Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022
Bangui (CNC) – Ce vendredi 22 avril, à Bangui, un don de vêtement, des jouets et des livres ont été réalisés par l’association « Action solidaire », dirigée par madame Nadine Kossi, au profit des enfants hospitalisés à l’unité drépanocytose du complexe pédiatrique de Bangui.
centrafrique.org/madame-nadine-kossi-madame-madame-gabriella-adeyemo-lors-de-la-remise-du-don-a-la-pediatrie-de-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Madame Nadine Kossi, Madame Gabriella Adeyemo lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui
À l’initiative de l’association « action solidaire », les enfants hospitalisés au service drépanocytose du complexe pédiatrique, dans le premier arrondissement de Bangui, ont reçu, des mains de madame Nadine Kossi, Présidente de ladite association, le vendredi 22 avril 2022, des vêtements, des jouets et des livres scolaires. Par ce geste, l’association « Action solidaire » veut être du côté des enfants malades dont la vie semble totalement bouleversée pour lesquelles tout s’arrête.
Lors de la remise du don à la pédiatrie de Bangui par l’association action solidaire
Et ce n’est pas tout! L’association a également pris en charge la consultation sur une année des enfants les plus démunis de 0 à 5ans et 3 hospitalisations par enfants sur l’année. Par la même occasion, un don d’ordinateur et de téléphones portables a également été remis au service de drépanocytose.
Prenons la parole, la Présidente Nadine Kossi tient à justifier l’intérêt que porte son association pour ce service de drépanocytose qui lui tient à cœur. D’après elle, la drépanocytose est une maladie génétique la plus répandue en Afrique, particulièrement dans notre pays la République centrafricaine. Et elle sait de quoi elle parle parce qu’elle connaissait la souffrance de ces familles au quotidien.
« Moi-même dans mon entourage j’ai des enfants qui sont drépanocytaires, et je connais la souffrance des parents », déclare madame Kossi
La responsable de ce service, prenant la parole, a vivement remercié l’association « Action solidaire » et son équipe pour ses actions au profit des enfants atteints de la maladie de drépanocytose.
Rappelons que l’association « Action solidaire » a été créée le 22 février 2022 en France. Elle est dirigée par madame Nadine Kossi, Présidente, secondée par madame Gabriella Adeyemo, vice-présidente.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 22 avril 2022
Bangui (CNC) – Le décret présidentiel n°2022-422 portant envoi de soldats tunisiens en République centrafricaine (rca) pour aller servir sous la bannière des casques bleus, vient d’être publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT). C’est ce qui a été rapporté par l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP/officiel).
soldats tunisiens
Composé de 450 militaires, le contingent s’inscrit dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).
Les soldats tunisiens auront notamment pour mission d’appuyer les opérations de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement ainsi que de veiller à la protection des civils, du personnel des Nations Unies et des convois d’aides humanitaires.
Le mandat de déploiement des militaires tunisiens est fixé pour une période d’une année à partir du 22 mai 2022, renouvelable une fois pour la même durée, lit-on de même source.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC) – le lundi 25 avril 2022
Bangui (CNC) – Le ministre camerounais en charge du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a pris dimanche une mesure portant interdiction d’exportation de plusieurs produits de grande consommation à partir de la région de l’Est du pays vers l’étranger.
rca-la-frontiere-avec-le-cameroun-est-bloquee-depuis-plus-de-trois-semaines/des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-centrafrique-entrent-au-cameroun-par-le-poste-frontiere-garoua-boulai-2/” rel=”attachment wp-att-43444″ data-wpel-link=”internal”>Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
Dans une correspondance au gouverneur de la région de l’Est, région frontalière avec la République du Congo et la République centrafricaine, M. Mbarga Atangana a demandé de prendre des mesures immédiates de contrôle visant la suspension de sortie vers l’étranger du ciment, des huiles raffinées, de la farine de blé ou encore du riz.
Le Cameroun a déjà été confronté à des pénuries de produits de grande consommation depuis la survenue de la pandémie de la COVID-19 en mars 2020. Le pays a vu le phénomène s’aggraver dans le contexte de la crise russo-ukrainienne actuelle, car 50% des importations camerounaises de blé dépendaient de la Russie et de l’Ukraine, selon les chiffres du gouvernement.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022
Bangui (CNC) – « AFD aux côtés des centrafricains », c’est sur ces mots que cette Agence Française de Développement a célébré ses 80 ans, et République centrafricaine, elle a commencé ses activités depuis 1941. En prélude à cette commémoration, l’Agence de Bangui a présenté ce 22 avril 2022, lors d’un café de presse, les activités menées en RCA.
Vue d’ensemble à l’exposition des activités de l’AFD en RCA
Dans cette synthèse sur la mise en œuvre de ses opérations, une quinzaine de projets, engageant dans le domaine d’aménagements urbains à Bangui et provinces et la formation professionnelle.
« Présentation de quelques projets réalisés par AFD»
Dans la période de 4 à 5 ans, l’Agence Française de Développement (AFD) s’engage dans la mise aux normes internationales de l’aéroport de Bangui – 5 millions d’euros dont la clôture est en voie d’achèvement. Le projet est mis en œuvre par l’ASECNA et cofinancé par la BDEAC.
Le projet d’urgence de rétablissement des infrastructures et de la connectivité en Centrafrique (PURIC CA) nord-est. Le financement a été octroyé en 2020. La convention est signée avec l’Etat centrafricain en mai 2022 et il est co-financement avec la Banque Mondiale. La maitrise d’ouvrage est assurée par le METP qui confie le suivi du PURIC CA à une unité de gestion de projet. Le prestataire est l’UNOPS.
« Aménagements urbains »
La réalisation de l’assainissement, des trottoirs et de la chaussée en béton bitumineux de l’avenue Idriss Deby dans le 3ème arrondissement de Bangui est en voie d’achèvement. Les maitrises d’ouvrage sont le MEPC et la MTPER. La maîtrise d’ouvrage déléguée est l’AGETIP-CAF. Le projet est cofinancé par le Fonds Bêkou et la BDEAC.
Le drainage sur les 1er et 2ème arrondissements de Bangui. Le projet est mis en œuvre par le ministère de l’urbanisme, de ville et de l’habitat, avec une assistance technique internationale. Les travaux vont commencer au courant de ce mois.
L’image du chantier de construction du lycée de Miskine à Bangui par l’AFD exposée à l’Alliance française de Bangui
« Formation professionnelle »
Le projet d’appui à la formation professionnelle par le développement de l’apprentissage (PADA), avec 1,5 millions d’euros, le projet est mis en œuvre par l’ACFPE avec l’assistance technique d’Expertise France. La première session de 576 jeunes a démarré par une remise à niveau en alphabétisation en août 2021. Les formations techniques ont ensuite commencé en décembre 2021 dans les unités économiques et dans les centres de formation. L’ensemble des parties prenantes a été recruté : les centres de formation (17), les unités économiques (175 ).Les maîtres d’apprentissage référents (40) et les apprentis (600).
« Microfinance »
Le projet d’appui au secteur de la microfinance. C’est un projet d’une durée de 4 ans et doit s’achever fin 2022, pour un engagement de 3 millions d’euros auprès d’un opérateur spécialisé, l’IRAM. Des appuis sont donnés aux trois niveaux : ministère des finances et du budget qui assure la tutelle à travers une direction spécifique, association professionnelle des établissements de microfinance et institutions de microfinance (CMCA, CECA, CPC, CEC Bozoum). Spécifiquement le projet vise à assurer la disponibilité des services financiers de base à travers la redynamisation et le renforcement des capacités des principaux acteurs du secteur. Le projet est cofinancé par le Fonds Bêkou.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 25 avril 2022
Bangui (CNC) – Le coronavirus est l’épidémie virale la plus meurtrière que nous ayons connue depuis plus d’un siècle, mais ce ne sera peut-être pas la dernière de notre vivant. Les experts ont averti que les maladies zoonotiques – qui se transmettent des animaux aux humains – représentent près de 75% des maladies émergentes. En outre, l’Organisation mondiale de la santé classe une pandémie de grippe et d’autres maladies virales à haut risque, telles que l’Ebola et la dengue, parmi les dix plus grandes menaces pour la santé publique.
*La question d’une autre crise sanitaire mondiale n’est pas de savoir si, mais quand.*
Pourtant, malgré la menace imminente, l’indice de sécurité sanitaire mondiale 2021 estime que les 195 pays restent dangereusement mal préparés aux futures pandémies. En outre, seuls 33 pays ont mis en place des plans de préparation et d’intervention d’urgence qui tiennent compte des populations vulnérables.
Notre incapacité collective à investir dans des mesures préventives signifie que lorsque les maladies apparaissent, elles peuvent devenir incontrôlables, détruisant des vies et déclenchant des crises sanitaires massives dont la résolution prend des décennies.
Nous pouvons soit laisser ces informations nous effrayer, soit les utiliser pour nous préparer. Et une solution politique urgente pour prévenir les maladies est l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène.
Du 18 au 19 mai, le partenariat Assainissement et eau pour tous, en collaboration avec l’UNICEF, réunira les ministres de l’eau, de l’assainissement, de la santé, du climat et de l’économie, lors de la Réunion des ministres du secteur, organisée par le gouvernement indonésien à Jakarta, Indonésie. Les moyens d’enrayer les maladies infectieuses, grâce à des investissements dans les domaines de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, ainsi qu’à une action vigoureuse contre le changement climatique, figureront en tête de liste des priorités.
L’hygiène est peut-être l’outil le plus évident. L’année dernière, le Forum économique mondial a estimé que le lavage des mains avec du savon et de l’eau propre réduisait de 36 % le risque de contracter le COVID-19.
Cependant, au début de la pandémie de COVID-19, 3 personnes sur 10 dans le monde et 2 personnes sur 3 dans les pays les moins avancés ne pouvaient pas se laver les mains à la maison. De plus, 1 établissement de santé sur 4 manque actuellement de services d’eau de base et 1 sur 3 ne dispose pas de postes d’hygiène des mains aux points de soins.
Lorsque l’une des principales recommandations pour contenir un virus mortel est une mesure aussi simple, il est inadmissible de refuser à un tiers de la population mondiale ce niveau de protection de base. Et la plus grande leçon de cette pandémie est peut-être que la santé de nos communautés dépend de celle de leurs membres les plus vulnérables.
L’accès à l’eau potable est également vital pour la prévention des maladies au-delà de COVID-19. Près de 1,8 milliard de personnes utilisent de l’eau potable contaminée, ce qui les expose au risque de contracter le choléra, la dysenterie, la polio et la fièvre typhoïde ultrarésistante aux médicaments. Les médicaments antimicrobiens prescrits pour les maladies infectieuses pénètrent dans les sources d’eau par les eaux usées, les eaux de ruissellement et les égouts, propageant ainsi les organismes résistants aux médicaments et la résistance aux antimicrobiens. Les eaux usées insuffisamment traitées aggravent le problème en ne neutralisant pas les bactéries et les gènes résistants aux antibiotiques.
Il est alarmant de constater que seuls 8 % des eaux usées des pays à faible revenu subissent un traitement quelconque et les experts estiment que plus de 80 % des eaux usées rejetées dans le monde ne sont pas traitées. Cette situation peut avoir de graves répercussions sur la santé humaine, non seulement en créant des agents pathogènes résistants aux antibiotiques, mais aussi en provoquant des épidémies de maladies transmises par les aliments, l’eau et les vecteurs.
Par exemple, la gestion inadéquate des déchets a été l’un des facteurs attributifs de la transmission du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, contribuant à la mort de milliers de personnes. L’Organisation mondiale de la santé a recommandé l’amélioration de l’eau et de l’assainissement comme une première ligne de défense essentielle.
Cependant, nos services d’assainissement ne sont pas seulement essentiels pour arrêter la propagation de la maladie, mais aussi pour comprendre son impact. Alors que la pénurie de tests COVID-19 entrave les processus de déclaration, les matières fécales ont fourni un indicateur essentiel de la propagation de la pandémie. Selon des professionnels de la santé de l’université de Californie à San Diego, l’analyse des eaux usées a permis aux chercheurs de détecter environ 85% des cas de COVID-19 dans les logements universitaires avant qu’ils ne soient diagnostiqués, ce qui leur a permis d’enrayer la propagation de l’infection.
Les dirigeants et les décideurs ont le choix. Nos erreurs pendant le COVID-19 ont démontré le coût immense de l’inaction, mais nous avons la sagesse d’en tirer des leçons. Nous pouvons investir massivement dans la prévention et l’atténuation des pandémies, notamment en veillant à ce que les communautés du monde entier aient accès à une eau propre et à des services d’hygiène et d’assainissement fiables. Ou bien nous pouvons ignorer les leçons catastrophiques tirées de l’expérience, ce qui expose le monde à de graves risques de menaces futures pour la santé publique.
Et nous ne devons pas attendre la prochaine pandémie pour agir. Il existe d’autres crises sanitaires mondiales en cours, responsables de la mort de millions de personnes, qui peuvent être résolues en donnant la priorité à la fourniture de services d’eau potable, d’assainissement et d’hygiène.
Du choléra au coronavirus. Le message pour les dirigeants gouvernementaux est clair : si nous voulons devancer la prochaine pandémie, nous devons investir de toute urgence dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Tout autre choix pourrait avoir des conséquences dévastatrices.
Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
En centrafrique, le désarmement de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur a officiellement démarré ce vendredi dans la ville de Mboki.
En Centrafrique, ce vendredi 22 avril marque un jour historique dans la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dirigée par Joseph Kony.
Après la ville de Mboki dans le sud-est du pays, l’opération de désarmement va se poursuivre à Zénio, également dans la préfecture du Haut-Mbomou.
L’espoir d’une paix durable
A Obo, sous sa paillote, le chef du village espère voir bientôt les derniers otages de la LRA libérés. Maurice Mbassilimoké rêve du jour où les anciens combattants et les victimes vivront ensemble, en paix :
“A leur premier passage en Centrafrique, ils sont arrivés chez moi dans mon quartier en 2008. Les hommes de la LRA sont venus capturer les hommes pour les torturer et les tuer. Beaucoup de nos enfants sont restés avec eux. Ils ont commencé ici jusqu’à Sam-Ouandjia. Je pense qu’aujourd’hui que la LRA est à bout de souffle. Ils veulent déposer les armés. C’est une très bonne nouvelle, si nous ne les acceptons pas, ils continueront toujours à tuer.”
A Obo, victimes, société civile et autorités sont largement favorables à la reddition de la LRA.
C’est le cantonnement en Centrafrique après le désarmement qui ne passe pas selon Ernest Mizedjo. Le député de Obo ne souhaite pas que les anciens combattants puissent continuer à vivre dans la région :
“De 2009 à 2011, ils massacraient, brûlaient et incendiaient des villages. Ils incendiaient les champs et les greniers. Nous en avons beaucoup souffert. S’ils veulent sortir aujourd’hui, on se demande ce qui est caché derrière. Est-ce qu’ils sont sincères ? Et même s’ils le sont, le traumatisme s’est installé. Il y a une méfiance de la population vis-à-vis de leurs bourreaux d’hier. Ils ont massacrLa LRA, un rappel historiqueé des gens chez nous.”
Optimisme des autorités
Le préfet du Haut-Mbomou, Jude Ngayakon, se dit en revanche optimiste. Selon lui, les services de l’Etat, des ONG, et même l’Onu travaillent en coopération pour sa réussite :
“Il y aura d’abord de la sensibilisation et chacun saura ce qu’il peut faire après le désarmement. Le comportement surtout. Que nous ne soyons pas surpris, que chacun sache où il peut intervenir. Cette orientation concerne le HCR, la Minusca et toutes les ONG implantées dans la ville d’Obo.”
Parmi les ONG présentes à Obo, Invisible Children prend d’ores et déjà en charge les femmes violées et les enfants enrôlés. Le nombre exact de combattants à désarmer reste pour l’instant flou.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022
Bangui (CNC) – franchement! Rien ne va plus dans ce pays. Comment comprendre qu’un ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique puisse se permettre de pointer son arme de service sur ses collaborateurs? Justement, ce n’est qu’en République centrafricaine qu’on peut voir ce genre de chose se passer. L’affaire prend une autre tournure, et le syndicat autonome de la police menace d’engager des actions robustes si le chef de l’État ne prend pas ses responsabilités vis-à-vis de son ministre.
centrafrique.org/le-ministre-de-linterieur-charge-de-la-securite-publique-michel-nicaise-nassin/” data-wpel-link=”internal”>Le ministre de l’intérieur, chargé de la sécurité publique Michel Nicaise NASSIN
Une folle histoire
C’était dans la nuit du mardi à mercredi 20 avril 2022 que le ministre de la Sécurité publique, le contrôleur de la police Michel Nicaise NASSIN, très alcoolisé, avait décidé d’organiser, avec ses éléments de sécurité rapprochée, une patrouille dans la capitale pour surveiller les dispositifs de sécurité mise en place durant le couvre-feu.
Malheureusement arrivant au rond-point zéro, en plein centre-ville, il a constaté l’absence des éléments du premier arrondissement à leur poste de surveillance, et ce, selon le ministre, chaque jour de 18 à 5 heures du matin
après avoir constaté les faits, il a appelé la commissaire du premier arrondissement vers 23h30mn, puis le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP) qui est un général de la police.
Des menaces et intimidations
Sur Talkie-walkie, l’homme commence à proférer des menaces contre ces deux personnalités de la police nationale.
Mais le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP), sous la menace de son chef, s’est finalement fait le déplacement pour venir le retrouver au pk0.
Contre toute attente, à son arrivée, le ministre, qui était en communication au téléphone, a subitement raccroché et rentre dans son pick-up, récupére son AK47et pointe le directeur de Sécurité et de l’Ordre public (DSOP). Il lui demande de mettre les deux mains en l’air. Durant 5 minutes, l’homme bombarde ce général de police avec des insultes à son égard. Il lui reproche de ne pas avoir l’œil sur les missions qui lui ont été confiées et laissé le boulevard libre aux potentiels ennemis d’aller envahir et prendre le Palais de la Renaissance pour chuter son frère Faustin Archange Touadera du pouvoir du présidentet lui-aussi comme ministre. .
Après intervention de ses gardes rapprochées qui l’ont supplié de ne pas faire du mal à ce général de police, l’homme a baissé son arme et demande à ce général de se disparaître en 1 minute devant lui sans dire un mot et sans résistance. Ce qu’il a fait.
Et ce n’est pas tout! Après le départ du directeur, la commissaire du premier arrondissement est arrivée, à son tour, sur le lieu. Le ministre réitère son geste et accuse cette dame d’être en complicité avec les ennemis qui veulent prendre le pouvoir. Durant 7 minutes, la dame reste figer, les deux mains en l’air comme un officier déserteur, de guerre qui veut se rendre à un ennemi, l’arme pointée sur sa tête jusqu’à l’arrivée du Directeur de l’OCRB qui a supplié le ministre d’épargner la vie de cette pauvre dame.
Colère des policiers
Mais le lendemain, cette affaire a pris une autre tournure au sein de la police nationale. Le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokouéqui a des envies pour ce poste depuis, a promis de rendre compte au Président de la République, car selon les policiers, tant qu’il n’y aura pas eu une mesure d’urgence contre leur ministre, le syndicat Autonome de la Police (SYNAUP) promettent de convoquer une Assemblée Extra ordinaire sur l’affaire le weekend prochain.
Les policiers regrettent leur ancien ministre
Selon les policiers, depuis le départ du général Henri Wanzet Linguissara à la tête de ce département de la sécurité publique, son remplaçant, le contrôleur de la police Michel Nicaise NASSIN, le policier qui a un passé parlant, ne fait que détruire ce que son prédécesseur a fait. D’après eux, il ne faisait que faire le règlement de compte et créer des ségrégations entre les policiers et les gendarmes. Sa présence à la tête de ce ministère n’a porté aucun fruit, mais plutôt fragilisé ce département stratégique. Même pour signer un simple passeport, il le fait de manière sélective et ce, après avoir convoqué dans son bureau, le propriétaire, pour un pot de vin, surtout les Centrafricains de la diaspora pressés de retourner.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022
Bangui (CNC) – Au moment où plus de trois quarts de la population centrafricaine sont en proie aux affres de la misère, où des dizaines de milliers dorment à la belle étoile, exposés à la pluie, au paludisme et aux morsures des serpents, à Bangui, les autorités du pays vivent au rythme d’une série de mafias et du détournement des fonds publics pour assurer leurs avenirs et ceux de leurs progénitures. À travers son conseiller économique officieux Sani Yalo, Faustin Archange Touadera président de la République et Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, multiplient les manœuvres mafieuses visant à détourner systématiquement des fonds publics. Le dernier cas flagrant en date, est celui de la signature des conventions de concession avec une société libanaise, Mercure Logistique Centrafrique pour la construction d’un port au Pk 26 route de Boali et du port Amont au centre-ville de Bangui dont les fonds décaissés ne figureront à jamais sur le budget de l’Etat et donc ne seront jamais transités le Trésor public.
Visite du site du port sec au PK 26 par Le Président de l’assemblée nationale. CopyrightDR
Une convention invisible et opaque avec la Mercure Logistique Centrafrique pour la construction du port sec
Le gouvernement centrafricain, sur proposition de monsieur Sani Yalo, Directeur général du bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), a signé, en début avril 2022, un contrat de concession du port sec, situé au PK 26 sur la route de Bouali avec une société libanaise dénommée Mercure Logistique Centrafrique (MLC). D’une durée de 25 ans, ce contrat de concession a été conclu pour une somme importante de 25 milliards de francs CFA. Ceci dit, la société Mercure logistique de Centrafrique (MLC) a l’obligation de construire ledit pour et le droit de l’exploiter durant 25 ans jusqu’à la récupération totale de son argent dépensé avant de le restituer à l’État centrafricain.
Remise douteuse du port Amont à la société Mercure Logistique Centrafrique
Alors que l’affaire d’attribution frauduleuse du port sec à la société libanaise Mercure Logistique Centrafrique continue de choquer certains parlementaires, les Centrafricains, par la voix des médias, ont à nouveau appris que le gouvernement a remis aussi, dans les mêmes conditions que celles du port sec du PK 26, les ports fluviaux Amont de Bangui et de Zinga dans la Lobaye, gérés par la SOCATRAF, à cette même société libanaise Mercure Logistique Centrafrique, dirigée par Monsieur Trad Khaled. Pour une durée à nouveau de 25 ans, le directeur général de Mercure Logistique Centrafrique, le sieur Trad Khaled, aura pour mission, avec sa société, la réhabilitation, la modernisation, et l’exploitation durant ces 25 ans jusqu’à hauteur de ses dépenses et bénéfices.
Un contrat conclu en violation des textes.
D’après nos investigations, ces deux conventions de concession ont été réalisées en parfaite violation de la Constitution, des lois et des règlements. « C’est sans appel d’offres, tant national qu’international et ouvert ou restreint que le gouvernement à confier à Mercure Logistique Centrafrique ces activités », affirme un cadre du ministère des Transports. À cela s’ajoute la violation flagrante des dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 qui exige un avis favorable de l’Assemblée nationale avant toute conclusion d’un contrat de ce type avec une société.
Sans passer ni par un appel d’offres ni par l’Assemblée nationale pour avoir son avis favorable, le gouvernement a conféré, en catimini, ce qu’il appelle « un partenariat public privé », un grand marché au contour flou, sans aucun cahier de charges consultable par même les députés. Mais où sont partis les 43 milliards ? 25 milliards de F CFA pour le Port sec et plus les 18 milliards de F CFA pour le Port Amont et de Zinga, font au total 43 milliards de F CFA déjà versé à l’État pour un investissement théorique à recouvrer sur 25 ans.
Selon nos investigations, les travaux de construction du port sec du PK26 ne devraient guère dépasser une somme de 5 milliards de francs CFA. Mais le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à travers ses amis Sani Yalo et Simplice Mathieu Sarandji, a largement multiplié cette somme par 5 dans le but de financer leurs activités criminelles, notamment les factures de la société Wagner et a partagé le reste avec ses complices acteurs.
Mais qui contrôle les travaux ? Comment s’est constitué le dossier? Qui a vu le dossier ? Qui les a autorisés? Les 25 milliards pour le port sec, sur quelle base? Et sur les 43 milliards, quel est la part de l’Etat ?
Autant de questions que se posent les Centrafricains et les partenaires du pays sans avoir obtenu aucune tentative de réponse.
Si les partisans du parti au pouvoir affirment que c’est le seul moyen pour Touadera de contourner le gel des fonds des partenaires traditionnels financiers du pays, nombreux sont ceux qui pensent que le président Touadera passe désormais par la famille Trad Khaled pour financer, payer ses dettes envers la société du mercenariat Wagner, alors que ces fonds auraient dû être inscrits au budget de l’Etat afin de permettre au gouvernement de financer des services publics essentiels en faveur de la population centrafricaine.
Mercure Logistique Centrafrique, une société mafieuse proche de Sani Yalo
Souvenez-vous de l’affaire Zongo-Oil ? Si vous ne connaissez pas, c’est une gigantesque affaire d’escroquerie sur l’achat de carburant impliquant la société anonyme appelée SICOTRANS, dont le directeur général fut Monsieur Sani Yalo. Cette affaire remonte dans les années 1998 lorsque Bangui avait servi de base d’approvisionnement en carburant pour les soldats tchadiens dépêchés en RDC pour voler au secours du régime du Président Laurent Désiré Kabila. Mais Monsieur Sani Yalo, directeur général de la société Sicotrans, complotait avec une société libanaise dite 3CG pour acheter du carburant, hors taxes, chez Petroca pour l’acheminer en RDC, à travers une société fantôme baptisée Zongo-Oil.
Mercure Logistique Centrafrique est l’une des sociétés libanaises, aux côtés de SAGI spécialisée dans le cimentage des rues de la capitale Bangui depuis plus de cinq ans et des supermarchés 3CG, toutes, propriétés de Monsieur Trad Khaled.
Ceci dit, avec le régime de Touadera, Sani Yalo revient pleinement dans ce jeu de mafia avec la bénédiction du Président de la République et du Président de l’Assemblée nationale, contrôleur désormais des travaux.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022
Bangui (CNC) – Décidément, les hommes de Wagner ne sont pas près d’arrêter de commettre des exaction, des pillages, de tortures et d’arrestations arbitraires sur la population civile. C’est d’ailleurs ce qui vient à nouveau de passer sur des chantiers miniers à Kouki, une localité de la commune de la Nana-Bakassa, situer à environ 80 kilomètres au nord de la ville de Bossangoa sur l’axe Paoua.
Une partie des images des victimes de l’attaque des Mercenaires russes à Kouki
Débandade générale, assassinat et torture
C’était la débandade générale à Kouki. C’est le sauve-qui-peut à l’arrivée des mercenaires de Wagner et des soldats FACA sur les chantiers miniers locaux. L’objectif principal est de contrôler violemment tous les sites miniers de la République centrafricaine au profit de la société de mafia russe Wagner.
C’est ainsi que les mercenaires russes, lourdement armés, avec l’appui des soldats FACA, ont mené une vaste opération militaire sur les chantiers aurifères de Kouki. Plusieurs personnes ont été arrêtées, d’autres qui tentaient de fuir ont été tout simplement abattues. Mais la scène la plus troublante est la violence faite sur les orpailleurs interpellés. Selon des témoins, les mercenaires russes ont attaché leurs victimes contre les arbres avant de les sauvagement torturer.
Les Organisations de droits de l’homme doit réagir
Pour de nombreux observateurs, cette nouvelle violence sur la population civile doit interpeller les organisations de droit de l’homme et de la société civile qui, en ce moment, sont toutes terrorisées par les hommes de Wagner.
« C’est troublant. Avec de multiples exactions commises par les soldats FACA et les mercenaires russes sur la population civile, aucune organisation des droits de l’homme, encore moins la société civile ose les condamner. Elles ont toutes peur », s’alarme un étudiant centrafricain.
Il y’a lieu de rappeler que c’est d’abord par la voie militaire, à partir de 2018, que la société de mafia russe Wagner s’est positionnée en République centrafricaine, avant d’étendre ses filets aux sphères politiques, économiques et informationnelles.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 22 avril 2022
Bangui (CNC) – Plus d’une semaine après les attaques meurtrières qui a fait plusieurs dizaines des morts dans la sous-préfecture de Gadzi, à l’ouest de la République centrafricaine, le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen WANDOUI SO-INGKOSSI réitère son appel au gouvernement et aux acteurs internationaux pour venir en aide aux rescapés et aux déplacés de ces violences.
Le député de Gadzi 2, l’honorable Janssen WANDOUI SO-INGKOSSI à Yaloké auprès des déplacés
Après son passage la semaine dernière dans les localités de Yaloké et de Gadzi, le député Janssen WANDOUI SO-INGKOSSI dénonce une nouvelle vague de violence gratuite, intolérable et inacceptable en cette période cruciale pour les activités agricoles. Il réitère son appel au gouvernement pour un déploiement rapide des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la localité en vue de rassurer les populations, victimes de graves violences.
Lors de son passage à Yaloké et à Gadzi auprès des nombreux déplacés, le député Janssen WANDOUI SO-INGKOSSI en a profité pour leur distribuer des vivres. Pour lui, le gouvernement doit leur apporter nécessairement de la protection et une aide d’urgence, notamment des abris, de la nourriture, mais aussi de l’aide non alimentaire comme des moyens d’existence. Le député a aussi fait appel aux acteurs internationaux, notamment les ONG internationales pour une aide d’urgence en faveur de ces déplacés.
Il y’a lieu de rappeler qu’il y a près de deux semaines, de nouvelles violences interethniques dans la localité de Gadzi, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mambéré-Kadéï, située à 301 kilomètres de Bangui sur la route nationale n°6 , ont fait déjà des dizaines de victimes, et déplacé des centaines d’habitants. Ce nouveau conflit intercommunautaire dans cette localité de l’ouest du pays fait redouter une explosion des violences dans toute la région.
Texte par: La nouvelle tribune
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
La République centrafricaine compte sur l’ouverture d’une base militaire russe dans le pays, mais Moscou n’a pas encore fait connaître sa décision, a déclaré l’ambassadeur du pays en Russie, Léon Dodonou, lors d’une visite d’ambassadeurs étrangers dans la région de Vladimir. « Lorsque le président de la Douma, [chambre basse du parlement russe, Viatcheslav Volodine], est venu, on lui a dit de demander […] la mise en place d’une base russe en rca », a-t-il indiqué dans des propos rapportés par TASS.
« Je me suis adressé à Viatcheslav Volodine en décembre, nous en avons même parlé avec [le ministre russe de la Défense, Sergueï] Choïgou. Aucune décision n’a été prise »,a ajouté Léon Dodonou. Le ministère russe des Affaires étrangères a précédemment indiqué que la Russie avait dépêché 300 instructeurs supplémentaires à la demande des dirigeants du pays pour former les militaires de l’armée centrafricaine et les aider à repousser l’assaut des groupes armés illégaux. Plus de 500 instructeurs et conseillers russes travaillent en tout dans ce pays.
La France remplacée par la Russie
La Centrafrique, alliée historique de la France s’est embrouillée avec cette dernière après l’annonce du départ des troupes françaises en pleine guerre avec les rebelles. Le pays a dû se trouver un nouvel allié, la Russie, ce qui a provoqué la colère des occidentaux. La Centrafrique est le premier pays en Afrique accusé d’héberger les forces wagner, bien avant le Mali.
En février des soldats occidentaux ont été arrêtés par les autorités centrafricaines. Il s’agissait en effet de quatre légionnaires de l’armée française de nationalité roumaine, italienne, bulgare et française et qui avaient été arrêtés à l’aéroport de Bangui, le lundi 21 février 2022. Ils avaient pour charge d’escorter un général de la Minusca, qui devait se rendre à Paris d’après la version de l’ONU. Sur les réseaux sociaux, certains accusaient ces militaires de tentative de coup d’état. Ils ont été libérés quelques jours plus tard
Le ministère russe a déclaré à plusieurs reprises que les instructeurs séjournaient en RCA sur une base légale et poursuivaient leur travail de formation des militaires de l’armée nationale. La Russie a également souligné que ses citoyens ne prenaient pas part aux hostilités.
Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
Le ministre de la Communication Mahamadou Zada, a été écroué mardi (19.04.2022) pour son implication présumée dans une affaire de détournement de trois milliards de FCFA, soit un peu plus de 4,5 millions d’euros.
Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période de 2013 à 2021 où le ministre de la Communication dirigeait une entreprise publique. Mahamadou Zada était directeur général de la société de patrimoine des mines du Niger (Sopamine).
Cette arrestation survient dans un contexte de lutte contre la corruption. Une campagne menée par le chef de l’Etat lui-même. Mohamed Bazoum s’en est d’ailleurs récemment félicité lors d’une interview à la Deutsche Welle.
Le président Mohamed Bazoum du Niger
L’affaire qui a fait grand bruit porte sur un dépôt à terme de trois milliards de Francs Cfa au près d’une institution de microfinance dénommée Tanadi.
Une affaire scabreuse qui n’a pas fini de livrer ses secrets puisqu’on ne retrouve nulle part les traces de l’argent.
Le président Mohamed Bazoum est enfin sur la bonne voie, a estimé Mamane Wada, le président de l’association nigérienne de lutte contre la corruption, une structure rattachée à l’ONG Transparency international.
L’impunité dénoncée
Des voix critiques dénonçant l’impunité ont fait face ces derniers temps à une sévère répression. Pourtant les scandales ne manquent pas.
En 2020, une affaire de surfacturations d’achats et de livraisons non effectuées d’équipements militaires, pour un montant de 39,4 milliards de FCFA (59,4 millions d’euros), avait déjà fait grand bruit au Niger.
Un procès sur cette affaire impliquant des personnalités du parti présidentiel doit se tenir à une date non encore fixée.
La société civile nigérienne qui n’a de cesse interpellé le président de la république se réjouit de la manifestation d’un engagement dans le bon sens. C’est ce qu’a estimé Elhadj Idi Abdou du réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire.
Les détournements de fonds publics auraient été commis quand le ministre Zada se trouvait à la tête de la Société de patrimoine des mines du Niger.
A l’occasion de son investiture, le 2 avril 2021, le président Mohamed Bazoum avait déjà annoncé les couleurs en affirmant que quiconque se serait rendu coupable de malversation ferait face à la rigueur de la loi.
Mieux, à l’occasion de l’an 1 de son arrivée au pouvoir, dans une interview accordée au service haoussa de la DW, Mohamed Bazoum annonçait qu’une trentaine de cadres de l’administration croupissaient en prison pour des faits de détournements.
Si tu ne trouves personne d’autre, fais la voix en français et synchronise toi-même car l’équipe du matin n’en aura pas le temps, a estimé le président Bazoum.
Alors que les Nigériens doutaient de sa volonté de combattre la corruption, Mohamed Bazoum vient de donner un signal fort puisque c’est lui qui a autorisé la justice à entendre le ministre de la Communication Mahamadou Zada.
Une décision qui donne des sueurs froides dans son parti qui gère le pouvoir depuis une décennie.
L’avocate de Grâce Bongo, Me Elise Arfi, a estimé jeudi que la mise en examen en France de cette fille du défunt président du Gabon Omar Bongo Ondimba dans l’enquête sur les “biens mal acquis”, était une décision “scandaleuse” et “politique”.
Cette mise en cause “est complètement scandaleuse, elle est aussi politique, personne ne s’en cache”, a réagi auprès de l’AFP Me Arfi, avocate de Grâce Bongo, fille du défunt chef de l’Etat âgée de de 58 ans, mise en examen avec trois autres de ses frères et soeurs. “On ira jusqu’à la Cour européenne des droits de l’Homme”, a assuré l’avocate.
La justice française soupçonne plusieurs membres de la famille Bongo d’avoir “sciemment” bénéficié d’un important patrimoine immobilier “frauduleusement” acquis par le patriarche pour une valeur récemment estimée “à au moins 85 millions d’euros”.
“Vingt-cinq ans après une vente, on vient chercher la propriétaire en disant que les faits qui ont servi à financer cet appartement n’auraient pas une origine licite”, s’est offusquée l’avocate de cette fille d’Omar Bongo, mise en examen le 25 mars.
“L’Etat français a collecté toutes les taxes et impôts qu’il convenait de collecter. Ces ventes ont été légales et régulières”, a-t-elle plaidé. “C’est une atteinte très, très grave portée au droit de propriété et au principe de sécurité juridique, qui ont valeur constitutionnelle”, a-t-elle encore dit.
“La justice française se fait gardienne des intérêts du contribuable gabonais, mais parallèlement le parquet refuse au Gabon sa constitution de partie civile”, a-t-elle aussi dénoncé, faisant référence à la récente décision du magistrat instructeur de refuser le statut de victime à l’Etat gabonais, qui conteste cette décision en appel.
Me Elise Arfi y voit un paradoxe : “La France va s’accaparer le patrimoine gabonais, et non le contribuable gabonais”. Surtout, l’avocate s’est interrogée sur l’absence de procédure visant “tous les chefs d’Etat qui ont des biens français”, ciblant des dirigeants du Golfe ou du Maghreb. “Pourquoi seulement le Gabon ? C’est une rétorsion”, d’après elle.
En France, Rifaat al-Assad, oncle du dirigeant syrien Bachar al-Assad, a été condamné en septembre en appel à quatre ans de prison. Sa défense a annoncé un pourvoi.
Teodorin Obiang, vice-président de Guinée équatoriale, a lui été définitivement condamné en juillet à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende, ferme, après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation.
Les trois hommes sont accusés du massacre en mai 2019 de 46 civils dans des villages du nord-ouest du pays.
Dès l’ouverture du procès, Aimé-Pascal Delimo, président de la chambre d’assises de la CPS, a constaté « l’absence » des avocats de la défense. « Nous suspendons l’audience pour un renvoi le 25 avril », a-t-il déclaré.
« Ce faux départ montre que le fonctionnement de la CPS reste difficile malgré l’appui des bailleurs internationaux », a déclaré à l’AFP Enrica Picco, directrice du projet Afrique centrale du centre de réflexion International Crisis Group (ICG).
Créée en 2015 par le gouvernement avec le parrainage de l’ONU, mais dont les travaux ont été lancés seulement en octobre 2018 avec les premières enquêtes, la CPS est composée de juges et procureurs nationaux et internatiounaux originaires notamment de France, du Togo et de RDC. Elle est chargée de juger les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis depuis 2003 en centrafrique.
La Centrafrique, deuxième pays le moins développé au monde selon l’ONU, a connu depuis 2013 une guerre civile, qui considérablement baissé d’intensité depuis 2018.
Confronté à une offensive rebelle il y a plus d’un an, le pouvoir a reçu le renfort de centaines de paramilitaires russes pour la repousser, des « mercenaires » de la compagnie privée Wagner selon l’ONU, la France et des ONG qui accusent les deux camps de commettre des crimes contre les civils.
Au cours des attaques, six travailleurs humanitaires et un agent d’un district sanitaire ont été blessés, dont un grièvement, alors qu’ils étaient en mission dans le sud de la rca.
La Coordonnatrice humanitaire en Centrafrique, Denise Brown, s’est dite « profondément choquée et consternée » par ces deux attaques perpétrées par des individus armés contre des organisations humanitaires.
L’organisation humanitaire, Action contre la faim, avait annoncé, vendredi, la suspension d’une partie de ses activités dans la préfecture de la Basse-Kotto dans le sud de la RCA, suite à l’attaque d’un véhicule de l’ONG dans laquelle cinq personnes ont été blessées.
Il s’agit notamment de la suspension des activités de ses cliniques mobiles ainsi que ses activités visant à améliorer l’accès à l’eau potable au profit de 11.000 personnes dans les zones reculées de la préfecture de la Basse-Kotto, dont de nombreux enfants et femmes enceintes.
« Chaque fois que les humanitaires sont pris pour cible, la vie de milliers de personnes vulnérables est en danger. Les humanitaires qui s’efforcent d’aider la population dans des conditions extrêmement difficiles ne doivent pas être attaqués” », a déclaré dans un communiqué Mme Brown.
Une quarantaine d’incidents enregistrés depuis le début de l’année
La RCA est l’un des pays les plus difficiles au monde pour les travailleurs humanitaires. Entre le 1er janvier et le 15 avril 2022, 43 incidents affectant des organisations humanitaires ont été enregistrés au cours desquels 11 travailleurs humanitaires ont été blessés.
Selon l’ONU, au moins un incident par jour contre des travailleurs humanitaires avait été enregistré en 2021 dans ce pays, la moitié étant des vols, des braquages et des intrusions. Ces incidents sécuritaires entravent l’acheminement de l’aide humanitaire dont dépend pourtant plus de la moitié de la population centrafricaine.
Ces incidents sécuritaires interviennent alors que 3,1 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et de protection en République centrafricaine cette année, soit 63% de la population. 2,2 millions d’entre elles ayant des besoins sévères pourraient ne pas survivre sans l’assistance et la protection requises.
Malgré un environnement opérationnel difficile et dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide en 2021 à 1,8 million de personnes en situation d’urgence.
« Les civils demeurent les premières victimes du conflit en Centrafrique et l’aide humanitaire est une question de vie ou de mort pour des millions de personnes. Les humanitaires qui leur viennent en aide en toute neutralité et impartialité doivent bénéficier d’un libre accès en toute sécurité », a fait valoir la Coordonnatrice humanitaire.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – Dans la matinée du mardi 19 avril 2022, s’est tenu dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance, la cérémonie d’Installation des nouveaux membres de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance. La cérémonie s’est déroulé en présence du Chef de l’État, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, du Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, du Premier ministre intérimaire madame Sylvie Baipo Temon et des membres, des certains personnalités de la République, des membres du gouvernement et des quelques diplomates accrédités auprès de la République Centrafricaine.
centrafrique.org/au-milieu-le-president-de-la-republique-chef-de-letat-le-professeur-faustin-archange-touadera-a-gauche-le-president-de-lassemblee-nationale-lhonorable/” data-wpel-link=”internal”>Au milieu le Président de la République, chef de l’État le Professeur Faustin Archange TOUADERA, à gauche le Président de l’Assemblée nationale, l’honorable
Mentionner dans le Titre XIV (article 146 à 150) de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016, la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de toute association ou de tout groupe de pression. Cette institution veille à la représentation équitable de toutes les régions de la République Centrafricaine dans les Institution publiques et parapubliques. Veille à proscrire toute gestion familiale, clanique, patrimoniale et partisane de la chose publique et veille également à la protection des droits minorités, des peuples autochtones, des personnes handicapées ainsi que du principe de l’égalité entre homme et femme.
Dr Guy Eugène Demba, Président de la Haute Autorité chargé de la Bonne Gouvernance
Rappelant que s’était à la date du 16 février 2022 que les enseignants supérieurs de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui se sont réunis pour élire l’un d’entre eux. Le Dr Guy Eugène Demba, président sortant est réélu à sa propre succession à 100% sur le 23 votants.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – Décidément, le pays est loin de s’en sortir. Avec les mercenaires de Wagner, dit les Mercenaires russes, qui ne sont guidés par aucune morale, la République centrafricaine creuse de plus en plus le fond. Dans la nuit du samedi à dimanche, trois mercenaires de Wagner, en slip, pistolets à la hanche, ont quitté leur base derrière la gendarmerie pour entrer dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie nationale. Dès leur arrivée, ils se sont dirigés vers la maternité où ils ont commis des actes d’attouchements sexuels et de viol sur des malades et le personnel soignant.
centrafrique.org/direction-generale-de-la-gendarmerie-a-bangui-centrafrique-le-6-aout-2019-par-cnc-micka/” data-wpel-link=”internal”>Direction générale de la gendarmerie à Bangui, en République centrafricaine. CopyrightCNC
Incursion des mercenaires russes à la gendarmerie
C’est une scène d’une gravité exceptionnelle qui s’est déroulée le dimanche 10 avril dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie à Bangui. On a l’impression que même dans un camp militaire, les mercenaires russes ne semblent pas avoir aucunement des limites. Ces sanguinaires sans pitié cherchent des proies partout où ils se rendent. C’est ainsi qu’à la maternité de la gendarmerie, les femmes qui venaient d’accoucher ont eu le malheur de leur vie d’avoir croisé ces malades mentaux cette nuit. Pour elles, la double peine est réelle : ne pas avoir été défendues au moment de l’agression. C’est un traumatisme supplémentaire à gérer.
Guérite à l’entrée de l’infirmerie de la gendarmerie nationale au camp Henri Izamo à Bangui
Agression à la maternité
En effet, le dimanche 10 avril 2022, de 10 heures à 1 heure du matin , trois mercenaires de la société Wagner, en slip, pistolets à la hanche, alcool à la main, ont pénétré dans le camp Henri Izamo de la gendarmerie nationale. Dès leur arrivée, ils se sont dirigés vers la maternité où ils ont retrouvé deux accouchées, une infirmière et une aide accoucheuse. présentes dans leur bureau.
Les mercenaires russes, sans retenues, se sont mis à faire des attouchements et des signes sexuels sur ces deux femmes qui venaient pourtant d’accoucher. C’était pénible et humiliant, témoigne l’une des victimes à CNC sous couvert d’anonymat.
Pendant ce temps, l’infirmière présente avait constaté les faits et exige aux hommes de Wagner de les laisser tranquilles, car elles venaient d’accoucher. Elles ont encore du sang sur elles, disait-elle à ces mercenaires. Or, son intervention, plus que salutaire, va lui coûter cher. Les mercenaires russes, abandonnant les deux accouchées, retournent maintenant sur l’infirmière pour tenter de l’agresser. Mais celle-ci avait eu le courage d’aller se réfugier dans la salle d’accouchement et appelle au téléphone le chef du centre, qui est aussi l’un de ses collègues gendarmes .
Intervention du gendarme, départ de l’infirmière
Le chef du centre, appelé en urgence par l’infirmière, est arrivé immédiatement à la maternité et commence à persuader les mercenaires russes de quitter le lieu. Il ordonne aussi à l’infirmière de rentrer à la maison. Mais les hommes de Wagner, terriblement alcoolisés, faisaient semblant de quitter le lieu, mais ils sont revenus, derrière le bâtiment pour forcer la fenêtre de la salle d’accouchement et entrer par effraction.
Pendant ce temps, l’aide accoucheuse, une adjudant-chef, était encore dans la maternité. Les russes en ont profité pour l’agresser sexuellement tour à tour durant des heures dans la maternité et transformer la salle d’accouchement en une boîte boîte de nuit jusqu’à 1 heure du matin du lundi.
Selon notre investigation, ces mercenaires russes ne sont pas sur leur première agression sexuelle dans cette maternité. Comme si ils ont l’habitude d’agresser cette aide soignante plusieurs fois.
Mais la chose la plus étonnante, ces hommes de Wagner semblent avoir une liberté totale et illimitée dans le pays. Ils ont terrorisé presque tout le monde, personne ne peut oser critiquer ou dénoncer leurs agissements.
Depuis lors, ni le directeur générale de la gendarmerie, ni le gouvernement ne condamnent ces actes criminelles ou cherchent à trouver une solution.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 20 avril 2022
Bangui (CNC) – La ville minière de Ndachima, située dans la préfecture de la Ouaka, tourne depuis quelques semaines sans le maire de la ville. Ce dernier a malheureusement été exécuté par les Mercenaires russes de la société Wagner qui l’ont accusé d’être de mèche avec les rebelles de l’UPC, ce que sa famille conteste catégoriquement.
Bambari-ali-darassa-invite-les-morts-a-sa-table/un-mercenaire-russe-dans-un-pick-up-des-rebelles-de-lupc-a-ndassima/” rel=”attachment wp-att-39177″ data-wpel-link=”internal”>un mercenaire russe dans un pick-up des rebelles de l’upc à ndassima, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.
Selon des informations recueillies auprès de la famille endeuillée, monsieur Sanda, maire de Ndachima aurait été faussement accusé par les mercenaires russes d’être de connivence avec les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du chef rebelle Ali Darassa.
D’après les mêmes sources, c’est sur la base de cette fausse information qu’ils ont décidé de l’éliminer. Or, d’autres sources locales ont indiqué que la décision d’exécution du maire Sanda serait venue de la part du préfet de la Ouaka, monsieur Victor Bissekoin.
« La plupart des exécutions sommaires perpétrées par les mercenaires russes dans la Ouaka est l’œuvre du préfet Victor Bissekoin en personne. L’homme est très rancuneux et ne cesse pas de préméditer ces collaborateurs », lance un cadre de la mairie de Bambari.
Rappelons qu’en moins de trois mois, Monsieur Victor Bissekoin, préfet de la Ouaka est accusé de deux meurtres sordides dans la localité. L’un concerne l’exécution de l’ancien maire de Bambari Didier Wangué, , assassiné avec sa famille le 14 décembre 2021 par les miliciens Anti-Balaka en faction Touadera dans sa ferme du village Gallougou. Le deuxième concerne Monsieur Sanda, maire de Ndachima, assassiné par les mercenaires russes dans sa localité de Ndachima.
Rappelons que Monsieur Sanda est un originaire d’Ouadda, dans la Haute-Kotto. À cause d’un problème de jalousie qu’il avait eu avec le chef rebelle Zacharia Damane, il avait quitté sa ville de Ouadda il y a plus de 20 ans pour se réfugier à Ndachima, dans la Ouaka. Mais quelques années plus tard, il a été nommé maire de Ndachima, le poste auquel il a occupé jusqu’en 2022, date de son exécution par les mercenaires russes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – La localité d’Amadagaza, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mambéré-Kadéi, situé à 139 kilomètres au nord-ouest de Berberati, dans l’ouest de la République centrafricaine, est secouée depuis le week-end dernier par des affrontements entre des rebelles de 3R et les Mercenaires russes de la société Wagner, provoquant une intervention des deux hélicoptères de combat.
Les éléments rebelles de 3R. Photo CNC
Samedi 16 avril 2022, vers 15 heures, les mercenaires russes, armés jusqu’aux dents, sur des motos, ont attaqué les positions des rebelles de 3R dans la localité d’Amadagaza, plus précisément à 25 kilomètres de la ville, proche de la rivière Boumbé qui sépare le territoire centrafricain à celui du Cameroun. Le combat a duré environ 2 heures et s’est terminé vers 17 heures. Aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais des sources militaires locales parlent d’un mort et d’un blessé du côté des rebelles. Or, du côté des mercenaires russes, aucun bilan n’est disponible pour le moment, mais les mêmes sources parlent aussi d’un blessé. D’après elles, deux hélicoptères des mercenaires russes, positionnés dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, sont appelés au renfort. Ce qui a permis aux rebelles de se retirer et cesser le combat vers 17 heures.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – C’est un ex-commandant de zone de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-Est de la rca. Mais après le retrait de ce mouvement de l’accord politique pour la paix en République centrafricaine (APPR-RCA), l’homme conteste la décision de son chef hiérarchique Ali Darassa et se sépare de l’UPC. Mais douze mois plus tard, il envisage de prendre une autre décision radicale : quitter l’APPR-RCA, si possible de regagner l’UPC.
De gauche à droite, le colonel Adamou Sengue sengue et le général Hassan Guéndérou
Après près de deux ans de sa signature, six groupes armés parmi les 14 signataires de cet accord de paix de Khartoum, dont l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avaient décidé de suspendre leur participation dans les différents organes de la mise en œuvre de cet accord de paix et quittent le gouvernement. Ils dénoncent l’attitude du chef de l’État. D’après eux, ce dernier n’a pas honoré ses engagements dans le cadre de cet arrangement politique. Or, l’un des trois représentants de l’UPC dans le gouvernement NGRÉBADA, quant à lui, refuse de quitter le gouvernement. Il s’agit de monsieur Hassan Bouba. Celui-ci mène une démarche parallèle en vue de diviser ce groupe armé, et ramener les combattants dans l’APPR-RCA. C’est en ce moment que l’autoproclamé général Hassan Guéndérou, commandant de zone de l’UPC dans le Haut-Mbomou, convaincu par les arguments avancés par monsieur Hassan Bouba, avait décidé, avec tous ses éléments, de quitter le groupe UPC pour réintégrer l’APPR-RCA. Mais plus de douze mois après, toutes les promesses faites par le ministre Hassan Bouba au Général Hassan Guéndérou ne semblent qu’être une utopie.
C’est dans cet ordre d’idée que le général Hassan Guéndérou, avec ses officiers, a organisé une réunion la semaine dernière à Obo. L’objectif, quitter l’APPR-RCA.
Pour de nombreux observateurs, leur départ de l’APPR-RCA signifie le retour aux affrontements avec les forces de l’ordre.
Mais retourneront – t-il au sein de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa ?
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mercredi 20 avril 2022
Bangui (CNC) – En grève depuis plus de deux semaines pour dénoncer les tracasseries routières sur le corridor Douala-Garoua Boulaï, les transporteurs routiers menacent d’observer prochainement un mouvement de grève sur le corridor Béloko- Bangui pour exiger du gouvernement centrafricain l’allègement significatif du nombre de postes de contrôle intermédiaires qui sont à l’origine des nombreuses tracasseries sur le corridor.
La traversée du corridor Douala-Bangui, long de 1416 km, est un véritable parcours du combattant. Les transporteurs routiers qui assurent le fret terrestre entre la capitale économique du Cameroun et celle de la République centrafricaine Bangui sont régulièrement confrontés à de nombreuses difficultés. Notamment des tracasseries policières causées par une multitude de postes de contrôle où ils doivent souvent payer des pots-de-vin pour qu’on les laisse avancer.
D’après le journal camerounais éco Matin qui a rapporté les propos de monsieur Moise Vokeng, président du réseau des professionnels des transports routiers du Cameroun, les pertes journalières pour les transporteurs sur cet axe routier, rien que sur le territoire camerounais, sont estimées à des milliards de francs CFA. D’après lui, en moyenne, 35 000 camions de marchandises qui transitent entre le Cameroun, la République centrafricaine et
le Tchad.
Contactés par CNC, certains transporteurs estiment que sur l’axe Béloko – Bangui, la multiplicité des contrôles routiers est énorme. Selon eux, rien qu’à la barrière de Béloko, il y’a un poste des soldats FACA juste après celle de la douane. Donc après des formalités douanières, il faut ensuite verser un pot de vin à la barrière des soldats, alors que leur présence sur le lieu est d’assurer la sécurité de la douane. Mais en plus de fonds versés par la douane, ils préfèrent en plus racketter les transporteurs routiers. À Baboua et à l’entrée de la ville de Bouar, c’est aussi les mêmes pratiques, et ce, à seulement 150 kilomètres de distance.
Par ailleurs, ces mêmes transporteurs routiers entendent dénoncer les violences qu’ils font l’objet régulièrement sur la route. D’après eux, pour un rien, ces hommes de Wagner portent des mains sur eux.
Les forces camerounaises se sont déployées à la frontière du pays avec la République centrafricaine après des informations d’enlèvements répétées par les rebelles centrafricains ce mois-ci, rapporte VOA.
Selon les informations, les forces armées du Cameroun ont décidé de prendre des mesures pour protéger les populations à la frontière avec la Centrafrique. L’armée a mené des opérations dans certains villages à sa frontière orientale avec la rca lundi pour libérer, selon VOA, des civils retenus captifs par des rebelles centrafricains.
« Quand nous sommes arrivés, malheureusement ils [les rebelles présumés] nous ont vus. Alors, ils ont ouvert le feu, mais nous avons réagi immédiatement, et, dans l’affrontement, ils se sont enfuis. Avant de s’enfuir, ils ont tué un otage et un a été grièvement blessé, alors il est mort. Cependant, sur les sept que nous avons libérés, cinq sont arrivés {chez nous} sains et saufs. Nous continuons à demander à la population de coopérer, de nous donner des informations au moment opportun afin que nous puissions réagir », a le colonel Dominique Njoka cité par VOA.
Selon lui, certains des rebelles se sont échappés à travers la frontière poreuse tandis que d’autres se cachent toujours dans les forêts du Cameroun. Des centaines de soldats ont ensuite été déployés par l’armée camerounaise dans la région pour débusquer les rebelles, qui ont enlevé au moins 35 civils au Cameroun au cours des trois dernières semaines.
Alain rassemble les quelques pièces accumulées après une journée de travail sous le cagnard: à peine 2.000 francs CFA, environ 3 euros. L’ homme de 18 ans, qui vend de l’eau à N’Djamena, a vu son quotidien se détériorer depuis l’arrivée au pouvoir il y a un an de Mahamat Idriss Déby Itno.
“Cette année est particulièrement difficile parce que je n’arrive pas à écouler ma marchandise”, raconte à l’AFP Alain, qui ne souhaite pas donner son nom, le t-shirt noir couvert de poussière.
Il attend passivement sur une petite chaise en bois, le regard dans le vide, près d’un petit marché du quartier Ardebdjoumal, dans le 3e arrondissement de la capitale. La clientèle ne se bouscule pas pour acheter des petits sachets d’eau, qu’il vend 50 francs l’unité, soit 7 centimes d’euro.
“La gestion de Déby père était meilleure que celle de son fils”, poursuit-il, en baissant la voix.
Le Tchad est, selon l’ONU, le troisième pays le moins développé de la planète. La Banque mondiale estime que 42% d’une population d’environ 16 millions d’habitants vit sous le seuil de pauvreté. Quelque 5,5 millions de personnes – un tiers de la population – ont besoin d’une “aide humanitaire d’urgence”, selon les Nations Unies.
Augmentation des prix de l’huile et du pain, exacerbée par le conflit en Ukraine, coupures récurrentes d’électricité, vétusté des routes, baisse de la production pétrolière: le quotidien des Tchadiens ne s’est pas amélioré depuis un an et l’arrivée au pouvoir de Mahamat Idriss Déby, qui a succédé à son père, Idriss Déby, qui avait dirigé d’une main de fer pendant 30 ans ce pays enclavé d’Afrique centrale.
Le jour de l’annonce par l’armée de la mort d’Idriss Déby, le 20 avril 2021, son fils Mahamat Idriss Déby, jeune général de 37 ans, s’est vu proclamé chef d’une junte de 15 généraux et Président de la République de transition.
Selon un rapport de l’International Crisis Group publié en janvier 2021, contesté par les autorités, le Tchad consacre “30 à 40%” de son budget national à la défense. D’après l’Unesco, le budget de l’éducation ne représentait en 2019 que 2,37% du PIB.
“Les prix ont flambé”
Moussa Nouerma sillonne les allées du marché de Ardebdjoumal, de grosses gouttes de sueur tombant sur son visage. Moussa, marchand ambulant originaire du sud du pays et âgé de 29 ans, tente d’écouler des cigarettes. Non sans mal. “Cette activité n’est pas rentable mais je suis obligé de le faire pour ma propre survie”, raconte-t-il, sa marchandise posée en équilibre sur sa tête.
“La cherté de vie, nous la ressentons plus sous le règne de Déby fils” se plaint-il, déplorant notamment les “nombreuses coupures d’électricité”, mais prenant aussi pour exemple le prix d’un simple plat de riz: “Il y a un an, il était à 250 francs (environ 37 centimes d’euro), contre 300 francs aujourd’hui (45 centimes)”.
Dans les rues de N’Djamena, rien ne semble avoir changé depuis un an. Les affiches de campagne de l’ancien président Idriss Déby, qui briguait un sixième mandat en avril 2021, sont toujours placardées sur de nombreux murs. Le long des artères poussiéreuses battues par le souffle de l’harmattan, le vent sec venu du désert, des enfants font la manche près des feux de circulation.
Dans les allées du grand marché central de la ville, dans le quartier d’Ambassatna, de nombreux mendiants tendent la sébile. Léa, âgée de 30 ans, s’arrête devant un étal pour acheter des légumes. Et reste interloquée devant les prix. “Nous n’arrivons même pas à remplir les paniers cette année; les prix ont triplé sur les marchés”, s’indigne-t-elle. “Il faut que l’État intervienne pour réguler”.
“Pendant le mois de ramadan, les prix ont flambé, tout est cher”, abonde Patrick, qui sillonne le marché sur une mobylette.
Depuis plusieurs mois, des manifestations contre la vie chère sont organisées à N’Djamena. “La question sociale est un problème pour les autorités”, redoute auprès de l’AFP Kelma Manatouma, chercheur tchadien en sciences politiques. “Cela peut créer des troubles”.
Texte par: DW français
Publié par: Corbeaunews Centrafrique
Sept ans après la création de ce tribunal, trois chefs de guerre sont poursuivis pour crimes de guerre devant des magistrats nationaux et internationaux.
Dans le box des accusés, trois suspects sont attendus : Issa Sallet Adoum alias Bozizé, Yaouba Ousman et Mahamat Tahir. Tous des anciens membres du groupe rebelle “3R” (Retour, Réclamation et Réhabilitation). Ils sont poursuivis pour des crimes qui auraient été commis en 2019, à Lemouna et Koundjili dans la province de Paoua dans le nord-ouest du pays.
Dans la province de Paoua, les victimes et les organisations de défense des droits de l’Homme espèrent beaucoup de ce premier procès
Pour les avocats des victimes, le début de ce procès devant la Cour Pénale Spéciale est une bonne nouvelle. “Cette audience est capitale parce que beaucoup de victimes, des orphelins des actes qui ont été commis par les hommes des 3R à Lemouna et Koundjili, c’est le moment où jamais” explique Me André Olivier Manguereka. “Les victimes vont exprimer leur préoccupation devant la Cour Pénale Spéciale. J’ai déposé une plainte le 11 mars 2020, au nom de ces victimes et nous avons recueilli assez d’éléments pour étayer nos arguments pour défendre les victimes”.
Signal fort
Le procès s’ouvre au moment où plusieurs civils sont tués et des maisons incendiées à Aïngbando, dans le nord du pays. Des actes attribués aux forces centrafricaines et leurs alliés russes. Pour la Cour pénale spéciale, ce procès est un signal fort pour ceux qui se croient intouchables.
“Ce procès constitue une mise en garde pour tous ceux qui pensent qu’ils pourront violer sans gêne les droits humains et circuler librement sur le territoire national. La justice quelle que soit sa forme ou sa lenteur, atteindra toujours ses objectifs à savoir, garantir les droits constitutionnellement établis de tout centrafricain et étranger vivant sur le territoire national. C’est ce rôle qui relève de la justice en tant que piédestal de l’Etat de droit dans tout Etat”, estime Jean-Bruno Malaka, le porte-parole de la Cour pénale spéciale.
Petite sœur de la CPI
La Cour pénale internationale, la juridiction sœur de la Cour pénale spéciale, se réjouit de l’ouverture de ce procès. Esti Tambay, conseillère juridique à la CPI affirme que “les accusés auront droit à la pleine protection de leurs droits y compris la présomption d’innocence. Le premier procès sera un test crucial du système de la Cour Pénale Spéciale. Il sera important pour le tribunal d’évaluer le déroulement de ce premier procès afin d’en tirer des leçons qui pourront être utilisées pour améliorer ses pratiques pour les procès futurs. Finalement il est important de savoir que la CPS mène des enquêtes en tandem avec la Cour Pénale Internationale. La CPI est une cour permanente de dernier recours”.
L’audience qui s’ouvre ce mardi comporte aussi des risques à cause des remous au sein des avocats, constitués et commis d’office. Certains boudent en effet l’offre de la CPS qui serait au deçà de leurs attentes.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 19 avril 2022
Bangui (CNC) – Dans le monde, c’est le Salvador qui est le seul pays pour l’heure à avoir fait du Bitcoin une monnaie légale. Mais la République centrafricaine, qui envisage de faire le même pari, pourrait devenir le premier pays africain à faire de la cryptomonnaie une monnaie légale. Or, cette monnaie électronique est totalement risquée : complexité, forte, volatilité, approche frauduleuse. C’est une monnaie d’une économie criminelle qui échappe à tout contrôle.
Reunion de sensibilisation présidée par le 1er VPAN Evariste NGAMANA à l’hôtel Azimuts sur le projets de Loi sur la cryptomonaie en RCA
Panique au sommet de l’État
Décidément, avec la perspective d’une crise financière au trésor public, Touadera est résolument plongé dans une panique générale. Même avec le Bitcoin, une monnaie électronique qui échappe à tout contrôle, il est prêt à faire le saut pour satisfaire le besoin de ses amis criminels et mafieux.
Mais c’est quoi le Bitcoin?
Selon le dictionnaire Wikipédia, « une cryptomonnaie, dit aussi cryptoactif, est une monnaie numérique émise de paire à paire sans nécessité d’une banque centrale, et utilisable au moyen d’un réseau informatique ».
Vous l’avez compris, le Bitcoin est une monnaie virtuelle qui échappe à tout contrôle des autorités financières régionales et internationales, qui n’a pas de dépositaires, qui n’a pas de support et qui favorise le blanchiment. Mais comment la banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui a le monopole d’émission de monnaie en Afrique centrale, va-t-elle réagir? Comment le FMI et la banque mondiale qui sont en négociation en ce moment avec le gouvernement vont-ils réagir ?
Les députés assis à latérale gauche lors de la reunion d’appel à voter le projet de Loi sur la cryptomonaie à l’hôtel Azimuts à Bangui
Comment le Bitcoin est arrivé en RCA?
Souvenez-vous, au mois de novembre 2021, le Président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avait gracieusement offert la salle du parlement centrafricain à l’artiste congolais Koffi Olomidé pour un concert semi-public. Or, en réalité, l’artiste congolais avait été invité par l’homme d’affaires camerounais Émile Parfait Simb, soi-disant spécialiste de cryptomonnaie.
Cette soirée musicale était consacrée, selon ses auteurs, à une levée de fonds pour l’Assemblée nationale. D’ailleurs, le lendemain, Sarandji avait même déclaré qu’une somme importante avait été levée ce jour en faveur de l’Assemblée nationale. C’est ce même Émile Parfait Simb qui est à l’origine de la construction actuelle d’un bâtiment annexe de l’Assemblée nationale. Donc leur but principal c’est de légalisze le Bitcoin comme une monnaie légale en République centrafricaine afin de leur permettre d’avoir un lieu de recyclage de l’argent sale.
Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 5 mai 2021. Photo CNC
Mais comment veulent-ils procéder?
Le chef de l’État, son Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale veulent passer par le vote d’une loi au parlement. C’est ainsi que le mercredi 13 avril 2022, une session avait été convoquée à la commission des finances en présence du Premier ministre Félix Moloua, mais pas celui des finances.
Bizarre! Le débat a été houleux, mais plusieurs zones d’ombre avaient été relevées dans le projet. Le Premier ministre avait décidé qu’il reviendrait avec le projet devant la commission une fois de retour des États-Unis.
Mais contre toute attente, deux jours plus tard, le vendredi dernier, à l’hôtel Azimut à Bangui, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Monsieur Évariste Ngamana a organisé une réunion d’appel à voter de la loi instaurant la cryptomonnaie comme une monnaie légale en République centrafricaine. Le vote est prévu pour ce jeudi.
Mais que dit dans ce projet de cryptomonnaie ?
Ce projet de loi, s’il sera voté par le parlement, aura pour objet de régir toutes les transactions liées aux cryptomonnaies en République centrafricaine, sans restriction, avec un pouvoir d’émission illimité dans toute sa transaction et à tout titre effectué par les personnes physiques ou morales, publiques ou privées.
En plus, le taux de change entre les cryptomonnaies et la monnaie utilisée en République centrafricaine est librement déterminé par le marché.
Les contributions fiscales peuvent être payées en cryptomonnaies à travers les plates-formes reconnues et autorisées par le Gouvernement Centrafricaine.
Plus étonnant dans ce projet de loi, tout agent économique est tenu d‘accepter les cryptomonnaies comme forme de paiement lorsqu‘elles sont proposées pour l’achat ou la vente d’un bien ou d‘un service.
Et après l’adoption de la loi ?
D’après les termes de ce projet de loi, l”État doit garantir à travers la Banque centrale par la création d’un Trust, la convertibilité automatique et instantanée des cryptomonaies. Ce que doute fortement la faisabilité du moment où la Banque centrale n’a pas été consultée.
Et tous les contrevenants aux dispositions de cette loi seront possibles d’une peine de prison ferme de 20 ans, assortie d’une amande comprise entre 100 000 000 à 1 000 000 000 de F CFA.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le vendredi 15 avril 2022
Bangui (CNC) – De nombreuses enquêtes de journalistes d’investigation ont révélé les campagnes de désinformation que la Russie mène en Afrique sur les réseaux sociaux et les médias en ligne. Il n’est de secret pour personne, la Russie met les moyens pour tenter de parvenir à ses fins. Payer des journalistes peu scrupuleux pour publier des piges et conter ses bienfaits, ou raconter des mensonges pour se faire plaindre en passant pour les victimes de complots, voilà comment la Russie joue le jeu pour s’étendre en Afrique.
Le Russe Alexandre Ivanov, chef de la COSI
Des médias propagandistes
Ainsi en Centrafrique, voici la dernière fausse information relayée par « le Potentiel centrafricain », ce blog privé que tout un chacun sait être financé par la Russie : « Le Conseiller russe à la Présidence, Vitali Perfilev, serait empoisonné par l’occident… ».
Les « sources dignes de foi » qui ont enquêté assurent que ce sont les services de renseignement occidentaux qui l’ont empoisonné… Un article qui sonne creux, aussi bien sur le fond que sur la forme. Ce qui laisse clairement des doutes sur le professionnalisme de l’auteur. Une fois de plus, ils sont incapables de prouver la moindre de leurs allégations. Une fois de plus, il faudrait croire aveuglement sur parole ces russes qui envoient leurs mercenaires pour « rétablir la paix et la sécurité » ?
Les libérateurs massacreurs
Doit-on encore rappeler qui ils sont vraiment ? Des soi-disant libérateurs qui massacrent le peuple centrafricain pour remplir leurs poches d’or ou de diamants, comme ils l’ont récemment fait à proximité des sites d’exploitation à Gordil et à Markounda au nord de la RCA mi-mars. Des « garants » de la sécurité qui écrasent les bébés dans Bangui avec leurs 4×4, et tuent sans distinction femmes, enfants et vieillards sans raisons aucunes comme ils l’ont fait à Aigbando, Mouka , Yangoudroudja etc….
Des bandits, qui sous prétexte de pacifier la Centrafrique, se servent sans payer dans les magasins des villes, ou pompent les réserves de carburant dans tout le pays, accentuant la crise en faisant augmenter les prix de toutes les matières de premières, comme le litre d’essence qui augmente de 30 % ou une course en moto taxi de 50%. Des bandits, qui maintenant que leur mère patrie ne parvient pas à annexer rapidement l’Ukraine, sont toujours plus nombreux à rentrer au pays, laissant la Centrafrique dans le désarroi et l’instabilité la plus totale.
Le mensonge et la propagande
Le mensonge et la propagande sont depuis des décennies inscrits dans les us et coutumes de la Russie, qu’elle exporte aujourd’hui sur son nouveau terrain de jeu qu’est l’Afrique. Mais les Centrafricains ne sont pas dupes, ils voient bien clair dans le jeu des russes.
Quant à monsieur Perfilev, s’il a réellement été empoisonné, c’est bien par l’atmosphère qui règne aujourd’hui à cause des mercenaires de Wagner. Des bandits envoyés en Centrafrique par des oligarques russes, qui, sous prétexte d’aider le pouvoir en place, pillent les ressources du pays, ses habitants et multiplient les exactions sur les populations.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le mardi 19 avril 2022
Bangui (CNC) – Ni le parquet général, ni la cour pénale spéciale (CPS), censé être indépendante et impartiale, ni les organisations de droit de l’homme, encore moins la société civile n’osent condamner le crime abject et islamophobe du capitaine SYLVANUS LÉNGBÉ et de ses éléments sur un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos et la gorge tranchée. Mais après la condamnation faite par le député Martin Ziguélé, Président du parti MLPC et l’ancien ministre Jean-Serge BOKASSA, c’est le tour de l’ancien ministre d’État Mohamed Moussa Dhaffane d’appeler le chef de l’État et ses collaborateurs au respect des droits humains.
Minusca-annonce-des-difficultes-a-acceder-a-aigbando-mais-dit-avoir-recolte-des-informations-utiles/un-homme-interpelle-dans-le-village-aigbado-par-les-russes-et-les-faca-2/” rel=”attachment wp-att-53542″ data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-homme-interpelle-dans-le-village-Aigbado-par-les-russes-et-les-FACA-450×439.jpg” alt=”Un homme interpellé dans le village Aïgbado par les russes et les FACA” width=”450″ height=”439″ />
Mohamed Moussa Dhaffane s’adresse au Président de la République
« Mon message s’adresse au chef de l’État Faustin Archange Touadera. La vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle on voit des FACA tranchés la gorge d’un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos nous choque énormément. Je viens ici pour vous dire avec tout le respect dû à votre rang qu’il faut changer radicalement des pratiques. La direction à laquelle vous êtes en train de vous engager n’est pas la bonne pour le bien de notre pays. Je vous demande sincèrement de la changer radicalement. Vous dites également à vos collaborateurs de changer également leur comportement, leur attitude avant que les choses ne deviennent trop tard », déclare l’ancien ministre d’État Mohamed Moussa Dhaffane sur son compte Facebook.
Diversion du pouvoir
Mais du côté du pouvoir, c’est tout autre chose. On préfère s’engager dans une nouvelle STRATÉGIE DE diversion pour légitimer le crime islamophobe du capitaine SYLVANUS LÉNGBÉ et de ses éléments.
Le pouvoir de Bangui, par la voix du ministre conseiller spécial Fidèle Gouandjika, omniprésent sur les réseaux sociaux, n’attaque plus la CPC ou la Minusca qu’il considérait comme les auteurs de la vidéo prétendument trafiquée où l’on voit des FACA tranché la gorge d’un jeune Mbororo dont les mains sont attachées dans le dos.
Martin Ziguelé dans le viseur
Désormais c’est l’Honorable Martin Ziguélé qui est dans leur viseur, accusé selon eux de salir l’image des FACA en exigeant une enquête sur le crime abject perpétré contre ces petits Mbororo par le capitaine islamophobe Sylvanus Léngbé et ses éléments.
Il est question, d’après les propos du même ministre conseillé spécial Fidèle Gouandjika, de lever l’immunité parlementaire du député Martin Ziguélé. Intimidation politico-judiciaire dirigée également envers tout député qui oserait battre en brèche les élucubrations du pouvoir de Bangui sur cette affaire. Incroyable.
D’après notre enquête sur cette affaire, l’acte criminel grave posé dans cette vidéo serait perpétré dans la Nana-Mambéré. Ça pourrait être dans la localité d’Ydéré. Aussi, dans la vidéo, parmi les soldats FACA qui ont participé à la commission du crime, il y’a aussi un élément de la police nationale. Celui-ci faisait partie des éléments du commissariat de Bouar. Or, l’état-major des FACA, de son côté, parle d’une vidéo trafiquée, dont le but principal serait de salir l’image de l’armée nationale. Une réaction honteuse et criminelle.
Bangui (CNC) – M. Alexander Bikantov, nouvel ambassadeur de la Fédération de Russie en République centrafricaine, est enfin arrivé à Bangui, le 25 mars dernier. Il était temps. Nommé par le président Poutine le 10 janvier, il succède à M. Titorenko, rappelé dans son pays pendant l’été 2021, après huit mois de vacance du poste.
centrafrique.org/m-alexander-bikantov-le-nouvel-ambassadeur-russe-devant-le-monument-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Alexander Bikantov, nouvel Ambassadeur de la Fédération de Russie devant le monument de la statue à la mémoire des Mercenaires russes de la société Wagner à Bangui
En vérité, le Kremlin ne semblait pas pressé d’envoyer un représentant en Centrafrique, et les dignitaires du ministère des affaires étrangères russe ne se sont pas non plus précipités pour en dépêcher un… D’ailleurs, à quoi sert vraiment cet ambassadeur ? Est-il le véritable représentant de son pays ? Dans le fond, l’action de la Fédération de Russie en Centrafrique est très faible : pas d’entreprises, pas d’investisseurs, pas de médecins, pas d’ONG.
Quelle aide peut nous apporter l’ambassade russe dans la voie de l’émergence et du développement?
Le Kremlin n’est représenté dans le pays que par les troupes de Wagner ! En fait de diplomates, des mercenaires. En fait de développement, le pillage et la guerre !
M. Bikantov ne s’y est pas trompé. Son premier acte symbolique, le 31 mars dernier, fut d’aller se recueillir devant le monument aux morts des mercenaires de Wagner, boulevard des martyrs. Il aurait très bien pu aller se présenter à M. Vitali Perfilev, celui-là même qui se comporte comme le véritable représentant de la Russie et se conduit en despote, lui ce conseiller russe à la sécurité de la présidence, lui le chef de Wagner dans le pays. S’il fallait encore rappeler que ce monument, « en hommage aux forces armées et aux combattants russes »,n’est finalement pas ce qu’il devrait représenter puisque le Président russe, Vladimir Poutine, ne reconnait n’avoir envoyé que des « instructeurs non armés » pour former les FACA. Et s’ils ne combattent pas, comment peuvent-ils mourir une arme à la main, pour qu’un monument à leur gloire leur soit érigé ?
La Russie, empêtrée dans sa guerre cruelle en Ukraine, se désintéresse de la Centrafrique, mais elle a semé le chaos en lâchant ses hordes de mercenaires sur le pays et elle est aujourd’hui incapable de réparer le mal qu’elle a cherché à répandre.
En Russie, certains députés minoritaires ont bien essayé, en vain, de faire passer une loi pour réglementer les activités des sociétés militaires privées (SMP) comme Wagner mais, sans surprise, M. Alexander Ivanov, le chef de la Communauté des Officiers pour la Sécurité internationale (COSI), le porte-parole officieux des mercenaires russes, s’est empressé de communiquer que cette loi de bon sens n’était pas nécessaire ! Il promet enfin que les mercenaires ne quitteront pas la Centrafrique… Pourtant personne ne les retient, les fils et filles de Boganda n’ont pas besoin d’eux !
Dans ces conditions, on comprend que M. Bikantov ne se soit pas pressé pour rejoindre son nouveau poste. Il a enfin présenté ses lettres de créances, ce vendredi 8 avril, au président Touadéra. Il peut désormais assister aux réunions du cercle restreint du président FAT le dimanche matin, ou encore à celles de l’Assemblée Nationale pourtant réservées aux centrafricains. On peut maintenant se demander qui porte la voix officielle de la Russie à Bangui ? M. Bikantov ? M. Perfilev ? M. Ivanov ? Le message de la Russie est, plus que jamais, environné de ténèbres.
Bangui (CNC) – Depuis deux jours, le prétendu Président du Front Républicain pour la Modification de la Constitution, ci-devant Héritier Doneng, se félicite d’avoir mobilisé 150.000 signatures en vue d’aller à la modification de notre loi-mère. A l’entendre s’époumoner, 150.000 signatures, est un succès-record. Si cet ogre du pouvoir ne maitrise ni les Statistiques encore mieux le Droit qu’il prétend défendre, allez-lui dire que 15.000 signatures ne représente que 0.05% de l’effectif de la population centrafricaine estimée à 5 millions d’habitants. En revanche, ni son activisme politique éhonté, ni les dispositions légales ne lui confèrent le droit de pousser son champion à niquer une fois de trop la Constitution.
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.
Mais seulement qu’avec ces gens, rien ne me surprend. Si FAT avait été “réélu” avec seulement moins de 20% du corps électoral, qu’est-ce qui lui sera difficile de faire un passage en force avec 0.05% de la statistique globale de la population ?
Les mathématiques ne sont pas l’apanage de ceux qui nous gouvernent depuis 2016.
capture d’écran de la publication du prétendu Président du Front Républicain pour la Modification de la Constitution
Des chiffres imaginaires
Alors que je dénonçais les statistiques éhontées du prétendu Président du Front Républicain pour la modification de la Constitution, lequel s’époumone qu’avec 150. 000 signatures, il dispose de toute la légalité constitutionnelle pour pousser son champion à convoquer un référendum, je me suis retrouvé ce soir, bien entendu à mon grand désarroi, avec une hausse vertigineuse des chiffres. Selon les images en annexe, on est passé en quelques heures de 150.000 à plus de 250.000 signatures. Il y a vraiment de quoi à rire et à pleurer.
Pas de crédit pour les chiffres
Ne venez pas dire que je fais de fixation sur les chiffres ou encore j’accorde beaucoup de crédit à ces ogres du pouvoir dont la voix ne dépasse pas les collines de l’Oubangui, tant il est vrai que les cafards qu’ils traînent dans leur tiroir avec la création de la milice requin rythmée par des exécutions extrajudiciaires leur ôte toute crédibilité. Bref, il s’agit uniquement de montrer en quoi le système qui nous gouverne est vicieux. En 2020, un leader de l’opposition leur disait que même pour tricher, il faut de l’élégance et de la manière. Sauf que l’élégance n’est pas le propre de ces gens – là. Pour couper court, il est plus qu’urgent qu’on leur dise “STOP, ça suffit, la République centrafricaine n’est pas votre patrimoine”.Ainsi, dans les jours à venir, je lancerais le slogan “s’unir pour agir, c’est gagner ensemble” ; une sorte de leitmotiv pour tous les compatriotes épris de paix afin de faire barrage à tout projet inique de modification de la Constitution.Tenez vous bien, la Patrie ou la mort, nous vaincrons 🙏🙏🙏
Édito rédigé par Ben Wilson NGASSAN, Observateur de la vie publique.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Le 30 Mars 2021, il y a de cela un an et dix-huit jours, le Président de la République prêtait serment pour un second mandat acquis au forceps, car n’ayant été “réélu” dès le premier tour qu’avec moins de 25% du corps électoral. Du haut de la chaire, l’homme du 30 Mars déclara, et j’étais un témoin oculaire : “Pour ce second mandat, l’impunité pour tous les crimes commis en Centrafrique est la ligne rouge à ne pas franchir”. Rappelons-le, c’était sous les ovations de ses fanatiques que ce discours avait été tenu. Certains observateurs commençaient même à accorder du crédit de confiance au discours de l’homme, espérant que pour cette fois la dame justice allait sévir depuis le palais de Mandjo contre tous les criminels politiques et économiques. En tout cas, en ce temps, l’espoir ne pouvait qu’être permis, car figurez-vous, c’est l’espoir qui fait vivre.
rca-prestation-de-serment-du-president-faustin-archange-touadera-a-lassemblee-nationale-a-bangui/prestation-de-serment-de-touadera-le-30-mars-2021/” rel=”attachment wp-att-45595″ data-wpel-link=”internal”>Prestation de serment du Président Faustin Archange Touadera, le 30 mars 2021 dans l’hémicycle de l’assemblée nationale à Bangui. Photo Présidence
Un an après ce gros scoop médiatique, il faut faire le bilan à mi-parcours. Faisant la revue des réseaux sociaux ce matin, je vois les partisans du régime se féliciter de l’arrestation du général Narkoyo. Un de ces commentateurs les plus loufoques est allé loin pour déclarer : “Après le Win na Win, place à Ngbanga na Ngbanga”. J’en ai ri au sein de ma mini bibliothèque.
La pensée qui m’a traversée et qui me hante en écrivant ces quelques lignes est la suivante :
-Hassan Bouba est-il déjà démis de ses fonctions et remis à la justice ?
-Abdoulaye Hissene jugé par contumace a-t-il déjà fini de purger de sa peine ; les rumeurs de sa très prochaine nomination au gouvernement sont-elles fausses ou bien on en sera encore servi, sous peu, nous les victimes ?
-La Mairie de Bangui, le ministère des finances, le Parlement, le Ministère de la Défense où pèsent des grands rapports de la Cour des Comptes ou encore de l’inspection Générale de l’État ont-ils déjà rendus à la justice leurs criminels économiques ?
Hier Bozoumgate, Beckergate, Renaissance Gate. Qu’avons-nous fait de tous ces crimes économiques odieux ? Ou cette justice pour tous ne doit sévir que pour les autres ?
En pervertissant la morale politique et en baillônnant la justice, la vraie, nous sommes entrain d’empêcher ce pays d’aller vers la vraie réconciliation et le renouveau.
En Centrafrique, les dernières années ont vidé les discours politiques de toute crédibilité. De moins en moins, le Peuple croit à ses dirigeants. Entre les discours et la réalité, il y a encore un grand gap à combler.
Dans un pays à l’État de droit quasi-failli, ensanglanté par des décennies de guerres civiles, dont la dernière, entamée il y a 9 ans, perdure aujourd’hui, et avec un territoire aux deux tiers aux mains de milices armées il y a un an, la CPS a dû franchir un éprouvant parcours d’obstacles pour en arriver là.
Et rien n’est joué encore pour cette juridiction qui peine à affirmer son autorité quand le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra, accusé par l’ONU, l’Union européenne et la France d’avoir jeté son pays sous la coupe de Moscou et de la société russe de sécurité privée Wagner, qui exploite ses rares richesses – l’or et le diamant – en échange de sa protection contre les rebelles.
Si la CPS est louée par certains comme un modèle de justice à exporter dans d’autres pays en guerre civile ou qui s’en relèvent, d’autres doutent de son efficacité tant elle a tardé à ouvrir son premier procès, pour trois criminels de guerre présumés sans envergure.
Créée en 2015 par le gouvernement avec le parrainage de l’ONU, mais dont les travaux ont été lancés seulement en octobre 2018 avec les premières enquêtes, la CPS – composée de juges et procureurs nationaux et internationaux originaires notamment de France, du Togo et de RDC – audiencera mardi son premier procès pour juger pour crimes de guerre et crimes contre l’Humanité, commis en mai 2019, Issa Sallet Adoum, Ousman Yaouba et Tahir Mahamat.
Membres d’un des plus puissants groupes armés qui terrorisent les populations depuis des années, les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), ils sont accusés du massacre de 46 civils dans des villages du nord-ouest du pays.
– Obstacles –
L’ouverture de ce procès – qui ne fait l’objet d’aucune publicité par le gouvernement alors que des ONG internationales et des juristes étrangers le qualifient d’”historique” – survient exactement cinq mois après l’arrestation par des policiers de la CPS du ministre de l’Elevage et ex-chef rebelle Hassan Bouba dans son ministère à Bangui.
Si la CPS n’avait pas précisé les raisons de son inculpation, l’ONG américaine The Sentry, spécialisée dans la traque de l’argent sale qui finance les guerres, affirmait qu’il était directement responsables de l’attaque d’un camp de déplacés en novembre 2018 qui s’était soldée par la mort d’au moins 112 villageois dont 19 enfants.
Quelques jours après, il était exfiltré de prison par des gendarmes avant de regagner son ministère, à quelques centaines de mètres de la CPS, et d’être décoré par le chef de l’Etat de l’Ordre national du Mérite.
“La CPS se heurte à des obstacles dressés par le pouvoir, parfaitement illustrés par l’affaire Hassan Bouba”, déplore Nicolas Tiangaye, avocat et porte-parole de la Coalition de l’opposition-2020 (COD-2020), qui regroupe la quasi-totalité des partis de l’opposition non armée.
Selon ses détracteurs, la CPS ne peut même pas compter sur le soutien des 14.000 Casques bleus de la Mission de maintien de la paix de l’ONU en Centrafrique (Minusca), alors que les Nations unies en sont le parrain et le principal bailleur de fonds. La CPS dispose d’un budget annuel de 12 millions d’euros, principalement fourni par l’ONU, l’UE et les Etats-Unis.
– “Gros poissons” –
“Les décisions des juges doivent être appliquées par d’autres entités, il y a au moins 25 mandats d’arrêts mais ni la Minusca, ni les autorités centrafricaines ne les exécutent alors que cela fait partie de leur mandat”, dénonce Alice Banens, conseillère juridique pour Amnesty International.
“La véritable question maintenant est de savoir si nos mandats, y compris ceux destinés aux gros poissons, seront exécutés”, admet pour l’AFP le président centrafricain de la Cour, Michel Landry Louanga.
La CPS est aussi affligée par une logistique défaillante qui n’a pas aidé à sa mise en place extrêmement longue – les deux derniers juges étrangers ont pris leurs fonctions en février et “des postes clés de la CPS restent vacants et difficiles à pourvoir”, déplore l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un récent rapport.
“La situation de la CPS est particulière, c’est une juridiction qui fonctionne alors qu’il y a encore des affrontements et nos détracteurs l’oublient”, plaide le président Louanga. “Malgré tout, nous réussissons à monter des procédures pour crimes de guerre et ça n’arrive nulle part ailleurs, il n’y a pas de comparaisons dans le monde”.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – La victime s’appelle Igor. C’est un élément de forces armées centrafricaines (FACA). Son assassinat, survenu samedi 16 avril 2022 dans la matinée, a créé d’énormes chocs parmi ses collègues militaires détachés dans le district militaire du nord-Est à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, à environ 654 kilomètres au nord de la capitale Bangui.
centrafrique.org/centrafrique-deux-jeunes-interpelles-par-les-mercenaires-russes-a-nana-bakassa-sont-portes-disparus/fouille-maison-par-maison-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-51780″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille des Mercenaires russes
Selon des témoignages concordants recueillis auprès des autorités civiles et militaires locales, la mort du soldat Igor était survenue dans la base militaire des paramilitaires de la société privée russe Wagner, dits mercenaires russes. On ignore les vraies raisons de son assassinat, mais ses collègues militaires parlent d’une exécution crapuleuse.
En effet, selon des militaires interrogés, après leur retour d’une mission militaire dans la préfecture de la Vakaga où ils ont commis un massacre sur des civils, les mercenaires russes ont subitement changé d’humeur. Ils semblent être sur leurs nerfs. Ils ne s’entendaient pas avec leur interprète Igor. Mais le samedi dernier, dans la matinée, ils étaient venus parler avec lui devant la base militaire des FACA puis quelques minutes après ils l’ont appelé dans leur base avant de l’exécuter froidement sans raison.
« Igor n’était pas blessé au combat. D’ailleurs, lors de notre opération dans la Vakaga, nous n’avions pas affronté des groupes armés. Donc il n’était pas blessé sur le théâtre de l’opération. Mais il a été froidement abattu par ses « amis russes après une légère discussion dans leur base », déclare à CNC un Soldat FACA.
OR, à Ndélé, son assassinat a ému la population locale. Certains parlent du camouflage d’un témoin gênant en l’exécutant simplement.
« Igor travaillait avec eux depuis au moins six mois. Si bien que nos responsables militaires l’ont autorisé à les regagner dans leur base. Donc de là-bas, il aurait été pleinement dans leur secret criminel parce qu’il entend leur langue très bien. Je pense que pour ma part, son assassinat serait dû à la volonté de le faire taire », témoigne un autre soldat FACA.
Pour l’heure, son corps est transféré à Bangui par voie aérienne et attend d’être inhumé par sa famille qui attend d’avoir des explications de la part du gouvernement.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – L’ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine, monsieur Alexander BIKANTOV et quelques membre de son Ambassade ont été reçu, vendredi 15 avril 2022, dans la matinée, vers 9h par le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, monsieur Hassan Bouba dans son cabinet.
Le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, le général major Amos GALIMOULLINE, chef de Bureau du
But officiel de la visite
D’une manière officielle, l’ambassadeur est venu procéder à un échange de vue constructif concernant les perspectives de la coopération bilatérale en matière d’élevage et de la santé animale en République centrafricaine y compris les problématique de Fédération Nationale des Éleveurs Centrafricaines (FNEC)
Le but officieux
D’après des informations recueillies, le but principal de cette visite est de demander au ministre Hassan Bouba de leur donner un nombre bien structuré des éléments peuls, pour qu’il aille combattre au côté des Wagner au Mali
A gauche l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République Centrafricaine monsieur Alexander BIKANTOV et à droite le ministre de l’Élevage
Réactions
Selon certains observateurs, la priorité des priorités en République centrafricaine pour le moment est un problème d’argent et de la sécurité. Mais comment un représentant diplomatique peut se soucier de l’élevage, en abandonnant d’autres secteurs clés?
« La hausse des denrées alimentaires sur le marché n’interpelle pas ce fameux ambassadeur? », s’interroge un fonctionnaire au ministère des Travaux publics. Pour lui, comment est-ce possible que lors d’un entretien avec, l’ambassadeur se permet de se déplacer avec un chef du bureau du ministère de la Défense de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine, monsieur Amos GALIMOULLINE ?
Rappelons que depuis son arrivé sur le sol centrafricain, après la présentation de sa lettre de créance au président de la République, l’ambassadeur Alexander BIKANTOV est allé dans un premier temps, se recueillir devant le monument de Wagner, un signe d’allégeance aux patrons de cette société privée de mercenariat et ensuite, aller rendre une visite de courtoisie au président de l’Assemblée nationale, enfin le ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, la troisième personnalité, qu’il lui a rendu visite juste pour parler de l’Élevage sans voir certains ministères à problème, plus pire encore, le Premier ministre qui dirige ce ministre.
Publié par Corbeaunews Centrafrique )CNC), le 18 avril 2022
Bangui (CNC)- Depuis le 21 mars dernier, une série d’impulsions politiques viennent plonger tout le pays dans l’incertitude. Des initiatives de révision de la constitution du 30 mars 2016 par le pouvoir de Bangui commencent à inquiéter sérieusement les Centrafricains. Après la société civile qui a affiché sa vive préoccupation, c’est le tour de l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa de lancer un vibrant appel à la conscience collective de chacun des Centrafricains.
centrafrique.org/centrafrique-declaration-de-monsieur-jean-serge-bokassa/jean-serge-bokassa-vue-profil-2/” rel=”attachment wp-att-29658″ data-wpel-link=”internal”>L’ex-ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa. Photo courtoisie.
un appel patriotique à la conscience collective
Depuis près d’un mois, en République centrafricaine, des voix s’élèvent de partout, tant du côté de la société civile que des hommes politiques pour critiquer et dénoncer les « démarches illégales » engagées par certains proches du chef de l’État pour une révision de la constitution du 30 mars 2016 qui servira sans doute la volonté de celui-ci de briguer un énième mandat.
Pour le leader du mouvement « Kodro ti mo kozo si » monsieur Jean Serge Bokassa, il n’en est point question. Il lance un appel à la conscience collective de chacun.
« Je voudrais lancer un appel patriotique à la conscience collective de chacun de nous. Un appel à l’éveil de notre conscience citoyenne. Un appel à une vigilance républicaine face au projet inique de certains qui veulent nous forcer à accepter la modification de la constitution dans le but de confisquer le pouvoir du peuple souverain. Il n’en est point question », déclare l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa dans un fichier audio largement partagé sur les réseaux sociaux.
Les centrafricains doivent se lever contre ce projet inique
Pour l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa, les Centrafricains doivent être très vigilants face à un éventuel tripatouillage de la constitution par le pouvoir en place.
« Trop c’est trop. Tous ceux qui veulent leur pays; tous ceux qui veulent la paix; Tous ceux qui veulent le développement de leur pays, ils doivent aujourd’hui dire non à la révision de la loi fondamentale de leur pays », s’alarme – t-il, avant de lancer un nouvel appel au Président Faustin Archange Touadera,
« Au Président Faustin Archange Touadera. La constitution vous donne deux mandats à la tête de ton pays. Si tu finis tes deux mandats, retire-toi aisément. C’est pour la paix dans notre pays »,ajoute-t-il.
Il y’a lieu de rappeler que lors du dialogue républicain qui s’est tenu à Bangui du 21 au 27 mars 2022, l’ancien porte-parole du gouvernement à l’époque du régime de Bozizé, ministre conseiller actuel du chef de l’État, monsieur Fidèle Gouandjika, soutenu par certains ministres du gouvernement Moloua, avait pris l’initiative de proposer une recommandation allant au sens de la révision de la constitution du 30 mars 2016.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Dire que notre société est en pleine déconfiture ne suffit pas pour qualifier ce que nous vivons. Notre société est en pleine DÉCONSTRUCTION, car nous vidons chaque fonction sociale de sa substance. Après les Pasteurs, ce sera bientôt le tour des professionnels de médias.
centrafrique.org/centrafrique-radio-ndeke-luka-denonce-une-decision-politique/cloture-de-la-radio-ndekeluka-a-banguipar-vianney/” rel=”attachment wp-att-34993″ data-wpel-link=”internal”>image de la cloture de la radio Ndèkèluka à Bangui, en République centrafricaine.
Je travaille comme officier communication pour une multinationale, un jour alors que j’élaborais ma stratégie de communication, j’ai marqué “créer une relation de proximité avec les médias locaux et internationaux”, mon DG (un européen) me répliqua : “les journalistes centrafricains, c’est la racaille…pas la peine”. J’avoue que j’avais piqué une vive colère ce jour, car non seulement mon patron méprisait mon corps de métier, il jetait surtout de l’opprobre sur mes compatriotes, et je le lui ai fait savoir, sans détour. Mais à voir les choses dans le fond, son mépris n’était qu’un constat criard des réalités de notre société.
A titre d’exemple, un confrère pour qui j’avais beaucoup d’estime, m’a retiré ce matin de sa plateforme WhatsApp. Aux motifs : “Je fais de l’acharnement contre ceux qui ont quitté les rangs de l’opposition ; les principes du métier de journalisme ne me donnent pas le droit de répondre à ceux qui commentent mes sorties médiatiques ; je suis allergique aux critiques ; je dois choisir une idéologie, car selon lui je n’en ai pas. Jugez-en vous-mêmes de sa bouffonnerie ! Et dire que celui-ci totalise plus de dix ans d’exercice professionnel avec un niveau expressif très approximatif, j’avoue sans blague que j’ai envie de vomir du sang noir…
Au premier point, il parait que les journalistes sont des éducateurs, des leaders d’opinion, crever l’abcès pour demander aux gens d’être loyaux vis-à-vis de leurs convictions, est-ce de l’acharnement ? Ce journaliste que je préfère taire le nom peut-il me dire quel est ce principe journalistique qui m’empêche de répondre à mes détracteurs, puisqu’il semble que cela m’échappe ? Ensuite où m’a-t-il vu allergique aux critiques, moi qui l’avait taclé une fois, il a fui longtemps avant de réapparaître ? Je dois choisir une idéologie, dit-il, s’érige-t-il désormais censeur de mes convictions républicaines ? Qui à Bangui ne sait pas que je suis un observateur opposé idéologiquement au régime de Bangui ? Doit-on pour cela faire un Master en France pour le comprendre ?
Bref, au temps de Bokassa, l’empereur foutait en prison les journalistes incompétents, ceux qui ne maîtrisaient pas la langue. C’est ici qu’il faut croire qu’à certaines choses, la dictature est bonne. Comment ceux qui sont censés éduquer la Nation peuvent-ils tant manquer de culture générale et d’ouverture d’esprit ?
A travers le monde, au-delà de la formation en Sciences de l’information et de la communication, les journalistes étudient des sciences humaines connexes telles que les Sciences Politiques, le Droit, la Sociologie, les Relations Internationales, l’Histoire, l’Économie ou les Arts ; cela les empêche justement d’étaler leur ignorance sur les questions de société les plus simples.
J’ai encore compris que s’opposer idéologiquement au régime de Bangui, c’est être antiprofessionnel et surtout contre les intérêts de la Nation. Comment parlerons-nous d’équilibre démocratique si tous les journalistes doivent faire allégeance aux forts du moment ?
En vérité, même seul contre tous, je ne reculerai pas, car comme le disait l’illustre Desmond Tutu, rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur. Mais surtout j’ai fait mienne une célèbre citation de Jean Baptiste Placca où l’homme disait : «Il est des circonstances qui imposent de ne pas craindre de déplaire, de ne pas chercher à complaire, de ne pas se taire, lorsque ce qui est en cause relève du devenir d’un peuple. Le devoir sacré, ici, impose de mettre de côté ses sympathies, ses amitiés, ses intérêts personnels, bref, toutes les avidités éhont�
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Une équipe de 162 militaires de l’armée sénégalaise est arrivée la semaine dernière à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Pour se joindre aux éléments de la force de réaction rapide de la Minusca (Mission de nations unies en Centrafrique ), a déclaré le général Stéphane Marchenoir, d’état-major de la Force de la Minusca.
Arrivée à Bangui des casques bleus sénégalais de la force de réaction rapide de la Minusca, le samedi 16 avril 2022. CopyrightMinusca
Selon la mission, ils seront tout au total 180 Casques bleus sénégalais déployés dans le cadre du renfort des effectifs de la Force de la #MINUSCA.
Le général Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la Force de la Minusca a annoncé que « Ces 180 Casques bleus font partie du renfort autorisé par la résolution 2566 du 13 mars 2021 du Conseil de sécurité, laquelle augmentant les effectifs de la Force et de la police de la MINUSCA ».
Selon ce général français, cette unité de 180 soldats déployés dans le cadre du renforcement des effectifs de la force de la Minusca sera basée à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
D’après lui, « Leur mission principale sera d’être une force de réaction rapide pour être employées partout dans le secteur en suivant les missions qui leur seront données par le commandant de secteur », a déclaré le général Stéphane Marchenoir, chef d’état-major de la Force.
Notons qu’en mars dernier, une unité de 157 nouveaux Casques bleus tunisiens de forces de réaction rapide de la Minusca était arrivée à Bangui dans le cadre de la même résolution 2566 du conseil de sécurité, laquelle augmentant les effectifs de la Force et de la police de la MINUSCA ».
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – Le lycée français Charles De Gaulles de Bangui a célébré ce jeudi dernier le trentenaire de cet établissement franco-centrafricain, en présence de plusieurs personnalités nationales et internationales dont le ministre centrafricain de l’enseignement supérieur Jean-Laurent Syssa, l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Jean Marc Grosgurin et directeur général de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), Olivier Brochet.
Deux élèves du lycée français Charles Des Gaulles à Bangui font la démonstration d’assistance à une personne en danger. La scène est observée par l’ambassadeur. Photo CNC
Les enceintes de lycée français Charles De Gaulles de Bangui ont vibré ce 13 avril 2022 au rythme de plusieurs manifestations à l’occasion de la célébration du trentenaire de cet établissement qui fait partie de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Plusieurs activités culturelles ont été inscrites à l’ordre du jour de cet anniversaire, entre autres, les danses, théâtre et tournois sportifs.
Le directeur général l’agence pour l’enseignement français à l’étranger et l’ambassadeur de France en Centrafrique. Photo CNC ( copyright CNC du 13 avril 2022)
Selon l’Ambassadeur de la France en Centrafrique, le lycée français Charles De Gaulles est un lieu propice à un enseignement exigeant, « permettez-moi de souligner devant vous les traits caractéristiques qui étayent cette affirmation. J’en développerai trois qui me paraissent métier une attention particulière, le LFCDG est un lycée français, c’est un lycée franco-centrafricain, enfin c’est un maillon du réseau mondial AEFE », a déclaré Jean Marc Grosgurin.
Le diplomate français a retracé les trois traits spécifiques de la pédagogie à la française, à savoir, la pédagogie qui repose à la fois sur la transmission d’un socle de connaissances à la fois étendu et solide ; celle fondée sur la participation active des élèves qui sont encouragé à exercer leur esprit critique et le trait de la philosophie de l’éducation qui vise à contribuer de manière décisive, à la formation à la citoyenneté. Des femmes et des hommes libres, mettant leur intelligence au service d’un projet à la fois individuel et collectif.
Le lycée français Charles De Gaulles de Bangui est conventionné de la maternelle à la terminale et aujourd’hui, cet établissement à plus de 600 élèves (15 nationalités), 56 personnels d’encadrements dont 40 enseignants, avec 100% de réussite au BAC et 94% de réussite au DNB.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le lundi 18 avril 2022
Bangui (CNC) – La nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en République centrafricaine et Cheffe de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Mme Valentine Rugwabiza, est arrivée à Bangui ce dimanche, 17 avril 2022, pour prendre ses fonctions.
centrafrique.org/valentine-rugwabiza/” data-wpel-link=”internal”>Madame Valentine Rugwabiza, Représentante du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, cheffe de la Minusca
Dans les prochains jours, elle aura une série d’audiences, notamment , avec le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, les membres du Gouvernement et les présidents des institutions de la République centrafricaine. La Représentante spéciale envisage également de s’entretenir avec des personnalités du pays ainsi que les partenaires internationaux et entend effectuer des visites dans les différentes régions de la République centrafricaine.
Mme Valentine Rugwabiza a été nommée par le Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, le 23 février 2022.
Depuis 2016, Mme Rugwabiza était Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies et Ambassadrice non-résidente du Rwanda en Colombie et en Jamaïque. De 2014 à 2016, elle était ministre des Affaires de la Communauté de l’Afrique de l’Est et membre de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est. De 2013 à 2014, elle était Directrice générale du Rwanda Development Board et membre du Cabinet.
De 2005 à 2013, Mme Rugwabiza a été Directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève. Auparavant, elle était Représentante permanente du Rwanda auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (ONUG) et des institutions spécialisées des Nations Unies,
ainsi qu’Ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Rwanda en Suisse, de 2002 à 2005.
Mme Valentine Rugwabiza, qui a plus de 30 ans d’expérience sur les questions de développement et de sécurité en Afrique, tant dans le secteur public que dans les entreprises, succède à ce poste au Sénégalais Mankeur Ndiaye, dont le mandat a pris fin le 31 mars 2022.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le dimanche 17 avril 2022
Bangui (CNC) – Un choc frontal entre deux véhicules a légèrement blessé trois personnes dans la soirée du dimanche 17 avril 2022. Le mauvais état de chaussée serait à l’origine de l’accident, selon la police nationale qui a constaté les faits.
centrafrique.org/deux-vehicules-accidentes-sur-lavenue-de-lindependance-a-hauteur-de-lhopital-de-lamitie-ce-dimanche-17-avril-2022/” data-wpel-link=”internal”>Deux véhicules accidentés sur l’avenue de l’indépendance à hauteur de l’hôpital de l’amitié, ce dimanche 17 avril 2022. CopyrightCNC
Circonstances de l’accident
Selon la brigade d’accident du commissariat de police du quatrième arrondissement, les faits se sont produits dimanche 17 avril vers 18h34mn devant l’hôpital de l’Amitié, situé sur l’avenue de l’indépendance, dans le quatrième arrondissement.
Selon la police, les deux véhicules, dont l’un, de couleur blanche, appartenant au Prêtre François Xavier Youngbandi, vice-président de l’ÂNE, et l’autre, de couleur noire, appartenant au colonel de la douane Portia DEYA ABAZENE.
Les deux véhicules venaient chacun dans des directions opposées, et se sont percutés frontalement en tentant de dévier les parties dégradées de la route. La collusion s’était produite juste devant l’hôpital de l’Amitié, et il n’y avait pas des cas graves, seuls deux personnes légèrement blessées dans le véhicule du douanier.
Publié par Corbeaunews Centrafrique (CNC), le 17 avril 2022
Bangui (CNC) – En ce début de mars, le soleil brille sur les fontaines dorées du somptueux palais de Peterhof, aux abords de Saint-Pétersbourg. A l’heure où les bombes pleuvent sur l’Ukraine, le “Versailles russe”, ancienne résidence de Pierre le Grand, accueille une touriste de marque. Duduzile Zuma, la fille de l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, prend la pose, incognito.
de la Russie sur le continent.
Meeting du soutien des partisans du président Touadera aux autorités russes dans leur guerre contre l’Ukraine. Photo CNC
Lunettes de soleil sur le nez, la jeune femme fait de la main gauche le V de la victoire. Son selfie, assorti du hashtag #IStandWithRussia (JeSuisAvecLaRussie) et du drapeau russe, sera partagé sur Twitter à ses 200 000 abonnés. Une publicité clefs en main pour Vladimir Poutine, ni plus ni moins que “le président du monde”, d’après la fille Zuma.
D’autres internautes africains voient en lui un “héros”, défenseur des opprimés contre “l’Ouest” colonisateur. “Deux hashtags ont émergé sur les réseaux sociaux aux premières heures de la guerre, explique le chercheur britannique Carl Miller, coauteur d’une étude sur le sujet pour le Centre for the Analysis of Social Media : #IStandWithRussia et #IStandWithPutin.
Ces messages sont passés sous les radars en Occident, où l’indignation et la sympathie pour l’Ukraine dominent. Mais lorsque nous avons commencé nos recherches, un tout autre monde s’est ouvert sous nos yeux.”
Dans cette réalité parallèle, des commentaires prorusses se mêlent à des critiques de “l’hypocrisie” et des “doubles standards” des Occidentaux et à des photos – bidon – de Poutine en treillis aux côtés de leaders indépendantistes africains. Des contenus relayés par de vrais comptes, des profils suspects et de fausses identités. Un indice, selon Carl Miller, d’une vaste opération d’influence russe ciblant les pays du Sud. Dans le viseur, l’Afrique, un continent convoité depuis une dizaine d’années par Moscou, en quête de nouveaux alliés et de marchés alternatifs.
“L’Afrique a pris une importance capitale dès les années 2010 dans la stratégie de Poutine visant à rectifier les frontières de son Etat, rappelle Arnaud Kalika, directeur du séminaire Russie au Conservatoire national des arts et métiers. A l’époque déjà, le président russe anticipe les sanctions occidentales et cherche des plans B.”
L’annexion de la Crimée, en 2014, a un effet d’accélérateur. L’envoyé spécial pour l’Afrique, Mikhaïl Bogdanov, s’y rend 50 fois de 2014 à 2019 ; les oligarques russes se bousculent dans les palais présidentiels. Le VRP officieux de Poutine, Evgueni Prigogine, multiplie les allers-retours pour vendre les services des paramilitaires de Wagner et infiltrer au passage les médias locaux pour influencer une élection – à Madagascar, par exemple – ou diffuser, en Centrafrique ou au Mali, une petite musique antifrançaise.
Blé, coopération militaire…
A la faveur de la guerre en Ukraine, le maître du Kremlin compte aujourd’hui les points marqués. Une première indication tombe le 2 mars, lors du vote d’une résolution à l’Assemblée générale de l’ONU dénonçant “l’agression contre l’Ukraine”. Sur les 54 Etats africains, 17 s’abstiennent ; une dizaine n’assiste pas au vote. La douche froide pour les Occidentaux. “On a fait du forcing auprès de plusieurs pays pour qu’ils votent pour. Au bout du compte, on n’atteint même pas la moyenne !, grince un proche d’Emmanuel Macron. Ils se demandent ce qu’ils ont à gagner et à perdre…”
De fait, la cartographie des abstentionnistes – qui revendiquent leur neutralité, dans la tradition des non-alignés – se rapporte en partie aux amitiés nouées avec Moscou. Il faut dire que le Kremlin a pris soin de cibler des secteurs stratégiques ces dernières années, à l’instar du blé. De 2018 à 2020, l’Afrique en a importé de Russie pour 3,7 milliards de dollars, soit 32 % du total des importations de cette céréale.
Mais le produit phare du “catalogue” Poutine demeure la coopération militaire. Près de la moitié des Etats du continent ont conclu un accord avec le Kremlin. L’Algérie est son premier client, qui a doublé ses dépenses militaires depuis 2010. “L’Europe a donc à sa frontière sud un pays dont tout le système sécuritaire est tenu par les Russes”, résume notre source.
Des miliers de tonnes d’or
Ce n’est pas tout. En marge des partenariats officiels, la société militaire privée Wagner a elle aussi séduit des Etats faillis. Les dirigeants du Mali, de la République centrafricaine et du Soudan comptent désormais sur ces mercenaires, sorte de garde prétorienne, pour conserver le pouvoir. Et ils ont acquis ces “petits hommes verts” en échange de concessions minières et aurifères. De quoi renflouer les réserves d’or du Kremlin pour s’affranchir du dollar et, le moment venu, faire face aux sanctions économiques.
Mission accomplie, à en croire les données du World Gold Council : les coffres de la Banque centrale russe abritaient, fin 2021, près de 2 300 tonnes d’or… soit cinq fois plus qu’il y a quinze ans ! Le Soudan, troisième producteur du continent, n’y est sans doute pas pour rien. L’homme fort du pays, le général Daglo, aurait lui-même embarqué des lingots dans son dernier vol en direction de Moscou pour une visite officielle le 23 février (à la veille de l’invasion de l’Ukraine), croit savoir l’ancien analyste de la CIA Cameron Hudson, informé par un membre de la délégation.
Pour soigner son image auprès de ses clients africains, la Russie rappelle volontiers les jours heureux soviétiques, quand l’URSS sponsorisait les mouvements de libération nationale. Surtout, elle capitalise sur les rancoeurs à l’égard de l’Occident. “L’Afrique a de la mémoire. Elle se souvient de l’intervention de l’Otan en Libye face à Kadhafi ou de l’invasion en Irak”, glisse Jean-Yves Ollivier, un businessman français intime du président congolais, proche des milieux d’affaires russes.