lundi, juin 15, 2026
Accueil Blog Page 277

Édito – Bamako-Bangui, même combat : De la théorie de complot à l’autoritarisme

0

 

Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Oui, le compte à régression démocratique est déjà lancé. Les nouveaux dictateurs en Afrique ne seront plus combattus par leur Peuple, car ils ont eu le génie de souffler sur la braise de la lutte anti-impérialiste pour se donner de la baume.

centrafrique.org/alerte-info-presidentielle-en-centrafrique-la-cour-constitutionnelle-confirme-la-victoire-de-touadera/le-president-faustin-archange-touadera-3/” rel=”attachment wp-att-43649″ data-wpel-link=”internal”>Le Prrésident centrafricain touadera
Le Président Faustin Archange Touadera

 

De Conakry en passant par Bamako et Bangui, soldatesque pushciste ou pouvoir démocratique, ils tirent sur la ficelle patriotique et néo indépendantiste afin de faire passer leurs idées.

Les méthodes sont connues : persécution de l’opposition démocratique, front ouvert contre l’impérialisme occidental, théorie de complot, flirt avec la Russie du Tsar Poutine. Un piège si pernicieux pour les démocraties en Afrique. On se croirait encore au 20e siècle.

La pire des choses, est de voir la clameur des Peuples face aux frasques de leurs gouvernants oppresseurs.

 

L’Afrique est mal repartie.

 

Progressiste, nous militons tous pour l’indépendance réelle du continent, mais pas à n’importe quel prix. Tant que nos gouvernants ne seront pas à la hauteur des enjeux, ne travailleront pas à lutter contre la corruption, l’ignorance de nos peuples, la gabegie, le crime économique, l’impunité, et n’instaurent pas la bonne gouvernance par une gestion saine des ressources de l’État, la reddition des comptes, on sera encore bien loin de la porte de sortie.

Je peux me tromper, l’Afrique est mal repartie !

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Après avoir été happé par la nouvelle de son assassinat, Simplice Mathieu Sarandji instaure des jours de prières à domicile

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis près de deux semaines, à chaque sortie publique de l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale, la scène est saisissante. Le député de Baoro est cerné d’une horde de gardes du corps nerveux qui brandissent en permanence leurs fusils de guerre. Le spectre d’un assassinat honte désormais le secrétaire exécutif du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, devenu depuis un mois un homme à abattre. Et l’homme ne mise pas seulement que sur ses gardes du corps, mais remet également son sort entre les mains de Dieu d’Israël.

Minusca-anti-francaise-en-centrafrique/simplice-mathieu-sarandji-par-le-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-52580″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu SARANDJI
Le Président de l’assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu SARANDJI. Photo gouvernement

 

Une information crédible provenant des sources confidentielles du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji révèle qu’il serait désormais dans le viseur du chef de l’État et de son premier vice-président Évariste Ngamana. Ces mêmes informations indiquent non seulement qu’il serait visé par une motion de destitution en préparation, orchestrée par l’honorable Évariste Ngamana avec l’appui du Président de la République, mais aussi un inquiétant complot  présumé visant à l’assassiner. Son tort, avoir refusé de cautionner le tripatouillage de la Constitution du 30 mars 2016 afin de permettre au Président de la République de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine.

Mais depuis lors, l’homme est happé par le spectre de la mort. Il fait recours non seulement aux forces de défense pour sa sécurité rapprochée, mais appelle aussi aux hommes serviteurs de Dieu tout puissant au secours.

Ainsi, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, député de Baoro, Président de l’Assemblée nationale, voit la mort aux côtés de son ombre et décide d’instaurer désormais des jours de prières à son domicile. En dehors des serviteurs de Dieu invités, Ii ne reçoit plus personne chez lui, les dimanches soirs, jour consacré à ses louanges, lecture des Psaumes de David et prières.

D’après ses proches parents, Simplice Mathieu Sarandji à fait recours à ces hommes de Dieu de venir non seulement chasser les démons envoyés par ses ennemis mais aussi de purifier sa concession, seul moyen selon lui, de pouvoir garder son perchoir et se mettre à l’abri.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Pour des raisons humanitaires, le Cameroun dessert provisoirement l’étau sur la RCA

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – À l’initiative du comité international de croix rouge (CICR) et non du gouvernement centrafricain, les autorités camerounaises ont accepté de rouvrir leurs frontières à l’exportation de certains produits de grande consommation vers la République centrafricaine, et ce, pour des raisons humanitaires.

Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.
Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Désormais, en République centrafricaine, c’est la diplomatie humanitaire qui fonctionne. Elle agit à tout moment, et en toute circonstance  dans l’intérêt du peuple centrafricain à la place des autorités de leur pays. Comme l’a dit l’honorable député Dologuélé, chez nous, c’est plutôt la diplomatie de brutalité qui agit en défaveur des centrafricains.

Suite à la guerre en Ukraine, et vue ses conséquences sur certains produits de consommation en Afrique, le ministre camerounais responsable du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, avait pris une mesure portant interdiction d’exportation de plusieurs produits de grande consommation à partir de la région de l’Est du pays vers l’étranger, notamment la République centrafricaine et la République du  Congo.

Pour les autorités camerounaises, ces mesures ont été prises dans le but de protéger le peuple camerounais des conséquences de la guerre en Ukraine qui provoque d’énormes chocs inflationnistes en Afrique.

Mais du côté du gouvernement centrafricain, il ne fait aucun doute. Cette décision du Cameroun est totalement politisée. D’après eux, c’est la France et l’Union européenne qui seraient derrière cette décision du Cameroun, et le but principal serait d’asphyxier le régime de Bangui.

Au lieu de s’approcher de leurs collègues du Cameroun et discuter avec eux dans l’intérêt du peuple, les autorités centrafricaines se contentent de mettre de l’huile sur le feu en accusant gratuitement, inutilement  et surtout faussement leur géant voisin  comme quoi, Paul Biya ferme ses frontières avec la Centrafrique pour satisfaire aux européens.

Mais le pragmatisme oblige. Le comité international de croix rouge, CICR, avec sa diplomatie humanitaire, a pris l’initiative d’aller discuter avec les autorités camerounaises afin qu’elles mettent un peu de l’eau dans leur vin. C’est ainsi qu’elles ont décidé de desserrer provisoirement l’étau en autorisant la sortie de certains produits vers la République centrafricaine, et ce, pour des raisons humanitaires.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

 

Attention à tous les commerçants, la cryptomonnaie arrive,  la loi entre en vigueur dans deux semaines, et la peine est lourde, très lourde  en cas de refus

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Deux semaines après sa promulgation par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, la loi sur la cryptomonnaie va entrer en vigueur dans  un peu plus d’une semaine. Et c’est désormais clair, tous agents économiques sont tenus d‘accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu‘elles sont proposées pour l’achat ou la vente d’un bien ou d‘un service. Et tous les contrevenants aux dispositions de cette loi seront possibles d’une peine de prison ferme allant jusqu’à 20 ans, assortie d’une amende comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.  Mais qu’en est-il pour les commerçants centrafricains ? Sont-ils déjà prêts ou non ?

Avenue de l'indépendance à hauteur du siège de Total au centre-ville de Bangui. Photo CNC
Avenue de l’indépendance à hauteur du siège de Total au centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

Alors que le pouvoir de Bangui a décidé, le mois dernier, de légaliser le bitcoin comme deuxième monnaie légale à côté du franc CFA, le chef de l’État, quant à lui, a décidé de désigner un partenaire qui sera chargé de le conseiller pour ce qui est de cette cryptomonnaie, ainsi que dans la construction d’une plateforme de négociation. Pour de nombreux observateurs, le pouvoir de Bangui est déjà sur le point de non-retour, quitte à sortir de la zone franc d’Afrique centrale.

 

Qu’en est-il pour les Centrafricains?  Sont-ils déjà prêts pour la cryptomonnaie ?

 

Si le chef de l’État Faustin Archange Touadera a décidé de confier sa stratégie cryptoactive à Mara, une plateforme contrôlée par Coinbase qui est cotée sur le Nasdaq, les centrafricains, quant à eux, sont totalement abandonné à leur triste sort face à cette nouvelle monnaie électronique que le chef de l’État et son gouvernement ont décidé de mettre en circulation dans le pays. Selon des informations recueillies, aucun agent économique centrafricain n’est pour le moment prêt pour faire des transactions en cryptomonnaie dans le pays.

« Si dans deux semaines, un mafieux propose d’acheter ta maison ou ta voiture avec de Bitcoin, tu es obligé  d’accepter cette monnaie. Dans le cas contraire, tu es passible d’une peine de prison ferme allant jusqu’à 20 ans, assortie d’une amende comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.  C’est quelle histoire ? », s’interroge un professeur à l’université de Bangui. Et c’est aussi le même cas pour quelqu’un qui fait son commerce à Bangassou, à Paoua, à Bouar ou ailleurs.

Et ce n’est pas tout ! Le salaire peut aussi être payé par le bitcoin. Selon des informations obtenues, d’ici le mois de juillet prochain, tous les parlementaires vont être payés par bitcoin. Et c’est obligatoire. Après les députés, ça sera le tour des militaires, des enseignants… Petit à petit, tous les salaires seront payés par la cryptomonnaie. Les banques en place vont perdre aussi la moitié de leur clientèle. À la fin, la RCA va retourner à l’ère préhistorique.

 

Et comment les fonctionnaires vont-ils payer à leurs tours, les scolarité de leurs enfants, le manioc, les cafés et sucres ? 

Difficile d’imaginer ce scénario au moment où nous mettons en ligne cet article. Mais face à la position prise par la COBAC, affaires à suivre.

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : l’homme d’affaires « Issa Manou serait enlevé par les milices requins du colonel Wananga », selon Abdoulaye IBRAHIM

0

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Monsieur Abdoulaye Ibrahim, ancien cadre du parti au pouvoir, les cœurs unis, affirme dans son discours prononcé à l’occasion de la manifestation contre la dictature en Centrafrique, vendredi 13 mai 2022, à Paris, que l’homme d’affaires Issa Manu, disparu mystérieusement au siège du parti MCU à Bangui, avait été enlevé par les miliciens requins du pouvoir, dirigés par le sulfureux colonel Wananga. Il affirme en outre être le témoin oculaire de l’enlèvement de l’homme d’affaire, et se dit prêt à témoigner devant le tribunal national comme international.

, Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner,
Les éléments de la garde présidentielle et les mercenaires russes de la société Wagner

 

C’était l’année dernière que le jeune Saleh, 17 ans, fils aîné du disparu Issa Manou avait décrit dans les médias les circonstances dans lesquelles son père avait été kidnappé :

« Mon père était venu juste pour demander l’audience pour voir monsieur Simplice Mathieu Sarandji afin de plaider la libération de ses frères qui ont été arrêtés à la brigade criminelle quand il a été enlevé par des hommes en tenue  militaire ».

D’après son conducteur, Issa Manou attendait d’être reçu en audience par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI au siège du parti MCU afin de lui demander sa faveur pour la libération de ses collaborateurs qui ont été arrêtés à l’aéroport international de Bangui Mpoko et conduits à la brigade criminelle.  C’est dans la salle d’attente du parti MCU qu’il a été enlevé et conduit à une destination inconnue au bord d’une voiture Corolla couleur bleue, conduite par une personne civile, et escortée par deux porteurs de tenue « a témoigné monsieur Bello, conducteur de l’homme d’affaires Issa Manou qui n’est plus jamais revenue à la maison ni appelé sa famille depuis ce jour.

Or, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, devenu depuis 2021 Président de l’Assemblée nationale, a vivement démenti avoir connu l’homme d’affaires Issa Manu.

« En quoi doit-on absolument impliquer à tort Simplice Mathieu Sarandji  dans une affaire dont il ne connaît ni les tenants et les aboutissants ? », s’interroge l’ancien premier ministre dans un communiqué, et « met au défi les auteurs de ces allégations mensongères, de fournir les preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise policières, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces affirmations gratuites ».

Pour de nombreux observateurs, la réponse de Simplice Mathieu Sarandji montre bien qu’il sait au moins quelques choses sur cette affaire.

Justement, l’ancien cadre du parti au pouvoir, monsieur Abdoulaye Ibrahim, lors de son discours à Paris ce vendredi 13 mai 2022,  confirme ces allégations. D’après lui, monsieur Issa Manu aurait été enlevé sous ses yeux au siège du MCU par des miliciens Requins du pouvoir, dirigé par le colonel Wananga.

Ci-dessous l’intégralité de son discours

 

DISCOURS D’ABDOULAYE IBRAHIM À L’OCCASION DE LA MANIFESTATION CONTRE LA DICTATURE EN CENTRAFRIQUE

 

SAMEDI 14 MAI 2022, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE (PARIS, FRANCE)

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,

Chers compatriotes de Bêafrika,

Tout d’abord permettez-moi de remercier les organisateurs de cette manifestation qui m’ont fait l’insigne honneur de m’inviter à prendre la parole devant cet aéropage de défenseurs à la fois des droits de l’homme, de l’Etat de droit, de la démocratie, et du développement auquel aspire l’ensemble du peuple centrafricain.

Mais avant d’aller plus loin dans mon propos, je me dois de sacrifier aux bonnes mœurs qui exigent de se présenter à l’audience avant de poursuivre.

Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas, je suis Abdoulaye Ibrahim, cadre démissionnaire du parti au pouvoir, le MCU, dans lequel j’ai eu à occuper d’importantes fonctions tant officielles qu’officieuses. Notamment dans les secteurs très stratégiques que sont la sensibilisation, la mobilisation, la propagande et la déstabilisation politique.

Comme certains d’entre vous le savent peut-être déjà, c’est littéralement écœuré par les pratiques moyen-âgeuses et barbares du régime de Bangui, dont j’ai été témoin oculaire, que j’ai décidé en mon âme et conscience de quitter avec fracas le MCU. Je m’étais alors assigné la mission personnelle de tout mettre en œuvre afin que justice soit rendue à toutes les victimes de ce pouvoir autoritaire voire totalitaire.

C’est ainsi que dans un premier temps, je me suis mis à l’entière disposition de la justice nationale et internationale dans le dossier de la disparition d’Issa Manou, enlevé sous mes yeux par les milices requins du colonel Wananga, au siège du MCU en présence de l’actuel Président de l’Assemblée Nationale, Simplice Mathieu Sarandji, pour ensuite être lâchement exécuté.

Ces révélations fracassantes ont valu à ma famille et moi-même toutes les tracasseries du monde. Après les tentatives avortées de me soudoyer, les sbires du pouvoir de Bangui ont alors décidé de passer à la vitesse supérieure en renouant avec leurs pratiques habituelles : campagne de dénigrement, intimidations, menaces de mort et bien sûr persécution judiciaire.

C’est ainsi que dans l’opacité juridique la plus crasse, j’ai été condamné, à l’instigation de Simplice Mathieu Sarandji, par les tribunaux inféodés au pouvoir dans une parodie de justice. Puisque je n’ai été ni convoqué, ni entendu et ni inculpé.

Malheureusement, mon cas n’est pas un cas isolé. Et aujourd’hui, les violations systémiques des droits de l’homme et du droit international humanitaire ont fait souche en Centrafrique. La justice n’a de justice que le nom. Les violences basées sur le genre de la part des milices étatiques et des mercenaires de Wagner sont devenues monnaie courante. Les crimes de guerre et autres tentatives d’épuration ethnique deviennent le nouveau catéchisme d’un appareil sécuritaire centrafricain complètement vérolé par la peste des Wagner.

Tous ces crimes de guerre, ces crimes de génocide, ces crimes économiques sont très bien documentés à ce jour tant par les agences onusiennes que par les ONG de défense des droits de l’Homme nationales et internationales.

Mais aujourd’hui, mes chers amis, l’heure est au combat frontal sans pitié, sans répit et sans repos contre un régime qui veut non seulement systématiser ces crimes de masse mais pire encore les perpétuer ad vitam éternam. Cela, en modifiant la Constitution pour s’éterniser au pouvoir et éliminer toute forme d’opposition même intellectuelle, et par la promulgation d’une loi scélérate sur la crypto-monnaie qui sanctuarise le crime organisé transnational en République centrafricaine.

Mais nous devons reconnaître que la description de ce monde apocalyptique dans lequel veut nous plonger le régime totalitaire de Touadéra ne serait pas complet si je ne disais un mot sur la jeunesse centrafricaine canibalisé par les autorités de Bangui. Avec notamment un cas parmi tant d’autres mais qui m’a bouleversé et ne cesse de me hanter depuis trois jours.

En effet, c’est le mardi 10 mai 2022 que je suis tombé sur le portrait d’un enfant, un mineur enrôlé quasiment de force au sein des forces régulières FACA. Axel Gazalima, c’est son nom. Jeune lycéen, orphelin de père et de mère, élevé par son grand-père maternel dans le quartier Boyrabe à quelques mètres de la résidence du Chef de l’État. Démarché agressivement à coup de formulaire pour intégrer les FACA et la Garde Présidentielle, par un parent du Chef de l’État qui répond au nom de Izy, le jeune lycéen abandonne l’école pour rejoindte le camp Kasaï, àl’insu de son tuteur son grand-père, afin d’y recevoir une formation militaire de base mais bâclée.

Vu son gabarit chétif les exercices physiques étaient au-dessus de ses forces. Et pour le punir, ses instructeurs n’ont rien trouvé de plus intelligent que jouer avec sa vie en inscrivant son nom sur la liste de soldats devant aller combattre sur le théâtre d’opération de Dimbi dans la Basse-Kotto. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, arrivée à 10km de Bambari son unité tombe dans une embuscade et qui voit le jeune enfant-soldat de l’armée centrafricaine, Axel Gazalima, fauché par des rafales de balles qui le laissent sur le carreau. Il meurt le dimanche 8 mai 2022 à 5h du matin. Son corps est récupéré le lendemain de l’attaque et est ramené sur Bangui le mardi 10 mai 2022.

Il est mort et enterré dans l’anonymat, sans grade, sans honneur, sans reconnaissance, sans même avoir pu atteindre l’âge de 18 ans. Laissant derrière lui sœur et un grand-père inconsolables. Bien que maison de son grand père est à quelques cent mètres de la résidence de Faustin Archange Touadéra aucun officiel de l’armée ou du gouvernement ou du parti MCU ne s’est rendu à ses obsèques. Pas même le fameux Izy, parent du Chef de l’État qui lui a donné les formulaires à remplir pour entrer dans l’armée bien que mineur, bien qu’encore à l’école. Pas même le colonel Wananga qui l’a enrôlé sur sa liste parallèle de recrutement.

Mes chers amis et compatriotes c’est notamment pour les centaines et milliers de Issa Manou et Alex Gazalima que nous sommes aujourd’hui rassemblés ici pour dire non à la démocrature, non à la dictature, non au régime qui se nourrit du sang de ses enfants, non au 3ème mandat d’un tel régime, non la colonisation rampante wagnerienne en Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

Manipulation, conflit intercommunautaire, tuerie de masse, monsieur Abakar Issa Zarma appelle au rassemblement du peuple du Nord

0

 

Rédigé par Abakar Issa Zarma,.

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite au conflit intercommunautaire qui a secoué en 2020 – 2021 le Nord de la République centrafricaine, puis les tueries de masse perpétrées par les mercenaires de la société russe Wagner, y compris l’assassinat du général Zakaria Damane et de monsieur Adam Moukhtar, le peuple du nord a plus que besoin de se rassembler. C’est dans cette disposition d’esprit que le jeune Abakar Issa Zarma qui réside au Canada  appelle le peuple du Nord à la vigilance  et au rassemblement.

Ci-dessous  son appel à la jeunesse.

Abakar Issa Zarma, résident au Canada, appelle le peuple du nord à l'unité
Abakar Issa Zarma, résident au Canada, appelle le peuple du nord à l’unité

 

Au sultan de Ndélé, au sultan de Birao et aux hommes politiques du Nord. J’appelle à mes compatriotes du Nord à la vigilance et ne céder pas à la division dans laquelle Touadera utilise pour mieux régner.

 

Chers compatriotes,

l’assassinat de Zakaria Damane et de Adam Moukhtar doit nous servir de leçon. Le régime autoritaire de Bangui cherche à tout moyen pour éliminer les hommes braves du nord de la République centrafricaine.

Toutes les ethnies et les communautés culturelles vivaient en harmonie dans les années précédentes, mais dommage pour notre génération surtout avec ce régime actuel, l’avenir de la jeunesse du Nord de la RCA est incertain.

Pour cette occasion, je lance un appel de la prise de conscience et d’un rassemblement à toute la jeunesse centrafricaine et particulièrement à celle du Nord. Seule l’unité nationale qui peut nous aider à relever les défis et à épanouir nôtre Centrafrique debout et unie.

Je rappelle encore au peuple centrafricain du Nord de ne pas accepter le déchirement ni la manipulation par un régime ou bien par un homme politique machiavélique. Les régimes et les hommes politiques passent, mais la République reste pour toujours.

Si Touadera nous aime au Nord, il devrait nous construire toutes les infrastructures nécessaires qui nous manquent depuis longtemps telles que : les routes, les écoles, les hôpitaux, les locaux administratifs, envoyer les enseignants, les médecins et bien d’autres.

Nous condamnons et dénonçons toute tentative de division de peuple centrafricain en général et celui du Nord en particulier.

 

Par : Abakar Issa Zarma.

Tirs sur la base des Casques bleus de la Minusca à Berberati, les assaillants sont toujours activement recherchés

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ce lundi 16 mai, dans la matinée, les habitants de Berberati, capitale provinciale de la Mambéré-Kadéï, à l’ouest de la République centrafricaine,  ont été réveillés  sous des détonations d’armes lourdes et légères. Ces tirs qui auraient été effectués par des individus non identifiés ont provoqué une grande inquiétude au sein de la population locale.

Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d'ensemble de la BEAC
Croisement du centre ville de Berberati en arrière plan la vue d’ensemble de la BEAC. Photo CNC

 

Selon les informations recueillies, c’était très tôt vers 4 heures du matin ce lundi 16 mai qu’un groupe d’individus mal intentionnés ont fait des tirs sur la base des Casques bleus de la Minusca à Berberati. Selon une source proche de la mission de l’ONU en rca, aucun dommage corporel  n’a été enregistré lors de l’attaque. Mais dans les quartiers, nombreux sont ceux qui se posent des questions sur le mobile de l’attaque et l’identité réelle des assaillants.

Les rebelles? Personne ne peut y croire, car les rebelles sont présentement localisés vers Amadagaza. Maintenant tous les regards sont braqués vers les miliciens Anti-Balaka faction Touadera, car depuis la fin de l’année dernière, il y’avait eu des affrontements entre eux et les Casques bleus dans la Mambéré-Kadéï, l’Ouaka et autres.

Cette attaque intervient au moment où le gouvernement à travers ses griots multiplie de pression sur la Minusca, et la mission est sur le point de changer radicalement sa stratégie sur le terrain.

Affaire à suivre….

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Contrôle à l’exportation de certains produits de grande consommation, Ambassade de la République du Cameroun en RCA répond à Didatien Kossimatchi et à certains proches du pouvoir  

0

 

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite à des mesures prises par le gouvernement camerounais en vue de renforcer le contrôle à l’exportation de certains produits de grande consommation tels que le ciment, l’huile raffinée ou encore la céréale afin de lutter contre l’inflation des prix de certains produits alimentée par la guerre en Ukraine, certains griots du pouvoir de Bangui, notamment Didatien Kossimatchi et Fidèle Gouandjika ont profité de cette occasion d’accuser sans fondement le gouvernement camerounais d’avoir joué le jeu de la France. C’est ainsi que dans certains médias proches du régime, on y voit des articles accusant le Cameroun de vouloir asphyxier la République centrafricaine sur instruction de la France. L’ambassade du Cameroun en rca s’inscrit en faux contre ces allégations mensongères.   

Ci-dessous le communiqué de l’ambassade du Cameroun en RCA.

Minusca-est-arrive-a-bangui-le-8-fevrier-2021-par-la-Minusca/” rel=”attachment wp-att-44203″ data-wpel-link=”internal”>arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l'axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca
arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun.Photo Minusca

COMMUNIQUÉ DE L’AMBASSADE DU CAMEROUN

 

L’AMBASSADE DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE PORTE A LA  CONNAISSANCE DE L’OPINION PUBLIQUE NATIONALE ET DE LA COMMUNAUTé INTERNATIONALE EN RCA QUE LE TRANSIT DES MARCHANDISES ET DES BIENS SUR LE TERRITOIRE CAMEROUNAIS SE POURSUIT COMME PAR LE Passé SUR LE CORRIDOR DOUALA-YAOUNDé-BANGUI DANS LE RESPECT DE LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR TEL CONVENU PAR LES DIFFERENTES PARTIES PRENANTES.

LA MESURE GOUVERNEMENTALE RéCEMMENT PRISE EN VUE DE RENFORCER LE CONTROLE A L’EXPORTATION ET NE CONCERNE QUE CERTAINS PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION (CIMENT, HUILES RAFFINEES, FARINE DE BLE ET LE RIZ) ET NE S’APPLIQUE QU’AUX DENREES PRODUITES LOCALEMENT ET CERTAINS AUTRES PRODUITS SUBVENTIONNES A L’IMPORT PAR LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS ET DESTINES A LA CONSOMMATION DOMESTIQUE A L’INTERIEUR DU CAMEROUN.

CETTE MESURE VISE  EGALEMENT CERTAINS OPERATEURS ECONOMIQUES VERREUX QUI, APRES AVOIR MULTIPLIE DES STRATAGEMES POUR CREER L’INFLATION ET PRIVER LES CONSOMMATEURS LOCAUX DE L’ACCES A CES BIENS, ONT ENTREPRIS DE LES EXPORTER A L’ETRANGER ET NOTAMMENT DANS TOUTE LA SOUS REGION, Y COMPRIS EN RCA ET NON PAS EN L’EXCLUANT COMME UNE CERTAINE OPINION VEUT LE LAISSER CROIRE.

L’AMBASSADE S’INSCRIT DONC EN FAUX FACE A LA RUMEUR RELAYEE PAR PLUSIEURS MEDIAS VISANT A CREDIBILISER LA POSITION DE CERTAINS ANALYSTES ET OBSERVATEURS FAISANT ETAT DE CE QUE LE GOUVERNEMENT CAMEROUNAIS, SUR INSTIGATION DE CERTAINES PUISSANCES AURAIT PRIS DES MESURES DE REPRESAILLES CONTRE LA RCA PAR L’INTERDICTION DE L’EXPORTATION DES PRODUITS DE GRANDE CONSOMMATION A DESTINATION DE CE PAYS VOISIN, FRERE ET AMI.

LES PORTES DE LA CHANCELLERIE ET DU BUREAU DE LA REPRESENTATION DES PORTS DU CAMEROUN EN RCA RESTENT AU DEMEURANT OUVERTES AU PUBLIC POUR APPORTER TQU£ECLAIRAGE, L’ENCADREMENT ET L’ACCOMPAGNEMENT, SI NECESSAIRE^SURTOUT PAR CES TEMPS OU LES MEFAITS DE LA i^lJ|ÎF(^^l}^H(RAINE

N’EPARGNENT AUCUN PAYS AFRICAIN ET AU DEI

AMBACAM-BANGUl B.P: 935 – Rue Languedoc -TF.L:(+236)

ambacambanaui a vahoo.fr / u was .ambacam-ca.com

 

 

Centrafrique : psychose à Bangassou suite à des tirs d’armes dans la base militaire des soldats FACA

0

 

Rédigé par Félix Ndoumba

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans la nuit du dimanche à lundi 16 mai 2022, la ville de Bangassou, située à environ 750 kilomètres au sud-Est de Bangui, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques, suscitant une inquiétude générale dans la ville.

centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Les habitants de Bangassou ont été réveillés cette nuit sous des détonations d’armes automatiques. Ces tirs qui auraient été effectués par des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont  provoqué une panique au sein de la population.

Plongés dans la psychose suite aux récents affrontements entre les soldats FACA et les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dans la ville de Zacko, une localité minière du Mbomou, les habitants de Bangassou ont cru faire face cette nuit à une nouvelle attaque des combattants rebelles du FPRC venus de cette localité.

Aux environs de 22 heures cette nuit, des tirs à l’arme automatique ont retenti dans la base militaire des soldats FACA, alertant tous les habitants.  La panique a très vite gagné du terrain.

Mais selon des informations recueillies auprès de l’état-major militaire local, ces tirs d’armes effectués par les soldats FACA seraient dans le but de dissuader un voleur qui aurait tenté de pénétrer par effraction dans leur base.

Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir si c’est vraiment juste pour dissuader un voleur que ces militaires ont fait des tirs assourdissants durant des minutes et provoquer une psychose au sein de la population.

En tout cas cela s’apparente à une blague de mauvais goût.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Vive tension au sommet de l’État : épreuve de force entre Sarandji et Touadera, Évariste Ngamana prépare une motion de destitution

0

 

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ça y’est! Évariste Ngamana a pu réussir à s’entretenir avec le président Touadera et à mettre le feu aux poudres. Désormais, le courant ne passe plus entre le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji. Les deux amis ne se parlent plus depuis plus de deux semaines. En cause, le refus de ce dernier de cautionner la modification de la constitution orchestrée depuis fin mars 2022 par quelques conseillers du chef de l’État Faustin Archange Touadera en vue de lui permettre de briguer un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine.

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Une motion de destitution en préparation

 

La tâche est confiée à l’honorable Évariste Ngamana, Premier vice-président de l’Assemblée nationale et possible successeur du patron du MCU Simplice Mathieu Sarandji au perchoir, ouvrant ainsi une nouvelle poche de tension au sommet de l’État, et les conséquences pourraient être graves.

 

L’origine des soucis

 

C’était le 29 avril lors de la remise du mémorandum par le prétendu front républicain pour la modification de la constitution dirigé par le chef milicien Héritier de Bonheur Doneng à l’Assemblée nationale que les Centrafricains ont découvert le vrai visage des initiateurs du projet suicidaire de la révision constitutionnelle.

En effet, à l’issue de leur marche du vendredi 29 avril, le Président du front républicain pour la révision de la constitution, Monsieur Héritier de Bonheur Doneng, entouré de certains jeunes manipulés et des chefs des quartiers de Bangui, ont voulu remettre leur mémorandum au Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji en vue de pousser le parlement centrafricain à lancer la procédure de la modification de la constitution du 30 mars 2022.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, connaissant bien les en-dessous de cette manipulation, refuse non seulement de sortir et d’aller prendre lui – même le fameux mémorandum, mais surtout ordonne au chef milicien Héritier de Bonheur Doneng et ses disciples de quitter immédiatement l’enceinte de l’Assemblée nationale, sans quoi ils seront arrêtés. Or, le premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, qui est l’un des initiateurs de ce projet de la révision constitutionnelle, est sorti récupérer le mémorandum aux mains du chef milicien Héritier de Bonheur Doneng.

 

Évariste Ngamana copieusement dénigré.

 

Ce jour, l’honorable Évariste Ngamana, qui a réceptionné le mémorandum, a voulu remettre cela au Président Simplice Mathieu Sarandji, mais celui-ci a violemment rejeté, et l’a chassé de son bureau comme une vulgaire copine. A haute et intelligible voie, il lui a ordonné de déchirer, devant lui, le fameux mémorandum du prétendu front républicain pour la modification de la constitution.

D’après Simplice Mathieu Sarandji, tout ça, c’est de la manipulation, et qu’il est constamment avec le Président de la République Faustin Archange Touadera pratiquement chaque jour. S’il devait avoir quelque chose en ce sens, Touadera lui aurait dit qu’il était dans ces directives, mais rien.

Devant la colère du Président Simplice Mathieu Sarandji, Évariste Ngamana avait juré sur sa médaille qu’il allait voir le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour lui tout raconter en détail et régler son cas.

 

Et c’est chose faite… 

 

Justement, comme il l’avait lui-même dit, il allait raconter au chef de l’État. C’est suite à ses explications au Président de la République que celui-ci est sorti de ses gonds. Il n’a pas du tout apprécié le comportement affiché par son grand frère et ami Simplice Mathieu Sarandji. Il ordonne alors à son beau-frère Évariste Ngamana de préparer discrètement une motion de destitution de son ami Simplice Mathieu Sarandji, surtout avant la fin de l’année. C’est ainsi que depuis quelques jours, l’honorable Évariste Ngamana multiplie des réunions secrètes avec certains députés pour tenter de les corrompre avec le soutien moral et financier du Président de la République.

 

Un programme de funérailles de Simplice Mathieu Sarandji sur la table.

 

Selon des informations discrètes reçues par le service de renseignements du Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, les proches du chef de l’État auraient aussi planifié son assassinat purement et simplement en marge de sa destitution. Pour eux, Simplice Mathieu Sarandji détient tous les secrets qui entourent l’élection et la réélection du président Touadera, sans oublier sur la présence Des mercenaires russes en Centrafrique. Le destituer simplement et le laisser s’éclipser dans la nature comme Karim Meckassoua, sans mettre son cerveau sous terre, serait un grand danger judiciaire et mortel pour eux tous. Ainsi, depuis quelques jours, l’homme renforce ses dispositifs de sécurité à la maison, dans ses déplacements comme à l’Assemblée nationale.

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

En Centrafrique, un peu plus de deux semaines après son adoption, la cryptomonnaie est en état de mort cérébrale

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC),  une institution à travers laquelle la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC (BEAC) régule les activités de banque, composée de six pays d’Afrique centrale, a envoyé, vendredi 13 mai,  un rappel sur son interdiction de l’utilisation des cryptomonnaies, un peu plus de deux semaines après que la République centrafricaine, un État membre, ait donné cours légal au bitcoin. Au même moment, la COBAC a décidé de prendre un certain nombre de mesures visant à mettre en place un système d’identification et de déclaration des opérations liées aux cryptomonnaies”. Ceci dit, la cryptomonnaie est pour le moment en état de mort cérébrale en République centrafricaine. « Un mort-né », selon des analystes financiers.

 

« Il est interdit aux établissements assujettis ainsi qu’à leurs partenaires techniques dans le cadre des services de paiements d’échanger ou de convertir, de régler ou de couvrir en devise ou FCFA, les transactions relatives aux cryptomonnaies ou ayant un lien avec celles-ci », peut-on lire dans la note de l’institution qui a circulé sur les réseaux sociaux, ce vendredi 13 mai. Ceci dit, il est quasiment impossible pour le pouvoir de Bangui de convertir, de quelques manières que ce soit, leur cryptomonnaie en francs CFA à court terme, à moins que la Centrafrique  décide de se retirer de la zone CFA en faveur de la création de sa propre monnaie. Là encore, c’est un suicide collectif. On pourrait avoir 1 franc CFA égal à 20 000 francs centrafricains. Donc pour aller au centre-ville par exemple, il faut payer le transport public à 1 million de francs centrafricains, alors qu’avant c’est 150 francs CFA.

« Avec une économie 00, un pays qui ne peut même pas fabriquer du papier, nous aurons des billets photocopiés à boy – Rabes, qui ne vaudront rien nulle part, ensuite nous allons acheter un chikwangue avec une brouette de franc centrafricain. Ça ne fait que commencer. Bonne chance », s’inquiète un cadre au ministère des Finances à Bangui.

Les autres interdictions faites par la COBAC concernent la détention à titre propre ou de garantie, ou encore la comptabilisation des cryptoactifs comme contrepartie sur le plan comptable.

Rappelons que cette réaction de la BEAC survient alors qu’on apprend un peu plus sur la manière dont se déploiera l’utilisation des cryptomonnaies en RCA. Le président se fait conseiller par MARA, une plateforme panafricaine de gestion de ces actifs, qui est contrôlée par l’américain Coinbase coté sur le New York Nasdaq.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : attaque contre les positions des soldats FACA à Ouadda par les rebelles, le bilan s’alourdit

0

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Contrairement à ce que disait le préfet de la Haute-Kotto dans les médias, l’attaque de la base des soldats de l’armée nationale dans la sous-préfecture de Ouadda par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dirigée par le général Nourredine Adam,  appuyés par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, a fait bel et bien de nombreux dégâts dans le rang des forces armées centrafricaines, et le bilan des soldats capturé s’alourdit et passe de 5 à 12.

Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Moïse Banafio

 

Les autorités centrafricaines ont perdu toute leur crédibilité aux yeux du peuple centrafricain. On n’est plus dans les années 80 ou 90 où la communication faisait défaut. Le peuple centrafricain est bel et bien en 2022. La communication est fluide. Même s’il n’y a pas de possibilités de faire des images, mais l’internet permet désormais à tout le monde d’être interconnecté et avoir des informations à temps réel. La vieille méthode soviétique qui consiste à tout nier est dépassée.

Justement, dans le cas de l’attaque de la base de l’armée nationale par les rebelles dans la localité de Ouadda, dans la préfecture de Haute-Kotto, le préfet de cette localité, répondant aux questions des journalistes, avait confirmé qu’il n’y avait pas des soldats FACA pris en otage. Or, sur le terrain, des informations concordantes disent le contraire. Au lieu de 4 gendarmes initialement annoncé, c’est désormais trois gendarmes, et 10 soldats FACA pris en otage, actuellement ramenés dans la ville de Sam-Ouandja, toujours dans la préfecture de la Haute-Kotto, à la frontière avec le Soudan.

Ce genre de témoignage montre bien que les autorités du pays ont la ferme volonté d’abandonner définitivement ces vaillants soldats aux mains de leurs ennemis.

Quant aux Mercenaires russes, ils disent qu’ils sont actuellement en sous-effectif, et ne peuvent pas quitter la ville de Bria pour aller libérer la ville de Ouadda.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

À Dubaï , la cérémonie de African Crypto révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre, douche froide à Bangui

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Suite au décès du Président des Émirats arabes unis, Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane, âgé de 73 ans, le 13 mai 2022, un deuil national de 40 jours a été décrété dans tout le pays. À ce titre, la cérémonie Sango :The African Crypto

révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre..

Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

C’est une succession des mauvaises nouvelles pour les autorités centrafricaines. Après la décision ferme de la commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC) contre la cryptomonnaie, les émiratis ont annulé l’officialisation du minage de la cryptomonnaie centrafricaine.

“Avec une grande tristesse, le ministère des Affaires présidentielles des Émirats Arabes Unis a présenté ses condoléances au peuple des Émirats Arabes Unis et à la nation islamique et du monde entier pour le décès de Son Altesse Cheick Khalifa bien Zayed Al Nahyan , le président des Émirats Arabes Unis et à annoncé une période de deuil de 40 jours au nom de son excellence, nous tenons à présenter nos condoléances à la Nation des Émirats Arabes Unis et à vous informer qu’à ce titre, veuillez prendre note que de la cérémonie Sango :The African Crypto révolution a été suspendu jusqu’à nouvel ordre “, annoncent les autorités des Émirats arabes unis.

Or, le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, après avoir bruyamment officialisé le bitcoin comme monnaie officielle, est arrivé jeudi 12 mai 2022 à Dubaï, où il doit superviser le lancement d’une société de minage de monnaie électronique. Une discrète opération qui doit permettre de payer les salaires des fonctionnaires en juillet, alors que les caisses de l’État sont vides. Or, 24 heures après son arrivée à Dubaï,

Le Président de ce pays, monsieur Cheikh Khalifa Ben Zayed Al-Nahyane,  est décédé à l’âge de 73 ans. Suite à cette mauvaise nouvelle,  les autorités des Émirats Arabes Unis ont décrété 40 jours de deuil national, et au passage annoncer l’annulation de la cérémonie Sango :The African Crypto révolution.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : Le colonel Maxime Kopidou désarmé par les mercenaires russes à Bouar

0

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le colonel Maxime Kopidou  est dans une mauvaise passe depuis quatre jours à Bouar. S’il est retenu coupable, il serait transféré dans une prison à Bangui. Il aurait été suspecté d’avoir donné l’ordre pour le racket des civils sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Et ce n’est pas tout!

les soldats faca en patrouille à Bangui 3
Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Selon des informations recueillies, le jeudi 12 mai, vers l’après-midi, le colonel Maxime Kopidou, chef du détachement militaire de l’armée nationale dans l’ouham-Péndé, informé de l’assassinat  d’un éleveur peul par ses hommes sur le marché  hebdomadaire de Ngaguéné. Dépourvu des moyens de transport, il avait pris des motos appartenant aux particuliers pour se rendre sur le lieu. Mais l’état de route est très mauvais. Ils étaient obligés de passer par Abba pour se rendre à Bouar. Mais dès son arrivée, le colonel Maxime Kopidou et ses 11 éléments ont été simplement désarmés et transférés à la gendarmerie pour la nécessité d’enquête. Ainsi, depuis vendredi dernier, ils sont entendus par des enquêteurs à la gendarmerie de Bouar. Selon les enquêteurs, ils connaîtront leur sort cette semaine.

Il y’a lieu de rappeler que sur le peul abattu dans le village Ngaguéné, les soldats FACA lui ont emporté une somme d’un million de francs CFA. Le village est peuplé en majorité des Peuls.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique :  une dizaine des éleveurs peuls tuée par les soldats FACA dans Lim-Pendé

0

 

Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – plusieurs personnes de l’ethnie peule, dont des hommes, des enfants, des femmes  ont été tués dimanche 15 mai dans un village du nord-ouest de la République centrafricaine par les éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Selon des sources sécuritaires locales, les victimes ont perdu également près d’une centaine des bœufs dans cette attaque.

Paoua/” rel=”attachment wp-att-51419″ data-wpel-link=”internal”>Paoua-338×450.jpg” alt=”des élveurs peuls débout devant un boeufs tués par des soldats FACA au campement proche de Pougole vers Paoua” width=”338″ height=”450″ />
Des éleveurs peuls rescapés d’une attaque des soldats FACA proche de Pougole

 

Selon les mêmes sources, l’attaque avait eu lieu dans la localité de Nzakoundou, situé à environ 72 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Ndim. À en croire des témoignages recueillis, Il était 14 heures ce dimanche 15 mai quand une vingtaine des soldats FACA, visiblement mal intentionné, a pris de court un groupe de familles peules en transhumance avec leur troupeau dans le village Nzakoundou.

C’était des Peuls de l’ethnie Hanagamba, qui tressent souvent leurs cheveux  en famille : les hommes comme les femmes. Plusieurs d’entre eux ont été sommairement abattus, les femmes comme les enfants ainsi que leurs bœufs.  On ignore les raisons qui ont motivé les soldats FACA à commettre cet acte criminel, mais celui-ci intervient seulement 24 heures après une marche des soi-disant Peuls, téléguidée par le pouvoir,  devant le siège de la Minusca à Bangui. D’après ces individus, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine (RCA).

Au moment de l’attaque, les femmes, leurs enfants ainsi que leurs maris  se sont dispersés dans la nature. Certains sont sortis vers Bocaranga, les autres vers la frontière du Tchad, quelques-uns à Ndim. Pour ceux qui n’ont pas pu s’échapper, c’est la mort. Quant à leurs bœufs, c’est la débandade générale. Plusieurs ont également été tués.

Et ce n’est pas pour la première fois, c’est devenu une source d’enrichissement de nos forces de défense et de sécurité.

Rappelons que le vendredi dernier,  un éleveur peul avait été tué par un Soldat FACA sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Une somme d’un million de francs CFA avait été emportée par son assassin.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : l’État-major de la CPC dénonce les multiples cas de tuerie de masse perpétrées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner

0

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans un communiqué publié vendredi 13 mai, le chef d’État-major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), l’autoproclamé général des armées Ali Darassa Mahamat, condamne avec la plus fermeté le dernier massacre des civils perpétré le lundi 9 mai dans la localité de Bokolobo, où plus de 30 civils de confession musulmane dont 27 peulhs ont été  tuées, et plusieurs autres blessées. Le Chef d’état-major Général de la coalition CPC aimerait attirer par cette occasion l’attention de la Communauté Internationale et Nationale , les Organisations Internationales et nationales de la jeunesse et des femmes centrafricains et les organisations des droits de l’homme, sur les actes de barbarie auxquels s’adonnent les thuriféraires du régime sanguinaire de Touadera usant à nous entraner dans une confrontation communautaire afin de justifier leur barbarie.

Ci-dessous, l’intégralité du communiqué de la CPC :

centrafrique.org/le-chef-rebelle-ali-darassa-mahamat-ici-a-bokolobo-le-10-mai-2019/” data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Chef d’état Major Général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), le Général d’Armée ALI DARRASSAMAHAMAT, condamne encore une fois avec la plus grande fermeté les derniers massacres de la population civile centrafricaine dont la minorité musulmanes et en particulier les peuls.

Le lundi 09 mai 2022 dans la localité de Bokolobo plus de 30 civils de confession musulmane dont 27 peulhs ont été massacrés par les mercenaires de la société Wagner, les Faca et la milice Anti-Balaka aile Touadera.

Ces derniers massacres viennent s’ajouter aux multiples forfaits dont nous nous rappelons encore, entre autres : l’image de la tête décapitée de l’anden maire de Bambari feu Didier Wangai et les corps mutilés de ses enfants, les cadavres des jeunes torturés et exécutés entre Bria et Aïgbondo ; l’exécution de plus de 14 jeunes à 12 kilomètres de Bossangoa ; plus des 56 civiles décapités dans le village de Boyo et à Galougou où toute une communauté musulmane en majorité des peuhls a été massacrée, à Goya, à Tongo Bakari et dans tous les axes Bambari-Alindao et Bambari-Kouango, sans oublier la trentaine de peuhls assassinée dans le village Man , une vingtaines de peuhls au village de Pougole dans le Nord-Ouest, l’assassinat du maire Daouda de koui (De Gaulle). A cela s’ajoute les massacres d’une centaine de au les innocents dans la Vakaga et la Haut-Kotto précisément dans les villes de Gordil, Ndah, Machika, Sékékédé, Ouadda, Maikaga et Nzako.

Le Chef d’état-major Général de la coalition CPC aimerait attirer par cette occasion l’attention de la Communauté Internationale et Nationale , les Organisations Internationales et nationales de la jeunesse et des femmes centrafricains et les organisations des droits de l’homme, sur les actes de barbarie auxquels s’adonnent les thuriféraires du régime sanguinaire de Touadera usant à nous entraner dans une confrontation communautaire afin de justifier leur barbarie.

La poursuite de notre combat est la conséquence du refus de Touadera de dialoguer avec tous ses contradicteurs.

 

Paris, un millier de manifestants  de la diaspora contre la dictature en République centrafricaine »

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 16 mai 2022

 

Bangui (CNC)  – Jamais la diaspora centrafricaine en France n’aura été vent debout et déterminé contre un régime répressif dans leur pays pour une durée aussi longue. C’est inédit. À l’initiative de plusieurs organisations de la diaspora centrafricaine en Europe, plusieurs centaines des Centrafricains résidant en France ont manifesté, vendredi 13 mai 2022, à la place de la République, dans le troisième arrondissement de Paris,  contre la dictature dans leur pays.

centrafrique.org/manifestation-de-la-diaspora-centrafricaine-a-paris-le-vendredi-13-mai-2022-de-13h-a-17h/” data-wpel-link=”internal”>Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, le vendredi 13 mai 2022
Manifestation de la diaspora centrafricaine à Paris, le vendredi 13 mai 2022

 

Une ambiance qui n’empêche pas  la détermination des manifestants. Ils se disent préoccupés par l’avenir de leur pays d’origine, secoué par des violences indescriptibles, et décidées à rester mobiliser non seulement jusqu’à ce que la justice soit faite pour des centaines des victimes  civiles du régime, mais aussi jusqu’au départ du Président Faustin Archange Touadera du pouvoir.

Pour dénoncer les méfaits du régime actuel en République centrafricaine, la manifestation du vendredi était bien spécifique. Certains sont venus de Lyon, de Bruxelles, de Montpellier, ou encore de l’Espagne.   Les messages sur les pancartes sont clairs. D’un côté, « à bas la dictature de Touadera. De l’autre, “Centrafrique libre et démocratique »

Pour certains manifestants,  avec le régime actuel, il n’y a plus de place pour la liberté d’expression.

« Tout est prétexte pour emprisonner :  un commentaire sur Facebook, une vidéo. Ils musellent le peuple.  Les jeunes qui osent élever la voix contre le régime sont systématiquement arrêtés et emprisonnés », dénonce un manifestant.

Pour les manifestants, les autorités russes sont complices du système de répression mis en place actuelle dans le pays.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Un groupuscule d’individus, manipulés, manifeste devant le siège de la Minusca à Bangui

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi, 16 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une centaine des personnes non identifiées, qui se disent de l’ethnie peule, ont manifesté, ce vendredi 13 mai, devant le siège de la Minusca à Bangui. D’après ces individus, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuhls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine (RCA).

Les manipulés du km5, manifestent devant le siège de la Minusca. D'après eux, la Minusca invente les crimes perpétrés contre les peuhls pour raviver les tensions confessionnelles
Manifestation devant le siège de la Minusca à Bangui, le 13 mai 2022 par un groupe des personnes se reclamant de l’ethnie Peul

 

Tout a commencé la semaine dernière par la torture de trois jeunes Peuls à Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka,  par des soldats FACA, appuyés par des miliciens Anti-Balaka faction Touadera. Deux jours plus tard, les combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), informés de la nouvelle, ont pris d’assaut les positions des soldats FACA, tuant deux d’entre eux ainsi que 8 miliciens Anti-Balaka. En représailles, les soldats FACA, toujours avec les miliciens Anti-Balaka, ont attaqué un groupe des civils peuls dans la ville, tuant 23 parmi eux.

Deux jours plus tard, le bureau de la Minusca, ayant appris la nouvelle, avait mené ses propres enquêtes sur le lieu, et confirme les faits. Mais pour tenter de régler cette nouvelle tension intercommunautaire, la Minusca, de son côté, a discrètement informé le Premier ministre  sur la situation des minorités peules dans le pays. Or, le Premier ministre, de son côté, informe les membres de son gouvernement. Du coup, le ministre de l’Élevage, et monsieur Houssaini Waziri, en complicité avec certains proches du chef de l’État, ont manipulé plusieurs dizaines des jeunes du quartier KM5, moyennant une somme de 500 francs CFA et un morceau de viande, distribuées individuellement, pour aller manifester devant le siège de la Minusca sur l’avenue Barthelemy Boganda à Bangui. Selon eux, la Minusca aurait inventé les crimes perpétrés contre les Peuhls pour raviver les tensions confessionnelles en République centrafricaine.

Les manipulés du km5, manifestent devant le siège de la Minusca. D'après eux, la Minusca invente les crimes perpétrés contre les peuhls pour raviver les tensions confessionnelles
Les manipulés du km5 manifestent devant le siège de la Minusca

 

Cette histoire montre à quel point il est plus que facile de distribuer des billets de banque aux jeunes désœuvrés pour qu’ils sortent dans la rue manifester pour une cause qu’ils ne la savent même pas.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Somalie : 39 candidats pour un pays en crise

0

Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Dimanche, les parlementaires doivent choisir le chef de l’Etat. Celui-ci doit devra face à un pays instable. Le mode du scrutin reste contesté.

Une élection, 39 candidats et un pays en crise… La Somalie organise dimanche son scrutin présidentiel. Ce sont les parlementaires qui vont élire le chef de l’Etat, alors que le pays fait face à une crise politique depuis plus d’un an. C’est justement le président sortant, candidat à sa propre succession Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, qui est au cœur de cette crise politique.

Son mandat était arrivé à terme en février 2021. La prolongation de deux ans de celui-ci par les députés en avril 2021 avait déclenché des combats à Mogadiscio.

Trois décennies d’instabilité

Mais pour tenter de mettre fin à 30 ans d’instabilité, il y a aussi une femme candidate, l’ancienne ministre des Affaires étrangères et vice-Première ministre Fawzia Yusuf Adan.

Elle fait savoir que “Notre pays a besoin d’une paix durable, d’une justice pour tous, d’améliorations économiques et nous devons veiller à ce que les bonnes personnes – femmes et hommes – soient placées aux bons postes”.

Deux anciens présidents, Hassan Cheikh Mohamoud (2012-2017) et Sharif Cheikh Ahmed (2009-2012), ainsi que l’ancien Premier ministre Hassan Ali Khaire sont aussi en lice dans ce scrutin organisé sous haute sécurité dans un hangar de l’aéroport de la capitale Mogadiscio.

Le rôle prépondérant des clans

Une élection dans laquelle compteront une fois de plus les clans et sous-clans. Ce sont eux qui choisissent les législateurs, 329 en tout, qui vont élire le président.

Ayanle Abdirahman, acteur de la société civile, pense que “Cette sélection indirecte n’est pas un tournant pour la Somalie car seuls 329 membres du Parlement triés sur le volet décident de l’avenir des citoyens ordinaires de ce pays. Il faut que les populations choisissent leurs futurs dirigeants démocratiquement, ou par le biais d’une élection : “un homme, une voix”.

La Somalie n’a pas tenu d’élection selon le principe d’”une personne, une voix” depuis 1969, année où le dictateur Siad Barré a pris le pouvoir par la force. Celui-ci a été chassé en 1991.

Mogadiscio n’a plus depuis lors un gouvernement fort et fonctionnel. En outre, le groupe islamiste al-Shabab lutte pour renverser le gouvernement soutenu par la communauté internationale.

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Somalie-39-candidats-pour-un-pays-en-crise.jpeg” rel=”attachment wp-att-56506″ data-wpel-link=”internal”>

Alerte info : Détonation d’armes à Bria

0

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

FPRC-a-bria-le-30-aout-2020-photo-cnc-moise-banafio/” rel=”attachment wp-att-40358″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/une-patrouille-des-elements-rebelles-du-FPRC-a-Bria-le-30-aout-2020.-Photo-CNC-Moise-Banafio-450×423.jpg” alt=”une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”423″ />
une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui (CNC) – La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est à nouveau secouée par des détonations d’armes. On ignore exactement ce qui se passe, mais des informations de sources militaires font état des tirs aux alentours de l’hôpital préfectoral. D’après une autre source humanitaire, il s’agirait d’une opération policière contre un groupe des malfaiteurs.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : violente agression d’un enfant de 10 ans par un mercenaire russe au camp Kassaï

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La victime est un enfant orphelin de 10 ans. Son tort : voler  une bouteille plastique d’eau vide  appartenant aux Mercenaires russes basés dans le camp militaire de Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui. Il a été violemment agressé, son état de santé est actuellement préoccupant, mais stable.

rca-la-manipulation-une-longue-tradition-russe/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-14/” rel=”attachment wp-att-36077″ data-wpel-link=”internal”>les militaires russes dans un pick-up de la Gendarmerie Nationale IMG_7mai2018005155
Le mercenaire russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Considérés comme des enfants de la rue, ces mineurs vivent dans des conditions précaires. Ils vivent dans l’insécurité totale. Ils n’ont pas de droits, et n’ont pas accès à l’éducation.

Dans le septième arrondissement, ces enfants sont livrés à eux-mêmes. Ils sont recrutés localement par les mercenaires russes pour faire leurs courses, moyennant des boîtes de repas, parfois ils abusent d’eux.  Mais la semaine dernière, l’un des enfants, voyant trimballer au sol des bouteilles d’eau vides, récupère deux pour aller les revendre.  Sauf que ces bouteilles d’eau vides, considérées par les mercenaires russes comme de l’or blanc, sont souvent gardées jalousement par ces derniers pour les revendre. Mais ce jour, cet enfant orphelin n’avait pas la chance. Il a été très vite repéré par l’un des mercenaires russes qui a pris son arme pour le pointer. Immobile, l’enfant n’avait pas le choix que de jeter par terre les bouteilles vides. Mais pour cet homme de Wagner, le mal est déjà fait. Il s’approche de lui, et commence à le tabasser.

Avec sa jambe, il fait projeter l’enfant sur des barbelés par un violent coup de pied. Inconscient, l’enfant a été transféré à l’hôpital.

Pour certains habitants du septième arrondissement, il faut que l’UNICEF jette un peu son regard sur ces enfants maltraités, battus, souvent sexuellement violés par ces hommes de Wagner qui n’ont pas de pitié, encore moins de cerveau.

Il y’a lieu de rappeler qu’une bouteille d’eau vide est vendue sur le marché à 75 francs CFA, équivalent de 0,20 euro.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Racket de la population, première intervention des mercenaires russes, 12 soldats FACA interpellés

0

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une solution radicale et cruelle est proposée par les Mercenaires russes, mais elle est à l’étude. Les 12 soldats FACA interpellés sont actuellement maintenus en isolement dans le camp militaire à Bouar, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.  

Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l'armée nationale (FACA) de retour après une marche d'entraînement ai camp Kassaï
Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï

 

Selon des informations recueillies par CNC, les douze soldats FACA, basés à Koui, ont effectué, jeudi 12 mai, une mission éclair à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Mais à leur retour, ils se sont arrêtés sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar. Sans tarder, ils exigent à tout le monde de présenter leur pièce d’identité. À défaut, une somme de 3000 francs CFA doit être payée, et ce, de façon individuelle.

Au même moment, un éleveur peul, qui faisait ses courses sur le marché, s’apprêtait à quitter le lieu sur son cheval quand les soldats FACA étaient arrivés sur le marché. Mais l’homme, croyait que ces soldats FACA étaient juste de passage, monte sur son cheval et partir. Pendant ce temps, trois soldats FACA, qui l’ont vu partir, l’ont poursuivi quelques mettre plus loin et l’abattre de plusieurs balles. La panique s’empare du marché, et le village s’est totalement vidé de ses habitants. Or, sur ce marché, il y’avait également quelques commerçants de Bouar qui étaient présents au moment des faits. Ils se sont précipités pour venir alerter les autorités militaires à Bouar, qui, de leur côté,  ont informé les mercenaires russes. Immédiatement, une équipe d’intervention composée principalement des mercenaires russes est arrivée sur le lieu. Ils constatent les faits, et interpellent les 12 soldats FACA pour les ramener à Bouar.

Mais une fois à Bouar, ces soldats FACA ont été méthodiquement torturés et sauvagement battus par les mercenaires russes.

Maintenant, les mercenaires russes ont proposé que le soldat tueur soit exposé en public ce vendredi vers midi au rond-point de Bouar et exécuté publiquement. Ce que certains officiers et gendarmes ont présentement refusé, mais disent que la proposition est à l’étude !

Affaire à suivre…

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

 

Discours de SEM Douglas CARPENTER Ambassadeur de l’Union européenne en RCA et à la CEMAC A l’occasion de la Journée de l’Europe

0
Centrafrique.org/lambassadeur-de-lue-en-Centrafrique-qui-prononce-son-discours/” data-wpel-link=”internal”>L'ambassadeur de l'UE en Centrafrique qui prononce son discours
L’ambassadeur de l’UE en Centrafrique qui prononce son discours. CopyrightUE-RCA

 

Discours de SEM Douglas CARPENTER

Ambassadeur de l’Union européenne en RCA et à la CEMAC

A l’occasion de la Journée de l’Europe

 

Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,

Mesdames et messieurs les honorables députés,

Monsieur l’Ambassadeur, Haut représentant de la République française, Doyen du Corps diplomatique

Chers collègues du corps diplomatique et consulaire,

Distingués invités en vos rangs et grades respectifs,

Mesdames et Messieurs.

 

C’est avec un réel plaisir que je vous reçois ce soir à l’occasion de la célébration du 72ème anniversaire de la déclaration de Robert Schuman, l’espoir de la nouvelle forme de coopération inspirée au lendemain des guerres qui ont défiguré le continent européen.

Je me réjouis du fait que nous soyons encore en mesure de pouvoir accueillir tous ensemble nos partenaires principaux. Nous vous remercions pour votre soutien et pour votre coopération au cours de l’année passée.

Je suis ravi aussi d’avoir à côté de moi les autres membres de notre famille européenne – nos ambassadeurs, nos deux chefs de mission de sécurité et de défense commune, et le chef de notre bureau humanitaire. Et je n’oublie pas non plus les consuls, consuls honoraires et les chefs de bureau de nos états membres qui sont parmi nous. Je salue en particulier SEM Eric Jacquemin, Ambassadeur de la Belgique résidant à Yaoundé qui nous honore avec sa visite cette semaine. Comme vous le savez, nous exécutons ici un mandat selon les orientations politiques de nos 27 états membres, nous sommes aussi accrédités à la CEMAC, et l’engagement direct de nos ambassadeurs non-résidents dans notre travail est important. Dans ce contexte, nous avons proposé à SEM le Président de la République, Chef de l’état, d’entreprendre une nouvelle session de dialogue politique au titre de l’année 2022, qui rassemblera nos ambassadeurs accrédités en République centrafricaine, et l’ensemble du gouvernement.

Dans le contexte plus large de nos dialogues et nos échanges dans le pays, Hon M. le Président de l’Assemblée, M. le Premier Ministre, je voudrais souligner notre appréciation pour la disponibilité et l’ouverture vers nous de SEM le Président de la République, des hautes personnalités du gouvernement et des institutions, ainsi que de l’opposition démocratique et de la société civile. Cette disponibilité est unique dans mon expérience diplomatique – elle est pour nous extrêmement précieuse.

Distingués invités, ma principale thématique pour ce soir est l’importance d’une continuité dans la collaboration avec les autorités, les partenaires et la population, en gardant tout le temps à l’esprit nos objectifs ultimes. Ceci est même plus important dans un contexte d’instabilité. Notre célébration de cette année, vous en conviendrez avec moi, se fait dans un contexte mondial tendu, rappelant les démons de la guerre que nous avions pensé être derrière nous. La déclaration du 9 mai 1950, a voulu se servir de la production commune du charbon et de l’acier, pour prévenir de conflits et pour initier une coopération sur la base des intérêts communs entre les pays de l’Europe. Elle a donc défini les fondements d’un processus graduel de renforcement de la confiance et de la collaboration, une solidarité de fait, et non des idéologies.

Nous passons cette année des jalons historiques avec non seulement le 70ème anniversaire de l’entrée en vigueur du traité de Paris qui a établi la Communauté européenne du charbon et de l’acier, mais aussi avec le 65ème anniversaire de la signature des Traités de Rome créant la communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique.

En effet, notre histoire d’intégration régionale est une histoire d’élargissement et d’approfondissement continus, accompagnée bien sûr par des moments réels de crise et de doute, d’incapacité ou de déficit démocratique. Nous ne cachons pas à nos partenaires ni à nos amis la véritable histoire de notre projet. En revanche, et j’insiste encore pour assurer une continuité d’effort, il faut tirer les enseignements de nos expériences et revenir plus fort. Je parle devant vous en toute humilité, et je n’oublie jamais les défis que nous avions dû confronter et que nous confrontons toujours en Europe – sur l’état de droit, sur le fonctionnement et la redevabilité de nos institutions, sur l’inclusivité de notre démocratie. Parce que la diplomatie – ce n’est pas s’ingérer dans les affaires des autres, mais plutôt apporter et partager ses propres expériences, les bonnes comme les mauvaises.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre,

Pour assurer une continuité et une résilience dans un partenariat, il faut d’abord que les partenaires se comprennent – chacun a son histoire, ses défis et sa vision. C’est pourquoi j’aimerais à ce stade partager avec vous quelques réflexions sur les tendances en Europe, ainsi que sur notre implication globale.

Je commence avec la situation en Ukraine parce que c’est un élément contextuel qui impacte directement nos communautés, notre économie et évidemment notre sécurité en Europe. Depuis février, nous vivons l’un des moments les plus sombres de notre histoire. Un conflit militaire sur le sol européen, aux portes de l’Union européenne et du territoire de l’OTAN. Une agression sans précédent envers l’Ukraine, un pays de 45 millions d’habitants, indépendant et souverain. Déjà plus de 5 millions d’Ukrainiens sont réfugiés.

Il est important ici de faire un peu de pédagogie et de souligner nos engagements légaux : l’UE a pris des obligations pour soutenir l’intégrité territoriale de l’Ukraine – dans l’accord d’association. Je le sais d’autant plus que j’étais présent personnellement à Kyiv pour ces négociations. Evidemment pour nos pays qui appartiennent à l’OTAN, il existe d’autres obligations aussi.

Il est donc important de partager en toute transparence avec nos partenaires que l’UE soutient et soutiendra l’Ukraine dans sa diplomatie bilatérale et multilatérale. Une résolution de la crise – en tout respect des principes de la Charte des Nations unies – est essentielle. Et la justice doit suivre pour assurer qu’aucun acteur – quelle que soit son allégeance – profite d’impunité pour les crimes qui lui sont allégués. Je regrette énormément que la crise ait déjà impacté l’Afrique – sur les importations, les prix et la sécurité alimentaire. Nous travaillons étroitement avec la famille des Nations Unies et d’autres partenaires pour mitiger ces impacts.

Dans ce contexte, j’ai constaté des voix qui nous disent que l’Europe a fétichisé l’Ukraine et a ignoré les souffrances sur le continent africain. Ici je vous rappelle tout simplement notre approche intégrée – qui rassemble nos outils de sécurité, de développement, de diplomatie, de médiation et d’aide humanitaire, et qui est actuellement déployée à travers le Sahel, dans le nord du Mozambique, dans le Corne de l’Afrique, en RDC, et ailleurs. Et surtout je souligne notre engagement à soutenir des processus Africains à travers l’architecture de paix et de sécurité de l’Union Africaine, y compris en collaboration étroite avec nos partenaires proches de la CEEAC et de la CIRGL.

Distingués invités, la guerre, nous le constatons et le déplorons tous, est mère de chaos et de division.

Sur le plan national, en RCA, je constate un élan d’espoir de paix durable. Je tiens à féliciter le Président de la République et le gouvernement centrafricain pour le chemin parcouru dans la recherche de la paix et de la réconciliation nationale. Ces efforts méritent d’être salués, même s’il reste encore des défis à relever.

L’Union européenne, soucieuse de consolider les acquis démocratiques, appuie leur consolidation et la stabilité des institutions légitimes. Mais il faut avouer que les objectifs n’ont pas tous été à la hauteur des attentes.

La reconquête des territoires occupés par les rebelles a permis de soulager les populations, fatiguées par cette épreuve difficile, et qui attendent maintenant que soient réglés les problèmes liés aux droits de l’homme, à la bonne gouvernance et au retour des services de base. L’UE a toujours accompagné les dynamiques positives et restera totalement engagée.

L’Union européenne apprécie à leurs justes valeurs la redynamisation de l’APPR, la décrispation de la situation politique, les initiatives sous régionales entreprises par la CEEAC et la CIRGL qui ont abouti à la feuille de route de Luanda, la déclaration du cessez-le-feu du 15 octobre 2021. Nous continuons à encourager la reconnaissance des exactions commises par tous acteurs – les forces gouvernementales et leurs alliés, tout comme celles commises par les groupes armés rebelles. Les enquêtes judiciaires à afin d’établir les responsabilités sont cruciales.

Monsieur le Président de l’Assemblée, Monsieur le Premier Ministre,

Chers partenaires,

 

Le peuple centrafricain dont je salue la force de la résilience, attend avec impatience de tourner les pages de cette crise et d’entrevoir les dividendes de la paix. Aujourd’hui, il a plus que jamais besoin de la bonne foi de tous les acteurs, nationaux et internationaux. Pour ma part, j’estime que le succès dans la mise en œuvre de l’APPR redynamisé, de la feuille de route de Luanda mutualisée, ainsi que des recommandations du dialogue républicain, nécessitent une forte volonté politique matérialisée de tous les acteurs, dans un engagement commun de dépassement des aspirations personnelles.

A la faveur de l’approche multidimensionnelle dont bénéficie la République centrafricaine, l’Europe que nous célébrons ce soir forme déjà une grande famille ici. Permettez que je fasse un petit tour d’horizon des membres de cette famille :

Le service de la Commission européenne à la Protection Civile et Operations d’Aide Humanitaire Européennes (ECHO) a pour objectif de sauver et préserver des vies, de prévenir et soulager les souffrances humaines et de sauvegarder l’intégrité et la dignité des populations affectées par les catastrophes, qu’elles soient de cause naturelle ou humaine.

Au-delà de l’aide financière, l’UE attache également beaucoup d’importance au respect du droit humanitaire international, et appelle régulièrement les différentes parties à permettre l’accès sûr des organisations humanitaires pour qu’elles puissent fournir assistance et protection en toute indépendance et neutralité.

En outre, l’UE soutient des actions de protection des civils. Cela comprend une prévention des violences sexuelles, un soutien aux victimes et des actions permettant d’offrir un environnement protecteur et éducatif aux enfants. Certains projets financés par l’UE aident aussi à répondre à la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus.

Je passe à nos missions de Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC). La mission EUTM-RCA, qui effectue son troisième mandat, contribue à accompagner les Forces armées centrafricaines (FACA) à devenir une armée modernisée, efficace, ethniquement équilibrée et responsable, sous le contrôle total des autorités politiques. La mission qui compte environ 190 militaires et civils de 15 pays continue à suivre une approche intégrée, flexible, modulaire et réactive, tout en développant le respect de l’État de droit, principalement le droit international humanitaire et les droits de l’homme, ainsi que l’intégration des questions de genre et de prévention de la violence sexuelle dans toutes ses activités.

Par ailleurs, pour appuyer nos forces de sécurité intérieure, nous avons la Mission EUAM, déployée depuis juillet 2020. Une mission civile de conseil qui dispose d’un noyau de conseillers stratégiques européens ; des policiers et gendarmes et autres experts civils venus de 14 états membres de l’UE qui a pour mandat de travailler aux côtés des autorités dans le but d’améliorer la situation de la population centrafricaine en matière de sécurité. EUAM RCA soutient également le développement de la formation des cadres et appuie la planification et le retour des services de l’Etat sur l’ensemble du pays. Elle travaille aussi pour renforcer les liens entre les forces de sécurité intérieure et les autres services de sécurité et de l’état, tels que le système judiciaire et pénitentiaire. Les défis sont encore importants, mais l’engagement de l’UE de travailler aux côtés du gouvernement permettra l’identification des solutions durables qui vont contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat et à améliorer la sécurité de tous les Centrafricains.

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Monsieur le Premier Ministre, chers invités, je passe maintenant à notre coopération technique et financière, et de coordination de l’appui au développement du pays. Depuis mon arrivée j’ai eu l’honneur de représenter les partenaires techniques et financiers en République centrafricaine en tant que co-président du Comité Directeur du RCPCA. Dans ce contexte, je voulais tout d’abord saluer l’engagement personnel et le dynamisme de mon co-Président Monsieur le Premier Ministre, et vous assurer de ma forte volonté à poursuivre ce travail avec toute mon énergie. Je salue aussi les partenaires qui nous rejoignent dans nos efforts, et surtout le plus récent la Suisse. Un travail de mobilisation de ressources bien sûr, mais aussi un travail de priorisation et de simplification, aligné avec les réformes budgétaires dirigées par SEM le Ministre des Finances et du Budget.

Dans ce contexte, je suis aussi fier de vous dire que grâce au nouvel Instrument Global Europe qui remplace le FED depuis 2021, l’UE peut désormais établir des partenariats avec des pays dans le monde entier. Le nouveau partenariat de coopération entre l’UE et la RCA sera mis en œuvre à travers un Programme Indicatif Multi annuel (MIP 2021 – 2027). Ce programme est le fruit des consultations menées en 2021 avec plusieurs départements sectoriels et la société civile. Il est marqué par deux initiatives phares : 1) Le soutien aux services sociaux et développement humain, et 2) Le soutien à la gestion durable des ressources naturelles. Il contribuera ainsi à la réalisation du « Global Gateway », une nouvelle politique de l’UE pour booster la connectivité dans le monde entier à travers des projets dans le numérique, l’énergie, le transport et peut renforcer la santé, l’éducation et la recherche.

Le nouveau programme prendra aussi graduellement la relève du Fonds Bêkou, créé en 2014 et qui a mobilisé plus de 310 millions EUR. Les 23 programmes du Fonds Bêkou ont été mis en œuvre sur tout le territoire centrafricain et ont déjà bénéficié à la moitié de la population centrafricaine. Je suis heureux que ces projets continueront encore leur mise en œuvre jusqu’au 31 décembre 2025.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre, chers invités, la lutte contre l’impunité est une priorité pour nous tous. En matière d’état de droit, je félicite le Gouvernement pour la tenue de la première session criminelle à Bangui cette année, et je l’encourage à tenir la deuxième session de cette année à Bangui ainsi que les deux sessions criminelles à Bouar, et à faire un effort pour tenir des sessions criminelles à Bambari. L’UE continuera à soutenir l’accès à la justice, la justice transitionnelle, et le respect des droits humains, aux côtés d’autres partenaires bien évidement. Je souligne dans ce contexte notre partenariat avec la Cour Pénale Internationale et notre soutien à la Cour Pénale Spéciale.

J’ai parlé beaucoup ce soir de l’importance de travailler pour et dans la continuité, mais il est vrai que dans un contexte de fragilité la capacité de réaction est aussi cruciale. Sur le volet de réponse rapide, l’UE reste mobilisée à soutenir les différentes initiatives politiques et diplomatiques visant à relancer le processus de paix, notamment dans le cadre de l’APPR et du Dialogue républicain qui s’est tenu récemment. Cela inclut un paquet de €10 millions d’autres actions, que je peux maintenant annoncer, mettant l’accent sur la prévention des conflits au niveau local, y compris en matière de médiation inter et intra-communautaire, d’attention au thème crucial de la transhumance et de lutte contre la désinformation.

Enfin, les efforts pour promouvoir l’intégration économique régionale, qui était à la base de la construction européenne, restent au cœur de notre travail ici. Dans le cadre de notre coopération avec la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), au mois de novembre 2021, j’ai pu présenter mes Lettres de créance au Président de la Commission de la CEMAC au siège de ladite institution à Bangui. A cette occasion, nous avons abordé tous les aspects de notre stratégie en matière de coopération et notamment le nouvel instrument de financement, le Global Europe. Au niveau de la mise en œuvre des projets et programmes, nous avons terminé la première phase de la mission d’assistance technique auprès de la Commission-CEMAC pour l’identification des projets d’infrastructures régionales pour un financement en mode « mixage prêts-dons » que l’on appelle aussi le Blending.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Monsieur le Premier Ministre, je veux conclure mes remarques avec un message qui vient vraiment du cœur et qui est peut-être le plus ciblé sur les objectifs à long terme, mais cette fois-ci de notre planète. Et il s’agit de la transition verte et de la lutte contre le changement climatique qui nous impliquent toutes et tous. Nous parlons beaucoup des défis et des souffrances du pays et de la population, mais nous oublions trop souvent un bien, de valeur infinie, qui nous entoure. Je parle des forêts tropicales. A travers ces forêts votre pays séquestre le carbone et protège notre planète – et j’insiste pour que la RCA développe son plein potentiel et devienne un champion mondial de la protection de l’environnement, soutenue bien sûr par tous les instruments à notre disposition.

Je suis ravi ce soir, de voir toute cette famille des partenaires réunis autour des autorités centrafricaines, et je note avec grande satisfaction l’espoir et la détermination de nous tous, à regarder dans la même direction pour le retour progressif de la paix et le relèvement durable de ce pays.

Tongana i yeke oko, fade i sala nzoni ti kodro so !!!

(Unis, nous ferons le bien de ce beau pays !!!)

Vive l’Europe !

Vive la République Centrafricaine !

Vive l’amitié, vivent les peuples épris de paix !

 

Seul le discours prononcé fait foi

À Ouadda, violente attaque des rebelles contre les positions  des soldats FACA, débandade générale

0

 

Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – 48 heures après la violente attaque des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les positions des soldats de forces armées centrafricaines (FACA) à Bokolobo, dans la préfecture de la Ouaka, c’est le tour de la ville de Ouadda, située dans la Haute-Kotto d’être réveillée par des détonations d’armes lourdes et légères. Selon des témoins, les rebelles du FPRC, appuyé par ceux de l’UPC,  ont attaqué, mercredi dans la matinée, les positions des soldats FACA dans la ville.  Le bilan provisoire fait état des morts et des blessés ainsi que des otages dans le rang de l’armée nationale.

Lors des affrontements entre les rebelles du PRNC etFPRC à Ndélé en avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Photo CNC / Moïse Banafio

 

La RCA se replonge petit à petit dans le chaos sécuritaire généralisé. Pourtant, il y a un an, on a promis au peuple centrafricain la fin du conflit dans 90 jours. Malheureusement, ceci n’est qu’une parole politique. Et ça se confirme malheureusement sur le terrain chaque jour.

Mercredi, 11 mai, à Ouadda, dans la Haute-Kotto, les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), appuyés par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué, dans la matinée, les positions des soldats FACA dans la ville, faisant des morts et des blessés dans le rang de l’armée nationale ainsi que des otages .

Selon des sources proches de l’État-major, le bilan provisoire fait état de 5 morts, six blessés et 4 gendarmes pris en otage.

Pour l’heure, la ville est sous contrôle total des rebelles, mais des renforts des Mercenaires russes et des soldats FACA sont en route pour aller à Ouadda.

Rappelons qu’à Ouadda, environ 40 soldats FACA et 10 gendarmes ont été déployés il y a quelques mois dans la ville pour assurer la sécurité de la population.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : racket des populations sur les routes, le gouvernement vient de mettre en place une unité de répression

0

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 13 mai 2022

 

Bangui (CNC – Plus question de tolérer les actes de racket de la population sur les routes. Le gouvernement a, en effet, décidé de prendre des mesures idoines. Une unité de lutte contre le racket a été mise en place. Elle est composée exclusivement des Mercenaires russes. Ceci dit, le Gouvernement autorise officiellement les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes.

Affiche publicitaire autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes
Affiche publicitaire proche de Paoua autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur les routes

 

Cette unité spéciale aura pour mission de combattre le racket sous toutes ses formes. Pour le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadera et son équipe gouvernementale, il est plus que jamais urgent pour la République centrafricaine d’éradiquer définitivement de ce fléau qui a fait tant de tort à l’économie centrafricaine. Et ils voient les choses en grand.  Sur des affiches publicitaires autorisant les mercenaires russes à réprimer les militaires, policiers et gendarmes qui seront dénoncés en cas de racket sur la population, un numéro vert est donné. Aussi, pour ceux qui ne disposent pas d’un téléphone portable, il suffit de signaler le problème aux mercenaires russes, généralement positionnés non loin des checkpoints des forces de l’ordre. À Béloko, par exemple, ils ne sont pas loin. Tout comme à Paoua, Baboua, Bouar, Bossemptélé ou ailleurs, ils ne sont toujours pas loin.

les gendarmes en poste de Yaloké en train de partager de l'argent verser par les transporteurs

 

Mais pour de nombreux observateurs, malgré cette mesure, le racket se poursuit malheureusement sur les routes. C’est un fléau qui empoisonne notre pays.

Il convient de rappeler que les mercenaires russes sont désormais considérés comme des solutions à tous nos problèmes. Ils gèrent notre économie, ils assurent la défense et la sécurité du pays, ils exploitent de l’or, des diamants, des bois roses et font de commerce de l’eau minérale et des boissons alcoolisées sans payer des impôts et taxes. La rca n’est plus un pays à cause de ses dirigeants.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : violent affrontement entre les mercenaires russes et des hommes armés à Gadzi

0

 

Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – L’affrontement était très violent, selon des sources sécuritaires locales. Les Mercenaires russes, en provenance de Carnot, Baoro et Bossemptélé, ont attaqué, depuis la semaine dernière,  les positions d’un groupe armé non identifié à Gadzi,  dans la préfecture de Mambéré, à 301 kilomètres à l’ouest de la République centrafricaine.

centrafrique.org/ville-de-gadzile-10-avril-2022/” data-wpel-link=”internal”>Ville de Gadzi, le 10 avril 2022. Photo CNC
Ville de Gadzi, située à l’ouest de la République centrafricaine. Icic filmée le 10 avril 2022. Photo CNC

 

Selon les mêmes sources, l’affrontement s’est déroulé le samedi dernier non loin de la rivière bah, située à environ 90 kilomètres de Gadzi centre sur l’axe Zawa. Les assaillants ont été surpris, mais étaient même sur leur garde.  Ils ont farouchement résisté à l’assaut durant des heures, mais l’intervention des hélicoptères dans le combat qui a donné l’avantage aux mercenaires russes.

Les assaillants se sont retirés, mais les hommes de Wagner étaient à leur trousse. Ils ont fait de ratissage dans le secteur durant 3 jours avant de sortir mardi dernier à Bossemptélé, situé à 298 kilomètres de Bangui sur la route nationale n°1.

Selon la population locale, ces assaillants ont été identifiés comme des coupeurs de route qui ont récemment participé au braquage des commerçants dans la localité de Zawélé, dans la sous-préfecture de Gadzi. Ce braquage était à l’origine même  des violences intercommunautaires le mois dernier dans cette localité, faisant plusieurs dizaines des morts, et déplacés des centaines des personnes.

Le député de Gadzi 2, l’honorable  WANDOUI SO-INGKOSSI Janssen avait même  appelé les autorités à déployer les forces de l’ordre dans la localité afin de rassurer la population.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : l’Ambassade de Chine offre des kits scolaires et des cadeaux aux élèves de la circonscription scolaire de Bangui 1

0

 

Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans le cadre de la clôture de la semaine des activités socio-culturelles et sportives, l’Ambassade de la République populaire de la Chine a sponsorisé ce samedi 7 mai 2022 les jeux concours des élèves des établissements de la circonscription scolaire de Bangui 1. Les jeux concours ont été organisés dans l’enceinte l’Ecole Notre Dame D’Afrique et à l’issue de cette activité culturelle, plusieurs élèves ont bénéficié des kits scolaires et des cadeaux.

centrafrique.org/un-groupe-deleves-en-plein-scene-de-danse-devant-les-officiels/” data-wpel-link=”internal”>Un groupe d'élèves en plein scène de danse devant les officiels. Copyright CNC
Un groupe d’élèves en scène de danse devant les officiels. Copyright CNC

 

Avant d’amorcer la période des examens de fin d’année académique scolaire  (2021-2022), l’Ambassade de Chine en République centrafricaine en collaboration avec le ministère de l’éducation nationale, a organisé ces jeux concours permettant de doter les enfants avec les kits scolaires et des cadeaux entre autres, les chaussures de football, les t-shirts, les stylos et les cahiers.

A l’occasion de cette journée, les écoliers ont présenté des différentes productions sur le thème : « jouons dans la paix et la cohésion sociale en milieu scolaire pour promouvoir la culturelle », et ceci en présence de l’attaché de l’ambassade de Chine, l’inspecteur académique de la circonscription scolaire de Bangui 1 et chef de secteur chargé culturel de Bangui 1.

L'attaché de l'ambassade de Chine en Centrafrique
L’attaché de l’ambassade de Chine en Centrafrique. CopyrightCNC

 

Le chef de secteur chargé culturel de Bangui 1, Valery Ndoma ne cache pas sa satisfaction et remercie l’ambassade de Chine qui est leur partenaire privilégié avec son soutien indéfectible dans le secteur éducatif  plus particulier la circonscription scolaire de Bangui 1.

Dans son discours, le représentant de l’Ambassade de Chine a déclaré que les jeunes sont la pierre angulaire du développement d’un pays et l’éducation est le moteur puissant du progrès d’une nation. La Chine y attache toujours une grande importance et offre des appuis constants aux jeunes centrafricains, les ponts de l’amitié Chine-Centrafrique, selon le représentant de l’ambassade de Chine.

« Ces dernières années, l’ambassade de Chine n’a pas épargné ses efforts pour soutenir le développement du secteur éducatif de la Centrafrique. Deux écoles d’amitié Chine-Centrafrique ont été construites. Avant l’épidémie, chaque année, beaucoup d’étudiants centrafricains ont des opportunités de faire leurs études en Chine avec les bourses », a déclaré Wang Maihao, attaché de l’ambassade de Chine.

Le représentant de l’Ambassade n’est pas resté là ! Il encourage les élèves centrafricains de bien étudier et de progresser tous les jours pour être capable d’assumer cette tâche glorieuse, car vous représentez l’avenir de demain, a-t-il conclu.

Ce concours culturel regroupe plusieurs écoles publiques de la circonscription de Bangui 1 entre autres, les écoles, Combattant garçons ; Koudoukou filles ; Gobongo 1 et 2 ; Koudoukou filles ; Notre Dame d’Afrique filles et garçons.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

 

Centrafrique : au-delà du bitcoin, le bras de fer entre Touadéra et la France s’intensifie

0

 

Rédigé par  Mathieu Olivier (Jeune Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 12 mai 2022

 

Bangui (CNC) – En adoptant le bitcoin comme monnaie officielle, le président centrafricain pousse un peu plus loin encore sa stratégie de confrontation avec la France et la rupture qu’il entend affirmer avec Paris. Coulisses   d’un coup de poker.

Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Le 22 avril dernier, Faustin-Archange Touadéra (FAT) a promulgué une loi sur la cryptomonnaie, faisant du bitcoin la monnaie officielle et de référence de la Centrafrique au côté – pour le moment – du franc CFA. Depuis, Bangui rencontre l’opposition de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), et notamment de son gouverneur, le Tchadien Abbas Mahamat Tolli. Mais FAT n’entend pas reculer et a prévu de présenter la nouvelle monnaie numérique centrafricaine dans quelques jours à Dubaï.

Outre le pari monétaire et budgétaire – destiné à donner de l’air à des finances publiques dans une situation catastrophique -, le chef de l’État applique une stratégie de rupture avec la France. Selon nos sources, celle-ci lui est conseillée depuis des mois par cinq collaborateurs : les ministres Sani Yalo, Pascal Bida Koyagbele, Fidèle Gouandjika et Rameaux- Claude Bireau, ainsi que son chef de cabinet Donatien Maleyombo.

Un quintette anti-Français

Bida Koyagbele, le ministre des Grands travaux, est en réalité le grand ordonnateur de la réforme dite du bitcoin – tandis que le ministre des Finances, Hervé Ndoba, et le Premier ministre, Félix Moloua, s’en sont tenus plus éloignés, se contentant d’appliquer a minima les ordres venus du palais de la Renaissance.

Selon nos informations, Ndoba s’est même plaint à plusieurs reprises auprès de son entourage de devoir défendre face à la BEAC un projet plus « politique » que monétaire.

Le ministre des Grands trav aux s’est rendu plusieurs fois  aux Etats-Unis, où cette cryptomonnaie est née, afin de mettre sur pied en toute discrétion la loi adoptée le 22 avril. Il était assisté en particulier par une autre très proche conseillère de FAT (au rang de ministre), la Mauricienne Sandra Boodhun. Cette femme d’affaires, qui a un temps travaillé à Miami, est aujourd’hui présente dans tous les déplacements internationaux du président.

Pascal Bida Koyagbele, Fidèle Gouandjika (ministre conseiller spécial), et Rameaux-Claude Bireau (ministre de la Défense) figurent parmi les personnalités les plus proches des intérêts russes à Bangui et sont les interlocuteurs réguliers de Vitali Perfilev, représentant en Centrafrique du groupe Wagner – lequel est soupçonné par la France de pousser Bangui sur la voie de la rupture avec Paris. Les trois hommes partagent également des connexions dans l’industrie diamantaire.

 

Derrière le bitcoin, la rupture…

 

Surtout, le même « groupe des cinq » voit le bras de fer avec la France comme une manière de faire avancer le projet de réforme constitutionnelle de Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier espère en effet modifier le texte fondamental centrafricain pour s’affranchir de la limitation des mandats, qui l’empêcherait, à l’heure actuelle, de se présent er aux élections de 2026. Mais Paris a d’ores et déjà fait connaître son opposition de principe à une telle ambition.

« La diplomatie française fait figure de premier opposant à un troisième mandat de Touadéra, explique une source diplomatique. Au-delà du financier, le bitcoin est aussi un coup de poker politique : soit cela fonctionne et FAT réussit à s’affranchir de la tutelle de la France et du franc CFA, soit cela échoue et Paris réussit à mettre Touadéra dos au mur en agissant sur les instances financières internationales. »

Selon nos informations, plusieurs des conseillers « pro-rupture » du chef de l’État estiment que la diplomatie française a manœuvré pour obtenir la récente suspension des aides budgétaires du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. « Ils affirment que la France veut asphyxier la Centrafrique pour forcer Touadéra à ne pas se représenter, poursuit notre source. Donc, pour eux, aboutir à une rupture avec Paris signifierait ouvrir les portes du troisième mandat. »

… et la réélection

À Bangui, les opposants au troisième mandat restent actuellement discrets, en particulier dans les rangs de la majorité présidentielle, au sein de laquelle une révision constitutionnelle pourrait doucher nombre d’ambitions. Les anciens Premiers ministre Firmin Ngrebada, redevenu député et toujours proche des Russes de Wagner, Henri-Marie Dondra, démissionnaire du parti présidentiel Mouvement cœurs unis, et le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, pourraient en être les premières victimes.

Si Ngrebada et Sarandji pourraient accepter de s’effacer de mauvais gré tandis que Dondra semble davantage décidé à jouer sa carte, chacun de ces anciens occupants de la primature espèrent encore actuellement prendre la succession du chef de l’État lors de la présidentielle en 2026. Les partisans du troisième mandat s’attèlent donc à les empêcher de nuire. Donatien Maleyombo est ainsi l’un des coordonnateurs, depuis le palais présidentiel, des manifestations en faveur d’une prolongation de FAT (ou hostiles à la France et à la présence de l’ONU en Centrafrique).

Celui-ci bénéficie au sein du MCU du relais d’Évariste Ngamana, porte-parole du parti et premier vice- président de l’Assemblée nationale. Lors du renouvellement du bureau de cette dernière,

Ngamana a d’ailleurs bénéficié pour son élection du soutien financier et politique de Faustin-Archange Touadéra, qui a ainsi souhaité le placer au plus près de l’ambitieux Simplice Mathieu Sarandji (par ailleurs secrétaire général du MCU). Évariste Ngamana est lui aussi l’un des interlocuteurs réguliers du mercenaire russe Vitali Perfilev.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Un Nouveau rapport appelle à maintenir des réformes audacieuses afin d’assurer une croissance accélérée et inclusive en République centrafricaine

0
Centrafrique.org/Centrafrique-la-banque-mondiale-annonce-plusieurs-financements-dans-divers-domaines/ousmane-diagana/” rel=”attachment wp-att-50235″ data-wpel-link=”internal”>Le vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'ouest et centrale, Ousmane Diagana
Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana

 

Un mémorandum économique de la Banque Mondiale sur la RCA

 

Un nouveau rapport de la Banque mondiale souligne le besoin d’accélérer les réformes indispensables pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains dans un contexte ou le pays fait face à une superposition de crises. Selon les auteurs, la République centrafricaine (RCA) se trouve à la croisée des chemins. Malgré un potentiel immense, le pays reste l’un des pays les plus pauvres du monde du fait des cycles d’instabilité politique et d’une forte dépendance vis-à-vis des ressources naturelles.

 

Le Mémorandum économique souligne qu’au cours des dernières décennies les réformes mises en œuvre n’ont pas produit une croissance soutenue pour la RCA en raison d’une succession de coups d’État et de luttes de pouvoir entre les élites. L’analyse montre que les défis de gouvernance ont favorisés l’accaparement des richesses et que la gestion des ressources naturelles n’a profité pas à l’ensemble de la population.

 

Soutenues par la transition pacifique du pouvoir en 2015, les autorités ont mis en œuvre plusieurs programmes de réforme qui ont contribué à rétablir la stabilité macroéconomique et à orienter l’économie sur une bonne trajectoire de reprise entre 2015 et 2019. Cependant, ces performances sont restées en deçà de celles des pays similaires qui ont également connu des guerres civiles, et sont également menacées par la superposition des crises depuis 2020. Le taux d’extrême pauvreté a diminué de 9,4 points de pourcentage en RCA entre 1983 et 2019, toutefois cette réduction reste bien inférieure à la moyenne de 16 points de pourcentage en Afrique subsaharienne.

 

« Ce Mémorandum vise à soutenir les décideurs politiques et les partenaires au développement dans leurs efforts pour sortir la RCA de la fragilité et améliorer les conditions de vie des centrafricains, » a indiqué Wilfried A. Kouamé. « La RCA a les capacités de pouvoir accélérer ses performances économiques, réduire de moitié l’extrême pauvreté et passer au statut de pays à revenu intermédiaire d’ici 2050 ».

 

Cette étude examine les développements socioéconomiques depuis l’Independence tout en apportant une contribution au Plan RCA-2050 à travers des projections à l’horizon 2050. Elle dégage également des domaines d’intervention susceptibles de générer une croissance à la mesure du potentiel du pays.

 

« Nous pensons que pour réaliser son énorme potentiel, la RCA doit s’attaquer aux sources de fragilité en créant des emplois, en gérant mieux ses ressources naturelles et en établissant un contrat social. Le pays doit donner la priorité aux réformes visant à renforcer le capital humain, les investissements du secteur privé et la productivité car ce sont ces réformes qui assureront une croissance à long terme, » a affirmé le Représentant résident de la Banque mondiale, Han Fraeters. « La RCA doit également promouvoir le commerce et améliorer la gouvernance en réduisant la corruption et en renforçant les Institutions essentielles ».

 

Contacts:

À Bangui : Boris Ngouagouni, (236) 7513 5080, pngouagouni@worldbank.org

 

Pour plus d’informations, visiter le site: http://www.banquemondiale.org/afrique

Rejoignez-nous sur: https://www.facebook.com/BMAfrique

Suivez notre actualité sur Twitter: https://twitter.com/bm_afrique

Retrouvez-nous sur YouTube: http://www.worldbank.org/africa/youtube

Ecoutez-nous sur Soundcloud: https://soundcloud.com/worldbank/sets/banque-mondiale-afrique

 

Communiqué No.

2022/ /AFW

 

Centrafrique : éviter une nouvelle désintégration de l’armée

0

 

Rédigé par Enrica Picco (Crisis Group

Résumé et publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC),

 

 

Bangui (CNC) – Neuf ans après leur dissolution à la suite d’un coup d’État qui a plongé le pays dans le chaos, les Forces armées centrafricaines (FACA) ont regagné une présence dans toutes les villes principales de la Centrafrique.

le chef d'État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général zéphirin mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.
le chef d’État major des forces armées centrafrcaines (FACA), le général Zéphirin Mamadou, le mardi 24 décembre 2019 au camp Kassaï. Crédit photo : CNC.

 

En 2018, à la suite d’une demande d’exception à l’embargo soumise par le gouvernement centrafricain, le Comité de sanctions de l’ONU a autorisé non seulement la livraison d’armements en provenance de Moscou, mais également le déploiement d’instructeurs russes pour former les FACA et les accompagner dans l’arrière-pays.

 

Si ces opérations ont permis de redéployer rapidement l’armée dans les principaux centres urbains du pays, elles ont eu un prix élevé en vies humaines, sans que les autorités centrafricaines ne prennent de mesures adéquates pour sanctionner les responsables de violations graves des droits humains.

 

En outre, Crisis Group a recueilli des témoignages qui décrivent un réseau de recrutement irrégulier dans la capitale : afin d’améliorer leur statut social, certains jeunes seraient prêts à payer entre 50 000 et 100 000 francs CFA (entre 77 et 154 euros) à des officiers pour être sur les listes de
recrutement.

 

Dans plusieurs cas, selon des sources proches des groupes armés interrogées par Crisis Group, les anciens rebelles qui adhèrent au programme de Démobilisation, Désarmement et Réintégration issu de l’accord de paix de février 2019 et facilité par la Minusca sont intégrés directement dans les FACA.   Ce phénomène est particulièrement évident dans le centre du pays, où les divisions au sein d’un des principaux groupes rebelles, l’Union des patriotes pour le changement, ont amené à la défection d’environ 400 combattants.

 

Bien que le gouvernement centrafricain n’ait jamais communiqué de chiffres officiels concernant les militaires tués sur le terrain, l’Armed Conflict Location & Event Data Project estime qu’au moins 90 FACA ont perdu la vie au cours de 47 attaques menées entre décembre 2020 et avril 2022.

 

En outre, les soldats déployés en province dont le salaire est bancarisé dans la capitale perçoivent officiellement une prime d’environ 45 000 francs CFA (49 euros) par mois, en espèces, qui doit les aider à régler leurs dépenses sur le terrain.

Alors que l’opacité des recrutements et l’absence de vérification des antécédents fragilisent la composition du corps sécuritaire et la construction d’une éthique militaire respectueuse des droits humains, la multiplication des chaînes de commandement, le manque de formation militaire adéquate, la pénurie de ressources financières et le mécontentement croissant pourraient compromettre la loyauté des officiers subalternes et des troupes.

 

Pour éviter ce risque

 

Pour éviter ce risque, le président Touadéra et le gouvernement centrafricain devraient prendre des mesures urgentes pour garantir que la restructuration, et l’éventuelle expansion, des forces de sécurité se fasse exclusivement selon les principes établis dans le Plan National de Défense et corresponde aux disponibilités financières réelles de l’État.

 

Ces mesures impliquent, en premier lieu, que les effectifs récemment intégrés dans les FACA soient soumis au processus de recrutement et de vérification des antécédents qui existait avant la crise électorale de décembre 2020, quitte à radier certains soldats de l’armée le cas échéant.

D’une part, la création d’un Conseil de Défense, avec l’appui technique de partenaires comme l’EUTM, pourrait prévenir les négociations bilatérales et les lignes de commandement rivales au sein des forces de défense, en permettant que les décisions plus importantes pour le futur de l’armée et la stabilité du pays soient prises collectivement.   De l’autre, des visites fréquentes de l’état-major des armées et d’autres officiers supérieurs basés dans la capitale aux troupes sur le terrain contribueraient à assurer un suivi adéquat des armes et munitions et à prévenir la montée du mécontentement envers les forces russes.

 

Pour leur part, les partenaires du gouvernement centrafricain, notamment la MINUSCA, devraient mettre en place au plus vite un programme de réduction des violences communautaires pour dissoudre les milices recrutées dans l’arrière-pays et éviter la montée des tensions intercommunautaires.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : la banque africaine de développement suspend toutes ses activités dans le pays  

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Depuis la semaine dernière, une délégation de la banque africaine de développement (BAD) est en séjour dans la capitale centrafricaine. Une série de réunion avec les autorités centrafricaine a été organisée. Au menu de discussion, les différentes prises de positions officielles des autorités centrafricaines vis-à-vis des institutions financières régionales et africaines. En un mot, l’adoption de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine serait la principale cause de cette crispation.

A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République
A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République centrafricaine, à Addis-Abeba, en Etiopie, en février 2022

 

Pour la banque africaine de développement (BAD), il est pratiquement impossible de travailler dans de telles conditions dans le pays. En d’autres termes, toutes les activités financées par la BAD en République centrafricaine n’ont plus d’issues. Elles sont simplement suspendues jusqu’à nouvel ordre.

C’est le cas du projet d’appui à la modernisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko (PAMAB), financé à hauteur de  11 millions d’euros par la banque africaine de développement (BAD). Les travaux de ce projet sont d’ores et déjà suspendus. Et c’est aussi la même pour les travaux du projet de développement  du corridor de transport multimodal  Pointe – Noir – Brazzaville  – Bangui  – Ndjamena, financé aussi par la banque africaine de développement (BAD) à hauteur de plus de 60 milliards de francs CFA.

Et ce n’est pas tout! D’autres projets financés par la banque africaine de développement en RCA sont également suspendus. Pour cette institution financière africaine, l’État centrafricain est déjà en faillite. Donc il est plus que nécessaire de revoir les choses et demander à l’État centrafricain plus de garanties quant au remboursement des fonds alloués.

Il y’a lieu de rappeler que la semaine dernière, le ministre des Finances, monsieur Hervé Ndoba, avait jugé très alarmant l’état des finances publiques, et annonce en même temps des coupes de 40 à 60% dans le budget de certains ministères. Cette annonce du premier comptable public centrafricain, associée a l’adoption du Bitcoin, par le président Touadera, comme monnaie légale dans le pays obligeant les autres États de l’union monétaire avec le pays à prendre leur distance, s’apparentent, sans doute, à une déclaration de faillite.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpou-Témon, de nationalité française, annonce vouloir quitter la France si Touadera quitte le pouvoir

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo-Témon,  annonce vouloir quitter la France dont elle a la nationalité si le Président Faustin Archange Touadera n’est plus au pouvoir. Un souhait formulé à plusieurs reprises en famille, et répété à chaque fois lors des causeries avec des collègues. Et elle n’est pas la seule. Le ministre conseiller en communication du chef de l’État, monsieur Wilfried Sébiro,  exprime également le même souhait.

centrafrique.org/sylvie-baipo-temon-2/” data-wpel-link=”internal”>Sylvie Baïpo-Témon
Sylvie Baïpo-Témon, ministre des affaires étrangères. CopyrightCNC

 

Personnage fantasque, Sylvie Baïpo-Témon est l’un des membres les plus exaltés du gouvernement de Touadera. Une farouche détracteur de la France, et fervente admiratrice de  la Russie. Elle fait partie du clan du chef de l’État favorable à une rupture définitive avec la France coloniale. Pourtant, trois ans plutôt, cette dame de caractère, qui a suivi tout son cursus scolaire en France,  était encore salariée dans une banque à Paris.

Et il y’a de cela près d’un mois, elle avait annoncé si jamais elle sera limogée du gouvernement, elle préfère abandonner tout et regagner Paris, et deviendrais au passage un cauchemar du Président Touadera ». Mais voilà elle change à nouveau le disque, et parle maintenant de Turquie. D’après elle, si Touadera quitte le pouvoir, par la porte ou par la fenêtre, elle va s’installer en Turquie avec toute sa famille.

Et ce n’est pas tout!

Comme si les proches du pouvoir s’apprêtaient à quitter le pays en abandonnant le pouvoir. Et personne, bizarrement, personne ne veut aller en Russie, même pour demander un asile politique.

Le ministre conseillers en communication du chef de l’État, le photographe Wilfried Sébiro pense lui aussi d’aller demander l’asile politique dans un pays d’Amérique du Nord, plus particulièrement au Canada.

Fidèle Gouandjika, quant à lui, préfère repartir chez ses beaux parents en Roumanie.

Mais la chose la plus étonnante est que le pouvoir actuel préfère traiter exclusivement avec la Russie, sachant très bien que  la Russie n’est pas un pays vivable pour un Africain. D’ailleurs c’est un pays trop raciste où il n’y a aucune possibilité pour un Africain de trouver un emploi.  C’est le pays le plus grand au monde plus que l’Europe ou la Chine, mais c’est aussi un pays économiquement pauvre que son voisin la chine.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : l’opération « malsaine » de fragilisation de l’opposition démocratique se poursuit. Désormais, c’est le parti MLPC qui est dans le viseur du pouvoir.

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le président Faustin Archange Touadera, qui envisage désormais de tripatouiller la Constitution du 30 mars 2016 afin de lui permettre de confisquer le pouvoir pour un temps indéfini, a mis tous ses efforts ces derniers temps sur le débauchage des certains militants et cadres des partis politiques de l’opposition démocratique. Pour de nombreux observateurs, la nouvelle bataille du chef de l’État Faustin Archange Touadera c’est de fragiliser totalement l’opposition, et le MLPC, le parti que dirige le principal poids lourd de cette opposition Martin Ziguélé, est désormais dans son viseur. Mais à quel prix?

 

Fragiliser coûte-que-coûte ses adversaires politiques : c’est la nouvelle bataille de Faustin Archange Touadera

 

Après le débauchage des députés du PATRI de maître Crépin Mboli-Goumba faisant partie des députés de l’opposition à l’Assemblée nationale, puis du Président en personne du PNCN Cyriaque Gonda de la COD-2020 et du Secrétaire général du parti Kelemba Simplice Aurélien Zingas, lui aussi de la COD-2020, la campagne de débauchage des cadres et députés de l’opposition au profit de la majorité au pouvoir se poursuit, notamment au niveau du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), ancien parti au pouvoir. Ainsi, le premier vice-président de ce parti, Monsieur Jean-Édouard Koyambonou, encore sous sanction de son parti pour la désobéissance, et l’ancien secrétaire général du MLPC Etienne MALEKOUDOU, ont créé, le 24 avril, un soi-disant courant originel au sein de leur parti, le MLPC.

 

Le parti au pouvoir à la manœuvre.

 

D’après une source autorisée contactée par la Rédaction, ce groupe des « affamés, des traitres » traite en coulisse depuis plusieurs mois avec le pouvoir en place, mais leurs masques étaient tombés lors du dialogue républicain organisé à Bangui par le chef de l’État en mars dernier. Ces transfuges politiques multiplient des manouvres déstabilisatrices à l’endroit du MLPC que dirige l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé et tentent depuis plusieurs jours, de pousser le bouchant plus loin en faisant recours aux anciens militants, sympathisants et proches de ce dernier. C’est ce qui arrive à Gabin et Cyril Zaoro, tous deux de la diaspora en France, proches de Martin Ziguélé  et anciens militants du MLPC ayant démissionnés de ce parti depuis 2016- 2017.

 

Une conférence de presse annoncée pour ce samedi 14 mai au siège provisoire du parti MCPC. 

 

Selon nos informations, les sieurs Jean-Édouard Koyambonou et Étienne MALEKOUDOU ont prévu d’organiser une conférence de presse à Bangui  ce samedi 14 mai 2022 au siège provisoire dudit parti,  en la salle Mazette. Et ces deux anciens compagnons de Martin Ziguélé y seront confiés comme des invités d’honneur. Leurs déplacement et séjours en Centrafrique seront à la charge du parti au pouvoir. Cyriaque GondaSimplice Zingas sont également invités à cette conférence de presse. Le parti au pouvoir,  le MCU,  va monnayer la présence de ses militants qui seront considérés comme les militants du MLPC et va déployer les forces de l’ordre. Une démonstration de force que compte faire le sieur Koyambonou, l’homme qui se résume à lui-même au sein du MLPC et aujourd’hui sanctionné.

Mais qui sont ces invités d’honneur de Koyambonou? On parle de  Gabin Mbedeing – Nambomesset et de Cyril Zaoro.

 

Gabin Mbedeing-Nambomesset,

 

C’est un chauffeur de taxi à Paris. Cet ancien militant du MLPC avait démissionné du parti en 2016 pour rejoindre le Mouvement Ita du député Dominique Yandocka. Mais quelques mois plus tard, l’homme avait démissionné à nouveau du mouvement Ita pour aller joindre l’URCA de l’opposant Dologuélé. Mais si son atterrissage à l’URCA était une lueur d’espoir, peu de temps après, il a été rejeté en bloc, le poussant à nouveau de quitter l’URCA pour aller se fondre, sur conseil de son ami Cyril Zaoro, au sein du Mouvement des Cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera.

En 2016, Il a voulu le poste du ministre de la Jeunesse lors du premier gouvernement Sarandji. Raté, il a été proposé au poste de directeur des Ressources dans ledit ministère par le défunt ministre du MLPC. Mais vu son niveau intellectuel, Sarandji l’a rabaissé et nommé Chef de service des Ressources Humaines, de la formation et du contentieux. Poste qu’il a refusé de venir occuper, prétextant qu’il gagne bien sa  vie comme chauffeur de taxi à Parisen France.

 

Cyrille Zaoro

 

C’est un vendeur à la sauvette des produits exotiques: viandes boucanées, piments, gombo,  tabouret, au marché château rouge à Paris, Cyrille Zaoro n’était qu’un simple sympathisant du parti MLPC en 2005 et avait été intégré l’équipe de la sécurité du candidat du MLPC Martin Ziguelé lors de sa première candidature à l’élection présidentielle. En 2011, il prend une carte de ce parti et 2016, il a démissionné de ce parti pour rejoindre le Mouvement Ita de Dominique Yandocka. Peu de temps après, il a abandonné ses amis de Italement pour rejoindre le MCU. Il se dit un homme proche, écouté par le président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji du simple fait qu’il l’appelle régulièrement au téléphone.

Avec ces parcours politiques tordus, ces deux hommes veulent revendiquer leurs appartenances au MLPC. Bizarre.

D’après un membre influent du parti au pouvoir, des hommes politiques au parcours similaire seront recherchés, pour purge, au sein des autres partis politiques de l’opposition. Lesquels partis ?

 

CRPS, PATRI, URCA, KNK seront purgés

 

Si la défragmentation du MLPC n’est plus un problème pour le parti au pouvoir, selon le ministre conseiller du chef de l’État, Fidèle Gouandjika, qui ne s’en cache pas d’ailleurs en répétant à chaque occasion qui se présente à lui, que le parti de Martin Ziguélé n’existe plus. « Le MLPC a complètement éclaté », des actions visant à disloquer les autres partis politiques de l’opposition ayant des députés à l’Assemblée nationale sont à l’étude. Le CRPS de maître Nicolas Tiangaye, l’URCA du député Dologuélé, le KNK de François Bozizé et le PATRI de maître Crépin Mboli-Goumba sont des partis politiques placéssous les radarsdu partiau pouvoir.

D’après nos informations, 5 départements ministériels seront confiés aux leaders de ces dissidents, y compris, leurs cabinets entiers. Une manière de leur dire qu’ils auront de la place pour tous ceux ou toutes celles qu’ils arriveront à  les faire ramener au MCU. Des hameçons qui vont pousser les affamés à se faire attraper.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : nouvelle incursion des mercenaires russes à la maternité du camp Kassaï, panique générale

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Il y’avait plus de peur que de mal. Cette fois, les Mercenaires russes semblaient chercher une personne qui n’était pas présente cette nuit à la maternité du camp Kassaï. C’était une situation vraiment effrayante pour les deux infirmières en garde au moment de l’incursion de ces hommes de Wagner.

rca-reprise-de-la-ville-de-kembe-mais-aussi-de-dimbi-de-poumbolo-et-de-gambo-par-les-forces-loyalistes/un-vehicule-des-mercenaires-russes-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-46677″ data-wpel-link=”internal”>Un véhicule russe est aperçu dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  
Un véhicule des mercenaires russes en patrouille dans les rues de Bangui, en Centrafrique, le 15 octobre 2020. PHOTO / CAMILLE LAFFONT / AFP  

 

Selon des informations recueillies, c’était dans la nuit du vendredi à samedi 7 mai 2022 que deux mercenaires de la société russe Wagner, en slip, pistolet à la hanche, ont quitté leur base située à quelques mètres de l’infirmerie du camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui pour se diriger vers la maternité. Mais au moment de leur arrivée, il y’avait deux infirmières qui étaient présentes dans la salle, mais il n’y avait aucune accouchée.

Les deux infirmières, voyant ces deux hommes de Wagner entrer sur elles, se sont mises à paniquer. L’autre a failli sauter par la fenêtre pour s’évader, mais elle a dû se calmer très vite.   Après quelques minutes, les deux mercenaires ont dû se retirer tranquillement de la maternité sans faire du dégât.

Interrogée par CNC, l’une des infirmières affirme à CNC qu’elles avaient peur parce que ces gars de Wagner n’ont pas de pitié. En plus ils étaient en slip. Ce qui prouve qu’ils ont l’intention de faire quelque chose, mais leur cible n’était pas présent cette nuit à la maternité.

Il y’a lieu de rappeler que le mois dernier, à la maternité du camp Henri Izamo de la gendarmerie, trois mercenaires de Wagner avaient commis un acte de viol et d’attouchement sexuel  sur des malades et de sage-femme.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, c’est « notre diplomatie de brutalité qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds »

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « Pourquoi nous faisons une diplomatie de brutalité alors que nous avons besoin de la communauté internationale? ». Justement, pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA), membre de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020),  il ne fait aucun doute, c’est « notre mauvaise diplomatie qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds ».Et donc maintenant, les ressources extérieures  dont nous avons absolument besoin pour boucler rien que le fonctionnement de l’État se sont taries. C’est ce qui crée cette situation économique alarmante actuelle.

Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

La crise économique actuelle, la suspension de l’aide budgétaire par la communauté internationale : FMI, Banque mondiale, l’Union européenne, la France…, et la mauvaise diplomatie ainsi que la promulgation de la loi sur la cryptomonnaie étaient au cœur de l’entretien de l’opposant Dologuélé à la radio Ndékèluka.

Pour ce leader de l’opposition démocratique, la mauvaise gestion du pays et la diplomatie de brutalité du régime qui seraient à l’origine de la situation de la trésorerie de l’État centrafricain qui s’annonce très préoccupante.

« Pourquoi nous faisons une diplomatie de brutalité alors que nous avons besoin de la communauté internationale? », se demande – t – il. Pour lui, la suspension de l’aide budgétaire par la communauté internationale à notre pays est la conséquence de la mauvaise diplomatie du régime :

« c’est  notre diplomatie de brutalité qui a éloigné de nous tous les bailleurs de fonds .Et donc maintenant, les ressources extérieures  dont nous avons absolument besoin pour boucler rien que le fonctionnement de l’État se sont taries. C’est ce qui crée cette situation économique alarmante actuelle ».

Les attaques répétées des griots du régime, téléguidées par la Russie contre la France, contre l’Union européenne, contre la Minusca et bien d’autres qui seraient à l’origine de la crispation diplomatique entre la RCA et ses partenaires internationaux.

« Quand on se croit fort, il faut assumer sa force. Si nous sommes aussi forts, ça veut dire que nous avons de quoi à gérer nos problèmes. Et bien gérons nos problèmes maintenant. Montrons que nous sommes souverains et forts », déclare l’opposant Dologuélé.

Pour l’adoption de la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine, ce leader de l’opposition affirme que nous n’avons pas encore perçu réellement et exactement ce que ça peut nous rapporter.

« Nous ne pouvons pas rester dans notre petit coin,  prendre des décisions qui fragilisent la monnaie commune. Le risque  c’est de nous demander de sortir de cette zone et de créer notre propre monnaie », affirme-t-il.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : la plateforme des jeunes leaders de l’opposition prévoit d’organiser une marche de vérité le 29 mai prochain à Bangui   

0

 

Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 11 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le 9 mai prochain, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique  entend descendre dans les rues de la capitales centrafricaine  pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la crise qui secoue en ce moment la République centrafricaine. Ils entendent aussi faire la pression sur le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée à la crise d’hydrocarbure, de l’hyperinflation et la situation sécuritaire qui fragilise de plus en plus le pays.

Ci-dessous, le programme de la marche des jeunes leaders de l’opposition

centrafrique.org/saint-cyr-tanza-bon/” data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA
Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme

 

PROGRAMME DE MARCHE ET MEETING DE LA VÉRITÉ Du 25 Mai 2022

  

9h30 mn : Mise en place terminée point de rencontre monument des Martyrs

10h00 mn : Mots d’ordres par le Coordonnateur suivi de l’Hymne Nationale

 

ITINERAIRE

 

  • Avenue des Martyrs
  • Rond-point MARABENA
  • Carrefour de l’Avenue du Général M’BAIKOUA

12H00 : Arrivée des invités  sur le terrain de foot ball de l’UCATEX

14h00 : Animation

15h00 : Mots de Bienvenu par le Coordonnateur de PJLOD

    • Historique de la Genèse de la plate-forme des jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique prononcée par le rapporteur général Adjoint
  • Intervention d’un membre de la COD 2020
  • Intervention d’un membre de l’opposition élargie
  • Intervention de Coordonnateur de la PJLOD (Récits des faits par rapport au contexte actuel et la tentative de modification de la constitution par le pouvoir exécutif
  • 17h00 : Mots de fin de la rencontre par le Coordonnateur de la PJLOD

 

                                                        Fait à Bangui le 09 Mai 2022

 

                                                                 Le Coordonnateur

 

 

                                                                 Saint  Cyr  TANZA

CENTRAFRIQUE : Comment Touadéra veut renflouer ses caisses avec des bitcoins de Dubaï

0

 

Rédigé par Afrique Intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Après avoir bruyamment officialisé le bitcoin comme monnaie officielle, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra est attendu en fin de semaine à Dubaï, où il doit superviser le lancement d’une société de minage de monnaie électronique. Une discrète opération qui doit permettre de payer les salaires des fonctionnaires en juillet, alors que les caisses de l’État sont vides.

Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

C’est le voyage de la dernière chance.

 

Ce jeudi 12 mai, le président Faustin-Archange Touadéra doit poser ses valises à Dubaï, où il avait déjà séjourné en fin de semaine dernière pour fêter son anniversaire en petit comité. Pour ce second séjour dans l’Émirat, l’ambiance devrait être tout autre : le 13 mai, à 21 heures, le président centrafricain affichera ses ambitions “cryptomonétaires” dans la nuit dubaïote. Les autorités centrafricaines voient les choses en grand pour leur initiative en matière de cryptomonnaies : une projection monumentale sur les parois de la tour Burj Al Arab est notamment prévue, suivie d’un dîner dans un restaurant de la tour auquel sont invités la majorité du conseil des ministres, qui arrivent petit à petit à Dubaï depuis le 9 mai. Une présentation de la nouvelle monnaie numérique centrafricaine aura auparavant lieu au Museum of the Future, à deux pas des Jumeirah Emirates Towers, le 12 mai, vers 17 heures.

 

Préparé depuis plusieurs semaines, ce lancement vise à officialiser une “société de minage” (le terme utilisé pour produire de la monnaie électronique). Les autorités centrafricaines, et tout particulièrement la présidence, espèrent, par ce biais, générer des marges pour l’État, dont les finances sont exsangues. A ce jour, les émissions souveraines de cryptomonnaie ont rarement renfloué les comptabilités nationales.

 

Intermédiaire suisso-roumain

 

Pour mettre son projet en place, et comme l’avait révélé Africa Intelligence, le président centrafricain a été approché par Nicolae Bogdan Buzaianu (AI du 03/03/22). Ce négociant suisso-roumain, longtemps actif dans l’exploitation du bois de rose en Gambie avec l’ancien président Yahya Jammeh (1994-2017), a rencontré Touadéra à Dubaï en novembre 2021, par l’entremise de la Mauricienne Sandra Boodhun. Très proche de l’hôte du palais de la Renaissance, cette femme d’affaire a été nommée, en décembre dernier, conseillère spéciale du président (AI du 21/12/21) avant de se voir de nouveau promue, à la fin de la semaine dernière, à un poste taillé sur mesure et à rang ministériel. A Dubaï, où elle est particulièrement introduite, Sandra Boodhun a notamment été chargée d’engranger la confiance de possibles investisseurs dans la nouvelle monnaie électronique centrafricaine.

A l’origine, le projet était encore plus ambitieux : il prévoyait l’installation d’une usine à bitcoins sur les bords de l’Oubangui. Il a néanmoins très vite fait les frais de la réalité des infrastructures banguissoises (électricité, connexion internet), et a obligé Bangui à se rabattre sur Dubaï. Un choix qui ne doit rien au hasard : ces dernières années, Dubaï s’est imposé comme le hub mondial du marché des cryptomonnaies et des transactions en bitcoin.

En amont du déplacement de Touadéra aux Emirats, les autorités centrafricaines ont pris soin de faire voter un projet de loi, fortement médiatisé, “légalisant l’encours des cryptomonnaies”. Signe de l’importance de “l’opération bitcoin” pour le Trésor centrafricain, le ministre des finances, Hervé Ndoba, participe au voyage à Dubaï aux côtés de Touadéra.

 

Situation “alarmante”

 

Le temps presse. Si Bangui s’efforce de mettre sur pied son plan dans les meilleurs délais, c’est que selon les calculs des argentiers à Bangui, les salaires des fonctionnaires ne pourront plus être payés à partir du mois de juillet, et que les autorités centrafricaines voient dans les cryptomonnaie l’ultime recours qui leur permettra d’éviter la faillite. Le dernier voyage du ministre des finances à Washington, au mois d’avril, a constitué une douche froide pour Bangui. Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont annoncé qu’ils ne verseront pas leur soutien financier sans la garantie que celui-ci ne finira pas entre les mains de la société paramilitaire privée russe Wagner, omniprésente en RCA. Bangui perd là ses derniers appuis budgétaires, après les gels français et européens. Les droits de tirage spéciaux du FMI versés en août 2021, d’un montant de 151 millions de dollars, et qui avaient constitué une bulle d’oxygène, ont déjà été décaissés.

A son retour de Washington, Ndoba ne s’est pas caché devant son cabinet que la situation était “alarmante“, et prépare des “coupes budgétaires de 40 à 60 %” dans certains ministères. Déjà, à Bangui, qui souffre par ailleurs d’une pénurie de gazole due à la guerre en Ukraine, l’électricité se fait de plus en plus rare. Les évacuations sanitaires, trop coûteuses, ont déjà été supprimées par le ministre de la santé Pierre Somse.

Parallèlement à la cryptomonnaie, les autorités misent sur une forte hausse des recettes. Ainsi, entre ses deux séjours dubaïotes, le président centrafricain a effectué un crochet par la Corée du Sud pour l’investiture du président sud-coréen. Or c’est actuellement une société sud-coréenne qui appuie les autorités centrafricaines dans la numérisation des régies foncières, projet sur lequel les autorités centrafricaines misent beaucoup pour augmenter les recettes publiques.

 

Sous l’œil de la BEAC et du FMI

 

Mais l’adoption du bitcoin comme monnaie officielle par la RCA ne se fait pas sans vagues. Quelques jours seulement après son officialisation, le patron de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli, s’est ainsi fendu d’une demande d’explications à Bangui.

La décision ne devrait également pas être de nature à rapprocher la RCA du FMI, très critique à l’égard des cryptomonnaies. Réagissant au choix de Bangui, le directeur Afrique du FMI Abebe Aemro Selassie a ainsi déclaré fin avril que le bitcoin n’était pas une “panacée”.

 

Centrafrique : nouveau massacre des civils dans le centre, au moins une vingtaine des personnes tuées par les miliciens Anti-Balaka et les soldats FACA

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine est à nouveau au bord d’un génocide si la communauté internationale ne réagit pas suffisamment pour arrêter les tueries de masse qui se multiplie partout dans le pays. Les miliciens Anti-Balaka, faction Touadera, formés par les mercenaires russes, et les soldats FACA, aussi formés par les mercenaires russes, commettent à nouveau un nouveau massacre dans le village Bokolobo, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao. Le bilan provisoire fait état d’une vingtaine des morts. Et ce n’est pas tout!

Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR
Les miliciens Anti-Balaka. CopyrightDR

 

De nombreux témoins ont dénoncé, ce lundi 9 mai, une tuerie de masse perpétrée par des soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka, faction Touadera qui a ôté la vie  à plusieurs dizaines de civils.

 

Selon des sources locales recoupées, ce massacre des civils s’est produit ce lundi après-midi à Bokolobo centre contre la communauté peule.

 

En effet, après la double attaque des positions des soldats FACA, ce lundi 9 mai dans la matinée,  par les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dont plusieurs soldats FACA et les miliciens Anti-Balaka faction Touadera ont été tués, la colère  monte de plusieurs crans dans la ville.   Ainsi, lors de la cérémonie funéraire d’un enfant de l’ethnie peule, vers 13 heures, les soldats FACA, appuyés par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera ont fait irruption sur place. Ainsi, débute une incroyable séance de massacre. Des individus éventrés, des têtes coupées.  Ainsi, au moins 23 personnes ont été tuées, et 15 autres portés disparus.

 

Mais pourquoi les rebelles ont attaqué les soldats FACA?

 

Selon des informations du CNC, il y a quatre jours, trois jeunes Peuls ont été arrêtés chez eux par les soldats FACA. Sans motifs valables, ils ont été sauvagement torturés, leur argent confisqué. Deux des trois victimes ont pu s’échapper, mais la troisième n’a pas survécu. La nouvelle est arrivée chez les rebelles qui ont promis de représailles. Ainsi, le samedi dernier, ils ont attaqué la ville, faisant de tirs partout, mais les soldats FACA n’ont pas pu répondre à l’attaque des rebelles. Ils se sont cachés durant plusieurs heures avant le retrait des rebelles. Mais à la surprise générale, les rebelles ont fait à nouveau leur incursion à 5 et 15 kilomètres de la ville, attaquant les positions de l’armée nationale, tuant deux soldats FACA et 8 miliciens Anti-Balaka en faction Touadera. Pour ces derniers, les rebelles sont des Peuls, et n’importe quel Peul doit payer ce qu’un membre de sa communauté fait. Or, ils oublient que les rebelles sont pour la plupart des Peuls, mais de race Oudah. Ils sont principalement venus du Tchad, et sont d’ailleurs contre les Peuls centrafricains. Mais nos forces de défense, ignorant ces faits, commettent des exactions sur tout ce qui est Peul.

 

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

RCA : Faustin Archange Touadera, un Président mendiant!

0

 

Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est devenu prisonnier de sa propre mauvaise politique. Un prisonnier sans frontières. Avec la perspective d’une crise financière annoncée, l’homme voit rouge. Il s’est réduit à la mendicité. Il ne se passe jamais un jour sans que le mathématicien de Boy-Rabe se plie comme un bébé devant certains diplomates africains, européens ou américains pour quémander de l’aide financière de dernier recourt.

Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Minusca-450×300.jpg” alt=”Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca” width=”450″ height=”300″ />
Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca

Justement, le 3 mai dernier, à Bangui, au palais de la renaissance, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a reçu, successivement, la vice-présidente du Bénin, madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, puis madame Valentine RUGWABIZA, Représentante spéciale du secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca.

Tout se résume sur le paiement des salaires 

Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, qui a effectué du 1er au 5 mai 2022 une mission à Bangui dans le cadre du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur CAMES, a été reçue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Or, ce qui devrait être une simple visite diplomatique s’est rapidement tourné à une séance de mendicité. Le chef de l’État centrafricain demande à cette pauvre béninoise de l’aider financièrement à payer les salaires des fonctionnaires de l’État pour les deux prochains mois. La Béninoise, sans surprises, n’avait pas répondu favorablement.

Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, vice-présidente du Bénin et le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Centrafricaine
Madame Mariam Chabi Talata Zimé Yérima, vice-présidente du Bénin et le Professeur Faustin Archange TOUADERA, président de la République Centrafricaine

 

Et ce n’est pas tout! Quelques heures plus tard, le chef de l’État centrafricain a reçu, au palais de la renaissance, madame Valentine RUGWABIZA, Représentante spéciale du secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca. Comme si le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange Touadera est né avant la honte, il réitère la même demande auprès de cette rwandaise qui vient pourtant d’arriver en République centrafricaine pour occuper son poste à la tête de la Minusca. Il demande à cette diplomate rwandaise, s’il n’est pas possible que la Minusca aide le gouvernement centrafricain à payer les deux prochains mois des salaires des fonctionnaires.

Évidemment, la réponse est aussi diplomatique comme un jeu des roublards.

Alors, des nombreux observateurs se demandent où sont partis les 43 milliards de francs CFA remis par les libanais de la société Mercure Logistique Centrafrique pour  la signature des conventions de concession du Port sec de PK26,  et des ports fluviaux Amont de Bangui et de Zinga ?

D’ailleurs, comme nous l’avons annoncé, le trésor public n’a pas vu cet argent remis par ces libanais mafieux. Selon nos informations, la société Wagner, qui a accumulé plusieurs mois d’arriéré sur l’État centrafricain, aurait récupéré 75% de cette somme. Le reste, Sani Yalo, Simplice Mathieu Sarandji et Faustin Archange Touadera l’ont tout simplément empoché.

Ainsi va le pays de Boganda.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Bokolobo, une violente attaque des rebelles fait une dizaine des morts, dont deux soldats FACA

0

 

Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 10 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La ville de Bokolobo, située à une soixantaine de kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, est à nouveau secouée par des détonations d’armes lourdes et légères. Des combattants rebelles de l’UPC, lourdement armés, ont attaqué, lundi 9 mai 2022, une position des soldats FACA à 5 et 15 kilomètres de la ville. Bilan, plusieurs morts, dont deux soldats FACA et trois rebelles.

des combattants rebelles de l'UPC à gbokologbo
Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Selon des informations recueillies, c’était aux environ de 3 heures du matin ce lundi 9 mai qu’une unité des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par l’autoproclamé général Issa Conté, ont attaqué, à 5 kilomètres de la ville de Bokolobo une position des soldats FACA. L’affrontement a duré plusieurs heures. Mais quelques heures plus tard, vers 9 heures, les mêmes rebelles ont attaqué à nouveau une autre position de l’armée nationale à 15 kilomètres de la ville.

Selon un bilan transmis par des sources militaires, deux soldats FACA et trois rebelles ont trouvé la mort dans ces affrontements. Toutefois, en dehors de ce bilan, 8 miliciens Anti-Balaka  faction Touadera qui ont appuyé les soldats FACA ont également été tués, ainsi qu’une femme suspectée de connivence avec les rebelles.

Pour l’heure, un renfort des Mercenaires russes et des soldats FACA est arrivé dans la localité pour tenter de ratisser la zone.

Par ailleurs, une présence des hommes lourdement armés a été signalée à 15 kilomètres de Bokolobo sur l’axe Bambari chimbolo. Des éleveurs ont été arrêtés, puis  torturés avant d’être relâchés tôt lundi.

Au même moment, à Alindao, dans la Basse-Kotto, la ville est calme, mais c’est l’inquiétude qui domine.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com