Les sujets des épreuves écrites du Baccalauréat de l’enseignement secondaire général et technique ainsi que ceux du brevet de technicien en économie, session du septembre 2014, ont été sélectionnés ce jeudi par trois les ministres de l’Education nationale, Gisèle Bédan, de la Santé publique, Docteur Marguerite Samba-Maliavo et de la jeunesse, M Narcisse Léopold Bara.
Durant cette cérémonie qui s’est déroulée au lycée technique de Bangui, chaque sujet tiré au sort par les membres du gouvernement a été automatiquement mis dans une enveloppe scellée revêtue du nom de la filière ou discipline correspondante et introduit précieusement dans de grandes boites fermées hermétiquement à clé.
Selon le président du comité d’organisation du baccalauréat, l’inspecteur général de l’éducation nationale, M. Mada, le tirage au sort des sujets s’est déroulé dans le strict anonymat et le secret, selon l’article 33 de la police des examens.
‘’C’est pour garantir la crédibilité de ces examens que les membres du gouvernement que nous sommes ont accepté de se prêter à cet exercice et pour que le processus lancé ce jour ne souffre d’aucune entorse, ni de fuites et autres », a expliqué la ministre de l’Education nationale, Mme Gisèle Bédan.
Pour elle, il est évident que le gouvernement s’intéresse à ce qui se passe au ministère, parce que ‘’l’aboutissement de tout ce travail fait au sein du département est l’organisation des examens de fin d’année dont le baccalauréat ».
‘’Ce que nous entendons faire c’est redonner une certaine transparence et crédibilité au diplôme centrafricain », a-t-elle ajouté.
6073 candidats doivent subir au mois de septembre les épreuves écrites du baccalauréat en Centrafrique.



![Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Touadéra, regarde tes écoles à Birao, es-tu désormais content de ce naufrage ? Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Des salles de classe sans tables, des maîtres sans salaire, des filles qui abandonnent : à Birao, l’école préfectorale mixte donne à voir ce que l’État de Touadéra vaut réellement. Le directeur Chrispin Mbretizzi ne cherche plus ses mots. Son établissement tourne avec ce qu’il a, c’est-à-dire presque rien. Les enseignants contractuels ont dû descendre dans la rue pour toucher ce qui leur était dû, et même après ça, le compte n’y est pas. Les titulaires sont si peu nombreux que l’école fait appel à des maîtres-parents, des gens de bonne volonté sans formation, qui font ce qu’ils peuvent devant des classes entières d’enfants qui méritent mieux. C’est sur leurs épaules que repose aujourd’hui l’instruction publique à Birao. Les murs tiennent, mais l’intérieur est vide. Des élèves s’assoient à même le sol parce qu’il n’y a pas de tables-bancs. Les manuels disponibles couvrent à peine le français et les mathématiques, rien d’autre. Et le plus absurde dans tout ça : trois salles de classe ont été construites, elles sont là, debout, fermées à clé, inutilisables. Les tables-bancs promis pour les équiper ne sont jamais arrivés. Mbretizzi attend. L’école attend. Les ONG sont devenues le seul espoir réel d’obtenir un mobilier que l’État aurait dû livrer depuis longtemps. Ce qui inquiète le plus le directeur, c’est les filles. Elles partent. Pas toutes d’un coup, mais une par une, tirées hors de l’école par la pauvreté des familles et des mariages arrangés trop tôt. Mbretizzi le dit aux parents, il les interpelle, il insiste. Mais un homme seul face à une misère structurelle ne peut pas grand-chose. Tant que Bangui n’engage pas de moyens concrets pour financer les besoins de base et sécuriser la scolarité des filles en Vakaga, ses appels resteront sans écho. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/eleves-Amdafock-218x150.jpg)
