Ce départ, se fera au profit d’un redéploiement régional pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Là où les mouvements affiliés à Al-Qaïda ou au groupe Etat islamique ont conservé un fort pouvoir de nuisance malgré l’élimination de nombreux chefs.
Les relations entre Paris et la junte au pouvoir à Bamako étaient devenues “exécrables”. Pour Emmanuel Macron, plusieurs lignes rouges ont été franchies : la volonté de discuter avec les djihadistes, la prise de pouvoir par une junte, le refus d’appliquer un calendrier de retour à l’ordre démocratique qui avait pourtant été annoncé et pour finir… le recours à une milice privée russe, la sulfureuse société Wagner.
Il faut dire que malgré la présence de ces multiples forces au Sahel – forces françaises, depuis neuf ans avec l’opération Serval puis Barkhane, et maintenant Takuba – qui accompagnent les forces régionales du G5 Sahel, la menace terroriste de groupes djihadistes ne faiblit pas. Les attaques se sont même répandues au Ghana, en Côte d’Ivoire, au Sénégal et maintenant au Bénin.
Vladimir Poutine dément tout lien entre l’Etat russe et les sociétés militaires privées (SMP). Certes, dans le tout-venant des miliciens recrutés, les Russes ne sont pas forcément légion. Certains viennent de pays arabes, d’autres du Caucase ou encore d’Europe de l’Est.
Mais personne n’est dupe. Pour Vincent Hugeux, grand reporter, auteur du livre “Tyrans d’Afrique” (Ed. Perrin), il y a peu de doute que Moscou soit aux manettes. “Les cadres de Wagner sont d’anciens officiers de l’armée de la fédération de Russie“, explique-t-il. “Son propriétaire, Evgueni Prigojine, surnommé le traiteur du Kremlin, parce qu’il est le fournisseur des dîners fins du Kremlin, est un intime de Vladimir Poutine. Quant à Dmitri Outkin, le cofondateur du groupe Wagner, lui, est un ancien officier du renseignement militaire russe“.
Quelle est la force du groupe Wagner ?
Pour autant, ces Mercenaires russes qui sont dorénavant engagés aux côtés des forces armées maliennes (FAMA), ont-ils les moyens suffisants pour lutter contre le fléau djihadiste ?
Comparés à l’opération Barkhane (4300 Français au Sahel dont 2400 au Mali, selon l’Elysée) et à Takuba, les moyens de Wagner paraissent rudimentaires. “Ce sont des dispositifs au sol. Ils n’ont pas de drone, pas d’avion de combat…“, décrit Arnaud Dubien, chercheur associé à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS). Et pour l’instant, ils n’interviennent que dans des zones les moins dangereuses, au centre du Mali et à Bamako. Pas au nord, ni dans la zone dite “des trois frontières” (Burkina, Mali, Niger), là où les djihadistes sont les plus offensifs.
“Là où Wagner s’est montré plus efficace qu’ailleurs, c’est dans le Donbass en Ukraine et en Syrie, lorsque les mercenaires avaient le soutien des forces russes“, nuance Arnaud Dubien, “Mais au Mali, ce n’est pas le cas. En revanche, ce qu’ils font bien, c’est assurer la sécurité des autorités locales, la formation, l’entraînement“.
Vincent Hugeux confirme, “Leur capacité opérationnelle à éradiquer un fléau djihadiste est limitée. Wagner doit encore prouver sa capacité à répondre à une conflictualité inédite de groupuscules qui sont parfaitement mobiles et maîtres d’une topographie compliquée“.
On se demande même s’ils sont taillés pour la course !
Par le passé, le groupe Wagner n’a pas brillé sur les champs de bataille. “On se demande même s’ils sont taillés pour la course !”, ironise Vincent Hugeux. En 2020, des mercenaires russes sont venus au Mozambique pour aider à combattre le mouvement al-Shabaab qui menait des attaques dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du pays.
“Ils sont partis la queue basse, parce qu’ils étaient incapables de contenir le fléau djihadiste”. En 2019, en Lybie, des mercenaires du groupe Wagner s’étaient battus en soutien au général dissident Khalifa Haftar qui voulait entraîner la chute de Tripoli ” Ils avaient misé sur le mauvais cheval”, note encore Vincent Hugeux. “Et là aussi, on ne peut pas dire qu’ils aient infléchi le cours de l’Histoire“.
Aujourd’hui, le groupe Wagner est présent dans une douzaine de pays en Afrique : Libye depuis 2017, où les mercenaires seraient au nombre de 2000 ; République centrafricaine (RCA), 900 à 1000 ; Mozambique, 300 miliciens ; Autant au Soudan, notamment pour assurer la protection de la prochaine base navale russe.
Par ailleurs, des contrats ont été signés entre le groupe Wagner et d’autres pays, comme la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, l’Angola ou encore le Zimbabwe.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Comme du jeu, l’assassinat du général Zakaria Damane dévoile le vrai visage du régime de Touadera. Les groupes armés se réorganisent. Les ex-combattants désarmés réfléchissent sur leur avenir. Selon ces ex-combattants du FPRC, il est temps de voir la politique machiavélique et génocidaire du Président Touadera en face. Ils démissionnent en cascade.
Voici l’intégralité de leur lettre de démission collective du FPRC.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Monsieur le président du FPRC
Objet : Lettre de démission
En dépit de la signature de l’APPR-RCA suivi automatiquement du crime organisé contre la population de la Région du Nord-est par les alliés du président Touadera d’une part et l’avènement de la CPC d’autre part, le FPRC a été profondément divisé en deux factions. Une faction Nouredine Adam qui a quitté l’APPR-RCA pour se rallier à la CPC et la faction de Osta Ali restée fidèle et redevenue finalement esclave de l’APPR-RCA et j’ai été mouillé dans la même calebasse avec Osta Ali.
Dans le souci de voir la paix, la justice et la démocratie briller dans notre pays, nous avons refusé d’intégrer la CPC. Nous avons accepté et honoré notre engagement aux processus que je vais citer parmi tant d’autres :
– Libre organisation des élections transparentes dans toute son intégralité en 2021 à Bria, Birao et Ndélé ;
– Adhésion au processus du DDR puis désarmement et démobilisation de nos éléments etc.
Mais en contrepartie nous continuons de subir le même traitement que les membres de la CPC de la part du Gouvernement. Enlèvements, tortures, exécutions sommaires et extra-judiciaires, profanations des corps, décapitations, confiscations des cadavres.
Bavures, utilisations d’engins explosifs, trafics d’organes humains, destructions des boutiques et des lieux de culte. Nos femmes, nos sœurs, nos mamans se font violer en notre présence devant leurs enfants, une humiliation démesurée que nous n’avions jamais observée.
Au lieu de donner des indications claires dans l’application normal de l’accord de Khartoum, Touadera préfère manipuler à sa guise notre propre représentant au sein du Gouvernement dans le but de rester éternellement au pouvoir.
Comment expliquer que les personnes proposées dans le gouvernement par Nouredine Adam et Ali Darassa sont encore ministres alors que leurs patrons ont déjà rallié la CPC ? c’est terminé. Nous avons trop longtemps obéi aux mensonges et escroqueries politiques de Touadera qui a roulé le peuple Centrafricain dans la farine on dirait que celui-ci n’a pas de cerveau pour réfléchir et comprendre.
En bref, ayant surestimée la force de ses dieux Wagner, Touadera a parcouru le tableau de toutes sortes de crimes que l’humanité n’a pas connue encore jusqu’à inventer sa propre MODELISATION de crimes contre le peuple centrafricain sans être inquiété. A-t-il appris les Mathématiques dans le but de trouver une formule susceptible d’exterminer le peuple Centrafricain sur son sol ?
Pourquoi le sang des Centrafricains versés chaque jour et la soumission que notre pays subit ne le touche pas au cœur ? Est-il un extra-terrestre ou bien a-t- il un sang différent de celui de ces femmes, de ces enfants Centrafricains ?
Dans la tactique machiavélique d’obtenir notre colère et profité de la force de ses Mercenaires russes Touadera a planifié et assassiné DAMANE Zakaria malgré qu’il n’ait pas armé ou est le respect de Droit International Humanitaire ? quel est le rôle de la justice ? Tout ceci dans le seul but d’éradiquer tous les accords par la violence. Nous avons vu ce piège et ils ont également obtenu notre colère aujourd’hui. C’est ce que cherche Touadera justement. Mais on verra qui sera le 1er à avaler les conséquences de son piège.
Fort de ce qui précède, nous les combattants du FPRC sommes retrouvés à la croisée des chemins entre le Wagner et la CPC, par conséquent je viens par la présente annoncer non seulement ma DÉMISSION au poste du Coordonnateur politique Secteur Est du FPRC mais également notre retrait total et sans équivoque dudit mouvement.
En attendant la justice nous sommes prêts pour témoigner des crimes organisés contre la population de Birao ayant conduit à l’arrestation comme bouc émissaire de certains de nos frères responsables des familles alors que les coupables roulent librement dans les voitures climatisées à Bangui.
Je vous informe donc dans le même temps de mon ralliement sans faille au PRNC sous l’autorité de son président fondateur M. Gregaza Nourd le seul à même capable de défendre les intérêts de la Centrafrique et de son peuple en intégralité.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins 8 mercenaires russes sont morts dans un accident de la route survenu mercredi 16 février sur la route reliant la ville de Baboua à celle de « Abba », dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.
Selon les mêmes sources, c’est le chauffeur qui aurait perdu le contrôle de son véhicule qui est allé s’écraser complètement dans un ravin au bord de la route, et 8 paramilitaires russes ont perdu la vie.
L’accident a eu lieu sur la route reliant Dongbaïkè à Abba, dans la localité de la Nana-Mambéré.
Selon certains témoins, le véhicule des Russes avait quitté la ville de Baboua vers 12 heures pour aller à Abba. Mais en arrivant au croisement de Dongbaïkè, situé à 5 kilomètres de Baboua, le véhicule a quitté la route goudronnée reliant Baboua à Béloko pour emprunter celle en latérite menant jusqu’à Abba. Mais en parcourant seulement 7 kilomètres sur la route de montagne communément appelée Dan-Ngaï, le conducteur a voulu dépasser une moto roulant au même sens, perd le contrôle de son engin et fait une chute de plusieurs mètres dans un ravin, provoquant ainsi la mort de tous les agents à bord ainsi que le conducteur qui est aussi un russe.
Les 8 corps sont restés sur le lieu de l’accident durant plusieurs heures avant qu’un autre véhicule des Russes, venu depuis la ville de Bouar vienne les ramasser. Même les passants, qui ont vu la carcasse du véhicule et les 8 corps en contrebas de la route, n’ont pu rien faire.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 72 heures après l’assassinat crapuleux du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes de la société Wagner à Ouadda, une localité de la Haute-Kotto, les notables de Sam-Ouandja, très remontés, ont saisi la communauté internationale pour attirer son intention et la prendre à témoin. D’après eux, la communauté de Sam-Ouandja, y compris le général Damane a voté massivement à 100%pour le parti au pouvoir lors des dernières élections législatives et présidentielles dans le pays. Mais de multiples massacres perpétrés par les mercenaires russes sur cette même communauté témoignent bien la volonté du chef de l’État d’exterminer cette même communauté.
rca-controverse-autour-de-nomination-des-maires-le-chef-rebelle-zacharia-damane-nomme-les-siens/le-general-damane-zacharia-dans-son-village-natale-de-boromata-dans-la-vakaga-a-100-kilometres-de-birao-le-15-juin-2007-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-36520″ data-wpel-link=”internal”>Le général Damane Zakaria, chef d’État major du RPRC dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan le 15 juin 2007. CopyrightWikipédia
« Malgré les multiples accords signés à Khartoum (Soudan), à Bangui et autres, la communauté de Ouandja a commencé par la mise en application du cessez-le-feu, le désarmement, suivi de la réinsertion des ex-combattants. Aux élections présidentielles et législatives, la communauté d’Ouadda a voté à 100% le parti au pouvoir. Croyant voter le Président Touadera pour nous conduire vers la paix, au contraire celui-ci s’est obligé à envoyer les mercenaires russes contre cette population pour les exterminer que nous regrettons amèrement de l’avoir voté », ont déclaré les notables locaux dans une correspondance adressée à la communauté internationale. Ils appellent cette communauté internationale à prendre sa responsabilité « Devant cette situation, le manque de confiance entre cette communauté à l’État et son gouvernement sévit. Pour ces faits mal fondés, la communauté de Ouandja exhorte la communauté internationale de prendre ses responsabilités face à cette évasion des Russes qui tuent sans pitié là des populations et sans aucune raison fondée »., et ajoute : « C’est pourquoi nous portons nos mécontentements face à la tuerie amère du général Zakaria Damane qui vient d’être abattu par les Russes à Ouadda alors que celui-ci est signataire de multiples accords de paix au niveau international et national ».
Rappelons que le général Zakaria Damane, allié du pouvoir, a été assassiné avec sa famille et une vingtaine de ses hommes samedi dernier par les mercenaires russes de la société Wagner.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – ceci n’est pas un rêve, encore moins une blague! C’est bien les Mercenaires russes, à travers leur média, qui ont rejeté leur responsabilité dans l’assassinat crapuleux du chef rebelle allié du pouvoir Zakaria Damane. Ils tentent de camoufler les crimes qu’ils ont commis et rejettent la responsabilité sur le chef rebelle Ali Darassa. Pour eux, le général Zakaria Damane a été tué non pas par eux, mais plutôt par les rebelles de l’UPC. Et ce n’est pas fini! Ils ont dit qu’il a été tué non pas à Ouadda, mais à Boromata. Incroyable!
Bambari-en-fevrier-2022/” data-wpel-link=”internal”>Bambari-en-fevrier-2022-450×203.jpg” alt=”Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes dans la localité de Bambari en février 2022″ width=”450″ height=”203″ />Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022
Les Centrafricains ne sont pas dupes
« Les hommes de Wagner viennent d’arriver en République centrafricaine à peine un an, et ne connaissent pas toute l’histoire de ce pays. Ils oublient que le général Zakaria Damane est un vieux chef rebelle du nord de la République centrafricaine. Il est l’un des créateurs du mouvement UFDR, devenu FPRC, qui est une faction de la Séléka qui a renversé le général François Bozizé en mars 2013 », déclare Anicet Goro, un étudiant de l’université de Bangui qui ajoute que:
« Ceci dit, ce n’est pas à Ali Darassa de le tuer comme un jeu d’enfant. D’ailleurs c’est pas une zone sous contrôle de l’UPC. Et même si c’était le cas, cela devrait être une bataille sanglante avant son assassinat. Mais comme c’est vous, son allié, il vous a fait confiance, et voilà, il est tombé comme un simple gibier avec toute sa famille ».
Zakaria Damane tue à Boromata et non à Ouadda. Une véritable manipulation
Comme si les hommes de Wagner ne veulent pas assumer leur responsabilité. Après avoir assassiné le général Zakaria Damane à Ouadda, ils veulent encore délocaliser le lieu du meurtre à Boromata.
« L’opinion que les informations qui circulent depuis près d’une semaine dans les médias ne sont que des mensonges, et c’est eux qui détiennent la vérité. Certes vous avez les détails de sa dernière instance de vie, mais les témoins de la scène vivent aussi la même réalité que vous », s’alarme un habitant de Bria sur les réseaux sociaux.
Les « instructeurs russes » ne sont pas armés
C’est une histoire à dormir debout. Touadera et ses ministres croyaient qu’on est encore dans les années 60-70. Or la vie à changer, le monde aussi tout comme la Centrafrique. Tout ce qui se passe même dans les petits villages lointains de la capitale est connu.
Les hommes de Wagner commettent souvent leur crime le plus odieux dans des petits villages, mais aussi sur des sites miniers. Ils pensent que dans ces secteurs, l’information ne sera pas dévoilée. Si c’est le cas, le gouvernement va démentir et fustige le média qui l’a publié. Mais ils se trompent largement. Certains par peur n’ont pas voulu publier, mais d’autres nom. Le gouvernement, de son côté, affirme dans les médias étrangers que ces mercenaires, qualifiés d’instructeurs ne sont pas armés. Quelle imagination.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants de Sam-Ouandja, une localité minière située dans la préfecture de la Haute-Kotto, près de la frontière avec le Soudan, au nord de la République centrafricaine, sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les Mercenaires russes qui a vidé la quasi-totalité de la ville de Ouadda. Plusieurs centaines ont pris le chemin de la Vakaga, à Birao.
rca-carnage-au-village-ouadda-maikaga-une-dizaine-des-personnes-tuees-dans-un-acte-de-represailles-dun-groupe-arme/maisons-incendiees-vers-bangassou-par-leger-fevrier-2020/” rel=”attachment wp-att-39468″ data-wpel-link=”internal”>des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
Rappelez-vous, le samedi 12 février, à Ouadda, le général rebelle Zakaria Damane, les membres de sa famille ainsi que certains de ses éléments ont été froidement abattus en public par les mercenaires russes. Et sur des chantiers miniers locaux, des artisans ont été massacrés, d’autres blessés. Ce qui a paniqué les habitants de la ville minière de Ouadda qui ont massivement quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse pour certains, dans des localités voisines pour d’autres.
Panique à Sam-Ouandja
Depuis mardi dernier, certains éléments de Wagner ont quitté la ville de Ouadda, mais aussi de Ndélé pour aller vers Sam-Ouandja.
Comme vous le savez, Sam-Ouandja est aussi une ville minière de la Haute-Kotto. Et la nouvelle de l’arrivée prochaine des hommes de Wagner dans ces localités est synonyme de massacre de la population, de violence inouïe. C’est ainsi que depuis quatre jours, les habitants de la ville de Sam-Ouandja sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les mercenaires russes à Ouadda.
Toutefois, à Birao, les autorités locales ont constaté l’arrivée massive des déplacés de Sam-Ouandja et Ouadda et appellent au gouvernement et certaines organisations humanitaires en aident pour secourir ces déplacés qui n’ont rien pris au moment de leur départ.
Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, les Mercenaires russes de la société Wagner déployés à Bambari, à 385 kilomètres de Bangui ne sont pas près de s’arrêter. Ils multiplient des exactions sur les populations, sur les forces de sécurité intérieure (FSI) et les forces de défense nationale. Quelques jours après avoir violenté un commissaire de la police à Baboua, dans la Nana-Mambéré, ces mercenaires de Wagner ont violemment pris à partie un groupe des soldats FACA détachées dans la ville de Bambari. Ces derniers ont été agressés par ces paramilitaires qui les considèrent désormais comme des « femmes ».
Les soldats de l’armée nationale (FACA) de retour après une marche d’entraînement ai camp Kassaï
Comme ils ont l’habitude de le dire à Bambari, « les FACA sont des femmes, les Seleka sont des hommes », et ils les considèrent ainsi. Ils utilisent désormais beaucoup plus les éléments de l’UPC qui ont été désarmés pour mener des opérations dans la région de l’Ouaka et de la Haute-Kotto. Même les opérations qui ont été menées à Aïgbado, Yanga, Ouadda, Mouka, etc. avaient été menées avec ces ex-rebelles de l’UPC et non les soldats FACA. Comme ces ex-rebelles ont porté des treillis militaires de l’armée nationale, beaucoup pensent que ce sont des soldats FACA. Ce qui a causé de grave frustration dans le rang des forces armées nationales.
C’est ainsi que la semaine dernière, à 10 kilomètres de Bambari, sur la route d’Ippy, un camion-citerne des mercenaires russes, en provenance de Bangui pour le site minier de Ndassima, avait été bloqué durant des heures au checkpoint des soldats FACA au village Kombélé. Les soldats FACA ont exigé le versement d’une somme forfaitaire comme droit de formalité. Ce que le chauffeur a exactement fait, mais en arrivant à Ndassima, il a expliqué les faits aux mercenaires russes qui sont venus au village de Kombélé tabasser sauvagement ces soldats FACA. Ils ont démantelé même le checkpoint de l’armée nationale dans ce village.
Pour l’heure, tous les soldats FACA dans l’Ouaka sont en grève. Ils ont augmenté le tarif des formalités de passage sur toutes les barrières.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme n’a pas l’habitude de parler dans les médias. Mais quand il le fait, c’est pour un cas exceptionnel. Aujourd’hui, Monsieur Nourd Gregaza a pris la parole pour dénoncer non seulement l’assassinat odieux de son chef d’État-major le général Zakaria Damane, mais aussi pour de multiples exactions non supportables perpétrées par les mercenaires russes de la société de mafia russe Wagner. Mais pour lui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera est tenu responsable des exactions commises par les mercenaires de Wagner. Il appelle au sursaut national, à la désobéissance de l’armée nationale, de la population pour contraindre le Président à chasser ces paramilitaires de Wagner.
Ci-dessous l’intégralité de son message à la nation:
Centrafricaines, Centrafricains, mes chers compatriotes, je suis votre frère, votre fils Nourd Gregaza, ata ti Chef de canton MEZANE.
Je suis « Manou », Président du PRNC Parti Pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine, j’ai décidé de rentrer au pays pour accomplir mon devoir.
Touadera a trompé et divisé le peuple Centrafricain après avoir initié et mis en marche son projet Anti-Balaka, ensuite il s’est lavé les mains et se dit propre. Aujourd’hui pour son intérêt personnel, pour continuer à violer allègrement la constitution de notre pays, pour se maintenir au pouvoir, Touadera a fait recours à des mercenaires Russes de la société Wagner afin de l’aider à combler son incapacité notoire à commander l’armée et à gérer le pays.
Dans la quête d’obtenir la collaboration d’une partie de notre peuple contre les revendications légitimes de la population du Nord, il a présenté les mercenaires Wagner comme alliés à nos FACA afin d’éradiquer toutes les revendications par la violence. Après avoir divisé les musulmans pour mieux régner, les mercenaires de Touadera commettent toutes sortes de violences sur la population Centrafricaine.
Enlèvements, tortures, exécutions sommaires et extra-judiciaires, profanations des corps, décapitations, confiscations des cadavres. Il y a aussi les bavures manifestes et incessantes, les utilisations d’engins explosifs, les trafics d’organes Humains, la destruction des boutiques et des lieux de culte. Nos femmes, nos sœurs, nos mamans voire même nos grand-mères se font violer en notre présence devant leurs enfants un avilissement démesuré que nous n’avions jamais observé auparavant.
Je vous le répète peuple Centrafricain, le problème de religion n’a rien à voir avec la crise que connais notre pays. J’ai une question pour le Gouvernement de Bangui ainsi que le président Touadéra.
Après avoir présenté une partie du peuple comme étant le mal pour la Centrafrique, pourriez-vous nous éclaircir sur vos intentions qui ne sont visiblement plus cachées désormais ? Monsieur Touadéra le racisme n’a pas sa place dans la République. Même si la RCA n’est pas composée des noirs et des blancs, nous avons de nombreux exemples dans le monde de peuples différents qui se sont mis ensembles pour constituer une nation à l’exemple des Etats-Unis d’Amérique qui est aujourd’hui la première puissance militaire et économique du monde.
Peuple Centrafricain notre pays est envahi par la Russie. C’est quelque chose de pire que la période qu’a connu nos parents et grands-parents avant l’indépendance. Aujourd’hui la population ne peut pas manifester même au péril de sa vie, le respect du droit n’existe plus. Pire les gens se font tuer pour rien. Nous sommes dans l’anarchie totale.
Je demande solennellement la désobéissance de l’armée envers le gouvernement de Bangui et de tous se lever comme un seul homme pour défendre notre nation, notre honneur, notre dignité.
Je demande à tous les ex-combattants de s’abstenir immédiatement de prendre part au processus de désarmement. Les ennemis de la paix considèrent cela comme notre capitulation devant les mercenaires de Wagner.
Je demande le soutient de toute la population Centrafricaine.
Oui, j’ai besoin de vous ! Oh peuple centrafricain, j’ai cet amour de notre pays en commun avec vous, un amour pour le peuple.
C’est avec beaucoup de peine au cœur que je m’adresse à vous : Aujourd’hui levons nous tous ensembles pour redonner l’espoir au peuple, ainsi sauvons le peu qu’il nous reste de dignité.
Quant à vous mes parents qui font partie du gouvernement de Touadéra : L’objectif de votre participation à ce gouvernement était de garantir la sécurité et la protection de la communauté musulmane de la RCA mais hélas, votre bilan après 6 années est désormais plus catastrophique que la période délétère du mandat de Bozizé. Tenez pour exemple les noms de certaines personnes connues assassinées durant ces 6 ans :Diamila, Issa Manou, le Général Issa Banda, Abdelaziz Soumaine, Zoundecko, Meya, Damane, Kochi et la liste est non exhaustive …
Le général Azor, incarcéré juste parce qu’il a eu le courage de défendre notre communauté. Vous faites tout pour réduire les jeunes au silence au lieu de travailler pour les promouvoir, vous optez pour les mettre à genoux et les garder dans la précarité.
Touadera tu n’as cessé de dire à qui voulait l’entendre que nous étions en guerre mais la guerre dont tu parles, ni toi ni les membres de ta famille n’ont jamais fait face. Moi je te tiens personnellement responsable de la mort de mon oncle Damane, Kochi et une partie de sa famille sache-le Touadéra, tu vas le payer, nous n’avons pas pour habitude de tendre l’autre joue !!!!! Tu as voulu la guerre alors tu l’as désormais ta foutue guerre !
Mes frères, Touadéra vous a déclaré la guerre ! L’heure est venue pour exprimer clairement dans quel camp est votre place avec nous ou contre nous.
Vive la république ! Que Dieu protège le peuple centrafricain.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si cela n’est pas une moquerie, cela y ressemble parfaitement. Comme tout le monde le sait, l’assassinat du chef rebelle Zakaria Damane, allié du pouvoir, par les mercenaires russes, forces alliées du pouvoir, est un fait purement réfléchi et programmé. Mais pour le gouvernement, c’est un incident survenu entre deux alliés du pouvoir, et donc il faut connaître les circonstances réelles avant de porter des accusations inutiles. C’est un malheur, et le gouvernement tient à compatir à la douleur de la famille.
Rappelez-vous, en septembre 2021, le ministre d’État Jean-Willybiro Sako, chargé du désarmement, avait conduit, du lundi à mercredi 15 septembre 2021, une délégation ministérielle à Bria, capitale provinciale de la Haute-Kotto. L’objectif, selon le ministre d’État, s’entretenir et parler de paix avec les responsables des ex-rebelles désarmés, avec la société civile, la jeunesse locale ainsi que les différentes entités présentes dans la ville. Mais lors de ces différentes rencontres, Monsieur Willybiro avait prévenu les participants :
« Il y’aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef d’État », avait déclaré le ministre d’État Jean-Willybiro Sako lors de sa réunion avec les ex-rebelles, à la société civile et aux associations de la jeunesse locale.
Mais les responsables des ex-rebelles lui demandent pourquoi on leur a demandé de faire le désarmement, et par la suite on leur a dit encore qu’ils ne sont plus en sécurité ?
« Donc cela veut dire que nous ne sommes pas en sécurité en ce moment malgré que nous nous sommes désarmés ? », lui demande un responsable des ex-rebelles.
Dans sa réponse, le ministre d’État a pris le soin de préciser qu’en ce moment, ce sont les Russes qui dirigent le pays. Et ce sont eux qui décident, ce n’est pas leur responsabilité. Aussitôt, le silence plane dans la salle. Les participants se disent que ce n’est pas le message que la population attend du gouvernement.
« Dire que ce sont des Russes, des étrangers qui dirigent le pays n’est pas digne d’un homme d’État. C’est une manière de fuir sa responsabilité. Le gouvernement veut nous faire savoir qu’il y’aura un autre événement militaire à venir, et il ne sera pas tenu responsable des conséquences », déclare un participant de la société civile.
Voilà, c’est fait! Cinq mois après la déclaration du ministre Sacko, on assiste maintenant à de vastes opérations de ratissage dans la Haute-Kotto dont il avait annoncé.
Souvenez-vous, le 16 et 17 janvier 2022, au moins 87 personnes ont été massacrées, selon le bilan exact communiqué par un chef du groupe du village Yanga et Aïgbado. Et ce n’est pas tout! Le mercredi 9 février 2022, dans les villages Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda, et à Yangoudroudja, situé à 155 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, au moins 90 personnes ont été massacrées. Comme si cela ne suffisait pas, le 12 février, le chef rebelle Zakaria Damane et les membres de sa famille ont été exécutés par les mercenaires russes au grand jour, en présence du public. Et si aujourd’hui, le gouvernement centrafricain, par la voix du ministre d’État au Désarmement Jean-Willybiro Sacko parle d’un incident qui a causé la mort du général Zakaria Damane, mais les centrafricains ont le droit de penser que c’est une vraie moquerie les propos du ministre.
” Un incident ne peut jamais causer la mort d’une dizaine des personnes. C’est un assassinat pour ne pas dire un génocide et il faut que les auteurs déjà connus par le gouvernement soient traduits devant la justice pour être jugés ” répond un enseignant chercheur à l’université de Bangui.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Même s’il est difficile de déterminer avec certitude les raisons qui ont poussé les mercenaires russes à assassiner, le samedi 12 février, le chef rebelle Zakaria Damane, allié du pouvoir dans les combatscontre les autres rebelles, nombreux sont ceux qui croient que la main du ministre d’État responsable de la justice Arnaud Djoubaye Abazène serait derrière ce meurtre odieux.
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
L’auto-proclamé général Zakaria Damane, chef et fondateur de l’union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), natif de la région de Vakaga, plus précisément de Boromata, est considéré dans le Nord comme un faiseur de roi. Selon la population locale, c’est lui qui serait à l’origine de la prise du pouvoir de Michel Djotodia, chef de la coalition Seleka en 2013.
Proche de l’ancien Président de la transition Michel Djotodia, l’homme est aussi un frère et ami direct du ministre de la Justice, mais aussi du ministre des Transports, Monsieur Gontran à Ahaba. C’est ainsi que la population du Nord pense que c’est grâce au général Zakaria Damane que ses deux frères du Nord précités sont encore dans le gouvernement de Touadera.
Or, depuis trois jours, cette union familiale du nord semble fragilisée par l’assassinat du général Zakaria Damane, chef d’État-major du PRNC par les mercenaires russes de la société de mafia russe Wagner. Pour ses proches et d’autres habitants de Ouadda, le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène serait le commanditaire de cet assassinat odieux du général Damane. Ils le qualifient désormais comme un « traître des musulmans centrafricains » dans le gouvernement.
Guerre des mines
Cependant, sur le terrain, rien ne prouve que le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène est impliqué dans l’assassinat du général Zakaria Damane. Les hommes de Wagner ont voulu juste chasser tous les artisans miniers centrafricains sur des chantiers miniers de la Vakaga, de la Haute-Kotto, du Bamingui-Bangoran et du Mbomou. C’est une guerre des mines. La société Wagner ne fait plus la guerre aux rebelles, mais aux artisans miniers, selon les observateurs.
Mais l’assassinat du général Zakaria Damane pourra-t-il réconcilier les groupes armés du Nord? Difficile à prévoir.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Ils ont été une trentaine à exprimer leur mécontentement devant la base des mercenaires russes ce mardi 15 février. Pour eux, le Président de la République Faustin Archange Touadera doit régler leur arriéré de paiement. Mais les Centrafricains se demandent de quel salaire parlent-ils.
Bambari-a-ete-execute-avec-sa-famille-par-les-miliciens-anti-balaka-faction-touadera/aicha-kette-dtuee-par-les-miliciens-anti-balaka/” rel=”attachment wp-att-52524″ data-wpel-link=”internal”>Madame Aïcha Ketté, La nièce de l’ancien maire de Bambari entre les mains des miliciens Anti-Balaka 30 minutes avant son exécution
Si cette milice armée avait été créée par les mercenaires de Wagner fin 2021 dans la région de la Ouaka pour soutenir le régime du chef de l’État Faustin Archange Touadera en luttant contre les groupes armés, celle-ci est à l’origine de nombreux crime de guerre et crime contre l’humanité dans la région. Ces miliciens n’hésitent pas à massacrer de paisibles citoyens, accusés à tort d’avoir collaboré avec les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Pour la population locale, ces « délinquants » auraient été recrutés par les mercenaires russes comme des autodéfenses locaux. Mais la surprise est de les voir ce jour manifester et demander le paiement des arriérés de leur salaire. Mais de quel salaire parlent-ils?
Rappelons qu’en décembre de l’année dernière, ce sont ces miliciens Anti-Balaka qui étaient à l’origine de l’assassinat de l’ancien maire de la ville de Bambari et sa famille dans sa ferme située à quelques kilomètres du village Boyo, dans la préfecture de la Ouaka. Ce sont eux qui sont encore à l’origine de nombreux massacre dans la Ouaka comme à Boyo, Tagbara etc.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans un post Facebook en date du 8 février 2022, Fidèle GOUANDJIKA le célèbre ministre conseiller et gardien du temple MCU révèle de façon tacite la nouvelle stratégie de Touadera dans sa lutte aveugle pour l’extinction de certains grands leaders de partis politiques qu’il considère comme des véritables obstacles à la réalisation de son ambition démesurée qui est celle d’étouffer la démocratie en Centrafrique afin de régner plusieurs années.
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Après la tentative de levée D’IMMUNITÉ parlementaire qui s’est soldée par un échec, l’homme revient avec une nouvelle stratégie qui semble abstraite mais redoutable. Cette nouvelle tactique consiste à viser le cœur des structures des partis politiques emblématiques ou influants dirigés par ces leaders d’envergure pour provoquer un AVC suivi d’une mort évidente. Les actions relatives à cette nouvelle stratégie ont débuté depuis un certain temps et sont quasiment passées inaperçu comme l’avion B-2 Spirit des américains indetectable aux radars.
Ces actions sont suivantes :
1- Débaucher sans vergogne des militants de ces partis et pas les moindres. Il s’agit à priori des membres des instances exécutives comme les vice-présidents, les secrétaires, les présidents de jeunesse… et bien d’autres membres influants.
2- proposer et nommer les cadres de ces partis à des postes de responsabilités pour les ambitieux et gratifier des billets de banque de l’argent public à ceux qui sont achetables.
3- Pousser les cadres de ces partis à agiter dans les jours et semaines à venir le spectre de la destitution de leurs présidents en se fondant sur l’argumentaire farfelu selon lequel il y a eu plusieurs echecs aux présidentielles.
Pour ne pas que notre démocratie acquise au prix de sang de certains valeureux compatriotes épris de grandeur comme CONJUGO et bien d’autres sombre dans les abimes de la dictature, nous appelons les leaders de certains grands partis politiques de notre pays, partis ayant toujours faits partie du pré-carré lors des présidentielles de prendre très au sérieux ce que nous disons ici.
Messieurs les Présidents des grands partis historiques ou influants. Notre message s’adresse à vous. Regardez avec vigilance autour de vous. Observez méticuleusement le comportement de vos représentants qui sont déjà dans les différentes institutions de la République. Souvenez vous aussi comment vos ressortissants là ont atterrit dans ces institutions. Pour ne citer que quelques une comme, la présidence, l’assemblée nationale, les départements ministériels, le comité préparatoire du dialogue républicain, le cadre de concertation etc. Soyez vigilants avant qu’ils ne soit trop tard. À Touadera nous conseillons de ne pas persever dans une pratique pareille originaire de Fidèle GOUANDJIKA connu d’avoir induit Bozize dans la même erreur jusqu’à ce que nous connaissons la suite qui n’est rien d’autre qu’un second mandat écourté.
Aux militants sans scrupules qui s’autorisent ces pratiques de transhumance moderne, nous leur demandons-, quel héritage comptent ils laisser aux jeunes de leurs formations auxquels leurs noms sonnent dans leur imaginaires comme le Saint Esprit ?
Heureusement que Le Tout Puissant est toujours là pour rendre justice et donne au moment où personne n’y croit ni si attend la couronne à celui qui a le plus souffert. Par Yaka Jule
Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – lundi 14 février 2022, l’association MEGATEUF, en partenariat avec l’alliance française de Bangui, la mission logistique française à Bangui, la société de téléphonie mobile orange Centrafrique et l’ACAMS, a organisé, à l’occasion de la fête de Saint-Valentin un festival De sensibilisation sur le VIH Sida.
Le directeur de l’Alliance Française de Bangui monsieur François Wittersheim, lors de son interview
C’était en présence de l’ambassadeur de France en RCA, du Directeur de l’alliance française à Bangui et de certaines personnalités du pays, sans oublier près d’un millier des jeunes.
Selon Monsieur Marc FEREHOULE, Président de l’association MEGATEUF, cette 21e édition du festival de la Saint-Valentin est consacrée à la grande sensibilisation sur le VIH Sida. Et d’après lui, les artistes qui ont présenté leur talent ce jour ont été présélectionnés lors des différentes séances de tremplin organisées quelques semaines plutôt :
« Ils ont été sélectionnés selon leur texte, selon leur message qui passe sur l’amour et la paix en République centrafricaine. Ces thèmes-là sont vraiment très importants pour nous aujourd’hui entant qu’artiste pour pouvoir véhiculer ce message et mobiliser beaucoup plus du monde à travers cette paix que nous la cherchons depuis », a déclaré à CNC Monsieur Marc FEREHOULE, Président de l’association MEGATEUF.
Pour le Directeur de l’alliance française de Bangui, Monsieur François WITTERSHEIM, le 14février c’est la fête de l’amour, c’est la Saint-Valentin. Et donc on fait l’amour entre le peuple, entre les êtres humains. C’est donc tout à fait justifier que l’alliance française accueille MEGATEUF pour fêter la Saint-Valentin.
« Pour moi, la meilleure arme dans un pays c’est le stylo avec lequel on laisse courir son imagination où l’on travaille la poésie, on travaille la langue, on travaille la culture. Et c’est le sédiment sur lequel on peut construire la paix… Nous sommes alliance française. Un lieu de culture, mais aussi un lieu de formation. Et donc entant que tel : formation, culture, éducation… c’est le terreau, c’est vraiment la base pour que tout puisse se construire à partir de là », a déclaré Monsieur François WITTERSHEIM.
Il y’a lieu de noter que ce festival de Saint-Valentin est organisé pour renforcer les liens d’amour entre les jeunes et les adultes qui ont choisi de mener une vie de couple. À l’alliance française de Bangui, l’ambiance est bien festive. La cour est remplie des jeunes couples, au rythme des prestations des jeunes râpeurs.
Selon le Directeur de l’alliance française de Bangui, ce festival de Saint-Valentin marque le coup d’envoi de la fête de la Francophonie qui aura lieu le 20 mars prochain.
Bangui, 16 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les accidents impliquant des engins explosifs ne cessent de prendre des proportions croissantes depuis la mi-avril 2021, en particulier dans le nord et le nord-ouest de la République centrafricaine. C’est le cas de ce lundi 14 février 2022 dans la localité de Ngaoundaye, où un engin se fait exploser au passage d’un camion de transport.
Minusca-annonce-la-reprise-de-ses-operations-de-deminage/le-camion-des-elements-bangladesh-de-la-minusca-eclate-par-une-mine-terrestre/” rel=”attachment wp-att-52980″ data-wpel-link=”internal”>Le camion des éléments Bangladesh de la MINUSCA éclaté par une mine terrestre. Photo Gervais Lenga / CNC
Selon les témoins, c’est un camion de transport des marchandises et de carburant en provenance de Mbaïmboum, et à destination de Bocaranga qui avait sauté sur une mine au village Touga, situé à 8 kilomètres de Ngaoundaye sur l’axe de Ndim. Le véhicule et sa cargaison ont été complètement endommagés sous le choc de l’explosion de l’engin.
Selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), entre janvier et novembre 2021, près de 40 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à 23 civils, dont des enfants, et à 29 autres personnes dans la Nana-Mambéré, La Mambéré Kadéi, l’Ouham-Péndé, Lime-Pendé et la Ouaka. Les décès ont eu lieu exclusivement dans l’ouest du pays.
Le mercredi 2 février 2022, le général Sidiki Traoré, commandant de forces de la Minusca avait annoncé lors d’un point de presse hebdomadaire à Bangui la reprise par les Casques bleus de la Minusca des activités du déminage des engins explosifs dans le Nord-ouest et l’ouest de la RCA.
D’après lui, Déjà un certain nombre de succès ont été engrangés sur les axes Besson-Niem, Bouar-Niem, Bocaranga-Bozoum et sur l’axe Niem-Yéléwa. Il y a aussi une autre équipe qui est à Berberati. Il ajoute que la « lutte contre les engins explosifs dans l’ouest à Bocaranga et à Berberati va s’intensifier avec des moyens supplémentaires qui seront utilisés dans l’intérêt de tous“.
Rappelons que le mercredi 8 septembre dernier, la Mission avait annoncé la suspension des travaux du déminage des explosifs dans les préfectures de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Péndé et de Lim-Pendé. La mission avait estimé qu’elle a eu des obstacles dans ces travaux de déminage.
Les machines à sous sont de loin le jeu de casino le plus populaire et ce aussi bien pour les casinos terrestres que pour les sites en ligne.
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Le RNG ?
Vous avez dû entendre cette histoire dont il existe 1000 versions dont certaines sont peut-être vraies. Il s’agit de celle d’un joueur ayant passé plusieurs heures sur une machine et qui repart en n’ayant rien gagné. Il laisse sa place à un autre joueur qui lui après seulement 3 tours remporte le jackpot. Nombreux vous indiquerons que pour espérer gagner de façon certaine à une machine à sous, il faut attendre que celle-ci soit « bien chaude ». Ces mêmes conseilleurs vous diront d’attendre dans un coin et d’observer quels sont les joueurs qui repartent bredouilles après avoir joué longtemps pour prendre immédiatement leur place à la machine. Tout ceci est totalement faux et la raison en est le RNG (Random Number Generator) ou en français le générateur de nombres pseudo-aléatoires. Aujourd’hui, toutes les machines à sous qu’elles soient physiques ou virtuelles incorporent un programme informatique appelé RNG. Programme qui décide de façon aléatoire quelles sont les combinaisons qui vont sortir. Vous pouvez très bien gagner 10 fois de suite de petits montants puis plus rien durant 3 tours et ensuite regagner, mais cette fois-ci un gros gain. Bref, il est impossible de prévoir si vous allez gagner ou perdre.
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Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Suite à l’assassinat « lâche et barbare » du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes le samedi 12 février dernier, l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), par la voix de son coordonnateur militaire et chef d’état-major, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa tient à présenter ses condoléances les plus sincères a la famille biologique et aux combattants du RPRC. « Qu’Allah l’accorde le repos éternel dans son paradis.
Ci-dessous l’intégralité de la lettre de condoléances de l’UPC.
Bambari-le-16-mars-2019-8/” rel=”attachment wp-att-33581″ data-wpel-link=”internal”>Bambari-le-16-mars-2019-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.
MESSAGE DE CONDOLÉANCE
C’est avec une très grande tristesse que nous avons appris l’assassinat lâche et barbare le 12 février 2022 du Général Zakaria Damane, plusieurs de ces éléments désarmés et quelques membres de sa famille.
L’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son coordonnateur Militaire, Chef D’État-major, le Général ALI DARASSA MAHAMAT tient à présenter ses condoléances les plus sincères a la famille biologique et aux combattants du RPRC. Qu’Allah l’accorde le repos éternel dans son paradis.
Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC
Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Quelques heures après l’annonce de sa démission du gouvernement, l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra avait annoncé sur les réseaux sociaux qu’il ferait part de son nouvel objectif politique très prochainement. Mais quatre jours plus tard, l’homme a officialisé son départ du parti au pouvoir, les cœurs unis )MCU ). Alors, quelles options politiques qui lui sont ouvertes ? Et pourquoi?
Alors que Cette hypothèse avait été soulevé pour la première fois en janvier 2018 sur les réseaux sociaux par le ministre de l’agriculture d’alors, Monsieur Honoré Feizouré qui a voulu tacler son collègue des finances Henri-Marie Dondra d’être le futur candidat du parti RDC à la présidentielle, celle-ci a été repris ces dernières semaines comme un nouvel angle d’attaque favori de ses adversaires au sein du parti au pouvoir. Ceci n’est pour rien. Cette attaque fait référence à l’ethnie de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra qui est aussi celle du Président fondateur du parti RDC, l’ancien Président André Kolingba. Mais en réalité, c’est une autre affaire. Le parti RDC est allié du pouvoir. Certains de ses cadres sont aussi membres de l’actuel gouvernement. Donc c’est difficile pour Henri-Marie Dondra de leur couper la mangeoire. En plus, certains membres influents de ce parti commencent à critiquer ouvertement dans les médias le comportement soi-disant « versatile» de l’ancien premier ministre. D’autres ont annoncé qu’il aurait commencé déjà de réunion avec certains membres du bureau politique du parti RDC, mais difficile à confirmer.
Dondra, futurs membres de la coalition de l’opposition démocratique ?
Selon de nombreux observateurs, si l’hypothèse pour l’ancien premier ministre Henri-Marie Dondra d’être un jour le Président du parti RDC est encore ouverte, celle de son adhésion à la coalition de l’opposition démocratique est définitivement fermée. Selon eux, l’ancien premier ministre ne s’entendait pas avec plusieurs leaders de cette coalition depuis des années. Donc c’est difficile pour lui d’intégrer la coalition de l’opposition. Toutefois, une autre porte lui est ouverte, celle de s’unir avec certains leaders qui sont aussi dans l’opposition, mais pas dans la COD-2020 comme le Président du PATRI maître Crépin Mboli-Goumba, ou Martin Ziguélé du parti MLPC. Ils peuvent former leur coalition à trois avant de s’agrandir.
Rappelons que Monsieur Henri-Mari Dondra avait démissionné du parti MCU le 10 février dernier, quatre jours après avoir quitté la tête du gouvernement. Mais son départ à profondément troublé ce parti présidentielle.
Bangui, 12 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Il n’y a pas une semaine dans le pays sans que l’actualité dévoile des atrocités subies par la population centrafricaine. Les Centrafricains en ont assez d’assister impuissants au massacre des leurs souvent perpétrés par des Mercenaires russes présentés comme de vulgaires instructeurs.
rca-les-mercenaires-russes-desormais-dans-la-contrebande-des-boissons/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-dans-le-camion-transport-des-vivres-des-elements-sur-le-terrain/” rel=”attachment wp-att-51782″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires russes de la société Wagner dans le camion de transport des vivres de leurs éléments sur le terrain
La diffusion sur les réseaux sociaux d’images insoutenables sur l’assassinat odieux de deux Centrafricains par des mercenaires de Wagner non loin de Bria fait beaucoup parler dans les rues de la capitale et même au-delà.
Mi-janvier, à Aigbando, ce sont des boutiques et des maisons qui ont été brûlées par ces mêmes mercenaires russes ; mais pire encore, ils y ont exécuté plus de 30 femmes. Et comme si cela ne leur suffisait pas, le mercredi dernier, dans deux localités de Bria, il y’avait eu deux massacres plus graves, et des dizaines des civils tués, des habitations incendiées.
Les Centrafricains se rendent enfin compte de la supercherie et sont entourés non pas d’instructeurs et de formateurs mais de barbares sanguinaires ! Ces actes ont un nom : ce sont des crimes de guerre et ils doivent être traités comme tels !
Alors, face à ces actes inhumains, l’ONU a diligenté une enquête pour faire la lumière sur cette énième exécution sommaire. Comme à son habitude, le porte-parole du gouvernement a indiqué n’avoir aucune information sur le sujet. Toutefois, il faut rappeler que ce même gouvernement a déjà reconnu des exactions commises par les mercenaires russes suite à la publication de dossiers bien documentés qu’il ne pouvait réfuter… Malheureusement sans prendre aucune mesure pour faire cesser le massacre de nos compatriotes.
Pire encore, le pouvoir en place couvre et protège des criminels de guerre, comme c’est le cas avec Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage qui est toujours en poste malgré les affaires qui sont les siennes et les accusations dont il fait l’objet. Après son arrestation en novembre dernier, pour répondre devant la Cour pénale spéciale des crimes de guerre dont il est accusé, il a été libéré par les forces de sécurité sur ordre du gouvernement. A Bangui, les gens disent que les gouvernants se font manipuler par leurs conseillers qui ne veulent pas voir surgir des histoires clandestines qui concernent leurs magouilles avec les groupes armés.
Que faut-il de plus pour que la Cour pénale internationale ne se penche sur le sujet ? Tout est là sous nos yeux et à la vue de tous !
Que faut-il de plus ? Combien de massacres d’innocents devons-nous encore attendre avant que ces instances ne réagissent ?
L’ONU à travers son conseil de sécurité peut donner compétence à la CPI de manière exceptionnelle s’il le faut. Et si un blocage intervient par la Russie, cela prouvera que ces derniers manigancent avec Wagner ce qu’ils nient depuis le début !
Il est grand temps de voir cesser toutes ces abominations en Centrafrique !
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le mercredi 9 février 2022, à Bria, plus précisément à 10 kilomètres à l’entrée du village Mouka, situé à 90 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, les Mercenaires russes, lors de l’attaque du village Mouka, ont bloqué un convoi des commerçants soudanais venus acheter du café dans le pays. Ils les ont exigés de verser 14 millions de francs CFA, soit 2 millions de francs CFA par camion. Incroyable!
Un véhicule des mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio
Comme nous l’avions récemment indiqué dans nos précédents articles sur CNC, les mercenaires russes ont installé de nouvelles taxes sur des tonnes de graines de café exportées hors du territoire centrafricain. C’est dans cette logique qu’un convoi de 7 véhicules des marchands soudanais en provenance du Soudan via la ville de Birao et de Ouadda a été arraisonné par les mercenaires russes à 10 kilomètres à l’entrée du village Mouka ce mercredi 9 février.
En effet, lors de l’attaque du village Mouka par les mercenaires russes, une centaine d’habitations avaient été incendiées. Et les marchands soudanais, voyant de très loin des lots de fumée qui sortaient des flammes, ont décidé de s’arrêter à 10 kilomètres à l’entrée du village Mouka. Des détonations d’armes se faisaient entendre de partout. Quelques minutes plus tard, les Soudanais ont vu arriver les mercenaires russes dans leur véhicule. Après des discussions, ils leur ont demandé de payer 2 millions de francs CFA par véhicule, soit un montant total de 14 millions de francs CFA pour les sept véhicules, sinon, demi-tour. Les Soudanais ont tenté en vain de leur expliquer leur difficulté, ils étaient obligés par ces mercenaires russes de rebrousser chemin pour rentrer au Soudan.
C’est ainsi qu’à Birao, au moment de leur retour, ils ont expliqué les faits au Sultan et aux autorités locales. Et promettent des conséquences pour les hommes de Wagner.
Mais pour les fermiers centrafricains, c’est un manque à gagner pour leur stock de café du moment où, depuis près de deux ans, les acheteurs se font rares dans le pays.
Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le chef rebelle tchadien Hassan Bouba, devenu miraculeusement ministre de l’Élevage en République centrafricaine (rca), multiplie depuis la semaine dernière des réunions avec les éleveurs dans le Nord-ouest et l’ouest de la RCA. Il est accompagné du Président du conseil d’administration de la fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC), Monsieur Issa Bi Amadou, et du secrétaire général de ladite organisation Ousmane Shehou.
Photo à la fin de la réunion du ministre chef rebelle Hassan Bouba aux éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré
Selon une pratique de racket mise en place depuis des dizaines d’années en République centrafricaine, chaque éleveur, qui possède de troupeau de bœufs, doit faire une fois chaque année ce qu’ils appellent en peul « SOFAL », c’est-à-dire donner gratuitement pour chacun une tête de bœuf destinée au secrétaire général de la FNEC et au maire de sa commune d’élevage. C’ewt ce que le chef rebelle défunt Abbas Sidiki avait interdit aux éleveurs peuls de toute la région qu’il contrôle de le faire entre 2014 et 2020. Pour lui, c’était une pure arnaque des éleveurs. Mais en 2021, cette pratique revient avec le contrôle de la région de l’Ouest et du Nord-ouest par les soldats FACA et leurs alliés Mercenaires russes.
Ainsi, depuis la semaine dernière, le chef rebelle tchadien de la zone de la Ouaka et ministre de l’Élevage Hassan Bouba, sous prétexte de l’appui aux forces armées nationales et au groupe Wagner, multiplie des réunions avec les éleveurs de la Nana-Mambéré, de Mambéré-Kadéï pour leur contribution exceptionnelle aux forces gouvernementales pour le maintien de la sécurité dans la région.
Touadera est-il impliqué?
Selon une autre source, cette activité de contribution exceptionnelle des éleveurs peuls à la société Wagner serait initiée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Ces troupeaux lui seraient personnellement destinés. Ce n’est pas une affaire de Wagner, mais présidentielle.
« vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper le monde un certain temps. Mais Vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ». ABRAHAM LINCOLN
Ce qui est évident, la vérité s’accomplit toujours, quelle que soitla récusation politicienne
Bangui, 15 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique ) – La semaine 06 (7 au 13 février 2022) à Bangui a été très riche en rebondissements, retournement de situations, états d’âmes, volonté politique de neutralisation pour cause de certains illogismes et schismes anecdotiques qui situent les Autorités Politiques aux antipodes de la vérité et du réalisme ce qui oblige à certaines interrogations interpellatives, objet de cette première analyse politique de l’année 2022, à un moment où rien ne va plus en milieu MCU. Les cœurs unis se désunissent, se brisent et se détruisent ; les frères unis se désolidarisent et envisagent sans état d’âme la neutralisation politique pour ne pas dire volonté de réduire au silence absolu.
Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Ces illogismes et schismes anecdotiques ou non, nous enseignent que le MCU, parti-Etat, est au stade des tourmentes qui présagent l’implosion-explosion et nous conseillent, nous Centrafricains, d’opter désormais pour la vérité entre nous pour sauver Centrafrique et refonder la Nation, parce que :
La vérité a cruellement manqué au sommet de l’Etat depuis 2016…..
Nos Gouvernants, arrivés en Politique, en aventuriers-opportunistes, n’ont cessé de nous mentir et de nous tromper et n’ont porté aucun espoir ….,
La Loi qui est faite pour être respectée, même imparfaite, a été constamment violée, et la justice muselée, manipulée faisant de Centrafrique un pays de non droit …..
La Politique a été considérée comme un tremplin pour un enrichissement personnel et excessif, alors qu’elle demeure une science et se veut un ensemble de missions d’objectifs dont la réalisation s’impose pour la satisfaction des attentes du Peuple qui est le détenteur naturel des pouvoirs de l’Etat…..
Les Dignitaires du MCU, arrivés en Politique en 2016 en aventuriers-opportunistes et non en tant que porteurs d’espoirs, ont fait fi du message divin que le Représentant de DIEU sur terre, le Pape FRANçOIS, nous a apporté en 2015, et qui a ouvert les Portes Saintes de la Miséricorde Divine à Bangui, pour nous demander de franchir le Rubicon, nous réconcilier avec nous-mêmes et vivre désormais dans la vérité et la justice pour connaître la gloire et la splendeur divines. Préoccupés par leurs seuls enrichissements personnels et privilèges, les Dignitaires MCU ont durci leurs cœurs et se sont laissés manipuler pour s’accrocher au pouvoir,
Et,
Ils ont sacrifié la cohésion et l’entente cordiale sur l’autel des exclusions,
Ils ont sacrifié la légalité sur l’autel de l’illégalité, et la régularité sur celui de l’irrégularité,
Ils ont sacrifié la logique sur l’autel de l’illogique et sur celui du schisme,
Ils ont fait l’option de l’illégitimité, parce que ne pouvant pas obtenir la légitimité qui exige la transparence, la traçabilité, la crédibilité et la confiance.
Pour avoir déclaré en 2020 que le Président TOUADERA est pris en otage par les Dignitaires du MCU devenus riches grâce aux multiples scandales financiers et corruptions, et en 2021 qu’il est prisonnier des partenaires-mercenaires de la société Wagner, dont NGREBADA Firmin ne cesse de revendiquer la paternité, lesquels partenaires-mercenaires ont exigé et obtenu la collecte des recettes douanières, j’avais été traité de tous les noms. Mais en ce début du mois de février 2022, la vérité s’est affirmée et s’est accomplie. Les mordus du MCU, ‘’les chercher à manger’’ ou les ‘’ chercher à exister politiquement’’ sont confondus par les évidences, malgré les fuites en avant. Personne ne peut plus récuser que le Président TOUADERA n’a été et n’est qu’une façade présidentielle et présente déjà l’image d’un Président de la République au passé, et celle d’un Président de la République du passé, et avec un passé très lourd d’inconséquences politiques relevant de la Haute Cour de trahison politique.
Chasser le naturel, il revient toujours au galop
Le camp présidentiel et les Dignitaires du MCU avaient récusé, la main droite sur le cœur, le rapport suffisamment documenté des experts des Nations Unies faisant état des exactions des forces loyalistes et des partenaires-mercenaires de la société Wagner. La pseudo commission d’enquête mise en place par le pouvoir TOUADERA a abouti à la même conclusion, avec quelques nuances peu convaincantes, gauchement évoquées par le Ministre de la Justice ABAZENE DJOUBAÏ qui a été vite mis au banc des accusés et la disparition de l’écran-radar politico-judiciaire de l’Avocat Général TAMBO Éric. Nous, Centrafricains, sommes témoins de la spectaculaire ré évocation des exactions des mercenaires-partenaires de la société Wagner, à travers le rapport des services de renseignements français, publié courant cette semaine 06, faisant état de 200 cas d’exactions commises par les forces loyalistes dont les partenaires-mercenaires du groupe Wagner au cours de l’année 2021, dont les plus caractéristiques :
Pillages,
Vols,
Arrestations arbitraires,
Tortures,
Exécutions sommaires,
Occupations illégales d’habitations,
Corps brulés,
Corps décapités,
Corps découpés,
Cadavres criblés de balles.
Le camp présidentiel et les Dignitaires du MCU peuvent-ils encore se permettre le luxe de contester ce rapport, parce que fait par les services de renseignements français ?
Peut-être, parce qu’il y a une phobie anti française politicienne ment entretenue à Bangui, mais en vérité placide, les Autorités Politiques n’ont ni n’auront aucun ou plus d’argumentaire, vu l’ampleur, le caractère inédit et les méthodes opératoires barbares de ces exactions, dont les dernières sont le massacre de civils à Mouka, à Yangoudrougba après celui de Aïgbado (Préfecture de la Haute Kotto), le sévère ta bassement du commissaire adjoint de Baboua pour question de sanitaire, (Préfecture de la Nana Mambéré) l’odieux assassinat de DAMANE ZAKARIA et vingt (20) de ses hommes à Ouadda (Préfecture de la Haute Kotto) ; nulle part au monde, on a vu un Chef d’Etat ériger l’insécurité en méthode de gestion des pouvoirs politiques, en faisant des groupes armés et des mercenaires importés ses partenaires et en créant officiellement une milice assassine ou criminelle et se taire sur les tueries de masse et assassinats crapuleux ; si bien qu’en ce mois de février 2022, nous nous retrouvons pour la énième fois à la croisée des chemins, dans un cul de sac, pataugeant dans un bain de sang, avec des bourreaux qui narguent leurs victimes, des mercenaires apatrides qui dictent leurs lois de jungle sur la population civile et se font les principaux décideurs politiques et les contrôleurs des secteurs d’activités économiques et commerciales, reléguant les Autorités Politiques, dites à tort Nationales, au rôle de paravent ; une situation d’incongruités et d’anormalité à dessein. Un bain de sang sataniquement voulu, une situation d’impasse dans un cul de sac politicien ment créée, faisant de nous Centrafricains des nains politiques clivés et affamés, manquant de repères pour faciliter les prédations par les maîtres, avec des miettes laissées aux Autorités Politiques de Bangui.
Ainsi, durant six (6) ans, nous, Centrafricains, avons été politiquement et faussement distraits, noyés malgré nous dans un sadisme par nos gouvernants interposés, qui ont toujours maladroitement caché leurs incompétences et incapacités pour mieux aider à piller le pays et se servir des miettes. Malheureusement, ces Autorités Politiques, manquant de stratégies, ont été leurs propres fossoyeurs, et ont permis au Peuple centrafricain de réaliser au quotidien qu’il a été relégué au rang de paria, d’où sentiment de rejet populaire du régime TOUADERA , malgré les simulacres manifestations de soutien organisées à coups de billets de fcfa qui n’attirent plus assez d’adeptes ou de nécessiteux, vu les quotidiennes découvertes des atrocités, longtemps cachées, qui se font grâce aux réseaux sociaux, si bien que de nombreux compatriotes n’hésitent plus à rendre responsable de leurs martyrs actuels, l’ancien Président de la République, BOZIZE YANGOUVONDA François, qui usant de son pouvoir discrétionnaire de nomination à l’époque, a voulu d’un Premier Ministre carpe, ce qui était constitutionnellement correct, mais politiquement incorrect, parce qu’involontairement et naïvement, et avec la complicité des Dignitaires KNK de l’époque, il avait introduit un grizzly dans l’arène politique centrafricaine qui se livre, depuis mars 2016, à une horrible décimation, en érigeant l’insécurité en méthode de gestion des pouvoirs de l’Etat, déshumanisant et bestialisant le Peuple Centrafricain.
Le sens élevé de sécurité nationale, l’obligation morale et la nécessité d’une sérénité sociétale commandent de sortir ce monstre de l’arène politique centrafricaine, préoccupation légitime actuelle du Peuple Centrafricain, qui escompte un messie qui n’arrive pas, et qui ne cesse de faire des appels de pieds à l’endroit des quelques Officiers Généraux Centrafricains, encore dignes et intègres, au regard de la pensée militaro-politique du regretté RAWLINGS Jerry, exprimée en ces termes : « Lorsque le Peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au Peuple sa liberté ».
Le deuxième fait politique insolite et révulsant de cette semaine 06, a été l’incompréhensible volonté des Autorités Politiques qui augmentent de 100 % les tarifs d’électricité et d’eau, multiplient les contrôles douaniers au niveau des commerçants de détail, parce que ‘’… mises sous pression par la société de mercenariat russe de Wagner (qui) les somment de leur verser, au plus tard fin février 2022…’’, la coquette somme de 32 milliards de fcfa ( 32 000 000 000), soit 13 % des recettes budgétaires intérieures de 2022, pour régler partiellement leurs arriérés de 6 mois, pour cause, ‘’—les ressources minières ne suffisent pas, les recettes de la douane de Béloko sont aussi faibles pour couvrir ses dépenses, en particulier les soldes des mercenaires sur le terrain et des agences de presse que la société paie pour parler de leur gloire.’’ (CNC du 07 février 2022 – Wagner, la société de mercenariat russe en cessation de paiement), alors que les salaires et pensions de décembre 2021 et janvier 2022 ne sont pas encore payés.
Et toujours Corbeau News de Centrafrique dans sa publication du 10 février 20222, sous l’intitulé, ‘’ En Centrafrique, la société de mafia russe Wagner prélève désormais des taxes sur des tonnes de café exportées’’, mentionne ceci :
‘’ Elle est désormais partout. De la sécurité à la défense, en passant par les mines, les finances, les ressources forestières, l’import-export des boissons et le transport, la société de mafia russe Wagner qui cherche depuis plusieurs mois de stratégie pour renflouer sa trésorerie, s’adonne désormais à la taxation des produits agricoles à l’exportation. D’ores et déjà, c’est le café qui est dans leur viseur’’.
C’est pour dire que, non seulement, les cinq (5) mamelles de l’Etat (Ministère du Commerce, Ministère des Mines, Ministère des Eaux-Forêts-Chasses-Pêches, Ministère de l’Agriculture, Ministère de l’Elevage) qui font rentrer à elles seules 50-70 % des recettes budgétaires intérieures au Trésor Public, mais la totalité des secteurs qui fournissent 80-85 % des ressources publiques internes qui sont sous étroit contrôle de ces mercenaires, devenus maîtres de la République..
Mr le Président de la République, Chef de l’Etat,
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Messieurs les anciens Premiers Ministres NGEBADA et DONDRA,
Je vous interpelle individuellement et collectivement, et vous pose ces questions :
Où est la souveraineté de l’Etat que vous ne cessez d’évoquer dans vos discours ou déclarations ?
Avais-je eu tort de déclarer que le Président TOUADERA est pris en otage par les Dignitaires du MCU, devenus riches grâce aux scandales financiers, escroqueries et autres ?
Avais-je eu tort de crier haut et fort que le Président TOUADERA est prisonnier des partenaires-mercenaires de la société Wagner ?
Dans quels intérêts vous avez bradé les 80-85 % des recettes budgétaires à vos partenaires-mercenaires, tout en étant auteurs de multiples scandales financiers ?
Qu’est ce que vous contrôlez ou gérez réellement ou quelles sont vos marges d’actions politiques, si arithmétique ment ou mathématique ment,, vous ne contrôlez pas les 80-85 % des recettes nationales internes ?
Le troisième fait insolite, méchant et révoltant à évoquer en partage, est que certaines langues de bonne ou mauvaise foi se délient et commencent à reprocher à DONDRA, à peine démissionnaire à la fois de la tête du gouvernement et de responsable au sein du MCU, (1) le rocambolesque détournement de 1 milliard fcfa au niveau du groupe LAÏCO, en complicité avec le principal responsable de ce groupe, (2) le détournement, avec la complicité du Ministre DJOUBAYE ABAZEN de 21 milliards fcfa sur les 26 milliards octroyés par la Turquie pour la réhabilitation de l’aéroport Bangui-M’Poko et (3) la thésaurisation de 47 milliards logés à WESSEC Bank Pls aux Etats-Unis, tout en déduisant, si le Président de la République vole au vu et au su de tout le monde, pourquoi le Premier Ministre ne volerait-il pas ? Par voie de conséquence, les anciens Premiers Ministres SARANDJI et NGREBADA avaient aussi volé, parce que le Président a volé… Qui dira le contraire dans cette République de Bangui ?
Pour empêcher DONDRA de parler et les accabler, parce qu’il en sait trop, le Sieur SARANDJI Mathieu Simplice, a choisi de battre le fer très chaud et a réussi à convaincre TOUADERA pour présider une réunion restreinte des dignitaires du MCU, à Damara, en vue d’entreprendre les actions de neutralisation politique de DONDRA.
Centrafricaine,
Centrafricain,
Je me permets de t’interpeler par ces quelques question :
Ne trouves-tu pas qu’il est maintenant temps de te lever et crier frontalement et collectivement ‘’ NON’’, ‘’ÇA SUFFIT’’ ? ? ?…..
Te faudra-t-il encore combien de tués-calcinés, de tués-décapités, de tués-tronçonnés pour trafics d’organes, d’assassinés pour effacer politiquement le tableau, de portés-disparus dont le nombre, selon différentes sources concordantes, se situerait entre 20 000 et 30 000, pour t’amener à dire ‘’TROP C’EST TROP’’ ? ? ?
Trouves-tu normal, de payer par moyen de tes impôts et taxes les mercenaires-partenaires de la société Wagner qui ont tué,
Ta mère ?
Ton père ?
Ta tante ?
Ton oncle ?
Ton frère ?
Ta sœur ?
Ta femme ?
Ton mari ?
Ton enfant ?
Alors qu’en cinq (5) ans de pillages, d’exportations irrégulières et frauduleuses des minerais par le Soudan et par l’aérodrome de Bérengo, et citoyennement, tu n’as pas été informé de l’importance de ces exportations de minerais, ni des rentrées de recettes d’exportations au profit du Trésor Public ?
Le Ministre de l’Education Nationale t’a-t-il communiqué le nombre de classes construites avec les recettes de ces minerais exportés par ces mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
Le Ministre de l’Enseignement Supérieur t’a-t-il communiqué le nombre d’institutions supérieurs ou universitaires construites avec les recettes des minerais exportés par ces partenaires-mercenaires de la société Wagner ?
Le Ministre de la Santé t’a-t-il communiqué le nombre de postes de santé et de maternités construits en zone rurale avec les recettes des exportations de ces minerais par les mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
Le Ministre des Travaux Publics t’a-t-il indiqué le kilométrage des routes bitumées avec les recettes des minerais exportés par ces mercenaires-partenaires de la société Wagner ?
Si tu réponds positivement à toutes ces questions, alors tu es dans l’obligation de te taire. Mais si tu réponds négativement à une seule de ces questions, alors, donnes-toi le droit de crier haut et fort, c’est-à-dire te faire entendre, parce que les minerais exportés irrégulièrement et frauduleusement, font partie de ton patrimoine national. C’est en ton nom et pour ton intérêt qu’un bien de ton patrimoine national doit être aliéné.
Le droit n’a de sens politico-social que s’il est exercé
Abusant de ton ignorance et de ta méconnaissance, les Autorités Politiques de Bangui, pour leurs intérêts égoïstes, t’ont cyniquement déshumanisé et bestialisé, parce que tu es encore analphabète à 71 % et incapable de revendiquer ses droits, pensent-elles….. Mais elles ont oublié qu’à force de te brimer, de te martyriser, tu t’es endurci-e.
Oui Centrafricaine,
Oui Centrafricain,
Les humiliations, les frustrations, les mépris, les exclusions, les prédations, les bestialisassions et les déshumanisations ont forgé ton caractère. Maintenant tu es un maillon d’un Peuple de caractère, le Peuple Centrafricain, longtemps brimé et opprimé qui est devenu résilient. Et l’histoire des hommes foisonne d’exemples des enchaînés du caveau qui se sont déchaînés, des muselés qui ont recouvré leurs voix et paroles, des emprisonnés arbitraires qui se sont libérés en se relevant, parce qu’un Peuple résilient rebondit toujours, et il est temps de rebondir positivement.
Maintenant, il est temps de te relever, regarder frontalement et dire collectivement que le temps de désunion, d’indignité, d’exclusions, de frustrations, d’humiliations, de martyrs, de pillages et prédations est fini, et d’exiger la tenue du dialogue inclusif pour la survie du Peuple Centrafricain, qui a grand besoin de ‘’ Leaders Politiques qui ne sont pas amoureux de l’argent, mais de la justice, qui ne sont pas amoureux de la publicité, mais de l’humanité, qui ne sont pas des cliveurs, mais des rassembleurs, qui ne sont pas des opportunistes, mais des solidaires….’’
Autrement dit, le Peuple Centrafricain a besoin de Gouvernants Politiques qui ne feront plus de la Politique une fonction et un tremplin pour enrichissements personnels excessifs, mais des Gouvernants Politiques qui vont refonder la Nation Centrafricaine, la rendre plus unie, plus digne, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante. Et pour ce faire, c’est à toi de donner consensuellement toutes les orientations, d’exprimer toutes tes préoccupations qui doivent fonder le nouvel ordre constitutionnel et démocratique de la 7ème République à travers un dialogue inclusif. C’est pourquoi, l’année 2022 est pour toi une année de libération, une année de début de réappropriation de tes droits naturels, parce que, en tant que créature de DIEU, tu es né-e libre et ta vie est sacrée. Par respect, obéissance, méconnaissance et ignorance tu as été désabusé-e, méprisé-e et réduit-e en paria. Mais l’obéissance ou le respect, ne signifie pas soumission.
Maintenant et désormais, tu dois te dire qu’il y a un temps pour tout et qu’il y a toujours un début et une fin. Pour être respecté, il faut savoir se faire respecter. Pour être libre, il faut savoir prendre sa liberté et la défendre. Merci de méditer sur ces quelques pensées, trouvées révolutionnaires par les oppresseurs :
LUMUBA PATRICE :
‘’Sans la lutte, vous n’obtiendrez rien. Ni aujourd’hui, ni demain’’
‘’ …sans dignité, il n’y a pas de liberté, sans justice, il n’y a pas de dignité et sans indépendance, il n’y a pas d’Hommes libres’’
MARTIN LUTHER KING :
‘’ Ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre’’
‘’ Si la paix signifie garder ma bouche fermée au milieu de l’injustice et du mal, je n’en veux pas. Si la paix signifie une volonté d’être
exploité économiquement, dominé politiquement et séparé, je ne la veux pas’’
‘’ Un Homme meurt lorsqu’il refuse de défendre ce qui est juste. Un Homme meurt lorsqu’il refuse de se battre pour la justice. Un Homme
meurt lorsqu’il refuse de prendre position pour ce qui est vrai’’
ADAM SMITH :
‘’Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable’’
KENNEDY J F
‘’ A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes’’
PETERS T.
‘’ Le changement est une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur’’
RAWLINGS JERRY
« Lorsque le Peuple est écrasé par ses dirigeants avec la complicité des juges, il revient à l’armée de rendre au Peuple sa liberté ».
Et moi je dis,
‘’ La désobéissance est une arme légitime contre l’oppression’’,
‘’ La meilleure façon d’arrêter un tyran, c’est de se mettre à sa place, de penser comme lui. Donc la meilleure façon de chasser le tyran, c’est
de le bousculer sans ménagement, parce qu’avec un tyran, ne pas lui faire confiance, ne rien lui demander, ne rien attendre de lui’’,
Imposons collectivement la fin du règne sanguinaire de TOUADERA, par le dialogue inclusif, pour instaurer la 7ème République.
Bangui, 15 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Cette région frontalière située à 20 kilomètres du Cameroun et 5 kilomètres du Tchad est le théâtre des affrontements régulier entre les rebelles et les forces gouvernementales, ce qui a réduit considérablement le mouvement de la population civile, et fragiliser au passage les activités économiques dans la région. Le week-end dernier, c’est le village Touga, situé à 8 kilomètres de la ville de Ngaoundaye qui a été visée. Quatre personnes ont été tuées, et plusieurs habitations incendiées.
Poste de Gendarmerie de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.
Si l’identité des assaillants n’est pas connue pour le moment, certains pensent que les combattants rebelles du mouvement 3R ne sont pas loin de cette tragédie. Ils pourraient être à l’origine même de cette attaque.
En effet, dans la nuit du dimanche à lundi 14 février, une dizaine d’hommes armés ont fait leur incursion dans le village Touga, situé à 8 kilomètres de Ngaoundaye. Les assaillants ont procédé à l’incendie d’une dizaine des habitations. Or, dans ces maisons, se trouvaient des personnes. Trois ont été littéralement carbonisées, dont un chef de groupe local et trois blessés qui sont actuellement transférés à l’hôpital de Ngaoundaye.
Les soldats FACA, basés dans la ville de Ngaoundaye, sont intervenus plus tard dans la matinée pour évacuer les blessés vers Ngaoundaye alors que les assaillants ont déjà quitté le lieu quelques heures plutôt.
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – À la demande du Président centrafricain Faustin Archange Touadera, un entretien discret avait eu lieu entre lui et le procureur de la cour pénale internationale (CPI), Monsieur Karim Khan, dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba. L’objectif, persuader la cour pénale internationale de ne pas ouvrir une nouvelle enquête sur les atrocités commises par les hommes de Wagner en République centrafricaine.
A gauche, Monsieur Karim Khan, procureur de la Cour Pénale Internationale, et à droite, Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, ici, à Addis-Abeba, lors de la 35ème conférence des chefs d’État africain en Éthiopie.
Profitant de sa présence dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba lors de la 35ème session ordinaire du sommet de l’Union africaine, le Président Faustin Archange Touadera, accompagné de sa ministre des affaires étrangères Sylvie BaïpoTemon, a entretenu, durant de longues heures avec Monsieur Karim Khan, Procureur de la cour pénale internationale sur une probable ouverture prochaine d’une enquête visant les atrocités des mercenaires russes dans le pays.
Selon la théorie défendue par le chef de l’État centrafricain, ces paramilitaires de la société Wagner déployés en République centrafricaine ne sont pas des mercenaires, mais plutôt des « instructeurs » militaires russes non armés et qui ne prennent pas part au combat. Ils encadrent seulement nos forces de défenses sur le terrain, sauf s’ils sont attaqués, a déclaré Faustin Archange Touadera.
Les allégations des exactions inventées
Selon le Président centrafricain, les allégations de massacre publiées dans les médias nationaux et internationaux ne sont que de pure invention. Si jamais il y’a un cas d’exaction avérée, notre justice prendra sa responsabilité pour traduire les présumés auteurs nationaux devant la justice. Et si jamais un instructeur russe sera impliqué, il sera renvoyé dans son pays la Russie pour être jugé.
Un jeu de la France
Pour le chef de l’État centrafricain, dans son entretien avec le procureur de la CPI, ” c’est la France qui aurait poussé la Cour pénale internationale à monter une procédure judiciaire juste pour m’atteindre et me traîner dans la boue. Mais en réalité, tout ce que ces médias français racontent par-ci par-là n’est autre que de mensonge”. Nos forces et leurs alliés ont fait un excellent travail sur le terrain, mais les ennemis de la République veulent toujours nous ramener 10 ans en arrière. Ce sont les rebelles qui commettent des exactions sur la population, et ils le savent bien. Dans tout le cas s’il y’a une bavure, nous allons poursuivre les auteurs comme on l’a fait dernièrement, à fait savoir le président Touadera à qui veut l’entendre.
Mais sur le terrain, le massacre continue
Alors que le chef de l’État venait juste de rentrer au pays après quelques jours passés dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, les Mercenaires russes, rassurés de leur protection, commettent à nouveau des massacres dans deux localités de Bria le 9 février dernier, faisant au passage près de 100 morts et deux villages completement rayés de la carte, nouvelle qui est restée inaudible sur le plan national et international.
Pour un défenseur des droits humains, en faisant l’avocat de diable, le président Touadera, malgré les arguments avancés dans ses mémoires de défense en vue de protégerses alliésmercenaires, s’est rendu lui-même coupable, par ses actions, de complicité de crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais avant tout, à quand la fin de souffrance de la population?
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux depuis samedi. Le chef d’État major du PRNC, l’autoproclamé Zakaria Damane, , allié du pouvoir, son frère ainsi qu’une vingtaine de ses hommes ont été littéralement fusillés par les mercenaires russes dans sa ville d’Ouadda, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haute-Kotto, au nord de la République centrafricaine.
Le général Damane Zakaria, chef d’État major du RPRC dans son village natal de Boromata, au nord-est de la République centrafricaine, à environ 100 km de Birao, près du Soudan le 15 juin 2007. CopyrightWikipédia
Surnommé l’homme fort de Tiringoulou, une commune minière située dans la préfecture de la Vakaga, le chef rebelle Zakaria Damane, chef d’État major du RPRC (Rassemblement Patriotique pour le renouveau de la Centrafrique) a été littéralement fusillé à Ouadda samedi par les hommes de Wagner.
Assassinat odieux
Selon les informations recueillies dans la localité, c’était le samedi 12 février dernier qu’une patrouille des mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA était arrivée dans la ville de Ouadda peu avant 16 heures. Comme le chef rebelle Zakaria Damane et tous ses hommes ont adhéré depuis l’année dernière au processus du désarmement en cours, l’arrivée des mercenaires russes et des soldats FACA dans la ville est beaucoup plus appréciée par les rebelles. Ils pensaient que c’est l’équipe du désarmement qui est arrivée pour procéder à l’opération du désarmement. Malheureusement ce n’était pas le cas. Les Russes ont demandé aux rebelles où se trouve leur chef Zakaria Damane. Sans le savoir, ils ont indiqué l’endroit où il se trouve. Les mercenaires russes les ont répondus qu’ils souhaitent le voir physiquement. Toujours sans le savoir, ils sont allés l’appeler. Mais au moment de son arrivée, à moins de 100 mètres d’eux, les mercenaires russes l’ont arrosé avec leur fusil. L’homme tombe au sol. Les rebelles, voyant leur chef abattu devant eux, ont voulu prendre la poudre d’escampette pour s’éclipser dans la nature, mais ils ont été complètement mitraillés à leur tour. À cet instant, une dizaine des corps jonchaient au sol.
Mais bien avant leur arrivée à Ouadda, les mercenaires russes ont affronté un groupe des jeunes armées à Mouka, l’un des villages où ils ont massacré et incendié des habitations le mercredi 9 février dernier.
Zakaria Damane, proche ami de Michel Djotodia, et pilier du désarmement des rebelles
Selon de nombreuses sources onusiennes et militaires, le chef rebelle Zakaria Damane est un pilier dans le processus du désarmement et de démobilisation des rebelles dans la région de Sam-Ouandja, plus précisément dans la Haute-Kotto et la Vakaga, etc.. Selon les mêmes sources, l’homme serait à l’origine de la reddition des nombreux rebelles qui ont intégré le DDRR.
Mais Zakaria Damane est aussi un ami proche de l’ancien Président Michel Djotodia, du ministre de l’hydraulique Gontran Djono Ahaba et celui de la jjustice Arnaud Djoubaye Abazène. Il est aussi un proche du pouvoir de Touadera. Il avait mené une campagne électorale en sa faveur.
Zakaria Damane tué à cause des diamants
Selon de nombreuses sources locales, le chef rebelle Zacharia Damane serait tué à cause de la lutte pour le contrôle des zones minières par les mercenaires russes de la société de mafia Wagner.
Selon ces mêmes sources, les hommes de Wagner n’ont plus voulu voir les Centrafricains sur des chantiers miniers dans la région, et ils mènent depuis un mois une vaste opération dans des villes minières locales. Ils ont massacré des centaines des civils, et incendié des habitations. Pour eux, il faut que ces populations, natives de la région, ne touchent rien aux activités minières locales alors que c’est ce qu’ils savent faire depuis leur naissance, a témoigné un chef de groupe local.
Pour l’heure, à Ouadda, la ville est totalement sinistre et vidée de ses habitants.
Rappelons que le groupe armé PRNC, dirigé par Zakaria Damane, est à majorité Goula. Il faisait partie des groupes armés manipulés par les mercenaires Russes et le pouvoir en 2020 pour affronter et affaiblir le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à Birao, Bria et Ndélé, faisant au passage une centaine des morts, des dizaines de milliers des déplacés, des centaines d’habitations incendiées. L’affaire est pendante devant la Cour pénale spéciale.
Notons que l’autoproclamé général Zakaria Damane, ancien pisteur, grand de taille, avait été invité par l’ancien premier ministre Firmin NGRÉBADA en 2020 à Bangui pour le remercier de ses actions contre le FPRC.
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’était lors de son entretien avec le chef de l’État Faustin Archange Touadera vendredi 11 février que le géographe Simplice Mathieu Sarandji, Président de l’Assemblée nationale avait fixé la date et l’heure de la réunion d’urgence sur le cas Dondra à Damara, localité située à 75 kilomètres de Bangui.
Au milieu, le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, à gauche le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et à droite le premier ministre Henri Mari Dondra
Vendredi 11 février 2022, peu avant 8 heures du matin, le Président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, accompagné seulement de son chauffeur et d’un garde du corps, s’était rendu discrètement à la résidence du chef de l’État au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui afin de persuader ce dernier à organiser une réunion d’urgence à Damara dimanche 13 février. L’objectif, trouver une solution rapide à la « gesticulation » suspecte et « dangereuse » de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra.
Devant le chef de l’État, Le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji s’est montré très ferme à l’égard de l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra. Selon lui, le départ de ce dernier du mouvement des cœurs unis (MCU), parti au pouvoir, traduit bien son intention de mettre en difficulté le régime, du moment où il maîtrise bien ce parti de l’intérieur. C’est une nouvelle étape dangereuse à éviter absolument. D’après lui, il faut immédiatement initier une procédure judiciaire en vue de la levée de son immunité parlementaire, et sa traduction devant la justice avant qu’il se mette à parler dans les médias.
Accord de Touadera
Face au détail fourni par le PAN Simplice Mathieu Sarandji, le chef de l’État Faustin Archange Touadera n’avait plus le choix que de donner son accord pour le déclenchement de la procédure. Mais pour lui, le dossier doit être confié au premier vice-président de l’assemblée nationale, l’honorable Évariste Ngamana. C’est lui qui sera chargé d’initier ouvertement la procédure.
Mais ce qu’ils ne savaient pas, l’honorable Évariste Ngamana est aussi remonté contre le PAN Simplice Mathieu Sarandji. Il est lui aussi favorable à la destitution du sieur SMS du perchoir en mars prochain.
Pour la réunion d’urgence de Damara, le chef de l’État a indiqué que le dimanche, il sera en déplacement. Il faudrait donc le repousser à la semaine prochaine. Mais d’ores et déjà, il exprimait sa volonté d’organiser samedi 12 février à son domicile à Bangui une réunion sur le sujet Dondra.
Rappelons que quatre jours après sa démission du gouvernement, l’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra avait déposé sa lettre de démission du mouvement cœurs unis, parti au pouvoir. Ce qui a littéralement perturbé le Président de l’assemblée nationale qui est aussi Secrétaire exécutif de ce parti présidentiel.
Centrafrique.org/rien-nempeche-dimaginer-francois-bozize-a-la-tete-de-la-cpc/img_3521/” rel=”attachment wp-att-43692″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/IMG_3521.jpeg” alt=”Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui” width=”300″ height=”150″ />Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka, le 14 mars 2013 à Bangui
Bangui, 14 février 2022 21 (Corbeaunews – Centrafrique ) – 24 heures après l’assassinat du chef d’État-major du PRNC, l’autoproclamé général Zakaria Damane et sa famille, , le samedi 12 février 2022, par les Mercenaires russes du groupe militaire Wagner, dans sa localité de Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), par la voix de son nouveau chef, le général Nouredine Adam, exprime sa douleur et sa profonde compassion aux parents.
FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE
MESSAGE DE CONDOLEANCES
C’est avec une profonde affliction que j’ai pris connaissance de l’assassinat lâche, le 12 février 2022, du GénéralZakaria Damane et des membres de sa famille.
Au nom du FPRC et, à mon propre nom, je tiens particulièrement à présenter mes condoléances les plus attristées à la famille et à exprimer ma profonde compassion aux parents. Qu’Allah accorde le repos éternel à son âme et à toutes les victimes, et nous donne la force de résilience.
Bangui, 12 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le comité d’organisation du dialogue républicain a annoncé la fin du mois de mars pour tenir le dialogue républicain. Un dialogue qui exclut les groupes armés avec qui le gouvernement précise que les discussions avec eux se poursuivront selon la Feuille de route conjointe de Luanda. Position exprimée ce vendredi matin au cours d’une conférence de presse à Bangui.
L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.
“Je voudrais vous informer d’ores et déjà que le comité préparatoire du dialogue républicain inclusif fait de son mieux pour que les assises du dialogue républicain se tiennent d’ici à à la fin du mois de mars 2022 “, a annoncé Obed Namsio, ministre d’Etat, directeur de cabinet du président Touadera et président du comité préparatoire du dialogue républicain.
François Bozizé exclut du dialogue en vertu de la constitution
Si l’énoncé du dialogue porte sur “le dialogue républicain inclusif”, il n’en est pas le cas pour François Bozizé et ses hommes qui sont encore dans le maquis et qui espèrent un dénouement de la crise.
“Je dois préciser que nous entendons par dialogue inclusif, nous entendons le dialogue entre toutes les forces vives sans exclusives. C’est à dire tous ceux et toutes celles qui défendent les valeurs de la République. Je voudrais vous rappeler pour éviter tout amalgame, qu’il existe d’autres cadres permanents pour le dialogue entre le Gouvernement, les groupes armés et la CPC, à savoir l’APPR du 6 février 2019 et la feuille de route conjointe de Luanda du 16 septembre 2021″ a précisé Obed Namsio.
Plus 350 millions de francs CFA pour le dialogue
D’un côté, le comité a indiqué que la mobilisation des ressources financières est déjà faite par le gouvernement mais qui attend également l’appui des partenaires de la République Centrafricaine à accompagner cette volonté de dialoguer entre les centrafricains au niveau politique.
Parmi les questions à l’ordre du jour l’insécurité généralisée, la justice, la bonne gouvernance et le relèvement socio-économique de la République Centrafricaine.
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le grand marché soudanais de Ndélé transformé en brasier géant au milieu de la nuit du samedi à dimanche 13 février. Plusieurs dizaines de boutiques ont été ravagées par les flammes. « Nous déplorons la destruction de plus d’une dizaine des magasins partis en fumée », annonce l’adjoint au maire de Ndélé.
centrafrique.org/marche-de-ndele-ravage-par-un-incendie/” data-wpel-link=”internal”>Le marché de Ndélé ravagé par un incendie
Selon cet adjoint au maire, le gardien d’un magasin, sans préciser son nom, a été touché par les flammes. Il a été admis dans un hôpital local. Tout en lui souhaitons un prompt rétablissement, il exprime sa compassion a tous les sinistrés, mais aussi annonce qu’une enquête est diligentée pour situer les responsabilités.
Selon la gendarmerie locale, l’origine de l’incendie demeure à ce jour inconnue. Toutefois, des sources proches des sinistrés parlent d’un probable accident causé par quelqu’un dont son identité n’est pas encore connue. Or, certains sinistrés pointent du doigt une dame déréglée qui a l’habitude de coucher devant les boutiques des Soudanais dans le marché. D’après eux, ce serait le feu de chauffage qu’elle allume chaque nuit pour se chauffer qui aurait provoqué l’incendie dans le marché cette nuit. Cependant, dans le quartier, certains pointent du doigt les proches du général Zakaria Damane, tué à bout portant par les Mercenaires russes qui seraient derrière cet incendie. Selon eux, pour les proches du général Damane, le chef rebelle Abdoulaye Hissen, natif de Ndélé, qui aurait monté les mercenaires russes contre le général Zakaria Damane. Une mauvaise disposition d’esprit, selon un chef de quartier. Mais pour les autorités locales, c’est bien l’enquête qui déterminera l’origine de l’incendie.
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – A l’approche du 14 février, la fête de Saint-Valentin commence à animer certaines discussions à Bangui mais aussi dans les villes du pays. Et pour cause !
centrafrique.org/boite-de-nuit-a-bangui-jeune-afrique/” data-wpel-link=”internal”>Une boite de nuit à Bangui. Photo jeune Afrique
Comme chaque année, les étals des marchés se remplissent des confections spéciales pour le 14 février. C’est le côté commercial de cet évènement qui s’exprime mais d’un autre côté, maintenant que cette tradition est ancrée, ceux qui dérogent à la règle d’offrir l’habit d’apparat à leur conquête sont parfois pointés du doigt comme pour leur signifier que leur flamme s’est éteinte et ainsi les faire culpabiliser !
Mais ce qui est le plus attendu, ce sont surtout les festivités qui entourent la fête des amoureux ! Ce sont ces moments dont certains en font un rendez-vous incontournable de l’année pour tenter de trouver l’âme sœur ! Souvent des soirées mémorables, riches en rencontres, riches en souvenirs !
Cependant, l’édition de cette année va immanquablement être impactée par la situation de crise que connait le pays. Les crises sécuritaire, économique et sanitaire qui perdurent avec le couvre-feu vont donc limiter la fête !
Malgré cela, beaucoup de jeunes préfèrent positiver et entendent bien fêter l’évènement en malgré un contexte particulier. « Ce n’est pas parce que notre pays connait des moments difficiles qu’il faut oublier de s’amuser et de prendre du bon temps lorsque l’occasion se présente » s’exclame Teddy Joseph aux abords du stade 20 000. Celeste, jeune étudiante, n’est pas moins explicite « Même si le couvre-feu nous empêchera de faire la fête toute la nuit, on va quand même bien profiter du moment ». Quand à Moussa, il confirme ce que disent ses camardes «On va faire la fête ! Il y a déjà la crise sécuritaire et la crise sanitaire ! On ne va pas rajouter la crise amoureuse à tout ça, ça non ! »
Bangui, 14 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au nom de mon administration et de la population de la Haute Kotto, je voudrais remercier la Minusca DDR et son partenaire UNOPS pour le travail de proximité qui est fait sur les axes, notamment l’axe Boungou 1 et l’axe Irabanda.
centrafricain-a-redonner-lespoir-aux-populations/” data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-projet-de-reduction-de-violence-communautaire-appuie-lEtat-centrafricain-a-redonner-lespoir-aux-populations.jpg” alt=”Le projet de réduction de violence communautaire appuie l’Etat centrafricain à redonner l’espoir aux populations” width=”350″ height=”262″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-projet-de-reduction-de-violence-communautaire-appuie-lEtat-centrafricain-a-redonner-lespoir-aux-populations.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-projet-de-reduction-de-violence-communautaire-appuie-lEtat-centrafricain-a-redonner-lespoir-aux-populations-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-projet-de-reduction-de-violence-communautaire-appuie-lEtat-centrafricain-a-redonner-lespoir-aux-populations-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px” />
Les populations saluent l’action du projet CVR qui leur donne l’espoir et en demandent encore plus. Je salue le professionnalisme avec lequel l’équipe intégrée de la section DDR se rapproche des populations locales. Sur l’axe Bria – Irabanda (75 Kms), le CVR a marqué la différence en impulsant une nouvelle dynamique communautaire. A ce jour, tous les villages travaillent ensemble et fabriquent les briques pour leurs maisons, par eux-mêmes, pour un retour digne dans leurs villages. C’est en ces termes que Mr. Thierry Evariste BINGUININDJI, préfet de la Haute Kotto, en sa qualité de président du comité préfectoral de pilotage du projet de réduction de violence communautaire a ouvert la réunion mensuelle du mois février, en remerciant l’équipe intégrée DDR/UNOPS de la MINUSCA pour le grand travail abattu au cours du mois de janvier 2022.
Un mois riche en réalisations sur le terrain !
Dans son rapport mensuel au comité, Dr. Jean de Dieu Désiré NTANGA NTITA, le coordonnateur régional de la section DDR de la MINUSCA et responsable du projet CVR informé les participants que son équipe, avec le soutien de toutes les parties prenantes a réalisé plusieurs choses. Il s’agit du lancement des activités sur l’axe sud, Bria – Irabanda jusqu’à 75 Km de Bria.
Sur cet axe, au moins 180 bénéficiaires, dont environs la moitié de femmes ont été enregistrés et font du travail contre argent (cash for work) pour la réhabilitation d’au moins 10 Kms de route pour faciliter la reprise de l’activité économique dans les villages de retour et leur connexion au centre de consommation qu’est la ville de Bria.
La stratégie sur cet axe consiste à appuyer les activités agropastorales, à sensibiliser les populations pour renforcer la dynamique communautaire en vue de mitiger les facteurs déclencheurs des conflits dans les villages de retour et à injecter du cash après le travail.
Plusieurs autres activités ont été réalisées plusieurs autres activités sont réalisées à Bria où les fermes piscicoles et bien d’autres activités génératrices de revenus ont été réalisées.
Le chef de la junte déclaré “Président du Faso”: une erreur, selon un juriste
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Bangui ( République centrafricaine ) – Au Burkina Faso, le conseil constitutionnel a déclaré hier, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, “Président du Faso”. Les burkinabè apprécient l’arrivée des militaires au pouvoir mais selon des constitutionnalistes, ça n’a pas été fait dans les règles de l’art. .
Le Lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, a été déclaré “Président du Faso” par le Conseil constitutionnel qui dit avoir constaté la vacance de pouvoir./////////////.
Les spécialistes de la Constitution ont un problème./////////////.
“Si la démarche est de lui permettre d’avoir la qualité de Président du Faso et d’exercer les fonctions constitutionnelles du Président du Faso, dans la réalité ce n’est pas contestable. C’est une question de démarche, ce n’est pas une question de contestation du pouvoir du Lieutenant-colonel. C’est une question de régulation”, a affirmé Pr Abdoulaye Soma, constitutionnaliste./////////////.
Et tout cela est regrettable selon Abdoulaye Soma. “Le conseil constitutionnel a comme forcé la dévolution des fonctions du Président du Faso, donc il a tué la Constitution parce que la Constitution n’autorise pas de faire Président du Faso un chef d’Etat qui serait arrivé autrement que par la légitimité démocratique. Tous ceux qui voudraient contester le pouvoir du Président de la république le pourraient en droit constitutionnel burkinabè en ayant raison”, a déploré l’expert en droit constitutionnel./////////////.
Le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba devrait prêter serment le 16 février./////////////.
Mais le tout nouveau Président aura des défis énormes à relever face aux groupes djihadistes qui déciment le pays depuis 7 ans. Ils semblent étendre leurs actions, car cinq gardes forestiers et un soldat ont été tués dans un parc dans le nord du Bénin à la frontière avec le Burkina Faso.
A Kabo, la réduction des activités de MSF a des conséquences fâcheuses
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Bangui ( République centrafricaine ) – La situation humanitaire est toujours préoccupante en Centrafrique où neuf personnes sont mortes récemment par manque de soins, à Kabo, dans le nord du pays. .
Dans cette localité, une équipe de Médecins sans frontières a été rançonnée alors qu’elle était obligée de se déplacer en voiture. Le gouvernement interdit en effet depuis fin 2020 aux humanitaires l’usage de l’aérodrome pour des raisons stratégiques. Conséquence : MSF a réduit ses activités et neuf personnes sont mortes à Kabo./////////////.
Une réduction et des conséquences/////////////.
Cette situation aurait pu être évitée si MSF avait eu l’autorisation du gouvernement de se déplacer en avion. Ce qui n’est pas le cas, donc cette ONG a dû retirer une partie de son personnel, comme l’explique Romain Briey, chef de mission Médecins sans frontières://///////////.
“malgré une réduction du personnel et des services, MSF continue de soutenir les opérations humanitaires médicales à Kabo, où nous sommes présents depuis 2006. Ces derniers jours, MSF a retiré 43 personnes de Kabo, où nous gérons un hôpital et soutenons deux centres de santé et un réseau d’agents de santé communautaires. Cependant, l’hôpital et les postes de santé continuent à fournir un service limité avec 171 agents de santé recrutés à Kabo et 12 agents du ministère de la Santé. MSF continue d’envoyer des fournitures médicales, de payer le personnel et de fournir un soutien technique à distance.”/////////////.
Quoi q’il en soit, cette situation a des conséquences fâcheuses sur la santé de la population de Kabo. Chantal Merveille Togoman est députée de cette région et elle s’alarme de la situation./////////////.
“Nous éprouvons beaucoup de difficultés à Kabo. Nous n’avons pas de structure fiable de vente de médicaments donc pas de pharmacie. Seule la structure sanitaire dont dispose MSF nous appuie. Du point de vue pédiatrique, les femmes enceintes et tous les aspects chirurgicaux sont pris en charge par MSF. Mais en nous abandonnant de façon brusque pour partir, cela a des conséquences fâcheuses. La preuve : ils sont partis le 29 janvier et jusqu’au 5 février nous avons perdu neuf femmes qui sont mortes en donnant naissance. Celles qui ont été transférées à Batangafo aussi sont mortes. Cela constitue autant de problèmes que nous rencontrons avec la fermeture du centre de santé MSF” se plaint-elle./////////////.
La réaction des autorités/////////////.
Le gouvernement se montre intransigeant sur sa décision d’interdire l’utilisation de l’aéroport. Selon Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères en charge du dossier, des dispositions sont toutefois prises pour permettre à Médecins sans frontières de travailler normalement./////////////.
“Ce dossier que j’ai suivi depuis le début d’ailleurs, qui date de fin 2020 début 2021, cette décision a été prise à partir d’un certain nombre de constats sur le terrain et d’initiatives qui ont été faites sans validation et c’est pour cela que cet aérodrome a été fermé jusqu’à nouvel ordre. Mais en sachant qu’un certain nombre de dispositions ont été prises pour permettre à cette ONG, MSF, de pouvoir travailler normalement” explique Sylvie Baïpo Témon./////////////.
La réduction des services de MSF à Kabo, localité frontalière du Tchad, impacte négativement la qualité de soins des malades. En attendant, les acteurs humanitaires doivent convaincre le gouvernement de leur neutralité et le gouvernement de sa capacité à faire mieux là où intervient MSF.
Avec DW français centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/image-2.jpg” rel=”attachment wp-att-53876″ data-wpel-link=”internal”>
RDC : le risque d’une confrontation entre armées dans l’Est
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Bangui ( République centrafricaine ) – Les menaces du président Rwandais de déployer des troupes contre les rebelles des FDLR en RDC inquiètent les Congolais.
Paul Kagame a tenu ces propos mardi dernier §08.02) à Kigali au Rwanda, lors de la prestation de serment des nouveaux ministres. Dans sa déclaration, le président rwandais a insisté sur le danger qui pèse sur son pays en raison de la présence des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC, où sont également présents les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). .
Paul Kagame a affirmé qu’il y a un temps pour négocier et un temps pour trouver une solution sans demander la permission à qui que ce soit. Des propos directs et menaçants qui pourtant n’ont pas provoqué de réaction officielle du gouvernement congolais. /////////////.
Le Premier ministre congolais appelé à s’expliquer /////////////.
Gratien de Saint Nicolas Iracan, député national de l’Ituri, a toutefois interpelé le gouvernement sur cette question, rappelant que la commission Défense et sécurité de l’Assemblée nationale avait formulé des recommandations pour le rétablissement de la sécurité dans l’est du pays. /////////////.
Pour Gratien de Saint Nicolas, il est très important que le Premier ministre s’explique devant l’Assemblée nationale ://///////////.
“Il y a des groupes armés qui sont en train d’opérer et sur le terrain on a vu des massacres perpétrés par des Rwandais, qui parlaient la langue rwandaise. Cela nous inquiète parce qu’effectivement il y a une connexion entre les ADF et les FDLR. C’est une situation qui peut embraser toute la région et ce ne serait pas bon qu’on entre dans la violence. On veut que le Premier ministre vienne nous dire s’y a une évolution ou non.”/////////////.
L’histoire pourrait se répéter/////////////.
Les menaces du président rwandais interviennent alors que depuis fin novembre 2021, les forces ougandaises, avec l’accord des autorités congolaises, traquent les ADF dans la même région. /////////////.
L’intervention du Rwanda entrainerait le risque d’une nouvelle confrontation avec l’armée ougandaise sur le sol congolais. /////////////.
Le Mouvement des indignés de l’insécurité en RDC, dont Nicole Kavira est la coordonnatrice nationale, espèrent que ce scénario sera évité ://///////////.
“Les populations congolaises, victimes des atrocités des armées des pays voisins voici plus de vingt ans, demandent que nos autorités concluent des coopérations propres, c’est-à-dire avec des armées n’ayant pas le sang des Congolais sur les mains. Les indignés s’opposent à cette nouvelle agression déclarée.”/////////////.
Les Congolais gardent en effet un souvenir terrible des affrontements entre les armées ougandaises et rwandaises qui ont fait des milliers des morts en 2000 dans la ville de Kisangani, au nord-est de la RDC.
Avec DW français Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/image-1.jpg” rel=”attachment wp-att-53873″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/image-1.jpg” alt=”” title=”image-1-jpg” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-53873″ />
Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement béninois tente de rassurer la population après une attaque djihadiste qui a fait de nombreuses victimes. .
C’est la première attaque enregistrée par leBénin depuis le début de l’année, une attaque mardi (08.02) dans la zone dite “point triple” qui se trouve entre le Burkina Faso, le Niger et le Bénin. Le bilan s’élève déjà à neuf morts, une situation qui préoccupe le Bénin, et affirme vouloir mettre en place une nouvelle stratégie visant à contrer les attaques djihadistes qui commencent à s’intensifier./////////////.
Cette zone a déjà connu d’autres attaques fin 2021 et selon Télésphore Sekou, directeur de radio Nanto FM, l’une des radios partenaires de la DW dans le nord du Bénin, la nature des attaques reste la même ://///////////.
“Aujourd’hui, il serait mal pensé de ne pas établir un lien entre cette attaque et les autres qui ont secoué le nord du Bénin, notamment celle qui est intervenue au mois de novembre dernier dans le nord du pays.”/////////////.
Le président du Bénin,Patrice Talon a d’urgence convoqué une réunion avec le Haut commandement militaire pour discuter de la question, à l’issue de laquelle un compte-rendu a été publié jeudi soir (10.02). Des renforts militaires auraient déjà été déployés./////////////.
Mobilisation du gouvernement/////////////.
Le compte-rendu reconnait que cette zone ne fait pas encore l’objet d’une action conjuguée des trois pays frontaliers. /////////////.
Un point sur lequel certains analystes des questions sécuritaires sont souvent revenus en mettant en cause cette inaction. /////////////.
Télésphore Sekou revient sur ce manque de coordination entre les pays concernés ://///////////.
“Le Bénin ne saurait agir seul du moment où il y a le Burkina Faso, le Niger, le Togo et le Nigeria à côté qui ont déjà traversé des épreuves en terme de terrorisme. Le Bénin s’appuiera sur l’expérience de ces pays voisins pour pouvoir agir.” /////////////.
A cette insécurité s’ajoute le fait que le Bénin, selon plusieurs sources proches du dossier, serait lui aussi en tant que pays côtier, la cible des narcotrafiquants opérant depuis l’Amérique latine. Comme c’est déjà le cas pour laGuinée-Bissau , récemment secouée par une tentative de coup d’Etat.
Avec DW français Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-Bénin-cherche-des-solutions-face-au-djihadisme.webp” rel=”attachment wp-att-53870″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-Bénin-cherche-des-solutions-face-au-djihadisme.webp” alt=”” title=”le-benin-cherche-des-solutions-face-au-djihadisme-webp” width=”1024″ height=”1024″ class=”alignnone size-full wp-image-53870″ />
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Tout est parti d’une incompréhension autour de l’utilisation de toilettes que le commissaire adjoint de Baboua a failli être tué, selon son terme, par les mercenaires de Wagner. Mais à Bouar, située à une centaine de kilomètres de Baboua, la ville a failli être secouée ce vendredi matin par des crépitements d’armes lourdes et légères entre les mercenaires russes et les soldats FACA.
Ville de Baboua par Wikipédia.
Selon ce commissaire adjoint de Baboua, il a eu la vie sauve grâce à la protection divine.
« Au niveau du commissariat, j’étais sur un dossier que je traitais. J’étais ensuite pris par le besoin d’aller pisser, je suis sorti du bureau. Il y’a une vieille toilette à côté et la nouvelle qu’on a construite se trouve aussi là. Ce n’était pas les Russes qui l’ont fait ça, mais c’était des emplacements d’avance avant qu’ils n’arrivent. Alors, juste le temps de côtoyer la douche pour chercher à me soulager, le soi-disant commandant, le chef là, il m’a interpellé et me dit « mais non, ce n’est pas ici que je devrais uriner ». Je dis, mais qu’il m’excuse. Il me dit « mais non, ce n’est pas ici, ce n’est plus ici qu’il faut uriner ». Voilà qu’Il s’est rapproché et commence à me gifler. Je barrais les coups, il continuait. Ainsi de suite. Tout de suite il a appelé ces éléments dans leur langue et je vous dis que c’est Dieu qui m’a gardé sinon je trouvais la mort. Ils se sont roués sur moi, plus d’une dizaine des personnes armées des bâtons. Ils me tapaient avec des battons jusqu’à j’ai fracture ouverte au niveau bras gauche », déclare le commissaire adjoint de Baboua sur les antennes de la radio Ndékèluka.
Et ce n’est pas fini! À Bouar, ce vendredi matin, les Mercenaires russes et les soldats FACA se sont pointés avec leurs armes durant plusieurs minutes avant qu’ils ne se séparent. C’était à cause d’un ballon joué par les soldats FACA sur le terrain de football qu’un camion qui était dans le convoi en provenance de Béloko l’a écrasé. Les FACA demandent au conducteur de ce véhicule de leur payer un nouveau ballon, ce que ce dernier refuse. Il est allé appeler les hommes de Wagner pour venir les libérer. C’est à la suite de cela que la tension remonte entre les FACA et les hommes de Wagner durant des minutes.
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans une interview exclusive accordée à CNC, le Professeur Gaston Mandata Nguérékata, Président du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) répond aux questions des journalistes du CNC sur des thématiques sélectionnées via les commentaires sur les réseaux sociaux, du média entre autres : la nomination du nouveau premier ministre, le retour de l’opposition dans le comité préparatoire du dialogue républicain. Cet entretien a également été l’occasion de répondre aux questions liées à l’actualité récente, notamment dans le contexte des violence perpétrée par les mercenaires de Wagner sur les populations civiles, survenue dernièrement à Bria et dans d’autres localité. Pour en finir, nous revenons sur l’éducation des jeunes en République centrafricaine, mais aussi sur sa carrière de Professeur de mathématique de renommé mondiale.
Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.
CNC : Vous n’aviez pas parlé sur des actualités politiques nationales depuis plus d’une année passée après la réélection du président Touadera. Pourquoi un tel silence ? vous faites une trêve politique ou c’est la pandémie de covid-19 qui vous oblige à garder votre silence ?
N’Guérékata : Soyez rassuré : la réélection du Président Touadéra ne constitue pas un repère dans mes activités politiques. Il y a tellement d’événements malheureux, tellement de drames, presque au quotidien, qu’il est difficile d’intervenir sur l’actualité politique au risque d’être inaudible. Et comme dit la chanson, je cite : trop parler c’est maladie. Depuis quelques années, de nouveaux acteurs politiques se sont révélés. Il faut les observer, évaluer l’impact de leurs actions et messages et redéfinir ma place sur la scène politique. Le temps est arrivé. Je reprends la parole et l’action politiques.
CNC : Depuis lundi, Monsieur Henri-Mari Dondra est devenu un ancien Premier ministre. Il est remplacé par son ministre de l’Economie Felix Moloua. Que vous inspire ce départ ?
N’Guérékata: Je ne connais pas les raisons du départ de Monsieur Henri Marie Dondra. Je ne peux donc commenter cet événement. A mon sens quand on change de chef de gouvernement c’est qu’on a au préalable défini un nouveau cap de l’action gouvernementale. Quel est le cap dans ce cas ? Plutôt que d’aller lire les décrets à la Radio comme un écolier, le Porte-Parole de la Présidence devrait apprendre à communiquer, à expliquer à la population les raisons de ce changement, les objectifs attendus, comme celles des autres décrets présidentiels, afin que nous puissions comprendre et au demeurant soutenir le Président et sa politique. Nous sommes des citoyens responsables et conscients, ni débiles ni immatures. Et puis, nous sommes un pays en crise de trésorerie. Pourquoi tant de ministres ? Pendant ce temps, nos écoles manquent d’enseignants et de tables-bancs, nos hôpitaux et dispensaire manquent de médicaments de base, et sont devenus des mouroirs faute de soins appropriés, et la liste est longue.
CNC : D’après vos lectures en tant qu’un homme politique, il n’a pas été poussé à la démission ?
N’Guérékata : Je n’en sais rien.
CNC : le président de l’Assemblée nationale avait réactivé le processus de la levée des immunités de trois députés de la nation, Ziguelé, Dologuelé et Zingas. Ceci a mis un frein sur le processus du dialogue républicain voulu par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Aujourd’hui, ce blocage a été levé et l’opposition démocratique a réintégré le processus. Quelle est votre lecture de la situation ?
N’Guérékata : La vie d’une nation n’est pas un long fleuve tranquille. L’essentiel est que la justice ait tranché ; et nous devons respecter sa décision. Je me réjouis aussi qu’avec la clarification, cette composante essentielle de l’opposition ait décidé de revenir sur la table de négociations en vue de l’organisation d’un dialogue ou tous, victimes comme oppresseurs et tous les citoyens, pourraient avoir l’opportunité de s’exprimer et réfléchir ensemble sur les voies et moyens d’éviter définitivement les crises à répétitions que notre pays connait depuis deux décennies.
Je profite de cette question pour me demander si cette opposition qui se dit démocratique connait vraiment son rôle. Certains s’autoproclament pontes de cette opposition qui n’existe qu’à travers de communiqués. Elle est absente lorsqu’il s’agit de réclamer les droits des populations, de constituer un véritable contre-pouvoir démocratique qui présenterait, le cas échéant, des contre-propositions dans l’intérêt de la nation. Le citoyen lambda croit fermement que notre classe politique ne pense pas à l’intérêt général. La course aux postes ministériels et autres comportant des avantages matériels et financiers apparait, à mon humble avis, comme l’unique but de leur combat politique.
Par ailleurs, Je constate aussi que la corruption est généralisée. En fait elle a pris de l’ampleur ces dernières années faute d’une politique nationale en vue de l’endiguer. La médiocrité est à son comble. Les jeunes ne rêvent plus d’une réussite sociale, économique et financière en dehors de la politique, de l’armée ou de la rébellion. Je les rencontre à Bangui ou sur les réseaux sociaux. Leurs modèles ? Être Président ou ministre, ou tout au moins fonctionnaire. Peu, très peu, trouvent leurs modèles chez l’entrepreneur prospère, l’ingénieur, le pédiatre, le plombier. Sur ce point aussi, je ne vois pas le début d’une politique pour améliorer le niveau du système éducatif, amener les étudiants, les jeunes en général, à réaliser leurs rêves en dehors de la politique et de la rébellion ; et à un niveau comparable à celui des autres pays.
Ce sont ces questions qui doivent guider nos préoccupations profondes, moins la levée d’immunité de tel ou tel député ou ministre. Laissons celles-ci à la justice.
CNC : N’est-ce pas tout de même, Monsieur le président, un acharnement ? une manière de museler l’opposition démocratique ?
N’Guérékata : Vous allez un peu loin. Acharnement ? La politique est, malheureusement parfois, faite de manipulation et de cynisme. Vous n’allez pas attendre du pouvoir de caresser son opposition dans le sens du poil. Il n’y a pas de pardon en politique. Ceci est vrai partout dans le monde, y compris dans les pays de grande démocratie. J’ai plusieurs amis dans l’opposition, certains sont dans l’arène politique depuis de nombreuses années et sont respectables. Mais sont-ils vraiment en symbiose avec les aspirations de la population, des jeunes surtout ?
Je profite de cette opportunité pour dire ceci, au risque de choquer les âmes sensibles. Qu’on le veuille ou non, Fidèle Gouandjika joue à merveille son rôle de Conseiller et donc défenseur du régime de Touadera. Le dire, ne signifie pas qu’on est d’accord avec lui sur toutes ses sorties, d’autant que certaines sont scandaleuses. Cependant, lui au moins, dans le camp du pouvoir, sait monter au créneau, répondre aux invitations de débats politiques par nos médias. Un vrai animal politique. Il appartient à l’opposition de trouver un Marabéna pour le contrer intelligemment. Encore une fois, la politique est souvent faite de cynisme et de manipulations. Ne l’oublions pas.
CNC : Sur le plan sécuritaire maintenant Monsieur le président
N’Guérékata : La violence a atteint un niveau très inquiétant. Elle a même pris un visage inhumain, déshumanisant. On va plus loin que le fait de donner la mort. On humilie la victime en l’égorgeant, on montre ensuite sa tête avec allégresse comme un trophée ; on éventre des femmes enceintes et on s’acharne de manière diabolique sur les fœtus. C’est très grave. Du jamais vu en Centrafrique. Personne ne s’interroge sur les inévitables profonds traumatismes qui résultent de ces cas de violence. Plusieurs générations seront marquées à jamais. Par conséquent mettre fin à cette nouvelle culture de la violence sera un travail de titans qu’il est urgent de commencer dès maintenant.
Le plus grave dans tout ça, c’est l’impunité à tous les niveaux. Aucun criminel n’est inquiété. J’irai plus loin. Je voudrais qu’on m’explique le sens du second R (Rapatriement) de DDRR. Voilà un étranger qui rentre dans votre maison, tue vos enfants, viole votre femme, vous humilie, pille vos biens, et vous lui dites gentiment : « Tu as assez tué et violé chez moi. Voici de l’argent. Tu peux repartir chez toi tranquillement, ou rester en RCA en toute impunité ». Incroyable. Ce n’est que chez nous qu’on devraient accepter ou tolérer de de telles cruautés.
CNC : parlez-nous de la société Wagner, Monsieur le président.
N’Guérékata : Quiconque aura initié les relations entre notre pays et cette société de mercenaires devra assumer la responsabilité historique de la décision la plus grave quant à la sécurité des populations centrafricaines et la situation politique, économique et financière du pays. Ces mercenaires ne sont pas des enfants de cœur. Ils vont entrainer notre pays dans un gouffre financier et économique sans précédent. Tuer des Centrafricains et les empêcher de pleurer leurs morts, est plus que diabolique. Comment pouvons-nous rester inactifs, insensibles, et tolérer ce qui s’est passé récemment à Bria ? Je ne serais pas étonné qu’en réaction, légitime en tout cas, une partie de l’armée et des patriotes indignés se mettent debout contre le groupe Wagner et siffler la fin de la récréation. Mais les groupes dits rebelles pratiquent le pillage, brulent et détruisent les villages, et tuent les civils depuis des années, sans condamnation des Nations Unies ou de certaines puissances qui critiquent à juste titre Wagner.
CNC : Vous êtes Professeur de Mathématiques avec une renommée mondiale. Notre pays a besoin de professeurs de mathématiques à tous les niveaux. Pourquoi ne rentrez-vous pas au pays aider le gouvernement dans le domaine de la formation ?
N’Guérékata : Mais je ne demande que ça : retourner au pays et reprendre la craie. Cela fait des années que je demande à nos autorités de me rétablir dans mes fonctions de Professeur de mathématiques illégalement interrompues en 1995. Je ne vais tout de même pas prendre un avocat et attaquer l’Etat Centrafricain pour cas flagrant d’injustice à mon égard.
Depuis, j’ai pris attache avec le Doyen Silla Semballa, un patriote, un scientifique et universitaire que je respecte, qui m’a ouvert la porte de la faculté pour encadrer les masters 2 et les doctorants. Bref, je continue de servir notre université malgré certaines réticences. De manière générale, je suis à la disposition de mon pays. Il appartient aux autorités de me faire appel si elles pensent que, comme aux Etats-Unis et dans le monde ou je suis constamment sollicité, je peux être utile dans le secteur de l’éducation. Ou ailleurs. C’est en comptant sur toutes les compétences nationales, les vraies (et il y en a au pays comme dans la diaspora), pas les nombreux charlatans et minus habens qui gravitent autour du pouvoir, qu’on réussira à bâtir une économie prospère, une nation forte.
CNC : Avez-Vous un mot à adresser à l’endroit de vos militants, vos compatriotes, au nouveau Premier ministre Felix Moloua ?
N’Guérékata : Je m’adresserai plutôt à l’ensemble de la classe dirigeante. Chers frères et sœurs qui avez nos destins en mains. Regardez ce qui se passe autour de nous. L’incapacité des pouvoirs Africains à répondre aux besoins de la population, en particulier des jeunes, est en train de faire le lit aux pouvoirs militaires dans plusieurs pays. Nous ne sommes pas à l’abri de ce mouvement car ’information devient instantanée et mondiale. Nos jeunes, nos soldats, voient ce qui se passe ailleurs. Et, avec le mauvais exemple des dirigeants et de fonctionnaires et le désespoir quant à l’avenir, rien ne peut les empêcher, en désespoir de cause, de s’en inspirer. Alors je vous demande de penser d’abord à ce que nous devons faire pour notre peuple qui souffre, et non à la course effrénée et malhonnête à l’enrichissement personnel à chaque instant de notre vie. « Is qui bene amat, bene castigat ».
CNC : Monsieur Gaston Mandata N’Guérékata, merci.
N’Guérékata : C’est moi qui vous remercie.
Propos recueillis par Gisèle MOLOMA et Anselme Mbata
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Depuis le début de contre-offensive des forces gouvernementales contre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), les autorités centrafricaines, à travers les mercenaires de Wagner, ont suivi une stratégie militaire qui a violé les principes fondamentaux du droit international humanitaire et les droits humains. Elles n’ont fait aucune différence entre les objectifs civils et militaires ni respecté le principe d’un recours proportionné à la force. Sa stratégie a délibérément visé les populations civiles au travers de nombreux crimes : incendie massif des habitations, assassinat, arrestation massive et arbitraire, agression sexuelle, etc.. Mais ce mercredi 9 février 2022, à Mouka, situé à environ 90 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, et à Yangoudroudja, situé à 155 km sur l’axe de Ndélé, c’est une nouvelle étape qui est franchie. On assiste littéralement au massacre de plusieurs dizaines des civils, la destruction et l’incendie de plusieurs centaines d’habitations ainsi que la confiscation illégale des biens. C’est une nouvelle catastrophe.
rca-deux-hommes-abattus-froidement-par-les-mercenaires-russes-a-bakala/les-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-en-mouvement-a-linterieur-du-pays/” rel=”attachment wp-att-51235″ data-wpel-link=”internal”>les Mercenaires russes de la société Wagner en mouvement à l’intérieur du pays
Ce mercredi 9 février, dans la matinée, à Mouka, situé à environ 90 kilomètres de Bria sur axe Ouadda, puis à Yangoudroudja, situé à 155 km sur l’axe de Ndélé, dans le nord de la rca, la terre s’est arrêtée brusquement de tourner. C’est la fin du monde pour ces pauvres citoyens livrés aux criminels de guerre, les mercenaires russes de la société Wagner. Aucun peuple au monde ne doit subir ce genre de traitement inhumain et dégradant. Pourquoi les Centrafricains ? C’est un véritable crime de guerre et crime contre l’humanité en temps de paix.
Massacre de Mouka
Selon les témoignages recueillis auprès des rescapés, l’attaque contre les civils dans le village de Mouka a débuté vers 12 heures avec l’arrivée du cortège de la mort, celui des mercenaires russes. Ces criminels sans cœur ni lois, dès leur entrée à Mouka , ont commencé à tirer à bout portant sur des gens, créant la panique au sein de la population. La quasi-totalité des habitants a pris la fuite pour se réfugier dans la forêt, laissant derrière eux leurs biens : maisons, motos, greniers, meubles, etc.. Les mercenaires russes, de leur côté, ont mis le feu sur ces habitations, brûlant ainsi une centaine, et ramassé les biens des victimes.
Mais le plus cruelle, c’est que certaines victimes de Mouka, qui ont reçu de projectile lors du massacre, se sont rendues dans un centre de santé communautaire d’un village situé à une vingtaine de kilomètres de Bria. Mais au moment de retour des mercenaires russes à Bria, ils sont allés vérifier dans ce centre de santé, et ont malheureusement retrouvé 4 blessés. Après les avoir posé des questions, ils les ont attachés les mains derrière, puis les deux pieds l’un contre l’autre. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont attaché leur cou contre une masse de pierre.
Mais le plus pire c’est ça : ils jettent les quatre victimes dans l’eau. Une histoire d’éviter que leurs corps remontent sur l’eau dans quelques jours. Mon Dieu!
Massacre de Yangoudroudja
Selon certains témoins, le plus violent massacre des civils du jamais vu en RCA s’est passé dans le village Yangoudroudja, situé à 155 km sur l’axe de Ndélé. Dans ce village, c’était le même mercredi 9 février 2022 vers 12 heures. C’était un autre groupe des mercenaires russes qui étaient à l’origine de ce spectaculaire massacre de masse.
Selon ces témoins, près de deux cents habitations ont été incendiées, et près de 60 civils auraient été massacrés ce jour d’anniversairede Satan dans le village. On se réserve de donner des détails qui font mal au cœur. Mais noter au passage qu’une femme, qui venait de mettre au monde un bébé, avait été brûlée vive avec son nouveau-né dans leur habitation. Ça fait mal au cœur, mais c’est la vie avec des mercenaires.
Débandade dans le village Gbouhou
Situé à 200 kilomètres de Bria sur l’axe Ndélé, le village Gbouhou s’est vidé de ses habitants, qui sauve qui peu, à l’annonce de massacre des civils dans le village Yangoudroudja. C’est la panique générale qui s’empare de la population. Des femmes, des enfants, des hommes, vieillards et jeunes, tous, bagages en main et précipitamment, abandonnent le village.
Rappelons que dans toutes ces localités allant de Bria à Ndélé, on retrouve des chantiers miniers de diamants et or. Et les mercenaires de Wagner, en décembre dernier, avaient mis en garde les jeunes de Bria de ne pas se livrer désormais aux activités d’extraction minière dans la région. Faute de quoi, les récalcitrants verront eux-mêmes les conséquences.
Souvenez-vous, le ministre d’État Willybiro Sacko avait même mis en garde les populations locales contre ce multiple massacre planifié de longue date.
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Une marche visant à exiger le départ de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca)), une demi-centaine de personnes est descendue dans la rue pour décrier ce qu’ils appellent laxisme de la part de la force onusienne face aux tueries à répétition de civils dans la région de la Ouaka, au Centre de la République centrafricaine.
Minusca/base-de-la-minusca-a-bambari/” rel=”attachment wp-att-45372″ data-wpel-link=”internal”>Une base de la MINUSCA, à gauche, située derrière l’aérodrome de Bambari, en République centrafricaine.
Une manipulation
En réalité, c’était une vraie manipulation de la population. Selon des sources sécuritaires locales, ce sont les mercenaires Russes de la société Wagner qui ont demandé à la population de Bambari de venir à une réunion d’enregistrement de leur nom pour une distribution des produits alimentaires … . Arrivant sur le lieu, la population a été obligée à faire une manifestation contre la Minusca pour exiger son départ de la ville. Une grossièreté qui n’était pas passée inaperçue. Certains notables locaux ont sévèrement critiqué la manière dans laquelle la population est prise en tenaille par les mercenaires de Wagner dans son bras de fer avec la mission des Nations unies dans le pays.
»Demander aux gens de venir s’inscrire sur la liste de l’aide alimentaire, puis les pousser à organiser une manifestation, je pense que ces hommes de Wagner ont dépassé les limites. On n’a jamais vu cela dans notre pays », dénonce un notable local.
Même à Bangui, Wagner manipule également les gens de sorte qu’ils manifestent contre la communauté internationale, en particulier la Minusca, l’Union européenne et la France qu’ils jugent hostile à sa présence en Afrique, en particulier la République centrafricaine.
Rappelons que depuis sa coopération militaire avec le gouvernement centrafricain de Faustin Archange Touadera, il y a presque cinq ans déjà, la Russie, à travers sa société de mercenariat Wagner, est de plus en plus présente dans le pays : de l’instruction militaire à la protection des personnalités publiques en passant par l’import-export de boissons, de l’exploitation de la douane centrafricaine, des mines et la taxation de café, la RCA est devenue en quelques mois une vache à lait des mafieux russes.
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’homme est devenu ce dernier temps très gênant pour le pouvoir de Bangui. Après avoir joué un rôle clé dans l’affaire dite de l’hôtel Ledger plazza de Bangui, une mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui embarrasse totalement le Palais de la Renaissance, le griot Harouna Douamba est à nouveau cité dans une sale affaire au point qu’il est maintenant interdit de quitter le territoire centrafricain.
Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.
L’information a été confirmée à CNC par plusieurs sources policières : Harouna Douamba, le faux panafricaniste burkinabé est désormais interdit de sortie du territoire centrafricain. On ignore les vraies raisons du retrait de ses documents de voyage, mais certaines sources parlent toujours de son implication dans la rocambolesque affaire de l’hôtel Ledger secoué par une crise de gouvernance depuis quatre ans.
Affaire « hôtel Ledger »
En effet, le directeur sortant de l’établissement qui est accusé d’avoir détourné plusieurs milliards refusait de laisser sa place à un remplaçant nommé par le conseil d’administration.
Conscient de ces tractations, Harouna Douamba s’est inséré dans la brèche en jouant les intermédiaires. Il aurait en effet perçu plus de 10 millions de FCFA de la part de la nouvelle direction de l’hôtel pour soudoyer des journalistes locaux. Pourtant, les médias visés n’auraient reçu chacun que 10.000 FCFA, le reste de l’enveloppe restant vraisemblablement dans les mains de M. Douamba. Le manipulateur aura donc joué un rôle clé dans cette mascarade particulièrement lucrative pour lui, et qui avait embarrassé le Palais de la Renaissance.
Les faucons du régime se mêlent du dossier
Aujourd’hui, la nouvelle administration de l’hôtel qu’il a joué l’intermédiaire est épinglée et écartée par le chef de l’État. C’est d’ailleurs ce qui a poussé en partie le Premier ministre Henri-Marie Dondra à démissionner du gouvernement. Pour les proches du chef de l’État, en plus de ce dernier, Harouna Douamba fait partie des gens qui auraient milité pour le départ de l’ancien PDG de l’hôtel Ledger, Monsieur ZEYAD AL ZARZOUR et son DG RIMÈRENT, considérés comme des proches de Wagner et de certains conseillers du chef de l’État. Et il faut donc l’épingler.
Qui est Harouna Douamba
Douamba, né au Burkina Faso et élevé en Côte d’Ivoire, ne rate aucune opportunité pour s’enrichir au détriment de la République centrafricaine et des Centrafricains. Ce n’est pas la première fois qu’il s’immisce dans les affaires internes d’un État souverain pour son propre intérêt.
Au printemps 2021, il était déjà au cœur d’un scandale de fake news orchestré par son ONG fictive « Aimons Notre Afrique ». Pour rappel, un vaste réseau de faux comptes Facebook avait été créé autour de cette pseudo-ONG panafricaniste et son agence de communication, ANA-COM. En mai 2021, Facebook annonçait ainsi la suppression de 32 pages et 46 profils, tous liés à Monsieur Douamba en Centrafrique. On apprend alors que ses comptes, dont de nombreux médias fictifs, conduisaient des campagnes de désinformation à grande échelle, afin notamment de promouvoir la Russie. C’est encore lui qui, à plusieurs reprises depuis 2017, avait organisé des campagnes de désinformation contre la Minusca, en l’accusant notamment, sans aucune preuve, d’avoir livré des armes et des munitions aux groupes armés dans le nord-est du pays.
Bangui, 11 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est dans le cadre de son mandat de protection des civils que la mission des nations-unies en République centrafricaine a annoncé ce mercredi 9 février avoir préparé une nouvelle opération militaire contre les rebelles du FPRC et du MPC qui ont réinstallé leur base dans deux localités du sud-Est du pays.
Minusca/” data-wpel-link=”internal”>Un officier de la Minusca lors du point de presse de l’organisation à Bangui, le 9 février 2022. CopyrightMinusca
« La Force de la MINUSCA est en train d’établir une stratégie globale et transversale pour bouter hors de Nzako et Bakouma (Mbomou) les groupes armés qui y ont élu domicile. Ces deux localités verront une action dans les prochains jours », a déclaré la Minusca lors de sa conférence de presse hebdomadaire du mercredi.
Notons que le mois d’avril dernier, les villes de Nzako et de Bakouma avaient été reprises aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) par les mercenaires russes qui avaient installé leurs bases dans ces deux différentes villes minières du pays. À 25 kilomètres de Yalinga sur l’axe Nzacko, ils exploitaient de l’or et des diamants avec leurs engins lourds. Ces exploitations sont autorisées par le pouvoir de Bangui, selon une source au ministère des Mines.
Mais en décembre dernier, ils ont plié leur bagage et quittaient ces trois localités, qui sont ensuite réoccupées par les rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et ceux de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).
Mais après l’occupation de ces villes du sud-Est par les mercenaires russes et le retour des rebelles dans les mêmes localités, la population ne cesse de se plaindre de leur condition de sécurité. Les rebelles multiplient des exactions comme les mercenaires russes. Ce qui a poussé la Minusca à planifier une opération militaire dans ces localités afin de déloger ces combattants rebelles.