jeudi, avril 23, 2026
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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Centrafricaines et centrafricains, vous lisez ceci ?  Désormais, votre terre est en vente via la cryptomonnaie. Voici la première transaction douteuse, hors mis celle faite avec le mari de Valentine Rugwabiza, cheffe de la Minusca.  Et bien, le gouvernement vient d’accorder un vaste terrain de 4660 hectares à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année.

 

Ce contrat de quinze ans renouvelable met à disposition un domaine entier pour des plantations et des unités de transformation agro-alimentaire.

 

Les clauses incluent aussi la construction de routes, de logements et de centres de santé censés profiter aux riverains, pourtant le prix payé reste dérisoire face à la valeur des sols.

 

Et tout s’organise autour du meme coin, cette crypto-monnaie que le pouvoir a mise en circulation pour attirer des fonds rapides.

 

La société reçoit ainsi les terres en échange d’un règlement lié à cette devise numérique lancée directement depuis les cercles proches du sommet.

 

Pendant ce temps les cultivateurs centrafricains continuent de lutter pour garder leurs petites parcelles et nourrir leurs proches au jour le jour.

 

Le bail avance sans que personne n’explique vraiment comment les communautés vont toucher leur part dans cette opération.

 

Les travaux doivent démarrer dans les trois mois qui suivent la signature, mais les habitants de l’Ouham attendent encore des réponses claires.

 

Par Éric Azoumi

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui
Le député Martin Ziguelé

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Ziguélé est intervenu dans l’émission « Sous l’Arbre à palabre », consacrée au thème «— À quoi servent encore les élections en Afrique ? », diffusée sur la version francophone de la chaîne allemande DW et présentée par Georges Ibrahim Tounkara. L’ancien Premier ministre centrafricain y a expliqué que de nombreux processus électoraux sur le continent se déroulent sans réelle compétition, faute de transparence et de garanties institutionnelles.

 

Au cours de ce débat, Martin Ziguélé a indiqué que plusieurs dirigeants verrouillent les règles du jeu politique avant d’aller aux urnes, laissant aux citoyens un choix réduit et souvent symbolique. Il a souligné que ce modèle fragilise la confiance dans les institutions et limite la possibilité d’un changement politique issu des urnes. L’ancien chef de file du MLPC a ajouté que certaines autorités s’appuient sur l’appareil sécuritaire et administratif pour contrôler les étapes clés des scrutins, du recensement à la proclamation des résultats.

 

Dans cet échange, il a rappelé que la tenue des élections ne suffit pas à garantir une gouvernance démocratique si les contre-pouvoirs restent affaiblis. Il a aussi relevé que plusieurs pays africains traversent des crises politiques répétées, dans lesquelles les scrutins jouent un rôle secondaire face aux arrangements internes des régimes en place. L’analyse de Martin Ziguélé s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir des mécanismes électoraux en Afrique, alors que les citoyens expriment une lassitude croissante face à des consultations perçues comme verrouillées.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/patrouille_gendarmes-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026
patrouille_gendarmes-bangui – Bouca : L’arrestation par les Wagner de 3 hauts responsables de la sécurité

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Kaga-Bandoro, une mère a été arrêtée pour avoir empoisonné à mort sa fille de treize ans et ressort libre de la gendarmerie, avant de retourner la machine judiciaire contre ceux qui avaient réclamé sa prison.

 

Quand une meurtrière présumée devient celle devant qui il faut s’agenouiller pour être libéré, on comprend que la justice centrafricaine a changé de camp depuis longtemps.

 

En effet, tout commence à Kaga-Bandoro, capitale de la Nana-Gribizi. Une femme soupçonne son mari d’avoir une maîtresse. Incapable de diriger sa rage vers son époux, elle glisse du poison dans le repas de sa fille de treize ans. L’enfant mange, s’effondre et ne se relève plus. La gendarmerie arrête la mère suspecte, qui porte encore dans ses bras un bébé de neuf mois.

 

C’est là que les choses prennent une tournure qui échappe à toute logique judiciaire. Les gendarmes de Kaga-Bandoro, au lieu de transmettre le dossier au parquet, préfèrent convoquer la famille du mari de la suspecte et lui posent la question : que faire de la suspecte ? Écoutez bien ceci ! On va faire quoi avec cette dame ? On l’amène en prison ou on la libère ?

 

De son côté, la famille du mari répond clairement : qu’elle aille en prison, au moins quelques mois, pour lui faire comprendre ce qu’elle a fait. Tuer sa propre fille, elle est capable de tuer n’importe quelle personne, y compris son mari. Le mieux, elle doit faire la prison, réclame la belle-famille.

 

Contre toute attente, le mari de la suspecte, lui, dit non. Il explique que sa femme a encore un bébé de neuf mois entre ses mains, et qu’elle ne doit pas aller en prison.

 

La gendarmerie s’aligne alors sur la décision du mari. La femme est libérée immédiatement.

 

Dès sa sortie, la femme quitte Kaga-Bandoro pour Bangui, sans attendre. Une fois arrivée dans la capitale, elle se rend au domicile du grand-frère de son mari au quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement. Sur place, elle retrouve le grand-frère du mari, qui avait réclamé son emprisonnement à la gendarmerie. En face de son beau-frère, la femme lui dit clairement que son coup contre elle a échoué, et qu’elle est désormais libre. C’est à son tour de lui montrer dans quelle boîte elle se chauffe.

 

Le lendemain, la femme part retrouver sa copine, maîtresse du commandant Yarkokpa, qui habite également au quartier Gobongo. Elle fait ressortir la vieille photo de son beau-frère, prise plusieurs années auparavant lorsqu’il était autodéfense à Ouanda-Djallé. À cette époque, le monsieur combattait aux côtés des soldats FACA contre les rebelles du FPRC et du RPRC. Un jour, après une opération, l’équipe était en joie d’avoir repoussé les rebelles. Les éléments étaient contents et prenaient des photos. Le monsieur, lui aussi, avait pris une photo avec sa tenue et son arme.

 

C’est cette photo que la femme apporte à la copine du commandant Yarkokpa, de la garde présidentielle, qui est aussi sa voisine à Gobongo. La copine la transmet au commandant, lui disant que cet homme qui habite ici n’est pas un commerçant, c’est un rebelle. Le commandant regarde la photo et tranche : c’est un rebelle. Le grand-frère est arrêté et conduit à la SRI, la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

La machine s’emballe alors dans tous les sens. Le mari de la femme, furieux que sa femme libérée grâce à lui se retourne contre son propre grand-frère, lui signifie qu’il la quitte définitivement et récupère l’enfant de neuf mois.

 

Et ce n’est pas tout ! C’est là le cœur du problème. La femme court aussitôt informer le commandant Yarkokpa de ce que son mari vient de faire. Le commandant Yarkokpa, de son côté, ordonne immédiatement l’arrestation du mari. Les hommes du commandant vont cueillir le mari à son tour et le conduisent à la SRI.

 

Deux hommes sont maintenant derrière les barreaux. Et la folie continue. Le directeur de la SRI convoque le mari et lui explique les conditions de sa libération : ramener l’enfant à la femme, lui demander pardon, promettre de ne jamais la quitter.

 

Le mari, soucieux d’être libre, s’exécute. Il demande à ses proches de ramener le bébé. Il demande également pardon à sa femme et lui promet de ne plus la quitter. Immédiatement, il est relâché de la SRI.

 

Puis c’est au tour du grand-frère. Le directeur de la SRI lui dit que pour être libre, il doit demander pardon à la femme de son petit frère. Incroyable ! Le grand-frère doit s’agenouiller devant elle et implorer son pardon.

 

Regardez : une femme a tué sa propre fille de treize ans. Elle n’a passé aucune nuit en cellule, n’a croisé aucun juge, n’a entendu aucune mise en examen. En revanche, deux hommes de sa belle-famille ont été arrêtés, humiliés et contraints de s’agenouiller devant elle pour recouvrer leur liberté. Le nourrisson de neuf mois a servi de monnaie d’échange dans une négociation menée non pas dans un prétoire, mais dans les bureaux d’une unité de gendarmerie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La participation d’Anicet Georges Dologuélé à la présidentielle du 28 décembre 2025 n’a pas affaibli le régime, elle l’a sauvé d’un effondrement bien plus rapide.

 

Les partisans les plus fervents de Dologuélé, regroupés autour de lui au sein de l’URCA, reprochent régulièrement aux tenants du boycott au sein du BRDC d’avoir joué la chaise vide, d’avoir manqué de courage politique. Fari Tahéruka Shabazz retourne complètement cet argument. Pour lui, c’est exactement l’inverse qui s’est produit : la participation de Dologuélé constitue le véritable sabotage de la seule stratégie capable de faire tomber le régime rapidement.

 

Les chiffres officiels proclamés par l’Autorité Nationale des Élections donnent à Anicet Georges Dologuélé 14,66 % des suffrages exprimés, arrondi à 15 %. Le taux d’abstention officiel atteint 51 % : plus de la moitié des électeurs centrafricains n’ont pas voté, considérant d’emblée le scrutin comme une farce, une mascarade prévisible.

 

Fari Tahéruka Shabazz pose alors une question simple mais dévastatrice : que se serait-il passé si Dologuélé avait rejoint l’appel au boycott au lieu de participer ? Ses 15 % se seraient ajoutés à l’abstention existante. On aurait alors atteint 66 % d’abstention, soit les deux tiers de l’électorat refusant de cautionner le processus électoral.

 

Avec 66 % d’abstention, le régime Touadéra n’aurait recueilli que 34 % de participation réelle. Ce chiffre colossal aurait rendu impossible toute communication triomphaliste du pouvoir. Plus de discours sur des élections qui se sont passées dans le calme, plus de narration sur un retour à la normale, plus de mise en scène d’une démocratie qui fonctionne.

 

Les observateurs internationaux, les partenaires, les think tanks auraient été obligés de se concentrer sur le sens politique de cette abstention massive : un rejet clair et massif du pouvoir en place et du processus électoral organisé sous son contrôle. La MINUSCA et les partenaires multilatéraux auraient dû constater l’échec patent de la normalisation vendue depuis des années.

 

Le régime aurait perdu toute légitimité résiduelle aux yeux des bailleurs, des investisseurs, des chancelleries. Le débat international aurait porté sur une question incontournable : que fait-on devant un pouvoir rejeté par les deux tiers de l’électorat ? Cette situation aurait créé un blocage financier et diplomatique beaucoup plus rapide et puissant que ce qu’on observe aujourd’hui.

 

Au lieu de cela, en participant, Dologuélé a légitimé le scrutin par sa seule présence. Ses 15 % ont servi de caution : regardez, même l’opposition sérieuse a participé, donc le processus est crédible. Il a permis au régime de revendiquer une participation correcte d’environ 49 % au lieu des 34 % qui auraient affiché la réalité du rejet populaire.

 

Il a même offert à Touadéra un second tour fantôme où il arrive deuxième avec un score honorable, donnant l’illusion d’une compétition démocratique réelle. Ces 15 % de légitimité supplémentaire, dont le régime avait désespérément besoin pour faire avaler la pilule à l’international et à une partie de l’opinion, Dologuélé les lui a offerts sur un plateau.

 

Fari Tahéruka Shabazz le dit sans détour : « Les 15 % de Dologuélé ne servent absolument à rien en termes électoraux. Il ne gagne rien. Par contre, ces 15 % s’ils avaient été ramenés dans l’abstention, ça nous aurait vraiment beaucoup servi. » L’analyste enfonce le clou avec une formule lapidaire : « Si véritablement vous vouliez faire chuter rapidement Faustin Archange Touadéra, la meilleure stratégie eût été de faire cette politique du boycott. Mais vous avez fait l’inverse, donc ce qui veut dire que vous avez saboté la meilleure stratégie. » La participation de Dologuélé n’a pas affaibli Touadéra, elle l’a sauvé d’un effondrement de légitimité beaucoup plus brutal et immédiat. Elle a offert au régime les 15 % de vernis démocratique qui lui manquaient pour tenir encore quelques mois, voire quelques années de plus. C’est un sabotage objectif de la dynamique du boycott.

 

Fari Tahéruka Shabazz ne parle pas ici d’intentions ou de motivations personnelles. Il parle de résultats concrets, mesurables. Peu importe que Dologuélé ait voulu ou non sauver le régime, le fait est qu’il l’a fait. Ses 15 % ont servi de bouée de sauvetage à un pouvoir qui se noyait dans son illégitimité.

 

Les tenants du boycott avaient compris une chose simple : dans un régime qui survit uniquement grâce à l’apparence de légitimité internationale, la pire arme qu’on puisse utiliser contre lui, c’est le refus de participer à ses mises en scène. Chaque candidat qui boycotte retire un morceau de crédibilité au spectacle électoral. Chaque électeur qui s’abstient retire un point de pourcentage au récit officiel.

 

Dologuélé a fait le choix inverse. Il a choisi de participer, de donner de la substance au spectacle, de fournir au régime exactement ce dont il avait besoin : un adversaire crédible, des chiffres présentables, une apparence de pluralisme. Et le résultat est là, vérifiable dans les chiffres officiels : 49 % de participation au lieu de 34 %, un second tour qui a du sens au lieu d’un plébiscite grotesque.

 

Fari Tahéruka Shabazz observe que même les partisans de Dologuélé ne peuvent nier cette arithmétique simple. Ils préfèrent déplacer le débat sur le courage, sur la peur, sur l’abandon du terrain. Mais les chiffres restent les chiffres. 51 % plus 15 % égalent 66 %. Et 66 % d’abstention auraient changé complètement la donne internationale.

 

Les bailleurs auraient suspendu leurs financements plus rapidement. Les partenaires auraient exigé des réformes plus profondes. La MINUSCA aurait perdu son argument principal pour justifier sa présence : accompagner une transition démocratique. Comment accompagner une transition que les deux tiers de la population rejettent ouvertement ?

 

Cette occasion historique de faire basculer le régime par la simple force du refus collectif, Dologuélé l’a gâchée. Il a préféré ramasser 15 % et une place au second tour plutôt que de contribuer à un mouvement de boycott qui aurait pu faire tomber le système entier en quelques mois. C’est ce calcul politique que Fari Tahéruka Shabazz qualifie de sabotage​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?
Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des informations qui circulent depuis plusieurs semaines dans les couloirs de la présidence centrafricaine indiquent qu’Hassan Bouba cherche à quitter Bangui pour rejoindre Moscou, sans y parvenir.

 

Ex-Coordinateur politique de l’UPC, unité pour la paix en Centrafrique,  et Tchadien d’origine, Hassan Bouba a rejoint la République centrafricaine dans les rangs de ce groupe armé avant de s’imposer comme l’un des hommes les plus proches des mercenaires russes. Son lien amoureux avec Dimitri Sytyi, le chef de Wagner en RCA, lui a valu d’être reçu à plusieurs reprises par des responsables du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Mais en 2021, des mercenaires russes du groupe Wagner l’avaient extrait de force de la détention de la Cour pénale spéciale au camp de Roux, où il avait été placé pour son rôle présumé dans des massacres commis sous sa coordination. Une semaine après cette libération imposée, il retrouvait son poste de ministre de l’Élevage et de la Santé animale, comme si rien ne s’était passé. Médaillé par le Président Touadera, Hassan Bouba est pressenti d’occuper le poste du vice-Président de la République il y’a deux ans. Mais qu’en est-il pour le moment ?

 

À l’approche du scrutin du 28 décembre, Hassan Bouba avait mobilisé ses réseaux en lançant un comité de soutien baptisé « 100% Touadéra », organisant des marches à travers le pays pour appuyer la candidature du président sortant à un troisième mandat. Cette agitation politique lui avait permis de se repositionner dans l’entourage du pouvoir.

 

Mais depuis le coup d’État électoral de Touadéra, sa situation s’est fragilisée. Son nom circule dans des rumeurs de connivence avec l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, accusé d’avoir joué un double jeu. Ngrebada a depuis été frappé par le régime, et il a perdu son siège de député à Boali, battu par un candidat du parti au pouvoir dans des conditions qui laissent peu de place au hasard.

 

Dans ce contexte, Hassan Bouba aurait tenté à plusieurs reprises de rejoindre Moscou, en vain. Selon des sources proches de la présidence, les autorités de Bangui bloquent ses tentatives de départ. Sa stratégie serait d’attendre en Russie la composition du prochain gouvernement : s’il y figure, il rentre ; s’il en est exclu, il reste à Moscou pour échapper à une éventuelle arrestation de la CPS.

 

En parallèle, depuis trois jours, son nom est désormais associé à des appels lancés vers les Peuls  au Niger, au Cameroun ou au Tchad  pour venir en République centrafricaine. Mais cet appel sert-il à quoi au juste ?

 

Par Éric Azoumi

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Touadera livre huit permis miniers comme des bonbons aux copains de son régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

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Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Expertise-du-diamant-au-Bec-dor-par-Touadera-une-decouverte-pour-lui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube
Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les élèves de Sibut sont tabassés, arrêtés et que leurs parents dénoncent le vol de la bourse Maïngo , le Conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026 a tranquillement validé huit permis d’exploitation industrielle de petites mines au profit de cinq sociétés. Un vrai distributeur automatique de richesses nationales.

 

Les bénéficiaires de ce généreux cadeau présidentiel sont :

– Yero Mining

– Gasol International

– Allée Global Mining Central Africa

– Evra Patrice Yandoube (qui empoche quatre permis à lui tout seul)

– Kansgold

 

Le ministre des Mines et de la Géologie a déclaré que ces sociétés avaient « satisfait à toutes les conditions » et payé les frais exigés. Le Conseil a donc adopté les huit décrets sans sourciller. Ils seront transmis à la signature de Faustin-Archange Touadéra.

 

Pourtant, dans le même Conseil des ministres, le dictateur de Bangui lui-même avait exprimé de vives inquiétude . Il a explicitement demandé au ministre des Mines de « renforcer les mesures permettant de prévenir et de gérer les risques de manipulation de coordonnées géographiques ».

 

Traduction en langage clair : Touadéra sait parfaitement que les cartes et les coordonnées GPS des sites miniers sont souvent falsifiées en Centrafrique pour cacher les vraies zones riches. Il connaît le truc. Il l’a dit ouvertement devant tout son gouvernement.

 

Et malgré cet aveu public de danger, il a quand même donné son feu vert pour attribuer huit permis à des sociétés dont on ne connaît ni les vrais actionnaires, ni les capacités réelles, ni les engagements concrets envers le peuple centrafricain.

 

Huit permis miniers, cela représente potentiellement des milliers d’hectares d’or, de diamants et d’autres substances précieuses qui vont quitter le sol centrafricain dans l’opacité la plus totale. Pas d’appel d’offres public, pas de transparence sur les zones exactes, pas de cahier des charges strict sur l’emploi local, l’environnement ou le reversement à l’État.

 

Evra Patrice Yandoube qui rafle quatre permis à lui seul ? Cela sent très fort le proche du pouvoir ou l’intermédiaire privilégié. Les autres sociétés (Yero Mining, Kansgold, Gasol International…) ont des noms qui apparaissent soudainement et qui repartent probablement avec le magot.

 

Pendant ce temps :

– Les lycéens de Sibut manifestent contre la corruption des bourses scolaires

– Les routes sont défoncées

– Les hôpitaux manquent de tout

– Le peuple crie famine

 

Mais pour distribuer les richesses minières du pays aux copains, le régime est d’une efficacité redoutable : adoption en moins d’une heure.

 

C’est cela la « 7e République » de Touadéra : les petits Centrafricains se font réprimer, les gros amis du pouvoir se font servir l’or et les diamants sur un plateau d’argent.

 

Corbeau News suivra ces huit permis un par un. Nous publierons les zones concernées dès qu’elles seront connues, les vrais propriétaires derrière ces sociétés, et surtout : qui touche vraiment dans cette affaire.

 

Le pillage continue.

 

Par Alain Nzilo

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/billet-de-banque-CFA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés
billet-de-banque-CFA – Cemac : Les Banques en surliquidité en 2018

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après la pénurie persistante de pièces de monnaie, les nouveaux billets émis par la Banque centrale d’Afrique centrale peinent à s’imposer dans l’économie quotidienne des Centrafricains et créent déjà de vives tensions.

 

Dans un pays où l’argent liquide reste le principal moyen d’échange, la qualité défaillante des nouveaux billets de la BEAC commence à perturber gravement les transactions quotidiennes des Centrafricains.

 

En effet, ces coupures des billets émis par la BEAC montrent une fragilité inattendue dans la vie de tous les jours. Des fragments de papier se détachent facilement et de petites déchirures apparaissent après quelques manipulations seulement.

 

Ainsi, dès qu’un billet présente ce genre de défaut, même léger, les commerçants le refusent net. Le détenteur se trouve alors bloqué, incapable d’acheter quoi que ce soit avec une valeur qui ne passe plus nulle part. Cette réalité pèse lourdement dans un pays déjà éprouvé par des années de difficultés.

 

Prenant un exemple. À Boda, sous-préfecture minière de la Lobaye, au sud-ouest du pays, les refus de billets froissés ou légèrement fissurés se sont multipliés ces derniers temps. Si bien qu’une réunion avait été organisée à la mairie de la ville il y’a quelques semaines sur le sujet. Il ressort que tout commerçant qui refuse un billet de banque en bon état et légèrement déchiré, l’acheteur peut se retourner auprès des forces de l’ordre, que ça soit la gendarmerie ou la police, le commerçant sera arrêté, et une amande lui sera infligée.

 

Pourtant, malgré cette consigne claire, les vendeurs continuent de repousser ces billets de banque sans hésiter. Ils redoutent avant tout les faux billets qui circulent en grand nombre et préfèrent ne pas prendre le risque de se retrouver eux-mêmes avec une perte.

 

Rappelons que les anciennes séries de billets de banque qui étaient en circulation dans le pays offraient une bien meilleure résistance. Même pliés ou usés, ils gardaient leur forme et leur intégrité pendant de longs mois.

 

Les nouveaux, en revanche, s’abîment très vite pour un rien. Un simple frottement ou un pli suffit à les endommager de façon visible.

 

Dans ce cas, la responsabilité première revient à la Banque centrale qui a mis en circulation un papier qui ne supporte pas l’usage quotidien. Les citoyens en paient directement les conséquences sans pouvoir y remédier.

 

Une large campagne d’information auprès des marchands aurait pu apaiser les craintes liées aux contrefaçons. Mais aucune action de ce type n’a été lancée jusqu’à présent. Le silence des autorités laisse la population seule face à ces difficultés qui s’installent dans le quotidien.

 

Par Anselme Mbata

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator, et rappelle les règles statutaires du Conseil

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains.webp” data-wpel-link=”internal”>Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil
Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, a publié le 31 mars 2026 un communiqué officiel depuis Bangui.

 

Dans ce communiqué, le CSISCA indique que l’Assemblée Générale Ordinaire, Elective et Inclusive s’est tenue le 30 décembre 2025 à Bangui. Le nouveau Bureau Exécutif National du CSISCA a ensuite été investi le 7 février 2026 dans des conditions reconnues par les autorités et les participants.

 

Le CSISCA précise que monsieur Ahmat Déléris alias Rator, ancien président intérimaire, avait été invité à cette assemblée mais a choisi de ne pas y participer. Selon les articles 100 et 101 des statuts du CSISCA, cet ancien responsable est considéré comme disqualifié.

 

Le CSISCA souligne que monsieur Ahmat Déléris alias Rator continue de s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux et dans les médias, tantôt au nom d’une association politique, tantôt au nom du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique. Le Bureau Exécutif National du CSISCA juge que ces prises de position vont à l’encontre de l’éthique islamique, des lois de la République et des dispositions statutaires de l’organisation.

 

Le CSISCA estime que le motif de discrimination raciale invoqué par monsieur Ahmat Déléris alias Rator ne constitue qu’un prétexte. Il met en garde contre le risque d’accroître les divisions au sein de la communauté musulmane nationale, qui a récemment retrouvé son unité.

 

Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique appelle les organes de base, les associations, les directions techniques, les conseillers spéciaux, les membres d’honneur ainsi que les membres du Conseil National Chargé de la Jurisconsulte et de la Jurisprudence Islamique à respecter strictement les règles établies et à éviter toute manipulation susceptible de fragiliser l’unité de la communauté.

 

Le communiqué cite le verset 46 de la sourate 8 du Saint Coran : « Obéissez à Dieu et à Son Messager. Ne vous disputez pas entre vous, sinon vous fléchiriez et perdriez le souffle de votre force. Soyez patients car Dieu est avec ceux qui sont patients. » Le Bureau Exécutif National du CSISCA, dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, réaffirme son attachement aux valeurs religieuses et républicaines. Il assure la communauté nationale et internationale de sa détermination à préserver l’unité retrouvée de la communauté musulmane centrafricaine.

 

Par Sonia VICKOS

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison
Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quatre ans. C’est le temps que passent certains de nos jeunes officiers en formation en Russie, loin de leurs familles, loin de chez eux. Quatre ans d’attente, d’espoir, et aujourd’hui d’incompréhension. Pendant ce temps, d’autres stagiaires, partis six mois en Ouganda, leurs décret de grade sont déjà sortis. Comment expliquer ce décalage ? Pourquoi certains sont-ils oubliés quand d’autres avancent ? Monsieur Romaric Mbilo, politologue et spécialiste de l’armée nationale, a accepté de nous parler. Sans détour, avec l’expérience de celui qui connaît le métier de l’intérieur, il nous livre son regard sur une situation qui interroge et qui inquiète.

 

Corbeau News Centrafrique :Monsieur Romaric, bonjour. Merci d’avoir accepté cette interview. Vous suivez de près l’évolution de nos forces de défense et de sécurité depuis des années. Aujourd’hui, une situation semble anormalement bloquée : plus de vingt-sept de nos futurs officiers sont en Russie depuis 2021 sans perspective de décret de reconnaissance de leur grade. Quelle est votre analyse de ce dossier ?

 

  1. Romaric :Bonjour. Je vous remercie de m’offrir cette tribune sur un sujet qui touche au cœur de notre souveraineté militaire. Ce que nous vivons est une anomalie grave. Imaginez : ces jeunes sont partis depuis quatre ans. Ils ont quitté leur pays, leurs familles, pour se former au métier des armes dans des conditions difficiles, et surtout dans le froid. Ils sont toujours là-bas, en attente de la reconnaissance de l’État, mais le silence de Bangui est assourdissant.

 

CNC :Justement, parlons de ce silence. On apprend qu’une promotion partie en Ouganda pour seulement six mois en 2025 a déjà vu ses décrets d’avancement signés à la mi-décembre. Ils porteront leurs galons dès leur retour. Comment un tel décalage est-il possible ?

 

  1. Romaric :C’est l’incompréhension totale. C’est le monde à l’envers ! Dans l’armée, la hiérarchie et la préséance sont basées sur le temps de formation et l’ancienneté. Comment expliquer à un jeune qui entame sa cinquième année d’études militaires en Russie que le petit nouveau, parti six mois en stage en Ouganda, est déjà officier par décret avant même d’avoir remis les pieds sur le sol national ? C’est une insulte au mérite.

 

CNC :Est-ce que ce blocage administratif ne cache pas une forme de “sanction” politique contre ceux qui ont été formés chez le partenaire russe ?

 

  1. Romaric : Si c’est le cas, c’est une faute stratégique. On ne sanctionne pas ses propres enfants pour des questions de géopolitique. Ces élèves ne sont pas les officiers de la Russie, ce sont les officiers de la République Centrafricaine. En refusant de signer leurs décrets alors qu’ils sont encore en terre étrangère, on les fragilise moralement. Quel message envoie-t-on à ceux qui nous représentent à l’extérieur ? Que leur État les oublie au profit de circuits plus “courts” et politiquement plus agiles ?

 

CNC : Concrètement, quel est l’impact de l’absence de ce décret de galon pour ces jeunes qui sont toujours en Russie ?

 

  1. Romaric :L’impact est dévastateur. Juridiquement, ils restent des élèves, des stagiaires. Ils n’ont aucune sécurité de carrière, aucune garantie sur leur solde future. C’est un vide administratif qui les place dans une précarité indigne de leur rang. Pendant ce temps, la promotion ougandaise revient avec des garanties pleines et entières. C’est une rupture d’égalité flagrante devant la loi militaire.

 

CNC : Monsieur Romaric, pour conclure, la situation semble bloquée au niveau du ministère de la Défense. Quel serait votre dernier mot pour alerter les autorités ?

 

  1. Romaric :Je dirais au commandement : attention. Une armée ne tient que par la confiance qu’elle inspire à ses hommes. Si vous créez des officiers de “première zone” et des officiers de “seconde zone” selon le pays de formation, vous détruisez la fraternité d’armes. Signez ces décrets pour les enfants du pays en Russie. Il est temps de ramener la justice sous les drapeaux.

 

CNC : Monsieur Romaric, merci pour cette franchise qui, nous l’espérons, fera bouger les lignes.

 

  1. Romaric :C’est mon vœu le plus cher. Merci à vous.

 

Propos recueillis par Brahim….

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Le regretté Karl Blague, avant sa mort, accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

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Karl Blague accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/karl-blague.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blague, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui
Karl Blagué, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui

Le sociologue Karl Blague  dénonce une stratégie délibérée de précarisation de la population centrafricaine à des fins politiques.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de son passage dans l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le sociologue Karl Blague a lancé de lourdes accusations contre le président Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, le régime actuel a volontairement plongé la population dans la misère pour mieux la contrôler. À l’approche de la présidentielle de 2025, il dénonce une stratégie de manipulation à grande échelle, fondée sur la précarité sociale et les meetings financés.

 

« Le régime a instauré la misère pour mieux manipuler la population », a-t-il affirmé d’un ton ferme. Selon Karl Blague, cette pauvreté n’est pas un simple héritage des crises passées, mais un instrument politique entretenu pour rendre les citoyens dépendants du pouvoir. Les manifestations organisées par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) s’inscriraient dans cette logique. « Quand le président organise une manifestation, c’est à coups de billets de banque », a-t-il insisté.

 

Dans les quartiers périphériques de Bangui, il n’est pas rare d’entendre des citoyens affirmer qu’ils ont été « mobilisés » contre une petite somme ou un ticket de transport. Blague estime que cette pratique fausse la perception de l’opinion publique : « Ce n’est pas par conviction que les gens quittent leurs quartiers pour aller applaudir le président. C’est parce qu’on les paie ». Pour lui, cette réalité démontre l’absence d’adhésion populaire réelle.

 

Derrière ces accusations, c’est toute la situation économique du pays qui est mise en cause. Le revenu moyen par habitant reste l’un des plus faibles d’Afrique centrale. En 2024, la croissance économique ne dépassait pas 2,1 %, bien en dessous du taux de croissance démographique. La dette publique avoisine les 60 % du PIB, et les dépenses sociales sont insuffisantes. Malgré les ressources naturelles du pays et les centaines de milliards obtenus à travers des programmes comme le RCPCA, les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont pas améliorées.

 

Pour Karl Blague, cette gestion est volontaire. « Il n’y a pas de réelle volonté de sortir la population de la pauvreté. Plus les gens sont misérables, plus ils sont faciles à contrôler ». Il accuse le régime d’avoir institutionnalisé cette stratégie, en y mêlant propagande, clientélisme et assistanat politique. Le système, selon lui, repose sur un équilibre cynique : maintenir la population dans le besoin pour qu’elle reste dépendante des aides ponctuelles du pouvoir.

 

La candidature de Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, soutenue par ses proches comme une réponse à une « volonté populaire », est perçue par Karl Blague comme une provocation. Il rejette les arguments des défenseurs du régime, selon lesquels la population vivrait mieux qu’avant. « C’est faux. Les gens vivent dans la peur, dans la faim, et dans l’attente d’un billet pour applaudir ».

 

Pour Blague, le véritable enjeu n’est pas seulement électoral. Il s’agit de rompre avec un système fondé sur la détresse humaine. « On ne doit pas avoir à payer quelqu’un pour qu’il soutienne un président. Le jour où le peuple reprendra sa dignité, ce régime s’effondrera ».

 

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Le Royaume-Uni injecte trois millions de livres sterling dans le Fonds humanitaire de la République centrafricaine

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Le Royaume-Uni injecte trois millions de livres sterling dans le Fonds humanitaire de la République centrafricaine

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/les-sinistres-de-kaga-bandoro-apres-la-forte-pluie-sur-la-ville-photo-ocha.webp” data-wpel-link=”internal”>Le Royaume-Uni injecte trois millions de livres sterling dans le Fonds humanitaire de la République centrafricaine
Les sinistrés de Kaga-Bandoro après la forte pluie sur la ville. Photo OCHA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) annonce que le Royaume-Uni figure parmi les tout premiers contributeurs au Fonds humanitaire de la République centrafricaine pour l’année 2026.

 

Le Fonds humanitaire pour la RCA, géré par OCHA sous l’autorité du Coordonnateur humanitaire, constitue le principal mécanisme de financement d’urgence pour les organisations non gouvernementales nationales et internationales ainsi que les agences onusiennes confrontées aux crises les plus aiguës du pays.   Sa gestion opérationnelle depuis Bangui garantit que les processus d’allocation restent au contact direct des partenaires de terrain. C’est dans ce cadre que le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO) britannique a mobilisé trois millions de livres sterling dès les premiers mois de 2026.

 

En 2026, environ 2,3 millions de personnes, soit 36% de la population centrafricaine, se trouvent dans une situation de vulnérabilité telle que la seule aide humanitaire ne suffit plus à restaurer leur bien-être.   La violence des groupes armés non étatiques, l’insécurité alimentaire chronique et les épidémies cycliques comme le Mpox ou l’hépatite E continuent de déchirer le tissu social dans des zones entières du pays. Les femmes et les filles, en particulier, subissent de plein fouet des violences sexuelles qui demeurent généralisées.

 

Le Plan de réponse humanitaire 2026 pour la RCA réclame 264,1 millions de dollars pour secourir 1,3 million de personnes parmi les plus vulnérables — une enveloppe qui représente pourtant le plancher de financement le plus bas des sept dernières années.   Dans un contexte mondial où les bailleurs réduisent leur aide au développement, chaque contribution précoce pèse davantage que son seul montant. Le FCDO, en intervenant parmi les premiers, envoie un signal aux autres donateurs potentiels que l’engagement sur la RCA reste possible malgré les contraintes budgétaires globales.

 

Depuis sa création en 2008, le Fonds humanitaire centrafricain figure régulièrement parmi les cinq premières sources de financement du Plan de réponse humanitaire  , ce qui en fait un instrument difficile à contourner pour toute organisation cherchant à intervenir rapidement sur le terrain. Les fonds alloués passent par un processus consultatif impliquant les agences onusiennes, les ONG nationales et internationales ainsi que les donateurs eux-mêmes. La contribution britannique de 2026 s’inscrit dans une relation de financement que Londres entretient avec ce mécanisme depuis au moins 2023, aux côtés de l’Allemagne, de l’Irlande, de la Suède et d’autres partenaires.

 

Ce que l’annonce d’OCHA CAR ne précise pas, c’est la ventilation sectorielle prévue pour ces trois millions de livres sterling — si les fonds iront prioritairement vers la sécurité alimentaire, la santé ou la protection dans les zones de conflit actif comme le Haut-Mbomou.

 

Par Éric Azoumi

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30 mars 2026 : l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie

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30 mars 2026 :  l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/prestation-de-serment-du-nouvel-homme-fort-de-Centrafrique-le-roi-faustin-archange-touadera-le-30-mars-2026-au-stade-20-000-places-sur-sa-constitution-de-la-7-republique.webp” data-wpel-link=”internal”>30 mars 2026 :  l’hypocrisie de Touadéra passe à la vitesse supérieure et tombe dans le cadre de la mythomanie
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 30 mars 2026, dans le stade  20 000 places fraîchement rafraîchi, le nouveau dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, a prononcé, sans la moindre honte,  son discours d’investiture pour entamer son troisième mandat et inaugurer symboliquement la VIIe République. D’une voix assurée, il a lancé un message clair et solennel :

 

« Que le message soit dès aujourd’hui clair pour tous ceux qui ont prospéré sur la faiblesse de l’État. Ceux qui troublent la paix, la tranquillité publique… ils n’auront plus de répit. Nos forces de l’ordre seront plus que jamais les piliers de la tranquillité retrouvée… Nous les traquerons partout… Nous briserons leurs sentiments d’impunité par la force de la loi. Ce ne sont pas des promesses. Ce sont des ordres. » Il a également promis une décentralisation réelle avec transfert de compétences aux collectivités locales, une réconciliation nationale fondée sur la vérité, la justice et la réparation, ainsi qu’une ère de transformation reposant sur l’unité nationale.

 

Des mots forts. Des engagements martiaux. Mais pour beaucoup de Centrafricains qui écoutaient ou qui ont suivi le discours, ces phrases ont sonné comme un écho amplifié des discours prononcés depuis 2016, puis en 2020. Dix ans plus tard, le ton est plus ferme, l’hypocrisie semble avoir passé à la vitesse supérieure.

 

D’abord, la lutte annoncée contre ceux qui « prospèrent sur la faiblesse de l’État ». Le président dénonce les pilleurs de ressources et les profiteurs. Pourtant, ces dernières années, Bangui a vu pousser de nombreux immeubles de plusieurs étages appartenant à des personnalités proches du pouvoir. Des résidences privées luxueuses de cinq étages, construites ou acquises en quelques années seulement, contrastent violemment avec la pauvreté qui touche encore plus de 65 % de la population selon les données les plus récentes de la Banque mondiale. Le pays reste largement « hors radar » pour de nombreux indicateurs de développement, tandis que la capitale affiche des signes visibles d’enrichissement rapide pour une petite couche au sommet.

 

Ensuite, la promesse de « tranquillité retrouvée » et de traque implacable des criminels, délinquants et hors-la-loi. Le discours présente les forces de l’ordre comme les piliers de cette nouvelle ère. Mais au moment même où le dictateur prononçait ces paroles, les mercenaires russes du groupe Wagner continuaient de semer la terreur dans plusieurs régions du pays, notamment à Tabane, un village situé à environ 20 km de Zemio, dans le Haut-Mbomou. Ils y cassent les portes des maisons une à une, frappent les habitants et terrorisent les populations civiles.

 

De la même manière, à Ouanda-Djallé, dans la Vakaga, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), le 27 février dernier,  ont tué trois adolescents et en ont blessé neuf autres, qui se trouvent actuellement à l’hôpital. Le ministre de la Défense et celui de l’administration du territoire se sont rendus sur place, ont tenu un discours ferme, fait relever ces soldats, mais à leur retour vers Bangui, ces mêmes soldats restaient bloqués à seulement 15 km de Wanda-Jali.

 

Alors, qui sont donc réellement les fauteurs de trouble ? Les mercenaires russes de Wagner, certains éléments des FACA, mais aussi des membres du gouvernement eux-mêmes : plusieurs ministres et hauts responsables sont d’anciens chefs de groupes rebelles ou de milices. Parmi eux, des figures comme Hassan Bouba, poursuivi par la Cour pénale spéciale pour crimes graves, mais libéré avec l’aide des mercenaires russes et des gardes présidentielle, le ministre des Transports Gontran Djono Abba, issu du RPRC, , le ministre de la Justice, le ministre du désarmement, ou encore le ministre de la Jeunesse et des Sports, chef de milice proche du régime. Le discours promet de traquer ceux qui troublent la paix et bafouent la justice, mais il serait logique de commencer par soi-même et par ses plus proches collaborateurs avant de pointer du doigt les autres.

 

La réalité est aussi saisissante entre les « ordres de mission » donnés solennellement et la réalité sur le terrain où la paix reste une promesse lointaine.

 

Le discours évoque également la réconciliation nationale « fondée sur la vérité, la justice, la réparation et la réintégration républicaine », avec confiance dans la Commission vérité-justice-réparation. Pourtant, après des décennies de violence qui ont déchiré le tissu social, beaucoup de survivants attendent encore des actes concrets. Les souffrances accumulées ne s’effacent pas par des déclarations, surtout quand le quotidien reste marqué par la précarité et le sentiment que certaines violences ne sont jamais vraiment traitées de la même manière.

 

Enfin, l’ambition d’une « ère de la transformation » et d’une unité nationale qui n’exclurait aucun fils ni aucune fille du pays. Le message est beau sur le papier. Mais lorsque la pauvreté augmente ou stagne à des niveaux extrêmes, que les services publics peinent à répondre aux besoins les plus basiques et que le fossé entre la vie de la majorité et celle d’une minorité privilégiée s’élargit, ces appels à l’unité sonnent creux pour ceux qui survivent plutôt qu’ils ne vivent.

 

Le 30 mars 2026 restera sans doute comme une journée de grand spectacle  des mythomanes : stade rénové, présence de chefs d’État, embellissement visible de certains axes de Bangui. Mais pour les Centrafricains qui luttent chaque jour, le discours risque d’être retenu surtout pour son niveau d’hypocrisie élevé.

 

Les mêmes thèmes – traque des profiteurs, restauration de l’autorité de l’État, réconciliation – reviennent avec plus de force, comme si répéter plus fort pouvait masquer le décalage avec la réalité.

Par Alain Nzilo

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Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !

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Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/photo-de-famille-des-filles-d-accueil-camerounaises-venues-a-bangui-pour-les-services-protocolaires-du-couronnement-de-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/photo-de-famille-des-filles-d-accueil-camerounaises-venues-a-bangui-pour-les-services-protocolaires-du-couronnement-de-touadera.webp” alt=”Incroyable mais vrai : Touadéra importe des hôtesses camerounaises pour son investiture du 30 mars 2026 !” width=”400″ height=”351″ />
Photo de famille des filles d’accueil camerounaises venues à Bangui pour les services protocolaires du couronnement de Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est une histoire qui défie l’entendement et qui est pourtant bien réelle. Le lundi 30 mars 2026, lors de la cérémonie d’investiture du nouveau dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra (surnommé par beaucoup « Baba Kongoboro » dans les rues de Bangui), au stade Barthélémy Boganda, une vingtaine de jeunes filles camerounaises ont été importées pour jouer le rôle d’hôtesses d’accueil, pour ne pas dire des prostituées de luxes.

 

L’agence camerounaise Asnath Style Agency (basée à Yaoundé, Douala et Bafoussam) s’est elle-même vantée publiquement de l’opération. Dans une publication partagée des milliers de fois (avec photos à l’appui : jeunes femmes en robe bleue ajustée, bérets et foulards, posant sur le tapis rouge, marchant aux côtés des officiels ou en groupe au stade), elle écrit noir sur blanc :

 

« Nos hôtesses d’accueil ce jour lors de la Cérémonie d’investiture de S.E Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine au stade Barthélémy de Boganda à Bangui. » L’agence donne même ses contacts pour du recrutement des nouvelles hotesses.

Un choix qui pose question… et qui fait très mal Pourquoi importer des jeunes Camerounaises alors que la RCA regorge de milliers de jeunes filles brillantes, jolies et capables d’assurer ce rôle protocolaire ? C’est la question que tout le monde se pose sur Facebook, WhatsApp et les groupes africains depuis hier soir.

 

Selon les voix qui montent de plus en plus fort :

Est-ce un manque total de confiance dans les capacités centrafricaine ?Une façon de créer un « décor » plus glamour pour masquer une popularité en berne ?Ou pire : une forme déguisée de proxénétisme ? Envoyer une vingtaine (voire plus) de jeunes filles dans un pays étranger pour « accueillir » le chef de l’État et les invités, ça passe très mal.Un internaute résume parfaitement le sentiment général : « Comme si chez nous il n’y a pas de jeunes filles capables… Comme si les gens l’aiment pas ici, il faut importer du monde pour gonfler sa popularité. Incroyable ! » Dans un pays normal, une telle décision serait considérée comme une humiliation nationale. Ici, beaucoup parlent déjà de « haute trahison symbolique » : réduire la République Centrafricaine à une « vaste zone de proxénétisme » où même l’accueil officiel est sous-traité à l’étranger.

 

Cette histoire dépasse largement le simple fait divers. Elle révèle un malaise profond : un pouvoir qui préfère importer son image plutôt que de faire confiance à sa propre jeunesse. Un président qui, au lieu de mobiliser massivement ses compatriotes, choisit de faire venir du « renfort » de l’étranger pour donner l’illusion d’une fête grandiose.

 

Incroyable mais vrai.Et surtout… très triste pour la dignité d’un pays qui mérite mieux.

 

Par Éric Azoumi

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Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt

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 Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” alt=” Vaste opération de recherche des otages de Bambouti, les mercenaires russes sillonnent 121 kilomètres de forêt” width=”240″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp 240w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye-202×420.webp 202w” sizes=”auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px” />
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans le Haut-Mbomou, des mercenaires russes de la milice Wagner ont parcouru depuis la semaine dernière 121 kilomètres de forêt à pied et à moto pour tenter de mettre la main sur les otages et leurs ravisseurs.

 

Rappelons que la ville de Bambouti est une sous-préfecture du Haut-Mbomou, située à cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud. Pour rejoindre Obo, le chef-lieu de la préfecture, il faut couvrir 125 kilomètres. C’est dans cet espace enclavé, loin de tout regard, que les forces russes de la milice Wagner ont décidé d’agir la semaine dernière.

 

Ils ont quitté la ville de Bambouti et se sont enfoncés dans la forêt par un chemin piéton, progressant à pied et à moto, fouillant le terrain mètre par mètre. Leur progression les a menés jusqu’à quatre kilomètres d’Obo, dans un village voisin. En tout, 121 kilomètres de brousse scrutée.

 

Cette opération trouve son origine dans l’attaque du 28 décembre 2025. Ce matin-là, à quatre heures, les miliciens Azandé se sont emparés de Bambouti. Les soldats en poste n’ont pas tenu et ont battu en retraite. En quelques heures, les miliciens contrôlaient la ville. Ils ont capturé la sous-préfète, le commandant de brigade de la gendarmerie, et deux agents de l’Autorité nationale des élections.

Le 28 décembre était précisément le jour des élections groupées — présidentielle, législatives, communales. L’attaque a donc percuté de plein fouet le déroulement du scrutin dans cette zone. Une semaine après la prise de la ville, soit le 1er janvier 2026, les mercenaires russes appuyés par quelques soldats des FACA ont lancé une contre-offensive et repris Bambouti.

 

Depuis ce jour, la sous-préfète et le commandant de gendarmerie sont toujours retenus par les miliciens Azandé, quelque part dans la forêt. Des discussions avaient été évoquées entre les miliciens et le gouvernement de Bangui, mais les négociations n’ont jamais véritablement démarré. Le gouvernement tarde, sans explications claires.

 

Dans ce vide, les mercenaires russes ont choisi la voie de la pression militaire. Mais les observateurs qui suivent cette situation de près font remarquer que les miliciens Azandé évoluent en terrain familier. Ils connaissent cette forêt depuis des générations. Depuis Bambouti, ils peuvent circuler vers Bangassou, vers Bambari, et bien au-delà, à travers des étendues boisées que les forces extérieures ne maîtrisent pas.

 

La question qui demeure posée, c’est celle de la sécurité des otages eux-mêmes. Certaines sources estiment que l’objectif réel des opérations russes n’est pas de capturer les miliciens, mais d’éliminer les personnes retenues avant qu’elles ne témoignent. Une telle issue serait difficile à justifier devant l’opinion. Le gouvernement centrafricain, lui, n’a toujours pas pris publiquement position.

 

Par Éric Nzapa

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Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

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Une semaine après l’installation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA à la tête de la mosquée du camp Kassaï, la communauté musulmane centrafricaine est toujours sous le choc

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp” alt=”Intraunisation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA de la mosquée du camp Kassaï par le dictateur Touadera” width=”400″ height=”297″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera.webp 400w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera-80×60.webp 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/04/intraunisation-de-l-imam-youssouf-abdelmadjd-naminguina-de-la-mosquee-du-camp-kassai-par-le-dictateur-touadera-265×198.webp 265w” sizes=”auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px” />
Intraunisation de l’Imam Youssouf Abdelmadjd NAMINGUINA de la mosquée du camp Kassaï par le dictateur Touadera

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une semaine après l’inauguration de la mosquée du Camp Kassaï, l’acte pausé par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera continue de provoquer d’énormes tensions et une profonde incompréhension au sein de la communauté musulmane centrafricaine

 

En effet, une semaine s’est écoulée depuis la cérémonie du jeudi 26 mars 2026, et la colère ne retombe pas. Ce jour-là, le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a inauguré la nouvelle mosquée construite au sein du Camp Kassaï, le principal quartier militaire de Bangui situé dans le 7e arrondissement. Cette petite mosquée, édifiée par l’État-major des Forces armées centrafricaines, est destinée aux militaires musulmans.

 

Lors de cette inauguration, le nouveau dictateur centrafricain a procédé à l’installation du nouvel imam de la mosquée, l’imam Youssouf Abdelmadjd Naminguina. L’acte qui a retenu l’attention, et qui continue de provoquer d’énormes tensions, concerne la remise de la canne de l’imam. Faustin Archange Touadéra lui-même a remis directement cette canne à l’imam Naminguina et a procédé personnellement à son installation.

 

Dans la tradition de la communauté islamique mondiale, cette étape relève normalement des responsables religieux. La canne de l’imam est habituellement remise par le président des Imams, ou à défaut par son vice-président, par un imam chevronné ou par un sage reconnu de la communauté. Ces personnes détiennent l’autorité légitime pour installer un imam à la tête d’une mosquée, que ça soit dans le pays ou à l’étranger.

 

De nombreux membres de la communauté musulmane expriment aujourd’hui une profonde incompréhension et une vive colère face à cette initiative. Ils estiment qu’un responsable politique, même s’il est chef de l’État, n’a pas à intervenir directement dans une affaire interne à la religion. Selon eux, Faustin-Archange Touadera, qui se déclare chrétien bien qu’il soit d’origine peule, aurait dû confier cette tâche aux autorités compétentes de l’islam présentes sur place lors de la cérémonie.

 

Le vice-président des imams assistait à la cérémonie et a prononcé un discours. D’autres imams respectés et sages de la communauté étaient également présents. Pourtant, la remise de la canne n’est pas passée par eux. Le nouveau président du Conseil supérieur islamique, un intellectuel centrafricain,  n’avait pas été convié à l’événement.

 

Cet acte a généré d’énormes tensions au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Beaucoup y voient une ingérence inhabituelle d’un homme politique dans les affaires religieuses. Ils rappellent que, selon les usages établis, un imam chevronné ou un responsable du comité islamique doit accomplir ce geste pour respecter le cadre propre à l’islam.

 

L’imam Naminguina, installé ce jour-là, devient ainsi le guide spirituel de la mosquée du Camp Kassaï. La construction de ce lieu de culte s’inscrit dans une série d’actions menées par les autorités pour accompagner les besoins spirituels des militaires de différentes confessions.

 

Une semaine après les faits, les échanges restent vifs. Des voix au sein de la communauté demandent que, à l’avenir, les autorités politiques consultent davantage les responsables religieux avant d’agir dans ce domaine. Pour beaucoup, le respect des prérogatives de chaque communauté reste essentiel au maintien d’un bon équilibre dans le pays.

 

Cet événement montre les difficultés qui peuvent apparaître lorsque les sphères politique et religieuse se croisent. La communauté musulmane espère que de tels gestes s’effectueront à l’avenir en pleine concertation avec ses propres instances.

 

Par Abdrahim Y.

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Ouham : les “Russes noirs ” soudanais et tchadiens du MPC et de l’UPC ravagent les villages Gbaya sur ordre de Wagner et du gouvernement

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Ouham : les “Russes noirs ” soudanais et tchadiens du MPC et de l’UPC ravagent les villages Gbaya sur ordre de Wagner et du gouvernement  

 

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les rebelles soudanais du MPC en fête sur le chantier minier de Markounda

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Des ex-rebelles du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), composés principalement des ex-rebelles soudanais du FSR,  et ceux de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué plusieurs villages de la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest du pays, sur décision du groupe Wagner et avec la complicité du gouvernement de Faustin-Archange Touadéra. Ces combattants, connus sous le nom de “Russes noirs”, sont d’anciens rebelles retournés et formés par Wagner pour combattre d’autres groupes armés.

 

Les villages attaqués par ces combattants étrangers incluent Bodili, Bogore, Bodé, Bowara, Boro, Ngbago et Boliyo, ainsi que le village de Bowaye, situé à 70 km de Bossangoa. Les assaillants ont chassé les habitants, capturé des jeunes hommes, les mains attachées dans le dos, en les présentant comme des complices du général Florent Kema, chef d’état-major de la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR). Des personnes ont été tuées. D’autres ont été emmenées de force. Les maisons ont brûlé.

 

Ce qui aggrave le tableau, c’est la composition de ces forces mixtes. Le MPC est dirigé par Mahamat Al-Khatim, un Tchadien. Son chef d’état-major, un certain Ali Dido, est Soudanais. Une partie des combattants du MPC sont d’anciens éléments des Forces de Soutien Rapide (FSR) du Soudan, recrutés par Dido et intégrés dans les rangs du MPC avant que Wagner ne les retourne contre les populations civiles centrafricaines.

 

De même, l’UPC d’Ali Darassa regroupe des Tchadiens, des Soudanais et des Nigériens. Ce sont des étrangers qui tuent des Centrafricains, avec la bénédiction de Bangui.

 

Les mêmes sources indiquent que des Arabes ont été aperçus parmi les assaillants lors de certaines attaques dans les villages. Le schéma est devenu une méthode : Wagner décide, les “Russes noirs” exécutent, le gouvernement se tait.

 

Après avoir attaqué des positions de la CMSPR dans la zone, les combattants se sont rabattus sur les villages civils pour capturer des jeunes qu’ils présentent ensuite comme des rebelles — une fabrication destinée à justifier les exactions et à alimenter la propagande du régime.

 

Ces crimes sont documentés. Leurs auteurs sont identifiables. La Cour Pénale Internationale a déjà dans son collimateur la RCA.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de rappeler que le village Bowaye, à 70 km de Bossangoa, n’est pas une découverte dans ce dossier criminel.

 

Depuis le 10 mars 2025, soit une année de souffrance déjà, les mercenaires russes de Wagner y mènent une campagne de terreur méthodique contre ses 12 000 habitants : pillages à répétition, bétail abattu, maisons incendiées,  dont celle du chef de village,  et, le 5 juillet 2025, une séance de torture collective où des hommes, des jeunes et des vieillards ont été attachés aux arbres et frappés un par un devant la population paralysée.

 

Le prétexte invoqué à chaque fois est la recherche du général Florent Kema, chef d’état-major de la CMSPR. La réalité, c’est que Bowaye est un village d’agriculteurs et d’éleveurs qui n’ont jamais porté les armes.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.

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Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” alt=”Centrafrique : sous pression de Wagner, Touadéra passe l’éponge sur le passage de l’envoyé spécial de Macron deux jours après sa visite à Bangui.Rédigé le . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Sous forte pression du groupe Wagner aujourd’hui intégré à l’Africa Corps, le président Baba kongoboro Faustin-Archange Touadéra a choisi d’effacer rapidement le passage de l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron à Bangui. À peine deux jours après la visite du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot les 12 et 13 mars, le chef de gangs de l’État centrafricain a décidé de « passer l’éponge sur tout ». C’est son ministre-conseiller, le féman ccamerounais, Jules Njawé qui a ouvert le feu le premier, en tirant ouvertement « au boulet rouge » sur la France lors d’une conférence de presse le 20 mars à l’hôtel Ledger. Il a accusé Paris de mener des campagnes de désinformation visant à semer la méfiance dans l’axe Moscou-Bangui et a lancé un ultimatum clair à l’ambassade de France : démentir formellement ces accusations ou assumer une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA. À ce jour, Paris n’a toujours pas réagi. Ce silence prolongé commence à angoisser la présidence centrafricaine, qui s’interroge sur les intentions réelles de l’Élysée et redoute une nouvelle manœuvre en coulisses. Dans la foulée, un autre ministre conseiller de la présidence, qui a souhaité s’exprimer sous couvert d’anonymat auprès de la rédaction du CNC, a vivement déploré le comportement d’Emmanuel Macron : « Macron disait que Touadéra est un otage de Wagner. Mais il n’est pas mal traité par ses ravisseurs qui ont par contre sécurisé son pouvoir avec une nouvelle constitution et un premier mandat d’une série de X mandat. Cet otage des Wagner, tout comme son entourage, ne lui ont pas crié au secours ! Hier c’était les feuilles de route de Paris et aujourd’hui, relance de coopération. Qui lui a demandé ? Qu’il cherche ailleurs. » Un cadre du parti au pouvoir, contacté par la rédaction, ne cache plus son agacement face à ce qu’il qualifie de « va-et-vient français incessants ». Il affirme : « La page de cet “otage de Wagner” est tournée depuis longtemps. La nouvelle constitution, la consolidation du pouvoir avec un troisième mandat de 7 ans renouvelable indéfiniment et la sécurité apportée par les partenaires russes parlent d’eux-mêmes. Pour l’heure, c’est le travail et rien que le travail qui avance. » Enfin, un allié proche du pouvoir a fustigé la volonté soudaine de Macron de revenir en Centrafrique, la comparant à sa récente tentative au Tchad : « Emmanuel Macron avait voulu reconquérir la Centrafrique à travers son compatriote Anicet-Georges Dologuélé qui criait haut et fort qu’il était fait avoir deux fois et prévenait que cela n’arriverait plus. Le voilà aujourd’hui sans voix et cloué au sol comme un oiseau tombé de son nid. Cela ne passera pas. » Ces déclarations concordantes traduisent un message clair et unanime au sein de l’entourage présidentiel et des alliés du pouvoir : la Centrafrique a choisi son camp. Après la rencontre en grande pompe entre Touadéra et Vladimir Poutine début mars à Moscou, Bangui reste fermement alignée sur Moscou et refuse toute tentative française de reconquête. Le silence actuel de Paris, plusieurs jours après l’ultimatum de Jules Njawé, ne fait que renforcer la détermination de Bangui. La page française semble bel et bien tournée. Pour le pouvoir centrafricain, l’heure n’est plus aux feuilles de route venues de Paris, mais au travail et à la consolidation des partenariats qui ont permis de sécuriser et de stabiliser le pays. ‎<Ce message a été modifié> Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC ” width=”300″ height=”150″ />
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous forte pression du groupe Wagner aujourd’hui intégré à l’Africa Corps, le président Baba kongoboro Faustin-Archange Touadéra a choisi d’effacer rapidement le passage de l’envoyé spécial d’Emmanuel Macron à Bangui. À peine deux jours après la visite du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot les 12 et 13 mars, le chef de gangs de l’État centrafricain a décidé de « passer l’éponge sur tout ».

 

C’est son ministre-conseiller, le féman ccamerounais, Jules Njawé qui a ouvert le feu le premier, en tirant ouvertement « au boulet rouge » sur la France lors d’une conférence de presse le 20 mars à l’hôtel Ledger. Il a accusé Paris de mener des campagnes de désinformation visant à semer la méfiance dans l’axe Moscou-Bangui et a lancé un ultimatum clair à l’ambassade de France : démentir formellement ces accusations ou assumer une ingérence dans les affaires intérieures de la RCA.

 

À ce jour, Paris n’a toujours pas réagi. Ce silence prolongé commence à angoisser la présidence centrafricaine, qui s’interroge sur les intentions réelles de l’Élysée et redoute une nouvelle manœuvre en coulisses.

 

Dans la foulée, un autre ministre conseiller de la présidence, qui a souhaité s’exprimer sous couvert d’anonymat auprès de la rédaction du CNC, a vivement déploré le comportement d’Emmanuel Macron :

 

« Macron disait que Touadéra est un otage de Wagner. Mais il n’est pas mal traité par ses ravisseurs qui ont par contre sécurisé son pouvoir avec une nouvelle constitution et un premier mandat d’une série de X mandat. Cet otage des Wagner, tout comme son entourage, ne lui ont pas crié au secours ! Hier c’était les feuilles de route de Paris et aujourd’hui, relance de coopération. Qui lui a demandé ? Qu’il cherche ailleurs. »

 

Un cadre du parti au pouvoir, contacté par la rédaction, ne cache plus son agacement face à ce qu’il qualifie de « va-et-vient français incessants ». Il affirme :

« La page de cet “otage de Wagner” est tournée depuis longtemps. La nouvelle constitution, la consolidation du pouvoir avec un troisième mandat de 7 ans renouvelable indéfiniment et la sécurité apportée par les partenaires russes parlent d’eux-mêmes. Pour l’heure, c’est le travail et rien que le travail qui avance. »

 

Enfin, un allié proche du pouvoir a fustigé la volonté soudaine de Macron de revenir en Centrafrique, la comparant à sa récente tentative au Tchad :

 

« Emmanuel Macron avait voulu reconquérir la Centrafrique à travers son compatriote Anicet-Georges Dologuélé qui criait haut et fort qu’il était fait avoir deux fois et prévenait que cela n’arriverait plus. Le voilà aujourd’hui sans voix et cloué au sol comme un oiseau tombé de son nid. Cela ne passera pas. »

 

Ces déclarations concordantes traduisent un message clair et unanime au sein de l’entourage présidentiel et des alliés du pouvoir : la Centrafrique a choisi son camp. Après la rencontre en grande pompe entre Touadéra et Vladimir Poutine début mars à Moscou, Bangui reste fermement alignée sur Moscou et refuse toute tentative française de reconquête.

 

Le silence actuel de Paris, plusieurs jours après l’ultimatum de Jules Njawé, ne fait que renforcer la détermination de Bangui. La page française semble bel et bien tournée. Pour le pouvoir centrafricain, l’heure n’est plus aux feuilles de route venues de Paris, mais au travail et à la consolidation des partenariats qui ont permis de sécuriser et de stabiliser le pays. ‎<Ce message a été modifié>

 

Par Gisèle MOLOMA

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Exploitation Honteuse : des Stagiaires Esclavagisés 15 Ans à la Douane, Pendant qu’Inamo Pleurniche sur le Manque de Personnel Depuis 2002 !

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Exploitation Honteuse : des Stagiaires Esclavagisés 15 Ans à la Douane, Pendant qu’Inamo Pleurniche sur le Manque de Personnel Depuis 2002 !

 

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Le Directeur général de la douane Frédéric Théodore Inamo , entouré par ses directeurs adjoints Le-Directeur-general-de-la-douane-Frederic-Theodore-Inamo-entoure-par-ses-directeurs-adjoints

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects (DGDDI) de la République centrafricaine est devenue, sous la direction de Frédéric Théodore Inamo, un exemple parfait d’hypocrisie et d’exploitation des jeunes centrafricains.

 

Ce qui rend la situation encore plus difficile à accepter, c’est que le Directeur Général Frédéric Théodore Inamo l’a lui-même avoué à la radio Ndékè-luka : « Le dernier recrutement de chez nous date de 2002 ». Il a ajouté que ces stagiaires travaillent quotidiennement avec ses services, qu’on les considère comme des agents à part entière, mais qu’ils ne sont « pas encore intégrés ».

 

Des mots lourds, prononcés publiquement, sans qu’aucune date ni aucun engagement ferme ne les accompagne.

 

Ce qui étonne davantage, c’est qu’Inamo dirige cette même institution depuis une décennie. Durant toutes ces années, aucun recrutement structuré n’a été organisé, et l’administration a continué de fonctionner en puisant dans ce réservoir de jeunes précaires, formés, déployés, mais jamais titularisés. Il a même été jusqu’à supplier sa hiérarchie à l’antenne pour que ces stagiaires soient enfin régularisés,  un appel qui, venant du premier responsable de la maison, laisse perplexe plus d’un observateur.

 

Sur le terrain, ces jeunes assurent des missions réelles : contrôle des marchandises, surveillance aux postes frontières, application des règlements douaniers. Certains ont même suivi un mois d’entraînement intensif au camp Kassaï, avec la rigueur d’une formation militaire. Pourtant, à la fin du mois, aucun bulletin de salaire, aucune couverture sociale, aucune prime de risque ne vient reconnaître leur travail.

 

Des sources proches de l’institution évoquent plus de quatre cents stagiaires répartis entre Bangui et les provinces, toujours en attente. Des intégrations partielles ont bien eu lieu — environ trois cents agents tous grades confondus sur dix ans —, mais elles n’ont concerné qu’une fraction de ceux qui servent l’administration depuis des années dans l’ombre.

 

Pendant ce temps, la direction publie des bilans positifs. Inamo cite lui-même quatorze milliards de francs de recettes supplémentaires entre 2024 et 2025, des réformes engagées, une image de la Douane qu’il dit avoir redressée. Il a même mis tout cela noir sur blanc dans un livre. Mais ces chiffres et ces mots ne changent rien à la condition de ceux qui font tourner la machine sans jamais apparaître dans les statistiques officielles.

 

Ce que vivent ces stagiaires n’est pas le fruit d’un simple retard administratif lié aux contraintes budgétaires du pays. C’est un mécanisme qui arrange une institution car il lui permet de disposer d’une force de travail sans en assumer le coût. Ces jeunes sont trop engagés dans le métier pour partir, et trop précaires pour négocier leur situation.

 

Par Éric Azoumi

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Attaque d’un checkpoint des soldats FACA à Dembia : l’affaire des charmoutes serait à l’origine

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Attaque d’un checkpoint des soldats FACA à Dembia : l’affaire des charmoutes serait à l’origine

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp” alt=”Attaque d’un checkpoint des soldats FACA à Dembia : l’affaire des charmoutes serait à l’origine” width=”500″ height=”457″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/des-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-prefecture-de-la-haute-kotto-460×420.webp 460w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs jours après l’attaque du poste des soldats FACA de Dembia survenue le 6 février, les véritables motifs de cette opération armée sortent progressivement de l’ombre.

 

Derrière cette offensive qui a visé les positions de forces gouvernementales se cache un différend commercial devenu explosif. Les charmoutes, ces morceaux de viande de bœuf séchés au soleil et soigneusement emballés, constituent une ressource prisée dans toute la région. Éleveurs et commerçants en font leur gagne-pain, transportant ces provisions à vélo vers les centres urbains pour les écouler auprès d’une clientèle fidèle.

 

Ce produit traditionnel, consommé aussi bien en Centrafrique qu’au Tchad ou au Soudan, se conserve longtemps et représente une réserve alimentaire appréciée des ménages. À Dembia, le négoce de ces denrées fait vivre de nombreuses familles qui comptent sur ces revenus pour subsister au quotidien.

 

Or, depuis quelque temps, les soldats FACA postés à l’entrée de la ville bloquent le transport de ces marchandises. Si un commerçant transporte ces charmoutes, les soldats FACA basés à l’entrée de Démbia les confisquent et les bicyclettes, renvoyant les commerçants les mains vides après les avoir accusés d’avoir fait le commerce des miliciens Azandé. Ces saisies répétées ont fini par ruiner des pères de famille qui ne cherchaient qu’à exercer leur activité légalement afin de payer les frais de scolarité de leurs enfants.

 

En plus de cela, les soldats FACA de Démbia ne se contentaient pas de confisquer les charmoutes. Ils insultaient les commerçants et les envoient clairement aux miliciens Azandé : “Allez dire aux miliciens, s’ils sont des hommes, qu’ils viennent ici récupérer leurs charmoutes , on verra bien”. Ces provocations, répétées à plusieurs reprises aux commerçants victimes, ont fini par atteindre les oreilles des miliciens Azandé.

 

La réaction des miliciens Azandé ne s’est pas fait attendre. Ils ont décidé de passer à l’action en organisant une opération punitive contre les positions des forces gouvernementales.  Ainsi, le 6 février dernier, très tôt dans la matinée, ils ont mené un violent assaut contre une position des soldats FACA. Ainsi, cette offensive a permis aux assaillants de prendre quatre soldats, dont un sous-lieutenant, qui ont été emmenés dans la forêt.

 

Les ravisseurs ont alors officiellement déclaré qu’ils n’ont pas de problème avec ces militaires, mais posent quand-même leurs conditions avant leur libération. Ils réclament le paiement intégral des charmoutes et des vélos confisqués aux commerçants avant d’envisager toute libération. Selon eux, il ne s’agit pas d’un acte hostile envers les militaires eux-mêmes, mais d’une réparation exigée pour les torts causés aux commerçants dépouillés de leur marchandise.

 

Cette affaire divise les observateurs locaux. Certains affirment que les commerçants ont eux-mêmes organisé cette riposte armée pour récupérer leurs biens, tandis que d’autres évoquent l’intervention des miliciens Azandé venus appuyer les victimes excédées par les abus répétés. D’autres sources parlent des ouvriers miniers en colère contre les abus des soldats FACA qui bloquent régulièrement leurs productions aurifères. Dans tous les cas, l’accumulation des confiscations a fini par faire déborder le vase dans une région déjà fragilisée.

 

Les autorités militaires, restées tranquilles dans la capitale, ne  tentent même pas de localiser les quatre soldats dont les traces restent introuvables depuis l’opération du 6 février. Les familles des militaires se mobilisent pour trouver une solution pendant que les ravisseurs maintiennent leur exigence de dédommagement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra

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Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra

 

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Bandorole des cherchés à manger

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce lundi 30 mars 2026, à Bangui, une grande banderole a été affichée à l’occasion de la prestation de serment de Faustin Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal à la tête de l’État.

 

Sur cette banderole apparaît le sigle UFDO (Union des Forces Démocratiques de l’Opposition), qui inclut le nom du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) parmi d’autres formations telles que le CDRC, le MUD, l’ORP et le PUR. Le texte parle d’« investiture du 1er Président de la 7ème République ».

 

Le Bureau politique légal du MLPC, le parti historique fondé par l’ancien président Ange-Félix Patassé, rejette catégoriquement cette utilisation de son nom. Il affirme que le MLPC n’a jamais rejoint cette plateforme et que personne n’a reçu l’autorisation de l’y associer.

Centrafrique : Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra
Les cherchés à manger de l’UFDO

 

Partout sur les réseaux sociaux, les centrafricains qualifient les personnes impliquées de « chercheurs à manger ». Cette expression désigne, dans le langage courant centrafricain, les politiciens opportunistes qui passent d’un camp à l’autre selon les avantages qu’on leur propose.

 

« Ces gens changent de costume nuit et jour. Ils sont les mercenaires de Touadéra », déclare le texte. « Ils prennent illégalement le nom du MLPC pour faire croire que le grand parti historique appuie le régime et prend part à cette cérémonie. » Une coalition décrite comme fantôme Le MLPC légal présente l’UFDO comme une coalition fantôme, une structure utopique et invisible, montée depuis 2023. Plusieurs des partis ou figures cités dans cette union ont une existence très limitée sur le terrain ou ont été créés dans des conditions peu claires. Certains initiateurs auraient rencontré le président avant de disparaître peu de temps après.

 

Selon le Bureau politique légal, l’objectif est de créer une opposition de façade afin d’affaiblir les forces critiques réelles et de donner l’image de soutiens larges au pouvoir. Le MLPC souligne que l’opinion nationale et internationale connaît ces pratiques depuis longtemps :

 

« Ils se ridiculisent pour rien. La communauté internationale sait que ce sont des marionnettes au service du pouvoir en contrepartie de subsides épisodiques. » Position ferme du MLPC authentique Le MLPC, souvent représenté par des responsables comme Martin Ziguélé, maintient sa ligne d’opposition claire et refuse toute tentative d’instrumentalisation. Il dénonce une méthode habituelle consistant à diviser l’opposition en fabriquant des regroupements artificiels avec des diadistes politiques – ces opportunistes prêts à tout pour obtenir des avantages.

 

Le communiqué est direct :« Le MLPC reste debout. Le MLPC ne se vend pas. Le MLPC ne se laisse pas voler. Le peuple centrafricain n’est pas dupe. » Cette situation met en évidence les divisions persistantes dans le paysage politique centrafricain, où l’emploi abusif du nom de grands partis historiques sert à brouiller les repères.

 

Par Brahim Sallé

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Comment télécharger des applications de paris sportifs en Haïti et suivre le football caribéen et international

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L’accès aux plateformes de mises sportives en Haïti se fait donc dans un environnement numérique en transformation. En effet, dans le contraste avec l’Union internationale des télécommunications (UIT), la pénétration d’Internet est inférieure à la moyenne caribéenne tandis que le mobile reste le principal accès aux services en ligne. Ce marché dominé par les opérateurs Digicel et Natcom favorise quant à lui les applications Android légères adéquates aux connexions peu fiables.

Téléchargement et installation des applications de paris en Haïti

Le téléchargement de services en ligne en Haïti repose en très grande partie sur Android, généralement prédominant dans la région selon StatCounter. Certaines plateformes proposent des fichiers dédiés, comme MelBet APK proposé sur la plateforme officielle de l’opérateur, pour assurer l’accès à la version la plus récente au cas où Google Play ne soit pas disponible. Et cette version permet un accès instantané aux marchés de paris sportifs sur le football international et caribéen, avec des cotes instantanément mises à jour et une interface optimisée pour les connexions mobiles limitées.

Pour installer il faut le plus souvent activer l’option acceptant les sources inconnues dans les paramètres de sécurité du téléphone. L’application permet d’accéder aux paris en direct optimisé tout comme aux statistiques sportives et à la gestion du compte utilisateurs, selon le site officiel. Les mises à jour efficaces et régulières visent à rendre toujours plus stable et compatible l’application avec les différentes versions Android.

Les principales étapes techniques incluent :

  • Téléchargement du fichier d’installation depuis la page officielle
  • Vérification de la compatibilité du système Android
  • Activation temporaire des sources externes
  • Installation et connexion au compte utilisateur

Cette procédure correspond aux standards généraux d’installation des applications hors boutiques officielles et nécessite une vigilance quant à l’origine du fichier pour éviter tout logiciel malveillant.

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Apps de paris sportifs en Haïti

 

Les plateformes de paris accessibles en Haïti couvrent un très large éventail de compétitions régionales et internationales. Le domaine où la prédilection est la plus marquée reste le football où des championnats comme la Premier League anglaise, la Liga (Espagne), ou la Ligue des champions de l’UEFA dont l’édition 2023-2024 a été remportée comme l’indique les données de l’UEFA par Réal Madrid, attirent beaucoup de clients. Les compétitions de la CONCACAF, et notamment la Gold Cup organisée par la Confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes sont également bien suivies au niveau de la région.

C’est donc tout naturellement que plusieurs acteurs du secteur, dans le marché déjà évoqué, proposent des paris avant match mais aussi en direct, sur ces différentes compétitions mais aussi sur la NBA dont les champions de l’année 2023-2024 sont les Boston Celtics selon la NBA. C’est cas chez MelBet où les marchés de paris sportifs sont bien hiérarchisés comme les handicaps, les totaux et les combinés, et donnant accès à des sections statistiques pour les équipes et l’historique des confrontations pour un travail d’analyse des options de mise pour les tournois européens mais aussi caribéens. L’interface mobile permet d’exploiter les cotes actualisées, les statistiques sur les équipes ou les options de diffusion en direct lorsque disponibles.

Cette très large couverture ne se limite pas seulement aux événements majeurs, certaines applications recoupent les tournois caribéens. Le Championnat caribéen des clubs de la CFU (Caribbean Football Union) ou les qualifications de la région aux Coupes du Monde de la FIFA constituent des événements suivis par Haïtiens, la sélection nationale étant engagée dans les phases éliminatoires de la CONCACAF comme l’atteste les calendriers officiels mis à jour par la FIFA et l’organisation régionale.

Cadre réglementaire et considérations juridiques

La réglementation des jeux d’argent en Haïti repose sur des textes anciens relatifs aux loteries et aux jeux terrestres. Aucun cadre spécifique ne régit clairement les paris sportifs en ligne, créant une zone grise où des plateformes internationales opèrent sans licence locale dédiée.

Dans ce contexte, les utilisateurs doivent examiner attentivement les conditions générales d’utilisation des opérateurs. Les éléments essentiels incluent :

  1. La juridiction de la licence internationale
  2. Les politiques de protection des données
  3. Les modalités de paiement et de retrait
  4. Les procédures de vérification d’identité

Les plateformes internationales mentionnent généralement être titulaires de licences délivrées par des autorités de régulation reconnues, telles que celles de Curaçao. La vérification de ces informations sur les registres publics des autorités concernées constitue une démarche prudente.

2 Apps de paris sportifs en Haïti

 

L’accessibilité financière représente un facteur déterminant en Haïti, où la Banque mondiale souligne que le revenu national brut par habitant demeure parmi les plus faibles de la région. Ces services proposent généralement des solutions de paiement numériques, incluant des cartes bancaires internationales et des portefeuilles électroniques.

La faiblesse du système bancaire du pays entraîne le recours à d’autres solutions. Les prestataires internationaux intègrent plusieurs systèmes de paiement en ligne, ce qui donne plus de choix aux utilisateurs munis d’outils financiers numériques.

Le changement monétaire est un processus technique essentiel dans la mesure où la gourde haïtienne (HTG) affiche des variations et des mouvements réguliers par rapport au dollar américain, selon les données de la Banque de la République d’Haïti. De plus, la fréquentation des plateformes de reporting fait que les soldes sont généralement reportés en devises étrangères, ce qui attire une attention particulière lors de la conduite des opérations.

Suivi du football caribéen et international via mobile

La consultation du football via le mobile ne se limite pas à jouer. En effet, les plateformes numériques se dotent de calendriers, de bilans statistiques et, parfois, de commentaires textuels en direct et sont d’ailleurs complémentaires des abonnements aux chaînes de sport internationales qui retransmettent les événements d’envergure comme la Coupe du monde de football 2022, que l’Argentine a remportée, selon les informations officielles de la FIFA.

Il y a un vif intérêt pour les performances des équipes régionales des Caraïbes notamment autour des tours de qualifications des tournois de la CONCACAF. Ces outils mobiles viennent appuyer le type d’information sportive et fournissent à l’internaute un accès instantané aux statistiques, légitimant les demandes locales du suivi numérique du sport.Le potentiel numérique haïtien offre des possibilités d’adoptions d’applications de consultation des compétitions caribéennes et internationales. L’information sportive au niveau mondial se consultera encore d’abord sur mobile.

 

ACFPE : Panique totale chez la directrice par intérim Renée Bimbo, elle porte plainte contre X pour traquer les sources de Corbeau News

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ACFPE : Panique totale chez la directrice par intérim Renée Bimbo, elle porte plainte contre X pour traquer les sources de Corbeau News

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La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est la débandade à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). La directrice générale par intérim, madame Renée Bimbo, sœur cadette de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga, est complètement affolée depuis que Corbeau News Centrafrique a décidé de suspendre temporairement ses publications sur les dysfonctionnements de l’agence.

 

Incroyable comportement! Décidemment, ils ne veulent pas que CNC quitte l’ACFPE. Mais comme vous nous faites appel, nous sommes de retour. Au lieu de profiter de ce répit pour remettre de l’ordre, Renée Bimbo s’est précipitée pour commettre de nouvelles erreurs lourdes. Elle a déposé une plainte contre inconnu dans le seul but de découvrir qui transmet des informations à la rédaction de Corbeau News.

 

Sans aucune preuve, elle a immédiatement pointé du doigt ses propres collaborateurs. Elle a convoqué les deux informaticiens qu’elle avait mutés pour les remplacer par ses propres cadets et parents. Elle les accuse d’être les auteurs des fuites. En retour, les deux informaticiens l’ont convoquée en sa qualité de personne physique pour fausse accusation.

 

Face à cette riposte, Renée Bimbo a tenté de les licencier sur-le-champ. Mais le conseil d’administration s’est opposé fermement à ce licenciement et a bloqué sa décision.

 

Cette réaction montre à quel point la directrice par intérim est débordée et perdue. Elle soupçonne désormais n’importe qui dans son administration. Au lieu de diriger l’agence avec sérieux, elle passe son temps à chercher des boucs émissaires parmi son personnel.

 

Beaucoup se demandent encore comment une personne de ce niveau scolaire a pu se retrouver à la tête d’une structure aussi importante. Ses décisions chaotiques et ses accusations sans fondement ne font que confirmer le désordre qui règne à l’ACFPE depuis qu’elle et sa sœur y exercent leur influence.

 

La panique est visible. Renée Bimbo semble croire que porter plainte va arrêter les informations. Elle se trompe lourdement. Corbeau News continue de suivre de près tout ce qui se passe dans les bureaux de l’agence.

 

Par Alain Nzilo

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Maxime Balalou vs Podolski : quand le gouvernement se contredit sur les « alliés » russes

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Maxime Balalou vs Podolski : quand le gouvernement se contredit sur les « alliés » russes

 

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 26 janvier 2026

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz a mis en regard deux discours officiels qui, une fois placés côte à côte, se démolissent mutuellement.

 

En effet, le 9 février 2026, Maxime Balalou tenait une conférence de presse. Fari Tahéruka Shabazz rapporte ses mots : les Azandé Ani Kpi Gbe sont désormais officiellement qualifiés de rebelles par le gouvernement centrafricain, leur mouvement est criminalisé, et Balalou promet que l’autorité de l’État sera rétablie partout, y compris dans le Haut-Mbomou, en invoquant le monopole de la violence. Le ton est celui d’un gouvernement qui maîtrise la situation et qui n’a de comptes à rendre à personne.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz relève aussitôt, c’est que Balalou reconnaît pourtant, dans ce même discours, les deux revendications centrales des Azandé : la libération de leurs éléments détenus et le départ des « alliés ». Il les reconnaît pour mieux les rejeter. Mais en les nommant, il valide leur existence. Et ce mot — « alliés » — Fari Tahéruka Shabazz ne le laisse pas passer sans l’examiner, parce que c’est précisément ce terme que le gouvernement a choisi pour désigner Wagner, avec toute la connotation positive et historique qu’il charrie.

 

Or, au même moment, Dmitri Podolski — chef opérationnel de ces mêmes « alliés » — déclarait depuis Bria à Russia Today que le territoire centrafricain n’est pas sécurisé à 100 %. Fari Tahéruka Shabazz souligne l’absurdité de la situation : le porte-parole du gouvernement vend une image de contrôle total et de puissance étatique retrouvée, pendant que le patron des Wagner, lui, admet publiquement que des zones de haute intensité conflictuelle persistent sur les frontières et que le dispositif reste précaire.

 

Fari Tahéruka Shabazz pointe là une fissure que ni Balalou ni Podolski ne semblent avoir anticipée. En parlant chacun de leur côté, ils ont produit deux récits incompatibles. Balalou dit : nous avons des alliés puissants et nous allons écraser la rébellion. Podolski dit : nos alliés ne contrôlent pas tout, la situation est difficile, et les frontières restent des plaies ouvertes. L’un parle pour la galerie. L’autre parle pour Moscou.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence derrière cette contradiction, c’est quelque chose de plus profond que la simple incohérence de communication. Le gouvernement centrafricain a construit tout son discours sécuritaire sur la légitimité et l’efficacité des Wagner. Si Podolski lui-même ébréche cette image en admettant les limites du dispositif, c’est toute la justification de leur présence qui vacille — et avec elle, la posture guerrière de Balalou contre les Azandé.

 

Fari Tahéruka Shabazz note également que Balalou a lui-même glissé un détail révélateur dans sa déclaration : les responsables des Azandé Ani Kpi Gbe ne sont pas de simples chefs de village, ce sont des auteurs intellectuels. En cherchant à les discréditer davantage, le porte-parole du gouvernement a involontairement reconnu qu’il ne s’agit pas d’une bande armée sans cerveau, mais d’un mouvement organisé, pensé, et porté par des hommes qui savent ce qu’ils font.

 

Entre Balalou qui promet la victoire et Podolski qui admet les difficultés, Fari Tahéruka Shabazz voit deux hommes qui ne lisent pas la même carte du territoire — et un gouvernement qui ne contrôle ni ses alliés ni son propre discours.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Touadéra à la diaspora: « Rentrez souffrir avec nous, bande de critiques fainéants ». Quand le président se tire une balle dans le pied en direct

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Touadéra à la diaspora: « Rentrez souffrir avec nous, bande de critiques fainéants ».  Quand le président se tire une balle dans le pied en direct

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Moscou, début mars 2026, Faustin-Archange Touadéra a tenu un discours qui pue la défaite. Au lieu de rassurer ou de promettre du concret, il a balancé des leçons de morale patriotique à des compatriotes qui fuient un pays qu’il dirige depuis dix ans. Résultat : un chef d’État qui accuse les absents d’être des lâches pendant qu’il admet lui-même le vide démographique, l’absence d’infrastructures et la galère quotidienne. Un suicide politique en public.

 

La visite officielle de Faustin-Archange Touadéra à Moscou, début mars 2026, avait tout pour être une belle vitrine : tête-à-tête avec Poutine, accords sécuritaires, coopération russo-centrafricaine. Mais le vrai fiasco s’est joué hors Kremlin, lors de la rencontre avec la diaspora centrafricaine. Devant des étudiants, des officiers en formation et des compatriotes installés en Russie, le président a lâché un discours qui restera dans les annales comme un modèle d’auto-destruction.

 

Dès les premiers mots : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Vaillant et fort pour quoi ? Pour survivre dans un pays où les routes n’existent pas, où l’électricité clignote, où l’eau potable reste un luxe ? Il enchaîne sur les bourses et formations envoyées à l’étranger : « Elles ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. » Patriotisme comme sésame magique. Pas de jobs garantis, pas de sécurité assurée, pas de logements décents – juste « un peu de patriotisme ». Comme si aimer son pays suffisait à payer le loyer ou à éviter les balles perdues.

 

Le passage le plus insultant arrive vite : les exilés qui s’installent ailleurs sont des non-patriotes. « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. Ils n’en parlent plus la langue. » Traduction : vous trahissez vos racines en osant vivre mieux ailleurs. Chacun est « libre », dit-il du bout des lèvres, mais le message est clair – vous êtes des ingrats. Pendant ce temps, il répète que « nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance ». Avance comment ? Avec quel argent ? Quelle vision ? Après dix ans, le bilan parle : exode massif, économie en miettes, dépendance totale à des mercenaires étrangers.

 

Puis le coup de massue démographique : « Nous ne sommes pas nombreux. […] Nous sommes sous-peuplés. Et ce sous-peuplement est lui-même un facteur de sous-développement. » Un président qui pointe le manque d’habitants comme cause du sous-développement ? C’est l’aveu pur et simple qu’il a échoué à retenir sa population. Pas un mot sur les raisons du vide : violence endémique, corruption généralisée, absence d’opportunités. Non, la faute va aux femmes qui font des enfants à l’étranger. « Si vous avez des enfants à l’étranger, il faut que ces enfants reviennent au pays et qu’ils travaillent pour son développement. » Comme si les gamins nés en Russie ou aux USA allaient rappliquer pour rebâtir un pays que leur propre dirigeant laisse pourrir.

 

Il oppose les « cerveaux » partis aux « intellectuels » restés qui « travaillent dur ». Et les critiques ? « Ils racontent n’importe quoi. Il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. » Balayé d’un revers. Ces plaintes sont du « n’importe quoi » pour lui. La réalité quotidienne – routes impraticables, coupures interminables, puits pollués – devient une fable inventée par des paresseux sur Internet.

 

La réponse aux indignés ? Une claque magistrale : « Si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Rentrez et réparez tout seuls. Pas de plan gouvernemental, pas de budget alloué, pas de lutte anticorruption sérieuse. Juste : descendez sur le terrain, montrez l’exemple. Comme si un retour individuel pouvait compenser l’État fantôme qu’il dirige.

 

Il finit par reconnaître la précarité : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Il liste les galères – où dormir ? comment s’organiser ? – et conclut par un appel patriotique creux. Rentrer pour dormir dehors, pour se laver à la bassine, pour risquer sa vie ? Et c’est lui qui parle de ne pas renier le pays ?

 

Ce discours n’est pas une invitation au retour. C’est une insulte aux exilés qui ont fui l’échec de sa gouvernance. Touadéra se tire une balle dans le pied en direct : il admet le sous-peuplement, minimise la misère, accuse les victimes plutôt que d’assumer ses responsabilités. La diaspora repart avec un message clair : Bangui reste un piège, et le président le sait très bien. Dix ans de pouvoir, et voilà le bilan : un appel désespéré à des « fainéants » pour venir souffrir avec lui.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Faustin Archange Touadéra assume son choix. L’Occident est prié de regarder ailleurs

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Centrafrique : Faustin Archange Touadéra assume son choix. L’Occident est prié de regarder ailleurs.

 

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Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors de son investiture marquant l’entrée dans la « Septième République », le nouveau Roi de Centrafrique professeur de mathématiques Faustin Archange Touadéra a prononcé un discours fleuve qui peut échapper à l’analyse de la communauté internationale et qui clarifie définitivement la nouvelle carte diplomatique et sécuritaire de la République centrafricaine. En rendant un hommage appuyé à ses alliés militaires russes et rwandais, tout en posant des conditions strictes de « respect de la souveraineté nationale », il a relégué au second plan les partenaires occidentaux traditionnels : France, Union européenne et États-Unis.

 

Un hommage sélectif qui en dit long.

Le signal est clair. Alors que Touadéra a salué de manière générale la « communauté internationale », ses remerciements les plus chaleureux et les plus concrets sont allés aux forces alliées bilatérales russes, instructeurs et éléments de l’Africa Corps, successeur de Wagner et aux troupes rwandaises, placées sur le même plan que la MINUSCA pour le risque qu’elles prennent « pour protéger la République ».

 

Cette hiérarchie explicite dans les hommages n’est pas sans importance. Elle officialise ce que beaucoup observaient depuis plusieurs années : la sécurité du régime repose désormais en grande partie sur Moscou et Kigali, et non plus sur les appuis occidentaux ou onusiens. La France, qui a longtemps été le partenaire historique, et les institutions européennes ou américaines, souvent accusées de paternalisme, sont clairement mises à distance.

 

La souveraineté comme arme de dissuasion.

Touadéra a érigé la « souveraineté nationale » en principe cardinal de sa politique étrangère. Il accordera sa préférence aux partenariats qui « respectent nos choix souverains » et produisent des « résultats visibles ». Dans le contexte centrafricain, cette formule sonne comme un avertissement clair adressé à Paris, Bruxelles et Washington : finies les leçons sur la démocratie, les droits de l’homme, la lutte contre la corruption ou la transparence dans la gestion des ressources minières (or, diamants, uranium…).

 

Le message est double : D’un côté, Touadéra revendique légitimement le droit d’un État souverain de choisir ses amis. De l’autre, il ferme la porte aux conditionnalités occidentales qui, selon lui, n’ont pas apporté les « résultats visibles » attendus après des décennies d’aide et de présence.

 

Un septennat de transformation… sous influence ?

Le président-roi présente ce nouveau mandat comme l’ère de la « stabilité institutionnelle consolidée » et d’une « diplomatie proactive et économique ». Il veut attirer des financements pour les infrastructures lourdes et la valorisation des ressources naturelles, sans les freins et les audits que les bailleurs traditionnels imposent habituellement.

 

Cette diversification est compréhensible après des années d’instabilité. Mais elle pose des questions sérieuses que la communauté internationale et les institutions financières ne peuvent plus ignorer :

 

Dépendance sécuritaire : les instructeurs russes et les forces rwandaises assurent aujourd’hui une partie essentielle de la protection du pouvoir et de certaines zones. Quels sont les contreparties réelles ? Accès privilégié aux ressources ? Immunité pour d’éventuelles exactions ? Risque de tensions avec d’autres groupes armés ou communautaires ?

 

Opacité économique : les partenariats avec des acteurs russes (et potentiellement chinois) sont souvent moins transparents que ceux de l’Occident. L’histoire récente montre que l’exploitation minière en Centrafrique peut rapidement devenir prédatrice si elle échappe à tout contrôle international.

 

Risques pour la population : si la « souveraineté » sert avant tout à protéger le régime et ses alliés, qu’en est-il de la gouvernance réelle, de la lutte contre l’impunité et du développement inclusif ? Les Centrafricains ordinaires verront-ils enfin des routes, des écoles et des hôpitaux, ou seulement un renforcement de l’emprise d’un cercle restreint ?

 

La fin d’une illusion occidentale.

La communauté internationale, et particulièrement les institutions financières, doit maintenant regarder la réalité en face. Touadéra a fait son choix stratégique. Il ne demande plus l’approbation de Paris ou de Bruxelles pour gouverner. Continuer à lui adresser des discours moralisateurs ou à conditionner une aide marginale serait contre-productif et hypocrite. Il est temps d’accepter que la Centrafrique navigue avec ses partenaires choisis, Russie, Rwanda et d’autres, sans ingérence constante. Mais cela doit s’accompagner d’une vigilance accrue : Sur le respect des droits humains et des populations civiles par tous les acteurs armés présents sur le territoire.

 

Sur la transparence des contrats d’exploitation des ressources naturelles, qui appartiennent au peuple centrafricain et non à des élites ou à des puissances étrangères.

 

Sur le risque d’une nouvelle forme de dépendance, potentiellement plus opaque et plus coûteuse à long terme que l’ancienne.

 

En clair, Touadera a fait un choix assumé, des conséquences à assumer Le Palais de la Renaissance a tracé sa ligne : sécurité russo-rwandaise, souveraineté comme bouclier, et partenariats pragmatiques avec ceux qui livrent « des résultats visibles » sans poser trop de questions.

 

La communauté internationale a le droit et même le devoir de constater ce basculement sans nostalgie. Mais elle ne doit pas pour autant fermer les yeux sur les risques réels d’une gouvernance qui s’affranchit de toute contrepartie en matière de bonne gouvernance et de protection des citoyens.

 

Touadéra a choisi. Libre à lui.

Libre aussi à la communauté internationale de calibrer son engagement futur en conséquence, sans illusions ni hypocrisie. La Centrafrique n’est plus sous tutelle. Elle est désormais pleinement responsable de ses alliances… et de leurs résultats.

 

Allez-y voir ailleurs la communauté internationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’ASSOCIATION DES MINORITÉS ARABES DE CENTRAFRIQUE DÉFIT LES AUTORITÉS POLITIQUES CENTRAFRICAINES EN REMETTANT EN CAUSE LA LÉGITIMITÉ DU NOUVEAU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU CONSEIL SUPÉRIEUR ISLAMIQUE DE CENTRAFRIQUE

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L’ASSOCIATION DES MINORITÉS ARABES DE Centrafrique DÉFIT LES AUTORITÉS POLITIQUES CENTRAFRICAINES EN REMETTANT EN CAUSE LA LÉGITIMITÉ DU NOUVEAU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU CONSEIL SUPÉRIEUR ISLAMIQUE DE CENTRAFRIQUE

L’ASSOCIATION DES MINORITÉS ARABES DE CENTRAFRIQUE DÉFIT LES AUTORITÉS POLITIQUES CENTRAFRICAINES EN REMETTANT EN CAUSE LA LÉGITIMITÉ DU NOUVEAU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU CONSEIL SUPÉRIEUR ISLAMIQUE DE CENTRAFRIQUE
Ahmat Deleris alias Rator

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un proverbe africain dit : « le séjour d’un bout de bois dans l’eau ne peut le transformer en crocodile » fin de citation.

 

Chapeauté par ASSAN SEÏD, le président de la colonie tchadienne en Centrafrique, soutenu politiquement et financièrement par les chefs de races HEMAD : Ahmat Ibrahim, GOURAN : Mahamat Tahir Ali baba Kwa Yauga, SALAMAT : Imam Amin Souleymane, RACHID : Adam Adeif, OUDAY : Ahmat Moussa, le Président de l’Association AMTT. Mains Tendues de TOUADERA : Alamine BARAKA et de son cousin Rator Déleris, sans oublier Ramadi Mamadou don Japonais et Rachida Mamba la Présidente intérimaire à vie du Bureau National des femmes musulmanes de Centrafrique, l’association des minorités arabes de Centrafrique après avoir mobilisé de l’argent pour soutenir l’investiture de TOUADERA comme à sa candidature à la présidentielle, est en train de mobiliser des fonds pour accueillir leur Président (Tchad). Ces fonds leur permettront également d’organiser une assemblée générale du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA).

 

Selon certaines discrétions proches de la présidence, deux points ont motivé ce projet : les chefs de races manipulés par Rator veulent se débarrasser définitivement de AROUFAY ; selon eux, AROUFAY , malgré qu’il est tchadien d’origine, les a trahis en se joignant aux Centrafricains pour démettre Rator de la présidence du CSISCA suite au conflit ouvert qui les avait opposés.

 

Et au passage, ceci a permis l’élection de l’imam Abdoulaye OUASSELEGUE comme nouveau président.

Deuxièmement, Abakar Nyakanda a déclaré à qui veut l’entendre que seul un centrafricain ayant ses racines dans l’une des communes ou l’un des villages en Centrafrique pourra prétendre être président d’une institution religieuse aux exemples du Tchad, Cameroun, Gabon, R.D.C. et Congo Brazza, même en France.

Pour montrer aux centrafricains qu’ils ont l’argent et qu’ils peuvent braver le pouvoir, une Assemblée Générale sera organisée avec le soutien du politique.

Suite à la réconciliation initiée par TOUADERA entre Rator et AROUFAY, il aurait demandé à Aroufay qui représente la jeunesse musulmane au sein du bureau exécutif du CSISCA en qualité de 4e Vice-Président de démissionner parce qu’il compte injecter de l’argent pour soutenir la prochaine assemblée générale que comptent organiser les chefs de races à travers l’association des minorités arabes Tchadiennes en Centrafrique et que le nom de l’Imam OUASSELEGUE ne sonnerait pas bien dans ses oreilles. C’est l’Imam Al Az Assil du groupe Salamat qui serait proposé pour être propulsé à la tête du CSISCA.

Sous pression de TOUADERA, Aroufay hésiterait encore, parce que ne sachant pas sur quel prétexte s’appuyer pour démissionner d’autant plus que le nouveau bureau a été légitimé par le ministre de l’Administration du Territoire qui a autorisé la tenue de l’Assemblée générale en bonne et due forme et que

 

les membres du Bureau ont été officiellement investis dans leurs fonctions au cours d’une grande cérémonie officielle à l’hémycicle de l’Assemblée Nationale ; Cérémonie présidée de bout en bout par le ministre d’État Gotron DJONO AHBA, assisté du Médiateur de la République NGON-BABA, du ministre de la Communication porte-parole du Gouvernement Maxime BALALU, du DIRCAB du ministre de l’Administration du Territoire, des anciens ministres et des hautes personnalités administratives et religieuses parmi lesquelles Aboubakar DANZOUMI et l’un des membres d’honneur du CSISCA Abdoulaye CHAÏBOU.

Les dernières informations qui nous parviennent nous font savoir que tout l’entourage de TOUADERA est très mécontent de sa position du moment où il tient mordicus à l’organisation de cette assemblée générale par la colonie Tchadienne. Cette assemblée qui n’a aucune base légale.

É Kou ti ba.

Les dons que cette colonie tchadienne a l’habitude d’offrir au Président de la République ne sont-ils pas des cadeaux empoisonnés ou bien une corruption déguisée ?

 

 

Par Mahamat Moussa

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Pendant que Touadéra célèbre son troisième mandat à Bangui, les mercenaires russes sèment la terreur à Tabane, dans le Haut-Mbomou

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Pendant que Touadéra célèbre son troisième mandat à Bangui, les mercenaires russes sèment la terreur à Tabane, dans le Haut-Mbomou

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Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce lundi 30 mars 2026, aux environs de 9 heures, les mercenaires russes basés à Zémio ont quitté la ville pour une « patrouille ». Ils se sont dirigés vers le village de Tabane, situé à environ 20 km de Zémio, sur l’axe Bangui-Zémio (direction Rafaï).

 

Ils sont arrivés dans le village comme si c’était le jour de l’enfer. Porte après porte, ils ont enfoncé les habitations, sorti les habitants de force, les ont tabassés sans distinction,  hommes, femmes, enfants, vieillards. Ils fouillaient les maisons, cassaient tout et emportaient ce qu’ils voulaient. Les villageois, terrorisés, ne comprenaient rien à cette violence soudaine.

 

Pourtant, ces populations venaient à peine de sortir de la brousse. Depuis le déclenchement des hostilités en avril 2025 dans le Haut-Mbomou, la plupart des habitants de la région, y compris ceux de Tabane, s’étaient réfugiés en brousse pour fuir les combats. Ils commençaient tout juste à regagner leurs villages grâce aux efforts répétés d’une coalition de religieux — catholiques, musulmans et protestants — qui ont mené des missions de sensibilisation, soutenues par les autorités locales.

 

Ces initiatives de paix avaient permis un retour progressif et prudent des déplacés. Mais les mercenaires russes (souvent encore appelés « Wagner », même si le groupe a évolué vers l’Africa Corps) ne semblent pas en tenir compte. Ils traitent ces civils comme des suspects : miliciens zandé, criminels ou complices… Personne ne sait exactement ce qu’ils pensent.

 

Le résultat est le même : tabassages, pillages et intimidation, alors que les populations tentent simplement de reconstruire leur vie.

 

Pendant ce temps, à Bangui, le nouvel empereur de Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra  prononçait un discours dans le stade 20 000 places devant ses militants, sous la pluie, célébrant hypocritement son troisième mandat de sept ans. Au même moment, à plus de 1 000 km de là, dans le Haut-Mbomou, les « messieurs russes » continuaient de frapper et de terroriser les civils à Zémio et ses environs.

 

Cette violence gratuite sape tous les efforts de retour à la normale dans une région déjà profondément meurtrie par des années de conflit, de déplacements et de tensions intercommunautaires entre Zandé, Peul et autres groupes.

 

Le contraste est saisissant : discours de victoire à Bangui, chaos et souffrance dans le Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Jean Serge Wafio appelle l’opposition centrafricaine à s’unir avant la transition

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Jean Serge Wafio appelle l’opposition centrafricaine à s’unir avant la transition

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Monsieur-Jean-Serge-Wafio-President-du-parti-PDCA –                                                                                                                       « Tout ce qui est couvert d’un voile, sera dévoilé. Tout ce qui est caché sera su »,                                                                                                                                                                                   Parole du SEIGNEUR

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Jean Serge Wafio, président fondateur du Parti Démocratique Centrafricain, a adressé ce mois de mars 2026 un appel solennel aux leaders de l’opposition démocratique de Centrafrique.

 

Dans ce texte diffusé depuis Paris, Wafio dresse un bilan sans équivoque de la décennie Touadéra : dix ans de prédation organisée, de vassalisation progressive du pays à la Russie, et de marginalisation des forces politiques centrafricaines par les mercenaires de Wagner. Pour lui, la signature de l’accord Afrika Corps par Touadéra à Moscou, sous la pression de Poutine, n’est pas un acte de gouvernance mais l’aveu d’une fin de régime annoncée. Ni les mercenaires russes ne toléreront d’être floués par celui qu’ils ont installé au pouvoir, écrit Wafio, ni le peuple centrafricain n’acceptera une tutelle encore plus lourde que la précédente.

 

L’auteur identifie un risque concret d’affrontements armés croisés si Touadéra échoue à honorer les exigences financières des deux côtés : les 900 milliards de francs CFA réclamés par Wagner d’une part, et les obligations contractées envers d’autres protecteurs d’autre part. Wafio ne s’attarde pas sur le diagnostic — il passe directement aux propositions. Il appelle à la création d’une structure unitaire ou confédérale regroupant toutes les forces vives de l’opposition démocratique, partis politiques et société civile confondus, pour préparer en commun la gestion de la transition politique qu’il juge inévitable et imminente.

 

Trois noms sont cités nommément par Wafio comme points de convergence possibles : Akandji Kombet, président du Rassemblement Unitaire ; Kotto Petit Delphin, président de la COSCIPAC ; et Mboli Goumba Crépin, coordonnateur du BRDC. Ce sont eux, selon Wafio, qui devraient prendre l’initiative de contacter l’ensemble des composantes de l’opposition pour donner corps à cette coalition. L’objectif déclaré n’est pas la revanche mais la prévention — empêcher que la chute du régime Touadéra ne se transforme en cycle de règlements de comptes.

 

Le texte de Wafio se conclut sur une invocation explicite du pardon comme valeur fondatrice de la réconciliation à venir, appuyée sur une référence à l’Évangile de Luc.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pendant que Touadéra prête serment sous la pluie à Bangui, le chaos frappe les provinces

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Pendant que Touadéra prête serment sous la pluie à Bangui, le chaos frappe les provinces

 

 

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La sous-Préfecture de Bria endommagée par la forte pluie du 30 mars 2026

 

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera était en train de prêter serment sous la grande pluie à Bangui, le chaos frappe les provinces : exactions à Tabane (Haut-Mbomou) et destruction à Bria (Haute-Kotto)

 

En effet, ce lundi 30 mars 2026, pendant que Faustin-Archange Touadéra prête serment pour son troisième mandat de sept ans devant ses militants au stade de Bangui sous une forte pluie, les provinces centrafricaines vivent une tout autre réalité.

 

Dans le Haut-Mbomou, les mercenaires russes basés à Zémio ont une nouvelle fois semé le chaos. Aux environs de 9 heures, ils ont quitté leur position pour se diriger vers le village de Tabane, situé à environ 20 km de Zémio sur l’axe Bangui. Sur place, ils ont mené une opération violente contre les habitants.

La sous-Préfecture de Bria endommagée par la forte pluie destructrice du lundi 30 mars 2026
La sous-Préfecture de Bria endommagée par la forte pluie destructrice du lundi 30 mars 2026

Au même moment, dans la préfecture de la Haute-Kotto, à Bria, c’est la nature qui a causé des dégâts importants. Un vent violent accompagné de fortes pluies a arraché la toiture du bâtiment de la sous-préfecture.

 

Au moment où l’une de nos équipes de journalistes est arrivée sur place, le bâtiment administratif présentait une toiture complètement détruite, avec les tôles arrachées et éparpillées, tandis qu’une moto était garée devant l’entrée. Des habitants observaient la scène, impuissants face à ces dégâts.

 

Voilà le triste tableau de ce 30 mars 2026 : d’un côté, les célébrations officielles de la 7ème République à Bangui ; de l’autre, l’insécurité causée par les mercenaires dans le Haut-Mbomou et la vulnérabilité des infrastructures publiques en Haute-Kotto face aux intempéries.

 

Comme souvent, beaucoup se demandent déjà qui va reconstruire le bâtiment de Bria. Nombreux sont ceux qui estiment que ce sera encore à la MINUSCA de s’en charger, pendant que le régime se contenterait ensuite de revendiquer les travaux.

 

Ce décalage entre le faste de l’investiture présidentielle et la réalité quotidienne des provinces reste frappant.

 

Par Moïse Banafio

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Centrafrique : le Mouvement Ikoué Gui Oko, MIGO, présidé par Régis SIKANGBA, dénonce l’illégalité du troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra

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le Mouvement Ikoué Gui Oko, MIGO, présidé par Régis SIKANGBA, dénonce l’illégalité du troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra

 

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Régis Sikangba

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans un communiqué publié ce lundi 30 mars 2026 à Paris, Régis SIKANGBA, Président du Mouvement Ikoué Gui Oko (MIGO), a exprimé la position ferme de son organisation à l’occasion de la prestation de serment de Monsieur Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat à la tête de la République centrafricaine.

 

Selon le texte signé par Régis SIKANGBA, le Mouvement Ikoué Gui Oko « considère que l’exercice actuel du pouvoir présidentiel est entaché d’illégalité et d’illégitimité » au regard de son interprétation de la situation constitutionnelle en vigueur depuis octobre 2022.

 

Régis SIKANGBA et le MIGO réaffirment dans ce communiqué n°001/30/03/2026 leur engagement à « œuvrer pacifiquement pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la consolidation d’un État de droit en République centrafricaine ».

 

Le président du mouvement appelle par ailleurs « l’ensemble des citoyens à se mobiliser dans un esprit d’unité, de responsabilité et d’intérêt général, afin de bâtir une nation juste et inclusive ».

 

Le communiqué, placé sous la devise « Un pour tous, tous pour un – Paix – Solidarité – Fraternité », se conclut par le slogan « Vive la République Centrafricaine ! ».

 

Ce communiqué intervient le jour même de la prestation de serment du président Touadéra, marquant ainsi une prise de position claire et officielle d’une organisation de la diaspora centrafricaine basée à Paris.

 

À propos du Mouvement Ikoué Gui Oko (MIGO)Le MIGO se présente comme un mouvement engagé pour la paix, la solidarité et la fraternité, défendant le retour à la légalité constitutionnelle en Centrafrique par des moyens pacifiques.

 

Par Brahim Sallé

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RCA : Mouammar Bengué-Bossin  avait prévenu, Touadéra confirme la haute trahison

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RCA : Mouammar Bengué-Bossin  avait prévenu, Touadéra confirme la haute trahison

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/monsieur-Mouamar-Bengue-Bossin-de-son-vrai-nom-Mathurin-Bengue-Bossin.jpg” alt=”Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua” width=”300″ height=”298″ />
monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

Mouammar Bengué-Bossin avait averti : si Touadéra ose un troisième mandat, ce sera une haute trahison. Le 26 juillet, le président a franchi le pas.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs mois avant l’annonce du chef de l’État, Mouammar Bengué-Bossin, président du Front populaire Zo Kwé Zo, avait lancé une mise en garde claire : « Si Touadéra se déclare candidat à un troisième mandat, il sera coupable de haute trahison ». Pour lui, la Constitution de 2016 ne laisse aucune marge d’interprétation : deux mandats maximum, pas un de plus.

 

Or, le 26 juillet dernier, lors du deuxième congrès ordinaire du Mouvement des Cœurs Unis à Bangui, Faustin-Archange Touadéra a officiellement annoncé sa candidature à un troisième mandat. En posant cet acte, il a confirmé le scénario anticipé par Mouammar Bengué-Bossin, celui d’une violation claire du serment présidentiel. « Lorsqu’il a levé la main droite devant Dieu et la Nation, il s’était engagé à respecter la Constitution. Ce serment est archivé à la Cour constitutionnelle et peut être rappelé en cas de manquement », rappelait Bengué-Bossin.

 

Il soulignait déjà que la Constitution est explicite : « La durée du mandat est de cinq ans, renouvelable une seule fois. C’est écrit, c’est clair ». Pour lui, toute tentative de prolongation du pouvoir au-delà de ces limites équivaut à une rupture du contrat avec le peuple et relève de la haute trahison, passible de destitution selon l’article 124.

 

Mouammar Bengué-Bossin  avait aussi dénoncé l’argument des partisans de Touadéra, qui évoquent une nouvelle Constitution ou le soutien populaire comme justification. « Aucun juriste sérieux ne peut défendre une telle lecture. Si le président demande des manifestations pour se maintenir, c’est qu’il sait lui-même qu’il n’a pas le droit », lançait-il, ajoutant que cette stratégie prépare une crise politique.

 

Mouammar Bengué-Bossin  rappelait enfin l’esprit même de la loi fondamentale : protéger le pays contre les dérives autoritaires déjà connues. « Deux mandats suffisent. Même si un président n’est pas bon, on peut le supporter un premier et un second mandat, mais pas davantage ».

 

Aujourd’hui, l’avertissement de Mouammar Bengué-Bossin  résonne comme une prophétie. En se déclarant pour un troisième mandat, Touadéra a choisi de franchir la ligne rouge que Mouammar Bengué-Bossin  avait tracée, se plaçant de fait face à l’accusation la plus grave du droit constitutionnel : la haute trahison.

 

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Corbeaunews Centrafrique

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Fari Tahéruka Shabazz  pense que   Les Balalou, Piri, Baïpou :  les aveugles du régime qui mentent même à eux-mêmes »

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Fari Tahéruka Shabazz  pense que   Les Balalou, Piri, Baïpou :  les aveugles du régime qui mentent même à eux-mêmes »

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Le ministre centrafricain de l’énergie, Bertrand Arthur Piri dans le studio de sa radio privée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le MCU se fissure entre réalistes lucides et fanatiques qui refusent d’ouvrir les yeux sur l’effondrement en cours.

 

Fari Tahéruka Shabazz identifie une fracture profonde au sein de l’appareil du pouvoir. D’un côté, ceux qui commencent à admettre l’échec. De l’autre, une aile radicale qui s’enfonce dans le déni total, l’auto-illusion politique, le refus obstiné de voir ce qui crève pourtant les yeux de tous.

 

Cette frange fanatisée regroupe des figures connues : Maxime Balalou, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Bertrand Arthur Piri, ministre de l’énergie, Sylvie Baïpo-Temon, ministre des affaires étrangères, et d’autres du même acabit. Ces personnalités incarnent l’aveuglement volontaire poussé à son paroxysme. Elles continuent de produire et relayer un discours mensonger, non seulement pour tromper la population et les partenaires extérieurs, mais aussi, et c’est là le plus spectaculaire, pour se tromper elles-mêmes. C’est de la mythomanie.

 

Fari Tahéruka Shabazz observe ce phénomène avec une fascination mêlée de stupeur. Ces cadres du régime ne comprennent plus, ou ne veulent plus comprendre, les dynamiques géopolitiques réelles, les conséquences concrètes de la crise de la MINUSCA, du retrait progressif des forces internationales, des vides sécuritaires et humanitaires qui s’ouvrent partout. Pour eux, il suffit de répéter les slogans, de maintenir la façade, d’affirmer que tout va bien ou que la rupture commence maintenant.

 

L’exemple le plus frappant reste la déclaration de Maxime Balalou, prononcée à la télévision centrafricaine le 26 janvier 2026, juste après la validation de la réélection par le Conseil constitutionnel. Il déclare alors : « Cette nouvelle mandature marque l’ouverture d’une nouvelle ère pour notre pays. Le temps n’est plus au discours de haine ni aux divisions. Il est désormais temps pour les Centrafricains de s’unir afin de relever ensemble les défis du développement ». Fari Tahéruka Shabazz décortique ces phrases avec une précision chirurgicale. Dans ces quelques mots, Balalou trahit involontairement la vérité qu’il essaie de cacher. Il parle d’une « nouvelle ère » et d’une « rupture » qui commence seulement maintenant, ce qui signifie implicitement que les dix années précédentes n’étaient pas une rupture, pas une nouvelle ère, mais exactement l’inverse : division, haine, absence de développement.

 

Il appelle à « s’unir » et à « relever les défis du développement », ce qui sous-entend que les Centrafricains ne sont pas unis et que le développement n’a pas eu lieu pendant une décennie entière. Ainsi, même quand ils essaient de mentir, ils se trahissent. Leur propre discours dévoile l’échec patent du régime qu’ils défendent avec tant de véhémence.

 

Cette dissonance cognitive permanente les caractérise, affirme Fari Tahéruka Shabazz. Ils mentent aux autres, mais surtout ils se mentent à eux-mêmes, car admettre la réalité signifierait reconnaître que tout ce en quoi ils ont cru, tout ce pour quoi ils se sont battus, tout ce qu’ils ont défendu publiquement pendant des années, était une illusion complète.

 

Ces « aveugles » deviennent de plus en plus minoritaires au sein même du MCU. Leur fanatisme persiste parce que c’est leur seul mode de survie psychologique et politique. Reconnaître l’échec équivaudrait pour eux à s’effondrer entièrement, à perdre leur raison d’être, leur identité construite autour de ce pouvoir qui s’étiole.

 

Mais leur discours sonne creux, contradictoire, et de plus en plus ridicule devant la réalité qui s’impose chaque jour. Pas d’eau dans les quartiers de Bangui, pas d’électricité dans les hôpitaux, une invasion de moustiques en pleine saison sèche, des épidémies qui se multiplient, la colère des porteurs de tenue qui monte, le vide laissé par la MINUSCA qui s’agrandit. Tous ces faits s’accumulent et rendent le discours officiel intenable.

 

Fari Tahéruka Shabazz les voit comme les derniers remparts d’un mensonge qui ne trompe plus personne, pas même eux au fond. Ils continuent par inertie, par refus d’accepter la fin, par incapacité à imaginer un après où ils n’auraient plus leur place. Leur rhétorique creuse devient un rituel vide, une liturgie répétée mécaniquement alors que le temple s’écroule autour d’eux.

 

Cette aile radicale du MCU s’accroche à des formules toutes faites, à des slogans usés jusqu’à la corde, à des promesses qui n’engagent plus personne. Ils parlent de développement dans un pays où les opérations chirurgicales se font à la lumière des téléphones portables. Ils évoquent l’unité nationale dans un pays fracturé par dix ans de conflits mal gérés. Ils annoncent une nouvelle ère alors que l’ancienne n’a produit que ruines et désillusions.

 

Fari Tahéruka Shabazz note que même à l’intérieur du parti, ces voix commencent à sonner faux. Les cadres lucides, ceux qui voient venir l’effondrement, prennent leurs distances. Ils ne contredisent pas ouvertement Balalou et ses semblables, mais ils ne les soutiennent plus non plus. Le silence remplace l’adhésion. Les applaudissements se font rares et contraints.

 

Cette marginalisation progressive des fanatiques au sein même de leur propre camp témoigne d’un basculement en cours. Quand les plus zélés deviennent une minorité bruyante mais isolée, quand leurs propres alliés les abandonnent discrètement, c’est que la fin approche. Personne ne veut être le dernier à défendre l’indéfendable, le dernier à croire ce que plus personne ne croit.

 

Les Balalou, Piri, et autres figures de cette aile radicale continueront probablement à nier la réalité jusqu’au bout. Ils persisteront dans leur aveuglement parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Admettre l’échec reviendrait à admettre qu’ils ont gaspillé des années de leur vie à servir un projet vide, à défendre l’indéfendable, à mentir pour rien.

 

Fari Tahéruka Shabazz les observe avec un mélange de pitié et d’incompréhension. Comment peut-on s’enfermer à ce point dans le mensonge ? Comment peut-on continuer à parler de nouvelle ère quand tout s’effondre ? Comment peut-on appeler au développement quand les infrastructures les plus basiques n’existent pas ? Cette capacité à se mentir à soi-même dépasse l’entendement ordinaire​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le stade Boganda, nouveau temple républicain ou simple mise en scène pour le couronnement de l’empereur Touadera ?

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Le stade Boganda, nouveau temple républicain ou simple mise en scène pour le couronnement  de l’empereur Touadera ?

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Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pour la prestation de serment de Faustin-Archange Touadéra prévue le 30 mars, le pouvoir a jeté son dévolu sur le stade Boganda. Et c’est le professeur Alexis Ndui Yabela, ministre directeur de cabinet du Premier ministre, qui a été chargé de transformer cette décision en « évidence constitutionnelle ».

 

professeur Alexis Ndui Yabela , directeur de cabinet du premier ministre Félix Moloua, a déroulé son argumentaire avec une assurance professorale. La Constitution a changé, explique-t-il : autrefois, le président prêtait serment devant la Cour constitutionnelle ; aujourd’hui, il le fait devant le peuple, en présence des corps constitués de l’État. Sur ce point, le texte dit effectivement ce qu’il dit. Jusque-là, rien de scandaleux.

 

Mais Ndui Yabela ne s’est pas arrêté à la lettre. Il a sorti l’artillerie lourde : le sacro-saint principe du parallélisme des formes. Un président élu directement par le peuple souverain ne saurait, selon lui, s’incliner symboliquement devant des juges constitutionnels nommés par décret présidentiel. L’argument a une certaine élégance juridique… à condition de ne pas trop gratter.

 

Car le ministre a ensuite commis l’erreur classique : il a invoqué la France en exemple. « Jamais un président français ne prête serment devant le Conseil constitutionnel », a-t-il affirmé. C’est rigoureusement exact. Ce qu’il s’est bien gardé d’ajouter, c’est que la cérémonie française se déroule dans la sobriété protocolaire du palais de l’Élysée, loin des tribunes, des foules mobilisées et des sonorisations géantes. Invoquer la Ve République pour justifier un grand-messe dans un stade de football, c’est comme citer la modestie d’un moine pour défendre un banquet royal.

 

Le Complexe sportif Barthélemy Boganda peut accueillir des dizaines de milliers de spectateurs. La Constitution parle bien du « peuple » et des « corps constitués », mais elle ne mentionne ni estrade monumentale, ni retransmission spectacle, ni ambiance de meeting populaire. Entre un serment républicain sobre et une cérémonie d’investiture pensée pour impressionner les foules, la ligne est ténue. Le ministre a passé de longues minutes à défendre la première. Le 30 mars, c’est très clairement la seconde que les Centrafricains verront défiler à Boganda.

 

Au final, derrière le vernis juridique et les références hexagonales portés par le Professeur Alexis Ndui Yabella, se dessine surtout une volonté : celle de donner à l’entrée dans cette nouvelle ère les allures d’un événement populaire et solennel.

 

Par Éric Azoumi

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La Centrafrique transforme son économie en casino crypto pendant que le peuple souffre

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La Centrafrique transforme son économie en casino crypto pendant que le peuple souffre

 

Déficits budgétaires explosifs et endettement bancaire : les signaux d’alarme en Centrafrique
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le deuxième pays au monde à avoir adopté le bitcoin comme monnaie légale multiplie les expériences hasardeuses avec les cryptomonnaies, au détriment d’une population qui n’a même pas accès à l’électricité ni à Internet.

 

L’ONG Global Initiative Against Transnational Organised Crime vient de publier un rapport accablant sur les manœuvres crypto du gouvernement centrafricain. Depuis avril 2022, la Centrafrique a légalisé le bitcoin aux côtés du franc CFA, créé sa propre monnaie virtuelle baptisée Sango, et lancé en avril 2025 un “memecoin” nommé “$Car” qui s’est effondré de plus de 90% quelques heures après son apparition.

 

L’organisation suisse ne mâche pas ses mots. Ces projets encouragent l’emprise d’acteurs étrangers et des réseaux criminels sur l’économie nationale. Le président Faustin-Archange Touadéra justifie cette stratégie par la volonté d’assurer le bien-être de la population et de stimuler la croissance. Mais les faits racontent une autre histoire.

 

La loi centrafricaine permet désormais l’utilisation du Sango pour investir dans les secteurs miniers, agricoles et forestiers, y compris par des ressortissants étrangers. Un pays qui regorge d’or, de diamants et de bois ouvre grand ses portes aux spéculateurs du monde entier. L’ONG observe que ce programme semble davantage conçu pour séduire les investisseurs internationaux que pour répondre aux besoins des Centrafricains.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La Centrafrique figure parmi les trois nations les plus démunies de la planète, derrière le Soudan du Sud et la Somalie. Des décennies de conflits ont ravagé ce territoire enclavé d’Afrique centrale. La majorité des habitants n’ont pas d’électricité, peu possèdent un téléphone portable, et Internet reste un luxe inaccessible. Comment ces gens pourraient-ils participer à l’économie numérique quand ils luttent pour survivre au quotidien?

 

Le rapport souligne que la population subit des exécutions massives, des actes de torture et des viols collectifs. Dans ce contexte, promouvoir les investissements en cryptomonnaie apparaît comme une aberration totale. L’ONG affirme même que le pays invite ouvertement les organisations criminelles étrangères à s’emparer de son économie.

 

Les cryptomonnaies servent régulièrement d’outil aux réseaux criminels transnationaux pour blanchir de l’argent, financer le trafic de drogue, perpétrer des fraudes, déployer des ransomwares, contourner les sanctions internationales et alimenter le terrorisme. La Centrafrique, profondément instable et marquée par la criminalité organisée transnationale, devient un terrain de jeu idéal pour ces activités illicites.

 

Le pays tente de se stabiliser avec l’aide de mercenaires russes et de soldats rwandais. Les paramilitaires du groupe Wagner, déployés en 2017 à la demande de Touadéra pour repousser les rebelles, ont fait de la Centrafrique leur dernier bastion. Ils monnayent leurs services en exploitant les mines d’or et les forêts du territoire.

 

Depuis son indépendance en 1960, la nation a connu une succession de guerres civiles, de coups d’État et de régimes autoritaires. Les élections présidentielles sont prévues le 28 décembre prochain, et Touadéra brigue un troisième mandat malgré les critiques internationales sur sa gestion du pays et ses choix économiques hasardeux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, les soldats FACA relevés se retrouvent bloqués à 15 km de la ville… une « punition indirecte de Dieu » selon les habitants

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Ouanda-Djallé : Après le carnage du 27 février, les soldats FACA relevés se retrouvent bloqués à 15 km de la ville… une « punition indirecte de Dieu » selon les habitants

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Des soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la préfecture de la Haute-Kotto

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Près d’un mois après les graves incidents qui ont coûté la vie à trois civils et fait neuf blessés, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) impliqués dans le drame ont finalement quitté Ouanda-Djallé le 23 mars 2026 dans la matinée. Mais leur départ, tant réclamé par la population, prend une tournure inattendue : à seulement une quinzaine de kilomètres de la ville, leur véhicule est tombé en panne à répétition, les laissant bloqués depuis plusieurs jours en pleine forêt.

 

Tout avait commencé le vendredi 27 février 2026 au marché central de Ouanda-Djallé. Deux soldats FACA s’étaient présentés à l’étalage d’un jeune vendeur d’eau et avaient exigé d’être servis gratuitement. Face au refus poli du jeune homme, qui rappelait simplement que l’eau en sachet était une marchandise comme une autre, les militaires avaient réagi avec une violence extrême. Ils s’en étaient pris physiquement aux jeunes présents, déclenchant la colère de la population.

 

La foule, grossissant rapidement, s’était dirigée vers le campement des FACA installé dans les locaux de l’OFCA (coopérative des femmes), en plein centre-ville. Alors que des négociations étaient en cours avec les Casques bleus et les autorités locales, des soldats avaient ouvert le feu sans sommation sur les civils. Bilan : trois morts (dont un sur place et deux décédés des suites de leurs blessures à l’hôpital) et neuf blessés.

 

La population, excédée par des mois de frictions et d’exactions, avait alors exigé le départ immédiat des militaires du bâtiment de l’OFCA et leur retour à l’ancienne base située à l’entrée de la ville.

 

Visite ministérielle et promesse de relèvement

Face à la montée de la tension, le ministre de la Défense nationale et son collègue en charge de l’Administration du territoire s’étaient rendus à Ouanda-Djallé. Ils avaient écouté les doléances de la population lors d’une réunion publique avec les autorités locales et promis des actes concrets. Le ministre avait annoncé le remplacement immédiat des soldats incriminés.

 

Une semaine plus tard, le 23 mars 2026, un nouveau détachement venu de Bangui relevait effectivement les soldats en poste. Ces derniers quittaient la ville dans la matinée.

 

Bloqués à 15 km : « C’est la conséquence de ce que vous avez fait » Mais le voyage de retour ne s’est pas déroulé comme prévu. Selon des témoignages recueillis sur place, le véhicule des soldats relevés est tombé en panne à environ 15 km de Ouanda-Djallé. Après une première réparation de fortune, une deuxième panne, puis une troisième, le véhicule est désormais totalement immobilisé depuis quatre jours.

 

Le chauffeur, lui-même militaire, se serait emporté contre les jeunes soldats : « Vous êtes jeunes, vous venez à peine d’entrer dans l’armée, vous arrivez dans une ville et vous tuez la population, vous tuez les enfants de cette ville. Vous pensez que c’est une bonne chose ? Voilà la conséquence. À cause de vous, nous sommes en train de souffrir. On est bloqués ici dans la forêt, sans nourriture, on dort à même le sol, et il n’y a pas de pièces de rechange. Il faudra aller jusqu’à Bangui pour en trouver… Ça va prendre des semaines ! »

 

Les soldats se retrouvent ainsi coincés en pleine brousse, à quelques kilomètres seulement de la ville où ils ont semé la terreur il y a un mois. Pour de nombreux habitants de Ouanda-Djallé, cette succession de pannes n’est pas anodine. Certains y voient une « punition indirecte », voire une intervention divine après les drames causés par ces militaires.

 

« Ils ne sont même pas partis loin. Ils sont encore là, à 15 km. Ils n’ont pas dépassé la ville de beaucoup », confient des résidents, entre soulagement et ironie amère.

 

Une ville qui veut tourner la page

Malgré ce départ mouvementé, la population de Ouanda-Djallé reste vigilante. Beaucoup espèrent que le nouveau détachement des FACA adoptera un comportement différent et respectera les civils. La demande de retour des militaires à leur ancienne base, à l’entrée de la ville, reste également d’actualité pour éviter de nouvelles frictions au cœur des quartiers résidentiels.

 

Par Serge Binguimalé

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Valentine Rugwabiza , lisez ceci : 21 bases de la Minusca seront fermées. Mais qu’en est-il pour les emplois des centrafricains ?

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Valentine Rugwabiza , lisez ceci : 21 bases de la Minusca seront fermées. Mais qu’en est-il pour les emplois des centrafricains ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” alt=”Valentine Rugwabiza , lisez ceci : 21 bases de la Minusca seront fermées. Mais qu’en est-il pour les emplois des centrafricains ?” width=”261″ height=”300″ />
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Valentine Rugwabiza, cheffe de la MINUSCA, a affirmé haut et fort dans ses récentes déclarations à la radio que la réduction des contributions américaines au budget des Nations Unies n’allait pas toucher l’emploi des nationaux en Centrafrique. Elle a promis que tout serait mis en œuvre pour protéger les contrats du personnel local.

 

Pourtant, à quelques jours de la fin du mois de mars, la réalité sur le terrain prend une autre tournure. La mission annonce la fermeture pure et simple de 21 bases à travers le pays.

 

Le Lieutenant-général Humphrey Nyone, Commandant de la Force de la MINUSCA, a détaillé cette décision lors d’une conférence de presse. Selon lui, il ne s’agit pas d’un retrait des Casques bleus ni d’un abandon des populations. La mission parle plutôt d’une réorganisation destinée à rendre le dispositif plus mobile et plus concentré sur les zones encore sensibles.

 

Mais pour les Centrafricains qui travaillent chaque jour dans ces bases,  comme agents de soutien, logisticiens, personnel d’entretien, chauffeurs, agents de sécurité ou encore assistants locaux dans les domaines de la communication et de l’administration, cette annonce sonne comme un coup dur. Chaque base fermée signifie une baisse immédiate d’activité. Moins de rotations, moins de MAINTENANCE, moins de besoins quotidiens. Et donc moins de travail pour ceux qui dépendent directement de la présence internationale.

 

La MINUSCA insiste sur le fait que la situation sécuritaire s’est améliorée dans plusieurs régions, ce qui permettrait de passer la main aux forces centrafricaines. Elle maintient que la protection des civils reste sa priorité absolue et que la réorganisation vise à garder une capacité d’intervention rapide là où c’est nécessaire.

 

Toutefois, la coïncidence entre la décision américaine de réduire sa contribution et cette vague de fermetures de bases rend difficile de croire que l’emploi local sortira indemne. Les promesses de Valentine Rugwabiza de préserver les postes nationaux se heurtent aujourd’hui à la fermeture concrète de ces 21 sites. Des familles qui vivaient grâce à ces revenus vont se retrouver sans solution immédiate.

 

Cette réorganisation intervient alors que le mandat de la MINUSCA court jusqu’en novembre 2026. La mission doit continuer à appuyer le processus politique et le renforcement des institutions centrafricaines, tout en faisant face à des contraintes budgétaires qui touchent l’ensemble des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

 

Dans les semaines à venir, les autorités centrafricaines et les populations locales vont scruter de près les effets réels de ces fermetures : sur la sécurité au quotidien comme sur le niveau de vie des employés qui perdaient leur source de revenus avec chaque base qui ferme ses portes.

 

La tension est claire : d’un côté, des avancées sécuritaires revendiquées dans certaines zones ; de l’autre, une réduction visible des moyens sur le terrain qui touche directement l’économie locale liée à la MINUSCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : déplacement massif de la population dans l’Ouham suite à l’attaque des éléments du MPC et de l’UPC, et aide d’urgence humanitaire après des incendies à Sido

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Centrafrique : déplacement massif de la population dans l’Ouham suite à l’attaque des éléments du MPC et de l’UPC, et aide d’urgence humanitaire après des incendies à Sido

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/les-rebelles-soudanais-du-mpc-en-fete-sur-le-chantier-minier-de-markounda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/les-rebelles-soudanais-du-mpc-en-fete-sur-le-chantier-minier-de-markounda.jpg” alt=”Centrafrique : déplacement massif de la population dans l’Ouham suite à l’attaque des éléments du MPC et de l’UPC, et aide d’urgence humanitaire après des incendies à Sido” width=”291″ height=”300″ />
les rebelles soudanais du MPC en fête sur le chantier minier de Markounda

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La semaine, deux événements ont retenu l’attention des équipes humanitaires en République centrafricaine. Dans la région de Bolakaba, au nord-ouest, l’insécurité a provoqué de nouveaux mouvements de population. Par ailleurs, à Sido, plus de 150 ménages ont bénéficié d’une assistance après des incendies qui ont détruit leurs habitations. À Bria, les services de maternité et de pédiatrie ont été temporairement suspendus.

 

Dans la préfecture de l’Ouham, plus de 100 ménages ont quitté leurs villages suite aux attaques des éléments du MPC et de l’UPC pour trouver refuge à Benzambé et Doron, le long de l’axe reliant ces deux localités. Ces familles fuient une attaque des russes noirs survenue le 14 mars contre des villages de cette région, qui a fait cinq morts et plusieurs blessés. Dans la même zone, depuis le 11 mars, plus de 6 000 habitants du village de Bowaye se sont réfugiés en brousse à cause de la présence prolongée d’éléments armés issus de l’UPC et du MPC de Mahamat Al-Khatim.

 

Les organisations humanitaires sur le terrain suivent ces déplacements de près et apportent un soutien adapté aux familles concernées. Elles distribuent des biens essentiels pour répondre aux besoins immédiats en abris, nourriture et articles de première nécessité.

 

À Sido, les équipes ont fourni une aide directe à plus de 150 ménages touchés par les incendies. Ces familles ont perdu leurs abris et une partie de leurs biens. L’assistance comprend des kits de secours pour leur permettre de reprendre un minimum de vie quotidienne dans des conditions acceptables.

 

Dans la ville de Bria, la suspension temporaire des services de maternité et de pédiatrie limite pour le moment l’accès aux soins pour les femmes enceintes et les enfants. Les partenaires locaux et internationaux cherchent des solutions pour rétablir rapidement ces activités essentielles.

 

Au niveau national, les besoins humanitaires restent élevés. Près de 2,3 millions de personnes requièrent une aide, tandis que les opérations en cours visent à soutenir 1,3 million d’entre elles. Au 31 décembre 2025, le pays comptait 427 000 personnes déplacées internes. Pour l’année 2026, le plan de réponse nécessite 264,1 millions de dollars ; à ce jour, 38,4 millions de dollars ont été reçus, soit 14,6 % du montant total.

 

Les acteurs humanitaires continuent de coordonner leurs interventions avec les autorités locales pour renforcer l’accès aux populations vulnérables et répondre aux urgences les plus pressantes. La situation sur le terrain demeure volatile dans plusieurs régions, ce qui rend indispensable le maintien d’un suivi régulier et d’une mobilisation accrue des ressources.

 

Par Brahim Sallé

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ÀZapaye, en RDC : les autorités congolaises interdisent les mouvements d’église dans le camp de réfugiés centrafricains

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ÀZapaye, en  RDC : les autorités congolaises interdisent les mouvements d’église dans le camp de réfugiés centrafricains

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ÀZapaye, en RDC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dimanche 22 mars 2026, une annonce a retenti dans toutes les églises du site de réfugiés centrafricains de Zapaye, dans l’extrême nord-Est de la République démocratique du Congo. Les autorités congolaises ont officiellement interdit le fonctionnement des mouvements chrétiens au sein du camp, concerts religieux compris, ainsi que toute collecte de fonds organisée par les communautés de foi.

 

Le président du site a aussitôt diffusé la décision auprès des réfugiés, en passant par les mêmes églises visées par la mesure. Il a présenté cette communication comme une démarche visant à améliorer les conditions de vie sur le site. Les réfugiés, eux, n’ont pas reçu d’explication convaincante sur les raisons concrètes de cet interdit.

 

Pour une population privée de ses repères et de ses filets de solidarité, la décision tombe mal. Les mouvements d’église constituaient l’un des rares espaces d’entraide et de reconstitution psychologique accessibles sans moyens. Leur suspension laisse des centaines de familles sans ce soutien informel que les institutions peinent à remplacer.

 

Les interrogations restent entières. Aucune autorité n’a précisé la durée de la mesure, ni les conditions d’un éventuel assouplissement. Sur le site, le traumatisme s’installe.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Macky Sall lâché par l’Afrique : vingt États bloquent sa candidature à l’ONU

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Macky Sall lâché par l’Afrique : vingt États bloquent  sa candidature à l’ONU

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Macky Sall, ancien Président sénégalais

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’Union africaine vient d’infliger un camouflet sévère à Macky Sall. L’ancien président du Sénégal voit sa candidature au poste de Secrétaire général de l’ONU torpillée par vingt États membres.

 

Depuis la semaine dernière, un document officiel de la Commission de l’Union africaine, daté du 27 mars 2026 et référencé **CCP/OSC/A/A1/060.03.26**, le confirme sans ambiguïté. La procédure dite du « silence », lancée pour obtenir un soutien collectif à la candidature de l’ancien chef d’État sénégalais, a échoué. Vingt pays ont délibérément brisé ce silence avant la clôture du délai fixé ce jour, rendant le projet de décision caduc.

 

Ce revers est d’autant plus cinglant que Macky Sall avait fait de la diplomatie panafricaine l’un des piliers de son mandat. Il recevait chefs d’État et délégations, plaidait pour la paix et l’unité du continent, et se présentait volontiers en homme de consensus. Aujourd’hui, les mêmes couloirs de l’UA lui renvoient une autre réalité : celle des intérêts nationaux immédiats et des calculs politiques.

 

Vingt États, ce n’est pas une simple minorité de blocage. C’est un signal clair et net. Après avoir reçu la note verbale du 26 mars, ces capitales ont délibéré et choisi activement de couler la candidature de l’un des leurs. Aucune solidarité continentale automatique, aucune reconnaissance des services passés, aucune volonté partagée de porter une voix africaine forte au sein des institutions mondiales. Seulement vingt « non », exprimés dans les règles, proprement et sans éclat.

 

Par Marcel Miziya

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