vendredi, septembre 11, 2026
Accueil Blog Page 6

Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts

0

Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts

 

Bangui face à une hécatombe routière qui ne s’arrête plus. Des morts, encore des morts
Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un soldat de l’armée nationale a trouvé la mort ce dimanche 16 août 2026 dans un accident impliquant deux motos à l’entrée du PK12, à la sortie nord de Bangui. Une autre personne, grièvement blessée, a été évacuée vers l’hôpital.

 

Cet accident vient s’ajouter à une longue série de drames enregistrés derniers jours sur les routes centrafricaines. À Bangui comme sur plusieurs axes du pays, les accidents de circulation sont devenus des événements presque quotidiens, avec des morts et des blessés graves.

À lire aussi : Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

 

L’accident de ce dimanche s’est produit à hauteur du PK12, dans la zone située à la sortie nord de la capitale. Deux motos ont été impliquées. Le bilan fait état d’un mort, un militaire des Forces armées centrafricaines, et d’un blessé grave transféré dans un établissement hospitalier.

À lire aussi : Face à l’autisme politique du régime, l’opposition centrafricaine cherche à se réinventer

 

Pour les habitants de Bangui, ces accidents répétés font désormais partie d’une réalité quotidienne. Sortir de chez soi, emprunter une moto, un taxi ou un véhicule sur les routes de la capitale signifie prendre le risque de ne pas rentrer indemne. Certains habitants disent désormais partir et revenir en remerciant Dieu d’avoir échappé à un accident.

À lire aussi : Ndele : les mercenaires russes ont installé leur propre barrage routier, comme des gendarmes centrafricains, et ils viennent de mettre la main sur un camion en provenance de Bangui, avec le locataire du véhicule mis en geôle par ces mercenaires criminels

 

Cette peur s’est installée progressivement. Elle intervient après plusieurs années de crise politique et militaire qui ont déjà coûté la vie à des milliers de Centrafricains entre 2013 et 2016. Alors que le pays continue de porter les conséquences de cette période, les accidents de la route ajoutent chaque semaine de nouvelles victimes.

 

La particularité de cette nouvelle hécatombe est qu’elle se déroule sous les yeux de tous, au milieu d’une circulation qui ne s’arrête jamais. Les motos continuent de circuler, les taxis et les véhicules de transport poursuivent leurs trajets et les déplacements restent indispensables à la vie quotidienne. Dans le même temps, les accidents continuent de provoquer des décès et des handicaps.

 

Le problème dépasse désormais le simple fait divers. Chaque mort sur la route représente une famille endeuillée. Chaque blessé grave peut devenir une personne handicapée, avec des conséquences importantes pour lui-même et pour ses proches. Derrière les chiffres s’accumulent donc des familles qui perdent un parent, un enfant, un conjoint ou une personne qui contribuait à leurs revenus.

 

À Bangui, la circulation des motos occupe une place importante dans les déplacements. La multiplication des deux-roues, combinée à l’état de certaines routes, aux comportements des usagers et aux difficultés de contrôle de la circulation, crée un environnement particulièrement dangereux. Les causes précises doivent être établies accident par accident, mais la répétition des drames montre que le problème ne peut plus être considéré comme une succession de faits isolés.

 

L’accident mortel enregistré ce dimanche au PK12 rappelle ainsi une réalité devenue difficile à ignorer : sur les routes centrafricaines, la mort peut survenir à quelques mètres de chez soi, sur le chemin du travail, du marché ou simplement lors d’un déplacement ordinaire.

 

Pour les familles des victimes, chaque nouvel accident ravive la même douleur. Pour les blessés, le traumatisme peut se prolonger pendant des mois ou toute une vie. Et pour les usagers de la route, la peur accompagne désormais de nombreux déplacements dans la capitale.

 

La circulation, elle, continue. Les routes restent pleines, les motos roulent, les taxis transportent leurs passagers et les véhicules poursuivent leurs trajets. Ce dimanche encore, au PK12, un déplacement ordinaire s’est transformé en drame, avec un mort et un blessé grave. D’autres accidents viendront peut-être s’ajouter à cette série si rien ne permet de réduire durablement les risques sur les routes centrafricaines.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Ministère centrafricain des Affaires Étrangères : Jusqu’où ira le Directeur de Cabinet Alain Lamessi pour arracher un fauteuil ministériel ?

0

Ministère centrafricain des Affaires Étrangères : Jusqu’où ira le Directeur de Cabinet Alain Lamessi pour arracher un fauteuil ministériel ?

 

Ministère centrafricain des Affaires Étrangères : Jusqu’où ira le Directeur de Cabinet Alain Lamessi pour arracher un fauteuil ministériel ?
Alain Lamessi , assistant à l’université de Bangui, actuel directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Au cœur du Ministère des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’étranger, l’ambition démesurée du Directeur de Cabinet Alain Lamessy déclenche une crise politique majeure pour précipiter sa promotion au poste de ministre.

 

Un ancien universitaire en quête de pouvoir

Alain Lamessy n’était pas destiné, à l’origine, aux arcanes de la diplomatie centrafricaine. Enseignant universitaire propulsé à ce poste stratégique, il a rapidement troqué la posture de collaborateur loyal pour celle de rival déguisé. Depuis plusieurs mois, il mène une stratégie de sabotage méthodique contre sa propre hiérarchie, tissant patiemment un réseau d’influence à l’intérieur même du département diplomatique. Ce travail de fond, mené dans la discrétion des couloirs ministériels, visait un objectif précis : préparer le terrain à une promotion qu’il estime lui être due.

 

À lire aussi : « J’ai le copie dans ma bureau » frappe encore : Tanza Saint-Cyr localisé à Tunis depuis son quartier à Bangui

Une alliance stratégique à l’ambassade du Maroc

Cette entreprise de déstabilisation trouve un relais de poids en la personne de Madame Ngamana, conseillère culturelle à l’ambassade de la RCA au Maroc. Forte d’une proximité qu’elle revendique ouvertement avec le chef de l’État Baba Kongoboro, cette dernière agit en tandem avec le Directeur de Cabinet pour fragiliser la position de la ministre Sylvie Baïpo-Temon. Le duo, installé de part et d’autre du dispositif diplomatique, coordonne ses initiatives avec une constance qui laisse peu de place à l’improvisation. Cette alliance a servi de tremplin à une offensive plus large, visant à isoler la ministre de ses soutiens naturels.

 

À lire aussi : Centrafrique : la CPS s’agite sur Boali et s’efface devant Alindao et Wagner

Une campagne numérique téléguidée

Pour mener cette offensive sans s’exposer directement, le duo s’est appuyé sur des relais extérieurs particulièrement agressifs. C’est ainsi qu’ils ont recruté Éloge Doctrouvé, un individu déjà connu pour ses invectives publiques récurrentes sur les réseaux sociaux. Cet activiste a multiplié les attaques violentes contre la ministre, l’accusant notamment de placer des stagiaires à des postes stratégiques sans légitimité. Les investigations menées par la rédaction de CNC confirment que ces campagnes étaient orchestrées en sous-main par Alain Lamessy et sa complice. Avant même les ajustements gouvernementaux attendus, cet intermédiaire réclamait déjà, auprès du Premier ministre, le limogeage pur et simple de la ministre signe que la manœuvre visait un calendrier précis, calé sur les échéances politiques du moment.

 

Des soutiens revendiqués au sommet de l’État

Cette assurance à braver ouvertement l’autorité hiérarchique ne relève pas du hasard : elle s’appuie, selon Lamessi lui-même, sur des soutiens politiques situés en haut lieu. Le Directeur de Cabinet ne cache plus ses ambitions et affirme à ses collaborateurs bénéficier d’un appui influent au sommet de l’appareil d’État. Il répète à ses troupes que le président de la République lui aurait promis le fauteuil de ministre des Affaires Étrangères, ou à défaut celui des Mines et de la Géologie. Cette perspective d’ascension politique explique sa fuite en avant et la constitution d’un clan d’opposition interne, désormais identifiable au sein même du ministère.

 

Une diplomatie paralysée

Cette paralysie volontaire des dossiers sensibles met en péril l’action de la diplomatie centrafricaine à un moment où le pays a besoin de stabilité institutionnelle. Des sources à la Primature confirment la gravité de ces agissements, sans qu’aucune mesure n’ait pour l’instant été prise pour y mettre un terme. Le Directeur de Cabinet poursuit ainsi son entreprise d’usure, dans l’espoir de forcer son entrée au gouvernement au prix d’une fonction publique fragilisée de l’intérieur.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

La quête de pouvoir d’Alain Lamessi au sein du ministère des Affaires Étrangères crée une crise politique, alimentée par un réseau d’influence et des ambitions démesurées.

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

 

Ils ont accusé les Wagner de l’avoir tué. Ils ont fait la grève et paralysent la ville de Ndélé depuis 2 jours

0

Ils ont accusé les Wagner de l’avoir tué. Ils ont fait la grève et paralysent la ville de Ndélé depuis 2 jours

 

Ils ont accusé les Wagner de l’avoir tué. Ils ont fait la grève et paralysent la ville de Ndélé depuis 2 jours
Deux-mercenaires-du-groupe-Wagner-sur-deux-motos

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Depuis vendredi, les activités sont paralysées à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran,  après la détention illégale d’un transporteur par des mercenaires du groupe Wagner. Ses proches restent sans nouvelles de lui.

 

Un camion intercepté à l’entrée de Ndélé

 

À lire aussi : Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

L’affaire remonte à mardi soir, lorsqu’un camion de transport en provenance de Bangui est arrivé à Ndélé.

 

À lire aussi : Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka

À l’entrée de la ville, des éléments du groupe Wagner ont immobilisé le véhicule avant de procéder à une fouille. Les mercenaires soupçonnaient le camion d’avoir transporté des munitions ou d’autres produits considérés comme suspects.

 

Le contrôle s’est rapidement transformé en une fouille approfondie du véhicule, des marchandises et des effets personnels des passagers.

 

Des biens confisqués pendant la fouille

 

Des sacs, des porte-monnaie, des téléphones et plusieurs effets appartenant aux voyageurs ont été récupérés par les hommes du groupe Wagner communément appelés les criminels de Touadera.

 

Les mercenaires ont également découvert du Tramadol parmi les produits transportés. Le médicament a été saisi avec d’autres marchandises.

 

La population conteste cette confiscation. Le Tramadol reste avant tout un produit pharmaceutique utilisé notamment contre certaines douleurs. Son usage détourné et sa consommation abusive peuvent poser problème, mais les habitants refusent de voir systématiquement ce médicament assimilé à une drogue.

 

La colère autour du Tramadol

 

La saisie du Tramadol provoque une incompréhension supplémentaire à Ndélé.

 

Des habitants accusent les mercenaires du groupe Wagner de contrôler eux-mêmes une partie importante du commerce de ce produit en Centrafrique. Selon plusieurs témoignages recueillis par la rédaction de CNC, les Wagner achèteraient du Tramadol en grande quantité à l’étranger, notamment en République démocratique du Congo, avant de le faire circuler et de le revendre dans différentes villes du pays.

 

La population ne comprend donc pas pourquoi les mêmes hommes qui seraient impliqués dans ce commerce saisissent le Tramadol transporté par de simples voyageurs ou commerçants.

 

Pour les habitants de Ndélé, cette contradiction nourrit la colère. Ils estiment que les mercenaires ne devraient pas pouvoir confisquer les médicaments et les biens des citoyens au gré de leurs contrôles.

 

Le chauffeur libéré, le transporteur toujours détenu

 

Après la fouille, le chauffeur et le transporteur ont été arrêtés et conduits dans une base contrôlée par les mercenaires.

 

Le chauffeur a été libéré quelques heures plus tard.

 

Le transporteur, lui, reste détenu.

 

Quatre jours après son arrestation, ses proches n’ont reçu aucune information précise sur son lieu de détention ni sur ses conditions de détention.

 

Ils ignorent également s’il est toujours en vie et dans quel état il se trouve.

 

Cette absence totale d’informations a rapidement alimenté les inquiétudes à Ndélé.

 

La crainte d’une mort provoque la colère

 

Dans la ville, des habitants craignent désormais que le transporteur ait été tué pendant sa détention.

 

Aucune information indépendante ne permet à ce stade de confirmer sa mort. Mais son maintien en détention, sans nouvelles communiquées à ses proches, alimente les rumeurs et la colère.

 

La population demande à connaître son sort et réclame sa libération.

 

Ndélé devient une ville morte

 

Depuis vendredi, une partie importante de la population a cessé ses activités.

 

Le marché est fermé. Les commerçants ne tiennent plus leurs étals comme d’habitude et plusieurs boutiques restent fermées. Les rues de Ndélé sont largement désertes.

 

Samedi, le mouvement de protestation s’est poursuivi.

 

La ville tourne ainsi au ralenti depuis deux jours, dans un contexte de colère contre les agissements attribués aux mercenaires du groupe Wagner.

 

Pour les habitants, l’affaire ne concerne plus seulement le transporteur détenu. Elle renvoie aussi aux contrôles exercés par les mercenaires sur les axes routiers, aux fouilles des voyageurs et aux confiscations de leurs biens.

 

Les Wagner au cœur des contrôles à Ndélé

 

L’affaire intervient alors que les mercenaires du groupe Wagner multiplient les contrôles sur les axes menant à Ndélé.

 

Ils interviennent directement dans le contrôle des véhicules et des passagers, procèdent à des fouilles et peuvent immobiliser des moyens de transport.

 

Dans le cas du camion intercepté mardi soir, les mercenaires ont saisi plusieurs biens appartenant aux passagers, découvert et confisqué du Tramadol, puis arrêté le chauffeur et le transporteur.

 

Le chauffeur a finalement été libéré, tandis que le second homme est toujours détenu.

 

Un camion loué pour assurer les navettes

 

Rappelons que l’homme toujours détenu n’est pas le propriétaire définitif du camion. Il loue le véhicule pour assurer les navettes de transport entre Bangui et les villes de province, une pratique courante dans le secteur du transport en Centrafrique. Le propriétaire du camion se trouve à Bangui. C’est donc le locataire, celui qui exploite effectivement le véhicule, qui a été arrêté par les mercenaires du groupe Wagner et reste jusqu’à présent sans nouvelles communiquées à sa famille.

 

Par Ibrahim Moussa

 

Mboli-Goumba du BRDC dénonce la présence des mercenaires russes en Centrafrique et affirme que le gouvernement a transformé la RCA en un véritable narco-État.

0

Mboli-Goumba du BRDC dénonce la présence des mercenaires russes en Centrafrique et affirme que le gouvernement a transformé la RCA en un véritable narco-État.

 

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée
Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Les accusations portées contre le pouvoir de Bangui franchissent un nouveau cap. Lors d’une récente intervention médiatique, l’avocat et figure majeure de l’opposition, Maître Crépin Mboli-Goumba, est revenu en détail sur la crise sécuritaire et institutionnelle qui secoue la République centrafricaine, en ciblant directement l’emprise des forces étrangères sur le territoire.

 

Selon le représentant du BRDC, le recours systématique aux mercenaires du groupe Wagner pour sécuriser les zones stratégiques du pays constitue un aveu de faiblesse dramatique. Il soutient que la dépendance de l’exécutif envers ces combattants privés dépouille l’État de sa souveraineté fondamentale, laissant le contrôle de secteurs clés entre leurs mains tout en installant un climat d’impunité généralisée.

À lire aussi : La fin du mythe Wagner : Comment l’organisation ACLED a cartographié la perte de contrôle des mercenaires dans le monde

 

Au-delà de la présence militaire russe, l’opposant s’appuie sur des enquêtes internationales récentes pour dresser un constat alarmant de la situation économique et sociétale. Évoquant notamment les révélations sur le trafic de Tramadol et l’opacité entourant l’exploitation des ressources minières, il affirme que la Centrafrique glisse vers la qualification de narco-État, où les réseaux criminels s’imposent au détriment des institutions publiques.

À lire aussi : Centrafrique : Quelle part de souveraineté reste effectivement maîtriser par les institutions républicaines ?

 

Pour Maître Mboli-Goumba, ce tableau sombre est la conséquence directe d’une défaillance au plus haut niveau. En dénonçant ce qu’il qualifie de dérive mafieuse, l’acteur politique entend interpeller l’opinion publique et la communauté internationale sur les risques d’isolement diplomatique et financier majeurs qui pèsent désormais sur le pays.

À lire aussi : Centrafrique : deux morts près de Djema, dont un habitant tué dans une embuscade de la LRA

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Mboli-Goumba met en avant la transformation de la Centrafrique en narco-État, exacerbée par la présence du groupe Wagner, qui pèse sur la souveraineté nationale.

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, les centrafricains se demandent si cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

0

La descente aux enfers des employés de l’UNOPS en RCA, est-ce que cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?

 

La descente aux enfers des employés de l'UNOPS en RCA, est-ce que cette exploitation sans fin se reproduit dans les autres missions des Nations Unies à travers le monde ?
Manifestation des ex-employés de l’UNOPS de la Minusca devant le siège à Bangui

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La dégradation continue des conditions d’embauche des journaliers et des contractuels individuels à l’UNOPS transforme leur travail quotidien en un véritable parcours du combattant. Cette mécanique d’usure s’observe-t-elle uniquement en République Centrafricaine, ou cette galère d’exploitation humaine s’étend-elle également à d’autres pays hôtes et missions des Nations Unies en Afrique ?

 

Les travailleurs journaliers et les contractuels individuels de l’UNOPS en Centrafrique vivent un véritable cauchemar professionnel au quotidien. L’organisme onusien a progressivement réduit la durée des contrats de travail, passant d’une année renouvelable à six mois, puis à trois mois, et désormais à des accords précaires d’un mois ou à une absence totale de papier officiel. Travailler sans le moindre statut juridique au sein d’une agence internationale illustre une violence administrative inouïe qui plonge ces pères et mères de famille dans une précarité absolue.

 

À lire aussi : Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »

La détresse financière de ces employés est aggravée par des retards de paiement scandaleux qui s’étirent sur trois, quatre, voire cinq mois sans la moindre explication. Les salaires arrivent de manière totalement aléatoire, privant ces travailleurs de leurs ressources les plus élémentaires pour se nourrir et se soigner. Pendant que ces petites mains s’épuisent sans garantie, un système parallèle de gestion opaque s’est installé au sein de l’antenne de Bangui.

 

À lire aussi : Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

Un audit interne récent a mis en lumière un scandale monumental avec la découverte de plus de quatre cents employés fantômes. Ces profils fictifs continuent de percevoir des émoluments réguliers et confortables, siphonnant les fonds pendant que les véritables salariés subissent de plein fouet les restrictions budgétaires. Cette fuite en avant financière démontre une gestion mafieuse où l’argent public et les ressources de l’organisation servent à alimenter des réseaux occultes au détriment du travailleur centrafricain.

 

La machine répressive de l’institution ne s’arrête pas aux impayés et frappe également par des licenciements abusifs répétés. Quatre anciens collaborateurs, forts de six à sept années de loyaux services fidèles auprès de la mission, viennent d’être jetés à la porte sous de fallacieux prétextes administratifs. Face à cette injustice, leurs démarches de recours auprès des autorités locales ont mené à une convocation officielle du ministère des Affaires étrangères, à laquelle la MINUSCA a opposé un déni de responsabilité cynique et incompréhensible.

 

Cette attitude hautaine de l’organisation internationale met en lumière la complicité passive des sphères dirigeantes locales, totalement soumises et indifférentes au sort de leurs propres concitoyens. Les Centrafricains constituent pourtant le pilier indispensable et l’outil de base de toutes les opérations logistiques sur le terrain. Si ces journaliers et contractuels décidaient de croiser définitivement les bras pour lancer une grève générale, toute la machine onusienne en Centrafricaine s’arrêterait net et se retrouverait immédiatement paralysée.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

La crise des employés UNOPS met en lumière des conditions de travail dégradantes, illustrant la précarité à laquelle ces travailleurs sont confrontés au quotidien.

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : à Bozoum, un commerçant condamné sur fond d’une simple rumeurs autour d’un vol de cabri

0

Centrafrique : à Bozoum, un commerçant, Mago Noël,  condamné sur fond d’une simple rumeurs autour d’un vol de cabri

 

Magoe Noël
Magoe Noël

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, un commerçant vient d’être condamné à un an de prison avec sursis et à un million de francs CFA d’amende dans une affaire de vol de cabri où son implication repose sur les déclarations d’un voleur et des informations rapportées sur ses activités.

 

L’affaire commence le 2 août 2026 à Bozoum. Un jeune voleur se rend dans une concession familiale de la ville qui avait attaché deux cabris dans sa parcelle. Le jeune voleur parvient à détacher le premier animal et l’emmène dans une concession près de l’école préfectorale garçon de Bozoum.

À lire aussi : Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

 

Le cabri y est tué et découpé. Le jeune homme revient ensuite chercher le deuxième animal. Cette fois, le propriétaire le surprend en train de détacher le cabri. Il le poursuit et parvient à le rattraper avant de le conduire à la gendarmerie de Bozoum.

À lire aussi : Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir

 

Le premier cabri retrouvé près de l’école préfectorale

 

À la brigade de recherche de la gendarmerie de Bozoum, le jeune voleur est interrogé sur le premier cabri. Il finit par indiquer aux gendarmes l’endroit où il l’avait déposé.

 

Les gendarmes se rendent alors dans la concession située près de l’école préfectorale et retrouvent les restes du cabri, déjà tué et découpé. Les morceaux sont ramenés à la brigade. Les gendarmes, de leur côté, se partagent les morceaux de la bête entre eux pour le repas de leur propre famille.

 

Toutefois, l’enquête se poursuit autour du jeune voleur. Au cours des interrogatoires à la brigade de recherche, celui-ci désigne Magouille  Noël comme la personne à laquelle il comptait vendre le cabri.

 

Magui Noël est un commerçant de Bozoum qui vend notamment de la viande de cabri grillée au bord de la route. Son nom entre alors dans la procédure.

 

Le commerçant Magouille Noël convoqué à la brigade

 

Magouille Noël est convoqué à la brigade de recherche. Il se présente aux gendarmes le lendemain.

 

Interrogé sur le vol, il nie toute implication. Il affirme ne pas connaître l’affaire et ne pas avoir acheté le cabri volé.

 

Les enquêteurs maintiennent pourtant leurs soupçons et poursuivent les interrogatoires.

 

Le commerçant souffre par ailleurs d’asthme et présente d’autres problèmes de santé, notamment de l’hypertension et du diabète. Face à la perspective d’une détention, sa famille réunit 100 000 francs CFA.

 

La somme est remise aux gendarmes et Magouille Noël est libéré.

 

Quelques jours plus tard, il est de nouveau arrêté.

 

Le dossier prend alors une nouvelle tournure avec l’intervention du parquet de Bozoum. Le commerçant est présenté par le procureur comme pouvant être poursuivi pour recel aux côtés du jeune homme poursuivi pour le vol. Pour le procureur, on ne peut pas incarcérer le voleur et libérer le receleur.

 

Mais monsieur Magouille Noël, de son côté,  maintient qu’il n’a aucun lien avec le vol. Il précise que la personne à laquelle appartenaient les cabris est son cousin, le fils de sa grande sœur,  et qu’il n’aurait aucun intérêt à participer au vol de ses animaux.

 

Il explique également que les 100 000 francs CFA remis lors de sa première interpellation l’ont été par crainte de sa santé en cas de détention et non pour reconnaître une quelconque participation au vol.

 

« On a beaucoup entendu parler de toi »

 

L’affaire arrive finalement devant le tribunal de Bozoum. Magouille Noël, par crainte d’être maintenu en prison, demande alors à sa famille de réunir de nouveau une somme pour remettre au procureur pour sa libération. Finalement, la famille a réuni une somme de 200 000  francs CFA et remettre au procureur. ,Malgré la somme remise, monsieur Noël n’est toujours pas libéré.

 

Finalement, Magouille Noël est passé au procès. Au cours de l’audience, le ministère public soutient que Magui Noël est un receleur. Le procureur requiert un an de prison et 200 000 francs CFA d’amende.

 

Un élément particulièrement frappant apparaît alors dans les débats : le commerçant est présenté comme une personne dont le nom revient régulièrement dans des informations faisant état d’achats de cabris volés.

 

Il lui est notamment indiqué que les autorités auraient « beaucoup entendu parler » de lui et qu’il achèterait régulièrement des cabris provenant de vols.

 

Le problème posé par cette affirmation est immédiat : entendre parler d’une personne ou recevoir des informations sur ses activités ne constitue pas, en soi, la preuve qu’elle a acheté le cabri faisant l’objet du procès.

 

Dans cette affaire, le jeune voleur l’a désigné comme un acheteur potentiel. Le commerçant, lui, a toujours contesté avoir acheté l’animal ou participé au vol. La question centrale devient donc celle des éléments matériels permettant d’établir le recel.

 

Un an avec sursis et un million de francs CFA d’amende

 

Le délibéré intervient vendredi 14 août 2026.

 

Le tribunal condamne Magui Noël à un an d’emprisonnement avec sursis et à un million de francs CFA d’amende.

L’affaire du vol de cabri à Bozoum soulève des questions sur la justice, alors que Magouille Noël est condamné malgré l’absence de preuves tangibles.

 

Il n’est donc pas incarcéré à l’issue de cette décision. Il vient d’être libéré.

 

Le jeune homme poursuivi pour le vol de cabri reste au cœur de la procédure initiale. Son arrestation intervient après avoir été surpris par le propriétaire alors qu’il tentait de voler le deuxième animal. Le premier cabri a, lui, été retrouvé dans la concession de l’école préfectorale après les indications données par le suspect aux gendarmes.

 

L’affaire de Magui Noël est différente. Le commerçant n’a pas été arrêté avec le cabri volé. Il n’a pas été surpris en train de l’acheter. Il n’a pas non plus été retrouvé en possession des restes de l’animal.

 

Son nom apparaît dans le dossier à la suite de la déclaration du jeune voleur, qui affirme avoir voulu lui vendre le cabri, puis à travers des informations selon lesquelles le commerçant achèterait régulièrement des cabris volés.

 

La preuve au cœur de la justice

 

L’affaire de Bozoum pose une question essentielle sur le fonctionnement de la justice : une condamnation pénale doit-elle pouvoir reposer sur ce que l’on entend dire d’une personne ?

 

La justice ne peut pas fonctionner uniquement à partir de soupçons, de réputations ou de rumeurs. Une accusation doit être confrontée à des éléments précis permettant d’établir la réalité des faits reprochés.

 

Dans le dossier de Magui Noël, le tribunal a rendu sa décision et le commerçant a été condamné. La décision judiciaire doit être respectée. Mais elle peut également être examinée à partir des éléments qui ont servi à établir sa responsabilité.

 

Dire qu’un commerçant vend de la viande de cabri ne démontre pas qu’il achète des animaux volés. Dire qu’il est régulièrement cité dans des conversations ou des informations locales ne démontre pas davantage qu’il a acheté le cabri concerné par cette affaire.

 

Le fait qu’un voleur désigne une personne comme acheteur potentiel constitue un élément d’enquête. Il doit encore être vérifié et confronté à d’autres preuves.

 

C’est précisément là que se trouve l’enjeu de cette affaire de Bozoum : la justice doit rechercher des preuves, établir les faits et distinguer ce qui est démontré de ce qui relève du soupçon ou de la rumeur.

 

Par Julien Bambou

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : quand les instituteurs bâtissaient mieux que les docteurs,

0

Centrafrique : quand les instituteurs bâtissaient mieux que les docteurs,

Centrafrique : quand les instituteurs bâtissaient mieux que les docteurs,
Le Président fondateur de la République centrafricaine, monsieur Barthelemy Boganda , ici en FAMILLE, EN 1958, À BANGUI. Photo fournie par M.B.BOSSIN.

 

 

Rédigé le  16 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’indépendance est-elle véritablement acquise lorsque les leviers essentiels du pouvoir échappent encore aux mains de ceux qui sont censés gouverner ? C’est la question que pose Jean-Pierre Mara, ingénieur et ancien député centrafricain vivant en exil, dans un message publié lundi premier décembre sur les réseaux sociaux. Revenant sur les fondements de l’indépendance de la République centrafricaine, Jean-Pierre Mara interroge la trajectoire du pays depuis ses origines et compare les ambitions des pères fondateurs aux réalisations des dirigeants actuels.

 

Jean-Pierre Mara, dans son message,  rappelle que le premier conseil de Gouvernement, présidé par Barthélémy Boganda, comptait sept membres : Abel Goumba aux Finances, à l’Économie et au Plan ; David Dacko à l’Intérieur ; Robert Gbaguidi à l’Instruction publique et au Travail ; Marcel Douzima à l’Agriculture, l’Élevage, les Eaux, Forêts, Chasse et Pêche ; Pierre Faustin Maleyombo aux Travaux publics, au Transport et aux Mines ; et Albert Sato à la Santé publique et aux Affaires sociales.

 

Toutefois, l’ancien député note que cette configuration gouvernementale montrait déjà les limites d’une souveraineté naissante. « Tous les portefeuilles de souveraineté tels Défense, Finances, Communication, Affaire Étrangère, Plan, Budget, Éducation nationale sont entre les mains de Bordier, Gouverneur colonial français de l’AEF à Bangui », écrit-il.

 

À l’exception de quelques personnalités comme Goumba, ces hommes étaient pour la plupart instituteurs ou simples agents administratifs. Jean-Pierre Mara souligne : « Mais au moins, Instituteurs qu’ils étaient, pensaient à la construction de la RCA. » Une remarque qui pose la question centrale de son message : « Nous avons des Docteurs et des Professeurs à la Tête du Pays. Quel est l’objectif de construction de la RCA d’aujourd’hui ? »

 

Le constat que dresse Jean-Pierre Mara de la situation actuelle du pays est sans appel. Il énumère les défaillances qui caractérisent aujourd’hui la capitale : « Sans Eau potable dans tout Bangui, sans assainissement dans la capitale du pays, sans électricité en permanence, sans téléphone fixe dans les bureaux, sans des toilettes propres dans les administrations du pays à Bangui et en province. »

 

L’ancien député étend sa critique au domaine juridique. « Même en matière de droit, et la RCA ne compte plus les docteurs en droit, on ne sait pas où est le droit et la justice », déplore-t-il. Cette observation le conduit à poser une question qui traverse tout son propos : « Qu’avons-nous nous apporté avec nos diplômes ? Qu’avons-nous nous construit en matière de construction d’une nation pour faire la fierté de la RCA ? ».

 

Jean-Pierre Mara termine son message par un appel : « Je suis preneur des indicateurs d’éléments de construction juridiques et infrastructures de ce pays depuis 1981. » Une demande qui traduit son besoin de comprendre ce qui a été réellement accompli depuis cette période, et qui invite à une évaluation honnête du chemin parcouru par la République centrafricaine depuis les premières années de son indépendance.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Tiringoulou : Un soldat FACA sème la terreur pour deux bouteilles de jus

0

Tiringoulou : Un soldat FACA sème la terreur pour deux bouteilles de jus

À Tiringoulou
À Tiringoulou

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Tiringouloudans la préfecture de la Vakaga, la population paye une fois de plus le prix fort du comportement irresponsable et violent de ceux qui sont censés la protéger. Un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a basculé dans le banditisme pur et simple, plongeant toute une localité dans le chaos et la peur.

 

Deux bouteilles de jus, un dérapage inacceptable

 

À lire aussi : Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

L’affaire commence dans la nuit, lorsque ce soldat se rend chez un commerçant local nommé Mahamat pour acheter deux bouteilles de jus de fruits. Le calcul est simple : 750 F CFA l’unité, soit un total de 1 500 F CFA. Pourtant, le militaire n’en remet que 1 000 et exige de repartir avec la marchandise.

 

À lire aussi : Max Balenda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

Face au refus du commerçant de se faire spolier, le soldat refuse la moindre contestation. La discussion tourne immédiatement à l’agression : au lieu de régler son dû, le militaire passe violemment Mahamat à tabac. Un abus de pouvoir grotesque pour une poignée de francs CFA.

Tiringoulou : Un soldat FACA sème la terreur pour deux bouteilles de jus
Dans le marché central de Tiringoulou

 

Des coups de feu et une population prise en otage

 

Non content de cette agression nocturne, l’élément des FACA pushes la lâcheté encore plus loin le lendemain matin. Il revient armé devant la boutique et ouvre le feu directement en direction du commerce. Utiliser une arme de guerre distribuée par l’État contre un commerçant désarmé et sa boutique constitue un dérapage d’une gravité absolue.

 

Une ville à l’arrêt

 

Aujourd’hui, Tiringoulou subit les conséquences directes du comportement irresponsable de cet homme. Le marché a baissé le rideau, la ville fonctionne au ralenti et un climat de terreur paralyse les habitants.

 

Il est intolérable qu’un seul individu en uniforme puisse paralyser toute une communauté par son indiscipline et son agressivité. Les autorités compétentes doivent intervenir sans délai : ce soldat doit être immédiatement désarmé, arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes. La population n’a pas à payer l’impayé d’un militaire, ni à subir ses tirs de représailles.

 

La violence FACA à Tiringoulou illustre un cas de banditisme militaire inacceptable, où la population subit les conséquences de l’insécurité générée par les forces censées la protéger.

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : des tirs éclatent après une altercation entre un soldat FACA et un Wagner noir à Sikikédé

0

Centrafrique : des tirs éclatent après une altercation entre un soldat FACA et un Wagner noir à Sikikédé

Centrafrique : des tirs éclatent après une altercation entre un soldat FACA et un Wagner noir à Sikikédé
Le soldat FACA tué lors d’un braquage à 20 kilomètres de Sikikédé, dans la Vakaga

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Des tirs ont éclaté vendredi 14 août 2026 à Sikikédé, dans la Vakaga, après une altercation entre un soldat FACA et un milicien d’autodéfense formé par le groupe Wagner.

 

Une demande de moto qui dégénère

 

À lire aussi : Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

La tension est montée vendredi à Sikikédé, localité située dans la préfecture de la Vakaga, à l’extrême nord-est de la République centrafricaine.

 

À lire aussi : Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée

Des éléments du groupe Wagner étaient arrivés à Sikikédé en provenance de Birao. Ils devaient poursuivre une opération dans la zone, sans que la nature précise de cette mission soit connue.

 

Un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA), originaire de Sikikédé, s’est alors rendu auprès d’un milicien d’autodéfense local formé par le groupe Wagner, communément appelé Wagner noir.

 

Le milicien est lui aussi originaire de Sikikédé. Le soldat FACA lui a effectivement demandé sa moto pour permettre aux éléments russes de poursuivre leur déplacement dans le cadre de leur mission.

 

Le milicien a refusé de lui remettre son engin.

 

Les échanges entre les deux hommes sont ensuite devenus tendus. Les informations recueillies par la rédaction de CNC ne permettent pas de préciser ce qui s’est dit entre eux avant que la situation ne dégénère.

 

Des tirs retentissent dans Sikikédé

 

Quelques instants plus tard, des coups de feu ont retenti à Sikikédé.

 

Des tirs ont été entendus à plusieurs endroits du village, provoquant l’inquiétude des habitants. La confrontation opposait les deux hommes dans un contexte où les éléments du groupe Wagner se trouvaient déjà dans la localité pour poursuivre leur opération.

 

La population de Sikikédé a été particulièrement préoccupée par ces tirs, qui ont résonné dans le village.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction de CNC, aucun blessé n’est à déplorer, ni parmi les soldats et miliciens impliqués dans l’incident, ni au sein de la population civile.

 

Les Wagner interviennent

 

Les éléments du groupe Wagner présents à Sikikédé ont entendu les coups de feu et sont rapidement intervenus.

 

Ils se sont rendus sur les lieux pour mettre fin à la confrontation entre le soldat FACA et le milicien d’autodéfense. Leur intervention a permis de calmer la situation.

 

La tension est finalement retombée dans le village de Sikikédé.

 

L’incident s’est déroulé entre deux hommes originaires de la même localité. Le militaire FACA et le milicien d’autodéfense appartiennent à des structures différentes, mais ont tous deux leurs origines à Sikikédé.

 

L’opération se poursuit à Sikikédé

 

Après le retour au calme, les éléments du groupe Wagner ont poursuivi leur opération à Sikikédé et dans les environs.

 

La nature exacte de cette opération n’a pas été précisée. Les éléments russes étaient arrivés depuis Birao avant le début de l’incident.

 

Sikikédé se trouve dans la préfecture de la Vakaga, dans l’extrême nord-est de la Centrafrique. La localité fait partie des zones où interviennent régulièrement les forces armées centrafricaines, les groupes d’autodéfense locaux et les éléments associés au groupe Wagner.

 

Pour les habitants de Sikikédé, les tirs de vendredi ont surtout provoqué une vive inquiétude avant le retour au calme après l’intervention des éléments du groupe Wagner. Aucun blessé n’a été signalé selon les informations recueillies par la rédaction de CNC.

 

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Affaire Bossembélé : la CPS poursuit les audiences avec la comparution des témoins

0

Affaire Bossembélé : la CPS poursuit les audiences avec la comparution des témoins

Affaire Bossembélé : la CPS poursuit les audiences avec la comparution des témoins
À la Cour pénale spéciale, un accusé en tenue orange assiste à l’audience, entouré d’autres participants et de dossiers disposés sur la table

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La Cour pénale spéciale (CPS) poursuit, à partir du vendredi 14 août 2026, les audiences dans l’affaire Bossembélé, après la reprise des débats le 11 août. Plusieurs audiences sont programmées jusqu’au 15 octobre.

 

Le calendrier prévisionnel publié par la CPS prévoit une série d’audiences consacrées à la comparution des témoins. Après l’audience du mardi 11 août, les prochaines audiences sont fixées aux 14, 17, 18, 20, 21, 27 et 28 août.

 

À lire aussi : Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction

Une nouvelle phase du procès

 

La reprise des débats marque la poursuite de l’examen de l’affaire par la Chambre d’assises de la CPS. Les audiences doivent permettre d’entendre les témoins appelés à intervenir dans le dossier.

À lire aussi : Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

 

La CPS a également programmé neuf audiences en septembre. Elles sont prévues les 14, 15, 17, 18, 21, 22, 25, 28 et 29 septembre.

 

Le calendrier se poursuit en octobre avec des audiences prévues les 2, 5, 6, 8, 9, 12, 13 et 15 octobre.

 

Quatre accusés poursuivis dans l’affaire Bossembélé

 

L’affaire concerne quatre accusés : François Bozizé Yangouvonda, Eugène Barret Ngaïkosset, Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy.

 

François Bozizé Yangouvonda, ancien président de la République centrafricaine, est poursuivi pour plusieurs faits allégués liés notamment à des meurtres, des privations graves de liberté, des actes de torture, des actes inhumains et des disparitions forcées.

 

Eugène Barret Ngaïkosset est également poursuivi pour des faits allégués de meurtre, de privation grave de liberté, de torture, d’actes inhumains et de disparitions forcées.

 

Vianney Semndiro et Firmin Junior Danboy sont eux aussi poursuivis pour des faits allégués commis dans le cadre de cette affaire.

 

Les faits examinés par la Cour concernent notamment Bangui, Bouar et Bossembélé et couvrent une période allant de février 2009 à mars 2013.

 

Des audiences publiques à 10 heures

 

La CPS indique que toutes les audiences sont ouvertes au grand public. Elles débutent à 10 heures.

 

La CPS se concentre sur l’audition des témoins Bossembélé, une étape cruciale dans le procès qui pourrait influencer l’issue des débats.

Après les audiences du 11 et du 14 août, la prochaine audience est programmée le lundi 17 août. Les témoins appelés devant la Chambre d’assises doivent ainsi continuer à être entendus au fil des différentes dates prévues par la Cour.

 

Le calendrier a été établi sur la base de l’ordonnance de la Section d’assises n°56-SI-2026. La CPS précise que les dates restent prévisionnelles et peuvent être modifiées ultérieurement.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Centrafrique : Une radio privée de propagande politique peut-elle légitimement se substituer à la justice républicaine ?

0

Centrafrique : Une radio privée de propagande politique peut-elle légitimement se substituer à la justice républicaine ?

Escroquerie à la radio Gouandjika : Fidèle Gouandjika empoche les 8 000 Francs CFA des propriétaires des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra  et les roule complètement comme des enfants dans la farine
Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller de cousin président Touadera Faustin saluant Wagner

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Dans les grandes démocraties à travers le monde, la radio publique ou privée joue un rôle essentiel et primordial car elle permet d’informer les citoyens, de favoriser le débat public ainsi que d’opposer des opinions contradictoires afin d’extirper la formule idoine pour contribuer efficacement au développement socio-économique du pays.

 

C’est dans cette optique qu’une nouvelle station radiophonique a été créée en bas des collines de Boyrabe et animée par un sbire du pouvoir à la fois ministre conseiller spécial du président de la République.

 

À lire aussi : Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

En dehors de la propagande politique en faveur du pouvoir de Bangui et du relai de l’influence des paramilitaires russes de Wagner, cette radio a institué une émission qui se transforme en tribunal médiatique et qui s’arroge le pouvoir de juger les contentieux relevant de domaines divers et variés.

 

À lire aussi : Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

L’unique animateur de cette radio qui est un polytechnicien formé en Europe de l’est s’improvise expert dans tout domaine.

 

Ainsi lors des émissions, il intimide, menace, influence avec son rang de ministre conseiller, humilie en direct ses invités, diffuse l’âge, les numéros de téléphone des mis en cause, drague des femmes ou pose des questions sur la sexualité des invités, des débordements de langage et parfois il remet en cause des documents ou décisions de justice.

 

Les affaires qui sont traitées en plusieurs jours voire des mois après enquêtes devant les tribunaux sont traités en moins d’une heure à l’antenne de cette radio sous le regard impuissant du Haut Conseil de Communication qui est l’organe régulateur des médias publics et privés en Centrafrique.

 

La Centrafrique se retrouve ainsi sans le vouloir en face d’un tribunal médiatique hybride qui traite des contentieux liés à tous les domaines du droit c’est-à-dire le contentieux pénal, foncier, commercial, administratif, social etc…

 

À ce stade de dérapages, il apparaît important de faire une dichotomie entre les deux notions c’est-à-dire la radio et la justice.

 

La justice républicaine se fonde sur plusieurs principes à savoir l’indépendance, l’equité, l’égalité, la présomption d’innocence, le principe du contradictoire, le respect du droit de la défense, le respect des libertés et droits fondamentaux ainsi que les respect des règles procédurales. Elle procède à l’examen des faits en diligentant une enquête de police si nécessaire et applique les règles préetablies avec une éventualité pour les parties de faire appel de la décision.

 

Tandis que la radio ne possède pas les prérogatives précitées.

 

Dans sa mission principale, la radio informe, commente ou critique les décisions, procède à des investigations, questionne le pouvoir sur la gestion de la chose publique, révèle des scandales politiques ou financiers etc…mais ne peut se substituer à une juridiction pour régler des contentieux.

 

Elle ne dispose d’aucun fondement constitutionnel pour exercer le pouvoir judiciaire.

 

La liberté d’expression reconnue aux médias ne peut empiéter sur le domaine réservé aux institutions judiciaires c’est-à-dire qu’un micro ne peut se transformer en tribunal.

 

Effrayé par le caractère horrifique de la problématique, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Une radio privée de propagande politique peut-elle s’arroger le droit de rendre la justice en lieu et place des tribunaux ?

 

2- En tenant compte de la diversité culturelle de notre société, l’animateur de cette radio a t-il les compétences juridiques nécessaires pour trancher des litiges fonciers aussi sensibles et complexes ?

 

3- En d’autres termes, cette radio de propagande politique serait-elle élevée au rang des juridictions ?

 

4- À quel moment l’animateur de cette radio est-il ministre conseiller spécial du président de la République et à quel moment il est journaliste ou professionnel de media ?

 

5- Enfin, qu’en pensent le Haut Conseil de la Communication et les autorités établies de la République ?

 

En tout état de cause et en plus de sa mission traditionnelle, l’orsqu’une radio se transforme en organe de propagande partisane et surtout se substitue à une juridiction, il y’a un réel danger pour l’équilibre des institutions républicaines ainsi qu’à la notion de séparation de pouvoirs.

 

 

En conséquence de ce qui précède

Ia seule solution possible et adaptée à ce scandale est la fermeture sans conditions de cette station radio.

 

Au delà de ce dérapage relevé précédemment, l’on remarque que la septième République imposée aux forceps est habitée par l’esprit de mort car il n’est se passe pas un jour pour compter des morts liés à des catastrophes divers et variés.

 

Cela est la conséquence directe de l’incapacité du pouvoir de Bangui de relever les défis qui s’imposent et de répondre aux aspirations du peuple.

 

Ce peuple meurtri n’attend que la démission du président de la République pour incompétence en vue d’écrire une nouvelle page de l’histoire avec de nouveaux acteurs compétents dans le cadre d’une refondation de la nouvelle République bâtie sur une large consultation citoyenne avec des projets de société émergents à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015.

 

C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement dans les jours à venir.

 

Pour finir, nous vous rappelons que dans les grandes nations de démocratie, on ne gère pas un peuple sans lui rendre des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer ainsi que les résultats escomptés.

 

S’inscrivant dans cette suite logique et au nom du droit à l’information, donnez des explications fiables, détaillées, crédibles, convainquantes et exempt de mensonges au peuple non seulement sur le sens de la célébration de la fête de l’indépendance dans la dépendance des mercenaires du groupe paramilitaire de Wagner qui confisquent la destinée de tout un peuple mais aussi de s’expliquer sur l’incompréhensible problématique de refus de délivrance de passeport au président de l’URCA, député de la nation et paradoxalement declaré apatride comme si la maîtrise de la notion d’apatridie vous echappe.

 

Au delà de tout, ce peuple tétanisé et anesthésié se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.

 

Cependant les paisibles habitants de Limassa soutenus dans sa lutte par ses concitoyens de Mala et par extension à l’échelle nationale sonne le glas en déclenchant le processus graduel de fin de règne et vous rappelle qu’il y’a une belle vie après le pouvoir à l’image du président du Bénin Patrice Talon.

 

Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est revolue. Démissionnez avec raison et honneur avant d’être contraint par la force car l’exil de nos jours est une prison dorée certes mais son essence est la souffrance.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande même avec menaces ou intimidations, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.

 

Limassa le 15 Août 2026.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Juriste, Environnementaliste.

 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Ndele : les mercenaires russes ont installé leur propre barrage routier, comme des gendarmes centrafricains, et ils viennent de mettre la main sur un camion en provenance de Bangui, avec le locataire du véhicule mis en geôle par ces mercenaires criminels

0

Ndele : les mercenaires russes ont installé leur propre barrage routier, comme des gendarmes centrafricains, et ils viennent de mettre la main sur un camion en provenance de Bangui, avec l’apprenti mis en geôle par ces mercenaires criminels

 

Ndele : les mercenaires russes ont installé leur propre barrage routier, comme des gendarmes centrafricains, et ils viennent de mettre la main sur un camion en provenance de Bangui, avec l'apprenti mis en geôle par ces mercenaires criminels
Un soldat FACA menaçant à mort un jeune avec son fusil, peut-être tué déja.

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans la ville de Ndelechef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, les mercenaires russes du groupe Wagner, devenus désormais des gendarmes, policiers et douaniers, érigent leur propre barrière routier, s’emparent d’un camion en provenance de Bangui et emprisonnent le jeune apprenti.

 

Des formalités à la barrière, les Wagner sont devenus maîtres de Ndélé

 

Les mercenaires russes se comportent désormais comme de véritables gendarmes, des policiers y compris des douaniers  centrafricains sur les routes du pays. Mardi dernier, aux environs de 21 heures,  un camion de transport public transportant des marchandises et des passagers est arrivé dans la ville de Ndele. Ce véhicule venait directement de la capitale Bangui après un long voyage de plus de 600 kilomètres sur des routes chaotiques. Vers vingt et une heures, au moment de pénétrer dans la ville de Ndélé, le camion est tombé sur le barrage routier érigé par ces criminels de Touadéra. Ces derniers contrôlent les barrières routières et exigent le paiement de formalités pour chaque moyen de transport qui passe. Le chauffeur du camion s est donc arrêté pour se soumettre aux formalités exigées à ce poste de contrôle.

À lire aussi : Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

 

La fouille et la saisie des biens des voyageurs

 

À lire aussi : Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

Une fois le camion immobilisé à leur niveau, les mercenaires russes ont brusquement changé d attitude. Ils ont entamé une fouille minutieuse et agressive, vérifiant les pièces d identité un par un et inspectant les bagages des passagers. Ils ont commencé à confisquer divers effets personnels, des sacs ainsi que des porte-monnaie appartenant aux voyageurs. Au cours de cette fouille, ils ont également mis la main sur des produits pharmaceutiques, notamment du Tramadol transporté par un passager. Les mercenaires russes se servent souvent de ces occasions pour confisquer des marchandises qu ils récupèrent ensuite pour leur propre compte  ou de simplement revendre. Face à des hommes armés qui dictent leur loi, les citoyens impuissants ne peuvent absolument rien faire pour récupérer leurs biens.

 

La séquestration de l’apprenti et l immobilisation du véhicule

 

Après avoir fouillé le véhicule, les mercenaires ont arrêté le chauffeur et le transporteur pour les enfermer dans leur base et dans une geôle spéciale. Quelques heures plus tard, le chauffeur a finalement été libéré, mais l apprenti du camion est resté en détention dans leur prison. Les mercenaires ont d abord déplacé le camion à l entrée de la ville avant de le ramener le lendemain à la gare routière de Ndele. Pour s assurer que personne ne touche au véhicule, ils ont ordonné à de vrais gendarmes centrafricains de monter la garde jour et nuit à côté du camion. Pendant ce temps, les bagages des clients et les produits saisis restent entreposés dans la base militaire des mercenaires russes. Cette situation démontre clairement que ce sont ces combattants étrangers qui commandent sur le terrain, décidant de tout en matière de sécurité et de transport sans rendre de comptes aux autorités officielles.

 

Barthelemy Kossi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Les barrages routiers érigés par les mercenaires russes de Wagner à Ndele témoignent de leur emprise croissante sur la région, avec des arrestations et des contrôles agressifs des voyageurs.

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Steeve Bendo-Ndeni : « Si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que la sécurité a échoué »

0

Steeve Bendo-Ndeni : « Si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que la sécurité a échoué »

 

Steeve Bendo-Ndeni : « Si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que la sécurité a échoué »
La mosquée de Boali incendiée par la population en colère après l’assassinat d’un père de famille chrétienne par un présumé Peul

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’observateur de la vie sociopolitique Steeve Bendo-Ndeni estime que les violences de Boali traduisent un échec des forces de sécurité, lors du débat Patara diffusé sur Radio Ndeke Luka.

 

Steeve Bendo-Ndeni attribue les violences de Boali à un échec sécuritaire

Invité du débat politique Patara sur Radio Ndeke Luka, Steeve Bendo-Ndeni a livré une analyse critique des événements survenus à Boali. Selon lui, les destructions de commerces et les attaques contre un lieu de culte auraient pu être évitées avec une réaction rapide des autorités.

À lire aussi : Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI. Lisez cet article

 

D’abord, le membre de la société civile estime que les dispositifs de sécurité n’ont pas rempli leur mission. Il considère que les forces chargées du maintien de l’ordre n’ont pas réussi à prévenir la montée des violences.

 

« Mais pour moi, je le dis encore ici, le problème c’est la capacité du gouvernement aujourd’hui à pouvoir mettre en place une force, je ne dirais pas une force, mais une manière de pouvoir dissuader tous ces gens d’initiative. Vous savez, si Boali a connu ce qu’elle a connu, c’est parce que, quelque part, je le dis ici, c’est que la sécurité a échoué. »

 

La réaction des forces de l’ordre au cœur des critiques

Ensuite, Steeve Bendo-Ndeni revient sur les premières heures qui ont suivi l’assassinat à l’origine des tensions. Il affirme que la police et la gendarmerie disposaient du temps nécessaire pour empêcher la situation de dégénérer.

 

À ses yeux, les manifestations auraient dû être contenues dès leur déclenchement. En conséquence, il estime que l’absence d’intervention a favorisé l’extension des violences.

 

« Parce que quand on a vu les gens, une fois qu’on a compris qu’il y a eu un assassinat, la police, les gendarmes, ils devaient rapidement se saisir de l’affaire. Ils ne l’ont pas fait. Ils ont laissé la population manifester. […] On savait qu’on allait aboutir à une situation. Il fallait que la gendarmerie et la police puissent arrêter ça au moment où ça déclenchait. Donc on a laissé le feu prendre et puis on a le résultat. »

 

Une remise en cause du comportement de certains policiers

Par ailleurs, Steeve Bendo-Ndeni cite une vidéo tournée pendant les événements pour illustrer ses critiques. Il affirme qu’un policier filmait la scène pendant qu’un collègue lui demandait de participer au maintien de l’ordre.

 

Selon lui, cette séquence traduit une perte de priorité au sein de certains éléments des forces de sécurité. Il estime que la protection des personnes et des biens devait primer sur toute autre considération.

 

« J’ai suivi une vidéo, c’était un officier de police qui filmait. Et son autre collègue porteur de tenue lui dit : “Arrête de filmer, viens m’aider à contenir les gens.” Vous voyez déjà le niveau ? C’est des gens qui sont censés appliquer la loi. […] À ce niveau, dites-moi, quelle est l’urgence ? Filmer pour faire un rapport ou empêcher qu’on détruise une mosquée ? », déclare Steeve Bendo-Ndeni lors du débat Patara sur Radio Ndeke Luka.

Les événements récents illustrent la problématique de la sécurité à Boali, où les violences ont été attribuées à un échec flagrant des forces de sécurité.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Face à l’autisme politique du régime, l’opposition centrafricaine cherche à se réinventer

0

Face à l’autisme politique du régime, l’opposition centrafricaine cherche à se réinventer

 

 

Face à l'autisme politique du régime, l'opposition centrafricaine cherche à se réinventer
Photo de famille des leaders de BRDC. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Avec l’instauration d’une nouvelle dictature, l’opposition prend acte du blocage institutionnel actuel et annonce une modification profonde de sa stratégie pour contourner l’absence de dialogue avec le pouvoir en place.

 

Le constat d’un blocage total des canaux de discussion pousse les leaders du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution à modifier leurs modes d’action. Les démarches classiques menées depuis trois ans auprès de la présidence de la République n’aboutissent pas. Devant ce que les opposants qualifient d’autisme politique de la part du chef de l’État Faustin-Archange Touadéra et de son équipe, la coalition estime nécessaire de changer de méthode pour ne pas rester impuissante.

 

Cette réinvention se traduit par une volonté d’occuper de manière plus intense le terrain social et public. N’ayant plus de représentants au sein de l’Assemblée nationale, les groupements politiques de l’opposition choisissent de porter leurs revendications directement à l’extérieur des institutions. Le programme prévoit désormais une multiplication des manifestations publiques et des rassemblements populaires pour maintenir une pression politique.

 

Pour les dirigeants de la coalition, l’histoire du pays montre que les situations d’exclusion et d’absolutisme mènent à des impasses dont le régime devra assumer les conséquences. L’objectif de ce déploiement sur la scène sociale reste de forcer un espace de discussion afin de préserver l’unité nationale et de rétablir les principes démocratiques. Les responsables politiques affirment que face à un mur, la seule option viable consiste à trouver les moyens de le contourner par une mobilisation citoyenne accrue.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Comment le Dictateur Faustin-Archange Touadéra a détourné la confiance du peuple centrafricain pour bâtir une tyrannie de sang et de mercenaires

0

Comment le Dictateur Faustin-Archange Touadéra a détourné la confiance du peuple centrafricain pour bâtir une tyrannie de sang et de mercenaires

Comment le Dictateur Faustin-Archange Touadéra a détourné la confiance du peuple centrafricain pour bâtir une tyrannie de sang et de mercenaires
Le Président Touadera et des officiels lors de l’inauguration d’un centre pour la JPN à Nzilatouadera_inauguration_base_jpn_de_nzila – Nzila : la base de la Jeunesse Pionnière cédée aux Rwandais, un symbole national perdu

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’abus de confiance définit ce régime. Le peuple attendait la paix ; l’empereur Touadéra offre le sang et la tyrannie. Son pouvoir ne repose plus que sur la peur.

 

En 2016, les Centrafricains déposent leur bulletin dans l’urne avec l’espoir d’une reconstruction. Dix ans plus tard, le constat est difficile à avaler. Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro occupe le palais mais n’a rien bâti. Ce détournement de la fonction présidentielle s’apparente à l’infraction prévue par le Code pénal : un bien confié pour un usage précis,  le développement du pays,  est gaspillé pour des intérêts claniques.

 

Le dictateur préfère les milices russes aux routes et aux hôpitaux. Pour garder son fauteuil, il piétine la loi fondamentale. Il utilise l’argent public pour payer des tueurs qui terrorisent les citoyens. La justice, citée dans les textes pour protéger la propriété des gens, sert ici de bouclier au régime contre ceux qui dénoncent l’arnaque d’État.

 

Chaque jour, l’abus de confiance s’alourdit. Les fonds destinés à la nation finissent dans les poches des complices russes. Touadéra retourne les textes contre les populations et transforme le pays en une prison à ciel ouvert où le droit n’existe que pour les forts. Les promesses de 2016 sont des cadavres que le régime tente de cacher sous des décrets illégaux. Le pouvoir se maintient par la force des armes et le mépris total du droit de propriété du peuple sur son propre sol.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

L’école de la misère dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley

0

L’école de la misère  dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley

L'école de la misère  dans Lim-Pendé : Joseph-Désiré Boybessane démontre le sacrifice des filles de Taley
Les enfants élèves dans une classe à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le collège de Taley, dans la préfecture de Lim-Pendé  abandonne ses filles à leur sort. Le directeur Joseph-Désiré Boybessane formule un constat sans appel sur la disparition progressive des effectifs féminins de son établissement.

 

Le Collège d’enseignement général de Taley subit les contrecoups directs d’un dénuement économique global qui fragilise en priorité la population scolaire féminine. Joseph-Désiré Boybessane dresse le bilan d’une situation où l’école publique ne parvient plus à retenir ses élèves, devenant l’observateur impuissant d’une déperdition massive. Les adolescentes quittent définitivement les bancs de l’école sous la pression de logiques financières et sociales qui condamnent leur avenir intellectuel dès les premières années du cycle secondaire.

 

Le phénomène des mariages précoces constitue le premier obstacle majeur à la scolarisation. Le directeur confirme que des enfants à peine arrivées en classe de sixième se voient retirées du système éducatif pour être données en mariage par leurs familles. Cette pratique débouche sur des maternités précoces qui brisent toute possibilité de scolarité normale. L’absence d’information sur la santé et la gestion des cycles biologiques accentue cette vulnérabilité, contraignant les jeunes filles à assumer des responsabilités familiales incompatibles avec le statut d’élève.

 

Cette exclusion sociale se double d’une urgence économique qui touche l’ensemble des foyers de la région. Face à l’incapacité des chefs de famille à assumer les fournitures de base, le transport ou même l’alimentation quotidienne, les enfants doivent trouver des moyens d’autonomie financière. Les adolescentes quittent les salles de classe pour se livrer au petit commerce de survie ou pour s’employer sur des chantiers physiques particulièrement éprouvants.

 

La proximité des exploitations minières aggrave cette fuite des cerveaux. De nombreuses élèves abandonnent définitivement l’uniforme scolaire pour rejoindre les chantiers des mines d’or locales. Dans ces zones d’extraction, les adolescentes effectuent des tâches pénibles dans l’espoir de gagner de quoi subvenir à leurs besoins immédiats. Cette quête d’un gain financier rapide l’emporte sur l’éducation, car le système scolaire n’offre aucune perspective concrète ni débouché visible pour ces populations isolées.

 

Les carences matérielles du collège valident ce choix par défaut des familles. Avec seulement cinq salles de classe disponibles, les élèves doivent étudier dans des conditions de promiscuité extrêmes, prolongeant les cours jusqu’à la tombée de la nuit. Pour des jeunes filles résidant dans des localités situées à cinq ou dix kilomètres de l’établissement, ces horaires tardifs transforment le retour à la maison en un parcours à haut risque, augmentant l’insécurité et incitant les parents à mettre un terme définitif à leur scolarité.

 

La défection des pouvoirs publics laisse la communauté éducative totalement démunie. En dehors de quelques séances d’information menées par des contingents internationaux sur l’hygiène de base, l’institution scolaire ne propose aucun dispositif de soutien ou de maintien des filles à l’école. Joseph-Désiré Boybessane admet que la seule solution envisagée reste la sensibilisation des parents, un recours dérisoire alors que les structures manquent de tout, à commencer par des enseignants qualifiés et des manuels de lecture.

 

L’année scolaire se clôture ainsi sur des classes vidées de leurs éléments féminins, transformant le collège de Taley en une coquille vide. L’appel final du directeur pour obtenir des bâtiments supplémentaires, des enseignants de français ou de mathématiques, et un simple forage d’eau potable résonne comme l’aveu d’un abandon général, où les filles sont les premières victimes d’un naufrage collectif que l’administration centrale feint d’ignorer en attendant la rentrée suivante.

 

Par Fortuné Bobérang

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Le bal des flatteurs ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s’invite à l’élection du maire de Bangui

0

Le  bal des flatteurs  ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s’invite à l’élection du maire de Bangui

Le  bal des flatteurs  ou le festival des rancuniers ? Quand la mauvaise foi s'invite à l'élection du maire de Bangui
De gauche à droite Euloge doctrouvé koï, Monsieur blaise didatien kossimatchi ainsi que Portia abazène

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le désordre s’empare des réseaux sociaux à Bangui ce mercredi 17 juin 2026. Euloge Doctrouvé Koï, l’un des meneurs de la milice Requins, s’active frénétiquement pour contester l’installation de la nouvelle équipe communale.

 

L’amertume d’un propagandiste aux abois

Le concert de récriminations lancé par Euloge Doctrouvé Koï contre le choix de la nouvelle mairesse met à nu un profond sentiment de défaite. En qualifiant ce vote de simple mascarade, Euloge Doctrouvé Koï cherche désespérément à semer le doute sur un processus pourtant officiel. Cette colère téléguidée par des intérêts financiers menacés expose au grand jour l’agitation d’un acteur habitué aux lynchages virtuels et aux intimidations quotidiennes, une marque de fabrique chez Euloge Doctrouvé Koï.

 

Les déclarations rageuses d’Euloge Doctrouvé Koï, prédisant le chaos et la ruine de la municipalité, traduisent une volonté claire de provoquer le désordre. Par des attaques ciblées, Euloge Doctrouvé Koï tente de venger le rejet de la branche frondeuse qu’il parraine en coulisses, s’enfonçant dans une surenchère verbale qui élimine définitivement Euloge Doctrouvé Koï du champ des commentateurs crédibles.

 

L’instrumentalisation des milices et les dessous de la colère

L’activisme agressif d’Euloge Doctrouvé Koï pour soutenir le camp des battus n’a rien d’un sursaut de dignité. En utilisant sa tribune pour saboter la transition locale, Euloge Doctrouvé Koï applique les consignes d’un groupe de pression violent lié à des cercles ministériels. Les sorties régulières d’Euloge Doctrouvé Koï découlent d’un plan concerté visant à déstabiliser l’administration de la ville, une stratégie de harcèlement politique propre à Euloge Doctrouvé Koï.

 

Cette complicité entre Euloge Doctrouvé Koï et les partisans du désordre révèle le double jeu des opposants cachés au sein du parti majoritaire. En incitant à la désobéissance contre les choix des instances supérieures, Euloge Doctrouvé Koï pousse ses alliés directs vers un isolement total, transformant une banale déconvenue en une aventure politique suicidaire dictée par Euloge Doctrouvé Koï.

 

Le chantage et l’isolement final d’un groupe en dérive

Les menaces d’Euloge Doctrouvé Koï destinées à intimider les cadres qui valident le changement à la mairie prouvent une perte complète de lucidité. En promettant de s’en prendre publiquement à ceux qui coopèrent avec la nouvelle équipe, Euloge Doctrouvé Koï essaie d’installer un climat de peur totalement inopérant face à la discipline collective, un énième coup de bluff d’Euloge Doctrouvé Koï.

 

Le secrétariat exécutif national maintient fermement sa ligne conductrice et ignore les jérémiades d’Euloge Doctrouvé Koï. Les provocations d’Euloge Doctrouvé Koï ne masquent plus l’effondrement de son crédit. Le refus des militants de suivre les dérapages d’Euloge Doctrouvé Koï brise cette tentative de chantage, abandonnant l’agitateur Euloge Doctrouvé Koï à sa propre déchéance.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

0

Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI

 

Le POLITOLOGUE FARI TAHÉRUKA SHABAZZ alerte sur la PROPAGANDE DU SATANISME ET HAINE DE JÉSUS-CHRIST À BANGUI
Monsieur Fari Tahéruka Shabazz

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le politologue et chercheur Fari Tahéruka Shabazz signe un texte choc où il dénonce la prise en otage de la République centrafricaine par ce qu’il nomme les « forces de Satan ». Rappelant ses avertissements d’avril 2025, Fari Tahéruka Shabazz accuse directement le président Touadéra, la secte sud-coréenne International Youth Fellowship (IYF) du gourou Ock Soo Park, ainsi que les « forces maléfiques de Gog et Magog » représentées par les mercenaires nazi du groupe Wagner. Selon Fari Tahéruka Shabazz, la propagande sataniste et la haine de Jésus-Christ ont désormais pignon sur rue à Bangui.

 

1. La complicité avec le gourou et les forces maléfiques selon Fari Tahéruka Shabazz

 

À lire aussi : Nouvelle attaque des rebelles de la LRA près de Nzacko : huit enfants enlevés dans le village de Konon

Dans son analyse, Fari Tahéruka Shabazz affirme que la profanation du pays de l’homme Dieu Barthélémy Boganda s’organise au plus haut sommet. Le politologue pointe du doigt l’alliance entre Touadéra, son ami le gourou Ock Soo Park, et les mercenaires russes. Si beaucoup ont ri sous cape face à ses denonciations passées, Fari Tahéruka Shabazz estime que les événements récents lui donnent aujourd’hui tragiquement raison.

 

À lire aussi : Projet Maïngo à Bocaranga : Entre espoirs du développement et calvaire des mentors non payés

2. Le concert de la rappeuse BMC : Un messe noire et un rituel d’envoûtement

 

L’élément déclencheur de ce cri d’alarme de Fari Tahéruka Shabazz est une photo de l’artiste rappeuse BMC se produisant devant des milliers de jeunes au gymnase Omnisports de Bangui. Pour le chercheur, son t-shirt arborait ouvertement, publiquement et sans complexe la glorification de Satan à travers des symboles luciféro-satanistes :

 

La croix inversée : Signe adopté en 1966 par Anton LaVey (fondateur de l’Église de Satan) pour marquer la profanation du christianisme, du Christ et le rejet des valeurs bibliques.

 

Le mot SATANIST : Écrit en gros caractères pour confirmer la profanation et la rejet de l’Apôtre Pierre.

 

L’œil dans le triangle : Symbole incontestable, selon Fari Tahéruka Shabazz, des sectes lucifériennes.

 

Pour Fari Tahéruka Shabazz, ce concert n’était rien d’autre qu’un rituel satanique, une messe occulte moderne et un « rituel d’agrégat ». Il dénonce une opération d’envoûtement visant à manipuler la musique pour canaliser l’énergie de la foule et consacrer la jeunesse centrafricaine à Satan.

 

« OÙ VA LA RCA ? » Le cri de détresse de Fari Tahéruka Shabazz

 

En concluant son texte par l’interrogation dramatique « OÙ VA LA RCA ? », le politologue Fari Tahéruka Shabazz tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il considère comme la destruction spirituelle et politique du pays. Que la jeune artiste soit consciente ou manipulée, le résultat reste le même pour Fari Tahéruka Shabazz : le satanisme s’installe au cœur de Bangui.

Fari Tahéruka Shabazz met en lumière la montée de la propagande sataniste à Bangui, soulignant l’inquiétante alliance entre divers acteurs politiques et sectes.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

0

Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d’ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l’armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d’état major

 

Bangui : un élément de la garde présidentielle chopé en plein vol d'ordinateur dans un magasin Camerounais, une preuve de plus de l'armée des voleurs et des bandits créée par Touadéra et son chef d'état major
Le soldat voleur de l’ordinateur faisant semblant de passer un coup de fil après avoir soutiré et caché l’ordinateur dans sa tenue filmé Pyla caméra d

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un élément de la garde présidentielle, pourtant chargé de la sécurité directe du chef de l’État, s’est fait choper la main dans le sac en train de voler un ordinateur dans un magasin tenu par des ressortissants Camerounais à Bangui. Cet événement scandaleux montre clairement qu’en dix ans, Faustin Archange Touadéra a réussi l’exploit qu’aucun de ses prédécesseurs ont fait : transformer nos forces armées en une véritable armée de bandits et de voleurs. On comprend désormais mieux pourquoi son chef d’état major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, mérite son titre de maréchal pour avoir bâti une telle institution.

Le soldat voleur de l'ordinateur dans une boutique des Camerounais à Bangui
Le soldat voleur de l’ordinateur dans une boutique des Camerounais à Bangui

 

En se faisant attraper comme un petit voleur de quartier dans un commerce de la capitale, cet élément de la garde présidentielle étale la honte nationale aux yeux de tous. Ce cas précis montre jusqu’où la hiérarchie militaire laisse dégrader la conduite des troupes centrafricaines. Sous la direction de Touadéra et du général Zéphirin Mamadou, l’armée nationale perd totalement sa vocation pour devenir un groupe de personnes sans foi ni loi.

 

À lire aussi : Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

Un vol bien préparé mais filmé par les caméras

 

Le FACA voleur est entré dans la boutique et a dissimulé l’ordinateur portable sous sa blouse en toute discrétion. Pour ne pas attirer l’attention, il a fait semblant de parler au téléphone en se dirigeant tranquillement vers la sortie.

À lire aussi : L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

 

Malheureusement pour lui, les commerçants camerounais surveillaient l’action depuis leurs écrans de sécurité. Ils l’ont suivi de très près avant de le capturer dès qu’il a franchi la porte du magasin.

 

Les propriétaires ont récupéré l’appareil et ont filmé le voleur en tenue militaire. La vidéo circule abondamment sur les réseaux sociaux et montre très bien le visage de ce soldat censé protéger le pays.

 

Des actes répétés qui deviennent la norme

 

Ce genre de comportement devient pratiquement la routine chez les soldats des forces armées centrafricaines. Récemment, un autre militaire est parti voler une moto garée par des clients dans la cour de la banque Ecobank.

 

Les voleurs en uniforme n’épargnent même pas les lieux de prière dans la capitale. Sur le parking de l’église Notre Dame du quatrième arrondissement, un soldat a ciblé le parking des fidèles en pleine messe.

 

Ce militaire a cassé le contact d’une moto pour partir avec l’engin en toute impunité. La foule l’a chopé sur place et l’a conduit directement au commissariat du quatrième arrondissement.

 

Un vol continu des biens publics

 

Si l’on compte ces actes au quotidien, on réalise que les vols touchent tous les domaines. Les soldats s’attaquent même aux batteries et aux panneaux solaires des lampadaires installés dans la ville.

 

Cet incident de vol d’ordinateur par un membre de la garde présidentielle illustre la dégradation de l’armée centrafricaine, qui est désormais perçue comme une institution de banditisme.

Aujourd’hui, croiser un élément des forces de l’ordre ne donne plus aucun sentiment de sécurité aux citoyens. La population considère désormais la présence militaire comme un risque direct pour ses biens personnels.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra

0

De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Poutine-et-Touadera-a-Moscou.jpg” data-wpel-link=”internal”>De la France à la Russie : Ziguélé explique le double virage à 180° de Faustin-Archange Touadéra
Poutine et Touadera à Moscou, le 15 janvier 2025

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain, a analysé les changements successifs dans la politique étrangère du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Au début de son mandat, Touadéra avait orienté le pays vers un renforcement des relations avec la Russie. Cet ajustement s’est traduit par l’arrivée du groupe Wagner après un accord de défense signé avec Moscou. Ziguélé, qui avait voté cet accord en tant que député, a souligné que l’intention initiale portait sur une coopération d’État à État avec des conseillers militaires russes. À la place, le pays a accueilli des mercenaires privés du groupe Wagner, une structure décrite comme commerciale, économique et d’influence.

 

Ziguélé a expliqué que les Russes ont saisi l’occasion d’un pays en difficulté après la période de crise et le départ de la force française Sangaris. Après avoir repoussé l’offensive de la coalition des Patriotes pour le changement en décembre 2020, Wagner a étendu son rôle bien au-delà du domaine militaire. Selon lui, le groupe a influencé plusieurs décisions importantes, dont la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections.

 

Aujourd’hui, le président Touadéra opère un nouveau changement. Après plusieurs années de rapprochement marqué avec la Russie, il a effectué une visite à Paris en avril 2024 pour rencontrer Emmanuel Macron. Ce geste marque un réchauffement des relations avec la France et un retour progressif vers les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale.

 

Pour Martin Ziguélé, ce double mouvement s’explique par la nécessité de trouver des ressources pour le développement du pays. La Centrafrique, classée parmi les nations les plus pauvres au monde selon l’indice de développement humain des Nations unies, a besoin d’argent pour financer les routes, les écoles, les centres de santé et les infrastructures. Or, cet argent passe en grande partie par le système financier international, dans lequel la France occupe une place importante au sein des instances de décision.

 

Ziguélé considère que cette évolution reflète une prise de conscience : la sécurité seule ne suffit pas. Il faut aussi assurer le pain quotidien, l’éducation et la santé. Il a rappelé que la maturité d’une politique étrangère se mesure à la diversité des relations et à la recherche permanente de l’équilibre au service des intérêts nationaux. Un pays ne doit pas s’aligner sur un seul bloc, mais défendre d’abord ses propres besoins.

 

L’ancien Premier ministre a ajouté que l’expérience montre parfois plus clairement la voie que les conseils. Le régime a constaté par lui-même les limites d’une orientation trop exclusive et les avantages d’un retour vers des partenaires traditionnels capables d’apporter un soutien financier concret.

 

Ziguélé, qui termine actuellement son deuxième mandat de député et se prépare à se consacrer pleinement à son parti, le MLPC, a insisté sur le fait que la Centrafrique doit construire une souveraineté réelle. Cela passe par une armée nationale solide, une économie capable de nourrir sa population et des moyens financiers indépendants. Pour l’instant, le pays reste encore loin de ces objectifs.

 

Cette analyse intervient alors que l’investiture présidentielle doit se tenir le 30 mars au stade Barthélemy Boganda, dans un contexte où la présence de Wagner ou de ses successeurs reste discutée, même si elle apparaît moins visible dans les rues de Bangui.

 

Martin Ziguélé conclut que les choix de politique étrangère doivent toujours prioriser les besoins concrets du pays et de ses citoyens plutôt que des alliances de circonstance.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

0

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

 

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée
Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et coordinateur du BRDC  critique sévèrement dans un poste publié ce dimanche 8 août 2026 sur la plateforme de réseaux sociaux l’augmentation massive des effectifs militaires en Centrafrique et appelle à privilégier les équipements, la formation, la méthode et la gouvernance.

 

Dans son texte intitulé « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba revient sur la transformation de l’armée centrafricaine au cours des dernières années.

À lire aussi : Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

L’auteur estime que l’augmentation du nombre de militaires ne suffit pas à construire une armée moderne et efficace.

 

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Selon Crépin Mboli-Goumba, la Centrafrique doit désormais privilégier la qualité des effectifs, les équipements, la formation et les conditions de déploiement.

 

Crépin Mboli-Goumba : « Deux visions d’une même armée »

 

Pour introduire son analyse, Crépin Mboli-Goumba rappelle le débat présidentiel américain de 2012 entre Barack Obama et Mitt Romney.

 

Mitt Romney avait reproché à Barack Obama d’avoir réduit la taille de l’armée américaine.

 

La réponse de Barack Obama reposait sur l’évolution des moyens militaires. Une armée moderne ne se définit pas uniquement par le nombre de soldats ou par les équipements utilisés dans le passé.

 

Crépin Mboli-Goumba établit ce parallèle avec la Centrafrique.

 

Il affirme que l’État centrafricain a recruté 24 000 militaires supplémentaires ces dernières années, faisant passer les effectifs de l’armée de 10 000 à 35 000 éléments.

 

Pour l’auteur de « Toutes ces occasions ratées », cette progression numérique doit désormais laisser place à une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’armée.

 

Une armée nombreuse ne suffit pas

 

Crépin Mboli-Goumba considère qu’une armée capable de défendre le territoire national reste indispensable à la Centrafrique.

 

Le pays partage ses frontières avec le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad et la République démocratique du Congo.

 

Ces pays connaissent ou ont connu des crises armées qui ont régulièrement des répercussions sur la Centrafrique.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, disposer d’une force militaire capable d’assurer la défense du territoire et de contribuer à la dissuasion constitue donc une nécessité.

 

Mais cette armée doit aussi être moderne et républicaine.

 

C’est précisément sur ce point que l’auteur construit son analyse dans « Toutes ces occasions ratées ».

 

Il oppose une armée uniquement centrée sur le nombre à une armée reposant sur les compétences, les équipements, la mobilité et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba critique les recrutements

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba aborde également le processus de recrutement.

 

Il dénonce notamment des pratiques liées à la vente de fiches et à l’intégration de personnes qu’il estime ne pas toujours disposer des capacités nécessaires pour exercer certaines fonctions.

 

L’auteur étend cette critique à la fonction publique.

 

Il évoque le recours aux relations et aux réseaux politiques dans certains recrutements et estime que ces pratiques fragilisent les institutions publiques.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, le problème ne concerne donc pas uniquement l’armée.

 

Il touche également la capacité de l’État à disposer d’une administration compétente et efficace.

 

Des militaires déployés avec des moyens insuffisants

 

Crépin Mboli-Goumba consacre une partie importante de « Toutes ces occasions ratées » aux conditions de déploiement des militaires.

 

Il évoque des détachements prolongés, le manque d’équipements et l’absence de certaines primes.

 

Selon lui, ces difficultés peuvent pousser certains militaires à chercher d’autres moyens pour subvenir à leurs besoins.

 

L’auteur évoque notamment des cas de racket des populations dans les zones de déploiement.

 

Il estime également que l’absence de rotations régulières peut avoir des conséquences sur les familles des militaires restées à Bangui.

 

Crépin Mboli-Goumba cite Bossembélé et la frontière tchadienne

 

Dans son texte, Crépin Mboli-Goumba cite plusieurs exemples pour appuyer son analyse.

 

Il affirme notamment que, vers Bossembélé, un seul véhicule serait disponible pour couvrir toute une zone.

 

Il évoque aussi la situation à la frontière avec le Tchad.

 

La réforme de l’armée en Centrafrique nécessite une attention particulière sur la qualité des effectifs militaires, et une gouvernance efficace reste essentielle pour assurer leur bon fonctionnement.

Selon l’auteur, des difficultés seraient apparues après l’intégration d’anciens éléments rebelles dans les forces nationales.

 

Crépin Mboli-Goumba parle alors d’une forme de « armée dans l’armée ».

 

Ces exemples servent à démontrer, selon lui, que l’augmentation des effectifs n’a pas automatiquement produit une armée mieux équipée et mieux organisée.

 

« Tout reste donc à faire », estime Crépin Mboli-Goumba

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba estime que la Centrafrique doit désormais changer de méthode.

 

Il ne remet pas en cause le besoin d’une armée nationale capable de défendre le pays.

 

Il demande plutôt que les priorités soient réorientées.

 

Pour l’auteur, l’État doit investir davantage dans les moyens opérationnels, la formation, l’équipement et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba insiste aussi sur la gouvernance.

 

Selon lui, les militaires doivent disposer de conditions permettant d’accomplir leur mission dans le respect de la discipline et de l’autorité républicaine.

 

Crépin Mboli-Goumba interroge les choix budgétaires

 

La dernière partie de « Toutes ces occasions ratées » élargit le débat aux autres secteurs de l’État.

 

Crépin Mboli-Goumba imagine ce qu’aurait pu produire une autre utilisation des ressources consacrées aux recrutements militaires.

 

Il évoque notamment l’hypothèse de recruter 4 000 enseignants bien formés, tout en portant les nouveaux effectifs militaires à 20 000 soldats au lieu de 24 000.

 

L’auteur met cette hypothèse en parallèle avec la forte présence des maîtres-parents dans le système éducatif centrafricain.

 

Il interroge ainsi la capacité de l’État à choisir ses priorités entre défense, éducation et renforcement de l’administration.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, « Toutes ces occasions ratées » pose finalement la question de l’efficacité des choix publics.

 

Son analyse défend une armée centrafricaine moins centrée sur le seul nombre et davantage organisée autour de la formation, des équipements, de la discipline, des moyens opérationnels et d’une gouvernance capable de donner aux militaires des raisons de servir pleinement la République.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Max Balenda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

0

Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria
À gauche, Touadera, et à droite, le député Max Balenda de Bria 1

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Lors de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale, les représentants de la population ont vivement interpellé le Premier ministre sur la persistance des exactions financières le long des axes routiers. Max Balinda, député de la première circonscription de Bria, a livré un témoignage poignant sur la dégradation des pratiques administratives dans sa localité. Selon le parlementaire, le départ des groupes armés n a pas apporté le soulagement escompté par les usagers et les acteurs économiques locaux.

 

Le député de Bria 1 a directement comparé la situation actuelle à celle de la période de crise sécuritaire. Max Balinda a expliqué qu auparavant, les éléments de la Séléka imposaient des taxes illégales aux commerçants sur chaque marchandise en transit. Aujourd hui, bien que ces milices armées ne soient plus présentes sur le terrain, l administration publique a tout simplement pris le relais de ces pratiques d extorsion.

 

L’élu national a souligné le dysfonctionnement profond du système fiscal local et le détournement systématique des procédures réglementaires. En principe, lors de l arrivée d un véhicule de marchandises, les services douaniers doivent fixer un montant global légal et délivrer une quittance officielle afin que les fonds soient versés dans les caisses du Trésor public. Or, Max Balinda affirme détenir des preuves visuelles montrant que certains agents des douanes imposent des sommes arbitraires qui finissent directement dans leurs propres poches.

À lire aussi : Agression d’un conducteur à Carnot par un policier : la décision spectaculaire et étonnante du commissaire adjoint

 

Cette dénonciation met en lumière l échec des politiques d assainissement dans les régions éloignées de la capitale. Malgré les annonces répétées de démantèlement des postes illégaux et la présence d une brigade spéciale de contrôle, les commerçants de Bria continuent de subir un racket institutionnalisé. Max Balinda demande ainsi une intervention urgente des autorités centrales pour mettre fin à ces prélèvements illicites qui asphyxient le commerce local et ruinent le pouvoir d achat des populations.

À lire aussi : « Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

 

Par Sylvie VICKOS

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

L’extorsion à Bria par les services publics soulève des questions sur l’intégrité et la transparence du système fiscal local, comme l’indique Max Balinda.

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

0

Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites

 

Bangassou : un véhicule de transport prend feu à l’entrée de la ville, des marchandises complètement détruites
Véhicule incendié à l’entrée de la ville de Bangassou

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un véhicule chargé de passagers et de marchandises a pris feu ce jeudi 13 août 2026 à l’entrée de Bangassou, dans le Mbomou, au sud-est de la Centrafrique.

 

Une scène de panique à l’arrivée de Bangassou

 

À lire aussi : Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

Les faits se seraient produits vers la mi-journée. Aucune heure précise n’a pu être établie pour l’instant. Le véhicule venait tout juste d’arriver à l’entrée de la ville lorsque le feu s’est déclaré.

 

À lire aussi : Les erreurs fréquentes des débutants au casino en ligne

Les passagers ont quitté précipitamment leurs places pour échapper aux flammes. Par ailleurs, la scène a été filmée par des témoins présents sur place, ce qui a permis sa diffusion rapide sur les réseaux sociaux.

 

Bangassou est le chef-lieu de la préfecture du Mbomou. La ville se situe à environ 750 kilomètres de Bangui, non loin de la frontière avec la République démocratique du Congo. Cette position en fait un point de passage régulier pour les véhicules assurant le transport de personnes et de marchandises vers le sud-est du pays.

 

Le conducteur raconte l’incident

 

Dans une vidéo consultée par CNC, le conducteur décrit une scène survenue de façon soudaine. Il explique que le feu s’est déclaré dans le véhicule alors que les passagers et lui s’y trouvaient encore.

 

« Le feu est tombé dans le véhicule sur nous », affirme-t-il dans son témoignage, alors que les flammes ravagent l’habitacle. Sa voix trahit la confusion du moment. Les images le montrent tentant, en vain, de sauver une partie du chargement pendant que le feu progresse.

 

Des marchandises perdues, valeur estimée à plusieurs millions

 

L’incendie a également détruit l’ensemble des marchandises transportées à bord. Le conducteur affirme avoir perdu une importante quantité de biens dans le sinistre. Il évoque, dans son témoignage, une valeur de plusieurs millions de francs CFA. Le montant exact des pertes n’a toutefois pas encore été établi.

 

Les images montrent le véhicule entièrement pris par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée se dégage du lieu de l’incendie. Pour les commerçants qui dépendent de cet axe pour approvisionner Bangassou, ce type de perte représente un coup dur, en pleine période où le transport de marchandises vers le sud-est reste déjà difficile.

 

Origine du feu encore inconnue

 

Les circonstances exactes du départ du feu restent, pour l’heure, inconnues. Aucune information officielle ne permet à ce stade de déterminer s’il s’agit d’une défaillance mécanique, d’un problème électrique ou d’une autre cause.

 

Les véhicules assurant ce type de trajet parcourent souvent de longues distances sur des routes en mauvais état. Ces conditions peuvent, selon nos informations, accentuer les risques d’incidents mécaniques. Cependant, rien ne permet à ce jour de confirmer cette hypothèse dans le cas présent.

 

Aucune victime signalée pour l’instant

 

L’incendie du véhicule à Bangassou a entraîné la destruction totale des marchandises, représentant une perte significative pour les commerçants locaux.

Aucun bilan faisant état de victimes parmi les passagers n’a été communiqué au moment de la publication de cet article. Les premières informations disponibles indiquent que toutes les personnes présentes à bord ont pu sortir du véhicule lorsque l’incendie s’est déclaré.

 

En résumé, les éléments recueillis jusqu’ici font état :

 

d’un départ de feu survenu à l’entrée de Bangassou, vers la mi-journéed’une évacuation réussie de l’ensemble des passagersd’une destruction totale des marchandises transportéesd’une cause du sinistre toujours indéterminéeCNC poursuit la vérification des informations afin de préciser les circonstances de cet incendie, le bilan éventuel et l’ampleur exacte des pertes matérielles.

 

Par Simon Goussoumalé 

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka

0

Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka

 

Centrafrique : Touadéra, le président incompétent qui mène le pays vers la faillite, selon madame Luka-Luka
L’activiste Luka-Luka

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans une déclaration diffusée en direct sur Facebook, Madame Luka-Luka accuse le président Touadéra d’un manque total de compétence, de vision et de conduire la Centrafrique vers l’effondrement économique et social.

 

Un régime sans vision depuis 2016

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Faustin-Archange Touadéra n’a jamais présenté de stratégie claire pour diriger le pays, selon Madame Luka-Luka. « Il ne sait pas quel chemin emprunter, il ne sait pas quelle stratégie adopter », affirme la militante dans sa vidéo en direct. Le régime fonctionnerait selon elle sur le mensonge et la manipulation permanente. Cette absence de cap pousse la République centrafricaine vers un effondrement économique inédit, prévient-elle.

À lire aussi : Du culte à la répression : La face cachée du Pasteur Osé Balezou au sein de Power Sécurité

 

Une économie pillée par l’opacité

Le pouvoir centrafricain est accusé de détourner les fonds publics et les aides internationales au profit de ses alliés. « Il prend l’argent du pays, il le donne aux mercenaires, aux Wagner, et il n’y a aucune traçabilité », dénonce Luka-Luka. Ces mercenaires seraient payés grâce aux recettes douanières et fiscales nationales, sans aucun contrôle. Les caisses de l’État se retrouvent vides et les partenaires internationaux ont cessé leurs financements face à cette opacité.

À lire aussi : Insécurité chronique en Centrafrique, monsieur Bakonvoyo Dix Heures Odon décrypte les enjeux et origine du problème

 

Le mensonge comme mode de gouvernance

Pour Luka-Luka, le mensonge est devenu la méthode habituelle du régime Touadéra. « C’est comme si c’était un fonctionnement inné : mentir, manipuler, et faire le contraire de ce qu’on promet », explique-t-elle. Le président prêterait serment sur la constitution avant de la violer systématiquement, selon la militante. « La fin de ces régimes est toujours étrange et toujours violente », avertit-elle.

 

Vers une faillite annoncée

Plusieurs facteurs alimentent, selon Luka-Luka, un risque réel de faillite pour la Centrafrique :

 

le détournement des aides au développement ;le paiement opaque des mercenaires Wagner ;l’arrêt des financements internationaux ;l’absence totale de transparence budgétaire.« Il n’y a plus d’argent. Et quand il n’y a plus d’argent, comment un pays peut-il survivre ? », interroge-t-elle. Elle estime que Touadéra ne changera ni son gouvernement ni sa méthode de gestion.

 

Un pays sous tutelle étrangère

Selon Luka-Luka, Touadéra ne dirigerait plus réellement le pays. « Il a le titre de président, mais la gestion du pays est ailleurs. Ce sont les Rwandais, les Russes, les Wagner qui gèrent », affirme-t-elle. Ces mercenaires disposeraient d’un accès total aux institutions ainsi qu’aux ressources minières et forestières. « Ils se sentent chez eux, ils ont accès à tout », s’indigne la militante face à cette perte de souveraineté.

 

L’appel de la diaspora

Face à cette situation, Luka-Luka appelle la diaspora et la population à se mobiliser. « Ne prenez pas nos déclarations à la légère. Si on ne fait rien, la RCA va s’effondrer », prévient-elle. Elle résume sa position en quatre points : incompétence du président, corruption institutionnalisée, risque de faillite économique et nécessité d’agir. « La fin des régimes comme celui de Touadéra est toujours étrange. Et ce sont toujours les populations qui en paient le prix », conclut-elle.

 

L’incompétence de Touadéra entraîne la Centrafrique vers une faillite préoccupante, exacerbée par la corruption gouvernementale et le détournement des ressources publiques.

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir

0

Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé, La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir

 

Affaire du passeport d’Anicet-Georges Dologuélé,  La COSCIPAC dénonce un blocage politique et alerte sur les dérives du pouvoir
Petit-Delphin Kotto de la COSCIPAC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans une déclaration rendue publique ce 9 août 2026 à Bangui, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) est montée au créneau pour dénoncer le refus persistant de délivrance du passeport diplomatique du député et figure majeure de l’opposition, Anicet-Georges Dologuélé. Pour la COSCIPAC, ce blocage administratif ne reflète plus un problème institutionnel, mais traduit une volonté politique délibérée du pouvoir en place d’exercer une pression constante sur un opposant de premier plan.

 

La COSCIPAC s’indigne vivement face à une situation où les décisions des institutions et de la justice semblent s’effacer devant des considérations purement politiciennes. L’organisation de la société civile rappelle pourtant que les démarches réglementaires avaient été franchies avec succès :

À lire aussi : Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

 

Le président de l’Assemblée nationale avait donné son accord formel pour que le député Anicet-Georges Dologuélé bénéficie de son passeport diplomatique suite à la confirmation de son mandat par le Conseil constitutionnel.

À lire aussi : Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

Le ministère des Affaires étrangères avait également émis un avis favorable permettant l’impression du document par les services compétents.

À lire aussi : Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

 

Devant ce constat, la COSCIPAC désigne directement le président Faustin-Archange Touadéra comme le seul et unique responsable politique de ce blocage. Pour la COSCIPAC, le passeport est un droit administratif garantissant la liberté de mouvement de tout citoyen. L’organisation juge inadmissible de conditionner la délivrance d’un titre de voyage à une quelconque forme d’allégeance politique ou de repentance envers le régime.

 

La COSCIPAC tire la sonnette d’alarme sur le risque d’aggravation des tensions politiques et communautaires que ces pratiques risquent d’engendrer dans un pays au passé douloureux. Elle interpelle également les responsables politiques et les binationaux dont le silence actuel face aux interprétations restrictives de la nationalité pourrait se retourner contre eux à l’avenir.

 

Face à ce qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la COSCIPAC appelle l’ensemble des forces vives de la Nation, les partis politiques et les organisations citoyennes à une mobilisation paisible pour préserver l’État de droit. En conclusion, le coordonnateur national de la COSCIPAC, Petit Delphin Kotto, exhorte le chef de l’État à privilégier le dialogue et la cohésion nationale au lieu de la marginalisation de ses adversaires, rappelant avec fermeté que « le fort d’aujourd’hui peut être le faible de demain ».

 

Le blocage du passeport diplomatique d’Anicet-Georges Dologuélé soulève des questions sur les dérives du pouvoir et l’engagement de la COSCIPAC. Cette situation met en lumière les tensions politiques croissantes en Centrafrique.

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée

0

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman.  La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Larrivee-des-mercenaires-russes-a-Alindao-le-18-mars-2021 – RCA : détonations d’armes à Alindao, les mercenaires russes affrontent les rebelles de la  CPC

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/riviere-obo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman. La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Les villageois tentent de traverser la rivière du village Gougère, 5 kilomètres d’Obo. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des histoires qui résument parfaitement ce que les mercenaires russes font à ce pays. Des histoires qui montrent leur mépris total pour les populations centrafricaines. Des histoires qui prouvent qu’ils se fichent complètement des conséquences de leurs actes. Justement, dans le Haut-Mbomou, sur la rivière de Kadjima entre Zémio et Obo, il existe un bac. Un vieux bac datant de l’époque coloniale. Ce bac permet de traverser la rivière. C’est vital pour la région. Parce que sans ce bac, impossible de transporter des marchandises, de faire circuler les camions, de relier les deux rives. Le bac fonctionne de manière rudimentaire. Il n’y a pas de moteur. Pas de système moderne. Juste un câble qu’on tire à la main. Quand un camion arrive, on le charge sur le bac. Et puis les gens tirent. Avec leurs bras. Avec leurs forces. Pendant que d’autres pagayent avec des bâtons comme dans des pirogues pour faire avancer le bac. C’est pénible. C’est épuisant. Mais ça marche. Enfin, ça marchait. Parce qu’il y a un an, des mercenaires russes sont passés par là.

 

Pour comprendre le problème, il faut d’abord expliquer ce qu’est ce bac et pourquoi il est si important. Dans le Haut-Mbomou, quand on quitte Zémio pour aller vers Obo, on arrive à la rivière de Kadjima. Cette rivière coupe la route. Il n’y a pas de pont. Donc impossible de passer en voiture. À l’époque coloniale, les Français ont installé un bac pour permettre la traversée. Ce bac, c’est une grande plateforme flottante. On peut y charger des camions, des marchandises, des gens. C’est rudimentaire, mais efficace.

Haut-Mbomou : quand les mercenaires russes trouent le bac de Kadjima en tirant sur un caïman. La population se débrouille depuis un an pour vider l’eau pendant la traversée
Sur la Rivière du village Gougère, 5 kilomètres d’Obo. Photo CNC

 

Le bac est relié à un câble qui traverse la rivière d’une rive à l’autre. Pour le faire avancer, il faut tirer ce câble. À la main. Les gens se mettent en file, ils attrapent le câble, et ils tirent. Tous ensemble. Pendant que certains tirent, d’autres montent sur le bac et pagayent avec des bâtons, comme dans des pirogues, pour aider à faire avancer la plateforme.

 

Quand un gros camion de 15 tonnes ou 25 tonnes arrive, il faut d’abord le décharger un peu. Parce que le bac ne peut pas supporter tout le poids. Alors on enlève une partie de la marchandise. On charge le camion sur le bac. Les gens tirent. Ils pagayent. Et petit à petit, le bac traverse la rivière. Une fois arrivé de l’autre côté, on décharge le camion. Et on ramène le bac vide pour le prochain passage. Tout ça à la main. Sans moteur. Sans système moderne. Juste la force des bras.

 

C’est épuisant. Mais c’est le seul moyen de traverser. Et pendant des décennies, ça a fonctionné. Les villages autour de la rivière fournissaient la main-d’œuvre. Les gens s’organisaient. Quand un véhicule arrivait, les villageois venaient tirer le bac. C’était une habitude. Une routine.

 

Mais depuis les activités de la Séléka et de l’UPC dans la région, la population a fui. Les villages autour de la rivière sont vides. Il n’y a presque plus personne. Alors maintenant, quand tu arrives au bac, il faut attendre. Parfois des heures. Jusqu’à ce que des gens arrivent de l’autre côté et ramènent le bac. Et ensuite, il faut se débrouiller pour tirer toi-même. Avec les quelques personnes présentes. C’est devenu encore plus compliqué.

 

Et puis il y a un an, les mercenaires russes sont arrivés. Ils passaient par là. Ils ont vu la rivière. L’eau était belle. Fraîche. Un des mercenaires a décidé de se baigner. Il faisait chaud. Alors il a plongé. Pour nager. Pour se rafraîchir. Comme si c’était une piscine. Comme s’il était en vacances.

 

Mais dans la rivière de Kadjima, il y a des caïmans. Beaucoup de caïmans. Les habitants le savent. Ils ne nagent pas dans cette rivière. Ils font très attention. Mais les mercenaires russes, eux, s’en fichent. Ils font ce qu’ils veulent. Sans réfléchir aux conséquences.

 

Alors le mercenaire nageait tranquillement. Et ses collègues sur la rive ont vu un caïman s’approcher. Un gros caïman. Qui nageait vers leur collègue. Panique. Les mercenaires ont sorti leurs armes. Et ils ont tiré. Des rafales. Des dizaines de coups de feu. Pour faire fuir le caïman. Ou pour le tuer. Ou peut-être juste pour s’amuser. Parce qu’on ne sait jamais avec eux.

 

Le problème, c’est que leurs balles n’ont pas juste touché le caïman. Elles ont aussi touché le bac. Qui était là, amarré près de la rive. Les balles ont percé la plateforme. Elles ont fait des trous. Plusieurs trous.

 

Et depuis ce jour-là, le bac prend l’eau. Quand on le charge et qu’on commence à traverser, l’eau rentre par les trous. Elle s’accumule dans le bac. Si on ne fait rien, le bac va couler. Alors il faut écoper. En permanence. Pendant toute la traversée.

 

Imaginez la scène. Tu charges ton camion sur le bac. Tu commences à traverser. Certaines personnes tirent le câble. D’autres pagayent avec des bâtons. Et maintenant, il faut aussi des gens pour écoper l’eau. Pour vider cette eau qui rentre par les trous. Avec des seaux. Des bidons. N’importe quoi. Tu puises l’eau qui s’accumule dans le bac. Et tu la rejettes dans la rivière. Sans arrêt. Pendant toute la traversée.

 

C’est devenu un travail supplémentaire. Un travail épuisant. Un travail qui n’existait pas avant. Un travail créé par la bêtise et l’irresponsabilité des mercenaires russes.

 

Les mercenaires sont repartis. Après avoir troué le bac, ils ont continué leur route. Ils ne sont jamais revenus. Ils n’ont pas réparé. Ils n’ont pas colmater les trous. Ils s’en fichent. Complètement. Totalement.

 

Et depuis un an, la population locale se débrouille. Elle traverse avec un bac percé. Elle écope l’eau pendant toute la traversée. Elle paye les conséquences d’un acte stupide commis par des mercenaires qui se foutent de tout.

 

Il aurait suffi de quelques heures de travail pour réparer le bac. Quelques plaques de métal. Un peu de soudure. Ou même juste du calfatage. C’est faisable. C’est simple. Mais personne ne le fait. Les mercenaires russes ne reviendront pas. Le gouvernement central s’en fiche. Les autorités locales n’ont pas de moyens. Et la population locale n’a pas les compétences ni les matériaux pour faire cette réparation.

 

Alors ils continuent. Jour après jour. Mois après mois. Depuis un an maintenant. Ils traversent avec un bac troué. Ils écopent l’eau. Ils se fatiguent encore plus qu’avant. Ils prennent des risques. Parce qu’un bac qui prend l’eau, c’est dangereux. Si l’eau rentre trop vite, si on n’arrive pas à écoper assez rapidement, le bac peut couler. Avec le camion dessus. Avec les gens dessus. Avec tout.

 

C’est ça, la réalité de la présence Des mercenaires russes en Centrafrique. Ils passent. Ils détruisent. Ils créent des problèmes. Et ils repartent. Sans jamais assumer les conséquences de leurs actes. Sans jamais réparer ce qu’ils ont cassé. Sans jamais s’excuser. Sans jamais se soucier des populations locales qui vont devoir vivre avec les dégâts qu’ils ont causés.

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et des criminels

0

Le Diplôme “Exceptionnel”, le Passeport “Optionnel” : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  

Le Diplôme "Exceptionnel", le Passeport "Optionnel" : Bienvenue dans la septième République des faussaires et criminels  

Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie

Rédigé le 13 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’effondrement des normes républicaines en Centrafrique atteint un seuil de non-retour sous le régime de Faustin-Archange Touadéra. En instaurant une gestion à la carte des droits civiques et des titres académiques, le palais de la Renaissance substitue la faveur du prince de Damara à la rigueur de la loi.

Eh oui! C’est incroyable! La République centrafricaine s’enfonce dans une ère où le mérite et le droit s’effacent devant l’allégeance clanique des Ngbakamandja. Le contraste est saisissant entre la générosité du pouvoir envers ses fidèles et la brutalité exercée contre ses opposants.

D’un côté, on assiste à une distribution de diplômes et de titres d’agrégés à titre “exceptionnel”, où des décrets ministériels remplacent les années de labeur et les examens du CAMES. De l’autre, le droit fondamental de disposer d’un passeport devient une option soumise au bon vouloir présidentiel. Cette politique de deux poids, deux mesures transforme l’administration en une machine à récompenser les courtisans et à punir ceux qui, comme Anicet Georges Dologuélé, refusent de courber l’échine devant l’arbitraire de l’empereur de Damara.

Le blocage des documents d’identité de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé à l’aéroport de Bangui est le prolongement logique de cette dérive. On refuse à un ancien Premier ministre le droit de circuler pour des missions internationales, tout en exigeant de lui une demande de réintégration humiliante. Le message envoyé est clair: en Centrafrique, être citoyen ne suffit plus, il faut être “homologué” par le clan au pouvoir.

Les institutions judiciaires et migratoires ne sont plus que des instruments de coercition servant à valider des décisions prises dans l’entre-soi familial du régime. On méprise les arrêts du Conseil Constitutionnel avec la même désinvolture que l’on octroie des bourses ou des grades universitaires à des proches dépourvus de compétences réelles.

Cette gestion patrimoniale de l’État vide la nation de sa substance et détruit la confiance des citoyens envers leurs institutions. On préfère l’obéissance aveugle à la compétence, la soumission au respect des textes. La traque administrative menée contre les voix dissidentes se double d’une impunité totale pour ceux qui profitent des largesses du palais.

En érigeant le passe-droit en mode de gouvernement, Faustin-Archange Touadéra brise le contrat social et installe une insécurité juridique permanente. La loi est devenue un élastique que l’exécutif tire selon ses besoins politiques du moment, ignorant les recours et les procédures légales.

Le pays devient un espace où la naissance, le titre et même la nationalité sont des variables ajustables par décret présidentiel. Cette dégradation de la sphère publique montre un régime qui ne s’embarrasse plus des apparences démocratiques pour imposer sa volonté. L’appareil d’État est totalement mobilisé pour verrouiller les accès au voyage, au travail et à la reconnaissance académique, créant une caste de privilégiés au-dessus des lois.

Les magistrats et les fonctionnaires, réduits au silence par la crainte de représailles, assistent impuissants à cette liquidation des valeurs républicaines. On ne parle plus de justice, mais d’audiences de félicitations nécessaires pour obtenir un simple document de voyage.

Le mépris des règles établies par le Conseil Constitutionnel crée un précédent dangereux où plus aucun citoyen n’est à l’abri d’une déchéance de fait. L’identité nationale est désormais traitée comme une marchandise politique dont le palais détient le monopole exclusif, privant les opposants de leur dignité pour le seul crime d’avoir voulu servir leur pays.

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : corbeaunewscentrafrique@gmail.com

 

 

À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser

0

À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser

 

À Ndélé, quand le sous-préfet se transforme en chef de gang : le racket de trop qui risque de tout paralyser
Les motos récupérées par les agent des impôts à Ndélé ce mercredi 17 juin 2026

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, l’autorité de l’État a désormais les traits et les méthodes d’un banditisme de grand chemin. Le sous-préfet de la ville semble avoir remisé ses habits d’administrateur pour enfiler ceux d’un chef de gang de rue, fourrant son nez partout avec un seul et unique objectif : trouver de quoi remplir son assiette sur le dos des travailleurs.

 

 

Dernier exploit en date de ce gangstérisme administratif : ce mardi 11 août 2026. Sur ordre direct du sous-préfet, les forces de police se sont lancées dans une véritable traque aux taxis-motos, saisissant les engins pour exiger le paiement d’une taxe complètement arbitraire, dont le montant a été fixé selon le bon vouloir du prince. Une décision qui laisse les propriétaires et conducteurs pantois. Et pour cause : une opération de contrôle venait déjà d’avoir lieu deux jours plus tôt ! Mais visiblement, cela ne suffisait pas. Le sous-préfet voulait sa part du gâteau, son racket personnel, sur ce qui constitue le pain quotidien de ces travailleurs.

À lire aussi : Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue

 

Pour les conducteurs de taxis-motos à Ndélé, la coupe est pleine. Ces jeunes, qui sont pourtant le véritable poumon économique de la ville et de toute la région, sont traités comme des vaches à lait sans le moindre répit. Jugez plutôt : la division des impôts de Ndélé exige déjà la somme exorbitante de 600 000 francs CFA par an et par taxi-moto. À ce racket fiscal officiel viennent s’ajouter, au quotidien, les tracasseries, contrôles intempestifs et extorsions des policiers, des gendarmes et des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). Et maintenant, le sous-préfet s’y met aussi ? Ce n’est plus de la gestion administrative, c’est du banditisme pur et simple. C’est un bordel total.

À lire aussi : « Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

 

Face à ce harcèlement permanent, les conducteurs de taxis-motos planifient une grève générale de deux semaines. Un débrayage massif qui s’annonce comme une leçon d’humilité salutaire pour ces autorités prédatrices.

 

Il faut rappeler à ce sous-préfet et à ses complices en uniforme une réalité très simple : aujourd’hui, les véhicules de transport public et les grands camions ont quasi disparu des routes. Ce sont les taxis-motos qui traversent les zones à risques, qui vont jusqu’à la frontière pour ramener le carburant, la nourriture et les produits de première nécessité. Dans une ville comme Ndélé où la vie est déjà extrêmement chère et où la viande bat des records de prix, ce sont ces conducteurs qui maintiennent la population en vie et permettent au pays de respirer.

 

Si les taxis-motos décident de croiser les bras pendant deux semaines, la ville sera totalement coupée du monde et asphyxiée. Plus de ravitaillement, plus de carburant, plus de commerce. La situation de la population, déjà fragile, deviendra dramatique.

 

Il est temps que ce sous-préfet et ses forces de l’ordre comprennent que ces travailleurs ne sont pas leur réserve personnelle d’argent frais. Quand les étals seront vides et que la ville sera paralysée, peut-être réaliseront-ils enfin que les taxis-motos sont essentiels à leur propre survie, et que jouer aux chefs de gang n’a qu’un temps.

 

Par Barthelemy Kossi

Le racket à Ndélé des conducteurs de taxis-motos met en lumière une crise économique provoquée par des autorités qui exploitent des travailleurs essentiels.

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

0

Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service

Rétrogradation au ministère des Sports : Quand le ministre Héritier Doneng transforme incroyablement les inspecteurs en chefs de service
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 C’est le sujet qui alimente toutes les conversations depuis le début de la semaine. La lecture à la radio nationale du tout nouvel arrêté portant nomination et organisation des services au ministère de la Jeunesse et des Sports sous la gouverne du ministre chef des requins Héritier Doneng a fait l’effet d’une douche froide. Et pour cause : dans ce document officiel, les inspecteurs, historiquement positionnés au niveau de Directeurs de service, ont été brusquement réorientés et assimilés à de simples chefs de service.

Une rétrogradation fonctionnelle inédite qui provoque la stupeur et la colère au sein des cadres de l’administration.

À lire aussi : La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

Erreur de plume ou manœuvre calculée ?

Face au tollé général et aux protestations immédiates des inspecteurs concernés, la justification murmurée dans les couloirs du ministère tente d’éteindre l’incendie : « Ce n’est qu’une erreur administrative, un simple lapsus de coquille lors de la rédaction. »

À lire aussi : L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

Une explication qui peine à convaincre. Comment un texte officiel, censé suivre un circuit de validation strict du secrétariat général aux conseillers juridiques jusqu’à la signature du ministre —, peut-il comporter une telle bévue structurante ?

À lire aussi : Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue

Cette situation pose une série de questions:

S’il s’agit d’une erreur : Quelle est la crédibilité d’une administration capable de promulguer et de faire lire sur les ondes nationales un décret altérant le rang d’exécutifs sans que personne ne s’en aperçoive ?

S’il ne s’agit pas d’une erreur : Que cherche-t-on à dissimuler ? S’agit-il d’une tentative d’affaiblir le pouvoir de contrôle des inspecteurs, traditionnellement chargés d’auditer et de surveiller la gestion des services, en les plaçant désormais au même niveau que les agents qu’ils sont censés inspecter ?

Un dysfonctionnement institutionnel qui dure

Le plus inquiétant dans cette affaire n’est pas seulement le couac en lui-même, mais la récurrence de ce mode de gestion. Comment l’administration publique peut-elle continuer à fonctionner sous le régime de l’amateurisme et du « rattrapage à posteriori » ?

Rabaisser des cadres supérieurs au rang de chefs de service par « inadvertance » détruit l’autorité de l’État, fragilise la hiérarchie et démotive les agents qui consacrent leur carrière au service public.

La rétrogradation fonctionnelle des inspecteurs au ministère de la Jeunesse et des Sports soulève des questions sur la gestion administrative et l’autorité au sein des institutions publiques.

Jusqu’à quand la gestion de nos ministères va-t-elle s’apparenter à du pilotage à vue ? Si un simple arrêté radio-diffusé peut semer une telle confusion hiérarchique, il est légitime de se demander jusqu’où iront ces « erreurs de coquille » et qui en paiera finalement le prix. Une rectification officielle et transparente est désormais attendue, non pas par de simples murmures, mais par un acte annulant et remplaçant clairement ce texte controversé.

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

0

Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés

Centrafrique : Élysée Nguimalé qualifie les militants et partisans du MCU d’un groupe d’inciviques et moins civilisés
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

Invité à s’exprimer sur les ondes de Radio Ndeke Luka dans l’émission politique Patara, Élysée Nguimalé, juriste et président de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), a troqué sa réserve de juriste pour une charge d’une rare violence politique. Il a ouvertement ciblé la base militante du parti présidentiel, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), en utilisant des termes particulièrement durs.

 

Une attaque contre la base du MCU

Alors que le débat s’orientait vers les coulisses de l’élection ultra-serrée de la nouvelle maire de Bangui, Prisca Roseline Mano, les discussions ont rapidement dérapé sur les méthodes d’influence, la discipline interne et le comportement des partisans du pouvoir. C’est à ce moment précis qu’Élysée Nguimalé a lancé une véritable bombe verbale sur le plateau, qualifiant les militants du parti au pouvoir de déconnectés des règles civiques élémentaires.

 

« Le parti MCU, c’est un groupe des incivés qui sont conçus par ce parti-là. C’est des gens qui sont moins civilisés », a-t-il lâché en direct, provoquant la stupeur.

 

Pour le président de l’OGDC, les structures du parti au pouvoir ne forment plus des citoyens conscients des enjeux républicains, mais entretiennent plutôt un climat d’indiscipline et d’incivisme au sein de l’espace public et politique.

 

Le reflet d’un malaise profond au sein du système

Ce tacle dévastateur intervient dans un contexte de fortes tensions politiques à Bangui. L’élection de la municipalité s’est jouée à une seule voix près (30 voix contre 29), révélant des fractures béantes et une indiscipline flagrante au sein même de la machine électorale du pouvoir.

 

Selon le juriste, le comportement de cette base militante fait écho à un sentiment de supériorité et d’impunité que le régime laisse prospérer. En qualifiant ces militants de personnes « moins civilisées », Élysée Nguimalé met le doigt sur le fossé grandissant qui sépare les exigences de la démocratie participative et les pratiques de démonstration de force souvent attribuées aux partisans du régime dans la capitale.

 

Un pavé dans la mare

Cette déclaration, d’une tonalité particulièrement agressive pour un cadre d’observation démocratique, a immédiatement embrasé les discussions. En s’attaquant ainsi à l’attitude même des partisans du pouvoir, le président de l’OGDC s’expose à des retours de bâton politiques évidents, mais il pose un diagnostic sans concession : la crise centrafricaine n’est pas seulement institutionnelle ou financière, elle est aussi profondément civique et morale. reste à savoir comment le secrétariat national du MCU réagira à ce qui s’apparente à une humiliation publique de sa base.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube :

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email :

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui

0

Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui

 

Centrafrique : Faustin Zaméto dénonce les « failles » de l’affaire Foucher et interpelle Paris et Bangui
Faustin ZAMÉTO, Sociologue et Écrivain

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Faustin Zaméto estime que l’affaire Bruno Foucher dépasse le cadre privé et constitue un problème d’État pour Paris et Bangui, notamment sur les questions de sécurité et d’éthique diplomatique.

 

Dans une tribune datée du 12 août 2026, le sociologue et analyste politique Faustin Zaméto revient sur les accusations visant Bruno Foucher, ambassadeur de France en République centrafricaine. Il s’appuie notamment sur une enquête du Canard Enchaîné et sur une inspection du Quai d’Orsay menée du 7 au 10 avril 2025.

À lire aussi : Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

 

Selon les éléments rapportés dans sa tribune, une trentaine de jeunes femmes âgées de 20 à 30 ans auraient été reçues à la résidence privée de l’ambassadeur entre janvier 2024 et mars 2025. Certaines auraient passé la nuit sur place. Le registre de la chancellerie ferait état de plusieurs visiteuses chaque mois.

À lire aussi : L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

 

Faustin Zaméto relève également qu’une jeune femme aurait été autorisée à séjourner dans la partie privée de la résidence en l’absence de l’ambassadeur. Bruno Foucher aurait expliqué ces visites par des actions à caractère humanitaire, notamment une aide à la scolarité, l’accès à sa bibliothèque et le financement des études d’une étudiante. Il aurait aussi reconnu avoir eu des relations avec deux des femmes concernées.

 

Pour l’auteur, la question centrale se situe moins dans la vie privée du diplomate que dans les conséquences possibles de ces pratiques sur la sécurité de la représentation française en Centrafrique. Il rappelle que Bangui évolue dans un environnement marqué par la présence de combattants étrangers, les opérations de désinformation et les tensions diplomatiques.

 

« Cette affaire n’est pas une affaire privée. C’est une affaire d’État », écrit Faustin Zaméto, qui identifie trois failles principales : la sécurité diplomatique, la crédibilité internationale de la France et la relation entre un représentant d’un État et des jeunes femmes présentées comme précaires.

 

Sur la sécurité, le sociologue estime que l’introduction répétée de personnes non accréditées dans une résidence diplomatique peut créer des risques d’infiltration, de chantage ou de compromission. Il considère qu’un diplomate doit appliquer des règles de sécurité particulièrement strictes dans une capitale exposée aux risques.

 

Faustin Zaméto s’intéresse aussi à la portée de l’affaire pour l’image de la France. Selon lui, Paris défend en Centrafrique des principes liés à l’État de droit, à la bonne gouvernance et à la transparence. Il estime que des accusations visant son principal représentant diplomatique peuvent affaiblir la portée de ce discours.

 

La troisième dimension évoquée dans la tribune concerne le rapport entre l’ambassadeur et les jeunes femmes reçues à sa résidence. Faustin Zaméto estime que l’écart de pouvoir, de ressources et de réseaux entre un diplomate disposant notamment d’un accès aux réseaux diplomatiques et des étudiantes en situation économique difficile crée une relation déséquilibrée.

 

L’auteur considère que la question ne doit donc pas être limitée à celle du consentement ou de la légalité. Il défend une exigence d’exemplarité pour les représentants diplomatiques, en particulier lorsqu’ils exercent leurs fonctions dans un pays confronté à d’importantes difficultés économiques et sociales.

 

Dans sa tribune, Faustin Zaméto formule aussi plusieurs propositions à l’attention de Paris. Il demande notamment une décision rapide concernant le diplomate mis en cause, allant jusqu’à évoquer une sanction ou un rappel, ainsi que la nomination d’un nouvel ambassadeur avec des exigences précises en matière de sécurité, de discrétion et de respect du pays hôte.

 

À Bangui, il invite les autorités centrafricaines à rappeler le cadre applicable aux diplomates accrédités en République centrafricaine. Pour lui, la souveraineté du pays ne se limite pas aux grandes déclarations politiques, mais passe également par le respect des lois et des usages diplomatiques.

 

L’affaire Bruno Foucher soulève des questions cruciales sur la sécurité diplomatique et les implications pour la crédibilité de la France en Centrafrique.

La tribune aborde enfin la situation des étudiants centrafricains. Faustin Zaméto estime que le recours à des relations individuelles pour obtenir un soutien financier ou académique révèle l’insuffisance des mécanismes publics de bourses. Il propose la création d’un fonds national de bourses associant les universités et la société civile afin de favoriser un accès plus transparent aux études.

 

Pour l’analyste politique, l’affaire Foucher doit donc dépasser la seule question du comportement individuel d’un diplomate. Elle doit également conduire Paris et Bangui à examiner les règles de sécurité, les exigences d’exemplarité et les mécanismes de soutien aux jeunes Centrafricains.

 

Dans son texte, Faustin Zaméto résume sa position en estimant que la République centrafricaine n’a pas besoin de « faveurs », mais de partenaires respectueux et prévisibles. Il rappelle qu’un ambassadeur représente un État et que le respect des règles constitue, selon lui, une condition essentielle de la dignité et de la souveraineté d’un pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

0

Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale

 

Centrafrique : à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance, le KNK préconise une véritable souveraineté nationale
L’ancien ministre Élie Ouéfio, Président intérimaire du parti KNK

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, Elie Oueifio, président intérimaire du KNK, appelle à repenser la souveraineté du pays face aux dépendances sécuritaires, économiques et alimentaires. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio interroge le bilan de 66 ans d’indépendance

 

Dans son propos liminaire présenté à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, Elie Oueifio, président intérimaire du KNK, revient sur le sens de la souveraineté acquise en août 1960.

À lire aussi : Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

 

Pour Elie Oueifio, l’indépendance politique n’a pas permis à la République centrafricaine d’atteindre une véritable autonomie. Le KNK estime que le pays reste soumis à différents mécanismes de dépendance qui ont évolué au fil des décennies.

À lire aussi : Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

 

Elie Oueifio rappelle que le KNK avait déjà consacré une réflexion à cette question dans une série de publications intitulée « De l’indépendance à la formation d’une conscience identitaire ». Cette réflexion met l’accent sur la formation du capital humain, présentée comme une base essentielle de l’émancipation du pays. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le président intérimaire du KNK compare également l’évolution de la République centrafricaine à celle d’autres pays devenus indépendants au même moment. Selon lui, plusieurs de ces États ont poursuivi leur développement alors que la Centrafrique a connu un recul sur plusieurs plans. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK dénonce les nouvelles formes de dépendance

 

Dans son analyse, Elie Oueifio affirme que la dépendance ne se limite plus aux anciennes formes de domination. Le KNK évoque désormais des influences sécuritaires, économiques et informationnelles.

 

L’organisation estime que l’autonomie financière et économique de la Centrafrique reste limitée. Elle évoque aussi une dépendance qui s’exerce, selon son analyse, à travers la sécurisation des États et des régimes au pouvoir. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio s’attarde particulièrement sur la question sécuritaire. Il critique le recours à des partenariats avec des acteurs privés étrangers dans le domaine de la sécurité, au détriment du renforcement des forces armées centrafricaines.

 

Pour le président intérimaire du KNK, une nation indépendante doit disposer de forces armées capables d’assurer elles-mêmes la sécurité du territoire. Il développe cette position dans son ouvrage intitulé « Une Armée otage politique, un pays en dérive et un peuple en péril ». DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK veut placer le capital humain au centre des priorités

 

Face à cette situation, le KNK appelle à une remise en cause des mécanismes qu’il considère comme responsables de la dépendance du pays.

 

L’organisation propose de placer le capital humain au centre des priorités nationales. Elie Oueifio insiste également sur la nécessité de renforcer l’agriculture afin de garantir la sécurité alimentaire de la population centrafricaine. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK identifie plusieurs leviers qu’il considère indispensables à une véritable souveraineté nationale : l’équilibre des partenariats, la réforme de la gouvernance, la maîtrise des frontières et la souveraineté alimentaire.

 

Sur ce dernier point, Elie Oueifio estime que la dépendance alimentaire reste incompatible avec l’objectif d’une véritable autonomie nationale. Il rappelle que la Centrafrique dispose, selon son discours, de plus de 15 millions d’hectares de terres arables tout en restant dépendante de l’aide alimentaire étrangère et de produits surgelés. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio revient aux questions de Barthélemy Boganda

 

Le président intérimaire du KNK rattache également la question de l’indépendance aux conditions de vie des populations.

 

Elie Oueifio reprend les préoccupations associées à Barthélemy Boganda, père fondateur de la République centrafricaine, autour du travail et du bien-être de la population.

 

Il pose plusieurs questions sur les résultats de 66 années d’indépendance : l’accès à l’alimentation, au logement, à l’habillement, à l’instruction, à l’hygiène et aux soins. Pour le KNK, ces indicateurs doivent permettre d’évaluer concrètement le niveau d’émancipation atteint par le pays. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Cette approche place les conditions de vie des Centrafricains au centre de la réflexion sur l’indépendance. Pour le KNK, la souveraineté ne peut pas être réduite à l’existence d’institutions politiques nationales.

 

Le KNK alerte sur la maîtrise des terres et des ressources

 

À l’occasion de cet anniversaire, le KNK appelle à une souveraineté nationale renforcée et à un développement économique autonome pour la Centrafrique.

Dans la suite de son intervention, Elie Oueifio affirme que des puissances étrangères utilisent des arguments sécuritaires, économiques et communicationnels pour exercer de nouvelles formes d’influence en République centrafricaine.

 

Le président intérimaire du KNK évoque notamment la question des terres et des ressources nationales. Il affirme que certaines puissances étrangères cherchent à exercer une emprise sur ces ressources et dénonce ce qu’il présente comme une nouvelle forme de colonisation. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Le KNK défend ainsi une lecture souverainiste de la politique centrafricaine. Elie Oueifio estime que cette approche doit aussi tenir compte des réalités présentes sur le terrain et des risques de transformation de l’indépendance politique en dépendance.

 

Le KNK demande une réflexion sur l’avenir de la souveraineté

 

Dans la dernière partie de son discours, Elie Oueifio appelle à une réflexion nationale sur l’héritage de l’indépendance et sur le rapport entre souveraineté et dépendance.

 

Le président intérimaire du KNK souhaite que cette réflexion porte sur les conditions permettant de garantir la paix, la stabilité et le développement du pays. Il renvoie également à plusieurs de ses ouvrages consacrés à la gouvernance, à la politique de « main tendue » du président Faustin-Archange Touadéra et aux difficultés politiques de la République centrafricaine. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Elie Oueifio termine son propos en appelant les Centrafricains, les gouvernants et les citoyens à participer à la reconstruction et au développement du pays dans l’unité, la paix et la dignité.

 

Pour le KNK, l’enjeu de l’indépendance reste lié à la capacité de la République centrafricaine à maîtriser ses choix politiques, économiques, sécuritaires et alimentaires, tout en préparant les générations futures à préserver les fondements de la nation. DISCOURS K INDEPENDANCE AOÛT_063806.pdf

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau

0

Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau

 

Centrafrique : les « Wagner noirs » de la Vakaga se disputent désormais… le leadership de leur bureau
Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Birao, les « Wagner noirs » viennent de franchir un nouveau cap dans leur bêtise. Après les armes, les opérations et les communiqués de terrain, voici venu le temps des querelles inutile de bureau.

 

Dans une lettre datée du 10 août 2026 et adressée aux autorités compétentes, des responsables des groupes de « Wagner noirs » de Birao et des sous-préfectures de la Vakaga contestent la création d’un « Bureau de Coordination des Wagner Noirs de la Vakaga » à Sikikédé.

À lire aussi : Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

 

Le document porte un objet très sérieux : « Contestation de la constitution du Bureau de Coordination des Wagner (Noirs) de Sikikédé ». La querelle oppose notamment les responsables de Birao à M. Zakaria, présenté comme le chef des « Wagner noirs » de Sikikédé.

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

 

Le problème est simple : selon les signataires, Zakaria et d’autres membres auraient décidé de créer un bureau de coordination sans consulter les autres groupes.

 

Et là commence la grande bataille administrative des hommes en armes.

 

Même les « Wagner noirs » ont découvert la politique du bureau

 

Les signataires expliquent que Birao est le chef-lieu de la Vakaga et de ses sous-préfectures. À leurs yeux, il serait donc « de droit et de logique » que le bureau de coordination soit installé à Birao et rassemble les responsables des différents groupes.

 

Autrement dit, la question n’est plus seulement de savoir qui combat qui sur le terrain. Il faut maintenant savoir qui préside le bureau, où se trouve le bureau et qui a été invité à la réunion.

 

La lettre reproche précisément aux initiateurs du bureau de Sikikédé d’avoir travaillé seuls.

 

« Cette démarche unilatérale ne respecte ni nous, ni le principe d’inclusion », écrivent les responsables de Birao et des autres sous-préfectures.

 

Les tensions croissantes entre les Wagner noirs de Birao et Sikikédé révèlent un enjeu de leadership au sein de la Vakaga, affectant leur structure de commandement.

Le vocabulaire est presque celui d’une assemblée générale d’association. On attend presque la convocation, l’ordre du jour, la liste des membres et, pourquoi pas, le procès-verbal de l’élection du président.

 

Par Ibrahim Moussa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

 

Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »

0

Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »

Louis-Marie Kogregbo : « Après 66 ans d’indépendance, le nouveau combat est celui de l’indépendance sociale et économique »
Le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

À l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine, le syndicaliste Louis-Marie Kogregbo appelle à un bilan sur les acquis sociaux et économiques.

 

Le 13 août 1960 marque l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance. Dans une tribune consacrée à cet anniversaire, Louis-Marie Kogregbo, acteur de la vie sociale et défenseur des droits humains, estime que cette date doit dépasser les cérémonies officielles pour permettre un examen de la situation économique et sociale du pays.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, l’indépendance politique constitue un acquis historique. Il rappelle que la République centrafricaine a accédé à l’indépendance sous la conduite du président David Dacko, après la proclamation de la République centrafricaine le 1er décembre 1958 par Barthélemy Boganda.

À lire aussi : Aveu honteux de Serge Ghislain Djorie : l’implacable réquisitoire de Louis-Firmain KONGOUBÉ sur le fiasco de Neptune Oil

 

Le syndicaliste distingue les deux dates. Le 1er décembre reste la fête nationale, tandis que le 13 août commémore l’indépendance du pays.

À lire aussi : Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

 

Louis-Marie Kogregbo : l’indépendance doit aussi profiter aux travailleurs

 

À lire aussi : Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays

Dans sa tribune, Louis-Marie Kogregbo estime que l’indépendance politique doit être accompagnée d’une indépendance économique, sociale et productive.

 

Pour lui, un pays souverain doit pouvoir produire, créer des emplois décents et assurer une rémunération correcte à ses travailleurs. Il doit aussi garantir l’accès aux soins, à l’éducation, à l’eau et à l’électricité.

 

« Qu’avons-nous fait de cette indépendance ? », demande Louis-Marie Kogregbo, qui place la condition du travailleur au centre de sa réflexion.

 

Le syndicaliste considère que la souveraineté doit être perceptible dans la vie quotidienne. Elle doit notamment se traduire par des revenus permettant aux familles de se nourrir, de se soigner, de scolariser les enfants et de préparer la retraite.

 

Les arriérés de salaires restent une dette de l’État

 

Louis-Marie Kogregbo consacre une partie importante de sa tribune aux arriérés de salaires. Il rappelle que les travailleurs centrafricains ont connu, au fil des régimes, des périodes durant lesquelles des rémunérations sont restées impayées.

 

Pour le syndicaliste, le changement de gouvernement ne doit pas entraîner la disparition des droits acquis par les travailleurs.

 

Un régime politique peut disparaître et un gouvernement peut être remplacé, écrit Louis-Marie Kogregbo, mais les créances salariales restent dues aux travailleurs qui ont accompli leur travail.

 

Il défend ainsi le principe de continuité de l’État. Selon lui, les gouvernements passent, mais les obligations de l’État envers les travailleurs demeurent.

 

Louis-Marie Kogregbo estime également que le départ à la retraite d’un fonctionnaire avec des rappels de salaires ou des droits non liquidés constitue un problème social qui doit être traité.

 

Louis-Marie Kogregbo appelle à renforcer le dialogue social

 

Le syndicaliste reconnaît aussi les avancées enregistrées dans le dialogue entre l’État, les organisations syndicales et les employeurs.

 

Il cite notamment le renouvellement du Pacte national pour la stabilité sociale et la relance économique en septembre 2025, ainsi que la transformation annoncée du Conseil national permanent du travail en Conseil national du dialogue social.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, ces mécanismes doivent produire des résultats concrets. Le dialogue social ne doit pas se limiter aux réunions et aux engagements officiels.

 

Il doit permettre de traiter les questions liées aux salaires, au pouvoir d’achat, aux arriérés de rémunération, aux pensions, à la protection sociale et aux conditions de travail.

 

Le syndicaliste ajoute à cette liste la santé et la sécurité au travail, l’emploi des jeunes, la précarité, l’informalité, la réforme de l’administration publique, la fiscalité, le coût de la vie et la productivité.

 

Du « panier de la ménagère » au « sachet de la ménagère »

 

Louis-Marie Kogregbo s’intéresse également à la dégradation du pouvoir d’achat des ménages.

 

L’indépendance sociale est essentielle pour les travailleurs en Centrafrique, soulignant l’importance d’un dialogue social efficace et des droits des employés.

Il reprend l’expression traditionnelle du « panier de la ménagère » pour décrire la capacité d’un salaire à couvrir les besoins essentiels d’une famille. Selon lui, l’évolution du coût de la vie donne aujourd’hui le sentiment que ce panier est devenu un « sachet de la ménagère ».

 

Pour le syndicaliste, le paiement régulier d’un salaire ne suffit pas. Il faut également mesurer sa valeur réelle par rapport aux prix des produits et aux dépenses quotidiennes des familles.

 

Louis-Marie Kogregbo estime ainsi que la revendication syndicale doit porter à la fois sur la régularité des salaires et sur leur pouvoir d’achat.

 

Louis-Marie Kogregbo met la condition du travailleur au centre de l’indépendance

 

Après 66 années d’indépendance, Louis-Marie Kogregbo invite les Centrafricains à examiner les résultats obtenus sur le plan économique et social.

 

Il interroge la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur, le chômage des jeunes diplômés, la précarité des travailleurs et les difficultés rencontrées par de nombreuses familles.

 

Le syndicaliste s’interroge également sur la capacité de la Centrafrique à transformer ses ressources naturelles en emplois et en richesses profitant davantage à la population.

 

Pour Louis-Marie Kogregbo, l’indépendance ne doit pas seulement être visible à travers les drapeaux, les cérémonies et les discours officiels.

 

Elle doit aussi se retrouver dans l’assiette du travailleur, son bulletin de salaire, son logement

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

0

Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

Centrafrique : le divorce est consommé entre les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner

Les miliciens du groupe Wagner patrouillant avec des soldats FACA à Bambouti

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

De Zémio à Amdafock, la rupture est totale sur le terrain : humiliations, affrontements violents et refus de cohabiter brisent le mythe de la “coopération fraternelle” prônée par Bangui.

La propagande officielle du régime des bras cassés de la septième république vient définitivement de craquer. Alors que le Palais de la Renaissance continue de vanter l’harmonie parfaite entre les forces nationales et les “instructeurs russes”, la réalité offre le spectacle d’une armée nationale au bord de l’implosion, excédée par les abus de ses alliés. Entre les soldats FACA (Forces Armées Centrafricaines) et les mercenaires russes du groupe Wagner, la haine est désormais ouverte, et le point de non-retour a été franchi.

Le point de rupture à Zémio : De l’affrontement violent à l’inimitié totale

C’est dans la préfecture du Haut-Mbomou, et plus particulièrement dans la ville stratégique de Zémio, que la tension a officiellement basculé dans le chaos. Il y a quelques jours, un affrontement d’une rare violence a opposé directement les mercenaires russes de Wagner aux soldats FAKA déployés dans la zone. Cet événement, soigneusement étouffé par les autorités de Bangui, a brisé les derniers restes de discipline militaire.

Aujourd’hui à Zémio, la cohabitation n’existe plus. Les deux camps s’évitent, refusent de se croiser et ne s’adressent plus la parole. Les anciens alliés se regardent désormais en chiens de faïence, se considérant mutuellement comme des ennemis déclarés. Les mercenaires russes refusent catégoriquement de collaborer avec les forces de défense et de sécurité intérieure, tandis que les soldats FACA, blessés dans leur dignité, rejettent toute interaction avec les hommes de Wagner.

Ce divorce à Zémio confirme un ras-le-bol généralisé au sein des troupes centrafricaines. Sur le terrain, les soldats FACA sont à bout de nerfs. Ils dénoncent le comportement raciste, hautain et violent des mercenaires russes, qui les traitent moins comme des partenaires d’armes que comme des domestiques. Les cas de maltraitance, d’agressions physiques et même d’exécutions sommaires de soldats FACA par les éléments de Wagner se multiplient dans l’impunité la plus totale, créant un climat de révolte sourde au sein des casernes.

Le mensonge d’Amdafock : Les FACA laissés à l’abandon pendant que Wagner recrute des ex-rebelles

Cette rupture radicale explique l’envers du décor de la récente reconquête de la ville frontalière d’Amdafock. Alors que les communiqués du gouvernement et les médias à la solde du régime clamaient haut et fort que “les vaillants soldats des forces armées centrafricaines et leurs alliés” avaient repris la ville de haute lutte, l’investigation journalistique montre une réalité bien différente et humiliante pour l’armée nationale.

En vérité, les soldats FACA n’ont jamais participé à la bataille d’Amdafock. Le commandement russe, ne faisant plus aucune confiance aux troupes nationales et refusant de s’encombrer avec elles, a préféré mener l’assaut en s’appuyant sur un contingent hétéroclite composé de mercenaires de Wagner et d’ex-rebelles ralliés issus des groupes armés des 3R, du MPC, de l’UPC et des milices d’autodéfense locales. Ce sont ces forces hybrides, regroupées depuis Birao, qui ont marché sur Amdafock, excluant délibérément l’armée régulière.

Pendant ce temps, le détachement des soldats FACA initialement déployé à Amdafock est resté totalement retranché, démuni et impuissant, à l’intérieur de la base locale de la MINUSCA. Le témoignage de leur capitaine est un aveu de détresse absolue : ses hommes n’ont aucun équipement militaire digne de ce nom. Pas d’uniformes de rechange, pas de chaussures tactiques, et pire encore, leurs armes de dotation n’ont même pas de chargeurs garnis. Dépouillés de leurs moyens de combat par la négligence de Bangui et le contrôle de Wagner, ces militaires n’ont plus qu’une obsession : fuir la zone, se replier sur Birao, puis abandonner le front pour rentrer à Bangui.

La stratégie impériale de Wagner : Le contrôle exclusif des frontières et de la manne financière

Ce schéma d’exclusion des forces nationales n’est pas une nouveauté ; il répond à une stratégie géopolitique et financière bien connue par le groupe Wagner en Centrafrique. Le cas d’Amdafock est la copie conforme de ce qui s’est produit à Bambouti le 1er janvier dernier.

À Bambouti, après que les milices d’autodéfense Azandé ont occupé la ville, les mercenaires russes avaient quitté leur base d’Obo, lourdement armés, pour venir s’emparer de la localité. Depuis cette date, ils y sont installés en maîtres absolus, contrôlant la frontière. À Amdafock, l’objectif est identique : reprendre la ville frontalière, s’y installer durablement et monopoliser les flux transfrontaliers, tout en ignorant les appels de la population de Birao qui réclame depuis trois ans un véritable déploiement des forces républicaines pour assurer leur sécurité.

Les centrafricains, que ça soit à Birao ou à Tiringoulou, ont parfaitement compris le jeu cynique qui se joue.

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube :

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email :

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

Les erreurs fréquentes des débutants au casino en ligne

0

 

Débutants au casino en ligne, erreurs et bons réflexes

 

Les premières visites sur un casino en ligne réunissent beaucoup d’informations dans un espace réduit: compte, caisse, jeux, promotions et paramètres. Pour un joueur en France, les mêmes bons réflexes s’appliquent à chaque interface. Les erreurs classiques viennent souvent d’une lecture trop rapide ou d’un chiffre observé sans son contexte. Un RTP de 96 %, une offre de 100 % ou une mise de 0,50 € racontent chacun une partie de l’histoire, jamais le dossier entier. Sur GameTwist Casino, par exemple, le mode démo permet de tester les jeux avec une monnaie virtuelle avant toute mise réelle, ce qui illustre bien l’intérêt de comprendre l’interface avant d’engager un budget. La méthode la plus pratique consiste à repérer une situation, comprendre son mécanisme, puis adopter une correction facile à reproduire.

Fiche 1: compléter le compte avant d’ouvrir la caisse

La première correction concerne le profil joueur. Un formulaire rempli rapidement peut contenir une adresse abrégée, un deuxième prénom absent ou un numéro de téléphone ancien. La fiche gagne à reprendre exactement les informations présentes sur la pièce d’identité et le justificatif d’adresse. Sur NV Casino, la procédure KYC demande une cohérence stricte entre le profil, les documents transmis et le moyen de paiement utilisé — un bon exemple de ce que chaque plateforme exige avant le premier retrait. Le nom utilisé pour le compte, les documents et le moyen de paiement suit la même écriture.

Fiche 2: lire la caisse comme un tableau de chiffres

La deuxième correction concerne la caisse. Le logo d’une carte ou d’un portefeuille indique une méthode disponible; il ne précise pas à lui seul le dépôt minimal, le retrait minimal, le plafond ou le délai annoncé. Ces quatre valeurs doivent être relevées ensemble, avec la devise du compte. Haz Casino affiche par exemple des délais distincts selon la méthode choisie: quelques heures pour les e-wallets, deux à trois jours pour les cartes, un à trois jours pour les virements SEPA.

Prenons un budget illustratif de 60 €. Un dépôt minimal de 10 € permet six opérations égales. Un seuil de 20 € en permet trois. Un retrait minimal de 30 € signifie qu’une demande commence à partir de ce montant.

Élément de la caisseInformation à noterExemple illustratif
DeviseMonnaie du soldeEUR
Dépôt minimalSeuil par transaction10 € ou 20 €
Retrait minimalSeuil de demande20 € ou 30 €
Traitement interneDélai affiché24 ou 48 heures
Carte bancaireValidation proposée3-D Secure
VirementRéférence utiliséeIBAN, réseau SEPA

Fiche 3: choisir le jeu après avoir lu sa mécanique

Un débutant peut sélectionner un jeu à partir de son illustration, puis chercher les règles après quelques tours. L’ordre inverse apporte davantage de repères. La fiche technique indique la mise totale, le tableau de paiement, le RTP théorique, la volatilité et les fonctions spéciales pour une machine à sous. Pour une table, elle présente les limites et les règles appliquées.

Un RTP théorique de 96 % représente une moyenne statistique sur un très grand nombre de parties. Il ne décrit pas le résultat d’une session courte. La volatilité renseigne sur le profil théorique des paiements, tandis que la plage de mises montre les valeurs disponibles. Une machine affichant des mises de 0,10 € à 50 € couvre plusieurs niveaux, mais la valeur retenue doit toujours être reliée au budget prévu.

Fiche 4: relier chaque mise au budget et au temps

Une mise paraît petite lorsqu’elle est observée seule. Son rapport au budget donne une information plus complète. Avec 40 € et une mise de 0,40 €, le solde représente 100 mises théoriques avant les résultats. À 0,80 €, il en représente 50.

Avec un budget de 50 €, une mise de 0,50 € représente 100 mises théoriques avant les résultats. Si dix tours prennent trois minutes, une série de cinquante tours occupe environ quinze minutes au même rythme. Le joueur peut alors inscrire trois repères:

  • la mise choisie;
  • la durée estimée;
  • l’heure de contrôle intermédiaire.

Sur mobile, l’horloge du téléphone ou un rappel remplit cette fonction. Quelques nombres posés proprement évitent bien des improvisations.

Fiche 5: calculer une promotion avant son activation

Le pourcentage placé sur une bannière constitue seulement la première donnée. Le plafond, le dépôt minimal, le coefficient, la base du calcul, la durée et la contribution des jeux forment le reste. Une offre de 100 % jusqu’à 100 € ajoute 50 € à un dépôt illustratif de 50 €. Avec un coefficient de 25 appliqué au bonus, le volume théorique atteint 1 250 €. Appliqué au dépôt et au bonus, il atteint 2 500 €.

Une promotion de 50 % jusqu’à 200 € demanderait un dépôt de 400 € pour atteindre son plafond complet. Un dépôt de 80 € produirait un bonus de 40 €. Ces exemples montrent pourquoi le plafond et le pourcentage doivent être lus ensemble. La durée, par exemple 7, 14 ou 30 jours, donne ensuite un calendrier au calcul.

La contribution des jeux complète la fiche. Une catégorie comptant à 100 % et une autre à 10 % avancent à des rythmes différents dans le suivi promotionnel. Une multiplication réalisée avant l’activation permet de comprendre l’offre avec des chiffres plutôt qu’avec une couleur de bouton.

Fiche 6: utiliser l’historique comme carnet de bord

L’historique rassemble les dépôts, retraits, bonus et mouvements de jeu selon les fonctions de la plateforme. Le consulter uniquement lorsqu’une question apparaît prive le joueur d’un outil de suivi régulier. Une lecture après chaque session permet de noter la durée, la catégorie choisie, la mise moyenne et le solde final.

Un carnet simple peut comporter cinq colonnes: date, durée, jeu, mise et observation. Trois sessions de 30 minutes donnent déjà 90 minutes de données. Si les mises moyennes sont de 0,30 €, 0,50 € et 0,40 €, leur moyenne arithmétique atteint 0,40 €. Ce chiffre offre un repère pour préparer la session suivante.

Pour une question sur la vérification ou un paiement, il suffit de noter:

  • le canal utilisé;
  • l’heure d’envoi et le délai de réponse;
  • la solution indiquée.

Chat, courrier électronique et centre d’aide peuvent ainsi être comparés sur des éléments précis.

Une relecture mensuelle du carnet donne aussi une vue plus large. Sur quatre semaines, les tendances apparaissent: sessions plus longues le week-end, mises plus élevées en soirée, catégories de jeux préférées. Ces observations ne servent pas à juger, mais à ajuster. Un joueur qui constate que ses sessions dépassent systématiquement la durée prévue peut simplement régler une alarme plus tôt. Le carnet transforme une habitude en données, et les données rendent les ajustements concrets plutôt qu’approximatifs.

Des corrections simples pour des débuts mieux organisés

Les erreurs fréquentes des débutants viennent surtout d’informations lues séparément. Le profil doit correspondre aux documents, la caisse doit réunir ses seuils et ses délais, et chaque jeu mérite une lecture de ses règles. La mise prend son sens lorsqu’elle est divisée dans le budget; le bonus devient clair après une multiplication complète. Enfin, l’historique transforme plusieurs sessions en données comparables. Pour un joueur français, l’euro, le réseau SEPA, les procédures KYC et les références de licence fournissent des points de repère concrets. Six fiches suffisent pour organiser l’essentiel: compte, caisse, jeu, budget, promotion et suivi.

FAQ

Quels documents préparer dès l’inscription?

Une pièce d’identité, un justificatif d’adresse et une preuve du moyen de paiement couvrent les demandes KYC courantes. Les informations du profil doivent reprendre la même identité.

Comment calculer le nombre théorique de mises?

Il faut diviser le budget par la mise totale. Un budget de 40 € avec une mise de 0,40 € correspond à 100 mises théoriques avant les résultats.

Que signifie un RTP de 96 %?

Il s’agit d’une moyenne statistique calculée sur un très grand nombre de parties. Cette valeur décrit la mécanique théorique du jeu, pas une session individuelle.

Comment lire correctement un bonus?

Le pourcentage, le plafond, le dépôt minimal, le coefficient, sa base, la durée et la contribution des jeux doivent être calculés ensemble.

Pourquoi consulter régulièrement l’historique?

L’historique fournit les dates, montants et statuts utiles au suivi. Il complète un carnet de session avec des données directement issues du compte.

Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction

0

Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction

Drame humain à Power Sécurité : Un mort, une salariée paralysée et l’inqualifiable abandon de la direction
Pendegaza, agente de sécurité blessée suite à un accident

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Au sein de la société de gardiennage Power Sécurité à Bangui, la recherche du profit à tout prix s’accompagne d’un mépris total pour la vie humaine. Selon les informations recoupées par la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC), l’entreprise s’est fait remarquer par une gestion inhumaine face à deux graves accidents du travail survenus coup sur coup. Abandonnés sans couverture médicale ni soutien financier par leur employeur, ces deux agents ont subi un sort tragique : l’une est aujourd’hui paralysée depuis près d’un an, et l’autre y a laissé la vie.

Septembre 2025 : L’agente Pendegaza Marquise écrasée par un portail et paralysée

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Le premier drame s’est produit en septembre 2025. L’agente de sécurité Pendegaza Marquise était déployée dans une concession réservée au personnel de la MINUSCA, dans le cadre d’un contrat exécuté par Power Sécurité.

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

Ce jour-là, un véhicule de la mission onusienne se présentait à l’entrée. Pendegaza Marquise est allée ouvrir le grand portail en fer. Placée derrière le portail ouvert, elle n’avait aucune visibilité sur les manœuvres du véhicule. Sans qu’elle ne puisse le voir, le conducteur a effectué une fausse manœuvre en faisant marche arrière pour entrer dans la concession. Le véhicule a percuté de plein fouet le portail, qui s’est rabattu et encastré violemment sur l’agente.

Sous le choc de la compression, elle n’a pas mesuré immédiatement la gravité de ses blessures. Le patron qui conduit le véhicule lui a donné de quoi payer sa course en moto pour rentrer chez elle se reposer. Mais au cours du trajet, son état s’est brutalement dégradé. Prise de douleurs intenses et perdant progressivement l’usage de ses membres, elle a été conduite d’urgence à l’hôpital.

Alertée dès le lundi matin par la famille, la direction de Power Sécurité a catégoriquement refusé de prendre en charge l’accident du travail, prétextant un retard d’information sous prétexte que les faits s’étaient produits le samedi. L’entreprise s’est contentée de verser une somme dérisoire de 50 000 francs CFA au médecin pour des examens de base, avant d’abandonner totalement sa salariée. Près d’un an plus tard, Pendegaza Marquise gît toujours chez elle, paralysée, sans soins ni soutien de son employeur.

Décembre 2025 : La chute mortelle d’un jeune agent dans la cage d’ascenseur

Trois mois plus tard, en décembre 2025, un second drame est venu frapper le personnel. Un jeune agent intérimaire était affecté à la garde d’un immeuble situé au centre-ville, juste derrière le bâtiment de MOOV. En raison de la présence fréquente de voleurs et d’enfants de la rue dans le secteur, il avait pris la précaution de mettre le téléphone de service à charger en sécurité dans une pièce située à l’étage.

Au cours de la nuit, le jeune homme est monté récupérer le téléphone. Pour redescendre à son poste au bas de l’immeuble, il a fait appel à l’ascenseur. Lorsque les portes coulissantes de l’ascenseur se sont ouvertes, pensant que l’ascenseur est finalement arrivée et il était à son niveau, l’agent a fait un pas en avant dans l’obscurité. Mais la cabine n’était pas là.

Mettant son pied dans le vide, il a fait une chute vertigineuse jusqu’au fond de la fosse d’ascenseur, se blessant très gravement. Pour aggraver la situation, la cabine d’ascenseur restée en haut s’est déclenchée et a commencé à descendre vers le bas, menaçant de l’écraser au sol. C’est uniquement par la grâce de Dieu que le mécanisme s’est bloqué à un niveau supérieur, évitant qu’il ne soit broyé.

Les secours sont intervenus rapidement pour le sortir de là et le transporter en urgence à l’hôpital dans un état critique. Là encore, la direction de Power Sécurité a refusé d’assurer la prise en charge médicale de son employé. Malgré les démarches de la famille, des proches et du chef de quartier venus réclamer justice au siège de l’agence, l’entreprise est restée totalement indifférente. Privé des soins appropriés, le jeune agent est mort une semaine plus tard.

Une responsabilité totale et un scandale social

Les accidents du travail à Power Sécurité soulèvent des questions sur la responsabilité de l’employeur et la protection des agents de sécurité.

Ces deux affaires démontrent l’irresponsabilité de la direction de Power Sécurité face aux risques professionnels encourus par ses agents de terrain. Qu’il s’agisse de Pendegaza Marquise, laissée invalide depuis septembre 2025, ou du jeune intérimaire décédé en décembre 2025, la société a violé les règles les plus élémentaires du droit du travail concernant la couverture des accidents de service.

Ces faits documentés viennent alourdir le dossier de l’entreprise, au moment même où l’Inspection du Travail commence à se pencher sur les méthodes de gestion de l’agence à Bangui.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

0

Après Carnot, la barbarie gagne Mboki : Un conducteur agressé et blessé par un gendarme de deuxième classe

Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule
Un véhicule faisant la navette chaque semaine entre Obo et Mboki

 

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La barbarie et la despotique des forces de l’ordre continuent de gangrener le quotidien des Centrafricains. Quelques heures seulement après les violences policières révoltantes survenues à Carnot, une nouvelle bavure vient d’entacher l’image des forces de sécurité, cette fois-ci au sud-est du pays. 

 

Le 7 août dernier à Mboki, une sous-préfecture du Haut-Mbomou, un gendarme de deuxième classe s’en est violemment pris à un conducteur de véhicule de transport public, le blessant à la main. Le motif de cette agression ? Toujours le même : le racket, la formalité illégale et la quête permanente d’argent facile.

À lire aussi : Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Larry Amokobide, le conducteur du véhicule agressé par le gendarme à Mboki
Larry Amokobide, le conducteur du véhicule agressé par le gendarme à Mboki

 

 

Une cascade de « formalités » et de péages clandestins

 

À lire aussi : Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

L’affaire concerne un véhicule de transport public qui effectue régulièrement la navette entre Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, et Mboki pour acheminer marchandises et passagers. Arrivé à l’entrée de Mboki le 7 août, le chauffeur a dû se plier au parcours du combattant imposé par l’absence d’un poste de contrôle unique.

Déchargement des marchandises transportées par un véhicule faisant navette entre Mboki et Obo
Déchargement des marchandises transportées par un véhicule faisant navette entre Mboki et Obo

 

 

Dans cette localité, chaque corps de sécurité exige son passage individuel. Le conducteur s’est d’abord rendu à la base des Forces armées centrafricaines (FACA), située vers l’église catholique à l’entrée de la ville, pour s’acquitter de la taxe exigée par les soldats et les agents des Eaux et Forêts. Après avoir payé, le véhicule s’est dirigé chez eux pour effectuer le déchargement. C’est une fois sur place, au lieu de déchargement, qu’un responsable faisant office de commissaire de police est arrivé, demandant sur un ton ironique et de blague de l’alcool avant de repartir. Mais le véritable piège s’est refermé au même endroit, lors de l’arrivée du gendarme.

 

25 000 francs CFA ou la violence : l’extorsion en uniforme

 

Un gendarme de deuxième classe, voyant que le véhicule n’était pas passé directement par la brigade de gendarmerie pour s’acquitter d’une n-ième « formalité », a vivement apostrophé le conducteur. Malgré l’intervention de l’intérimaire du commandant de brigade qui demandait de laisser repartir le chauffeur, le gendarme s’est obstiné, exigeant d’abord la somme extravagante de 25 000 francs CFA, puis s’abaissant à réclamer au moins 5 000 francs.

 

Face au refus du chauffeur, déjà dépouillé par les autres corps de contrôle, le ton est rapidement monté. Le conducteur a rappelé les directives pourtant claires du sous-préfet, qui préconisaient un regroupement de toutes les forces de sécurité sur une seule et unique barrière afin d’éviter le harcèlement systématique des usagers, des motos et des véhicules. Balayassent ces consignes du revers de la main au prétexte d’un manque d’effectifs, le gendarme est entré dans une rage folle. Il a porté la main sur le conducteur, le blessant gravement à la main.

 

Un pays sans commandement, livré à l’anarchie

 

Cette nouvelle agression à Mboki montre à quel point l’autorité de l’État s’est effondrée. Alors que les consignes administratives sont publiquement bafouées par des hommes en arme, chaque agent sur le terrain agit désormais en petit tyran local, rackettant les citoyens pour son propre compte.

 

Où va la République Centrafricaine quand ceux qui sont armés pour défendre le peuple deviennent ses premiers prédateurs ? De Carnot à Mboki, du nord au sud, la chaîne de commandement semble totalement rompue. De haut en bas, l’impunité règne et l’absence d’autorité laisse le champ libre à un banditisme institutionnalisé. La population se retrouve livrée à elle-même face à des forces de l’ordre devenues de véritables facteurs d’insécurité.

La violence policière à Mboki souligne la détérioration de la sécurité, où les forces de l’ordre deviennent une menace pour les citoyens.

 

Par Éric Nzapa

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA

0

Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA

 

Audit du FMI et de la Banque Mondiale : Martin Ziguélé pointe du doigt la mauvaise gestion des finances publiques en RCA
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’ancien Premier ministre s’appuie sur les analyses des bailleurs de fonds internationaux. Il critique le manque à gagner budgétaire de l’État centrafricain.

 

Une chute des recettes pétrolières

Les rapports financiers montrent un effondrement des recettes fiscales issues du pétrole. Ces recettes atteignaient autrefois plus de vingt-cinq milliards de francs CFA.

 

À lire aussi : Centrafrique : Comment les mercenaires russes du groupe Wagner inondent le pays avec leur business de tramadol

Le FMI et la Banque Mondiale préconisent désormais des vérifications indépendantes rigoureuses. Ces institutions veulent corriger les manquements administratifs constatés dans le secteur.

 

À lire aussi : Centrafrique : la milice d’autodéfense Azandé accuse les mercenaires russes du groupe Wagner et le député Lambert Akovourou d’avoir armé illégalement les éleveurs Peuls dans le Haut-Mbomou

Par ailleurs, l’imposition des forêts et des mines souffre d’un manque de rigueur institutionnelle. Les experts internationaux jugent la situation tout aussi problématique dans ces secteurs.

 

Des réformes échelonnées proposées

Les bailleurs de fonds formulent des propositions d’ajustement précises. Ces réformes prévoient plusieurs étapes échelonnées dans le temps pour redresser les finances publiques.

 

Selon nos informations, cette approche progressive tient compte des faiblesses structurelles de l’État. Elle vise à éviter une réforme unique et impossible à appliquer d’un coup.

 

Un monopole en violation de la loi

L’exécutif a pourtant accordé un monopole commercial à une entité dispensée d’impôts locaux. Cette décision transgresse la législation votée en deux mille dix-huit.

 

Les usagers subissent directement les conséquences de ce choix. Ils font face à un marché noir permanent et à des tarifs pétroliers excessifs sur tout le territoire.

 

En conséquence, la pression monte sur le gouvernement pour appliquer les recommandations des bailleurs de fonds. Toutefois, aucune mesure corrective n’a encore été annoncée à ce stade.

 

 

La mauvaise gestion financière en RCA soulève des inquiétudes quant aux réformes publiques nécessaires pour redresser les recettes fiscales du pays.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC 

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4 

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube 

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

  Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org

 

 

 

L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra

0

L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l’État par le clan Touadéra  

L’affaire de passeport confisqué : Anicet Georges Dologuélé dénonce une gestion familiale de l'État par le clan Touadéra  
L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le leader de l’URCA, Anicet Georges Dologuélé, a pris la parole ce mercredi 6 mai 2026 pour condamner l’arbitraire qui le frappe. Devant les journalistes, il a décrit l’effondrement des structures administratives au profit d’une gestion clanique et privée des documents officiels de la République.

 

L’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé n’a pas pris son temps pour passer par quatre chemins pour fustiger la confiscation de son passeport diplomatique survenue à l’aéroport de Bangui par une intervention directe du pouvoir.

 

Pour le président de l’URCA, cet acte montre que les ministères ne fonctionnent plus selon le droit, mais reçoivent des ordres dictés par des intérêts familiaux au pouvoir. L’ancien Premier ministre rappelle que son identité centrafricaine a été confirmée par la plus haute instance juridique du pays, le conseil constitutionnel, pourtant ignorée par le ministre de l’Intérieur.

 

Cette obstruction administrative vise à transformer un citoyen en apatride pour le punir de ses opinions politiques. Anicet Georges Dologuélé souligne que le privilège du passeport diplomatique est un droit lié à son rang, accordé à tous ses prédécesseurs sans exception. Le blocage organisé de ses documents de voyage prouve que l’État est utilisé comme une arme de harcèlement contre sa personne.

 

Le procureur de la République est lui aussi pointé du doigt pour avoir exigé la saisie d’un titre de transport sur le point d’expirer. Cette manœuvre administrative empêche Anicet Georges Dologuélé de remplir ses obligations internationales à l’Union Africaine.

 

En agissant ainsi, les autorités montrent leur mépris pour les décisions de justice et les règles élémentaires de la fonction publique. Le leader de l’opposition affirme que le pays s’éloigne de la légalité pour satisfaire des vengeances privées. Anicet Georges Dologuélé refuse de solliciter une réintégration illégitime pour un droit qui lui appartient déjà par sa naissance. La gestion des affaires publiques ressemble désormais à un règlement de comptes familial où la loi n’a plus sa place. L’opposant avertit que cette dérive dangereuse finit par fragiliser l’ensemble des institutions nationales.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65