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L’artiste RAFIKI en danger. Son film interdit de diffusion sur le territoire centrafricain, sa liberté menacée.

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Un film consacré à la vie des étudiants centrafricains, et  réalisé par RAFIKI , un citoyen centrafricain, vient d’être interdit de diffusion en République centrafricaine. Il est désormais interdit aux chaînes de télévision et autres moyens de communication  installés sur le territoire centrafricain de faire la diffusion de ce film. Pour quelle raison?

L'artiste RAFIKI
L’artiste RAFIKI

 

Pour le gouvernement centrafricain, le film contient des paroles et gestes qui incitent à la haine. C’est  un film politique qui non seulement dénigre l’image du pays, de l’université…, mais aussi un film français contre le système en place.

Selon l’artiste, le ministre des Arts et de la Culture lui a fait savoir que le conseil des ministres doit siéger prochainement sur l’affaire. Mais d’ores et déjà, le ministre de la Communication et son homologue de l’enseignement supérieur sont très en colère contre le film et son auteur…

Et ce n’est pas tout. La vie de l’artiste est également en danger :

« Je suis en danger pour le moment suite à la première centrafricaine de mon film « Nous, étudiants ! », alerte l’artiste sur les réseaux sociaux.

Pour de nombreux Centrafricains, c’est désormais de cette manière que les observateurs critiques vivent dans le pays de Boganda.

 

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La Centrafrique juge «alarmant» l’état de ses finances

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La situation des finances publiques en Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU et en guerre civile depuis neuf ans, est «alarmante», a déclaré le ministre de l’Économie dans un communiqué transmis mercredi à l’AFP. «La situation s’annonce très préoccupante pour la trésorerie de l’État», a affirmé Hervé Ndoba, évoquant une «situation alarmante».

«L’avenir paraît très incertain pour les finances publiques et l’économie nationale», a poursuivi M. Ndoba. La Centrafrique, pays d’environ 5,5 millions d’habitants, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, qui a toutefois considérablement baissé d’intensité depuis 2018.

En juin 2021, la France, ancienne puissance coloniale, avait annoncé le gel «jusqu’à nouvel ordre» de son aide budgétaire, de l’ordre de 10 millions d’euros, à la Centrafrique, jugée «complice» d’une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie. En décembre 2020, la Russie a dépêché d’urgence des centaines de paramilitaires au secours de l’armée démunie du président Faustin Archange Touadéra, pour repousser une offensive rebelle qui menaçait Bangui.

L’ONU, la France et des ONG internationales estiment qu’il s’agit en fait de «mercenaires» du groupe de sécurité privé Wagner, et que le pouvoir centrafricain a placé le pays sous la coupe de ce groupe russe qui «pille» les ressources du pays en échange de son soutien militaire. «En l’absence des financements extérieurs, l’État n’est plus en mesure d’exécuter le budget initial de manière intégral», selon le communiqué du ministère de l’Économie, qui évoque également «des coupes de 40 à 60% dans le budget» de certains ministères, sans préciser lesquels.

Bitcoin : les performances de l’américain MicroStrategy confirment des pertes potentielles pour ce tte monnaie

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Texte par: Agence Ecofin
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

MicroStrategy, une entreprise dont le modèle économique repose sur l’investissement dans les bitcoins, a déclaré pour le premier trimestre 2022 une dépréciation de 170,1 millions $ sur la valeur totale de ses actifs constitués majoritairement de bitcoins. Ce chiffre est en hausse de 16% par rapport à ce qui avait été déclaré pour le trimestre précédent (4e trimestre 2021).

Cette information signale surtout que le Bitcoin (BTC), la principale monnaie digitale décentralisée en cours dans le monde, est en perte de vitesse. Depuis le début de l’année, sa valeur a reculé de 16,9% comparé au dollar US, et cela peut se traduire par une baisse de fortune pour ceux qui la possèdent. MicroStrategy est un exemple à suivre. Son principal dirigeant, Michael Saylor, est un ardent défenseur du BTC, et sait donc mieux que quiconque comment en tirer profit.

Les cryptomonnaies ont récemment gagné en intérêt dans la communauté des investisseurs financiers, en raison de la forte hausse des plus-values potentielles qu’elles ont générées. Depuis leur acceptation en 2015 comme actifs financiers négociables sur des plateformes, elles ont connu une hausse de leurs valeurs (11 814,65 % pour le BTC). Aucun autre produit d’investissement, y compris l’or, n’a connu une telle progression.

A fin avril dernier, deux actualités sont venues redonner de nouveaux éléments de confiance en cette forme de paiement. Goldman Sachs, une des plus importantes banques d’investissement dans le monde, a annoncé avoir accordé un prêt, en acceptant comme garantie des bitcoins. En République centrafricaine, une loi a fait des cryptomonnaies une monnaie légale, et les dirigeants ont officiellement adopté le BTC comme moyen de paiement.

Le Bitcoin séduit et divise. Le Fonds monétaire international (FMI) y voit un risque pour la stabilité financière. Mais en Afrique, et particulièrement au Nigeria, il est la nouvelle opportunité pour devenir riche. Le pays est parmi les premiers en termes de transactions effectuées en BTC, et de nombreuses fintech rivalisent de créativités pour faciliter le trading par des personnes ordinaires.

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Si les comptes Twitter et Facebook du Président Faustin Archange Touadera sont gérés depuis la Russie  ?

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis presque trois ans, la plateforme de réseau social Facebook avait lancé une nouvelle fonctionnalité importante de transparence. C’est une fonctionnalité qui permet à n’importe qui d’aller consulter les détails de chaque page : les dates de création, les fusions avec d’autres pages, les changements de nom de page et l’endroit  d’où une page est gérée. C’est justement par cette fonctionnalité que Facebook a mentionné, d’une manière visible que la page de la présidence de la République centrafricaine, intitulée La Renaissance est cogérée par une personne depuis la Russie, mais aussi par une autre personne en RCA. Ce qui montre à quel point les autorités centrafricaines sont complètement sous la domination choquante de la société russe Wagner. Alors, les centrafricains se demandent si les comptes Twitter et Facebook du chef de l’État ne seraient-ils pas gérés depuis la Russie ?

Le Président Faustin Archange Touadera dans un cercle ronde très bon
Le Président Faustin Archange Touadera, Photo montage CNC

 

Décidément, la société de mercenariat russe Wagner n’est pas près de lâcher sa pression sur les autorités centrafricaines. En 5 années de sa coopération avec la République centrafricaine, Wagner arrive à tout contrôler, allant jusqu’à gérer même les pages Facebook et Twitter de nos institutions publiques, mais aussi de nos autorités à leur place. Le seul souci, c’est que ces gens n’écrivent et parlent difficilement le français. Le cas avec LES FÉLICITATIONS DE TOUADERA à Emmanuel Macron avec un message étrange  que de nombreux observateurs ont sévèrement critiqué.

Selon l’Éditorialiste Ernest Lakouétènè, le message du chef de l’état centrafricain au Président français  Emmanuel Macron, à première lecture, rien d’anormal, mais bourré des fautes et des expressions non diplomatiques.

D’après lui, l’énorme surprise c’est de voir Touadera, le Président centrafricain, s’abîmer dans la basse flatterie, qui tient ici de la flagornerie… Dans quel but? Gagner la sympathie de Macron? rentrer dans ses bonnes? Sûrement les deux.

Ainsi, on se demande si le compte Twitter du Président Faustin Archange Touadera n’est-il pas géré depuis la Russie comme la page Facebook de la présidence de la République ? Sans oublier les comptes sur les réseaux sociaux du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères.

 

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Centrafrique : Affaire de l’enlèvement de l’homme d’affaires Issa Manu, sa famille continue d’être terrorisée

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La famille de l’homme d’affaires Issa Manu, disparu mystérieusement le 20 janvier 2021 au siège du mouvement des cœurs unis, parti au pouvoir, continue malheureusement de subir de lourde pression de la part du pouvoir. Son fils aîné, dénommé Saleh, reçoit quasiment tous les jours des appels de menaces des individus non identifiés sur son mobile. Pour des raisons de sécurité, la famille ne bouge plus en dehors de leur quartier. Une véritable prison à ciel ouvert. Et vous dites que la République centrafricaine est un pays de droit?

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Simplice Mathieu Sarandji.

 

C’était avec un cœur serrer l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :

« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu SARANDJI afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue ».

D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle. C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conductrice de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis ce jour.

Pour les enfants de l’homme d’affaires, il est temps que la justice de leur pays s’intéresse à cette affaire de la disparition de leur père qui est un homme très responsable et qui s’est toujours battu dignement pour assurer l’éducation et la survie  de ses enfants. En cas du décès, son corps pourrait leur remettre pour qu’il soit inhumé dignement.

Or, depuis plusieurs mois, plus précisément après la dénonciation de l’enlèvement de leur père Issa Manu dans des médias, les enfants  de ce dernier ne cessent de subir de lourde pression, tant du côté du pouvoir que de leur milice armée. Le dernier en date, c’était le jeudi 28 avril 2022 quand le fils aîné, monsieur Saleh, avait reçu sur son mobile un appel d’intimidation d’un inconnu, le menaçant de mort s’il ne ferme pas sa « gueule ».  Et ce n’est pas malheureusement la première fois. Tous les membres de la famille ont affirmé avoir subi plus ou moins de pression de la part du pouvoir ou de leur milice armée.

« Loin de nous intimider, ces individus ne faisaient que renforcer notre détermination et notre volonté à lutter pour la manifestation de la vérité sur la disparition de notre père Issa Manu  », a déclaré Monsieur Saleh à la rédaction du CNC.

Contacté, un observateur dénonce la méthode utilisée par le pouvoir pour intimider la famille du disparu Issa Manu.

« C’est une vieille méthode russe que le pouvoir de Bangui importe dans notre pays. C’est du terrorisme d’État, une criminalité d’État », dénonce-t-il.

 

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Centrafrique : le ministre des Finances Hervé Ndoba annonce la banqueroute de l’État

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 4 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Lors d’une réunion de son cabinet mardi, le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba, de retour de Washington, aux États-Unis,  où il avait participé, aux côtés du Premier ministre, chef du gouvernement Félix Moloua, aux réunions de printemps du Fonds Monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale (BM),  a annoncé à ses collaborateurs que la situation de la trésorerie de l’État s’annonce très préoccupante. Cela veut dire en langage facile qu’il n’y a pas d’argent et qu’il n’y en aura pas dans un avenir proche. Ceci dit, cette déclaration du ministre des Finances, de par l’analyse des observateurs, n’est pas autre chose qu’une déclaration de banqueroute de l’État centrafricain. Pour les Centrafricains, il est plus que nécessaire que l’État arrête de verser chaque mois des sommes importantes à la société de mercenariat russe Wagner.   

Ci-dessous la déclaration du service de communication du ministère des Finances.

Le ministre des finance Hervé Doba

 

#REUNIONDECABINET : LA SITUATION S’ANNONCE TRES PREOCCUPANTE POUR LA TRESORERIE DE L’ETAT, SELON LE MINISTRE #HERVENDOBA

 

Dès son retour de Washington où il avait participé, aux côtés de S.E.M. le Premier ministre, chef du gouvernement Félix Moloua, aux réunions de printemps du Fond Monétaire International (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale (BM), le ministre chargé des finances et du budget #HervéNdoba, a présidé ce mardi 03 mai, dans la salle de conférences de son département, la traditionnelle réunion hebdomadaire de son cabinet. Cette rencontre était l’occasion pour le membre de l’exécutif, d’échanger avec ses proches collaborateurs sur le ouput de cette importance rencontre internationale, relative aux grands enjeux économiques mondiaux de l’heure.

Dans son exorde, le ministre Hervé Ndoba a évoqué sans ambages les quintessences des différentes réunions, en mettant un point d’orgue sur ce que l’on pourrait qualifier de conclusions essentielles. Lesquelles décisions découlent des échanges entre les autorités centrafricaines, conduites par S.E.M. Félix Moloua et les équipes du FMI et de la BM. En faisant l’économie du passage avec succès de la première revue du #ProgrammedeRéférence (PR), le ministre Hervé Ndoba a déclaré que l’avenir parait très incertain pour les finances publiques et l’économie nationale.

Au fait, le décaissement des appuis budgétaires par les institutions de Breton de Woods et d’autres partenaires financiers traditionnels de la RCA, ne devrait plus faire l’objet de réflexions, car, ces institutions financières et de développement n’ont point inscrit cet engagement dans leur agenda. Toutefois, « il existe une lueur d’espoir pour le financement de certains projets orientés vers les populations », s’est-il ensuite confié.

Dans ce contexte particulièrement tendu, l’exécutif est mis à rude épreuve, et il est vital de poursuivre les séances d’immersion budgétaire à un rythme adéquat, en vue de pratiquer des coupes de 40 à 60% dans le budget des ministères sectoriels, insiste l’argentier national. En l’absence des financements extérieurs, l’Etat n’est plus en mesure d’exécuter le budget initial de manière intégrale, d’où nécessité d’aller vers sa révision.

Il est expédient de noter que nonobstant cette situation alarmante, les régies financières ont réalisé une bonne performance, en dépassant les prévisions des recettes au titre du premier trimestre 2022. Cependant, ces ressources financières mobilisées ne permettent pas de couvrir l’ensemble des charges de l’Etat et la poursuite des investissements dans les infrastructures sociales de base.

S’appuyant sur les grands enjeux du moment, le ministre Hervé Ndoba a exhorté ses collaborateurs à s’appuyer sur des leviers susceptibles d’accroître les recettes de l’Etat, seul moyen pour le moment, permettant le financement des politiques publiques. « Nous devons compter sur l’effort de tout un chacun, pour sortir de cette situation, car, la situation de la trésorerie de l’Etat est très préoccupante », a-t-il martelé.

Pour mémoire, les réunions de printemps du FMI et de la BM sont des opportunités pour des acteurs d’horizons divers d’échanger sur la conjoncture économique mondiale, la lutte contre la pauvreté et des questions de financement du développement inclusif. Celles de cette année auxquelles, ont pris part le Premier ministre Félix Moloua et le ministre chargé des finances et du budget Hervé Ndoba avaient eu lieu du 18 au 24 avril.

 

L’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane, en colère, décide de retirer sa confiance à l’égard des autorités centrafricaines

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ancien ministre et ancien chef rebelle, Mohamed Moussa Daffhane, depuis Paris, monte au créneau et s’insurge contre le comportement des autorités de son pays, la République centrafricaine. Il décide, enfin d’une manière officielle, de leur « retirer sa confiance », selon son propre terme.

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Image d’illustration d’une patrouille des éléments de l’UPC à Bambari. Par Pacôme Pabandji.

 

« Comment voudriez-vous que nous continuions à faire confiance à un régime dont la préoccupation essentielle chaque jour est le ventre et le sexe ? Comment voudriez-vous que nous continuons à faire confiance à un gouvernement qui est lui-même commanditaire, du moins complice de meurtre, d’assassinat, d’enlèvement et torture, de séquestration, de harcèlement,  d’instrumentalisation de la justice, d’embrigadement des jeunes dans la commission d’actes antirépublicains, et  des actes rétrogrades ? », s’interroge l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane dans une vidéo en direct sur la plateforme du réseau social Facebook.

D’après lui, ces actes antirépublicains commis pour la plus part dans le pays seraient sous le commandement du gouvernement. Il exprime son vif ressentiment vis-à-vis d’une vidéo qui a largement circulé sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours dans laquelle on a vu six soldats FACA étaient en train d’égorger deux jeunes Peuls qu’ils les ont accusé d’être des rebelles.

« Malgré le démenti mensonger, mal cousu, salissant des responsables de l’exécutif,  il a été prouvé  que ces éléments appartiennent bel et bien aux forces de défenses et de sécurités de notre pays. Ces actes de barbarie prouvent à suffisance que les cas de l’homme d’affaires Issa Manu et d’autres seraient avérés malgré les démentis des plus hauts responsables du régime ».

Pour cet ancien ministre de la Seleka, le pouvoir actuel dépasse les limites.

« Les responsables de ce régime font montre  de fartage insolant et immoral à des artistes étrangers qui viennent dans notre pays à hauteur de millions  de francs CFA…, je suis vraiment en colère  ».

D’après lui, ce régime du Président Faustin Archange Touadera est considérablement inconscient et immoral.  Et donc il n’y a aucune possibilité d’y faire confiance.

Rappelons que l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane vit depuis trois ans en France.

Nana-Mambéré, 5 ex-rebelles de 3R copieusement tabassés et torturés par les mercenaires russes, 2 placés en détention

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Après avoir déposé officiellement leurs armes en décembre dernier, les 5 des 8 ex-rebelles de 3R, en raison de leurs conditions de vie très difficile,  ont décidé de retourner sur des chantiers miniers dans la sous-préfecture de « Abba » pour chercher à travailler comme orpailleurs, c’est-à-dire  laver des alluvions aurifères pour  en retirer les paillettes d’or. Mais à leur surprise, ils ont été mal accueillis par la population locale et remis aux Mercenaires russes. C’est le début de leur souffrance.

Bouar/chantier-minier-de-abba-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-38513″ data-wpel-link=”internal”>Chantier d'or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.
Chantier d’or

 

C’était le mercredi 22 décembre dernier que les 15 rebelles, qui affirment appartenir à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), sont sortis  de leur cachette pour demander aux forces de l’ordre leur désarmement officiel.

Ces ex-combattants rebelles, dont 7 ex-miliciens Anti-Balaka et 8 ex du mouvement 3R (Retour, réclamation, réhabilitation),sont sortis vers le village Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar. Ils ont rencontré les populations qui les ont conduits dans la base des forces armées centrafricaines (FACA) qui, à leur tour, les ont conduits à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré ».

Or, depuis 4 mois, ces ex-rebelles, abandonnés à leur triste sort, ont connu toute sorte de difficulté pour subvenir à leur besoin. Certains qui ont des femmes et enfants ne peuvent plus supporter. C’est ainsi qu’ils ont décidé la semaine dernière de retourner à Bakari, pour certains, à Kpandé pour les autres.  Mais sur les chantiers de Kpandé, ces ex-rebelles, qui étaient au nombre de 3, ont eu la surprise de voir que les mercenaires russes sont devenus maintenant des chefs des chantiers, des superviseurs. Mais après leur interrogatoire par les hommes de Wagner, ces ex-rebelles ont décliné leur identité avec des pièces justificatives à l’appui. Ce qui n’a pas empêché les mercenaires russes de les tabasser copieusement. Ils ont été refoulés de la localité. Or, à Bakari, situé à environ 115 kilomètres de Bouar, ce sont plutôt les populations locales qui ont mal accueilli ces ex-rebelles qui étaient au nombre de 2. Ils ont été accusés d’être des coupeurs de route et remis aux mercenaires russes qui sont basés à Baboua. Après être tabassés, ces deux ex-rebelles ont été transférés à Bouar, à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie depuis 4 jours.

Affaire à suivre…

 

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La COSCIPAC  appelle la population de Bangui,  celle des villes de toutes les provinces de la RCA à se tenir prête pour  l’organisation des Concerts de Casseroles et de Klaxons tous les jours

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

 

COORDINATION DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

 

APPEL A LA MOBILISATION GENERALE POUR LA  SAUVEGARDE DE NOTRE PATRIE !

 

« LE BATEAU centrafricain EST ENTRAIN DE SOMBRER, IL APPARTIENT A TOUS LES  BRAS QUI Y SONT EMBARQUES DE S’ACTIVER POUR LE SAUVER, AU RISQUE D’Y PERDRE  LA VIE ! »

 

Peuple Centrafricain, réveilles toi, lèves toi et bats toi pour ton droit à la vie !

Nous, Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en  Centrafrique (COSCIPAC), réunit en Assemblée Générale Extraordinaire ce jour, avons  observé et examiné la réaction du pouvoir en place en rapport avec les revendications  nobles et pertinentes faites à l’encontre du gouvernement en la date du 11 Avril 2022.

En effet, en tant que « voix des sans voix », la COSCIPAC a interpellé le pouvoir  vacillant et médiocre de Faustin Archange TOUADERA sur les dérives dangereuses qui  résultent de ses actions maffieuses et sanguinaires qui mettent en péril la vie même, et  l’existence de la RCA et de ses habitants, en tant que patrie et peuple !

Et depuis plus de deux ans, la COSCIPAC ne cesse de crier haut et fort ce que le  Centrafricain pense et redoute du pouvoir du « roublard » FAT et des manigances de son  clan du MCU.

Il s’avère que malgré nos mises en gardes, nos nombreuses alertes et nos  innombrables revendications, rien n’y fait ! La situation de notre pays et la vie du  centrafricain va de mal en pis ; et, cela sans qu’aucune lueur d’espoir ne pointe à l’horizon.

La terreur règne en maitre absolu sur la terre de Barthelemy BOGANDA ! Avec ce tableau sombre et insupportable pour le commun des mortels qui se respecte, le  MCU et son leader TOUADERA veulent manipuler Notre Constitution, si chèrement

acquise, pour leur permettre de « remettre le compteur à Zéro », comme ils aiment le  dire, afin de pouvoir briguer un autre mandat, en fraudant comme ils ont la manie de le  faire !

Non content des malheurs et du désespoir du peuple, TOUADERA, le MAFIEUX,  Docteur « Es Roublardise », nous plonge encore d’avantage, en voulant faire de la RCA la  plateforme, véritable plaque tournante, du crime organisé et du blanchiment d’argent  des crimes de sang, en instaurant une loi sur la Crypto monnaie, mode de paiement et  d’investissements prisée, et totalement récupérée, par la maffia et trafiquants de tous  bords.

Trop, c’est trop !

Centrafricaines, Centrafricains, il est plus que temps de te réveiller, de te lever tel  un seul homme, non pas seulement pour barrer la route, mais pour chasser du milieu de  toi ces mauvaises herbes que sont le groupe des Médiocres, Corrompus, Usagés et Usés,  en d’autres termes : le MCU.

Il est temps de lui montrer par tes actions et actes de bravoure que tu n’es plus ce  peuple « malade de l’Afrique » que l’on peut manipuler à volonté ! C’est pourquoi, comme prévu, il est temps de passer aux actions ! Il est temps de  prouver aux yeux du monde et de tes détracteurs que tu as la maitrise de ton destin et de  ta destinée !

Si tu croises les bras, qui viendra agir à ta place ? Regardes autour de toi, tu ne vois pas comment les autres défendent leurs libertés  chèrement acquises au prix du sang ? Ne te souviens-tu pas de tes aïeuls qui ont bravé les armes et les prisons de  l’empire pour une simple raison de tenus scolaires et de retard de salaires ?

Mais, comment peux-tu laisser un consortium de brigands, voyous, corrompus et  corrupteurs, voleurs, pilleurs, escrocs, assassins, maffieux, qui ont fait appel à des  mercenaires sanguinaires pour te décimer et te réduire à l’esclavage, continué de te  fouler aux pieds ? Ou est ton UNITE ? Ou est ta DIGNITE ? Quel TRAVAIL fais-tu pour recouvrer enfin  ta Liberté ?

La COSCIPAC met en garde toutes les personnes malintentionnées  qui veulent manipuler une partie de la population afin qu’elle prenne  partie à leurs manœuvre machiavéliques pour toucher à notre Constitution !

Nous mettons également en garde le défroqué, Premier Vice-Président  de l’Assemblée Nationale, auteur et acteur principale de ce projet ainsi  que ses acolytes députés, dont nous détenons les noms, et nous les appelons à arrêter  toutes leurs manigances par personnes interposées pour toucher à « Notre Constitution » !

De ce qui précède, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix  en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, appelle la population de Bangui,  celle des villes de toutes les provinces de la RCA à se tenir prête pour  l’organisation des Concerts de Casseroles et de Klaxons tous les jours, à partir  de 19 heures dans les jours à venir , en réponse à l’appel que nous lancerons,  pour manifester notre mécontentement, notre ras- le bol, notre dégout et le  rejet total du Régime autocratique, dictatoriale et sanguinaire de Faustin  Archange TOUADERA et de son clan MCU.

Nous disons, enfin, à l’endroit de tout le peuple centrafricain, que « l’heure  n’est plus aux réactions, mais, plutôt, aux Actions pour sauver notre République en  Danger, car prise en Otage ! »

L’armée la plus forte du monde est le Peuple, et, la force reste au Peuple !

 

Fait à BANGASSOU, le 03 Mai 2022

Pour la COSCIPAC

Le Coordonnateur National

Petit Delphin KOTTO

Centrafrique: Human Rights Watch  accuse les paramilitaires russes de meurtres et tortures sur des civils

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Rédigé par AFP

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

 Bangui (CNC) – Des «preuves convaincantes» démontrent que des paramilitaires russes soutenant le pouvoir en Centrafrique y ont commis «de graves abus» sur des civils, dont des meurtres et tortures, «en toute impunité» depuis 2019, estime Human Rights Watch (HRW) dans un rapport publié mardi.

 

Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

Ce pays, l’un des plus pauvres du monde, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile très meurtrière au début mais qui a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Le président Faustin Archange Touadéra a toutefois appelé fin 2020 Moscou à la rescousse d’une armée faible et démunie pour repousser une offensive rebelle qui menaçait Bangui et le régime.

Des centaines de paramilitaires russes –des «mercenaires» de la compagnie privée de sécurité Wagner selon l’ONU et des capitales occidentales– ont été envoyés en renfort de centaines d’autres qui soutenaient le régime déjà depuis 2018.

Grâce à eux, les groupes armés, rebelles ou simples prédateurs, ont été repoussés d’une majorité des deux tiers du territoire qu’ils occupaient encore en 2020.

Mais l’ONU, l’Union européenne et des pays, comme la France notamment, accusent les «mercenaires» de Wagner de commettre des crimes et exactions contre les civils, et le pouvoir de M. Touadéra de les laisser piller les ressources du pays en échange de leur soutien militaire.

«Des preuves convaincantes montrent que des forces identifiées comme russes soutenant le gouvernement centrafricain ont commis de graves abus à l’encontre de civils en totale impunité», résume Ida Sawyer, directrice de la division Crises et conflits à HRW, en conclusion d’un rapport de 13 pages basé notamment sur les témoignages de dizaines de victimes, proches et témoins.

«Des forces identifiées par des témoins comme étant russes semblent avoir sommairement exécuté, torturé et battu des civils depuis 2019», dénonce HRW.

«Le gouvernement centrafricain a certes le droit de demander une assistance internationale en matière de sécurité, mais il ne peut pas permettre à des forces étrangères de tuer et de maltraiter des civils en toute impunité», accuse Mme Sawyer.

Le rapport établit clairement un lien — en s’appuyant sur des «preuves» avancées par des gouvernements occidentaux et des experts de l’ONU — entre ces «forces russes» et Wagner, qui a selon lui «des liens manifestes avec le gouvernement russe».

HRW détaille notamment l’exécution par «des hommes parlant russe» de 12 hommes «non armés» arrêtés à un barrage routier, «battus» puis «abattus» d’une balle dans la tête le 21 juillet 2021 près de Bossangoa, à 300 km au nord-ouest de Bangui.

Le rapport évoque aussi des «détentions arbitraires, tortures et exécutions extra-judiciaires» présumées à Alindao (centre) en juin 2021, sur des «hommes arrêtés au hasard dans la rue».

Sollicités par HRW sur les accusations du rapport, ni le gouvernement centrafricain, ni le ministère russe des Affaires étrangères n’ont donné suite, selon l’ONG. Moscou affirme systématiquement que les paramilitaires russes sont des «instructeurs militaires non armés» chargés d’entraîner les soldats centrafricains.

 

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Bitcoin : la Centrafrique risque-t-elle une  exclusion de la zone CFA ? 

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Bangui (CNC) – Scandalisées par l’octroi d’un cours légal aux  cryptomonnaies, les autorités financières d’Afrique  centrale comptent sévir. Mais le front commun affiché au  sein de la BEAC est-il véritablement uni ?

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Rédigé par Joël Té-Léssia Assoko, Maureen Songne, Omer Mbadi

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Vu de la présidence, à Bangui, la « décision historique » d’adopter le Bitcoin comme « monnaie  officielle » représente sans le moindre doute « un pas décisif vers l’ouverture de nouvelles  opportunités » pour la République centrafricaine (RCA), selon un document de l’exécutif  consulté par Jeune Afrique. À l’extérieur des frontières de cet État, l’un des six pays les plus  pauvres de la planète – le PIB par habitant végète à 493 dollars bien au-dessus du score  burundais (239 dollars), mais pas trop loin de l’Afghanistan (518) –, la réaction est  incandescente.

« C’est un bras d’honneur aux principes communautaires », s’émeut un haut cadre de  l’administration des Finances de la sous-région.

 

« Cette décision semble une provocation  destinée à entraîner l’expulsion de la Centrafrique de la zone CEMAC et du Franc CFA. Les autorités de Bangui donnent aux pays voisins une raison de les expulser de la Zone plutôt que  d’assumer leur volonté unilatérale d’en sortir », tempête cet expert.

« La Loi votée le 22 avril  2022 en RCA est nulle et de nul effet, dans la mesure où elle viole les textes de l’Union  monétaire en Afrique centrale (UMAC) auxquels adhère le pays », complète depuis Yaoundé  un responsable de la Banque centrale des États d’Afrique centrale (BEAC).

Signe de l’urgence et de la volatilité de la situation, nos interlocuteurs ont insisté pour que leur  anonymat soit préservé, tant que les chefs d’État de la sous-région ne se seront pas  officiellement prononcés.

 

Approximations et bégaiements juridiques

 

Le texte de la loi du 22 avril votée par les députés centrafricains pose bien des difficultés. Il  octroie « un pouvoir d’émission illimité » (art. 1) régissant les cryptomonnaies, sans pour autant  indiquer clairement de quelle autorité dépend cette puissance. Le même article stipule que cette  disposition est « sans préjudice de la loi sur l’intégration monétaire ». Autrement dit, une  nouvelle structure d’émission de monnaie légale est instaurée « sans préjudice » aux instances  chargées de l’émission de toute monnaie légale dans la république centrafricaine…

C’est la plus grave crise institutionnelle de l’histoire récente de l’Afrique centrale Ce texte qui octroie également aux cryptomonnaies un taux de change « librement déterminé  par le marché » – une hérésie monétaire au vu des textes encadrant le cours du franc CFA  d’Afrique centrale (XAF) vis-à-vis de l’euro – proclame qu’en matière comptable la « monnaie  légalement utilisée en RCA est considérée comme monnaie de référence ». Laquelle : le franc  CFA ou le Bitcoin ? Mystère.

Ces approximations et bégaiements juridiques ont le don d’exaspérer les spécialistes de la  finance et du cadre monétaire régional consultés par Jeune Afrique. « Il y a des instances  communautaires auxquelles les pouvoirs de politique monétaire ont été délégués. Selon les  informations obtenues de la BEAC, jamais la question de l’accord d’un cours légal aux  cryptomonnaies en Centrafrique n’a été portée à l’ordre du jour du Comité de politique

monétaire de la Banque centrale. C’est la plus grave crise institutionnelle de l’histoire récente  de l’Afrique centrale », insiste notre cadre de Libreville.

 

Est-ce que Bangui a bien mesuré la portée et les conséquences de cette décision ?

 

Court-circuiter l’architecture légale, financière et institutionnelle De fait, malgré les circonlocutions du texte adopté le 22 avril à Bangui, de l’aveu même des  autorités centrafricaines, l’objectif est bel et bien de court-circuiter l’architecture légale,  financière et institutionnelle existant au sein de la Communauté économique et monétaire  d’Afrique centrale.

« Envoyer de l’argent de la RCA à l’international devient très difficile. Recevoir également [des  fonds] à destination de la RCA le devient également. Parce que cela est contrôlé [et] passe par  les Banques centrales », a justifié Justin Gourna Zacko, ministre centrafricain des TIC, après  l’adoption du texte de loi.

 

Personne ne peut accepter cette indiscipline

 

« Est-ce que les autorités centrafricaines ont bien mesuré la portée et les conséquences pratiques  de cette décision ? », avertit notre dirigeant.

Défi lancé aux institutions, risques de propagation Selon plusieurs sources contactées au sein de la CEMAC (Cameroun, RCA, Congo-Brazzaville,  Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), la sortie pure et simple de la Centrafrique de la zone CFA  est tout à fait envisageable. « Personne ne peut accepter cette indiscipline et un pareil défi lancé  à tout le mécanisme de contrôle interne de la zone monétaire », tranche notre interlocuteur à  Libreville.

C’est la porte ouverte à toute sortes de sorties et d’entrées illégales de devises « Le risque est clair : c’est celui de propagation à l’ensemble du marché. Dès que vous avez au  sein d’un pays membre de la CEMAC une place de marché qui permet de convertir des francs  CFA (XAF) en cryptomonnaie, vous avez de fait un mécanisme de sortie de devises parallèle à  celui contrôlé par la BEAC. Donc tout détenteur de francs CFA dans la zone peut y avoir  recours, qu’il soit en Centrafrique ou non. C’est la porte ouverte à toute sortes de sorties et  d’entrées illégales de devises », complète notre source.

« Avec la cryptomonnaie, il n’y a plus de contrôle de la Banque centrale. Vous avez votre  argent, vous l’envoyez à un investisseur ou à une entreprise, vous [le] recevez dans n’importe  quelle monnaie – dollar, euro, CFA, naira. Il faudrait que nous ayons le cadre juridique, d’abord,  pour permettre à tout Centrafricain de disposer de cette possibilité de transfert d’argent », s’est  enthousiasmé Justin Gourna Zacko, confirmant les pires craintes de plusieurs dirigeants des  pays voisins.

Cette dernière précaution de langage est, de fait, l’une des principales sources d’anxiété et de  colère vis-à-vis de l’expérimentation de Bangui. « L’article 3 de la Convention régissant  l’UMAC stipule que : « L’Union monétaire se caractérise par l’adoption d’une même unité  monétaire dont l’émission est confiée à un Institut d’émission commun, la Banque des États de  l’Afrique centrale, […] régi par des statuts propres qui font partie intégrante de cette  Convention », insiste le cadre de la BEAC, pour qui les récentes annonces centrafricaines  constituent un affront direct au principe même d’union monétaire.

 

Derrière cette décision, l’ombre tutélaire de Moscou ?

 

Nombreux sont ceux qui voient dans cette « disruption » l’ombre tutélaire de Moscou, dont les  démembrements à travers la nébuleuse Wagner sont incontournables à Bangui. « Il est étrange  et anormal que la RCA soit le premier pays à prendre l’initiative d’une loi sur la cryptomonnaie,  sans l’avis du gouverneur de la BEAC et en dehors de tout cadre réglementaire communautaire.

C’est une infraction grave », rappelle notre interlocuteur à Yaoundé.

« Par cette loi, dans son empressement à légiférer pour se placer au rang des premiers  « courageux et visionnaires » États du monde à reconnaitre le Bitcoin comme monnaie officielle  et moyen de paiement, la République centrafricaine a pris la décision souveraine de dénoncer implicitement tous les traités et accords monétaires et financiers conclus par elle », avertit une  note juridique interne au sein de l’institution monétaire régionale, consultée par Jeune Afrique.

 

Cette opération favorisera le blanchiment de l’argent sale, fera le lit de la fraude fiscale et de  l’escroquerie

 

Au demeurant, des réticences se sont exprimées depuis la Centrafrique même, où le taux de  pénétration d’internet est de seulement 11 % selon le spécialiste des données en ligne  DataReportal. Les députés de l’opposition que sont les anciens Premier ministre Anicet Georges  Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Rachel Ngakola, ex-directrice générale des Douanes,  tous membres de la commission ayant étudié le projet de loi, se sont désolidarisés du rapport  final, pour cause de « fortes réserves ». Ils mettent en avant une opération qui favorisera, selon eux, « le blanchiment de l’argent sale,  fera le lit de la fraude fiscale et de l’escroquerie ». Les trois députés s’inquiètent également de  l’impact d’une telle mesure sur les bailleurs. Un tel projet « ne peut susciter que de la suspicion  » et risque de compromettre « les décaissements des grandes institutions », alertent-ils.

 

L’exercice délicat du comité ad hoc de la BEAC

 

Selon les informations de Jeune Afrique, un comité ad hoc a été mis en place par la BEAC pour  plancher sur le nouveau cadre monétaire instauré en Centrafrique.

Convoqué par le gouverneur  de la BEAC, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, ce comité doit rendre ses conclusions au plus  tard ce lundi, 2 mai.

Nous ne faisons plus confiance aux Occidentaux. La Centrafrique n’a pas tort de prendre les  devants

Exercice délicat, car tous ne désapprouvent pas entièrement la décision de Bangui. Un haut  dirigeant des instances financières équato-guinéennes pointe le mouvement de « panique »  provoqué par les sanctions financières contre le Mali mais aussi contre la Russie, notamment les restrictions d’accès à la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, d’un côté, et la  confiscation des réserves de devises étrangères de l’autre.

« N’importe quel gouvernement responsable doit se préparer au pire. Nous ne faisons plus  confiance aux Occidentaux même pour respecter les règles internationales. Un dirigeant prend  telle décision contestée, et n’importe quel citoyen du pays en question peut voir ses actifs  confisqués ? Sans respect d’aucune règle, même pas les protections diplomatiques ? La  Centrafrique n’a pas tort de prendre les devants. Ce sont des décisions de protection, des  parades, des palliatifs », insiste cette source. Cependant, les dirigeants centrafricains auraient  dû « informer les autorités de la sous-région et les partenaires, dont la France », complète-t­elle.

 

Réactions sévères, vers des sanctions exemplaires ?

 

« Cette loi porte en elle tous les germes de la déstructuration, de la destruction du système  monétaire, bancaire et financier de la CEMAC, bâti sur une monnaie unique, tel que nous le  connaissons », avertit un analyste juridique de la Banque centrale.

Du côté occidental, la réaction est sévère. « Nous avons pris note de la promulgation, le 22  avril, d’une loi régissant les cryptomonnaies en RCA », indique un porte-parole de la  Commission européenne, interrogé par Jeune Afrique. « L’Union européenne attend des  éclaircissements sur les modalités de mise en œuvre proposées, ainsi que sur les implications  pour l’union monétaire de la CEMAC, y compris la convention UMAC. Notre délégation est  en échange régulier avec les autorités du pays, ainsi qu’avec nos principaux partenaires et les  institutions de la CEMAC », complète le fonctionnaire européen. Ce dernier rappelle cependant  que « les mesures restrictives au regard de la situation en RCA qui comprennent (entre autres)  un gel des avoirs et une interdiction de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités  sur la liste de sanctions », restent en vigueur.

« Les cryptoactifs et en particulier les cryptomonnaies sont couverts par ces sanctions. Le  contournement des sanctions de l’UE par l’utilisation de cryptoactifs n’est pas autorisé »,  conclut-il. Dont acte.

 

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Centrafrique : le gouvernement veut rassurer le public sur l’adoption de Bitcoin

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Rédigé par Xinhua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 3 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) veut rassurer le public sur l’inquiétude de la légalisation de la crypto-monnaie de Bitcoin, a indiqué dimanche le ministre centrafricain de l’Economie numérique, des Postes et Télécommunications, Justin Gourna-Zacko, lors d’une interview accordée à Xinhua.

 

La légalisation de cette monnaie est jugée “anormale” par certains députés de l’opposition et leaders politiques centrafricains, qui trouvent étrange que la RCA, membre de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), soit le premier pays à prendre l’initiative d’une loi sur la crypto-monnaie, sans l’avis du gouverneur de la BEAC et en dehors de tout cadre réglementaire communautaire.

“Le gouvernement n’a pas besoin de solliciter l’avis des institutions internationales bancaires pour utiliser la crypto-monnaie. De plus, cette loi ne va pas à l’encontre des textes internationaux qui régissent les finances dans notre pays et la sous-région. Nous avons travaillé avec les juristes et financiers qui nous ont dit qu’ils n’ont pas d’incompatibilité entre les textes internationaux et les nôtres”, a réagi le ministre.

Adoptée par les législateurs centrafricains et promulguée par le président du pays, la crypto-monnaie est entrée officiellement en vigueur en RCA, selon un communiqué de presse rendu public le 26 avril par la présidence centrafricaine.

 

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À Nzako, le bilan de l’attaque des rebelles s’alourdit, les soldats FACA quittent la ville pour Bangui

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La colère est grande à Nzako après l’attaque jeudi d’une position de l’armée nationale par des rebelles dans la ville. C’est une grande déception quand on voit comment les éléments des forces armées centrafricaines (FACA) combattent leurs ennemis. Au premier tir de canon, certains ont déjà jeté leur arme et prennent la poudre d’escampette. Pourtant, à Bangui, le chef de la COSI (communauté des officiers pour la sécurité internationale), le russe Alexandre Ivanov, et les autorités centrafricaines ne manquent pas d’éloges pour ces soldats de l’armée nationale.

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Les soldats FACA à Obo, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

 

Le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué, d’une manière foudroyante, les positions de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine. L’affrontement a duré un peu plus d’une heure, faisant 6 morts au départ dans le rang des soldats FACA, et trois du côté des rebelles. Mais ce bilan s’alourdit très vite, on parle désormais de 11 morts du côté des FACA, et toujours 3 du côté des rebelles. La quasi-totalité de ces soldats a perdu leurs outils de combats, seuls d’eux qui ont pu garder leurs armes  par-devers eux.  Au même moment, ils ont quitté précipitamment la ville pour se retrancher à Bakouma, une ville située à 60 kilomètres sur l’axe Bangassou, au sud-Est de la RCA.

Pendant ce temps, les Mercenaires russes, basés à Bria, sont venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvent aucun soldat sur place. Ils les ont appelés au téléphone pour tenter de les supplier de retourner à Nzako, mais ces derniers ont catégoriquement refusé en bloc. Ces soldats ont justifié leur refus de retourner à Nzako par le comportement violent de ces mercenaires russes envers eux, et décident finalement de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin descendre à Bangui.

C’est ce qu’on appelle retour en force de l’armée nationale grâce aux « russes ».

 

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Éditorial du journaliste Ernest Lakouétènè : QUAND LES FÉLICITATIONS DE TOUADERA M’INSPIRENT…

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Rédigé par Ernest Lakouétènè

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ainsi donc, Touadéra a décidé de faire comme les autres : féliciter Macron pour sa réélection. Cela peut paraître une banalité dans les usages diplomatiques internationales.

centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-11/” rel=”attachment wp-att-32170″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Passons sur les fautes élémentaires de français; on commence à s’y habituer, même si cela ternit quelque peu l’image de l’illustre “Pr”, et, pire encore, celle du pays qu’il préside. Ce pays n’est pas encore devenu russophone; le Pr devrait s’en souvenir, et ses “nègres” devraient veiller avec plus de rigueur à la toilette orthographique et grammaticale des écrits qui portent la signature du Pr!! Mais passons.

 

Nul n’ignore la nature plutôt exécrable des relations entre la rca et la France. Le régime aventurier et sans vision du MCU ne manque aucune occasion (depuis ses nouvelles amours russo – mercenaires) de dénoncer et accuser la France et ses officiels de tous les péchés. Les supporteurs zélés de ce régime et de son Président (Pr) de chef ne se gênent plus d’insulter, humilier, vilipender, honnir la France et ses dirigeants, la France qui est systématiquement pointée comme la cause, la responsable unique de tous nos maux, y compris ceux que nous créons nous-mêmes par notre nullité, notre incompétence, notre irresponsabilité. Tout est imputé à la France! A proportion que la Russie de Poutine nous est exhibee comme LE modèle, l’archétype du “Bon Pays” à louer, encenser et imiter, jusqu’à la stupidité.

 

Moyennant quoi, Touadéra et Macron ne sont pas des potes. Loin s’en faut. Cela crève les yeux.

 

Or, l’énorme surprise, c’est de voir Touadéra, le Pr, s’abîmer dans la basse flatterie, qui tient ici de la flagornerie… Dans quel but? Gagner la sympathie de Macron? rentrer dans ses bonnes? Sûrement les deux.

 

Ça commence par un retentissant

 

<<Monsieur le Président, cher ami>> et ça finit par <<Veuillez agréer, Monsieur le Président, les assurances renouvelées de ma très haute et amicale considération>>. Sans oublier le savoureux <<Amicalement>> (ajouté au stylo!)

Une aussi insistante proclamation d’amitié nous laisse songeurs!

 

Mais dès qu’il est lancé dans ses envolées lyriques, notre Pr ne contrôle plus sa verve. C’est ainsi qu’à son grand et vieux pote réélu, le Pr-poète entre en pamoison ; il déclare à celui-ci plus que son amour :

<<Mes vives et chaleureuses (quelle inutile redondance!) félicitations>>, auxquelles il n’oublie pas d’ajouter, curieusement, <<mes vœux  sincères de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple français>>!! (Je ne sais pas ce qu’en pense l’agitateur en chef de Bangui, un certain Kossimachin; mais, on dirait bien que Touadéra trahit la grande cause qui fait vivre leur camp). Vérification faite, Macron est juste réélu à la tête de la France; sa “santé” et son “bonheur” ne sont pas menacés. Et puis, féliciter est une chose, former des vœux  est autre chose.

Il est tout de même cocasse et truculent d’entendre le président de l’un des derniers pays les plus pauvres de la terre se soucier du “progrès” et de la “prospérité” d’un des pays les plus puissants et les plus développés du monde.

 

MACRON, L’ANTI-TOUADÉRA?

 

Là où le Pr m’a surpris et épaté, c’est quand il évoque les “hautes qualités” qu’il reconnaît à son grand ami Macron. En effet, l’état calamiteux de notre Centrafrique que ce Pr dirige depuis déjà 11 longues années (5 ans comme premier ministre et 6 ans comme président) m’avait laissé penser qu’il ne savait rien de son véritable rôle, de ce que son peuple et son pays attendent de lui, des vertus et qualités qui sont celles d’un vrai chef d’État. Erreur! Le Pr de Bangui sait tout ça! Sauf qu’il reconnaît ces qualités chez Macron, mais pas chez lui-même, selon ce qu’il déclare ou suggère lui-même. Il sait que la réélection de l’ami qu’il célèbre

<<est un hommage à vos hautes qualités humaines et intellectuelles>>! (Quand on manque de telles <<hautes qualités>> est-on digne de gouverner un pays?)

Notre Pr poursuit en rendant hommage au <<peuple français qui, fidèle aux nobles idéaux qui fondent l’identité de votre pays, a fait le choix du progrès, de l’ouverture et de la confiance en l’avenir>>! Incroyable!

Nous, peuple centrafricain, à quelles “nobles valeurs qui fondent notre identité” sommes-nous fidèles, depuis 2016 où tout le pays part en lambeaux?

Touadéra est-il crédible quand il parle de “progrès”, d’ “ouverture” et de “confiance en l’avenir”?

 

Le même Pr qui, il y a tout juste un mois, est passé à côté d’une belle opportunité de rassembler son peuple et dialoguer avec tous pour marcher résolument vers la sécurité, a-t-il une once de crédibilité lorsqu’il évoque, s’adressant à Macron <<notre combat commun et l’action que nous menons ensemble pour promouvoir la sécurité, la paix, la justice, la liberté et la démocratie>>? C’en est trop! La flagornerie débouche généralement sur le ridicule…

 

En définitive, en vantant les qualités qui ont fait réélire Macron, Touadéra suggère bien qu’il est étranger et délibérément fermé à ces valeurs.

Voilà pourquoi son régime est incapable d’assurer à son propre peuple et son pays “la sécurité, la paix, la justice, la liberté et la démocratie”.

 

La RCA souffre précisément de l’inexistence de ces valeurs qui fondent le développement et le progrès de tout peuple. Une chose est de le savoir et de le dire du bout des lèvres, une autre est d’y croire et de s’appliquer à les cultiver chez soi.

 

Un régime au pouvoir qui se révèle incapable de garantir à son peuple ces valeurs cardinales est disqualifié.

 

Tel est le message unique des félicitations professorales venues de Bangui. Dommage! Triste!

 

  1. Lakouéténé-Yalet

 

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Centrafrique : forte augmentation des tarifs douaniers, inquiétude chez les importateurs  

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis deux semaines, la République centrafricaine, confrontée à des difficultés financières de grande ampleur, a fortement augmenté  ses tarifs douaniers  sur plusieurs produits   de toute provenance extérieure au territoire douanier  centrafricain.  Ces nouvelles mesures consistent à imposer des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 50% sur les importations des marchandises et de service, et ce, conformément à la loi de finances 2020, 2021 et 2022, selon la direction générale des douanes et droits indirects de la RCA. Or, pour les importateurs, ces nouvelles mesures sont trop arbitraires et décourageantes.

Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints
Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints lors du point de presse à Bangui le jeudi 27 mai 2021. Photo CNC

 

Le peuple centrafricain victime

 

Décidément, le gouvernement centrafricain est résolument décidé à frapper de plein fouet le peuple centrafricain des conséquences de sa mauvaise gestion du pays. Avec plusieurs milliards de francs CFA versés mensuellement à la société de mercenariat russe Wagner, les caisses de l’État sont désormais au rouge. Et le seul moyen d’avoir de liquidité pour payer à nouveau la société Wagner, c’est de frapper de plein fouet les poches des centrafricains. C’est ainsi que depuis deux semaines, Bangui  a instruit le chef  du corridor du guichet unique au Cameroun d’appliquer à la lettre les nouveaux tarifs douaniers décidés  dans la loi des finances 2020 et 2021 qui consistent à  faire payer les importateurs d’au moins 25% de plus  sur les droits et taxes  douanières, le tout sans avoir sensibilisé les importateurs, encore moins informé  certains conseils sur ces nouvelles mesures. Ils ont pris tout le monde par surprise.

 

Les centrafricains en otage

 

Pour beaucoup des importateurs, le gouvernement centrafricain a décidé de prendre tout son peuple en otage, soi-disant que c’est l’Assemblée nationale  qui a voté cette loi.

« Un parlement qui n’a jamais voté une loi en faveur du bat peuple, un parlement bourré des criminels économiques, un parlement corrompu »,  s’alarme un importateur centrafricain.

Le cas palpable est celui d’importations des véhicules par exemple. Pour un petit engin d’occasion de  5, 6 et 7 chevaux, le tarif initial était de 625842 francs CFA, ajoutant   une somme de 11925f pour les frais de banque, ce qui fait en tout 637767 francs CFA  pour le droit et taxe. Mais maintenant ils ont augmenté à 901000 francs CFA, ajoutant la somme de   11925f de frais de banque, ce qui fait en tout 912925 francs CFA  pour les petites voitures de 5, 6 et 7 chevaux fiscaux.

Alors pour les 4×4 de 8, 9, 10,et 11 Chauveau fiscaux, avant c’est 740 mille francs CFA avec  les frais de banque, mais maintenant c’est 1360000francs CFA plus 11925 francs CFA de droit de banque, ce qui fait 1,371,925 francs CFA.

Une augmentation moyenne de 25%.Hors ont mis cette augmentation vertigineuse des droits et taxes douanières sur les produits importés, sur le marché de la capitale, les prix flambent à nouveau. Et cela concerne  les produits de grande consommation. Certains produits n’existent plus sur les marchés.Pour les Centrafricains, le pays tend de plus en plus vers une noyade collective.« Le pays est déjà dans le trou. Mais à force de creuser en profondeur, on risque de se retrouver pleinement dans l’eau sous la terre, et c’est la noyade collective », s’alarme un étudiant de  l’université de Bangui.

 

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Les Centrafricains, pris au piège, condamné par le gouvernement à mourir de leur maladie dans le pays

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une décision inédite. Du jamais vu dans l’histoire de la République centrafricaine, encore moins du monde. Le pays, déjà au fond du trou, s’enfonce de plus en plus. Mais jusqu’à quel niveau? Le paiement par mois de plusieurs milliards de francs CFA à la société de mercenariat Wagner plonge le trésor public dans le chaos financier.  Mais pour le gouvernement, le problème est loin, et la solution est avant tout sur le dos du peuple centrafricain.

 

Par arrêté n°102, le ministre de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet de la présidence, suspend temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger, avec pour principale raison : la crise budgétaire.

Justement, cette crise financière plonge tout le pays dans une autre dimension sociale plus grave. Avec au moins 2,2 millions de personnes qui sont en insécurité alimentaire élevée en raison des prix élevés des denrées alimentaires, et la quasi-totalité des hôpitaux du pays sont dans des conditions alarmantes, les autorités du pays, de leur côté, trouvent mieux de suspendre temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger. Ceci dit, les fonctionnaires de l’État, qui ont malheureusement cotisé chaque mois pour leur santé,  ne sont plus admissibles à une évacuation sanitaire à l’étranger. Chacun pour soit, Dieu pour tous.

 

Les observateurs s’insurgent

 

Alors, pour de nombreux observateurs centrafricains, pourquoi ne pas aussi diviser les frais spéciaux dédiés à la présidence et à la primature (entre 600 millions de FCFA à 1 milliard) ? Réduire drastiquement le salaire du Président de la République et celui du chef du Parlement ? Pourquoi ne pas supprimer les “bons vendredis” accordés aux ministres et à certains chefs d’institutions publiques ? Ne serait-ce pas tout simplement justice face à la situation financière très chaotique des centrafricains, qui exige plus que jamais, une vraie politique d’austérité ?

Selon monsieur Ben Wilson NGASSAN, observateur de la vie politique , ceux qui tiennent le pouvoir en Centrafrique ne tarissent jamais d’éloges pour eux-mêmes : “visionnaire”, “optimiste”, “indépendantiste”, “Pouvoir du peuple”, sauf qu’on les voie très rarement prendre des mesures politico-économiques réelles pour abréger la souffrance du Peuple pour qui ils se réclament.

 

Disparité sociale choquante

 

« Les disparités sociales sont aujourd’hui très patentes en Centrafrique. Il y a quelques semaines, un ancien dignitaire de ce régime nous faisait entrer dans le paradis de sa villa huppée. Un vrai scénario digne de Pablo Escobar ! Toutefois, au Palais de Mandji, tous les week-ends, le vent est en poupe. Mais qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ces gens ? », s’alarme monsieur Ben Wilson.

 

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Nathalie Yamb, cette panafricanoïde, ostentatoirement appelée “la dame de Sotchi”, traite l’opposant Martin Ziguélé de “perroquet de Paris”.

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Rédigé par Ben Wilson

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 2 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le crime du Président du MLPC  Martin Ziguelé : Prendre position politique contre la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie avec toutes ses conséquences qu’on sait déjà. Mais quand les Centrafricains y pensent, ils se demandent comment fait cette apatride pour dormir la conscience tranquille avec ce comportement digne des néoesclaves ?

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Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Yamb est Camerounaise, elle s’est naturalisée Suissesse, et profite merveilleusement de la belle vie en Europe et vilipende l’Occident (paradoxe, incohérence ?)

 

D’après un observateur centrafricain, « cette dame qui se croit plus Centrafricaine que les Centrafricains eux-mêmes feraient mieux de venir à Bangui, vivre dans nos rues poussiéreuses, palper la réalité de l’huile qui manque dans notre cuve pour savoir à quel point ce peuple souffre ».

 

Vous avez dit “Panafricaniste” ? Voilà ces gens qui déshabillent Paul pour habiller Pierre, ajoute – t-il.

 

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Légalisation du bitcoin en Centrafrique : l’ombre de la Russie ?

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Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

C’est officiel depuis ce mercredi 27 avril, la Centrafrique est le deuxième pays au monde, après le Salvador, à adopter le bitcoin comme monnaie légale. Le résultat d’un projet de loi « régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine » voté « à l’unanimité » des députés présents à l’Assemblée nationale de Bangui, la capitale, ce jour-là. Le président Faustin-Archange Touadéra l’a promulguée. Et désormais, si vous allez glaner quelques informations sur ce pays d’Afrique centrale, coincé entre le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Tchad, Wikipédia vous dira que les devises officielles du pays sont le bitcoin et le franc CFA.

Dans une série de tweets, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra s’est ainsi réjoui de l’attention reçue par une telle décision, expliquant avoir « promulgué la loi dans l’espoir que ce serait une opportunité pour le développement économique et technologique de la RCA », la République centrafricaine. Paradoxalement, la Centrafrique est le deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU et est plongée dans une sanglante guerre civile depuis 2013.

La reconnaissance du bitcoin comme monnaie légale interroge ainsi de nombreux observateurs, jusqu’aux partis de l’opposition à Bangui. Martin Ziguélé, ancien Premier ministre aujourd’hui député de l’opposition, a ainsi fait savoir qu’il allait « attaquer cette loi devant le Conseil constitutionnel ». Il ajoute que « cette loi est une manière de sortir du franc CFA par un moyen qui vide de sa substance la monnaie commune (…), ce n’est pas une priorité pour le pays, cette démarche interroge : à qui profite le crime ? ».

Certains, comme Philippe Herlin, économiste spécialiste des questions monétaire et auteur du guide pratique des cryptomonnaies Bitcoin : comprendre et investir (Eyrolles), y voient l’occasion pour la Centrafrique d’un développement économique et d’une certaine émancipation vis-à-vis du franc CFA, toujours arrimé à l’euro. « Le bitcoin comme monnaie légale peut rendre des services à la population, notamment aux Centrafricains immigrés qui envoient des sommes d’argent au pays explique-t-il. Actuellement, ils passent par des banques ou des opérateurs spécialisés qui prennent des frais importants, avec le bitcoin les frais sont nettement inférieurs, voire inexistants. » Autre intérêt pour le pays, le développement du bitcoin pourrait permettre de bancariser une population qui ne fonctionne presque exclusivement qu’avec de l’argent liquide.

Escroquerie ?

Problème, la Centrafrique n’est que très peu électrifiée. Parmi 5 millions de Centrafricains, 15 % seulement ont accès à l’électricité, pour une capacité de 30 mégawatts heure. À titre de comparaison, le Sénégal a une capacité de 650 MW, la France de 500 térawatts heure. Par ailleurs, seul 4 % de la population a accès à internet. Deux paramètres pourtant essentiels pour pouvoir user du bitcoin. « Cela peut être une motivation pour développer les réseaux d’électricité et d’Internet », veut croire Philippe Herlin.

Grégory Vanel, professeur d’économie à Grenoble École de management, n’est pas dupe. Pour lui, « cette décision est purement symbolique, elle n’aura que très peu d’effets sur l’économie du pays ». Et pour cause : si l’usage du bitcoin peut permettre à la Centrafrique de s’émanciper vis-à-vis du dollar et des institutions monétaires internationales, encore faut-il que le pays dispose de bitcoins et donc arrive à en acquérir. « Or, il est aujourd’hui très compliqué de se procurer des bitcoins, et leur nombre est limité », assure l’économiste.

Il existe toutefois une autre solution : le minage. Il s’agit de fournir un service au réseau de ladite monnaie en échange d’une récompense pécuniaire, en bitcoins donc. Mais pour cela, il faut un très bon réseau Internet et beaucoup d’énergie. Ce que n’a pas vraiment la Centrafrique. « Pour que tout cela fonctionne, il faudrait que les gens puissent acheter des cryptomonnaies. Or, les conditions ne sont pas réunies, approuve Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Tout cela n’a rien à voir avec l’intérêt pour la population.»

Pour quel intérêt alors ?

Beaucoup de regards se tournent depuis l’annonce vers la Russie, grand allié de la Centrafrique depuis 2018. Des contrats de livraisons d’armes et de blindés à la protection du président Faustin-Archange Touadéra, Moscou fait partie des partenaires privilégiés de Bangui, si ce n’est le seul. « L’une des pistes possibles de cette adoption soudaine du bitcoin comme monnaie légale pourrait être une volonté de contourner les sanctions internationales prises contre la Russie depuis le début de la guerre », expose Thierry Vircoulon, qui penche aussi pour une tentative d’escroquerie du pouvoir centrafricain.

« La Centrafrique est un pays exportateur de ressources naturelles, libellées et facturées en dollars, ce qui fait que lorsqu’elle veut payer un autre pays, elle le fait en dollars, souligne Grégory Vanel. Or, depuis les sanctions internationales adoptées contre la Russie et son exclusion du système interbancaire Swift, ce n’est plus possible si elle veut commercer avec la Russie ». La solution serait d’utiliser une monnaie « neutre », qui échappe au contrôle des institutions monétaires internationales, dont la Banque centrale. « Le bitcoin est une monnaie qui n’est pas censurable, neutre géopolitiquement », estime de son côté Philippe Herlin, convaincu que la cryptomonnaie peut prendre une place importante comme monnaie de réserve et de transaction, notamment pour les pays qui voudraient s’émanciper du dollar.

Fin mars, la Russie avait d’ailleurs émis l’idée que des pays puissent payer son gaz en bitcoins. Provocation ou clin d’œil, le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra a déclaré sur son compte twitter quelques heures après la publication de la loi du 27 avril : « Bitcoin is universal money. »

 

MANIPULATION DU MCU : QUAND CERTAINS CADRES DU MLPC MORDENT A L’HAMEÇON

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Rédigé par Prosper Yaka

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 1 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Comme on le dit souvent, le mensonge arrive vite à l’âge mûr mais ne vit pas de longs jours. C’est malheureusement ce que l’on pas compris avec ces frondeurs du MLPC dont l’appât du gain motive leur décision puisqu’étant pressés d’aller à la mangeoire du MCU.

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C’est avec effarement que les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine ont suivi la sortie malencontreuse à la limite surréaliste de certains cadres du MLPC et non les moindres à travers la publication d’un manifeste pour mettre en place une Coordination nationale dite Courant de Pensées Originelles (CPO).

L’on remarque aisément que ce fameux manifeste qui ne cadre aucunement à la réalité telle que vécue par le MLPC sous la présidence du Président Martin Ziguélé, n’est qu’une sorte de procès d’intentions contre ce dernier doté d’un leadership visionnaire qui, n’eût été sa présence à la tête du MLPC, on aurait parlé de ce grand parti au chapitre nécrologique.

Il apparaît dès lors clairement que cet acte posé par ce groupuscule des cadres du MLPC n’ayant aucun poids politique sur la scène nationale n’est que l’expression d’indiscipline doublée de haute trahison. Comment peut-on se dire militant et ne pas accepter de se plier à la décision du parti ? Et quand il y a un disfonctionnement au sein du parti comme le laisse entendre ce manifeste rafistolé, le bon sens aurait voulu que le règlement se passe au sein du bureau politique du parti et non dans des motels.

Un grand parti politique comme le MLPC est une institution reconnue par les lois de la République et fonctionne selon ses textes de base. Et il est prévu nulle part ailleurs une quelconque Coordination qui peut s’ériger en arbitre pour sanctionner un Président du parti légalement élu par le congrès qui est l’organe suprême. Le MLPC a toujours prôné l’État de droit et, l’État de droit n’est pas la pagaille.

Cela dit, cette décision maladroite du « CPO » qui est nulle et non fondée est guidée vraisemblablement par l’envie de ses auteurs de satisfaire le vœu des commanditaires de ce coup foireux tapis dans l’ombre qui cherchent à liquider le MLPC pour assouvir leur désire.

A la vérité, le MLPC fait peur au pouvoir en place. Et pour le fragiliser, il fallait donc procéder par l’achat de certains militants assoiffés, d’où la naissance de cette Coordination qui n’a aucune base légale.

Selon de gentilles indiscrétions, dans la logique de la révision de la Constitution afin d’offrir un 3è mandat illégal à Touadera, le MCU cherche par tous les moyens pour phagocyter certains cadres des partis d’opposition. C’est ainsi que certains cadres des partis comme le MLPC sont identifiés comme des proies faciles et manipulables à souhait, qu’ils peuvent être débauchés facilement.

La machine étant mise en marche depuis la tenue du dialogue républicain, c’est le cas de le dire pour Jean-Édouard Koyambounou et ses amis d’infortune du « CPO » que le Chef de cabinet particulier du Président Touadera, Donatien Maleyombo a reçus le week-end dernier pour leur remettre la bagatelle somme de 3 millions pour ce sale boulot avec à la clé, la promesse de nomination à des postes de responsabilité si jamais, ils arriveraient à réussir la mission chasser Martin Ziguélé.

Malheureusement le pot aux roses a été découvert et le projecteur nous éclairera davantage !

 

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Au JOURNAL “MÉDIAS PLUS”.

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Rédigé par Lésias – Carrière LAGBO

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 1 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La presse écrite, ce noble métier qui devrait contribuer effectivement au renforcement de l’État de droit, de la Cohésion sociale et de l’accès à l’information dans notre pays tant meurtri par des crises permanentes qui trouvent ses ingrédients dans la pratique malsaine de quelques uns qui usent de cette profession pour se faire de l’argent sale et de pérenniser la division et la haine au sein de la population centrafricaine notamment des Organisations Politiques par la désinformation et la manipulation des pensées. Parce qu’on les paie pour insulter, dénigrer et blanchir ce qui est noir !!!

Telles sont les pratiques anti journalistiques entreprises par le “Journal Médias Plus” dans son numéro 2776 du 28 avril 2022 sur une prétendue destitution du Président du MLPC Martin ZIGUELE par une nouvelle Coordination Nationale créée au sein de son propre parti.

 

Au regard des textes juridiques du MLPC, une Coordination nationale créée en son sein a t – elle le droit de destituer un Président de ce parti issu du Congrès ?

 

Voilà qui prête confusion en droit d’informer et devoir d’informer ou du but lucratif que poursuit “MÉDIAS PLUS” !!!

 

Il y’a lieu de rappeler ici au “Journal Médias Plus” que sa narration ou exposé des faits sur ce sujet dans son numéro susmentionné était totalement en déphasage avec les principes Statutaires et Réglementaires qui régissent l’Organisation et le Fonctionnement du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

Ce qui traduit explicitement sa méconnaissance des textes fondamentaux de ce parti, sans doute aussi celle de la vraie culture politique qu’entretient le MLPC malgré tant d’années du militantisme de son Directeur de Publication Cyrus SANDY au sein de ce parti.

Une occasion pour nous militants de lui notifier que le MLPC attend toujours sa carte d’adhésion pour confirmer sa démission au sein du Parti !!!

 

Des manquements qui mettent en exergue le doute émis sur la crédibilité de ces informations recoupées par cette rédaction qui tente vainement de vendre au Peuple centrafricain.

Oubliant ainsi, son rôle de Vérificateur des faits, d’Enseignant, de Sensibilisateur et Prometteur de la vérité, de l’Éducation saine, de la Cohésion sociale, de l’État de droit et de la paix en vue d’assurer un équilibre entre les différents Pouvoirs Publics et les Classes Politiques de l’Opposition.

 

Pendant que le Peuple centrafricain à travers les Organisations Politiques et la Société civile épris de l’unité et de la paix ont la commune préoccupation qui est celle de la stabilité des centrafricains par l’inclusion en vue d’une réconciliation nationale, le Journal “MÉDIAS PLUS” nous pollue l’atmosphère publique et politique en ternissant les images des personnalités politiques qui s’opposent  au nouvel Touaderisme Poutinien.

Une démarche qui nous pousse à nous interroger sur tant de publications consacrées à la famille ZIGUELE en laps de huit (8) mois par cette presse écrite malgré la sanction pour diffamation infligée à sa rédaction par le Haut Conseil de Communication.

Est ce un règlement de compte, de la pure haine ou un mépris pour la famille ZIGUELE dont le MLPC n’est qu’un mobile de prétention ?

Dieu seul sait !!!

Mais ce qui nous intéresse ici c’est l’avenir du MLPC que certains veulent hypothéquer afin de garantir leur lendemain qui semble hypothétique à cause de la “politique de ligne dure” que opte désormais l’Opposition Démocratique et aussi de la crise financière aiguë qui se pointe à la porte principale du Trésor Public Centrafricain.

Décidément, le ventre qui a faim n’a plus d’oreilles !!!

Il est alors impérieux de rappeler une fois de plus au “Médias Plus” que selon les Statuts et le Règlement Intérieur du MLPC contrairement aux insinuations issues de son obsession pour la famille ZIGUELE qui lui permet d’animer son journal quotidiennement que :

1- Le MLPC est une composante de: 20 Unions Fédérales,

44 Fédérations,

140 Sous Fédérations et de multitudes des cellules et non une Coordination d’au moins cinq personnes;

2- Seul le Bureau Politique est habileté à convoquer une Assemblée Générale ou extraordinaire soit sur demande du Conseil Politique National et non une Coordination regroupant une franche dissidente (art. 24 Statuts);

3- Seule la Commission de Contrôle et d’Arbitrage (CCA) est habiletée à se prononcer sur la gestion interne des ressources du Parti sur une demande expresse du Bureau Politique soit tout organe du parti représentant 2/3 de ses membres et non une fameuse Coordination composée d’au moins cinq (5) militants récalcitrants (art.48 R.I);

4-  La vision cohérente du parti sur plan national et international est définie au dernier paragraphe du préambule des Statuts et non cela résulte d’une préoccupation d’une quelconque Coordination ;

5- Les fonds du MLPC sont déposés dans des comptes bancaires ouverts par le Bureau Politique. Le Président du Bureau Politique est l’ordonnateur principal des dépenses. Le Trésorier Général est cosignataire avec l’ordonnateur de tous les titres de paiement et responsable des opérations arrêtées par le Bureau Politique ( Article 73 R.I);

6- Le Président ne peut ordonner une dépense qu’à condition de vérifier la disponibilité des fonds, la crédibilité des factures pro forma accompagnées d’un bon de commande, sa conformité avec le programme d’emploi dûment arrêté par le Bureau Politique ( Article 74 R.I );

7- Les principes qui régissent le Parti sont :

– le respect scrupuleux de la ligne  politique du Parti ;

– le respect de la voix des urnes à tous les niveaux et la soumission de la minorité à la majorité ;

– le respect du principe de contradictions dans les débats;

– le respect des instances du Parti ( Article 76);

8- L’inobservation des dispositions prévues à l’Article 76 ci-dessus  constitue une faute grave devant être sanctionnée comme telle ( Article 77 R.I); 9- Sont aussi considérées comme fautes graves :

– le refus d’exécuter les décisions et directives émanant des différents organes du Parti dont relève le militant ;

– la constitution de groupes parallèles, en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti;

– l’association avec des groupes organisés et /ou des personnes pour nuire au Parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants , cadres et dirigeants du Parti ;

– le dénigrement du Parti, de ses membres, militants et responsables, par voie de presse ou par tout autre moyen de communication ;

– l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat ;

– l’inobservation de la voie hiérarchique ( Article 78 R.I);

10- Selon la gravité, toute infraction aux Statuts et Règlement Intérieur peut faire l’objet des sanctions suivantes :

A l’encontre d’un militant:

– l’avertissement ;

le blâme ;

-la suspension ;

– l’exclusion définitive ou la radiation ( Article 80 );

11- Il existe nullement dans les textes juridiques du MLPC une rubrique réservée aux bons ou mauvais militants ni celle des militants de premières ou dernières heures. Chose qu’il tente de démontrer dans son numéro.

 

En definitive, au regard de ces dispositions Statutaires et Réglementaires, il y’a donc lieu de s’interroger sur la crédibilité de ces informations fournies dans votre numéro et du caractère légal et légitime de cette nouvelle Coordination qui prétend diriger désormais les affaires courantes du MLPC.

Lorsqu’on s’abstient consciemment des règles d’éthique de la fonction qu’on exerce pour un intérêt autre qui ne dit son nom cela revient à trahir la conscience de soi-même.

Voilà un assassin qui crie à la victime !!!

Une pure sorcellerie intellectuelle qui mine le monde de la presse écrite centrafricaine.

La haine et le mensonge quand ils nous tiennent !!!

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du mouvement de libération de la jeunesse centrafricaine (MLJC)

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

 

COMMUNIQUÉ

 

Depuis environ une semaine, certains organes de presse passés maîtres dans l’art de  la diffusion de fausses nouvelles sous forme de « scoops », instrumentalisés dans  cette démarche bien connue de manipulation de l’opinion publique pour faciliter la  tâche aux fossoyeurs de la démocratie centrafricaine, se font l’écho d’un groupe de  militants du MLPC, dont certains sous sanction disciplinaire, dans leur tentative  désespérée en violation des textes, de déstabiliser le Parti et ses organes élus lors du  IVème Congrès ordinaire, dont le Camarade Martin ZIGUELE Président du Parti.

Devant cette situation, le Bureau National du Mouvement de Libération de la  Jeunesse Centrafricaine (MLJC), réuni en session extraordinaire le vendredi 29 avril  2022 au siège du Parti, demande aux Camarades Responsables des Unions Fédérales,  des Fédérations et Sous-Fédérations , des Sections et Cellules du MLPC, à tous les  militantes et militants ainsi qu’aux sympathisants , de rester sereins, confiants mais vigilants devant ces manœuvres dont la finalité bien connue est la destruction du  Parti.

Le Bureau National du MLJC renouvelle et confirme son adhésion à la ligne politique  du Parti défini lors du IVème Congrès ordinaire tenu du 2 au 5 mars 2019 à Bangui et  conduite par le Bureau Politique sous la direction éclairée du Président Martin  ZIGUELE, ainsi que son indéfectible soutien à tous les organes dirigeants,  démocratiquement élus par les 144 fédérations du Parti.

De même le Bureau National du MLJC réitère tout son soutien au Camarade Martin  ZIGUELE, Président du Parti, et lui demande de s’atteler sereinement à la préparation  du Conclave, dans le seul but qui vaille, celui de relancer les activités du Parti dans  l’unité, la paix et la sérénité.

La lutte continue avec le Camarade Président Martin ZIGUELE, le Conseil Politique  National, le Bureau Politique, les Bureaux Nationaux du MLJC et du MLFC, les Unions  Fédérales, le Conseil des Sages et la Commission de Contrôle et d’Arbitrage ainsi que tous les membres des organes légitimes issus du IVème Congrès ordinaire de notre  Parti.

Tous unis nous vaincrons !

 

Centrafrique : braquage dans la sous-préfecture de « Abba », au moins 45 millions de francs CFA emportés

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 02 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine (rca) est le théâtre de violence récurrente  qui touche une population encore marquée par la guerre civile  depuis 2013. Des villages brûlés, des exécutions sommaires, des pillages… Mais depuis quelque temps,  cette population, prise au piège des combats violents entre les groupes armés et les forces gouvernementales, est à nouveau  la cible des brigands armés qui n’hésitent plus à les dépouiller de leurs maigres biens. C’est exactement ce qui s’est passé vendredi dans la localité de « Abba », chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, située au Nord-ouest de la République centrafricaine.

Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

Selon des informations recueillies, ce vendredi 29 avril, vers 13 heures, dans la localité de « Abba », un groupe de cinq (5) individus armés, non identifiés, ont tendu un guet-apens à 4 kilomètres de la ville sur l’axe Gallo. Mais durant l’embuscade, ils ont pris environ 200 personnes civiles  dans leur filet. Dépouillé de leurs biens un par un : téléphone portables, porte-monnaie,  marchandises, etc., ces pauvres citoyens ont été libérés trois heures plus tard vers 16 heures. Les victimes ont estimé la somme emportée par les assaillants à environ 45 millions de francs CFA, et ce, sans compter les marchandises également emportées.

Parmi les victimes, seule une personne qui aurait été blessée au visage. Mais les forces de l’ordre, informées tardivement de la nouvelle, n’ont pu rien faire. Les Mercenaires russes, déployés à Abba, quant à eux, sont actuellement sur les chantiers miniers à Kpandé, situé à 60 kilomètres de la ville de « Abba ».

Interrogées par la rédaction, certaines victimes ont pointé du doigt les rebelles de 3R comme les auteurs de cet acte criminel.

Pour l’heure, les forces de l’ordre n’ont pas pu mettre la main sur ces brigands qui sont actuellement dans la nature.

 

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Tripatouillage de la constitution,  une grande fissure est apparue dans le dispositif du pouvoir, Sarandji monte au créneau et hausse le ton, la peur s’empare de tout le monde

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 30 mars 2022

 

Bangui (CNC) – Une grande fissure est apparue vendredi dans le dispositif de la modification de la constitution orchestrée depuis fin mars 2022 par quelques conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera en vue de lui permettre de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine. Mais ce vendredi, une grande fissure, pas la moindre,  est apparue au sommet du pouvoir. Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale,  qualifie cela comme manipulation et s’en est pris violemment à son premier vice-président Évariste Ngamana.

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Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

C’était lors de la remise du mémorandum par le prétendu front républicain pour la modification de la constitution dirigé par le chef milicien Héritier de Bonheur Doneng  à l’Assemblée nationale  ce vendredi 29 avril que les Centrafricains ont découvert le vrai visage des initiateurs du projet suicidaire de la révision constitutionnelle.

En effet, à l’issue de leur marche ce vendredi 29 avril, le Président du front républicain pour la révision de la constitution, Monsieur  Héritier de Bonheur Doneng,  entouré de certains jeunes manipulés,  ont voulu remettre leur mémorandum au Président de l’Assemblée nationale  Simplice Mathieu Sarandji en vue de pousser le parlement centrafricain à lancer la procédure de la modification de la constitution du 30 mars 2022.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji,  connaissant bien les en dessous de cette manipulation, refuse non seulement de sortir, mais ordonne au chef milicien Héritier de Bonheur Doneng  et ses disciples de quitter immédiatement l’enceinte de l’Assemblée nationale, sans quoi ils seront arrêtés. Or, le premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, qui est l’un des initiateurs de ce projet de la révision constitutionnelle, est sorti récupérer le mémorandum aux mains du chef milicien Héritier de Bonheur Doneng.

Et ce n’est pas tout! L’honorable Évariste Ngamana, qui a réceptionné le mémorandum, a voulu remettre cela au Président Simplice Mathieu Sarandji, mais celui-ci a violemment rejeté, et le chasse de son bureau. Il lui ordonne de déchirer le mémorandum du prétendu front républicain pour la modification de la constitution.

D’après lui, tout ça, c’est de la manipulation, et qu’il était avec Faustin Archange Touadera pratiquement chaque jour. S’il devait avoir quelque chose en ce sens, Touadera lui aurait dit qu’il était dans ces directives, mais rien.

Devant la colère du Président Simplice Mathieu Sarandji, Évariste Ngamana promet d’aller voir le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui tout raconter en détail.

« Je ne suis pas son enfant. Pourquoi il hausse le ton sur moi de cette manière », déclare Évariste Ngamana à ses collègues députés.

Affaire à suivre…

 

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Selon Facebook, la page de la Présidence de la République centrafricaine est gérée depuis la Russie

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Rédigé par Servan Ahougnon (ECOFIN)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Ces derniers mois, 3 pays africains se sont particulièrement rapprochés de la Russie. Il s’agit du Mali, de la Guinée et de la centrafrique.  En marge des passes d’armes médiatiques entre la Russie et les grandes nations européennes, ces pays permettent au Kremlin de lancer des initiatives concurrentes au soft power des autres nations européennes.

Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC
Présidence de la République Centrafricaine. ©CNC

 

Selon les informations fournies par la plateforme de Facebook, la page de la présidence centrafricaine, intitulée La Renaissance, est cogérée par une personne résident en Centrafrique et une autre se trouvant en Russie. Cette information est visible dans l’onglet information de la page qui mentionne deux gestionnaires du compte, l’un résidant en Centrafrique et l’autre en Russie.

 

En soi, cela n’est pas si étonnant quand on considère le récent rapprochement entre la république Centrafricaine et la Russie. Face au storytelling des grandes nations occidentales, la Centrafrique fait partie des pays à soutenir la communication russe en Afrique.

Basant son offensive de séduction sur le rappel que la Russie n’a jamais eu d’empire colonial en Afrique et que l’Union soviétique a soutenu la lutte contre les indépendances, le Kremlin est en train de se repositionner sur le continent.

Avec une page Facebook cogérée, les deux alliés, Centrafrique et Russie, s’assurent de délivrer un message commun.

 

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Centrafrique : six militaires tués par des rebelles dans le Sud-Est

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Six militaires ont été tués jeudi dans une attaque de rebelles dans le sud-est de la centrafrique, en proie depuis plusieurs années à une guerre civile, a déclaré vendredi 29 avril à l’AFP le député de la région.

«Des rebelles ont attaqué jeudi vers 4 heures du matin la ville de Nzako», à 700 km à l’est de la capitale Bangui, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, et «le bilan est de 6 morts du côté des militaires et trois rebelles ont également été tués», a assuré Gabin Mboli Fouele. Il a pointé la responsabilité des rebelles membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), une alliance créée en décembre 2020 pour renverser le président Faustin-Archange Touadéra, qui briguait un deuxième mandat.

«Les rebelles ont pillé la ville jeudi, avant de se replier dans la brousse mais ils vont revenir à un moment», a assuré Gabin Mboli Fouele. «Les rebelles ont attaqué la ville hier (jeudi) dans la matinée», a confirmé à l’AFP la maire de la localité Adja Kaltouma Gandja, qui n’a pas donné de bilan. La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018.

Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et Faustin-Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie. Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint des centaines déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’État.

Entreprise de déstabilisation du MLPC, communiqué de presse du bureau politique

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Prenant prétexte de la décision du Bureau Politique du 26 Mars 2022, portant suspension du camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, 1er Vice Président, pour acte d’indiscipline manifeste, un groupuscule de militants entreprend de déstabiliser le Parti en posant des actes qui violent les règles du Parti.

Au nom du Parti, je tiens à rappeler à tous qu’aucun militant n’est au-dessus des règles de fonctionnement du Parti et que leur violation entrainera pour leur(s) auteur(s) les sanctions proportionnelles prévues à cet effet car toute société, toute structure a besoin d’une base minimale de règlementation pour fonctionner harmonieusement.

En conséquence, j’invite tous les Responsables des organes, les Cadres, les militantes et militants du Parti à rester sereins, en évitant d’une part de prêter l’oreille aux chants de sirène des militants dont la moralité et le comportement sont loin d’être exemplaires, et d’autre part, de faire bloc derrière Martin ZIGUELE, Président du Parti pour faire échec au plan sordide du groupuscule dont le dessein inavoué est la liquidation pure et simple du Parti.

Tous unis, nous vaincrons.

 

 

RCA : nouveau massacre des civils sur le marché hebdomadaire de Kouki, plusieurs dizaines des morts

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Rédigé par Anselme Féimonazoui

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La souffrance des populations dans l’arrière-pays se poursuit. Après le massacre  de Bossangoa qui s’était produit le jeudi 21 juillet 2022 à 12 kilomètres de la ville sur l’axe Nana-Bakassa, lequel au moins 19 civils avaient été froidement abattus par les Mercenaires russes, dont la Minusca et la justice centrafricaine avaient ouvert une enquête dont l’issue n’est pas connue, voilà  qu’un nouveau massacre des civils vient de produire  sur le marché hebdomadaire de Kouki.

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Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner

 

Les séries de massacres se poursuivent dans le pays. Après les récents massacres qui se sont produits à Aïgbado, Yangoudroudja, Mouka, Ouadda, Ndah, Gordile, Nana-Bakassa et Kouki, voila qu’un autre massacre, plus cruel, vient à nouveau d’avoir lieu dans la localité de Kouki, située à une soixantaine de kilomètres de Bossangoa sur l’axe Nana-Bakassa, dans la préfecture de l’Ouham.

Pour l’heure, notre enquête sur cette affaire est en cours, mais les premiers éléments d’information font état d’au moins 17 civils froidement abattus sur le marché hebdomadaire de Kouki ce jeudi 28 avril 2022. Ce sont tous des civils. On ignore les raisons de l’attaque.

Les témoins ont pointé du doigt les mercenaires russes de la société Wagner et leurs supplétifs soldats de forces armées centrafricaines (FACA) comme les auteurs desdits crimes.

Nous reviendrons dans nos prochains articles sur ce nouveau massacre des civils à Kouki.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Égorgement de deux civils par les soldats FACA, l’une des victimes vient d’être identifiée par CNC, sa famille exprime son indignation

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copie de passeport camerounais de la victime

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) – C’est une affaire qui avait soulevé une vive clameur d’indignation, un mouvement collectif de protestation lors de la publication de la vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit deux civils de confession musulmane, attachés les, mais au dos, et égorgés avec un couteau par un soldat FACA comme un animal en présence de six autres soldats. L’état-major parle d’une vidéo montage dans le but est de ternir l’image de l’armée nationale, ce que de nombreuses sources concordantes l’ont catégoriquement contesté, et appellent à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Une semaine plus tard, la famille de l’une des victimes, en voyant la vidéo du crime publiée par CNC, vient de manifester son indignation contre les autorités centrafricaines.

Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime
Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime

 

Sur la vidéo, la deuxième victime a être tuée par ces criminels soldats FACA s’appelle Abdouraouf,  âgé de 30 ans, de nationalité Camerounaise.  C’est un vendeur des voitures d’occasion. Il habite à Garoua Boulaï, une ville située à l’est du Cameroun à la frontière avec la République centrafricaine.

Mais au mois de janvier dernier, après le massacre perpétré par les Mercenaires russes dans le village Aïgbado le 16 et 17 janvier, les frères de Monsieur Abdouraouf ont contacté la rédaction du CNC pour nous alerter sur l’image que nous avions illustrée avec l’article dudit massacre. Selon eux, c’était leur frère qu’ils l’ont vu menotter parmi les soldats FACA. Ils ont supplié la rédaction de chercher à savoir s’il a été aussi tué.

Un homme capturé par les mercenaires russes dans le village Aïgbado, au nord-Est de dBria
Un homme capturé par les mercenaires russes dans le village Aïgbado, au nord-Est de dBria

 

Voilà que trois mois plus tard, leur inquiétude se confirme. L’image n’était pas en réalité du massacre du village Aïgbado, dans la Haute-Kotto,  mais d’un autre crime perpétré par les soldats FACA dans la Nana-Mambéré.  Les faits se confirment du jour en jour. L’un des criminels sur la vidéo est un policier, affecté à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. En dehors de lui, il y’a aussi un officier de l’armée nationale, le capitaine Lengbé, détaché à Bouar, dans la Nana-Mambéré, figure également sur la vidéo. Mais pourquoi l’état-major parle d’une vidéo montage, du moment où quelques criminels qui figurent sur la vidéo sont clairement identifiés, et la vidéo elle-même est jugée authentique par de nombreux experts?

 

 

Pour les parents de Monsieur Abdouraouf, la justice centrafricaine doit faire son travail. Dans le cas contraire, ils porteront plainte devant la justice camerounaise pour crime.

 

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Quand le chef milicien REQUIN Rodolphe Héritier Doneng, pris en flagrant délit  des avatars, prémédite un membre du conseil national de la jeunesse

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

 

Bangui (CNC) – Rodolphe Héritier Doneng, directeur des cabinets au ministère chargé de la promotion de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique, qui est aussi un chef milicien armé du pouvoir, pris en flagrant délit de création des faux comptes sur les réseaux sociaux, compte régler la vie d’un jeune centrafricain, membre du Conseil national de la jeunesse.

REQUIN Rodolphe Héritier Doneng, chef milicien REQUINS
REQUIN Rodolphe Héritier Doneng, chef milicien REQUINS

 

 

Cet homme se dit aussi Président du front républicain pour la modification de la constitution. Il devient en ce moment la marionnette du pouvoir. Mais dans une autre vie, plus criminelle, il est le chef milicien armé du pouvoir dénommé « REQUIN ». C’est cette milice qui est à l’origine de la mort dans l’incendie de sa maison, de la Présidente des femmes juristes centrafricaines et de ses deux enfants..

Mais sur les réseaux sociaux, ce redoutable chef criminel REQUIN Rodolphe Héritier Doneng n’hésite pas à intimider, à menacer de mort en coulisse ces compatriotes qui osent tenir un autre langage que lui. C’est exactement ce qui est arrivé à un jeune centrafricain, un membre du Conseil national de la jeunesse.

 

 

D’après ses propres mots, il utilise “mes chiens” pour faire référence aux milices requins, qui officiellement est déjà dissous, mais officieusement continue à torturer, tuer et  séquestrer les paisibles citoyens banguissois au compte du président de la République Faustin Archange Touadera, mais aussi de Monsieur Rodolphe Héritier Doneng.

Plusieurs comptes ont été créés, par ce truand Doneng sur les réseaux sociaux entre autres: Tongolo

 

Ti Be-Africa, le bon Coin de Bangui, Bangui infos 24, Bruno Bernard Makezou…, la liste n’est pas exhaustive.

Une fois, que

certains vaillants jeunes ont décidé de mettre en lumière ces plans, il est oublié de préméditer. C’est exactement ce genre de portrait que le chef de l’État Faustin Archange Touadera veut travailler avec. C’est le cas avec Monsieur Rodolphe Héritier Doneng, qui dit à tous ceux qui veulent l’entendre qu’il milite en ce moment pour être nommé au gouvernement comme ministre de la jeunesse et des sports.

Et il n’a pas tort. Voyant le portrait du ministre de l’élevage, chef rebelle, le portrait du ministre délégué au désarmement, un chef rebelle….Les Centrafricains ont raison de dire que Faustin Archange Touadera joue au contre-courant de la réalité. Un sans diplômés, un criminel, il le fait roi. Mais pour combien d’années?

 

 

Corbeaunews Centrafrique

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Portrait Robot des signataires du Manifeste du 24/04/2022 contre le MLPC et ses dirigeants élus au congrès

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Rédigé par YAKA Jule, un militant du MLPC

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Chers compatriotes, chers militants, militantes et sympathisants du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain, cette petite occasion politique permet de relancer le débat démocratique au niveau national et au sein du Parti MLPC pour éclairer votre lanterne sur ce qui se passe réellement au sein du MLPC et sur le plan politique en République Centrafricaine et plus précisément sur les initiateurs et signataires de ce Manifeste.

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l'ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l’ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN.

 

Le Manifeste

Pour le Manifeste, il faut savoir tout de suite que c’est un acte qui n’a pas force de loi puisque la personne qu’ils contestent est élue par le Congrès, organe souverain de décision du Parti et eux en tant que signataires n’ont pas qualité juridique de destituer un élu du Congrès. Les Statuts et le Règlement Intérieur du Parti sont clairs là-dessus. C’est donc une tempête dans un verre d’eau.

Pourquoi ces dissidents ne créeraient-ils pas directement leur Parti puisqu’ils se disent majoritaires dans le MLPC ?

Pourquoi chercher seulement à diviser le Parti  et prendre la place d’un certain Martin ZIGUELE qu’ils diabolisent ? Pourtant ces gens sont là dans le Bureau Politique depuis longtemps  et  empêchent la Jeunesse d’émerger…

Les vraies raisons de ces initiateurs et signataires de ce Manifeste restent cachées.  QUI  sont ces gens, Peuple Centrafricain, militants, militantes et sympathisants ?

Portraits robots de ces gens :

1. KOYAMBOUNOU Gabriel Jean Edouard

 

1er Vice- Président du Parti  MLPC sans changement depuis l’avènement au Pouvoir du Feu Ange Félix Patassé jusqu’aujourd’hui. Premier Ministre de Patassé, élu député du 7ème Arrondissement une fois et c’est son Suppléant qui le bat aux élections suivantes. C’est dire que c’est quelqu’un qui trompe les gens.

Quel syndicat ne le connait pas avec les mensonges sur les arriérés de salaires du temps de Patassé ? Sans parler de son passage à la douane ! C’est maintenant qu’il prend la tête d’une coalition pour destituer un Président élu par un Congrès légalement reconnu par les textes et la loi ?  Allez-y comprendre !… Quel paradoxe !

 

  1. MALEKOUDOU Etienne

 

Ancien Secrétaire du Parti MLPC, il a été battu  au Congrès face à un autre concurrent suite à la décision de la base qui a ses raisons pour ne pas réélire quelqu’un qui ne fait pas ses desiderata. A la démocratie comme à la démocratie ! Vous n’êtes pas élu ça ne peut être une occasion de rancœur ! Ancien cadre des Postes et Télécommunications, c’est à son époque que la Poste est descendue aux enfers ! Il est aujourd’hui avocat ! Allez-y savoir!

 

3. LEAS Albert

3ème Secrétaire- Général élu lors du dernier Congrès , il n’a jamais pris service au Siège du Parti pour assumer sa fonction en tant membre-clé du Parti. Plusieurs fois candidat et toujours déchu aux législatives dans sa circonscription de Bamingui avec 6000 électeurs ! C’est en créant un Manifeste qu’il gagnera ? Qu’est-ce qu’il peut vraiment critiquer ? C’est la Paresse qui se moque du travail !

 

  1. SABOUKO JULIUS, BOUNDI Gabin, GONIDERE Christian

 

Ces militants signataires du Manifeste ne sont que des comparses car c’est des jeunes avides de gains et d’argents faciles, vivant difficilement au quotidien et faciles à débaucher pour la cause! Pourvu que le gain continu à tomber et ils seront là dans ce Manifeste ! Militants vrais mais sans moralité puisqu’il faut vivre.

Combien avez-vous reçu pour vous débaucher comme ça ? Pour votre gouverne sachez que GONIDERE Christian, par exemple, est ancien militant du KNK, devenu militant du MLPC est actuel compagnon intime de NGREPAYO Arsène, militant fieffé du MCU puisqu’il en est le Président National de la Jeunesse MCU. Que comprendre donc d’un tel militant qui signe un Manifeste pareil ?

 

  1. MAKOKPALA Landry

 

Inconnu du Parti. C’est un faux ! Il semblerait qu’il est journaliste à la solde du Groupe Wagner et du régime en place. Ça c’est la bonne guerre ! Il fait la guerre au Parti pour miner les choses et détruire le MLPC. Voilà qui tient debout les raisons cachées du Manifeste !

Chers compatriotes, militants, militantes et sympathisants, voilà quelques portraits robots ! La prochaine publication de ces portraits sera plus détaillée avec des preuves à l’appui. A très bientôt !

                                                         

Militant éclairé YAKA Jules

 

RCA : le HCR et les Etats voisins s’engagent à accroître l’appui aux personnes déracinées par les crises

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Rédigé par ONU info

Publié par Corbeaunews Centrafrique ), le vendredi 29 avril 2022

 

 Bangui (CNC) – Une nouvelle déclaration appelant à une action mieux concertée pour venir en aide à près de 1,4 million de Centrafricains déracinés a été signée mercredi au terme d’une conférence régionale clé organisée par le gouvernement camerounais et le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Des réfugiés dans le camp d’Inke, en République démocratique du Congo, font leurs adieux à leur famille et leurs amis avant leur rapatriement par avion en République centrafricaine.
Des réfugiés dans le camp d’Inke, en République démocratique du Congo, font leurs adieux à leur famille et leurs amis avant leur rapatriement par avion en République centrafricaine.

 

Lors de son allocution prononcée durant cette conférence ministérielle de trois jours, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a déclaré que la conférence visait « à instaurer une dynamique positive au niveau régional pour la recherche de solutions au bénéfice des réfugiés centrafricains ».

« Cet effort doit s’effectuer dans le cadre d’une large alliance comprenant les gouvernements, les humanitaires, les entreprises, les acteurs de développement, la société civile, le secteur privé et, impérativement, les réfugiés eux-mêmes, en particulier les femmes », a précisé M. Grandi.

Vers un mécanisme de coordination régionale

La déclaration de Yaoundé marque une première étape vers l’établissement d’un mécanisme de coordination régionale pour trouver des solutions à l’une des crises les plus importantes d’Afrique en termes de déplacement forcé.

Depuis 2013, la RCA est le théâtre de crises successives affectant six pays voisins qui hébergent aujourd’hui environ 700.000 réfugiés. Le Cameroun accueille le plus grand nombre de réfugiés (345.000), suivi par la République démocratique du Congo (212.000), le Tchad (119.000), le Congo (29 000), le Soudan (28.000) et le Soudan du Sud (2.500).

En s’exprimant sur les défis posés par l’accueil d’un grand nombre de réfugiés, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute a déclaré que, malgré les efforts fournis par les Etats, le contexte économique était difficile. De ce fait, « il est nécessaire de combiner les efforts dans le cadre d’une approche régionale pour définir des solutions globales et concertées, et obtenir de meilleurs résultats ».

Les signataires de la déclaration ont convenu « d’établir un cadre de coopération régionale, avec le soutien de la communauté internationale, pour renforcer la protection et la recherche de solutions au bénéfice des personnes déracinées par les crises en République centrafricaine ».

Ils ont également réaffirmé leur engagement à « soutenir le processus de réconciliation actuellement en cours en République centrafricaine et à encourager les personnes déracinées et les rapatriés à y participer activement », tant compte de l’accord de paix signé en 2019 et aux recommandations énoncées par le Dialogue républicain de mars 2022, auquel ont participé des réfugiés et des déplacés internes.

Promouvoir l’inclusion socio-économique des personnes déracinées

Représentés par des ministres et de hauts représentants gouvernementaux, les pays d’asile se sont engagés à accroître la protection des réfugiés et à promouvoir leur inclusion socio-économique, alors qu’ils attendent l’amélioration des conditions avant de pouvoir rentrer dans leur pays.

Les réfugiés souhaitent être considérés comme des facilitateurs de développement et non comme un fardeau

Ces solutions incluent la levée des obstacles juridiques aux opportunités d’emploi, à la formation et à l’accès aux services sociaux.

Dans la déclaration, les signataires ont convenu d’intégrer les réfugiés dans les systèmes d’enregistrement nationaux, de « faciliter la délivrance de documents d’état-civil et d’assurer leur reconnaissance par les services publics et privés ainsi que les institutions financières ».

Des retours, malgré les défis

Malgré les défis, des retours s’effectuent vers la République centrafricaine. Plus de 100.000 réfugiés centrafricains sont déjà rentrés spontanément dans leur pays, tandis qu’entre 2017 et 2021, le HCR a facilité le rapatriement librement consenti de 27.000 réfugiés. De plus, 60.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays ont également pu rentrer chez elles.

Toutefois, comme ces efforts ont été menés de façon isolée, la conférence a convenu d’établir un mécanisme de coordination des solutions avec le soutien du HCR, qui a mis en œuvre trois instruments régionaux de ce type : pour la crise afghane, en Amérique centrale et au Mexique, ainsi que dans l’est et la Corne de l’Afrique.

La ministre centrafricaine de l’Action humanitaire, Virginie Baikoua, a remercié les partenaires de leur soutien et les a rassurés quant a la détermination de son pays à rétablir la paix et la stabilité.

Organisée sous l’égide du président camerounais, la Conférence ministérielle régionale sur les solutions dans le contexte des déplacements forcés liés à la crise centrafricaine a réuni 300 participants : des bailleurs de fonds, l’ONU, des partenaires des secteurs du développement et de l’aide humanitaire, des entreprises du secteur privé ainsi que des réfugiés. Des représentants de l’Union européenne et de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale ont confirmé leur soutien.

Avant de participer à cette conférence, Filippo Grandi s’était entretenu, à Yaoundé, avec des réfugiés centrafricains, qui se sont félicités des efforts entrepris pour trouver des solutions à leur situation. Un leader communautaire lui a déclaré que les réfugiés souhaitent « être considérés comme des facilitateurs de développement et non comme un fardeau ».

 

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Spectaculaire: Un indien arrive à Dakar avec sa moto

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Rédigé par Alfred Gomis

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

Bangui (CNC) – M. Deepak Kamath, également connu sous le nom d’Armstrong, est un Indien passionné de moto et un globe-trotter.  Il a la particularité d’être le premier Indien à avoir conduit une moto dans l’Antarctique et à avoir traversé les 7 continents au cours de son périple de 30 ans. Il a rencontré la presse ce mercredi, dans les locaux de l’Ambassade de l’Inde en compagnie de son Excellence Grodavarthi Venkata Stinivas, le diplomate indien

centrafrique.org/deepak-kamath-a-dakar/” data-wpel-link=”internal”>Deepak Kamath à Dakar

 

Dans son odyssée afro-européenne actuelle, Deepak a commencé son voyage à Durban, en Afrique du Sud, le 23 novembre 2021 et a jusqu’à présent traversé le Mozambique, le Zimbabwe, le Botswana, la Namibie, l’Angola, la République démocratique du Congo, la République du Congo, le Cameroun, le Nigeria, le Bénin, le Togo, la Côte d’Ivoire, la République de Guinée, la Guinée Bissau et la Gambie. De Dakar, il se rendra en Mauritanie et au Maroc. Il quittera le Maroc et continuera à traverser de nombreux pays d’Europe.  Avec plus de 32 000 km à son actif , dans son voyage actuel, il a encore 25 000 km devant lui.” J’ai traversé cinquante quatre pays” a déclaré M.Deepak, ce mercredi devant la presse. Interpellé sur la question à savoir s’il a rencontré des difficultés au niveau de l’Afrique, il a fait comprendre que la seule difficulté qu’il a eue, c’est dans son propre pays en Inde. En conséquence, il a salué l’hospitalité du continent africain qu’il a beaucoup apprécié. A l’en croire, il a vécu une expérience en Afrique, parce qu’il a très bien accueilli partout

Parti du Cap Agulhas, la pointe la plus méridionale du continent africain, il est en bonne voie pour atteindre Nordkapp, en Norvège, la pointe la plus septentrionale du continent européen, et dans ses efforts, 75 pays traversent les frontières terrestres pour commémorer les 75 ans d’indépendance de l’Inde. “Le monde est  extraordinaire et beau” et il serait judicieux de le découvrir par des voyages que de rechercher le gain” a-t-il déclaré. Et d’ajouter: “nous avons vécu des expériences extraordinaires. Aujourd’hui, je suis arrivé à Dakar” dit-il. Interpellé par les journalistes, Deepak kamath fait comprendre que “la peur est un état d’esprit”. Selon lui, il n’a aucune crainte parce qu’il s’est bien préparé pour faire face aux obstacles. Toutefois, tient-il, préciser, “certaines personnes pensent que l’Afrique est un endroit dangereux, mais l’explorateur s’est déplacé avec sa moto dans plusieurs pays, en toute sécurité.

Dans son voyage actuel, il roule sur la moto Bajaj Dominar. Bajaj Auto, le fabricant des motocyclettes Bajaj, est le quatrième fabricant mondial de véhicules à deux roues et le premier fabricant de véhicules à trois roues. Monsieur Deepak Kamath est arrivé à Dakar avec son moto en provenance de la Gambie. Selon lui, il retourne au Maroc pour récupérer son épouse qu’il a laissée la-bas.

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Des journalistes sous pression et des crimes restés impunis

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Texte par:  RSF
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Bangui (CNC) – Des journalistes sous pression et des crimes restés impunis Alors que la RCA peine à sortir des violences de la guerre civile, marquée par le pillage et la destruction de radios, les attaques contre les médias se poursuivent, comme en a témoigné le pillage d’une radio en avril 2020, et la sécurité des journalistes, pris en étau entre les différentes factions en guerre, demeure précaire.

 

Dans un pays où la majorité du territoire échappe au contrôle de l’État, les autorités ont de plus en plus de mal à tolérer la critique. Les journalistes qui interviewent les différents protagonistes du conflit sont régulièrement traités d’espions ou de complices des bandes armées.

Les violences à leur encontre sont fréquentes. En 2019, un policier a ouvert le feu sur un journaliste centrafricain à Bouar, et deux reporters français ont été violemment interpellés à Bangui. L’élection présidentielle qui s’est tenue à la fin de l’année 2020 s’est déroulée dans un contexte sécuritaire extrêmement dégradé. Des journalistes ont été directement menacés. D’autres ont été mis sous pression en étant invités à « participer à l’effort de guerre » ou en étant obligés de rester dans la capitale pour couvrir les affrontements armés qui s’y déroulaient.

Les campagnes de désinformation, notamment en ligne, sont de plus en plus importantes, et il n’est pas rare que les journalistes et blogueurs qui travaillent sérieusement soient victimes de commentaires haineux, de diffamation et d’attaques sur les réseaux sociaux. Très vulnérable et sous influence, la presse écrite se résume souvent à des éditoriaux, des rumeurs ou des campagnes de calomnies.

Dans un paysage médiatique sinistré par des années de conflit, Radio Ndeke Luka, soutenue par la fondation suisse Hirondelle, est l’un des rares médias à diffuser une information respectueuse des faits et des sources, mais fait régulièrement l’objet de pressions. Lorsque des crimes sont commis contre des journalistes, l’impunité est totale. Les assassins de trois reporters d’investigation russes, venus enquêter en 2018 sur la présence de mercenaires de leur pays en RCA, n’ont pas été identifiés, et les circonstances de ce triple assassinat perpétré en 2018 sont loin d’avoir été éclaircies, de nombreux éléments troublants discréditant la thèse du mobile crapuleux retenue par les autorités. Seule une enquête internationale indépendante, ce que demande RSF, serait en mesure d’apporter des réponses sérieuses à cette affaire, sans qu’aucune piste ne soit écartée a priori.

Impunité aussi pour les assassins des journalistes centrafricains Elisabeth Blanche Olofio, Désiré Luc Sayenga et René Padou, qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction au plus fort de la crise en 2014, à l’instar de la photoreporter française Camille Lepage. Six ans après sa mort, RSF continue à demander une reconstitution des faits et une enquête de terrain.

Centrafrique : décès de madame Nadine PINGAMA MODO, juge à la cour constitutionnelle

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 28 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 28 avril 2022, Madame Nadine PINGAMA MODO, juge à la Cour Constitutionnelle est décédée de suite d’une courte maladie, a-t-on appris de source hospitalière.

rca-plainte-contre-le-procureur-du-president-de-la-republique-mr-leon-dincpi-procureur-general-pres-la-cour-de-cassation/les-juges-de-la-cour-constitutionnelle-2/” rel=”attachment wp-att-37092″ data-wpel-link=”internal”>Les juges de la Cour Constitutionnelle
Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Selon les mêmes sources, madame Nadine PINGAMA MODO serait décédée  de suite d’une intoxication alimentaire. Mais les circonstances de son intoxication ne sont pas encore officiellement connues. Une enquête judiciaire pourrait élucider l’affaire.

Madame Nadine PINGAMA MODO,  qui est magistrate de l’ordre administratif, avait été désignée par ses paires magistrate comme juge constitutionnel pour une durée de  7 ans. Son mandat devrait finir en 2024 comme tous les autres juges constitutionnels.

En attendant un programme officiel des obsèques, la rédaction du CNC présente ses sincères condoléances à la famille de l’illustre disparue, et salue également la mémoire  de  cette vaillante et courageuse magistrate.

 

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Gouvernement Dondra, quand la présidence donne les raisons du limogeage du ministre Kazagui, les Centrafricains s’interrogent

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Cest du moins pour la première fois que la présidence, à travers les conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera, tente de justifier, ou du moins, donner des raisons qui auraient poussé le Président de la République à  ne pas reconduire Monsieur Ange-Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement Ngrebada dans le gouvernement Dondra. Pour la présidence, la raison est simple : vol aggravé. Cest aussi la même raison pour Marie-Noëlle Koyara, selon eux. Mais les raisons évoquées par la présidence poussent les Centrafricains à se questionner.

centrafrique.org/centrafrique-le-gouvernement-fera-tout-pour-que-les-elections-se-tiennent-dans-le-delai-prevu-par-la-loi-declare-ange-maxime-kazagui-porte-parole-du-gouvernement/ange-maxime-kazagui-a-cap-corbeaunews-15-septembre-2017-2/” rel=”attachment wp-att-33028″ data-wpel-link=”internal”>

 

Réélu en décembre 2020 lors d’une élection très controversée et bâclée, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a formé le premier gouvernement de son deuxième mandat le 24 juin 2021, c’est-à-dire six mois après sa « réélection ». Mais dans ce nouveau gouvernement, certains ministres poids lourds et grand défenseur du gouvernement NGRÉBADA n’ont pas été reconduits. Parmi eux, Monsieur Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, mais aussi Marie-Noëlle Koyara, ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’armée.

Dix mois plus tard, la présidence, à travers les conseillers du chef de l’État, tente de donner les raisons de la non-reconduction de ces ministres dans le gouvernement Dondra.

 

Ange-Maxime Kazagui, un voleur pris en flagrant délit

 

Selon les proches du pouvoir, si la présidence se doute trop de relation du ministre, porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui avec la France et qui peut lui coûter son poste, c’est avant tout son profil de voleur qui l’a rattrapé si vite.

En 2020, d’après la Présidence, le ministre Ange-Maxime Kazagui aurait été pris en flagrant délit du vol d’un grand générateur qu’il aurait vendu à un Libanais à Bangui. D’après elle, c’est un générateur tout neuf, destiné à l’alimentation d’une radio rurale, et entreposé dans un local au ministère de la Communication à Bangui.  Selon ces proches du chef de l’État, c’est un groupe électrogène qui a une valeur de plusieurs centaines de millions de francs CFA. Mais le ministre Kazagui, à travers ses deux collaborateurs, est allé le récupéré en cachette avant de le vendre à un Libanais à Bangui.  Or, le Président de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, informé de la nouvelle, est allé avec les éléments de la garde présidentielle, récupérer ledit groupe électrogène chez le Libanais et aller le déposer à la présidence de la République comme preuve palpable. Et c’est aussi le même cas pour la ministre de la Défense, madame Marie-Noëlle Koyara.

 

Marie-Noëlle Koyara, une autre ministre voleuse du gouvernement NGRÉBADA?

 

Si tout le monde ou presque sait que l’ancienne ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée, madame Marie-Noëlle Koyara fut l’un des ministres les plus proches du chef de l’État, nombreux sont ceux qui ignorent qu’elle faisait partie du clan mafieux du gouvernement Ngrebada.

Épinglée dans un rapport de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, Marie-Noëlle Koyara avait été cité dans un scandale du détournement des fonds au ministère de la Défense. Selon la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, elle aurait participé à un vaste détournement des fonds dont le montant pourrait s’élever à environ Rn milliard deux cent trente-sept millions neuf cent soixante-dix-neuf mille deux cent quatre-vingt-douze francs (1.237.979.292 F).

Selon la présidence de la république, le chef de l’État, vu le rapport de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, avait jugé mieux de ne pas la reconduire dans le gouvernement Dondra, le premier de son deuxième quinquennat.

 

À quoi joue la présidence de la république ?

 

Pour les proches du chef de l’État Faustin Archange Touadera, ceci n’est ni moins mi plus une sanction sévère liée à l’impunité promue par le Président de la République lors de son investiture. Or, les Centrafricains pensent que Touadera ne fait que protéger ses amis présumés auteurs du détournement avec lui, des deniers publics. Deux poids deux mesures selon les membres de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance.

Prenant le cas de l’ancien ministre Régis Lionel Dounda, proche de l’opposition, qui a été épinglée dans un simple rapport de l’inspection générale d’État, a été placé en détention depuis plus d’un an alors que d’autres ministres, proche du régime que la présidence, épinglés dans plusieurs rapports de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance et qui reconnaissent, en plus, formellement leur inculpation dans des actes de vol et de grave détournement des deniers publics, sont totalement en liberté.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : la loi sur la cryptomonnaie peu après sa promulgation, est contestée

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 29 avril 2022

 

Bangui (CNC) -– ça y est et c’est fait. La Centrafrique, pays le plus pauvre au monde et enclavé sur tout le plan, devient le deuxième pays au monde, après le Salvador, a adopté le Bitcoin, comme une nouvelle monnaie. En Afrique, elle est le premier pays à l’adopté aux côtés de F CFA. La loi sur la cryptomonnaie, adoptée par acclamation par les députés le jeudi 21 avril dernier, est précipitamment promulguée par le président Touadera.

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Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

La loi la plus courte dans l’histoire du pays

 

Rédigée par des Camerounais initiateurs et soumis au vote par acclamation des députés dans une extrême rapidité sans précédente, sans consultation et sans amendement, la loi Sarandji sur la cryptomonnaie est la première loi la plus courte dans l’histoire du pays.

Pour les ministres et agents et défenseurs du projet de loi devant les élus de la nation, cette loi a pour objectif, au-delà de la création d’un cadre légal à la cryptomonnaie, la mise en place d’un environnement favorable du secteur financier. L’envoi et la réception d’argent avec la République centrafricaine deviennent « très difficiles », a argumenté l’un des deux ministres défenseurs.

Justin Gourna Zacko : « Avec la cryptomonnaie, il n’y a plus de contrôle de la Banque Centrale. Vous avez votre argent, vous envoyez à un investisseur pour une entreprise, vous la recevez dans n’importe quelle monnaie, vous pouvez disposer avec elle en Dollar, en Euro, en CFA, ou en Naira ».

 

Une loi très dangereuse pour l’économie centrafricaine

 

Si l’on en croit à la position du Fonds Monétaire International, FMI, qui avait qualifié et dénoncé comme une décision dangereuse pour la « stabilité financière, l’intégrité financière et la protection des consommateurs » lorsque le Salvador avait adopté, le 7 septembre 2021, le bitcoin, comme monnaie légale dans le pays, la Centrafrique va traverser ainsi dans les jours à venir, des moments très sombres de son histoire.

 

L’opposition démocratique alerte

 

Dans un rapport porté à l’attention du président de la Commission mixte sur le Projet de Loi régissant la Cryptomonnaie, trois élus de l’opposition démocratique, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguelé et Rachel Ngakola, la jeunesse de cette monnaie et le fait qu’elle ne bénéficie ni d’un cours légal, ni de la garantie d’une banque centrale, ni d’une couverture par un fonds de garantie de dépôts ni d’une règlementation formelle, l’exposent aux risques ci-après. Peut-on lire dans le rapport. Et c’est une monnaie extrêmement instable et volatile : son prix peut atteindre des sommets, mais peut également plonger du jour au lendemain. L’investisseur court un risque réel de perte en capital de tout ou partie de son capital, du fait d’une forte spéculation ; il court également des risques importants de fraude et d’escroquerie, dus à l’existence sur le marché d’un nombre important de courtiers peu scrupuleux. Ont fait observer ces trois élus. Cette volatilité figure pourtant bien dans l’article 5 de la loi.

 

Les réactions se multiplient

 

Peu après la publication de cette loi, les réactions des Centrafricains sur les réseaux sociaux ne se font pas attendre.

« On ne développe un pays avec des illusions, surtout pour un pays comme le nôtre avec une économie réelle insignifiante et qui prétend se développer avec des illusions.

« La démarche du pouvoir en place trahit sa fébrilité et sa fragilité structurelle. Tout ce que des marchands d’illusion leur vendent est pris pour de l’argent comptant. Mais ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre savent exactement ce qu’ils veulent faire : avoir une place financière sous lois. »

« Combien des Centrafricains pourront investir là-dessus sans être formés pour ça ? »

Pour Charles Armel Doubane, ancien ministre des Affaires étrangères, « le 2e État le plus pauvre au monde, la dernière économie de la zone XAF et de la CEMAC réalise la plus belle et grande prouesse de son histoire, l’adoption du Bitcoin comme monnaie officielle. Ainsi, la République centrafricaine a, en pleine conscience de toutes les conséquences à venir et en toute connaissance de cause, décidé un véritable saut dans……..l’inconnu », avant de souhaiter bonne chance et demander à Dieu de sauver ce pays et son peuple.

Ces différentes prises de position sonnent comme une malédiction sur le président Touadera lui poussant à ordonner à son Directeur de cabinet de réagir en son nom.

 

La présidence se réjouit.

 

Dans un communiqué de presse signé le 26 avril 2022 par le ministre d’État, Directeur de Cabinet de la Présidence de la république, le président Touadera dit vouloir prendre note avec satisfaction et enthousiasme de la décision unanime de l’Assemblée nationale relative au projet de loi qui établit le cadre légal qui régit la cryptomonnaie et instaure le Bitcoin en tant que monnaie officielle en République centrafricaine. Peut-on lire dans le communiqué enthousiastique, dicté par le président Touadera.

Pour le président Touadera, l’adoption du Bitcoin en tant que monnaie officielle représente un plan décisif vers l’ouverture des nouvelles opportunités pour son pays : « Bangui ».

 

Une loi est personnalisée, taillée sur mesure et sévère anticonstitutionnelle

 

A en croire aux écritures de l’article 2 de ladite Loi, la Loi Sarandji sur la cryptomonnaie ne concerne que les personnes physiques ou morales du droit privé ou droit privé et qui exercent des activités bien énumérées.

Art.2 : la présente Loi s’applique aux personnes physiques ou morales de droit public ou privé : qui assure des activités de commerce en ligne liées aux cryptomonnaies ; dont l’activité est d’offrir un accès à des services de cryptomonnaies au public, par le biais des technologies de l’information et de Communication ; qui offrent des services par voie de technologie BLOKHAIN qui donne lieu à la conclusion de smart-contrat pour se procurer en bien ou prestations de service.

D’après un avocat d’affaires contacté par la Rédaction, en lisant cette loi, elle est taillée sur mesure afin de garantir l’installation de l’entreprise du sulfureux Émile Parfait Simb, soi-disant, spécialiste de cryptomonnaie et pour lui protéger dans ses activités criminelles de blanchiment d’argent sale.

Côté sévérité, cette loi impose le Bitcoin comme deuxième monnaie désormais officielle alors que la Constitution, quant à elle, ne parle que d’une seule monnaie. Elle ne donne aucune possibilité aux juges de choisir l’année de prison qu’ils doivent décider en son âme et conscience. Tout agent économique est tenu d‘accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu‘elles sont proposées pour l’achat ou la vente d’un bien ou d‘un service. Et tous les contrevenants aux dispositions de cette loi seront possibles d’une peine de prison ferme de 20 ans, assortie d’une amande comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.

Au finshi, d’après nos informations, la BEAC qui garantit les monnaies dans la zone de F CFA en Afrique centrale, a déjà réagi négativement à l’application de la cette loi. Tout comme la COBAC, Commission Bancaire de l’Afrique Centrale.

 

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Wagner  : peut-on vraiment avoir confiance dans ces mercenaires russes ? 

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 26 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Alors que les troupes de Wagner présentes en Centrafrique sont renvoyées en Russie pour combattre les ukrainiens, on observe le même phénomène en Libye.

, Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner,
Les éléments de la garde présidentielle et les Mercenaires russes de la société Wagner

 

« C’est dans le besoin qu’on reconnaît ses amis », dit l’adage populaire. Le maréchal libyen Khalifa Haftar, à la tête de l’Armée Nationale Libyenne, en guerre contre le gouvernement d’unité nationale, peut-il encore compter sur ses soi-disant amis russes, les sinistres mercenaires du groupe Wagner, bien connus en Centrafrique ? Rien n’est moins sûr.

 

De sources concordantes, mille trois cents (1300) mercenaires de Wagner ont quitté la Libye pour partir renforcer l’armée russe qui subit des pertes terribles en Ukraine. Et ce n’est pas tout, les Russes emportent avec eux leurs missiles antiaériens, leurs radars, leurs canons. Il ne reste aujourd’hui plus que neuf cents (900) mercenaires aux côtés du maréchal Haftar, qui touche aujourd’hui du doigt le manque de fidélité de ses mercenaires russes. Il doit regretter amèrement de leur avoir confié son destin.

Il y a deux ans, ces mêmes mercenaires ont subi une humiliante déroute lors de la bataille de Tripoli, qui a privé le maréchal de la conquête du pouvoir contre le gouvernement légitime reconnu par l’Organisation des Nations Unies (ONU) ! Maintenant, ces mercenaires l’abandonnent pour partir en guerre dans un pays où ils vont encore répandre la terreur et le sang, avec le macabre objectif d’assassiner le président Zelensky de l’Ukraine. L’assassinat, la guerre civile, ils ne connaissent que ça ! Ils se nourrissent du malheur des peuples et prospèrent sur les crises politico-militaires, partout dans le monde.

 

D’ailleurs, qui sont ces mercenaires ?

Engagés en Russie, certains sont d’anciens soldats russes, chassés de l’armée pour leur mauvais comportement, leur manque de discipline, leur alcoolisme. Mais on trouve aussi beaucoup de Syriens, d’anciens tueurs formés à brutaliser leurs compatriotes. Ou encore de malheureux Africains, venus du Soudan, du Tchad ou du Mali, des mercenaires à bas prix, des esclaves de la guerre, méprisés par les Russes, et qui retournent la violence qu’ils subissent de leurs maîtres contre les innocentes populations civiles.

 

Tout comme le maréchal Haftar, le gouvernement centrafricain a confié le sort du pays au même groupe de mercenaires, qui s’est emparé des douanes, des mines, qui murmure à l’oreille du président, rançonne, pille, brutalise les paisibles citoyens et qui demain, peut-être, s’en ira sans prévenir pour envahir un nouveau pays, comme l’essaim de criquets s’en va ravager un nouveau champ après avoir dévoré toute la récolte. Au lieu de bâtir une armée régalienne et républicaine au service de la patrie, on laisse les FACA se compromettre et se « former » auprès de ces soi-disant « partenaires ». Et la sécurité du pays, demandent les Centrafricains, qu’en sera-t-il ? L’avenir seul, proche ou lointain, nous le dira…

 

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Au delà de “il y a de la place pour tout le monde” pompeusement scandé par les tenants du pouvoir de Bangui, il y a bien pire : il y a surtout de la place pour tout sauf rien

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Édito de Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 28 avril 2022

Bangui (CNC) –

Il y a de la place pour Boris Becker
Il y a de la place pour Hassan Bouba
Il y a de la place pour Joseph Kony
Il y a de la place pour Abdoulaye Hissene
Il y a de la place pour Wagner
Il y a de la place pour Lobaye Invest
Il y a de la place pour Yamb
Il y a de la place pour Parfait Simb
Il y a de la place pour le Bitcoin
Il y a de la place pour les Coréens

centrafrique.org/la-coordination-de-la-societe-civile-pour-la-paix-en-centrafrique-coscipac-menace-de-declencher-une-massive-operation-patriotique-de-resistance/le-president-faustin-archange-touadera-dans-un-cercle-ronde-tres-bon/” rel=”attachment wp-att-55623″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Faustin Archange Touadera dans un cercle ronde très bon
Le Président Faustin Archange Touadera, Photo montage CNC

 

En 2018, ils nous ont promis le Singapour
En 2019, ils nous encore promis le Rwandamania (le syndrome Kagamé)
Aujourd’hui, ils nous promettent le changement de mentalité avec les Coréens
Et leur templier politique Obed Namsio, de nous promettre aujourd’hui la fin de la pauvreté avec la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie
Qu’est-ce qu’ils ne nous ont pas promis, ces gens !
I ngba lakoué na békou, Nzapa ti yayou a yèkè da (gardons espoir, le Dieu du ciel est réel)
Quand je pense à tout cela, je m’écrie : Pourquoi nous faire perdre autant de temps, depuis ce tout ce temps ? (excusez peut-être la redondance)

En six ans de gouvernance, nous sommes toujours avant dernier dans le classement mondial
Nous représentons à peine 3% du PIB de la CEMAC
Notre budget est toujours financé à plus de la moitié par la générosité internationale (ce que je nomme mendicité de notre part)
Après six ans de gouvernance, avec autant d’aide internationale jamais égalée de toute l’histoire politique de la Centrafrique (cf le fameux RCPCA), une grande partie des infrastructures publiques ne sont toujours remises en état. A Bangui, pas de route. La connexion entre Bangui et les autres villes du pays désespère de sa réalisation, sauf les quelques routes colmatées.
Où est Touroubank ? Où sont les cinq universités promises par FAT ?

Si nous devons revenir au sujet d’actualité, celui de la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie, je le dis sans rechigner, qu’à l’instar du décret portant augmentation du SMIG en Centrafrique, ce serait encore une nouvelle loi qui va souffrir de sa mise en application, car les conditions n’étant toujours pas encore réunies pour permettre sa bonne tenue. Nonobstant les risques d’évasion fiscale, de financement de crime organisé, d’isolement de notre pays par les grandes institutions bancaires grâce à qui nous survivons encore dans cette mare à misère.

Vous avez dit “Rupture” ? Hé ben…rupture avec toutes les bonnes pratiques financières internationales. L’histoire retiendra qu’en six ans, nous sommes passés d’État failli à “État qui n’existe pas”. Car prenant la parole avant-hier dans une conférence internationale, je me suis présenté comme le Citoyen d’un pays qui n’existait pas. Rires dans la salle, car on croyait que je faisais recours à mon sens d’humour habituel, or en vrai, je sens de plus en plus les gouvernants de mon pays perdre le sens des réalités, au point de se construire eux-mêmes pour le pays, une vraie prison.
A quand la fin de l’autosuicide national ?

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ALERTE IPC : En République centrafricaine, 2,2 millions de personnes sont en insécurité alimentaire élevée en raison du conflit et des prix élevé des denrées alimentaires

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

 

Bangui (CNC) – Dans la période d’avril à août 2022, correspondant à la période de soudure dans la plupart des zones agro-climatiques du pays, il est estimé qu’au total 2,2 millions (45% de la population totale analysée font face à une insécurité alimentaire (IA) aiguë élevée. Ces chiffres restent parmi les plus élevés que la RCA ait connus, confirmant ainsi la persistance d’une forte prévalence de l’insécurité alimentaire aiguë. Pendant cette période de soudure, en l’absence d’assistance alimentaire, il est estimé que 13% de la population sont en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 32% sont en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC), soit respectivement environ 640,000 personnes en urgence et environ 1,6 millions de personnes en situation de crise.

 

Dans la ville de Bangui, plus de 153,000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 et 4 de l’IPC).
Les sous-préfectures avec une prévalence très élevée d’insécurité alimentaire sont notamment, Obo, Zémio, Bakouma, Bangassou, Gambo, Rafai, Kaga-bandoro, Bocaranga, Bossemtélé, Bozoum, Koui et Ngaoundaye (entre 65% et 75%). Parmi les 22 zones classées en Phase 4, les sous-préfectures de Bocaranga, Koui, Ngaoundaye et d’Obo enregistrent au moins 30% de la population en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC).

Les autres sous-préfectures classées en phase 4 enregistrent entre 20 et 25% de la population en situation d’Urgence. Il s’agit notamment de Bamingui, Alindao, Mingala, Satéma, Zangba, Bambouti, Zémio, Bria, Dékoa, Mala, Bakouma, Ouango, Kaga-Bandoro, Bakala, lppy, Kouango, Batangafo, Kabo et Bozoum. Les ménages les plus affectés sont les ménages vivant dans des zones de conflits subissant des pillages de leurs récoltes ou obligés de se déplacer laissant derrière eux leurs moyens d’existence. Les zones avec une forte présence des personnes déplacées et celles avec des effectifs significatifs des populations retournées font aussi face à une insécurité alimentaire aigue élevée en raison de la pression sur les moyens d’existence.

 

Lire le rapport de l’IPC ici: IPC_CAR_Food_Security_2022April_2022Aug_Report_French