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Décernement des médailles au 8e contingent Rwandais en fin de mission en République Centrafricaine.

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Rédigé par D. Y. Ibrahimm

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La cérémonie s’est déroulé dans la salle des Banquets du Palais de la Renaissance en début d’après-midi du 15 avril 2022 en présence du Président de la République son excellence Pr Faustin Archange TOUADERA.
Remise des médailles par le Président Faustin Archange TOUADERA
Remise des médailles par le Président Faustin Archange TOUADERA

 

Après un an passé au sein de la Minusca sur le sol centrafricain à côté des Force Armée Centrafricaine dans la reconquête du pays entre les mains des groupes armées. Pour témoigner la reconnaissance du peuple centrafricain pour les services rendus à la nation, le Président de la République Pr Faustin Archange Touadera à décerné des médailles à titre exceptionnel aux valeureux soldats du contingent rwandais de la Minusca.

 

Des officiers, des sous-officiers et des soldats rwandais ont reçu tour à tour des mains du Président Touadera la cravate de Commandeur dans l’ordre national de la reconnaissance centrafricaine, des médailles de chevalier et des médailles de l’Étoile du mérite militaire.

A gauche le colonel Augustin MIGABO, commandant en chef du contingent rwandais de la Minusca et à droite, le chef de l'État, le Pr Faustin Archange Touadera
A gauche le colonel Augustin MIGABO, commandant en chef du contingent rwandais de la Minusca et à droite, le chef de l’État, le Pr Faustin Archange Touadera

 

En prenant la parole, le commandant en chef du contingent rwandais, le colonel Augustin MIGABO a exprimé sa gratitude à l’endroit du Président Faustin Archange TOUADERA:

“La médailles qui nous a été décerné aujourd’hui, c’est pour nous un symbole de discipline, de patience, de résilience de la force que je commande et surtout d’une grande coopération avec nos frères centrafricains et la Minusca”. Avant de conclure que:

“Nous devons tous à notre Président, Chef de l’État et commandant suprême de l’armée rwandaise, son excellence Paul Kagame”

Des soldats du 8ème contingent de la Minusca dans la salle des Banquets du Palais de la Renaissance avant la remise du médaille
Des soldats du 8ème contingent de la Minusca dans la salle des Banquets du Palais de la Renaissance avant la remise du médaille

 

Rappelant que la cérémonie a eu lieu devant plusieurs personnalités de la République.

 

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Un véhicule du cortège du DG de la police impliqué dans un accident à Gobongo

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Un accident de circulation impliquant un pick-up du cortège du directeur général de la police nationale et un véhicule d’un diplomate est survenu cette nuit sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du marché Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

centrafrique.org/le-vehicule-du-diplomate-implique-dans-un-accident-de-circulation-sur-lavenue-de-lindependance-a-hauteur-du-marche-de-gobongo-le-16-avril-vers-minuit/” data-wpel-link=”internal”>Le véhicule du diplomate impliqué dans un accident de circulation sur l'avenue de l'indépendance à hauteur du marché de Gobongo le 16 avril vers minuit
Le véhicule du diplomate impliqué dans un accident de circulation sur l’avenue de l’indépendance à hauteur du marché de Gobongo le 16 avril vers minuit. CopyrightCNC

 

Les circonstances de l’accident

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillies sur place puis confirmées par la direction générale de la gendarmerie, le véhicule du cortège du général de la police Bienvenu Zokoué, en provenance du PK12, à la sortie nord de la capitale, a cogné une voiture cette nuit vers 00h12mn au niveau du marché de Gobongo en face de la boulangerie le bon samaritain, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Le chauffeur, au volant du véhicule de la police qui venait à toute allure, bifurquait brusquement dans le sens inverse devant la boulangerie « Le bon samaritain » pour acheter du pain.  Malheureusement dans sa manœuvre, le conducteur du véhicule du DG de la police a perdu le contrôle de son véhicule et a violemment cogné la voiture d’un diplomate qui venait du côté du quartier Fouh. Mais celui-ci, sortant de sa voiture, présente son passeport diplomatique aux policiers qui assuraient la sécurité rapprochée du DG Bienvenu Zokoué.

 

Le diplomate embarqué

 

Malgré les explications fournies par ce diplomate, les policiers qui assurent la sécurité rapprochée du DG de la police faisaient fi et commence à le brutaliser comme un simple voleur. Ils l’ont jeté dans leurs 4×4 pour une destination inconnue.

 

Ce comportement violent et non professionnel de ces policiers qui assurent la sécurité du DG de la police témoigne la façon dans laquelle nos autorités et leurs proches agissent sur la population centrafricaine en générale. Ils agissent comme un petit Dieu.

 

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Un accident spectaculaire de la route  s’est produit à Yaloké

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Un accident de route s’est produit samedi 16 avril dans la matinée du samedi 16 avril dans la ville de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, située à 225 kilomètres  au nord-ouest de la capitale Bangui.

Accident d'un camion sur le pont Lala à Yaloké, le 16 avril 2022
Accident d’un camion sur le pont Lala à Yaloké, le 16 avril 2022

 

D’après des témoignages recueillis sur place, le véhicule, transportant des dizaines de passagers, était en provenance de la ville de Bozoum, dans la préfecture de l’ouham-Péndé,  et à destination de la ville minière de Boda, dans la préfecture de la Lobaye.

Mais le véhicule, en arrivant sur le pont lala de Yaloké, a fait une chute spectaculaire. Heureusement, tous les passagers à bord sont sortis indemnes. Que des blessés légers étaient à déplorer, selon les autorités locales.

 

L’État de la route mis en cause

 

Selon  plusieurs témoins de la scène interrogés par la rédaction, l’état de la route, où plus précisément son mauvais état : nid de poule, la tranchée  serait à l’origine du dommage.

 

Rappelons que l’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et l’état défectueux des chaussées et des véhicules sont pointés du doigt par les observateurs comme étant les causes des accidents de la route en République centrafricaine (RCA).

 

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CENTRAFRIQUE : L’OBSESSION DÉMESURÉE ET VIRALE DE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION ÉCLIPSE LES PRIORITÉS DU QUINQUENNAT.

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Rédigé par Bernard Selemby Doudou

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022

 

Bangui (CNC) – À la sortie du dialogue politique qualifié de républicain, le spectre d’une modification jubilatoire de la constitution plane sur la démocratie centrafricaine encore embryonnaire mais tant fragilisée. C’est ainsi que des manœuvres, intimidations et spéculations visant à fragiliser l’opposition démocratique se multiplient par des débauchages des élus de la nation appartenant à l’opposition en vue de s’approprier une majorité absolue à l’assemblée nationale.

Bernard Selembi Doudou
Bernard SELEMBY DOUDOU, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Cette pratique moyenâgeuse vise à vider l’opposition démocratique de sa substance, de l’anéantir et de la contraindre à conjuguer le même verbe que le pouvoir existant. Il apparaît important d’affirmer solennellement qu’il est évident que la constitution du 30 mars 2016 capitalise beaucoup de coquilles et d’incohérences d’où la nécessité de l’actualiser, de l’adapter aux contraintes politiques modernes mais c’est le « timing », l’opportunité ou alors les mobiles de cette révision constitutionnelle qui interrogent le commun des mortels. Pour être légitime et exempt de contestations, la modification de la loi constitutionnelle doit obéir à des règles strictes de procédure.

 

En effet, le titre 15 de la constitution qui ne comporte que trois articles fixe expressément les règles de procédure de la révision et les limites. Ainsi, l’article 151 de la constitution accorde concurremment au président de la république et à l’assemblée nationale le droit de l’initiative de la révision sous réserve de l’approbation par les 2/3 des membres la composant. L’alinéa 2 de l’article 152 définit des limites liées à la période c’est à dire que la révision constitutionnelle ne peut se faire pendant la vacance de la présidence de la république ni lorsque l’unité et l’intégrité du territoire sont atteintes. Enfin, l’article 153 qui consacre le caractère rigide de la constitution se contente d’énumérer des exclusions au modification constitutionnelle dont le nombre et la durée du mandat présidentiel c’est à dire que toute modification de la constitution ne concernera nullement ce domaine.

 

Fort de ce rappel constitutionnel, le citoyen lambda craignant l’instrumentalisation ou la satisfaction d’un agenda caché s’interroge :

Quelles seraient les réelles motivations pour justifier une éventuelle modification de la constitution ?

Cette modification de la constitution qui se présente en filigrane est-elle opportune et indispensable ?

Cette modification de la constitution « a tout va » garantit-elle un avenir meilleur à la jeune démocratie centrafricaine ?

Le modèle politique centrafricain calqué sur la cinquième république française serait-elle épuisée et inadaptée aux réalités du moment ?

Un éventuel référendum réputé budgétivore serait-il l’idéal à la sortie d’une dépense inopportune du débat républicain ?

Au delà de tout ce qui précède, nous tenons à souligner que l’expérience africaine des révisions de la constitution tendant à se maintenir au pouvoir n’a apporté que des pleurs et désolations.

À l’instar de certains présidents qui ont tenté et échoué la modification de la constitution comme le président Olusegun Obansajo du Nigéria en 2006, le président Frederic Chiluba de la Zambie en 2001, le président Blaise Campaoré du Burkina et récemment le président Alpha Condé de la Guinée Conakry. Ces expériences respectives n’ont enregistré que des morts d’hommes, des exiles, des arrestations arbitraires ou emprisonnements, des dégâts matériels importants, des sanctions diplomatiques et/ou économiques, de la dégradation de la qualité des institutions républicaines sans oublier la méfiance des investisseurs…ce que nous ne souhaitons pas pour notre nation, car évitable.

Pour finir, en référence à la sémantique sur fond du politiquement correct, nous nous permettons d’affirmer que les vocables « révision », « modification » ou « changement » de constitution ne vise exclusivement que l’article sur le nombre et la durée du mandat comme si c’est seulement cet article qui est à l’origine de l’inadaptation ou de l’incohérence de la loi fondamentale. Mais attention, ne le dites à personne.

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 16 avril 2022.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique: l’ONU enquête sur les meurtres présumés de civils

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Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La mission de l’ONU en centrafrique a annoncé vendredi à l’AFP avoir ouvert une enquête sur des informations non confirmées par Bangui sur les meurtres d’une dizaine de civils. bluraz / stock.adobe.com

La mission de l’ONU en Centrafrique a annoncé vendredi à l’AFP avoir ouvert une enquête sur des informations non confirmées par Bangui sur les meurtres d’une dizaine de civils attribués à des militaires locaux et des paramilitaires russes. La guerre civile, entamée il y a neuf ans, a considérablement baissé d’intensité depuis 2018 mais, confronté à une offensive rebelle il y a plus d’un an, le pouvoir a reçu le renfort de centaines de paramilitaires russes pour la repousser, des «mercenaires» de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.

Les 11 et 12 avril, dans les villages de Gordil et Ndah, à plus de 1000 km au nord-est de Bangui, des éléments des «FACA (Force armées Centrafricaines) et leurs alliés» (terme utilisé par les autorités comme l’ONU pour désigner les paramilitaires russes) ont mené une opération et tué «des civils», ont indiqué à l’AFP, sous couvert de l’anonymat, des sources sécuritaire, humanitaire et administrative concordantes. Entre 10 et 15 civils ont été tués, selon ces mêmes sources. «Une enquête a été ouverte sur cette attaque par la Minusca», la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique qui a déployé, depuis 2014, quelque 14.000 casques bleus dans le pays, a déclaré à l’AFP son directeur de la Communication, Charles Bambara.

«La Minusca ne fera aucun autre commentaire avant la fin des investigations», a-t-il ajouté. Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la présidence de la République, Albert Yaloke Mokpeme a répondu «ne pas être au courant». Dans ce pays très pauvre d’Afrique centrale, le président Faustin Archange Touadéra a été réélu en décembre 2020 dans un scrutin pour lequel moins d’un électeur sur trois avait eu la possibilité de se rendre aux urnes en raison de l’insécurité, même si la guerre civile sanglante entamée en 2013 a considérablement baissé d’intensité depuis 2018. Les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et Faustin Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.

Des centaines de paramilitaires russes avaient alors rejoint des centaines déjà présents depuis 2018 et permis, en quelques mois, de repousser l’offensive des rebelles puis de les refouler d’une grande partie des territoires et villes qu’ils contrôlaient. Mais sans pouvoir y réinstaller partout et durablement la présence et l’autorité de l’Etat. Le 30 mars, la Haute-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet a dénoncé de «graves violations des droits de l’homme» en Centrafrique, dont «des meurtres et des violences sexuelles» sur les civils, commis par les groupes rebelles mais aussi les militaires et leurs alliés russes.

Mali : l’armée à nouveau accusée d’exactions par des civils

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Au Mali, des témoins assurent avoir assisté à des massacres que l’armée aurait perpétré contre des civils à Madougou.

Human Rights Watch, dans son rapport sur les événements du village de Moura, dans la région centrale de Mopti, fait état de plus de 300 personnes tuées. En effet, il y a près de deux semaines, l’armée malienne affrontait des djihadistes dans ce village.

L’armée assure avoir tué plus de 200 djihadistes, mais Human Rights Watch et d’autres défenseurs des droits humains affirment que les victimes seraient en fait des civils.

Des allégations “mensongères”

Fousseynou Ouattara, vice-président de la Commission défense et sécurité du CNT, le Comité National de Transition, affirme que “ce sont des allégations mensongères, et moi je suis désolé que les gens qui se disent représentants d’une ONGs’en donnent à de la spéculation”. Il estime aussi qu’il existe des “deals, car quand vous donnez 5.000 ou 10.000 francs à quelqu’un pour témoigner, ce témoignage ne vaut rien”.

Que s’est-il passé à Madougou?

Les démentis des autorités maliennes contredisent les témoignages de certains habitants de la commune de Madougou, par exemple, où sept jeunes garçons ainsi qu’un vieil homme ont récemment été massacrés.

Ce témoin qui parle sous couvert d’anonymat affirme que “les militaires revenaient de Mondoro. C’était un détachement qui rentrait à Koro, et là ils ont croisé les sept personnes qui gardaient des bétails. Il y avait un vieillard de plus de soixante-dix ans qui était avec eux. Ils les ont pris et les ont fusillés sur le champ avant de continuer leur chemin.”

L’armée malienne, selon un autre témoin qui préfère aussi parler sans être reconnu, ne part pas seule en “opération”. Les mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner reviennent dans les discussions sur l’insécurité dans cette région, malgré les dénégations du gouvernement de transition qui nie tout lien avec ce groupe privé.

“C’est évident que c’est Wagner, parce qu’avant, quand il y avait des Français et d’autres blancs qui accompagnaient l’armée malienne, les villageois étaient rassurés en se disant qu’il n’y aurait pas de crime. Depuis que ces nouveaux blancs sont arrivés, toutes les exactions ont été commises par eux ou devant eux”, conclut-il.

Collaboration avec des djihadistes?

“Les raisons de ces massacres restent souvent inexpliquées”, regrettent les deux habitants. Le premier explique cependant que l’armée malienne a souvent accusé la population de la région d’être en étroite collaboration avec des groupes djihadistes.

“C’est comme cela que l’armée raisonne. Elle pense que la population est devenue complice des djihadistes. Mais, les communautés sont obligées de collaborer. Cela fait combien d’années qu’il n’y a dans cette région ni de services de base, ni de protection, ni de sécurité? Il n’y a rien”, déplore-t-il

Ces affrontements entre les Fama et les djihadistes créent des situations de famine à certains endroits. Les déplacements internes de populations se multiplient. Et certaines organisations humanitaires n’ont plus accès à certaines localités.

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Centrafrique : Débauchage de deux députés du PATRIE, Me Crépin Mboli-Goumba tire sur la sonnette d’alarme et appelle les forces vives de la Nation à boycotter les élections locales en vue

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Bangui (CNC) – Alors que la République centrafricaine s’apprête à tenir les élections locales ; lesquelles élections souffrent d’un problème criard de financement par la seule faute du pouvoir en place, le régime se donne à cœur-joie de débaucher les cadres des partis politiques de l’opposition démocratique. Deux députés du Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’intégration des États (PATRIE) ont annoncé leur démission de la formation politique qui les ont porté, et annoncent rejoindre la vague MCU. La démocratie centrafricaine semble ainsi détricotée. Me Crépin Mboli-Goumba appelle les forces vives de la Nation à boycotter les élections communales en vue.
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Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Rédigé par Arthur Socfield

 

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le vendredi 15 avril 2022

 

 

L’alerte avait été donnée par le média panafricain “Jeune Afrique”. Le pouvoir de Bangui en mal de légitimité veut liquider l’opposition dans le seul but de marcher sur la démocratie et l’État de droit. Ce que l’on craignait depuis est désormais plus qu’une évidence. Deux députés du PATRIE ont annoncé leur démission et rejoingent le presque parti-État, MCU.

 

Dans un communiqué de presse rendu aujourd’hui, le Président du PATRIE met en lumière les nombreuses irrégularités qui ont émaillé les élections de 2020, où selon le leader de l’opposition démocratique, nombre de candidats de son parti avaient été injustement disqualifiés.

 

Pour Me Crépin Mboli-Goumba, cela explique nettement la tendance des institutions en charge des élections (ANE, Cour Constitutionnelle) à se coucher devant l’exécutif. A la lumière de cette évidence, l’opposant affirme que les élections sont “inutiles” en Centrafrique, vu la volonté effrénée du pouvoir en place à tordre le coup au jeu démocratique.

 

Le PATRIE par la voix de son Président appelle ainsi l’ensemble des forces vives de la Nation à boycotter les communales en vue.

 

Interrogé sur la question, l’analyste politique Ben Wilson NGASSAN estime pour sa part que, jamais la démocratie n’a été aussi spoliée en Centrafrique. Pour lui, les dernières chroniques ont mis en lumière le caractère dictatorial du pouvoir de Bangui. Il en appelle ainsi les forces vives de la Nation à faire barrage à la volonté du pouvoir en place de confisquer l’appareil de l’État.

 

 

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« Il y’a de plus urgent et plus important à faire pour le peuple  centrafricain que de tripatouiller la constitution », dixit Maître Crépin Mboli-Goumba

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 4 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Pour maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), dans le contexte actuel, il y’a de plus urgent et plus important à faire pour le peuple centrafricain que de tripatouiller la constitution qui pourrait ouvrir la porte au Président Touadera à un troisième mandat.
maître crepin mboli goumba président du parti PATRI
Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Selon maître Crépin Mboli-Goumba, la République centrafricaine a trop de problèmes :  « Une économie apprivoisée par les étrangers, une population analphabète à 67%, une absence de conscience nationale, un territoire perdu chaque année au profit des pays voisins, le bradage de nos ressources naturelles ». En plus de cela, il y’a « des hommes d’honneur! ». Mais pourquoi le tripatouillage de la constitution qui les intéresse ?

 

Une économie apprivoisée par les étrangers

 

La République centrafricaine recèle de multiples ressources et que des entreprises étrangères y prospèrent. Mais pour les Centrafricains, cela semble relever de la provocation pour ne pas dire de la mafia. Comment parler d’un « pays riche » alors que ce pays concentre à lui seul un désastre humanitaire ? Plus de  la moitié de la population a besoin d’aide d’urgence de dernier recours, le revenu par habitant a considérablement diminué. Ce qui a poussé même l’ancien premier ministre Jean-Paul Ngoupandé à décrire : « tout se passe comme si les tragédies qui ont émaillé l’histoire de l’humanité s’étaient donné rendez-vous sur cette terre de la désespérance humaine… ». Alors, comment réagit la population ?

 

Une population analphabète à 67%,

 

Les conséquences de l’analphabétisme  en République centrafricaine sont nombreuses et dommageables à plusieurs égards. En plus d’affecter les personnes analphabètes dans leur quotidien et de souvent hypothéquer leur avenir . Ce fléau affecte la société de façon importante tant au plan social qu’au plan économique.

Le plus dur de tout est que cette portion importante de la population à une capacité limitée à obtenir de l’information essentielle et à la comprendre. Elle est livrée à toute sorte de manipulation. Une proie facile des hommes politiques véreux.

 

une absence de conscience nationale

 

Si plus de la moitié de la population est analphabète, il ne faut plus s’attendre à grand-chose. C’est l’une des lacunes de l’enseignement de l’histoire nationale dans notre réseau scolaire, en particulier dans des lycées et des collèges. Cet enjeu fondamental pour notre pays nous interpelle  d’autant plus à l’heure actuelle où il est de plus en plus difficile de mobiliser la population autour d’enjeux nationaux.

La population semble se soucier et se mobiliser davantage pour des enjeux superficiels comme le football ou le cinéma que pour des enjeux fondamentaux tels que l’état de service public ou le détournement aggravé de deniers publics par les autorités en place.

 

un territoire perdu chaque année au profit des pays voisins

 

En raison de l’instabilité chronique du pays et la faible capacité militaire de l’armée nationale à contrôler les frontières  du pays, la République centrafricaine  n’est plus en mesure d’exercer sa souveraineté. Elle perd chaque année une portion importante de son territoire au profit de ses voisins comme le Cameroun, le Tchad ou le Soudan. Et les autorités du pays ne semblent pas bouger sur ce point.

 

le bradage de nos ressources

 

Sur ce point, le pays est tombé désormais aux mains d’une puissante mafia étrangère.  Les autorités centrafricaines  se sont livrées discrètement à des manœuvres visant à faire passer le bien collectif aux mains de quelques groupes d’intérêt privé, pour la plupart la mafia étrangère. Le cas flagrant est la main mise de la société russe Wagner sur nos ressources naturelles et minières.

À l’Assemblée nationale,  tous ceux qui soi-disant représentent le peuple centrafricain bâtissent l’avenir du pays autour d’une vision axée sur l’intérêt personnel et politique et non de la population en générale. Un  ce qui pousse les centrafricains à penser que la dépossession de nos ressources relève davantage du complot que de l’improvisation.

 

Pourquoi le tripatouillage de la constitution?

 

Si la mafia s’implante dans un pays, il est difficile qu’elle n’en quitte dans un laps de temps. Lors de la dernière prestation de serment du Président Touadera à l’Assemblée nationale, il avait juré sur la constitution du 30 mars 2016 qu’il la respectera fidèlement. Or, celle-ci  a hermétiquement fermé toutes les portes à son tripatouillage, mais le chef de l’État, dans ses ambitions à rester indéfiniment  au pouvoir, s’active en coulisse pour la modifier. Des manœuvres sont en cours. Pour quel intérêt? Les priorités sont ailleurs, selon             Crépin Mboli-Goumba.

 

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Pour quel crime le colonel Christian Djouma Narkoyo a été arrêté

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le colonel Christian Djouma Narkoyo, ancien porte-parole de la coalition Seleka, et ancien commandant de la légion mobile de la gendarmerie durant la courte période de la transition dirigée par le putschiste Michel Djotodia entre 2013 – 2014, a été interpellé par les forces de l’ordre le week-end dernier à cantonnier alors que celui-ci tentait de traverser illégalement  la frontière centrafricaine – camerounaise. Alors, les Centrafricains se demandent pour quel crime cet homme a-t-il été arrêté.
5 combattants de la seleka avec leurs armes
Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Les gros poissons sont-ils protégés

 

Rien ne va plus dans ce pays de merde, selon Donald Trump. Les redoutables criminels sont de proches amis des autorités en place, mais leurs subalternes sont pourchassés comme des bêtes par ces mêmes autorités.

Le colonel Christian Djouma Narkoyo, natif de Vakaga, est un Goula proche du ministre de la Justice et de l’ancien Président de transition Michel Djotodia. L’homme fut l’un des porte-parole de la coalition Seleka  lors de son offensive sur Bangui en mars 2013, mais celui-ci  disparaît totalement dans la nature depuis le départ de son frère Michel Djotodia du pouvoir en 2014. On lui reproche d’avoir commis de crimes, mais ces chefs militaires et politiques, soupçonnés des crimes graves,  sont encore dans le gouvernement comme le ministre de la Justice, le ministre de l’Hydraulique, le ministre délégué au désarmement, ou encore Michel Djotodia, proche ami du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Tous ces hommes sont en liberté, et circulent partout sur le territoire national sans s’inquiéter.

Hassan Bouba et Abdoulaye Hissen, des redoutables criminels, sont en liberté dans la capitale

 

Si les Centrafricains n’ont pas encore en mémoire les crimes commis par le colonel Christian Djouma Narkoyo, ceux du sulfureux ministre Hassan Bouba  et de l’ancien ministre Abdoulaye Hissen sont encore vifs.

 

Hassan Bouba

Ex-chef de l’unité pour la paix en Centrafrique, est soupçonnée d’avoir commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité. D’ailleurs,  en novembre 2018, au moins 112 civils dont une vingtaine d’enfants, sont massacrés dans un camp de déplacés près d’Alindao dans le centre du pays. L’ONG américaine The Sentry met en cause dans son dernier rapport la responsabilité du ministre qui a été inculpé pour crimes de guerre et crime contre l’humanité par la cour pénale spéciale et incarcéré à la prison de camp de Roux avant d’être libéré par la force une semaine plus tard par les éléments de la garde présidentielle. Depuis cette date, l’homme est toujours en liberté et circule librement.

 

Abdoulaye Hissen

Chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), placée depuis plusieurs années sous sanction des Nations unies pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est désormais devenu un allié sur du pouvoir. Monsieur Abdoulaye Hissen avait été placé sous mandat d’arrêt de la justice centrafricaine en 2018, puis placé sous sanction des États-Unis en 2017. L’homme est soupçonné d’avoir commis de graves crimes de guerres et de crimes contre l’humanité sur des populations civiles, notamment les derniers affrontements intergroupes  armés de 2020 – 2021 au nord du pays ayant causé des centaines des morts et occasionné le déplacement des milliers de personnes.

 

Mais pourquoi le colonel Christian Djouma Narkoyo est arrêté alors que Abdoulaye Hissen, Hassan Bouba , Michel Djotodia et autres sont toujours en liberté?

 

Difficile de le savoir. Pour les agents des forces de l’ordre qui l’ont interpellé,  sa faute est qu’il n’est pas retourné à son travail à la gendarmerie depuis le départ de son frère Michel Djotodia du pouvoir en 2014. L’homme a tenté de se justifier, mais les agents ne l’ont pas entendu, et préfèrent le transférer le lendemain de son arrestation à Bouar.  Depuis lundi, l’homme est incarcéré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

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Centrafrique : Ali Darassa appelle les centrafricains à rejoindre la CPC afin de chasser Touadera et ces  « mercenaires buveurs de sang »

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari pour illustration.

 

 Communiqué de presse

 

L’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordonnateur Militaire, Chef   D’État-major, le Général ALI DARASSA MAHAMAT vient par le présent communiqué porter un   démenti formel sur les déclarations mensongères publiés les 07 et 10 avril 2022 sur les pages   des journaux financés par le président illégitime Touadera, Hassan Bouba et Dimitri Sweety,  un des patrons des mercenaires Wagner en République Centrafricaine. Les journaux tels que  le potentiel centrafricain, lengo songo, des comptes avatars créer sur les réseaux sociaux, le   journal en ligne corbeau news comme quoi l’UPC serrait impliqué dans les actes de braquage   posés dans la Basse Kotto et la Ouaka. Ces actes de barbaries auraient été ordonnés par un  porte parole de l’UPC.

Le chef d’état major de l’UPC, Chef d’Etat major général de la CPC, le Général d’armée ALI  DARASSA MAHAMAT confirme que Mr Ousmanou Mohamadou est bien le Coordonnateur  Politique et Porte Parole du dit mouvement, mais n’a jamais ordonné une telle mission.

Le Coordonnateur Militaire Chef d’état Major de l’UPC et Chef d’état major général de la  CPC, le Général d’armé Ali DARASSA MAHAMAT profite de cette occasion pour dénoncer les  attaques et les actes de barbarie perpétrés depuis un certain temps contre les éleveurs peulhs  et la Communauté Musulmane dans toutes la République Centrafricaine par les milices  dénommés “requins” et des Anti-Balaka créé par Touadera et les mercenaires Wagner pour  exterminer cette Communauté.

L’UPC par la voix de son Coordonnateur militaire, chef d’état major et Chef d’état major

général le Général d’armé Ali DARASSA MAHAMAT aimerait par le présent attirer l’attention  de la communauté internationale et de tous les centrafricains en particulier ceux de la Ouaka,  Basse Kotto et la haute Kotto de ne pas céder aux manipulations de Touadera, de Hassan  Bouba et de leur patron Dimitri Sweety. Il les exhorte de se lever comme un seul homme pour  rejoindre la coalition des patriotes pour le changement (CPC) afin de chasser Touadera et ces  mercenaires buveurs de sang de la République Centrafricaine.

 

 

Fait à Bokolobo le 13/04/2022

 

Le Coordonnateur-Militaire Chef d’Etat-major de l’UPC

Le Général d’Armée : ALI DARASSA MAHAMAT

« Prétendre réaliser une révision constitutionnelle est soit une utopie, soit un projet de coup d’état constitutionnel », selon l’association des Élites et des Cadres de Centrafrique

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Un exemplaire des nouveaux timbres postaux et fiscaux à l’honneur du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

La convocation du Congrès est-elle une option ouverte, pour procéder à une révision constitutionnelle?

 

L’intérêt de la discussion entrouverte, par les Pouvoirs publics, le 27 mars 2022, en ce qui concerne la révision de la constitution, est celui de savoir si la constitution, en l’état de son application, est susceptible d’être révisée, peu importe pour des motifs de formes ou même de fonds ? La réponse à cette question est inscrite dans la lettre de la constitution, notamment dans son titre XVI, qui a instauré une période transitoire. Il suffit de bien savoir la lire pour la découvrir :

Article 152: La révision de la constitution intervient lorsque le projet ou proposition présenté, en l’état, a été voté par le Parlement réunit en Congrès à la majorité des trois quart (3/4) des membres qui le composent

Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie, en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu ’il est porté atteinte à la sécurité et à l’intégrité du territoire.

 

La constitution centrafricaine est, bien entendu, théoriquement révisable, comme tout acte fondamental.

 

Cependant, elle ne peut être révisée, que dans le strict respect des règles de procédure soit par le «Congrès», soit par recours au «Référendum». Or, le recours à ces deux mécanismes constitutionnels sont soumis à des conditions.

Lors de son entrée en fonction en 2016, le Président de la république a reçu du peuple centrafricain, à travers l’article 155 de la constitution, instruction de mettre en place, dans les 12 mois qui suivent la date de son investiture, toutes les institutions de la république à l’exception du Sénat, dont la mise en place, selon l’article ne peut se faire «qu’après» la mise en place des institutions municipales et régionales.

Or, le Représentant des pouvoirs publics au Dialogue républicain, faisant fi de l’article 152, a fait des interventions sur le « Congrès et sur le «Référendum», les présentant comme étant des instruments juridiques susceptibles, pour le Président de la république, d’y recourir comme il l’entend et à sa convenance, notamment dans les périodes courantes.

Les centrafricains et les centrafricaines ont le droit d’avoir quelques éclairages, pour se faire des avis sur les subites envies de révisions, dont on saura tôt ou tard les orientations qui les animent.

 

Envisageons les deux alternatives, à savoir la révision constitutionnelle par le Congrès et la révision constitutionnelle par le Référendum.

 

D’abord, il faut savoir que tout le Titre XVI de la constitution sont des dispositions majoritairement transitoires et quelques unes sont finales. Les dispositions transitoires d’un textes sont appelées à disparaître une par une, dès la survenance des faits qu’elles ont prévu. Elles s’éteignent, alors, par leur caducité.

Or, les prescriptions transitoires de la constitution du 30 mars 2016 demeurent encore en partie applicables, car les institutions qui devaient être installées, dans les délais impartis, n’ont pas toutes été mises en place, à ce jour. C’est le cas, en ce qui concerne le Sénat, qui n’est pas encore installé et sans lequel, il ne peut être convoqué de «Congrès».

C’est l’installation du Sénat qui aurait été le point final de la période transitoire, ouverte par l’article 156 de la constitution. Si le Sénat avait déjà été installé, toutes les dispositions transitoires du Titre XVI de la constitution, exceptées les dispositions finales, auraient été les unes après les autres et par automaticité, frappées de caducité immédiate.

La période transitoire s’éteignant, ainsi, d’elle-même, réviser la constitution pour y supprimer formellement des dispositions frappées de caducité, n’est donc que de l’esthétisme rédactionnel et n’a aucune urgence.

C’est pourquoi, l’on ne peut être que surpris, de constater que d’aucuns allèguent d’une urgence subite, que personne ne comprend, en s’égosillant sur le caractère impératif de réécrire la constitution, si ce n’est autre chose qui soit en vue.

 

L’Assemblée nationale peut-elle exercer, seule, les attributions du Congrès?

 

La première question, qui vient à l’esprit, est celle de savoir, si dans l’état constitutionnel de notre pays, le Centrafrique, le Congrès peut-il être convoqué, sans le Sénat? Le Président de la république peut-il recourir à l’option de la convocation du Congrès, sans l’existence organique du Sénat, pour procéder à une révision constitutionnelle?

Cette interrogation renvoie à la connaissance de ce que c’est le Congrès?

L’article 65 de la constitution dispose:

Les deux chambres du Parlement peuvent se réunir en «Congrès», à la demande du Président de la République pour:

  • Entendre une communication du Président de la république ou recevoir un message du Président de la République;
  • Se prononcer sur une projet ou une proposition de révision constitutionnelle.

Ainsi donc, le Congrès n’est pas un ensemble d’attributions de l’exercice du pouvoir législatif.

Le Congrès, c’est la réunion «organique» des deux Chambres parlementaires et, il n’exerce aucune attribution législative ordinaire. Il est un organe, non permanent dont les compétences sont spécifiques et limitativement définies à l’article 65 de la constitution.

Et, donc, si le Sénat n‘est pas encore installé, c’est bien parce que le Président de la république ne s’est pas, du tout, donné les moyens de recourir, en temps opportun, à sa mise en fonction de sorte qu’il se retrouve, par son propre fait, dans l’impossibilité de pouvoir recourir à la convocation du Congrès.

En effet:

1- La constitution a, pourtant, donné au Président de la République 12 mois, à compter de son investiture, pour procéder à l’installation de toutes les institutions de la constitution, de sorte que c’est, s’il s’était acquitté de l’instruction qui lui avait été donnée, notamment en organisant les élections municipales et régionales, il aurait été en situation de procéder à l’installation du Sénat. Ce qui l’aurait placé en situation, légale, de pouvoir convoquer aisément le Congrès, constitué par les deux Chambres parlementaires.

  • – Or, 12 mois après son investiture en 2016, le Président élu n’a pas réalisé la totalité de l’instruction qu’il a reçue du peuple. Mais encore, au terme de son mandat de 2016 à 2021, soit après cinq ans d’exercice de son mandat présidentiel, il n’a pas procédé à l’organisation des élections municipales ni régionales en vue de permettre au Sénat d’être « organiquement » installé, comme deuxième chambre parlementaire.
  • – Tant que dure la période transitoire, il faut éviter des interprétations totalement erronées. L’article 156 n’a jamais substitué le Sénat par l’Assemblée nationale. L’affirmer ou le penser serait une grossière erreur de droit ou une tromperie intentionnelle, qui serait véhiculée au soutien d’une perspective non encore divulguée. L’article 156 se contente de prescrire que c’est uniquement «la totalité du pourvoir législatif» qui est exercée durant, la période transitoire, par l’Assemblée nationale, en attendant la mise en place du Sénat.

Ainsi, l’Assemblée nationale ne supplée pas le Sénat. Mais encore le Congrès n’est pas, matériellement, une attribution des activités ordinaires du pouvoir législatif. Il est un organe autonome, non permanent, qui n’est que constitué par les deux Chambres parlementaires, réunies, exclusivement sur convocation du Président de la république, et qui poursuit deux objets précis: soit recevoir et entendre une communication ou un message du Président de la République, soit se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle (article 65 de la constitution).

  • – Réinvesti en 2021, nous constatons, aux jours dits du Dialogue républicain, que 12 mois après sa deuxième investiture, le Président de la république n’a toujours pas fait procéder à la réalisation des élections municipales ni régionales. Donc, le Sénat, d’un point de vue organique, n’est toujours pas constitué ni installé.

Dès lors, l’Assemblée nationale, en vertu de l’article 156 de la constitution, se retrouve de nouveau en situation d’exercer, à titre transitoire, la « totalité du « pouvoir législatif », sans être établie, comme unique chambre parlementaire. Dès lors, le Président de la république s’est lui-même fermé les porte de recourir au Congrès pour réviser la constitution, car il n’a pas permis à ce que la deuxième chambre parlementaire ait pu avoir été installée, afin qu’il puisse être en capacité Constitutionnelle de convoquer le Congrès.

  • L’exercice de la « totalité du « pouvoir législatif », par l’Assemblée nationale, ne signifie pas qu’il y a une fusion-absorption organique des deux Chambres parlementaires, en faveur de l’Assemblée nationale.
  • Le «Congrès» n’est pas une attribution matérielle incluse dans le champ des compétences législatives. Le Congrès n’est peut pas être susceptible d’être constituée exclusivement par l’une ou l’autre des chambres parlementaires.

Le Congrès est, obligatoirement, la réunion organique des deux chambres parlementaires, convoqué spécifiquement par le Président de la république, faute de quoi, le Congrès ne peut pas avoir d’existence, ni constitutionnelle, ni légale.

Or, en ce qui concerne la révision de la constitution, le peuple souverain a disposé, qu’elle ne pourra être réalisée, que selon deux procédés, alternatifs précis: soit par un vote du « Congrès », soit par le vote direct du peuple, lui-même, consulté par «Référendum».

Ainsi donc, procéder à la révision constitutionnelle, sous une forme qui ne serait pas, en l’occurrence, un Congrès, mais une délibération de l’Assemblée générale, ce serait une violation de la constitution. Le Congrès, est un organe, dont l’existence n’est pas susceptible d’interprétation et ne saurait naître d’un supplétif.

Il ne s’agit pas, ici, de l’exercice du pouvoir parlementaire au sens des articles 77 à 89 de la constitution, pour lesquels, à titre transitoire, l’article 156 en a confié l’exercice à l’Assemblée nationale, tant que le Sénat n’a pas encore été installé.

C’est dire que ceux qui s’imagineraient, qu’en vertu de l’article 156 de la constitution, l’Assemblée nationale serait en capacité constitutionnelle de se réunir, seule, en Congrès, ils font une erreur, lourdement préjudiciable à la nation.

 

En conclusion, tant que «les obligations de faire» prescrites au Président de la république n’auront pas été exécutées dans leur totalité, tant que le Sénat, dans les temps présents, n’est pas installé en tant que chambre parlementaire :

Il est irréalisable constitutionnellement, pour le Président de la République, de convoquer «le Congrès».

 

La Révision constitutionnelle par Référendum, est-elle, instamment, envisageable ?

 

L’article 152 de la constitution prescrit qu’aucune révision constitutionnelle ne peut être entreprise, « lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ».

La question, dès lors, est celle de savoir, quel est l’état actuel de Centrafrique, en terme « d’unité et d’intégrité du territoire » ? Il s’agit d’une appréciation objective des faits, qui est de la compétence de la Cour constitutionnelle.

Toutefois, sans préjuger ni présager de sens éventuel de ce que dirait l’institution suprême, de nombreux indices permettent, sans marges d’erreurs, d’en avoir une appréhension. En effet, plusieurs des décisions de la Cour constitutionnelle et de nombreux rapports d’organismes internationaux ainsi que des ONG font état de ce que les Groupes armés « occupent » une grande partie de notre territoire national. Ces faits sont constants, aux jours du Dialogue Républicain.

Sans qu’il ne soit nécessaire d’entrer dans des investigations plus approfondies, démonstration est ainsi faite que « l’unité du pays et l’intégrité de notre territoire national » sont, dans les temps actuels, non effectives et donc compromettent l’organisation d’un référendum.

Au demeurant, un simple regard sur les conditions dans lesquelles se sont organisées les élections du 20 décembre 2020, témoignent de « l’atteinte qui est portée à l’unité et à l’intégrité du territoire centrafricain»,

par les Groupes armés.

Voilà pourquoi, au regard des conditions posées par l’article 152 de la constitution, en l’état actuel de Centrafrique, l’organisation d’un référendum en vue de la révision de la constitution est une perspective nulle.

C’est pourquoi, si dans son principe, le peuple peut faire ou défaire, tout ce qu’il a institué, il ne peut l’accomplir que dans le respect des règles, qu’il s’est lui-même imposé et, en l’occurrence, celles-ci sont les modalités de convocation du Congrès et les conditions requises pour l’organisation d’un référendum. Ces Modalités et conditions ne sont ni remplies, ni réunies, à ce jour.

En conséquence, tant par la voie du Congrès que par le référendum, en l’état actuel de Centrafrique, prétendre réaliser une révision constitutionnelle est soit une utopie, soit un projet de coup d’état constitutionnel.

Tout forcing, en révision constitutionnelle, notamment en ayant recours, à un «avis» qui, bien que correspondant à un «jugement-avant dire droit», mais qui est en Centrafrique, insusceptible de recours, sera, une fois de plus, une décision de complaisance, susceptible d’affecter durablement la paix sociale.

En effet, au regard des irritations qui se sont manifestées le 27 mars 2022, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, prendre une telle responsabilité de faire un passage en force, pour réviser la constitution, serait un acte susceptible d’être «l’allumette qui embrasera le baril de poudre, tenu à proximité de notre maison commune, le Centrafrique, avec lequel certains acteurs jouent, comme à la roulette russe».

C’est pourquoi, notre Association, notre regroupement en Think Tank, oeuvrant et travaillant pour la fortification de la technicité de nos Élites et nos Cadres, en vue de la Réforme de l’État centrafricain, de la Révision de nos politiques publiques et du Renforcement de nôtre Démocratie nationale, en appelle à la raison et à la sérénité pour que la vie publique, de notre Etat, ne soit pas entraînée spéculativement dans des querelles périphériques, qui contrarieraient notre devoir commun de concourir à la prospérité de notre Nation et à celle de nos compatriotes, dans la paix et par la solidarité.

 

 

Le Président

Me MBOE Dédé-Vianney

Commandeur de l’Ordre National du Mérite Centrafricain

Et. par Délégation

Luther Avertin ANGOBA

Master de droit

Coordonnateur des «Clubs Synergies» en Centrafrique, Secrétaire exécutif

Manifestations après la diffusion d’une vidéo montrant un Congolais tué par un policier am éricain

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Texte par: VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

La mort d’un migrant congolais par une balle tirée par un policier a déclenché des protestations et des appels à la justice dans l’État américain du Michigan.

L’incident remonte au 4 avril, selon le quotidien Detroit Free Press. Ce jour là, le véhicule dans lequel se trouvait Patrick Lyoya, 26 ans, originaire de la République démocratique du Congo, est stoppé lors d’un contrôle routier.

Selon la police, les plaques d’immatriculation ne correspondaient pas au véhicule. M. Lyoya sort du véhicule mais le policier lui intime l’ordre de se rasseoir à l’intérieur. Une course à pied s’en suit et Patrick Lyoya se retrouve au sol, taclé par le policier.

“Lâche le Taser!”, crie le policier, qui est sur M. Lyoya. Un Taser est un pistolet qui libère une puissante charge électrique capable de paralyser ou de tuer. Une détonation est entendue et Patrick Lyoya reçoit une balle dans la tête.

Les responsables de l’État du Michigan ont promis une enquête complète.

Le policier impliqué, dont l’identité n’a pas été rendue publique, a été mis en congé payé.

Après la publication de l’enregistrement vidéo, des manifestants se sont rassemblés mercredi soir dans la ville de Grand Rapids pour demander justice.

“La vidéo était pénible à regarder”, a confié Mark Washington, le directeur de la ville de Grand Rapids, cité par le quotidien New York Times.

Avec Associated Press et Reuters.

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La plateforme des jeunes leaders de l’opposition s’alarme et dénonce les violences perpétrées sur des civils par les soldats FACA

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Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Les-jeunes-leaders-de-lopposition-democratique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Les-jeunes-leaders-de-lopposition-democratique-450×433.jpg” alt=”Les jeunes leaders de l’opposition démocratique” width=”450″ height=”433″ />
Les jeunes leaders de l’opposition démocratique

 

 

                           COMMUNIQUÉ

 

 

C’est avec regret et indignation que la PJLOD avait pris connaissance sur les réseaux sociaux de la vidéo sur laquelle montrant des hommes en uniformes qui parlent “Sango“, se livrent à un acte inhumain sur deux sujets dont on ignore les identités mais qui s’avèrent être des musulmans.

La PJLOD condamne avec rigueur cette barbarie visant à remettre en cause une fois de plus les efforts de l’État centrafricain pour la restauration d’une Armée républicaine et de l’État de droit dans notre pays avec les appuis de ses partenaires multilatéraux.

Acte qui met en exergue désormais le questionnement sur la vulgarisation et l’effectivité de ces “considérations élémentaires d’humanité” érigées aux principes intransgressibles du Droit International Coutumier dans la conduite des opérations au sein de l’Armée centrafricaine.

A cet effet, la PJLOD tient à rappeler l’opinion nationale que les trois (3) Conventions de Genève, leurs deux (2) Protocoles Additionnels et le Statut de Rome ratifiés par l’État centrafricain sont de traditions à protéger les personnes qui ne participent pas, ou plus, aux conflits à savoir: les soldats blessés, les naufragés, les prisonniers, les civils et certains de leurs biens dont leurs violations constituent de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par un Tribunal pénal compétent.

C’est pourquoi, la PJLOD perçoit avec étonnement le communiqué de l’Etat-Major Centrafricain et les propos tenus par le Conseiller Spécial du Chef de l’État Fidèle Gouandjika sur sa page Facebook en se substituant de fait à la Justice centrafricaine sans avoir apporté un élément contraire et constitué.

Donnant lieu ainsi à une obstruction faite à partir d’un élément matériel pouvant conduire à une enquête en vue de manifestation de la vérité car il s’agit du droit à la vie.

La PJLOD dénonce ce manque de professionnalisme dans leurs démarches et exige l’ouverture d’une enquête par la Justice centrafricaine afin que les présumés auteurs de cet acte affreux soient traduits devant les juridictions compétentes de notre pays et que la vérité soit connue de tous.

Toutefois, la PJLOD réitère son soutien indéfectible aux éléments de la Défense centrafricaine dans l’exercice de leur fonction régalienne et penche pour une société centrafricaine respectueuse de ses principes fondamentaux et de ceux auxquels, elle adhère en vue de la restauration de l’État de droit et de la cohésion sociale.

 

                                                        Fait à Bangui le 14 Avril 2022

 

                                                                 Le Coordonnateur

 

 

                                                                 Saint  Cyr  TANZA

Incroyable! L’État-major de l’armée centrafricaine pris en flagrant délit de mensonge, désormais accusé de complicité de crime

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 14 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Les Centrafricains ont désormais la certitude que leur pays est dirigé par des soi-disant personnalités politiques et militaires qui ne sont pas outillées psychologiquement et moralement pour tenir un règne du pouvoir. Le pays creuse le fond, et continue de le creuser à cause de leur bêtise et leur incapacité. Après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des soldats FACA en trains de commettre un crime odieux sur deux civils de confession musulmane, l’État-major des forces armées centrafricaines (FACA), a publié, ce mercredi 13 avril, un communiqué de presse reprenant mot par mot, phrase par phrase, les propos du ministre-conseiller spécial du chef de l’État, Monsieur Fidèle Gouandjika pour manipuler la population en parlant de vidéo montage. Incroyable!

 

Le Chef d'état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou copyright CNC du 1er décembre 2020
Le Chef d’état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou, ici le 01 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

La honte, toujours la honte pour l’État-major

 

Si tout le monde sait que le sieur Fidèle Gouandjika, ancien porte-parole du gouvernement à l’époque du régime du général François Bozizé est psychologiquement malade pour tenir de tels propos, mais ce n’est pas le cas pour une institution militaire de telle envergure.

Selon le communiqué sans remords et condamnation publié ce mercredi 13 avril par l’État-major des forces armées centrafricaines,  le général Mamadou voudrait faire connaître à l’opinion publique nationale et internationale que c’est avec regret et indignation qu’il découvre des mises en scène circulant depuis hier sur les réseaux sociaux, mettant en œuvre des actes horribles caricaturant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

« D’ailleurs, les images de ces mises en scène filmées et publiées sur les réseaux sociaux constituent des montages par des personnes malintentionnées dans le but de discréditer la République Centrafricaine d’une part et l’Armée d’autre part pour des intérêts égoïstes ». Peut-on lire dans ce communiqué.

Plus grave encore, l’État-major baratine la Communauté internationale en affirmant que « la République Centrafricaine à l’instar des autres pays du monde, a ratifié les Conventions de Genève et depuis l’année 2001, elle a mis en place une vaste campagne de vulgarisation de la troupe dans le but de leur faire éviter de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans l’exécution de leurs missions régaliennes ».

« Mais vulgarisation de la troupe, que cela signifie en français simple ?»  S’interroge un internaute étudiant.

 

Contradiction, et flagrant délit de mensonge

 

En réalité, ce communiqué de l’État-major des forces armées centrafricaines est un véritable trompe l’œil. Une manipulation de la population. D’après notre enquête, l’un des six criminels dans la vidéo, en pantalon camouflé bleu nuit, est un policier centrafricain affecté au commissariat de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Et un deuxième criminel figuré dans la vidéo est un officier de l’armée nationale, frère du général Lengbé.  Notre équipe est sur le dossier pour identifier tous les criminels dans cette vidéo.

 

Pourquoi l’État-major les protège

 

C’est incompréhensible.  On ignore les raisons de cette forfaiture. C’est une manière de protéger le frère d’un général de l’armée? Ou c’est une raison simple de protéger ces criminels de la justice? Ou alors c’est une manière simple de négliger les victimes qui sont toutes des musulmans? Mais pourquoi ne pas condamner ces crimes et exiger que la justice s’auto-saississe de cette affaire ?

En faisant ainsi, les parents des victimes pourrait poursuivre l’État-major en justice pour complicité de crime au premier degré.

En faisant ainsi, la justice centrafricaine, au lieu d’ouvrir une enquête judiciaire sur l’affaire, préfère fermer ses yeux, et de facto devenue solde du pouvoir.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

Centrafrique : nouveau massacre dans la Vakaga, un bilan humain terrifiant

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 14 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Une vingtaine de personnes ont été tuées, lundi et mardi,  dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est  du pays, dans  des attaques menées dans les localités de Gordile et de Ndah. Une fois de plus, ces attaques ont été attribuées aux mercenaires de la société russe Wagner, communément appelés Mercenaires russes

centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Deux-hommes-de-Wagner-en-operation.png” data-wpel-link=”internal”>Deux hommes de Wagner en opération
Deux mercenaires de Wagner en opération

 

Gordile à nouveau secoué

 

Des témoignages recueillis auprès de la population locale font état d’au moins 22 personnes massacrées, une trentaine des motocyclettes récupérées et des habitations incendiées dans la commune de Gordile, situé entre la ville de Ndélé et celle de Birao.

En effet, le lundi dernier, les mercenaires russes de la société Wagner, lourdement armés, appuyés par les soldats FACA, à bord de 10 véhicules militaires, ont quitté la ville de Ndélé pour la Vakaga. En arrivant à Gordile, ils ont bouclé la localité, et procédant aux exactions impitoyables des civils, tuant au moins 22 personnes.

Outre les dégâts humains, il y’a aussi des dégâts matériels : au moins 37 motocyclettes récupérées, dont 4 pour la Croix-Rouge, 4 véhicules confisqués et une centaine d’habitations incendiées. Les mêmes sources ont indiqué que des habitants, regroupés dans un seul lieu,  ont été littéralement fouillés de tête à pied : tous les biens retrouvés sur eux ont été systématiquement confisqués. Tous les magasins du village ont également été pillés par ces mêmes criminels.

 

La même scène s’est reproduite à Ndah

 

Après les exactions de Gordile, le même cortège de la mort est allé dans le village Ndah, situé à 25 kilomètres de Gordile sur l’axe Birao. Ils ont systématiquement pillé tous les commerces du village, emportant des motos appartenant aux particuliers.

Au même moment, selon les habitants, les mercenaires russes, après avoir fouillé la foule, ont récupéré un homme, l’accusant frauduleusement d’avoir des munitions dans sa poche.   Ils ont coupé ses deux oreilles et mettre immédiatement dans sa bouche pour qu’il les mange comme un petit pain malgré cette période de ramadan.

Pour l’heure, les mercenaires russes sont toujours présents dans ces deux localités.

Pour les habitants de ces localités, ils ne peuvent rien faire. C’est le seul Dieu qui peut les sauver. Ni les Nations unies ni l’Europe ne peuvent venir les sauver des mains de ces criminels sans pitié dans la Vakaga.

 

Gordile, village d’origine des deux ministres du Gouvernement, le massacre se poursuit

 

Une nouvelle fois, à Gordile en moins d’un mois,  la nouvelle terrifiante des événements qui se sont successivement produits dans la localité ne va pas plaire au ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène ainsi qu’à son frère ministre des Travaux, Monsieur Guismala Amza, tous deux originaire de cette ville du nord-Est.

 

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : nouvelle exaction des rebelles de l’UPC dans la localité de Bria

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Rédigé par Moïse Banafio

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le jeudi, 14 avril 2022

 

Bangui (CNC) – L’incendie des motos, le braquage de la population et des véhicules humanitaires sont devenus depuis quelque temps le mode opératoire des éléments rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Dix motos transportant des marchandises sont incendiées en l’espace d’un jour par ces mêmes éléments du CPC dans la localité de Bria, dans le centre nord de la République centrafricaine.
les combattants rebelles de l'UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine.
les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Motos incendiées, les assaillants évaporés dans la nature

 

Selon des informations concordantes, les faits se sont produits mardi dernier dans la localité de Awalawa, située à 80 kilomètres de Bria sur l’axe Yalinga.  Ces conducteurs de taxis-motos, transportant des marchandises à bord de leurs engins, étaient en provenance de la ville de Bria à destination de la ville de Yalinga quand ils sont tombés nez à nez avec ses assaillants lourdement armés.

À lire aussii : élection du 27 décembre, Touadera fait appel aux mototaxis, l’un des conducteurs a failli être lynché

 

Après les avoir tous dépouillé, les malfaiteurs  ont littéralement calciné une à une leurs motos avec le lot des marchandises derrière.  Quelques minutes après,  les conducteurs de ces motos ont été libérés, sauf qu’ils n’ont plus de moyen pour rentrer à Bria. Mais les assaillants, de leur côté, se sont retirés dans la brousse après leur dégât.

À lire aussi : vive tension entre les anciens rebelles de l’UPC et les soldats FACA à Bambari, un mort

Rappel d’un autre fait récent

 

Le dimanche 3 avril, vers 21 heures, un camion de transport, avec des passagers à bord, en provenance de Bangui, et à destination de Bria, a été la cible des hommes en armes identifiés comme des éléments rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Un agent de la police nationale, à bord de ce véhicule, avait été tué par les assaillants.

 

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« La Justice doit diligenter une enquête dès qu’il y a allégation de crimes », dixit Martin Ziguélé

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Bangui (CNC) – 48 heures après la publication sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des soldats FACA exécutant froidement par engorgement un civil de confession musulmane et un autre en attente d’être égorgé à son tour, la colère de la population ne faiblit pas tant sur les réseaux sociaux que dans les rues de la capitale Bangui. Pour la première fois, des politiques y s’intéressent et appellent à la justice.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Le-president-du-MLPC-Martin-Ziguele-repond-aux-questions-des-journalistes-450×338.jpg” alt=”Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le jeudi 14 avril 2022

 

Appel à la justice

 

« La Justice doit diligenter une enquête dès qu’il y a allégation de crimes. Un communiqué administratif ne peut se substituer à cette obligation. La justice doit faire son travail pour la manifestation de la vérité. C’est ça un État de droit! », déclare l’honorable Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, un des partis de l’opposition démocratique.

Or, sur les réseaux sociaux, après les propos tenus par le ministre conseiller à la Présidence de la République, et la publication d’un communiqué par l’état-major des forces armées centrafricaines (FACA) niant les faits, nombreux sont ceux qui appellent à une ouverture d’une enquête judiciaire pour enfin établir de responsabilités. Pour eux, les propos tenus par Fidèle Gouandjika sur sa page Facebook et le communiqué publié à la hâte  par l’État-major de l’année armée centrafricaine, ne peuvent en aucun cas mettre un terme à une enquête judiciaire du moment où certains de ces criminels sont très bien identifiés par la population.

 

Quelques réactions de la populations

 

Pour un étudiant à l’Université de Bangui interrogé par CNC, il n’y a pas de justice en République centrafricaine.

« Quelle justice ? On a l’impression qu’il n’y a plus de justice dans ce pays du pouvoir Touadera où l’impunité semble s’installer comme une institution de bonne gouvernance », réagit-il.

Pour Monsieur Kenny YAMBA, le caractère islamophobe de cette barbarie ne fait aucun doute, et l’obstination des communicants du pouvoir niant les faits n’est qu’une une caution impardonnable.

Kenny YAMBA : « Le caractère islamophobe de cette barbarie ne fait aucun doute, et l’obstination des communicants du pouvoir à nier ces faits abjects sous-tend une caution intolérable. Dans ce vaste pays sans limites voulu par BOGANDA, nous venons tous d’ailleurs, et il est impératif, que la communauté nationale se dresse contre ses pratiques ignobles et discriminantes non conformes à nos valeurs de vivre ensemble, pour ne pas laisser le champ libre aux communautaristes ».

Et les réactions des Organisations nationales des défenses des droits humains ?

Pour l’instant, apeurée et dépassées, elles sont encore totalement et complètement sous silence.

Pour l’ensemble de la population centrafricaine sans distinction, la barbarie a dépassé les limites avec autant de cruauté.

 

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Centrafrique : Wagner recrute de supplétifs locaux

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Rédigé par Afrique Intelligence

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 14 avril 2022 (CNC)

 

Bangui (CNC) – Depuis plusieurs mois, les Russes du groupe paramilitaire privé Wagner recrutent et forment des  anciens miliciens Anti-Balaka et Seleka dans l’arrière-pays.

 

Recrutements des miliciens Anti-Balaka

 

C’est un phénomène qui inquiète les chancelleries occidentales en place à Bangui. Le groupe de sécurité privée paramilitaire Wagner recourt depuis plusieurs mois à des supplétifs locaux, appelés parfois par la population les “Russes noirs”. Le 16 janvier, lors de l’attaque d’Aïgbado, dans le centre-nord du pays, qui a fait plus de 60 morts, la population a remarqué la présence d’anti-balaka aux côtés des paramilitaires russes. Ces milices d’autodéfense, à tendance animiste et chrétienne, et au fonctionnement très décentralisé, avaient été massivement utilisées par François Bozizé après sa chute en 2013, afin de déstabiliser le régime de la Seleka, coalition rebelle venue du nord, et à tendance musulmane.

 

Les Russes recrutent également auprès des combattants de groupes estampillés “ex-Seleka”

 

Ainsi, près de Bria, hub centrafricain du commerce illégal du diamant, plusieurs centaines d’anciens combattants, à majorité peule, de l’Union pour la paix en Centrafrique d’Ali Darass, ont suivi une formation de plusieurs mois dispensée par les Russes.

 

REDÉPLOIEMENT

 

Ces combattants avaient préalablement participé à un processus officiel de “Désarmement, démobilisation et réinsertion” (DDR) conduit par l’influent ministre de l’élevage Hassan Bouba. Ce dernier prévoit encore de nombreux DDR au sein des ex-Seleka, qui pourraient constituer autant de recrutements possibles pour les paramilitaires russes.

Ceux-ci semblent avoir, ces dernières semaines, procédé à un redéploiement de leurs troupes et rapatrié plusieurs de leurs éléments depuis la frontière tchadienne jusqu’à Bangui. Il est cependant difficile d’y voir un retrait du pays, les rotations aériennes n’ayant pas faibli. Le 1 avril, un Antonov a, une nouvelle fois, débarqué des hommes et du matériel sur la piste de l’aéroport de Bangui M’Poko.

 

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Crime perpétré par des soldats FACA, le MLPC exige l’ouverture urgente d’une enquête judiciaire

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC).

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Depuis quarante-huit(48) heures, une vidéo devenue virale circule sur les réseaux   sociaux, impliquant des éléments en tenue militaire et s’employant, dans une scène  macabre et d’une rare horreur, à égorger deux hommes, les mains liées dans le dos.

Devant la gravité de cet acte d’une très grande ignominie, l’opinion nationale très  choquée et qui s’attendait à ce que la Justice se saisisse de cette affaire pour diligenter  une enquête, a eu plutôt droit à un communiqué des autorités militaires qui est resté  muet sur les faits allégués.

Dans un État de droit, lorsqu’il y’a allégation de violations de droits humains, la justice,  dont c’est le pouvoir, se saisit de l’affaire pour une enquête à diligenter dans les règles  de l’art, afin de situer les responsabilités. Un communiqué d’une autorité civile ou  militaire ne peut se substituer à cette obligation. Sur la question des droits humains et  notamment des crimes de masse, l’opinion nationale attend toujours le résultat des  enquêtes censées être diligentées sur les graves évènements de Bossangoa et de  Aïgbado à Bria.

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC)  pour sa part :

– Condamne vigoureusement cet acte de barbarie qui banalise la mise à mort  d’un être humain ;

– Exige l’ouverture urgente d’une enquête par la Justice afin d’élucider les  circonstances de cette barbarie, de situer les responsabilités, d’en identifier les  auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes pour qu’ils  répondent de leur acte.

 

Fait à Bangui, le 13 Avril 2022

Pour le Bureau Politique

Le Président

Martin ZIGUELE

La MINUSCA note une persistance de cas d’abus et violations des droits de l’homme dans l’ouest et l’Est de la Centrafrique

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Rédigé par la Minusca

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le jeudi 14 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a noté mercredi, lors d’un point de presse, la persistance de cas d’abus et violations des droits de l’homme dans l’ouest et l’Est de la Centrafrique. 
Un officier de la Minusca lors du point de presse de l'organisation à Bangui, le 9 février 2022. CopyrightMinusca
Un officier de la Minusca lors du point de presse de l’organisation à Bangui, le 9 février 2022. CopyrightMinusca

 

« Entre le 28 mars et le 11 avril 2022, la MINUSCA a documenté et vérifié 30 incidents, représentant 40 violations et abus des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté 77 victimes. L’ouest de la rca compte le plus d’incidents et violations des droits de l’homme, avec 16 incidents, représentant 20 violations et affectant 25 victimes », a déclaré le Directeur de la Communication de la MINUSCA, Charles Bambara.

« Le nombre d’incidents et de violations reste dans la moyenne des semaines précédentes tandis que le nombre de victimes, qui par nature varie davantage de semaine en semaine, est quant à lui élevé, mais reste dans la ligne des périodes précédentes », constate Charles Bambara, soulignant, par ailleurs, que l’est du pays a été la région la plus affectée en termes de nombre de victimes, avec huit incidents, représentant 14 violations et affectant 44 victimes. « Les auteurs de ces violations documentées sont répartis de manière égale entre acteurs étatiques et groupes armés signataires de l’APPR-RCA », a déclaré Charles Bambara, ajoutant que « la MINUSCA a également documenté des incidents attribués à d’autres acteurs non-étatiques ». 

Afin de prévenir ces abus et violations, la MINUSCA a dernièrement appuyé l’organisation d’une session de formation portant sur les techniques de monitoring et de documentation des violations et abus des droits de l’homme en faveur de 25 cadres du ministère de la Justice. La Mission a également organisé, du 6 au 7 avril, une formation de formateurs sur le droit international des droits de l’homme et le droit international pénal au profit de 26 officiers de l’Office central de répression du banditisme (OCRB) à Bangui (Ombella M’Poko).

 

Sur un autre plan, la MINUSCA, en collaboration avec la Mission de Conseil de l’Union Européenne, a apporté, le 9 avril, un appui technique et financier aux autorités pénitentiaires nationales pour l’organisation d’un exercice de simulation sur la gestion d’un cas de mutinerie, suivi d’incendie à la Prison centrale de Ngaragba, à Bangui. « Cette simulation a permis aux participants de se familiariser aux techniques et approches de gestion des incidents en milieu carcéral et d’améliorer leur préparation conformément au plan d’urgence des prisons de Bangui, élaboré avec l’appui technique de la MINUSCA », a dit Charles Bambara.

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouedraogo, faisant part d’une situation sécuritaire relativement calme sur l’ensemble du territoire, a souligné que l’opération conjointe de domination de zone du secteur ouest « Zia siriri ni akomandé » est entrée dans sa quatrième phase. « Le bilan est très satisfaisant, avec la conjugaison des actions des contingents tanzaniens, bangladais, camerounais, portugais et de celles des unités d’aviation tunisienne, bangladaise et pakistanaise. Dans la zone de responsabilité de Bossangoa et Bocaranga, 13 missions aériennes ont été conduites et 2 patrouilles conjointes avec les FACA ont été faites, participant à garantir une protection des civils », a-t-il indiqué.

En dehors de ces opérations militaires, le porte-parole de la Force a énuméré une série d’activités civilo-militaires qui ont été effectuées par les différents contingents dans le but d’alléger les souffrances des populations. Il s’agit notamment de la distribution d’une grande quantité d’eau potable (137 mille litres) à Bangui et à Bossangoa, la remise d’un lot de médicaments à l’hôpital d’Alindao et la conduite d’une campagne médicale au profit 621 patients, au centre du pays.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a fait savoir que UNPOL continue d’appuyer les forces de sécurité intérieure, entre autres, dans le renforcement des capacités de leur personnel. « A Bangui, 30 gendarmes centrafricains ont bouclé le 8 avril, la formation en gestes techniques et professionnels d’intervention ; le 07 avril, la coordination des points focaux UNPOL a tenu, à Bangui, plusieurs sessions de formation sur les droits de l’homme et la protection des civils au profit de 30 forces de sécurité intérieure, dont 13 femmes », a-t-il indiqué.

Au sujet des défis en matière sécuritaire que connaissent la sous-préfecture de Bocaranga et ses environs, le Commissaire Serge Ntolo Minko a indiqué que « le 11 avril, les UNPOL, conjointement avec d’autres sections de la MINUSCA, se sont rendus dans la région dans le but de collecter des renseignements et informations utiles en vue de la mise en place d’un mécanisme de prévention en matière de protection de civils ». 

 

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Un nouveau patron pour le renseignement militaire français

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Un nouveau patron pour le renseignement militaire français

Texte par: AFP
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Le général Jacques Langlade de Montgros a été nommé à la tête du renseignement militaire français (DRM), après l’éviction d’un précédent directeur à qui on a notamment reproché les insuffisance de ses services sur l’invasion russe en Ukraine, a appris mercredi l’AFP de source proche du dossier.

La nomination de ce Saint-Cyrien, ancien commandant du 1er régiment de hussards parachutistes (2010-2012), confirme des informations publiées plus tôt mercredi par l’hebdomadaire Le Point.

Le monde fermé du renseignement n’est pas étranger au général Langlade de Montgros, qui a été affecté de 2007 à 2010 au bureau réservé du cabinet du ministre de la Défense, en charge des relations avec les services de renseignement du ministère, au moment de la création de la Coordination nationale du renseignement (2008).

L’officier a ensuite occupé la fonction de chef du bureau renseignement du Centre de Planification et de Commandement des Opérations (CPCO) de 2015 à 2017, avant d’être nommé à la cellule opérations – relations internationale du cabinet de la ministre des Armées Florence Parly.

Il a commande la 11e brigade parachutiste à Toulouse de 2019 à 2021 avant de prendre la tête de la mission de l’Union européenne en République Centrafricaine jusqu’en février 2022. Il était depuis inspecteur à l’Inspection de l’Armée de Terre.

Le nouveau directeur va devoir prendre en main le chantier de transformation de la DRM lancé il y a plus d’un an, visant à adapter le renseignement militaire à l’intensification des crises et ainsi qu’à la masse exponentielle des données à traiter.

Il remplacera le général Éric Vidaud, nommé à ce poste l’été dernier, en provenance du Commandement des opérations spéciales (COS). Sa nomination avait été le fruit de jeux de chaises musicales qui avaient fait du bruit au sein de la communauté militaire.

Début mars, peu après l’invasion de l’Ukraine par les forces russes, le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, avait admis des divergences d’analyses entre Français et Américains sur la question d’une possible offensive russe contre Kiev.

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Afrique du Sud : plus de 250 morts après les inondations qui ont frappé le pays, selon un nouveau bilan des autorités

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Rédigé par AFP

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le président, Cyril Ramaphosa, s’est rendu dans la matinée auprès de familles endeuillées, promettant l’aide du gouvernement à un père de famille qui a perdu ses quatre enfants.

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Des maisons détruites après l’inondation près de Durban en Afrique du sud par AFP

 

Un bilan humain terrifiant, et d’énormes dégâts matériels. De fortes précipitations ont provoqué des inondations records ayant conduit à la mort d’au moins 253 personnes, à Durban, sur la côte est de l’Afrique du Sud, mardi 12 avril, selon un bilan des autorités locales diffusé mercredi. Le président Cyril Ramaphosa s’est rendu dans la matinée auprès de familles endeuillées, promettant l’aide du gouvernement à un père de famille qui a perdu ses quatre enfants.

 

Centrafrique : des ex-enfants soldats de la LRA s’expriment

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Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Plusieurs enfants soldats enrôlés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) à Obo se sont rendus aux autorités centrafricaines. La DW les a rencontrés.

Obo la capitale du Haut-Mbomou accueille un nombre important d’enfants soldats de la LRA. Dans cette partie de l’est de la République centrafricaine, on y trouve des enfants enrôlés de force et ceux issus de relations souvent forcées entre des femmes et des chefs de la LRA. “Je viens de sortir, j’ai dû fuir parce que les Tongo Tongo ne cessent de me châtier. J’ai passé trois ans avec eux. J’ai vu Joseph Kony.

Prudence et interrogations au sujet de la LRA

Joseph Kony dirige la LRA depuis 1988

(…) Il continue de donner des ordres. J’ai été entraîné au maniement des armes et on m’en a donné”, témoigne Michel Mbolifouko, un enfant soldat qui vient à peine de sortir des rangs de l’Armée de Résistance du Seigneur.

Selon lui, Joseph Kony est bien vivant et se trouve donc au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Sa sortie des rangs de la LRA, vient allonger la liste des enfants qui ont fui le mouvement rebelle et qui sont désormais insérés dans des communautés à Obo, dans l’est de la rca.

Appel à déposer les armes

Au micro de la DW, Justin Aristide Niko, un enfant soldat appelle ses ex-compagnons à ne pas avoir peur de déposer les armes.

“Au sein de la LRA, quand nous arrivons dans un village, c’est de prendre de force les gens valides, mais ne l’oubliez pas, nous cultivons aussi la terre, le sésame, la patate et de l’arachide. Alors je dis, s’il vient ici, il peut cultiver, il faut que les hommes de la LRA sortent et lui aussi, qu’il sorte. Ceux qui m’écoutent qu’ils laissent les tueries et qu’ils sortent”, plaide-t-il.

Regrets

Ils sont nombreux à travers la ville, à regretter le temps passé avec la LRA. C’est le cas d’Aimé Crépin Malianda.

Mineur, il était témoin de l’attaque par la LRA le 6 mars 2008, de la région d’Obo pour enrôler des hommes de force. Il a connu la guerre et les pillages en Ouganda, au Congo, au Soudan et dans son pays la Centrafrique, jusqu’à son évasion.

“J’étais sorti lors d’un affrontement, pendant que l’armée ougandaise lançait contre nous un assaut. Parce que nous avons quitté Garamba pour un village au Congo, là où on était basé. Nous avons pillé le village. C’est en ce temps-là que l’armée ougandaise s’est mise à nos trousses. Le lendemain, ils nous ont attaqués entre 8h et 9h. C’est en ce moment que j’ai profité pour fuir”, témoigne Aimé Crépin Malianda.

Dans sa fuite, Aimé Crépin devait faire face à la vengeance des victimes.

“J’ai fui pour atteindre le village Naparka. Ici, les habitants veulaient me tuer. Mais un autre le leur a déconseillé. Je me suis expliqué, disant que j’étais aussi une victime comme eux. C’est ainsi que le père de famille m’a mis sur la moto pour me transférer à la base des Ougandais”, confie-t-il à la DW.

Selon l’Onu, l’Armée de Résistance du Seigneur a massacré plus de 100.000 personnes et enlevé 60.000 enfants, lors de violences qui se sont étendues au Soudan, à la République démocratique du Congo et à la République centrafricaine. Les garçons enlevés sont transformés en soldats dociles et les filles en esclaves sexuelles.

Anicet Georges Dologuélé, Crépin Mboli Goumba, deux leaders de l’opposition, désormais dans le viseur de Touadera

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Crépin Mboli-Goumba, Anicet Georges Dologuelé, deux hommes politiques, deux parcours différents. L’un est Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), l’autre est Président de l’union pour le renouveau centrafricaine (URCA). Mais ces deux leaders de l’opposition ont un point commun : double nationalité. C’est justement sur ce point que le pouvoir en place veut les combattre, voir les écarter définitivement de la scène politique nationale.
De gauche à droite, l'opposant Anicet Georges Dologuélé et l'opposant Crépin Mboli Goumba
De gauche à droite, l’opposant Anicet Georges Dologuélé et l’opposant Crépin Mboli Goumba. Photo montage par CNC

 

Politique discriminatoire

 

Afin de rendre effective la volonté politique discriminatoire du chef de l’État Faustin Archange Touadera à l’égard de certains leaders de l’opposition, le ministre -conseiller à la présidence, monsieur Fidèle Gouandjika, appuyé par certains ministres du gouvernement et caciques du parti au pouvoir recommande au Président de la République d’élaborer dans la prétendue nouvelle constitution qui sera soumise bientôt par référendum  au peuple centrafricain un nouveau critère précis pour les candidats aux élections présidentielles, voir même législatives.   Selon eux,  ces derniers doivent répondre à un critère essentiel : ne pas avoir une double nationalité, ni avoir renoncé à sa nationalité étrangère.

Justement, ce critère vise exclusivement deux leaders de l’opposition, à savoir  Anicet Georges Dologuelé , Président de l’union pour le renouveau centrafricain (URCA),de nationalité franco-centrafricaine,  et maître Crépin Mboli-Goumba, Président du parti africain pour une transformation radicale et l’intégration (PATRI), de nationalité centrafricano-américaine.

Pour de nombreux observateurs, le chef de l’État et ses conseillers sont en train de jouer au feu :

« Je constate que depuis l’arrivée Des mercenaires russes en Centrafrique, le pouvoir de Bangui se croit invincible. Il prétend même vouloir nourrir Dieu. Il oublie les grands risques qu’il encourt », s’exclame un enseignant à l’école de Bégoua.

 

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Incroyable! Des éléments des forces armées centrafricaines filmés dans une vidéo des crimes graves

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 avril 2022

 

Bangui (CNC) – La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux en 24 heures après sa mise en ligne. On y voit des éléments des forces armées centrafricaines , bien identifié, à visage découvert, qui ont participé à une scène de crime grave. Notre enquête est en cours pour tenter d’identifier les auteurs de cette atrocité.

Attention, attention : cette vidéo peut vous choquer où vous donner de cauchemars. Ne la regardez pas jusqu’à la fin si vous êtes un mineur ou une personne sensible.

 

Scène criminel

 

La scène est insupportable à visionner et c’est vraiment conseiller aux parents et de ne pas exposer leurs enfants au visionnage de tels actes criminels. Même  des personnes sensibles ne peuvent la visionner.

Dans la vidéo, six militaires centrafricains, à visage découvert, ont arrêté deux individus non identifiés, de confession musulmane. Ils ont égorgé publiquement l’une des deux victimes, et obligent le deuxième à regarder l’exécution de l’autre. Pendant que ce dernier tire son dernier essoufflement après le découpement de sa gorge comme un poulet, ces hommes en uniforme militaire, tentent de mettre la pression sur l’autre attaché pour qu’il leur montre le lieu où ils cachent leurs armes. Malgré la cruauté de la scène, il leur répond sincèrement qu’il ne dispose pas des armes.

Pour plusieurs Centrafricains, indignés de voir cette vidéo, pourquoi les associations des défenses des droits de l’homme gardent un tel silence ?

Mais d’après les internautes, choqués en regardant cette vidéo, l’un des criminels serait le petit frère du général LENGBE. C’est un ressortissant de l’école des officiers de koulicoro au Mali. Et ils ne comprennent pas comment l’état-major fonctionne.

 

le suspect entre les mains des soldats FACA, il sera égorgé dans quelques minutes
le suspect entre les mains des soldats FACA, il sera égorgé dans quelques minutes

 

Silence de la justice et de l’état-major

 

Les faits sont d’une gravité extrême, mais l’état-major de l’armée et la justice centrafricaine n’ont pas manifesté un intérêt pour ouvrir une enquête et arrêter les auteurs. Tout se passe comme si les crimes perpétrés dans le pays sont devenus des faits banals. On ne peut imaginer un seul instant que dans un pays normal, les autorités ne puissent réagir devant un tel acte criminel.

Ce fait montre à quel point des citoyens sont exposés chaque jour à des actes criminels d’une atrocité grave et indescriptible des éléments de l’armée nationale.

Pour un simple fait de raquette, certains militaires sont radiés de l’armée. Sur la base des rumeurs,  d’autres vieillissent en prison sans être jugés. Alors que ce sont ces genres de crise qui doivent être sévèrement punis pour ne pas que cela se répète. Et en plus, ils le font à visage découvert sans être inquiétés par ce qu’ils sont des requins.

À chaque fois qu’il y’a a des actes criminels sur la population, on nous parle d’une mise en scène du filme des russes. Mais dans cette vidéo, ce n’est plus de la mise en scène. Ces Russes ne peuvent se permettre de mettre en scène des crimes de ce genre à l’actif de nos forces de défense ayant suivis des cours de droit international humanitaire. C’est un fait réel et cruel qui mérite une sanction exemplaire.

 

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Décès d’un sergent des FACA, sa famille dénonce le népotisme au sein de l’État major de l’armée

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Rien ne va plus au sein de l’armée nationale centrafricaine. Des observateurs militaires ont malheureusement  constaté depuis plus d’une année  de  sérieuses disparités  qui constituent non seulement  un risque énorme pour la stabilité du pays, mais aussi un fort sentiment d’injustice et la frustration de  nombreux soldats.

 

Le Chef d'état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou copyright CNC du 1er décembre 2020
Le Chef d’état major des armées, le général Zéphyrin Mamadou, ici le 01 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Le clanisme au sein de l’armée

 

Le débat sur le caractère clanique de l’armée nationale centrafricaine ne date pas d’aujourd’hui, mais il s’est malheureusement accentué  ce dernier temps. Depuis plus de 12 mois, plus précisément après la tentative de prise de la capitale Bangui par des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), on assiste malheureusement à une réorganisation des forces armées centrafricaines (FACA) sur des bases ethniques et raciales.

Le cerceuil du défunt Rekoisse dans le pick-up loué par sa famille
Le cerceuil du défunt Rekoisse dans le pick-up loué par sa famille. CopyrightCNC

 

Des Gbayas discriminés

 

Ainsi, les Gbayas, considérés à tort ou à raison comme des proches de l’ancien Président François Bozizé, actuel chef de la rébellion CPC, sont systématiquement devenus des cibles de discrimination sans précédent.  Même après la mort d’un soldat, l’État major continue de le traiter en fonction de son ethnie ou région. C’est ainsi que la mort du sergent-chef RÉKOISSÉ Marius il y a dix jours a  suscité de nombreuses réactions non seulement au sein de l’armée nationale, mais également au sein de sa famille.

En effet, comme à l’accoutumée dans l’armée, après le décès d’un soldat,  l’État major fournit à la famille un cercueil et une assistance logistique qui pourrait aider la famille à enterrer dignement le regretté.  Mais dans le cas du sergent-chef RÉKOISSÉ Marius , c’est une autre histoire. Malgré de multiples démarches de sa famille auprès de  l’État major, ce dernier refuse catégoriquement de leur porter assistance.  Ainsi, faute des moyens financiers, les parents ont décidé de transporter la dépouille avec un pousse-pousse pour amener au cimetière.

 

Arrivée du corps au cimetière escorté par ses classes d'armes
Arrivée du corps au cimetière escorté par ses classes d’armes. CopyrightCNC

 

Heureusement,  les collègues militaires du défunt étaient aussi présents. Ils ont décidé de cotiser  des petites sommes d’argent pour louer un pick-up et amener le défunt sur son dernier lieu.

Au sein de l’armée, nombreux sont ceux qui dénoncent l’attitude de l’état-major vis-à-vis du défunt RÉKOISSÉ Marius . Ces parents ont aussi dénoncé le népotisme et le clanisme qui règne depuis un an dans le pays.

Affaire à suivre…

Pick-up garé au cimetière en attente de ses passagers pour le retour
Pick-up garé au cimetière en attente de ses passagers pour le retour. CopyrightCNC

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La femme du défunt en blanc dans la cabine du pick-up accompagnont son époux à sa dernière demeure
La femme du défunt en blanc dans la cabine du pick-up accompagnont son époux à sa dernière demeure. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : l’UPC renforce ses positions militaires dans le centre et le nord du pays

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Rédigé par Bertrand Yékoua

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 12 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Où s’arrêtera le groupe de l’unité pour la paix en centrafrique (UPC) de l’autoproclamé chef – rebelle Ali Darassa ?  De nombreuses attaques conduites contre des véhicules des particuliers, des véhicules humanitaires et militaires par les rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) mettent en lumière  le retour de ce mouvement armé dans les régions de l’Ouaka, de la Haute-Kotto et de la Basse-Kotto. Les humanitaires redoutent un accroissement de la violence dans les prochains jours dans le pays.

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

D’après des différentes sources militaires recoupées par la rédaction de Corbeaunews Centrafrique (CNC), ces éléments rebelles de l’UPC se regroupent en ce moment dans la sous-préfecture de Mingala, précisément à kolo, située à 150 km de BRIA.

Les populations et les organisations humanitaires redoutent une explosion de violence dans les prochains jours.

« Peut-être, ils vont sévir dans les préfectures de la Ouaka , basse Kotto et la haute Kotto, car leur présence est signalée toujours un peu partout dans ces zones citées », déclare à CNC un responsable humanitaire.

Concernant le chef rebelle Ali Darassa, dont sa tête est mise à prix par les autorités centrafricaines, sa présence est signalée entre Mbomou et Basse-Kotto avec une centaine d’hommes armés.

 

 

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Crime odieux commis par des soldats FACA, le collectif « Touche pas à ma constitution » dénonce le silence coupable du gouvernement

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Communiqué de presse

 

Suite à une vidéo virale qui circule actuellement sur les réseaux dont les actes auraient commis en République centrafricaine. Il en résulte que la nature de ces actes odieux démontre à quel point que les droits de l’homme sont bafoués incontestablement en République Centrafricaine.

 

En revanche, il a été donné de constater que les auteurs de ces actes étaient en uniforme avec les armes de guerre, ce qui laisse entrevoir que l’insécurité récurrente que le Collectif « Touche pas à ma Constitution » ne cesse de décrier corrobore aux faits constatés.

 

Depuis la diffusion de cette vidéo, notre Mouvement constate une forme de démission par les autorités publiques y compris l’ensemble de la classe politique Centrafricaine.

 

Constatant que la République Centrafricaine traverse encore une paix fragile, à ce titre, la nature de ces actes pourrait être l’élément déclencheur d’une nouvelle crise.

 

Alors dans le souci de préserver la paix et la cohésion sociale et éviter toute instrumentalisation de cette situation, le Collectif exige sans délai l’ouverture d’une enquête judiciaire permettant d’authentifier la vidéo et les auteurs de ces crimes odieux . Pour finir le Collectif condamne avec force l’ensemble de ces actes.

 

 

 

Fait à Dakar le 12/04/2022

 

 Pour le Collectif,

                               

                                Le Porte-Parole

        

                                Charles MASSI

 

 

 

 

DON DE JOUETS A L’ORPHELINAT « RAYON DE SOLEIL » par des militaires français de la Mislog

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Rédigé par D. Y. Ibrahim

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 13 avril 2022

 

Bangui (CNC) – À l’initiative de la mission logistique française  MISLOG  à Bangui, les 28 enfants de l’orphelinat « Rayon de Soleil », dans le septième arrondissement de Bangui, ont reçu, des mains des militaires français, le mardi 12 avril 2022, des jouets, des tabourets en bois et des denrées alimentaires. Par ce geste,  la MISLOG veut être du côté de la population centrafricaine.

Ci-dessous le communiqué de presse de la Mislog

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Les militaires français patrouillent en Centrafrique. Photo Reuters.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le mardi 12 avril 2022, les 28 enfants de l’orphelinat « Rayon de Soleil » âgés de quatre à  treize ans ont reçu de la part des militaires français de la Mission Logistique de Bangui  (MISLOG-Bangui) des jouets, des tabourets en bois et des denrées alimentaires (sucre, huile, riz, etc.).

Situé dans le 7e arrondissement de la ville de Bangui, l’orphelinat « Rayon de Soleil » a été  créé en 2005 pour accueillir les enfants ayant perdu leurs parents ainsi que des enfants en  situation difficile.

La fondatrice, Mme MOUNON NGOUMBRE Patricia s’investit au quotidien pour améliorer les  conditions de vie de ses jeunes pensionnaires et souhaite leur donner une bonne éducation  et instruction afin qu’ils puissent s’épanouir et trouver un travail dans leur future vie  d’adulte.

 

Contact presse :

Lieutenant Constance

Officier de communication – MISLOG Bangui

Portable : (+236) 72 76 75 76

(+236) 72 76 75 76

@MISLOG_BANGUI

@Mission logistique de Bangui

République centrafricaine : Premier procès devant la Cour pénale spéciale

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Texte par: HRW —
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

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Nairobi – L’ouverture du premier procès devant la Cour pénale spéciale (CPS) en République centrafricaine, prévue le 19 avril 2022, est une avancée significative dans le chemin ardu vers la justice pour les crimes graves commis dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Human Rights Watch a publié un document de questions-réponses, peu avant la tenue de ce procès devant la CPS.

Cette affaire concerne des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, qui auraient été commis en mai 2019 à Koundjili et Lemouna par les trois suspects, Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Tahir Mahamat, membres du groupe rebelle « 3R ». Human Rights Watch a précédemment documenté ces événements.

 

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« Le premier procès tenu par la Cour pénale spéciale représente un moment historique pour les victimes de la République centrafricaine qui n’ont cessé de réclamer justice pour les crimes odieux commis lors des conflits successifs dans le pays », a déclaré Esti Tambay, conseillère juridique senior auprès du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Ce tribunal novateur – qui conjugue des expériences internationales et nationales pour demander des comptes aux responsables de crimes graves – a la capacité de devenir un modèle de justice important que d’autres pays pourraient adopter. »

La CPS, devenue opérationnelle en 2018, vise à contribuer à la lutte contre l’impunité généralisée pour les crimes graves commis en République centrafricaine. La Cour est composée de juges et de procureurs internationaux et nationaux, et bénéficie d’une assistance internationale. Elle est habilitée à juger les crimes graves commis lors des conflits armés qui ont secoué le pays depuis 2003.

La CPS mène des enquêtes en tandem avec la CPI, la cour permanente de dernier recours au niveau mondial, qui détient actuellement quatre suspects accusés de crimes en République centrafricaine. La CPI peut jouer un rôle important dans les poursuites engagées dans des affaires impliquant des dirigeants de plus haut rang, tandis que la CPS cherche à tenir des procès dans un ensemble plus large d’affaires à Bangui, la capitale du pays.

« Les deux cours devraient faire preuve de coordination stratégique pour optimiser leurs efforts conjugués afin de garantir la justice », a déclaré Esti Tambay. « Tous les pays soucieux de garantir la justice ont un rôle important à jouer en soutenant ces tribunaux avec les financements dont ils ont besoin, et en procédant aux arrestations requises. »

Sylvie Baïpo-Temon menace : si Touadera s’amuse à m’écarter, je serais son cauchemar

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Rédigé par Gisèle MOLOMA

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

Bangui (CNC) – Les rumeurs annoncées d’un possible remaniement gouvernemental après le dialogue républicain font plonger les ministres dans la paranoïa. Certains poussent même le bouchon plus loin en annonçant qu’ils deviendront, si jamais ils seront limogés de leur fauteuil ministériel, des opposants farouches au chef de l’État. C’est exactement le cas de la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, madame Sylvie Baïpo-Témon qui, d’ores et déjà, menace d’être le futur cauchemar du Président de la République si jamais elle sera limogée du gouvernement.

 

La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon
La ministre centrafricaine des affaires étrangères Sylvie Baïpou Temon. Photo Agence Anadolu

 

Comme une malédiction

 

Alors  que le professeur Faustin Archange Touadera affronte actuellement de pires crises de son dernier quinquennat, : violences des mercenaires de Wagner et des groupes armés, retrait des partenaires internationaux, problèmes financiers, impopularité record, bras de fer avec l’opposition démocratique la flambéedes prix sur les marchés, une mauvaise nouvelle vient de s’ajouter à cette liste déjà très longue. La menace de sa ministre des affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Témon.

Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite
Le Président Faustin Archange Touadera à gauche, sa ministre Sylvie Baïpo-Témon à droite. Photo montage CNC

 

Sylvie Baïpo-Témon menace

 

L’annonce du possible départ de madame Sylvie Baïpo-Témon à la tête du ministère des Affaires étrangères ne vient pas du chef de l’État lui-même, mais du journal panafricain jeune Afrique qui a affirmé que « Monsieur Cyriaque Gonda, patron du Parti national pour une Centrafrique nouvelle tient la corde pour obtenir le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, ce qui obligerait Faustin Archange Touadera à trouver un point de chute à l’actuelle titulaire Sylvie Baïpo-Témon ».

Pour la ministre Baïpo-Témon, l’annonce de son départ à la tête du ministère centrafricain des Affaires étrangères est une blague de mauvais goût, si ce n’est pas une provocation à proprement parler.

« Si jamais ces rumeurs arrivent à se confirmer, je préfère abandonner tout et regagner Paris, et je deviendrais un cauchemar de Touadera », déclare-t-elle.

 

Des nombreuses erreurs commises

 

Or, pour de nombreux observateurs, la ministre Sylvie Baïpo-Témon a commis de nombreuses erreurs à la tête du ministère centrafricain des Affaires étrangères. L’une d’entre elles, selon eux, est l’absence de relation diplomatique productive avec des pays qui auraient pu collaborer avec la République centrafricaine en ce moment de crise, déplorent-ils.

Personnage fantasque, Sylvie Baïpo-Témon est l’un des membres les plus exaltés du gouvernement de Touadera. Une farouche détracteur de la France, son pays adoptif où vit sa famille et fervente admiratrice de  la Russie. Elle fait partie du clan du chef de l’État favorable à une rupture définitive avec la France coloniale.

 

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Nouvelle attaque sanglante des miliciens armés dans un campement des éleveurs peuls dans le Mambéré, une dizaine des morts

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Rédigé par Arthur Koulaninga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 12 avril 2022

 

Bangui (CNC) -Décidément, rien ne va plus dans le pays. Après le massacre de la semaine dernière dans la localité de Gadzi-Carnot, et la tuerie du week-end dernier vers Zawa, une nouvelle attaque sanglante perpétrée par des miliciens autodéfense armées proches de la milice Anti-Balaka faction Touadera dans des campements des éleveurs peuls sur l’axe Yaloké-Zawa et Gadzi Carnot fait des nombreuses victimes.
centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/Les-miliciens-Anti-Balaka-à-Bangui-le-4-fevevrier-2014-afp-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014 afp
Les miliciens Anti-Balaka à Bangui le 4 fevevrier 2014. Photo AFP.

 

Le village BEKADILI  secoué

 

Selon un soldat de l’armée nationale ayant participé au rapatriement des corps des victimes à Yaloké, il aurait en tout une dizaine des morts, environ 13 cadavres récupérés après le carnage. En plus des dégâts humains, près de 100 bœufs ont également été emportés par les assaillants.

D’après lui, ce crime aurait été commis ce lundi 11 avril 2022 vers 15 heures dans des campements des éleveurs peuls à BEKADILI, situé à environ 40 kilomètres axe Zawa – Carnot, ou à une cinquantaine de kilomètres en prenant l’axe Yaloké – Boda

 

Les miliciens Anti-Balaka proche du pouvoir indexés  

 

Selon la population locale, les auteurs de ces actes criminels seraient  des miliciens d’autodéfense identifiés comme des miliciens Anti-Balaka proches des REQUINS, une milice présidentielle qui a fait aussi autant des victimes dans le pays.

Pour l’heure, toutes les victimes sont ramenées actuellement à Yaloké. Ils attendent d’être inhumées ce mardi 12 avril 2022.

 

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                     LE DIALOGUE REPUBLICAIN : UN MEETING MCU, SANS VALEUR POLITIQUE AJOUTEE

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Rédigé par Jean-Serge Wafio

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 
Bangui (CNC) – Voilà déjà deux (2) semaines que le Président TOUADERA a tenu son dialogue républicain, 2ème rendez-vous par lequel il voulait dérouler le reste de ses agendas politiques cachés pour s’offrir une voie tsariste, suite logique de son hold-up électoral, validé par Dame Darlan et ses juges constitutionnels, le 18 janvier 2021.
Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA
Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

Ce dialogue, faussement dit républicain, a été un non évènement politique, parce que rencontre récréative en apartheid des militants et sympathisants du Mouvement des Cœurs Unis-MCU, un meeting MCU sans valeur politique ajoutée, vu son caractère organisationnel narcissique selon l’égo démesuré et altéré du Sieur TOUADERA à cause de corruptions, de mensonges d’Etat, de duperies, de tromperies, d’hypocrisies et de manipulations politiciennes, réalisées avant et durant ce meeting, devant amener les participants, déjà formatés, à seulement applaudir les énoncés des 600 recommandations-résolutions pré-élaborées quelque part dans un bureau au Palais de la Renaissance, selon la volonté de TOUADERA, et marqué par un discours de clôture haineux et rancunier, digne d’un despote qui pressent les signes prémonitoires ou précurseurs de fin de règne et qui devient psychopathe, donc dangereux socialement, à un moment où il voudrait monter en puissance dans l’instauration de son pouvoir personnel, et surtout quand il réalise que l’omerta qu’il a imposée par une per bleue commence à se fissurer. Et ce moment temporel, non négligeable politiquement, marque toujours le début de la fin et amène  le despote qui réalise que le contrôle du pouvoir commence à lui échapper, à adopter à des comportements, attitudes ou poser des actes aux antipodes de la recherche des biens socio-politiques qu’on appelle Amour, Justice, Liberté, Sécurité, Paix qui nécessitent des attitudes altruistes et de bons sens politiques, valeurs que nous pouvons dire sans risque de nous tromper, font cruellement défaut chez le Sieur TOUADERA, sorti de nulle part politique par l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA.

 

  • LE BON SENS POLITIQUE SEMBLE ÊTRE UNE FLEUR RARE QUI NE POUSSE PAS DANS LE JARDIN MCU

 

Pour causes :

 

Le dialogue de main tendue de Khartoum (Soudan) de février 2019 a été le rendez-vous d’une recherche d’alliance avec les groupes armés, sur fond de fortes corruptions et d’octroi d’une sibylline amnistie, dans les perspectives des élections de 2020-2021, parce que le Président TOUADERA, conscient et convaincu, qu’il avait été déclaré Président élu, sans être élu en 2016, éprouverait beaucoup de difficultés à se faire ré élire,  si élections présidentielles crédibles et transparentes  il y en aura en 2020-2021, d’où nécessité de prendre ses précautions en conséquence, d’une part et d’autre part, faire de ces groupes armés des gardiens-complices des prédations du pays par les mercenaires de la société Wagner, dits mercenaires russes, chargés de protéger le fauteuil présidentiel, lesquels mercenaires ont réussi à s’accaparer progressivement les principaux Services Publics de l’Etat et à se substituer aux autorités politiques de Bangui, auxquelles ils dictent désormais leurs lois de jungle, au détriment du Peuple Centrafricain.

 

C’est pour dire que le dialogue républicain de mars 2022 s’est voulu un autre rendez-vous pour (1) la légitimation du hold-up électoral, validé par la Dame DARLAN et ses juges constitutionnels le 18 janvier 2021 et annoncé lors de son discours de satisfecit prononcé le soir même du jour de la validation, (2) la modification de la Constitution de la République, afin de s’offrir une voie tsariste et (3) amadouer et convaincre les partenaires classiques dans l’optique de renflouer les caisses du Trésor Public Centrafricain, vidées ces derniers mois par les mercenaires-protecteurs du fauteuil présidentiel de TOUADERA, pour de prétendus 127 milliards de fcfa consommés en matériels militaires dans la guerre déclarée par leur protégé contre la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC. Mais, selon le déroulement de la messe entre amis,  le Président TOUADERA réalise que ses objectifs cachés, très attendus, ont été politiquement repoussés pour ne pas dire rejetés et que l’omerta imposée par une peur bleue pour voiler son hold-up électoral commence à se fissurer au niveau de la Cour Constitutionnelle de Bangui. C’est pourquoi, ce dialogue, faussement dit républicain, ou meeting MCU sans valeur politique ajoutée, qui a accouché de 600 recommandations-résolutions, sans celles voulues et recherchées par TOUADERA, est un non-évènement politique à cause de son caractère très sélectif ou exclusif, de l’insouciance et de la carence ou/et refus de bons sens politique ; en effet, le bon sens politique commande que dans une circonstance de quelconque usurpation de la souveraineté nationale, la meilleure alternative de calmer la colère populaire par l’usurpateur est celle de se comporter politiquement en rassembleur. Mais, le déclaré Président élu, TOUADERA, conscient de son grossier hold-up électoral, refuse de se faire humble, mais plutôt se plait à se comporter en imposteur-provocateur, arrogant, agressif, narguant et affichant de manière insolente son intention de se forger une légitimité à tout prix, approches qui ne font que creuser davantage le fossé entre lui et le Peuple Centrafricain  lésé.

Le Prrésident centrafricain touadera
Le Président Faustin Archange Touadera

 

Un dialogue républicain sélectif,  parce que l’imposteur-provocateur de Bangui voulait, par ce dialogue organisé dans ou avec une certaine précipitation, amener les partenaires classiques, surtout la France, à reconsidérer leurs positions. Rentré frustré du sommet de l’Union Européenne-UE et Union Africaine-UA, tenu à Bruxelles (Belgique) du 17 au 18 février 2022, pour n’avoir pas obtenu un seul tête à tête avec ses pairs européens, surtout avec son homologue le Président français MACRON qui l’avait superbement négligé, alors qu’il avait un grand besoin de la reconduction de l’aide budgétaire française gelée, le Président TOUADERA a bouleversé son calendrier présidentiel pour faire tenir à la hâte ce dialogue républicain fin mars, avec espoir d’amener les partenaires classiques européens à lui accorder des ballons d’oxygène financier pour la survie de son pouvoir, parce que ses mercenaires russes, protecteurs de son fauteuil présidentiel, non seulement, se sont accaparés de la quasi-totalité des recettes budgétaires du premier trimestre de l’année, pour se rembourser les prétendus 127 milliards consommés en matériels militaires dans ‘’sa guerre déclarée’’ contre la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC, mais lui ont exigé l’urgent versement fin février 2022, de la coquette somme de 40 milliards de fcfa, ce qui l’avait mis dans tous ses états, d’où branle-bas de recouvrements fiscaux tous azimuts, même sur fond d’une certaine immoralité financière, pour ne pas provoquer la colère des protecteurs de son fauteuil présidentiel. A défaut de plaidoirie à Bruxelles, le Président TOUADERA a voulu convaincre par moyen d’un dialogue faussement inclusif, avec des représentants de l’opposition démocratique récupérés politicienne ment, donc faire feu de tout bois politiquement, véritable attitudes ou comportements du psychopathe qui s’improvise des alternatives, parce que confronté aux dures réalités du pouvoir despotique. Dans la tourmente des contraintes ci-avant évoquées, et en stratège politique de circonstances contraignantes, il a opté pour la sélection des participants, dont la majorité est constituée de ses militants formatés et avec la participation arrangée de ses taupes auxquelles il avait confié la mission de faire imploser la COD-2020 pour un semblant de dialogue inclusif et obtenir les résultats escomptés. Vrai calcul de mathématicien, mais en politique, 1 + 1 n’est forcément égal à 2.

l'ex-chef d'État de transition catherine samba-panza et le chef de l'État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020
L’ex-chef d’État de transition Catherine Samba-Panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

N’importe quel novice en politique ne pouvait que s’interroger et douter, parce qu’il ne peut comprendre cette approche politicienne consistant à déshabiller Paul pour habiller Jacques, c’est-à-dire, contraint de laisser les mercenaires-partenaires russes s’accaparer des recettes budgétaires de l’Etat centrafricain pour s’auto-rembourser et recourir ou demander aux partenaires européens de renflouer les caisses du Trésor Centrafricain par leurs aides budgétaires.  S’agit-il d’un manque de sérieux politique ou d’un manque de logique ou de bon sens politique ? Nous sommes enclin pour un refus de bon sens politique, parce que logiquement, aucun partenaire vilipendé, humilié ou frustré pour un autre partenaire-prédateur, accepterait d’apporter son aide, alors qu’il sait que celui pour lequel il a été vilipendé, humilié ou frustré, ne consent ni ne pourrait consentir aucun effort financier ? Nous osons croire qu’il ne s’agit pas d’une sénilité politique, mais d’une approche du despote devenu psychopathe pour question de survie politique.

Et fait politico-diplomatique qui ne plaidera non plus  pour que les partenaires classiques européens reconsidèrent leurs positions, a été le comportement du Président TOUADERA qui, à la tribune des Nations Unies, s’abstient de voter les sanctions contre le Président POUTINE qui a déclaré sa guerre en Ukraine, mais à Bangui, observe en commanditaire silencieux des manifestations organisées pour des soutiens à POUTINE ; et comble d’aberrations, s’il faudrait le dire ainsi, en tant que Chef Suprême des Armées, il n’a pas réagi politiquement, suite à la mise en ligne de la   vidéo exprimant la volonté des militaires des Forces Armées CentrAfricaines-FACA, d’aller combattre en Ukraine pour POUTINE. N’est ce pas suicidaire politiquement de telles attitudes, pour quelqu’un qui tend la main de mendiant à ceux qui soutiennent militairement l’Ukraine agressée par POUTINE ?

Touadera et Poutine
Touadera et Poutine

 

Ce refus de bon sens politique s’est aussi manifesté chez les militants et sympathisants du  Mouvement des Cœurs Unis-MCU, majoritaires à dessein dans la commission 1 du dialogue inclusif, ayant pour thématique : Politique Etrangère et Coopération Internationale, qui ont adopté par acclamation la résolution consistant à  « Elaborer et proposer un avenant sur certains aspects économiques et financiers de l’accord de siège avec la Minusca » , parce que, selon eux, ‘’ la MINUSCA dépense beaucoup pour les salaires de son personnel et dans ses équipements, salaires qu’ils n’utilisent pas en Centrafrique afin de booster l’économie. Et il faut réviser leur accord de siège afin de d’exiger à cette mission onusienne de construire les routes, les écoles, les hôpitaux…’’ Comment comprendre ou expliquer le bien-fondé de cette résolution qu’une tête pensante à la Présidence de la République a réussi à faire applaudir par les membres de la commission 1 ? Démission politique ou parce que le successeur de MANKEUR NDIAYE à la tête de MINUSCA est une une fonctionnaire diplomatique rwandaise, belle-sœur du Président TOUADERA qui a fait un enfant avec une gendarmette ou soldate du contingent rwandais, chargé de sa sécurité personnelle ?  Ou il y a une autre motivation que nous ignorons ? Comprenons comme nous devons comprendre. S’il y a du bon sens politico-diplomatique, tant mieux.

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Même s’il n’y avait pas le moindre bon sens politique, ou qu’il s’agissait d’un refus de bon sens politique, logiquement et politiquement, le Président TOUADERA se devrait de s’abstenir de tendre la main de mendiant à ceux qu’il n’avait cessé de faire vilipender durant des mois par ces griots et ses militants de circonstance monnayés pour 500 fcfa ou 1 000 fcfa, parce que ceux-ci ou ceux-là n’ont pas la mémoire courte et savent que le Président TOUADERA a cédé le pays, y compris peuple, territoire et ressources naturelles, aux protecteurs de son fauteuil présidentiel, qui se livrent à des prédations, sur fond de tueries de masse et d’assassinats politiques ciblés.

Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.
Simplice Mathieu Sarandji et Alexandre Ivanov, chef de la COSI (Communauté des Officiers pour la Sécurité Internationale – une institution de représentation relevant du groupe PMC Wagner) le 15 Octobre 2021.

 

Oui, ils savent que ce sont les mercenaires russes qui dirigent le pays Centrafrique, et ceci a été dit officiellement, à Bria en septembre 2021,  par un  Ministre d’Etat encore en fonction qui s’appelle WILYBIRO SAKO. Et en ce mois d’avril 2022, un démenti n’est pas encore fait et ne le sera jamais.

 

Oui, ces partenaires européens savent autant, voire bien plus que le Centrafricain, que le Président TOUADERA a fait l’option de s’aligner derrière le Président POUTINE, qu’ils combattent actuellement par l’Ukraine interposée,

 

Oui, ils savent qu’aider financièrement Centrafrique, c’est donner de l’argent aux mercenaires russes qui vont la mettre dans la guerre de POUTINE en Ukraine.

 

Et ils savent encore très bien que depuis 2017, les mercenaires russes exportent des tonnes de minerais en Russie, sans retombées économiques et sociales,  sans rapatriement des recettes d’exportations ni une aide budgétaire de la part de la Fédération de la Russie.

 

Alors, n’’importe qui n’a pas besoin d’être Professeur d’Université, pour réaliser qu’il est anormal que les partenaires européens renflouent les caisses du Trésor Centrafricain et que des mercenaires russes les vident. C’est aussi simple que cela. De même, il y a lieu de relever ici et avec force, et surtout à l’attention du Président TOUADERA, que la diaspora centrafricaine ne peut plus accepter et ne pourra plus jamais accepter que des dettes négatives, improductives ou détournées soient contractées à tours de bras, lesquelles vont hypothéquer le bien-être des générations futures, alors que celles-ci n’avaient pas profité au pays. Et elle a eu le mérite d’avoir réussi à fortement sensibiliser les partenaires classiques dans ce sens, œuvre qu’il faut saluer. Et nous levons notre chapeau à cette diaspora centrafricaine

 

De par le contexte socio-politique très explosif de l’heure, peut-être momentanément temporisé par le manque d’un phénomène déclencheur, le bon sens politique, qui fait encore défaut au Président TOUADERA, lui commande de trouver une alternative crédible d’apaisement, notamment celle de revoir sa copie et sursoir à son égo démesuré et déjà altéré, de modifier la Constitution de la République dans l’optique d’asseoir son pouvoir personnel, ce dont il ne pourra jamais en jouir. Le  Peuple Centrafricain, déjà résilient, guette ou n’attend qu’un phénomène déclencheur, pour se transformer en rouleau compresseur que rien ne pourra arrêter. Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent après le vécu de notre histoire socio-politique peu glorieuse, et n’offrent plus d’opportunité aux opprotunistes politicards.

 

Le Président TOUADERA se doit de comprendre que la guerre que son référent politique, le Président POUTINE, a déclenchée en Ukraine induira à terme l’isolement et l’affaiblissement politiques du Président POUTINE, l’ affaissement économique de la Fédération de la Russie, malgré les soutiens de la Chine en voie de devenir une autre grande puissance économique et militaire, et d’incommensurables conséquences pour les petits et faibles régimes politiques satellitaires, tel celui de TOUADERA, qui se sont alignés derrière ce belligérant. Et le Peuple Centrafricain, encore majoritairement analphabète, n’acceptera pas et n’acceptera jamais de subir sans raison et sans avantages les effets pervers d’une telle folie politicienne. Les ‘’ aux cailloux de 1979’’ sont déjà dans  notre subconscient collectif, mais ils peuvent être ravivés aussi rapidement en cas d’extrême nécessité pour la survie collective, quand tout un Peuple réalise qu’il n’y a plus d’autre alternative ou quand l’injustice devient la règle. Et un peuple qui doute, parce que sans visibilité politique et inquiet d’un saut forcé dans le vide ou dans l’inconnu, finit toujours par se cabrer et réagit en conséquence par des négativités destructrices, question de survie nationale ou communautaire oblige. Et le Président TOUADERA, dans son discours de clôture du meeting MCU sans valeur politique ajoutée, veut forcer ce saut dans le vide, ce qui explique le venin haineux, rancunier déversé. L’usurpateur du Palais de la Renaissance n’a offert aucune alternative d’espoir au Peuple Centrafricain, mais plutôt a affiché sa détermination d’en découdre avec les Leaders Politiques et Sociaux, qu’il considère d’insoumis et qui demeurent pour lui des grains de sable qui vont enrayer les mécanismes agencés narcissiquement pour lui offrir une voie tsariste.

Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 21 mars 2022 le jour d'ouverture du dialogue républicain
Les anciens chef d’État de transition Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 21 mars 2022 lors du lancement du dialogue républicain

 

  • DISCOURS DE CLÔTURE DU DIALOGUE REPUBLICAIN : UN CONCENTRE DE DELIRES PSYCHOPATHIQUES,

 

 

Qu’il faut comprendre par :  ou tu es avec moi, ou tu es contre moi  –  et si tu es contre moi, je te détruis, telle est et demeure notre compréhension politique, qui pourrait différer d’autres, de la rage du Président TOUADERA diluée dans de nombreux paragraphes de son discours de clôture dans lequel il a adopté successivement les postures du pyromane qui crie au feu et qui veut s’improviser sapeur-pompier, du voleur qui crie au voleur et de l’assassin qui crie au crime, postures qui ne s’expliquent que psychopathique ment, parce qu’il réalise que le pouvoir commence à lui échapper. Ces quelques paragraphes dans lesquels il a dilué son haineux et rancunier venin, attirent systématiquement attention et méritent d’être évoqués avec toute la force politique nécessaire, parce qu’ils reflètent les états d’âme d’un tyran qui devient méchant et dangereux socialement.

 

Le Président TOUADERA pris à son venin haineux et rancunier :

 

  • ‘’… Ceux qui font la profession d’alimenter les flammes de l’hostilité en prônant la division et la haine…’’

A propos de division et haine :

Qui a prôné la division en opposant les Centrafricains aux Centrafricains, si ce n’est pas le Président TOUADERA, qui a offert sibylline ment l’amnistie aux groupes armés, dont certains ont été créés avec sa bénédiction et qui se sont repartis de fait le territoire national en zones d’influence ?

Qui a commandité les affrontements fratricides entre Goula et Rounga à Birao, à Bria et à Ndélé, en manipulant les Ministres DJONO AHABA GONTRAN et ABAZENE DJOUBAYE, éternels ministres, comme s’il n’y avait pas d’autres filles et fils de la Vakaga pour être au gouvernement, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a récompensé BOUBA HASSAN en le nommant Ministre après la tuerie-calcination de masse des compatriotes Ngbougou et Yakpa à Alindao, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

 

  • ‘’… Certains concitoyens dont les esprits sont hantés par les démons de la trahison, de la méchanceté, de la haine, de l’animosité ont entrepris de souffler le feu dans le pays, d’entretenir un climat délétère artificiel afin de satisfaire d’autres intérêts que ceux de leurs compatriotes. Ils se sont révélés porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’autres projets que ceux de l’unité nationale, de la paix et de développement de la République centrafricaine…’’

A propos de méchanceté, haine, trahison, animosité et manipulation politiques :

Qui a organisé la trahison politique en manipulant les GONDA, ZINGAS, KOYAMBONOU, KAÏGAMA, OUANDAKOUZOU et autres pour diviser COD-2020,le MLPC et le PATRI si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

 

Qui a manipulé le pasteur SINGA GBAZIA pour piéger le très honorable ancien Président de l’Assemblée Nationale, MECKASSOU ABDOU KARIM afin de l’accuser comme les autres, fomenteur de coup d’Etat, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a été méchant et ingrat contre son menteur politique BOZIZE YANGOUVONDA qui l’a sorti de nulle part politique et faire de lui un Premier Ministre pendant cinq (5) ans ?

Qui s’est livré à l’ethnocide des Gbaya de Bossangoa, parce que parents de BOZIZE YANGOUVONDA, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a déclaré que les groupes armés sont des partenaires du gouvernement, si ce n’est pas NGREBADA, Premier Ministre nommé par TOUADERA, ce qu’il n’a pas infirmé politiquement jusqu’à présent ?

A propos de la désagrégation de la cohésion sociale :

Qui a détricoté la souveraineté nationale en faisant superviser les Conseils de Ministres par l’ambassadeur de la Fédération de la Russie, si ce n’est que le Président TOUADERA ?

Qui a instauré un climat politique délétère en accusant faussement certains Leaders Politiques et Sociaux, considérés d’insoumis, et en manipulant d’autres, en faisant arrêter et détenir arbitrairement d’anciens Ministres du régime BOZIZE YANGOUVONDA, des Officiers Généraux, Officiers, Sous-Officiers et soldats de l’ethnie Gbaya, parce que parents de BOZIZE YANGOUVONDA, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a fait exhumer des restes humains et a fait profaner les tombes des parents de BOZIZE YANGOUVONDA à Bossangoa, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a déclaré sa guerre contre la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a transformé en mosaïques communautaristes le Peuple Centrafricain par ses manœuvres de division si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

A propos des prédations :

Qui a bradé les intérêts du Peuple Centrafricain en bénissant les prédations des ressources naturelles par ses mercenaires russes pour préserver son fauteur présidentiel, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a cédé la collecte  des recettes budgétaires à ses mercenaires russes pour se rembourser les prétendus 127 milliards de fcfa consommés en matériels militaires dans sa guerre déclarée contre la CPC, si ce n’est le Président TOUADERA ?

Qui en six (6) ans de gestion des pouvoirs de l’Etat n’a pas construit une seule salle de classe ni un seul poste de santé, mais par contre a accumulé des milliards de fcfa, 2000 milliards selon les indiscrétions des milieux présidentiel et DE NA SE, dans les paradis fiscaux, si ce n’est pas le Président TOUADERA ?

Qui a fait arrêter et déporter à la Cour Pénale Internationale-CPI NGAÏSSONA-YEKAMOME-MOKOM, tous trois enfants de Bossangoa, parce que parents de BOZIZE YANGOUVONDA et qui a exfiltré BOUBA HASSAN arrêté par la Cour Pénale Spéciale de Bangui, si ce n’est pas le Président TOUADERA qui pratique deux poids deux mesures ?

De gauche à droite, l'ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l'ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Jean Édouard Koyambonou, représentant du MLPC, Monsieur Benjamin KAÏGAMA, représentant du PATRI de Crépin Mboli Goumba et l’ancien ministre Cyriaque Gonda, Président du parti PNCN

 

  • ‘’… Pendant une semaine, dans un élan de solidarité sans précédent, vous avez résisté aux manipulations et aux gesticulations diaboliques des éternels contestataires…’’

Oui, pendant une semaine, le sieur TOUADERA nous a fait la démonstration de ses capacités de  manipulateur politicard tous azimuts afin de faire applaudir, par des figurants formatés solidairement, des recommandations-résolutions pré-élaborées dans un bureau à la Présidence de la République pour lui ouvrir la voie tsariste ; malheureusement, le non-applaudissement des résolutions expressément attendues lui est resté à travers la gorge, ce qui le contraint à recourir désormais au procédé parlementaire qui s’avère plus suicidaire politiquement.

 

  • ‘’… Ces assises ont, en effet, permis de former un front républicain contre les auteurs de l’usurpation de la souveraineté populaire, les ennemis de la Nation, les auteurs, coauteurs, complices et commanditaires des crimes, qui ont toujours semé la désolation dans nos foyers ;…’’

C’est vrai, le bossu ne voit pas sa bosse, cependant il la tâte pour connaître la grosseur. Et TOUADERA a bien tâté sa bosse durant ce meeting MCU sans valeur politique ajoutée.

A propos de l’usurpation de la souveraineté populaire :

Le Seigneur JESUS a dit : ‘’ Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé. Tout ce qui est caché sera su.’’. Cette parole chrismale, TOUADERA la connaît mieux que tous les Centrafricains, parce que faux diacre qui a déshonoré l’église NGOU BAGARA qui mérite d’être reconsidérée, pour avoir laissé ses tourougou transformés en criminels, ce qu’interdit le 5ème commandement de DIEU.

Certains membres de la Cour Constitutionnelle de Bangui, dits ‘’les Résistants de la Cour Constitutionnelle’’, reprochés par leur conscience, avaient envisagé faire leur mea culpa lors du dialogue républicain, mais en ont été empêchés, intimidés et voire même menacés de mort. Ne pouvant plus se taire, ils ont choisi de mettre sur les réseaux sociaux les montants des sommes reçues par chacun d’eux, de la part du Président-candidat TOUADERA qui a tenu à se faire déclarer, ré élu au premier tour, pour éviter une désagréable surprise au 2ème tour, montants que nous transcrivons ici pour l’histoire et pour confirmation des rumeurs de corruption qui circulaient sous cape, au lendemain du vote du 27 décembre 2020.

Dame DARLAN                                                                      500 000 000 fcfa

Dame PINGAMA                                                                    300 000 000 fcfa

Sieur OUABOUE                                                                    400 000 000 fcfa

Sieurs, autres membres de la Cour Constitutionnelle,   

Après son accident cardio-vasculaire, Igor Lamaka, leader de la milice Anti-Balaka remercie Dieu et tous ceux qui l’ont soutenu

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Rédigé par Prisca VICKOS

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 12 avril 2022

 

Bangui (CNC) – Le 28 mars 2022, nous avons publié une information selon laquelle monsieur Igor Lamaka, leader de la milice Anti-Balaka, réfugié au Tchad,  était victime d’un foudroyant accident cardio-vasculaire qui l’a sévèrement touché, le laissant partiellement invalide. Aujourd’hui, l’homme est sorti de l’hôpital. Il  donne ses nouvelles et remercie tous ceux qui ont prié pour lui.
Igor LAMAKA
Monsieur Igor LAMAKA, coordonnateur de la milice Anti-Balaka faction Édouard Ngaïssona

 

 

Une vidéo live de remerciement

 

C’est dans une vidéo en direct sur les réseaux sociaux que le chef milicien Igor Lamaka a pris son courage lundi pour témoigner sa gratitude  envers tous ceux qui ont prié pour lui.

« Je suis Igor Lamaka. Je salue tous les Centrafricains. Aujourd’hui, je vous souhaite une bonne fête de rameaux et de ramadan.  Je tiens vraiment à remercier tous ceux qui ont prié pour moi de près ou de loin jusqu’à ma guérison. Je vous remercie sincèrement du fond du cœur », témoigne le chef milicien.

Sur sa vidéo en direct sur Facebook, on peut voir l’homme marcher brièvement, mais subit encore les séquelles : une paralysie partielle du côté droit de son corps.

 

 

Un précédent accident

 

Rappelons qu’il y a quelques années, Monsieur Igor Lamaka était victime d’un accident de circulation à Bangui. Il avait subi  des fractures  au tibia  et un os au niveau du genou. Pour le tibia est fémur  Il avait eu droit aux clous et broches.

 

Igor Lamaka, successeur de Patrice Édouard Ngaïssona

 

En décembre 2018, Monsieur Édouard  Ngaïssona, leader de la milice Anti-Balaka  a été arrêté à Paris  par la justice française à la demande de la cour pénale internationale. Suite à la décision de l’organe de cette milice sanguinaire, Monsieur Igor Lamaka avait été désigné coordonnateur en lieu et place de Monsieur Édouard Patrice Ngaïssona.

Mais suite à l’offensive menée par les forces gouvernementales en janvier 2021, il s’est réfugié, avec certains leaders des groupes armés au Tchad, et ce,    À la demande de la communauté internationale.

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

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Arrivée de Patricia A. Mahoney, Ambassadrice des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine

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De gauche à droite, l’Ambassadrice Patricia A. Mahoney et le Président de la République Faustin Archange Touadera

Ambassade des États-Unis d’Amérique En République centrafricaine 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Nous avons le plaisir d’annoncer l’arrivée de Mme Patricia Mahoney, Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire, en tant que nouvelle ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine.

 

L’ambassadrice Mahoney est arrivée en République centrafricaine le 2 avril. Elle a présenté ses lettres de créance au président Faustin-Archange touadéra le 8 avril et commencera à travailler immédiatement. 

 

L’ambassadrice Mahoney est un membre de carrière du Service extérieur supérieur, classe de ministre-conseiller. Elle a prêté serment en tant qu’ambassadrice des États-Unis en République centrafricaine le 23 mars 2022.

 

Avant d’occuper ce poste, Mme Mahoney a été ambassadrice auprès de la République du Bénin de mars 2019 à février 2022.

 

Elle a occupé des postes de haute direction en tant que sous-secrétaire adjointe par intérim pour l’Asie du Sud-Est au Bureau des affaires de l’Asie de l’Est et du Pacifique du Département d’État et en tant que chef de mission adjointe aux ambassades américaines de Kampala, Ouganda, et de Katmandou, Népal.  Mme Mahoney a également été directrice de l’Asie du Sud pour le Conseil de sécurité nationale des États-Unis, ainsi que d’autres missions au pays et à l’étranger.

 

L’ambassadrice Mahoney est une diplômée distinguée du National War College, où elle a obtenu un diplôme M.S.  Elle est également titulaire d’un B.A. cum laude de l’Université de Harvard et d’un M.A. de l’Université d’Hawaï.  Mme Mahoney parle le français, le thaï, le népalais et le lao.

 

Incendie partiel au centre commercial Omnisport à Bangui, des voix s’élèvent, le gouvernement réagit

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Rédigé par Donatien Bara

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 12 avril 2022

 

Bangui (CNC) -Le ministre de la jeunesse et des sports, le pasteur protestant Aristide Briand REBOAS a vivement réagit après un important incendie qui a ravagé partiellement le stade omnisport, devenu depuis quelques temps un centre commercial de la capitale Bangui.
Le président de l'Assemblée nationale interviewé par les médias, à sa gauche le ministre de la jeunesse, du sport et de l'éducation civique et à sa droite le 11 avril 2022 lors de l'incendie du stade omnisport
Le président de l’Assemblée nationale interviewé par les médias, à sa gauche le ministre de la jeunesse, du sport et de l’éducation civique et à sa droite le 11 avril 2022 lors de l’incendie du stade omnisport CopyrightCNC

 

Problèmes de cours circuits ?

 

Selon les rumeurs, Cet incendie est causé par un court-circuit depuis un snack bar (Olympia). Le snack bar Olympia est une entreprise d’un sujet Camerounais dont les locaux lui ont été affectés par l’ONASPORT ( Office national du sport).

L’origine de l’incendie n’est pas encore officiellement déterminée, mais le ministre REBOAS met en cause les installations anarchiques  d’électricité dans ce « centre commercial ».

« Lors d’une visite, nous avons souligné beaucoup de dysfonctionnements liés au système de branchement illicite, etc. Vous pouvez voir, même la sortie aussi de secours est occupée par une boite de nuit à qui on a  sommé de partir depuis longtemps. Nous avons travaillé pour arrêter parce que la gestion de cette infrastructure appartient en partie à mon cabinet. Donc, il y a des responsabilités personnelles aussi à tirer », déclare le ministre de la Jeunesse et des sports, monsieur Aristide Briand Reboas.

 

Une boite de nuit dans le complexe sportif  ?

 

Oui, ce n’est qu’en Centrafrique qu’on peut voir ce genre de chose. Et ce n’est pas seulement qu’une boite de nuit. On retrouve toute sorte de commerce : pâtisseries, boulangerie, bar dancing, bureaux d’informatique, entreprise de fabrication de glace, même les rédactions de certains quotidiens ont leur bureau dans ce centre. Plus étonnant, on y trouve également une chapelle d’église protestante . Avec l’incendie qui s’est déclaré ce lundi 11 avril vers 8 heures, les dégâts sont énormes.

 

Le premier ministre Félix Moloua réagit

 

L’homme déplore cette perte et vivement réagit :

«  C’est malheureux ce que nous constatons. Je me suis déplacé pour voir de  mes propres yeux. Et maintenant il faut qu’on s’interroge. Comment on allait arriver là!  Parce qu’on m’a laissé entendre qu’il y’a des bars ici, des kiosques…, mais alors est-ce qu’on a tenu compte au moins de précaution ?  Est-ce-qu’ on a vérifié les circuits, les installations électriques. On déplore  cette perte, mais on va tirer des enseignements pour que ce genre d’événements malheureusement ne puisse pas se reproduire. Surtout en défaveur de la jeunesse », déclare le premier ministre à CNC.

 

Sarandji en colère

 

Pour le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, il est inconcevable que de bar dancing, de boîte de nuit, des kiosques et tout autre commerce sauf ceux réservés aux ventes des articles de sports puissent s’installer dans un complexe sportif. De plus, ce complexe se trouve à proximité des établissements scolaires comme le lycée des martyrs, de l’école FATEB, le lycée Ben Rachid et l’université de Bangui. Pour lui, il faut que le ministre de la Jeunesse et des Sports interdise de facto tous les établissements de commerce implantés dans les complexes sportifs. D’après lui, c’est à cause de cela que « nos sportifs ne sont pas compétitifs », car ils font de l’entraînement à côté des bars.

Interdiction

 

Le ministère de la jeunesse et des sports, dans un arrêté publié ce lundi 11 avril 2022, quelques minutes après l’incendie au stade omnisport, interdit Portant interdiction de toutes activités lucratives, constructions et installations anarchiques à usage de bureau, cabanes  et boutiques au complexe sportif  BARTHELEMY BOGANDA, au palais des sports et leur environ.

 

Rappelons que les sapeurs pompiers, appuyés par leurs collègues de la Minusca sont parvenus à  maîtriser le feu plus d’une heure après son déclenchement. .

Par ailleurs, l’incendie n’a pas touché l’air de jeu qui est actuellement intact et préservé.

Quelques images prises lors de l’incendie du stade omnisport à Bangui

 

 

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

La coordination  de la société civile pour la paix en Centrafrique (COSCIPAC) menace de déclencher une massive  opération patriotique de résistance,

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Le Président Faustin Archange Touadera, Photo montage CNC

 

 

 

COORDINATION DES ORGANISATIONS  DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX  EN CENTRAFRIQUE

 

AUX CITOYENS, A LA SOCIETE CIVILE ET AUX  ORGANISATIONS POLITIQUE DE LA REPUBLIQUE  CENTRAFRICAINE.

 

SUR L’INITIATIVE DE LA COORDINATION DES  ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE POUR LA PAIX EN  CENTRAFRIQUE (COSCIPAC),

Dans l’esprit bien compris de notre Hymne nationale, la Renaissance, de  notre Devise « Unité, dignité, Travail » et de la philosophie (Zo Kwé Zo),

Considérant que tout enfant, richesse et avenir du pays à droit à la vie, à  l’éducation, aux loisirs et la culture, à la protection contre l’exploitation et les  mauvaise traitements (travail des enfants, exploitation sexuelle….) [Charte  Africaine des droit et du bien- être de l’enfant, art.5, 11 et 12].

Considérant que « chacun a le droit à la vie et à la préservation de son  intégrité physique » [Charte Afrique des droits de l’homme]

Il devient plus que légitime, c’est-à-dire vital, qu’individuellement ou  collectivement, que tout Citoyen a le droit de s’organiser pour revendiquer le  respect et la protection de ses droits et devoir par le Gouvernement en  place.

Dans le cas contraire, où tout Gouvernement en place maintiendrait le peuple  dans la misère, L’exploitation humaine et la Dictature, et que tout Citoyen encouragerait par  l’inaction ou l’immobilisme, l’instauration de ce système d’oppression et le  Totalitarisme, le Peuple centrafricain n’aura jamais la paix et ne remplira

jamais les conditions pour son épanouissement, lesquelles seront pour  longtemps annihilées.

Face à cet état de fait, nous citoyens centrafricains de toute confession, de  toute obédience et de toute catégorie sociale ne pouvons rester indifférents.  Bien au contraire, nous avons le devoir sacré d’agir et de nous engager contre  la dictature rampante des bords de l’Oubangui, en somme contre la  barbarie.

L’article 29 alinéa 2 de la constitution du 30 Mars 2016, tant honnie par le  régime en place, dispose que « tout citoyen ou groupe de citoyens a le  droit et le devoir de s’organiser d’une manière pacifique, pour faire  échec à l’autorité illégitime »

Nous comptons effectivement jouir pleinement de ce droit constitutionnel même s’il est à craindre que le régime en place ne soit tenté d’user de la  violence comme à son habitude pour réprimer toute action citoyenne  pacifique.

Aussi, nous mettons en demeure le Président de la République, chef de l’état,  Faustin Archange TOUADERA de tourner définitivement le dos à la  malheureusement politique du « Win na Win » pour lui préférer celle plus  généreuse et productive du dégel et de la décrispation.

Proposition lui est faite de changer la face de la République Centrafricaine en  accédant aux huit (8) revendications populaires mises sous le boisseau  lors du Dialogue républicain꞉

 Signer l’ordre sans condition et sans délai du départ des mercenaire  Wagner du territoire centrafricain, suivi d’un audit militaire centrafricain  sur la nature des contrats qui lient la RCA et cette société militaire privée,

 Dissoudre sans délai les milices armées sur toute l’étendue du territoire  centrafricain ;

 Prononcer l’arrêt de la persécution politico-judiciaire que subissent certains des compatriotes ;

 Libérer les prisonnier politique, ainsi que les éléments des forces de  défense et de sécurité gardés à vue, victimes de règlement de comptes  ou de délations ;

 Autoriser le retour immédiat, dans la dignité et la sécurité des exilés  politique, des réfugiés et déplacés internes.

 Abandonner tout funeste projet de tripatouillage ou de changement de la  constitution aux fins d’un illusoire combat de 3ème mandat ;

 Dénoncer l’alimentation diplomatique de la RCA derrière la Fédération de  la Russie dans l’invasion de l’Ukraine ;

 Reprendre langue avec le Médiateur International de la crise  centrafricaine mandaté par la CEEAC.

Les vies humaines en jeu ne nous autorisent pas à tergiverser davantage  et exigent du chef de l’État de prendre toutes ses responsabilités dans  quinze (15) jours qui suivent la publication de cet appel citoyen pour  desserrer l’étau autour du cou du peuple centrafricain.

Passé ce délai, notre qualité de citoyen soucieux du caractère sacré de  la vie de nos concitoyens nous oblige à déclencher une massive  opération patriotique pacifique et continue de résistance, en plein  accord avec l’esprit de la lettre de la constitution du 30 Mars 2016  ainsi que les lois en vigueur.

L’armée la plus forte du monde est le Peuple, et, la force reste au Peuple !

 

Fait à Bangassou, 11 Avril 2022.

Ukraine, Mali, Syrie: dans le sillage sanglant de Wagner

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Texte par: AFP/VOA
Publié par: Corbeaunews Centrafrique

Des civils gisant dans la rue, des corps carbonisés, des viols, des fosses communes et des morts trop nombreux pour être comptés. Deux carnages similaires commis ces dernières semaines à plus de 4.600 kilomètres d’écart, en Afrique et en Europe, et sur lesquels plane un seul et même nom: Wagner.

Entre le 27 et le 31 mars, à Moura, au centre du Mali, lors d’une expédition punitive sous couvert de chasse aux djihadistes, au moins 300 personnes ont été massacrées par les forces armées maliennes –déjà coupables de nombreuses exactions quand elles coopéraient encore avec l’armée française– et des hommes appartenant selon toute vraisemblance à la compagnie militaire privée russe Wagner, déployée dans le pays depuis l’année dernière.

Au même moment, l’Europe découvrait horrifiée la mort laissée derrière elle par l’armée russe à Boutcha, et ailleurs autours de Kiev, en Ukraine. Au moins 320 personnes ont été tuées et torturées, d’après le maire de la ville. Selon le magazine Der Spiegel, les services de renseignement allemands ont intercepté des communications radios établissant l’implication des soldats russes.

Selon ces renseignements, le Groupe Wagner aurait pris une «part déterminante dans les atrocités commises». Le ministère britannique de la Défense avait affirmé le 28 mars qu’un millier de combattants de ce groupe de mercenaires allaient être déployés en Ukraine. Et fin février, le Times révélait que 400 d’entre eux auraient été envoyés à Kiev pour assassiner le président Volodomyr Zelensky.

Moura et Boutcha viennent s’ajouter à une liste déjà longue de sauvageries commises par cette armée de mercenaires –dont l’existence est techniquement illégale en Russie– qui réalise officieusement les basses oeuvres du Kremlin en Libye, en République centrafricaine ou en Syrie, depuis maintenant huit ans.

Le Groupe Wagner est justement né en Ukraine, en 2014, au moment du conflit dans le Donbass. Wagner est accusé d’y avoir assassiné des leaders séparatistes qui prenaient trop leurs distances avec les services russes. Il a été fondé par un certain Dmitri Outkine, un ancien officier des forces spéciales russes, bardé de tatouages nazis et fervent admirateur du Troisième Reich, décoré en personne par Vladimir Poutine en 2016. Mais c’est l’oligarque Evgueni Prigojine, le «cuisinier de Poutine», qui serait en réalité le gérant de l’organisation.

Viols, graffitis nazis et décapitation

Avec au moins 10.000 hommes passés dans ses rangs d’après la BBC, cette armée fantôme a été envoyée sur tous les théâtres d’opérations investis par la Russie ces dernières années. Les mercenaires ont notamment joué un rôle crucial en Syrie, où l’armée russe est intervenue en 2015 pour voler au secours du dictateur Bachar el-Assad. C’est là, au cœur d’un conflit qui a tué près d’un demi-million de personnes, que Wagner a révélé son vrai visage.

En 2017, une vidéo apparaît sur les réseaux sociaux russes. On y voit plusieurs combattants frapper un civil syrien à l’aide d’une masse. Sur d’autres extraits découverts en 2019, on voit les mêmes hommes le démembrer avec une pelle, le décapiter, et attacher son corps par les pieds pour y mettre le feu. Ce sont les combattants eux-mêmes qui filment la scène en échangeant des blagues en russe sur la partie de football qu’ils s’apprêtent à faire avec la tête de leur victime. Le journal indépendant russe Novaya Gazeta identifie l’un d’entre eux, qui apparaît à visage découvert: une recrue de Wagner.

Le groupe s’est déployé sur bien d’autres fronts, notamment en Libye à partir d’avril 2019, où il part à l’assaut du gouvernement d’union nationale (GNA) de Tripoli aux côtés des forces du maréchal Haftar, alors également soutenu par la France. En 2020, les mercenaires mis en déroute, les soldats du GNA trouvent sur le passage des mercenaires des mines et des «booby traps», des pièges explosifs, parfois placés sur des peluches et des jouets.

Depuis 2017, la présence des mercenaires en Afrique n’a fait que s’agrandir.

Des graffitis nazis, islamophobes et racistes et des «white power» sont également découverts sur les murs d’une mosquée brûlée à Ain Zara. Des hommes du GNA capturés pendant les combats parlent d’exécutions sommaires commises par des hommes parlant russe. «Personne ne veut d’une bouche de plus à nourrir», confirmait un ex-mercenaire à la BBC, en 2021.

La violence de Wagner se propage dans le reste du continent africain. L’an passé, un rapport des Nations unies livrait un constat accablant sur les méthodes des Mercenaires russes en République centrafricaine (rca), où la Russie est venue dès 2019 combler le vide laissé par l’armée française. Le rapport parle d’exécutions de civils, de pillages, et de l’attaque d’une mosquée. Il dénonce «des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions forcées et des exécutions sommaires» et ajoute que «des membres du Groupe Wagner auraient commis des viols et des violences sexuelles à l’encontre de femmes, d’hommes et de jeunes filles dans de nombreuses régions du pays».

Impunité totale

Des remontrances qui n’arrêtent pas les combattants du groupe, d’autant que le groupe d’experts de l’ONU pour la RCA est à l’arrêt depuis août 2021, le renouvellement de ses membres ayant été bloqué… par la Russie. En janvier dernier, lors d’une opération conjointe des mercenaires de Wagner et des forces gouvernementales contre les groupes rebelles, des dizaines de civils auraient été tués à Bria, à 600 kilomètres à l’est de la capitale, Bangui.

Depuis 2017, la présence des mercenaires en Afrique n’a fait que s’agrandir. Ils ont ainsi été aperçus au Soudan, au Mozambique, et pourraient bientôt faire leur apparition au Burkina Faso. Nombre d’entre eux auraient été rappelés ces dernières semaines pour participer à l’invasion de l’Ukraine, où les preuves des crimes commis par les forces russes s’empilent à un rythme frénétique.

Depuis huit ans, leur impunité est quasi totale. En 2019, trois journalistes russes indépendants qui enquêtaient sur les activités de Wagner ont été assassinés dans une embuscade qui porte la marque des mercenaires. En mars 2021, le Centre syrien des médias et de la liberté d’expression (SCM), la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’ONG russe de défense des droits humains Memorial ont déposé plainte en Russie pour le meurtre du Syrien torturé et décapité. Memorial a été dissoute par le Kremlin en janvier. Et, sans surprise, son action en justice contre Wagner a été mise au placard dès le mois suivant.

En Libye, un mandat d’arrêt a été émis en août 2021 contre Saïf al-Islam Kadhafi, fils du feu dictateur Mouammar Kadhafi, pour ses liens avec Wagner et le Kremlin. Il est déjà recherché par la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité. Ce qui ne l’a pas empêché de pouvoir se présenter à l’élection libyenne quelques mois plus tard, même si celle-ci fut finalement annulée.

Plusieurs individus liés à Wagner, à commencer par Evgueni Prigojine lui-même, sont la cible de sanctions américaines, britanniques et européennes. Les mercenaires semblent pourtant toujours en capacité de se déployer aux portes de l’Europe et d’y commettre un carnage. Rien ne semble donc pouvoir arrêter Wagner. Ou presque. En 2018, l’aviation américaine avait tué près d’une centaine de combattants du groupe alors qu’ils attaquaient une zone contrôlée par les forces kurdes, en Syrie. Le Kremlin, qui refuse d’admettre l’existence même de ces mercenaires, avait été pris à son propre piège et s’était abstenu de toutes représailles.

Arrestation d’un ex-haut responsable de la Seleka par les forces de l’ordre

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Rédigé par Anselme Mbata

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

gui (CNC) – Le colonel Christian Djouma Narkoyo, ex-commandant de la légion mobile de la gendarmerie à l’époque de la courte transition dirigée par le putschiste Michel Djotodia a été interpellé par les forces de l’ordre samedi 9 avril 2022. L’homme pourrait être transféré devant la cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre et crime contre l’humanité, selon une source judiciaire à Bangui.

 

Christian Djouma Narkoyo arrêté à Garoua Boulaï

 

Selon des informations exclusives du CNC, le colonel Christian Djouma Narkoyo, qui fut aussi l’un des porte-parole de la coalition Seleka  lors de son offensive sur Bangui en mars 2013, a été arrêté à Béloko par les forces de l’ordre centrafricaines. On ignore les circonstances de cette arrestation, mais l’homme, selon diverses sources, Monsieur Chritian Narkoyo, qui venait de descendre dans le car Nana-Mambéré, aurait tenté de franchir la frontière camerounaise illégalement via Cantonnier quand les agents de la police frontalière camerounaise l’ont interpellé.

 

Possible client de la CPI

 

Selon une source sécuritaire, Il pourrait, dans les prochains jours, être transféré devant la cour pénale internationale (CPI) ou la cour pénale spéciale pour crime de guerre et crime contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui, en République centrafricaine (RCA), en 2013..

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« Si ce n’est pas la CPI, ça pourrait être la cour pénale spéciale (CPS) qui aura besoin de lui car l’homme n’était plus visible depuis le départ de la Seleka du pouvoir en 2014. Il ne faisait plus officiellement partie des groupes armés. Donc il n’y a aucun intérêt pour la justice centrafricaine à mettre la main sur lui du moment où il y’a d’autres chefs des groupes armés les plus sanguinaires qui sont encore en liberté », confie à CNC une source militaire à Bangui.

Rappelons que monsieur Christian Djouma Narkoyo, Goula, natif de la Vakaga,  fut un gendarme de deuxième classe avant de regagner la Seleka et devenir par la suite colonel, puis commandant de la légion mobile de la gendarmerie durant le régime transitionnel de la Seleka dirigé par Michel Djotodia entre 2013 – 2014.

 

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Centrafrique : nouvelle flambée de violence interethnique à Gadzi, plusieurs morts

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Rédigé par Gervais Lenga

Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 11 avril 2022

 

Bangui (CNC) – De nouvelles violences interethniques dans la localité de Gadzi, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mambéré-Kadéï, située à 301 kilomètres de Bangui sur la route nationale n°6  , ont fait déjà des dizaines  de victimes, et déplacé des centaines d’habitants. Ce nouveau conflit intercommunautaire dans cette localité de l’ouest du pays fait redouter une explosion des violences dans toute la région.
Centre de santé de Gadzi, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi, à l'ouest de la République centrafricaine. Ici, filmée le 10 avril 2022. CopyrightCNC
Centre de santé de Gadzi, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine. Ici, filmée le 10 avril 2022. CopyrightCNC

 

Dans cette localité minière  de l’ouest de la RCA située entre Boda et Carnot,  les violences entre les autochtones et les Peuls  ont pris une tournure communautaire qui divise autant qu’elle inquiète.

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Des commerçants agressés, leurs motos incendiées

 

Selon nos informations, tout a commencé la semaine dernière dans la localité de Zawélé où des commerçants, sur des motos, en partance pour un marché hebdomadaire  à Guen , ont été pris en étau par un groupe d’individus, identifiés comme des éléments rebelles de 3R.

Dépouillées de leurs biens, sept de leurs motos incendiées, et gravement violentées, toutes les victimes ont été hospitalisées dans un état grave. Mais les autochtones, en colère,  ont mené une opération de représailles sur un campement des éleveurs Peuls Mbororo, occasionnant plusieurs morts et des blessés.

 

Les Peuls contre-attaquent

 

Et ce n’est pas tout! Les Peuls, de leur côté, sont allés faire appel aux rebelles de 3R pour venir les appuyer. Ainsi, dans les villages de Gontikiri, Zawélé, Boybalé   et Mayaka, on assiste à des opérations de représailles des éléments de 3R sur la population civile.

Joint au téléphone, le député de Gadzi 2, l’honorable  WANDOUI SO-INGKOSSI Janssen confirme les faits et appelle les autorités à l’aide. Il sollicite le déploiement des forces de défense et de sécurité intérieures dans ces localités à forte tension communautaire pour sécuriser et rassurer la population.

 

Rappelons que le vendredi  dernier, trois conducteurs de taxi-moto ont été tués par ces présumés rebelles de 3R dans la même localité.

 

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