La junte malienne a ordonné jeudi la suspension de la diffusion de RFI et France 24, après la publication par ces médias français d’informations selon lesquelles l’armée malienne est impliquée dans des exactions contre des civils.
Dans un communiqué daté de mercredi et publié jeudi matin, le porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga “rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes FAMa”, les forces armées maliennes. Le gouvernement “engage une procédure (…) pour suspendre jusqu’à nouvel ordre la diffusion de RFI (…) et France 24”, annonce le communiqué.
A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dénoncé des “atteintes graves à la liberté de la presse” au Mali et s’est dit inquiet quant “aux graves allégations d’exactions qui auraient été commises dans le centre du pays, qui ont été documentées de manière indépendante”.
La décision malienne de sanctionner RFI et France 24, deux médias publiques français, intervient dans un contexte d’hostilité vis-à-vis de la France, l’ancienne puissance coloniale, dont l’ambassadeur a été expulsé fin janvier. Le 18 février, Paris avait annoncé son retrait militaire du Mali après neuf ans de lutte antijihadiste, poussée dehors par les “obstructions” de la junte malienne.
Jeudi à la mi-journée, RFI avait cessé ses émissions, mais France 24 continuait d’émettre, selon des correspondants de l’AFP.
Dans un communiqué, France Médias Monde, maison mère de RFI et France 24, “déplore” la décision malienne et “proteste vivement contre les accusations infondées”. La société française “étudiera toutes les voies de recours pour qu’une telle décision ne soit pas mise en œuvre”.
Contrôle plus strict
De son côté, une porte-parole de la diplomatie de l’Union européenne, Nabila Massrali, a jugé la décision de Bamako “inacceptable”, évoquant des “accusations infondées”.
Une telle suspension de deux grands médias d’information étrangers n’a pas de précédent récent au Mali, plongé depuis 2012 dans une grave crise sécuritaire et politique. RFI et France 24, qui couvrent de près l’actualité africaine, sont très suivies au Mali et dans toute l’Afrique francophone.
Selon France Média Monde, les deux médias sont “suivis chaque semaine par plus d’un tiers de la population” malienne. La junte malienne a signalé ses derniers mois son intention d’exercer un contrôle plus strict sur les médias étrangers. Le 8 février, Bamako avait expulsé un envoyé spécial du média français “Jeune Afrique”.
Pour motiver sa décision jeudi, le gouvernement malien fait référence à un reportage diffusé les 14 et 15 mars par RFI, dans lequel la radio a donné la parole à des victimes présumées d’exactions qui auraient été commises par l’armée malienne et le groupe de sécurité privé russe Wagner.
Le communiqué fustige également une déclaration de Michèle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme le 8 mars, dénonçant des “violations du droit international, des droits de l’Homme et du droit humanitaire” au Mali.
Le Mali déplore aussi un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) publié le 15 mars et qui dénonçait une “vague d’exécutions de civils” par l’armée malienne et les jihadistes dans le centre et le sud-ouest du Mali. Ce rapport faisait état d’”au moins 107 morts civils” depuis le mois de décembre.
Rediffusion interdite
Selon HRW, ces exactions auraient été commises par les FAMa en représailles à des pertes militaires infligées par des groupes jihadistes dans divers incidents. Les forces de sécurité maliennes, dont des centaines de membres ont été tués au Mali depuis le début des troubles en 2012, sont régulièrement accusées d’exactions.
La junte arrivée au pouvoir par la force en 2020 rejette systématiquement ces accusations et répète que les FAMa “respectent les droits de l’Homme”.
Dans son communiqué, le colonel Maïga ajoute que le gouvernement “interdit” aux médias maliens “la rediffusion et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24”. Les médias maliens répercutent abondamment les informations de ces médias.
Le colonel Maïga estime que “les agissements de RFI et France 24” ressemblent “aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio +Mille Collines+”, qui avait encouragé le génocide au Rwanda en 1994. Le Mali, pays pauvre et enclavé au coeur du Sahel, a été le théâtre de deux coups d’Etat militaires en août 2020 et en mai 2021.
La junte militaire au pouvoir est revenue sur son engagement d’organiser des élections rapides pour le retour des civils au pouvoir, s’attirant de lourdes sanctions économiques et diplomatiques le 9 janvier de la part de la communauté des Etats ouest-africains (Cédéao).
Farine de maïs, riz, sucre, huile, tomates, bière… tout augmente. Les ménages congolais, dont les trois quarts vivent sous le seuil de pauvreté, s’inquiètent des conséquences économiques de la guerre menée par la Russie en Ukraine.
A Bukavu, dans une des provinces de l’est de la République démocratique du Congo affectées depuis plus de 25 ans par les violences de groupes armés, la crainte d’une crise sociale dévastatrice s’ajoute aux problèmes d’insécurité.
Janvier Mizo Kabare, président de la Ligue des consommateurs des services au Congo-Kinshasa (Licoski), assure avoir alerté “les autorités de la flambée vertigineuse des prix des denrées sur les marchés de Bukavu”, source de “grand malaise social”.
Les prix augmentent “tous les jours”. “Que les autorités voient ce qu’elles peuvent faire, sinon nous allons mourir de faim!”, lance Pascaline Buhume, vendeuse de produits alimentaires. Sur les marchés Feu rouge et Nyawera du chef-lieu du Sud-Kivu, un sac de sucre de 50 kg qui coûtait 43 dollars se négocie à 60 dollars aujourd’hui, se désole-t-elle.
Un bidon d’huile de 20 litres est passé de 30 à 45 dollars, un sac de riz de 25 kg de 18 à 25 dollars. “Un pain qui coûtait 1.000 francs congolais (0,5 dollar) revient à 1.200 FC (1,6 dollar)”, s’alarme aussi Madame Aimée, la trentaine, mère de cinq enfants. Et une bouteille de bière Primus qui valait 2.500 francs (1,25 dollar) peut monter à 3.000 (1,5 dollar).
“Nous importons trop”
Janvier Mizo explique ces augmentations par la hausse du prix du carburant, qui a “des répercussions sur les transports et sur le prix des produits de première nécessité”.
Le “prix moyen frontière commercial” (payé à l’entrée du pays) est passé de 762,5 à 900,7 dollars pour un camion-citerne, explique Urbain Kange, secrétaire du club des pétroliers de Bukavu. “Nous faisons des efforts, mais nos fournisseurs, en Tanzanie, au Rwanda, au Kenya, nous disent qu’il y a pénurie à leur niveau”, ajoute-t-il. Plusieurs stations sont à sec à Bukavu.
“Trouver du carburant devient un casse-tête”, confirme Jérémie Cito, conducteur de taxi-moto, qui fait payer pour un petit trajet 1.000 FC contre 500 auparavant (0,5 contre 0,25 dollar).
Le problème vient aussi du fait que la province “dépend totalement des importations”, complète Paulin Bishakabalya, opérateur économique et membre de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Pourtant, juge-t-il, “le riz, le blé, le maïs, l’huile…” pourraient être produits localement.
“Agir de toute urgence”
A cause de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, deux grands pays exportateurs de céréales, “des commandes passées par les commerçants ne sont pas honorées”, souligne Paulin Bishakabalya, tandis que “certains opérateurs font de la rétention de stocks, en attendant de voir comment le marché mondial va évoluer”. “Cela aussi fait monter les prix”, constate-t-il.
Selon lui, “le gouvernement devrait agir de toute urgence”, en favorisant la production intérieure et en réhabilitant des routes pour permettre l’écoulement des produits vers les villes.
“Le gouverneur de province a réuni les opérateurs économiques pour qu’ils n’exagèrent pas la hausse des prix”, indique Eninga Abwe, chef de bureau à la division du commerce extérieur à Bukavu, ajoutant que des visites de contrôle étaient prévues sur les marchés.
Des hausses de prix sont signalées sur d’autres marchés congolais, à l’intérieur du pays et dans la capitale Kinshasa. Lors du dernier conseil des ministres, les membres du gouvernement ont été invités à prendre les mesures nécessaires pour atténuer l’impact de la guerre en Ukraine sur l’économie nationale.
La RDC a de gigantesques ressources minières et des millions d’hectares de terres arables mais, selon la Banque mondiale, plus de 70 % de ses quelque 90 millions d’habitants vivent avec moins de 1,90 dollar par jour, niveau fixé comme seuil de pauvreté international.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde lundi contre “un ouragan de famines”. Au total, a-t-il affirmé, 18 pays africains et pays les moins avancés importent au moins 50 % de leur blé d’Ukraine ou de Russie. La RDC est parmi eux.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 17 mars 2022
Ce dernier avait été gelé en fin d’année dernière, sous pression de Paris, à cause de la collaboration entre les autorités et le groupe de sécurité privée Wagner. L’Union européenne devrait prendre sa décision d’ici au mois de mai.
Le Président centrafricain à Paris lors de son entretien exclusif avec TV5
Acculé financièrement, l’Etat centrafricain est à la recherche de financement. Lors du sommet Europe-Afrique le 17 février, le président centrafricain FaustinArchange Touadéra avait tenté, sans succès, de décrocher un tête-à-tête avec Emmanuel Macron pour discuter du rétablissement de l’appui budgétaire français (10 millions d’euros), gelé depuis deux ans.
La Centrafrique est également le seul pays de la zone franc d’Afrique centrale à ne pas bénéficier d’une facilité élargie de crédit de la part du Fonds monétaire international (FMI), là encore sous pression de la France. Le FMI a préféré y substituer un programme de référence de moindre ampleur. Les autorités centrafricaines espèrent le décaissement d’une aide d’ici au deuxième trimestre.
La CIJ ordonne à la Russie de cesser l’invasion de l’Ukraine
Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Saisie par l’Ukraine, la CIJ n’a pas trouvé de base légale à l’agression de la Russie. Treize magistrats sur les quinze ont voté pour sa suspension.
La Cour internationale de justice (CIJ) a ordonné ce mercredi (16.03.2022) à la Russie de cesser immédiatement les opérations militaires commencées le 24 février sur le territoire de l’Ukraine .
Il s’agit d’une mesure conservatoire en attendant le jugement sur le fond. La CIJ a été saisie par l’Ukraine sur la base de la convention de Genève pour la prévention et la répression du génocide. En effet, en démarrant son invasion, la Russie a accusé l’Ukraine de génocide contre les populations russophones du Donbass. Ce que nie Kiev qui dénonce un prétexte de la part de Moscou.
Incompétence de la cour
La Cour internationale de justice a donc rejeté les arguments de la Russie. Le pouvoir de Moscou invoquait l’incompétence de cette juridiction dont il a boycotté les audiences des 7 et 8 mars pour les plaidoieries. La Russie a même demandé à la cour de radier ce dossier de son agenda.
Réunis mercredi (16.03.22) après-midi au siège de la Cour à La Haye, les juges ont décidé par treize voix pour et deux contre d’indiquer des mesures conservatoires, tel que demandé par l’Ukraine.
La cour a souligné que sa décision était dans l’intérêt des deux parties qui affirment vouloir protéger les civils.
“La Fédération de Russie doit suspendre immédiatement les opérations militaires qu’elle a commencées le 24 février 2022 sur le territoire de l’Ukraine. La Fédération de Russie doit veiller à ce qu’aucune des unités militaires et unités armées irrégulières qui pourraient relever de son autorité ou bénéficier de son appui ni aucune autre organisation ou personne qui pourraient se trouver sous son contrôle ou sa direction, ne commettent d’actes tendant à la poursuite des opérations militaires”, a affirmé Philippe Gautier, le greffier de la CIJ qui reprenait le dispositif de la décision en français.
La Russie “obligée” de cesser son agression
Un refus d’obéir signifierait que Moscou viole le droit international. Pour justifier sa guerre, la Russie prétend que des actes de génocide ont lieu depuis plusieurs années dans le Donbass contre des populations russophones et qu’elle est fondée à entreprendre une action militaire afin de prévenir et de punir ces actes.
L’Ukraine nie l’existence d’actes de génocide et affirme que c’est la Russie qui veut mener un génocide si son agression n’est pas stoppée.
Or, “la Cour internationale de justice n’a pas de force probante”, souligne l’analyste Ardavan Amir Aslani sur la DW.
“Et si l’Etat qui a été condamné refuse d’obtempérer, ce qui va arriver c’est que la Cour va saisir le Conseil de sécurité de l’Onu. Et ce qui va se passer, c’est que vous avez au sein du Conseil de sécurité de l’Onu la Russie qui dispose d’un droit de véto permanent et qui va y opposer son véto”, prédit également cet avocat international, spécialiste de la géopolitique.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a demandé à la Russie de respecter la décision de la CIJ. Alors que le président russe Vladimir Poutine a encore défendu l’invasion de l’Ukraine qui, selon lui, est un succès.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022
Cela commence à faire trop en un mois seulement. Après la société rwandaise VOGUEROC, c’est le tour de la société turque KOZA Gold Corporation qui va bientôt s’installer en République centrafricaine, et ce, pas pour regarder les beaux visages des centrafricains, mais pour exploiter le sous-sol national. Un accord avait été signé en Turquie avec les autorités centrafricaines, et l’Assemblée nationale, non consultée au préalable, sera considérée comme une simple formalité d’usage.
Il y a quelques mois, la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon, et son collègue des finances et du budget, Monsieur Hervé Doba, ont effectué un déplacement à Ankara en Turquie. Ils ont été reçus par Dr Nureddin NEBATI, ministre turc du Trésor et des Finances. L’objectif, prendre contact avec la société turque KOZA Gold Corporation pour venir investir dans le secteur de mine en République centrafricaine.
À ce titre, un Accord de sécurisation des investissements entre la Société turque KOZA Gold Corporation et les autorités centrafricaines avait été signé. Mais comme la procédure l’exige, la société a décidé de consulter au préalable son conseil d’administration.
Entre-temps, dans la négociation, il était question que la société turque KOZA Gold Corporation vienne investir dans l’exploitation des diamants, de l’or, de titanium, de cobalt, de l’uranium et autres… Et la région proposée aux Turques, c’est le Mbomou puisque cette région est regorge des diamants, plus précisément à Zacko, et l’uranium à Bakouma. Sur ce, on peut parler de la confusion, car la société rwandaise VOGUEROC, a récemment obtenu une convention minière dans la même région. C’était grâce à la bande mafieuse de ministres des Mines et de la Géologie, Monsieur Rufin BENAM-BELTOUNGOU et Monsieur Pascal Bida
– Koyagbélé, ministre des grands Travaux à la présidence de la République. Le tout avec la bénédiction du député Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 17 mars 2022
Bangui (CNC) – La commune de Ouandja, située dans la Vakaga, est secouée depuis une semaine par des violences indescriptibles, mettant la vie de la population en danger.
Boda-les-rebelles-et-les-populations-en-fuite/les-soldats-faca-plaquage-au-sol-vers-sakai-derriere-aeroport-de-bangui-en-janvier-2021/” rel=”attachment wp-att-43766″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.
Dans la nuit du lundi à mardi 15 mars 2022, un combat sanglant à opposer les éléments rebelles et les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes à sikikede , une localité de la commune de Ouandja, dans la préfecture de la Vakaga, selon des sources de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA).
D’après les mêmes sources, il y’avait une vingtaine des morts dans les deux camps et d’incendie multiple des boutiques et habitation. On parle d’une catastrophe générale.
La population est en fuite vers Birao, d’autres au Tchad.
Selon la population, les soldats FACA et leurs alliés seraient en route vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est de la République centrafricaine.
Rappelons que dans cette localité de la Vakaga, on peut retrouver les éléments rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) faction Nouredine Adam, mais aussi ceux du MOUVEMENT DES LIBÉRATEURS CENTRAFRICAINS POUR LA JUSTICE (MLCJ) du ministre Deya ainsi que ceux du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique du ministre Djono Ahaba.
Les deux derniers groupes armés font partie des alliés du pouvoir, donc n’ont pas hostile aux actions du gouvernement. Pour de nombreux observateurs, ce qui se passe actuellement concerne les alliés, mais c’est la population civile qui paye le prix fort.
Publié par Corbeaunews Centrafrique, le jeudi 17 mars 2022
Bangui (CNC) – C’était vers 15 heures, ce lundi 14 mars, que l’affrontement a débuté entre les éléments de forces armées rwandaises et les rebelles, et deux des assaillants ont été neutralisés, selon des sources locales.
Minusca-en-centrafrique/casques-bleus-rwandais-sur-la-route-de-damara/” rel=”attachment wp-att-44247″ data-wpel-link=”internal”>Des Casques bleus rwandais à un point de contrôle sur la route entre Bangui et Damara, où des combats ont eu lieu fin janvier
Depuis trois mois, dans le nord de la République centrafricaine, c’est la pagaille générale. Les combats sont signalés partout, allant de Bamingui vers Mbrés, et de Ndélé vers Birao.
Ce lundi 14 mars 2022, vers 15 heures, les militaires rwandais, venus en République centrafricaine dans le cadre de la coopération bilatérale, ont violemment attaqué une position des individus armés au village Ramadan, situé sur l’axe Bamingui-Mbrés, tuant deux d’entre eux et emportant leur arme
Pour l’heure, le calme est revenu dans le village de Ramadan, et les activités commencent à reprendre petit à petit.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mars 2022
La première comparution de Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka aura lieu le mardi 22 mars 2022, à 14h30 (heure de La Haye) dans la salle d’audience I de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») devant la Chambre préliminaire II.
Mokom a été remis à la Cour par les autorités de la République du Tchad en vertu d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellés le 10 décembre 2018. Il est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine entre au moins le 5 décembre 2013 et au moins décembre 2014.
Au cours de l’audience de première comparution, les juges vérifieront l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre et de ses droits en vertu du Statut de Rome. La Chambre préliminaire II est composée de M. le juge Rosario Salvatore Aitala (Juge président), M. le juge Antoine Kesia-Mbe Mindua et Mme la juge Tomoko Akane.
Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
C’est ce mercredi que reprennent les pourparlers entre les autorités de transition et les groupes rebelles au Qatar. Ces groupes sont très nombreux au Tchad.
L’un des objectifs affichés de ces discussions est d’amener les groupes armés à la table d’un “dialogue national inclusif” prévu le 10 mai. Un pari qui n’est pas encore gagné tant les obstacles sont nombreux.
Les rebelles ont exigé comme préalables : une restitution de leurs biens “spoliés”, une amnistie générale et la libération des “prisonniers de guerre.”
Une multitude de groupes
Il y a par exemple, l’UFR fondée en 2009 par l’alliance de huit mouvements. Elle est dirigée par Timan Erdimi, membre de l’ethnie zaghawa de feu Idriss Déby dont il est le neveu.
L’UFR, avec plusieurs centaines d’hommes, est basée dans le sud de la Libye et dans le nord du Tchad.
L’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) est un autre groupe rebelle créée en 2006 et dirigée par Mahamat Nouri, ancien compagnon d’armes de Hissène Habré, le président renversé par Idriss Déby en 1990.
Mis en examen en France pour “crimes contre l’humanité” pour le recrutement présumé d’enfants soldats au Tchad et au Soudan, Mahamat Nouri a été incarcéré à Paris en 2019, avant d’être remis en liberté en 2020 pour raisons de santé.
L’UFDD est sortie affaiblie du départ de Mahamat Mahdi Ali, parti fonder le FACT en 2016.
Sur la liste des groupes rebelles, il y a également le Conseil de commandement militaire pour le salut de la République (CCMSR), né en juin 2016 d’une scission au sein du FACT.
Pour le sociologue et consultant indépendant Félix Mbete Nangmbatnan, la racine de cette multiplicité est liée à l’histoire précoloniale du pays. Cliquez sur la photo ci-dessus pour écouter son analyse.
Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont la proie de multiples gangs de “bandits” qui sèment la terreur parmi la population.
Des hommes armés ont tué mardi sept policiers et quatre miliciens lors d’attaques dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, dernières violences en date imputées à des bandes criminelles lourdement armées.
Le nord-ouest et le centre du Nigeria sont depuis plusieurs années la proie de multiples gangs de “bandits” qui pillent les villages, enlèvent des gens contre rançons et sèment la terreur parmi la population. Mais récemment les attaques se sont intensifiées malgré des tentatives des militaires de déloger les “bandits” de leurs bases.
Lors de la première attaque, mardi vers 12H00 GMT, des dizaines d’agresseurs ont pris d’assaut un poste de police dans le district de Magama, dans le centre de l’État du Niger, entraînant une fusillade avec des policiers et des miliciens locaux, a déclaré Wasiu Biodun, porte-parole de la police nigérienne, dans un communiqué.
“Malheureusement, durant l’échange de tirs, l’officier de police divisionnaire, deux autres policiers et quatre miliciens ont perdu la vie”, a ajouté M. Biodun. Plusieurs assaillants ont également été “neutralisés” dans une “bataille acharnée”.
La seconde attaque a eu lieu dans l’État voisin de Kebbi, où environ 500 hommes à moto ont envahi une usine du village de Gafara, dans le but d’enlever des travailleurs expatriés, a déclaré Nafiu Abubakar, porte-parole de la police de l’État de Kebbi.
“Les policiers qui gardaient l’usine ont engagé une fusillade avec les bandits, qui a conduit à la mort de quatre policiers et d’un civil, tandis que plusieurs des bandits ont également été tués”, a déclaré Abubakar.
Les agresseurs, qui ont été officiellement déclarés terroristes par le gouvernement en janvier, opèrent depuis des camps cachés dans une vaste forêt à cheval sur les États de Zamfara, Katsina, Kaduna et Niger.
Il y a une semaine, 19 membres du personnel de sécurité, dont 13 soldats, ont été tués lorsque des bandits ont attaqué le village de Kanya, dans le Kebbi, au lendemain d’une embuscade à Sakaba ayant tué au moins 57 membres d’une milice d’auto-défense.
La violence des bandits dans les États du nord-ouest et du centre du Nigeria n’est qu’un des défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité, qui luttent également contre une insurrection djihadiste depuis 12 ans dans le nord-est et contre les tensions séparatistes dans le sud-est du pays.
La remise de Maxime Mokom à la Cour est un important pas en avant vers la justice
Rédigé par Human Rights Watch
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mars 2022
(Nairobi, le 15 mars 2022) – La remise à la Cour pénale internationale (CPI) de Maxime Mokom, un ancien chef des forces Anti-Balaka en République centrafricaine, représente une avancée significative dans les efforts de la CPI visant à rendre la justice pour les crimes commis dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Le Tchad a joué un rôle important en remettant Mokom à la CPI le 14 mars 2022, en se fondant sur un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre le 5 décembre 2013 et le mois de décembre 2014 au moins. Ces crimes auraient été commis dans le cadre de la politique des forces anti-balaka ciblant la population musulmane et d’autres personnes perçues comme aidant les forces Séléka dans le pays. Il est également vital que d’autres suspects de haut niveau, en particulier ceux impliqués dans les abus commis par les forces de la Séléka, soient aussi forcés de rendre des comptes.
« Le fait que Maxime Mokom soit détenu par la CPI est un grand pas en faveur de la justice rendue aux victimes des atrocités commises dans toute la République centrafricaine », a déclaré Elise Keppler, directrice adjointe du programme Justice internationale de Human Rights Watch. « Mokom rejoint ainsi un autre gradé de la hiérarchie anti-balaka détenu par la CPI, Patrice-Edouard Ngaissona, qui a été arrêté en décembre 2018. Nous espérons que la remise des suspects Séléka de haut niveau impliqués dans des crimes graves en République centrafricaine, afin qu’ils rendent aussi des comptes à la justice, sera une priorité. »
Pour plus d’informations, veuillez contacter : À New York, Lewis Mudge (anglais, français) : +1-646-637-3801 (portable) ; ou mudgel@hrw.org. Twitter : @LewisMudge
À New York, Elise Keppler (anglais, français) : +1-917-687-8576 (portable) ; ou kepplee@hrw.org. Twitter : @EliseKeppler
Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a fixé mardi au 21 mars un dialogue de réconciliation avec l’opposition non armée, promis après sa réélection contestée il y a plus d’un an avec moins d’un tiers du corps électoral dans ce pays en guerre civile depuis 2013.
Il avait précisé que ce forum aurait lieu dans un délai bref six mois plus tard, après que son pouvoir eut été définitivement sauvé d’une vaste offensive rebelle grâce à l’intervention de centaines de paramilitaires russes, des «mercenaires» de la société privée de sécurité Wagner selon l’ONU.
Mais l’ouverture de ce dialogue incluant aussi la société civile, et dont Bangui a toujours dit exclure les groupes armés, a été mainte fois repoussé depuis. «Le Dialogue Républicain est convoqué du lundi 21 au dimanche 27 mars 2022 à Bangui», précise un décret signé mardi par Faustin Archange Touadéra.
Durée et délai courts
Sept jours, une durée relativement courte pour une réunion, à l’Assemblée nationale, de «plus de 450 participants issus des forces vives de la Nation, opposition et société civile», selon le porte-parole de la présidence Albert Yaloke Mokpeme. Elle portera «sur la paix et de la sécurité», a précisé ce dernier à l’AFP.
Et dans un délai de convocation très court également: six jours après le décret présidentiel. D’autant que des leaders de l’opposition ont assuré mardi soir à l’AFP qu’ils n’étaient pas au courant avant l’annonce du décret lu sur les ondes de la radio nationale, ni encore invités. «Nous voulions qu’il se déroule au mois d’avril, cela laissait plus de temps aux participants pour s’organiser», a déclaré à l’AFP le député Martin Ziguélé.
«C’est un peu précipité, nous avons des thèmes importants à aborder, je n’ai pas reçu d’invitation et, jusqu’à ce matin, ils composaient encore la liste des participants», a renchéri le député Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre et fondateur de la COD-2020, la principale plate-forme de l’opposition.
Offensive fulgurante
Faustin Archange Touadéra, au pouvoir depuis 2016, avait été réélu le 27 décembre 2020 avec 53,16% des suffrages mais seul un électeur inscrit sur deux avait eu la possibilité de se rendre aux urnes dans un pays occupé aux deux tiers par des groupes armés. Et en pleine offensive d’une coalition de rebelles lancée à la veille du scrutin pour renverser Faustin Archange Touadéra.
Depuis lors, Bangui a repris le contrôle de la majorité du pays grâce à une offensive fulgurante menée par des centaines de paramilitaires russes, des instructeurs non armés selon Moscou, des «mercenaires» de Wagner selon l’ONU et la France, qui les accusent de crimes de guerre contre les civils, et d’avoir fait main basse sur les richesses du pays, notamment ses diamants et son or.
Le pouvoir n’a jamais dit clairement quels étaient les buts de ce Dialogue républicain au-delà de vagues promesses d’inclure davantage l’opposition et la société civile dans la gestion du pays, dominée largement, comme à l’Assemblée nationale, par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) de Faustin Archange Touadéra et des partis alliés ou satellites.
Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Maxime Mokom, comme plusieurs autres ex-rebelles centrafricains, est sur la liste des personnes recherchées par la CPI.
L’ancien rebelle centrafricain a été arrêté par les autorités tchadiennes en vertu d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale délivré en décembre 2018.
Selon la CPI, il est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine en 2013 et 2014.
La société civile jubile
A l’annonce de son extradition ce lundi (14.03.22) à la CPI, la société civile centrafricaine a exprimé sa joie.
Fernand Mandé, coordinateur de la Coalition des organisations de la société civile pour la Cour spéciale, mise en place pour la Centrafrique affirme que “cette arrestation est la bienvenue. Que ce soit la Seleka, les antibalaka ou ceux qui continuent à commettre des exactions, tôt ou tard, ils répondront de leurs actes”.
Cependant, si Maxime Mokom est désormais entre les mains de la CPI, plusieurs autres anciens rebelles, pourtant visés par des mandats d’arrêt internationaux, continuent de circuler librement en Centrafrique, au Tchad et dans d’autres pays de la sous-région.
“Nous en connaissons d’autres qui sont là, qui sont dans les affaires de diamants, dans le business, qui se promènent dans la ville de Bangui. Hassane Ali Bouba a été arrêté mais libéré. Il était ministre, il a été arrêté par la Cour spéciale mais il a été remis en liberté. Peut-être qu’il y a des intérêts politiques derrière cela”, pense Fernand Mandé.
Que cherche le Tchad ?
Le fait que le Tchad ait arrêté et extradé Maxime Mokom ne doit pourtant pas faire oublier que d’autres ex-rebelles centrafricains recherchés par la CPI se trouvent encore dans ce pays voisin à la Centrafrique.
Pour Mahamat Hassane, l’ancien ministre tchadien de la Justice, le gouvernement de transition pourrait utiliser cette carte pour obtenir la reconnaissance internationale qui lui est nécessaire.
“Après la disparition brutale du maréchal du Tchad, on a parlé de succession monarchique dans une République de citoyens. Par la suite, on a parlé de coup d’Etat institutionnel. Donc le Tchad est dans une situation de reconnaissance internationale et par rapport à cela, il faut qu’il montre sa disponibilité pour le respect du droit international, surtout en recherchant et en livrant à la communauté internationale toutes les personnes présumées coupables des crimes graves comme des crimes contre l’humanité ou de génocide”, explique Mahamat Hassane.
La comparution initiale de Maxime Mokom devant la Chambre préliminaire de la CPI, aura lieu « en temps voulu », explique le communiqué de la Cour basée à La Haye, aux Pays-Bas.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022
Le véhicule, de marque Toyota Land-Cruiser, modèle BJ80 familiale couleur blanche portant une longue antenne de relais communication devant le parechoc, et appartenant a l’ONG WILDIFIE CONSERVATION SOCIÉTÉ WCS a été braquée cette nuit du mardi 15 mars 2022 au centre-ville de Bangui par un groupe de deux malfaiteurs activement recherchés par les forces de l’ordre.
centrafrique.org/centrafrique-une-enquete-internationale-independante-est-necessaire-sur-lassassinat-des-journalistes-russes-selon-rsf/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-11/” rel=”attachment wp-att-30642″ data-wpel-link=”internal”>Des Mercenaires russes dans un pickup de patrouille de la gendarmerie au centrwe-ville de Bangui. Crédit photo : AFP
Selon nos informations, la scène a eu lieu vers 21h30 à quelques mètres de l’établissement scolaire Galaxy, non loin de la station-service Total de relais Sica.
Les assaillants, au nombre de deux, habillés en tenue militaire, ont suivi le véhicule avec leur moto jusqu’au croisement de relais Sica, à quelques mètres de l’entrée de l’établissement Galaxy avant d’intimé l’ordre au conducteur du véhicule, un expatrié résident à l’hôtel Kitika de s’arrêter. Croyant avoir affaire aux éléments des forces de l’ordre, le conducteur s’arrête, et les malfaiteurs lui auraient intimé l’ordre de descendre avant de s’emparer du véhicule à destination inconnue.
Pour l’heure, les services de la police et de la gendarmerie sont activement à la recherche des malfaiteurs, des personnes d’intérêt afin d’identifier et interpeller les suspects qui sont encore dans la nature avec leur butin.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC, le 16 mars 2022
Bangui (CNC) – Le cortège de la mort, venu de la Russie, et soutenu par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, poursuit son massacre sur le territoire national. Après Aïgbado, Yanga, Yangoudroudja, Mouka, Ouadda et Markounda, c’est le tour de la ville de Gordile, une localité de la Vakaga, où les habitants vivent depuis près d’une semaine dans une scène de terreur indescriptible des mercenaires de Wagner.
Gordile, village d’origine des deux ministres du Gouvernement
Certainement, la nouvelle terrifiante des événements qui se sont produits cette semaine à Gordile ne va pas plaire au ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène ainsi qu’à son frère, ministre des Travaux, Monsieur Guismala Amza, tous deux originaire de cette ville du nord-Est.
En effet, le vendredi dernier, les mercenaires de Wagner, lourdement armés, à bord de leurs véhicules militaires, ont quitté la ville de Ndélé pour Birao. En arrivant au village Gonda, ils ont fait face aux rebelles du FPRC en faction Noureddine Adam. Après près de deux heures d’affrontement, les rebelles se sont retirés, laissant le village contrôlé par les hommes de Wagner. Après avoir passé près de quatre heures dans ce village de Gonda, ils ont progressé vers la ville de Gordile, située à seulement quelques kilomètres du village gonda. À leur arrivée, ils ont encerclé la ville, fouillant les maisons porte par porte, paniquant les habitants qui ont dû quitter précipitamment leur domicile.
Scène de massacre
Devant la panique de la population qui commence à quitter la ville en masse, les mercenaires russes n’ont pas le choix que de faire feu sur tout ce qui bouge. C’est ainsi qu’une vingtaine de personnes ont été tuées, et près d’une centaine d’autres blessées.
Et ce n’est pas tout! Quelques kilomètres plus loin, à tiringouli, toujours dans la Vakaga, les mercenaires russes sont arrivés dans la ville, exécutant au moins 12 personnes, dont l’ex-général du FPRC, Monsieur baba amibe, exécuté avec sa femme et trois de ses enfants. Selon la population locale, cet ex-général du FPRC faisait partie des ex-rebelles qui ont déposé leur arme et intègre le processus du désarmement. Ce sont des prorégimes, dit-on dans le secteur.
Publié par : Corbeaunews – Centrafrique | Mardi 15 mars 2022.
C’est une des manifestations les plus spectaculaires du soutien à la Russie en République centrafricaine. Nous sommes ce 5 mars 2022 sur l’une des artères les plus fréquentées de la capitale. Une centaine de personnes, militaires comme civils, et proches du pouvoir, manifeste leur soutien à l’invasion russe en Ukraine. C’était à l’initiative de Talitha Koum, une l’association prorusse, et proche du pouvoir, coordonnée par le sulfureux Didatien Kossimatchi, devenue l’homme à tout faire de Wagner. En moins de 6 mois, plus de 60 millions de francs CFA alloués pour des marches contre la Minusca, contre la France et en faveur de la Russie et des Wagner. Et ce n’est pas tout.
Monsieur Didatien Kossimatchi, Bangui le 9 décembre 2019.
Selon nos calculs, en six mois, trente(30) manifestations ont été organisées à Bangui et dans les villes des provinces contre la Minusca, contre la France et en faveur de la Russie et des Wagner. Ce qui fait en moyenne cinq(5) manifestations par mois pour un coût de soixante(60) millions de francs CFA, soit deux(2) millions par manifestation. Or, Monsieur Blaise Didacien Kossimatchi est impliqué dans 25 manifestations, ce qui fait de lui l’un des bras droits, pour ne pas dire le nouveau chouchou des Mercenaires russes en République centrafricaine.
De plus, dans la séquence vidéo des soi-disant soldats FACA exprimant leur volonté d’aller combattre au côté des militaires russes en Ukraine, Wagner avait calé la voix de Didatien Kossimatchi en off dans le montage de la vidéo. Wagner croyait que les gens ne pouvaient pas découvrir qui prêtait sa voix dans cette vidéo. C’est un montage médiocre. Didatien Kossimatchi a une voix particulière, qui ressemble à celle des personnes droguées. D’ailleurs, certains affirment qu’il fume les joints régulièrement.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi, 17 mars 2022
Les mercenaires de la société de mafia russe Wagner vient de créer, à Bangui, deux sociétés d’écran, le CAPEX et le PETROLEX. L’objectif, faire diversifier leurs sources de revenus au risque de mettre en danger la vie de la population.
En circulation sur une moto
Décidément, les Mercenaires russes sont désormais présents dans tous les secteurs d’activités commerciales en République centrafricaine.
Après le bois, le diamant, l’or, l’alcool et le transport, les mercenaires russes s’active désormais dans le secteur du carburant. Pour ce faire, ils ont créé deux sociétés-écrans, à savoir le CAPEX et le PETROLEX. L’objectif, importé frauduleusement des dizaines de litres du carburant depuis le Nigéria, via le Cameroun. Le carburant importé frauduleusement sera stocké dans un dépôt illicite, créé par un Étudiant centrafricain, une marionnette à la solde de Wagner. Pour les observateurs, ceci est sans doute la mise en danger de la vie de la population.
Mais d’après un expert centrafricain, à cause d’un faible réseau de distribution du carburant sur tout le territoire national, le commerce informel et illégal du carburant aura sans doute pignon sur rue. Mais pour certains Banguissois, cette contrebande servira à alimenter aussi les véhicules de guerre de Wagner.
« … L’unique but caché de CAPEX et PETROLEX est d’approvisionner les mercenaires de WAGNER en essence de contrebande pour qu’ils puissent perpétrer leurs atrocités contre la pacifique population centrafricaine », déclare un Centrafricain sur les réseaux sociaux.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022
Bangui (CNC) – Convoqué par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, le dialogue Républicain est censé durée six jours afin de sortir le pays de la crise politicomilitaire qui le secoue depuis 9 ans.
rca-lopposant-joseph-bendounga-depose-plainte-contre-touadera-et-3-de-ses-predecesseurs/bozize-djotodia-samba-panza-et-touadera/” rel=”attachment wp-att-40532″ data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite, les ex-chef d’État centrafricains François Bozizé,, Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et l’actuel Président de la République Faustin Archange Touadera. Photos combinées par CNC
Le Président Faustin Archange Touadera a convoqué, ce mardi 15 mars, dans un décret lu à la radio nationale, du 21 au 27 mars prochains, son dialogue républicain destiné à sortir de la crise politico militaire qui secoue ce pays d’Afrique centrale depuis mars 2013, mais il sera organisé sans l’opposition armée avec qui le gouvernement précise que les discussions avec elle se poursuivront selon la Feuille de route conjointe de Luanda.
Il y’a exactement un mois, Monsieur Obed Namsio, ministre d’Etat, directeur de cabinet du président Touadera et président du comité préparatoire du dialogue républicain avait annoncé que le comité préparatoire du dialogue républicain inclusif fait de son mieux pour que les assises du dialogue républicain se tiennent d’ici la fin de ce mois de mars 2022 “.
Plus 350 millions de francs CFA pour le dialogue
Le comité avait indiqué que la mobilisation des ressources financières est déjà faite par le gouvernement, mais qui attend également l’appui des partenaires de la République centrafricaine à accompagner cette volonté de dialoguer entre les Centrafricains au niveau politique ?
Selon le chef de l’État, les questions à l’ordre du jour lors de ce dialogue républicain sont entre autres l’insécurité généralisée, la justice, la bonne gouvernance et le relèvement socio-économique de la République centrafricaine.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 16 mars 2022
Bangui (CNC) – Alors que de nouveaux éléments de Wagner ont encore rejoint le Mali fin février et que les effectifs du groupe paramilitaire russe devraient atteindre le millier d’hommes d’ici à quelques semaines, l’Union européenne (UE) s’inquiète des conséquences de ce déploiement pour ses opérations sur place.
L’armée américaine et l’ONU confirment la présence du groupe Wagner au Mali
C’est tout le sens d’une lettre envoyée par le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, à son homologue malien, Abdoulaye Diop, le 9 mars. Dans cette missive consultée par Africa Intelligence, le diplomate espagnol conditionne le maintien des missions de formation de l’UE auprès des Forces armées maliennes (FAMa) à plusieurs garanties.
Il est ainsi demandé à Bamako de pouvoir certifier que l’ensemble des soldats maliens formés par les missions de l’UE dans le pays – notamment l’EUTM-Mali – ne puissent pas, une fois formés, rejoindre les équipes des “instructeurs russes”, l’appellation en rigueur côté malien pour désigner les éléments de Wagner. En cas d’impossibilité pour Bamako à produire cette garantie et à suivre méticuleusement le parcours des soldats des FAMa formés par l’UE – un processus complexe pour le pays -, Bruxelles suspendra l’EUTM-Mali. Une option aujourd’hui privilégiée au sein de l’UE.
Si Bruxelles est particulièrement vigilante sur ce point, c’est qu’un précédent en République centrafricaine a éclaboussé l’année dernière sa mission de formation dans le pays, l’EUTM-RCA : plus d’une dizaine de militaires centrafricains formés par l’UE avaient dans la foulée rejoint plusieurs compagnies opérant directement avec le groupe paramilitaire russe Wagner, également présent en RCA depuis 2018.
Outre la formation militaire, l’UE a également gelé cet automne son appui budgétaire (40 millions d’euros) au bénéfice de Bamako sur fond d’influence russe, alors que la junte militaire avait fait part de son souhait de ne pas organiser l’élection présidentielle prévue en février 2022. Plusieurs officiels maliens sont depuis le début du mois de février sous sanctions de l’UE, à l’instar du chef du gouvernement Choguel Maïga ou encore du ministre de la réconciliation nationale, Ismaël Wagué.
Au moins sept personnes, dont quatre supplétifs civils enrôlés dans la lutte antijihadiste au Burkina Faso, ont été tués lundi lors d’une attaque dans le nord du pays, la cinquième en quelques jours dans la région, ont indiqué mardi à l’AFP des sources sécuritaire et locale.
“Des hommes armés ont attaqué dans la matinée de ce lundi des installations de forages (d’eau) à Tonri Oulo”, une localité de la commune d’Arbinda, dans la province du Soum, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.
“Lors du sabotage des installations, ils ont abattu trois civils et blessés trois autres. Quatre éléments des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie), qui ont tenté de contrer les assaillants ont également été tués”, portant le bilan à “sept morts”, a précisé la même source.
Les VDP, supplétifs civils de l’armée mal formés et mal armés, paient un lourd tribut à la lutte antijihadiste au Burkina Faso.
L’attaque a été confirmée par un responsable local. “On a enregistré une dizaine de victimes dont sept décès”, a confirmé ce responsable, précisant que “deux autres forages ont été sabotés par les terroristes”.
“Il y a quelque semaines ils avaient déjà saboté les installations de téléphonie mobile, et maintenant ils tentent d’asphyxier la ville en coupant tout ravitaillement”, a estimé cette source.
Ce mode opératoire confirme la stratégie observée ces dernières semaines où des groupes armés jihadistes tentent d’occuper des villes du nord et de l’est du pays.
“Cela consiste à isoler des villes stratégiques en coupant les voies d’accès et de communication. Ces communes leur servent de base arrière”, explique à l’AFP Mahamoudou Sawadogo, chercheur et expert des questions de sécurité au Sahel.
Ces derniers jours, plusieurs attaques meurtrières ont frappé la région de Dori, une des principales villes du nord-est du pays, à une centaine de kilomètres d’Arbinda.
Vingt-trois civils et treize gendarmes sont morts dans ces attaques.
C’est le plus lourd bilan depuis l’arrivée à la tête du Burkina du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba qui a renversé le 24 janvier le président Roch Marc Christian Kaboré, souvent accusé d’être inefficace face aux attaques.
Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait plus de 2.000 morts dans le pays et contraint au moins 1,7 million de personnes à fuir leurs foyers.
Texte par: DW français
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
Human Rights Watch accuse l’armée malienne d’avoir tué et torturé des civils, notamment dans le camp militaire de Diabaly, en compagnie de “soldats blancs”.
Selon Human Rights Watch, les victimes, des commerçants, chefs de villages, responsables religieux et même des enfants ont été exécutés. Le rapport relaye plusieurs témoignages de rescapés qui ont confirmé ces meurtres.
La plupart ont été commis dans le centre du Mali, une région en proie à des violences de toutes sorte depuis 2015, explique Human Rights Watch.
Des soldats maliens sont aussi accusés d’avoir tué des civils
Certains Maliens interrogés ont déclaré aux enquêteurs avoir été torturés dans le camp militaire de Diabaly par des soldats maliens et quelques soldats blancs, qui parlaient une langue qu’ils n’avaient jamais entendue.
Des témoignages font été d’exécutions des prisonniers blessés, des plus faibles ou des plus âgés.
Trois autres témoins ont décrit une opération militaire malienne, le 14 janvier dans le village de Feto, dans le cercle de Niono, région de Ségou, où des militaires ont tué cinq civils. L’un des témoins parle de soldats blancs qui “portaient des uniformes différents de ceux de l’armée malienne. Je n’ai pas reconnu la langue qu’ils parlaient. Ce n’était pas le français.”
Contacté, Human Right Watch n’a pas souhaité en dire plus et s’en tient aux témoignages de ces victimes, en attendant de recouper l’information.
La question est aujourd’hui de savoir si ces militaires qui parlaient une langue inconnue des témoins étaient des soldats russes et s’ils appartiennent au groupe Wagner présent dans le pays.
Ce groupe paramilitaire a déjà été mis en cause par les Nations unies pour des meurtres commis sur les populations civiles en centrafrique, en dépit des déclarations du gouvernement qui nie la présence des Mercenaires russes sur son territoire.
Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, le 24 février, le ministère de la Défense ukrainien publie régulièrement le bilan des pertes subies par Moscou. Au 15 mars, Kyiv avançait ainsi, concernant les Russes, la disparition de 81 avions, 95 hélicoptères, 3 navires, 404 chars d’assaut, 1 279 véhicules blindés légers, 60 camions citernes ou encore 150 systèmes d’artillerie.
Impossible, cependant, de se fier à ces chiffres, tant les belligérants, dans un conflit, ont tendance à maximiser les pertes de l’ennemi tout en minimisant les leurs. Les Russes ne communiquent pas de bilan global sur les pertes ukrainiennes, se contentant, de temps à autre, d’évoquer des opérations – réussies – contre les forces de Kyiv, comme le fait régulièrement le compte Twitter du ministère russe de la Défense.
A défaut de disposer, à ce stade du confit, d’une vision précise de la quantité de matériels militaires perdus par les uns et les autres, certains spécialistes travaillent sur des bilans a minima. Notamment les chercheurs Stijn Mitzer et Joost Oliemans, deux analystes néerlandais qui, sur leur site Oryx, recensent les pertes de chacune des armées, sur la base des informations disponibles en sources ouvertes. N’y sont ainsi enregistrés que «les véhicules et équipements détruits pour lesquels des preuves photographiques ou vidéographiques sont disponibles». Par conséquent, précisent les auteurs, «la quantité d’équipements détruits est nettement supérieure à celle enregistrée ici».
Au 15 mars, ces deux chercheurs estimaient les pertes minimales des Russes en matériels (détruits, abandonnés ou récupérés) à 217 chars, 137 véhicules blindés de combat, 197 véhicules de combat d’infanterie, 67 véhicules blindés de transport de troupes, 9 véhicules protégés contre les embuscades résistantes aux mines (Mrap), 40 véhicules de mobilité d’infanterie, 9 stations de communication, 41 véhicules du génie, 49 missiles guidés antichars, 24 systèmes de défense antiaérienne portables, 5 mortiers lourds, 31 artilleries remorquées, 31 artilleries automotrices, 25 lance-roquettes multiples, 11 canons antiaériens, 31 systèmes de missiles sol-air, 13 avions, 8 drones, 15 hélicoptères, 2 trains logistiques, et 413 camions, véhicules et jeeps.
Côté ukrainien, les deux chercheurs soulignent la perte minimale de 65 chars, 47 véhicules blindés de combat, 42 véhicules de combat d’infanterie, 20 véhicules blindés de transport de troupes, 22 véhicules de mobilité d’infanterie, 1 véhicule du génie, 50 missiles guidés antichars, 16 systèmes de défense aérienne portables, 15 artilleries remorquées, 9 artilleries automotrices, 3 lance-roquettes, 2 canons antiaériens, 11 systèmes de missiles sol-air, 8 avions, 6 drones, 1 hélicoptère, 13 navires et 85 camions, véhicules et jeeps.
Plus que toute autre période, celle des guerres est sujette à la désinformation, qu’elle émane de sources inconnues ou d’autorités officielles. Dans le cadre de la crise en Ukraine, le service CheckNews de Libération reste pleinement mobilisé pour répondre à vos questions et tenter de démêler le vrai du faux, qu’il s’agisse de déclarations, d’images ou de vidéos. Une information vous fait douter? N’hésitez pas à nous solliciter via notre formulaire, en cliquant sur le bandeau présent en tête de chaque article.
La MAE Baïpo-Temon : “La République centrafricaine n’est pas un pays faible, c’est un pays affaibli”
Texte par: Agence Anadolu
Publié par:Corbeaunews Centrafrique
“La République centrafricaine n’est pas un pays faible, c’est un pays affaibli”, a déclaré Sylvie Baïpo-Temon, la ministre des Affaires étrangères de la République centrafricaine.
La Cheffe de la Diplomatie centrafricaine a accordé un entretien exclusif à l’Agence Anadolu en marge du Forum d’Antalya sur la Diplomatie, organisé du 11 au 13 mars dans le sud-est de la Turquie.
La République centrafricaine (rca) a été le théâtre d’une guerre civile qui a duré près d’une décennie. Ce pays de l’Afrique centrale, “affaibli” selon la ministre, a besoin de partenaires qui regorgent d’énormes potentialités pour se reconstruire, a-t-elle fait savoir.
“La RCA regorge d’énormes potentialités, des secteurs forestiers, du bois. L’agriculture est un domaine très riche parce que c’est est un pays vaste, peu peuplé, totalement vierge et qui est à construire. Il y règne un climat très favorable pour des cultures différentes. Il y a également des produits à problèmes à l’instar du pétrole, uranium et autres, et aussi des ressources très recherchées, notamment le lithium, par exemple, le cobalt, le coton et le coltan. Il y a des priorités en termes d’énergie, d’infrastructures, de reconstruction des axes routiers et des infrastructures, mais aussi de l’éducation, de la santé”, a-t-elle dit.
Sylvie Baïpo-Temon a effectué, en janvier, une visite à Ankara à l’invitation de son homologue turc, Mevlut Cavusoglu. La visite a été couronnée par la signature d’un cadre juridique marquant l’engagement des deux pays à travailler ensemble. La première rencontre entre les deux ministres a eu lieu en juin 2021 à Rome, en Italie, à l’occasion de la réunion de la Coalition internationale anti-Daech. La ministre a indiqué que les rapports entre la Turquie et la RCA se sont considérablement développés depuis lors.
La Cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baipo Temon, appellent les Turcs à investir dans son pays
Cavusoglu: “S’ouvre une nouvelle page dans les relations entre la Turquie et la RCA”
“La participation du Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, au Sommet du partenariat Turquie Afrique, a marqué également un autre élan parce qu’il a eu l’occasion de rencontrer son homologue turc, le Président Recep Tayyip Erdogan. Ils nous [ministres des Affaires étrangères] ont donné justement cette instruction de continuer à renforcer et à dynamiser la relation, la coopération bilatérale entre les deux pays et c’est ce que nous nous attelons à faire. La Turquie dispose d’une vraie expertise dans de nombreux domaines. J’ai eu l’occasion de découvrir le savoir-faire turc, du moins le confirmer lors de mes visites ici, mais aussi ailleurs et particulièrement en Afrique. Il y a de la qualité. Et lorsqu’on a un pays qui est en phase de reconstruction avec un gap énorme à combler, il ne faut pas tergiverser. Il faut aller là où il y a la compétence en termes de qualité, en termes de délais de mise en œuvre de certains projets”, a poursuivi Sylvie Baïpo-Temon.
La ministre a noté que son pays sort d’une période de crise sociale qui a profondément impacté le tissu social en termes de cohésion. Il affiche un nouveau visage et a entrepris de s’ouvrir au monde. Selon la responsable, le pays mérite d’être accompagné dans son élan de développement pour ne plus revivre ces crises.
“Il faut des entreprises en mesure d’offrir des emplois aux jeunes afin qu’ils comprennent qu’il y existe d’autres manières de gagner sa vie que de prendre les armes ou de se laisser manipuler, a-t-elle expliqué. Aussi, ils sont victimes de la manipulation de masse aussi très importante, ce qui crée aussi beaucoup de tensions politiques. Il faut développer un état d’esprit d’entrepreneuriat. La RCA a une population majoritairement jeune, qui est aussi amenée à découvrir le monde. C’est une richesse. Elle doit aussi apprendre à se former en découvrant le monde pour contribuer d’une meilleure manière au développement de son pays. C’est tout cela qui va créer une cohésion sociale. Donc, c’est pour dire aussi à cette population centrafricaine que c’est possible. Mais il faut le vouloir, il faut le vouloir fermement. Il ne faut plus se laisser faire. Il ne faut pas se contenter de peu, il faut aller chercher justement dans la stratégie de développement à chercher des bons partenaires et oser entreprendre. Il faut avoir l’ambition constructive, que chacun puisse avoir la chance de dire qu’il a apporté sa petite pierre à l’édifice.”
La résurgence des crises à travers le monde est une preuve de l’échec de la diplomatie qui, a précisé la Cheffe de la Diplomatie centrafricaine, mérite d’être repensée.
“Aujourd’hui, le monde va mal, il faut le reconnaître. L’Afrique va mal depuis un certain temps, mais nous voyons que l’Afrique n’a plus ce monopole de conflits. Il y en a un peu partout dans le monde et même les grandes puissances siégeant aux Nations unies, ceux qui siègent et qui ont justement cette responsabilité, ce devoir d’être garants de la paix dans le monde. Aujourd’hui, on s’interroge. Donc, il faut aussi peut-être repenser notre manière de gérer la diplomatie, parce qu’au fur à mesure et dans les quatre coins du monde, tout n’est que rapport de force alors que nous sommes dans des instances ou on parle de paix, de sécurité, alors ; à contrario, dans l’expression de chaque pays, dans les instances multilatérales ou même bilatérales, tout n’est que rapport de force. Et dès lors que le rapport de force atteint un niveau critique, ça explose.
Les pays, comme le nôtre, qui comptent sur ceux-là pour pouvoir nous appuyer dans notre quête de paix, à un moment on va se poser aussi la question de savoir s’il ne faudrait pas écouter les soit disant plus faibles. Finalement, il n’y a pas de pays faibles. La République centrafricaine, notamment, n’est pas un pays faible. Elle est un pays affaibli. C’est un pays qui a des potentiels et qui pourrait justement montrer aussi au monde qu’elle a d’énormes capacités.”
Sylvie Baïpo-Temon a félicité les efforts diplomatiques de la Turquie pour parvenir à la désescalade entre la Russie et l’Ukraine. Pour rappel, une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l’Ukraine, Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba, a été organisée jeudi à Antalya, sous la médiation de la Turquie.
La deuxième édition du Forum d’Antalya sur la Diplomatie (ADF) s’est tenue du 11 au 13 mars sur le thème “Reconstruire la diplomatie”. L’événement a réuni des participants de 75 pays, dont 17 Chefs d’État et de gouvernement, 80 ministres, 39 représentants d’organisations internationales, et a été couvert par environ 600 journalistes.
La République du Tchad a remis lundi 14 mars à la Cour pénale internationale l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka, Maxime Mokom, suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a indiqué la CPI. Maxime Mokom était le chef d’un groupe armé Anti-Balaka (milices autoproclamées d’autodéfense) allié aux principaux groupes armés qui opéraient en Centrafrique. Il était en 2019 devenu ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR).
Maxime Mokom est suspecté de crimes qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine en 2013 et 2014, a indiqué la CPI dans un communiqué. «La Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Mokom, un ressortissant de la République centrafricaine (…) était un Coordonnateur National des Opérations des Anti-Balaka», a indiqué la Cour, qui siège à La Haye. À ce titre, il est notamment suspecté d’être responsable de (tentative de) meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement, torture, persécution, traitement cruel, mutilation.
La CPI a conclu qu’un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA depuis au moins septembre 2013 jusqu’au moins décembre 2014 entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les Anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant Bozizé). Selon la CPI, il existe «des motifs raisonnables» de croire que, «de septembre 2013 au moins à décembre 2014 au moins, une attaque aurait été menée par les Anti-Balaka contre la population civile musulmane et les personnes perçues comme collectivement responsables, complices ou soutenant la Séléka», a souligné la CPI.
Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé «Rambo», deux ex-chefs de milices centrafricains détenus par la CPI respectivement depuis janvier 2019 et novembre 2018, sont également accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre civile entre 2013 et 2014.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022
Ça y’est! Les rumeurs deviennent réalité. Depuis trois jours, on a annoncé la présence des agents de la cour pénale internationale à Ndjamena pour discuter de la possibilité de la remise du leader de la milice Anti-Balaka Maxime Mokome, arrêté au sud du Tchad il y a trois semaines, à la CPI. Finalement, à la surprise de tous, ce lundi 14 mars dans la soirée, le bureau du procureur de la cour pénale internationale confirme que Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis par le Tchad à la Cour pénale internationale.
Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Maxime Mokome à la CPI, une surprise
Selon le bureau du procureur de la CPI, Monsieur Maxime Jeoffroy Eli Mokom Gawaka a été remis à la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis en République centrafricaine en 2013 et 2014. Sa comparution initiale devant les juges de la CPI sera annoncée en temps voulu.
C’est un choc pour la milice Anti-Balaka, et un grand coup porté à la coalition des patriotes pour le changement (CPC), dirigé par l’ancien Président François Bozizé, oncle de Maxime Mokome.
Maxime Mokome, un ancien ministre rebelle
Souvenez-vous, en 2019, après la signature de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA), Monsieur Maxime Mokome avait été nommé ministre chargé du désarmement, démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) avant de démissionner, un an plus tard, pour rejoindre le maquis auprès de son oncle François Bozizé qui a fondé la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Mais après leur tentative de prise de la capitale Bangui en janvier 2021, une contre-offensive menée par les mercenaires du groupe Wagner, appuyés par les soldats FACA et rwandais, il avait quitté le pays pour se refugier au Tchad.
Refugié au Tchad, Maxime Mokome tire la sonnette d’alarme
Mais l’ancien ministre Maxime Mokome avait commencé à avoir de souci dans ce pays lorsqu’il avait dénoncé publiquement la gestion des fonds angolais par le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Il avait très mal gobé le fait que dans les fonds alloués par la CEEAC pour entretenir tous les chefs rebelles centrafricains au Tchad, Monsieur Ahmed Kogri a préféré acheter deux maisons seulement aux chefs rebelles Mahamat Alkhatim du MPC et Bobbio de 3R.
C’est ainsi qu’il avait décidé de dénoncer ce népotisme et quitter le territoire tchadien. Mais pour le tout puissant Ahmed Kogri , l’ancien ministre centrafricain avait franchi la limite du supportable. Son nom est placé parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre tchadiennes.
Alors que le dimanche 27 février, à Sido Tchad, l’ancien ministre Maxime Mokome réapparaît en public dans cette ville, il se fait repérer par le service de renseignement tchadien. Il est immédiatement arrêté par les forces de l’ordre tchadiennes. Transféré à Ndjamena, il vient d’être remis à la cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité.
Pour de nombreux Centrafricains, le tout puissant Ahmed Kogri est en train de jouer de sale coup aux opposants centrafricains pour faire plaisir à son ami Faustin Archange Touadera.
Publié par : Corbeaunews – Centrafrique, le 15 mars 2022
Ce n’est un secret pour personne. Tous les signaux économiques de la République centrafricaine sont aux rouges. L’État centrafricain commence à faire face à de nombreuses difficultés d’ordre financier, et les perspectives ne sont pas bonnes. Alors, face à cette préoccupation qui donne des sueurs froides au président Touadera, dit-on dans les couloirs du palais, il faut tenter des choses en essayant de faire appel à d’autres partenaires. C’est ainsi qu’un accord d’assistance économique gratuite a été signé au palais de la renaissance entre l’ambassadeur chinois en République centrafricaine et le Premier ministre.
COPYRIGHT LA RENAISSANCE
C’était le 11 février 2022, en présence du chef de l’État Faustin Archange Touadera, le Premier ministre Félix Moloua et l’ambassadeur de la Chine en Centrafrique, Monsieur CHEN Dong, ont signé un accord d’assistance économique gratuite de 10 milliards de francs CFA.
Dans cet accord dont CNC a pu lire copie, si l’État centrafricain a besoin d’un soutien financier, il pourrait faire recourt auprès de la Chine populaire. Et si d’aventure, l’État chinois qui a besoin d’un appui de ses partenaires, il pouvait faire recours à la République centrafricaine. Pour la Chine, c’est l’argent comptant qui intéresse la RCA. Mais pour la Chine, c’est le sous-sol, et c’est bien mentionné dans l’accord. Une fois de plus, le sous-sol centrafricain, qui devrait représenter un marché prospère et correctement organisé, est devenu vite anarchique, un outil de racket des pays partenaires. Certains se méfient de la République centrafricaine.
On se souvient encore du voyage du chef de l’État à Dubaï qui avait soldé par un fiasco retentissant. Rares ont été les échanges avec d’éventuels bienfaiteurs et pour cause ! Beaucoup n’ont tout simplement pas voulu s’entretenir avec le président centrafricain du fait de ses relations sulfureuses avec la société de mercenaires Wagner. Ils lui ont ainsi marqué leur désapprobation face à ses choix qui vont à l’encontre des recommandations de la communauté internationale et qui isolent un peu plus la Centrafrique chaque jour.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022
Une fois de plus, les mercenaires de Wagner se font à nouveau parler d’eux. Après la préfecture de la Haute-Kotto, c’est le tour de la préfecture de l’ouham, dont le chef-lieu est Bossangoa. Et c’est terrible. Une quinzaine des civils, pour la plupart des musulmans, ont été massacrés à Markounda, leurs corps carbonisés. Leurs familles dénoncent un véritable crime crapuleux.
Deux mercenaires de Wagner occupant le quartier général des rebelles en Centrafrique
Markounda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de l’Ouham, est à nouveau secouée le week-end dernier par les agissements des mercenaires de la société russe Wagner.
En effet, le samedi 12 mars dernier, peu avant 14 heures, les Mercenaires russes ont exécuté au moins 17 jeunes artisans et commerçants sur des chantiers miniers de Kota-Gbaya .
« Ce n’était pas une erreur. Ils savaient bien ce qu’ils faisaient. Ce sont bel et bien des civils qu’ils ont exécutés froidement. Mes deux cadets faisaient partie des victimes. Ce sont des commerçants », déclare un parent des deux victimes. D’après lui, les victimes étaient au nombre de 19, et c’est encore provisoire. Il y’a des cas des blessés qui sont encore à l’hôpital, et leur état nécessite des évacuations ».
Rappelons que ces mercenaires de Wagner, qui combattent au côté de l’armée nationale contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), multiplient des exactions sur les civils, pour la plupart des Peuls ou musulmans, assimilés à tort aux rebelles.
Et à Bangui, personne ne peut se permettre de dénoncer ces nombreux crimes que les hommes de Wagner commettent dans le pays. Pour eux, l’essentiel dont leur pouvoir n’est pas menacé. La vie de la population ne leur dit rien.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 15 mars 2022
L’affrontement était très violent, selon une source sécuritaire locale. Il a duré un peu plus de deux heures, et les rebelles se sont finalement retirés de leur position initiale, laissant les mercenaires de Wagner poursuivre le ratissage. La population en débandade, le village est totalement vidé de ses habitants. Le bilan fait état des morts et des blessés.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
C’était le vendredi dernier, les Mercenaires russes, lourdement armés, ont quitté la ville de Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran pour se rendre dans la Vakaga. Mais arrivée au village Gonda sur l’axe Gordile, ils ont retrouvé sur place une dizaine des rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Sans un échange des mots, ils ont commencé à les affronter violemment durant près de deux heures.
Les rebelles, en manque de munition, se sont finalement retirés de leur position initiale. Mais les mercenaires de Wagner, de leur côté, poursuivent le ratissage en allant vers Gordile, une localité de la Vakaga.
Sur place, le bilan fait état de six rebelles et quatre mercenaires de Wagner blessés, tandis que deux civils, tentant de fuir les combats, ont reçu des projectiles et sont morts.
Selon nos informations, les mercenaires de Wagner, après l’affrontement avec les rebelles, ont poursuivi leur route vers Gordile pour remonter vers Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC, le 15 mars 2022
Mensonge d’État
Mentir à son propre peuple revient à se piquer le pied avec son propre serpent, à détruire sa légitimité. Or, depuis un an, la République centrafricaine a affiché plusieurs fois le masque d’un État qui ment à la nation, et le peuple se sent souillé. L’histoire des militaires russes, déployés par leur pays en Centrafrique dans le cadre de la coopération militaire bilatérale, devient de plus en plus insoutenable, un véritable mensonge d’État. Or, le chef de l’État centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadera, dans toutes ses déclarations à la presse et à la communauté internationale, défend bec et ongle que ce sont bien les militaires russes qui ont été déployés en Centrafrique pour former les forces de défense et de sécurité nationale. Or, Monsieur Alexandre Ivanov, chef de la COSI, dans une interview accordée au quotidien français ouest France, assure pour sa part qu’il dirige actuellement en RCA une organisation militaire privée dénommée COSI (Communauté des officiers pour la sécurité internationale ), immatriculée en Russie comme une SARL, et agit exclusivement en Centrafrique. Alors, entre Touadera et Ivanov, qui dit vrai?
Fin de formation des soldats FACA à Bérongo par des instructeurs russes. CopyrightCNC
La contradiction
Selon un enseignant universitaire, sans doute, les deux n’ont pas dit la vérité.
« Touadera tente de couvrir son lot de mensonge d’État en brandissant la coopération militaire entre la Russie et la RCA, tandis que Alexandre Ivanov, lui, veut à tout prix écarté le nom Wagner sur son organisation, et crée de facto une société fictive dénommée COSI ».
Contrairement à l’affirmation du chef de l’État Faustin Archange Touadera, Alexandre Ivanov assure qu’en ce moment, son organisation (COSI), déploie environ 1 135 soi-disant instructeurs en RCA. Ce chiffre corrobore à celui défendu par le gouvernement.
La COSI chargée de former les FACA?
En plus, il affirme que ses instructeurs « effectuent des tâches de formation du personnel de l’armée nationale, ainsi que de la police et de la gendarmerie ».
Alexandre Ivanov : « Nous avons montré comment résoudre efficacement les problèmes de formation des forces armées, nous avons aidé les FACA à planifier des opérations, de tactique, à organiser la logistique, etc. Selon les dirigeants de la République centrafricaine, toutes ces tâches ont été exécutées à un niveau élevé. Cela a mené à la victoire sur les criminels et au rétablissement de la paix ».
Où sont les Wagner ?
Plus grave encore, Alexandre Ivanov déclare « qu’il existe d’autres sociétés de sécurité privée en République centrafricaine, où des citoyens étrangers ont été recrutés. Je sais qu’ils traitent de questions de sécurité personnelle, y compris pour les dirigeants du pays ».
Incroyable! Donc l’effectif de 1145 avancé par Alexandre Ivanov est largement dépassé. Selon la communauté internationale, il pourrait atteindre 3000 Mercenaires russes en RCA.
Alors, la seule question que tous les Centrafricains se demandent aujourd’hui pourquoi les ministres, les conseillers du chef de l’état, les militaires, les gendarmes et les policiers portent des T-shirts au nom de Wagner alors qu’ils continuent de nier son existence en RCA?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi, 15 mars 2022
Le 2 mars, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution déplorant l’agression commise par la Russie contre l’Ukraine et exigeant que Moscou retire immédiatement ses troupes du territoire ukrainien.
Manifestation en soutien à l’attaque russe contre l’Ukraine, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 5 mars 2022. Carol Valade/AFP
Cette résolution a été adoptée à une très large majorité : 141 pays ont voté en sa faveur et seulement 5 pays contre – la Corée du Nord, la Syrie, l’Érythrée, la Biélorussie et bien évidemment la Russie. Mais plus que les « pour » et les « contre », ce sont les abstentions qui retiennent l’attention. 34 pays se sont abstenus, dont 16 pays africains.
Pour être complet, ce décompte doit aussi inclure les pays qui ont opté pour la stratégie de la chaise vide en ne participant pas au vote, ce qui constitue une abstention cachée. Ces derniers sont au nombre de 13 ; parmi eux, 8 pays africains. En additionnant l’abstention assumée et l’abstention cachée, 24 pays africains sur 54 ont préféré ne pas condamner la Russie, soit près de la moitié du continent.
Face à ce conflit inédit qui menace la paix mondiale, la moitié de l’Afrique diplomatique est abstentionniste. Comment interpréter ce choix ?
Anciens et nouveaux leviers d’influence
Une première lecture attribue cette attitude à la forte influence que la Russie exerce aujourd’hui en Afrique, même si l’Union européenne demeure le premier bailleur et le premier partenaire commercial du continent. Cette influence est le résultat cumulé de l’héritage de l’histoire et de la nouvelle politique africaine de Moscou.
Le vote de certains pays africains est une réminiscence des vieilles loyautés de l’époque de la guerre froide et de la décolonisation. Le souvenir du soutien soviétique à la décolonisation, l’alignement pro-soviétique de certains pays africains (Angola, Algérie, Éthiopie, etc.) et l’avènement au pouvoir d’anciens mouvements de libération soutenus par l’URSS (Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Zimbabwe) font partie de l’héritage historique des relations russo-africaines.
Cependant, cet héritage historique compte sans doute moins que la réactivation récente de la politique africaine de la Russie. Alors que la diplomatie russe avait oublié l’Afrique depuis la fin de l’URSS, la crise ukrainienne de 2014 et les premières sanctions occidentales lui ont fait retrouver la mémoire. À partir de ce moment charnière, les autorités russes ont mené une stratégie de réimplantation agressive grâce à leurs deux principaux atouts : les ventes d’armes et la fourniture de prestations de sécurité.
En effet, les échanges économiques de l’Afrique avec la Russie sont limités (environ 20 milliards de dollars en 2019) par rapport aux autres puissances (Chine : 210 milliards ; Europe : 225 milliards). Cependant, ils sont concentrés sur quelques secteurs stratégiques : l’alimentation, les ressources naturelles et les armes.
Premier exportateur mondial, la Russie a mené une diplomatie du blé, notamment en direction des pays d’Afrique du Nord, très dépendants au niveau alimentaire. L’Égypte achète les trois quarts de ses importations à la Russie et, en froid avec Paris, Alger s’est tourné vers le blé russe. Ses autres clients sont principalement le Nigeria, la Tanzanie, le Kenya, l’Afrique du Sud et le Soudan, dont l’un des dirigeants était à Moscou pour finaliser une livraison de blé au moment de l’invasion de l’Ukraine.
Les grandes sociétés publiques russes du secteur extractif (Rosneft, Lukoil, Alrosa, Rusal, Gazprom, Nordgold, etc.) ont investi en Afrique mais elles ne sont ni dominantes ni irremplaçables.
En revanche, la Russie est un acteur important du marché africain de la sécurité
De 2016 à 2020, elle a fourni 30 % des armes acquises par les pays d’Afrique subsaharienne ; depuis 2017, elle a signé des accords de coopération militaire avec 20 pays d’Afrique subsaharienne, contre seulement sept de 2010 à 2017 ; et elle a peut-être trouvé avec le Soudan un pays hôte pour une base militaire au bord de la mer Rouge.
Cet activisme sécuritaire est encore renforcé par sa diplomatie du mercenariat incarnée par le désormais célèbre groupe Wagner présent en Libye, au Soudan, au Mozambique, en Centrafrique et au Mali.
Le Groupe Wagner en Ukraine et au Mali – Leçon de géopolitique – Le Dessous des cartes | Arte, 26 janv. 2022.
Cette forte présence dans la sécurité d’État garantit au Kremlin un accès privilégié aux cercles du pouvoir, voire lui permet de les vassaliser quand ils sont très faibles comme en Centrafrique.
Affinités politiques
La forte abstention africaine reflète aussi le vent d’autoritarisme qui souffle en Afrique depuis dix ans. Après la décennie de la démocratisation (1990-2000), le continent subit un reflux autoritaire, avec comme conséquence l’éloignement des puissances démocratiques et le rapprochement des puissances autoritaires.
Silencieuse à ses débuts, cette mécanique géopolitique s’est accentuée au fur et à mesure des troisièmes mandats truqués, des nouvelles guerres civiles et des putschs. Ces dérives autoritaires ont généralement été accompagnées par des condamnations diplomatiques occidentales, voire des sanctions critiquées pour leur sélectivité. Ainsi, au début de cette année, les États-Unis ont sanctionné les gouvernements de l’Éthiopie (pour violations des droits de l’homme), du Mali et de la Guinée (pour leurs coups de force militaires) en les excluant de l’accord commercial African Growth and Opportunity Act (AGOA), mais ils restent accommodants avec le régime militaire égyptien.
Ces dernières années, plusieurs bras de fer diplomatiques ont opposé l’Union européenne à des régimes autoritaires africains (Burundi, Madagascar, Zimbabwe, Tanzanie, Bénin, Centrafrique, etc.). De manière révélatrice, la pire dictature du continent africain (l’Érythrée) a voté contre la résolution dénonçant l’agression russe et les récents régimes putschistes condamnés par les Occidentaux (Mali, Guinée, Burkina Faso) ont tous opté pour l’abstention assumée ou cachée.
Au XXI siècle, le regain d’autoritarisme en Afrique joue en faveur du club autocratique dont les présidents russe et chinois se disputent discrètement la présidence. Le jeu des affinités de régimes n’est toutefois pas systématique : des dictatures comme le Tchad et le Rwanda ont voté pour la résolution tandis que les deux pays africains où la démocratie semble la mieux enracinée (le Sénégal et l’Afrique du Sud) se sont abstenus.
Retour simultané de la géopolitique bipolaire et du non-alignement
La préférence de l’Afrique pour l’abstention est aussi le fait de sa multi-dépendance dans une géopolitique de nouveau bipolaire. Dans un contexte international de multipolarité dérégulée, la politique de diversification des partenariats menée par de nombreux pays en développement semblait être une stratégie gagnante.
Elle était censée leur permettre de maximiser les opportunités de coopération sur le marché international de l’aide et de regagner des marges de manœuvre politiques en faisant jouer la concurrence entre leurs partenaires. En effet, alors qu’elle est essentiellement perçue sous l’angle économique, la diversification des partenariats est aussi éminemment sécuritaire et politique. En témoigne la multiplication des présences militaires étrangères et des sommets où un pays invite tout le continent africain.
Ainsi la politique étrangère de certains pays africains est devenue un jeu d’équilibre complexe. La République démocratique du Congo d’Étienne Tshisekedi est politiquement très proche des États-Unis mais dépend économiquement surtout de la Chine. L’Égypte du maréchal al-Sissi a des partenariats sécuritaires étroits avec des pays occidentaux mais achète des armes et du blé russes et compte sur Rosatom pour construire sa première centrale nucléaire.
Le passage rapide de la multipolarité dérégulée à la repolarisation du monde en deux camps expose désormais les tenants de la diversification des partenariats à des pressions multiples et contradictoires qui peuvent les acculer à des choix délicats. Dans certains pays particulièrement fragiles, la survie du régime dépend de ses alliances extérieures.
Pour échapper à ce dilemme stratégique, le non-alignement inventé en 1955 fait son retour en 2021 comme une option prudente et rassurante. Le Mouvement des Non-Alignés né de la conférence de Bandung en 1955 réunissait les États qui ne voulaient s’affilier ni au bloc de l’Est ni au bloc de l’Ouest. Il existe toujours (sa dernière réunion a eu lieu en Serbie en 2021) et les États africains constituent toujours la majorité de ses membres.
Le non-alignement, dont l’abstention au vote de l’Assemblée générale de l’ONU est l’expression, évite de prendre parti dans ce conflit entre grandes puissances et permet de naviguer dans les eaux tumultueuses de la nouvelle guerre froide. L’avenir dira si cette stratégie diplomatique permettra de ne pas trop déplaire ou de déplaire à tout le monde, notamment si le conflit s’embrase.
Dans un contexte international ultra-polarisé, le vote de la résolution contre l’invasion de l’Ukraine a été perçu comme un instantané des nouveaux rapports de force diplomatiques. Cependant, si le parti des abstentionnistes compte tant de membres en Afrique, il ne faut pas seulement y voir l’influence de Moscou et la baisse de popularité des Européens et des Américains mais aussi et surtout un réflexe de prudence et de sauvegarde de la part d’une Afrique multi-dépendante qui sait que « quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent ».
Depuis le coup de force du 25 octobre, le Soudan a perdu son aide internationale et est désormais pris à la gorge par la hausse des prix des céréales et du pétrole due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Les forces de sécurité ont tiré lundi balles et grenades lacrymogènes pour tenter de disperser des milliers de Soudanais manifestant contre le pouvoir militaire et l’inflation qui s’aggrave depuis le putsch d’octobre, ont rapporté des témoins à l’AFP.
Depuis le coup de force du général Abdel Fattah al-Burhane le 25 octobre, le pays, l’un des plus pauvres au monde, a perdu son aide internationale et est désormais pris à la gorge par la hausse des prix des céréales et du pétrole due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Dimanche, le prix du pain est passé de 35 à 50 livres soudanaises, soient de cinq à sept centimes d’euro et le coup des transports a augmenté de 50%.
Face à des milliers de manifestants, dont beaucoup de lycéens, à Damazine, à 800 km au sud-est de Khartoum, les forces de sécurité ont tiré des grenades lacrymogènes, ont rapporté des témoins à l’AFP, faisant également état de tirs à balles réelles.
Des grenades lacrymogènes ont également plu à Nyala, au Darfour (ouest), a affirmé un autre témoin à l’AFP, alors que des milliers de lycéens et d’habitants scandaient “”Pas d’éducation dans ces conditions désastreuses!” et “Non au pouvoir militaire!”.
Depuis le putsch du chef de l’armée, la répression a fait 87 morts et des centaines de blessés, selon des médecins pro-démocratie.
Des milliers d’anti-putsch ont également défilé à Atbara, à 250 kilomètres au nord de Khartoum, où les cheminots ont entamé samedi une grève qu’ils annoncent illimitée.
“La situation est devenue insupportable: nous ne sommes plus payés depuis deux mois”, explique l’un d’eux à l’AFP, Hamad Bachir, joint par téléphone.
Les manifestants dénoncent la répression mais aussi la mainmise des militaires sur la politique et l’économie du Soudan, contrôlé quasiment en continu par des généraux en 66 ans d’indépendance.
Toute augmentation des prix ou suppression des subventions étatiques sur les produits de base est sensible au Soudan où en 2018, la révolte qui renversa l’année suivante le dictateur Omar el-Béchir était née d’une décision du gouvernement de tripler le prix du pain.
Le pays n’est sorti qu’en 2020 de décennies de sanctions américaines et ses 45 millions d’habitants – dont un tiers ont besoin d’une aide humanitaire selon l’ONU – doivent déjà composer avec une inflation dépassant chaque mois les 300% et des infrastructures inexistantes.
“Cette opération vise à détruire toutes les bandes armées menant des activités criminelles dans la zone”, a indiqué l’état-major sénégalais. (photo archives)
L’armée sénégalaise a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi avoir lancé une opération contre les rebelles de Casamance, théâtre d’un vieux conflit dans le sud du pays.
Cette offensive est lancée moins de deux mois après la mort de quatre soldats sénégalais et la capture de sept autres par les rebelles dans la zone frontalière avec la Gambie. Les sept soldats, membres de la mission militaire ouest-africaine en Gambie (Ecomig), ont été relâchés depuis.
“Dans le cadre de leurs missions régaliennes de sécurisation des personnes et des biens, les armées ont lancé le dimanche 13 mars 2022 une opération dont l’objectif principal est de démanteler les bases de la faction MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance) de Salif Sadio situées le long de la frontière nord”, avec la Gambie, indique l’état-major sénégalais dans un communiqué.
“Cette opération vise également à détruire toutes les bandes armées menant des activités criminelles dans la zone”, dit-il. “Les armées restent déterminées (…) à préserver à tout prix l’intégrité du territoire national”, conclut-il.
La Casamance est le théâtre d’un des plus vieux conflits du continent depuis que des indépendantistes ont pris le maquis avec un armement rudimentaire après la répression d’une marche du MFDC en décembre 1982. La rébellion a prospéré sur le particularisme de cette région fertile mais isolée en grande partie du Sénégal par la Gambie et encline au sentiment de délaissement.
Après avoir fait des milliers de victimes et ravagé l’économie, le conflit a persisté à petit feu, avec des coups de chaud comme le massacre de 14 hommes près de Ziguinchor en 2018. Le procès de ces évènements est prévu dans quelques jours.
Ces dernières années, les autorités sénégalaises ont entrepris de réinstaller les déplacés. L’armée avait lancé en janvier 2021 une opération contre les bases du MFDC afin de permettre ces retours et de mettre fin aux trafics florissants de bois ou de cannabis, auxquels elle accuse les rebelles de prendre part.
Au Burkina Faso, au moins 13 gendarmes ont été tués dimanche dans une embuscade près de Taparko, localité minière située dans le nord du pays en proie à des attaques jihadistes fréquentes et meurtrières, ont indiqué de sources sécuritaires.
“Une équipe de la gendarmerie de Dori est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés cet après-midi aux environs de Taparko”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire. “Le bilan provisoire fait malheureusement état de 13 gendarmes décédés. Plusieurs autres sont toujours portés disparus”.
“Des renforts ont été déployés sur zone et des opérations de ratissage sont entreprises”, selon une autre source sécuritaire, évoquant de son côté “huit éléments (gendarmes) qui manquent toujours à l’appel”.
Les éléments de sécurité étaient en partance pour une mission de reconnaissance et de sécurisation sur l’axe Taparko – Tougouri où, plus tôt dans la matinée, deux personnes ont été tuées par l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un car de transport, a expliqué cette source.
Plusieurs autres ont été blessés, dont “deux grièvement touchés”, et évacués au centre médical de Tougouri.
Vendredi, un engin explosif avait été déclenché sur le même axe de la route nationale numéro 3, au passage d’un camion. Cet incident avait fait deux légers blessés et des dégâts matériels.
Le Burkina Faso, particulièrement les régions du nord et de l’est, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait plus de 2.000 morts et contraint plus de 1,7 million de personnes à fuir leur foyer depuis 2015.
Les attaques avec des engins explosifs improvisés (IED) qui se multiplient depuis 2018 ont coûté la vie à près de 300 personnes – civils et militaires -, selon un décompte de l’AFP. Ces attaques sont souvent couplées à des embuscades.
Au moins onze civils ont par ailleurs été tués samedi dans l’attaque d’une mine d’or artisanale dans le nord du pays, sur l’axe entre Dori, chef-lieu de la région du Sahel, et Gorom-Gorom.
Cette attaque est survenue deux jours après une autre similaire qui a visé une mine d’or sauvage de Tondobi, une localité de la commune de Seytenga, près de la frontière nigérienne, faisant une dizaine de morts.
Depuis fin janvier, une junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, qui n’a pas réussi à endiguer la violence jihadiste.
Le nouveau président, le lieutenant-colonel Damiba, a fait de la lutte contre le jihadisme et la refondation de l’état burkinabè sa “priorité”.
Au moins onze personnes ont été tuées samedi dans l’attaque d’une mine d’or artisanale dans le nord du Burkina Faso, deux jours après une attaque similaire dans la même zone, ont déclaré ce dimanche de sources locales.
“Des individus armés non identifiés ont perpétré samedi une attaque sur le site d’orpaillage de Baliata”, une localité située sur l’axe Dori, chef-lieu de la région du Sahel, et Gorom-Gorom, a indiqué à l’AFP un habitant de la région.
“Au mois onze personnes ont été tuées par les assaillants qui ont sommé les exploitants miniers de déguerpir les lieux”, selon la même source.
“L’attaque a été menée par une trentaine d’hommes qui ont fait irruption sur des motocyclettes. Ils ont tiré sur les gens sans distinction”, a expliqué à l’AFP, un autre habitant, évoquant également une bilan d’une “dizaine de morts”.
“Il y a eu également des blessés qui ont été évacués à Gorom-Gorom pour des soins”, a-t-il souligné, sans plus de précisions.
Jeudi, une attaque similaire a visé une mine d’or sauvage de Tondobi, une localité de la commune de Seytenga, près de la frontière nigériennes, faisant une dizaine de morts, selon des sources sécuritaire et locales.
Malgré l’interdiction de l’orpaillage, provoquant régulièrement des éboulements meurtriers, les autorités peinent à contrôler l’exploitation sauvage de l’or, exercée par 1,2 million de personnes, selon des chiffres officiels.
Mi-février, l’explosion d’un stock de dynamite sur un site d’or artisanal dans l’ouest du Burkina Faso a fait une soixantaine de morts, selon un bilan officiel.
Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des mouvements armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique qui ont fait plus de 2.000 morts et 1,7 million de déplacés.
Les attaques, qui visent civils et militaires, se produisent essentiellement dans le nord et l’est du pays.
Depuis fin janvier, une junte militaire dirigée par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba est au pouvoir après un coup d’Etat militaire qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, qui n’a pas réussi à endiguer la violence jihadiste.
Le nouveau président, le lieutenant-colonel Damiba, a fait de la lutte contre le jihadisme et la refondation de l’état burkinabè sa “priorité”.
Une trentaine de personnes ont été tuées dans des attaques lancées en fin de semaine par des rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) dans l’est de la RD Congo, a annoncé un responsable de la société civile locale, samedi.
La première information a été fournie samedi soir dans un message à la presse par Kinos Kathuho, président de la société civile de Mamove, en territoire de Beni, à la limite entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Il n’a pas été possible depuis d’obtenir confirmation de ce bilan d’autres sources, la zone des attaques étant inaccessible et les communications très difficiles.
Ces deux provinces de l’est de la République démocratique du Congo, sous état de siège depuis mai dernier, sont en proie depuis plus de 25 ans aux violences de groupes armés, dont les ADF. Une opération militaire conjointe ougando-congolaise a été lancée fin novembre contre ces rebelles, accusés de massacres de civils dans l’est de la RDC et d’attentats jihadistes sur le sol ougandais. Le groupe Etat islamique (EI) les considère comme sa branche en Afrique centrale.
Selon M. Kathuho, des rebelles ADF ont mené une incursion dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Mambumembume. “Pour le moment, nous avons un bilan de 27 personnes tuées, plusieurs maisons et des motos incendiées, plusieurs personnes portées disparues”, a-t-il précisé.
Deux autres groupes d’assaillants sont allés vers deux autres villages voisins, où au moins cinq personnes ont également été tuées, selon lui.
“La population est en train de fuir dans toutes les directions” car dans ce secteur “il n’y a pas de position militaire”, a regretté le responsable, en demandant au gouvernement de doter l’armée de moyens suffisants pour “éradiquer totalement cet ennemi”.
Par ailleurs, également vendredi, à une trentaine de km de là, à Eringeti, trois civils ont été tués, a indiqué Njiamoja Sabiti, fonctionnaire au bureau du gouverneur du Nord-Kivu, en accusant également les ADF.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Une partie des éléments de forces armées centrafricaines (FACA), formée par la société de mafia russe Wagner, exprime leur volonté d’aller aider la Russie et les soldats russes dans l’invasion de l’Ukraine. Mais l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA, réputé proche de la Russie, les a déconseillés fortement.
centrafricain-firmin-ngrebada/” rel=”attachment wp-att-47017″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Le-premier-ministre-centrafricain-Firmin-Ngrebada-450×446.jpg” alt=”Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada” width=”450″ height=”446″ />Le premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada
C’était sur les réseaux sociaux que l’ancien locataire de l’immeuble Petroca, l’inspecteur de travail Firmin NGRÉBADA avait exprimé pour la première fois sa position sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Comme dans son habitude, c’est à travers un proverbe africain que l’homme marque sa distance non seulement avec le Président russe dans sa folie guerrière, mais également avec les soldats FACA qui ont exprimé leur volonté d’aller combattre en Ukraine.
Pour l’honorable de Boali Firmin Ngrebada, ” il ne faut pas se mêler dans une affaire qui ne te regarde pas”. Et il a dit cela à certains soldats FACA qui ont exprimé leur volonté d’aller combattre en Ukraine au côté des soldats russes et ceux de la société Wagner. L’homme est clair, et ne détourne pas son langage:
NE TE MÊLE PAS DE CE QUI NE TE REGARDEPAS.
Un fermier trouve son cheval malade. Il fait venir le vétérinaire. Ce dernier lui dit que le cheval est infecté par un virus et qu’il va prescrire un remède. Si le remède n’a pas agi dans les trois jours, il faudra abattre le cheval pour éviter d’infecter les autres animaux[os.
Le cochon de la ferme, qui a tout entendu, va trouver le cheval et lui dit : « Fais un effort, lève-toi.» Mais le cheval est trop malade. Le deuxième jour, même chose, le cochon dit au cheval : «Fais un effort, lève-toi. » Mais, le cheval est encore trop malade. Le troisième jour, le cochon dit « os » : « Fais un effort, lève-toi sinon ils vont t’abattre aujourd’hui.» Le remède n’a toujours pas fait d’effet, mais dans un dernier sursaut, grâce aux conseils du cochon le cheval arrive à se lever devant le fermier et le vétérinaire. Le fermier, tout content, dit :«Pour fêter l’événement, on va tuer le cochon. »
Pour l’ancien premier ministre, il ne faut jamais se mêler dans une affaire qui ne te regarde pas. Sinon, les conséquences sont graves et irréparables.
Même son du côté des nombreux centrafricains qui dénoncent le « comportement irresponsables » de ces militaires centrafricaines qui ont d’ailleurs prouvé leur incapacité devant les groupes armés en feuillant lors des affrontements.
Bangui, 14 mars 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Malgré tous les artifices que le pouvoir a usé, 2021 restera une année catastrophique pour le pays et ce, dans tous les secteurs malheureusement ! Force est de constater que la situation globale de la Centrafrique n’a cessé de se détériorer tout au long de l’année.
rca-linvestiture-du-president-touadera-la-journee-du-30-mars-declaree-feriee-chomee-et-payee-circulations-des-transports-publics-interdites/arrivee-du-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-au-stade-20-000-place-le-27-mars-2021/” rel=”attachment wp-att-45560″ data-wpel-link=”internal”>Escorte russe à l’arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera le 27 mars 2021 au stade 20 000 places. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
En premier lieu, et malgré sa réélection, le président Touadéra et son nouveau gouvernement ne sont malheureusement pas arrivés à amorcer un quelconque redressement du pays. La chasse aux sorcières concrétisée par l’éviction de plusieurs ministres jugés indésirables par les Russes a privé le pouvoir de compétences notoires. Plus grave même, c’est une véritable absence d’Etat. En d’autres termes le pays ne prend plus aucune décision sans l’aval des Russes qui dictent au pays sa feuille de route.
Concernant l’éducation, la fin d’année a été symptomatique du mal profond de ce domaine. Le mouvement de grève des syndicats d’enseignants perdure car leurs revendications somme toute légitimes ne sont pas prises en compte. C’est tout un pan de la jeunesse, c’est l’avenir du pays qui va en payer les pots cassés. Alors que les universités, les lycées et collèges ont cruellement besoin de moyens à tous les niveaux, la seule chose qui a été avancée en fin d’année dernière est l’obligation faite aux universitaires d’apprendre le russe dès la rentrée 2022.
Sur le plan sécuritaire et militaire, le tableau n’est pas plus reluisant. Alors que les FACA, sous la bienveillance de l’EUTM se restructuraient en une armée professionnelle crédible, tout leur travail a été bafoué en moins d’une année. En effet, sous l’emprise des mercenaires de Wagner, ils ne deviennent que des supplétifs justes capables de servir de chair à canon. Sous l’impulsion des Russes, les structures de commandement ont volé en éclat afin qu’ils puissent tranquillement en prendre le contrôle et faire des FACA ce que bon leur semble. Que dire du recrutement fait à l’emporte-pièce, de l’avancement proposé directement par Wagner sans que l’Etat-major FACA n’ait son mot à dire ?
Il convient par ailleurs de souligner que la situation sécuritaire est loin de s’être améliorée : les FACA n’ont en effet pas repris le contrôle du territoire et les groupes armés continuent à sévir, cela malgré l’intervention de Wagner.
Dans le domaine judiciaire, l’affaire Hassan Bouba est symptomatique du désastre dans lequel le pays sombre. Inculpé et arrêté pour crimes de guerre afin d’être entendu par la cour pénale spéciale (CPS), ce ministre du gouvernement actuel a été libéré par les forces de sécurité intérieure sur ordre des conseillers russes afin qu’il ne puisse pas dévoiler leurs opérations clandestines. Comment voulez-vous que le monde entier voit en la rca un Etat crédible et digne de confiance ?
Au niveau international ensuite, c’est de pire en pire. Déjà que le pays ne pèse pas lourd dans le concert des nations, mais cette année, la Centrafrique a encore eu le don de se faire rejeter par les principales instances internationales du fait de leurs choix hasardeux dictés par Moscou. Les portes se referment les unes après les autres et la situation n’est pas prévue d’évoluer positivement cette année !
On a beau vouloir trouver des excuses pour expliquer la situation catastrophique du pays, si cette dernière est difficile, elle le doit en grande partie aux choix faits ces trois dernières années qui n’ont eu de cesse de rendre le quotidien des Centrafricains de moins en moins rose !
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Après plus de deux semaines de l’invasion russe en Ukraine, les combats entre Kiev et Moscou, qui ressemble au face-à-face entre David contre Goliath, ne baissent pas d’insanité. Pourtant, dans cette invasion, la Russie bénéficie d’un avantage territorial. Elle dispose d’une large frontière commune à l’est de l’Ukraine et des territoires séparatistes prorusses de Donetsk et du Lougansk comme points d’entrée. Mais acculé, depuis plus de deux semaines aux portes de Kiev, Poutine cri au secours depuis jeudi à ses jeunes réservistes et alliés mercenaires de Wagner.
centrafrique.org/ceremonie-dallegeance-des-soldats-faca-aux-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-sur-leur-place-darmes-a-berengo-en-vue-daller-combattre-aux-cotes/” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie d’allégeance des soldats FACA aux Mercenaires russes de la société Wagner sur leur place d’armes à Berengo en vue d’aller combattre aux côtés des militaires russes dans la guerre avec l’Ukraine
D’après plusieurs analystes de cette invasion, la guerre des images orchestrée par Poutine, patron de la 2ème puissance militaire mondiale, la Russie, après les Etats-Unis et visant à affaiblir les morales des troupes de la 22ème, puissance mondiale, l’Ukraine, n’a pas atteint ses objectifs. Dans ces images, l’on regardait des camions lance-roquettes – les célèbres “orgues de Staline” – progressant en rang d’oignons dans la neige; des chars et de l’artillerie faisant feu; des avions de chasse au décollage et la mise en service de batteries de S-400, un système antiaérien mobile. Mais le voilà devant le fait accompli de la guerre.
Face à la résistance des Ukrainiens, Poutine avait, dans son premier temps, brandi la menace nucléaire. Le voilà à nouveau contraint de faire appel aux réservistes de son pays et aux mercenaires de Wagner déployés partout dans le monde. Pour le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, plus 16 000 combattants du Proche-Orient sont déjà prêts à aider les forces russes dans le Donbass.
Et pour les autres villes ?
D’après une source sécuritaire à Bangui, plus de 1 500 volontaires mercenaires russes basés en Centrafrique et plus de 800 Centrafricains FACA et rebelles de l’UPC formés par les mercenaires russes à Bangui iront pour combatte dans les autres villes de l’Ukraine. Déjà, les effectifs des mercenaires russes basés dans plusieurs villes du pays seront revus à la baisse et des mouvements sont régulièrement constatés sur le terrain par nos journalistes.
Pour un diplomate en poste à Bangui et contacté par CNC, le président Touadera est en train d’aller à l’encontre de ses homologues d’Afrique. S’il minimise l’apport du côté de Centrafrique dans cette guerre, notre diplomate déplore l’attitude adoptée par le président Touadera, une attitude, selon le diplomate, contraire à la position de l’Union africaine adoptée le 24 février dernier, appelant au respect impératif de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine.
Le don est composé de deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes , et réceptionné par le maire Émile Gros Raymond Nakombo en présence des médias nationaux conviés à la cérémonie. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui se demandent si ce don est-il destiné à la mairie de Bangui ou juste pour les besoins personnels du Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui ? Une véritable « moquerie « pour les uns, un manque de respect des institutions de la République centrafricaine pour les autres. Les réseaux sociaux s’enflamment.
Don du propriétaire du pressing Loulou à la mairie de Bangui
C’était le jeudi 10 mars 2022 que Moussa Skaïky, propriétaire du pressing Loulou a décidé de voler au secours de la mairie de la capitale centrafricaine Bangui. Il a remis un don composé de « deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes ».
Interrogation
Pour le maireÉmile Gros Nakomboqui a réceptionné ces dons, ce geste témoigne de l’intérêt permanent que le propriétaire du Pressing Loulou porte pour les Centrafricains. Or, ces derniers, dans leur majorité, se moquent de ce don. Ils se demandent si ce don composé de deux brouettes, six paires de bottes, douze paires de gants et douze pelles de manchettes est-il destiné à la mairie de Bangui ou juste pour les besoins personnels du Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui ?
Polémique
D’après eux, ce don, estimé à moins de 50 000 francs CFA, et réceptionné par le Président de la délégation spéciale de la ville de Bangui frôle le ridicule.
« mais c’est grave que les Libanais nous prennent comme des chiens 🐕 cela n’est pas digne de nous ce monsieur n’a même pas de respect pour notre pays franchement ».
Un autre internaute précise pour sa part que « Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo est né avant la honte. Vrai foutage de gueule …! Le « NON MERCI » n’existe pas dans sa tête ? », et ajoute que « Vraiment Nakombo n’est pas normal. Comment on peut être si bas? Des brouettes, des gants …. Le pire est qu’il accepte que cela soit médiatisé ».
Rappelons qu’à la mairie de Bangui, les employés dénoncent régulièrement la gestion de la capitale par le maire Émile Gros Nakombo. En plus, celui-ci est régulièrement ivre, même au bureau, selon les employés.
Réception du paquet de gants par le Président de la délégation de la ville de Bangui Émile Gros Nakombo
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 14 mars 2022
Deux ex-généraux, l’un du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dirigé par le ministre Gontran Djono Ahaba, et l’autre du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par Mahamat Alkhatim, interpellés par les Mercenaires russes dans la Haute-Kotto, viennent d’être transférés à Bangui. Incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, ils attendent d’être déférés devant le parquet général. Mais au sein du RPRC, allié du pouvoir, la colère monte de plusieurs crans.
rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Depuis ce week-end, le message annonçant leur assassinat inonde les réseaux sociaux. D’après cette publication virale, « le général ramadan et le général cAhmed Faya seraient assassinés par les mercenaires russes et leurs corps sont jetés sur l’axe Grimari ».
Mais après vérification rapide, ils sont bel et bien arrivés à Bangui, et incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Selon nos informations, l’autoproclamé général Ahmed Faya, et près d’une trentaine de ses éléments du mouvement patriotique pour la Centrafrique, depuis l’année dernière, ont déposé volontairement leurs armes et intègrent aussitôt le processus du désarmement initié par le gouvernement. Tout comme l’autoproclamé général Ramadan et ses éléments du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC). Mais à la surprise de tous, l’année dernière, les deux ont été arrêtés dans le marché central de Bria et incarcérés à la gendarmerie locale durant plusieurs mois. Une dizaine de leurs hommes ont été froidement abattus.
Or, la semaine dernière, une équipe des mercenaires russes, en provenance de la ville de Zacko pour Bangui, les a récupérés à Bria. Mais leurs familles, ignorant leur destination, pensent à tort qu’ils ont été exécutés en route, et précisent que c’est entre Grimari et Sibut.
Mais au sein du rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), dont le Président est actuellement ministre dans le gouvernement, la colère ne cesse de monter. Certains accusent directement le pouvoir de Bangui de n’avoir visé que les groupes armés alliés.