Communauté économique sans économie : la CEMAC découvre qu’on ne peut pas payer ses factures avec de beaux discours sur l’intégration africaine
Bangui, Centrafrique – Dans un épisode qui pourrait faire sourire s’il n’était pas si révélateur, la Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) vient de suspendre provisoirement les activités de sa commission. La raison ? Un problème de trésorerie. Autrement dit, cette institution censée organiser l’intégration économique régionale n’a tout simplement plus d’argent pour fonctionner.
Ironie du sort, c’est depuis Bangui, capitale d’un pays déchiré par des années de guerre et dirigé par des mafieux de tout genre, que cette structure basée en République Centrafricaine tente tant bien que mal de survivre. Et quand on dit “tant bien que mal”, on devrait plutôt dire “grâce à la charité camerounaise”.
Le Cameroun, éternel pigeon solidaire
Désiré Avom, professeur d’économie et doyen de la Faculté des sciences économiques de l’université de Yaoundé 2, ne mâche pas ses mots : “Aujourd’hui, c’est le Cameroun qui essaie de soutenir la CEMAC”. Traduction libre : pendant que certains États membres brillent par leur absence au moment de régler la note, Yaoundé sort le chéquier pour éviter que toute la baraque ne s’effondre.
Avant, c’était la Guinée-Équatoriale qui jouait les bons Samaritains pétroliers. Aujourd’hui, c’est au tour du Cameroun d’assumer le rôle peu enviable de banquier de secours d’une communauté où la “solidarité” semble être un concept à géométrie très variable.
Une taxe d’intégration… qui ne s’intègre jamais dans les caisses
L’histoire est presque comique. En 1994, pour éviter de dépendre des contributions directes des États (qui ne payaient déjà pas), on a créé une “taxe communautaire d’intégration”. Belle idée sur le papier : les trésors nationaux collectent l’argent et le transfèrent à la CEMAC.
Sauf que voilà, entre la collecte et le transfert, il se passe quelque chose de mystérieux. L’argent disparaît, se perd, s’évapore. Les difficultés financières de certains pays – comprendre : leur incapacité ou leur refus de payer – font que la CEMAC se retrouve à sec.
Un coup de com’ bien organisé ?
Le président de la Commission de la CEMAC a donc décidé de frapper un grand coup médiatique en annonçant la suspension des activités. Désiré Avom y voit “peut-être une stratégie de communication”, “une interpellation”, “une pression douce”. En clair : un appel au secours déguisé en décision administrative.
Le vice-président aurait même été dépêché dans les différents pays membres pour présenter la situation catastrophique. Visiblement, le retour de mission n’a pas été concluant. Les caisses restent vides, les promesses de paiement restent… des promesses.
L’intégration africaine, cette noble chimère Voilà donc où en est l’intégration économique en Afrique centrale : une communauté de pays majoritairement pauvres qui n’arrivent même pas à financer leur propre structure d’intégration. Une institution “majeure” – pour reprendre le qualificatif officiel – qui doit mendier auprès de ses membres pour continuer à exister.
Pendant ce temps, les sommets se succèdent, les discours sur l’unité africaine et la solidarité régionale se multiplient, les communiqués enthousiastes sur l’intégration économique s’empilent. Mais quand vient le moment de payer la facture, curieusement, tout le monde regarde ailleurs.
Sauf le Cameroun, bien sûr, qui continue à jouer les bons élèves pendant que d’autres brillent par leur désinvolture financière.
Désiré Avom se veut rassurant : “Ce n’est pas envisageable” que la CEMAC disparaisse. L’institution est “importante” et “la situation va rentrer dans l’ordre”. On veut bien le croire. Mais en attendant ce retour miraculeux à la normale, la CEMAC vit sous perfusion camerounaise, prouvant une fois de plus qu’en Afrique centrale, l’intégration économique reste un concept magnifique… tant qu’on n’a pas à sortir le portefeuille.
Par Moussa Basile
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
