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Urgence humanitaire en Centrafrique : Des millions de vies en danger

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Urgence humanitaire en Centrafrique : Des millions de vies en danger

 

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Dans le camp des déplacés du PK3 de Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

 

Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine fait face à une situation humanitaire critique qui met en péril la survie et la dignité de millions de personnes. Mohamed Ag Ayoya, coordinateur humanitaire de l’ONU en RCA, a souligné l’urgence de la situation lors d’une conférence de presse à Genève. Les conflits armés internes et les répercussions du voisinage avec le Soudan ont exacerbé les besoins humanitaires, nécessitant une intervention immédiate.

 

Urgence humanitaire en Centrafrique : Déplacements massifs, inondations et infrastructures sous-développées 

Les affrontements incessants entre différents groupes armés en République centrafricaine ont entraîné le déplacement d’une personne sur cinq, qui cherche refuge à l’intérieur du pays ou dans les pays voisins. Les inondations dévastatrices de l’année dernière ont également touché plus de 100 000 personnes, endommageant des milliers de maisons. De plus, des décennies de sous-investissement dans les infrastructures socio-économiques ont conduit à l’indisponibilité des services de base pour la population, aggravant les conditions de vie et la résilience des habitants.

 

Besoin urgent d’eau potable, d’éducation et de protection :

 

La Situation en République centrafricaine est alarmante. Trois citoyens sur cinq n’ont pas accès à l’eau potable et à l’assainissement, tandis que seulement 55 % des enfants achèvent leur scolarité primaire. De plus, les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables, avec des violences basées sur le genre touchant deux victimes chaque heure. Au cours du premier trimestre de cette année, près de 5 000 cas ont été signalés. Ces statistiques montrent l’ampleur du défi auquel sont confrontées les communautés locales et les acteurs humanitaires.

 

Impact de la guerre et de la pandémie :

 

La crise humanitaire en République centrafricaine a été exacerbée par le conflit au Soudan voisin, qui a entraîné un afflux de demandeurs d’asile et de rapatriés centrafricains. La pandémie de COVID-19 et les répercussions de l’invasion russe en Ukraine ont également eu des conséquences néfastes sur les ressources déjà limitées du pays. Cette situation a engendré une pression supplémentaire sur les populations vulnérables de la région, rendant la fourniture d’aide humanitaire plus complexe et urgente.

 

Défis logistiques et réponse humanitaire :

 

L’acheminement de l’aide humanitaire en République centrafricaine est une course contre la montre, rendue encore plus difficile par l’instabilité sécuritaire et les conditions géographiques. Pendant la saison des pluies, de vastes zones du pays deviennent inaccessibles par la route, nécessitant des opérations aériennes pour distribuer l’aide. De plus, les travailleurs humanitaires sont confrontés à des risques quotidiens, avec un incident de violence signalé tous les deux jours en moyenne depuis 2022.

 

Mobilisation pour soutenir les communautés vulnérables :

 

Malgré ces défis, les partenaires humanitaires redoublent d’efforts pour soutenir les populations vulnérables en République centrafricaine. En 2022, près de deux millions de personnes, soit plus de 90 % de la population ciblée, ont bénéficié de l’aide humanitaire. Au cours des trois premiers mois de cette année, 658 000 personnes ont également reçu une assistance vitale. Les partenaires humanitaires ont prépositionné des fournitures d’urgence dans les zones les plus touchées et ont élaboré un plan de réponse humanitaire pour 2023, nécessitant un financement supplémentaire de 69 millions de dollars.

 

En un mot, la République centrafricaine fait face à une crise humanitaire critique qui met en danger la survie et la dignité de millions de personnes. Les déplacements massifs, les inondations, le sous-développement des infrastructures et les violences basées sur le genre aggravent la situation déjà précaire. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, les partenaires humanitaires continuent de fournir une aide vitale aux communautés vulnérables. Il est essentiel que la communauté internationale renforce son soutien financier et logistique pour atténuer les souffrances en République centrafricaine et reconstruire des vies brisées par la guerre et la privation.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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La Minusca et le commissariat de Damara s’unissent pour une journée de sensibilisation

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La Minusca et le commissariat de Damara s’unissent pour une journée de sensibilisation

 

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Une patrouille mixte de la Minusca et de la police nationale . CNC

 

 

Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Le 31 mai 2023, la composante police de la Minusca , stationnée en colocation avec le commissariat de police de la ville de Damara, a organisé une journée dédiée à la compréhension du mandat de la Minusca et à la lutte contre le port illégal d’armes et de munitions de guerre.

 

Cette initiative, mise en place à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des casques bleus, vise à sensibiliser les forces de sécurité intérieure ainsi que la population de la localité sur l’importance de vivre ensemble.

 

À travers cette action, il est clair que la Minusca est présente pour soutenir les populations civiles, pour les accompagner et les aider à aller de l’avant. La Centrafrique a traversé des périodes de crise qui ont fragilisé le système judiciaire du pays, et c’est là que la MINISCA intervient.

 

Les responsables de la MINISCA se félicitent aujourd’hui de la collaboration qu’ils ont établie avec les forces de sécurité intérieure, qui se traduit par des retombées positives pour la population civile. Lors de cette journée, de nombreux habitants se sont déplacés pour les écouter, et cela constitue une grande réussite pour eux.

 

L’objectif de cette activité était de mieux expliquer la mission de protection des civils et le rôle de la composante police de l’ONU. Il s’agit également de faciliter la coopération entre la Minusca , les forces de sécurité intérieure et la population locale, dans le but d’atteindre les objectifs fixés par le mandat de la Mission.

 

Les casques bleus sont présents régulièrement dans la région, et ils ne nous oublient jamais. À chaque passage, ils sont là, prêts à demander des renseignements sur notre situation, notamment dans les villages de Bagot. Cette présence régulière renforce le lien de communication entre la MINISCA et la population locale.

 

Il est essentiel de souligner qu’une bonne compréhension du mandat de la Mission par les populations permet de renforcer la coopération et facilite la réalisation des tâches. C’est pourquoi ces actions de sensibilisation se poursuivront tout au long de l’année 2023, avec pour objectif de toucher au moins cinquante membres des forces de sécurité intérieure et plus de 10 000 habitants de la commune de Damara, en les informant sur le mandat de la MINISCA et les activités de la composante police en colocation avec le commissariat de Damara.

 

Les responsables expriment leur satisfaction quant aux résultats obtenus et remercient l’ensemble de la communauté d’Amara.org pour leur soutien et leur contribution précieuse dans la réalisation de cette mission.

 

La MINISCA et le commissariat de Damara montrent ainsi leur engagement envers la population centrafricaine et leur détermination à instaurer un climat de sécurité et de coopération durable dans la région.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Distribution d’armes de guerre en cours : Touadera alimente les flammes du chaos en Centrafrique

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Distribution d’armes de guerre en cours : Touadera alimente les flammes du chaos en Centrafrique.

 

Rodolphe Héritier de Bonheur DONENG-WAZOUNON

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Alors que la crise socio-politique s’intensifie en République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera, accusé de gouverner désormais illégitimement, se prépare à plonger le pays dans une guerre civile sanglante afin de rendre son coup d’Etat officiel. Une distribution massive d’armes de guerre est en cours dans son quartier de Boy-Rabe, suscitant inquiétude et interrogations quant aux intentions réelles de Touadera.

 

Depuis que le Président Faustin Archange Touadera a annoncé son projet controversé de référendum constitutionnel visant à se maintenir indéfiniment au pouvoir, la situation socio-politique et sécuritaire en République centrafricaine est devenue alarmante, voire désespérée. Les Centrafricains, qui ne peuvent que pleurer la perte de leur légitimité présidentielle, sont de plus en plus nombreux à réclamer la destitution de Touadera en vue d’éviter le pire.

Dans ce climat tendu et incertain, où le pays se trouve être replongé dans le chaos par Touadera lui-même, le Président semble se préparer activement à une éventuelle guerre civile. Des informations recoupées indiquent qu’une distribution massive d’armes de guerre est en cours dans le quartier Boy-Rabe, plus précisément au quartier Mandaba, aux jeunes de la milice Requins venus, pour la plupart, des quartiers de Pétévo et Bimbo. Sous la supervision du directeur de cabinet, le chef milicien Héritier Doneng, les miliciens du régime reçoivent ces armes, qu’ils exhibent fièrement en se promenant dans la capitale avec.

La population de Boy-Rabe est inquiète. Quel jeu Touadera cherche-t-il à jouer ? Dans les rues avoisinantes de sa résidence, des forces de sécurité, détachés pour sa sécurité, ont multiplié des checkpoints, effectuant des fouilles corporelles systématiques des passants à l’aide de détecteurs de métaux. Les pièces d’identité sont exigées, créant une atmosphère de suspicion et d’oppression.

En seulement sept ans à la tête du pays, Touadera a réussi à plonger la République centrafricaine dans le désordre et le chaos sécuritaire parfait, fertile aux mercenaires et aux terroristes. Son désir ardent de se maintenir au pouvoir à tout prix met en péril la stabilité du pays tout entier. Les Centrafricains craignent le pire : une guerre civile sanglante qui pourrait plonger le pays dans un abîme de violence et de destruction.

Le peuple centrafricain mérite un avenir de paix et de prospérité, loin des ambitions illégitimes d’un dirigeant qui met en danger la stabilité et la sécurité du pays. Les événements en cours dans le quartier Boy-Rabe ne font qu’accentuer les craintes et les appels à l’action. L’heure est venue pour la communauté internationale de se tenir aux côtés du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Violente attaque de la base de Wagner par les CPC à Baoro : un bilan catastrophique dévoilé

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Violente attaque de la base de Wagner par les CPC à Baoro : un bilan catastrophique dévoilé

 

Croisement de la ville de Baoro
Croisement de la ville de Baoro. Photo CNC / Gervais Lenga

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Dans la nuit du dimanche à lundi 05 juin 2023, la base de Wagner à Baoro a été prise d’assaut par les rebelles de la CPC, provoquant des dégâts considérables. Cette attaque démontre que la région du nord-ouest et de l’ouest représente une sérieuse menace pour les forces de Wagner. Les premières informations sur le bilan humain et matériel commencent à émerger, malgré les tentatives de camouflage par les mercenaires.

 

Une attaque d’une violence inouïe a secoué la base de Wagner à Baoro, plongeant la ville dans le chaos. Les rebelles de la CPC ont lancé leur assaut de manière calculée et bien informée, visant précisément la base des mercenaires. Selon des sources sécuritaires locales interrogées par notre rédaction, l’attaque a commencé vers 1 heure du matin à l’entrée de la ville de Baoro sur l’axe de Bozoum. Pendant près de trois heures, des détonations d’armes lourdes et légères ont ébranlé la ville, tandis que la base de Wagner était pilonnée par des tirs d’artillerie dévastateurs.

 

La base opérationnelle des mercenaires de Wagner à Baoro, dans la Nana-Mambéré, le 05 juin 2023 après l'attaque des rebelles de la CPC le même jour.
La base opérationnelle des mercenaires de Wagner à Baoro, dans la Nana-Mambéré, le 05 juin 2023 après l’attaque des rebelles de la CPC le même jour.

 

Malgré leurs efforts pour protéger la base, les hommes de Wagner ont été surpris par la violence et l’ampleur de l’attaque. Dans un geste de préservation, ils se sont réfugiés dans des tranchées qu’ils avaient préalablement construites à l’intérieur de la base. Le bilan de cette attaque reste incertain, car les mercenaires de Wagner ont formellement interdit à la population de s’approcher de la base, dans le but de dissimuler les dégâts humains et matériels causés. Cependant, des sources sécuritaires locales ont indiqué qu’au moins 4 mercenaires de Wagner ont perdu la vie lors de l’affrontement, tandis que 6 autres ont été blessés.

Vue de l'extérieur de la base des mercenaires de Wagner à Baoro après l'attaque des rebelles de la CPC le même jour
Vue de l’extérieur de la base des mercenaires de Wagner à Baoro après l’attaque des rebelles de la CPC le même jour

 

Après l’attaque, les forces de Wagner ont lancé une opération de ratissage dans la région, soupçonnant les habitants voisins d’avoir comploté avec les assaillants. Dans cette frénésie de suspicion, un homme complètement alcoolisé a été appréhendé par les mercenaires. Ils l’ont trouvé endormi dans son lit, ce qui a renforcé leur conviction qu’il faisait partie du complot contre eux. Pour les forces de Wagner, la région du nord-ouest et de l’ouest représente une menace sérieuse, justifiant ainsi leur vigilance accrue et leurs mesures de sécurité renforcées.

 

Cette violente attaque de la base de Wagner à Baoro met en évidence la complexité de la situation dans cette partie du pays. Les rebelles de la CPC ont montré qu’ils étaient capables de frapper avec précision et de causer des dégâts importants aux forces adverses. La sécurité dans la région du nord-ouest et de l’ouest demeure une préoccupation majeure, tant pour les mercenaires de Wagner que pour les autorités locales. Les conséquences de cette attaque se feront sentir pendant longtemps, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale et la vie quotidienne des habitants de Baoro et des environs.

 

Alors que le bilan complet de cette attaque continue de se préciser, il est crucial de souligner l’urgence d’une action concertée pour trouver une solution pacifique à cette crise. La population civile ne doit pas être prise pour cible dans ces affrontements et il est essentiel de garantir leur sécurité et leur bien-être. Les autorités compétentes doivent intensifier leurs efforts pour parvenir à une résolution durable et pacifique de ce conflit, afin de prévenir de nouvelles violences et de restaurer la paix dans la région.

 

Selon des nombreux observateurs centrafricains, l’attaque de la base de Wagner à Baoro par les rebelles de la CPC a entraîné des conséquences désastreuses. Les mercenaires de Wagner, bien que confrontés à des pertes humaines, continuent de considérer la région du nord-ouest et de l’ouest comme une menace sérieuse. La situation reste tendue.

 

Par Gervais Lenga

 

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Crise en République centrafricaine : Les jeunes de la Vakaga enrôlés précipitamment dans une armée défaillante

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Crise en République centrafricaine : Les jeunes de la Vakaga enrôlés précipitamment dans une armée défaillante

 

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Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Alors que la République centrafricaine sombre dans une crise sans précédent, l’incorporation des jeunes de la Vakaga, dans l’armée nationale semble être une mesure désespérée, risquant de plonger le pays dans une spirale de violence et de chaos incontrôlable.

 

Depuis quelques mois, le gouvernement centrafricain a entrepris une politique visant à intégrer massivement les jeunes de cette région déchirée par les conflits dans les rangs de l’armée. Sur le papier, cette initiative semble louable, offrant une opportunité d’emploi et de stabilisation pour les jeunes marginalisés. Cependant, la réalité est bien différente.

 

L’armée nationale centrafricaine est déjà critiquée pour son manque de discipline, ses violations des droits de l’homme et sa corruption endémique. En incorporant de jeunes soldats sans une formation adéquate, le gouvernement risque de renforcer ces problèmes et de les aggraver. Les jeunes recrues de la Vakaga, souvent traumatisées par les violences auxquelles elles ont été exposées, pourraient devenir des acteurs instables au sein de l’armée, contribuant à l’escalade des conflits internes.

 

De plus, la situation politique en République centrafricaine est déjà fragile. Le pays est en proie à des affrontements incessants entre les groupes armés, et la présence de jeunes recrues mal formées risque de rendre la situation encore plus volatile. Le manque de supervision et de contrôle sur ces nouvelles recrues pourrait les pousser à commettre des exactions, exacerbant ainsi les tensions et le chaos qui règnent déjà dans le pays. Le cas palpable est celui de Bakouma, où les soldats FACA commettent des nombreuses exactions sur la population civils.

 

Par ailleurs, il est important de noter que cette initiative d’incorporation des jeunes du nord-est semble être motivée par des intérêts politiques plutôt que par une véritable volonté d’améliorer la situation sécuritaire du pays. Le gouvernement pourrait utiliser ces jeunes soldats comme des pions dans son jeu politique, les manipulant pour servir ses propres intérêts et perpétuer son pouvoir.

 

L’incorporation des jeunes du nord-est dans l’armée nationale centrafricaine est un développement préoccupant qui risque d’aggraver encore davantage la situation déjà désastreuse du pays. Il est crucial que des mesures soient prises pour éviter les conséquences désastreuses que cela

 

pourrait entraîner. La stabilité de la République centrafricaine et le bien-être de sa population en dépendent.

 

Par Moïse Banafio

 

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Le lieutenant de police Yaya Justin déjà impliqué dans une affaire de trafic d’organe humain à Nola, fait de nouveau parler de lui à Kouango

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Le lieutenant de police Yaya Justin déjà impliqué dans une affaire de trafic d’organe humain à Nola, fait de nouveau parler de lui à Kouango

 

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Le lieutenant de police Yaya Justin

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Impliqué dans une affaire d’adultère à Kouango et ayant un passé trouble, le lieutenant de police Yaya Justin suscite de vives inquiétudes. Malgré sa réputation douteuse, il a été nommé à la tête du commissariat de Kouango, où les témoignages de comportements inappropriés, de racket et d’exactions se multiplient. Une récente affaire met en lumière sa liaison illicite avec l’épouse d’un homme, entraînant une violente réaction de la population locale. De plus, des informations inquiétantes ont été révélées sur son implication personnelle dans un trafic d’organe humain à Nola en 2019, suscitant des appels à sa mise en détention.

 

Le lieutenant de police Yaya Justin est une figure controversée dans le monde policier. Malgré une réputation professionnelle entachée par des affaires douteuses, il continue de bénéficier de la confiance du directeur général de police. Sa nomination à la tête du commissariat de Kouango n’a fait qu’aggraver les problèmes. Des témoignages accablants de ses collègues policiers font état de comportements répréhensibles tels que le racket et les exactions. La population locale est de plus en plus mécontente de sa gestion des affaires et des allégations de corruption qui pèsent sur lui.

 

Cependant, la véritable nature du commissaire YaYa Justin a été mise en lumière récemment suite à une dispute conjugale. Le lieutenant de police a choisi de blâmer entièrement le mari, refusant même de lui accorder une audience. Les jeunes du quartier, informés de la liaison entre le commissaire et l’épouse, ont décidé de tendre un piège pour le démasquer.

 

Dans la nuit du samedi au dimanche 4 juin 2023, les jeunes ont fait irruption dans le domicile du commissaire. Ce qu’ils ont découvert les a profondément choqués : YaYa Justin et la femme étaient nus, confirmant ainsi leur liaison illicite. Pris de colère, les jeunes ont violemment agressé le couple, infligeant des blessures, notamment à la femme qui a dû être hospitalisée.

 

Cependant, ce n’est pas la seule affaire troublante liée à Yaya Justin. Notre équipe a mené des investigations approfondies et des informations alarmantes ont été révélées. L’affaire la plus importante est celle du trafic d’organe humain, dans laquelle le lieutenant de police est personnellement impliqué. En 2019, alors qu’il était affecté au commissariat de police de Nola, il a été pris en flagrant délit de complicité de trafic d’os humains avec des individus d’origine nigériane, moyennant plusieurs millions de francs CFA. Cette affaire a entraîné sa mutation forcée du commissariat de Nola.

 

Ce groupe de Nigérians impliqués dans ce trafic macabre avait été appréhendé grâce à la vigilance de la population. Les suspects avaient dévoilé leurs liens avec le lieutenant Yaya Justin lors de leur interrogatoire par un groupe de jeunes qui les avait capturés. L’affaire avait créé une onde de choc à Nola, poussant le ministre de la Sécurité de l’époque, le général Henri Wanzet Linguissara, à procéder à une relève générale de tous les policiers travaillant dans ce commissariat. Cette affaire est actuellement en cours devant la justice, mais pour les collègues de Yaya Justin, il devrait déjà être derrière les barreaux plutôt qu’à la tête d’un commissariat.

 

La réputation de Yaya Justin est désormais entachée par ces affaires successives et le doute plane quant à sa capacité à exercer ses fonctions de manière intègre et responsable. Les habitants de Kouango et de Nola réclament des mesures concrètes pour mettre fin à ses agissements répréhensibles et restaurer la confiance dans les forces de l’ordre. La justice devra se prononcer sur les accusations qui pèsent sur lui, mais en attendant, les citoyens espèrent que des mesures seront prises pour prévenir de tels abus de pouvoir à l’avenir.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Bois rouge, symbole de l’emprise russe sur la RCA

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Bois rouge, symbole de l’emprise russe sur la RCA

 

Centrafrique.org/centrafrique-le-camp-kassai-militaire-transforme-en-lieu-de-depot-de-bois-illegalement-exploites-par-wagner/un-des-camions-de-mercenaires-de-wagner-transportant-des-bois-scelles-frauduleusement-entrant-dans-son-parking-au-camp-militaire-de-kassai-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-64894″ data-wpel-link=”internal”>Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui
Un des camions de mercenaires de Wagner transportant des bois scellés frauduleusement entrant dans son parking au camp militaire de Kassaï à Bangui

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Depuis 2021, Bois Rouge, société liée à  Wagner, exploite une forêt dans la région de la Lobaye au mépris des populations et de l’environnement. Si les exactions de Wagner contre les civils en RCA sont maintenant bien connues, la société militaire privée accroît son emprise sur le pays grâce à un accaparement des ressources naturelles. Bois rouge, qui s’appelle désormais Wood International Group, est ainsi devenu un redoutable outil de prédation économique pour enrichir Wagner et servir les intérêts de Moscou en Afrique centrale.

 

Un récent rapport du collectif All Eyes On Wagner, en collaboration avec Dossier Center et CBS, met en lumière les réseaux et méthodes de cette entreprise sans foi ni loi qui enferme la Centrafrique dans un partenariat dangereux et exclusif.

Une emprise sur les populations et l’environnement

Après avoir volé l’or du pays avec la mine de Ndassima exploité par Midas Ressources, Wagner s’attaque aux ressources de la forêt. Depuis février 2021, la société Bois Rouge exploite une parcelle de 186 hectares dans la forêt de Ngotto située dans la préfecture de la Lobaye. Cette région fait partie du bassin du Congo, une des plus grandes étendues de forêt tropicale non exploitée au monde, abritant éléphants, léopards et gorilles. Les activités de la société menacent directement le mode de vie des habitants de la région, notamment des Pygmées Aka, un peuple semi-sédentaire qui passe normalement une partie de l’année dans la forêt de Ngotto. Bois rouge contraint les Pygmées à quitter leurs terres ancestrales, sans que le gouvernement ne puisse les protéger. D’après le rapport, les parcelles exploitées de manière anarchique par Bois Rouge sont devenues des zones de non-droit désormais inaccessibles pour les locaux.

Les passe-droits de la société pour enrichir la Russie

Bois rouge a les mains libres pour les coupes de bois en toutes saisons et bénéficie de nombreux avantages financiers. La société ne paye pas certaines taxes ni impôts en fonction de son niveau d’ investissement dans la région. Sans surprise, la présence de Bois Rouge ne profite pas à l’économie locale : il n’existe pas de plan de développement durable, les Russes se fournissant uniquement avec du matériel importé de Russie et la promesse de construction d’un hôpital semble aujourd’hui bien loin. A la frontière avec le Cameroun, les convois de Bois rouge ne sont pas non plus contrôlés.

Wagner prospère sur l’insécurité et n’a pas intérêt à ramener la paix en RCA

Le 25 janvier 2021, la libération de Boda, jusque-là occupée par la CPC, puis de villages comme Boyali ou Bossembélé a permis à Bois Rouge de démarrer ses activités dans la région. L’exploitation de la forêt centrafricaine peut rapporter jusqu’à 1,3 milliards de FCFA par an (soit 2 millions d’euros) à Wagner. La sécurité des Centrafricains est loin d’être la priorité de Wagner qui cherche seulement à contrôler les ressources du pays pour le compte du Kremlin. Coopérer avec la Russie, c’est donc laisser la Société Militaire Privée Wagner, considérée comme terroriste dans de nombreux pays, piller les richesses centrafricaines.

 

Par Adama Bria

 

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Tromperie politique : Le KNK s’indigne de l’association frauduleuse de son nom

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Tromperie politique : Le KNK s’indigne de l’association frauduleuse de son nom

 

Centrafrique.org/rca-christian-guenebem-designe-president-du-parti-knk-par-interim/christian-guenebem/” rel=”attachment wp-att-45277″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Dans un communiqué de presse, le parti Kwa Na Kwa (KNK) a exprimé sa consternation face à l’association frauduleuse de son nom par le régime du MCU dans le but de tromper l’opinion publique et de promouvoir la révision constitutionnelle visant à instaurer la présidence à vie du Président Faustin Archange TOUADERA. Le KNK réaffirme son opposition démocratique et déclare que seule la voix du Grand Ouvrier Président Intérimaire est autorisée à parler au nom du parti.

 

Le parti politique Kwa Na Kwa (KNK) en République Centrafricaine a récemment publié un communiqué de presse dans lequel il dénonce vigoureusement l’usurpation de son nom par le régime du Mouvement Cœur Uni (MCU). Selon le KNK, cette manœuvre vise à tromper l’opinion publique et à donner l’impression d’un large soutien populaire à l’initiative de révision constitutionnelle visant à instaurer la présidence à vie du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Le communiqué de presse fait référence à une récente manifestation orchestrée par le régime en faveur de cette révision constitutionnelle. Pendant cette manifestation, un ancien militant radié du KNK prétendait conduire une délégation du parti et a déclaré son adhésion à ce projet controversé. Le KNK qualifie cette action de “forfaiture sans nom” et dénonce la volonté manifeste du Président TOUADERA et de ses partisans de persévérer dans la tricherie politique.

 

Le KNK réaffirme son engagement dans l’opposition démocratique et rappelle que la seule voix autorisée au sein du parti est celle du Grand Ouvrier Président Intérimaire. Le parti met en garde contre toute déclaration ou prise de parole qui n’émane pas directement de lui ou d’une voix expressément mandatée. Le KNK souligne que ces déclarations ne peuvent être attribuées au parti et n’engagent que leurs auteurs.

 

Dans son communiqué, le KNK réitère son engagement à rester mobilisé et à poursuivre la lutte en vue du départ prochain du Président Faustin Archange TOUADERA du pouvoir en République Centrafricaine. Le parti considère cette lutte comme un acte de défense de la démocratie et de l’État de droit dans le pays.

 

Le parti Kwa Na Kwa (KNK) a vivement réagi à l’usurpation de son nom par le régime du MCU dans le cadre de la promotion de la révision constitutionnelle pour instaurer la présidence à vie. Le KNK réaffirme son opposition démocratique et rappelle que seule la voix du Grand Ouvrier Président Intérimaire est légitime au sein du parti. Le KNK reste déterminé à poursuivre la lutte pour le départ du Président TOUADERA du pouvoir en République Centrafricaine

 

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Par la rédaction

 

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La présence de Wagner en République centrafricaine : Un enjeu géopolitique et économique pour la Russie

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La présence de Wagner en République centrafricaine : Un enjeu géopolitique et économique pour la Russie

 

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Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — La présence du groupe paramilitaire russe Wagner en République centrafricaine ne fait plus aucun doute. Les activités de ce groupe, régulièrement documentées par les experts du monde, y compris ceux des nations – unies, ont suscité de vives préoccupations au niveau international. Plusieurs rapports accablants ont été publiés, révélant des crimes de guerre, des viols et des tortures perpétrés par ces hommes, soutenus par les autorités centrafricaines et russes. Ces agissements soulèvent de nombreuses interrogations, poussant ainsi les États – Unis à s’impliquer pour une solution   durables. Quels en sont les enjeux et les risques pour le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra ?

 

Un déploiement progressif de Wagner en République centrafricaine :

 

Le groupe paramilitaire Wagner compte actuellement entre 1400 et 1500 hommes en République centrafricaine. Leur nombre a augmenté ces derniers mois en raison de la recrudescence des attaques des groupes armés centrafricains. Wagner est implanté dans plusieurs bases, dont la principale est située à Bangui, notamment au camp Kassai où se trouvent la majorité de leurs effectifs, ainsi qu’au camp de Roux, où se trouve leur leadership. Ils ont également établi plusieurs bases dans des zones plus éloignées de la capitale. Ce déploiement stratégique leur permet de couvrir l’ensemble du territoire centrafricain.

 

Un rôle militaire officiellement axé sur l’instruction de l’armée centrafricaine :

 

Officiellement, Wagner est en République centrafricaine pour instruire l’armée nationale. Cependant, leur rôle s’est étendu à des opérations de combat aux côtés des forces armées centrafricaines, notamment pour repousser les groupes armés dans certaines zones. Ils opèrent sous le commandement conjoint de l’armée centrafricaine et de leur chef, M. Perfiléff. Cette coordination est nécessaire étant donné que les membres de Wagner ne sont pas familiers avec le terrain centrafricain et ne peuvent donc pas prendre toutes les décisions de manière autonome.

 

L’implication économique de Wagner en République centrafricaine :

 

Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que Wagner ne se limite pas à des activités militaires. Ils ont également développé des intérêts économiques en République centrafricaine. Outre leurs opérations minières et d’exportation de bois, ils ont lancé leur propre marque de bière pour concurrencer les acteurs locaux. Ils sont en train de s’implanter dans le tissu économique du pays, notamment par le biais de l’exploitation de la principale mine d’or de Ndassima. Ces activités économiques contribuent à leur financement et renforcent leur emprise sur le pays.

 

Les enjeux géopolitiques et les réactions internation

 

La présence de Wagner en République centrafricaine suscite des préoccupations majeures au niveau international. Les États-Unis, notamment, tentent de contrer l’influence russe en proposant une mission de formation de l’armée centrafricaine en échange du départ de Wagner. Cependant, cette proposition pourrait arriver trop tard, car Wagner est déjà solidement implanté et a établi des liens étroits avec certaines personnalités politiques de haut niveau en Centrafrique. En cas de refus du président Touadéra, les États-Unis pourraient envisager des sanctions à l’encontre de certaines personnalités centrafricaines, mais leur efficacité reste incertaine.

 

Il y’a lieu de noter que la présence de Wagner en République centrafricaine représente un enjeu majeur à la fois sur le plan géopolitique et économique. Ce groupe paramilitaire russe, initialement chargé de l’instruction de l’armée centrafricaine, a étendu ses activités à des opérations de combat et à des intérêts économiques lucratifs. Les États-Unis cherchent à contrer cette influence russe, mais la situation sur le terrain rend leur démarche difficile. La question de la présence de Wagner en République centrafricaine illustre les défis complexes auxquels sont confrontés les acteurs internationaux dans cette région et souligne l’importance de trouver des solutions diplomatiques pour préserver la stabilité et la souveraineté du pays.

 

Par la rédaction

 

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L’histoire impitoyable : la leçon de la résistance de Crépin Mboli-Goumba

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L’histoire impitoyable : la leçon de la résistance de Crépin Mboli-Goumba

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Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE, Coordinateur du BRDC

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Dans un récent tweet, Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC en Centrafrique, a partagé un message puissant sur le pouvoir de l’histoire et les dangers de nager à contre-courant. Sa déclaration résonne profondément dans le contexte actuel de la politique centrafricaine, où de nombreux acteurs ont tenté de modeler l’histoire à leur avantage, mais ont finalement été broyés par elle.

 

Mboli-Goumba commence par souligner la nature implacable de l’histoire. Elle est un fil conducteur inévitable, transcendant les ambitions personnelles et les tentatives de manipulation. Dans un monde où les dirigeants ont souvent cherché à façonner l’histoire selon leur volonté, cette affirmation rappelle la réalité indéniable que l’histoire se souvient et ne peut être altérée à loisir.

 

L’ancien ministre centrafricain met en garde contre les dangers de nager à contre-courant lorsque les éléments ne sont pas favorables. Cette métaphore saisissante reflète la situation délicate dans laquelle se trouvent souvent les défenseurs des droits de l’homme et les opposants politiques dans les régimes autoritaires. Aller à l’encontre des courants établis peut être un exercice dangereux, susceptible d’entraîner des conséquences graves. Cependant, Mboli-Goumba souligne également que les lames de fond, représentant les forces historiques et sociales, ne pardonnent pas. Cela implique que, malgré les risques, résister aux pressions et poursuivre ses idéaux peut être la seule voie possible pour un changement véritable et durable.

 

La déclaration de Mboli-Goumba ne peut être interprétée que dans le contexte de la situation politique en Centrafrique. Le pays a été témoin de nombreuses luttes de pouvoir et d’instabilité au cours des dernières décennies, avec des acteurs politiques cherchant à façonner l’histoire à leur avantage. Dans ce paysage complexe, Mboli-Goumba émerge en tant que figure courageuse qui défie les courants dominants pour défendre les principes démocratiques et lutter contre la corruption.

 

En tant que Président du parti PATRIE et Coordinateur du BRDC, Mboli-Goumba est connu pour sa vision progressiste et son engagement en faveur de la transparence, de la justice et de l’équité. Son tweet révèle sa détermination à poursuivre la lutte pour un avenir meilleur, malgré les risques inhérents.

 

Au-delà de la situation centrafricaine, le message de Mboli-Goumba résonne avec les luttes et les aspirations de nombreuses personnes à travers le monde. Il rappelle que l’histoire ne peut pas être manipulée éternellement, et que ceux qui se dressent pour la vérité et la justice peuvent finalement triompher, même si le chemin est difficile.

 

Par la rédaction

 

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Douaclé Orphée Dénonce le Choix du Pouvoir en RCA : Un Troisième Mandat ou la Voix des Citoyens ?

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  1. Douaclé Orphée Dénonce le Choix du Pouvoir en RCA : Un Troisième Mandat ou la Voix des Citoyens ?

 

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Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR

 

Bangui, mardi 06 juin  2023 (CNC) – – Dans un récent tweet qui a suscité de vives réactions, Monsieur Douaclé Ketté Orphée, fervent observateur de la politique en République centrafricaine (RCA), a critiqué la décision du pouvoir d’opter pour un référendum constitutionnel plutôt que des élections municipales. Selon lui, cette décision favorise le président Touadera dans sa quête d’un troisième mandat, au détriment de l’implication des populations locales dans la gestion de leur cité.

 

Le référendum constitutionnel : une opportunité pour Touadera

 

Le principal point soulevé par Monsieur Douaclé concerne l’objectif du référendum constitutionnel : permettre à Faustin-Archange Touadera de briguer un troisième mandat présidentiel. Cette perspective est indéniablement préoccupante pour certains observateurs, qui estiment que la limitation des mandats présidentiels est un garde-fou essentiel pour préserver la démocratie et éviter l’accumulation du pouvoir entre les mains d’un seul individu.

 

La population locale privée de ses droits

 

En opposition au choix du référendum constitutionnel, Monsieur Douaclé souligne que des élections municipales auraient pu offrir aux populations locales une opportunité précieuse de s’investir davantage dans la gestion de leur cité. Ces élections auraient permis aux citoyens de choisir leurs représentants locaux et de participer activement à la vie politique et communautaire de leur région. Selon lui, cette décision du pouvoir en place risque de priver la population d’une véritable voix dans la gestion de ses propres affaires.

 

Réactions et implications politiques

 

Le tweet de Monsieur Douaclé n’est pas passé inaperçu. Il a été rapidement relayé par plusieurs acteurs politiques et citoyens engagés dans le débat démocratique en RCA. Certains ont exprimé leur soutien à cette critique, soulignant l’importance de préserver les principes fondamentaux de la démocratie et la nécessité d’une véritable participation citoyenne. D’autres, en revanche, ont défendu la décision du pouvoir en place en mettant en avant la nécessité de la stabilité politique et de la continuité des politiques initiées.

 

Enjeux et perspectives

 

Cette controverse soulève des enjeux cruciaux pour la démocratie en RCA. D’un côté, il est essentiel de respecter les principes de limitation des mandats présidentiels pour éviter les dérives autoritaires et favoriser l’alternance politique. D’un autre côté, il convient également de promouvoir une participation citoyenne active à tous les niveaux de gouvernance, en veillant à ce que les populations locales puissent s’impliquer dans la gestion de leur cité.

 

Le tweet de Monsieur Douaclé a ouvert un débat essentiel sur le choix du référendum constitutionnel en RCA et ses implications politiques. Il met en lumière des préoccupations légitimes quant à la préservation de la démocratie et à la participation citoyenne. Il appartient désormais à la population et aux acteurs politiques de continuer à échanger et à s’engager pour garantir un avenir démocratique et inclusif en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Zhao Baomei : La papesse chinoise des mines en Centrafrique”

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Zhao Baomei : La papesse chinoise des mines en Centrafrique

 

un blanc sur une moto au ccentre ville de Bangui
En circulation sur une moto

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Au cœur du secteur minier centrafricain, une figure énigmatique se démarque : Zhao Baomei, une femme d’affaires chinoise redoutée et mystérieuse. Grâce à un réseau influent et à des méthodes bien établies, elle est devenue incontournable dans le pays. Découvrez l’histoire de “Madame Zhao” et sa domination sur les mines centrafricaines, révélée par le journal Africa Intelligent.

 

En Centrafrique, le secteur minier est marqué par la présence prépondérante de Zhao Baomei, une femme d’affaires chinoise dont le parcours intrigue et impressionne. Surnommée “Madame Zhao” dans le petit monde des miniers de Bambari, elle opère depuis 2019 à travers sa société, l’Industrie minière centrafricaine (IMC), et a obtenu une quinzaine de permis miniers.

 

L’ascension de Zhao Baomei n’est pas sans heurts. En mars dernier, neuf travailleurs chinois de son concurrent, Gold Koss Group, ont été assassinés dans des circonstances encore mystérieuses. Ce drame a suscité l’émoi en Centrafrique et a attiré l’attention sur la puissante femme d’affaires.

 

Contrairement à de nombreux entrepreneurs, Zhao Baomei évite la publicité et préfère opérer dans la discrétion. Peu d’informations circulent sur son réseau d’influence et ses activités minières. Elle entretient des relations étroites avec les autorités centrafricaines, notamment l’ex-ministre des mines, Léopold Mboli Fatran, qui facilite l’attribution des permis à IMC.

 

En plus de son entreprise principale, Zhao Baomei contourne la législation en créant d’autres entités et en s’appuyant sur un réseau d’entreprises enregistrées en Centrafrique. Cette stratégie lui permet de maximiser son contrôle sur les zones riches en minerais du pays.

 

Toutefois, la réussite de Zhao Baomei n’est pas exempte de controverses. En 2018, l’une de ses mines a provoqué une importante pollution au mercure, entraînant des taux dépassant jusqu’à 25 fois la limite autorisée dans la rivière Ouham. Cette affaire a contraint la femme d’affaires à quitter la ville de Bozoum et a ébranlé sa réputation.

 

Malgré les obstacles, Zhao Baomei continue de prospérer dans le secteur minier centrafricain. Sa méthode, basée sur des soutiens politiques, des alliances stratégiques et une discrétion calculée, lui permet de maintenir son emprise sur les mines du pays.

 

Aujourd’hui, la papesse chinoise des mines en Centrafrique lutte pour préserver son empire minier face aux défis qui se dressent devant elle. Sa présence énigmatique et son influence continue de susciter curiosité et crainte dans le pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Des élèves magistrats placés en détention pour cause d’indiscipline

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Des élèves magistrats placés en rétention administrative pour cause d’indiscipline

 

 

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ÉNAM Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) — Il semblerait que les élèves magistrats de l’École nationale de la magistrature (ENAM), en corvée dans le camp militaire de camp Kassaï dans le septième arrondissement de la capitale, Bangui, aient déclenché la colère de leur directeur général, le Professeur Richard Filakota, au point d’être placés en rétention administrative pour ne pas dire, détention provisoire dans cette caserne militaire en guise de punition d’une corrective. Selon des informations rapportées, cette décision aurait été prise en raison d’actes d’indiscipline répétés de la part des élèves, et leur détention se poursuit depuis la semaine dernière.

 

D’après les premiers éléments d’informations recueillis, tout a commencé lors du week-end du samedi 27 au dimanche 28 mai 2023, lorsque le directeur général a autorisé tous les élèves magistrats à quitter l’internat pour passer le week-end en famille. Cependant, leur retour à l’internat était obligatoire dès le dimanche 28 mai 2023 au soir. Malheureusement, le dimanche attendu et venu, aucun élève magistrat, aucun, ne s’est présenté à l’appel, provoquant ainsi la colère tant du personnel administratif que du directeur lui-même.

Selon certains instructeurs et professeurs, ces élèves magistrats, qui se trouvent à quelques mois de la fin de leur formation, ont perdu tout respect à leur égard. Ils sont maintenant animés par un sentiment d’arrogance, convaincus d’être déjà de véritables magistrats et n’éprouvent plus le moindre respect envers leurs formateurs.

Pour le directeur général Richard Filakota, ce comportement est tout simplement inacceptable. Il perçoit cela comme de l’arrogance démesurée et estime qu’il est nécessaire de corriger cette attitude. C’est ainsi qu’il a ordonné, le mardi 30 mai, la rétention des élèves magistrats dans le but de les remettre sur le droit chemin.

Selon les informations recueillies, ces élèves magistrats se trouvent actuellement en prison, plus précisément au camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement. Cependant, la durée exacte de leur punition demeure inconnue. Une ? deux ou trois semaines ? C’est le mystère qui poussent certains étudiants en droit que ce n’est plus une “rétention administrative” mais plutôt une “détention”.

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations quant à l’éthique et à la discipline au sein de l’ENAM. L’établissement est réputé pour former la future génération de magistrats du pays, et l’indiscipline de ces élèves magistrats remet en question la qualité de leur éducation et leur aptitude à exercer cette profession cruciale avec rigueur et impartialité.

“Ils oublient que les enquêtes de moralités pour leur intégration ne sont pas encore réalisées” affirme un ancien Énarque aujourd’hui, admis à la retraite.

En attendant, il reste à espérer que cette période de détention servira de leçon aux élèves magistrats concernés, et qu’ils tireront les enseignements nécessaires pour rectifier leur comportement et rétablir leur respect envers leurs instructeurs. La société a besoin de magistrats compétents, responsables et conscients de l’importance de leur rôle dans la justice et le respect de l’État de droit.

 

Y. Ibrahim

Journaliste spécialiste de la Justice

 

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La voix de l’espoir : Armel Ningatoloum Sayo veut chasser Touadera et conduire une nouvelle transition en RCA

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La voix de l’espoir : Armel Ningatoloum Sayo veut chasser Touadera et conduire une nouvelle transition en RCA

 

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Armel Sayo, Président du groupe rebelle révolution et justice

 

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) — Dans une récente interview accordée à la chaîne Vox Africa   depuis Paris en France, l’ancien ministre et chef rebelle, Armel Ningatoloum Sayo, désormais pasteur évangéliste, a lancé un appel passionné à ses compatriotes centrafricains. Il a souligné la nécessité d’une prise de conscience collective face à la situation précaire dans laquelle se trouve leur pays. Selon lui, la République centrafricaine est en train de sombrer dans un chaos qui menace de ruiner les espoirs de réconciliation et de développement du peuple. L’ancien ministre a également mis en garde contre les tentatives du président Faustin Archange Touadera d’instaurer une dictature, s’opposant ainsi aux attentes des citoyens qui l’ont pourtant élu.

 

La prise de conscience d’une réalité alarmante :

 

Armel Ningatoloum Sayo a appelé ses compatriotes centrafricains à prendre conscience de la réalité alarmante qui les entoure. Après des années de souffrance due aux conflits, le peuple centrafricain aspire à la paix et à la réconciliation. L’ancien ministre a rappelé l’importance de s’approprier l’accord de paix déjà existant et de le mettre en œuvre afin de sortir de la situation post-conflit. Il a souligné que cette prise de conscience patriotique était essentielle pour engager un réel changement et mobiliser tous les acteurs, y compris les forces de défense et de sécurité, dans le but de protéger les intérêts nationaux.

 

Un appel à la mobilisation de la communauté internationale :

 

Outre l’appel à la mobilisation des citoyens centrafricains, Armel Ningatoloum Sayo a également lancé un appel à la communauté internationale. Il a rappelé que le développement d’un pays ne pouvait se faire seul, et que la République centrafricaine avait besoin du soutien et de l’attention particulière de ses partenaires internationaux. L’ancien ministre a souligné que la communauté internationale devait accorder une attention particulière à la résolution de la crise en cours en République centrafricaine, afin de favoriser le développement du pays et d’harmoniser les clauses de partenariat.

 

La nécessité d’une transition :

 

Armel Ningatoloum Sayo a clairement exprimé son soutien à l’idée d’une nouvelle transition en République centrafricaine. Selon lui, la situation actuelle du pays ne peut être maintenue, et une transition doit être mise en place avec un gouvernement inclusif et des objectifs clairs. Ces objectifs incluent la consolidation du chantier de la réconciliation, la stabilisation du pays et l’organisation d’élections transparentes. L’ancien ministre a lancé un appel au peuple centrafricain et à l’armée nationale de le soutenir dans sa démarche pour chasser le Président de la République Faustin Archange Touadera du pouvoir.

 

Il y’a lieu de rappeler que la déclarations d’Armel Ningatoloum Sayo lors de son entretien avec la chaîne Vox Africa ont mis en lumière l’urgence d’une prise de conscience collective en République centrafricaine. Son appel passionné à la mobilisation des citoyens, des forces de défense et de sécurité, ainsi que de la communauté internationale, met en évidence la nécessité d’agir rapidement pour sortir le pays du chaos et de l’instabilité. La proposition de transition avancée par l’ancien ministre suscite des interrogations et nécessite un débat approfondi. Il revient maintenant au peuple centrafricain de se prononcer sur cette proposition et de décider du chemin à suivre pour l’avenir de leur pays.

 

Par Alain Nzilo

  1. publications

 

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Centrafrique : Le Procureur de Bangassou au cœur d’un scandale meurtrier

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Le Procureur de Bangassou au cœur d’un scandale meurtrier

 

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Des soldats FACA à Bangassou. Crédit photo CNC.

 

 

Bangui, 06 juin 2023 (CNC) — Un scénario digne d’un film mafieux colombien s’est déroulé sous nos yeux, mais dans un cadre bien différent. Nous nous trouvons en République centrafricaine, précisément au sud-est, dans la préfecture du Mbomou. Une affaire de tentative de meurtre impliquant, selon des témoignages, le procureur de Bangassou, le chef-lieu de cette préfecture, vient de secouer la ville. Le protagoniste de cette sombre histoire est accusé d’avoir tenté de mettre fin à la vie d’un agent de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bangassou.

 

Selon les informations recueillies, tout aurait commencé par une transaction apparemment banale entre deux collègues, un Camerounais et un Centrafricain, Martin et Édouard, qui travaillaient tous deux pour MSF à Bangassou. L’affaire en question concernait la vente discrète d’ordinateurs. Cependant, le paiement des machines est vite devenu problématique. Martin, le vendeur d’origine camerounaise, et son collègue centrafricain, Édouard, l’acheteur, se sont retrouvés pris dans un imbroglio financier.

Un jour, le contrat de travail de Martin chez MSF prend fin, et il doit quitter la ville. Cependant, il constate que son argent est toujours entre les mains d’Édouard, qui semble délibérément ignorer ses demandes de remboursement. Ulcéré par le comportement de son ancien collègue, Martin décide de jouer un jeu dangereux en corrompant le procureur. Il glisse une somme d’argent dans la poche de ce dernier, espérant ainsi qu’il fera pression sur Édouard pour obtenir un remboursement rapide.

Malheureusement, le procureur, censé représenter la justice et l’intégrité, préfère régler cette affaire par des méthodes criminelles. Il fait appel à l’un de ses amis, un chef de milice Anti-Balaka local, ainsi qu’à un soldat FACA surnommé CC. Leur mission : se rendre chez Édouard dans le quartier Bangui-ville et lui faire ingérer de force une quantité importante d’acide, mettant ainsi fin à sa vie de manière brutale.

Le destin en décide autrement. Dans la nuit du mercredi au jeudi 31 mai 2023, les événements ne se déroulent pas comme prévu. Alors qu’Édouard est contraint de consommer de force l’acide, l’arrivée inattendue de ses voisins alertés par les bruits dérangeants vient tout bouleverser. Une foule se rassemble rapidement devant le domicile d’Édouard et capture les deux exécutants de cette sombre entreprise : le chef de milice Anti-Balaka et le soldat FACA.

Dans un accès de colère légitime, la foule les roue de coups. Le soldat FACA est désarmé avant d’être violemment agressé. Malheureusement, le chef de milice Anti-Balaka, lui, s’est succombé de ses blessures quelques heures plus tard à l’hôpital, tandis que le soldat FACA se trouve actuellement entre la vie et la mort dans le même établissement. Quant à Édouard, il est admis à l’hôpital avant d’être transféré dans un centre médical de la capitale, Bangui, le vendredi dernier.

Le procureur, quant à lui, est bien loin de Bangassou au moment où ses amis commettent l’acte criminel. Il tente de se distancer de l’affaire, feignant l’innocence. Cependant, les deux suspects l’ont trahi, selon les informations obtenues au fil de l’enquête.

Cette affaire révèle l’obscurité qui peut se cacher derrière les institutions censées incarner la justice. Lorsque les responsables eux-mêmes se détournent de leur devoir et corrompent le système, comment pouvons-nous espérer une société équitable et paisible ? La République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis, et le manque de confiance envers les autorités est l’un des plus préoccupants.

Il est essentiel de poursuivre les enquêtes de manière indépendante et de garantir que les responsables de cet acte odieux soient tenus pour compte. La justice doit être rendue, non seulement pour Édouard et les victimes directes de cette tentative de meurtre, mais également pour restaurer la confiance du peuple centrafricain envers ses institutions.

Il est temps pour la République centrafricaine de se dresser contre les abus de pouvoir et de promouvoir une culture de transparence et de responsabilité. La société civile, les organisations internationales et les citoyens engagés doivent se mobiliser pour exiger que les valeurs fondamentales de justice et de respect des droits de l’homme soient rétablies dans le pays.

La Centrafrique a le potentiel de surmonter ces épreuves et de construire un avenir meilleur, mais cela ne peut se faire que si les principes fondamentaux de l’État de droit sont réaffirmés et défendus avec détermination. La lumière doit être jetée sur les zones d’ombre qui entachent la justice, afin que la vérité puisse prévaloir et que les coupables soient tenus responsables de leurs actes répréhensibles.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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CENTRAFRIQUE : MINISTÈRE DE LA SANTÉ, Quand le DIRCAB abroge un Arrêté de nomination d’un Fonctionnaire dudit ministère par une simple Note de Service.

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MINISTÈRE DE LA SANTÉ, Quand le DIRCAB abroge un Arrêté de nomination d’un Fonctionnaire dudit ministère par une simple Note de Service.

 

Monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, Directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la Population
Monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, Directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la Population

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) — On aura tout vu sous le régime  Touadera, le régime de Yembélé Yembélé.  Les Cadres du MCU devenus hauts cadres dans les cabinets ministériels usent et abusent de leur autorité depuis que les choses vont de mal en pis. Oui, lui le Président en premier et  nombre de ceux qu’il  a nommés  aux différents postes de haut niveau de l’administration, continuent foutre le bordel en foulant aux pieds les textes fondamentaux de notre pays.

 

Après les épisodes Danièle DARLAN, Trinité Bango SANGAFIO et le Colonel YANGBANGA relevé injustement de leurs postes par la touaderade,  la saga des forfaitures administratives se poursuivent en RCA. La dernière en date concerne Monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, Directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la Population. En effet, ce Monsieur qui n’a de cesse de se vanter de son grade de Docteur, en temps normal devraient prouver par les actes qu’il  dispose d’un « background  transversal», vient de faire preuve d’abus d’autorité en signant une Note de Service pour  relever de son poste un fonctionnaire de la Santé pourtant nommé par Arrêté du Ministre.

Quand une Note de Service du Dircab abroge un Arrêté du Ministre l en Centrafrique

Les faits remontent au 1er juin 2023 lorsque dans une Note de Service N° 187/MSP/DIRCAB/DR/SRJIF.23  le DIRCAB de la Santé un certain  Marius  WANIKONE décide de marcher sur les textes qui régissent le fonctionnement de la Fonction publique centrafricaine en relevant de son poste Monsieur Magineaud SEKODE, nommé par Arrêté  N° 036/ MSP/DIRCAB/DR//SGRHF.018 au poste de Chef de Section de l’Administration et de la Gestion, s’est vu purement et simplement relever de son poste par le Directeur de Cabinet du Ministre SOMSE au profit d’un de ses parents qui n’est ni fonctionnaire d’Etat ni un cadre de la santé au chômage, mais un simple Agent comptable stagiaire au ministère des Finances en la personne de GAOUARANGA Gaxotte. Rappelons qu’à la minute où la rédaction de votre Journal Cnews fait cette révélation dans ses colonnes, on ignore tous des motifs réels de la décision inique et injuste du Dircab WANIKONE qui n’est rien d’autre que l’expression d’un abus d’autorité, du tribalisme et du clanisme.

Les agissements du DIRCAB WANIKONE qui se voit déjà en potentiel successeur de son chef hiérarchique le Ministre SOMSE interrogent plus d’un au sein même de son département, si bien que le non-respect des textes et de la hiérarchie des normes à travers sa fameuse Note de Service met en lumière son amateurisme, sa malhonnêteté intellectuelle et sa légèreté dans l’exercice de ses fonctions. En effet, rien qu’au travers de cette parodie de Note de Service qui met fin aux fonctions d’un fonctionnaire nommé par Arrêté du Ministre, il y a lieu de s’interroger sur le vrai parcours académique de Monsieur Dircab WANIKONE avant son parachutage comme numéro2 du ministère de la Santé grâce au MCU, mais surtout à son appartenance ethnique.

Le ministre SOMSE est un vaurien, d’après son DIRCAB  Marius WANIKONE

Les témoignages et confidences recueillis au sein du Cabinet du Ministre Pierre SOMSE nous laissent sans voix. Beaucoup sont ceux qui ne supportent pas l’arrogance du DIRCAB de la Santé, sa roublardise et surtout son manque de respect envers son Ministre, le traitant souvent de vaurien, d’opportuniste et d’incompétent. Pour lui, le Ministre Pierre SOMSE doit son poste à ses relations amicales avec le Président TOUADERA et que c’est lui WANIKONE qui est en réalité le vrai moteur du département. Et qu’il ferait tout pour lui ravir son fauteuil de ministre au prochain remaniement. Alors comment s’étonner qu’en tant DIRCAB, Monsieur WANIKONE se permet de désavouer l’Acte administratif de son Ministre en abrogeant son Arrêté par une simple Note de Service ?

Depuis vendredi 2 juin, nos enquêteurs ont tenté de joindre au téléphone les responsables de ce département de la Santé en vain. Mais la rédaction de CNEWS, porte-voix des sans voix mobilisera toute son équipe dans les heures et jour à venir, afin de faire toute  la lumière sur ce dossier et de dénoncer ce type d’abus d’autorité qui ne saurait passer sous silence au 21è siècle.

Ci-joint les copies de l’Arrêté et de la Note de Service.

 

Affaire à suivre !

 


 

La rédaction

 

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Scandale à Kouango : Les jeunes s’attaquent au commissaire de police YaYa Justin et demandent son départ

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Scandale à Kouango : Les jeunes s’attaquent au commissaire de police YaYa Justin  et demandent son départ

 

La femme infidèle blessée à la tête. CopyrightCNC
La femme infidèle blessée à la tête. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) — Une affaire choquante secoue la petite ville de Kouango, située à une centaine de kilomètres au sud de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka. Les jeunes du quartier ont pris d’assaut le domicile du commissaire de police, YaYa Justin, après avoir découvert sa liaison avec la femme d’un habitant. Les événements se sont rapidement envenimés, entraînant des violences et la perte d’armes de service du commissaire. Les jeunes réclament désormais le départ immédiat du lieutenant de police, accusé de mauvaise collaboration et d’abus d’autorité.

 

Depuis l’arrivée du lieutenant YaYa Justin à la tête du commissariat de Kouango, la situation s’est progressivement dégradée. Des témoignages recueillis auprès de ses collègues policiers font état de comportements inappropriés, de racket et d’exactions. La population locale était de plus en plus mécontente de la manière dont le commissaire gérait les affaires et des allégations de corruption qui planaient sur lui.

le lieutenant Yaya Justin
le lieutenant Yaya Justin

 

Les événements récents ont cependant mis en lumière une tout autre facette du commissaire YaYa Justin. Suite à une dispute conjugale impliquant la femme d’un jeune homme, le lieutenant de police a choisi de blâmer entièrement le mari, refusant même de lui accorder une audience. Les jeunes du quartier, informés de la liaison entre le commissaire et l’épouse, ont décidé de mettre en place un piège pour le démasquer.

 

La nuit du samedi au dimanche 4 juin 2023, les jeunes ont pris d’assaut le domicile du commissaire. Ils ont été témoins choqués de la scène : YaYa Justin et la femme étaient nus, mettant en évidence leur liaison illicite. Pris de colère, les jeunes ont commencé à agresser violemment le couple, causant des blessures, notamment à la femme qui a été admise à l’hôpital pour recevoir des soins.

 

Face à la gravité de la situation, les jeunes ont également saisi l’arme de service du commissaire ainsi que trois chargeurs. Les éléments de la police, informés de la situation, ont choisi de ne pas intervenir, laissant leur chef à la merci des jeunes en colère. Heureusement, l’intervention de la gendarmerie de Kouango a permis de sauver la vie du commissaire.

 

Cette affaire a suscité une indignation générale au sein de la communauté de Kouango. Les jeunes, soutenus par une partie de la population, exigent maintenant le départ immédiat de YaYa Justin de ses fonctions. Le maire de la ville tente actuellement d’apaiser la colère grandissante en promettant de prendre des mesures appropriées pour faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Il est clair que cette affaire soulève des questions sur la conduite du commissaire et l’intégrité du commissariat de Kouango. Les autorités  compétentes doivent agir rapidement et de manière transparente pour enquêter sur les allégations d’abus d’autorité et de mauvaise collaboration. Les habitants de Kouango méritent une police responsable et respectueuse de la loi, capable de garantir leur sécurité et leur bien-être.

 

En attendant, les jeunes restent déterminés à faire entendre leur voix et à obtenir justice. Ils espèrent que cette affaire servira de signal d’alarme, non seulement à Kouango mais aussi dans tout le pays, pour mettre fin à l’impunité et promouvoir la confiance entre les forces de l’ordre et la population.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Le parti socialiste français dénonce le coup d’État en préparation en Centrafrique

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Le parti socialiste français dénonce le coup d’État en préparation en Centrafrique

 

Parti socialiste
Logo de l’Internationale socialiste

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) —  La République centrafricaine est plongée dans une tourmente politique depuis l’annonce du Président Faustin Archange Touadera concernant la tenue d’un référendum constitutionnel controversé le 30 juillet prochain. Cette décision a suscité de vives réactions, et les condamnations fusent de toutes parts. Parmi les voix qui se sont élevées contre ce projet, celle du parti socialiste français résonne avec force, portée par Monsieur Maurice Braud, l’un de ses cadres éminents. Dans un tweet récent, il qualifie cette situation de véritable coup d’État déguisé et exprime son soutien aux forces démocratiques centrafricaines. Focus sur cette prise de position politique et les enjeux entourant le référendum constitutionnel en Centrafrique.

 

 

Le Parti Socialiste Français dénonce  Un coup d’État dissimulé en Centrafrique  :

 

Monsieur Maurice Braud, représentant du parti socialiste français, a clairement condamné la situation en cours en Centrafrique, la qualifiant de coup d’État déguisé. Il souligne que l’annonce d’un référendum constitutionnel, qui vise à mettre en place une nouvelle constitution controversée, est une manœuvre politique pour consolider le pouvoir du Président Touadera. En utilisant les mécanismes démocratiques pour justifier ses actes, ce dernier tente de dissimuler la réalité d’un renversement des institutions. Le parti socialiste français dénonce fermement cette tentative de déstabilisation de l’ordre constitutionnel et appelle à la préservation des principes démocratiques en Centrafrique.

 

Soutien aux forces démocratiques centrafricaines :

 

Dans son tweet, Monsieur Maurice Braud exprime également son soutien aux forces démocratiques centrafricaines ainsi qu’au MLPC, membre du sociale démocratique. Ce geste fort témoigne de la solidarité du parti socialiste français envers tous ceux qui s’opposent à cette remise en question de l’ordre démocratique en Centrafrique. Les forces démocratiques représentent un espoir pour le respect des droits fondamentaux et de la volonté populaire dans le pays. En affichant son soutien, le parti socialiste français envoie un message clair : la démocratie doit être préservée, et les aspirations du peuple centrafricain respectées.

 

Les enjeux du référendum constitutionnel :

 

Le référendum constitutionnel prévu en Centrafrique le 30 juillet prochain suscite de nombreuses inquiétudes et controverses. La nouvelle constitution proposée par le Président Touadera soulève des interrogations quant à sa légitimité et à son impact sur la stabilité politique du pays. Certains opposants pensent que le Président de la République, avec sa nouvelle constitution, va sans doute instaurer une dynastie familiale et  craignent qu’elle ne renforce le pouvoir exécutif aux dépens des contre-pouvoirs, tandis que d’autres s’inquiètent de possibles répercussions sur les libertés individuelles et les droits de l’opposition. Dans ce contexte, la position ferme du parti socialiste français témoigne de sa préoccupation pour le respect des principes démocratiques et de sa volonté de défendre les valeurs qui fondent notre société.

 

Rappelons que le parti socialiste français, par la voix de Monsieur Maurice Braud, s’oppose clairement au coup d’État déguisé en cours en Centrafrique. En condamnant le référendum constitutionnel controversé et en exprimant son soutien aux forces démocratiques centrafricaines, le parti socialiste français envoie un signal fort : la défense de la démocratie et des droits fondamentaux ne connaît pas de frontières. Face à cette situation politique critique, il est essentiel que la communauté internationale reste vigilante et soutienne les aspirations du peuple centrafricain à un avenir démocratique et stable.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Faustin Archange Touadera : Entre démarche putschiste et volonté de conservation du pouvoir

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Faustin Archange Touadera : Entre démarche putschiste et volonté de conservation du pouvoir

 

Centrafrique.org/debat-sur-lactualite-sur-rfi-le-referendum-constitutionnel-en-centrafrique-divise-les-opinions-avec-une-forte-proportion-pour-le-rejet/touadera-faustin-archange/” rel=”attachment wp-att-65619″ data-wpel-link=”internal”>Touadera Faustin Archange
Touadera Faustin Archange. CoppyrightDR

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) —  Dans les méandres politiques de la République centrafricaine, le Président Faustin Archange Touadera suscite de vives inquiétudes quant à sa démarche qui rappelle celle d’un putschiste. Tel est l’avis de Monsieur Richard Seregaza, un enseignant universitaire centrafricain dont les propos interpellent sur les actions du chef de l’État.

 

D’après Monsieur Richard, il est illusoire de demander à un putschiste de respecter les règles établies. « Un individu qui accède au pouvoir par la force est prêt à tout pour atteindre ses objectifs, peu importe les cadavres qui jonchent son chemin, les lois ou les institutions qu’il piétine. Tout cela ne lui importe guère, tant qu’il atteint son but ultime », affirme-t-il. Selon lui, le Président Touadera, dans sa posture actuelle, vise à imposer une nouvelle constitution taillée sur mesure afin de se maintenir indéfiniment au pouvoir.

 

Pour parvenir à ses fins, Monsieur Richard soutient que Faustin Archange Touadera organisera un simulacre de référendum, sans liste électorale, sans superviseurs dans les bureaux de vote, et avec un nombre de votants dérisoire. Ainsi, le tour serait joué, et le Président proclamerait sa nouvelle constitution, lui permettant ainsi de gouverner le pays à sa guise, à l’image des pratiques russes. Face à cette situation, qui oserait contester le référendum devant une Cour constitutionnelle sous l’emprise du pouvoir ? S’interroge Monsieur Richard.

 

Ainsi, le 30 juillet prochain, Monsieur Faustin Archange Touadera ambitionne de régner avec une nouvelle constitution dont le contenu reste actuellement inconnu, rédigée par un comité clandestin. Cette opacité ne fait que renforcer les craintes quant à ses intentions et à la pérennisation de son pouvoir.

Affaire à suivre…

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Haut-Mbomou : La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE refuse le dialogue avec l’UPC tant que ses objectifs ne sont pas atteints

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Haut-Mbomou : La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE refuse le dialogue avec l’UPC tant que ses objectifs ne sont pas atteints

 

Centrafrique.org/ippy-retour-au-calme-apres-une-vive-tension-suite-aux-detonations-darmes-dans-la-ville/des-elements-de-lupc-patrouillant-dans-la-region-de-basse-kotto-en-mars-2018/” rel=”attachment wp-att-50648″ data-wpel-link=”internal”>Des éléments de L'UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018
Des éléments de L’UPC patrouillant dans la région de Basse-Kotto en mars 2018

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) —  Les tensions persistent dans la préfecture du Haut-Mbomou au sud-est de la République centrafricaine, où la milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE et les éléments de l’UPC s’affrontent violemment. Dans un message adressé aux autorités politico-administratives du Haut-Mbomou, à la MINUSCA et au comité de suivi des recommandations, les AZANDE ANI KPI GBE ont exprimé leur mécontentement et ont appelé à une action immédiate pour résoudre les conflits qui les opposent à l’UPC.

 

Tout d’abord, les AZANDE ANI KPI GBE ont insisté sur le fait que les communautés innocentes ne devraient pas être impliquées dans le processus de résolution des conflits. Ils ont souligné que les éléments de l’UPC avaient initié les hostilités sans qu’aucun dialogue préalable ne soit mis en place pour les arrêter. Par conséquent, les AZANDE ANI KPI GBE ont déclaré qu’ils ne participeraient pas au dialogue tant que leur objectif de récupérer les terres des Azande ne serait pas atteint. Ils ont également averti que si leur chef de groupe, MBOLIFOUEFELE Joseph, était kidnappé, sa tête serait décapitée et envoyée comme preuve de leur mécontentement au Préfet du Haut-Mbomou.

 

Les AZANDE ANI KPI GBE ont précisé qu’ils ne se battent pas contre le gouvernement, les Forces armées centrafricaines (FACA), les agents de l’État ni les musulmans civils et les éleveurs non armés. Ils ont souligné que seules les autorités politico-administratives devraient descendre sur le terrain pour engager le processus de dialogue et de paix. Ils ont également demandé aux différentes entités de se référer aux notes précédentes mentionnant le déploiement des services étatiques à Bambouti afin de rétablir l’autorité de l’État.

 

En s’adressant à la Minusca, les AZANDE ANI KPI GBE ont appelé à une implication directe de la mission sur le terrain pour organiser le processus de dialogue et de paix entre les groupes armés dans le Haut-Mbomou. Ils ont demandé à la MINUSCA de ne pas prendre parti dans les affrontements entre les AZANDE ANI KPI GBE et les éléments de l’UPC, et de rester impartiale et neutre. Ils ont également précisé que la structure des AZANDE ANI KPI GBE restait anonyme jusqu’à ce que leurs objectifs soient atteints.

 

Enfin, les AZANDE ANI KPI GBE ont adressé un message aux membres du comité de suivi des recommandations, les exhortant à ne pas abandonner la recherche de solutions pacifiques et durables aux conflits qui les opposent aux éléments de l’UPC, qui occupent et exploitent illégalement leurs terres. Ils ont également demandé aux membres du comité de ne pas se laisser corrompre par l’argent ou tout autre forme de matériel susceptible de compromettre leur conscience communautaire.

 

Pour un fonctionnaire de l’administration préfectorale du Haut-Mbomou, la déclaration des AZANDE ANI KPI GBE met en évidence la complexité des conflits dans le Haut-Mbomou et souligne la nécessité d’une intervention urgente pour trouver des solutions pacifiques.

« Il est crucial que les autorités politico-administratives, la MINUSCA et les membres du comité de suivi des recommandations travaillent ensemble pour faciliter un dialogue constructif entre les parties impliquées et œuvrent à la résolution des différends de manière équitable et durable. Seule une action concertée permettra de rétablir la paix et la stabilité dans la région, tout en protégeant les droits et les intérêts des communautés locales ».

 

Par Félix Ndoumba

 

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Centrafrique : La COSCIPAC appelle à la mobilisation contre l’inaction des élus corrompus

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La COSCIPAC appelle à la mobilisation contre l’inaction des élus corrompus

 

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Monsieur Delphin Kotto, coordinateur de la COSCIPAC

 

 

Bangui, 05 juin 2023 (CNC) — La coordination des organisations de la Société civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) a exprimé, dans un communiqué poignant, son profond regret face à l’incapacité notoire des élus de la nation à défendre les intérêts du peuple centrafricain. Alors que les mercenaires russes, rwandais et les milices locales commettent des exactions sur la population civile, l’Assemblée nationale reste étrangement silencieuse. La COSCIPAC dénonce cette passivité coupable et appelle à des mesures fermes pour protéger les citoyens et préserver l’avenir de la nation.

 

La COSCIPAC dénonce l’inertie des élus face aux exactions

 

Depuis le contre-offensif des Mercenaires russes, rwandais et des forces armées centrafricaines, la population civile dans les zones affectées endure des souffrances inimaginables. Tortures, viols, tueries de masse, arrestations arbitraires et propagations de la terreur font partie du quotidien de milliers de Centrafricains. Malheureusement, l’Assemblée nationale, chargée de représenter les intérêts du peuple, reste étrangement muette devant cette situation alarmante. La COSCIPAC déplore le manque de réaction des élus face à ces graves violations des droits humains et appelle à une condamnation sans équivoque.

 

Des élus défaillants et corrompus

 

La COSIPAC souligne avec consternation l’incompétence manifeste des députés centrafricains. À travers leur silence complice, ils témoignent d’un manque de compréhension de leur rôle et de leur devoir envers la population. La recherche d’intérêts personnels et l’avidité financière semblent prendre le dessus sur la défense des droits et des intérêts du peuple. La coordination des organisations de la Société civile dénonce également les actes de trahison perpétrés par certains députés, au détriment de leurs collègues et de l’unité nationale.

 

L’appel à la mobilisation populaire

 

La COSIPAC rappelle que le peuple centrafricain ne se laissera pas abuser indéfiniment. Les citoyens sont conscients des agissements des élus et de leur compromission dans des affaires douteuses. L’heure est venue pour le peuple de prendre conscience de son pouvoir et de faire entendre sa voix. La coordination des organisations de la Société civile appelle à une mobilisation sans précédent pour défendre les droits des plus vulnérables et mettre un terme à cette situation intolérable.

 

L’engagement de la COSCIPAC

 

La COSCIPAC, en tant que voix des sans-voix, défend les intérêts du peuple centrafricain. Elle se positionne fermement contre les pratiques honteuses qui consistent à vendre les ressources naturelles du pays aux étrangers. La coordination des organisations de la Société civile condamne cette trahison et met en garde les élus contre les conséquences de leurs actions. Tout en privilégiant les voies légales et pacifiques, la COSIPAC affirme qu’elle prendra ses responsabilités patriotiques pour mettre un terme à cette situation insoutenable.

 

La défaillance des élus centrafricains face aux exactions commises par les mercenaires et les milices étrangères est un triste constat qui révèle l’abandon du peuple par ceux qui sont censés le représenter. La COSCIPAC tire la sonnette d’alarme et appelle le peuple à se mobiliser pour défendre ses droits et ses intérêts. L’heure est venue pour les citoyens de prendre en main leur destinée et de rappeler aux élus leur rôle fondamental dans la défense du peuple centrafricain. Le message est clair : trop c’est trop, et le peuple ne pardonnera pas ces actes de trahison.

 

Par Alain Nzilo

  1. Publications

 

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Le CRT appelle à la Mobilisation Générale Pour une Nouvelle République Centrafricaine

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Le CRT appelle à la Mobilisation Générale Pour une Nouvelle République Centrafricaine

 

 

Centrafrique.org/1er-decembre-2022-le-cst-exhorte-chaque-centrafricain-a-ne-pas-participer-a-la-festivites/professeur-jean-francois-akandji-kombe/” rel=”attachment wp-att-60996″ data-wpel-link=”internal”>Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Professeur Jean-François Akandji-Kombé

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — Le Président du CRT, le Pr Jean-François Akandji-Kombé, a lancé aujourd’hui un appel solennel à la mobilisation générale pour lutter contre le régime de Touadéra et rétablir la dignité et la liberté du peuple centrafricain. Dans un discours poignant, le Président a dénoncé les actes du gouvernement actuel, qualifiant le coup d’État constitutionnel perpétré par M. Touadéra comme une déclaration de guerre contre le peuple centrafricain.

 

Le CRT, fidèle à la Constitution et à la volonté du peuple, a constaté que la guerre a été imposée au peuple par M. Touadéra et sa clique. Deux actes récents ont déclenché cette bataille décisive : la loi sur la tokenisation des ressources naturelles, qui met en péril les terres et les richesses de la Centrafrique, et le lancement d’un référendum constitutionnel visant à permettre à M. Touadéra de conserver le pouvoir à vie.

 

Le Président du CRT souligne que ces actes ne sont pas surprenants, car le régime en place a toujours montré sa volonté de maintenir son pouvoir par tous les moyens, y compris en sacrifiant le peuple et en vendant les richesses du pays à des intérêts étrangers. Le peuple centrafricain est devenu esclave sur sa propre terre, privé de dignité et de respect.

 

« Le combat dans lequel nous nous engageons aujourd’hui est un combat pour la liberté, la démocratie et la survie de la République Centrafricaine en tant qu’État. Il s’agit de restaurer l’unité, la dignité et le sens du travail, de répondre aux besoins fondamentaux du peuple et de briser la tyrannie et la misère ».

Le Président du CRT appelle chaque citoyen à résister à la mise en place du référendum constitutionnel et à empêcher toute opération liée à celui-ci dans leurs communautés.

 

Concernant la tokenisation, des actions vigoureuses seront également entreprises pour contrer la vente du pays. Le CRT prévoit de coordonner les efforts de tous les acteurs politiques, de la société civile, des organisations religieuses, des groupes armés et des citoyens engagés. Un groupe de contact a été formé au sein du CRT pour renforcer l’union des forces vives et mener la lutte avec détermination.

 

Le CRT est prêt à soutenir ce rassemblement en mettant à disposition ses forces citoyennes prêtes pour le combat. Le Président du CRT appelle chaque centrafricain à se joindre à cette mobilisation générale et patriotique pour la création d’une Union pour l’Action.

 

Dans son discours, le Président du CRT rappelle que l’histoire regorge de peuples qui ont disparu et exhorte le peuple centrafricain à ne pas figurer sur cette liste. Il est temps de dire non à la dictature et à la prédation et de créer une nouvelle République Centrafricaine, basée sur les principes de liberté, de dignité et de respect des droits fondamentaux.

 

L’appel du Président du CRT à la mobilisation générale est un appel à l’unité et à la résistance face à l’oppression. Le peuple centrafricain est appelé à se tenir debout, à se battre pour sa liberté et à œuvrer pour un avenir meilleur, où la démocratie et le respect des droits humains prévaudront.

 

« Ensemble, nous pouvons surmonter les défis qui se présentent à nous et construire une République Centrafricaine forte et prospère, où chaque citoyen retrouvera sa dignité et vivra dans la paix et la justice ».

 

Le CRT et le Président Jean-François Akandji-Kombé appellent tous les centrafricains à se lever et à rejoindre le combat pour une nouvelle République Centrafricaine, où la volonté du peuple triomphera et où la liberté et la dignité seront restaurées.

 

« L’heure est venue de faire entendre notre voix et de dire “non” à l’oppression. La mobilisation générale est le premier pas vers un avenir meilleur pour tous les centrafricains ».

 

Par la rédaction

 

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Démission du Révérend Pasteur Mathieu TOROMBIRI : Un acte courageux face aux obstacles pour la paix

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Démission du Révérend Pasteur Mathieu TOROMBIRI : Un acte courageux face aux obstacles pour la paix

 

Centrafrique.org/haut-mbomou-des-deputes-denoncent-linsecurite-et-pointent-du-doigt-le-prefet/ville-dobo-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-50284″ data-wpel-link=”internal”>Ville d'Obo en Centrafrique
En plein centre de la ville d’Obo, au sud-Est de la Centrafrique, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Photo CNC

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — Dans une lettre adressée aux autorités politico-administratives du Haut-Mbomou, le Révérend Pasteur Mathieu TOROMBIRI de l’Église Coopération Évangélique d’Obo a présenté sa démission. Cette décision intervient suite à des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre d’un plan de dialogue visant à résoudre les conflits armés qui sévissent depuis longtemps dans les villes de Bambouti, Obo et Mboki. Le Pasteur TOROMBIRI évoque notamment des accusations infondées et des menaces de sécurité, ce qui l’a amené à mettre un terme à sa participation active. Sa démission représente un geste courageux, témoignant de son engagement pour la paix en République Centrafricaine.

 

Le Révérend Pasteur Mathieu TOROMBIRI, membre éminent de l’Église Coopération Évangélique d’Obo, a pris une décision difficile mais courageuse en présentant sa démission aux autorités politico-administratives du Haut-Mbomou. Cette démission fait suite à des obstacles majeurs rencontrés lors de la mise en œuvre d’un plan de dialogue visant à résoudre les conflits armés qui sévissent depuis longtemps dans les villes de Bambouti, Obo et Mboki, à l’extrême sud-est de la République Centrafricaine.

 

Dans une lettre empreinte de respect envers les autorités concernées, le Pasteur TOROMBIRI a exprimé les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision. Il a rappelé la tenue de dialogues communautaires organisés par la section des affaires civiles de la Minusca, lesquels avaient pour objectif de trouver des solutions durables aux conflits armés qui paralysent ces villes depuis trop longtemps.

 

Lors de ces réunions, des recommandations ont été formulées, et un comité de suivi pour la paix devait être mis en place afin d’organiser des dialogues entre les milices Azande ani kpi gbe et les éléments d’UPC. Cependant, le Pasteur TOROMBIRI a fait face à une grave accusation inattendue dans les quartiers Nakpanga et Foukpio. Selon des rumeurs infondées, il aurait été accusé de collusion avec les musulmans locaux, alléguant qu’une forte somme d’argent aurait été versée pour convaincre la communauté et les milices Azande ani kpi gbe d’accepter le dialogue avec les éléments d’UPC. Ces accusations injustes ont également laissé entendre que la MINUSCA aurait acheté sa conscience.

 

Le Pasteur TOROMBIRI a également partagé les épreuves qu’il a dû affronter pour la cause de la paix. Enlevé par une milice dans la nuit du 27 mai et libéré le matin suivant, il a été soumis à un interrogatoire où sa vie a été mise en jeu. Contraint de taire la vérité pour sa survie, il a promis son retrait du comité et de rester neutre dans ce conflit armé.

 

C’est donc avec une profonde douleur mais la conviction que sa démission sera prise en compte, que le Révérend Pasteur Mathieu TOROMBIRI a pris la décision de se retirer de ses fonctions et de limiter désormais ses contributions à travers les prières. Son geste témoigne de sa détermination à protéger sa vie et son engagement indéfectible envers la communauté.

 

La démission du Pasteur TOROMBIRI met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs de la paix en République Centrafricaine, notamment dans le Haut-Mbomou. Elle souligne également le courage dont ils font preuve dans leur lutte pour mettre fin aux conflits armés et pour instaurer une paix durable dans le pays. L’engagement du Pasteur TOROMBIRI et de nombreux autres individus qui œuvrent dans l’ombre doit être salué et soutenu, car ils représentent l’espoir d’un avenir meilleur pour la population centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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CENTRAFRIQUE : TENTATIVE DE LÉGALISATION D’UN TROISIÈME MANDAT PRÉSIDENTIEL ANTICONSTITUTIONNEL PAR VOIE RÉFÉRENDAIRE.

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CENTRAFRIQUE : TENTATIVE DE LÉGALISATION D’UN TROISIÈME MANDAT PRÉSIDENTIEL ANTICONSTITUTIONNEL PAR VOIE RÉFÉRENDAIRE.

 

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — La conspiration cyclique et épisodique du pouvoir de Bangui a atteint son apogée par la matérialisation du décret N* 23.0134 du 30 mai 2023 portant convocation du corps électoral pour le référendum constitutionnel.

 

 

En effet, le président de la république a apposé sa célèbre signature au bas d’un décret invitant ses concitoyens à se prononcer le 30 juillet 2023 par voie référendaire sur un projet de révision constitutionnelle.

À titre de rappel, le président de la république, chef de l’état a prêté serment par deux fois sur la même constitution au cours desquelles il a promis de respecter scrupuleusement la loi fondamentale.

La gourmandise du pouvoir, le tapis rouge et le rythme cadencé des sirènes a étouffé la solennelle promesse démocratique au profit d’une monarchie déguisée qui appartient au siècle d’antan.

L’exposé des motifs qui justifie le décret portant convocation du corps électoral viole de façon ostentatoire les exigences constitutionnelles de l’article 90 de la constitution qui impose en plus de la consultation du président de l’assemblée nationale et de la cour constitutionnelle mais également la consultation du président du sénat qui n’existe pas actuellement.

Certains pervers du droit vont s’aventurer à opposer à tort les dispositions de l’article 156 de la constitution qui dispose que : « en attendant la mise en place du sénat, l’assemblée nationale exerce la totalité du pouvoir législatif ».

En outre, les dispositions de l’article 6 de la loi N* 23.003 du 23 janvier 2023 fixant les procédures du référendum en Centrafrique impose que le projet ou la proposition de la loi soumise au référendum soit annexée au décret portant convocation du corps électoral…ce qui n’a pas été le cas.

Il apparaît important de noter que tous les signaux c’est à dire les violations de textes à desseins passibles de crimes de haute trahison prévue par l’article 124 de la constitution, concourent à une troisième candidature anticonstitutionnelle et illégitime à la magistrature suprême même rien n’est formel.

Au regard de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge :

Quelle sera la plus- value de la nouvelle constitution sur le quotidien du peuple ?

Les raisons qui ont justifié le report sine die des élections locales ne sont-elles pas valables pour le référendum ?

Pourquoi le référendum est-il prioritaire alors que les élections locales fondent le développement d’un pays ?

Le peuple fabriqué par les billets de banque du pouvoir de Bangui est-il au dessus de la loi au point de remettre en cause le principe juridique qui veut que la loi s’impose à tous sans exception ?

En l’absence de la mission onusienne à Bangui conformément à la résolution 26-59 du conseil de sécurité de l’ONU, la sécurisation du territoire national est-elle suffisante pour faciliter la transparence d’une élection référendaire ?

Au moment où la légitimité de la cour constitutionnelle et de l’Autorité Nationale des élections est contestée, ce projet funeste et mortifère ne va t-elle pas réveiller les cellules dormantes du mal ?

Enfin, quelles seront les conséquences de cette trahison de trop sur le processus de paix et de réconciliation nationale ?

En tout état de cause, cette énième provocation constitue le point de départ d’une crise aux conséquences imprévisibles alors que dans sa décision du 23 septembre 2022 statuant en premier et dernier ressort, la cour constitutionnelle avait déclaré inconstitutionnel ce projet.

Au demeurant, le pouvoir de Bangui a franchi le rubicon…en conséquence, nous appelons à la résistance et à la désobéissance civile pour contraindre les autorités de Bangui à apprendre à quitter le pouvoir avant que ce dernier ne les quitte.

Avant d’en arriver au seuil du non-retour, nous invitons humblement le pouvoir de Bangui de ne pas écouter les chants de sirènes car au dernier jour, il sera le seul comptable devant le peuple souverain.

N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 03 juin 2023.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

 

Promouvoir la paix en République Centrafricaine : Les étudiants de l’université de Bangui s’engagent aux côtés des casques bleus

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Promouvoir la paix en République Centrafricaine : Les étudiants de l’université de Bangui s’engagent aux côtés des casques bleus

 

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Campus de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — Le 25 mai 2023, la division de la communication stratégique de la Minusca a organisé une session d’échange entre les étudiants de l’université de Bangui et les casques bleus sur le thème “La paix commence par moi”. Cette initiative avait pour objectif de sensibiliser les étudiants à la contribution des casques bleus au maintien de la paix en République Centrafricaine et de les encourager à s’impliquer dans la consolidation de cette paix.

 

Plus de 300 étudiants se sont rassemblés pour cette activité, désireux de comprendre l’histoire des missions de paix des Nations Unies et de bénéficier des expériences partagées par quatre anciens et actuels casques bleus. Cette rencontre a permis aux participants d’évaluer leur propre engagement pour la paix et de discuter des défis auxquels sont confrontées les opérations de maintien de la paix en RCA et dans d’autres pays.

 

Au cours de cette session, un message clair a émergé : la paix est une responsabilité individuelle. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer pour construire un avenir pacifique. Cela commence par notre foyer, notre entourage le plus proche. En tant qu’individus, nous devons cultiver la paix dans nos relations personnelles et élargir progressivement cette culture au sein de notre communauté centrafricaine.

 

Les étudiants ont également profité de cette occasion pour mieux comprendre le mandat des casques bleus de la Minusca. Dénisio Manuela, étudiante en droit public à l’université de Bangui, témoigne de cette prise de conscience : “Certains prétendent que la MINUSCA ne fait rien au sein de notre pays, mais aujourd’hui nous sommes éclairés et nous comprenons véritablement le rôle qu’elle joue dans notre pays.”

 

Cette session d’échange préparait également la commémoration de la Journée internationale des casques bleus, qui se déroule chaque année le 29 mai. Cette journée est l’occasion de rendre hommage au personnel civil, policier et militaire pour leur contribution aux efforts de paix et de stabilité sous l’égide de l’ONU. Elle permet également de se souvenir des casques bleus qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies.

 

Cette rencontre entre les étudiants de l’université de Bangui et les casques bleus a renforcé la compréhension mutuelle et l’engagement en faveur de la paix en République Centrafricaine. Elle a rappelé à tous que la paix est une responsabilité partagée et que chacun peut contribuer à sa construction, en commençant par son propre environnement. Les étudiants ont pris conscience du rôle crucial des casques bleus dans le maintien de la paix et ont exprimé leur soutien à leurs efforts. Ensemble, ils s’engagent à travailler pour un avenir pacifique et prospère en RCA.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Le syndicat du personnel de santé dénonce des irrégularités dans le paiement des primes de Covid-19 et menace

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Le syndicat du personnel de santé dénonce des irrégularités dans le paiement des primes de Covid-19 et menace

 

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Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — Dans une conférence de presse tenue à Bangui ce samedi 03 juin 2023, le syndicat du personnel de santé de la République centrafricaine a vivement dénoncé les multiples irrégularités observées dans le paiement des primes destinées à compenser les efforts fournis par les travailleurs de la santé durant la pandémie de Covid-19. La secrétaire générale du syndicat, Sandrine Biani, a exprimé sa préoccupation face à ce qu’elle qualifie de désordre et de traitement injuste.

 

Le gouvernement avait pourtant autorisé le décaissement de plus de 400 millions de francs CFA en vue de rémunérer une partie des primes Covid-19 du personnel soignant. Cependant, les représentants syndicaux ont signalé lors de la conférence de presse une série de problèmes inquiétants. Tout d’abord, ils ont fait part de l’absence de prévisions de virement concernant certaines primes, ainsi que de l’utilisation de comptes bancaires non reconnus par les bénéficiaires. Cette confusion autour des numéros de compte a généré de l’incertitude et a suscité des inquiétudes légitimes parmi les travailleurs de la santé.

 

Le syndicat a également critiqué l’exclusion du régisseur représentant le ministère des Finances et du Budget, qui est pourtant la seule autorité habilitée à organiser ce type d’opérations impliquant des fonds publics. Cette décision a engendré une perte de transparence et a contribué à l’insatisfaction générale des employés du secteur de la santé. De plus, les autorités ont communiqué des informations contradictoires quant au montant total des primes à verser, en plus de la lenteur inexplicable du processus de virement. Ces lacunes dans la gestion du paiement des primes ont alimenté le mécontentement du personnel soignant.

 

Face à ces dysfonctionnements, le syndicat des professionnels de la santé a décidé de prendre ses responsabilités en mobilisant l’opinion nationale et internationale. Il demande instamment aux autorités compétentes de rectifier immédiatement ces différentes irrégularités. Il réclame notamment une implication totale du régisseur dans le mécanisme de paiement, garantissant ainsi une gestion transparente des fonds et la divulgation précise du montant total des ressources mobilisées.

 

La prochaine étape pour le syndicat sera une assemblée générale convoquée en urgence le lundi à partir de 14 heures à la bourse du travail. Les professionnels de la santé sont appelés à se réunir pour délibérer sur les mesures à prendre en ce qui concerne le paiement des primes Covid. Cette assemblée générale revêt une importance capitale, car elle permettra de déterminer les actions à entreprendre afin de garantir le respect des droits des travailleurs de la santé et d’assurer une juste rémunération de leur engagement durant cette période critique.

 

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : L’impasse des discussions entre les enseignants et le gouvernement

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L’impasse des discussions entre les enseignants et le gouvernement

 

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Mouvement de grève des Enseignants aux abords de la SRI à Bangui le 9 mars 2023

 

 

Bangui, 04 juin 2023 (CNC) — Le syndicat des enseignants du fondamental 1, 2 et technique exprime leur mécontentement face à l’absence de progrès dans les négociations avec le gouvernement. Lors d’un point de presse tenu à Bangui le vendredi dernier, les syndicats de l’enseignement ont fait part de leur frustration quant au manque de respect des engagements pris par le président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

Monsieur Innocent Kéréguelé, coordonnateur de la plateforme des fédérations des syndicats des enseignants, a déclaré : “Cela fait maintenant deux mois que nous avons repris le travail, et rien n’avance dans le processus de négociation. Nous dénonçons ce blocage et cette mauvaise volonté du gouvernement de négocier avec la plateforme des enseignants.”

 

Le président Touadera avait exprimé sa préoccupation et sa prise de conscience de la situation difficile des enseignants. Il leur avait promis une solution rapide et leur avait demandé de laisser passer le mois d’avril, en leur assurant qu’il répondrait à leurs revendications à partir du mois de mai. De plus, il avait donné des instructions au gouvernement pour poursuivre les négociations avec les enseignants.

 

Cependant, les enseignants constatent que rien n’avance dans les discussions. Ils demandent donc la poursuite des négociations et expriment leur volonté d’agir collectivement si aucune mesure n’est prise pour répondre à leurs revendications.

 

Il y’a lieu de rappeler que cette année les enseignants ont observé plusieurs périodes de grève, alternant entre trois jours, huit jours et même 21 jours, pour demander des indemnités de craie, des allocations de transport, des allocations de recherche et la valorisation de leur profession.

 

Cette situation témoigne des difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants du fondamental 1, 2 et technique en République centrafricaine. Leur détermination à faire valoir leurs droits légitimes est compréhensible, car ils jouent un rôle essentiel dans la formation des générations futures.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Ferdinand Alexandre Nguendet : Le gladiateur prêt à libérer la République Centrafricaine des mains des mafieux et criminels

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Ferdinand Alexandre Nguendet : Le gladiateur prêt à libérer la République Centrafricaine des mains des mafieux et criminels

 

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Ferdinand Alexandre Nguendet

 

 

Bangui, 03 juin 2023 (CNC) — Dans une déclaration historique, l’ancien Président de transition, Ferdinand Alexandre Nguendet, en fuite après une tentative de son arrestation par le Président Faustin Archange Touadéra, a lancé un appel solennel à tous les Centrafricains. Il dénonce les dérives dictatoriales et la situation désastreuse du pays, appelant à une mobilisation générale pour sauver la nation de la tyrannie et de l’exploitation. Son message appelle à l’unité, la dignité et la paix pour la République Centrafricaine.

 

La République Centrafricaine fait face à une crise sans précédent, une situation qui menace l’existence même du pays. C’est dans ce contexte grave et préoccupant que l’ancien Président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, a adressé, ce vendredi 02 juin 2023,  un message à la nation centrafricaine. Dans son discours poignant, Nguendet dénonce les violences perpétuelles, les affrontements intercommunautaires et le pouvoir illégitime du Président Faustin Archange Touadéra, qu’il accuse d’organiser et de financer ces actes de violence.

 

« Depuis sa prise de fonction en mars 2021, Faustin Archange Touadéra a instauré un règne de terreur en restreignant les libertés, en contrôlant les médias et en persécutant les opposants politiques. Le pays est plongé dans une spirale de violence, où les citoyens sont victimes de brutalités, de tortures, d’assassinats et de déplacements forcés. Les conséquences de cette situation sont dramatiques, avec des pertes en vies humaines, une destruction économique, une désorganisation administrative, et une dégradation des services de santé et de l’éducation ».

 

Face à cette détérioration alarmante de la situation, un Collectif des Officiers Libres des Forces Armées Centrafricaines a sollicité l’ancien Président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet, pour prendre la tête d’un mouvement de libération nationale. Dans un geste patriotique et courageux, Nguendet a accepté cet appel et s’est engagé à œuvrer pour le bien de la République Centrafricaine.

 

Nguendet exhorte toutes les forces de défense et de sécurité, ainsi que les acteurs politiques, la société civile, les confessions religieuses, les syndicats et les différents segments de la population, à se mobiliser pour renverser le régime illégitime de Faustin Archange Touadéra et chasser les mercenaires du Groupe Wagner et rwandais du pays. Il appelle à une véritable insurrection populaire contre le pouvoir en place, afin de restaurer la paix, la dignité, l’ordre et le développement harmonieux de la République Centrafricaine.

 

Dans cette lutte pour la libération nationale, Nguendet rappelle les paroles du président Barthélemy Boganda, fondateur de la République Centrafricaine, soulignant l’appel des ancêtres. Il encourage tous les Centrafricains, du nord au sud, de l’est à l’ouest, à se lever et à agir ensemble pour mettre fin à la misère, à la tyrannie et à l’exploitation. Il aspire à redonner à la République Centrafricaine sa place légitime dans la communauté internationale et à rétablir la sécurité aux frontières.

 

L’ancien Président de transition adresse également un message aux pays voisins et à la communauté internationale, les assurant de son attachement à la solidarité internationale. Il promet de respecter tous les accords et traités, à l’exception de ceux conclus dans le doute et l’opacité par le régime en place.

 

Cet appel de Ferdinand Alexandre Nguendet représente une lueur d’espoir pour la République Centrafricaine, offrant un moyen de lutte contre l’oppression et la misère. Son engagement pour la préservation de la quiétude nationale et sa volonté de restaurer la paix et la dignité sont des signes encourageants pour le peuple centrafricain.

 

La voie vers un avenir meilleur pour la République Centrafricaine est semée d’obstacles, mais l’appel de Nguendet résonne comme un appel à l’unité et à l’action. La bataille pour la libération du pays ne doit pas être l’affaire exclusive des groupes politico-militaires, mais doit mobiliser toutes les forces vives de la nation.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Scandale de spoliation des bovins : Les éleveurs centrafricains de Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéi victimes des pratiques douteuses de la FNEC

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Scandale de spoliation des bovins : Les éleveurs centrafricains de Nana-Mambéré et Mambéré-Kadéi victimes des pratiques douteuses de la FNEC

 

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Les éleveurs Mbororos. Image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique

 

 

 

Bangui, 03 juin 2023 (CNC) — La pratique de spoliation des bovins perpétrée par les représentants de la Fédération Nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi a récemment été mise en lumière par une enquête exclusive du CNC. Les éleveurs centrafricains, fraîchement rentrés d’exil et installés dans les communes de Gamboula, Amadagaza et Oukanga, expriment leur exaspération face à ces pratiques injustes. Ces derniers sont contraints de remettre un bœuf sur dix à la FNEC afin de s’installer dans la région de Berberati et de Gamboula. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les éleveurs paient régulièrement leur adhésion à la FNEC sans recevoir de services en retour. Le ministère de l’Élevage semble absent et les éleveurs se sentent abandonnés. Un certain Ardo Harouna, originaire du Nigeria, est accusé de manipuler les autorités et d’exercer un contrôle absolu sur le destin des éleveurs de la Mambéré-Kadéi.

 

Des pratiques abusives qui sèment l’indignation :

 

Les éleveurs centrafricains de la région sont confrontés à des pratiques iniques qui les poussent à remettre une partie de leur bétail à la FNEC. Cette situation est perçue comme une spoliation déguisée, où les éleveurs sont contraints de céder un bœuf sur dix pour s’installer dans la région. Les familles possédant plusieurs troupeaux doivent ainsi sacrifier plusieurs animaux, au grand dam des éleveurs qui endurent déjà de nombreuses difficultés liées aux années de guerre et d’exil.

L’absence de soutien et de services de la part de la FNEC exacerbe les tensions. Les éleveurs déplorent le fait que malgré le paiement régulier de leur adhésion, ils ne bénéficient d’aucune assistance concrète de la part de la fédération. Cette situation alimente le sentiment de trahison et d’abandon des éleveurs qui attendent un accompagnement pour la reconstitution de leurs troupeaux après les épreuves qu’ils ont traversées.

 

Un protagoniste central dans ce scandale :

 

Au cœur de cette affaire se trouve Ardo Harouna, un éleveur peul venu du Nigeria en 2010. Il semble entretenir des relations privilégiées avec les autorités locales et agit en toute impunité pour décider du sort des éleveurs de la Mambéré-Kadéi. Les éleveurs accusent Harouna d’exercer une influence clientéliste sur les autorités du ministère de l’Élevage et de la FNEC, lui permettant ainsi de punir qui bon lui semble et d’accorder sa clémence à d’autres.

 

Les enquêtes en cours :

 

Suite à ces allégations, notre rédaction a entrepris de contacter des sources directes afin de vérifier les faits. Les témoins interrogés ont confirmé la tenue de cinq campagnes de collecte de bovins en 2022, orchestrées tantôt au nom du président de la FNEC, tantôt au nom du ministre de l’Élevage. Toutefois, les personnes concernées affirment n’avoir aucune connaissance de ces pratiques, y compris le secrétariat général de la FNEC.

Cette situation soulève de nombreuses interrogations. S’agit-il d’une pratique isolée  d’un réseau mafieux ? Une enquête approfondie est nécessaire pour faire toute la lumière sur cette affaire.

 

Conséquences pour les éleveurs :

 

Face à ces pratiques abusives, de nombreux éleveurs de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi décident de migrer vers d’autres régions, notamment Carnot et Nandobo. Ils expriment leur mécontentement et leur désarroi quant à l’absence de soutien de la part des autorités compétentes. Les éleveurs estiment qu’Ardo Harouna, en collusion avec un certain Malami, chef des Peuls Bokolo également originaire du Nigeria, est responsable de leur malheur.

 

Rappelons que la spoliation des bovins perpétrée par certains représentants de la FNEC dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi est une pratique révoltante qui met en péril les éleveurs centrafricains. L’obligation de remettre un bœuf sur dix à la FNEC pour pouvoir s’installer dans la région constitue une véritable spoliation déguisée. Les éleveurs, qui paient régulièrement leur adhésion sans bénéficier de services en retour, se sentent trahis et abandonnés. L’influence présumée d’Ardo Harouna, un éleveur peul du Nigeria, dans cette affaire suscite des inquiétudes quant à l’équité et à la justice au sein de la FNEC et du ministère de l’Élevage. Une enquête approfondie s’impose pour mettre fin à ces pratiques abusives et garantir la protection des éleveurs centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Débat sur l’actualité sur RFI : Le référendum constitutionnel en Centrafrique divise les opinions avec une forte proportion pour le rejet

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Débat sur l’actualité sur RFI : Le référendum constitutionnel en Centrafrique divise les opinions avec une forte proportion pour le rejet

 

Touadera Faustin Archange
Touadera Faustin Archange. CoppyrightDR

 

 

 

Bangui, 03 mai 2023 (CNC) — Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a annoncé officiellement la tenue d’un référendum constitutionnel le 30 juillet prochain. Selon lui, la nouvelle loi fondamentale est nécessaire pour remédier aux problèmes récurrents de conflits politico-militaires et pour favoriser le développement économique et social du pays. Cependant, le contenu exact de cette nouvelle constitution n’a pas encore été dévoilé. Cette décision suscite des réactions contrastées parmi les intervenants du débat sur l’émission de Radio France Internationale (RFI).

 

Nadège, une résidente de Bangui, la capitale centrafricaine, souligne que le pays fait face à de nombreux défis urgents tels que la sécurité, le coût de la vie, la santé et l’état déplorable des infrastructures routières. Selon elle, ces problèmes sont bien plus importants que la modification de la Constitution. Elle exprime ainsi des doutes quant à la nécessité d’une nouvelle loi fondamentale, et se demande qui dit vrai entre l’opposition et le parti au pouvoir.

 

Madame Gourmande partage cet avis en soulignant que les préoccupations quotidiennes des Centrafricains, comme la misère, la pauvreté et la souffrance, ne seront pas résolues par une nouvelle constitution. Elle remet en question les motivations des deux camps et estime que l’urgence actuelle réside dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

 

Cyril, quant à lui, considère qu’il est opportun de réfléchir à l’avenir du pays et à la manière de le transformer en mettant en place des lois et des règlements plus adaptés. Il est favorable à une nouvelle constitution qui permettrait de corriger les imperfections de l’actuelle, notamment l’exclusion des jeunes de la candidature à la présidentielle en raison de l’âge minimum requis.

 

Rémi, un autre intervenant, critique le président Touadéra et accuse ce dernier de trahir ses engagements en modifiant la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Il dénonce également le manque de consultation populaire et souligne que la mobilisation en faveur du référendum est orchestrée par l’entourage du président.

 

Le débat se poursuit avec Serge, qui remet en question la légitimité du référendum et souligne le non-respect de certaines dispositions constitutionnelles. Il rejette l’idée d’une consultation populaire et affirme que les actions du président sont anticonstitutionnelles.

 

Le débat sur la nécessité d’une nouvelle constitution en Centrafrique reflète les divisions au sein de la société centrafricaine. D’un côté, certains, pour la plus part les proches parents et amis du Président de la République,  soutiennent la démarche du président Touadéra, estimant qu’une réforme constitutionnelle est nécessaire pour améliorer le fonctionnement des institutions et favoriser le développement du pays. De l’autre côté, certains voient dans cette initiative une tentative du président de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats, ce qui soulève des craintes quant à la démocratie et à l’alternance politique.

 

Il est important de noter que le contenu précis de la nouvelle constitution reste à déterminer, et que les arguments avancés par les différentes parties doivent être pris en compte dans le débat public. La question de la nécessité d’une nouvelle constitution en Centrafrique ne peut être tranchée sans une analyse approfondie des enjeux et des conséquences pour le pays et ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Centrafrique : Les éleveurs face à l’oppression,  Un cri de détresse de 2 Peuls kidnappés par la gendarmerie  

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Centrafrique : Les éleveurs Peuls face à l’oppression,  Un cri de détresse de 2 éleveurs Peuls kidnappés par la gendarmerie  

 

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

 

Bangui, 03 juin 2023 (CNC) — Dans un triste épisode de l’injustice qui sévit en République centrafricaine, deux éleveurs Peuls, Illa et Oussouman Gagaï, se trouvent actuellement incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Leur arrestation, survenue mardi et mercredi derniers, soulève de sérieuses préoccupations quant aux abus de pouvoir et à l’impunité qui règnent dans le pays. Ces hommes ont été kidnappés par les forces de l’ordre de Bouboui, sur ordre du ministre de l’élevage, Hassan Bouba, sans aucune raison valable ni respect des procédures légales.

 

Des arrestations arbitraires :

 

Le premier à subir cette violation flagrante des droits de l’homme a été monsieur Oussouman Gagaï. Alors qu’il était en train d’acheminer son troupeau de bœufs en provenance de la ville de Mboki, les éléments de la gendarmerie ont fait irruption sur le marché de Bouboui et l’ont arrêté sans raison apparente, avant de le jeter en détention.

Le lendemain, une autre arrestation a eu lieu, cette fois celle d’un jeune éleveur nommé Illa, originaire de la ville de Bria. Comme Oussouman Gagaï, il revenait également de Mboki avec son troupeau de Bœufs. Les deux hommes ont ensuite été conduits à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui, dans des conditions qui suggèrent une planification orchestrée.

 

Une manipulation du système :

 

Au fil de notre enquête, il est apparu que le ministre de l’élevage, Hassan Bouba, a joué un rôle déterminant dans ces kidnappings. Ces actes abjects s’inscrivent dans une tendance de plus en plus courante depuis l’arrivée de Bouba, un chef rebelle peul tchadien, à la tête du ministère de l’élevage. Il a fait de l’extorsion de fonds son modèle préféré pour escroquer et braquer officiellement les éleveurs centrafricains et étrangers.

 

Le triste état de la République centrafricaine :

 

La République centrafricaine est devenue un terreau fertile pour toutes sortes de mafieux du monde entier, qui peuvent y exercer en toute impunité. La détérioration de l’État de droit et de la gouvernance a créé un climat propice à l’injustice et à l’exploitation des plus vulnérables. Les éleveurs, qui devraient être protégés et soutenus, sont maintenant pris pour cible par les autorités censées les représenter.

 

Il y’a lieu de rappeler que l’histoire de ces deux éleveurs Peuls, victimes d’arrestation arbitraire, illustre de manière poignante les dysfonctionnements du système judiciaire en République centrafricaine. Leur incarcération injuste et les exigences financières démesurées pour leur libération sont autant de preuves du climat d’impunité qui règne dans le pays.

 

Par Anselme Mbata

 

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La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique dénonce l’assassinat de la démocratie en Centrafrique

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La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique dénonce l’assassinat de la démocratie en Centrafrique

 

Les jeunes leaders de la PJLOD
Les jeunes leaders de la PJLOD

 

 

Bangui, 03 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine fait face à une situation politique tumultueuse et préoccupante. Après l’échec du projet de modification de la Constitution de 2016 devant la Cour Constitutionnelle dirigée par Mme Danièle DARLAN, le pays est plongé dans une crise de suprématie d’égo, marquée par l’incivisme et une tentative de pendaison du pouvoir de l’État par monsieur Faustin Archange Touadera. Ces agissements sont soutenus par une Cour Constitutionnelle contestée, une Autorité Nationale des Elections à la soviétique et des déclarations en cascade de la part de démagogues récidivistes. Tout cela dans le but d’obtenir une nouvelle Constitution qui offrirait une présidence à vie à M. Faustin Archange TOUADERA, au mépris de la volonté du peuple souverain.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) ne cache pas sa consternation face à cette situation. Elle condamne avec fermeté cet assassinat de la démocratie et de l’État de droit en Centrafrique, perpétré par une sorcellerie politique visant à maintenir M. Faustin Archange TOUADERA au pouvoir au-delà de son mandat. Face à cette décision hasardeuse et suicidaire, la PJLOD appelle les Organisations de défense des Droits Humains, le peuple centrafricain et la communauté internationale à prendre conscience des dérives incessantes du régime illégitime et illégal de M. Faustin Archange TOUADERA. Elle tient ce dernier pour responsable des conséquences qui découleront de cette décision.

 

La PJLOD réaffirme son soutien indéfectible au Bloc Républicain pour la Défense Constitution (BRDC), à la Société civile et à tous les citoyens et citoyennes de Centrafrique prêts à rejoindre la résistance pour faire obstacle à cette dictature moyenâgeuse. L’objectif est clair : faire partir définitivement M. Faustin Archange TOUADERA et sa bande d’insouciants, pillards et sans scrupules du pouvoir, afin de sauver les fondements même de notre République.

 

« Ensemble, nous sommes convaincus que nous vaincrons et que Dieu restaurera la République centrafricaine. Le chemin sera long et difficile, mais la détermination de la PJLOD et de tous les défenseurs de la démocratie ne faiblira pas. Nous nous engageons à continuer la lutte jusqu’à ce que la véritable volonté du peuple centrafricain soit respectée et que la démocratie soit rétablie dans notre cher pays ».

 

Par la rédaction

 

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la convocation d’un référendum en RCA est illégale et antidémocratique  : entretien exclusif CNC avec Martin Ziguélé

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la convocation d’un référendum en RCA est illégale et antidémocratique  : entretien exclusif CNC avec Martin Ziguélé

 

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

 

Bangui, 02 juin 2023 (CNC) — Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, Président du parti MLPC, également député à l’Assemblée nationale, dénonce la décision illégale du président Touadéra de convoquer un référendum constitutionnel en RCA. Selon l’honorable Ziguélé, il s’agit d’un coup d’État constitutionnel visant à permettre à Touadéra de se représenter en 2025, malgré les limitations actuelles des mandats à deux, imposées par la Constitution. L’opposition démocratique refuse de participer à cette manœuvre et souligne l’importance de réformer les institutions électorales et la Cour constitutionnelle. Ziguélé et son parti, le MLPC, défendent la Constitution de du 30 mars 2016, résultat d’un consensus populaire, et s’opposent au changement constitutionnel visant un troisième mandat présidentiel.

 

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Honorable Martin Ziguelé, bonjour.

 

Martin Ziguelé  (MZ) : Bonjour.

 

CNC : Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Monsieur Martin Ziguelé, hier le pouvoir parlait des élections locales. Aujourd’hui, c’est le référendum constitutionnel. En tant qu’ancien Premier ministre de ce pays, Monsieur Martin Ziguelé, qu’est-ce qui justifie une telle décision politique ? Est-ce que ce n’est pas parce que la communauté internationale ne veut pas d’élections locales couplées avec le référendum, et que vous au sein de l’opposition démocratique, vous ne vouliez pas prendre part à ces élections locales que le président Touadéra vous a pris au cou ?

 

Martin Ziguelé : Il faut d’abord souligner que la décision du Président TOUADERA de convoquer un referendum constitutionnel est illégale dans la forme et dans le fond. C’est un coup d’Etat constitutionnel, un coup d’Etat contre le peuple centrafricain, et il ne tient qu’à la seule volonté du Président TOUADERA de vouloir à tout prix se représenter aux élections présidentielles en 2025, alors que la Constitution actuelle de notre pays ne le lui permet pas. Il a commencé cette manœuvre depuis 2019, en tentant de prolonger son mandat sous prétexte de COVID-19, et la Cour Constitutionnelle avait opposé son veto à cette velléité qui, à l’analyse, s’avérait être un ballon d’essai. C’était un test grandeur nature pour identifier les résistances à tout changement constitutionnel afin de dérouler son rouleau compresseur qui a été lancé sans succès à l’occasion du Dialogue Républicain. L’opposition démocratique qui avait subodoré la supercherie avait refusé in extremis de participer à cette grande mise en scène parce que nous savions déjà à l’époque que c’était son unique objectif.

Si aujourd’hui le Président TOUADERA a décidé d’organiser le referendum en lieu et place des élections locales, c’est tout simplement parce que les élections locales n’ont aucune importance pour lui. Son problème, c’est de rester à vie au pouvoir et pour y parvenir il faut coûte que coute changer la Constitution. Personne ne doit être dupe de cela. Tout le reste est fait pour dorer la pilule à faire avaler à notre peuple.

D’ailleurs, à quelque chose malheur est bon : les rôles assignés à l’Autorité Nationale des Élections et à la Cour Constitutionnelle dans ce processus permettent de comprendre les exigences de l’opposition démocratique sur les réformes indispensables de ces deux institutions. Cela crève les yeux aujourd’hui. Même ceux qui ne veulent pas entendre ce que l’opposition dit ni voir ce que nous montrons, sont obligés de constater avec nous qu’il n’y aura pas de consultations électorales libres et démocratiques dans notre pays tant que ces deux institutions resteront en l’état.

 

CNC : Votre parti le MLPC, avec d’autres partis politiques, vous aviez fondé le  Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016, que le pouvoir en place qualifie de caduque car elle a été rédigée sous un régime de transition. Pour quelle raison aviez-vous créé ce bloc afin de défendre une Constitution décaduque aux yeux du président Touadéra, des députés, des membres du gouvernement ?

 

MZ : La Constitution de 2016 n’a pas été élaborée en catimini par des copains et des amis, appartenant tous à une même coterie politique, dans un lieu tenu secret. Elle a été élaborée au terme du Forum de Bangui, organisé après des consultations à la base menées dans tout notre pays. C’était un première dans l’histoire de la RCA et cette Constitution est donc le résultat d’un consensus populaire. D’ailleurs ceux qui veulent nous imposer une nouvelle Constitution ne nous disent pas qui l’a élaborée et dans quelles conditions, dès lors que la Cour constitutionnelle avait déjà déclaré illégal le Comité de rédaction de la Constitution mise en place par le Président TOUADERA. Les décisions de la Cour Constitutionnelle n’étant pas susceptibles de recours, qui a rédigé la nouvelle constitution ? Le même Comité ou un autre ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tout Comité mis en place illégalement ne peut produire que des résultats nuls.

Pour revenir maintenant à votre question, la réponse se trouve dans le préambule de cette même Constitution, qui invite chaque centrafricain à défendre la Constitution au péril de sa vie s’il le faut.  Notre objectif en créant ce Bloc républicain est de répondre à l’appel de notre peuple dont la Constitution constitue l’incarnation de la volonté. Le fait qu’elle ait été rédigée pendant une période de transition ne la rend pas automatiquement caduque puisque le processus de son élaboration a été très populaire. Il est essentiel de préserver les fondements démocratiques et institutionnels de la République centrafricaine.

 

CNC : Pour vous, aujourd’hui, le président Touadera viole allègrement la Constitution qu’il a lui-même juré de respecter scrupuleusement. Qu’allez-vous faire maintenant ? Allez-vous faire campagne pour le NON ? Cela reviendrait finalement à participer activement à ce référendum.

 

MZ : Notre lutte politique et démocratique puise ses moyens dans cette même Constitution. Nous la mènerons dans le respect de la Constitution, et nous mobiliserons le peuple centrafricain pour qu’il soit conscient des enjeux et du danger du retour à la dictature d’un homme et d’un clan. Nous sommes contre le changement constitutionnel et nous ferons en sorte que cette vision soit partagée par la majorité de notre peuple qui a déjà connu la « Présidence à vie » et n’en veut plus.

 

CNC : Donc pour vous, Martin Ziguélé, au sein de l’opposition démocratique, il n’est pas question de parler de référendum constitutionnel en Centrafrique ? Mais la révision de cette Constitution n’est pas exclue non plus, Martin Ziguelé.

 

MZ : On ne gère pas un pays comme on gère sa boutique, et une Constitution n’est pas une chemise qu’on change tous les jours. Au BRDC, nous posons la question au pouvoir, comme la majorité des centrafricains : Quelles ont les dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 qui empêchent au Président TOUADERA de construire les routes et les ponts dans tout le pays comme il l’a promis pendant ses deux campagnes électorales ? Quelles sont les dispositions de l’actuelle Constitution qui lui empêchent de construire des écoles, des hôpitaux, des universités, de relance les filières coton, café et cacao ? Quelles sont les dispositions de l’actuelle Constitution qui lui empêchent de faire sortir la RCA du dernier rang de l’Indice du Développement Humain du PNUD ? Quelles sont les dispositions de l’actuelle Constitution qui lui empêchent de lutter efficacement contre la corruption endémique qui siphonne les maigres ressources de l’Etat ?

La Constitution est la loi fondamentale qui définit les principes et les règles du fonctionnement de notre pays. Si une révision est envisagée, elle doit être réalisée dans le respect des procédures légales et démocratiques, en impliquant toutes les parties prenantes et en garantissant la transparence. Ce n’est pas le cas aujourd’hui car nous savons que l’objectif recherché par le Président TOUADERA est uniquement un troisième mandat. D’ailleurs ses collaborateurs le proclament publiquement sur les médias du monde entier. Nous disons non au troisième mandat, et nul ne peut tromper tout un peuple tout le temps.

CNC : Martin Ziguélé, nous vous remercions.

MZ Je vous remercie également.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

 

La bataille contre le pseudo référendum constitutionnel en Centrafrique : Nicolas Tiangaye du BRDC fait front

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La bataille contre le pseudo référendum constitutionnel en Centrafrique : Nicolas Tiangaye du BRDC fait front

 

Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

 

Bangui, 02 juin 2023 (CNC) — Dans une interview exclusive accordée à la radio Ndékèluka, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, ancien bâtonnier centrafricain, Président du parti Convention Républicain pour le Progrès Social, (CPRS), et membre éminent du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a vigoureusement exprimé son opposition au projet de pseudo référendum constitutionnel en République centrafricaine. Il a souligné que les conditions légales requises pour un tel référendum n’ont pas été réunies et a critiqué le manque de consultation des personnalités clés et de force vive de la nation.

 

Des conditions légales non remplies :

 

Selon Maître Nicolas Tiangaye, le référendum annoncé par le Président Faustin Archange Touadéra ne peut être qualifié de véritable référendum constitutionnel, car les conditions légales prévues par la Constitution n’ont pas été respectées.

Tout d’abord, la consultation du président du Sénat, pourtant obligatoire selon la Constitution du 30 mars 2016, n’a pas eu lieu. Comme il n’y a pas encore de Sénat en place, cette omission remet en question la légitimité même de la consultation. De plus, le président de l’Assemblée nationale et le président de la Cour constitutionnelle ne sont pas suffisants pour valider ce projet, car la Constitution exige l’avis de trois personnalités spécifiques. Maître Tiangaye souligne que sans un Sénat en fonction, le référendum constitutionnellement décrit dans la Constitution en tant que tel ne peut être organisé légalement.

 

Le rôle de l’Autorité nationale des élections contesté :

 

L’intégrité et la capacité de l’Autorité Nationale des Élections à organiser ce référendum sont également remises en question par Maître Nicolas Tiangaye. Il fait référence à l’annonce de l’Autorité selon laquelle elle n’a pas les moyens financiers, ni logistiques, pour organiser les élections locales et municipales. Dans ces circonstances, comment pourrait-elle être en mesure de mettre en place un référendum constitutionnel d’une telle envergure ?

Maître Nicolas Tiangaye souligne le manque de budget prévu dans la loi de finances de 2023 pour financer ce référendum, ainsi que l’absence de soutien logistique de la MINUSCA, la mission de maintien de la paix des Nations Unies en Centrafrique. Ces facteurs remettent en question la faisabilité même de la tenue du référendum.

 

Le BRDC et la voie de l’opposition démocratique :

 

Face à ce projet de référendum constitutionnel, Maître Nicolas Tiangaye, l’un des rédacteurs de la Constitution subitement contestée par le président Touadera qui répète idiotement les arguments des mercenaires russes relayés par ses partisans, assure que le BRDC fera entendre sa voix et mobilisera le peuple centrafricain. Il souligne que la question ne se limite pas à une simple opposition politique, mais concerne la survie même du peuple. Le BRDC compte organiser des manifestations pacifiques pour s’opposer à ce pseudo référendum et demander au peuple centrafricain de prendre ses responsabilités. Pour Maître Nicolas Tiangaye, la lutte contre ce projet n’est pas une question d’échec ou de victoire, mais une question de détermination à préserver les acquis démocratiques du pays.

 

La réalité du développement et les motivations du Président Touadéra :

 

Maître Nicolas Tiangaye conteste l’idée selon laquelle la Constitution actuelle entraverait le développement de la République centrafricaine. Il souligne que les problèmes tels que le manque d’infrastructures, d’établissements de santé et d’écoles sont le résultat de la crise de 2016 et non de la Constitution en vigueur. Il questionne ainsi les motivations réelles du Président Touadéra pour modifier la Constitution, suggérant que ce projet pourrait être utilisé pour consolider son pouvoir plutôt que de servir les intérêts du peuple.

 

La position ferme de Maître Nicolas Tiangaye, Président du CRPS et membre du BRDC, met en lumière les nombreuses lacunes juridiques et logistiques entourant le projet de référendum constitutionnel de son maitre, Faustin Archange Touadera président de la république centrafricaine. Son engagement indéfectible en tant que leader de l’opposition démocratique et sa détermination à défendre les droits du peuple centrafricain sont des signes d’espoir pour ceux qui aspirent à la préservation des acquis démocratiques du pays. Il reste à voir comment la situation évoluera dans les mois à venir et quelles actions le BRDC entreprendra pour faire face à ce projet controversé.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Référendum constitutionnel en RCA : Le Dr ERENON s’oppose à une présidence à vie et appelle à la mobilisation

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Référendum constitutionnel en RCA : Le Dr ERENON s’oppose à une présidence à vie et appelle à la mobilisation

 

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Dr. Dominique Désiré ERENON

 

 

Bangui, 02 juin 2023 (CNC) — Le Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP, a lancé un appel pressant à tous les Centrafricains pour s’opposer fermement au bradage des ressources naturelles de leur pays ainsi qu’à l’établissement d’une présidence à vie. Dans une déclaration forte, il dénonce le vote illégal de la loi de “tokenisation” des ressources et la convocation inconstitutionnelle d’un référendum. Il appelle à la mobilisation de la population, à la vigilance des investisseurs étrangers et au soutien de la communauté internationale dans la préservation des valeurs démocratiques et des droits de l’homme en République centrafricaine.

 

Le 29 mai 2023, la République centrafricaine a été le théâtre d’un événement politique préoccupant, avec l’adoption d’une loi controversée portant “tokénisation” des ressources naturelles et foncières. Le Dr ERENON souligne que cette loi a été adoptée de manière illégale, en violation de la Constitution, car le quorum requis n’a pas été atteint lors du vote. Seulement 30 députés étaient présents dans l’hémicycle, bien en deçà du minimum requis de 71 voix. Malgré cela, la loi a été adoptée par acclamation, sans respecter les procédures démocratiques.

 

Selon le Dr ERENON, cette loi ouvre la voie à la vente massive des ressources naturelles et foncières de la RCA aux étrangers, au détriment du peuple centrafricain. Il accuse les députés présents d’avoir trahi le pays en se rendant complices du bradage des ressources et de la dépossession progressive de la terre ancestrale. Il insiste sur le fait que cette terre, léguée par les ancêtres, doit être préservée pour les générations futures.

L’adoption de cette loi est Illégale car le quorum n’était pas atteint. Sur 140 députés, il fallait au minimum 71 voix pour que la cette loi soit valablement adoptée. Or, il n’y avait que 30 députés dans l’hémicycle, et même si les 30 députés disposaient chacun d’une procuration, il n’y aurait eu que 60 députés, ce qui ne faisait pas le quorum de 71 députés et la règle de la majorité relative (70 députés+1).

De plus, l’article 91 de la Constitution imposait qu’une telle loi fût soumise à référendum. C’est donc une loi invalide et inexistante et si la Cour Constitutionnelle présidée par Jean-Pierre WABOE n’était pas aux ordres, elle devrait l’annuler purement et simplement”, estime Docteur Dominique Désiré ERENON.

 

Outre cette loi controversée, le Président du parti MDSP dénonce également la convocation inconstitutionnelle d’un référendum constitutionnel prévu pour le 30 juillet 2023. Selon lui, cette convocation constitue un véritable coup d’État constitutionnel de la part du président Faustin Archange Touadera, visant à obtenir un troisième mandat et à instaurer une présidence à vie. Il affirme que le pouvoir est devenu une arme entre les mains de Touadera pour persécuter les opposants et diviser le peuple centrafricain.

La convocation de ce référendum viole la Constitution du 30 mars 2016 et même la loi du 13 janvier 2023 fixant les procédures du référendum.

Depuis l’éviction inconstitutionnelle des juges constitutionnels, Pr Danièle Darlan et Trinité Bango Sangafio, Faustin Archange Touadera a perpétré un véritable coup d’Etat constitutionnel et a plongé notre pays dans une impasse constitutionnelle.

Et par l’acte de convocation du corps électoral pour le référendum prévu le 30 juillet 2023, Faustin Archange Touadera vient de franchir le Rubicon, tout en délivrant aux centrafricains un message, selon lequel il ne ferait plus marche arrière dans sa quête effrénée d’un troisième mandat doublé d’une présidence à vie”.

 

Face à cette situation préoccupante, le Dr ERENON appelle les Centrafricains à se mobiliser pacifiquement pour dire “NON” à la loi de tokenisation et au référendum constitutionnel. Il demande également à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) de respecter son mandat strictement limité à l’organisation des élections. Il exhorte les investisseurs étrangers à ne pas prendre de risques en se basant sur la loi de tokenisation, car toute acquisition de ressources pourrait être remise en cause en cas de changement politique. Enfin, il sollicite le soutien de la communauté internationale attachée aux valeurs démocratiques et aux droits de l’homme pour aider le peuple centrafricain dans sa lutte pour préserver ces valeurs fondamentales.

 

Dans cette période critique pour la République centrafricaine, le Dr Dominique Désiré ERENON met en garde contre le bradage des ressources naturelles et la dérive autoritaire du pouvoir en place. Il appelle à une mobilisation citoyenne et à un soutien international pour sauvegarder la démocratie, l’État de droit et les droits de l’homme en RCA. Le peuple centrafricain se trouve à un tournant décisif de son histoire, où la préservation de ses richesses et de ses libertés est en jeu.

 


 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Centrafrique : L’Empire éphémère de Jean-Bedel Bokassa,  Un passé tumultueux avec un avenir incertain  

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L’Empire éphémère de Jean-Bedel Bokassa,  Un passé tumultueux avec un avenir incertain  

 

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Jean-Bédel Bokassa se sacre empereur de l’Empire centrafricain. Plus de 3500 invités, provenant d’une quarantaine de pays, sont présents, mais aucun chef
d’État ne se déplace pour l’occasion. Le coût de la cérémonie est évalué à 20 millions de dollars.

 

 

Bangui, 02 juin 2023 (CNC) — L’Empire centrafricain de Jean-Bedel Bokassa, une courte période de grandeur et de faste entre décembre 1977 et septembre 1979, est aujourd’hui un souvenir lointain dans la mémoire du pays. Ce court règne a été marqué par une cérémonie de couronnement grandiose, des excès de pouvoir et des années de terreur. La République centrafricaine, plongée dans le chaos depuis lors, est confrontée à des défis politiques, économiques et sociaux considérables.

 

L’Empereur autoproclamé :

 

Jean-Bedel Bokassa, ancien militaire français, a pris le pouvoir en République centrafricaine en renversant le premier président du pays en 1966. Il s’est proclamé président à vie, puis maréchal et enfin empereur en 1972. Son couronnement, qui a coûté environ 20 millions de dollars à l’époque, a attiré l’attention de 500 journalistes du monde entier. Bokassa a régné en autocrate pendant encore deux ans, soutenu notamment par un proche qu’il appelait son cher parent : le président français Valéry Giscard d’Estaing. Cependant, les relations entre les deux dirigeants se sont détériorées et les troupes françaises sont finalement intervenues en 1979 pour renverser l’empereur.

 

La chute de Bokassa :

 

Après sa destitution, Bokassa a été exilé pendant près de dix ans avant de rentrer au pays en 1986. Il a été jugé pour trahison, meurtre et détournement de fonds, mais les accusations de cannibalisme ont été abandonnées. Bien qu’il ait été condamné à mort, il a été libéré en 1993 grâce à une amnistie et est décédé trois ans plus tard d’une crise cardiaque. Pendant ce temps, la République centrafricaine était déjà plongée dans le déclin, avec une classe politique corrompue et des conflits ethniques dévastateurs.

 

Héritage et nostalgie :

 

Malgré les années de terreur sous le règne de Bokassa, certains ressentent encore de la nostalgie pour cette période. La République centrafricaine est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde, déchiré par les conflits armés et dépendant de l’aide internationale. Le fils de l’ancien empereur, Jean-Serge Bokassa, a même entamé sa propre carrière politique. Pourtant, beaucoup considèrent que la période de Bokassa était un âge d’or pour le pays, malgré les critiques à l’égard de son régime autoritaire.

 

Un avenir incertain :

 

La République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis pour sortir de la crise actuelle. Des milliers de personnes ont été déplacées et vivent dans des conditions précaires. Les habitants attendent un soutien de l’État pour reconstruire leurs maisons et retrouver une vie normale. La communauté internationale, notamment les Nations unies, continue d’intervenir pour maintenir une certaine stabilité dans le pays.

 

Pour rappel, l’Empire de Jean-Bedel Bokassa en République centrafricaine a laissé un héritage tumultueux et complexe. Alors que le pays continue de lutter contre les conséquences de cette période sombre de son histoire, il est confronté à des défis majeurs pour retrouver la stabilité politique et sociale. L’espoir réside dans la recherche d’un leadership éclairé et d’une gouvernance solide pour surmonter les divisions ethniques, la corruption et la violence qui ont marqué le pays. Seule une action collective, soutenue par la communauté internationale, peut aider la République centrafricaine à se reconstruire et à aller de l’avant vers un avenir meilleur.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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Le G-16 appelle à la résistance contre le référendum anticonstitutionnel en Centrafrique

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Le G-16 appelle à la résistance contre le référendum anticonstitutionnel en Centrafrique

 

Professeur Jean-François Akandji-Kombé
Professeur Jean-François Akandji-Kombé

 

 

Bangui, 02 juin 2023 (CNC) —  Le Groupe d’Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016, également connu sous le nom de G-16, a officiellement rejoint le mouvement des forces vives de la Nation pour s’opposer à la décision de M. Touadera de convoquer un référendum anticonstitutionnel en Centrafrique. Dans un communiqué, le G-16 dénonce cette manœuvre comme un coup d’État constitutionnel visant à permettre à M. Touadera de se maintenir au pouvoir de manière indéfinie. Face à cette situation, le G-16 lance un appel à la mobilisation et ouvre ses portes à tous les citoyens souhaitant participer à la lutte pour restaurer l’ordre constitutionnel et sauver la démocratie centrafricaine.

 

Dans sa déclaration, le G-16 exprime son profond mécontentement face à la décision de M. Touadera de convoquer un référendum anticonstitutionnel, qualifié de deuxième coup d’État constitutionnel après celui d’octobre 2022. Selon le G-16, cette action démontre clairement que M. Touadera est devenu l’ennemi numéro un du peuple centrafricain et qu’il ne peut plus justifier sa présidence de quelque manière que ce soit.

 

« Conscient de l’urgence de la situation et de la nécessité d’agir pour rétablir l’ordre constitutionnel et sauver la démocratie en péril, le G-16 a élaboré un plan d’action. Les détails de ce plan seront communiqués dans les prochaines heures par la coordination nationale et internationale du G-16, qui précisera également les différentes formes de participation possibles pour tous ceux qui souhaitent contribuer à cette lutte ».

 

Le G-16 invite ainsi tous les citoyens centrafricains à s’engager activement dans la résistance contre le régime de M. Touadera. Il souligne que cet engagement dépasse le simple acte citoyen et nécessite une implication physique, matérielle et financière afin de sauver la nation en péril. Le G-16 encourage tous les compatriotes à partager leurs propositions d’action et de soutien en contactant les numéros standard mis en place pour recevoir les contributions.

 

Pour la France et le reste de la diaspora, le G-16 met à disposition le numéro de téléphone +33678796661, tandis que pour la République Centrafricaine, le numéro est le +236 72 14 39 31. De plus, les contributions peuvent également être envoyées par courriel à l’adresse g-16.centrafrique@africamel.net.

 

Par la rédaction

 

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L’alliance surprenante entre la Russie et la Centrafrique crée une division et soulève des inquiétudes

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L’alliance surprenante entre la Russie et la Centrafrique crée une division et soulève des inquiétudes

 

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

 

Bangui, vendredi 02 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine, autrefois une colonie française, est aujourd’hui le théâtre d’une alliance inattendue avec la Russie. En moins de cinq ans, Moscou a réussi à étendre son influence sur ce pays déchiré par des décennies de guerre civile.

 

Avec le concours de Poutine, les mercenaires russes, agissant au nom de la société Wagner, sont maintenant présents en République centrafricaine. Ces combattants toujours masqués ont joué un rôle crucial dans la protection du président et ont contribué à repousser les rebelles hors des grandes villes.

 

Ainsi, Moscou profite de cette alliance avec Wagner pour étendre son influence en Afrique et affaiblir la position de la France, ancienne puissance colonisatrice. Les drapeaux russes fleurissent lors des grandes cérémonies, tandis que la propagande russe se met en marche pour convaincre la population de l’alliance fructueuse avec la Russie.

 

Cependant, derrière cette propagande se cachent des réalités beaucoup moins reluisantes. Les Mercenaires russes sont accusés de nombreuses exactions, allant des tortures aux viols en passant par les meurtres et les pillages. Les Nations Unies ont documenté ces crimes de guerre, mais la propagande russe tente de les occulter.

 

La présence russe en République centrafricaine a également des conséquences économiques. La Russie s’empare des ressources forestières et minières, notamment de l’or, du bois, du café et des diamants, au détriment de la population locale. Les communautés musulmanes et peules sont particulièrement ciblées par les forces armées liées aux mercenaires de Wagner.

 

Malgré les enquêtes internationales et les preuves accablantes, la Russie nie l’existence de Wagner en République centrafricaine et la responsabilité de ces mercenaires. Le gouvernement centrafricain reconnaît toutefois leur présence et justifie leur intervention en affirmant qu’ils sont là pour défendre la démocratie du pays.

 

Cette alliance avec la Russie divise profondément la population centrafricaine. Certains voient en elle une opportunité de stabilité et de développement économique, tandis que d’autres dénoncent les violations des droits de l’homme commises par les mercenaires russes.

 

La Situation en République centrafricaine est complexe, et il est difficile de prédire les conséquences à long terme de cette alliance avec la Russie. Une chose est certaine : la présence russe en République centrafricaine a bouleversé l’équilibre géopolitique de la région et suscite de vives controverses au sein de la population centrafricaine, surtout que la Russie tente actuellement d’imposer Faustin Archange Touadera comme le Président à vie de la République centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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La MINUSCA commémore à Bangui la 75e Journée internationale des Casques bleus

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La Minusca a commémoré à Bangui la 75e Journée internationale des Casques bleus

 

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Valentine Rugwabiza, représentante spéciale des Nations unies en République centrafricaine et cheffe de la Minusca. @ Barbara Debout/AFP

 

 

Bangui, 02 mai 2023 (CNC) — Le 30 mai 2023, la MINUSCA a commémoré à Bangui la 75e Journée internationale des Casques bleus, célébrée dans le monde entier sous le thème “La paix commence avec moi”. Présidée par Valentine Rugwabiza  , représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, cette célébration a réuni le Premier Ministre centrafricain, Félix Moloua, des membres du gouvernement, des chefs de l’ONU, des organisations internationales, des agences de l’ONU, ainsi que de nombreux membres du personnel civil, militaire et policier de la MINUSCA.

 

Valentine Rugwabiza  , représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, et le Premier Ministre centrafricain, Félix Moloua,  ont déposé des gerbes de fleurs devant le monument, rendant ainsi hommage à la mémoire des Casques bleus décédés en mission. À cette occasion, la chef de la MINUSCA a souligné l’importance de la protection des populations civiles, l’un des piliers essentiels de la mission, et a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA à soutenir le gouvernement centrafricain.

 

« Grâce au travail de nos soldats engagés dans le maintien de la paix, nous avons réussi, dans une certaine mesure, à accomplir notre mission de paix qui nous a été confiée par le Conseil de sécurité et par le Secrétaire général des Nations Unies il y a un an. Notre approche proactive en matière de protection des civils a véritablement changé la donne. De nombreuses personnes déplacées à l’intérieur du pays ont retrouvé la confiance nécessaire pour retourner à leur lieu de vie, dans leur village, et reprendre leurs activités quotidiennes dans la dignité ».

 

La cérémonie a été marquée par un défilé militaire. Il est important de souligner que les troupes et la composante police de la MINUSCA travaillent en synergie avec les forces de sécurité intérieure et les forces armées centrafricaines. Afin de rendre cette commémoration accessible au public, une cinquantaine de photos ont été exposées, permettant ainsi d’apprécier la richesse et la diversité de la contribution des Casques bleus à la paix en République centrafricaine.

 

Depuis la création de la MINUSCA en 2014 jusqu’en mars 2023, 177 Casques bleus ont perdu la vie en République centrafricaine. Il est également rappelé que depuis 1948, plus de 2 millions de soldats de la paix ont servi dans 71 missions de maintien de la paix dans le monde entier.

 

Le 15 septembre 2014, conformément à la résolution 2149, la MINUSCA a pris le relais de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine (MISCA), placée sous l’égide de l’Union africaine. Depuis lors, la MINUSCA joue un rôle essentiel dans la promotion de la paix et de la stabilité en République centrafricaine.

 

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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La nouvelle taxe sur les transactions électroniques en Centrafrique : une mesure étouffante pour les citoyens

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La nouvelle taxe sur les transactions électroniques en Centrafrique : une mesure étouffante pour les citoyens

 

Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

 

Bangui, 01 mai 2023 (CNC) — Le gouvernement centrafricain du Président Faustin Archange Touadera, continue de mettre en place des mesures qui pèsent lourdement sur les portefeuilles des citoyens vivant dans son pays. Après avoir augmenté les prix du carburant et imposé une taxe sur les communications mobiles, le gouvernement a annoncé, le 10 mai 2023,  la mise en place d’une nouvelle taxe sur toutes les transactions financières par voie électronique. Cette décision est perçue par de nombreux Centrafricains comme une forme d’extorsion supplémentaire de fonds, qui ne fait qu’aggraver leur situation économique déjà précaire.

 

La nouvelle taxe sur les transactions électroniques en Centrafrique : : Une politique d’asphyxie financière :

 

L’imposition de cette nouvelle taxe sur les transactions électroniques ne fait qu’accentuer le fardeau financier des Centrafricains et expatriés, hommes d’affaires ou non, vivant dans ce pays. L’objectif apparent de cette mesure est de générer des revenus pour l’État, mais il est clair qu’elle a un impact direct sur la population.

Les services tels qu’Orange Money, Western Union et MoneyGram, qui sont largement utilisés par les citoyens et hommes d’affaires, pour les transferts d’argent et les opérations financières, sont directement visés par cette taxe. En conséquence, ceux-ci se retrouvent confrontés à des frais supplémentaires sur leurs transactions électroniques, ce qui réduit leur pouvoir d’achat et aggrave leur situation financière déjà précaire.

 

Une accumulation de charges pour les citoyens :

 

Cette nouvelle taxe d’essai de 1% sur le montant à envoyer, vient s’ajouter à d’autres mesures prises par le gouvernement qui pèsent sur les citoyens. Les récentes augmentations des prix du carburant à la pompe et l’imposition d’une taxe sur les communications mobiles ont déjà mis à mal le budget des ménages centrafricains. Cette nouvelle mesure, qui impose des frais de commission de 1% sur toutes les transactions financières par voie électronique, ne fait qu’alourdir la charge financière des citoyens. Il est regrettable de constater que le gouvernement choisit de taxer davantage les citoyens plutôt que de mettre en place des politiques économiques favorables à leur bien-être.

Selon plusieurs cadres du ministère des finances, le taux de 1% de commission imposée n’est qu’un taux d’essai. Et si cela marche bien sans aucune réaction, elle passera à 5% l’année prochaine.

 

Un impact sur le développement du pays :

 

En imposant une telle taxe, le gouvernement risque de freiner le développement économique du pays. Les transactions financières par voie électronique jouent un rôle crucial dans la facilitation des échanges commerciaux, l’inclusion financière et le développement des services financiers. En rendant ces transactions plus coûteuses pour les citoyens et les hommes d’affaires, le gouvernement risque de décourager leur utilisation, ce qui pourrait entraver la croissance économique du pays. Au lieu de favoriser un environnement propice aux investissements et à l’innovation, cette taxe risque de décourager les entreprises et de freiner le développement du secteur des technologies de l’information et des communications en Centrafrique.

 

Ceci dit, l’imposition d’une nouvelle taxe sur les transactions électroniques en Centrafrique est une mesure asphyxiante pour les citoyens. Cette décision vient s’ajouter à d’autres mesures qui pèsent déjà lourdement sur le budget des ménages centrafricains. Plutôt que de chercher à augmenter les revenus de l’État en taxant davantage les citoyens, le gouvernement devrait explorer d’autres moyens de promouvoir le développement économique et de soutenir la population.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de Publications

 

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