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La mainmise de la puissance coloniale russe sur les médias africains et centrafricains.

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022

Bangui (CNC) – L’intensification de l’influence russe sur les médias africains a pour conséquence la mise en péril des acquis démocratiques sur le continent, et plus particulièrement en Centrafrique.

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

L’Institut sud-africain des affaires internationales (SAIIA) a publié en février dernier un rapport intitulé « Russian medias and Africa : exercising softpower », dans lequel il explique notamment comment la Russie cherche à étendre son contrôle sur les médias et les journalistes pour manipuler l’information à son profit, et ainsi poursuivre son retour sur le continent africain qu’elle a amorcé officiellement depuis le sommet de Sotchi en 2019.
Ce rapport fait état des efforts de Moscou pour influencer l’opinion publique sur le continent [qui] ne sont pas négligeables et doivent être considérés comme faisant partie d’une stratégie plus large. (…) Ces efforts sont destinés à faire renaître la Russie en tant que superpuissance d’envergure mondiale. (…) A l’effondrement de l’URSS en 1991, l’Etat russe en faillite s’est retiré de ses engagements en Afrique. (…) Mais l’engagement russe sur le continent a été relancé, notamment après l’annexion de la Crimée en 2014. »

« Celui qui contrôle les médias, contrôle les esprits ». C’est sans aucun doute la principale leçon à retenir de la stratégie d’influence russe.

Selon le Secrétaire Général de Reporter Sans Frontières (RSF), « on revient à une forme de contrôle des médias presque totalitaire, comme au temps du Stalinisme, au sens où les mots sont employés pour dire le contraire ». Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les autorités russes étouffent les médias, limitent l’accès aux réseaux sociaux et imposent leur propagande. Plusieurs médias indépendants russes ont été contraints de fermer ou de cesser d’émettre en Russie, le but étant d’empêcher les citoyens de connaitre la vraie nature du conflit et éviter une vague de contestation.
La plateforme sociale Facebook a d’ailleurs été bloquée par la Russie pour ses résidents une semaine après le début de la guerre en Ukraine. La loi russe punit dorénavant de 15 ans de prison les médias, journalistes ou citoyens qui emploieraient les mots « guerre » ou « invasion » pour parler du conflit, et qui contesteraient la légitimité du régime totalitaire de Poutine.

Une stratégie d’expansion qui commence par une présence physique…

La stratégie globale de colonisation russe est rendue plus facile, ou tout du moins plus sournoise avec l’étendue d’internet dans le monde.

La Centrafrique est le plus bel exemple de l’expansion de la Russie en Afrique en termes d’influence. Pour s’y implanter, la Russie a d’abord légitimé sa présence en Afrique auprès de l’opinion publique, puis a cherché à déstabiliser ses adversaires dans la région. D’ailleurs pour preuve, toutes les campagnes de désinformation visent les partenaires historiques occidentaux des pays africains.

Les mercenaires de la Société Militaire Privée Wagner dépêchés en Centrafrique fin 2017 pour assurer la sécurité rapprochée du Président Touadéra, contrôlent désormais les mines d’or et de diamants. A la tête de Wagner, Dimitri Outkine, ancien membre du GRU, le service de renseignement militaire russe. Celui qui finance toutes les actions de Wagner, c’est Evgueni Prigojine, toujours vu aux côtés de Poutine.
Les vols, viols, meurtres, tortures, ne sont qu’une partie des états de service de ces mercenaires pour piller les richesses du pays. Les médias et journalistes en font aussi les frais : désinformation, création et financement de médias anti-occidentaux, menaces verbales et physiques vis-à-vis de ceux qui refusent de se soumettre au diktat russe voire assassinats déguisés en accidents, sont autant de faits qui tuent à petit feu les démocraties africaines. Qui d’ailleurs ne se souvient pas de l’assassinat de ces 3 journalistes indépendants russes qui enquêtaient sur le groupe Wagner le 30 juillet 2018, quelques mois à peine après l’arrivée des mercenaires en RCA ?

Et qui se poursuit par une forte présence numérique.

La Russie va ensuite rapidement lancer de virulentes campagnes de désinformation pour « légitimer » sa présence sur le sol centrafricain, et surtout pour en « chasser » ses partenaires unis « par un lien historique et consanguin », selon le maire de la ville de Bangui, Raymond Nakombo.
En Centrafrique, il n’est de secret pour personne que la radio Lengo Sengo et le journal Ndjoni Sango sont contrôlés par les russes puisque tous deux financés par la société Lobaye Invest de Prigojine, et qui diffusent leurs articles mensongers et diffamatoires. Le chef de la communication de Wagner, Aleksander Ivanov, est d’ailleurs à de nombreuses reprises intervenu sur les ondes de la radio Lengo Sengo, pour tenter de légitimer le rôle et la présence de ses mercenaires en Centrafrique.
Les usines à trolls russes s’étendent en Afrique. C’est l’agence russe Internet Research Agency qui fait animer ces faux vrais comptes par des personnes pour mener de grandes campagnes de désinformation. L’usage des médias dans la propagande russe n’est pas nouveau. En 2019, Facebook supprimait des milliers de comptes inauthentiques gérés par la Russie pour relayer à grande échelle sa propagande, et tenter d’influencer positivement l’opinion publique sur les agissements de la Russie. En janvier 2022, Facebook annonçait à nouveau avoir mis fin à une campagne d’influence russe visant l’Afrique sur sa plateforme, qui provenait de Saint Petersbourg et qui visait plusieurs pays d’Afrique.
Pour autant ce réseau de désinformation ne fait que s’amplifier de jour en jour. Il est aujourd’hui implanté à Madagascar, en Centrafrique, au Mozambique, en République démocratique du Congo, mais aussi en Côte d’Ivoire, au Cameroun, au Soudan et en Libye.

Depuis le début de la guerre en Ukraine et le rapatriement des mercenaires de Wagner pour aider les soldats russes, la manipulation des médias centrafricains par les russes a baissé, et tout le monde s’accorde à dire qu’avec cette diminution des actions de manipulations, le pays ne s’en porte que mieux. Mieux encore, les apparatchiks centrafricains, telle la radio Lengo Sengo ou la presse en ligne et papier Ndjoni Sango, sont en train de mourir de leur belle mort n’ayant plus autant d’apports financiers de la Russie qui leurs permettaient d’inonder la Centrafrique de leur propagande et de leurs mensonges.

Alors que la Russie recule au classement mondial de la liberté de la presse en occupant la 155e place, la Centrafrique avance de 25 places, la dépasse et se classe 101e.

Beaucoup sont ceux qui souhaitent voir se terminer l’influence funeste et sinistre de l’appareil colonial russe en Centrafrique et sur le continent, afin que renaisse enfin la démocratie.

 

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Centrafrique, un pays très convoité par la Russie pour ses ressources minières

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine, communément appelée la ou le Centrafrique, est très régulièrement épinglée comme l’un des pays les moins favorables pour y faire des affaires, l’un des plus corrompus au monde, sans réelle capacité d’émergence économique, et en tout état de cause dans une situation de guerre civile depuis 2013. Justement c’est dans ce contexte que le chef de l’État centrafricain, après son élection en 2016, s’est vite tourné vers la Russie pour l’aider à faire face aux nombreux groupes armés actifs sur son territoire. C’est ainsi qu’en 2017 – 2018, près d’un millier des mercenaires de Wagner ont été déployés en RCA. Mais cette entente, qui a été organisée autour d’un accord qui déléguait à Wagner dans un premier temps la perception des droits de douane, puis finalement laissait les barbouzes tirer un profit direct des ressources minières, au premier rang desquelles… l’or.

Sur un chantier minier à Carnot, à l'ouest de la République centrafricaine
Sur un chantier minier à Carnot, à l’ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Selon le journal le nouvel économiste , dans le contexte actuel de mise en œuvre des sanctions contre le régime russe, la valeur refuge du métal jaune retrouve tout son sens, dans la mesure où le Kremlin pourra toujours se procurer des ressources non monétaires (donc non gelées) via ce métal. L’or constitue, selon ce journal, en tant que tel, un moyen performant et anonyme de pouvoir commercer avec l’extérieur pour un pays banni du système financier international.

 

L’invasion russe en Ukraine, une occasion d’envahir l’Afrique par des mercenaires. 

 

Alors que la guerre actuelle en Ukraine crée un besoin urgent de liquidités et de réserves d’or pour la Russie, les observateurs pensent que les Mercenaires russes de la société Wagner sont envoyés en Afrique et ont pour objectif d’expulser les mineurs des différentes régions  de la République centrafricaine afin de ramener ensuite l’or et les diamants dans leur pays par des voies de contrebande.

« les entreprises russes  veulent expulser les mineurs traditionnels afin de pouvoir contrôler elles-mêmes les secteurs aurifères en Centrafrique », déclare à CNC monsieur Alin Zoumi, professeur de sociologie à l’Université de Bangui.

Certains pensent que la Russie a confié au Groupe Wagner la promotion de ses intérêts stratégiques en Afrique.

« Il s’agit d’une expansion au rabais, avec une force de mercenaires qui s’allient à ce régime centrafricain jugé impopulaire, criminel, corrompu, autocratique et qui s’empare d’une part importante des richesses naturelles de ce pauvre pays d’Afrique central en contrepartie de ses services de sécurité rendus », affirme Suleiman Baldo.

 

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Centrafrique : la Minusca entend- t – elle réduire son effectif du personnel civil local ?

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – Selon des informations qui circulent depuis plusieurs jours, la Minusca, sur fond de tension avec les autorités de la République centrafricaine, entend réduire drastiquement son effectif civil local de 30 à 40%, voire 50%. Est-ce l’effet de la crise actuelle? Que deviendront ces personnes si elles seront remises au chômage ?

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Le Professeur Faustin Archange TOUADERA et madame Valentine RUGWABIZA, Représentante Spécial du Secrétaire Général des Nations unies et Cheffe de la Minusca

 

Le social menacé

 

D’après nos informations, si c’est mesure est mise en exécution, ça serait une nouvelle crise sociale de grande ampleur qui va s’abattre sur le régime en place. Certains parlent même d’une potentielle catastrophe sociale.

Si la Minusca traverse actuellement une crise d’hydrocarbure sérieuse avec une disponibilité limitée des stocks de carburant nécessaires pour mener à bien les activités régulières qui lui sont confiées, elle tente malgré tout de prendre des mesures immédiates pour y faire face et anticiper d’autres crises potentielles. Justement, sur ce point, des informations des sources indépendantes font état d’une nouvelle crise au sein de la mission de l’ONU en rca. Certains parlent même d’une compression des effectifs du personnel civil local en cours. Et si c’est vraiment le cas, ça sera une nouvelle crise sociale dans le pays.

 

Et comment la RCA va-t-elle s’en sortir ?

 

Déjà dans la capitale, certains compatriotes se préparent, avec gaieté, disaient-ils, à acheter des biens mobiliers et immobiliers qui seront bradés par certains potentiels ex-agents qui n’auront plus la capacité financière nécessaire à faire face à leurs obligations sociales. Pendant ce temps, certains agents, très endettés, n’auront plus des moyens à y faire face, vont certainement se suicider comme la seule solution ou quitter le pays. On en a vu déjà dans le passé.

 

Par ailleurs, en mars 2021, le conseil de sécurité avait voté une résolution autorisant l’augmentation des effectifs de la force et de la police de la MINUSCA .

 

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À Abba, les habitants dénoncent le racket systématique sur des barrières tenues par des FACA

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022

 

 Bangui (CNC) – Les éléments de forces de défense et de sécurité, déployés dans les villes de province, ont tendance à mettre en place des activités mafieuses de racket de la population dans leur localité, et le phénomène n’est pas près de s’arrêter. De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer ce comportement antisocial de nos forces de l’ordre. Mais dans la sous-préfecture de « Abba », dans la Nana-Mambéré, c’est encore plus grave, et devient malheureusement comme une règle.

La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
La ville de Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Abba est une sous-préfecture de la préfecture de la Nana-Mambéré, situé au nord-ouest de la République centrafricaine, en allant vers la frontière du Cameroun. Avec plus de 6000 habitants,  et une infrastructure routière     Délabrée, cette région d’élevage dispose également des vastes mines d’or  et de diamants exploitées par les Chinois et les Russes. Cependant, dans la ville, les soldats de l’armée nationale ont érigé quatre barrières sur les grands axes menant à cette agglomération.  Sur chaque barrière, les usagers :piétons, cyclistes, motocyclistes, routiers, etc. sont tenus de faire de formalités d’usage, c’est-à-dire verser une petite somme d’argent allant de 100 francs CFA à 5000 francs CFA, et ce, pour chaque passage. C’est une règle imposée à la population par les forces de l’ordre.

Mais ce qui est ahurissant, c’est que chaque habitant, qui voudrait se rendre dans sa ferme à la sortie de la ville, est tenu de verser au moins 100 francs CFA à chaque barrière. Ceci est aussi valable pour son retour.

« On pensait que les soldats FACA étaient venus pour nous protéger, mais bien au contraire. Ils sont là pour nous arnaquer, pour nous braquer, pour nous maltraiter», dénonce un habitant en colère contacté par CNC.

« C’est grâce à la formalité que nous survivons ici. Depuis trois mois, on n’a pas reçu  nos primes générales d’alimentation. Si ce n’est pas par la contribution des usagers de route, comment on va tenir le coup? », rétorque un caporal-chef des FACA détaché dans la ville de « Abba ».

Rappelons que pour lutter contre ce phénomène de racket de la population, le gouvernement centrafricain avait instauré un numéro d’appel d’urgence des Mercenaires russes, mais cette mesure à ses limites dans la quasi-totalité de l’arrière-pays. Comme à Abba, les mercenaires russes sont désormais sur des chantiers d’or et de diamants. Ils ne sont plus dans la ville, et il faut en plus connaître le numéro de leur chef pour l’appeler. En plus, l’achat de crédit téléphonique devient luxe dans cette localité retirée de la RCA.

 

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Centrafrique : Soupçon de détournement des fonds de lutte contre la Covid-19  au ministère de la Santé

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 25 mai 2022

 

Bangui (CNC) – En République centrafricaine, les soupçons de détournement de fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC  planent sur le ministère centrafricain de la Santé publique et de la Population. Certains experts relèvent  des nombreuses irrégularités dans la gestion de ces fonds et exigent un audit indépendant pour y faire la lumière.

 

C’était lors d’une conférence de presse tenue au ministère de la Santé publique et de la Population ce lundi 23 mai 2022   que le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé  avait tenté de justifier l’utilisation des fonds alloués dans le cadre de la mise en œuvre du plan régional contre la covid-19 en zone CEMAC.

Face à la pandémie à coronavirus qui sévit dans le monde, en particulier en Afrique centrale, l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), à travers la commission de la CEMAC, avait bénéficié d’un financement de l’aide globale qui à pour objectif de lancer une campagne de sensibilisation initiée pour susciter la prise de conscience et le changement de comportements à tous les niveaux.  Mais en République centrafricaine, ce fonds aurait été mal géré.

Selon le docteur Sébastien DACKA , directeur du bureau d’étude en management et santé  au ministère de la Santé, des campagnes de sensibilisation auraient été menées, le 14 mai 2022,  dans des mosquées, des églises et dans différents quartiers de la capitale Bangui. Or, de nombreux témoignages recueillis contredisent en bloc les propos du docteur Sébastien DACKA .

« Aucune campagne n’a été menée, sauf des communiqués radio qui passent en boucle », déclare un imam de Bangui.

À la frontière, à Béloko, par exemple, on n’a vu aucun agent du ministère de la Santé mener une campagne de sensibilisation dans cette localité.

Ainsi, certains experts demandent un audit indépendant de la gestion des fonds destinés à la lutte contre le coronavirus. Selon eux, la gestion de ces fonds  est caractérisée par l’absence de pièces justificatives.

« Il faut qu’ils rendent compte de l’argent versé par les partenaires, et même le trésor public au ministère de la Santé au titre du programme de lutte contre le Covid-19. On a constaté de nombreuses irrégularités  », s’alarme c Michel Kembé.

 

 

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République centrafricaine : des milliers de déplacés traumatisés après les violences à Ippy

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Texte par: MSF
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

 

 

Au début de l’année 2022, la sous-préfecture d’Ippy, en République centrafricaine (rca), a été le théâtre de nouveaux affrontements entre les groupes rebelles et les troupes gouvernementales soutenues par des forces alliées. Des milliers de personnes, souvent traumatisées par la perte d’un ou de plusieurs membres de leur famille, ont fui leur village et vivent désormais dans des camps de déplacés.

 

« Quand la violence a débuté, nous avons fui vers le village voisin, mais il a aussi été attaqué et mes trois fils ont été tués, explique Jeremy, qui a rejoint avec sa femme et ses enfants le site de déplacés de Yetomane, à une quarantaine de kilomètres de chez lui. Nous les avons enterrés dans une fosse commune et avons repris la route. Depuis, je n’arrive plus à dormir. »

Olga et Jean-Claude ont quant à eux parcouru près de 140 kilomètres avec leurs six enfants pour arriver sur le site de déplacés de Bogouyo. « Nous avons marché une semaine, avec des vieillards, des enfants, des personnes malades, expliquent-ils. Certains sont morts en cours de route et on a dû abandonner leurs corps dans la brousse, sans pouvoir les enterrer. On les a seulement recouverts d’herbes, tout cela en présence des enfants. Comment vont-ils oublier de pareilles images ? »

En février, MSF a envoyé une équipe à Ippy pour fournir une aide d’urgence aux déplacés comme Olga, Jérémy et Jean-Claude.

« Les besoins essentiels n’étaient pas couverts sur les sites et notre priorité, dans un premier temps, a donc été de limiter le risque de maladies liées à l’hygiène et la qualité de l’eau, explique René Colgo, chef de mission MSF en RCA. Dans cette phase d’urgence, nous avons construit 269 latrines, installé des points d’eau et organisé des distributions de savon et de jerricanes. »

L’installation des points d’eau a permis d’augmenter l’accès à l’eau potable à 15 litres par jour et par personne, alors qu’il n’était que de 1,6 litre avant l’intervention de MSF. Par la suite, d’autres organisations sont arrivées et ont repris en main ces installations, permettant aux équipes MSF de recentrer leur appui sur deux structures de soins locales.

« Des soins de santé de base étaient disponibles pour les déplacés, mais les cas les plus complexes nécessitaient une meilleure prise en charge, notamment pour les enfants et les femmes enceintes, particulièrement à risque, poursuit René Colgo. Nous avons donc mis des équipes et du matériel à disposition pour renforcer les services de pédiatrie et de néonatalogie, la gestion des complications obstétricales et les références vers ces structures de soins. »

En à peine deux mois, MSF a soutenu l’hospitalisation de 381 enfants, dont la plupart souffraient d’une forme grave de paludisme. Nos équipes ont également pris en charge 31 femmes présentant des complications obstétricales directes, accompagné 20 accouchements par césarienne et emmené une dizaine de patients vers Bambari pour des soins plus avancés.

Au début du mois de mai, MSF a lancé à Ippy une campagne de vaccination destinée à assurer une protection vaccinale de base (contre des maladies comme la rougeole, la polio, la fièvre jaune, la méningite, la tuberculose…) à près de 20 000 enfants de moins de 10 ans, ainsi qu’à 9 000 femmes enceintes. Cette campagne, qui s’est accompagnée d’une vaccination contre la covid-19, se poursuivra jusqu’en juillet.

Aujourd’hui, la situation sécuritaire s’est légèrement améliorée dans la sous-préfecture d’Ippy, et les déplacés ont commencé à quitter les sites pour rejoindre leur village ou s’installer en ville. Mais dans une zone marquée par des années d’insécurité chronique et de déplacements, les conditions de vie restent très difficiles et incertaines.

« Les gens quittent les sites, mais les besoins restent immenses dans la zone, avertit René Colgo. Bien avant les dernières vagues de déplacés, l’accès aux soins ou à l’eau était déjà difficilement assuré, et les derniers événements ont exacerbé cela. Beaucoup sont sans ressources, incapables de se payer des soins ou de la nourriture. Certains sont traumatisés par les violences physiques et sexuelles subies lors de leur fuite et par les conditions de vie sur les sites. Un soutien continu est clairement requis. »

« Nous sommes des éleveurs, mais nous avons perdu toutes nos bêtes lors de la fuite, explique André, qui vit avec ses proches sur le site de Foulbé. Ici, nous ne pouvons pas cultiver car, partout où l’on va, quelqu’un vient te dire que tu es sur sa terre et que tu dois partir. Il est même difficile d’aller chercher du bois ou de cueillir des feuilles. Qu’allons-nous devenir ? »

décryptage

Ce sentiment de désespoir et d’incertitude, Olga et Jean-Claude l’expriment également. « L’avenir ? Comment parler de l’avenir quand je ne sais même pas si je vais manger aujourd’hui, explique Jean-Claude. Notre avenir est très flou. On espère juste pouvoir regagner notre village un jour et reprendre la vie à zéro. ». Olga est bien plus pessimiste à ce sujet. Pas question pour elle de repartir. « Il n’y a plus rien là-bas, on y vit dans la peur de se faire attaquer ou de tomber malade. Au village, le centre de santé le plus proche se trouve à plus de 25 km. Mes enfants n’ont jamais été vaccinés, et je ne sais même pas si l’un des enfants du village l’a été un jour. Non, vraiment, je ne me vois pas rentrer au village. »

La situation à Ippy reflète malheureusement celle de bien d’autres localités en RCA, où des décennies de violence chronique ont alimenté l’une des situations humanitaires les plus critiques au monde en termes d’espérance de vie, de mortalité maternelle, de malnutrition et d’accès aux soins. Selon les derniers chiffres de l’Onu, près de 30 % de la population est aujourd’hui réfugiée ou déplacée, et plus de 60 % a besoin d’une assistance humanitaire.

Cryptomonnaie : entrée en vigueur de la loi en RCA, Touadera projette le lancement d’un nouveau projet révolutionnaire

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Au premier jour de l’application entière sous peine d’une peine de prison de 20 ans et 31 jours après son entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire national, la loi sur la cryptomonnaie continue de susciter la suspicion dans le pays. Mais le Président de la République, à travers son Directeur de cabinet, pense pour sa part que cette loi constitue un premier pas sur la voie qui ouvre des opportunités incroyables de développement à notre pays.

centrafricain-faustin-archange-touadera-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-56491″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC

 

« Bientôt, le Président de la République, chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA, lancera le projet « SANGO – The first Crypto Initiative », un projet national destiné à poser un jalon visionnaire sur la carte du monde et créer une opportunité fantastique pour tous ceux qui croient au crypto-investissement », a annoncé monsieur Obed NAMSIO, Directeur de cabinet à la présidence de la République.

D’après lui, le projet « SANGO – The first Crypto Initiative »   sera pour « la République centrafricaine une révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens du pays ».

Mais l’homme ne s’arrête pas là! Il dit que « “Pour nous les Centrafricains, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrable nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants. La solution était de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la voie qui s’ouvre devant nous s’annonce comme un grand succès pour les citoyens de la République centrafricaine, pour les générations futures, pour nous assurer un avenir prospère et sûr ».

Or, pour de nombreux observateurs centrafricains, « l’arrogance aveugle tue ». Comme disait CMG, “Méfions-nous de nos certitudes”.

« En inventivité dans le mal, ces gens ne manquent jamais d’imagination, le pire est qu’ils ne terminent jamais ceux qu’ils ont commencés. Avec le SangoMachin, attendons de voir », déclare l’écrivain Ben Wilson sur les réseaux sociaux.

Mais pour la commission bancaire d’Afrique centrale (COBAC), pas question :   toutes transactions liées à cette monnaie électronique dans la zone de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale sont interdites.

 

Une mise en garde qui fâche 

 

Ceci dit, le président Touadera, très remonté contre la position prise par la COBAC pour le stopper dans sa course vers les milliards, ne veut pas se laisser influencer par des paroles écrites et lance, à ce titre, un bras de fer élastique pour tenter de ramener en vie, sa loi sur la cryptomonnaie adoptée mort-né par son parlement, sans avenir si la rca souhaite rester dans la zone CFA d’Afrique centrale.

Pour les autorités centrafricaines, en avant c’est devant. C’est la cryptomonnaie, le Bitcoin ou rien. Cette posture marque un pas géant pour la sortie de la RCA de la zone CEMAC.

 

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Centrafrique : tension entre les mercenaires russes et les soldats FACA à Bria

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Les deux forces ne se collaborent plus, et ne se croisent plus. Sauf en cas d’urgence absolue. Et c’est inédit. Sur le terrain, le rapport de force est clairement en faveur des Mercenaires russes qui ne combattent désormais qu’avec les SMP-Balaka, communément appelés les « russes noirs ». Les soldats FACA, de leur côté, refusent de manœuvrer au côté des mercenaires russes qu’ils les accusent de ne pas avoir aucun respect envers eux.

centrafrique.org/enfin-les-soldats-faca-sont-de-retour-a-bria-les-populations-tres-septiques/entree-des-soldats-faca-a-bria-le-24-septembre-2019-banafio/” rel=”attachment wp-att-32219″ data-wpel-link=”internal”>Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire le 24 septembre 2019.
Entrée des soldats FACA à Bria par la route secondaire

 

Comme vous pouvez malheureusement le constater, les soldats FACA, détachés à Bria,  sont désormais basés autour de l’aéroport, les mercenaires russes dans le bureau de BADICA, tandis que les SMP- Balaka communément appelés « russes noirs »  sont basés au bureau de la direction régionale des mines.

Mais depuis l’arrestation en juillet 2021 du capitaine  Kambassio Marcel, ancien commandant du détachement militaire à Bria, puis du tabassage de certains de ses éléments par les mercenaires russes, le courant ne passe plus entre ces derniers. Avec l’arrivée du nouveau commandant du détachement militaire, c’est la rupture totale. Les FACA ont pris de nouvelles mesures pour éviter d’être maltraités à nouveau par les mercenaires russes.

 

Des mesures de distanciation sociale prises.

 

Entre autres mesures prises par le nouveau commandement des FACA déployé à Bria : détacher leur base proche de l’aérodrome; se déplacer en groupe et  éviter de patrouiller ensemble avec les mercenaires russes.

Mais les mercenaires russes, de leur côté, disent que les soldats FACA ne sont pas courageux sur le terrain. Pour tenter de combler le vide, ils faisaient recours aux miliciens Anti-Balaka faction Touadera  communément appelés les « russes noirs ».  Ils les ont basés dans le bureau de la direction régionale des mines. Désormais, c’est avec eux qu’ils patrouillent ensemble dans la ville.

Même le dernier affrontement opposant les rebelles aux soldats FACA à Ouadda, les mercenaires russes ont catégoriquement refusé d’aller au renfort. Ils disent qu’ils étaient en sous-effectif, tandis que d’autres parlent d’un problème de carburant.

Affaire à suivre.

 

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Centrafrique : un renfort des mercenaires russes est attendu à Nzako, les rebelles quittent la ville

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Décidément, ça devient un jeu de chat et des souris auxquels jouent actuellement les Mercenaires russes de la société Wagner et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). En raison d’un manque d’effectif sérieux de ses hommes sur le terrain, Wagner tente de jouer au chat avec les rebelles. Ces derniers, qui ont attaqué la semaine dernière les positions des soldats de forces armées centrafricaines à Nzako, viennent de quitter précipitamment la ville alors que les mercenaires russes, basés à Bria, sont actuellement en route pour Nzako. Et ce n’est pas la première fois. Ça devient malheureusement une fâcheuse habitude que la population de Nzako ne cesse de dénoncer.

Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine

 

Le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles ont attaqué, d’une manière foudroyante, la base de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine.

Pendant ce temps, les mercenaires russes, basés à Bria, étaient venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvaient aucun soldat sur place. Ces derniers ont décidé de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin de descendre à Bangui.

Pendant ce temps, les mercenaires russes, qui gèrent désormais les dispositifs sécuritaires des soldats FACA sur le terrain, ont déployé rapidement une quarantaine des éléments de l’armée nationale détachée à Bria pour occuper à nouveau les positions de l’armée nationale à Nzako.  Malheureusement, le samedi 21 mai dernier, une fois de plus, ces militaires sont à nouveau attaqués  , vers 4 heures du matin, tuant au passage une dizaine et blessant plusieurs autres.

Comme d’habitude, les mercenaires russes, informés de la nouvelle, ont quitté la ville de Bria  pour venir au renfort à Nzako. Mais sur place dans la ville, on retrouve aucun soldat de l’armée nationale. La quasi-totalité  de ces soldats a abandonné leurs armes avant de disparaître dans la nature comme une fumée de poudre.

Cette fois, l’état-major de l’armée nationale promet une riposte musclée des mercenaires russes qui ont fait intervenir leur moyen aérien.

Pour la population locale, ce ne sont plus les soldats FACA qui peuvent désormais sécuriser leur ville. L’espoir est perdu.

 

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Marche de vérité: le ministère de l’Intérieur rejette l’autorisation de manifestation des jeunes leaders de l’opposition,

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le 29 mai prochain, la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique  entend organiser une marche dite de la vérité pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la crise qui secoue en ce moment la République centrafricaine. Ils entendent aussi faire la pression sur le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée à la crise d’hydrocarbure, de l’hyper inflation et la situation sécuritaire qui fragilise de plus en plus le pays. Mais le ministère de l’Intérieur, de son côté, rejette l’autorisation de la marche, prétextant la situation sécuritaire préoccupante dans le pays. Quel rétropédalage ?

Les jeunes leaders de l'opposition démocratique
Les jeunes leaders de l’opposition démocratique, ici lors de leur réunion au siège de l’URCA à Bangui. CopyrightCNC

 

Le ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique vient de signifier son refus d’autorisation de la marche des jeunes leaders de l’opposition démocratique prévue le 29 mai prochain à Bangui, notamment sur l’avenue des Martyrs, en passant par rond-point MARABENA, l’Avenue du Général M’BAIKOUA jusqu’à UCATEX dans le huitième arrondissement.

Le ministère de l’Intérieur a envoyé, le 23 mai dernier, une correspondance écrite au coordonnateur de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique pour lui signifier l’interdiction de la manifestation, prétextant la situation sécuritaire actuelle du pays.

« Le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, a le regret de vouloir bien porter à votre connaissance que compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut, cette manifestation, est strictement interdite », peut-on lire dans la correspondance du ministère.

Du côté des leaders de l’opposition, on déplore  les restrictions des activités de l’opposition faite par le pouvoir ces derniers temps dans le pays.

« Ceci n’est autre qu’une atteinte au droit de manifester prévu par l’article 29 de la constitution du 30 mars 2016 », dénonce Monsieur Wickon Ouambeti Kevin, porte-parole de la plateforme joint au téléphone par la Rédaction. D’après lui, c’est une politique des deux poids deux mesures. Et ce, en approuvant la manifestation du vendredi 29 avril  du prétendu front républicain, soutenant le projet  de la modification de la constitution devant l’assemblée nationale, puis celle des prétendus Peuls devant le siège de la Minusca.

Entre temps, le gouvernement interdit la manifestation des jeunes leaders de l’opposition démocratique qui devait avoir lieu le 29 mai prochain.

Et ce n’est pas tout. Ces jeunes leaders de l’opposition n’entendent pas se laisser faire. Ils annoncent ce lundi vouloir soutenir le concert de casserole qui sera organisé le samedi prochain par la société civile afin de dénoncer la politique dictatoriale du Président Touadera.

Rappelons que la plateforme Galaxy, dirigée par Didatien Kossimatchi, lors de l’annonce de la marche des jeunes leaders de l’opposition démocratique du 29 mai prochain, avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux menaçant les jeunes leaders de l’opposition de représailles sanglante. Son coordonnateur, monsieur Didatien Kossimatchi avait même déclaré qu’il entend découdre avec les manifestants du 29 mai prochain avant d’aller autour de la base de l’armée française à l’aéroport de Bangui Mpoko exiger le départ des troupes françaises de la rca.

 

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RCA : carte nationale d’identité, le GTSC lance un nouvel ultimatum au gouvernement et à la société libanaise Almadina

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le groupe du travail de la société civile, dirigée par Gervais Lakosso, annonce vouloir mener une action de grande envergure dans la capitale contre la société Almadina qui confectionne et distribue les cartes d’identité nationale au prix illégal de 6000 francs CFA au lieu de 4500 fixé par les députés dans la loi des finances. Selon Monsieur Lakosso, coordonnateur du groupe de travail de la société civile (GTSC), un ultimatum est lancé à l’endroit du gouvernement et de Monsieur Aziz Nassour, Directeur général de la société Almadina pour que les prix fixés légalement soient rétablis.

Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga par cyrille jefferson yapendé pour cnc
Les deux leaders de GTSC, Gervais Lakosso et Paul Crescent Beninga le 28 décembre 2019. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

 

Décidément, le bras de fer autour des tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité fixés illégalement par la société libanaise Almadina,  en complicité avec le président Touadera devient de plus en plus politique.

C’était au cours de l’émission Patara du samedi 14 mai dernier sur la radio Ndékèluka que l’affaire des prix des cartes nationales d’identité et de séjour refait surface. Le coordonnateur du groupe du travail de la société civile, Monsieur  Gervais Lakosso, qui était l’un des invités au côté du député Bernard Dillah et de maître Sombo Dibelé  dans l’émission Patara avait annoncé une nouvelle action citoyenne contre la société Almadina.

 

Un bel exemple de revolte populaire exposé

 

Pour le coordonnateur du GTSC,  le gouvernement et les députés sont en train de montrer ce qu’il faut faire, c’est-à-dire se révolter.

« Nous aussi, à notre tour, il faut qu’on se révolte pour faire respecter notre droit. C’est la seule chose qui nous reste à faire. Je pense que nous allons l’organiser dans les jours à venir », a averti le leader de la société civile, monsieur  Gervais Lakosso.

D’après lui, la société libanaise Almadina a de grandes affinités avec  les hautes autorités de l’État qui ont mis en place un système de spoliation  du peuple.

« On est en train de voler le peuple. Et ça ne peut pas continuer », ajoute – t-il.

C’était le 9 avril dernier qu’une équipe de la société Almadina a effectué une mission de délivrance de carte nationale d’identité  au député à l’Assemblée nationale. Selon le recueilli sur place, les élus de la nation se sont procuré ce document pour eux et pour leurs électeurs gratuitement pour certains et  à 4 500 francs CFA comme indiqué dans la loi des finances pour les autres. Tandis que les Centrafricains lambda, quant à eux, payent à 6 500 francs CFA. Ce que le député Joseph Bendounga dénonce :

«  Les députés, qui sont les seigneurs de la République, parce que vous les appelez honorable, eux, ils payent à 4 500 francs CFA. Le personnel parlementaire, quant à lui,  paye ça à 6 000 francs CFA. Et les Centrafricains lambda payent ça à 6 500 francs CFA. Je pense que la République centrafricaine est une parodie de démocratie. Une parodie de justice, et le peuple centrafricain est l’oiseau à plumer », dénonce le député Joseph Bendounga.

Pour Gervais Lakosso, « les gens à qui l’on donne confiance, qu’on élit  comme Président de la République, comme députés, oublient facilement le mandat qu’on leur donne »

Rappelons que le bras de fer autour des tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité fixés illégalement par la société libanaise Almadina en complicité avec le gouvernement devient de plus en plus politique.

Le 6 août  2020, un groupe des députés avait introduit des requêtes en annulation auprès du tribunal administratif de la capitale pour la suspension et l’annulation de l’arrêté interministériel augmentant les tarifs des titres de séjour et des cartes nationales d’identité, contrairement aux prix fixés dans la loi des finances votée par l’Assemblée nationale à 4 500 francs CFA.

Le vendredi 4 septembre 2020, le tribunal administratif a finalement pris sa décision. Il ordonne le sursis à exécution de cet arrêté interministériel. Ce qui a poussé le ministre des Finances, et son collègue de la sécurité publique à abroger l’arrêté interministériel querellé.

Mais dans la pratique et sous la haute protection du chef de l’État, la société Almadina n’a pas reculé.

 

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Centrafrique: tension à la frontière avec le Tchad, un éleveur tchadien braqué par les FACA, 10 millions de francs CFA emportés

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Rédigé par Gaël Bobérang

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La quasi-totalité partie des nouveaux recrus dans l’armée centrafricaine est sur le point de devenir des couleurs de routes, des grands bandits armés, de grands criminels. Si l’état-major ne prend pas au sérieux les allégations de tuerie, des violences, de tortures, de braquage dans lesquels ses éléments seraient impliqués, d’ici quelques mois ou années, la République centrafricaine n’aura plus une armée républicaine, une armée de garnison, professionnellement formée, robuste face aux multiples attaques des groupes armés. Et c’est incompréhensible pour le peuple centrafricain. D’ailleurs, le récent braquage d’un éleveur peul tchadien survenu la semaine dernière à la frontière centrafricaine tchadienne témoigne le caractère ambivalent de nos soldats. Ce qui a poussé le Tchad à exprimer son mécontentement vis – à – vis de notre armée.

deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Selon des témoignages recueillis par CNC, c’était à Bang, une localité centrafricaine située à la frontière du Tchad qu’un éleveur peul, venu par voie légale sur le territoire centrafricain pour acheter du bovin pour son parc d’élevage, avait été braqué par les soldats FACA qui ont emporté sur lui une somme de 10 millions de francs CFA.  Les faits se sont produits samedi dernier, et l’homme avait été gravement tabassé par les soldats FACA, mais encore vivant quand il a été relaxé.

De retour au Tchad, l’homme informe immédiatement les autorités tchadiennes de sa mésaventure en RCA. Il explique que les soldats FACA qui l’ont battu ont retiré sur lui tout son argent : une somme de 10 millions de francs CFA.

Les autorités tchadiennes, de leur côté, ont saisi les autorités centrafricaines à Bang pour tenter de retrouver les auteurs de cet acte criminel. Mais le commandant du détachement militaire à Bang et Ngaoundaye, quant à lui, aurait promis aux autorités tchadiennes qu’elles recevront une réponse dans les 48 heures à compter du vendredi dernier. Il disait qu’il mène ses investigations d’abord.

Voilà que les 48 heures d’investigation promises sont passées, il n’a pas encore donné suite de ses enquêtes. Ceci est dit en claire que ces 10 millions de francs CFA sont déjà partagés dans la nature. C’est difficile de retrouver les traces.

Rappelons qu’il y a deux semaines, un éleveur peul centrafricain avait été froidement abattu par un Soldat FACA sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem. Une somme d’un million de francs CFA avait été emportée sur lui. D’emblée, les Mercenaires russes étaient devenus très furieux à cause de cet argent. Ils ont même désarmé tous les soldats FACA qui ont participé à ce braquage. L’affaire est en cours à la brigade de la gendarmerie de Bouar.

 

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Cryptomonnaie, le Président Faustin Archange Touadera entend lancer le projet « SANGO – The first Crypto Initiative »,  

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 24 mai 2022

 

 

Bangui (CNC) – Décidemment, la République centrafricaine est sur le point de quitter la zone CFA pour la création de sa propre monnaie. Malgré la mise en garde de la commission monétaire d’Afrique centrale qui a interdit toutes transactions liée aux cryptomonnaies en zone CEMAC, les autorités du pays sembles désormais sur le point de non retour. Dans un communiqué de presse publié ce lundi, le Directeur de cabinet à la Présidence de la République a annoncé que le Président de la République va prochainement lancer un nouveau projet dénommé « SANGO – The first Crypto Initiative ». D’après lui, le projet  SANGO – va au-delà de la politique et de l’administration ; c’est un nouveau mode de gouvernance économique et un vecteur pour des investissements numériques alternatifs stratégiques, présentant un risque minimal, une grande fluidité et adaptabilité, spécifiques à la nouvelle ère numérique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui.     

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

centrafrique.org/centrafrique-comment-touadera-veut-renflouer-ses-caisses-avec-des-bitcoins-de-dubai/seance-photo-du-president-touadera-en-coree-du-sud/” rel=”attachment wp-att-56406″ data-wpel-link=”internal”>Séance photo du président Touadera en Corée du Sud
Séance photo du président Touadera en Corée du Sud, le 9 mai 2022

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Il y a seulement 31 jours, la République Centrafricaine a été le premier pays d’Afrique à adopter le Bitcoin comme monnaie de référence/paiement numérique et le premier au monde à adopter à l’unanimité le projet de loi régissant la crypto-monnaie. Après l’écriture de cette nouvelle page de l’histoire par l’Assemblée Nationale, le Président de la République, Chef de l’État, Sen Excellence le Professeur Faustin-Archange Touadera a promulgué la Loi nº 22.004 du 22 avril 2022 régissant la Cryptomonnaie en République Centrafricaine, faisant du Bitcoin une monnaie numérique officielle en République Centrafricaine, ce qui constitue un premier pas sur la voie qui ouvre des opportunités incroyables de développement à notre pays.

 

Bientôt, le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA, lancera le projet « SANGO – The first Crypto Initiative », un projet national destiné à poser un jalon visionnaire sur la carte du monde et créer une opportunité fantastique pour tous ceux qui croient au crypto-investissement.

Pour la République Centrafricaine, ce sera une révolution qui va repositionner l’économie, améliorer les perspectives et changer le destin des citoyens du pays, mais adaptée à cette époque où il faut s’ouvrir à de nouveaux horizons et à des solutions qui vont au-delà du conventionnel.

“Pour nous, l’économie formelle n’est plus une option. Une bureaucratie impénétrables nous maintient bloqués dans des systèmes qui ne nous donnent pas la possibilité d’être performants. La solution était de repenser notre philosophie économique. C’est ce que nous avons fait et la voie qui s’ouvre devant nous s’annonce comme un grand succès pour les citoyens de la République Centrafricaine, pour les générations futures, pour nous assurer un avenir prospère et sûr. Nous allons franchir une nouvelle étape avec le lancement du projet Sango, l’initiative la plus ambitieuse, innovante et surprenante, destinée à transformer notre pays et à ouvrir une nouvelle vole vers un avenir radieux, présentant un potentiel énorme pour de nombreuses personnes”, avait déclaré le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin- Archange TOUADERA.

Le projet  SANGO – va au-delà de la politique et de l’administration ; c’est un nouveau mode de gouvernance économique et un vecteur pour des investissements numériques alternatifs stratégiques, présentant un risque minimal, une grande fluidité et adaptabilité, spécifiques à la nouvelle ère numérique dans laquelle le monde se trouve aujourd’hui. Il est établi que le Bitcoin et les technologies Blockchain ont le potentiel de remodeler le monde de la finance en le rendant plus sûr, plus transparent, plus axé sur l’offre, plus décentralisé et plus fiable.

Le « SANGO » n’est pas seulement un projet, c’est un concept complexe qui va redimensionner la manière dont la technologie est utilisée pour créer des communautés modernes, attrayantes et durables et donner naissance à des entreprises très performantes. Le fait que cette initiative pionnière en la matière soit née au cœur de l’Afrique doit en surprendre plus d’un, mais pas les Centrafricains et ceux qui connaissent le potentiel de cette terre aux richesses inexploitées, qui comprennent la nécessité du changement, qui sont tournés vers l’avenir et qui misent sur la numérisation.

1 Les objectifs de «SANGO » sont les plus ambitieux et les plus idéalistes du monde Crypto, les seuls qui se concrétisent réellement, contrairement à d’autres qui ne sont jamais allés au-delà de simples déclarations. La construction au cœur de l’Afrique du premier Crypto Hub légal et l’amélioration de l’expérience Crypto grâce au passage du Bitcoin au niveau supérieur sont complétés par ce qui pourrait devenir l’espace le plus non-conventionnel du monde, une Île Crypto.

“Le processus par lequel nous avons commencé la transformation de notre pays ouvre des possibilités inimaginables pour les visionnaires. Le Crypto Hub, le Bitcoin next generation, l’ile

Crypto deviennent les outils grâce auxquels nous allons redessiner l’avenir de notre pays. SANGO peut ouvrir une nouvelle ère économique au potentiel énorme, que ni l’Afrique ni le reste du monde ne se sont imaginés. Mon plus grand souhait est que ce projet soit accessible à tous, qu’il ouvre des nouvelles voies, qu’il soit un exemple mondial et que les bénéfices qu’il va engendrer deviennent vecteurs de performance économique pour notre pays”, avait déclaré le Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence le Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Pour avoir une meilleure compréhension du projet, nous vous invitons à visiter SANGO.ORG, la plateforme qui présente en détail la vision de la République Centrafricaine sur l’avenir. Le projet y est présenté en première, avec toutes les informations pertinentes, en énonçant ses objectifs, sa structure et le cadre juridique qui lui est applicable.

 

Fait à Bangui, le 23 mai 2022

Le Ministre d’État, Directeur de Cabinet

à la Présidence de la République

Obed NAMSIO

“Les cryptomonnaies ne valent rien” selon Christine Lagarde

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Texte par: La nouvelle tribune
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Après avoir estimé en mars que les cryptomonnaies étaient une “menace” dans le contexte de la guerre en Ukraine, Christine Lagarde en a remis une couche ce week-end au cours d’une interview accordée à la télévision néerlandaise.

Cette fois, c’est à leur valeur que la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE) s’en est prise. “Ma très humble opinion est que les crypto-actifs ne valent rien”, a-t-elle déclaré dans des propos repris par Politico. “Ils ne sont basés sur rien, il ne se rattachent à aucun actif sous-jacent qui pourrait apporter de la sécurité”.

Christine Lagarde a réitéré que cette classe d’actifs était “hautement spéculative” et “très risquée”. Le cours du bitcoin a récemment fondu de 20% en une seule semaine, et s’établit actuellement entre 28 000 et 29 000 euros. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’en pense pas moins. Il a comparé récemment le bitcoin à la bulle des tulipes aux Pays-Bas au 17e siècle.

Non au bitcoin, oui à l’euro numérique

Christine Lagarde a en revanche, au cours du même entretien, accordé toute sa confiance au projet d’euro numérique porté par la BCE. Cette monnaie numérique de banque centrale est prévue pour 2025 si les expérimentations sont concluantes. Un prototype est envisagé fin 2023 et devrait donner lieu à un rapport qui décidera ou non de passer à la phase de réalisation.

La présidente de la BCE s’est par ailleurs exprimée en faveur d’une hausse graduelle des taux directeurs, afin de maîtriser l’inflation en zone euro sans casser la croissance. Elle se dirigerait vers une hausse de 25 points de base en juillet.

Raphaële Karayan

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LE CONCERT DE CASSEROLES DE TOUS LES DANGERS

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Rédigé par Alain Nzilo

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Moins d’un mois après l’organisation d’un concert de casseroles contre lequel le pouvoir de Bangui a mobilisé, sans succès, d’importantes ressources financières, humaines et logistiques, une nouvelle vague de concerts de casseroles pointe à l’horizon pour mieux menacer la survie politique du locataire du Palais de la Renaissance fraîchement de rentré de mission en Corée du Sud, Dubaï et Bruxelles.

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Entrée rondpoint zéro du centre-ville de Bangui. Photo CNC

 

Pour ce second round, les risques sont démultipliés au vu de la conjoncture socio-politique très dégradée du pays. Et s’il ne fait aucun doute que les auteurs de cette initiative, pour autant citoyenne et légale, l’objectif affichée et assumée est de barrer la route au Pr Faustin Archange Touadéra et sa politique jugée dangereuse ; pour le pouvoir en place en revanche c’est l’heure de l’inquiétude.

 

En effet, cet appel dont les centrafricains de tout bord se sont accaparés le principe fut initialement lancé par une entité de la société civile, la COSCIPAC qui est dirigée par Petit Delphin Kotto. Mais cet appel pourrait bien se transformer en tsunami ou en un furieux volcan si d’aventure certaines circonstances venaient s’agréger à cette action.

 

Le pouvoir de Bangui a raison de craindre que cette appel soit massivement suivi, ce qui risque fort bien de se produire. Mais en vérité, il devrait davantage s’inquiéter si ce concert de casseroles devait ouvertement être soutenu par une ou des personnalités politiques de l’opposition démocratique et même armée.

 

Stratégiquement, la situation serait plus catastrophique pour les autorités centrafricaines si un leader de la Coalition des patriotiques pour le Changement (CPC) venait à apporter son concours, ne serait-ce que moral, à cette entreprise.

 

Un tel ralliement serait de nature à galvaniser des Centrafricains, surtout les gens qui désormais associent le régime de Touadéra à un pouvoir autoritaire contrôlé par un pays étranger et voient la CPC comme une sorte de Robin des Bois, un résistant qui dit non à la Russie et les massacres de Wagner.

 

Vu l’état de désespoir avancé des forces armées (FACA), surtout ceux déployés sur les différents théâtres d’opération, serait jugé comme catastrophique un ralliement des soldats à l’idée d’un concert de casseroles pour exprimer le ras-le-bol général de porteurs de tenues qui ne sentent pas considérés ou soutenus par l’état-major, qui s’estiment, à juste titre, humiliés par les éléments d’une autre force soi-disant venue défendre la patrie aux côtés des FACA et qui ne supportent plus le déclassement social dont ils sont victimes.

 

Le ralliement d’un ou de plusieurs leaders de la CPC en plus de celui d’un important contingent de porteurs de tenue au concert de casseroles serait plus qu’un camouflet pour l’exécutif. Il s’agirait alors d’une mutinerie, d’une véritable déclaration de guerre en bonne et due forme. Ce serait la garantie que la chute du régime est imminente car un régime autoritaire qui ne peut plus compter sur ses forces de défense de sécurité a une espérance de vie qui se compte en jours au pire en semaines au mieux.

 

Donc au lieu de chercher à déployer le plus de FACA, de Requins, de gendarmes, de policiers ou de Balaka pro-Touadéra pour dissuader les personnes de participer activement au concert de casseroles des 28 et 29 mai 2022, le gouvernement devrait plutôt tout mettre en œuvre pour empêcher que de tels soutiens contre-nature se réalisent. Il lui reste trois jours pour empêcher cette alliance de circonstance qui sonnerait le glas du régime. Le compte à rebours est lancé.

 

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Paris sportifs mobiles en Afrique : Un marché en bonne croissance

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L’Afrique, le berceau de l’humanité, est un continent où la population est particulièrement jeune. Cela représente un énorme avantage pour plusieurs entreprises dans le monde entier, car qui dit jeunesse parle de dynamisme, d’énergie ainsi que de consommation de produits venant de toutes parts. Aujourd’hui, l’environnement digital est en constante évolution, car la jeunesse africaine effectue des achats en ligne, recherche des informations et passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Aussi fans de sport, les jeunes africains ne cessent de vivre d’agréables moments devant leurs compétitions préférées en supportant leur équipe de cœur et en plaçant des mises sur les résultats des différentes rencontres. Face à cet état de choses, les bookmakers n’hésitent pas à se jeter sur cette base de clientèle, passant notamment par les paris sportifs sur mobile.

L’explosion du pari sportif en Afrique

En Afrique, les paris sportifs sont en plein essor, c’est un fait indéniable. Durant ces 10 dernières années, ce marché a enregistré un taux de croissance élevé. D’après l’avis des grands analystes, ce n’est que le début, car pour eux, les paris mobiles sur le continent prendront encore plus d’ampleur d’ici quelques années. Pour les jeunes d’Afrique, les mises sur les compétitions sportives ne sont pas seulement un divertissement. C’est aussi un moyen de se faire de l’argent et c’est la raison pour laquelle ils consacrent leur temps aux pronostics. Si les paris sportifs ont gagné le cœur de plusieurs jeunes africains aujourd’hui, c’est grâce à de nombreux facteurs.

Accessibilité mobile

La propagation du pari sportif dans les pays africains s’explique par la pénétration des smartphones. Aujourd’hui, l’Afrique compte près de 1 406 042 443 habitants dont 725 millions âgés de moins de 25 ans1, ce qui est égal à la population de l’Europe et de la Russie sur cette tranche d’âge. Selon Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, la population des pays africains en 2050 sera de 2,49 milliards ce qui sera le double des habitants de l’Europe et des États-Unis2. D’après le dernier rapport de l’ONU sur les perspectives démographiques mondiales, la population du Niger par exemple qui était à 23,3 millions en 2019 passera à près de 165 millions à la fin du siècle, car le taux de fécondité par femme est de 7 enfants3. Tous ces chiffres ont motivé plusieurs fabricants de téléphones mobiles à investir le marché africain, raison pour laquelle le taux d’utilisation du smartphone est très élevé. Selon les statistiques d’Orange Developer, le mobile en Afrique est bien plus qu’un moyen de communication.

« Aujourd’hui, il est très facile de se payer un téléphone mobile grâce à un certain nombre de smartphones à bas prix », dixit l’ivoirien Sidick Bakayoko, le fondateur de Paradise Game4. Depuis leur appareil mobile, les jeunes africains peuvent effectuer des achats en ligne, suivre les actualités, regarder des matchs et même échanger avec leurs amis via plusieurs canaux de discussion ou réseaux sociaux. Hormis tout cela, le jeune peut aussi se connecter sur n’importe quel bookmaker pour parier sur les compétitions sportives de leurs choix. Grâce aux smartphones, les passionnés de pari résidant en Afrique ont la possibilité de jouer également à d’incroyables jeux de casino. Il leur suffit de consulter des revues authentiques des meilleurs casinos en ligne en France pour trouver des plateformes de haut rang à essayer.

La facilité d’accès à l’internet

L’évolution des paris sportifs sur le continent africain est liée à l’installation des meilleurs réseaux GSM. Grâce à ce progrès, l’internet est accessible à tous. Les gouvernements ne restent pas les bras croisés. Ils contribuent largement à l’amélioration de la connectivité en nouant plus de partenariat avec d’autres opérateurs GSM. Aujourd’hui, les 650 millions utilisateurs mobiles africains bénéficient d’une couverture géographique de la 3G et de la 4G. Même si la commercialisation de la 4G n’a pas pris de l’ampleur que vers la fin de 2018, il faut noter qu’elle a rapidement évolué dès le début de 2019 grâce à l’apparition des sept réseaux LTE notamment au Ghana et au Burkina Faso. D’après le rapport du groupe Ericsson, le taux de pénétration de la 5 G sera à 70 % en 2024.

De plus, la connexion pourra atteindre 1,5 milliard d’abonnés dans la même année. Le débit de la 5G sera très élevé et sera compatible avec de nombreux appareils mobiles. Depuis ces smartphones, les joueurs africains pourront parier sur les compétitions sportives de leur choix sans avoir des problèmes liés aux bugs de connexion. Même si internet ne couvre pas toutes les régions et reste coûteux à haut débit, les trois quarts des foyers africains se connectent depuis leur appareil mobile. D’après les études réalisées par la GSMA, le nombre de connexions via smartphone en Afrique Subsaharienne en 2021 est de 302 millions et passera à 700 millions en 20 255. En outre, grâce aux réseaux GSM, les passionnés de paris sportifs africains ont la possibilité d’effectuer des transactions sans nécessairement passer par la banque. Ces options bancaires sécurisées sont basées sur un système grâce auquel les parieurs peuvent recharger leur compte et retirer leurs gains depuis leur numéro de téléphone. Parlant de ces méthodes de paiement nous pouvons citer M-Pesa, Orange Money, MTN Mobile Money, MOOV Money, etc., mais il faut souligner que les devises électroniques font aussi leur apparition, comme en témoigne la loi sur les cryptomonnaies bientôt en vigueur.

L’attrait des paris sportifs

En Afrique, plus de 600 millions de personnes, vieux comme jeunes, ont un fort penchant pour le sport. Au nombre de ces activités sportives, nous pouvons parler du football, de la boxe, du handball, du basket-ball, etc. Dans les différents pays, vous ne serez pas surpris de voir une grande foule réunie dans des salles, sur des places publiques ou même dans des restaurants pour suivre des matchs. Si nous prenons le football, les compétitions appréciées sont la Première League, la Liga, la Bundesliga, la Ligue 1, la Ligue 2, etc. S’ils apprécient ces grands championnats, c’est aussi parce qu’il y a des joueurs africains qui évoluent dans les clubs européens. En ce qui concerne ces stars, nous pouvons parler de Sadio Mané de Liverpool, Samuel Chukwueze de Villarreal CF, Karl Toko-Ekambi de Lyon, Steeve Mounié de Brest, etc., sans oublier les gloires passées comme Samuel Eto’o ou Didier Drogba.

Il y a aussi la CAN, la coupe du Monde, la CHAN, l’Euro et autres qui sont très suivies. C’est la raison pour laquelle les jeunes africains sont entraînés dans l’univers du pari sportif afin de miser sur leur équipe favorite. D’après une étude réalisée tout récemment, un grand nombre de parieurs viennent du Kenya, du Nigéria, de l’Afrique du Sud, de la RDC et de la Côte d’Ivoire. Au Nigéria par exemple, près de 60 millions de personnes, dont l’âge compris entre 18 et 40, dépensent environ 3 000 nairas sur les paris chaque jour6.

Les meilleurs bookmakers en Afrique

Grâce aux plus de 650 millions utilisateurs mobiles que compte l’Afrique et le grand nombre de passionnés de sport, les bookmakers ne cessent d’attirer les jeunes de cette région. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’il y a près de 50 plateformes de paris qui sont présentes sur le continent. Pour attirer les jeunes africains, elles leur proposent de généreux bonus à l’accueil ainsi qu’une variété de types de paris avec des côtes intéressantes. Toutefois, il y a des bookmakers qui ont une forte cote de popularité en Afrique. Nous avons :

1xBet

1XBet est créé en 2007 et a ses origines en Russie. Il est présent au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Tchad, au Kenya, au Nigéria, au Cameroun, au Sénégal et dans plusieurs autres pays. 1XBet est agréé par la Curaçao et offre un bonus de bienvenue de 200 % à hauteur de 100 € aux joueurs. Sur le site de ce bookmaker, les africains peuvent parier sur les équipes favorites de la coupe du monde 2022, la Liga, la ligue des champions, la NBA, etc. En 2021, 1xBet a sponsorisé la coupe d’Afrique des Nations. Il accepte les méthodes de paiement comme Orange Money, MOOV Money, MTN Mobile Money, etc.

BetWinner

BetWinner a ouvert ses portes en 2018. Il est disponible au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Maroc, etc. Il met à la disposition des nouveaux joueurs africains un bonus de bienvenue de 100 % à hauteur de 130 €. Pour bénéficier de cette offre, le parieur doit insérer le code bonus PFA130 lors de son dépôt. Les africains peuvent télécharger l’application BetWinner afin de parier sur de nombreuses compétitions sportives.

Premier Bet

Leader du pari sportif au Mali, Premier Bet propose aux africains la possibilité de parier sur les matchs de football, de basket-ball, de tennis, de volley-ball, de hockey et plein d’autres. Accrédité par The Gaming Board of Cameroon, ce bookmaker accepte les Sénégalais, les Maliens, les Nigériens, les Béninois, les Tchadiens, les Togolais, les Nigérians, les Ivoiriens, etc. Sur Premier Bet, les parieurs peuvent jouer et retirer leurs gains via Orange Money, MTN Mobile Money, MOOV Money, et plein d’autres. À l’inscription, les parieurs ont la possibilité de recevoir un bonus de 100 %.

attaque des positions  de l’armée nationale au croisement Digui, 6 soldats tués, dont deux gendarmes, débandade générale

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le lundi 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Les assaillants, identifiés comme des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué, dimanche, dans la matinée, les positions de l’armée nationale au croisement Digui, située à 42 kilomètres de Bambari, non loin de Ngakobo, au centre sud de la République centrafricaine.

5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Selon des sources militaires locales, les faits se sont produits vers 4 heures du matin sur plusieurs checkpoints tenus par des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) au croisement Digui, situé à 20 kilomètres de la localité de Ngakobo.

« Ils sont venus tôt ce matin attaquer les soldats de l’armée nationale  sur les barrières  à l’entrée et à la sortie du croisement Digui. Des soldats ont été tués, d’autres blessés», témoigne une source sécuritaire locale. D’après lui, le nombre des soldats tués était au nombre de quatre, mais c’est un bilan provisoire. Une autre source, jointe par CNC, a indiqué, pour sa part,  qu’il y’aurait  6 morts du côté des forces de défense et de sécurité, dont deux gendarme et quatre soldats FACA.  Cinq soldats  seraient aussi gravement blessés dans cette attaque. Quelques heures plus tard, à Ngakobo, la ville s’est vidée de ses habitants, et les soldats FACA dans la ville se sont refugiés dans la base de la Minusca.

Rappelons que cette région du centre de la République centrafricaine est le théâtre d’affrontement régulier entre les militaires de l’armée nationale, appuyée  par les Mercenaires russes et  les miliciens Anti-Balaka faction Touadera et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, les rebelles se sont retirés de la ville, selon les mêmes sources.

 

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Gaston Mandata N’Guérékata démissionne de la présidence du parti pour la renaissance centrafricaine (PARC)

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2015 – 2016, le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du parti  pour la renaissance centrafricaine (PARC), vient de démissionner de la présidence de son parti.

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

C’est dans une lettre adressée au premier vice-président du PARC que l’ancien ministre du Général André  Kolingba, ancien recteur de l’université de Bangui  a annoncé sa démission de la présidence de son parti, six ans après la déroute sanglante de celui-ci aux élections législatives et présidentielle de 2015 – 2016.

Sans évoquer les insuccès électoraux de sa formation aux différents scrutins, le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata n’a pas aussi expliqué  les raisons réelles de sa démission, mais dit avoir fait pour des raisons personnelles.

« J’ai l’honneur de vous présenter ma démission du poste de Président du Parti pour des raisons personnelles. Je reste néanmoins un militant », peut-on lire dans sa lettre de démission dont la rédaction du CNC a eu copie.

« Il y’a d’autres façons de servir », a expliqué à CNC un cadre du PARC. « Il verra comment il peut servir son pays, car l’objectif a toujours    été de servir », ajoute – t – il.

Le leader démissionnaire n’a pas précisé si son départ entrait en vigueur immédiatement, et quelle sera la suite de procédure.

Selon un cadre du parti pour la renaissance centrafricaine (PARC), le peuple centrafricain connaît le professeur Gaston Mandata N’Guérékata en tant que brillant mathématicien, mais la politique ne  lui convient pas du tout.

 

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Boda, des soldats FACA torturés par les mercenaires russes. Un est mort, soulèvement de la population

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Située sur la route nationale n°6, à 192 kilomètres à l’ouest de la capitale, la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Lobaye est à nouveau secouée par une mauvaise nouvelle qui a ébranlé toute la population locale.

route dégradée mbaïki boda dans la lobaye
Des soldats FACA . Crédit photo CNC.

 

En effet, dans la journée du samedi 21 mai, dans la localité de Boda, une altercation s’est éclatée entre les soldats FACA  et les mercenaires de la société russe Wagner. Deux militaires centrafricains ont été grièvement torturés.

Selon des sources locales, les mercenaires de Wagner auraient reproché à ces soldats FACA leur consommation abusive d’alcool. Or, parmi les deux militaires grièvement torturés, l’un était tombé dans une situation inquiétante, et succombe de ses blessures au moment de son évacuation dans un hôpital dans la capitale Bangui.

Mais au moment de l’annonce de la mort de ce vaillant soldat de l’armée nationale, c’est la colère et stupéfaction qui domine. La population, en majorité des jeunes,  a érigé des barricades à travers les principales artères de la ville en guise de protestation.

Le soldat survivant et le corps du malheureux soldat sont transférés à Bangui.

Cette énième tension entre les Mercenaires russes, en réalité des Syriens et libyens, et les soldats FACA témoigne à quel point la collaboration entre le groupe Wagner et l’armée nationale sur le terrain pose énormément de souci.

 

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Le régime de Bangui est un « régime sournois et criminel  », dixit l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « Le régime de Bangui est un régime sournois, qui agit hypocritement et souvent de façon malveillante avec ses voisins »,  a déclaré l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, dans laquelle il fait appel à tous les pays de la CEMAC d’aider la République centrafricaine à conjurer le mal, à stabiliser le pays et à démocratiser ses institutions. Pour lui, il y’a une culture de violence, de dégout et de haine qui s’installent désormais en Afrique centrale à travers notre pays, et ce, via la société de mercenariat russe Wagner.

L'ex-ministre Mohamed Moussa Daffhane
L’ex-ministre Mohamed Moussa Daffhane

 

« Je connais ce régime. Je le connais tellement que je suis parti de mon pays. Je le connais tellement que je m’en suis éloigné. Ce régime à une caractéristique essentielle principale, c’est que ce régime est un régime sournois et criminel. Vous ne connaîtrez jamais, vous ne n’imaginerez jamais, vous ne penserez jamais ce qu’il pense réellement », déclare l’ancien ministre. Pour lui, les dirigeants centrafricains ne sont pas assez honnêtes pour dire la vérité au peuple centrafricain sur tout ce qui se passe.

« En réalité, depuis l’implantation de la société de mercenariat russe Wagner en République centrafricaine, il y’a une culture de mensonge, une culture de violence qui est mise en place. Et le mensonge est désormais érigé à une règle administrative », ajoute -t-il.

« Comment voudriez-vous que nous continuions à faire confiance à un régime dont la préoccupation essentielle chaque jour est le ventre et le sexe ? »;

« Comment voudriez-vous que nous continuons à faire confiance à un gouvernement qui est lui-même commanditaire, du moins complice de meurtre, d’assassinat, d’enlèvement et torture, de séquestration, de harcèlement, d’instrumentalisation de la justice, d’embrigadement des jeunes dans la commission d’actes antirépublicains, et  des actes rétrogrades ? », s’interroge l’ancien ministre Mohamed Moussa Daffhane.

 

Un appel à la vigilance.

 

L’homme tire aussi la sonnette d’alarme sur la présence du groupe Wagner en Afrique centrale. « C’est un danger pour l’ensemble des pays de la CEMAC ».

Mohamed Moussa Daffhane: « Notre espace CEMAC est attaquée. Elle est attaquée à travers la République centrafricaine. Vous savez très bien que le loup s’est introduit  dans notre espace par  la République centrafricaine, mon pays. Ce que je viens de vous dire, c’est qu’il faut prendre garde. Prenez garde. Parce que ce qui se passe  en République centrafricaine ne va pas rester en RCA. Il y’a une opération d’expansion, de conquête en cours », alerte l’ancien ministre de Djotodia qui ajoute que l’implantation de la société de mercenariat russe Wagner en Afrique centrale est un projet imaginé, bien planifié et bien pensé.

Pour Mohamed Moussa Daffhane, après la République centrafricaine, il y’aura une extension vers d’autres pays de la sous-région, notamment l’espace francophone de la CEMAC, et le régime de Bangui est l’organisateur complice. D’après lui, ce régime du Président Faustin Archange Touadera est considérablement inconscient et immoral.  Et donc il n’y a aucune possibilité d’y faire confiance.

 

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Édito : Gervais Lakosso face à notre destin

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Rédigé par Ben Wilson NGASSAN

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Un, deux trois, c’est parti : Gervais (comme j’aime t’appeler affectueusement), c’est l’heure ! En écrivant ces lignes, je me figure qu’il n’est plus que question de quelques heures pour que tu puisses avoir à répondre à la police, mais de quelle police concrètement ?

centrafrique.org/gervais-lakosso/” data-wpel-link=”internal”>Gervais Lakosso, coordonnateur du groupe du travail de la société civile en République centrafricaine

 

Depuis quelques jours, l’opinion s’est laissée suprise par une convocation adressée à ton nom, par la police centrafricaine ; ce qui rend plus d’un confus est que cette convocation n’a de motifs que son propre nom. S’agirait-il d’une convocation personnelle te concernant ou tout simplement de ce que nous tous savons : ta dernière sortie sur le prix plus que controversé de la carte nationale d’identité, en totale violation de la loi des finances, qui sur radio Ndeke Luka, dans l’émission PATARA, a suscité ta “sainte colère” de Patriote convaincu, au point d’appeler la rue contre le cynisme de Bangui ?

 

Jusque-là, rien n’est encore su, en attendant ton interpellation, mais ce qui est sûr, la thèse de la voix de Gervais Lakosso qui dérange semble être l’ultime cause de cette convocation. Soit !

 

C’est dire sûrement que nous sommes désormais dans un roman policier, où les acteurs ne doivent dire que ce qui plaît au grand maître, à tel enseigne que, celui qui s’exprime à contre-courant court le risque de se voir accablé par une convocation. Ton cas est une confirmation assez troublante.

 

Mais comment aujourd’hui faire comprendre à tous, une bonne fois pour toutes, que si la société civile hausse le ton pour dénoncer les dérives des acteurs publics, ce n’est guère pour espérer remplacer les hommes du pouvoir ou encore tirer le lait qu’ils délectent ? Comment dire à ceux-là que la Centrafrique est à nous, et que Citoyen, la Constitution nous confère le droit de dire, de dénoncer et d’asséner même les vérités qui n’arragent point le roi ?

 

S’il s’agissait d’un personnage au profil trouble ou controversé, je ne me serais pas hasardé de parler. Mais, il s’agit de toi, Gervais, ma plume va être tranchante. La vérité se trouve dans le fait que ta voix dérange. Au bal de Bangui, prétendument appelé “dialogue républicain”, tu as haussé le ton contre le projet de modification de la Constitution, depuis lors, tu es dans leur ligne de mire, car n’eût été le militantisme dont tu avais fait preuve avec tes collègues, ils auraient pu incruster le projet du 3e mandat incendiaire, avec toutes les conséquences qu’on sait déja.

 

Je t’aurais conseillé de ne point t’y rendre car leurs collègues Abdoulaye Hissene et Hassan Bouba (respectivement condamné à contumace et extirpé de la CPS, baladent encore sans inquiétude) ne sont toujours pas aux mains de la justice, sauf qu’en le faisant, tu donneras raison à tes détracteurs de venir te chercher manu militari, puisque tout le combat, c’est de trouver un bon motif pour te faire passer à la guillotine. Ils ont déjà échoué, crois-moi.

 

Demain, face à la police, tu seras aussi face à notre destin. Soit ils t’arrêtent et que triomphe la jungle, dans cette justice deux poids deux mesures, soit ils t’entendent tout simplement et que poursuive l’œuvre de la démocratie.

 

Gervais, écoute-moi bien, quoiqu’il arrive, nous, nous défendrons la démocratie et rien ne nous intimidera. Ce qui nous rassure le plus, ce pays répète toujours positivement ou négativement son histoire : les tyrans d’hier sont devenus les courtisans d’aujourd’hui. Ce destin que tu parts affronter est aussi le nôtre. Gervais, courage ! Lakosso, sois fort !

 

 

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À Tambia, le chef du village kidnappé, son fils exécuté par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Cela fait déjà trois jours que la famille du chef Ardo Yougouda n’a pas de ses nouvelles. Mais son fils, âgé d’une vingtaine d’années, avait été abattu devant tous ses parents par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera communément appelé « les russes noirs ». Ces criminels de guerre, recrutés par le pouvoir, et formés par les Mercenaires russes, n’ont aucune morale humaine.

 

Le village de Tambia, situé à  75 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao, tourne depuis trois jours sans son chef Ardo Yougoud, kidnappé dans la journée du vendredi 20 mai 2022 par les miliciens Anti-Balaka faction Touadera communément appelé « russes noirs » ou encore SMP Balaka (Service Militaire Privé Balaka). Sa famille, qui est depuis sans nouvelles de lui, appelle à l’aide la communauté internationale.

« Je souffre. Mon cœur pleure, il saigne. Je n’arrive pas à dormir. Mon corps me fait mal. La vie est sans espoir. Qui va récupérer mon mari  pour moi ? Ils ont déjà tué mon fils devant moi. Ce n’est plus supportable », témoigne  l’une des épouses du chef Ardo Yougouda.

Selon des informations recueillies, ces miliciens Anti-Balaka les ont accusés d’être des indicateurs des rebelles de l’UPC. Ce que dément catégoriquement cette famille qui accuse ces miliciens d’avoir accusé faussement toute personne de l’ethnie peule comme des rebelles.

Rappelons qu’il y a plus d’une semaine, 23 personnes de l’ethnie peule ont été assassinées, 15 autres portés disparus  dans le village Bokolobo, situé à une dizaine de kilomètres du village Tambia sur l’axe Bambari. Les « russes noirs » et les soldats FACA ont été pointés  du doigt dans ce massacre.

 

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Le C.J.C.L.D sensibilise des leaders de la jeunesse de Bégoua sur la désinformation à travers une causerie- éducative.

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Rédigé par D. Y Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 23 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Une vingtaine de leaders  de la jeunesse de Bégoua ont été sensibilisés sur la désinformation par le Consortium des Journalistes Centrafricains de Lutte contre la Désinformation (C.J.C.L.D) le samedi 21 mai 2022. L’activité s’est déroulée à la maison des jeunes de Bégoua.  

centrafrique.org/photo-de-famille-du-cjcclld-avec-les-leaders-jeunes-de-begoua/” data-wpel-link=”internal”>Photo de famille du CJCLD avec les leaders jeunes de Bégoua copyright CNC du 21 -05- 22
Photo de famille du CJCLD avec les leaders jeunes de Bégoua copyright CNC du 21 -05- 22

 

Georges OUAPURE ZEZE, coordonnateur du C.J.C.L.D, a expliqué que la désinformation constitue un phénomène qui mine notre pays la République Centrafricaine : « Le phénomène de la désinformation mine notre société et alimente les crises. C’est un fléau qu’il faut attaquer à la racine, un phénomène qui ne peut être éradiqué certes, mais plutôt atténué».

 

L’objectif est de sensibiliser et outiller les participants sur les fondamentaux de la lutte contre la désinformation afin qu’ils soient des relais communautaires de lutte contre la désinformation à Bégoua.

 

Christophe GREMALI, président de la jeunesse communale de Bégoua, reconnait que la désinformation alimente les conflits et la guerre. Il souhaite que cette campagne s’étende sur le territoire national.

 

Les participants, très motivés, remercient le C.J.C.L.D pour cette initiative. Ils recommandent une formation sur les techniques de vérification des fausses nouvelles pour apporter leur contribution à la lutte contre la désinformation et discours de haine en République Centrafricaine.

 

Cette activité est organisée dans le cadre du projet « sauver la démocratie contre la désinformation en Centrafrique » financé par l’ambassade de France à Bangui.

 

Le C.J.C.L.D

Communiqué de presse de “Africans Rising” pour la semaine de libération d’Afrique 2022

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Mobilisation de masse pour la Semaine de la libération de l’Afrique 2022

Africans Rising

For Justice, Peace & Dignity

 

 

Mobilisation de masse pour la Semaine de la libération de l’Afrique 2022

 

Introduction

Africans Rising pour la Justice, la Paix et la Dignité est un mouvement panafricain de personnes et d’organisations qui travaillent pour la paix, la justice et la dignité. Nous sommes déterminés à encourager la solidarité et l’unité d’action des peuples d’Afrique pour construire l’avenir que nous voulons – un droit à la paix, à l’inclusion sociale et à la prospérité partagée.

Ainsi, la Mobilisation de masse pour la libération de l’Afrique du 25 mai est destinée à mobiliser tous les Africains – organisations locales, syndicats, groupes communautaires, organisations de femmes, groupes confessionnels, groupes de jeunes, associations locales, médias, particuliers – pour agir sur des thèmes ou des questions spécifiques en rapport avec les contextes locaux et continentaux. Il peut s’agir d’actions visant à demander des comptes aux gouvernements, à remettre en question le statu quo, à faire preuve de solidarité, etc. et ces actions peuvent aller de réunions communautaires, de projections de films à des protestations, des marches, etc.

Pour honorer cet engagement, la première mobilisation a eu lieu le 25 mai 2017, lorsque deux mille volontaires, partenaires, partisans et amis ont organisé un total de 300 actions & événements dans 42 pays du continent africain et de la diaspora, pour marquer le lancement d’Africans Rising. Le 25 mai 2018, la mobilisation a été encore plus massive puisque des centaines d’actions et d’événements individuels ont été menés dans 54 pays dont 6 de la diaspora africaine autour du thème choisi pour l’année #StopTheBleeding qui fait référence à la lutte contre les fuites financières illicites et le pillage économique du continent.

En 2019, les activités de la mobilisation du 25 mai se sont étendues à des projections de films, des engagements médiatiques, des symposiums publics, des tables rondes et plusieurs autres activités sur l’esclavage moderne autour du thème « Les Africains ne sont pas à vendre ! Stop à l’esclavage et à la traite des êtres humains ». Les activités visaient à réfléchir sur le passé de la traite transatlantique des esclaves et à obtenir le soutien des Africains pour qu’ils s’unissent afin d’inciter leur gouvernement à mettre un terme définitif à l’esclavage moderne.

En 2020 et 2021, Africans Rising s’est concentré sur son thème de la santé avec le slogan #Rise40urLives ainsi que la campagne #FreeThem. Cela a permis à Africans Rising de soutenir la mise en œuvre de ses campagnes d’éducation sanitaire et de réponse au COVID-19 dans au moins 30 pays du continent africain. Nous avons également lancé une campagne de solidarité panafricaine contre le COVID-19, #Rise40urLives, et fait pression pour la libération des personnes incarcérées grâce à notre campagne #FreeThem.

Semaine de la libération de lAfrique 2022

En 2022, la bannière de la mobilisation passe de Journée de la libération de lAfrique à Semaine de la libération de lAfrique. Cela reflète la manière dont nous nous mobilisons, qui s’étend souvent sur une semaine entière d’activités plutôt que sur un seul jour, et permet de dissiper toute confusion dans l’esprit de nos membres. Cela permettra également de mieux refléter l’histoire. La discussion sur l’impératif de l’unité africaine en mai 1963 n’était pas

 

nécessairement un événement d’un jour. Elle a débuté le 23 mai 1963 et a abouti à la signature de la Charte de l’OUA, aujourd’hui UA, le 25 mai 1963.

Date

La Semaine de la libération de l’Afrique sera observée du 23 mai 2022 au 29 mai 2022.

Thème et sous-thèmes

Cette année, la mobilisation est placée sous le thème général « L’Afrique pour les Africains », qui met en évidence la nécessité de l’unité et de l’appropriation des luttes africaines, accompagné de sous-thèmes qui permettent de se concentrer sur les domaines et les tendances clés de la mobilisation en 2022. Nous mènerons la campagne virtuelle sous ce thème avec notre hashtag #Rise40urLives.

Thème général :

L’Afrique pour les Africains

« Les Africains » incluent toutes les personnes d’origine africaine où qu’elles se trouvent. Ce thème fait écho à l’appel historique lancé par Marcus Garvey aux Africains pour qu’ils s’unissent et prennent possession et contrôle de leur patrie. Sa pertinence à l’époque contemporaine est illustrée par la ruée des anciennes et nouvelles puissances mondiales sur les ressources de l’Afrique.

Sous-thèmes :

  1. Décolonisation – faire le point sur le travail inachevée de la décolonisation
  2. Justice entre les sexes – garantir l’égalité entre les sexes dans la construction de l’Afrique que nous voulons.
  • Santé – accès équitable à des soins de santé de qualité dans le contexte de COVID-19
  1. Justice climatique et environnementale – Pousser la lutte pour la justice climatique et environnementale pour construire l’Afrique que nous voulons

OBJECTIFS CLÉS

La mobilisation de cette année a pour objectif de rassembler les membres du mouvement Africans Rising afin qu’ils travaillent ensemble à une lutte coordonnée visant à sensibiliser l’opinion publique sur le travail inachevé de la décolonisation, la justice de l’eau et l’accès équitable à une santé de qualité.

Fournir une plateforme de dialogue et de sensibilisation aux soins de santé et au manque d’infrastructures sanitaires pour les communautés noires et africaines, ainsi que pour les pays ruraux et sous-développés.

Chercher ensemble des solutions africaines à la crise sanitaire – fournir des vaccins aux communautés et aux populations africaines.

Souligner le besoin crucial de justice entre les sexes pour favoriser l’inclusion dans notre marche en avant.

ACTIVITÉS DE MOBILISATION

Inscription des activités de la Semaine de la libération de l’Afrique Calendrier et carte des activités

Conversations hebdomadaires avec les membres un mois avant la Semaine de la libération de l’Afrique. Ces conversations seront l’occasion de poser des questions, d’obtenir des clarifications et des conseils.

Profiter de la Semaine de la libération de l’Afrique pour amplifier le besoin d’unité africaine. Collaborer avec un mouvement pour organiser une séance de lecture pour enfants du livre intitulé Africa Must Unite (L’Afrique doit s’unir) de Kwame Nkrumah et Black Africa : Cultural and Economie Basis for a Federated State (L’Afrique noire : Fondements culturels et économiques d’un État fédéré) de Sheikh Anta Diop, diffusée en direct sur les plateformes de médias sociaux de AR.

Lancement officiel et conférence de presse à Dakar le 23 mai 2022.

INSCRIPTION ET PARTICIPATION

Les activités marquant la libération de l’Afrique auront lieu du 23 au 29 mai 2022. Pour inscrire votre événement ou activité à la mobilisation 2022, cliquez sur ce lien https: //forms.gle / Gdh6zYbZUPF2FWgd6

Pour toute demande de renseignements ou informations complémentaires, contactez;

Courriel : engagement@africans-rising.org

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Site Web : africansrising.org/africanliberationweek/

Dernières minutes : nouvelle attaque des rebelles contre  les positions de l’armée nationale à Nzako, une dizaine des morts

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le samedi 21 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La ville minière de Nzako,  située dans le sud de la République centrafricaine, dans la préfecture du Mbomou, est à nouveau secouée ce samedi 21 mai 2022 à l’aube par des détonations d’armes lourdes et légères.

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Image d’illustration des soldats FACA /

 

Selon des sources locales, l’attaque a été menée par des éléments rebelles de l’alliance de forces pour la paix et le développement (AFPD), dirigée localement par l’ancien général du FPRC Mahamat Saleh.

Un bilan provisoire fait état d’une dizaine  de morts : 11 du côté de l’armée nationale, et 2 du côté des rebelles. Tandis qu’un soldat FACA a été fait prisonnier et six rebelles seraient blessés au cours de l’attaque.

Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, l’attaque aurait débuté  vers 5 heures du matin sur trois fronts : au nord, l’est  et l’Ouest de la ville. Les assaillants, au cours de leur assaut,  n’ont  laissé aucune marge de réaction aux éléments de  l’armée nationale qui se sont battue en retraite tout en repliant de la ville. Présentement, les soldats FACA sont en débandade vers Bakouma.

Rappelons que le jeudi 28 avril 2022, vers 4 heures du matin, les rebelles de l’alliance de forces pour la paix et le développement (AFPD) ont attaqué, d’une manière foudroyante, les positions de l’armée nationale à Nzako, une localité du Mbomou, dans le sud-Est de la République centrafricaine. L’affrontement a duré un peu plus d’une heure, faisant six morts dans le rang des soldats FACA, et trois du côté des rebelles. La quasi-totalité de ces soldats a perdu leurs outils de combats, seuls d’eux qui ont pu garder leurs armes  par-devers eux.  Au même moment, ils ont quitté précipitamment la ville pour se retrancher à Bakouma, une ville située à 60 kilomètres sur l’axe Bangassou, au sud-Est de la RCA.

Pendant ce temps, les Mercenaires russes, basés à Bria, étaient venus en renfort à Nzako pour tenter de rassurer la population. Mais à leur arrivée dans la ville, la surprise en est qu’ils ne trouvaient aucun soldat sur place. Ils les ont appelés au téléphone pour tenter de les supplier de retourner à Nzako, mais ces derniers ont catégoriquement refusé en bloc. Ces soldats ont justifié leur refus de retourner à Nzako par le comportement violent de ces mercenaires russes envers eux, et décident finalement de regagner Bangassou, puis Bambari pour afin de descendre à Bangui.

 

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En Centrafrique, le manque de ressources financières frappe l’armée nationale et la société russe Wagner

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 19 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Alors que la situation sécuritaire dans le pays se dégrade du jour en jour, l’armée nationale et ses alliées Mercenaires russes traversent un moment difficile. Plusieurs opérations militaires sur le terrain ont été suspendues, les primes générales d’alimentations des éléments déployés sur le terrain ont été drastiquement réduites. Dans l’arrière-pays, les soldats FACA et leurs alliés russes utilisent désormais des motocyclettes appartenant aux particuliers pour des patrouilles militaires. C’est inédit. L’État touche le fonds.

Bambari-ils-observent-une-greve/les-soldats-de-larmee-nationale-faca-de-retour-apres-une-marche-dentrainement-au-camp-kassai/” rel=”attachment wp-att-53953″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l'armée nationale (FACA) de retour après une marche d'entraînement ai camp Kassaï
Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï

 

L’État centrafricain ne dispose plus des ressources financières nécessaires pour entretenir son armée. Ce manque de moyens financiers est visible à plusieurs niveaux. D’abord  le gouvernement ne peut plus assurer le versement des primes générales d’alimentation des soldats ni celles de déploiement. Plusieurs opérations militaires sur le terrain ont été suspendues en raison d’une rupture dans la chaîne d’approvisionnement en carburant   de l’armée. Ce qui pousse les soldats déployés sur le terrain à emprunter des motocyclettes appartenant aux particuliers pour des patrouilles militaires. Et les conséquences sont visibles sur le théâtre d’opérations.

La semaine dernière, à Ouadda, dans la Haute-Kotto  , une attaque des combattants rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), appuyé par ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) contre les positions de l’armée nationale dans la ville avait poussé tous les soldats déployés dans cette sous-préfecture à prendre la poudre d’escampette. Ils ont du traverser à pieds dans la brousse durant des jours avant de sortir vers Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran. Le renfort, qui devrait quitter Bria pour aller sur le théâtre de l’opération à Ouadda, n’a pas pu avoir lieu. Tous les véhicules militaires n’ont plus de carburant, et les motocyclettes, pour la plupart  appartenant aux particuliers, ne sont pas aussi pratiques pour ce genre d’opération.

Sur le terrain, les mercenaires russes justifient leur immobilité par un problème d’effectif, tandis qu’à Bangui, les griots du régime accusent la France d’avoir mis la pression sur Total de ne pas approvisionner l’armée nationale et ses alliés russes en carburant.  Faux! Rétorque un pompiste centrafricain travaillant à la station Total du croisement du quatrième arrondissement. D’après lui, Total n’est pas  le seul fournisseur de carburant en République centrafricaine.

Et ce n’est pas tout! Sur certains théâtres d’opérations, les soldats sont découragés, démotivés en raison du non-versement de leur prime générale d’alimentation.

À quand cela va s’arrêter?

 

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Mafia au sommet de l’État, comment une douanière se prépare à être évacuée sanitairement à l’étranger dans le budget de l’Assemblée nationale   

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 19 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Par arrêté n°102 du 26 avril 2022, le ministre de la Santé et de la Population, sur proposition du directeur de cabinet de la présidence, avait suspendu temporairement toute évacuation sanitaire à l’étranger, avec pour principale raison : la crise budgétaire. Or, certains proches du pouvoir, qui sont d’ailleurs très connus pour des actes de fausseté  et de magouilles, multiplient des manœuvres dignes de la mafia mexicaine pour tenter de contourner cette décision.

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La douanière Prisca Wangao

 

C’est par  la petite porte, pour ne pas dire par le jeu de la mafia que madame Prisca Wangao, très malade, sera évacuée sanitairement à l’étranger dans les prochains jours, et ce, grâce à son mari, le député Jean – Sosthène Dègbè, Président de la commission défense à l’assemblée nationale.

Le député Jean - Sosthène Dègbè
Le député Jean – Sosthène Dègbè

 

Selon des informations recueillies, le député Jean – Sosthène Dègbè, avec la complicité du Premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana, a tripatouillé, dans la discrétion, des faux documents d’évacuation sanitaire d’un cadre de l’Assemblée nationale à l’étranger. Or, ce cadre de l’Assemblée nationale n’est autre que madame Prisca Wangao qui travaille en ce moment à la direction générale de la douane.

Selon les auteurs de ces faux documents, madame Prisca Wangao sera évacuée à Tunis, en Tunisie, alors qu’en été 2018 elle avait été évacuée en France. Sur place, à Paris, elle s’était battue en vain pour avoir un titre de séjour des malades et rester dans l’hexagone se soigner.

Rappelons que son mari, le député Jean – Sosthène Dègbè  fut Directeur de cabinet au ministère de l’Administration du territoire. Il avait été cité dans la grosse affaire de fabrication des cartes d’identité nationale impliquant la société libanaise Almadina. L’homme traîne derrière lui de lourd passé criminel économique.

 

Corbeaunews Centrafrique

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République centrafricaine : La COSCIPAC appelle à un nouveau concert de casserole sur toute l’étendue du territoire

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022

 

 

Bangui (CNC) – Afin de mettre fin au régime « autocratique et totalitaire » du Président Faustin Archange Touadera,  la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, a annoncé ce jeudi 19 mai 2022  dans un communiqué de presse un concert général de casserole  à compter du 28 MAI 2022 A partir de 19 heures sur toute l’étendue du territoire national. Pour la COSCIPAC, « le Président Faustin Archange Touadera est en train de faire de la RCA un pays voyou, criminel et malade ».

Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse de la COSCIPAC.

La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 013

 

La COSCIPAC appelle la population à sortir de sa torpeur et de son silence pour,
enfin, prendre ses responsabilités devant l’histoire et les hommes afin de mettre
fin au régime autocratique et totalitaire de TOUADERA !

LEVONS NOUS TOUS COMME UN SEUL HOMME PAR UN CONCERT DE
CASSEROLE, LE 28 ET LE 29 MAI 2022 A PARTIR DE 19 H 00, SUR TOUTE
L’ETENDUE DU TERRITOIRE POUR MONTRER NOTRE DEGOUT DU DESORDRE DE

TOUADERA !

La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique, COSCIPAC, la Voix des Sans Voix, tient à relater les faits graves suivants, dont le peuple centrafricain, sans exclusif, a été la victime passive depuis l’avènement au pouvoir de TOUADERA.

Pour rappel :

La Voix des Sans Voix, fidèle serviteur du peuple, mène depuis les dérives autocratiques du régime du président TOUADERA, une campagne d’éveil populaire, solidaire et sans parti pris, pour attirer l’attention des uns et des autres sur la tragédie humaine qui se joue, aux désarrois du peuple centrafricain tout entier, depuis la prise de pouvoir de ce régime jusqu’à nos jours. Cette campagne, loin d’être une campagne de dénigrement ou d’insolence, ne se tient que dans le seul but de mettre

en lumière certaines tares de la gestion du peuple et de la chose publique par ce régime autocratique composé de « bras cassés », de griots, d’assassins, de voleurs et de bénits Oui…Oui ; sans vision aucune du devenir du pays.

En effet, Voix des Sans Voix, la COSCIPAC, a eu à lancer de nombreuses alertes sur les dérives suivantes du régime de TOUADERA :

  • Les exactions et tueries de masse sur les paisibles populations de l’arrière-pays ;
  • Les enlèvements, tortures et assassinats au sein de la population de Bangui et des forces vives de la nation ;
  • Des trafics d’influences et d’intimidations à l’endroit de certains leaders et meneurs d’opinion centrafricains ;
  • Des campagnes de dénigrements ponctuées de messages d’incitation à la haine et à la violence contre certains pays amis et frères de la RCA et contre certaines Institutions Internationales telle que la Minusca ;
  • Des exactions et crimes graves commis par les mercenaires de la « NEBULEUSE WAGNER » SUR LA POPULATION CENTRAFRICAINE ET, MEME, SUR DES OFFICIERS SUPERIEURS, SOUS-OFFICIERS ET HOMMES DE RANG DES FACA ;
  • Des viols collectifs perpétrés par ces mercenaires sur des jeunes filles, des hommes et femmes centrafricains, voire, sur les femmes engagées au sein des Forces de Défense et de Sécurité Intérieure et au sein des FACA ;
  • Du Bradage et de l’exploitation illicite et anarchique de nos ressources naturelles par des consortiums chinois qui détruisent tout sur leurs passages et mettent en péril l’avenir de la nation, tout en dégradant d’une manière irréversible notre écosystème ;

Par rapport à la tenue d’un « Dialogue » devant permettre aux centrafricains de sortir des crises militaro-politiques qui enfoncent la RCA irrémédiablement vers un gouffre sans fin, des violences incontrôlées, la COSCIPAC, aussi bien que Sa Sainteté le Pape, les Partenaires au développement, les partis politiques d’opposition démocratique, voire même la CPC, ont réclamé, à

cor et à cri, un « Dialogue Inclusif » de toutes les parties en conflit ; mais, le Gouvernement de TOUADERA, gouvernement avide de sangs des innocents, s’est entêté pour nous organiser un soit disant « Dialogue Républicain », excluant de traiter les racines réels des crises actuelles, et, ne se préoccupant que d’organiser une causerie entre amis et ayant en toile de fond : la modification de la Constitution pour permettre à TOUADERA de briguer d’autres mandats afin de lui permettre, avec son équipe de « suceurs de sang », d’achever le travail d’éradication du peuple centrafricain agonisant.

Les conséquences de cette immaturité idéologique et aventure politique, nous le connaissons :

  • Reprise des hostilités sur toute l’étendue du territoire ;
  • Pénurie aggravée des produits pétroliers et des produits ménagers de première nécessité ;
  • Cessation des appuis financiers et budgétaires de la part des partenaires au développement, ce qui a emmené le Ministre en charge des finances de demande la revue en baisse du Budget de l’Etat, en ce qui concerne les départements ministériels, de 40 à 60%.

OU VA T-ON ?

Et comme si cela ne suffisait pas, le MOUVEMENT DES CORROMPUS USES ET USAGES (MCU)

vient d’officialiser sa volonté de faire de notre nation une plateforme tournante de la maffia, en prenant une loi officialisant la Crypto-monnaie, voie de paiement prisée par les réseaux maffieux car échappant a tout contrôle et permettant de blanchir sans problème de l’argent sale ; plaçant ainsi la RCA dans une situation plus qu’inconfortable par rapport aux institutions financières mondiales qui qui oeuvrent pour la traçabilité et la clairvoyance dans les transactions financières.

TOUADERA est en train défaire de la RCA un pays voyou, criminel et malade !

Le quotidien du Gouvernement ne se résume qu’en :

  • Des détournements tous azimuts des deniers publics ;

S Des vols organisés et aggravés ;

  • Des Bradages de nos ressources naturelles ;

S Des ventes illicites et illégales des biens de l’Etat et des parcelles aux étrangers ;

  • Des détournements des appuis financiers internationaux au détriment de la nation et au profit des mercenaires de WAGNER.

Aussi, la COSCIPAC vous demande à la population de réagir courageusement, rapidement, efficacement et intelligemment afin de chasser du pouvoir ces mécréants qui ne font qu’avilir le peuple pour lequel ils ont pourtant juré le sacrifice suprême pour sa défense et pour son intégrité !

  • Si nous avançons, suivez- nous !
  • Si nous tombons. Vengez- nous et relevez une armée populaire toujours plus nombreuse, plus forte et plus engagée !
  • Si nous abandonnons ou reculons, alors, achevez- nous !

 

L’heure de la vraie révolution a sonné. Alors, prenez vos responsabilités ou vous
serez exclus de la nouvelle histoire de Centrafrique qui est en train d’être écrite !

La « Terre Promise » est proche, ne lâchez pas peuple de Centrafrique ;
car, la COSCIPAC ne vous lâchera jamais !

La balle est dans votre camp, prenez vos responsabilités.

 

Cryptomonnaie, Le Salvador reçoit 44 pays en voie de développement pour parler du futur du bitcoin, mais pas la RCA

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Deuxième pays au monde à faire du Bitcoin une monnaie légale,  la République centrafricaine est aujourd’hui totalement isolée du reste du monde. Même le Salvador, premier pays au monde à légaliser la cryptomonnaie, oublie où se trouve ce pays pauvre d’Afrique centrale. Or, le président salvadorien Nayib Bukele, dans un message qu’il a publié sur Twitter le 16 mai dernier, avait annoncé la rencontre entre 44 pays  en voie de développement(32 banques centrales et 12 autorités financières) pour échanger sur l’avenir des cryptomonnaies et pour parler notamment du futur du bitcoin. Pour certains experts, le cas de la rca est différent des autres. Comment ?

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightCNC

 

Avec cette grande messe autour du bitcoin, le président salvadorien Nayib Bukele espère certainement inciter d’autres pays en voie de développement à sauter le pas.

En ce printemps 2022, le monde des cryptomonnaies traverse une période compliquée.  Le 21 avril 2022, le parlement centrafricain

avait voté une loi faisant le Bitcoin une monnaie officielle au côté du franc CFA. La loi adoptée a été promulguée  par le chef de l’État 24 heures plus tard après son adoption par l’Assemblée nationale. Elle entrera en vigueur dans 48 heures, c’est-à-dire le 22 mai prochain.

Concrètement, à partir de la semaine prochaine, les Centrafricains peuvent payer leurs contributions fiscales en bitcoin et les commerçants peuvent afficher la cryptomonnaie aux côtés du franc CFA. Avec cette mesure, le gouvernement centrafricain espère favoriser l’inclusion financière des Centrafricains. Le but est aussi de faciliter le transfert d’argent depuis l’étranger.

Selon la presse salvadorienne, avec cette grande messe autour du bitcoin, le président salvadorien Nayib Bukele espère certainement inciter d’autres pays en voie de développement à sauter le pas. Sur Twitter, il a expliqué que « les représentants de 32 banques centrales et de 12 autorités financières vont se réunir au Salvador pour discuter d’inclusion financière, d’économie numérique et de la possibilité d’ouvrir des comptes en banque aux exclus du système bancaire. Or, plusieurs études montrent que les habitants ne font pas totalement confiance au bitcoin. Au Salvador, seulement 20% de la population utilise la cryptomonnaie. En Centrafrique, seuls 11,4% des habitants ont accès à Internet, alors qu’il s’agit d’un prérequis pour effectuer des paiements en cryptomonnaies.

Or, La Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC),  une institution à travers laquelle la Banque centrale commune aux pays de la CEMAC (BEAC) régule les activités de banque, composée de six pays d’Afrique centrale, a envoyé, vendredi 13 mai,  un rappel sur son interdiction de l’utilisation des cryptomonnaies, un peu plus de deux semaines après que la République centrafricaine, un État membre, ait donné cours légal au bitcoin.

« Il est interdit aux établissements assujettis ainsi qu’à leurs partenaires techniques dans le cadre des services de paiements d’échanger ou de convertir, de régler ou de couvrir en devise ou FCFA, les transactions relatives aux cryptomonnaies ou ayant un lien avec celles-ci », peut-on lire dans la note de l’institution qui a circulé sur les réseaux sociaux, ce vendredi 13 mai.

 

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Centrafrique : le CNCA-PDD demande au Président Touadera de démissionner

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 Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 20 mai 2022

 

 Bangui (CNC) – Le Président du CONGRÈS NATIONAL CENTRAFRICAIN POUR LA PAIX, LA DÉMOCRATIE  ET LE   DÉVELOPPEMENT  (CNCA-PDD), monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI,  dans une lettre ouverte adressée au chef de l’État Faustin Archange Touadera, exige la démission de celui-ci de la présidence de la République. Selon ce leader de l’opposition démocratique, Avec le médiocre gouvernement actuel, ce régime impopulaire et criminel incarne le mal centrafricain.  

 « Durant les six années de votre règne dictatorial, le nombre de vie des centrafricains fauchées équivaut au double des personnes tuées durant tous les évènements malheureux de l’histoire de notre pays », affirme – t- il.

Ci-dessous l’intégralité de sa lettre ouverte au chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Ferdinand MBOKOTO-MADJI
Monsieur Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

 

              LETTRE OUVERTE À MONSIEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,

                           PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE,

                                                         CHEF DE L’ÉTAT

 

                                              PALAIS DE LA RENAISSANCE

                                                                 BANGUI

 

Monsieur le Président,

Aujourd’hui, la République centrafricaine fait face à des séries de crises (crise sociale,  crise post-électorale, crise économique,  crise morale, crise culturelle et crise de confiance).

 

Pour sortir ce pays de l’impasse socio-politique et sécuritaire dans laquelle vous l’avez sciemment entraîné, votre régime avait opposé une fin de non recevoir au dialogue inclusif que la classe politique et la communauté internationale avaient demandé.

Vous avez préféré la confrontation armée avec votre  concept ” woin n’a woin ” et pourtant vous n’avez pas les moyens de mener cette politique.

 

La loi fondamentale du pays est quotidiennement violée et les droits humains sont en permanence bafoués.

Plusieurs acteurs politiques de l’opposition sont arrêtés ou emprisonnés arbitrairement pour des délits d’opinion.

Des responsables de l’opposition sont interdits de sortie du territoire national, certains font l’objet de filatures policières permanentes et leurs communications sont contrôlées. Ils reçoivent des coups de fil anonymes de menaces de mort. Vous imposez à ce peuple un régime autoritaire et de terreur.

 

Les médias d’État consacrent toutes leurs émissions à la célébration du culte de votre personnalité et à la propagande de votre parti le Mouvement Coeurs Unis (MCU) aussi bien à la gloire de vos alliés Wagner et rwandais.

 

La souveraineté du peuple est ébréchée par les récentes élections truquées de manière ahurissante à cause de la mégarde d’une partie de la communauté internationale piégée, par une cour constitutionnelle qui vous est totalement soumise et par vos valets de l’Autorité nationale des élections (ANE).

Vous voulez coûte que coûte modifier la constitution que le peuple s’est choisi par référendum pour vous éterniser au pouvoir.

Quelle arrogance ? Quelle incrédulité ? Et quel risque ?

La démocratie centrafricaine telle que voulu par le peuple après les évènements de 2013 est gravement en panne.

 

Monsieur le Président, le rôle régalien des forces de défense et de sécurité est la protection des personnes et des biens ainsi que la défense de l’intégrité territoriale.

Ces forces se doivent d’être au service de la population et non contre elle. Creuset très sûr où doivent se forger le patriotisme et la conscience nationale, elles doivent être des facteurs importants de cohésion nationale.Pour remplir les missions qui leurs sont dévolues, toutes ces institutions, boucliers du peuple, doivent être mises à l’abri des luttes politiques et politiciennes.

Cependant, Monsieur le Président de la République, sous votre règne sans partage, nous assistons à la montée en puissance du tribalisme et du clanisme au sein des différentes unités qui les composent avec, des critères obscures de recrutement et de promotion y entraînant ipso facto une désunion totale. Le cas frappant et malheureux de l’enfant soldat tombé au combat à dix kilomètres de Bambari est hautement révélateur.

 

Oui Monsieur le Président de la république, il est inconcevable que les lois de plus en plus inconstitutionnelles qui sont votées par certains suiveurs qui siègent à l’Assemblée nationale, ne servent qu’à protéger vos intérêts et ceux de votre clan et à assouvir vos égo au détriment de la population qui n’a aucun recours valable et efficace.

Il est inconcevable que vos proches et vous même soyez au-dessus des lois de la république.

Durant les six années de votre règne dictatorial, le nombre de vie des centrafricains fauchées équivaut au double des personnes tuées durant tous les évènements malheureux de l’histoire de notre pays.

 

Monsieur le Président de la république,

Vous vous faites facilement avoir par certains médias animés par des menteurs et des escrocs mais aussi par des situationnistes à la quête de fortunes faciles et qui se disent panafricanistes.

Votre entourage est constitué de maîtres griots et pourtant vous êtes sans ignorer qu’il n’y a jamais eu de griots dans l’histoire ou dans la culture centrafricaine.

Du fait de votre manière de diriger le pays, les centrafricains ne sont plus respectés à l’extérieur.

 

Parallèlement à votre faiblesse de caractère, vous entretenez plusieurs groupes de milices privées et des mercenaires ( requins, Anti-Balaka version Touadera, Wagner et rwandais ).

Alors monsieur le Président de la république,

On ne construit pas la paix en entretenant des milices privées ou des mercenaires et en investissant beaucoup d’argent pour l’achat d’armes de moindre qualité.

Vous auriez dû investir cet argent dans des créneaux porteurs d’emplois et de croissance pour le pays et le bien-être de la population centrafricaine.

 

Les mots paix et justice que vous aimez utiliser dans vos discours lénifiants sonnent très mal et faux monsieur le Président de la république. Car, de quelle paix et de quelle justice parlez vous sans cesse quand, vous envoyez vos crocs morts libérés de force un grand criminel de guerre en la personne de Hassan Bouba et que d’autres comme le Ministre de la justice ou celui des transports et bien d’autres siègent dans votre gouvernement et à l’Assemblée nationale ?

Et même lorsque tout le peuple de Centrafrique traîne une existence misérable et n’a pas accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’alimentation de qualité, aux soins de santé même primaires, à une éducation de qualité et un logement décent ?

 

Monsieur le Président de la république,

Un citoyen qui ne mange pas à sa faim, qui ne peut se soigner quand il est malade ou qui ne peut pas scolariser ses enfants, aura t-il la tranquillité de l’esprit et la paix du cœur ?

 

Avec votre infâme et médiocre gouvernement, vous incarnez le mal centrafricain. Il y a un divorce entre tous vos discours sur la paix, la justice et vos actions belliqueuses.

 

En organisant des élections truquées pour écarter l’opposition du parlement; en organisant des transhumances politiques à destination du MCU; en créant des divisions aux seins des autres partis politiques ; en violant sans cesse notre constitution; en bafouant les libertés fondamentales; en voulant instaurer à tout prix le parti unique et en promouvant une gestion personnelle, familiale, clanique et autoritaire de l’État ; vous n’aimez donc pas la paix. Bien au contraire, vous suscitez des conflits entre les différentes composantes de la nation centrafricaine.

 

Monsieur le Président de la république,

Le peuple centrafricain souffre à cause de votre déficit moral et de votre incapacité. Le malaise est profond et la métastase se généralise.

 

La lamentable gestion du pays va à l’encontre des principes même de notre nation et de sa souveraineté.

Pour preuves, voici une liste non exhaustive des faits graves qui sont imputés à votre régime et pour lesquels nous vous demandons de démissionner de la présidence de la république :

– Menaces constantes et usage injustifié de la force brute sur la population par votre proche collaborateur le colonel Wanaga et les vampires requins ;

– Incitations à la haine par les sulfureux Blaise Didacien Kossimatchi et Héritier Doneng ;

– Non assistance aux populations en danger ;

– Complicité avec les médias nationaux et une chaîne de télévision étrangère se disant “ panafricaine ” dans le but criminel de désorienter le peuple centrafricain ;

– Abus de biens communs ;

– Tentative d’escroquerie,de blanchiment de capitaux, de financement des terroristes et d’évasion fiscale avec Bitcoin ;

– Escroquerie en bande organisée ;

– Détournement des deniers publics ;

– Protection des criminels ( le cas récent du sanguinaire Hassan Bouba);

– Association de malfaiteurs en relation avec des entreprises terroristes (Wagner, anti-balaka version Touadera, requins et corps expéditionnaire rwandais);

– Tentative de modification ou de changement de la constitution ;

– Haute trahison ;

– Appauvrissement volontaire de la population ;

– Crimes de guerre et crimes contre l’humanité ;

– Réduction d’une partie de la population en esclavage ;

– Destructions de biens;

– Chosification de la femme centrafricaine par votre Ministre conseiller très spécial et vos amis de la nébuleuse Wagner ;

– Humiliation de nos forces de défense et de sécurité par les bâtards du groupe Russe Wagner ;

– Pillage à grande échelle des ressources naturelles du pays.

 

Monsieur le Président de la république,

Pour abréger les souffrances de ce peuple qui continue d’endurer votre dictature, nous faisons appel à votre sagesse de démissionner immédiatement et sans condition de votre fonction de garant de la nation centrafricaine ; de dissoudre toutes les institutions constitutionnelles et de former un conseil composé de 72 membres issus de toutes les couches, qui  gouverneront collégialement le pays et organiserons cette fois-ci des élections générales non truquées.

 

Nous mettons très sincèrement en garde toutes ces forces malsaines et maléfiques qui gravitent autour de vous et vous poussent à commettre l’erreur dramatique de vous accrocher au pouvoir que vous ne maîtrisez plus.

 

Monsieur le Président de la république,

Profondément convaincus que vous donnerez une suite favorable à notre proposition de bon sens, nous vous prions d’agréer, l’expression de notre très haute considération.

 

 

Fait à Bangui, le 19 mai 2022

 

Le Fondateur et Président National du CNCA-PDD

Ferdinand MBOKOTO-MADJI

 

 

 

 

Etienne MALEKOUDOU suspendu du MLPC : le parti l’accuse d’avoir entretenu de groupes parallèles en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 20 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Membre du Bureau Politique , Ex-Secrétaire général du parti MLPC, monsieur Etienne MALEKOUDOU a été suspendu ce jeudi 19 mai 2022 de toutes les activités du Parti jusqu’à nouvel ordre, conformément aux dispositions des articles 78, 79 et 80 du règlement Intérieur. Il lui est reproché d’avoir entretenu de groupes parallèles en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti.

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Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Un communiqué est tombé hier soir. Les relations étaient houleuses entre l’ancien Secrétaire général  du mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et son parti, sous  fond de ralliement possible au parti au pouvoir, les Cœurs Unis. Dans un communiqué,  le bureau politique du MLPC déclare s’être réuni et décide ceci :

Vu les Statuts du Parti ;

Vu le Règlement Intérieur ;

Vu le Compte rendu de la réunion du Bureau politique du 14 Mai 2022 ;

DECIDE

 

Article 1er : Les Militants dont les noms suivent sont suspendus de toutes les activités du Parti, jusqu’à nouvel ordre, conformément aux dispositions des articles 78, 79 et 80 du règlement Intérieur. Il s’agit de :

  1. Etienne MALEKOUDOU, Membre du Bureau Politique
  2. Christian GONEDERE KOSSI, Militant

Motifs

o constitution de groupes parallèles en rébellion ouverte avec les instances dirigeantes du Parti o association avec des groupes organisés et/ou des personnes pour nuire au Parti en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des militants, cadres et dirigeants du Parti ; o dénigrement du Parti, de ses membres, militants et responsables, par voie de presse ou par tout autre moyen de communication.

Article 2 : La présente Décision qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera./-

 

Fait à Bangui, le 19 Mai 2022 Pour le Bureau Politique

Le Président

Le bureau politique du MLPC apporte de clarification  sur la crise interne au sein du parti

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Le 5è vice président du MLPC , Bernard Dillah au milieu de deux membres du bureau politique copyright CNC du 19- 05-22

 

POINT DE PRESSE

 

Thème : « Situation interne du Parti »

 

Par :    Bernard DILLAH

5èmeVice Président

 

Bangui, le 19 Mai 2022

PROPOS LIMINAIRES

 

Le refus des partis politiques de l’Opposition démocratique en général et celui du MLPC en particulier, de participer au Dialogue politique dit « républicain », considéré par le pouvoir comme un crime de lèse-majesté, a ouvert le bal à des manœuvres ostentatoires du même pouvoir pour les fragiliser, et à terme, à les liquider.

Faut-il le rappeler, la question centrale de l’inscription des thématiques essentielles qui auraient donné leur sens au Dialogue ; à savoir les voies et moyens de parvenir à une paix durable, les nécessaires réformes institutionnelles et la conclusion d’un Accord politique à la fin d’un tel Dialogue, conditionnait la participation de l’Opposition au Dialogue et donc celle du MLPC. C’est dans ce sens que le Bureau Politique, lors de sa séance statutaire du 19 mars 2022 dont le procès –verbal a été dressé, a décidé à l’unanimité de ses membres de sa non-participationà ces assises si l’inscription de ces thématiques dans les Termes de référence du Dialogue n’était pas obtenue.

Cette position du Parti a été notifiée en son temps au Président du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain, au Président du Praesidium de ce Dialogue et aux représentants du MLPC à ce Dialogue.

Si les représentants de l’opposition ne se sont pas entendus sur la manière d’exprimer leurs positions au Dialogue, sur le fond la position de l’Opposition était unanime. C’est ainsi que le Parti a demandé, par un courrier qu’il a lui-même sollicité par respect de parallélisme de forme, à notre Camarade Gabriel Jean Edouard KOYAMBOUNOU, 1erVice-Président du Parti, de se retirer du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain. Grande fut notre surprise de constater qu’il a refusé d’obtempérer et s’est donc volontairement engagé à ne pas se plier à la directive du Parti en continuant à participer aux travaux du Dialogue.

Le « refus d’exécuter les décisions et directives émanant de la Direction du Parti, et l’engagement du Parti sans en avoir reçu mandat » constituent des fautes graves selon les dispositions des articles 78 et 79 du Règlement Intérieur de notre Parti. C’est pourquoile Bureau Politique a pris la décision conservatoire de le suspendre de toutes activités du Parti et a transmis le dossier à la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, organe dédié du Parti pour trancher les litiges entre les militants et le Parti.

Alors que cet organe ne s’est pas encore prononcé sur le cas du 1erVice-Président, certains camarades se sont associés à des personnes inconnues du Parti, pour signer avec lui un prétendu Manifeste le 4 avril 2022, le rendre public et annoncer la mise en place d’une Coordination au sein du Parti.

Tous ces actes sont posés en violation des dispositions des textes régissant le Parti et qui ont servi de base à la sanction, avant lui, d’autres ex –camarades.

Faits graves, c’est le logo du Parti qu’ils utilisent ; ce sont les organes du Parti qu’ils manipulent ; ce sont les militants du Parti qu’ils démarchent pour les gagner à leur cause en les manipulant, et en colportant la rumeur selon laquelle ils auraient destitué le Président Martin ZIGUELE de la direction du Parti.

Face à la situation ainsi créée et aux actes de nature à porter atteinte à l’ordre public que posent ces camarades, le Bureau Politique a saisi le Ministre de l’Administration du Territoire, et celui de la Sécurité publique ; les Directeurs généraux de la Gendarmerie Nationale et de la Police Centrafricaine, à toutes fins utiles.

Eu égard à ce qui précède, je vous réunis ce jour pour vous donner les éléments factuels d’information afin de vous permettre de bien comprendre ce qui se passe pour l’information des militants et militantes d’une part, de vos lecteurs et auditeurs d’autre part.

Je vous remercie.

 

 

Centrafrique : Touadéra humilié à Bruxelles

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Rédigé par Jean – Paul Naïba

 

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 19 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Comme nous pouvons le constater, voici la cinglante réponse de Bruxelles à Touadéra après celle de Paris…. Jamais président d’une république n’aura été reçu avec tant de mépris, de condescendance et d’ignorance protocolaire au siège de la prestigieuse institution européenne à Bruxelles. De mémoire d’hommes qui ont servi, de prêt ou de loin, la coopération dans les deux sens, aucun souvenir ne peut rappeler une telle image qui n’honore pas la République centrafricaine.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera reçu par des cadres de l'Union européenne à Bruxelle, en Belgique
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera reçu par des cadres de l’Union européenne à Bruxelle, en Belgique

 

De plus, si les deux accompagnateurs en l’occurrence leurs excellences messieurs l’ambassadeur et le ministre d’Etat directeur de cabinet, n’ont trouvé mot à dire pour relever une telle négligence protocolaire, il n’en demeure pas moins que ceux-ci auraient au moins eu, au nom de la République et du peuple centrafricain, le courage de faire constater et demander un meilleur traitement.

 

Il est de coutume , ceci étant, qu’un président de la république étant l’incarnation d’une nation et qu’à ce titre cette institution partenaire lui réserve toujours un honneur qui lui revient et ce, au nom du peuple qu’il représente. À ce titre, quelle que soit la circonstance, un Chef d’Etat est toujours reçu soit par la Présidente de la Commission, soit par le Président du Conseil européen; le ministre en charge de la coopération pour le développement quant à lui sera toujours reçu par le ou les Commissaires européens, selon leur grade et selon leur portefeuille.

 

Ici, l’image que les services de communication de la présidence centrafricaine se sont empressés de publier prouvent à suffisance que notre président de la république est tout simplement négligé, et le mot est faible, pire cela est la démonstration de ce que les observateurs ont toujours pointé, parlant du divorce entièrement consommé entre ce régime et ses partenaires traditionnels et historiques.

 

Mais enfin, deux petits détails croustillants: vous remarquerez que Touadera et ses acolytes sont probablement reçus dans une cafétéria où une pièce banale des services de l’EEAS (Services européens pour les actions extérieures); puis seul le président Touadera dispose d’un carnet de notes et d’un stylo, ni son ambassadeur, ni son dircab n’a rien pour prendre d’éventuelles notes ou observations. Cela voudrait bien dire, s’il faut décrypter une telle image, que la messe est dite… Ils sont plutôt venus entendre un message de fermeté de l’Union européenne dans la bouche de ces pauvres quatre dames de services de bas niveau dans la hiérarchie protocolaire de cette institution, mais compétentes et appelées à faire le job le plus proprement.

 

Alors, pour ceux et celles qui s’apprêtent dit-on à accueillir notre président en grande pompe à Bangui lors de son retour, il serait judicieux de ne pas crier au succès trop vite d’un tel déplacement sans tête ni queue, surtout sans résultat.

 

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Assassinat d’un éleveur peul à Ngaguéné, 3 soldats seront sanctionnés, et le colonel Maxime Kopidou pointé du doigt pour incompétence

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique, le 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – La hiérarchie militaire n’a pas encore pris sa décision, mais d’ores et déjà trois soldats FACA, suspectés d’avoir participé directement ou indirectement à la commission du meurtre de cet éleveur peul, seront sanctionnés, et le colonel Maxime Kopidou pointé du doigt pour son incompétence à manager correctement son équipe.

centrafrique.org/alerte-info-intervention-musclee-des-faca-et-policiers-au-domicile-du-ministre-du-tourisme-a-galabadja/les-soldats-faca-en-position-de-tirs-img_3876-6/” rel=”attachment wp-att-35520″ data-wpel-link=”internal”>les soldats Faca en position de tirs IMG_3876
Image d’illustration des soldats FACA /

 

Selon le dossier de l’enquête que la Rédaction du CNC a pu consulter, les trois soldats FACA suspectés sont : le premier c’est le tueur, le deuxième est celui qui a fouillé la victime et récupère son argent (une somme d’un million de francs CFA), et le troisième est celui qui a également participer à la commission des faits. Et donc ils attendent la décision finale de leur hiérarchie cette semaine une foisle PV de leurs audition dressés.

Pour leur chef de détachement le colonel Maxime Kopidou, il sera blâmé pour son incompétence notoire à bien gérer son équipe. Comment il a pu laisser ses éléments à se comporter ainsi, d’autant plus  qu’il est officier supérieur et c’est depuis la ville de Koui qu’il les draine derrière lui ? La décision sera connue cette semaine.

Il y’a lieu de rappeler que le jeudi dernier, sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné, une localité située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, un éleveur peul avait été froidement abattu par un Soldat FACA, et une somme d’un million de francs CFA a été récupérée sur lui. Ce qui a beaucoup ému la population locale qui a préféré signaler les faits aux autorités militaires à Bouar.

 

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Sylvie Baïpo-Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères, expulsées de son logement HLM , croule sous une dette impayée en France

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC)

 

Bangui (CNC) – Selon le journal Afrique Intelligence, la ministre Sylvie Baïpo-Témon affirme n’avoir jamais bénéficié de HLM ni avoir sous-loué son logement à une autre personne. Or, selon des informations recueillies, madame Sylvie Baïpo-Témon est bel et bien locatrice d’un logement à loyer modéré en France. Mais depuis sa nomination à Bangui comme ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, elle préfère conserver son logement, mais d’une manière illégale. Et comme la loi c’est la loi, elle vient d’en être expulsée. Et ce n’est pas tout. Elle s’écroule d’une dette impayée.

Sylvie Baïpo-Témon
Sylvie Baïpo-Témon, ministre des affaires étrangères. CopyrightCNC

 

La ministre Sylvie Baïpo-Témon n’est pas la seule à être expulsée d’un logement HLM en France. L’épouse du Président centrafricain avait été aussi expulsée d’un HLM en France.

Si au Canada chaque bénéficiaire d’un logement HLM est tenu de justifier son revenu chaque année à travers la production d’une déclaration officielle de son revenu, en France, ce n’est pas le cas. Même un millionnaire peut bénéficier d’un logement à loyer modéré. C’est dans cette optique que l’épouse du chef de l’État centrafricain, les ministres et bien d’autres entourages du Président de la République bénéficient d’un tel favoritisme.  Plus graves, après leur retour au pays, ils continuent de sous-louer illégalement ces logements à des particuliers et continue de percevoir le RSA, en dépit de leur situation financière très améliorée. C’est de la mafia.

Et ce n’est pas tout! La dame de Moscou Sylvie Baïpo-Témon croule aussi sous la dette impayée en France. Selon le journal Afrique Intelligence, elle doit au fisc français une somme de 13 millions de francs CFA, équivalent de 20 000 euros.  Incroyable! À quoi joue ce groupe des tins tins ? En plus, elle ne fait pas d’effort de rembourser ses dettes impayées. C’est la honte pour la République centrafricaine.

Affaire à suivre.

 

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Comment la République centrafricaine se comporte aujourd’hui ? Analyse du député Martin Ziguélé

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – « La manière  dont les autres nous voient dépend  de la manière dont nous nous conduisons ». Pour le Président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), l’honorable Martin Ziguélé,  lorsque le Président Faustin Archange Touadera a été élu  en 2016, il a fait beaucoup  d’effort pour se comporter  comme un Président de la République. Mais depuis la signature de l’accord de Khartoum en 2019, c’est moins évident. Il se recouvre de vie sur une partie des Centrafricains, des personnes qui tiennent  le même discours que lui, ou bien qui tiennent devant lui le même discours », affirme l’homme politique. D’après lui, c’est une faute politique grave. C’est cette posture qui a conduit la RCA dans cet état actuel.

Martin Ziguelé, Président du parti MLPC
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC

 

« Je pense qu’un Président de la République est Président de toutes les Centrafricaines et tous les centrafricain, y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, parce qu’il est Président de la République. Il n’est pas Président d’une partie de la République. Malheureusement, j’ai l’impression qu’aujourd’hui le pouvoir devient partisan. Fortement partisan », regrette l’opposant Martin Ziguélé. D’après lui, son rêve le plus intime  c’est qu’après tous les sacrifices que les Centrafricains ont consenti dans ce pays, toutes les souffrances  que les Centrafricains ont connu dans ce pays, que ce pays se développe et soit débout.

« je  ne veux pas me réveiller tous les ans avec un pays  dont la richesse  se divise par deux, où les jeunes, les moins jeunes ne peuvent pas travailler, ne peuvent pas trouver un emploi dans le privé, parce que le privé ne se développe pas, parce qu’il y’a beaucoup de contraintes, et sont obligés  de se travestir pour trouver une place soit dans la fonction publique, soit dans l’armée, soit  dans les forces de sécurité intérieure. Et ils sont obligés de tenir un discours qui ne leur ressemble pas, et qui ne sont pas dans leur intérêt. Juste pour avoir accès au pain quotidien », affirme l’opposant Martin Ziguélé.

Comme disait Socrate à la jeunesse : votre intérêt c’est d’avoir un emploi et de vivre une vie digne. Ce n’est pas de suivre des discours d’occasion, circonstanciels, qui allument le feu, mais qui ne vous apportent rien parce que ce feu  va vous brûler ».

« Le miroir de tous dirigeants centrafricains doit être celui qui vit à Obo, celui qui vit à Alindao, celui qui vit à Kabo, celui qui vit à Bossangoa, celui qui vit à Nola », déclare Martin Ziguélé.

« Quand j’entends des compatriotes, dire que pour aller de Bangui à Bangassou, il faut faire un mois et demi de route ». C’est ça le problème de la RCA.

« Quand j’entends le député de Zémio ou d’Obo, dire dans un débat qu’il y’a six écoles et il n’y a aucun enseignant titulaire », c’est ça le débat.

« Quand j’entends les gens, dire qu’il y’a maladie de sommeil qui resurgit vers Kaga-Bandoro », c’est ça le débat.

« Quand j’entends les gens dire qu’on n’a pas pu relancer la filière ni du café ni du coton depuis six ans »,  c’est ça les problèmes de la RCA , précise Martin Ziguelé qui ajoute que :

« Le problème s’est donné à manger au peuple centrafricain tous les jours. D’assurer  leur santé, l’éducation de leurs enfants. Que les jeunes trouvent du travail. Qu’un jeune qui a 35 ans, 40 ans vivent encore chez leurs parents avec des enfants, des petits enfants, ce n’est pas une vie digne. Et comment le faire changer ça, il faut que notre économie se développe. Et l’économie se développe dans un environnement  politique assaini ou sain. Ce n’est pas par des injures que  nous allons régler le problème de notre pays », conclut le député Martin Ziguélé.

 

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Centrafrique : le soldat FACA, principal suspect dans l’assassinat d’un éleveur peul à Ngaguéné, est identifié. L’homme attend la décision de ses chefs.

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le Soldat FACA, principal suspect dans l’affaire de l’assassinat d’un éleveur peul sur le marché hebdomadaire  de Ngaguéné, située à 30 kilomètres de Bouar sur l’axe Niem, a finalement été formellement identifié. Il est pour le moment auditionné avec ses quatre complices à la gendarmerie de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré. Pour les Mercenaires russes, il faut le fusiller à la place publique avant ce week-end.

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Deux soldats FACA . CopyrightCNC.

 

Selon des sources proches des enquêteurs, le soldat FACA qui aurait tiré sur cet éleveur peul sur le marché hebdomadaire de Ngaguéné  le 12 mai dernier serait aussi de l’ethnie peule. Il aurait agi sans ordre de son chef, selon l’un des enquêteurs.

« Ils étaient au nombre de 11, tous sûr des motos  au moment de leur arrivée dans le village. Dès qu’ils se sont rapprochés du marché hebdomadaire, 5 d’entre eux ont sauté immédiatement pour encercler la foule, et ce, sans ordre de leur chef. Alors qu’un éleveur peul  était sur le point de partir, l’un des cinq soldats, le suspect, lui aurait intimé l’ordre de revenir. Mais le peul éleveur refuse. C’est en ce moment-là qu’il tire trois balles sur lui, et deux l’ont atteint mortellement  », confirme à CNC l’un des enquêteurs.

Pour l’heure, à la brigade de la gendarmerie à Bouar, ce sont ces cinq soldats qui ont encerclé la foule sur le marché qui sont en ce moment réauditionnés par les enquêteurs. Donc ils connaîtront leur sort d’ici à 48 heures. Mais pour les hommes de Wagner, le principal suspect doit être fusillé sur la place publique. Ce que tout le monde refuse.

 

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Massacre de Bokolobo : la mise au point de la coordination de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Dans une déclaration faite la semaine dernière à l’Agence France Presse (AFP), le porte parole militaire de la Minusca avait attribué avec étonnement  aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) l’assassinat de 10 civils à Bokolobo.  Une telle erreur n’avait pas passée inaperçue non seulement pour les centrafricains qui connaissent la réalité des faits, mais aussi pour la coordination de la CPC qui tient à faire une mise au point sur l’affaire. C’est ainsi qu’un communiqué de presse de la coordination de la CPC a été publié lundi sur les réseaux sociaux, dont la rédaction du CNC a obtenu une copie.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué.

   

l'ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l'incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC - Cyrille Jefferson Yapendé
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

MISE AU POINT SUR LES TUERIES DE GBOKOLOGBO.

 

Que S’EST-IL REELLEMENT PASSE AU VILLAGE GBOKOLOGBO, LE 09 MAI 2022?

Suite au communiqué paru dans la revue de presse 360 Afrique du 15 Mai 2022, le porte parole de la MINUSCA, le Lieutenant Colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a accusé les éléments du groupe armé UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) membre de la CPC, d’avoir perpétré des exactions sur la population civile tuant dix (10) personnes.
Un communiqué qui tronque les réalités pour protéger les mercenaires Wagner, les FACA et la milice Antibalaka aile TOUADERA et qui, sans surprise, nous rappelle la collusion encore en cours entre les mercenaires de Wagner et les forces de la MINUSCA sur le terrain de combat contre les combattants de la CPC.
Nous tenons ici à rétablir la vérité sur les tueries perpétrées par les hommes armés à la solde du Président Touadéra le 09 mai 2022.
Il faudra remonter au mercredi 05 Mai 2022 où les FACA, les requins (milices Pro Touadéra) et leurs alliés russes les mercenaires de la société Wagner ont décidé d’aller s’en prendre à la population peuhl du village GBOKOLOGBO sous le fallacieux prétexte que ces paisibles citoyens appartiennent à la CPC. Une fois sur place, ils ont arbitrairement arrêté quatre personnes qu’ils ont copieusement battues, torturées et extorquées. Les plus tenaces ont pu s’échapper tandis qu’un autre a succombé sous les coups de ces agresseurs.

Les éléments armés de la CPC basés à quelques kilomètres de là, étant mis au courant de ces exactions sur la population civile peuhl de Gbokologbo, décidèrent de déclencher une opération punitive contre les FACA, requins et leurs alliés russes. C’est ainsi qu’ils attaquèrent leur poste de garde faisant deux (2) morts dans les rangs des FACA et huit (8) parmi les requins; le reste de ces assassins s’est évaporé dans la nature. Cette attaque permis aux éléments de la CPC de récupérer tout le matériel abandonné par les FACA avant de regagner leur base.

 

Les rescapés FACA et requins de Touadéra en fuite sont allés faire appel à un renfort militaire FACA requins et Mercenaires russes, qui viendra de Bambari. Ces derniers accompagnés de leurs indicateurs vont rentrer dans le village Gbokologbo pour faire le carnage du lundi 09 mai. A leur arrivée, ils trouvèrent le village pratiquement vide et, s’étant informés, ils se rendirent au cimetière où les habitants sont allés procéder à l’inhumation du corps d’une petite fille tombée sous les balles. Ce sera par une rafale de balles d’armes automatiques que huit

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(8) personnes trouveront la mort. Vingt neuf (29) autres personnes seront exécutées à la machette, d’autres seront égorgées ou battus et laissées pour morts tandis que d’autres fuiront en la brousse. Au total trente huit (38) personnes perdirent la vie.

 

Les organisations internationales, la MINUSCA et la Croix Rouge, venues sur les lieux de cette barbarie constatèrent l’ampleur des exactions commises par les hommes armés, des assassins égorgeurs, à la solde du Président Touadéra. Ces organisations récupérèrent les corps sans vie pour inhumation.

 

A ce sujet nous voulons savoir, auprès de qui la MINUSCA s’est-elle informée sur le terrain afin de pondre ce communiqué mensonger ?

 

Le fait que Mr. Touadéra n’ai fait jusqu’à ce jour aucune déclaration pour apaiser la souffrance de cette population peuhl et prendre les dispositions nécessaires pour la protéger, prouve à suffisance que le pouvoir de Touadera a planifié un génocide contre cette communauté à-part-entière Centrafricaine.

 

La MINUSCA est-elle investie par TOUADERA de couvrir sa nudité et de dévoyer les opinions internationale et nationale, comme à son habitude, en pondant une déclaration fallacieuse, indexant la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) comme étant coupable de cette folie meurtrière?

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) rejette catégoriquement cette énième accusation de la MINUSCA et condamne avec la dernière rigueur les propos mensongers et abjects du porte parole de la MINUSCA destinés à désinformer, à manipuler les médias et à détourner l’attention des opinions nationale et internationale des crimes du pouvoir Touade-ra, pour le seul but de regagner la confiance du système Touadera devenu très virulent contre la MINUSCA.

 

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) constate avec regrets que la MINUSCA renoue avec ses pratiques partiales de collaboration négative d’antan avec le régime du Président Touadera initiée par M. Mankeur Ndiaye. Une collusion qui a donné le feu vert a Touadera de voler les élections, de piétiner systématiquement la Constitution du pays, de violer les droits de l’homme et les droits du peuple. Collusion dont la conséquence est l’exaspération du conflit entre Touadera et les oppositions démocratique et armée, l’impossibilité d’une vraie démocratie et d’un retour à l’État de droit en Centrafrique.

 

Nous savons qu’il y a longtemps que la MINUSCA a décidé de fermer les yeux sur tous les actes antidémocratiques et les crimes de guerre commis par les forces de défense et de sécurité, les milices et les alliés russes Wagner. Il y a longtemps que la MINUSCA a mis sous le boisseau la mission qui lui a été assignée. Celle de travailler sans parti pris pour mettre en confiance les acteurs et protagonistes de la crise Centrafricaine nécessaire à la recherche de la paix.

 

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La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) condamne les crimes commis sur la population centrafricaine et particulièrement sur la population peuhle de Centrafrique, par les FACA, Requins et Mercenaires russes à la solde du Président Touadéra.
Constatant malheureusement le manque de dialogue inclusif avec le pouvoir en place, et jusqu’à ce qu’une proposition de sortie de crise réaliste lui soit faite par le Médiateur dans cette crise politico-militaire, la CPC n’aura pas d’autres choix que de poursuivre son combat, afin de défendre ses positions, à chaque fois qu’elle y sera contrainte par les mercenaires de la société Wagner et les FACA qui harcèlent régulièrement ses lignes de défense.

La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), très sensible à la souffrance des populations innocentes et à la maltraitance dont sont objet les FACA de la part des mercenaires de Wagner, lance un appel pressant aux FACA de cesser de défendre le pouvoir tyrannique de Touadera et de quitter les rangs des mercenaires russes, buveurs de sang du peuple, et de rejoindre l’opposition armée de la CPC. Il n’est pas trop tard de rejoindre nos rangs pour qu’ensemble nous libérions notre patrie du joug des oppresseurs, Touadéra et ses alliés russes.

 

Fait à PARIS, le 16 Mai 2022

 

P/ La Coalition des Patriotes

 

 

wies   our le Changement

 

RCA : hausse des prix, à qui la faute ?

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Rédigé par Adama Bria

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 18 mai 2022

 

Bangui (CNC)- Le Groupe de Travail sur les Transferts Monétaires (GTTM) rassemble des travailleurs humanitaires, en RCA, sous l’autorité du Bureau des Nations Unies pour la Coordination de l’Aide Humanitaire (OCHA). Ils collectent chaque mois les prix observés dans les marchés du pays et publient un rapport appelé Initiative Conjointe de Suivi des Marchés (ICSM). Pour le mois de mars, l’augmentation du coût des denrées est sans appel : les chiffres ne mentent pas ! A qui la faute ?

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Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Ainsi, le prix du bidon est monté de 33%, l’essence de 23% ou encore l’huile végétale de 14%. Et ce n’est pas tout, ces dernières semaines, à Bangui, le prix du kilo de bœuf est brutalement passé de mille-trois-cents (1300) CFA à trois-mille (3000) CFA ! De source sûre, on rapporte que le bidon de cinq (5) litres d’huile s’est enchéri, dans certains marchés de la capitale, de dix-huit-mille (18000) CFA à quarante-cinq-mille (45000) CFA. Et n’oublions pas que certains aigrefins vendent la baguette de pain au même prix, mais ont réduit de moitié son poids… Et toujours, le sort semble s’acharner sur les mères de famille centrafricaines, qui gémissent lorsqu’il faut remplir le panier pour nourrir une famille affamée. Il n’y a pourtant pas de fatalité. Et pour cause.

 

Les experts et les analystes des conflits armés ont démontré que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a eu des répercussions inattendues sur le cours de nombreuses matières premières. L’Ukraine était l’une des premières puissances agricoles mondiales, surnommée le « grenier de l’Europe », riche en blé, en orge et en colza, avant que les chars russes ne viennent dévaster les productions agricoles.

Combien de pays africains, aussi étourdis que la cigale du conte, se sont rendus dépendants, sans que les citoyens s’en rendent compte, des fournitures agricoles ukrainiennes ? Et malheureusement, le même sort s’applique à l’essence, dont nous sommes dépourvus, et qu’il nous faut importer, alors que la Russie, grand producteur de pétrole, laisse les prix s’envoler pour financer sa guerre. Alors la pénurie s’ajoute à la hausse des prix pour priver le centrafricain des ressources les plus nécessaires à la survie…

 

Mais ce n’est pas fini. Quand la farine de blé, l’huile végétale, le riz ou l’essence ont enfin franchi les frontières du pays, qui s’en empare en premier ? Qui vient se servir par camions entiers au supermarché Rayan de Bangui ?

Partout les Mercenaires russes de Wagner font monter les prix car lorsqu’ils ont tout pris, pour manger ou faire rouler leurs véhicules, il ne reste plus assez de denrées pour maintenir des prix abordables.

Qu’on en juge, selon l’étude de l’ICSM, c’est à Ndélé que le prix moyen du panier a le plus augmenté : il atteint aujourd’hui cent-vingt-mille (120 000) CFA contre soixante-cinq-mille (65 000) CFA en moyenne, dans le pays. Cette flambée des prix est le résultat direct de l’installation de la base des mercenaires russes à Ndélé, où ils se sont distingués récemment en exécutant un de leurs interprètes…

Il est temps de faire sauter les écailles des yeux, pour voir clair : les mercenaires russes ne répandent pas seulement la violence, mais ils contribuent aussi à la hausse des prix, en organisant la pénurie des denrées dont ils se saisissent avec avidité.

 

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Centrafrique, un opposant politique privé de passeport

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Rédigé par Ian Hamel (Le Monde Afrique)

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 18 mai 2022

 

Bangui (CNC) – Le 27 mars 2022, alors qu’il devait embarquer à l’aéroport de Bangui, à destination de la France, Modeste Mbaye, premier vice-président du Rassemblement pour la République (RPR), s’est vu confisquer son billet et son passeport. Plus d’un mois plus tard, l’opposant politique n’a toujours pas reçu la moindre explication.

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Modeste Mbaye, premier vice-président du Rassemblement pour la République

 

Le 25 avril 2022, soit presque un mois après avoir été bloqué à l’aéroport, alors qu’il devait monter sur un vol d’Air Royal en direction de Paris, Modeste Mbaye envoie une missive au Médiateur de la République centrafricaine. Il explique que dès le lendemain de cet incident, il a demandé à son avocat d’introduire une requête auprès du Procureur de la République. « Si le dossier est vide, qu’on me restitue mes documents administratifs car c’est le parquet qui détient l’opportunité des poursuites et il est le patron des officiers de police judiciaire », écrit-il. N’ayant pas eu de réponse, l’ancien chargé de mission au Conseil National de Transition (2013 à 2016) demande au Médiateur de la République d’intervenir afin d’obtenir une issue « pacifiste », car « nous recherchons tous la paix et la cohésion sociale ».

 Dans une prison « à ciel ouvert »

En effet, Modeste Mbaye, 51 ans, n’a toujours pas la moindre explication. En lui confisquant son billet d’avion, son passeport et des documents personnels, le commissaire spécial de police de l’aéroport lui a simplement signifié que « l’ordre vient d’en haut ». Le quotidien local Medias Plus considère que Modeste Mbaye se retrouve finalement, depuis le 27 mars, « en prison à ciel ouvert ». Si l’opposant, responsable du RPR, créé par Alexandre Ferdinand N’Guendet, ancien chef d’État de transition par intérim, est libre de circuler à Bangui, en revanche, il ne peut pas voyager à l’étranger, « ni utiliser son passeport pour faire face à des obligations administratives à Bangui ».

 Les raisons de cette confiscation ? Selon Modeste Mbaye il s’agirait à l’origine d’une dénonciation calomnieuse, d’une « histoire de délation », qui ne serait étayée par aucune élément tangible. Décidément optimiste, l’ancien conseiller diplomatique espère encore qu’à la tête de la République centrafricaine, les autorités recherchent toujours la paix et la cohésion sociale.

 

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