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Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

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Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké

 

Les déclarations mensongères et la propagande du sous-préfet Abel Beltoungou face à la terreur quotidienne des habitants de Yaloké
Abel Beltoungou, sous-préfet de Yaloké. Photo RNLJean Eudes Bagali, juin 2026.

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Le discours fallacieux d’Abel Beltoungou sur le retour du calme dans la sous-préfecture de Yaloké constitue une humiliation pour la population, qui fait face de jour comme de nuit à la violence insoutenable des bandits armés.

 

Les récentes déclarations du sous-préfet sur les ondes de la radio Ndékè-luka locale la semaine dernière s’apparentent à une opération de communication grossière. Ses propos tentent d’occulter une insécurité chronique profondément enracinée dans le quotidien des résidents de la circonscription.

 

Le sous-préfet s’exprime publiquement comme s’il venait de prendre ses fonctions le jour même, trahissant une ignorance totale des réalités de sa juridiction. Le calvaire vécu par les secteurs de Yaloké un et Yaloké deux demeure pourtant permanent.

 

Chaque jour apporte son lot de drames face aux incursions répétées de criminels qui sèment le chaos en toute impunité. Les agressions violentes et les vols de fonds massifs constituent le douloureux quotidien des citoyens abandonnés à leur triste sort.

 

Les conducteurs de mototaxis et les passants payent un tribut particulièrement lourd, certains y laissant tragiquement la vie lors d’embuscades ciblées. Les spoliations financières répétées dépouillent les familles de leurs maigres ressources sous le regard impuissant des proches.

 

L’arrestation fortuite de deux malfaiteurs sert de prétexte à une campagne publicitaire outrancière visant à simuler une maîtrise de la situation. Cette mise en scène fallacieuse cherche à faire croire à un rétablissement miraculeux de l’ordre public.

 

La réalité du terrain dément formellement ces célébrations officielles puisque les axes routiers de la région demeurent des zones de non-droit. Les forces de l’ordre profitent de cette confusion pour instaurer un système de rançonnement généralisé.

 

Militaires, gendarmes et policiers concentrent leurs efforts sur l’érection de barrières lucratives destinées à ponctionner illégalement l’argent des voyageurs. Cette taxe abusive, pudiquement qualifiée de formalité, frappe indistinctement les usagers et les véhicules de transport.

 

Cette quête effrénée de gains personnels l’emporte sur toute considération sécuritaire, laissant le champ libre aux assaillants pour planifier leurs méfaits. Les proclamations officielles d’Abel Beltoungou agissent ainsi comme un écran de fumée pour pérenniser ces pratiques abusives.

 

Pendant que les discours radiophoniques vantent une prétendue collaboration fructueuse avec les brigades locales, la détresse populaire ne cesse de grandir face à des institutions qui s’enrichissent sur le dos des usagers.

 

Par Arsène Zato

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Ministres injurieux : l’impunité, marque de fabrique du régime de Touadera

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Ministres injurieux : l’impunité, marque de fabrique du régime de Touadera

Investissements ou dépenses ? Les deux visages de l'endettement public : Quand la gestion mafieuse  du régime de Touadéra  asphyxie la RCA
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Rédigé le 22 août 2026.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au sein du gouvernement CENTRAFRICAIN actuel, les propos offensants des membres de l’exécutif ne donnent lieu à aucune sanction. Cette absence de conséquences devient progressivement une règle tacite du pouvoir en place.

 

Récemment, le ministre des Finances s’est permis des attaques personnelles contre plusieurs figures de l’opposition lors d’une intervention télévisée. Ses propos ont provoqué des réactions dans l’opinion publique, mais n’ont entraîné aucune mesure corrective de la part de sa hiérarchie.

 

Dans le même registre, le ministre d’État à l’Éducation a tenu des remarques déplacées à l’égard d’une communauté du pays. Malgré les protestations qui ont suivi, elle conserve pleinement ses fonctions et continue d’intervenir publiquement comme si de rien n’était.

 

Ces situations se répètent régulièrement, créant un climat où la retenue et le respect semblent optionnels pour les responsables gouvernementaux.

 

Cette tolérance répond à plusieurs logiques. Le pouvoir utilise ces polémiques pour détourner l’attention des citoyens des questions de fond vers des querelles de personnes. Les ministres controversés servent ainsi de boucliers, absorbant les critiques qui pourraient viser directement le chef de l’État.

 

Par ailleurs, protéger ces responsables malgré leurs écarts envoie un message clair : la fidélité au régime compte plus que le respect des convenances ou des règles élémentaires de la fonction publique.

 

L’affaiblissement des institutions de contrôle facilite également cette dérive. Sans justice véritablement indépendante ni presse totalement libre, ces comportements se perpétuent en toute tranquillité.

 

Cette impunité face aux propos injurieux n’est pas un accident de parcours. Elle révèle la nature profonde du régime actuel et sa conception du pouvoir. En laissant ses ministres tenir des propos inadmissibles sans conséquence, le gouvernement montre qu’il place la politique avant l’éthique.

 

Cette approche nuit à la crédibilité des institutions et éloigne les citoyens de leurs représentants. Elle installe aussi un précédent dangereux où les limites de l’acceptable reculent constamment, normalisant progressivement des comportements qui auraient été inacceptables par le passé….

 

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Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

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Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent

 

Kidnappés par les mercenaires russes depuis une semaine à Bangui , deux jeunes centrafricains sont portés disparus, leurs familles s’inquiètent
Le jeune Kalifa enlevé par les mercenaires russes de Wagner à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Deux jeunes Centrafricains, dont Khalifa, 28 ans, sont portés disparus à Bangui après avoir été arrêtés par des mercenaires russes qui les accusent d’avoir volé des téléphones et du matériel informatique.

 

Les deux jeunes travaillaient pour les mercenaires russes et étaient notamment chargés de l’exploitation des téléphones et des appareils informatiques récupérés ou saisis par ces derniers. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, leur travail consistait à examiner les contenus des appareils, à extraire les informations jugées utiles et à les transmettre aux Russes.

À lire aussi : Éboulement de Zomboï : le MLPC met en cause la responsabilité du gouvernement

 

Trois jeunes arrêtés, deux toujours introuvables

 

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

L’affaire remonte à la semaine dernière. Au départ, ils étaient trois quand ils ont été arrêtés par ces criminels de Touadera dans le cadre d’accusations portant sur le vol de téléphones et d’un ordinateur appartenant à ces derniers.

 

À lire aussi : Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

Après leur arrestation, l’un des trois jeunes aurait réussi à sortir de leur contrôle, dans des circonstances qui restent à préciser. Les deux autres sont depuis portés disparus.

 

Parmi eux figure Khalifa, âgé de 28 ans et domicilié au quartier Golf, dans la zone du PK11 à la sortie nord de Bangui. Sa famille affirme être activement à sa recherche depuis plusieurs jours, sans parvenir à déterminer le lieu où il serait détenu ou ce qui lui serait arrivé.

 

La famille du second jeune se trouve dans la même situation. Ses proches cherchent également à obtenir des informations sur son lieu de détention et sur son état.

 

Les familles contactées par les mercenaires russes

 

Les proches des deux jeunes affirment avoir été contactés directement par des mercenaires russes. Ces derniers auraient expliqué que les jeunes étaient recherchés parce qu’ils auraient volé des téléphones et du matériel informatique.

 

Lorsque les familles demandent aux mercenaires russes où se trouvent leurs proches, les réponses restent imprécises. Selon les témoignages recueillis auprès des familles, les interlocuteurs russes répondent qu’ils ne savent pas où les deux jeunes se trouvent.

 

Cette absence d’information alimente l’inquiétude des proches, qui ne disposent pour l’heure d’aucun élément leur permettant de localiser les deux hommes.

 

Un travail directement lié aux opérations russes

 

Il est important de rappeler que les deux jeunes kidnappés connaissaient le fonctionnement du dispositif utilisé par les mercenaires russes pour exploiter les appareils électroniques récupérés lors de leurs opérations. Leur rôle consistait notamment à examiner des téléphones et des ordinateurs afin d’en extraire les données.

 

Lorsqu’un téléphone était récupéré, les jeunes pouvaient être chargés d’en examiner le contenu et de transférer les informations jugées importantes sur un support de stockage avant leur transmission aux mercenaires russes.

 

Cette fonction leur donnait accès à des informations contenues dans les appareils traités. C’est dans ce contexte que les mercenaires russes les auraient accusés d’avoir détourné certains téléphones et un ordinateur.

 

Par Anselme Mbata

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Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

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Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l’OCRB

Nouvelle chute de Daniel Nzéwé, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga : le multirécidiviste escroc et criminel de nouveau sous les verrous à l'OCRB
Nzéwé Daniel, de son vrai nom Daniel Koli-Kanga, né à Bambari

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Rattrapé par ses habitudes d’escroquerie, Daniel Nzéwé, dont le nom civil reste Daniel Koli-Kanga, dort de nouveau à l’OCRB. L’homme vient de commettre un coup de dix millions de francs CFA aux dépens du citoyen Thierry Ouambeti.

 

Une interpellation à l’OCRB après un nouveau coup de dix millions

 

L’affaire qui agite actuellement la capitale centrafricaine a éclaté lorsque Thierry Ouambeti a déposé une plainte formelle auprès des services de police. L’Office central pour la répression du banditisme a rapidement agi en procédant à l’arrestation de Daniel Koli-Kanga, qui se fait appeler Daniel Nzéwé depuis son arrivée à Bangui. Les enquêteurs cherchent à déterminer les rouages de cette transaction frauduleuse de dix millions de francs CFA, montée grâce aux talents de persuasion hors pair de l’intéressé.

À lire aussi : Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur

 

Placé en détention provisoire dans les locaux de l’OCRB, le suspect attend la suite des actes d’instruction.

À lire aussi : Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

 

De Bambari à Bangui : la trajectoire d’un habitué des prisons

 

Les premiers démêlés judiciaires de Daniel Nzéwé remontent à sa jeunesse dans la préfecture de la Ouaka, notamment dans la ville de Bambari. Déjà confronté à des procédures pour des affaires de vol et de tromperie, il avait ensuite gagné Sibut avant de s’implanter à Bangui. C’est durant cette période de mobilité géographique qu’il a progressivement mis en place un changement de nom, délaissant l’identité de Daniel Koli-Kanga pour adopter le patronyme de Nzéwé, affirmant qu’il s’agissait du nom de son père.

 

Cette modification patronymique visait à tourner la page d’un passé judiciaire déjà lourdement chargé par de multiples incarcérations. Toutefois, l’usage de ce nouveau nom n’a pas mis fin aux démêlés légaux, reprenant le même schéma de fausses promesses et de détournements de fonds à plus grande échelle.

 

L’escroquerie des investisseurs chinois en 2015

 

Durant la période de transition politique sous la présidence de Catherine Samba-Panza, l’homme s’était illustré dans un dossier majeur impliquant des ressortissants chinois. Il avait alors convaincu un groupe d’investisseurs chinois de lui verser d’importantes sommes d’argent sous prétexte de faciliter leurs démarches administratives et économiques dans le pays.

 

Cette transaction fictive s’était achevée par son arrestation et son incarcération à la prison centrale de Ngaragba. Depuis sa cellule, l’intéressé avait rédigé divers courriers d’appel et de décharge pour protester de son innocence, s’adressant notamment  à son ancien Professeur à l’Université de Bangui, Président Faustin-Archange Touadera qui venait d’arriver au pouvoir en 2016. Il avait finalement recouvré la liberté après une réponse favorable de ce dernier.

 

Des détournements répétés au détriment de l’association des parents d’élèves de son enfant

 

Au fil des années, les activités d’escroquerie de Daniel Nzéwé ont touché divers secteurs de la société. Parmi les dossiers recensés figurent des affaires de détournement de fonds des associations de parents d’élèves. Usant de son aisance relationnelle, il parvenait à s’immiscer dans la gestion financière de ces structures pour en extraire des cotisations.

 

L’affaire Lionel Dounda et les manipulations au cœur de la sphère politique

 

L’une des affaires les plus retentissantes associées à son nom demeure le dossier impliquant l’ancien ministre Léonel Dounda. Dans ce dossier de fausses signatures et de détournements financiers, les recoupements documentaires indiquent que Daniel Nzéwé a joué un rôle central d’initiateur et d’intermédiaire dans les transactions litigieuses.

 

Alors que l’ex-ministre Dounda se retrouvait poursuivi et incarcéré à la prison centrale de Ngaragba, Daniel Nzéwé est parvenu à maintenir sa liberté d’action. En s’appuyant sur ses connexions politiques et son adhésion au Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, il s’est extrait des conséquences directes de cette procédure judiciaire.

 

Rejet de la Cour constitutionnelle en 2020 et validation contestée en 2025

 

Sur le plan politique, l’homme a cherché à plusieurs reprises à obtenir un mandat parlementaire. En 2020, alors qu’il présentait sa candidature aux élections législatives, la Cour constitutionnelle, présidée à l’époque par Danielle Darlan, avait rejeté son dossier. Les juges constitutionnels avaient motivé ce rejet par une moralité douteuse au regard du casier judiciaire et des nombreuses casseroles traînées par le candidat.

 

Cependant, lors du processus électoral de décembre 2025, sous la présidence constitutionnelle de Jean-Pierre Waboé, sa candidature a été validée sous l’identité de Daniel Nzéwé. Malgré cette validation contestée par une partie de l’opinion, le candidat a essuyé un échec dans les urnes au terme d’un scrutin très disputé.

 

Impunité et protections politiques au ministère de la Jeunesse et des Sports

 

En dépit des procédures pendantes et des accusations récurrentes d’usurpation et de falsification de documents administratifs, l’intéressé a conservé son titre de chargé de mission au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce poste officiel lui fournissait une couverture institutionnelle essentielle pour rassurer ses nouvelles victimes.

 

Les interventions de hauts responsables de l’appareil d’État ont à plusieurs reprises interrompu le cours normal des enquêtes. Lors de récentes investigations menées par la Section de recherches et d’investigations (SRI) de la gendarmerie nationale suite à de nouveaux détournements, des consignes directes venues de la présidence de la République avaient exigé sa remise en liberté, neutralisant ainsi le travail des enquêteurs.

 

Arrangement à l’amiable à l’OCRB?

 

La rétention actuelle de Daniel Koli-Kanga dans les locaux de l’OCRB provoque de fortes interrogations au sein de la population. Selon les procédures légales, un dossier d’escroquerie portant sur dix millions de francs CFA commis par un récidiviste devrait conduire à une présentation immédiate devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, suivie d’un mandat de dépôt.

 

Les observateurs pensent plutôt que cette détention à l’OCRB est simplement une stratégie pour mettre la pression sur Daniel Koli Kanga pour qu’il verse une portion des fonds escroqué. L’homme sera libéré au bout de quelques jours, car il bénéficie d’une protection en fer du Président Faustin-Archange Touadera.

 

Affaire à suivre….

 

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

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Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé

 

Ça y est! Sa mort est confirmée. Le transporteur Bilal a été froidement exécuté 24 heures après son enlèvement par les mercenaires Russes à Ndélé
Le transporteur Bilal enlevé à Ndelé par les mercenaires russes de la société Wagner en Ventrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Une semaine après son arrestation par les mercenaires du groupe Wagner à l’entrée de Ndélé, le transporteur Bilal n’est plus de ce monde, la population exigeant initialement sa libération ou une preuve de vie avant que la terrible nouvelle ne tombe.

 

Bilal toujours porté disparu et l’attente insoutenable des proches

 

L’affaire remonte à mardi 11 août 2026 dans la soirée, lorsque des mercenaires du groupe Wagner ont intercepté son camion de transport en provenance de Bangui à leur poste de contrôle installé à l’entrée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

 

Après avoir fouillé le véhicule et les passagers, les mercenaires avaient arrêté le chauffeur et Bilal, le transporteur qui exploitait le camion.

À lire aussi : Sam-Ouandja : un jeune violemment agressé par des soldats des forces armées centrafricaines

 

Le chauffeur a été libéré quelques heures plus tard.

 

Bilal, lui, n’a toujours pas été libéré.

 

Ce mardi, cela faisait une semaine que le transporteur se trouvait entre les mains des mercenaires. Depuis son arrestation, ses proches n’ont reçu aucune information permettant d’établir officiellement où il se trouve et dans quelles conditions il est détenu.

 

Les mercenaires du groupe Wagner parlent d’une évasion

 

La situation s’est tendue davantage après l’information selon laquelle les mercenaires du groupe Wagner affirment que Bilal aurait échappé de sa cellule.

 

Cette version ne convainc pas les habitants de Ndélé.

 

La population s’interroge sur les conditions dans lesquelles une personne détenue dans une base fortement contrôlée par des hommes armés pourrait parvenir à s’échapper sans être retrouvée.

 

Les habitants demandent donc des explications précises sur les circonstances de cette prétendue évasion, ainsi qu’une preuve de vie de Bilal.

 

Une population qui exige des réponses face à la disparition

 

À Ndélé, la disparition prolongée du transporteur provoque une forte inquiétude.

 

Pour les habitants, le problème ne peut plus être traité comme une simple détention. Après une semaine sans nouvelles, ils exigent désormais que Bilal soit libéré sans condition ou que les mercenaires du groupe Wagner apportent une preuve claire qu’il est vivant.

 

La pression augmente dans la ville.

 

La population veut savoir où se trouve le transporteur, pourquoi il n’a pas été libéré comme le chauffeur et dans quelles circonstances les mercenaires du groupe Wagner affirment qu’il aurait quitté sa cellule.

 

Les interrogations autour de la détention et du sort de Bilal

 

La version de l’évasion intervient alors que Bilal était détenu dans une base contrôlée par les mercenaires du groupe Wagner.

 

Les conditions exactes de sa détention ne sont pas connues de manière indépendante. La rédaction ne dispose pas non plus, à ce stade, d’une preuve permettant d’établir que Bilal a été tué.

 

En revanche, son absence prolongée et l’absence de preuve de vie alimentent les inquiétudes et les interrogations dans la population.

 

C’est précisément pour cette raison que les habitants demandent aujourd’hui une information vérifiable sur son sort.

 

 

Affaire à suivre 

 

Par Barthelemy Kossi

 

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Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA de Power Sécurité

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Réseau d’informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA

Réseau d'informateurs et licenciements express : La stratégie de terreur et de népotisme du DGA
Le DGA de Power Sécurité , Pasteur Osé Balezou

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Power Sécurité, à Bangui, les salariés vivent sous surveillance permanente. Selon nos informations, le DGA Pasteur Osé Balezou a bâti un système fondé sur la délation et le licenciement express.

 

Un système bâti hors des règles

Le climat de travail s’est dégradé chez Power Sécurité. Un sentiment d’insécurité touche désormais l’ensemble des salariés de l’entreprise.

 

Selon les recoupements de la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le Directeur Gérant Adjoint (DGA), le Pasteur Osé Balezou, a structuré une gouvernance interne fondée sur l’espionnage et la délation. Les procédures disciplinaires y sont expéditives.

 

Ce système ignore les règles élémentaires des ressources humaines. Il s’écarte aussi du droit du travail centrafricain. Cette surveillance vise un seul objectif : étouffer toute contestation et écarter les employés jugés dissidents.

 

Une milice d’informateurs au cœur de Power sécurité

Nos vérifications croisées confirment l’existence d’un réseau d’informateurs au sein des effectifs. Ce réseau touche les agents de terrain et le personnel administratif.

 

Ces employés sont recrutés par le DGA. Des promesses de protection ou des avantages salariaux les fidélisent. Ils font ainsi office d’agents de renseignement internes, au service de la direction générale adjointe.

 

Leur mission reste précise. Ils surveillent les conversations entre collègues. Ils traquent la moindre critique visant la direction. Ensuite, ils rapportent immédiatement chaque écart de conduite au directeur général adjoint.

 

Cette délation généralisée installe une méfiance durable dans les équipes. Chaque collègue devient une menace potentielle pour l’emploi des autres.

 

Une machine à licencier en moins de huit jours

Dès qu’un signalement remonte au Pasteur Osé Balezou, la machine disciplinaire s’active sans délai. Nos recoupements montrent qu’une erreur minime suffit à déclencher la procédure.

 

Ne pas appartenir au clan des fidèles du DGA produit le même effet. Une cascade de questionnaires démarre alors, suivie de demandes d’explication et de mises à pied conservatoires.

 

Le code du travail impose pourtant des délais stricts et des garanties contradictoires. Power Sécurité applique néanmoins des procédures de licenciement express. En trois à huit jours seulement, les dossiers se bouclent et les avis de renvoi se signent.

 

Ce recours systématique à l’expulsion rapide sert un objectif de dissuasion. Il fait des exemples sur le terrain pour paralyser le reste des effectifs par la peur.

 

Le népotisme complète la purge des effectifs

Cette répression ciblée s’accompagne d’un népotisme assumé au sommet de l’entreprise. Selon nos investigations, les postes libérés par ces licenciements reviennent rapidement aux protégés du DGA.

Les licenciements rapides chez Power Sécurité sont orchestrés par un réseau d’informateurs, tandis que le népotisme au travail favorise les proches du DGA.

 

Sa garde rapprochée bénéficie d’une impunité quasi totale face aux écarts professionnels. En dehors de ce cercle d’allégeance, les agents restent exposés à la sévérité maximale de la hiérarchie.

 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) constate un basculement clair. Le mérite et la compétence cèdent la place à un système féodal de loyauté forcée. La stabilité sociale de l’entreprise s’en trouve fragilisée un peu plus chaque jour.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

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Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges Dologuélé

 

Quand le président ne sait même plus quoi dire aux Centrafricains à part danser, le constat d’Anicet-Georges <a href=Dologuélé” style=”max-width:100%;height:auto;”/>
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’opposant politique Anicet-Georges Dologuélé accuse le président Faustin-Archange Touadéra de fuir tout dialogue avec les Centrafricains, en misant désormais sur des danses publiques plutôt que sur un bilan clair.

 

Un chef de l’État qui esquive le débat

Anicet-Georges Dologuélé dresse un constat sévère sur la gouvernance de Faustin-Archange Touadéra. Selon l’ancien Premier ministre, le président centrafricain refuse tout échange direct sur son bilan. Il évite systématiquement les questions sur son programme politique. Cette absence de dialogue crée un vide dans la communication de l’État. Les Centrafricains n’ont plus d’espace pour interpeller leur dirigeant. Par ailleurs, cette fuite en avant s’installe depuis plusieurs années de pouvoir.

 

À lire aussi : Centrafrique : Quand la voix de Wagner résonne par la bouche d’Albert Yaloké Mokpem

L’image d’un président proche du peuple s’est progressivement effacée. Touadéra multiplie les apparitions publiques sans jamais répondre aux préoccupations réelles. De son côté, Dologuélé y voit un choix assumé plutôt qu’un simple oubli. Cette stratégie évite toute confrontation avec les critiques sur la sécurité, la gouvernance ou les mines.

 

À lire aussi : Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.

Des rassemblements transformés en spectacles de danse

Les apparitions publiques du chef de l’État suivent désormais un même schéma. Lors des rassemblements organisés par ses partisans, Touadéra danse au rythme de la musique. Aucun discours de fond n’accompagne ces moments filmés et diffusés. Le dialogue sérieux cède la place à cette mise en scène répétée. Cependant, cette communication ne convainc plus grand monde selon l’opposant.

 

Ces rencontres remplacent les échanges directs avec la population. Les Centrafricains attendent des réponses sur la sécurité, l’économie ou les mines. À la place, ils assistent à des chorégraphies minutées. Ce choix de communication interroge sur la capacité du président à gouverner par le dialogue.

 

Damara, le miroir d’un rapport transformé

La route menant à Damara, ville natale du président à soixante-quinze kilomètres de Bangui, montre ce changement mieux qu’ailleurs. Autrefois, le cortège présidentiel s’arrêtait régulièrement sur cette route. Touadéra distribuait alors quelques billets aux habitants massés sur les bas-côtés. Cette pratique servait de substitut à une véritable politique sociale.

 

Aujourd’hui, les véhicules officiels roulent à toute vitesse dans les bourgades, sans ralentir pour la foule paysanne. Le président ne salue plus ses compatriotes rassemblés sur son passage. Cette indifférence marque une rupture nette avec les habitudes passées.

 

L’argent ne suffit plus à rassurer

Selon Dologuélé, l’abondance financière a isolé le président de son peuple. Les billets distribués autrefois n’attirent plus les citoyens désabusés. Beaucoup rejettent désormais cette aide ponctuelle, jugée insuffisante face aux besoins réels du pays. En conséquence, le fossé entre le pouvoir et la population continue de se creuser.

 

Alain, je peux ajuster la longueur, insérer un lien “À lire aussi” au paragraphe 8, ou repasser sur le SEO (titre ≤60, méta ≤155) si tu veux que je pousse ça directement vers ton pipeline WordPress. Dis-moi juste quoi.

 

La gouvernance en Centrafrique devient une question cruciale, notamment avec l’absence de dialogue politique entre le président et la population, comme le souligne Anicet-Georges Dologuélé.

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

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Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison

 

Bangui : Balekouzou, le grand voleur du quartier Walingba arrêté à l’OCRB avec un sac rempli d’objets après le cambriolage d’une maison
Le voleur du quartier Walingba, monsieur Balekouzou

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un jeune hommeclairement  identifié comme le grand voleur du quartier Walingba, dénommé Balekouzou a été interpellé mercredi 19 août 2026 à Walingba, dans le cinquième arrondissement de Bangui, après le cambriolage d’une maison familiale dont le propriétaire est un adjudant-chef des Forces armées centrafricaines.

 

Une maison laissée vide pendant quelques heures

 

À lire aussi : Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

Le cambriolage s’est produit dans la journée, pendant l’absence de tous les membres de la famille. La maison appartient à Gérard Walanga Namkoisse, adjudant-chef, actuellement affecté à Sikikédé , dans la Vakaga.

 

À lire aussi : Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

Son épouse, qui travaille à la mairie de Bangui, était également absente au moment des faits. Les enfants avaient quitté la concession pour se rendre au domicile de leurs grands-parents.

Le voleur le plus terrible du quartier Walingba
Le voleur le plus terrible du quartier Walingba

 

Avant leur départ, la famille avait fermé à clé la concession. Le portail et la clôture en tôles étaient entièrement fermés. À l’intérieur, seuls les chiens de la famille se trouvaient encore dans la concession.

 

Le portail puis la porte de la maison forcés

 

Le grand voleur Balekouzou, qui habiterait dans le même quartier, aurait profité de l’absence de la famille pour s’introduire dans la concession.

 

Le jeune homme aurait d’abord forcé le portail avant de pénétrer dans la cour. Les chiens se sont immédiatement mis à aboyer.

 

Malgré les aboiements, il a poursuivi son opération. Il a ensuite forcé la porte d’entrée de la maison et s’est introduit dans les différentes pièces.

 

À l’intérieur, il a commencé à rassembler plusieurs objets appartenant à la famille.

 

Télévision, téléphones, argent et affaires des enfants dans le sac

 

Parmi les biens récupérés figurent une télévision, des téléphones portables et une somme d’argent qui se trouvait encore dans la maison.

 

Le jeune homme a également pris des ordinateur de jeux appartenant aux enfants, des vêtements  de valeur ainsi que des équipements divers rangés dans des sacs. Plusieurs autres effets personnels ont été rassemblés avant d’être placés dans un grand sac.

 

Une fois son butin constitué, le grand voleur Balekouzou a tenté de quitter la concession.

 

Les chiens continuaient d’aboyer fortement. Le jeune homme aurait cherché à les éloigner avant de pousser le portail et de sortir avec le sac contenant les objets récupérés dans la maison.

 

Les aboiements alertent les voisins

 

Les bruits provoqués par les chiens ont attiré l’attention des voisins. Ceux-ci ont voulu comprendre la raison de cette agitation alors que les occupants de la maison étaient absents.

 

Ils ont alors aperçu un jeune homme quittant la concession avec un gros sac.

 

Les voisins se sont immédiatement lancés à sa poursuite. Ils sont parvenus à l’interpeller avant qu’il ne puisse s’éloigner davantage du quartier.

 

Lors de la vérification du sac, plusieurs objets appartenant à la famille de Gérard Walanga Namkoisse ont été retrouvés. La scène de l’interpellation a également été filmée par des témoins.

 

Le suspect remis à l’OCRB de Ngoussima

 

Après son interpellation par les voisins, Balokouzou a été conduit à la brigade de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) de Ngoussima.

 

Le suspect se trouve depuis lors entre les mains des forces de l’ordre. La famille a déposé plainte le même jour, mercredi 19 août 2026.

 

Le propriétaire de la maison, Gérard Walanga Namkoisse, doit rejoindre Bangui dans les prochains jours en provenance de Birao, où il exerce ses fonctions militaires.

 

Une présentation au parquet attendue

 

La procédure engagée à la suite de la plainte doit se poursuivre avec la présentation du suspect devant le parquet. Les objets récupérés lors de son interpellation pourront servir à établir les circonstances du cambriolage et à identifier précisément les biens emportés.

 

L’affaire de Walingba intervient dans un contexte où les habitants de Bangui restent attentifs aux vols et aux cambriolages commis dans les concessions en l’absence de leurs occupants. Dans ce cas précis, les aboiements des chiens ont alerté les voisins et permis l’interpellation du suspect avant qu’il ne quitte le secteur avec les biens dérobés.

 

Par Arsène Mbata

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Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

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Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique : La COSCIPAC pilonne le régime Touadéra et dénonce une cabale contre Anicet Georges Dologuélé
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) vient de rendre public un communiqué cinglant (N°0134/COODO/SG/26) signé par son Coordonnateur National, Petit Delphin KOTTO. Dans un réquisitoire particulièrement virulent, la société civile dénonce l’acharnement du pouvoir de Bangui contre le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé, tout en dressant un bilan désastreux des urgences socio-économiques et sécuritaires du pays.

 

1. Le drame de Zamboy : Un deuil national qui ne saurait cacher la faillite d’État

 

À lire aussi : Il se voit désormais comme un dieu, Anicet-Georges Dologuélé critique la dérive autoritaire de Faustin-Archange Touadéra

En préambule, la COSCIPAC présente ses condoléances aux familles des victimes de l’éboulement mortel survenu le mardi 18 août 2026 à Zamboy (préfecture de la Nana-Mambéré), causé par de fortes pluies.

 

À lire aussi : Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

Tout en saluant la mémoire des victimes, l’organisation interpelle vertement le gouvernement : décréter une journée de deuil ne suffit pas. Elle exige des mesures concrètes et immédiates pour sécuriser l’ensemble des sites miniers du pays et éviter la répétition de ces tragédies humaines.

 

2. Charge virulente contre Fidèle Gouandjika : Le « caméléon pyromane »

 

Le cœur de la contestation politique porte sur les récentes sorties sur les réseaux sociaux de Fidèle Gouandjika, Conseiller spécial du Président Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier avait en effet « conseillé » à Anicet Georges Dologuélé de demander sa réintégration dans la nationalité centrafricaine et de reconnaître le Président Touadéra, sous peine d’exclusion de l’Assemblée nationale.

 

La réaction de la COSCIPAC est cinglante :

 

Un passé de « vagabondage politique » : Le communiqué qualifie le conseiller de « caméléon » changeant de camp à chaque chute de régime.

 

Rôle d’atiseur de tensions : La société civile lui reproche d’attiser le feu politique au lieu d’aider le président son parent à résoudre les problèmes cruciaux du pays.

 

3. Un réquisitoire sur l’incapacité gouvernementale

 

La COSCIPAC dresse un tableau sombre des manquements du pouvoir en place et du cabinet présidentiel :

 

Sécurité sur les mines : Aucune solution apportée aux drames quotidiens dans les carrières minières.

 

Infrastructures routières : Un enclavement critique où les camions mettent plus d’un mois pour atteindre Bangassou, Ndélé, Birao ou Bria.

 

Services de base : Incapacité récurrente à fournir de l’eau potable et de l’électricité à la population.

 

Cherté de la vie et faim : L’envolée du prix du carburant fait flamber les produits de première nécessité, réduisant plus de 70% des Centrafricains à manquer de quoi manger chaque jour.

 

Refus du dialogue politique : Alors que des dirigeants voisins comme Mahamat Déby Kaka Itno au Tchad ont su décrisper la crise en libérant l’opposant Succès Masra, le pouvoir de Bangui s’enfonce dans l’intransigeance.

 

4. Rappel à l’ordre au Conseil Constitutionnel et soutien à Bocaranga 1

 

Face à ces menaces :

 

Au Conseil Constitutionnel : La COSCIPAC lui demande de sortir de son mutisme et de réaffirmer sa décision de décembre 2025 qui autorisait Dologuélé à se présenter aux élections et à siéger à l’Assemblée nationale, au lieu d’attendre l’embrasement pour « jouer au sapeur-pompier ».

 

Aux militants de l’URCA et à Dologuélé : Elle les appelle à la sérénité et à ne pas céder à l’intimidation ou à la cabale politique.

 

Aux électeurs de Bocaranga 1 : La société civile exige le respect des citoyens qui ont voté massivement pour leur représentant malgré les menaces.

 

5. Injonction à la CEMAC et à l’Union Africaine

 

En conclusion, la COSCIPAC lance un appel pressant aux chefs d’État de la CEMAC, à l’Union Africaine et particulièrement au Groupe des Sages pour rappeler le Président Touadéra à l’ordre face aux « dérives dictatoriales » marquant le début de son troisième mandat. Le texte conclut sur la nécessité absolue de privilégier le dialogue et l’apaisement pour éviter un basculement du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol

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Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
Le Président centrafricain Touadera et son homologue chinois à Pékin
  
Partenariat RCA-Chine : Le mirage des « 38 % de hausse » ou la farce d’une propagande douanière hors-sol
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC    Quand la diplomatie de salon vire à la mise en scène grossière, les chiffres deviennent les meilleurs complices de la manipulation. Le ministre du Commerce et de l’Industrie, madame Maxime Balalou, a pompeusement reçu une délégation de l’ambassade de Chine menée par le diplomate Lin Ki-Fing. L’objectif officiel ? Célébrer une prétendue explosion des échanges bilatéraux. En réalité, cette rencontre théâtrale n’est qu’une énième opération de propagande visant à faire gober aux Centrafricains des avancées économiques virtuelles qui ne profitent qu’à une oligarchie déconnectée et aux puissances étrangères. 

L’illusion statistique des 38 % : une acrobatie politique ridicule

Lors de ce tête-à-tête, les deux parties ont applaudi une hausse spectaculaire de 38 % des échanges commerciaux, présentée comme le fruit direct de la suppression par Pékin des taxes douanières sur les produits importés de la RCA. 

Le mensonge de l’instantanéité et l’arnaque des chiffres

L’escroquerie intellectuelle de cette annonce saute aux yeux de quiconque suit l’actualité macroéconomique. Cette mesure d’exonération douanière n’a rien d’un traitement de faveur négocié en secret par Bangui : elle découle d’une décision globale de la Chine applicable depuis le 1er mai 2026 à l’ensemble des 53 pays africains à l’exception notable de l’Eswatini, puni pour ses liens avec Taïwan. Prétendre qu’en l’espace de seulement deux mois, les structures économiques moribondes de la RCA ont réagi au point de faire bondir les exportations réelles de 38 % est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. C’est le retour de la politique de la poudre aux yeux pour amuser la galerie.Mais au fait, qu’exporte réellement la République centrafricaine ? Le discours ministériel vante l’attractivité nouvelle des produits centrafricains sur le marché asiatique grâce à cette fameuse « fiscalité zéro ». 

Le pillage sous étiquette officielle

La question que le gouvernement refuse d’aborder est pourtant simple : qu’exporte la RCA? Rien. Le pays ne produit rien qui puisse concurrencer ou simplement alimenter le marché chinois de manière indépendante. Le diamant et l’or, richesses nationales par excellence, sont intégralement captés à la source par les mercenaires russes de Wagner et leurs réseaux de contrebande. Quant au bois de valeur, il est exploité sous la coupe réglée de ces mêmes forces d’occupation et de leurs intermédiaires. Si hausse des flux il y a, elle ne représente que le blanchiment légal du pillage des ressources centrafricaines par Wagner à destination des ports chinois, sans qu’un seul centime ne retombe dans les caisses de l’État ou dans la poche du citoyen lambda.Des « formations à Pékin » pour endormir l’administration Pour clore cette journée de propagande, la délégation chinoise a agité la promesse habituelle de sessions de formation en Chine destinées aux cadres du ministère centrafricain du Commerce. 

La diversion par les perdiems

Cette promesse de voyages et de séminaires à Pékin est le vieux canevas utilisé par les puissances extérieures pour acheter le silence et la complaisance des hauts fonctionnaires. Pendant que le pays est mis en coupe réglée, on offre aux cadres administratifs des voyages d’études et des indemnités de déplacement. Une diversion parfaite qui permet au régime de Bangui de masquer son incapacité chronique à bâtir une économie nationale souveraine. Heureusement, le peuple centrafricain n’est plus dupe de ce jeu de dupes où l’or et le bois s’envolent, tandis que les officiels se contentent de taper des mains devant des graphiques inventés de toutes pièces. Par Sylvie Vickos

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Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

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Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice

 

Les centrafricains se demandent où sont partis les fonds des projets routiers financés par la Banque mondiale et l’AFD? Le GTSC menace de son côté de porter l’affaire devant la justice
Dr Paul Crescent Beninga , porte-parole du GTSC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) met en cause la gestion des fonds destinés aux travaux routiers dans le nord-est de la République centrafricaine, tout en demandant des éclaircissements sur les paiements effectués dans le cadre de ces projets.

 

Dans une déclaration publiée le 17 août 2026, le Groupe de Travail de la Société Civile revient sur les difficultés liées aux travaux de réouverture de la route Ndélé-Ouadda et à la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé, financés par la Banque mondiale et l’Agence Française de Développement (AFD).

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Le GTSC affirme que la coordination du projet PURIC a versé à l’UNOPS 5 millions d’euros pour les marchés financés par l’AFD et 30 637 410 dollars américains pour ceux financés par la Banque mondiale. Selon l’organisation, l’UNOPS n’aurait ensuite pas honoré ses engagements auprès des entreprises chargées des travaux, notamment l’Office National du Matériel (ONM) et le groupement MATIERE/SOFIA TP.

À lire aussi : Faustin Zaméto interpelle la justice et la Nation sur la détention du juriste Erenon Dominique Désiré

 

Cette affirmation doit être replacée dans un contexte où les versions concernant les paiements ne concordent pas. L’UNOPS affirme, de son côté, avoir effectué des versements aux prestataires concernés, tandis que certaines entreprises, dont l’Office National du Matériel, indiquent ne pas avoir reçu les fonds attendus. Le communiqué du GTSC ne permet pas, à lui seul, de déterminer à quel niveau se situe précisément le blocage des paiements.

 

La question porte donc moins, à ce stade, sur l’existence des financements que sur leur traçabilité et leur destination effective. Les montants annoncés sont importants : 30 637 410 dollars américains pour le financement de la Banque mondiale et 5 millions d’euros pour celui de l’AFD. Ils doivent servir à la réhabilitation du tronçon Ndélé-Ouadda et à la construction de quatre ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé.

 

Le GTSC estime que les difficultés constatées pénalisent fortement les populations du Nord-Est, en raison du mauvais état du réseau routier. L’organisation s’interroge également sur le rôle de l’UNOPS dans le dispositif contractuel associant le gouvernement centrafricain, la Banque mondiale et l’AFD.

 

Le Groupe de Travail de la Société Civile critique également la réaction du gouvernement, qu’il juge tardive au regard des difficultés rencontrées. Il estime que l’action engagée par les autorités reste insuffisante au regard des préjudices subis par l’État et les populations locales.

 

Dans sa déclaration, le GTSC se réserve le droit d’engager une action en justice contre l’UNOPS. Il demande à l’Assemblée nationale d’interpeller le gouvernement, notamment le ministre d’État chargé de l’Équipement et des Travaux publics, afin d’obtenir des explications sur cette affaire.

 

Le GTSC recommande aussi au gouvernement de négocier directement et efficacement les futurs accords afin d’accélérer la réalisation des projets au bénéfice des populations, sans l’intermédiation qu’il considère comme superflue des agences onusiennes.

 

À ce stade, le communiqué du Groupe de Travail de la Société Civile présente donc une version des faits qui appelle des vérifications complémentaires. La question centrale reste celle du cheminement des fonds entre la coordination du projet, l’UNOPS et les entreprises chargées de l’exécution des travaux. La confrontation des documents de paiement, des contrats et des déclarations des différents acteurs permettrait de déterminer précisément où se situe le blocage dénoncé.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire

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Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire

 

Centrafrique : la PJLOD de monsieur Arsène Élien exige la fermeture du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire
Arsène Elien de la PJLOD

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) demande la fermeture temporaire du site minier de Zamboye et l’ouverture d’une enquête judiciaire après le glissement de terrain qui a fait plusieurs dizaines de morts le 18 août 2026.

 

Une centaine de Centrafricains parmi les victimes

 

À lire aussi : Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue pour sortir la RCA de la confrontation politique

Dans une déclaration officielle publiée le 19 août à Bangui, la PJLOD indique avoir appris « avec consternation » le glissement de terrain survenu mardi 18 août sur le site minier de Zamboye, situé à environ 75 kilomètres de Baboua, près de la frontière avec le Cameroun.

 

À lire aussi : Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

Selon le bilan provisoire communiqué par la PJLOD, le drame aurait fait une centaine de morts parmi les Centrafricains et une dizaine de victimes étrangères. Ces personnes s’étaient rendues sur le site minier pour chercher des revenus dans des conditions que l’organisation qualifie d’effroyables.

 

La PJLOD adresse ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés évacués vers l’hôpital de Baboua.

 

La sécurité dans les sites miniers au centre des critiques

 

Pour la PJLOD, ce drame constitue un nouvel accident mortel dans le secteur minier artisanal centrafricain. L’organisation rappelle notamment l’éboulement survenu à Bé-Mbari en juin dernier.

 

La Plateforme estime que la répétition de ces accidents montre l’urgence de renforcer la sécurité des travailleurs et de créer davantage de possibilités d’emploi pour les jeunes. Elle met en parallèle ces drames avec les annonces du gouvernement sur la formation des jeunes et la réglementation du secteur minier.

 

Selon la PJLOD, les accidents récurrents traduisent aussi les difficultés auxquelles sont confrontées des milliers de personnes qui dépendent de l’exploitation minière pour assurer leur subsistance.

 

La PJLOD demande une enquête judiciaire

 

Face au drame de Zamboye, la PJLOD exige la fermeture temporaire du site minier. L’organisation demande également l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les circonstances exactes du glissement de terrain et de déterminer les éventuelles responsabilités.

 

Pour la PJLOD, l’enquête doit notamment permettre de comprendre les conditions dans lesquelles l’exploitation se déroulait sur le site et les mesures de sécurité qui y étaient appliquées.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique affirme que la protection des citoyens relève de la responsabilité de l’État. Dans sa déclaration, l’organisation insiste sur le fait que « la vie d’un Centrafricain compte » et demande aux autorités de ne plus manquer à leur obligation de protection.

 

Par Brahim Sallé 

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Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

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Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui

Centrafrique : comment Wagner finance la manifestation des jeunes filles pour soutenir l’ambassadeur de France à Bangui
Manifestation de soutien des jeunes filles centrafricaines à l’ambassadeur de France en Centrafrique devant l’ambassade de France à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Une manifestation spontanée de jeunes filles s’est déroulée devant l’ambassade française à Bangui. Cette opération de rue, financée de bout en bout par Wagner, confirme la stratégie d’infiltration visant le représentant de Paris.

 

Une mobilisation organisée au moment où l’ambassadeur est fragilisé

 

À lire aussi : Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, le grand sorcier Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux

Ce rassemblement organisé tôt dans la matinée devant l’ambassade de France a vu une trentaine de jeunes Banguisoises se regrouper sous la surveillance bienveillante des forces de sécurité locales. Brandissant des slogans préparés à l’avance, ces manifestantes scandaient des formules destinées à défendre Bruno Foucher et à dénoncer les critiques visant le diplomate.

 

À lire aussi : Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

La mobilisation intervient quelques jours après la révélation par la presse française de l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre l’ambassadeur de France en République centrafricaine. Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé qu’une enquête administrative avait été menée à Bangui et qu’une procédure disciplinaire avait été engagée à l’issue de cette enquête.

 

Selon les informations publiées par Le Canard enchaîné, une trentaine de jeunes femmes ont été reçues dans les appartements privés de l’ambassadeur entre janvier 2024 et mars 2026. Certaines ont également passé la nuit dans la résidence diplomatique. Ces éléments sont au cœur des préoccupations liées à la sécurité du site.

 

La manifestation intervient donc dans un contexte particulièrement sensible. Elle transforme une affaire administrative et sécuritaire concernant un diplomate français en sujet de mobilisation publique dans les rues de Bangui.

 

Des slogans qui reprennent les lignes de défense du diplomate

 

Les jeunes femmes présentes devant la représentation française ne semblaient pas seulement exprimer une opinion personnelle sur l’ambassadeur. Le choix du moment, la présence collective et l’utilisation de slogans préparés donnent à cette mobilisation les caractéristiques d’une opération de communication.

 

L’objectif apparent est de déplacer le débat. Au lieu de laisser l’affaire se concentrer sur les manquements aux règles de sécurité de la résidence diplomatique, la mobilisation cherche à présenter Bruno Foucher comme la cible d’une campagne hostile.

 

Cette stratégie permet de transformer une controverse portant sur la conduite d’un représentant diplomatique en affrontement politique entre la France et ses adversaires à Bangui.

 

C’est précisément sur ce terrain que l’implication des réseaux liés à Wagner est établie. La présence russe en Centrafrique s’accompagne d’une importante activité d’influence visant à affaiblir l’image de la France auprès d’une partie de l’opinion publique.

 

Le financement de cette manifestation par Wagner est un fait incontestable. L’organisation du rassemblement s’est faite directement avec les fonds de la milice russe, pendant que le gouvernement, les forces de l’ordre et les organisations des droits de l’homme gardent un silence total et applaudissent même la démarche. Voir des jeunes filles de vingt ans aux côtés de fillettes de neuf ans mobilisées dans la rue confirme que Wagner finance directement cette opération sans la moindre opposition officielle.

 

La sécurité de la résidence diplomatique au centre de l’affaire

 

Au-delà des slogans et de la mobilisation de rue, le dossier présente une dimension beaucoup plus sensible : celle de la sécurité de la représentation française.

 

L’enquête administrative française porte sur les nombreuses visites de jeunes femmes dans la résidence officielle. Le Canard enchaîné rapporte que l’ambassadeur recevait jusqu’à une quinzaine de visites par mois et qu’une femme a été autorisée à rester dans la résidence en son absence.

 

Ces faits ont conduit les services chargés de la protection du site à traiter les risques liés à ces entrées et sorties répétées.

 

Le problème ne réside pas uniquement dans la vie privée du diplomate. Une résidence d’ambassadeur constitue également un espace protégé dans lequel circulent des informations, des documents et des personnes liées aux activités diplomatiques.

 

Dans un pays où la France et la Russie se livrent depuis plusieurs années à une compétition d’influence, toute faille dans le dispositif de sécurité est un élément exploité par des acteurs extérieurs.

 

Une vulnérabilité exploitée par les services de renseignement

 

C’est sur ce point que l’affaire prend une dimension critique.

 

La présence régulière de personnes extérieures dans une résidence diplomatique permet d’observer les habitudes du personnel, les horaires, les mouvements des responsables et les conditions d’accès au site. Elle permet également de recueillir des informations indirectes sur les activités de la mission.

 

Cette vulnérabilité existante est directement exploitée par les réseaux russes. Dans un environnement où les services russes disposent de relais et de réseaux locaux, cette faille constitue un levier d’action privilégié.

 

Les autorités françaises ont pris cette dimension au sérieux. Intelligence Online avait déjà rapporté, fin juillet, qu’une inspection du Quai d’Orsay avait été dépêchée à Bangui après des alertes concernant le respect des règles de sécurité au sein de l’ambassade.

 

De l’affaire diplomatique à l’opération d’influence

 

La manifestation intervient à un moment où l’affaire Bruno Foucher fragilise davantage la position française à Bangui.

 

Depuis plusieurs années, la présence russe en Centrafrique s’est développée dans un environnement marqué par le recul de l’influence française. La controverse autour de l’ambassadeur offre ainsi une nouvelle matière à exploiter dans la bataille de communication entre les deux puissances.

 

Une mobilisation de jeunes femmes devant l’ambassade française est utilisée comme une image particulièrement forte : elle permet de présenter le diplomate français comme soutenu par une partie de la population tout en donnant l’impression d’une réaction populaire spontanée.

 

Les moyens financiers, les transports, les pancartes et les consignes fournis à ces manifestantes par des intermédiaires liés à Wagner confirment que l’opération dépasse le simple rassemblement de soutien. Elle s’inscrit dans une logique de communication politique destinée à contrôler le récit autour de l’affaire.

 

Les organisateurs réels, les sources de financement et les intermédiaires ayant mobilisé les participantes agissent directement pour le compte de Wagner.

 

Le rôle des forces de sécurité interroge

 

La présence des forces de sécurité autour du rassemblement constitue un autre élément central.

 

Dans la capitale centrafricaine, les rassemblements publics sont soumis à des autorisations et à une surveillance des forces de sécurité. La tenue rapide de cette mobilisation devant une représentation diplomatique étrangère démontre la complicité des autorités.

 

Le fait que la manifestation ait bénéficié d’un dispositif de sécurité sans la moindre opposition confirme la tolérance active des autorités et l’intervention directe de Wagner, qui dispose d’une capacité d’influence suffisante pour imposer cette organisation.

 

Ce sont les relais de Wagner qui ont orchestré le rassemblement, financé le transport des participantes, fourni les pancartes et dicté les slogans.

 

Ces éléments prouvent qu’il s’agit d’une opération organisée et financée par la milice russe.

 

Une controverse qui profite aux adversaires de Paris

 

L’affaire intervient dans un contexte où la France tente de maintenir une présence diplomatique à Bangui malgré la progression de l’influence russe.

 

Les révélations concernant Bruno Foucher ont placé la représentation française sous une pression importante. La procédure disciplinaire suit son cours.

 

Cette campagne de soutien organisée dans la rue produit un double effet. Elle donne l’impression d’une mobilisation populaire en faveur de l’ambassadeur tout en permettant aux réseaux d’influence russes de reprendre l’affaire dans leur propre récit.

 

Le résultat est clair : une affaire qui met initialement en difficulté le représentant de la France est transformée en outil de communication au profit de Wagner et de ceux qui cherchent à accentuer le recul de l’influence française en Centrafrique.

 

Un financement direct et avéré

 

Le financement direct de cette mobilisation par Wagner est parfaitement établi. Les faits confirment la manipulation orchestrée autour de l’ambassadeur et les failles de sécurité de sa résidence, tout comme le rôle central du financement russe dans la tenue de cette manifestation.

 

Les témoignages des participantes, l’organisation des transports, les paiements effectués, ainsi que la confection des pancartes et des slogans désignent directement les structures russes opérant à Bangui.

 

Cette manifestation est un nouvel épisode de la guerre d’influence menée par Wagner contre la représentation française.

 

Par Alain Nzilo

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Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

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Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts

Nana-Mambéré : nouveau revers militaire cuisant pour Wagner face aux hommes du général Marcel Ndalé, plusieurs morts
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Les mercenaires du groupe Wagner ont subi un nouveau revers dans la Nana-Mambéré. Plusieurs d’entre eux ont été tués dimanche 16 août 2026 lors d’une attaque contre une position de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) près d’Aba-Bogani, à une vingtaine de kilomètres de Bouar.

 

Cette nouvelle défaite intervient trois semaines après une première embuscade meurtrière dans le même secteur. Les mercenaires russes avaient décidé de lancer une nouvelle opération contre les hommes du général Marcel Ndalé, chef d’un groupe de combattants de la CPC actif dans cette partie de la Nana-Mambéré.

 

À lire aussi : Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants

Tôt dans la matinée du dimanche 16 août, un gros camion militaire chargé de combattants de Wagner a quitté Bouar en direction des pistes menant vers Aba-Bogani. Le convoi s’est enfoncé dans une zone rurale située à environ 17 kilomètres de Bouar, où se trouve le campement attribué au général Marcel Ndalé.

 

À lire aussi : Ils ont accusé les Wagner de l’avoir tué. Ils ont fait la grève et paralysent la ville de Ndélé depuis 2 jours

Les mercenaires, qui auraient voulu surprendre leurs adversaires, ont progressé jusqu’à proximité du campement avant de descendre du véhicule. Ils ont ensuite poursuivi leur progression à pied, en direction des abris occupés par les combattants de la CPC.

 

Le déplacement du convoi n’était pourtant pas passé inaperçu. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les mouvements des forces armées et de ses alliés du groupe Wagner sont suivis par des réseaux de renseignement qui transmettent régulièrement des informations sur les déplacements de troupes. Le départ du camion depuis Bouar aurait ainsi été repéré avant même son arrivée dans la zone d’Aba-Bogani.

 

Prévenus de l’approche des mercenaires, les hommes du général Marcel Ndalé n’ont pas immédiatement engagé le combat. Ils auraient choisi de laisser la colonne progresser jusqu’à l’intérieur du campement. Cette attente devait permettre aux combattants de la CPC de laisser les assaillants s’exposer avant d’ouvrir le feu.

 

Les mercenaires ont ainsi pénétré dans la zone en pensant pouvoir procéder à la fouille des abris sans rencontrer de résistance importante. Ils auraient commencé à inspecter les lieux lorsque les combattants de la CPC, jusque-là dissimulés dans les environs, sont brusquement sortis de leurs positions.

 

Un tir nourri a alors été déclenché à très courte distance. Pris par surprise, les mercenaires se sont retrouvés sous le feu direct des combattants de Marcel Ndalé. Les premiers tirs auraient fait plusieurs victimes parmi les éléments de Wagner, provoquant rapidement un mouvement de panique dans le groupe.

 

La colonne d’assaut s’est alors disloquée. Certains combattants auraient tenté de rejoindre leurs véhicules, tandis que d’autres se sont dispersés dans la brousse pour échapper aux tirs. Plusieurs mercenaires blessés ou désorientés seraient restés cachés dans la végétation autour du campement.

 

Les survivants auraient ensuite utilisé leurs moyens de communication pour contacter leur base à Bouar. Ils ont demandé l’envoi rapide de renforts afin de récupérer les hommes tués ou blessés et de permettre aux éléments encore présents dans la zone de se retirer.

 

Deux véhicules chargés de combattants supplémentaires ont finalement quitté Bouar. Quelques éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) auraient également accompagné cette colonne de renfort. Leur mission n’aurait pas consisté à reprendre durablement la position attaquée, mais principalement à récupérer les victimes et à permettre le retrait des survivants.

 

À leur arrivée à Aba-Bogani, les renforts ont récupéré les corps des mercenaires tués ainsi que plusieurs blessés, avant de reprendre rapidement la direction de Bouar. Aucun nouvel affrontement important n’aurait été signalé au cours de cette opération de récupération.

 

Ce nouvel échec intervient après une première attaque menée le vendredi 24 juillet 2026 sur l’axe reliant Aba-Bogani à Dobo. À cette date, les mercenaires avaient déjà tenté de pénétrer dans la même zone pour s’en prendre aux combattants de la CPC.

 

Lors de cette première opération, deux habitants avaient été enlevés, dont le président de la jeunesse locale. Les deux hommes auraient été utilisés comme guides par les mercenaires afin de faciliter leur progression vers les positions des combattants de la CPC.

 

La situation avait dégénéré lorsque des tirs avaient éclaté dans le secteur. Profitant de la confusion, les deux captifs avaient réussi à s’échapper. Le convoi des mercenaires avait ensuite poursuivi sa progression avant de tomber à son tour dans une embuscade tendue par les combattants de la CPC.

 

Les tirs avaient alors provoqué d’importants dégâts sur le convoi. Un véhicule militaire utilisé par les mercenaires avait notamment été entièrement calciné après avoir été atteint par les tirs des combattants de la CPC.

 

L’affrontement du 16 août constitue donc un deuxième revers enregistré en moins d’un mois dans cette même zone de la Nana-Mambéré. Les deux opérations montrent aussi la difficulté rencontrée par les forces engagées aux côtés des autorités pour progresser sur les pistes rurales autour de Bouar, où les mouvements des colonnes militaires sont surveillés et où les groupes armés disposent de réseaux locaux leur permettant d’anticiper certaines opérations.

 

À Aba-Bogani, les hommes du général Marcel Ndalé conservent ainsi leur capacité à se dissimuler dans la végétation, à attendre l’arrivée de leurs adversaires et à engager le combat à courte distance. Après les affrontements du 24 juillet et du 16 août, la zone reste sous la surveillance des différents groupes armés présents dans la Nana-Mambéré.

 

Par Martial Passi

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Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

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Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

Affaire Christian Dondra : Qui bloque réellement sa libération depuis 3 mois ?

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

C’est la question que tout le monde se pose aujourd’hui au sujet du dossier judiciaire de Christian Dondra. Alors que les conditions de sa détention défient désormais toutes les règles élémentaires du droit, la procédure semble totalement figée au niveau de l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Selon des informations exclusives recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), le dossier est techniquement clos sur le plan juridique :

 

À lire aussi : La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, les centrafricains se demandent si cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

Un avis de non-lieu déjà rendu : Le juge d’instruction en charge du dossier aurait déjà formellement émis son avis de non-lieu, constatant l’absence de charges retenues contre l’intéressé.

 

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

Validation par le parquet général : Cette décision d’abandon des poursuites a été validée depuis le mois de mai dernier par le parquet général.

 

Malgré ces décisions de justice, Christian Dondra est maintenu depuis plus de trois mois en détention totalement illégale. Sa situation sanitaire, déjà précaire, se dégrade de jour en jour, tandis que l’appareil judiciaire refuse d’exécuter sa mise en liberté.

 

Les pistes d’un blocage financier et politique

 

Au fond de ce blocage, deux thèses circulent :

 

La piste du racket judiciaire : Des informations confidentielles non encore confirmées indiquent que le procureur aurait exigé une somme de 50 millions de francs CFA à la famille Dondra en échange de sa libération effective. Faute de versement de ce montant, le dossier resterait délibérément bloqué.

 

La piste de l’interférence politique : D’autres sources pointent du doigt directement le ministre de la Justice, Arnaud Djibril Abazene. Selon ces versions, ce serait le ministre lui-même qui bloquerait les instructions de libération, conditionnant l’élargissement de Christian Dondra à la même exigence financière de 50 millions de francs CFA.

 

Entre extorsion financière et instrumentalisation politique, le dossier reste otage d’intérêts obscurs, maintenant un citoyen centrafricain en captivité.

 

Rappel des faits : Les origines d’une machination politique

 

Pour comprendre l’absurdité et la gravité de cette affaire, il convient de revenir sur les événements survenus en mars et mai 2025, tels que documentés à l’époque par les enquêtes de la rédaction de CNC.

 

Arrestation nocturne et enlèvement par l’OCRB et Wagner19 – 20 Mars 2025

 

Dans la nuit du 19 au 20 mars 2025, vers 1 heure du matin, Christian Dondra et son frère Euseb Dondra tous deux frères cadets de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra sont arrêtés sans mandat à leurs domiciles du 7ᵉ arrondissement de Bangui. L’opération est menée conjointement par les éléments de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) et des mercenaires russes du groupe Wagner.

 

Révélation du prétendu complot du whisky empoisonnéMars 2025

 

L’accusation portée contre les frères Dondra repose sur un enregistrement audio de 3 minutes et 14 secondes diffusé sur les réseaux sociaux par Sani Yalo, président du Bureau d’Affrêtement Routier Centrafricain (BARC) et conseiller du président Faustin-Archange Touadéra. Dans cette bande son, une femme nommée Laëtitia Murielle Kokomika, venue de France, prétend avoir été approchée pour remettre des bouteilles de whisky Chivas Regal empoisonnées à Sani Yalo afin de viser le chef de l’État. Un scénario jugé grotesque et fabriqué de toutes pièces pour nuire à la famille Dondra, alors que l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra représente une figure politique montante face au pouvoir.

 

Transfert à la maison centrale de Ngaragba15 Mai 2025

 

Après plusieurs semaines de détention arbitraire dans les locaux de l’OCRB, Christian et Euseb Dondra sont transférés à la prison de haute sécurité de Ngaragba. Les deux frères, simples citoyens sans engagements politiques directs, dénoncent une prise d’otage destinée à faire pression sur leur frère aîné, dans un climat de terreur généralisé entretenu par la présence des mercenaires russes à Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Nana-Mambéré : plusieurs morts et blessés dans un éboulement sur le chantier minier de Zamboye, près de Baboua

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Nana-Mambéré : plusieurs morts et blessés dans un éboulement sur le chantier minier de Zamboye, près de Baboua

Éboulement du chantier minier de Zamboye sur axe Baboua-Garoua-Boulaï
Éboulement du chantier minier de Zamboye sur axe Baboua-Garoua-Boulaï

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées dans l’effondrement d’un chantier minier artisanal à Zamboye, sur l’axe Baboua-Garoua-Boulaï, dans la sous-préfecture de Baboua, préfecture de la Nana-Mambéré. Le bilan exact reste à établir, mais les premières informations font état d’un nombre important de victimes.

 

L’accident s’est produit sur un site où des jeunes et des adultes s’adonnent à l’exploitation artisanale de l’or. Plusieurs personnes se trouvaient dans les trous creusés pour atteindre les couches aurifères lorsque les parois se sont effondrées, ensevelissant des creuseurs sous plusieurs mètres de terre.

 

À lire aussi : L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

Des opérations de recherche ont été engagées pour tenter de retrouver les personnes ensevelies et récupérer les corps. Des engins lourds, notamment des tracteurs, ont été mobilisés pour déplacer les importantes quantités de terre accumulées après l’effondrement.

 

À lire aussi : Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

Des opérations de récupération particulièrement difficiles

 

La récupération des victimes s’effectue dans des conditions difficiles. L’utilisation des engins mécaniques permet de déplacer rapidement les masses de terre, mais elle comporte également des risques pour les personnes encore ensevelies et peut provoquer de graves mutilations sur les corps retrouvés.

À lire aussi : De Gobolo à Rondji : la stratégie spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l’inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC

 

Sur le terrain, les recherches se poursuivent pour déterminer le nombre exact de personnes présentes dans les galeries au moment de l’éboulement. Des familles attendent également de savoir si leurs proches figurent parmi les victimes.

À lire aussi : “56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

 

Le drame de Zamboye intervient dans une région où l’exploitation de l’or occupe une place importante dans l’économie locale. La zone de Zamboye, située à proximité de la frontière camerounaise, est connue pour ses activités minières. Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur la Centrafrique avait déjà documenté l’existence d’activités minières dans cette zone et les circuits de commercialisation de l’or vers le Cameroun. (Système de documents officiels – ONU⁠)

 

Des jeunes attirés par l’or faute d’alternatives

 

L’exploitation artisanale attire particulièrement les jeunes de la région. Certains abandonnent l’école pour rejoindre les chantiers miniers. Des garçons, mais aussi des filles, se tournent vers cette activité dans l’espoir de gagner rapidement de l’argent et de contribuer aux besoins de leurs familles.

 

Dans plusieurs localités, l’absence d’emplois et le manque d’opportunités économiques poussent ainsi des jeunes à quitter les salles de classe ou les activités agricoles pour les sites aurifères. Le travail dans ces chantiers devient pour eux une source de revenus malgré les dangers auxquels ils sont exposés.

 

Les puits sont souvent creusés manuellement et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur. Lorsque les parois ne sont pas suffisamment consolidées, un mouvement de terrain peut provoquer l’effondrement brutal des galeries et ensevelir plusieurs personnes en quelques secondes.

 

Une succession d’accidents dans les sites miniers

 

L’éboulement de Zamboye n’est pas un cas isolé en République centrafricaine. Le 8 juin 2026, un autre effondrement sur un site minier artisanal de Kinyémé, également dans la Nana-Mambéré, avait fait au moins huit morts et laissé plus d’une dizaine de personnes portées disparues selon des sources locales. (EcoMatin⁠)

 

Les accidents liés à l’exploitation artisanale de l’or se produisent aussi dans d’autres régions du pays. Des données publiées sur les activités minières artisanales au Cameroun voisin montrent également l’importance des risques liés aux éboulements, aux noyades et aux conditions précaires de travail dans les exploitations artisanales. (DataCameroon⁠)

 

À Zamboye, l’effondrement rappelle donc les dangers auxquels sont exposés quotidiennement les creuseurs. Pour les jeunes qui fréquentent ces sites, la recherche de quelques grammes d’or peut rapidement se transformer en drame familial.

 

Le bilan définitif de l’éboulement, ainsi que l’identité des victimes et les circonstances précises de l’accident, restent à déterminer. Les opérations de recherche et de récupération doivent permettre de préciser dans les prochaines heures l’ampleur réelle de la catastrophe.

 

Par Martial Passi

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Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

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Village 5 Kilos : un soldat FACA tire sur un jeune après une dispute autour d’un téléphone

Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants
Image d’illustration de Vue du village 5 kilos, situé à 70 kilomètres de Boromata, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un jeune originaire de Ndiffa a été blessé par balle mardi 18 août 2026 dans le village 5 Kilos, à environ cinq kilomètres de Gordil, dans la Vakaga.

 

Selon les informations recoupées par la rédaction de CNC, l’incident serait parti d’un différend autour d’un téléphone. Au cours de la dispute, un soldat FACA aurait sorti son arme avant de tirer sur le jeune homme.

À lire aussi : Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

Victime d’un soldat au village 5 Kilos
Victime d’un soldat au village 5 Kilos

 

La victime a été atteinte à plusieurs endroits du corps, notamment à la mâchoire, à la main et au dos. Des images consultées par la rédaction montrent des blessures importantes au niveau de la mâchoire.

À lire aussi : Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

 

Le jeune pris en charge à Gordil

 

Après les tirs, le jeune originaire de Ndiffa a été conduit à Gordil pour recevoir des soins. Il se trouve actuellement au dispensaire de l’hôpital de Gordil, où il est pris en charge.

 

La gravité de ses blessures reste à préciser. Les informations disponibles font état de plusieurs impacts sur différentes parties de son corps.

 

Le soldat impliqué dans les faits aurait, de son côté, été arrêté par ses camarades. Il se trouve actuellement à Gordil, selon les informations recueillies par CNC.

 

Un nouvel incident impliquant un soldat FACA

 

L’incident de 5 Kilos intervient dans un contexte où des accusations d’exactions impliquant des soldats des forces armées centrafricaines sont régulièrement rapportées dans plusieurs régions du pays.

 

Dans les zones où les forces nationales sont déployées, des populations dénoncent périodiquement des violences, des arrestations et des abus attribués à certains éléments des forces de sécurité. Ces accusations doivent faire l’objet d’enquêtes permettant d’établir les responsabilités.

 

À 5 Kilos, le différend autour d’un téléphone aurait ainsi dégénéré jusqu’à l’utilisation d’une arme à feu contre un civil. Le jeune blessé reste hospitalisé à Gordil, tandis que le soldat mis en cause se trouve aux mains de ses camarades dans cette localité de la Vakaga.

 

Par Ibrahim Moussa

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Sam-Ouandja : un jeune violemment agressé par des soldats des forces armées centrafricaines

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Sam-Ouandja : un jeune violemment agressé par des soldats des forces armées centrafricaines

 

Sam-Ouandja : un jeune violemment agressé par des soldats des forces armées centrafricaines
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un jeune homme a été violemment agressé dans la nuit de lundi à mardi à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto, après un différend avec des soldats.

 

Il est important de rappeler que la ville de Sam-Ouandja est le chef-lieu de la sous-préfecture de Ouandja-Kotto, dans la Haute-Kotto, au nord-est de la République centrafricaine. 

À lire aussi : Jemima, 26 ans, violée à Bangassou par les mercenaires de la milice Wagner : son cas fait l’objet d’un reportage de la chaine allemande DW

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, l’incident a commencé après le retour du jeune victime à son domicile au guidon de sa moto. Alors qu’il ouvrait la porte de sa maison pour rentrer et garer son engin, un soldat des forces armées centrafricaines est arrivé derrière lui.

À lire aussi : Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

 

Le militaire a alors bloqué la porte avant de reprocher au jeune sa manière de conduire, estimant qu’il roulait trop vite dans la ville et pouvait provoquer un accident.

À lire aussi : Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, le grand sorcier Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux

 

Dix mille francs remis au soldat

 

À lire aussi : Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur

Au cours de l’échange, le soldat a demandé de l’argent au jeune comme une pénalité routière à payer. Pour éviter une dispute, celui-ci aurait remis 10 000 francs CFA au militaire.

 

Le soldat a pris l’argent avant de repartir en direction de sa base. Quelques instants plus tard, il est revenu avec plusieurs de ses camarades, au nombre d’environ six ou sept selon les informations recueillies.

 

Les soldats ont alors forcé la porte du domicile avant de s’en prendre au jeune. Celui-ci a été violemment battu à l’intérieur de la maison.

 

Face à la violence, le jeune a réussi à prendre la fuite. Il s’est alors dirigé vers la base des mercenaires russes présents dans la ville afin de demander leur intervention.

 

Un soldat arrêté, puis une nouvelle agression

 

À leur arrivée au domicile du jeune homme, les mercenaires russes ont alors retrouvé un seul des soldats impliqués dans l’agression. Celui-ci a été interpellé, tandis que ses camarades ont pris la fuite.

 

La situation ne s’est pas cependant arrêtée là. Après un certain temps, les autres soldats sont revenus dans la nuit au domicile du jeune. Ils auraient de nouveau forcé la porte avant de le battre une seconde fois.

 

Sa moto a également été fortement endommagée au cours de cette nouvelle intervention. Les soldats seraient ensuite repartis.

 

Des accusations répétées contre des soldats

 

Cette affaire intervient après d’autres incidents rapportés dans le nord-est de la Centrafrique et impliquant des soldats des forces armées centrafricaines. À Gordil, dans la préfecture de la Vakaga, un jeune originaire de Ndiffa a récemment été blessé par balle à la suite d’un différend autour d’un téléphone, selon les informations recueillies par CNC.

 

À Sam-Ouandja, les faits rapportés posent une nouvelle fois la question du comportement de certains éléments des forces nationales envers les populations civiles.

 

La présence des forces de défense et de sécurité s’est renforcée ces dernières années à Sam-Ouandja, après le retrait de groupes armés et le déploiement progressif des institutions de l’État. La MINUSCA avait notamment annoncé en décembre 2025 des opérations de désarmement dans la localité. (Minusca⁠)

 

 

Par couandja 

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Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

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Affaire Bossembélé devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA

 

Affaire Bossembélé  devant la CPS : de nouvelles révélations sur la disparition de Charles Massi devant la CPS-RCA
Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 De nouvelles déclarations sur l’arrestation, le transfert à Bossembélé et la disparition de Charles Massi ont été présentées le 17 août 2026 devant la Cour pénale spéciale (CPS-RCA).

 

Le transfert de Charles Massi au centre des débats

 

À lire aussi : Jean-Pierre Mara réagit à Faustin Zaméto : « Réécrire notre histoire par nous, vue par nous »

L’audience de la CPS-RCA, consacrée à l’affaire dite Bossembélé, a porté sur le témoignage d’une ancienne compagne de Charles Massi. Elle a relaté les informations dont elle disposait sur les circonstances de son arrestation au Tchad et de son transfert présumé vers Bossembélé.

 

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

Selon son témoignage, Charles Massi aurait été arrêté dans la région de Sido, au Tchad, après un déplacement à Mini. Cette arrestation serait intervenue dans le contexte d’un échange avec Baba-Lade, opposant tchadien détenu en République centrafricaine.

 

Le témoin a déclaré avoir appris que Charles Massi aurait ensuite été transféré à Bossembélé par des éléments de la garde présidentielle. Elle a également rapporté des informations selon lesquelles il aurait été torturé puis exécuté.

 

Des accusations examinées par la CPS-RCA

 

Au cours de l’audience, le témoin a attribué à François Bozizé la responsabilité principale de la disparition et de la mort de Charles Massi. Elle a aussi affirmé que plusieurs des accusés auraient participé aux actes de torture.

 

Ces déclarations ont été examinées par les magistrats du Parquet spécial, qui ont notamment cherché à connaître les sources des informations rapportées par le témoin. Celui-ci a indiqué avoir obtenu certains renseignements par l’intermédiaire de militaires, dont son frère.

 

Le témoignage a également porté sur les relations entre Charles Massi et François Bozizé. Selon le récit présenté devant la CPS-RCA, les deux hommes avaient auparavant conclu un accord politique et Charles Massi devait être nommé Premier ministre. Le témoin a rapporté que leurs relations étaient ensuite devenues tendues.

 

La défense met en cause les témoignages indirects

 

Les avocats de la défense ont insisté sur le fait que le témoin n’avait pas personnellement assisté aux faits imputés aux accusés.

 

Me Ruphin Pabingui, conseil de Firmin Junior Danboy, a relevé que le témoin connaissait les accusés essentiellement de nom. Me Sangone, avocat d’Eugène Barret Ngaïkosset, a également estimé que les déclarations reposaient principalement sur des informations rapportées.

 

Me Euloge Fortune Mockpat, conseil de Vianney Semdiro, a contesté l’existence d’éléments établissant une participation personnelle de son client. La défense a ainsi demandé que soit distingué ce que le témoin avait directement constaté de ce qui lui avait été rapporté.

 

Les circonstances de la mort toujours au cœur du dossier

 

Interrogée par Me Edith Douzima, avocate de François Bozizé, sur les différentes versions concernant les auteurs des tortures et de la mort de Charles Massi, le témoin a maintenu ses déclarations.

 

Elle a affirmé que François Bozizé aurait participé aux tortures avec d’autres personnes avant d’ordonner à ces dernières de poursuivre l’exécution. Elle a également maintenu ses déclarations concernant le transfert présumé de la tête de Charles Massi vers le Palais de la Renaissance.

 

Par Brahim Sallé

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Éboulement de Zomboï : le MLPC met en cause la responsabilité du gouvernement

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Éboulement de Zomboï : le MLPC met en cause la responsabilité du gouvernement

 

Éboulement de Zomboï : le MLPC met en cause la responsabilité du gouvernement
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le MLPC réagit à l’éboulement survenu le 18 août 2026 sur un chantier minier de Zomboï, dans la sous-préfecture de Baboua, et déplore plusieurs victimes parmi les jeunes présents sur le site.

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a réagi à l’éboulement de terre survenu le 18 août sur un chantier minier de Zomboï, dans la sous-préfecture de Baboua, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest de la République centrafricaine.

À lire aussi : Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

 

Dans un communiqué publié le 19 août, le parti indique avoir appris « avec stupeur » l’annonce de ce drame. Il précise que plusieurs jeunes à la recherche de moyens pour subvenir à leurs besoins figurent parmi les victimes. Le bilan exact n’était pas encore rendu public au moment de la publication du communiqué.

À lire aussi : “56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

 

Le MLPC adresse ses condoléances aux familles

 

Au nom des militants du MLPC et en son nom personnel, le président du parti, Martin Ziguélé, présente ses condoléances aux familles des victimes.

 

Le responsable politique dit compatir à leur douleur après ce drame qui intervient dans un contexte où plusieurs accidents ont déjà fait des victimes et endeuillé des familles.

 

Dans son communiqué, le MLPC estime que ces différents drames sont souvent officiellement attribués aux accidents ou aux calamités naturelles. Le parti considère que cette lecture ne suffit pas lorsqu’il existe des responsabilités liées à l’organisation et au contrôle des activités concernées.

 

Le gouvernement directement mis en cause

 

Martin Ziguélé estime que la responsabilité du gouvernement est engagée dans la prévention de ce type de drame. Il cite notamment la gestion des secteurs des transports et de l’exploitation minière, qui doivent, selon lui, garantir davantage de sécurité aux populations.

 

Le MLPC demande ainsi que des mesures soient prises en matière de réglementation, d’organisation et de suivi des activités afin de mieux protéger les populations exposées aux risques.

 

Par Anselme Mbata

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Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue pour sortir la RCA de la confrontation politique

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Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue pour sortir la RCA de la confrontation politique

 

Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue pour sortir la RCA de la confrontation politique
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Faustin Zaméto, sociologue et analyste politique, appelle les partenaires internationaux et les leaders religieux à soutenir un Pacte national de dialogue en République centrafricaine, fondé sur le droit, la concertation et l’apaisement politique. Dans une note de plaidoyer datée du 18 août 2026, il estime que le pays doit répondre à une question centrale : comment vivre ensemble malgré les désaccords politiques ?

 

Selon Faustin Zaméto, la crispation entre le pouvoir et une partie de l’opposition démocratique s’est accentuée au fil des années. Il cite les exils, les interpellations, les procédures judiciaires contestées, le blocage du dialogue politique et la méfiance généralisée. Il mentionne notamment Karim Meckassoua, François Akandji-Kombet, Gaston Nguérékata, Dominique Erenon, Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et Mboligoumba. Pour lui, le problème dépasse les personnes : il porte sur la possibilité d’exercer une opposition politique sans être considéré comme un ennemi.

À lire aussi : La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, les centrafricains se demandent si cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

 

Faustin Zaméto estime que la prolongation de ce climat de méfiance pourrait favoriser une nouvelle crise. Il souligne aussi que les investissements des partenaires restent fragiles sans stabilité politique et sans confiance dans les institutions. Il appelle les Églises et les partenaires à jouer un rôle dans la médiation, considérant que les Églises disposent d’une légitimité morale et que les partenaires disposent d’une capacité d’accompagnement.

À lire aussi : Ministère centrafricain des Affaires Étrangères : Jusqu’où ira le Directeur de Cabinet Alain Lamessi pour arracher un fauteuil ministériel ?

 

Dans son analyse sociologique, Faustin Zaméto identifie trois dysfonctionnements. Le premier est la confusion entre adversaire politique et ennemi. Selon lui, l’opposition devrait constituer un contre-pouvoir légal, mais elle est souvent perçue comme une menace à neutraliser. Il estime que cette situation pousse certains citoyens compétents à l’exil et en conduit d’autres au silence.

 

Le deuxième dysfonctionnement concerne l’érosion de la confiance dans le droit. Faustin Zaméto affirme que les interrogations autour de certaines procédures judiciaires visant des responsables politiques et la perception de règles différentes selon les personnes peuvent conduire les citoyens à considérer que la loi n’est pas appliquée de manière égale. Le troisième concerne le dialogue institutionnel, qu’il juge bloqué ou perçu comme une simple chambre d’enregistrement.

 

Pour répondre à ces difficultés, Faustin Zaméto propose un Pacte national de dialogue articulé autour de cinq mesures. La première consiste à garantir, dans toute procédure visant un responsable politique, la présomption d’innocence, le contradictoire et la publicité des débats. La deuxième prévoit la relance d’un dialogue politique inclusif, sous la facilitation des Églises et avec l’appui des partenaires, en associant le pouvoir, l’opposition, la société civile et la diaspora.

 

La troisième mesure porte sur les libertés publiques, notamment la liberté de la presse, de manifestation et d’association, ainsi que la protection des journalistes et des défenseurs des droits humains. La quatrième repose sur le principe d’un « président de tous », chargé de tendre la main aux citoyens qui ne l’ont pas élu. La cinquième prévoit un mécanisme de suivi indépendant confié aux Églises et à un collège de partenaires, avec la publication trimestrielle d’un rapport public.

 

Faustin Zaméto demande enfin aux partenaires et aux responsables religieux de contribuer au renforcement des institutions, de la justice et du dialogue politique. Il estime que la République centrafricaine a besoin d’un pouvoir capable d’accepter la contradiction et d’une opposition libre. Il adresse cette démarche notamment aux Nations unies, à l’Union africaine, à l’Union européenne, aux États partenaires, aux institutions financières, aux organisations internationales, aux confessions religieuses, aux institutions nationales et à la société civile.

 

Par Alain Nzilo

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Éboulement meurtrier à Zamboye : le CNCA-PDD demande un deuil national et une enquête indépendante

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Éboulement meurtrier à Zamboye : le CNCA-PDD demande un deuil national et une enquête indépendante

 

CENTRAFRIQUE : FAUSTIN TOUADERA, LE DERNIER MONARQUE D'AFRIQUE ?
CopyrightDR

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD) demande au gouvernement de décréter un deuil national après l’éboulement meurtrier survenu sur un site minier du village de Zamboye, en République centrafricaine. L’organisation réclame également une enquête indépendante sur les circonstances du drame.

 

Dans un communiqué de condoléances et de solidarité publié le 19 août 2026, le CNCA-PDD exprime sa consternation face à la mort de plusieurs dizaines de personnes dans cet éboulement. L’organisation adresse ses condoléances aux familles des victimes et dit leur apporter sa solidarité dans cette période de deuil.

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

 

Le CNCA-PDD dénonce les conditions de travail dans les mines

 

À lire aussi : De Gobolo à Rondji : la stratégie spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l’inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC

Pour le CNCA-PDD, le drame de Zamboye ne doit pas être considéré comme un simple accident. L’organisation estime qu’il met en évidence la vulnérabilité des populations qui travaillent dans le secteur minier dans des conditions précaires pour subvenir à leurs besoins.

 

À lire aussi : Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

Le mouvement politique demande au gouvernement de prendre des mesures à la hauteur de la catastrophe. Il appelle notamment les autorités à décréter un deuil national en hommage aux personnes décédées et en signe de solidarité avec leurs familles.

 

À lire aussi : Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

Le CNCA-PDD réclame aussi la sécurisation urgente des sites miniers artisanaux et l’application effective de normes destinées à protéger les artisans miniers. Il demande une assistance immédiate aux familles des victimes ainsi que l’identification et la prise en charge des blessés et des personnes portées disparues.

 

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Le CNCA-PDD demande l’ouverture d’une enquête « sérieuse, indépendante et transparente » afin de déterminer les circonstances exactes de l’éboulement. L’organisation souhaite que les conclusions de cette enquête soient rendues publiques et que les éventuelles responsabilités soient établies.

 

Dans son communiqué, le mouvement estime que l’exploitation des ressources minières centrafricaines ne doit pas se faire au détriment de la vie des travailleurs. Il affirme que ces ressources doivent bénéficier en priorité à la population et participer au développement économique et social du pays.

 

Le CNCA-PDD appelle enfin les autorités, les opérateurs miniers, les organisations humanitaires et les forces vives de la Nation à soutenir les familles endeuillées. Le communiqué est signé par Ferdinand Mbokoto Madji, fondateur et président national du CNCA-PDD, et daté du 19 août 2026.

 

Par Brahim Sallé 

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ENTRE L’UNOPS ET LE MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS : QUI A VRAIMENT DÉTOURNÉ L’ARGENT DE LA BANQUE MONDIALE finançant les travaux de route entre et Ndélé OUADDA-MAÏKAGA ?

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ENTRE L’UNOPS ET LE MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS : QUI A VRAIMENT DÉTOURNÉ L’ARGENT DE LA BANQUE MONDIALE finançant les travaux de route entre et Ndélé OUADDA-MAÏKAGA ?

 

ENTRE L’UNOPS ET LE MINISTÈRE DES TRAVAUX PUBLICS : QUI A VRAIMENT DÉTOURNÉ L’ARGENT DE LA BANQUE MONDIALE finançant les travaux de route entre et Ndélé OUADDA-MAÏKAGA ?
L’ancien ministre de l’énergie, monsieur Bertrand Arthur Piri, le papa de la mafia pétrolière en Centrafrique

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

La rédaction du  CNC tente de montrer aux yeux du monde les coulisses d’un nouveau scandale qui agite le sommet de l’État. Alors que la paralysie des chantiers routiers dans la Bamingui-Bangoran  dure depuis des mois faute de salaires versés aux ouvriers, l’affaire prend une tournure explosive entre l’agence onusienne UNOPS et le gouvernement.

 

Sur le terrain, la situation des chantiers reliant Ndélé à Ouadda-Maïkaga reste au point mort. Depuis plusieurs mois, les ouvriers enchaînent les mouvements de grève, les démissions se multiplient et le matériel lourd demeure immobilisé à la base. Pourtant, ce ne sont pas les réunions qui ont manqué. On se souvient des conférences conjointes organisées entre les autorités régionales de Bamingi-Bangoran, les représentants des travailleurs, la Banque mondiale, l’UNOPS et le directeur de l’Office National du Matériel (ONM). De beaux discours avaient été tenus pour rassurer les employés et obtenir la reprise du travail, mais sur le compte des salariés, aucun centime n’est jamais arrivé.

 

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Aujourd’hui, alors que le dysfonctionnement devient intenable et que la population locale exprime son exaspération, le rideau tombe sur le vrai nœud du problème : la disparition des fonds. Financés par la Banque mondiale pour désenclaver cette région du nord-est, les budgets ont bel et bien été décaissés. L’UNOPS, organisme des Nations Unies chargé de l’exécution, pointe directement du doigt le ministère des Travaux publics, affirmant que les sommes transférées au gouvernement ont pris une tout autre destination. De son côté, le ministère crie au mensonge et menace de porter l’affaire devant les tribunaux pour dénoncer une défaillance de l’agence onusienne.

 

À lire aussi : Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

Cette tentative de contre-attaque du gouvernement peine à convaincre les observateurs. À la tête du ministère d’État chargé des Travaux publics se trouve Arthur Piri, neveu du président Faustin-Archange Touadéra. Déjà cité dans de lourdes affaires lors de son passage au ministère de l’Énergie et du Pétrole, le ministre d’État est habitué aux méthodes controversées. Pour se défendre face aux accusations de l’UNOPS, le ministère évoque désormais des poursuites judiciaires et une réévaluation des contrats, rejetant la faute sur l’organisme international pour la suspension des chantiers de Ndélé ainsi que pour la construction des ponts sur l’axe Mbrès-Ndélé.

 

Pour la population centrafricaine et les pères de famille privés de leurs rémunérations depuis des mois, cette manœuvre du pouvoir ressemble fort à un jeu de dupes. Alors que chacun sait comment les circuits financiers sont gérés au niveau ministériel, les accusations réciproques entre les institutions onusiennes et le clan présidentiel ne font que confirmer une gestion opaque des ressources destinées aux infrastructures nationales. Pendant que les responsables politiques et les agences se rejettent la balle à coup de déclarations et de menaces de plaintes, les machines restent à l’arrêt à Ndélé et les travailleurs attendent toujours la couleur de leur argent.

 

Par Barthelemy Kossi

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Le détournement des fonds de la Banque mondiale pour les chantiers routiers à Ndélé soulève des accusations de corruption au sein du gouvernement centrafricain.

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Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

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Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la défense ridicule de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil

 

Guerre en Ukraine et fleuve trop bas : la moisson d'excuses de Serge Ghislain Djorie atomisée par Paul Crescent Beninga qui pointe le monopole illégal accordé à Neptune Oil
Serge-Ghislain-Djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement – Serge Ghislain Djorie : « tous les rebelles sont fatigués de la guerre, ils demandent au gouvernement leur désarmement »

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Si rejeter la faute sur les éléments naturels et les conflits internationaux constituait un diplôme universitaire, le camp présidentiel centrafricain viendrait de décrocher un doctorat d’État avec les félicitations du jury. Invité du grand débat politique Patara, l’ancien ministre de la Communication et allié de la majorité, Serge Ghislain Djorie, a déployé une panoplie impressionnante de justifications géopolitiques et géographiques pour expliquer l’asphyxie pétrolière qui paralyse le pays. Un écran de fumée que son contradicteur de la société civile, Paul Crescent Beninga, s’est chargé de dissiper avec une rigueur dévastatrice.

 

Pour absoudre le gouvernement de toute responsabilité dans les files d’attente interminables de Bangui et la hausse vertigineuse du litre d’essence en province, Serge Ghislain Djorie a sorti son plus beau catalogue d’excuses. De la guerre en Ukraine aux tensions armées près du détroit d’Ormuz, en passant par la baisse des eaux de la rivière Oubangui qui bloque les barges ou la nécessité de réunir en urgence les Chefs d’État de la CEMAC, l’ex-porte-parole du gouvernement a tout tenté pour convaincre que les causes de la souffrance nationale venaient de très loin.

 

À lire aussi : Propagande wagnérienne recyclée par Bissekoin : pourquoi le gouverneur ment sur le conflit du Haut-Mbomou ?

Mais sur le plateau de la radio Ndékè-luka, l’illusion n’a pas tenu longtemps. Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC), a répliqué par une analyse froide et dénuée de passion, démontrant que la véritable origine du mal n’était pas extérieure, mais bel et bien politique et nationale.

 

À lire aussi : Quand le dictateur de Bangui tente de légitimer son coup de force institutionnel sous le label de la « Septième République »

« On ne va pas faire dans le populisme », a tranché le chercheur. Paul Crescent Beninga a rappelé qu’en septembre 2023, le gouvernement a fait le choix désastreux d’accorder par simple arrêté ministériel le monopole exclusif de l’importation et du transport des produits pétroliers à la société Neptune Oil. Une décision qualifiée d’illégale par l’universitaire, puisque prise en contradiction directe avec la loi d’avril 2007 qui consacre la libéralisation du secteur pour protéger les consommateurs par le jeu de la libre concurrence.

 

Pendant que Serge Ghislain Djorie s’échinait à rejeter la faute sur Vladimir Poutine ou le niveau des cours d’eau, Paul Crescent Beninga a mis en lumière les conséquences concrètes de ce monopole sur le terrain. En confiant toutes les clés du secteur à une seule entité privée qui contrôle à la fois les approvisionnements et la flotte de camions citernes SPL, l’État s’est lui-même pieds et poings liés face à un acteur en position de le chanter sur les prix.

 

Démontrant que les hydrocarbures mondiaux restent abondants citant au passage la mise en service de la géante raffinerie Dangote au Nigeria —, Paul Crescent Beninga a balayé les prétextes internationaux de son contradicteur. La faillite actuelle n’est pas le fruit d’une fatalité planétaire, mais le résultat direct d’une décision politique opaque qui a scié la branche sur laquelle l’économie centrafricaine était assise. Réduite à un rôle de figurante, la majorité présidentielle n’a eu d’autre choix que d’observer la démonstration de la société civile, laissant Serge Ghislain Djorie englué dans ses propres prétextes.

 

Par Alain Nzilo

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La question du monopole de Neptune Oil soulève des inquiétudes sur la pénurie de carburant en RCA, exacerbant la crise économique déjà précaire dans le pays.

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L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

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L’aide internationale sauve-t-elle vraiment la Centrafrique… ou l’enfonce-t-elle  d’avantage ? Les chercheurs y penchent sérieusement et confirment

Pour l’opposant Raymond Adouma, Touadéra manipule depuis 10 ans la communauté internationale
LE-PRESIDENT-TOUADERA-et-la-diplomate-de-lunion-europeenne-samula-isopi-INAUGURENT-LE-SIEGE-DE-LAGENCE-NATIONALE-DE-LEAU-ET-DE-LASSAINISSEMENT-EN-MILIEU-RURAL – RCA : BANGUI, CÉRÉMONIE D‘INAUGURATION DU SIÈGE DE L’AGENCE NATIONALE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT EN MILIEU RURAL

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La République Centrafricaine reste l’un des pays les plus pauvres du monde. Le PIB par habitant tourne autour de 400 dollars ou moins, l’Indice de Développement Humain stagne depuis plus de trente ans et le pays est régulièrement classé parmi les derniers, voire le dernier des derniers des pauvres, sur de nombreux indicateurs (espérance de vie, mortalité, accès à l’électricité, etc.).

 

Depuis la crise de 2012-2016, la RCA a pourtant reçu des milliards de dollars d’aide internationale. L’aide a triplé au cours de la dernière décennie, surtout sous le régime de Faustin-Archange Touadera. Malgré cela, il n’y a eu aucune amélioration significative de la situation des populations. La pauvreté reste massive et le pays ne rattrape pas les autres nations les plus pauvres.

 

Pourquoi ?

Selon une étude approfondie basée sur des enquêtes de terrain à Bangui et dans plusieurs villes de province, sur l’analyse de documents de développement et sur l’examen détaillé des budgets nationaux de 2000 à 2024, la réponse est claire : l’aide internationale, au lieu de résoudre le problème, contribue souvent à l’aggraver.

 

Une déconnexion profonde entre deux économies

Les chercheurs identifient une rupture fondamentale entre :

L’économie mondiale et les projets financés par l’extérieur (infrastructures, extraction de ressources, aide humanitaire).L’économie réelle de la majorité des Centrafricains, basée sur l’agriculture de subsistance, la production pour l’autoconsommation et les échanges locaux non monétaires.Cette déconnexion empêche toute transformation réelle.

 

L’aide internationale fonctionne selon deux logiques qui échouent toutes les deux :

 

Approche par le haut : on renforce l’État central, on forme l’armée, on digitalise les ministères, on veut faire « ruisseler » la croissance depuis Bangui vers les périphéries.Approche par le bas : on aide directement les communautés via les ONG (sensibilisation, formations, cash-for-work, soutien aux maîtres-parents, etc.).Ni l’une ni l’autre ne crée de lien durable entre le centre et les périphéries, entre les élites et la population, entre l’économie globale et l’économie locale.

 

Sécurité : des promesses qui ne sont pas tenues La sécurité est présentée comme la condition préalable à tout développement. MINUSCA, les forces russes, l’armée nationale (FACA) et les partenaires européens sont déployés. Pourtant, la population constate surtout des promesses non tenues :

 

La MINUSCA est critiquée pour sa lenteur à protéger les civils et pour ses propres scandales.Le retour de l’État s’accompagne souvent d’exactions plutôt que de protection réelle.Les comités de paix locaux, qui règlent les conflits quotidiens (disputes familiales, conflits agriculteurs-éleveurs), sont fréquemment perturbés ou récupérés par les militaires et politiques. Les mercenaires russes font des massacres. Résultat : au lieu de rassurer, les interventions internationales alimentent la méfiance et les rumeurs.

 

Économie : des routes bloquées, au sens propre comme au figuré Plus de 80 % de la population vit de l’agriculture. La plupart produit pour se nourrir et vend peu. Les exportations (bois, or, diamants) représentent plus de 90 % des recettes, mais génèrent très peu de revenus pour l’État (moins de 2 millions d’euros de recettes publiques en 2022 pour plus de 180 millions d’exportations).

 

Les emplois formels sont rares. Ceux des ONG paient mieux, mais sont concentrés à Bangui. L’État emploie surtout des militaires. L’agriculture, qui concerne la grande majorité des Centrafricains, ne reçoit que 2 % du budget interne de l’État.

 

Les routes physiques sont mauvaises et souvent bloquées par les barrières de pluie imposées par l’État et par les taxes illicites. Les convois internationaux passent parfois en force, dégradant encore plus les pistes. Les élites et les acteurs étrangers contrôlent l’extraction des ressources, mais peu d’argent redescend vers la population. La transition vers une économie marchande « moderne » reste un discours sans effet concret : seulement 5 % des agriculteurs bénéficient d’un appui.

 

Services publics : l’aide remplace l’État… et disparaît avec lui Une grande partie des services de santé est aujourd’hui assurée par les organisations humanitaires. Quand l’ONG quitte une zone, le dispensaire ferme souvent. L’éducation repose en grande partie sur des maîtres-parents mal payés et peu formés.

 

Dans le budget national, la défense augmente fortement (jusqu’à 18 % du budget interne), tandis que l’agriculture reste bloquée à 2 % et que la santé régresse. Près de la moitié du budget de l’État provient de l’aide extérieure sous forme de projets. De nombreux ministères (Agriculture, Santé, Éducation, etc.) ne fonctionnent quasiment que grâce aux financements étrangers.

 

L’aide contourne souvent l’État pour aller directement vers les communautés, mais elle crée une dépendance : les projets s’arrêtent quand les fonds s’épuisent, sans que les institutions nationales prennent le relais.

 

Le verdict des chercheurs

L’aide internationale n’arrive ni à « ruisseler » des élites vers la population, ni à construire par le bas une économie solide. Au contraire, elle renforce souvent la déconnexion :

 

Elle maintient un État faible, corrompu et de plus en plus autoritaire.Elle concentre les ressources à Bangui et dans quelques zones.Elle décourage ou ignore l’agriculture de subsistance qui permet pourtant à la majorité de survivre.Au final, malgré des milliards injectés, la Centrafrique reste coincée dans une pauvreté profonde et durable. Les chercheurs concluent que tant que les routes (physiques et politiques) resteront bloquées entre Bangui et les provinces, entre les élites et le peuple, et entre l’économie globale et l’économie locale, l’aide continuera à entretenir le problème plutôt qu’à le résoudre.

 

La sortie de cette situation exige une reconnexion réelle : des infrastructures utilisables, un État qui fournit des services de base, et une valorisation de la production locale au lieu de la considérer comme un retard à effacer.

 

Pour l’instant, rien ne montre que cette reconnexion soit réellement engagée.

 

Par Alain Nzilo

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Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, le grand sorcier Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux

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Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux

 

Cybercriminalité : à Saint-Pétersbourg, Évariste Ngamana défend un combat perdu d’avance contre les réseaux sociaux
De gauche à droite, Simplice Mathieu Sarandji, Évariste Ngamana et Félix MOLOUA

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Saint-Pétersbourg, le grand sorcier de Carnot Évariste Ngamana a vanté la lutte centrafricaine contre la cybercriminalité, un discours qui prolonge une campagne de pression contre les critiques en ligne.

 

Une mécanique de pression bien connu

Lors de la conférence internationale ICT-Crime 2026, le grand sorcier marabout de Carnot a présenté son discours habituel sur l’intelligence artificielle, les cadres juridiques et la coopération internationale. Cette intervention ne sort pas de nulle part. Elle prolonge une campagne de pression déjà engagée contre les voix qui s’expriment sur Internet en Centrafrique.

À lire aussi : Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz promet une vengeance implacable contre Doctrouvé Koï suite à l’insulte contre sa défunte mère

 

Cette pression suit une mécanique connue, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique :

À lire aussi : Flash Info Bangui : Un incendie en cours au marché Kokoro, plusieurs boutiques détruites

 

Le discours d’investiture de Faustin-Archange Touadéra, qui accusait déjà les internautes centrafricains de diffamation et de déstabilisation

La reprise de cette rhétorique par le ministre de la Justice, avec la menace de poursuites judiciairesLes mises en garde du directeur général de la Police nationale contre les internautesL’annonce par le Parquet de l’ouverture d’enquêtes visant des critiques publiées en ligneLe déplacement d’Évariste Ngamana en Russie pour présenter cette politique comme un combat pour la sécurité numériqueCette succession d’étapes traduit une inquiétude du pouvoir face à la liberté de parole en ligne. À ce stade, aucun texte de loi détaillé n’a été rendu public sur les sanctions prévues.

 

Un contrôle numérique hors de portée

En vantant sa loi sur la cybercriminalité à l’étranger, le gouvernement cherche à montrer une maîtrise du cyberespace qu’il n’a pas. Faire taire des milliers de citoyens actifs sur les réseaux sociaux reste un objectif difficile à atteindre. Même des pays mieux équipés que la Centrafrique, comme la Russie, peinent à verrouiller totalement l’information et à étouffer la contestation en ligne.

 

La Chine reste la seule référence qui approche ce niveau de contrôle. Son système de censure s’est construit sur plusieurs décennies, avec des investissements massifs et une administration entièrement dédiée à cette tâche. Bangui ne dispose pour l’instant ni du budget, ni des infrastructures, ni du personnel qualifié pour un tel dispositif.

 

Une stratégie qui isole surtout le pouvoir

En multipliant les sorties, du président jusqu’au porte-parole du gouvernement en passant par la police, le pouvoir montre surtout sa propre inquiétude. La loi sur la cybercriminalité, brandie par le Parquet et la police, ne devrait arrêter ni les fuites, ni les critiques, ni la dénonciation des abus.

 

Les citoyens et les journalistes ont déjà appris à contourner ce type de pression. En transformant la communication d’État en instrument de menace, Évariste Ngamana et son gouvernement s’isolent davantage dans une approche que le monde numérique a déjà dépassée.

 

La lutte contre la cybercriminalité en Centrafrique soulève des questions sur l’efficacité des mesures envisagées pour contrôler les réseaux sociaux.

Par Gisèle MOLOMA

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“56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en don humanitaire

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“56 puits d’eau gratuits” : quand l’ambassadeur Bikantov transforme un business Wagner en conte de fées humanitaire

 

Monsieur Bikantov, Wagner est-il un groupe armé légal ou illégal ?
M. Alexander Bikantov, le nouvel Ambassadeur russe en Centrafrique devant le monument des mercenaires russes de la société Wagner

 

BANGUI – “Récemment, la Maison Russe a construit plusieurs écoles, effectué deux importantes livraisons de médicaments et construit 56 puits d’eau potable”, déclare fièrement l’ambassadeur Alexandre Bikantov dans son interview à RT début février 2026.

 

56 puits. Le chiffre est précis. Il sonne bien. C’est généreux, non ? Le problème, c’est que comme tout le reste dans cette interview, c’est du vent. De la propagande. Du mensonge pur et simple.

 

Bienvenue dans le monde merveilleux de la désinformation russe en République centrafricaine, où une société privée créée par le groupe Wagner se fait passer pour une ONG humanitaire, où les cours “gratuits” coûtent plusieurs centaines de milliers de francs CFA, et où des puits qui n’existent pas deviennent des preuves de la générosité russe.

 

La Maison Russe “gratuite” : 200 000 à 500 000 FCFA l’inscription

 

Commençons par le mensonge le plus éhonté. Bikantov répète en boucle que les cours à la Maison Russe sont “gratuits”. Il le dit trois fois dans son interview. “L’apprentissage est totalement gratuit”, “des cours gratuits en langue russe”, “conditions extrêmement favorables qu’elle offre”.

 

Sauf que c’est faux. Archi-faux.

 

La réalité sur le terrain à Bangui ? **La Maison Russe fait payer entre 200 000 et 500 000 francs CFA pour l’inscription**, selon le niveau et le type de cours choisi. C’est ce que confirment de multiples témoignages de Centrafricains qui ont voulu s’inscrire.

 

200 000 à 500 000 FCFA. Dans un pays où le salaire minimum est de 29 000 FCFA par mois. Faites le calcul : pour un Centrafricain gagnant le SMIG, il faut entre **7 et 17 mois de salaire complet** pour payer l’inscription à la Maison Russe soi-disant “gratuite”.

 

C’est “gratuit” comme l’essence est gratuite si on paie à la pompe.

 

Mais attendez, ça devient encore mieux. Parce que la Maison Russe n’est même pas ce qu’elle prétend être.

 

La Maison Russe : une société commerciale de Wagner déguisée en centre culturel

 

L’ambassadeur Bikantov présente la Maison Russe comme un gentil centre culturel, une initiative humanitaire privée. Ce qu’il omet soigneusement de mentionner, c’est que **la Maison Russe est enregistrée comme une société commerciale** à Bangui, pas comme une ONG ou une association culturelle.

 

Et qui dirige cette “société” ? Dmitri Sytyi. Vous savez, le bras droit d’Evgueni Prigojine, le chef du groupe Wagner mort dans un crash d’avion en 2023. Dmitri Sytyi, **sanctionné par l’Union européenne et les États-Unis “pour violations graves des droits humains”**.

 

Dmitri Sytyi, qui contrôle également Lobaye Invest SARL, la société minière de Wagner qui extrait l’or et les diamants de RCA. Dmitri Sytyi, qui possède aussi First Industrial Co., qui produit la bière “Africa Ti L’Or” et la vodka “Wa Na Na” en RCA.

 

Alors quand Bikantov parle de la “Maison Russe”, il parle en réalité d’une entreprise commerciale dirigée par un mercenaire sanctionné pour crimes contre l’humanité, qui utilise cette façade culturelle pour blanchir l’image de Wagner tout en facturant des centaines de milliers de francs à de pauvres Centrafricains.

 

Comme le note CNN : “La Maison Russe est enregistrée comme une entreprise à Bangui sans lien avec l’agence Rossotrudnichestvo, qui est l’agence d’État russe coordonnant les instituts culturels dans le monde. La Maison Russe est un exemple type de la façon dont le groupe Wagner s’est substitué à l’État russe.”

 

Et l’organisation All Eyes on Wagner ajoute : “Elle sert à la fois les intérêts de Wagner et de la Russie : promouvoir les bières Wagner lors d’événements exclusifs, projeter des films Wagner, accueillir Prigojine et inviter des délégations du ministère russe de la Défense à donner des conférences sur la coopération militaire russo-centrafricaine.”

 

Donc résumé : ce que Bikantov appelle un “centre culturel privé” est en fait une société commerciale de Wagner qui fait payer très cher des cours soi-disant gratuits, tout en servant de plateforme de propagande militaire.

 

Sympa, non ?

 

Les 56 puits : l’arnaque humanitaire complète

 

Mais le sommet de l’escroquerie narrative concerne ces fameux “56 puits d’eau potable” dont Bikantov se vante.

 

Regardons les faits.

 

En septembre 2025, les médias de propagande russes (Pravda RCA, etc.) annoncent en grande pompe : “La Maison Russe Bangui conjointement avec l’Agence fédérale Rossotrudnichestvo en RCA a lancé un projet important humanitaire de forage de 56 puits d’eau.”

 

Notez le temps du verbe : “a lancé”. Pas “a construit”, pas “a terminé”. “A lancé”. C’est-à-dire “a annoncé”.

 

Le même article précise : “Les premiers puits ont déjà été mis à la disposition de la population dans certains districts de Bangui. À ce jour, **plus de 10 puits ont déjà été forés**.”

 

10 puits. Sur 56 annoncés. En septembre 2025.

 

En février 2026, six mois plus tard, Bikantov dans son interview affirme : “La Maison Russe a construit 56 puits d’eau potable.”

 

56 puits. Construits. Terminés.

 

Sauf que c’est faux. Même la propagande russe ne prétend pas qu’ils sont tous construits. Ils annoncent un projet de 56 puits, dont 10 peut-être forés, et l’ambassadeur transforme ça en “56 puits construits”.

 

C’est du même niveau de mensonge que si je disais “j’ai gagné 10 millions d’euros” parce que j’ai acheté un billet de loterie avec un gain potentiel de 10 millions.

 

Combien coûte réellement un puits ? Faisons les comptes

 

Creusons (sans jeu de mots) un peu plus. Un puits artésien en zone urbaine africaine, selon les standards internationaux, coûte entre **2 300 et 8 000 euros** (soit 1,5 à 5,2 millions FCFA) selon la profondeur et la complexité du terrain.

 

Pour 56 puits, on parle donc d’un investissement de **128 800 à 448 000 euros minimum** (85 à 295 millions FCFA).

 

C’est beaucoup d’argent, non ? Où la Russie a-t-elle trouvé ces fonds pour cette formidable action humanitaire ?

 

Spoiler : nulle part. Parce qu’ils n’ont pas construit 56 puits.

 

Pour comparaison, l’aide humanitaire russe dont Bikantov se vante (les 2 millions de dollars via le Programme alimentaire mondial) représente environ 1,3 milliard FCFA. Si la Russie avait vraiment construit 56 puits, cela représenterait un investissement supplémentaire de 85 à 295 millions FCFA **rien que pour les puits**.

 

Mais attendez, ça devient encore plus intéressant quand on creuse (toujours sans jeu de mots) l’origine réelle de ces supposés puits.

 

Qui paye réellement les puits ? Les Centrafricains, bien sûr

 

Voici ce que la propagande russe ne dit pas : dans les quelques quartiers où des puits ont effectivement été forés (peut-être 10, peut-être moins), **ce sont les populations locales qui ont dû contribuer financièrement**.

 

Des témoignages de résidents de Bangui confirment que pour obtenir un puits “offert par la Russie”, les comités de quartier ont dû payer entre **300 000 et 500 000 FCFA** en “frais de participation” et “contributions communautaires”.

 

En d’autres termes : les Centrafricains payent pour construire leurs propres puits, et ensuite l’ambassadeur russe vient se vanter à la télévision internationale que la Russie les a “offerts” gratuitement.

 

C’est comme si votre voisin vous faisait payer la construction de votre maison, puis collait une grande pancarte devant disant “Maison offerte par votre généreux voisin”.

 

Les “écoles construites” : même arnaque, même mensonge

 

Bikantov mentionne également que la Maison Russe a “construit plusieurs écoles”. Là encore, examinons les faits.

 

En octobre 2025, une “deuxième école construite avec le soutien de la Russie a été inaugurée à Bangui”. Une inauguration en grande pompe, avec le ministre de l’Éducation, Dmitri Sytyi remettant solennellement les clés.

 

UNE école. Construite. Bikantov dit “plusieurs”. Combien fait “plusieurs” dans la novlangue russe ? Deux ? Trois ? On ne sait pas. Ce qui est sûr, c’est que quand on vérifie, on trouve une école inaugurée en 2025 et peut-être une autre avant.

 

Deux écoles maximum. Que Bikantov transforme en “plusieurs écoles” pour faire plus généreux.

 

Et encore, “construite avec le soutien de la Russie” ne signifie pas “financée et construite par la Russie”. Cela peut très bien signifier que la Maison Russe (c’est-à-dire Wagner) a fourni quelques matériaux ou supervisé le chantier, pendant que le gouvernement centrafricain et les communautés locales payaient la facture réelle.

 

La réalité des “56 puits” : un chiffre de propagande

 

Revenons à ces 56 puits magiques. Pourquoi 56 précisément ? Pourquoi pas 50, ou 60, ou 100 ?

 

Parce que **56 est un chiffre suffisamment élevé pour impressionner, mais pas assez délirant pour être immédiatement vérifié**.

 

Si Bikantov avait dit “500 puits”, les gens auraient cherché à vérifier. “56” sonne spécifique, technique, crédible. C’est le genre de chiffre qui dit “nous avons fait un vrai projet, avec un vrai budget, et voici le résultat précis”.

 

Sauf que c’est du vent.

 

La technique est classique en propagande : annoncer un grand projet avec un chiffre précis, réaliser 10-15% du projet, puis quelques mois plus tard affirmer que tout est terminé en comptant sur le fait que personne n’ira vérifier sur le terrain.

 

L’eau de Bangui : la vraie crise humanitaire ignorée

 

Ce qui rend ce mensonge particulièrement obscène, c’est que l’accès à l’eau potable est effectivement **une crise humanitaire majeure** en RCA.

 

Selon les données de l’ONU, seulement **35% de la population centrafricaine** a accès à l’eau potable. À Bangui, de nombreux quartiers n’ont aucun réseau de distribution d’eau. Les gens doivent marcher des kilomètres pour aller chercher de l’eau, souvent contaminée.

 

Des dizaines de milliers d’enfants meurent chaque année de maladies liées à l’eau sale : diarrhée, choléra, typhoïde.

 

Donc oui, 56 puits seraient fantastiques s’ils existaient réellement.

 

Mais ils n’existent pas. Et pendant que l’ambassadeur Bikantov ment sur RT à propos de puits imaginaires, des Centrafricains continuent de mourir par manque d’eau potable.

 

C’est ça, la vraie obscénité de cette propagande.

 

Les “livraisons de médicaments” : encore du Wagner camouflé

 

Bikantov mentionne également “deux importantes livraisons de médicaments” par la Maison Russe.

 

Encore une fois, regardons qui fait ces “livraisons”. En février 2025, Dmitri Sytyi – oui, toujours lui, le mercenaire Wagner – “a remis une cargaison de 2 593 paquets de médicaments destinés aux patients atteints du VIH, de la tuberculose et de l’hépatite”.

 

Remis. Pas donnés. **Remis**. Nuance importante.

 

Des sources locales confirment que ces “livraisons” de médicaments ne sont pas gratuites. Les hôpitaux et centres de santé qui les reçoivent doivent signer des accords, souvent incluant des “frais de gestion” ou des “contributions logistiques”.

 

En d’autres termes : Wagner vend des médicaments (probablement achetés avec l’argent de l’or et des diamants pillés en RCA) aux hôpitaux centrafricains, puis l’ambassadeur russe transforme ça en “aide humanitaire” sur RT.

 

Le coût réel de cette “aide” : la souveraineté centrafricaine

 

Mais le vrai prix de cette soi-disant “aide humanitaire” russe ne se mesure pas en francs CFA.

 

Chaque fois qu’un ministre centrafricain apparaît à une inauguration de puits (qui n’existe pas vraiment) ou d’école (payée en partie par les Centrafricains), il légitime la présence de Wagner.

 

Chaque fois que la Maison Russe organise un événement “culturel”, elle normalise le fait qu’un mercenaire sanctionné pour crimes contre l’humanité contrôle une partie de l’espace public centrafricain.

 

Chaque fois que l’ambassadeur Bikantov ment à la télévision internationale sur les réalisations russes, il renforce la narrative selon laquelle la RCA “doit” quelque chose à la Russie.

 

Et pendant ce temps, les vraies réalisations ? Invisibles.

 

Où est l’argent russe, vraiment ?

 

L’ambassadeur Bikantov est très bavard sur les 56 puits (imaginaires), les écoles (payées par d’autres), et les médicaments (revendus). Mais il est étrangement silencieux sur d’autres chiffres.

 

Par exemple :

 

– Combien Wagner/Lobaye Invest extrait-il d’or et de diamants par an en RCA ? Des enquêtes parlent de dizaines de millions de dollars de ressources extraites.

– Combien de taxes Wagner paye-t-il au gouvernement centrafricain ? Probablement zéro, puisque les accords sont secrets et qu’aucune comptabilité n’est publique.

– Combien coûte réellement la présence militaire russe à la RCA ? Les mercenaires ne travaillent pas gratuitement. Qui paye leur salaire ? Réponse : probablement le gouvernement centrafricain, avec l’argent des ressources naturelles vendues par Wagner.

 

En d’autres termes : **Wagner pille les ressources de la RCA, utilise une partie de l’argent pour construire quelques infrastructures minables (et encore, souvent payées en partie par les Centrafricains), puis l’ambassadeur russe transforme ça en “généreuse aide humanitaire”**.

 

C’est du pillage colonial classique, avec une couche de peinture “partenariat humanitaire” par-dessus.

 

La comparaison avec l’aide internationale réelle

 

Pour mettre les choses en perspective, comparons avec l’aide internationale réelle en RCA :

 

– Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies distribue chaque année pour plus de **50 millions de dollars** d’aide alimentaire directe en RCA.

– L’Union européenne finance pour plus de **100 millions d’euros** de projets de développement, santé, éducation et infrastructures chaque année.

– La Banque mondiale a investi **plus de 200 millions de dollars** dans des projets d’eau potable, d’électricité et de routes depuis 2020.

 

Et la Russie ? 2 millions de dollars d’aide alimentaire via le PAM (donc techniquement, c’est le PAM qui distribue), quelques puits imaginaires, et deux écoles peut-être construites.

 

Mais c’est l’ambassadeur **russe** qui passe à la télévision pour se vanter.

 

L’indécence de la propagande humanitaire

 

Il y a quelque chose de profondément indécent dans le mensonge de Bikantov.

 

Parce que derrière les chiffres gonflés et les réalisations imaginaires, il y a des vrais Centrafricains qui ont de vrais besoins.

 

Il y a des enfants qui meurent de diarrhée par manque d’eau potable pendant que l’ambassadeur russe ment sur 56 puits qui n’existent pas.

 

Il y a des familles qui se saignent pour payer 300 000 FCFA à la Maison Russe soi-disant “gratuite”, espérant que leurs enfants auront une meilleure vie s’ils apprennent le russe.

 

Il y a des malades qui doivent payer pour les médicaments “offerts” par Wagner.

 

Tout cela pendant que Dmitri Sytyi, le mercenaire sanctionné qui dirige la Maison Russe, s’enrichit sur l’extraction d’or et de diamants, et que l’ambassadeur Bikantov transforme cette exploitation en conte de fées humanitaire sur RT.

 

La vraie aide humanitaire ne se vante pas sur RT

 

Vous savez quelle est la différence entre une vraie ONG humanitaire et une opération de propagande comme la Maison Russe ?

 

Une vraie ONG publie ses comptes. Elle indique combien elle dépense, où va l’argent, combien de bénéficiaires sont aidés. Elle est auditée par des organismes indépendants. Elle rend des comptes à ses donateurs et aux populations qu’elle sert.

 

La Maison Russe ? Zéro transparence. Aucun rapport financier public. Aucun audit indépendant. Aucune comptabilité accessible.

 

Juste des chiffres lancés en l’air par un ambassadeur sur une chaîne de propagande d’État, sans aucune possibilité de vérification.

 

Une vraie ONG ne fait pas payer les bénéficiaires. Si vous offrez des cours de langue gratuits, ils sont gratuits. Point. Vous ne facturez pas 200 000 à 500 000 FCFA pour une “inscription gratuite”.

 

Une vraie ONG n’est pas dirigée par un mercenaire sanctionné pour crimes contre l’humanité. Elle est dirigée par des professionnels de l’humanitaire, avec une gouvernance transparente et des règles déontologiques strictes.

 

La Maison Russe coche exactement zérode ces cases.

 

l’aide humanitaire russe en RCA, c’est du Wagner repeint en rose

 

Résumons ce que nous savons :

 

  1. La Maison Russe n’est pas un centre culturel, c’est une société commerciale de Wagner dirigée par un mercenaire sanctionné.
  2. Les cours ne sont pas gratuits, ils coûtent entre 200 000 et 500 000 FCFA, soit 7 à 17 mois de salaire minimum centrafricain.
  3. Les 56 puits annoncés n’existent pas, au mieux 10 ont été commencés, et même ceux-là ont été partiellement financés par les communautés locales qui les ont payés.
  4. Les “écoles construites” sont au maximum deux, pas “plusieurs”, et ont probablement été co-financées par le gouvernement centrafricain et les communautés locales.
  5. Les “livraisons de médicaments” sont faites par Wagner et probablement revendues ou facturées aux structures de santé.
  6. Tout cela sert à blanchir l’image de Wagner pendant que le groupe pille l’or et les diamants de RCA pour des dizaines de millions de dollars par an.

 

Et pendant ce temps, l’ambassadeur Alexandre Bikantov se tient devant les caméras de RT et ment sans vergogne, transformant cette arnaque humanitaire en conte de fées de la générosité russe.

 

Mais sur RT, ça fait une belle histoire : “La Russie aide généreusement l’Afrique.”

 

La prochaine fois que l’ambassadeur Bikantov parlera des 56 puits d’eau, quelqu’un devrait lui demander de les montrer. Un par un. Avec des photos. Des coordonnées GPS. Des témoignages de bénéficiaires.

Par Alain Nzilo

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Jemima, 26 ans, violée à Bangassou par les mercenaires de la milice Wagner : son cas fait l’objet d’un reportage de la chaine allemande DW

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Jemima, 26 ans, violée à Bangassou par les mercenaires de la milice Wagner : son cas fait l’objet d’un reportage de la chaine allemande DW

 

Jemima, 26 ans, violée à Bangassou par les mercenaires de la milice Wagner : son cas fait l'objet d'un reportage de la chaine allemande DW
La jeune Jemima, 26 ans, violée à Bangassou par les mercenaires de la milice Wagner

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Agressée sexuellement à Bangassou par des mercenaires de la milice Wagner, Jemima, 26 ans, élève seule ses deux filles tout en luttant chaque jour pour reconstruire son existence et obtenir justice.

 

L’ombre des exactions à Bangassou

 

À lire aussi : Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

L’existence de Jemima a pris un tournant tragique lors de l’arrivée en 2021 des mercenaires de la milice Wagner dans la localité de Bangassou. Atteinte d’une déficience visuelle depuis sa naissance, la jeune femme de 26 ans a été la cible d’une violente agression sexuelle commise par ces barbares criminels de Poutine payés par Faustin-Archange Touadera. Les combattants de Wagner, connus dans le pays pour leur absence totale de pitié envers les populations, ont laissé des traces indélébiles dans la vie de cette jeune mère. De cette agression sexuelle est née sa seconde fille, un enfant métis qui témoigne au quotidien de l’horreur subie pendant ces événements. Malgré la gravité des faits, les agresseurs continuent de bénéficier d’une impunité totale sur le terrain.

 

À lire aussi : Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

Un traitement médiatique sous contrainte sécuritaire

 

Le calvaire de Jemima a fini par attirer l’attention internationale et a fait l’objet d’un reportage diffusé par la chaîne allemande DW. Toutefois, dans le document produit par ce média, l’identité précise des auteurs de l’agression sexuelle n’a pas été clairement désignée. Cette approche diplomatique s’explique par des impératifs de sécurité visant à protéger l’auteur du reportage ainsi que la victime elle-même face aux risques de représailles. Néanmoins, à Bangassou, l’identité des coupables ne fait aucun doute pour les habitants. Tout le monde sait parfaitement que les mercenaires de la milice Wagner sont les responsables de cette violence infligée à une femme vulnérable.

 

La reconstruction par la résilience financière

 

Face à l’absence de poursuites judiciaires, Jemima s’est tournée vers des initiatives d’aide pour garantir sa survie et celle de sa famille. Grâce à un programme de soutien géré par le fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale, elle a bénéficié de soins médicaux et d’une formation pratique. Équipée d’une machine pour fabriquer du savon, elle produit désormais des savons artisanaux qu’elle vend sur les marchés locaux. Cette autonomie financière lui permet de subvenir aux besoins de ses deux enfants, d’assurer leur scolarité et de financer ses propres études en écriture braille, tout en gardant l’espoir de devenir une figure importante dans le domaine de la communication.

 

Par Simon Goussoumalé 

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L’agression sexuelle subie par Jemima à Bangassou met en lumière les atrocités commises par la milice Wagner dans la région.

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Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

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Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine

 

Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone : Du renforcement des compétences aux échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine
Séminaire sur la gestion et l’exploitation numérique des radios et télévisions d’Afrique francophone en Chine

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le séminaire consacré à la gestion et à l’exploitation numérique des radios et télévisions des pays d’Afrique francophone, organisé en Chine du 7 au 27 août 2026, entre dans sa deuxième semaine avec une succession de cours, de conférences, d’échanges d’expériences et de visites de terrain.

 

Réunissant des professionnels des médias venus notamment du Burkina Faso, du Cameroun, de la République centrafricaine, de la Côte d’Ivoire, des Comores, de l’île Maurice, de la Mauritanie et du Sénégal, cette rencontre constitue un cadre privilégié de partage d’expériences sur les mutations technologiques qui transforment aujourd’hui le secteur de l’audiovisuel.

 

À lire aussi : L’école de la misère dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley

Une ouverture consacrée à l’évolution du paysage audiovisuel chinois

 

Les travaux ont débuté le 7 août à Pékin par la cérémonie d’ouverture et les présentations consacrées notamment à l’organisation et au fonctionnement du secteur audiovisuel chinois.

À lire aussi : Centrafrique : quand les instituteurs bâtissaient mieux que les docteurs,

 

Les participants ont ainsi découvert l’évolution de la radio et de la télévision en Chine, depuis les premières expériences radiophoniques jusqu’au développement d’un paysage audiovisuel fortement numérisé.

 

Les différentes présentations ont permis de mesurer l’ampleur du secteur chinois, marqué par un réseau très important de stations de radio et de télévision, une couverture nationale très étendue et une diversification considérable des contenus.

 

L’expérience chinoise met également en évidence le rôle croissant des technologies numériques dans la production, la diffusion et la consommation des programmes audiovisuels.

 

La transformation numérique au cœur des échanges

 

Au fil des journées, les formateurs ont insisté sur la nécessité pour les médias traditionnels de s’adapter à l’évolution des habitudes du public.

 

La radio et la télévision ne sont désormais plus limitées à leurs canaux classiques. Elles doivent intégrer les plateformes numériques, les réseaux sociaux, la diffusion en ligne et les nouveaux modes de consommation sur smartphone.

 

Les échanges ont notamment porté sur l’évolution des contenus audiovisuels, le développement des plateformes numériques, la production de formats courts et les nouvelles possibilités de valorisation économique des contenus.

 

L’exemple chinois montre à cet égard comment les plateformes numériques peuvent devenir de véritables espaces de production, de diffusion et de commercialisation des œuvres audiovisuelles.

 

De la télévision traditionnelle aux plateformes numériques

 

Une présentation particulièrement consacrée à l’évolution de l’industrie des contenus audiovisuels a permis de revenir sur le passage progressif des supports physiques, notamment le VCD et le DVD, vers les plateformes numériques.

 

Le professeur Li Chengye a expliqué les transformations du marché des contenus et l’importance prise par les plateformes en ligne, les réseaux sociaux et les applications mobiles.

 

Les échanges ont également permis d’évoquer l’expérience de plusieurs plateformes et réseaux numériques, ainsi que le développement des micro-séries, des contenus courts et des modèles économiques fondés notamment sur l’abonnement et la monétisation des contenus.

 

Cette évolution constitue une source d’enseignement importante pour les médias africains, confrontés eux aussi à une jeunesse de plus en plus connectée et à un public qui consomme les contenus audiovisuels sur téléphone portable.

 

L’expérience de la Chine et les défis des médias africains

 

Au-delà de la technologie, les différentes interventions ont posé la question de la capacité des médias africains à tirer profit de la transformation numérique.

 

Pour les radios et télévisions publiques, le défi consiste désormais à passer d’une logique exclusivement axée sur la diffusion linéaire à une véritable stratégie multimédia.

 

Cela implique la modernisation des équipements, la formation continue du personnel, la maîtrise des logiciels professionnels, la production de contenus adaptés aux plateformes numériques et surtout la capacité à atteindre les publics sur les supports qu’ils utilisent quotidiennement.

 

Pour les participants africains, l’expérience chinoise apparaît ainsi comme une occasion de réfléchir aux moyens de moderniser leurs propres médias tout en tenant compte de leurs réalités économiques, techniques et culturelles.

 

Une journée particulièrement technique autour d’Avid Media Composer

 

Les travaux ont également comporté des séances pratiques consacrées aux outils professionnels de production audiovisuelle.

 

L’une des formations a notamment porté sur Avid Media Composer, une solution professionnelle de montage vidéo utilisée dans de nombreuses chaînes de télévision et structures de production.

 

Le formateur a présenté l’interface du logiciel, son environnement de travail ainsi que les principales étapes du montage audiovisuel.

 

Cette séance a revêtu un intérêt particulier pour les professionnels centrafricains, puisque le logiciel Avid avait déjà été utilisé dans les installations techniques de Télé Centrafrique avant d’être progressivement délaissé au profit d’autres solutions de montage, notamment Adobe et Pinnacle.

 

La formation a donc permis de faire le lien entre les connaissances acquises dans le passé et les exigences actuelles de la production audiovisuelle professionnelle.

 

Des visites de terrain pour compléter les enseignements théoriques

 

Le programme du séminaire ne s’est pas limité aux cours en salle. Les participants ont également effectué plusieurs visites de terrain destinées à leur permettre d’observer concrètement l’organisation et le fonctionnement de structures chinoises.

 

Ces visites ont constitué des moments importants d’apprentissage et d’échanges directs avec les professionnels chinois.

 

Le passage à Changsha, notamment, a permis aux participants de découvrir différents sites et institutions, tout en approfondissant leur connaissance de la Chine et de son modèle de développement technologique et médiatique.

 

La découverte de sites culturels et historiques a également contribué à donner une dimension humaine et culturelle à la formation.

 

Le numérique comme outil d’avenir pour les médias africains

 

Après dix jours de travaux, une idée majeure se dégage : la transformation numérique n’est plus une option pour les médias africains, mais une nécessité.

 

Les radios et télévisions doivent désormais penser simultanément en termes de radio, de télévision, de web, de réseaux sociaux et de plateformes mobiles.

 

Cette mutation exige toutefois des investissements dans les infrastructures, les équipements, les logiciels et surtout dans les ressources humaines.

 

La formation des journalistes, réalisateurs, monteurs, techniciens, producteurs et responsables des médias apparaît donc comme l’un des principaux leviers de réussite de cette transition.

 

Une expérience à capitaliser au retour

 

Pour les participants centrafricains au nombre de 14, les enseignements reçus durant cette première partie du séminaire constituent une matière importante à valoriser au retour au pays.

 

Ils devraient permettre d’alimenter la réflexion sur la modernisation de Radio Centrafrique et Télé Centrafrique, notamment dans les domaines de la numérisation des équipements, de la production audiovisuelle, du montage, de la diffusion multiplateforme et de la formation du personnel.

 

Le séminaire offre également l’occasion de développer de nouveaux contacts professionnels et d’envisager des échanges d’expériences plus réguliers entre les médias africains et leurs homologues chinois.

 

Une formation placée sous le signe du partage

 

Du 7 au 17 août, les travaux ont donc alterné cours théoriques, présentations techniques, échanges d’expériences et visites de terrain.

 

Au-delà des connaissances techniques, cette formation permet aux participants de mieux comprendre les profondes mutations qui traversent actuellement l’industrie mondiale des médias.

 

L’expérience chinoise montre qu’une politique de modernisation audiovisuelle repose à la fois sur les infrastructures, l’innovation technologique, la production de contenus et la formation des professionnels.

 

À mi-parcours, le séminaire apparaît ainsi comme une véritable plateforme d’échanges entre professionnels africains et chinois, avec un objectif commun : préparer les médias à répondre aux nouveaux usages et aux nouvelles exigences de l’ère numérique.

 

Pour les professionnels africains, l’enjeu sera désormais de transformer les connaissances acquises en propositions concrètes et adaptées aux réalités de leurs différents pays.

 

De Pékin à Changsha, la formation se poursuit avec une même ambition : apprendre de l’expérience chinoise pour mieux préparer l’avenir des médias africains.

 

Par CAN

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Journée internationale de la jeunesse : quelle jeunesse célébrons-nous en Centrafrique ?

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Journée internationale de la jeunesse : quelle jeunesse célébrons-nous en Centrafrique ?

 

Journée internationale de la jeunesse : quelle jeunesse célébrons-nous en Centrafrique ?
Association des Filles Sucrettes de la Jeunesse du parti MCU de Touadera

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le 12 août, le monde célèbre la Journée internationale de la jeunesse. En République centrafricaine, cette date donne lieu à des cérémonies et à des discours sur le rôle des jeunes dans l’avenir du pays.

 

Mais une question demeure : à quoi sert réellement cette célébration pour la jeunesse centrafricaine ?

 

À lire aussi : Max Balenda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

La question ne porte pas sur la nécessité de reconnaître l’importance de la jeunesse. Elle consiste à regarder la réalité vécue par des milliers de jeunes centrafricains, loin des cérémonies et des discours officiels.

 

À lire aussi : Steeve Bendo-Ndeni : « Si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que la sécurité a échoué »

En Centrafrique, une grande partie de la jeunesse grandit sans véritable perspective. Depuis les crises qui ont profondément affecté le pays, notamment entre 2013 et 2016, aucune politique publique durable n’a permis de répondre aux besoins essentiels des jeunes en matière d’éducation, de formation, d’emploi et d’entrepreneuriat.

 

À lire aussi : Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

Le constat est particulièrement visible partout dans le pays

 

À Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les jeunes interrogés par la radio Ghira FM décrivent une réalité qui dépasse largement leur seule localité. Beaucoup ont été formés dans différents métiers, notamment avec l’appui de partenaires comme la MINUSCA. Mais ces formations ne débouchent pas nécessairement sur un emploi ou sur une activité génératrice de revenus.

 

Edgar Boukwessé résume cette difficulté : les jeunes disposent de compétences et de projets, mais manquent de financements et d’accompagnement pour les mettre en pratique.

 

Une question se pose alors : que vaut une formation lorsqu’elle ne permet ni de trouver un emploi ni de créer une activité ?

 

Le problème ne se limite pas au chômage. Il concerne également l’accès à l’éducation et à la formation.

 

La République centrafricaine ne dispose pas d’un système suffisamment développé pour absorber une jeunesse de plus en plus nombreuse. L’Université de Bangui, créée dans les années 1960, reste la principale université publique du pays. Ses capacités d’accueil demeurent limitées face aux besoins.

 

Dans plusieurs régions, les jeunes font aussi face au manque d’établissements scolaires, de centres de formation professionnelle, d’équipements et d’opportunités économiques.

 

Après les études, une autre difficulté apparaît : l’accès à l’emploi.

 

Pour un jeune diplômé centrafricain, obtenir un poste dans la fonction publique peut devenir un parcours marqué par les réseaux et les appartenances politiques. Le mérite et la qualification ne suffisent pas toujours. Le jeune qui cherche à intégrer l’administration peut être tenté de se rapprocher du pouvoir, de soutenir publiquement le régime ou de participer aux activités politiques afin d’augmenter ses chances d’être retenu.

 

Une jeunesse qui devrait construire son avenir se retrouve ainsi poussée vers la recherche de protection politique.

 

C’est là que la manipulation de la jeunesse prend toute son importance.

 

Depuis plusieurs années, les jeunes constituent une force politique facilement mobilisable. Ils peuvent être sollicités pour participer aux manifestations, défendre un camp politique, attaquer un adversaire ou applaudir les autorités. Leur énergie est utilisée dans les rapports de force politiques, alors que leurs préoccupations quotidiennes restent largement sans réponse.

 

La jeunesse devient ainsi un instrument politique au lieu d’être considérée comme une priorité nationale.

 

À cette précarité économique et sociale s’ajoutent désormais les problèmes liés à la consommation de substances dangereuses.

 

Wanawa, l’alcool qui gagne la jeunesse

 

La progression de certains alcools fortement dosés constitue l’un des aspects les plus préoccupants de cette situation. Le phénomène est particulièrement visible avec le Wanawa, une vodka produite en Centrafrique par une structure industrielle liée à Wagner et commercialisée dans de petits sachets à très bas prix. Cette production locale est documentée, tout comme celle d’Africa Ti L’Or, fabriquée dans la même zone industrielle située au PK26, à environ 26 kilomètres de Bangui.

 

Le Wanawa est vendu à environ 250 francs CFA le sachet et circule largement dans les quartiers et plusieurs localités du pays. Son prix le rend accessible à une population jeune qui dispose de faibles revenus. La consommation répétée de ces produits contribue à aggraver les problèmes liés à l’alcool dans un pays où la jeunesse manque déjà de perspectives.

 

Le paradoxe est particulièrement fort : pendant que les autorités combattent officiellement la circulation de certains produits alcoolisés frelatés, une industrie liée à Wagner fabrique elle-même des boissons alcoolisées fortement dosées destinées au marché centrafricain.

 

Le problème n’est donc plus seulement celui de l’alcoolisme. Il est aussi celui d’une jeunesse à laquelle les produits capables de l’abrutir deviennent plus accessibles que les formations, les emplois, les financements et les espaces d’épanouissement.

 

Le Tramadol, une autre dérive

 

Le Tramadol constitue une autre source de préoccupation. Ce médicament, destiné au traitement de certaines douleurs, fait l’objet d’un usage détourné dans plusieurs pays africains. En Centrafrique, son utilisation abusive par une partie de la jeunesse est devenue un problème de santé et de société.

 

La circulation de ce produit ne peut pas être considérée uniquement comme une question de maintien de l’ordre. Elle renvoie également aux conditions dans lesquelles une partie de la jeunesse évolue.

 

Lorsqu’un jeune n’a pas d’emploi, peu de perspectives professionnelles, un accès limité aux loisirs encadrés, des difficultés à poursuivre ses études et aucune possibilité réelle de financer un projet, les risques de voir se développer des comportements destructeurs augmentent.

 

La réponse ne peut donc pas être uniquement policière.

 

Elle doit aussi être éducative, économique et sociale.

 

Une jeunesse formée, mais sans débouchés

 

La jeunesse de la Mambéré, comme celle des autres régions du pays, demande surtout des possibilités concrètes. Les représentants de la jeunesse évoquent la nécessité de créer des mécanismes de financement permettant de développer des activités dans le commerce, l’entrepreneuriat, l’agriculture, l’élevage ou la couture.

 

Ces demandes ne sont pas nouvelles.

 

Elles sont formulées depuis des années.

 

Ce qui manque, c’est une politique publique cohérente capable de transformer ces demandes en programmes durables, avec des financements identifiables, des formations adaptées au marché du travail et un suivi réel des projets.

 

La question dépasse donc largement la célébration du 12 août.

 

Une cérémonie officielle, quelques discours et des slogans ne suffisent pas à changer la vie d’un jeune sans emploi, d’un diplômé sans débouché ou d’un apprenti qui ne dispose pas de moyens pour commencer son activité.

 

Peut-être faudrait-il alors changer la manière de penser cette journée en Centrafrique.

 

Au lieu de célébrer une jeunesse dont les difficultés restent entières, le 12 août pourrait devenir une véritable journée de réflexion sur la jeunesse centrafricaine. Une journée consacrée à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi, à l’entrepreneuriat, à la santé, à la lutte contre les addictions et à la participation des jeunes à la vie publique.

 

Car la question essentielle n’est pas de savoir si la jeunesse centrafricaine mérite d’être célébrée.

 

Elle mérite évidemment de l’être.

 

La vraie question est de savoir quelle place la République centrafricaine lui donne réellement.

 

Une jeunesse sans formation suffisante, sans emploi, sans perspectives et facilement récupérée par les acteurs politiques ne peut pas construire durablement le pays.

 

Investir dans la jeunesse ne signifie donc pas seulement organiser une cérémonie chaque 12 août. Cela signifie construire des écoles, développer les universités, renforcer la formation professionnelle, financer les projets des jeunes, créer des emplois et permettre aux jeunes de participer à la vie publique sans devoir choisir un camp politique pour espérer réussir.

 

Le véritable bilan de la Journée internationale de la jeunesse devrait commencer par une question simple : qu’avons-nous concrètement fait pour les jeunes centrafricains depuis la dernière célébration ?

 

Et surtout, qu’allons-nous faire avant la prochaine ?

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur

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Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur

 

Centrafrique : Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à gouverner par le dialogue et non par la peur
Medard-Polisse-Bebe – Crise en Centrafrique : l’appel pressant de Médard-Polisse Bébé à la communauté internationale pour éviter une implosion”

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Médard Polisse-Bébé, cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), appelle le président Faustin-Archange Touadéra à privilégier le dialogue politique, le respect de l’État de droit et la concertation avec l’opposition en République centrafricaine.

 

Médard Polisse-Bébé plaide pour un dialogue entre le pouvoir et l’opposition

 

À lire aussi : Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

Pour Médard Polisse-Bébé, la préservation de la paix civile, de la cohésion nationale et de la stabilité institutionnelle doit rester une priorité pour les autorités centrafricaines. Il estime que les relations entre le pouvoir et l’opposition démocratique doivent être abordées dans un cadre fondé sur le dialogue et le respect des règles de droit.

 

À lire aussi : Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts

Le cadre du RDC considère que les difficultés persistantes entre les autorités et certains responsables de l’opposition nécessitent des explications claires. Il cite notamment les cas de responsables politiques contraints à l’exil, privés de liberté ou concernés par des procédures judiciaires contestées.

 

Selon Médard Polisse-Bébé, les décisions administratives ou judiciaires concernant des personnalités politiques doivent être transparentes et respecter les garanties prévues par la loi.

 

« Gouverner par le dialogue, non par la peur et la confrontation », résume le cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain dans sa réflexion sur la gouvernance politique en RCA.

 

Médard Polisse-Bébé rappelle la responsabilité du président Touadéra

 

Médard Polisse-Bébé estime que le président Faustin-Archange Touadéra exerce une responsabilité qui dépasse les clivages électoraux. Le chef de l’État, rappelle-t-il, est le président de tous les Centrafricains, y compris ceux qui n’ont pas voté pour lui.

 

Cette responsabilité implique, selon le cadre du RDC, de garantir à chaque citoyen la possibilité d’exercer ses droits dans le respect de la Constitution et des lois.

 

Pour Médard Polisse-Bébé, remporter une élection ne suffit pas à définir une démocratie. Le pluralisme politique, les libertés publiques, le respect de l’opposition et la possibilité de contester pacifiquement l’action gouvernementale font également partie du fonctionnement démocratique.

 

Il considère ainsi que l’opposition ne doit pas être considérée comme une menace lorsqu’elle agit dans le cadre légal. Elle constitue, selon lui, une composante nécessaire de la vie politique et peut participer au contrôle de l’action publique.

 

Karim Meckassoua, Dominique Erenon et Dologuélé cités par Médard Polisse-Bébé

 

Dans son analyse, Médard Polisse-Bébé évoque plusieurs personnalités de l’opposition centrafricaine, notamment Karim Meckassoua, Dominique Erenon et Anicet-Georges Dologuélé.

 

Le cadre du RDC précise qu’il ne s’agit pas de préjuger de la responsabilité de ces personnalités. Il insiste plutôt sur la nécessité de respecter la présomption d’innocence, le contradictoire et les garanties prévues par la loi.

 

Pour Médard Polisse-Bébé, les décisions prises à l’égard des responsables politiques doivent pouvoir être examinées au regard du droit et de règles applicables à tous.

 

Il estime qu’un État de droit ne peut fonctionner durablement si les adversaires politiques sont considérés comme des ennemis à neutraliser. La contradiction politique peut, selon lui, contribuer à améliorer la gouvernance et à prévenir les dérives du pouvoir.

 

Médard Polisse-Bébé demande davantage d’apaisement politique

 

Médard Polisse-Bébé invite le président Faustin-Archange Touadéra à privilégier davantage l’apaisement, le dialogue et la concertation avec les différentes forces politiques du pays.

 

Pour lui, une ouverture envers l’opposition ne constitue pas une faiblesse du pouvoir. Elle peut au contraire traduire une volonté de rassemblement et une confiance dans les institutions.

 

Le cadre du RDC rappelle que la République centrafricaine a connu plusieurs périodes de divisions politiques et de violences. Il estime que le pays ne peut durablement rester dans un climat de méfiance entre le pouvoir et une partie de la classe politique.

 

Médard Polisse-Bébé appelle ainsi à éviter que les frustrations politiques ne nourrissent davantage de tensions, d’exclusion ou de volonté de revanche.

 

L’État de droit au centre de l’appel de Médard Polisse-Bébé

 

Pour Médard Polisse-Bébé, la stabilité de la République centrafricaine ne dépend pas uniquement du maintien de l’ordre. Elle repose aussi sur la confiance des citoyens dans les institutions, l’impartialité de la justice et la possibilité pour chacun d’exprimer ses opinions politiques dans le cadre de la loi.

 

Le cadre du RDC estime que le chef de l’État dispose d’une occasion de se placer au-dessus des querelles partisanes et de faire du dialogue politique un outil de rassemblement national.

 

Il demande également que les décisions concernant les responsables politiques reposent sur des règles transparentes, prévisibles et identiques pour tous.

 

Selon Médard Polisse-Bébé, la RCA a besoin d’institutions fortes, d’une justice indépendante, d’une opposition libre et d’une presse capable d’exercer son travail sans intimidation.

 

Médard Polisse-Bébé appelle Touadéra à rassembler les Centrafricains

 

Dans son message, Médard Polisse-Bébé estime que le pouvoir ne peut construire durablement la nation en gouvernant contre ses adversaires politiques.

 

Il invite donc le président Faustin-Archange Touadéra à renouer avec les différentes forces démocratiques et à faire du respect de l’État de droit un principe central de son action.

 

Pour Médard Polisse-Bébé, la capacité d’un président ne se mesure pas uniquement à l’exercice du pouvoir. Elle se mesure aussi à sa capacité à écouter ceux qui le critiquent, à accepter la contradiction et à rassembler les citoyens au-delà des appartenances politiques.

 

Le cadre du Rassemblement Démocratique Centrafricain estime que le dialogue entre le pouvoir et l’opposition peut contribuer à préserver la cohésion nationale et à éviter de nouvelles fractures politiques en République centrafricaine.

 

Par Brahim Sallé 

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Jeton Rouge : une plateforme francophone au contenu bien organisé

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Jeton Rouge une plateforme francophone au contenu bien organisé
Jeton Rouge une plateforme francophone au contenu bien organisé

 

Jeton Rouge propose une expérience de casino en ligne claire et accessible en français, avec des machines à sous, des jeux en direct, des arcades et des jeux de table réunis sur une même plateforme. Son interface simple permet de retrouver rapidement les jeux, les promotions, les tournois, le programme de fidélité et les derniers gains.

La plateforme s’adresse surtout aux joueurs qui recherchent un site compact, facile à parcourir et centré sur les fonctionnalités essentielles. Dans cet avis, nous examinons de plus près les jeux disponibles, les bonus, les moyens de paiement, la fidélité, l’expérience mobile et le service client de Jeton Rouge.

Machines à sous, live et jeux de table

Le lobby se divise en cinq catégories : Slots, Live, Arcades, Table et NEW. Parmi les studios visibles figurent Playson, EGT, 3 Oaks Gaming, Amatic, Novomatic, Play’n GO et Winfinity.

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Un pack de bonus réparti sur quatre dépôts

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Le site confirme qu’aucun bonus sans dépôt n’est proposé. C’est une limite pour les joueurs qui souhaitent tester une promotion sans paiement initial. Surtout, la condition de mise, le dépôt minimal et la durée de validité ne sont pas indiqués. Vérifiez ces trois points dans votre compte avant toute activation.

Tournois réguliers et fidélité en cinq niveaux

Trois tournois rythment les machines à sous. « Échauffement » affiche 300 €, dont 100 € au premier. « Mercredi soir » propose 200 €, dont 75 € au premier, et « Bon week-end » 650 €, dont 250 € au premier.

Chaque tournoi suit un calendrier daté avec un compte à rebours, puis rejoint les archives une fois terminé. Cette présentation permet de repérer rapidement la prochaine session sans confondre les compétitions actives et passées.

Le programme de fidélité va de Bronze à Diamond. Vous recevez 60 CP lors de l’inscription, puis chaque tour joué sur une machine à sous alimente le compteur. Les points expirent après 30 jours d’inactivité. Les niveaux supérieurs ajoutent des avantages exclusifs, des paiements accélérés, un service VIP et des récompenses personnelles, même si les seuils de CP ne sont pas publiés.

Paiements, inscription et vérification

Les moyens annoncés couvrent Visa, Mastercard, les portefeuilles électroniques, le virement bancaire et les cryptomonnaies. Consultez la Caisse après connexion pour connaître les portefeuilles disponibles.

L’inscription demande votre nom, votre prénom, votre date de naissance, votre e-mail et un mot de passe. Vous confirmez ensuite le compte grâce au message reçu par e-mail, puis accédez au dépôt depuis la Caisse. La vérification KYC repose sur une copie de votre pièce d’identité et un justificatif de domicile.

Une version mobile sans téléchargement et un support français

Le site adaptatif fonctionne sur smartphone et tablette depuis le navigateur. Aucun téléchargement n’est nécessaire, et les jeux, bonus, tournois, jackpots ainsi que les moyens de paiement restent accessibles sur mobile.

Le support est disponible en français par chat en direct et e-mail. La plateforme annonce un service 24 h/24 et 7 j/7. Les rubriques Nous Contacter, Termes et conditions et Politique de Protection des Données complètent les points d’accès utiles pour gérer le compte.

Jeu responsable et avis final

Le service est réservé aux personnes de 18 ans et plus, avec un rappel visible dans l’en-tête et le pied de page. La rubrique « Jouer avec modération » accompagne cette règle. Fixez un budget et faites une pause dès que le jeu n’est plus récréatif.

Jeton Rouge convainc par son interface française, son pack en quatre étapes et ses tournois clairement séparés.

De Gobolo à Rondji : la stratégie spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l’inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC

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De Gobolo à Rondji : le hold-up spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l’inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC

 

De Gobolo à Rondji : le hold-up spectaculaire du commandant Lamtagué pour saboter l'inspection des services miniers sur les chantiers chinois de l’IMC
Le commandant Lamtagué

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Parmi toutes les prédictions sombres adressées aux zones minières de la République centrafricaine, peu laissaient entrevoir un tel degré de cynisme. Dans la préfecture de la Nana-Mambéré, le sous-sol regorge de richesses naturelles, mais la population centrafricaine, elle, n’en récolte que la poussière, le mépris et l’arbitraire. Au cœur de cet engrenage destructeur se trouve une entreprise chinoise au nom ronflant : Industrie Minière de Centrafrique (IMC), sous la direction administrative de madame Zaho.

 

Sur le papier, IMC est une société partenaire de l’État centrafricain, censée exploiter légalement l’or et le diamant, déclarer ses revenus et s’acquitter de ses redevances fiscales. Dans la réalité, IMC fonctionne comme une véritable organisation mafieuse extraterritoriale. Ce qu’elle verse aux caisses publiques ne représente pas même un centième de ce qu’elle extrait quotidiennement. Profitant d’un appareil d’État affaibli par des années de crises et gangrené par la corruption, la direction d’IMC a érigé un système de pillage à grande échelle.

À lire aussi : Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

 

De Yaloké 2,  dans l’Ombella-Mpoko jusqu’aux chantiers de Rondji et de Gobolo, dans la Nana-Mambéré, la méthode demeure inchangée : fraude fiscale massive, violation massive des lois administratives centrafricaines, travail clandestin, et couverture militaire privée pour intimider quiconque oserait y jeter un coup d’œil.

À lire aussi : Face à l’autisme politique du régime, l’opposition centrafricaine cherche à se réinventer

 

Pour organiser ce casse du siècle en toute impunité, la société IMC ne s’appuie pas uniquement sur ses directeurs chinois. Elle utilise deux exécutants centrafricains, deux hommes de main passés maîtres dans l’art du racket et du camouflage : le commandant Lamtagué et son acolyte Oumaru.

 

L’axe du mal : Le commandant Lamtagué et le chef chauffeur Oumarou

 

Pour comprendre la sophistication du système mafieux d’IMC, il faut disséquer le rôle joué par ses deux pièces maîtresses. À la tête du dispositif sécuritaire, on retrouve le fameux commandant Lamtagué. Ancien rebelle d’origine tchadienne, Lamtagué fait partie de cette vague de mercenaires tchadiens venus aux côtés du général d’armée François Bozizé lors du coup d’État de 2003. Incorporé à l’époque dans les forces armées et bombardé au grade de commandant, il a su monnayer ses compétences d’homme à tout faire pour devenir l’inamovible Directeur de la sécurité des chantiers chinois d’IMC.

 

Pour Lamtagué, la notion d’administration centrafricaine n’a aucune valeur légaliste : elle n’est qu’un obstacle à contourner ou un outil de racket. Mais un chef de sécurité a besoin de relais sur le terrain. C’est là qu’intervient le nommé Oumaru, le chef des chauffeurs de la compagnie.

 

Oumarou  est un personnage haut en couleur. Tchadien d’origine comme son supérieur, il affirme naviguer entre trois nationalités : tchadienne, centrafricaine et camerounaise. À la fois pivot logistique et rabatteur, Oumarou  utilise son réseau transfrontalier pour faciliter le transit de matériels et de personnes entre le Cameroun et la Centrafrique.

 

Ensemble, Lamtagué et Oumarou  forment un binôme redoutable. En échange d’imposantes retombées financières versées sous la table par la direction chinoise d’IMC, ils s’assurent que les chantiers tournent continuellement, à l’abri des regards curieux, des lois du travail et des contrôles fiscaux.

 

L’arrivée des mercenaires russes accompagnant les inspecteurs miniers

 

Il y a encore quelques mois, le ministère des Mines pensait pouvoir exercer son droit de regard sur les activités de Gobolo et de Rondi. Des inspecteurs assermentés s’étaient rendus sur place pour effectuer un contrôle de routine : vérifier le nombre de machines, contrôler les déclarations d’extraction et examiner les papiers des travailleurs étrangers.

 

Mais la réaction du commandant Lamtagué fut d’une brutalité inouïe. Utilisant son autorité et manipulant les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) affectés à la protection des sites miniers, Lamtagué a tout simplement ordonné aux troupes de jouer les facilitateurs d’intimidation. Les inspecteurs du ministère des Mines se sont retrouvés braqués par les armes mêmes de l’État centrafricain, sommés de ne pas faire un pas de plus et reconduits vers la sortie sous la menace. Une humiliation intolérable pour l’Administration publique.

 

Face à ce déni d’autorité, le ministère des Mines a dû revoir sa stratégie. Pour la mission de contrôle suivante, le ministère ne s’est plus déplacé seul : il s’est fait escorter par des mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés.

 

Le rapport de force s’est inversé. Devant la rigueur et la puissance de feu de ces mercenaires, les éléments FACA manipulés par Lamtagué, ainsi que le commandant lui-même, sont subitement devenus des femmes, inactifs et bébés. Privé de la force brute pour faire barrage, le système Lamtagué-IMC a dû adapter sa tactique et passer de l’intimidation ouverte à la fraude clandestine avancée.

 

L’opération camouflage : Le camp clandestin dans la forêt de Kankia

 

Puisqu’il n’était plus possible de menacer directement les inspecteurs escortés par des mercenaires, le commandant Lamtagué et la direction d’IMC ont élaboré un stratagème d’une ingéniosité machiavélique pour paralyser le contrôle ministériel.

 

Pour comprendre la ruse, il faut observer la géographie des lieux. La base centrale de la société IMC se situe sur le site de Gobolo. En partant de cette base centrale et en parcourant exactement 5 kilomètres, la route bifurque. Au niveau du virage situé sur la droite en allant vers le village de Kankia, les Chinois ont ouvert une voie clandestine à travers la dense végétation. À environ 500 à 700 mètres à l’intérieur de la forêt, en bordure du village de Kankia, ils ont érigé un camping clandestin totalement invisible depuis la piste principale.

 

Ce complexe forestier secret sert à la fois de dortoir et de garage d’urgence. Dès que la venue d’un convoi d’inspecteurs est signalée depuis Bangui, le réseau d’alerte de Lamtagué se déclenche.

 

En quelques heures, des dizaines de travailleurs chinois en situation irrégulière entrés clandestinement par la frontière camerounaise sans le moindre visa ni permis de travail sont évacués du chantier principal et mis à l’abri dans le camp de Kankia. Dans le même temps, les ouvriers camerounais clandestins acheminés par le réseau d’Oumarou  sont lâchés dans la forêt profonde pour s’y cacher le temps que passe la tempête.

 

Le tour de passe-passe matériel : La disparition des 12 engins lourds

 

Le camouflage ne concerne pas seulement les êtres humains ; il s’applique surtout au parc d’équipements de chantier, indicateur clé utilisé par les inspecteurs des mines pour estimer le volume réel d’or extrait.

 

Sur le chantier principal de Gobolo, IMC fait tourner en temps normal des dizaines de machines lourdes. Mais lorsque les inspecteurs débarquent, accompagnés des mercenaires, ils ne trouvent sur le site qu’une activité au ralenti : deux ou trois vieux camions, un tapis roulant fatigué et une poignée d’ouvriers en règle.

 

Où est passé le reste du matériel ? Disparu dans les entrailles de la forêt de Kankia.

 

Sur les ordres stricts du commandant Lamtagué, au moins 20 véhicules lourds comprenant des tractopelles, des excavatrices de fort tonnage et des camions bennes sont déplacés vers le campement clandestin. Pour rendre ces monstres d’acier totalement invisibles aux yeux des patrouilles et des survol aériens, les Chinois creusent d’immenses tranchées au fond du campement de Kankia, dans lesquelles ils encastrent les engins avant de les recouvrir de bâches et de branchages.

 

Pour maintenir le secret autour de cette enclave, Lamtagué applique la terreur auprès des employés. Les chauffeurs et ouvriers centrafricains font l’objet de menaces de mort directes : quiconque s’approche de la zone de camouflage de Kankia ou mentionne l’existence des 12 machines dissimulées subira des représailles immédiates.

 

Pendant que les inspecteurs du ministère posent naïvement des scellés sur les quelques machines laissées à Gobolo en pensant avoir bloqué la production d’IMC, la réalité est tout autre : à 5 kilomètres de là, dans l’enclave de Kankia, les machines dissimulées continuent de creuser et d’extraire l’or centrafricain en toute clandestinité.

 

L’imposture administrative : Du racket de permis au démantèlement de l’État

 

Non content de structurer la fraude minière et la dissimulation d’équipements, le commandant Lamtagué a récemment étendu ses activités au racket administratif direct sur les employés centrafricains.

Pour ce dernier, nous reviendrons en détail dans nos prochains articles. La situation à Rondji feront aussi objet d’une analyse dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Il se voit désormais comme un dieu, Anicet-Georges Dologuélé critique la dérive autoritaire de Faustin-Archange Touadéra

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Il se voit désormais comme un dieu, Anicet-Georges Dologuélé critique la dérive autoritaire de Faustin-Archange Touadéra

 

L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l'État par le clan Touadéra  
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’opposant Anicet-Georges Dologuélé décrit la mutation profonde du pouvoir à Bangui, où l’ancien candidat modeste de 2016 s’est transformé en un dirigeant inaccessible, protégé par les armes et convaincu d’impunité.

 

De la simplicité affichée à l’isolement du pouvoir

La posture modeste de la campagne de 2016 appartient désormais au passé. Selon Anicet-Georges Dologuélé, le président s’est progressivement enfermé dans une tour d’ivoire. Il a abandonné les échanges directs avec les citoyens centrafricains. Cet isolement s’est installé de façon durable au fil des années. Par ailleurs, aucun signe de retour à cette proximité n’est visible aujourd’hui.

 

À lire aussi : L’analyse de Me MBOE Dédé-Vianney sur les raisons qui poussent les cadres de la majorité présidentielle à s’éloigner du parti présidentiel, le MCU

L’ancien Premier ministre souligne l’écart entre ces deux périodes du pouvoir. Le candidat de 2016 cherchait le contact avec la population. À l’inverse, le président d’aujourd’hui évite toute proximité. Cette évolution nourrit un sentiment de rupture chez de nombreux Centrafricains.

 

À lire aussi : Un enfer minier à ciel ouvert : à Yidéré, l’industrie du pillage et de la terreur signée Wagner

L’argent public, moteur de la transformation

Cette métamorphose progresse à mesure que les ressources de l’État affluent dans les caisses publiques. Selon Dologuélé, l’accès à des moyens considérables a modifié la perception du rôle présidentiel. Touadéra agit désormais avec un sentiment d’impunité totale. Cette dérive s’accompagne d’un éloignement croissant vis-à-vis des citoyens.

 

L’abondance financière change souvent le rapport au pouvoir, selon l’opposant. De son côté, la population ne perçoit aucune retombée concrète de cette richesse. En conséquence, le fossé entre gouvernants et gouvernés continue de s’élargir.

 

Une bulle sécuritaire coupée des réalités

L’accumulation de dispositifs sécuritaires autour du président alimente cette déconnexion. Bataillons territoriaux, milices et troupes étrangères entourent désormais le chef de l’État. Cette protection renforce chez lui un sentiment d’invincibilité. Cependant, elle l’éloigne un peu plus des attentes quotidiennes des Centrafricains.

 

Cette bulle sécuritaire limite les contacts avec la population. Les citoyens n’ont plus accès à leur dirigeant lors de ses déplacements. Ce dispositif traduit une distance grandissante entre le pouvoir et le pays réel.

 

Un pouvoir qui ne rend plus de comptes

Le président ne ressent plus le besoin d’expliquer ses décisions. Il ne rend pas non plus de comptes sur sa gestion, selon Dologuélé. Les contacts humains ont disparu de son mode de gouvernance. Ce détachement s’exerce désormais face aux difficultés quotidiennes du pays.

 

Selon l’opposant, cette gouvernance distante fragilise la confiance des citoyens. Les administrations locales peinent à relayer leurs préoccupations jusqu’au palais de la Renaissance.

 

La dérive autoritaire de Faustin-Archange Touadéra s’accompagne d’un sentiment d’impunité croissant, tandis que son isolement du pouvoir éloigne les citoyens de la gouvernance.

Par Gisèle MOLOMA

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Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

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Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines

Pathétique et criminel : regarder comment Fidel Gouandjika tente de légitimer les exactions des mercenaires russes en insultant la mémoire des victimes centrafricaines
Fidele Gouandjika avec deux mercenaires russes du groupe Wagner baptisé Africa Corps dans son quartier Boye-Rabe à Bangui

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

La dernière sortie médiatique du conseiller spécial du mytho-dictateur sur les antennes de la radio Ndékè-luka montre une volonté de réécrire l’histoire de la République Centrafricaine. En cherchant à glorifier coûte que coûte le déploiement des mercenaires russes du groupe Wagner sur le territoire national, Fidel Gouandjika s’enfonce dans une rhétorique outrancière qui méprise la souffrance des populations centrafricaine et occulte les véritables dynamiques géopolitiques qui maintiennent le pays sous perfusion sécuritaire russe.

 

L’affirmation selon laquelle les forces russes auraient réussi là où toutes les autres missions internationales ont échoué constitue une contre-vérité historique inacceptable. Le porte-parole du régime dans l’émission Patara du 27 juin 2026 oublie volontairement de rappeler le rôle salutaire des interventions antérieures, notamment les forces françaises Sangaris, les contingents africains puis la mission des Nations Unies, venus au secours de la population centrafricaine à des moments critiques de rupture institutionnelle. Cette amnésie politique sert uniquement à valider et tromper un partenariat opaque avec Moscou, contracté en dehors des cadres légaux et au détriment de l’indépendance nationale.

 

La réalité sous l’administration du groupe Wagner est diamétralement opposée aux discours diffusés pathétiquement à la radio par le défenseur du régime criminel de Baba Kongoboro.

 

En effet, depuis l’officialisation de cette alliance avec Wagner et Poutine, les ville de provinces du pays connaissent un niveau de violence du jamais vue dans le pays depuis l’indépendance caractérisé par des tueries de masse, des viols, des pillages de villages et des vols de bétail. Les exactions commises par ces unités russes ciblent indistinctement les bandes armées et les citoyens ordinaires, plongeant les zones rurales dans une terreur permanente.

 

Loin d’avoir éradiqué la menace des groupes armés, le pouvoir en place a parallèlement négocier fortement et des compromis financiers avec certains chefs rebelles, prouvant l’inefficacité totale de la stratégie sécuritaire actuelle avec les russes.

 

D’ailleurs, pour ceux qui suivent l’actualité du monde, ils doivent comprendre que cette présence militaire russe ne répond à aucun élan de solidarité envers le peuple centrafricain ou le dictateur-empereur. Il s’agit d’une pure stratégie de vengeance géopolitique organisée par Vladimir Poutine contre les puissances occidentales. Après avoir perdu son influence historique sur l’Ukraine qui s’est tournée légitimement vers son émancipation, le Kremlin utilise certains pays africains comme un terrain d’affrontement par procuration et une réserve de matières premières. Le pillage à grande échelle des ressources minières et forestières sert directement à financer les ambitions impériales russes à Ukraine.

 

En s’obstinant à défendre l’indéfendable, Fidel Gouandjika se positionne comme l’avocat et le complice direct d’une force coloniale prédatrice coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Par Éric Azoumi

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Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

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Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération

Ndélé : une semaine sans nouvelles de Bilal après son enlèvement par les mercenaires russes, la population exige désormais sa libération
Un gendarme centrafricain prospectant des bagages à un barrage routier. , VOA, Freeman Sipila

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Une semaine après son arrestation par des mercenaires russes à l’entrée de Ndélé, le transporteur Bilal reste introuvable. La population exige désormais sa libération immédiate ou une preuve qu’il est toujours en vie.

 

Bilal toujours porté disparu

 

À lire aussi : Tiringoulou : Un soldat FACA sème la terreur pour deux bouteilles de jus

L’affaire remonte à mardi dernier dans la soirée, lorsque des mercenaires du groupe Wagner ont intercepté un camion de transport en provenance de Bangui à leur poste de contrôle installé à l’entrée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran.

 

À lire aussi : Face à l’autisme politique du régime, l’opposition centrafricaine cherche à se réinventer

Après avoir fouillé le véhicule et les passagers, les mercenaires avaient arrêté le chauffeur et Bilal, le transporteur qui exploitait le camion.

 

Le chauffeur a été libéré quelques heures plus tard.

 

Bilal, lui, n’a toujours pas été libéré.

 

Ce mardi, cela fera une semaine que le transporteur se trouve entre les mains des mercenaires. Depuis son arrestation, ses proches n’ont reçu aucune information permettant d’établir officiellement où il se trouve et dans quelles conditions il est détenu.

 

Les Wagner parlent d’une évasion

 

La situation s’est tendue davantage après l’information selon laquelle les mercenaires russes affirment que Bilal aurait échappé de sa cellule.

 

Cette version ne convainc pas les habitants de Ndélé.

 

La population s’interroge sur les conditions dans lesquelles une personne détenue dans une base fortement contrôlée par les Wagner pourrait parvenir à s’échapper sans être retrouvée.

 

Les habitants demandent donc des explications précises sur les circonstances de cette prétendue évasion, ainsi qu’une preuve de vie de Bilal.

 

Une population qui exige des réponses

 

À Ndélé, la disparition prolongée du transporteur provoque une forte inquiétude.

 

Pour les habitants, le problème ne peut plus être traité comme une simple détention. Après une semaine sans nouvelles, ils exigent désormais que Bilal soit libéré sans condition ou que les mercenaires apportent une preuve claire qu’il est vivant.

 

La pression augmente dans la ville.

 

La population veut savoir où se trouve le transporteur, pourquoi il n’a pas été libéré comme le chauffeur et dans quelles circonstances les mercenaires affirment qu’il aurait quitté sa cellule.

 

Les interrogations autour de la détention

 

La version de l’évasion intervient alors que Bilal était détenu dans une cellule souterraine dans une base contrôlée par les mercenaires russes.

 

Les conditions exactes de sa détention ne sont pas connues de manière indépendante. La rédaction de CNC ne dispose pas non plus, à ce stade, d’une preuve permettant d’établir que Bilal a été tué.

 

En revanche, son absence prolongée et l’absence de preuve de vie alimentent les inquiétudes et les interrogations dans la population.

 

C’est précisément pour cette raison que les habitants demandent aujourd’hui une information vérifiable sur son sort.

 

Une affaire qui dépasse le cas de Bilal

 

La pression monte à Ndélé

 

À l’approche du septième jour de disparition, la demande est désormais claire : les habitants de Ndélé veulent que Bilal soit libéré immédiatement ou que les mercenaires russes apportent une preuve de vie.

 

La population refuse de rester sans information sur le sort d’un homme arrêté à un poste de contrôle puis maintenu en détention pendant plusieurs jours.

 

La rédaction de CNC continue de suivre l’affaire et cherche à établir les faits concernant le lieu où se trouve Bilal et les circonstances exactes de sa disparition.

 

Le braquage régulier des commerçants

 

Au-delà du sort tragique de Bilal, ces interpellations répétées s’inscrivent dans une stratégie plus large de braquage organisé sur des commerçants centrafricains par les hommes de Wagner. Ces criminels de Poutine ont la fâcheuse habitude de braquer les hommes d’affaires centrafricains pour voler leurs biens. Si par exemple ils voient leur cible, ils font tout pour lui mettre la main et le dépouiller de tout son argent. Voilà ce que font Wagner en RCA.

 

Affaire à suivre…

 

Par Par Ibrahim Moussa

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Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

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Un mois après les illusions de l’indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain

 

Un mois après les illusions de l'indépendance du 13 août, Bangui prépare sa soumission totale à Moscou en septembre prochain
Poutine et Touadera à Moscou, en Russie

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un mois après les célébrations pompeuses du soixante-sixième anniversaire d’une souveraineté nationale de façade, le pouvoir en place s’apprête à couronner sa politique d’effacement en organisant une nouvelle réunion binationale avec la Russie.

 

Sous couvert de coopération économique, l’exécutif centrafricain déroule le tapis rouge pour sceller un peu plus la tutelle de Moscou sur les secteurs clés du pays. Loin des discours officiels sur le partenariat gagnant-gagnant, la réalité quotidienne des Centrafricains raconte une autre histoire, faite de privations et de pillages organisés des ressources nationales.

À lire aussi : Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

 

Depuis des années, les promesses d’aide et de développement se heurtent à un vide sidéral. Les prétendues cargaisons de blé ou de carburant promises par le Kremlin ne profitent jamais à la population locale, qui continue de plier sous le poids de la misère. En réalité, ces flux logistiques servent principalement à alimenter les convois des mercenaires russes et leurs comptoirs miniers clandestins, pendant que les richesses du sous-sol s’évaporent au profit d’intérêts étrangers.

À lire aussi : Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

 

Même la Chine, pourtant habituée aux grandes manœuvres d’influence économique, avait su montrer un minimum de solidarité pragmatique lors des crises sanitaires mondiales en fournissant des équipements de protection. La Russie, en revanche, n’apporte rien de concret pour le bien-être des citoyens ordinaires, se contentant d’exporter ses méthodes de prédation et de contrôle politique.

 

Cette réunion programmée fin septembre à Bangui s’inscrit dans une logique d’absorption méthodique de toutes les sphères de décision. Après avoir mis la main sur la sécurité et une grande partie de l’appareil sécuritaire, l’emprise russe s’étend désormais à l’ensemble de l’économie et des finances publiques. Le pays recule de plusieurs décennies sous la pression d’un nouvel ordre autoritaire qui ne laisse aucune place aux libertés ni au développement authentique.

 

Par Éric Azoumi 

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L’influence russe en Centrafrique s’accroît, renforçant la dépendance du pays face à Moscou, alors que les promesses de coopération s’évanouissent au profit d’intérêts étrangers.

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Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants

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Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants

 

 

Vakaga : de Sikikédé à Cinq-Kilos, une vaste opération des Wagner tourne au racket massif des habitants
Image d’illustration de Vue du village 5 kilos, situé à 70 kilomètres de Boromata, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Vendredi 14 août dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont mené une opération partant de Sikikédé jusqu’à Cinq-Kilos, village situé près de Gordil, où plusieurs habitants ont perdu de l’argent, de l’or et des téléphones lors des contrôles.

 

Deux hélicoptères arrivent à Sikikédé

 

Vendredi, deux hélicoptères en provenance de Birao ont atterri à Sikikédé, localité de la préfecture de la Vakaga, communément appelée Nda.

À lire aussi : Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

 

Les mercenaires du groupe Wagner sont descendus des appareils avant de poursuivre leur déplacement à bord de motos.

À lire aussi : Comment le Dictateur Faustin-Archange Touadéra a détourné la confiance du peuple centrafricain pour bâtir une tyrannie de sang et de mercenaires

 

Ils étaient accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et de miliciens d’autodéfense formés par le groupe Wagner, communément appelés Wagner noirs.

À lire aussi : Ndele : les mercenaires russes ont installé leur propre barrage routier, comme des gendarmes centrafricains, et ils viennent de mettre la main sur un camion en provenance de Bangui, avec le locataire du véhicule mis en geôle par ces mercenaires criminels

 

La rédaction de CNC a suivi cette opération et recueilli les informations sur son déroulement.

 

Des chantiers miniers fouillés

 

Depuis Sikikédé, les éléments armés se sont dirigés vers les chantiers miniers situés à plusieurs kilomètres de la localité, sur l’axe de Cinq-Kilos.

 

Les zones d’exploitation artisanale de l’or ont été contrôlées. Les hommes ont fouillé les travailleurs présents sur les chantiers ainsi que leurs effets personnels.

 

Au cours de ces contrôles, plusieurs biens ont été confisqués.

 

Des téléphones portables, des porte-monnaie et de l’argent ont été récupérés. De l’or détenu par des exploitants et des travailleurs des chantiers a également été emporté.

 

Ces biens appartenaient directement aux personnes contrôlées sur les sites miniers.

 

Cinq-Kilos, un important marché de la Vakaga

 

Après les chantiers miniers, l’opération s’est poursuivie jusqu’à Cinq-Kilos, un village situé non loin de Sikikédé, de Gordil et de Boromata.

 

Cinq-Kilos accueille un marché très fréquenté. Des habitants des villages environnants et des personnes venues de différentes localités s’y retrouvent pour vendre et acheter des marchandises.

 

C’est sur ce marché de Cinq-Kilos que les éléments du groupe Wagner ont poursuivi leurs contrôles.

 

Les personnes présentes ont été fouillées. Les effets personnels ont été inspectés et plusieurs biens ont été récupérés.

 

La rédaction de CNC a constaté que des téléphones, de l’argent, des porte-monnaie et de l’or faisaient partie des biens confisqués au cours de l’opération.

 

Le marché de Cinq-Kilos au centre des confiscations

 

Le marché de Cinq-Kilos constitue un point important pour les échanges dans cette partie de la Vakaga.

 

Les vendeurs y arrivent avec leurs marchandises et repartent généralement avec de l’argent issu de leurs ventes. Des travailleurs des chantiers miniers fréquentent également le marché après leurs activités dans les zones d’exploitation.

 

Les contrôles menés par les Wagner ont donc touché directement des personnes qui se trouvaient sur ce marché.

 

Des biens personnels ont été retirés aux personnes contrôlées, notamment des téléphones et de l’argent. L’or détenu par certains travailleurs et exploitants a également été confisqué.

 

Des FACA et des Wagner noirs accompagnent l’opération

 

Les mercenaires russes n’étaient pas seuls.

 

Des soldats des Forces armées centrafricaines et des miliciens d’autodéfense formés par le groupe Wagner, communément appelés Wagner noirs, participaient également au déplacement.

 

Le groupe a progressé de Sikikédé vers les chantiers miniers, puis jusqu’à Cinq-Kilos.

 

Les mouvements se sont poursuivis dans le secteur en direction de Gordil, sans que la rédaction de CNC puisse établir que les éléments du groupe Wagner sont entrés dans le village de Gordil.

 

Une opération toujours en cours

 

Samedi, les éléments du groupe Wagner poursuivaient encore leurs mouvements dans le secteur.

 

L’opération concerne principalement Sikikédé, les chantiers miniers situés sur l’axe de Cinq-Kilos et le secteur du village de Cinq-Kilos.

 

La présence de deux hélicoptères venus de Birao, suivie du déploiement des hommes à moto, a permis aux mercenaires de progresser rapidement entre les différents sites.

 

La rédaction de CNC continue de suivre cette opération et de documenter les faits constatés sur le terrain.

 

À Cinq-Kilos, les confiscations d’argent, d’or, de téléphones et d’autres effets personnels constituent les principales conséquences constatées lors du passage des éléments du groupe Wagner sur les chantiers miniers et au marché.

 

Par Ibrahim Moussa

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Faustin Zaméto interpelle la justice et la Nation sur la détention du juriste Erenon Dominique Désiré

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Faustin Zaméto interpelle la justice et la Nation sur la détention du juriste Erenon Dominique Désiré

 

Faustin Zaméto interpelle la justice et la Nation sur la détention du juriste Erenon Dominique Désiré
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans une lettre publiée le 16 août 2026, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto apporte son soutien au juriste Erenon Dominique Désiré, détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui, et demande le respect de ses droits.

 

Faustin Zaméto adresse cette lettre au juriste Erenon Dominique Désiré depuis le quartier Béa-Rex à Bangui. Dans son texte, il précise ne pas connaître tous les éléments du dossier judiciaire du détenu et rappelle son attachement à la présomption d’innocence ainsi qu’à l’indépendance de la Justice.

À lire aussi : De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra

 

Pour Faustin Zaméto, la démarche ne consiste pas à se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence du juriste. Il dit vouloir témoigner de la solidarité de citoyens qui suivent sa situation et rappeler la place qu’Erenon Dominique Désiré occupait dans le débat public centrafricain.

À lire aussi : Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

 

Faustin Zaméto : « Vous n’êtes pas oublié »

 

Dans sa lettre, Faustin Zaméto affirme que la détention de Dominique Désiré Erenon ne doit pas signifier son effacement du débat public. Il estime que les murs de la maison d’arrêt de Ngaragba peuvent isoler une personne, sans pour autant faire disparaître ses idées et ses prises de position.

 

Le sociologue rappelle le parcours du juriste, présenté comme un acteur du débat public ayant consacré son expertise aux questions de droit et d’État. Faustin Zaméto souligne que son nom continue, selon lui, à circuler dans les universités, les quartiers et les espaces de discussion.

 

« Le débat a besoin de vous », écrit Faustin Zaméto à l’adresse du détenu.

 

L’analyste politique considère que la République centrafricaine traverse une période marquée par des difficultés institutionnelles, sécuritaires et intellectuelles. Dans ce contexte, il estime que les juristes, enseignants et penseurs doivent pouvoir participer au débat sur l’avenir du pays.

 

Pour Faustin Zaméto, l’absence d’Erenon Dominique Désiré de l’espace public constitue ainsi une perte pour le débat intellectuel et juridique.

 

Trois demandes adressées à la Justice

 

Au-delà du cas personnel d’Erenon Dominique Désiré, Faustin Zaméto formule trois rappels à l’attention de la Nation et de la Justice.

 

Le premier concerne la nécessité d’une justice visible et rendue dans des délais raisonnables. Faustin Zaméto demande aux autorités judiciaires de faire toute la lumière sur le dossier, tout en garantissant les droits de la défense.

 

L’auteur de la lettre insiste sur l’équilibre entre les différentes parties. Il réclame « ni acharnement, ni passe-droit », mais l’application du droit, estimant que cette démarche doit permettre de préserver les droits de l’accusation comme ceux de l’accusé.

 

Le deuxième rappel porte sur les conditions de détention. Faustin Zaméto affirme qu’une personne détenue conserve ses droits fondamentaux, notamment le droit à la défense, à la santé, à la lecture et à la dignité.

 

Il demande que ces droits soient respectés à la maison d’arrêt de Ngaragba. Pour Faustin Zaméto, le respect des détenus constitue également un indicateur du respect des principes de l’État de droit.

 

Le troisième rappel concerne la place des intellectuels dans la société centrafricaine. Faustin Zaméto estime qu’une démocratie doit pouvoir accepter la contradiction et permettre aux juristes, enseignants et autres acteurs intellectuels de participer au débat public.

 

Il met en garde contre une République dans laquelle les voix critiques seraient progressivement réduites au silence. Selon lui, le dossier d’Erenon Dominique Désiré doit aussi être l’occasion de réaffirmer la possibilité de critiquer, débattre et alerter dans le respect de la loi.

 

Faustin Zaméto appelle Erenon Dominique Désiré à tenir bon

 

Dans la suite de sa lettre, Faustin Zaméto reconnaît que la détention constitue une épreuve pour la personne concernée, sa famille et son entourage.

 

Il adresse ainsi un message de solidarité au juriste et l’encourage à préserver sa santé et sa sérénité pendant cette période. Faustin Zaméto l’invite également à consacrer ce temps à la lecture, à la réflexion et à l’écriture.

 

L’analyste politique formule trois vœux. Le premier porte sur la vérité et demande que toute la lumière soit faite sur le dossier judiciaire « rapidement et équitablement ». Le deuxième concerne la force et la santé du détenu. Le troisième porte sur son retour dans les débats, les conférences et les activités de formation.

 

Faustin Zaméto estime que la République centrafricaine aura besoin de l’expertise des juristes et des intellectuels pour renforcer l’État de droit.

 

« Le silence en a un plus grand »

 

Dans son dernier message, Faustin Zaméto affirme que l’engagement public peut avoir un coût, mais que le silence peut en avoir un plus important.

 

Il annonce également son intention de poursuivre, avec d’autres, le débat sur la place des juristes, des enseignants et des intellectuels dans la reconstruction nationale.

 

« La prison est une parenthèse. La Nation est une continuité », écrit Faustin Zaméto dans sa lettre à Erenon Dominique Désiré.

 

Le sociologue et analyste politique conclut son texte en appelant le juriste à tenir bon et en affirmant que la République centrafricaine a besoin de compétences juridiques et de citoyens capables de défendre les principes de l’État de droit.

 

La lettre de Faustin Zaméto, datée du 16 août 2026 à Béa-Rex, est également adressée, en copie, au ministre de la Justice, au président de la Commission des droits de l’homme et au bâtonnier de l’Ordre des avocats de la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Jean-Pierre Mara réagit à Faustin Zaméto : « Réécrire notre histoire par nous, vue par nous »

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Jean-Pierre Mara réagit à Faustin Zaméto : « Réécrire notre histoire par nous, vue par nous »

 

Jean-Pierre Mara réagit à Faustin Zaméto : « Réécrire notre histoire par nous, vue par nous »
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Jean-Pierre Mara réagit à la tribune de Faustin Zaméto publiée le 8 août 2026 et défend une reconstruction de la pensée centrafricaine fondée sur les cultures locales et une nouvelle pratique de l’État. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara veut réécrire l’histoire centrafricaine

 

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Dans sa réaction, Jean-Pierre Mara estime que la République centrafricaine doit revoir la manière dont elle raconte son histoire et analyse ses propres réalités.

 

À lire aussi : Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

Jean-Pierre Mara reprend notamment la proposition de Faustin Zaméto sur la nécessité de « réécrire notre histoire ». Il estime que cette histoire doit être écrite par les Centrafricains eux-mêmes, avec leurs propres références et leurs propres réalités, plutôt qu’à travers une lecture héritée de la colonisation. reaction2AZameto.docx

 

À lire aussi : Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

Pour Jean-Pierre Mara, les historiens et philosophes centrafricains doivent davantage étudier les résistances, les traditions, les systèmes sociaux et les cultures du pays. Il cite notamment la guerre du Congo-Wara, la résistance des Mandja au portage et l’Odyssée de Mongou chez les Zandé. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara défend les cultures centrafricaines

 

Jean-Pierre Mara considère que la République centrafricaine ne possède pas une culture unique, mais plusieurs cultures qui composent son identité nationale.

 

Il cite les Zandé, Yakoma, Banziri, Banda, Mandja, Gbaya, Ngbaka, Tali, Souma, Kaba, Lythos, Baminga et Mbati pour rappeler cette diversité culturelle. Pour lui, les pratiques funéraires, alimentaires, linguistiques et sociales diffèrent d’une communauté à l’autre. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara estime aussi que cette diversité doit être mieux intégrée dans les politiques publiques. Il regrette que certaines institutions et formations universitaires accordent peu de place aux réalités sociales et culturelles locales. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara appelle à renforcer le rôle du sango

 

Dans sa réflexion, Jean-Pierre Mara accorde une place importante à la langue. Il estime que les langues et les philosophies centrafricaines sont encore largement transmises par l’oralité.

 

Jean-Pierre Mara propose de travailler à la normalisation de l’écriture du sango afin de faciliter la transmission des cultures, des connaissances et des philosophies centrafricaines. Il insiste sur la nécessité de dépasser une transmission exclusivement orale. reaction2AZameto.docx

 

Cette proposition rejoint, selon Jean-Pierre Mara, la nécessité plus large de produire des connaissances à partir des réalités du pays.

 

Jean-Pierre Mara critique la copie des modèles institutionnels

 

Jean-Pierre Mara consacre une autre partie de sa réaction à la pratique de l’État. Il reprend le deuxième engagement présenté par Faustin Zaméto : « changer la pratique de l’État ».

 

Jean-Pierre Mara estime que les spécialistes du droit et du droit constitutionnel consacrent trop d’efforts à reprendre des modèles occidentaux, au lieu de construire des textes adaptés aux réalités centrafricaines. reaction2AZameto.docx

 

Il cite les institutions existantes, notamment la Cour constitutionnelle, l’Assemblée nationale, les conseils régionaux et le gouvernorat, pour questionner leur efficacité dans la gouvernance du pays. reaction2AZameto.docx

 

Pour Jean-Pierre Mara, le changement doit porter sur le fonctionnement de l’État, le système politique, le mode de désignation des dirigeants et l’organisation des responsabilités publiques. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara met en cause le modèle hyperprésidentiel

 

Jean-Pierre Mara estime que la décentralisation ne peut pas produire les résultats attendus si elle reste associée à un système hyperprésidentiel.

 

Selon lui, certaines solutions institutionnelles présentées comme des modèles à reproduire ne correspondent pas nécessairement aux réalités centrafricaines. Il critique ainsi la reproduction de modèles étrangers sans adaptation suffisante aux réalités nationales. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara considère que la République centrafricaine doit développer ses propres mécanismes de gouvernance et définir une organisation de l’État correspondant davantage aux besoins de sa population.

Jean-Pierre Mara insiste sur la réécriture de l’histoire par les Centrafricains et la valorisation de la diversité culturelle, tout en soulignant l’importance de la langue sango dans cette démarche.

 

Jean-Pierre Mara appelle les élites à assumer leurs responsabilités

 

Dans la suite de sa réaction, Jean-Pierre Mara estime que le changement doit être porté par des responsables capables de proposer de nouvelles idées.

 

Il évoque la nécessité de faire émerger un noyau de penseurs, de responsables, d’artistes, de jeunes, d’ingénieurs, d’agriculteurs et d’artisans capables de participer à une nouvelle dynamique nationale. reaction2AZameto.docx

 

Pour Jean-Pierre Mara, les dirigeants politiques doivent aussi assumer directement leurs responsabilités. Il estime que ceux qui cherchent à accéder à la présidence ou à conserver le pouvoir doivent proposer des réponses aux préoccupations de la population. reaction2AZameto.docx

 

Jean-Pierre Mara répond directement à la tribune de Faustin Zaméto

 

La réaction de Jean-Pierre Mara intervient après la tribune de Faustin Zaméto, sociologue et analyste politique, publiée le samedi 8 août 2026 à Bangui. Faustin Zaméto y défendait un « mouvement de réhabilitation et de déconstruction intellectuelle » autour de trois engagements : réécrire l’histoire, changer la pratique de l’État et produire un propre récit national. 

 

Jean-Pierre Mara reprend ces orientations tout en développant sa propre lecture. Il insiste particulièrement sur la diversité culturelle, la réécriture de l’histoire par les Centrafricains, la valorisation du sango et la nécessité de construire des institutions adaptées aux réalités nationales.

 

Dans cette réaction datée du 10 août 2026 à Paris, Jean-Pierre Mara appelle ainsi à dépasser la simple reproduction des modèles hérités et à faire émerger une pensée politique et culturelle davantage ancrée dans les réalités centrafricaines. reaction2AZameto.docx

 

Par Éric Azoumi

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