jeudi, avril 23, 2026
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Chemin de fer  centrafricain : les explications de Fidèle Gouandjika frôle le ridicule

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Chemin de fer  centrafricain : les explications de Fidèle Gouandjika frôle le ridicule

 

Coup d’État électoral en Centrafrique : Fidèle Gouandjika explique comment Touadéra a mené son putsch avec le concours de l’autorité nationale des élections
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

converti en MCU apres la chute de Bozize

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Depuis des décennies, ceux qui se disent les autorités de ce pays continuent de parler à leurs compatriotes Centrafricains comme s’ils s’adressaient à leurs propres moutons, incapables de comprendre le moindre détail technique de ce qu’ils racontent à la longueur de la journée comme des malades mentaux. Ils pensent que la pauvreté, l’analphabétisme et l’abandon institutionnel qu’ils plongent la population volontairement suffisent à transformer tout le monde en troupeau docile. Ils se trompent lourdement. Même dans les villages les plus isolés, des hommes et des femmes observent, comparent, analysent et voient les incohérences. Touadera et son clan pensent qu’en quittant Bangui pour faire un discours à l’intérieur du pays, tout passera. Mais les Centrafricains ont déjà trop entendu, trop vu, trop subi.

 

Comme tout le monde le sait, à chaque cycle électoral, les promesses foisonnent. Tout le monde connaît ce rituel : au début du calendrier électoral, les annonces se multiplient, les projets miraculaires surgissent, et les autorités redoublent d’efforts pour vendre des rêves. En Centrafrique, ce mécanisme s’est amplifié au fil des années, surtout avec l’arrivée des Russes en 2018. Le pouvoir de Baba Kongoboro a adopté une méthode fondée sur la surenchère verbale, le mensonge, la construction d’un récit sans lien avec la réalité. Depuis 2020, les discours officiels n’ont cessé d’accumuler des projets futuristes : ville intelligente, île de singe artificielle, usine d’assemblage automobiles russes, hôtel de prestige  7 étoiles, installations bancaires qu’ils appellent Wali banque, Tourougou banque, autoroutes, bitumage de 10 000 kilomètres en 4 ans, prix du carburant révisé, développement industriel soudain. Une avalanche de promesses, sans une seule réalisation visible.

 

Aujourd’hui, c’est le projet de chemin de fer qui sert de nouvel emballage à cette stratégie pathétique. Et pour justifier cette annonce, Fidèle Gouandjika affirme que les études auraient été faites « par satellite ». Une explication qui défie toute logique.

 

Fidèle Gouandjika prétend qu’un projet ferroviaire peut être validé grâce à une simple observation vue du ciel. Il parle d’un travail complet, pourtant aucun document n’a été publié par l’État. Aucun ministère n’a annoncé la réception d’un rapport technique. Aucun cabinet d’ingénierie n’a revendiqué une étude portant sur un tracé reliant Bangui au Cameroun.

 

Un tracé de voie ferrée ne se détermine pas à travers des images spatiales. Les ingénieurs effectuent des mesures précises : topographie, sondages du sol, tests hydrauliques, analyses de terrain, inspection des zones instables, relevés dans les zones habitées, estimation des ouvrages à construire, inventaire des ponts, tunnels, remblais et plateformes. Rien de tout cela ne peut être exécuté sans présence physique d’équipes spécialisées.

 

Aucune équipe n’a été aperçue sur le terrain. Aucun rapport n’a circulé. Aucun bailleur n’a confirmé son implication. Pourtant, le conseiller présidentiel affirme que tout est prêt. Une contradiction claire.

 

La cérémonie du 1ᵉʳ novembre au PK-30 le montre clairement. Le président s’est déplacé pour poser symboliquement une première pierre, sans présenter la moindre étude, sans plan de tracé, sans calendrier d’exécution, sans engagement financier détaillé. Le décor reposait uniquement sur des discours.

 

Face à ce vide, l’argument du « satellite » apparaît comme une tentative improvisée pour masquer l’absence totale de préparation. Il ne s’agit pas d’explications techniques, mais d’une justification express construite pour soutenir une mise en scène électorale.

 

Ce nouvel épisode s’ajoute à une longue liste d’annonces sans suite. Depuis quatre ans, les autorités ont présenté des dizaines de projets spectaculaires sans jamais livrer un seul résultat concret. Le chemin de fer s’inscrit dans la même logique. Et les propos de Gouandjika confirment que le pouvoir avance sans éléments tangibles, tout en espérant que la population acceptera sans poser de questions.

 

Les Centrafricains comprennent très bien que les discours officiels ne correspondent pas aux réalités visibles. Ils savent qu’un projet ferroviaire exige des études détaillées, des experts identifiés, des financements sécurisés, des contrats transparents et un suivi technique rigoureux. Rien de cela n’a été présenté.

 

Ici, personne n’oublie. Et personne n’accepte l’idée qu’un chemin de fer puisse être validé depuis l’espace.

 

Par Anselme Mbata….

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Abakar Sabone appelle les Centrafricains à ne plus céder à la peur de la prison et de la mort

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Abakar Sabone appelle les Centrafricains à ne plus céder à la peur de la prison et de la mort

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/l-ancien-ministre-abakar-sabone.webp” data-wpel-link=”internal”>L'ancien ministre Abakar Sabone
L’ancien ministre Abakar Sabone

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une déclaration diffusée en direct sur Facebook depuis N’Djamena, l’ancien ministre Abakar Sabone a axé son intervention sur la peur qu’il estime installée au cœur de la vie politique centrafricaine. Il affirme que la prison, la mort et l’intimidation sont utilisées comme des moyens de domination contre les citoyens.

 

Selon lui, cette peur est entretenue volontairement pour maintenir le silence. Abakar Sabone déclare que « quand on te fait peur avec la prison ou avec la mort, c’est pour t’empêcher de parler ». Il soutient que ce mécanisme vise à empêcher toute contestation du pouvoir en place.

 

Dans son propos, il affirme que cette stratégie ne devrait plus fonctionner. « Quand tu es un homme, tu n’as plus peur de la prison, tu n’as plus peur de la mort », dit-il, estimant que la soumission par la peur n’est ni naturelle ni durable.

Il poursuit son raisonnement.

 

Abakar Sabone insiste sur le fait que la peur est une construction politique. Il rappelle que « ce n’est pas un homme qui t’a créé, c’est Dieu », pour souligner que nul ne devrait craindre un autre citoyen comme lui. Selon lui, accepter la peur revient à renoncer à sa dignité.

 

Il affirme que cette intimidation s’appuie sur des arrestations arbitraires et des menaces permanentes. À ses yeux, l’objectif est clair : pousser les citoyens à se taire et à obéir sans poser de questions.

Il marque une rupture nette avec cette logique.

 

L’ancien ministre soutient que tous les Centrafricains ne sont pas prêts à vivre dans cette crainte. « Ce pays n’est pas composé uniquement de gens qu’on peut acheter ou traîner comme des moutons », affirme-t-il, rejetant l’image d’un peuple entièrement soumis.

 

Il explique que la peur a longtemps paralysé la parole publique. Selon lui, beaucoup savent ce qui est bon ou mauvais pour le pays, mais n’osent pas le dire. « Tu as un cerveau, tu sais ce qui est juste », rappelle-t-il.

Il appelle ainsi à un sursaut individuel.

 

Abakar Sabone affirme que la prison ne devrait plus être perçue comme une fin en soi. Il déclare que « la peur d’être emprisonné ne peut pas empêcher un homme de dire la vérité ». À ses yeux, le silence imposé par la menace ne protège personne.

 

Il évoque également la peur de la mort, qu’il considère comme un levier extrême utilisé pour faire taire. « Nous avons peur de Dieu seulement », dit-il, estimant que la mort ne peut pas justifier l’acceptation de l’injustice.

Son discours se veut sans ambiguïté.

 

Pour lui, céder à la peur permet au système de se maintenir. Il affirme que tant que les citoyens accepteront l’intimidation, ceux qui gouvernent continueront à agir sans limite. La peur devient alors un outil de contrôle collectif.

 

Abakar Sabone conclut en appelant les Centrafricains à rompre avec cette logique. Il estime que refuser la peur est une étape essentielle pour reprendre la parole et défendre ses droits. Selon lui, aucun changement n’est possible tant que la crainte de la prison et de la mort domine la vie publique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Lim-Pendé : les ex-rebelles de 3R réclament la création de leurs propres barrières de contrôle sur les axes routiers

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Lim-Pendé : les ex-combattants de 3R réclament leurs propres postes de contrôle sur les axes routiers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-ex-rebelles-du-3r-en-formation-militaire-a-berongo-dans-la-lobaye-avec-les-instructeurs-russes-du-groupe-wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Lim-Pendé : les ex-combattants de 3R réclament leurs propres postes de contrôle sur les axes routiers
Les ex-rebelles du 3R en formation militaire à Berongo, dans la Lobaye avec les instructeurs russes du groupe Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les anciens rebelles de 3R ont saisi les autorités préfectorales de Lim-Pendé d’une requête étonnante : ériger des postes de contrôle comme ceux tenus par l’armée régulière.

 

La demande est parvenue directement au bureau de la préfète dans cette zone du nord-ouest centrafricain. Les ex-combattants ont formulé leur requête sans détour, invoquant une logique qui peut paraître déconcertante. Ils observent que les soldats FACA, les gendarmes et les policiers tiennent déjà de nombreux checkpoints le long des axes routiers dans Lim-Pendé, où ils collectent de l’argent auprès des usagers.

 

Cette pratique des forces de désordre leur donne l’idée de réclamer le même droit de racket des citoyens. Puisque les forces soi-disant régulières prélèvent des sommes aux barrières pour compenser le  non versement de leur prime global d’alimentation (PGA), pourquoi les anciens rebelles n’obtiendraient-ils pas la même possibilité ? Leur raisonnement repose sur une forme d’égalité de traitement qu’ils jugent équitable dans leur situation actuelle.

 

Car depuis qu’ils ont déposé les armes, leur quotidien est devenu extrêmement difficile. L’accord signé avec le gouvernement prévoyait une prise en charge de leur réinsertion, mais les engagements peinent à se matérialiser. Les ex-3R se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans ressources ni perspectives claires pour assurer leur subsistance.

 

Leurs anciens responsables ne leur versent plus rien. L’État, censé prendre le relais, ne leur fournit aucun moyen financier pour vivre décemment. Cette absence de soutien les place dans une impasse économique qui pourrait les pousser vers des solutions dangereuses s’ils n’obtiennent pas d’alternative rapidement.

 

C’est précisément ce qu’ils tentent d’éviter en passant par la voie officielle. Plutôt que de replonger dans le banditisme ou les braquages, ils préfèrent demander l’autorisation d’installer des barrières en bonne et due forme. Cette démarche administrative vise à légitimer une source de revenus qui leur permettrait de manger sans enfreindre la loi.

 

Dans la région, leur requête ne choque pas tout le monde. Certains habitants estiment que si les agents phytosanitaires, les responsables des eaux et forêts, ainsi que les militaires prélèvent des taxes aux points de passage, les ex-rebelles pourraient bénéficier du même arrangement. Cette vision pragmatique considère leur demande comme une solution à un problème social réel.

 

Les anciens combattants calculent qu’avec les sommes récoltées aux barrières, ils pourraient couvrir leurs besoins alimentaires. Ils rêvent d’obtenir l’équivalent des primes globales d’alimentation versées aux soldats réguliers, mais sous une forme adaptée à leur statut particulier. Ces revenus de checkpoint leur permettraient de tenir sans basculer dans l’illégalité ni menacer la population.

 

Le dossier attend maintenant sur le bureau des responsables préfectoraux. Ceux-ci doivent peser le pour et le contre d’une décision qui pourrait créer un précédent embarrassant. D’un côté, refuser expose à un risque de retour à la violence de la part d’hommes désespérés et armés hier encore.

 

De l’autre, accepter reviendrait à officialiser un système de taxation parallèle. Les autorités de Lim-Pendé se trouvent coincées entre la nécessité de maintenir l’ordre et celle de gérer des ex-combattants abandonnés par l’État. Le temps presse car la patience des anciens 3R s’amenuise au rythme de leurs estomacs vides.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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Bangui : des usines de production des drogues tournent à plein régime au cœur de la capitale pendant que la police traque les vendeurs de bil-bil

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Bangui : des usines de production des drogues tournent à plein régime au cœur de la capitale pendant que la police traque les vendeurs de bil-bil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Un-mercenaire-de-Wagner-en-train-de-fumer-de-la-drogue-au-quartier-KM5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : des usines de production des drogues tournent à plein régime au cœur de la capitale pendant que la police traque les vendeurs de bil-bil
Un-mercenaire-de-Wagner-en-train-de-fumer-de-la-drogue-au-quartier-KM5-dans-le-troisieme-arrondissement-de-Bangui – Centrafrique: face à la violence des mercenaires de Wagner, l’impunité du gouvernement et la perplexité de la population

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au cœur de la capitale centrafricaine Bangui, des sites de fabrication, de la production massive  et de consommation de drogue fonctionnent à ciel ouvert, pendant que les forces de l’ordre courent après les vendeurs de boissons dans les quartiers.

 

Ce qui se passe dans les arrondissements de la capitale centrafricaine dépasse l’entendement. Le jardin public, baptisé depuis quelque temps les cinquantenaires,  espace jadis destiné à la détente des familles et des enfants, s’est transformé en un point de rassemblement de fumeurs de chanvre, de marijuana et de haschich, sans oublier les drogues de synthèse comme Tramadol et Wanawa.  Sur place, des Nationaux et des étrangers s’y retrouvent chaque jour, en pleine lumière, sans la moindre gêne.

 

Ce qui rend la situation encore plus étonnante, c’est la façon dont tout cela se déroule. Les consommateurs arrivent l’air de rien, feignant de boire un verre ou de fumer une cigarette ordinaire, alors qu’il s’agit bel et bien de stupéfiants durs. Personne ne se cache, personne ne baisse la voix, et surtout, personne ne vient les interrompre.

 

Et pourtant, les riverains connaissent cet endroit depuis très longtemps. Selon les habitants du coin, ce carrefour de vente et de consommation existe depuis les années 1980, ancré dans le paysage du quartier comme un commerce ordinaire. Ce qui était autrefois subi en silence est aujourd’hui devenu une menace directe pour la jeunesse qui grandit dans ces rues.

 

Ce n’est d’ailleurs pas uniquement à cinquantenaire que la situation a pris cette ampleur. Dans le troisième arrondissement, dans le huitième, au quartier Combattant, la drogue circule, se vend et se consomme au grand jour. La capitale entière semble avoir été gagnée par ce phénomène, qui s’étend d’un arrondissement à l’autre sans rencontrer de véritable résistance.

 

Ce qui interpelle davantage, c’est le rôle que joue l’Office Central de Lutte Anti-Drogue dans tout cela. L’OCLAD organise des opérations ponctuelles, monte des spectacles médiatiques pour montrer qu’il démantèle des réseaux, mais sur le terrain, les fumeurs continuent d’opérer librement, parfois à quelques pas des zones supposément sécurisées comme la présidence de la République. La distance entre les annonces officielles et la réalité du terrain est immense.

 

Pendant ce temps, la police concentre l’essentiel de ses moyens sur la traque des vendeurs de bil-bil et autres boissons artisanales locales. Des hommes en uniforme mobilisés pour saisir des jarres de boisson traditionnelle, alors que des filières de stupéfiants impliquant des étrangers, russes et autres, opèrent à visage découvert dans les mêmes rues. Le décalage entre les priorités affichées et la réalité du terrain interroge.

 

Face à cette situation qui dure depuis trop longtemps, les habitants de Lakouanga et ses environs ont fini par prendre la parole. Ils réclament l’installation d’une antenne temporaire de l’OCLAD dans leur zone, pour qu’une présence effective vienne enfin perturber ce commerce qui empoisonne leur quotidien.

Mais la question est de savoir si les policiers de l’OCLAD peuvent-ils empêcher les Wagner d’ouvrir leur industrie de la production des drogues dans le pays ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

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Le Parti Kwa Na Kwa (KNK) et son Président Intérimaire Elie OUEIFIO dénoncent fermement les harcèlements et les attaques contre ses militants

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Le Parti Kwa Na Kwa (KNK) et son Président Intérimaire Elie OUEIFIO dénoncent fermement les harcèlements et les attaques contre ses militants

Le Parti Kwa Na Kwa (KNK) et son Président Intérimaire Elie OUEIFIO dénoncent fermement les harcèlements et les attaques contre ses militants
KNK-logo-officiel – Centrafrique : crash de l’hélicoptère de la Minusca, le KNK réagit.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Parti Kwa Na Kwa (KNK), à travers son Bureau Politique et sous la Présidence Intérimaire d’Elie OUEIFIO, a publié un Communiqué de presse daté du 02 avril 2026 (référence N° 018_KNK/BP/PI/SG/2026) dans lequel il dénonce avec la plus grande fermeté les harcèlements quotidiens dont sont victimes ses militants. Le document, authentifié par le cachet officiel « Le Président Intérimaire » et la signature d’Elie OUEIFIO, a été amplifié à tous les niveaux de l’État et de la société civile centrafricaine.

 

Dans ce communiqué, le KNK affirme sans ambiguïté :« Le parti Kwa Na Kwa dénonce avec la plus grande fermeté les harcèlements quotidiens dont sont souvent victimes ses militants la dernière en date du samedi 28 mars 2026 contre les membres du bureau politique et un ouvrier tels que : » Le parti cite nommément trois de ses cadres victimes de ces attaques :

 

NGANAKPAMO Barthélémy, Secrétaire National, chargé des relations avec les Organisations politiques et la société civile ;DEGANAI Alain, Secrétaire national, chargé des stratégies et prospectives ;EMTENOU Edias Wenceslas, ouvrier du KNK (propriétaire du bar Afrique Soir).Le communiqué, signé par le Président Intérimaire Elie OUEIFIO, s’étonne de la publication dans le journal en ligne « FLASH INFO 236 » d’articles qui, selon le KNK, constituent « des manœuvres orchestrées avec horde de transfuges bien identifiés » visant à discréditer ses militants. Le parti rappelle que ces attaques portent atteinte à la liberté d’expression et à l’État de droit.

 

Elie OUEIFIO et le Bureau Politique du KNK soulignent dans le communiqué que, malgré les efforts du parti pour contribuer à la réconciliation nationale, « grande est la surprise et la stupéfaction du bureau politique de lire dans les colonnes d’un journal en ligne dénommé « FLASH INFO 236 », dirigé par une fratrie bien connue avec ses ramifications politiques, que ses militants, au nombre desquels deux membres du bureau politique ci-dessus cités et un ouvrier, soient vilipendés pour des raisons dignes d’un conte de fée. »

 

Le communiqué insiste sur le fait que ces agissements confondent à tort un parti politique légal avec une rébellion :« Le parti Kwa Na Kwa condamne ces attaques personnelles et menaces à l’encontre de ses militants, surtout l’amalgame dont il est fait usage, confondant la dissociation qui existe entre un parti politique tirant son existence sur une base légale, d’autre part, une rébellion qui en est le contraire. »

 

Elie OUEIFIO, au nom du KNK, met en garde contre les méthodes de désinformation et appelle à la conscience nationale et internationale :« En rappelant à la conscience nationale et internationale que ces pratiques dignes de Satan avec ses méthodes basées sur la manipulation qui procède par la désinformation avec ses fibres d’intoxications blanches, grises mais surtout noires ont non seulement détruit des milliers de centrafricains mais aussi, occasionné le retard chronique du pays sur tous les plans. »

 

Le parti annonce qu’il se réserve le droit de saisir la justice tout en lançant un appel solennel aux autorités :« Le KNK, tout en se réservant le droit de saisir la justice, en appelle aux autorités à changer de paradigmes et à prendre leurs responsabilités pour protéger l’ensemble des centrafricains dont ses militants et garantir leur liberté. » Ce communiqué de presse a été officiellement amplifié aux plus hautes instances du pays.

 

Le Parti Kwa Na Kwa, sous la direction d’Elie OUEIFIO, réaffirme ainsi sa détermination à défendre ses militants et à lutter contre toute forme de manipulation et d’intoxication politique qui entraverait la paix et la réconciliation en République Centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra s’accroche au pouvoir, les Banguissois s’accrochent à leurs bidons : honte d’État !

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Touadéra s’accroche au pouvoir, les Banguissois s’accrochent à leurs bidons : honte d’État !

 

 

17 ans au pouvoir : le régime de Touadera brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 19 janvier 2026, le Conseil constitutionnel valide le coup d’État électoral de Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat de sept ans avec 77,90 % des voix. Pendant ce temps, dans les quartiers de Bangui, des milliers de personnes font la queue dès trois heures du matin, bidons à la main, pour quelques litres d’eau.

 

À Nzangoyya , dans le sixième arrondissement, les femmes et les enfants parcourent des kilomètres jusqu’à Nguitangola. Parfois l’eau n’est même pas potable. Une habitante raconte qu’elle paie 500 francs par jour pour huit à dix bidons, mais l’attente dure de sept heures du matin jusqu’à seize ou dix-sept heures. Les files s’allongent sans fin.

 

Le chef de quartier supplie en vain les membres du gouvernement. Selon lui, ce manque d’eau potable n’est plus un simple désagrément mais une urgence sanitaire. Les hôpitaux renvoient des enfants chez eux faute d’eau, comme à Saint-Charles. Des écoles ferment leurs portes. Les petits commerces s’arrêtent.

 

À Damala, commune de Bimbo, les fontaines sont à sec depuis plus de cinq ans. Les habitants implorent les autorités nationales de les aider. Dans le quartier Fatima, toujours au sixième arrondissement, aucune goutte de la Sodéka depuis 2004. Vingt-deux ans d’abandon complet.

 

Dans les quatrième, septième et huitième arrondissements, l’eau coule deux ou trois minutes par jour au maximum. Les gens avancent même l’heure de réveil pour arriver à temps. Certains se lèvent à trois heures du matin et rentrent bredouilles.

 

Sur le plateau de l’émission Patara, Raymond Adouma de l’opposition ne mâche pas ses mots. Il affirme que la Constitution de 2016 interdit clairement de tripler le mandat. On ne peut pas s’amuser avec le peuple, martèle-t-il. Ce régime ne cherche qu’à se maintenir au pouvoir coûte que coûte, alors qu’il est honni par la population.

 

Adouma rappelle les promesses non tenues. Cinq mille châteaux d’eau annoncés, un seul à Bimbo et même pas terminé. Des pompes promises, jamais livrées. De la crypto-monnaie annoncée à grands coups de publicité, sans aucun effet sur la vie quotidienne des gens. Pendant ce temps, les responsables perdent leur temps à danser et montrer leur ventre.

 

Quentin Gbouando de la société civile insiste sur le fait que cette situation dure depuis longtemps. Si l’État avait développé une politique décente, on ne serait pas là chaque année à en parler sur le plateau. Il interpelle le gouvernement pour qu’il prenne des mesures sérieuses face à cette calamité qui ronge la capitale.

 

Fidèle Gouandjika, représentant du pouvoir, adopte une posture de déni. Selon lui, le Centrafricain ne meurt pas de soif, il y a de l’eau. C’est un problème saisonnier, affirme-t-il, pendant la saison des pluies ces problèmes n’existent pas. C’est la saison sèche dans le monde entier, ajoute-t-il comme si cela justifiait tout.

 

Gouandjika considère que l’élection a été transparente, inclusive, démocratique. Pour lui, il ne s’agit pas d’un troisième mandat mais d’un premier mandat d’une nouvelle République. Le président a battu tous les autres à plate couture avec 77,90 %. Les opposants et la société civile ont boycotté et dénoncé des irrégularités, mais le Conseil constitutionnel a tranché.

 

L’animateur Armando Yanguendji note que les responsables indiqués ont fui pour venir sur ce plateau parce qu’ils n’ont rien fait de bien. Gouandjika, lui, promet qu’on pourra d’ici dix ou quinze ans construire une centrale nucléaire. Il demande même si l’équipe de l’émission n’est pas fatiguée de faire ce sujet chaque année.

 

Adouma répond que la population n’est pas au centre des préoccupations du régime en place. Ce régime s’en fout complètement. Le taux de pauvreté atteint désormais 68 % et risque d’augmenter encore. L’espérance de vie est passée de soixante ans avant 2016 à cinquante-trois ans aujourd’hui. Une chute vertigineuse qui coïncide avec l’arrivée de Touadéra à la présidence.

 

Les investissements de la Banque mondiale destinés à l’eau et à l’électricité sont détournés ou mal utilisés. Aucun investissement direct de l’État dans les infrastructures vitales. Les annonces se multiplient, les réalisations se comptent sur les doigts d’une main. Les Banguissois continuent de se lever avant l’aube, de marcher des kilomètres, d’attendre des heures pour remplir leurs bidons.

 

La société civile demande au gouvernement d’organiser un vrai dialogue après toutes les tensions qui ont entouré le processus électoral. Les refus de dialogue, les désagréments, les boycotts ont laissé des traces. Mais rien ne change. Les mêmes promesses reviennent en boucle. Les mêmes excuses saisonnières.

 

Dans les rues de Bangui, les bidons s’accumulent devant les fontaines. Les enfants portent des jerricanes trop lourds pour eux. Les femmes enceintes attendent debout pendant des heures. Les malades renoncent à se laver. Les écoles restent fermées. Les hôpitaux fonctionnent au ralenti.

 

Pendant ce temps, au palais, on valide un troisième mandat contesté. On parle de centrales nucléaires dans quinze ans. On minimise la souffrance quotidienne en la qualifiant de problème saisonnier. On danse, on montre son ventre, on promet l’uranium et le pétrole. Les Banguissois, eux, ne demandent qu’une chose : que l’eau coule quand ils ouvrent le robinet​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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En Centrafrique, faute d’accès aux traitements, les malades du VIH voient désormais la mort en face. Touadera et ses ministres regardent ailleurs

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Centrafrique, faute d’accès aux traitements, les malades du VIH voient désormais la mort en face. Touadera et ses ministres regardent ailleurs  

 

 

Centrafrique, faute d’accès aux traitements, les malades du VIH voient désormais la mort en face. Touadera et ses ministres regardent ailleurs  
Pour illustration, l’image deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’accès aux soins pour les personnes vivant avec le VIH représente aujourd’hui un drame humanitaire en République Centrafricaine. Bienvenu Gazalima, directeur exécutif du RECAPEV (Réseau Centrafricain des Associations de Personnes vivant avec le VIH), tire la sonnette d’alarme : dans les zones reculées du pays, obtenir des antirétroviraux relève du parcours du combattant.

 

À l’approche du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, le constat est accablant. Les PVVIH centrafricaines se heurtent à une double peine : la pénurie d’ARV dans les provinces éloignées et le coût prohibitif des traitements contre les maladies opportunistes. Cette situation condamne des malades à mort, alors que ces pathologies peuvent être maîtrisées avec un accès régulier aux médicaments.

 

Le RECAPEV insiste sur l’urgence de réduire le prix de ces traitements complémentaires, indispensables à la survie des personnes séropositives. Sans action rapide, la mortalité continuera sa progression dans un pays où le système de santé s’effondre progressivement.

 

Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, la santé publique centrafricaine connaît une déliquescence généralisée. Les soldes des agents de santé dans les villes de provinces ne sont plus versés régulièrement, les structures médicales manquent de tout, et désormais, les malades les plus vulnérables paient ce naufrage de leur vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Azoumi Cyriaque

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Jean-Pierre Mara, ancien député de Mala,  interroge la pertinence des constitutions centrafricaines depuis l’indépendance

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L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après plusieurs décennies d’indépendance et autant de lois suprêmes adoptées, la République Centrafricaine peine encore à transformer ces promesses écrites en réalités tangibles pour ses citoyens.

 

Jean-Pierre Mara, ancien parlementaire centrafricain, aborde cette question avec franchise. « Une constitution doit formuler des mesures à respecter afin de garantir la marche d’une société vers un développement », affirme-t-il d’emblée. Selon lui, lorsque les rédacteurs se contentent de reproduire des formules venues d’ailleurs, le document perd son âme et sa raison d’être.

 

Cette approche du copier-coller produit des effets désastreux selon l’ancien député. « À partir du moment où la constitution est établie par la reprise de formulations de mesures Copier-Coller pour garantir le maintien d’une classe sans rapport avec les préoccupations de la société, elle perd son caractère d’instrument de régulation de cette société », explique-t-il sans détour.

 

Ce constat l’amène à examiner le contenu même de ces textes fondamentaux. « Les articles de ces constitutions n’adressent pas les exigences nécessaires pour légiférer et réguler le fonctionnement de base de la société », regrette Jean-Pierre Mara. Il énumère alors une série d’interrogations restées sans réponse dans les chartes successives.

 

Comment rendre la vie facile aux citoyens ? Quels instruments utiliser pour mieux nourrir la population ? Quelle attitude observer pour garantir la cohésion sociale ? L’ancien parlementaire liste ces questions essentielles que les textes actuels esquivent soigneusement, préférant s’attarder sur des considérations abstraites sans prise avec le quotidien des gens.

 

Il prend ensuite l’exemple du haut Mbomou pour rendre son propos plus parlant. « Comment s’y prendre et quelles directives appliquer pour garantir la vie aux habitants du haut Mbomou ? », interroge-t-il. Cette région reculée symbolise pour lui l’oubli dans lequel se trouvent de nombreuses zones du territoire national.

 

La question alimentaire revient également dans son analyse. « Comment produire un manioc propre pour que sa consommation contribue à une longévité ? », demande Jean-Pierre Mara. Cette culture de base mériterait selon lui des normes sanitaires précises inscrites dans la loi suprême pour protéger la santé publique.

 

Les infrastructures de base occupent aussi une place centrale dans sa réflexion. « Quelle disposition prendre pour qu’il y ait de l’eau, de l’électricité ou des voies navigables ou encore des routes ? », questionne-t-il. L’accès à ces services élémentaires demeure aléatoire partout dans le pays sans que les constitutions successives n’y apportent de solutions concrètes.

 

Son verdict tombe alors sans appel sur les textes actuellement en vigueur. « Tant que la constitution n’adressera pas ces questions relatives à la vie du citoyen, tant que la constitution sera le copier-coller des textes qui permettent de faire comme ailleurs ou de protéger une seule personne, on ne peut pas attendre d’une telle constitution un élément de contribution au développement », déclare-t-il fermement.

 

Cette critique s’appuie sur une observation simple mais dérangeante. « Tant que la constitution sera la reprise des termes d’une constitution d’un autre système social, on ne peut pas attendre d’une telle constitution un élément de contribution au développement », insiste l’ancien député. L’imitation aveugle de modèles étrangers ne peut selon lui produire aucun bénéfice réel pour le pays.

 

Il oriente ensuite son propos vers la dimension multiculturelle du pays. « Y a-t-il des lois en RCA qui sont formulées pour adresser les besoins du Zandé, du Mandja, du Gbaya ou du Yakoma et de les fédérer ? », demande Jean-Pierre Mara. Cette interrogation touche au cœur même de la construction nationale dans un espace aussi hétérogène.

 

Cette diversité ethnique et tribale exige selon lui une réflexion approfondie. « C’est juste une question sur la notion de constitution », précise-t-il modestement. Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache un enjeu majeur pour l’avenir du pays et la cohésion entre ses différentes composantes.

 

Sa question finale résume toute la complexité du défi constitutionnel centrafricain. « C’est quoi au juste une constitution dans le contexte multi ethnique, multi tribal, multi sociétal tel qu’existant en RCA aujourd’hui ? », s’interroge l’ancien parlementaire. Cette dimension nécessite une approche radicalement différente de celle consistant à recopier passivement des textes venus d’ailleurs sans adaptation locale​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Affaire des insultes aux femmes centrafricaines : après le fils, le père Fidèle Gouandjika entre en scène et attise la colère populaire

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Affaire des insultes aux femmes centrafricaines : après le fils, le père Fidèle Gouandjika entre en scène et attise la colère populaire

 

 

Affaire des insultes aux femmes centrafricaines : après le fils, le père Fidèle Gouandjika entre en scène et attise la colère populaire
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La polémique née des propos dégradants de Gilles Lionel Gouandjika contre les femmes centrafricaines ne retombe pas. Au contraire, elle s’amplifie de manière spectaculaire. Quelques jours après les insultes gratuites du fils (qualifiant les jeunes filles et mamans de Bangui de « sales », « malpropres » et dégageant de mauvaises odeurs), c’est au tour du père, Fidèle Gouandjika, conseiller du président Faustin-Archange Touadéra, de jeter de l’huile sur le feu.

 

Dans une publication sur les réseaux sociaux, Fidèle Gouandjika a publiquement défendu son fils en affichant un amour inconditionnel : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa ». Accompagnée d’une photo souriante prise dans un supermarché, cette déclaration a provoqué une vague d’indignation massive. Au lieu d’apaiser les esprits ou de condamner les dérapages verbaux de son fils, le père choisit la posture du soutien aveugle, transformant une affaire d’insultes sexistes en démonstration de solidarité familiale.

 

Les commentaires sous cette publication montrent l’ampleur du ras-le-bol des Centrafricains. Des milliers de réactions, likes, partages et réponses explosives montrent que la population ne digère plus ni les insultes, ni l’impunité qui semble protéger cette famille proche du pouvoir.

 

Des commentaires qui en disent long sur la colère collective

Parmi les centaines de réactions capturées :

Françoise Olofio De Borossei : « Aimer c’est aussi éduquer. La jeunesse centrafricaine fragilisée a plus besoin de langages soutenus venant des occupants d’un palais que de vulgarités !! Après vous êtes étonnés que le niveau intellectuel camerounais soit plus élevé que celui de votre population à l’abandon ! »

Médard Polisse-bébé (avec 5 likes) : « M. le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, l’on ne vous reprochera jamais d’aimer votre fils tel qu’il est. Cependant, en tant que responsable de son éducation […], vous pouvez désapprouver ses sorties intempestives et surtout insultantes, notamment à l’égard des femmes. Car, non seulement ces sorties témoignent d’une mauvaise éducation, mais ternissent l’image de la haute fonction que vous occupez. […] on ne peut pas tout accepter et tout tolérer à ses proches sous prétexte qu’on les aime. »

Yaris Jean Louis : « Il n’y a pas un père qui n’aime pas son fils, mais nous sommes africains dotés d’une culture basée sur le respect de la femme. Il faut simplement lui inculquer ça […], on insulte les femmes en Roumanie mais pas en Centrafrique ».

Hocsene Ngbambou : « C’est le contraire étonnerait les gens. Dans tous les cas, il s’agit d’un comportement héréditaire. »

Elikia Yangbo : « Famille des Tintin, un père qui cautionne les bêtises de ses enfants, c’est vraiment malheureux. Aimer son enfant ne veut pas dire lui offrir une belle vie ni lui donner tout mais […] lui transmettre des bonnes valeurs. […] Parfois le silence est synonyme de sagesse […] Cette fois ci on est godogo sur cette affaire, la dignité ou la mort nous vaincrons ».

D’autres réactions ironiques ou proverbiales : « Tel père, tel fils », « Les oiseaux de même plume volent ensemble », « Un citronnier ne produit jamais d’oranges », « Les chiens aboient, la caravane passe », ou encore « parce qu’il a piétiné le kaka et tu vas le laver et protéger ».

Beaucoup soulignent le contraste avec la culture africaine traditionnelle qui place le respect de la femme (mère, sœur, éducatrice) au cœur des valeurs. D’autres rappellent que Gilles Lionel Gouandjika, approchant la quarantaine, n’est plus un enfant qu’on peut excuser par « l’amour paternel ».

 

Un père qui répète le schéma familial

Ce n’est pas la première fois que les Gouandjika sont au cœur de controverses impliquant le manque de respect envers les femmes centrafricaines. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika lui-même avait tenu des propos choquants en suggérant que l’on pouvait « donner » femmes et enfants aux Wagner comme s’il s’agissait de simples objets.

 

Aujourd’hui, en défendant sans nuance les insultes de son fils contre les « hôtesses camerounaises » préférées à celles du pays, il enfonce le clou : la famille semble considérer que le statut social protège de toute critique et de toute conséquence.

 

Le ministère de la Promotion du Genre, dirigé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, avait pourtant condamné fermement les propos du fils dans un communiqué daté du 3 avril 2026, rappelant le rôle essentiel des femmes centrafricaines dans la paix et le développement national. Mais cette condamnation reste lettre morte : aucune plainte, aucune auto-saisine du parquet, aucune sanction visible.

 

L’impunité promise par Touadéra mise à l’épreuve dès le lendemain de l’investiture Le 30 mars 2026, lors de son discours d’investiture au stade de 20 000 places, le président Touadéra a une nouvelle fois promis solennellement la fin de l’impunité. Quelques heures plus tard, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes du pays. Et maintenant, le père vient publiquement cautionner ces dérapages.

 

Les Centrafricains, particulièrement les femmes, exigent aujourd’hui plus qu’un simple communiqué :

 

Une enquête judiciaire immédiate ;Des plaintes collectives des associations de femmes ;Des sanctions exemplaires contre Gilles Lionel Gouandjika ;Une clarification de la part du pouvoir sur ce qu’il entend réellement par « fin de l’impunité » quand les auteurs sont issus de son entourage.Comme l’ont écrit plusieurs internautes : « Aimer son fils, oui. Mais éduquer, transmettre des valeurs et corriger quand il faut, c’est aussi cela être père. » Ou encore : « On ne lave pas le kaka en public en espérant que personne ne verra l’odeur. » Les femmes centrafricaines, qui portent quotidiennement le pays sur leurs épaules – mères, éducatrices, actrices de paix –, méritent mieux que des insultes gratuites et un soutien aveugle de la part de ceux qui devraient incarner l’exemple.

 

Il est temps que les mots se transforment en actes. Le silence ou la complaisance ne sont plus acceptables. La dignité des Centrafricaines n’est pas négociable.

 

Justice pour les femmes insultées. Sanctions pour les auteurs. Fin réelle de l’impunité.Corbeau News Centrafrique reste mobilisé pour suivre cette affaire jusqu’au bout. Vos témoignages et réactions sont les bienvenus.Contact : +236 75 72 18 21 Cet article intègre plusieurs commentaires réels pour montrer l’ampleur de l’indignation tout en restant factuel et ferme sur le fond : le respect dû aux femmes centrafricaines ne peut être sacrifié sur l’autel de l’amour parental ou du statut social. La bêtise du fils a été relayée par celle du père – la société civile et les femmes doivent maintenant exiger des conséquences concrètes.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pourquoi Touadéra décide rapidement de recouvrir sa nouvelle statue inaugurée à Bangui?

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Pourquoi Touadéra décide rapidement de recouvrir sa nouvelle statue inaugurée à Bangui?

 

 

Pourquoi Touadéra décide rapidement de recouvrir sa nouvelle statue inaugurée à Bangui?
La statue de Faustin Archange Touadera, le nouvel empereur de la Centrafrique

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À quelques jours de son couronnement au stade 20 000 places, le régime de Faustin-Archange Touadéra a inauguré une statue à son effigie sur l’avenue portant son nom, à Bangui. Mais l’événement, censé célébrer le pouvoir en place, a rapidement tourné au fiasco. En moins de 24 heures, la statue a été recouverte d’une bâche, sous le poids des critiques et des moqueries.

 

Une statue qui ne ressemble à personne… sauf peut-être à un cochon ?

Dès son inauguration, la statue a provoqué un tollé général. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de la capitale, les réactions ont été sans appel : “Cette statue ne ressemble pas à Touadéra”, “C’est un cochon qu’on a mis sur le corps”, “L’artiste a sabordé l’image de l’empereur”. Certains vont même jusqu’à accuser le sculpteur d’avoir secrètement collaboré avec l’opposition pour ridiculiser l’empereur.

 

Le régime, visiblement pris de court, a tenté de limiter la casse en masquant la statue. Mais le mal était fait. La question reste entière : comment une telle bourde a-t-elle pu se produire ? Les proches du pouvoir n’ont-ils pas validé le projet avant son inauguration ? Ou s’agit-il d’un nouveau symbole de l’amateurisme et de la corruption qui gangrènent le pays ?

 

La course à l’allégeance : quand la servilité devient un business

Face à la polémique, une organisation de femmes, dirigée par l’épouse d’un douanier notoirement corrompu, s’est empressée de proposer une solution : “Je vais refaire la statue à l’image de Touadéra !” Un geste qui n’a rien d’altruiste. Son mari, dont le frère est ministre de la Justice, et lui-même aspirent à des postes clés – notamment celui de Premier ministre. Dans ce contexte, flatter le régime devient une stratégie de survie politique.

 

Cette précipitation à sauver la face du pouvoir montre clairement une triste réalité : en Centrafrique, la loyauté ne se mesure pas à l’aune de la compétence ou de l’intégrité, mais à celle de la soumission la plus servile. Les mêmes qui pillent le pays, volent les deniers publics et écrasent la population se bousculent pour prouver leur dévouement à un système qui les protège.

 

Un régime aux abois, une population exsangue

Cette affaire de statue n’est qu’un exemple de plus de la dérive autoritaire du régime Touadéra. Alors que le pays s’enfonce dans la misère, que les services publics sont inexistants et que la répression s’intensifie, le pouvoir préfère ériger des monuments à sa gloire plutôt que de répondre aux besoins élémentaires des Centrafricains.

 

Les mêmes qui moquent la statue aujourd’hui sont ceux qui subissent au quotidien les exactions des milices pro-gouvernementales, la corruption endémique et l’impunité totale des dignitaires. Pourtant, certains, par intérêt ou par peur, continuent de cautionner cette dictature. Jusqu’à quand ?

 

Cette polémique autour de la statue de Touadéra est révélatrice d’un système pourri jusqu’à la moelle. Entre incompétence, clientélisme et culte de la personnalité, le régime montre une fois de plus son mépris pour le peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Rebondissement dans l’affaire des deux commerçants tués à 45 km de Ouanda-Djallé : les victimes sont des commerçants soudanais, tués par des mercenaires russes

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Rebondissement dans l’affaire des deux commerçants tués à 45 km de Ouanda-Djallé : les victimes sont des commerçants soudanais, tués par des mercenaires russes

 

 

Rebondissement dans l’affaire des deux commerçants tués à 45 km de Ouanda-Djallé : les victimes sont des commerçants soudanais, tués par des mercenaires russes
Deux miliciens russes du dgroupe Wagner en opération.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les deux hommes tués la semaine dernière à 45 km de Ouanda-Djallé (Madjanguere) sur l’axe Ouanda-Djallé sont des commerçants soudanais. Ils ont été interceptés et tués par des mercenaires russes, selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC.

 

Comme vous le savez, ces deux commerçants soudanais avaient l’habitude, avec d’autres compatriotes soudanais, de quitter le Soudan pour venir vendre et acheter des marchandises à Ouanda-Djallé, sur le territoire centrafricain.

 

Mais il y’a quelques semaines, ils ont quitté leur pays pour venir à Ouanda-Djallé pour faire leurs affaires commerciales. La semaine dernière, ils ont terminé leurs affaires et ont décidé de rentrer au Soudan sur leur moto. Ils étaient deux sur la route en ce moment là.

 

C’est à ce moment qu’ils ont été interceptés à 45 km de Ouanda-Djallé. Les mercenaires russes les ont tués. Leur moto est restée intacte sur place, avec leurs sacs, leurs téléphones et d’autres effets personnels. Rien n’a été emporté.

 

Au départ, l’information avait circulé que des bandits soudanais étaient responsables de ces morts. Notre rédaction avait publié un article sur leur assassinat, accusant par erreur les bandits soudanais. Mais deux jours plus tard, les faits montrent maintenant que les victimes elles-mêmes étaient des commerçants soudanais.

 

Comment les habitants ont identifié les auteurs de ce crime ?  Rappelant que les mercenaires russes avaient été déployés dans la zone depuis le 28 mars dernier suite à des informations selon lesquelles des hommes armés en provenance du Soudan pourraient attaquer Ouanda-Djallé  ou Ouadda-Maïkaga. Ce déploiement s’est poursuivi jusqu’à ce jour.

 

Malheureusement pour les deux soudanais, ce jour-là du 2 mars, après l’investiture, ces mercenaires, au nombre de 33 au total, ont été déposés par hélicoptère au milieu de la forêt pour effectuer des patrouilles. Malheureusement, le même jour, ces deux commerçants soudanais ont eux-aussi quitté Ouanda-Djallé pour rentrer à Toulous, au Soudan. Au cours de route, ils ont croisé ces mercenaires russes qui les ont stoppé et froidement tués sur place.

 

Quelques heures plus tard, d’autres commerçants soudanais, à bord de trois véhicules, en provenance du Soudan pour Ouanda-Djallé,  sont arrivés sur le lieu du crime avec les corps sur la route, leurs motos également.

 

Les commerçants soudanais, quant à eux, ont eu peur, et quittent le lieu rapidement pour venir à Ouanda-Djallé alerté d’autres commerçants soudanais de l’assassinat de leur compatriotes.

 

Aussitôt, d’autres soudanais ont quitté Ouanda-Djallé et se rendent sur place pour enterrer les corps des victimes. Sur place, ils ont retrouvé des effets personnels des mercenaires  russes : de l’eau, des chargeurs et d’autres objets qu’ils avaient laissés derrière eux. Ces indices, ajoutés au fait que les mercenaires russes étaient déployés dans la forêt pour des patrouilles à ce moment précis, ont permis aux populations de conclure que ce sont eux les auteurs.

 

Ce n’est pas la première fois que les Wagner tuent les civils sans vérification. Pour eux, il suffit qu’ils te croisent et c’est fini. Parfois ils t’égorgent, parfois ils te fusillent. Dans tout le cas, tu dois mourir.

 

Par Serge Binguimalé

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Camp de Roux : quand un détenu se fait arnaquer de 400 000 Fr CFA à l’infirmerie de la prison

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Camp de Roux : quand un détenu se fait arnaquer de 400 000 Fr CFA à l’infirmerie de la prison

 

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Dans une cellule de la prison à Bangui, capitale de la Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’infirmerie pénitentiaire du Camp de Roux est devenue un véritable lieu d’arnaque des détenus. Un prisonnier, escroqué,  y a laissé 400 000 francs CFA pour convaincre le juge Nana Bibi de rouvrir son dossier. Trois mois après, le magistrat a été remplacé et le détenu continue de vivre le pire dans sa cellule avec un état de santé critique.

 

Décidemment, les geôles centrafricaines sont devenues des pièges à argent pour des personnes mal intentionnées.

 

Cette histoire commence avec les arrestations illégales menées par les mercenaires russes du groupe Wagner. Ces hommes armés capturent des civils sans motif valable et les livrent aux autorités de Bangui. Le Camp de Roux, surnommé Guantanamo centrafricain, reçoit la plupart de ces prisonniers.

 

Une fois arrêtés, ces détenus passent quelques jours ou semaines, voir même des mois dans les brigades de police ou de gendarmerie. L’OCRB, Office Central pour la Répression du Banditisme, ou la SRI, Section de Recherche et d’Investigation, les accueillent brièvement. Ensuite, ils sont transférés directement vers la maison centrale de Ngaragba ou vers le Camp de Roux.

 

Dès leur arrivée dans ces prisons, leur cauchemar commence réellement. Aucun juge ne penchent sur leur dossier. Personne ne les inscrit dans un registre officiel. Ils disparaissent simplement du système judiciaire.

 

Certains y restent cinq ans, d’autres six, d’autres encore 7 ans. Amenés par Wagner, ils semblent condamnés à l’oubli perpétuel. Aucun procès, aucune audience, aucun espoir visible.

 

C’est dans ce contexte qu’un homme, arrêté dans la Nana-Mambéré,  se retrouve enfermé depuis plus de trois ans au Camp de Roux. Sa santé commence à décliner dangereusement dans sa cellule. Les conditions de détention aggravent son état de jour en jour.

 

Un matin, la responsable de l’infirmerie pénitentiaire vient le voir. Elle observe son état de santé inquiétant et lui propose une solution. Elle prétend pouvoir parler de son cas au juge d’instruction qui pourrait l’aider.

 

Le détenu accueille cette proposition avec soulagement. Pour la première fois depuis des années, quelqu’un semble s’intéresser à son sort. Il accepte immédiatement cette démarche qu’il juge salvatrice.

 

Quelques jours s’écoulent avant que la femme ne revienne. Cette fois, son discours change. Elle annonce que le juge d’instruction Nana Bibi réclame 500 000 francs CFA pour intervenir dans son dossier. Sans cet argent, rien ne bougera.

 

Le prisonnier n’a évidemment aucune ressource. Trois ans d’emprisonnement l’ont totalement coupé du monde extérieur. Il contacte alors sa mère qui vit dans un village reculé après Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana Mambéré. Mais en ce moment, la mère est à Bangui lorsque son fils l’a contacté.

 

Cette femme est une simple cultivatrice. Elle ne possède qu’un petit champ et une modeste habitation en terre. Pourtant, elle décide de tout sacrifier pour sauver son fils.

 

Elle retourne au village et met en vente ses maigres biens. Le champ part en premier, puis une partie de sa maison. Dans ces zones rurales, la valeur des propriétés reste dérisoire. Après plusieurs transactions, elle réunit péniblement 500 000 francs CFA.

 

Le voyage jusqu’à Bangui lui coûte 50 000 francs. Elle arrive finalement à Bangui avec 450 000 francs en poche. Elle a remis tout à son fils pour voir le juge d’instruction. Alors, pour ne pas tout remettre, le fils a préféré remettre 400 000 francs CFA à la responsable de l’infirmerie.

 

La femme empoche l’argent en promettant de tout arranger avec le juge Nana Bibi. Le détenu espère enfin voir le bout du tunnel. Sa mère repart au village, soulagée de voir dans les prochains jours son fils à côté d’elle.

 

Mais les jours passent sans nouvelle de la libération du fils. La responsable de l’infirmerie ne revient plus voir le prisonnier. Aucun message, aucune information sur l’avancement du dossier. Le silence devient de plus en plus inquiétant.

 

Pendant ce temps, la santé du détenu continue de se dégrader. Personne ne s’occupe vraiment de lui. L’infirmerie reste muette malgré la somme versée. Les semaines s’ajoutent aux semaines dans une attente interminable.

 

Trois mois après le versement de l’argent, une information tombe comme une bombe. Le juge d’instruction Nana Bibi vient d’être muté. Il quitte son poste et se retrouve affecté ailleurs. Un nouveau magistrat le remplace au tribunal.

 

Le détenu comprend alors qu’il s’est fait avoir. L’argent de sa mère a simplement disparu dans la nature. Le juge ou la dame de l’infirmerie  a empoché tranquillement la somme.

 

Aujourd’hui, cet homme reste enfermé dans les mêmes conditions. Sa santé fragile ne s’améliore pas. Aucun juge ne s’intéresse à son dossier. Le nouveau magistrat ignore tout de cette affaire fantôme.

 

Sa mère a tout perdu pour rien. Le champ familial appartient désormais à quelqu’un d’autre. Une partie de sa maison a été vendue. Elle n’a plus rien à négocier pour une seconde tentative.

 

Cette pratique dépasse largement le cas de ce seul prisonnier. Les agents pénitentiaires, les infirmiers des prisons et les magistrats ont transformé la détention en commerce lucratif. Demander de l’argent aux familles désespérées est devenu leur activité courante.

 

Les juges d’instruction font de ces transactions leur spécialité. Le procureur et ses collègues bâtissent leur fortune sur la misère des enfermés. Le tribunal fonctionne à la négociation financière plutôt qu’à la justice.

 

Au Camp de Roux, des dizaines d’hommes vivent la même situation. Certains ont payé plusieurs fois sans jamais obtenir de résultat. D’autres n’ont jamais eu les moyens de tenter leur chance. Tous partagent le même abandon.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante

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Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante

 

 

Centrafrique : Les familles de réfugiés de longue date interpellent l’UNHCR dans une lettre ouverte cinglante
les-refugies-en-greve-devant-le-HCR-sur-lavenue-Boganda-le-8-septembre-2020-pour-denoncer-leur-condition-de-vie-apres-leur-retour-de-brazzaville-et-de-la-rdc-u – RCA : les réfugiés centrafricains rapatriés dénoncent le non-respect des clauses de leur prise en charge

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

« C’en est trop » : plus de 190 chefs de famille dénoncent la négligence totale sur les droits des enfants et exigent la démission de responsables.

 

Dans une lettre ouverte adressée directement au bureau de l’UNHCR à Bangui, les chefs de famille des réfugiés de très longue durée (plus de 26 ans en terre d’asile à Bangui) lancent un cri d’alarme sans précédent. Ils accusent l’agence onusienne d’une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui fréquentent les établissements scolaires de la capitale centrafricaine.

 

Les signataires, réunis sous le titre « Les Chefs de Famille des Réfugiés de très longue durée », ne mâchent pas leurs mots. Ils affirment noir sur blanc : « Une négligence totale sur les droits des enfants réfugiés qui se trouvent dans la Zone Urbaine à Bangui » et dénoncent « la situation catastrophique à Bangui aux enfants réfugiés qui sont entrain de fréquenter dans les différentes établissements scolaire dans la ville de Bangui ».

 

Selon le document que CNC a obtenu une copie, l’UNHCR « n’a pas respecté ses devoirs qui sont établis dans les énoncés définition conventionnel comme voie à suivre ». Les familles exigent que, « avant de jeter le crachat dans les sacs écoliers, chercher d’abord de connaître quels sont ses intérêts supérieurs en matière de l’éducation l’espoir de demain ».

 

Une chronologie accablante de promesses non tenues

Les faits rapportés dans la lettre sont précis et datés :

Vendredi 14 mars 2025 : M. Jean-Yanbolesso et son collaborateur M. Youba-Goundourou, Coordonnateur du Service de l’Éducation (partenaire UNHCR), informent tous les parents d’élèves et étudiants d’apporter les bulletins de notes de l’année scolaire 2024-2025 « c’était pour insérer les noms des présences dans la liste définitive pour l’assistance scolaire de 2025 à chacun ».Lundi 13 octobre 2025 : Le Ministre de l’Éducation Nationale lance officiellement l’année scolaire 2025 sur toute l’étendue de la République.Vendredi 20 février 2026, vers 10 h 30 : Mme Coco-Élisabeth, responsable chargée de l’éducation/UNHCR, convoque une réunion et déclare ouvertement que « désormais pour l’école primaire les élèves en classe de CM1, et CM2, seront pris en compte pas les autres élèves de l’école primaire ».

 

Les élèves du secondaire sont « confinés pour une prise en charge ». Résultat : jusqu’à aujourd’hui, les enfants réfugiés restent sans école et sans solution.Les familles rappellent pourtant que « le budget de l’année 2025 était en place pour la situation très urgente et le programme important ». Elles dénoncent également les contradictions de parole : Mme Émilie Charpentier avait promis des « solutions durables en 2026 pour mettre fin à la vie de réfugié », tandis que MM. Youba-Goundourou et Jean-Yanbolesso avaient assuré qu’ils paieraient directement les frais scolaires pour l’année académique 2026-2027.

 

Accusations graves de détournement et d’opérations « fantômes »

La lettre ne s’arrête pas là. Les réfugiés évoquent des faits plus lourds :

 

L’opération des solutions durables 2017 est restée « inachevée sans aucune bonne suite pour quelle Raison l’argent est terminé ».

 

Ils dénoncent la réinstallation fantôme de 42 dossiers traités par le Bureau Régional de Dakar, « marchandés à Bangui » avec la complicité de l’ancien Représentant UNHCR, M. Attazah-Donkdo-Fafa-Olivier (qui a perdu son poste en décembre 2024).Deux évacuations fantômes vers le Canada : vendredi 8 novembre 2024 et vendredi 15 novembre 2024 à l’aéroport Bangui-M’poko.Face à ces éléments, les chefs de famille exigent la démission immédiate de M. Yacouba-Séré, Responsable chargé de programme du UNHCR, « pour les raisons suivantes : les solutions durables qui étaient proposées aux Réfugiés de très longue durée en 2017, Monsieur YACOUBA-seré été coupable pour organiser le détournement de budget qui été mis en place pour essouffler d’aider les Réfugiés ».

 

Ils ajoutent : « Nous avons jugé bon qu’il démissionne tranquillement parce que ils nous a beaucoup fait du mal, ennemis de la convention ».

 

Plus de 190 signatures

La lettre est accompagnée de plusieurs pages de tableaux remplis de noms et de signatures manuscrites. Plus de 190 chefs de famille ont signé.

 

                Par Alain Nzilo

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Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes

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Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes

Markounda : Un soldat de 2ᵉ classe des FACA se suicide, un nouveau drame qui interroge l’accompagnement des troupes
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un soldat des Forces Armées Centrafricaines (FACA) s’est donné la mort samedi dernier vers 14 heures à Markounda. Selon les informations recueillies auprès de son chef de détachement, l’adjudant Yabétta, il s’agit du soldat de 2ᵉ classe Ngabéri.

 

D’après les premiers éléments recueillis, le soldat FACA a retourné son arme de service contre lui. La balle a traversé l’abdomen (ou la région ombilicale) et est ressortie au niveau des fesses. Rapidement évacué vers l’hôpital de Markounda par ses collègues, il a été opéré. Malheureusement, des problèmes de transfusion, notamment celle du sang, ont compliqué la situation du soldat. Malgré l’appui de ses collègues pour lui prêter leur sang, y compris celle de la population locale, le soldat est décédé quelques heures plus tard.

 

Son inhumation a été faite ce dimanche 05 avril par la communauté musulmane locale.

 

Malheureusement, au sein de l’armée nationale, le suicide constitue un mal-être récurrent. Ces derniers temps, plusieurs cas de suicide ont été signalés au sein des FACA, que ce soit au nord, ouest, Est, ou encore au sud.. Ces gestes désespérés confirme un profond malaise au sein de l’institution militaire centrafricaine.

 

Selon plusieurs sources militaires, les soldats font face à des conditions difficiles  sur le terrain, notamment la difficulté d’avoir de quoi à manger, ni percevoir leur prime globale d’alimentation (PGA) qui n’est plus versée aux soldats.

 

Franchement, Touadéra doit comprendre que l’augmentation des effectifs des militaires ne suffit pas. Ce énième décès pose avec acuité la question de la politique de renforcement des FACA. Les autorités militaires et politiques semblent privilégier une augmentation quantitative des troupes (parfois évoquée en dizaines de milliers d’hommes), sans investir suffisamment dans l’accompagnement qualitatif.

 

Comme le soulignent de nombreux observateurs et militaires sur le terrain :

Il ne suffit pas de former les soldats au maniement des armes.Il faut des formations continues, un vrai leadership de proximité, et surtout un service d’accompagnement psychologique structuré capable de détecter et de prendre en charge les signes de détresse, la dépression, le stress post-traumatique ou les problèmes personnels. Pour l’heure, aucune mesure visible n’a été annoncée par l’état-major ou le gouvernement pour répondre à cette vague de suicides. L’attitude semble se résumer à « un mort est un mort, on avance ». Une posture qui risque d’affaiblir encore davantage le moral des troupes et la cohésion de l’armée nationale.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques

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Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques

Lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques
professeur gaston mandata nguérékata

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La communauté mathématique africaine célèbre le lancement officiel du deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata pour l’Excellence en Mathématiques. Après le succès retentissant de la première édition, ce prix prestigieux continue d’honorer les contributions exceptionnelles des scientifiques africains dans les domaines des mathématiques pures et appliquées, tout en perpétuant l’héritage du Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, éminent mathématicien centrafricain.

 

Rappelons que le premier Prix Gaston Mandata N’Guérékata a été lancé en janvier 2024 par l’Union Mathématique Africaine. Il a été décerné le 23 novembre 2024 à Niamey, au Niger, lors d’une cérémonie à l’Université Abdou Moumouni, en présence du Professeur N’Guérékata lui-même. Le lauréat inaugural est le Professeur Daniel Oluwole Makinde, chercheur sud-africain de l’Université Stellenbosch, récompensé pour ses travaux remarquables en mathématiques appliquées, sa production scientifique impressionnante (plus de 145 publications référencées) et son engagement exceptionnel dans la formation de jeunes mathématiciens africains (47 doctorats et 75 masters encadrés).

 

Fort de ce premier succès historique, le deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata est officiellement lancé. Il sera décerné au mois de septembre 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Ce prix biennal, doté de 3 000 dollars américains et d’un certificat d’excellence, récompensera un travail scientifique exceptionnel réalisé par un mathématicien africain vivant et travaillant en Afrique ou par un scientifique africain exerçant hors du continent.

 

Comme pour la première édition, le Prix vise à mettre en lumière l’excellence mathématique africaine et à inspirer les nouvelles générations. Il s’inscrit dans la droite ligne des engagements du Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Professeur distingué à l’Université Morgan (Baltimore, États-Unis), premier Centrafricain titulaire d’un doctorat en mathématiques (Université de Montréal, 1980) et membre de prestigieuses académies internationales.

 

Les nominations pour cette deuxième édition seront ouvertes prochainement via la plateforme dédiée de l’Union Mathématique Africaine. Les critères d’éligibilité restent inchangés : travaux de haut niveau publiés dans des revues internationales, impact significatif en mathématiques pures ou appliquées, et contribution à la formation des jeunes talents africains.

 

En lançant ce deuxième Prix Gaston Mandata N’Guérékata, la communauté scientifique africaine réaffirme sa volonté de valoriser ses élites et de promouvoir un continent où l’excellence mathématique devient un levier de développement et de rayonnement international.

 

Le Professeur Gaston Mandata N’Guérékata demeure, malgré les défis et les critiques injustes parfois formulées à son encontre dans son pays d’origine, un modèle de résilience, de détermination et d’excellence pour toute l’Afrique.

 

Puissent les mathématiques continuer à unir et à inspirer le continent !Par Alain NziloDirecteur de publicationsCorbeaunews CentrafriqueTel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.comCliquez sur ce lien pour intégrer nos groupes WhatsApp :CNC Groupe 1CNC groupe 2Groupe InfosRappel : Dans les deux premiers groupes, seuls les administrateurs publient des contenus. Réservé uniquement aux articles du CNC.

 

Par Alain Nzilo

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Benzambé , Ouham : braquage à main armée près du village de Bokoté

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Benzambé , Ouham :  braquage à main armée près du village de  Bokoté

 

Benzambé , Ouham :  braquage à main armée près du village de  Bokoté
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Samedi 3 avril dernier, des hommes armés, armés  des fusils d’assaut ont attaqué des personnes qui rentraient du marché hebdomadaire de Kambakota. L’incident s’est produit sur la route, tout proche du village de Bokoté, à cinq kilomètres de Benzambé.

 

Les assaillants ont stoppé les usagers de la route et les ont braqués. Ils ont emporté six motos et de l’argent. L’un des voyageurs a reçu des coups et a été gravement frappé par les bandits.

 

Les victimes ont vu leurs biens pris en quelques minutes. Après l’attaque, les hommes armés ont quitté les lieux avec les motos et l’argent.

 

Cet événement intervient alors que de nombreux habitants utilisent cette route pour se rendre au marché et en revenir. Beaucoup expriment leur crainte après ce qui s’est passé.

 

À ce jour, les auteurs du braquage n’ont pas été identifiés.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines

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Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines

Arsène Elien et la PJLOD exigent la fin de l’impunité après les insultes du fils et du père Gouandjika contre les femmes centrafricaines
Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD), par la voix de son coordonnateur national Arsène Elien, a fermement réagi aux propos injurieux tenus par Gilles Lionel Gouandjika (fils de l’ancien consul honoraire de Roumanie en Centrafrique et fils du ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika) à l’encontre des femmes centrafricaines.

 

Dans un communiqué daté du 4 avril 2026 et fait à Bangui, la PJLOD condamne sans équivoque « cette violence verbale dirigée à l’égard des mères, sœurs et filles centrafricaines ». La plateforme rappelle que les vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent clairement comment l’ancien consul honoraire et le fils du ministre conseiller ont publiquement qualifié les femmes centrafricaines de « salies » et de « malodorantes ».

 

Arsène Elien, coordonnateur national de la PJLOD, et l’ensemble de la plateforme dénoncent ces insultes graves qui s’inscrivent dans une série de dérapages répétés de cette famille proche du pouvoir. Ils exigent que le gouvernement « ne demeure pas inactif face à de tels abus et agisse avec diligence ».

 

La PJLOD va plus loin en appelant à l’application réelle de la maxime souvent évoquée par le président Faustin-Archange Touadéra : « impunité zéro ». Pour la plateforme dirigée par Arsène Elien, justice doit être rendue sans délai, conformément à cette promesse présidentielle maintes fois réitérée.

 

Ces nouvelles déclarations de la PJLOD interviennent alors que la colère populaire ne cesse de grandir. Après les insultes initiales de Gilles Lionel Gouandjika contre les jeunes filles et mamans de Bangui (qualifiées de sales, malpropres et dégageant de mauvaises odeurs), le père Fidèle Gouandjika a publié une défense inconditionnelle de son fils : « Mon fils Gilles Ionel Gouandjika, je t’aime tel que tu es. Papa », accompagnée d’une photo souriante.

 

Cette posture a provoqué une vague d’indignation supplémentaire, avec des milliers de commentaires sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes, dont des membres de la société civile, ont rappelé que l’amour paternel ne saurait justifier ni excuser des propos dégradants ni dispenser d’une éducation fondée sur le respect, particulièrement envers les femmes – piliers de la société centrafricaine.

 

Le ministère chargé de la Promotion du Genre avait déjà condamné fermement ces propos dans un communiqué officiel, mais sans engager de poursuites judiciaires visibles. La PJLOD, à travers Arsène Elien, rejoint ainsi les voix qui demandent des actes concrets : auto-saisine du parquet, dépôt de plaintes et sanctions exemplaires.

 

La PJLOD rappelle l’exigence de dignité et de responsabilité Pour la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) et son coordonnateur Arsène Elien, ces insultes ne constituent pas un simple dérapage isolé, mais une atteinte à la dignité nationale. Les femmes centrafricaines, mères, éducatrices et actrices essentielles du développement et de la paix, ne peuvent être traitées de la sorte, surtout lorsqu’elles viennent de personnes bénéficiant de hautes protections.

 

La PJLOD appelle donc l’ensemble des forces vives, les associations de femmes et la jeunesse à se mobiliser pour exiger le respect et la justice. Selon le communiqué signé par Arsène Elien : la tolérance zéro face à la violence verbale doit s’appliquer à tous, sans exception liée au statut ou à la proximité du pouvoir.

 

Par Anselme Mbata

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Avis complet sur le bookmaker Betify en France

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Expérience mobile fluide

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Une plateforme fiable avec un excellent service client

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Bonus pour les amateurs de casino en ligne sur Betify

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Votre premier pari sur Betify

Commencer sur la plateforme Betify est simple et rapide. L’inscription, la vérification, le dépôt et enfin votre premier pari sportif ont été conçus pour être aussi simples que possible. En suivant quelques étapes claires, vous accédez rapidement à l’univers passionnant des paris sportifs sur Betify. Ce guide vous accompagne à chaque étape pour que vous puissiez profiter pleinement de l’expérience sans attendre.

Guide étape par étape pour s’inscrire sur Betify

Créer un compte est la première étape pour accéder à la plateforme Betify. Betify a simplifié ce processus pour le rendre efficace et intuitif. En quelques étapes seulement, vous pouvez créer un compte et explorer la vaste gamme d’options offertes par Betify.

 

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Effectuer votre premier dépôt sur Betify

Une fois votre compte créé et vérifié, vous pouvez effectuer votre premier dépôt. Ce dépôt est indispensable pour approvisionner votre compte et commencer à placer des paris sportifs. Betify propose plusieurs options de paiement sécurisées pour répondre à tous les besoins.

 

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  3. Saisissez les informations de paiement requises, y compris le montant que vous souhaitez déposer. Pour activer les bonus, assurez-vous que votre dépôt est d’au moins 20 €.
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  5. Activez les bonus liés à votre premier dépôt pour optimiser vos fonds de pari.

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      1. Confirmez votre pari en cliquant sur le bouton « Placer le pari ». Une fois confirmé, votre pari sera traité et vous pourrez suivre son évolution en direct.

Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

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Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit

Affaire des hôtesses camerounaises pour l’investiture de Touadéra : la polémique des insultes de Gilles Lionel Gouandjika enfle, la rage des Centrafricains grandit
Photo de famille des filles d’accueil camerounaises venues à Bangui pour les services protocolaires du couronnement de Touadera

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des hôtesses camerounaises déployées pour l’investiture du 30 mars 2026 continue de provoquer la fureur. Gilles Lionel Gouandjika a insulté copieusement les femmes centrafricaines en les qualifiant de sales et malpropres. La polémique des insultes enfle et la rage des Centrafricains s’intensifie.

 

Gilles Lionel Gouandjika, ancien consul honoraire de Roumanie en Centrafrique) est intervenu sur les réseaux sociaux. Il a littéralement insulté les jeunes filles, les femmes et les mamans centrafricaines. Dans sa vidéo, il a déclaré que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Ces paroles ont mis le feu aux poudres et la rage continue de monter.

 

Le ministère chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a publié un communiqué officiel le 3 avril 2026. Signé par la ministre Dr Marthe Augustine Kirimat, ce texte condamne fermement les propos injurieux et dégradants de Gilles Ionel Gouandjika. Il rappelle que la femme centrafricaine est une mère, une éducatrice et une actrice essentielle de paix et de développement. Il ajoute que porter atteinte à sa dignité, c’est porter atteinte à la nation tout entière et que nul ne peut impunément bafouer le respect dû aux femmes.

 

Pourtant, cette simple condamnation sur papier ne suffit pas aux Centrafricains. Ce qu’ils demandent maintenant, c’est une action réelle en justice. Le parquet doit s’auto-saisir immédiatement. Les femmes doivent déposer plainte. Il faut des sanctions claires et fermes contre ce jeune homme qui approche la quarantaine et qui continue ce genre de comportement. Le ministère a reconnu le fait, mais il n’y a toujours pas de procédure judiciaire visible.

 

Rappelons que lors de son discours d’investiture le 30 mars 2026 au stade 20 000 places, le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera a encore promis solennellement la fin de l’impunité. Mais à peine quelques heures après sa prestation de serment, le fils d’un de ses proches conseillers insulte publiquement les femmes centrafricaines. Tel père, tel fils. Il y a deux ans, Fidèle Gouandjika, son père, avait déjà tenu des propos graves en affirmant que l’on pouvait donner nos femmes et nos enfants aux Wagner, comme s’il s’agissait d’objets ou de cadeaux.

 

Cette famille insulte les femmes centrafricaines avec impunité depuis longtemps. Sur Facebook, WhatsApp et les autres plateformes, quelques jeunes filles et quelques femmes sortent individuellement pour dénoncer. Mais il manque encore une action collective forte et unie.

 

Nos mamans, nos sœurs sont là. Elles ne doivent plus avoir peur. Il faut se mobiliser ensemble pour exiger le respect total. La condamnation du ministère est une première réponse, mais elle reste faible si elle n’est pas suivie d’une enquête, d’une plainte et de sanctions réelles. La fin de l’impunité dont parle le président Touadéra doit commencer maintenant, par des actes concrets, surtout quand les insultes viennent de personnes proches du pouvoir.

 

Les femmes centrafricaines portent le pays tous les jours. Elles sont belles, fortes et nombreuses. Elles méritent le respect, pas des insultes publiques ni du silence. Il est temps de passer des mots aux actes : justice pour les femmes insultées, sanctions pour Gilles Lionel Gouandjika, et fin réelle de l’impunité.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »

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Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fari Tahéruka Shabazz : « La police et l’armée en colère contre les Wagner,  les porteurs de tenue prêts à basculer »
Image d’illustration d’un mercenaire russe de la milice Wagner dans un véhicule de la gendarmerie à Bangui sur l’avenue Barthelemy Bogandales-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-Gendarmerie-Nationale-IMG_7mai2018005155 – RCA : La manipulation, une longue tradition russe !

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’effondrement du régime atteint désormais les porteurs de tenue, socle historique le plus fidèle et le plus solide du pouvoir Touadéra, selon l’annaliste politique Fari Tahéruka Shabazz.

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Fari Tahéruka Shabazz observe un phénomène nouveau et potentiellement explosif : la colère monte dans les rangs des policiers, gendarmes et FACA, ces soldats de première ligne du toadérisme qui constituaient jusqu’ici le rempart le plus fiable du régime. Un article publié par Corbeau News le 6 février 2026 rapporte le témoignage glaçant d’un officier supérieur de police judiciaire, interrogé sous couvert d’anonymat.

 

Cet officier exprime une rage qu’il répète quatre fois : « Nous sommes très très très très en colère. » Cette répétition n’est pas rhétorique, elle traduit une exaspération qui ne trouve plus de mots pour se dire autrement. Les faits qui alimentent cette fureur dépassent l’entendement et brisent toute loyauté résiduelle envers le pouvoir en place.

 

Les Wagner ont tué des policiers devant le bureau du directeur général de la police nationale, plus précisément à l’OCRB, puis ont jeté les corps comme des sacs de patates. Aucune réaction, aucune poursuite judiciaire, aucune sanction n’a été engagée par le régime. Le gouvernement n’a pas dit un mot, n’a pas ouvert d’enquête, n’a pas demandé de comptes aux mercenaires russes.

 

Ce n’est pas un incident rare. Cela a commencé d’ailleurs dans les villes de province, où des militaires ont été tabassés ou tués par les Wagner sans que le gouvernement ne bronche. Puis les violences se sont étendues à Bangui sur les civils, et maintenant sur les policiers eux-mêmes, dans leurs propres locaux, sous leurs propres yeux.

 

Les Russes disposent d’un endroit réservé, un coin hors la Loi, où ils emmènent et exécutent des Centrafricains, qu’ils soient civils, militaires ou policiers, sans jamais avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. Cette zone fonctionne comme un territoire hors-droit où la souveraineté centrafricaine n’existe plus.

 

À PK-5, dans le troisième arrondissement, douze anciens miliciens d’autodéfense intégrés dans l’armée nationale ont été tués par les Wagner. À l’OCRB, les Russes viennent régulièrement récupérer des détenus pour les emmener dans leur zone et les éliminer, sans que la chaîne de commandement centrafricaine ne puisse ou ne veuille intervenir.

 

Fari Tahéruka Shabazz souligne les conséquences de cette impunité totale sur le moral des forces de sécurité. L’officier interrogé déclare sans détour : « Toutes les institutions républicaines sont sous la botte de Wagner. Aucune institution n’est indépendante dans ce pays. » Cette phrase résume à elle seule la dépossession complète de souveraineté dont sont témoins les porteurs de tenue au quotidien.

 

Cette humiliation permanente, cette violence exercée par des mercenaires étrangers sur les forces de l’ordre et l’armée nationales, sans que Touadéra ou son gouvernement n’intervienne jamais, a brisé la loyauté. Les porteurs de tenue, qui étaient les plus fervents soutiens du régime, sont maintenant dans une colère qu’ils n’essaient même plus de dissimuler.

 

Cette rage n’est plus contenue, elle s’exprime ouvertement par des officiers supérieurs qui prennent le risque de parler à la presse, même sous anonymat. Fari Tahéruka Shabazz conclut que ces mêmes porteurs de tenue sont prêts à basculer. Ils peuvent devenir la force motrice d’un soulèvement interne, d’un coup de force, ou simplement refuser de défendre un régime qui les traite comme des ennemis intérieurs.

 

Les Wagner, censés être les alliés protecteurs du régime, sont en train de devenir son principal poison interne. En humiliant et en tuant impunément les forces de sécurité nationales, ils minent le dernier rempart fiable du pouvoir. Quand la police et l’armée passent de la loyauté à la colère ouverte, le régime perd son bouclier humain le plus solide.

 

Fari Tahéruka Shabazz le dit sans ambages : ils sont prêts à basculer. Ce basculement peut arriver vite, surtout quand le vide sécuritaire laissé par la MINUSCA s’installe et que la frustration sociale et économique explose dans tout le pays. Les porteurs de tenue ne sont plus une garantie de stabilité pour Touadéra, ils deviennent une menace latente.

 

L’analyste observe que le régime se retrouve dans une impasse totale. Il ne peut pas se passer des Wagner qui assurent sa protection rapprochée et ses opérations offensives. Mais il ne peut pas non plus continuer à laisser les Wagner humilier et tuer impunément les forces centrafricaines sans provoquer une rupture définitive avec ses propres soldats.

 

Cette contradiction est devenue intenable. Chaque nouveau meurtre de policier ou de militaire par les Wagner creuse un peu plus le fossé entre le régime et ses propres forces de sécurité. Chaque exécution impunie dans la zone Serbais rappelle aux porteurs de tenue qu’ils ne comptent pour rien dans les calculs de leur propre gouvernement.

 

Fari Tahéruka Shabazz note que cette situation rappelle les mécanismes classiques des effondrements de régimes autoritaires : quand les forces de sécurité perdent confiance dans le pouvoir qu’elles sont censées protéger, quand elles se sentent méprisées, sacrifiées, humiliées par ce même pouvoir, elles finissent par se retourner contre lui ou par refuser de le défendre au moment critique.

 

La colère des porteurs de tenue n’est pas un simple mécontentement salarial ou un problème de conditions de travail. C’est une rage existentielle, une humiliation identitaire. Des policiers voient leurs collègues tués devant leurs bureaux. Des militaires voient leurs camarades éliminés sans procès ni enquête. Des gendarmes voient des mercenaires étrangers exercer un pouvoir de vie et de mort sur le territoire national sans jamais répondre devant la justice centrafricaine.

 

Cette situation détruit toute notion de dignité professionnelle, toute fierté d’appartenance à une institution républicaine. Les porteurs de tenue ne se sentent plus membres d’une armée ou d’une police nationale, ils se sentent devenus des variables d’ajustement dans un jeu qui les dépasse et les méprise.

 

Fari Tahéruka Shabazz anticipe que ce basculement, quand il se produira, ne prendra peut-être pas la forme d’un coup militaire classique. Il pourrait s’agir simplement d’un refus progressif d’obéir, d’une démobilisation passive, d’une désertion silencieuse au moment où le régime aura le plus besoin d’eux. Quand les porteurs de tenue cessent de porter le régime, celui-ci s’effondre de lui-même​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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17 ans au pouvoir : le régime de Touadera  brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité

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17 ans au pouvoir : le régime de Touadera  brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-queue-des-bidons-jaunes-a-la-recherche-de-leau-potable-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>17 ans au pouvoir : le régime de Touadera brille toujours par la même misère de l’eau et d’électricité
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Bangui, capitale centrafricaine, l’eau et l’électricité restent un luxe inaccessible pour des centaines de milliers d’habitants. Dix-sept ans après l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra aux affaires :  comme Premier ministre puis président,  la situation ne cesse de se dégrader.

 

Alors qu’il vient d’être réélu frauduleusement pour un troisième mandat de sept ans avec près de 78 % des voix, les Banguissois continuent de faire la queue dès trois heures du matin pour quelques litres d’eau non potable. Cette crise, qualifiée de “criminelle” par l’opposition, montre l’incurie d’un régime qui préfère les promesses nucléaires aux robinets qui fonctionnent.

 

Files interminables, hôpitaux à l’arrêt : le quotidien des oubliés Dans les quartiers Nzangoya, Damala, Fatima, ou encore dans les 4e, 6e, 7e et 8e arrondissements de Bangui, la même scène se répète chaque jour.

 

Dès six heures du matin,  parfois trois heures,  des centaines de personnes, bidons jaunes à la main, se massent devant des bornes-fontaines qui ne coulent que deux à trois heures par jour. Certains doivent marcher plusieurs kilomètres jusqu’à Nguitangola ou ailleurs pour accéder à une eau souvent non potable. Les attentes durent jusqu’à 17 heures. Les enfants, les femmes enceintes, les malades : personne n’est épargné.

Pénurie d’eau à Bangui : des bidons jaunes en attente à la fontaine
penurie-deau-à-ouango-2 – Centrafrique : quand Bangui célèbre la fête du Travail sous la couleur des bidons jaunes.

 

Les conséquences de cette pénurie sont graves. À l’hôpital Saint-Charles, faute d’eau, des enfants sont libérés prématurément. Des écoles ferment. Les petits commerces, piliers de l’économie informelle, sont paralysés. Le chef de quartier de Nzangoya supplie le gouvernement d’agir. À Damala, commune de Bimbo, l’eau de la SODECA (Société de distribution d’eau en Centrafrique) ne coule plus depuis plus de cinq ans. À Fatima, depuis 2004,  soit vingt-deux ans d’abandon total.

Cette urgence sanitaire gangrène la capitale. Le taux de pauvreté atteint désormais 68 %, et l’espérance de vie est passée de 60 ans avant 2016 à 53 ans aujourd’hui, selon les chiffres cités par l’opposition lors de l’émission Patara de la radio Ndèkè-Luka en janvier 2026. Une dégringolade qui coïncide précisément avec l’arrivée de Touadéra à la présidence.

Pénurie d’eau à Bangui : des bidons jaunes en attente à la fontaine
Essai du forage en présence de Touadera

Un pouvoir sourd aux souffrances

Sur le plateau du débat Patara, le leader de l’opposition Raymond Adouma ne mâche pas ses mots : « Le président n’a pas été voté. Il a été élu par le conseil constitutionnel tout simplement parce qu’il n’a rien réalisé. La population n’est pas au centre des préoccupations de la politique du régime en place. Ce régime s’en fout ».

 

Adouma rappelle les promesses non tenues : « Vous aviez dit 5 000 châteaux d’eau. Il y a un seul château d’eau à Bimbo qui n’a même pas été terminé. Vous avez promis des pompes. Qu’est-ce que vous avez fait concrètement ? Ils perdent leur temps à danser. Ils passent leur temps à montrer leur ventre ».

 

Du côté de la société civile, Quentin Gbouando est tout aussi sévère : « Cette situation, ça dure depuis longtemps. Nous interpellons le gouvernement à prendre des mesures sérieuses par rapport à cette situation qui gangrène aujourd’hui. Si l’État avait développé une politique décente, on ne pouvait pas rester là sur le plateau à en parler chaque année ».

 

Gbouando pointe du doigt l’absence d’investissement direct de l’État dans les infrastructures vitales. Les financements de la Banque mondiale destinés à l’eau et à l’électricité sont détournés ou mal utilisés. Pendant ce temps, les promesses officielles se perdent dans les annonces grandiloquentes.

 

Le déni hallucinant du pouvoir

Face à ces accusations, Fidèle Gouandjika, représentant du pouvoir, adopte une posture sidérante de minimisation et de déni. « C’est chaque année que vous faites des pataras sur cette histoire. Vous dites que le problème est récurrent. Voilà. Ce problème est récurrent depuis Bokassa, Dacko. Pendant la saison des pluies, ces problèmes n’existent pas. C’est la saison sèche dans le monde entier. » Comme si la soif et l’absence d’électricité pouvaient se justifier par un simple changement de saison. Comme si les gouvernements du monde entier laissaient leurs capitales sans eau pendant six mois par an.

 

Gouandjika poursuit sur un ton paternaliste : « Le Centrafricain ne meurt pas de soif. Il y a de l’eau. Mais c’est Sodéka qui a des problèmes. »

 

Puis, il tente de noyer le poisson dans des chiffres invérifiables : « En 2015, quel est le nombre de points d’eau ? En fin 2025 ? Ça a augmenté énormément. La courbe, elle est montante. »

 

Enfin, le clou du spectacle : les promesses futuristes.

Uranium, pétrole, gaz… Dans dix à quinze ans, nous promet-on, une centrale nucléaire fournira 100 % d’électricité à la population. En attendant, les Banguissois peuvent crever de soif dans le noir. L’ironie atteint son comble lorsque Gouandjika lance à l’animateur : « Vous devez être fatigué de le faire. » Fatigués, ce sont surtout les Centrafricains qui le sont — fatigués d’attendre, fatigués de souffrir, fatigués de ces élus qui se moquent d’eux.

 

Un bilan accablant et criminel

Dix-sept ans, c’est long. Assez long pour transformer un pays, moderniser des infrastructures, améliorer la vie des gens. Assez long aussi pour mesurer l’ampleur d’un échec. Depuis son passage comme Premier ministre jusqu’à sa réélection triomphale pour un troisième mandat — obtenu au mépris de la Constitution de 2016 qui limite normalement le nombre de mandats — Faustin-Archange Touadéra n’a apporté qu’aggravation.

 

Les routes se sont dégradées. L’espérance de vie a chuté. Le taux de pauvreté explose. Et pourtant, il est réélu avec 76 à 78 % des voix. Un paradoxe qui illustre soit une mascarade électorale, soit une résignation collective terrifiante.

 

Raymond Adouma, dans un cri du cœur, résume la tragédie : « Depuis que t’es réveillé à la tête de ce pays, on est passé de 60 ans d’espérance de vie à 53 ans aujourd’hui. Et ça a commencé à glisser à partir de 2016. L’état des routes qui s’est dégradé. La Constitution de 2016 dit qu’on ne peut pas tripler le mandat. » Cette situation n’est plus seulement de l’incompétence. Elle devient criminelle. Laisser des enfants sans eau dans les hôpitaux, forcer des populations entières à boire de l’eau non potable, condamner une capitale à vivre dans l’obscurité alors que les dirigeants s’enrichissent et dansent — c’est une violence d’État. Une violence lente, invisible, mais tout aussi meurtrière.

 

Combien de temps encore ?

Bangui assoiffée. Bangui dans le noir. Bangui oubliée. Pendant combien de temps encore les Centrafricains devront-ils subir cette misère organisée ? Pendant combien de temps encore les promesses de châteaux d’eau fantômes et de centrales nucléaires de science-fiction tiendront-elles lieu de politique publique ?

 

La réélection de Touadéra pour sept nouvelles années laisse présager le pire. Si rien n’a changé en dix-sept ans, pourquoi cela changerait-il maintenant ? La seule certitude, c’est que les Banguissois continueront de se lever à trois heures du matin, bidons à la main, espérant quelques litres d’eau pour survivre un jour de plus. Pendant ce temps, au palais, on danse.

 

Par Arsène Mbata

 

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Centrafrique : le naufrage du bitcoin et du $CAR, un fiasco cryptographique de Baba Kongoboro

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le naufrage du bitcoin et du $CAR, un fiasco cryptographique de Baba Kongoboro

 

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Sommet de l’UA à Addis-Abeba : Le clepto-mythomane Maxime Balalou se félicite de la forte délégation centrafricaine  pour des photos pendant que la faim ronge la Centrafrique
Seance photo du president Touadera en Coree du Sud –

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Centrafrique a cru au mirage du bitcoin et du $CAR pour s’émanciper. Aujourd’hui, ce projet cryptographique s’écroule, révélant une ambition mal calibrée de Baba Kongoboro.

 

En avril 2022, la République centrafricaine (RCA) s’est distinguée en adoptant le bitcoin comme monnaie légale aux côtés du franc CFA, devenant le deuxième pays au monde, après le Salvador, à franchir ce pas. Une loi ambitieuse, défendue par le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , promettait de transformer l’économie nationale en intégrant les cryptomonnaies dans les transactions quotidiennes, des paiements fiscaux aux échanges commerciaux. Trois ans plus tard, ce projet s’est effondré, plombé par des obstacles juridiques, des infrastructures inadéquates et une vision déconnectée des réalités du pays.

 

Une loi ambitieuse, mais mal préparée

 

Promulguée le 21 avril 2022, la loi sur la cryptomonnaie en RCA visait à encadrer l’usage des monnaies numériques dans un pays où l’accès à Internet et à l’électricité demeure limité. Le texte, adopté à l’unanimité par les députés présents, consacrait le bitcoin comme monnaie de référence et autorisait son utilisation pour toutes les transactions, y compris les paiements fiscaux. Il obligeait les agents économiques à accepter les cryptomonnaies comme moyen de paiement et prévoyait la création d’une Agence Nationale de Régulation des Transactions Électroniques (ANTE) pour superviser le système. Un mécanisme de convertibilité automatique entre cryptomonnaies et franc CFA, garanti par un « Trust » sous l’égide de la Banque centrale, était également annoncé.

 

L’objectif affiché était de moderniser le secteur financier, contourner les contraintes du franc CFA et attirer des investisseurs étrangers. Le ministre de l’Économie numérique, Gourna Zacko, mettait en avant la possibilité d’effectuer des transferts internationaux sans dépendre des réseaux bancaires traditionnels. Pourtant, dès le départ, le projet a paru inadapté. La RCA, parmi les pays les plus pauvres au monde, avec seulement 8 % de la population connectée à Internet et 10 % ayant accès à l’électricité, manquait des bases nécessaires pour une telle transformation. La volatilité des cryptomonnaies, leur dépendance à une infrastructure technologique fiable et l’absence de réglementation claire ont immédiatement révélé les failles du projet.

 

Les premiers obstacles : opposition régionale et revers juridiques

 

L’adoption du bitcoin a provoqué une vive réaction au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), qui gère le franc CFA, a dénoncé une incompatibilité avec les accords monétaires régionaux. En juillet 2022, une session extraordinaire de la CEMAC a exigé des ajustements, estimant que la loi risquait de fragiliser l’Union monétaire. Le Fonds monétaire international (FMI) a également exprimé des réserves, pointant des menaces pour la stabilité financière et la transparence.

 

Sur le plan interne, la Cour constitutionnelle centrafricaine, la vraie, dirigée par la Professeure Danielle Darlan,  a infligé un revers majeur à l’un des volets les plus controversés du projet : le Sango Coin. Lancé en juillet 2022, ce jeton numérique national proposait aux investisseurs étrangers la citoyenneté pour 60 000 dollars, une résidence électronique pour 6 000 dollars ou des terrains pour 10 000 dollars, payables en Sango Coins. En août 2022, la Cour a jugé ces dispositions contraires à la Constitution, statuant que la nationalité ne pouvait être vendue et que la résidence nécessitait une présence physique. Ce coup d’arrêt a non seulement sabordé le Sango Coin, mais aussi exposé l’improvisation du gouvernement, qui n’a fourni aucune clarté sur les fonds déjà collectés ni sur leur gestion, directement supervisée par la présidence.

 

Une tentative de correction sous pression

 

Sous la pression régionale, la RCA a proposé en mars 2023 un projet de loi révisé, examiné lors d’un sommet de la CEMAC à Yaoundé. Ce texte abandonnait l’obligation d’accepter les cryptomonnaies, privilégiant une adoption volontaire. Il cherchait aussi à clarifier des notions ambiguës, comme le « taux de change », qui posaient problème à la BEAC. Malgré ces efforts, les doutes persistaient. Martin Ziguélé, député d’opposition, a qualifié cette révision de recul complet, déplorant l’absence de débat préalable. Toujours en attente d’adoption, ce texte n’a pas réussi à apaiser les critiques, certains plaidant pour l’abandon total du projet.

 

En mai 2023, une nouvelle loi a tenté de redonner un souffle au projet en réglementant la « tokénisation » des ressources naturelles et foncières. Votée sans opposition, elle visait à encourager les investissements étrangers dans les secteurs minier, agricole et forestier, tout en facilitant les transferts de bénéfices à l’étranger après paiement des impôts. L’opposition a dénoncé un risque d’exploitation accrue des richesses nationales, soulignant l’absence de garanties pour les communautés locales dans un pays déjà fragilisé par des années de conflit.

 

Le $CAR : une initiative vouée à l’échec

 

En février 2025, le président Touadéra alias Baba Kongoboro a lancé une nouvelle cryptomonnaie, le $CAR, présenté comme un projet du ministère des Mines en partenariat avec une société peu connue, Barn$ley. Ce « memecoin » a connu un démarrage désastreux : son cours a chuté de près de 90 % dès le premier jour, malgré une capitalisation initiale de 260 millions de dollars. Contrairement au Sango Coin, le $CAR n’a suscité qu’un engouement fugace, alimenté par la spéculation sur les réseaux sociaux. Les observateurs y voient une tentative désespérée de relancer un projet en perdition, dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des cryptomonnaies.

 

Un échec économique et politique

 

Trois ans après son lancement, le projet de cryptomonnaie en RCA est un désastre. Le Sango Coin, censé séduire les investisseurs, n’a convaincu qu’environ 5 % de la population, selon certaines estimations. L’absence d’infrastructures, avec un réseau électrique défaillant et une connectivité limitée, a rendu l’adoption massive irréalisable. Les fonds levés, gérés de manière opaque, échappent à tout contrôle public, alimentant des soupçons de mauvaise gestion dans un pays miné par la corruption.

 

Sur le plan géopolitique, l’initiative visait à contourner le franc CFA et les sanctions internationales, notamment celles visant la Russie, partenaire de Bangui via le groupe Wagner. Mais loin de renforcer l’autonomie financière, elle a exposé la RCA à de nouvelles faiblesses : volatilité des cryptomonnaies, risques de blanchiment d’argent et dépendance envers des acteurs étrangers, comme la société de minage basée à Dubaï.

 

Une leçon pour l’Afrique

 

L’expérience centrafricaine montre les risques d’adopter les cryptomonnaies sans préparation adéquate. Dans un pays où les priorités : sécurité, éducation, énergie,  restent urgentes, miser sur une technologie spéculative semble hors de propos. Les mises en garde du FMI et de la BEAC, ignorées en 2022, se sont révélées justifiées. Le $CAR, dernier sursaut d’un projet mal conçu, confirme l’impasse.

 

La RCA aurait pu s’inspirer d’exemples plus réalistes, comme le Nigeria, qui a lancé une monnaie numérique centralisée adossée à sa devise nationale. Au lieu de cela, elle s’est laissée emporter par une vision irréaliste, aujourd’hui en ruines. Alors que le Sango Coin s’éteint et que le $CAR s’effondre, une question persiste : combien de temps le président Touadéra s’obstinera-t-il dans cette voie, au détriment des véritables besoins de son peuple ?

 

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Georges Bokassa peut-il préserver l’héritage de son père  Bokassa ?

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Georges Bokassa peut-il préserver l'héritage de son père Bokassa ?
Jean Bedel Bokassa

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Georges Bokassa , l‘héritier universel  de la famille Bokassa s’oppose aux ventes illégales du patrimoine familial.

 

G Bokassa entre en guerre juridique. Le fils de l’ancien empereur centrafricain Jean Bedel Bokassa refuse toute vente non autorisée des biens familiaux et menace de poursuites judiciaires quiconque tenterait de s’approprier le patrimoine.

 

La position de Georges s’appuie sur une décision de la Cour d’appel de Bangui qui l’a reconnu comme héritier légitime et légal. Cette reconnaissance judiciaire lui confère, selon ses propres termes, “tous les droits sur la succession et le patrimoine familial”. Georges Bokassa utilise cette légitimité pour contester toute transaction effectuée sans son accord préalable.

 

L’opposition de Georges vise particulièrement la Villa Nasser et l’ensemble du patrimoine immobilier hérité de son père. Il exige que toute transaction concernant ces biens soit suspendue jusqu’à l’obtention d’une autorisation légale et formelle de sa part. Georges Bokassa qualifie toute opération non autorisée de “fraude” et de “violation” de ses droits.

 

La stratégie de Georges Bokassa ne se limite pas aux déclarations. Il annonce se réserver “le droit d’engager toutes les actions légales nécessaires pour la protection de ses droits et du patrimoine familial”. Cette menace directe s’adresse aux acquéreurs potentiels comme aux intermédiaires tentés de contourner ses prérogatives d’héritier.

 

Georges Bokassa mentionne également Maître Loumandet, notaire de la famille depuis plus de vingt ans, comme interlocuteur obligé pour toute transaction légitime. Cette référence notariale renforce la position de Georges Bokassa en rappelant l’encadrement juridique strict du patrimoine familial.

 

Le communiqué de Georges Bokassa annonce la publication prochaine d’un livre contenant les dernières volontés de Jean Bedel Bokassa. “Les dernières volontés de mon Père seront bientôt publiées dans mon livre, dont la rédaction est en cours”, précise Georges Bokassa. Ces révélations pourraient transformer le débat autour de l’héritage et renforcer la position de Georges Bokassa.

 

La démarche de Georges Bokassa s’inscrit dans un contexte centrafricain où les litiges fonciers prolifèrent. Selon Maître Jean-Louis Opalegna, “à Bimbo, au moins 80 % de dossiers d’affaires inscrits au rôle concernent les litiges de terrain, tandis qu’à Bangui, c’est de l’ordre d’au moins 50 %”. La bataille menée par Georges Bokassa s’ajoute à cette problématique générale.

 

Jean Bedel Bokassa, qui a dirigé la Centrafrique de 1966 à 1979, reste une figure polarisante. Son héritage matériel continue de générer des tensions, notamment autour de propriétés emblématiques comme la Villa Nasser. L’action de Georges Bokassa réactive ces enjeux patrimoniaux dans un pays où les questions de propriété demeurent sensibles.

 

La stratégie publique de Georges Bokassa vise autant à dissuader les transactions frauduleuses qu’à affirmer sa légitimité d’héritier face à d’éventuels contestataires. Sa menace de poursuites judiciaires et l’annonce du livre à venir positionnent Georges Bokassa comme un acteur déterminé à préserver l’héritage familial.

 

Cette bataille patrimoniale menée par Georges Bokassa dépasse le cadre familial. Elle interroge la gestion des héritages de personnalités politiques majeures et la capacité des institutions judiciaires centrafricaines à protéger les droits de propriété. L’issue du combat juridique de Georges Bokassa pourrait créer un précédent pour d’autres affaires similaires….

 

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Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere

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Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere

 

 

Ouanda-Djallé : deux commerçants tués par des bandits armés sur l’axe du village Madjanguere
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé, préfecture de la Vakaga – Dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine, deux commerçants ont perdu la vie suite à une attaque menée par des bandits armés non identifiés. L’incident s’est produit à Madjanguere, sur l’axe Ouanda-Djallé.

 

Après des recherches menées par des proches des victimes, les dépouilles des deux martyres ont été retrouvés après deux jours, dans un état de décomposition avancée. La communauté de Djallé, très choquée par la triste nouvelle, s’est regroupée pour transmettre ses condoléances aux familles touchées par ce deuil et a souhaité que les âmes des défunts reposent en paix.

 

Selon des témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, ces bandits pourraient venir du Soudan. Ils passent souvent la frontière pendant la saison pluvieuse, commettent des actes dans la région, puis rentrent chez eux. Les habitants de la Vakaga, y compris dans les zones de Baka et Bayaga, connaissent bien cette situation qui se répète d’une année à l’autre.

 

Malheureusement, des cas similaires se répètent dans ladite préfecture  de la Vakaga.

 

Cet événement s’ajoute à d’autres faits signalés ces derniers temps dans la Vakaga, notamment sur les différents axes menant à Ouanda-Djallé.  En outre, il y a une semaine environ, un jeune homme a été tué à Amdafock, à la frontière du Soudan par des hommes armés : des individus sont arrivés chez lui pendant la nuit et lui ont tiré une balle dans la tête avant de repartir.

Même sur l’axe proche de Ouanda-Djallé, il y a un mois, des bandits soudanais ont intercepté deux jeunes sur l’axe : un mécanicien et un conducteur de taxi-moto. Ils les ont emmenés dans la brousse avant de les libérer dans la nuit. Une semaine plus tard, deux autres commerçants ont subi le même sort sur le même axe.

 

Ces différents cas concernent plusieurs endroits de la Vakaga, notamment autour d’Ouanda-Djallé et de Ouanda, y compris vers Sikikédé. Les commerçants et les voyageurs se trouvent souvent visés sur ces routes.

 

Les populations de la Vakaga demandent aux autorités de renforcer la présence des forces de sécurité sur les axes principaux et de mieux contrôler les zones frontalières. Elles souhaitent que des mesures soient prises pour protéger les habitants et permettre aux activités économiques de se dérouler dans de meilleures conditions.

 

Par Serge Binguimalé

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Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA

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Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/02/distribution-des-vivres-par-le-PAM-à-Bria-en-présence-de-la-population-locale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après le Royaume-Uni, c’est le tour de l’Allemagne de faire son geste au Fonds humanitaire de la RCA
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’aide du Royaume-Uni qui a versé plus de 4 millions de dollars au Fonds humanitaire de la République centrafricaine en 2026, voici maintenant l’Allemagne qui annonce sa contribution.

 

L’Allemagne a versé 2 millions d’euros au Fonds humanitaire pour la RCA, géré par l’OCHA. Cette somme complète son engagement au sein du Humanitarian Fund Advisory Board.

 

Les fonds visent à renforcer la protection centrée sur le genre, à appuyer la localisation des actions humanitaires et à fournir une aide souple et adaptée aux besoins des communautés vulnérables en Centrafrique.

 

Dans le cadre du Plan de réponse humanitaire 2026 pour la RCA, la communauté internationale cherche à mobiliser 264,1 millions de dollars afin d’assister 1,3 million de personnes sur environ 2,3 millions qui présentent des besoins humanitaires.

 

D’autres partenaires ont également apporté leur soutien cette année. Le Royaume-Uni figure parmi les premiers contributeurs avec plusieurs millions de livres sterling. La Suisse maintient ses engagements réguliers au même fonds, tandis que d’autres donateurs traditionnels continuent à alimenter ce mécanisme de financement rapide et flexible.

 

Ces contributions successives montrent l’intérêt soutenu de plusieurs pays européens pour le Fonds humanitaire de la RCA, qui permet de canaliser rapidement les ressources vers les organisations nationales et internationales sur le terrain.

 

Par Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L’ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L’ASSENTIMENT DU PEUPLE ?

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POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L’ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L’ASSENTIMENT DU PEUPLE ?

 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI ORGANISER UNE INVESTITURE ASSORTIE DE SERMENT SOLENNEL SI L'ON PEUT LE TRAHIR, LE VIOLER OU LE CONTOURNER PLUS TARD EN PRÉTEXTANT L'ASSENTIMENT DU PEUPLE ?
Prestation de serment du nouvel homme fort de Centrafrique, le Roi Faustin Archange Touadera le 30 mars 2026 au stade 20 000 places sur sa constitution de la 7 République

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sous une pluie diluvienne interprétée par les uns comme une bénédiction divine et pour les autres comme une malédiction, un signe annonciateur de calamités, les autorités etablies de Bangui ont organisé le lundi 30 mars 2026 au stade vingt mille places les cérémonies d’investiture du Président de la République marquant par ricochet l’estampille ou l’avènement de la septième République tant attendue.

 

À cette occasion, certains chefs d’Etat et de gouvernement ont répondu favorablement aux invitations pour donner un sens diplomatique voire une reconnaissance tacite à ce troisième mandat controversé tant au niveau national qu’international.

 

Les observateurs nationaux et internationaux de la politique centrafricaine ont ainsi relevé des absences d’une grande envergure qui donnent un sens aux supputations qui circulent dans les couloirs de la diplomatie internationale.

 

Il s’agit de la défection du président Rwandais qui occupe une place importante dans la politique sécuritaire de notre pays ainsi que certains chefs d’Etat de la zone de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

 

L’opinion nationale ne cesse d’ergoter sur le message diplomatique adressé à la monarchie de Bangui sur l’absence de l’ogre Rwandais à la cérémonie d’investiture connaissant son poids politique dans la hiérarchie décisionnaire du pouvoir de Bangui.

 

Animé par la recherche de légitimité et pour drainer le maximum de participants à cette mascarade d’investiture synonyme de l’adhésion massive du peuple à ce projet funeste, la journée du lundi a été déclarée fériée, chômée et non payée par le ministre du travail, de l’emploi, de la protection sociale et de la formation professionnelle.

 

Il apparaît important de rappeler que le serment qui dépasse le cadre d’un simple rituel symbolique est un engagement solennel à respecter la constitution, l’état de droit, les droits fondamentaux ainsi que les libertés publiques.

 

Invoquer une volonté populaire pour le contourner par le passé est constitutif de crime de haute trahison répréhensible par la loi pénale.

 

À titre de rappel et conformément aux prescriptions constitutionnelles, le président de la République lors de la prestation de serment doit prononcer les phrases suivantes devant le Conseil constitutionnel : “Moi…je jure devant Dieu et devant la nation toute entière d’observer scrupuleusement la constitution…”.

 

Cette phrase aussi banale revêtue d’un caractère sacré est un engagement solennel, moral et politique qui marque le début d’un mandat présidentiel et symbolise la prise de la haute responsabilité de l’État.

 

Logiquement, cette lourde responsabilité representée par le corpus du serment oblige le Président de la République à observer et à faire observer scrupuleusement les dispositions de la constitution et les lois de la République, à veiller à l’indépendance du pouvoir judiciaire, à défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité du territoire attribut de notre souveraineté, à consolider les acquis démocratiques et enfin à protéger les droits fondamentaux ainsi que les libertés publiques.

 

Par ailleurs, la prestation de serment du Président de la République qui apparaît comme un simple formalisme protocolaire et administratif a une signification légendaire, profond et stimule la curiosité du citoyen lambda qui s’interroge en ces termes :

 

1- Pourquoi mobiliser des enormes énergies pour la prestation solennel d’un serment si l’on peut le violer, le contourner ou le trahir plus tard sous prétexte d’une volonté ou d’un aval populaire ?

 

2- En d’autres termes, quelle est la portée ou la valeur juridique d’une prestation de serment si ce dernier peut être violé au gré des humeurs du monarque ?

 

3- Comment comprendre que le serment soit violé par celui là même qui avait juré devant le peuple de le faire respecter ?

 

4- Pourquoi la phrase prononcée par le Président de la République qui donne essence à la prestation de serment n’est-elle pas assortie de sanctions en cas de violation ou de trahison ?

 

5- Parallèlement à cette cérémonie d’investiture, pourquoi des interdictions de sortie du territoire sont adressées à certaines personnalités politiques en violation des principes fondamentaux qui garantissent les libertés publiques ?

 

6- Connaissant son impact négatif sur l’économie nationale, pourquoi la journée réservée pour la cérémonie d’investiture est déclarée fériée, chômée et non payée ?

 

7- Enfin connaissant le personnage du Président de la République et les réalités socio-politiques du pays, le discours d’investiture qui est en total déphasage au vécu du centrafricain était-il exclusivement réservé à la communauté internationale ?

 

En tout état de cause, ce pays qui n’avait plus besoin d’une prestation de serment car inutile s’affronte désormais à des défis et enjeux majeurs tels que la légitimation du coup d’état constitutionnel, la réconciliation nationale, la relance économique et la reconquête du pouvoir sécuritaire.

 

Au delà de ce serment réduit à un formalisme protocolaire, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal est une voie infructueuse voire sans issue qui ne résout pas la crise mais au contraire n’est qu’une aggravation des causes du problème.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré, terrorisé où les femmes sont impunément et copieusement insultées mais qui ne reagissent pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que les dérapages, la corruption, le népotisme, la gabegie, le bradage des ressources naturelles, la sous-traitance de notre indépendance et le mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie exacerbée dans la poubelle non recyclable de l’histoire.

 

Au delà de votre insatiable soif de pouvoir, le sage du village disait que ce dernier n’était pas un patrimoine familial et/ou dynastique où on pouvait négocier par des manœuvres dilatoires des mandats à vie.

 

Il faut savoir que nul n’est indispensable à ce pays qui regorge des compétences avec des visions multiples et variées à travers le monde et qui peuvent mieux servir ce pays que vous.

 

Alors n’attendez pas que la huée populaire, la clameur de la rue et la vocifération pour manifester l’hostilité ou la réprobation vous poursuivent pour comprendre que le moment de libérer le fauteuil présidentiel est arrivé.

 

Attention Monsieur le tyran, nous ne cessons de vous rappeler puisque la répétition est pédagogique que nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’étonnent du résultat produit alors qu’ils étaient conscients du danger.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec insistance ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 04 Avril 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux

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Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Gilles-Lionel-Gouandjika.jpg” data-wpel-link=”internal”>Affaire des hôtesses camerounaises venues à Bangui pour l’investiture de Touadéra : le fils de Fidèle Gouandjika, Gilles Gouandjika, a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines dans une incroyable bêtise sur les réseaux sociaux
Gilles Lionel Gouandjika, le fils du ministre conseiller Fidèle Gouandjika

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des prostituées camerounaises venues à Bangui pour la cérémonie d’investiture du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, le 30 mars 2026, continue de faire du bruit sur les réseaux sociaux. Au lieu de faire appel aux nombreuses jeunes filles et femmes centrafricaines qui existent dans le pays, les organisateurs ont préféré importer des jeunes Camerounaises avec leurs chapeaux et leurs tenues pour accueillir les chefs d’État et animer le stade.

 

Cette décision a choqué beaucoup de monde, d’autant plus que le pays compte plus de femmes que d’hommes. Il y a des belles filles, des filles sérieuses, des filles capables de tout faire avec dignité. Pourtant, Touadéra a laissé les Centrafricaines de côté pour aller chercher des filles à l’étranger. Les gens se demandent encore pourquoi.

 

C’est dans ce contexte que Gilles Gouandjika, fils du ministre conseiller à la présidence Fidèle Gouandjika, est intervenu directement sur les réseaux sociaux. Il a copieusement insulté les jeunes filles et les femmes centrafricaines. Dans sa vidéo directe sur la plateforme de réseau social Facebook, il a déclaré sans la moindre honte que la plupart des filles de Bangui sont sales, qu’elles sentent mauvaises, qu’elles ne sont pas propres et qu’elles ne se prennent pas au sérieux. Il a continué en disant qu’elles se comportent mal avec leur corps et qu’elles ne sont pas capables de faire ce que les Camerounaises sont venues faire.

 

Ces propos ont immédiatement provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Beaucoup de Centrafricains ont réagi avec colère. Ils ont rappelé que la famille Gouandjika occupe des postes importants depuis longtemps. Ils construisent des immeubles et accumulent des biens, mais ils n’ont rien fait de concret pour améliorer la vie des femmes centrafricaines. Au contraire, on voit souvent ces femmes vivre dans la précarité, dans des taudis, sans véritable soutien en éducation ou en emploi. Parfois on leur donne seulement quelques centaines de francs pour les faire participer à des activités, et c’est tout.

 

Aujourd’hui, la grande question qui circule partout est celle-ci : où sont les femmes centrafricaines ?

 

Cet homme a insulté publiquement leur dignité, leur corps, leur propreté et leur honneur. Il a parlé d’elles comme si elles ne valaient rien. Pourtant, presque personne ne réagit officiellement. Les femmes entendent ces insultes graves et restent silencieuses. Elles ont peur de quoi ? Pourquoi ne pas sortir pour dire non ? Pourquoi ne pas manifester et exiger le respect ?

 

Plus grave encore, le dictateur de Bangui, lors de son couronnement, a encore répété lors de son discours le 30 mars 2026 qu’il veut la fin de l’impunité. Il le dit depuis 2015. Mais quand le fils d’un de ses plus proches conseillers insulte ouvertement les femmes centrafricaines sur les réseaux, aucune conséquence n’arrive. Aucune voix officielle ne s’élève pour condamner ces paroles.

 

Gilles Gouandjika a osé dire ces choses alors qu’il est lui-même fils d’une femme. Certains rappellent que sa mère est roumaine, et se demandent si c’est pour cela qu’il parle des femmes centrafricaines avec autant de mépris. Peu importe. Ce qui compte, c’est que ces insultes sont inacceptables. Elles viennent d’un homme qui bénéficie de la proximité du pouvoir.

 

Les femmes centrafricaines sont là. Elles sont belles. Elles sont fortes. Elles sont nombreuses. Elles portent le pays sur leurs épaules tous les jours. Il est temps qu’elles se lèvent et qu’elles disent clairement : ça suffit. Il faut arrêter cette impunité qui permet à certains de les insulter en public sans aucun problème.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

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Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Parlement monocolore : Laurent Gomina Pampali livre une analyse qui fait écho à la situation actuelle avec le dictateur Faustin-Archange Touadera  

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’interview de Laurent Gomina Pampali sur la radio Ndèkè-Luka concernant le fonctionnement des assemblées monocolores dessine un portrait exact qui semble calqué sur la réalité politique centrafricaine observée depuis 2016 avec le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera.

 

Ce philosophe et ancien député ne cache rien des mécanismes qui transforment une assemblée en chambre d’enregistrement. Il explique comment l’argent circule pour acheter les consciences, comment les promesses de soutien financier font basculer les élus d’un camp à l’autre. Ces pratiques qu’il décrit avec précision correspondent exactement à ce que vit le pays depuis plusieurs années maintenant.

 

Son récit commence par rappeler ce qui s’est produit lors de l’élection présidentielle de 2016 avec l’élection contesté de Faustin-Archange Touadera. Le nouveau président, étant candidat indépendant à la présidentielle,  arrive au pouvoir sans aucun député de son camp à l’Assemblée nationale. Il se retrouve donc avec un parlement élu sur des listes de partis divers, une situation qui aurait pu garantir un véritable pluralisme si les choses avaient suivi leur cours normal.

 

Mais très vite, selon les mécanismes décrits par Gomina Pampali, le chef de l’État comprend qu’il doit contrôler cette institution pour gouverner selon sa volonté. C’est alors que débute une campagne d’achat massif des consciences parlementaires, utilisant des ressources financières considérables mises au service de cette stratégie de contrôle total.

 

Un par un, les députés élus sous d’autres étiquettes rejoignent la majorité présidentielle, exactement comme l’explique l’invité. Les sommes proposées dépassent tout ce que ces élus pouvaient espérer gagner par leur travail parlementaire. Face à de tels montants dans un pays rongé par la pauvreté, peu résistent aux tentations financières qui leur sont offertes.

 

Cette première phase de corruption généralisée permet de transformer progressivement une assemblée multipartite en parlement monocolore. Les députés gardent formellement leur appartenance à des formations diverses, mais dans les faits, ils votent tous dans le même sens. Gomina Pampali décrit exactement ce processus quand il évoque les élus qui se taisent comme des carpes après avoir touché de l’argent.

 

La situation empire encore lors des élections législatives de décembre 2020, confirmant les dérives annoncées par l’ancien parlementaire. Cette fois, le parti présidentiel et les formations satellites du pouvoir raflent la quasi-totalité des sièges disponibles. Le scrutin se déroule dans des conditions contestées, mais le résultat est sans appel pour l’opposition qui disparaît presque complètement de l’hémicycle.

 

Depuis cette date, le pays vit sous un régime de parti unique de fait, même si quelques formations d’opposition subsistent sur le papier. Leur poids à l’Assemblée nationale reste dérisoire et leur capacité d’action quasi nulle. Les vrais débats ont disparu, les questions au gouvernement deviennent des exercices de complaisance, les commissions d’enquête n’aboutissent jamais à rien de concret.

 

L’ironie de cette situation mérite qu’on s’y attarde longuement, car elle révèle quelque chose de profondément dérangeant. Gomina Pampali a servi le Rassemblement démocratique centrafricain entre 1987 et 1992, un parti unique assumé. Pourtant, il affirme que ce parlement d’alors accomplissait mieux son travail de contrôle que l’assemblée actuelle malgré son origine autoritaire.

 

Selon lui, les députés de cette époque faisaient trembler le gouvernement par la qualité de leurs questions et l’exigence de leurs débats. Cette nostalgie peut sembler étrange venant d’un homme qui défend aujourd’hui le pluralisme démocratique. Mais elle devient compréhensible quand on examine le fonctionnement de l’Assemblée nationale ces dernières années sous le régime en place.

 

Les députés actuels ne posent jamais de questions embarrassantes, n’enquêtent jamais sur les scandales, ne critiquent jamais les politiques gouvernementales. Leur seule fonction consiste à applaudir et voter oui sans jamais remettre en question les décisions prises. Cette réalité correspond parfaitement à la description que fait Gomina Pampali d’un parlement vidé de sa substance et de son rôle constitutionnel.

 

Le régime actuel multiplie pourtant les discours sur le renforcement de la démocratie, comme s’il cherchait à masquer cette réalité. Les communiqués officiels regorgent de références aux valeurs républicaines et à l’État de droit. Le président lui-même ne cesse de vanter les avancées démocratiques du pays lors de ses allocutions, créant un décalage saisissant avec la réalité vécue.

 

Ces belles paroles masquent une réalité beaucoup moins reluisante que Gomina Pampali décrit sans détour dans son analyse. La corruption parlementaire qu’il évoque fonctionne selon un schéma bien connudepuis 2016. Des élus arrivent à l’Assemblée avec l’étiquette de partis différents, donnant l’illusion d’un pluralisme vivant aux observateurs extérieurs.

 

Puis les tractations commencent en coulisse, comme l’explique précisément l’ancien député dans son témoignage. On propose aux parlementaires cinq millions, dix millions, quinze millions de francs CFA pour rejoindre la majorité présidentielle. Ces montants astronomiques dans le contexte centrafricain suffisent à faire basculer la plupart des élus qui oublient rapidement leurs engagements initiaux.

 

Cette méthode permet d’afficher formellement un parlement multipartite tout en contrôlant réellement tous les votes importants. Les observateurs étrangers peuvent noter la présence de plusieurs formations politiques dans l’hémicycle. Mais les projets de loi passent sans discussion véritable, les questions au gouvernement perdent toute substance, les commissions parlementaires travaillent dans le vide absolu.

 

Gomina Pampali insiste sur un point capital que beaucoup oublient ou feignent d’ignorer dans le débat public actuel. La démocratie se nourrit de confrontation d’idées, de débats contradictoires, de polémiques même constructives. Un régime où tout le monde pense pareil, où personne ne contredit le président, où les députés applaudissent chaque initiative gouvernementale n’a rien de démocratique.

 

L’unanimisme qu’il dénonce tue la pensée et l’innovation politique, transformant le parlement en simple outil de validation. Son analyse met le doigt sur une vérité dérangeante pour le pouvoir en place. Le parlement monocolore de Kolingba, malgré son origine autoritaire, fonctionnait mieux que l’assemblée prétendument pluraliste d’aujourd’hui selon son témoignage direct.

 

Les députés d’alors, même investis par un parti unique, gardaient leur liberté de parole et leur capacité d’investigation réelle. Ceux d’aujourd’hui, bien que venus d’horizons divers en 2016, ont renoncé à leur mission de contrôle. Cette comparaison dérange parce qu’elle dévoile le mensonge du discours officiel depuis neuf ans maintenant.

 

Le régime se présente comme un champion de la démocratie alors qu’il a instauré une dictature plus efficace que celle du parti unique. Au moins Kolingba assumait le caractère monolithique de son système politique. Le pouvoir actuel, lui, organise une mise en scène démocratique tout en muselant plus efficacement encore les voix dissidentes par l’argent.

 

Les méthodes ont changé mais le résultat reste identique, voire pire selon l’analyse livrée par Gomina Pampali. Plutôt que d’interdire formellement les partis d’opposition, on les vide de leur substance en achetant leurs représentants dès 2016. Plutôt que de censurer ouvertement les débats parlementaires, on s’assure que personne n’ait envie de débattre vraiment par des moyens financiers.

 

Le contrôle s’exerce de manière plus subtile mais tout aussi totale sur l’ensemble de l’institution parlementaire. L’évolution entre 2016 et 2025 montre une progression inquiétante vers le verrouillage complet des institutions. La première mandature présidentielle reposait encore sur l’achat des députés élus sous d’autres bannières, créant au moins une apparence de pluralisme initial.

 

La deuxième, depuis 2020, s’appuie sur un parlement acquis dès le départ grâce au contrôle du processus électoral. Les prochaines élections risquent de consacrer définitivement ce système de parti unique déguisé. Gomina Pampali évoque également la dimension internationale de ce phénomène qu’il a observé dans d’autres contextes similaires au fil de sa carrière.

 

Les pays pauvres, dit-il, sont plus vulnérables à ces dérives parce que l’argent y a plus de poids. La Centrafrique cumule la pauvreté économique et la pauvreté intellectuelle en matière de culture politique. Cette double faiblesse facilite la manipulation des consciences et la corruption des institutions depuis 2016, rendant le système particulièrement efficace.

 

L’ancien député termine son intervention en appelant à une éthique parlementaire que les pays anglo-saxons ont développée au fil du temps. Il souhaite que les futurs élus pensent moins à leur enrichissement personnel et davantage à leur mission au service du peuple. Ce vœu pieux restera lettre morte tant que le système récompensera la soumission et punira l’indépendance d’esprit comme il le fait actuellement.

 

La révélation la plus accablante de cette interview tient en quelques mots qui résonnent comme un verdict sans appel. Un homme qui a servi une dictature avoue que celle-ci respectait mieux certains principes démocratiques que le régime actuel qui prétend incarner la démocratie. Laurent Gomina Pampali, par son témoignage, démontre que le pays vit sous un parti unique depuis 2016, d’abord masqué par la corruption généralisée, puis assumé depuis 2020​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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À l’UFEB Bataillon 2, tout passe par la famille Faki, même le groupe WhatsApp de l’église

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À l’UFEB Bataillon 2, tout passe par la famille Faki, même le groupe WhatsApp de l’église

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une communauté chrétienne appartient à ses fidèles, pas à son pasteur. À l’UFEB Bataillon 2, cette règle simple semble avoir été oubliée depuis longtemps.

 

Depuis l’arrivée du pasteur Issene Faki à la tête de l’église baptiste UFEB Bataillon 2, ce dernier a installé les membres de sa famille aux postes clés de l’église. Son épouse, ses fils et ses filles occupent chacun une position qui leur permet de voir ce qui se passe, d’entendre ce qui se dit, et de rapporter au pasteur tout ce qui mérite son attention. Ce qui ressemble à une organisation familiale est en réalité un réseau de surveillance discret, tendu sur toute la communauté.

 

L’exemple le plus parlant de cette mainmise est le groupe WhatsApp créé par l’église pour communiquer avec ses fidèles. Ce groupe, qui devrait être un outil collectif au service de toute la communauté, est administré par le fils du Pasteur Faki. Un fils qui ne réside même pas à Bangui, puisqu’il a été envoyé étudier en Tunisie par son père.

 

De Tunis, ce jeune homme est le seul administrateur de ce groupe WhatsApp à pouvoir publier dans le groupe. Aucun membre, aucun responsable, aucun diacre ou diaconesse de l’église n’a cette possibilité. Les paramètres du groupe ont été configurés de telle sorte que tout message envoyé par un membre arrive uniquement en privé chez l’administrateur, sans jamais apparaître dans le groupe. Concrètement, quand le Pasteur Faki veut diffuser une information, il l’envoie d’abord à son fils en Tunisie, qui la reçoit, la retravaille et la publie ensuite dans le groupe depuis là-bas.

 

Cette configuration n’est pas un accident. C’est un choix délibéré qui prive toute la communauté de la parole dans son propre espace de communication. Et pourtant, l’église compte en son sein des professeurs d’université, des intellectuels, des hommes et des femmes parfaitement capables de gérer un groupe de cette nature.

 

Romains 12 verset 4 et 5 rappelle que « comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ. »

 

La gestion saine d’un groupe communautaire repose sur plusieurs administrateurs, pas sur un seul. Si l’un est absent, un autre prend le relais. Si l’un disparaît, le groupe continue de fonctionner. Confier l’administration unique d’un outil collectif à un seul individu, qui plus est à des milliers de kilomètres, c’est exposer toute la communauté à une paralysie totale au moindre imprévu.

 

Le livre des Proverbes au chapitre 11 verset 14 dit clairement : « Quand il n’y a point de sage direction, le peuple tombe. » Ce que le Pasteur Faki a mis en place à l’UFEB Bataillon 2 dépasse la simple question de la gestion d’un groupe WhatsApp. C’est toute une logique de contrôle qui transparaît, où chaque poste, chaque outil, chaque canal d’information finit par passer entre les mains d’un membre de sa famille.

 

Le théologien Jacques Ellul écrivait que le pouvoir non partagé dans une église finit toujours par se retourner contre la communauté qu’il prétend servir.

 

Des fidèles de cette église, qui ont requis l’anonymat, confient à CNC qu’ils se sentent étrangers dans leur propre communauté. Certains envisagent de quitter le groupe WhatsApp et d’en créer un autre, indépendant, où chacun pourrait s’exprimer librement sans passer par le fils du pasteur installé en Tunisie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Hassan Come à Ouanda-Djallé : un appel au calme qui sent la manipulation électorale grossière

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Hassan Come à Ouanda-Djallé : un appel au calme qui sent la manipulation électorale grossière

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé, encore sous le choc du 27 février 2026,  trois morts dont des élèves criblés de balles FACA, une ville morte en signe de protestation muette, a vu débarquer un « fils du pays » qui n’y met presque jamais les pieds : Hassan Come. Ancien ministre du commerce, candidat MCU aux législatives, il profite de la délégation ministérielle (Bireau et Yapandé) pour se poser en sauveur et en intermédiaire privilégié.

 

Devant une foule tendue, il commence par l’ovation forcée : « Merci au président Touadéra d’avoir envoyé les ministres ici. Ovation, ovation ! » Puis il condamne mollement l’acte (« c’est grave »), présente condoléances rapides, et passe direct au refrain :

 

« Restez calmes. Ne vous laissez pas manipuler. Pas de grèves, pas de mouvements. Les autorités sont venues, elles vont régler ça. On va leur tirer les oreilles. Considérez-les comme vos frères. Discutez avec eux comme avant. »

 

Pas un mot sur le départ urgent des FACA de l’OFCA, pas d’exigence ferme de justice pour les trois vies fauchées, pas de reconnaissance des abus quotidiens dénoncés par le sultan-maire et le sous-préfet. Juste un appel à la fraternité avec ceux qui ont tiré, emballé dans un vibrant soutien au pouvoir.

 

La population n’est pas dupe. Hassan Come , qui se fait rare dans sa ville natale sauf quand les caméras ou les urnes appellent, a sauté sur l’occasion pour se mettre en avant : c’est lui qui aurait alerté les ministres, lui qui facilite le dialogue, lui qui apaise. Le ministre Bireau le couvre d’éloges (« un enfant du pays qui réagit bien »), Yapandé enchaîne sur l’attention présidentielle. Ça sent la mise en scène : calmer la colère avant qu’elle ne déborde, protéger l’image du MCU et de Touadéra dans une zone fidèle aux urnes, et préparer le terrain pour sa candidature législative. Pour les habitants, c’est une stratégie montée de toute pièce pour venir faire la campagne électorale, profitant de ce malheure.

 

Mais la rage est là, palpable. Les habitants, qui ont vu leurs enfants mourir, qui subissent absence d’État, occupation militaire et isolement total, n’avalent pas cette soupe. Khom n’est pas aimé sur place – on le voit comme un absent opportuniste, un politicien qui instrumentalise le drame pour son ascension. Son discours n’a pas calmé ; il a ulcéré. La foule était en colère avant, elle l’est encore plus après avoir entendu ce qui ressemble à un mensonge déguisé en sagesse.

 

À Ouanda-Djallé, on ne veut pas de fraternité forcée avec des tueurs en uniforme. On veut justice, départ des FACA du centre-ville, retour de la sécurité civile, et que les promesses ne restent pas des mots. Hassan Come a joué sa carte ; la population a vu clair dans son jeu. Les tombes fraîches ne mentent pas, elles. Pour la population, tout sauf Hassan Come.

 

Par Serge Binguimalé

 

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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

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Touadera vient d’octroyer 4660 hectares via la cryptomonnaie à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Centrafricaines et centrafricains, vous lisez ceci ?  Désormais, votre terre est en vente via la cryptomonnaie. Voici la première transaction douteuse, hors mis celle faite avec le mari de Valentine Rugwabiza, cheffe de la Minusca.  Et bien, le gouvernement vient d’accorder un vaste terrain de 4660 hectares à Agri-Groupe Africa dans l’Ouham pour cultiver cacao et café avec un loyer minime de cent millions CFA chaque année.

 

Ce contrat de quinze ans renouvelable met à disposition un domaine entier pour des plantations et des unités de transformation agro-alimentaire.

 

Les clauses incluent aussi la construction de routes, de logements et de centres de santé censés profiter aux riverains, pourtant le prix payé reste dérisoire face à la valeur des sols.

 

Et tout s’organise autour du meme coin, cette crypto-monnaie que le pouvoir a mise en circulation pour attirer des fonds rapides.

 

La société reçoit ainsi les terres en échange d’un règlement lié à cette devise numérique lancée directement depuis les cercles proches du sommet.

 

Pendant ce temps les cultivateurs centrafricains continuent de lutter pour garder leurs petites parcelles et nourrir leurs proches au jour le jour.

 

Le bail avance sans que personne n’explique vraiment comment les communautés vont toucher leur part dans cette opération.

 

Les travaux doivent démarrer dans les trois mois qui suivent la signature, mais les habitants de l’Ouham attendent encore des réponses claires.

 

Par Éric Azoumi

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

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Martin Ziguélé estime que les scrutins africains ne garantissent plus l’alternance politique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui
Le député Martin Ziguelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Ziguélé est intervenu dans l’émission « Sous l’Arbre à palabre », consacrée au thème «— À quoi servent encore les élections en Afrique ? », diffusée sur la version francophone de la chaîne allemande DW et présentée par Georges Ibrahim Tounkara. L’ancien Premier ministre centrafricain y a expliqué que de nombreux processus électoraux sur le continent se déroulent sans réelle compétition, faute de transparence et de garanties institutionnelles.

 

Au cours de ce débat, Martin Ziguélé a indiqué que plusieurs dirigeants verrouillent les règles du jeu politique avant d’aller aux urnes, laissant aux citoyens un choix réduit et souvent symbolique. Il a souligné que ce modèle fragilise la confiance dans les institutions et limite la possibilité d’un changement politique issu des urnes. L’ancien chef de file du MLPC a ajouté que certaines autorités s’appuient sur l’appareil sécuritaire et administratif pour contrôler les étapes clés des scrutins, du recensement à la proclamation des résultats.

 

Dans cet échange, il a rappelé que la tenue des élections ne suffit pas à garantir une gouvernance démocratique si les contre-pouvoirs restent affaiblis. Il a aussi relevé que plusieurs pays africains traversent des crises politiques répétées, dans lesquelles les scrutins jouent un rôle secondaire face aux arrangements internes des régimes en place. L’analyse de Martin Ziguélé s’inscrit dans un débat plus large sur l’avenir des mécanismes électoraux en Afrique, alors que les citoyens expriment une lassitude croissante face à des consultations perçues comme verrouillées.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

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Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/patrouille_gendarmes-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Accusée du meurtre de sa propre fille de 13 ans, une femme, libérée de la gendarmerie, fait retourner la justice contre sa belle-famille. Incroyable! Comment la justice centrafricaine fonctionne en 2026
patrouille_gendarmes-bangui – Bouca : L’arrestation par les Wagner de 3 hauts responsables de la sécurité

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Kaga-Bandoro, une mère a été arrêtée pour avoir empoisonné à mort sa fille de treize ans et ressort libre de la gendarmerie, avant de retourner la machine judiciaire contre ceux qui avaient réclamé sa prison.

 

Quand une meurtrière présumée devient celle devant qui il faut s’agenouiller pour être libéré, on comprend que la justice centrafricaine a changé de camp depuis longtemps.

 

En effet, tout commence à Kaga-Bandoro, capitale de la Nana-Gribizi. Une femme soupçonne son mari d’avoir une maîtresse. Incapable de diriger sa rage vers son époux, elle glisse du poison dans le repas de sa fille de treize ans. L’enfant mange, s’effondre et ne se relève plus. La gendarmerie arrête la mère suspecte, qui porte encore dans ses bras un bébé de neuf mois.

 

C’est là que les choses prennent une tournure qui échappe à toute logique judiciaire. Les gendarmes de Kaga-Bandoro, au lieu de transmettre le dossier au parquet, préfèrent convoquer la famille du mari de la suspecte et lui posent la question : que faire de la suspecte ? Écoutez bien ceci ! On va faire quoi avec cette dame ? On l’amène en prison ou on la libère ?

 

De son côté, la famille du mari répond clairement : qu’elle aille en prison, au moins quelques mois, pour lui faire comprendre ce qu’elle a fait. Tuer sa propre fille, elle est capable de tuer n’importe quelle personne, y compris son mari. Le mieux, elle doit faire la prison, réclame la belle-famille.

 

Contre toute attente, le mari de la suspecte, lui, dit non. Il explique que sa femme a encore un bébé de neuf mois entre ses mains, et qu’elle ne doit pas aller en prison.

 

La gendarmerie s’aligne alors sur la décision du mari. La femme est libérée immédiatement.

 

Dès sa sortie, la femme quitte Kaga-Bandoro pour Bangui, sans attendre. Une fois arrivée dans la capitale, elle se rend au domicile du grand-frère de son mari au quartier Gobongo, dans le quatrième arrondissement. Sur place, elle retrouve le grand-frère du mari, qui avait réclamé son emprisonnement à la gendarmerie. En face de son beau-frère, la femme lui dit clairement que son coup contre elle a échoué, et qu’elle est désormais libre. C’est à son tour de lui montrer dans quelle boîte elle se chauffe.

 

Le lendemain, la femme part retrouver sa copine, maîtresse du commandant Yarkokpa, qui habite également au quartier Gobongo. Elle fait ressortir la vieille photo de son beau-frère, prise plusieurs années auparavant lorsqu’il était autodéfense à Ouanda-Djallé. À cette époque, le monsieur combattait aux côtés des soldats FACA contre les rebelles du FPRC et du RPRC. Un jour, après une opération, l’équipe était en joie d’avoir repoussé les rebelles. Les éléments étaient contents et prenaient des photos. Le monsieur, lui aussi, avait pris une photo avec sa tenue et son arme.

 

C’est cette photo que la femme apporte à la copine du commandant Yarkokpa, de la garde présidentielle, qui est aussi sa voisine à Gobongo. La copine la transmet au commandant, lui disant que cet homme qui habite ici n’est pas un commerçant, c’est un rebelle. Le commandant regarde la photo et tranche : c’est un rebelle. Le grand-frère est arrêté et conduit à la SRI, la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

La machine s’emballe alors dans tous les sens. Le mari de la femme, furieux que sa femme libérée grâce à lui se retourne contre son propre grand-frère, lui signifie qu’il la quitte définitivement et récupère l’enfant de neuf mois.

 

Et ce n’est pas tout ! C’est là le cœur du problème. La femme court aussitôt informer le commandant Yarkokpa de ce que son mari vient de faire. Le commandant Yarkokpa, de son côté, ordonne immédiatement l’arrestation du mari. Les hommes du commandant vont cueillir le mari à son tour et le conduisent à la SRI.

 

Deux hommes sont maintenant derrière les barreaux. Et la folie continue. Le directeur de la SRI convoque le mari et lui explique les conditions de sa libération : ramener l’enfant à la femme, lui demander pardon, promettre de ne jamais la quitter.

 

Le mari, soucieux d’être libre, s’exécute. Il demande à ses proches de ramener le bébé. Il demande également pardon à sa femme et lui promet de ne plus la quitter. Immédiatement, il est relâché de la SRI.

 

Puis c’est au tour du grand-frère. Le directeur de la SRI lui dit que pour être libre, il doit demander pardon à la femme de son petit frère. Incroyable ! Le grand-frère doit s’agenouiller devant elle et implorer son pardon.

 

Regardez : une femme a tué sa propre fille de treize ans. Elle n’a passé aucune nuit en cellule, n’a croisé aucun juge, n’a entendu aucune mise en examen. En revanche, deux hommes de sa belle-famille ont été arrêtés, humiliés et contraints de s’agenouiller devant elle pour recouvrer leur liberté. Le nourrisson de neuf mois a servi de monnaie d’échange dans une négociation menée non pas dans un prétoire, mais dans les bureaux d’une unité de gendarmerie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

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Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Fari Tahéruka Shabazz : « Dologuélé a saboté la victoire en participant à la présidentielle du décembre,  offrant au passage 15 % de légitimité à Touadéra  
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La participation d’Anicet Georges Dologuélé à la présidentielle du 28 décembre 2025 n’a pas affaibli le régime, elle l’a sauvé d’un effondrement bien plus rapide.

 

Les partisans les plus fervents de Dologuélé, regroupés autour de lui au sein de l’URCA, reprochent régulièrement aux tenants du boycott au sein du BRDC d’avoir joué la chaise vide, d’avoir manqué de courage politique. Fari Tahéruka Shabazz retourne complètement cet argument. Pour lui, c’est exactement l’inverse qui s’est produit : la participation de Dologuélé constitue le véritable sabotage de la seule stratégie capable de faire tomber le régime rapidement.

 

Les chiffres officiels proclamés par l’Autorité Nationale des Élections donnent à Anicet Georges Dologuélé 14,66 % des suffrages exprimés, arrondi à 15 %. Le taux d’abstention officiel atteint 51 % : plus de la moitié des électeurs centrafricains n’ont pas voté, considérant d’emblée le scrutin comme une farce, une mascarade prévisible.

 

Fari Tahéruka Shabazz pose alors une question simple mais dévastatrice : que se serait-il passé si Dologuélé avait rejoint l’appel au boycott au lieu de participer ? Ses 15 % se seraient ajoutés à l’abstention existante. On aurait alors atteint 66 % d’abstention, soit les deux tiers de l’électorat refusant de cautionner le processus électoral.

 

Avec 66 % d’abstention, le régime Touadéra n’aurait recueilli que 34 % de participation réelle. Ce chiffre colossal aurait rendu impossible toute communication triomphaliste du pouvoir. Plus de discours sur des élections qui se sont passées dans le calme, plus de narration sur un retour à la normale, plus de mise en scène d’une démocratie qui fonctionne.

 

Les observateurs internationaux, les partenaires, les think tanks auraient été obligés de se concentrer sur le sens politique de cette abstention massive : un rejet clair et massif du pouvoir en place et du processus électoral organisé sous son contrôle. La MINUSCA et les partenaires multilatéraux auraient dû constater l’échec patent de la normalisation vendue depuis des années.

 

Le régime aurait perdu toute légitimité résiduelle aux yeux des bailleurs, des investisseurs, des chancelleries. Le débat international aurait porté sur une question incontournable : que fait-on devant un pouvoir rejeté par les deux tiers de l’électorat ? Cette situation aurait créé un blocage financier et diplomatique beaucoup plus rapide et puissant que ce qu’on observe aujourd’hui.

 

Au lieu de cela, en participant, Dologuélé a légitimé le scrutin par sa seule présence. Ses 15 % ont servi de caution : regardez, même l’opposition sérieuse a participé, donc le processus est crédible. Il a permis au régime de revendiquer une participation correcte d’environ 49 % au lieu des 34 % qui auraient affiché la réalité du rejet populaire.

 

Il a même offert à Touadéra un second tour fantôme où il arrive deuxième avec un score honorable, donnant l’illusion d’une compétition démocratique réelle. Ces 15 % de légitimité supplémentaire, dont le régime avait désespérément besoin pour faire avaler la pilule à l’international et à une partie de l’opinion, Dologuélé les lui a offerts sur un plateau.

 

Fari Tahéruka Shabazz le dit sans détour : « Les 15 % de Dologuélé ne servent absolument à rien en termes électoraux. Il ne gagne rien. Par contre, ces 15 % s’ils avaient été ramenés dans l’abstention, ça nous aurait vraiment beaucoup servi. » L’analyste enfonce le clou avec une formule lapidaire : « Si véritablement vous vouliez faire chuter rapidement Faustin Archange Touadéra, la meilleure stratégie eût été de faire cette politique du boycott. Mais vous avez fait l’inverse, donc ce qui veut dire que vous avez saboté la meilleure stratégie. » La participation de Dologuélé n’a pas affaibli Touadéra, elle l’a sauvé d’un effondrement de légitimité beaucoup plus brutal et immédiat. Elle a offert au régime les 15 % de vernis démocratique qui lui manquaient pour tenir encore quelques mois, voire quelques années de plus. C’est un sabotage objectif de la dynamique du boycott.

 

Fari Tahéruka Shabazz ne parle pas ici d’intentions ou de motivations personnelles. Il parle de résultats concrets, mesurables. Peu importe que Dologuélé ait voulu ou non sauver le régime, le fait est qu’il l’a fait. Ses 15 % ont servi de bouée de sauvetage à un pouvoir qui se noyait dans son illégitimité.

 

Les tenants du boycott avaient compris une chose simple : dans un régime qui survit uniquement grâce à l’apparence de légitimité internationale, la pire arme qu’on puisse utiliser contre lui, c’est le refus de participer à ses mises en scène. Chaque candidat qui boycotte retire un morceau de crédibilité au spectacle électoral. Chaque électeur qui s’abstient retire un point de pourcentage au récit officiel.

 

Dologuélé a fait le choix inverse. Il a choisi de participer, de donner de la substance au spectacle, de fournir au régime exactement ce dont il avait besoin : un adversaire crédible, des chiffres présentables, une apparence de pluralisme. Et le résultat est là, vérifiable dans les chiffres officiels : 49 % de participation au lieu de 34 %, un second tour qui a du sens au lieu d’un plébiscite grotesque.

 

Fari Tahéruka Shabazz observe que même les partisans de Dologuélé ne peuvent nier cette arithmétique simple. Ils préfèrent déplacer le débat sur le courage, sur la peur, sur l’abandon du terrain. Mais les chiffres restent les chiffres. 51 % plus 15 % égalent 66 %. Et 66 % d’abstention auraient changé complètement la donne internationale.

 

Les bailleurs auraient suspendu leurs financements plus rapidement. Les partenaires auraient exigé des réformes plus profondes. La MINUSCA aurait perdu son argument principal pour justifier sa présence : accompagner une transition démocratique. Comment accompagner une transition que les deux tiers de la population rejettent ouvertement ?

 

Cette occasion historique de faire basculer le régime par la simple force du refus collectif, Dologuélé l’a gâchée. Il a préféré ramasser 15 % et une place au second tour plutôt que de contribuer à un mouvement de boycott qui aurait pu faire tomber le système entier en quelques mois. C’est ce calcul politique que Fari Tahéruka Shabazz qualifie de sabotage​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

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Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Hassan-Bouba-le-ministre-chef-rebelle-et-Lavrov-ministre-russe-des-affaires-etrangeres.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Hassan Bouba veut-il désormais quitter le pays pour la Russie ?
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des informations qui circulent depuis plusieurs semaines dans les couloirs de la présidence centrafricaine indiquent qu’Hassan Bouba cherche à quitter Bangui pour rejoindre Moscou, sans y parvenir.

 

Ex-Coordinateur politique de l’UPC, unité pour la paix en Centrafrique,  et Tchadien d’origine, Hassan Bouba a rejoint la République centrafricaine dans les rangs de ce groupe armé avant de s’imposer comme l’un des hommes les plus proches des mercenaires russes. Son lien amoureux avec Dimitri Sytyi, le chef de Wagner en RCA, lui a valu d’être reçu à plusieurs reprises par des responsables du ministère russe des Affaires étrangères.

 

Mais en 2021, des mercenaires russes du groupe Wagner l’avaient extrait de force de la détention de la Cour pénale spéciale au camp de Roux, où il avait été placé pour son rôle présumé dans des massacres commis sous sa coordination. Une semaine après cette libération imposée, il retrouvait son poste de ministre de l’Élevage et de la Santé animale, comme si rien ne s’était passé. Médaillé par le Président Touadera, Hassan Bouba est pressenti d’occuper le poste du vice-Président de la République il y’a deux ans. Mais qu’en est-il pour le moment ?

 

À l’approche du scrutin du 28 décembre, Hassan Bouba avait mobilisé ses réseaux en lançant un comité de soutien baptisé « 100% Touadéra », organisant des marches à travers le pays pour appuyer la candidature du président sortant à un troisième mandat. Cette agitation politique lui avait permis de se repositionner dans l’entourage du pouvoir.

 

Mais depuis le coup d’État électoral de Touadéra, sa situation s’est fragilisée. Son nom circule dans des rumeurs de connivence avec l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, accusé d’avoir joué un double jeu. Ngrebada a depuis été frappé par le régime, et il a perdu son siège de député à Boali, battu par un candidat du parti au pouvoir dans des conditions qui laissent peu de place au hasard.

 

Dans ce contexte, Hassan Bouba aurait tenté à plusieurs reprises de rejoindre Moscou, en vain. Selon des sources proches de la présidence, les autorités de Bangui bloquent ses tentatives de départ. Sa stratégie serait d’attendre en Russie la composition du prochain gouvernement : s’il y figure, il rentre ; s’il en est exclu, il reste à Moscou pour échapper à une éventuelle arrestation de la CPS.

 

En parallèle, depuis trois jours, son nom est désormais associé à des appels lancés vers les Peuls  au Niger, au Cameroun ou au Tchad  pour venir en République centrafricaine. Mais cet appel sert-il à quoi au juste ?

 

Par Éric Azoumi

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Touadera livre huit permis miniers comme des bonbons aux copains de son régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

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Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube

 

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Expertise du diamant au Bec d’or par Kongoboro, une découverte pour lui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pendant que les élèves de Sibut sont tabassés, arrêtés et que leurs parents dénoncent le vol de la bourse Maïngo , le Conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026 a tranquillement validé huit permis d’exploitation industrielle de petites mines au profit de cinq sociétés. Un vrai distributeur automatique de richesses nationales.

 

Les bénéficiaires de ce généreux cadeau présidentiel sont :

– Yero Mining

– Gasol International

– Allée Global Mining Central Africa

– Evra Patrice Yandoube (qui empoche quatre permis à lui tout seul)

– Kansgold

 

Le ministre des Mines et de la Géologie a déclaré que ces sociétés avaient « satisfait à toutes les conditions » et payé les frais exigés. Le Conseil a donc adopté les huit décrets sans sourciller. Ils seront transmis à la signature de Faustin-Archange Touadéra.

 

Pourtant, dans le même Conseil des ministres, le dictateur de Bangui lui-même avait exprimé de vives inquiétude . Il a explicitement demandé au ministre des Mines de « renforcer les mesures permettant de prévenir et de gérer les risques de manipulation de coordonnées géographiques ».

 

Traduction en langage clair : Touadéra sait parfaitement que les cartes et les coordonnées GPS des sites miniers sont souvent falsifiées en Centrafrique pour cacher les vraies zones riches. Il connaît le truc. Il l’a dit ouvertement devant tout son gouvernement.

 

Et malgré cet aveu public de danger, il a quand même donné son feu vert pour attribuer huit permis à des sociétés dont on ne connaît ni les vrais actionnaires, ni les capacités réelles, ni les engagements concrets envers le peuple centrafricain.

 

Huit permis miniers, cela représente potentiellement des milliers d’hectares d’or, de diamants et d’autres substances précieuses qui vont quitter le sol centrafricain dans l’opacité la plus totale. Pas d’appel d’offres public, pas de transparence sur les zones exactes, pas de cahier des charges strict sur l’emploi local, l’environnement ou le reversement à l’État.

 

Evra Patrice Yandoube qui rafle quatre permis à lui seul ? Cela sent très fort le proche du pouvoir ou l’intermédiaire privilégié. Les autres sociétés (Yero Mining, Kansgold, Gasol International…) ont des noms qui apparaissent soudainement et qui repartent probablement avec le magot.

 

Pendant ce temps :

– Les lycéens de Sibut manifestent contre la corruption des bourses scolaires

– Les routes sont défoncées

– Les hôpitaux manquent de tout

– Le peuple crie famine

 

Mais pour distribuer les richesses minières du pays aux copains, le régime est d’une efficacité redoutable : adoption en moins d’une heure.

 

C’est cela la « 7e République » de Touadéra : les petits Centrafricains se font réprimer, les gros amis du pouvoir se font servir l’or et les diamants sur un plateau d’argent.

 

Corbeau News suivra ces huit permis un par un. Nous publierons les zones concernées dès qu’elles seront connues, les vrais propriétaires derrière ces sociétés, et surtout : qui touche vraiment dans cette affaire.

 

Le pillage continue.

 

Par Alain Nzilo

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

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Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/11/billet-de-banque-CFA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la rareté des pièces de monnaie, vient le tour des billets de banque rejetés : la nouvelle galère quotidienne des centrafricains sur les marchés
billet-de-banque-CFA – Cemac : Les Banques en surliquidité en 2018

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après la pénurie persistante de pièces de monnaie, les nouveaux billets émis par la Banque centrale d’Afrique centrale peinent à s’imposer dans l’économie quotidienne des Centrafricains et créent déjà de vives tensions.

 

Dans un pays où l’argent liquide reste le principal moyen d’échange, la qualité défaillante des nouveaux billets de la BEAC commence à perturber gravement les transactions quotidiennes des Centrafricains.

 

En effet, ces coupures des billets émis par la BEAC montrent une fragilité inattendue dans la vie de tous les jours. Des fragments de papier se détachent facilement et de petites déchirures apparaissent après quelques manipulations seulement.

 

Ainsi, dès qu’un billet présente ce genre de défaut, même léger, les commerçants le refusent net. Le détenteur se trouve alors bloqué, incapable d’acheter quoi que ce soit avec une valeur qui ne passe plus nulle part. Cette réalité pèse lourdement dans un pays déjà éprouvé par des années de difficultés.

 

Prenant un exemple. À Boda, sous-préfecture minière de la Lobaye, au sud-ouest du pays, les refus de billets froissés ou légèrement fissurés se sont multipliés ces derniers temps. Si bien qu’une réunion avait été organisée à la mairie de la ville il y’a quelques semaines sur le sujet. Il ressort que tout commerçant qui refuse un billet de banque en bon état et légèrement déchiré, l’acheteur peut se retourner auprès des forces de l’ordre, que ça soit la gendarmerie ou la police, le commerçant sera arrêté, et une amande lui sera infligée.

 

Pourtant, malgré cette consigne claire, les vendeurs continuent de repousser ces billets de banque sans hésiter. Ils redoutent avant tout les faux billets qui circulent en grand nombre et préfèrent ne pas prendre le risque de se retrouver eux-mêmes avec une perte.

 

Rappelons que les anciennes séries de billets de banque qui étaient en circulation dans le pays offraient une bien meilleure résistance. Même pliés ou usés, ils gardaient leur forme et leur intégrité pendant de longs mois.

 

Les nouveaux, en revanche, s’abîment très vite pour un rien. Un simple frottement ou un pli suffit à les endommager de façon visible.

 

Dans ce cas, la responsabilité première revient à la Banque centrale qui a mis en circulation un papier qui ne supporte pas l’usage quotidien. Les citoyens en paient directement les conséquences sans pouvoir y remédier.

 

Une large campagne d’information auprès des marchands aurait pu apaiser les craintes liées aux contrefaçons. Mais aucune action de ce type n’a été lancée jusqu’à présent. Le silence des autorités laisse la population seule face à ces difficultés qui s’installent dans le quotidien.

 

Par Anselme Mbata

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator, et rappelle les règles statutaires du Conseil

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Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains.webp” data-wpel-link=”internal”>Le CSISCA dénonce les agissements de l’ancien président intérimaire, monsieur Rator,  et rappelle les règles statutaires du Conseil
Limam-Abdoulaye-Wassalegue-le-nouveau-president-du-Conseil-Superieur-Islamique-de-Centrafrique-avec-le-Coran-entre-les-mains. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau Exécutif National du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, a publié le 31 mars 2026 un communiqué officiel depuis Bangui.

 

Dans ce communiqué, le CSISCA indique que l’Assemblée Générale Ordinaire, Elective et Inclusive s’est tenue le 30 décembre 2025 à Bangui. Le nouveau Bureau Exécutif National du CSISCA a ensuite été investi le 7 février 2026 dans des conditions reconnues par les autorités et les participants.

 

Le CSISCA précise que monsieur Ahmat Déléris alias Rator, ancien président intérimaire, avait été invité à cette assemblée mais a choisi de ne pas y participer. Selon les articles 100 et 101 des statuts du CSISCA, cet ancien responsable est considéré comme disqualifié.

 

Le CSISCA souligne que monsieur Ahmat Déléris alias Rator continue de s’exprimer publiquement sur les réseaux sociaux et dans les médias, tantôt au nom d’une association politique, tantôt au nom du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique. Le Bureau Exécutif National du CSISCA juge que ces prises de position vont à l’encontre de l’éthique islamique, des lois de la République et des dispositions statutaires de l’organisation.

 

Le CSISCA estime que le motif de discrimination raciale invoqué par monsieur Ahmat Déléris alias Rator ne constitue qu’un prétexte. Il met en garde contre le risque d’accroître les divisions au sein de la communauté musulmane nationale, qui a récemment retrouvé son unité.

 

Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique appelle les organes de base, les associations, les directions techniques, les conseillers spéciaux, les membres d’honneur ainsi que les membres du Conseil National Chargé de la Jurisconsulte et de la Jurisprudence Islamique à respecter strictement les règles établies et à éviter toute manipulation susceptible de fragiliser l’unité de la communauté.

 

Le communiqué cite le verset 46 de la sourate 8 du Saint Coran : « Obéissez à Dieu et à Son Messager. Ne vous disputez pas entre vous, sinon vous fléchiriez et perdriez le souffle de votre force. Soyez patients car Dieu est avec ceux qui sont patients. » Le Bureau Exécutif National du CSISCA, dirigé par Son Eminence Imam Abdoulaye OUASSELEGUE, réaffirme son attachement aux valeurs religieuses et républicaines. Il assure la communauté nationale et internationale de sa détermination à préserver l’unité retrouvée de la communauté musulmane centrafricaine.

 

Par Sonia VICKOS

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

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Deux poids, deux mesures, le casse-tête  des officiers centrafricains de la gendarmerie formés en Russie : interview exclusive avec Romaric Mbilo, politologue, spécialiste de l’armée nationale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison
Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quatre ans. C’est le temps que passent certains de nos jeunes officiers en formation en Russie, loin de leurs familles, loin de chez eux. Quatre ans d’attente, d’espoir, et aujourd’hui d’incompréhension. Pendant ce temps, d’autres stagiaires, partis six mois en Ouganda, leurs décret de grade sont déjà sortis. Comment expliquer ce décalage ? Pourquoi certains sont-ils oubliés quand d’autres avancent ? Monsieur Romaric Mbilo, politologue et spécialiste de l’armée nationale, a accepté de nous parler. Sans détour, avec l’expérience de celui qui connaît le métier de l’intérieur, il nous livre son regard sur une situation qui interroge et qui inquiète.

 

Corbeau News Centrafrique :Monsieur Romaric, bonjour. Merci d’avoir accepté cette interview. Vous suivez de près l’évolution de nos forces de défense et de sécurité depuis des années. Aujourd’hui, une situation semble anormalement bloquée : plus de vingt-sept de nos futurs officiers sont en Russie depuis 2021 sans perspective de décret de reconnaissance de leur grade. Quelle est votre analyse de ce dossier ?

 

  1. Romaric :Bonjour. Je vous remercie de m’offrir cette tribune sur un sujet qui touche au cœur de notre souveraineté militaire. Ce que nous vivons est une anomalie grave. Imaginez : ces jeunes sont partis depuis quatre ans. Ils ont quitté leur pays, leurs familles, pour se former au métier des armes dans des conditions difficiles, et surtout dans le froid. Ils sont toujours là-bas, en attente de la reconnaissance de l’État, mais le silence de Bangui est assourdissant.

 

CNC :Justement, parlons de ce silence. On apprend qu’une promotion partie en Ouganda pour seulement six mois en 2025 a déjà vu ses décrets d’avancement signés à la mi-décembre. Ils porteront leurs galons dès leur retour. Comment un tel décalage est-il possible ?

 

  1. Romaric :C’est l’incompréhension totale. C’est le monde à l’envers ! Dans l’armée, la hiérarchie et la préséance sont basées sur le temps de formation et l’ancienneté. Comment expliquer à un jeune qui entame sa cinquième année d’études militaires en Russie que le petit nouveau, parti six mois en stage en Ouganda, est déjà officier par décret avant même d’avoir remis les pieds sur le sol national ? C’est une insulte au mérite.

 

CNC :Est-ce que ce blocage administratif ne cache pas une forme de “sanction” politique contre ceux qui ont été formés chez le partenaire russe ?

 

  1. Romaric : Si c’est le cas, c’est une faute stratégique. On ne sanctionne pas ses propres enfants pour des questions de géopolitique. Ces élèves ne sont pas les officiers de la Russie, ce sont les officiers de la République Centrafricaine. En refusant de signer leurs décrets alors qu’ils sont encore en terre étrangère, on les fragilise moralement. Quel message envoie-t-on à ceux qui nous représentent à l’extérieur ? Que leur État les oublie au profit de circuits plus “courts” et politiquement plus agiles ?

 

CNC : Concrètement, quel est l’impact de l’absence de ce décret de galon pour ces jeunes qui sont toujours en Russie ?

 

  1. Romaric :L’impact est dévastateur. Juridiquement, ils restent des élèves, des stagiaires. Ils n’ont aucune sécurité de carrière, aucune garantie sur leur solde future. C’est un vide administratif qui les place dans une précarité indigne de leur rang. Pendant ce temps, la promotion ougandaise revient avec des garanties pleines et entières. C’est une rupture d’égalité flagrante devant la loi militaire.

 

CNC : Monsieur Romaric, pour conclure, la situation semble bloquée au niveau du ministère de la Défense. Quel serait votre dernier mot pour alerter les autorités ?

 

  1. Romaric :Je dirais au commandement : attention. Une armée ne tient que par la confiance qu’elle inspire à ses hommes. Si vous créez des officiers de “première zone” et des officiers de “seconde zone” selon le pays de formation, vous détruisez la fraternité d’armes. Signez ces décrets pour les enfants du pays en Russie. Il est temps de ramener la justice sous les drapeaux.

 

CNC : Monsieur Romaric, merci pour cette franchise qui, nous l’espérons, fera bouger les lignes.

 

  1. Romaric :C’est mon vœu le plus cher. Merci à vous.

 

Propos recueillis par Brahim….

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Le regretté Karl Blague, avant sa mort, accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

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Karl Blague accuse  Touadéra d’avoir instauré la misère pour manipuler les Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/karl-blague.jpg” data-wpel-link=”internal”>Karl Blague, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui
Karl Blagué, ancien Coordinateur du G-16, décédé le 15 août 2025 à Bangui

Le sociologue Karl Blague  dénonce une stratégie délibérée de précarisation de la population centrafricaine à des fins politiques.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de son passage dans l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le sociologue Karl Blague a lancé de lourdes accusations contre le président Faustin-Archange Touadéra. Selon lui, le régime actuel a volontairement plongé la population dans la misère pour mieux la contrôler. À l’approche de la présidentielle de 2025, il dénonce une stratégie de manipulation à grande échelle, fondée sur la précarité sociale et les meetings financés.

 

« Le régime a instauré la misère pour mieux manipuler la population », a-t-il affirmé d’un ton ferme. Selon Karl Blague, cette pauvreté n’est pas un simple héritage des crises passées, mais un instrument politique entretenu pour rendre les citoyens dépendants du pouvoir. Les manifestations organisées par le Mouvement Cœurs Unis (MCU) s’inscriraient dans cette logique. « Quand le président organise une manifestation, c’est à coups de billets de banque », a-t-il insisté.

 

Dans les quartiers périphériques de Bangui, il n’est pas rare d’entendre des citoyens affirmer qu’ils ont été « mobilisés » contre une petite somme ou un ticket de transport. Blague estime que cette pratique fausse la perception de l’opinion publique : « Ce n’est pas par conviction que les gens quittent leurs quartiers pour aller applaudir le président. C’est parce qu’on les paie ». Pour lui, cette réalité démontre l’absence d’adhésion populaire réelle.

 

Derrière ces accusations, c’est toute la situation économique du pays qui est mise en cause. Le revenu moyen par habitant reste l’un des plus faibles d’Afrique centrale. En 2024, la croissance économique ne dépassait pas 2,1 %, bien en dessous du taux de croissance démographique. La dette publique avoisine les 60 % du PIB, et les dépenses sociales sont insuffisantes. Malgré les ressources naturelles du pays et les centaines de milliards obtenus à travers des programmes comme le RCPCA, les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont pas améliorées.

 

Pour Karl Blague, cette gestion est volontaire. « Il n’y a pas de réelle volonté de sortir la population de la pauvreté. Plus les gens sont misérables, plus ils sont faciles à contrôler ». Il accuse le régime d’avoir institutionnalisé cette stratégie, en y mêlant propagande, clientélisme et assistanat politique. Le système, selon lui, repose sur un équilibre cynique : maintenir la population dans le besoin pour qu’elle reste dépendante des aides ponctuelles du pouvoir.

 

La candidature de Faustin-Archange Touadéra à un troisième mandat, soutenue par ses proches comme une réponse à une « volonté populaire », est perçue par Karl Blague comme une provocation. Il rejette les arguments des défenseurs du régime, selon lesquels la population vivrait mieux qu’avant. « C’est faux. Les gens vivent dans la peur, dans la faim, et dans l’attente d’un billet pour applaudir ».

 

Pour Blague, le véritable enjeu n’est pas seulement électoral. Il s’agit de rompre avec un système fondé sur la détresse humaine. « On ne doit pas avoir à payer quelqu’un pour qu’il soutienne un président. Le jour où le peuple reprendra sa dignité, ce régime s’effondrera ».

 

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