La position claire et ferme du MLPC face au pseudo-référendum
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC
Bangui, 04 juillet 2023 (CNC) – Dans une séance d’échange entre le bureau politique, les camarades et les sympathisants du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), plusieurs sujets ont été abordés, notamment l’enjeu du processus du pseudo référendum pour le changement de la Constitution de la République centrafricaine. Au cœur des discussions se trouvait la non-implication du MLPC dans cette campagne référendaire.
Cette rencontre a rassemblé les conseillers politiques des trois organes de la ville de Bangui, ainsi que ceux de Bimbo et Begoua, en plus des représentants des fédérations venus des provinces. Son objectif principal était de fournir des éclaircissements sur l’historique de la prétendue crise interne au sein du MLPC, une crise que son président, Martin Ziguelé , affirme ne pas exister réellement, mais plutôt être une stratégie orchestrée par le pouvoir en place afin de fragiliser les partis d’opposition.
Le président Martin Ziguélé a également dénoncé l’organisation de ce pseudo référendum, le qualifiant de retour à la dictature d’un individu ou d’un clan, allant à l’encontre de la volonté du peuple centrafricain. Selon lui, pour que la Constitution puisse être modifiée, il est nécessaire que les trois chambres – la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale et le Sénat – soient consultées. Or, actuellement, le Sénat n’existe pas, ce qui constitue une première violation. De plus, le texte référendaire devrait être annexé au décret portant convocation du vote, mais à moins de deux semaines de la campagne référendaire, les citoyens centrafricains ne sont pas informés du contenu de ce document qu’ils sont censés voter. Ainsi, pour le MLPC, cette opération est illégale et ne mérite pas d’attention.
Au cours de cette rencontre, le Bureau Politique a également saisi l’occasion pour informer les participants de la construction en cours de la clôture du terrain devant abriter le siège du Parti. Plusieurs décisions ont été prises à l’unanimité, notamment la convocation prochaine d’une session du Conseil Politique National, la poursuite et l’extension des missions de terrain aux Fédérations non encore visitées, ainsi que l’appel à la contribution des militants pour le financement des travaux sur le terrain du Parti. En outre, le remplacement des cartes du Parti et le lancement immédiat de la campagne d’adhésion ont été annoncés.
Les participants ont été vivement sensibilisés sur la nécessité de s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre des différentes décisions prises à l’unanimité. Le MLPC dénonce l’illégalité de l’opération référendaire en cours et appelle ses membres et sympathisants à la mobilisation pour faire entendre leur voix et défendre leurs droits.
Des prisons en tant qu’unités de production : un potentiel inexploité
Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, 04 juillet 2023 (CNC) – Les prisons, souvent considérées comme de simples lieux de détention, pourraient-elles également jouer un rôle dans la production ? C’est la question qui a motivé une formation organisée par la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine) à Bangui, jeudi et vendredi derniers, à laquelle ont participé une vingtaine d’agents pénitentiaires venant de Bangui et des provinces.
L’objectif de cette formation était d’enseigner aux agents les compétences et techniques nécessaires pour assurer une gestion comptable efficace des unités de production dans les prisons de la République centrafricaine (RCA). L’idée sous-jacente était de rendre la production carcérale rentable afin d’assurer une répartition équitable des ressources.
Michel Gabriel-Zité, chef de projet réformes pénales internationales, explique : « Dans le cadre des politiques de réinsertion sociale et professionnelle des condamnés au sein des établissements pénitentiaires, la Minusca a investi plusieurs centaines de millions de francs ces cinq dernières années pour créer des unités de production. Cependant, ces unités ne sont pas toutes opérationnelles. Les retours que nous avons du terrain ne sont pas encourageants. Certaines d’entre elles ne fonctionnent plus, tandis que celles qui fonctionnent encore le font de manière inefficace. »
L’une des principales raisons est la lutte contre la sous-alimentation carcérale. L’idée était de former les détenus à l’élevage de chèvres, avec pour objectif d’obtenir un nombre suffisant de bêtes pour améliorer l’alimentation au sein des établissements pénitentiaires. Il ne s’agissait pas seulement de produire en vue de la vente, mais plutôt de favoriser l’autoconsommation. En cas de surplus, la vente des produits aurait permis de réinjecter des fonds pour soutenir l’activité. Malheureusement, si les sommes récoltées n’ont pas été utilisées à cette fin, il est compréhensible qu’au bout de quelques années, ces ateliers de production soient amenés à fermer.
Natasha Clarisse Ndotiyanga, contrôleuse pénitentiaire, a participé à cette formation de deux jours et estime qu’elle sera désormais en mesure de mieux gérer ces activités. « Auparavant, nous menions ces activités sans réelle structure. Si nous effectuons un travail de qualité, cela réduira les charges de l’État. Si certaines activités ne fonctionnent pas normalement, c’est souvent par manque de connaissances. Désormais, nous disposons des outils nécessaires pour bien gérer ces activités. La création d’une ménagerie, d’une pisciculture, d’un élevage de poulets de chair, d’une bergerie et de nombreux autres domaines de production constitue aujourd’hui les secteurs d’activité au sein des établissements pénitentiaires en Centrafrique. Si ces unités sont bien gérées, cela facilitera une meilleure prise en charge des détenus en RCA. »
Il est donc clair que les prisons de la RCA ont un potentiel inexploité en termes de production. La formation dispensée par la MINUSCA aux agents pénitentiaires constitue une première étape cruciale pour améliorer la gestion de ces activités. En permettant une utilisation plus efficace des ressources et en favorisant l’autoconsommation, ces unités de production pourraient non seulement contribuer à l’autonomie financière des établissements pénitentiaires, mais aussi améliorer les conditions de vie des détenus. Il reste à espérer que les leçons apprises lors de cette formation seront mises en pratique et que les prisons de la RCA connaîtront une véritable transformation en tant qu’unités de production fonctionnelles et bénéfiques pour tous.
Un espoir de justice pour les victimes de l’église Notre-Dame de Fatima
Église Notre-Dame de Fatima à Bangui pour l’illustration.
Bangui, 04 juillet 2023 (CNC) – L’espoir d’une réparation se profile pour les victimes des crimes perpétrés à l’église Notre-Dame de Fatima. Le chef de la cellule de communication de la cour pénale spéciale a récemment fait savoir que des avancées significatives ont été réalisées dans cette affaire.
Dans un communiqué daté du 25 juin, la CPS a annoncé la clôture des procédures à l’encontre du défunt Omar Al-Bashir, considéré comme l’auteur principal de cette attaque contre l’église catholique de Fatima. Gervais Laoulé, chef de la cellule de communication de la CPS, a souligné l’importance accordée à la protection des civils dans ce processus.
Le 21 septembre 2022, Omar Al-Bashir a été appréhendé par la cour pénale spéciale. Dès lors, la santé du suspect est devenue une priorité absolue pour les autorités judiciaires. Tout au long de la procédure, des mesures rigoureuses ont été prises afin d’assurer son bien-être.
Malheureusement, le destin en a voulu autrement et Omar Al-Bashir est décédé le 25 juin de cette année. Cependant, les procédures se poursuivent concernant les autres personnes impliquées dans cette affaire. Plusieurs individus ont été arrêtés dans le cadre de cette même procédure et sont actuellement détenus en attente de leur jugement devant la cour pénale spéciale.
Dans la mesure du possible, un procès aura lieu et les juges examineront attentivement tous les éléments de preuve présentés dans le dossier. À l’issue de ce procès, il sera déterminé si les personnes arrêtées et soupçonnées de ces crimes graves sont innocentes ou si elles seront condamnées devant la cour pénale spéciale.
La recherche de justice pour les victimes de l’église Notre-Dame de Fatima est une priorité absolue pour les autorités judiciaires. Cette affaire est d’une gravité indéniable, et il est essentiel que les responsables soient traduits en justice. Les victimes méritent d’obtenir réparation pour les souffrances qu’elles ont endurées.
« Nous espérons que les procédures en cours aboutiront à un dénouement juste et équitable pour toutes les parties concernées. La vérité doit être établie et la justice rendue. Les victimes ont droit à la reconnaissance de leur douleur et à une réparation adéquate, estiment la société civile centrafricaine.
La cour pénale spéciale joue un rôle crucial dans cette quête de justice. En mettant en place un processus rigoureux et transparent, elle envoie un message clair : les crimes commis à l’église Notre-Dame de Fatima ne resteront pas impunis.
Espérons que cette affaire servira également de rappel poignant quant à la nécessité de protéger les lieux de culte et de garantir la sécurité des fidèles. La liberté de pratiquer sa religion pacifiquement est un droit fondamental qui doit être préservé et respecté.
La prison centrale de Ngaragba à Bangui confrontée à une crise d’eau potable
Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, 04 juillet 2023 (CNC) – L’eau potable est une ressource vitale que nous considérons souvent comme acquise dans notre vie quotidienne. Malheureusement, cette réalité n’est pas toujours la même pour tout le monde. La prison centrale de Ngaragba, située à Bangui, capitale de la République centrafricaine, connaît actuellement une crise d’eau potable, suscitant de vives préoccupations parmi les détenus.
Dans un pays déjà en proie à des défis socio-économiques considérables, l’accès à l’eau potable devient une bataille supplémentaire pour la population en générale, mais également pour les autorités pénitentiaires et les détenus de la prison de Ngaragba. Les conditions de vie difficiles sont exacerbées par cette pénurie d’eau, créant ainsi une situation précaire et insalubre.
Les détenus, qui sont déjà confrontés à des conditions de détention difficiles, font part de leurs plaintes concernant le manque d’eau potable dans la prison centrale de Ngaragba. L’absence d’un approvisionnement régulier en eau potable compromet non seulement leur santé et leur bien-être, mais entraîne également une hygiène insuffisante et des risques accrus de propagation de maladies.
Face à cette situation critique, les autorités pénitentiaires ont demandé la construction de forages et de puits au sein de la prison de Ngaragba. Il est indéniable que des mesures urgentes doivent être prises pour répondre à cette crise d’eau potable et améliorer les conditions de vie des détenus.
Rappelons que l’eau est un droit fondamental, et chaque individu, y compris les détenus, mérite d’avoir accès à une eau potable et propre. Il est essentiel que les acteurs concernés s’impliquent activement dans la résolution de cette crise. Leur soutien et leur collaboration pourraient contribuer à sensibiliser davantage sur cette situation et à mobiliser les ressources nécessaires pour répondre aux besoins en eau potable de la prison centrale de Ngaragba.
En outre, il est crucial de souligner que la construction de forages et de puits ne doit pas être considérée comme une solution à court terme, mais plutôt comme une étape vers une approche plus durable de la gestion de l’eau. La mise en place de systèmes d’approvisionnement en eau potable pérennes permettrait de prévenir de futures crises et d’améliorer les conditions de vie des détenus à long terme.
L’UNICEF et les Casques bleus s’engagent ensemble pour la santé maternelle à Bossangoa
Centrafrique.org/insolite-a-bangui-une-femme-accouche-en-pleine-rue-une-petite-fille/arrivee-dun-vehicule-pour-transporter-la-jeune-femme-et-son-bebe-pour-la-maternite-ce-vendredi-8-mai-2020-par-anselme-mbatta/” rel=”attachment wp-att-38021″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/arrivée-dun-véhicule-pour-transporter-la-jeune-femme-et-son-bébé-pour-la-maternité-ce-vendredi-8-mai-2020-par-anselme-mbatta-450×337.jpg” alt=”Arrivée sur le lieu de l’accouchement d’un véhicule pour transporter la jeune maman et son bébé . Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Arrivée sur le lieu de l’accouchement d’un véhicule pour transporter la jeune maman et son bébé pour l’hôpital.
Bangui, 04 juillet 2023 (CNC) – Le 30 juin 2023, Mohamed Ag Ayoya, coordonnateur humanitaire , a partagé une excellente nouvelle sur Twitter. L’UNICEF a posé la première pierre d’une maternité d’attente à Bossangoa, une initiative visant à renforcer le niveau communautaire et à offrir des soins de santé maternelle de qualité aux femmes vivant dans des zones d’accès difficile.
La maternité d’attente est une approche novatrice qui vise à accueillir les femmes enceintes à haut risque et celles vivant dans des zones éloignées où les services de santé sont limités. Cette initiative permettra de répondre aux besoins spécifiques des femmes enceintes qui sont confrontées à des complications pendant leur grossesse ou qui ont des difficultés à accéder aux soins prénatals.
L’un des éléments clés de cette maternité d’attente est la mise en place d’un système de transport médicalisé. Une ambulance sera mise à disposition pour assurer le transfert rapide et sûr des femmes vers la maternité, en cas d’urgence ou de besoin de soins spécialisés. Cette mesure vise à réduire les risques pour la santé des femmes et à garantir des soins de qualité, même dans les zones les plus éloignées.
Le coût total de ce projet ambitieux s’élève à 243,5 millions de francs CFA (XAF). Cependant, grâce à la générosité de l’ELEVA Foundation, une organisation philanthropique engagée dans la promotion de la santé maternelle, l’UNICEF a pu concrétiser cette initiative et offrir un avenir meilleur aux femmes enceintes de Bossangoa, en général celles de l’Ouham.
Cette maternité d’attente est une étape cruciale dans la lutte contre la mortalité maternelle et la promotion de la santé maternelle et infantile dans la région. En offrant un soutien aux femmes enceintes et en améliorant l’accessibilité des services de santé, l’UNICEF et l’ELEVA Foundation démontrent leur engagement envers le bien-être des communautés vulnérables.
La pose de la première pierre de cette maternité d’attente est une preuve tangible que lorsque des organisations internationales, des fondations philanthropiques et des gouvernements locaux travaillent ensemble, des progrès significatifs peuvent être réalisés pour améliorer la vie des populations les plus vulnérables.
Ce projet est également une inspiration pour d’autres initiatives similaires dans le monde entier. En combinant les ressources, l’expertise et la volonté politique, il est possible de faire une réelle différence et de créer un avenir plus équitable et plus sûr pour toutes les femmes et tous les enfants.
L’UNICEF et ses partenaires continueront de travailler sans relâche pour promouvoir la santé maternelle et infantile, en veillant à ce que chaque grossesse soit une période de joie et de sécurité pour les femmes du monde entier. Cette maternité d’attente à Bossangoa est une étape importante sur cette voie, et nous pouvons tous nous réjouir de cet accomplissement remarquable.
Poutine veut changer les chefs de Wagner en Centrafrique, Touadera conteste et exprime sa colère
Le Russe Alexandre Ivanov, chef de la COSI
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Le Président russe Vladimir Poutine sorti vainqueur dans la tentative de coup d’Etat de son ami Evgueni Prigojine, envisage de remplacer les chefs de la société de mercenariat russe, Wagner, en République centrafricaine. Alexandre Ivanov, Dimitry Syty et Vitaly Perfilev, actuellement à la tête du groupe de mercenariat russe Wagner en République centrafricaine, sont sur le point d’être évincés par le Kremlin. Cette décision fait suite à l’insurrection menée récemment en Russie par Evgueni Prigogine, le chef du groupe, selon les informations rapportées par le Daily Beast.
Selon des responsables centrafricains bien informés, le gouvernement russe aurait informé leurs homologues centrafricains que les opérations de Wagner, à leur demande, peuvent se poursuivre dans le pays, mais que la direction du groupe serait remplacée. Cela signifie que les alliés de Prigogine, dont les chefs d’opérations renommés Dimitry Sytyet Vitaly Perfilev, seront évincés.
un chef Wagner au côté de son ami ministre Hassan Bouba, accompagnés de la ministre du commerce Léa Doumta au km5 lors de la négociation avec les commerçants du KM 5 qui faisaient la grève pour protester contre le kidnapping des habitants du KM5 par les Wagner
Un conseiller du Président Faustin-Archange Touadéra, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré au Daily Beast : “Des hauts responsables russes ont appelé le président Touadéra pour lui assurer que Wagner resterait dans le pays et que tout se passerait bien. Mais ils ont également mentionné que les dirigeants seraient remplacés.”
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a déclaré la semaine dernière que les mercenaires de Wagner déployés en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale ne seraient pas retirés à la suite de l’insurrection. Cependant, le désir apparent du Kremlin de remplacer les hommes de confiance de Prigogine qui dirigent le groupe au nom de la Russie n’est pas bien accueilli en République centrafricaine.
ngamana au côté de sarandji et chef de Wagner en Centrafrique
À l’initiative du Président de la République Faustin Archange Touadera, “Plusieurs membres du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua se sont réunis et ont convenu que le Premier ministre devrait informer le ministère russe de la Défense que le pays préférait continuer à travailler avec la direction actuelle”, a déclaré un conseiller à la présidence de la République. “Le pays est très satisfait de ce que la direction a accompli jusqu’à présent”, ajoutent-ils
Un officier supérieur des Forces armées centrafricaines (FACA) a également confié au Daily Beast, sous couvert d’anonymat, avoir entendu qu’un haut responsable du gouvernement avait mentionné le remplacement de la direction du groupe Wagner :
“L’un des membres du cabinet du président m’a dit que les autorités russes souhaitaient un changement de direction”, a déclaré l’officier des FACA travaillant à l’État-major à Bangui, la capitale. “Le président lui-même n’apprécie clairement pas cette idée, et il est en colère.”
La direction actuelle du groupe Wagner en République centrafricaine est extrêmement loyale envers Prigogine. Il y a quelques semaines à peine, Alexandre Ivanov, porte-parole de Wagner dans le pays et intermédiaire entre Prigogine et les opérations du groupe en RCA, a vivement critiqué une directive du gouvernement russe exigeant que toutes les sociétés militaires privées concluent des contrats avec le ministère de la Défense d’ici le 1er juillet 2023. Il a qualifié cette mesure de “tentative du ministre de la Défense de s’emparer du pouvoir” de Prigogine, exprimant son soutien à la décision de ce dernier de ne pas se conformer. “Je soutiens pleinement la décision de Evgueni Prigojine de ne pas signer de contrat avec le ministère de la Défense pour le moment”, a-t-il déclaré.
Bien qu’Ivanov, qui a été sanctionné par le Trésor américain en janvier, joue un rôle de liaison entre la Russie et les mercenaires de Wagner en République centrafricaine, les opérations du groupe sont supervisées à la fois par Syty et Perfilev, deux hommes accusés de superviser les violations des droits de l’homme commises par Wagner dans le pays.
Syty est responsable des opérations du groupe et conseille le président Touadéra en matière de communication. En décembre dernier, Evgueni Prigojine l’a qualifié de “patriote de la Russie et de la République centrafricaine” après avoir survécu à une explosion de bombe postale qui l’a gravement blessé et hospitalisé pendant plusieurs jours. Il a été placé sous sanctions financières par le Trésor américain en septembre 2020, en raison de ses liens avec Prigogine et son implication en République centrafricaine.
Quant à Perfilev, il conseille Touadéra en matière de sécurité nationale et est dit être le meilleur ami de Dmitry Utkin, bras droit de Prigogine et co-fondateur de Wagner. Il entretient également une relation étroite avec Touadéra, avec qui il a un accès direct et avec qui il échange régulièrement. Perfilev supervise tous les entrepreneurs de Wagner présents dans le pays.
“Ces deux hommes ont fait tant de sacrifices pour nous”, a déclaré en privé un responsable du cabinet du Premier ministre Felix Moloua au Daily Beast. “Ils sont très importants pour la République centrafricaine.” affirme-t-il avec amertume avant de conclure que le gouvernement : “ne souhaite vraiment pas que ces hommes partent à un moment où les groupes armés menacent à nouveau”.
Ces derniers mois, Félix Moloua, qui a été nommé Premier ministre en février 2022, a joué un rôle clé dans les relations entre la République centrafricaine et la Russie. En janvier, il s’est rendu à Moscou pour renforcer les liens de son pays avec Wagner, où il a rencontré les responsables du ministère russe de la Défense. Avant d’être Premier ministre, Moloua occupait le poste de ministre de la planification économique et de la coopération internationale de la République centrafricaine, à une époque où Wagner commençait à faire des affaires dans le pays et à s’implanter dans le secteur minier.
“Il entretient de bonnes relations avec le ministre russe de la Défense”, a déclaré l’officiel du cabinet du Premier ministre à propos de Moloua. “Nous verrons s’il réussira à convaincre la Russie de maintenir les commandants de Prigogine à la tête de Wagner en Centrafrique.”
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Poutine veut changer les chefs de Wagner en Centrafrique, Touadera conteste et exprime sa colère
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Le Président russe Vladimir Poutine envisage de remplacer les chefs de Wagner en République centrafricaine. Alexander Ivanov, Dimitry Syty et Vitaly Perfilev, actuellement à la tête du groupe de mercenariat russe Wagner en République centrafricaine, sont sur le point d’être évincés par le Kremlin. Cette décision fait suite à l’insurrection menée récemment en Russie par Evgueni Prigogine, le chef du groupe, selon les informations rapportées par le Daily Beast.
Selon des responsables centrafricains bien informés, le gouvernement russe aurait informé leurs homologues centrafricains que les opérations de Wagner se poursuivraient dans le pays, mais que la direction du groupe serait remplacée. Cela signifie que les alliés de Prigogine, dont les chefs d’opérations renommés Dimitry Syty et Vitaly Perfilev, seront évincés.
Un conseiller du Président Faustin-Archange Touadéra, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré au Daily Beast : “Des hauts responsables russes ont appelé le président Touadéra pour lui assurer que Wagner resterait dans le pays et que tout se passerait bien. Mais ils ont également mentionné que les dirigeants seraient remplacés.”
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a déclaré cette semaine que les mercenaires de Wagner déployés en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale ne seraient pas retirés à la suite de l’insurrection. Cependant, le désir apparent du Kremlin de remplacer les hommes de confiance de Prigogine qui dirigent le groupe au nom de la Russie n’est pas bien accueilli en République centrafricaine.
À l’initiative du Président de la République Faustin Archange Touadera, “Plusieurs membres du gouvernement du Premier ministre Félix Moloua se sont réunis et ont convenu que le Premier ministre devrait informer le ministère russe de la Défense que le pays préférait continuer à travailler avec la direction actuelle”, a déclaré un conseiller à la présidence de la République. “Le pays est très satisfait de ce que la direction a accompli jusqu’à présent”, ajoutent-ils
Un officier supérieur des Forces armées centrafricaines (FACA) a également confié au Daily Beast, sous couvert d’anonymat, avoir entendu qu’un haut responsable du gouvernement avait mentionné le remplacement de la direction du groupe Wagner :
“L’un des membres du cabinet du président m’a dit que les autorités russes souhaitaient un changement de direction”, a déclaré l’officier des FACA travaillant à l’État-major à Bangui, la capitale. “Le président lui-même n’apprécie clairement pas cette idée, et il est en colère.”
La direction actuelle du groupe Wagner en République centrafricaine est extrêmement loyale envers Prigogine. Il y a quelques semaines à peine, Alexander Ivanov, porte-parole de Wagner dans le pays et intermédiaire entre Prigogine et les opérations du groupe en RCA, a vivement critiqué une directive du gouvernement russe exigeant que toutes les sociétés militaires privées concluent des
contrats avec le ministère de la Défense d’ici le 1er juillet. Il a qualifié cette mesure de “tentative du ministre de la Défense de s’emparer du pouvoir” de Prigogine, exprimant son soutien à la décision de ce dernier de ne pas se conformer. “Je soutiens pleinement la décision de Yevgeny Prigogine de ne pas signer de contrat avec le ministère de la Défense pour le moment”, a-t-il déclaré.
Bien qu’Ivanov, qui a été sanctionné par le Trésor américain en janvier, joue un rôle de liaison entre la Russie et les mercenaires de Wagner en République centrafricaine, les opérations du groupe sont supervisées à la fois par Syty et Perfilev, deux hommes accusés de superviser les violations des droits de l’homme commises par Wagner dans le pays.
Syty est responsable des opérations du groupe et conseille le président Touadéra en matière de communication. En décembre dernier, Prigogine l’a qualifié de “patriote de la Russie et de la République centrafricaine” après avoir survécu à une explosion de bombe postale qui l’a gravement blessé et hospitalisé pendant plusieurs jours. Il a été placé sous sanctions financières par le Trésor américain en septembre 2020, en raison de ses liens avec Prigogine et son implication en République centrafricaine.
Quant à Perfilev, il conseille Touadéra en matière de sécurité nationale et est dit être le meilleur ami de Dmitry Utkin, bras droit de Prigogine et co-fondateur de Wagner. Il entretient également une relation étroite avec Touadéra, avec qui il a un accès direct et avec qui il échange régulièrement. Perfilev supervise tous les entrepreneurs de Wagner présents dans le pays.
“Ces deux hommes ont fait tant de sacrifices pour nous”, a déclaré en privé un responsable du cabinet du Premier ministre Felix Moloua au Daily Beast. “Ils sont très importants pour la République centrafricaine.”
Le gouvernement, affirme-t-il, “ne souhaite vraiment pas que ces hommes partent à un moment où les groupes armés menacent à nouveau”.
Ces derniers mois, Moloua, qui a été nommé Premier ministre en février 2022, a joué un rôle clé dans les relations entre la République centrafricaine et la Russie. En janvier, il s’est rendu à Moscou pour renforcer les liens de son pays avec Wagner, où il a rencontré les responsables du ministère russe de la Défense. Avant d’être Premier ministre, Moloua occupait le poste de ministre de la planification économique et de la coopération internationale de la République centrafricaine, à une époque où Wagner commençait à faire des affaires dans le pays et à s’implanter dans le secteur minier.
“Il entretient de bonnes relations avec le ministre russe de la Défense”, a déclaré l’officiel du cabinet du Premier ministre à propos de Moloua. “Nous verrons s’il réussira à convaincre la Russie de maintenir les commandants de Prigogine.”
Référendum de la honte : Les avertissements loufoques du Colonel Patassé
Capture d’écran de la vidéo du colonel Patassé
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Le colonel Ange-Gabriel Patassé, quel personnage haut en couleur ! Son délire spectaculaire dans une vidéo virale sur les réseaux sociaux est tout simplement à couper le souffle. Ah, le Colonel Patassé, quelle figure spectaculaire et inoubliable ! Sa dernière vidéo, qui s’est rapidement propagée sur les réseaux sociaux ce dimanche 2 juillet 2023, a suscité un véritable engouement auprès des internautes. Il faut dire que le Colonel, célèbre gangster du quartier Ramandji, a réussi la prouesse de se hisser au rang d’officier des forces armées centrafricaines. Un parcours hors du commun, digne d’un scénario de film d’action à petit budget.
Dans cette vidéo devenue virale, le Colonel Ange Gabriel Patassé se permet de menacer tous les Centrafricains qui ont le courage de s’opposer au référendum constitutionnel du Président Touadera, un référendum contesté et illégal. Avec une aisance déconcertante, il désigne trois individus comme des malfaiteurs supposément manipulés par des hommes politiques dans le but de déstabiliser ce référendum de la honte qui doit avoir lieu le 30 juillet prochain.
Selon le Colonel Ange Gabriel Patassé, ces trois individus auraient pour objectif de semer le désordre et le chaos dans le troisième arrondissement de Bangui lors du référendum. Mais ce n’est pas tout ! Il se voit également investi d’une mission de médiation entre les hommes politiques et les citoyens, affirmant qu’il ne négocie rien avec personne. Ah, le voilà, le Chevalier de la Constitution, prêt à en découdre pour défendre les droits du peuple centrafricain !
Dans son discours, empreint d’une solennité aussi ridicule que pathétique, le Colonel Patassé lance des avertissements à tout le monde, laissant planer la menace d’une guerre civile et tribale imminente et de la flamme qui pourrait embraser Bangui. On ne peut qu’admirer la profondeur de sa réflexion et son esprit stratégique sans faille. Assurément, les Centrafricains peuvent dormir tranquilles avec de tels défenseurs de l’ordre public.
Mais n’en déplaise au Colonel Patassé, nombreux sont les Centrafricains qui ne peuvent que s’esclaffer devant cette bouffonnerie grotesque. Certains suggèrent même qu’il ferait mieux de prendre ses talents de comédien ambulant et de les présenter dans les villes de province, devant les rebelles qui, eux, pourraient apprécier le spectacle à sa juste valeur.
Ces menaces idiotes ne font rire que les paisibles citoyens, habitués aux divagations des grands personnages de la scène politique. Ce qui poussent plusieurs internautes à dire que: ” C’est sa manière d’obtenir le plus vite que possible, son grade de général “.
Le Colonel Ange Gabriel Patassé, un homme d’action, un visionnaire, un stratège hors pair. Nul doute que sa présence et ses déclarations ne laissent personne indifférente. Puissent les dieux du cinéma lui accorder, quant il serait général comme les autres, le rôle principal dans le prochain blockbuster centrafricain. Qu’il puisse enfin se réaliser pleinement et nous offrir les plus belles pirouettes de sa carrière rocambolesque.
La Centrafrique et le mirage de l’aide russe et du BRICS : une vraie escroquerie diplomatique
Construction de pont métalique par l’expertise France au sud-est de la République centrafricaine. Photo : Ambassade de France à Bangui.
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – La promesse récente de la Fédération de Russie et du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) d’aider la République centrafricaine a suscité des réactions hilarantes sur les réseaux sociaux. Les Centrafricains, pleins de sarcasme et d’humour, se moquent ouvertement de cette promesse utopique, car ils estiment que ces pays ne font que piller les ressources minières et forestières de leur pays sans réellement contribuer au développement.
Ghislain, par exemple, ironise sur le fait que la Banque mondiale a financé la construction de routes rurales pour 240 millions de dollars, mais se demande quand la banque des BRICS fournira ne serait-ce que de l’eau potable à la population. Il souligne ainsi l’absurdité de cette promesse utopique et se moque ouvertement de l’inaction des pays membres du BRICS.
Mathieu, quant à lui, exprime son scepticisme envers la Russie en se demandant quelles contributions ce pays a apportées au développement de la République centrafricaine depuis son arrivée en 2018. Il souligne également l’incapacité de la Russie à financer et construire même un petit stade près de l’Oubangui. Sa remarque sarcastique suggère que la Russie n’est intéressée que par le pillage des ressources du pays, sans offrir de véritable aide au développement.
Giscard, d’un autre côté, tente de défendre la Russie en accusant les autorités compétentes du pays de ne pas faire leur travail en matière de développement. Il rejette l’idée selon laquelle la Russie est responsable de la situation et souligne que leur rôle principal est de garantir la sécurité plutôt que de promouvoir le développement économique. Son commentaire montre que certains Centrafricains refusent de mettre toute la responsabilité sur la Russie et préfèrent blâmer les autorités locales.
Hyppolite, enfin, réagit aux arguments de ceux qui affirment que le partenariat russe est plus bénéfique sur le plan économique que les autres. Il fait remarquer que, jusqu’à présent, il n’a rien vu de tel dans le monde. Sa remarque sarcastique souligne l’absence de preuves concrètes montrant les avantages économiques réels de ce partenariat et renforce l’idée que la promesse d’aide de la Russie de Poutine n’est qu’une illusion pour les centrafricains.
En un mot, la promesse de la Fédération de Russie et du BRICS d’aider la République centrafricaine est accueillie avec dérision et moquerie par de nombreux Centrafricains. Ils expriment leur scepticisme quant aux véritables intentions de ces pays et soulignent le manque de résultats concrets en matière de développement. Pour eux, cette promesse n’est rien de plus qu’un écran de fumée derrière lequel se cachent des intérêts égoïstes visant à piller les ressources du pays.
L’implication de BGFI BANK avec la société MIDAS sanctionnée par les américains soulève des préoccupations majeures
Commercial Bank central african (CBCA)
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – La collaboration troublante entre la banque BGFI BANK (auparavant connue sous le nom de CBCA) et la société MIDAS, une entité impliquée dans des transactions minières suspectes en République centrafricaine (RCA) risque de mettre en péril la réputation de la banque et d’exposer ses clients à des conséquences indésirables, notamment une éventuelle sanction américaine.
La société MIDAS est une filiale fictive du groupe Wagner en RCA, responsable des transactions minières du groupe. Récemment, elle a fait l’objet de sanctions de la part des États-Unis en raison de ses activités illégales et de son implication dans des pratiques mafieuses. Dans ce contexte, il est crucial que la banque BGFI BANK cesse immédiatement toute collaboration avec cette entité suspecte afin d’éviter de potentielles répercussions juridiques et financières.
La rédaction du CNC a pu obtenir une preuve documentaire de cette collaboration inquiétante. Un document intitulé “Garantie Bancaire Solidaire N°2020.026.001” atteste que la CBCA (actuellement BGFI BANK) s’est portée caution solidaire de la société MIDAS RESSOURCES auprès du Ministère des Mines et de la Géologie en RCA. Cette garantie bancaire d’un montant de 280 000 000 Francs CFA (équivalent à 500 000 dollars américains à l’époque de son émission) est destinée à couvrir les engagements de la société MIDAS dans le cadre d’un appel d’offres.
La banque BGFI BANK, en tant qu’institution financière d’envergure, se doit d’agir de manière responsable et de respecter les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et les pratiques illicites. En maintenant une collaboration avec une entité soupçonnée d’activités criminelles, la banque risque de compromettre sa propre intégrité ainsi que la confiance de ses clients.
Les clients de la BGFI BANK exhortent leur institution à rompre immédiatement tout lien avec la société MIDAS et à prendre des mesures adéquates pour renforcer ses mécanismes de contrôle et de diligence raisonnable.
« Il est primordial que la banque assume sa responsabilité sociale en évitant toute association avec des entités douteuses et en garantissant la transparence et la légalité dans ses opérations ».
« Dans le cas contraire, la banque BGFI BANK s’expose non seulement à des conséquences juridiques et financières, mais également à des dommages irréparables sur sa réputation. Les clients et les investisseurs potentiels doivent être conscients des risques associés à une telle collaboration et prendre leurs décisions en conséquence », affirment-ils.
« Il est de notre devoir de sensibiliser le public et de demander des comptes à la banque BGFI BANK concernant cette collaboration préoccupante. La transparence, l’éthique et le respect des lois internationales doivent être les pierres angulaires des activités bancaires, et il est impératif que la banque BGFI BANK se conforme à ces principes fondamentaux », ajoutent-ils.
« Nous espérons que cette mise en garde attirera l’attention de la banque BGFI BANK et l’encouragera à agir de manière responsable en mettant fin à sa collaboration avec la société MIDAS. La réputation et la confiance dans le secteur bancaire sont des éléments essentiels pour la stabilité économique et la prospérité de tout pays, et il est essentiel de protéger ces valeurs pour le bien de tous », concluent-ils.
Rappelons que l’administration américaine avait pris des nouvelles mesures punitives le mardi 27 juin, ciblant les activités du groupe mercenaire russe Wagner en République centrafricaine.
Le département du Trésor américain a indiqué que les sanctions visaient la compagnie minière Midas Ressources, qui exploite plusieurs mines en République centrafricaine, ainsi que Diamville, une entreprise spécialisée dans les transactions aurifères, toutes deux contrôlées par M. Prigojine. Les sanctions ont également été étendues à une autre société basée à Dubaï, Industrial Resources General Trading, accusée de gérer les transactions pour le compte de Diamville.
Pour le trésor américain, “L’une des sources de financement des opérations brutales du groupe Wagner provient en partie de l’exploitation des ressources naturelles dans des pays tels que la République centrafricaine et le Mali”, a déclaré Brian Nelson, sous-secrétaire au Trésor, dans un communiqué. “Les États-Unis continueront de cibler les sources de revenus du groupe Wagner afin d’empêcher son expansion en Afrique, en Ukraine ou ailleurs”, a-t-il ajouté.
De la perquisition à la paralysie : La descente aux enfers des trolles de Wagner
Evgueni-Prigojine (Mikhail Metzel/ TASS/)ST PETERSBURG, RUSSIA – AUGUST 9, 2016: Concord Catering general director Yevgeny Prigozhin at a meeting of Russian and Turkish government officials and business leaders. Photo by Mikhail Metzel/TASS/ABACAPRESS.COM Akaba | 788574_002 Санкт-Пете Russie Russia
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Dans le monde du trolling et des manipulations médiatiques, une nouvelle frappe les amateurs de canulars et de désinformation : l’usine de trolls de Prigojine, propriétaire du groupe Wagner, est en plein chaos. Les rumeurs circulent selon lesquelles un oligarque russe et allié du président Poutine, Iouri Kovalchuk, serait sur le point de prendre le contrôle de cette usine de désinformation et de manipulation russe en ligne. Quelle ironie ! Mais que se passe-t-il réellement dans cet univers sombre et insensé des trolles de Wagner ? The Bell nous dévoile les dessous de cette épopée de la bêtise.
Un désordre total :
Selon les informations rapportées par The Bell, l’usine à trolls d’Evgueny Prigojine a connu une semaine catastrophique, paralysant ainsi son activité. Suite à une rébellion interne, les forces de sécurité ont perquisitionné les bureaux de Prigojine et saisi du matériel dans tous les recoins. Les employés ont confié au média qu’il n’y a plus de gestion centralisée et que seules quelques équipes individuelles tentent de maintenir une activité en ligne. C’est ce qu’on appelle un sacré fiasco !
Des employés désintéressés :
La majorité des salariés de l’usine de trolls ont tout simplement arrêté de travailler, ne s’intéressant qu’aux paiements qu’ils attendent pour le mois de juin. Autant dire que l’engagement et la passion ne sont pas les maîtres mots dans cette usine de bêtises. Il semblerait que le moral des troupes soit au plus bas, et on peut les comprendre. Comment continuer à propager des absurdités quand l’usine s’écroule sur elle-même ?
Un responsable évanoui :
IlyaGorbunov, ancien employé de RIA Novosti et de Komsomolskaya Pravda, est le responsable des médias du groupe Wagner. Malheureusement pour lui, sa réputation ne plaide pas en sa faveur. D’après les informations rapportées, il aurait été en pourparlers avec de potentiels nouveaux propriétaires du groupe Patriot, mais son passé peu reluisant ne joue pas en sa faveur. Il semblerait même qu’il ait quitté le pays. Une fuite précipitée pour échapper aux conséquences de ses actions ?
Un avenir incertain :
The Bell révèle que pour l’instant, aucun accord n’a été conclu quant aux nouveaux gestionnaires de cet empire médiatique en perdition. Cependant, les sources estiment que le National Media Group (NMG) de Yuri Kovalchuk est le candidat le plus probable pour prendre le contrôle de ces actifs. Imaginez un oligarque russe, allié du président Poutine, aux commandes d’une usine de trolls. Cela promet des moments de rires et de dérision inoubliables !
Pour des nombreux observateurs, les trolles de Wagner vivent des jours sombres et chaotiques. Leur usine de manipulation et de désinformation en ligne est en proie à des querelles internes, à des perquisitions et à un désintérêt massif de la part de ses employés. Alors que l’avenir de cette entreprise de manipulation médiatique reste incertain, les rumeurs suggèrent que l’oligarque Iouri Kovalchuk pourrait en prendre les rênes. Quelle ironie de voir un homme influent propager des absurdités et des canulars sur Internet ! En tout cas, une chose est sûre : les trolles de Wagner sont en train de découvrir que la moquerie peut se retourner contre eux.
Entre sécurité et inconfort : La polémique des chaussures à l’hôpital de Kaga-Bandoro
La Mairie de Kaga-Bandoro, située à 345 kilomètres de Bangui.
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Dans une scène qui défie toute logique, l’hôpital préfectoral de la Nana-Gribizi, situé à Kaga-Bandoro, a récemment fait l’objet d’une controverse. Un visiteur a rapporté une demande incongrue de la part d’un agent de nettoyage : enlever ses chaussures avant d’entrer dans l’établissement. Cette politique, qui semble aller à l’encontre de toute notion de sécurité sanitaire, soulève des questions sur la responsabilité de l’hôpital envers la santé de ses visiteurs et de ses patients. Contacté à ce sujet, l’hôpital n’a pas souhaité commenter l’information, tandis qu’un infirmier a minimisé la situation en mettant en cause le caprice de cet employé.
Un dilemme inattendu : marcher pieds nus dans un hôpital ?
Il est difficile de ne pas être interpellé par cette situation qui s’est déroulée au sein même d’un établissement censé protéger et soigner les malades. Pourtant, ici à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, les visiteurs sont confrontés à une demande déconcertante à la pédiatrie : retirer leurs chaussures avant d’entrer. On peut légitimement se demander si une telle pratique est envisageable dans le monde moderne, surtout au sein d’un hôpital où convergent toutes sortes de maladies, contagieuses ou non.
L’entrée de l’hôpital de Kaga-Bandoro, dans la Préfecture de la Nana-Gribizi, en République centrafricaine
Un traitement inégalitaire entre visiteurs et personnel médical :
Le contraste entre cette exigence imposée aux visiteurs et le fait que le personnel hospitalier puisse conserver leurs chaussures est frappant. Comment peut-on justifier une politique qui expose les visiteurs à des risques potentiels alors que les employés eux-mêmes ne sont pas soumis à cette contrainte ? Cette disparité dans le traitement des individus soulève des questions sur l’équité et la cohérence des mesures de sécurité de l’hôpital.
Devant l’hôpital de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi
La protection des visiteurs et des patients en jeu :
Outre l’inconfort évident de marcher pieds nus dans un environnement hospitalier, il est crucial de prendre en considération les conséquences potentielles sur la santé des visiteurs. Si un villageois ou une personne sans connaissance suit cette demande sans réfléchir, il risque d’ignorer les dangers auxquels il s’expose. Le rôle même d’un hôpital est de protéger la population et de prévenir la propagation des maladies. Dans ce contexte, la politique actuelle de l’hôpital préfectoral de la Nana-Gribizi suscite des doutes quant à son efficacité et à sa cohérence.
Une solution possible : des chaussures d’hôpital pour les visiteurs ?
Pour éviter d’exposer la population à des risques de contamination, il serait envisageable que l’hôpital fournisse des chaussures spécifiques aux visiteurs. Lors de leur arrivée, ils pourraient échanger leurs chaussures contre des chaussures propres et désinfectées fournies par l’établissement. Cela permettrait de maintenir un environnement sain tout en offrant un confort minimal aux visiteurs. Cette approche, plus équilibrée et respectueuse de la santé publique, semble être une alternative plausible à l’exigence actuelle de marcher pieds nus.
En un mot, l’histoire de ce visiteur confronté à la demande inattendue de marcher pieds nus à l’hôpital de Kaga-Bandoro soulève des interrogations légitimes quant à la politique de l’établissement. Loin d’être anodine, cette exigence incohérente met en jeu la santé des visiteurs et la responsabilité de l’hôpital de protéger la population. Il est temps que des mesures plus réfléchies et équilibrées soient prises pour assurer la sécurité sanitaire de tous ceux qui fréquentent cet établissement médical essentiel.
Centrafrique : La résistance s’organise contre le régime corrompu de Touadera, soutenu par la Russie
Centrafrique.org/la-diplomatie-parallele-de-wagner-embarrasse-moscou/le-president-du-parlement-centrafricain-sarandji-qui-remet-la-lettre-de-felicitations-et-dencouragement-au-representant-des-forces-russes-en-Centrafrique-copyrightcnc/” rel=”attachment wp-att-51037″ data-wpel-link=”internal”>Le président du parlement centrafricain Sarandji qui remet la lettre de félicitations et d’encouragement au représentant de la société Wagner en Centrafrique. Copyright2021CNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Alors que la République Centrafricaine sombre dans le chaos et la violence, une voix s’élève au sein de la nation. Appelant à la résistance pour la liberté, la justice et le progrès, un mouvement armé, l’Alliance des Forces Nouvelles, prend forme pour défier le président Faustin Archange Touadera et ses alliés russes. Depuis l’arrivée de Touadera au pouvoir en 2016, l’espoir d’une nation en paix et prospère s’est dissipé, laissant place à un régime corrompu, une armée sous le contrôle de la milice Wagner et des violations massives des droits humains. Dans cet appel urgent, les fils et filles de la Centrafrique se lèvent pour protéger leur patrie et demandent le soutien de la communauté internationale pour démanteler ce laboratoire de déstabilisation mis en place par la Russie. Alors que le peuple centrafricain fait face à une crise sans précédent, la résistance s’organise pour rétablir la justice et mettre fin à l’oppression.
Ci-dessous, la déclaration de l’Alliance des Forces Nouvelles :
ALLIANCE DES FORCES NOUVELLES (A.F.N)
Liberté-Justice – Progrès
APPEL A LA RESISTANCE
L’avènement du professeur Faustin Archange Touadera en mai 2016 à la Magistrature suprême de notre pays censé apporter la sécurité, la paix et la justice sociale n’était qu’une fausse espérance. Le professeur Touadera a fait de notre pays la plaque tournante de la mafia
internationale, le laboratoire de déstabilisation de plusieurs pays africains par l’entremise de
Wagner avec le soutien de la Russie.
L’Afrique est en danger, Touadera est aujourd’hui une marionnette à la solde de EVGUENI PRIGOJINE. La milice Wagner a fait main basse sur la République Centrafricaine, viole de paisibles citoyens, organise des tueries de masse, pille les ressources du pays.
A cela s’ajoute l’arrivée des miliciens Rwandais génocidaires dans le but de protéger un
seul homme Faustin Archange Touadera, le Président le plus médiocre de toute l’histoire de notre pays.
Fille et fils de Centrafrique, notre pays a perdu sa souveraineté et sombre dans une
situation désastreuse.
La région du Grand Est de notre pays est abandonnée à son triste sort, le Nord traverse une situation dramatique, le centre du pays est livré à ce hachoir à viande qu’est Wagner. La justice est muselée, la presse nationale est muette, l’armée centrafricaine jadis l’une des plus brillantes du continent est tombée sous le contrôle de Wagner, milice composée de vagabonds, de criminels, de prisonniers repêchés des prisons Russes.
Le MINUSA est incapable de protéger la population, ni d’enquêter sur les crimes de Wagner.
Centrafricaines, centrafricains oui notre armée a failli.
– Je dis non à la recolonisation de mon pays,
– Je refuse d’assister au massacre de mon peuple sans rien faire.
J’ai donc décidé de m’engager pleinement en prenant le flambeau d’une résistance armée (Alliance des Forces Nouvelles) composée des patriotes de tout bord afin d’aider à la libération totale de notre pays.
Dans l’histoire des peuples du monde, quand la politique et l’armée échouent ; les peuples ont toujours défendu leur liberté par toutes les formes de résistance. Filles, fils de Centrafrique, lève-toi pour défendre ta liberté, ta patrie. Faustin Archange Touadera l’illégitime est incapable de diriger ce pays. N’ayez plus peur ; ralliez-vous à nous pour chasser ces mercenaires de notre sol et mettre fin au régime du professeur Touadera pour haute trahison.
Nous ne sommes pas seuls dans la lutte contre cette nébuleuse terroriste, la communauté internationale est derrière nous car cette guerre est planétaire. Nous exigeons que soient traduits devant la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité le professeur Faustin Archange Touadera et certains hauts gradés des forces armées centrafricaines (FACA) qui collaborent avec Wagner.
Nous demandons à la communauté internationale, aux pays amis et frères de la République Centrafricaine de nous aider à démanteler ce laboratoire déstabilisant des pays du continent installé par VLADIMIR ROUTINE dans notre pays.
Ensemble nous vaincrons !
– Que Dieu nous aide à libérer notre pays, – Que Dieu protège le peuple centrafricain.
Amoliations :
-Nation Unies: Mr Antonio GUTERRES -Union Européenne: Mme Maria PE3âNOVIC -Quai d’Orsay: Mme Catherine COLONNA -Union africaine: Mme Louise MUSHIKIWABO -Ambassade des Etats Unis (Paris) -Ambassade du Cameroun (Paris) -Ambassade du Tchad (Paris) -Ambassade du Soudan (Paris) -Ambassade du Sud SOUDAN (Paris) -Ambassade de la RDC (Paris) -Ambassade du Congo (Paris)
Cartes électorales perdues et duplicatas douteux, L’ANE joue avec la démocratie
Le président de l’ANE entouré par les quelques commissaires. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Alors que le référendum constitutionnel illégal approche, l’Autorité nationale des élections (ANE) dévoile sa stratégie sournoise pour garantir des résultats prédéterminés, confirmant les craintes d’une fraude massive.
Dans une tentative pathétique de se donner une apparence de crédibilité, l’ANE a récemment fait une sortie publique pleine de spectacle. Ils prétendent s’engager à résoudre les problèmes des électeurs ayant perdu leur carte électorale. Quelle ironie ! L’organisation responsable de cette farce électorale prétend maintenant vouloir aider ceux qui ont perdu leur carte. C’est comme si un voleur promettait de retrouver les objets volés.
Le porte-parole de l’ANE, Théophile Momokoama, a tenté de donner plus de détails sur les mesures prises par l’organisation. Selon lui, des dispositions ont été prises pour permettre à tous les Centrafricains de participer au vote référendaire du 30 juillet. Il a mentionné les cas de cartes perdues, de cartes détruites et de cartes non distribuées.
Pour les cartes non distribuées, l’ANE a prétendu avoir donné des instructions à ses démembrements pour informer les électeurs et leur demander de se rendre dans leur bureau de vote pour récupérer leur carte. Cependant, compte tenu de l’incompétence notoire de l’ANE et de son manque d’organisation, il est peu probable que ces cartes soient réellement disponibles.
Quant aux personnes ayant perdu leur carte, l’ANE prétend avoir émis une circulaire permettant aux électeurs de demander un duplicata. Vraiment ? Est-ce que l’ANE s’attend sérieusement à ce que les gens croient qu’elle est capable de fournir des duplicatas de manière efficace et transparente ? C’est un comble, étant donné que l’ANE a déjà prouvé son incapacité à organiser des élections libres et équitables.
Enfin, l’ANE prétend que toutes les cartes des électeurs inscrits en 2020 sont disponibles auprès de ses démembrements. Mais qui peut croire une telle affirmation ? L’ANE a montré maintes fois qu’elle est incapable de gérer efficacement la distribution des cartes électorales et de garantir que tous les citoyens puissent exercer leur droit de vote.
Il est clair que l’ANE tente désespérément de se donner une image de légitimité et de crédibilité, mais ses actions parlent d’elles-mêmes. Ce référendum constitutionnel illégal et contesté est une mascarade orchestrée par l’ANE pour servir les intérêts du pouvoir en place. La population centrafricaine mérite mieux que cette farce démocratique. Il est grand temps de mettre fin à l’autorité de l’ANE et de permettre à un organisme indépendant et crédible de superviser les élections en République centrafricaine. Seul un tel changement pourra rétablir la confiance du peuple et garantir des élections véritablement libres et démocratiques.
La mort tragique d’Oumar AL BACHIR : L’affaire qui ébranle la CPS
Oumar AL BACHIR
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Depuis la mort du détenu Oumar AL BACHIR, les doutes et les interrogations ne cessent de croître quant aux raisons exactes de son arrestation par la Cour Pénale Spéciale (CPS). Alors que les parents du défunt crient à l’erreur judiciaire, la CPS avait affirmé qu’une enquête était en cours pour vérifier l’identité du suspect Oumar AL BACHIR. Une affaire qui suscite des débats dans tout le pays.
Contacté par téléphone depuis le Cameroun, l’oncle d’Oumar AL BACHIR, Monsieur ABOULKASSIM ALGONI TIDJANI, ancien ministre Conseiller Spécial à la Présidence de la République, soutient catégoriquement que son neveu a été arrêté illégalement par la CPS. Selon lui, la Cour Pénale Spéciale aurait commis sa première erreur judiciaire en Centrafrique. Les bases juridiques de l’arrestation d’Oumar AL BACHIR seraient inexistantes, et son nom aurait été confondu avec celui de BACHIR TOM.
Oumar AL BACHIR aurait clamé son innocence dès le début et aurait même entamé une grève de la faim, poussant cette protestation ultime jusqu’à en perdre la vie. La CPS aurait ainsi terni sa mémoire, selon les dires de son avocat. Il est temps, affirme-t-il, que justice soit rendue à Oumar AL BACHIR et à tous les innocents qui ont été capturés par la CPS. Pourtant, la Cour Pénale Spéciale n’a toujours pas répondu à cette requête, mais elle est vivement encouragée à le faire rapidement. En cas de réaction de la CPS, celle-ci sera rendue publique.
Par ailleurs, les parents d’Oumar AL BACHIR ont annoncé leur intention de déposer plainte contre la CPS dans les prochains jours. Néanmoins, ils n’ont pas précisé devant quelle juridiction ils comptent porter cette affaire, laissant planer le mystère sur les étapes à venir.
Cette affaire suscite une vive émotion et soulève des questions cruciales concernant le respect de la justice en Centrafrique. La mort tragique d’Oumar AL BACHIR appelle à une transparence totale dans cette affaire et à une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de son arrestation et de son décès en détention.
Stratégies genre et changement climatique : Une belle distraction du ministère de l’Environnement
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) –Le ministère de l’Environnement et du Développement durable, dirigé par un plaisantin politique, vient de valider un document de stratégie genre et changement climatique. Une nouvelle qui, à première vue, pourrait sembler encourageante et témoigner de l’engagement du gouvernement centrafricain envers la protection de l’environnement. Cependant, il est difficile de ne pas ressentir une pointe d’étonnement et d’ironie face à cette décision. Car pendant que le ministère s’attelle à élaborer des stratégies pour des problèmes lointains, le pays fait face à des défis bien plus pressants et concrets.
Parmi ces défis, nous pouvons mentionner la déforestation massive perpétrée par le groupe Wagner dans la préfecture de la Lobaye. Cette destruction incontrôlée de notre patrimoine forestier a des conséquences désastreuses sur l’écosystème et contribue grandement au changement climatique. Mais apparemment, cela ne semble pas être une priorité pour le ministère de l’Environnement. Peut-être que les stratégies genre et changement climatique incluent des actions secrètes pour inverser la déforestation causée par les mercenaires russes ?
Un autre exemple flagrant de l’inaction du ministère est la construction anarchique par les personnalités du pays qui se déroule sur la colline de Bazoubangui. Les règles élémentaires de protection de l’environnement sont bafouées, les autorisations sont délivrées sans discernement et les conséquences sur le paysage et les ressources naturelles sont catastrophiques. Mais bon, pourquoi se soucier de cela lorsque nous pouvons plutôt discuter des problèmes de genre liés au changement climatique ?
Et que dire de la contamination des terres par les exploitations minières russes et chinoises ? Ces sociétés étrangères exploitent nos ressources naturelles sans le moindre égard pour l’environnement ou pour la santé des populations locales. Les produits toxiques qu’elles déversent dans nos sols sont un véritable poison pour notre écosystème. Mais apparemment, le ministère de l’Environnement est bien trop occupé à élaborer des stratégies genre pour se préoccuper de ces problèmes réels et urgents.
Il est indéniable que la question du genre et du changement climatique est importante et mérite une attention particulière. Cependant, il est essentiel de ne pas négliger les problèmes concrets qui touchent directement le pays et ses habitants. La déforestation, la construction anarchique et la contamination des terres sont des problèmes qui nécessitent une action immédiate et efficace. Plutôt que de se perdre dans des considérations théoriques et abstraites, le ministère de l’Environnement ferait mieux de se concentrer sur les vrais défis qui nous attendent.
Ceci dit, il est difficile de ne pas ressentir une certaine ironie face à la décision du ministère de l’Environnement de prioriser les stratégies genre et changement climatique au détriment des problèmes réels et urgents auxquels la République centrafricaine est confrontée. Alors que la déforestation, la construction anarchique et la contamination des terres continuent de causer des ravages dans notre pays, il est temps pour le ministère de se réveiller et de prendre des mesures concrètes pour protéger notre environnement et assurer un avenir durable pour tous les Centrafricains.
Le défi de la reconstruction en Centrafrique : Les routes et ponts en piteux état entravent le développement de Rafaï
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – La sous-préfecture de Rafaï, nichée à plus de 140 km de Bangassou dans la région du Mbomou, lutte pour se relever des récentes crises sécuritaires qui ont secoué le pays. Mais c’est le piètre état des routes et des ponts qui se révèle être le principal obstacle entravant le développement de cette localité.
Lors d’une réunion qui s’est tenue la semaine dernière à Bangassou, le sous-préfet de Rafaï, monsieur Constant-Cocolou, s’est plaint de cette situation préoccupante :
“Avec les conflits répétés des groupes armés, la population n’a guère la quiétude nécessaire pour vaquer normalement à ses occupations champêtres et autres activités contribuant au développement de la sous-préfecture de Rafaï. Nous sollicitons du gouvernement des moyens logistiques permettant aux forces de défense et de sécurité intérieures de circuler librement.
La réhabilitation des routes et la construction de ponts sont donc indispensables pour évaluer l’étendue de l’avancée des rebelles. À Rafaï, nous demandons spécifiquement la réhabilitation des deux bacs situés sur la rivière Wara et la rivière Chinko, ou bien la construction d’un pont solide pour traverser ces deux cours d’eau. Cette mesure favorisera la fluidité des déplacements, un élément essentiel au développement.
De plus, les petits ponts reliant Selim à Demya et de Rivissaka, sont dans un état déplorable, entravant ainsi la circulation, même des motos, sans parler des camions de transport de marchandises et de personnes.
En ce qui concerne la santé, nous avons maintenant un médecin qui réalise des interventions sur place, notamment des césariennes et autres opérations. Malheureusement, ce professionnel manque de matériel pour effectuer son travail correctement.”
Le défi de la reconstruction en Centrafrique.
Le sous-préfet de Rafaï soulève donc des problématiques cruciales qui entravent le développement socio-économique de cette région. Le mauvais état des infrastructures routières et des ponts limite la mobilité des forces de sécurité et empêche les échanges commerciaux. Sans une intervention urgente du gouvernement pour réhabiliter les routes, construire des ponts solides et fournir le matériel médical nécessaire, il sera difficile pour la sous-préfecture de Rafaï de se relever des conséquences dévastatrices des crises sécuritaires. L’amélioration de ces infrastructures constitue donc un pilier essentiel pour favoriser le développement durable de cette localité et offrir à sa population un avenir meilleur.Le défi de la reconstruction en Centrafrique .
Promotion de l’agriculture pour combattre la pauvreté et la crise alimentaire dans la Nana-Mambéré
Deux femmes qui reviennent du champs . Photo CNC
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – L’Institut des actions concrètes pour le développement (IRAD) met en place une stratégie novatrice visant à promouvoir l’agriculture dans la région de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Conscient des défis auxquels sont confrontés les agriculteurs locaux, l’IRAD a créé un centre de formation au village de Vouyin, situé à 25 km de Bouar sur la route de Baoro, dans le but de vulgariser de nouvelles techniques culturales auprès des acteurs du secteur.
La principale motivation derrière cette initiative est de lutter contre la pauvreté et la crise alimentaire qui sévissent dans la région. Grâce à ce centre de formation, les groupements agropastoraux, les associations et les particuliers auront l’opportunité d’apprendre et d’adopter des techniques agricoles plus efficaces et durables.
Le formateur en agriculture, Samuel Komomola, explique l’importance de cette initiative en mettant en avant les questions clés qui doivent être abordées : comment améliorer les pratiques culturales, comment revitaliser les sols appauvris et comment augmenter les rendements de production. En fournissant des réponses concrètes à ces interrogations, les apprenants pourront optimiser leurs techniques de production, choisir les cultures les plus adaptées à leurs besoins et comprendre les raisons qui motivent leurs choix.
Il est également essentiel de souligner que ce centre de formation offre un large éventail de cultures, permettant ainsi aux apprenants de diversifier leurs activités agricoles. En favorisant une approche holistique de l’agriculture, l’IRAD encourage la création d’un sol équilibré contenant tous les éléments nécessaires à la fertilité à long terme. Grâce à la compréhension des oligoéléments et à leur utilisation adéquate, les sols de la région peuvent rester fertiles et productifs.
Les agriculteurs de la région de Bouar ont depuis longtemps fait face à un manque d’encadrement dans leurs activités agricoles, ce qui a entravé leur développement. L’implantation de ce centre de formation représente donc une solution appropriée pour remédier à cette situation et contribuer à la relance de l’agriculture dans la Nana-Mambéré. Les bénéfices de cette initiative sont d’autant plus évidents lorsque l’on entend les témoignages de personnes comme Hasta Zuda, une cultivatrice expérimentée avec 40 ans de carrière. Grâce aux connaissances acquises, elle a pu sortir de la simple culture de subsistance et se tourner vers la vente de ses produits pour subvenir aux besoins de sa famille. Elle souligne également l’importance de transmettre ces connaissances à ses descendants, qui pourront à leur tour bénéficier de cette opportunité pour améliorer leur situation.
La mise en place d’un champ expérimental de 5 hectares permettra aux apprenants de mettre en pratique les connaissances acquises au sein du centre de formation. Cela renforcera leur apprentissage et leur permettra d’expérimenter de nouvelles approches et techniques agricoles dans un environnement réel.
Il convient de souligner que ce projet bénéficie du soutien financier de l’Union européenne en partenariat avec la Fondation Suisse des déménages. Cette collaboration internationale témoigne de l’importance accordée à la promotion de l’agriculture et à la lutte contre la pauvreté dans la région.
Référendum constitutionnel et tensions en Centrafrique : Le Haut conseil de la communication contre les propos haineux
Monsieur Josué Richard Pouabi, Président du HCC. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. Copyright2018CNC.
Bangui, 03 juillet 2023 (CNC) – Lutter contre les discours de haine et les rumeurs qui minent le bon fonctionnement de l’administration est devenu une priorité pour le Haut conseil de la communication. Dans cette optique, une formation a été organisée le jeudi 29 juin, réunissant des membres d’organisations de la société civile, des cadres de l’administration et des centrales syndicales.
Nelly Yapendé, représentante du Haut conseil de la communication, a exprimé l’importance de ces assises qui visent à lutter contre la désinformation, à gérer les rumeurs et à promouvoir l’éducation aux médias. L’événement a rassemblé des représentants des institutions de la République, des départements ministériels et de la société civile, dans le but de favoriser les échanges d’informations et de sensibiliser les participants à l’utilisation responsable des médias.
Il convient de souligner que lorsque nous parlons des médias aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement des médias traditionnels. Les réseaux sociaux ont acquis une influence considérable dans la diffusion de l’information. Ainsi, il est primordial de réfléchir à la façon dont nous utilisons les médias, en veillant à ne pas les utiliser uniquement pour diffamer ou propager des rumeurs, mais plutôt pour éduquer et conscientiser les individus. L’objectif est de créer une atmosphère propice à la paix, à la consolidation du vivre ensemble et à une cohabitation pacifique au sein de nos communautés.
Il est important de rappeler que depuis la convocation du corps électoral par le Président de la République, Faustin Archange Touadera , en vue d’un référendum constitutionnel illégal et contesté prévu le 30 juillet prochain, les tensions se sont exacerbées dans le pays. Les partisans du régime se livrent à des menaces et des insultes publiques sur les réseaux sociaux, tandis que les opposants à ce référendum, plus nombreux, refusent de se laisser dominer, ce qui a pour conséquence des échanges houleux et insultants entre les deux groupes.
Face à cette situation préoccupante, la formation dispensée par le Haut conseil de la communication revêt une importance capitale. Elle permettra de sensibiliser les acteurs de la société civile, de l’administration et des centrales syndicales aux enjeux liés à l’utilisation des médias, en mettant l’accent sur la nécessité de promouvoir le respect mutuel, la tolérance et la recherche du dialogue constructif.
La lutte contre les discours de haine et les rumeurs nécessite une approche collective et une volonté commune de promouvoir une communication responsable et éthique. Le Haut conseil de la communication joue un rôle clé dans cette démarche en formant les acteurs impliqués et en encourageant la prise de conscience de l’impact des médias sur la société.
Il est essentiel que chacun comprenne sa responsabilité en tant qu’utilisateur des médias, qu’il s’agisse des médias traditionnels ou des réseaux sociaux. En privilégiant une utilisation responsable et respectueuse, nous pourrons contribuer à créer un environnement médiatique sain et constructif, favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle.
En un mot, la formation organisée par le Haut conseil de la communication constitue une étape importante dans la lutte contre les discours de haine et les rumeurs. En encourageant une utilisation responsable des médias et en sensibilisant les acteurs de la société civile, de l’administration et des centrales syndicales, nous pourrons œuvrer ensemble pour consolider le vivre ensemble, promouvoir la paix et favoriser une cohabitation pacifique au sein de nos communautés.
CENTRAFRIQUE : L’ALGORITHME RÉFÉRENDAIRE FORCE LA LÉGITIMITÉ DANS UNE ÉQUATION ÉLECTORALE À PLUSIEURS INCONNUES.
Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 02 juillet 2023 (CNC) – Au lendemain des manœuvres politiques visant à s’approprier la cour constitutionnelle, les réelles intentions du pouvoir de Bangui d’occuper indéfiniment le fauteuil royal se précisent et prennent corps avec la confirmation officielle du premier vice président de l’assemblée nationale sur les antennes de la radio France internationale « qu’à l’issue du scrutin référendaire, les compteurs seront remis à zéro ».
S’inscrivant dans la suite logique de cette dynamique, le président de la république avait par décret convoqué le corps électoral pour se prononcer sur le projet de réforme constitutionnelle en date du 30 juillet 2023.
Rappelons que le décret N*23.134 du 30 mai 2023 portant convocation du corps électoral au scrutin référendaire a défini le calendrier électoral mais n’a pas adjoint le projet de réforme constitutionnel à la portée de la population comme l’impose la loi N*23.003 du 23 janvier 2023 fixant les procédures de référendum en République Centrafricaine.
Notons également qu’en dehors de l’opposition fabriquée par le pouvoir de Bangui, le bloc de l’opposition démocratique a boudé le processus référendaire…ce qui suppose que la campagne référendaire sera à sens unique et sans réelles contradictions.
Faisant l’économie de la non actualisation du fichier électoral, du mode opaque de financement des opérations électorales, la non mise en place du démembrement de l’organe de gestion des élections, surtout l’épineux problème d’impraticabilité des infrastructures routières en saison pluvieuse nonobstant le véritable enjeu qui est l’incapacité du pouvoir de Bangui d’organiser un débat consensuel voire convaincant autour du projet…l’algorithme référendaire se retrouvera dans un contexte d’équation à plusieurs inconnues :
D’abord le corps électoral ne sait sur quoi se prononcer car le contenu du projet de réforme constitutionnelle à force de ne pas exister n’est pas disponible au public.
Ensuite à défaut d’adversaires, le corps électoral convoqué a le sentiment d’assister à un gala de boxe dans une arène où il n’y a qu’un seul boxeur sur le ring…bizarre.
Fort de tout ce qui précède, le citoyen lambda considéré comme un naïf s’interroge :
Le corps électoral est-il convoqué pour se prononcer sur quel projet de réforme constitutionnelle ?
Même si c’est notoire dans la mémoire collective, qu’est-ce qu’il y a de si vicieux dans ce projet de constitution pour qu’on puisse le cache à ce point au peuple ?
L’absence d’une véritable opposition démocratique à la kermesse référendaire n’impacterait-elle pas la crédibilité et la transparence du scrutin référendaire ?
L’absence notoire de neutralité des présidents des institutions républicaines sensées garantir l’enracinement de la démocratie ne constitue t-elle pas une entorse au processus référendaire ?
Les présidents de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), de la cour constitutionnelle et autres étant de fait des militants du parti au pouvoir, que peut-on attendre de nouveau du résultat définitif du scrutin référendaire ?
Comment légitimer un scrutin référendaire qui bafoue les règles élémentaires ou basiques du système électoral ?
Sachant d’emblée que le « oui » triomphera de cette mascarade électorale…qu’est-ce qui va changer dans le quotidien des centrafricains ?
À l’état actuel des choses, sommes-nous convaincus de l’enterrement de l’embryon démocratique et de la consécration de la dictature d’antan ?
Au regard de ce qui précède, l’exposé des motifs qui justifie le changement de constitution n’est pas convaincant si ce n’est le faux-semblant de réforme constitutionnelle qui cache mal les intentions du pouvoir de Bangui de s’éterniser au palais de la renaissance.
À l’instar des autres présidents qui ont tenté cette aventure, nous vous recommandons humblement qu’étant otage des mercenaires de Wagner, vous avez encore la latitude de renoncer à ce projet funeste porté par des « profito-situationistes ».
N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.
Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Mensonges et géopolitique : Le ministère de la Santé de la RCA dans la tourmente
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – Le gouvernement centrafricain semble avoir ajouté une nouvelle corde à son arc en matière de manipulation : trafiquer les données statistiques de la santé. Alors que des chercheurs américains ont publié une étude révélant un taux de mortalité alarmant en République centrafricaine, le ministère de la Santé a réagi avec indignation, dénonçant une instrumentalisation de la science à des fins géopolitiques. Une réaction qui ne fait que renforcer les soupçons de dissimulation de la vérité.
Les chiffres révélés par l’enquête sont pourtant accablants. Selon les chercheurs, dans les zones contrôlées par le gouvernement, le taux de mortalité atteindrait 105 décès pour 10 000 personnes par jour, tandis que dans les zones échappées au contrôle de Bangui, ce chiffre s’élèverait à 115 décès pour 10 000 personnes par jour. Des données qui contrastent fortement avec les statistiques officielles du ministère de la Santé, reprises aveuglement par les Nations-Unies.
Pierre Somsé, le ministre de la Santé et de la Population, s’est empressé de discréditer l’étude en remettant en question la méthodologie utilisée par les chercheurs. Il souligne que ceux-ci n’ont pas obtenu l’approbation du comité scientifique de l’université de Bangui ni le visa statistique de l’ICASES (Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales). De plus, il accuse les chercheurs d’avoir utilisé des images satellitaires comme base de sondage, mettant ainsi en doute la fiabilité de leurs résultats.
Pourtant, il est difficile de ne pas voir dans cette réaction une volonté délibérée de dissimuler la réalité. Les données officielles du ministère de la Santé en RCA ont souvent été critiquées pour leur manque de transparence et de fiabilité. Les accusations de manipulation des statistiques ne sont pas nouvelles, et cette dernière polémique ne fait que renforcer les soupçons de trafic des données.
Le ministre Somsé dénonce également l’instrumentalisation de la science et de la santé à des fins géopolitiques. Mais en rejetant en bloc les conclusions de l’étude sans même prendre en compte les preuves avancées, il semble plutôt lui-même utiliser la politique pour masquer une réalité dérangeante. La crise humanitaire en République centrafricaine ne peut être niée, et il est du devoir du ministère de la Santé d’agir en conséquence, en reconnaissant les problèmes et en prenant des mesures pour les résoudre.
Il est regrettable de constater que plutôt que de s’engager dans une démarche de transparence et d’amélioration, le ministère de la Santé préfère chercher à étouffer les voix critiques et à maintenir une image positive coûte que coûte. Cette attitude nuit à la crédibilité des institutions et empêche une réelle prise de conscience des problèmes de santé auxquels fait face la population centrafricaine.
Il est temps que le ministère de la Santé en République centrafricaine cesse de jouer avec les chiffres et les statistiques pour des raisons politiques. La santé publique ne devrait pas être un enjeu de pouvoir, mais une priorité absolue pour le bien-être de la population. Il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour améliorer la collecte de données et assurer la transparence dans la communication des statistiques sanitaires. La vie des citoyens ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts politiques.
Bossangoa, une nuit de terreur s’abat sur la ville, les détonations d’armes retentissent
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – jeudi 29 juin dernier, la ville de Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, située au nord-ouest de la République centrafricaine, a vécu une nuit de terreur sans précédent. Vers 19h – 20h, les déflagrations ont commencé, accompagnées de coups de feu d’une violence inouïe.
Tous types d’armes ont été utilisés lors de cette attaque, y compris des armes de gros calibre. Les balles sifflaient à travers la ville, obligeant les habitants à chercher un abri en urgence. La situation était extrêmement grave.
Les populations locales ont été traumatisées par les détonations assourdissantes de ces armes lourdes. Jusqu’à présent, personne ne connaît les raisons de cette soudaine et violente utilisation d’armes à feu. Certaines rumeurs font état de la présence de rebelles près du fleuve Ouham, suggérant que leur présence aurait déclenché cette pluie d’armes, utilisées par les éléments de l’armée nationale appuyés par les mercenaires de Wagner. D’autres affirment que c’est la peur qui a saisi les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés de Wagner.
Pour l’instant, un silence total règne sur les circonstances exactes de cet événement. Le Premier ministre Félix Moloua et la représentante du Secrétaire général des Nations Unies, Valentine Rugwabiza, se sont rendus à Bossangoa dans le cadre de la campagne référendaire du Président Touadéra, lendemain de cette nuit terrifiante d’utilisation d’armes lourdes.
Ces incidents soulignent une fois de plus la fragilité de la situation sécuritaire en République centrafricaine.
Charles Armel DOUBANE Victime d’intimidation de la part du régime de Bangui
Le ministre des affaires étrangères centrafricain Armel Carles Doubane.
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) — Alors que le référendum constitutionnel tant contesté approche à grands pas en République centrafricaine, les autorités de Bangui semblent privilégier une stratégie inquiétante : l’intimidation et les menaces envers les personnalités politiques indépendantes et les opposants. Cette tactique d’un autre temps a récemment été mise en évidence par l’incident survenu devant le domicile de l’ancien ministre des affaires étrangères, Charles Armel DOUBANE. Cet événement, parmi tant d’autres, met en lumière les méthodes répressives utilisées par le régime de Bangui pour maintenir son pouvoir en place.
Un acte d’intimidation troublant :
Dans la soirée du 29 juin 2023, aux alentours de 20h27, une scène alarmante s’est déroulée devant le domicile de Charles Armel DOUBANE. Un véhicule 4×4 de luxe, avec des vitres teintées, s’est arrêté devant sa résidence. Plusieurs individus de type caucasien étaient à bord de ce véhicule. L’un des occupants, armé, est sorti de la voiture et s’est positionné à proximité de la propriété pendant un quart d’heure. Cette situation a suscité l’inquiétude des jeunes du voisinage, qui ont alerté M. DOUBANE par téléphone. Finalement, troublé par leur réaction, l’individu armé est remonté en voiture et a quitté les lieux.
Une intimidation condamnable :
Face à cette tentative d’intimidation manifeste, Charles Armel DOUBANE exprime avec fermeté sa désapprobation. Il prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences préjudiciables de tels actes, non seulement sur sa personne, mais aussi sur sa famille. Cette affaire met en évidence une attitude inacceptable de la part des autorités centrafricaines, qui sont responsables de garantir la sécurité et le bien-être de tous les citoyens, sans exception.
Appel à l’action et à la responsabilité :
En saisissant cette occasion, M. DOUBANE rappelle aux autorités centrafricaines leur devoir fondamental de veiller à la sécurité de tous les citoyens. La protection des opposants politiques et des personnalités indépendantes est essentielle pour garantir un climat démocratique et respectueux des droits de l’homme. Les méthodes d’intimidation et de menace ne font qu’affaiblir la crédibilité du gouvernement et compromettre la confiance des citoyens envers les institutions.
La République centrafricaine est à un tournant crucial de son histoire politique avec le référendum constitutionnel à venir. Dans ce contexte, il est impératif que les autorités centrafricaines abandonnent toute tentative d’intimidation et de menace envers les opposants et les personnalités politiques indépendantes. La stabilité et la démocratie du pays reposent sur le respect des droits fondamentaux et sur un débat ouvert et pacifique. Il est temps que les autorités de Bangui prennent conscience de cette réalité et agissent en conséquence, pour le bien-être et la sécurité de tous les citoyens centrafricains.
La Sangha-Mbaéré face au fléau du trafic d’organes humains
La préfecture de la ville de Nola. Photo CNC
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – Le trafic humain préoccupe de plus en plus les autorités locales de la préfecture de la Sangha-Mbaéré, située au sud-ouest de la République centrafricaine. Dans la ville de Nola, le trafic d’organes humains est devenu une activité lucrative alarmante, nécessitant une réponse urgente.
Les autorités locales ont récemment mené une mission de sensibilisation à Nyentchi, une localité située à 15 km de Nola, à la frontière . L’objectif de cette initiative était de mettre en place des stratégies efficaces pour combattre le trafic d’organes humains. La sous-préfète de Nola, Geneviève Sourougbadin, a mobilisé les notables de la région afin de trouver des solutions adéquates à ce fléau devenu monnaie courante.
Alain Bicoua, premier adjoint au maire de Bilolo, souligne l’importance de sensibiliser la population à rester vigilante, ainsi que de mobiliser les forces de l’ordre présentes à la frontière avec le Cameroun, les incitant à assumer leurs responsabilités dans la lutte contre le trafic d’organes humains.
Les trafiquants, dans le but de se procurer des ossements humains, exhument les corps des défunts dans les cimetières, sans le consentement des familles endeuillées. Ces derniers temps, certains parents se voient contraints d’enterrer leurs proches dans leurs propres concessions familiales pour échapper à ce phénomène tragique.
Bori Nazir Salo Asanga, président du comité villageois de Nyentchi, met en avant l’importance de la sécurité de la population. Selon lui, la responsabilité de prévenir ces actes réside non seulement dans les forces de l’ordre, mais également dans chaque membre de la communauté. Il souligne la nécessité de signaler tout événement suspect afin de trouver des solutions adaptées pour mettre fin à ces pratiques néfastes.
Jean-Jacques Couiano, chef du centre de santé de Bilolo, dénonce cette pratique odieuse, soulignant que cela entache l’image des services de santé. Certaines femmes refusent même d’accoucher à l’hôpital par crainte que leur sang et leur placenta ne fassent l’objet de trafic. Il a ainsi convoqué son personnel pour les sensibiliser à cette problématique alarmante.
Face à cette situation inquiétante, les autorités locales sont très préoccupées. Geneviève Chourbadin, sous-préfète de Nola, tire la sonnette d’alarme et appelle à l’aide de la population pour soutenir les forces de l’ordre présentes aux frontières. Elle souligne l’importance des indicateurs locaux qui peuvent aider à identifier les trafiquants et les encourage à collaborer avec les autorités pour éradiquer ce fléau. Elle rappelle que ces trafiquants franchissent la frontière pour atteindre leur destination, et il est donc crucial de mobiliser toutes les ressources disponibles pour les arrêter.
Les représentants de l’État dans la région de Sangha-Mbaéré s’engagent à poursuivre la lutte contre le trafic d’organes humains. Cette initiative vise à protéger la population et à mettre fin à cette activité illégale qui porte atteinte à la dignité et à la vie des individus.
La lutte contre le trafic humain exige la collaboration de tous les acteurs impliqués, des autorités locales aux forces de l’ordre, en passant par la population elle-même. Il est essentiel de sensibiliser davantage et de renforcer les mesures de prévention, de poursuite et de protection des victimes. Seule une action coordonnée et déterminée peut espérer éradiquer ce fléau et garantir la sécurité et le respect des droits fondamentaux de tous.
Centrafrique : Le référendum constitutionnel divise le pays, Dologuelé appelle à la résistance
Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) — Dans une interview sur la radio France Internationale, Anicet Georges Dologuelé, président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et membre du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a vivement critiqué les tentatives du président Faustin Archange Touaderade changer la constitution de 2016 pour briguer un troisième mandat. Selon Dologuelé, ces démarches ne sont pas soutenues par le peuple et sont motivées par des raisons personnelles.
Les autorités centrafricaines affirment que la constitution actuelle n’est plus adaptée aux réalités du pays et qu’il est nécessaire d’apporter des modifications. Cependant, Dologuelé rejette ces arguments en soulignant que le pays, ses problèmes et son peuple n’ont pas changé depuis l’adoption de la constitution en 2016. Il remet également en question le moment choisi pour ce changement, se demandant pourquoi cela n’a pas été proposé il y a cinq ans lors de l’élection de Touadera.
Dologuelé souligne que la population centrafricaine ne comprend pas les motivations derrière ce référendum constitutionnel et craint les conséquences de s’opposer ouvertement. Il dénonce le manque de transparence dans tout le processus, affirmant que la population n’a pas été consultée et que le projet de constitution est gardé secret jusqu’à la veille de la campagne référendaire. Selon lui, cela démontre le manque de respect du président envers son peuple.
Le président Touadera a nié vouloir se présenter pour un troisième mandat, mais Dologuelé doute de ces déclarations, soulignant les actions entreprises par le président pour écarter les opposants, notamment en renvoyant l’ancienne présidente de la Cour constitutionnelle qui s’opposait à toute modification constitutionnelle. Il estime que cette nouvelle constitution vise clairement à permettre à Touadera de se maintenir au pouvoir et à éliminer des candidats potentiels, tels que lui-même, qui possèdent une double nationalité.
Concernant le référendum prévu le 30 juillet, Dologuelé déclare que le BRDC ne participera pas à cette mascarade et appellera la population à ne pas y participer non plus. Il estime que les résultats sont déjà connus d’avance, car toutes les institutions de la République soutiennent la campagne du “oui”. Il dénonce le bourrage des urnes et l’absence de transparence dans tout le processus.
En ce qui concerne la relation entre la Centrafrique et la Russie, Dologuelé exprime des réserves quant à la nature réelle de cette coopération. Il estime que les liens entre certains individus au gouvernement et le groupe Wagner sont plus prédominants que les relations entre les États. Il souhaite que cesse la violence exercée par les soldats de Wagner et que le pays cesse d’être pillé de ses ressources.
Cette interview avec Anicet Georges Dologuelé met en lumière les préoccupations et les objections de l’opposition quant à la tentative du président Touadera de changer la constitution pour briguer un troisième mandat. Dologuelé dénonce le manque de consultation du peuple, le manque de transparence et la suppression potentielle de candidats potentiels à la présidence. Il appelle à un rejet du référendum et à un respect des droits démocratiques en République centrafricaine.
Découvrez les trônes de l’empereur Bokassa lors d’une exposition exceptionnelle au Château de Condé
Centrafrique.org/trone-de-bokassa-expose-a-paris/” data-wpel-link=”internal”>Trones de l’empereur Bokassa exposés en France
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) — Le Château de Condé en France dans l’Aisne sera le théâtre d’une exposition exceptionnelle de photos historiques de l’empereur Jean-Bedel Bokassa. Du 9 juillet au 3 septembre 2023, les visiteurs pourront admirer des photos rares du trône de l’empereur ainsi que d’autres trônes d’époque, et découvrir un aspect méconnu de l’histoire de l’Afrique centrale. Cette exposition offre une occasion unique de plonger dans la vie et le règne de l’empereur Bokassa, capturés par des photographes de renom de l’époque.
L’empereur Bokassa à l’honneur lors d’une exposition de photos historiques en France
Le Château de Condé en France dans l’Aisne accueillera une exposition exceptionnelle de photos historiques de l’empereur Jean-Bedel Bokassa du 9 juillet au 3 septembre 2023. Cette exposition mettra en lumière des photos rares du trône de l’empereur ainsi que d’autres trônes d’époque.
Les visiteurs pourront découvrir des images inédites de l’empereur Bokassa et son règne, capturées par des photographes de renom de l’époque. Cette exposition offre une occasion unique de découvrir un aspect méconnu de l’histoire de l’Afrique centrale, et de mieux comprendre la vie et le règne de l’empereur Bokassa.
Les organisateurs de l’exposition se sont efforcés de rassembler un ensemble de photos d’une grande qualité, provenant de différentes sources à travers le monde. Ces photos ont été soigneusement sélectionnées pour leur valeur historique et esthétique, et seront présentées dans un cadre élégant et raffiné.
Les visiteurs pourront également profiter de visites guidées de l’exposition, animées par des experts en histoire et en art. Ces visites offriront un éclairage supplémentaire sur les photographies exposées, ainsi que sur l’histoire de l’empereur Bokassa et de son époque.
L’exposition des photos historiques de l’empereur Jean-Bedel Bokassa au Château de Condé est une occasion unique de découvrir une partie fascinante de l’histoire de l’Afrique centrale. Nous invitons tous les amateurs d’histoire, d’art et de culture à venir découvrir cette exposition exceptionnelle du 9 juillet au 3 septembre 2023.
Centrafrique : Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise
Les 3 enfants qui s’approvisionnent en eau potable fournie par l’OXFAM au quartier Kpéténé dans 6ème arrdt de Bangui. Copyright CNC Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, 15 juin 2023 (CNC) — Oxfam, en partenariat avec Apsud, a présenté un projet ambitieux visant à améliorer les conditions de vie des filles, des femmes et des hommes dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par Oxfam pour soulager la souffrance des communautés touchées par la crise depuis décembre 2013.
Le projet, financé par le gouvernement irlandais (Irish Aid), est axé sur la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et la protection. Son objectif principal est d’augmenter et de garantir l’accès aux ressources alimentaires et aux moyens d’existence de 11 100 personnes, soit 1 850 ménages. Les populations hôtes et déplacées bénéficieront également d’un renforcement de leurs capacités en termes de prévention et de mitigation des menaces liées à la protection et aux traitements inhumains.
Dans le cadre de ce projet, des subventions seront accordées aux bénéficiaires pour la reprise de leurs activités génératrices de revenus. Ils recevront également un renforcement de leurs capacités dans l’élaboration et le suivi des plans d’affaires, la comptabilité simplifiée et la vie associative.
Lors de la présentation du projet, Marie Joseph Fidta Kona, première conseillère de la Mairie du 3ème arrondissement, a souligné l’importance de cette initiative pour la population. Elle a déclaré : “La crise a privé la population du 3ème arrondissement de tout. De nombreuses personnes et ménages ont dû fuir leur quartier et sont encore déplacés dans d’autres endroits. Ce projet est le bienvenu car il va nous aider à récupérer nos moyens de subsistance”.
Depuis janvier 2014, Oxfam est présente en République centrafricaine, suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus de 300 000 personnes ont bénéficié des actions de l’ONG à travers tout le pays, notamment à Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.
Oxfam intervient dans les sites de déplacés de Bangui depuis janvier 2014, en mettant en œuvre des projets liés à l’eau, à l’assainissement, à la protection, ainsi que dans les quartiers de retour, pour accompagner le mouvement de retour des déplacés en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation. Les actions de l’ONG se concentrent principalement sur les 3ème, 5ème et 8ème arrondissements, ainsi que dans la commune voisine de Bimbo.
L’objectif d’Oxfam est de soulager les souffrances, de créer des conditions durables pour le retour des personnes déplacées, de favoriser la cohésion sociale et de relancer l’économie locale. Les interventions de l’ONG visent à améliorer l’accès
aux infrastructures de base, aux biens essentiels et aux moyens de subsistance des ménages vulnérables les plus affectés par le conflit.
Le nouveau projet d’Oxfam à Bangui représente une étape essentielle dans la lutte contre les conséquences dévastatrices de la crise en République centrafricaine. Grâce à son engagement continu et à ses initiatives intégrées, Oxfam améliore les conditions de vie des communautés touchées en assurant la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et la protection des plus vulnérables. Ces efforts sont essentiels pour la stabilisation et la reconstruction du pays, en favorisant la résilience et en offrant de nouvelles perspectives d’avenir aux populations locales.
Un âne sème la terreur à Birao, un enfant de 10 ans grièvement blessé
Enseigne de l’hôpital de Birao, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine le 18 septembre 2019. Crédit photo : Moise Banafio pour CNC. Copyright2019CNC
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) – Dans la préfecture de la Vakaga, à Birao, un incident tragique s’est produit mardi dernier, lorsqu’un enfant de 10 ans a été violemment attaqué par un âne. Les témoins ont rapporté que le mammifère domestique a mordu l’enfant alors qu’il tentait de le détacher. Bien que les forces de l’ordre aient abattu l’animal, les médecins craignent maintenant que l’enfant ait été infecté par la rage. Le Dr François Xavier Bassapa, médecin-chef de l’hôpital de Birao, prend en charge le cas de l’enfant et soulève la possibilité d’une transmission de la maladie par des chiens enragés présents dans la région.
Le 27 juin 2023 restera une date sombre dans l’histoire de Birao, alors qu’un jeune garçon de 10 ans est devenu la victime d’une attaque brutale perpétrée par un âne. Le Dr François Xavier Bassapa, qui a été impliqué dans l’affaire, relate les événements avec émotion. “C’était une journée comme les autres, mais tout a basculé lorsque cet âne a mordu l’enfant. Des coups de bâton ont été donnés pour tenter de libérer l’enfant, mais l’animal a persisté et a finalement causé des blessures sur l’enfant », explique-t-il, la voix empreinte de tristesse. Heureusement, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) sont intervenus et ont dû utiliser leurs armes à feu pour neutraliser l’âne agressif.
La possible infection de rage :
Alors que l’enfant est actuellement en observation à l’hôpital de Birao, les médecins sont préoccupés par une hypothèse qui plane : la rage. Le Dr Bassapa évoque cette possibilité inquiétante en soulignant que les ânes ne sont pas connus pour attaquer délibérément les humains. “Une âne normale ne peut quand même mordre quelqu’un”, affirme-t-il. Il explique également que la présence de chiens enragés dans la région soulève la crainte d’une transmission de la maladie aux ânes. Les blessures causées par les dents de l’âne ont été traitées comme des plaies sceptiques, étant donné que l’hygiène buccale de l’animal est loin d’être idéale.
L’urgence de la situation :
La possibilité que l’enfant ait été infecté par la rage soulève des inquiétudes quant à sa santé et à la nécessité de prendre des mesures préventives. Si la rage est confirmée, un traitement approprié doit être administré rapidement pour augmenter les chances de survie de l’enfant. De plus, les autorités locales et les professionnels de la santé de Birao doivent s’assurer que les mesures de prévention contre la rage sont renforcées. Des campagnes de sensibilisation et de vaccination pourraient être envisagées afin de protéger la population contre cette maladie potentiellement mortelle.
Situation préoccupante à Bakouma : La population inquiète face à l’insécurité à Nzako
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Bangui, 01 juillet 2023 (CNC) –Bakouma, une localité située dans la préfecture du Mbomou, est actuellement confrontée à une situation sécuritaire préoccupante à Nzako, une ville située à environ 60 kilomètres de là. Les soldats FAKA, stationnés à Bakouma, se voient contraints de ne pas effectuer de patrouilles jusqu’à Nzako en raison du manque de moyens logistiques. Cette situation laisse les habitants de la région dans l’incertitude et perturbe leur quiétude quotidienne.
Selon les déclarations de Simon-Pierre Baké, sous-préfet de Bakouma, les forces armées centrafricaines (FAKA) sont actuellement déployées dans la ville de Bakouma, où la sécurité est relativement préservée. Cependant, leur inquiétude est focalisée sur la ville de Nzako, située à seulement 60 kilomètres de là.
Des groupes armés sévissent dans la ville de Nzako, causant des troubles et des méfaits réguliers dans la population locale, selon le sous-préfet. Ces individus, qualifiés de mercenaires par le sous-préfet, s’en prennent aux habitants de Nzako et cherchent à étendre leur influence en remontant vers Bakouma. Malheureusement, les soldats FAKA manquent cruellement de véhicules pour se rendre rapidement à Nzako et protéger la population, affirme le sous-préfet.
Les soldats FAKA, confrontés à une situation difficile, sont souvent contraints de parcourir à pied une distance de 30 kilomètres à deux reprises pour effectuer des patrouilles dans les environs de Nzako. La ville elle-même est quasiment abandonnée, laissant les habitants sans protection adéquate. Même les groupes rebelles ne contrôlent pas Nzako, mais se trouvent à seulement 12 kilomètres de là.
Cependant, à Bakouma, les tensions sont également perceptibles entre la population de Bakouma et les soldats FAKA, à cause d’actes de banditisme et de criminalité présumés, imputés aux éléments de l’armée nationale. De leur côté, les soldats FAKA sont également mécontents, car ils sont déployés depuis plus d’un an à Bakouma sans relève. Ils souffrent de la faim en raison de l’absence de leur prime globale d’alimentation (PGA). Malgré cette situation préoccupante, le sous-préfet n’a pas encore sollicité le gouvernement pour prendre en compte les difficultés rencontrées par les soldats.
Le ministre de la Défense, Claude Rameau Biro, s’agenouille devant les “héroïques” mercenaires de Wagner
Jean-Claude Rameau Biro
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Dans un acte de soumission choquant, le ministre centrafricain de la Défense , Jean-Claude Rameau Biro, s’est empressé de présenter ses excuses aux instructeurs du groupe de mercenaires russe, Wagner. La raison ? Les déclarations supposément déplaisantes du conseiller présidentiel Fidèle Gouandjika à leur égard. C’est l’apothéose de l’ironie et de la critique dans le domaine de la diplomatie !
Monsieur Biro a tenu à souligner la “précieuse” contribution des mercenaires pendant une période difficile, prétendant qu’ils ont défendu le pays contre une attaque de la coalition des patriotes pour le changement. Il a même osé affirmer que ces mercenaires ont sauvé la République centrafricaine d’une tentative de coup d’État. Ah, quelle chance inouïe d’avoir ces gentils mercenaires pour protéger la population !
Selon le ministre, les Centrafricains seraient reconnaissants envers ces mercenaires. Vraiment ? Aurait-il interrogé tous les habitants de Bangui et des villages alentour pour en arriver à cette conclusion ? Peut-être aurait-il dû prendre un peu plus de temps pour discuter avec les citoyens ordinaires, ceux qui subissent les conséquences de la présence des mercenaires sur le terrain. Peut-être aurait-il alors entendu des histoires bien différentes de celles qu’il tente de promouvoir.
Mais le comble de l’absurdité vient de son “excuse” envers les mercenaires. Oui, vous avez bien lu, il présente des excuses pour les propos supposément offensants de Monsieur Gouandjika. Ce conseiller présidentiel aurait-il émis des critiques sur les mercenaires de Wagner ? Quel crime impardonnable ! Comment ose-t-il émettre une opinion qui n’est pas entièrement positive à leur égard ?
Il est tout simplement ridicule de voir le ministre de la Défense s’agenouiller devant ces mercenaires. Est-ce ainsi que nous devrions gérer nos relations internationales ? En nous excusant sans réserve pour la moindre critique, aussi justifiée soit-elle ? Sommes-nous condamnés à être éternellement redevables envers ces mercenaires ? Est-ce cela la souveraineté de la République centrafricaine ?
Monsieur Biro devrait plutôt s’excuser auprès du peuple centrafricain pour cette mascarade. Il devrait s’excuser pour ne pas avoir défendu les intérêts de la nation et avoir préféré lécher les bottes des mercenaires. Il devrait s’excuser pour sa lâcheté et son manque de fierté envers son propre pays.
Les excuses du ministre de la Défense sont un affront à la dignité de la République centrafricaine. Elles montrent un manque flagrant de respect envers la population qui souffre des conséquences de la présence des mercenaires sur son territoire. Ce n’est pas en s’excusant pour des paroles critiques que nous trouverons une solution à cette situation délicate.
Il est grand temps que le ministre de la Défense se soucie davantage des intérêts de son propre pays plutôt que de se préoccuper du bien-être des mercenaires. Il est temps de mettre fin à cette farce et de défendre réellement la souveraineté de la République centrafricaine. Nos dirigeants doivent avoir le courage de s’exprimer librement et de ne pas se prosterner devant ceux qui ne méritent aucune reconnaissance.
Espérons que cette triste affaire servira de leçon à nos dirigeants et les incitera à agir dans l’intérêt de leur pays plutôt que de se plier devant des mercenaires étrangers. La République centrafricaine mérite mieux que cela.
Martin Ziguelé : « La mainmise de Wagner sur la RCA, Une nouvelle forme de colonisation russe»
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC et porte-parole du BRDC
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Depuis cinq ans, la République centrafricaine est confrontée à la présence croissante du groupe paramilitaire russe Wagner, une situation dénoncée avec véhémence par Martin Ziguélé, ancien Premier ministre et figure de l’opposition dans le pays. Dans une interview accordée au quotidien français Le Point, Ziguélé qualifie les liens entre Wagner et le gouvernement centrafricain de véritable “entrée du loup dans la bergerie”. Il déplore l’emprise économique du groupe russe sur le pays ainsi que ses activités illégales et les abus commis sur les civils.
Depuis l’éclatement de la troisième guerre civile en 2013, la République centrafricaine fait face à une situation politique et sécuritaire précaire, avec divers groupes armés qui convoitent le pouvoir central. Dans ce contexte, le président Faustin-Archange Touadéra a fait appel à la Russie pour obtenir une protection contre une rébellion imminente. Cependant, cette collaboration s’est transformée en une mainmise de Wagner sur le pays, plaçant les paramilitaires russes au cœur des décisions politiques et sécuritaires.
Les activités de Wagner en République centrafricaine sont documentées et inquiétantes. Le groupe a établi plus d’une dizaine de bases militaires et a étendu son influence sur des secteurs stratégiques tels que les mines, les diamants, le bois et les douanes. Des rapports récents, dont une enquête de l’organisation The Sentry, ont mis en lumière les activités économiques illégales du groupe et les abus commis sur la population.
Martin Ziguélé souligne que la population centrafricaine ne soutient pas Wagner, contrairement à ce que la propagande russe laisse entendre. Les rassemblements de soutien au groupe sont souvent organisés par des partisans du pouvoir, qui mobilisent des jeunes moyennant de faibles sommes d’argent. Il est clair que la présence de Wagner en République centrafricaine ne bénéficie pas à la population, mais plutôt à un groupe de mercenaires qui commet des crimes graves.
L’opposition en République centrafricaine fait face à des restrictions dans l’expression de sa voix, avec un accès limité aux médias d’État. Néanmoins, Ziguélé et d’autres politiciens opposants continuent de s’exprimer à travers des médias privés indépendants pour dénoncer la mainmise de Wagner et sensibiliser la population à cette situation préoccupante.
La situation en République centrafricaine est complexe, avec des défis sécuritaires persistants. Toutefois, Ziguélé souligne qu’une bonne gouvernance et un soutien financier adéquat sont essentiels pour construire des institutions de sécurité solides et protéger le pays. Il dénonce le fait que le régime en place tend la main à la communauté internationale pour obtenir des financements et des accords de développement, tout en laissant Wagner piller impunément les ressources nationales.
En un mot, l’interview de Martin Ziguélé met en lumière la mainmise préoccupante du groupe paramilitaire russe Wagner en République centrafricaine. Le pays, déjà confronté à une situation politique et sécuritaire fragile, voit son économie pillée et sa population victime d’abus. Ziguélé souligne la nécessité de dénoncer cette situation, de mobiliser la population et de demander des comptes à la communauté internationale. La présence de Wagner en République centrafricaine est une forme de colonisation moderne qui ne profite qu’à un groupe de mercenaires au détriment du peuple centrafricain. Il est temps de mettre fin à cette emprise et de protéger les intérêts et les droits du peuple centrafricain.
Poutine, Wagner et Touadera : Un Trio de Criminels de Guerre
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — La récente révélation du Président russe Vladimir Poutine sur l’implication du gouvernement russe dans la création et le financement du groupe de mercenaires Wagner a choqué et stupéfié les Centrafricains. Cette confession met en lumière le comportement troublant de Poutine et jette également un éclairage négatif sur le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera. Ces deux dirigeants ont démontré leur propension à mentir et à se livrer à des activités criminelles au détriment de leur propre population.
Le mensonge de Poutine et son influence sur Touadera :
Malgré l’interdiction clairement stipulée dans la constitution russe concernant la création de milices armées ou de sociétés de mercenaires, Poutine a fièrement admis avoir créé, soutenu et financé le groupe Wagner. Cette mauvaise habitude de mentir semble être transmise comme une maladie de génération en génération chez les dirigeants russes. Malheureusement, Faustin Archange Touadera, prétendant être un professeur d’université respecté, a plongé tête baissée dans cette tromperie. Il a embrassé le mensonge éhonté de Poutine et s’est engagé dans une spirale de mensonges pathologiques.
Le déni des autorités russo-centrafricaines :
Tant les autorités russes que centrafricaines ont nié à maintes reprises la présence du groupe Wagner sur le sol centrafricain. Ils ont prétendu que les soi-disant instructeurs russes déployés en République centrafricaine étaient issus de l’armée russe. Cette affirmation s’est avérée être un tissu de mensonges éhontés. Malgré leurs dénégations incessantes devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, la rébellion récente de Wagner en Russie a délié les langues et révélé la vérité au grand jour. Vladimir Poutine et son ministre des Affaires étrangères ont été contraints de faire des aveux officiels. Cependant, à Bangui, Touadera et sa clique de criminels continuent de nier, espérant que la communauté nationale et internationale gobera leurs mensonges. La vérité est désormais évidente, et il est temps de mettre fin à leurs tromperies.
Les crimes de guerre imputables à Touadera et sa clique :
Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité perpétrés par les hommes de Wagner à l’encontre des citoyens centrafricains doivent être intégralement imputés à Faustin Archange Touadera et à sa clique criminelle. La Cour pénale internationale (CPI) les attend tôt ou tard pour rendre justice aux victimes innocentes. Leur implication dans ces atrocités ne peut plus être niée ni ignorée.
Ceci dit, le Président russe Vladimir Poutine, le groupe de mercenaires Wagner et le Président centrafricain Faustin Archange Touadera forment un trio de criminels de guerre. Leurs mensonges, leurs activités criminelles et leurs violations des droits de l’homme ne doivent pas rester impunis. La communauté internationale doit prendre des mesures fermes pour mettre fin à leur comportement répréhensible et garantir que justice soit rendue aux victimes innocentes. Le peuple centrafricain mérite des dirigeants qui agissent dans l’intérêt de leur pays et de leur population, et non des criminels sans scrupules.
Les FACA triomphent dans une nuit de combats acharnés au KM5
Les présumés braqueurs interpellés par les forces de l’ordre au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Dans la pénombre de la nuit du 28 juin, alors que la lune se cachait derrière un voile de nuages, une véritable bataille s’est déroulée dans les rues de Bangui. Les forces armées Centrafricaines (FACA), retranchées au km5 dans le 3ème arrondissement, ont engagé un échange de tirs intense avec un groupe de braqueurs déterminés.
Les balles sifflaient dans l’air, créant une symphonie macabre de violence et de peur. Les soldats FACA, conscients des risques auxquels ils faisaient face, ont fait preuve d’un courage inébranlable. Leur objectif était clair : mettre un terme à l’impunité de ces malfrats armés qui semaient la terreur dans les rues de la capitale.
Dans cette bataille urbaine, où les bruits de fond étaient couverts par les échos des armes à feu, les FACA ont réussi à prendre l’avantage. Avec une précision chirurgicale, ils ont encerclé les braqueurs, les contraignant à abandonner leur lutte futile. La détermination et l’expérience des soldats ont payé, car ils sont parvenus à mettre la main sur ces criminels impitoyables.
Ce succès n’est pas seulement le fruit du courage des soldats FACA, mais aussi du soutien indéfectible de la population. Les habitants du quartier KM5, lassés des exactions commises par les braqueurs, ont fourni des informations précieuses aux forces de l’ordre, facilitant ainsi cette opération audacieuse. Cette victoire est donc le résultat d’une collaboration étroite entre les forces de sécurité et la population, qui refusent de se laisser intimider par la criminalité.
Après des heures d’affrontements intenses, le silence est enfin revenu sur les rues autrefois agitées du quartier KM5. Les habitants peuvent souffler un instant, sachant que les forces de l’ordre veillent sur eux. Cette opération marque une étape importante dans la lutte contre la criminalité et l’insécurité qui ont plongé cet arrondissement de Bangui dans un climat de peur.
Pour ce fait, les soldats FACA méritent notre reconnaissance et notre gratitude pour leur bravoure et leur engagement envers la sécurité de la population. Ils sont les héros anonymes qui veillent sur nos vies, sacrifiant parfois les leurs pour protéger notre paix et notre tranquillité.
Alors que le soleil se lève sur Bangui, le quartier KM5 retrouve peu à peu son calme. Mais cette nuit-là, l’action courageuse des FACA a rappelé à tous que la lutte contre la criminalité est un combat sans relâche. La population et les forces de l’ordre restent unies dans cette quête de sécurité et de justice, déterminées à rétablir la paix dans les rues de la ville.
Dictature et mascarade démocratique : le référendum constitutionnel de Touadera, une farce macabre
Le président Touadera lors de sa rencontre avec les militants de MCU à Paris
Édito de M. Alain Nzilo
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le 30 juillet prochain, le peuple centrafricain sera témoin d’une mascarade démocratique orchestrée par le Président Faustin Archange Touadera, qui se présente désormais comme le nouveau dictateur de Bangui. Ce référendum constitutionnel, dont le résultat final est déjà connu d’avance avec un écrasant 99% de “oui”, est une insulte flagrante à la véritable volonté du peuple centrafricain.
Il est inadmissible que Touadera ose former une équipe de campagne référendaire pour promouvoir son projet de nouvelle constitution illégal, alors que ni la société civile ni l’opposition démocratique n’ont jamais eu l’intention de mener une campagne contre ce projet dont le contenu est dissimulé au peuple. Tout cela démontre l’absence totale de transparence et le mépris de Touadera envers les principes fondamentaux de la démocratie.
Il est ironique de constater que le résultat du scrutin soit déjà connu à l’avance, avec un score étonnamment élevé de 100 ou 99% en faveur du “oui”. Il s’agit clairement d’un match truqué où l’issue est prévisible et où la voix du peuple est bafouée. Comment peut-on croire que Touadera, un président qui n’a pas respecté la constitution, qui gouverne en autocrate, qui qualifie publiquement ses opposants de terroristes, puisse accepter les résultats défavorables de ce référendum ?
La date soigneusement choisie du 30 juillet n’est qu’un stratagème pour précipiter l’adoption de cette nouvelle constitution afin de permettre à Touadera de se maintenir au pouvoir à vie. Il ne fait aucun doute que son fils, né d’une femme rwandaise, sera ensuite propulsé comme son successeur, d’où l’intérêt du Président rwandais Paul Kagamé pour ce référendum. Cette manœuvre est une insulte à l’intelligence du peuple centrafricain, qui voit ses droits et sa volonté bafoués par un président obsédé par le pouvoir et déconnecté de la réalité.
Les centrafricains sont conscients que cette mascarade de référendum ne sert qu’à renforcer le pouvoir autoritaire de Touadera et à perpétuer un régime où la voix du peuple est étouffée. Ils ont bien compris que leur temps est gaspillé par un président qui se croit demi-Dieu et qui prétend avoir accompli ce que ses prédécesseurs n’ont jamais réussi.
Il est temps de dénoncer cette farce macabre qu’est le référendum constitutionnel de Touadera. La communauté internationale doit condamner cette violation flagrante des droits démocratiques et soutenir le peuple centrafricain dans sa lutte pour une véritable démocratie. La voix du peuple ne peut être réduite au silence, et il est de notre devoir de dénoncer les tentatives de dictature qui se cachent derrière cette façade illusoire de démocratie.
Le peuple centrafricain mérite mieux que cette parodie de démocratie. Il est temps de rejeter la manipulation, le despotisme et l’autocratie de Touadera. Le peuple doit être libre de choisir son avenir sans être bâillonné par un président qui cherche à s’accrocher au pouvoir à tout prix.
Au cœur de la colère : les Centrafricains dénoncent les vols et détournements sur les réseaux sociaux
Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Les réseaux sociaux ont révolutionné la façon dont les citoyens du monde entier s’expriment et partagent leurs opinions. La Centrafrique ne fait pas exception à cette tendance, et de nombreux Centrafricains utilisent les plateformes en ligne pour exprimer leur mécontentement envers le gouvernement actuel. Les réseaux sociaux offrent un espace où les individus peuvent dénoncer la corruption, les vols et les détournements qui se déroulent dans le pays. Cet article examine les réactions des Centrafricains sur les réseaux sociaux et met en lumière certaines des préoccupations exprimées.
Une gouvernance controversée :
La gouvernance actuelle de la Centrafrique est l’objet de vives critiques sur les réseaux sociaux. Les citoyens dénoncent le gouvernement en place, le qualifiant de “bandits de grand chemin aux cols blancs” dont le sport préféré est le vol et l’athlétisme du mensonge. Les utilisateurs des réseaux sociaux pointent du doigt les allégations de vols et de mauvaise gestion, affirmant que les responsables gouvernementaux tentent de dissimuler leurs méfaits en brandissant le drapeau du panafricanisme et du patriotisme.
Les réactions face à la corruption :
La corruption est un sujet brûlant sur les réseaux sociaux centrafricains. Les utilisateurs dénoncent les détournements de fonds, affirmant que des millions de francs sont versés à des journalistes et à des influenceurs étrangers, tels qu’Afrique Média et le youtubeur Franklin NYAMSI, pour couvrir les actes répréhensibles du gouvernement. Les internautes expriment leur frustration face à cette situation et appellent à une véritable lutte contre la corruption.
Les scandales de vol et de détournement :
Les Centrafricains partagent également des histoires de vols et de détournements impliquant des personnalités politiques proche du pouvoir. Un exemple souvent cité est celui de la construction de l’hôpital de l’Amitié à Bangui par les chinois. Selon les témoignages en ligne, des ouvriers centrafricains de l’ethnie Ngbakamandja et mandja auraient volé des matériaux de construction, allant des tôles aux sacs de ciment, au point de dérober une caisse en bois piégée contenant un responsable chinois. Cette affaire met en lumière l’ampleur présumée des vols commis par certains membres du gouvernement, ce qui suscite l’indignation des Centrafricains.
La politique et les rivalités :
Les réseaux sociaux sont également le théâtre de débats politiques animés en Centrafrique. Les internautes expriment leur méfiance envers les politiciens et révèlent les liens complexes entre certains membres du gouvernement. Des allégations de trahison et de manipulations politiques sont fréquemment mentionnées. Certains utilisateurs affirment que des politiciens comme le ministre Fidèle Gouandjika ont soutenu financièrement la rébellion de la Séléka pour éviter d’être poursuivis pour des actes de corruption par l’ancien président Bozizé.
Les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel dans la façon dont les Centrafricains expriment leur mécontentement envers le gouvernement. Les plateformes en ligne offrent un espace où les citoyens peuvent dénoncer la corruption, les vols et les détournements présumés qui sévissent dans le pays. Les réactions sur les réseaux sociaux soulignent les préoccupations des Centrafricains face à la gouvernance actuelle et appellent à une plus grande transparence et à une lutte plus ferme contre la corruption. Ces discussions en ligne contribuent à la formation d’une opinion publique critique et participent au débat démocratique en Centrafrique.
Violations des droits et intimidation politique : le pouvoir de Bangui franchit une nouvelle ligne rouge
Eulogue Doctrouvé Koï dans la brigade de l’OCRB de Bangui
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le pouvoir de Bangui est accusé de violations flagrantes des droits et d’intimidation politique, dans le cadre de la campagne pour le Référendum constitutionnel. L’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) dénonce ces actes condamnables, qui mettent en danger la sécurité des opposants et de leurs familles. Ces événements récents soulèvent de sérieuses préoccupations quant au respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux dans le pays.
Le 19 juin 2023, Éloge KOÏ DOCTROUVÉ, membre de la Commission Opérations électorales de la Direction nationale de campagne pour le Référendum constitutionnel, a délibérément publié sur Facebook la copie du passeport français du Président de l’URCA, Monsieur Anicet Georges DOLOGUELE. Cette action irresponsable et illégale a été perpétrée avec l’apparent soutien du Ministre Maxime BALALOU, président de ladite commission. Le message accompagnant le passeport remet en question la nationalité de Monsieur DOLOGUELE et le dénigre en lui suggérant de se présenter à l’élection présidentielle française de 2027. Cette atteinte à la vie privée constitue une violation inacceptable des droits individuels et une tentative évidente de discréditer l’opposition politique.
Mais ce n’est pas tout. Le 25 juin, Éloge KOÏ DOCTROUVÉ a diffusé une vidéo sur Facebook dans laquelle il annonçait l’existence d’un groupe de personnes chargées de brutaliser physiquement le Président de l’URCA et son équipe lors de leurs déplacements dans les quartiers de Bangui. Ces menaces de violence physique et les propos violents et dégradants tenus envers une militante de l’URCA Europe démontrent l’intention claire de semer la terreur et l’intimidation parmi les membres de l’opposition.
Ces agissements choquants ne peuvent être ignorés. Ils témoignent d’une volonté délibérée de la part du pouvoir en place d’entraver la candidature de Monsieur DOLOGUELE à la prochaine élection présidentielle en utilisant des méthodes illégales et violentes. De plus, la divulgation de renseignements personnels, tels que l’adresse de Monsieur DOLOGUELE en France, représente une menace directe pour la sécurité de sa famille.
Le Bureau Politique de l’URCA tient le Président Archange Faustin TOUADERA pour responsable de ces violations des droits et de l’intimidation politique. Il met en garde le pouvoir de Bangui contre toute atteinte à la sécurité des membres de l’opposition démocratique, des militants et du Président de l’URCA. Ces actes inqualifiables ne font qu’aggraver les tensions politiques déjà présentes dans le pays et mettent en péril le processus démocratique.
Il est essentiel que la communauté nationale et internationale prenne conscience de ces graves atteintes aux droits et à la sécurité des opposants politiques en République centrafricaine.
Les principes démocratiques, la liberté d’expression et la protection des droits fondamentaux doivent être respectés et garantis pour permettre un environnement politique équitable et pacifique. Les responsables de ces actes doivent être tenus pour comptables de leurs actions, afin de restaurer la confiance et de préserver la démocratie en République centrafricaine.
Les sanctions américaines contre le groupe Wagner en RCA : Les centrafricains demandent des mesures plus sévères
Le président Touadera et l’ancien Premier ministre, élu, député de Boali, Firmin NGRÉBADA
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Les sanctions américaines à l’encontre du groupe Wagner en République centrafricaine ont suscité des réactions mitigées parmi les centrafricains. Alors que certaines voix saluent ces mesures prises par les États-Unis, d’autres estiment qu’elles ne sont pas suffisamment dissuasives pour les autorités centrafricaines. Au lieu de sanctionner collectivement le groupe Wagner, les centrafricains en colère appellent à des sanctions individuelles ciblant les responsables du pouvoir de Bangui.
Pour de nombreux centrafricains exprimant leur mécontentement sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, les sanctions individuelles auraient un impact plus significatif sur les autorités centrafricaines. Ils estiment que ces mesures devraient non seulement affecter les avoirs des responsables concernés, mais également restreindre leurs déplacements et autres privilèges liés à leur position de pouvoir.
Ces voix mécontentes soulignent que les sanctions américaines actuelles n’auront pas d’effet notable sur le groupe Wagner en RCA ni sur le régime au pouvoir. Elles préconisent plutôt des mesures plus ciblées, visant spécifiquement les proches du régime qui ont facilité l’influence grandissante du groupe Wagner en République centrafricaine.
Les centrafricains font référence à des précédents, comme lorsque les États-Unis ont pris des sanctions contre les proches de l’ancien président congolais Joseph Kabila à l’époque. Ils estiment que si de telles mesures ont été prises dans le passé, elles devraient également s’appliquer aujourd’hui aux individus tels que Koyagbelé, Ngamana, Firmin Ngrebada, Armand Djoubaye Abazène, Claude Biro, Fidèle Gouandjika, Touadera et autres, qui sont considérés comme des alliés de la nébuleuse vague nerf en Centrafrique.
Ces voix dissidentes soulignent que tant que les partisans de Wagner ne seront pas individuellement sanctionnés, toutes les mesures prises contre ce groupe en RCA n’auront aucun impact sur le régime en place, qu’ils qualifient de “moribond”.
Il est important de noter que ces opinions exprimées reflètent les frustrations et les inquiétudes de la majorité des centrafricains vis-à-vis des sanctions actuelles. Cependant, il convient également de prendre en compte d’autres perspectives sur la question, notamment celles des partisans des mesures prises par les États-Unis.
Sani Yalo et Rator : la dangereuse alliance derrière l’escroquerie des pèlerinages en Centrafrique
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Monsieur Sani Yalo et sa clique de mafieux centrafricains sont de retour, semant le chaos et l’arnaque sur leur passage. Cette fois-ci, ce sont 148 centrafricains, dont 138 Peuls qui sont tombés dans les griffes de ce parrain impitoyable.
Sani Yalo, chef suprême de cette mafia, a mis en place une agence de pèlerinage à la Mecque, soutenu par ses sbires du KM5. Leur cible ? Les potentiels pèlerins centrafricains, dont la quasi-totalité vient de la communauté Peule déjà marginalisée et vulnérable. C’est ainsi que 148 Centrafricains, dont 138 Peuls musulmans ont été pris au piège de la mafia de Sani Yalo.
Il n’aura fallu que 48 heures pour que ces pauvres âmes réalisent qu’elles ont été dupées par le parrain Sani Yalo et son bras droit, le sans scrupule monsieur Rator. Imaginez-vous, Chacune de ces victimes a versé au moins 3 millions de francs CFA, ce qui équivaut à plus de 300 millions de francs CFA détournés par le seul Sani Yalo.
Pour l’instant, ces pèlerins arnaqués errent dans les mosquées de la capitale, Bangui. Certains, qui n’ont pas supporté cette escroquerie, ont même contracté des maladies, victimes d’un double tour de vis cruel. Pendant ce temps, d’autres vivent dans la précarité, ayant tout perdu à cause de ces criminels sans pitié.
Selon une source proche de monsieur Rator, sur les 348 millions de francs CFA récupérés, 200 millions auraient été remis au ministère de l’administration publique pour financer un référendum extrêmement controversé. Le reste de la somme, quant à lui, se retrouve dans les poches déjà bien remplies de Sani Yalo et de sa bande de criminels.
Il est absolument scandaleux de constater que de tels individus puissent agir en toute impunité, exploitant les plus faibles de la société à des fins personnelles et politiques. Sani Yalo et sa clique doivent être traduits en justice et répondre de leurs actes criminels.
Le peuple centrafricain mérite mieux que cela. Il est grand temps que les autorités prennent des mesures fermes et déterminées pour démanteler cette mafia qui gangrène le pays depuis trop longtemps. Les Peuls centrafricains, ainsi que toutes les autres communautés, doivent être protégés et respectés, et non exploités par des criminels sans scrupules.
Il est temps de mettre fin à l’impunité et de restaurer la justice en Centrafrique. Le parrain Sani Yalo et sa bande de mafieux doivent être traqués, arrêtés et traduits en justice pour leurs méfaits. Le peuple centrafricain mérite de vivre dans un pays où règnent la sécurité, la justice et l’égalité pour tous, sans craindre d’être victime des agissements d’une poignée de malfrats sans morale.
Centrafrique : “Décès du détenu Oumar AL BACHIR, Fin tragique d’un présumé criminel de guerre
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — La Cour pénale spéciale est attristée d’annoncer le décès de Monsieur Oumar AL BACHIR, détenu et inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Cet événement tragique s’est produit dans l’après-midi du dimanche 25 juin 2023, au Centre Hospitalier de Bangui, suite à une série de maladies qui ont finalement emporté sa vie.
Oumar AL BACHIR avait été arrêté le 21 septembre 2022, suite à un mandat d’arrêt, et inculpé le même jour pour son implication présumée dans des crimes graves commis le 28 mai 2014. Ces crimes incluent des actes tels que l’extermination, le meurtre, la persécution, la disparition forcée de personnes, l’emprisonnement ou d’autres formes de privation grave de liberté, ainsi que d’autres actes inhumains. Ces accusations sont liées à l’attaque perpétrée contre l’Eglise Notre Dame de Fatima, située dans le 3e arrondissement de Bangui.
La procédure judiciaire engagée à l’encontre d’autres inculpés se poursuit, mais le décès d’Oumar AL BACHIR met un terme à l’action publique le concernant. C’est une fin tragique pour un homme qui devait répondre de ses actes devant la justice.
La Cour pénale spéciale de la République Centrafricaine, par le biais de son Unité de communication et de sensibilisation, tient à exprimer ses condoléances à la famille et aux proches d’Oumar AL BACHIR. Cette triste nouvelle marque également la fin d’un chapitre dans le processus de justice pour les crimes commis en 2014.
Centrafrique : Le baccalauréat 2023, des épreuves marquées par les défis de la fraude
Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Après une brève pause pour célébrer la fête de Tabaski, les étudiants centrafricains ont repris les épreuves écrites du baccalauréat ce jeudi 29 juin 2023. Malgré quelques cas de fraude signalés, les examens se sont déroulés sans incidents majeurs.
Les salles d’examens ont été le théâtre des épreuves de français et d’histoire géographie, qui ont été composées ce jeudi pour les candidats du baccalauréat de l’enseignement général, à la fois dans la capitale, Bangui, et dans les provinces.
Malheureusement, certains centres d’examen ont connu des problèmes de fraude, en particulier liés à l’utilisation des téléphones portables. Au lycée Marie-Jeanne Caron, qui accueillait le centre numéro 5, pas moins de 80 cas de fraude ont été signalés. Vanessa Bingui, chef du centre, déplore cette situation : “Tous les candidats sont présents, nous n’avons enregistré aucun cas d’absence. La principale difficulté réside dans la possession des téléphones portables par les candidats. Malgré les consignes, certains ont décidé de garder leur téléphone avec eux. À ce jour, nous avons déjà identifié plus de 80 fraudeurs.”
Les cas de tricherie avec les téléphones portables ont également été signalés dans d’autres centres d’examen, tels que les numéros 4, 7 et 10. Malgré les consignes strictes données par les autorités, les candidats semblent agir à leur guise. Paul Ngaissona, chef du centre numéro 10, situé au lycée d’État des Rapides, témoigne : “Le problème des téléphones est récurrent. Quelles que soient les consignes que nous donnons en permanence, certains ne peuvent s’empêcher d’enfreindre les règles. Nous retrouvons régulièrement des téléphones dans les salles d’examen, malgré nos efforts pour les collecter. Certains individus peuvent même en posséder trois ou quatre. C’est une situation difficile à gérer.”
Le baccalauréat a débuté lundi avec les candidats du lycée technique et se terminera ce vendredi pour la série A. Quant aux séries B, C, D et technique, les épreuves se poursuivront jusqu’à samedi.
Malgré les défis liés à la fraude, les épreuves du baccalauréat restent un moment crucial pour les étudiants centrafricains. Ces examens représentent une étape importante dans leur parcours éducatif, et leur réussite ouvre les portes vers l’enseignement supérieur et de nouvelles opportunités. Espérons que les prochains jours se dérouleront sans encombre et que les étudiants pourront démontrer leurs connaissances et leurs compétences dans un environnement équitable et transparent.
Référendum de la honte : À Bangui, les kits de bureau font leur show”
Théophile Momokoama, rapporteur général de l’ANE, à Bangui, le 18 février 2021. Photo RFI
Bangui, 30 juin 2023 (CNC) — Le Président Touadera semble vouloir suivre les traces des plus grands dictateurs en organisant un référendum de la honte afin de pouvoir briguer un troisième mandat et instaurer une dynastie familiale à la tête de la République centrafricaine. Et pour couronner le tout, les matériels électoraux sont déjà arrivés à Bangui, mais ne vous emballez pas trop vite, car il s’agit simplement de matériels de bureau. Eh oui, on pourrait presque penser qu’il s’agit d’une mauvaise blague !
Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Théophile Momokoama, a tenu à préciser les détails de ces matériels non sensibles. Selon lui, ils sont en train d’arriver progressivement à Bangui par la voie routière depuis Douala. Les premières cargaisons sont déjà arrivées et sont soigneusement entreposées à leur site de combattants. Et si vous vous demandez ce qu’ils entreposent avec tant de précaution, la réponse est simple : des kits de bureau de vote. Oui, vous avez bien lu, des kits de bureau de vote ! Parce qu’apparemment, après les élections générales, l’essentiel du matériel lourd, comme les urnes et les isoloirs, est déjà en région.
Nous sommes donc face à une situation où les matériels non sensibles sont stockés à Bangui et les matériels sensibles, ceux-là même qui sont nécessaires pour un référendum transparent et équitable, seront déployés à la dernière minute. Comme le dit si bien le rapporteur général, le matériel sensible ne peut pas rester trop longtemps en stock. Ah, c’est sûr que ce serait embêtant si les Centrafricains avaient trop de temps pour examiner ces matériels et remettre en question leur fiabilité !
On ne peut s’empêcher de se demander si tout cela est un scénario tout droit sorti d’une pièce de théâtre comique. Le Président Touadera nous jouerait-il un rôle de chef d’État démocrate alors qu’il se dirige clairement vers une réélection illégitime ? Il est vrai que la politique peut parfois être un terrain propice à l’humour, mais dans ce cas précis, les conséquences pour le peuple centrafricain risquent de ne pas être très drôles.
Il est temps de se réveiller et de dénoncer ce référendum de la honte imposé illégalement par le Président Touadera. La démocratie et la volonté du peuple ne peuvent pas être sacrifiées sur l’autel des ambitions personnelles. Les matériels électoraux peuvent bien arriver à Bangui, mais tant que le respect des règles démocratiques et la transparence ne sont pas au rendez-vous, il ne s’agit que d’un triste spectacle.
Espérons que les Centrafricains se lèveront contre cette mascarade et montreront au Président Touadera que la République centrafricaine mérite mieux que cela. En attendant, préparons-nous à assister à un référendum où les matériels de bureau auront plus d’importance que la voix du peuple. Quelle époque ironique nous vivons !