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Très cher Kagamé !* Votre volonté d’invasion de la République centrafricaine ne passera pas

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Éditorial de l’écrivain journaliste Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 juillet 2022

Touadera et son homologue Kagamé.

 

Très cher Kagamé

 

La première fois que j’avais délivré une tribune pour vanter votre “génie” politique, remonte à 2020, où j’avais dit, à qui voulait l’entendre, que pour le continent, vous êtes un exemple de rigueur dans la gestion des choses de l’État, d’amour pour votre Peuple et de promotion de l’excellence. Ma conscience ne me dit pas non plus que je me suis trompé, car pour moi, cette analyse garde toute sa substance. Mais depuis l’inquiétant développement de l’actualité politique de la RDC, marquée par les preuves tangibles de l’évident soutien du gouvernement rwandais au M-23, rébellion qui pille la RDC voisine dans l’indifférence totale de la Communauté Internationale, et surtout les indices qui prouveraient votre forte implication visant une possible financiarisation du référendum constitutionnel en Centrafrique, ce qui assouvira, sans nul doute, l’ambition démesurée du Président Touadera de se maintenir à vie au pouvoir, je trouve qu’enfin l’idylle est finie !

 

Très cher Kagamé !*

 

Je voudrais rappeler par ce billet, cette célèbre citation de l’éditorialiste Togolais, Jean Baptiste Placca, qui disait : *” Il est des circonstances qui imposent de ne pas craindre de déplaire, de ne pas chercher à complaire, de ne pas se taire, lorsque ce qui est en cause relève du devenir d’un peuple. Le devoir sacré, ici, impose de mettre de côté ses sympathies, ses amitiés, ses intérêts personnels, bref, toutes les avidités éhontées, pour parler librement de démocratie, de transparence, de crédibilité. »* Pour dire net, aujourd’hui et maintenant, très cher Kagamé, je n’ai pas froid aux yeux, et je ne ferai pas économie de mon énergie pour dénoncer avec force toute tentative, par vous, préparée d’ingerence politique, culturelle et économique en Centrafrique. En délivrant cette tribune, je suis tout simplement, en train de respecter la Constitution de mon pays, qui en son article 28, stipule que tout État ou toute personne qui prend part à un changement anticonstitutionnel de gouvernement en Centrafrique aura déclaré la guerre au Peuple centrafricain.

 

Oui, très cher Kagamé, vous l’aurez donc compris, en vous immixant dans la gestion interne de mon pays, au nom d’un pseudo parrainage pour le développement et le rétablissement de la sécurité en Centrafrique, vous avez déclaré la guerre au Peuple centrafricain, vous m’avez déclaré la guerre.

 

Tenez ! Loin de moi d’être xénophobe, ou de porter des gants face à la généreuse terre rwandaise qui a contribué en partie à ce que je suis aujourd’hui, sur le plan humain et professionnel. Mais comme l’a si brillamment alerté le compatriote Guy José Kossa dans sa dernière tribune à vous consacrée *”il faut à tout prix éviter aujourd’hui, que les extrémistes belliqueux ne cherchent et trouvent dans cette plaie béante, des prétextes plus ou moins fallacieux, pour instrumentaliser les rancœurs et la haine entre les peuples, et créer ainsi d’autres conflits que nous pouvons pourtant étouffer et éviter pendant que nous en avons encore le temps et les arguments”* . Que mes frères, amis et ex beaux-frères rwandais me pardonnent donc !

 

Très cher Kagamé !* Cette volonté d’invasion de la République centrafricaine ne passera pas

 

Même si ceux qui nous dirigent sont dans une posture d’allégeance vis-à-vis de l’envahisseur, je vous le dis, sans broncher, que le Peuple centrafricain, aussi débonnaire qu’il ne puisse paraître, saura, au moment opportun, prendre ses responsabilités, et venir à bout de ses gouvernants, qui, pour leur désir de jouissance excessive du pouvoir, accepteraient de pactiser même avec la fille du diable afin de se maintenir au pouvoir au point de marcher sur les cadavres de plus de deux millions de Centrafricains déshérités et qui scandent *”Avé César, ceux qui doivent mourir de faim te saluent”.*

 

La génération de mes pères et de mes aînés a failli en bradant notre dignité aux exploitants Français, Chinois, Russes, Américains et maintenant Rwandais, mais ma génération ne se laissera pas faire.

 

*Très cher Paul Kagamé,* durant ma formation, en 2018, à Kigali, j’ai eu une histoire d’amour avec une belle et brillante Tutsie, mais je ne permettrai, pour tout l’or du monde, que vous asservissez mon pays, et vous y installez votre règne.

 

En attendant que vos espions, envoyés de Paris à Johanesburg en passant par Bangui, viennent à bout de ma modeste personne, par vos méthodes très bien connues, d’assassinats programmés et d’empoisonnement, je vous dis, très cher Kagamé, mon militantisme n’est guère de la xénophobie, ça s’appelle l’amour pour sa Patrie.

 

Bye bye l’intrigant !

 

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Bocaranga, vive altercation entre le maire de la ville et les fidèles musulmans lors de la fête de Tabaski

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – C’était le samedi 9 juillet dernier, jour de la Tabaski, fête musulmane d’Aïd-el-Kébir, que le maire de la ville de Bocaranga, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, a failli être lynché par les fidèles musulmans à la mosquée centrale de la ville. Pourquoi?

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mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Selon les différents témoignages recueillis, ce samedi 9 juillet 2022, à Bocaranga, lors de la fête de la Tabaski, les fidèles musulmans étaient venus en nombre  à la mosquée pour prier. Mais vu leur nombre ce jour, la mosquée ne peut toute les contenir.  Certains ont mis leur tapis hors de l’enceinte, débordant jusqu’à la place publique.  La rue qui passe devant la mosquée aurait été coupée de toutes circulations, suscitant la colère de certains habitants qui sont allés à la mairie réclamer les faits.

Le maire de la ville, en colère, s’est rapidement déplacé sur le lieu pour constater les faits de ses propres yeux. Une fois sur place, l’homme appelle l’imam et lui fait savoir qu’il n’a pas le droit  de laisser ses fidèles débordés jusqu’à la place publique.  En conséquence, le maire lui interdit la prière de ce jour sur le lieu. Pour le maire, tous les fidèles qui étaient présents ce jour doivent quitter le lieu et la mosquée doit être fermée provisoirement pour le même week-end.

Alors que le maire n’a pas encore quitté le lieu, certains fidèles, dont les militaires,  ont failli l’agresser physiquement.

 

La mosquée était divisée en deux :l’une en faveur du lynchage  du maire, l’autre, dont l’imam, était pour la non-violence. C’est ainsi que le maire a pu quitter le lieu sans être agressé, mais très choqué.

 

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Centrafrique : Blaise Didatien Kossimatchi lance un ultimatum de 3 jours au ministre de la Fonction publique de démissionner

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Après les leaders de l’opposition démocratique, voici le tour des membres du gouvernement. Monsieur Blaise Didatien Kossimatchi,  le tristement célèbre vassal du groupe Wagner en rca se croit désormais tout permis. Dans un communiqué de presse qu’il a publié mardi, l’homme lance un ultimatum au ministre de la Fonction publique de démissionner. Et ceci n’est pas une blague, mais une réalité.

Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Après avoir exigé du Président Touadera et du Premier ministre Félix Moloua, le mardi 28 juin 2022, dans un communiqué, le limogeage sans délai du ministre de la Fonction publique et de la  Réforme administrative, deux semaines plus tard, le mardi 13 juillet 2022,  monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, toujours dans un communiqué de presse, lance à nouveau un « dernier ultimatum au ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative Monsieur Marcel DIMASSE de démissionner dans « 72 heures » qui suivent. Faute de quoi, lui et sa plateforme de la Galaxie nationale centrafricaine lui promettent un « Vendredi noir ».

Selon monsieur Blaise Didatien Kossimatchi et sa plateforme Galaxy, les raisons qui l’ont poussé à exiger le limogeage du ministre Marcel DIMASSE sont entre autres :

 nomination à base tribale, du népotisme, de la Corruption (Amende honorable), de la promotion par passage sur le  Canapé, du Manque de respect en l’endroit de la plus Haute  Autorité.

Pour de nombreux observateurs, monsieur Blaise Didatien Kossimatchi est un véritable   fauteur de trouble dans le pays. Même si tout le monde sait très bien que ce monsieur n’a aucune capacité de mobiliser plus de vingt personnes, ces propos demeurent inquiétants pour la paix et la réconciliation dans le pays.

 

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RCA : La jeunesse du MLPC réagit aux élucubrations de certains cadres du parti encore sous sanction

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Monsieur BODINGAR Armel Odilon, Président de la jeunesse du MLPC

 

 

POINT DE PRESSE

Thème : « Agissements des hors la loi du Courant prétendument originel »

 

Par :  BODINGAR Armel Odilon

Président du Bureau National

 

Bangui, le 14 Juillet 2022

PROPOS LIMINAIRES

 

Par des communiqués successifs, aux contenus aussi fantaisistes que mensongers, les ex prédateurs du Parti – suspendus pour des faits violant les textes et la ligne du Parti – tentent désespérément de faire passer dans l’opinion, l’idée qu’ils mobilisent derrière eux des militants du MLPC pour prendre la direction du Parti et le gérer.

Cette démarche qui ne vise qu’à faire un clin d’œil à leur mandant pour leur faire croire qu’ils respectent les termes de leur deal, est une véritable escroquerie politique et intellectuelle de la part d’ex militants sulfureux, dont l’histoire aura retenu pour l’un, le vol d’un cercueil et des biens du Parti et pour l’autre – repris de justice – le passage par la case prison pour détournements et gestion scabreuse de projet.

On est donc fondé à se poser la question de savoir, comment avec une telle moralité et une telle réputation, des personnes qui pendant toute leur « carrière militante », dans un contexte démocratique, n’ont jamais réussi à décrocher un seul mandat électif local, même pas dans leur région d’origine se transforment en donneurs de leçons ?

Les élections se succèdent et passent sans que ces prédateurs n’épinglent leurs noms sur la prestigieuse liste des députés élus du Parti.

A contrario, leur fonds de commerce reste le fameux concept de « géopolitique » qui de tout temps leur a permis d’être éligibles aux hauts postes d’Etat qui leur ont permis d’amasser des biens fonciers et immobiliers, des véhicules 4×4, de doter leur femme, etc. Le tout au détriment de la Jeunesse centrafricaine et donc du Parti, de leur région natale dont la sueur et le sang ont permis cet enrichissement. C’est à travers qu’ils ont pris en otage le Parti et ses Présidents (Patassé et Ziguélé), pour servir leurs intérêts personnels. Quelle indécence ! Un Parti sert principalement l’intérêt général puisqu’il aspire à conquérir le pouvoir pour l’exercer dans l’intérêt du plus grand nombre.

Or ces kamikazes, donneurs de leçons de gestion aujourd’hui, malgré les importants revenus que leur ont générés les hautes fonctions exercées, n’ont jamais payé un seul mois de cotisation au Parti, encore moins contribué financièrement à la construction du siège du Parti, dont l’idée ne leur effleurait même pas l’esprit, tourné plutôt vers la prédation. Quelle indécence éhontée que de parler de Place Marabéna ! Il faut laisser l’âme du Camarade Marabéna reposer en paix.

Quelle a été la contribution de ces prédateurs insatiables et à la boulimie tenace au renforcement du Parti et à se pérennité, eux dont les livres comptables du Parti n’ont jamais enregistré le nom pour la plus modique des contributions qui soit ?

L’agitation du groupuscule de prédateurs, on le comprend, ne se justifie que par leur prise de conscience de la gravité de leur infraction qui les conduira inexorablement à l’exclusion du Parti. Et ce n’est qu’une question de temps. Voilà leur source de motivation.

En tout état de cause, vu leur moralité, leur passé et leur inutilité – qui ne sont pas un modèle pour la Jeunesse – il urge qu’ils libèrent les rangs du Parti pour lui permettre de se concentrer avec les militants engagés et de bonne moralité sur l’essentiel à savoir, l’essor de notre Grand Parti et la Libération du Peuple centrafricain, objectifs nobles et principaux depuis sa création.

Je vous remercie.

 

 

 

RCA : Pactiser avec le diable et ses diablotins

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Rédigé par LHCRD

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Les rumeurs couvent la ville de Bangui. On annonce de partout un imminent soutien du gouvernement rwandais au processus du référendum constitutionnel que le régime de Bangui souhaite de tout vœu. La diaspora s’en mêle. La société civile aussi. Jusque-là, silence radio du coté du gouvernement et de la représentation rwandaise auprès de la République centrafricaine.

Touadera

 

Ce qui est sûr, l’actualité politique en Centrafrique, connait, depuis quelques jours, un important développement. Il ne s’agit plus de la France dressée contre le Centrafrique et son Peuple. Il s’agit là d’un acteur majeur, qui a contribué au maintien de la sécurité lors des violents affrontements militaires et contestations politiques nées des élections de 2020 : le Rwanda de l’intrigant Paul Kagamé, accusé de toutes parts, d’ingérence dans les affaires intérieures de la République centrafricaine. La configuration dans l’analyse de la situation géopolitique de la RCA a donc changé. Le diable se trouvant dans les détails.

 

Pour le moment, de l’avis de tous les observateurs lucides, aucune initiative parlementaire, dans le format actuel des choses, ne saurait en aucun cas offrir à Touadéra la révision du nombre des mandats tant voulue. Une raison de plus pour son Conseiller spécial, le Ministre Gouandjika, de le dire à qui voulait l’entendre, sur RFI, que le schéma actuel est d’aller vers le *« changement de la constitution ».* En langage simple, profaner l’actuelle constitution, et imposer une nouvelle, à la taille de Touadéra, pour marcher sur la démocratie et l’Etat de droit, puisque pour le camp du régime en place, il s’agit de se donner une présidence à vie, un empire.

 

Le problème ? Plus qu’isolé sur la scène diplomatique, le régime de Bangui n’a de salut que dans un pacte conclu avec le diable et ses diablotins. Et si ce diable était le généreux Kagamé ?

 

Nous le savons tous, aujourd’hui, que le problème du grand Peuple, n’est pas ces calculs politiques mesquins de modification-révision de la Constitution. Pour ces 2.5 millions d’âmes qui manquent à manger, la priorité est sans cesse le pain, la paix, la sécurité, la résolution de la crise d’hydrocarbure ainsi que le retour de la rationalité dans la gestion des choses de l’Etat. Nouer des alliances avec des acteurs non-conscients de ces réalités, c’est comme pactiser avec le diable et ses diablotins. Les conséquences, on les connait, le Peuple centrafricain, aussi débonnaire qu’il ne puisse paraitre, saura, au moment opportun, prendre ses responsabilités. Lui qui défit l’empire de Bokassa, saura se donner la chance d’espérer enfin en un lendemain meilleur. La météo politique de ce pays meurtri ne trompe jamais.

 

 

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Les cryptomonnaies au Salvador et en Centrafrique : espoir ou désillusion ?

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Rédigé par leclaireur.fnac

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – En France, la quasi-totalité de la population a un compte bancaire. Ce n’est pas le cas en Amérique centrale et du Sud, ni en Afrique, qui deviennent alors des cibles de choix pour la promotion des cryptomonnaies. Les deux premiers pays du monde a avoir décrété le bitcoin comme monnaie officielle sont également dans ces régions : le Salvador et la Centrafrique.
Le Sangocoin centrafricain
Le Sangocoin centrafricain

 

Au Salvador, un rejet massif de la population

 

Selon la Banque centrale du Salvador, 70 % de la population n’a pas de compte bancaire. Un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. C’est dans ce contexte, d’autant plus incertain avec la pandémie de Covid-19, que le gouvernement a annoncé que le bitcoin allait devenir une monnaie officielle au côté du dollar américain en 2021. Il espérait ainsi augmenter la croissance du pays, attirer les entreprises du web3 et favoriser le tourisme. S’il a d’ores et déjà annoncé que le tourisme avait augmenté de 30 % dans les derniers mois de l’année dernière, la population est plus dubitative.

Pourtant, cela ressemblait d’abord à un succès retentissant : sur les 6,5 millions de personnes que compte le pays, 4 millions ont téléchargé l’application de portefeuille crypto Chivo. Sauf que 80 % d’entre elles ne l’ont utilisée que pour bénéficier du bonus de 30 dollars donné par le gouvernement. Au final, seulement deux Salvadoriens sur dix soutiennent l’adoption du bitcoin et 71 % n’y ont vu aucun bénéfice pour leur famille.

Le journaliste salvadorien Nelson Rauda Zablah affirme que le gouvernement se rend bien compte de ce désintérêt de la population pour la cryptomonnaie : « Un grand nombre de messages présidentiels à propos du bitcoin sont en anglais parce qu’ils sont faits pour les partisans du bitcoin et non pour le peuple salvadorien, alors que le projet est financé par l’argent du contribuable. Les Salvadoriens le savent aussi. », explique-t-il au New York Times.

En effet, selon un sondage national publié en décembre dernier, 80 % d’entre eux estiment que les principaux bénéficiaires de la loi sur le bitcoin sont les riches, les investisseurs étrangers, les banques ou encore le gouvernement.

 

En Centrafrique, de nombreux obstacles existent

 

En avril 2022, un deuxième pays s’est joint au Salvador pour adopter le bitcoin comme monnaie officielle : la Centrafrique. Dans ce pays en guerre civile depuis 2013, 71 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et moins de 5 % a un compte bancaire. Le Président Faustin-Archange Touadéra avait déclaré que l’adoption du bitcoin faisait partie d’un « plan de redressement économique et de consolidation de la paix ».

Cette décision n’avait pas été bien accueillie par tout le monde. Des députés qui avaient étudié le projet de loi s’en étaient finalement désolidarisés, craignant que la cryptomonnaie favorise le blanchiment d’argent, la fraude fiscale et les escroqueries. De plus, seulement 14,3 % de la population à accès à l’électricité selon la Banque mondiale, ce qui entraîne forcément un manque de connaissances de la population générale sur les cryptomonnaies. L’effondrement récent du bitcoin ne risque pas d’inciter les Centrafricains à en acheter. Cela n’entame cependant pas l’optimisme du Président du pays, qui a annoncé il y a quelques jours la création d’une cryptomonnaie propre à la Centrafrique : le sango. Ses ambitions vont même encore plus loin avec la future création d’un « crypto-hub africain » et d’une « crypto Island » sur le metaverse pour accueillir les entreprises et passionnés de cryptos du monde entier.

 

Que ce soit au Salvador ou en Centrafrique, l’adoption du bitcoin ne semble pas signaler le début d’une ère de développement et de réduction des inégalités économiques dans la population, mais un moyen de rayonner à l’international, quitte à abandonner une grande partie des citoyens.

 

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République centrafricaine : Une pénurie alarmante de carburant exacerbe les pires niveaux de besoins humanitaires depuis 2015

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Rédigé par Tom Peyre-Costa

(nrc)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 14 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Une pénurie croissante de carburant en République centrafricaine, exacerbée par la guerre en Ukraine, aggrave une situation déjà critique pour les 3,1 millions de personnes dans le pays qui ont un besoin urgent d’aide humanitaire. Au cours des deux derniers mois, la pénurie de carburant a contraint les organisations humanitaires à réduire considérablement leurs opérations, tout en faisant grimper les prix des denrées alimentaires.  

sabine, une mère déplacée sur le site de la mission catholique d'Alindao, au centre-est du pays.
sabine, une mère déplacée sur le site de la mission catholique d’Alindao, au centre-est du pays. CopyrightNRC

 

“Dans certaines des régions les plus touchées du pays, comme la province de Kaga-Bandoro,

nous n’avons pu acheter que 25 % du carburant nécessaire ce mois-ci, ce qui nous a empêchés d’aider les familles dans le besoin pendant six jours consécutifs”, a déclaré Tchatat Yakwa Godain Powel, directeur national du Conseil norvégien pour les réfugiés en République centrafricaine. “La pénurie de carburant ajoute une crise à la crise – il est vital pour les familles qui dépendent de l’aide pour survivre que le carburant pour la réponse humanitaire soit fourni d’urgence et réponde aux besoins opérationnels.”

Cette pénurie de carburant signifie que certains vols humanitaires à l’intérieur du pays ont été suspendus ou reportés, ce qui empêche les travailleurs humanitaires d’atteindre les personnes dans le besoin. Selon le dernier planning du Service aérien humanitaire des Nations unies (UNHAS), les vols de Bangui à Kaga Bandoro et Alindao sont passés de trois par semaine à une fois toutes les deux semaines. L’ensemble de la réponse humanitaire est menacée de réduction drastique, alors que 63 % de la population a besoin d’aide humanitaire et de protection.

La crise alimentaire est également touchée. Alors que 2,4 millions de personnes – soit la moitié de la population du pays – sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë, les prix des denrées alimentaires augmentent en raison de la guerre en Ukraine, car les pays voisins dont la rca dépend pour l’importation de nourriture et de céréales sont eux-mêmes dépendants de l’Ukraine et de la Russie pour satisfaire leurs besoins. Au cours des derniers mois, le prix de la farine de blé en RCA a augmenté de 50 %. En juin-juillet, le prix de la viande augmentera de 30 %, et celui du manioc de 50 %, selon les projections de l’ONU.

“Les enfants tombent régulièrement malades, ils ont la moitié du poids qu’ils devraient avoir. Ils ne reçoivent pas assez de protéines et ils sont tous fragiles. Nous recevons de l’aide humanitaire mais la quantité de nourriture qui nous a été donnée n’est pas suffisante pour nous nourrir. Et avec l’augmentation des prix sur le marché, c’est difficile pour nous”, a déclaré Mariam, une mère déplacée à Alindao.

Ensemble, le manque de carburant et la flambée des prix font augmenter le coût des opérations humanitaires, alors que la réponse n’a reçu que 38,7 % de l’argent nécessaire cette année.

“Le manque de carburant nous tire le tapis sous le pied tandis que le manque de financement humanitaire nous empêche de nous relever. Les pays donateurs doivent tenir compte de l’augmentation des prix et veiller à ce que la réponse puisse s’intensifier pour répondre aux besoins. Si le financement n’est pas augmenté de toute urgence, l’impact de la guerre en Ukraine continuera à entraîner un pays largement affaibli par des années de conflit dans une spirale descendante”, a déclaré M. Powel.

Faits et chiffres :

  • Au cours du mois dernier, l’approvisionnement en carburant pour les opérations du NRC a été réduit de 50% dans tout le pays.
  • Les programmes d’eau, d’assainissement et d’abris sont les plus touchés car ils sont les plus gros consommateurs de carburant en raison de l’utilisation de camions de transport.
  • Le prix d’un sac de ciment a atteint 30 dollars, ce qui équivaut à une augmentation de 50 % par rapport au prix moyen (20 dollars) avant le début de la crise en Ukraine.
  • Une baguette de pain qui coûtait 125 francs CFA est maintenant vendue à 175 francs CFA (+40%) (UNOCHA).
  • Il y a plus de 160 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë en RCA et deux tiers d’entre eux (103 930) ne reçoivent aucun soutien nutritionnel en raison d’un manque de financement et d’une augmentation des coûts opérationnels (UNOCHA).

 

Tom Peyre-Costa

Conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest

Courriel : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

Touadera, « Vous êtes l’image  du déclin centrafricain…, et le désordre institutionnel », dixit Anselme Pat

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – C’était très brutal, mais direct. Sur Twitter, monsieur Anselme Pat, un centrafricain,  exaspéré, tente d’utiliser un franc-parler comme outil de stratégie  politique pour interpeller le chef de l’État centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera sur la situation déplorable et difficilement supportable de son pays, la République centrafricaine.

Touadera

 

Le vendredi dernier, sur Twitter, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, saluant la mémoire de l’ancien premier ministre japonais Shinzo Abe, tué par  balle pendant un rassemblement électoral à Nara, dans l’ouest du pays. Selon le chef de l’État centrafricain, l’ancien premier ministre japonais Shinzo Abe serait un grand leader pacifiste.

Faustin-Archange Touadera : « Au nom de la République centrafricaine, j’adresse mes condoléances au peuple japonais pour la perte d’un grand leader politique. RCA Japan leadership ».

Au même moment, monsieur Anselme Pat,  un compatriote centrafricain répond au Président Touadera et dit ceci :

« Au moins ShinzoAbe a le sens du devoir, du progrès démocratique et le sens du vrai changement et aussi du progrès social. En  un mot, vous Touadera. Vous êtes l’image du déclin centrafricain. De l’appauvrissement du peuple, le bradage des ressources et le désordre institutionnel ».

Loin d’être isolé, le propos tenu par monsieur Anselme Pat  est le même qui circule au sein de la population centrafricaine.  Pour la COSCIPAC, Faustin Archange Touadera est le grand artisan de la criminalité organisée dans la sous-région de l’Afrique centrale.  C’est le père des mafieux, des bandits. « C’est un Président incompétent et sournois prêt à tout pour son pouvoir personnel », affirme l’ancien ministre Mohamed Moussa Dhaffane.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : le député du troisième arrondissement, l’honorable Ibrahim Ould  Alhissene Algoni hospitalisé dans un état grave

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – La santé du député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Ibrahim Ould  Alhissene Algoni, hospitalisé depuis la semaine dernière à l’hôpital communautaire de Bangui s’est brusquement dégradée. L’homme est désormais plongé dans un coma. Sa famille s’inquiète.

centrafrique.org/centrafrique-la-decision-de-la-cour-constitutionnelle-destituant-un-depute-est-elle-juste-legale-ou-fondee-en-droit/ibrahim-ould-alhissene-algoni/” rel=”attachment wp-att-49349″ data-wpel-link=”internal”>Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui
Ibrahim Ould Alhissene Algoni, député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui

 

Hospitalisé depuis vendredi à l’hôpital communautaire de Bangui,  le député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui  ,  l’honorable Ibrahim Ould  Alhissene Algoni est désormais grave.  Son état de santé nécessite une évacuation à l’étranger, mais avec des risques énormes qu’on le sache.

Les médecins n’ont pas pu déterminer avec certitude  sa maladie, mais l’homme présente également des signes d’une infection urinaire : des urines troubles avec du sang.   Ce qui n’est pas probablement la cause principale de la détérioration de sa santé, mais des signes d’une autre maladie : la prostate.

Le Premier ministre Félix Moloua s’est rendu lundi à son chevet à l’hôpital communautaire pour constater les faits. Sur place, l’homme fait appel à son ministre de la santé. S’agit-il pour déterminer en urgence son évacuation sanitaire à l’étranger? Difficile de le savoir. Mais pour ses parents, il ne fait aucun doute, le député aurait été victime d’un empoisonnement.   Mais de qui? Tous les regards sont tournés vers son prédécesseur, l’ancien Président de l’Assemblée nationale  Abdoul Karim Meckassoua.  

 

Mais pourquoi?

 

Dans la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui, à la suite des élections partielles du 23 mai  2021, c’était monsieur Abdoul Karim Meckassoua qui avait été élu député. Mais à la suite d’une requête introduite  par son challenger Ibrahim Hissen ALGOUNI. Le plaignant s’est fondé sur un rapport d’experts indépendants de l’ONU citant Abdoul Karim Meckassoua  parmi les instigateurs de la rébellion de la CPC. Les six juges qui ont siégé en audience publique le jeudi 12 août 2021  sur le dossier ont validé la proximité de Monsieur Abdoul Karim Meckassoua  avec la rébellion CPC. Ils l’ont aussi reconnu responsable de retours en cachette  en Centrafrique de l’ancien Président François Bozizé sous sanction onusienne. La cour déclare son challenger ALGONI, nouveau député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement.

Depuis lors, monsieur Abdoul Karim Meckassoua est en fuite à l’étranger. Mais pour la famille, monsieur  Algoni paye de sa rivalité avec Meckassoua, sans oublier que monsieur Algoni est en  désaccord avec ses parrains du pouvoir, monsieur Sani Yalo. Dans la bataille du troisième mandat, l’homme préfère se ranger derrière le Président de l’Assemblée nationale   Simplice Mathieu Sarandji qui n’est pas favorable à un troisième mandat du Président de la République.

Alors, s’agit-il d’un coup de monsieur Sani Yalo? Probablement.

 

 

Espace commercial de l’université de Bangui, les occupants rackettés brisent l’omerta et accusent le secrétaire général Bertrand KÉNGUÉTONA

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Il aura fallu beaucoup de courage à ces occupants de l’espace commercial de l’université de Bangui pour oser franchir  le pas et dénoncer le racket  dont ils sont victimes  depuis plusieurs mois de la part du secrétaire général de l’université de Bangui, Dr Bertrand Kénguétona.  L’homme se dit docteur en droit, mais en réalité, c’est un parrain mafieux, selon l’une des victimes interrogée par       CNC.

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Des kiosques installés derrière le restaurant de l’Université de Bangui. Photo CNC copyrightCNC

 

Depuis plusieurs mois, à l’université de Bangui, derrière le restaurant, des marchands ont installé des kiosques. Ils vendent tout : de la photocopie à la saisie et/ou impression des documents en passant par le restaurant ou encore  des studios de photos d’identité. La plupart de ces marchands sont d’anciens étudiants de l’université de Bangui, qui, faute d’avoir du travail, préfèrent s’adonner aux activités commerciales.

Mais ces derniers mois, ils disent être victimes de la pression constante du nouveau secrétaire général de l’Université de Bangui, docteur Bertrand Kénguétona.  D’après eux,  ce dernier ne cesse de les racketter.

« Chaque jour, monsieur  Bertrand Kénguétona  est venu en personne nous voir. Il nous demande de lui donner de l’argent. Parfois 25000 francs, parfois 5000 ou 10 000 francs  CFA. Il dit qu’il veut instaurer un paiement  mensuel et régulier  de 5000 francs CFA pour chaque commerce », explique à CNC l’un des marchands.

 

Tu paies, si tu veux la paix

 

Selon ces commerçants, monsieur Bertrand Kénguétona  aurait installé son réseau mafieux en toute illégalité.  Il nous dit souvent : »tu paies, si tu veux la paix. Autrement dit, tu  n’auras pas de la tranquillité  ». C’est un jeu des grands criminels, dénoncent-ils.

« Monsieur Bertrand Kénguétona est un professeur de droit. Il nous enseigne en droit administratif en première année. C’est un trafiquant des notes. Il demande incessamment  de l’argent à ses étudiants pour leur donner des notes en contrepartie. Mais je pense que depuis sa nomination comme secrétaire général de l’Université de Bangui, il traverse un moment de crise. Il ne peut plus racketter les étudiants. C’est pourquoi il se tourne désormais envers nous », s’alarme le gérant d’un kiosque à bout de nerfs.

 

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Arnaque, kidnapping, torture, assassinat, le préfet de la Ouaka et le Procureur de Bambari mis en cause

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Il ne se passe pas un jour sans qu’on apprend  la nouvelle de l’assassinat, de torture, de l’enlèvement ou du rançonnement des populations, particulièrement des Peuls ou des musulmans  par les Mercenaires russes, ou encore par les forces de défense et de sécurité intérieure à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Mais pour les victimes et leurs parents, deux personnalités sont pointées du doigt comme les présumés auteurs de ces actes criminels : le préfet de la Ouaka, et le procureur de Bambari.

De gauche à droite, le Préfet de la Ouaka, monsieur victor Bissecoin, et le Procureur de Bambari Olivier Bombo
De gauche à droite, le Préfet de la Ouaka, monsieur victor Bissecoin, et le Procureur de Bambari Olivier Bombo

 

Si ce n’est pas monsieur Victor Bissekoin, Préfet de la Ouaka, c’est le procureur de Bambari, le magistrat Olivier Bombo. Ces deux cadres de l’État, selon une partie de la population de Bambari,  s’adonnent depuis plusieurs mois à des pratiques  dignes de la grande criminalité transcontinentale. Avec l’appui des mercenaires russes de la société Wagner, ils sont devenus quasiment intouchables.

En effet, d’après des témoignages recueillis, plusieurs cas de meurtres commis dans la Ouaka par les mercenaires russes, ou par les soldats FACA, ou par leurs supplétifs miliciens Anti-Balaka faction Touadera, sont commandités soit par monsieur Victor Bissekoin, soit par monsieur Olivier Bombo .  Le cas palpable est celui du meurtre par les miliciens Anti-Balaka de l’ancien maire de Bambari Didier Wangay dans sa ferme du village de Gallougou, ou encore le meurtre de Monsieur Sandra, l’imam de la mosquée centrale de Ndachima, tué en avril dernier par les mercenaires de Wagner, ou encore plus récemment avec le meurtre à Bambari du commerçant Moubarak par les mercenaires de Wagner. Dans tous ces cas de meurtres, les noms du Préfet de la Ouaka et du procureur de Bambari planent derrière.

Et ce n’est pas tout! Les cas d’enlèvement, de rançonnage et de torture sont aussi leur sport préféré.  Selon les mêmes témoignages recueillis, les éleveurs peuls, les commerçants musulmans sont devenus des cibles préférées.

« Dès qu’ils arrivent à mettre la main sur un éleveur ou un commerçant musulman, ils exigent de fortes sommes d’argent à ses parents avant sa libération. La rançon peut s’élever jusqu’à 5 millions de francs CFA. Si d’aventure  les parents n’ont pas répondu favorablement, c’est la mort assurée de la victime », témoigne le fils d’un éleveur, dont le père a été récemment kidnappé par les mercenaires de Wagner à Bambari.

Rappelons que monsieur Victor Bissekoin est un natif de Bossembélé. Ancien cadre retraité du ministère de l’Agriculture, l’homme est le chef du quartier du Président de la République. Nommé préfet de la Ouaka, monsieur Victor Bissekoin est devenu riche en six années seulement. Beaucoup doutent fortement  de l’origine de sa fortune.

 

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CENTRAFRIQUE: APPEL A MOBILISATION DU PRÉSIDENT JEAN-SERGE WAFIO  

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Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Peuple centrafricain,

 

Il faut préserver l’orgueil patriotique et sauver la République

 

Jusqu’en 2012,, tu as vécu aux rythmes d’humiliations, d’exclusions, de bestialisassions et de déshumanisation, mais tu es resté debout. De mars 2013 à janvier 2014, le sanguinaire régime de la coalition seleka t’a fait ployer l’échine, et depuis 2016, le pouvoir TOUADERA veut te mettre à genoux. Après les mercenaires de la société Wagner qui ont mis à feu et à sang le pays, maintenant, ce sont les Rwandais qui sont en passe de devenir les maîtres de Centrafrique, avec option de réduire le pays en un Etat vassal, parce que le Président TOUADERA, voulant s’accrocher éternellement au pouvoir qui lui a été donné en 2015-2016 et qu’il a volé en 2020-2021, a conclu un deal avec son beau-père, le Président KAGAME du Rwanda, lequel devrait financer son référendum constitutionnel, contre bradage du pays : concéder peuple, territoire, espace aérien, sol, sous-sol et les diverses ressources naturelles au Président KAGAME, c’est-à-dire transformer Centrafrique en féodalité.

 

Quelle que soit ton extrême pauvreté, quelle que soit ta faiblesse militaire, le jaloux orgueil patriotique t’interdit de subir une telle autre humiliation que TOUADERA et son beau-père veulent t’infliger.

 

L’obéissance reste et demeure un devoir national, sous condition que le souverain se comporte en bon père de famille ; mais, si celui-ci se comporte en vulgaire bandit de grand chemin, en criminel, en prédateur insouciant de tes richesses naturelles, la désobéissance devient une impérative obligation pour te libérer d’un tyran qui met la République en danger.

 

En Centrafricains patriotiquement orgueilleux et jaloux, nous sommes tenus de faire preuve d’une farouche détermination, d’une très forte volonté de mobilisation pour dénoncer, condamner et rejeter cette féodalité qui dilatoirement se met en place. Par entités socio-politiques, unanimement et collectivement,

  • Organisons toutes les manifestations autorisées par la Constitution de la République pour dire NON à cette vassalisation,
  • Adressons des pétitions, mémorandums à la communauté internationale, dénonçant l’ingérence KAGAME
  • Demandons officiellement à Son Excellence Mr le Secrétaire Général des Nations Unies,
  • La relève de la Dame RUGWABIZA Valentine, Représentante Spéciale du Secrétaire Générale des Nations Unies et Cheffe de la Minusca à Bangui,
  • Le retrait du contingent rwandais de la MINUSCA
  • Dénonçons
  • L’accord de défense entre Centrafrique et le Rwanda,
  • le deal et les pactes secrets entre les Présidents TOUADERA et KAGAME .

 

La République en danger nous exige un brin d’orgueil patriotique pour la défendre et la sauver.

 

DEBOUT, ET DEFENDONS LA REPUBLIQUE

 

 

 

 

                                                                                WAFIO  Jean  Serge

                                                                       Président Fondateur du PDCA

Scandale : que fait l’apôtre Théodore Kapou à la marche du troisième mandat à Damara ?

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Rédigé par Ben Wilson Ngassan

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Mais que fait l’apôtre Théodore Kapou,* ancien dirigeant de la très respectable Communauté des Églises Apostoliques de centrafrique (CEEAC)* à la marche “TAMBOULA Ngangou” de Damara ? Quel rapport Y-a-t-il aujourd’hui entre l’Eglise et la politique ? Que part-il chercher à la ferme présidentielle de Mandjo ? Que reste-t-il aujourd’hui de sa spiritualité, qui plus est, de sa crédibilité ?

marche de Damara avec la présence de l'apotre CAPOU

 

Les images de ce dimanche 10 Juillet 2022 ne confirme-t-elles pas ce que nous dénonçons depuis un certain temps : le rôle plus que trouble de “L’Église” dans la crise qui se prolonge encore malheureusement en Centrafrique ? Le cas Singha de l’AEC aidant ?

Comment faire aujourd’hui pour que la voix de L’Église porte dans la gestion de la cité alors que les “pasteurs” sont plus que jamais aux bottes des politiques ?

On se souvient encore que dans un passé récent, des “pasteurs” étaient dans la bonne grâce du Président Bozizé, sauf que les révélations de ceux-ci n’ont pas permis de signifier à Bozizé ses dérives, sa gestion clanique et dictatoriale des affaires de l’État. On connaît la suite : Bozizé fut chassé par les Seleka. Et ces “pasteurs” sont retournés dans leur misère. On ne sait pas encore trop si le cas Touadera serait différent.

Néanmoins, s’il y a une chose à laquelle je crois, l’Eglise n’a rien à voir avec la politique. Et même si dans l’histoire d’Israël (biblique), les prophètes intervenaient de temps en temps auprès des Rois, ils savaient du moins leur montrer leur déviation. Le Prophète Nathan le répétait sans cesse au Roi David, au point de lui parler de son adultère avec la femme d’Urie.

Alors question : comme il se présente comme le Prophète Nathan auprès du Roi Touadera, l’Apotre Kapou qui méritait tous notre respects, ne peut-il donc pas dire à Touadera que son Peuple manque le pain, l’eau et la paix, et qu’il ferait mieux de renoncer à son projet de pouvoir à vie que le Peuple combattra sûrement ?

Ceci dit, une des urgences à des fins de reconstruction de la Nation centrafricaine, il nous faut, le moment venu, établir définitivement la démarcation entre l’Eglise et la politique en Centrafrique. Les sacrificateurs doivent reprendre leur soutane et ne prêcher que le bon évangile aux fidèles. Le fameux Singha a déjà beaucoup fait en créant une crise politique inouïe entre Touadera et Meckassoua. On ne veut tout simplement pas qu’au sortir de la ferme présidentielle de Mandjo, Kapou nous sort autre chose qui mettra encore à mal la nécessaire marche de la Nation.

Heureusement pour moi, pour l’église apostolique, Kapou a été viré. Je suis foncièrement croyant, mais Dieu est tellement parfait que je n’accepterai jamais qu’on prenne son Nom pour faire de basses manœuvres. Ça suffit comme ça !

 

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Mort de Bitcoin – Les haters se frottent les mains

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Rédigé par Journal Du Coin

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Fédérer, réprimer – Cette conférence crypto a une saveur particulière. Les crypto-sceptiques se donnent rendez-vous au premier évènement organisé, pour rassembler la communauté.

 

 

Lutte anti-crypto : tout chemin mène aux législateurs

 

De la voix, elle affirme qu’ils en ont. Elle s’élève « et les décideurs politiques nous écoutent ! », Amy Castor a parlé. Elle est journaliste, et figure parmi les fervents adversaires des cryptomonnaies.

Dans un article du 3 juillet dernier, publié sur son site, Amy Castor met en lumière une résistance anti-crypto qui s’organise, avec ses faits d’armes.

« Demander aux législateurs américains de sévir contre l’industrie crypto » : ce bout de phrase résume l’objectif principal des actions de la communauté. Tout converge vers ce point focal, qu’importe la forme que peuvent prendre les moyens mis en œuvre pour y parvenir.

Une lettre signée par des informations et universitaires pour critiquer les cryptomonnaies et la blockchain, ou une comparution devant la commission des sciences et des technologies de la Chambre des communes du Royaume-Uni, servent ainsi la même cause.

 

L’effondrement de la DeFi au menu du Crypto Policy Symposium

 

Les ours grognent, l’heure est au rassemblement. À chacun sa voix, sa voie, mais les chemins des crypto-sceptiques se croiseront au Crypto Policy Symposium prévu pour le 5 et le 6 septembre prochain, à Londres et en ligne. Les attaques contre les cryptomonnaies y recevront les ovations du public.

Le Crypto Policy Symposium est organisé par l’ingénieur logiciel et co-auteur de Popping the Crypto Bubble, Stephen Diehl, et par le directeur du Center for Evidence-Based Management, Martin Walker.

Les participants auront l’opportunité d’y côtoyer du beau monde. Stephen Diehl et Martin Walker ont invité la FCA, la BCE, le FMI, la SEC, la Finma, et la Bafin.

Les présentations en entrée, les motivations en plat principal ! L’évènement viserait à faire entendre raison à des politiciens mal informés, qui ne tendent l’oreille qu’aux lobbies financés par « des entreprises cryptos aux poches profondes », avec la complicité des capital-risqueurs.

Et à défaut d’être digeste pour les cryptophiles, le buffet est bien garni des sujets de prédilection des crypto-sceptiques : intervention d’experts, une douzaine de panels de 45 minutes, sur des sujets tels que l’impact environnemental du Bitcoin (BTC) ou l’effondrement de la DeFi.

Les organisateurs de la conférence devraient également penser à inviter Bill Gates. Le milliardaire y aura alors l’occasion de développer la théorie du plus grand fou appliquée aux cryptomonnaies.

Est-il vraiment nécessaire de chercher à plaire à tout le monde ? Votre conviction de bitcoiner est inébranlable, bravo ! Inscrivez-vous sans attendre sur la plateforme d’échange crypto de référence FTX. Vous pourrez bénéficier d’une réduction à vie sur vos frais de trading (lien affilié, voir conditions sur site officiel).

 

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Centrafrique : la ministre des Affaires étrangères rattrapée par le fisc français

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Sylvie Baïpo – Temon a été sommée par l’administration fiscale française de régler des impôts impayés depuis 2018. Elle assure qu’elle a commencé à régulariser sa situation. Explications.

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Sylvie Baïpo-Temon, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, en Turquie, le 11 mars 2022. © MUSTAFA CIFTCI/Anadolu Agency via AFP

 

Rédigé par Beniamin Roger (Jeune Afrique)

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Près de 18 000 euros. Voilà la somme que le fisc français réclame à Sylvie Baïpo-Temon, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Cette dernière, qui a également la nationalité française, résidait en France iusau’à sa nomination à Bangui, en 2018. JA a pu obtenir copie de deux mises en demeure de payer, datées du 8

décembre 2021.

 

 

Impôts sur le revenu, taxes…

 

Selon ces documents, le centre des finances publiques dont elle dépend lui réclame 14 457 euros d’impôts sur le revenu/prélèvements sociaux et 3 103 euros de taxe d’habitation/contribution à l’audiovisuel public. Soit, en tout, 17 560 euros à régler. L’intéressée est invitée à « régulariser sa situation dans les meilleurs délais », car « des poursuites pouvant occasionner des frais élevés » seront engagées à l’issue d’un délai de trente jours à compter de leur notification.

Contactée par JA, Sylvie Baïpo-Temon assure justement n’avoir jamais été directement notifiée, bien que les deux mises en demeure lui soient directement adressées au ministère des Affaires étrangères, situé avenue des Martyrs, à Bangui. Selon elle, elles auraient été transmises début juillet par l’ambassade de France au directeur des Affaires pénales, avec copie au ministère de la Justice, mais non à elle directement.

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères affirme également avoir « elle-même » contacté le Trésor public français courant mai après avoir été alertée de cette affaire. « Je me suis engagée à régler mes dettes. J’ai proposé au fisc de le faire en une seule fois mais le montant était trop important. J’ai donc commencé à faire des versements échelonnés. D’ici deux mois tout sera réglé », assure-t- elle, tout en dénonçant un « acharnement ridicule » sur lequel elle ne compte pas polémiquer davantage.

 

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Lutter contre la désinformation, une « priorité absolue » pour protéger les Casques bleus (Guterres)

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Beaucoup de Casques bleus considèrent que les fausses informations menacent leur sécurité.

 

Rédigé par ONU info

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – La communication stratégique concernant les opérations de maintien de la paix est un point fondamental, selon le Secrétaire général de lONU, pour qui le paysage dans lequel opèrent les soldats de la paix est devenu plus dangereux, les tensions géopolitiques mondiales se répercutant à l’échelon local. 

Minusca-demandant-le-depart-de-la-minusca-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-51390″ data-wpel-link=”internal”>manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique
manifestation devant la base des casques bleus égyptiens de la Minusca à Bangui le 6 novembre 2021 demandant le départ de la Minusca en Centrafrique

 

Les soldats de la paix sont confrontés à des terroristes, des criminels, des groupes armés et leurs alliés, dont beaucoup ont accès à de puissantes armes modernes et ont tout intérêt à perpétuer le chaos dans lequel ils prospèrent, a prévenu le chef de l’ONU.

Et « les armes brandies ne sont pas seulement des fusils et des explosifs : la désinformation et les discours de haine sont de plus en plus utilisés comme armes de guerre », a-t-il souligné.

L’objectif est clair : déshumaniser un soi-disant « autre », menacer les communautés vulnérables – ainsi que les Casques bleus eux-mêmes – et donner ouvertement le feu vert pour commettre des atrocités.

 

La MONUSCO cible de discours de haine

Le général Marcos De Sá Affonso Da Costa, Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), a concédé que la Force n’était pas forcément bien perçue par une partie de la population et qu’elle était parfois prise pour cible par des discours de haine compromettant sa sécurité, y compris par des groupes armés.

« Les fausses informations sur les réseaux sociaux sont difficiles à détecter », a-t-il ajouté devant le Conseil de sécurité.

Une enquête récente a révélé que près de la moitié des Casques bleus considèraient que les fausses informations et la désinformation affectaient gravement l’exécution de leur mandat et menaçaient leur sécurité.

Les Casques bleus au Mali victimes de désinformation sur WhatsApp 

Le Secrétaire général a cité, à titre d’exemple, le Mali, où une fausse lettre alléguant que les Casques bleus collaboraient avec des groupes armés a été publiée sur Facebook. Elle est devenue virale sur WhatsApp et a été reprise par les médias nationaux. Cette fausse lettre a attisé l’hostilité et le ressentiment à l’égard des soldats de la paix, rendant leur tâche vitale de protection des civils encore plus difficile.

Lorsqu’il avait prêté serment en 2016, António Guterres avait souligné la nécessité d’une réforme substantielle de « la stratégie de communication » de l’ONU, à travers la modernisation des outils et plates-formes pour atteindre les gens dans le monde entier.

« La communication stratégique – crédible, précise et centrée sur l’humain – est l’un de nos meilleurs instruments, et le plus rentable, pour contrer la menace », a plaidé le Secrétaire général.

Au-delà de la simple défense contre les mensonges nuisibles, une communication adaptée permet de renforcer la confiance et d’obtenir un soutien politique et public.

« Elle permet à la population locale de mieux comprendre nos missions et nos mandats et, en retour, elle permet à nos soldats de la paix de mieux comprendre les préoccupations, les griefs, les attentes et les espoirs de la population locale. Elle peut créer un espace sûr pour que la réconciliation et la consolidation de la paix puissent fonctionner et offrir aux femmes, aux jeunes et à la société civile un meilleur accès aux processus de paix », a analysé le chef de l’ONU.

Beaucoup d’opérations de paix touchées

Nombre d’opérations de maintien de la paix sont touchées par ces problèmes, a estimé pour sa part le général da Costa. Il a appelé à s’adapter en « communiquant directement avec les parties prenantes », en étant à l’écoute et en expliquant bien les les contours d’un mandat.

« Au sein de la MONUSCO, nous avons appris à mieux communiquer sur notre mandat. Toutefois, il reste beaucoup à faire : améliorer la formation de pré déploiement, contrecarrer la désinformation, avoir une longueur d’avance sur les détracteurs », a-t-il énuméré.

  1. Guterres a présenté des actions concrètes prises pour améliorer la communication stratégique dans le maintien de la paix, dont le conseil et la formation aux missions, et la collaboration avec différents partenaires, « notamment les entreprises des technologies et des médias », ainsi que les États membres, afin d’identifier et de mieux contrer la désinformation et les discours haineux.

« L’accès à l’information est un droit de l’homme », a rappelé le Secrétaire général. Dans les endroits où nos soldats de la paix opèrent, ce droit peut être une question de vie ou de mort, la différence entre la paix et la guerre, a-t-il prévenu.

 

 

Le Président Faustin Archange Touadera, Professeur des universités, acteur majeur de son église,  a-t-il besoin d’une délivrance? Peut-être oui! Pourquoi?

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Si certains serviteurs de Dieu ont souvent l’habitude de dire que tout le monde ou presque , quel que soit sa nature ou son statut, a besoin d’une délivrance de l’éternel, mais pas au même degré, pas de la même façon et pas pour la même raison, l’on se demande comment savoir si l’on a besoin d’une délivrance? Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera, Professeur des universités, acteurs majeurs de son église, a-t-il besoin nécessairement de la délivrance comme le souhaite la plupart des centrafricains ?
Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP
Faustin-Archange Touadéra, à Paris, le 25 septembre 2017. © Christophe Morin/IP3/MAX PPP

 

Comment déterminer le besoin d’une délivrance?

 

Il faut d’abord faire une mise au point. Il y’a des délivrances  qui sont nécessaires par rapport  à la présence du démon  dans la vie de certaines personnes. Il y’a des personnes qui hébergent les démons, comme les fous… Mais il y’a aussi des personnes qui ont besoin de délivrance par rapport aux démons qui ne sont pas présents dans leur vie. Ils agissent de l’extérieur,   tourmentent  et bloquent  la vie de leur victime, soit en leur imposant  une malédiction, en leur imposant des limitations à tel point que ces personnes, en dépit de leur capacité, ne peuvent pas faire certaines choses. Il y’a aussi un troisième cas,  il y’a des personnes  qui subissent des influences  retardatrices, c’est-à-dire des influences qui les retardent. Ces influences sont presque du domaine de l’inexpliqué, c’est-à-dire qu’on ne sait pas trop  pourquoi telle ou telle personne, pourtant capable, ne peut pas faire ce qu’elle est censée faire. Pourtant, intellectuellement, rien n’explique ce handicap. Ça veut dire que rien ne va pas. Il y’a aussi certaines personnes qui ont besoin de la délivrance pour la simple raison qu’elles ont l’habitude  de pécher, comme celles qui mentent tout le temps. Elles mentent parfois à leur propre insu. Et c’est grave.

 

Le cas du Président Touadera

 

Pour les Centrafricains, le Président Faustin Archange Touadera serait sous influence maléfique. Des puissants démons retardateurs qui agissent à distance sur lui. Et il y’a aussi un point, l’homme pêche tout le temps. Il ment tout le temps, au point que ça devient une habitude.

Le fait d’avoir plusieurs maîtresses, le fait d’avoir mentir à la longueur de la journée, le fait d’être soumis à des influences démoniaques de certains de ses conseillers, le Président Faustin Archange Touadera a besoin nécessairement d’une délivrance.

Comme disaient Harouna Douamba et Mbaikassi – Tonzeratou Serge Mathurin,  le chef de l’État serait sous influence maléfique du sulfureux Sani Yalo, son conseiller spécial qui aurait mis autour de lui un cartel des mafieux à tel point qu’il ne pouvait rien faire pour l’avenir de son peuple.

Imaginez-vous, le préside Touadera, un docteur, Professeur des universités, 5 ans, premier ministre de son prédécesseur, est devenu subitement incapable de diriger son pays. À six ans des gestions, il réussit à rendre fou tout un peuple. Incroyable!

La suite dans nos prochains articles.

 

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RCA : Pourquoi la Russie  tant vantée n’octroie pas de l’aide budgétaire à notre pays?

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – C’est la question que tout les centrafricains se posent en ce moment, et que le parti CNCA – PDD se pose aussi.  Pour cette formation politique, Les russes sont-ils chez nous  pour piller nos ressources naturelles ? Il ne fait aucun doute, aujourd’hui la rca est au bout du gouffre. Le pays est politiquement et juridiquement en état de mort cérébrale, socialement et culturellement anéantie et effondrée économiquement.

Ci-dessous, le communiqué de presse du parti CNCA – PDD :

Ferdinand MBOKOTO-MADJI, Président du CNCA-PDD
Ferdinand MBOKOTO-MADJI, Président du CNCA-PDD

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CONSEIL NATIONAL DU CNCA-PDD

 

Selon un récent rapport de l’ONU, 63% des centrafricains ont besoin d’assistance alimentaire et de sécurité.

 

Et pourtant les aventuriers qui de manière inattendue dirigent le pays ne cessent de crier qu’ils contrôlent toute l’étendue du territoire national et que le train de vie des centrafricains est au dessus de la moyenne internationale.

 

Cependant ils ne cessent d’appeler à l’aide budgétaire de la France et d’autres pays.

 

Plusieurs questions nous taraudent l’esprit :

Pourquoi la Russie  tant vantée n’octroie pas de l’aide budgétaire à notre pays?

Les russes sont-ils chez nous  pour piller nos ressources naturelles ?

Quel pays la Russie a porté jusqu’à l’émergence ?

 

En effet la démagogie des minables qui dirigent notre pays est incontestablement une insulte envers le peuple.

 

Très honnêtement, la République Centrafricaine traverse une situation terrifiante marquée sur le plan social par la cherté de la vie dû à la fulgurante hausse des prix des denrées de premières nécessités, une pénurie de carburant à la pompe, la propagation et la légalisation de la pauvreté avec 95% de chômeurs.

 

Sur le plan politique et de la gouvernance, par la généralisation de la corruption, de l’arbitraire, de la déliquescence de l’administration, du rétrécissement du champ des libertés et les atteintes à l’unité nationale dû à l’exclusion et à la marginalisation subies par plusieurs composantes nationales constituant d’office, des menaces réelles à la cohésion de notre peuple.

 

À titre d’exemple, le fils du Ministre Conseiller Spécial à la Présidence de la République qui occupe la  fonction de Consul de Roumanie dit à qui veut l’entendre qu’il est prêt à dépecer quiconque critique leur régime divin comme si l’Union Européenne lui a donné le quitus d’agir ainsi.

 

L’insécurité intérieure due à la barbarie des criminels russes du groupe Wagner, des mercenaires et envahisseurs rwandais ou des russes noirs et des requins, nous interpelle aussi gravement.

 

Aujourd’hui la RCA est au bout du gouffre.

Le pays est politiquement et juridiquement en état de mort cérébrale, socialement et culturellement anéantie et effondrée économiquement.

 

L’armée rwandaise et les Mercenaires russes organisent des pillages systématiques de nos richesses.

 

Ces envahisseurs, ces forces négatives se promènent à travers le pays comme dans un territoire conquis.

Ils menacent, pillent, volent, violent nos filles,nos sœurs, nos femmes, nos mères, nos grands mères ; humilient nos forces de défense et de sécurité de même que le peuple sous les regards complices des incompétents qui sont sur le trône et la communauté internationale représentée par la Minusca.

 

Il n’y a pas pire malédiction pour la Centrafrique que le règne despotique et dictatorial de Saint Archange Touadera.

 

Malgré la souffrance extrême du peuple qui est connue de tous, une minorité d’illuminés à la tête du qu’elle se trouve Touadera veut coûte que coûte se maintenir au pouvoir.

 

À la pointe de ce projet machiavélique se trouve le dictateur et monarque rwandais Saint Paul Kagame.

Et sur cet appui avéré du Rwanda à Touadera, Paul Kagame n’arrête pas de faire la tête de mule.

Décidément, il n’a plus besoin de se voiler la face pour montrer son inconditionnel soutien à sa créature.

 

Il s’agit là d’une tentative manifeste, suicidaire et diabolique de contournement du verrou constitutionnel acquis par référendum du 30 mars 2016.

Mais la République Centrafricaine n’est pas le Rwanda.

 

Au vu de ce qui précède et sur la base de notre ferme conviction à défendre notre mère patrie et sa population contre toute ingérence d’où qu’elle vienne ;

 

– Le CNCA-PDD accuse le Rwanda de vouloir avoir une emprise sur notre pays pour pouvoir bénéficier des ressources minières qu’il ne peut plus piller à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

 

– Condamne la participation du Rwanda dans le soutien, le financement du changement de notre Constitution et l’entraînement ainsi que l’équipement des requins.

 

– Demande au Secrétaire Général des Nations Unies monsieur Antonio Guterres de relever sans condition sa nouvelle Représentante Spéciale dans notre pays car de nationalité rwandaise, elle n’inspire pas confiance et fera à coup sûr le jeu de Paul Kagame et Faustin Touadera.

 

– Tient le Roi rwandais Paul Kagame, les mercenaires qu’il a envoyé tuer la population centrafricaine, les russes de la société Wagner, Touadera, son gouvernement, le Mouvement des Coeurs Unis (MCU), les russes noirs, les requins, la Cour Constitutionnelle, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et l’ancien représentant Spécial de l’ONU pour la RCA de la détérioration du climat politique dans notre pays.

 

– Déclare solennellement que la RCA ne devrait s’offrir le luxe de servir, sous quelque prétexte que ce soit, de base arrière pour déstabiliser les pays frères comme le Cameroun, le Tchad, la Guinée Équatoriale, le Gabon, la République Démocratique du Congo (RDC) ou le Congo Brazzaville.

 

– Promet de défendre la Centrafrique face à l’ingérence rwandaise.

 

– Exhorte le peuple à se tenir prêt pour demander les départs de la nouvelle Représentante Spéciale de l’ONU et des contingents rwandais de notre pays.

 

En outre, le CNCA-PDD refuse de se laisser distraire et continue d’exiger la démission sans condition de Touadera et son gouvernement de patin.

 

 

 

Fait à Bangui, le 11 juillet 2022

 

 

Le Fondateur et Président National du CNCA-PDD

 

 

Ferdinand    MBOKOTO-MADJI

 

 « Plus de 70%  de la population centrafricaine sont exclus  des revenus monétaires », selon Martin Ziguélé

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Considéré comme le Mozart de l’économie, le député centrafricain Martin Ziguélé, membre de la commission finance de l’assemblée nationale , Président du parti MLPC, revient sur le lancement  de sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Contrairement à la déclaration du Président de la République, l’homme politique centrafricain pense que pour développer un pays, il ne suffit pas de créer une monnaie ou de changer une monnaie. « Il faut avoir derrière une politique économique efficace qui permet  de créer de richesse ».

Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

« Ça fait 6 ans que le  Président Touadera est Président de la République. Soixante-dix pour cent  (70%) de la population centrafricaine vivent dans le monde rural. La filière  coton et café  s’est effondrée. Si le souci du gouvernement  c’est de procurer de revenus  à la majorité de la population,  saurait été de relancer des filières du coton et du café. Ça fait six ans que des promesses ont été faites, 70% de la population centrafricaine sont exclus des revenus monétaires. Parce que ceux qui cultivaient hier du coton ne cultivent plus le coton.  Ils n’ont plus de ressource pour le coton. Idem pour le café dans les préfectures de la Lobaye, de la Basse-Kotto, de la Sangha-Mbaéré et de la Sangha économique », a déclaré l’ancien premier ministre Martin Ziguélé sur les antennes de la radio Ndékèluka.

D’après lui, les autorités centrafricaines sont en train de prendre à l’envers  le problème du pays.

« La croissance économique d’un pays, c’est la production de la richesse. Ce n’est pas le fait que de créer une monnaie. Une monnaie est un moyen d’échange. Et encore faut-il que ce moyen d’échange puisse être accessible à la majorité de la population », ajoute l’homme politique centrafricain.

 

L’insécurité juridique et  la corruption sont la cause du manque d’investissement direct étranger

 

Pour lui, le manque d’investissement direct étranger dans le pays s’explique par le climat d’affaires qui n’y est pas favorable. Et le  problème n°1 c’est la corruption.

« La grande corruption, la petite corruption et  l’insécurité juridique qui font que notre pays  n’est pas choisi d’emblée  comme destination d’investissement .

« C’est sur ce point qu’un gouvernement responsable devait travailler, au lieu de vendre des chimères à la population », s’insurge l’opposant Martin Ziguélé.

Et Martin Ziguélé n’est pas le seul à critiquer le lancement de Sangocoin par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Maître Crépin Mboli-Goumba, président de la PATRIE a également émis de forte réserve.

« Le lancement de la Cryptomonnaie RCA est une mauvaise nouvelle pour le régime. Pas seulement parce que cela va être un échec. Parce que c’était la dernière illusion à laquelle il s’accrochait. Au fait, l’île qui sert de référence n’est plus centrafricaine », déclare sur Twitter maître Crépin Mboli-Goumba.

Justement, pour Martin Ziguélé, le projet de la cryptomonnaie  est un projet mal conçu, mal développé et inapproprié.

« Le problème  de la République centrafricaine ne se situe pas au niveau de la monnaie. Les problèmes  se situent au niveau  de la faiblesse de l’activité économique, y compris dans le monde rural à cause  de l’inexistence  et de la disparition des filières agricoles ».

 

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Crime organisé : deux immeubles de la société Laïco, Pacifique 1 et Pacifique 2, saisis illégalement par le cartel de Sani Yalo à Bangui

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, monsieur Sani Yalo, parrain des parrains narcotrafiquants, et son complice, monsieur Zied Khalifa Zarzour, ancien Président directeur général de la société Laïco – rca et l’hôtel Ledger Plaza de Bangui continuent de sévir  dans la capitale centrafricaine. Les deux compagnons mafieux viennent de faire main basse sur deux immeubles, propriétés de la société Laïco à Bangui.  Ils les placent en location, et perçoivent illégalement les loyers, et ce, sous le regard complice des autorités.

Image d'illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata
Pacifique 1 . Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Après avoir tenté en vain de récupérer les 4 milliards de francs CFA sur le compte bancaire de la société Laïco  à la banque Sahélo-Saharienne pour l’investissement et le commerce (BSSIC), Sani Yalo et son complice Ziad Khalifa Zarzour ont fait  main basse sur l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Durant quatre années, les deux mafieux ont pu récupérer  tous les biens de la société Laïco ainsi que son compte bancaire à la CBCA. Grâce à une visite officielle des autorités libyennes à Bangui en septembre 2021, Sani Yalo et son complice Ziad Khalifa Zarzour ont pu être délogés  de l’hôtel Ledger. À cette époque, l’affaire avait fait beaucoup de bruit. Sani Yalo a pu manipuler le Président de la République contre l’initiateur de son départ, le Premier ministre Henri-Mari Dondra. Ce dernier a pu démissionner de son poste, mais également du parti au pouvoir.

Et ce n’est pas tout! Ziad Khalifa Zarzour et Sani Yalo continuent malgré tout de sévir.  Maintenant, ce sont deux immeubles de la société Laïco : Pacifique 1, situé au rond-point zéro du centre-ville, et Pacifique 2, situé au croisement des Nations unies, qui sont dorénavant visés par ces deux mafieux. Ils ont saisi les deux immeubles depuis plusieurs mois et les placent sous location. Ils récupèrent les loyers estimés à plus de 100 millions de francs CFA par mois.

Sous le regard complice des autorités, Sani Yalo et Ziad Khalifa Zarzour  multiplient  des actes du grand banditisme.

Mais à quand la fin?

 

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crise au sein du comité national olympique et sportif centrafricain 

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Ce lundi 11 juillet 2022, vers 10 heures, une marche  regroupant une partie des différentes équipes de la fédération du Comité national olympique sportif centrafricain  s’est tenue à Bangui. Les manifestants ont exigé la démission de son Président, monsieur Giles Gilbert Grézéngué alias 3G qu’ils jugent sa réélection à la tête du CNOSCA illégale et non transparente.

Manifestation pour exiger le départ de monsieur Giles Gilbert Grézéngué à la tête du CNOSCA
Manifestation pour exiger le départ de monsieur Giles Gilbert Grézéngué à la tête du CNOSCA. CopyrightCNC

 

En effet, le 13 novembre 2021,  un nouveau bureau du CNOSCA, à sa tête, monsieur Jules Gilbert Grézéngué,  avait été mis en place à l’issue d’une assemblée générale élective. Mais le ministre de la Jeunesse et des Sports, monsieur Aristide Briand Reboas, dans un arrêté qu’il a signé  en date du 19 novembre 2021, dissout le nouveau bureau mis en place et crée un comité de gestion de crise et d’organisation de l’Assemblée générale Élective du Comité national olympique sportif centrafricain.

Ainsi, ce comité de crise avait organisé une assemblée élective, dont un nouveau bureau parallèle  avait été mis en place. Ce nouveau bureau, présidé par le général Alfred Service, directeur de la sécurité présidentielle  a été installé par le ministère de la Jeunesse et des Sports le 14 juin 2022. Or, entre temps, le bureau du CNOSCA, présidé par Jules Gilbert Grézéngué,  avait saisi la justice. La décision est tombée : la suspension et l’annulation de l’arrêté du ministre de la Jeunesse et des Sports. Ceci dit, l’assemblée générale de la CNOSCA en date du 13 novembre 2021 est légale.

Ce qui a poussé le Comité international olympique (CIO) et l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) à reconnaître le bureau dirigé par Mr Giles Gilbert Grézéngué et met en garde contre les « agitations visant à déstabiliser le Comité National Olympique Centrafricain dûment reconnu par le CIO ».

C’est ainsi que le bureau de la CNOSCA version générale Service Alfred multiplie des manœuvres visant à déstabiliser et perturber le camp adverse.

Rappelons que monsieur Giles Gilbert Grézéngué a été élu pour la première fois en juin 2015, et réélu six ans plus tard en novembre 2021. Mais ses adversaires le juge très clanisme et régionaliste.

 

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RCA : L’INTRIGANT KAGAME ET L’INTOLÉRABLE INGÉRENCE POLITIQUE DU RWANDA

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Rédigé par GJK

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Pourquoi devrions-nous nous en cacher, ne pas le dire clairement et protester vigoureusement ? La question de l’invasion civile, économique et professionnelle de la Centrafrique par des Rwandais de toutes catégories et classes sociales, et l’ingérence du RWANDA dans les affaires politiques de notre pays, n’est plus, ni une simple théorie ni un complot imaginaire. Il s’agit bien d’un état de fait observable qui mérite analyse et réflexion.

Touadera et son homologue Kagamé.

 

Si TOUADERA III et les autres dirigeants politiques au pouvoir semblent se complaire dans leur ignorance des dangers qui se profilent à l’horizon et sous nos yeux – à moins qu’il ne s’agisse pour eux d’intelligence avec l’étranger et de haute trahison -, aujourd’hui, les Centrafricains doivent prendre conscience du risque que laisse planer KAGAME et le RWANDA sur la RCA et son peuple. D’où l’urgence de l’évoquer ici et dans tous les milieux à haute voix, de s’en émouvoir et s’en effrayer pendant qu’il est encore temps, et dans le but de prendre le taureau par les cornes, de réussir à juguler l’emprise civile et militaire rwandaises, et surtout de contenir toutes ces velléités d’ingérence politique de KAGAME et le RWANDA, ainsi que leur réelle volonté d’hégémonie économique, sociale, et même culturelle.

 

Demain, il sera trop tard !

Il faut à tout prix éviter aujourd’hui, que les extrémistes belliqueux ne cherchent et trouvent dans cette plaie béante, des prétextes plus ou moins fallacieux, pour instrumentaliser les rancœurs et la haine entre les peuples, et créer ainsi d’autres conflits que nous pouvons pourtant étouffer et éviter pendant que nous en avons encore le temps et les arguments.

 

On le sait, de plus en plus contesté et en manque de légitimité, TOUADERA III qu’entoure une meute de courtisans et d’intrigants, est en plus captif de ténébreux réseaux politico-mafieux qui l’enserrent, et sont prêts à tout, pour qu’il se maintienne au pouvoir, dans le malicieux dessein de consolider leur pernicieuse mainmise sur le Centrafrique et continuer paisiblement à assouvir leur insatiable gloutonnerie.

 

Ainsi, sans vergogne et sans craindre d’enfreindre la législation nationale en la matière, la Russie et son groupe Wagner d’une part, le Rwanda et son Président, le mystérieux et sulfureux KAGAME d’autre part, deux puissantes autocraties que s’est choisi l’apprenti-tyran TOUADERA III de Centrafrique, se livrent depuis plusieurs années à l’exploitation outrancière des richesses minières du sous-sol centrafricain.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, c’est à une invasion civile, économique et professionnelle de la RCA minutieusement planifiée, que KAGAME et ses Rwandais plus ou moins fortunés ont décidé de s’engager avec une audace de plus en plus insolente. Profitant de la misère des populations locales, KAGAME s’est mis en tête d’encourager ses compatriotes à racheter aux Centrafricains toutes les maisons et toutes les terres qui s’offrent à eux , de chercher à acquérir des milliers de domaines ainsi que d’immenses étendues de plantations, de milliers d’hectares de forêts encore vierges, dont ils deviennent les seuls maîtres et propriétaires terriens au détriment des populations endogènes qu’ils repoussent petit à petit au-delà des frontières de leur propre pays.

 

Et comme si le réel n’avait pas lieu, nos autorités restent frappées d’une terrible cécité.

Elles ont des yeux et ne voient rien venir. Ainsi demain l’on dira, ici vécut un peuple, et il y en a maintenant un autre. Et s’il s’agit administrativement du même peuple, historiquement, culturellement, ethniquement, et même religieusement c’est un peuple venu d’ailleurs.

 

Comment alors ne pas s’en inquiéter et s’interroger sur cette vertigineuse poussée démographique rwandaise en RCA ? Et cette ingérence politique visant à maintenir TOUADERA III à la tête du pays grâce à l’organisation d’un référendum constitutionnel intégralement financé par le RWANDA ?

 

Quel projet d’invasion ne nourrit pas KAGAME en RCA !

 

Il faut simplement craindre que tôt ou tard, ne se produise en RCA, ce qu’ont connu plusieurs pays africains par le passé : l’expulsion des Africains par d’autres Africains.

 

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Affaire Castel : la bataille des robes noires

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Rédigé par Afrique intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Une semaine après l’annonce de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet national antiterroriste de Paris pour complicité de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, Castel organise sa défense. Le brasseur français a chargé l’ex bâtonnier Pierre-Ollivierr Sur, dit “POS”, d’assister sa filiale camerounaise Somdiaa, propriétaire de la Sucaf rca, mise en cause par un rapport de l’ONG américaine The Senntry.

Un ouvrier agricole travaille dans un champ de canne à sucre à Ngakobo, à 400 km à l'est de Bangui, le 5 juin 2014 ( AFP / stephane jourdain
Un ouvrier agricole travaille dans un champ de canne à sucre à Ngakobo, à 400 km à l’est de Bangui, le 5 juin 2014 ( AFP / stephane jourdain

 

La défense de l’ONG est, quant à elle, assurée par Anaïs Sarron et Clémmennce Witt. Cette dernière est une ancienne collaboratrice de Sur. Avant de fonder le cabinet Chavanne & Witt Avocats en 2017, la pénaliste avait travaillé huit ans chez Fischerr, Tandeau de Maarsac & Associés.

The Sentry accuse la Sucaf d’avoir financé le groupe armé de l’Unité pour la paix en Centrafrique en échange du maintien de l’activité sucrière à Ngakobo, dans le centre du pays. Castel affirme avoir mené une enquête interne infirmant les éléments du rapport de The Sentry, sans toutefois avoir rendu publiques ses conclusions.

A la suite de cette affaire, Castel, actionnaire à 83 % de Somdiaa depuis 2011, a repris le contrôle total de l’entreprise et demandé fin avril le départ du petit-fils de son fondateur, Alexandre Vilgrain.

 

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Les anti-crypto annoncent un évènement historique pour tuer le bitcoin

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Rédigé par Amandine Jonniaux05 juillet 2022 à 10h30

 

Le Bitcoin doit-il se faire du souci ?

Présenté comme l’avenir de la finance, le Bitcoin connaît, comme les autres cryptomonnaies en ce moment, une crise sans précédent. Non seulement le cours de la devise s’effondre, mais en plus de plus en plus d’organismes politiques ou publics pointent du doigt les dérives et le manque d’encadrement autour de ces monnaies virtuelles. C’est dans ce contexte tendu que plusieurs figures anti-crypto ont lancé le Crypto Policy Symposium, une conférence entièrement dédiée au crypto-scepticisme.

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Relayée par Amy Castor et nos confrères de Cryptoast, cette conférence anti-bitcoin entend renverser la tendance, et faire entendre la voix de celles et ceux qui n’ont jamais cru à la décentralisation monétaire : “Les crypto-sceptiques ont pendant des années crié dans le vide sur Twitter à quiconque voulait bien les entendre. (…) Nos voix deviennent plus puissantes — et les décideurs nous écoutent !“. Objectif pour cette conférence inédite : mettre en contact les “décideurs” et les crypto-sceptiques, “afin de s’assurer qu’ils disposent de toutes les informations dont ils ont besoin pour orienter les politiques futures”.

 

Le bitcoin se heurte à ses détracteurs

 

Largement critiqué depuis son arrivée sur les marchés financiers, le bitcoin — de même que le reste des devises non fiduciaires est loin de faire l’unanimité. En Europe notamment, la loi MiCA menace l’équilibre de ce système décentralisé.

Tandis que le Vieux continent envisageait un temps d’interdire le minage, la présidente de la Banque Centrale Européenne Christine Lagarde martèle toujours que les cryptomonnaies “ne valent rien, ne reposent sur rien”.

 

Programmé pour les 5 et 6 septembre prochains à Londres, le Crypto Policy Symposium devrait être accessible à tous et diffusé en direct sur les réseaux sociaux. Pour le moment, la liste des personnalités publiques et politiques présentes n’est pas encore connue.

De leur côté, les crypto-sceptiques entendent profiter de l’évènement pour mieux connaître le marché crypto, et utiliser cette connaissance du terrain pour faire pression sur un écosystème plus fragile que jamais.

 

 

Troisième mandat, l’opposition démocratique annonce la création d’un Pacte républicain pour la Défense de la Constitution

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera a-t-il la tentation du troisième mandat? Depuis trois mois, ses proches collaborateurs et partisans ont multiplié les appels à la modification de la constitution, ou à l’élaboration d’une nouvelle constitution par voie référendaire. L’opposition vent debout : elle craint que le Président refuse de quitter le pouvoir en 2026 à la fin de son deuxième et dernier quinquennat. Plusieurs mouvements de la société civile ont été créés pour s’opposer à un troisième mandat de Faustin Archange Touadera, mais sans l’opposition démocratique. Mais ce samedi 9 juillet, elle vient d’annoncer la création d’une nouvelle plateforme dénommée Le Pacte républicain pour la Défense de la Constitution (PRDC), et une grande marche pacifique serait en préparation.   

rca-conspiration-et-complot-politique-une-discrete-reunion-au-sommet-de-letat-vise-a-bannir-trois-hommes-politiques-de-lopposition-a-sieger-a-lassemblee-nation/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-45725″ data-wpel-link=”internal”>L'opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l'Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Ce Pacte républicain pour la Défense de la Constitution (PRDC), qui regroupe en son sein les partis politiques de l’opposition démocratique,  de la société civile et des personnalités indépendantes sera créé dans les prochains jours. La signature de ce pacte républicain sera faite cette semaine, selon un membre de la société civile contacté par la rédaction du CNC.

Mais la question est de savoir si la marche de l’opposition sera – t-elle autorisée par les autorités? Mais pour un cadre de la société civile qui milite pour la défense de la constitution, avec l’interdiction ou non, ils iront dans la rue pour exprimer leur vive préoccupation vis-à-vis d’un éventuel basculement de la République centrafricaine vers l’empire.

« Si la légitimité démocratique du régime de Bangui est toujours remise en cause, il n’en demeure pas moins qu’une nouvelle Loi, avec pour objectif d’offrir un troisième mandat ou un règne à vie au Président Touadera, ne viendra que renforcer la légitimité des groupes armés et détériorer le climat sécuritaire déjà trop délétère…. », dénonce le Groupe d’Action des Organisations de la Société Civile pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016  en abrégé G16 dans son communiqué.

Rappelons que la constitution du 30 mars 2016 a été élaborée, votée et promulguée après une large consultation populaire à la base, soldées par le forum de Bangui, véritablement inclusif, que le peuple avait, durant ce temps, manifesté sa volonté souveraine déclinée dans cette Loi….

 

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“Citoyens, Révoltez-vous! S’indigner ne suffit plus!

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – « Voulons-nous vraiment le changement, un vrai changement  ? Si la réponse est non,  nous n’avons plus le droit de nous plaindre. Si la réponse est oui,  prenons-nous en main, car nous pouvons le faire », disait Emmanuel DECROIX.

Photo de Monsieur Ben Wilson Gassan
Photo de Monsieur Ben Wilson Gassan

 

Scandale financier,  inflation des prix, crise économique, pantalonnade  politique, manque d’eau, manque de carburant, manque d’électricité,  vol, corruption, clanisme, opacité dans la gestion de la chose publique. Le constat du célèbre journaliste et écrivain centrafricain Ben Wilson NGASSAN  est sans appel : le système est injuste, et n’a que trop duré. Il faut dès maintenant y mettre  fin : révoltez-vous! Indignez-vous!

Ci-dessous son cri de cœur :

 

“Citoyens, indignez-vous” !

 

En fin d’année 2022, j’effectuerai personnellement le déplacement de la Suède. Et pour cause : plaider pour que rien n’empêche le Comité suédois de délivrer aux Centrafricains le Prix Nobel de la résilience. Oui, on le mérite plus que n’importe quel Peuple ! Nous le priver, serait preuve d’une injustice planétaire !

 

 

Sinon, comment comprendre le silence de ces habitants de la capitale la plus chère du Continent, alors que 70% vit en deçà de 2 dollars par jour ? Héros, nous sommes !

Pas d’eau. Pas de carburant. Vol, corruption, clanisme, opacité dans la gestion de la chose publique, et personne n’en parle. Les monstres qui l’ouvrent pour dénoncer, sont soit pris pour des cibles des requins de terre, soit assimilés aux rebelles qui mangent les herbes dans nos villages.

Centrafricaines, Centrafricains, savez-vous que *”renoncer à sa liberté c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité”* ?

Indignez-vous pour l’eau qui manque. Pour le carburant qui deviendra rare. Pour l’immobilisme du gouvernement à trouver des solutions aux problèmes qui minent votre existence.

Indignez-vous pour la Constitution qu’ils veulent changer afin de restaurer le pouvoir à vie que vous aviez pourtant massivement rejeté depuis le retour à la démocratie.

Indignez-vous pour votre avenir et celui de vos enfants ainsi bafoué. Indignez-vous pour ces écoles qui se détruisent alors que les gouvernants vivent dans une opulence insolente et révoltante.

Indignez-vous et que rien ne vous intimide !

Patriotiquement vôtre !

 

*Ben Wilson NGASSAN*

 

 

Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé: « le pouvoir de Faustin Archange Touadera est devenu très violent à tous les niveaux »,

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Rédigé par Prisca VIKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, le climat politique  devient de plus en plus tendu. Les  dirigeants des institutions  sont menacés, les leaders des partis politiques sont menacés, les leaders de la société civile  sont menacés, les manifestations  sont interdites, le pays tend inéluctablement vers une dictature qui ne dit pas son nom. C’est dans ce contexte que l’opposant Anicet Georges Dologuélé, dans une interview diffusée sur RFI, revient sur la situation politique très tendue dans son pays.   

rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

«Nous sommes menacés au quotidien par des groupuscules qui tournent autour du Président,   et dont tous les Centrafricains savent  que ceux-là reçoivent  leur ordre directement d’en haut », déclare l’opposant Dologuélé.

D’après lui,  ces violences sont d’une extrême rareté.

«  Depuis que je fais de la politique, je n’avais jamais connu ça. Aujourd’hui, on apprend aux jeunes à tenir un langage de violence. C’est une évolution très inquiétante pour la démocratie dans mon pays », regrette l’opposant Dologuélé.

D’ailleurs, l’interdiction de la marche de la société civile le 1er juillet dernier, et l’autorisation de la marche des partisans du pouvoir une semaine plus tard illustre  bien la tension politique qui règne dans le pays. « C’est une mesure  pour étouffer les voix discordantes dans le pays », affirme Michel Poulougou, un enseignant à l’université de Bangui.

Pour de nombreux observateurs, le Président Faustin Archange Touadera est en train d’amorcer un tournant autoritaire dans le pays : c’est la fin du modèle de la démocratie en République centrafricaine, soupire un cadre de l’opposition démocratique.

 

 

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Construction du port sec du PK 26, une œuvre mafieuse du cartel de Sani Yalo

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – L’infiltration mafieuse gangrène le régime de Touadera. Les Centrafricains ne cessent d’attirer l’attention des autorités qui semblent bien décidées à favoriser et instaurer en République centrafricaine les crime organisé. Le cas récent est celui du port sec du PK 26, dont la signature des conventions de concession avaient été faites avec une société libanaise, Mercure Logistique Centrafrique pour un montant de 25 milliards de francs CFA, est l’œuvre  du cartel du mafieux Sani Yalo, et les fonds décaissés  disparaissent dans la nature.

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Même si la légalisation de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine est considérée comme la plus célèbre œuvre des crime organisé dans le pays, la signature de la conventions de concession avec une société libanaise, Mercure Logistique Centrafrique pour la construction d’un port au Pk 26 route de Boali et du port Amont au centre-ville de Bangui n’est pas du reste.  C’est aussi l’un des derniers épisodes des crime organisé  du cartel de Sani Yalo en République centrafricaine.

 

Une convention invisible et opaque avec la Mercure Logistique Centrafrique parrainée par Sani Yalo

 

Le gouvernement centrafricain, sur proposition du chef des mafieux  Sani Yalo, conseiller spécial du Président Faustin Archange Touadera, Directeur général du bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), a signé, en début avril 2022, un contrat de concession du port sec, situé au PK 26 sur la route de Bouali avec une société libanaise dénommée Mercure Logistique Centrafrique (MLC). D’une durée de 25 ans, ce contrat de concession a été conclu pour une somme importante de 25 milliards de francs CFA. Ceci dit, la société Mercure logistique de Centrafrique (MLC) a l’obligation de construire ledit pour et le droit de l’exploiter durant 25 ans jusqu’à la récupération totale de son argent dépensé avant de le restituer à l’État centrafricain.

 

Remise douteuse du port Amont à la société Mercure Logistique Centrafrique

 

Alors que l’affaire d’attribution frauduleuse du port sec à la société libanaise Mercure Logistique Centrafrique continue de choquer certains parlementaires, les Centrafricains, par la voix des médias, ont à nouveau appris que le gouvernement a remis aussi, dans les mêmes conditions que celles du port sec du PK 26, les ports fluviaux Amont de Bangui et de Zinga dans la Lobaye, gérés par la SOCATRAF, à cette même société libanaise Mercure Logistique Centrafrique, dirigée par Monsieur Trad Khaled. Pour une durée à nouveau de 25 ans, le directeur général de Mercure Logistique Centrafrique, le sieur Trad Khaled, aura pour mission, avec sa société, la réhabilitation, la modernisation, et l’exploitation durant ces 25 ans jusqu’à hauteur de ses dépenses et bénéfices.

 

Un contrat conclu en violation des textes.

 

D’après nos investigations, ces deux conventions de concession ont été réalisées en parfaite violation de la Constitution, des lois et des règlements. « C’est sans appel d’offres, tant national qu’international et ouvert ou restreint que le gouvernement à confier à Mercure Logistique Centrafrique ces activités », affirme un cadre du ministère des Transports. À cela s’ajoute la violation flagrante des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 qui exige un avis favorable de l’Assemblée nationale avant toute conclusion d’un contrat de ce type avec une société.

Sans passer ni par un appel d’offres ni par l’Assemblée nationale pour avoir son avis favorable, le gouvernement a conféré, en catimini, ce qu’il appelle « un partenariat public privé », un grand marché au contour flou, sans aucun cahier de charges consultable par même les députés. Mais où sont partis les 43 milliards ? 25 milliards de F CFA pour le port sec et plus les 18 milliards de F CFA pour le Port Amont et de Zinga, font au total 43 milliards de F CFA déjà versé à l’État pour un investissement théorique à recouvrer sur 25 ans.

Selon nos investigations, les travaux de construction du port sec du PK26 ne devraient guère dépasser une somme de 5 milliards de francs CFA. Mais le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à travers ses amis Sani Yalo et Simplice Mathieu Sarandji, a largement multiplié cette somme par 5 dans le but de financer leurs activités criminelles, notamment les factures de la société Wagner et a partagé le reste avec ses complices acteurs.

Mais qui contrôle les travaux ? Comment s’est constitué le dossier? Qui a vu le dossier ? Qui les a autorisés? Les 25 milliards sur quelle base?

Autant de questions qui se posent les Centrafricains et les partenaires du pays. Si les partisans du parti au pouvoir affirment que c’est le seul moyen pour Touadera de contourner le gel des fonds des partenaires traditionnels financiers du pays, nombreux sont ceux qui pensent que le président Touadera passe désormais par la famille Trad Khaled pour financer, payer ses dettes envers la société du mercenariat Wagner, alors que ces sommes auraient dû servir à financer des services publics essentiels en faveur de la population centrafricaine.

 

Mercure Logistique Centrafrique, une société mafieuse proche de Sani Yalo

 

Souvenez-vous de l’affaire Zongo-Oil ? Si vous ne connaissez pas, c’est une gigantesque affaire d’escroquerie sur l’achat de carburant impliquant la société anonyme appelée SICOTRANS, dont le directeur général fut Monsieur Sani Yalo. Cette affaire remonte dans les années 1998 lorsque Bangui avait servi de base d’approvisionnement en carburant pour les soldats tchadiens dépêchés en RDC pour voler au secours du régime du Président Laurent Désiré Kabila. Mais Monsieur Sani Yalo, directeur général de la société Sicotrans, complotait avec une société libanaise dite 3CG pour acheter du carburant, hors taxes, chez Petroca pour l’acheminer en RDC, à travers une société fantôme baptisée Zongo-Oil.

Mercure Logistique et Centrafrique est l’une des sociétés libanaises, aux côtés de SAGI spécialisée dans le cimentage des rues de la capitale Bangui qui contrôle aussi la société depuis plus de cinq ans et des supermarchés 3 CG, toutes, propriétés de Monsieur Trad Khaled.

 

Ceci dit, avec le régime de Touadera, Sani Yalo revient pleinement dans ce jeu de mafia avec la bénédiction du Président de la République et du Président de l’Assemblée nationale, contrôleur désormais des travaux.

 

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Marche pour la honte : une centaine des partisans de Touadera manifeste à Bangui pour exiger un référendum constitutionnel

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Alors qu’une grande majorité de la population centrafricaine rejette l’idée d’une éventuelle révision de la constitution du 30 mars 2016 en vue de permettre à l’exécutif de lever le verrou constitutionnel limitant le mandat présidentiel à deux, le pouvoir de Bangui vient de changer de tactique. Il ne parle plus de la révision constitutionnelle, mais d’une nouvelle constitution par voie référendaire.   En conséquence, les partisans du chef de l’État, répondant à l’appel du fameux front républicain pour la révision constitutionnelle, manifestent brièvement vendredi dans la capitale Bangui pour exiger une nouvelle constitution.

centrafrique.org/manifestation-des-jeunes-partisans-du-pouvoir-en-place-a-bangui-le-8-juillet-2022/” data-wpel-link=”internal”>manifestation des jeunes partisans du pouvoir en place à Bangui le 8 juillet 2022
manifestation des jeunes partisans du pouvoir en place à Bangui le 8 juillet 2022

 

Vendredi, 8 juillet 2022, vers 9 heures, sur la place des martyrs, proche de l’université de Bangui, plusieurs dizaines des personnes, en majorité des élèves des lycées des martyrs, Boganda et Miskine, ont manifesté brièvement dans la capitale Bangui pour exiger du chef de l’État un référendum constitutionnel.

 

Pouvoir de Bangui, jeu de langage

 

Revenons à la déclaration de monsieur Dologuélé. Selon cet opposant, jusqu’à la semaine dernière, on parlait de la modification de l’actuelle constitution. Le pouvoir avait confié le dossier à un député pour que ça prenne le manteau d’une proposition de loi, et cela permettrait au Président Faustin Archange Touadera de jouer à celui qui n’était pas au courant et à qui on l’offrait une possibilité. Mais contre toute attente, cela avait suscité un certain nombre de réactions, dont des réactions des professionnels du droit, des leaders de l’opposition et des leaders de la société civile. Et ils se sont rendu compte que cette constitution comportait des verrous importants, et que l’Assemblée nationale sous cette forme actuelle ne pouvait pas la modifier puisqu’il manque le CENAT pour que nous ayons le parlement entier. Or, sur les antennes de la    Radio France internationale, monsieur Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du chef de l’État avait brusquement annoncé que c’est une nouvelle constitution par voie référendaire. Et 24 heures plus tard, le prétendu front républicain pour la modification de la constitution change aussi de langage pour exiger un référendum constitutionnel. Mais pour les centrafricains, ni l’un ou l’autre ne passe pas.

« Le pouvoir de Bangui a un seul objectif : sauter le verrou constitutionnel limitant à deux le mandat présidentiel à deux afin de permettre au chef de l’État de briguer un troisième, quatrième, cinquième ou sixième mandat.

« Touadera veut nous imposer un autre empire, mais cela ne passe pas », déclare un membre du bureau politique du parti PATRIE de maître Crépin Mboli-Goumba.

Affaire à suivre…

 

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Effondrement d’un immeuble en construction à Bangui, une seule victime retrouvée, vivante, mais décède plus tard

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Dans la nuit du vendredi  à samedi 9 juillet, un immeuble en construction de sept étages situé sur l’avenue des martyrs, en face de l’hôpital communautaire, s’est effondré. Les   sapeurs-pompiers étaient sur le lieu, et un homme, probablement gardien de nuit, a été retrouvé sous les gravats, mais malheureusement il est décédé quelques minutes plus tard.

Immeuble effondré en face de l'hôpital communautaire de Bangui
CopyrightCNC

 

La  ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, en pleine expansion démographique, connaît depuis quelques années un essor  des chantiers de construction.

L’immeuble qui s’est effondré  avait été construit par un  architecte et un Ingénieur Civil sénégalais qui ne sont ni inscrits sur le Tableau de l’Ordre des Architectes ni celui de l’Ordre des Ingénieurs, selon un communiqué publié par L’Ordre centrafricain des Architectes STIENT).

Le gardien qui était sous les décombres au moment de l’écroulement du bâtiment a été exfiltré   vivant par les sapeurs-pompiers. Il a été admis aux urgences de l’hôpital communautaire en face, mais est décédé quelques minutes plus tard de ses blessures.

Selon l’ordre centrafricain des Architectes STIENT), le permis de construire de cet immeuble avait été autorisé pour un immeuble R+4. Plus tard, le maître d’ouvrage a demandé de faire une extension à R+8. Le Service de permis de construire a refusé et a orienté le maître d’ouvrage vers LNBTP (Laboratoire National de Bâtiments et Travaux Publics) pour un sondage pour voir si le sol ou le soubassement (fondation) peut supporter le poids d’un R+8. Le Laboratoire a répondu qu’il faut s’arrêter au maximum à R+6. Ils ont réalisé le R+6 et ont ajouté un penthouse au septième niveau, ce qui fait un R+7.

 

Selon les informations du CNC, cet immeuble appartient à madame Baba qui est d’ailleurs propriétaire de plusieurs immeubles dans la capitale centrafricaine Bangui.

 

 

 

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Marche de la honte : le parti RDC déplore l’utilisation frauduleuse de son logo sur une banderole  par certains manifestants

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) -Vendredi, 8 juillet 2022, plusieurs dizaines des partisans du Président Faustin Archange Touadera, réunis au sein du prétendu front républicain pour la modification de la constitution, ont marché, à Bangui durant deux heures pour exiger du Président de la République la modification de la  constitution ou un référendum constitutionnel pouvant ouvrir la voie au chef de l’État de briguer un troisième mandat. Mais lors de cette marche, certains groupes des personnes, manipulées, brandissent des banderoles portant les logos de  certains mouvements politiques. Or, cette situation révèle d’une supercherie savamment organiser par le parti au pouvoir. Ainsi, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC), membre de la majorité présidentielle, par la voix de son bureau politique, condamne l’utilisation frauduleuse de son logo lors de cette marche.

Ci-dessous, l’extrait du communiqué de presse du bureau politique du RDC.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Lors de la marche du vendredi 08 juillet 2022, organisée pour la modification de la Constitution du 30 mars 2016, sans autorisation du Parti, une banderole portant le logo du Rassemblement Démocratique Centrafricain a été présentée. Face aux multiples interrogations légitimes suscitées par le libellé de celle-ci, le Bureau Politique Provisoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain fait la mise au point qui suit :

1- L’initiative de la modification de la Constitution, conformément à celle en vigueur du 30 mars 2016, est réservée au Président de la République, Chef de l’Etat ou au Parlement.

2- Le jour ou une de ces Institutions se sera prononcée sur cette question qui convoque le destin national, le Rassemblement Démocratique Centrafricain, membre de la majorité présidentielle, en toute responsabilité se prononcera.

Depuis juillet 2021, le Rassemblement Démocratique Centrafricain traverse une zone de turbulences consécutive au décès du Frère Président du Parti Désiré Nzanga Bilal KOLINGBA. A cette crise, s’ajoute la fermeture temporaire du siège depuis le 21 juin 2022. Les énergies sont aujourd’hui mobilisées pour reconstruire l’unité du Parti, préparer le Congrès extraordinaire pour prendre de façon consensuelle les grandes décisions et orientations afin de mettre sur orbite les ambitions futures du Parti.

Par conséquent, le Bureau Politique Provisoire du Rassemblement Démocratique Centrafricain prend acte de ce qui a été fait, déplore l’utilisation opportuniste du Logo du Parti, condamne toute tentative de manipulation et/ou de diversion et rappelle que Républicain, le RDC l’est et aux côtés du peuple, assurément il le sera pour toujours.

 

Fait à Bangui, le 08 juillet 2022

Pour le Bureau Politique Provisoire,

Le Président

Henri Pierre ASSANGOU

L’armée française abandonne l’état-major de la Minusca et  s’éloigne un peu plus de Bangui

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Rédigé par Afrique intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Le général français Stéphane Marchennoir, chef d’état-major de la mission de maintien de la paix des Nations unies (ONU) en  Centrafrique, la Minusca, quittera ses fonctions au mois d’août, après un an à ce poste. Son départ sonnera la fin d’une ère au sein de la mission, puisqu’il sera le dernier Français à occuper cette fonction traditionnellement dévolue à Paris.

rca-les-mercenaires-russes-orchestrent-une-nouvelle-tentative-dassassinat-du-president-touadera/arrestation-des-quatre-militaires-francais/” rel=”attachment wp-att-54177″ data-wpel-link=”internal”>arrestation des quatre militaires françaisde la Minusca à l'aéroport international de Bangui Mpoko lundi 21 février 2022
arrestation des quatre militaires françaisde la Minusca à l’aéroport international de Bangui Mpoko lundi 21 février 2022

 

En effet, échaudé par l’incident de février qui avait conduit à l’arrestation de quatre militaires français à l’aéroport de Bangui, le chef d’état-major français Thierry Burkhard s’est personnellement assuré que cette charge ne sera plus confiée à un général de son pays.

Il s’agit d’un désengagement de plus de l’armée française en rca, autrefois chasse gardée des militaires tricolores. Depuis le retrait effectif des 2 500 hommes de l’opération Sangaris en 2016, l’engagement français au Sahel et l’arrivée des Russes à Bangui en 2018, la France a réduit la voilure à moins de 200 hommes.

Ainsi, la base de M’Poko, près de l’aéroport, accueille depuis 2021 une simple mission logistique de 130 éléments en lieu et place du détachement opérationnel.

 

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À moins d’une semaine de son lancement, le projet Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine  s’effondre

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Après avoir promis aux centrafricains  un miracle économique à travers la transformation de la ville de Bangui à une gigantesque mégapole  ville africaine numérique et écologique, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, qui semble n’avoir pas froid aux yeux, promet à nouveau de bâtir l’économie centrafricaine à travers le Sangocoin, la cryptomonnaie centrafricaine, la monnaie de la nouvelle génération pour la RCA, selon le Président Touadera. Mais le projet de Sangocoin, qui repose principalement sur  la cité de l’île de singe, vient de s’écrouler. La raison : l’île de singe n’appartient plus à la République centrafricaine.

Touadera

 

Lors du lancement  du Sangocoin, le chef de l’État Faustin Archange Touadera avait  laissé entendre que le lancement de Sango Coin est une nouvelle page qui représente un pas ferme sur la voie qui ouvre d’incroyables opportunités pour la République centrafricaine.

« Pour nous, la vision est parfaite », explique Faustin-Archange Touadera.

« Nous n’avons plus de temps à attendre. Pour nous, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient dans un système qui ne nous donne pas la possibilité d’être performants. Notre solution c’est de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la route qui s’ouvre devant nous fait entrevoir un grand succès pour le peuple centrafricain. »

Le président explique que la blockchain va dépasser les normes conventionnelles et offrir la possibilité de prospérer économiquement. Il s’agit d’une vision orientée vers l’avenir et le progrès.

 

Ile de singe et la cité numérique

 

Alors que les détails ne sont pas encore clairs, le ministre des Mines et géologie affirme que le projet aidera les gens à investir dans les importantes ressources minières du pays. Le ministre a également précisé que l’île des singes, située dans le deuxième arrondissement de Bangui,  sera dédiée aux cryptomonnaies, où les investisseurs pourront investir sans payer d’impôt  et disposés d’une résidence numérique.

Or, l’île est la propriété privée et exclusive de la Centrafricaine de Développement et d’investissements (ci-après « CDI »).

En effet, l’île des singes a été vendue par l’État de la République centrafricaine au CDI en 2007 en vertu d’un décret présidentiel, approuvé par le Conseil des ministres et publié au Journal officiel de la République centrafricaine.

Souvenez-vous, en 2007, le président centrafricain d’alors, le général  François Bozizé avait posé sur l’île de singe située face à Bangui la première pierre d’un vaste complexe immobilier qui comprendra des logements, des hôtels de luxe, un hôpital et un centre commercial.
Baptisé “Cité Kwa Na Kwa”, qui signifie “le travail, rien que le travail”, ce complexe d’un coût estimé à 300 milliards de francs CFA (environ 450 millions d’euros), bâtis par des investisseurs du golfe, notamment d’Arabie saoudite et de Bahreïn.
La maquette comprenait des logements, un hôpital, trois hôtels, un centre commercial, des banques, des bourses de diamants, des centres de loisirs et d’affaires, des écoles, un commissariat de police ainsi que des casernes de gendarmes et de pompiers.Plus de dix ans après, ce projet n’a pas vu le jour encore.

Or, 15 ans plus tard, le même projet refait surface, mais avec la cryptomonnaie, le Sangocoin vendu par le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour faire dormir les Centrafricains.

La société privée centrafricaine de développement et d’investissements (CDI), propriétaire de l’île de singe, a publié un communiqué de presse pour attirer l’attention des autorités qu’elle est bien la propriétaire de l’île de singe vendue par Touadera.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagit. Seul Maître Crépin Mboli-Goumba qui a réagit :

Je vous avais annoncé que l’île tant vantée par le Sango Coin avait été vendue aux Qataris. Ces dernièrs viennent de faire un communiqué pour revendiquer leur propriété, preuves à l’appui. Ce projet repose donc sur le sol inondable de l’île aux singes. Certainement une singerie », déclare sur Twitter maître Crépin Mboli Goumba..

 

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Centrafrique : un immeuble de 7 étages en construction s’effondre à Bangui, 3 personnes coincées

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 9 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Un immeuble en construction  de sept étages s’est effondré à Bangui, sur l’avenue des martyrs, en face de l’hôpital communautaire. Selon les premiers éléments d’informations recueillis, trois gardiens de nuit seraient coincés sous les débris, et l’équipe de sauvetage, épauler par les pompiers de la Minusca  est en cours.

centrafrique.org/limmeuble-r7-sis-devant-lhopital-communautaire-de-bangui-effondre-dans-la-nuit-du-8-au-9-juillet-2022/” data-wpel-link=”internal”>L'immeuble R+7 sis devant l'hôpital Communautaire de Bangui effondré dans la.nuit du 8 au 9 juillet 2022
L’immeuble R+7 sis devant l’hôpital Communautaire de Bangui effondré dans la nuit du 8 au 9 juillet 2022. Photo CNC. CopyrightCNC

 

Les faits se sont produits cette nuit aux environs de minuit. L’immeuble, appartenant à madame Baba, est en construction depuis plusieurs mois, et il est en phase de finition.

Selon nos informations,  le non-respect des normes  architecturales  serait à l’origine de l’effondrement du bâtiment. Selon un ouvrier contacté par CNC, au départ, l’immeuble était pour quatre étages, mais au fur et à mesure de sa construction, la patronne aurait demandé aux techniciens de rajouter trois étages de plus sur les quatre déjà construits. C’est pour cela que le bâtiment a fait sept étages en tout. Mais sous le poids des murs, le sol n’a pas pu résister, et s’est complètement lâché.

Les trois gardiens de nuit coincés sous les débris  sont encore en vie. L’un d’eux répond même à des appels quand son téléphone sonne.

L’équipe de sauvetage est en activité sur le site.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

Immeuble effondré en face de l'hôpital communautaire de Bangui
CopyrightCNC

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Centrafrique : Afflux massif des rebelles tchadiens vers Batangafo, attaque imminente serait en cours

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis plus d’un mois, la présence massive des combattants rebelles tchadiens est signalée dans la préfecture de l’ouham-Fafa, plus précisément dans la localité de la ville de Batangafo, située à 386 kilomètres au nord de Bangui, à la proximité de la frontière avec le Tchad.

Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad
Les soldats tchadiens.

 

Ce n’est plus un secret. Nous l’avions annoncé dans nos précédents articles sur CNC le 27 janvier 2022 que les Mercenaires russes de la société Wagner ont installé deux bases d’entraînement et de formation des rebelles tchadiens à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, plus précisément vers Amdafock, à proximité de la frontière avec le Soudan. L’objectif c’était de  sauter par force le Président tchadien de transition Mahamat Idriss Deby.

Justement, après la publication de notre article, les rebelles ont changé de position. Ce n’est plus Amdafock, mais  c’est dorénavant Batangafo que ces mêmes combattants rebelles tchadiens se sont installés avec la complicité des autorités centrafricaines.

Durant trois semaines, l’une de nos équipes a pu mener des enquêtes sur ce groupe, et a pu constater que les Peuls soudanais sont largement recrutés, y compris des combattants rebelles de l’ex-coalition Séléka.  Ajoutant aux ressortissants tchadiens, ces rebelles sont actuellement en grand nombre.

 

Le service de renseignement tchadien serait au courant.

 

Souvenez-vous,  le mardi 7 juin dernier, le ministère de la Défense et de la Reconstruction de l’armée avait publié un communiqué de presse affirmant qu’un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées avait survolé les positions des Forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO, dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, non loin de la frontière avec le Tchad.  Ce communiqué était finalement de la manipulation visant à tromper l’opinion nationale et internationale. C’était bel et bien un appareil militaire tchadien qui a survolé la zone. L’objectif était de repérer ces rebelles tchadiens basés dans la localité. Mais la société russe Wagner, dans sa stratégie, avait poussé le gouvernement centrafricain à publier un communiqué biaisé et fantaisiste affirmant que l’avion transportait même des munitions de guerre, comme s’ils sont devenus Dieu pour savoir ce que l’avion, dans le ciel, avait transporté.

« le 02 juin 2022, entre 10h50 et 11h05, un avion militaire de couleur grise foncée portant des munitions non identifiées a survolé les positions des forces armées Centrafricaines à basse altitude au niveau de la localité de Moyenne SIDO », affirme le communiqué du ministère de la Défense.

« Touadera n’a pas encore fini avec ces rebelles, il cherche à déstabiliser son géant voisin », déclare un professeur de sociologie à l’Université de Bangui.

Touadera devient-il un élément perturbateur d’Afrique centrale?

 

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À Bouar, les mercenaires russes sont en colère, ils sont en grève : ils bloquent le départ des convoi vers Bangui

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – C’est inédit! Et ça commence bien. Après le Mali, c’est le tour de la République centrafricaine. Les Mercenaires russes, mal payés, sont obligés de se servir  sur la bête. Les mercenaires russes, qui n’ont pas du carburant, sont obligés de se tourner une fois de plus vers la population. Ce qui réduit sensiblement leurs actions sur le terrain. C’est pourquoi, depuis mercredi, à Bouar, ils tentent d’exprimer leur mécontentement en bloquant les circulations.

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Selon des informations recueillies, c’était dans la journée du mercredi 6 juillet que les mercenaires russes ont bloqué, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, le convoi des véhicules  en provenance de Béloko, à la frontière avec le Cameroun.

D’après un officier de l’armée nationale détaché à Bouar, ces mercenaires de Wagner se seraient révoltés à cause de manque de carburant, tandis qu’un cadre municipal  affirme à CNC qu’ils réclament du gouvernement le décaissement de leur arriéré de fonds.

Ces hommes de Wagner savent très bien que Bangui la capitale respire grâce à ses voisins, principalement le Cameroun via le corridor Douala – Bangui. Si jamais cet axe routier venait à être coupé pour des raisons quelles qu’elles soient, et durant seulement deux semaines, le pays va être totalement asphyxié.  Et ils le savent très bien que c’est l’un des moyens de pressions sur les autorités à ne pas négliger. Et ce n’est que le début.

Pour l’heure, les véhicules des marchandises en provenance de Douala sont bloqués par le service de douane à Béloko. Et ce,  en attendant le dénouement de la situation.

 

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Les mercenaires russes,  racketteurs des racketteurs : ils offrent un spectacle   digne de la mafia italienne

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Qui a dit que les Mercenaires russes sont déployés en République centrafricaine pour aider le pays à se remettre debout après plusieurs années de conflits militaropolitiques qui l’ont totalement ébranlé?  Évidemment, la réponse est non! Non parce que ces mercenaires de Wagner sont des gangsters, des criminels, des voleurs, pour ne pas dire les racketteurs des pauvres citoyens.   Mais ces derniers mois, ils ont  trouvé une nouvelle astuce pour faire un peu plus d‘argent: racketter les racketteurs. Comment fonctionne – t’ – elle?

rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Souvenez-vous, en janvier dernier, un sous-lieutenant de forces armées centrafricaines avait déclaré sur CNC que les graves problèmes avec ces Russes c’est la compréhension.

« Ces hommes de Wagner ne nous comprennent pas. Hors-mis la barrière linguistique, ils nous traitent comme des riens, peut être leur esclave. Si l’on revient par exemple  d’une patrouille, ils nous forcent à fouiller nos poches afin de leur donner soi-disant une partie du butin. Mais quel butin ? Dans leurs esprits, ils pensaient qu’on était parti faire des opérations, tuer des rebelles, les fouiller, ramasser leurs biens, ou parfois faire carrément un hold-up d’un magasin quelque part. Il faut donc leur partager aussi une partie des butins. Sans quoi, ils vont nous créer des problèmes, ou nous mettre dans un avion à destination de prison à Bangui », s’indigne ce sous-lieutenant des forces armées centrafricaines (FACA).

Et ça continue

 

Or, six mois plus tard, cette pratique de racket de nos éléments de forces de sécurité,  instaurée par les mercenaires de Wagner,  largement dénoncée par les militaires, les gendarmes et les policiers, et désormais propagée dans tout le pays.  Les soldats FACA, les policiers, les gendarmes, sur des barrières, ou encore après une opération, sont systématiquement fouillés et dépouillés par les mercenaires de Wagner.

C’est le cas à Goya le mois dernier. Après une opération de fouille des maisons et de pillages des magasins le mardi 7 juin 2022, les mercenaires russes, avant de quitter Goya pour retourner à Ngakobo, ils ont procédé aux fouilles one by one de tous ces éléments FACA.  Ils ont récupéré tout ce qui avait été pillé par ces derniers à Goya. Et ces mercenaires de Wagner comprennent le jeu. Ils poussent les pilleurs d’aller piller, les racketteurs d’aller racketter, et ils les attendent pour les dépouiller par la suite.

Sur chaque barrière des forces de l’ordre, les russes savent que c’est un lieu de racket de la population. À chaque passage, ils fouillent les forces de l’ordre sur les barrières, à tel point que ces derniers trouvent une astuce : cacher leur butin dans une boîte sous la terre derrière eux.

« Ces bandits de Wagner, maintenant on connaît leur système. Nous aussi, on trouve une astuce pour les dévier », a indiqué sous l’anonymat un sous-officier FACA détaché à Bocaranga.

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : 7 soldats FACA, accusés à tort par le pouvoir d’être de connivence avec la COSCIPAC, ont été exécutés par les miliciens requins

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Bangui (CNC) – Dans un communiqué de presse en date du 4 juillet dernier, la  COSCIPAC, coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, qui avait organisé, le 1 juillet dernier,  une marche populaire pour exiger le départ du Président Touadera du pouvoir, affirme dans ce même communiqué que le pouvoir de Bangui, à travers ses miliciens requins, avait arrêté 7 soldats FACA soupçonnés à tort d’être de connivence avec la COSCIPAC. Ces vaillants soldats auraient été exécutés arbitrairement derrière le quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. La COSCIPAC affirme avoir documenté ces abus pour une éventuelle poursuite judiciaire.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué de la COSCIPAC.  

Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

RELATIF AU REPORT DE LA MARCHE CITOYENNE DU 1er JUILLET 2022.

(Large partage !)

 

Mes Chers Compatriotes Centrafricains,

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, (COSCIPAC), la « voix des sans voix » vient par le présent communiqué de presse vous formuler ses chaleureuses félicitations pour votre mobilisation et détermination du 1er juillet 2022, malgré le fort déploiement des milices requins de l’oppresseur TOUADERA, instruits pour tirer à balle réelle sur le Peuple centrafricain. Malgré que cette marche soit citoyenne, seul moyen d’expression populaire et de dénonciation légale des déboires du régime, elle était interdite et empêchée. Pis encore, bien que nous ayons décommandé celle-ci, Monsieur TOUADERA et ses sbires des requins ont arbitrairement arrêté sept (7) personnes (des militaires) accusées à tort d’être de connivence avec la COSCIPAC et les ont exécutés de manière extra-judiciaire sous les fleurs derrière le quartier Boy-rabe le 1er juillet 2022 dont la COSCIPAC a tout documenté. Manqué à leur plan de massacre de la population, par ivresse de crime, ils se sont rabattus sur la STATION TATAL ENERGIE Centrafrique de l’Aéroport pour vandaliser ses locaux et piller ses stocks de carburant.

La COSCIPAC condamne cet acte digne de moyen âge, venant d’un Chef de l’Etat unique en son genre au XXIe siècle.

En conséquence, la COSCIPAC tient à rappeler que la bataille pour exiger la démission de monsieur Faustin Archange TOUADERA n’est pas perdue, ni terminée et ni abandonnée. Elle sera dure, longue et populaire cette fois -ci ! Nous avons changé l’ensemble de nos stratégies. La surprise est déjà conçue et sera mise en oeuvre dès le top de la COSCIPAC, ce n’est qu’une question de temps !

Que le Peuple Centrafricain tout entier reste déterminer et mobiliser pour cette lutte de libération, soyez aux aguets !

Fait à Bangui, le 04 Juillet 2022
Le Coordonnateur National

Petit Delphin KOTTO

Le Sango Coin succède au Bitcoin en Centrafrique – Place à une nouvelle crypto d’Etat

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Rédigé par Magali (Journal du coin)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 8 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – Centrafrique accueille un nouveau venu – Le 21 avril 2022, la République centrafricaine marchait dans les pas du Salvador en adoptant Bitcoin, le roi des cryptomonnaies. Devenue alors monnaie à cours légal, le pays du continent africain développe son projet Sango. L’objectif de ce texte est simple : faire grandir l’économie du pays avec les cryptomonnaies. Après la tokenisation des ressources minières du pays, le président Faustin-Archange-Touadéra a donc décidé de lancer une cryptomonnaie d’État : le Sango Coin.

Le Sangocoin centrafricain
Le Sangocoin centrafricain

 

Après le Bitcoin, place au Sango Coin pour la Centrafrique

 

Bitcoin ne sera de ce fait plus la seule cryptomonnaie à cours légal en Centrafrique. Dorénavant, le Sango Coin existera également comme une cryptomonnaie d’Etat reconnue pas le gouvernement. Cette économique fondée sur la cryptomonnaie est alors alimentée par des investisseurs privés et soutenue par Bitcoin.

Quels sont les objectifs de la création du Sango Coin ? Cette économie émergente permettra une modernisation des infrastructures du pays. Dans ce sens, une île crypto est même prévue sur la rivière Oubangi. La RCA semble ainsi bien décidée à profiter des avantages offerts par la blockchain.

 

Le Sango Coin : un pas de plus vers l’adoption de masse

 

L’innovation ne s’arrête pas là pour le président Touadéra. Le Sango Coin a été annoncé lors d’un évènement virtuel : le Sango Genesis Event. Durant cet événement, le président centrafricain à faire part de ses crypto-plans pour l’avenir. Le web 3 permettra, d’après lui, un avenir florissant pour l’économie du pays.

Le président Touadéra croit au web 3 pour révolutionner l’économie de la Centrafrique – Source : Twitter

« Avec Bitcoin comme legaltender [monnaie légale] et inspiration, notre pays ouvre un nouveau chapitre dans son voyage vers un meilleur avenir via la blockchain (…). Tout le monde est invité à assister à l’événement Sango Genesis, diffusé le 3 juillet sur http://sango.org. »

Faustin-Archange Touadéranone

 

Quoi qu’il en soit, cette annonce ne satisfait pas l’opposition du pays. En effet, l’adoption du Sango Coin apparait comme une erreur que les autres pays se remémoreront lorsqu’ils partiront à la conquête du web 3. Dans ce sens, certaines voix se font entendre sur Twitter, dont Gloire Wanzavalere, un des fondateurs de l’association Kiveclair, acteur majeur du développement des cryptomonnaies sur le continent africain :

Gloire Wanzavalere n’adhère pas à la décision du président Touadéra – Source : Twitter

Porté par un enthousiasme non caché par le gouvernement, cette adoption de Bitcoin, et plus largement le projet du Sango Coin, questionnent. En effet, les difficultés économiques du pays, son instabilité politique ainsi que l’accès limité à internet pour une grande partie de la population peuvent laisser dubitatif quant à la mise en place de ce projet. Néanmoins, l’Afrique demeure un terrain propice à l’adoption des cryptomonnaies au plus grand nombre.

 

Le temps de l’intérêt des États pour Bitcoin est venu. Et vous, que faites-vous pour préparer l’avenir ?

 

 

Cameroun : plaintes en cascade contre Émile Parfait Simb

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Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 08 juillet 2022

 

Bangui (CNC) – L’entrepreneur ayant fait fortune dans les cryptomonnaies est désormais poursuivi aux États-Unis, au Canada et bientôt en France. Cadres de la Beac, député en vue, procureur… Plusieurs personnalités sont également visées.

Le très controversé camerounais Émile Parfait Simb
Le très controversé camerounais Émile Parfait Simb

 

Selon nos informations, une plainte doit être déposée ce 5 juillet au parquet de Paris par un collectif de 106 souscripteurs de quinze nationalités différentes contre Émile Parfait Simb, 39 ans, fondateur de la plateforme Liyeplimal et de Global Investment Trading SA, une société basée au Cameroun et spécialisée dans l’investissement en cryptomonnaie.

 

Une centaine de personnes qui ont joué les intermédiaires ou bien incité les épargnants à investir dans ce placement financier, présenté comme l’une des plus grandes arnaques à la cryptomonnaie de ces dernières années, sont poursuivies aux côtés de Simb.

 

Ce collectif a déjà saisi les justices camerounaise, américaine et canadienne. Mais leurs avocats estiment que la justice camerounaise n’avance pas assez vite. Ils se plaignent d’avoir dû attendre deux mois avant d’obtenir une ordonnance de saisie conservatoire, ce qui a, selon eux, laissé le temps à Simb de vider ses comptes bancaires et, ainsi, d’organiser son insolvabilité. Les plaignants, qui estiment leur préjudice à 5,2 milliards de F CFA (7,94 millions d’euros), ne représenteraient qu’une partie des 300 000 souscripteurs potentiellement concernés à travers le monde.

 

Scandale

 

Les entreprises d’Émile Parfait Simb étaient de prétendues sociétés de négoce de cryptomonnaies qui fonctionnaient comme un système de Ponzi. Liyeplimal (« la pauvreté est finie », en langue bassa du Cameroun) était présenté comme un ensemble de plans d’investissements et de rémunérations associés et libellés dans une cryptomonnaie appelée Limo. L’entrepreneur appâtait les investisseurs en prétendant être « apte à garantir un minimum de 1,5 % de plus-value par jour ». En spéculant sur les marchés crypto-boursiers, promettait-il, leur placement leur rapporterait plus de 400 % à l’année. Sur demande, les souscripteurs de Liyeplimal pouvaient disposer de leurs fonds via une carte Visa prépayée d’une banque de la place. Ce système a fonctionné pendant des mois avant de s’effondrer. Le scandale a éclaté lorsque les décaissements ont été suspendus et que les investisseurs n’ont plus eu accès à leurs fonds.

 

Alors que différentes procédures sont lancées contre lui, le principal intéressé est aux abonnés absents. Le 11 mai, un mandat d’amener a été lancé contre lui par les autorités camerounaises. Le 26, il a été arrêté à Douala, puis transféré et mis en garde-à-vue à Yaoundé. Mais, contre toute attente, il a été libéré sous caution par le parquet du Tribunal de première instance de Yaoundé, centre administratif, bien qu’il existât de nombreuses raisons de soupçonner que le prévenu prendrait la fuite.

 

Ce qui n’a pas raté.

 

Une semaine plus tard, grâce à un passeport diplomatique centrafricain, Émile Parfait Simb a rejoint la Centrafrique, tandis que sa famille s’envolait pour Dakar. Le 7 juin, comme l’avait révélé Jeune Afrique, le ministère centrafricain des Affaires étrangères a écrit à l’ambassade de Russie à Bangui pour soutenir une demande de visa au prétexte que Simb prenait part à un forum économique à Saint-Pétersbourg. Ainsi, le collectif des plaignants a-t-il perdu la trace du fondateur de Liyeplimal.

 

Cadres, députés…

 

Sur la plainte que les 106 plaignants ont déposée le 23 juin auprès d’un tribunal fédéral du New Jersey, aux États-Unis, les accusés, dont des proches de Simb mais aussi beaucoup de « coachs » — parrains ou autres intermédiaires, rémunérés ou non, qui incitaient leurs proches à investir –, sont soupçonnés « d’enrichissement sans cause », « incitation frauduleuse », « fausse déclaration frauduleuse », « fausse déclaration négligente » et « escroquerie et complot ».

 

*Parmi les personnes poursuivies, figure Jacques Landry Bikaï, économiste à la direction de la Recherche à la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Selon nos informations, le gouverneur Abbas Mahamat Tolli promet des sanctions disciplinaires contre les agents et cadres de la banque centrale qui ont crédibilisé ce placement financier douteux par leur implication en ignorant les mises en garde répétées du ministère camerounais des Finances, de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) et de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).*

 

L’autre grande entité éclaboussée est la Société nationale des hydrocarbures (SNH), première entreprise du Cameroun. Plusieurs de ses cadres sont impliqués, dont Claudine Manga, la numéro deux de la représentation de la SNH à Douala, mais surtout Bernard Bayiha, un proche du tout-puissant administrateur-directeur général, Adolphe Moudiki. Bayiha est décédé en décembre dernier dans des circonstances troubles, mais son nom figure dans la plainte.

 

Sont également cités l’activiste suisso-camerounaise Nathalie Yamb ; le député et président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale, Cabral Libii ; le procureur de la République auprès du tribunal de grande instance du Wouri Douala, Henri Noël Moukouri Missipo ; ou encore Jean-Jacques « Jacky » Moiffo, promoteur de JMTV, une web TV basée en région parisienne en cessation d’activité. Cabral Libii, qui assure n’avoir jamais souscrit à une cryptomonnaie et n’entretenir aucune relation avec Simb, compte, en réponse, déposer plainte aux États-Unis contre le collectif de plaignants.