Centrafrique : débandade à Ouadda, panique  à Sam-Ouandja, les populations terrifiées

Publié le 16 février 2022 , 7:08
Mis à jour le: 16 février 2022 4:50

 

Bangui, 17 février 2022 (Corbeaunews – Centrafrique ) – Les habitants de Sam-Ouandja, une localité minière située dans la préfecture de la Haute-Kotto, près de la frontière avec le Soudan, au nord de la République centrafricaine, sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les mercenaires russes qui a vidé la quasi-totalité de la ville de Ouadda. Plusieurs centaines ont pris le chemin de la Vakaga, à Birao.

des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga
des habitations incendiées au village Bornou à 3 kilomètres de Ouadda Maïkaga

 

Rappelez-vous, le samedi 12 février, à Ouadda, le général rebelle Zakaria Damane, les membres de sa famille ainsi que certains de ses éléments ont été froidement abattus en public par les mercenaires russes. Et sur des chantiers miniers locaux, des artisans ont été massacrés, d’autres blessés. Ce qui a paniqué les habitants de la ville minière de Ouadda qui ont massivement quitté leur domicile pour se réfugier dans la brousse pour certains, dans des localités voisines pour d’autres.

 

Panique à Sam-Ouandja

 

Depuis mardi dernier, certains éléments de Wagner ont quitté la ville de Ouadda, mais aussi de Ndélé pour aller vers Sam-Ouandja.

Comme vous le savez, Sam-Ouandja est aussi une ville minière de la Haute-Kotto. Et la nouvelle de l’arrivée prochaine des hommes de Wagner dans ces localités est synonyme de massacre de la population, de violence inouïe. C’est ainsi que depuis quatre jours, les habitants de la ville de Sam-Ouandja sont sur le qui-vive, terrifiés à l’idée de devoir revivre une attaque très meurtrière comme celle perpétrée le week-end dernier par les mercenaires russes à Ouadda.

Toutefois, à Birao, les autorités locales ont constaté l’arrivée massive des déplacés de Sam-Ouandja et Ouadda et appellent au gouvernement  et certaines organisations humanitaires en aident pour secourir ces déplacés qui n’ont rien pris au moment de leur départ.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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