Centrafrique : comment Faustin-Archange Touadéra peut-il confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

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comment Faustin-Archange Touadéra peut-il  confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis 2016, Faustin-Archange Touadera prétend placer le dialogue avec ses concitoyens au cœur de sa stratégie pour la paix dans le pays. Pourtant, ce discours officiel se heurte à une pratique politique excluant les centrafricains.

 

La réalité du pouvoir à Bangui repose sur un tri sélectif des interlocuteurs qui interroge sur la notion même de patriotisme présidentiel. Alors que Touadéra affirme discuter avec des enfants du pays pour ramener la stabilité et la paix dans le pays, les tapis rouges du Palais sont réservés à des mercenaires étrangères.

 

Ali Darassa, le criminel en chef à la tête de l’UPC d’origine nigéro-tchadienne, ou encore Bobbo de l’ex-3R, bénéficient d’une écoute et de privilèges que les groupes centrafricains n’obtiennent jamais. Pendant ce temps, les revendications des fils du pays sont étouffées.

 

L’ancien Président François Bozizé, faiseur de Touadera,  a réclamé un débat public et transparent : refus catégorique.

 

Les miliciens Azandé du Haut-Mbomou, pourtant centrafricains d’origine comme il aime le dire, ne trouvent aucune place à la table des négociations avec le régime. Cette mise à l’écart touche également les Antibalaka.

 

Les figures comme Ngaïssona finissent derrière les barreaux, tandis que les leaders du PRNC Nourd Gregaza ou du CMSPR comme Sayo ou Florent Kema sont tenus à distance ou placés en détention sauvage.

 

Le mépris envers les centrafricains des groupes armés est d’autant plus frappant que les processus de désarmement tournent à la farce.

 

Abdoulaye Hissène, figure du FPRC, a désarmé plus de 800 éléments. Pourtant, il croupit aujourd’hui au camp de Roux. Ses combattants attendent toujours une intégration dans l’armée nationale qui ne vient jamais, contrairement aux mercenaires étrangers.

 

Le cas de la Révolution Justice (RJ) de Belanga ou de Sayo, confirme cette traque des nationaux. Cet ex-militaire et ex-député, bien que centrafricain, subit la pression du régime plutôt que de voir ses rebelles intégrées.

 

Ce choix délibéré de privilégier des mercenaires étrangères pour assurer la survie du régime démontre que le dialogue avec les compatriotes n’est qu’un slogan. Le pouvoir s’appuie sur des bras armés venus d’ailleurs, plus faciles à manipuler.

 

Cette préférence pour l’étranger au détriment du Centrafricain crée une armée à deux vitesses où l’appartenance à la nation ne compte plus. Le discours du 8 mai confirme cette dérive où la parole présidentielle cache l’abandon des forces vives nationales.

 

 

Par Alain Nzilo

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