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Les premières sanctions occidentales tombent sur Moscou

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Les premières sanctions occidentales tombent sur Moscou

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Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que le Sénat russe a a donné son feu vert à une opération en Ukraine, les Occidentaux ont dévoilé de nouvelles sanctions économiques contre la Russie. .

Le Sénat russe a donné son aval à une opération militaire “à l’étranger”. Pour le président américain, ceci représente de facto “le début d’une invasion” de l’Ukraine./////////////.

Joe Biden a dévoilé lundi (22.02.2022) une première vague de sanctions contre Moscou, comme ses partenaires occidentaux et du G7, le tout en réaction contre la reconnaissance par Vladimir Poutine de l’indépendance des entités sécessionnistes de Lougansk et de Donetsk situées dans l’est de l’Ukraine./////////////.

Selon la Maison blanche, le président russe serait “en train d’élaborer des justifications pour aller beaucoup plus loin” encore, mais, toujours d’après Joe Biden, “il est encore temps d’éviter le pire”./////////////.

Les ambiguïtés de son homologue russe qui a ordonné l’envoi de “forces de maintien de la paix” dans les régions séparatistes compliquent singulièrement la réponse de Washington. /////////////.

Donetsk et Lougansk : la partie rayée de la carte est contrôlée par les séparatistes russes. Vladimir Poutine a désormais reconnu l’indépendance de ces deux territoires. /////////////.

En attendant, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a annulé une réunion prévue mercredi (24.02.2022) avec son homologue russe Sergueï Lavrov, rappelant que “pendant des semaines, nous avons averti le monde que la Russie se préparait à une agression militaire contre l’Ukraine. Nous avons clairement indiqué que si la Russie envahissait le pays, les États-Unis et nos alliés et partenaires en tireraient des conséquences rapides et appliqueraient des sanctions sévères. Nous avons préparé une réponse forte et unitaire. Le président Biden a annoncé la première série de sanctions contre la Russie en réponse à ses actions. Celles-ci ont été étroitement coordonnées avec nos alliés et partenaires et nous continuerons à renforcer nos sanctions si la Russie intensifie son agression contre l’Ukraine.”/////////////.

Les Européens aussi ont imposé des sanctions financières à la Russie et aux banques qui financent les mouvements séparatistes pro-russes en Ukraine. /////////////.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait savoir qu’il envisageait une rupture des relations diplomatiques avec Moscou./////////////.

L’UE a fait savoir que ses sanctions seraient progressives et prises en accord avec le G7. Selon le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, elles devraient être appliquées dans les prochaines 24 heures. /////////////.

De son côté, le Japon a interdit aux personnes liées aux régions séparatistes de voyager et a gelé leurs avoirs. Le Canada interdit à ses ressortissants de commercer avec les régions séparatistes d’Ukraine./////////////.

Enfin, l’Australie a annoncé qu’elle imposerait des sanctions à huit hauts conseillers en sécurité de Vladimir Poutine./////////////.

Berlin bloque Nord Stream 2/////////////.

Après l’annonce de la reconnaissance de l’indépendance des régions séparatistes, Olaf Scholz a été l’un des premiers à réagir, en annonçant dans la foulée, le blocage de la certification du gazoduc germano-russe Nord Stream 2./////////////.

Lundi soir, sur la chaîne publique allemande ARD, le chancelier allemand a estimé que des temps “peu pacifiques” s’annonçaient si on laissait Vladimir Poutine agir à sa guise. Selon Olaf Scholz, le président russe a des ambitions territoriales : “Quiconque a écouté Poutine – comme je l’ai fait lors d’un long entretien à Moscou – sait que cette question est dans son esprit. Il sait aussi qu’il a l’intention de changer quelque chose à la géographie de l’Europe. Cela représente une menace car la paix que nous avons trouvée en Europe repose sur le principe que les frontières ne seraient plus modifiées.”/////////////.

Conflit clair avec les principes de la Charte de l’Onu/////////////.

La situation en Ukraine préoccupe jusqu’au secrétaire général des Nations Unies. Antonio Guterres a rappelé que la Charte de l’Onu n’était pas un “menu à la carte” et, qu’en tant que membre des Nations unies, la Russie se devait d’appliquer tous les principes de cette charte : /////////////.

Antonio Guterres, secrétaire général de l’Onu, a annulé une visite dans les Grands Lacs pour pouvoir se concentrer sur la crise en Ukraine/////////////.

“Notre monde est confronté aux plus grandes crises mondiales en matière de paix et de sécurité de ces dernières années. Nous sommes confrontés à un moment que j’espérais sincèrement ne pas voir arriver. Je suis profondément troublé par les derniers développements de la situation en Ukraine, notamment les rapports qui font état d’une augmentation des violations du cessez-le-feu de part et d’autre de la ligne de contact et le risque réel d’une nouvelle escalade sur le terrain. Et je suis particulièrement préoccupé par la sécurité et le bien-être de tous ceux qui ont déjà souffert, après tant de morts, de destructions et de déplacements.”/////////////.

En violation de la Charte des Nations Unies, Vladimir Poutine annonce la reconnaissance de l’indépendance de Donetsk et Lougansk /////////////.

“Soyons clairs”, a poursuivi le secrétaire général de l’Onu. “La décision de la Fédération de Russie de reconnaître la soi-disant indépendance de certaines zones des régions de Donetsk et de Lougansk est une violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’Ukraine. Une telle mesure unilatérale entre directement en conflit avec les principes de la Charte des Nations unies et est incompatible avec la déclaration dite des relations amicales de l’Assemblée générale, que la Cour internationale de justice a citée à plusieurs reprises comme base du droit international.” /////////////.

De son côté, Vladimir Poutine a déclaré ce mardi matin que la Russie serait prête à chercher une “issue diplomatique” au conflit en cours mais a martelé que les intérêts russes et la sécurité de son pays étaient “non négociables”.

Avec DW français
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Les tensions s’aggravent entre la Minusca et la Centrafrique

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Les tensions s’aggravent entre la Minusca et la Centrafrique

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les tensions entre le gouvernement centrafricain et la Minusca, la mission onusienne de maintien de la paix en Centrafrique, ne cessent de s’aggraver. .

Lundi (21 février), quatre soldats français de cette force ont été arrêtés alors qu’ils étaient à l’aéroport de Bangui, escortant le chef de la Minusca qui devait prendre un vol./////////////.

Un incident qui s’ajoute à d’autres et qui illustre la mésentente croissante entre Bangui et la Minusca, notamment depuis le rapprochement de ce pays avec la Russie et la présence sur son sol des mercenaires du groupe Wagner./////////////.

Les soldats de l’ONU font face à une situation difficile sur le terrain/////////////.

La “propagation des rumeurs”/////////////.

Les réseaux sociaux et quelques radios privées à Bangui sont cités dans le communiqué de la Minusca comme étant ceux qui propagent en ce moment des rumeurs sur l’arrestation par la gendarmerie de quatre soldats français de la force onusienne. /////////////.

Ces médias affirment en effet que les soldats français qui se trouvaient à l’aéroport de Bangui, à l’heure où l’avion de Faustin Archange Touadéra atterrissait, voulaient assassiner le président centrafricain. Une accusation que la Minusca rejette catégoriquement./////////////.

La source des tensions /////////////.

La Minusca est au centre de la polémique depuis un certain temps dans le pays. En novembre dernier, un bus transportant les éléments de la police onusienne, composé majoritairement par des Egyptiens, a été mitraillé par la garde présidentielle alors qu’il se trouvait près de la présidence centrafricaine. /////////////.

Faustin Archage Touadéra, le président centrafricain/////////////.

Par ailleurs, la force onusienne a souvent souligné la coopération difficile avec l’Etat centrafricain, dénonçant notamment le blocage, par des soldats centrafricains, des routes qui conduisent aux différentes bases de la Minusca. /////////////.

Selon plusieurs sources, les tensions se sont aggravées depuis que la Minusca a exprimé son mécontentement face à la coopération militaire entre l’Etat centrafricain et le groupe paramilitaire russe Wagner. /////////////.

La Centrafrique nie formellement la présence de ce groupe sur son territoire mais l’Union européenne a suspendu sa mission de formation dans ce pays en mettant en avant la présence du groupe Wagner./////////////.

A cela s’ajoutent les nombreux rapports des droits de l’homme auxquels la Minusca a contribué, des rapports qui mettent en cause, “des agents de l’Etat” impliqués dans des actes de violations des droits humains./////////////.

Certains estiment aussi que le fait d’arrêter les quatre soldats français serait la conséquence d’un sentiment anti-français qui, comme dans certains pays du Sahel comme le Mali, a commencé à se propager enCentrafrique .

Avec DW français

Centrafrique : arrestation des 4 militaires français de la Minusca, Wagner prépare une marche à Bangui

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Bangui, 23 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un raté! C’est  une bourde, une erreur grossière de la part de nos forces de sécurité intérieures manipulées par la société Wagner. Ces militaires français interpellés lundi après-midi ne devraient pas passer plus de deux heures de garde à vue, mais c’est la honte qui pousse nos autorités à ne pas avouer leurs erreurs. Plus étonnants encore, les Wagner préparent en ce moment une marche dans la capitale pour dire « non à la France, non à l’Union européenne, non à la Minusca ». Incroyable!

centrafrique.org/centrafrique-marche-anti-francaise-touadera-snobe-son-premier-ministre-sarandji/bandorole-marche-anti-francaise-bangui/” rel=”attachment wp-att-24263″ data-wpel-link=”internal”>une banderole avec des message haineux contre la france en centrafrique
Banderole pour les marches anti-françaises à Bangui. Crédit photo : Gisèle MOLOMA pour CNC.

 

Wagner et la marche contre la Minusca

 

Lundi, 21 février 2022,  dans la soirée, à l’initiative de la société Wagner, le sulfureux Blaise Didacien KOSSIMATCHI  , coordonnateur général de TalithaKoum Centrafrique, une plateforme dédiée au soutien au chef de l’État, mais aussi des responsables des autres organisations proches du parti au pouvoir comme Galaxy, le collectif 28-29,  ont projeté d’organisé, à Bangui,  un sit-in devant le quartier général de la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en Centrafrique  le week-end prochain, et ce,  pour protester contre le « jeu dangereux auquel se livre la Minusca ». Mais dores et déjà, une somme d’un million de francs CFA a été remise aux organisateurs par la société Wagner.  Cette somme sera consacrée à la confection des banderoles et la sensibilisation. Il y’aura la deuxième tranche qui sera versée d’ici vendredi 25 février. C’est une danse bien connue d’avance.

 

Méthode et stratégie de Wagner

 

La méthode utilisée par les Russes de Wagner est bien connue : »la manipulation ». Et ils trouvent un point focal à la tête des forces de sécurité intérieure : le directeur de la police Bienvenu Zokoué, c’est lui qui était à l’origine de la grande bourde du lundi après-midi qui a entraîné l’arrestation des quatre militaires français de la mission des Nations unies en Centrafrique. Mais pour de nombreux observateurs nationaux,  ceci démontre bien la stratégie des mercenaires de Wagner pour cacher les différents massacres qu’ils ont commis dans la Haute-Kotto le 16 et 17 janvier 2022 dans les localités de Aïgbado et Yanga, puis le 9 et 12 février de la même année à Mouka et à Yangoudroudja , suivi de l’assassinat odieux à Ouadda du général Zakaria Damane, dont l’affaire a profondément divisée le gouvernement.

Wagner par-ci, Wagner par-là, les Centrafricains se disent « dépassés » par cette société de mercenariat russe.

 

Rappelons que le lundi dernier, dans l’après-midi, quatre militaires français, qui faisaient partie  de l’équipe de protection rapprochée du général Marchenoir, chef d’état-major de la Force de la Minusca, ont été interpellés à l’aéroport internationale Bangui Mpoko alors qu’ils escortaient le Chef d’état-major de la Force de la Minusca pour prendre le vol Air France, avec leur équipement professionnel. Mais au même moment, le chef de l’État Faustin Archange Touadera était dans cet avion en provenance de Bruxelles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : arrestation des militaires français, les coulisses du palais évoquent une incompréhension

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Bangui, 23 février (Corbeaunews – Centrafrique ) – 24 heures après l’interpellation des 4 militaires français de la protection rapprochée du général Marchenoir, chef d’état-major de la Force de Minusca, accusés de tentative d’assassinat du président centrafricain, des sources proches de la présidence se ravisent et brandissent un manque de compréhension dans le protocole sécuritaire ayant conduit à cet incident.

Arrestation des quatre militaires français de la Minusca
Arrestation des quatre militaires français de la Minusca

 

Pour les adeptes de la théorie du complot et anti-français, l’arrestation de ces militaires est un trophée. Cet incident avait déclenché, lundi 21 février, immédiatement des accusations de “tentative d’assassinat” du président de Touadera sur les réseaux sociaux. Mais il leur a fallu que quelques heures pour qu’ils se rendent à l’évidence que leur orchestration ne connaitra pas une suite espérée.

Placés à la Section de recherches et d’investigation pour être entendus, ces militaires seront purement et simplement relâchés car la justice centrafricaine ne détient aucun élément pouvant établir leur volonté à attenter à la vie du Président Touadera.

« C’est le non-respect du protocole et du dispositif sécuritaire pour le retour au pays du président de la République, chef de l’état après sa participation au sommet AFRIQUE-UE, qui est à l’origine de cette nième incompréhension. C’est donc une occasion pour clarifier le protocole sécuritaire pour une bonne compréhension et éviter à l’avenir ce type de désagrément », écrit sur son compte Facebook Thierry Oronfei, ministre conseiller en charge des nouvelles technologies à la présidence de la République.

Une thèse reprise par un cadre du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), parti présidentiel, Francis Yapande.

« C’était un non-respect du protocole et du dispositif sécuritaire pour le retour au pays du président qui était à l’origine de cette incompréhension ! », poste ce dernier.

Du côté des autorités judiciaires, tout le monde est hésitant sur le dossier et appelle à la prudence pour ne pas tomber dans la manipulation.

« Nous devons être prudents. Vous savez tout ce qui touche à la France est aujourd’hui très sensible. Nos officiers de police de judicaires vont enquêter pour tirer ça au clair. Pas de précipitations », indique une source judiciaire.

« Soit ! Ils n’auraient pas dû faire tous ces bruits s’ils n’avaient pas assez d’éléments et savaient que c’est le résultat des enquêtes qui devrait déterminer la situation exacte. Au lieu de cela, on a tous lu ce qui se passait sur les réseaux sociaux (snipers, arsenal, etc.). Tout était mis en œuvre pour démontrer que le président était victime d’une tentative d’assassinat, c’est bien une orchestration », commente un internaute.

Il ne reste que quelques heures pour que les Vagues Nerfs et leurs thuriféraires à déchanter sur leur vraie-faux complot.   

 

 

Par Prisca Vickos

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : affaire des militaires français de la Minusca, le parquet annonce l’ouverture d’une enquête

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Bangui, 23 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le parquet  de Bangui a annoncé mardi 22 février 2022 l’ouverture d’une enquête préliminaire pour tentative du coup d’État et tentative d’assassinat du chef de l’État, rapporte le procureur près la cour d’appel de Bangui dans un communiqué de presse.

Les investigations ont été confiées à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Elle s’attachera à faire la lumière sur les faits, selon le parquet. Mais pour des nombreux centrafricains, pourquoi la justice n’avait pas ouvrir une enquête sur les circonstances de l’évasion de prison du ministre de l’élevage Hassan Bouba et interpeller les auteurs? Plus récemment, les massacres commis par les hommes de Wagner dans la Haute-Kotto sont restés sans suite. Plus grave le gouvernement dément ces crimes et parle de la manipulation.   

À quoi joue la justice de notre pays?

rca-arrestation-a-bangui-dun-sujet-francais-detenant-un-important-arsenal-de-guerre/le-procureur-general-pres-de-la-cour-dappel-dans-la-concession-de-locrb/” rel=”attachment wp-att-46765″ data-wpel-link=”internal”>le procureur général près de la cour d'appel de Bangui Eric Didier Tombo dans la concession de l'OCRB
Eric Didier Tombo, Procureur général de la cour d’appel près du tribunal de grande instance de Bangui, le 11 mai 2021 dans l’enceinte de l’OCRB à Bangui. Photo CNC

 

Ci-dessous le communiqué du parquet :

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le lundi 21 Février 2022 alors que les forces de sécurité étaient mobilisées à l’aéroport International de Bangui Mpoko par rapport au retour du Président de la République du sommet de Bruxelles, elles ont remarqué la présence d’un véhicule suspect, moteur en marche avec des passagers à bord et s’y sont intéressées. Il S’agit d’un véhicule suivi par les services de renseignements de la police depuis deux mois et qui se retrouvait sur le parking civil, à moins de 30 mètres du passage du cortège présidentiel. Au moment de la vérification, on trouverait à bord quatre militaires de race blanche habillés en treillis sans coiffure et lourdement armés. Ces derniers ont été conduits à la Section des Recherches et d’Investigations pour besoin d’enquête.

Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que les quatre militaires seraient des légionnaires de nationalité Française, Italienne, Bulgare et Roumaine, lesquels affirment qu’ils sont des éléments de la Minusca. Mais, curieusement au lieu d’utiliser un véhicule estampillé UN appartenant à la MINUSCA, ils ont choisi d’utiliser un véhicule banalisé de marque TOYOTA V8 blindé, vitre fumé qu’ils auraient pris en location.

Au cours de cette opération, il a été trouvé sur les suspects :

-quatre pistolets automatiques avec 10 chargeurs,

-Trois HK 416 avec quinze chargeurs

-Une arme collective Mini Mitrailleuse avec quatre boitiers

-Des grenades offensives et divers effets militaires.

Fort de tout ce qui précède, le parquet de la République près le Tribunal de Grande Instance de Bangui a décidé de l’ouverture d’une enquête régulière pour faire la lumière sur les faits.

Etant entendu que la rca est un Etat de droit, le parquet demande à tout un chacun d’observer le calme en attendant l’issue de la procédure en cours.

 

Fait à Bangui, le 22 Février 2022

RCA : Alexandre Ivanov, chef de la COSI, tente de détourner l’attention après le terrible massacre de Wagner dans la Haute-Kotto

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Bangui, 23 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, c’est à croire que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire au pays de Boganda. Quasiment de concert, ce sont le porte-parole de la présidence centrafricaine, M. Albert Yaloké Mokpème et le chef de la communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI), M. Ivanov Alexandre qui se sont exprimés à propos du massacre de civils innocents à Aigbando par Wagner.

Minusca-annonce-des-difficultes-a-acceder-a-aigbando-mais-dit-avoir-recolte-des-informations-utiles/un-homme-interpelle-dans-le-village-aigbado-par-les-russes-et-les-faca-2/” rel=”attachment wp-att-53542″ data-wpel-link=”internal”>Un homme interpellé dans le village Aïgbado par les russes et les FACA

 

Pour rappel, le 16 janvier 2022, Wagner a massacré plus de 65 civils dans cette localité. De plus, ces Mercenaires russes qui avaient installé leur base avancée dans ce secteur, ont même interdit pendant plus d’une semaine à la Minusca de se rendre sur place pour enquêter sur cette véritable tuerie, très probablement pour avoir le temps de faire disparaitre les nombreux cadavres de sorte que, lorsqu’ils enquêteraient, ils n’auraient rien pu trouver !

 

  1. Albert Yaloké Mopkèm, porte-parole de la présidence, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a réfuté les accusations de tuerie perpétrée par les mercenaires et les FACA. D’après les éléments qui lui auraient été soufflés, cet évènement serait une conspiration des médias français qui veulent laisser la Centrafrique dans le chaos… Des arguments qui ne trompent plus les Centrafricains qui ont compris qu’en 4 ans de mascarade russe, il ne fallait rien attendre de leur part.

 

Alexandre Ivanov, chef de la COSI a, sur son compte officiel Twitter, dénoncé une campagne de propagande à l’encontre de la Russie sur ce sujet!

Mais doit-on vraiment rappeler qui sont les maitres de la manipulation ? Qui a payé la mise en place d’une radio propagandiste à Bangui ? Qui paie régulièrement les manifestants anti-Minusca à Bangui ? Qui paie la publication massive d’articles de presse locale pour diffuser la propagande de Wagner ? Qui force sous la pression certaines personnes à avouer ce qu’ils n’ont jamais fait ?

 

Alors, il vaut mieux apprendre à tourner 7 fois ses pouces dans sa main avant d’écrire des balivernes et repousser les limites du ridicule ! La COSI ne trompe personne : les exactions commises par ses mercenaires russes sur la population locale ne sont plus un secret. Aucun acte criminel ne restera impuni. A bon entendeur !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Les responsables scouts de l’Eglise Méthodiste Unie en Centrafrique s’investissent dans leurs attributs de promesse   

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Bangui, 23 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Plusieurs responsables des scouts de l’Eglise Méthodiste Unie en centrafrique ont été investis ce 20 février 2022 à Bangui, avec la décoration de promesse. Cette cérémonie de la décoration est marquée aussi par le lancement officiel d’une nouvelle association de scoutisme d’obédience méthodiste.
Un scout est en train d'être décoré
Un scout est en train d’être décoré

 

Dans le cadre de la festivité de la semaine du scoutisme, l’Eglise Méthodiste Unie en Centrafrique a lancé officiellement son association de scoutisme avec, en toile de fond, la remise des attributs aux chefs éclaireurs et éclaireuses de cette nouvelle association qui vient de naître en République centrafricaine.

A en croire le Pasteur Aquilas Soronaka Panthère Calme, c’est depuis 2019 qu’ils ont procédé à la formation des chefs de scoutisme de leur église. Maintenant nous lançons officiellement notre association en donnant les macarons et les attributs aux différents chefs de ce mouvement.

L’homme de Dieu a précisé que le « scoutisme est un mouvement d’éducation qui a plusieurs méthodes qui permettent de former un caractère à l’enfant. Mais nous, en tant que méthodistes, nous avons une mission en République centrafricaine qui est d’implanter cette église ici et le scoutisme est comme un cheval de bataille pour l’évangélisation », a-t-il déclaré avant de rappeler qu’en 2019, ils n’étaient que dix-neuf, mais aujourd’hui, leur nombre augmente autour de deux cent quinze et que cette association est un  instrument d’évangélisation de leur église.

Par ailleurs, le commissaire général profite de l’occasion pour lancer un message vibrant aux éclaireurs qui viennent d’arborer leur galon, « je les appelle à se mettre au travail, parce que nous avons du pain sur la planche. Ils doivent travailler dur, parce qu’il nous reste beaucoup dans le cadre d’implantation effective de cette association. Il est temps de se mettre au travail dans les différents groupes pour que l’année prochaine, nous déplaçions cet effectif », a-t-il conclu.

Il est à rappeler que ce mouvement a vu le jour en état embryonnaire en 2016, et accompagné par l’association de scout de Centrafrique. En 2019, cette association s’est associée avec des scouts de la Côte d’Ivoire pour fonder les éclaireuses et éclaireurs unionistes de Centrafrique.

 

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) fête ses 43 ans

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Le Président du parti MLPC Martin Ziguelé lors de son entrétien avec des journalistes au siège de son parti le 22 février 2022. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique) – L’ancien parti au pouvoir, le mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) fête mardi ses 43 ans d’existence sur la scène politique  centrafricaine. C’est aussi l’occasion de rendre un vibrant hommage mérité à tous les martyrs du parti, de janvier et avril 1979, à ces jeunes qui par leur sang versé, ont permis le rétablissement de la République après cette nuit impériale. C’est aussi une occasion pour le parti de rendre également un vibrant hommage aux camarades, nombreux, très nombreux, que la mort, ce monstre impitoyable a arrachés, en pleine lutte du MLPC dans laquelle ils se sont engagés, pour la libération du Peuple Centrafricain, sans oublier aux quelques pionniers du parti disparus   tels que Ange Félix Patassé, Hughes Dobozendi, Jean-Luc Mandaba, Simon Bédaya-Ngaro,  Lucienne Lemotomo Patassé, Jean-Claude Dobanga, Vermont Tchendo, Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, Guy Mamadou Marabena, Bhe Dogonendji, Fulgence Mamadou, Luc Guela, Zoufouk Ouilibona, etc etc.

Pour le Président de ce parti, le MLPC, Monsieur  Martin Ziguelé, il faut rompre de la façon la plus ferme qui soit avec la corruption, la prédation, les coteries, l’assimilation d’un Parti à l’Etat, l’instrumentalisation de la Justice, la persécution ethnique, la tribalisation du pouvoir, en un mot la mal gouvernance.

Ci-dessous l’intégralité de son discours :

 

DISCOURS DU PRESIDENT DU PARTI

A L’OCCASION DU 43ème ANNIVERSAIRE DU MLPC

BANGUI, LE 22 FEVRIER 200

————————-

  • Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique, Postes Consulaires et Représentants des Organisations Internationales ;
  • Distingués Présidents des Partis Politiques, Chers Collègues
  • Honorables Députés ;
  • Camarades Conseillers Politiques Nationaux ;
  • Camarades Membres du Bureau Politique ;
  • Camarades Responsables des Unions Fédérales, des Fédérations et Sous Fédérations ;
  • Camarades Membres des Bureaux Nationaux des Organes Intégrés du Parti ;
  • Camarades Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage ;
  • Camarades Membres du Conseil des Sages ;
  • Camarades Cadres du Parti ;
  • Militantes et Militants ;
  • Mes très chers Camarades

 

Nous voici réunis ce jour, en ce lieu chargé de symboles, pour commémorer l’anniversaire du Parti qui, 43 années plus tôt, a vu le jour dans des conditions écrites de lettres de sang du Peuple Centrafricain et dont les souvenirs marqueront certainement pour longtemps encore, l’histoire de notre pays.

Aussi, voudrais-je, au nom de tous mes Camarades, Militantes et Militants du MLPC et au mien propre, souhaiter la bienvenue aux distingués Invités dont la présence honore à plus d’un égard notre Parti.

Mais avant tout propos, je voudrais rendre un hommage mérité à tous nos  martyrs de janvier et avril 1979, à ces jeunes qui par leur sang versé, ont permis le rétablissement de la République après cette nuit impériale. Je rends également un vibrant hommage aux camarades, nombreux, très nombreux, que la mort, ce monstre impitoyable a arrachés, en pleine lutte du MLPC dans laquelle ils se sont engagés, pour la libération du Peuple Centrafricain. Je rends enfin hommage à nos pionniers aujourd’hui disparus : Ange Félix Patassé, Hughes Dobozendi, Jean-Luc Mandaba, Simon Bédaya-Ngaro,  Lucienne Lemotomo Patassé, Jean-Claude Dobanga, Vermont Tchendo, Luc Apollinaire Dondon Konamabaye, Guy Mamadou Marabena, Bhe Dogonendji, Fulgence Mamadou, Luc Guela, Zoufouk Ouilibona, etc etc

J’invite donc l’assemblée à se tenir debout pour observer une minute de silence en leur mémoire.

Je vous remercie.

Distingués Invités,

Mesdames et Messieurs,

Militantes et militants,

Chers Camarades,

 

C’est pour moi un grand honneur et un plaisir renouvelé, de vous voir si nombreux, si joyeux et si enthousiastes ce jour, réunis dans cette salle qui porte le nom d’un des braves fondateurs de notre Parti, je voudrais citer le Camarade Jacquesson MAZETTE, le seul survivant de l’épopée de 1979 toujours engagé dans le Parti, ainsi que notre Camarade Denis KOSSI BELLA, très souffrant en ce moment et pour qui nous devons avoir une pensée en ce jour.

Avant d’aller plus loin, permettez-moi  de vous adresser à tous ainsi qu’à vos familles respectives, une bonne et heureuse année 2022.

Je voudrais saluer tous les Camarades ici présents ainsi que tous ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu se joindre à nous ce jour pour la célébration du 43ème anniversaire de la création de notre Parti.

Je voudrais plus particulièrement saluer votre attachement et votre loyauté à notre Parti le MLPC, louer votre détermination et votre militantisme qui fait de vous, très chers camarades, des militants et militantes engagés, dynamiques et persévérants. Ce sont ces qualités qui font de vous, des militants courageux qui dans l’unité, bravent l’adversité, les difficultés et qui poursuivent inlassablement leur lutte dont la finalité est la « libération du Peuple Centrafricain ».

Quarante-trois années sont déjà passées. Pour un homme ou pour une femme, c’est l’âge de maturité.

Deuxième Parti en âge après le MESAN, ce 43ème anniversaire offre à chaque militante et à chaque militant du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, un motif de satisfaction d’être membre à part entière d’un parti historiquement national, réellement démocratique, géographiquement implanté sur l’ensemble du territoire de notre pays et dont l’âme se cultive en chacun de nous.

Ce 43ème anniversaire disais-je, est en réalité l’histoire d’une vie de notre Parti. Et comme l’histoire d’une vie, celle de notre Parti est émaillée de hauts et de bas, de joies et de peines, de bonheurs et de malheurs, de sueurs et de sang, malheureusement.

Pour le MLPC, cet âge représente surtout une vie au cours de laquelle des luttes ont été menées, des succès ont été remportés, un pouvoir a été exercé, des efforts ont été accomplis pour la diffusion des valeurs de la Social-démocratie, par la lutte incessante contre les injustices sociales, les violations des droits humains, la mal gouvernance dans notre pays, et j’en passe !

Nous retiendrons également que le combat légitime pour l’animation de la vie politique et surtout pour l’enracinement de la démocratie, reste un combat de tous les instants par lequel la reconquête démocratique du pouvoir reste un objectif à atteindre. La libération du Centrafricain est à ce prix !

Oui, c’est à travers un pouvoir politique, démocratiquement conquis, que le MLPC entend mettre en œuvre son projet de société et les principes de la Social-démocratie qu’il défend depuis 43 ans.

 

Distingués Invités,

Militantes et militants,

Chers Camarades

 

Si  le MLPC a survécu à toutes les difficultés et surmonté les différents obstacles qu’on ne cesse  de dresser contre sa lutte pour la reconquête et l’exercice du Pouvoir, c’est surtout grâce à votre attachement au Parti d’une part, à votre loyauté, à votre détermination et à votre combativité face à l’adversité d’autre part.

C’est aussi, grâce votre résilience dans le militantisme et à votre sens élevé de la préservation de l’unité que nous avons pu, en tant que Parti politique qui n’exerce pas le pouvoir, parvenir aux différents succès dont nous tous, militantes et militants du MLPC sommes les dignes acteurs.

C’est pourquoi je vous appelle solennellement au rassemblement. Nous savons que c’est unis que nous vaincrons, et j’ai confiance en chacun de vous, j’ai confiance à votre vigilance révolutionnaire, pour distinguer le fil blanc du fil noir en toutes circonstances , pour vous consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la lutte politique pour que demain le MLPC revienne au pouvoir. Nous l’avons fait en 1993, pour la première fois pour un parti politique de l’opposition depuis notre indépendance. Nous pouvons le refaire à l’avenir, à la condition de rester unis et solidaires.

Cependant, au-delà du caractère festif de l’événement qui nous réunit ici ce jour, qu’il me soit permis de revenir succinctement sur les différentes questions de la vie politique de notre pays pour mener une réflexion générale.

Cette réflexion tourne autour des points suivants :

L’insécurité dans laquelle sombre notre pays depuis près de deux(2) décennies est un véritable drame pour les populations, l’économie nationale, en un mot pour l’Etat.

Ses conséquences sur la vie des populations et le fonctionnement de l’Etat plomberont pour longtemps encore  le développement de notre pays.

Toutefois, un leadership avéré, une volonté politique affirmée pour prendre les problèmes à bras le corps et une clairvoyance dans la recherche de solutions adaptées constituent l’espoir pour une vie – je ne dirai pas meilleure – acceptable pour le commun du Centrafricain.

Pour cela, il faut rompre de la façon la plus ferme qui soit avec la corruption, la prédation, les coteries, l’assimilation d’un Parti à l’Etat, l’instrumentalisation de la Justice, la persécution ethnique, la tribalisation du pouvoir, en un mot la mal gouvernance.

Cependant, la recherche de solutions aux problèmes de notre pays ne doit pas déboucher sur d’autres problèmes rendant leurs résolutions autrement plus complexes.

C’est ici que le dialogue en cours de préparation recouvre toute son importance pour l’occasion qu’il va offrir aux Centrafricains de faire, une fois encore, l’analyse des problèmes de leur pays afin de projeter les solutions pour leur résolution. C’est pour cela que le MLPC le veut politique et inclusif.

A cet effet, ce dialogue ne doit pas être un piège où la manipulation se substituera aux débats véritables, sincères et directs, sorte de catharsis nationale.

C’est à ce prix que la réconciliation nationale pourra être sérieusement envisagée comme gage d’un nouveau départ de la République Centrafricaine.

Notre pays se prépare de nouveau pour aller aux élections locales. Echaudés par le chaos du 27 décembre 2020, nous demeurons très sceptiques quant à leur réussite étant donné que le dispositif ayant généré ce chaos électoral, est resté en place. Je saisis cette occasion pour féliciter nos députés élus, et féliciter nos candidats à la députation qui ne méritaient pas l’échec et qui ont été battus par la tricherie et le fait du prince.

On doit regarder la réalité en face et avoir le courage de repenser l’organisation des élections afin d’éviter à notre pays des problèmes supplémentaires liés aux élections.

Militantes et Militants

Chers Camarades,

 

Revenant à notre Parti, je voudrai annoncer qu’il est arrivé à un moment où sa réforme est d’une brulante nécessité. Il faut pour cela que les esprits des militants se préparent à les comprendre, à les accepter et à se serrer les coudes pour leur mise en œuvre.

En effet, les réformes proposées par le Bureau Politique et certains de nos camarades qui en ont fait une préoccupation majeure, sont prises en compte par un examen minutieux en vue de leur mise en œuvre dans l’intérêt de notre Parti.

 

Je conclurais mes propos, en demandant à chacun de vous de faire preuve de sérénité devant les difficultés du parcours militant que nous rencontrons tous,  comme nous l’avions fait depuis 2003 jusqu’à nos jours.

 

La victoire est au bout de nos luttes, pourvu que nous gardions l’espoir dans nos luttes quotidiennes et que nous soyons unis et solidaires devant des obstacles qui ne manqueront pas de pousser certains d’entre nous au découragement et à l’abandon dans notre noble combat politique.

 

C’est pourquoi j’appelle les responsables de tous nos organes au niveau des unions fédérales, des fédérations et des sous-fédérations du MLPC, du MLJC et du MLFC à tenir bon et à rester aux côtés de nos populations en ce moment de grande souffrance du peuple centrafricain. Des distinctions honorifiques du MLPC sont en cours de confection pour consacrer le militantisme exemplaires des camarades à tous les niveaux.

 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un Joyeux Anniversaire dans la lutte.

La lutte continue pour la justice et la liberté par le travail

Vive le MLPC !

Victoire, victoire, victoire Camardes !

 

Centrafrique : l’ONU demande au président la libération de quatre Casques bleus français

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Bangui, 23 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique) – Un haut responsable de l’ONU en centrafrique a rencontré le président Faustin Archange Touadéra afin d’obtenir «au plus vite» la libération de quatre militaires français, membres de la mission onusienne Minusca dans ce pays, a indiqué mardi le porte-parole des Nations unies.

Les militaires français de la Minusca entrain de monter dans un pick-up de la gendarmerie
Les militaires français de la Minusca entrain de monter dans un pick-up de la gendarmerie

 

«Ils portent des cartes d’identification de l’ONU» et «ne sont pas libres», toujours «détenus par la gendarmerie» centrafricaine, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point-presse quotidien. «Le commandant de la Force» de Casques bleus de l’ONU et l’adjoint de l’émissaire onusien dans ce pays ont «été reçus par le président afin de traiter ce dossier», a-t-il indiqué. «Tout le monde essaie de dénouer cela pour que l’on assiste à la libération au plus vite des quatre militaires», a-t-il dit.

Lundi, ces quatre Français qui escortaient un général de la force de l’ONU avaient été arrêtés à l’aéroport de Bangui. Cet incident est survenu au moment où les relations entre la France et son ancienne colonie sont de plus en plus tendues, exacerbées par une féroce guerre d’influence entre Paris et Moscou, dans ce pays en guerre civile depuis 2013.

 

La France reproche à la Centrafrique d’être «complice» d’une campagne antifrançaise orchestrée par Moscou notamment par d’innombrables trolls sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Et Moscou reproche à Paris d’accuser la compagnie de sécurité privée russe Wagner d’avoir fait main-basse sur le pouvoir et les ressources du pays. La Minusca compte environ 15.000 militaires et policiers dans ce pays parmi les plus pauvres du monde et en guerre civile depuis près de neuf ans.

 

 

AFP

RCA : les mercenaires russes orchestrent une nouvelle tentative d’assassinat du Président Touadera

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Bangui, 22 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Incroyable, mais vrai! Les hommes de Wagner n’ont plus honte de leur bêtise. Ce lundi 21 février, à l’aéroport international de Bangui, quelques minutes avant l’atterrissage du Président Faustin Archange Touadera, quatre militaires français ont été interpellés par les gendarmes centrafricains sur ordre des Mercenaires russes de la société Wagner. Selon ces derniers, ces 4 militaires français voudraient assassiner le chef de l’État Faustin Archange Touadera à sa descente d’avion de la compagnie Air France.  Or, après vérification, suivi du communiqué de l’ambassade de France à Bangui, ces quatre militaires français faisaient partie de l’équipe de protection rapprochée du général Marchenoir, chef d’état-major de la force de la Minusca. Ceci dit, ce sont des diplomates. Ils sont couverts par la protection diplomatique internationale.   

arrestation des quatre militaires françaisde la Minusca à l'aéroport international de Bangui Mpoko lundi 21 février 2022
arrestation des quatre militaires françaisde la Minusca à l’aéroport international de Bangui Mpoko lundi 21 février 2022

 

Pour de nombreux observateurs centrafricains, cette fois, le pouvoir de Bangui pousse le bouchon plus loin. D’après eux, les mercenaires russes sont dans la logique du départ des forces de la Minusca de la République centrafricaine comme ils avaient fait aux forces européennes au Mali. Mais ils oublient que la Minusca c’est Nations unies. Ce n’est pas facile de provoquer son départ de la rca.

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, l’opération de l’arrestation des quatre militaires français a été piloté de bout en bout par le directeur général de la police centrafricaine Bienvenu Zokoué.

 

Réaction sur les réseaux sociaux

 

Des militaires français arrêtés, oui.

Qui voulaient assassiner FAT, non.

Comment ils se sont retrouvés à M’poko? L’explication: Il s’agit de l’équipe de protection du général français chef d’état-major de la Minusca qui prenait l’avion.

À l’arrivée, il y avait effectivement FAT dans l’avion, les gendarmes ont fait de l’excès de zèle, orientés par les Wagners, probablement !

On enlève tout de même les 6 snipers, sinon le reste, c’est l’équipement de dotation de la sécurité rapprochée d’un général !

Tout cela une fois de plus est piloté, les Russes sont au sein de la Minusca et connaissent les déplacements du chef d’état-major, tout est fait pour créer des incidents et viser la France !

À rappeler sur FB qu’une information pour être légitime, doit être recoupée, sauf si l’on veut désinformer les citoyens et créer le chaos, la suspicion…

 

 

Ci-dessous, le communiqué de l’ambassade de France à Bangui à propose de l’arrestation de ces quatre militaires français.

 

Communiqué de l’Ambassade de France en RCA

 

L’équipe de protection rapprochée du général Marchenoir, chef d’état-major de la Force de la Minusca, composée de quatre militaires français, a été arrêtée cet après-midi à l’aéroport de Bangui. Ces quatre officiers de sécurité escortaient le Chef d’état-major de la Force de la Minusca pour prendre le vol Air France, avec leur équipement professionnel. L’ambassade de France regrette vivement cet incident. Elle condamne son instrumentalisation immédiate sur certains réseaux malveillants et la désinformation grossière à laquelle elle donne lieu.

 

Arrestation des quatre militaires français de la Minusca, le bureau des nations unies réagit

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Arrestation des quatre militaires français de la Minusca

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Quatre membres du personnel de la MINUSCA chargés de la protection rapprochée du Chef d’état-major de la Force de la MINUSCA ont été arrêtés lundi après-midi devant les installations de l’aéroport international de Bangui-M’poko. Ces derniers venaient d’accompagner le Chef d’état-major en partance pour la France.

La MINUSCA regrette cet incident et condamne vivement son instrumentalisation sur les réseaux sociaux, dans une tentative de manipulation de l’opinion publique. Elle rejette catégoriquement les accusations d’atteinte à la sureté de l’Etat.

 

Baboua, Abba, Béloko et Cantonnier,  nouvelles tensions entre les commerçants et les mercenaires russes

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Bangui, 22 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour les commerçants de la ville de Baboua, de Béloko, de Cantonnier et Abba, si ce n’est pas une nouvelle provocation, cela y ressemble parfaitement. « Prendre toute une ville en otage : la population, les commerçants, les autorités locales, etc. est intolérable. Mais  cette fois, ils n’auront rien de notre part », déclarent les commerçants de Baboua. Et dans la ville de « Abba », de Cantonnier et Béloko, c’est aussi le même son de cloche. Incroyable!

Bouar-dans-la-nan-mbere-le-18-avril-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38194″ data-wpel-link=”internal”>Bouar-dans-la-nan-mbéré-le-18-avril-2020-par-cnc-450×439.jpg” alt=”Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.” width=”450″ height=”439″ />

 

À Baboua, à l’œil nu, on peut compter rapidement le nombre des commerçants locaux. Ils ont créé leur association dans laquelle on peut compter trois boutiqués musulmans, deux bouchers Haoussa, et quelques dizaine des commerçants chrétiens. Mais dans la journée du dimanche 20 février, une équipe des Mercenaires russes, venant de Bangui, la capitale, avait organisé une réunion avec cette association des commerçants de Baboua  pour leur faire savoir  qu’ils ont 10 jours à compter du jour de la réunion  pour verser leur ” impôt global “ qui s’élève à 30 millions de francs CFA. Mais de quel impôt parlent-ils? Ces mercenaires,  s’interrogent les commerçants qui parlent sans doute, d’un racket organisé visage découvert.  “c’est une nouvelle provocation de la part des hommes de Wagner”  avancent ces commerçants.

“Parmi nous les commerçants de Baboua qui pourrait avoir 200 000 francs CFA pour verser aux mercenaires russes. Nous sommes tous des petits commerçants, et c’est difficile pour nous d’avoir cette somme de 30 millions de francs CFA. Au trop, si les commerçants sont gentils, ils peuvent reunir et verser en tout 150 000 francs CFA.  Mais pour quel motif alors ? », déclare avec interrogation surprenante un commerçant de la ville Baboua interrogé par CNC.

Et ce n’est pas fini !

À Abba, c’est aussi la même chanson avec un refrain en hausse. Les Russes ont exigé 40 millions de francs CFA au collectif des exploitants miniers. ” si vous voulez continuer à exploiter vos diamants et or, c’est le montant de vos taxes de ce premier semestre”. Parole de l’officier supérieur des wagneurs dans la ville.

Mais la surprise vient du côté de  la frontière centrafricano- camerounaise. Les Russes demandent 140 millions de francs CFA aux commerçants de cantonnier et Béloko. Une véritable géante arnaque en cours.

Comme ils savent que la caisse de l’État est totalement vide, ils tournent vers les commerçants pour les dépouiller. Ce qui va sans doute répercuter sur les prix des produits sur les marchés.

Rappelons que la société Wagner est depuis 4 mois en défaut de paiement en Centrafrique. La seule pratique qui pourrait les aider à tenir encore plus longtemps, est de pratiquer, multiplier les opérations de rackets de la population commerçante.

Rappelant que dans la capitale, Bangui, sur instruction de la Présidence de la République, les sociétés d’État , ENRCA  SODECA, doublent les prix de leurs services afin de permettre le paiement des factures de Wagner.

Mais pourquoi la Russie ne vient-elle pas en aide au pays que de laisser ses mercenaires racketter les paisibles citoyens ?

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Arrivée massive des nouveaux renforts des mercenaires russes en Centrafrique

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Depuis quelques jours, à Bangui, capitale de la République centrafricaine, on voit l’arriver sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko, une centaine des paramilitaires de la société russe Wagner.

Centrafrique.org/acceuil-sur-le-tarmac-de-laeroport-bangui-mpoko-des-nouveaux-mercenaires-russes/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Acceuil-sur-le-tarmac-de-laeroport-Bangui-Mpoko-des-nouveaux-mercenaires-russes-450×253.jpg” alt=”Acceuil sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko des nouveaux mercenaires russes” width=”450″ height=”253″ />
Acceuil sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko des nouveaux Mercenaires russes

 

Cagoulés, en treillis militaire délabré, ces mercenaires russes ont été accueillis à leur descente d’avion comme des fantômes par leur chef et une équipe de l’état-major de l’armée nationale.

 

« Ils sont nombreux, très nombreux. On peut parler de plusieurs centaines, voir 400 hommes cagoulés. On les a déposés discrètement au palais de Berengo, sur la route de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye », a déclaré un sous-officier de l’armée nationale qui a assisté à l’arrivée et à la descente d’avion de ces mercenaires de Wagner.

 

Pour l’heure, on ignore les raisons qui poussent les autorités du pays à autoriser ce nouveau déploiement des mercenaires de Wagner dans le pays, mais certaines sources parlent de la relève d’une ancienne équipe déjà sur le terrain, ce que certaines sources sécuritaires démentent.

Rappelons que les Nations unies, dans son dernier rapport du mois de février 2022, avaient  confirmé que la présence de la société de mafia russe Wagner en République centrafricaine est déstabilisante. Ces hommes sont auteurs de plusieurs exactions sur les civils, et ne respectent aucunement le droit humanitaire international.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Après Touadéra, la guerre des « ex « : entre Dondra, Ngrebada et Sarandji ?

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Par Mathieu Olivier

Bangui, 22 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Après avoir démissionné du poste de Premier ministre, Henri-Marie Dondra a les yeux rivés sur la présidentielle de 2026. Touadéra ne pouvant théoriquement pas se représenter. Mais ses prédécesseurs, Firmin Ngrebada et  Simplice Mathieu Sarandji, partagent la même ambition.

Au milieu, le premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l'assmblée nationale, à droite l'ancien premier ministre Firmin Ngrebada
Au milieu, le premier ministre Henri Mari Dondra, à gauche le président de l’assmblée nationale, à droite l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada

 

Le ton est monté, jusqu’au point de non-retour. Le 3 février, après une conversation téléphonique des plus houleuses avec le président Faustin-Archange Touadéra, Henri-Marie Dondra ne décolère pas. Celui qui est encore Premier ministre peste contre l’entourage du chef de l’État, qu’il estime ligué contre lui. L’homme est impulsif. Il décide de déposer immédiatement sa démission à la présidence de la République, et ajoute dans le même temps qu’il souhaite quitter le Mouvement Cœurs Inis (MCU), le parti au pouvoir. Henri-Marie Dondra n’a pas encore fait une croix sur son poste, mais il cherche à forcer Touadéra à lui renouveler sa confiance.

Seuls quelques collaborateurs sont mis au courant de ce coup de poker. Pour réussir, l’initiative doit rester secrète. Hélas, elle sort au grand jour et est relayée par la presse quelques jours plus tard.

Le 7 février, le président, qui semblait tenté par le maintien de son Premier ministre, se retrouve dos au mur. Dès la réception de la démission quatre jours plus tôt, il avait expressément demandé à Dondra que celle-ci ­ci soit tenue secrète pour se donner le temps de la réflexion. Faustin-Archange Touadéra se sent trahi. Des proches conseillers lui conseillent d’accepter la démission et de faire preuve d’autorité. Le patron acquiesce. Henri-Marie Dondra est remercié. Quelques jours plus tard, l’ex­chef de gouvernement officialise comme prévu son départ du MCU.

 

Le talon d’Achille de Dondra

« C’est un nouveau départ politique pour lui », estime un ancien ministre qui le connaît bien. Car Henri-Marie Dondra n’a pas dit adieu à ses ambitions politiques. « C’est un secret de polichinelle : il vise la présidence lors de la prochaine élection, en 2026 », poursuit notre source. À 55 ans, l’intéressé ne manque pas d’atouts. Il est à la tête d’une fortune personnelle, notamment acquise dans le secteur de la construction, qui fait des envieux, au point que nombre de détracteurs ne manquent pas de douter de la légalité de son origine. « C’est son grand atout mais également son talon d’Achille. Depuis qu’il a montré ses ambitions pour la présidence, certaines affaires lui collent à la peau », explique un proche du gouvernement.

Récemment, Henri-Marie Dondra était ainsi visé par de discrètes enquêtes sur sa gestion du ministère des Finances, qu’il a dirigé avant de rejoindre la Primature. « Ses adversaires espèrent que les accusations de malversations vont le freiner ou l’abattre. Mais ce n’est pas gagné : il connaît aussi beaucoup de secrets, notamment sur le MCU », tempère une source connaissant bien le parti au pouvoir. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre travaille actuellement à reprendre en main le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC, ancien parti de feu le président André Kolingba), un navire prestigieux qui pourrait le porter jusqu’en 2026.

S’il n’est pas encore entouré d’une véritable équipe de campagne, il compte sur le soutien de la ministre de l’Action humanitaire, Virginie Mbaïkoua, dont il est très proche. Originaire de l’influente région de l’ouham-Pendé (nord-ouest), cette figure du mouvement des femmes du MCU pourrait être un atout majeur pour le Banguissois Henri-Marie Dondra.

 

Ngrebada et la carte russe

Mais ce dernier ne manque pas d’adversaires, à commencer par son prédécesseur à la primature, Firmin Ngrebada. Le député du MCU, qui a longtemps œuvré discrètement au côté de Faustin-Archange Touadéra, notamment comme directeur de cabinet adjoint, avance ses pions à pas feutrés. À l’aise financièrement, il a les moyens de ses ambitions et travaille dans l’ombre, en veillant à ne pas brusquer les pontes de la présidence, à se construire une stature d’homme d’État.

« Sa cote de popularité a grimpé en flèche avec la crise de la Coalition des Patriotes pour le Changement [alliance de groupes armés rebelles]. Il a réussi à se bâtir une image de défenseur de la République dans les médias », assure un habitué de la place de Bangui.

Apprécié par les fonctionnaires, un corps électoral de poids, cet ancien inspecteur du travail n’a pas de fonction officielle au MCU mais se sert de sa position de député pour « ratisser large », poursuit notre source. « C’est un politicien patient, qui a appris au côté de Touadéra, comme directeur de cabinet adjoint à la primature. Il reçoit beaucoup de monde, tisse des liens et veille à ne pas se faire d’ennemis. Au sein du parti, c’est sans doute le baron le plus populaire », ajoute-t-elle.

Enfin, Firmin Ngrebada bénéficie du soutien (plus ou moins discret) à Bangui de Wagner. Les mercenaires de cette société russe assurent toujours sa sécurité rapprochée. Aussi, lorsque Dimitri Utkin, le numéro deux du groupe, est en visite dans la capitale centrafricaine, il ne manque pas de dialoguer avec l’ancien Premier ministre. Dans la course à la magistrature suprême, cet appui suffira-t-il à celui qui a longtemps fait office de ministre officieux des Affaires étrangères lorsqu’il travaillait au côté du Premier ministre Touadéra ? « Simple » député de Boali, parviendra-t-il à rassembler derrière lui le MCU ?

Ses adversaires espèrent que les accusations de malversations vont le freiner ou l’abattre.

Les mercenaires de Wagner assurent toujours la garde rapprochée de Firmin NGREBADA.

 

Sarandji, l’homme de confiance

Un homme, au moins, ne l’entend pas de cette oreille : le président de l’Assemblée nationale et Secrétaire exécutif du parti, Simplice Mathieu Sarandji. SMS, comme certains le surnomment, prend bien garde de ne pas afficher ses ambitions personnelles, mais, comme les autres ex-Premiers ministres, il regarde avec envie la présidentielle de 2026. « C’est le chef du parti, ce qui est un atout de poids, et il a l’oreille du président. Personne, sauf peut-être Sani Yalo, n’est aussi proche de Touadéra », glisse un ancien ministre.

« Les dernières législatives ont laissé des traces, nuance un autre interlocuteur proche de la présidence. Il contrôle l’appareil du MCU mais, en interne, de nombreux députés grognent, notamment parce qu’il lui reproche de ne pas les avoir consultés pour les investitures. » Jugé « clivant », voire « méchant » ou « rancunier », Simplice Mathieu Sarandji peut-il surprendre ? À 66 ans, l’ancien professeur de lettres modernes, qui a été pendant cinq années directeur de cabinet de Touadéra à la Primature, va devoir jouer une partie serrée.

« Son seul véritable atout, c’est sa proximité avec le chef de l’État. Mais cela peut aussi contrecarrer ses ambitions, explique un proche du gouvernement. Il ne peut pas se montrer trop gourmand trop tôt, au risque de déplaire au président, ajoute le même interlocuteur. Il doit rester caché derrière lui, en espérant qu’il lui rendra sa confiance en 2026 en le soutenant ».

 

Un troisième mandat pour Touadéra ?

Dans la même optique électorale, Firmin Ngrebada tente lui aussi de conserver la confiance du président. Mais un scénario pourrait venir contrecarrer ces plans de bataille : un troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra, auquel Sarandji ne saurait, en homme de confiance de l’intéressé, s’opposer.

Si un acte numéro trois n’est actuellement pas possible légalement en raison de la limitation constitutionnelle, une modification des textes pourrait ouvrir la voie à une nouvelle donne, Touadéra remettant alors en quelque sorte les compteurs à zéro. Cette solution – déjà appliquée dans d’autres pays africains, notamment par le Guinéen Alpha Condé en 2020 – a d’ailleurs déjà été discrètement évoquée dans les couloirs de la présidence, où des fidèles du chef de l’État ne verraient pas d’un mauvais œil la prolongation de son bail. « L’hypothèse d’un troisième mandat n’est pas à exclure mais, en attendant, la guerre des trois anciens Premiers ministres est lancée », conclut un diplomate à Bangui.

 

Copyright Jeune Afrique

RCA : agression de Monsieur Éphrem MASSEO par le neveu de Touadera et sa clique, réaction de la PJLOD

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De gauche à droite, Monsieur Éphrem MASSEO et Monsieur Omert Alban DOLE DOBIA

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le 20 février 2022 aux alentours de 20h au quartier Fouh dans le 4ème arrondissement de Bangui, Monsieur Éphrem MASSEO, Chargé de Relations avec les Institutions et Organisations et l’un des Représentants de l’URCA au sein de la PJLOD a été agressé physiquement par Sieur Omert Alban DOLE DOBIA, neuveu du Président de la République Chef de l’Etat et ses hommes.

Vu l’extrême gravité d’un tel acte qui relève de la pure crapulerie et qui s’oppose radicalement au droit à la vie notamment de sa personne, montre encore une fois de plus aux yeux de l’opinion nationale et internationale l’attitude exagérée souvent soldée par des traitements inhumains et dégradants que certaines personnes réservent aux Centrafricains juste parce qu’ils prétendent être les “Proches parents ” du Président  de la République et donc de faits”Faiseurs de Justice”.

La PJLOD s’en indigne vivement contre cette barbarie exécutée par ce dernier pouvant ternir l’image de la famille du Président de la République et remettre en cause les efforts de l’État de droits et de la cohésion sociale promus par le Président de la République Faustien Archange TOUADERA.

Toutefois la PJLOD s’interroge sur l’objectif d’un tel acte du moment où notre pays est à la quête de l’unité nationale à travers le dialogue et la réconciliation nationale qui nécessitent la “tolérance” de tous Centrafricains épris des valeurs cardinales de la démocratie qui sont la “Liberté”, la “Justice”.

Ainsi, face à cette injustice, la PJLOD prend à témoin la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, l’opinion nationale et internationale et qu’elle compte se soumettre aux procédures judiciaires de son pays dans un bref délai pour que le centrafricain se sente libre et sécurisé face à ceux qui se réclament naturellement ou de faits du “Prince “mais qui doivent savoir que “nul n’est au-dessus de la Loi Centrafricaine”.

La PJLOD se veut une Jeunesse éclairée, émancipée, éduquée et porteuse des valeurs républicaines et qui aspire à une société égale, garante des Libertés Publiques, des droits et devoirs citoyens.

 

 

Fait à Bangui le 21 Février 2022

LE COORDONATEUR

 

 

Saint Cyr TANZA

 

Contacts téléphoniques, Whatsapp et adresse mail :

+236 75 20 01 54/ 72200154, +236 70 90 05 81 et +33 6 09 69 92 20

pjlodleader@gmail.com

 

Le Groupe Wagner inquiète et interroge, en Occident comme en Russie

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L’accueil de mercenaires russes par la junte militaire au pouvoir au Mali a encouragé la France à quitter le terrain. La milice, décrite comme l’armée supplétive de la Russie, défend aussi des intérêts très privés, quitte à fâcher le Kremlin.

Centrafrique.org/il-semble-que-wagner-soit-capable-de-prendre-ses-propres-initiatives-qui-tournent-parfois-au-fiasco-filip-andrejevic-via-unsplash/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Il-semble-que-Wagner-soit-capable-de-prendre-ses-propres-initiatives-qui-tournent-parfois-au-fiasco.-Filip-Andrejevic-via-Unsplash-450×221.jpg” alt=”Il semble que Wagner soit capable de prendre ses propres initiatives, qui tournent parfois au fiasco. | Filip Andrejevic via Unsplash” width=”450″ height=”221″ />

 

Bangui, 22 février 2022 ( Corbeaunews – Centrafrique) – Chassé-croisé: la France et ses partenaires européens quittent le Mali tandis que les mercenaires russes du Groupe Wagner s’y installent. Mais pour quoi faire? L’accueil de ces mercenaires par la junte militaire au pouvoir à Bamako a été l’un des principaux sujets de contentieux avec Paris.

Lundi 14 février, quelques jours avant d’annoncer le retrait officiel de la France, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que les hommes de Wagner seraient désormais un millier au Mali, «payés comme de bons mercenaires», malgré les difficultés financières du pays. Le 23 décembre, après trois mois de rumeurs, la France, le Canada et les pays européens avaient fermement condamné l’arrivée du groupe au Mali.

L’objectif réel de la présence du groupe de mercenaires –désormais confirmée par Vladimir Poutine lui-même– et l’existence d’une stratégie russe cachée qui y serait liée sont au cœur du débat. Pour nombre d’observateurs, cette arrivée de Wagner, après un déploiement en République centrafricaine et une intervention piteuse au Mozambique, serait le signe que le Kremlin tente de mettre le pied en Afrique et d’en bouter les Occidentaux, à commencer par la France. Sauf que la Russie nie toute implication. Et si elle reconnaît désormais que Wagner est un groupe privé sans lien avec le gouvernement, son existence même, illégale selon la loi russe, à longtemps été niée contre l’évidence.

Entre patriotisme et aventurisme

Les liens entre les mercenaires et le Kremlin sont indéniables. Même s’il dément, le groupe est la propriété d’Evgueni Prigojine, un oligarque russe qui s’est taillé un chemin jusqu’au sommet du pouvoir grâce notamment à de grands contrats de restauration avec l’armée russe. Il est également soupçonné d’avoir fondé la fameuse Internet Research Agency, la ferme à trolls qui a joué un rôle crucial dans l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, selon les renseignements américains. Enfin, il est à la tête d’un vaste empire médiatique qui joue là encore un rôle fondamental dans la guerre informationnelle russe en Afrique.

Mais être un homme lige n’empêche pas d’être un homme d’affaires. Si, comme l’explique Jean-Yves Le Drian, «l’objectif affiché [de Wagner] est de défendre la junte» au Mali, les mercenaires y ont été précédés par des prospecteurs miniers dès octobre 2021. Sur la plupart de ses théâtres de déploiement, la présence de Wagner est souvent liée à l’implantation de projets énergétiques d’entreprises russes, elles-mêmes liées au Kremlin. Il semble pourtant que Wagner soit capable de prendre ses propres initiatives, qui tournent parfois au fiasco.

Un épisode du conflit syrien survenu en février 2018 l’illustre. Cette nuit-là, près de Deir ez-Zor, les hommes de Wagner vont trop loin. Accompagnés par une milice affiliée au régime syrien, ils sont plusieurs centaines à se lancer à l’assaut d’un champ gazier convoité par une société russe en contrat avec Wagner mais contrôlé par les Forces démocratiques syriennes, coalition arabo-kurde alliée des Occidentaux dans la lutte contre le groupe État islamique. L’aviation américaine intervient et bombarde les attaquants. Plus d’une centaine d’hommes sont tués, dont des Russes.

 

Le Kremlin finit par admettre la présence de ces hommes, tout en s’en désolidarisant: «Ce sont des citoyens russes que l’État n’a pas envoyés là-bas.» Or, selon Ruslan Leviev, fondateur du site Conflict Intelligence Team cité à l’époque par RFI: «Il est possible que l’armée russe ne fût pas informée, car les relations entre le Groupe Wagner et le ministère russe de la Défense se sont dégradées depuis 2017. Il y a de plus en plus d’informations qui circulent sur ces compagnies paramilitaires russes, et leur présence en Syrie devient donc de plus en plus embarrassante pour les autorités.»

Déjà en 2013, toujours en Syrie, un autre groupe de mercenaires russes chargés de protéger des champs pétroliers à Deir ez-Zor est envoyé en renfort des forces du régime dans un village attaqué par des rebelles, près de Homs. Un échec: plusieurs Russes sont tués et deux dirigeants du groupe sont arrêtés par le FSB, le service fédéral de renseignement russe. En 2014, ils sont même condamnés à de la prison ferme pour mercenariat, une première en Russie.

 

Malaise en Russie

 

Dans le même temps, lors des deux batailles de Palmyre en 2016 et 2017, c’est bien le Groupe Wagner qui est en première ligne pour reprendre la zone à l’État islamique. Il s’agit d’un moyen pour la Russie de s’engager dans une bataille hautement symbolique sans avoir à s’inquiéter de justifier de nombreux morts auprès du public russe, les mercenaires périssant toujours dans le secret.

Wagner n’est donc ni une simple société militaire privée, ni un simple outil militaire secret du Kremlin, comme le résume Isabelle Facon, spécialiste de la Russie et autrice de La nouvelle armée russe pour le site Le Grand Continent: «Sans marcher toujours main dans la main, l’État russe, son institution militaire et les Wagner ont des intérêts communs bien compris.»

Sauf que, comme l’illustre la crise malienne, pour un groupe qui n’est pas censé exister, Wagner fait tout de même beaucoup parler de lui. Les accusations de crimes de guerre s’empilent, des sanctions internationales tombent et une plainte a même été déposée en Russie par des organisations de défense des droits humains. Surtout, les familles de combattants commencent à parler et à demander que la mort de leurs proches soit reconnue par l’État russe. Récemment, un ancien vétéran déployé en Syrie, Marat Gabidullin, est sorti du bois et a publié un livre sur son expérience au sein du groupe, malgré de nombreuses

 

«La vérité sur ce sujet devrait être exposée. On a assez menti aux gens», a-t-il déclaré au site d’investigation indépendant russe Meduza. L’ex-mercenaire déplore que «les généraux ne veulent pas admettre que leurs victoires en Syrie ont été obtenues par des méthodes qui ne relèvent pas de la doctrine militaire officielle, et que le nombre de victimes présenté au public a été falsifié pour que les gens soient fiers». Si la nature réelle de Wagner et de ses intentions inquiète les Occidentaux, elle commence aussi à interroger la société russe, huit ans après la création de cette armée plus vraiment secrète.

 

 

RCA : Évariste Ngamana, 1er vice – président de l’Assemblée nationale, cité dans une gigantesque affaire de mafia

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’affaire a été révélée par le site d’information centrafricain « Tsunami’, et vérifiée par notre rédaction auprès de certains élus de la République. Ceux-ci ont confirmé l’information, et ajoutent certains détails inquiétants et scandaleux, incriminant l’ancien chef milicien Anti-Balaka Évariste Ngamana, devenu député, au passage premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Évariste Ngamana et la société VOGUEROC

 

Selon le site d’information centrafricain « Tsunami », le mercredi 16 février 2022, le 1er vice – président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana a convoqué à une réunion d’urgence le bureau de l’Assemblée nationale, et ce, en lieu et place du président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, pourtant bien portant, présent et visible dans la capitale centrafricaine, selon ses proches. L’ordre du jour a porté essentiellement sur l’examen du projet de convention minière entre l’État centrafricain et la société VOGUEROC. S.A.R.L, aux fins d’autoriser le gouvernement a signé ladite convention, au regard des dispositions de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016. Après seulement quelques échanges, le bureau a autorisé à l’unanimité le gouvernement à signer cette convention.

 

Doute et recommandation de la commission ressources et production

 

Le site d’information « Tsunami » a également ajouté qu’après avoir déclaré la recevabilité du dossier, en la forme, à l’issue de sa séance en date du 21 septembre 2021, le bureau de l’Assemblée nationale a décidé d’affecter le projet de cette convention à la Commission Production Ressources naturelles et Environnement pour obtenir son avis technique avant toute décision. Comme il fallait s’y attendre, la Commission aurait statué sur ce dossier et aurait relevé un certain nombre de graves irrégularités. De ce fait, des observations auraient été formulées, et des amendements proposés. Par une note en bonne et due forme, cet avis technique aurait été transmis au président de l’Assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji.

 

La société VOGUEROC, un réseau de mafia centrafricano – rwandaise ?

 

La société VOGUEROC, officiellement créée par un ressortissant rwandais par l’entremise du ministre des Mines et de la Géologie, Monsieur Rufin BENAM-BELTOUNGOU et Monsieur Pascal Bida- Koyagbélé, ministre des grands travaux à la présidence de la République. Selon eux, cette société émane directement du chef de l’État qui l’aurait  amené du Rwanda. C’est une société du parti de Kagamé, Président du Rwanda qui aurait sollicité un permis d’exploitation minière auprès de l’État centrafricain. Mais la société, qui ne pèse pas plus qu’une plume, a un capital social de 1,5 million de francs CFA, voudrait obtenir un permis d’exploitation des diamants, de l’or,  de titanium, de cobalt,   de l’uranium  et autres… (Sans préciser ce qui veut dire autres : un flou). Pour une société unipersonnelle qui a un capital social seulement de 1,5 million de francs CFA,  elle demande un permis minier dans 5 villes du pays : Dimbi, Sosso-Nakombo,  Bogoin, etc., sans pour autant situer les coordonnées géographiques (GPS) des lieux. Une véritable mafia au sommet de l’État. En plus, selon le code minier de la République centrafricaine, pour une demande d’une convention minière, il faut que la société dispose au minimum un capital social de 10 millions de francs CFA. Or, ce n’est pas le cas. Évariste Ngamana et sa bande ont outrepassé cette loi pour valider cette convention minière tout en ignorant le Président de l’assemblée nationale qui est pourtant présent dans la capitale.

 

Une société sans compte bancaire

 

Le plus étonnant dans cette affaire, c’est que cette société fictive ne dispose pas de compte bancaire. À la demande de la Commission Production Ressources naturelles et Environnement de l’assemblée nationale, les Koyagbelé et consort sont partis à la banque CBCA ouvrir un compte bancaire rapidement pour afin soumettre les documents à l’Assemblée nationale. Est-ce que la RCA est un pays? Plus choquants, ils demandent un permis pour 25 ans dans 5 villes minières de la RCA.

 

Mais qu’est-ce qui pousse Évariste Ngamana et ses collègues à valider le projet ?

 

D’après notre analyse, cet ancien chef milicien Anti-Balaka devenu député, qui a récemment  distillé des informations dans la presse selon laquelle le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji aurait touché un pot-de-vin des mains des investisseurs chinois engagés dans l’exploitation de l’or et diamant en République centrafricaine,   devient à son tour auteur d’une gigantesque mafia. En décidant  de valider à tout pris  cette convention  minière pour préparer sa réélection au poste du premier vice-Président de l’assemblée nationale au mois de mars prochain, il a sacrifié le pays  pour des intérêts  personnels. Ceci n’est rien que du gangstérisme, de la mafia à la colombienne. Plus étonnant aussi, il avait décidé pourtant de sensibiliser ses collègues députés pour engager une motion de destitution du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji le mois prochain. À quoi joue ce tintin? En tout cas, le député Évariste Ngamana, droit dans ses bottes, décide d’appliquer la loi de l’omerta de la mafia à l’Assemblée nationale.

 

Rappelons qu’il y a trois ans, l’assemblée nationale avait été éclaboussée lorsqu’une vidéo avait été projetée montrant le député Jean-Michel Mandaba empoché les 40 millions, un fait qui l’a contraint à reconnaître les faits et a demandé pardon quelques mois plus tard devant ses collègues réunis en commission.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : le général Zakaria Damane, décapité, son corps piégé, a été finalement inhumé

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Plus d’une semaine après son assassinat crapuleux par les mercenaires de la société de la mafia russe Wagner, le corps du général Zakaria Damane, chef d’état-major de PRNC n’a pas encore été récupéré par sa famille. En cause, il a été piégé par des nombreux engins explosifs. Mais finalement, avec le concours du Président  Touadera, les russes ont récupéré le corps et remis à la famille ce dimanche 20 février.

 

centrafrique.org/le-general-zakaria-damane-filme-ici-le-30-septembre-2017/” data-wpel-link=”internal”>Le Général Zakaria Damane, filmé ici le 30 septembre 2017
Le Général Zakaria Damane, filmé ici le 30 septembre 2017 à Bangui

 

Selon des informations recueillies auprès de certains membres de sa famille à Boromata, une localité de Ouandja, située à plus de 100 kilomètres du Tchad, et 200 kilomètres du Soudan, dans la préfecture de la Vakaga, le général Zakaria Damane, étant malade, avait cessé toutes ses actions dans le groupe armé et s’est retranché dans sa ferme et fait tourner ses activités champêtres et minières.

Mais le samedi 12 février,  vers 16 heures, ces hommes de Wagner, à bord de leur véhicule militaire, sont arrivés chez lui à Ouadda. Ils n’ont pas retrouvé le général, mais son épouse et quelques-uns de ses enfants y étaient présents. Ces mercenaires les ont tous froidement abattus, leur maison pillé, leur réserve des diamants récupérée.

En suite, ils prenaient la route pour aller sur le chantier minier de Pipi, c’est là qu’ils ont croisé à 8 kilomètres le général Damane, accompagné de son cousin et quelques-uns de ses éléments non armés,  en train de marcher à pieds pour rentrer à Ouadda.   C’est à cet instant qu’ils avaient été abattus froidement, mais le général Damane n’a pas été touché par des balles qu’ils ont tiré. Ils ont tenté une deuxième et troisième fois, les balles ne l’ont pas touché. Ils décident maintenant de le tabasser et torturer avec des battons. Par la suite ils l’ont égorgé. Et ce n’est pas fini ! Les hommes de Wagner ont pris le soin de piéger un à un les corps avec des mines terrestres, des engins explosifs, comme ils ont malheureusement l’habitude de le faire dans le nord-ouest.

À l’annonce de son assassinat par les russes, quelques-uns des membres de sa famille sont allés pour récupérer les corps, mais ils n’ont pas pu. Ils ont découvert que ceux-ci sont littéralement piégés, y compris le secteur. C’est ainsi que tous les corps se trouvent encore au sol sur le lieu du crime depuis plus d’une semaine.

Mais ce dimanche, avec le concours du Président Touadera, les Mercenaires russes sont allés récupérer le corps du général Zakaria Damane et ramener à sa famille qui l’a enterré ce dimanche.

Actuellement, on y trouve personne dans le secteur, seulement que les mercenaires de Wagner et quelques uns des membres de la famille qui sont revenus pour prendre le corps du général Zakaria Damane..

 

 

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Alindao, une base des soldats FACA attaquée par les rebelles de l’UPC à l’entrée de la ville

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La ville d’Alindao, située  à environ 505 kilomètres au nord de Bangui a été secouée de nouveau ce dimanche 20 février par des détonations d’armes de guerre de tout calibre. Les rebelles de l’UPC du sulfureux chef rebelle Ali Darassa ont attaqué une position de l’armée nationale à l’entrée de la ville. Les Mercenaires russes sont intervenus.

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les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

À chaque fois lors d’un affrontement  quand les soldats FACA se retirent face aux rebelles, les mercenaires russes les ont tabassés correctement et les ont obligé de retourner sur le lieu de l’affrontement. Mais cette fois, ils tiennent bon.

 

En effet, ce dimanche 20 février 2022, vers 3 heures 54 minutes, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont attaqué une position des soldats FACA à l’entrée de la ville d’Alindao, sur l’axe Mobaye, provoquant un affrontement avec les soldats FACA durant plusieurs minutes avant l’arrivée des mercenaires russes appelés en urgence.

 

Les rebelles se sont finalement retirés, et le calme est revenu sur le lieu. Mais bien avant, ces détonations d’armes se font entendre jusqu’au centre-ville. Certains habitants se sont paniqués, mais ils ont vite retrouvé leur calme.

Aucun bilan est disponible pour le moment.

Rappelons que depuis plus de trois mois, la ville d’Alindao n’est pas attaquée par les rebelles, et une centaine de ces derniers est sortie de leur maquis pour demander leur désarmement.  Depuis ce temps, ce sont eux qui luttent contre leurs anciens compagnons rebelles au côté des mercenaires russes dans la région.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Tentative du détournement des fonds alloués aux députés de la majorité, le député Évariste Ngamana se fait parler de lui à nouveau

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Décidément, l’homme est dans toute les sauces, même les plus pourries. Après avoir été pleinement impliqué dans une gigantesque affaire digne de la mafia colombienne des années 50, le voici encore cité dans une affaire de tentative du détournement des fonds alloués aux députés de la majorité présidentielle vendredi dernier. Mais cette fois, il s’est cogné  au mur. C’est l’histoire d’un affamé du pouvoir, le sulfureux  député Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Anti-Balaka-devenu-depute-sadonne-aux-activites-illicites-de-vente-des-diamants-en-europe/evariste-ngamana/” rel=”attachment wp-att-50043″ data-wpel-link=”internal”>Évariste Ngamana, premier vice-Président de l'assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka
Évariste Ngamana, premier vice-Président de l’assemblée nationale. Photo Radio Ndékèluka

 

Le Premier ministre Moloua et son pot de vin

 

À seulement quelques jours de sa nomination à la tête du gouvernement après la démission de Monsieur Henri-Mari Dondra, Félix Moloua, communément appelé papa biscuit,  commence à graisser les pattes des députés.  C’est ainsi que ce vendredi 18 février, dans la soirée, il avait décaissé 5 millions de francs CFA pour déposer sur la table des députés de la majorité à l’assemblée nationale. Mais cet argent, avant même son arrivée au parlement, connaît quelques amaigrissements. De 5 millions, cela devient en moins de deux heures 2,6 millions de francs CFA.

 

Évapot-de-vinriste Ngamana à la manœuvre

 

Sur les 5 millions de francs CFA décaissés par le Premier ministre, le député Évariste Ngamana et sa bande ont voulu ne présenter que 2,6 millions. Ils partagent seulement 30 000 francs CFA par député de la majorité. Le reste, ils ont voulu soigneusement cacher à leurs collègues. Mais ces derniers, connaissant le montant envoyé par le Premier ministre, ont décidé collectivement de soulever contre Évariste Ngamana et sa bande. Une histoire qui a duré des heures avant que les présumés mafieux sortent les 2,4 millions qu’ils ont voulu garder. C’était la honte totale pour le premier vice-président Évariste Ngamana et sa clique.

Ngamana par-ci, Ngamana par-là, il faut faire désormais avec.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Bangui, perquisition au domicile de Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani, ex-conseiller de Touadera, ses deux épouses interpellées

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – L’affaire d’échange téléphonique entre l’ex-conseiller de Touadera Aboulkhassim Algoni Tidjani  et le chef rebelle tchadien Timan Erdimi continue de faire de long feu en République centrafricaine. Les  deux épouses de Aboulkhassim Algoni Tidjani  viennent d’être interpellées par la police nationale et placées en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

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Ville de Bangui. CopyrightCNC

 

Quelques heures après les échanges entre Le chef de l’État de transition du Tchad, le Général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et le Président de la République Centrafricaine, le Professeur FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA en marge des travaux du 6ème Sommet Union Africaine – Union Européenne à Bruxelles (Belgique), plusieurs dizaine des éléments de la police nationale centrafricaine ont perquisitionné le domicile de monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani, ancien rebelle du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), cité dans l’affaire de déstabilisation du Tchad voisin.

 

Les deux épouses interpellées

 

Son domicile, situé au quartier Sagbado dans le KM5 a été perquisitionné, mais monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani n’était pas présent, mais ses deux épouses, présentes avec ses enfants, ont été interpellées et placées en détention provisoire à la gendarmerie pour nécessité d’enquête. Ce qui poussent les parents des deux épouses à sévèrement critiquer la méthode Touadera qui vise à emprisonner les épouses à la place de leur époux, et pourtant Monsieur Aboulkhassim Algoni Tidjani serait vu traverser la frontière pour rejoindre la République du Congo.

 

Hassan Bouba

 

Pourtant, selon nos informations, le ministre de l’Élevage, Monsieur Hassan Bouba, est lui aussi cité dans cette affaire. Et lui-même était en contact avec le chef rebelle tchadien Timan Erdimi au téléphone. Pour le service de renseignements tchadiens, Touadera est en train de jouer au petit malin alors qu’il est pleinement dans des affaires visant à déstabiliser le Tchad voisin. Une grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : Ali Darassa dément son implication présumée dans l’assassinat du général Zakaria Damane

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique) – 72 heures après l’assassinat du général Zakaria Damane par les Mercenaires russes dans la localité d’Ouadda, dans la préfecture de la Haute-Kotto le samedi 12 février 2022, les médias proches du pouvoir, ainsi dire proche de la société de mercenariat russe Wagner ont annoncé que le chef d’État-major Du PRNC Zakaria Damane aurait été tué par des éléments rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du général Ali Darassa. Mais ce dernier, dans un communiqué de presse en date du 17 février 2022, a démenti catégoriquement ces allégations mensongères et fantaisistes des médias manipulés par la société de mercenariat Wagner.

Ci-dessous, le communiqué de presse de l’UPC.

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Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes, ici dans la localité de Bambari en février 2022

 

Communiqué de presse

 

L’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordonnateur Militaire, Chef d’État-major, le Général ALI DARASSA MAHAMAT vient par le présent Communiqué démentir les déclarations mensongères publié le 15 et 16 février 2022 par des journaux financé par Touadera et Dimitri Sweety, patron des mercenaires Wagner a Bangui, tel que le Potentiel Centrafricain, Lengo Songo, Bea·Africa Sango et des comptes avatars créer sur les réseaux sociaux, soit disant que l’UPC serrait impliqué dans l’assassinat odieux de notre cher grand frère et papa le Général Zakaria DAMANE.

Par ailleurs, le Coordonnateur Militaire chef d’Etat Major de l’UPC et Chef d’Etat Major Général de la CPC, le Général d’armée  Ali DARASSA MAHAMAT confirme qu’il y a bien eu des affrontements a Mouka, Yangoudroundja et aux environs de Ouadda les 09 et 10 février 2022 où il y a eu plus de 100 Personnes Civiles assassiné par ces barbares mercenaires russes de Wagner dans les villages.

C’est en réaction à la grande perte dans leur camp que les mercenaires Wagner se sont vengés en allant massacrer les paisibles populations de Mouka, Yangoudroundja, Ouadda et ses environs jusqu’à exécuter le Général Zakaria DAMANE et plusieurs de ses braves frères. Les braves combattants de L’UPC conduit par le General walchai ont massacre ces drogués par dizaine et brûlé trois de leur véhicule.

L’UPC par la voix de son Coordonnateur Militaire et Chef d’Etat Major Général de la CPC, le Général d’armé Ali DARASSA MAHAMAT présente une fois de plus ses condoléances a toute les familles endeuillé et aimerait par le présent attirer l’attention de tous les centrafricains en particulier ceux du nord de ne pas céder aux manipulations de Touadera et Dimitri Sweety et de se lever comme un seul homme pour rejoindre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) afin de chasser Touadera et ces mercenaires buveurs de sang de notre pays la Centrafrique. L’union fait la force .

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

 

 

Tel: +236 75 36 88 40/75 52 33 52

Le Général Ali Darassa

Bangui, un évangéliste s’est noyé dans une eau d’un mètre lors d’une séance du baptême au quartier Boyrabe

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le jeune homme est un évangéliste de l’église, union des pentecôtistes  pour le réveil mondial en centrafrique, et travail comme conducteur de taxi moto dans la capitale. Invité ce samedi 19 février à participer à une séance de baptême des membres de son église, il s’est noyé  avec l’un des baptisé, mais ce dernier a été secouru vivant, l’évangéliste est porté disparu. Un drame qui a ému les fidèles de cette église chrétienne.

croix d'une église évangélique
croix d’une église évangélique

 

La victime s’appelle Gaël Gbadé,  frère évangéliste de l’église « union des pentecôtistes  pour le réveil mondial en Centrafrique ». Mais ce samedi 19 février 2022, les fidèles de cette église ont assisté à un spectaculaire drame qui ne dit pas son nom.  En pleine séance de baptême dans l’eau d’une source  à la carrière de Nguito pour baptiser les adeptes  de son église, l’évangéliste Gaël Gbadé  et l’un des  baptisés se sont noyés. Le jeune baptisé est secouru par l’assistance, mais l’évangéliste Gaël Gbadé  disparait sous l’eau. L’homme devient introuvable, même les habitants du quartier et les sapeurs-pompiers l’ont cherché en vain malgré que la profondeur de l’eau est seulement d’un mètre.

 

Le corps de l’évangéliste repêché

 

Mais ce dimanche 20 février, c’est-à-dire le lendemain, son corps sans vie a été repêché  par des plongeurs venus du deuxième arrondissement.ma^maître plongeur venu du deuxième arrondissement de Bangui. Les parents ont décidé de l’inhumer dans la ferme familiale  au PK45 sur la route de Boali.

Notons que l’évangéliste Gaël Gbadé serait la cinquième personne à périr  dans cette partie de l’eau de Nguito.

 

  1. Y. Ibrahim

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Le général MAHAMAT IDRISS DEBY  échange avec son homologue de la RCA Faustin Archange Touadera  

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Bangui, 21 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le Chef de l’État de transition du Tchad, le Général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et le Président de la République Centrafricaine M. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, ont échangé sur nombre de sujets de coopération bilatérale, a annoncé le gouvernement tchadien dans un communiqué de presse.

centrafricain-faustin-touadera-et-le-president-de-transition-du-tchad-mahamat-itno-lours-du-sommet-ue-afrique-a-bruxelles-2/” data-wpel-link=”internal”>centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Un-tete-a-tete-entre-le-president-centrafricain-Faustin-Touadera-et-le-president-de-transition-du-Tchad-Mahamat-Itno-lours-du-sommet-UE-Afrique-a-Bruxelles-1-450×337.jpg” alt=”Un tête-à-tête entre le président centrafricain Faustin Touadera et le président de transition du Tchad Mahamat Itno lours du sommet UE- Afrique à Bruxelles” width=”450″ height=”337″ />
Un tête-à-tête entre le président centrafricain Faustin Touadera et le président de transition du Tchad Mahamat Itno lours du sommet UE- Afrique à Bruxelles

 

En marge des travaux du 6ème Sommet Union Africaine – Union Européenne à Bruxelles, le Président du Conseil Militaire de Transition, Général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO a eu de rencontre. Il s’agit d’un entretien avec son homologue FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, Président de la République Centrafricaine

Les grands rendez-vous comme le Sommet UE – UA sont aussi rythmées par des rencontres bilatérales. C’est ce qu’ont eu les Présidents Tchadien et Centrafricain peu avant la cérémonie de clôture dudit sommet.

A la tête de deux pays frères et voisins, le Chef de l’Etat Général MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO et le Président de la République Centrafricaine M. FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, ont échangé sur nombre de sujets de coopération bilatérale. Un point d’orgue est mis sur la coordination des efforts en matière de sécurisation dans la zone frontalière en proie à la prolifération des groupes armés, justifiant le prolongement de la fermeture de la frontière terrestre par le Tchad.

Les deux hommes d’Etat ont aussi discuté des moyens de raffermir leur coopération dans le cadre des institutions sous régionales, régionales et continentales comme la CEMAC,  la CEEAC et l’Union Africaine. Par cette concertation, les deux dirigeants ont pu harmoniser leurs positions sur des sujets d’intérêts communs, preuve de la solidité des liens historiques et fraternels qui singularisent les relations tchado-centrafricaines.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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Russie : que-ce que le groupe “Wagner” présent en Ukraine ou au Mali ?

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Russie : que-ce que le groupe “Wagner” présent en Ukraine ou au Mali ?

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Bangui ( République centrafricaine ) – Elles sont présentes au Donbass, en Ukraine, en Syrie, en Centrafrique et dernièrement au Mali. Au moment de l’annonce du retrait des forces françaises du territoire malien, jeudi 17 septembre, Emmanuel Macron n’a pas manqué de prêter des “finalités prédatrices” aux sociétés militaires privées russes, dont la plus connue reste le groupe Wagner. .

Ces mercenaires “viennent essentiellement sécuriser leurs intérêts économiques”, a affirmé le président français. Arrivée au pouvoir à Bamako depuis 2020, “la junte (…) considère que ce sont les meilleurs partenaires (…) pour protéger leur propre pouvoir”. /////////////.

Cette armée secrète compterait aujourd’hui 800 hommes sur le sol malien. Le groupe Wagner est ainsi devenu un acteur majeur de la géopolitique de Moscou à l’étranger, avec lesquels Paris refuse catégoriquement de coopérer./////////////.

“L’armée de l’ombre” de Poutine/////////////.

Car, officiellement, Wagner n’existe pas. Pas d’enregistrement, pas d’impôts, pas d’organigramme. Sur le papier, cette société privée russe de sécurité fournit des services de MAINTENANCE d’équipements militaires et de formation. Officieusement, elle est accusée d’agir pour le compte du Kremlin là où elle ne veut pas apparaître de manière trop officielle. /////////////.

À ce titre, Amnesty international, la surnomme “l’armée secrète de Vladimir Poutine”. Le groupe Wagner serait ainsi dirigé par le richissime homme d’affaires et proche du pouvoir russe, Evguéni Prigojine. L’Union européenne a sanctionné en 2020 l’oligarque russe. En décembre, elle a pris de nouvelles sanctions contre le groupe quand se confirmait son arrivée au Mali. /////////////.

Une “politique africaine” de la Russie/////////////.

Ses hommes seraient déjà ainsi présents dans plusieurs pays d’Afrique, comme la Libye, le Soudan ou le Mozambique. Depuis 2018, des centaines de conseillers militaires russes ont même été officiellement déployés en centrafrique. Ces derniers, souvent présentés comme étant des paramilitaires de Wagner, ont été accusés par des témoins, des ONG et des experts onusiens d’exactions./////////////.

“Il y a une politique africaine de la Russie, notamment dans la zone d’influence traditionnelle française”, confirme Djallil Lounnas, chercheur à l’université marocaine d’Al Akhawayn. Entre 2016 et 2021, le Centre pour les études stratégiques et internationales basé à Washington (CSIS) a trouvé des “preuves fortes” de la présence de SMP russes au Soudan, au Soudan du Sud, en Libye, en Centrafrique, à Madagascar et au Mozambique./////////////.

Les SMP contribuent à signer des ventes d’armes russes, protègent les dirigeants en place et assurent la sécurisation de très rentables sites miniers. Les clients “sont massivement des pays disposant de larges réserves de ressources naturelles, minérales et énergétiques”, relève Catrina Doxsee, du CSIS. Et des pays affaiblis sur le plan sécuritaire./////////////.

Wagner combat partout où Moscou a des intérêts/////////////.

Mais, il y a aussi des preuves que ces hommes du groupe Wagner combattent, souvent pour défendre les intérêts russes. Plus de 3.000 hommes ont servi en Syrie, plus de 2.500 en Ukraine, plus d’un millier en Libye. Parfois aux côtés de l’armée russe, parfois à sa place pour défendre des intérêts de Moscou, mais en toute discrétion. /////////////.

Mais les zones d’intervention de ces mercenaires, collent parfaitement avec les ambitions diplomatiques russes. Wagner intervient partout où Moscou a des intérêts. D’ailleurs, ces mercenaires ne se contentent pas de faire la guerre ou d’assurer la sécurité. Dans les régions où ils sont présents, certains font également de la prospection minière pour de l’or, des diamants, du pétrole… De quoi financer le groupe et ses discrets dirigeants.

Avec AFP

Centrafrique: l’ONU accuse Bangui et ses « alliés russes » d’entraver de s enquêtes

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Centrafrique: l’ONU accuse Bangui et ses « alliés russes » d’entraver des enquêtes

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Bangui ( République centrafricaine ) – Un expert indépendant des Nations unies a accusé vendredi les autorités centrafricaines et les paramilitaires russes « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs » et dénoncé « les exactions des alliés russes contre les populations » lors d’une conférence de presse à Bangui. .

« Il y a des blocages de la part des alliés russes » et de « l’armée centrafricaine » empêchant l’ONU d’« accéder aux lieux où des violations auraient été commises » ou même d’accomplir ses « tâches régulières », a expliqué à la presse Yao Agbetse, expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RCA.

« Il n’est pas acceptable qu’il y ait des obstacles, que ces obstacles viennent des FACA (Forces armées centrafricaines), des forces de sécurité intérieure, des groupes armés ou des alliés russes, pour nous c’est inacceptable » a-t-il décrié.

Agbetse a, en outre, souligné que « cela peut laisser supposer que les entités qui procèdent ainsi ne veulent pas la manifestation de la vérité, et cela est inacceptable. »

Lors de sa conférence de presse à Bangui, Yao Agbetse a également déclaré que « les alliés russes sont les auteurs de plusieurs exactions contre la population civile, comme le fait de se rendre dans les villages et de menacer la population, de tirer avec des armes sur des animaux comme les vaches, et de prendre possession d’un certain nombre de bovins sans en payer le prix aux éleveurs ou aux agriculteurs. ».

L’avocat des droits de l’homme et enseignant-chercheur originaire du Togo, à la suite d’une visite d’une semaine en Centrafrique, a déclaré à la presse avoir recueillis des témoignages et informations sur les violations des droits de l’homme et le droit international humanitaire.

En 2021, l’ONU avait également accusé les Mercenaires russes et les forces centrafricaines d’abus, parallèlement à sa condamnation permanente des crimes commis contre les civils par les groupes rebelles du pays.

A la mi-2021, le groupe d’experts de l’ONU, chargé de la Centrafrique et du contrôle de l’embargo sur les armes imposé à ce pays, avait dénoncé des exactions commises contre des civils lors d’opérations des forces de sécurité centrafricaines et de paramilitaires russes du groupe Wagner, liés par contrat avec les autorités centrafricaines.

Le gouvernement centrafricain avait lui-même reconnu en octobre certaines accusations formulées par l’ONU, notamment sur des crimes et actes de torture, commis « majoritairement » par des rebelles mais aussi des soldats centrafricains et leurs alliés.

Avec Agence Anadolu

Nations unies : qui sera la nouvelle patronne de la Minusca ?

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Pour remplacer Mankeur Ndiaye à la tête de la mission de l’ONU en Centrafrique, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’apprête à désigner une diplomate rwandaise.

 

Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter
Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca, en compagnie de la diplomate rwandaise Valentine Rugwabiza, pressentie pour lui succéder. © Mankeur Ndiaye/Twitter

Alors que le mandat du chef de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Mankeur Ndiaye, arrive à son terme le 28 février, le Conseil de sécurité est dans la dernière ligne droite pour lui trouver un successeur. C’est quasiment chose faite : le nom de l’actuelle représentante du Rwanda à New York, Valentine Rugwabiza, a été soumis aux cinq Etats membres permanents par le secrétaire général adjoint du Département des opérations de paix (DOP), Jean-Pierre Lacroix. Seule la Chine n’a pas encore donné son aval, mais devrait le faire dans les tout prochains jours.

 

Ancienne directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et toujours membre du cabinet du président rwandais, Paul Kagame, la diplomate présente un profil à même de satisfaire à la fois Paris – elle est parfaitement francophone – mais aussi Washington, Moscou et Pékin.

Elle devrait rejoindre Bangui fin mars. En attendant sa prise de fonction, Mankeur Ndiaye devrait jouer les prolongations durant quelques semaines. En poste depuis février 2019, il n’a pas souhaité solliciter un mandat supplémentaire à la tête de la Minusca (AI du 26/01/22). Il se rendra par ailleurs à New York le 22 février, où il présentera le rapport du secrétariat général concernant la rca au Conseil de sécurité, prélude à une visite de Jean-Pierre Lacroix à Bangui du 25 au 28 février.

 

OPA du Rwanda sur la Minusca

Si elle se confirme, la nomination de Valentine Rugwabiza consacrerait la montée en puissance du Rwanda au sein de la mission. La composante “police” est ainsi dirigée depuis le mois de juin 2021 par le général Christophe Bizimungu, ex­commandant de l’école de police du Rwanda et membre du conseil d’administration de la police du pays. Il avait alors remplacé le Français Pascal Champion. Le bureau de coordination humanitaire est géré quant à lui par le Rwandais Vedaste Kalima depuis janvier 2021.

Présent dès 2014 avec 450 hommes, avant la création de la mission, le contingent rwandais est devenu récemment le plus important de la mission, surpassant les casques bleus pakistanais et bangladeshis. Selon le dernier décompte officiel daté de novembre, il compte désormais 1 660 soldats et 459 policiers rwandais. Au moins 250 nouveaux soldats devraient arriver au cours des prochaines semaines.

Ce sont eux également qui assurent la protection de la présidence centrafricaine depuis 2015.

 

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Centrafrique : assassinat du général Zakaria Damane, colère au sein du gouvernement, certains ministres refusent d’aller au boulot

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Si officiellement le gouvernement tente de justifier gauchement l’assassinat du général Zakaria Damane par les mercenaires de la société russe Wagner  samedi dernier à Ouadda, officieusement, rien ne va plus au sein du gouvernement. Certains affichent ouvertement leur mécontentement et dénoncent ce qu’ils appellent un « crime de trop ».

 

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Gontran Djono Ahaba et Arnaud Djoubaye Abazène

C’est le cas du ministre des Transports et de l’Aviation civile, Monsieur Gontran Djono Ahaba, et son frère collègue de la justice, Monsieur Arnaud Djoubaye Abazène.

En effet, depuis l’assassinat du général Zakaria Damane le 12 février dernier, le ministre Gontran  Djono Ahaba,  à la tête du Département des travaux publics et l’aviation civile ne parle plus au chef de l’État, ni au Premier ministre. Il ne va plus au boulot, et ne fait plus aucun signe de vie. Même cas pour son collègue Arnaud Djoubaye Abazène, mais la colère de ce dernier est très modérée.

Pour le ministre Djono Ahaba, l’assassinat lâche de  son frère direct Zakaria Damane par les Mercenaires russes est un crime de trop. En plus, ces criminels sans pitié de Wagner tentent de nier les faits. Ce qui choque énormément la famille du moment où le crime s’est déroulé en public devant même les enfants. Et il n’était pas la seule victime. Il a été assassiné avec sa famille et quelques dizaines de ses combattants désarmés pourtant le gouvernement par le biais de l’action qu’il a entreprise dans le gouvernement pour la paix et ces éléments son en attente de leur réinsertion.

 

Arnaud Djoubaye Abazène accusé à tort

Pour certains proches des victimes, le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène serait complice de l’assassinat de Zakaria Damane. Mais en réalité, celui-ci est aussi en colère contre ce crime. Il exprime aussi sa douleur à la famille des victimes.

Lors de la dernière place mortuaire du général Zakaria Damane à Bangui, il était même présent au côté de son frère Gontran Djono Ahaba. Certains ministres du gouvernements étaient même présents.

Pour de nombreux observateurs, l’assassinat du général Zakaria Damane marque sans doute un tournant  dans la manière où les représentants des groupes armés dans le gouvernement collaborent avec le régime.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Des voyages pour tenter de remplir les caisses vides

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Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – C’est un véritable marathon international qu’a entrepris le président Touadéra en cette fin d’année 2021 en passant des Emirats Arabes Unis à l’occasion de l’exposition universelle de Dubaï, par la Turquie pour le 3ème forum Turquie-Afrique sans oublier de faire un crochet par Bruxelles dans les instances de l’Union Européenne.

A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République
A gauche monsieur Adesina Akinwumi président de la Banque Africaine de Développement et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République centrafricaine, à Addis-Abeba, en Etiopie, en février 2022

 

Il faut dire que la situation sécuritaire, économique et sociale du pays est catastrophique et que malheureusement, les caisses de l’État sont vides partout. Encore plus vides qu’à l’accoutumée car les partenaires habituels ont fermé une partie du robinet qui les alimentait. Alors, face à cette préoccupation qui donne des sueurs froides au président Touadéra dit-on dans les couloirs du palais, il faut tenter des choses en essayant de faire appel à d’autres partenaires.

Malheureusement pour le pays et surtout sa population, il y a eu plus de kilomètres effectués à travers le monde qu’il n’y aura de milliards de FCFA qui arriveront en Centrafrique.

A Dubaï, rares ont été les échanges avec d’éventuels bienfaiteurs et pour cause ! Beaucoup n’ont tout simplement pas voulu s’entretenir avec le président centrafricain du fait de ses relations sulfureuses avec la société de mercenaires Wagner. Ils lui ont ainsi marqué leur désapprobation face à ses choix qui vont à l’encontre des recommandations de la Communauté internationale et qui isole un peu plus la Centrafrique chaque jour et chaque nuit.

Du côté d’Ankara, même son de cloches ! Alors, pour sauver la face, des formules diplomatiques sont de sortie : « les échanges ont permis d’entrevoir un avenir qui peut augurer de solutions pérennes entre nos deux pays » ou encore « Nous envisageons dans un futur proche une coopération bilatérale renforcée qui pourrait ouvrir des perspectives intéressantes » ou bien même « Il est à l’étude l’ouverture d’une représentation diplomatique dans nos deux pays » ! Bref, beaucoup de paroles trop diplomatiques qui risquent de n’être suivies d’aucun effet comme c’est souvent pour ne pas dire toujours le cas !

Enfin, sentant que le vent ne tourne pas en sa faveur, c’est à Bruxelles que le président a fait escale pour demander la clémence de l’Union Européenne. Cette visite s’est soldée par un camouflet car l’Union Européenne a indiqué non seulement qu’elle ne reviendrait pas sur les mesures et sanctions adoptées tant que les conditions qu’elle a données ne seront pas tenues mais a aussi annoncée qu’elle ne décaisserait pas l’aide prévue cette année.

Pendant ce temps, il faut continuer à payer les Mercenaires russes en fermant les yeux sur le pillage des ressources minières du pays… Autant d’argent qui ne rentre plus non plus !

Une chose est sure, c’est qu’il ne faudra pas compter sur les Russes pour sortir la Centrafrique du marasme actuel, la Russie ayant déjà toutes les peines du monde à mettre à flot sa propre économie qui ne cesse de chuter. Quand on est au fond du trou, on dit qu’on finit toujours par remonter… En attendant, ça creuse encore !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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Centrafrique : au moins 400 mercenaires russes, et 200 ex-combattants de l’UPC déployé  dans la Haute-Kotto

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Au moins 400 mercenaires de la société de mafia russe Wagner, et environ 200 ex-combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC)  ont été déployés ces dernières semaines dans la préfecture de la Haute-Kotto pour soi-disant combattre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), selon des sources sécuritaires.

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des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Prévues de longue date, les opérations de ratissage menées par les hommes de Wagner depuis le 16 janvier 2022 sur des chantiers miniers dans la Haute-Kotto continuent de s’étendre vers le nord-Est. Parmi ces 400 mercenaires de Wagner déployés dans la région, au moins une centaine est arrivée cette semaine à Sam-Ouandja, une localité située à 80 kilomètres du Soudan, au nord de la République centrafricaine. Mais D’ores et déjà, c’est la débandade totale de la population, les hommes de Wagner font feu partout sans distinction sur la population.

Selon des témoins interrogés par CNC, dans chaque village, chaque sous-préfecture de la Haute-Kotto, ils installent leur base avancée et multiplient de patrouille. Selon eux, personne ne doit se livrer aux activités minières dans la Haute-Kotto. Même dans les communes voisines, c’est l’inquiétude qui domine. À Ndélé, à Bamingui-Bangoran, et à Birao, Vakaga, toutes les activités sur des sites miniers tournent au ralenti. Les artisans ont peur de se faire tuer par les Mercenaires russes.

Dans la ville de Sam-Ouandja, le Président de la délégation spéciale, nommée par le Président Touadera, se  joint aux autres notables locaux pour dénoncer les massacres commis par les mercenaires russes dans la localité. Du jamais vu en République centrafricaine. Le monde n’a jamais connu ce genre d’atrocité. La première, c’est en République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Jean-Serge Wafio, Président du PDCA appelle les centrafricains à garder les preuves des exactions perpétrées par les rebelles et les mercenaires russes  

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 Chers Compatriotes,

Le devoir de mémoire nous impose de sauvegarder les preuves des atrocités des groupes armés et des partenaires-mercenaires

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Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du parti PDCA

 

 

L’amnistie, sibylline ment octroyée en 2019 aux groupes armés, par le Président TOUADERA, par moyen de dialogue de Khartoum (Soudan) supervisé par son Directeur de Cabinet de l’époque, Monsieur NGREBADA Firmin,  a consacré la prolifération des groupes armés qui ont fait de l’insécurité leur fonds de commerce, a béni l’illégale occupation du territoire national en zones d’influences et a facilité par voie de conséquence la recrudescence des tueries-calcinations de masse, des règlements de comptes, des affrontements fratricides et les pillages économiques du pays dans un silence politique complice. Certaines de ces exactions, qui ne pouvaient pas déranger politiquement, ont fait l’objet d’ enquêtes judiciaires pour faire bonne conscience, par contre, celles susceptibles de constituer des gènes politiques, ont été purement et simplement classées sur instructions politico-administratives, mettant les professionnels de droit dans une situation d’incapacité.

Pour sa guerre asymétrique déclarée contre la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC en décembre 2020 et janvier 2021, le Président TOUADERA a recouru aux mercenaires de la société Wagner et rwandais, a créé une milice assassine dénommée les requins et a employé les éléments de sa garde prétorienne qui ont excellé dans d’inimaginables horreurs, disparitions de personnes physiques, tant en province qu’à Bangui. Actuellement, les Sous-Préfectures de Bambari, de Ippy, de Bria, de Ndélé, de Birao, de Ouadda, de Yalinga sont abandonnées aux caprices des mercenaires de la société Wagner qui s’y livrent à cœur joie à des tueries de masse, à des incendies de village, contraignent les populations à abandonner les terres de leurs ancêtres et interdisent aux zi nguinza d’exploiter leurs chantiers miniers, pour leur permettre de piller tranquillement les richesses naturelles du pays. Forfaitures que le Ministre d’Etat WILLYBIRO SAKO avait annoncées aux responsables des ex rebelles désarmés et à ceux de la société civile, lors de sa mission officielle à Bria du 13 au 15 septembre 2021 en ces termes. ‘’ Il y aura une grande opération de ratissage à venir. Tenez-vous bien ! Si vous faites la tête, c’est vous qui verrez les conséquences. Je tiens à vous prévenir. Ce n’est pas la responsabilité du gouvernement ou du chef de l’Etat’’, et répondant à une pertinente question, à lui posée, il a précisé que ‘’… se sont les russes qui dirigent le pays’’.  Déduction : les Autorités Politiques et leurs partenaires-mercenaires ont programmé de longue date les tueries de masse et les incendies des villages Aïgbando, Mouka, Yangoudroudja, Gbohou, Yanga, Mouka et les barbares tueries de Bria-centre, ainsi que l’assassinat de ZAKARIA DAMANE. Comme si ces odieux massacres ne suffisaient pas, déjà on parle cette semaine 07 de la terreur qui va s’abattre sur Ouadda et Sam Ouandja.

Les méfaits conjugués des groupes armés, des mercenaires sans foi ni loi, des requins et des éléments de la garde prétorienne ont atteint leur paroxysme durant ces deux premiers mois de l’année 2022, faisant du territoire centrafricain le far ouest où la vie publique nationale se règle aux rythmes des rafales des fusils AK 47 . En effet, depuis mi-janvier 2022, il n’y a pas un seul jour qui ne s’écoule sans que des Centrafricains ne soient tués, assassinés ou portés disparus quelque part. De nombreux corps sont jetés dans des cours d’eau, des puits, des trous ou abandonnés dans la nature aux fauves, un cynisme qui ne dit pas son nom.

Pour asseoir son pouvoir personnel, le Président TOUADERA, depuis le 30 mars 2016, viole allègrement la Constitution de la République, manipule tout l’appareil judiciaire, contraint les professionnels du droit à dire le non droit. Et tout le Peuple Centrafricain en est conscient et réalise que la Justice ne constitue plus un rempart pour lui ; le Centrafricain est devenu un exilé chez lui, sans domicile fixe, mais cependant, garde confiance, parce que devenu résilient et il sait qu’aucun régime politique, aussi autoritaire qu’il soit, ne résiste et ne résistera pas à l’épreuve du Peuple Centrafricain, ni ne peut durer au-delà du délai trentenaire de la prescription des crimes et assassinats. Empêchés politiquement aujourd’hui, les professionnels du droit pourraient recouvrer la plénitude de leurs compétences et dire professionnellement le droit, dès que la 7ème République, que le Président TOUADERA a rendue inévitable par ses forfaitures, s’instaurera après le dialogue inclusif devenu lui aussi inévitable.

Ces tués-calcinés, tués-tronçonnés, tués-découpés, portés-disparus, sont des Centrafricains, des êtres humains, donc créatures de DIEU. Et toute créature de DIEU est sacrée, parce qu’il s’agit d’une vie. Et toute vie est une vie, et toute vie est sacrée.

Ces Centrafricains tués ou assassinés pour les richesses naturelles que Dieu leur adonnées méritent respect. Et la 7ème République, une fois instaurée, et par devoir de mémoire aura l’obligation de leur donner la reconnaissance de la Nation par plusieurs formules, tels :

  • Les érections d’ossuaires pour le repos éternel de leurs restes,
  • Des stèles, esplanades, monuments pour de dignes respect et reconnaissance de la Nation,
  • Les réparations qui s’imposent après les déterminations des responsabilités.

Pour permettre à la Nation ces prochains mois, ces prochaines années de déterminer les responsabilités par des exploits judiciaires, nous Centrafricains, individuellement et collectivement, avons l’obligation de préserver ou de sauvegarder les traces, les justificatifs, les preuves, les listes des compatriotes portés-disparus, celle des lieux où ces compatriotes sont tombés ou portés disparus. Aussi, nous demandons avec insistance aux professionnels du droit, notamment les Procureurs de la République, près les Tribunaux de Grande Instance et les Officiers de Police Judiciaire des différentes  Préfectures de la République, empêchés ou qui ne pouvaient mener convenablement les enquêtes judiciaires qui s’imposent, de sauvegarder toutes les preuves en leur possession, de les garder en lieux sécurisés, parce que depuis quelques décennies, s’est instaurée, à chaque fin brutale de régime politique, la ‘’pratique d’effacer politiquement le tableau’’ qui se manifeste par la destruction des preuves, par moyens d’assassinats ciblés, d’incendies des archives ou des bureaux administratifs.

Nous proposons aussi humblement et aussi respectueusement aux Leaders Politiques et Sociaux, de l’intérieur comme de l’extérieure, d’adresser une lettre collective ou individuelle à Monsieur KARIM KHAN, Procureur de la Cour Pénale Internationale, que le Président TOUADERA a voulu convaincre mensongèrement à Addis-Abeba (Ethiopie), en lui demandant de procéder effectivement à l’ouverture de l’enquête visant les atrocités des mercenaires de la société Wagner en Centrafrique.

Et nous demandons avec gravité à nos compatriotes, soldats de rang, face au mutisme consentant du Chef d’Etat Major qui ne réagit pas depuis pour défendre leur honneur de militaires, de s’affirmer. IL leur faudrait encore quelle humiliation humiliante pour les faire réagir après  la sodomisation, les tabasse ments, les enfermements dans des trous bâchés pour créer une température suffocante, les insultés et mépris, les faits de les réduire en cuisiniers de ces mercenaires et de les traités de femme ou de moins que rien ?

Nous osons croire, que le sens élevé de responsabilité citoyenne, permettra à chaque compatriote d’apprécier à leur juste valeur, le bien-fondé  des présentes sollicitations.

Avec toutes mes considérations

 

WAFIO  Jean  Serge                                                  Président Fondateur du PDCA

Au marché KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, plusieurs magasins ravagés par un violent  incendie

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Un incendie a ravagé dans la nuit du jeudi à vendredi 18 février 2022  une partie du marché du KM5, communément appelé “5 kilo” situé dans le troisième arrondissement de Bangui, et considéré comme un des plus grands de la capitale centrafricaine. Plusieurs boutiques ont été incendiées, des scènes de pillage observés, et des détonnassions d’armes automatiques sont entendues. C’était la pagaille totale.

centrafrique.org/incendie-qui-ravage-le-marche-km5-de-bangui-le-17-fevrier-2022-vers-20-heures/” data-wpel-link=”internal”>Incendie qui ravage le marché KM5 de Bangui le 17 février 2022 vers 20 heures
Incendie qui ravage le marché KM5 de Bangui le 17 février 2022 vers 20 heures

 

Des magasins ont pris feu

 

C’était vers 20 heures que l’alerte est donnée. Le feu vient de déclencher dans un grand entrepôt  et s’est propagé très rapidement de commerce en commerce. Au total une vingtaine des boutiques sont ravagées ainsi que de nombreux étals situés  tout autour de ce marché du KM5.

 

Intervention des sapeurs-pompiers

Les sapeurs-pompiers, la Minusca , la sûreté aéroportuaire et la protection civile se sont rapidement déployés, mais il aura fallu de nombreuses heures avant de circonscrire cet incendie de grande ampleur à cause des obstacles liés aux constructions anarchiques.

Selon la gendarmerie, certaines personnes mal intentionnées ont tenté de piller des magasins, sous prétexte de sauver  certains produits. Mais les forces de l’ordre les ont dispersés avec des tirs en l’air.

 

Le maire de Bangui dénonce des installations anarchiques

Le maire de Bangui, sur les réseaux sociaux, a également réagi et dénonce les installations anarchiques qui seraient à l’origine de l’incendie. Mais pour certaines victimes, les propos tenus par le maire ne sont qu’une provocation de plus de sa part.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’incendie se produit au KM5. Il y a quelques mois, une dizaine des magasins avaient été complètement ravagés par un incendie dans ce marché. Même au centre-ville, le marché central proche de la mairie avait pris feu, et des boutiques ont été détruites par les flammes. C’était un court circuit qui avait provoqué le sinistre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les « libérateurs » : comment la « galaxie Prigojine » raconte la chevauchée du groupe Wagner au Sahel

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Maxime Audinet et Colin Gérard

L’ancrage du groupe Wagner et de ses filiales en Afrique subsaharienne apparaît ces dernières années comme la manifestation la plus marquante du réengagement de la Russie sur le continent africain. Le modèle d’implantation de Wagner, que reflète en partie le concept d’ « entrepreneuriat d’influence », s’inscrit dans un écosystème plus large à trois dimensions : la prestation de sécurité (garde prétorienne, protection de sites miniers), l’instruction militaire et le mercenariat ; l’extraction de matières premières, en particulier dans le domaine de la prospection minière ; un soutien informationnel mis en place pour façonner des représentations favorables au groupe paramilitaire, justifier par des moyens médiatiques et culturels son implantation et, par extension, légitimer la présence croissante de la Russie dans la région.

C’est cette dernière dimension que nous explorons dans cet article, dans la continuité de travaux antérieurs et en nous concentrant sur l’arrivée récente de Wagner au Mali, qui fait suite aux négociations entamées avec le gouvernement de transition à l’été 2021. Ce déploiement de quelques centaines de combattants russes intervient sur fond de dégradation sans précédent de la relation franco-malienne et de remise en question profonde de l’opération Barkhane. Il s’accompagne ces dernières semaines d’une nouvelle prolifération de contenus de désinformation en ligne. Ces derniers affichent le plus souvent une hostilité sans équivoque à la présence française, mais restent dans la plupart des cas difficiles, si ce n’est impossible à attribuer à des acteurs endogènes ou exogènes.

Certains canaux de diffusion ou personnalités russes en Afrique sont toutefois déjà connus pour leurs liens étroits ou leur appartenance à la « galaxie Prigojine », du nom du désormais célèbre homme d’affaires et sponsor du groupe Wagner Evgueni Prigojine. Figure centrale de l’influence russe, Prigojine est aussi connu pour sa proximité avec le président russe, sans toutefois appartenir à son premier cercle, et ses sociétés ont remporté plusieurs contrats publics émis par le ministère de la Défense. Les acteurs de sa « galaxie » produisent quotidiennement des dizaines de contenus, non seulement sur les actualités africaines et l’agenda des puissances étrangères, mais aussi sur l’évolution des « instructeurs russes » et sur leur environnement de projection. Nous en restituons les principaux discours, qui témoignent d’un récit sélectif, mais cohérent sur le rôle joué par la Russie en Afrique subsaharienne. Précisions enfin que ces acteurs s’insèrent dans un dispositif d’influence informationnelle russe plus large en Afrique subsaharienne, qui fera l’objet de publications postérieures.

Accompagner et légitimer le déploiement des acteurs russes au Sahel : le cas de RIA FAN

Le processus de légitimation des « instructeurs russes » et combattants du groupe Wagner est assuré par un vaste écosystème d’acteurs d’influence. Liés à plusieurs entités du réseau Prigojine, ces acteurs sont non seulement actifs sur le web et les réseaux sociaux (notamment Facebook, Telegram, VK et Twitter), mais aussi sur le terrain « physique », à travers l’infiltration de paysages médiatiques fragiles, d’actions sur l’environnement, de production et projection de dessins animés et de films de guerre, ou de la cooptation de figures militantes locales. Cet écosystème a vu le jour à partir de 2012 dans la clandestinité et avec une finalité intérieure, dans le contexte des manifestations de masse de l’hiver 2011-2012 en Russie contre les résultats des élections législatives. Le dispositif  est monté en puissance tout au long de la dernière décennie et a progressivement cessé de dissimuler ses liens avec Prigojine. Son volet médiatique se matérialise aujourd’hui dans le groupe média Patriot, fondé au mois d’octobre 2019, et dont le conseil d’administration est formellement dirigé par l’homme d’affaires pétersbourgeois.

Formé de onze médias créés par des sociétés affiliées à Prigojine (initialement dissimulée, la relation entre ces médias a été établie par l’utilisation d’un même identifiant Google Analytics) et de 130 médias partenaires, Patriot s’est donné pour mission « la diffusion maximale d’informations sur les événements se déroulant en Russie afin de créer un espace informationnel favorable au développement du pays ». Ces informations répondent à une exigence de patriotisme, défini comme « l’amour de son pays, le respect de sa culture et de ses traditions ».

Parmi ces onze médias figure « l’Agence de presse fédérale » (RIA FAN). Lancée en avril 2014, RIA FAN a été dirigée jusqu’en 2016 par Aleksandra Krylova, également membre de la direction de Agentstvo Internet Issledovanij (Internet Research Agency, IRA), une des entreprises phare du projet Lakhta « d’usine à trolls » pendant les élections présidentielles américaines de 2016. Dotée d’un budget de 159,8 millions de roubles en 2018 (2,1 millions d’euros) et officiellement composée de 25 membres, RIA FAN emploierait en réalité plus de cent personnes. Elle agit comme une centrale de production de contenus pour le groupe Patriot. C’est ce que suggère le tableau n°1 : la vidéo d’un motard burkinabè brandissant un drapeau russe à Ouagadougou, apparue sur le site de VoA Afrique le 25 janvier 2022 en début d’après-midi, a été reprise à 18h36 (heure de Paris) par RIA FAN avant d’être répliquée neuf fois en trois heures par des médias du groupe Patriot.

Tableau n°1. Modèle de circulation de contenus entre les médias du groupe Patriot

Le site de RIA FAN est en russe (un projet arabophone sur la Syrie existe également) et la majorité de ses audiences (13,2 millions de visites totales en décembre 2021) provient de Russie (60 % du trafic web fin 2021) et du Bélarus (31 %). Toutefois, RIA FAN a cela d’intéressant qu’elle sert aussi, par sa couverture, de principale caisse de résonance des activités menées par les entités du réseau Prigojine à l’étranger et de révélateur des récits sélectifs véhiculés pour légitimer son expansion.

Le traitement que RIA FAN réserve aux actualités en Afrique subsaharienne constitue en cela un corpus privilégié. Le site relaie régulièrement des contenus de sources d’information locale prônant un rapprochement avec la Russie de plusieurs États africains, notamment ceux en proie à des situations de déstabilisation politique, économique et sécuritaire. C’est le cas depuis fin 2018 en République centrafricaine (rca) avec Radio Lengo Songo, la « radio des Russes » à Bangui sponsorisée par la compagnie de prospection minière Lobaye Invest, une entité du réseau Prigojine. Plus de 150 articles publiés sur le site de Lengo Songo ont été à ce jour relayés par RIA FAN, de très loin son principal relai médiatique. Dans une moindre proportion, RIA FAN rapporte ces derniers temps les articles du site d’information malien Mali Actu, lorsque ces derniers légitiment la coopération russo-malienne encouragée par le gouvernement de transition. Toutefois, contrairement à Lengo Songo en RCA, il n’existe pas aujourd’hui au Mali, à notre connaissance, d’acteur médiatique sous-traité par la galaxie Prigojine pour perfectionner le ciblage des audiences locales. Mais si les acteurs russes s’y implantent durablement, le pays devrait à son tour être concerné par ce phénomène d’externalisation. Des travaux sur la RCA ont d’ailleurs fait état de la mise en place d’une campagne numérique en faveur du président Touadéra et de son mouvement « inspirée » (et sans doute en partie coordonnée) par les Russes présents dans le pays. En 2020, une excroissance de l’IRA avait aussi été incorporée au sein d’une ONG de la banlieue d’Accra au Ghana, afin de cibler les populations afro-américaines en amont des élections présidentielles de 2020.

Pour illustrer l’argument d’un accompagnement informationnel du réengagement russe en Afrique à travers l’écosystème Prigojine, nous comparons dans le graphique n°1 le traitement par RIA FAN des actualités centrafricaines, mozambicaines, maliennes et burkinabè. Ce choix procède du fait que ces quatre pays africains représentent chacun à leur manière un niveau d’engagement différent des paramilitaires russes dans la région : ancien et pérenne en RCA (depuis début 2018), ancien et avorté pour cause d’échec au Mozambique (de septembre à décembre 2019), récent au Mali (depuis fin 2021), potentiel au Burkina Faso.

Graphique n°1. Volume mensuel d’articles produits par RIA FAN à partir des tags « RCA », « Mozambique », « Mali » et « Burkina Faso » entre juillet 2017 et janvier 2022.

Plusieurs éléments sont à relever. Premièrement, la RCA fait l’objet d’une couverture par RIA FAN bien plus volumineuse et ancrée dans le temps que les trois autres États sélectionnés. Ce constat est lié à la pérennité de la présence de Wagner en Centrafrique depuis janvier 2018, qui voit RIA FAN publier ses premiers articles sur la situation politique du pays. Cette couverture s’est intensifiée à la suite de plusieurs événements marquants, qui se traduisent par des pics de publications. Le pic observé en août 2018 s’explique ainsi par l’émotion provoquée par l’assassinat de trois journalistes russes partis enquêter sur les activités de Wagner dans le pays. Une vague de publications intervient à partir de décembre 2020, date de la réélection du président sortant Faustin-Archange Touadéra et du début de la contre-offensive menée conjointement par les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs « alliés russes » contre les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Cette contre-offensive est d’ailleurs à l’origine d’un second pic de publications au printemps 2021, avec la sortie du film Touriste.

De manière plus relative, un autre pic lié à la production cinématographique de l’écosystème Prigojine s’observe dans le cas mozambicain, avec la sortie au mois de décembre 2021 de Granit. Le film retrace l’action de Wagner contre des groupes terroristes au Cabo Delgado en 2019, malgré l’échec retentissant de l’opération. Cette débâcle est d’ailleurs une explication plausible de la très faible couverture dont le pays a fait l’objet depuis le déploiement des Mercenaires russes en septembre 2019.

Le graphique illustre bien la progressive montée en puissance de l’écosystème Prigojine au Mali. On remarque une hausse substantielle du volume de publications de RIA FAN, qui intervient en deux vagues, à partir de l’automne 2020. La première est liée au coup d’État d’août 2020, qui entraîne une remise en question progressive par la France du prolongement de l’opération Barkhane. La deuxième vague intervient après le deuxième putsch mené par le colonel Assimi Goïta et les négociations engagées avec Wagner. La couverture par RIA FAN de la situation au Mali s’est depuis intensifiée, avec un pic de publication en janvier 2022, parallèlement à l’implantation des paramilitaires dans la région de Mopti et à l’intensification de la crise entre Paris et Bamako.

Enfin, si les données sont encore parcellaires s’agissant du Burkina Faso, une légère hausse s’amorce ces derniers jours depuis le coup d’État du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba du 24 janvier 2022. Cette séquence a fait l’objet de plusieurs articles violemment anti-français, laissant ouverte l’hypothèse d’une arrivée des acteurs russes au Burkina Faso.

Déclinaison malienne du récit russe : ensemble contre le « néocolonialisme »

Nous avons analysé dans un second temps la manière dont RIA FAN couvrait les actualités récentes au Mali, à partir d’une analyse de jugements des 129 articles classés dans le tag « Mali » du site au mois de janvier 2022. Sans surprise, RIA FAN a consacré près d’un quart de ses articles à l’implication de la Russie dans le pays (dont 17 % d’articles mélioratifs, voire élogieux). Les mercenaires de Wagner ne sont toutefois jamais qualifiés en tant que tels (sauf dans les propos rapportés de responsables occidentaux), mais sont systématiquement présentés sous l’appellation formelle d’» instructeurs » ou de « formateurs » russes. Viennent ensuite les articles centrés sur l’actualité politico-sécuritaire malienne (20,9 %), dont la majorité vante l’action du gouvernement de transition d’Assimi Goïta et des forces armées maliennes (FAMa). La France est le sujet dominant d’un cinquième des contenus publiés sur la période, avec 18 articles ostensiblement critiques de l’opération Barkhane ou de l’attitude du gouvernement français. La dénonciation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), « sous contrôle de la France », occupe enfin une place significative dans le corpus.

Tableau n°2. Analyse de jugements des 129 articles publiés sur RIA FAN à partir du tag « Mali » en janvier 2022

Plus largement, l’analyse des contenus produits par l’écosystème informationnel du réseau Prigojine, et donc de la manière dont celui-ci communique sur ses propres actions, aboutit à la mise de lumière de trois types de « récits stratégiques ».

Le premier, dominant, consiste à souligner le rôle positif des acteurs russes au Sahel et les bénéfices d’une coopération accrue entre Moscou et Bamako. Le drapeau russe est érigé en « symbole du mouvement de libération » de l’Afrique, tandis que la coopération russo-malienne, présentée comme soutenue par le gouvernement et la population, est qualifiée d’» alternative au néocolonialisme occidental ». RIA FAN n’est pas le seul organe du réseau à diffuser ce récit. En septembre 2021, un sondage réalisé par la Fondation de défense des valeurs nationales (FZNTs), une entité sanctionnée en avril 2021 par le Trésor américain et dirigée par le « sociologue » Maksim Chougaleï, un fidèle de Prigojine, suggérait que 87,4 % des Maliens soutenaient l’appel d’Assimi Goïta aux « sociétés militaires privées de la Russie pour aider dans la lutte contre les terroristes ». Dans la même fibre narrative, les films Touriste et Granit, dont les droits d’exploitation sont détenus par une société du réseau Prigojine, ont cherché en 2021 à héroïser et glorifier le groupe Wagner aux yeux de leurs spectateurs. Il ne serait donc pas improbable qu’un nouvel épisode de cette série soit réalisé sur l’action du groupe au Mali. Les éléments préjudiciables pour Wagner, comme l’extraction minière ou les exactions (comme celles documentées en RCA), sont en revanche totalement éludés.

Le deuxième récit, tout aussi élogieux, porte sur les nouveaux dirigeants africains arrivés ces derniers temps au pouvoir en RCA, au Mali, en Guinée et au Burkina Faso (par un coup d’État dans ces trois derniers cas). Au lendemain du récent putsch à Ouagadougou, dans un post publié sur le compte VK du service de presse de Concord, sa principale société, Prigojine évoque avec ce « temps des colonels » une « nouvelle ère de décolonisation » de l’Afrique. Toujours en miroir du soutien soviétique à la lutte anticoloniale et aux mouvements de libération en Afrique, l’homme d’affaires affuble Assimi Goïta du surnom de « Che Guevara africain », attribué autrefois à Thomas Sankara. Ces éléments de langage ont été utilisés ou repris par la plupart de ses lieutenants, dont Chougaleï.

Image n°1. Montage publié le 25 janvier 2022 sur le compte VK du service de presse de la société Concord

Le troisième récit, plus négatif, concerne la France et, plus largement, « l’Occident collectif » « néocolonialiste » et interventionniste. Dans un post publié fin décembre 2021, Evgueni Prigojine opposait ainsi les « glorieux combattants russes [qui] sauvent le monde de la violence et de l’injustice » en Afrique aux « politiciens occidentaux corrompus et salivants [qui] lancent des accusations sans fondement ». Sur RIA FAN, « l’ex-métropole » et « ex-puissance coloniale » française est décrite sous l’angle de sa perte d’influence dans la région et de l’embourbement de l’opération Barkhane. Plus corrosifs, certains articles dénoncent la duplicité de l’armée française vis-à-vis des groupes djihadistes (et, en creux, son soutien au séparatisme touareg) ou font du « pillage » des ressources minières au Mali la cause principale de son intervention. Ces thèmes sont d’ailleurs récurrents dans les campagnes de désinformation anti-françaises observées ces derniers mois. Enfin, dans un autre sondage publié en janvier 2022, la FZNTs de Chougaleï jugeait que 83,3 % des Maliens évaluaient négativement la présence des troupes françaises dans le pays. Des résultats fort éloignés de la dernière enquête du très sérieux Mali-Mètre de la Friedrich Ebert Stiftung, qui aboutissait en mars 2021 à un tel sentiment d’insatisfaction pour 45,6 % des sondés.

Conclusion

Alors que les échanges économiques et culturels stagnent depuis le sommet de Sotchi d’octobre 2019, le réengagement de la Russie en Afrique subsaharienne connaît sa véritable concrétisation dans la progression soutenue du groupe Wagner dans la zone. Celle-ci est rendue possible par l’instabilité politique régionale et l’indétermination de la France quant à la pertinence de son engagement au Sahel : autant de brèches dans lesquelles les paramilitaires russes s’infiltrent. Depuis la fin de l’année 2021, le Mali d’Assimi Goïta en est la dernière étape.

Cette expansion non officielle de la Russie s’accompagne d’un appareil d’influence informationnelle hétérogène. Nous avons analysé ici l’une de ses dimensions les moins connues, et pourtant cardinales, celles des sources et des contenus créés par la galaxie Prigojine elle-même. Ce dispositif fabrique des récits offensifs et cohérents, parfois très éloignés de la réalité, mais prompts à légitimer l’agenda russe, soutenir ses alliés locaux de circonstance et discréditer ses compétiteurs stratégiques. La réactualisation de la mémoire du soutien soviétique aux mouvements d’indépendance africains contre l’impérialisme occidental, et son articulation aux discours panafricanistes, souverainistes et anti-néocoloniaux africains contemporains (comme ceux du Premier ministre Choguel Maïga au Mali), en sont les traits les plus significatifs. Il s’agit maintenant de suivre la couverture par ces acteurs russes de l’évolution de la situation politique et sécuritaire au Sahel, parallèlement à un désengagement français devenu plus probable.

 

Maxime Audinet et Colin Gérard

Maxime Audinet (@maximeaudinet) est chercheur à l’IRSEM et docteur en études slaves de l’université Paris Nanterre. Il est l’auteur d’une étude récente de l’IRSEM sur l’influence informationnelle de la Russie en Afrique subsaharienne francophone (n°83, 2021) et a publié aux éditions de l’INA l’ouvrage Russia Today (RT) : Un média d’influence au service de l’Etat russe.

Colin Gérard (@_ColinGerard) est doctorant à l’Institut français de géopolitique et chercheur au centre GEODE. Il prépare une thèse sur les acteurs et pratiques de la stratégie d’influence informationnelle russe en France.

 

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A quoi servent les journées internationales ?

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Dans le calendrier annuel, il n’y a pas beaucoup de dates auxquelles ne sont pas associées des journées dites internationales ! Ces journées jalonnent l’année avec des thématiques diverses et variées. Mais au final, à quoi servent-elles ?

Le sécrétaire général de l’ONU

 

Journée internationale des femmes, journée mondiale de la santé, journée mondiale contre le paludisme, journée mondiale de la liberté de la presse ou encore journée internationale de la jeunesse, autant d’évènements qui au fil du temps se sont inscrits dans le paysage de manière indélébile et quasiment incontournable ! D’autres journées sont moins célébrées car moins connues ou évoquant des thèmes qui ne touchent pas autant de personnes… Citons par exemple la journée internationale du vol spatial habité ou encore la journée internationale du yoga.

 

Une journée mondiale ou internationale vise en premier lieu à informer le grand public sur une thématique particulière en le sensibilisant à un instant donné sur une cause pour laquelle il ne s’est peut-être pas positionné jusqu’à présent !

Elle permet également d’attirer l’attention des pouvoirs publics quels que soient les pays et de les inciter à s’engager dans la défense d’une cause particulière en mobilisant des fonds et en mettant en place des campagnes de sensibilisation.

Souvent, les acteurs de la société civile s’organisent également autour de ces évènements pour mobiliser le plus grand nombre possible de personnes en proposant des réunions, des spectacles, des séminaires et diverses autres activités pour toucher un maximum de public.

Ces journées sont instaurées et conduites sous l’égide des Nations-Unies qui les orientent sur une thématique particulière d’année en année. Par exemple, à l’occasion d’une journée mondiale de la santé, le travail du personnel infirmier ainsi que celui des sages-femmes avaient été mis à l’honneur.

 

Certaines journées sont très populaires et rencontrent même un vif succès. Elles contribuent ainsi à faire évoluer les mentalités dans bien des domaines et à faire tomber nombre de barrières ! Nul doute que chacun se sentira concerné lors des prochaines journées mondiales et notamment le 21 septembre, jour de célébration de la paix que chaque centrafricain appelle de ses vœux !

 

Par Adama Bria

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Touadera veut son tête-à-tête avec Macron

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Par Africa Intelligence

Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a multiplié ces derniers jours les appels du pied vers Paris afin d’obtenir une rencontre avec Emmanuel Macron, en marge du sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine. Pour le moment, l’Elysée temporise poliment.

Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.
Le Président centrafricain Touadera et son homologue français en France.

 

Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra voulait profiter du sommet entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA), qui commence à Bruxelles ce 17 février, pour renouer avec Emmanuel Macron. En amont de l’événement, la diplomatie centrafricaine a sollicité ces derniers jours le Quai d’Orsay en vue d’organiser un tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat.

Pour tenter de décrocher l’entrevue, Bangui a multiplié les canaux ces derniers jours. Les Centrafricains ont notamment mobilisé Tiéman Coulibaly, l’ancien ministre des affaires étrangères malien (2017-2018) ainsi que Macky Sall, qui séjourne à Paris. Egalement président de l’UA, le chef de l’Etat sénégalais s’est entretenu le 16 février avec son homologue français.

 

Rouvrir le robinet des aides

Dans le même temps, la ministre de l’action humanitaire et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a présenté mi-février une demande formelle à l’ambassadeur français à Bangui, Jean-Marc Grosgurin. L’ordre du jour désiré par les Centrafricains ne comporte qu’un point : l’appui budgétaire français. Ce dernier a été suspendu l’année dernière.

Ce serait la première rencontre entre les deux hommes depuis 2019. Leur dernier échange téléphonique remontait au printemps 2021, et avait acté la suspension de deux aides budgétaires, de 10 millions d’euros chacune, en raison de l’influence croissante du groupe de sécurité privée Wagner sur l’Etat centrafricain et de la multiplication des campagnes anti-françaises alimentées par plusieurs proches du pouvoir.

 

Suspension de l’autorisation de survol

Pour le moment, Paris n’a pas donné répondu aux demandes. Dans l’usage diplomatique, l’absence de réponse équivaut à un refus poli. Les causes des tensions entre Bangui et la France sont loin d’avoir disparu. Pour preuve, la Centrafrique vient de suspendre l’autorisation permanente de survol de son territoire par les appareils appartenant à l’Etat français, civils et militaires, sans avancer de raison.

Le président entend toutefois mettre à son actif la remise sur les rails du dialogue républicain, prévu pour fin mars. Celui-ci constitue une des principales doléances des bailleurs internationaux à l’endroit de Bangui. Enfin, Touadéra a nommé début février Félix Moloua en remplacement d’Henri-Marie Dondra. Passé par le ministère de l’économie, le nouveau chef du gouvernement est un interlocuteur apprécié des organisations financières internationales présentes à Bangui.

 

© Copyright Africa Intelligence.

 

Plus de 300 personnes, fuyant la Haute-Kotto, trouvent refuge dans la Vakaga

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Bangui, 18 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – La préfecture de la Vakaga connait depuis quelques jours un afflux massif de déplacés internes en provenance de la localité de Sam-Ouandja, située dans la préfecture de la Haute-Kotto. Ces personnes constituées pour la plupart de femmes et d’enfants ont fui l’activisme des groupes armés dans cette partie de la Centrafrique.

Plus de 300 personnes, fuyant la Haute-Kotto, trouvent refuge dans la Vakaga
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Selon les autorités préfectorales, ce sont au moins 49 ménages, soit plus de 300 personnes qui sont arrivées en provenance de la zone de Sam-Ouandja, située à environ 200 km au sud de Birao.  Hapsita Fadoul fait partie de ces centaines de femmes qui ont trouvé refuge sous des tentes dressées d’urgence par les Casques bleus du contingent zambien de la Minusca. Elle a affirmé avoir fait huit jours de marche avec ses trois enfants, pour regagner Birao. « Des gens armés sont venus attaquer Sam-Ouandja. Ils tiraient partout et nous avons dû fuir avec nos enfants. Nous n’avons pas d’armes pour nous défendre. Vous savez, l’arme ne choisit pas quelqu’un. Nous n’avons même pas pu prendre nos affaires avant de fuir. Nous sommes arrivés ici et nous nous retrouvons sans abris, dépourvus de quoi manger et boire. Vraiment, nous souffrons », a-t-elle confié.

 Le préfet de la Vakaga dit mesurer l’ampleur de la situation et assure que des dispositions sont en train d’être prises pour que ces personnes déplacées soient en sécurité. « Nous les avons reçus comme des êtres humains, pour ne pas dire comme des centrafricains. Nous les avons mis à l’abri. Nous avons eu une rencontre avec toutes les ONG et la MINUSCA, nous sommes en train de chercher le moyen de les mettre à l’aise », a déclaré Leonard Mbele.

A l’issue d’une réunion d’urgence convoquée par le chef du bureau de la MINUSCA à Birao, le 16 février 2022, les acteurs humanitaires opérant dans la Vakaga ont estimé qu’il était impératif de se pencher rapidement sur la situation. C’est ainsi que le Programme alimentaire mondial a aussitôt annoncé une distribution ponctuelle de vivres afin de permettre à ces personnes déplacées d’avoir de quoi manger, en attendant qu’une solution durable soit trouvée.

« De concert avec le préfet, nous nous organisons pour voir comment accompagner ces personnes. Il y a déjà une coordination entre le PAM, ACTED et les autres acteurs humanitaires pour d’abord bien identifier les personnes qui arrivent et déterminer quels sont leurs besoins. Il y a une mission du PNUD et du HCR qui s’est dépêchée à Birao pour évaluer la situation durable de ces personnes déplacées. C’est dans ce contexte que nous avons cet afflux », a dit le chef du bureau de la MINUSCA à Birao, Bessan Vikou, tout en précisant que la MINUSCA réfléchit à une stratégie afin d’éviter tout débordement.

 

Par la Minusca

Bangassou : la MINUSCA sensibilise les jeunes sur la culture de la paix et le développement

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Bangassou : la Minusca sensibilise les jeunes sur la culture de la paix et le développement

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Bangui ( République centrafricaine ) – La MINUSCA a organisé, du 08 au 09 février 2022, en faveur des jeunes de la préfecture du Mbomou, un atelier de sensibilisation sur la culture de la paix. Cet atelier organisé par la Division de la communication stratégique et de l’information publique a regroupé 30 jeunes dont 11 femmes issues des associations préfectorales et sous-préfectorales. .

Les participants ont été conviés à cultiver la paix, la cohésion sociale et à s’impliquer pour le processus électoral apaisé. « Grâce à l’appui de la MINUSCA, nous avons pu réunir les jeunes de la préfecture pour les encourager à devenir acteurs de paix et moteur du développement de la préfecture du Mbomou en général et Bangassou en particulier », s’est réjouie Louis-Marie Kpoka directeur régional de la jeunesse et des sports./////////////.

C’est dans ce cadre que les jeunes ont demandé à la MINUSCA de continuer à les soutenir dans les initiatives des sensibilisations à travers leurs différents bureaux au niveau préfectorale, sous-préfectorale, municipale et communal./////////////.

Plusieurs recommandations ont été formulées par les jeunes afin qu’ils jouent leurs pleins rôles d’acteurs de paix dans la préfecture. Notamment, la mobilisation des jeunes pour une participation active au processus électoral apaisé tout en encourageant une large participation féminine. Ndakilo Larissa est vice-présidente de la jeunesse féminine du premier arrondissement à bangui-ville a indiqué que la jeunesse féminine a un rôle capital à jouer dans le processus de paix dans la préfecture. « Nous avons par le passé, lors des élections législatives et présidentielle, avec le soutien de la MINUSCA, mené des sensibilisations porte-à-porte pour appeler les communautés à se rendre aux urnes sans violence et dans la paix. Nous avons eu un franc succès et cette fois, grâce à cet atelier de deux jours, nous avons encore été outillées pour que nous, jeunesse féminine, soyons actrices de paix et du développement de notre préfecture», a-t-elle affirmé./////////////.

L’atelier a permis aux jeunes de la préfecture du Mbomou de s’engager à apporter leur contribution au mécanisme de prévention des conflits liés à la transhumance dans la préfecture et à soutenir le processus Désarmement, démobilisation et réinsertion, en encourageant les jeunes à rendre les armes. Les participants se sont également engagés à soutenir l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine en bannissant toute forme d’érection de barrière pour encourager la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Avec Minusca
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LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL FELICITE LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ET REITERE LE SOUTIEN DE LA MINUSCA

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LE REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL FELICITE LE NOUVEAU PREMIER MINISTRE ET REITERE LE SOUTIEN DE LA Minusca

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, a réitéré le soutien de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) au nouveau Premier ministre centrafricain, Félix Moloua, lors d’une rencontre mercredi 16 février à la Primature. « LeReprésentant spécial a félicité le nouveau chef du Gouvernement pour sa nomination et lui a redit le soutien de la MINUSCA, conformément au mandat », a annoncé le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire. .

Le porte-parole a également annoncé la participation, le 14 février, de la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, à la réunion du Comité exécutif et suivi (CES) de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR), soulignant que la « MINUSCA se félicite de la tenue du Comité exécutif et suivi et de l’esprit constructif qui a prévalu tout au long de cette réunion. La Mission a félicité le Ministre d’Etat du DDRR et du suivi de l’APPR, Jean Willybiro-Sako, pour le succès de sa mission de sensibilisation à Mobaye, Bangassou et Zémio, de nature à accélérer les opérations de désarmement et démobilisation », a-t-il indiqué. Selon le porte-parole, « la Mission a également réitéré son soutien à la mise en œuvre de l’APPR ainsi que de la feuille de route de la Conférence internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), et a rappelé l’importance de l’accélérer afin de répondre aux attentes des groupes armés désireux de désarmer, à l’instar de la tendance positive enregistrée dans le Sud-Est du pays ». /////////////.

Au cours de la conférence de presse, la MINUSCA a condamné la diffusion sur les réseaux sociaux d’une fausse correspondance attribuée au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, dont le destinataire serait le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. « La MINUSCA informe l’opinion publique que ledit document est un faux, tout comme le contenu et la signature qui y est apposée. La Mission estime que la rédaction de cette fausse correspondance constitue une diffamation et une falsification de documents administratifs des Nations Unies. Par conséquent, la MINUSCA met en garde contre toute utilisation dudit document sous quel prétexte que ce soit », selon le porte-parole. /////////////.

Au sujet de la situation des droits de l’homme, « durant la période du 1er au 14 février 2022, la MINUSCA a documenté et vérifié 22 incidents représentant 27 violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, ayant affecté 48 victimes », a indiqué le porte-parole, précisant que « les acteurs étatiques sont responsables de la majorité des incidents et violations documentés (20) tandis que les groupes armés signataires de l’APPR-RCA sont responsables de la majorité des victimes (28) ». Par ailleurs, dans le cadre du mandat de renforcement des capacités des autorités administratives, la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a organisé une série d’activités de renforcement des capacités à Bambari, Berberati, Birao, Bria et Paoua qui ont réuni 135 participants (dont plusieurs femmes), y compris des FACA, des agents pénitentiaires, des organisations de la société civile et des membres des communautés. /////////////.

Pour sa part, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a indiqué que la situation sécuritaire dans la partie Ouest de la RCA, a été quelque peu tendue, avec une présence remarquée des groupes armés, en plus de la problématique des engins explosifs improvisés. « La menace que représentent les engins explosifs improvisés demeure la principale préoccupation et les équipes spécialisées de la Force sont toujours à pied d’œuvre pour dépolluer les axes », selon le porte-parole de la Force. Il a ajouté que « l’intensification des patrouilles robustes et la présence accrue de la Force dans les zones ayant connu une certaine activité des groupes armés a permis de restreindre leur liberté de mouvement et ainsi faire diminuer le nombre d’incidents et d’actes contre les populations civiles ». /////////////.

De son côté, le porte-parole de la composante Police, le Commissaire Serge Ntolo Minko, a déclaré que les états-majors intégrés de la MINUSCA, à travers les officiers de police individuels et ceux des unités de police constituées, poursuivent conjointement avec leurs homologues des Forces de sécurité intérieure, les patrouilles diurnes et nocturnes sur les artères et carrefours de Bangui et en régions. « C’est dans cet élan que les unités de police constituées du Sénégal et du Cameroun continuent d’assurer l’escorte et la sécurisation des convois des camions de marchandise entre Bangui et Bossembélé », affirme-t-il. De même, il a annoncé la récente tenue d’une rencontre entre les directeurs des écoles de Police et Gendarmerie, le directeur de cabinet du Ministre de l’Intérieur et la Police de la MINUSCA, pour évaluer les défis à relever dans le processus de recrutement des forces de sécurité intérieure centrafricaines.

Avec Minusca
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Des agents et fonctionnaires de l’Etat de la prefecture du Mbomou formés sur la bonne gouvernan ce

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Des agents et fonctionnaires de l’Etat de la prefecture du Mbomou formés sur la bonne gouvernance

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Bangui ( République centrafricaine ) – Dans le cadre de l’appui à la restauration de l’autorité de l’état, la Section des Affaires civiles de la Minusca a organisé, du 09 au 10 février 2022, une formation à l’intention de 70 agents et fonctionnaires de l’état de Bangassou dans la préfecture du MBOMOU sur la bonne gouvernance. .

Pour le Directeur régional de la Fonction publique, Kpingo Larry, cette formation des agents des services déconcentrés de l’Etat devient une boussole pour faciliter la restructuration de l’administration dans ses missions, compétences et moyens afin d’améliorer la gouvernance locale. « J’ai établi un constat déplorable au sein des services déconcentrés, vous trouverez un chef qui centralise tout sur lui seul au détriment de son subalterne et quelques fois vous trouverez un chef de service qui vit à couteau-tiré avec son Directeur régional, l’ensemble de tout ce problème ne facilite pas le renforcement de la décentralisation et le développement à la base », a-t-il indiqué./////////////.

La Coordinatrice par intérim du bureau des affaires civiles dans le Mbomou, Clémentine AUODE, a indiqué pour sa part que la MINUSCA a apporté son appui pour l’organisation de cette formation afin que la bonne gouvernance locale soit le levier incontournable pour la restauration, le relèvement et l’efficacité de l’action étatique dans la préfecture./////////////.

Lors de cette formation, plusieurs thèmes ont été abordés à savoir : le management dans le service public, le mandat de la MINUSCA et la résolution pacifique des conflits en milieu professionnel./////////////.

La section des Affaires civile de MINUSCA à Bangassou avait déjà, par le passé, facilité la formation des agents et fonctionnaires de l’état sur l’éthique et la déontologie administrative.

Avec Minusca
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Déclaration conjointe sur la lutte contre la menace terroriste et le soutien à la paix et à la sécurité au Sahel et en  Afrique de l’Ouest.

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Josep Borrell, Haut représentant de l’union européenne

 

A la veille du Sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine, nous, les pays sahéliens et voisins ainsi que les partenaires internationaux, nous sommes réunis pour échanger sur la situation au Sahel. Nous restons déterminés à soutenir le Mali et sa population dans leurs efforts pour obtenir une paix durable et la stabilité, ainsi que pour combattre les menaces terroristes au Sahel.

Nous réaffirmons tous notre forte volonté de poursuivre notre partenariat avec et notre engagement pour le peuple malien dans la durée, pour faire face à tous les défis posés par l’activité des groupes armés terroristes au Sahel.

Nous constatons et regrettons que les autorités maliennes de transition n’aient pas tenu leurs engagements envers la CEDEAO, soutenue par l’Union africaine, d’organiser des élections présidentielles et législatives avant le 27 février 2022. Nous exhortons les autorités maliennes à achever la période de transition et à organiser des élections libres, équitables et crédibles. Nous soutenons pleinement les efforts en cours de la CEDEAO et de l’UA pour le retour du Mali à l’ordre constitutionnel dans les meilleurs délais.

Nous exhortons les autorités maliennes à réengager un dialogue constructif avec la CEDEAO et l’Union africaine, au plus haut niveau, afin de trouver une solution en faveur de la stabilité et du développement du Mali et de toute la région.

En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les Etats Européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations. En étroite coordination avec les États voisins, ils ont également exprimé leur volonté de rester engagés dans la région, dans le respect de leurs procédures constitutionnelles respectives.

A la demande de leurs partenaires africains, et sur la base de discussions sur les futures modalités de leur action conjointe, ils sont néanmoins convenus de poursuivre leur action conjointe contre le terrorisme dans la région du Sahel, notamment au Niger et dans le Golfe de Guinée, et ont engagé des consultations politiques et militaires avec eux dans l’objectif d’arrêter les paramètres de cette action commune d’ici juin 2022.

Nous soulignons la contribution essentielle de la MINUSMA à la stabilisation au Mali, à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, à la protection du peuple malien, notamment des droits humains, et à la création d’un environnement sûr pour l’aide humanitaire. Nous reconnaissons également l’engagement et le prix payé en termes de vies humaines par les pays contributeurs de troupes et de policiers. De même, nous rappelons la contribution substantielle de l’Union européenne et de ses missions à la paix et la sécurité au Sahel. Nous réaffirmons l’objectif crucial de renforcer les moyens et capacités des forces de sécurité des pays de la région et d’accroître ainsi la sécurité des populations locales là où, et si, les conditions nécessairessont réunies.

Compte tenu des impacts de la situation sur la population malienne, nous soulignons collectivement notre engagement de longue date envers le peuple malien, ainsi que notre volonté de continuer à nous attaquer aux causes profondes de l’insécurité en mobilisant l’aide pour répondre aux besoins immédiats et à plus long terme de la population, en particulier des personnes les plus vulnérables. Nous réaffirmons aussi notre disponibilité à poursuivre le dialogue avec les autorités de transition maliennes.

Afin de contenir la potentielle extension géographique des actions des groupes armés terroristes en direction du Sud et de l’Ouest de la région, les partenaires internationaux indiquent leur volonté d’envisager activement d’étendre leur soutien aux pays voisins du Golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest, sur la base de leurs demandes. Ces actions viendraient soutenir les initiatives et organisations régionales pertinentes telles que l’UA, la CEDEAO, le G5 Sahel et l’Initiative d’Accra et renforcer les stratégies nationales visant à améliorer la résilience ainsi que les conditions de vie et de sécurité dans les régions les plus vulnérables.

Nous demandons au Haut-représentant de la Coalition pour le Sahel d’organiser rapidement une réunion ministérielle de la Coalition, qui aura pour objet d’établir un bilan de la feuille de route adoptée en mars 2021 et de prendre en compte ces nouvelles orientations.

Signataires : Allemagne ; Belgique ; Bénin ; Canada ; Côte d’Ivoire ; Danemark ; Estonie ; France ; Italie ; Ghana ;

Mauritanie ; Niger ; Portugal ; République Tchèque ; Roumanie ; Sénégal ; Slovaquie ; Slovénie ; Suède ; Tchad ; Togo

; Conseil européen ; Commission européenne ; Coalition pour le Sahel ; Commission de l’Union Africaine.