dimanche, avril 26, 2026
Accueil Blog Page 270

CRYPTOMONNAIE : RAPPEL DE LA MISE EN GARDE DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE DU MARCHÉ FINANCIER DE L’AFRIQUE CENTRALE

0

 

Centrafrique.org/centrafrique-que-se-passe-t-il-a-la-beac/banque-centrale-bangui-corbeaunews-Centrafrique-micka/” rel=”attachment wp-att-36466″ data-wpel-link=”internal”>Immeuble de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

ALERTE SUR LES COMMUNICATIONS D’OFFRES DE CRYPTO ACTIFS

 

 

La Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale (COSUMAF) alerte le public que l’exercice des activités de crypto – actifs dans l’espace de la Communauté économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ne fait pas l’objet d’encadrement règlementaire. Par conséquent, aucun prestataire d’actifs numériques ne peut proposer de tels services.

La COSUMAF alerte le public sur la nature risquée de tels investissements et conseille de rester prudent face à des offres de démarcheurs promettant des rendements élevés garantis. Toute entité ou personne se livrant au démarchage du public en vue de réaliser des placements non règlementés, s’expose à des poursuites conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.

 

Fait à Libreville

Communiqué de l’association Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique  Relatif à la loi sur les crypto-monnaies en RCA

0

Centrafrique.org/logo-citoyen-debout/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Logo-citoyen-debout-450×330.jpg” alt=”Logo de l’association citoyen débout” width=”450″ height=”330″ />

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

        1. Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique (CDS-CA) considère que la loi sur les crypto-monnaies, que vient d’adopter l’Assemblée nationale de République Centrafricaine et de promulguer le Président de la République, le tout dans la précipitation et dans l’opacité, est une loi radicalement contraire à la souveraineté nationale, à la liberté et à l’intérêt des Centrafricains.
          1. En imposant les crypto-monnaies comme monnaies nationales, le pouvoir de Bangui vient de brader le peu qui restait encore de l’autorité de l’État et de son pouvoir de contrôle sur son économie, et donc sur son développement.
  1. S’il est vrai que l’on considère traditionnellement la monnaie comme un outil par excellence de la souveraineté des États, c’est à la condition que l’État ait lui-même le contrôle de l’émission de cette monnaie, de sa valeur et de sa circulation, ce qui passe par des institutions de gestion et de contrôle qui sont aux mains de l’État, telle que, par exemple, la Banque centrale. Or, les crypto-monnaies reposent sur une philosophie radicalement contraire : il s’agit de monnaies créées hors de l’État, dont la valeur est déterminée par une communauté d’internautes, personnes privées aux intérêts divers à travers le monde, sans possibilité d’aucun contrôle par l’État centrafricain ou par une communauté de Centrafricains.
  2. L’État centrafricain, l’économie centrafricaine, et les Centrafricains se trouvent, comme on le voit, livrés à la merci d’intérêts privés égoïstes étrangers, aux relents souvent mafieux.
  3. Qui plus est, la loi ne se borne pas à offrir aux centrafricains la faculté, et donc la liberté de recourir aux crypto-monnaies. Elle oblige chaque Centrafricain à accepter ces monnaies, sous peine de très lourdes sanctions, violant ainsi la liberté individuelle des Centrafricains et la liberté du commerce et de l’industrie dans le pays.
  4. Cette loi se présente ainsi comme un instrument tout à la fois de mise en esclavage monétaire sous la coupe de personnes privées et de gouvernance dictatoriale de notre économie.
  5. De plus, en adoptant et promulguant cette loi, les autorités de Bangui fragilisent la parole diplomatique de notre pays vis-à-vis de nos États frères de l’Afrique centrale, ainsi que notre position dans le cadre de la CEMAC et de la CEEAC.
  6. Dans un pays où les populations, qui n ’ont d’ailleurs pas accès à internet dans leur écrasante majorité, sont en attente avant tout de la satisfaction de leurs besoins de base, en termes d’eau potable, de nourriture, d’infrastructures, de santé et d’éducation, cette loi traduit de manière flagrante l’indifférence des gouvernants quant au sort réel des Centrafricains et leur mépris en ce qui concerne les aspirations vitales de nos compatriotes.
  7. Cette loi doit être abrogée. CDS-CA se réserve le droit d’engager toute action en ce sens.

 

Pour Citoyens Debout et Solidaires Centrafrique

Son Président :

Pr Jean-François AKANDJI-KOMBÉ

 

 

Un policier tué dans l’attaque d’un commissariat au nord du Bénin

0

Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Des hommes armés ont attaqué un commissariat dans le nord du Bénin et tué un policier avant de mettre le feu à l’établissement situé près de la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, a rapporté mercredi un média public.

L’armée béninoise est déployée dans le nord du pays pour contenir les groupes jihadistes présents chez ses voisins nigérien et burkinabé, et a été, depuis la fin 2021, la cible de plusieurs attaques meurtrières.

Cette nouvelle attaque, survenue mardi matin à Karimama, n’a pas été revendiquée.

Le journal public La Nation a écrit sur son site internet que des hommes armés à moto ont pris d’assaut le poste de police à Monsey, tuant un membre des forces de l’ordre.

Les assaillants ont ensuite tiré plusieurs coups de sommation, rapporte le journal, avant de prendre la fuite dans le parc naturel W, un des deux parcs nationaux situés dans la zone frontalière et théâtres de récentes attaques.

Les forces de sécurité n’ont fait aucune déclaration sur cette attaque et un haut-responsable de l’armée n’a pas répondu à une demande de confirmation.

Il y a deux semaines, au moins cinq soldats béninois ont été tués au cours d’une attaque à l’explosif perpétrée dans le parc de la Pendjari, dans la même zone, selon l’ONG en charge de ce parc et un haut-responsable sécuritaire.

Selon cette source sécuritaire, des assaillants ont d’abord tiré sur un convoi composé de plusieurs véhicules militaires. Le convoi a ensuite sauté sur un engin explosif placé sur la route. L’armée n’a pas confirmé cette attaque.

Jusque récemment, le Bénin était considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, où de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI) opèrent dans les pays du Sahel.

Mais depuis fin 2021, plusieurs attaques ont été menées dans l’extrême nord du Bénin, où sévissent également des groupes criminels de contrebandiers.

L’armée béninoise a renforcé sa présence dans la région après les deux premières attaques jihadistes officiellement reconnues en décembre 2021.

En février, trois attaques à la bombe artisanale avaient fait 9 morts et 12 blessés dans le parc naturel W.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-28.jpg” rel=”attachment wp-att-56074″ data-wpel-link=”internal”>

La Centrafrique, 1er pays africain à adopter le bitcoin comme monnaie légale

0

Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La centrafrique, deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU, a adopté le bitcoin comme monnaie officielle au côté du franc CFA et légalisé l’usage des cryptomonnaies, a annoncé mercredi la présidence assurant qu’il s’agit du premier pays à le faire en Afrique.

L’Assemblée nationale a voté “à l’unanimité” des députés présents la loi “régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine” et le président Faustin Archange Touadéra l’a promulguée, assure dans un communiqué le ministre d’Etat et directeur de cabinet de la Présidence, Obed Namsio, ajoutant: la Centrafrique est “le premier pays d’Afrique à adopter le bitcoin comme monnaie de référence”.

Le 7 septembre 2021, le Salvador avait été le premier pays au monde à adopter le bitcoin comme monnaie légale et le Fonds Monétaire International (FMI) avait immédiatement dénoncé une décision dangereuse pour la “stabilité financière, l’intégrité financière et la protection des consommateurs”.

“Cette démarche place la République centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde”, estime au contraire la présidence de la Centrafrique, pays en guerre civile depuis près de neuf ans.

Centrafrique : un mystérieux conteneur d’armes de guerre  repéré sur le fleuve Oubangui

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Ces armes de guerre,  dont on ignore officiellement l’origine, vont arriver sur le territoire centrafricain via le fleuve Oubangui  cette semaine. Mais selon les informations de l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA), le navire transportant ces armes de guerre sera accosté probablement ce mercredi 27 avril 2022 dans le septième arrondissement de Bangui. Or, une information exclusive du CNC montre que cette cargaison d’armes, en réalité,  est en provenance de Kigali au Rwanda. Mais pourquoi ?

Touadera et son homologue Kagamé.

 

Selon une source au sein du gouvernement, une cérémonie regroupant le ministre de la défense, le douanier Claude Rameau BIRO, le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou   et quelques personnalités de l’État sera organisée pour accueillir ces cargaisons militaires en provenance de Kigali le jeudi 28 avril 2022. Or, au départ, lorsque le navire avait été repéré la semaine dernière sur le fleuve Congo, les autorités militaires centrafricaines ont catégoriquement nié avoir commandé des effets militaires dans un pays africain. Et c’est vrai parce qu’elles n’ont jamais un bon service de renseignements et en plus,  elles ne font que des pilotages à vue.

Pendant ce temps, les autorités rwandaises, contactées, ont affirmé  que ces armes seraient destinées aux gendarmes et policiers rwandais déployés en République centrafricaine dans le cadre de la coopération bilatérale. Ce sont des petits calibres, disaient-ils.

Au même moment, les autorités centrafricaines, informées de l’arrivée imminente de la cargaison, se sont apprêtées précipitamment pour accueillir officiellement ces effets militaires jeudi prochain.

Rappelons qu’en début d’année, le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué, en mission au Rwanda,  avait signé, à Kigali, un accord de sécurité entre le Rwanda et la République centrafricaine. Cet accord prévoyait le déploiement des gendarmes et policiers rwandais en RCA pour aider et former leurs homologues centrafricains en maintien de l’ordre public.

Mais la question qui se pose est de savoir, avec des telles ignorances, carences, est-ce que le gouvernement centrafricain à pu informer le Conseil de sécurité des nations – unies de la livraison de ces armes ?

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Le fugitif ministre Hassan Bouba, poursuivi par la cour pénale spéciale, pourrait être limogé prochainement du gouvernement

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – D’après certains conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera, le maintien du sulfureux ministre Hassan Bouba, recherché par la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crimes contre l’humanité,  à la tête du département de l’élevage n’avancerait plus les choses. Tous les partenaires internationaux  à l’exception de la Russie, ne veulent plus collaborer avec lui en tant que ministres, en même temps fugitifs. C’est ce qui aurait poussé le Président de la République à le dégager du prochain gouvernement.

 

centrafrique.org/centrafrique-quest-ce-que-va-faire-touadera-maintenant-quon-a-arrete-hassan-bouba-un-compatriote-universitaire-donne-son-avis/faustin-archange-touadera-a-gauche-et-son-ex-ministre-de-lelevage-a-droite/” rel=”attachment wp-att-51683″ data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera à gauche et son ex-ministre de l'élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite
Le Président de la République Faustin Archange Touadera à gauche et son ministre de l’élevage Hassan Bouba, interpellé par la cour pénale spéciale à droite. Photo combinée par la rédaction du CNC le 22 novembre 2021

 

Sous la pression de la communauté internationale, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale, le chef rebelle Hassan Bouba est désormais exclus des conseils des ministres et de cabinet par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, mais  l’homme garde toujours son poste au sein du gouvernement. Or, à en croire certains conseillers du Président de la République, l’homme pourrait très prochainement quitter ce ministère pour un poste à la présidence de la République.

Selon des indiscrétions, l’homme ne sera pas reconduit à la tête du ministère de l’Élevage dans le prochain gouvernement Moloua 2 qui aurait dû être déjà formé après le dialogue républicain. Certains, l’attendent, avec des nuits blanches depuis la fin de ce dialogue.

« Il y’a en ce moment des pressions venant de partout de la part de nos partenaires internationaux qui ne veulent plus travailler avec lui.  Je pense que son maintien à la tête de ce département de l’élevage n’avancera pas les choses », soupire un conseiller de Touadera à CNC. Au même moment, un autre conseiller affirme que l’homme pourrait être prochainement nommé à la présidence de la République, mais on ignore toujours quel poste occupera-t-il.

Rappelons qu’en novembre 2020,  l’ex-n°2 de la rébellion UPC Hassan Bouba avait été arrêté et inculpé par la cour pénale spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Mais une semaine après sa détention à la prison de Camp de Roux, il avait été exfiltré de force par les éléments de la garde présidentielle appuyés par les Mercenaires russes et les gendarmes. Décoré exceptionnellement par le chef de l’État une semaine après son exfiltration, l’homme pourrait être arrêté à tout moment.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Démonstration  du symbole de richesse et du bien être de l’ancien premier ministre  et député Firmin NGRÉBADA

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – L’ancien Premier ministre  et député actuel de Boali Monsieur Firmin NGRÉBADA, après avoir livré dans un premier temps une bataille féroce pour une éventuelle succession du chef de l’État Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’État, constate amèrement depuis fin mars dernier que ses ambitions politiques ne vont pas franchir le périmètre de ses entourages. Pire encore, le chef de l’État, à travers ses proches, multiplie des manœuvres pour une modification de la constitution qui pourrait lui ouvrir grandement la porte à un troisième et quatrième mandat successif. Alors, l’homme se résume désormais à une opération de m’as-tu-vu. Une véritable démonstration du symbole de richesse à grande échelle.

Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Si les guerres internes au Mouvement des Cœurs Unis semblent quelque peu estomper suite à la volonté manifeste du chef de l’État de briguer des mandats tant qu’ilrespire encore, ses potentiels successeurs, à savoir Simplice Mathieu Sarandji et Firmin Ngrebada sont toujours à la manœuvre en coulisse, mais perdent de plus en plus d’espoir.

Alors que plus de trois quarts de la population centrafricaine sont en proie aux affres de la misère, où des dizaines de milliers souffrent de la malnutrition aiguë, dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, à Bangui, l’ancien Premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui se disait potentiel successeur de Touadera à la tête du pays, préfère démontrer au peuple centrafricain qu’il n’est plus pauvre. Une démonstration  du symbole de ses richesses et de son bien-être.

 

Comment il a pu procéder ?

 

C’est dans des séries des vidéos court métrage agrémentées par sa mélodie préférée d’enfance et organisées chez lui, dans le jardin de sa résidence située dans le nouveau quartier de Bangui baptisé ” la belle vue” dans le 7ème arrondissement de Bangui que l’ancien locataire de l’immeuble Petroca commence sa propagande qu’il a lui-même, par la suite, posté sur les réseaux sociaux et largement reprise par ses compatriotes.

Très vite,  les Centrafricains découvrent malheureusement la somptueuse villa construite par l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, et ce, à seulement 5 ans du régime de Touadera. C’est une villa construite récemment à la cité de la belle colline dans le septième arrondissement de Bangui. Et ce n’est pas tout, l’homme dispose également les mêmes types de villas dans d’autres quartiers de la capitale Bangui et à Boali.

 

 

Pour de nombreux observateurs, cette démonstration de richesse de l’ancien Premier ministre montre à quel point nos dirigeants et leurs proches, au lieu de gouverner le pays comme il se doit, préfèrent s’adonner au détournement systématique des deniers publics à des fins personnelles sans être inquiétés. Et les autres qui ne sont pas leurs proches, sont incarcérés. C’est le cas de l’ancien ministre des Sports, monsieur  Lionel Régis Dounda, accusé à tort dans une affaire de détournement de fonds, croupit en  prison à seul depuis un an pendant que les proches cités dans cette affaire se baladent tranquillement dehors.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko, détenu illégalement près d’un an en prison de camp de Roux, a été libéré

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko, ex-commandant   de zone de défense du Nord-Est, arrêté et humilié par les Mercenaires russes il y a près d’un an dans sa base militaire de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, et détenu illégalement à la prison du Camp de Roux à Bangui,  a été finalement libéré avec deux de ses collègues officiers : colonel Yagbanga et capitaine  Kambassio Marcel.

colonel kitoko arrêté par les hommes de Wagner
Le colonel Kitocko arrêté par les mercenaires russes de la société Wagner

 

Si le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko  se fait discret depuis sa libération il y a plus de deux semaines, sa famille se demande toujours les raisons de son arrestation. Même la justice centrafricaine, y compris les enquêteurs de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie se demandent pourquoi ces officiers supérieurs de l’armée étaient-ils arrêtés. Alors que les présumés eux-mêmes  et leur famille se posent des questions, les autorités, à la grande surprise de tous, ont ordonné  leur libération dans le cadre de soi-disant  « de la décrispation  de l’atmosphère politique nationale ».

 

Des prisonniers politiques sont ceux arrêtés par les mercenaires russes ?

 

Visiblement, à travers ces libérations intervenues quelques jours après la fin du dialogue national, c’est la réponse que donne le président Touadera à ceux qui tenteront de se poser une telle question.

Plusieurs observateurs nationaux se sont même demandés si vraiment ces officiers supérieurs de l’armée nationale sont-ils des prisonniers politiques? Pourtant, les autorités du pays ont souvent l’habitude de dire à tous ceux qui veulent les entendre qu’il n’y a aucun prisonnier politique ou d’opinion en République centrafricaine.

Mais selon la justice, le colonel Moussa Jean de Dieu Kitoko, arrêté le 26 juin 2021 à Ndélé par les mercenaires russes, le capitaine Kambassio Marcel, arrêté un mois plus tard à Bria par les mercenaires russes, puis le colonel Yagbanga , arrêté également par les mercenaires russes  ont été accusés dans un premier temps pour association des malfaiteurs, une accusation largement contesté par les suspects et leurs avocats, puis de complicité avec les groupes armés.. Une accusation fantaisiste, selon leurs conseils. Ils ont été placés en détention à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie durant des mois avant d’être transférés à la prison politique de camp de Roux, où ils ont passé près de huit mois.

Alors, la question maintenant est de savoir s’ils ont été libérés provisoirement ou définitivement du moment où leurs dossiers sont vides ?

ils sont devenus des personnes politiques par ce que le commissaire du gouvernement avait du mal à réunir des preuves d’accusations ” avance un avocat centrafricain sous le respect stricte de son anonymat.

Il reste alors en prison le général devenu par décrét un civil, Ludovic NGAÏFE, un autre prison politique arrêté chez lui, au pk11 à Bangui par ces mêmes mercenaires Russes et Syriens.

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : la présence de l’autoproclamé général d’armée-chef rebelle  Ali Darassa signalée à Dimbi

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Les autorités du pays ont désormais la ferme certitude que le chef rebelle Ali Darassa, l’autoproclamé général d’armée, chef d’état-major de l’UPC  n’a pas quitté le pays.  Il est toujours présent au côté de ses hommes sur le terrain. C’est le cas récemment à Dimbi, au sud d’Alindao, dans la Basse-Kotto, où sa présence avait été signalée dans la localité.

Bambari-en-fevrier-2022/” rel=”attachment wp-att-54008″ data-wpel-link=”internal”>Bambari-en-fevrier-2022-450×203.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité de Bambari en février 2022″ width=”450″ height=”203″ />
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

Après son retrait de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’homme fait son grand retour dans cette nouvelle alliance des groupes armés baptisés CPC, où il avait été nommé chef d’état-major des opérations, cumulé à son poste du coordonnateur militaire, chef d’État-major  de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

Activement recherché par les Mercenaires russes de la société Wagner, Ali Darassa navigue entre Basse-Kotto, l’Ouaka et Mbomou. Certains ont même la certitude l’année dernière qu’il serait au Soudan, ou au Tchad. Mais la dernière information fait état de sa présence dans la semaine du 26 au 31 mars  à Dimbi, au sud d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto. Il serait accompagné de ses  sept généraux et plus de 200 hommes dans son équipe de sécurité.

Selon des sources humanitaires, le chef rebelle serait en route vers le Mbomou, mais on ignore sa destination exacte.

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Crise russo-ukrainienne, quelle conséquence pour les Centrafricains?

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 27 avril 2022

 

Bangui (CNC) – « La crise russo-ukrainienne est ce qu’on appelle en économie un choc externe de grande ampleur, à cause des énormes capacités exportatrices de ces deux pays en matière de produits agroalimentaires et d’hydrocarbures. La réduction drastique de l’offre entraîne immédiatement un cycle de hausse de prix qui n’est qu’à ses débuts ».

rca-incendie-au-marche-central-de-bangui-une-dizaine-des-boutiques-ont-ete-ravagees-les-pertes-sont-enormes/marche-central-de-bangui-corbeaunews-micka-1/” rel=”attachment wp-att-33823″ data-wpel-link=”internal”>

 

L’inflation, c’est le principal risque de la guerre en Ukraine

 

En République centrafricaine, la flambée des prix des produits alimentaires sur les marchés inquiète, et cela devient de plus en plus inquiétant encore lorsque le Cameroun a décidé dimanche d’interdire l’exportation de certains de ses produits de grande consommation.

En effet, dans une correspondance au gouverneur de la région de l’est, région frontalière avec la République du Congo et la République centrafricaine, M. Mbarga Atangana a demandé de prendre des mesures immédiates de contrôle visant la suspension de sortie vers l’étranger du ciment, des huiles raffinées, de la farine de blé ou encore du riz.

 « Face aux pénuries aggravées que l’on observe sur le marché national, s’agissant en particulier du ciment, des huiles raffinées, de la farine de blé, du riz et des céréales produites localement, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir prendre des mesures immédiates visant à la suspension, jusqu’à nouvel avis, de l’exportation desdits produits », a-t-on lu dans la correspondance du ministre camerounais en charge du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

Ceci dit, pour la République centrafricaine, grand pays importateur des produits alimentaires via le Cameroun, il y’aura sans doute  une très grande conséquence directe sur la sécurité alimentaire. Et ce n’est que le début.

« Les experts estiment que la guerre durera jusqu’à fin 2023, et le temps que les outils de production soient remis en marche, nous avons des moments difficiles devant nous. D’où la nécessité d’anticiper sur les conséquences d’une poussée inflationniste de longue durée sur notre économie et sur notre budget…. », déclare l’opposant Martin Ziguélé sur son compte Facebook.

Mais d’ores et déjà, en République centrafricaine, sur les marchés , on assiste à une explosion des prix des produits de première nécessité. La crise d’hydrocarbure se précise également, et le gouvernement  n’a pas cherché à tirer les cartouches à sa disposition pour tenter de contenir  la flambée des prix des matières premières et énergétiques.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Russie: un homme ouvre le feu dans une maternelle, plusieurs morts

0

Russie: un homme ouvre le feu dans une maternelle, plusieurs morts

Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Un homme a ouvert le feu mardi dans une école maternelle de la région d’Oulianovsk, dans le centre de la Russie, tuant deux enfants et une institutrice avant de se suicider, a annoncé à l’AFP un porte-parole des autorités régionales.

“Selon des informations préliminaires, il y a eu des tirs dans une école maternelle. Deux enfants sont morts, une institutrice et l’agresseur aussi”, a affirmé à l’AFP Dmitri Kamal, un porte-parole de la région d’Oulianovsk.

Selon les agences de presse russes, citant les forces de l’ordre, “la raison de la fusillade pourrait être un conflit familial”.

Le député et ancien gouverneur de la région Sergueï Morozov a indiqué à l’agence de presse Ria Novosti qu’une jeune institutrice et deux enfants nés en 2016 et 2018 étaient morts.

Fusillades mortelles plus nombreuses

La chaîne Telegram Baza, connue pour ses liens avec les forces de sécurité, a indiqué que l’homme était entré dans l’école durant l’heure de la sieste, armé d’un fusil de chasse.

Longtemps très rares, les fusillades mortelles, notamment dans des écoles, ont tendance à devenir plus nombreuses en Russie depuis quelques années, au point que le président Vladimir Poutine s’en alarme, y voyant un phénomène importé des États-Unis et un effet pervers de la mondialisation, ce qui l’a conduit à durcir la législation sur le port des armes.

En septembre 2021, un étudiant de 18 ans avait ouvert le feu avec un fusil de chasse à l’université de Perm, dans l’Oural, faisant six morts et une trentaine de blessés.

En mai 2021, un jeune homme de 19 ans avait tiré dans son ancienne école, tuant sept élèves et deux enseignants. La fusillade la plus meurtrière remonte à octobre 2018, quand un lycéen avait tué 19 personnes avant de se donner la mort dans un lycée de Kertch, dans la péninsule annexée de Crimée.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-26.jpg” rel=”attachment wp-att-56041″ data-wpel-link=”internal”>

Soudan: Les combats au Darfour occidental s’étendent à la capitale

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Des affrontements armés ont éclaté lundi à El Geneina, capitale du Darfour occidental, selon des habitants, les combats qui se sont déroulés durant le week-end dans une ville voisine s’étant propagés à l’agglomération principale de l’ouest du Soudan.

Les troubles au Darfour, où une guerre entre rebelles et forces gouvernementales, soutenues par des milices, ont fait environ 300.000 morts et déplacé des millions de personnes au début des années 2000, s’intensifient depuis deux ans.

Au début du mois, dix-huit personnes avaient déjà été tuées à El Geneina au cours d’affrontements tribaux.

Les derniers combats ont commencé jeudi par une altercation opposant des membres de différentes tribus, selon des groupes de défense des droits humains actifs dans la région.

La situation s’est aggravée vendredi avec une attaque des milices “Janjaweed” contre la ville de Kreinik, près d’El Geneina.

Dimanche, un deuxième assaut sur l’agglomération, qui abrite des dizaines de milliers de personnes déplacées, a fait au moins 168 morts et 98 blessés, selon le Comité de coordination pour les réfugiés et les personnes déplacées.

Les combats se sont ensuite étendus vers El Geneina, où le principal hôpital de la ville a été attaqué et quatre personnes ont été tuées, selon les syndicats de médecins.

“Depuis le coucher du soleil, nous entendons des coups de feu. Je peux les entendre en ce moment”, a déclaré lundi un habitant d’El Geneina.

“Tout le monde se cache chez lui, car les combats se déroulent dans la rue et personne ne peut sortir”, a-t-il ajouté par téléphone. Il a refusé d’être nommé par crainte pour sa sécurité.

Des habitants ont déclaré que les combats de lundi semblaient opposer des membres des milices Janjaweed et des groupes rebelles, reflétant le conflit du début des années 2000.

Ils n’ont vu aucun signe d’intervention de l’armée.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/image-25.jpg” rel=”attachment wp-att-56038″ data-wpel-link=”internal”>

Guinée : la junte au pouvoir dit non à la Cédéao

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

L’ultimatum de la Cédéao à la Guinée pour proposer un chronogramme de la transition est arrivé à terme. Son rejet par la junte fait redouter de nouvelles sanctions.

Après près de huit mois au pouvoir, la junte au pouvoir en Guinée n’a pas présenté un calendrier pour le déroulement de la transition devant déboucher sur l’organisation des élections générales et pour rendre le pouvoir aux civils.

A défaut d’un chronogramme, les autorités militaires ont plutôt ouvert plusieurs dossiers judiciaires contre plusieurs personnalités de l’ancien régime du président Alpha Condé.

Lutte contre la corruption

Ceux-ci défilent devant la cour de répression des infractions économiques et financières. Certains parmi eux ont été déférés à la prison centrale de Conakry. C’est le cas du tout dernier Premier ministre du gouvernement de Alpha Condé, Ibrahima Kassory Fofana et l’ancien tout puissant ministre de la Défense nationale, Mohamed Diané.

Pendant ce temps, la Cédéao exige à la junte de définir un chronogramme au risque de s’exposer à des sanctions. Après l’expiration de ce délai, le gouvernement guinéen n’a officiellement soumis aucun chronogramme.

“Chacun doit essayer de jouer son rôle. Je crois que depuis un certain temps la Cédéao s’est détournée de son objectifd’être une institution au service des populations. Elle apparaît aux yeux de l’opinion publique ouest-africaine comme une organisation au service de quelques chefs d’Etat. Et cela ne marchera pas”, prévient Ousmane Gaoual Diallo, le porte-parole du gouvernement de transition.

Colère de la société civile

Cette sortie médiatique du ministre Ousmane Gaoual Diallo a irrité le forum des forces vives qui regroupe plusieurs organisations de la société civile. Cette entité était en négociation avec l’institution sous-régionale afin de proroger l’ultimatum de deux semaines.

Le président ghanén, Nana Akufo-Addo est le président en exercice de la Cédéao

“Nous avons été estomaqués par la sortie du ministre, porte-parole du gouvernement qui se moquait absolument des conséquences que les sanctions de la Cédéao pouvaient avoir sur la vie des citoyens. Nous sommes dépassés. Cela nous a déçus. Nous avons constaté que cette souffrance des populations pourrait encore s’aggraver par rapport aux sanctions”, réagit au micro de la DW Abdoullah Sacko, l’un des acteurs de la société civile qui juge l’intervention duporte-parole du gouvernement “inopportune”.

Un chronogramme clair

Le colonel Mamady Doumbouya a pris le pouvoir suite à un putsch le 5 septembre 2021

Certains leaders politiques invitent la junte au pouvoir à sortir de son silence pour proposer un chronogramme clair et précis pour éviter à la Guinée des sanctions. Parmi eux, Diabati Doré, président du Rassemblement pour la République (RPR).

“Attendons de voir demain ou après-demain ce que la Cédéao va dire. Je pense que, quelle que soit la durée, le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) doit avoir le bon sens de faire une proposition. C’est à la Cédéao de voir si c’est faisable ou pas. Nous avons fait une proposition de 15 mois”, affirme Diabati Doré.

Le cadre de concertation inclusif censé définir les orientations de la transition dont le chronogramme, ne fait pas encorel’unanimité. Plusieurs partis politiques ont boudé les travaux de cette instance. Ils réclament la mise en place d’un cadre de dialogue uniquement politique.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Guinée-la-junte-au-pouvoir-dit-non-à-la-Cédéao.jpeg” rel=”attachment wp-att-56035″ data-wpel-link=”internal”>

Centrafrique : nouvelle tentatives d’anéantissement de l’opposition démocratique par le MCU

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Une nouvelle prétendue vague de démission au sein du parti Convention républicaine pour le Progrès social (CRPS) de Maître Nicolas Tiangaye circule depuis 48heures sur les réseaux sociaux. Les prétendus jeunes démissionnaires justifient leur départ de ce  parti pour de raisons « d’inobservation de la politique républicaine et du manque des idées progressistes aux fins d’insuffler la vie politique du pays, par les aspirations du peuple digne et épris de paix ». Or, une enquête rapide du CNC sur ce dossier montre à quel point le parti au pouvoir, le MCU tente par tous les moyens de fragiliser l’opposition démocratique, même à jouer à quitte double.

rca-elections-2020-2021-selon-maitre-nicolas-tiangaye-les-membres-de-lane-sont-dans-le-dispositif-de-fraude-electorale-de-touadera/maitre-nicolas-tiangaye-president-de-la-convention-republicaine-pour-le-progres-social-crps-et-porte-parole-de-la-cod-2020/” rel=”attachment wp-att-39723″ data-wpel-link=”internal”>Maître Nicolas Tiangaye Président de la Convention républicaine pour le progrès social CRPS et porte-parole de la COD-2020
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) et porte-parole de la COD-2020, ci, le 03 août 2020 lors du point de presse de la synergie des forces vives de la nation à Bangui. . Photo CNC 

 

C’est ce qui vient de passer avec la prétendue démission collective des jeunes républicains de la Convention républicaine pour le Progrès social (CRPS).

D’ailleurs tous les prétendus signataires de ce document n’étaient que des fantômes, des noms fictifs. Ce sont des membres qui n’existent pas réellement dans le fichier des adhérents du CRPS. Une vérification rapide montre que c’est bel et bien le pouvoir en place qui tente de montrer à l’opinion publique que cette vague de démission vient réellement du parti du maître Nicolas Tiangaye, porte-parole de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020).

Pour illustration, ces prétendus membres du CRPS ont indiqué qu’étant « jeunes républicain du parti C R PS depuis 2005, nous n’avons qu’un seul credo témoignant notre militantisme. Notre devoir consiste à soutenir l’idéologie politique de la CR PS dans le temps et dans l’espace, et surtout, conformément au respect de la sage disposition des choses citoyennes, dans la dignité ».

Or, le CRPS avait été créé en 2008 et non en 2005. En plus, ces soi-disant membres ne disposent même pas de la carte d’adhérent.

Pour un observateur,  cette vieille pratique illustre la nouvelle politique du MCU de tentatives d’anéantissement de l’opposition. Ils ne reculent devant aucun moyen pour frapper l’opinion. Ce sont des méthodes de la Gestapo.

lettre de démission du parti CRPS
lettre de démission du parti CRPS

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : une attaque des mercenaires russes contre une position de l’UPC à Lioto fait deux morts

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Au moins deux combattants de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) ont été tués ce lundi 25 avril lors d’un violent accrochage militaire entre les mercenaires russes de la société Wagner et les combattants de l’UPC dans la localité de Lioto,  située  à 60 kilomètres de Grimari.

Bambari/les-combattants-rebelles-de-la-seleka-dans-la-commune-de-lioto-en-juin-2014-7/” rel=”attachment wp-att-27223″ data-wpel-link=”internal”>
Les rebelles de l’UPC dans le village de Lioto en juillet 2014. CopyrightDR.

 

L’information, confirmée par un officier colonel de l’UPC joint au téléphone depuis Bambari, fait état d’une attaque sanglante des mercenaires russes contre l’une des positions de l’UPC à Lioto.

D’après lui, l’attaque aurait débuté aux environs de 13 heures ce lundi 25 avril 2022. Les mercenaires russes étaient accompagnés des soldats de forces armées centrafricaines (FACA) dans leur offensive.

Selon des sources locales, deux corps sans vie des rebelles de l’UPC auraient été retrouvés après l’attaque, et un mercenaire russe  serait aussi gravement blessé.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Christian, l’homme qui aurait découvert le corps de l’imam de Ndachima, est activement recherché par les mercenaires russes

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 26 avril 2022

 

Bangui ( CNC) – Christian, c’est l’homme qui aurait annoncé aux populations de Ndachima l’assassinat de l’imam de la mosquée centrale de la ville par les Mercenaires russes. Il  vit en ce moment dans la clandestinité. Il serait dans la brousse entre Ndachima et Ippy, ou Ndachima Bambari. Cela fait déjà deux jours que les mercenaires russes sont à sa trousse. Sa famille s’inquiète pour sa vie et lance une alerte aux autorités du pays.

Un prospecteur cherche de l’or dans la mine Ndassima près de Djoubissi (République centrafricaine). REUTERS
Un prospecteur cherche de l’or dans la mine Ndassima près de Djoubissi (République centrafricaine). REUTERS

 

Selon la famille,  Cristian serait un commerçant ambulant  vivant à Ndachima. Mais le samedi dernier, lors de son retour de Bambari, il avait découvert cinq corps, brûlés à moitié, gisant au sol non loin du croisement de Ndachima. Le sixième, torturé presque à  mort, était sur le point de quitter la terre quand Christian était arrivé à son côté.  Dommage qu’il l’aurait tenté de lui sauver la vie en vain. Mais avant de mourir, l’homme lui disait que ce sont bel et bien les mercenaires russes qui les ont enlevés, les accusant d’avoir acheté illégalement de l’or sur des chantiers alors qu’ils l’ont formellement interdit à tous les Centrafricains de s’adonner à ces activités.

Parmi les six victimes,  seuls les corps de l’imam et de son accompagnateur que Christian à pu reconnaître. Mais pour les quatre autres, il ignore d’où ils viennent, d’où ils étaient capturés. Ces son des chrétiens, d’après lui.

Pendant ce temps, à Ndachima, personne n’était au courant de cet assassinat. Mais Christian,  après son arrivée dans la ville, commençait à alerter les parents de l’imam et de son accompagnateur. La nouvelle faisait un grand bruit, et la population locale paniquée.  Au même moment, certains indicateurs des mercenaires russes à Ndachima étaient partis les informer, précisant que c’est bel et bien Christian qui serait à l’origine de l’information. Immédiatement, les mercenaires russes ont lancé une vaste opération pour tenter de capturer Christian.  Mais l’homme s’éclipse dans la nature et devient invisible depuis deux jours.

Pour ses parents, les autorités de son pays devraient faire tout pour garantir sa sécurité, mais beaucoup en doute sérieusement.

Selon les autorités locales, les Russes ont interdit au civil à Ndachima d’acheter de l’or.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : modification de la constitution, Vincent Mambachaka exprime son indignation et appelle tous les Centrafricains à barrer la route à cette pratique

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – C’est dans une bande sonore largement partagée sur les réseaux sociaux que Monsieur Vincent Mambachaka, directeur  de l’espace culturel centrafricaine « Linga-Téré » exprime sa vive opposition à une manœuvre visant à la modification de la constitution  du 30 mars 2016 en vue de permettre au Président de la République Faustin Archange Touadera de briguer un troisième, quatrième, voir cinquième mandat à la tête de la République centrafricaine.

Ci-dessous l’intégralité de son discours retranscrit par la rédaction du CNC.

Vincent Mambachaka, Directeur de l'espace Linga-Téré
Vincent Mambachaka, Directeur de l’espace Linga-Téré

 

En Centrafrique, du nord au Sud de l’est à l’Ouest, les Centrafricains souffrent. Femmes, hommes comme enfants,  continuent à dormir dans la brousse, continuent à ne pas avoir à  manger, continuent à être dans la misère permanente, continuent à subir toutes les violences inimaginables.

Alors, je m’adresse aux hommes politiques de la majorité présidentielle;  je m’adresse aussi aux hommes politiques de l’opposition; démocratique, et je m’adresse aussi à la société civile centrafricaine. Oui, en Centrafrique, on souffre devant l’indifférence générale. Et en Centrafrique, pays de Boganda, pays de fraternité,  pays de l’unité, nous sommes devenus  un pays maudit. Nous sommes devenus un pays maudit parce que les hommes politiques, quel qu’il soit, ne respectent pas les institutions, et ne respecte pas les textes qui nous régissent et qui participent au fonctionnement et au développement d’un pays.

Oui, aujourd’hui on veut induire  à nouveau alors que nous ne sommes pas encore sortir de la crise, le Président Faustin Archange Touadera dans l’erreur.

Oui, on veut modifier la constitution centrafricaine. On veut à la fois le faire miroiter la possibilité de briguer un troisième mandat. Mais avons-nous vu la souffrance, la douleur du peuple centrafricain?

C’est pour ça que je me lève  contre cela et je vous dis, et je dis au Président Faustin Archange Touadera stop! Non à la modification de la constitution! Non à la modification de la constitution. Et je demande à tous mes compatriotes, le non-respect  de nos textes  nous a amenés à être dans cette crise permanente, où nous ne dépendons entièrement que de nos voisins et de la communauté internationale. Alors, pour une fois, aimons notre pays et disons non  à cette tentative  de modification de la constitution de la République centrafricaine et au troisième mandat.

STOP! STOP! STOP! NON! NON! NON!

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

« Le député de Rafaï, l’honorable Dieudonné  GBIATOU est victime de l’absence d’école », selon maître Crépin Mboli Goumba

0

 

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

 Bangui (CNC) – Le député  de Rafaï, l’honorable Dieudonné  GBIATOU et son homologue de Zémio Éric Gervais KPIODIGUI ont démissionné, le 11 avril 2022, de leur parti politique, le  Parti Africain pour une Transformation radicale et l’intégration des États (PATRIE), dirigé par maître Crépin Mboli-Goumba, pour rejoindre, avec armes et bagages, immédiatement par la suite le parti au pouvoir. Interrogé sur l’affaire par un journaliste de la radio Ndékèluka, maître Crépin Mboli-Goumba n’a pas caché sa colère et accuse le pouvoir de faire le jeu de débauchage des cadres et députés de l’opposition.

centrafrique.org/centrafrique-je-rendrais-lacte-de-naissance-et-la-carte-didentite-gratuits-pour-les-centrafricains-dixit-me-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patri/” rel=”attachment wp-att-41357″ data-wpel-link=”internal”>maître crepin mboli goumba président du parti PATRI
Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

« Quant on est député issu d’une région  complètement abandonnée  par le pouvoir central où il n’y a pas  d’eau potable,  pas d’école, pas de route, pas   des hôpitaux,  on a plus de devoir  qu’aucun autre député. La preuve c’est que le député de Rafaï  Dieudonné  GBIATOU  est victime de l’absence d’école. Il n’a jamais été à l’école, lâche le Président du PATRI Maître Crépin Mboli-Goumba. D’après lui,  il y’a un autre problème, c’est la promesse faite par le député de Zémio, Monsieur Éric Gervais KPIODIGUI de payer les maîtres parents.

« Qui dit Maître parent dit absence d’enseignants. Il n’a pas payé ses maîtres parents à ce jour. Et que c’est moi qui prendrai la responsabilité. J’ai décidé d’aller payer ses maîtres-parents à sa place », ajoute maître Crépin Mboli-Goumba qui affirme que ces deux ex-députés du PATRI, en réalité, n’ont jamais versé  un seul mois de cotisations à leur partie.

« Vous pouvez aller vérifier. Pas un seul mois », a-t-il confirmé. D’après lui, ces députés sont des « renégats doublés des voyous ».

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Une opération des Anti-Balaka dans la localité de Tambia pousse la population en débandade

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La localité de Tambia, située à 40 kilomètres d’Alindao sur l’axe Bambari est à nouveau secouée par une nouvelle opération des miliciens Anti-Balaka en faction Touadera contre les présumés rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). La population s’inquiète, et le village se vide de ses habitants.

Village Pavika, situé à 20 kilomètres d'Alindao sur l'axe Kongbo, dans la préfecture de Basse-Kotto. Photo CNC /

 

Les Mercenaires russes, basés à Alindao, ont déjà quitté la localité depuis le week-end dernier pour Bambari, laissant les sales boulots aux miliciens Anti-Balaka en faction Touadera. C’est ainsi que le week-end dernier, à Tambia, une localité située à 40 kilomètres d’Alindao, les miliciens Anti-Balaka ont mené une opération musclée visant à débusquer certains individus armés, fortement assimilés aux rebelles de la  CPC.

Selon eux, leur intervention à Tambia serait justifiée,  car il y a quelques jours, dans la même localité,  certains hommes armés assimilés aux rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) auraient perpétré une série de braquage dans la localité. Mais leur intervention avait été marquée par de nombreuses bavures sur la population. Un homme avait été interpellé par ces miliciens Anti-Balaka qui l’ont accusé d’être un rebelle de l’UPC. C’est ainsi que depuis le week-end dernier, le village est complètement vidé de ses habitants qui sont en majorité des Peuls, des Banda et des Gbougou.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : la Minusca mène une opération de déminage des engins explosifs à Bambari

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 26 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Annoncée il y a deux mois lors d’une conférence de presse hebdomadaire de la Minusca à Bangui, la reprise des travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de Mambéré-Kadéï, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé a débuté depuis plusieurs semaines avec des moyens supplémentaires. Mais ce lundi 25 avril, dans la matinée, la Minusca a annoncé  qu’elle a mené une autre opération du déminage à Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka.

la minusca recherche des mines au sol photo minusca
Photo Minusca

 

Selon la Minusca, son opération  de neutralisation des mines terrestres a eu lieu à  5 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy, et elle a permis de dépolluer l’axe. Même si elle n’a pas communiqué sur  le tronçon nettoyé, certains témoins ont affirmé  qu’avec ce nettoyage, les incidences vont probablement baisser, et il y’aura sans doute à nouveau de circulation de la population dans la localité.

Rappelons que les mines terrestres ont causé d’énormes dégâts sur la population civile, principalement dans le Nord-ouest et l’ouest de la République centrafricaine. Mais la Minusca, qui  a un moment suspendu ses travaux de déminage en raison d’un malentendu entre ses équipes et les Mercenaires russes de la société Wagner, a finalement repris ses travaux de déminage depuis le mois de février 2022.

 

 Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Le premier procès de la cour spéciale en Centrafrique renvoyé à l’ouverture

0

Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le premier procès en Centrafrique de la Cour pénale spéciale (CPS), composée de magistrats nationaux et internationaux chargés de juger des crimes de guerre et contre l’Humanité commis depuis 2003, s’est ouvert lundi à Bangui, aussitôt renvoyé au 16 mai.

L’ouverture de ce procès tant attendu, sept ans après la création de cette juridiction, et unique au monde dans un pays encore en guerre civile, avait déjà été reportée du 19 au 25 avril en raison de l’absence des avocats de la défense.

Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Tahir Mahamat, membres d’un des plus puissants groupes armés qui terrorisent les populations depuis des années, les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), sont jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, accusés du massacre, le 21 mai 2019, de 46 civils dans des villages du nord-ouest, Koundjili et Lemouna, résume l’interminable acte d’accusation lu par un greffier.

Les trois hommes, dans leur combinaison orange de détenus, sans menottes et dos au public dont ils sont séparés par une épaisse vitre, sont restés impassibles, sous leurs masques anti-covid, à la lecture de la litanie de leurs crimes présumés: “meurtres et tortures, autres atteintes à la dignité des personnes, notamment des traitements inhumains et autres actes dégradants”.

La Cour a rejeté les demandes de remise en liberté des avocats de la défense, rapporte une journaliste de l’AFP.

“Je renvoie l’audience au 16 mai 2022 à la demande des avocats” de la défense, a conclu le président centrafricain de la Chambre d’assises, Aimé-Pascal Delimo, au terme de cettte première journée.

Paul Yakola, avocat d’Ousman Yaouba, a déclaré à l’AFP: “Il y a encore des petits détails sur lesquels nous voudrions travailler.”

Créée en 2015 par le gouvernement avec le parrainage de l’ONU, mais dont les travaux ont été lancés seulement en octobre 2018 avec les premières enquêtes, la CPS est composée de juges et procureurs originaires – outre de Centrafrique – notamment de France, du Togo et de République démocratique du Congo (RDC).

La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, est le théâtre depuis 2013 d’une guerre civile, très meurtrière dans ses premières années mais qui a baissé d’intensité depuis 2018.

Mais, pour repousser une offensive rebelle lancée il y a plus d’un an, le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra avait alors réclamé de l’aide à Moscou. Depuis, des centaines de paramilitaires russes sont venus s’ajouter à des centaines présents depuis 2018. Des “instructeurs non armés” selon la Russie, des “mercenaires” de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG, qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.

Au Mali, un groupe djihadiste annonce avoir capturé un mercenaire russe du groupe Wagner

0

Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le groupe Wagner intervient en centrafrique comme au Mali, au grand dam de l’UE. D.R.

Deux ennemis de la France au Mali, l’un face à l’autre. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste au Sahel et liée à Al-Qaïda, annonce ce lundi détenir un Russe membre de la milice Wagner. L’armée privée, financée par l’oligarque russe Evgueni Prigojine et acquise à la cause de Vladimir Poutine, est notamment soupçonnée d’avoir participé au massacre de Boutcha, en Ukraine, fin mars ou début avril.

Le GSIM a fait circuler un communiqué au cours de la nuit de dimanche à lundi. « Durant la première semaine d’avril, (nous avons) capturé un soldat des forces russes Wagner dans la région de Ségou », dans le centre du Mali, indique le texte en arabe. C’est la première fois que le GSIM annonce la capture d’un Russe engagé sur le front de la lutte antidjihadiste dans le pays.

« Des centaines de civils innocents » tués

Selon lui, les « forces meurtrières » de Wagner « ont participé avec l’armée malienne à une opération de parachutage sur un marché dans le village de Moura, où ils ont affronté plusieurs moudjahidines avant d’encercler cette localité pendant cinq jours et tuer des centaines de civils innocents ».

Selon le même communiqué, « les moudjahidines ont par ailleurs fait face à deux opérations de parachutage menées par les mercenaires au-dessus des falaises de Bandiagara, à 70 km de Sévaré (au centre du Mali). Les moudjahidines ont réussi à confisquer des armes des mercenaires qui ont pris la fuite ».

Le Mali est plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n’a pas permis de régler. Dirigé par des militaires depuis août 2020, le pays a fait appel massivement à ce qu’il présente comme des « instructeurs » venus de Russie alors que les Occidentaux – Paris et Washington notamment – dénoncent la présence dans le pays de « mercenaires » du groupe privé russe Wagner. Les colonels maliens au pouvoir, eux, démentent.

Moura a été le théâtre fin mars d’une opération controversée de l’armée malienne. Selon les autorités de Bamako, les soldats maliens y ont « neutralisé » 203 djihadistes, mais l’ONG Human Rights Watch (HRW) accuse des membres des Forces armées maliennes (FAMa) d’y avoir exécuté sommairement 300 civils, avec l’aide de combattants étrangers.

La mission de l’ONU au Mali (Minusma) demande depuis lors aux autorités maliennes de l’autoriser à se rendre sur place pour enquêter afin de faire la lumière sur ces événements. Sa requête est, jusque-là, restée lettre morte.

La voracité de la Russie pour l’or conduit à la violence en RCA

0

Texte par: cf
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Les affrontements violents entre Mercenaires russes et civils près des mines d’or de la République centrafricaine (rca) sont fréquents depuis plusieurs années.

À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la demande russe pour l’or africain semble encore plus grande et le nombre de décès augmente.

Le journaliste Philip Obaji Jr. a déclaré à ADF : « Les sanctions contre la Russie incitent sa demande d’or. Bien qu’il pourrait être difficile pour la Russie de vendre ses réserves d’or à cause des sanctions, il y a toujours le marché physique qui complique le suivi. Il est rempli de combines qu’ils peuvent exploiter. »

Les mercenaires russes ont tué des centaines de civils dans une série d’attaques entre le 14 et le 18 mars à Ouandja, zone de mines d’or de la RCA, selon des interviews avec les survivants sur le site web d’actualités Middle East Eye (MEE).

Le mineur d’or Adam Zakaria qui était parti du Soudan à cause de l’insécurité a déclaré que six membres de sa famille étaient parmi les plus de cinquante Soudanais tués par les mercenaires russes dans les attaques, qui ont inclus des hélicoptères lourdement armés, des chars d’assaut et des camions.

1. Zakaria a déclaré à MEE : « Ce que nous avons vu était brutal et sanglant. Ils ont utilisé ces forces et ces armes agressives contre les civils, y compris le massacre des commerçants et des mineurs, ainsi que le pillage de l’or et de l’argent. [Ils] veulent expulser les mineurs traditionnels pour qu’ils puissent eux-mêmes contrôler les zones des mines d’or dans la RCA, puis dans toute la région du Sahel. »

« Nous avons perdu des centaines de victimes qui se sont enfuies de la région alors que les forces russes poursuivaient les personnes déplacées jusqu’à ce qu’elles s’approchent de la frontière du Soudan. »

Depuis son arrivée en Centrafrique en 2017, le groupe mercenaire russe Wagner se concentre sur la sécurisation des concessions et des sites miniers. Il a aussi été accusé de crimes de guerre contre les civils, notamment les meurtres, la torture, le viol, les déplacements forcés et le ciblage sans discrimination des structures civiles.

Un rapport de 2021 par la force de maintien de la paix des Nations unies en RCA (Minusca) déclare que les Russes « auraient pu commettre des crimes de guerre, en particulier en exécutant les civils et d’autres personnes qui ne participaient pas aux hostilités » dans la région centrale du pays.

Le groupe de travail des Nations unies sur l’emploi des mercenaires a déclaré qu’il était « profondément troublé par les rôles interconnectés de Sewa Security Services, de la société russe Lobaye Invest SARLU et d’une organisation basée en Russie connue populairement sous le nom de groupe Wagner ».

Lobaye Invest est une société minière appartenant à Evgueni Prigojine, oligarque russe et allié proche de Vladimir Poutine.

Sorcha MacLeod, membre du groupe de travail de l’ONU, a déclaré dans une interview sur CNN : « Nous constatons de façon généralisée certaines des plus sérieuses violations des droits humains et des lois humanitaires. Les gens sur place sont absolument terrifiés. »

Les mines d’or de la RCA et du Soudan étaient des zones de conflit plusieurs années avant le déploiement russe mais les observateurs déclarent que le récent niveau de violence est sans précédent.

La Russie, qui est sujette aux pressions des sanctions internationales, a davantage de raisons de développer ses réserves d’or déjà importantes.

Un bulletin d’avril 2022 par la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (Initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale) indique : « La Russie accroît son influence en Afrique depuis 2014, notamment auprès des gouvernements du Mali et de la République centrafricaine, pays producteurs d’or en Afrique de l’Ouest. Les relations chaleureuses entre la Russie et les gouvernements de la région font craindre que le secteur de l’or pourrait être un moyen de collecter des fonds et de blanchir l’or pour échapper aux sanctions imposées contre Moscou et d’autres acteurs. »

Les experts pensent que la Russie emploie le groupe Wagner pour cibler les pays africains riches en mines d’or et de diamant pour se protéger contre les sanctions imposées après son invasion et son annexion de la péninsule de Crimée en 2014.

Le conflit concernant l’or dans la région frontalière entre la RCA et le Soudan s’est intensifié depuis 2017 lorsque l’ex-président soudanais Omar el-Beshir avait permis aux sociétés russes d’exploiter des mines le long de la frontière.

Le journaliste Abdel Moneim Madbo a déclaré à MEE : « Les Russes accroissent leur influence dans la région et de nombreux rapports de témoins confirment que Wagner expulse les mineurs et saisit complètement la zone. Le gouvernement du Soudan a permis aux Russes d’avoir une présence dans le pays et le gouvernement de la RCA a aussi habilité les Russes afin d’aider Bangui dans sa lutte contre la milice rebelle de la Seleka. »

Récemment, ces efforts ont été sapés lorsque le groupe Wagner est estimé avoir retiré des centaines de mercenaires de Centrafrique pour les déployer en Ukraine, en laissant le groupe mercenaire continuer ses opérations dans la CAR avec de nouvelles recrues.

« La Russie a un besoin désespéré de combattants aguerris et elle amène donc ses combattants éprouvés en Ukraine et les remplace par des gens qui apprennent essentiellement sur le tas, déclare M. Obaji. Il est difficile de dire si cela est la cause du récent massacre, car même ceux qui sont soi-disant éprouvés ont participé à des incidents similaires auparavant. »

Utilisateur de Google Chrome ? Installez les dernières mises à jour de sécurité !

0

 

Un navigateur web permet de naviguer sur Internet et de consulter des pages web à partir d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone Android. Ainsi, tous nos appareils sont dotés d’une connectivité et d’un logiciel de navigation web. Entre Chrome, Safari, Edge, Mozilla Firefox, Brave, etc., il existe à nos jours plusieurs navigateurs web. Cependant, Google Chrome, le navigateur développé par Google, demeure le leader en matière de navigation Internet. Mais encore faut-il installer régulièrement ses dernières mises à jour pour pouvoir profiter de ses plus récentes fonctionnalités. Découvrez dans cet article comment mettre à jour votre navigateur.

Centrafrique.org/football-publicite/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Football-publicite-450×299.png” alt=”Football publicité” width=”450″ height=”299″ />

 

Pourquoi faut-il mettre à jour Google Chrome ?

À l’instar des autres logiciels, il est essentiel de mettre à jour son navigateur web pour se prémunir de tout risque de sécurité et parer d’éventuelles brèches. De manière logique, à chaque mise à jour de Chrome, les failles liées à la version précédente sont éliminées et la sécurité en est davantage renforcée. En 2019, une faille nommée CVE-2019-5786 avait touché toutes les versions de Chrome (ordinateursMac OS, Windows, Linux ou Mobile) sans exception. Les hackers avaient la possibilité d’exécuter du code tiers en détournant l’interface de programmation FileReader, un module qui permet de lire des fichiers stockés localement et dans la mémoire tampon.

Une situation similaire s’est produite en 2021 avec la faille CVE-2021-21148. Il s’agit d’une brèche dans le moteur JavaScript V8 grâce auquel une personne malveillante peut télécharger un programme sur l’ordinateur d’un tiers. Avec les sécurités de Google ainsi contournées, il est impératif d’installer les dernières mises à jour du navigateur pour pouvoir télécharger un VPN à partir d’un site de confiance. Si l’usage d’un VPN zéro log a pour but de protéger la localisation et d’offrir une sécurité optimale en ligne, une faille de sécurité dans le navigateur a vite fait de compromettre son efficacité. Ainsi, vous devez régulièrement installer la mise à jour de Chrome, non pas par choix, mais par nécessité. Mais comment faire ?

Google Chrome : comment installer les dernières mises à jour ?

Les mises à jour visent à garantir une sécurité et une navigation optimales. A priori, Google Chrome a été conçu de sorte à effectuer ses mises à jour de façon autonome dès qu’une version plus récente du navigateur est disponible. Lorsqu’une nouvelle mise à jour est installée, cela se traduit automatiquement par un changement d’apparence au niveau du navigateur. En règle générale, les mises à jour se font en arrière-plan lorsque le navigateur est fermé puis rouvert. Il est donc possible que vous ayez quelques mises à jour en attente si vous n’avez pas fermé votre application depuis un certain temps. Pour installer les mises à jour dans ce cas, la démarche varie selon que vous ayez un téléphone Android ou un PC.

Sur Android

Sur une tablette ou un téléphone Android, accédez à l’application Play Store. Sur la page d’accueil en haut à droite, appuyez sur l’icône-profil. Parmi les options présentées, sélectionnez la première : Gérer les applications et l’appareil. Appuyez ensuite sur Mises à jour disponibles pour accéder aux différentes mises à jour en attente. Enfin, recherchez Google Chrome sur la liste des applications et appuyez sur Mettre à jour pour lancer sa mise à jour.

Sur ordinateur portable

Sur un ordinateur, commencez par ouvrir votre navigateur Chrome. Ensuite, jetez un coup d’œil à la couleur de l’icône Plus au coin supérieur droit afin d’identifier la mise à jour disponible. La couleur arborée par cette icône indique en effet le type de mise à jour à réaliser. Ainsi, on distingue la couleur :

  • verte lorsque la mise à jour date de moins de 48 heures ;
  • orange lorsque la mise à jour existe depuis environ 4 jours ;
  • et rouge si elle est publiée il y a une semaine au moins.

Dans un cas comme dans l’autre, cliquez successivement sur Plus – Aide – À propos de Google Chrome et enfin sur Mettre à jour Google Chrome. Lorsque vous voyez ce dernier bouton, cela signifie que votre navigateur requiert une mise à jour. S’il ne s’affiche pas par contre, c’est que vous disposez déjà de la dernière version de Chrome. En cas de difficultés, vous pouvez toujours vous faire aider par une personne plus expérimentée.

 

Centrafrique : six personnes, dont l’imam de la mosquée centrale de Ndachima, monsieur Faki Zakaria, tuée par les mercenaires russes

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis plus d’un an, en République centrafricaine, les accusations de violation de droits de l’homme et d’assassinat se multiplient.  La RCA est devenue en quelques mois une boucherie, du moins un cimetière à ciel ouvert. C’est le cas à Ndachima, une localité proche de Bambari, située dans la préfecture de la Ouaka où le maire, Monsieur Sanda,  avait été tué récemment par les hommes de Wagner, puis l’imam de la mosquée centrale de la ville, Monsieur Faki Zakaria, tués il y a deux jours par les mêmes hommes de Wagner. Et ce n’est pas tout.

Bambari-ali-darassa-invite-les-morts-a-sa-table/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-a-ndassima/” rel=”attachment wp-att-39177″ data-wpel-link=”internal”>un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l'upc à ndassima
un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Triste réalité

 

Dans l’arrière-pays, si tu te réveilles  le matin sur ces deux jambes, c’est par la grâce de Dieu, seul le tout puissant, le protecteur des faibles. Sinon,  avec les Mercenaires russes de la société Wagner, ta vie ne tient qu’à un fil sur cette terre de Boganda, où règne désormais la terreur, la criminalité de tout genre. De son côté, la justice internationale ferme ses yeux et oreilles et devient subitement sourde et aveugle sur la situation actuelle en République centrafricaine. Le peuple, de son côté, continue d’être malheureusement la cible. C’est le cas à Ndachima, localité située à une soixantaine de kilomètres de Bambari.

 

Crime à Ndachima

 

En effet, le week-end dernier, au croisement de Ndachima, dans l’Ouaka, une scène de monstruosité s’est produite, et ça a choqué énormément. À en croire les autorités locales, six personnes, dont l’imam de Ndassima, kidnappée, puis exécutée froidement  par les mercenaires russes avant que leurs corps ne soient carbonisés comme des bois de chauffe.

Selon les mêmes sources, l’imam, venu à Bambari pour la prière du vendredi, était sur la route pour rentrer à Ndachima quand  il a été  kidnappé et exécuté, son corps carbonisé. Et il n’était pas seul. Il a été retrouvé carbonisé avec cinq autres personnes, dont un musulmans et quatre chrétiens. On ignore les raisons de leur kidnapping, encore moins de leur exécution,  mais la nouvelle de leur assassinat a ému tout le monde à Bambari comme à Ndassima. La justice de notre pays est totalement corrompue et manipulée. Elle ne peut rien faire pour le peuple centrafricain.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : un mort, ressuscité par les mercenaires russes, dément sa mort dans un point de presse invisible à Bangui

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Les mercenaires de la société de mafia russe Wagner, qui détiennent un pouvoir illimité de vie ou de morts sur toute personne sur le territoire centrafricain, ont également le pouvoir magique de ressusciter des morts. Cest ce qui est arrivé à leur interprète Igor, tué dans leur base à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, qui revient subitement en vie à Bangui. Lhomme a tenu un point de presse invisible que seuls les journalistes de la radio Lengo-Songo y ont participé.  Comment ?

Un mercenaires russes de la société Wagner
Un Mercenaires russes de la société Wagner

 

Tout le monde sait que les Russes sont des experts en mensonge, mais pousser le bouchon plus loin est plus que ridicule. Même si, seul Dieu qui détient le pouvoir exclusif de ressusciter une personne morte ou assassinée, les mercenaires russes de la société Wagner affirment que Dieu ne ressuscite plus les morts et que c’est eux désormais qui détiennent ce pouvoir de résurrection et ce, incroyablement et uniquement sur le sol centrafricain.

En effet, le 16 avril 2022, dans la matinée, à Ndélé, après leur retour d’une opération militaire dans la Vakaga, les mercenaires russes, pour des raisons qu’on ignore toujours, ont abattu leur interprète, un Soldat FACA dénommé Igor que la Rédaction, pour des raisons de confidentialité, cache son nom.  Le même jour, le corps était ramené par hélicoptère des mercenaires russes à Bangui. Mais le lendemain, ses collègues militaires, détachés à Ndélé, ont alerté non seulement ses parents à Bangui, mais aussi les journalistes de Corbeaunews.  Après 24 heures de recoupages, la nouvelle avait été publiée par CNC dans sa publication du 18 avril 2022.

Éclaboussés dans cette affaire et pour ne pas exacerber les tensions sur le terrain, les mercenaires russes de la société Wagner qui combattent aux cotés des FACAs, n’ont pas de choix que de recourir à leur vieille méthode: le mensonge, la désinformation. Et c’est un fantôme qui parle.

 

Un fantôme tient une fantôme conférence de presse devant un fantôme

 

C’est ainsi que le 20 avril, ils ont fait recours à leur propre station radio baptisée « Radio  Lengo Songo” pour publier un article intitulé « Faux, Igor Alain Bissavoulou nest pas mort ». L’article affirme que ce personnage, dont on fabrique le nom en faisant apparaître le nom Igor, aurait tenu un point de presse à Bangui pour démentir l’histoire de son assassinat. Sauf que ce point de presse, que seul un des micros de cette radio, pour ne pas dire un journaliste, y participe, fait couler beaucoup d’encre.  D’autres médias qui couvrent aussi les intérêts russes dans le pays n’ont pas participé à cette conférence de presse fantôme. Alors, à quoi jouent ces hommes de Wagner en RCA?

Le mieux, comme d’habitude, est de distribuer l’article à d’autres médias afin que leur manipulation tienne la route.

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : Révision de la constitution,  le parti au pouvoir, le MCU, cherche-t-il d’abord à régler un problème interne?

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Il y a de cela trois ou quatre mois,  le parti au pouvoir, les cœurs unis étaient fragilisés par des guerres de positionnement interne. Des guerres de succession au cas où ce serait  le dernier mandat du Président de la République Faustin Archange Touadera à la tête du pays.  Alors, l’idée d’une révision de la constitution qui pourrait lui permettre de briguer un troisième mandat serait juste une stratégie pour faire taire  ces guerres internes ?

Au milieu, le Président de l'assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l'État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra
Au milieu, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et à droite le’ x-premier ministre Henri Mari Dondra

 

Depuis le dernier jour du dialogue républicain tenu à Bangui du 21 au 27 mars 2022, les proches du Président Faustin Archange Touadera ont proposé une recommandation de la modification de la constitution visant à lui ouvrir grandement la porte à un troisième mandat. Ainsi, depuis deux semaines, le prétendu Président du Front républicain pour la modification de la Constitution, ci-devant Héritier Doneng, se félicite d’avoir mobilisé 150.000 ou 200.000  signatures en vue d’aller à la révision de la constitution du 30 mars 2016.

Or, le mouvement MKMKS ( MOUVEMENT KODORO TI MO KOZO SI) de l’ancien ministre Jean – Serge Bokassa, de son côté, dénonce les « méthodes sombres du régime.

 

« Si au regard des faits qui ont sous ce régime émaillé l’actualité de notre pays et qui ont révélé l’incapacité notoire des institutions de la république à pouvoir jouer pleinement leurs rôles et à remplir totalement leurs missions, ce n’est pas dans la démarche d’un individu, initiateur d’une sombre pétition, en laquelle le peuple aura confiance et ce quelque soit le nombre de signatures recueillies. Nous connaissons les méthodes, elles ne surprennent plus ».

 

Pour le Président du MLPC Martin Ziguélé, la question de la modification de la constitution n’est pas un sujet qui doit l’inquiéter simplement. Ça doit interroger  l’ensemble des Centrafricains sur la conception que le pouvoir politique a comme priorités dans le pays.

« Lorsque vous habitez dans un village, et que la maison de votre voisin brûle. Vous n’allez pas  prendre le feu dans sa maison  pour venir le mettre dans votre propre maison. Nous connaissons les dégâts que les tentatives de la modification de la constitution ont causés dans  d’autres pays africains .Donc quand vous voyez le danger, vous allez vers le danger. Est-ce que c’est un comportement responsable ? C’est ça la question. Moi je pense que sur le plan éthique, on ne devrait même pas parler  de modification de la constitution », déclare l’honorable Martin Ziguélé sur la radio RJDH. D’après lui, lorsqu’on est conseiller du Président de la République, il faut  l’aider à choisir les priorités, à réfléchir sur ce danger qui nous guette et à trouver ensemble une solution.

Or, lors de son interview, l’homme politique a émis une idée dans laquelle le pouvoir de Bangui aurait avancé l’idée de la révision constitutionnelle comme une stratégie visant à faire taire  les guerres internes au parti au pouvoir.

Rappelons que monsieur Héritier Doningue, ex-coordinateur de la milice armée « REQUINS », nommé directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, et qui s’est déclaré Président d’un prétendu front républicain pour la modification de la constitution, déclare avoir à sa disposition depuis une semaine au moins 250 000 signatures favorables à l’idée de la modification de la constitution.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Élection présidentielle en France, Touadera en colère après la victoire de Macron

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Les autorités centrafricaines ont beaucoup œuvré, avec l’appui des mercenaires russes, pour la victoire de Marine Le Pen, candidate d’extrême droite à la présidentielle française de 2022. Mais le dimanche soir, à la proclamation des résultats à la télévision française et sur les réseaux sociaux, c’est la douche froide à Bangui. Le Président Faustin Archange Touadera, parti fêter l’éventuelle victoire de Marie Le Pen à Damara, est rentré avec son équipe de fête, vers 20 heures finalement à Bangui, sous la colère.

centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-11/” rel=”attachment wp-att-32170″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Le-President-Français-Emmanuel-Macron-et-son-homologue-Centrafricain-Faustin-archange-Touadéra-à-l’Élysée-le-25-septembre-2017.-450×261.jpg” alt=”Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.” width=”450″ height=”261″ />
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

C’était une grande déception, une expression  de déconvenue, de tristesse assombrie sur les visages  des autorités centrafricaines et de leurs partisans après l’annonce de la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle française d’avril 2022.  Marine Le Pen, candidate favorite de la Russie, soutenue par les autorités centrafricaines, vient à nouveau de perdre face à Emmanuel Macron, candidat à sa propre succession pour un second et dernier mandat.

Si les autorités centrafricaines sont en colère après la victoire d’Emmanuel Macron, tout le monde sait de quoi il s’agit. Le Président Faustin Archange Touadera, avec son ami Président de l’Assemblée nationale, l’honorable  Simplice Mathieu Sarandji, et Monsieur Sani Yalo, ont massivement mobilisé la diaspora centrafricaine, proche du MCU, à Paris, pour le vote en faveur de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen. De faux comptes ont été créés  depuis Bangui  pour tenter de mobiliser des gens derrière Le Pen tout en discréditant le candidat Macron.

Et ce n’est pas seulement qu’en Centrafrique, c’est aussi dans d’autres pays comme le Mali. Mais leur surprise est que leur manœuvre est totalement tombée à l’eau après l’annonce de la victoire du Président Macron.

Pour de nombreux observateurs, les autorités centrafricaines n’ont pas eu de sommeil cette nuit. Elles s’attendent désormais à une guerre frontale pour les cinq années à venir.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Don de l’association « ACTION SOLIDAIRE » aux enfants hospitalisés à la pédiatrie de Bangui  

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Ce vendredi 22 avril, à Bangui, un don de vêtement, des jouets et des livres  ont été réalisés par l’association « Action solidaire », dirigée par madame Nadine Kossi, au profit des enfants hospitalisés à l’unité drépanocytose  du complexe  pédiatrique de Bangui.

centrafrique.org/madame-nadine-kossi-madame-madame-gabriella-adeyemo-lors-de-la-remise-du-don-a-la-pediatrie-de-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Madame Nadine Kossi, Madame Gabriella Adeyemo lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui
Madame Nadine Kossi, Madame Gabriella Adeyemo lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui

 

À l’initiative de l’association « action solidaire », les enfants hospitalisés au service  drépanocytose  du complexe pédiatrique, dans le premier arrondissement de Bangui, ont reçu, des mains de madame Nadine Kossi, Présidente de ladite association, le vendredi 22 avril 2022, des vêtements, des jouets et des livres scolaires. Par ce geste,  l’association « Action solidaire » veut être du côté des enfants malades dont la vie semble totalement bouleversée  pour lesquelles tout s’arrête.

Lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui par l'association action solidaire
Lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui par l’association action solidaire

 

Et ce n’est pas tout! L’association a également pris en charge la consultation sur une année des enfants les plus démunis de 0 à 5ans et 3 hospitalisations par enfants sur l’année. Par la même occasion, un don d’ordinateur et de téléphones portables a également été remis au service de drépanocytose.

Prenons la parole, la Présidente Nadine Kossi tient à justifier l’intérêt que porte son association pour ce service de drépanocytose qui lui tient à cœur. D’après elle, la drépanocytose est une maladie génétique la plus répandue en Afrique, particulièrement dans notre pays la République centrafricaine. Et elle sait de quoi elle parle parce qu’elle connaissait la souffrance de ces familles  au quotidien.

« Moi-même dans mon entourage j’ai des enfants qui sont drépanocytaires, et je connais la souffrance des parents », déclare madame Kossi

La responsable de ce service, prenant la parole, a vivement remercié l’association « Action solidaire » et son équipe pour ses actions au profit des enfants atteints de la maladie de drépanocytose.

Rappelons que l’association « Action solidaire » a été créée le 22 février 2022 en France. Elle est dirigée par madame Nadine Kossi, Présidente, secondée par madame Gabriella  Adeyemo, vice-présidente.

 

 Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : déploiement de 450 soldats tunisiens

0

 

Rédigé par Agence Anadolu

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 22 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le décret présidentiel n°2022-422 portant envoi de soldats tunisiens en République centrafricaine (rca) pour aller servir sous la bannière des casques bleus, vient d’être publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). C’est ce qui a été rapporté par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).

soldats tunisiens
soldats tunisiens

 

Composé de 450 militaires, le contingent s’inscrit dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Les soldats tunisiens auront notamment pour mission d’appuyer les opérations de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement ainsi que de veiller à la protection des civils, du personnel des Nations Unies et des convois d’aides humanitaires.

Le mandat de déploiement des militaires tunisiens est fixé pour une période d’une année à partir du 22 mai 2022, renouvelable une fois pour la même durée, lit-on de même source.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

 

Cameroun : interdiction d’exportation de plusieurs produits de grande consommation

0

 

Rédigé par Xinhua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC) – le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le ministre camerounais en charge du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a pris dimanche une mesure portant interdiction d’exportation de plusieurs produits de grande consommation à partir de la région de l’Est du pays vers l’étranger.

rca-la-frontiere-avec-le-cameroun-est-bloquee-depuis-plus-de-trois-semaines/des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-centrafrique-entrent-au-cameroun-par-le-poste-frontiere-garoua-boulai-2/” rel=”attachment wp-att-43444″ data-wpel-link=”internal”>Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Dans une correspondance au gouverneur de la région de l’Est, région frontalière avec la République du Congo et la République centrafricaine, M. Mbarga Atangana a demandé de prendre des mesures immédiates de contrôle visant la suspension de sortie vers l’étranger du ciment, des huiles raffinées, de la farine de blé ou encore du riz.

Le Cameroun a déjà été confronté à des pénuries de produits de grande consommation depuis la survenue de la pandémie de la COVID-19 en mars 2020. Le pays a vu le phénomène s’aggraver dans le contexte de la crise russo-ukrainienne actuelle, car 50% des importations camerounaises de blé dépendaient de la Russie et de l’Ukraine, selon les chiffres du gouvernement.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : l’Agence Française de Développement fait la synthèse sur la mise en œuvre de ses activités en Centrafrique

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – « AFD aux côtés des centrafricains », c’est sur ces mots que cette Agence Française de Développement a célébré ses 80 ans, et République centrafricaine, elle a commencé ses activités depuis 1941. En prélude à cette commémoration, l’Agence de Bangui a présenté ce 22 avril 2022, lors d’un café de presse,  les activités menées en RCA.

Vue d'ensemble à l'exposition des activités de l'AFD en RCA
Vue d’ensemble à l’exposition des activités de l’AFD en RCA

 

Dans cette synthèse sur la mise en œuvre de ses opérations, une quinzaine de projets, engageant dans le domaine d’aménagements urbains à Bangui et provinces et la formation professionnelle.

« Présentation de quelques projets réalisés par AFD»

Dans la période de 4 à 5 ans, l’Agence Française de Développement (AFD) s’engage dans la mise aux normes internationales de l’aéroport de Bangui – 5 millions d’euros dont la clôture est en voie d’achèvement. Le projet est mis en œuvre par l’ASECNA et cofinancé par la BDEAC.

Le projet d’urgence de rétablissement des infrastructures et de la connectivité en Centrafrique (PURIC CA) nord-est. Le financement a été octroyé en 2020. La convention est signée avec l’Etat centrafricain en mai 2022 et il est co-financement avec la Banque Mondiale. La maitrise d’ouvrage est assurée par le METP qui confie le suivi du PURIC CA à une unité de gestion de projet. Le prestataire est l’UNOPS.

« Aménagements urbains »

La réalisation de l’assainissement, des trottoirs et de la chaussée en béton bitumineux de l’avenue Idriss Deby dans le 3ème arrondissement de Bangui est en voie d’achèvement. Les maitrises d’ouvrage sont le MEPC et la MTPER. La maîtrise d’ouvrage déléguée est l’AGETIP-CAF. Le projet est cofinancé par le Fonds Bêkou et la BDEAC.

Le drainage sur les 1er et 2ème arrondissements de Bangui. Le projet est mis en œuvre par le ministère de l’urbanisme, de ville et de l’habitat, avec une assistance technique internationale. Les travaux vont commencer au courant de ce mois.

L'image du chantier de construction du lycée de Miskine à Bangui par l'AFD exposée à l'Alliance française de Bangui
L’image du chantier de construction du lycée de Miskine à Bangui par l’AFD exposée à l’Alliance française de Bangui

 

« Formation professionnelle »

Le projet d’appui à la formation professionnelle par le développement de l’apprentissage (PADA), avec 1,5 millions d’euros, le projet est mis en œuvre par l’ACFPE avec l’assistance technique d’Expertise France. La première session de 576 jeunes a démarré par une remise à niveau en alphabétisation en août 2021. Les formations techniques ont ensuite commencé en décembre 2021 dans les unités économiques et dans les centres de formation. L’ensemble des parties prenantes a été recruté : les centres de formation (17), les unités économiques (175        ).Les maîtres d’apprentissage référents (40) et les apprentis (600).

« Microfinance »

Le projet d’appui au secteur de la microfinance. C’est un projet d’une durée de 4 ans et doit s’achever fin 2022, pour un engagement de 3 millions d’euros auprès d’un opérateur spécialisé, l’IRAM. Des appuis sont donnés aux trois niveaux : ministère des finances et du budget qui assure la tutelle à travers une direction spécifique, association professionnelle des établissements de microfinance et institutions de microfinance (CMCA, CECA, CPC, CEC Bozoum). Spécifiquement le projet vise à assurer la disponibilité des services financiers de base à travers la redynamisation et le renforcement des capacités des principaux acteurs du secteur. Le projet est cofinancé par le Fonds Bêkou.

 

 Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Si nous n’investissons pas dans l’eau et l’assainissement, nous risquons une autre pandémie dévastatrice*

0

 

Rédigé par Jean Claude Bakaly

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le coronavirus est l’épidémie virale la plus meurtrière que nous ayons connue depuis plus d’un siècle, mais ce ne sera peut-être pas la dernière de notre vivant. Les experts ont averti que les maladies zoonotiques – qui se transmettent des animaux aux humains – représentent près de 75% des maladies émergentes. En outre, l’Organisation mondiale de la santé classe une pandémie de grippe et d’autres maladies virales à haut risque, telles que l’Ebola et la dengue, parmi les dix plus grandes menaces pour la santé publique.  

centrafrique.org/si-nous-ninvestissons-pas-dans-leau-et-lassainissement-nous-risquons-une-autre-pandemie-devastatrice/” data-wpel-link=”internal”>Si nous n'investissons pas dans l'eau et l'assainissement, nous risquons une autre pandémie dévastatrice*
e

 

*La question d’une autre crise sanitaire mondiale n’est pas de savoir si, mais quand.*

 

Pourtant, malgré la menace imminente, l’indice de sécurité sanitaire mondiale 2021 estime que les 195 pays restent dangereusement mal préparés aux futures pandémies. En outre, seuls 33 pays ont mis en place des plans de préparation et d’intervention d’urgence qui tiennent compte des populations vulnérables.

 

Notre incapacité collective à investir dans des mesures préventives signifie que lorsque les maladies apparaissent, elles peuvent devenir incontrôlables, détruisant des vies et déclenchant des crises sanitaires massives dont la résolution prend des décennies.

 

Nous pouvons soit laisser ces informations nous effrayer, soit les utiliser pour nous préparer. Et une solution politique urgente pour prévenir les maladies est l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.

 

Du 18 au 19 mai, le partenariat Assainissement et eau pour tous, en collaboration avec l’UNICEF, réunira les ministres de l’eau, de l’assainissement, de la santé, du climat et de l’économie,  lors de la Réunion des ministres du secteur, organisée par le gouvernement indonésien à Jakarta, Indonésie. Les moyens d’enrayer les maladies infectieuses, grâce à des investissements dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi qu’à une action vigoureuse contre le changement climatique, figureront en tête de liste des priorités.

 

L’hygiène est peut-être l’outil le plus évident. L’année dernière, le Forum économique mondial a estimé que le lavage des mains avec du savon et de l’eau propre réduisait de 36 % le risque de contracter le COVID-19.

 

Cependant, au début de la pandémie de COVID-19, 3 personnes sur 10 dans le monde et 2 personnes sur 3 dans les pays les moins avancés ne pouvaient pas se laver les mains à la maison. De plus, 1 établissement de santé sur 4 manque actuellement de services d’eau de base et 1 sur 3 ne dispose pas de postes d’hygiène des mains aux points de soins.

 

 

Lorsque l’une des principales recommandations pour contenir un virus mortel est une mesure aussi simple, il est inadmissible de refuser à un tiers de la population mondiale ce niveau de protection de base. Et la plus grande leçon de cette pandémie est peut-être que la santé de nos communautés dépend de celle de leurs membres les plus vulnérables.

 

L’accès à l’eau potable est également vital pour la prévention des maladies au-delà de COVID-19. Près de 1,8 milliard de personnes utilisent de l’eau potable contaminée, ce qui les expose au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la polio et la fièvre typhoïde ultrarésistante aux médicaments. Les médicaments antimicrobiens prescrits pour les maladies infectieuses pénètrent dans les sources d’eau par les eaux usées, les eaux de ruissellement et les égouts, propageant ainsi les organismes résistants aux médicaments et la résistance aux antimicrobiens. Les eaux usées insuffisamment traitées aggravent le problème en ne neutralisant pas les bactéries et les gènes résistants aux antibiotiques.

 

Il est alarmant de constater que seuls 8 % des eaux usées des pays à faible revenu subissent un traitement quelconque et les experts estiment que plus de 80 % des eaux usées rejetées dans le monde ne sont pas traitées. Cette situation peut avoir de graves répercussions sur la santé humaine, non seulement en créant des agents pathogènes résistants aux antibiotiques, mais aussi en provoquant des épidémies de maladies transmises par les aliments, l’eau et les vecteurs.

 

Par exemple, la gestion inadéquate des déchets a été l’un des facteurs attributifs de la transmission du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, contribuant à la mort de milliers de personnes. L’Organisation mondiale de la santé a recommandé l’amélioration de l’eau et de l’assainissement comme une première ligne de défense essentielle.

 

Cependant, nos services d’assainissement ne sont pas seulement essentiels pour arrêter la propagation de la maladie, mais aussi pour comprendre son impact. Alors que la pénurie de tests COVID-19 entrave les processus de déclaration, les matières fécales ont fourni un indicateur essentiel de la propagation de la pandémie. Selon des professionnels de la santé de l’université de Californie à San Diego, l’analyse des eaux usées a permis aux chercheurs de détecter environ 85% des cas de COVID-19 dans les logements universitaires avant qu’ils ne soient diagnostiqués, ce qui leur a permis d’enrayer la propagation de l’infection.

 

Les dirigeants et les décideurs ont le choix. Nos erreurs pendant le COVID-19 ont démontré le coût immense de l’inaction, mais nous avons la sagesse d’en tirer des leçons. Nous pouvons investir massivement dans la prévention et l’atténuation des pandémies, notamment en veillant à ce que les communautés du monde entier aient accès à une eau propre et à des services d’hygiène et d’assainissement fiables. Ou bien nous pouvons ignorer les leçons catastrophiques tirées de l’expérience, ce qui expose le monde à de graves risques de menaces futures pour la santé publique.

 

Et nous ne devons pas attendre la prochaine pandémie pour agir. Il existe d’autres crises sanitaires mondiales en cours, responsables de la mort de millions de personnes, qui peuvent être résolues en donnant la priorité à la fourniture de services d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène.

 

Du choléra au coronavirus. Le message pour les dirigeants gouvernementaux est clair : si nous voulons devancer la prochaine pandémie, nous devons investir de toute urgence dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Tout autre choix pourrait avoir des conséquences dévastatrices.

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC)

Le désarmement de combattants de la LRA a commencé

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En centrafrique, le désarmement de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur a officiellement démarré ce vendredi dans la ville de Mboki.

En Centrafrique, ce vendredi 22 avril marque un jour historique dans la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dirigée par Joseph Kony.

Après la ville de Mboki dans le sud-est du pays, l’opération de désarmement va se poursuivre à Zénio, également dans la préfecture du Haut-Mbomou.

L’espoir d’une paix durable

A Obo, sous sa paillote, le chef du village espère voir bientôt les derniers otages de la LRA libérés. Maurice Mbassilimoké rêve du jour où les anciens combattants et les victimes vivront ensemble, en paix :

“A leur premier passage en Centrafrique, ils sont arrivés chez moi dans mon quartier en 2008. Les hommes de la LRA sont venus capturer les hommes pour les torturer et les tuer. Beaucoup de nos enfants sont restés avec eux. Ils ont commencé ici jusqu’à Sam-Ouandjia. Je pense qu’aujourd’hui que la LRA est à bout de souffle. Ils veulent déposer les armés. C’est une très bonne nouvelle, si nous ne les acceptons pas, ils continueront toujours à tuer.”

A Obo, victimes, société civile et autorités sont largement favorables à la reddition de la LRA.

C’est le cantonnement en Centrafrique après le désarmement qui ne passe pas selon Ernest Mizedjo. Le député de Obo ne souhaite pas que les anciens combattants puissent continuer à vivre dans la région :

“De 2009 à 2011, ils massacraient, brûlaient et incendiaient des villages. Ils incendiaient les champs et les greniers. Nous en avons beaucoup souffert. S’ils veulent sortir aujourd’hui, on se demande ce qui est caché derrière. Est-ce qu’ils sont sincères ? Et même s’ils le sont, le traumatisme s’est installé. Il y a une méfiance de la population vis-à-vis de leurs bourreaux d’hier. Ils ont massacrLa LRA, un rappel historiqueé des gens chez nous.”

Optimisme des autorités

Le préfet du Haut-Mbomou, Jude Ngayakon, se dit en revanche optimiste. Selon lui, les services de l’Etat, des ONG, et même l’Onu travaillent en coopération pour sa réussite :

“Il y aura d’abord de la sensibilisation et chacun saura ce qu’il peut faire après le désarmement. Le comportement surtout. Que nous ne soyons pas surpris, que chacun sache où il peut intervenir. Cette orientation concerne le HCR, la Minusca et toutes les ONG implantées dans la ville d’Obo.”

Parmi les ONG présentes à Obo, Invisible Children prend d’ores et déjà en charge les femmes violées et les enfants enrôlés. Le nombre exact de combattants à désarmer reste pour l’instant flou.

Sécurité publique : le ministre Michel Nicaise NASSIN a failli tuer un général et un commissaire de la police à Bangui  

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022

 

Bangui (CNC) – franchement! Rien ne va plus dans ce pays. Comment comprendre qu’un ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique puisse se permettre de pointer son arme de service sur ses collaborateurs? Justement, ce n’est qu’en République centrafricaine qu’on peut voir ce genre de chose se passer. L’affaire prend une autre tournure, et le syndicat autonome de la police menace d’engager des actions robustes si le chef de l’État ne prend pas ses responsabilités vis-à-vis de son ministre.

centrafrique.org/le-ministre-de-linterieur-charge-de-la-securite-publique-michel-nicaise-nassin/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN
Le ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN

 

Une folle histoire

 

C’était dans la nuit du mardi à mercredi 20 avril 2022 que  le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur de la police Michel Nicaise NASSIN, très alcoolisé, avait décidé d’organiser, avec ses éléments de sécurité rapprochée, une patrouille dans la capitale pour surveiller les dispositifs de sécurité mise en place durant le couvre-feu.

Malheureusement arrivant au rond-point zéro, en plein centre-ville, il a constaté l’absence des éléments du premier arrondissement  à leur poste  de surveillance, et ce, selon le ministre, chaque jour de 18 à 5 heures du matin

après avoir constaté les faits, il a appelé la  commissaire du premier arrondissement  vers 23h30mn, puis le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP) qui est un général de la police.

 

Des menaces et intimidations  

 

Sur Talkie-walkie, l’homme commence à proférer des menaces contre ces deux personnalités de la police nationale.

Mais le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP), sous la menace de son chef, s’est finalement fait le déplacement pour venir le retrouver au pk0.

Contre toute attente, à son arrivée, le ministre, qui était en communication au téléphone, a subitement raccroché et rentre dans son pick-up, récupére son AK47et pointe le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP). Il lui demande de mettre les deux mains en l’air. Durant 5 minutes, l’homme bombarde ce général de police avec des insultes à son égard. Il lui reproche de ne pas avoir l’œil  sur les missions qui lui ont été confiées et laissé le boulevard libre aux potentiels ennemis d’aller envahir et prendre le Palais de la Renaissance pour chuter son frère Faustin Archange Touadera du pouvoir du présidentet lui-aussi comme ministre. .

Après intervention de ses gardes rapprochées qui l’ont supplié de ne pas faire du mal à ce général de police, l’homme a baissé son arme et demande à ce général de se disparaître en 1 minute devant lui sans dire un mot et sans résistance. Ce qu’il a fait.

Et ce n’est pas tout! Après le départ du directeur, la commissaire du premier arrondissement est arrivée, à son tour, sur le lieu. Le ministre réitère son geste et accuse cette dame d’être en complicité avec les ennemis qui veulent prendre le pouvoir. Durant 7 minutes, la dame reste figer, les  deux mains en l’air comme un officier déserteur, de guerre qui veut se rendre à un ennemi, l’arme pointée sur sa tête jusqu’à l’arrivée du Directeur de l’OCRB qui a supplié le ministre d’épargner la vie de cette pauvre dame.

 

Colère des policiers

 

Mais le lendemain, cette affaire a pris une autre tournure au sein de la police nationale. Le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué  qui a des envies pour ce poste depuis, a promis de rendre compte au Président de la République, car selon les policiers, tant qu’il  n’y aura pas eu une mesure d’urgence contre leur ministre, le syndicat Autonome de la Police (SYNAUP) promettent de convoquer une Assemblée Extra ordinaire sur l’affaire le weekend prochain.

 

Les policiers regrettent leur ancien ministre

 

Selon les policiers, depuis le départ du général Henri Wanzet Linguissara à la tête de ce département de la sécurité publique, son remplaçant, le contrôleur de la police Michel Nicaise NASSIN, le policier qui a un passé parlant, ne fait que détruire ce que son prédécesseur a fait. D’après eux, il  ne faisait que faire le règlement de compte et créer des ségrégations entre les policiers et les gendarmes. Sa présence à la tête de ce ministère n’a porté aucun fruit, mais plutôt fragilisé ce département stratégique. Même pour signer un simple passeport,  il le fait de manière sélective et ce, après avoir convoqué dans son bureau, le propriétaire, pour un pot de vin, surtout les Centrafricains de la diaspora pressés de retourner.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

Centrafrique : grand scandale, mafia et complots financiers entre Touadera, Sarandji et Sani Yalo

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Au moment où plus de trois quarts de la population centrafricaine sont en proie aux affres de la misère, où des dizaines de milliers dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, à Bangui, les autorités du pays vivent au rythme d’une série de mafias et du détournement des fonds publics pour assurer leurs avenirs et ceux de leurs progénitures. À travers son conseiller économique officieux Sani Yalo, Faustin Archange Touadera président de la République et Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, multiplient les manœuvres mafieuses visant à détourner systématiquement des fonds publics. Le dernier cas flagrant en date, est celui de la signature des conventions de concession avec une société libanaise, Mercure Logistique Centrafrique pour la construction d’un port au Pk 26 route de Boali et du port Amont au centre-ville de Bangui dont les fonds décaissés ne figureront à jamais sur le budget de l’Etat et donc ne seront jamais transités le Trésor public.
Visite du site du port sec au PK 26 par Le Président de l'assemblée nationale. CopyrightDR
Visite du site du port sec au PK 26 par Le Président de l’assemblée nationale. CopyrightDR

 

 Une convention invisible et opaque avec la Mercure Logistique Centrafrique pour la construction du port sec

 

Le gouvernement centrafricain, sur proposition de monsieur Sani Yalo, Directeur général du bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), a signé, en début avril 2022, un contrat de concession du port sec, situé au PK 26 sur la route de Bouali avec une société libanaise dénommée Mercure Logistique Centrafrique (MLC). D’une durée de 25 ans, ce contrat de concession a été conclu pour une somme importante de 25 milliards de francs CFA. Ceci dit, la société Mercure logistique de Centrafrique (MLC) a l’obligation de construire ledit pour et le droit de l’exploiter durant 25 ans jusqu’à la récupération totale de son argent dépensé avant de le restituer à l’État centrafricain.

 

Remise douteuse du port Amont à la société Mercure Logistique Centrafrique

 

Alors que l’affaire d’attribution frauduleuse du port sec à la société libanaise Mercure Logistique Centrafrique continue de choquer certains parlementaires, les Centrafricains, par la voix des médias, ont à nouveau appris que le gouvernement a remis aussi, dans les mêmes conditions que celles du port sec du PK 26, les ports fluviaux Amont de Bangui et de Zinga dans la Lobaye, gérés par la SOCATRAF, à cette même société libanaise Mercure Logistique Centrafrique, dirigée par Monsieur Trad Khaled. Pour une durée à nouveau de 25 ans, le directeur général de Mercure Logistique Centrafrique, le sieur Trad Khaled, aura pour mission, avec sa société, la réhabilitation, la modernisation, et l’exploitation durant ces 25 ans jusqu’à hauteur de ses dépenses et bénéfices.

 

Un contrat conclu en violation des textes.

 

D’après nos investigations, ces deux conventions de concession ont été réalisées en parfaite violation de la Constitution, des lois et des règlements. « C’est sans appel d’offres, tant national qu’international et ouvert ou restreint que le gouvernement à confier à Mercure Logistique Centrafrique ces activités », affirme un cadre du ministère des Transports. À cela s’ajoute la violation flagrante des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 qui exige un avis favorable de l’Assemblée nationale avant toute conclusion d’un contrat de ce type avec une société.

Sans passer ni par un appel d’offres ni par l’Assemblée nationale pour avoir son avis favorable, le gouvernement a conféré, en catimini, ce qu’il appelle « un partenariat public privé », un grand marché au contour flou, sans aucun cahier de charges consultable par même les députés. Mais où sont partis les 43 milliards ? 25 milliards de F CFA pour le Port sec et plus les 18 milliards de F CFA pour le Port Amont et de Zinga, font au total 43 milliards de F CFA déjà versé à l’État pour un investissement théorique à recouvrer sur 25 ans.

Selon nos investigations, les travaux de construction du port sec du PK26 ne devraient guère dépasser une somme de 5 milliards de francs CFA. Mais le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à travers ses amis Sani Yalo et Simplice Mathieu Sarandji, a largement multiplié cette somme par 5 dans le but de financer leurs activités criminelles, notamment les factures de la société Wagner et a partagé le reste avec ses complices acteurs.

Mais qui contrôle les travaux ? Comment s’est constitué le dossier? Qui a vu le dossier ? Qui les a autorisés? Les 25 milliards pour le port sec, sur quelle base? Et sur les 43 milliards, quel est la part de l’Etat ?

Autant de questions que se posent les Centrafricains et les partenaires du pays sans avoir  obtenu aucune tentative de réponse.

Si les partisans du parti au pouvoir affirment que c’est le seul moyen pour Touadera de contourner le gel des fonds des partenaires traditionnels financiers du pays, nombreux sont ceux qui pensent que le président Touadera passe désormais par la famille Trad Khaled pour financer, payer ses dettes envers la société du mercenariat Wagner, alors que ces fonds auraient dû être inscrits au budget de l’Etat afin de permettre au gouvernement de financer des services publics essentiels en faveur de la population centrafricaine.

 

Mercure Logistique Centrafrique, une société mafieuse proche de Sani Yalo

 

Souvenez-vous de l’affaire Zongo-Oil ? Si vous ne connaissez pas, c’est une gigantesque affaire d’escroquerie sur l’achat de carburant impliquant la société anonyme appelée SICOTRANS, dont le directeur général fut Monsieur Sani Yalo. Cette affaire remonte dans les années 1998 lorsque Bangui avait servi de base d’approvisionnement en carburant pour les soldats tchadiens dépêchés en RDC pour voler au secours du régime du Président Laurent Désiré Kabila. Mais Monsieur Sani Yalo, directeur général de la société Sicotrans, complotait avec une société libanaise dite 3CG pour acheter du carburant, hors taxes, chez Petroca pour l’acheminer en RDC, à travers une société fantôme baptisée Zongo-Oil.

Mercure Logistique Centrafrique est l’une des sociétés libanaises, aux côtés de SAGI spécialisée dans le cimentage des rues de la capitale Bangui depuis plus de cinq ans et des supermarchés 3CG, toutes, propriétés de Monsieur Trad Khaled.

Ceci dit, avec le régime de Touadera, Sani Yalo revient pleinement dans ce jeu de mafia avec la bénédiction du Président de la République et du Président de l’Assemblée nationale, contrôleur désormais des travaux.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Une attaque des mercenaires russes  sur des chantiers miniers à Kouki fait  des morts et des blessés

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, les hommes de Wagner ne sont pas près d’arrêter de commettre des exaction,  des pillages, de tortures et d’arrestations arbitraires sur la population civile. C’est d’ailleurs ce qui vient à nouveau de passer sur des chantiers miniers  à Kouki, une localité de la commune de la Nana-Bakassa, situer à environ 80 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa sur l’axe Paoua.   

Une partie des victimes d'une attaque des mercenaires russes à Kouki
Une partie des images des victimes de l’attaque des Mercenaires russes à Kouki

 

Débandade générale, assassinat  et torture

 

C’était la débandade générale à Kouki. C’est le sauve-qui-peut à l’arrivée des mercenaires de Wagner et des soldats FACA sur les chantiers miniers locaux. L’objectif principal est de contrôler violemment tous les sites miniers de la République centrafricaine au profit de la société de mafia russe Wagner.

C’est ainsi que les mercenaires russes, lourdement armés, avec l’appui des soldats FACA, ont mené une vaste opération militaire sur les chantiers aurifères  de Kouki. Plusieurs personnes ont été arrêtées, d’autres qui tentaient de fuir  ont été tout simplement abattues. Mais la scène la plus troublante est la violence faite sur les orpailleurs interpellés. Selon des témoins, les mercenaires russes ont attaché leurs victimes contre les arbres avant de les sauvagement torturer.

 

Les Organisations de droits de l’homme doit réagir

 

Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle violence sur la population civile doit interpeller les organisations de droit de l’homme et de la société civile qui, en ce moment, sont  toutes terrorisées par les hommes de Wagner.

« C’est troublant. Avec de multiples exactions commises par les soldats FACA et les mercenaires russes sur la population civile, aucune organisation des droits de l’homme, encore moins la société civile ose les condamner. Elles ont toutes peur », s’alarme un étudiant centrafricain.

Il y’a lieu de rappeler que c’est d’abord par la voie militaire, à partir de 2018, que la société de mafia russe Wagner s’est positionnée en République centrafricaine, avant d’étendre ses filets aux sphères politiques, économiques et informationnelles.

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Conflit intercommunautaire à Gadzi, le député Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI réitère son appel au gouvernement et à la communauté internationale

0

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Plus d’une semaine après les attaques meurtrières qui a fait plusieurs dizaines des morts dans la sous-préfecture de Gadzi, à l’ouest de la République centrafricaine, le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI réitère son appel au gouvernement et aux acteurs internationaux pour venir en aide aux rescapés et aux déplacés de ces violences.

Le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI à Yaloké auprès des déplacés
Le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI à Yaloké auprès des déplacés

 

Après son passage la semaine dernière dans les localités de Yaloké et de Gadzi, le député Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI dénonce une nouvelle vague de violence gratuite, intolérable et inacceptable en cette période cruciale pour les activités agricoles. Il réitère son appel au gouvernement pour un déploiement rapide des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la localité en vue de rassurer les populations, victimes de graves violences.

Lors de son passage à Yaloké et à Gadzi auprès des nombreux déplacés, le député Janssen   WANDOUI SO-INGKOSSI  en a profité pour leur distribuer des vivres. Pour lui, le gouvernement doit leur apporter nécessairement de la protection et une aide d’urgence, notamment  des abris, de la nourriture, mais aussi de l’aide non alimentaire comme  des moyens d’existence. Le député a aussi fait appel aux acteurs internationaux, notamment les ONG internationales pour une aide  d’urgence en faveur de ces déplacés.

 

Il y’a lieu de rappeler qu’il y a  près de deux semaines, de nouvelles violences interethniques dans la localité de Gadzi, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mambéré-Kadéï, située à 301 kilomètres de Bangui sur la route nationale n°6  , ont fait déjà des dizaines  de victimes, et déplacé des centaines d’habitants. Ce nouveau conflit intercommunautaire dans cette localité de l’ouest du pays fait redouter une explosion des violences dans toute la région.

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

La Centrafrique veut une base militaire russe sur son sol

0

Texte par: La nouvelle tribune
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La République centrafricaine compte sur l’ouverture d’une base militaire russe dans le pays, mais Moscou n’a pas encore fait connaître sa décision, a déclaré l’ambassadeur du pays en Russie, Léon Dodonou, lors d’une visite d’ambassadeurs étrangers dans la région de Vladimir. « Lorsque le président de la Douma, [chambre basse du parlement russe, Viatcheslav Volodine], est venu, on lui a dit de demander […] la mise en place d’une base russe en rca », a-t-il indiqué dans des propos rapportés par TASS.

 

« Je me suis adressé à Viatcheslav Volodine en décembre, nous en avons même parlé avec [le ministre russe de la Défense, Sergueï] Choïgou. Aucune décision n’a été prise », a ajouté Léon Dodonou. Le ministère russe des Affaires étrangères a précédemment indiqué que la Russie avait dépêché 300 instructeurs supplémentaires à la demande des dirigeants du pays pour former les militaires de l’armée centrafricaine et les aider à repousser l’assaut des groupes armés illégaux. Plus de 500 instructeurs et conseillers russes travaillent en tout dans ce pays.

La France remplacée par la Russie

La Centrafrique, alliée historique de la France s’est embrouillée avec cette dernière après l’annonce du départ des troupes françaises en pleine guerre avec les rebelles. Le pays a dû se trouver un nouvel allié, la Russie, ce qui a provoqué la colère des occidentaux. La Centrafrique est le premier pays en Afrique accusé d’héberger les forces wagner, bien avant le Mali.

En février des soldats occidentaux ont été arrêtés par les autorités centrafricaines. Il s’agissait en effet de quatre légionnaires de l’armée française de nationalité roumaine, italienne, bulgare et française et qui avaient été arrêtés à l’aéroport de Bangui, le lundi 21 février 2022. Ils avaient pour charge d’escorter un général de la Minusca, qui devait se rendre à Paris d’après la version de l’ONU. Sur les réseaux sociaux, certains accusaient ces militaires de tentative de coup d’état. Ils ont été libérés quelques jours plus tard

Le ministère russe a déclaré à plusieurs reprises que les instructeurs séjournaient en RCA sur une base légale et poursuivaient leur travail de formation des militaires de l’armée nationale. La Russie a également souligné que ses citoyens ne prenaient pas part aux hostilités.

 

Un ministre en fonction écroué au Niger pour corruption

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le ministre de la Communication Mahamadou Zada, a été écroué mardi (19.04.2022) pour son implication présumée dans une affaire de détournement de trois milliards de FCFA, soit un peu plus de 4,5 millions d’euros.

Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période de 2013 à 2021 où le ministre de la Communication dirigeait une entreprise publique. Mahamadou Zada était directeur général de la société de patrimoine des mines du Niger (Sopamine).

Cette arrestation survient dans un contexte de lutte contre la corruption. Une campagne menée par le chef de l’Etat lui-même. Mohamed Bazoum s’en est d’ailleurs récemment félicité lors d’une interview à la Deutsche Welle.

Le président Mohamed Bazoum du Niger

L’affaire qui a fait grand bruit porte sur un dépôt à terme de trois milliards de Francs Cfa au près d’une institution de microfinance dénommée Tanadi.

Une affaire scabreuse qui n’a pas fini de livrer ses secrets puisqu’on ne retrouve nulle part les traces de l’argent.

Le président Mohamed Bazoum est enfin sur la bonne voie, a estimé Mamane Wada, le président de l’association nigérienne de lutte contre la corruption, une structure rattachée à l’ONG Transparency international.

L’impunité dénoncée

Des voix critiques dénonçant l’impunité ont fait face ces derniers temps à une sévère répression. Pourtant les scandales ne manquent pas.

En 2020, une affaire de surfacturations d’achats et de livraisons non effectuées d’équipements militaires, pour un montant de 39,4 milliards de FCFA (59,4 millions d’euros), avait déjà fait grand bruit au Niger.

Un procès sur cette affaire impliquant des personnalités du parti présidentiel doit se tenir à une date non encore fixée.

La société civile nigérienne qui n’a de cesse interpellé le président de la république se réjouit de la manifestation d’un engagement dans le bon sens. C’est ce qu’a estimé Elhadj Idi Abdou du réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire.

Les détournements de fonds publics auraient été commis quand le ministre Zada se trouvait à la tête de la Société de patrimoine des mines du Niger.

A l’occasion de son investiture, le 2 avril 2021, le président Mohamed Bazoum avait déjà annoncé les couleurs en affirmant que quiconque se serait rendu coupable de malversation ferait face à la rigueur de la loi.

Mieux, à l’occasion de l’an 1 de son arrivée au pouvoir, dans une interview accordée au service haoussa de la DW, Mohamed Bazoum annonçait qu’une trentaine de cadres de l’administration croupissaient en prison pour des faits de détournements.

Si tu ne trouves personne d’autre, fais la voix en français et synchronise toi-même car l’équipe du matin n’en aura pas le temps, a estimé le président Bazoum.

Alors que les Nigériens doutaient de sa volonté de combattre la corruption, Mohamed Bazoum vient de donner un signal fort puisque c’est lui qui a autorisé la justice à entendre le ministre de la Communication Mahamadou Zada.

Une décision qui donne des sueurs froides dans son parti qui gère le pouvoir depuis une décennie.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Un-ministre-en-fonction-écroué-au-Niger-pour-corruption.jpeg” rel=”attachment wp-att-55916″ data-wpel-link=”internal”>