mercredi, mai 27, 2026
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Tchad : la Conférence des Évêques s’exprime sur la crise nationale au pays de Déby

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Tchad : la Conférence des Évêques s’exprime sur la crise nationale  au pays de Déby

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une déclaration publiée le 06 mai 2026 à Doba, la Conférence des Évêques du Tchad, sous la plume de son président Mgr Martin Waïngué Bani, a pris la parole pour exprimer une vive inquiétude concernant la situation actuelle du pays.

 

Les auteurs de ce document, représentant l’Église Catholique du Tchad, ont souhaité interpeller la conscience nationale après les violences sanglantes qui ont endeuillé les régions du DarTama dans le Wadi Fira, du Guera, ainsi que la base militaire de Barka Toulorom dans le Lac-Tchad. Mgr Martin Waïngué Bani et ses pairs insistent sur le caractère sacré de la vie humaine et rejettent toute forme de violence comme solution aux désaccords.

 

La Conférence des Évêques du Tchad  ne se limite pas au constat des affrontements physiques ; elle pointe également du doigt une détérioration du climat politique. Mgr Martin Waïngué Bani souligne que les récentes arrestations d’opposants et de voix critiques nuisent aux principes démocratiques et à la liberté d’expression indispensables à un État de droit.

 

Pour les auteurs de la déclaration, cette situation fragilise la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Ils rappellent que la diversité culturelle et religieuse doit être une force pour bâtir l’unité du pays plutôt qu’un motif de division.

 

Contacté par la rédaction de CNC, Mgr Martin Waïngué Bani, agissant au nom de la Conférence des Évêques du Tchad, a rappelé la position ferme de l’institution:

 

« Le mal, qu’il soit l’exclusion, la violence, l’injustice et autres ne peut être vaincu que par le bien c’est-à-dire le respect de nos diversités, le dialogue, la justice pour tous. Nous croyons fermement que le dialogue sincère et inclusif est la seule issue pour sortir de l’impasse actuelle ».

 

Selon Mgr Martin Waïngué Bani et la Conférence des Évêques du Tchad (CET), il est désormais impératif que les autorités et toutes les parties prenantes privilégient une discussion constructive fondée sur la vérité et le respect mutuel. Les auteurs exhortent les responsables politiques à faire preuve de sagesse et de retenue pour favoriser un climat de confiance, estimant que le dialogue est l’unique chemin vers une réconciliation et une paix durable pour tous les citoyens tchadiens.

 

Par Mahamat Ndobo

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Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA

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Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA

Haut-Mbomou : Quand la milice russe Africa Corps et Bangui sous-traitent le chaos à la LRA
Centrafrique-des-ex-enfants-soldats-de-la-LRA-sexpriment – Centrafrique : des ex-enfants soldats de la LRA s’expriment

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est le comble du pathétique et le sommet du désordre. On pensait avoir tout vu dans la gestion sécuritaire de la République centrafricaine, mais le gouvernement et ses “instructeurs” russes de chez Wagner , désormais appelés Africa Corps viennent de franchir la ligne rouge de l’absurde.

 

Débordés, acculés et incapables de stabiliser le Haut-Mbomou, nos brillants stratèges ont trouvé la solution du siècle : ressusciter les fantômes de la LRA.

 

Le recyclage de la terreur

L’information semble sortir d’un mauvais film de mercenaires, et pourtant, elle est bien réelle. Ces rebelles ougandais de la LRA, les sbires de Joseph Kony que l’on croyait enterrés ou chassés vers le nord, sont de retour sur le devant de la scène. Pourquoi ? Parce que Wagner les a “invités”.

 

Le scénario est digne d’un comédie sinistre

 

  1. Le kidnapping stratégique : Il y a quelques mois, les mercenaires russes cueillent une dizaine de combattants de la LRA vers Sam-Ouandja.

 

  1. Le stage commando à Berongo : On les emmène dans la capitale, puis vers Berongo pour une “formation” express. On imagine l’ambiance des cours de maintien de l’ordre donnés par des mercenaires russes à des experts du rapt de villageois.

 

  1. Le redéploiement : Comme les rebelles du PRNC ne se montrent plus assez à Sam-Ouandja, nos “formateurs” ont décidé de déplacer leur nouveau jouet vers le Sud, dans le Haut-Mbomou.

 

 Zémio et Djema sous le joug d’une alliance contre-nature

Le résultat ne s’est pas fait attendre. À Zémio comme à Djema, la terreur a repris ses quartiers. Enlèvements par-ci, kidnappings par-là… La LRA, remise en selle par le pouvoir et ses alliés russes, sème à nouveau la désolation.

 

Le but de cette manœuvre ?

C’est un aveu de faiblesse monumental. Le gouvernement et Wagner sont tellement dépassés par les milices azandées qu’ils ont choisi de jeter de l’huile sur le feu. Ils utilisent la LRA comme un écran de fumée médiatique. En braquant les projecteurs sur les exactions des Ougandais, Bangui espère qu’on oubliera son incapacité totale à sécuriser la région par des moyens légitimes.

 

 Une stratégie de pyromane

C’est le monde à l’envers : un gouvernement souverain qui finance et forme des rebelles étrangers pour combattre ses propres milices locales. C’est la définition même d’un État qui a perdu le contrôle et qui joue au Monopoly avec la vie de ses citoyens.

 

Pendant que les Russes déplacent leurs pions de Sam-Ouandja vers le sud comme dans un jeu de stratégie sur tablette, les populations de Djema comptent leurs disparus. Le désordre est total, la honte est complète. On n’appelle plus cela de la sécurité, c’est du banditisme d’État sous-traité à des mercenaires de seconde zone.

 

Par Éric Nzapa depuis Mboki

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Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux

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Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux

 

 

Désinformation ou vérité qui fâche ? Le régime de Bangui part en guerre contre la réalité des réseaux sociaux
Faustin Archange Touadéra courtise amoureusement une des Jjeunes filles d’accueil lors de la cérémonie

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plutôt que d’écouter les aspirations de son peuple, le pouvoir a choisi de s’en prendre au messager. Dans son dernier discours au stade 20 000 places lors de son couronnement, le dictateur de Bangui a désigné les réseaux sociaux comme les nouveaux champs de bataille de la République. Sous le prétexte de combattre la désinformation, le régime lance en réalité une offensive contre la parole libre, tentant d’étouffer les vérités qui dérangent l’image lisse qu’il essaie de projeter lors de son couronnement entant qu’Empereur.

 

Le statut du MCU, que le clan au pouvoir impose comme règle suprême de la constitution en 2023, sert désormais de base légale pour traquer les internautes et les journalistes indépendants. Pour le régime, toute critique de l’action publique devient un acte criminel ou un complot visant à plonger le pays dans le chaos. Cette paranoïa d’État vise à instaurer un silence numérique total, empêchant les Centrafricains de partager la réalité de leur quotidien, marquée par la pauvreté et l’absence de services de base.

 

Le dictateur de Bangui qualifie de “mensonge” tout récit qui ne cadre pas avec sa propre propagande. Pourtant, les réseaux sociaux ne font souvent que rapporter ce que les médias officiels cachent : le contrôle de l’économie par des intérêts étrangers, les abus des forces de sécurité et l’échec des promesses de 2016. En s’attaquant à ces plateformes, le pouvoir admet implicitement qu’il a perdu la bataille des idées et qu’il ne lui reste que la censure pour maintenir son influence.

 

La menace de “traquer partout” les auteurs de publications critiques montre une volonté de surveillance globale. Le régime mobilise des moyens importants pour surveiller les esprits, au lieu d’investir ces ressources dans l’éducation ou la santé. Cette guerre contre la réalité numérique est l’aveu d’une déconnexion totale entre le palais et la rue. Pour le pouvoir, la vérité est devenue un danger qu’il faut éliminer à tout prix pour garantir la pérennité du système.

 

En verrouillant l’espace d’expression, le régime transforme la nation en une prison où seule la voix du maître a le droit de résonner. Mais cette stratégie de l’oppression montre ses limites : plus le dictateur de Bangui tente de cacher la vérité, plus celle-ci gagne en force dans l’esprit d’une population qui n’est plus dupe des discours officiels. La guerre contre les réseaux sociaux n’est pas une preuve de force, mais le signe d’une autorité qui vacille devant la simple expression des faits.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

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Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?

 

Centrafrique : si l’ex-chef d’État-major du MPC, le général  Djido Ali met sa menace à exécution, que reste-t-il vraiment au mouvement du général Alkhatim Mahamat ?L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.Par Alain Nzilo
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Mahamat-Alkhatim-entouré-des-4-de-ses-éléments. – Kaga-Bandoro, un interprète de la Minusca abattu par des hommes armés.

 

Bangui, le 6 mai 2026, CNC. L’autoproclamé général Alkhatim Mahamat, patron du MPC,  vient de limoger il y’a quelques jours son deuxième chef d’état-major en moins d’un an. Si le général Djido Ali tient sa promesse de rejoindre Africa Corps avec tous ses hommes, le MPC va-t-il repartir de zéro?

 

Pour comprendre pourquoi cette nouvelle crise est aussi grave, il faut remonter au début 2025. Quelques jours après la signature de l’accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain, les mercenaires russes de Wagner ont mené une opération meurtrière sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Plus de quarante combattants du MPC y ont été massacrés. Des hommes qui croyaient que l’accord signé les protégeait. Le beau-père d’Alkhatim Mahamat lui-même a été abattu lors de cette opération.

 

Ce massacre a décimé les rangs du mouvement. Beaucoup de combattants ont quitté le MPC dans la foulée, certains pour regagner la vie civile, d’autres récupérés par d’autres groupes armés. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat a nommé le général Anour Moussa Adam à la tête de l’état-major, pour tenter de rebâtir une structure de commandement.

 

Mais cette nomination n’a pas survécu longtemps. En août 2025, selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Anour Moussa Adam a claqué la porte après un clash ouvert avec Alkhatim Mahamat. Au cœur de la rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda. Alkhatim Mahamat voulait y placer son propre cousin, jugé inapte par le chef d’état-major, qui a refusé. La cassure était irréparable.

 

Pour combler ce nouveau vide, Alkhatim Mahamat a cette fois fait appel à un mercenaire centrafricain parti combattre au Soudan au côté de force rapide soudanaise du nom de  Djido Ali. Ce dernier  est arrivé avec ses propres hommes, personnellement loyaux à sa personne. Pas au MPC. Pas à Alkhatim Mahamat.

 

On connaît la suite. Limogé le 1er mai 2026 après avoir saisi Wagner contre les forces mixtes Tchad-RCA à l’insu de son patron, Djido Ali a annoncé publiquement qu’il quittait le mouvement avec l’ensemble de ses éléments pour les placer sous le commandement d’Africa Corps. Si cette défection se confirme, ce qui restait de capacité militaire opérationnelle au MPC depuis sa nomination partirait avec lui.

 

Des conseillers proches d’Alkhatim Mahamat, interrogés par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, évoquent une remontée mécanique de la chaîne de commandement : le chef d’état-major adjoint prendrait le poste, et ainsi de suite. Mais cette option ne répond pas à la vraie difficulté. Alkhatim Mahamat devrait aller chercher un autre chef de guerre avec ses propres hommes, l’intégrer formellement au MPC, et espérer que celui-là tiendra sa loyauté plus longtemps que les deux précédents.

 

Avec les quelques combattants qui lui resteraient dans ce scénario, ce que pèse encore réellement le MPC sur l’échiquier centrafricain reste une question sans réponse claire.

 

Par Alain Nzilo

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Après sa débâcle électorale du 25 décembre 2025, l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada se recycle dans les mémoires

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L’ancien premier ministre Firmin Ngrebada se recycle dans les mémoires après sa débâcle électorale du 25 décembre 2025

L'ancien Premier ministre Firmin Ngrébada déclenche une vaste polémique sur les réseaux sociaux avec une vidéo de simulateur de vol
La capture de d’écran de vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par l’ancien premier ministre Firmin Ngrebada, où il simule un pilotage d’avion à l’aide d’un simulateur.

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Écarté de la scène politique après sa défaite aux législatives du 25 décembre 2025, l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada annonce sur Facebook la rédaction de ses mémoires politiques en trois tomes.

 

Depuis Bangui, dans une vidéo postée le 20 avril 2026 sur sa page Facebook, l’ancien chef du gouvernement explique avoir été interpellé par des compatriotes après avoir recommandé sur TikTok des ouvrages sur l’histoire politique centrafricaine. Ces réactions l’ont poussé à rendre publique une information qu’il gardait pour lui : il rédige ses mémoires. Trois tomes sont prévus. Il travaille actuellement sur le premier.

 

Firmin Ngrebada insiste sur un détail qui en dit long sur ses préoccupations du moment : il écrit tout à la main. Pas question que l’on puisse accuser ses souvenirs d’avoir été fabriqués par une intelligence artificielle. Il brandit ses cahiers devant la caméra, lignage visible, comme pour authentifier l’entreprise.

 

L’homme a eu un parcours que l’histoire centrafricaine retiendra, qu’on le veuille ou non. Directeur de cabinet à la présidence, Premier ministre de 2019 à 2021, il a longtemps été l’un des plus proches collaborateurs de Faustin-Archange Touadéra. Puis la machine s’est retournée contre lui. Discret candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, il essuie un échec que le clan présidentiel a organisé sans s’en cacher. Il se replie sur son mandat de député de Boali, obtenu après sa sortie du gouvernement. Aux élections du 25 décembre 2025, il perd ce dernier ancrage institutionnel.

 

Il promet de ne pas nommer directement les personnalités encore en vie, de respecter ses obligations de réserve, de prendre toutes les précautions avant publication. Autrement dit, les règlements de compte, s’il y en a, seront habillés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et Kigali de Kagamé sombre dans un désordre sécuritaire

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L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  

 

 

L’illusion de la Paix et le mercenariat de fer : voilà comment La Centrafrique , sous-traitée entre Wagner, désormais AfrikaCorp, et   Kigali de Kagamé  
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’allocution d’investiture prononcée par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera tente de dessiner l’image d’une nation souveraine, mais la réalité vécue par les citoyens centrafricains offre un tout autre récit. Derrière les mots de gratitude envers les “forces alliées”, on devine la mise en gestion du territoire national au profit d’intérêts étrangers. Ce partage du pays, entre les mercenaires russes et les troupes de Kigali, transforme la République en une entité sous-traitée où l’autorité centrafricaine n’est  plus qu’une ombre.

 

La souveraineté en location, pour ne pas dire en vente

Lors de son discours au stade 20 000 places, le dictateur de Bangui a rendu un hommage appuyé à ses soutiens extérieurs, confirmant ainsi que la survie de son fauteuil dépend exclusivement de bras armés non centrafricains. Ce que le régime appelle une “coopération” ressemble à une perte totale de contrôle sur les leviers de sécurité. En s’appuyant sur ces groupes de mercenariat pour tenir les provinces, le pouvoir accepte de devenir le locataire de sa propre sécurité. Le statut du MCU (communément appelé ainsi dans la capitale au lieu de Constitution) sert alors de cadre légal pour valider cette dépendance.

 

L’économie de guerre et le pillage du sous-sol centrafricain L’accord avec ces forces étrangères ne repose pas uniquement sur la protection des institutions. L’accès aux ressources minières et naturelles constitue le moteur de ce mercenariat de fer. Pendant que le discours officiel parle de “transformation” et de “progrès”, les richesses du sous-sol s’évaporent au bénéfice des protecteurs du régime. Cette gestion occulte des revenus de la nation prive les citoyens des infrastructures promises, car la priorité reste le paiement des factures de sécurité contractées par le dictateur de Bangui.

 

Un État fantôme derrière les uniformes

La présence massive de troupes rwandaises et russes dans les zones stratégiques rend l’administration centrafricaine invisible. Le pouvoir jure de restaurer l’autorité de l’État, mais cette autorité porte désormais des drapeaux étrangers. Pour l’habitant de l’arrière-pays, la justice et l’ordre ne sont plus le fait des lois nationales, mais des règles imposées par ces mercenaires. Le résultat est une stabilité artificielle, une paix de façade maintenue par la peur, loin de la réconciliation nationale tant vantée.

 

Le prix d’un maintien au pouvoir

Le choix de cette sous-traitance sécuritaire indique la méfiance du régime envers son propre peuple et sa propre armée. Pour durer, le dictateur de Bangui a fait le choix du fer étranger contre le dialogue avec ses compatriotes. Cette stratégie enferme la RCA dans un cycle de dépendance où chaque jour de pouvoir supplémentaire se paie par une parcelle de souveraineté en moins. La 7ème République commence ainsi sous l’influence directe de puissances extérieures, laissant les Centrafricains spectateurs du partage de leurs terres.

 

Par Alain Nzilo

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Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadjim sur la « culture du pillage »

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Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadim  sur la « culture du pillage »

 

Crédit Mutuel de Centrafrique : Les révélations chocs de l'administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadim  sur la « culture du pillage »
Jacob Mbaïtadjim, administrateur du CMCAirecteur général des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA). Photo RNLEmmanuel Samboli Fils.

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le climat est électrique au sein des Caisses Mutuelles de Centrafrique (CMCA). Alors qu’une partie du personnel manifeste pour réclamer son départ, l’administrateur provisoire, Jacob Mbaïtadjim, brise le silence.

 

Dans un entretien à la radio Ndékè-luka, monsieur Jacob Mbaïtadjimdécrit une institution qui a frôlé la liquidation et dénonce un système de corruption généralisé au sein de l’ancienne direction du CMCA. Une institution au bord de chute À son arrivée l’année dernière.

 

Le constat de Jacob Mbaïtadjim est sans appel : la situation est « catastrophique ». L’institution était à deux doigts de mettre la clé sous la porte, incapable de restituer l’épargne à ses sociétaires. Mandaté en urgence par la Commission bancaire avec l’appui du gouvernement, l’administrateur n’avait qu’un mois pour décider du sort de la CMCA : la restructuration ou la liquidation pure et simple.

 

 La fin de la « culture du servir-soi »

Le cœur du problème, selon l’administrateur Mbaïtadjim, ne réside pas dans un manque de ressources, mais dans une culture managériale dévoyée. « J’ai hérité d’une culture où l’argent des épargnes déposées était la propriété des dirigeants sociaux », martèle-t-il.

 

Jacob Mbaïtadjim pointe du doigt une organisation où la compétence était absente au profit d’un système où « chacun se sert comme il veut ». Cette « ancienne culture » aurait permis la dilapidation des fonds par le biais de :

 Faux crédits : Des emprunts accordés sans garanties, souvent avec la complicité interne.

 

Obstruction au recouvrement : Des agents qui, envoyés sur le terrain pour récupérer les dettes, protégeaient les débiteurs en prétendant leur décès ou en les incitant à fermer boutique.

 

Malversations internes : Plusieurs cadres et agents font l’objet de procédures judiciaires pour vol, certains étant déjà incarcérés dans les centres de détention de Ngaragba et de Bimbo.

 

La résistance au changement

Pour l’administrateur, la manifestation actuelle d’une partie du personnel,  placé en chômage technique pour trois mois,  n’est rien d’autre qu’une réaction de défense de ceux qui profitaient du désordre. En engageant un plan de restructuration validé par la COBAC (Commission Bancaire de l’Afrique Centrale) et en recrutant de nouveaux cadres compétents, il affirme avoir coupé les circuits de la corruption.

 

 « Quand tu fais des réformes et que les gens t’applaudissent, c’est que tu n’es pas dans le bon chemin », affirme-t-il pour justifier la contestation dont il fait l’objet.

 

 Un vent de modernisation

Malgré les tensions, Jacob Mbaïtadjim se veut rassurant. Il assure que les dépôts augmentent et que la gouvernance s’est modernisée. Un cabinet international a d’ailleurs été sollicité pour réaliser un audit complet de la gestion entre 2021 et 2025 afin de faire toute la lumière sur les comptes de l’institution.

 

L’enjeu est de taille : avec 32 000 épargnants centrafricains, la chute de la CMCA provoquerait une onde de choc majeure sur l’ensemble du système financier et de l’économie du pays. Pour l’heure, l’administrateur reste ferme : sa mission est de sauver la maison, envers et contre ceux qu’il appelle les « pilleurs du passé ».

 

Par Anselme Mbata

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Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

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Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres

Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney démonte une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministre d’État en charge de l’Éducation nationale a signé plusieurs arrêtés proclamant l’admission de candidats au baccalauréat des sessions 2003 et 2013. Son explication : les procès-verbaux de délibération auraient été détruits lors d’actes de vandalisme dans les archives du ministère. Vingt-trois ans après pour les uns, treize ans après pour les autres. Et c’est maintenant, en 2026, que le gouvernement s’en aperçoit.

 

Me MBOE Dédé-Vianney, docteur en droit et ancien Coordonnateur-Chef du Conseil Permanent chargé de la Réforme de l’Administration Centrafricaine, ne s’embarrasse pas de précautions oratoires : ce que le gouvernement a fait est illégal, et il le démontre point par point dans la revue Le Reflet.

 

Un diplôme ne se décrète pas

 

Me MBOE Dédé-Vianney part d’un principe que tout juriste connaît : le baccalauréat est un titre académique attribué exclusivement par un jury souverain. Pas par un ministre. Pas par un arrêté. Jamais. Sans délibération de jury, il n’y a pas d’admission. Sans procès-verbal, il n’y a pas de preuve juridique. Sans preuve juridique, il n’y a pas de diplôme. La logique est implacable, le droit est clair, et le gouvernement l’a brisé délibérément.

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney souligne avec une précision chirurgicale, c’est que la faute ne se limite pas au ministre signataire. Le Conseil des ministres lui-même a autorisé la manœuvre. Ce sont donc tous les membres du gouvernement qui portent la responsabilité politique de cette dérive. Mettre en cause le seul ministre de l’Éducation nationale serait, selon Me MBOE Dédé-Vianney, «trop simple, voire simpliste». La décision a été discutée, validée et couverte par la plus haute instance exécutive du pays.

 

Une manœuvre politique déguisée en réparation administrative

 

Me MBOE Dédé-Vianney ne dit pas seulement que c’est illégal. Il dit aussi pourquoi ça a été fait. Les bénéficiaires de ces arrêtés seraient, selon son analyse, des soutiens et adeptes du Mouvement des Cœurs Unis, le parti au pouvoir. Des diplômes-récompenses, distribués par voie réglementaire en échange de services électoraux rendus. Un système éducatif transformé en distributeur de faveurs politiques.

 

Cette lecture, Me MBOE Dédé-Vianney l’étaye avec méthode. Il rappelle que des solutions légales existaient : organiser une session exceptionnelle de rattrapage, comme le gouvernement de salut public l’avait fait en 1979-1980 ; concevoir des épreuves spécifiques d’évaluation ; ou reconstituer les résultats devant un jury ad hoc. Toutes ces voies respectent le principe fondamental que le gouvernement a choisi d’ignorer : seul un jury d’examen peut proclamer une admission au baccalauréat.

 

Des arrêtés voués à l’annulation

 

Sur le plan juridique, Me MBOE Dédé-Vianney est catégorique : les arrêtés des deux ministres de l’Éducation nationale sont sans effet de droit. Ils sont entachés d’une absence totale de base légale. Un procès-verbal de jury n’est pas un acte administratif révocable — contrairement à un arrêté ministériel, qui lui peut être retiré ou annulé. En remplaçant l’un par l’autre, le gouvernement n’a pas résolu un problème juridique. Il en a créé un autre, plus grave.

 

Les conséquences pour les candidats concernés sont réelles. Leurs diplômes seront difficilement opposables à l’étranger, vulnérables devant un juge, potentiellement rejetés par les institutions universitaires africaines et internationales. En voulant les récompenser, le gouvernement les a fragilisés.

 

Le gouvernement centrafricain face à son propre effondrement institutionnel

 

Ce que Me MBOE Dédé-Vianney pointe derrière cette affaire de baccalauréat, c’est quelque chose de bien plus large. Révocation de juges inamovibles, référendum anticonstitutionnel, éligibilité illégale à la présidentielle : le gouvernement accumule les violations des règles les plus élémentaires de l’État de droit. L’attribution de diplômes par arrêtés n’est qu’un épisode de plus dans cette longue séquence de désinvolture juridique.

 

Me MBOE Dédé-Vianney conclut avec une exigence simple : les arrêtés doivent être retirés. Un jury doit être constitué. Une procédure régulière doit être engagée. Et si le gouvernement centrafricain veut restaurer sa crédibilité, il doit cesser de confondre pouvoir politique et compétence juridique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, il est temps de mettre fin à l’intrusion des forces Wagner en RCA et remettre la sécurité entre les mains des FACA

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Pour l’opposant Martin Ziguelé, il est temps de mettre fin à l’intrusion des forces Wagner en RCA et remettre la sécurité entre les mains des FACA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour l’opposant Martin Ziguelé, il est temps de mettre fin à l’intrusion des forces Wagner en RCA et remettre la sécurité entre les mains des FACA
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le député de Bocaranga et ancien premier ministre Martin Ziguelé exige désormais à Touadéra de remettre la sécurité entre les mains des FACA et mettre fin à l’intrusion des forces non régulières qui monopolisent tout en RCA

L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a exigé un retour à l’ordre constitutionnel sur la question de la sécurité.

Martin Ziguelé reconnaît qu’il y a eu des progrès dans ce domaine, mais il pose une question essentielle : la sécurité totale et entière du territoire, de la population et des biens est-elle vraiment garantie par les forces de défense et de sécurité centrafricaines, comme le prévoit la Constitution ?

Il dénonce sans détour que ce chantier a été perverti par l’intrusion des forces non régulières et non centrafricaines. Martin Ziguelé cible intentionnellement les groupes Wagner et les autres forces africaines qui monopolisent actuellement la sécurité en République centrafricaine.

Sa solution est claire et directe : il faut remettre la sécurité du pays entre les mains des FACA. Tout appui venu de l’extérieur doit uniquement servir à renforcer les capacités des forces armées centrafricaines, et non remplacer leur rôle.

Martin Ziguelé (MLPC/BRDC) insiste pour que les soldats centrafricains reprennent pleinement leur mission constitutionnelle et que l’intrusion des forces non régulières cesse.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Nadine Kossi appelle à une parité accrue au nouveau bureau de l’Assemblée national

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Nadine Kossi appelle à une parité accrue au nouveau bureau de l’Assemblée national

Madame Nadine Kossi, Président de l’association Action solidaire. Photo Courtoisie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’ouverture de la huitième législature sous la septième République des bras cassés marque un tournant décisif pour la vie politique nationale. Dans ce contexte de renouveau institutionnel, la Présidente de l’association action solidaire Nadine Kossi a adressé un message fort aux parlementaires, plaçant la représentativité et l’équité au cœur des priorités de cette session inaugurale. Pour la rédaction de CNC, cet appel souligne l’urgence de transformer les structures de pouvoir internes pour mieux refléter la diversité de la société.

 

 Un mandat sous le signe de la responsabilité nationale

Nadine Kossi rappelle d’emblée que ce moment solennel ne représente pas uniquement une continuité administrative, mais une chance de consolider les fondements de l’État de droit. Les députés, investis de la confiance de leurs concitoyens, sont appelés à répondre aux aspirations de progrès et de stabilité. Selon l’analyse de l’autrice, la responsabilité des élus consiste à porter une voix authentique et à travailler sans relâche pour l’unité de la Nation.

 

 Le leadership féminin comme levier de performance

Au centre de l’intervention de Nadine Kossi, la question de la place des femmes députées au sein de l’institution occupe une place prépondérante. L’autrice insiste sur le fait que la simple présence numérique ne suffit plus. Pour la Président de l’action solidaire, l’enjeu réside dans la capacité des femmes à devenir des actrices majeures des décisions stratégiques.

 

Compétence et vision : Les femmes parlementaires apportent des atouts essentiels pour un Parlement plus inclusif.

Justice et équité : Accorder une place considérable aux femmes au sein du futur bureau de l’Assemblée est présenté comme un acte de justice nécessaire.

Qualité de la gouvernance : Promouvoir le leadership féminin renforce directement l’efficacité et la crédibilité de l’institution parlementaire.

 

 Vers un Parlement représentatif et efficace

En appelant à une représentation accrue dans les instances décisionnelles du bureau, Nadine Kossi souhaite envoyer un signal fort en faveur du progrès social. Pour la rédaction de CNC, cette démarche vise à moderniser l’image du Parlement tout en garantissant une gouvernance plus équilibrée. L’autrice exhorte les députés à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité pour que cette session soit guidée par le dialogue et la recherche constante de l’intérêt général.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé empêché de sortir du territoire centrafricain, son passeport confisqué

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Centrafrique : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé empêché de sortir du territoire centrafricain, son passeport confisqué

Centrafrique : l’opposant Anicet-Georges Dologuelé empêché de sortir du territoire centrafricain, son passeport confisqué
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime de Faustin-Archange Touadéra montre désormais ses vraies couleurs. Ce mardi, l’opposant Anicet-Georges Dologuélé a été empêché de prendre son vol à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

 

Alors qu’il répondait à une invitation officielle de l’Union africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, le leader de l’URCA s’est vu barrer la route par le commissaire de l’aéroport.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, obtenues directement auprès de sources au sein de l’immigration, les autorités justifient cet acte par une fin de mandat. Pour le commissaire de police interrogé par CNC, Dologuélé n’est plus député de la septième législature depuis le 30 avril dernier. En conséquence, son passeport diplomatique ne serait plus valable et a été confisqué sur-le-champ.

 

Mais derrière ce prétexte administratif se cache une réalité bien plus sombre. En privant l’opposant de son passeport et de sa liberté de mouvement, Touadéra applique une stratégie de mort lente. C’est une méthode connue qui consiste à laisser pourrir la situation de ses adversaires politiques pour les détruire à petit feu.

 

Cette situation rappelle étrangement le sort de l’ancien président Ange-Félix Patassé. En son temps, François Bozizé l’avait empêché de quitter le pays pour aller se soigner. Patassé n’a pu partir qu’au dernier moment, pour mourir dès son arrivée au Cameroun. Aujourd’hui, l’ex-premier ministre de Bozizé, devenu à son tour Président, semble vouloir utiliser le même procédé contre Dologuélé.

 

Après lui avoir refusé la délivrance d’un passeport l’année dernière, le pouvoir passe à la vitesse supérieure en l’enfermant à l’intérieur des frontières nationales. La dérive autoritaire de Bangui ne se cache plus.

 

Nous reviendrons avec plus de détails sur cette affaire dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Coup de force à l’Assemblée Nationale : Le plan de Touadéra et Ngamana pour évincer Sarandji du perchoir

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 Coup de force à l’Assemblée Nationale : Le plan de Touadéra et Ngamana pour évincer Sarandji du perchoir

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis quelques semaines, le climat politique à Bangui prend une tournure inattendue. Faustin Archange Touadéra et Evariste Ngamana semblent avoir accordé leurs violons pour écarter Simplice Mathieu Sarandji de la présidence de l’Assemblée Nationale. Ce qui se joue actuellement dans les couloirs du pouvoir ressemble à un règlement de comptes mûri depuis plusieurs années. Au toile de fond de cette histoire,  il y’a des secrets administratifs et manœuvres électorales de dernière minute qui se jouent.

 

 L’origine de la discorde : l’affaire du faux diplôme de Ngamana

Pour comprendre cette hostilité, il faut remonter à l’époque où Faustin Archange Touadéra occupait le poste de Recteur de l’Université et Simplice Mathieu Sarandji celui de Secrétaire Général. À cette période, sous la présidence de François Bozizé, Evariste Ngamana avait soumis son dossier, jouant ses diplômes également au dossier   pour intégrer la fonction publique parlementaire.

 

Alors, la commission chargée d’étudier le dossier d’intégration avait procédé à la vérification des références académiques. À l’université de Bangui, les dossiers arrivent au bureau du secrétariat de l’université. Évidemment, Simplice Mathieu Sarandji qui, après vérification, avait rédigé et signé le rapport officiel notifiant que le diplôme présenté par Ngamana était un faux. Ce document, longtemps resté confidentiel, a fini par apparaître sur les réseaux sociaux au moment où Ngamana accédait à la première vice-présidence de l’Assemblée. Alors, depuis cette fuite, Ngamana voit en Sarandji l’homme à abattre, celui qui détient la preuve de son imposture académique.

 

 La stratégie de l’infiltration électorale

Ne parvenant pas à faire tomber Sarandji par des motions de censure classiques, Evariste Ngamana a investi le terrain technique digne des parrains mafieux. Il a réussi à placer l’une de ses maîtresses à la tête du service informatique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE). Malgré les alertes des commissaires de l’ANE sur l’incompétence de cette responsable placée par Ngamana, ce dernier a réussi une fois de plus à convaincre le Chef de l’État Faustin-Archange Touadera et le ministre de l’Administration du Territoire de maintenir sa maîtresse en poste, prétextant des pressions de l’opposition.

 

Le résultat de ce maintien s’est fait sentir lors du premier tour des législatives. Des candidats ayant obtenu très peu de voix ont vu leurs scores augmenter de manière inexpliquée dans le système informatique. Cette manipulation aurait permis à Ngamana de s’assurer une base d’environ 50 députés “élus” frauduleusement dès le premier tour, prêts à voter pour lui lors de l’élection du perchoir. Parmi ces candidats élus frauduleusement, figure Fleury Pabandji de Bouar 1.

 

La stratégie mise en place, et un calendrier forcé pour devancer le droit

Le calcul est simple : sur 140 sièges, 50 députés ne suffisent pas pour garantir la victoire de Ngamana si l’on attend la fin complète du processus électoral. Pour sécuriser son accession à la présidence de l’Assemblée, le clan Ngamana-Touadéra a choisi de brusquer les institutions.

 

L’ouverture de la première session de la huitième législature ce lundi 04 mai 2026 a été lancée alors que le deuxième tour est encore en cours. Cette précipitation vise à installer les députés déjà validés et à organiser le vote du bureau de l’Assemblée avant que l’équilibre des forces ne puisse changer avec l’arrivée des élus du second tour.

 

 Un précédent dangereux

Si ce plan arrive à son terme, la République Centrafricaine verrait, pour la première fois, un homme dont le diplôme a été officiellement déclaré faux par les autorités universitaires accéder à la deuxième personnalité de l’État. Evariste Ngamana, comme tout le monde le sait, est un chef de milice sans scrupules, utilise le mensonge et la pression pour effacer son passé et prendre la place de son ancien supérieur, Simplice Mathieu Sarandji. La tension est à son comble alors que les institutions semblent céder sous le poids de cette stratégie de conquête rapide du pouvoir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Il annonce qu’il sera le prochain président centrafricain : le plan de Sana Bangui dénoncé par le personnel de la BEAC

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Il annonce qu’il sera le prochain président centrafricain : le plan de Sana Bangui dénoncé par le personnel de la BEAC

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Neveu du dictateur de Bangui en exercice, le Gouverneur de la BEAC Sana Bangui  ne cache plus son projet de succession dynastique, affirmant régulièrement qu’il prendra le pouvoir à Bangui après son oncle.

 

Un document explosif circule depuis le 1er février 2026 dans les cercles bancaires et médiatiques d’Afrique centrale. Le personnel de la BEAC y expose un montage politique qu’ils qualifient d’incompatible avec les fonctions de Gouverneur. Sana Bangui utiliserait son poste pour préparer sa succession à la tête de la République centrafricaine.

 

Dans leur alerte formelle, les agents expliquent que le Gouverneur “affirme également, pour se conférer une stature qu’il n’a pas, être le prochain Président de la République centrafricaine, au cours ou à l’achèvement de son mandat actuel de gouverneur”. Ces déclarations répétées créent selon eux une confusion dangereuse entre l’institution monétaire régionale et des projets politiques nationaux.

 

Le personnel rappelle que Sana Bangui “met en avant ses liens familiaux directs avec la Présidence centrafricaine (son oncle en est le Président)”. Cette parenté directe expliquerait comment il a obtenu un poste normalement réservé à la République centrafricaine au sein de la rotation des gouverneurs. La fonction servirait ainsi de tremplin vers la magistrature suprême.

 

Les employés dénoncent également ses revendications concernant le Gabon. Selon eux, le Gouverneur déclare “avoir contribué largement et de manière déterminante à l’élection du Président actuel” gabonais. Il invoquerait ces “prétendus soutiens politiques” pour asseoir son autorité et échapper au contrôle des instances régionales.

 

Ces affirmations créent pour le personnel “une confusion délétère entre l’institution monétaire régionale, censée être neutre et indépendante, et des agendas électoraux nationaux particuliers, des intérêts politiques et des stratégies personnelles d’accession au pouvoir”. La BEAC se transformerait ainsi en plateforme politique personnelle au service d’ambitions dynastiques.

 

Le document va plus loin dans la dénonciation. Les agents estiment que ces revendications “consacrent, en plus, un manque de respect à l’égard des Présidents gabonais et centrafricain dont il laisse entendre que leurs influences seraient prépondérantes, dans la gestion de la BEAC, que les quatre autres Chefs d’États de la CEMAC”. Cette posture créerait un déséquilibre dans la gouvernance régionale.

 

Le personnel pointe la stratégie d’affranchissement de Sana Bangui vis-à-vis de sa hiérarchie légitime. Ils écrivent que “le Gouverneur Sana Bangui revendique publiquement une indépendance totale vis-à-vis des Ministres membres du Comité Ministériel, s’abritant derrière une prétendue légitimité supérieure qu’il prétend tirer de la Conférence des Chefs d’État”. Cette posture serait le socle d’une gouvernance sans contrôle.

 

Les employés qualifient cette attitude de “dérive institutionnellement destructrice” qui “n’est nullement une dérive isolée, une erreur d’appréciation ou une maladresse ponctuelle, mais constitue le socle délibéré d’une gouvernance autocratique hors-sol, dépourvue de tout contrôle et de toute reddition de comptes”. La Banque Centrale fonctionnerait comme un fief personnel.

 

L’instrumentalisation politique atteint son paroxysme selon le personnel lorsque le Gouverneur utilise ses connexions présumées pour imposer des décisions arbitraires. L’affaire Nguelle Obame en constitue une illustration. Michel Dzombala aurait “délibérément agi sous le couvert protecteur et en manipulation constante de M. Sana Bangui, lequel prétend lui-même agir sous le couvert de ses relations privilégiées proclamées avec la Présidence gabonaise”.

 

Dans cette affaire, les deux hommes auraient “délibérément ignoré les recours, sous plusieurs formes, de hauts responsables gabonais” et “violé les textes réglementaires impératifs de la BEAC”. Le personnel y voit la preuve d’un système où les parrainages politiques réels ou supposés permettent de contourner toutes les règles institutionnelles.

 

Ces manœuvres s’inscrivent dans une stratégie plus large de capture institutionnelle. Le personnel dénonce “une stratégie délibérée d’affranchissement de cette tutelle légitime, convertie en une véritable dissidence institutionnelle, une rébellion administrative et en un déni ouvert de l’autorité hiérarchique établie”. La BEAC échapperait totalement au contrôle prévu par ses textes fondateurs.

 

Le Conseil d’Administration et le Comité Ministériel, pourtant hiérarchie directe du gouvernement selon l’Article 47.7 des Statuts, seraient traités avec mépris. Le personnel constate que “la défiance est dirigée avec mépris vers le Conseil d’Administration et le Comité Ministériel, institutions pourtant souveraines et légitimes”. Ces organes de décision n’auraient plus aucune prise sur le Gouverneur.

 

Le Comité d’Audit lui-même aurait été détourné de sa mission. Les agents affirment qu’il “est désormais ouvertement considéré et traité comme une simple ‘moquette’ docile du gouvernement de la Banque, un instrument bureaucratique subordonné et un outil de validation automatique”. Ce renversement hiérarchique anéantirait toute surveillance indépendante.

 

La complicité du Ministre Ebe Molina Ivan, Président du Conseil d’Administration, est particulièrement pointée. Le personnel le présente comme “le soutien indéfectible et actif de M. Abbas Mahamat Tolli durant l’intégralité de son mandat catastrophique”. Cette alliance aurait facilité une gestion opaque et frauduleuse de l’institution.

 

En retour, Abbas Mahamat Tolli aurait “manœuvré de manière décisive, active et déterminante pour assurer l’accession controversée de M. Sana Bangui au poste suprême de Gouverneur”. Les agents y voient un pacte implicite formant “une chaîne de commandement basée sur le trio Abbas Tolli-Ebe Molina et Sana Bangui, agencement mafieux exclusivement dévouée à l’opacité, à la fraude et à des dérives managériales établies et protégées”.

 

Cette capture institutionnelle s’accompagne de graves violations des droits du personnel. Le document dénonce des crimes sexuels commis par le Gouverneur contre deux agents féminines. Mademoiselle Ayi Bacale Esperanza Ramona aurait subi “une tentative de conquête sexuelle violente, d’attouchements sexuels répétés et de gestes brutaux caractérisant sans équivoque possible une tentative de viol”.

 

Face au refus de cette informaticienne qui était sa collaboratrice, Sana Bangui aurait orchestré “une mesure caractérisée de torture administrative dès l’instant où il a été désigné gouverneur : sa mutation forcée et punitive vers Ebibeyin, zone géographiquement isolée et dépourvue de plateau médical spécialisé approprié”. Cette décision aurait été prise en connaissance de ses pathologies graves.

 

La mutation aurait “directement provoqué une dégradation dramatique de son état de santé, nécessitant en urgence une évacuation sanitaire internationale vers l’Afrique du Sud”. Le personnel qualifie cet acte de “mise en danger délibérée de la vie d’autrui, infraction pénale grave sanctionnée par l’ensemble des législations applicables”.

 

Mademoiselle Susana Jones Lajay aurait connu un sort comparable. Elle aurait “subi des avances sexuelles insistantes, menaçantes et agressives ainsi que des tentatives répétées d’attouchements physiques de la part du Gouverneur Sana Bangui, alors qu’il était son supérieur hiérarchique direct comme Directeur des systèmes d’information”. Son refus lui aurait valu une mutation punitive vers Malabo.

 

Ces mutations violent l’Article 35 du Statut des agents qui impose un préavis de trois mois et l’avis du Directeur National. Les deux femmes ont été mutées le 30 août 2024 pour une prise de fonction le 1er octobre suivant. Le personnel note que “le non-respect délibéré et systématique du préavis légal impératif de trois mois et l’absence totale d’avis préalable formalisé du Directeur National confirment la nature manifestement illégale, exclusivement malveillante et intentionnellement criminelle de ces décisions”.

 

Les agents rappellent que ces actes violent gravement le Code de Déontologie de la BEAC. Ils citent notamment l’Article 28 qui interdit le harcèlement sexuel, l’Article 27 qui prohibe le harcèlement moral, et l’Article 21 qui impose le respect de la dignité des personnes. Ces dispositions “sont directement applicables aux membres du gouvernement qui sont d’autant plus obligés à les respecter”.

 

La responsabilité collective du gouvernement est engagée selon l’Article 47.7 des Statuts qui établit que “le gouvernement de la banque centrale recrute, nomme et révoque l’ensemble du personnel”. Le personnel en conclut que “le silence complice, l’assistance passive ou l’inaction délibérée des autres membres du gouvernement de la BEAC ne constitue nullement une posture de neutralité admissible mais constitue objectivement et juridiquement une complicité pénale active”.

 

La passivité du Ministre Ebe Molina et de son compatriote Engonga Obiang est particulièrement condamnée. Les deux femmes victimes sont équato-guinéennes, et ces responsables auraient été informés des faits. Le personnel invoque le Code Pénal de Guinée Équatoriale qui sanctionne “l’omission du devoir de secours” et “l’omission du devoir d’empêcher des délits”.

 

Les autres membres du gouvernement, Dzombala, Nsom, Djibrine et Lendjondjo, seraient également complices “en ayant participé aux représailles mises en œuvre contre ces deux dames innocentes”. Leur responsabilité solidaire serait engagée au titre de l’Article 47.7 des Statuts, les rendant passibles des mêmes peines que l’auteur principal.

 

Les infractions pénales caractérisant ces faits sont multiples selon le personnel. Ils citent la tentative de viol “punie de 10 ans d’emprisonnement dans plusieurs législations dont les législations française et américaine”, le harcèlement sexuel aggravé, la mise en danger de la vie d’autrui, et les violences volontaires. Ces qualifications relèvent de trois législations convergentes.

 

Au Cameroun, siège de la BEAC et lieu de commission des infractions, l’Article 296 du Code Pénal sanctionne le viol et sa tentative. L’Article 302-1 punit le harcèlement sexuel commis par abus d’autorité. L’Article 228 réprime la mise en danger de la vie d’autrui. La loi portant Code du travail complète ce dispositif avec des dispositions sur le harcèlement.

 

En Guinée Équatoriale, nationalité des victimes, la Ley 2/1990 protège contre les violences en milieu professionnel. Le Code Pénal réprime les atteintes à l’intégrité sexuelle et l’abus d’autorité. En République centrafricaine, nationalité de Sana Bangui, les Articles 116 et suivants sanctionnent ces mêmes infractions. Le principe de compétence personnelle active permet de poursuivre les ressortissants pour des crimes commis à l’étranger.

 

Le personnel justifie le recours aux juridictions internationales par l’instabilité juridique de la zone CEMAC. Ils écrivent que “l’indépendance effective des magistrats est entravée par des pressions de plusieurs ordres”. Les juridictions françaises et américaines offrent selon eux “l’impartialité effective des débats, l’indépendance réelle des juridictions” et permettent “de frapper personnellement les auteurs de ces crimes là où ils possèdent des intérêts patrimoniaux substantiels”.

 

Les saisines annoncées ne constituent pas “une posture de négociation, mais comme une démarche procédurale fondée sur le principe de compétence extraterritoriale de juridictions françaises et américaines”. Le Procureur de la République de Paris sera saisi au titre de l’Article 40 du Code de procédure pénale pour tentative de viol, harcèlement sexuel aggravé et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

 

Le Défenseur des Droits français et l’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail seront également mobilisés. Aux États-Unis, plusieurs instances compétentes seront saisies compte tenu des actifs et déplacements réguliers des personnes mises en cause. L’immunité diplomatique ne couvrira pas ces crimes de nature personnelle selon la jurisprudence internationale.

 

Le personnel rappelle que “l’absence de prise en compte de faits jugés graves exposés ci-après doit être analysée comme une obstruction ou une complicité, et expose personnellement les administrateurs et les membres du Comité Ministériel à des poursuites individuelles devant des juridictions répressives internationales compétentes”. Les émoluments récents et qualifiés d’indécents pourraient être compris comme des tentatives de corruption.

 

L’alerte s’appuie sur le dernier rapport du Comité d’Audit qui fait “obligation expresse au Gouvernement de la Banque de mettre en place des mécanismes de lancement d’alerte assortis de tous les dispositifs de protection”. Le personnel exerce ainsi son “devoir de loyauté envers l’Institution et de l’obligation de signalement de faits susceptibles d’être délictueux”.

 

La Convention des Nations Unies contre la Corruption, dite Convention de Merida, protège explicitement dans son Article 33 les personnes qui communiquent des informations sur des actes de corruption ou d’abus de pouvoir. Les agents indiquent que leur démarche s’inscrit dans “les standards internationaux de Transparence et de Lutte contre la Corruption, ainsi que dans les dispositifs de protection des lanceurs d’alerte”.

 

La responsabilité fiduciaire des membres du Conseil d’Administration et du Comité Ministériel est engagée au titre de leur obligation de diligence raisonnable. Le personnel avertit que “l’ignorance des faits ou l’invocation d’immunités ne saurait faire obstacle aux procédures, au motif que certaines personnes mises en cause séjournent régulièrement, disposent d’actifs et circulent dans des juridictions françaises et américaines susceptibles d’être saisies”.

 

Le mandat du Ministre Ebe Molina à la présidence des organes de décision s’est caractérisé selon les agents par “des manquements éthiques et une stratégie présentée comme une capture institutionnelle au profit d’intérêts claniques et relationnels, au détriment de l’indépendance et de la neutralité attendues”. Il aurait priorisé “la préservation d’avantages matériels personnels et d’émoluments, ainsi que la sauvegarde de son poste ministériel”.

 

La perception régulière d’émoluments substantiels est attestée par “des documents officiels portant sa signature, ayant circulé sur les réseaux sociaux”. Le personnel y voit “un précédent préjudiciable à l’image de la BEAC”. Face aux violations de textes, crimes sexuels et détournements dénoncés, Ebe Molina aurait adopté “une posture d’inaction d’autant plus grave que les crimes sexuels et les tortures administratives reconnus avaient pour cibles deux de ses compatriotes”.

 

Il aurait finalement été “absent des dernières réunions de son mandat, après d’ultimes magouilles financières avec le gouvernement de la BEAC”. Le personnel interprète cette absence comme “une désertion de responsabilité”. Cette démission morale intervient au moment où des changements de gouvernance étaient attendus en janvier 2026.

 

Le gouvernement de la BEAC aurait anticipé que “la nouvelle configuration ne garantirait plus ni l’atonie du Conseil d’Administration, ni la poursuite d’une vassalisation du Comité d’Audit”. Sana Bangui se serait alors “permis de prendre une folle initiative visant à tenter de modifier le mécanisme institutionnel de rotation statutaire de la Présidence du Comité d’Audit” en invoquant un argument pays.

 

Cette tentative a été “rejetée, avec une humiliation du Gouverneur Sana”. Le personnel présente cette alerte comme “un dispositif destiné à restaurer l’État de droit au sein de la BEAC et à protéger l’intégrité de la monnaie commune, en indiquant qu’il s’agit d’un dernier rempart institutionnel”. Les citoyens des six pays membres auraient le droit de savoir comment leur institution monétaire est gérée par un homme préparant sa succession dynastique​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra, écoute ce que le Professeur Franklin Nyamsi te dit : Fermez un peu tes tirs nocturnes contre les jeunes filles, tu risques ta vie pour rien

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Touadéra, écoute ce que le Professeur Franklin Nyamsi te dit : Fermez un peu tes tirs nocturnes contre les jeunes filles, tu risques ta vie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Philosophe camerounais Franklin Nyamsi, depuis sa résidence parisienne,  lance un avertissement direct et sans concession au dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera sur les réseaux sociaux. Dans son message d’alerte fraternelle, le philosophe camerounais, qui paraît étonnamment bien renseigné sur le quotidien de Baba Kongoboro, met en garde le chef de l’État contre les dangers liés à une intimité largement ouverte.

 

Il observe que les hommes en situation de pouvoir, surtout en Afrique, peuvent être tentés de multiplier les conquêtes du cœur une fois leur position consolidée. À Bangui, cette réalité dépasse largement les rumeurs : en plus de ses deux épouses officielles, le Président entretient selon les informations qui circulent un nombre impressionnant de maîtresses, au point que les quartiers de la capitale, les milieux du gouvernement et la rue entière en parlent ouvertement. Tout Bangui et Corbeau News Centrafrique ont même popularisé le surnom Baba Kongoburu pour désigner cette situation qui fait de lui un véritable tireur d’élite en matière de femmes.

 

Le Professeur Franklin Nyamsi semble si précis dans ses descriptions qu’on se demande comment il obtient des détails aussi concrets, comme s’il marchait chaque jour aux côtés du Président. Il rappelle que beaucoup de grands leaders africains ont payé de leur vie cette faiblesse : empoisonnement, épuisement ou liens avec des milieux interlopes. Pour lui, le Centrafrique ne peut pas se permettre de perdre son Président à cause de cela.

 

C’est pourquoi il lui demande fermement de fermer les vannes de son intimité et de la sécuriser. En tant que Chef de l’État et Chef suprême des Forces armées, Touadéra n’appartient plus à lui-même : il appartient entièrement au peuple centrafricain. Le message, porté par un cadet en âge et un collègue académique qui garde un profond respect et une grande admiration pour Faustin Archange Touadéra, vise à protéger sa vie et celle de la nation.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : quel est le rôle exact de la SRI ? Torture, racket, vol, ou alors est-elle le bras armé du régime ?

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quel est le rôle exact de la SRI ? Torture, racket, vol, ou alors est-elle le bras armé du régime

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie est aujourd’hui au cœur d’un débat houleux. Initialement mise en place pour les dossiers de grande envergure, comme les crimes économiques ou les enquêtes criminelles complexes, cette unité semble avoir totalement dévié de sa trajectoire légale pour devenir un instrument d’intimidation et de pression politique quotidienne.

 

Le constat est grave: Depuis plusieurs années, la SRI s’occupe désormais de tout, sauf de ce qui relève de sa véritable compétence. On y traite des affaires qui devraient normalement être réglées par un chef de quartier ou dans un simple commissariat d’arrondissement. Qu’il s’agisse d’un vol de poulet, d’un cabri disparu ou d’un simple litige de crédit téléphonique, les citoyens sont traînés devant cette section comme s’ils étaient de grands criminels d’État.

 

Plus grave encore, la SRI est devenue le terrain de jeu des rancœurs personnelles. Des affaires de jalousie entre femmes, des disputes de voisinage ou des querelles de terrain y sont transférées pour servir de vengeance. Même des hommes d’Église, des pasteurs, se retrouvent arrêtés et détenus là-bas pour des motifs insignifiants. Cette omniprésence dans la vie civile transforme une unité d’élite en un outil de harcèlement social.

 

“On y traite le vol d’un poulet ou une dispute de jalousie avec la même dureté qu’un crime de haute trahison. La loi n’est plus une règle, mais une arme”, explique à CNC un leader de la société civile centrafricaine.

 

Un climat de terreur quotidien

L’atmosphère à l’intérieur de la SRI est pesante et inhumaine. Dès que l’on franchit le seuil, on change de monde. Les gendarmes ne se comportent pas comme des agents de la force publique soumis au droit, mais comme des maîtres absolus. Les insultes pleuvent, les agents grondent sur les citoyens et le mépris est la règle. Le respect dû à la dignité humaine est totalement ignoré.

 

Les méthodes de traitement des détenus sont révoltantes. La torture et les agressions verbales sont utilisées pour briser les individus. Dans ce lieu, la notion de garde à vue est vidée de son sens : des personnes y sont emprisonnées depuis cinq ou six ans sans jamais voir un juge. C’est une détention totalement illégale qui défie toute logique juridique et humaine.

 

La dérive du ministère public et du commandement

Cette situation est entretenue par un Procureur de la République qui semble avoir oublié sa mission de protection de la population. Au lieu de contrôler les abus de la SRI, il utilise cette brigade, dirigée par le Lieutenant Tykaya, comme un bras armé pour satisfaire les volontés du pouvoir en place ou les intérêts de certains cercles familiaux.

 

Le Procureur, censé être le garant de la légalité, ferme les yeux sur les maltraitances et les violations des droits des détenus. En refusant de collaborer sainement avec les avocats et en multipliant les mandats de dépôt abusifs, il participe activement à l’effondrement de la justice. La SRI n’est plus une section de recherche, c’est une section de répression aveugle qui ne connaît plus de limites.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : la saga continue, les propriétaires bloquent à nouveau l’entrée du ministère des transports, et les gendarmes déployés pour intimider des propriétaires qui ne cèdent plus

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Véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : la saga continue, les propriétaires bloquent à nouveau l’entrée du ministère des transports, et les gendarmes déployés pour intimider des propriétaires qui ne cèdent plus

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les propriétaires des véhicules loués pour la prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra ont de nouveau paralysé l’entrée du ministère des Transports ce mardi 5 mai 2026. Trente-six jours après avoir mis leurs engins à disposition de l’État, ils n’ont pas reçu un seul franc.

 

Voici comment on en est arrivé là.

Le 30 mars 2026, lors de la cérémonie d’investiture au stade 20 000 places de Bangui, des centaines de pick-up, bus et voitures particulières ont été mobilisés pour transporter les invités. Les propriétaires ont accepté, certains d’être payés sans délai. Ce qui a suivi, c’est cinq semaines de humiliations en série.

 

Premier renvoi : le directeur général des Transports, Wenceslas Nguelekoumon, dirige les propriétaires vers l’ONEM. L’ONEM les renvoie vers le ministre des Mines, Ruffin Benam Beltoungou. Le ministre des Mines les renvoie vers l’ONEM. Le directeur de l’ONEM devient injoignable. Téléphones coupés, portes closes, une bureaucratie qui tourne en rond pendant des semaines.

 

Le 10 avril, excédés, les propriétaires tentent de passer par la radio Gouandjika pour rendre l’affaire publique. Fidèle Gouandjika leur réclame 7 500 FCFA. Ils lui remettent 8 000 FCFA. À 14 heures, rendez-vous fixé pour une déclaration en direct. À 14 heures, Fidèle Gouandjika leur annonce que c’est une « affaire politique » et que la diffusion est annulée. Les 8 000 FCFA ne sont jamais restitués.

 

Le 19 avril, trois délégués prennent la route de Damara, à 75 km de Bangui, pour porter le dossier directement à Touadéra. Le chef de l’État les reçoit, écoute, et promet que le problème sera réglé « très vite et en bonne intelligence ».

 

Rien ne vient.

Le 22 avril, retour au ministère des Transports. Le ministre Gautron Djono Ahaba leur dit que lui, il gère les transports collectifs, pas les voitures particulières. Il les renvoie au ministère des Mines. Au ministère des Mines, on leur affirme que le ministre est « en voyage ». Ils le croisent dans la journée en train d’entrer dans son propre bureau.

 

Le 27 avril, première grève. Les propriétaires garent leurs véhicules en travers de l’entrée principale du ministère des Transports. Des négociateurs arrivent avec une nouvelle explication : le ministre des Finances était aux États-Unis, le responsable des décaissements au Trésor, Monsieur Slesson, rentrait d’un séjour médical au Maroc. Une promesse est donnée : paiement avant vendredi. Les propriétaires lèvent le siège.

 

Vendredi passe. Rien.

Ce mardi 5 mai, ils sont de retour pour la deuxième grève. Le ministère est de nouveau bloqué. Les gendarmes et les policiers sont déployés pour les intimider. Les propriétaires répondent qu’on peut les tuer, ils ne bougent pas. Face à cette détermination, les forces de l’ordre se retrouvent elles-mêmes à négocier, sachant très bien que les promesses qui ont précédé ne valaient rien.

 

Ce lundi, selon les informations parvenues à CNC, les autorités auraient dit avoir « statué sur le dossier ». Une formule vague, après cinq semaines de renvois, de portes closes et de promesses non tenues.

 

Il faut le dire clairement : le régime de Baba Kongoboro a mobilisé les biens de ses propres citoyens pour organiser une investiture en grande pompe, et cinq semaines plus tard, il est incapable de payer ce qu’il doit. Ce n’est pas un dysfonctionnement administratif. C’est du vol.

 

Par Alain Nzilo

 

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Second tour des législatives 2026 : la saga des fraudes massives se poursuit et le 7e arrondissement est un exemple parfait de cette mafia électorale

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Second tour des législatives 2026 : la saga des fraudes massives se poursuit et le 7e arrondissement est un exemple parfait de cette mafia électorale  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le second tour des législatives 2026 en RCA bascule dans l’irréel. Selon nos investigations, le 7e arrondissement offre un exemple de fraude absolue où les chiffres ont été totalement réécrits à la volonté après la clôture des bureaux.

 

L’imposture Ndotizo, le gros illettré du régime

Au cœur de cette saga, nous retrouvons Clément David Ndotizo, candidat du parti au pouvoir dont le parcours interroge. Déjà député en 2016 mais battu en 2020, il tente un retour par la force. Ce candidat, bénéficiaire d’un faux baccalauréat délivré par arrêté ministériel, éprouve des difficultés à maîtriser l’écriture de base, rendant sa candidature suspecte. C’est pour favoriser cette figure idiomatique que la machine à fraude s’est activée à Ouango.

 

La preuve par les chiffres : l’école Ouango Sao

L’exemple du bureau de vote n°12 démontre parfaitement cette falsification hors normes. L’analyse des résultats montre une falsification totale des résultats:

 

Le 26 avril (Soir du vote) , les procès verbaux compilés montrent : Christian Limbio Tekpe mène largement avec 95 voix contre 44 pour Ndotizo. Le total est de 139 suffrages pour 142 votants.

 

Le 28 avril (Version falsifiée) : Les chiffres subissent une mutation. Limbio tombe à 10 voix, tandis que Ndotizo est propulsé à 190 voix.

 

Cette modification dépasse l’entendement,  car le nouveau score attribué à Ndotizo (190) est supérieur au nombre total de citoyens ayant réellement voté le dimanche (142).

 

Une inversion généralisée et documentée

Notre équipe a pu consulter une compilation de 18 bureaux de vote qui confirme que le 7e arrondissement est un cas d’école en matière de fraudes massives lors de ce second tour des législatives.

 

D’après les résultats qui ne sont pas sortis des urnes dont CNC a pu consulter, presque tous les bureaux de l’école Ouango Sao et des Jardins d’Enfants Sao présentent la même inversion de colonnes au profit du candidat du pouvoir. Les traces de saisie de l’ANE entérinent ces chiffres fantaisistes que nous contestons aujourd’hui avec preuves à l’appui.

 

Cette saga de fraudes massives est sans doute une altération voulue de la volonté populaire. Les preuves de falsification, les signatures incohérentes et les totaux mathématiquement impossibles démontrent que les résultats ne se constatent plus, mais se fabriquent après coup. Ce premier épisode met en lumière une fourberie que les autorités compétentes ne pourront plus ignorer si elles souhaitent préserver un semblant de démocratie.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : l’éviction des ministres-députés par une simple note de service ou la faillite juridique de la septième république de Touadéra

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Centrafrique : l’éviction des ministres-députés  par une simple note de service ou la faillite juridique de la septième république de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis deux jours, un document refait surface sur les réseaux sociaux dans lequel sept ministres centrafricains ont été remerciés. Oui! C’est par une simple instruction verbale relayée dans un simple courrier. Dans un État de droit, une nomination présidentielle ne se défait pas par note administrative. Pourtant, c’est une réalité pour ce régime qui ne connait rien, seul voler et tuer.

 

En effet, sept ministres nommés par décret présidentiel le 4 janvier 2024 ont reçu leur ordre de départ,  non pas par un acte officiel d’abrogation, mais par une note d’instruction du ministre chargé du secrétariat général du gouvernement Ernest Mada, sur directive directe de Faustin-Archange Touadéra. Hyppolite Ngaté, Pierre Somse, Maxime Balalou, Josiane Bemakassoui, Arthur Piri, Simplice Zingas et Thierry Kamach font partie de ceux que CNC a épinglés dans son dernier baromètre pour leur bilan chaotique. Tous siègent désormais à l’Assemblée nationale pour la session extraordinaire en cours. Mais plusieurs refusent toujours de rendre leurs véhicules de commandement.

 

Ce refus mérite attention. Il dit quelque chose sur la manière dont ces responsables ont exercé leurs fonctions et dont ils entendent quitter le pouvoir. En droit, le principe du parallélisme des formes est sans ambiguïté : ce qu’un décret a institué, seul un décret peut le défaire. Congédier un membre du gouvernement par note de service revient à produire un acte dépourvu de base légale, contestable devant toute juridiction administrative.

 

La situation de Félix Moloua est encore plus difficile à comprendre. Dans sa correspondance, Ernest Mada qualifie le chef du gouvernement de « Premier ministre par intérim », sans que Moloua ait démissionné, sans qu’aucun texte n’ait constaté une vacance du poste. Un Premier ministre en exercice ne devient pas intérimaire parce qu’un collaborateur de la présidence l’a écrit dans un courrier. Tout acte signé sous cette dénomination est juridiquement nul.

 

Pour plusieurs responsables de l’opposition, cette séquence confirme ce qu’ils observent depuis le début du second mandat : les textes ne s’appliquent que lorsqu’ils servent les intérêts de l’exécutif. Un responsable politique de premier plan, que CNC a interrogé sous couvert d’anonymat, résume la situation: « On ne gouverne plus par les lois, on gouverne par les humeurs. » La confusion entre ce qui est décidé et ce qui est légalement valide n’est pas qu’une querelle de juristes — elle fragilise la validité de chaque acte administratif produit dans cet intervalle.

 

 

Des véhicules de l’État retenus, un Premier ministre dont le titre est disputé par un simple courrier, sept révocations sans décret d’abrogation : c’est dans cet état que la 7e République centrafricaine aborde sa session extraordinaire.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bienvenus à la Septième République des Bras cassés : Grève générale des enseignants à Damara, village du dictateur !

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Bienvenus à la Septième République des Bras cassés : Grève générale des enseignants à Damara, village du dictateur !

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que le « champion » de l’éducation se crie sur tous les toits pour chanter que l’école est en marche, la réalité, elle, est difficile à comprendre. On nous vend du développement et des réformes miracles, mais tout ça ne se passe que dans un seul endroit : le cerveau pathétique de celui que certains appellent encore président de la République, mais que le peuple connaît sous son vrai nom : le dictateur Baba Kongoboro.

 

 Le règne des « Maîtres-Parents »

Le système scolaire  en Centrafrique ? Un champ de ruines. Pour faire croire que les classes fonctionnent, on recrute des grands frères qui ont à peine usé leurs fonds de culotte en sixième ou en cinquième du collège. On les appelle les « maîtres-parents ». En gros, si tu sais lire deux phrases sans bégayer, on te donne une craie et tu vas enseigner à tes cadets. C’est ça, la grande vision éducative de la Septième République des Bracassis : l’ignorance qui transmet son savoir à la pauvreté.

 

 Le détournement comme sport national

Pourtant, l’argent est là. La Banque Mondiale signe des contrats, déploie des fonds et dépose les sacs de billets sur la table du gouvernement pour payer les professeurs formés et les contractuels. Mais dès que les francs touchent le sol étatique, ils s’évaporent. Magie ! Les enseignants attendent leurs salaires depuis des mois pendant que l’État joue aux poches percées. La Banque Mondiale affirme avoir versé les fonds, mais dans les poches des profs, c’est le désert total.

 

 Même à Damara, le masque tombe

Le comble du ridicule se passe à Damara, le propre village de l’homme fort, là où il va soigner ses fermes chaque week-end à 75 kilomètres de Bangui. Dans son propre fief, là où il devrait au moins faire semblant, les enseignants et les maîtres-parents ont dit « Merde ! ».

Grève générale au village du dictateur !

Les maîtres contractuels refusent de faire cours. Ils ont le ventre creux pendant que le chef contemple ses vaches. Le contraste est tellement énorme qu’il en devient comique : même chez lui, l’école est à l’arrêt.

 

Boire le sang de la Septième République Dans les rues, les gens parlent. Ils disent que dans cette fameuse « Septième République », on finit par boire son propre sang ou son propre cœur à force de mépris. Le mensonge de l’éducation « en marche » vient de se briser sur les murs des écoles de Damara.

 

Le roi est nu, son village est en grève, et son système n’est qu’une vaste blague payée par l’international et gaspillée par une bande de Bracassis. Voilà la vérité sur l’école : elle ne marche pas, elle a sombré depuis longtemps dans le chaos de la mythomanie d’un seul homme.

 

Par Alain Nzilo

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À Bangassou, le retrait d’argent mobile tourne au cauchemar pour les usagers

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À Bangassou, le retrait d’argent mobile tourne au cauchemar pour les usagers

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis deux semaines, les habitants de Bangassou peinent à accéder à leurs fonds via les plateformes Orange Money et Telecel Money, plongeant de nombreux ménages dans une situation financière précaire.

 

Le phénomène touche de plein fouet des habitants de Bangassou et des villes voisines. Arthur Stanislas Maka, Surveillant Général de l’Hôpital Général Universitaire de Bangassou, fait partie des usagers pris en étau. Interrogé par la rédaction de CNC, il témoigne de l’impossibilité répétée de retirer ses fonds, malgré des tentatives successives auprès des points de service de la ville.

 

Du côté des distributeurs, le constat est identique. Bruno Nza Gueweni, opérateur agréé Orange Money et Telecel Money au marché central de Bangassou, a confié à CNC que les difficultés tiennent avant tout à des pannes techniques liées à l’alimentation électrique. Faute de courant stable, les opérateurs recourent à des groupes électrogènes — ce qui suppose un approvisionnement régulier en carburant — ou à des panneaux solaires, dont les batteries souffrent en période de fortes pluies.

 

 

À Bangassou comme dans tout le pays, les opérateurs téléphoniques font ce qu’ils peuvent pour maintenir leurs services : groupes électrogènes, carburant acheminé depuis loin, panneaux solaires mis à rude épreuve par les pluies de saison. Mais à plusieurs centaines de kilomètres de Bangui, sur des routes qui ne pardonnent pas, le moindre grain de sable dans la machine peut priver des milliers d’usagers de leurs fonds pendant des jours.

 

Par Simon Goussoumalé

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5 façons pratiques d’utiliser l’IA pour mieux comprendre les paris sur 1xBet

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5 façons pratiques d'utiliser l'IA pour mieux comprendre les paris sur 1xBet
Paris sportifs mobiles tendances, sécurité et évolution du marché

 

Les outils d’IA comme ChatGPT font désormais partie de notre quotidien. Dans le domaine des paris, l’IA peut également s’avérer utile, notamment pour les utilisateurs souhaitant mieux comprendre les marchés, les règles et la terminologie avant de placer un pari.

Chez 1xBet, aider les joueurs à naviguer plus sereinement sur la plateforme reste une priorité. C’est pourquoi l’utilisation d’outils modernes d’aide à la compréhension, comme l’IA, peut être un atout précieux pour explorer les marchés, interpréter les règles et prendre des décisions éclairées. L’objectif n’est pas de remplacer les informations officielles, mais de rendre l’apprentissage plus rapide et plus clair.

  1. Utilisez l’IA pour expliquer les termes de paris en langage simple

L’une des utilisations les plus pratiques de l’IA est la traduction du vocabulaire des paris en langage simple. De nombreux utilisateurs rencontrent des termes comme Handicap asiatique, Double chance, Les deux équipes marquent ou Pari combiné sans bien en comprendre le fonctionnement.

Au lieu de deviner, ils peuvent demander à l’IA de leur expliquer ces termes en termes simples.

Exemple de question :

Expliquez le marché « Handicap asiatique » en termes simples pour un débutant.

Ceci est particulièrement utile pour les nouveaux joueurs de 1xBet qui souhaitent comprendre la logique d’un marché avant de parier.

  1. Demandez à l’IA de comparer des types de paris similaires

Certains marchés de paris se ressemblent au premier abord, mais leur logique de gain est différente. C’est là que les erreurs se produisent souvent. Un utilisateur peut confondre le pari « Remboursement en cas de match nul » avec la « Double Chance », ou le pari « Plus de 2,5 » avec le pari « Total d’une équipe Plus de 2,5 ».

L’IA peut aider en comparant les marchés similaires côte à côte.

Exemple de question :

Quelle est la différence entre le pari « Remboursement en cas de match nul » et la « Double Chance » ?

Ce type d’explication peut aider les joueurs à choisir l’option qui correspond réellement à ce qu’ils veulent dire, plutôt que de se fier à leur intuition.

  1. Utilisez l’IA pour résumer les règles et les conditions promotionnelles

Les règles, les conditions et les termes promotionnels peuvent parfois paraître longs ou techniques. L’IA peut les résumer en explications plus courtes et plus claires.

 

Exemple de question :

Résumez ces règles de pari en langage clair et indiquez-moi les conditions essentielles.

Pour les joueurs de 1xBet, cela peut s’avérer utile pour gagner du temps et comprendre plus rapidement la structure d’une offre ou d’un marché. Toutefois, la référence finale doit toujours rester le règlement officiel de 1xBet. L’IA simplifie l’information, mais ne remplace pas la source.

  1. Demandez à l’IA d’expliquer un coupon de pari étape par étape

Une autre utilisation astucieuse de l’IA consiste à vérifier un coupon de pari avant de le confirmer. C’est particulièrement utile pour les paris combinés, les handicaps ou les marchés en direct qui peuvent paraître plus complexes.

Exemple de question :

Expliquez ce coupon de pari étape par étape et indiquez-moi les conditions nécessaires pour qu’il soit gagnant.

Cela permet aux utilisateurs de prendre leur temps, de vérifier la logique de chaque sélection et d’éviter de placer un pari qu’ils ne comprennent pas pleinement. Du point de vue de la marque, c’est important. 1xBet favorise une expérience de pari plus éclairée et encourage les joueurs à utiliser tous les outils modernes utiles pour mieux comprendre leurs actions sur la plateforme.

  1. Utilisez l’IA pour une meilleure discipline de jeu

L’IA n’est pas seulement utile pour comprendre les termes techniques. Elle peut aussi favoriser de meilleures habitudes. Les joueurs peuvent lui demander de les aider à créer un journal de paris, à comprendre les bases de la gestion de leur bankroll ou à organiser leurs notes après une session.

Exemple de question :

Aidez-moi à créer un journal de paris simple pour suivre le montant de mise, le marché, le résultat et la raison de chaque pari.

Cela permet de structurer davantage les paris et encourage une approche plus réfléchie. Pour 1xBet, les outils qui aident les joueurs à apprendre, à réfléchir et à s’organiser s’intègrent naturellement dans un environnement de paris plus responsable et centré sur l’utilisateur.

Réflexion finale

L’IA peut simplifier la compréhension des paris sur 1xBet, notamment pour les utilisateurs qui souhaitent une meilleure compréhension des termes, des règles et de la logique du marché. Utilisée correctement, elle devient un assistant pratique qui explique, compare et organise les informations plus rapidement.

La plateforme 1xBet offre de nombreuses fonctionnalités utiles, comme l’accès à des statistiques détaillées, des bonus généreux et d’autres activités. Grâce aux outils d’IA, vous pouvez rapidement découvrir toutes les fonctionnalités disponibles et mieux comprendre le fonctionnement du site web et des applications mobiles. Parallèlement, 1xBet continue d’accompagner ses joueurs en leur offrant une expérience de plateforme plus claire et plus complète. Encourager l’utilisation d’outils modernes fait partie intégrante de cette démarche. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque les joueurs combinent l’IA pour l’apprentissage avec les règles officielles de 1xBet pour plus de précision et de confirmation.

Centrafrique : Obed Namsio et Félix Moloua au cœur d’un jeu de chaises musicales

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Obed Namsio et Félix Moloua au cœur d’un jeu de chaises musicales.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les couloirs du Palais de la Renaissance n’ont jamais été aussi agités depuis l’installation de la VIIe République. Félix Moloua refuse de partir. Obed Namsio attend toujours. Et Touadéra, lui, gère ça en silence, très loin des oreilles d’Africa Corps.

 

Un dossier traité hors de portée d’Africa Corps

Le premier enseignement de ce remaniement qui n’ose pas encore s’annoncer, c’est le secret dans lequel il se prépare. Le chef de l’État a choisi de traiter ces arbitrages dans le premier cercle politique, sans que les instructeurs russes d’Africa Corps n’aient leur mot à dire. Touadéra entend garder la main sur l’équilibre interne du pouvoir, sans avoir à négocier ses choix avec ses alliés sécuritaires.

 

Moloua ne veut pas descendre

Le schéma initial était lisible : Obed Namsio prend la Primature, Moloua reçoit un autre poste en compensation. Sauf que Moloua n’est pas d’accord.

 

Lui proposer le poste de Ministre d’État, Directeur de cabinet du Président, c’est lui demander de rétrograder. Après avoir occupé l’immeuble Petroca, un tel retour est exclu. Il l’a dit clairement : pas question de démissionner.

 

Face à ce refus, Touadéra hésite. Limoger Moloua, c’est risquer une fracture au sein de la majorité. Alors il négocie, il attend, il évite l’affrontement direct.

 

Le piège de la loi organique

Moloua n’est pas naïf. Il connaît la façon de manœuvrer du chef de l’État, et il n’a pas l’intention de lâcher son poste pour un siège qui n’existe pas encore. À ce jour, la loi organique définissant les attributions du Vice-président n’a pas été votée à l’Assemblée nationale.

 

Sa position est simple : il reste à la Primature, conduit lui-même le projet de loi devant les députés, et ce n’est qu’une fois le poste légalement créé qu’il acceptera de passer la main à Obed Namsio. Pas avant.

 

Le perchoir d’abord

Pendant que ce bras de fer s’étire, un autre dossier s’est imposé. Touadéra a décidé de régler d’abord la question du perchoir de l’Assemblée nationale, dont l’échéance est fixée au 10 mai.

 

La bataille est ouverte entre deux poids lourds du régime : Simplice Mathieu Sarandji, patron du parti et directeur de campagne historique, face à Évariste Ngamana, le beau-frère influent, titulaire du faux diplômes et ancien chef milicien. L’ambiance au sein de la majorité présidentielle est tendue.

 

La logique du président semble désormais établie : stabiliser le sommet du législatif avant de toucher à l’exécutif. Puisque le poste de Vice-président attend encore sa base légale et que limoger Moloua reste un sujet brûlant, le jeu de chaises musicales va encore durer.

 

Dans l’antichambre du pouvoir, les candidats aux postes ministériels commencent à s’impatienter.

 

Affaire à suivre sur CNC.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Limogeage du chef d’État-major du MPC par Mahamat Alkhatim : comment une plainte déposée auprès de Wagner contre l’armée tchadienne a précipité la chute de Djido Ali

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Limogeage du chef d’État-major du MPC  par Mahamat Alkhatim : comment une plainte déposée auprès de Wagner contre l’armée tchadienne a précipité la chute de Djido Ali

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est un communiqué de deux paragraphes signé par Mahamat Alkhatim, chef du Mouvement patriotique pour la Centrafrique qui ne dit presque rien. Mais derrière la décision n° 0027/5/06 par laquelle le général Alkhatim Mahamat a limogé son propre chef d’état-major le 1er mai 2026 à Ndjamena, se cache une véritable pression militaire tchadienne que la rédaction de Corbeau News Centrafrique a pu reconstituer : des exactions sur des civils centrafricains, un désarmement par des forces mixtes Tchad-RCA, une plainte portée auprès des mercenaires russes contre l’armée tchadienne, et une mise en demeure directe du chef du MPC par N’Djamena.

 

Un rebelle soudanais importé pour commander le MPC

 

Le MPC,  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique,  a été fondé vers les années 2013 – 2014 par Alkhatim Mahamat, lui-même d’origine tchadienne. Après l’échec de la coalition CPC à s’emparer de Bangui en 2021 et les décisions prises à Luanda, les grands chefs rebelles de la CPC se sont repliés au Tchad. C’est sous l’implication de Communauté de Sant’Egidio  en janvier 2025 qui a conduit à la signature d’un accord de paix entre le MPC et le gouvernement centrafricain.

 

Depuis, les combattants du MPC se sont dispersés. Certains exploitent l’or et le diamant dans les zones minières de l’Ouham. D’autres ont été absorbés par Africa Corps,  les supplétifs centrafricains des Russes,  pour mener des opérations que les mercenaires russes préfèrent ne pas assumer directement. C’est dans ce contexte qu’Alkhatim Mahamat avait fait venir un rebelle soudanais, Djido Ali, pour prendre la tête de l’état-major du mouvement. Un homme arrivé avec ses propres combattants, loyaux à sa personne, pas au MPC.

 

L’incident de Markounda

 

Tout s’est accéléré il y a quelques jours près de Markounda. Des patrouilles mixtes Tchad-RCA opéraient dans la ville dans cette région frontalière quand les soldats tchadiens ont surpris des ex-combattants du MPC en train de commettre des exactions sur des civils. Ils les ont désarmés sur place et ont confisqué leurs armes.

 

En apprenant la nouvelle, Djido Ali, chef d’État-major du MPC  ne s’est pas tourné vers sa hiérarchie. Il a fait le déplacement jusqu’à Bossangoa pour porter plainte auprès des mercenaires de Wagner, leur signifiant que le désarmement opéré par les forces mixtes était inacceptable et que les armes devaient être restituées. Wagner a relayé. L’affaire est remontée jusqu’aux autorités militaires tchadiennes.

 

La convocation

 

N’Djamena a convoqué Alkhatim Mahamat. Selon des sources proches du dossier interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, les autorités militaires tchadiennes lui ont reproché directement d’avoir saisi les mercenaires russes contre leurs propres forces : tu vis ici, le Tchad te protège, et nos soldats désarment tes hommes qui terrorisent des civils,  et toi tu vas te plaindre à Wagner contre nous ?

 

C’est à ce moment qu’Alkhatim Mahamat a compris ce qui s’était passé. Il n’était pas au courant. C’est son propre chef d’état-major qui avait fait le déplacement à Bossangoa pour porter plainte auprès des Russes, sans l’en informer et sans son aval.

 

Alkhatim Mahamat a cherché à joindre Djido Ali immédiatement. Messages WhatsApp, messages vocaux. Deux tentatives. Silence total.

 

La défection annoncée

 

Djido Ali a alors franchi le pas suivant. Il a déclaré publiquement que les combattants du MPC, en tout cas la bonne partie,  ne relevaient pas du MPC mais de lui personnellement, qu’Alkhatim Mahamat n’avait aucune autorité sur eux, et qu’il allait quitter le mouvement avec l’ensemble de ses hommes pour rejoindre Africa Corps directement.

 

C’est cette annonce qui a scellé son sort. Un chef d’état-major nommé depuis moins d’un an, qui ignore les appels de son patron, qui saisit Wagner contre l’armée tchadienne dans son dos, et qui part avec ses troupes rejoindre les Russes — la décision de limogeage était devenue inévitable. Et Mahamat Alkhatim a franchi le pas. Il a signé la décision du limogeage de son chef d’État-major le 1 mai 2026.

 

La décision a été transmise au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA et aux archives du MPC. Un périmètre de notification qui confirme que cette rupture ne restera pas confinée aux couloirs internes du mouvement.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Comment la Russie transforme des pasteurs en espions : Analyse d’un mensonge d’État fabriqué par les services secret russes en RCA

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Comment la Russie transforme des pasteurs en espions : Analyse d’un mensonge d’État fabriqué par les services secret russes en RCA

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le paysage religieux centrafricain devient la cible d’une ingénierie de la désinformation dont la précision indique une origine étatique étrangère. Des analyses de documents internes provenant de structures liées au renseignement extérieur russe démontrent l’existence d’un plan délibéré pour transformer l’image des leaders religieux centrafricains non-orthodoxes en agents de renseignement.

 

Cette stratégie consiste à diffuser des récits de pure fiction, affirmant que des pasteurs et des prêtres catholiques utiliseraient leurs activités caritatives pour collecter des données stratégiques au profit de services secrets occidentaux. Cette manœuvre vise à briser le lien de confiance entre les fidèles et leurs guides spirituels afin d’imposer une nouvelle influence idéologique alignée sur les intérêts de Moscou.

 

L’appareil de propagande, piloté par l’entité « Africa Politology », utilise des canaux de communication comme Rybar pour propager ces accusations d’espionnage. Ces contenus sont ensuite repris par des acteurs centrafricains rémunérés par Moscou qui organisent des campagnes de dénonciation publique. Le financement occulte de ces actions montre que l’objectif n’est pas de protéger la sécurité nationale, mais bien de décrédibiliser toute institution capable de porter un discours indépendant.

 

En désignant des membres du clergé comme des menaces pour la nation, ces officines étrangères introduisent un poison dans la cohésion sociale, mettant en péril la sécurité physique des représentants religieux.

 

La passivité des autorités de Bangui devant ces accusations graves, portées sans aucune preuve matérielle, interroge sur la protection de la liberté religieuse dans le pays. En laissant des puissances extérieures désigner qui est un « bon » ou un « mauvais » croyant selon des critères géopolitiques, l’État abdique une partie de sa mission de régulation. La manipulation de la figure du pasteur, traditionnellement respectée, pour en faire un suspect aux yeux de ses concitoyens, illustre la volonté de déstructurer la société civile. Cette stratégie de rupture cherche à isoler le pays des organisations humanitaires internationales sous le prétexte fallacieux d’une lutte contre l’ingérence.

 

Les documents financiers de ces officines de désinformation montre clairement que des budgets spécifiques sont consacrés à la création de « preuves » visuelles et de faux témoignages pour étayer ces thèses de complot. Ce travail de sape médiatique transforme la réalité spirituelle du pays en un prolongement de la guerre de l’information menée par le Kremlin. En acceptant cette ingérence dans le domaine de la foi, les cercles de pouvoir locaux se rendent complices d’une dérive qui menace de transformer chaque lieu de culte en un terrain de suspicion permanente. La fin de cette influence étrangère sur le débat religieux est une condition nécessaire au maintien de la paix intérieure et de la dignité nationale.

 

Par Alain Nzilo

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Au ministère de la Justice, les nouveaux intégrés sont obligés à cotiser pour faire un don à leur ministre, le mafieux Arnaud Djoubaye Abazène

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Au ministère de la Justice, les nouveaux intégrés sont obligés à cotiser pour faire un don à leur ministre, le mafieux Arnaud Djoubaye Abazène  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le ministère centrafricain de la Justice se retrouve à nouveau au cœur d’une polémique . Depuis une semaine, un message circule sur les téléphones des agents fraîchement intégrés au sein dudit ministère , les appelant à une « contribution » forcée de 2 000 F CFA pour l’achat d’un cadeau destiné au Ministre d’État, le mafieux Arnaud Djoubaye Abazène.

 

La rédaction du CNC a pu consulter ce message dans les téléphones de plusieurs agents. Le voici :

 

« Salut à tous les nouveaux intégrés du Ministère de la Justice. Chaque membre est invité à contribuer à hauteur de 2 000 F CFA afin de permettre l’achat d’un cadeau destiné à Son Excellence Monsieur le Ministre d’État chargé de la Justice, à l’occasion de la première réunion de prise de contact. Pour ceux qui ne peuvent pas se rendre au ministère, la contribution peut être envoyée avec mention du nom et prénom via le numéro Orange Money suivant : 72834782 (NONGO KETTE Prisca Nadia). NB : Les personnes ayant déjà contribué sont priées de rester attentives aux informations ultérieures. Merci de votre compréhension. »

 

Un numéro Orange Money personnel. Un nom. Une collecte organisée, distribuée, coordonnée,  pour remplir les poches du chef de département qui vient d’accueillir ces mêmes agents dans la fonction publique.

 

Rappelons que ce ministre en question n’en est pas à ses débuts dans de tels actes mafieux au sein de l’administration publique. Avant d’occuper le portefeuille de la Justice, il dirigeait celui des Transports. Magistrat de formation, ancien de la CELECA, il traîne derrière lui une réputation bien établie dans les couloirs de l’administration centrafricaine : partout où il passe, les mêmes pratiques s’installent. Taxes informelles, réseaux de collecte, circuits parallèles où l’argent monte sans jamais redescendre sous forme de service public.

 

Au ministère des Transports, les opérateurs le savaient. Les chauffeurs le savaient. Ceux qui voulaient un document, un agrément, une signature, savaient ce que cela coûtait — et ce n’est jamais le tarif officiel.

 

Aujourd’hui, le décor change, la méthode reste. Les victimes ne sont plus des usagers anonymes mais des fonctionnaires qui viennent d’être intégrés, qui n’ont encore rien touché comme salaire, qui arrivent avec l’espoir ordinaire de travailler et de vivre de leur travail.

 

2 000 francs. Le prix de l’entrée.

 

On pourrait dire que la somme est modeste. Ce serait passer à côté de ce que cela représente. Ce n’est pas 2 000 francs pour une corbeille de fruits et une carte de vœux. C’est 2 000 francs exigés à des gens qui n’ont pas encore été payés, collectés par une intermédiaire désignée, centralisés sur un compte mobile money privé, pour alimenter le compte personnel d’un homme qui touche déjà un salaire de ministre.

 

Et personne ne peut refuser. Pas vraiment. Parce que tout le monde sait ce que coûte le refus dans une administration où le supérieur hiérarchique peut bloquer une carrière, retarder une affectation, rendre l’intégration difficile. Le message dit « invité à contribuer ». Dans la réalité de l’administration centrafricaine, cette invitation ne se décline pas.

 

Un pays où l’on achète son emploi, même dans le public

 

Ce qui se passe au ministère de la Justice n’est pas un incident isolé. Dans presque chaque département ministériel à Bangui, des filières identiques fonctionnent. On paie pour être recruté, on paie pour être affecté, on paie pour être promu, on paie pour ne pas être muté dans une ville sans électricité ni eau courante. Le secteur privé formel est minuscule en RCA — l’État est le principal employeur du pays. Ceux qui y entrent savent qu’ils ont payé pour y entrer, d’une façon ou d’une autre.

 

Ce phénomène n’est pas propre à la Centrafrique, mais il y a atteint une ampleur qui rend le service public quasiment fictif. Les fonctionnaires qui ont acheté leur poste ne se voient pas comme des agents de l’État au service des citoyens. Ils voient leur poste comme un investissement à rentabiliser.

 

Ce qui est demandé ici, c’est de la corruption. Rien d’autre.

 

La langue administrative peut habiller les choses autrement. Un « cadeau au ministre ». Une « contribution volontaire ». Une « marque de respect ». Mais quand un supérieur hiérarchique bénéficie d’une collecte d’argent organisée parmi les agents placés sous son autorité, et que cette collecte est coordonnée par une de ses collaboratrices avec un numéro de paiement mobile personnel, on n’est plus dans le registre de la tradition ou de la courtoisie.

 

C’est un prélèvement. C’est de l’argent extorqué à des gens en position de dépendance par quelqu’un qui détient un pouvoir sur leur avenir professionnel.

 

En droit centrafricain comme en droit administratif général, cela a un nom. Les institutions compétentes — si elles fonctionnaient — auraient matière à agir.

 

Elles ne fonctionnent pas. C’est pourquoi ce message a circulé sans gêne, en plein jour, sur les téléphones de dizaines de nouveaux fonctionnaires.

 

 

Par Arsène  Mbata

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Centrafrique : la mafia reprend à l’aéroport de Bangui Mpoko avec CAS CORE Aviation Services

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la mafia reprend à l’aéroport de Bangui Mpoko avec CAS CORE Aviation Services

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis plus de 5 ans, la rédaction de CNC informe sur tout ce qui se passe à l’aéroport international de Bangui-M’poko. Les entreprises chargée d’assistance en escale  changent de nom, les directeurs changent de visage. Le reste ne change pratiquement non plus.

 

Ce qui est étonnant, il y a quelque chose de presque mécanique dans ce qui se répète à l’aéroport Bangui-M’poko. Une nouvelle société décroche le contrat d’assistance en escale, ses responsables découvrent l’ampleur des flux financiers qui traversent cette plateforme, et quelques mois plus tard, les mêmes dérives réapparaissent : personnel maltraité, qualifications ignorées, argent public absorbé. CAS CORE Aviation Services, la dernière en date, ne fait pas exception. Elle confirme la règle.

 

À quelques jours de la fin de la réquisition, les agents de la société parlent. Pas anonymement, pas à demi-mot. Ils parlent parce qu’ils n’ont plus grand-chose à perdre. Contactée par la rédaction de CNC, la direction générale n’a pas répondu.

 

Ce que racontent ces travailleurs est précis. Des cadres certifiés, formés pour des postes techniques où l’erreur peut tuer, ont été écartés sans procédure, sans motif écrit, sans explication recevable. À leur place ou à côté d’eux : des agents qui devraient être à la retraite depuis longtemps, et qui restent, dit-on, parce qu’ils se réclament de protections politiques. Certains iraient jusqu’à invoquer la proximité avec la présidence. Vrai ou faux, ce genre de discours prospère dans les entreprises où personne ne demande de comptes.

 

Le reste du tableau est tout aussi sombre. Une majorité d’employés travaille sans contrat écrit. Les bulletins de salaire n’existent pas pour tout le monde. Les heures supplémentaires s’accumulent, non payées. C’est illégal. C’est banal, à Bangui-Mpoko.

 

Ce qui l’est moins, c’est qu’on parle ici d’une plateforme aéroportuaire. Pas d’un chantier de terrassement ou d’un entrepôt de stockage. Un aéroport, c’est une chaîne de sécurité où chaque maillon a un rôle précis. Quand on démotive les agents qualifiés, qu’on les humilie ou qu’on les menace de licenciement pour les faire taire, on ne crée pas seulement un conflit social. On crée les conditions d’un accident.

 

La rédaction de CNC l’a écrit plusieurs fois ces cinq dernières années. Avant CAS CORE, il y avait d’autres sociétés. Elles aussi avaient découvert les milliards qui circulent dans cet aéroport. Elles aussi avaient fini par se comporter en prédateurs plutôt qu’en gestionnaires. Le problème n’est donc pas un directeur général de trop ou une équipe incompétente. Le problème, c’est qu’il n’existe aucun mécanisme réel pour les arrêter.

 

Le ministère des Transports et l’Autorité nationale de l’aviation civile sont interpellés. Le personnel réclame des contrats en bonne et due forme, le départ des agents retraités qui bloquent les postes, et un dialogue social qui ne soit pas une façade. Ces demandes ne sont pas extravagantes. Elles sont minimales.

 

Si rien ne bouge dans quelques semaines, ce ne sera pas une surprise. Ce sera juste la suite logique de ce qu’on observe ici depuis trop longtemps.

 

Par Brahim Sallé

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Ouanda-Djallé : l’affaire de l’épouse de Come Hassan contre les étudiants prend une nouvelle tournure au commissariat

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Ouanda-Djallé : l’affaire de l’épouse de Come Hassan  contre les étudiants prend une nouvelle tournure au commissariat

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire de l’épouse de l’ancien ministre Come Hassan ne s’arrête pas là. Après avoir reçu une convocation du commissariat du 5ème arrondissement pour répondre des plaintes d’étudiants qu’elle avait menacé de crime, Mariame Fotor a choisi une autre voie : elle s’est rendue à la Compagnie Nationale de Sécurité,  la CNS,  pour y déposer elle-même une plainte et obtenir une convocation en sa faveur, qu’elle a ensuite transmise à ces mêmes étudiants qui sont par ailleurs ses victimes.

 

Et tout le monde se demande de ce qu’elle a bien pu raconter aux agents de la CNS pour y parvenir à cette tromperie, personne ne le sait. Mais elle est ressortie avec une convocation en main destinée aux étudiants victimes de ses caprices.

 

Rappelons les faits. Comme CNC l’avait publié hier, Mariame Fotor,  connue sous le nom de « madame excellence Come Hassan» dans les cercles de Ouanda-Djallé,  suite à la défaite de son mari au second tour des législatives, a appelé, dans la foulée de cette défaite électorale,  un jeune étudiant de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui,  simple sympathisant du député sortant,  pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena afin de se battre à mains nues.

 

Le jeune homme a rendu l’affaire publique sur les réseaux sociaux, précisant n’être ni candidat ni responsable politique.

 

Selon les informations recueillies par CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre agit de la sorte : les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent au moins quatre épisodes du même genre à son actif.

 

C’est dans ce contexte que ce jeune, avec ses compatriotes menacés par cette dame sont allés au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui déposer une plainte contre l’épouse de l’ancien ministre Hassan Come. C’est cette convocation-là qu’elle a refusé d’honorer.

 

Au lieu de se présenter au commissariat du 5ème, elle a préféré aller fabriquer sa propre procédure via la CNS pour la retourner contre ses victimes. Les étudiants ont alors apporté la convocation de la CNS au commissariat du 5ème. La réaction du commissaire a été immédiate : cette manœuvre ne tient pas. Ce sont eux les victimes, pas elle. Elle doit venir au commissariat du 5ème pour s’expliquer.

 

La convocation initiale lui a été maintenue.

 

Ce n’est pas la première fois que cette dame agit de cette façon. Avant les élections, elle s’était rendue au quartier Combattant,  accompagnée de sa mère,  pour se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Quelques jours après le second tour du 26 avril, qui a vu son mari largement battu par le député sortant, elle avait appelé directement un étudiant au téléphone pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena — et se battre à mains nues. Les ressortissants de Ouanda-Djallé à Bangui comptent : c’est au moins la quatrième fois.

 

On attend maintenant de voir si elle va se présenter au commissariat du 5ème. La suite nous dira.

 

Par Anselme Mbata

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Charnier de la colline des Panthères : la CPS inculpe Faki Ibrahim, un caporal ex-Séléka , les vrai donneurs d’ordres restent libres dans le gouvernement Moloua

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Charnier de la colline des Panthères : la CPS inculpe Faki Ibrahim, un caporal ex-Séléka , les vrai donneurs d’ordres restent libres dans le gouvernement Moloua

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La CPS a interpellé et inculpé Faki Ibrahim, un caporal ex-Séléka des FACA, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité liés au charnier de la colline des Panthères découvert à Bangui en décembre 2013.

 

Le 27 avril 2026, Ibrahim Radjab Guer-Guer, alias Faki Ibrahim, a été arrêté avec l’appui des Forces de sécurité intérieure en vertu d’un mandat d’arrêt émis par les juges d’instruction de la CPS le 22 mars 2022, soit quatre ans d’attente avant son interpellation. Le lendemain, il a comparu devant les juges qui l’ont inculpé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans le cadre de l’affaire du charnier de la colline des Panthères, où 31 corps avaient été découverts le 24 décembre 2013 à Bangui.

 

Intégré dans les Forces armées centrafricaines au grade de caporal après la période Séléka, il est désormais présumé innocent jusqu’à l’issue de l’instruction préparatoire.

 

Cette arrestation ne provoque guère d’enthousiasme parmi les sources contactées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique. Non pas parce que la justice aurait tort de poursuivre Ibrahim Radjab Guer-Guer, mais parce que pendant ce temps, des personnalités autrement plus haut placées dans la chaîne de commandement de la Séléka exercent librement leurs fonctions au sein du gouvernement centrafricain en ce moment, certaines à la présidence de la République même, d’autres à la primature.

 

Le cas le plus documenté est celui de Hassan Bouba Ali. Ministre actuel de l’Élevage, mis en cause dans la mort de plusieurs civils et d’un Casque bleu congolais de la MINUSCA à Bambari, il avait été arrêté par la CPS elle-même en novembre 2021. Deux semaines plus tard, il était libéré sous pression du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera et des mercenaires russes avant d’être réintégré dans le gouvernement.

 

À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a abouti contre lui. Il continue de parapher des documents officiels, de prendre la parole lors de cérémonies publiques, parfois en présence de magistrats de la CPS elle-même.

 

Des sources proches des milieux judiciaires et sécuritaires à Bangui indiquent à Corbeau News que Hassan Bouba n’est pas le seul cas documenté. Plusieurs membres de l’actuel gouvernement seraient impliqués dans des faits graves commis pendant les années Séléka, dont des assassinats ciblés. Parmi les affaires citées figure l’assassinat d’un magistrat au croisement de Miskine, dans le 5e arrondissement de Bangui.

 

L’identité du présumé commanditaire est d’ailleurs bien connue des enquêteurs. Cette personne occuperait aujourd’hui une fonction ministérielle. Aucune procédure judiciaire n’a été engagée à son encontre.

 

Ce paradoxe place la CPS dans une position inconfortable. La juridiction hybride, créée par la loi organique n°15.003 du 3 juin 2015 avec pour mandat de poursuivre les crimes de droit international commis en RCA depuis 2003, continue de traiter des dossiers impliquant des exécutants de rang modeste. Ses responsables tiennent des discours sur l’indépendance de la justice. Ils cosignent des protocoles avec les autorités centrafricaines. Mais les présumés donneurs d’ordres, eux, demeurent hors de portée, protégés par leur position au sommet de l’État.

 

Pour les familles des 31 victimes du charnier de la colline des Panthères, l’arrestation d’Ibrahim Radjab Guer-Guer est peut-être un début. Mais tant que ceux qui ont commandé les massacres continuent de signer des décrets à Bangui, cette justice restera incomplète.

 

Par Anselme Mbata

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Passeports centrafricains : au ministère de l’Intérieur, une mafia de voyages et de frais de mission prospère depuis dix ans

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Passeports centrafricains : au ministère de l’Intérieur, une mafia de voyages et de frais de mission prospère depuis dix ans

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Passeports centrafricains : au ministère de l’Intérieur, une mafia de voyages et de frais de mission prospère depuis dix ans

 

Cinq fonctionnaires centrafricains vont passer 34 jours à Paris, Pékin, Montréal et Washington. Aux frais d’une société russe. Pour faire ce que les ambassades de la RCA dans ces mêmes villes auraient pu faire gratuitement,  si on les avait laissées faire.

 

Michel Nicaise Nassin, ministre de l’Intérieur, a signé cet ordre de mission le 30 avril 2026. Le Commissaire Principal Kevin Ali, Directeur de l’Émigration-Immigration, prend la tête de la délégation. Parmi les quatre autres membres, deux viennent de la SEDOSEC, la société russe à qui l’État centrafricain a confié la production de ses passeports.

 

La répartition du voyage dit tout. Paris : deux agents, quinze jours, du 31 mai au 15 juin. Pékin : six jours. Montréal : cinq jours. Washington : six jours. La mission officielle est d’« enrôler des demandeurs de passeports dans les zones transcontinentales ». Traduction : aller chercher les dossiers là où vivent les Centrafricains de la diaspora. Sauf que la RCA a des ambassades dans chacune de ces quatre villes. Elles n’ont reçu aucune instruction pour s’en charger.

 

Ce n’est pas une lacune administrative. Depuis dix ans, les ambassades centrafricaines à l’étranger sont volontairement tenues à l’écart du traitement des passeports. Un Centrafricain installé à New York ne peut pas déposer son dossier à Washington. Un autre à Toronto ne peut rien faire à Montréal. Pour obtenir un passeport, il faut attendre qu’une délégation de Bangui fasse le déplacement. Et ces délégations, elles, ne manquent pas.

 

C’est là que la mécanique devient intéressante. Billets d’avion classe affaires ou économique, hôtels, perdiems sur quatre continents pendant plus d’un mois : tout cela est financé, d’après le document lui-même, par la SEDOSEC. Une société privée russe qui paie les frais de mission d’agents de l’État centrafricain. Ce que la SEDOSEC obtient en contrepartie n’est écrit nulle part.

 

La diaspora centrafricaine, elle, continue de payer son passeport, d’attendre des mois, et d’ignorer qu’elle finance par ricochet ces circuits de voyage. Le système tient parce qu’il a été pensé pour tenir : pas d’ambassades habilitées, pas d’alternative, pas de pression pour changer quoi que ce soit. Juste des délégations qui partent, des frais qui tombent, et des passeports qui arrivent quand ils arrivent.

 

Comme vous le savez, bloquer les ambassades crée le besoin de voyager. Le besoin de voyager justifie les frais. Les frais alimentent ceux qui ont intérêt à maintenir le blocage. La diaspora centrafricaine paie son passeport, attend des mois, et finance sans le savoir des tournées mondiales organisées en son nom.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : La jeunesse de Boromata s’unit pour l’avenir en créant leur propre association dénommée AJBDMK

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La jeunesse de Boromata s’unit pour l’avenir en créant leur propre association dénommée AJBDMK

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Une nouvelle dynamique associative s’installe dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-Est du pays. Il y a quelques jours, les jeunes de la localité de Boromata ont officialisé la création de leur structure : l’Association des Jeunes de Boromata pour le Développement Manga-Djara – Kérre (AJBDMK).

 

Située à plus de 1 000 kilomètres de la capitale, cette zone frontalière  avec le Tchad et le Soudan voit aujourd’hui sa force vive s’organiser pour prendre en main son propre destin. Cette initiative citoyenne repose sur un triptyque clair affiché fièrement par ses membres : Unis, Engagés, Solidaires.

 

Une vision globale pour un impact local

L’association ne se limite pas à un simple regroupement  des jeunes de Boromata; elle se dote d’une feuille de route précise pour soutenir la communauté. L’organisation affiche des piliers fondamentaux qui guideront leurs actions futures :

 

L’Éducation : Un engagement pour l’accès au savoir et la formation des nouvelles générations.

 L’Agriculture : Le développement des ressources naturelles pour assurer la subsistance et l’économie locale.

Le Progrès Technique : L’ambition d’apporter des solutions concrètes pour moderniser les infrastructures.

La Cohésion Sociale : Le renforcement des liens entre les habitants pour une stabilité durable.

 

Un engagement pour le territoire

Dans cette région éloignée des grands centres urbains, l’organisation collective devient une nécessité. En lançant l’A.J.B.D.M.K., les jeunes de Boromata affirment leur volonté de participer activement à la construction de leur environnement. Ils souhaitent transformer les idées en projets réels au bénéfice de l’ensemble de la population de la Vakaga.

 

L’entraide et la détermination de ce nouveau bureau marquent le début d’une aventure humaine tournée vers le travail et la prospérité du secteur Manga-Djara – Kérre. C’est un signal fort envoyé pour le renouveau de la vie associative dans la région.

 

Par Ibrahim Moussa

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Enquête exclusive du CNC : au cœurs de l’illusion des formations militaires russes pour les officiers africains

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Enquête exclusive du CNC : au cœurs de l’illusion des formations militaires russes pour les officiers africains

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Depuis quelques années, les images de jeunes officiers africains qui défilent sur la Place Rouge ou qui s’entraînent dans les académies réputées de Moscou, Novossibirsk ou Saint-Pétersbourg envahissent les réseaux sociaux. Pour beaucoup de gouvernements du continent africain, la Russie apparaît comme une option efficace en remplacement des anciennes puissances coloniales. Pourtant, au-delà des apparences brillantes des académies impériales, le malaise des officiers africains reste important.

 

En effet, une enquête exclusive de la rédaction du CNC menée auprès de 44 militaires africains, notamment ceux du Cameroun, du Mali, de la Centrafrique,  et du Niger montre une situation claire : entre manipulation politique et absence de contenu technique, ces années passées en Russie s’apparentent plus à un séjour linguistique qu’à une réelle préparation au combat.

 

1. La vitrine des brochures : Ce que la Russie promet au monde    

Le marketing militaire de Moscou est stratégiquement calculé. Les brochures distribuées dans les ministères de la Défense africains vantent une immersion dans « l’excellence stratégique héritée de l’Armée Rouge ». Sur le papier, les cursus mettent en avant des spécialités de pointe :

 

Tactique Interarmes : La promesse d’apprendre à coordonner des divisions entières, en associant infanterie mécanisée et blindés lourds.

 

Maîtrise de l’Artillerie : L’accès aux secrets des systèmes de missiles S-300 ou S-400 et des lance-roquettes multiples (BM-21 Grad).

 

Guerre Électronique et Cyberdéfense : Un domaine où la Russie se présente comme leader mondial pour contrer l’OTAN.

 

Ces documents vendent une image de puissance et de modernité, laissant croire aux jeunes officiers qu’ils deviendront les futurs responsables de la sécurité sur le continent africain.

 

2. Le mur de la langue : Une barrière stratégique déguisée

Une fois sur place, la première grande désillusion arrive. La quasi-totalité des officiers interrogés explique que l’apprentissage du russe, présenté comme une simple étape, devient le centre même du séjour et la seule activité réelle pendant des années.

 

L’année préparatoire sans fin : Pour beaucoup, la formation se limite à des heures interminables de grammaire et de conjugaison. Ce qui devait durer douze mois s’étire parfois sur l’intégralité du cursus, 5 ou 6 ans, faute de supports pédagogiques adaptés aux étrangers.

 

L’obstacle technique volontaire : Les instructeurs russes utilisent la barrière de la langue comme prétexte pour refuser l’accès aux manuels techniques sensibles ou aux technologies de pointe.

 

Un officier camerounais témoigne : « On nous dit que tant qu’on ne maîtrise pas parfaitement les nuances du russe technique, on ne peut pas approcher les simulateurs. Résultat : au bout de six ans, on parle russe, mais on ne sait pas commander une unité sous le feu. »

 

Cette focalisation sur la langue est une stratégie russe bien calculée. C’est un outil de contrôle. En transformant des militaires en linguistes, Moscou s’assure qu’ils deviennent des passeurs de la culture russe plutôt que des experts tactiques indépendants.

 

3. La réalité du terrain : Le vide opérationnel

C’est le point le plus important de l’enquête. Sur les 44 soldats interrogés par la rédaction du CNC, le constat reste unanime : la pratique militaire est quasiment inexistante, laissant les stagiaires dans un état de stagnation professionnelle.

 

Théorie contre Réalité : Les cours se limitent souvent à l’étude de schémas sur des tableaux noirs ou à des présentations datant de l’époque soviétique.

 

La formation reste déconnectée des réalités des conflits asymétriques actuels. L’absence de munitions et de pratique : Contrairement aux standards de formation internationale, les exercices de tir réel sont extrêmement rares pour les contingents africains. Les jeunes officiers regardent souvent les soldats russes s’entraîner sans jamais pouvoir manipuler eux-mêmes les armements modernes.

 

Matériel de musée : Lorsqu’ils ont accès à du matériel, il s’agit souvent de modèles anciens (T-62 ou BTR-60) qui ne correspondent plus aux réalités technologiques des champs de bataille modernes face aux groupes terroristes mobiles.

 

4. La mentalité russe : Verticalité et influence

 

L’éducation militaire en Russie repose sur une mentalité de soumission absolue à la hiérarchie. Les officiers africains sont plongés dans un cadre où la critique est interdite et où l’histoire de la « Grande Guerre Patriotique » (1941-1945) sert de base à tout l’enseignement.

 

L’endoctrinement idéologique : Les cours de géopolitique visent avant tout à transmettre une vision du monde multipolaire où la Russie est présentée comme le seul partenaire loyal.

 

Le sentiment de condescendance : De nombreux témoignages évoquent une attitude paternaliste des instructeurs.

 

« Pour eux, nous sommes là pour apprendre la discipline russe et admirer leur puissance, pas pour devenir des stratèges capables de réfléchir par nous-mêmes », confie un militaire malien sous couvert d’anonymat.

 

5. Le choc du retour : Le silence des « fantômes »

Le vrai problème de ces officiers surgit lors de leur retour au pays. Ils rentrent avec des diplômes russes prestigieux en apparence, mais avec un vide de compétence technique évident.

 

La peur de la dégradation : Ils constatent que leurs collègues restés au pays, formés sur le terrain ou par d’autres partenaires, possèdent une meilleure maîtrise des réalités du combat (lutte contre les engins explosifs, drones, combat de brousse).

 

Le mécanisme de la honte : Pour ne pas être minimisés par leurs frères d’armes, ces officiers se murent dans le silence. Avouer qu’ils ont passé six ans en Russie sans apprendre à diriger une manœuvre réelle serait un suicide social et professionnel. Ils préfèrent laisser planer le mystère de leur « formation secrète » plutôt que d’admettre qu’ils ont été les victimes d’une mise en scène diplomatique.

 

6. Une « Colonisation Linguistique » au service de l’influence

L’enquête du CNC montre que la Russie n’a pas pour objectif de rendre les armées africaines autonomes. Au contraire, elle met en place une forme de tutelle sophistiquée : la colonisation par l’esprit et la langue. En formant des élites africaines qui pensent en russe et qui dépendent des réseaux de Moscou pour la moindre instruction technique, la Russie s’assure une emprise durable sur les états-majors africains.

 

Pour les pays du continent, le coût de cette coopération est élevé : la perte de précieuses années pour leurs meilleurs cadres et une fragilisation de la sécurité nationale face à des menaces qui exigent des experts techniques et non des traducteurs.

 

Par Alain Nzilo

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Le Pape en enfer ? L’inquiétante dérive de la propagande militaire russe contre le Saint-Siège

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Le Pape en enfer ? L’inquiétante dérive de la propagande militaire russe contre le Saint-Siège

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Cette propagande pathétique et criminelle de la Russie a circulé comme une traînée de poudre sur les canaux de désinformation affiliés au ministère de la Défense russe et aux reliquats du groupe Wagner : « Le Pape va en enfer ».

 

Comme vous le savez bien déjà, derrière cette rhétorique incendiaire se cache une manœuvre de déstabilisation géopolitique d’une ampleur inédite, instrumentée par les services de renseignement extérieurs de Moscou (SVR).

 

En ciblant frontalement le Saint-Siège et la figure du Pape, la propagande russe ne cherche plus seulement à influencer la politique africaine, mais à briser les fondements moraux et religieux qui échappent à son contrôle. L’enquête sur les documents de l’officine « Africa Politology » révèle que le Vatican est désormais officiellement classé comme un « agent d’influence de la CIA », une étiquette absurde destinée à justifier l’isolement des communautés catholiques en République Centrafricaine.

 

Cette dérive marque un tournant dangereux : en instrumentalisant la foi et en diabolisant les autorités religieuses mondiales, Moscou s’attaque délibérément à la cohésion sociale des nations africaines pour y imposer son propre agenda sécuritaire.

 

Ce récit de haine, loin d’être une simple outrance médiatique, prépare le terrain à une hostilité physique contre les missionnaires et les fidèles, transformant une institution de paix en une cible militaire.

 

Face à cette paranoïa d’État exportée, le silence des autorités locales devient le complice d’une stratégie qui n’hésite plus à condamner les âmes pour mieux asservir les territoires.

 

Par Alain Nzilo

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Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la MINUSCA, appelle les artistes centrafricains à “dépasser les divisions inutiles”

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Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la MINUSCA, appelle les artistes centrafricains à “dépasser les divisions inutiles”

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Hervé Verhoosel, ancien directeur de la communication de la Mission des Nations Unies en Centrafrique et citoyen d’honneur de la ville de Bangui, a publié ces derniers jours une lettre ouverte aux artistes centrafricains, les invitant à mettre fin aux polémiques qui divisent le milieu culturel. “Le moment est venu de dépasser les divisions inutiles”, écrit-il.

 

Contactée par la rédaction de CNC, aucune réaction n’avait encore été recueillie du côté des parties concernées au moment de la publication de cet article.

 

L’ancien responsable onusien, qui se présente également comme Officier de l’Ordre de la Reconnaissance centrafricaine, dit avoir vécu “deux années intenses” en République centrafricaine, au cours desquelles il a côtoyé de nombreux artistes issus de scènes différentes. Il cite nommément Ozaguin, avec qui il dit avoir travaillé en raison de son “professionnalisme, sa droiture et son engagement”, mais aussi Losseba, et feu Vey Zo, dont il salue la mémoire : “sa voix et son engagement continuent de résonner bien au-delà de sa présence.”

 

C’est à partir de ce vécu qu’il formule son appel. Verhoosel observe “avec une réelle tristesse” les polémiques récentes autour de questions de visas et de mises en cause publiques entre artistes. Sans nommer les protagonistes ni arbitrer les accusations, il met en garde contre les effets collatéraux de ces tensions : “lorsque ces débats se transforment en règlements de comptes publics, ils fragilisent l’ensemble d’un secteur qui, au contraire, a tout à gagner à se rassembler.”

 

L’enjeu, selon lui, dépasse les rivalités personnelles. Il pointe notamment les répercussions possibles sur la circulation des artistes centrafricains en Afrique et en Europe, en particulier en France. “Les polémiques publiques, les accusations non vérifiées ou les divisions visibles peuvent créer des incompréhensions, voire fragiliser la confiance de partenaires culturels, institutionnels ou diplomatiques qui jouent un rôle clé dans la circulation des artistes”, prévient-il.

 

La RCA, insiste Verhoosel, n’est pas dépourvue d’atouts. “Des artistes talentueux, des initiatives culturelles, des partenaires prêts à accompagner ces dynamiques” sont là. Ce qui fait défaut, à ses yeux, c’est “cette cohésion — entre artistes, mais aussi entre les publics qui les suivent.”

 

Il conclut sa lettre en sango et en français, saluant ses “amis centrafricains” avec un “Barala kwe !” en ouverture et un “Eke yeke !” en clôture, gestes qui n’ont pas manqué d’être remarqués par des lecteurs centrafricains sur les réseaux sociaux, certains y voyant la marque d’un homme sincèrement attaché au pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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ACFPE : une note circulaire du conseil d’Administration révèle l’ampleur du pillage financier que CNC avait dénoncé

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ACFPE : une note circulaire du conseil d’Administration révèle l’ampleur du pillage financier que CNC avait dénoncé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi traverse actuellement une crise financière grave. Le Président du Conseil d’administration, l’incompétent Henri Koulayom, a signé le 17 avril 2026 une note circulaire portant le numéro 464, intitulée “Réduction urgente des dépenses non essentielles”, dans laquelle il reconnaît ouvertement “une absence de liquidités disponibles” au sein de l’agence.

 

Le document, dont CNC a obtenu copie, suspend immédiatement le recrutement et certains investissements. Selon la note circulaire signée par le Pr Henri Koulayom, seules trois catégories de dépenses sont désormais maintenues : les salaires et charges du personnel, le carburant “strictement limité aux besoins opérationnels indispensables”, et les travaux de construction du bâtiment R+1, présentés comme un “investissement stratégique”.

 

Ce qui frappe dans ce texte, c’est l’absence totale de mention des dépenses de santé, pourtant garanties par la convention collective de l’établissement.

 

Contacté par CNC, une source proche de l’agence indique que cette situation est prévisible depuis plusieurs mois. D’ailleurs, d’après la même sources, les agents avaient même informé et dénoncé un pillage organisé au sein de cette structure publique.

 

Au cœur de ce dossier, se cache  la ministre du Travail, Mme Annie-Michelle Mwanga, qui a imposé au départ sa cadette Renée Bimbo comme directrice générale par intérim, ouvrant la voie à des détournements massifs portant sur les véhicules de service et les fonds de l’agence.

 

Selon les informations qu’on n’a cessé de dénoncer sur CNC, une grande partie du pillage de l’ACFPE se fait via les formations bidon telles que celle portée sur  “changement de mentalité”, assurées par la sœur et la fille directe de la Ministre Anie Michelle Mouanga venues spécialement de France. Cette formation, à elle seule,  a englouti plusieurs millions de francs CFA en l’espace d’une seule semaine. Et ce, durant des années.

 

La note circulaire du Pr Henri Koulayom, loin de rassurer, confirme ce que CNC avançait depuis longtemps : l’ACFPE est à sec à cause de son pillage. “

 

Chaque responsable de service est tenu d’en assurer l’application sans délai”, conclut le document, sans expliquer comment l’agence en est arrivée là, ni nommer les responsables de la situation.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : les informaticiens de l’autorité nationale des élections menacent d’entrer en grève faute de paiement de leur salaire

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les informaticiens de l’autorité nationale des élections menacent d’entrer en grève faute de paiement de leur salaire

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des prestataires informatiques ayant travaillé pour l’Autorité Nationale des Élections lors du scrutin de décembre 2025 menacent d’entrer en grève, leurs honoraires restant impayés depuis plus de quatre mois.

 

Contactés par la rédaction du CNC, plusieurs de ces informaticiens disent attendre en vain le règlement de leurs prestations depuis la fin des opérations électorales. Aucune avancée ne leur a été communiquée par la direction de l’institution, selon leurs déclarations. La colère monte d’autant plus que le volume de travail fourni lors du processus électoral était considérable.

 

La crise financière à l’ANE va au-delà des prestataires extérieurs. Selon des informations exclusives de la rédaction du CNC, le personnel permanent de l’institution accuserait plus de deux mois d’arriérés de salaire. Les primes de risques et les indemnités liées aux panels des cadres et agents n’auraient pas non plus été versées.

 

Au cœur de ce problème financier se trouve Alain Andjingbo, agent comptable de l’ANE. Plusieurs sources internes le soupçonnent d’avoir détourné des millions de francs CFA. Ces allégations, si elles venaient à être confirmées, expliqueraient en partie le blocage des paiements que subissent agents et prestataires depuis des semaines.

 

Le président de l’ANE, Morouba Mathias Barthelémy, est lui aussi dans le viseur. Des agents interrogés par la rédaction du CNC l’accusent de couvrir son agent comptable plutôt que de prendre des mesures pour remédier à la situation. Cette passivité dénoncée au sommet de l’institution accentue le sentiment d’abandon ressenti par le personnel.

 

Si aucune réponse ne leur parvient dans les prochains jours, les informaticiens prestataires disent être prêts à cesser tout travail, une décision qui pourrait compliquer davantage le fonctionnement d’une institution déjà fragilisée par ses propres turpitudes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ouanda-Djallé : la femme de l’ancien ministre de commerce Come Hassan appelle un étudiant à se battre après la défaite de son mari aux législatives

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Ouanda-Djallé : la femme de l’ancien ministre de commerce Come Hassan appelle un étudiant à se battre après la défaite de son mari aux législatives

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La localité de Ouanda-Djallé vit depuis le dimanche 26 avril 2025 des scènes que personne n’aurait anticipées. L’ancien ministre Comme Hassan , candidat du MCU,  parti au pouvoir,  vient d’être largement battu au second tour des législatives par le député sortant. Une défaite nette. Mais c’est ce qui s’est passé après le dépouillement qui retient l’attention.

 

Contactée par la rédaction de CNC, une source présente dans les cercles estudiantins de la diaspora de Ouanda-Djallé à Bangui a confirmé les faits. Selon la même source, le député sortant avait depuis plusieurs années loué et financé une maison à Bangui pour regrouper les étudiants et élèves ressortissants de la localité, située à plus de  900 kilomètres de la capitale. Il leur versait régulièrement de quoi manger et vivre, une aide que beaucoup de ces jeunes, sans famille proche à Bangui, ne trouvaient nulle part ailleurs.

 

C’est dans ce contexte qu’une scène surprenante s’est produite dimanche dernier dans la soirée. Mariame Fotor, épouse de l’ex-candidat Come Hassan, a appelé directement au téléphone un jeune étudiant, simple sympathisant du député sortant vivant à Bangui, pour lui fixer rendez-vous au croisement Marabena, dans le 5e arrondissement — et se battre avec lui à mains nues.

 

Le jeune homme a rendu publique l’affaire sur les réseaux sociaux. Son témoignage, posté dans le groupe «carrefour politique de Ouanda-Djallé», est clair:

«Ce soir vers 15h22, j’ai reçu un appel de notre maman, madame excellence Komassam. Elle me dit qu’on arrive vers la finale et qu’elle va me retrouver au croisement du 5e pour qu’on se batte, moi et elle.» Il précise n’être ni candidat ni responsable politique, juste un électeur et un sympathisant vivant loin de sa localité. Il met nommément en cause un certain Adam Lion, qu’il accuse d’avoir transmis son numéro à la dame.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ce n’est pas la première fois que l’épouse de l’ex-ministre Come Hassan en vient à ce genre de méthodes. Il y’a quelques mois, avant les élections, elle était parti au quartier Combattant, accompagnée de sa maman pour aller se battre avec une mère de famille originaire de Ouanda-Djallé. Et ce n’est pas tout! Sur les réseaux sociaux, la dame attaque parfois des gens n’importe comment à tel point que son comportement est décrié par les jeunes de Ouanda-Djallé. D’ailleurs, les ressortissants de cette ville de la Vakaga à Bangui le savent : c’est au moins la quatrième fois qu’elle agit ainsi.

 

Rappelons que le premier tour des législatives à Ouanda-Djallé s’était tenu le 28 décembre 2025. Malgré les conditions controversées dans lesquelles Come Hassan  avait obtenu son investiture au MCU, il était parvenu à se qualifier pour le second tour avec le député sortant. Le verdict du 26 avril a été sans appel.

 

Par Serge Binguimalé

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Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major Djido Ali pour indiscipline et double jeu

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Alkatim Mahamat , chef du MPC limogeait son chef d’état-major  Djido Ali pour indiscipline et double jeu

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alkatim Mahamat , chef du  Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) vient de démettre son propre chef d’état-major, un poste qu’il avait lui-même créé il y a moins d’un an. Une rupture brutale qui dit beaucoup sur les tensions internes qui rongent ce groupe armé signataire de l’Accord de Ndjamena.

 

Par décision n° 0027/5/06, signée le 1er mai 2026 à Ndjamena, l’autoproclamé général Alkatim Mahamat, président fondateur du MPC, a relevé de ses fonctions Djido Ali, un Soudanais qu’il avait lui-même propulsé à la tête de l’état-major du mouvement. La décision prend effet immédiat. Djido Ali est désormais interdit d’exercer toute activité ou représentation au nom du MPC.

 

Les motifs invoqués dans le document sont lapidaires : non-respect des dispositions statutaires relatives aux objectifs du mouvement et violation du règlement intérieur. Mais selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, la réalité derrière cette décision est plus crue.

 

Djido Ali, nommé chef d’état-major dans le cadre d’une restructuration du mouvement, aurait pris ses distances avec la ligne de commandement du MPC pour se rapprocher d’un autre groupe armé tchadien actif dans l’est du pays, au mépris des obligations qu’impose sa position. Des sources proches du dossier, interrogées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, indiquent qu’il agissait en dehors de toute concertation avec sa hiérarchie, prenant des initiatives sans en référer au président fondateur, et ce en totale impunité.

 

Ce comportement,  travailler avec d’autres factions rebelles tout en portant le titre de numéro un militaire du MPC,  constituait, aux yeux du général Alkatim Mahamat, une trahison de l’accord de Ndjamena, dont le MPC est l’un des signataires. Dans ce type de cadre, chaque mouvement est supposé respecter une ligne politique et militaire claire. Djido Ali n’en faisait visiblement plus qu’à sa tête.

 

La décision de limogeage a été transmise en ampliation au garant de l’Accord de Ndjamena, au gouvernement centrafricain, aux alliés russes, à la MINUSCA, ainsi qu’aux archives du mouvement. Un protocole qui signale que le MPC entend officialiser cette rupture sur tous les plans, y compris diplomatiques.

 

Ce limogeage confirme une réalité que l’on retrouve dans de nombreux groupes armés: la fidélité des combattants et des cadres reste conditionnelle, tributaire des intérêts du moment plutôt que des engagements signés.

 

Par Brahim Sallé

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À Ndélé, une jeune femme interpellée après avoir enterré son nouveau-né vivant

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À Ndélé,  une jeune femme interpellée après avoir enterré son nouveau-né

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, un événement survenu dans le quartier Sultan 3 a véritablement choqué les habitants. Une jeune femme a accouché seule à son domicile. L’enfant, une fois sortie, elle l’a immédiatement enterré vivant.

 

Les voisins, informés de la situation, se sont rassemblés massivement chez la dame et ont exprimé leur vive colère. Ils ont menacé de s’en prendre physiquement à la jeune mère. Heureusement pour elle, Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour calmer la foule et ont procédé à l’arrestation de la femme concernée.

 

Selon les premiers éléments recueillis par la rédaction du CNC, la jeune femme aurait agi seule, sans assistance médicale ni déclaration. Les autorités judiciaires, selon les témoins,  auraient ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort de l’enfant et les responsabilités.

 

Ce type d’affaire rappelle à chacun de nous une réalité que personne ne doit oublié : en République centrafricaine comme dans la plupart des pays, la loi protège l’enfant dès sa conception. Une fois né, cet enfant dispose de droits fondamentaux. Le priver de la vie constitue un acte grave puni par la loi, quelles que soient les difficultés rencontrées par la mère.

 

Chaque enfant représente un potentiel pour la société. Il peut devenir un citoyen qui contribue au développement du pays, exercer un métier utile, ou même occuper des fonctions importantes au service de la nation. Au-delà des circonstances personnelles, il importe de préserver ces vies nouvelles qui constituent l’avenir collectif.

 

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : pourquoi la COSCIPAC avait appelé les fonctionnaires à boycotter le défilé officiel du premier mai à Bangui

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pourquoi la COSCIPAC avait appelé les fonctionnaires à boycotter le défilé officiel du premier mai à Bangui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Tandis que le défilé du 1er mai s’est tenu à Bangui sous les habituels dispositifs protocolaires, une organisation indépendante s’était élevée deux jours plus tôt pour appeler au boycotte de l’événement en RCA .

 

En effet, le 30 avril 2026, la Coordination des organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) avait publié une lettre ouverte appelant syndicats, fonctionnaires et agents de l’État à boycotter la cérémonie du premier mai 2026.

 

Signée par son Coordonnateur National, Petit Delphin Kotto, ce document enregistré sous la référence N°0125, constitue un réquisitoire en règle contre les conditions de travail dans l’administration publique centrafricaine.

 

La COSCIPAC ne réclamait pas un simple geste protestataire. Petit Delphin Kotto expliquait dans sa lettre que le 1er mai ne devait pas être « réduit à un défilé symbolique dépourvu de sens », mais redevenir « un moment fort de revendication et de mobilisation collective ».

 

Derrière cet appel, une accumulation de griefs que l’organisation documente avec précision.

 

Le premier concerne les salaires.

La COSCIPAC constate dans son document que depuis plusieurs décennies, aucune revalorisation significative n’a été engagée, alors que le coût de la vie n’a cessé de grimper sous l’effet des crises économiques mondiales et des séquelles de la pandémie de Covid-19. Les fonctionnaires centrafricains, écrit Petit Delphin Kotto, perçoivent des rémunérations « héritées d’une autre époque, totalement déconnectées des réalités économiques actuelles ».

 

Le deuxième grief porte sur les conditions matérielles.

La lettre décrit une administration à bout de souffle : absence de fournitures de bureau, manque de moyens logistiques, lignes budgétaires inexistantes. La COSCIPAC soutient que cette dégradation a ouvert la voie à la corruption, le service public étant devenu un espace où l’accès aux prestations est parfois conditionné à des pratiques contraires à l’éthique.

 

L’éducation occupe une place particulière dans l’argumentaire de Petit Delphin Kotto.

Les enseignants, note-t-il, exercent leur métier dans une précarité qui compromet la qualité de l’enseignement et, au-delà, l’avenir du pays tout entier. À cela s’ajoutent des pratiques de gouvernance que l’organisation dénonce sans détour : clientélisme, promotions fondées sur l’appartenance politique au parti au pouvoir, et affaiblissement des contre-pouvoirs, illustré selon elle par la dissolution de l’ANECA.

 

Contacté par la rédaction du CNC, Petit Delphin Kotto n’a pas donné suite à nos sollicitations. La COSCIPAC, dans sa lettre, avait réclamé cinq mesures concrètes : l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation des salaires, l’équité de traitement entre tous les agents de l’État — y compris ceux affectés à la Présidence, à la Primature et à l’Assemblée nationale —, la lutte contre la corruption et la restauration de la dignité du fonctionnaire centrafricain.

 

Le défilé a eu lieu. Mais les revendications portées par la COSCIPAC deux jours avant la cérémonie restent, elles, entières.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?

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La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?

 

Centrafrique : La septième République issue des récentes élections repose t-elle sur des bases suffisamment solides pour surmonter les fragilités politiques, économiques et sécuritaires du pays ?
Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le processus électoral tant controversé et contesté par l’opposition démocratique selon les formes prescrites par les lois et règlements a connu son épilogue avec l’avènement de la septième République devenue un slogan populaire.

 

Il apparaît important de rappeler qu’après son entrée par effraction dans l’arène politique centrafricaine à la faveur de l’ancien président de la République en l’occurrence le Général François Bozizé qui l’a déniché à l’université de Bangui pour en faire un premier ministre, le président de la République dont la légitimité est contestée par un troisième mandat illégal règne selon ses humeurs et caprices au moyen de la répression des libertés publiques, du rapt d’opposants, de l’arrestation arbitraire des professionnels des médias, des mandats d’arret internationaux contre les blogueurs, de l’oppression de toute voix discordantes avec l’appui du nébuleux groupe paramilitaire des Wagners.

 

C’est dans cette optique que le président de la République a délibérément mis en veilleuse les attentes et les aspirations de la population depuis son investiture en attendant la configuration de la nouvelle assemblée parlementaire pour reconduire ou former un nouveau gouvernement.

 

À cette mégalomanie sans limites s’ajoutent la prédation systématique de deniers publics, la vampirisation dans des propositions épharantes des ressources de l’État etc…

 

Fort de ce sinistre et lugubre constat, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- La septième République issue du processus électoral controversé repose t-elle sur des fondements robustes pour éviter les inconsistances ou fugacités politiques, économiques et sécuritaires de notre pays ?

 

2- Au lendemain de la foire électorale, la septième République pourra t-elle contenir sur la durée les tensions sociales latentes ?

 

3- En d’autres termes, le cumul des colères sociales nées des inégalités et des injustices peut-il rattraper la septième République ?

 

4- L’absence d’inclusivité politique qui entraîne un affaiblissement démocratique et l’instabilité sécuritaire récurrente en province offre t-elle à la septième République des garanties nécessaires pour un développement durable ?

 

En tout état de cause, la situation sécuritaire au nord de la République sœur du Mali avec les supplétifs russes de Wagner doit faire réfléchir les autorités établies de Bangui qui defie l’équilibre géopolitique mondial en bradant la souveraineté nationale, économique et securitaire y compris l’exclusivité de l’exploitation de nos ressources naturelles.

 

L’hostilité ou l’antipathie des institutions financières internationales conjuguée à l’isolement diplomatique de notre pays affaiblissent les capacités d’action d’un gouvernement qui s’auto-satisfait dans la médiocrité,  le mensonge, la magouille et l’illusion.

 

En attendant la formation du nouveau gouvernement, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signalent que l’épisode calamiteux de l’affreuse statue du président de la République associé au chapitre du gâteau d’anniversaire penché qui viole le code d’élégance et d’esthétique sont des signes avant-coureurs de déclin, de fin, et de l’effondrement d’un régime construit sur de mensonges et de manipulations.

 

Monsieur le président, n’attendez pas que la huée populaire et la clameur de la rue vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Alors, en conséquence de ce qui précède, il apparaît judicieux et dès maintenant de démissionner avec honneur Monsieur le Président afin de donner une chance à la nation de se reconstruire sur de bases saines.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 02 Mai 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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