mercredi, juin 17, 2026
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Le fiasco du parapublic en RCA : À quoi servent nos entreprises publiques avec zéro franc versé depuis trois ans dans les caisses de l’État sous forme de dividendes ?

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Le fiasco du parapublic en RCA : À quoi servent nos entreprises publiques avec zéro franc versé depuis trois ans dans les caisses de l’État sous forme de dividendes ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le bilan officiel de la performance économique des structures étatiques pour la période 2022-2024 affiche un résultat nul. Le constat émane directement du comité multisectoriel gouvernemental : aucune société parapublique n’a injecté la moindre ressource financière dans le trésor public au cours des trente-six derniers mois. Cet échec financier global remet directement en cause l’utilité et la gestion de ces entités censées soutenir le développement national.

 

 Une gouvernance en dehors des règles

L’examen du secteur indique des manquements administratifs majeurs. Plusieurs conseils d’administration ont prolongé leurs activités de manière illégale, prenant des décisions budgétaires alors que leurs mandats légaux étaient arrivés à expiration. Cette situation a nécessité l’intervention du Premier ministre par une note circulaire pour stopper ces dérives.

 

De plus, le mode de désignation des directeurs généraux a longtemps privilégié les affinités politiques au détriment des compétences techniques, sans aucune limite de durée pour l’exercice de leurs fonctions.

 

 L’absence d’outils de contrôle internes

Les cadres du ministère de tutelle reconnaissent une incapacité technique à suivre l’évolution financière des structures en temps réel. Les services publics dépendent actuellement d’une application fournie par la Banque mondiale pour obtenir des données, confirmant le manque d’autonomie de l’administration dans la surveillance de ses propres structures. Les rapports financiers souffrent de retards de validation, empêchant toute visibilité claire sur la santé économique du secteur.

 

 Les réformes annoncées suffiront-elles ?

Pour corriger ces défaillances, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi destiné à remplacer le texte de 2020. Ce texte prévoit d’introduire des appels à candidatures professionnels et d’imposer un mandat fixe de cinq ans pour les dirigeants, renouvelable uniquement après évaluation.

 

Toutefois, les autorités admettent elles-mêmes que l’adoption d’un texte juridique restera vaine sans des décisions politiques fermes et une application rigoureuse des sanctions par la Cour des comptes. En attendant ces changements, les contribuables constatent que le patrimoine public ne génère aucune richesse pour le pays.

 

Par Alain Nzilo

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Gouvernement Moloua 3 : Quand le ridicule remplace l’efficacité républicaine

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Gouvernement Moloua 3 : Quand le ridicule remplace l’efficacité républicaine

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Décidément, le ridicule ne tue plus au sommet de l’État centrafricain. Alors que les défis socio-économiques et sécuritaires exigent des réformes structurelles profondes, le Premier ministre Félix Moloua, fraîchement reconduit à son poste, a trouvé sa “deuxième mesure phare” : imposer la levée des couleurs hebdomadaire et s’assurer, telle une direction d’école primaire, que les ministres et fonctionnaires soient au bureau dès 7h ou 8h du matin.

 

​Ce lundi premier juin dans la matinée, l’un de nos journalistes, travaillant pour la rédaction du CNC, de passage au kiosque de GEPIC, a pu constater de ses propres yeux le spectacle à la fois grotesque et humiliant qui s’est joué dans la concession commune qui abrite le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie forestière. Situé en plein centre-ville, au milieu de deux institutions bancaires stratégiques où circule une foule continue, le site s’est transformé en véritable théâtre de rue sous les yeux ébahis du public.

 

​Des ministres “rois” face à des fonctionnaires rabaissés

 

​Les images partagées par les services de communication du gouvernement, et manifestement publiées sans la moindre réflexion parlent d’elles-mêmes. On y découvre le summum de l’indécence : le Professeur Silla Semballa et Gervais Mbata, engoncés dans leurs costumes, trônent majestueusement sur des fauteuils dorés de style “Louis XIV”, ostensiblement achetés pour la circonstance chez les commerçants libanais de la place et installés sur un tapis rouge de fortune en plein air.

 

​Derrière eux, la réalité de l’administration centrafricaine saute aux yeux. Même les hauts cadres, à l’instar des deux directeurs de cabinet de ces ministères, sont contraints de rester plantés debout, soumis au même traitement que le reste du personnel. Quant aux techniciens et agents d’exécution, ils restent alignés sous le soleil, traités comme de simples écoliers de l’école Kina. Cette mise en scène, censée incarner la “discipline”, ne met en valeur que l’arrogance d’une élite qui s’offre un confort monarchique de pacotille là où le peuple subit la misère.

 

​Un boycott silencieux : plus de 50 % d’absentéisme constaté

 

​Si le pouvoir espérait démontrer une ferveur patriotique et une adhésion totale, c’est un échec cuisant. En analysant les rassemblements dans la cour, le constat de notre reporter est implacable : les rangs de la fonction publique sont particulièrement clairsemés. L’effectif visible témoigne d’une absence flagrante de plus de la moitié des agents des deux ministères.

 

​Ce désamour visuel prouve que les fonctionnaires boudent massivement ces mesures infantilisantes. “On nous demande de venir chanter à 7 heures du matin alors que nous n’avons pas de quoi payer les transports, que nos bureaux manquent d’électricité et que nos outils de travail sont inexistants”, confie un agent sous couvert d’anonymat. Sur les clichés, on observe les agents des Eaux et Forêts alignés en uniforme, exécutant la sentence républicaine la bouche entrouverte, feignant le patriotisme pour s’éviter les sanctions d’un régime aux abois.

 

​Le regard moqueur des passants et des clients des banques

 

​En raison de l’emplacement de cette concession, idéalement nichée entre deux banques de la place, la scène n’a échappé à personne. Autour de ce cirque administratif, les badauds, les clients venus effectuer leurs opérations financières et les passants ne se sont pas privés de commenter la scène.

 

​Pour de nombreux Centrafricains qui commençaient leur journée de débrouille, voir des pères de famille, des cadres émérites et des directeurs d’administration alignés en rang d’oignons suscite plus de pitié que de respect. « Ils n’ont donc rien à faire de leurs journées ? », s’interrogeait un client de la banque, amusé et dépité par le spectacle.

 

​Sous le gouvernement Moloua, la compétence ne se mesure plus aux résultats économiques ou environnementaux, mais à la capacité de se lever tôt pour regarder un drapeau monter, tout en admirant deux ministres confortablement installés sur leurs trônes d’emprunt. Une véritable humiliation pour la République centrafricaine, qui mérite des gestionnaires, et non des directeurs d’école autoritaire.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’AFFAIRE YAMBOLESSIO OU LE BUSINESS HUMANITAIRE DU HCR CONTRE L’INSTRUCTION DES ENFANTS REFUGIES A BANGUI

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L’AFFAIRE YAMBOLESSIO OU LE BUSINESS HUMANITAIRE DU HCR CONTRE L’INSTRUCTION DES ENFANTS REFUGIES A BANGUI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Derrière l’affichage de cours de soutien gratuits proposés par l’organisation CSSI en collaboration avec le HCR, les parents des enfants réfugiés à Bangui dénoncent une pure hypocrisie, car ces institutions bloquent l’inscription officielle de leurs enfants à l’école depuis des mois.

 

La semaine dernière, le Centre de Support en Santé Internationale publie un communiqué officiel annonçant des cours de renforcement pour les examens nationaux de l’année deux mille vingt-six. Ce document présente un programme de révisions de deux heures par jour au lycée Boganda et à l’école Koudoukou, désignant un responsable unique pour centraliser les demandes : Jean Yambolessio.

 

Mais la publication de ce projet provoque l’indignation immédiate des familles. Un collectif de chefs de famille de réfugiés urbains publie une plainte écrite pour dénoncer une réalité inversée. Selon ces parents, la rentrée académique deux mille vingt-cinq deux mille vingt-six s’est déroulée sans que leurs enfants puissent accéder aux salles de classe. Les inscriptions initiales n’ont jamais été validées par le HCR et ses partenaires, tandis que les documents scolaires et les bulletins de notes indispensables demeurent séquestrés dans les bureaux de ce même agent du CSSI.

 

Le paradoxe de cette politique de soutien apparaît alors dans toute sa dimension : le CSSI et le HCR déploient des moyens pour encadrer des épreuves officielles, alors que les candidats potentiels sont maintenus de force à la maison depuis des mois par manque de validation de leur cursus de base. Les parents qualifient cette initiative d’insulte publique et de provocation institutionnelle. Ils décrivent un mécanisme où l’affichage d’un projet d’aide sert à masquer la confiscation des droits fondamentaux d’accès à l’école.

 

Les familles dirigent leurs accusations vers la direction locale du Haut Commissariat pour les Réfugiés et la hiérarchie du CSSI. Elles évoquent l’existence d’un commerce lucratif lié aux fonds d’assistance. L’argent destiné à l’intégration et à la prise en charge des frais scolaires est perçu par les structures, mais les bénéficiaires légitimes ne reçoivent aucune contrepartie réelle. Les dotations financières disparaissent dans les rouages administratifs, transformant la détresse des exilés en une rente économique pour les gestionnaires du programme.

 

La rupture avec le responsable désigné par l’organisation est définitive. Les plaintes décrivent un comportement abusif, des obstructions répétées et une gestion humaine jugée totalement défaillante de la part de Jean Yambolessio. La communauté exige des comptes à la hiérarchie supérieure, notamment à la responsable du service de l’éducation du HCR, demandant l’éviction immédiate et une expertise psychiatrique de l’agent permanent. Le ton de la missive traduit le désespoir de parents qui voient l’avenir de leur progéniture détruit par les personnes chargées de les protéger.

 

Le temps presse pour cette communauté en exil. Les promesses initiales du HCR fixaient un calendrier précis pour l’application de choix viables et définitifs. Le délai accordé par les instances internationales expire dans un semestre exact. Les pays voisins appliquent déjà la clôture de leurs programmes d’aide, laissant les réfugiés de Bangui dans l’attente d’une libération ou d’un transfert promis qui ne se concrétise pas

 

Par Alain Nzilo

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David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

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David Gbeti affirme qu’Emile Gros-Rémond Nacombo, le maire de Bangui,   détourne sans retenu Un milliard de francs CFA chaque année

 

 

 

Rédigé le  02 juin 2026.

Par : la rédaction de Corbeaunews News Centrafrique Centrafrique  

David Gbeti , secrétaire général de la mairie dénonce un pillage financier hautement criminel organisé depuis le sommet de l’institution municipale.

 

David Gbeti ne tourne plus sa langue plusieurs fois dans sa bouche quand il s’agit de parler du maire de Bangui. Depuis son bureau à l’hôtel de ville de la capitale, le secrétaire général a décidé de briser le silence sur ce qu’il qualifie de détournements massifs. Sa cible : Emile Gros-Rémond Nacombo, président de la délégation spéciale et premier citoyen de la ville. Les chiffres qu’il avance donnent le vertige.

 

Chaque année, selon David Gbeti , un milliard de francs CFA arrive dans les caisses municipales. Cet argent, versé par l’État pour l’assainissement de Bangui, devrait servir à nettoyer la capitale. Mais selon Gbeti, ces fonds disparaissent dans des circuits parallèles. Et ce n’est pas tout : chaque vendredi, des millions supplémentaires alimentent le budget de la commune.

 

La Direction des grands travaux, responsable du nettoyage urbain, manque pourtant de carburant. Le paradoxe frappe d’emblée : comment une institution qui reçoit autant d’argent peut-elle laisser ses services sans moyens ? Gbeti affirme que les lignes budgétaires prévues pour ces opérations sont vidées de leur substance.

 

L’argent prend des chemins détournés. Le secrétaire général raconte avoir rencontré des créanciers de la mairie. Ces derniers affirment avoir déjà payé leurs dettes, parfois à hauteur de six ou huit millions de francs. Pourtant, aucune trace de ces versements n’apparaît dans la comptabilité officielle de l’institution.

 

L’explication se trouve au cabinet du maire. Nacombo dispose de sa propre caisse, totalement déconnectée du circuit normal. Il utilise des quittanciers personnels que personne d’autre ne contrôle. Les recettes qui devraient transiter par les services comptables réguliers s’évaporent dans ce système opaque.

 

Gbeti insiste sur sa position : il veille à l’exécution du budget municipal. Lorsque les fonds arrivent pour des activités précises mais sont utilisés ailleurs, c’est sa responsabilité de le signaler. Depuis trois ans et demi qu’il occupe ce poste, il observe ce mécanisme fonctionner sans interruption.

 

Les preuves ne manquent pas, assure-t-il. Des agents envoyés sur le terrain pour collecter de l’argent ont ensuite été licenciés après des conflits avec le président de la délégation. Ces hommes détiennent des informations compromettantes. Les rapports des inspecteurs centraux confirment ses dires.

 

L’Assemblée nationale elle-même a pointé du doigt la gestion de Nacombo. Les institutions de contrôle de la République ont produit des documents accablants sur la gouvernance municipale. Tous ces éléments, selon Gbeti, convergent vers une seule conclusion : le responsable de la dérive financière siège au sommet de la hiérarchie.

 

Le secrétaire général évoque aussi l’état de Bangui après neuf années sous cette gestion. La ville n’est plus ce qu’elle était, affirme-t-il. Les conséquences de cette mauvaise administration sont désormais irréparables. Et pourtant, le conseil municipal, organe censé contrôler ces décisions, ne se réunit plus depuis des années.

 

Sans budget voté, sans contrôle démocratique, la mairie fonctionne dans l’obscurité totale. Même le ministère des Finances ignore certaines opérations financières menées par Nacombo. Les contrats se signent sans passer par les instances de délibération, sans l’aval du département de tutelle.

 

Gbeti rappelle que ce n’est pas lui qui a nommé le président de la délégation. Cette désignation relève du chef de l’État. Mais lorsqu’un responsable échoue dans sa mission, sa responsabilité personnelle demeure engagée. Les institutions de la République l’ont d’ailleurs confirmé dans leurs rapports.

 

Le secrétaire général avait déjà tenté d’alerter. Dès son arrivée, il a rédigé un premier rapport adressé au ministère de l’Administration du territoire. La réaction de Nacombo ne s’est pas fait attendre : une correspondance évoquant un “recul de collaboration”. Depuis, les deux hommes travaillent dans des sphères séparées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : braquage des conducteurs de taxi-moto par des hommes armés dans le 8ème arrondissement

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Bangui : braquage des conducteurs de taxi-moto par des hommes armés dans le 8ème arrondissement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les vols à main armée contre les conducteurs de taxis-motos deviennent quotidiens dans la capitale centrafricaine, particulièrement dans le huitième arrondissement où deux criminels présumés viennent d’être appréhendés.

 

La criminalité urbaine prend une ampleur quotidienne à Bangui. Les agressions et les vols à main armée ne se limitent plus à des secteurs isolés, ils touchent désormais l’ensemble de la capitale. Les conducteurs de taxis-motos, qui assurent le transport nocturne, sont les premières cibles de ces bandes organisées qui opèrent tard la nuit en toute impunité.

 

Le dernier fait en date s’est produit dans la nuit du dimanche 31 mai 2026. Aux alentours de 1 heure du matin, un conducteur de taxi-moto regagnait son domicile lorsqu’il a été intercepté par plusieurs individus munis d’armes à feu. L’agression s’est déroulée aux abords des quartiers Galabadja Sinistré et Galabadja 1. Les assaillants ont réussi leur opération en dépouillant complètement la victime de son outil de travail avant de prendre la fuite.

 

À la suite de ce vol réussi, des investigations minutieuses ont été menées tout au long de la nuit dans le secteur. Les recherches ont permis de localiser l’engin volé au petit matin. La moto était dissimulée à l’intérieur de la maison des jeunes de Galabadja Sinistré, un lieu pourtant destiné aux activités communautaires.

 

La police du 8ème arrondissement, immédiatement prévenue de la découverte, a dépêché une équipe sur les lieux. Sous la direction du commissaire adjoint, les forces de l’ordre ont mené une opération rapide qui a débouché sur l’arrestation de deux auteurs présumés du braquage. Ces deux individus, connus des services de police pour des faits similaires, ont été conduits au commissariat du 8ème arrondissement où ils sont actuellement placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête.

 

Cette situation de vol quotidien ne se cantonne pas aux braquages de véhicules dans ce secteur précis. La délinquance prend diverses formes à travers la ville. Récemment, au quartier Miskine, une jeune fille a pénétré dans une habitation privée dans le but de dépouiller une famille. Cette dernière a été surprise en plein délit et a été arrêtée par les personnes présentes avant l’arrivée des autorités.

 

Les premiers éléments de l’enquête ouverte par le commissariat du 8ème arrondissement s’orientent vers la recherche des complices des deux hommes arrêtés, car les réseaux de voleurs de motos disposent généralement de receleurs et de cachettes dans plusieurs points de la zone.

 

Par Brahim Sallé

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Révélations du journaliste camerounais Remy Ngono : La RCA est devenue sous le dictateur Touadera un sanctuaire officiel et une mine d’or pour les fugitifs de la crypto-mafia

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Révélations du journaliste camerounais Remy Ngono : La RCA est devenue sous le dictateur Touadera un sanctuaire officiel et une mine d’or pour les fugitifs de la crypto-mafia

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, la République centrafricaine s’est transformée en une terre d’accueil officielle pour les criminels financiers en fuite.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono, dans son live direct sur Facebook,  affirme sans passer par quatre chemins  que le dictateur Faustin-Archange Touadera a personnellement ouvert les portes de l’État centrafricain à Émile Parfait Simb, le promoteur d’une vaste escroquerie de crypto-actifs au Cameroun.

 

Dans ses déclarations, le journaliste camerounais Remy Ngono soutient que cet individu, recherché pour avoir spolié de nombreuses victimes, a trouvé une protection totale au sommet du pouvoir centrafricain.

 

D’après les informations partagées par le journaliste camerounais Remy Ngono, que les centrafricains savent d’ailleurs parfaitement, le dictateur Faustin-Archange Touadera a élevé ce fugitif de la crypto-mafia au rang de conseiller particulier, lui offrant des positions d’influence auprès de la primature et de l’Assemblée nationale.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono explique en outre que cette protection d’État s’est accompagnée d’une distribution de privilèges économiques majeurs. Le journaliste camerounais Remy Ngono indique que le dictateur Faustin-Archange Touadera a octroyé au clan de ce manipulateur de monnaies virtuelles des passeports diplomatiques, des médailles d’honneur, ainsi que des permis d’exploitation exclusifs pour les gisements d’or et de diamants du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Avec les russes, Touadéra signe un pacte diabolique contre les centrafricains

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Avec les russes, Touadéra signe un pacte diabolique contre les centrafricains  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Rien ne justifie l’importation des criminels russes en République centrafricaine. Le dictateur Touadéra abuse de son autorité pour armer les mercenaires de Poutine contre les Centrafricains. L’empereur sacrifie la paix civile pour garantir son maintien au palais.

 

Le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadera transforme la défense nationale en une entreprise de meurtre. Alors que le rôle d’un chef d’État est de protéger ses concitoyens, Faustin-Archange Touadéra détourne les ressources du pays pour entretenir les milices russes. Cet abus de confiance prive l’armée régulière de moyens pour engraisser des tueurs à gages sans foi ni loi. Le pacte conclu entre le palais de Bangui et ces forces occultes constitue une trahison directe du serment de 2016.

 

Sur le terrain, les populations subissent la loi du sang. Les hommes du dictateur et leurs alliés étrangers occupent les zones minières, pillant les richesses pour financer la terreur. Ce détournement de souveraineté ne laisse aucune place au développement. Rien n’est construit, mais tout est détruit par la violence de ce régime qui préfère la protection de mercenaires extérieurs à la confiance de son propre peuple.

 

Chaque exaction commise sous les ordres de l’empereur alourdit le dossier de sa culpabilité devant la justice. Les textes de loi cités dans l’émission condamnent le détournement de biens destinés à un usage précis. Ici, c’est la vie même des Centrafricains qui est gaspillée pour la survie d’un trône. Le dictateur utilise la force brute pour imposer un silence de mort. La sécurité n’est plus qu’un slogan vide, servant de couverture à un système où le mercenaire est roi tandis que le citoyen reste une cible permanente.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Sani Yalo s’autoproclame blanchi par la justice et lance un avertissement voilé à Touadéra

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Sani Yalo s’autoproclame blanchi par la justice et lance un avertissement voilé à Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Soupçonné de connivence avec Karim Meckassoua pour renverser le pouvoir de Bangui, l’homme d’affaires Sani Yalo a brisé le silence. C’est au micro de Martial Steve Mbétissinga sur les ondes de Radio Ndeke Luka qu’il a choisi de s’exprimer, s’affublant au passage d’un titre de « ministre d’État » qu’aucun décret officiel ne lui a jamais conféré. Si cet usurpateur de haut vol affirme avec assurance que son dossier a été classé sans suite par le parquet, cette sortie médiatique cache en réalité une mise en garde politique très calculée à l’endroit du chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra.

 

​Un « classement sans suite » brandi comme un trophée

Dans cette intervention, Sani Yalo adopte la posture classique de la victime d’un complot politique. Qualifiant toute l’affaire de « mensonge » et d’« histoire inventée », il soutient que les investigations ont démontré son innocence, poussant le tribunal à classer le dossier.

​Cependant, cette déclaration triomphante se heurte à une réalité juridique élémentaire. En droit, un classement sans suite par le parquet n’a absolument pas l’autorité de la chose jugée. Il ne s’agit ni d’un acquittement, ni d’une amnistie définitive. Le procureur de la République conserve l’entière liberté de rouvrir le dossier à tout moment si la hiérarchie politique ou la pression des alliés russes de Wagner l’exige. Ce n’est pas à un suspect, fût-il influent, de décréter la clôture définitive de ses propres poursuites.

 

​L’ombre de la corruption et d’une imposture familiale

Selon des sources proches du dossier, ce dénouement apparent ne doit rien au hasard. En coulisses, il se murmure que Sani Yalo aurait massivement puisé dans ses comptes bancaires pour obtenir ce répit judiciaire. Dans une Centrafrique minée par l’instrumentalisation des institutions, le pouvoir de l’argent semble une nouvelle fois avoir dicté le tempo de l’action publique.

​Cette affaire met en lumière les fractures et la guerre des clans qui font rage au sein du régime de Bangui. L’audace de Sani Yalo, qui n’hésite pas à usurper des titres officiels de l’État pour se donner de la stature, une habitude bien ancrée au sein de sa propre famille, démontre le niveau d’impunité qui règne dans l’entourage du pouvoir. Alors que les services de sécurité maintiennent une surveillance étroite sur les personnalités soupçonnées de double jeu, ce gel soudain de la procédure pose question. Jusqu’où la justice peut-elle reculer face aux pressions financières et aux imposteurs ?

 

​Les yeux doux à Touadéra : La diplomatie du carnet de chèques

Le point culminant de la sortie de Sani Yalo réside dans son éloge appuyé au chef de l’État, qu’il qualifie de « monsieur éclairé ». En faisant les yeux doux à Touadéra, cet acteur de l’ombre veut subtilement lui rappeler une réalité financière incontournable : c’est lui qui a grandement financé sa récente campagne de réélection.

​Cette lune de miel affichée ressemble fort à un chantage affectif et financier. Yalo fait comprendre au sommet de l’État que sa loyauté a un coût et que le pouvoir lui est redevable, décret ou pas.

 

​Une mise en garde voilée : L’option de la fuite

Au-delà de l’aspect financier, le discours de Sani Yalo contient un avertissement à peine voilé destiné au premier cercle du pouvoir. En insistant sur la nécessité de préserver la « paix », l’homme d’affaires envoie un signal clair aux acteurs politiques qui connaissent ses réseaux, ses secrets et, surtout, sa capacité de nuisance.

Le message est à peine subliminal : si le pouvoir de Bangui pousse le bouchon trop loin et tente de l’incarcérer, Sani Yalo a les moyens de prendre la fuite pour se réfugier ailleurs. Et depuis l’extérieur, l’homme en sait beaucoup trop sur les secrets du régime pour ne pas devenir un danger mortel pour le pouvoir de Bangui.

 

​Une accalmie en trompe-l’œil

Malgré ses tentatives de rassurer l’opinion sur Radio Ndeke Luka, la stratégie de Sani Yalo ressemble à une fuite en avant. Dans un système où le procureur reste soumis aux impératifs du palais présidentiel et aux exigences des réseaux de sécurité, personne n’est définitivement à l’abri.

​Le dossier est peut-être temporairement clos dans les tiroirs du parquet, mais en brandissant l’arme du financement électoral et la menace d’un exil tapageur, l’usurpateur Sani Yalo vient de lancer une nouvelle partie d’échecs hautement inflammable à Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Six ans de garde à vue. Oui, six ans, voir plus. Ne vous rêvez pas. Et ça se passe en RCA. On vient de voir cela à la SRI et à l’OCRB. Touadera, es-tu comptant de cela ?

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Six ans de garde à vue. Oui, six ans, voir plus. Ne vous rêvez pas. Et ça se passe en RCA. On vient de voir cela à la SRI et à l’OCRB. Touadera, es-tu comptant de cela ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Code de procédure pénale fixe la durée maximale de garde à vue à 112 heures. Ghislain Gressenguet, magistrat chargé de mission au ministère de la Justice, a même détaillé ces règles lors d’une émission sur Guira FM. Alors, que s’est-il passé pour que certains passent toute leur vie en garde à vue ?

 

Comme vous le savez, lorsqu’une personne est interpellée dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie, les officiers de police judiciaire mènent leur enquête préliminaire selon la loi. Mais cette même loi explique qu’au bout de 112 heures, cette personne doit comparaître devant le procureur de la République. Dans certains dossiers graves, une prorogation peut être demandée, mais elle nécessite l’accord du parquet qui surveille le respect des délais.

 

Quand les faits relèvent du délit en cours, c’est-à-dire le flagrant délit, selon le magistrat Grezéngué, le procureur peut décider un mandat de dépôt. La loi exige alors un jugement rapide, à la prochaine audience disponible. Cette mesure vise à empêcher qu’une détention ne se transforme pas en punition avant toute condamnation.

 

Pourtant, ce qu’on voit depuis 6 ans avec Touadera, c’est effectivement de la punition, rien que la punition. Prenant par exemple à  la Section de recherche et d’investigation de la Gendarmerie, certains prévenus croupissent depuis six ou sept ans. Ils n’ont jamais vu un magistrat. À l’OCRB, la situation reste identique. Des hommes et des femmes attendent sans dossier constitué, laissés dans l’oubli pendant que leur affaire se prépare lentement.

 

L’ancien ministre Dominique Désiré ERENON  a passé trois mois en garde à vue avant son transfert chez le juge d’instruction pour recevoir finalement un mandat de dépôt. Le député de Djema, monsieur Lambert Akovourou, arrêté sur simple dénonciation sans preuves réelles, reste enfermé à l’Office central pour la répression du banditisme depuis plus de six mois. Son immunité parlementaire n’a jamais été levée selon les procédures établies.

 

Cette dérive s’est accélérée depuis 2020, durant le second mandat du dictateur Touadéra. Avant cette période, les choses fonctionnaient différemment. Après 2020, le changement est visible. Les magistrats connaissent cette réalité et l’admettent en privé. Le ministre aussi. Mais la justice ne peut agir librement.

 

La pression ne s’exprime pas toujours par des ordres directs. Parfois, la simple présence d’un ministre lors de l’audition d’un suspect suffit. Quand Dominique Désiré ERENON a comparu devant le juge d’instruction, le ministre de la justice s’est déplacé personnellement. Ce genre de visite ne laisse aucun doute sur les intentions.

 

Les régime invoquent sans cesse le manque de moyens, d’effectifs, de machines. Une seule imprimante pour plusieurs dossiers, disent-ils. Ces explications cachent une autre vérité. Les retards ne viennent pas uniquement des contraintes matérielles.

 

Des gens restent enfermés pendant des années en garde à vue. Ce délai devrait durer quelques jours maximum. La procédure pénale appartient à l’ordre public et toute violation des délais peut annuler l’ensemble des poursuites. Mais cette règle reste lettre morte quand personne ne la fait appliquer.

 

Les dossiers s’accumulent. Chaque histoire mériterait un livre entier. Trop de cas pour tous les raconter. La justice existe sur le papier, avec ses codes et ses articles. Dans les cellules de la SRI et de l’OCRB, elle a disparu depuis longtemps. Les détenus attendent un procès qui ne vient jamais. Leurs familles viennent aux nouvelles. Les avocats réclament des informations. Le temps passe et rien ne bouge​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Diplômes à titre exceptionnel : Anicet Georges Dologuélé fustige l’institutionnalisation de la médiocrité

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Diplômes à titre exceptionnel : Anicet Georges Dologuélé fustige l’institutionnalisation de la médiocrité

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce mercredi 6 mai 2026, Anicet Georges Dologuélé a profité de sa conférence de presse pour critiquer sévèrement la dévalorisation des titres académiques par le pouvoir actuel. Le président de l’URCA voit dans l’attribution de diplômes par arrêté une preuve supplémentaire de l’effondrement des normes républicaines sous la direction du clan au pouvoir.

 

Anicet Georges Dologuélé déplore que le mérite et les concours soient désormais remplacés par la signature discrétionnaire de ministres en quête de faveur. L’ancien Premier ministre rappelle que cette pratique de nomination aux titres de professeurs ou de diplômés sans passer par les instances académiques détruit la crédibilité du système éducatif national.

 

Pour Anicet Georges Dologuélé, le régime transforme l’excellence en un objet de clientélisme politique où les distinctions ne récompensent plus le savoir mais l’allégeance. Le leader de l’URCA souligne que cette dérive décrédibilise la nation aux yeux des institutions internationales.

 

En favorisant des parcours sans fondement scientifique, les autorités valident une culture du raccourci qui pénalise la jeunesse travailleuse du pays. Anicet Georges Dologuélé note avec amertume que lorsque l’on commence à nommer des agrégés par simple décision administrative, il n’est pas étonnant de voir apparaître des bacheliers produits par la même méthode.

 

Cette gestion des titres universitaires reflète une volonté de s’entourer de personnalités dont la compétence est aussi fragile que leur légitimité. Le président de l’URCA affirme que cette braderie des diplômes est le reflet d’un système qui ne respecte plus aucune règle. Anicet Georges Dologuélé insiste sur le fait qu’un pays ne peut se construire sur le mépris du savoir et de l’effort personnel.

 

La multiplication de ces actes administratifs prouve que le sommet de l’État privilégie l’apparence sur la réalité des capacités intellectuelles. L’opposant conclut que cette politique de la médiocrité constitue un danger majeur pour l’avenir des futures générations centrafricaines.

 

Par Anselme Mbata

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Recharger un téléphone, s’éclairer : L’immense défi de l’accès à l’énergie au cœur du discours du dictateur Touadéra devant la BAD au Congo

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Recharger un téléphone, s’éclairer : L’immense défi de l’accès à l’énergie au cœur du discours du dictateur Touadéra devant la BAD au Congo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le décalage entre les ambitions de grandeur de l’empereur Faustin-Archange Touadéra et la misère quotidienne des Centrafricains a éclaté de manière spectaculaire lors du sommet financier de Brazzaville.

 

Les rideaux sont tombés sur les Assemblées de la Banque africaine de développement en République du Congo, laissant derrière eux le souvenir d’un grand oral présidentiel particulièrement humiliant pour le régime de Bangui. Venu initialement pour vanter les mérites de sa gouvernance et réclamer des milliards pour ses plans de développement, le dictateur centrafricain a dû poser genou à terre sur la question cruciale de l’électricité. Devant un parterre de banquiers et de chefs d’État médusés, l’empereur a mis de côté les grands projets industriels pour formuler une demande d’une pauvreté affligeante, l’achat en urgence de kits solaires individuels.

 

Cette sollicitation publique pour obtenir du matériel de poche afin de permettre aux populations de s’éclairer la nuit et d’alimenter les batteries des téléphones portables constitue l’aveu d’échec le plus retentissant de la décennie Touadéra. Après dix ans de pouvoir absolu, de promesses de reconstruction et de slogans sur l’émergence économique de la Centrafrique, le chef de l’État reconnaît implicitant que son administration est incapable de fournir le moindre kilowatt-heure stable à la capitale et aux provinces. Le quotidien des habitants de Bangui se résume désormais à une quête permanente d’énergie pour des besoins de survie technologique et domestique élémentaire.

 

Le naufrage est d’autant plus complet que les institutions régionales avaient élaboré des programmes d’envergure, à l’instar du projet M300 destiné à transformer le paysage énergétique national. Mais au micro des journalistes à Brazzaville, le dictateur a enterré ces chantiers structurels en expliquant qu’ils nécessitent des années pour leur implémentation et que l’urgence du peuple se situe au niveau de la débrouille immédiate. Cette incapacité à piloter des infrastructures à long terme découle directement de l’incompétence des ministères de la dictature, où le népotisme et la mauvaise gestion bloquent les dossiers techniques indispensables à la libération des financements.

 

Les statistiques de la BAD confirment cette paralysie générale de l’appareil d’État centrafricain sous le règne de l’empereur. Sur l’ensemble des crédits alloués pour les grands travaux régionaux, le gouvernement n’a réussi à consommer que le taux dérisoire de 28%, laissant les 72% restants bloqués dans les caisses du bailleur de fonds en raison de l’opacité administrative et du manque de transparence de Bangui. Les investisseurs constatent que le régime préfère quémander des gadgets solaires à distribuer lors des campagnes politiques plutôt que de se plier aux règles rigoureuses d’audit qui permettraient de bâtir de véritables centrales électriques.

 

La stratégie de communication du pouvoir, qui tentait de recycler le Plan national de développement présenté au Maroc pour masquer la faillite locale, s’écroule d’un coup. En mendiant des chargeurs de téléphones portables au Congo, le dictateur ramène la République centrafricaine au rang des nations sous perfusion humanitaire perpétuelle, incapable de traduire ses immenses richesses naturelles en services de base pour sa population. Les responsables de la Banque africaine de développement maintiennent leurs exigences de bonne gouvernance, refusant d’accélérer les décaissements pour un régime qui navigue à vue et transforme les sommets internationaux en foire aux lampes de poche, tandis que les foyers centrafricains restent plongés dans l’obscurité totale sous le regard impuissant de l’empereur.

 

 

Par Alain Nzilo

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Bras de fer au MPC : Mahamat Al-Khatim réorganise son état-major et rappelle le général Anour Moussa Adam pour contrer Didot Ali

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Bras de fer au MPC : Mahamat Al-Khatim réorganise son état-major et rappelle le général Anour Moussa Adam pour contrer Didot Ali

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pour contrer la dissidence de Didot Ali et la pression des mercenaires russes, le président fondateur du MPC, Mahamat Al-Khatim, nomme une nouvelle équipe dirigeante et rappelle ses fidèles au commandement.

 

Le bras de fer politique et militaire s’intensifie pour le contrôle du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC). Bien décidé à ne pas céder le terrain à son ancien chef d’état-major dissident, Didot Ali, soutenu par les miliciens russes de Wagner, le président fondateur Mahamat Al-Khatim passe à l’offensive depuis N’Djamena. Par une série de décrets officiels signés ce vendredi 29 mai 2026, le leader historique a restructuré de fond en comble le haut commandement du mouvement pour court-circuiter la faction rebelle basée dans l’Ouham.

 

Cette réorganisation intervient après un mois de fortes turbulences. Pour rappel, Mahamat Al-Khatim avait acté le limogeage de Didot Ali le 5 mai dernier, nommant dès le lendemain le général Ahmat Chaltout pour lui succéder. Cependant, sous la puissance de feu et les menaces directes des mercenaires russes à Markounda, le nouveau chef d’état-major avait rapidement cédé sa place, permettant à Didot Ali de tenter d’accaparer l’appareil militaire du MPC. Loin d’avoir baissé les bras face à cette trahison, Al-Khatim joue aujourd’hui sa carte maîtresse en rappelant le général Anour Moussa Adam au poste stratégique de Chef d’État-Major Général. Cet ancien haut responsable du mouvement, qui avait fait défection par le passé, effectue un retour remarqué pour prêter main-forte à son leader d’origine.

 

Pour structurer cette nouvelle force loyaliste, la décision numéro 0036 installe une équipe de commandement élargie. Le général Anour Moussa Adam sera épaulé par le général Atahir Haroun en tant que premier adjoint, tandis que la conduite des troupes est confiée au général Mahamat Idjel, nommé chef d’état-major chargé des opérations, assisté du général Habib Adam Tom. Parallèlement, Mahamat Al-Khatim a renforcé l’aile politique du MPC par le décret numéro 0035, élevant le général Hussein Kourssi Ahamat Baddé au rang de coordonnateur politique, secondé par le général Djimet Hassan Mahamat.

 

Cette vague de nominations officielles démontre que le canal historique du MPC refuse de laisser le mouvement mourir entre les mains des dissidents et de leurs parrains étrangers. En s’entourant d’anciens cadres d’expérience et de figures influentes prêtes à faire bloc, Mahamat Al-Khatim réaffirme sa légitimité institutionnelle face aux armes de Didot Ali. La publication de ce nouvel organigramme militaire et politique fige ainsi les positions des deux camps, ouvrant une phase de confrontation ouverte pour la direction légitime du MPC.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’UNHCR interpellé à Bangui après l’arrêt des aides et le blocage du plan de protection 2026

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L’UNHCR interpellé à Bangui après l’arrêt des aides et le blocage du plan de protection 2026

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’engagement de l’UNHCR à clore définitivement le dossier des réfugiés de Bangui avant le terme de l’année 2026 vacille. À l’approche du mois de juin, l’absence de calendrier opérationnel et l’arrêt des aides scolaires et sociales plongent les familles dans l’incertitude, alors qu’une prise en charge définitive avait été promise.

 

Le recensement général de la population réfugiée à Bangui devait constituer le prélude à une intégration locale ou à un rapatriement définitif. C’est en tout cas l’annonce qui avait été formulée par la responsable canadienne de la protection lors de son intervention d’octobre 2025. Cette promesse prévoyait l’attribution d’une issue définitive pour chaque ménage avant la fin de l’année 2026. Pourtant, au moment d’aborder la moitié de l’échéance fixée, aucun plan de route n’a été communiqué aux bénéficiaires. Les conclusions du recensement demeurent confidentielles et aucune étape ultérieure n’est visible pour les communautés installées sur place.

 

Ce ralentissement des procédures administratives se double d’une interruption directe des prestations de soutien de base. L’assistance scolaire, suspendue depuis le mois d’octobre 2025, ainsi que les allocations spécifiques aux personnes vulnérables, coupées en septembre 2025, contraignent les familles à l’endettement pour assurer leur subsistance et le maintien de leur logement. Les cas d’arriérés de loyer s’accumulent sur plusieurs mois, exposant les résidents à des menaces d’expulsion immédiate.

 

Face à ce constat, les représentants des réfugiés réclament désormais la publication immédiate de la liste des bénéficiaires et l’établissement d’une feuille de route pour les six prochains mois, réclamant soit l’application des engagements pris, soit une liberté totale de mouvement pour quitter le dispositif d’asile.

 

Par Éric Azoumi

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L’appauvrissement de la population par l’empereur Touadera produit ses effets : le vol se généralise et s’étend désormais massivement aux femmes dans les quartiers de Bangui

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L’appauvrissement de la population par l’empereur Touadera  produit ses effets : le vol se généralise et s’étend désormais massivement aux femmes dans les quartiers de Bangui  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime des bras cassés de Bangui impose une misère extrême qui pousse désormais la population féminine de Bangui vers le cambriolage à domicile, transformant radicalement la criminalité actuelle.

 

La capitale centrafricaine subit de plein fouet les retombées d’une gouvernance calquée sur les stratégies russes de contrôle et d’asphyxie économique. Cet appauvrissement de la population atteint des sommets, brisant les structures sociales traditionnelles. La famine et le dénuement total ne choisissent plus leurs victimes, et la nécessité de survivre dicte désormais les comportements dans les quartiers. Les familles regardent les proches du pouvoir afficher une opulence insolente, des mines réjouies et des corps bien nourris, pendant que le reste des citoyens sombre dans le dénuement le plus complet sous la direction de ce régime des bras cassés.

 

Cette fracture pousse une nouvelle catégorie de la population à franchir la ligne rouge. Le phénomène du cambriolage et du vol au domicile, autrefois commis par des bandes de jeunes garçons, s’étend aux femmes, aux jeunes filles et même aux vieillards. Tout le monde commet des délits pour trouver de quoi calmer la faim.

 

En effet, ce jeudi 28 mai 2026, les habitants de la capitale ont appréhendé une femme habitant le quartier Miskine en plein cambriolage au domicile d’une famille, illustrant cette bascule du délit vers le sexe féminin.

 

La surprise a fait place à la stupéfaction lors de la découverte des objets dérobés. Parmi les biens saisis sur cette femme, les témoins ont trouvé une arme à feu. Les femmes ne se contentent plus de dérober de la nourriture ou des objets de valeur marchande courante lors de ces vols au domicile, elles s’emparent également d’outils de violence. La détresse est si forte que la population comprend les raisons de ces actes, car l’alternative actuelle se résume à mourir de faim ou risquer sa vie pour obtenir de quoi subsister. La criminalité féminine n’est plus une exception dans les quartiers de la capitale, la quête de nourriture et de moyens de défense devient collective.

 

Les filles se lancent dans les habitations pour prendre tout ce qui a de la valeur, dévalisant les chambres sous l’effet d’une panique ventrale collective que le pouvoir des bras cassés de la septième république des voyous maintient par ses choix politiques de soumission économique.

 

Les forces de l’ordre constatent malheureusement la multiplication de ces profils féminins lors des arrestations quotidiennes, sans pour autant pouvoir freiner le mouvement de foule. Des groupes de femmes s’organisent pour cibler les habitations les mieux fournies, créant une nouvelle dynamique de survie urbaine où les barrières de l’âge et du genre s’effondrent complètement sous le poids de la disette globale. Les rapports indiquent que la suspecte a profité de l’absence des propriétaires pour s’introduire dans la maison, fouillant les moindres recoins avant d’être encerclée par les voisins alertés par des bruits suspects. L’arme trouvée dans son sac témoigne du niveau de dangerosité que prennent désormais ces opérations de survie désespérées provoquées par le régime des bras cassés.

 

Par Anselme Mbata

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EXCLUSIVITÉ CNC: Sani YALO, le conseiller mystique de Touadéra, a failli gifler le procureur de la république qui l’a convoqué

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EXCLUSIVITÉ CNC: Sani YALO, le conseiller mystique de Touadéra, a failli gifler le procureur de la république qui l’a convoqué

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La paranoïa du pouvoir de Bangui atteint un niveau spectaculaire avec l’audition explosive de Sani Yalo, qui a manqué de lever la main sur le magistrat instructeur, parent du dictateur de Bangui.

L’appareil étatique centrafricain donne des signes de panique généralisée. Une simple rumeur diffusée sur les réseaux sociaux, évoquant un projet de déstabilisation virtuelle par un internaute en voyage, suffit à provoquer l’affolement des plus hautes sphères de la présidence. Cette fébrilité pathologique engendre désormais des scènes d’une violence inouïe au sein même des institutions judiciaires, mettant à nu la fragilité d’un pouvoir qui tremble à la moindre secousse numérique.

Convoqué de force par la justice sous la pression directe du chef de l’État, le président du conseil d’administration du BARC et conseiller occulte du régime, Sani Yalo, s’est présenté devant le procureur de la République dans un état d’exaspération extrême. L’audition, censée faire la lumière sur les prétendues ramifications d’un complot né sur Facebook, a rapidement tourné au scandale d’État lorsque le dignitaire du régime a perdu tout contrôle de lui-même.

Furieux de voir son nom associé à ce qu’il considère comme une machination grotesque destinée à lui nuire, le grand argentier du parti présidentiel a explosé de colère en plein interrogatoire. Selon des sources judiciaires concordantes interrogées par la rédaction du CNC, Sani Yalo a hurlé sur le magistrat, contestant l’autorité de la convocation et menaçant physiquement le procureur de la République. Le conseiller mystique a littéralement levé la main, s’apprêtant à gifler le chef du parquet, avant que la sécurité n’intervienne de justesse pour éviter une agression physique directe en plein tribunal.

Cette altercation violente démontre l’état de décomposition des relations au sommet de l’État. Sani Yalo ne supporte pas d’être traité comme un justiciable ordinaire, lui qui se considère comme le pilier financier et spirituel de la présidence. Devant le procureur, il a exprimé tout son rejet de cette procédure, qualifiant l’enquête de complot politique interne destiné à briser ses ambitions politiques, notamment après l’échec de sa tentative de devenir Premier ministre ou vice-président de la République.

La panique qui s’est emparée du palais de la Renaissance pousse le pouvoir à traquer ses propres soutiens. Pour le régime, le moindre bruit de feuilles mortes sur le sol devient le signe d’une attaque imminente. Cette peur permanente pousse le parquet à valider les enquêtes les plus absurdes basées sur des publications internet, ce qui provoque aujourd’hui la révolte des barons de la dictature. Sani Yalo, fort de son passé de financier des campagnes électorales et de ses réseaux d’influence, refuse de servir de bouc émissaire dans une affaire de complot fantôme.

Face à cet incident d’une gravité inédite, la panique s’est instantanément propagée jusqu’à la présidence de la République. Informé en urgence de la crise et de la tentative d’agression sur le procureur, Faustin Archange Touadéra se trouve dans l’obligation de revoir ses plans. Le chef de l’État, actuellement en déplacement à l’étranger pour raison de santé et pour voir ses partenaires d’affaires, veut écourter son voyage pour rentrer de toute urgence à Bangui afin de gérer l’implosion de son premier cercle et la rébellion ouverte de son conseiller mystique contre l’institution judiciaire.

Affaire à suivre…

Par Alain Nzilo

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Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

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Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Actuellement gardé à vue au commissariat central de la capitale centrafricaine, le faux ressuscité Elkana désormais appelé Lazarre est directement soupçonné par les forces de l’ordre d’être à l’origine du décès foudroyant du sous-brigadier Aristide Woroyemba le vendredi 29 mai 2026.

 

L’enquête autour du délinquant en cavale de Mobaye prend une tournure totalement inédite dans les locaux de la police centrafricaine. Le suspect, connu pour sa consommation de tramadol et de chanvre indien, s’était fait passer pour un défunt revenu à la vie grâce à un stratagème mystique. Après la découverte de la supercherie et son arrestation, l’individu a avoué son mensonge lors de son transfert au commissariat central de Bangui. C’est dans ce contexte de détention qu’un drame vient frapper de plein fouet l’unité chargée de son interpellation, la force d’intervention du corps urbain (FICU), déplaçant les regards de l’escroquerie initiale vers une affaire de disparition suspecte.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/05/le-jeune-sorcier-drogueur-en-train-d-etre-interviewe-dans-une-eglise-apostolique-de-bangui-photo-reseaux-sociaux.webp”>Désormais soupçonné d’avoir tué mystiquement un policier au commissariat central de Bangui, la saga du faux ressuscité se poursuit au commissariat central où la FICU est en panique
Le jeune sorcier-drogueur en train d’être interviewé dans une église apostolique de Bangui. Photo réseaux sociaux

 

Le sous-brigadier de Police Aristide Woroyemba, élément de la force d’intervention du corps urbain, la FICU, participait tranquillement et en bonne santé le vendredi 29 mai dernier à un test de recrutement pour la sécurisation de l’ambassade des Etats-Unis. Le fonctionnaire de police était en parfaite condition physique et venait d’assurer son service habituel.

 

Avant de débuter les épreuves, il a enfilé sa tenue de sport, mis son téléphone portable ainsi que sa moto en charge, puis s’est rendu au CNJS pour passer les tests physiques réglementaires.

 

Le policier a pris part à la course de 800 mètres et est parvenu au terme de son effort. Quelques minutes seulement après avoir franchi la ligne d’arrivée, la situation a basculé. Le sous-brigadier a été pris de vertiges subits avant de s’effondrer au sol. Le décès a été constaté quelques secondes après ce malaise.

 

Les professionnels de santé dépêchés sur les lieux ont procédé à un premier examen pour éclaircir les causes de ce drame. Les constatations médicales initiales écartent la piste d’une pandémie et s’orientent vers un accident vasculaire cérébral, un AVC.

 

Cette conclusion purement clinique est loin de convaincre les collègues de la victime. Pour les éléments de la FICU, la cause de la disparition du sous-brigadier Aristide Woroyemba est tout autre. Ils pointent nommément du doigt le jeune Elkana, dit Lazare London, qui est toujours maintenu dans les cellules du commissariat central. Les policiers de l’unité établissent un lien direct entre le décès de leur compagnon d’armes et la présence de ce prisonnier, qu’ils soupçonnent d’avoir activé des forces occultes pour se venger de son arrestation.

 

Au sein du commissariat, l’incompréhension et la colère grandissent face à cette mort foudroyante, et les accusations de pratiques mystiques se multiplient contre le détenu, transformant une simple garde à vue en un dossier hautement inflammable, alors que le corps du policier repose désormais à la morgue et que ses collègues réclament justice de manière véhémente, redoutant les retombées de cette affaire occulte qui semble loin d’avoir livré ses derniers secrets et qui plonge les agents dans une psychose totale, chacun craignant d’être la prochaine cible de la vengeance mystique du faux revenant dont la présence au commissariat central continue d’alimenter les rumeurs les plus folles et les plus inquiétantes à travers toute la ville de Bangui

 

Étonnamment, le colonel Mardoché Ngatoua, malgré son grade élevé au sein de la police nationale, valide totalement cette hypothèse mystique et accuse lui aussi le jeune délinquant d’avoir éliminé son agent par des voies occultes, faisant fi de toute démarche raisonnable en l’absence de preuves concrètes.

 

Ce ralliement aux rumeurs de sorcellerie de la part d’un haut responsable de la police nationale installe une véritable psychose, mais elle éclaire également la personnalité de ce chef de corps urbain.

 

Il faut se rappeler que cet officier supérieur, réputé pour ses méthodes brutales, traîne un lourd passé d’agresseur et de violences graves sur les civils, notamment à l’époque où il officiait à la Compagnie Nationale de Sécurité, CNS. Désormais installé à la FICU, ce policier aux comportements de petit dictateur de son patron dictateur Touadera profite de la situation pour imposer un climat de terreur, préférant brandir la menace invisible d’un sortilège plutôt que de s’en tenir aux faits, ce qui laisse planer une tension extrême sur la suite des événements au commissariat central.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Adriana Nahomie Topien, agente électorale kidnappée à Bambouti, est dans un état critique après les bombardements russes

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Adriana Nahomie Topien, agente électorale kidnappée à Bambouti, est dans un état critique après les bombardements russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À la suite des violents raids aériens sur la base des miliciens Azandé, l’agente de l’Autorité nationale des élections Adriana Nahomie Topien, kidnappée le 28 décembre dernier à Bambouti par les miliciens Azandé, enceinte et privée de soins, subit de graves complications médicales en captivité.

 

Le sort des captifs de Bambouti, enlevés lors du scrutin du 28 décembre dernier, prend une tournure de plus en plus dramatique. Alors que le groupe de prisonniers,  comprenant la sous-préfète Koumba Ndiaye, le commandant de brigade de la gendarmerie, un jeune homme et l’agente électorale Adriana Nahomie Topien,  subissait déjà les rudes conditions de la brousse, les frappes de l’aviation et des hélicoptères des mercenaires russes de la milice Wagner ont plongé les deux femmes du groupe dans une détresse absolue.

 

L’attention se porte désormais sur la jeune femme originaire du quartier Benz-Vi à Bangui, Adriana Nahomie Topien. Selon les dernières révélations, cette dernière s’était retrouvée enceinte au cours de la captivité, à la suite d’une relation avec le chef milicien Azandé. Lors du récent pilonnage de leur campement par les forces russes, les ravisseurs et leurs prisonniers ont dû fuir en force à travers la brousse pour se cacher sous la végétation. Ce déplacement d’une extrême violence a provoqué une crise médicale majeure chez la jeune femme, qui a subi d’importantes pertes de sang.

 

Dans la débandade, l’entourage a immédiatement craint un avortement spontané. Si l’hémorragie a fini par diminuer ces derniers jours, l’état de la jeune agente électorale demeure instable et particulièrement préoccupant. En l’absence de toute structure médicale dans cette zone de conflit, seuls des remèdes traditionnels de fortune lui ont été administrés pour tenter de la stabiliser, une situation qui fait peser de lourds risques sur sa vie.

 

Ce nouveau drame s’ajoute à l’agonie de la sous-préfète Koumba Ndiaye. Épuisée par cette fuite permanente sous les bombes, cette dernière n’a plus la force de se nourrir depuis plus de trois semaines et demeure incapable de se déplacer sans l’aide de ses compagnons de cellule. Envoyées à Bambouti pour encadrer les opérations électorales, ces deux représentantes de l’État se disent totalement délaissées par Bangui. Tandis que les deux femmes luttent pour leur survie en captivité, les dignitaires du régime continuent d’ignorer leurs appels à l’aide, préférant enchaîner les danses et les concerts quotidiens au palais de la Renaissance.

 

Par Éric Nzapa

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De la traque des délinquants au racket d’État : Le régime de Bangui tombe complètement dans la mythomanie

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De la traque des délinquants au racket d’État : Le régime de Bangui tombe complètement dans la mythomanie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’allocution du dictateur de Bangui lors de son couronnement au stade 20 000 places le 30 mars 2026 a retenti comme une déclaration de guerre contre ceux qu’il nomme les délinquants.

 

Pourtant, derrière la promesse de faire qui annonce les règnes de l’ordre, se cache une réalité bien plus chaotique : celle d’une administration judiciaire transformée en instrument de prédation. Ce que le régime présente comme une lutte pour la vertu n’est en vérité qu’un mécanisme de racket organisé, où la loi ne sert plus à protéger, mais à dépouiller les citoyens sous la menace permanente de la force.

 

La nouvelle constitution de 2023 que beaucoup appellent le statut du MCU, ce texte que le clan au pouvoir tente de faire passer pour une règle commune, a fini par donner les pleins pouvoirs à une minorité.

 

Dans les quartiers de la capitale et dans les provinces, les agents du régime utilisent les consignes de fermeté pour justifier des extorsions quotidiennes. La justice n’est plus cette instance neutre censée arbitrer les conflits, elle est devenue le bras armé d’un racket d’État où chaque procédure est l’occasion de prélever une taxe informelle sur la survie des Centrafricains.

 

L’annonce de la fin de l’impunité, clamée avec force au stade 20 000 places, sonne particulièrement faux. Le dictateur de Bangui promet de poursuivre les coupables, mais le regard de la justice s’arrête là où commencent les intérêts de ses proches. Les véritables acteurs de la corruption et les pillards des ressources nationales jouissent d’une protection totale, protégés par ce même appareil judiciaire qui s’acharne sur les petits commerçants et les voix divergentes. Ce traitement différencié prouve que le droit est désormais sous influence directe du palais.

 

Les forces de sécurité, encouragées par des ordres de mission sans limite, multiplient les abus en toute liberté. La peur du gendarme ou du juge ne vient plus d’une crainte légitime de la sanction, mais de la certitude de perdre ses biens ou sa liberté sans motif valable. Le quotidien de la population est marqué par cette insécurité juridique totale, où la règle du jeu change selon l’humeur des puissants. Le système ne cherche pas à rétablir la paix, il cherche à maintenir un climat de soumission par la pression économique et physique.

 

Cette dérive transforme l’État en une entité étrangère à ses propres citoyens. En faisant de la justice un outil de traque politique et de profit personnel, le dictateur de Bangui rompt le dernier contrat de confiance avec le pays. La “7ème République” s’ouvre ainsi sur un paradoxe : au nom de la loi, on installe l’arbitraire ; au nom de la sécurité, on organise le pillage. La justice centrafricaine n’est plus qu’une fiction juridique au service d’un régime qui a fait de la prédation sa seule véritable méthode de gouvernement.

 

Par Alain Nzilo

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Bras de fer chez les criminels rebelles du MPC : Cache-cache politique et business de l’or

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Bras de fer chez les criminels rebelles  du MPC : Cache-cache politique et business de l’or

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le MPC implose. Derrière les faux discours de paix de ces généraux autoproclamés se cache une simple guerre entre bandits de grand chemin pour contrôler les mines d’or centrafricaines.

 

On croyait avoir tout vu avec ce groupe armé, mais les chefs du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) viennent de franchir une nouvelle limite dans le ridicule. Dans un communiqué de presse pompeux, une longue liste de prétendus officiers tape du poing sur la table. Le motif de leur colère ? Leur chef principal, Mahamat Alkhatim, a nommé un nouveau responsable sans leur demander leur avis. Une décision qu’ils rejettent totalement.

 

Mais qui sont ces criminels en tenue militaire qui prétendent aujourd’hui vouloir respecter les lois et discuter sincèrement avec le gouvernement? Quand on regarde la liste des signataires, c’est une pluie de faux titres. On y trouve une quinzaine de « Généraux » : des conseillers, des adjoints, et même des « Directeurs généraux des mines » suivis de leurs « Chefs de contrôle des mines ». C’est clair : dans cette bande, si tu n’as pas des étoiles de général sur les épaules, tu n’as pas ton mot à dire.

 

Derrière leurs grands mots sur le processus de paix, il y a une réalité bien plus sombre. C’est une dispute de voleurs pour le partage des richesses. Ces chefs militaires font semblant de chercher le dialogue, mais sur le terrain, ils ne pensent qu’à l’argent et à l’or. En bloquant les sites d’or et de diamants, le clan des rebelles dissidents a coupé les revenus de leur chef suprême. C’est une guerre financière. Pour garder le contrôle de ces mines et continuer à s’enrichir illégalement, ces criminels s’allient avec les plus offrants, signent des pactes avec des mercenaires étrangers et écrivent des communiqués pour cacher leurs activités de voyous.

 

La vérité est claire: ce sont des bandits de grand chemin qui refusent absolument de déposer les armes. Au lieu de se taire, d’abandonner la violence et de retourner à la vie civile comme des citoyens honnêtes, ils s’accrochent à leurs faux grades et à leurs fusils pour entretenir l’insécurité. Pendant qu’ils se battent pour savoir qui contrôlera le prochain gisement d’or, la population civile, elle, subit cruellement leurs violences et leurs pillages.

 

Messieurs les généraux de pacotille et directeurs du pillage, il est temps de vous taire, de poser vos armes et de laisser enfin le peuple vivre en paix!

 

Par Arsène Féimonazoui

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Martin Ziguélé soutient la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU

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Martin Ziguélé soutient la candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé apporte désormais son soutien officiel à la candidature du Sénégalais Macky Sall pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies.

 

Ce positionnement de Martin Ziguélé intervient à un moment important où les pays d’Afrique centrale aspirent à une stabilité durable. En tant que président du MLPC et ancien directeur national de la BEAC, l’homme politique centrafricain exprime la voix des populations ayant connu de longues décennies d’instabilité et de souffrances humaines. Pour lui, la démarche de l’ancien président sénégalais constitue une opportunité majeure pour les nations fragiles de peser sur l’échiquier international.

 

La trajectoire de Macky Sall, qui a occupé les fonctions de Premier ministre, de président de l’Assemblée nationale puis de chef de l’État pendant douze ans, constitue le socle de cet argumentaire. Martin Ziguélé insiste sur cette expérience étatique de plus de quarante ans pour affirmer que le candidat possède la maîtrise complète des rouages diplomatiques et des mécanismes de prise de décision. Cette expertise est présentée comme un gage d’efficacité pour la gestion des crises actuelles, notamment les conflits au Soudan, au Moyen-Orient ainsi que la situation entre la Russie et l’Ukraine.

 

L’ancien Premier ministre centrafricain met en avant la posture de bâtisseur de ponts revendiquée par le candidat sénégalais. Dans un contexte international caractérisé par la multiplication des barrières et des replis identitaires, le choix du dialogue et de la concertation multilatérale est présenté comme la seule option viable. Les discussions antérieures de l’ancien président avec les dirigeants du G20 et divers partenaires bilatéraux démontrent sa capacité à unifier les positions et à porter des réformes profondes, notamment celle du Conseil de sécurité.

 

Les thématiques de la dette africaine, de la souveraineté économique, du changement climatique et de la lutte contre le terrorisme constituent les axes majeurs de ce programme. La note de soutien publiée par le chef du MLPC insiste sur le fait que ces problématiques mondiales ne relèvent plus de crises passagères, mais de structures globales nécessitant une coopération collective renforcée. L’implication des jeunes à travers l’emploi et l’entrepreneuriat fait également partie des priorités défendues.

 

Pour les observateurs de la région, cette alliance politique entre une figure majeure de la République centrafricaine et la diplomatie sénégalaise montre une volonté de repositionner l’Afrique dans les instances décisionnelles mondiales. Le texte transmis par Martin Ziguélé circule désormais activement dans les cercles diplomatiques de la sous-région, provoquant déjà de nombreuses réactions parmi les chancelleries africaines.

 

Sur le plan purement pratique, la course pour la succession d’António Guterres entre maintenant dans une phase décisive à New York. Les candidats officiels viennent de terminer leurs premières auditions devant l’Assemblée générale, un exercice public où Macky Sall a défendu son programme. Actuellement, les diplomates du Conseil de sécurité mènent des discussions à huis clos pour évaluer les forces en présence. Le calendrier prévoit que les membres du Conseil de sécurité se mettent d’accord sur un nom unique d’ici le mois de septembre ou d’octobre, avant un vote de validation finale par l’ensemble des pays membres en novembre, pour une prise de fonction officielle prévue le premier janvier prochain.

 

Par Alain Nzilo

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Des jeunes arnaqués qui pleurent: Elie Oueifio lève le voile sur le trafic de fiches militaires par les Wagner et des particuliers

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Des jeunes arnaqués qui pleurent: Elie Oueifio lève le voile sur le trafic de fiches militaires par les Wagner et des particuliers.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien ministre Elie Oueifio publie une charge sévère contre les réseaux clandestins qui exploitent la jeunesse centrafricaine désireuse de servir sous le drapeau de leur pays. Son texte dénonce un système d’extorsion bien organisé.

 

En effet, les aspirations de la jeunesse centrafricaine à intégrer le corps de la défense nationale se heurtent à des réseaux d’escroquerie très lucratifs. Dans ses récents écrits, l’analyste Elie Oueifio décrit la détresse de nombreux candidats à l’enrôlement militaire, dépouillés de leurs économies par des intermédiaires véreux. L’intellectuel met directement en cause les agissements d’éléments de la société de sécurité privée Wagner, agissant de concert avec des complicités locales bien placées au sein de l’appareil d’État.

 

Le mécanisme de cette entreprise frauduleuse repose sur le commerce illégal des fiches d’accès aux centres de formation. L’écrivain rapporte que ces documents administratifs, qui devraient être accessibles selon des critères républicains basés sur le mérite et l’aptitude physique, sont confisqués puis revendus à des prix exorbitants. Des sommes importantes sont réclamées aux familles démunies qui espèrent offrir un avenir stable à leurs enfants. Les jeunes gens se retrouvent pris au piège de ces réseaux marchands, versant de l’argent sans obtenir la moindre garantie d’incorporation finale.

 

La déconfiture morale touche l’ensemble du processus de recrutement, les places au sein des contingents s’achetant désormais au plus offrant. Elie Oueifio mentionne des scènes de désespoir dans les provinces et les quartiers de la capitale, où les postulants floués constatent la disparition de leurs économies sans aucune possibilité de recours légal. Les plaintes s’accumulent auprès des autorités de transition qui maintiennent un mutisme total sur ces pratiques. Les listes officielles d’admission se négocient en secret tandis que de nouvelles vagues de candidats naïfs continuent de se presser devant les bureaux de distribution contrôlés par ces structures étrangères…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Arrestation au Tchad de Badour Ali , frère cadet de l’ancien chef d’état-major du MPC Didot Ali

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Arrestation au Tchad de Badour Ali , frère cadet de l’ancien chef d’état-major du MPC Didot Ali

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le mardi dernier, le frère cadet du chef de guerre Didot Ali, Badour Ali, a été appréhendé par les militaires des services de renseignement tchadiens à Sido. Cette interpellation fait suite à la plainte d’un civil, Alkhatim Abakar, évadé des prisons privées du MPC.

 

Les agissements criminels et les exactions commises par la faction dissidente du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) franchissent désormais la frontière. Badour Ali, le frère cadet de l’ancien chef d’état-major Didot Ali, a été arrêté par les militaires des services de renseignement tchadiens dans la ville frontalière de Sido. Ce dernier assure la gestion des affaires financières et immobilières du chef rebelle de l’autre côté de la frontière, s’occupant notamment des maisons et de la vente de l’or du chef rebelle au Tchad.

 

L’affaire découle directement du fonctionnement des centres de détention privés mis en place par Didot Ali dans la préfecture de l’Ouham, particulièrement à Markounda. Dans ces geôles clandestines, les prisonniers subissent de graves maltraitances, maintenus au sol avec des chaînes cadenassées aux chevilles. Il y a quelques jours, un jeune homme incarcéré dans ces conditions, nommé Alkhatim Abakar, est parvenu à s’évader de sa cellule. Après avoir fui la République centrafricaine pour se réfugier à Sido, en territoire tchadien, la victime s’est immédiatement rendue auprès des militaires des services de renseignement pour déposer une plainte officielle contre Badour Ali.

 

Dans sa déposition, Alkhatim Abakar explique que son calvaire est lié au vol de son téléphone portable, un iPhone 15 Pro Max. Alors qu’il était encore aux fers dans la prison privée de Markounda, Badour Ali est venu lui rendre visite en cellule. Sans apporter l’appareil avec lui, le frère cadet du chef rebelle a exigé sous la contrainte que le détenu lui donne immédiatement le code de déverrouillage. Alkhatim Abakar a opposé un refus catégorique, et Badour Ali est reparti les mains vides. Pour la victime, cette démarche insistante constitue la preuve absolue que c’est bien Badour Ali qui a subtilisé le téléphone et qui le détient.

 

Faisant régulièrement la navette à moto entre la République centrafricaine et le Tchad pour liquider les produits des chantiers miniers et administrer le business de son grand frère, Badour Ali a été intercepté par les agents du renseignement militaire mardi dernier lors de son entrée à Sido.

 

Cependant, l’affaire a rapidement mis en lumière les pratiques de corruption qui caractérisent ces zones frontalières, où certains militaires transforment la sécurité en un commerce lucratif. Dès l’annonce de l’arrestation, Didot Ali a mobilisé d’importants fonds depuis ses bases arrières en Centrafrique. Cet argent a été envoyé directement aux militaires des services de renseignement tchadiens qui détenaient son frère. Suite au versement de ce pot-de-vin, les agents corrompus ont clandestinement remis Badour Ali en liberté ce jeudi 28 mai, après seulement deux jours de cellule. Le frère cadet est aujourd’hui totalement libre de ses mouvements tandis qu’Alkhatim Abakar n’a jamais pu récupérer son téléphone portable, constatant l’impunité totale dont bénéficient ces bandes criminelles grâce à l’argent des mines.

 

Par Arsène Féimonazoui

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L’intégration des rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée centrafricaine : un pari dangereux, selon les centrafricains

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L’intégration des rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée centrafricaine : un pari dangereux

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain mise sur l’incorporation d’ex-combattants rebelles de 3R et de l’UPC dans l’armée nationale pour pacifier le pays.

 

L’accord signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre Bangui et les groupes armés 3R et UPC prévoit l’intégration de leurs combattants dans les Forces armées centrafricaines. Cette stratégie, déjà tentée sans succès par le passé, divise les observateurs entre espoir de stabilisation et crainte d’une nouvelle explosion de violences.

 

Le processus paraît simple sur le papier : cantonnement des fighters en trois mois, désarmement sous quinze jours, formation puis incorporation dans les FACA. La réalité s’avère autrement complexe. Les précédents échecs du pays en matière de désarmement et réintégration des ex-rebelles jettent une ombre sur cette nouvelle tentative. L’Accord de 2019 avait déjà promis une paix durable qui s’est rapidement effondrée.

 

Les 3R d’Oumar Abdelkader et l’UPC d’Ali Darassa accumulent les accusations d’exactions contre les civils. Leurs combattants, souvent mieux équipés que les soldats réguliers, pourraient alimenter les frustrations au sein d’une armée nationale déjà fragile et sous-financée. L’attribution de postes de commandement aux cadres rebelles, promise dans l’accord, risque d’attiser ces tensions.

 

L’aspect ethnique complique encore la donne. Les 3R, majoritairement peuls, et l’UPC, ancrée dans le Nord-Est, transportent avec eux des rivalités communautaires profondes. Leur intégration dans une armée déjà traversée par des divisions internes pourrait transformer les FACA en mosaïque de factions plutôt qu’en force unifiée.

 

Le calendrier serré de l’accord interroge également. Trois mois pour cantonner des milliers de combattants dispersés sur un territoire vaste et difficile d’accès semblent insuffisants. Le désarmement, étape la plus délicate, s’appuie sur la bonne volonté de groupes qui ont fait de leurs armes leur principal atout de négociation. Les rapports de l’ONU de 2024 confirment que ces mêmes groupes continuent de s’approvisionner en armements malgré les embargos.

 

La formation des ex-combattants pose d’autres défis. Qui supervisera ce processus ? Les partenaires internationaux, déjà échaudés par les échecs passés, montrent des signes de lassitude. Sans encadrement rigoureux, les nouveaux recrues pourraient conserver leurs allégeances d’origine, minant l’autorité hiérarchique militaire.

 

Le rôle du Tchad comme garant de l’accord suscite la méfiance. N’Djaména poursuit ses propres intérêts géopolitiques dans la région, notamment face à l’influence russe croissante en Centrafrique. Cette dimension externe pourrait compromettre l’appropriation nationale du processus de paix.

 

Les populations civiles, premières victimes des exactions de ces groupes, observent avec scepticisme cette réhabilitation des bourreaux d’hier. Leur adhésion au processus conditionne pourtant sa réussite à long terme. Sans réconciliation authentique et mesures de justice transitionnelle, l’intégration des rebelles pourrait apparaître comme une prime à la violence.

 

L’État centrafricain mise gros sur cette stratégie. L’alternative – maintien du statu quo avec des groupes armés incontrôlés – présente également des risques majeurs. Mais transformer des adversaires en alliés exige plus que des signatures sur un accord. Cela nécessite une vision politique claire, des moyens financiers substantiels et surtout une volonté partagée de construire une paix véritable.

 

L’histoire récente du pays enseigne la prudence. Trop d’accords ont déjà été signés dans l’euphorie avant de sombrer dans l’oubli. Cette nouvelle tentative d’intégration pourrait soit ouvrir la voie à une stabilisation durable, soit alimenter un nouveau cycle de violences si les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas réunies. Le temps dira si Bangui a tiré les leçons de ses échecs passés ou si elle répète les mêmes erreurs en espérant un résultat différent….

 

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L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane, madame Maxime Balalou en grand moraliste des centrafricains

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L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou en grand moraliste des centrafricains

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa conférence de presse du 16 février, le clepto-mythomane Maxime Balalou prêche le changement de mentalité initié par une secte coréenne . Comprendre : changez vous, pas nous.

 

En effet, le clepto-mythomane Maxime Balalou énumère le népotisme, le favoritisme, la corruption et les détournements de deniers publics comme les vrais freins de la Centrafrique. Curieusement, son discours vise le peuple, les familles, les citoyens lambda. Le cœur du régime, lui, passe miraculeusement entre les mailles du filet.

 

Pourtant, que n’a-t-on pas entendu sur le dictateur de Bangui, le clan mafieux du régime, ainsi que sur le clepto-mythomane Maxime Balalou lui-même ? Les centrafricains le savent d’ailleurs très bien cet que homme n’a pas besoin d’être présenté à la nation. Un ancien kitandaire, un voleur des poteaux électriques, l’homme des faux billets. D’ailleurs, il suffit de faire un petit tour devant la résidence familiale où il réside  pour comprendre l’ampleur de ce que nous sommes en train de dire.

 

Tout le monde le sait que C’est lui-même qui incarne le mal qu’il dénonce devant la presse ce lundi 16 février dernier. Comment prêcher l’exemplarité quand on est soi-même cité pour vol de biens publics ? Le clepto-mythomane Maxime Balalou devrait balayer devant sa porte avant de donner des leçons de morale à la nation.

 

Car en République centrafricaine, on dit : “La bouche qui mange ne parle pas.” Le clepto-mythomane Maxime Balalou parle beaucoup. Trop. Pendant que les marchés publics filent aux copains du clan mafieux et que l’argent public s’évapore dans la nature du régime, lui monte devant la scène pour accuser le peuple de pessimisme.

 

Il célèbre les formations lancées avec les Sud-Coréens pour les cadres de l’État. Belle vitrine. Mais pourquoi ces formations n’atteignent-elles jamais ceux qui placent parents, amis et complices aux postes les plus juteux ? La réponse est simple : former le clan, c’est risquer de se regarder dans le miroir.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou prône l’unité, la fraternité, le patriotisme. Mais dans la foulée, il accuse “certains” de salir le pays et de semer la division. Ces “certains”, ce sont les journalistes libres, les opposants, les citoyens qui osent nommer les abus. Pour lui, le patriotisme se mesure au silence et aux applaudissements.

 

Il exhorte à choisir ce qui unit, à travailler pour le plus grand nombre, à viser l’excellence. Sauf que cette excellence reste l’apanage d’une clique pendant que la majorité croupit dans la misère. Le changement de mentalité qu’il réclame, il devrait commencer par l’appliquer à lui-même et aux siens.

 

L’hôpital qui se fout de la charité : le clepto-mythomane Maxime Balalou reproche au peuple exactement ce que son régime — et lui-même — pratique en routine. Avant d’exiger la transformation des pensées des gouvernés, que les gouvernants commencent par rendre des comptes. Le reste suivra.

 

Par Gisèle MOLOMA

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De l’Investiture à l’Imposture : Les promesses d’indépendance judiciaire de Touadéra déjà enterrées avec la confiscation du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé

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De l’Investiture à l’Imposture : Les promesses d’indépendance judiciaire de Touadéra déjà enterrées avec la confiscation du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La prestation du serment du 30 mars 2026 s’efface devant la réalité d’un pouvoir qui transforme les tribunaux en officines partisanes. Entre les discours d’équité et le blocage administratif imposé à Anicet Georges Dologuélé, Faustin-Archange Touadéra choisit la voie du parjure au détriment de l’État de droit.

 

L’encre de la signature apposée lors de la prestation de serment pour la septième République n’a pas eu le temps de sécher que les actes démentent déjà les paroles. En affirmant devant Dieu et la nation que la justice serait le pilier de son nouveau mandat, le dictateur Faustin-Archange Touadera a vendu une illusion que la réalité de l’aéroport de Bangui vient de briser. Le refus de délivrer un passeport à un citoyen dont la nationalité a été certifiée par le Conseil constitutionnel confirme la volonté du régime de Baba Kongoboro de nuire. Le droit est ici piétiné par des consignes verbales transmises entre ministres et procureurs, prouvant que les institutions ne répondent plus qu’à une seule voix, celle du palais de la Renaissance.

 

Le recours à des arguments juridiques fallacieux pour exiger une demande de réintégration est une insulte à l’intelligence des Centrafricains. Demander à un ancien Premier ministre de quémander sa propre identité, alors qu’aucune perte de nationalité n’a été constatée par décret, place le régime hors du champ républicain.

 

Le ministre de l’Intérieur et le procureur de la République agissent en exécutants d’une haine personnelle, transformant une simple procédure de voyage en une barrière politique infranchissable. On assiste à une privatisation de la loi où la détention d’un document d’identité dépend désormais de l’humeur du prince ou de la soumission de l’opposant.

 

Cette gestion clanique s’étend jusqu’aux compétitions législatives à Bokaranga, où les ressources de l’État sont détournées pour barrer la route à un seul homme. On utilise des hélicoptères et des moyens financiers colossaux pour combattre un candidat que l’on qualifie par ailleurs d’étranger ou d’apatride.

 

Cette incohérence est le signe d’un pouvoir qui ne s’embarrasse plus de logique ni de respect pour les textes qu’il a lui-même promulgués. En ignorant les décisions de la plus haute juridiction du pays, le régime envoie un message clair : la survie du clan l’emporte sur la stabilité des institutions.

 

Les magistrats, soumis à des menaces constantes, ne sont plus que les spectateurs d’une dérive où le bon vouloir présidentiel remplace le code civil.

 

L’appareil sécuritaire et judiciaire se ligue pour empêcher un représentant de la nation de remplir ses missions internationales à l’Union africaine, préférant l’isolement diplomatique à la reconnaissance d’un droit fondamental. Cette situation installe un climat où chaque citoyen peut, du jour au lendemain, être privé de ses droits les plus élémentaires si son existence politique gêne les intérêts de la famille régnante.

 

Le mépris affiché pour les correspondances officielles et les demandes d’audience montre que le dialogue est rompu au profit d’un rapport de force permanent. Les institutions de la République ne sont plus des remparts contre l’arbitraire, mais des outils de coercition utilisés pour obtenir par la force ce que les urnes n’ont pas permis d’arracher avec honneur.

 

Par Alain Nzilo

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Pasteur Issene Faki sort une belle mélodie pour attaquer ses détracteurs

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Pasteur Issene Faki sort une belle mélodie pour attaquer ses détracteurs

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Ah, le Pasteur Issene Faki ! Toujours fidèle à lui-même, il ne rate jamais une occasion de transformer une querelle en tube. Sa dernière chanson, fraîchement lâchée, est une petite bombe mélodique qui claque bien fort dans les oreilles.

 

Franchement, on doit lui accorder ça : la qualité est au rendez-vous. La voix porte, chaude et maîtrisée, la mélodie accroche dès les premières notes, et l’arrangement respire l’expérience. On sent l’ancien choriste de l’église Ngoubagara du quartier Fouh qui sait ce qu’il fait, qui a passé des années à faire vibrer les bancs d’église. C’est propre, c’est soigné, c’est même carrément plaisant à écouter en boucle… si on ferme les yeux sur les paroles.

 

Parce que, soyons honnêtes, le but n’est pas de faire danser les anges. Non, là, c’est une contre-attaque en règle contre CNC, un uppercut musical bien envoyé à tous ceux qui osent le critiquer. Dans le texte, il balance sans filtre : « Ils ne veulent pas de moi, ils veulent me tuer, ils m’insultent, ils m’attaquent tout le temps. »

 

Direct, cash, zéro détour. Pas de poésie alambiquée ni de sous-entendus polis. Il nomme, il accuse, il cogne..

 

C’est du Issene Faki pur  Kpakpato. Depuis des décennies, ce fils de l’enfer sort les griffes dès que ça chauffe. Problèmes à gauche, à droite, au milieu, partout où il pose le pied, ça grince. Et lui, imperturbable, il répond toujours de la même façon : un sermon, un clash, ou,  nouveauté mode 2026,  une chanson qui tape  sur ses fidèles détracteurs. Dans ce morceau, il rappelle qu’il a eu ses moments de faiblesse morale (il le dit lui-même, chapeau pour la franchise), mais hop, il se rattrape illico : c’est Jésus-Christ qui le tient, c’est Dieu qui le protège, point barre. Pratique, cette armure divine : elle permet de distribuer les uppercuts tout en gardant les mains propres. Ou presque.

 

Bref, la mélodie est belle, la voix est magnifique, la production tient la route. Dommage que le message serve surtout à régler des comptes personnels. On applaudit le talent du chanteur, on hausse un sourcil devant le combattant. Issene Faki, pasteur gospel ou roi du clash lyrique ? Les deux, mon général. Et tant qu’il continue à produire des sons de cette qualité pour régler ses différends, on se dit qu’au moins, les détracteurs auront droit à une bande-son de premier choix quand ils se feront dézinguer.

 

Écoutez, dansez… et prenez garde si vous êtes sur sa liste noire. Pour couronner le tout, c’est sa fille Habiba qui est chargée de véhiculer le morceau musical sur les plateformes de réseaux sociaux. Affaire de famille!

 

Par Alain Nzilo

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Nous avons le malheur d’être l’un des partis les plus anciens” : Martin Ziguelé évoque le poids de l’histoire du MLPC

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Nous avons le malheur d’être l’un des partis les plus anciens” : Martin Ziguelé évoque le poids de l’histoire du MLPC

 

Le président du MLPC Martin Ziguelé rappelle l’ancienneté et l’influence de sa formation politique dans l’histoire de la République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien Premier ministre Martin Ziguelé évoque avec une lucidité teintée d’amertume le parcours historique exceptionnel de son parti politique.

 

Martin Ziguelé n’hésite pas à rappeler les faits. Le MLPC peut se targuer d’une longévité rare dans le paysage politique centrafricain. “Nous portons le poids de l’histoire”, confie l’ancien Premier ministre avec une certaine fierté mêlée de lucidité.

 

Le constat est sans appel pour le député de Bocaranga 3 : son parti figure parmi les formations les plus anciennes du pays, peut-être même la plus ancienne encore en activité sur l’ensemble du territoire national. Une réalité qui confère au MLPC une légitimité particulière dans le débat politique centrafricain.

 

Cette ancienneté ne reste pas que symbolique. Martin Ziguelé tient à rappeler les preuves concrètes de l’efficacité politique de sa formation. Le MLPC a notamment joué un rôle déterminant lors des élections présidentielles de 2016, en apportant son soutien au candidat Faustin-Archange Touadéra au second tour.

 

“Nous avons démontré notre capacité à peser sur les grands rendez-vous électoraux”, précise le président du MLPC. Ce soutien s’était avéré décisif pour la victoire du candidat qui allait devenir président de la République.

 

L’évocation de cet épisode électoral prend une dimension particulière aujourd’hui, alors que les relations entre le MLPC et le pouvoir actuel se sont considérablement dégradées. Martin Ziguelé rappelle ainsi que son parti a su faire preuve de responsabilité politique en 2016, privilégiant l’intérêt national aux calculs partisans.

 

Cette référence au passé sonne aussi comme un rappel au président Touadéra : le MLPC reste un acteur incontournable de la vie politique centrafricaine, fort de son expérience et de son implantation territoriale. Une manière pour l’ancien Premier ministre de rappeler que son parti mérite le respect, même dans l’opposition.

 

Le message de Martin Ziguelé dépasse la simple évocation nostalgique. Il affirme la continuité historique du MLPC et sa légitimité à participer pleinement au débat démocratique centrafricain, quelle que soit sa position vis-à-vis du pouvoir en place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Selon André-Franck Amaïzou, magie, fétiches et pouvoir constituent l’avertissement biblique adressé aux rois idolâtres »

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Titre : « Selon André-Franck Amaïzou, magie, fétiches et pouvoir constituent l’avertissement biblique adressé aux rois idolâtres »

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans son livre le Bon Berger, André-Franck Amaïzou reprend une référence christique qui sert de base au jugement politique : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » . L’autorité ne peut donc se construire sur le secret, la crainte ou les pratiques occultes. Elle se mesure à la capacité d’assumer des responsabilités visibles, au service d’un peuple qui observe.

 

L’ouvrage oppose clairement le dirigeant qui écoute son peuple et celui qui s’appuie sur la diversion ou sur l’illusion. Le texte évoque « le leader hypocrite et vicieux qui manipule la rhétorique » pour maintenir son contrôle sans s’intéresser à la justice . Ce type de chef ne sécurise pas sa fonction par l’action, mais par la mise en scène et les mythes qui entourent son autorité.

 

Dans la logique développée par Amaïzou, le recours aux fétiches n’est pas un signe de force : c’est une démission. La fonction publique exige une gouvernance rationnelle, « un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures commandées pour le salut public » selon la citation de Charles de Gaulle intégrée dans le texte . Quand le pouvoir se déplace vers des objets de protection mystique, il abandonne la décision administrative et s’installe dans la peur.

 

La comparaison devient lisible dans la situation actuelle de Bangui. Faustin-Archange Touadéra entretient l’image d’un chef pieux, citant souvent les écritures, priant en public et revendiquant une proximité spirituelle. Pourtant, l’environnement sécuritaire qui l’entoure est structuré par des réseaux des mercenaires, des conseillers issus de groupes armés russe et un cercle politique où la croyance aux protections occultes remplace parfois l’application des lois. Le contraste est visible : l’exercice religieux public ne débouche pas sur l’écoute des citoyens, alors que le texte fixe la gouvernance sur l’attention portée « aux besoins des plus vulnérables » .

 

Dans la grille du Bon Berger, la magie est l’opposé du service. Barthélemy Boganda avait résumé la mission d’État en cinq verbes simples : « Loger, Soigner, Instruire, Nourrir et Vêtir » . Ce sont des critères concrets : construction d’écoles, accès aux soins, soutien aux familles, approvisionnement alimentaire et sécurité quotidienne. Rien, dans cette liste, ne relève du mystique. Ce sont des actions assignables, vérifiables, mesurables.

 

Or le pouvoir actuel, en revendiquant la force par l’allégeance symbolique à des protecteurs extérieurs ou à des figures ésotériques, s’éloigne de ces obligations. La présidence joue sur le prestige, la communication et les cérémonies, pendant que les réseaux armés imposent leur propre hiérarchie dans plusieurs villes. La croyance dans l’invincibilité ne remplace ni l’eau potable ni l’encadrement administratif.

 

Amaïzou ne parle pas d’un individu particulier : il décrit un mécanisme politique. Là où le dirigeant évite la loi et préfère les symboles, l’État se fragmente. Là où la magie s’installe, la responsabilité disparaît. Le résultat est déjà visible : une gouvernance religieuse dans le discours, et une dépendance occulte dans la pratique.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Commissions d’enquête parlementaires  est-elle un outil démocratique ou un simulacre  de transparente?

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Commissions d’enquête parlementaires  est-elle un outil démocratique ou un simulacre  de transparente?

 

Crise dans le Secteur Forestier en RCA : Entre Fin de Contrat de la SGS et Menace d’Embargo de la CITES
L’ex-député Augustin Agou, Directeur adjoint de la société forestière Timberland

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les commissions d’enquête parlementaires, vantées comme des piliers de la démocratie centrafricaine, peinent à produire des résultats réels, laissant planer le doute sur leur efficacité.

 

En République centrafricaine, où la transparence et la reddition des comptes demeurent des défis, les commissions d’enquête parlementaires sont souvent brandies comme un symbole de contrôle démocratique. Censées faire la lumière sur des affaires graves et garantir la responsabilité des acteurs publics ou privés, elles représentent, en principe, un levier pour l’Assemblée nationale afin de superviser l’exécutif et de défendre les intérêts des citoyens. Pourtant, leur efficacité réelle est mise en doute. Lors de l’émission parlement sur la radio Ndéké-Luka, Pasteur Augustin Agou, ancien député du premier arrondissement de Bangui, a décrit le fonctionnement de ces commissions, citant l’enquête sur l’exploitation illégale de l’or par des entreprises chinoises à Bozoum. Mais ses explications, loin de dissiper les inquiétudes, soulignent une réalité inquiétante : ces commissions, malgré leur mandat légal, semblent davantage jouer un rôle de façade que d’outil véritablement efficace pour répondre aux scandales.

 

Agou détaille un processus structuré : lorsqu’une affaire sérieuse émerge, comme celle de Bozoum, les députés se réunissent en plénière pour décider de la création d’une commission d’enquête. Cette décision, entérinée par le président de l’Assemblée nationale, donne naissance à un groupe composé de plusieurs parlementaires, issus de divers groupes politiques pour assurer une forme de pluralité. Ces commissions disposent de prérogatives importantes : elles peuvent convoquer des témoins, réaliser des visites sur le terrain et rédiger un rapport exhaustif. Ce document, partagé avec tous les députés, est ensuite débattu en plénière pour aboutir à des mesures concrètes. À Bozoum, où l’exploitation aurifère par des compagnies chinoises a provoqué des ravages environnementaux et sociaux, une commission a été formée pour enquêter sur les responsabilités et les conséquences.

 

Sur le papier, ce dispositif paraît solide. Mais dans les faits, les résultats concrets brillent par leur absence. Agou, en évoquant Bozoum, reste vague sur les retombées de l’enquête. Aucune précision sur d’éventuelles sanctions contre les entreprises fautives, sur des indemnisations pour les communautés touchées ou sur des actions pour prévenir de nouvelles dérives. Cette opacité reflète un problème récurrent : les commissions, bien qu’investies d’un mandat clair, semblent se perdre dans des rapports sans impact tangible. Les habitants de Bozoum, confrontés à des rivières polluées et à des terres abîmées, n’ont constaté aucun changement notable après l’enquête. Cette absence de suivi renforce l’idée que ces commissions servent souvent à calmer les tensions publiques plutôt qu’à résoudre les problèmes de fond.

 

Les obstacles à leur efficacité sont multiples. Agou note que la composition des commissions, bien que diversifiée, repose sur les équilibres politiques au sein de l’Assemblée. Dans un pays où les jeux d’alliances et les pressions externes pèsent lourd, cette politisation peut compromettre l’objectivité des enquêtes. Les parlementaires, parfois influencés par des intérêts divergents, hésitent à pousser leurs investigations jusqu’à leurs ultimes conséquences. De plus, les ressources – financières, logistiques, humaines – font cruellement défaut. Se rendre à Bozoum, une ville isolée, exige des moyens que l’Assemblée, dans un contexte de contraintes budgétaires, peine à mobiliser. Sans véhicules, carburant ou personnel dédié, les commissions se retrouvent limitées, incapables de recueillir des preuves solides ou de mettre les responsables face à leurs actes….

 

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L’imposteur du quartier Gobongo : l’histoire incroyable du faux ressuscité qui a berné tout un quartier de la sortie nord de Bangui. Son vrai père vient d’être retrouvé par la police, et un véritable retournement se produit au commissariat

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L’imposteur du quartier  Gobongo : l’histoire incroyable du faux ressuscité qui a berné tout un quartier de la sortie nord de Bangui. Son vrai père vient d’être retrouvé par la police, et un véritable retournement se produit au commissariat   

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après avoir simulé incroyablement son retour d’entre les morts, un voleur drogueur en cavale depuis Mobaye a plongé les habitants de Gobongo dans un trouble profond avant son interpellation par la police.

 

La semaine dernière, une nouvelle folle se répand rapidement dans le quartier Gobongo, situé à la sortie nord de Bangui. Un jeune homme, connu pour sa consommation de tramadol et de chanvre indien, se présente au sein d’une famille dudit quartier. Il affirme être leur fils, décédé et enterré quelques années plus tôt. Devant la foule rassemblée et les médias alertés par cette situation bizarre, l’individu livre un récit incroyable. Il soutient que lors de son prétendu accident mortel, des sorciers ont changé son corps par celui d’un chien. Selon lui, les proches en larmes ont enterré l’animal sans le savoir, tandis que lui a été emmené de force pour travailler dans des champs vers le centre du pays et provoquer des accidents de route mystiques. Il ajoute qu’il a réussi à fuir à pied depuis la Basse-Kotto pour retrouver les siens à Bangui.

 

Les déclarations du jeune homme provoquent d’abord la joie et beaucoup d’émotion chez la famille endeuillée. Pourtant, le père de famille a des doutes dès le début, car il se rappelle parfaitement avoir veillé le corps de son véritable enfant à l’église.

 

Il est vrai, si les détails qu’il explique sur de telle situation mystique est vraie dans le pays, mais son histoire s’effondre totalement lorsqu’il s’agit d’expliquer son retour à la vie réelle. S’échapper à pied de l’emprise de sorciers sans qu’ils ne s’en aperçoivent est impossible, ce qui pousse avant tout les journalistes du CNC, appelés en premier par les voisins, et en suite par les habitants à demander des vérifications. Mais d’autres médias ont été appelés, et ils diffusent l’information. Ce qui a provoqué des réactions massives sur les réseaux sociaux et dans les quartiers.

 

Mais le lendemain de sa déclaration dans des médias, la vérité éclate grâce aux déclarations d’un témoin depuis Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto. Un père de famille informe les centrafricains que ce garçon n’est pas le fils décédé, mais le fils d’un chargeur habitant au quartier PK12, dans la commune de Bégoua. Le jeune homme était en réalité un ouvrier maçon à Mobaye, où il a commis un vol. Poursuivi par la population, il a fui pour revenir se cacher à Bangui.

 

Informés de la situation, les policiers de la force d’intervention du corps urbain (FICU) se rendent sur place pour interpeller le suspect. Déporté au commissariat central, , le délinquant abandonne son histoire de revenant et dit toute la vérité aux forces de l’ordre. Il avoue avoir inventé ce mensonge.

 

Le suspect a révélé  sa vraie identité et le nom de son père. Immédiatement, les forces de l’ordre convoquent ce dernier ainsi que le père du jeune défunt pour explication. Confrontés, le père biologique du suspect menace de déposer une plainte en justice contre le père du jeune décédé. Un véritable retournement de la situation.

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

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Nous l’avons dit souvent, et voilà que la justice le confirme : le simulacre de procès contre Joseph Figueira dévoile un État en ruine sous la botte des mercenaires russes du groupe Wagner

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Nous l’avons dit souvent, et voilà que la justice le confirme : le simulacre de procès contre Joseph Figueira dévoile un État en ruine sous la botte des mercenaires russes du groupe Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La parodie de justice subie par Joseph Figueira démontre l’effondrement de l’État centrafricain. Désormais, ce sont les hommes de Wagner qui dictent leurs lois aux tribunaux.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut remonter au début. En effet, l’arrestation de cet humanitaire belgo-portugais s’est déroulée le 26 mai 2024 dans la localité de Zemio, située dans le sud-est de la République centrafricaine. Alors qu’il achevait une mission d’évaluation de terrain pour le compte de l’organisation américaine FHI 360, financée par l’Usaid, trois agents russes de la compagnie de sécurité privée Wagner ont fait irruption dans une guesthouse locale. Notre rédaction de Corbeau News Centrafrique avait immédiatement réagi en publiant une alerte information dès les premières heures de sa disparition, dévoilant ainsi en exclusivité cette capture. Accompagnés d’un gendarme centrafricain faisant office d’interprète, ces hommes ont ordonné au chercheur de les suivre, lui interdisant de récupérer ses documents officiels et ses deux passeports laissés dans ses quartiers. Conduit de force sur une moto jusqu’à la piste d’aviation locale, selon sa propre déclaration sur la RFI, il a été transféré par voie aérienne vers la ville de Bria.

 

Toujours d’après lui, à  Bria, le centre de détention utilisé par la compagnie russe se trouve sur le site industriel appartenant autrefois à une société d’achat de diamants dénommé BADICA. C’est dans ce lieu privé, totalement soustrait à la gestion et au contrôle des institutions républicaines centrafricaines, que l’humanitaire a subi ses premiers interrogatoires. Durant quarante-huit heures, il a été privé d’eau, maintenu les poignets entraits aux chevilles et mis en joue à plusieurs reprises par des gardes russes qui le menaçaient d’exécution. Selon lui, d’autres prisonniers enfermés dans ce complexe subissaient des violences similaires, certains étant placés dans des fosses creusées à même le sol ou dans des conteneurs métalliques exposés à la chaleur du soleil.

 

Après cette phase initiale, le captif a été acheminé vers la capitale, Bangui. Avant son incarcération officielle, son parcours a transité par une seconde prison privée non officielle gérée par les forces de Wagner à l’aéroport de Mpoko. Il a ensuite été transféré dans les locaux de l’Office central pour la répression du banditisme, une unité policière nationale connue pour travailler en étroite liaison avec les agents russes. C’est là que le responsable des opérations de la compagnie de sécurité, Denis Suprunov, s’est présenté directement dans la cellule pour proférer de nouvelles intimidations et des insultes.

 

Les motivations de cette opération s’inscrivent dans une stratégie globale d’influence définie par une structure de communication russe nommée Africa politology. Les archives internes de cette organisation montrent la planification d’actions de décrédibilisation visant spécifiquement les organisations non gouvernementales occidentales, la mission des Nations unies et les initiatives diplomatiques des États-Unis. À cette période, une société de sécurité privée américaine cherchait à négocier son implantation auprès de la présidence centrafricaine, provoquant une réaction immédiate des réseaux russes pour préserver leur monopole sécuritaire.

 

Pour légitimer la capture de l’humanitaire, la structure d’influence a utilisé des données extraites de ses téléphones portables saisis lors de son arrestation sous la menace. Les messages et les images contenus dans les appareils concernaient ses anciennes missions d’étude auprès des populations peules et ses contacts professionnels avec diverses factions armées locales. Ces éléments d’enquête ont été transmis à des plateformes médiatiques locales financées par les réseaux de la compagnie russe, ainsi qu’à de faux profils d’analystes politiques sur les réseaux sociaux, pour bâtir une campagne publique accusant le chercheur d’espionnage et de complicité avec la rébellion.

 

Ces accusations ont trouvé leur conclusion lors des audiences du procès de l’humanitaire devant la cour criminelle de Bangui. L’avocat de la défense, l’ancien Premier ministre Nicolas Tiangaye, a décrit une procédure où le dossier officiel ne comportait que onze pages pour huit incriminations distinctes. En pleine séance, des agents russes de la compagnie Wagner sont venus remettre directement au procureur de la République des pièces et des documents qui ne figuraient pas initialement dans le dossier d’instruction. La défense et les magistrats n’avaient eu aucune connaissance préalable de ces éléments.

 

Malgré les requêtes répétées de la défense pour obtenir une expertise indépendante des téléphones portables et du carnet de notes de l’accusé, l’accès à ces pièces à décharge a été constamment refusé par le tribunal. Les magistrats centrafricains ont suivi les réquisitions basées sur les documents fournis par les agents russes, prononçant une sentence de dix ans de travaux forcés assortie d’une amende financière importante. Les cadres de l’administration pénitentiaire locale confiaient alors en privé à l’accusé qu’ils n’avaient aucun pouvoir de décision sur le déroulement de son dossier et qu’il devait s’en remettre aux négociations diplomatiques.

 

La libération définitive s’est produite au début du mois d’avril 2026, après vingt-deux mois d’incarcération au camp de Roux, une prison de Bangui où les conditions de détention ont entraîné plusieurs décès parmi les prisonniers. Cette issue a été obtenue par une procédure d’extradition humanitaire négociée par les diplomaties de la Belgique et du Portugal, appuyée par des rapports d’experts des Nations unies concernant la détention arbitraire. Lors de son retour en Europe, l’humanitaire a confirmé que la coopération active de certains membres du gouvernement centrafricain avait facilité son identification et sa capture par le commando russe à Zemio

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique-Soudan : Comment le régime de Touadéra achemine des mercenaires et de la drogue aux FSR d’Hemetti

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Centrafrique-Soudan : Comment le régime de Touadéra achemine des mercenaires et de la drogue aux FSR d’Hemetti

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors que la guerre civile continue de ravager le Soudan, l’Empereur-président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, enfonce chaque jour davantage son pays dans un rôle de base logistique arrière au service des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Daglo, dit « Hemetti ». Prêt à tout pour renflouer les caisses d’un État asphyxié, il semble désormais franchir un nouveau cap dans l’illégalité internationale, au mépris des avertissements de la Cour pénale internationale, exposant ainsi Bangui à des risques accrus de poursuites. Complicité administrative, plateforme de transit pour les armes et les combattants : cette dérive alimente également la colère de Moscou, soutien officiel du pouvoir central à Khartoum.

 

La complicité administrative de Bangui au cœur du trafic

Selon nos informations régionales recueillies sous couvert d’anonymat, et confirmées par des mouvements suspects récemment documentés par Africa Intelligence, le pouvoir de Bangui est devenu un véritable facilitateur de recrutement pour les FSR en octroyant des visas officiels à des paramilitaires colombiens, souvent liés à des réseaux de narcotrafic. Début mai, selon nos confrères, plusieurs dizaines de ces recrues hispanophones ont débarqué à l’aéroport de Bangui à bord d’un vol régulier de Royal Air Maroc en provenance de Casablanca.

 

Sur le plan des procédures aéronautiques, un élément fondamental mérite d’être souligné : les ressortissants colombiens ont l’obligation d’obtenir un visa pour entrer sur le territoire centrafricain. Sans délivrance préalable d’un visa en bonne et due forme, ou sans émission d’une note verbale officielle par la diplomatie centrafricaine ou les services de l’immigration-émigration, la compagnie Royal Air Maroc n’aurait jamais pu autoriser leur embarquement à Casablanca. Cette réalité administrative lève ainsi le voile sur une complicité directe et délibérée du sommet de l’État centrafricain dans cette filière mercenaire.

 

D’après nos sources, leur mission au Soudan ne se limite pas à l’encadrement tactique des troupes d’Hemetti. Ces mercenaires sud-américains auraient également introduit d’importantes quantités de stupéfiants destinées aux lignes de front, dans une stratégie visant à galvaniser les combattants des FSR pour les pousser à combattre « sans peur aux yeux ». Depuis Bangui, ces hommes et leur cargaison seraient acheminés par de petits appareils vers Birao, dans la Vakaga, avant de franchir la frontière en direction de Nyala, fief stratégique du commandement des FSR.

 

Financer les soldats de Poutine au mépris de la CPI

En agissant de la sorte pour générer des ressources financières, l’Empereur-président centrafricain fait le choix assumé de défier la justice internationale. Cette posture contraste radicalement avec celle du Tchad voisin. Récemment, l’action déterminée de la CPI face aux complicités dans les livraisons d’armes et les soutiens aux rebelles soudanais avait contraint N’Djamena à opérer un repli tactique afin d’éviter des poursuites internationales.

 

Là où le Tchad a préféré reculer sous la menace de sanctions, Touadéra semble avoir choisi de récupérer ces réseaux à son propre profit. Pour le régime centrafricain, l’argent issu de ce soutien aux FSR, combiné au rapprochement avec le parrain émirati, constitue désormais une question de survie politique. Ces fonds occultes serviraient en priorité à financer les services des soldats de Poutine, alors que Moscou exigerait désormais de Bangui une facture mensuelle de plus de 15 millions de dollars en liquide pour le maintien de ses paramilitaires. Convaincu de pouvoir échapper à la CPI, Touadéra paraît ainsi s’enfermer dans une fuite en avant aussi risquée que coûteuse.

 

La logistique de l’ombre organisée par Wagner et les Émirats

Ce transit hautement sensible ne pourrait fonctionner sans l’étroite collaboration des mercenaires russes de Wagner, actuellement en transition vers Africa Corps, qui sécurisent et facilitent les déplacements de ces contingents sur le territoire centrafricain. Cette sous-traitance logistique épouse parfaitement les intérêts stratégiques de l’allié émirati.

 

Comme l’a récemment révélé une enquête du Monde, Abou Dhabi utiliserait l’espace aérien centrafricain via de nouvelles compagnies de fret, telles qu’Invicta Air Cargo, opérant avec des avions-cargos immatriculés en RCA (TL-AIT et TL-ARU), afin d’acheminer armes et matériels vers les FSR. En contrepartie, le pouvoir émirati multiplierait les promesses d’investissements à Bangui — centrale solaire, modernisation aéroportuaire — apportant un souffle financier crucial à un régime fragilisé.

 

La colère de Moscou face au double jeu de Touadera

Cette centralisation croissante des réseaux de trafic et de mercenariat commence désormais à peser lourdement sur la scène diplomatique, au point de générer de fortes tensions avec le principal protecteur sécuritaire de Bangui. Attendu à Moscou du 26 au 28 mai pour le Forum international sur la sécurité piloté par Sergueï Choïgou, Touadéra sait que sa marge de manœuvre se réduit considérablement.

 

La ligne officielle de Vladimir Poutine sur le conflit soudanais demeure pourtant sans ambiguïté : Moscou soutient le pouvoir légitime de Khartoum ainsi que l’armée régulière du général Abdel Fattah al-Burhan. C’est précisément cette contradiction qui alimente l’exaspération du Kremlin. Alors que le ministère russe de la Défense s’apprête à remplacer officiellement Wagner par Africa Corps, voir ces forces associées, sur le territoire centrafricain, à une filière de soutien logistique et humain au profit des rebelles d’Hemetti devient politiquement inacceptable.

 

Moscou refuse catégoriquement que sa future vitrine sécuritaire officielle en Afrique soit compromise par les ambitions financières de Bangui et ses alliances opaques avec les Émirats arabes unis ainsi que des réseaux de narco-mercenariat. Selon plusieurs sources, cette collision d’intérêts, ainsi que l’implication indirecte d’Africa Corps aux côtés des FSR, devraient être au cœur d’un échange particulièrement tendu entre Vladimir Poutine et son homologue centrafricain.

 

L’Empereur-président Touadéra, qui affiche jusqu’ici une indifférence provocatrice face à la CPI, pourrait rapidement découvrir que jouer simultanément sur plusieurs tableaux entre grandes puissances expose son régime à des risques géopolitiques bien plus immédiats que les seules menaces judiciaires internationales.

 

Affaire à suive.

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire du véhicule intercepté avec des munitions à Bangui : les investigations de CNC blanchissent le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène

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Affaire du véhicule intercepté avec des munitions à Bangui : les investigations de CNC blanchissent le ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La rumeur impliquant le véhicule personnel du ministre d’État Arnaud Djoubaye Abazène a enflammé Internet après une saisie de munitions le 23 mai à Bangui. Nos investigations clarifient l’origine et la destination de ce chargement.

 

En effet, l’agitation au tour du prétendu véhicule du ministre Abazène a débuté immédiatement après l’interception d’un véhicule de transport contenant une cargaison de munitions au sein même de la capitale. Très vite, les plateformes des réseaux sociaux ont diffusé des accusations directes contre le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, lui attribuant la propriété de ce véhicule privé et son contenu illicite. Cette version des faits a provoqué de nombreuses réactions passionnées parmi les internautes sur les réseaux sociaux.

 

Pour comprendre la rapidité avec laquelle cette accusation a pris de l’ampleur, il faut se souvenir d’un antécédent survenu il y a deux ans à Bambari. À cette époque, un véhicule appartenant au frère du ministre, qui exerce comme douanier, avait été intercepté avec des munitions à son bord. Les personnes impliquées avaient alors été arrêtées, avant que le ministre n’ordonne leur libération, permettant à tout ce groupe de retrouver la liberté. En raison de la forte ressemblance entre les deux véhicules, la mémoire de cet événement a poussé le public à faire un rapprochement immédiat et à désigner à nouveau le ministre d’État, alors que la situation actuelle s’avère totalement différente.

 

Les vérifications rigoureuses effectuées par l’équipe de CNC auprès des sources officielles et des services de sécurité démentent totalement cette version. Le véhicule en question n’est pas le véhicule personnel du ministre Arnaud Djoubaye Abazène, son nom ayant été associé à cette affaire sans aucun fondement véridique.

 

L’interception de la cargaison s’est déroulée à Bangui, alors que le véhicule s’apprêtait à prendre le départ. Le voyage prévu avait pour destination finale la ville de N’délé, qui est le chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. C’est juste avant de quitter la capitale que la découverte des munitions a provoqué l’intervention immédiate des forces de l’ordre. Le conducteur, un citoyen de nationalité camerounaise, a été arrêté sur le champ. Il se trouve actuellement en détention provisoire au commissariat central pour les besoins de l’interrogatoire.

 

Durant ses premières déclarations, ce chauffeur a affirmé son ignorance complète concernant la présence des munitions, évoquant la possibilité d’un piège ou d’un chargement dissimulé à son insu par des tiers.

 

L’analyse de la cargaison éloigne définitivement l’hypothèse d’une entreprise de déstabilisation ou d’un soutien à une rébellion. Le volume de matériel saisi à Bangui s’avère bien trop faible pour correspondre aux besoins logistiques d’un groupe armé rebelle. En revanche, la destination de N’délé fournit un indice capital, cette région abritant des parcs naturels importants où les activités de chasse et de braconnage de grande faune sont fréquentes. Les habitants et les réseaux de cette zone utilisent régulièrement des armes et des munitions pour abattre les animaux sauvages. Les données recueillies par CNC indiquent qu’il s’agit d’un trafic commercial, probablement initié par un commanditaire basé à Bangui désireux de fournir des moyens d’action pour le braconnage dans le Bamingui-Bangoran ou vers N’délé. L’enquête se poursuit actuellement au commissariat central pour identifier les complices et les destinataires réels de ce matériel de contrebande introduit dans le chargement.

 

Par Anselme Mbata

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Législatives dans la Vakaga : Les perdants s’activent pour un recours de la honte auprès du conseil constitutionnel

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Législatives dans la Vakaga : Les perdants s’activent pour un recours de la honte auprès du conseil constitutionnel

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après leur nette défaite à Birao et à Ouanda-Djallé, les candidats froidement battus refusent le score des urnes et préparent une démarche juridique de la honte auprès du conseil constitutionnel pour tenter d’annuler les résultats.

 

Cette surprenante rébellion est menée par Chengaba  et Comme Hassan, deux candidats officiels du MCU qui n’acceptent pas la leçon reçue dans les bureaux de vote. Les deux hommes s’activent désormais en coulisses pour monter un dossier de contestation artificielle, refusant d’admettre la supériorité de leurs adversaires sur le terrain électoral.

 

Pourtant, les procès-verbaux issus des urnes affichent des écarts que personne ne peut raisonnablement contester sans faire preuve d’une totale mauvaise foi. À Birao 2, Youssouf Hilaire a obtenu un score indiscutable de 7 830 suffrages, validé par les observateurs et les autorités, reléguant son rival direct à plus de mille voix derrière lui.

 

Du côté d’Ouanda-Djallé, le verdict populaire s’avère encore plus cuisant pour l’ancien ministre du Commerce, Comme Hassan, qui s’effondre à 37 % des voix. Il se retrouve totalement distancé par le raz-de-marée d’Adam Idriss Sendé, qui s’empare de la circonscription en récoltant plus de 62 % des bulletins de vote.

 

Pour justifier ce que la population locale qualifie déjà de procédure infondée, les deux recalés avancent un argument juridique d’une légèreté déconcertante. Ils reprochent aux vainqueurs, qui se présentaient sous l’étiquette de candidats indépendants, d’avoir indûment utilisé l’image et les t-shirts à l’effigie du chef de l’État pendant la campagne.

 

Cette plainte feint d’oublier la réalité des rouages politiques internes puisque la direction du parti présidentiel a elle-même distribué des millions à ces candidats indépendants. Le pouvoir de Bangui a financé les deux camps pour s’assurer une victoire globale, faisant de cette querelle une dispute ridicule au sein d’une même famille politique.

 

L’attitude des plaignants est d’autant plus déplorable si l’on se souvient des précédentes législatives de 2020, où la courtoisie républicaine avait prévalu. À cette époque, Youssouf Hilaire avait sportivement appelé Chengaba pour le féliciter de sa victoire, acceptant le choix des électeurs sans chercher le moindre prétexte juridique pour tricher.

 

Aujourd’hui, cette élégance démocratique a totalement disparu, balayée par l’amertume de la défaite et l’attrait exclusif pour les privilèges du pouvoir. C’est uniquement la perspective de toucher les trois millions de francs de salaire mensuel de député qui pousse ces mauvais perdants à initier cette démarche désespérée.

 

Dans la Vakaga, les habitants condamnent fermement ces manœuvres égoïstes qui risquent de raviver inutilement les tensions communautaires dans une province historiquement instable. Les leaders déchus s’entêtent à jouer avec le feu pour des intérêts purement financiers, au mépris total de la paix sociale et de la volonté souveraine du peuple de la Vakaga.

 

Serge Binguimalé

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Embuscade meurtrière sur l’axe Bouca – Batangafo : un soldat FACA abattu par des hommes armés

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Embuscade meurtrière sur l’axe Bouca – Batangafo :   un soldat FACA abattu par des hommes armés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une attaque menée par des éléments armés non identifiés a coûté la vie à un militaire des Forces armées centrafricaines près du village de Gbawi Yongo, à trente-cinq kilomètres de Bouca.

 

L’incident s’est produit aux environs de dix heures du matin dans la préfecture de l’Ouham. Les assaillants, venus de la localité de Ndougbou Benzambe, ont intercepté des voyageurs sur l’axe routier qui relie Bouca à Batangafo.

 

La victime est un militaire des Forces armées centrafricaines. Cet homme était initialement affecté à Ngatoua, une localité située à quarante kilomètres du centre de Bouca. Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, il s’était déplacé pour se rendre chez sa concubine dans un village implanté à douze kilomètres de Gbawi, ce qui correspond à quatorze kilomètres de Bouca Centre. C’est lors de son trajet de retour que l’homme a été surpris par le groupe armé dans une embuscade. Son corps sans vie a été pris en charge pour être transporté vers Bangui.

 

Le bilan matériel et humain de cette agression est précis. Au total, six personnes ont été piégées par les assaillants. Ces voyageurs se trouvaient répartis sur deux motos distinctes.

 

La première moto transportait trois personnes, toutes de sexe masculin, dont le soldat FACA qui a perdu la vie. Le second engin transportait trois civils. Parmi eux figuraient un conducteur, une femme ainsi qu un homme malade qui tentait de rejoindre la ville de Batangafo afin de recevoir des soins médicaux.

 

Les assaillants ont dévalisé l’ensemble des passagers avant de prendre la fuite. Ils ont emporté les deux motocyclettes. Ils ont également fait main basse sur de l’argent liquide, des sacs contenant des vêtements ainsi que divers autres biens personnels appartenant aux voyageurs.

 

Sur le plan des violences physiques, la population civile présente lors de l’événement n a subi aucune blessure corporelle directe de la part des agresseurs. Les conséquences pour ces civils sont avant tout d ordre psychologique, en raison du choc causé par la violence de l’action sous leurs yeux. Les auteurs de cette attaque ont ensuite disparu dans la nature avec leur butin.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, les circonstances de cette agression indiquent qu’il s’agit d une embuscade dirigée. Le militaire des FACA constituait une cible précise pour ces individus malveillants. L’organisation de ce guet-apens laisse apparaître que la victime a été directement visée, et les soupçons s orientent désormais vers des suspects potentiels présents dans son propre entourage familial ou amical immédiat, qui auraient pu communiquer ses déplacements exacts aux assaillants.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Tactique de la terre brûlée à Zémio : Les mercenaires russes ciblent désormais les greniers agricoles dans le Haut-Mbomou

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Tactique de la terre brûlée à Zémio : Les mercenaires russes ciblent désormais les greniers agricoles dans le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les habitants de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, dont Zémio est le chef-lieu, viennent de subir une attaque ciblée contre leurs moyens de subsistance. Le samedi passé, les éléments des forces russes ont investi plusieurs localités situées dans un rayon de deux à quatre kilomètres autour du centre de Zémio. Les localités de Zongotio, Zangaroungo, Douegbawe, et Gangaraposio ont été particulièrement visées par cette opération de destruction.

 

Et ces criminels russes n’hésitent plus. Ils ont mis le feu aux habitations, mais elles ont surtout ciblé les hangars et les greniers traditionnels où les villageois stockent leurs récoltes. Dans cette région frontalière de la préfecture du Haut-Mbomou, dont Zémio est l’une des principales sous-préfectures, la quasi-totalité de la population dépend exclusivement de l’agriculture pour survivre. Les cultivateurs fournissent les denrées de base qui nourrissent l’ensemble de la communauté, y compris les éleveurs et les commerçants de Zémio. En brûlant ces réserves de nourriture, les forces russes s’attaquent directement à la survie alimentaire de milliers de civils de Zémio.

 

Les motivations de ces actes demeurent floues pour les habitants de Zémio. Certains pensent que les forces russes soupçonnent ces stocks de nourrir les éléments des milices Azandé qui se cachent dans la brousse environnante. Les destructions ont également touché les environs du secteur AIM, une zone de Zémio historiquement liée aux installations des missionnaires, ainsi que les villages situés sur l’axe routier menant vers la capitale.

 

Rappelons que ces mercenaires russes vivent en totale autarcie par rapport à la population locale. Leurs rations alimentaires et leur eau minérale en bouteille sont acheminées quotidiennement par voie aérienne depuis Bangui, car la zone de Zémio manque d’infrastructures de conservation comme les réfrigérateurs. Cette indépendance logistique totale explique pourquoi la destruction des ressources agricoles locales ne les impacte pas.

 

Sur le plan juridique, ces voyous exécutants qui sont sur le terrain vont certainement bénéficier d’une totale impunité. Les structures judiciaires nationales n’ont aucune autorité sur eux. Les seuls chefs capables de donner des ordres ou de stopper ces exactions sont leurs propres commandants russes basés à Bangui, notamment Dimitri Siti ou le chef de commando Dimitri Podolski, ainsi que les autorités de Moscou. Les observateurs centrafricains estiment que si la Cour pénale internationale ou une autre juridiction doit un jour se saisir de ces dossiers, ce sont les autorités politiques de Bangui qui ont fait appel à ces forces, ainsi que leurs lieutenants, qui devront répondre de ces actes, car les dirigeants actuels n’ont plus aucun contrôle ni aucune influence sur les actions de ces mercenaires étrangers devenus intouchables en République centrafricaine.

 

Par Éric Nzapa

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“On perd le rythme, on veut le tuer” : les voyous de l’impunité frappent encore en RCA

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“On perd le rythme, on veut le tuer” : les voyous de l’impunité frappent encore en RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En République Centrafricaine, critiquer le pouvoir n’est plus seulement un acte courageux. C’est devenu, pour certains, un chemin qui mène droit vers une agression, une disparition, ou une morgue.

 

Elysée Nguémalé n’a pas parlé en théorie lors du débat Patara de février 2026 sur Radio Ndékè Luka. Il a parlé de sa propre peau. Agressé une première fois, puis une seconde fois au sein même d’une institution de la République, il attend encore aujourd’hui une déclaration officielle des autorités. Elle n’est pas venue. Elle ne viendra probablement pas. Et cette absence de réaction n’est pas un oubli administratif, c’est un message envoyé à tous ceux qui osent avoir une opinion différente de celle du cercle au pouvoir.

 

Ce qui rend la chose encore plus glaçante, c’est la séquence que Nguémalé a reconstituée devant les auditeurs. Avant son agression, le ministre de l’administration du territoire, Bruno Yapandé avait déclaré publiquement sur les ondes de la radio Ndékè-luka que Nguémalé serait responsable de ce qui lui arriverait. Peu après, un autre personnage proche du pouvoir avait lancé un appel à ses « Tonton Macoute » pour aller l’accueillir devant la Cour de cassation. Et l’agression a suivi. Le fil est là, visible, mais personne dans les cercles officiels ne semble vouloir le suivre jusqu’au bout.

 

Ce système fonctionne parce qu’il est organisé. Nguémalé l’a dit sans détour : le président s’est entouré de jeunes dont la mission est d’aller agresser ceux qui expriment des opinions divergentes. Ce ne sont pas des actes isolés commis par des individus incontrôlables. C’est un consensus, dit-il, une mécanique rodée pour faire taire, pour marginaliser, pour décourager quiconque voudrait élever la voix. Et quand personne en haut ne réagit, le message descend jusqu’au bas : frapper ne coûte rien.

 

Arletta Mamboui Abiali a posé la question que tout citoyen ordinaire se pose désormais avant de parler : si je dis quelque chose, si je fais quelque chose, est-ce qu’il y aura des représailles ? Cette question n’est pas rhétorique. Elle traduit un réflexe de survie qui s’est installé dans les esprits. Elle a aussi rappelé le sort de ceux qu’on enlève et dont on ne retrouve jamais le corps, ces disparus silencieux que personne ne comptabilise officiellement et dont les familles attendent sans savoir.

 

Steve Bendo-Ndeni a résumé tout cela avec une phrase qui devrait faire froid dans le dos à quiconque prétend que le pays va dans la bonne direction. Si jamais il venait à être arrêté, il demanderait à sa famille de ne pas chercher dans les commissariats ni dans les prisons. Il leur dirait d’aller directement à la morgue. C’est là qu’ils le trouveraient. Ce n’est pas une exagération de sa part. C’est ce qu’il observe, ce qu’il constate, ce qui se passe dans le pays en ce moment même.

 

Nguémalé a fermé la boucle avec une prédiction sobre et sans colère apparente : si demain quelque chose de grave lui arrive, il sait déjà qu’il n’y aura pas de déclaration officielle. Exactement comme pour le policier disparu en détention dont le corps a été retrouvé sans vie. Le silence du pouvoir face à ses propres actes est devenu si prévisible qu’on peut désormais l’anticiper avant même que l’événement ne se produise. Et c’est peut-être ça, le signe le plus inquiétant de tous : quand l’impunité devient aussi régulière qu’une habitude, elle n’étonne plus personne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Dépistage par crachat, radiologie et ponction : la procédure face à l’augmentation spectaculaire de la tuberculose dans le quatrième arrondissement de Bangui

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Dépistage par crachat, radiologie et ponction : la procédure face à l’augmentation spectaculaire de la tuberculose dans le quatrième arrondissement de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au centre de santé de Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de la capitale   Bangui, l’équipe dirigée par Abdoulaye Kapounou fait face à une augmentation spectaculaire du nombre de cas de tuberculose. Avec 111 patients déjà pris en charge depuis janvier, le service de dépistage et de traitement organise une procédure claire et progressive pour détecter et confirmer la maladie.

 

Une procédure qui commence par les signes visibles

Tout démarre quand une personne présente des signes évocateurs : une toux qui dure plus d’une ou deux semaines, un amaigrissement important, une perte d’appétit et des sueurs nocturnes. Dès que ces éléments apparaissent, le patient est orienté vers le service. Abdoulaye Kapounou ou le médecin l’examine et décide des examens nécessaires.

 

Le crachat : première étape clé

La procédure de dépistage commence presque toujours par l’examen des crachats au laboratoire. Si le résultat revient positif, le diagnostic de tuberculose pulmonaire à bacille positif est posé. Le patient reçoit immédiatement sa fiche de suivi et le traitement peut démarrer après la pesée.

 

Quand le crachat est négatif : passage à la radiologie

Si l’examen des crachats reste négatif, l’équipe ne s’arrête pas là. Une radiologie du thorax est demandée. Cet examen permet de visualiser les lésions typiques de la tuberculose même quand les bacilles ne sont pas détectés dans les crachats. C’est souvent à cette étape que le diagnostic de tuberculose pulmonaire à bacille négatif est confirmé.

 

La ponction pour les formes plus complexes

Dans certains cas, la maladie se présente sous des formes extra-pulmonaires. Elle peut toucher les ganglions, le ventre ou provoquer une accumulation de liquide dans la plèvre (tuberculose pleurale). Quand l’équipe soupçonne ce type d’atteinte, elle réalise une ponction. Le liquide prélevé est ensuite analysé au laboratoire pour confirmer la présence de la tuberculose.

 

Grâce à cette chaîne d’examens :  crachat, radiologie et ponction,  le centre de Boy-Rabe parvient à identifier la maladie sous toutes ses formes, même quand elle se cache dans l’organisme.

 

Une réponse adaptée à l’augmentation spectaculaire des cas

Face à cette hausse importante du nombre de patients, l’équipe maintient une organisation rigoureuse. Une fois le diagnostic posé, le patient est mis sous traitement avec le REZ, un comprimé associant quatre molécules (rifampicine, isoniazide, éthambutol et pyrazinamide). Les médicaments sont donnés selon le poids et le suivi est ajusté : rendez-vous hebdomadaires ou bi-hebdomadaires les deux premiers mois, puis contrôles au cinquième et sixième mois.

 

Pour ne pas perdre les patients qui habitent loin (notamment vers PK-12 ou Kwanga), l’équipe adapte parfois la durée des prescriptions à trois semaines au lieu d’une ou deux, selon la distance et les moyens de transport.

 

Un dépistage gratuit et accessible

Abdoulaye Kapounou insiste sur un point essentiel : tout le dépistage et le traitement restent gratuits. Que ce soit l’examen des crachats, la radiologie, la ponction ou les médicaments, rien n’est facturé aux patients. Le centre commande régulièrement auprès du programme national et reçoit rapidement les approvisionnements, souvent via le PAM.

 

Cette procédure complète permet au centre de Boy-Rabe de répondre efficacement à l’augmentation spectaculaire des cas tout en accompagnant chaque personne jusqu’à la guérison confirmée au sixième mois.

 

Par Sylvie Vickos

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Pourquoi l’empereur Faustin-Archange Touadéra a fait peur aux députés en parlant de Corbeau News Centrafrique et de Kerembessé ? Découvrez la raison

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Pourquoi l’empereur Faustin-Archange Touadéra a fait peur aux députés en parlant du CNC et de Kerembessé ? Découvrez la raison

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le processus de mise en place de la huitième législature de l’Assemblée nationale a donné lieu à des coulisses politiques spectaculaire, montrant clairement aux yeux du monde les rouages profonds du pouvoir à Bangui.

 

Pour imposer sa direction aux élus de sa propre majorité, l’empereur de Bangui, le dictateur Faustin-Archange Touadéra, a procédé en deux étapes distinctes, organisant deux réunions stratégiques à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Si la première de ces rencontres s’est déroulée dans un calme relatif pour sceller le sort de la présidence du parlement, la seconde a basculé dans une paranoïa qui a laissé tous les députés du mouvement des cœurs unis stupéfaits.

 

Rappelons que lors de la toute première réunion, l’ordre du jour était exclusivement centré sur l’élection du président de l’assemblée nationale. À cette occasion, le dictateur Touadéra a réuni les députés de son parti, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), pour leur signifier ses choix directs. C’est là qu’il a imposé la reconduction de Simplice Mathieu Sarandji, écartant définitivement son rival Évariste Ngamana. Au cours de cette séance inaugurale, les débats sont restés strictement politiques : l’empereur n’a fait aucune allusion aux critiques du web, ni au journal en ligne Corbeau News Centrafrique (CNC), ni aux interventions de l’activiste Kerembessé. Tout semblait sous contrôle, mais ce calme apparent n’était que le prélude d’un durcissement bien plus net lors de l’étape suivante.

 

Quelques jours plus tard, une seconde réunion a été convoquée dans le même hôtel, cette fois-ci pour verrouiller la mise en place complète du bureau de l’Assemblée nationale. C’est à ce moment précis que l’atmosphère a radicalement changé, reflétant la nature brute du régime de la Septième République. Alors que des députés de la majorité élargie et de partis alliés comme le Mouni s’étaient installés de bonne foi dans la salle, le dictateur Touadéra a exigé leur expulsion immédiate, leur signifiant qu’ils n’étaient pas invités. En agissant ainsi, le chef de l’État a démontré qu’il n’entendait plus s’encombrer de ses alliés d’autrefois, préférant s’imposer en maître absolu face à ses seuls partisans directs.

 

Une fois la salle nettoyée de ces éléments extérieurs, l’empereur a dicté ses ordres pour la répartition des postes clés, du premier vice-président jusqu’aux membres de la questure. Pour que les consignes soient exécutées à la lettre, une liste nominative avait été imprimée sur des feuilles de papier destinées à être distribuées à chaque parlementaire présent. Mais alors que les agents commençaient à distribuer les documents et qu’une dizaine de députés les avaient déjà en main, une panique soudaine a saisi le dictateur Touadéra, qui s’est mis à redouter une fuite immédiate vers l’extérieur.

 

C’est dans cet élan de suspicion que le chef de l’État a brusquement interrompu la procédure, ordonnant à haute voix à ses services :

 

« Ramassez tout ! Ramassez tout ! Ramassez tout ! Si on leur donne maintenant, ils vont remettre ça à Corbeau News et à Kerembessé ! » Les feuilles de papier ont aussitôt été arrachées des mains des députés, plongeant l’assemblée dans l’étonnement et l’effroi face à cette peur manifeste de voir le secret des délibérations exposé sur la place publique. Cette réaction excessive montre à quel point l’exécutif craint la réactivité du journal Corbeau News Centrafrique et les directs sur Facebook de Kerembessé, l’un des douze apôtres du web, qui combat le régime à distance.

 

Cette frayeur face aux outils numériques met en lumière une contradiction avérée au sein de la gouvernance de Faustin-Archange Touadéra.

 

Hors, en 2016, au tout début de son premier mandat, la rédaction de Corbeau News avait publié un baromètre évaluant l’action du gouvernement, attribuant la note de 0/20 à certains ministres, ce qui avait poussé l’un d’eux à verser de chaudes larmes en plein Conseil des ministres. À cette époque, Touadéra avait calmé son collaborateur en affirmant avec assurance qu’on ne gouverne pas un pays sur les réseaux sociaux.

 

Pourtant, l’attitude actuelle du dictateur prouve que la réalité du terrain cybernétique influence ses moindres faits et gestes, car la majeure partie de l’opinion publique se cristallise désormais sur Internet. Cette hantise de la critique numérique s’affiche d’ailleurs au grand jour, comme lors de son auto-couronnement du 30 mars 2026 au complexe sportif de 20 000 places, où il a longuement dénoncé les rumeurs du web. Voir l’empereur confisquer des listes de vote par crainte d’une publication instantanée révèle une attitude schizophrénique, où le discours officiel méprise les réseaux sociaux tandis que la pratique du pouvoir tremble devant leur pouvoir d’impact.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : La 7e République de Touadéra au bord de la crise de nerfs, ses piliers Sani Yalo et Bida Koyagbalé sur le gril de la justice

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La 7e République de Touadéra au bord de la crise de nerfs, ses piliers Sani Yalo et Bida Koyagbalé sur le gril de la justice.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime de Faustin-Archange Touadéra traverse une zone de fortes turbulences. Depuis le début de ce mois, la fuite d’un enregistrement audio sur Facebook et WhatsApp, évoquant un projet de coup d’État en préparation, sème la panique au sommet de l’État. Cette affaire, qui met en cause plusieurs figures clés du pouvoir, révèle la paranoïa d’un régime assis sur un tas de paille sèche : au moindre bruit de lézard, les barons de Bangui sursautent, persuadés que l’incendie est déclaré

 

​Un complot fantôme aux ramifications haut placées

​Selon les éléments de cet enregistrement sonore qui secoue la capitale, les auteurs affirment s’informer sur les mouvements de Karim Mekassoua, l’ancien président de l’Assemblée nationale. Ce dernier, actuellement à Brazzaville, chercherait à obtenir l’appui logistique et financier du président congolais Denis Sassou Nguesso pour finaliser un projet de déstabilisation en RCA.

​Mais le scandale réside surtout dans l’implication présumée de plusieurs “points focaux” logés au cœur même du régime de Bangui. Parmi les autorités citées figurent Bida Koyagbalé, ministre conseiller des grands travaux à la présidence, et l’incontournable Sani Yalo, président du conseil d’administration du Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC). Convoqués par la justice pour être auditionnés depuis le 25 mai, les deux hommes ont dans un premier temps refusé de se présenter, obligeant le président Touadéra lui-même à intervenir fermement pour les rappeler à l’ordre et les contraindre à obtempérer.

Bida Koyagbalé et Sani Yalo : des profils qui accablent le régime

​Si cette enquête judiciaire fait l’effet d’une bombe, c’est que les personnalités visées incarnent à elles seules les dérives morales, les trafics et le charlatanisme financier de l’entourage présidentiel.

 

​Bida Koyagbalé, dit « Tourougou-Banque » : l’art de l’illusion financière

Décrit par des sources policières comme un homme à la moralité douteuse, Bida Koyagbalé est un habitué des dossiers sombres. Après avoir totalement dilapidé la fortune de son propre défunt papa, il s’est retrouvé sans un sou à Bangui. C’est à force de faire la cour au régime qu’il a réussi à se faire nommer ministre conseiller aux grands travaux. Pourtant, l’homme n’a aucune base politique réelle. Pour masquer ce vide et s’attirer les faveurs de la présidence, il s’est mis à inventer les projets bancaires les plus farfelus du monde : il promettait la création d’une « Tourougou Banque » pour les militaires et d’une « Yaka-Banque » pour les agriculteurs, au point que tout Bangui l’a rapidement affublé du surnom moqueur de « Tourougou-Banque »

 

Multipliant les voyages en jet privé vers la Russie pour projeter ses plans mirifiques auprès des partenaires de Moscou, il en est revenu les mains vides, ses projets chimériques étant restés bloqués au Kremlin. Entre-temps, la réalité l’a rattrapé : il traîne une ardoise monumentale auprès d’Ecobank Centrafrique pour des prêts massifs contractés sur les biens paternels, des fonds prétendument destinés à l’agriculture moderne qu’il s’avère aujourd’hui incapable de rembourser.

 

​Sani Yalo : l’art du reniement, de l’escroquerie et des « diamants de sang »

Sani Yalo est une figure dont la réputation sulfureuse n’est plus à faire, ou du moins n’est plus à démontrer. Le parquet n’aura pas grand-chose à faire le concernant. Qualifié par l’opinion publique de « mafieux né », il cumule les fonctions d’apparatchik, de conseiller occulte, de fournisseur attitré de produits aphrodisiaques pour le chef de l’État et, surtout, de grand argentier du parti au pouvoir.

Sani Yalo : un parcours criminel et cynique sans états d’âme

​Pour comprendre de quoi Sani Yalo est capable, il faut plonger dans son passé, largement documenté par les enquêtes de Mondafrique. Né en 1963 d’un père mécanicien, il a très tôt appris à utiliser les réseaux d’influence pour s’enrichir, s’illustrant par une totale absence d’états d’âme.

L’escroquerie et la condamnation dans l’affaire Zongo Oil : Impliqué dans le détournement de plusieurs milliards de FCFA au détriment du Trésor public via la société Zongo Oil sous Patassé, il est arrêté puis libéré avant de prendre la fuite. Sous le régime de Bozizé, il est à nouveau arrêté au Cameroun en 2002 puis extradé vers la Centrafrique. Il est finalement condamné en août 2006 par le tribunal de Bangui à huit ans de prison ferme pour escroquerie, faux et corruption

Le double jeu avec la Séléka et les Anti-Balaka : Opportuniste politique, il gravite autour de la Séléka avant d’en être rejeté en 2013. C’est durant cette période de chaos, que d’aucuns qualifiaient de guerre communautaire à Bangui, que Sani Yalo révèle sa vraie nature d’homme sans scrupules. Faisant fi des clivages idéologiques ou religieux, il finance et utilise simultanément les rebelles de la Séléka et les miliciens Anti-Balaka pour racheter à bas prix les « diamants de sang » qu’ils extrayaient des zones minières. Ce trafic d’or rouge, pourtant placé sous strict embargo international, a alimenté la guerre fratricide et grandement enrichi Yalo sur le dos des victimes centrafricaines.

Le jackpot du BARC sous Touadéra : En août 2016, Touadéra le récompense en le nommant à la tête du BARC. Cette structure, qui détient le monopole du trafic routier sous-régional, constitue une véritable mine d’or. C’est depuis ce poste que Sani Yalo est devenu le grand financier du parti présidentiel, injectant récemment, de ses propres aveux, près de 200 millions de FCFA pour assurer les festivités et la survie politique du régime.

 

​Des ambitions politiques définitivement enterrées

​Cette convocation judiciaire sonne le glas des ambitions démesurées de Sani Yalo. Profitant de son poids financier, il s’est battu sans relâche pour évincer le Premier ministre Félix Moloua afin de prendre sa place. Moloua ayant été reconduit, Yalo s’était alors rabattu sur le poste de vice-président de la République.

​Cette audition devant les juges enterre définitivement ses rêves de grandeur. Contactée par notre rédaction, une source proche de Sani Yalo confie que ce dernier fulmine en coulisses. Il perçoit cette enquête comme une véritable “chasse aux sorcières” orchestrée contre lui, lui rappelant les heures sombres qu’il a vécues sous François Bozizé, à l’époque où un certain Faustin-Archange Touadéra était déjà Premier ministre.

​Le ver est dans le fruit. En activant la justice contre ses propres créanciers et soutiens de la première heure, Touadéra joue avec le feu. Quand un pouvoir commence à traquer ses propres financiers et ses conseillers les plus fantasques pour des soupçons de complot, c’est le signe indéniable que les fondations du palais de la Renaissance craquent de toutes parts.

Affaire a suivre..

 

Gisèle MOLOMA

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