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Centrafrique : la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpou-Témon, de nationalité française, annonce vouloir quitter la France si Touadera quitte le pouvoir

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo-Témon,  annonce vouloir quitter la France dont elle a la nationalité si le Président Faustin Archange Touadera n’est plus au pouvoir. Un souhait formulé à plusieurs reprises en famille, et répété à chaque fois lors des causeries avec des collègues. Et elle n’est pas la seule. Le ministre conseiller en communication du chef de l’État, monsieur Wilfried Sébiro,  exprime également le même souhait.

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Sylvie Baïpo-Témon, ministre des affaires étrangères. CopyrightCNC

 

Personnage fantasque, Sylvie Baïpo-Témon est l’un des membres les plus exaltés du gouvernement de Touadera. Une farouche détracteur de la France, et fervente admiratrice de  la Russie. Elle fait partie du clan du chef de l’État favorable à une rupture définitive avec la France coloniale. Pourtant, trois ans plutôt, cette dame de caractère, qui a suivi tout son cursus scolaire en France,  était encore salariée dans une banque à Paris.

Et il y’a de cela près d’un mois, elle avait annoncé si jamais elle sera limogée du gouvernement, elle préfère abandonner tout et regagner Paris, et deviendrais au passage un cauchemar du Président Touadera ». Mais voilà elle change à nouveau le disque, et parle maintenant de Turquie. D’après elle, si Touadera quitte le pouvoir, par la porte ou par la fenêtre, elle va s’installer en Turquie avec toute sa famille.

Et ce n’est pas tout!

Comme si les proches du pouvoir s’apprêtaient à quitter le pays en abandonnant le pouvoir. Et personne, bizarrement, personne ne veut aller en Russie, même pour demander un asile politique.

Le ministre conseillers en communication du chef de l’État, le photographe Wilfried Sébiro pense lui aussi d’aller demander l’asile politique dans un pays d’Amérique du Nord, plus particulièrement au Canada.

Fidèle Gouandjika, quant à lui, préfère repartir chez ses beaux parents en Roumanie.

Mais la chose la plus étonnante est que le pouvoir actuel préfère traiter exclusivement avec la Russie, sachant très bien que  la Russie n’est pas un pays vivable pour un Africain. D’ailleurs c’est un pays trop raciste où il n’y a aucune possibilité pour un Africain de trouver un emploi.  C’est le pays le plus grand au monde plus que l’Europe ou la Chine, mais c’est aussi un pays économiquement pauvre que son voisin la chine.

 

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Centrafrique : l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir.

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le président Faustin Archange Touadera, qui envisage désormais de tripatouiller la Constitution du 30 mars 2016 afin de lui permettre de confisquer le pouvoir pour un temps indéfini, a mis tous ses efforts ces derniers temps sur le débauchage des certains militants et cadres des partis politiques de l’opposition démocratique. Pour de nombreux observateurs, la nouvelle bataille du chef de l’État Faustin Archange Touadera c’est de fragiliser totalement l’opposition, et le MLPC, le parti que dirige le principal poids lourd de cette opposition Martin Ziguélé, est désormais dans son viseur. Mais à quel prix?

 

Fragiliser coûte-que-coûte ses adversaires politiques : c’est la nouvelle bataille de Faustin Archange Touadera

 

Après le débauchage des députés du PATRI de maître Crépin Mboli-Goumba faisant partie des députés de l’opposition à l’Assemblée nationale, puis du Président en personne du PNCN Cyriaque Gonda de la COD-2020 et du Secrétaire général du parti Kelemba Simplice Aurélien Zingas, lui aussi de la COD-2020, la campagne de débauchage des cadres et députés de l’opposition au profit de la majorité au pouvoir se poursuit, notamment au niveau du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), ancien parti au pouvoir. Ainsi, le premier vice-président de ce parti, Monsieur Jean-Édouard Koyambonou, encore sous sanction de son parti pour la désobéissance, et l’ancien secrétaire général du MLPC Etienne MALEKOUDOU, ont créé, le 24 avril, un soi-disant courant originel au sein de leur parti, le MLPC.

 

Le parti au pouvoir à la manœuvre.

 

D’après une source autorisée contactée par la Rédaction, ce groupe des « affamés, des traitres » traite en coulisse depuis plusieurs mois avec le pouvoir en place, mais leurs masques étaient tombés lors du dialogue républicain organisé à Bangui par le chef de l’État en mars dernier. Ces transfuges politiques multiplient des manouvres déstabilisatrices à l’endroit du MLPC que dirige l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé et tentent depuis plusieurs jours, de pousser le bouchant plus loin en faisant recours aux anciens militants, sympathisants et proches de ce dernier. C’est ce qui arrive à Gabin et Cyril Zaoro, tous deux de la diaspora en France, proches de Martin Ziguélé  et anciens militants du MLPC ayant démissionnés de ce parti depuis 2016- 2017.

 

Une conférence de presse annoncée pour ce samedi 14 mai au siège provisoire du parti MCPC. 

 

Selon nos informations, les sieurs Jean-Édouard Koyambonou et Étienne MALEKOUDOU ont prévu d’organiser une conférence de presse à Bangui  ce samedi 14 mai 2022 au siège provisoire dudit parti,  en la salle Mazette. Et ces deux anciens compagnons de Martin Ziguélé y seront confiés comme des invités d’honneur. Leurs déplacement et séjours en Centrafrique seront à la charge du parti au pouvoir. Cyriaque GondaSimplice Zingas sont également invités à cette conférence de presse. Le parti au pouvoir,  le MCU,  va monnayer la présence de ses militants qui seront considérés comme les militants du MLPC et va déployer les forces de l’ordre. Une démonstration de force que compte faire le sieur Koyambonou, l’homme qui se résume à lui-même au sein du MLPC et aujourd’hui sanctionné.

Mais qui sont ces invités d’honneur de Koyambonou? On parle de  Gabin Mbedeing – Nambomesset et de Cyril Zaoro.

 

Gabin Mbedeing-Nambomesset,

 

C’est un chauffeur de taxi à Paris. Cet ancien militant du MLPC avait démissionné du parti en 2016 pour rejoindre le Mouvement Ita du député Dominique Yandocka. Mais quelques mois plus tard, l’homme avait démissionné à nouveau du mouvement Ita pour aller joindre l’URCA de l’opposant Dologuélé. Mais si son atterrissage à l’URCA était une lueur d’espoir, peu de temps après, il a été rejeté en bloc, le poussant à nouveau de quitter l’URCA pour aller se fondre, sur conseil de son ami Cyril Zaoro, au sein du Mouvement des Cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera.

En 2016, Il a voulu le poste du ministre de la Jeunesse lors du premier gouvernement Sarandji. Raté, il a été proposé au poste de directeur des Ressources dans ledit ministère par le défunt ministre du MLPC. Mais vu son niveau intellectuel, Sarandji l’a rabaissé et nommé Chef de service des Ressources Humaines, de la formation et du contentieux. Poste qu’il a refusé de venir occuper, prétextant qu’il gagne bien sa  vie comme chauffeur de taxi à Parisen France.

 

Cyrille Zaoro

 

C’est un vendeur à la sauvette des produits exotiques: viandes boucanées, piments, gombo,  tabouret, au marché château rouge à Paris, Cyrille Zaoro n’était qu’un simple sympathisant du parti MLPC en 2005 et avait été intégré l’équipe de la sécurité du candidat du MLPC Martin Ziguelé lors de sa première candidature à l’élection présidentielle. En 2011, il prend une carte de ce parti et 2016, il a démissionné de ce parti pour rejoindre le Mouvement Ita de Dominique Yandocka. Peu de temps après, il a abandonné ses amis de Italement pour rejoindre le MCU. Il se dit un homme proche, écouté par le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji du simple fait qu’il l’appelle régulièrement au téléphone.

Avec ces parcours politiques tordus, ces deux hommes veulent revendiquer leurs appartenances au MLPC. Bizarre.

D’après un membre influent du parti au pouvoir, des hommes politiques au parcours similaire seront recherchés, pour purge, au sein des autres partis politiques de l’opposition. Lesquels partis ?

 

CRPS, PATRI, URCA, KNK seront purgés

 

Si la défragmentation du MLPC n’est plus un problème pour le parti au pouvoir, selon le ministre conseiller du chef de l’État, Fidèle Gouandjika, qui ne s’en cache pas d’ailleurs en répétant à chaque occasion qui se présente à lui, que le parti de Martin Ziguélé n’existe plus. « Le MLPC a complètement éclaté », des actions visant à disloquer les autres partis politiques de l’opposition ayant des députés à l’Assemblée nationale sont à l’étude. Le CRPS de maître Nicolas Tiangaye, l’URCA du député Dologuélé, le KNK de François Bozizé et le PATRI de maître Crépin Mboli-Goumba sont des partis politiques placéssous les radarsdu partiau pouvoir.

D’après nos informations, 5 départements ministériels seront confiés aux leaders de ces dissidents, y compris, leurs cabinets entiers. Une manière de leur dire qu’ils auront de la place pour tous ceux ou toutes celles qu’ils arriveront à  les faire ramener au MCU. Des hameçons qui vont pousser les affamés à se faire attraper.

 

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Centrafrique : nouvelle incursion des mercenaires russes à la maternité du camp Kassaï, panique générale

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Il y’avait plus de peur que de mal. Cette fois, les Mercenaires russes semblaient chercher une personne qui n’était pas présente cette nuit à la maternité du camp Kassaï. C’était une situation vraiment effrayante pour les deux infirmières en garde au moment de l’incursion de ces hommes de Wagner.

rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Selon des informations recueillies, c’était dans la nuit du vendredi à samedi 7 mai 2022 que deux mercenaires de la société russe Wagner, en slip, pistolet à la hanche, ont quitté leur base située à quelques mètres de l’infirmerie du camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui pour se diriger vers la maternité. Mais au moment de leur arrivée, il y’avait deux infirmières qui étaient présentes dans la salle, mais il n’y avait aucune accouchée.

Les deux infirmières, voyant ces deux hommes de Wagner entrer sur elles, se sont mises à paniquer. L’autre a failli sauter par la fenêtre pour s’évader, mais elle a dû se calmer très vite.   Après quelques minutes, les deux mercenaires ont dû se retirer tranquillement de la maternité sans faire du dégât.

Interrogée par CNC, l’une des infirmières affirme à CNC qu’elles avaient peur parce que ces gars de Wagner n’ont pas de pitié. En plus ils étaient en slip. Ce qui prouve qu’ils ont l’intention de faire quelque chose, mais leur cible n’était pas présent cette nuit à la maternité.

Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, à la maternité du camp Henri Izamo de la gendarmerie, trois mercenaires de Wagner avaient commis un acte de viol et d’attouchement sexuel  sur des malades et de sage-femme.

 

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Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, c’est « notre diplomatie de brutalité qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds »

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « Pourquoi nous faisons une diplomatie de brutalité alors que nous avons besoin de la communauté internationale? ». Justement, pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA), membre de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020),  il ne fait aucun doute, c’est « notre mauvaise diplomatie qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds ».Et donc maintenant, les ressources extérieures  dont nous avons absolument besoin pour boucler rien que le fonctionnement de l’État se sont taries. C’est ce qui crée cette situation économique alarmante actuelle.

Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

La crise économique actuelle, la suspension de l’aide budgétaire par la communauté internationale : FMI, Banque mondiale, l’Union européenne, la France…, et la mauvaise diplomatie ainsi que la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie étaient au cœur de l’entretien de l’opposant Dologuélé à la radio Ndékèluka.

Pour ce leader de l’opposition démocratique, la mauvaise gestion du pays et la diplomatie de brutalité du régime qui seraient à l’origine de la situation de la trésorerie de l’État centrafricain qui s’annonce très préoccupante.

« Pourquoi nous faisons une diplomatie de brutalité alors que nous avons besoin de la communauté internationale? », se demande – t – il. Pour lui, la suspension de l’aide budgétaire par la communauté internationale à notre pays est la conséquence de la mauvaise diplomatie du régime :

« c’est  notre diplomatie de brutalité qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds .Et donc maintenant, les ressources extérieures  dont nous avons absolument besoin pour boucler rien que le fonctionnement de l’État se sont taries. C’est ce qui crée cette situation économique alarmante actuelle ».

Les attaques répétées des griots du régime, téléguidées par la Russie contre la France, contre l’Union européenne, contre la Minusca et bien d’autres qui seraient à l’origine de la crispation diplomatique entre la RCA et ses partenaires internationaux.

« Quand on se croit fort, il faut assumer sa force. Si nous sommes aussi forts, ça veut dire que nous avons de quoi à gérer nos problèmes. Et bien gérons nos problèmes maintenant. Montrons que nous sommes souverains et forts », déclare l’opposant Dologuélé.

Pour l’adoption de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine, ce leader de l’opposition affirme que nous n’avons pas encore perçu réellement et exactement ce que ça peut nous rapporter.

« Nous ne pouvons pas rester dans notre petit coin,  prendre des décisions qui fragilisent la monnaie commune. Le risque  c’est de nous demander de sortir de cette zone et de créer notre propre monnaie », affirme-t-il.

 

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Centrafrique : la plateforme des jeunes leaders de l’opposition prévoit d’organiser une marche de vérité le 29 mai prochain à Bangui   

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le 9 mai prochain, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique  entend descendre dans les rues de la capitales centrafricaine  pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la crise qui secoue en ce moment la République centrafricaine. Ils entendent aussi faire la pression sur le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée à la crise d’hydrocarbure, de l’hyperinflation et la situation sécuritaire qui fragilise de plus en plus le pays.

Ci-dessous, le programme de la marche des jeunes leaders de l’opposition

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Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

PROGRAMME DE MARCHE ET MEETING DE LA VÉRITÉ Du 25 Mai 2022

  

9h30 mn : Mise en place terminée point de rencontre monument des Martyrs

10h00 mn : Mots d’ordres par le Coordonnateur suivi de l’Hymne Nationale

 

ITINERAIRE

 

  • Avenue des Martyrs
  • Rond-point MARABENA
  • Carrefour de l’Avenue du Général M’BAIKOUA

12H00 : Arrivée des invités  sur le terrain de foot ball de l’UCATEX

14h00 : Animation

15h00 : Mots de Bienvenu par le Coordonnateur de PJLOD

    • Historique de la Genèse de la plate-forme des jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique prononcée par le rapporteur général Adjoint
  • Intervention d’un membre de la COD 2020
  • Intervention d’un membre de l’opposition élargie
  • Intervention de Coordonnateur de la PJLOD (Récits des faits par rapport au contexte actuel et la tentative de modification de la constitution par le pouvoir exécutif
  • 17h00 : Mots de fin de la rencontre par le Coordonnateur de la PJLOD

 

                                                        Fait à Bangui le 09 Mai 2022

 

                                                                 Le Coordonnateur

 

 

                                                                 Saint  Cyr  TANZA

CENTRAFRIQUE : Comment Touadéra veut renflouer ses caisses avec des bitcoins de Dubaï

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Rédigé par Afrique Intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Après avoir bruyamment officialisé le bitcoin comme monnaie officielle, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra est attendu en fin de semaine à Dubaï, où il doit superviser le lancement d’une société de minage de monnaie électronique. Une discrète opération qui doit permettre de payer les salaires des fonctionnaires en juillet, alors que les caisses de l’État sont vides.

Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

C’est le voyage de la dernière chance.

 

Ce jeudi 12 mai, le président Faustin-Archange Touadéra doit poser ses valises à Dubaï, où il avait déjà séjourné en fin de semaine dernière pour fêter son anniversaire en petit comité. Pour ce second séjour dans l’Émirat, l’ambiance devrait être tout autre : le 13 mai, à 21 heures, le président centrafricain affichera ses ambitions “cryptomonétaires” dans la nuit dubaïote. Les autorités centrafricaines voient les choses en grand pour leur initiative en matière de cryptomonnaies : une projection monumentale sur les parois de la tour Burj Al Arab est notamment prévue, suivie d’un dîner dans un restaurant de la tour auquel sont invités la majorité du conseil des ministres, qui arrivent petit à petit à Dubaï depuis le 9 mai. Une présentation de la nouvelle monnaie numérique centrafricaine aura auparavant lieu au Museum of the Future, à deux pas des Jumeirah Emirates Towers, le 12 mai, vers 17 heures.

 

Préparé depuis plusieurs semaines, ce lancement vise à officialiser une “société de minage” (le terme utilisé pour produire de la monnaie électronique). Les autorités centrafricaines, et tout particulièrement la présidence, espèrent, par ce biais, générer des marges pour l’État, dont les finances sont exsangues. A ce jour, les émissions souveraines de cryptomonnaie ont rarement renfloué les comptabilités nationales.

 

Intermédiaire suisso-roumain

 

Pour mettre son projet en place, et comme l’avait révélé Africa Intelligence, le président centrafricain a été approché par Nicolae Bogdan Buzaianu (AI du 03/03/22). Ce négociant suisso-roumain, longtemps actif dans l’exploitation du bois de rose en Gambie avec l’ancien président Yahya Jammeh (1994-2017), a rencontré Touadéra à Dubaï en novembre 2021, par l’entremise de la Mauricienne Sandra Boodhun. Très proche de l’hôte du palais de la Renaissance, cette femme d’affaire a été nommée, en décembre dernier, conseillère spéciale du président (AI du 21/12/21) avant de se voir de nouveau promue, à la fin de la semaine dernière, à un poste taillé sur mesure et à rang ministériel. A Dubaï, où elle est particulièrement introduite, Sandra Boodhun a notamment été chargée d’engranger la confiance de possibles investisseurs dans la nouvelle monnaie électronique centrafricaine.

A l’origine, le projet était encore plus ambitieux : il prévoyait l’installation d’une usine à bitcoins sur les bords de l’Oubangui. Il a néanmoins très vite fait les frais de la réalité des infrastructures banguissoises (électricité, connexion internet), et a obligé Bangui à se rabattre sur Dubaï. Un choix qui ne doit rien au hasard : ces dernières années, Dubaï s’est imposé comme le hub mondial du marché des cryptomonnaies et des transactions en bitcoin.

En amont du déplacement de Touadéra aux Emirats, les autorités centrafricaines ont pris soin de faire voter un projet de loi, fortement médiatisé, “légalisant l’encours des cryptomonnaies”. Signe de l’importance de “l’opération bitcoin” pour le Trésor centrafricain, le ministre des finances, Hervé Ndoba, participe au voyage à Dubaï aux côtés de Touadéra.

 

Situation “alarmante”

 

Le temps presse. Si Bangui s’efforce de mettre sur pied son plan dans les meilleurs délais, c’est que selon les calculs des argentiers à Bangui, les salaires des fonctionnaires ne pourront plus être payés à partir du mois de juillet, et que les autorités centrafricaines voient dans les cryptomonnaie l’ultime recours qui leur permettra d’éviter la faillite. Le dernier voyage du ministre des finances à Washington, au mois d’avril, a constitué une douche froide pour Bangui. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont annoncé qu’ils ne verseront pas leur soutien financier sans la garantie que celui-ci ne finira pas entre les mains de la société paramilitaire privée russe Wagner, omniprésente en RCA. Bangui perd là ses derniers appuis budgétaires, après les gels français et européens. Les droits de tirage spéciaux du FMI versés en août 2021, d’un montant de 151 millions de dollars, et qui avaient constitué une bulle d’oxygène, ont déjà été décaissés.

A son retour de Washington, Ndoba ne s’est pas caché devant son cabinet que la situation était “alarmante“, et prépare des “coupes budgétaires de 40 à 60 %” dans certains ministères. Déjà, à Bangui, qui souffre par ailleurs d’une pénurie de gazole due à la guerre en Ukraine, l’électricité se fait de plus en plus rare. Les évacuations sanitaires, trop coûteuses, ont déjà été supprimées par le ministre de la santé Pierre Somse.

Parallèlement à la cryptomonnaie, les autorités misent sur une forte hausse des recettes. Ainsi, entre ses deux séjours dubaïotes, le président centrafricain a effectué un crochet par la Corée du Sud pour l’investiture du président sud-coréen. Or c’est actuellement une société sud-coréenne qui appuie les autorités centrafricaines dans la numérisation des régies foncières, projet sur lequel les autorités centrafricaines misent beaucoup pour augmenter les recettes publiques.

 

Sous l’œil de la BEAC et du FMI

 

Mais l’adoption du bitcoin comme monnaie officielle par la RCA ne se fait pas sans vagues. Quelques jours seulement après son officialisation, le patron de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, s’est ainsi fendu d’une demande d’explications à Bangui.

La décision ne devrait également pas être de nature à rapprocher la RCA du FMI, très critique à l’égard des cryptomonnaies. Réagissant au choix de Bangui, le directeur Afrique du FMI Abebe Aemro Selassie a ainsi déclaré fin avril que le bitcoin n’était pas une “panacée”.

 

Centrafrique : nouveau massacre des civils dans le centre, au moins une vingtaine des personnes tuées par les miliciens Anti-Balaka et les soldats FACA

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine est à nouveau au bord d’un génocide si la communauté internationale ne réagit pas suffisamment pour arrêter les tueries de masse qui se multiplie partout dans le pays. Les miliciens Anti-Balaka, faction Touadera, formés par les mercenaires russes, et les soldats FACA, aussi formés par les mercenaires russes, commettent à nouveau un nouveau massacre dans le village Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine des morts. Et ce n’est pas tout!

Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR
Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

De nombreux témoins ont dénoncé, ce lundi 9 mai, une tuerie de masse perpétrée par des soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka, faction Touadera qui a ôté la vie  à plusieurs dizaines de civils.

 

Selon des sources locales recoupées, ce massacre des civils s’est produit ce lundi après-midi à Bokolobo centre contre la communauté peule.

 

En effet, après la double attaque des positions des soldats FACA, ce lundi 9 mai dans la matinée,  par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dont plusieurs soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka faction Touadera ont été tués, la colère  monte de plusieurs crans dans la ville.   Ainsi, lors de la cérémonie funéraire d’un enfant de l’ethnie peule, vers 13 heures, les soldats FACA, appuyés par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera ont fait irruption sur place. Ainsi, débute une incroyable séance de massacre. Des individus éventrés, des têtes coupées.  Ainsi, au moins 23 personnes ont été tuées, et 15 autres portés disparus.

 

Mais pourquoi les rebelles ont attaqué les soldats FACA?

 

Selon des informations du CNC, il y a quatre jours, trois jeunes Peuls ont été arrêtés chez eux par les soldats FACA. Sans motifs valables, ils ont été sauvagement torturés, leur argent confisqué. Deux des trois victimes ont pu s’échapper, mais la troisième n’a pas survécu. La nouvelle est arrivée chez les rebelles qui ont promis de représailles. Ainsi, le samedi dernier, ils ont attaqué la ville, faisant de tirs partout, mais les soldats FACA n’ont pas pu répondre à l’attaque des rebelles. Ils se sont cachés durant plusieurs heures avant le retrait des rebelles. Mais à la surprise générale, les rebelles ont fait à nouveau leur incursion à 5 et 15 kilomètres de la ville, attaquant les positions de l’armée nationale, tuant deux soldats FACA et 8 miliciens Anti-Balaka en faction Touadera. Pour ces derniers, les rebelles sont des Peuls, et n’importe quel Peul doit payer ce qu’un membre de sa communauté fait. Or, ils oublient que les rebelles sont pour la plupart des Peuls, mais de race Oudah. Ils sont principalement venus du Tchad, et sont d’ailleurs contre les Peuls centrafricains. Mais nos forces de défense, ignorant ces faits, commettent des exactions sur tout ce qui est Peul.

 

 

 

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RCA : Faustin Archange Touadera, un Président mendiant!

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est devenu prisonnier de sa propre mauvaise politique. Un prisonnier sans frontières. Avec la perspective d’une crise financière annoncée, l’homme voit rouge. Il s’est réduit à la mendicité. Il ne se passe jamais un jour sans que le mathématicien de Boy-Rabe se plie comme un bébé devant certains diplomates africains, européens ou américains pour quémander de l’aide financière de dernier recourt.

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Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca

Justement, le 3 mai dernier, à Bangui, au palais de la renaissance, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a reçu, successivement, la vice-présidente du Bénin, madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, puis madame Valentine RUGWABIZA, Représentante spéciale du secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca.

Tout se résume sur le paiement des salaires 

Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, qui a effectué du 1er au 5 mai 2022 une mission à Bangui dans le cadre du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur CAMES, a été reçue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Or, ce qui devrait être une simple visite diplomatique s’est rapidement tourné à une séance de mendicité. Le chef de l’État centrafricain demande à cette pauvre béninoise de l’aider financièrement à payer les salaires des fonctionnaires de l’État pour les deux prochains mois. La Béninoise, sans surprises, n’avait pas répondu favorablement.

Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, vice-présidente du Bénin et le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Centrafricaine
Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, vice-présidente du Bénin et le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Centrafricaine

 

Et ce n’est pas tout! Quelques heures plus tard, le chef de l’État centrafricain a reçu, au palais de la renaissance, madame Valentine RUGWABIZA, Représentante spéciale du secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca. Comme si le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange Touadera est né avant la honte, il réitère la même demande auprès de cette rwandaise qui vient pourtant d’arriver en République centrafricaine pour occuper son poste à la tête de la Minusca. Il demande à cette diplomate rwandaise, s’il n’est pas possible que la Minusca aide le gouvernement centrafricain à payer les deux prochains mois des salaires des fonctionnaires.

Évidemment, la réponse est aussi diplomatique comme un jeu des roublards.

Alors, des nombreux observateurs se demandent où sont partis les 43 milliards de francs CFA remis par les libanais de la société Mercure Logistique Centrafrique pour  la signature des conventions de concession du Port sec de PK26,  et des ports fluviaux Amont de Bangui et de Zinga ?

D’ailleurs, comme nous l’avons annoncé, le trésor public n’a pas vu cet argent remis par ces libanais mafieux. Selon nos informations, la société Wagner, qui a accumulé plusieurs mois d’arriéré sur l’État centrafricain, aurait récupéré 75% de cette somme. Le reste, Sani Yalo, Simplice Mathieu Sarandji et Faustin Archange Touadera l’ont tout simplément empoché.

Ainsi va le pays de Boganda.

 

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Bokolobo, une violente attaque des rebelles fait une dizaine des morts, dont deux soldats FACA

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La ville de Bokolobo, située à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, est à nouveau secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Des combattants rebelles de l’UPC, lourdement armés, ont attaqué, lundi 9 mai 2022, une position des soldats FACA à 5 et 15 kilomètres de la ville. Bilan, plusieurs morts, dont deux soldats FACA et trois rebelles.

des combattants rebelles de l'UPC à gbokologbo
Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Selon des informations recueillies, c’était aux environ de 3 heures du matin ce lundi 9 mai qu’une unité des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par l’autoproclamé général Issa Conté, ont attaqué, à 5 kilomètres de la ville de Bokolobo une position des soldats FACA. L’affrontement a duré plusieurs heures. Mais quelques heures plus tard, vers 9 heures, les mêmes rebelles ont attaqué à nouveau une autre position de l’armée nationale à 15 kilomètres de la ville.

Selon un bilan transmis par des sources militaires, deux soldats FACA et trois rebelles ont trouvé la mort dans ces affrontements. Toutefois, en dehors de ce bilan, 8 miliciens Anti-Balaka  faction Touadera qui ont appuyé les soldats FACA ont également été tués, ainsi qu’une femme suspectée de connivence avec les rebelles.

Pour l’heure, un renfort des Mercenaires russes et des soldats FACA est arrivé dans la localité pour tenter de ratisser la zone.

Par ailleurs, une présence des hommes lourdement armés a été signalée à 15 kilomètres de Bokolobo sur l’axe Bambari chimbolo. Des éleveurs ont été arrêtés, puis  torturés avant d’être relâchés tôt lundi.

Au même moment, à Alindao, dans la Basse-Kotto, la ville est calme, mais c’est l’inquiétude qui domine.

 

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Centrafrique : Le russe Valery Zakharov appelle la communauté internationale à aider les mercenaires russes

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ce n’est plus un ex-conseiller en sécurité du chef de l’État centrafricain qui parle, mais plutôt un Président de la République. Le russe Valery Zakharov, commandant en chef de Wagner, et ex-conseiller du Président centrafricain Faustin Archange Touadera, appelle solennellement la France et l’ONU à s’unir autour de la défense de la population civile centrafricaine, et aider les « instructeurs russes » à libérer le pays. Décidément, après la suspension de l’aide budgétaire par la communauté internationale à l’État centrafricain, la société Wagner traverse une crise financière grave dans le pays.

Dmitry Sergeevich Sytii, Valery Zakharov et Oleg
Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Valery Zakharov sur Twitter  : « La RCA invite tous ses alliés, la France et l’ONU de s’unir autour de la défense de la population civile et d’aider les instructeurs russes à libérer le pays. Personne ne doit empêcher la lutte contre les criminels. Le gouvernement et moi sommes ouverts à toute coopération ».

C’est désormais clair! Faustin Archange Touadera n’est plus considéré par la société Wagner comme le Président de la République centrafricaine. Sa page est tournée. C’est le russe Valery Zakharov qui s’est autoproclamé indirectement chef d’État centrafricain.

Avec le terme très clair et de surcroîten françaisfacile : « Le gouvernement et moi sommes ouverts à toute coopération », Valery Zakharov, actuellement en Russie,  se proclame chef de l’État,  chef suprême des armées, chef du gouvernement centrafricain.

Mais pour de nombreux observateurs, c’est une autre analyse. Selon eux, la déclaration de monsieur Valery Zakharov sur Twitter n’est autre que le cri d’une brebis affamée.

« En français facile, Valery Zakharov veut dire que les troupes Wagner sont désormais en difficulté après les différentes sanctions financières de la communauté internationale. J’espère que les Didamachien peuvent maintenant comprendre que le pays va mal… », déclare un enseignant universitaire centrafricain sur les réseaux sociaux.

Ce lundi 9 mai, la Russie commémore la victoire de l’ex-URSS sur l’Allemagne nazie le 9 mai 1945. A Bangui, cette fête à été célébrée par les Mercenaires russes de la société Wagner sur instruction de Valery Zakharov depuis Moscou. Des véhicules avec drapeau russes ont sillonné la ville de Bangui et des gerbes de fleurs ont été déposées au monument russe construit devant l’université de Bangui en mémoire des soldats mercenaires tués.

Même dans les rues de la capitale centrafricaine, les Banguissois ont désormais la certitude que Touadera n’ait plus la force de gouverner son pays pour les deux prochaines années sans l’assistance financière de la communauté internationale. « Le Pays va mal ».

 

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RCA  : crimes et exactions, les FACA ne doivent pas suivre l’exemple des mercenaires russes

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – L’indignation soulevée par la diffusion d’une vidéo, montrant des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) s’abaisser à d’ignobles tortures sur des prisonniers sans défense, ne retombe pas, aux yeux des concitoyens scandalisés.

Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime
Les soldats FACA avec les deux corps de leurs victime

 

Alors que les informations se précisent sur les auteurs des crimes, et que les leaders de l’opposition réclament à cor et à cris l’ouverture d’une enquête, le centrafricain se demande : comment les soldats d’une armée républicaine ont-ils pu tomber aussi bas ? La réponse, hélas, n’est pas difficile à trouver. Et pour cause.

 

Qui, depuis maintenant quatre ans, forme, entraîne et encadre les FACA ? Qui s’est emparé des leviers du pouvoir régalien jusque dans les antichambres du Palais de la Renaissance ? Les Mercenaires russes de Wagner dictent aujourd’hui la loi sur toute l’étendue du territoire. Et force est de constater qu’ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère.

De sources concordantes, les crimes et les exactions commises par les mercenaires se multiplient dans tout le pays. Faut-il encore en dresser une liste accablante ?

Notons d’abord tout récemment la fin tragique d’Igor, ce soldat des FACA qui travaillait comme interprète pour les Russes, assassiné par les mercenaires à Ndélé, de retour d’opération dans la Vakaga. Qu’avait-il vu, pour être exécuté aussi froidement ? La vérité finira bien par éclore sur le terreau du mensonge.

Rappelons également le viol sordide commis récemment à la maternité de la gendarmerie du camp Henri Izamo, à Bangui, par des mercenaires lubriques et enivrés, en toute impunité. Partout et toujours, ces criminels de Wagner s’en sortent, sans être inquiétés, et restent libres de perpétrer leurs forfaits.

N’oublions pas, non plus, le meurtre de Monsieur Sanda, le premier édile de la ville minière de Ndachima, lui aussi exécuté par les mercenaires. La liste n’en finit pas.

Le pays bruisse de rumeurs sur les mauvais traitements que subissent nos soldats, au contact des monstres de Wagner. On parle de brutalités, voire de viols commis sur nos jeunes hommes par des pervers sans moralité. Sans oublier les prédations, les vols et le racket imposés à la population, partout où les mercenaires s’installent.

Il n’est donc pas étonnant que certains de nos soldats des FACA perdent la raison et commettent à leur tour des crimes. Pendant la guerre en Syrie, on a vu des mercenaires de Wagner se filmer en train de torturer un prisonnier à coups de marteau. Avec cette vidéo atroce, nos soldats n’ont fait qu’imiter leurs parrains russes. Cela doit cesser, l’ordre républicain doit régner dans l’armée.

Que fait la justice ?

Voilà un dossier que pourrait traiter la Cour Pénale Spéciale, si elle en trouve le temps ! Après tout, comme dit l’adage : « le bourreau craint le gourdin. »

 

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Centrafrique : assassinat à Ndélé de monsieur Mokhtar Adoum, chef d’état-major particulier d’Abdoulaye Hissen

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La nouvelle de l’assassinat de cet ancien garde forestier, devenu un officier supérieur du FPRC  à secouer le milieu des groupes armés dans le pays. L’homme est jusqu’à sa mort-chef – d’État major particulier de monsieur Abdoulaye Hissen Ramadan, patron du comité national de défense et de sécurité (CNDS), et chef militaire du Front populaire pour la renaissance de centrafrique (FPRC), devenu depuis l’année dernière un alliée sûr du pouvoir.

Monsieur Mokhtar Adoum, ancien chef d'État - major d'Abdoulaye Hissen assassiné à Ndélé, le 8 mai 2022
Monsieur Mokhtar Adoum, ancien chef d’État – major d’Abdoulaye Hissen assassiné à Ndélé, le 8 mai 2022

 

Jusqu’à présent, les circonstances exactes de l’assassinat de monsieur Mokhtar Adoum,  chef d’État – major particulier du chef rebelle Abdoulaye Hissen ne sont pas connues. Mais des informations locales ont affirmé qu’il aurait été assassiné à cause de la « divulgation des secrets professionnels ». Or, il y’a de cela quelques mois, l’homme travaillait pour le compte du gouvernement et de la société Wagner. Mais lors d’une réunion avec une délégation venue de Bangui sur le conflit intercommunautaire qui avait secoué le nord du pays en 2020, dont la cour pénale spéciale est sur le dossier,  monsieur Adoum Mokhtar et d’autres anciens officiers rebelles Goula, pointés du doigt, devraient être arrêtés lors de cette réunion. Malheureusement,  ils ont réussi à prendre la poudre d’escampette, malgré la tentative musclée de leur arrestation par les gendarmes. Depuis cette date, l’homme devient invisible, et les forces de l’ordre sont activement à sa recherche.

 

Mais ce dimanche 8 mai 2022, vers 10 heures, au marché central de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, l’homme réapparaît. Il était en train de faire ses  courses quand les soldats FACA ont tenté en vain de mettre la main sur lui. Il avait pris la fuite pour rentrer rapidement à la maison et prendre son arme. Avec l’appui de ses deux frères, il tentait de repousser les soldats FACA qui l’ont poursuivi, déclenchant un violent échange des tirs jusqu’à l’intervention des Mercenaires russes qui ont réussi à neutraliser Mokhtar Adoum et ses deux frères.

les trois corps de monsieur Mokhtard Adoum et ses deux frères à la mosquée centrale de Ndélé
les trois corps de monsieur Mokhtard Adoum et ses deux frères à la mosquée centrale de Ndélé

 

Des sources militaires locales ont affirmé que deux soldats FACA ont été blessés dans cette opération.

 

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Le Président Faustin Archange Touadera, en voyage à Dubaï et à Singapour, participera à une mystérieuse levée des fonds

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – C’est à travers la haute mafia que les autorités centrafricaines comptent désormais  avoir des fonds pour payer les salaires des fonctionnaires de l’État. Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, devenu depuis quelques semaines le premier Président mendiant de la planète, organise une série de voyage en Asie pour participer à une mystérieuse levée des fonds.  On parle des « fonds dormant ». Eh! Quelle histoire.

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Ceci n’est pas une blague, encore moins un cauchemar. C’est une réalité qui a choqué plus d’un dans le pays de Boganda. Le chef de l’État Faustin Archange Touadera, selon des indiscrétions, à un rendez-vous avec un parrain mafieux singapourien pour une levée des fonds cette semaine. L’homme est allé la semaine dernière à Dubaï, puis à Corée du Sud  avant de se rendre à Singapour.

En Corée du Sud, il devrait participer, mardi 10 mai, à l’investiture du Président sud-coréen  Yoon Suk – Yeol. Mais après la Corée du Sud, le Président centrafricain devrait se rendre à Singapour, un État insulaire au large du sud de la Malaisie. C’est aussi un centre financier mondial dont on retrouve les plus grands parrains mafieux du monde. Les experts en cryptomonnaie et blanchiment d’argent.

Pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera, l’argent n’a pas de couleur. Le plus important est que les salaires des fonctionnaires de l’État soient versés pour lui garantir une tranquillité morale.

Or, à Bangui, certains conseillers à la présidence de la République proposent que d’ici le mois de juillet 2022, tous les salaires des fonctionnaires de l’État soient versés par la cryptomonnaie, une monnaie désormais légale dans le pays.

Alors, les centrafricains se demandent comment vont-ils s’organiser.

 

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Centrafrique : la plateforme Galaxy du parti au pouvoir exige le départ sans condition des troupes françaises basées à l’Aéroport Bangui-M’poko

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Si ce n’est pas une déclaration de guerre, ceci  y ressemble parfaitement. La plateforme Galaxy, dirigée par le sulfureux Kossimatchi, dans une déclaration publiée la semaine dernière, réitère sa menace à l’endroit de la Communauté internationale, en particulier « l’Union européenne et surtout la France de MACRON ». Selon son coordonnateur  Blaise Didatien Kossimatchi, les troupes françaises stationnées dans la base de M’Poko doivent quitter le territoire centrafricain dans un délai de dix(10) jours. « Faute de quoi, à partir du 17 mai 2022, des actions de grande envergure seront envisagées à leur rencontre ».

 

 

Une géante manifestation se prépare devant l’ambassade de France et de l’Union européenne

Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes
Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

Monsieur Didatien Kossimatchi, l’homme de la Russie en Centrafrique, n’a pas seulement menacé les troupes françaises en RCA. Il projette d’organiser une manifestation gigantesque dans les prochains jours devant l’Ambassade de France et de  l’Union européenne.

D’après lui, l’adoption et la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie et la présence Des mercenaires russes en Centrafrique seraient à l’origine des manœuvres déstabilisatrices de la République centrafricaine par « l’Union européenne et la France de Macron ».

Pour lui, la coordination de la société civile pour la paix en Centrafrique  (COSCIPAC), qui a organisé un concert de casserole le week-end dernier dans tout le pays pour dénoncer la « dictature du Président Touadera », aurait reçu un appui financier de l’Union européenne et de la France.

 

Un régime nul

 

Mais dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que ce régime est le plus nul de toute l’histoire de la République centrafricaine.  Pour le Président Touadera et ses griots, tous « les problèmes de la RCA c’est la communauté internationale, c’est la France, c’est l’Union européenne. Or, ils oublient que les problèmes que le pays rencontre en ce moment sont les conséquences de leur mauvaise gestion », affirme un Professeur de droit à l’université de Bangui..

, « Prenant l’exemple du récent décaissement de 43 milliards de francs CFA par la société libanaise Mercure Logistique suite à la signature des conventions de concession pour la construction d’un port au Pk 26 route de Boali et du port Amont au centre-ville de Bangui dont les fonds décaissés n’ont jamais transité le Trésor public. Les 43 milliards pouvaient bien payer les salaires des fonctionnaires durant plus de deux ans sans se quémander de l’argent ailleurs. Mais le chef de l’État, son ami Simplice Mathieu Sarandji et monsieur Sani Yalo ont préféré payer la société de mercenariat Wagner et empocher le reste. Là encore, vous allez nous dire que c’est la France et l’Union européenne qui sont à l’origine de ce détournement? », ajoute-t-il.

Pour des nombreux centrafricains, nos dirigeants devraient être reconnaissants au moins à l’Union européenne, à la communauté internationale pour avoir payé les salaires des fonctionnaires de l’État centrafricain durant des décennies.

Pour un commerçant centrafricain au marché PK12     , les cris actuels du pouvoir est comme « Ce des derniers soubresauts d’une poule égorgée. On n’a pas besoin de la rattraper car l’eau chaude l’attend pour être déplumé ».

 

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Bras de fer au sommet de l’État, le ministre des Finances et du Budget Hervé Ndoba expulse le DG de la douane de la salle de conférence de son ministère

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Décidemment, au ministère des Finances et du Budget, c’est le bras de fer chaque jour. Chacun est sur ses nerfs. Le ministre Hervé Ndoba, chef de ce département, est sur la sellette. Il est depuis quelques jours remonté contre certains proches du chef de l’État qui tentent de semer le désordre au sein de son ministère. Le premier à subir la foudre du ministre Hervé Ndoba, c’est le directeur général de douane, Frédéric Inamo, cousin direct du chef de l’État.

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Les douaniers centrafricains. CopyrightDRKODAK Digital Still Camera

 

En effet, la semaine dernière, le directeur de la douane, monsieur Frédéric Inamo, avait convoqué une réunion avec certains hauts responsables de la douane dans la salle de conférence du ministère des Finances et du budget à Bangui. L’ordre du jour était axé principalement sur les allégations du détournement des fonds à la direction générale de la douane et droits indirects que certains hauts responsables sont pointés du doigt sur les réseaux sociaux. Mais lors de la réunion vendredi dernier, le ministre Hervé Ndoba, qui n’a pas été informé, était surpris de voir plusieurs personnes tenir une réunion dans la salle de conférence de son ministère. En demandant des informations, on lui a informé que ce sont les douaniers. Comme la salle de conférence de la direction générale de la douane est très petite, ils étaient obligés de venir au ministère des Finances organiser leur réunion dans la grande salle de conférence.

Chose étonnante, le ministre Hervé Ndoba, sans respect, sans courtoisie, est venu rentrer dans la salle et chasser le Directeur de la douane et ses collègues de la salle de conférence.

Et ce n’est pas tout! Le directeur général de la douane, avec ses collègues, était sorti sans rien dire pour aller se rassembler dehors devant la direction générale de la douane. Mais le ministre, depuis son bureau, les a observés et pique une colère noire. Il  ordonne à son chauffeur d’aller leur dire de quitter rapidement le lieu, sans quoi ils seront tous arrêtés par les forces de l’ordre.

Mais d’après nos informations, le ministre Hervé Ndoba n’a pas apprécié le travail des douaniers. Pour lui, la douane centrafricaine est bourrée des mafieux, des voleurs, des corrompus. Le problème actuel de trésorerie  qui touche le pays est en partie imputé à la douane centrafricaine.

« Le chef de l’État lui a donné du travail à faire, mais il n’a pas les moyens de le mettre en œuvre. Les douaniers ont tout volé. Si l’on vous met à sa place, comment vous allez réagir ? », déclare un cadre du ministère des Finances.

Mais pour le Premier ministre Félix MOLOUA, son ministre des finances Hervé Ndoba est « incompétent ».

Affaire à suivre…

 

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« le Président Touadera et son régime ont signé un pacte solide avec le diable, et   la Centrafrique ne doit rien espérer de ses dirigeants actuels  »

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 8 mai 2022, le CONGRÈS NATIONAL centrafricain POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT (CNCA-PDD), dirigé par Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI, tenait vivement à féliciter le peuple centrafricain  d’avoir développé un réflexe incroyable de survie en dépit des situations traumatisantes qu’il vit au quotidien. Dans sa déclaration, le CNCA-PDD affirme en outre que la République centrafricaine est politiquement et juridiquement morte à cause de ses dirigeants incompétents, ridicules et irresponsables.   

Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration du CNCA-PDD.

Ferdinand MBOKOTO-MADJI
Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

  

DÉCLARATION DU  CONGRÈS NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT (CNCA-PDD) CONCERNANT LA SITUATION ACTUELLE DE LA CENTRAFRIQUE OTAGE D’UN GROUPE DE MALFAITEURS

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes très chers compatriotes,

” servir la nation est un impératif incompressible.”

Cette philosophie nous interpelle et nous impose un engagement sans restriction et un dévouement total pour libérer notre mère Patrie.

Aujourd’hui, cette Patrie est politiquement et juridiquement morte.

Le pays à perdu sa souveraineté à cause d’un régime incompétent, ridicule et irresponsable.

Un petit cercle de despotes meurtriers a pris le pays en otage. À celà s’ajoute la vassalisation de notre pays par les assassins du tristement célèbre groupe démoniaque russe Wagner.

Le président Touadera et ses associés sont l’archétype et le modèle des dirigeants qui vivent dans un autre siècle. Ils utilisent des méthodes empiriques et révolues pour gouverner et résoudre des problèmes du présent. Ils vivent dans un monde parallèle et sont dans une bulle.

Afin de conserver un pouvoir hasardement acquis à cause de la maladresse et le mauvais jugement d’une partie de la communauté internationale, le régime de Touadera a ouvert totalement la porte de notre pays aux appétits étrangers pour les laisser piller et détruire.

La destruction de la Centrafrique est totale et le chaos est général.

Le peuple vit dans l’incertitude complète et permanente, perdant tout espoir.

La pauvreté déjà héréditaire est légalisée dans ce pays.

Ces autocrates et cyniques qui par hasard de l’histoire dirigent le pays,ont fondé leur régime sur le culte du leader et le déni total de la démocratie.

La morale et les valeurs intrinsèques font cruellement défaut dans leur camp.

Un tribalisme virulent, un népotisme accentué et un favoritisme accéléré ont fait leurs nids aux sein des institutions qui sont le reflet du pays les rendant monocolore et abusif.

Le gouvernement est rempli de Ministres ternes en bilan et des Ministres conseillers griots ou stagiaires.

Moins d’être exemplaires car des arrivistes, ces Ministres, hauts dignitaires du régime et certains gradés des forces de défense et de sécurité sont tous devenus comme leurs maîtres Russes et Rwandais, des pillards.

Les écluses de la morale ont rompu et la tendance dans ce milieu est ; qui aura le plus grand nombre de villas et de comptes bancaires garnis.

Durant les six années de régime machiavélique de Touadera, les tourments de l’enfer se sont déversés sur nos compatriotes avec des milliers d’assassinats et ceci à cause de la médiocrité et l’indifférence absolue de ces minables dirigeants.

Le peuple n’a cessé un seul instant de gémir car livré à lui-même et n’a que sa détermination pour résister à la dictature de Touadera le dernier Romanov.

En dépit des situations traumatisantes qu’il vit au quotidien, le peuple centrafricain a développé un réflexe incroyable de survie.

C’est pourquoi nous voulons ici le féliciter.

 

Très chers compatriotes,

Comme nous l’avons souligné dans nos précédentes communications, le Président Touadera et son régime ont signé un pacte solide avec le diable. Et à cause de cette alliance formidable avec le groupe terroriste Wagner ; chacun de nous doit comprendre que la Centrafrique ne doit rien espérer de ce régime.

Pour preuves, nous citerons quelques faits qui témoignent de la descente aux enfers de notre pays mené par des handicapés mentaux qui président à sa destinée actuellement :

✓ Une tentative risquée de modification de notre Constitution. Sur ce point, le CNCA-PDD les met pour la troisième fois en garde. Faîtes vos saletés ailleurs mais pas avec notre Constitution car ce sont aussi des hommes qui sont à la tête des différentes formations politiques de notre pays.

✓ Les récents massacres de masse dans l’arrière pays par les Wagner, certains éléments aveugles et fanatiques des forces de défense et de sécurité ainsi que plusieurs groupes Anti-Balaka armés et financés par Touadera et les pontes du MCU.

Le CNCA-PDD est en train de réunir les preuves pouvant permettre l’inculpation prochaine des auteurs et donneurs d’ordres.

✓ L’interdiction par les autorités et les Russes des artisans miniers de se rendre dans les chantiers.

✓ La faillite des caisses de l’État suffisamment expliquées par le Ministre des finances. Les bailleurs de fonds traditionnels de la Centrafrique ne sont pas prêts pour financer les Wagner et le corps expéditionnaire rwandais bourreaux du peuple.

✓ L’interdiction justifiée des autorités camerounaises des exportations des produits de premières nécessités à destination de notre pays.

✓ L’escroquerie avec la mise en place de l’utilisation dans notre pays du bitcoin et des crypto-monnaies.

En effet, alors que la situation sécuritaire se fragilisé davantage et que la famine et la pauvreté accablent plus de 70 pour cent de la population, le régime fourbe et insensé vient d’ajouter à ces maux, une autre tumeur.

Conseiller par des situationnistes, le Chef de l’État instaure avec la complicité de certains minables à l’Assemblée Nationale, une monnaie virtuelle dont il ne connaît nullement le fonctionnement.

Cet acte irréfléchi d’un dirigeant inconscient et amateur est condamné non seulement par des élites centrafricains experts de le domaine des finances mais aussi par le Fond Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM), la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et les principaux pourvoyeurs de fonds à destination de notre pays.

 

Mes très chers compatriotes,

Face à l’effondrement total du tissu social et au chaos généralisé qui règne dans le pays ;

Face à la souffrance endémique du peuple ;

Face à l’injustice, à l’oppression, à la dictature, à l’arrogance des oppresseurs et des occupants, à la légalisation de l’arbitraire et à l’impunité qui sévit ;

Face à la main mise et aux actions néfastes des forces maléfiques russo-rwandaises sur notre pays ;

Face au profond désespoir de tout un peuple ;

Eu égard à la gravité de la situation ;

Le CNCA-PDD invite tous les centrafricaines et centrafricains à un engagement personnel et particulier pour la libération finale et définitive de notre pays des barbaries, destructions et pillages de Touadera et ses complices Wagner et rwandais.

Exhorte les Partis politiques à mettre leurs troupes en ordre de bataille, les syndicats, les organisations de la société civile non corrompues et tous les citoyens aspirant à une vie décente et à une justice crédible ; à une mobilisation générale pour la préservation de la souveraineté populaire et la défense des droits et libertés.

Demande à tous les adhérents et sympathisants du Parti État de jeter l’éponge en abandonnant le navire MCU qui, en haute mer, est en train de couler. Le faire maintenant c’est faire l’économie du temps et vous aurez l’indulgence du peuple souverain de la Centrafrique. Mais si vous résistez alors, vous n’aurez que vos yeux pour pleurer. D’ailleurs les portes du CNCA-PDD et celles des autres Partis politiques de l’opposition démocratique sont ouvertes pour vous accueillir.

En somme, compte tenu de la situation chaotique du pays, le président Touadera dispose de beaucoup d’espace politique pour faire marche arrière et se retirer. Mais otage des Wagner, des rwandais et des requins, il ne peut rien.

De toute évidence, le peuple est prêt et décidé à l’aider à partir de la plus belle manière.

Que Dieu libère notre pays du joug des monstres qui l’ont pris en otage.

 

 

Fait à Bangui,le 08 mai 2022

 

Le Fondateur et Président National du CNCA-PDD

 

 

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

Joseph Bendounga, un opposant historique aux régimes de Bangui. Retour sur quelques faits marquants de ses années de luttes politiques aux côtés des Centrafricains.

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Rédigé par Joël Bandiba

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Et si on parlait de Joseph Bendounga ? Il est l’opposant Centrafricain, que les Magistrats et Conseillers des Cours et Tribunaux de Centrafrique, connaissent parfaitement. Et pour cause, toutes ses revendications politiques finissent toujours devant un Juge. De Ange-Felix Patassé à Faustin-Archange Touadéra, en passant par François Bozizé et Catherine Samba-Panza, tous ces présidents Centrafricains ont déjà reçu de sa part, une lettre de démission ou une citation à comparaître devant la Justice pour « haute trahison ».

Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Joseph Bendounga, est l’un des premiers soutiens du Président Faustin-Archange Touadéra mais ce mariage, n’a pas fait long feu. Le 7 janvier 2019, il lance dans une lettre, un ultimatum de 3 mois au Président Centrafricain afin de changer sa politique sinon, ils vont se retrouver devant le Juge. Le 8 septembre 2020, Joseph Bendounga joint l’acte à la parole et Faustin-Archange Touadéra, reçoit une citation à comparaitre devant la Cour. Le Président du MDREC, reproche au Président Centrafricain et trois (3) autres coaccusés (François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza), d’être à l’origine de la « souffrance du peuple Centrafricain ».

Quelques mois plus tard en Août 2021, Joseph Bendounga revient devant la Cour Constitutionnelle. Il demande, l’annulation du décret du 03 juin 2021 portant nomination des membres du gouvernement en Centrafrique. Dans cette nomination, il accuse aussi Faustin-Archange Touadéra de violation flagrante des dispositions de la Constitution de mars 2016 et, de la loi qui institue la parité entre les hommes et les femmes. En 2017 déjà, il a été débouté de sa demande en annulation devant la même Cour, du décret nommant certains membres des groupes armés au sein du gouvernement en Centrafrique.

 

Mais qui est réellement Joseph Bendounga ?

 

Il né vers 1950 en Centrafrique. Joseph Bendounga, est l’un des membres expérimentés de l’opposition Centrafricaine. Dans les hautes sphères du pouvoir, il est reconnu comme étant constamment à contre-courant. Mais Joseph Bendounga, se définit comme un « Démocrate » qui se range toujours du côté des faibles. De 1997 au 18 Février 2000, il a été Maire de la ville de Bangui. En janvier 2013, il sera nommé vice-ministre du Développement rural et de l’agriculture, sous l’administration Bozizé. Cette nomination, a été un pain bénit pour François Bozizé qui n’arrivait pas, à gérer cet opposant imprévisible et provocateur. Joseph Bendounga, va garder ce poste jusqu’à l’arrivée de Michel Djotodia au pouvoir le 24 mars 2013. Il sera limogé le 15 décembre 2013 car il brisait sans cesse, l’obligation de réserve en critiquant ouvertement son patron Michel Djotodia.

Si Joseph Bendounga est l’un des opposants les plus expérimentés, il est aussi, celui qui a connu plusieurs arrestations et des séjours en prison à cause de la liberté d’expression de manifestation en Centrafrique. Par exemple le 10 mai 2018, il est arrêté lors d’une marche pacifique à Bangui. Il a été libéré le même jour et reconduit chez lui, par la Police. Il avait manifesté, pour exiger la levée de l’embargo sur les armes en Centrafrique et, l’occupation du territoire Centrafricain à 75% par les groupes armés. Le 15 juin 2019, il est arrêté suite à l’organisation d’un meeting interdit à Bangui. Il sera libéré le 19 juin 2019 par le Tribunal.

Mais le plus grand coup encaissé par Joseph Bendounga à cause de la liberté, reste son expulsion du Palais de la Renaissance le 19 octobre 2010. Ce jour, lors d’une rencontre politique retransmise en direct à la Radio, l’ancien Président François Bozizé va ordonner son expulsion par les éléments de sa garde. Cette expulsion très musclée, va se solder par des coups et blessures. Et trois (3) mois plus tard, François Bozizé se justice en ces termes : « Je n’accepte pas que l’on manque de respect au chef de l’État, a fortiori lors d’une réunion publique, télévisée en direct, devant les diplomates et tous les corps de l’État. J’ai simplement demandé qu’on l’évacue de la salle ».

Depuis le lundi, 19 avril 2021, les années de luttes politiques de Joseph Bendounga, sont couronnées par une autre victoire et une autre trajectoire. Ce jour, il est déclaré par la Cour Constitutionnelle, député dans la circonscription électorale de Bimbo 3, dans l’Ombella-Mpoko. Au sein de l’Assemblée Nationale, il continue de faire porter sa voix. Sa derrière sortie, concerne l’adoption de la loi sur la cryptomonnaie en Centrafrique.

 

Selon certaines indiscrétions, Joseph Bendounga s’apprêterait à retourner devant la Cour Constitutionnelle.

Auteur :

Joël Bandiba

Photo : Centrafrique-Presse.com / 28 décembre 2013

Sources :

www.jeuneafrique;com / François Bozizé : « Les Centrafricains ne rendront jamais le pouvoir à ceux qui les ont mis à genoux » Interview – 21 janvier 2011

ISS/ David L Smith / La course à la présidentielle en République centrafricaine / Septembre 2014

www.france24.com / Centrafrique : Le président Michel Djotodia limoge trois ministres / 16 décembre 2013

www.radiondekeluka.org : Centrafrique : Justice : La Cour Constitutionnelle déboute Joseph Bendounga de sa requête / 4 Avril 2019

 

Centrafrique : les mercenaires russes à nouveau accusés des exactions sur les civils dans le Nord-ouest

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Rédigé par Gervais Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une dizaine des civils arrêtés, des motos emportées, des greniers incendiés, des habitations brûlées, et des boutiques pillées, les Mercenaires russes de la société Wagner sont à nouveau accusés des exactions sur la population civile dans le nord-ouest de la République centrafricaine.

Les mercenaires russes de la société Wagner qui font avec leurs camions de troupes
Une patrouille des mercenaires russes

 

Selon des sources locales, les faits se sont produits mercredi 4 mai 2022 dans le village  Bata, une localité située à 60 kilomètres de Bouar en allant vers Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé. Selon les témoignages, les mercenaires russes de la société Wagner, appuyés par des soldats FACA et des gendarmes, lourdement armés, ont fait irruption dans ledit village. On ignore les raisons de leur incursion dans cette petite localité de l’Ouham-Péndé, mais celle-ci tourne vite à des exactions sur les civils, à l’incendie des nombreuses habitations, à la destruction des greniers et au pillage des boutiques.

« les mercenaires russes et les soldats FACA sont arrivés entre 12 et 14 heures.  Leur présence panique la population du village. Sans poser des questions, ils ont commencé à faire des tirs partout et interpeller des gens, pour la plupart des femmes,  mais également incendier des maisons, piller et vandaliser des boutiques, saccager et détruire des greniers », témoigne un habitant en fuite vers Bouar.

Pour leur, les personnes interpellées sont transférées à la brigade de la gendarmerie de Bouar. On ignore si une demande de rançon sera faite à leurs parents.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Naissance de Plateformes éducatives : Une nébuleuse

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Rédigé par Albert Gomis

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 9 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Que les autorités du pays soient averties avant qu’il ne soit tard. Rassurez-vous, on fait constater la naissance de certaines plateformes dont leur objectif est de faciliter la vie des individus et ouvrir le monde des possibles à des millions d’Africains. Que de la magouille !

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L’éducation est un puissant facteur de changement. Elle améliore la santé et les moyens de subsistance, contribue à la stabilité sociale et stimule la croissance économique à long terme. Elle est aussi essentielle à la réalisation de chacun des 17 objectifs de développement durable. Un facteur clé qui permet, notamment de transmettre les principes communs aux nouvelles générations,  de conserver et de perpétuer les valeurs de toute une société. Malheureusement, d’autres s’en profitent pour faire leur sale besogne en créant une plateforme, renseigne notre source. Nos informations formelles informent que certaines plateformes ont vu le jour pour créer, dit-on, un lien entre les individus, basée sur le partage et l’échange des connaissances. Alors que, derrière, ce sont des initiatives qui n’ont aucune compétence avérée, ni expertise dans le domaine du système éducatif. Notre source nous révèle que le ministère de l’économie numérique vérifie certaines plateformes numériques en refusant même de leur accorder une audience. Parce que, ce département joue la carte de la prudence, en se renseignant davantage sur les initiateurs de certains initiateurs des nouvelles plateformes éducatives. En tout état de cause, on doit respecter le système éducatif. L’éducation est le socle du développement. Elle est le moteur, la garantie du développement humain et la transformation intégrale d’une société donnée.

 

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Centrafrique: La Banque mondiale exige des justifications avant l’appui budgétaire

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En Centrafrique, le représentant de la Banque mondiale à Bangui est monté au créneau pour éclairer l’opinion publique suite aux propos du ministre des Finances centrafricain sur l’appui budgétaire. En effet, l’officiel de l’institution financière fait savoir que la validation des appuis budgétaires doit suivre certains critères définis. Il cite notamment les réformes de gouvernance et la transparence budgétaire.

Pour le représentant de la Banque mondiale à Bangui, le problème se situe au niveau de certaines dépenses au niveau de la sécurité qui ne sont pas inscrites dans le budget. « Le problème est sur cette visibilité dans les dépenses de l’État. Dans le secteur de la sécurité, il y a des dépenses qu’on ne retrouve pas dans le budget. Et c’est là vraiment où l’on a posé des questions au gouvernement et l’on attend la réponse du gouvernement. », a justifié Han Fraeters, le représentant de la Banque mondiale à Bangui.

La Banque mondiale toujours engagée

« Le gouvernement a le choix de travailler avec nous pour l’appui budgétaire. Nous conseillons le gouvernement de le faire. Notre engagement envers l’appui budgétaire reste intact et nous voulons travailler vers cela. », a poursuivi le représentant de la Banque Mondiale dans le pays. Même si l’interrogation n’est directe, les préoccupations de l’institution financières font référence à la question relative au financement des paramilitaires russes Wagner.

Le front républicain, un bras politique de la milice REQUIN, outil de répression du régime, dirigé par le sulfureux Héritier Doneng, menace

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FRONT REPUBLICAIN

 

Communiqué de presse large diffusion

 

Le Front Républicain, par la présente, informe ses points focaux des 10 arrondissements de Bangui, à mobiliser leurs bases par quartier en vue des grandes veillées d’armes prévues les 7, 8 et 9 mai 2022 afin de déceler et dénoncer aux forces de l’ordre, les ennemis de la République, ayant pris l’initiative de faire des sommations de casseroles dans nos dèmes pour semer des troubles à l’ordre public et perturber les révisions des cours des enfants en période des examens.

Pour ce faire, une équipe de supervision passera par quartier afin de ravitailler chaque unité en matériel nécessaire.

 

Fait à Bangui, le 07 mai 2022

Le Président

Héritier Doneng

 

Centrafrique : la plateforme Galaxy du sulfureux Kossimatchi menace à nouveau de s’en prendre à l’Europe et la France

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Blaise Didacien Kossimatchi lors de son interview avec les journalistes. Photo CNC

 

 

PLATE FORME DE LA GALAXIE NATIONALE CENTRAFRICAINE

« LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS »

 

APPEL A LA MOBILISATION GENERALE

 

Centrafricaines, Centrafricains, Très chers compatriotes ;

Une frange de la société civile manipulée par la communauté internationale ainsi que certains hommes politiques à la solde de l’Hexagone projettent l’organisation des troubles à l’ordre public à savoir un concert de casseroles etc. … Dans toute la ville de Bangui. Cette nébuleuse a eu l’appui financier de l’Union Européenne pour déstabiliser le régime suite à l’adoption et à la promulgation de la loi sur la Crypto monnaie, la présence Russe en Centrafrique et le refus de l’Aide budgétaire accordée par les Institutions de Bretton woods à la République Centrafricaine.

Face à cette menace déstabilisatrice, une Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée ce vendredi 06 Mai 2022, de 14 heures 00 à 17Heures 15minutes et décide ce qui suit :

  1. Mise en garde la Communauté Internationale en particulier l’Union Européenne et surtout la France de MACRON qui sont derrière cette manœuvre subversive ;
  2. Organise des veillées d’armes dans les dix (10) arrondissements de Bangui et les cinq(05) Bimbo pour parer à toute éventualité.
  3. Projette une manifestation gigantesque dans les jours qui suivent devant les Ambassades et les sièges des institutions susmentionnées.
  4. Reserve le droit de faire des sévices corporels sur les fauteurs de troubles.
  5. Informe la justice sur les conséquences incalculables que courent ces derniers.
  6. Les Fauteurs de troubles appréhendés, identifiés et localisés par la base de la Galaxie Nationale seront traqués devant la Justice Centrafricaine.
  7. Exige le départ sans condition des troupes françaises (mercenaires) basées à l’Aéroport Bangui-M’poko dans un délai de dix(10) jours, faute de quoi à partir du 17 Mai 2022 des actions de grandes envergures seront envisagées à leur rencontre.

 

NB : les veillées d’armes commenceront du samedi 07 Mai 2022 à partir de 18 heures et prendront fin le Mardi 31 Mai 2022 à Minuit.

« La Patrie ou la Mort, Nous vaincrons ! »

 

Fait à Bangui, le 06 Mai 2022

Le Coordonnateur de la Plateforme de la Galaxie Nationale Centrafricaine.

Blaise Didacien KOSSIMATCHI

 

Le FMI lance un avertissement à la République centrafricaine concernant l’adoption du bitcoin (BTC)

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Rédigé par CISCOL

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 7 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le mois dernier, la République centrafricaine surprenait le monde en autorisant l’utilisation du bitcoin et des cryptomonnaies comme monnaie sur son territoire. Alors que le pays soutient que sa décision permettra de relancer son économie défaillante, le Fonds monétaire international (FMI) n’est pas de cet avis. Les responsables de l’institution viennent d’ailleurs de déclarer que cette décision présentait des risques importants pour l’intégrité économique de la région. Ils réaffirment ainsi une position déjà tenue après l’adoption du bitcoin comme monnaie légale au Salvador.

Le premier ministre Félix Moloua
Le premier ministre Félix Moloua

Les craintes du FMI

 

La République centrafricaine est régulièrement classée parmi les pays les plus pauvres en Afrique et même au monde. Les nombreuses années de troubles civils n’ont fait que dégrader davantage la situation économique du pays. Afin d’atténuer les effets de la guerre et de combattre l’instabilité financière, deux législateurs centrafricains ont élaboré un projet de loi visant à légaliser le bitcoin et d’autres formes de cryptomonnaies. Le ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications, ainsi que le ministre des Finances ont soutenu ce projet devant l’Assemblée nationale du pays.

Le 24 avril 2022, le projet de loi a été approuvé, comme l’a confirmé Changpeng Zhao, PDG de Binance. C’est un euphémisme que de dire que le FMI n’est point favorable à cette décision. L’institution a fait savoir au pays africain que l’intégration des cryptomonnaies à l’échelle nationale pourrait nuire à son système financier. Elle estime que l’adoption du bitcoin comme méthode de paiement en Centrafrique pourrait donner lieu à des problèmes importants. Ces derniers se présenteront notamment sous la forme de défis majeurs en matière de droit, de transparence et de politique économique.

 

Des avertissements déjà adressés au  Salvador

 

Si la République centrafricaine est devenue le premier pays d’Afrique a approuvé le bitcoin comme monnaie légale, il n’est que le deuxième au plan mondial. En effet, le Salvador a franchi le pas de l’adoption du bitcoin en septembre 2021 contre l’avis de la communauté internationale et notamment celui du FMI. Sous l’influence de son président, Nayib Bukele, le pays d’Amérique centrale a défini une politique de relance économique basée sur la cryptomonnaie. À l’époque, le FMI avait déjà critiqué ce choix en évoquant les mêmes raisons que celles avancées dans le cas de la Centrafrique.

Le FMI estime donc que la République centrafricaine n’est pas encore prête à relever les défis majeurs qu’implique sa décision d’utiliser le bitcoin comme monnaie légale sur son territoire. L’institution redoute d’ailleurs que ce choix finisse par nuire davantage à l’économie du pays plutôt que de l’aider à se relancer.

 

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Cryptomonnaie : lettre du gouverneur de la BEAC au ministre centrafricain des finances Hervé Ndoba

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Monsieur Hervé NDOBA

Ministre des Finances et du Budget,

Président en exercice du Comité Ministériel de L’UMAC

 

Objet :  Loi régissant la cryptomonnaie en République Centrafricaine.

 

Monsieur le Ministre,

J’ai été informé, en même temps que le grand public, de l’adoption par le  Parlement centrafricain de la loi mentionnée en objet et qui a été signée le 22 avril 2022 et promulguée par le Président de la République Centrafricaine.

J’ai l’honneur de vous saisir officiellement de cette question, en votre qualité  d’Autorité Monétaire Nationale au sens des règles de l’Union Monétaire de l’Afrique  Centrale (UMAC), mais aussi au titre de vos fonctions de Président en exercice tant du Conseil d’Administration de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) que du Comité Ministériel de I’UMAC, à l’effet de convoquer les réunions extraordinaires du Conseil d’Administration et du Comité Ministériel aux fins d’examiner les implications nombreuses de la loi en cause sur les Accords de coopération monétaire, la Convention régissant I’UMAC, les Statuts de la BEAC et plus globalement sur les ressorts et fondements de l’Union Monétaire établie dans le cadre de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

La Convention régissant I’UMAC dispose en effet, à son article 6, que « l’unité monétaire légale des États membres de l’Union est le Franc CFA ». Dans ces conditions, la loi centrafricaine régissant la cryptomonnaie a un impact négatif substantiel sur cette règle fondamentale de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, en ce qu’elle consacre la cryptomonnaie comme une monnaie officielle, destinée à dénouer les transactions entre tous agents économiques. Cette loi donne à penser qu’elle a pour objectif principal d’instaurer une monnaie centrafricaine échappant au contrôle de la BEAC, susceptible de concurrencer ou supplanter la monnaie légale en vigueur dans la CEMAC et de mettre en péril la stabilité monétaire.

Or, en application de l’article 3 de la Convention régissant l’UMAC, l’«Union Monétaire se caractérise par l’adoption d’une même unité monétaire dont l’émission BANQUE DES ÉTATS DE LAFRIQUE CENTRALE cl4s+

BANGUI République CENTRAFRICAINE est confiée à un Institut d’Emission commun, la Banque des états de l’Afrique Centrale, régi par des statuts propres qui font partie intégrante de la présente Convention ” et, suivant l’article 2l de cette même Convention, ” lg privilège exclusif de l’émission monétaire sur le territoire de chaque état membre de l’Union  Monétaire est confié à la Banque des états de l’Afrique Centrale (BEAC) “.

La consécration par l’état centrafricain sur son territoire d’une monnaie officielle autre que celle ayant cours légal dans la CEMAC, est problématique au regard des dispositions communautaires applicables en matière de régime de L’émission monétaire et de politique monétaire.

Comme vous le savez, l’article 5 de la Convention régissant I’UMAC précise que les États membres, dont la RCA, s’engagent à apporter leur concours à I’UMAC afin d’assurer le plein respect des dispositions de la Convention et des textes pris pour son application, en ce qui concerne entre autres les règles génératrices de l’émission monétaire, la libre circulation des signes monétaires et la liberté des transferts entre les États membres ou les mesures d’harmonisation des législations monétaire, bancaire et financière.

La teneur de la loi régissant la cryptomonnaie adoptée en République Centrafricaine peut s’analyser comme une remise en cause des accords de coopération monétaire en vigueur Afrique Centrale. Je souligne en ce sens qu’à l’article 10 de la loi, il est prévu que « tout agent économique est tenu d’accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu’elles sont proposées pour l’achat et la vente d’un bien ou service “. Cette disposition, dont la violation est sanctionnée pénalement suivant l’article 19 de la loi, consacre sans ambiguïté le cours légal et le pouvoir libératoire de la cryptomonnaie en République Centrafricaine, sans considération des attributions et prérogatives de la BEAC, résultant des accords de coopération monétaire. Il y a également lieu de relever que la convertibilité automatique et instantanée des cryptomonnaies dans la monnaie utilisée en République Centrafricaine, et donc en Franc CFA implicitement, énoncée à l’article 1  de la loi, impose une obligation à l’Institut d’Emission commun, ayant sa source dans une disposition nationale non conforme au cadre normatif communautaire régissant la BEAC.

Je tiens à préciser que l’Union Monétaire en vigueur dans la CEMAC résulte d’accords internationaux et communautaires régulièrement ratifiés, qui ont vocation à primer sur toute loi nationale ou disposition d’ordre interne contraire.

La présente correspondance vous est adressée pour vous sensibiliser sur les sérieux enjeux liés à la délicate situation établie par la loi centrafricaine consacrant la cryptomonnaie comme monnaie officielle, et vous inviter en conséquence, suite à la demande en ce sens de vos collègues membres de I’UMAC, à convoquer des réunions extraordinaires du Conseil d’Administration et du Comité Ministériel de l’UMAC, respectivement les 5 et 6 mai 2022, en vue d’examiner les implications de la loi en cause et d’arrêter collectivement les orientations nécessaires au rétablissement du respect strict des règles de l’Union Monétaire en vigueur.

Dans cette perspective, je fais tenir copie de la présente correspondance aux autres ministres en chargé des Finances des États membres de l’Union Monétaire.

Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Ministre, l’expression de ma parfaite considération.

 

Centrafrique : plus de 60% de la population a besoin d’une aide humanitaire (ONU)

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Texte par: Agence Anadolu
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En République centrafricaine, « plus de 60% de la population (soit 3 millions de personnes) a déjà besoin d’une aide humanitaire », a alerté jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

« La crise risque de s’aggraver dans les mois à venir en raison de la crise en Ukraine », a précisé la même source soulignant qu’en Centrafrique le prix du blé a augmenté de 36% au cours des deux dernières semaines « et pourrait augmenter davantage de 30% d’ici août ».

Durant la période d’avril à août 2022, correspondant à la période de soudure dans la plupart des zones agro-climatiques du pays, OCHA a estimé qu’au total 2,2 millions (45% de la population totale analysée font face à une insécurité alimentaire (IA) aiguë élevée.

Selon l’ONU, ces chiffres restent parmi les plus élevés que la rca ait connus confirmant ainsi la persistance d’une forte prévalence de l’insécurité alimentaire aiguë.

« Il est urgent d’intensifier la réponse humanitaire » a conclu l’OCHA relevant toutefois que le Plan de réponse humanitaire 2022 n’était financé qu’à 20 % des 461 millions de dollars américains à mobiliser.

En Centrafrique, la population est exposée en permanence aux violences perpétrées commis par toutes les parties impliquées dans le conflit et contrainte à se déplacer.

En mars 2022, la reprise du contrôle de la plupart des centres urbains de province par le gouvernement a favorisé le retour d’environ 632 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays selon le dernier rapport du HCR publié en avril dernier.

Faillite de l’État : le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba, aurait reçu des menaces

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6

mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba, après avoir jugé très alarmant l’état des finances publiques, et annonce en même temps des coupes de 40 à 60% dans le budget de certains ministères, aurait reçu des menaces non seulement de la part du Premier ministre, mais également de certains hauts cadres du mouvement des cœurs unis, parti au pouvoir.

rca-le-projet-de-loi-des-finances-2022-a-ete-adopte-par-lassemble-nationale/le-ministre-des-finance-herve-doba/” rel=”attachment wp-att-52615″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre des finance Hervé Doba

 

 

Selon des informations recueillies, le Premier ministre Félix MOLOUA et certains hauts cadres du MCU auraient reproché au ministre Hervé Ndoba d’avoir très mal choisi le moment pour faire sa déclaration. Ils auraient même qualifié le ministre des Finances comme un proche de Paris, c’est-à-dire de la France.

Selon les détracteurs du ministre Hervé Ndoba, celui-ci aurait ouvert la boîte à pandore aux forces exogènes  pour la déstabilisation de la rca par les ennemis. Le premier ministre l’aurait qualifié d’incompétents suite à ses déclarations en rapport avec leur déplacement à New York. Il serait inquiété.

« En faisant preuve de légèreté, Ndoba vient de se mettre hors jeu », précise un membre influent du pouvoir.

Pour de nombreux Centrafricains, ceci n’est pas une surprise, car les Centrafricains connaissent très bien la moralité de ceux qui gouvernent leur pays :

« Nous connaissons la moralité des princes qui nous gouvernent. Ils cachent leur médiocrité derrière le mensonge pour tromper le peuple. Ce ministre a dit la vérité qui n’est du goût des dignitaires du régime. Ils seront toujours rattrapés par la réalité de la politique et bientôt le peuple va comprendre. Observons le sens du vent et l’on comprendra le climat. »,réagit un enseignant au lycée des martyrs de Bangui.

Or, dans le milieu diplomatique, nombreux sont ceux qui pensent qu’Il n’y a pas de visibilité dans la gestion de l’appui budgétaire au pays.

« Nous avons posé de questions au gouvernement sur le sujet, mais la réponse ne vient pas», déclare un diplomate européen qui a ajouté que l’amateurisme a atteint son sommet dans la gestion des choses publiques. « Place maintenant aux conséquences! ».

Il y’a lieu de rappeler que  le mercredi 4 mai dernier, lors d’une réunion de son cabinet, le ministre des finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba, avait annoncé que la situation s’annonce très difficile pour la trésorerie de l’État. Il évoque également que la situation est alarmante. Mais pour de nombreux observateurs, cette déclaration n’est moins ni plus une déclaration de faillite de l’État.

 

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Sommée de quitter le territoire français, la nièce du Président Touadera, également épouse de l’honorable Évariste Ngamana, est nommée Conseiller consulaire

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Vie privée, vie publique: en République centrafricaine, les autorités abolissent la frontière ». C’est un véritable « Népotisme républicain », selon un leader de l’opposition centrafricaine. L’épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale, madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, qui est également la nièce du chef de l’État Faustin Archange Touadera, vient d’être nommée Conseiller consulaire et social auprès de la Mission diplomatique de la République centrafricaine auprès du Royaume de Belgique, avec résidence à Bruxelles. Or, la dame, en séjour irrégulier en France, a été sommée de quitter le territoire français quelques jours plutôt par les autorités françaises. Quelle stratégie, quel népotisme au sommet de l’État  ? Et ce n’est pas la première fois.

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Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Si ce n’est pas la première fois que des conjoints, des fils, des filles deviennent des collaborateurs de personnalités politiques en Centrafrique », sous le régime de Touadera, cela devient par contre une règle. Les choix de nomination à un poste ministériels ou diplomatique se fait qu’au nom de la seule appartenance familiale ». Comme disait l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane, c’est le sexe qui intéresse en premier les autorités du pays.

Dans le cas de madame GAMANA Laure Edith Martin, née MANDAZOU FOLONDOCO, le chef de l’État pense avoir la meilleure stratégie pour  la maintenir en Europe, et faire un doigt d’honneur à la France. Or, selon certains diplomates, elle a l’obligation de rentrer au pays, obtenir un nouveau visa avant de revenir en Europe. C’est à ce nouveau que cela pourrait se coincer.

D’ailleurs, Touadera n’est pas à sa première manœuvre. Il l’a fait déjà pour son frère Flavien Mbata, ancien ministre de la Justice. Celui-ci avait été autorisé en France pour des raisons médicales, mais l’homme n’a pas voulu rentrer au pays après sa guérison. Sans titres de séjour légal, il avait été sommé par les autorités françaises de quitter le territoire français. Mais le Président Faustin Archange Touadera, dans sa manœuvre, l’a nommé en février dernier ambassadeur en France, mais sa demande d’agrément est toujours à l’étude.

Selon monsieur Justin Guéret, un sociologue centrafricain, « avec le Président Faustin Archange Touadera, le pouvoir est désormais partagé avec les membres de la tribu, du clan, de la famille. Il a fait fi de toute considération morale à ce jeu, mais cela ne plaît pas à tout le monde ».

». D’après lui, on trouve désormais un bon nombre de maîtresses des ministres, des conseillers du chef de l’État dans les cabinets ministériels.

« Le problème? C’est qu’il est plus dur de contrarier la femme,  la maîtresse  du ministre ».

Avec Touadera, les deniers « publics » sont dépensés pour donner des salaires à une personne en fonction de critères sexuels.

 

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« Fonds Européen de Développement » : un député européen appelle  la commission à la vigilance sur des projets de l’UE en République centrafricaine

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « Lors de la présentation du rapport sur le Fonds européen de Développement, le député européen Younous OMARJEE a appelé la commission à la vigilance sur des projets de l’UE en RCA qui risquent de financer indirectement les milices Wagner qui exercent une influence sur les FACA ».

Le ministre de l'économie, du plan et de la coopération, Félix Moloua et la Directrice pour l'Afrique centrale et australe de la commission Européenne, Francesca Di Mauro après la signature de la convention le 15 novembre 2019. Crédit photo: Jefferson Cyrille Yapende / CNC
Le premier ministre Félix Moloua et la Directrice pour l’Afrique centrale et australe de la commission Européenne, Francesca Di Mauro après la signature de la convention le 15 novembre 2019. Crédit photo: CNC / CNC

 

Tentative de relance des appuis budgétaires européens

 

Selon le journal Afrique intelligence, en mars dernier, une délégation de l’Union européenne était à Bangui afin de discuter avec les autorités centrafricaines des modalités permettant à nouveau le versement de l’appui budgétaire, évalué à 30 millions d’euros. Ce dernier avait été gelé en fin d’année dernière, sous pression de Paris, à cause de la collaboration entre les autorités et le groupe de sécurité privée Wagner. L’Union européenne devrait prendre sa décision d’ici au mois de mai. Mais au parlement européen, des voix s’élèvent de plus en plus pour mettre en garde la commission sur un possible financement indirect de la société de mercenariat russe Wagner par les autorités centrafricaines. C’est le cas du député européen Younous OMARJEE qui a appelé, Lors de la présentation du rapport sur le Fonds européen de Développement,  la commission à la vigilance sur des projets de l’UE en RCA qui risquent de financer indirectement les milices Wagner qui exercent une influence sur les forces armées centrafricaines (FACA). ».

 

 

Mise en garde d’un député européen

 

Younous OMARJEE : « J’invite à présent la Commission européenne à redoubler partout de vigilance, et à inclure aujourd’hui pour tous les pays des clauses liées aux conditions de travail  pour tous les projets qu’elle finance. Et la vigilance doit être également de mise pour tous les projets en République centrafricaine. Et pour les projets européens  qui risquent de financer indirectement les milices Wagner, dont nous le savons, exercent une influence considérable  sur l’armée de ce pays ».

 

Acculé financièrement, l’État centrafricain est à la recherche de financement. Lors du sommet Europe-Afrique le 17 février, le président centrafricain Faustin Archange Touadera avait tenté, sans succès, de décrocher un tête-à-tête avec Emmanuel Macron pour discuter du rétablissement de l’appui budgétaire français (10 millions d’euros), gelé depuis deux ans.

La Centrafrique est également le seul pays de la zone franche d’Afrique centrale à ne pas bénéficier d’une facilité élargie de crédit de la part du Fonds monétaire international (FMI), là encore sous pression de la France. Le FMI a préféré y substituer un programme de référence de moindre ampleur. Les autorités centrafricaines espèrent le décaissement d’une aide d’ici au deuxième trimestre.

Justement, le ministre des Finances et du Budget,  monsieur Hervé Ndoba, lors d’une réunion de son cabinet mardi, a annoncé à ses collaborateurs que la situation de la trésorerie de l’État s’annonce très préoccupante. Cela veut dire en langage facile qu’il n’y a pas d’argent et qu’il n’y en aura pas dans un avenir proche. Ceci dit, cette déclaration du ministre des Finances, de par l’analyse des observateurs, n’est pas autre chose qu’une déclaration de banqueroute de l’État centrafricain. Pour les Centrafricains, il est plus que nécessaire que l’État arrête de verser chaque mois des sommes importantes à la société de mercenariat russe Wagner.

Mais pour le porte-parole du gouvernement, Ghislain Serge Djorie: “la situation n’inquiète personne, c’est un chemin vers l’indépendance, la RCA va recourir à l’agriculture”.

 

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Centrafrique : la COSIPAC annonce un concert de casserole contre la politique du Président Touadera

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, la flambée des prix des produits alimentaires sur les marchés inquiète, et cela devient de plus en plus inquiétant encore lorsque le Cameroun a décidé d’interdire l’exportation de certains de ses produits de grande consommation. La crise d’hydrocarbure se précise également, et le gouvernement  n’a pas cherché à tirer les cartouches à sa disposition pour tenter de contenir  la flambée des prix des produits de grande consommation.  Face à ce que les observateurs appellent la faillite de l’État, la COSCIPAC (coordination des organisations de la société civile  pour la paix en Centrafrique)  a décidé d’organiser dans le pays d’ici le week-end prochain un concert de casserole.   

Les piétons dans une rue du Centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 15 février 2020. Photo CNC / Mickael Kossi.
Rondpoint du centre-ville de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Alors que la guerre en Ukraine vient à peine de commencer, et le Président français Emmanuel Macron avait proposé à Bruxelles un plan d’urgence pour la sécurité alimentaire mondiale, nombreux sont ceux qui  craignent que l’Afrique subisse de plein fouet cette guerre en Ukraine. Selon de nombreux observateurs, la guerre en Ukraine provoque à la fois un choc inflationniste, mais aussi une raréfaction des céréales et des engrais. Comme le reste du monde, la République centrafricaine est confrontée  à une tendance inflationniste.  Face à la grogne  de la population, le gouvernement centrafricain semble s’occuper d’autres choses : la perspective d’une crise financière grave.  Il n’a pas osé prendre des mesures  pour tenter de contenir ses effets, bien au contraire, il a augmenté fortement les prix de certains produits, et la situation devient de plus en plus insoutenable pour les Centrafricains.

Outre la situation socio – économique préoccupante, le pays s’est confronté depuis plusieurs mois à de graves exactions des Mercenaires russes de la société Wagner sur les civils, poussant le HRW et l’ONU à dénoncer ce qu’ils appellent des crimes contre l’humanité et crime de guerre insoutenables. Du côté du gouvernement, c’est le silence total.

Face à cette situation, la coordination des organisations de la société civile  pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) a décidé de lancer un concert de casserole sur toute l’étendue du territoire centrafricain pour dire non à la dictature du Président Touadera, mais également contre la vie chère à compter du  samedi 7 mai 2022, et ce, durant 48 heures, c’est-à-dire tout le week-end  à partir des 18 heures.

Selon la COSCIPAC, ce concert de casserole est aussi une manière pour les Centrafricains d’exprimer leur mécontentement vis-à-vis de la politique menée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son gouvernement.

 

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Bitcoin en Centrafrique : le gouverneur de la BEAC contre-attaque

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Rédigé par Jeune Afrique

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – À la demande des pays de la CEMAC, révoltés par l’adoption d’une loi sur la cryptomonnaie par Bangui, Abbas Mahamat Tolli a écrit au ministre centrafricain des Finances pour le mettre sous pression.

Hervé Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget, et Abbas Mahamat Tolli, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

 

Abbas Mahamat Tolli est embarrassé face au silence de Bangui. Ayant appris par voie de presse que la Centrafrique avait adopté et promulgué, le 22 avril, une loi sur la cryptomonnaie, alors qu’il séjournait à Washington pour participer aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a contre-attaqué le 29 avril. Le Tchadien a écrit à Hervé Ndoba, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, à la demande des pairs de ce dernier.

 

Ironie de la situation…

 

Dans ce courrier, le gouverneur lui demande de convoquer, pour les 5 et 6 mai, les sessions du conseil d’administration extraordinaire de la BEAC et du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac). L’objectif étant d’examiner les « implications » de la décision prise par Bangui d’adopter le bitcoin comme monnaie ayant cours légal.

Ironie de la situation, la présidence de ces deux instances est actuellement exercée par Hervé Ndoba, en vertu du principe de rotation. Tenir ces réunions extraordinaires reviendrait donc pour l’argentier centrafricain, qui devra fournir des explications, à se tirer une balle dans le pied. Car l’initiative unilatérale de Bangui, qui s’assimile à une volonté de sortir de la zone franc, a du mal à passer dans les autres capitales de la Cemac.

 

Selon des confidences recueillies par Jeune Afrique, trois des cinq autres pays (Tchad, Gabon, Congo, Guinée équatoriale et Cameroun) seraient du reste favorables à l’activation de l’article 35 du traité de l’Umac qui stipule que : « En cas de non-respect des engagements prévus à l’article 5 de la présente convention par un État membre, la conférence des chefs d’État peut constater, à l’unanimité des autres chefs d’État de l’union monétaire, le retrait de celui-ci. »

 

Hervé Ndoba n’a toujours pas répondu au banquier central, ce qui laisse planer une incertitude sur les dates de ces assises. Les autres ministres des Finances s’agacent : ils veulent rapidement trouver une issue à cette crise, la plus sérieuse qu’ait affrontée l’institution monétaire.

 

Perspective d’une crise financière, le porte-parole du gouvernement, Ghislain Serge Djorie déclare sur RFI que  “la situation n’inquiète personne, c’est un chemin vers l’indépendance, la RCA va recourir à l’agriculture”

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La perspective d’une crise financière de grande ampleur semble paniquer le régime du professeur Faustin Archange Touadera. Les langues se délient au gouvernement. On y trouve des propos décalés, contradictoires  et irresponsables de certains ministres. Tout porte à croire que ce petit monde ne vit pas sur le territoire national. C’est le cas du ministre de communication Ghislain Serge Djorie, porte-parole du gouvernement, et proche parent du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie
Le ministre de la communication et des médias , Serge Ghislain Djorie. Photo CNC

 

« Vous savez, nous sommes un État. Nous allons -nous concentrer sur la mobilisation des moyens domestiques. Et ça, c’est le devoir régalien  d’un État. Alors, nous sommes signataires des conventions avec FMI et Banque mondiale, sinon avec d’autres pays que vous et moi nous connaissons très bien.  Mais si ces pays, de façon unilatérale, ne veulent pas aider notre pays, quel est le problème. Il n’y a pas de problème. Nous, on n’en  fait pas de ça un problème d’État. Et ça, c’est salutaire. Je pense que c’est un chemin de l’indépendance que vous êtres en train de nous apprendre. Ça, ça n’inquiète personne. Aucun centrafricain n’est inquiet par rapport à ça. Alors, quelle est l’inquiétude ? Aucune inquiétude au monde, parce que nous continuons de planté, nous avons toujours l’élevage. Nous continuons toujours à nous soigner… », déclare le ministre Ghislain Serge Djorie sur les antennes de la radio France internationale (RFI).

Alors, monsieur le ministre, porte-parole du gouvernement, si la question ne vous inquiète pas, au quartier, ça inquiète énormément les Centrafricains. Prétendre faire recours à l’agriculture pour aider les finances publiques en danger relève de l’ironie, de l’hypocrisie,  surtout quant on sait que l’investissement dans le secteur de production agricole est totalement nul depuis plus de 20 ans.

En République centrafricaine, les méthodes de financement ne sont guère utilisées en agriculture, alors que  les avantages qu’elles peuvent apporter à l’agriculture centrafricaine sont considérables. Notamment, l’intensification de l’innovation agricole, la formation et le renforcement des capacités des agriculteurs, la fourniture d’un environnement agricole infrastructurel fondé sur le développement, la mobilisation des finances, des marchés et de l’agriculture en faveur des pauvres, des régions rurales, des femmes et de jeunes par le biais d’une croissance inclusive. Pourtant, dans les projections de l’aide au développement faites par le Plan de relèvement et de Consolidation de la Paix (RCPCA), il y’avait de lignes budgétaires consacrées au développement de l’agriculture, à la résilience des communautés. Malheureusement, ces lignes budgétaires sont automatiquement détournées au bénéfice des gratte-ciel des “nouveaux riches” (principalement certains dignitaires du régime qui n’ont plus l’humilité de se cacher avec leurs biens tellement mal acquis) qui poussent partout à Belle vue, Boali, Damara, Ouango, Bimbo, 11 et 14 villas.

Monsieur le ministre, le problème de trésorerie inquiète sérieusement les Centrafricains, plus particulièrement les fonctionnaires, mais ça n’inquiète pas la société de mercenariat russe Wagner qui continue malgré tout de recevoir chaque mois ses milliards de dollars de la part de l’État centrafricain.

Vous parlez de l’indépendance? Alors, de toute façon, vous ne comprenez rien dans ce régime sanguinaire et impopulaire !

 

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Centrafrique : Jean-Serge Wafio, Président du PDCA appelle les militants de son parti à prendre part au concert de casserole de ce week-end

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Logo officiel du parti PDCA

 

Pionnière,

Pionnier,

 

Je m’adresse à toi après quatre (4) années d’inactivités politiques de notre Parti Démocratique centrafricain-PDCA, conformément à l’article 3 des Statuts ainsi libellé ‘’ La durée des activités du Parti est illimitée, sauf en cas de suspension ou de dissolution anticipée par le Congrès’’. En effet, le 09 juin 2018, après t’avoir évoqué mes quelques pressentiments qui présageaient l’avènement d’une atmosphère politique délétère, la forte probabilité d’une nouvelle traversée d’une autre zone de turbulences si le Président TOUADERA réussit son dialogue récusé par toute l’opinion nationale, la famine qui se profile si des dispositions politiques conséquentes ne sont pas prises, les inévitables conséquences de la cristallisation de l’insécurité devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, la réticence du pouvoir envers les Partis Politiques, et la récusation systématique de leurs nombreuses approches politiques transformationnelles suggérées, je t’avais proposé la suspension des activités politiques de notre Parti, parce que l’horizon politique centrafricain commençait à s’assombrir de manière inquiétante, et s’assombrirait davantage à l’approche des élections de 2020-2021.

Et aussi, je n’avais pas manqué de t’évoquer avec force que nous ne pourrions sortir de cette zone de turbulences, si zone de turbulences il y aura, que si nous Centrafricains nous nous mobilisions et nous nous opposions fermement aux dérives dictatoriales, dont les premières sont déjà constatées.

 

Pionnière,

Pionnier,

 

Tu es témoins depuis 2019 que beaucoup de mes pressentiments se sont concrétisés, corroborant ainsi ce que je t’avais évoqué entretemps, pour lequel certains Pionnières et Pionniers étaient sceptiques.

Maintenant, nous sommes tenus de sortir de cette zone de turbulences en nous affirmant politiquement et en donnant un sens politique à nos actions, malgré la terreur érigée en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat par moyens de terrorisme d’Etat, de mercenariat d’Etat et de manipulations politiciennes. Ces prochaines semaines, des actions de désobéissance civile seront entreprises. Les deux prochains week-ends seront consacrés pour le premier  (du 07 au 08 mai 2022) aux concerts de casseroles et de sifflets et pour le second ( 14 au 15 mai 2022) à une manifestation citoyenne.

 

Je t’invite pionnière ment à prendre part à ces manifestations et aux autres qui suivront dans le respect, l’unité, la dignité et en prenant les précautions d’usage qui s’imposent. Je t’en sais capable et suis convaincu de ta positive réactivité, pour laquelle je te remercie.

 

Je profite de cette circonstance pour te demander de commencer un travail d’éveil de conscience par nos méthodes habituelles de proximité pour évoquer les alternatives transformationnelles déjà mûries par certains Cadres PDCA, consistant à proposer un nouvel ordre constitutionnel et démocratique consensuel, la restauration de la légalité, l’instauration de la justice sociale, la refondation d’une Nation indivisible et solidaire.

 

Pionnières considérations.

 

                                                                                                              WAFIO JEAN SERGE

                                                                                                      Président Fondateur du PDCA

Aide Alimentaire Programmée de la France pour la RCA en 2022 – Première tranche

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Centrafrique.org/de-gauche-a-droite-lambassadeur-de-france-en-Centrafrique-la-representante-de-lunicef-et-la-coordonnatrice-humanitaire-en-rca/” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, l'ambassadeur de France en Centrafrique , la représentante de l'Unicef et la coordonnatrice humanitaire en RCA
De gauche à droite, l’ambassadeur de France en Centrafrique , la représentante de l’Unicef et la coordonnatrice humanitaire en RCA. CopyrightCNC

 

Présentation des chiffres de l’aide alimentaire française pour 2022

 

La France, dans le cadre de son aide alimentaire programmée en RCA pour 2022 et de sa lutte contre   l’insécurité alimentaire, a attribué 3.5 millions d’euros de dons (soit 2 milliards 300 millions de FCFA)  au bénéfice de 3 opérateurs humanitaires présents en Centrafrique :

1) PAM : Programme Alimentaire Mondial, à travers son « Assistance Alimentaire aux personnes  affectées par la crise en RCA » – 2 000 000 euros (1 milliard 312 millions de FCFA)

2) UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’enfance, via le programme « Réponse nutritionnelle  d’urgence – fourniture d’intrants nutritionnels dans 7 districts sanitaires » – 800 000 euros (524 800 000 FCFA)

3) ONG ACTED : pour la mise en œuvre du projet « Contribuer à l’amélioration de la sécurité  alimentaire de la population de la commune de Pladama Ouaka à travers une assistance d’urgence » – 700 000 euros (459 200 000 FCFA)

 

Comment fonctionne l’aide alimentaire programmée française en RCA? 

 

Cette aide est l’un des instruments de l’aide publique de développement de la France (Fonds d’urgence  humanitaire) dédiée à la sécurité alimentaire. Elle fait suite à un engagement de la France pris dans le  cadre de la Convention de Londres de 2017. Cette aide contribue au travail des organisations  internationales et ONG qui mettent en œuvre de nombreux programmes de lutte contre l’insécurité  alimentaire et la malnutrition dans le monde. Cette aide se décompose en 2 ou 3 versements par an.

En RCA, ce don et participation de 3.5 millions d’euros correspond à une première tranche. Une deuxième aura lieu également courant 2022 en fonction de l’évolution de la situation humanitaire.

 

Engagements forts, renouvelés et en augmentation de l’aide française en RCA

 

La France participe activement et de manière renouvelée aux actions humanitaires en RCA, soutenant  et appuyant les efforts des Nations Unies et des ONG, œuvrant partout dans le pays et au service de  toutes et tous. En effet, si en 2021 l’aide alimentaire était de 4 millions d’euros, elle est vite rattrapée  par ce premier versement en 2022 de 3.5 millions d’euros. L’engagement de la France en RCA est donc  en augmentation et répond à une situation urgente : 2.4 millions de personnes ont besoin d’une  assistance alimentaire en Centrafrique. La France est le premier bailleur bilatéral humanitaire en  République Centrafricaine. La France est aux côtés des Centrafricains dans la crise : solidaire encore  et toujours, en préparant l’avenir.

 

L’aide humanitaire de la France en République centrafricaine

 

L’aide alimentaire programmée n’est qu’une des composantes de l’aide humanitaire française : en  2021 l’aide humanitaire et de stabilisation en RCA était de 16 millions d’euros à travers plusieurs  programmes et fonds de soutien. A cela s’ajoutent les contributions complémentaires et volontaires  de la France à titre humanitaire, au profit des agences du Système des Nations Unies et Organisations  internationales notamment le CICR qui vient de recevoir un don de 550 000 euros pour la RCA. Depuis  le 1er janvier 2022, la France a déjà décaissé et versé 7.5 millions d’euros d’aide humanitaire afin de  répondre efficacement aux besoins essentiels des populations en concertation, avec et en appui des  partenaires internationaux de la RCA.

 

Vladimir Poutine malade d’un cancer, bientôt opéré et temporairement remplacé ? La rumeur qui enfle, renforcée par une source interne du Kremlin

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Rédigé par L’INDÉPENDANT

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 6 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le Président russe aurait consulté son médecin une trentaine de fois ces dernières années. Une rumeur de plus en plus insistante, renforcée par plusieurs sources, assure que Vladimir Poutine est atteint d’un cancer et subira bientôt une opération qui l’éloignera de la présidence pendant quelques temps. 

Poutine chez son médécin
Poutine chez son médécin

 

C’est une rumeur qui fait son chemin depuis quelques mois, l’état de santé de Vladimir Poutine serait déclinant. Elle a récemment été renforcée par la diffusion d’un reportage du média d’investigation russe, The Project, interdit par le Kremlin.

Si l’on sait que le dirigeant russe s’est plusieurs fois retranché et auto-confiné, inquiété par le Covid, Vladimir Poutine, inquiet pour sa santé, se serait entretenu une trentaine de fois avec son médecin Yevgeny Selivanov en quelques années.

Selon une information du mystérieux canal Telegram “General SVR”, plebiscité par l’opposition russe et suivi par plus de 280 000 abonnés, le président va bientôt subir une opération liée à un cancer et devra temporairement céder ses pouvoirs. Une information qui aurait été révélée par un proche du Kremlin, notamment relayée par le New York Post.

Son remplaçant déjà trouvé ? 

Il aurait même déjà choisi son remplaçant, avec qui il aurait récemment eu une longue discussion “à cœur ouvert”. Il s’agirait d’une des seules personnes en qui il a toujours confiance, Nikolaï Patrouchev, actuel chef du Conseil de sécurité de la police fédérale russe.

Il n’aurait néanmoins pas droit à tous ses pouvoirs, mais principalement à ceux liés à l’intervention militaire en Ukraine.

Enfin, The Project rapporte que la confiance de Vladimir Poutine envers les méthodes de médecine traditionnelles aurait décliné ces dernières années. Ce dernier se serait même tourné vers des “méthodes traditionnelles” comme des la prise de bains dans du sang de cerf…

Le Kremlin a toujours officiellement nié que Vladimir Poutine était en mauvaise santé.

 

 

 

 

Centrafrique: l’annonce de mesures de rigueur budgétaire inquiète, notamment les fonctionnaire s

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Texte par: RFI
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

En centrafrique, le ministre des Finances a déclaré que la situation de la trésorerie de l’Etat s’annonce «très préoccupante». RFI / Gaël Grilhot

« Depuis cette annonce, on a la pression de tous les côtés », confie ce responsable syndical. Son téléphone ne cesse de sonner depuis hier. Plusieurs représentants des travailleurs publics affirment attendre des clarifications sur les contours et les secteurs qui seront touchés par les coupes budgétaires. Et espèrent des concertations.

Car si les efforts budgétaires peuvent être faits à différents niveaux dans les finances publiques, les fonctionnaires ont souvent payé les pots cassés au cours des crises dans le pays. Que ce soit sous le président Patassé, Kolingba ou Bozizé, les salaires des fonctionnaires ont souvent été suspendus ; certains agents de l’État ont cumulé jusqu’à plus de deux années d’impayés.

Je pense que c’est un chemin de l’indépendance que vous êtes en train de nous apprendre, et ça n’inquiète personne…

Pour Serge Djorie, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, cette situation économique n’inquiète personne

Le recouvrement d’une grande part de ces arriérés a été engagé par le président Touadéra, avec le soutien de partenaires internationaux. Mais les annonces du ministère des Finances ont réveillé des craintes chez ces fonctionnaires.

La Banque mondiale, de son côté, assure rester engagée à aider la République centrafricaine à mettre en œuvre des réformes visant à renforcer la gestion financière et l’environnement réglementaire.

Centrafrique : Le cinéaste Centrafricain RAFIKI Fariala, privé de liberté, la famille artistique en alerte maximale

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Albert Fariala alias RAFIKI, jeune cinéaste centrafricain, en détention provisoire à la Section de recherche et d’investigation (SRI), c’est l’information qui circule depuis ce soir via les réseaux sociaux.

Faculté de droit et des sciences juridiques de l'Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.

 

En effet, c’est dans un message WhatsApp diffusé sur les réseaux sociaux que le message a été porté à l’attention des amoureux du 7e art centrafricain. Albert Fariala alias RAFIKI, un cinéaste âgé de 24 ans, détenu à la SRI suite à la projection de son film dénommé “Nous, Étudiants”.

 

Dans ce message diffusé en boucle sur les réseaux sociaux et attribué au jeune artiste, le film serait interdit de diffusion en Centrafrique. Les censeurs auraient donné pour motif “incitation à la haine”, “film politique qui ternit l’image du gouvernement et de la haute institution universitaire” de Bangui.

 

En réalité, “Nous, Étudiants” de RAFIKI est un coup de projecteur sur la corruption et le harcèlement sexuel qui gangrène le milieu universitaire à Bangui. Normal que dans un contexte où les Droits de l’Homme sont mis à mal, l’auteur de ce long métrage soit dans les collimateurs des censeurs du régime de Bangui.

 

Si les détracteurs du jeune artiste Centrafricain lui attribue une quelconque appartenance au milieu diplomatique français en Centrafrique, il faut préciser que RAFIKI Fariala est un pur produit des Ateliers Varans, lesquels financé par l’Union Européenne, grâce à qui, RAFIKI a pu remporter de nombreux prix internationaux et participé à des grands festivals à l’extérieur.

 

Au moment où nous mettons sous presse, RAFIKI est toujours injoignable, sa famille biologique et artistique reste très inquiète.

 

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« Un jour, le Président Touadera va signer sa propre démission », dixit le journaliste Christian Aimé Ndotah

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Selon Christian Aimé Ndotah, « quand on passe son temps entre festivités et décorations …, on oublie l’essentiel, toute en sachant que le diable est dans les détails … ».

Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera
Décoration du sulfureux député Simplice Aurélien Nzingas par le Président Faustin Archange Touadera

 

Justement, si le journaliste Christian Aimé  Ndotah a raison. Depuis fin avril 2022, la situation politique et économique du pays est dans le rouge. C’est d’ailleurs ce que le ministre des Finances et du Budget, monsieur Hervé Ndoba,  venait de confirmer. Ce n’est plus un secret pour personne. L’aide budgétaire que l’Union européenne avait débloqué à l’État centrafricain couvre seulement les mois de décembre 2021, janvier 2022, février, mars, avril et mai 2022. Depuis des décennies, la moitié du budget annuel de l’État centrafricain provient de l’extérieur. Et sur le plan intérieur, il y’a une faible mobilisation des ressources financières internes. Mais depuis quelques mois, l’Union européenne, la France, la banque mondiale et le fonds monétaire international (FMI) ont suspendu leur aide budgétaire à l’État centrafricain.

Ajoutant à cela, le versement mensuel des milliards de francs CFA à la société de mercenariat russe Wagner, crise de carburant dans le pays, inflation galopante, interdiction d’exportation des produits de grande consommation par le Cameroun, la République centrafricaine traverse un moment difficile de son histoire.

Mais pour le chef de l’État Faustin Archange Touadera, c’est une autre affaire. Il  s’intéresse plus à son pouvoir qu’au peuple centrafricain. Il passe son temps chaque jour entre festivités, décorations et voyage d’affaire personnelle.

Malgré la situation politique et économique lamentable du pays, l’homme de Boy Rabe se penche au tripatouillage de la constitution qui pourrait lui ouvrir grandement la porte à un troisième, quatrième mandat… à la tête du pays.

Pour des observateurs, dans les 30 prochains jours, si la crise persiste, il n’y aura plus de transport public dans le pays. De là, on assiste à une faillite générale du pays : Touadera va lui-même signer sa démission.

 

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Liberté de la presse : où en est la Centrafrique ?

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Chaque année, le 3 mai est reconnu comme la journée internationale de la liberté de la presse. A cette occasion, on attend avec intérêt la publication par l’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontière du classement mondial de la liberté de la presse, avec une même question dans tous les esprits des salles de rédaction du pays : où en est la Centrafrique ?

Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto décédé le 23 février 2022
Jean Saint-Clair Maka Gbossokotto, fondateur du quotidien Le Citoyen décédé le 23 février 2022

 

Un petit retour en arrière s’impose. Sur un total de cent quatre-vingts (180) Etats, la Centrafrique se classait cent-douzième en 2018, avant de dégringoler à la 145ème place en 2019 ! Quel maléfice s’était donc abattu en si peu de temps sur la terre de Boganda ? On se souvient que c’est, précisément, cette année-là que s’étaient progressivement répandus les Mercenaires russes de Wagner. Leur présence soudaine dans le pays avait même piqué la curiosité de journalistes russes, qui étaient alors venus enquêter sur leurs compatriotes, avant d’être assassinés froidement, en août 2018, dans la région de Sibut. Qui étaient les mystérieux meurtriers ? Quels furent les mobiles du crime ? Malheureusement, l’enquête semble aujourd’hui belle et bien enterrée, le gouvernement se contentant d’évoquer un « crime crapuleux », alors qu’une investigation indépendante, qui repose sur l’étude du procès-verbal de la gendarmerie, a montré que les journalistes ont bien été la cible de tueurs professionnels. Saura-t-on un jour la vérité ? Quel rôle a joué la société de mercenaires Wagner dans cette affaire ?

 

Il reste que, depuis, les journalistes centrafricains travaillent sous l’ombre d’une menace permanente. La situation s’est-elle améliorée ? La rca était remontée à la 132ème place en 2020, puis à la 126ème place en 2021. Mais force est de constater que les bâtons dans les roues des journalistes restent bien présents, pour entraver la course de leur mission d’information au service des compatriotes.

 

Rappelons-nous la suspension de notre site, ainsi que nos confrères du Tsunami, en février 2021, sur décision arbitraire du ministre des postes et des télécommunications. Ou encore la tentative du Haut Conseil à la Communication (HCC), il y a quelques semaines, de faire interdire le journal Média +. Est-ce comme cela qu’un gouvernement républicain digne de ce nom fait respecter la liberté de la presse ?

 

Mais le plus difficile, pour un journaliste intègre, est de louvoyer entre les « infox », les mensonges et les fausses nouvelles, de dévoiler la vérité noyée dans le brouillard de la propagande. Quel est le prix d’un journaliste, sur la place de Bangui, pour accepter de répandre les fake news ? On parle de cent-cinquante mille (150 000) francs CFA pour un article pro-russe. Les mercenaires de Wagner n’hésitent pas à payer pour faire oublier leurs turpitudes. Leur soupe est bonne, mais la vérité est amère.

 

Notre confrère Jean Sinclair Maka Gbossokotto était un journaliste libre et courageux. Fondateur d’Anti-infox RCA, il a lutté jusqu’au bout contre les mensonges de la propagande, pour faire triompher la vérité, dans la tradition des grands journalistes d’investigation. Il est décédé, de cause inconnue, le 23 février dernier. Nul doute que sa disparition précoce arrangera beaucoup de gens au service d’intérêts occultes, mais fera encore reculer la Centrafrique au classement international de la liberté de la presse.

 

 

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Centrafrique : arrestation du chargé de relations et mobilisation extérieures  du parti RDC

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine est définitivement  plongée dans le totalitarisme. Dorénavant, les forces de l’ordre peuvent vous interpeller, vous arrêter sans indices préalables d’infraction. C’est d’ailleurs ce qui vient d’arriver à Monsieur Clovis Ballet, chargé de relations et mobilisation extérieures  du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC). L’homme est placé en détention provisoire depuis plusieurs jours à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Une arrestation qui soulève d’énormes inquiétudes non seulement au sein de sa famille biologique, mais aussi au sein de sa famille politique.

Le siège du parti RDC à Bangui
Le siège du parti RDC à Bangui. Photo CNC

 

Le 24 avril dernier, par la voie d’un appel téléphonique, Monsieur Clovis Ballet, chargé de relations et mobilisation extérieures   du parti RDC avait été convoqué à se présenter urgemment à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie pour une affaire le concernant. Comme c’était urgent, l’homme s’est dépêché pour se rendre à la SRI. Mais à son arrivée, il s’est rendu compte qu’il vient de tomber dans un piège. Les gendarmes lui ont dit de patienter ici.

Sans rien savoir, l’homme est toujours maintenu dans les locaux de la gendarmerie jusqu’au soir. Toujours rien à l’horizon. Il demande aux gendarmes les raisons de son maintien, ces derniers lui ont répondu qu’il doit patienter jusqu’à l’arrivée du Président. Mais quel Président? Justement, les gendarmes veulent parler de monsieur Henri-Pierre Assangou, Président par intérim de son parti, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC). Incroyable!

En effet, selon notre investigation, la veille, c’est-à-dire le 23 avril, lors de l’assemblée générale de son parti, l’homme avait eu un accrochage verbal avec monsieur Henri-Pierre Assangou, Président par intérim du RDC au sujet du désordre organisé au sein dudit parti. C’est une affaire interne à un parti politique, mais voilà que cela devient une affaire criminelle et sans infractions pénales. Incroyable!

Le moment où nous écrivons cet article, Monsieur Clovis Ballet est toujours maintenu à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, et ce, sans aucune conséquence possible pour les auteurs. C’est normal dans ce pays. On peut même fabriquer des infractions contre toi. Le but c’est de faire saigner à blanc c’est tout.

 

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« Avec le bitcoin,   c’est l’économie centrafricaine qui sera saignée  à blanc », dixit le député Joseph Bendounga

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique ) (CNC), le jeudi 5 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Près de deux semaines après l’adoption et la promulgation de la loi autorisant la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine, les centrafricains se demandent de plus en plus pour quel intérêt  pour la République centrafricaine d’avoir cette loi.

Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga interviewé par les journalistes après le vote de la politique générale du gouvernement
Le député de Bimbo3 Joseph Bendounga interviewé par les journalistes après le vote de la politique générale du gouvernement. Photo CNC

 

Anicet Georges Dologuelé

 

Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, ancien premier ministre et ancien directeur général de la banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), le problème de la République centrafricaine est que c’est un pays pauvre. L’un des pays les plus pauvres au monde.

« Nous avons très peu de ressources en terme d’État. Nous avons très peu d’hommes d’affaires. Et donc ceux qui viennent chez nous  pour faire des affaires, soit dans les ressources naturelles, soit dans le commerce général, notre intérêt  est qu’ils fassent ces affaires  de manière publique, organisées, et que le trésor puisse prendre  ce qui lui est du. C’est-à-dire les taxes liées à cette activité. Mais il faut que ça soit transparent pour que les affaires profitent au pays et aux centrafricains. Mais si vous créez  une situation, où l’opérateur  sait qu’il peut utiliser un canal  qui échappe à l’État pour faire ses trafics en Centrafrique, ça veut dire que nous serons de plus en plus pauvre, et ceux qui viennent chez nous serons de plus en plus riche », déclare l’opposant Anicet Georges Dologuelé.

 

Joseph Bendounga

 

Justement, sur la question de transparence, le député Joseph Bendounga considère pour lui qu’avec le bitcoin,   c’est l’économie centrafricaine qui sera saignée  à blanc.

« L’État a le droit de regard   Sur tout ce qui se passe sur toute l’étendue de son territoire. Avec la monnaie virtuelle,  la République centrafricaine n’a pas la possibilité de taxer, de contrôler, et pour le cas spécifique  en République centrafricaine, nous n’avons pas une bourgeoisie nationale.  Tous les grands opérateurs économiques sont des étrangers. Vous savez que les libanais,  partout dans le monde, à la fin de chaque année, drainent leurs richesses du monde vers le Liban. Avec le bitcoin, ça sera un grand boulevard. C’est l’économie centrafricaine qui sera saignée à blanc, et in fine,  la faillite de l’État centrafricain », s’insurge le député Joseph Bendounga. .

 

Martin Ziguelé

 

Pour l’opposant Martin Ziguelé, ancien premier ministre, ancien Directeur national de la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC),  il n’y a aucun dispositif  d’assurance dans cette loi.  Pour lui, il faut que l’ensemble des risques auxquels peut être soumis l’épargnant soient sériés, listés, et comme font les écoliers, il faut cocher chaque case de sécurité pour que l’épargnant ne perde pas au risque.

« L’État est là pour protéger  le citoyen. Aucune mesure de protection est faite dans cette loi », affirme le député Martin Ziguelé. D’après lui, c’est exactement  comme quelqu’un qu’on « largue  en parachute,  et Dieu seul sait ce qui va se passer  pendant le moment où vous êtes la sortie de l’avion en parachute libre  et le moment où vous atterrissez ».

Pour les autorités du pays, l’adoption de la cryptomonnaie dans le pays est une opportunité supplémentaire pour l’économie centrafricaine.

 

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