Alerte info : Tension croissante entre Evgueni Prigogine, chef de la milice Wagner, et le Président Poutine
Centrafrique.org/Centrafrique-8-ambassadeurs-centrafricains-de-la-justice-en-voyage-a-la-haye/evgueni-prigojine-mikhail-metzel-tass/” rel=”attachment wp-att-62305″ data-wpel-link=”internal”>Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia
Bangui, 11 juin 2023 (CNC) — Une tension de plus en plus palpable s’est installée ces derniers jours entre Evgueni Prigogine, chef de la milice russe Wagner, et le Président Vladimir Poutine. Toutefois, ce dimanche 11 juin 2023, une décision inattendue du Président russe a pris de court bon nombre d’observateurs. En effet, consterné par l’arrogance de Monsieur Prigogine, Vladimir Poutine a publiquement demandé à tous les mercenaires de Wagner de rejoindre les rangs de l’armée nationale russe.
Cependant, la réponse de Monsieur Prigogine a été des plus surprenantes. Le chef de Wagner a catégoriquement rejeté la proposition du Président Poutine. Cette décision radicale vient aggraver davantage la tension entre les deux hommes, donnant à cette affaire une tournure sérieuse.
Les raisons exactes de ce conflit sont encore floues, mais des spéculations abondent quant à la nature de leurs désaccords. Evgueni Prigogine, réputé pour son rôle dans la milice privée Wagner, aurait peut-être vu ses intérêts menacés par les initiatives du gouvernement russe. Certains analystes suggèrent que cette confrontation pourrait être liée à des différends financiers ou politiques.
La milice Wagner, connue pour son implication dans des conflits étrangers, notamment en République centrafricaine et au Mali, est considérée comme une force paramilitaire puissante et controversée. Elle a été accusée à plusieurs reprises d’actions illégales et d’ingérence dans les affaires d’autres pays. La relation complexe entre Evgueni Prigogine et Vladimir Poutine a suscité des interrogations quant à l’influence et au pouvoir de ce dernier sur des acteurs non officiels comme Wagner.
L’évolution de cette situation reste incertaine, mais il est clair que les divergences entre Evgueni Prigogine et Vladimir Poutine ne se résoudront pas facilement. Les répercussions potentielles de ce conflit sur la politique russe et les opérations de la milice Wagner en République centrafricaine et au Mali ne peuvent être sous-estimées.
Il convient de suivre attentivement cette affaire qui pourrait avoir des conséquences significatives dans les semaines et mois à venir. Les prochains développements révéleront peut-être les motivations profondes des protagonistes et la manière dont cette confrontation pourrait influencer l’équilibre du pouvoir en Russie.
Dieudonné Nzapalainga appelle à la responsabilité et au dialogue pour préserver l’avenir de la Centrafrique
Copyright2019CNC.
Bangui, 10 juin 2023 (CNC) — Dans un contexte marqué par l’annonce d’un référendum constitutionnel très controversé par le Président de la République Faustin Archange Touadera, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, figure influente de la Centrafrique, exprime ses préoccupations. Il regrette cette décision et exhorte les centrafricains à prendre conscience de l’importance de rejeter les discours de haine et de violence. À travers ses mots empreints de sincérité et de préoccupation pour l’avenir, Nzapalainga appelle à un dialogue constructif pour préserver la stabilité et construire un avenir meilleur pour les générations à venir.
Un passé douloureux :
En rappelant les événements de 2013, Nzapalainga qualifie cette période de “chaos” durant laquelle l’État centrafricain était défaillant et où la souffrance était omniprésente. Fort de cette expérience tragique, il ne souhaite plus que le pays sombre dans un tel état. Il souligne l’importance du forum de Bangui en 2015, qui a permis aux citoyens de différentes régions du pays de s’exprimer librement et de partager leurs préoccupations. Ce forum a conduit à l’élaboration de la constitution du 30 mars 2016, ouvrant la voie à des changements institutionnels nécessaires pour garantir la stabilité future.
Le rôle crucial du Sénat selon Dieudonné Nzapalainga :
Nzapalainga évoque le rôle essentiel du Sénat dans le processus de modification de la constitution. Cependant, il constate qu’il manque encore cette pièce maîtresse pour mener à bien les réformes constitutionnelles. Bien que le Président ait pris la décision de procéder sans le Sénat, Nzapalainga maintient son engagement envers la Centrafrique et refuse de prôner la haine ou la violence.
La parole et le dialogue :
Selon Nzapalainga, la solution réside dans le pouvoir de la parole et du dialogue. Il encourage les citoyens à s’engager dans des échanges sincères et francs, afin de prévenir l’avènement des démons de la haine et de la violence. Face aux défis actuels, il souligne l’urgence d’agir dès aujourd’hui plutôt que de regretter demain.
Préserver l’avenir pour les générations futures :
Pour Nzapalainga, il est primordial de construire un avenir solide pour les générations futures. Il invite ainsi ses compatriotes à regarder en face les enjeux actuels et à se responsabiliser collectivement. L’appel au dialogue et à la compréhension mutuelle devient alors essentiel pour bâtir une société centrée sur la paix et la stabilité, offrant ainsi un héritage précieux aux générations à venir.
En un mot, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, en exprimant ses préoccupations quant au référendum constitutionnel et en appelant à une prise de conscience collective, met en évidence l’importance d’un dialogue constructif pour préserver l’avenir de la Centrafrique. Son message, empreint de sagesse et de vision à long terme, rappelle à tous les citoyens leur responsabilité envers leur pays et les générations futures. En évitant les pièges de la haine et de la violence, la Centrafrique peut se diriger vers un avenir de paix, de stabilité et de prospérité. Mais le gros souci, c’est Faustin Archange Touadera qui n’aime pas dialoguer avec ses opposants.
Bangui, 10 juin 2023 (CNC) — Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, est actuellement au cœur d’une controverse politique. En effet, il a pris la décision illégale de convoquer un référendum constitutionnel malgré la décision préalable de la Cour constitutionnelle. Cette dernière avait jugé le projet présidentiel non conforme à la Constitution, et sa présidente, Danièle Darlan, avait également exprimé son désaccord. Cependant, le chef de l’État a décidé de s’opposer à cette décision en déclarant la guerre à Danièle Darlan et en la limogeant de son poste. Cette situation remet en question les acquis démocratiques de la nation, plus de quarante ans après les tragédies vécues à l’époque de Bokassa. Nous sommes donc revenus à une situation précaire, où la démocratie est menacée et où le pouvoir présidentiel pourrait se transformer en présidence à vie.
Face à cette situation, Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC (Bloc républicain pour la défense de la constitution) et président du parti PATRIE, a exprimé son opposition à ce projet présidentiel. Selon lui, la mise en place du Sénat était une condition préalable à la tenue d’un éventuel référendum, mais jusqu’à présent, cette institution n’a pas été créée en raison du report des élections locales. Par conséquent, le pays est déjà en dehors de la légalité constitutionnelle depuis un certain temps. Maître Mboli-Goumba affirme que son mouvement ne restera pas les bras croisés face à ces violations et qu’il utilisera les moyens légaux et le soutien populaire pour faire appel au peuple centrafricain. Il appelle à un sursaut national pour préserver les acquis démocratiques.
Interrogé par Jeune Afrique sur les motivations du président Touadéra à maintenir son idée de convoquer un référendum, Maître Mboli-Goumba soutient que le chef de l’État est pris en otage par une mafia internationale, à savoir le groupe Wagner. Il souligne que le président de la Cour constitutionnelle ainsi que le président de l’Autorité nationale des élections ont tous deux des liens avec la Russie et ont signé des partenariats avec le groupe Wagner. Selon lui, derrière le projet de nouvelle Constitution se cachent de grands enjeux qui dépassent les intérêts personnels du président et de son clan. Ces enjeux menacent la démocratie, la liberté de la presse et la souveraineté du pays. Maître Mboli-Goumba affirme que la Centrafrique est devenue un eldorado pour les Russes de Wagner, en raison des ressources minières du pays, notamment les mines de Ndassima. Il considère que cette situation fait du groupe Wagner une force plus puissante que l’État centrafricain, ce qui représente une menace énorme pour la stabilité de la sous-région.
Lorsqu’on lui demande si l’opposition a encore un rôle à jouer dans ce contexte, alors qu’une partie de ses leaders sont en exil, Maître Mboli-Goumba affirme que ceux qui se sentent menacés cherchent naturellement à se protéger. Cependant, il souligne que la défense des valeurs et de la survie de la nation est plus importante que la vie individuelle. Il affirme que ceux qui restent en Centrafrique continueront le combat et que l’histoire jugera de leur efficacité.
En ce qui concerne le BRDC, créé dans le but d’empêcher la tenue du référendum constitutionnel, Maître Mboli-Goumba souligne qu’il offre un espoir à la population centrafricaine. Il ne dévoile pas sa stratégie, mais indique que l’opposition ne participera certainement pas au référendum, car cela serait incohérent. Leur objectif est de tout faire pour empêcher Faustin-Archange Touadéra de rester indéfiniment au pouvoir, car cela serait catastrophique pour le pays déjà en difficulté. Il annonce qu’un plan est en cours et que des informations supplémentaires seront communiquées dans les jours à venir.
La situation politique en République centrafricaine est donc tendue, avec des enjeux importants pour la démocratie et la stabilité du pays. Les actions de Maître Crépin Mboli-Goumba et du BRDC visent à mobiliser le peuple centrafricain et à protéger les valeurs fondamentales de la nation face à la menace d’une présidence à vie.
Bangui, 10 juin 2023 (CNC) — La déclaration récemment publiée par l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) a suscité de vives réactions au sein de la population centrafricaine. En effet, le choix surprenant du général Arcadus Mbetibangui pour lire cette déclaration, ainsi que les erreurs factuelles flagrantes qui l’ont émaillée, ont soulevé des interrogations quant à la véritable intention de cette démarche. Le cabinet de l’ancien chef d’état de transition, Ferdinand Alexandre Nguendet, a répondu à ces élucubrations de manière franche et sans détour.
D’emblée, la déclaration de l’état-major des FACA a été perçue comme une tentative d’instrumentalisation des hauts gradés par les autorités politiques de Bangui. Ce stratagème visait probablement à créer l’illusion d’un soutien massif des officiers généraux aux autorités en place. Toutefois, cette tentative de manipulation n’a pas échappé à la vigilance des centrafricains qui ont rapidement relevé les incohérences et le caractère politique évident de cette sortie médiatique.
L’un des éléments qui ont soulevé le plus de questionnements est le choix du général Arcadus Mbetibangui pour lire la déclaration, alors même qu’il n’est pas connu pour ses compétences en communication et qu’il ne figure pas dans l’organigramme de l’état-major des FACA dédié à la communication. Cette décision a renforcé l’impression que cette déclaration avait pour objectif principal de servir les intérêts politiques en place plutôt que de transmettre un message clair et cohérent.
De plus, les erreurs factuelles présentes dans la déclaration ont été qualifiées de grotesques par de nombreux observateurs. Des dates incorrectes, des confusions sur les fonctions occupées par les personnalités politiques, des amalgames entre politique et armée, autant de fautes qui témoignent de l’amateurisme des rédacteurs et de leur méconnaissance évidente des réalités du terrain. Ces approximations sont d’autant plus inacceptables que le métier des militaires exige rigueur et précision.
Il est également important de souligner que la déclaration assimile de manière erronée le mouvement COFAC, composé d’officiers supérieurs et subalternes, à un collectif exclusivement formé par des officiers généraux des FACA. Cette présentation biaisée témoigne d’une volonté de déformer la réalité pour servir des intérêts particuliers. En réalité, la COFAC a rassemblé une diversité de profils, des officiers aux sous-officiers en passant par les soldats et les vétérans, tous animés par leur allégeance envers le drapeau national et la constitution centrafricaine.
Il est essentiel de rappeler que selon l’article 27 de la constitution centrafricaine, les forces de défense et de sécurité sont au service de la nation et ont pour mission de garantir l’intégrité du territoire et la sécurité des populations. Ainsi, lorsque les valeurs républicaines sont menacées ou
violées, les FACA ont le droit et le devoir d’intervenir pour protéger la constitution. La violation systémique de la constitution par le président Faustin Archange Touadéra, dénoncée dans la déclaration, justifie pleinement l’inquiétude exprimée par le cabinet de l’ancien chef d’état Ferdinand Alexandre Nguendet.
La déclaration de l’état-major des FACA a suscité des réactions vives au sein de la population centrafricaine. Les tentatives d’instrumentalisation, les erreurs factuelles flagrantes et les confusions volontaires soulignent le caractère politique de cette sortie médiatique. Les centrafricains attendent des militaires une fidélité à la constitution et aux valeurs républicaines, et il est essentiel que les hauts gradés des FACA prennent position en faveur de la démocratie et de la stabilité du pays. La population, soutenue par les forces armées, espère un dénouement pacifique et un avenir meilleur pour la République centrafricaine.
La CPC prône l’unité nationale face à la colonisation sauvage de Wagner
Centrafrique.org/la-cpc-renforce-sa-capacite-de-communication-avec-la-nomination-dun-nouveau-porte-parole-militaire/mohamadou-bello-saidou/” rel=”attachment wp-att-64757″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Mohamadou-Bello-Saidou-450×450.jpg” alt=”Mohamadou Bello Saïdou, porte parole militaire de la CPC” width=”450″ height=”450″ />Mohamadou Bello Saïdou, nouveau porte parole militaire de la CPC
Bangui, 10 juin 2023 (CNC) — Le Conseil des leaders de la Coalition des patriotes pour le changement a réaffirmé son engagement en faveur de l’unité nationale et de la libération du peuple centrafricain. Dans une déclaration publiée jeudi dernier, la coalition met l’accent sur l’importance de la concertation et rejette les manœuvres personnalisées qui pourraient compromettre sa vision unitaire.
Dans cette déclaration publique, le Conseil des leaders de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a réitéré son engagement envers l’unité et la libération du peuple centrafricain. Réunis le 8 juin 2023, les leaders de la coalition ont pris le temps d’évaluer le contexte national et d’analyser les différentes sollicitudes qui leur ont été adressées.
Fidèles aux engagements pris dans l’accord de Kambapota du 15 décembre 2020, les leaders de la CPC affirment leur détermination à réconcilier tous les citoyens centrafricains et à les unir autour d’un mouvement patriotique visant à libérer leur patrie bien-aimée. Ils soulignent que les multiples changements de position ou d’allégeance, dictés par des intérêts personnels ou des soubresauts d’humeur, ont toujours nui à la lutte et retardé la réalisation des objectifs.
Le Conseil des leaders est convaincu que seule une concertation franche et une synchronisation des cœurs, des efforts et des moyens pourront servir de tremplin à la libération du peuple centrafricain, qui souffre d’une colonisation sauvage orchestrée par les Wagner, avec la complicité et la bénédiction de Faustin Archange Touadera.
« La coalition reste ouverte à toute collaboration avec des patriotes animés par un véritable esprit de patriotisme et le désir de soulager les souffrances du peuple centrafricain, meurtri, violenté, séquestré, torturé, massacré, violé et spolié. Cependant, elle exige que ces patriotes soient dépourvus de tout intérêt personnel, égoïste ou catégoriel. La CPC est une organisation structurée et commandée, qui obéit à des règles de fonctionnement claires ».
« Aucun individu, qu’il soit cadre ou membre de la coalition, ne peut engager la CPC ou modifier son orientation de manière individuelle. La coalition est l’instrument de lutte du peuple centrafricain, confié aux leaders des groupes armés qui la composent. Ainsi, toute personne ayant librement choisi de rejoindre un autre leader ou mouvement est libre de le faire, mais elle devra en conséquence libérer les fonctions qu’elle occupe au sein de la coordination de la CPC ».
En outre, le Conseil des leaders s’oppose vigoureusement à toute manœuvre personnalisée vis
ant à engager la CPC sans l’accord préalable du conseil, ainsi qu’à toute démarche visant à créer des prises de position sectaires au sein de la coalition. Ces manœuvres sont contraires à la vision unitaire et concertée de la CPC, qui aspire à l’unité de tous les patriotes centrafricains.
En un mot, la Coalition des patriotes pour le changement demeure déterminée à poursuivre sa lutte pour la libération du peuple centrafricain. Son Conseil des leaders insiste sur l’importance de la concertation, de l’unité et du patriotisme désintéressé. Seul un effort collectif pourra mener à la réalisation de l’objectif tant espéré : la libération et le bien-être du peuple centrafricain.
La COSCIPAC appelle à l’unité et à la mobilisation pour une Centrafrique pacifique
Monsieur Delphin Kotto, coordinateur de la COSCIPAC
Bangui, 10 juin 2023 (CNC) — Dans un communiqué officiel, la Coordination des organisations de la Société civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC), également connue sous le nom de la voix des sans-voix, a exprimé sa position concernant le pouvoir actuel dirigé par Touadera, qu’elle considère illégitime. Conformément à l’article 29, alinéa 2 de la Constitution du 30 mars 2016, la COSCIPAC rappelle que chaque citoyen ou groupe de citoyens a le droit et le devoir de s’organiser pacifiquement pour s’opposer à une autorité illégitime.
La COSCIPAC souligne qu’il est inacceptable que la Constitution soit façonnée par des autorités jugées illégitimes. Dans cette optique, il est nécessaire de s’organiser de manière responsable, en mettant de côté les calculs politiques et les jeux de positionnement, afin de renverser ce régime illégitime, dictatorial, sanguinaire, mafieux et décrié.
Cependant, la COSCIPAC insiste sur le fait que tout cela doit se dérouler dans l’ordre et non dans le désordre. Il est constaté que le désordre s’installe progressivement dans tous les secteurs, que ce soit au sein de la classe politique, de l’opposition, de la société civile ou des groupes armés. C’est pourquoi la COSCIPAC appelle chacun à se ressaisir et à agir avec détermination et cohérence.
« Il est important de se demander pourquoi nous sommes incapables de respecter nos paroles d’honneur, nos engagements, pourquoi nous ne pouvons pas nous unir, pourquoi nous ne sommes pas capables de tenir un langage cohérent devant le peuple et la communauté internationale. Il est temps de se remettre en question et de grandir intellectuellement en tant que nation ».
L’objectif de la COSCIPAC est clair : renverser Touadera et son allié Wagner. Par conséquent, elle appelle tous les acteurs, qu’ils soient politiques, de l’opposition, de la société civile ou des groupes armés, à jouer pleinement leur rôle dans cette entreprise. Les politiciens de l’opposition doivent assumer leur rôle d’opposants, la société civile doit également jouer son rôle, et les groupes armés doivent agir de manière organisée et coordonnée.
La COSCIPAC lance un appel solennel à tous les acteurs politico-militaires, notamment la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), la Coalition Siriri et d’autres groupes actifs sur le terrain, afin de fédérer leurs efforts, leurs ressources financières et matérielles pour mettre en place rapidement un état-major commun, dirigé par un leader crédible, sincère et rassembleur. Ce dispositif vise à éviter tout désordre ou dérapage et à sauver le peuple centrafricain, qui aspire à un changement de gouvernance.
Dans le cas contraire, la nouvelle génération se tiendra prête à prendre ses responsabilités devant l’histoire et les hommes pour trancher.
Parallèlement, la COSCIPAC appelle tous les Centrafricains à se mobiliser massivement pour une désobéissance civile à grande échelle, les 3, 4 et 5 juillet 2023, sur l’ensemble du territoire. La défense de la patrie est un devoir pour chaque citoyen, et la COSCIPAC rappelle que la population est l’armée la plus puissante qui soit.
La COSCIPAC exhorte chaque Centrafricain à prendre conscience de l’urgence de la situation et à se rassembler pour construire une Centrafrique pacifique. Il est temps d’abandonner les querelles politiques stériles, les tromperies et les manipulations qui ne font qu’affaiblir notre pays. La Centrafrique est petite, et le monde est également petit. Chacun d’entre nous connaît le passé de l’autre, et personne n’est à la merci de personne.
« Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir meilleur pour notre nation bien-aimée, la République Centrafricaine ».
Faux diplômes, faux actes de naissance : Les sombres secrets du Ministre Serge Ghislain Djorie
Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Les révélations choquantes ne cessent de pleuvoir en République centrafricaine sous le règne du Président Faustin Archange Touadera. Entre détournements de fonds publics, corruption, népotisme et faux diplômes, le peuple centrafricain est constamment surpris par de nouvelles affaires scandaleuses. Et la dernière en date concerne les faux actes de naissance. Monsieur Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement dirigé par le Premier ministre Félix Moloua, est l’un des détenteurs de ces documents administratifs falsifiés.
Rappelons-nous de l’époque de la transition dirigée par le putschiste Michel Djotodia en 2013-2014. À cette époque, Serge Ghislain Djorie, alors sergent dans l’armée nationale, était revenu à Bangui après un séjour en France et prétendait être titulaire d’un doctorat en biologie humaine. Il demandait même à être promu au grade de colonel au sein de l’armée. Cependant, il n’a jamais pu présenter son diplôme de doctorat, affirmant l’avoir obtenu. Sous la décision du Président Djotodia, il a finalement été nommé capitaine des Forces armées centrafricaines (FACA). Malheureusement, il n’a jamais exercé les fonctions de capitaine.
En 2015, Serge Ghislain Djorie a souhaité se présenter à l’élection présidentielle, mais son dossier a été invalidé en raison d’un acte de naissance non conforme, c’est-à-dire un faux acte de naissance. Comme tout le monde le sait maintenant, Monsieur Djorie, qui prétendait être né en mars 1976, est en réalité né dix ans plus tôt, selon les informations obtenues par la rédaction du CNC auprès de sa famille.
Mais pourquoi Serge Ghislain Djorie a-t-il décidé de diminuer son âge de dix ans ? En plus d’être titulaire d’un faux diplôme, il est également en possession d’un faux acte de naissance. Djorie détient à lui seul le triste record de falsification de documents administratifs.
Cette affaire jette une lumière crue sur la corruption et la fraude qui sévissent au sein du gouvernement centrafricain. Elle soulève des questions fondamentales sur l’intégrité et l’honnêteté des dirigeants politiques du pays. Comment peut-on faire confiance à des individus qui mentent sur leur parcours académique et qui trafiquent leurs documents officiels ?
Ce scandale met également en évidence l’importance cruciale de la vérification minutieuse des antécédents et des qualifications des individus occupant des postes à responsabilité. Les autorités doivent être diligentes dans leurs enquêtes et s’assurer que ceux qui occupent des fonctions gouvernementales sont dignes de confiance et respectent l’éthique nécessaire à leurs rôles.
4 soldats FACA tués dans une embuscade vers Markounda
Centrafrique.org/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa-450×346.jpg” alt=”Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa” width=”450″ height=”346″ />Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — La nation centrafricaine est une fois de plus plongée dans le deuil alors que l’armée nationale pleure la perte de quatre de ses braves soldats. Une patrouille des forces armées centrafricaines s’est retrouvée prise au piège lors d’une embuscade tendue par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la soirée du jeudi 8 juin 2023. Cet incident tragique s’est déroulé dans la localité minière de Markounda, chef-lieu de l’une des sous-préfectures de l’Ouham, située à 457 kilomètres au nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Le calme précaire qui régnait à Markounda a été brusquement rompu par un violent affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les soldats FACA, soutenus par les mercenaires de Wagner. La situation sur le terrain est tendue, et la sécurité des habitants est une préoccupation majeure.
Selon les informations recueillies, une patrouille de l’armée nationale, accompagnée des mercenaires de Wagner, est tombée dans une embuscade vers 18 heures près du village de Bodjomo, situé à 45 kilomètres de Markounda en direction de Paoua. Au cours de cet acte lâche, quatre soldats FACA ont perdu la vie, et sept autres ont été blessés, dont certains gravement. La nouvelle a plongé la communauté militaire dans une profonde tristesse et une vague de douleur.
Les corps des quatre soldats tombés au combat sont en route pour Bangui, où une cérémonie solennelle leur sera rendue en hommage à leur sacrifice ultime.
Cependant, cette tragédie nous rappelle la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Les affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles persistent, mettant en péril la stabilité du pays. Il est crucial de renforcer les mesures de sécurité et de travailler activement à la réconciliation nationale pour mettre fin à cette violence destructrice.
L’UFDO : Une opposition constructive ou une mascarade politique ?
Faustin Archange TOUADERA et Aurélien Simplice Zingas un des leaders de l’opposition démocratique constructive reçus au Palais de la Renaissance
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — L’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), une plateforme politique se présentant comme une opposition constructive, fait l’objet d’une reconnaissance officielle par le ministère de l’administration publique. Cependant, cette décision suscite des interrogations quant aux véritables intentions de cette organisation et soulève des doutes quant à son véritable rôle dans le paysage politique centrafricain.
Créée l’année dernière, l’UFDO se présente comme une force politique s’opposant au gouvernement en place (opposition) tout en prétendant soutenir la politique du Président de la République Faustin Archange Touadera (constructive). Cette contradiction apparente soulève des soupçons quant à la véritable nature de cette plateforme et à ses motivations réelles.
Les critiques à l’encontre de l’UFDO sont nombreuses et émanent principalement des citoyens centrafricains eux-mêmes. Pour beaucoup, cette organisation est perçue comme une tentative de tromperie de la population et de la communauté internationale sur la configuration politique du pays.
Selon certains observateurs, l’UFDO aurait dû rejoindre la plateforme « Béoko », qui soutient ouvertement la politique du Président Touadera. Cependant, l’UFDO a préféré se présenter comme une opposition démocratique, donnant ainsi l’impression que l’opposition travaille de concert avec le Président sur des sujets controversés actuels.
Les leaders de l’opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou
L’arrêté ministériel reconnaissant officiellement l’UFDO soulève des questions quant à la neutralité et à l’objectivité de ce ministère. En accordant cette reconnaissance, il semble que le gouvernement cherche à utiliser l’UFDO comme une caution d’opposition, lui permettant ainsi de se présenter comme un régime démocratique et ouvert au dialogue. Cependant, cette approche semble être une tentative de manipulation de l’opinion publique, et elle risque d’entacher la crédibilité du gouvernement.
De plus, l’UFDO soutient activement la modification constitutionnelle en vue de la pérennisation du pouvoir du Président Touadera. Cette position soulève des inquiétudes quant à la préservation de l’équilibre des pouvoirs et à la consolidation de la démocratie en République centrafricaine. Les opposants à cette modification constitutionnelle tel que le BRDC considèrent qu’elle pourrait conduire à une concentration excessive du pouvoir entre les mains du Président, au détriment des principes démocratiques.
Il est également important de souligner que l’UFDO est une organisation récente et relativement inconnue avant sa sortie officielle l’année dernière. Son manque de transparence et de clarté quant à ses membres, ses objectifs réels et son financement suscite des interrogations quant à sa légitimité et à son indépendance vis-à-vis du gouvernement en place.
Dans un contexte où la stabilité politique est essentielle pour la République centrafricaine, il est crucial que l’opposition joue pleinement son rôle de contrepoids au pouvoir en place. Cependant, l’UFDO semble être davantage une façade politique qu’une véritable force d’opposition. Sa reconnaissance officielle par le ministère de l’administration publique soulève des doutes quant à l’objectivité de cette institution et à sa volonté de promouvoir un véritable débat démocratique.
Ceci dit, l’UFDO, malgré sa prétention à être une opposition constructive, semble être davantage une marionnette politique qu’une véritable force de changement. Sa reconnaissance officielle par le ministère de l’administration publique soulève des interrogations quant à son indépendance et à son rôle véritable dans le paysage politique centrafricain. Il est essentiel que les citoyens centrafricains et la communauté internationale demeurent vigilants face à cette plateforme et continuent à exiger une véritable opposition démocratique et transparente pour garantir un avenir démocratique et prospère à la République centrafricaine.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera prévoit d’instaurer une nouvelle constitution par voie référendaire et d’y apporter des réformes majeures. Cependant, le contenu de ces réformes commence à révéler sa véritable nature, imposée par la Russie, suscitant ainsi de vives critiques. Parmi les mesures controversées envisagées, l’instauration de la charia, adaptée à la réalité centrafricaine, est prévue soi-disant pour lutter contre le banditisme. Alors que certains soutiennent cette approche, d’autres la critiquent vivement.
La fessée nationale, c’est-à-dire frapper : une forme de la charia
L’une des mesures les plus controversées proposées dans le projet de nouvelle constitution est l’instauration de la “fessée nationale” comme châtiment pour ceux qui trahissent la République ou qui collaborent avec des mercenaires étrangers pour déstabiliser le pays. Cette peine, bien que perçue par certains partisans du Président de la République comme un moyen de réprimer efficacement le banditisme, est critiquée par d’autres en raison de ses implications morales et de son caractère humiliant. La question de l’application équitable de cette sanction reste également une préoccupation majeure, car elle pourrait être utilisée à des fins de répression politique.
Une autre réforme majeure proposée dans le projet de constitution est la révision du délai du mandat présidentiel, qui passerait de 5 à 7 ans, renouvelable une fois. Cette proposition soulève des inquiétudes quant à une possible concentration excessive du pouvoir entre les mains du président Touadera, limitant ainsi la rotation démocratique et les mécanismes de responsabilité. Certains craignent que cette prolongation du mandat ne permette au Président Touadera de consolider son pouvoir et de limiter les voix dissidentes. L’importance d’une limitation des mandats présidentiels pour préserver la démocratie et la stabilité politique est donc remise en question.
L’interdiction aux binationaux d’être candidats à la Présidentielle : une mesure discriminatoire
Une autre disposition controversée prévue dans le projet de constitution est l’interdiction pour les binationaux de se présenter à l’élection présidentielle. Cette mesure soulève des questions sur l’égalité des chances et la discrimination potentielle envers les citoyens centrafricains ayant une double nationalité. L’interdiction des binationaux de participer au processus démocratique pourrait être perçue comme une limitation des droits fondamentaux et une exclusion injuste de certains candidats qualifiés. Il est essentiel de préserver l’inclusivité et l’égalité des chances dans les processus électoraux pour assurer une représentation diversifiée et une légitimité démocratique.
En République centrafricaine, les réformes envisagées dans la nouvelle constitution proposée par le Président Faustin Archange Touadera suscitent de vives inquiétudes et critiques. L’instauration de la charia, la proposition de la “fessée nationale” comme peine, la révision du mandat présidentiel et l’interdiction aux binationaux de se présenter à l’élection présidentielle soulèvent des questions fondamentales concernant les droits de l’homme, l’égalité des chances et la préservation de la démocratie. Il est crucial que ces réformes soient examinées avec rigueur et que le débat démocratique soit ouvert pour garantir des décisions justes, équitables et respectueuses des principes fondamentaux de l’État de droit et des droits de l’homme.
Le député Aurélien Simplice Zingas et l’UFDO : Des opportunistes politiques démasqués
Centrafrique.org/un-jour-le-president-touadera-va-signer-sa-propre-demission-dixit-le-journaliste-christian-aime-ndotah/decoration-du-sulfureux-depute-simplice-aurelien-nzingas-par-le-president-faustin-archange-touadera/” rel=”attachment wp-att-56242″ data-wpel-link=”internal”>Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — La déclaration du député Aurélien Simplice Zingas en faveur du référendum constitutionnel du 30 juillet prochain a soulevé de vives critiques et révélé le vrai visage de l’Union des forces démocratiques de l’opposition (UFDO). Alors que le député Zingas tente de justifier son soutien à la modification de la constitution en arguant de prétendus manquements, il est clair pour les Centrafricains que cette prise de position ne repose que sur des intérêts personnels et opportunistes.
Un opportuniste politique en quête de pouvoir:
Le député Aurélien Simplice Zingas, coordonnateur de l’UFDO, est un habitué de la prostitution politique, cherchant constamment à gravir les échelons du pouvoir dans l’espoir d’obtenir un poste ministériel. Sa déclaration en faveur du référendum constitutionnel ne fait que confirmer cette réalité. Il est évident que Zingas n’agit pas dans l’intérêt du peuple, mais plutôt dans son propre intérêt personnel.
Des mensonges et de la manipulation :
Dans ses déclarations, Zingas ment effrontément en prétendant que la constitution du 30 mars 2016 avait été décriée au sein de la Coalition de l’opposition démocratique de 2020 (COD-2020). Cette affirmation est contestée par de nombreux observateurs qui le qualifient de mythomane politique. Il est inacceptable que des politiciens comme Zingas utilisent des mensonges et des manipulations pour justifier des prises de position qui ne servent que leurs propres ambitions.
L’UFDO démasquée:
La déclaration de Zingas met en lumière la véritable nature de l’UFDO. Cette prétendue plateforme de l’opposition constructive se révèle être composée de politiciens affamés qui cherchent uniquement à satisfaire leurs propres intérêts. Les Centrafricains ont maintenant une vision claire de l’UFDO, qui est prête à abandonner ses principes pour un morceau de pouvoir.
La déclaration du député Aurélien Simplice Zingas en faveur du référendum constitutionnel du 30 juillet prochain a mis en lumière les véritables intentions de l’UFDO. Les Centrafricains sont désormais conscients que cette plateforme politique est motivée par des intérêts personnels et opportunistes plutôt que par le bien-être du peuple. Il est regrettable de constater que des politiciens comme Zingas sont prêts à mentir et à manipuler pour atteindre leurs objectifs. Les Centrafricains méritent des représentants politiques qui agissent avec intégrité et dans l’intérêt général, ce qui est clairement loin d’être le cas ici.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Dans un contexte politique marqué par la promulgation de la loi relative à la Tokenisation et la convocation du corps électoral en vue d’un référendum constitutionnel en République Centrafricaine, Monsieur Bertin BEA, secrétaire général du parti KNK, apporte sa contribution au débat. Il soulève des préoccupations essentielles concernant l’avenir du pays et dénonce les actions du président Touadera visant à consolider un régime dictatorial et tyrannique.
Monsieur Bertin BEA commence par rappeler deux citations, l’une de Cicéron et l’autre de Thomas Jefferson, qui mettent en évidence l’importance de la loi et de la liberté dans toute société démocratique. Il affirme que la République Centrafricaine se trouve à un tournant historique, marqué par l’adoption de la loi relative à la Tokenisation et la convocation d’un référendum constitutionnel. Selon lui, ces mesures ont pour objectif de brader les richesses du pays et de permettre au président Touadera de s’octroyer un mandat à vie.
Pour étayer ses propos, Monsieur BEA mentionne les déclarations passées de Fidèle NGOUANDJIKA, conseiller spécial, et de Simplice Mathieu Sarandji, président de l’assemblée nationale et secrétaire exécutif du MCU (Mouvement Cœurs Unis), parti présidentiel. Ces personnalités ont évoqué la possibilité d’un coup d’état constitutionnel et ont exhorté le président à tout mettre en œuvre pour faire passer le référendum.
L’auteur dénonce également les manifestations de soutien au président Touadera, organisées dans un style rappelant l’époque stalinienne, afin de pousser à la violation de la Constitution. Il mentionne une critique acerbe du Professeur Franklin NYAMSI, qui, bien qu’étant un soutien de Touadera, s’est prononcé contre le projet de référendum constitutionnel.
Selon Monsieur BEA, le président Touadera a choisi de mettre en place un régime de “coup d’état permanent”, en utilisant la terreur et l’appauvrissement cynique de la population pour consolider son pouvoir dictatorial et tyrannique. Il souligne les conditions de vie précaires du peuple, marquées par des pénuries de produits de première nécessité, une inflation galopante, des problèmes de santé dans les hôpitaux et dispensaires, des pénuries de carburant et des déplacements massifs de population à l’intérieur et à l’extérieur du pays. De plus, il condamne les assassinats, les arrestations et les violations des droits de l’homme qui se multiplient sous ce régime.
Monsieur BEA interpelle l’association “Les Amis de la République Centrafricaine” et appelle à ne pas rester silencieux face à cette situation, sous peine de devenir complice. Il souligne l’urgence d’agir pour défendre la démocratie, la justice et les droits fondamentaux du peuple centrafricain.
La réflexion de Monsieur Bertin BEA met en lumière les problèmes majeurs auxquels fait face la République Centrafricaine aujourd’hui. Sa critique de l’instauration d’un régime dictatorial et tyrannique ainsi que son appel à l’action soulignent l’importance de protéger les principes démocratiques et les droits de l’homme dans le pays.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Dans un communiqué publié mercredi 07 juin 2023, le Front Républicain dirigé par Héritier Doneng a été pris en flagrant délit de mensonge et de manipulation. Ce communiqué, rédigé dans les laboratoires opérationnels de Wagner au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui, tente de justifier les actions illégales du président Touadera en prétendant que l’ambassadrice des États-Unis soutient son projet de référendum constitutionnel. Cependant, ces affirmations vont à l’encontre des positions antérieures des États-Unis et révèlent la volonté délibérée de tromper l’opinion publique.
Un mensonge éhonté :
Le communiqué du Front Républicain ne peut être qualifié que de pur mensonge. Il prétend que l’ambassadrice des États-Unis, Madame Patricia Mahoney, aurait exprimé officiellement son soutien au référendum constitutionnel lors de sa rencontre avec le président Touadera. Cependant, cela contredit directement les positions officielles des États-Unis, qui ont clairement exprimé leur opposition à toute modification constitutionnelle visant à prolonger le mandat présidentiel. En fait, les États-Unis avaient même lancé un ultimatum de 12 mois au président Touadera pour qu’il renonce à ses liens avec les miliciens de Wagner et respecte les principes démocratiques.
La manipulation à l’œuvre :
Il est important de souligner que le communiqué du Front Républicain ne vise qu’à manipuler l’opinion publique et à détourner l’attention de la réalité des actions du président Touadera. En accusant les conservateurs et en faisant référence à des articles publiés par Martin Ziguelé, ils tentent de discréditer les critiques et de semer la confusion. De plus, en exigeant des précisions sur les déclarations du porte-parole de la Minusca, le Front Républicain cherche à semer le doute quant aux intentions de la mission onusienne, déviant ainsi l’attention du véritable sujet : les manœuvres anti-démocratiques du président Touadera.
Une souveraineté mise en avant :
Le communiqué du Front Républicain tente de présenter l’organisation du référendum du 30 juillet 2023 comme un acte de fierté nationale et de souveraineté de l’État centrafricain. Cependant, cette affirmation est tout à fait fallacieuse. Organiser un référendum constitutionnel dans le but de prolonger le mandat présidentiel au-delà des limites constitutionnelles établies est une violation flagrante de l’État de droit et des principes démocratiques. Il ne s’agit en aucun cas d’un acte de souveraineté, mais plutôt d’une tentative désespérée de s’accrocher au pouvoir et de perpétuer un régime illégitime.
Le communiqué mensonger du prétendu Front Républicain dirigé par Héritier Doneng est un exemple clair de manipulation et de désinformation. En prétendant que l’ambassadrice des États-Unis soutient le référendum constitutionnel du président Touadera, ce communiqué tente de détourner l’attention des actions illégales et anti-démocratiques du gouvernement actuel. Il est essentiel de rester vigilants face à de telles manœuvres et de continuer à défendre les principes démocratiques et l’État de droit en République centrafricaine.
Hausse des prix, violences et référendum constitutionnel : La LCDH tire la sonnette d’alarme
Centrafrique.org/joseph-bindoumi-president-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Joseph-Bindoumi-President-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme-450×450.jpg” alt=”Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme” width=”450″ height=”450″ />Joseph Bindoumi, Président de la ligue centrafricaine de droit de l’homme. CopyrightRNL
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine (RCA) traverse en ce moment une période tumultueuse, marquée par des défis socio-économiques et politiques. La Ligue Centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), une organisation engagée dans la promotion et la protection des droits fondamentaux, exprime sa préoccupation face à cette situation précaire. Dans sa récente déclaration, la LCDH souligne plusieurs problèmes majeurs, notamment la hausse des prix, les barrières illégales et les plans pour un référendum constitutionnel émanant du Président Faustin Archange Touadera.
Des entraves aux droits du peuple :
Joseph Bindoumi, Président de la LCDH, met en exergue une série de mesures restrictives qui limitent les avantages dont bénéficie le peuple centrafricain. Il souligne notamment la persistance de barrières illégales, entravant la liberté de circulation des citoyens. Malgré les efforts déployés pour instaurer un climat de sécurité et de confiance, les Centrafricains demeurent confrontés à des obstacles sur leur chemin, limitant leur liberté d’aller et venir en toute quiétude.
Une montée des violences :
Un autre aspect inquiétant relevé par la LCDH est la recrudescence des actes de violence, principalement dans la capitale Bangui. Chaque jour, les rapports de braquages et d’agressions se multiplient, alimentant ainsi le climat d’insécurité qui pèse sur la population. La situation est préoccupante et nécessite une action concertée de la part des autorités afin de rétablir l’ordre et la tranquillité dans le pays.
Une constitution remise en question :
La LCDH tient à rappeler l’importance de la loi fondamentale actuelle, adoptée le 30 mars 2016, qui a permis la tenue d’élections réussies en 2015 et 2021. Cette constitution a constitué un socle solide pour le fonctionnement démocratique du pays, garantissant les droits et les libertés fondamentales des citoyens. C’est pourquoi l’annonce d’un référendum constitutionnel suscite des inquiétudes au sein de la LCDH. Modifier la constitution en vigueur remettrait en question les acquis démocratiques obtenus au fil des années et pourrait porter atteinte à la stabilité déjà fragile de la RCA.
La situation socio-économique et politique actuelle en République centrafricaine préoccupe grandement la Ligue Centrafricaine des droits de l’homme. La hausse des prix, les barrières illégales et les projets de référendum constitutionnel sont autant de problèmes qui nécessitent une attention urgente de la part des autorités. La LCDH appelle à un dialogue inclusif et à une prise de conscience collective pour faire face à ces défis.
Moussa Laurent Gon-Baba : Un cri patriotique pour la paix en RCA
Centrafrique.org/le-pan-moussa-laurent-gon-baba-vise-par-une-motion-de-destitution-en-preparation/depute-laurent-gon-baba-4/” rel=”attachment wp-att-33636″ data-wpel-link=”internal”>Le Député de Baboua Laurent Gon-Baba, Président de l’Assemblée nationale centrafricaine.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Depuis la convocation du corps électoral par le Président de la République Faustin Archange Touadera pour le référendum constitutionnel, la République Centrafricaine est le théâtre d’une montée inquiétante des messages d’incitation à la haine et à la violence, aussi bien sur les réseaux sociaux que sur le territoire national. Face à cette situation préoccupante, le médiateur de la République, Moussa Laurent Gon-Baba, ancien Président de l’assemblée nationale, exhorte les Centrafricains à faire preuve de patriotisme et à se tourner vers les institutions mises en place pour résoudre les problèmes du pays.
Pour Moussa Laurent Gon-Baba, la République Centrafricaine vient de sortir d’une période de crise sécuritaire, et il est primordial de préserver les acquis et les institutions qui ont été établis pour promouvoir la stabilité et le développement du pays. Il souligne que la sécurité de la République Centrafricaine et de son peuple dépend avant tout de l’engagement des citoyens.
« La République Centrafricaine est d’abord notre pays. Et nul ne viendra d’ailleurs pour résoudre les problèmes de la République Centrafricaine. La sécurité de la République Centrafricaine, du peuple centrafricain, dépend de nous. Et je dis, nul ne viendra d’ailleurs pour résoudre le problème de la République Centrafricaine. Je déplore tout simplement le fait qu’aujourd’hui, nous avons des institutions qui ont été mises en place », déclare Monsieur Laurent Gon-Baba.
Le médiateur de la République regrette que les citoyens centrafricains n’aient pas recours au Conseil National de la Médiation, une institution créée dans le but de favoriser le dialogue et la résolution pacifique des conflits. Il invite donc ses concitoyens à retrouver confiance en leurs propres institutions et à se mobiliser pour trouver des solutions durables aux défis qui se posent à eux. Cependant, il précise également que si ces institutions ne parviennent pas à apporter des réponses appropriées, il est possible de rechercher d’autres voies pacifiques pour résoudre les problèmes du pays.
Moussa Laurent Gon-Baba rappelle aux Centrafricains leur passé marqué par des crises, mais insiste sur la nécessité de tourner la page sombre de l’histoire et de travailler ensemble à la construction d’un avenir meilleur pour leur nation.
Malgré les appels à l’unité et à la confiance envers les institutions, de nombreux observateurs centrafricains pointent du doigt le Président de la République, Faustin Archange Touadera, accusé d’être à l’origine des tensions qui agitent le pays. Ces critiques reprochent au chef de l’État d’adopter une position peu conciliante envers ses opposants, les traitant d’ennemis du peuple et d’alliés des terroristes. Certains dénoncent également les exactions commises par des milices et des mercenaires opérant dans le pays, dont certains seraient liés au gouvernement.
Il est donc crucial de sensibiliser le régime actuel aux conséquences de ses actions et de promouvoir un dialogue ouvert et inclusif, basé sur le respect mutuel et la recherche de solutions pacifiques. La paix en République Centrafricaine ne pourra être atteinte que si tous les acteurs, y compris le gouvernement, font preuve de responsabilité et de volonté de travailler ensemble pour le bien-être de la nation.
La République Centrafricaine est à un tournant décisif de son histoire, où l’appel patriotique de Moussa Laurent Gon-Baba résonne comme un rappel à l’unité et à la responsabilité citoyenne. Il est essentiel que les Centrafricains se mobilisent pour préserver la paix, faire confiance à leurs institutions et œuvrer collectivement à la résolution des problèmes qui se posent à leur pays. Seule une approche pacifique et concertée permettra de surmonter les défis et de construire un avenir plus serein pour tous les Centrafricains. Mais le seul et unique problème, c’est TOUADERA !
Plan de prévention des messages haineux : avancées et défis pour le Haut Conseil de Communication
Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Les discours haineux et les messages incitant à la violence ont proliféré ces derniers temps en République centrafricaine, suscitant de vives inquiétudes parmi la population. Face à cette montée inquiétante, le Haut Conseil de la communication se penche sur l’évaluation de la mise en œuvre de son plan de prévention des messages de haine, élaboré en 2018. L’objectif initial de ce plan était de mettre un terme, ou du moins de réduire, les discours toxiques propagés dans le pays. Cependant, sa réalisation se heurte à de nombreux défis.
Ce plan avait été conçu pour atténuer les discours et messages de haine, en particulier pendant les périodes de conflits et les périodes électorales. Monsieur José Richard POUAMBI, président du Haut Conseil de la communication de la République centrafricaine, nous explique les raisons qui ont motivé l’élaboration et l’application de ce plan : « Après les multiples crises militaro-politiques que notre pays a traversées, de nouvelles formes de communication ont émergé au sein des communautés, favorisant des discours de haine et d’incitation à la violence. Ces discours ont catalogué certaines communautés de manière blessante, sans même qu’elles en aient conscience. Il était essentiel que toutes les couches sociales soient impliquées pour restaurer la cohésion sociale, promouvoir le vivre ensemble et favoriser la réconciliation nationale. »
En cinq ans seulement, certaines mesures prévues par ce plan ont été mises en place dans certaines régions du pays. Nelly France-Yapendé, membre du Haut Conseil de la communication, fournit des précisions : « Nous avons travaillé sur la mise en œuvre du plan en organisant des formations et des sensibilisations au sein des communautés de base. Nous avons couvert 44% du territoire centrafricain, ce qui signifie que les autres préfectures n’ont pas encore bénéficié de ces actions. Notre plan d’intervention comprend trois axes : la prévention, avec toutes les activités connexes, la gestion et la réforme institutionnelle. Malheureusement, à l’heure actuelle, le Haut Conseil de la communication ne dispose pas des ressources nécessaires pour poursuivre la mise en œuvre de ces mesures. »
Malgré les efforts déployés jusqu’à présent, les discours et messages incitant à la haine continuent de se propager de manière alarmante, en particulier depuis la convocation du corps électoral pour un référendum constitutionnel prévu le 30 juillet prochain. De nombreux observateurs centrafricains estiment que c’est le comportement du régime actuel qui favorise cette montée des discours haineux dans le pays. Les partisans du régime, tels que les chefs miliciens Blaise Didatien Kossimatchi et Héritier Doneng, ainsi que l’insulteur public Doctrouvé Koé et d’autres, multiplient les insultes et les menaces partout où ils passent, y compris sur les réseaux sociaux. Ils exigent que tout le monde accepte l’instauration de la nouvelle constitution par le Président de la République, Faustin Archange Touadera, et considèrent que tous doivent devenir des moutons aveugles.
Il est donc évident que le principal problème actuel réside dans le régime en place et ses partisans, qui alimentent les flammes de la division et de la haine. Il est essentiel que des mesures concrètes soient prises pour contrer cette tendance préoccupante et garantir la sécurité et le bien-être de tous les citoyens centrafricains. La mise en œuvre complète du plan de prévention des messages de haine et de violence, avec les ressources nécessaires et un engagement réel, pourrait contribuer à ramener la paix et la cohésion sociale dans le pays.
L’Impasse Politique en République Centrafricaine dans la contradiction Institutionnelle et, de la démocratie.
Faustin-Archange Touadéra et Chantal Jean-Édouard Koyambonou lors de la réception des leaders de l’opposition démocratique constructive au palais de la renaissance
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Poser des actes en respectant les fondamentaux institutionnels de notre Pays.
Ps) Juste des petits rappels … !
Qu’est-ce que la démocratie tant prôner de part et d’autre en République Centrafricaine ?
La démocratie par définition, est l’instauration d’un système politique dans lequel la souveraineté est attribuée aux citoyens de manière directe par la voie élective par les urnes et, son exerce de façon indirecte dans sa représentation par les élus des peuples en adoptant des lois et décisions importantes et choisissent pour l’intérêt générale…généralement.
La démocratie se reconnaît à cette possibilité offerte aux citoyens de créer par leur vote une majorité politique.
Quels sont les avantages de la démocratie ?
L’égalité des droits entre les citoyens
La démocratie doit donc protéger les citoyens contre l’arbitraire ou l’abus du pouvoir. Cela repose en premier lieu sur une égalité des droits entre les citoyens. Toute démocratie implique en effet un système politique où tous les citoyens sont soumis aux mêmes lois.
Comment s’exprime la démocratie ?
Dans ce type de régime, la volonté des citoyens s’exprime à travers des représentants qui établissent les lois (pouvoir législatif) et les font appliquer (pouvoir exécutif). Dans les démocraties représentatives contemporaines, ces représentants sont élus.
Faustin Archange TOUADERA et Aurélien Simplice Zingas un des leaders de l’opposition démocratique constructive reçus au Palais de la Renaissance
Quels droits et valeurs que défend une démocratie ?
Défendre la démocratie et les valeurs fondamentales d’égalité et de justice sociale
La démocratie,
L’émancipation,
La solidarité au sein de notre société et à l’international,
La lutte contre les inégalités, contre toutes les formes de discriminations, et donc le refus de toutes dérives hors cadre institutionnel, despotisme…notoire.
Pourquoi le peuple est souverain ?
La souveraineté populaire repose sur le Peuple, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens d’un pays. La souveraineté populaire implique le suffrage universel, puisque chaque individu détient une part de souveraineté. Ps) Elle ne doive pas être un objet de manipulation des uns et des autres.
La souveraineté se résume sur trois sens :
Équilibre entre souveraineté, supranationalité et coopération intergouvernementale.
Faustin Archange Touadera et Nalké Doroko un des leaders de l’opposition démocratique constructive reçus au palais de la Renaissance
Quelles sont les limites de la souveraineté de l’État ?
La souveraineté de l’État est limitée sur plusieurs aspects : L’ordre juridique international : Les engagements internationaux entravent l’autonomie des États. Ps) Pourtant prendre des engagements internationaux fait partie de la souveraineté, car les obligations prises mondialement découlent de son exercice.
Pour finir, les règles de la démocratie dans les pratiques :
Élection des représentants ; coexistence de plusieurs partis politiques ; égalité des droits ; respect des libertés (d’expression, d’association, etc. ).
Malheureusement…nous assistants a des dérives …diverses et variés …pour ne pas dire la cacophonie démocratique dans son application, une mauvaise interprétation des institutions et l’exercice en République Centrafricaine , accrois les enjeux pour seul intérêt partisans.
Les symptômes de la crise du débat démocratique dans notre RCA depuis longtemps, sont hallucinants, ainsi que les manques des respects des paroles données…voir Juré sur la Constitution de notre Pays.
On assiste au triomphaliste des visions que l’on peut qualifier de “conspirationnisme violentes” et de “populisme violent”. Prôner par les inconditionnels politiques quelques soient les camps (Majorité, ou Opposition, s’ajoute les Factions Armées non-conventionnelles…Mercenaires) Une enfumage intellectuelle pour les non avertis par des manœuvres politiciennes, ce qui n’aideront pas notre Pays de sortir de l’abîme. Ce qui se passe depuis très longtemps en République Centrafricaine sur le plan Politique que N fois j’essaye de démontrer dans plusieurs de mes publications, en interpellant beaucoup de nos hommes politiques entre guillemet, souvent en rappelant…qu’Il ne faut jamais y’avoir de la complaisance politique, ni de la connivence politique au détriment de l’intérêt générale. Beaucoup en paye le prix aujourd’hui et semble désenchantés !
L’envahissement de la seine politique Nation par des factions armées non conventionnelles, des milices de tout genre… prête a tout jamais les dérives diverses et variées, pleinement dans les actualité du moment…relève d’irresponsabilités politiques, du non-vision a court, moyen, long terme, de l’intégrités…, sont antipatriotique pour tout dire ce qui est le contraire de la recherche de la Paix en République Centrafricaine. Nb) Sans être de mauvaise foie ! Montre à l’évidence que les conditions d’un débat démocratique serein et apaisé sont de moins en moins réunies dans la République Centrafricaine qui se cherche malheureusement. Cela ne concerne pas que la politique au sens strict. On le voit aussi sur de très nombreux autres sujets pour la Cohésion Sociale et Nationale.
On commence à bien connaître maintenant les différents symptômes de cette crise du débat démocratique, ne serais-que ça !
On prend de moins en moins en compte les arguments avancés par les deux partie adverse (Majorité et Opposition…dite Démocratique) en considérant pour les uns et les autres, que celle-ci ne fait que représenter leurs intérêts, que ce soit de façon intentionnelle (celle-ci est alors accusée d’être simplement être appartenir à un Clan (Association des amis, ou ethnique… des assoiffés du pouvoir.. au service de leur propre intérêt) ou même de façon non intentionnelle (elle est accusée d’être un “idiot utile pour le Pana-Africaniste, des Occidents ou des Etats-Unis” pour des services non-avoués).
On cherche à discréditer d’une manière ou d’une autre cette partie adverse (Majorité et Opposition…dite Démocratique) en caricaturant son point de vue, en mettant en exergue des propos, des faits ou des attitudes extrêmes et donc condamnables, en l’affublant d’un terme jugé disqualifiant ou repoussoir (décroissant, suppo-néocolonialiste, démagogue, populiste, ultra, système, despotisme…etc.). Dans un tel contexte, les points de vue modérés et nuancés sont soit ignorés, soit caricaturés.
On a même souvent le réflexe de part et d’autre, de vouloir exclure du débat la partie adverse en dénonçant ses conflits d’intérêts ou bien son incompétence (exclusion des “non-sachant”). Cela conduit de plus en plus à une extra-judiciarisassions, des défiances n’en parlant pas, des intimidations…de surcroits exclusion des débats qui ne se font plus de manière inclusive dans des arènes politiques et publiques, dans la recherche consensuelle est nécessaire et, Afin de trouver les meilleurs voies pour la Nation Centrafricaine pour la Paix ou l’exemple du Dialogue dite inclusif au Khartoum (Soudan), qui n’était pas un ! Dont-on voit les limites aujourd’hui.
Plus généralement, on tend à raisonner par amalgame en faisant de certaines dérives d’individus ou d’organisations un comportement général et même une attitude de nature systémique.
Enfin, on est le plus souvent dans une logique extrêmement manichéenne. On est soit totalement pour, soit totalement contre. Si l’on est avec une partie dans un débat, on ne peut jamais considérer qu’un argument de la partie adverse soit recevable. On est dans une logique dichotomique du tout ou rien. On est d’accord avec tout ce que pensent et disent nos alliés et on est forcément en désaccord avec tout ce que pensent et disent nos adversaires.
Tout ceci aboutit à une grande déshumanisation, division de notre Nation. On ne voit plus un individu fait de chair et d’os s’exprimer avec ses émotions, ses convictions, ses contradictions, mais le simple rouage ou instrument d’un système qui défend coûte que coûte ses intérêts. Cela tend à favoriser la violence des critiques, notamment sur les réseaux-sociaux, et même quelquefois le passage à l’acte violent contre des individus ainsi “anonymisés”.
Quelle que soit la voie empruntée, le processus de démocratisation a permis dans tous les pays l’instauration du multipartisme, du pluralisme politique, économique et syndical, l’organisation d’élections disputées, grâce à la consultation et rédaction de la constitution en 2016, la République Centrafricaine s’étais remise dans l’ordre constitutionnel…normale grâce à un régime de transition. Malgré les mauvaises langues, que cette adoption s’avère arranger presque tout le monde qui devait donner un nouveau souffre dans les concerts de la Nation de notre Pays, avait jeté une base pour mieux consolidés l’avenir institutionnelle en République Centrafricaine (En mettant en place l’autre institution qui est le « sénat », Tout d’abord les élections Locales qui étaient une préalable pour la mise en place du SENA …ne serait-ce-que ! Bref, l’organisation de la vie démocratique.
Aujourd’hui ! Notre République Centrafricaine a pris une grande place dans le monde d’irrationalité, accrue le désarroi et la pauvreté de son peuple. Ps) Il faut qu’on en sorte ! Un appel pour tous les compatriotes quelque-soit les places occupés dans notre Nation doivent se ressaisir pour la sauvegarde de notre Nation.
Les actions maladroitement posées …finis par avoir une conséquence néfaste pour la République!
Le cri d’alarme des juges centrafricains : une justice fragilisée par des conditions de travail précaires
Centrafrique.org/juges-constitutionnels-lors-de-la-decision/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/juges-constitutionnels-lors-de-la-decision-…-450×300.jpg” alt=”Les juges constitutionnels le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Yapendélors” width=”450″ height=”300″ />Les juges constitutionnels le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Yapendélors
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — Les juges centrafricains, gardiens de la justice et de l’équité, se plaignent amèrement des conditions dans lesquelles ils exercent leur noble mission. Alors que le pouvoir exécutif dispose d’un majestueux palais, surnommé le palais de la renaissance, et que le pouvoir législatif siège dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, véritable symbole de démocratie, le pouvoir judiciaire, lui, ne bénéficie d’aucun palais à son nom. Les juges se retrouvent confinés dans une petite salle d’audience de la Cour de cassation, qui peine à accueillir tous ceux qui cherchent justice.
Cette situation précaire est déplorée par le premier vice-président de la Cour de cassation, le magistrat Emmanuel Sanzé, qui exprime avec frustration le manque de considération envers le pouvoir judiciaire. Alors que le président de la République, Faustin Archange Touadera, affirme que la justice fonctionne correctement, les juges soulignent les défis auxquels ils sont confrontés au quotidien.
Lors du lancement de l’année judiciaire 2023-2024, le président Touadera a évoqué certains progrès réalisés dans le domaine de la justice, tels que la tenue régulière des sessions criminelles par les cours d’appels de Bangui et de Bouar, qui ont permis de réduire les longues détentions provisoires, préjudiciables aux droits des justiciables. De plus, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers, certaines maisons d’arrêt ont été rénovées, améliorant ainsi les conditions de détention.
Cependant, Monsieur Voyemakoua, juge au Conseil d’État, souligne l’obligation pour les pouvoirs publics de rendre des comptes, ainsi que les nombreux obstacles qui entravent cette responsabilité. Les acteurs du pouvoir doivent avant tout respecter la loi et ne pas abuser de leur autorité. Ils sont également tenus de servir l’intérêt général de manière efficace et équitable. La responsabilité des dirigeants se traduit par une obligation de rendre des comptes à la population.
Malheureusement, le fonctionnement actuel des institutions de l’État est entravé par trois obstacles majeurs à la reddition des comptes : le clientélisme, la mainmise sur les marchés publics et la corruption. Ces fléaux gangrènent le système judiciaire, sapant la confiance des citoyens envers les institutions et alimentant un sentiment d’injustice.
La justice est le fondement de toute société démocratique, et son bon fonctionnement est indispensable à la paix sociale et au respect des droits de l’homme. Il est temps de redonner au pouvoir judiciaire la place qui lui revient, en lui accordant les moyens matériels et humains nécessaires pour remplir sa mission avec dignité et efficacité. Les juges méritent d’exercer leur noble fonction dans des conditions propices, afin de rendre une justice équitable et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.
Centrafrique : la ville de Birao touchée par des actes criminels
Minusca/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca-2/” rel=”attachment wp-att-35817″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte-fsi-minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca” width=”450″ height=”337″ />patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019. CopyrightMinusca.
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — La vague de criminalité qui sévit à Bangui, capitale de la République centrafricaine s’étend désormais aux paisibles villes de provinces. Alors que les actes de braquage et de vol sont devenus monnaie courante dans la capitale, c’est maintenant la ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga qui fait face à une série de vols de bétail préoccupants. Les petits éleveurs locaux sont en colère et demandent instamment une action immédiate des autorités pour mettre un terme à ces actes criminels qui menacent leur gagne-pain.
Le fléau des vols d’animaux domestiques :
Au cœur de la préfecture de la Vakaga, la ville de Birao est confrontée à une augmentation alarmante des vols d’animaux domestiques, en particulier les cabris et les moutons. Les petits éleveurs locaux, dont le bétail constitue une source vitale de subsistance, sont les victimes directes de ces actes répréhensibles. Une femme, témoignant sur les ondes de la radio Ndékèluka, exprime sa détresse : « Mes cabris étaient partis au bord de la rivière d’Anga pour boire de l’eau, mais jusqu’à présent, ils ne sont pas revenus. Ils étaient 29. Il faut que nos autorités réagissent. »
Des jeunes locaux suspectés :
Dans ce climat d’insécurité grandissante, les regards se tournent vers les jeunes de la localité, soupçonnés d’imiter les actes criminels des mercenaires de Wagner. Fatima Deya, une habitante du quartier combattant, confirme cette tendance inquiétante : « Les voleurs ont dérobé non seulement mes cabris, mais aussi mes moutons. »
Malgré des indices laissant penser à l’identité des coupables, les victimes hésitent à entamer des poursuites judiciaires. La confiance dans les autorités locales est mise à l’épreuve.
Réactions et initiatives locales :
Face à cette situation préoccupante, Amadine Amangour, chef de groupe à Birao, appelle à la mise en place de comités de vigilance pour traquer les voleurs. Il déplore la responsabilité des jeunes de la ville, affirmant : « Si les voleurs viennent d’ailleurs, on pourrait comprendre, mais ce sont des jeunes de Birao qui font ces actes. » Certains jeunes de la région, soucieux de préserver leur réputation, se mobilisent pour enquêter et identifier les auteurs de ces crimes en vue de les traduire en justice. Ils encouragent également leurs propres parents, auteurs de ces actes d’incivisme, à changer de comportement en recherchant des moyens légitimes de subvenir à leurs besoins.
Les vols de bétail qui ravagent la ville de Birao, située à l’extrême-nord-est de la République centrafricaine sont une source de préoccupation croissante. Les éleveurs locaux, privés de leur gagne-pain, appellent les autorités à agir rapidement pour mettre fin à cette série de crimes. Les jeunes de la région se mobilisent également pour combattre cette vague d’incivisme et protéger l’image de leur communauté. Il est crucial que des mesures concrètes soient prises pour identifier les coupables et les traduire en justice, tout en mettant en place des initiatives visant à offrir des opportunités économiques aux jeunes et à dissuader les activités criminelles. Seule une réponse collective et coordonnée pourra rétablir la sécurité et la confiance au sein de la communauté de Birao.
La Minusca soutient l’éducation des élèves à Bangui : Des actions civilo-militaires pour un avenir prometteur
Centrafrique.org/les-casques-bleus-de-la-minusca-en-activite-caritative-a-lecole-primaire-de-galabadja-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-casques-bleus-de-la-Minusca-en-activite-caritative-a-lecole-primaire-de-Galabadja-a-Bangui-450×265.jpg” alt=”Les casques bleus de la Minusca en activité caritative à l’école primaire de Galabadja à Bangui” width=”450″ height=”265″ />Les casques bleus de la Minusca en activité caritative à l’école primaire de Galabadja à Bangui
Bangui, 09 juin 2023 (CNC) — La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), en collaboration avec les contingents du Cambodge, du Portugal et du Royaume de Boutan, a récemment mené des activités civilo-militaires à l’école primaire de Galabadja, située dans le 8e arrondissement de Bangui. Dans le cadre de cette initiative, les élèves ont reçu des fournitures scolaires et du matériel de sport, marquant ainsi un pas important vers l’amélioration des conditions d’apprentissage pour ces jeunes. Cette action témoigne de l’engagement de la MINUSCA à soutenir l’éducation des enfants, considérés comme les futurs dirigeants de la République centrafricaine.
Le 26 mai 2023, la MINUSCA, notamment des contingents du Cambodge, du Portugal et du Royaume de Boutan, a mis en place une série d’activités civilo-militaires à l’école primaire de Galabadja, située dans le 8e arrondissement de Bangui. L’objectif principal de cette initiative était de fournir un soutien éducatif concret aux élèves, en leur offrant des fournitures scolaires essentielles et du matériel de sport pour favoriser leur épanouissement tant académique que physique.
L’éducation joue un rôle crucial dans le développement d’un pays et la construction d’un avenir prometteur. En reconnaissant cette vérité fondamentale, la MINUSCA et ses contingents ont pris l’initiative de soutenir les enfants de l’école de Galabadja, conscients que ces jeunes élèves représentent le potentiel et l’avenir de la République centrafricaine.
En offrant des fournitures scolaires et du matériel de sport, la MINUSCA a contribué à améliorer les conditions d’apprentissage de ces élèves. En effet, il est essentiel qu’un enfant puisse se rendre à l’école avec les outils nécessaires pour apprendre et se concentrer pleinement. Cette action civilo-militaire a permis de donner aux élèves la chance d’explorer leur potentiel éducatif et de développer leurs compétences, en créant un environnement propice à leur épanouissement.
La MINUSCA reconnaît que l’investissement dans l’éducation des enfants est un investissement dans l’avenir du pays tout entier. En accordant une attention particulière à l’éducation des jeunes, la MINUSCA et ses partenaires visent à renforcer les fondations de la société centrafricaine en favorisant l’accès à une éducation de qualité pour tous.
Le directeur de l’école Galabadja-Fille, Dominique Ngau-Sende, exprime sa satisfaction quant à cette initiative de la MINUSCA. Il souligne l’importance de ce soutien pour les élèves, en particulier pour les filles, qui peuvent rencontrer davantage de difficultés pour poursuivre leurs études dans un contexte post-conflit. Grâce à ces fournitures scolaires, les élèves pourront mieux se concentrer sur leurs études et bénéficier de meilleures conditions d’apprentissage.
Les actions civilo-militaires sont au cœur des objectifs de la MINUSCA depuis sa création en septembre 2014. L’initiative menée à l’école de Galabaja s’inscrit dans une série d’activités similaires réalisées par d’autres contingents de la MINUSCA, démontrant l’engagement continu de la mission à promouvoir l’éducation et le bien-être des enfants centrafricains.
La MINUSCA, en collaboration avec les contingents du Cambodge, du Portugal et du Royaume de Boutan, a déployé des efforts concrets pour soutenir l’éducation des élèves de l’école de Galabaja à Bangui. À travers cette action civilo-militaire, la MINUSCA investit dans l’avenir des enfants en leur offrant des outils essentiels pour leur éducation. Cette initiative représente un pas important vers l’amélioration des conditions d’apprentissage et une avancée significative dans la construction d’un avenir prometteur pour la République centrafricaine.
Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique
L’ancien Président centrafricain François Bozizé
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Dans une entrevue exclusive accordée à CNC, le général François Bozizé, ancien chef de l’État centrafricain et actuel leader de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), s’exprime sur la crise politique qui secoue la République centrafricaine. Il aborde les raisons qui l’ont poussé à reprendre les armes, la tyrannie du président Touadera et les violations de la constitution. Le général Bozizé rappelle que le silence est aussi un langage.
” Tant que vous ne parlez pas il est difficile de savoir ce que vous pensez et allez faire”. Dixit le Général. Et d’ajouter que ceux qui justifient leur décision de se lancer dans la lutte armée par son silence se trompent eux-mêmes. Qu’il est, par conséquent, important de rassembler les forces pour mettre fin à la nouvelle colonisation sauvage qui frappe le pays. En d’autre terme, c’est une manière de dire que la CPC, avec les moyens dont elle dispose, reste ouverte à l’adhésion de tous les autres mouvements armés dans le pays dont l’objectif est de chasser le président Touadera et les mercenaires de la société terroriste Wagner de Centrafrique.
Ci-dessous, l’interview exclusive :
CNC : General François Bozizé,bonjour
General François Bozizé : Bonjour
CNC : Merci d’avoir accepté, pour la première fois, de répondre à nos questions, deux ou trois, mon général. Vous êtes beaucoup plus connu comme Général que l’ancien chef de l’Etat centrafricain et c’est à ce titre, à notre avis, que vous aviez réussi à rassembler certains mouvements rebelles sous votre coordination dans la CPC, et qui vous a permis d’arriver aux portes de la capitale, Bangui, en janvier 2021. Depuis lors, la CPC est dans la guérilla et vous, après un accord à l’issue Angola, Tchad et RCA, vous vous êtes retrouvé en Guinée-Bissau depuis le 3 mars. Racontez à nos lecteurs, pourquoi vous aviez accepté de reprendre les armes et pourquoi vous vous pliez à la volonté de Touadera de quitter Ndjamena ?
General François Bozizé : Dès mon retour en 2019 après sept ans d’exil en Ouganda, j’avais cru reprendre ma place dans l’arène politique pour œuvrer au renforcement de la démocratie nationale depuis ma formation politique, KNK. Mais Monsieur TOUADÉRA a décidé de m’écarter de la compétition politique.
Mon exclusion par TOUADÉRA de la liste des candidats comme il l’a fait pour certains était si flagrante qu’il fallait donner une réponse vigoureuse à ses dérives autoritaires.
Mais notre entente avec les instances de la CEEAC suite à leur volonté d’obtenir de TOUADÉRA la convocation d’un dialogue national inclusif nous a amené à arrêter les hostilités et à accepter l’exil à N’Djamena.
Notre départ en Guinée Bissau est le résultat des négociations entre TOUADÉRA et les autorités américaines suite à quoi il aurait pris des engagements pour le retour de la paix en Centrafrique. Mais je sais qu’il n’en sera rien.
CNC : Vous dites que vous vous êtes levé pour combattre la tyrannie de Touadera et de Wagner. Je ne sais pas, si c’est par ce que vous connaissez très bien votre ancien Premier ministre Touadera sinon, mon général, vous êtes vraiment un visionnaire. Ces derniers jours, la tyrannie de Touadera et Wagner est activée. Toutes les ressources, terres agricoles de vos concitoyens seront vendues sur internet, vos compatriotes sont convoqués pour voter une nouvelle Constitution qui lui permettra de rester à vie au pouvoir jusqu’à ce que son fils devient majeur et prend sa place. Aucune réaction de la CPC. Pourquoi un tel silence mon général ?
General François Bozizé : La CPC n’a pas choisi de combattre le pouvoir de TOUADÉRA par des discours. Nous savons comment il fonctionne. Nous n’avions pas été compris lorsque nous avions décidé d’utiliser la voie armée contre le pouvoir de TOUADÉRA. Aujourd’hui presque tout le monde nous donne raison et est convaincu que seul l’opposition armée fera plier ce pouvoir criminel et terroriste.
J’ai toujours été un homme silencieux ; je ne prends la parole que lorsque c’est vraiment nécessaire. Je préfère l’action à la parole car nous sommes dans une dynamique de rapport de force.
Pour avoir fait 10 ans à la magistrature suprême de l’État et servi l’Etat, avant cela, auprès des grands hommes d’État de ce pays, on entrevoit avec aisance les ruses des hommes politiques.
CNC : Depuis l’annonce de ce referendum constitutionnel, les leaders des partis politiques crient à un coup d’Etat constitutionnel dans le pays. Armel Nigatoloum Sayo, ancien chef rebelle, Ferdinand Nguendet, ancien chef d’Etat de Transition, demandent la démission du président Touadera et se disent prêts à prendre ou à reprendre les armes sou peu. Ce n’est pas votre silence, l’inaction de la CPC qui les poussent à reprendre le lead ? mon général. Même l’appel au secours de Jean Serge Wafio à votre endroit, est resté sans réponse. Pourquoi ? Pourtant vos compatriotes comptent sur vous pour chasser celui que vous l’aviez fait roi dans ce pays. Ou bien, c’est par ce que y’a un adage africain dit que « le chien qui mord n’aboie pas ? »
General François Bozizé : Plusieurs personnes me reprochent d’avoir fait de TOUADÉRA un bourreau de la nation. Mais non ! J’ai fait confiance à TOUADÉRA comme je pouvais le faire à n’importe quel autre compatriote. Je ne suis pas Dieu pour connaître les pensées d’un homme.
A propos de moi, vous avez tout dit ; ma voie est celle du silence et de l’action. Le silence est aussi un langage. Tant que vous ne parlez pas il est difficile de savoir ce que vous pensez et allez faire. Certains ont choisi la parole pour combattre l’autoritarisme, mais moi, le silence et l’action.
Ceux qui justifient leur décision de se lancer dans la lutte par mon silence se trompent eux-mêmes mais pas le peuple. Il y a tellement d’actes posés par le régime de TOUADÉRA qui devaient justifier leur décision. Évitons cette manière qui consiste à contourner les autres au lieu d’aller à leur rencontre.
Lorsque vous n’êtes pas sur le terrain de l’action et au faîte des manœuvres des hommes dont les intérêts s’entrechoquent avec leur devoir, vous ne comprendrez jamais pourquoi l’histoire ne se déploie pas comme vous l’attendez.
Mon rapport au peuple est un rapport toujours emprunt de confiance et de franchise. C’est pourquoi ce peuple me fait toujours confiance, car il sait que je ne l’abandonnerai pas lorsque je prends un engagement pour lui.
CNC : Votre dernier mot, mon général. Et croyez-moi que l’ordre constitutionnel est volé en éclat et cherche à reprendre la direction de la tyrannie si rien n’est fait d’ici le 30 juillet 2023. Le peuple centrafricain peut encore compter sur vous ou pas ? mon général François Bozizé.
General François Bozizé : Personne n’a respecté la constitution depuis toujours. C’est cette même violation qui m’a fait partir du pouvoir. Après moi et depuis que je suis de retour nous vivons la violation continue de la constitution.
La violation qu’en fait TOUADÉRA de la constitution dépasse l’entendement. Nous sommes dans un régime hors constitution ; c’est l’anarchie, l’autoritarisme tyrannique que vit le peuple.
Au peuple centrafricain je continue de faire confiance et en retour je lui demande de continuer de me faire confiance. Je me suis engagé à ne pas le trahir, et si Dieu le veut, je le sortirai de cette souffrance comme je l’avais fait en 2003 par la grâce de Dieu.
A tous mes compatriotes je voudrai enfin dire que le temps n’est pas à des actions séparées et éparses. L’heure est au rassemblement des forces aussi, la Coalition des Patriotes pour le Changement, CPC, reste ouverte à toutes initiatives favorables à des concertations nécessaires à une coordination unique des combattants, gage de succès dans notre lutte de libération de notre pays d’une nouvelle colonisation sauvage.
CNC : General François Bozizé,nous vous remercions.
General François Bozizé : C’est moi qui vous remercie.
Mentalité des moutons : les Centrafricains se moquent du comportement du Président Touadera
Centrafrique.org/troisieme-mandat-une-reunion-de-strategie-des-caciques-du-pouvoir-sest-deroulee-a-damara/le-president-faustin-archange-touadera-dans-pleine-priere-pour-ses-moments-difficiles/” rel=”attachment wp-att-59827″ data-wpel-link=”internal”>Le président Faustin Archange Touadera en pleine prière pour ses moments difficiles. CopyrightDR
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — La République centrafricaine est actuellement secouée par une controverse majeure : la mentalité politique du Président Faustin Archange Touadera. Après son annonce concernant un référendum constitutionnel, prévu pour le 30 juillet, les Centrafricains expriment ouvertement leur mécontentement et leur moquerie envers un homme qui, malgré son parcours académique prestigieux, est accusé de posséder une mentalité dite “des moutons”.
Nombreux sont ceux qui soulignent l’écart entre le profil académique du Président Touadera et son comportement politique actuel. Cette dichotomie alimente les railleries, car il est estimé qu’une mentalité animale de ce genre ne peut guère contribuer au développement du pays.
Le principal problème en République centrafricaine semble être la pauvreté intellectuelle. Les citoyens déplorent le fait qu’une fois au pouvoir, même ceux qui se prétendent intellectuels se comportent de manière idiote. Il est ironique de constater que, même lorsqu’il s’agit de s’inspirer des pratiques des pays occidentaux, les dirigeants centrafricains échouent à les respecter.
La démocratie, par exemple, a été adoptée en s’inspirant des pays occidentaux, mais sa mise en pratique reste problématique. Les dirigeants centrafricains semblent incapables de l’appliquer correctement, ce qui suscite l’incompréhension chez de nombreux citoyens. Il est légitime de se demander pourquoi ils ont choisi d’adopter ces valeurs s’ils ne sont pas en mesure de les mettre en œuvre.
La déception est d’autant plus grande lorsque l’on observe le comportement de ceux qui prétendent être des intellectuels. Même ceux qui détiennent un doctorat cherchent à s’accrocher au pouvoir en cherchant à obtenir un troisième mandat présidentiel. Cette mentalité soulève des questions fondamentales sur les motivations et les aspirations de ces dirigeants. Les Centrafricains ne peuvent s’empêcher de remettre en question l’attitude de ces “Noirs” qui semblent inverser les valeurs qu’ils copient des autres, en les adaptant à leur avantage.
Il est essentiel que les dirigeants centrafricains prennent conscience des frustrations et des moqueries auxquelles ils sont confrontés. Au lieu de s’accrocher au pouvoir de manière opportuniste, ils doivent montrer l’exemple en respectant les principes démocratiques et en plaçant les intérêts du peuple au premier plan. Les Centrafricains aspirent à un leadership inspirant, à des décisions éclairées et à un développement durable de leur nation. Il est temps de rompre avec cette mentalité critiquée et d’œuvrer pour un avenir meilleur et plus équitable pour tous les citoyens de la République centrafricaine.
Évariste Ngamana détourne l’attention des Centrafricains avec des mensonges lors d’une conférence de presse entouré de marionnettes affamées
Évariste Ngamana, entouré de monsieur Aurélien Zingas et de Timoléon Mbaïkoua, lors d’une conférence de presse à Bangui, le mercredi 07 juin 2023
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Lors d’une conférence de presse organisée à Bangui, le premier vice-Président de l’assemblée nationale, Évariste Ngamana, a tenté de distraire les Centrafricains en distillant de graves mensonges. Accompagné de politiciens en quête de subsistance, Ngamana a cherché à dissocier la question de la nouvelle constitution de l’idée d’un troisième mandat présidentiel. Une manœuvre hypocrite qui démontre une fois de plus le double jeu de cet individu qui se prétend représentant du peuple.
Dans un geste désespéré pour maintenir sa position contestée à la tête de l’assemblée nationale , Évariste Ngamana a orchestré une conférence de presse à la cité présidentielle de Bangui. Entouré d’une clique de politiciens affamés tels qu’Aurélien Simplice Zingas, Timoléon Mbaïkoua, Alexis Ndui Yabela, Mathurin Dimbélé et Edgard Mbaïkoua, Ngamana a osé prétendre que la réécriture de la constitution était le souhait du peuple centrafricain et qu’elle devait être dissociée de l’idée d’un troisième mandat présidentiel.
Cette déclaration audacieuse témoigne du mépris total d’Ngamana envers l’intelligence du peuple centrafricain. Il tente de manipuler l’opinion publique en insinuant que la nouvelle constitution est une demande populaire, alors qu’en réalité, il s’agit d’une tentative sournoise de permettre au Président Faustin Archange Touadéra de se maintenir au pouvoir au-delà des termes légaux.
Ngamana prétend que l’actuelle constitution, adoptée en 2016, a été imposée par les Occidentaux pour servir leurs propres intérêts. Il affirme que cette constitution n’a pas pris en compte les aspirations profondes du peuple centrafricain, mais ses arguments ne sont que des artifices destinés à masquer ses véritables motivations.
En réalité, la nouvelle constitution proposée par Ngamana et sa clique de marionnettes politiques vise à consolider leur propre pouvoir et à perpétuer les privilèges de l’élite au détriment du peuple. Ils prétendent vouloir renforcer la décentralisation, mais en réalité, ils cherchent à créer de nouvelles institutions pour satisfaire leur propre appétit insatiable de pouvoir.
Il est ironique de constater que Ngamana parle de l’émergence socioéconomique du pays alors qu’il est lui-même un obstacle à ce progrès. Sa tentative de dissocier la question de la nouvelle constitution de celle d’un troisième mandat présidentiel est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Il espère tromper le peuple en le distraire de l’essentiel, c’est-à-dire la préservation des principes démocratiques.
Il est impératif que les Centrafricains ne se laissent pas duper par les manœuvres politiques de Ngamana et de ses alliés. La question de la nouvelle constitution ne peut être dissociée de celle du troisième mandat présidentiel. Il est temps de reconnaître les véritables intentions de ceux qui cherchent à prolonger leur pouvoir et à manipuler la volonté du peuple.
En conclusion, il est crucial que les Centrafricains restent vigilants et refusent d’être bernés par les mensonges et les manœuvres politiques de Monsieur Évariste Ngamana. La vérité doit être exposée et la volonté réelle du peuple doit être respectée. L’avenir de la République Centrafricaine ne peut être construit sur des mensonges et des manipulations, mais plutôt sur la transparence, la démocratie et le respect des aspirations légitimes de tous les citoyens.
Bras de fer entre Alexandre Ferdinand Nguendet et Président Touadera, l’État-major des armées réagit
Centrafrique.org/porte-parole-de-larmee-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Porte-parole-de-larmee-centrafricaine-450×304.jpg” alt=”Porte-parole de l’armée centrafricaine” width=”450″ height=”304″ />Porte-parole de l’armée centrafricaine
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Suite à la déclaration de l’ancien Président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, l’État-major des armées centrafricaines a réagi de manière précipitée et incohérente.
L’État-major des armées centrafricaines a récemment été confronté à une déclaration médiatique très sérieuse de la part de l’ancien Président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet. Dans cette déclaration, M. Nguendet a donné un ultimatum au Président en exercice, Faustin Archange Touadera, lui demandant de quitter le pouvoir dans un délai de 30 jours. En cas de non-respect de cette exigence, il a évoqué des conséquences à venir. Face à cela, l’État-major des armées, dirigé par des officiers hommes d’affaire et marionnettes, a réagi de manière laconique et désordonnée à travers un communiqué de presse, dans lequel ils deviennent en même temps des magistrats et des procureurs. Ci-dessous, l’extrait du discours de l’État-major.
“Ces derniers jours, certains acteurs politiques et internautes se sont livrés à une campagne de dénigrement et de lynchage médiatique à l’encontre des forces de défense et de sécurité. La dernière sortie médiatique en date, le 1er juin 2023, a été celle de M. Alexandre Ferdinand Nguendet, président du Rassemblement pour la République. Son discours visait à faire comprendre au peuple centrafricain, aux représentations diplomatiques et consulaires ainsi qu’à la communauté internationale qu’il avait accepté l’appel du personnel des forces de défense et de sécurité pour prendre la tête de la République Centrafricaine de manière inconstitutionnelle. Toutefois, il est important de noter que l’armée centrafricaine reste loyale et apolitique.
Ce discours irresponsable constitue une menace pour la démocratie, une incitation à la rébellion, un appel à la violence et un non-respect des droits humains en République Centrafricaine. Il est essentiel de rappeler que la position de M. Alexandre Ferdinand est un vestige du passé, oubliant les multiples crises qui ont secoué notre pays. Malgré cela, certains persistent à croire que les forces de défense et de sécurité n’ont pas évolué positivement dans leur mission de défense globale, ignorant ainsi les progrès réalisés dans les opérations de défense opérationnelle.
En outre, M. Nguendet tente de manipuler la politique en utilisant des discours mensongers pour faire croire à ses mentors qu’il dispose encore du pouvoir de rebondir grâce à la violence contre le peuple centrafricain, dans le but d’obtenir un financement occulte qu’il a toujours perçu sans être inquiété. Les forces de défense et de sécurité souhaitent lui rappeler que les galons au sein de l’armée sont des récompenses régies par des textes officiels.
Elles rappellent également que M. Alexandre Ferdinand N
guendet, lors de la période de confusion du 10 au 20 janvier 2014, n’avait aucun pouvoir de signature des documents officiels, conformément à la Charte constitutionnelle de transition. Ainsi, sa déclaration du 1er juin 2023 représente une menace majeure pour l’État centrafricain, son intégrité territoriale ainsi que pour les institutions actuelles, où la souveraineté appartient au peuple.
Les forces de défense et de sécurité veulent rassurer la population centrafricaine, ainsi que les représentations diplomatiques et consulaires accréditées en République centrafricaine et la communauté internationale, en affirmant que le maillage territorial est effectif. Elles précisent que, contrairement à ce que prétend M. Nguendet, les officiers généraux ne l’ont pas soutenu dans sa tentative de putsch du 1er juin 2023.
Les forces de défense et de sécurité, en accord avec le conclave des officiers généraux, prendront les mesures nécessaires et se réservent le droit de poursuivre M. Alexandre Ferdinand Nguendet devant la justice. Des investigations sont déjà en cours afin d’établir les responsabilités des auteurs, coauteurs et complices, afin qu’ils répondent de leurs actes commis à Bangui le 6 juin 2023, selon les forces de défense et de sécurité”.
Patrouille mixte policiers centrafricains et casques bleus de la Minusca à Bambari en 2017. Crédit photo : Corbeaunews.
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Lors de sa conférence de presse hebdomadaire mercredi, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) a annoncé avoir transporté, à la demande des autorités centrafricaines, des suspects arrêtés dans les villes de Bambari et Bria par voie aérienne. Cependant, les circonstances entourant ces arrestations demeurent floues, laissant les Centrafricains perplexes quant à la différence de traitement entre ces suspects et les mercenaires de Wagner, accusés de commettre des exactions impunément. Cette disparité alimente les interrogations quant à la position de la Minusca face à ces actes de violence.
Le transport des suspects :
Selon la Minusca, les suspects arrêtés à Bambari et Bria sont actuellement détenus à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. La mission de l’ONU a répondu favorablement à la demande des autorités centrafricaines de transférer ces individus par des vols de l’ONU vers la capitale, sans toutefois fournir de détails sur les motifs et les circonstances de leur arrestation. Cette opération vise à faciliter l’enquête et le processus judiciaire en les plaçant sous la responsabilité des autorités compétentes.
Les préoccupations des Centrafricains :
La réaction des citoyens centrafricains ne s’est pas fait attendre. Ils s’interrogent sur le traitement différencié réservé par la Minusca aux mercenaires de Wagner, qui sont accusés de commettre des actes de violence en toute impunité. Les centrafricains se demandent si la Minusca fait une distinction entre les auteurs d’atrocités selon leur origine ethnique ou leur nationalité, ou si elle souffre simplement d’une certaine faiblesse face aux mercenaires de Wagner.
Le rôle de la Minusca :
En tant que mission de l’ONU, la Minusca a pour mandat de protéger les civils, de contribuer au rétablissement de la sécurité et de la stabilité en République centrafricaine. Elle est également chargée de soutenir le processus de justice et de réconciliation. Cependant, les critiques formulées par la population soulèvent des doutes quant à l’efficacité de la mission dans la protection des droits de l’homme et dans l’établissement de la justice dans le pays.
Scandale de détournement massif : Le préfet du Mbomou, madame Pierrette Bengeure, au cœur des accusations
Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Bangassou-par-la-Minusca-450×260.jpg” alt=”Bangassou par la Minusca” width=”450″ height=”260″ />Bangassou par la Minusca
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Depuis sa nomination douteuse par le Président de la République Faustin Archange Touadera, le préfet du Mbomou, madame Pierrette Bengeure, est impliquée dans une série de scandales de détournement massif. Alors qu’elle est de nouveau au centre de l’attention pour le détournement présumé de son ancien véhicule de fonction, il est légitime de se demander comment elle parvient à rester en poste malgré ces graves accusations.
Nommée préfet du Mbomou dans des circonstances douteuses, madame Pierrette Bengeure n’a pas tardé à transformer la région en source de profits personnels. Depuis son arrivée au pouvoir, elle est régulièrement citée dans des affaires de détournement et de vol, suscitant l’indignation de la population. Sa dernière implication concerne le détournement présumé de son ancien véhicule de fonction, qu’elle aurait loué à la société Orange Centrafrique.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dans son soutien aux autorités centrafricaines, avait fait don d’un véhicule 4×4 à la préfecture du Mbomou. Cependant, madame Pierrette Bengeure, préfet du Mbomou, a préféré garder ce véhicule pour son utilisation administrative personnelle . Cependant, son ancien véhicule de service, au lieu de le restituer conformément aux règles établies, elle l’a utilisé à des fins personnelles en le mettant en location à la société Orange-Centrafrique. Elle agissait comme si le véhicule lui appartenait en toute légitimité. Cette affaire a fait grand bruit à Bangassou, au point que le député local a signalé le véhicule aux forces de l’ordre lors d’une mission de la société Orange Centrafrique à Bangui. Le véhicule a été saisi par la gendarmerie et placé sous enquête, en attendant la venue du préfet lui-même pour faire la lumière sur cette affaire.
Cependant, ce n’est pas le seul acte répréhensible dans lequel madame Pierrette Bengeure est impliquée. Elle est également citée dans d’autres affaires de détournement, notamment celle des ordinateurs offerts à la préfecture par des organisations caritatives. Ironiquement, même les photocopies à la préfecture sont devenues payantes pour les administrés, au tarif exorbitant de 1500 à 2000 francs CFA par copie. Les ordinateurs, quant à eux, sont détournés au profit de son cyber café à Bangui.
Face à ces accusations graves, une question se pose : comment madame Pierrette Bengeure parvient-elle à se maintenir en fonction malgré les énormes dégâts qu’elle cause ? Les informations recueillies révèlent qu’elle est une fervente partisane du Président Touadera. Elle était à la tête du QG du soutien au Président Touadera, situé dans le quartier Miskine-Benz-vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui. En guise de récompense pour son dévouement, elle a été nommée préfet du Mbomou. Cependant, dès sa prise de fonction, elle s’est montrée autoritaire et en conflit permanent avec ses collaborateurs.
Il convient de rappeler qu’elle avait déjà été impliquée il y’ a trois mois dans une affaire de trafic de faux documents administratifs et avait été convoquée à Bangui par son ministre. À l’époque, elle niait catégoriquement les accusations portées contre elle.
Malgré les scandales qui entachent sa réputation et son image, madame Pierrette Bengeure semble bénéficier d’une certaine protection politique. Son affiliation étroite avec le Président Touadera semble lui offrir une immunité relative, ce qui soulève des questions sur l’état de la gouvernance et de la justice en République centrafricaine.
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Le Premier ministre Félix Moloua se rendra à Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, située au nord-ouest de la Centrafrique, accompagné d’une délégation gouvernementale et parlementaire. Cette mission conjointe vise à évaluer les besoins humanitaires de la population locale suite aux incursions des forces armées tchadiennes pour traquer les rebelles. Certains observateurs y voient également une initiative liée à la préparation de la campagne pour le référendum constitutionnel.
Ce jeudi 08 juin 2023, le Premier ministre Félix Moloua se rendra à Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé en République centrafricaine. Accompagné d’une délégation gouvernementale et parlementaire comprenant le ministre de la sécurité publique, le ministre de la santé et le député de Paoua 2, l’honorable Mbaïkoua Timoléon, le Premier ministre entreprend cette visite dans le but d’évaluer les besoins humanitaires de la population locale.
Cette mission conjointe gouvernement-bailleurs est une réponse aux incursions des forces armées tchadiennes dans la zone, visant à traquer les rebelles du Tchad en formation.
Suite à ces actions militaires, il est essentiel de prendre la mesure des conséquences humanitaires sur la population locale. Un cadre de la préfecture de Lim-Pendé, interrogé par la Rédaction du CNC, a confirmé la nature de cette mission et son importance pour la région.
Il convient de souligner que cette visite revêt une signification particulière, car elle représente le premier voyage du Premier ministre Félix Moloua dans les villes de province depuis sa nomination. Cette initiative intervient après les critiques émises par l’honorable Martin Ziguelé, qui a vivement reproché aux membres du gouvernement, y compris au Premier ministre, de ne jamais se rendre dans les villes de province malgré les assassinats perpétrés par les mercenaires de Wagner et les groupes armés.
En outre, certains observateurs estiment que ce déplacement du Premier ministre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la campagne pour le référendum constitutionnel prévu le 30 juillet 2023. Cette visite à Paoua pourrait ainsi être interprétée comme une volonté du gouvernement de montrer son engagement envers les populations locales et de recueillir leurs besoins et préoccupations.
Pillage et carnage à Baoro : Les rebelles de la CPC frappent au cœur de la base des mercenaires de Wagner
Centrafrique.org/violente-attaque-de-la-base-de-wagner-par-les-cpc-a-baoro-un-bilan-catastrophique-devoile/base-wagner-apres-attaque-des-rebelles-cpc/” rel=”attachment wp-att-65751″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/base-wagner-apres-attaque-des-rebelles-cpc-450×433.jpg” alt=”La base opérationnelle des mercenaires de Wagner à Baoro, dans la Nana-Mambéré, le 05 juin 2023 après l’attaque des rebelles de la CPC le même jour.” width=”450″ height=”433″ />La base opérationnelle des mercenaires de Wagner à Baoro, dans la Nana-Mambéré, le 05 juin 2023 après l’attaque des rebelles de la CPC le même jour.
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — La nuit du dimanche au lundi 5 juin 2023 restera gravée dans les mémoires de la petite ville de Baoro, en République centrafricaine. Une attaque d’une violence inouïe a eu lieu contre la base des mercenaires de Wagner, une entreprise de sécurité privée controversée. Les rebelles de la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement) ont pris d’assaut la base, provoquant d’importants dégâts matériels et humains. Dans les heures qui ont suivi cette attaque audacieuse, la situation restait floue, mais au fil du temps, la vérité s’est peu à peu dévoilée.
Dès les premières heures qui ont suivi l’attaque, les autorités locales sont intervenues et ont demandé des renforts de Bouar, une ville voisine. Sur les lieux de la base, un spectacle macabre s’est présenté aux yeux des secouristes. Les corps sans vie de sept mercenaires de Wagner jonchaient le sol, certains d’entre eux ayant cherché refuge dans les toilettes, en vain. Les flammes dévastatrices ont rapidement consumé une partie du bâtiment, les laissant carbonisés. Même le mercenaire posté en faction devant la base a perdu la vie sur place. Face à l’ampleur de l’attaque, les mercenaires de Wagner, pris de court par les détonations, ont pris la fuite en sautant par-dessus la clôture pour disparaître dans la nature, laissant les rebelles de la CPC pilonner la base sans rencontrer la moindre résistance pendant trois longues heures.
Des témoins ont rapporté que les rebelles en ont profité pour fouiller la base et s’emparer de certaines armes et munitions des mercenaires avant de se retirer en toute quiétude. Toutefois, une heure plus tard, un renfort en provenance de Bouar est arrivé sur les lieux, mais les rebelles avaient déjà quitté les lieux depuis une heure. Les mercenaires de Wagner venus de Bouar ont alors ordonné à la population de regagner leurs domiciles et de ne pas sortir. Ils avaient pour mission de faire disparaître les corps et d’effacer toutes les traces des victimes, mais c’était déjà trop tard.
Pour les habitants de Baoro, cette attaque marque un tournant. Les rebelles de la CPC ont réussi à mettre en déroute les redoutables mercenaires de Wagner et à piller leur base d’une manière sans précédent en République centrafricaine. Cette victoire inattendue a renforcé la réputation des rebelles et a semé la panique parmi les forces pro-gouvernementales. Les conséquences de cet événement restent à évaluer, mais une chose est certaine : Baoro ne sera plus jamais la même après cette nuit sanglante.
L’attaque contre la base des mercenaires de Wagner à Baoro a mis en évidence la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine et le pouvoir de nuisance des groupes armés. Elle rappelle également les enjeux liés à l’utilisation de sociétés de sécurité privées dans les conflits. Les mercenaires de Wagner, réputés pour leur brutalité et leur manque de redevabilité, suscitent des controverses dans de nombreux pays où ils opèrent. Cette attaque à Baoro pourrait bien être le début d’un changement de paradigme dans la manière dont ces entreprises sont perçues et régulées.
Le communiqué du Front Républicain : une défense désespérée de l’injustifiable
Poignée de main du chef milicien Héritier Doneng avec Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, à l’occasion du souhait des voeux de nouvel an 2023
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Le Front Républicain, proche du Président Touadéra et dirigé par le chef milicien Héritier Doneng, a récemment publié un communiqué de presse (n°94/23) dans lequel il réagit au discours de Martin Ziguelé, porte-parole du BRDC, ainsi qu’à la demande de ce dernier de disposer d’une copie du projet de nouvelle Constitution. Cependant, ce communiqué, truffé de fautes d’orthographe et de grammaire, est un tissu de contrevérités et de tentatives désespérées de justifier l’injustifiable.
Dès les premières lignes, il est évident que la rédaction de ce communiqué laisse à désirer. Les erreurs grammaticales et les fautes d’accord se multiplient, rendant la lecture pénible et décrédibilisant l’organisation politique censée promouvoir la politique présidentielle. Comment pouvons-nous prendre au sérieux un groupe qui n’est même pas capable de rédiger correctement un communiqué de presse ?
Au-delà de ces problèmes linguistiques, le contenu du communiqué lui-même soulève des questions. Le Front Républicain remet en question la légitimité de la contestation de la réécriture d’une nouvelle Constitution par Martin Ziguelé et le BRDC. Il se demande depuis quand une constitution dispose qu’elle doit être réécrite et interroge si les leaders du BRDC maîtrisent l’histoire des Constitutions des Nations. Cette tentative de décrédibiliser l’opposition en remettant en question leurs connaissances historiques est pathétique et ne fait que détourner l’attention du véritable problème.
Le Front Républicain tente également de justifier le putsch de 2013 en soutenant qu’il était soutenu par le BRDC, ce qui constitue une violation de la Constitution. Cette affirmation est non seulement infondée, mais elle cherche aussi à détourner l’attention de l’échec du gouvernement actuel à garantir la sécurité et la stabilité dans le pays.
En ce qui concerne la disponibilité du projet de la nouvelle Constitution, le Front Républicain demande au BRDC et à Martin Ziguelé de prendre leur mal en patience, affirmant que la nouvelle Constitution leur sera disponible en période de campagne référendaire. Cette réponse arrogante et condescendante montre le mépris du Front Républicain envers l’opposition et la volonté du peuple d’être informé et impliqué dans un processus aussi important que la rédaction d’une nouvelle Constitution.
Le communiqué du Front Républicain se poursuit en détaillant les différentes actions prévues pour promouvoir le référendum constitutionnel, y compris le lancement d’une pétition et des mobilisations à travers le pays. Cependant, il est important de souligner que ces actions sont menées par une organisation étroitement liée au pouvoir en place, ce qui soulève des questions sur leur impartialité et leur objectivité.
En résumé, le communiqué du Front Républicain est une tentative pathétique de défendre l’indéfendable. Au lieu de répondre de manière constructive aux préoccupations légitimes de l’opposition et du peuple centrafricain, le Front Républicain cherche à détourner l’attention en remettant en question la légitimité de la contestation et en utilisant des arguments fallacieux. Il est clair que le Front Républicain est plus intéressé par le maintien de son pouvoir que par l’intérêt du peuple centrafricain et la construction d’un État de droit solide.
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Dans un pays où la corruption et les méfaits politiques ont longtemps été monnaie courante, les paroles de Monsieur Orphée Douaclé résonnent comme un espoir pour de nombreux Centrafricains. C’est avec un regard lucide sur la réalité du pays que cet observateur politique centrafricain exprime sa conviction que le président actuel, Faustin-Archange Touadéra, ne doit pas craindre la fin de ses fonctions.
Le tweet de Monsieur Douaclé laisse entendre qu’un audit sera mené afin de mettre un terme à l’impunité qui a trop longtemps régné en République centrafricaine. Il précise toutefois que cette démarche ne relèvera pas d’une chasse aux sorcières, mais d’un processus juste et équitable. Le statut d’ancien chef d’État sera respecté, mais la nouvelle RCA ne fera aucune concession en matière de justice.
#RCA Que @FA_Touadera ne redoute la fin de ses fonctions de #PR.
Évidemment, un audit sera fait afin de sortir de l’impunité. Jamais de chasse à la sorcière. Le statut d’#Ancien_Chef_dEtat lui sera reconnu. Mais la #RCA_Nouvelle ne transigera avec la #Justice
Pour de nombreux Centrafricains, cette promesse de justice est une lueur d’espoir dans un pays où la corruption et la criminalité ont entravé le développement et sapé la confiance du peuple envers ses dirigeants. Il est vrai que la plupart des responsables politiques ont été impliqués dans des affaires de corruption et sont devenus des maîtres dans l’art du vol. Le peuple a donc toutes les raisons de craindre l’avenir.
Cependant, Monsieur Douaclé affirme que tôt ou tard, la justice véritable fera son travail. Cette déclaration laisse entendre que le règne des criminels politiques touchera à sa fin et que le peuple pourra enfin récupérer ce qui lui a été détourné. C’est un message d’espoir qui rappelle que personne n’est au-dessus de la loi et que la RCA Nouvelle ne transigera pas avec la justice.
Il est indéniable que la République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis. La lutte contre la corruption et la restauration de la confiance entre le peuple et ses dirigeants sont des priorités absolues pour garantir un avenir meilleur. Les Centrafricains méritent un pays où règnent l’équité, la transparence et la responsabilité politique.
La déclaration de Monsieur Douaclé témoigne de la volonté de nombreux observateurs et citoyens de voir la RCA émerger de l’ombre de la corruption et de l’impunité. C’est un rappel poignant que la véritable justice ne se laisse pas corrompre et qu’elle est prête à rendre des comptes aux responsables de leurs actes. C’est un appel à la construction d’un État de droit solide et à la réparation des torts causés au peuple centrafricain.
Alors que la RCA se dirige vers un avenir incertain, les paroles de Monsieur Douaclé résonnent comme une voix de courage et d’espoir. Le chemin vers la justice et la rédemption sera peut-être semé d’embûches, mais les Centrafricains peuvent puiser dans cette lueur d’espoir la force de persévérer et de construire un avenir meilleur pour leur nation.
Les Patriotes Anti-Balaka aile Mokome se réorganisent après l’arrestation de leur leader par la CPI
Centrafrique.org/republique-centrafricaine-lheure-du-jugement-a-sonne-pour-maxime-mokom/image-73/” rel=”attachment wp-att-55005″ data-wpel-link=”internal”>Maxime Mokome lors de la signature de l’accord de paix à Bangui, le 6 février 2019. CopyrightCGT
Bangui, 08 juin 2023 (CNC) — Suite à l’arrestation de Maxime Mokom, leader de la milice Anti-Balaka aile Mokome et actuellement détenu par la Cour pénale internationale (CPI), le groupe rebelle se trouve dans une phase de réorganisation majeure pour maintenir ses activités et défendre les intérêts de ses membres. Cette décision a été prise lors d’une assemblée extraordinaire de la Coordination Nationale des Patriotes Anti-Balaka aile Mokome, qui s’est tenue le 8 mai 2022 à Sido.
Lors de cette réunion, les membres présents ont examiné la situation globale du mouvement et ont pris acte de l’indisponibilité de leur chef Maxime Mokom pour assumer ses responsabilités en tant que Coordinateur Général. Afin de gérer les affaires courantes en attendant la tenue de l’assemblée générale, il a été décidé de former un comité ad hoc.
Après des débats et des échanges sur la composition du bureau, un bureau de cinq membres a été convenu. Les postes clés ont été attribués comme suit :
Bernard Mokom a été désigné Coordinateur Général par intérim,
Sylvain Beorofei est devenu Vice-Coordinateur,
Yvon Donoh est devenu Conseiller militaire,
Francis Namssere est chargé des relations extérieures, et
Mathias Benam est responsable juridique et administratif.
Cette décision a été confirmée dans une publication officielle de la Coordination Nationale des Patriotes Anti-Balaka aile Mokome. La milice a également informé ses membres de cette réorganisation et a promis de continuer à défendre leurs intérêts.
Il convient de rappeler que Maxime Mokom a été arrêté par les autorités tchadiennes le 27 février 2022, puis transféré à la CPI le 14 mars 2022. Son arrestation était en lien avec un mandat d’arrêt international émis contre lui en 2018 par la CPI.
Cette réorganisation de la milice Anti-Balaka aile Mokome témoigne de l’importance continue de ce mouvement dans la scène politique et sécuritaire de la République centrafricaine. Alors que le pays cherche à se rétablir après des années de conflit, il est crucial que tous les acteurs impliqués dans ces groupes armés cherchent des voies pacifiques pour résoudre les différends et travailler ensemble à la stabilisation du pays.
La communauté internationale, représentée par des organismes tels que la Minusca, l’Union Africaine (UA) et l’Union Européenne (UE), continue de suivre de près la Situation en République centrafricaine. Les efforts de réconciliation et de consolidation de la paix restent essentiels pour assurer un avenir plus sûr et plus prospère pour tous les Centrafricains.
La réorganisation de la milice Anti-Balaka aile Mokome est un développement significatif dans le paysage politique de la République centrafricaine. Il reste à voir comment ces changements affecteront la dynamique des groupes armés et leur relation avec le gouvernement central.
Centrafrique : Joseph Bendounga, député de Bimbo 3, s’oppose au référendum du 30 juillet 2023
Centrafrique.org/rca-lopposant-joseph-bendounga-president-du-parti-mdrec-saisi-a-nouveau-la-cour-constitutionnelle/le-depute-de-bimbo3-joseph-bendounga-dans-lhemicycle-de-lassemblee-nationale/” rel=”attachment wp-att-49674″ data-wpel-link=”internal”>Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Photo CNC
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Joseph Bendounga, député de Bimbo 3 et président du mouvement démocratique pour la Renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), exprime son opposition au changement prématuré de la constitution en Centrafrique. Selon lui, les conditions actuelles, marquées par la présence de mercenaires, de terroristes et de troubles régionaux, ne permettent pas la tenue d’élections ni une révision constitutionnelle.
Le député de Bimbo 3, Joseph Bendounga, qui est également le président du mouvement démocratique pour la Renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), a exprimé son opposition catégorique à tout changement prématuré de la constitution en Centrafrique. Selon lui, les conditions actuelles dans le pays rendent impossible l’organisation d’élections et toute tentative de révision constitutionnelle.
Bendounga met en avant la présence de mercenaires de Wagner qui soutiennent le pouvoir en place et qui empêchent difficilement les groupes armés de cesser leurs activités sur le territoire national. De plus, il souligne l’intervention de l’armée tchadienne dans le nord du pays, qui a pour objectif de déloger les rebelles tchadiens ayant occupé la partie nord de la Centrafrique. Ces troubles régionaux ont des répercussions directes sur la sécurité et la stabilité du pays, rendant ainsi inappropriée toute tentative de révision constitutionnelle.
Le député fait également référence à la situation dans la préfecture de Lim-Pendé, et de L’Ouham-Pendé, ainsi que dans l’est du pays, où les membres de l’ethnie Zandé se sont constitués en groupes d’autodéfense pour défendre leur territoire, se sentant abandonnés par le pouvoir central de Bangui.
Selon Bendounga, toutes ces conditions réunies rendent impossible la tenue d’une révision de constitution en Centrafrique. Il prévoit donc de saisir la Cour constitutionnelle pour déclarer le processus inconstitutionnel et demande à l’Assemblée nationale de prendre ses responsabilités afin de poursuivre les auteurs de crimes de haute trahison, notamment le président Trois-des-Ras et ses disciples.
Il convient de rappeler que Joseph Bendounga était l’un des premiers soutiens du président Faustin-Archange Touadéra en 2016, mais leur alliance politique a rapidement volé en éclats. En janvier 2019, Bendounga a adressé une lettre au président centrafricain, lui donnant un ultimatum de trois mois pour changer sa politique, faute de quoi des poursuites judiciaires seraient engagées. En septembre 2020, il a effectivement cité Touadéra à comparaître devant la Cour, l’accusant ainsi que trois autres personnalités politiques d’être responsables de la souffrance du peuple centrafricain.
Ce n’est pas la première fois que Bendounga s’oppose au président Touadéra. En août 2021, il a demandé l’annulation d’un décret portant nomination des membres du gouvernement, accusant Touadéra de violer la Constitution et la loi sur la parité entre les hommes et les femmes. Il avait déjà tenté en 2017 d’annuler un décret nommant certains membres des groupes armés au sein du gouvernement, mais sa demande avait été rejetée par la Cour constitutionnelle.
Joseph Bendounga est une figure expérimentée de l’opposition centrafricaine. Il est connu pour s’opposer régulièrement aux décisions politiques et se présente comme un “démocrate” qui défend les plus faibles. Il a occupé divers postes politiques, notamment celui de maire de la ville de Bangui de 1997 à 2000, ainsi que celui de vice-ministre du Développement rural et de l’agriculture sous l’administration de François Bozizé. Sa position critique lui a valu plusieurs arrestations et séjours en prison en raison de son engagement en faveur de la liberté d’expression et de manifestation en Centrafrique.
Joseph Bendounga, par sa position ferme contre le changement prématuré de la constitution en Centrafrique, s’inscrit dans une longue lignée d’opposition politique et de défense des droits des citoyens dans le pays. Son action devant la Cour constitutionnelle et son appel à la responsabilité de l’Assemblée nationale montrent sa détermination à garantir la justice et la stabilité en Centrafrique.
L’appel de l’ancien ministre Abakar Sabone pour l’unité autour de l’ancien Président Alexandre Ferdinand Nguendet
Le chef rebelle Abakar Sabome
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Dans une déclaration vidéo chargée d’émotion et de conviction, l’ancien ministre et chef rebelle Abakar Sabone a lancé un appel vibrant aux forces vives de la nation centrafricaine et aux éléments des forces armées. Son message est clair : il faut s’unir derrière l’ancien Président Alexandre Ferdinand Nguendet afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de régime illégitime du Président Faustin Archange Touadera. C’est un cri pour l’unité et la justice dans un pays déchiré par les conflits et les divisions.
L’ancien ministre Abakar Sabone s’est exprimé avec passion et détermination dans une déclaration vidéo de près de 10 minutes. Il a rappelé les aspirations légitimes du peuple centrafricain en faveur d’une société libre, démocratique et laïque, des principes sur lesquels reposait l’indépendance acquise avec honneur et sacrifice. Cependant, il déplore que ces valeurs fondamentales aient été trahies au fil des décennies par des individus assoiffés de pouvoir et prêts à tout pour s’enrichir.
La réalité de la Situation en République centrafricaine est sombre et préoccupante. Les citoyens ont payé un lourd tribut, avec le sang versé en abondance et les larmes versées par les mères. La quête de pouvoir est devenue la source de toutes les richesses, et l’on vole, tue et ment pour y parvenir. Les élections truquées et les conflits armés ont miné la confiance et ont exacerbé les haines interethniques et confessionnelles.
Face à ce tableau alarmant, Abakar Sabone appelle à un sursaut patriotique et à une lutte légitime et légale pour évincer du pouvoir le régime sanguinaire de Faustin Archange Touadera. Il exhorte les compatriotes intègres, tant civils que militaires, provenant des différentes régions du pays, à s’unir pour libérer le peuple pris en otage et rétablir l’ordre et la sécurité sur tout le territoire national.
Le cœur de cet appel à l’unité se concentre autour de l’ancien Président Alexandre Ferdinand Nguendet, dont Abakar Sabone reconnaît la légitimité et la capacité à guider le pays vers un avenir meilleur. Sabone affirme adhérer entièrement à l’action future de la COFAQ (Collectif des Forces de l’Armée Centrafricaine) et demande à tous les commandos invisibles de se joindre sans hésitation à cet effort pour la libération de la nation.
Cet appel de l’ancien ministre Abakar Sabone trouve un écho auprès de nombreux Centrafricains fatigués des luttes de pouvoir et désireux de retrouver la dignité, la paix, la liberté et la sécurité auxquelles ils aspirent légitimement. L’unité de toutes les forces vives de la nation est un préalable indispensable pour rétablir l’amour national de cohabitation et reconstruire un avenir commun, dans lequel chaque citoyen centrafricain pourra s’épanouir.
Dans cette quête de justice et de réconciliation, la route sera longue et semée d’embûches. Cependant, l’appel lancé par l’ancien ministre Abakar Sabone est un appel à l’espoir et au rassemblement. Il incarne la volonté de briser le cycle de la violence et de la corruption, et de bâtir un pays solide et prospère pour tous les Centrafricains.
Ainsi, la COFAQ et ses alliés, soutenus par l’engagement de tous les patriotes, se dressent comme les gardiens d’une nation en quête de rédemption. Les jours à venir seront déterminants, et l’unité derrière l’ancien Président Alexandre Ferdinand Nguendet est la clé pour un avenir meilleur. Il est temps de répondre à l’appel de l’ancien ministre Abakar Sabone, de faire preuve de courage et de se mobiliser pour reconstruire ensemble la République centrafricaine dans la paix, la dignité et la sécurité.
La société civile centrafricaine face à l’autoritarisme du Président Touadera : Entre silence et complicité
Le porte-parole du GTSC Paul Crescent BENINGA. Credit photo : Corbeaunews.
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Le silence assourdissant de la société civile en Centrafrique face à la dérive autoritaire du Président Faustin Archange Touadera soulève des questions cruciales quant à son rôle et son engagement envers les citoyens centrafricains. Alors que la population est confrontée à une situation économique et sociale désastreuse, les actions inexistantes de la société civile suscitent l’étonnement et le désarroi chez de nombreux compatriotes.
Il est tout simplement ahurissant de constater le mutisme des organisations de la société civile en Centrafrique. Face à cette inaction de la société civile, les centrafricains se demandent :
« Comment les organisations de la société civile peuvent-elles permettre une telle ruine de la population ? Les salaires ne sont pas augmentés, les commerçants se plaignent de la baisse de leurs ventes, les denrées alimentaires et les prix des hydrocarbures ont doublé, se soigner devient difficile, et le gouvernement semble prendre plaisir à appauvrir son peuple, le tout devant une société civile complice.
Firmin Nzalé s’alarme : « Les augmentations des taxes sur les transports en commun, les prix exorbitants des hydrocarbures, les taxes sur les crédits téléphoniques et plus récemment les nouvelles taxes sur les transactions financières électroniques ont épuisé les centrafricains. Malgré ces difficultés insurmontables, la société civile demeure silencieuse, complice de cette situation désastreuse. Pire encore, le projet très contesté d’une nouvelle constitution en Centrafrique a été annoncé par le Président Touadera en toute illégalité. Pourtant, la société civile ne prononce pas un mot. C’est tout bonnement incroyable ! »
Pour Arnaud, il ne fait aucun doute, la société civile centrafricaine est complice de la souffrance des citoyens centrafricains :
« En comparaison avec l’Afrique de l’Ouest, où la société civile s’est toujours mobilisée face aux dérives gouvernementales, le silence de la société civile centrafricaine est d’autant plus troublant. On se souvient de l’organisation de la société civile malienne “Touche pas à ma constitution” ou encore du Ballet national au Burkina Faso. Mais qu’en est-il de la société civile centrafricaine ? Serait-elle complice de cette situation ? »
Le leader de la société-civile Gondjé Luther.
Notons que la société civile a toujours été un pilier essentiel de la démocratie et de la justice sociale. Elle doit représenter la voix des citoyens, les protéger contre les abus du pouvoir et faire entendre leurs préoccupations. Cependant, en Centrafrique, elle semble avoir abandonné cette noble mission.
Il est temps que la société civile centrafricaine se réveille et prenne position pour défendre les droits et les intérêts du peuple. Les centrafricains ont besoin de voix fortes qui les soutiennent dans leur lutte quotidienne pour une vie décente. La société civile doit être le porte-voix des aspirations populaires, dénoncer les injustices et lutter pour une gouvernance équitable.
Les centrafricains méritent mieux que cette indifférence. Ils ont besoin d’une société civile engagée, courageuse et prête à se battre pour leurs droits et leur bien-être. La société civile doit refuser d’être complice d’un régime autoritaire et se dresser contre les dérives du pouvoir.
Il est temps que la société civile centrafricaine se lève, se mobilise et prenne les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation intolérable. Les centrafricains ont le droit de vivre dans la dignité et la prospérité, et la société civile a la responsabilité de les aider à atteindre cet objectif.
Il est temps pour la société civile de retrouver sa voix, de se réapproprier son rôle et de montrer qu’elle est prête à défendre les intérêts de la population. Les centrafricains comptent sur elle pour être le levier du changement et l’instigatrice d’une transformation sociale et politique positive.
La société civile centrafricaine a la capacité de changer les choses et d’améliorer la vie des citoyens. Il est temps qu’elle se lève et agisse. Les centrafricains ont besoin d’elle.
Braquage spectaculaire dans la Mambéré-Kadéi : Les mercenaires de Wagner dévastent une boutique et sèment la terreur”
Centrafrique.org/violent-affrontement-entre-les-rebelles-de-la-cpc-et-les-mercenaires-de-wagner-a-markounda/les-mercenaires-de-wagner-en-Centrafrique-deployes-sur-le-terrain-de-combat-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-59882″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires de Wagner en Centrafrique déployés sur le terrain de combat à l’intérieur du pays
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Un braquage digne d’un scénario de film mafieux italien a récemment secoué la commune de Dilapoko, située dans la région de Mambéré-Kadéi. Les mercenaires redoutés de Wagner ont fait irruption dans la boutique de monsieur Nouhou, la vidant de ses produits et de son argent. Les habitants dénoncent une série de vols et de crimes perpétrés par ces individus, qui les considèrent comme des criminels encore plus dangereux que les rebelles de la Seleka.
La tranquillité de la commune de Dilapoko, dans la région de Mambéré-Kadéi, a été brutalement interrompue par un braquage d’une ampleur spectaculaire. Les mercenaires de Wagner, tristement célèbres pour leurs activités criminelles, ont décidé de s’en prendre à la boutique de monsieur Nouhou, plongeant ce dernier dans la détresse et l’indignation.
Absent au moment des faits, monsieur Nouhou a eu la douloureuse surprise de retrouver sa boutique saccagée à son retour. Les hommes de Wagner, visiblement bien renseignés, ont brisé la porte du magasin et se sont emparés de la quasi-totalité des produits vendus. En plus de cela, ils ont vidé les caisses, emportant avec eux l’argent du propriétaire.
Ce coup dur est d’autant plus dévastateur pour la communauté de Dilapoko, car la boutique de monsieur Nouhou était considérée comme le principal établissement commercial de la commune. Les habitants déplorent d’ailleurs que les actions des mercenaires de Wagner soient devenues presque quotidiennes, ciblant les particuliers sans relâche. Ils s’approprient les motos des villageois et tuent impitoyablement les bœufs des éleveurs pour récupérer leurs morceaux, qu’ils revendent ensuite en gros aux bouchers.
Selon la population locale, ces individus sont perçus comme des criminels plus redoutables que les rebelles qui ont sévi dans la région par le passé. Leur présence constante et leurs activités criminelles répétées ont plongé la population dans un état de peur et de méfiance permanent.
Face à cette situation intenable, monsieur Nouhou et sa famille n’ont plus d’autre choix que de quitter leur village pour se réfugier au Cameroun voisin. Cette triste issue est malheureusement devenue la seule option pour de nombreux habitants de la région, contraints de fuir leur foyer pour échapper à la menace constante que représentent les mercenaires de Wagner.
Les autorités locales sont désormais interpellées pour prendre des mesures drastiques afin de mettre un terme à ces agissements criminels. Les habitants de la Mambéré-Kadéi espèrent ardemment que la sécurité sera rétablie dans leur communauté, leur permettant ainsi de retrouver une vie normale, sans la peur permanente d’être victimes de braquages et d’actes de violence.
Le BRDC appelle les centrafricains à rejeter les manœuvres illégales du Président Touadéra visant à modifier la Constitution et à instaurer un pouvoir à vie
Centrafrique.org/les-leaders-du-brdc-lors-dune-conference-de-presse-mardi-06-juin-2023-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Les leaders du BRDC lors d’une conférence de presse mardi 06 juin 2023 à Bangui
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Lors d’une conférence de presse tenue à Bangui ce mardi 06 juin 2023, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) a vivement dénoncé les manœuvres illégales orchestrées par le Président Touadéra pour convoquer un pseudo-référendum constitutionnel. Le BRDC affirme que cette tentative vise à modifier la Constitution afin de permettre au président de se représenter à l’élection présidentielle de 2025, en violation flagrante des dispositions constitutionnelles. Le BRDC appelle le peuple centrafricain à résister collectivement et à rejeter ce pseudo-référendum qui menace la démocratie et les ressources naturelles du pays.
Le Président Touadéra a récemment officialisé par décret sa décision de convoquer un référendum constitutionnel visant à modifier la Constitution de 2016. Cependant, le BRDC souligne que cette décision est illégale tant dans la forme que dans le fond :
« Selon la Constitution en vigueur, aucun référendum ne peut porter sur le changement de la Constitution, mais seulement sur sa révision et sur les lois ordinaires ou organiques.
Le BRDC fait également remarquer que la Cour Constitutionnelle a déjà pris une décision irrévocable sur cette question, déclarant toute tentative de modification constitutionnelle comme inconstitutionnelle. Ainsi, le Président ne peut aujourd’hui autoriser ce qui a été jugé et déclaré illégal par la Cour constitutionnelle.
« Faut-il le rappeler, sur cette question de changement constitutionnel, la Cour Constitutionnelle a déjà pris une décision qui est, comme chacun sait, irrévocable, et opposable à toutes les juridictions, y compris à la Cour Constitutionnelle. En effet l’article 160 de notre Constitution dispose : « les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, et à toute personne physique ou morale… » Par conséquent la Cour constitutionnelle ne peut autoriser aujourd’hui ce qui a été jugé et déclaré inconstitutionnel par elle-même ».
De plus, le BRDC souligne que la Constitution actuelle du 30 mars 2016 a été élaborée au terme d’un large processus participatif, avec des consultations menées à la base dans tout le pays. Cette Constitution a été votée à 93% en novembre 2015, reflétant les aspirations profondes du peuple centrafricain à l’époque. Le BRDC estime qu’il n’est pas sérieux de prétendre que le peuple a radicalement changé d’avis en seulement 7 ans.
Le BRDC soulève également des préoccupations concernant l’absence d’un fichier électoral actualisé, privant ainsi des centaines de milliers de jeunes de l’exercice de leurs droits civiques et politiques. Cette lacune mine la crédibilité et l’intégrité de la consultation prévue.
Dans un contexte où le Président Touadéra cherche à modifier la Constitution et à instaurer un pouvoir à vie en République Centrafricaine, le BRDC appelle le peuple centrafricain à se mobiliser et à résister collectivement. Le BRDC considère l’ensemble du processus référendaire comme illégal et de nul effet, et exhorte le peuple à préserver les ressources naturelles du pays, à rejeter un pouvoir à vie et à sauver la jeune démocratie de la République Centrafricaine.
Dans cette lutte pour la défense de la Constitution et des principes démocratiques, le BRDC souligne également les conséquences néfastes d’une éventuelle installation d’une base militaire russe sur le territoire centrafricain. Il met en garde contre une possible déstabilisation de la région et le retour à une forme de colonisation.
Le BRDC reste déterminé à préserver l’intégrité de la Constitution et à promouvoir la démocratie en République Centrafricaine. Il appelle la communauté internationale à prendre connaissance de la situation et à soutenir le peuple centrafricain dans sa lutte pour la préservation de ses droits fondamentaux.
Référendum constitutionnel en RCA : un pas en arrière pour la démocratie, selon HRW
Centrafrique.org/carine-kaneza-nantulya-directrice-adjointe-de-la-division-afrique-2/” data-wpel-link=”internal”>Carine Kaneza Nantulya, directrice adjointe de la division Afrique
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — L’ONG renommée Human Rights Watch a émis de sérieuses réserves quant au référendum constitutionnel annoncé en République centrafricaine (RCA), soulignant que cette consultation populaire pourrait restreindre davantage les libertés civiques et compromettre les progrès démocratiques réalisés dans le pays depuis 2015.
Carine Kaneza Nantulya, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch, a souligné que ce référendum survient à un moment critique où les institutions gouvernementales, notamment la police, ont été accusées de menacer les militants de la société civile et d’entraver les manifestations de l’opposition politique. Cette situation soulève des préoccupations quant à la possibilité d’un environnement restrictif qui ne favoriserait pas la libre expression et qui pourrait étouffer les voix dissidentes.
Dans ce contexte, Human Rights Watch appelle le président Touadéra à prendre publiquement position en faveur d’un débat ouvert et équitable sur la pertinence de cette réforme constitutionnelle. Il est crucial que les détracteurs de ce changement puissent exprimer librement et ouvertement leurs opinions sans craindre de représailles. Cette approche garantirait un processus démocratique plus inclusif et refléterait l’engagement du président envers la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens centrafricains.
Le 30 mai 2023, Faustin-Archange Touadéra a annoncé la convocation d’un référendum portant sur une nouvelle constitution. Bien que le contenu exact du texte n’ait pas encore été révélé au public, il est important de noter que cette révision constitutionnelle pourrait potentiellement permettre à Touadéra de prolonger son mandat présidentiel au-delà de 2025, date à laquelle son mandat actuel prendra fin.
La question centrale réside donc dans la manière dont cette réforme constitutionnelle sera menée et dans le respect des principes démocratiques. Il est essentiel que tous les acteurs politiques, la société civile et les citoyens de la RCA puissent participer activement et librement au débat sur l’opportunité de ces changements constitutionnels. Seuls un processus transparent, inclusif et respectueux des droits de l’homme permettront de préserver les acquis démocratiques et de garantir un avenir meilleur pour la République centrafricaine.
Centrafrique : Le personnel de santé lance un ultimatum de grève au gouvernement
Monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, Directeur de Cabinet du ministre de la Santé et de la Population
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — Le personnel de santé a annoncé lundi sa décision d’observer une grève à partir du jeudi prochain. Les membres du syndicat réclament avec fermeté le versement des primes Covid-19 qui leur sont dues depuis plus de 10 mois, ainsi que la démission du directeur de cabinet du ministre de la Santé, monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE. Cette décision fait suite à l’absence de concrétisation des promesses de paiement formulées il y a plus d’une semaine.
Lors d’une assemblée générale tenue à la bourse du travail à Sica 1 à Bangui, les professionnels de la santé ont exprimé leur frustration face à l’inaction du gouvernement concernant le versement de ces primes essentielles. Le montant total de ces primes s’élève à plus de 500 millions de francs CFA, soit environ 762 000 euros. Les travailleurs de la santé, qui ont été en première ligne pendant la pandémie de Covid-19, estiment que leur contribution doit être reconnue et récompensée à sa juste valeur.
Jean-Didier Mossoro, délégué du personnel au laboratoire national, a déclaré : « Nous réclamons nos primes Covid -19 qui auraient dû être payées depuis longtemps, mais le gouvernement nous ignore. C’est pourquoi le personnel soignant a décidé de se mettre en grève, car nos primes Covid sont méritées. Le montant s’élève à 110 000 francs par personne, ce qui représente un total de 500 millions de francs CFA ».
Le syndicat du personnel de santé accuse le directeur de cabinet du ministère de la Santé de refuser de négocier. Sandrine Biani, secrétaire générale du syndicat, a déclaré : « Le directeur de cabinet du ministère de la Santé essaie de manipuler la situation. Nous allons adresser une notification au Premier ministre, à l’Assemblée nationale et à toutes les administrations concernées. La grève entrera en vigueur à partir de jeudi prochain afin de dénoncer les manigances de monsieur Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, directeur de cabinet du ministère de la Santé. Avant de reprendre le travail, nous exigeons sa destitution ».
Cependant, le ministère de la Santé a apporté des précisions sur la question des paiements. Wilfried Marius DANDY WANIKOMANE, directeur de cabinet au ministère de la Santé, a déclaré que les versements devaient être effectués conformément aux exigences des bailleurs de fonds et pour des raisons de traçabilité. Il a également fait remarquer que certaines personnes avaient fourni des numéros de compte qui ne leur appartenaient pas. Dans ce contexte, il a demandé à ses collaborateurs d’ouvrir un compte au Orange Money, une plateforme de paiement mobile, pour assurer la transparence des transactions.
La situation demeure tendue, et il est primordial que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour résoudre ce différend et répondre aux demandes légitimes des professionnels de la santé en Centrafrique. Leur engagement et leur dévouement face à la pandémie de
Covid-19 doivent être reconnus et récompensés de manière adéquate. Il est essentiel de trouver une solution équitable qui garantisse à la fois la sécurité financière du personnel de santé et la transparence dans le processus de paiement des primes.
La Réaction Ambiguë des Partis Politiques Centristes face au Projet de Nouvelle Constitution du Président Touadera
Centrafrique.org/leaders-de-lopposition-democratique-constructive-recus-par-le-president-touadera-de-gauche-a-droite-nalke-doroko-chantal-jean-edouard-koyambonou/” data-wpel-link=”internal”>Les leaders de l’opposition démocratique constructive reçus par le président Touadera De gauche à droite , Nalké Doroko, Chantal Jean-Édouard Koyambonou
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — La déclaration récente de la coordination des partis politiques centristes, dans laquelle ils approuvent la volonté du Président de la République de tenir un référendum constitutionnel, a suscité une vive polémique et des critiques acerbes. Cette approbation ambiguë soulève des questions sur l’intégrité et la cohérence de ces partis politiques, qui semblent ignorer les aspects illégaux et anticonstitutionnels du processus.
La Réaction Ambiguë des Partis Politiques Centristes face au Projet de Nouvelle Constitution du Président Touadera: Un manque de cohérence
La réaction de la coordination des partis politiques centristes a été fortement critiquée par de nombreux observateurs nationaux. Comment ces partis peuvent-ils approuver un référendum dont la démarche est illégale et anticonstitutionnelle ? Même la cour constitutionnelle a invalidé le comité de rédaction du projet de cette constitution, mettant ainsi en évidence son illégitimité. Malgré cela, le comité continue de travailler secrètement, sous pression de la Russie, pour nous proposer un projet dont le contenu reste inconnu. Approuver un référendum illégal revient à soutenir une violation de la Constitution, un acte profondément antidémocratique.
Une approche sélective de l’alternance politique :
L’une des contradictions majeures dans la position des partis politiques centristes réside dans leur refus de changer la durée et le nombre de mandats présidentiels. En approuvant le référendum, ils ouvrent la porte à une possibilité pour le Président Touadera de briguer un troisième mandat, voire plus. Cette approche sélective de l’alternance politique est profondément troublante. Comment peut-on prôner l’alternance tout en soutenant le maintien d’un président au pouvoir pendant une durée prolongée ? Comme l’a si bien dit leur coordinateur, la croissance et le développement économique d’un pays dépendent davantage de la bonne gouvernance que de la longévité au pouvoir d’un seul individu.
Les conséquences de l’absence d’alternance :
La République centrafricaine est un pays qui a été marqué par des troubles politiques et sociaux récurrents. L’un des facteurs responsables de ces troubles est la frustration causée par l’absence d’alternance politique. Avoir un président, des députés, des ministres ou des présidents d’institutions éternels ne fait que renforcer ces frustrations et entraver le développement du pays. La nécessité d’une véritable alternance politique devrait être une priorité pour les partis politiques, surtout ceux qui se disent centristes, et non une simple approbation de référendums illégaux.
La réaction de la coordination des partis politiques centristes à l’égard du référendum constitutionnel proposé par le Président Touadera est tout sauf cohérente. En soutenant une démarche illégale et anticonstitutionnelle, tout en refusant la modification de la durée et le nombre de mandats présidentiels, ces partis politiques donnent l’impression de manquer de sincérité et d’engagement envers la démocratie dans leur pays. L’alternance politique est essentielle pour assurer la stabilité et le développement de la République centrafricaine, et il est décevant de constater que certains partis politiques semblent avoir oublié cette réalité fondamentale.
Référendum constitutionnel, la plateforme électorale Bioko appelle les citoyens à voter massivement pour le changement
Centrafrique.org/touadera-recrute-terroristes-russes-et-mercenaires-rwandais-pour-renforcer-sa-dictature/le-president-touadera-en-campagne-electorale-en-2020/” rel=”attachment wp-att-58755″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP” width=”450″ height=”253″ />Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Bangui, 07 juin 2023 (CNC) — La plateforme électorale Bioko, composée principalement des partis et associations politiques soutenant la candidature du Président Faustin Archange Touadera lors des élections présidentielle du décembre 2020, exhorte les centrafricains à participer activement au référendum constitutionnel du 30 juillet prochain. Cette initiative, selon la plateforme Béoko, vise à modifier la constitution de 2016 pour doter le pays d’un dispositif juridique solide. Cependant, certains citoyens considèrent ce référendum comme une mascarade, prédisant déjà des résultats largement favorables au pouvoir en place.
La plateforme électorale Bioko, regroupant les partis politiques et associations soutenant la candidature du Président Faustin Archange Touadera à la présidentielle de décembre 2020, renouvelle son appel à tous les centrafricains afin qu’ils participent massivement au référendum constitutionnel prévu le 30 juillet prochain. Cette démarche vise à modifier la constitution de 2016 et à doter le pays d’un dispositif juridique solide pour garantir l’avenir de la nation et des institutions nationales, selon le coordinateur de la plateforme Béoko.
Lors d’un point de presse tenu à Bangui, la plateforme présidentielle s’est félicitée de la convocation du corps électoral par le Président Faustin Archange Touadera en vue de la modification constitutionnelle.
Thierry Akoloza, coordinateur national de la plateforme Béoko, a expliqué que cette initiative était en accord avec l’article 90 de la Constitution de 2016, qui autorise le président à soumettre tout projet de loi au référendum après consultation des présidents de la Cour constitutionnelle, de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Selon Akoloza, il est essentiel d’adhérer à ce processus afin de renforcer la stabilité juridique du pays et de garantir son avenir. La plateforme Béoko en appelle donc au peuple centrafricain pour qu’il vote massivement en faveur de la nouvelle Constitution lors du référendum.
Cependant, malgré l’appel de la plateforme électorale, de nombreux centrafricains expriment leur scepticisme quant à la sincérité de ce référendum. Pour eux, les résultats sont déjà préétablis, avec une large majorité de votes favorables au pouvoir en place. Certains partisans du Président Touadera estiment même que le résultat pourrait atteindre jusqu’à 98% de “oui”. Cette perception a suscité des moqueries et des discussions sur les réseaux sociaux, où certains centrafricains ironisent en prédisant un score de 100% de “oui” lors de ce référendum.
Malgré ces doutes et ces railleries, la plateforme électorale Bioko continue d’encourager les citoyens à participer activement à ce processus démocratique. Elle souligne l’importance d’un dispositif juridique solide pour l’avenir du pays et invite chacun à exercer son droit de vote dans l’intérêt national.
Le référendum constitutionnel en Centrafrique suscite à la fois l’adhésion de la plateforme électorale Béoko, qui y voit une opportunité de renforcer la stabilité juridique du pays, et le scepticisme de certains centrafricains qui considèrent ce processus comme une mascarade. L’avenir dira si ce référendum permettra véritablement de doter la nation centrafricaine d’un dispositif juridique solide, conforme aux aspirations de ses citoyens.