobilisation collective en faveur de la paix, de la sécurité et du respect de la vie humaine en République centrafricaine.
Bataille politique au sein du Parlement de la CEMAC : Évariste Ngamana et Béatrice Epaye s’affrontent pour la présidence
Madame Béatrice Épaye, députée de Markounda
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Le Parlement de la CEMAC, Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale, s’apprête à vivre un moment crucial lors de son assemblée extraordinaire des 25 et 26 mai 2023. En effet, l’élection du Président du Parlement Communautaire est prévue, et cette fois-ci, c’est la République Centrafricaine qui doit occuper ce poste prestigieux. Deux députés centrafricains, Évariste Ngamana et Béatrice Epaye, se disputent cette présidence, créant ainsi une véritable bataille politique au sein de l’institution.
Des candidatures centrafricaines en lice :
Les regards sont désormais tournés vers les candidatures centrafricaines. Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale centrafricaine, et Béatrice Epaye, députée de Markounda, sont les deux prétendants à la présidence du Parlement de la CEMAC. L’enjeu est de taille, et les députés centrafricains ont l’opportunité de marquer l’histoire de cette institution régionale.
Évariste Ngamana, premier vice- Président de l’Assemblée nationale
Une annonce prématurée :
Au sein du camp présidentiel, l’optimisme règne déjà avant l’heure. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du Président de la République, n’a pas pu contenir sa joie et a annoncé sur Facebook l’élection de son beau-frère, Évariste Ngamana, en tant que nouveau Président du Parlement Communautaire de la CEMAC. Cependant, il est important de rappeler que le vote n’aura lieu que le 26 mai 2023, et que rien n’est encore joué.
Un programme chargé :
La session extraordinaire du Parlement de la CEMAC prévoit plusieurs points à l’ordre du jour. Tout d’abord, le discours du Président Communautaire élu sera prononcé, marquant ainsi le début officiel de son mandat. Ensuite, les élections aux autres postes du Bureau Communautaire auront lieu, suivies de l’élection des membres des bureaux permanents. Enfin, le compte rendu de la session sera examiné et adopté. La journée se clôturera par une cérémonie solennelle prévue à 15h00, qui marquera l’importance de cette assemblée extraordinaire.
Ceci dit, la bataille politique entre Évariste Ngamana et Béatrice Epaye pour la présidence du Parlement de la CEMAC est sur le point de connaître son dénouement. Les deux députés centrafricains ont l’occasion de représenter leur pays à travers cette fonction prestigieuse au sein de l’institution régionale. Tandis que les spéculations vont bon train, il faudra attendre le 26 mai 2023 pour connaître le nom du nouveau Président du Parlement Communautaire de la CEMAC.
L’État-major de la CPC tire la sonnette : La Centrafrique plongée dans une grave crise humanitaire et une insécurité grandissante
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La situation dans le Nord-est de la République centrafricaine (RCA) est de plus en plus préoccupante, avec l’installation d’une insécurité grandissante et d’une grave crise humanitaire. L’État – major de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), dirigée par l’autoproclamé Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, tire la sonnette d’alarme et lance un appel urgent à l’opinion nationale et internationale.
Selon Ali Darassa Mahamat, dans la région de la Vakaga, aux frontières des deux Soudan, un regroupement de nombreux combattants terroristes, provenant de pays tels que l’Ouganda, le Kenya, la Libye, le Tchad et le Soudan, menace la stabilité de la zone. Ces groupes armés, soutenus par les autorités locales et en complicité avec le gouvernement centrafricain, recrutent massivement des jeunes ressortissants pour les envoyer au front.
Le Chef d’Etat Major Général de la CPC, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, met en lumière les objectifs cachés de ces recrutements massifs. En effet, il révèle que ces nouvelles recrues, ainsi que les rebelles tchadiens et les terroristes libyens, sont destinés à renforcer les forces rebelles soudanaises de la RSF et les mercenaires russes de Wagner présents au Soudan. Leur mission serait de combattre le régime en place à Khartoum avant de se retourner contre la CPC en RCA.
Cette situation inquiétante est également alimentée par les actions des mercenaires russes de Wagner et des forces spéciales rwandaises, qui cherchent à déstabiliser la sous-région d’Afrique centrale. Leur présence en RCA vise non seulement à déstabiliser le pays, mais aussi à menacer les pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun, le Soudan, la RD Congo et le Congo Brazzaville. Les conséquences de leurs actions peuvent être comparées à celles observées au Mali, au Burkina Faso et en Libye.
Le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat, Chef d’Etat Major Général de la CPC, adresse un avertissement au Président Touadéra, lui demandant de mettre fin à ses velléités guerrières visant à déstabiliser les pays voisins.
Parallèlement, le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat exhorte le Secrétaire Général des Nations Unies, ainsi que les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à rappeler à l’ordre la Minusca. Il demande à cette mission de maintien de la paix de respecter strictement son mandat, au lieu de se détourner de ses responsabilités. Il souligne également la nécessité pour la MINUSCA de cesser toute collusion avec les groupes rebelles étrangers et les mercenaires russes de la société Wagner présents sur le sol centrafricain.
La crise humanitaire qui sévit dans la région de la Vakaga est également alarmante. L’afflux massif de plus de 10 000 réfugiés soudanais et de rapatriés a créé une situation sans précédent, caractérisée par un manque criant de denrées alimentaires, une inflation galopante et un besoin urgent d’aide médicale et de sécurité. Les populations déplacées sont laissées à elles-mêmes, car la MINUSCA a négligé son devoir de protection des civils au profit de ses propres intérêts.
Le Général d’Armée Ali Darassa Mahamat lance un appel urgent aux organisations internationales humanitaires pour qu’elles viennent en aide à ces réfugiés qui affluent chaque jour en Centrafrique. Il exhorte également l’Organisation des Nations Unies, l’Union Africaine, la CEEAC, l’Union Européenne, la CIRGL et la Ligue Internationale des droits de l’homme, ainsi que tous les partenaires de la République centrafricaine, à prendre conscience du génocide en cours à l’encontre de la communauté musulmane, en particulier la minorité peule. Il dénonce également le trafic d’organes humains perpétré par les rebelles étrangers et les mercenaires russes de la société Wagner en RCA.
Dans les coulisses de la duplicité : Les dessous de l’arrestation des chefs rebelles tchadiens en Centrafrique
Capture d’écran des rebelles tchadiens formés par les mercenaires de Wagner en Centrafrique et capturés par les forces tchadiennes
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Dans une série de manœuvres audacieuses et controversées, le Président centrafricain Faustin Archange Touadera a orchestré un scénario ahurissant visant à déstabiliser le Tchad. Après la menace des autorités tchadiennes contre la RCA, les autorités de Bangui ont organisé une prétendue arrestation de chefs rebelles tchadiens, formés et soutenus par les mercenaires de Wagner, et installés en toute complicité par le gouvernement centrafricain sur son territoire. Cette machination politique a jeté une ombre sombre sur les intentions et la sécurité de la région, soulevant des questions troublantes sur les actions du Président Touadera et mettant en danger la vie de milliers de personnes.
Un jeu de dupes :
Tout a commencé lorsque le ministre tchadien de la défense nationale a publiquement menacé d’intervenir militairement jusqu’à Bangui si possible contre les rebelles tchadiens installés et soutenus par le gouvernement centrafricain sur son territoire. Quelques jours plus tard, les autorités militaires de Bangui ont invité les soi-disant chefs rebelles tchadiens à une réunion pour discuter de leur reddition, les menaçant de cesser tout financement et soutien logistique avec eux. Cette manœuvre visait à les préserver d’une possible confrontation meurtrière avec les forces tchadiennes.
De retour dans leur bastion à Lim-Pendé, les prétendus chefs rebelles ont tenu une réunion avec leurs troupes dans la forêt. Cependant, ces dernières étaient mécontentes et qualifiaient les autorités centrafricaines de lâches et de traîtres. La division s’est alors installée au sein des rebelles, entre ceux en faveur de la reddition et ceux prônant la poursuite des hostilités avec l’armée tchadienne. Ce dernier groupe radical était soutenu par le groupe de mercenaires de Wagner, déterminé à affronter le Tchad.
La mascarade de l’arrestation :
24 heures avant l’intervention de l’armée tchadienne sur le territoire centrafricain, l’armée centrafricaine a organisé une mise en scène pour arrêter les chefs rebelles tchadiens. Dans la ville de Bétoko, située à 45 kilomètres de Paoua, les prétendus chefs rebelles ont reçu un appel sur leur téléphone portable les invitant à une réunion avec les autorités préfectorales de Lim-Pendé. Bien conscients de la stratégie, ils se sont néanmoins rendus sur place, sachant parfaitement qu’ils étaient piégés. Ils furent arrêtés et remis aux autorités tchadiennes.
Il est important de noter que ces prétendus chefs rebelles tchadiens n’ont pas été capturés lors d’un affrontement armé. Pendant ce temps, un autre groupe, informé à l’avance, se dirigeait vers le sud du Tchad pour mener une opération dans un village. Les autorités militaires tchadiennes estiment que ces rebelles sont au nombre de près de 5000, mais jusqu’à présent, seule une poignée d’entre eux ont été tués ou arrêtés lors de l’opération militaire sur le territoire centrafricain.
La collusion et la souffrance du peuple :
Des informations circulant abondamment sur les réseaux sociaux laissent entendre que certains rebelles tchadiens se sont vêtus en uniformes des forces armées centrafricaines et combattent même aux côtés des soldats FACA et des militaires tchadiens dans le nord du pays. Cette complicité apparente soulève des questions troublantes quant à l’intégrité et à l’objectif du gouvernement centrafricain dans cette situation.
Ce jeu trouble orchestré par le Président Touadera plonge la région dans une insécurité totale. Même face au massacre perpétré par les rebelles tchadiens à seulement 14 kilomètres de Paoua, les autorités centrafricaines sont restées silencieuses, adoptant un comportement coupable. Le peuple centrafricain est livré à lui-même, sans protection ni soutien de son propre Président, qui semble préférer protéger son régime en faisant alliance avec des criminels du monde entier, au détriment de ses propres concitoyens.
La machination du Président Touadera contre le Tchad a révélé un jeu politique dangereux et troublant, mettant en péril la sécurité de la région. La manipulation des chefs rebelles tchadiens par les autorités centrafricaines et leur complicité avec des groupes de mercenaires étrangers soulèvent des questions cruciales sur l’intégrité et les motivations du gouvernement de Bangui. Tandis que la population centrafricaine continue de souffrir, la responsabilité du Président Touadera dans cette crise grandissante ne peut être ignorée. L’heure est venue pour les dirigeants régionaux et la communauté internationale de prendre des mesures fermes afin de mettre fin à cette spirale de violence et de préserver la paix dans la région.
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — Bangui, 24 mai 2023 – Dans une lettre adressée à l’honorable Guy Samuel NGANATOUA, Président de la Commission Économie, Finances et Plan, la députée Rachel Ngakola , et deux de ses collègues à savoir Anicet Georges Dologuelé et Martin Ziguelé , ont exprimé des réserves profondes concernant le projet de loi régissant la tokenisation des ressources naturelles et foncières en République Centrafricaine. Cette correspondance met en évidence les préoccupations sur la forme et le fond du projet, tout en soulignant l’urgence suspecte avec laquelle il est traité.
Sur la forme, les députées font remarquer que le traitement du dossier se fait dans une logique d’extrême urgence, ce qui suscite des interrogations et des soupçons. Le débat général et le vote sur ce projet de loi sont prévus dès le 27 mai, soit une semaine après la Conférence des Présidents du 19 mai. Cela laisse très peu de temps à la commission mixte pour examiner le texte, organiser les auditions et rédiger son rapport. Les députés seront donc amenés à voter sur un texte qu’ils n’auront pas eu le temps de lire, alors qu’il s’agit d’une loi qui vise à révolutionner l’économie du pays. Selon les règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale, la commission mixte devrait disposer d’un temps adéquat pour mener son travail et produire son rapport avant de proposer une date pour le débat général et le vote. Ces faits sont d’autant plus troublants qu’ils font écho à la convocation en session extraordinaire du Conseil Économique et Social les 16 et 17 mai pour donner un avis sur ce projet de loi, de façon précipitée.
Sur le fond, les députées Rachelle Ngakola, Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé soulignent que non seulement ce projet de loi n’est pas opportun, mais qu’il pose également plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions. Ils rappellent une précédente lettre datant du 20 avril 2022, dans laquelle ils exprimaient déjà des réserves quant à la loi régissant la cryptomonnaie en République Centrafricaine. À l’époque, ils avaient signalé les contraintes légales, règlementaires et techniques rendant le projet irréalisable. Malheureusement, son avis n’avait pas été pris en compte, et la lettre avait même été qualifiée de “tract d’opposants” en plein hémicycle. Les événements ont finalement donné raison à ces députés , puisque le gouvernement a été contraint de faire marche arrière face aux réalités des engagements internationaux du pays.
Aujourd’hui, le même gouvernement présente un projet de loi qui vise à transformer les ressources naturelles du pays en actifs financiers numériques, échangeables sur une plateforme blockchain nommée SANGO. Cependant, les députés soulignent que les difficultés objectives rencontrées dans l’application de la loi régissant la cryptomonnaie devraient servir de leçons. Avant de s’engager dans la tokenisation des ressources naturelles et foncières, le gouvernement devrait recueillir l’avis des professionnels du domaine et des partenaires techniques et financiers, et améliorer les moyens de contrôle pour une meilleure captation des ressources issues de ces secteurs économiques.
La priorité devrait être donnée à l’organisation, à la réglementation et à la rentabilisation des secteurs existants, plutôt que de se lancer dans une aventure incertaine. En effet, bien que le pays possède des ressources naturelles abondantes, leur contribution au budget national ne représente actuellement que 2,9% des recettes propres en 2022, avec une projection optimiste de 5% dans le budget 2023. Il est donc primordial de réorganiser ces secteurs afin de mettre fin à l’exploitation gratuite de ces ressources, accordée à des entreprises et à des particuliers qui profitent de la population centrafricaine. Les députés soulignent que le pays ne dispose ni des installations techniques adéquates, ni de l’expertise technique et financière, ni de la réglementation adaptée pour expérimenter de telles solutions innovantes.
Ces trois députés informent qu’ils s’opposent fermement à ce projet de loi et refuse de soutenir un rapport de commission le validant. Ils estiment que les conditions de son opportunité ne sont pas réunies et appellent à une réflexion approfondie sur les enjeux réels de la tokenisation des ressources naturelles en République Centrafricaine.
En espérant que cette lettre suscite une prise de conscience et un débat constructif, il est nécessaire de considérer les réserves légitimes exprimées par les députés Anicet Georges Dologuelé, Rachelle Ngakola et Martin Ziguelé concernant le projet de loi régissant la tokenisation des ressources naturelles et foncières en République Centrafricaine. Il est crucial de prendre en compte les leçons du passé et d’adopter une approche réfléchie et consultative avant de mettre en œuvre des projets d’une telle envergure, afin d’assurer l’intérêt supérieur du pays et de ses citoyens.
Une lueur d’espoir dans les moments sombres : Le message inspirant de Maître Crépin Mboli-Goumba”
Centrafrique.org/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patrie/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-President-du-parti-PATRIE-450×401.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE” width=”450″ height=”401″ />Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC
Bangui, 26 mai 2023 (CNC) — La lumière de la foudre révèle les visages cachés dans l’obscurité de la nuit, dévoilant leurs expressions et intentions à ceux qui savent regarder. C’est dans cette perspective que Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) en République centrafricaine, partage une réflexion profonde sur la nature de la vie. Dans un tweet matinal, il souligne la capacité de la foudre à apporter une lueur dans les moments les plus sombres, trouvant ainsi du positif même dans les malheurs qui nous frappent.
La poésie de ces mots résonne comme une invitation à la contemplation, à regarder au-delà des apparences et à chercher les opportunités qui se cachent au sein de nos épreuves. La foudre, souvent perçue comme un phénomène destructeur, est ici présentée comme un instrument d’illumination. Elle révèle des visages dissimulés dans l’ombre, mettant en lumière leurs expressions et intentions profondes. Tout comme dans la vie, les difficultés peuvent être perçues comme des éclairs qui révèlent des aspects cachés de notre existence.
Le message de Maître Crépin Mboli-Goumba est empreint d’une vision positive et optimiste. Il nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, il existe des aspects lumineux et des leçons à tirer. La foudre, symbole de puissance et d’énergie brute, nous rappelle que nos adversités peuvent nous aider à mieux comprendre les personnes qui nous entourent et à discerner leurs intentions réelles. Elle nous permet de voir au-delà des apparences superficielles et de saisir les vérités qui se cachent derrière les masques.
Dans un monde où les malheurs et les épreuves sont inévitables, il est essentiel de trouver du positif, même dans les moments les plus difficiles. Cette perspective nous encourage à ne pas être découragés par les épreuves, mais plutôt à les utiliser comme des tremplins vers une meilleure compréhension de nous-mêmes et des autres. Les défis que nous affrontons peuvent nous aider à grandir, à renforcer notre résilience et à développer notre discernement.
En partageant cette réflexion, Maître Crépin Mboli-Goumba nous invite à cultiver un regard éclairé sur le monde qui nous entoure. Il nous encourage à rester ouverts aux leçons que la vie nous offre, même lorsque nous sommes confrontés à des épreuves apparemment insurmontables. C’est dans ces moments de vulnérabilité que la véritable nature des individus se révèle, offrant ainsi une opportunité d’apprendre et de grandir.
Au final, le tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba nous rappelle que la vie est une combinaison d’ombres et de lumières, de défis et d’opportunités. Il nous invite à être des observateurs attentifs, capables de voir au-delà des apparences et de saisir les aspects positifs même dans les moments les plus sombres. En adoptant cette perspective, nous pourrons transformer nos malheurs en catalyseurs de croissance personnelle et collective.
À Sikikédé, les habitants manifestent au moment du Départ des soldats FACA
sur la route poussiérueuse de Sikikédé, dans la Vakaga, le 22 février 2023
Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Le départ des éléments de forces armées centrafricaines de Sikikédé, suite à celui des mercenaires de Wagner , provoque la colère et l’inquiétude parmi la population locale. Face à un manque criant d’équipements et de munitions, les soldats ont été contraints de quitter leur poste, ont présenté les habitants livrés à eux-mêmes. Cette situation précaire n’est pas unique à Sikikédé, mais se reproduit également dans d’autres localités telles que Gordile et Akroussoulback .
La détresse des soldats FACA :
Les soldats des forces armées centrafricaines ont exprimé leur colère face à un manque cruel d’équipements logistiques et de munitions. Avant le départ des mercenaires de Wagner de Sikikédé, ils ont poussé ces derniers pour leur laisser leurs véhicules, mais cette requête a été catégoriquement rejetée, les renvoyant vers leur État propre-Major. De même, leur demande de munitions s’est heurtée à un refus sans appel.
Privés de solde, de primes et de moyens adéquats, les soldats se sont retrouvés contraints de suivre les mercenaires de Wagner à Ndélé, abandonnant ainsi leur poste à Sikikédé. Cette situation est loin d’être un cas isolé, car elle se reproduit dans d’autres localités où les soldats FACA ont également choisi de rentrer à Ndélé.
Une population livrée à elle-même :
Conséquence directe de l’abandon de leur poste par les forces armées centrafricaines, la population locale se retrouve désormais face à une réalité préoccupante et incertaine. Sans la présence sécuritaire des soldats, les habitants de Sikikédé, de Gordile et d’Akroussoulback sont laissés pour compte, exposés aux risques et vulnérabilités qui accompagnent cette situation.
La détresse de la population se fait ressentir, alors qu’elle peine à trouver des solutions à cette crise. Les services essentiels, tels que la sécurité et l’approvisionnement en biens de première nécessité, deviennent de plus en plus précaires. Les habitants sont confrontés à un sentiment d’abandon et d’insécurité croissant, craignant pour leur sécurité et celle de leurs proches.
Appel à une réponse urgente :
Face à cette situation inquiétante, il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour répondre aux besoins immédiats de la population de Sikikédé et des autres localités touchées. Il est crucial de garantir leur sécurité, en déployant des forces de maintien de l’ordre adéquates et en fournissant les moyens nécessaires pour assurer leur protection.
En parallèle, il est impératif de répondre aux préoccupations des soldats FACA en leur fournissant des équipements, des munitions et les ressources nécessaires pour mener à bien leur mission. Les soldats, qui préféraient leur vie pour assurer la sécurité du pays, souhaitaient un soutien et une reconnaissance de la part de leur gouvernement.
Scandale dans l’affaire des munitions d’armes de guerre interceptées à Bambari : libération de tous les suspects
Abdoulback ramadane, l’un des trois suspect maintenu à la SRI dans l’affaire de trafic de minutions de guerre
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Une histoire sombre et choquante secoue la Centrafrique, mettant en lumière un trafic d’armes de guerre et de munitions impliquant le frère du ministre d’Etat de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Quatre caissettes de munitions d’armes de guerre AK-47 ont été interceptées dans un véhicule appartenant au frère du ministre à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Bien que plusieurs personnes aient été retrouvées dans le véhicule, toutes, à l’exception d’une, ont été relâchées, créant ainsi un véritable scandale.
Nos investigations ont révélé que ce trafic d’armes et de munitions était dirigé par un groupe de cinq soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) originaires de la Vakaga et tous apparentés au ministre d’Etat de la Justice Abazène. Depuis plus de cinq ans, selon nos sources, ces soldats achètent régulièrement des caissettes de munitions à Bangui pour les acheminer par voie terrestre vers le nord, où leurs parents sont impliqués dans des groupes armés. Mais c’est le 19 mai dernier que leur plan a été déjoué lorsque le véhicule 4×4 du frère du ministre, chargé de cette transaction, a été arrêté par les forces de l’ordre à Bambari alors qu’il se rendait à Bria en provenance de Bangui.
Lors des interrogatoires, des explications contradictoires ont fusé dans toutes les directions. Le conducteur a accusé l’un des passagers d’être le propriétaire des munitions, tandis qu’un autre a prétendu qu’elles étaient destinées à la chasse. Enfin, un autre passager a avoué que les munitions devaient être transportées à Bria avant d’être acheminées en moto jusqu’à Ouadda, où elles étaient destinées au chef rebelle Ali Mohamed, également connu sous le nom de B13 et chef d’état-major du PRNC.
L’ampleur de cette affaire est d’autant plus frappante que la gendarmerie de Bambari a joué un rôle déterminant dans son éclaircissement. Les quatre membres de l’équipage ont été transférés dès le lendemain à la gendarmerie de Bangui et ont été placés en détention provisoire à la section de Recherche et d’Investigation. Cependant, après leur audition par les enquêteurs, trois d’entre eux ont été relâchés sans explication, laissant seulement l’un d’entre eux en garde à vue.
Lors de leur libération, une équipe de notre rédaction a pu s’entretenir avec les suspects relâchés, et leurs révélations ont été à la fois choquantes et révélatrices de la complexité de la situation. Il a affirmé qu’il était préférable de sacrifier l’un d’entre eux pour sauver les trois autres, déclarant que c’était la meilleure stratégie. Selon eux, l’individu actuellement en garde à vue serait libéré par leur oncle, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène, une fois que l’affaire serait oubliée par les Centrafricains, probablement dans un délai d’un à deux mois.
Il est important de souligner qu’un des soldats impliqués dans ce trafic, Frédéric Ndomodeko du sixième Bataillon d’infanterie, est le neveu direct du ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Même son frère aîné, monsieur Ndomodeko paterne, ressortissant de l’ENA de Lomé promotion 2016-2019 finance-trésor, c’est le propriétaire du véhicule incriminé, monsieur Déya Abazène, un douanier, et le ministre Arnaud Djoubaye Abazène qui avaient financé ses études à Lomé.
Il est inquiétant de constater que toute une famille est impliquée dans ce trafic d’armes et de munitions vers le nord du pays, et cela depuis plus de cinq ans. Cette affaire met en lumière la manière dont les proches du président Touadera sont impliqués dans diverses activités criminelles, tout en étant les premiers à critiquer les autres. Dans ces conditions, comment la nation centrafricaine peut-elle progresser ?
Il est désormais primordial que les autorités fassent toute la lumière sur cette affaire et prennent des mesures adéquates pour garantir que les responsables de ce trafic illégal d’armes de guerre soient tenus pour compte. Les Centrafricains doivent pouvoir faire confiance à leurs dirigeants et avoir l’assurance que de telles pratiques criminelles ne resteront pas impunies.
Lutte contre les bandits armés, Incursion sur le sol centrafricain des soldats de forces armées de la RDC
Village Maïgari, à 7 kilomètres de Kouango, au centre de la RCA. Photo CNC / Bertrand Yékoua
Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Dans un nouvel épisode de lutte contre les bandits armés dans la région du sud-est de la République centrafricaine, les soldats des forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) ont franchi la frontière pour entrer sur le territoire centrafricain . Leur objectif : détruire une base des miliciens Anti-Balaka dans la localité de Kouango , située à 139 kilomètres au sud-Est de Bambari. Cette incursion fait suite à celle des éléments des forces armées Sud-Soudanaises , qui ont récemment affronté les miliciens d’autodéfense dans la localité frontalière de Bambouti.
D’après notre correspondant sur le terrain, les soldats congolais sont arrivés lourdement armés, franchissant la rive Oubangui pour se confronter aux miliciens Anti-Balaka, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette opération vise à réprimer les activités des miliciens qui, il y a près d’un an, avaient traversé la frontière pour attaquer l’armée congolaise et se sont emparés d’armes et de munitions.
Suite à cet incident, les autorités congolaises ont mené des enquêtes approfondies, aboutissant à la localisation de la base des miliciens Anti-Balaka à Kouango. Avec l’accord des autorités centrafricaines, les soldats congolais ont pris l’initiative d’engager une offensive contre les miliciens. Tôt ce matin, ils ont traversé la frontière à bord de trois charrettes et se sont dirigés vers la zone où se trouvaient les miliciens Anti-Balaka, à 25 kilomètres de Kouango.
Le bilan de l’affrontement n’est pas encore précis, mais des sources font état de plusieurs morts et de nombreux blessés.
Les failles de l’armée centrafricaine exposées par la rétrogradation des deux officiers des FACA par le Président Touadera
Amdafock/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35492″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.” width=”450″ height=”253″ />Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui , 25 mai 2023 ( CNC ) — Le président de la République centrafricaine, Monsieur Faustin Archange Touadera, a rétrogradé le chef du bataillon KANGA-KETTÉ Samson , et son adjoint, le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE Cyrille, pour leur implication supposée dans des activités illégales. Les motifs évoqués incluent la libération des prisonniers contre l’argent, des infractions aux règlements militaires, l’exploitation illégale de minerais et des cas d’inaptitude au commandement. Cette décision, bien que prise dans le but de maintenir l’intégrité de l’armée, soulève des questions sur l’impunité dont semblent bénéficier certains soldats et officiers impliqués dans des actes répréhensibles.
Le contexte de l’affaire :
Le 14 octobre 2022, un groupe de rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) a attaqué un poste avancé de l’armée nationale à Sikikédé, près de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, faisant 21 soldats prisonniers. Parmi eux, se sont désignés le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE Cyrille, adjoint du commandant KANGA-KETTÉ. Les autres soldats ont réussi à s’enfuir. Cinq jours plus tard, le commandant KANGA-KETTÉ a été arrêté par les mercenaires de Wagner, qui l’accusaient d’être l’instigateur de l’attaque à Sikikédé et d’être en collusion avec les groupes armés responsables de la prise d ‘otages.
Les motifs de la rétrogradation dans l’armée centrafricaine
Le commandant KANGA-KETTÉ a été rétrogradé au grade de capitaine et le lieutenant DENAMSE DOKA HONROYE en sous-lieutenant pour des raisons variées. Le premier est accusé d’avoir libéré trois prisonniers en échange d’argent, d’avoir enfreint les règlements militaires en exploitant des minerais dans la localité et d’avoir usurpé des titres en délivrant des certificats qui ne relèvent pas de sa compétence. Quant au lieutenant DENAMSE DOKAHONROYE, il lui est reproché une inaptitude au commandement et un manque de prise en main en zone opérationnelle ayant conduit à la prise d’otages.
Interrogations sur l’intégrité de l’armée :
La rétrogradation de ces deux officiers soulève des questions sur l’intégrité globale de l’armée centrafricaine. Bien que cette décision puisse être perçue comme une volonté de lutter contre la corruption et les infractions au sein des forces armées, elle met également en évidence l’impunité dont semblent jouir certains soldats et officiers qui commettent des actes répréhensibles.
Certains membres des mercenaires de Wagner ont été accusés de fuir les combats, de piller et de voler des paysans, sans pour autant être inquiétés. Il est également rapporté que certains soldats et officiers de l’armée ont été impliqués dans des vols, des braquages et des assassinats de civils, bénéficiant de la protection de leurs proches haut placés au sein de l’armée.
Conclusion :
La rétrogradation de l’ex-commandant du détachement des FACA à Gordile et son adjoint par le Président Touadera soulève des interrogations sur l’intégrité de l’armée centrafricaine. Bien que cette décision puisse être perçue comme un pas vers la lutte contre la corruption et les actes répréhensibles, elle met en évidence l’impunité dont semblent bénéficier certains soldats et officiers. Pour garantir la créance et la confiance envers les forces armées, il est essentiel de poursuivre les enquêtes sur les allégations de mauvaise conduite et d’assurer que toutes les personnes impliquées, quelle que soit leur position, soient tenues responsables de leurs actes. Les prisons sont construites pour ceux-là. L’intégrité de l’armée est primordiale pour maintenir la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine.
Abakar Sabone fait de révélations choquantes sur l’existence d’un escadron de la mort à Bangui
Un véhicule de patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de la police à Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans un message audio largement partagé sur la messagerie sociale WhatsApp, l’ancien ministre chef rebelle, le Tchado-centrafricain, Abakar Sabone, vivant en exil au Tchad depuis près de cinq ans, a révélé une vérité effrayante : l’instauration par le Président de la République Faustin Archange Touadera d’un escadron de la mort au sein de la capitale centrafricaine, Bangui. Selon ses déclarations, plus de 1800 personnes auraient déjà été tuées dans l’enceinte de l’Office central pour la lutte contre le banditisme (OCRB), dont les corps sont parfois jetés sur les rives de l’Oubangui ou derrière le cimetière de Ndrèss.
Abakar Sabone affirme que cet escadron de la mort est principalement composé de miliciens Requins et d’éléments de la police de l’OCRB, transformant ainsi ce lieu en un abattoir humain. L’OCRB, autrefois connu des Centrafricains comme une institution de lutte contre le banditisme, a été perverti en une police politique, estime l’ancien ministre chef rebelle. Selon lui, l’OCRB est devenue une machine à tuer les Centrafricains, où chaque jour ou nuit passé dans cette structure, est synonyme d’une mort certaine. Les victimes sont tuées sans pitié.
L’ancien ministre décrit exactement les deux cellules à l’OCRB du centre-ville. L’une d’entre elles, celle collée à la clôture de l’école et collège du centre ville, est relativement sûre, mais la seconde, collée à la clôture de la direction générale de la société de téléphonie mobile Moov, est décrite comme un abattoir par Abakar Sabone, ou ” une morgue sans congélateur”, selon le surnom que les détenus de la première cellule la donnent. Selon Abakar Sabone, l’OCRB est maintenant dirigée par la milice Requin, et tous les policiers qui y travaillent font partie de cette milice. Les véritables policiers y travaillaient avant ont été tous mutés ailleurs.
Face à ces révélations choquantes, l’ancien ministre appelle la ligue des droits de l’homme à mener des investigations pour confirmer ses dires. Selon lui, depuis 2016 jusqu’à présent, le nombre de personnes tuées dans l’enceinte de l’OCRB s’élève à 1880.
Abakar Sabone adresse un avertissement particulier aux habitants du quartier KM5, les incitant à faire preuve de prudence dans leurs déplacements. Il recommande de ne pas sortir de chez soi après 18 heures, même en cas d’urgence, et de ne plus répondre aux convocations de l’OCRB, sous peine d’une mort certaine.
L’ancien ministre Abakar Sabone va même plus loin pour décrire également les méthodes utilisées pour tuer les gens à l’OCRB. Selon lui, si quelqu’un est emprisonné à l’intérieur, il sera laissé sans nourriture, ni l’eau pendant au moins, une semaine, jusqu’à l’épuisement total. En cas de résistance, les geôliers procéderont alors à son exécution par suffocation. Le corps sera ensuite récupéré et jeté dans les eaux de l’Oubangui.
Enfin, le Tchado-centrafricain, Abakar Sabone déclare que l’OCRB ne dépend plus du ministère de l’Intérieur ni de la Défense, mais de la présidence de la République. C’est donc le Président Touadera lui-même qui gère directement cette institution désormais.
Ces révélations fracassantes soulèvent des questions essentielles quant au respect des droits de l’homme et à la sécurité des citoyens en République centrafricaine. Il est primordial que la ligue des droits de l’homme mène des investigations approfondies pour vérifier ces allégations, afin d’assurer que la vérité éclate au grand jour et que les responsabilités soient établies. La vie et la dignité des Centrafricains ne peuvent être sacrifiées au nom d’intérêts politiques ou de pouvoirs abusifs. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à cette situation inacceptable et rétablir la confiance des citoyens envers leurs institutions.
Souffrance et misère en Centrafrique : Un pasteur évangéliste appelle à la libération du pays par la prière
Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans une déclaration publique largement partagée sur les réseaux sociaux, le Pasteur évangéliste Patriarche Maxime Ngouyombo a appelé dimanche dernier à la prière pour la libération de la République centrafricaine de la souffrance et de la misère. Sa déclaration s’adresse à tous les Centrafricains, quelles que soient leur origine, leur religion ou leur catégorie sociale. Cependant, il attire l’attention sur les agissements du Président Touadéra, remettant en question sa légitimité et affirmant qu’il est devenu un rebelle devant Dieu.
Le Pasteur Ngouyombo souligne que Dieu ne choisit pas les dirigeants en fonction de leur ethnie ou de leur religion, mais en fonction de leur capacité à respecter sa parole. Selon lui, le Président Touadéra avait juré de ne pas dépasser les deux mandats constitutionnels, mais il ne les a pas respectés, ce qui, selon le Pasteur, le place en désobéissance spirituelle et en opposition à Dieu. Il accuse également le Président d’être responsable de la détérioration des conditions de vie en Centrafrique, caractérisée par l’absence d’électricité, d’eau potable, de soins médicaux adéquats, et une situation de famine généralisée.
Le Pasteur Ngouyombo affirme également que des violences sont commises contre des citoyens pacifiques, y compris des représentants religieux, tels que des pasteurs, des prêtres et des imams. Il accuse le Président Touadéra d’avoir organisé des assassinat à l’aide de mercenaires et de milices, engendrant ainsi la terreur dans le pays. Le Pasteur établit un lien entre la faiblesse du Président et les actes de violence perpétrés par les mercenaires de Wagner, allant même jusqu’à prétendre que le Président lui-même serait victime de violences sexuelle de la part des Wagner.
Selon le Pasteur Ngouyombo, le Président Touadéra a perdu sa légitimité en raison de sa désobéissance à Dieu et de son incapacité à protéger le peuple centrafricain. Il appelle donc à sa chute du pouvoir et à la libération du pays de la souffrance et de la misère.
La déclaration du Pasteur évangéliste centrafricain Patriarche Maxime Ngouyombo suscite le débat dans le pays. Elle met en lumière les inquiétudes concernant la gouvernance du Président Touadéra et la détérioration des conditions de vie en République centrafricaine. Cependant, il est important de considérer cette déclaration comme une opinion individuelle et d’examiner attentivement l’ensemble du contexte politique et social pour une compréhension plus approfondie de la situation en Centrafrique.
La crise soudanaise déclenche une nouvelle vague de réfugiés à Ndélé en République centrafricaine
Minusca-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36710″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/camp-des-déplacés-proche-de-la-base-de-la-Minusca-à-Ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×337.jpg” alt=”Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”337″ />Le camp des personnes déplacées proche de la base de la Minusca à Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Ndélé, République centrafricaine – La ville de Ndélé connaît actuellement une affluence de personnes fuyant la crise qui sévit au Soudan voisin. Selon la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) présente sur place, pas moins de 98 personnes réparties en 32 ménages ont trouvé refuge à Ndélé en provenance du Soudan. Cette mise à jour, datée du 22 mai, met en lumière l’ampleur du défi humanitaire auquel est confrontée la région.
La crise soudanaise, marquée par des conflits internes et des troubles politiques persistants, a provoqué une détérioration rapide de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Face à l’insécurité croissante et aux violences qui sévissent, de nombreux civils soudanais sont contraints de quitter leur foyer pour chercher refuge dans des zones plus stables et sûres.
Ndélé, en dehors de Birao, dans la préfecture de la Bamingui-Bangoran, est devenue l’une des destinations privilégiées pour ces personnes en quête de sécurité. Son emplacement géographique stratégique, à proximité de la frontière soudanaise, en fait une étape naturelle pour ceux qui fuient le chaos qui règne au Soudan.
La Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR), qui joue un rôle essentiel dans l’accueil et la protection des réfugiés, a confirmé l’arrivée de cette nouvelle vague de personnes à Ndélé. Elle travaille en étroite collaboration avec les organisations internationales et les acteurs humanitaires locaux pour répondre aux besoins pressants de ces réfugiés vulnérables. Les efforts conjoints visent à fournir un soutien vital, notamment en termes d’abris, de nourriture, d’eau potable et d’assistance médicale.
Cependant, cette arrivée massive de réfugiés pose de nombreux défis humanitaires dans une région déjà confrontée à des ressources limitées et à des besoins criants. Les infrastructures locales, notamment les établissements de santé et les écoles, sont sous pression pour répondre à l’afflux de nouvelles arrivées. Les agences humanitaires s’efforcent de mobiliser des ressources supplémentaires et de renforcer leur présence sur le terrain pour faire face à cette situation urgente.
Alors que les défis humanitaires continuent de s’accumuler à Ndélé et dans d’autres régions similaires, il est essentiel de se rappeler l’urgence de la situation et d’agir en solidarité pour aider ceux qui ont été forcés de fuir leur foyer dans l’espoir d’un avenir meilleur. Seule une réponse coordonnée et soutenue permettra de relever ces défis complexes et d’apporter une aide concrète à ceux qui en ont le plus besoin.
restriction des mouvements politiques, l’ancien député Clément NOBONA emprisonné à ciel ouvert à Kabo
Centrafrique.org/?attachment_id=65374″ rel=”attachment wp-att-64236″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Clement-NOBONA-450×358.jpg” alt=”” width=”450″ height=”358″ />De gauche à droite, en tenue civile, Clément NOBONA, et Martin Ziguélé lors de campagne électorale à Kabo
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans un climat politique tendu, la restriction des mouvements des leaders des partis d’opposition devient une réalité de plus en plus préoccupante en République centrafricaine. Après l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, c’est au tour de Clément NOBONA, ancien député, président du Conseil d’arbitrage et membre du bureau politique du parti MLPC, de se retrouver emprisonné dans une véritable prison à ciel ouvert à Kabo. Cette situation, imposée par le président Faustin Archange Touadera, soulève de vives préoccupations quant à l’état de la démocratie dans le pays.
Le combat politique entravé :
Clément NOBONA, autrefois membre actif du groupe parlementaire du parti MLPC à l’Assemblée nationale, se trouvait à la tête d’une délégation de son parti en tournée d’information et de restructuration des organes de son parti dans sa circonscription de Kabo, dans l’Ouham, au nord de la Centrafrique. Cependant, il s’est heurté à un obstacle inattendu lorsqu’il a été empêché de quitter la ville par le sous-préfet, Monsieur Gabin Richard Ngoupende.
Une mesure dictée par le pouvoir en place :
Selon les informations recueillies auprès du greffier Ontoua, le parquet de Bangui a émis un ordre demandant au procureur près du tribunal de grande instance de Kabo de retenir Clément NOBONA sur place, l’empêchant ainsi de rentrer à Bangui. Le motif invoqué était une prétendue campagne contre le projet de référendum constitutionnel voulu par le président Touadera et par son parti au pouvoir, selon les propos tenus par le Commandant de brigade de la ville, Alham Éric. Toutefois, il s’est avéré que cette information était fausse et que cette mesure avait été dictée par le cabinet du ministre de la Justice.
Une répression récurrente :
Malheureusement, il ne s’agit pas de la première fois que Clément NOBONA est confronté à de telles mesures répressives. Rappelons l’attaque contre le président du parti MLPC, Martin Ziguélé, par les éléments rebelles de 3R à Bocaranga en février 2020. Plus récemment, Clément NOBONA a été pris pour cible par un autre groupe armé, le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par un individu d’origine tchadienne répondant au nom de Mahamat Alkhatim, dans la ville de Kabo la même année. Ses biens ont été confisqués lors de cette attaque.
Un système politique fragilisé :
Ces restrictions imposées aux leaders politiques de l’opposition soulèvent des inquiétudes quant à la santé de la démocratie en Centrafrique. La liberté des mouvements, l’un des piliers fondamentaux de toute société démocratique, est bafouée, ce qui compromet la participation politique et la représentation équitable de toutes les voix.
La situation de Clément NOBONA, ancien député et membre du bureau politique du parti MLPC, emprisonné à Kabo dans des conditions précaires, met en lumière les graves problèmes auxquels est confrontée la démocratie en Centrafrique. Les restrictions arbitraires imposées aux leaders de l’opposition entravent leur participation politique et nuisent à la représentativité des différentes forces en présence. Il est crucial que la communauté internationale reste attentive à cette situation et qu’elle fasse pression sur les autorités centrafricaines pour garantir les droits fondamentaux et la liberté d’expression pour tous les citoyens. La stabilité et le développement du pays en dépendent.
Tentative d’expulsion du DG de la BSIC Centrafrique : La direction générale réagit et renouvelle son engagement envers la République Centrafricaine
banque BSiccentre-ville de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — La récente tentative d’expulsion spectaculaire du directeur général de la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), M. Diallo Mamadou Pethe, a plongé le pays dans l’étonnement. Les accusations graves de financement du terrorisme ont secoué la nation, mais la situation a pris une tournure inattendue lorsque le ministre a annulé cette décision. Dans un communiqué publié par la direction générale de la banque au siège, celle-ci exprime sa gratitude envers les autorités centrafricaines tout en réaffirmant son engagement envers le pays. Cependant, les interrogations subsistent : la BSIC est-elle prête à débloquer les fonds nécessaires au paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains pour ce moi de mai ?
Les faits :
Dans un communiqué officiel, la direction générale de la BSIC a répondu à l’expulsion controversée de son directeur général en déclarant que la situation avait conduit à la publication d’un arrêté d’expulsion. Néanmoins, grâce à des échanges fructueux entre la banque et les autorités centrafricaines, un nouvel arrêté a été signé, annulant ainsi les mesures prises précédemment.
La direction générale de la BSIC a tenu à exprimer ses remerciements envers les plus hautes autorités de la République Centrafricaine, notamment le ministre des Finances et du Budget, ainsi que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, pour leur intervention dans la résolution de cette situation délicate.
Le communiqué confirme que le directeur général, Mamadou Péthé Diallo, reste en poste et continuera d’exercer ses fonctions au sein de la BSIC Centrafrique, ayant été nommé légalement par les instances habilitées.
L’engagement de la BSIC :
La BSIC, à travers ce communiqué, réitère son engagement envers la République Centrafricaine en affirmant qu’elle poursuivra ses activités afin de soutenir l’économie du pays et de promouvoir une meilleure inclusion financière. La banque tient à rassurer ses partenaires et sa clientèle en soulignant son strict respect des règles régissant son activité, notamment en matière de conformité.
Le communiqué met également en avant l’existence d’un dispositif de contrôle interne au sein du groupe BSIC, qui s’étend à toutes ses filiales, afin de garantir la conformité aux réglementations internationales et aux lois en vigueur dans tous les pays où la banque est présente.
La question du paiement des salaires :
Cependant, le communiqué ne mentionne pas explicitement si la BSIC est prête à débloquer les fonds nécessaires pour le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. Bien que cette question demeure en suspens, le communiqué se concentre principalement sur la résolution de la situation entourant le directeur général et réaffirme l’engagement du groupe BSIC envers ses activités et sa conformité aux règles en vigueur.
La tentative d’expulsion du directeur général de la BSIC Centrafrique a suscité un émoi considérable dans le pays. Alors que le communiqué de la direction générale de la banque apaise les craintes en confirmant le maintien en fonction du directeur général, les interrogations subsistent quant à la position de la BSIC concernant le paiement des salaires des fonctionnaires centrafricains. La situation reste complexe et soulève des questions quant à l’interaction entre les autorités centrafricaines et la banque, mais la BSIC réaffirme son engagement envers la République Centrafricaine et son désir de contribuer au développement économique du pays.
Division au sein du parti RDC : Médard POLISSE radié pour indiscipline et trahison
Centrafrique.org/centrafrique-le-parti-rdc-de-lancien-president-andre-kolingba-est-sur-le-point-de-seclater/le-siege-du-parti-rdc-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-53115″ data-wpel-link=”internal”>Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC
Bangui, 25 mai 2023 (CNC) — Dans une scission qui secoue le parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), fondé dans les années 80 par l’ancien Président André Kolingba, une bataille interne fait rage. Depuis le décès de son leader, Désiré Kolingba, en 2021, le parti est tombé sous l’emprise du régime en place, laissant ainsi libre cours à une mainmise corrompue sur ses rangs. Tous les militants et cadres qui osent élever la voix sont systématiquement exclus du mouvement, une manœuvre orchestrée par le premier vice-Président actuel, qui occupe également un poste ministériel dans le gouvernement du Président Touadera.
L’exemple le plus récent de cette répression au sein du parti est la radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, un cadre influent du RDC, suite à sa déclaration sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Cette exclusion a été officialisée par une note de radiation émise par le bureau politique du parti.
La déclaration de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, Délégué aux relations Extérieures et membre du Bureau Politique, a été jugée comme un acte de récidive en matière d’indiscipline caractérisée, d’intelligence avec des leaders de partis politiques rivaux et même de trahison envers le Rassemblement Démocratique Centrafricain.
La décision de radiation, prise à l’encontre de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ, comporte trois points principaux. Tout d’abord, il est privé de son statut de membre du parti, ainsi que de ses responsabilités en tant que Délégué aux relations Extérieures. De plus, il lui est interdit de parler au nom du Rassemblement Démocratique Centrafricain ou de le représenter en quelque manière que ce soit. Enfin, cette décision prend effet immédiatement après sa signature et sera notifiée à l’intéressé, en plus d’être publiée publiquement.
Il est évident que cette radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ est le dernier épisode d’une série de mesures visant à réprimer les dissensions internes au sein du RDC. Cette situation démontre clairement que le parti est désormais sous l’emprise de la mafia du pouvoir, qui ne tolère aucune voix discordante. Cette mainmise sur le parti par le régime en place met en péril la démocratie et la liberté d’expression au sein de la formation politique qui fut autrefois un pilier central de la politique centrafricaine.
Il est essentiel de souligner que cette division au sein du RDC a des répercussions néfastes sur la stabilité politique du pays. La confiscation du parti par le pouvoir en place remet en question la représentativité de la formation politique et alimente les doutes quant à la légitimité de ses actions et décisions. Une telle polarisation nuit non seulement au RDC en tant qu’institution, mais aussi à la crédibilité du système politique centrafricain dans son ensemble.
La division au sein du parti RDC et la radiation de Monsieur Médard POLISSE BÉBÉ sont des symptômes d’une crise plus profonde qui exige une réflexion urgente et une action concertée de toutes les parties prenantes. La République Centrafricaine mérite un système politique équilibré, où les voix dissidentes sont respectées et où le parti au pouvoir ne se transforme pas en instrument de répression et de corruption.
Les coulisses troubles des évacuations familiales des enfants des ministres centrafricains vers la France
Centrafrique.org/rca-le-ministre-arnaud-djoubaye-abazene-celebre-son-troisieme-mariage-religieux-a-bangui/le-ministre-detat-arnaud-djoubaye-abazene-et-sa-troisieme-epouse-lors-de-leur-mariage-le-15-aout-2021-photo-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-49457″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d’État Arnaud Djoubaye-Abazène et sa troisième épouse lors de leur mariage le 15 août 2021. Photo CNC
Bangui, 22 mai 2023 (CNC) — Dans une série de révélations fracassantes provenant du service d’enquête du Centre des Communications du journal CNC, la lumière a été jetée sur une pratique troublante : des ministres centrafricains, étroitement liés au groupe russe Wagner, arrivent à évacuer leurs familles en France avec une simplicité déconcertante.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la justice en RCA, originaire de la région septentrionale de la Vakaga, a récemment été aperçu à Saint-Pétersbourg, où il a signé un mémorandum d’accord en matière de justice avec la justice russe. Au cours de sa visite en Russie, le ministre Arnaud Djoubaye Abazène s’entretenait également avec les responsables du groupe Wagner. Cette proximité entre un ministre centrafricain et une entité controversée telle que Wagner soulève de nombreuses questions. Alors que Wagner est connu pour ses opérations douteuses et son soutien à des régimes autoritaires, il est alarmant de constater qu’un haut fonctionnaire de la justice en Centrafrique semble collaborer étroitement avec eux.
Ce qui rend cette situation encore plus troublante, c’est qu’Arnaud Djoubaye Abazène, malgré son hostilité envers la France, a choisi d’évacuer sa famille en France, plutôt qu’en Russie. Si cela avait été une famille ordinaire cherchant à obtenir un visa pour la France, il est fort probable que le consulat français aurait rejeté sa demande et lui fournit une raison fantaisiste. Cependant, en tant que ministre, Abazène a pu obtenir le visa pour sa famille, même si la France est pleinement consciente de son rôle central dans les manœuvres de Wagner qui vont à l’encontre des intérêts occidentaux. Cette décision soulève donc des interrogations quant à la nature des relations franco-centrafricaines et aux motivations de la France dans cette affaire.
Le cas troublant d’Arnaud Djoubaye Abazène n’est malheureusement pas isolé. Le ministre de la sécurité publique, le sieur Nicaise Nassin, a également profité de son statut pour obtenir des visas pour sa fille et son petit-fils, qui viennent d’arriver en France il y’a trois semaines. Ces exemples ne représentent que la pointe émergée de l’iceberg, car il est fort probable que de nombreux autres ministres centrafricains aient bénéficié de ces arrangements particuliers. Il est grand temps que la vérité éclate au grand jour, et le Centre des Communications du CNC se réserve le droit de tout dévoiler.
La déconnexion flagrante de l’État-major des armées centrafricaines avec la réalité
Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Depuis la publication du récent communiqué de l’État-major des armées centrafricaines le 22 mai dernier, les autorités semblent ignorer complètement le mécontentement croissant qui règne au sein de l’armée. Ce communiqué, loin de résoudre les problèmes internes, ne fait que renforcer l’idée que les responsables du pays sont complètement déconnectés de la réalité.
Dans les rues de la capitale, la population est unanime : les forces armées centrafricaines sont malades. Les soldats déployés sur le terrain souffrent quotidiennement de conditions de travail désastreuses. Les primes d’alimentation ne sont plus versées, les moyens de transport et de logement sont inexistants, pas de prise en charge sanitaire . Face à cette situation intenable, il n’est pas étonnant que certains soldats, ainsi que certains officiers, soient en colère permanente envers leur hiérarchie militaire.
Pourtant, l’État-major des armées semble vivre dans un monde parallèle,, où tout va pour le mieux. Dans leur communiqué, ils prétendent que les forces de défense et de sécurité sont fidèles au sacro-saint principe du lien Armée-Nation et qu’ils exécutent promptement leurs missions. Mais quelles missions exécutent-ils réellement lorsque leurs propres soldats sont en proie à la misère et à la frustration et qu’ils se désertent des champs de bataille comme ils veulent ?
En négligeant de reconnaître les problèmes internes de l’armée, l’État-major des armées montre un mépris flagrant envers ses propres soldats. Ces derniers risquent leur vie pour défendre leur pays, mais ils sont traités comme de simples pions sur un échiquier politique. Les autorités ne semblent pas comprendre que des soldats maltraités et mécontents peuvent être un terreau fertile pour la désertion ou même la rébellion.
Au lieu de faire face à ces problèmes, l’État-major des armées choisit de lancer des attaques diffamatoires contre ceux qui osent critiquer leur incompétence. Ils qualifient les appels à la mobilisation de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) de manipulations et de désinformations. Pourtant, il est indéniable que de nombreux Centrafricains sont profondément mécontents de la situation actuelle et cherchent des alternatives pour exprimer leur colère et leur frustration.
Plutôt que de menacer de poursuites judiciaires les auteurs de ces critiques, l’État-major des armées ferait mieux de se regarder dans un miroir et d’admettre ses propres erreurs. Il est grand temps que les autorités du pays reconnaissent les problèmes internes de l’armée et prennent des mesures concrètes pour les résoudre.
Si rien n’est fait pour remédier à la situation, les conséquences pourraient être désastreuses. Les soldats, qui se sentent abandonnés et trahis, pourraient se tourner vers des groupes rebelles ou même se retourner contre leurs propres supérieurs. Le pays pourrait sombrer dans le chaos et la violence, avec des répercussions graves pour la population civile.
Il est temps que l’État-major des armées centrafricaines ouvre les yeux sur la réalité et agisse en conséquence. Les problèmes internes de l’armée doivent être traités avec sérieux et urgence. Ignorer ces problèmes ne fera qu’aggraver la situation et mettre en péril la stabilité du pays.
Il est grand temps que les autorités centrafricaines prennent leurs responsabilités et agissent en faveur de leurs propres soldats, qui méritent d’être traités avec dignité et respect. La situation actuelle est intolérable et ne peut plus être ignorée. Il est temps de passer des paroles aux actes.
Un colonel, Ibrahim Yagbanga, radié de l’armée nationale
Centrafrique.org/zephirin-mamadou-entre-la-corruption-et-le-detournement-un-business-a-grande-echelle/le-general-zephirin-mama/” rel=”attachment wp-att-63493″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/le-general-Zephirin-Mama-450×300.jpg” alt=”le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine” width=”450″ height=”300″ />le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Dans une décision qui a fait grand bruit, le président Touadera, accompagné de son Premier ministre Félix Moloua et de son ministre de la Défense Ramaux-Claude Bireau, ont signé un décret le 19 mai 2023 annonçant le départ anticipé à la retraite du colonel Ibrahim Yagbanga.
La raison invoquée est des plus sérieuses : des manquements graves à ses devoirs et responsabilités sur le champ de bataille, la désertion en temps de paix et même la haute trahison. Ces accusations sont énoncées dans le décret.
Son article 2 du décret stipule également que les droits à pension du colonel IbrahimYagbanga seront calculés et liquidés par la Direction Générale du Commissariat des Armées.
Contacté par la Rédaction, un général à la retraite, a fait part de son étonnement en lisant les termes du décret. Selon lui, il est difficile de qualifier cela de “retraite” si les pensions doivent encore être calculées et liguidées. De plus, les motifs avancés semblent se chevaucher et manquer de clarté. On parle tantôt de manquement grave aux responsabilités militaires au combat, tantôt de désertion en temps de guerre. Mais avec quel autre pays la République centrafricaine a-t-elle été en guerre pour que le colonel Yagbanga puisse être accusé de désertion ?
Il convient de rappeler que le colonel Ibrahim Yangbanga a intégré l’armée en 1983, sous le règne du défunt général d’armée André Kolingba, et a servi dans le prestigieux Bataillon Hors Rang (BHR) jusqu’à la date de sa mise à la retraite enticipée.
La Radiation du colonel Ibrahim Yagbanga de l’armée centrafricaine ne doit pas être prise à la légère. Elle soulève des questions cruciales sur la responsabilité et la transparence au sein de notre l’institution militaire. Il est essentiel que les autorités agissent de manière responsable et apportent des éclaircissements sur cette affaire. La confiance des citoyens dans leur armée et leur gouvernement en dépend.
Violence des Wagner au KM5, Les déclarations maladroite et inappropriée du porte-parole de la présidence
Centrafrique.org/cessez-le-feu-decrete-par-le-chef-de-letat-la-presidence-precise-quil-ne-concerne-que-les-rebelles-qui-ont-depose-les-armes-albert-yaloke/monsieur-albert-yaloke-mokpeme/” rel=”attachment wp-att-50910″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/10/Monsieur-Albert-Yaloke-Mokpeme-450×372.jpg” alt=”Monsieur Albert Yaloké Mokpème” width=”450″ height=”372″ />Monsieur Albert Yaloké Mokpème Copyrightprimature
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Les récentes déclarations du porte-parole de la présidence de la République centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, lors d’un point de presse tenu à Bangui, ont suscité de vives réactions et critiques sur les réseaux sociaux. Mokpème a rejeté catégoriquement les accusations portées contre les mercenaires de Wagner qu’il les appelle « instructeurs russes », opérant dans le quartier du KM5 à Bangui, affirmant qu’il s’agit de fausses informations lancées par des ennemis de la paix. Cependant, ces déclarations soulèvent des interrogations quant à leur véracité et à la crédibilité de ses sources.
Des accusations de manipulation et de dissimulation :
Le porte-parole de la présidence affirme que les allégations contre les mercenaires de Wagner sont le résultat d’une manipulation orchestrée par des ennemis de la paix. Il insinue que les commerçants du KM5 ont été manipulés pour salir l’image des mercenaires de Wagner qu’ils appelle « instructeurs russes ». Cependant, si tel est le cas, il est essentiel de se demander qui bénéficierait d’une telle manipulation et pourquoi. Les preuves tangibles de violences et d’assassinats dans le quartier du KM5 sont difficilement discutables, ce qui remet en question les déclarations de Mokpème.
Le manque de transparence et de responsabilité :
L’une des critiques les plus pertinentes formulées à l’égard du porte-parole de la présidence est son manque de transparence et de responsabilité dans la gestion de cette situation. Les habitants du quartier Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, ont découvert des dizaines de corps sur les rives du fleuve Oubangui, sans que les autorités n’aient fourni d’explications à ce sujet. Cette absence de réaction suscite des inquiétudes quant à l’intégrité et à la crédibilité du gouvernement.
Les réactions des internautes :
Les déclarations de Mokpème ont été largement critiquées sur les réseaux sociaux. Les internautes soulignent le ton inapproprié et irresponsable utilisé par le porte-parole de la présidence, le comparant à celui d’un enfant immature. Certains remettent en question ses compétences en matière de communication, soulignant son passé d’animateur radio en France. Ces réactions témoignent d’un mécontentement généralisé et d’un manque de confiance envers les déclarations officielles de la présidence de la République.
Les déclarations du porte-parole de la présidence de la RCA, Albert Yaloké Mokpème, suscitent de vives critiques et soulèvent des interrogations quant à leur véracité et à la transparence des autorités centrafricaines. Les accusations de manipulation et de dissimulation formulées par Mokpème sont remises en question par des preuves tangibles de violences dans le quartier du KM5 et par l’absence de réaction des autorités face à d’autres incidents. Il est crucial que le gouvernement fournisse des explications claires et transparentes pour rétablir la confiance des citoyens et des observateurs externes.
La mafia Wagner : Comment la Centrafrique est devenue une colonie russe
Un mercenaire de Wagner sécurise une réunion du président Faustin-Archange Touadér, à Banlieue de Bangui, le 4 décembre 2021. .
Bangui , 24 mai 2023 ( CNC ) — Depuis cinq ans, la Centrafrique est devenue le terrain d’expérimentation de Wagner, une entité connue pour ses activités obscures. Cette galaxie de mercenaires russes a réussi à établir un empire économique dans le pays, en utilisant des méthodes de prédation qu’elle cherche à répliquer ailleurs en Afrique.
Selon un article publié Par Charlotte Lalanne, avec Sophie Douce, l’histoire a commencé en décembre 2017, lorsque la Russie a obtenu une dérogation du Conseil de sécurité des Nations unies pour fournir des armes à la Centrafrique, malgré l’embargo en vigueur depuis 2013. Ce silence des membres permanents du Conseil de sécurité a été purgé pour Washington et Paris, car il a ouvert la voie à l’arrivée des premiers instructeurs et armes russes à Bangui, la capitale centrafricaine. L’ancien Premier ministre centrafricain, Martin Ziguélé , se souvient de l’apparition de ces hommes de Wagner en tenues militaires non conventionnelles, sans insignes de corps, qui ont rapidement pris le contrôle des secteurs stratégiques du pays et maintiennent désormais le président Faustin Archange -Touaderasous leur emprise.
Faustin Archange-Touadéra, à la tête d’un État enclavé de 5,5 millions d’habitants menacé par une rébellion, a trouvé en Wagner sa garde prétorienne. En échange de cette protection étendue, Wagner a son emprise sur les secteurs économiques clés du pays, transformant ainsi la Centrafrique en une véritable colonie russe. Les sociétés minières, notamment Lobaye Invest et Midas Ressources, ont obtenu des permis d’exploitation dans des conditions douteuses. Les mercenaires de Wagner se sont également emparés du secteur du bois, utilisant des méthodes prédatrices pour s’approprier les ressources forestières du pays.
Le collectif All Eyes On Wagner a enquêté sur les activités de la société et mis en lumière ses pratiques de pillage systématique. Les tentacules de Wagner se sont étendues dans le secteur forestier en payant de nouvelles sociétés, telles que Bois rouge et Wood International Group (WIG), en annulant les permis d’exploitation d’entreprises françaises établies depuis longtemps et en exploitant les ressources forestières sans aucune considération sociale ou environnementale. Les bénéfices générés par ces activités illégales sont considérables, avec des estimations suggérant que le WIG pourrait accumuler plus de 36 millions d’euros à la fin de sa concession de trente ans.
Wagner agit comme une véritable mafia pour protéger ses intérêts économiques. Des actes de sabotage visant des entreprises françaises en Centrafrique ont été annulés, comme l’incendie du siège d’Orange et des attaques contre les installations de la société de bière Castel. Les mercenaires russes sont même soupçonnés d’avoir assassiné neuf employés chinois sur un site minier en mars dernier.
Déterminé à étendre son empire, Wagner s’est récemment étendu au Mali en nouant des accords avec la junte au pouvoir en échange de concessions minières. Le groupe a également des vues sur les pays voisins du Sahel. Les manœuvres de Wagner pour s’étendre dans la région sont facilitées par une machine propagandiste bien huilée, permettant de faux comptes et des médias fictifs pour propager des messages anti-français et favorables à la Russie. Le Groupe panafricain pour le commerce et l’investissement (GPCI), dirigé par Harouna Douamba, un proche de Wagner, joue un rôle clé dans cette campagne de désinformation.
Alors que la présence de Wagner au Burkina Faso n’est pas encore révélée, les signes précurseurs sont là. Les télégraphistes de Moscou préparent le terrain et laissent entendre que le groupe pourrait étendre ses activités dans ce pays. Dans une inquiétante manifestation de son influence croissante, un bar à Ouagadougou a été rebaptisé “Wagner VIP”.
La situation en Centrafrique illustre la menace croissante qui représente Wagner, une entité aux méthodes mafieuses, pour la stabilité et la souveraineté des pays qu’elle cible. Les Occidentaux sont confrontés à un défi de taille pour sanctionner les membres de ce groupe et de ses affiliés, car ils ont la capacité de créer de nouvelles entités et de renforcer les mesures punitives. Il est donc essentiel que la communauté internationale fasse front commun pour contrer cette menace et protéger les pays africains des activités productives de Wagner.
La Coalition des Patriotes pour le Changement dénonce les manipulations et réfute les accusations à l’encontre du Général SEMBE BOBO
Le chef rebelle Bobo de 3R entouré de ses gardes du corps
Bangui , 24 mai 2023 ( CNC ) — La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a récemment publié un communiqué afin de répondre aux allégations de l’arrestation et du transfert du Général SEMBE BOBO , leader du mouvement 3R (Retour Réclamation et Réinstallation) au Tchad. Dans ce communiqué, la CPC dénonce une manipulation éhontée et réfute les accusations portées à l’encontre du Général SEMBE BOBO et du mouvement qu’il représente.
Selon la Coalition, cette manipulation s’inscrit dans une série d’orchestrations visant à diffamer les vaillants Généraux de la CPC, notamment SEMBE BOBO et AL-KHATIM. Ils auraient été faussement accusés d’être impliqués dans des massacres de citoyens tchadiens dans le sud du pays, à travers une image truquée. La CPC tient à souligner que sur les territoires qu’ils réaliseront en République centrafricaine, ces généraux veillent à la quiétude, la libre circulation et la protection de la population face aux exactions perpétrées par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que leurs alliés mercenaires de Wagner.
Le communiqué insiste sur le fait que le Général SEMBE BOBO, en tant qu’officier général de la Coordination Générale de la CPC, n’a fait l’objet d’aucune arrestation et qu’il jouit pleinement de sa liberté, tout en respectant les lois du pays qui l’a accueilli. La CPC met en lumière les manœuvres de certaines personnes proches du pouvoir de Bangui, ainsi que les Wagners et autres soutiens du régime de Touadera, qui cherchent à ternir la réputation des généraux SEMBE BOBO et AL-KHATIM. Ces individus seraient préoccupés par l’opposition farouche de la CPC à leur projet de troisième mandat et à leur exploitation des richesses du sol et du sous-sol centrafricain.
La Coordination Générale de la CPC, soucieuse de mettre un terme à de telles machinations, assure les citoyennes et citoyens centrafricains, ainsi que toutes les personnes affectées ou troublées par la diffusion de fausses informations, que les Généraux SEMBE BOBO et AL-KHATIM n’ont jamais été impliqués de près ou de loin dans des actes subversifs sur le territoire tchadien, encore moins dans les tragiques événements de massacres de civils tchadiens. Les combattants de la CPC, que Touadera continue de combattre malgré un cessez-le-feu décrété en décembre 2021, se trouvent en territoire centrafricain, loin des zones d’opérations des rebelles tchadiens soutenus par Touadera et les Wagner. Ils luttent, jour et nuit, au sein de la Coalition des Patriotes pour le Changement, afin d’assurer la protection de leurs compatriotes contre les criminels au pouvoir à Bangui et leurs alliés »
Nouvelles violences meurtrières à Obo : L’affrontement entre deux groupes armés se poursuit
les combattants rebelles de l’UPC dans la forêt du Mbomou, en République centrafricaine. CNC photo
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — La localité d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, est à nouveau le théâtre d’affrontements violents depuis les dernières 48 heures. Les protagonistes de cette lutte acharnée sont la milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE et les rebelles de l’UPC faction Hassan Bouba.
Tout a commencé mardi matin, le 23 mai 2023, lorsque les rebelles de l’UPC du chef rebelle et ministre Hassan Bouba, lourdement armés, ont fait irruption de manière inattendue dans la petite localité de Kadjemah, située à 45 kilomètres de la ville d’Obo, sur l’axe de Mboki. Ils ont lancé une attaque frontale contre les miliciens d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE. Le conflit a duré un peu plus de deux heures, poussant les habitants de Kadjemah à fuir précipitamment dans la brousse pour échapper aux combats.
Sur le terrain, les miliciens d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE ont également été contraints de se replier de la localité, laissant ainsi la ville aux mains des éléments de l’UPC. Selon les informations disponibles, le bilan provisoire fait état de trois morts, dont un membre de la milice d’autodéfense et deux civils.
Cette reprise des hostilités à Obo est un triste rappel de la fragilité de la situation dans cette région déjà éprouvée par les conflits. Les affrontements entre groupes armés ont des conséquences dévastatrices sur les populations locales, qui sont contraintes de quitter leurs foyers et de vivre dans la peur constante.
Le régime du Président Touadera : un symbole de dégradation de l’enseignement
De gauche à droite, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji et Président de la République Faustin Archange Touadera. Photo montage CNC
Bangui, 23 mai 2023 (CNC) — Sous le règne du Président Touadera, l’enseignement a subi une dégradation alarmante. Malgré les antécédents académiques du Président et de son entourage proche, qui comptent des enseignants universitaires, la réalité sur le terrain est tout autre. En effet, la construction de nouvelles salles de classe est inexistante, les enseignants sont victimes de précarité, et les mouvements de grève sont réprimés dans le pays. Cette analyse met en lumière les échecs du régime en place et souligne les conséquences néfastes sur l’éducation des jeunes Centrafricains, qui représentent l’avenir de la nation.
Un régime qui ne construit pas :
Malgré les compétences académiques affichées par le Président Touadera et le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, tous deux enseignants universitaires, la construction de nouvelles salles de classe est en stagnation. Les écoles, lycées et universités centrafricains manquent cruellement d’infrastructures adéquates pour accueillir les étudiants et garantir un environnement propice à l’apprentissage. Cette absence de volonté politique de promouvoir l’éducation en construisant de nouvelles installations témoigne de la négligence flagrante du gouvernement envers le secteur de l’enseignement.
Les enseignants abandonnés :
L’une des conséquences directes de l’inaction du régime Touadera est la souffrance des enseignants. Un exemple frappant est celui des enseignants didacticiens, qui, à leur retour de France après une formation, se retrouvent au chômage faute de la volonté du régime. Cette situation est révélatrice de l’absence de planification et de coordination du gouvernement pour assurer une transition fluide entre la formation des enseignants et leur intégration dans le système éducatif. Les enseignants, qui devraient être des piliers du développement éducatif, sont ainsi laissés pour compte, privés de perspectives professionnelles et économiques.
Répression des mouvements de grève :
L’un des droits fondamentaux des travailleurs, y compris des enseignants, est le droit de faire grève pour revendiquer de meilleures conditions de travail. Cependant, sous le règne du Président Touadera, les responsables syndicaux ont été arrêtés et placés en garde à vue, violant ainsi les règles élémentaires de la démocratie et des droits de l’homme. Cette répression des mouvements de grève témoigne d’un mépris flagrant du gouvernement envers les droits et les aspirations légitimes des enseignants, compromettant davantage la qualité de l’enseignement en Centrafrique.
Le bilan du régime du Président Touadera en matière d’enseignement en Centrafrique est marqué par la dégradation de ce secteur vital pour l’avenir du pays. Malgré les qualifications académiques du Président et de son entourage, la construction de nouvelles infrastructures scolaires est négligée, les enseignants sont abandonnés à leur sort et les mouvements de grève sont réprimés. Cette situation précaire prive les jeunes Centrafricains d’une éducation de qualité et compromet leur avenir. Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour inverser cette tendance et investir dans l’éducation, afin de permettre aux nouvelles générations de construire un avenir meilleur pour la Centrafrique.
Les mercenaires de Wagner quittent Sikikédé, inquiétude au sein des FACA
Centrafrique.org/Centrafrique-apres-gordile-les-forces-de-wagner-sont-arrivees-a-ndah/ndah-a-30-kilometres-de-la-mine-de-mandjim-le-15-janvier/” rel=”attachment wp-att-62461″ data-wpel-link=”internal”>Ndah, à 30 kilomètres de la mine de Mandjim, le 15 janvier. CopyrightDR
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Après avoir passé plusieurs semaines aux côtés des soldats des forces armées centrafricaines à Sikikédé, communément appelé Ndah, les mercenaires de Wagner ont finalement plié bagage. Leur départ de la ville a cependant suscité une certaine inquiétude parmi les éléments des forces armées centrafricaines également déployés à Sikikédé, poussant trois d’entre eux à quitter précipitamment la localité.
Pour l’instant, il est difficile de savoir si les mercenaires de Wagner retournent à Ndélé ou s’ils vont se repositionner à Gordile, située à 24 kilomètres au sud de Sikikédé.
Rappelons que ces mercenaires étaient venus se positionner à Sikikédé à la suite de l’attaque d’un poste avancé de l’armée nationale dans la ville, lors de laquelle une vingtaine de soldats FACA avaient été capturés par les rebelles, puis libérés deux mois plus tard grâce à la médiation engagée par le CICR.
Cependant, le retrait des mercenaires de Wagner de Sikikédé a énormément soulagé la population locale, victime des actes de pillage de ces derniers.
Les événements récents ont rappelé la complexité de la situation sécuritaire en République centrafricaine, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales se sont multipliés ces dernières années. Les mercenaires de Wagner, réputés pour leurs liens avec le gouvernement russe, ont été engagés dans le pays pour soutenir les FACA dans leur lutte contre les groupes rebelles et protéger le régime du Président Touadera. Cependant, leur présence et leur manière de faire (des exactions massive sur les civils ) soulèvent également des questions dans le pays.
République centrafricaine : une contrée aux mille et une merveilles
Centrafrique.org/rca-deux-touristes-suedois-braques-par-des-policiers-a-bangui/entree-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-49368″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Entree-rondpoint-zero-du-centre-ville-de-Bangui-450×353.jpg” alt=”Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui” width=”450″ height=”353″ />
Vous êtes à la recherche d’une destination insolite où vous pourrez découvrir des merveilles en tout genre ? Que diriez-vous de vous rendre en Centrafrique ? Bien que politiquement instable, la République centrafricaine vaut amplement le détour, ne serait-ce que pour ses multiples richesses naturelles, sa facette culturelle inédite et ses spécialités culinaires hors du commun. Envie d’explorer cette contrée ? Voici déjà quelques points à connaître.
Généralités sur la République centrafricaine
Tel que son appellation le laisse paraître, la République centrafricaine ou RCA ou Centrafrique bénéficie d’un emplacement central en plein cœur de l’Afrique centrale. Terre aux mille merveilles, elle ne manque pas d’atouts. Ses panoramas dignes d’intérêt, constitués de plateaux et monts, en font un lieu idéal pour être en communion avec la nature.
Malgré cela, vous ne serez pas totalement dépaysé, sachant que du côté de Bangui, la capitale du pays, vous pourrez toujours profiter des commodités urbaines. Vous pourrez par exemple vous connecter sur Internet, communiquer avec vos proches via une application mobile, ou jouer à un jeu de casino en ligne betFIRST. Quoi qu’il en soit, si vous appréciez les décors de savane et de forêts vierges, la Centrafrique vous en fera voir de toutes les couleurs.
Outre sa faune variée et sa flore luxuriante, le pays est riche de plusieurs traditions, qui lui valent d’être une localité authentique. Composés de peuples nomades, ses villages arborent des paysages pittoresques, dignes de cartes postales. Si vous comptez vous y rendre, faites-le au cours de la saison sèche, entre décembre et mi-mars.
Les visites incontournables de l’État centrafricain
En Centrafrique, les visites sont nombreuses et diversifiées. Chacun pourra y trouver ce qu’il cherche. D’abord, si vous êtes de passage à Bangui, vous tomberez sur une pléthore de monuments historiques. Vous serez sûrement sous le charme de l’authenticité des lieux.
En outre, si vous aimez vous plonger au cœur de la nature, rendez-vous aux majestueuses cascades de Boali. Le fleuve M’Bari vous offrira un spectacle impressionnant, avec des chutes d’eau de plus d’une cinquantaine de mètres de hauteur. En contrebas, le lac regorge de caïmans.
À 800 km de la capitale, vous arriverez au Parc national du Manovo-Gounda St Floris, qui est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Figurant parmi les plus importantes réserves africaines, le parc héberge toute sorte d’espèces animales : lions, gazelles à front roux, rhinocéros noirs, panthères, girafes, éléphants, guépards et plusieurs autres encore.
Si vous longez la route de Damara qui se trouve au nord de Bangui, vous pourrez admirer des paysages de toutes les couleurs, avec tantôt des palmeraies et tantôt des cultures diverses. Poursuivez votre visite jusqu’en Haute Sangha, à Bouar, où vous vous imprègnerez d’un cadre de jungle, surplombé de menhirs.
À la découverte de l’art gastronomique de la République centrafricaine
Dans l’État centrafricain, vous pouvez non seulement vivre des aventures passionnantes en pleine jungle, mais en plus, vous pourrez faire vibrer vos papilles grâce aux spécialités gastronomiques d’exception du pays.
Certains restaurants vous suggèreront des menus particuliers. Vous pourrez notamment goûter à des assiettes comportant des ingrédients auxquels vous n’aurez jamais pensé : viande de crocodiles, de pythons de singes… Certains établissements vous proposeront même des plats à base de chenilles !
Plus traditionnel et sans doute plus habituel, vous pourrez déguster des spécialités avec comme ingrédient phare le manioc. Cela est tout à fait normal, attendu que l’alimentation de la population renferme du manioc à 90 %. En matière de viande, vous aurez le choix entre le chevreau et le zébu.
Parce que le pays n’est pas éloigné de l’eau, le poisson s’y cuisine fréquemment. Ne manquez donc pas d’y commander un plat de capitaine, un poisson apprécié pour sa chair tendre et blanche, quasiment dépourvue d’arêtes. Vous pourrez le savourer de différentes façons, soit grillé, soit fumé ou encore en carpaccio. Bref, en Centrafrique, vous ne serez pas déçu !
cri de détresse des soldats FACA déployés à Bakouma
Alindao-17-rebelles-de-lupc-faction-hassan-bouba-depose-les-armes/les-soldats-faca-a-ngakobo-pour-le-desarmement-des-rebelles-de-lupc/” rel=”attachment wp-att-51305″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/les-soldats-FACA-a-Ngakobo-pour-le-desarmement-des-rebelles-de-lUPC–450×203.jpg” alt=”les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC” width=”450″ height=”203″ />Les soldats FACA à Ngakobo pour le désarmement des rebelles de l’UPC
Bangui, 24 mai 2023 (CNC) — Les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés à Bakouma, une sous-préfecture du Mbomou, sont actuellement épuisés et en proie à de sérieuses difficultés. Sans le soutien de la population, leur situation devient très compliquée. En effet, c’est la population locale qui leur apporte de quoi survivre, même les églises organisent des quêtes afin de les soutenir.
Face à ces conditions précaires, certains soldats ont été contraints de quitter Bakouma et de se rendre à Bria, à la recherche d’une situation plus viable. La situation est d’autant plus difficile que les primes globales d’alimentation (PGA), qui leur sont normalement versées chaque mois pour couvrir leurs besoins alimentaires et sanitaires, ne sont plus payées par l’État. Après avoir passé plus d’un an et trois mois sur place, ces soldats accusent donc un retard de neuf mois de primes. Est-il normal de vivre ainsi, dans de telles conditions ?
Leurs uniformes de combat sont dans un état délabré, signe supplémentaire de la détérioration de leur situation. Les soldats ont confié à CNC que la plupart d’entre eux sont dans l’incapacité de payer leur loyer, ce qui entraîne l’expulsion de leur famille de leur logement. De plus, leurs épouses rencontrent des difficultés pour toucher leur solde pendant leur absence. Sur le terrain, leur état de santé est menacé, sans qu’ils puissent bénéficier de soins médicaux adéquats, puisqu’il n’y a même pas de médecin disponible.
Cette situation critique n’affecte pas seulement les soldats, mais également leurs familles qui se retrouvent en danger.
Pourtant, les députés ont récemment adopté une loi imposant un maximum de six mois de déploiement sur le terrain, avec une possibilité de prolongation jusqu’à neuf mois. Cependant, cette mesure ne suffit pas à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés ces soldats, dont les foyers sont menacés. Certaines épouses se retrouvent même contraintes d’épouser d’autres hommes pour subvenir à leurs besoins, laissant leurs enfants livrés à eux-mêmes dans les rues. Qui viendra les secourir demain ?
Par ailleurs, on assiste ces derniers temps à une recrudescence des vols et des braquages armés. Peut-être que certains soldats sont poussés à commettre ces actes pour simplement survivre ? Personne ne peut l’affirmer avec certitude. Ce constat ne concerne que les soldats déployés à Bakouma, mais qu’en est-il des autres militaires basés dans d’autres villes ? L’état-major se doit d’éviter un soulèvement au sein de l’armée en prenant des mesures urgentes pour améliorer les conditions de vie et de travail de ces soldats.
Il est impératif de reconnaître le dévouement et le sacrifice de ces hommes et femmes qui servent leur pays, souvent dans des conditions extrêmement difficiles. Leur bien-être et celui de leurs familles doivent être une priorité absolue. L’État a la responsabilité de pourvoir à leurs besoins essentiels et de garantir leur sécurité. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour soutenir nos soldats et prévenir toute détérioration supplémentaire de leur situation.
Scandale de corruption : Le ministre Guismala Hamza et Mamady Souaré Directeur pays de la BAD Centrafrique impliqués dans un flagrant délit de truquage
Le ministre Guismala Amza
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui , 23 mai 2023 ( CNC ) — Une affaire de corruption d’une ampleur gigantesque secoue actuellement le ministère des Travaux Publics. Le ministre en question, monsieur Guismala Hamza, se retrouve au centre de cette affaire qui implique le bureau local de la Banque Africaine pour le Développement (BAD) ainsi que plusieurs cadres du ministère. Une enquête approfondie menée par Corbeaunews révèle que le ministre s’est impliqué personnellement dans des attributions irrégulières de contrats de travaux publics, en particulier dans la construction d’un pont crucial dépendant de Bangui à Brazzaville, projet financé par la BAD grâce à un Don du Fonds Américain pour le Développement (FAD). Révélation.
Selon les sources, le financement du projet provient d’un Don du Fonds Américain pour le Développement (FAD). La commission chargée de l’évaluation des offres a été rendue par un cadre du ministère des Travaux publics, l’ancien directeur général de l’ONASPORT, monsieur Louis Kader ZAÏ, nommé chargé de mission. Les résultats de cette enquête révélés que le premier rapport de la Commission indiquaient clairement que le groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation n’était pas qualifié pour recevoir même les lots numéros 1 et 2 .
Sous la pression du ministre Guismala Hamza, la Commission a été contrainte de se réunir à nouveau afin de réviser leur rapport. Dans cette version révisée du rapport, les membres de la commission ont attribué les deux marchés au groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation, sous réserves, de leurs capacités techniques et financières comme l’a souhaité le ministre Hamza et aurait dû être transmis au Directeur du Département Sectoriel Responsable du Projet à Abidjan, pour “examen et approbation avant la poursuite des travaux”. Une situation inédite, sans précédent, où une commission technique laisse à quelqu’un d’autre, le soin de prendre des décisions à sa place.
D’après nos informations, le rapport révisé n’a pas été envoyé. C’est inadmissible qu’un rapport attribué à un marché sous réserves. Pour le Directeur pays de la BAD, un rapport de ce genre ne devrait comporter ni réserves, ni ambiguïtés suspectes . Il a demandé aux membres de la commission de supprimer toutes les réserves émises dans le rapport et d’attribuer les deux lots au groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation.
Mais quelles étaient ces réserves et comment ont-elles été supprimées ?
Selon la méthodologie adoptée par le Comité d’Evaluation pour bien travailler, chaque offre est analysée par critère et par entreprise. Pour les entreprises en groupement, selon les commissaires, l’évaluation a été effectuée en tenant compte de la contribution de chaque entreprise, société membre.
Afin d’éviter tout conflit entre la Commission et le Département, le Directeur Pays de la Banque Africaine de Développement en Centrafrique, monsieur Mamady Souaré, a convoqué tous les membres de la commission dans son bureau pour changer toutes les règles du jeu et manipuler les résultats en supprimant poliment toutes les réserves émises et contenues dans le deuxième rapport. Les membres ont été contraints de signer sous la pression le rapport en attribuant, malgré eux, les deux marchés au groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation.
D’après les différents rapports dont la Rédaction a pu consulter, les réserves émises par la Commission d’Evaluation concernant les offres des entreprises STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation entrainant l’irrecevabilité de leurs offres, mais miraculeusement disparu dans le dernier rapport, elles sont nombreuses et incluent notamment :
le jugement peu satisfaisant des matériels proposés pour les postes d’installation et de revêtement ;
la falsification des preuves d’existence de ces matériels ;
l’absence de garantie quant à la livraison des travaux dans les délais ;
le risque d’utilisation de matériels non conformes provenant d’autres chantiers, ainsi que ;
les difficultés pouvant survenir lors de l’exécution des travaux en raison de la réduction des coûts proposés par les deux sociétés.
Une ingérence agaçantes de Mamady Souaré Directeur Pays de la BAD
L’implication personnelle du Directeur Pays de la BAD en Centrafrique a laissé des séquelles morales à certains membres de la Commission d’Evaluation, cotoyés par une équipe de la Rédaction du CNC.
Pour ces membres de la Commission d’Evaluation, Mamady Souaré a outrepassé ses prérogatives en allant jusqu’à s’ingérer personnellement dans ce dossier et a ébranlé la règle de confidentialité qui entoure cette étude.
« La BAD n’a pas à s’ingérer sur nos rapports d’analyses. Certes, elle a le droit de faire des observations, des suggestions qui doivent accompagner nos rapports tels qu’ils sont, fruits d’un travail technique et non de se mettre à éliminer automatiquement toutes nos analyses techniques.
Et même les observations, les commentaires à faire, c’est un travail des techniciens de la BAD et non uniquement du Directeur Pays qui va même plus loin, d’ailleurs, pour nous convoquer dans son bureau et surtout pour mettre les pressions tous azimuts sur le ministre qui à son tour, doit nous mettre les pressions, afin d’avoir un rapport conforme à sa volonté. NON “. Déplorent ces membres devant nos équipes sous strict anonymat.
Et après ?
Il est évident que ces marchés ont été attribués selon les volontés du ministre Guismala Hamza et de Monsieur Mamady Souaré, le directeur pays de la BAD en Centrafrique qui ont, chacun, des intérêts financiers à gagner derrière. Ce scandale de corruption d’une ampleur indescriptible a enraciné ses racines en Centrafrique, où plusieurs adeptes de ce genre de pratiques semblent prospérer.
Mamady Souaré Directeur Pays de la Banque Africaine de Développement en Centrafricaine
Mamady Souaré , un Ivoirien, a activé une nouvelle procédure d’attribution de financements au sein de sa banque. Désormais, tous les financements de la BAD, c’est dans son bureau que cela doit se faire.
Selon les indiscrétions de nos deux membres de la Commission d’Evaluation côtoyés par nos équipes d’enquêtes, la règle logique indique qu’après l’élimination des offres du groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation pour non-conformité aux exigences techniques du dossier d ‘appel d’offre, c’est l’offre la moins disante suivante et qui répond aux exigences techniques du DAO qui doit être validée. Mais ce n’est pas ce que veulent Guismala Hamza et Mamady Souaré.
Mais vu la magie de l’homme noire, en l’occurrence, l’ingérence du patron local de la BAD, c’est sans doute, le troisième rapport injuste, empreint de corruption à haute dose, confiant miraculeusement “les deux marchés , avec tous les risques, y compris une réduction conditionnelle de 3 % proposée “ au groupement des deux sociétés boiteuses, le groupement STECOL Corporation et SINIHYDRO Corporation, qui a été envoyé pour validation.
Cette affaire de corruption révèle le visage sombre du ministre Guismala Hamza et de ses complices, ainsi que leur volonté de manipuler les procédures d’attribution des contrats de travaux publics dans ce Département ministériel. L’on peut comprendre désormais aisément pourquoi les routes dans le pays sont toujours en mauvais état, et ce, même au premier jour de leurs mises en service. Et voila pourquoi, les conséquences de ces agissements sont désastreuses pour la Centrafrique, qui perdent ainsi des opportunités de développement et de croissance économique. Il est impératif que des mesures soient prises pour punir les responsables et rétablir l’intégrité dans le secteur des travaux publics.
La machination dangereuse du Président Touadera contre le Tchad : un jeu politique risqué pour la Centrafrique
Le Président Faustin Archange Touadera
Bangui , 23 mai 2023 ( CNC ) — Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse majeure, alimentée par les récentes révélations d’un chef rebelle tchadien appelé par les forces armées tchadiennes. Ces informations mettent en lumière un jeu dangereux orchestré par le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son gouvernement , qui aurait manipulé et dressé ces rebelles tchadiens contre leur pays le Tchad. Cette stratégie politique risquée, qui vise à prétendre négliger le pouvoir de Touadera et de son clan, soulève de graves préoccupations quant à ses conséquences sur la stabilité de la Centrafrique et le bien-être de son peuple.
Une manipulation orchestrée
Selon les déclarations du rebelle tchadien recherché, les autorités centrafricaines ont eu recours aux services de mercenaires de Wagner pour les anciens, puis les soutenir financièrement. Installés sur le territoire centrafricain, ces groupes armés auraient été utilisés comme pions dans un jeu politique visant à affaiblir le Tchad, pays voisin et puissant militairement. Les réunions entre les autorités militaires centrafricaines et les rebelles tchadiens, y compris la dernière qui a incité ces derniers à se rendre aux forces tchadiennes et se constituent des prisonniers, témoignent de la complicité du régime de Touadera dans cette manipulation grossière.
Sacrifier des vies pour préserver le pouvoir
Le comportement du Président Touadera et de son clan au pouvoir est profondément choquant. En sacrifiant la vie de ces rebelles qu’il a manipulés, il a démontré un mépris flagrant pour la valeur de la vie humaine. Les actions irresponsables du gouvernement centrafricain, dans sa quête désespérée pour conserver le pouvoir, mettent en danger non seulement la vie de ses propres citoyens, mais aussi la stabilité de toute la région.
Des conséquences désastreuses
La stratégie de Touadera de manipuler les groupes rebelles pour affaiblir le Tchad est un jeu politique extrêmement risqué. En s’ingérant dans les affaires d’un pays voisin, le Président centrafricain joue avec le feu. Une telle ingérence peut avoir des conséquences désastreuses, tant sur le plan politique que sur le plan militaire et humanitaire. Elle risque de provoquer une escalade de la violence, d’attiser les tensions régionales et de perturber l’équilibre fragile dans la région.
La responsabilité du Président Touadera
En tant que chef de l’État, le Président Touadera porte la responsabilité ultime de ces actions dangereuses et irresponsables. Sa décision de sacrifier des vies humaines pour préserver son pouvoir démontre un manque flagrant de leadership éthique et de vision à long terme. Au lieu de s’engager dans des manœuvres politiques risquées, il devrait concentrer ses efforts sur la promotion de la stabilité, du développement et de la paix en Centrafrique.
Il y’a lieu de noter que le jeu dangereux orchestré par le Président Touadera contre le Tchad révèle les priorités tordues de son gouvernement. En manipulant des groupes rebelles pour servir ses intérêts politiques à court terme, il met en péril la stabilité de la Centrafrique et la sécurité de sa population. Il est impératif que la communauté internationale réagisse conformément à ces agissements, en exigeant des comptes à Touadera et en soutenant les efforts visant à promouvoir la paix et le développement dans la région. La stabilité de la Centrafrique et du Tchad ne peut être assurée que par des dirigeants responsables, prêts à œuvrer pour le bien-être de leur peuple plutôt que pour la consolidation de leur propre pouvoir.
Centrafrique : Le ministre Djoubaye Abazène et l’ancien ministre Sabone s’engagent dans une bataille verbale aux conséquences dramatiques
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d’État chargé de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. droit d’auteur CNC
Bangui , 22 mai 2023 ( CNC ) — Les proches du ministre Arnaud Djoubaye Abazène ont récemment exprimé leur colère envers l’ancien ministre Abakar Sabone, allant jusqu’à lui promettre une fin tragique, voire la mort. Cette altercation a eu lieu dans un groupe de discussion sur la plateforme de messagerie sociale WhatsApp, où les partisans du ministre d’État à la justice ont saisi l’occasion de s’en prendre à leur adversaire politique.
Tout a commencé samedi soir, lorsque l’ancien ministre Abakar Sabone a partagé à son tour sur WhatsApp des informations selon lesquelles un véhicule appartenant au frère cadet du ministre de la justice avait été intercepté à Bambari avec des caisses de munitions AK-47 par les éléments de la gendarmerie locale. Cependant, il convient de souligner que cette information avait déjà été largement diffusée sur les réseaux sociaux, et Abakar Sabone se contentait de la relayer. Malheureusement, les proches du ministre, dans leur tentative désespérée de minimiser l’impact de cette affaire, ont eu recours aux menaces de mort à l’encontre des personnes responsables de la publication de ces informations.
Ces proches du ministre, faute de pouvoir utiliser la propagande, ont déclaré que « LA HAINE ET LA JALOUSIE POUSSENT L’ÉTERNEL CRIMINEL TCHADIEN ABAKAR SABONE À MENER UNE CAMPAGNE DE DÉNIGREMENT ET DE DÉSINFORMATION CONTRE LE MINISTRE D’ÉTAT À LA JUSTICE ARNAUD DJOUBAYE ABAZENE ».
Il semblerait que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène soit devenu une cible pour ce grand rebelle, ce criminel et traître nommé Abakar Sabone, qui verse le sang des Centrafricains, en raison de sa sincérité dans la gestion des affaires du pays. Il fut un temps où ce criminel Abakar Sabone avait appelé le ministre d’État à la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, afin de solliciter la libération nocturne de ses amis criminels arrêtés par les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes sur le champ de bataille. Cependant, sa demande a été rejetée par le ministre d’État à la justice, Arnaud Djoubaye Abazène, qui prône une justice indépendante en République centrafricaine, conformément à la politique du chef de l’État. C’est ainsi que ce criminel, ce traître à la fois centrafricano-tchadien, affilié à la mouvance politique MCU, à la knk, et surtout soutenu par la France, a lancé une campagne de dénigrement contre le ministre Arnaud Djoubaye Abazène pour avoir pris une décision juste.
Ce qui est encore plus surprenant, c’est que les proches du ministre Arnaud Djoubaye Abazène, bien qu’impliqués dans de nombreux crimes sanglants dans le pays, préfèrent s’attaquer à leur propre camarade, l’ancien chef rebelle
Abakar Sabone. Il est vraiment ridicule de constater de telles accusations manipulatrices. Tout porte à croire que ce fameux Abakar Sabone, auteur de cet article honteux et pitoyable, doit être arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes de trahison. De plus, ils annoncent également que Monsieur Abakar Sabone sera éliminé par tous les moyens nécessaires, qu’il soit capturé ou tué.
Les Centrafricains commencent à comprendre le comportement des dirigeants de ce pays et de leurs proches familles. Ils ne sont pas disposés à accepter la vérité et attendent de tous qu’ils se soumettent à eux comme des marionnettes. De son côté, Abakar Sabone répond que lui-même et le ministre Abazène seront déférés devant la Cour pénale internationale pour les crimes qu’ils auraient commis ensemble. La vérité est prête à éclater… Suite au prochain épisode.
Le Conseil Économique et Social fait fausse route en faveur de la tokenisation
Centrafrique.org/Centrafrique-grogne-au-sein-du-conseil-economique-et-social-les-conseillers-menacent-de-destituer-le-president-alfred-poloko/monsieur-alfred-poloko-president-du-conseil-economique-et-social-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-63704″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Alfred Poloko, Président du Conseil Économique et Social de la République centrafricaine
Bangui, 23 mai 2023 (CNC) — Dans son dernier avis publié lors de sa première session extraordinaire de l’année 2023, le Conseil Économique et Social a exprimé son soutien en faveur du projet de loi sur la tokenisation des ressources naturelles et foncières. Cependant, il est alarmant de constater que le Conseil a choisi d’ignorer les conséquences potentiellement désastreuses de cette approche.
Tout d’abord, il convient de souligner que la tokenisation des ressources naturelles et foncières est une pratique controversée et largement expérimentale. Elle consiste à transformer des actifs physiques, tels que des terres ou des minerais, en tokens numériques sur une blockchain. Cette approche soulève de nombreuses questions quant à sa légalité, sa faisabilité technique et ses répercussions sur les communautés locales.
Le Conseil affirme que le projet de loi est conforme aux dispositions de la Constitution et qu’il respecte les bonnes pratiques juridiques et institutionnelles. Cependant, cette affirmation semble être déconnectée de la réalité. La Constitution a été adoptée en 2016, bien avant l’émergence de la tokenisation en tant que concept légal. Il est évident que les auteurs de la Constitution n’ont pas pu anticiper les défis complexes et les risques associés à cette technologie émergente. Pour preuve la monnaie de référence “sango”, n’est le nom d’aucune pièce de monnaie inscrite dans la Constitution.
De plus, le Conseil prétend que le projet de loi est conforme aux bonnes pratiques nationales et internationales. Cependant, il est essentiel de noter que la tokenisation des ressources naturelles et foncières est encore largement inexplorée à l’échelle internationale. Très peu de pays ont adopté des réglementations claires à cet égard, et ceux qui l’ont fait sont confrontés à de nombreux problèmes juridiques et opérationnels.
Il est également troublant que le Conseil recommande simplement quelques amendements mineurs au projet de loi, sans aborder les problèmes fondamentaux qu’il soulève. La tokenisation des ressources naturelles et foncières peut conduire à une privatisation rampante de ces actifs, en mettant en danger les droits des communautés locales et en favorisant l’accaparement des ressources par des acteurs puissants.
En outre, la tokenisation présente des risques élevés en termes de sécurité des données et de vulnérabilité aux cyberattaques. Les systèmes basés sur la blockchain ne sont pas infaillibles et ont déjà été victimes de piratages majeurs, entraînant des pertes financières considérables. La tokenisation des ressources expose donc la République Centrafricaine à des risques inutiles et met en péril la stabilité économique du pays.
Il est regrettable que le Conseil Économique et Social n’ait pas pris en compte ces préoccupations majeures et se soit contenté d’émettre un avis favorable au projet de loi sur la tokenisation. Cette décision met en évidence un manque de compréhension et de prévoyance quant aux conséquences potentielles de cette technologie sur l’économie et la société centrafricaines.
Il est impératif que le gouvernement centrafricain reconsidère sérieusement sa position sur la tokenisation des ressources naturelles et foncières. Plutôt que de s’empresser d’adopter une technologie encore largement expérimentale, il serait préférable de mener des études approfondies, de consulter les parties prenantes concernées et de prendre en compte les leçons tirées des expériences d’autres pays.
La République Centrafricaine a besoin de politiques économiques et sociales solides qui favorisent le développement durable, la protection des droits des communautés locales et la préservation de ses ressources naturelles. La tokenisation, dans sa forme actuelle, ne semble pas être la réponse à ces défis complexes.
Il est décevant de constater que le Conseil Économique et Social de notre pays, la République Centrafricaine, Président par le politologue Alfred Poloko, a émis un avis favorable au projet de loi sur la tokenisation des ressources naturelles et foncières. Cette décision témoigne d’une compréhension superficielle de cette technologie émergente et ignore les risques potentiels qu’elle entraîne. Il est essentiel que le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son gouvernement, dirigé par son ami Félix Moloua, ainsi que le Conseil économique et social réévaluent leur position et prennent des mesures plus prudentes pour préserver l’intérêt supérieur du pays et de ses citoyens.
Le douzième bataillon de l’armée centrafricaine : une création précipitée dénuée de sens
Centrafrique.org/centrafrique-5-soldats-faca-tues-dans-une-serie-dattaque-des-rebelles/les-soldats-faca/” rel=”attachment wp-att-63610″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l’armée centrafricaine. CopyrightDR
Bangui, 23 mai 2023 (CNC) — Dans une décision aussi précipitée que controversée, le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la création du douzième bataillon d’infanterie territorial de l’armée nationale centrafricaine. Cette décision, apparemment motivée par le groupe russe Wagner, soulève de sérieuses préoccupations quant à son efficacité et à sa cohérence. En effet, ces nouveaux bataillons manquent cruellement d’unité de combat et sont composés de jeunes soldats inexpérimentés, sortant tout juste des centres de formation militaire, avant d’être déployés immédiatement sur le terrain. Examinons de plus près les implications de cette mesure précipitée.
Une décision malavisée :
Le décret présidentiel portant création du douzième bataillon d’infanterie territorial (BIT-12) a été promulgué sans prendre en compte les réalités opérationnelles et la préparation adéquate des soldats. Les jeunes recrues, qui n’ont pas eu l’occasion de développer les compétences et l’expérience nécessaires, sont exposées à des situations dangereuses sans être préparées de manière adéquate. Cette décision met en évidence le manque de vision stratégique du Président et son désir de satisfaire des intérêts extérieurs plutôt que de garantir la sécurité et la stabilité du pays.
L’absence d’unité de combat :
La création de ces bataillons sans réelle unité de combat est une grave erreur. Une armée efficace et opérationnelle doit être structurée de manière à ce que chaque bataillon puisse remplir des missions spécifiques et complémentaires. Cependant, ces nouveaux bataillons semblent être formés uniquement pour répondre à une demande quantitative plutôt que qualitative. Cette approche irresponsable risque de compromettre l’intégrité de l’armée nationale et de mettre en péril la sécurité du pays.
L’inexpérience des jeunes soldats :
Les jeunes soldats, fraîchement sortis des centres de formation militaire, manquent cruellement d’expérience et de compétences pratiques. Les déployer immédiatement sur le terrain sans un encadrement adéquat et une formation supplémentaire expose ces soldats, ainsi que leurs camarades de combat, à des risques inutiles. Il est essentiel de donner aux soldats le temps nécessaire pour se familiariser avec les exigences du métier et acquérir les compétences essentielles à leur rôle avant de les envoyer dans des situations dangereuses.
Le manque de planification stratégique :
La décision du Président de créer ces bataillons semble être le résultat d’une planification déficiente. La cohérence et la coordination entre les différentes unités de l’armée nationale sont essentielles pour garantir une défense efficace du pays. Cependant, la création précipitée de ces bataillons sans une planification adéquate met en évidence l’absence d’une vision claire et d’une stratégie globale. Une telle approche ne peut conduire qu’à une fragmentation de l’armée et à une inefficacité opérationnelle.
La création du douzième bataillon de l’armée centrafricaine soulève de sérieuses inquiétudes quant à la vision stratégique et à la préparation opérationnelle du Président Faustin Archange Touadera. Cette décision précipitée, motivée par des intérêts externes, met en danger la sécurité des soldats inexpérimentés et compromet l’intégrité de l’armée nationale. Il est impératif que les autorités centrafricaines reconsidèrent cette décision et adoptent une approche plus réfléchie et pragmatique pour garantir la sécurité et la stabilité du pays.
L’ancien ministre Lionel Régis Dounda empêché de faire appel de son jugement par le ministre de la Justice
Centrafrique.org/rca-lancien-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports-regis-lionel-dounda-est-place-en-garde-a-vue-a-la-sri/regis-lionel-dounda/” rel=”attachment wp-att-46013″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Bangui, 22 mai 2023 (CNC) — Le cas de l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Lionel Régis Dounda, continue de susciter des interrogations en République centrafricaine. Condamné à une peine de 10 ans de prison dans une affaire de détournement de fonds par son chargé de mission Daniel Nzéwé, aujourd’hui en liberté, Monsieur Lionel Régis Dounda se trouve dans une impasse quant à la possibilité de faire appel de son jugement. Le ministre d’Etat de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, est accusé d’avoir exercé des pressions pour empêcher la procédure d’appel de son jugement. Cette situation préoccupante soulève des questions sur l’état de la justice dans notre pays.
L’ancien ministre Lionel Régis Dounda est membre de la jeunesse du MLPC, parti dirigé par l’ancien Premier ministre devenu opposant, Martin Ziguelé. Il a été nommé au gouvernement dans le cadre d’un accord politique entre le MLPC et le président Faustin-Archange Touadera en 2016. Mais, les choses ont changé depuis. Lors de l’élection présidentielle de 2020, le MLPC a décidé de présenter son propre candidat, ce qui a créé des tensions avec le président Touadera, qui comptait sur le soutien du parti de Martin Ziguélé.
Après l’élection bâclée et contestée de décembre 2020, le MLPC est passé dans l’opposition démocratique, ce qui a été suivi par une série des représailles du président Touadera contre les responsables dudit parti, à commencer par son président, Martin Ziguelé. Des accusations infondées de complicité avec la rébellion de François Bozizé ont été portées contre lui pour tenter de lever son immunité parlementaire, mais sans succès. Deux ministres du MLPC, Chancel Sokodé, ministre délégué aux Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Étranger, et Lionel Régis Dounda, ministre de la Jeunesse et des Sports, ont également été accusés et détenus sans raisons valables. Alors que Sokodé a été libéré, Dounda, lui, reste en prison sans possibilité d’appel.
Les avocats de Lionel Régis Dounda ont tenté de faire appel de sa condamnation mais se sont heurtés à un obstacle majeur : l’absence du procès-verbal du procès initial. Selon des sources proches du dossier, le ministre de la Justice, Abazène, a exercé une influence considérable pour bloquer toute procédure à l’encontre de Monsieur Dounda et même sa mise en liberté provisoire. Les informations obtenues suggèrent qu’Abazène pense que Dounda, qui a de la famille en France, profiterait de sa liberté, même temporaire, pour se soustraire à la justice et révéler des secrets d’État à la France.
Cette affaire ne concerne pas seulement l’ancien ministre Dounda, mais soulève également des inquiétudes quant à l’indépendance du système judiciaire en République centrafricaine. Les actions du ministre de la Justice, qui semblent motivées par des considérations politiques, jettent un doute sur l’impartialité et la transparence des procédures judiciaires dans notre pays.
En outre, les représailles contre les membres du parti MLPC, y compris les vice-présidents qui auraient été cooptés par le Président pour s’opposer à Martin Ziguelé, soulèvent des inquiétudes quant à la démocratie et à la liberté d’expression dans le pays. Ces représailles sont portées devant la justice mais elles sont aussi bloquées par ce même désormais puissant ministre d’Etat de la Justice du royaume.
Dans l’intérêt de la justice et de la démocratie en République centrafricaine, il est impératif que le cas de Lionel Régis Dounda soit examiné avec impartialité et que les procédures légales soient respectées. Il est de la responsabilité du gouvernement de s’assurer que la justice se fasse en toute impartialité selon le principe de son indépendance vis-à-vis de l’Exécutif.